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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Chroniques</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Chroniques</description>
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<title>Télécommunications au Mali : des forfaits plus généreux, mais une transparence toujours attendue</title>
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<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 12:45:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'annonce par Orange Mali d'une nouvelle grille tarifaire, marquée par une augmentation sensible des volumes de données Internet pour des prix inchangés ou légèrement ajustés, a immédiatement suscité de nombreuses réactions. Les réseaux sociaux se sont remplis de commentaires, certains saluant une évolution que beaucoup d'abonnés réclamaient depuis plusieurs années. Car à première vue, il s'agit d'une bonne nouvelle. En effet, lorsqu'un opérateur propose davantage de gigaoctets pour le même budget, le consommateur peut légitimement y voir un progrès. Mais d'autres attirent l'attention sur le rapport qualité prix mettant en avant la consommation " rapide " des méga octets et aussi le piège de la limitation de la durée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un éditorialiste n'a pas vocation à s'arrêter aux apparences. Il doit poser les questions que tout citoyen est en droit de se poser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La véritable interrogation dépasse largement la nouvelle offre d'Orange Mali. Elle concerne l'ensemble des opérateurs présents sur le marché malien. Car si les volumes augmentent, une préoccupation demeure intacte : le consommateur bénéficie-t-il réellement de l'intégralité des données qu'il achète ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis des années, les témoignages se ressemblent. Dans les familles, les universités, les administrations, les entreprises ou sur les réseaux sociaux, les abonnés expriment les mêmes frustrations. Beaucoup disent voir leurs forfaits s'épuiser beaucoup plus vite que prévu. D'autres affirment perdre plusieurs centaines de mégaoctets sans avoir téléchargé de fichiers volumineux ni regardé de vidéos. Certains observent même une consommation importante alors que leur téléphone est pratiquement inutilisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces perceptions ne constituent pas, à elles seules, la preuve d'un dysfonctionnement. Elles méritent toutefois d'être prises au sérieux, tant leur fréquence nourrit un climat de méfiance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un domaine aussi technique que les télécommunications, le citoyen ordinaire ne dispose d'aucun moyen pour vérifier avec précision le comptage réel de sa consommation. Il fait confiance aux informations affichées par son opérateur. Or toute relation commerciale durable repose sur cette confiance. Lorsqu'elle s'effrite, le doute s'installe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le véritable débat n'est donc pas de savoir si un forfait contient désormais 2,5 Go, 4,5 Go ou 45 Go. La question essentielle est plus simple : ces volumes correspondent-ils exactement à ce qui est effectivement mis à la disposition du client ? À cette interrogation s'ajoute celle de la qualité du service.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À quoi sert un volume important de données lorsque les débits fluctuent fortement au cours de la journée ? À quoi bon disposer de dizaines de gigaoctets si les vidéos se figent, si les appels en visioconférence sont interrompus ou si le téléchargement d'un document professionnel devient interminable ? L'économie numérique ne repose pas uniquement sur la quantité. Elle dépend tout autant de la qualité, de la stabilité et de la continuité des connexions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, Internet est devenu bien plus qu'un outil de loisirs. Il permet aux étudiants de suivre leurs formations, aux chercheurs d'accéder aux bases documentaires, aux journalistes de travailler, aux commerçants de vendre leurs produits, aux entrepreneurs de gérer leurs activités, aux médecins d'échanger des informations, aux familles de rester en contact avec leurs proches établis à l'étranger. Chaque interruption, chaque lenteur, chaque dysfonctionnement produit désormais un coût économique réel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette réflexion prend encore plus de sens lorsqu'on observe l'évolution des marchés voisins.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Burkina Faso, au Sénégal ou en Côte d'Ivoire, la concurrence entre opérateurs a progressivement favorisé une amélioration des offres commerciales. Les promotions y sont souvent nombreuses, les volumes de données plus importants à prix comparable et les innovations commerciales plus fréquentes. Il convient toutefois de rester prudent dans les comparaisons : chaque pays possède sa propre fiscalité, son cadre réglementaire, son niveau de concurrence, sa couverture réseau et ses contraintes d'investissement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces différences expliquent en partie les écarts observés. Elles ne doivent cependant pas empêcher les consommateurs maliens de s'interroger sur leur propre marché.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des frontières nationales, un autre élément mérite l'attention.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis plusieurs années, les résultats financiers du groupe Orange montrent que l'Afrique et le Moyen-Orient représentent l'un de ses principaux moteurs de croissance. Cette région affiche régulièrement une progression du chiffre d'affaires et de la rentabilité supérieure à celle des marchés européens, désormais plus matures. Le Mali participe naturellement à cette dynamique, même si les résultats financiers détaillés par pays ne sont pas publiés. En tout cas. pas a ma portée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette réalité économique est loin d'être anodine. Elle signifie que les consommateurs africains contribuent fortement aux performances des grands groupes internationaux de télécommunications. Ils sont donc en droit d'attendre un niveau élevé de qualité de service, de transparence et de respect des engagements contractuels. Mais ce débat ne saurait être dirigé contre un seul opérateur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Orange n'est pas le seul acteur concerné. Les mêmes exigences doivent s'appliquer à tous les fournisseurs de services de télécommunications présents au Mali. La concurrence n'a de sens que si elle bénéficie réellement au consommateur, non seulement par les prix, mais aussi par la qualité des prestations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est ici que le rôle des pouvoirs publics devient essentiel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Autorité malienne de régulation des télécommunications, des TIC et des postes (AMRTP) doit poursuivre et renforcer sa mission de contrôle. Les associations de défense des consommateurs, les organisations de la société civile, les experts indépendants ainsi que les médias ont également un rôle majeur à jouer dans l'information du public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les contrôles devraient porter sur plusieurs aspects essentiels :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">la vitesse réelle des connexions ; la qualité effective du réseau ; la transparence des systèmes de comptage des données ; la conformité entre les volumes achetés et les volumes effectivement consommables ; la disponibilité du service sur l'ensemble du territoire ; le traitement rapide et équitable des réclamations des abonnés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi ne pas envisager, à intervalles réguliers, des audits techniques indépendants réalisés par des laboratoires spécialisés ? Ces évaluations permettraient de mesurer objectivement les performances des différents opérateurs, de comparer les résultats aux engagements contractuels et de publier des indicateurs accessibles au grand public. Une telle démarche profiterait à tout le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les opérateurs sérieux verraient leurs efforts reconnus. Les consommateurs retrouveraient confiance. Les autorités disposeraient d'indicateurs fiables pour orienter leurs décisions. Quant aux investisseurs, ils évolueraient dans un environnement plus transparent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le marché des télécommunications est devenu un secteur stratégique pour le développement national. Il conditionne désormais la réussite de la transformation numérique, de l'administration électronique, de l'enseignement à distance, de la télémédecine, du commerce électronique et de l'inclusion financière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Il mérite donc une gouvernance exemplaire.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme le rappelle avec sagesse un proverbe peul : « Foo goto », que l'on peut traduire par « ils sont tous pareils ». Cette formule n'est pas une condamnation. Elle invite simplement à appliquer les mêmes règles à tous. Aucun opérateur ne devrait bénéficier d'un traitement de faveur, mais aucun ne devrait non plus être désigné comme coupable sans preuves. Les contrôles doivent être impartiaux, les conclusions fondées sur des données objectives et les éventuelles sanctions appliquées avec équité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, la véritable revendication des consommateurs maliens n'est pas seulement d'obtenir davantage de gigaoctets. Ils demandent surtout de la clarté, de la transparence et de la confiance. Ils souhaitent être certains que chaque franc CFA dépensé correspond à un service réellement fourni, que chaque gigaoctet acheté est effectivement disponible et que chaque opérateur respecte les mêmes obligations de qualité. Car, au-delà des chiffres affichés dans les campagnes publicitaires, la véritable richesse d'un opérateur ne réside pas uniquement dans ses résultats financiers ou dans ses parts de marché. Elle repose avant tout sur la confiance durable de ses abonnés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et cette confiance, une fois perdue, est toujours plus difficile à reconquérir qu'à préserver.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dicko Seidina Oumar -DSO- <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste-Historien- Écrivain<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous: La malédiction des opposants africains</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-la-malediction-des-opposants-africains-3117794.html</link>
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<description><![CDATA[ Le vendredi 12 juin 2026, la Coalition Article 64 (C64), une alliance de l’opposition, a organisé une manifestation devant le Parlement à Kinshasa pour... ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 09:57:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le vendredi 12 juin 2026, la Coalition Article 64 (C64), une alliance de l’opposition, a organisé une manifestation devant le Parlement à Kinshasa pour protester contre le projet de révision constitutionnelle initié par le Président Félix Tshisekedi. Suite au déploiement des forces de l’ordre, des heurts ont éclaté et occasionné un nombre indéterminé de blessés et de morts. Ont fait le tour du monde les images de l’opposant et ex-candidat, Martin Fayulu, en sang, tout comme celle de la fille de l’opposant Moise Katumbi en discussion musclée avec un détachement de la police nationale.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Félix Tshisekedi est à la manœuvre, selon l’opposition, pour briguer un troisième mandat à la faveur de la modification de la loi fondamentale. Ses propos, tenus le 6 mai dernier, à Kinshasa, lors d’une conférence de presse qu'il a animée en marge de la Journée internationale de la liberté de la presse, ne semblent pas démentir cette thèse: « je n’ai pas sollicité le troisième mandat, mais je vous le dis, si le peuple veut que j’aie un troisième mandat, j’accepterai ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une déclaration qui en dit long sur ses velléités à chercher à jouer les prolongations. Une déclaration qui tranche aussi avec les combats démocratiques menés par le clan Tshisekedi. On n'oubliera pas de sitôt que le défunt patriarche,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Etienne Tshisekedi, aura passé toute sa vie à lutter pour l’alternance en République démocratique du Congo. Tshisekedi fils envisage de dérouiller la disposition constitutionnelle selon laquelle « le mandat du président de la République n’est renouvelable qu’une seule fois. Le nombre et la durée de ses mandats ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Force est de donner raison à Hamidou Anne, Membre du Cercle de réflexion "L’Afrique des idées" et Chroniqueur "Le Monde Afrique". Il soulignait en juin 2017 : «Les oppositions africaines ont la parti cularité de posséder souvent les mêmes tares que les pouvoirs dont elles dénoncent les actions et auxquels elles veulent succéder » Tshisekedi fils est en train de faire ce qu’il reprochait exactement au régime de Joseph Kabila. Le fils d’Etienne est visiblement frappé de la malédiction des opposants africains. Après avoir combattu la "présidence à vie" du Président Joseph Kabila, le voici en train de tomber dans les mêmes travers avec son projet de troisième mandat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Guinéen Alpha Condé a longtemps combattu pour l’alternance. Mais il a succombé à la tentation du diable - la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>présidence à vie -<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et fut "déboulonné" de son siège par l’un de ses protégés, le Colonel Mamadi Doumbouya.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Sénégal, Me Abdoulaye Wade a tenté un troisième mandat mais s’est heurté au mur démocratique érigé par le peuple sénégalais. Macky Sall a dénoncé la répression des manifestations avant de commettre plus grave que le régime précédent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ousmane Sonko s’est insurgé contre la violence policière lors des marches sous Macky Sall. Premier ministre, le Président du Pastef a envoyé les forces de l’ordre pour mater une manifestation d'étudiants à l’Université Cheick Anta Diop. Au Mali, les opposants ont toujours dénoncé l’instrumentalisation des médias publics avant de répéter les mêmes pratiques, une fois installés au pouvoir. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Billet : Répétitions et échecs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/billet-repetitions-et-echecs-3117775.html</link>
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<description><![CDATA[ À l’aube de ce 18 juin 2026, l’attaque contre l’aéroport international Diori Hamani a une nouvelle fois rappelé la vulnérabilité des infrastructures stratégiques et la détermination des groupes armés à frapper au cœur des capitales. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 02:36:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le bilan provisoire communiqué par les autorités fait état de treize morts, dont une majorité de militaires, plusieurs blessés, des assaillants neutralisés et une vingtaine d’interpellations. Parmi les assaillants neutralisés, des ceintures explosives ont été retrouvées, signe que ces assauts avortés pouvaient constituer des ballons d’essai avant des attaques suicides d’une autre ampleur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce nouvel épisode s’inscrit dans une séquence inquiétante. Quelques semaines plus tôt, Bamako et d’autres villes maliennes avaient déjà subi des incursions et des attaques visant à déstabiliser les centres urbains. La répétition de ces tentatives montre une évolution des modes d’action : après les zones rurales et les fronts périphériques, les groupes armés cherchent désormais à imposer leur présence dans les capitales, à tester les réactions des forces et à semer la peur parmi les civils. Les ceintures explosives retrouvées à Niamey confirment que l’objectif peut rapidement basculer vers des opérations suicides d’envergure si les dispositifs de prévention ne sont pas renforcés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dimension régionale est déterminante. Niger, Mali et Burkina Faso partagent des frontières poreuses, des réseaux logistiques communs et des vulnérabilités similaires. Les attaques contre des aéroports et des bases aériennes ne sont pas de simples coups isolés : elles visent à entraver la mobilité, à fragiliser le renseignement et à perturber les capacités de projection indispensables à la sécurité. La recomposition des alliances et l’arrivée de nouveaux partenaires militaires compliquent encore la donne, rendant la coordination et le partage d’informations d’autant plus cruciaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan humain, le coût est immédiat et lourd : familles endeuillées, personnels traumatisés, voyageurs bloqués. Sur le plan institutionnel, l’enjeu est de taille : comment protéger des infrastructures ouvertes par nature sans transformer les villes en forteresses qui étouffent la vie civile ? La réponse exige une combinaison de mesures : renforcement du renseignement humain et technique, contrôle des flux aux abords des sites sensibles, formation et équipement des forces, mais aussi politiques sociales visant à réduire les terrains d’enrôlement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’attaque de Niamey doit être l’occasion d’une prise de conscience collective. Il ne s’agit plus seulement de repousser des assauts ponctuels, mais d’anticiper des scénarios où des éléments kamikazes pourraient frapper en chaîne. La prévention passe par la coopération régionale, l’échange d’informations en temps réel et une stratégie globale qui associe sécurité, gouvernance et résilience sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La Rédaction</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>GOONGA TAN :  L&amp;apos;ombre d&amp;apos;un voisin vacille dans  les flammes du 25 avril au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-lombre-dun-voisin-vacille-dans-les-flammes-du-25-avril-au-mali-3117703.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 25 avril 2026 restera, dans la mémoire nationale, comme une journée de douleur, mais aussi comme une date de révélation. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 02:17:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 25 avril 2026 restera, dans la mémoire nationale, comme une journée de douleur, mais aussi comme une date de révélation.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Car ce qui s'est joué ce jour-là sur le territoire malien dépasse de loin la brutalité immédiate des attaques terroristes. Ce fut une épreuve infligée non seulement aux hommes, mais également aux certitudes, aux discours convenus et aux lectures superficielles de la crise sahélienne.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par leur simultanéité, leur coordination méthodique et leur précision tactique, ces attaques ont révélé une réalité que beaucoup, comme moi, préféraient encore contourner, pour se rendre compte qu'au Sahel, rien n'est jamais totalement isolé. Derrière les groupes armés visibles se dessinent des influences plus diffuses, des intérêts plus vastes, des calculs plus anciens. J'avoue pour ma part avoir été surpris par ce côté "main invisible" posée sur le Mali ce jour funeste du 25 avril dernier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec le recul, certains observateurs avertis invitent aujourd'hui à regarder au-delà de l'émotion légitime et du récit immédiat. "Ils rappellent que les violences sahéliennes ne sauraient être réduites à l'action mécanique de bandes fanatisées errant dans le désert." Effectivement, le 25 avril a permis de révéler que le Sahel est devenu un théâtre où se croisent ambitions régionales, rivalités d'influence et luttes pour le contrôle des espaces et des équilibres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette perspective revient, avec une insistance de plus en plus perceptible, la question du rôle d'un puissant voisin du Nord. Non point sous la forme d'une accusation brutale ou irréfléchie, encore moins d'un verdict prématuré, mais comme une interrogation politique née des tensions récentes et des bouleversements géostratégiques en cours. Car ce voisin du Nord, l'Algérie, pour ne pas la nommée, fut longtemps l'un des pivots diplomatiques du dossier malien. Il s'était imposé comme médiateur incontournable, gardien autoproclamé d'un fragile équilibre régional. Mais l'Histoire enseigne qu'aucune puissance n'accepte aisément l'effacement progressif de son influence. Or, depuis plusieurs années, Bamako affirme une souveraineté plus tranchée, redéfinit ses alliances et se détache peu à peu de certains schémas hérités du passé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les grandes recompositions géopolitiques, les crispations sont rarement proclamées ; elles s'expriment davantage dans les zones grises, dans les ambiguïtés calculées, dans les influences indirectes. Le Sahel, avec ses frontières poreuses, ses réseaux transnationaux et ses groupes armés aux fidélités mouvantes, offre précisément le terrain idéal à ces manœuvres obscures où les responsabilités deviennent difficiles à établir, mais où les effets, eux, demeurent terriblement concrets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La guerre moderne, désormais, ne ressemble plus aux conflits classiques d'autrefois. Elle ne se déclare plus officiellement ; elle s'infiltre. Elle avance masquée. Elle mêle acteurs étatiques et forces irrégulières dans une même brume. Les attaques sont visibles ; les commanditaires supposés demeurent dans l'ombre. Et cette ombre elle-même devient une arme et finit par se révéler au grand jour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les analyses des observateurs ont au moins le mérite de rappeler une vérité fondamentale : la naïveté d'avant n'est plus permise au Mali dans la lecture des crises sahéliennes. Derrière chaque explosion peut se dissimuler une stratégie ; derrière chaque silence, un calcul ; derrière certaines postures diplomatiques, des intérêts moins avouables qu'ils ne paraissent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais il serait tout aussi périlleux de sombrer dans l'excès inverse, celui d'une suspicion sans preuve où chaque tragédie deviendrait automatiquement l'expression d'un complot. Une telle dérive obscurcirait davantage encore la compréhension des réalités sahéliennes et finirait par servir ceux qui prospèrent précisément dans le désordre, la confusion et la manipulation des perceptions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une chose, néanmoins, apparaît avec netteté : les événements du 25 avril ne peuvent être dissociés du contexte global dans lequel ils surgissent. Un contexte marqué par la compétition des influences régionales, la redéfinition des alliances et la lutte pour le contrôle des espaces sahéliens. En affirmant sa souveraineté avec une vigueur nouvelle, le Mali dérange ces équilibres anciens et suscite inévitablement des réactions, qu'elles soient visibles ou souterraines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette réalité, une seule exigence s'impose : la lucidité. Lucidité dans l'analyse, afin de ne pas céder aux simplifications. Lucidité dans les mots, afin de nommer sans accuser à la légère. Lucidité enfin pour comprendre que la bataille décisive du Sahel ne se joue pas seulement sur les champs d'opérations militaires, mais également, dans l'union, dans les récits, les influences invisibles et les guerres de perception. Le 25 avril n'est donc pas seulement une date de douleur nationale. Il est une date de vérité. Car c'est seulement au prix de cette clairvoyance que l'épreuve pourra devenir conscience, et que la conscience pourra devenir souveraineté véritable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                  </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="mso-spacerun: yes;">       </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">DICKO Seidina Oumar<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Journaliste -Historien- Écrivain<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Entre Nous: Pourquoi le Président Konaré a raison</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-pourquoi-le-president-konare-a-raison-3117679.html</link>
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<description><![CDATA[ ...La catastrophe arrive vite quand on n’a pas le courage de se parler, d’échanger, de regarder l’autre, de faire confiance à l’autre si différent et si proche, aux voisins si sacrés, aux amis si chers, aux partenaires si nécessaires; quand tout se réduit au pouvoir, à la quête du pouvoir. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 10:27:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aux problèmes politiques, il faut de vraies solutions politiques; pas de faux fuyants. Elles peuvent être difficiles à trouver mais nous devons les trouver ensemble à coup de concessions, de compromis conformes à l’État de droit, de compromis démocratique. Les problèmes politiques mal résolus finissent par prendre de dimensions régionalistes puis ethniques, puis religieuses et conduisent à l’anarchie ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Alpha Oumar Konaré a tenu ces propos en octobre 2001 à Abidjan, lors du Forum pour la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire, initié par le Président Laurent Gbagbo. Devant un parterre d’invités, le Président Alpha Oumar Konaré a tenu un discours historique qui résiste encore au temps comme tous les grands discours. Car vingt-cinq ans après, l’intervention du Président Konaré garde toute son importance dans une Afrique, voire un Sahel secoué par des guerres et des crises sans fin. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Konaré a raison. Partout où l'on a substitué aux règles de l’humilité et de la tolérance celle de l’arrogance et du rejet de l’autre frère, le pays est allé à l’affrontement. Hier en Sierra Leone, au Libéria, en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui au Mali, au Burkina Faso, au Niger, en Libye.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Encore et toujours la République démocratique du Congo (RDC), le Soudan, la Somalie ! Partout où les gens n’ont pas eu le courage de se parler, d’échanger, de regarder l’autre, de faire confiance à l’autre, la nation a basculé dans la tragédie avec des morts, des villages incendiés, des populations déplacées ou réfugiées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le Pape François, « la voie de la paix est marquée par le dialogue. Nous devons nous aider à croire dans la force patiente et douce du dialogue. Ce n'est pas une route facile, mais il n'y a pas d'alternatives pour atteindre la réconciliation ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monde a besoin de paix. Et le Mali a besoin de paix. Pour cette paix, les fils et filles du Mali doivent accepter de se parler, de se regarder, de se rassembler et de se faire confiance pour sauver la patrie et arrêter le sang de couler. « Le dialogue », a toujours défendu le Front pour la paix au Mali, « la seule issue aux crises que traverse le Mali ». Donc, Ayons le courage de dialoguer entre nous Maliens afin de trouver « des vraies solutions politiques aux problèmes politiques ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Chiaka DOUMBIA</span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Entre Nous : Deux images, un message de réconciliation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-deux-images-un-message-de-reconciliation-3117583.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 30 mai 2026, Mme Dominique Ouattara, Henriette Konan Bédié et Simone Ehivet Gbagbo étaient assises, à côte à côte, à Aboisso... ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 12:00:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 30 mai 2026, Mme Dominique Ouattara, Henriette Konan Bédié et Simone Ehivet Gbagbo étaient assises, à côte à côte, à Aboisso, à l’occasion de la célébration de la Fête des mères. Grâce à la magie des réseaux sociaux, l’image de deux anciennes Premières dames avec l’épouse d’Alassane Ouattara a rapidement fait le tour du monde. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 3 juin 2026, l’ancienne Première dame, non moins Présidente du Mouvement des Générations Capables (MGC) Simone Ehivet Gbagbo, a été reçue en audience par Mme Ouattara Dominique. Une image qui a également tourné en boucle avec son lot de commentaires ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Deux images, un seul message : celui de la réconciliation et de la cohésion sociale.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En acceptant de participer ensemble à la Fête des mères, Dominique Ouattara, Henriette Konan Bédié et Simone Ehivet Gbagbo envoient un signal fort au peuple ivoirien, mais aussi au monde entier. Mieux, en cédant son fauteuil d’honneur à Henriette Konan Bédié au cours de cette cérémonie, Dominique Ouattara prouve son attachement à une très grande valeur africaine : le respect des aînés. L’invitation adressée à l’ancienne épouse de Laurent Gbagbo, une «fille du Sud-Comoé » dont Aboisso est le chef-lieu de région, traduit l’esprit d’ouverture et de rassemblement de l’épouse du Président Ouattara et des responsables du pays de Félix Houphouët Boigny, Homme de Paix. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Simone Gbagbo, en acceptant d’aller à la rencontre de Dominique Ouattara, a fait preuve de grandeur d’esprit. Dans un monde polarisé, où les nouvelles technologies de l’information et de la communication exacerbent les rancœurs, elles acceptent de tourner la page en se donnant la main. Entre les Gbagbo et les Ouattara, c’est une histoire d’inimités de plusieurs décennies qui ont jalonné la vie politique ivoirienne. C’est pourquoi les images de Simone et Dominique n’ont pas manqué de susciter moult commentaires en Côte d’Ivoire et au-delà. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé», disait l’ancien président sud-africain, l’icône de la lutte contre l’Apartheid, Nelson Mandela. Dominique et Simone ont compris qu’il faut aller de l’avant. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme quoi les grands hommes se caractérisent par leurs capacités à transformer leurs souffrances personnelles en un projet collectif. Pour bâtir une nation meurtrie par plusieurs années de crise, il est important de privilégier la réconciliation plutôt que la vengeance. Pour bâtir la paix, condition indispensable à tout développement, les nations en guerre ont besoin des hommes courageux à l’image de Nelson Mandela. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Focus :  Appel à l&amp;apos;apaisement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-appel-a-lapaisement-3117550.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali fait face aujourd’hui à des attaques tous azimuts. Qu’elles soient terroristes, médiatiques, orchestrées par des forces occultes ou attisées par des voisins pyromanes, ces agressions dessinent une entreprise de déstabilisation multidimensionnelle. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 04:39:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'objectif de cette coalition hostile est clair : fracturer les fondations mêmes de notre nation. Devant une telle menace, l'heure n'est plus aux querelles intestines, aux positionnements sectoriels ni aux divisions corporatistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce climat d’extrême tension, où la moindre faille est immédiatement exploitée par les ennemis de la patrie, une vérité stratégique fondamentale s’impose à tous les citoyens. La première ligne de défense du Mali n’est pas uniquement militaire. Elle est avant tout morale, sociale, citoyenne et politique. Seul un climat intérieur totalement apaisé, adossé à une cohésion nationale inébranlable et un sens aigu des responsabilités, peut aider la nation à résister et à faire échec aux assauts extérieurs. La cohésion nationale n'est plus une simple posture de circonstance, elle s'érige désormais en bouclier stratégique absolu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le pays n'a tout simplement pas besoin de fronts intérieurs à ouvrir. Qu’il s’agisse des récentes crispations regrettables entre les acteurs de la presse et l'appareil judiciaire, ou des tensions liées aux crises énergétiques, chaque conflit interne représente une brèche dangereuse. C'est une porte ouverte dans notre système de défense collective où l'adversaire s'engouffre pour semer le chaos. Notre destin face à l'histoire est strictement commun, et nos réponses face à l'adversité doivent l'être tout autant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La stabilité de la République reste notre bien le plus précieux, le socle de toute refondation. C’est en assainissant courageusement notre espace public, en privilégiant le dialogue inclusif et en opposant une union sacrée indéfectible aux agressions extérieures que la nation surmontera cette épreuve. Notre salut collectif dépend exclusivement de notre capacité à faire bloc, rigoureusement unis et solidaires derrière l'intérêt supérieur de la patrie. Il est temps que chaque composante de la société malienne comprenne que la préservation de l'État exige le sacrifice des ambitions particulières au profit de l'unité nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Rédaction<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Billet : Nous sommes en guerre !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/billet-nous-sommes-en-guerre-3117545.html</link>
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<description><![CDATA[ Les attaques du 25 avril 2026 ont-elles livré toutes leurs leçons ? Le Mali ne peut se permettre l’oubli ni l’improvisation. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 03:06:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous sommes bel et bien en guerre, et cela exige une réponse totale. Le renforcement de la sécurité doit être une priorité nationale, avec un contrôle systématique des axes routiers, le démembrement des cellules terroristes et l’infiltration de leurs réseaux. Les patrouilles mixtes doivent devenir permanentes dans toutes les grandes agglomérations, notamment Bamako, pour prévenir toute résurgence. L’heure n’est plus aux demi-mesures : il s’agit de consolider un dispositif de défense intérieure qui protège les citoyens et ferme les brèches exploitées par l’ennemi. La vigilance collective et la rigueur opérationnelle sont désormais les conditions de survie d’une nation qui refuse de plier. La guerre que nous menons n’est pas seulement militaire : elle est aussi morale et politique. Elle impose une union sacrée, une cohésion nationale sans faille et une détermination intraitable. Le salut de notre souveraineté dépend de notre capacité à faire bloc, unis et solidaires, derrière l’intérêt supérieur de la patrie.<span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C H S<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>GOONGA TA : Le Mali ferme les sanctuaires du terrorisme : une décision courageuse qui appelle rigueur, pédagogie et adhésion populaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-ta-le-mali-ferme-les-sanctuaires-du-terrorisme-une-decision-courageuse-qui-appelle-rigueur-pedagogie-et-adhesion-populaire-3117482.html</link>
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<description><![CDATA[ Le gouvernement malien vient de poser un acte fort dans la longue et difficile lutte que mène notre pays contre le terrorisme... ]]></description>
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<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 02:21:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En décidant de placer 39 forêts, réserves naturelles et aires protégées sous le statut de zones d'intérêt militaire strictement interdites aux populations civiles, les autorités franchissent une étape décisive dans la reconquête du territoire national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette mesure, prise dans le cadre de l'opération "Dougoukoloko", ne constitue pas un simple ajustement. Elle traduit une évolution majeure de la stratégie sécuritaire nationale face à une menace qui, depuis plus d'une décennie, fragilise l'État et met à l'épreuve la cohésion nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut reconnaître que cette décision répond à une réalité connue de tous. Au fil des années, de vastes espaces forestiers et des zones difficilement accessibles ont été transformés par les groupes armés terroristes en sanctuaires opérationnels. Ces territoires, autrefois dédiés à la préservation de la biodiversité ou aux activités traditionnelles des populations riveraines, sont devenus des lieux de repli, d'entraînement, de stockage logistique et de préparation d'attaques contre les forces de défense et les populations civiles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les nombreuses opérations conduites ces dernières années ont confirmé cette réalité. Chaque fois que les Forces armées maliennes ont investi ces espaces, elles y ont découvert des caches, des équipements, des postes de commandement ou des traces manifestes d'occupation terroriste. Dans ces conditions, laisser subsister de tels refuges reviendrait à accorder à l'ennemi un avantage considérable. Or, un vieux proverbe bambara enseigne que "lorsque le serpent a élu domicile dans le grenier, il faut parfois vider le grenier pour sauver la récolte". Toute la logique de la décision gouvernementale se résume dans cette sagesse populaire. Il ne s'agit de retirer aux groupes criminels les refuges qui leur permettent de poursuivre leur entreprise de destruction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le début de la crise sécuritaire, les organisations terroristes ont démontré une remarquable capacité d'adaptation. Elles exploitent leur connaissance du terrain, utilisent les obstacles naturels comme moyens de protection et profitent de la dispersion des populations pour se fondre dans leur environnement. Face à cette guerre asymétrique, la maîtrise de l'espace devient un enjeu fondamental. Celui qui contrôle le terrain impose souvent le rythme des opérations. A cet égard, en transformant ces trente-neuf zones en périmètres militaires fermés, l'État cherche précisément à inverser ce rapport de force. L'objectif est de réduire les capacités de dissimulation des groupes armés, de faciliter les opérations des Forces armées maliennes et de reprendre l'initiative dans des secteurs longtemps favorables à l'ennemi. La célèbre maxime de Sun Tzu selon laquelle "celui qui occupe le terrain décisif avant son adversaire et l'y attend est victorieux" trouve ici une résonance particulière. Le Mali tente aujourd'hui de reconquérir ce terrain décisif qui, pendant trop longtemps, a échappé à son contrôle effectif. Pour autant, je ne cesserais jamais de le marteler, aussi pertinente soit-elle, une mesure sécuritaire ne produit jamais tous ses effets par sa seule proclamation. Son succès dépend largement de la manière dont elle est comprise et acceptée par les citoyens. Or, le Mali demeure un vaste pays où l'accès à l'information reste inégal. Dans de nombreuses localités rurales, les décisions prises à Bamako mettent parfois du temps à parvenir aux populations. La presse écrite circule peu, l'accès à Internet demeure limité dans plusieurs régions et les radios communautaires ne couvrent pas l'ensemble du territoire. Le risque existe donc que des citoyens de bonne foi continuent à fréquenter ces espaces désormais interdits pour des activités qui rythment leur quotidien depuis des générations : collecte du bois de chauffe, cueillette, pâturage, chasse traditionnelle, recherche de produits forestiers ou simple traversée pour rejoindre un village voisin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une telle situation serait lourde de conséquences. Il serait regrettable que des populations innocentes se retrouvent exposées à des dangers graves faute d'avoir été suffisamment informées des nouvelles dispositions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est pourquoi cette décision militaire doit impérativement être accompagnée d'un vaste effort national de sensibilisation. La sécurité ne se décrète pas seulement ; elle s'explique. Elle se construit aussi par la compréhension et l'adhésion des populations. D'autant que l'expérience montre que les politiques publiques les plus efficaces sont celles qui associent fermeté et dialogue. C'est dire que la fermeture de ces espaces devra donc s'accompagner d'une campagne permanente d'information adaptée aux réalités socioculturelles du pays. Les cartes des zones concernées devront être largement diffusées et les populations clairement informées des limites géographiques des périmètres interdits ainsi que des risques liés à toute intrusion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette démarche gagnerait également à être complétée par un mécanisme d'évaluation continue. Toute décision publique de cette ampleur mérite d'être observée, analysée et ajustée en fonction des réalités du terrain. Les autorités pourraient recueillir régulièrement les observations des collectivités territoriales et mesurer l'impact concret de la mesure, tant sur les populations riveraines que sur l'efficacité opérationnelle des forces engagées. N'oublions pas cette sagesse africaine qui enseigne que " celui qui veut traverser la rivière observe d'abord le courant ". L'observation attentive des effets de cette décision permettra de corriger rapidement les éventuelles difficultés et de renforcer ce qui fonctionne. Mais la réussite de cette politique dépendra surtout de la mobilisation des relais communautaires. Dans les campagnes maliennes, l'information circule d'abord par les canaux de la confiance et de la proximité. La parole du chef de village, du notable respecté, du leader religieux, de l'enseignant, du griot ou du responsable associatif conserve une influence considérable. Aussi, les canaux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de veille citoyenne doivent donc être pleinement associés à cet effort de sensibilisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La pédagogie devra être simple, directe et constante. Les populations doivent savoir que ces espaces ne sont plus des zones ordinaires. Elles doivent comprendre qu'il ne s'agit ni d'une mesure de circonstance ni d'une simple restriction administrative, mais d'une disposition de sécurité nationale liée à des opérations militaires en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le message doit être clair : ne pas pénétrer dans les zones interdites ; ne pas y conduire les troupeaux ; ne pas y pratiquer la chasse ; ne pas y récolter du bois ; ne pas y installer de campements ; signaler aux autorités toute présence suspecte ou tout mouvement inhabituel observé à proximité. Comme le rappelle la sagesse populaire, "l'homme averti voit le danger de loin". Une autre formule africaine ajoute avec pertinence : "Quand le tam-tam de l'alerte résonne, le sage ne demande pas qui l'a frappé ; il se met à l'abri."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ma conviction est que la sanctuarisation de ces trente-neuf forêts et aires protégées pourrait constituer l'un des tournants majeurs de la lutte contre le terrorisme au Mali. Cette décision mérite d'être soutenue. Mais l'histoire enseigne aussi qu'une décision juste peut échouer lorsqu'elle n'est pas suffisamment expliquée, tandis qu'une mesure difficile peut réussir lorsqu'elle est comprise, appropriée et portée par les citoyens eux-mêmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le défi qui s'ouvre désormais devant les autorités maliennes dépasse le seul champ militaire. Il est également pédagogique, social, civique et politique. Il consiste à faire en sorte que chaque Malienne et chaque Malien comprenne les raisons de cette mesure, en saisisse les implications et contribue à son succès. Car si l'armée tient les lignes de front, c'est toujours le peuple qui assure la profondeur stratégique d'une nation. Aucune victoire durable ne peut être obtenue sans l'adhésion consciente des citoyens. Le tout-militaire a ses limites. La sécurité d'un pays ne repose pas uniquement sur la puissance des armes ; elle repose aussi sur la confiance, la responsabilité collective et la participation de tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que cette décision marque donc le début d'une reconquête complète : celle des territoires, mais aussi celle des consciences, afin que les forêts du Mali cessent définitivement d'être des refuges pour les artisans de la violence et redeviennent ce qu'elles n'auraient jamais dû cesser d'être : un patrimoine national protégé, sécurisé et mis au service du développement, de la paix et de l'avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">DICKO Seidina DICKO<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste - Historien - Écrivain<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Bamako : du rêve de la ville coquette au cauchemar de la ville&#45;poubelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/bamako-du-reve-de-la-ville-coquette-au-cauchemar-de-la-ville-poubelle-3117467.html</link>
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<description><![CDATA[ Les premières pluies sont tombées sur Bamako. Comme chaque année, elles auraient dû apporter la fraîcheur, l&#039;espoir des récoltes et le parfum de la terre mouillée. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 07:55:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais cette fois encore, elles ont surtout charrié une autre réalité : des torrents d'ordures dérivant de Banconi vers le Djoliba, le grand fleuve Niger, ce Baa Jɔliba que nos ancêtres vénéraient comme une source de vie, de nourriture et de bénédictions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les images circulent sur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mes Réseaux sociaux. Elles sont accablantes. Elles sont humiliantes. Elles sont douloureuses. Des montagnes de déchets flottent à ciel ouvert, poussées par les eaux de pluie vers le fleuve. Comme si Bamako avait décidé de transformer son cœur nourricier en dépotoir collectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et devant ces scènes, une question nous déchire : Comment la "ville coquette" d'hier a-t-elle pu devenir la "ville-poubelle" d'aujourd'hui ? Car il faut avoir connu Bamako dans les années 1960 et 1970 pour mesurer l'ampleur du drame. La capitale malienne était alors citée en exemple. Les rues étaient entretenues. Les quartiers respiraient. Le fleuve était respecté. Les espaces publics inspiraient la fierté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui, c'est un autre visage qui s'impose. Une ville étouffée par ses propres déchets. Une ville qui semble parfois perdre son combat contre l'insalubrité. Une ville où les caniveaux deviennent des décharges et où les pluies transforment les rues en voies de transport pour les ordures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'adage africain dit : « Celui qui salit la source oublie qu'il boira son eau demain. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est exactement ce qui est en train de se produire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Djoliba reçoit chaque jour ce que la ville refuse de gérer : plastiques, eaux usées, déchets ménagers, résidus artisanaux et industriels. Or un fleuve n'est pas un égout. Un fleuve est une mémoire. Un fleuve est une civilisation. Un fleuve est une promesse faite aux générations futures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque le fleuve souffre, c'est tout le pays qui tombe malade.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La pollution de ses eaux menace la santé publique. Elle réduit les ressources halieutiques. Elle fragilise les activités agricoles. Elle compromet l'avenir de milliers de familles qui vivent directement ou indirectement de lui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant, nous continuons d'agir comme si le problème pouvait attendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais le temps n'attend plus. Le temps nous accuse. Chaque saison des pluies apporte les mêmes images. Les mêmes indignations.Les mêmes promesses. Puis vient l'oubli. Jusqu'à la prochaine catastrophe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme le dit un proverbe du Sahel : « La maison ne s'écroule pas le jour où apparaît la première fissure, mais le jour où personne ne s'en préoccupe. ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les fissures sont désormais béantes : Caniveaux obstrués, décharges sauvages, inondations récurrentes, maladies hydriques, pollution du fleuve, dégradation du cadre de vie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout indique que nous sommes arrivés à un point critique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes, l'État a récemment affiché sa volonté d'agir. Le Conseil des ministres du 25 mars 2026 a adopté une Politique nationale d'assainissement pour la période 2026-2030 dans le cadre de la vision « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma ». Les capacités de contrôle et de sanction de la DNACPN ont été renforcées et les collectivités territoriales sont davantage associées à la gestion environnementale<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces orientations vont dans la bonne direction. Mais l'heure n'est plus aux seules déclarations. L'heure est aux résultats. Car un peuple ne vit pas de discours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il vit d'eau propre, de rues propres et d'un environnement sain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme le rappelait si justement le penseur sénégalais Cheikh Anta Diop :<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Les peuples ne meurent que lorsqu'ils renoncent à leur avenir. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Renoncer à sauver le Djoliba reviendrait à renoncer à une part essentielle de notre avenir. C'est pourquoi nous lançons aujourd'hui un cri d'alarme. Un cri citoyen. Un cri patriotique. Un cri de détresse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aux autorités nationales, aux collectivités territoriales, aux services techniques, aux leaders communautaires, aux associations, aux jeunes, aux femmes. À chaque citoyen. Car la saleté n'a pas de couleur politique. La pollution n'a pas d'appartenance ethnique. Les maladies ne connaissent ni majorité ni opposition. Face à l'insalubrité, nous sommes tous dans la même embarcation. Et lorsque le fleuve est malade, personne ne reste véritablement en bonne santé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'histoire jugera sévèrement notre génération si elle laisse mourir le Djoliba sous les déchets et l'indifférence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut donc agir maintenant avec fermeté<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec méthode, avec courage, avec des mesures visibles et immédiates : Nettoyer les caniveaux, éliminer les dépôts sauvages, sanctionner les contrevenants, multiplier les campagnes de sensibilisation, développer le recyclage, protéger le fleuve. Et surtout restaurer le civisme environnemental. Car, comme le dit un vieux proverbe bambara : « Le fleuve ne boit pas sa propre eau ; il la conserve pour les autres. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Djoliba a nourri des générations de Maliens. Aujourd'hui, c'est à nous de le sauver, avant qu'il ne soit trop tard, avant que les pluies de demain ne transportent davantage que des ordures, avant qu'elles n'emportent aussi nos regrets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Djoliba attend; Bamako attend; Le Mali attend.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et tout un peuple n'a déjà que trop attendu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Dicko Seidina Oumar -DSO- Journaliste- Historien- Écrivain</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous: Yanfolila : faut&#45;il blâmer les jeunes ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-yanfolila-faut-il-blamer-les-jeunes-3117459.html</link>
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<description><![CDATA[ Les jeunes de Yanfolila sous la bannière du Conseil communal de la jeunesse ont mis le feu, il y a quelques jours, à plus de 40 dragues sur le fleuve Ballé. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 13:42:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leur action, selon notre confrère Yacouba Doumbia, Promoteur de la Plateforme numérique Wassolo 24, vise à lutter contre la pollution des eaux de ce cours d’eau et à préserver l’environnement face aux conséquences de l’exploitation minière sur les ressources hydriques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, le fleuve Ballé, dont les eaux et les berges constituent des zones propices aux activités agricoles, sylvo-pastorales et à la pêche, est confronté ces dernières années à d'importants défis environnementaux liés à l'orpaillage. L'exploitation de l'or par dragage et l'utilisation de produits chimiques (tels que le cyanure ou le mercure) menacent la survie des ressources halieutiques et provoquent la dégradation des berges.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les jeunes de Yanfolila ont donc pris leur responsabilité en incendiant les dragues qui empoisonnent leurs cours d’eau depuis plusieurs années. Ils l’ont fait en réaction aux désastres environnementaux commis en toute impunité par des criminels sans foi ni loi protégés par des agents pourris de l’Etat et des notables qui ne le sont que de nom. Dans un entretien qu’il nous a accordé en octobre 2021, la Maire de la commune rurale de Wassoulou-Balé, Mme Rokia Diakité alertait : « La gestion de l’environnement est un défi majeur pour nous. Elle nous pose énormément de problèmes avec la présence des dragues dans nos cours d’eau. Ces engins sont vraiment nuisibles. Le taux de pollution de nos cours d’eau est très élevé. Actuellement à cause des dragues, il n’y a même plus de poisson chez nous. Les gens n’arrivent plus à pratiquer la pêche. L’eau est très sale et polluée. Quand l’eau est polluée, c’est fini pour l’homme, les animaux et les plantes. Les conséquences sont dramatiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est le plus gros problème auquel nous sommes confrontés aujourd’hui : ‘’ le dragage’’. Je vous avoue que la présence des dragues dans nos cours d’eau est un gros problème qui nous donne des soucis ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La lutte contre la pollution des eaux des fleuves à cause des activités d’orpaillage est une question de sécurité nationale. L’avenir de ces cours d’eau est en cause. Si rien n’est fait pour préserver nos fleuves et terres, les générations futures seront sacrifiées sur l’autel des intérêts sordides d’une poignée de nationaux et leurs complices étrangers. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les jeunes de Yanfolila sont-ils à blâmer pour cet acte qui pallie une défaillance de l’Etat ? Leur exemple inspirera-t-il d’autres jeunes dont les communes sont victimes des criminels<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>environnementaux ? Nul ne devrait être surpris de voir leur exemple faire tache d’huile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré les nombreuses décisions prises par le gouvernement, les activités de « dragage » continuent de plus belle. L’année dernière, il a fallu que la Somagep soit confrontée à d’énormes difficultés dans le traitement de l’eau pour que le gouvernement sorte la grosse artillerie contre les dragues du fleuve Niger dans les environs de Bamako. Mais c’est avant tout une question de volonté politique et de courage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand on veut, on peut. La preuve : Ely Diarra, alors Maire de la Commune urbaine de Koulikoro, a pris des mesures énergiques pour dégager les dragues du fleuve Niger au niveau du territoire de sa collectivité.<span style="mso-spacerun: yes;">     </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les questions de pollution de fleuves doivent être traitées comme une priorité au sommet de l’Etat. Car, la présence des dragues sur les fleuves menace la survie de millions de Maliens à tous les niveaux. Il est urgent d’agir partout sur l’ensemble du territoire national. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au détour d’un grin de discussion à Bamako, la question de l’assainissement de la capitale a occupé une large place dans les échanges.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/au-detour-dun-grin-de-discussion-a-bamako-la-question-de-lassainissement-de-la-capitale-a-occupe-une-large-place-dans-les-echanges-3117424.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 10:17:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si les participants saluent les efforts entrepris par la Mairie du District de Bamako et les services techniques pour améliorer le cadre de vie des habitants, ils estiment que la réussite de cette mission dépend avant tout du comportement des citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les membres du grin, les opérations de nettoyage, de désencombrement et d’évacuation des déchets constituent des actions nécessaires qui méritent d’être encouragées. Ils reconnaissent notamment les interventions régulières menées avec l’appui de l’État pour redonner à la capitale son image de « Bamako la coquette ». Le nettoyage des grandes artères, la libération des voies publiques et les travaux réalisés par les agents de la DSUVA sur les routes, les ponts et les espaces publics témoignent, selon eux, d’une réelle volonté des autorités d’améliorer l’environnement urbain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au-delà de ces efforts, les participants soulignent que l’insalubrité reste en grande partie liée aux comportements quotidiens de certains citoyens. Dépôts anarchiques d’ordures, occupation irrégulière des espaces publics, rejet de déchets dans les caniveaux ou encore manque de respect des règles élémentaires d’hygiène continuent d’alimenter le problème. « On ne peut pas nettoyer une ville le matin et la retrouver sale quelques heures plus tard », fait remarquer l’un des intervenants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les membres du grin estiment ainsi que la propreté d’une ville ne peut être durablement assurée sans un véritable changement de mentalité. Selon eux, l’éducation citoyenne doit devenir un axe prioritaire des politiques d’assainissement. Ils plaident pour des campagnes de sensibilisation plus soutenues dans les quartiers, les écoles, les marchés et les espaces publics afin d’inculquer les valeurs de civisme et de responsabilité collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ces citoyens, la propreté n’est pas seulement l’affaire des autorités municipales ou des services techniques ; elle relève d’une responsabilité partagée. « Pour avoir une ville propre, il faut d’abord des citoyens propres », concluent-ils, convaincus que l’avenir de Bamako dépend autant des investissements publics que de l’engagement quotidien de chacun à préserver son environnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père :  « Memento mori » : l’éternel rappel de la condition humaine</title>
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<description><![CDATA[ « Souviens-toi que tu es mortel ». Cette formule latine vieille de plusieurs siècles continue de traverser le temps sans perdre de sa force. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 10:10:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans sa récente réflexion relayée dans la rubrique « Lettre à Grand-père », le journaliste Kassoum Théra revient sur le sens profond du célèbre Memento mori, une invitation à la modestie, à la lucidité et à la responsabilité dans l’exercice du pouvoir comme dans la conduite de la vie quotidienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les historiens, l’expression trouve son origine dans la Rome antique. Après une grande victoire militaire, les généraux romains étaient accueillis en héros et parfois célébrés comme des êtres presque divins par une foule en liesse. C’est dans ces moments d’exaltation qu’un esclave ou conseiller avait pour mission de leur murmurer à l’oreille : « Memento mori » — « Souviens-toi que tu es mortel ». Derrière cette formule se cachait une leçon fondamentale : rappeler au vainqueur qu’il demeurait un simple mortel, malgré les honneurs, la gloire et les acclamations populaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Kassoum Théra, cette tradition antique révèle une sagesse universelle. Elle visait à empêcher les dirigeants de succomber à l’ivresse du pouvoir, à l’arrogance ou au sentiment d’invincibilité. En d’autres termes, elle constituait un garde-fou contre la démesure. Le général victorieux devait comprendre que le succès d’un jour ne garantissait ni l’éternité de son pouvoir ni la fin de toutes les épreuves. Il restait un homme faillible, soumis aux mêmes limites que tous les autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette réflexion dépasse largement le cadre militaire ou politique. Le Memento mori interpelle chaque individu, quel que soit son rang social ou ses responsabilités. Il rappelle que la richesse, la puissance, la notoriété ou les privilèges sont par nature temporaires. Face au temps qui passe et à la fragilité de l’existence humaine, personne n’échappe à la même condition fondamentale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette perspective, l’expression invite à cultiver l’humilité et le sens des responsabilités. Elle rappelle également que toute autorité, aussi grande soit-elle, demeure limitée dans le temps et dans l’espace. Pour de nombreuses traditions religieuses et philosophiques, cette conscience de la finitude humaine constitue un chemin vers la sagesse, en incitant chacun à agir avec mesure, justice et discernement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’heure où les sociétés contemporaines valorisent souvent la performance, la réussite et la quête du pouvoir, le message contenu dans le Memento mori conserve une étonnante actualité. Il rappelle que la véritable grandeur ne réside pas seulement dans les victoires ou les honneurs, mais aussi dans la capacité à rester humble devant la condition humaine. Une leçon ancienne, mais toujours pertinente : se souvenir que l’homme, quels que soient son statut et ses succès, demeure un mortel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lettre de Koureichy<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Entre Nous : Enième drame dans le désert saharien !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-enieme-drame-dans-le-desert-saharien-3117367.html</link>
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<description><![CDATA[ «Une nouvelle tragédie humaine s&#039;est produite dans l&#039;immensité du désert sahélo-saharien. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 12:56:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus de quarante ressortissants nigériens ont trouvé la mort de soif dans une zone reculée située à plus de 80 kilomètres à l'ouest d'Assamaka, au niveau du triangle frontalier entre le Niger, le Mali et l'Algérie », souligne le Gouvernorat de la région d’Agadez au Niger dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils étaient en route pour leur pays afin de célébrer la fête auprès de leurs familles respectives, rapporte le Gouvernorat de la région d’Agadez, qui a envoyé une mission sur place. Au total, ils sont 49 Nigériens à trouver la mort dans cette tragédie. Des corps sans vie que le sable commençait à engloutir sous le camion immobilisé ! « Après évaluation de la situation, les membres de la mission ont procédé à l'inhumation de 49 victimes dans des fosses communes aménagées sur place. Une tâche particulièrement délicate et émotionnellement éprouvante pour les équipes engagées, confrontées à l'obligation d'offrir une sépulture digne à leurs compatriotes dans des conditions extrêmement difficiles ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les images et vidéos diffusées sont difficilement soutenables. Impossible de retenir ses larmes. Quel destin cruel pour des citoyens qui étaient allés à la recherche d’une vie meilleure. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Selon les premiers témoignages recueillis, le véhicule, parti de la localité malienne de Telhandek, située à environ 300 kilomètres de la frontière nigérienne, se serait perdu avant de tomber en panne après plusieurs jours de route dans le désert. Privés d'eau et incapables de réparer le véhicule malgré les efforts du chauffeur, de ses apprentis et des passagers, les voyageurs se sont retrouvés piégés au cœur d'un environnement hostile où les températures extrêmes et l'absence de points d'approvisionnement rendent toute survie extrêmement difficile », détaille le gouvernorat d’Agadez qui souligne que deux personnes ont toutefois survécu à cette épreuve. « Il s'agit de Mohamed Bachir Souley, originaire de Say et d'Issa Omar, natif de Bourbour Kabé à Niamey. Selon les informations recueillies, les deux hommes ont parcouru plus de cinquante kilomètres à pied avant d'atteindre une mare, puis de rejoindre Assamaka où ils ont pu donner l'alerte ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’image de ces 49 Nigériens, de milliers de migrants à la recherche d’un meilleur cadre de vie reposent quelque part dans le grand désert. Cette énième tragédie humaine interpelle la conscience humaine en général et l’élite dirigeante en particulier. L’élite dirigeante est responsable à cause de son incapacité à créer les conditions pouvant retenir une partie des personnes candidates à la migration. L’élite dirigeante est responsable à cause des détournements de deniers publics. Une poignée d’individus se graissent avec des milliards volés des caisses publiques au moment où la majorité de la population rase les murs pour survivre. L’élite dirigeante est responsable à cause de son manque de vision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans être alarmiste, de tels drames continueront en plein désert tant que la corruption généralisée demeure le système de gouvernance des dirigeants avides de richesses.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Par Chiaka Doumbia</span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique : Précarité ou agonie : Le silence des médias</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-precarite-ou-agonie-le-silence-des-medias-3117330.html</link>
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<description><![CDATA[ Quand la précarité frappe les médias c&#039;est une menace sur nos libertés qui s&#039;exprime ouvertement. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 01:57:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les lampions se sont donc éteints sur la première édition du Forum des Panafricain des Médias (FOPAME) à Bamako, laissant derrière nous l’écho de diagnostics lucides et de plaidoiries vibrantes entendues par l'assistance. Au-delà des civilités d’usage et des clivages inévitables, les travaux de ce rendez-vous historique ont mis à nu une réalité que la corporation ne peut plus occulter : la presse africaine, et particulièrement malienne, se meurt à petit feu sous le poids d'une précarité devenue structurelle. Écrire aujourd’hui sur la situation des professionnels de l'information n'est plus un exercice corporatiste, c'est documenter l'effritement d'un des piliers fondamentaux de notre architecture démocratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le constat partagé lors du FOPAME est sans appel. Derrière le prestige de la signature et l’illusion du quatrième pouvoir se cache le quotidien d’hommes et de femmes confrontés à une insécurité financière dangereuse et des maladies chroniques. Des salaires de misère versés avec des mois de retard, l’absence de couverture sociale minimale, des contrats de travail inexistants ou bafoués : le tableau social de la corporation ressemble à un champ de ruines. Cette fragilisation extrême ne frappe pas seulement l’individu dans sa dignité ; elle altère profondément la qualité de l’information délivrée au citoyen.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est le piège de la dépendance et le déni de déontologie qui sont en jeu. Comment exiger l'indépendance éditoriale d'un journaliste dont la préoccupation quotidienne est d'assurer sa simple subsistance ? La précarité est le terreau fertile de toutes les dérives déontologiques. Les débats du FOPAME ont courageusement abordé cette plaie béante : quand l’entreprise de presse ne peut plus faire vivre ses salariés, le journaliste devient vulnérable aux sirènes du clientélisme, des perdiems salvateurs et des manipulations de divers agendas. L’information se transforme alors en marchandise, le reportage en publireportage déguisé, et le contrôle citoyen en complaisance coupable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette crise d’indépendance est accentuée par l’étroitesse d'un marché publicitaire national squelettique et souvent instrumentalisé comme un outil de récompense ou de punition politique. Les subventions étatiques, lorsqu’elles existent, s’apparentent à des perfusions insuffisantes pour maintenir en vie des structures éditoriales exsangues. Privés de modèles économiques viables et résilients, les directeurs de publication et les promoteurs de radios se retrouvent pris au piège d'une équation impossible : survivre financièrement sans aliéner leur liberté de ton.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis l'arrivée de la transition numérique une question se pose : est-ce un mirage que de rechercher une bouée de sauvetage ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tout cas, les travaux du forum de Bamako ont merveilleusement mis en lumière ce défi existentiel sous l'ère de la transition technologique. En effet, l’avènement du tout-numérique et l'omniprésence des plateformes de réseaux sociaux ont profondément bouleversé les modes de consommation de l'information. Si le digital offre des opportunités de diffusion inédites, il a paradoxalement accéléré la paupérisation des médias traditionnels en siphonnant les rares revenus publicitaires vers des géants technologiques extérieurs au continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La presse écrite, en particulier, subit de plein fouet l'augmentation des coûts d'impression combinée à une désaffection des lecteurs pour le support papier. Le défi de la monétisation des contenus en ligne reste entier. Face à cette mutation rapide, le manque de formation technique et managériale des équipes accentue le fossé. Les médias se retrouvent ainsi pris en étau entre un modèle économique ancien qui s'effondre et un modèle numérique qui peine encore à financer une information rigoureuse et de qualité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour freiner cette tendance, il nous faut un pacte de refondation et de salubrité publique. Car face à cette agonie silencieuse, il nous faut irrémédiablement réagir. C'est toute la portée de cette première édition du FOPAME, qui n'a pas seulement dressé un constat larmoyant ; mais elle a surtout tracé des pistes claires pour un sursaut collectif. La lutte contre la précarité des médias doit être élevée au rang de priorité nationale et de salubrité publique. Cela passe impérativement par une refondation globale du cadre législatif et économique régissant le secteur. L'accès au financement doit être facilité à travers des régies publicitaires adaptées, un fonds de développement des médias, des appuis en matériels et équipements dans la transparence, et des aides substantielles des États et organisations régionales qui pourraient être indexées sur des critères de professionnalisme stricts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans tous les cas, les entreprises de presse doivent opérer leur propre révolution managériale en abandonnant l'amateurisme pour devenir de véritables industries culturelles, capables de diversifier leurs revenus et de garantir des conditions de vie décentes à leurs collaborateurs. L’application rigoureuse des conventions collectives comme au Sénégal, n’est plus négociable si l'on veut assainir la profession et attirer les talents de demain. Sauver la presse de la précarité, comme ça se fait au Maroc, c’est lui garantir le droit du citoyen à une information plurielle, crédible et vérifiée, rempart indispensable contre l'infox et la manipulation de masse par des narratifs biaisés de l'extérieur. Les recommandations de ce forum contenues dans l'Appel de Bamako ne doivent pas finir dans les tiroirs de l'oubli. Il y va de la survie de notre démocratie et de l'honneur d'une profession qui, malgré la tempête, refuse de renoncer à sa mission historique d'éveil des consciences. Mais au prix de la mutualisation et de la Fédération des énergies cristallisées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">MKL <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Focus :  Chasse ouverte</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-chasse-ouverte-3117332.html</link>
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<description><![CDATA[ L’État passe à l’offensive totale en lançant la traque générale des éléments terroristes. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 07 Jun 2026 22:05:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est désormais un vent de clarté et de fermeté absolue qui souffle sur l’ensemble du territoire national. De Kidal à Kayes, la montée en puissance des Forces Armées Maliennes (FAMa) n’est plus une simple formule de communication politique, mais une réalité stratégique palpable sur le terrain. La reconquête des sanctuaires autrefois jugés inaccessibles et la sécurisation progressive des grands axes témoignent d’un engagement sans faille de nos soldats pour la restauration de la souveraineté nationale. Ce maillage du pays, méthodique et rigoureux, impose le respect et redonne confiance aux populations qui voient l'autorité de l'État se réinstaller durablement là où le chaos feignait de s'installer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est précisément fort de ces succès opérationnels que les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Autorités de la Transition viennent de franchir un nouveau cap psychologique et judiciaire : la mise à prix officielle de la tête des grands leaders terroristes. En placardant le statut de "Wanted" sur ces visages de la terreur, le Mali ne fait pas que copier des méthodes éprouvées de justice internationale ; il envoie un signal d'une portée politique et géopolitique majeure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mettre à prix la tête de criminels déjà traqués par les Nations Unies et inscrits sur les notices rouges d’Interpol, c'est d'abord universaliser la réponse malienne. L’État s'aligne sur le langage de la fermeté internationale pour signifier que ces individus ne sont plus des interlocuteurs politiques factieux, mais des parias mondiaux. Cette démarche retire tout vernis idéologique ou confessionnel à leur entreprise macabre pour les ramener à leur stricte réalité : celle de criminels de droit commun, recherchés par toutes les polices des frontières du globe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan de la tactique interne, cette mesure est un puissant accélérateur de décomposition pour les réseaux terroristes. En introduisant l’appât du gain au cœur même de ces structures clandestines, les autorités transforment chaque refuge potentiel en un piège et chaque complice d'hier en un dénonciateur de demain. La confiance s'effrite, la paranoïa s'installe chez l'ennemi. Le message est limpide, zen mais implacable : la traque est désormais globale, permanente, et aucun sanctuaire, qu'il soit physique ou financier, ne pourra plus les protéger. L'étau se resserre, et la justice est en marche. Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa ont leur tête mise à prix pour chacun respectivement deux milliard et un milliard cinq cent millions ; Bakaye Diallo et Alghabass Ag Intalla sont recherchés pour un milliard ; Al Qayrawani et Bilal Ag Acherif sont mis à prix pour 500 millions. Avis aux chercheurs de têtes mises à prix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>C H Sylla</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>GOONGA ANTA : Airness &#45; Fémafoot : un long bail qui en dit long sur le goût de notre &amp;quot;niamakoudji&amp;quot; à l&amp;apos;égard d&amp;apos;un bienfaiteur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-anta-airness-femafoot-un-long-bail-qui-en-dit-long-sur-le-gout-de-notre-niamakoudji-a-legard-dun-bienfaiteur-3117276.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;annonce de la résiliation du partenariat  historique entre Airness et la Fémafoot... ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 02:03:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'annonce de la résiliation du partenariat <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>historique entre Airness et la Fémafoot, que je viens de découvrir sur la toile, ne saurait être réduite à un simple changement d'équipementier. Elle marque bien davantage : la fin d'un compagnonnage de plus d'un quart de siècle entre le Mali et l'un de ses fils les plus engagés, Malamine Koné, cet entrepreneur franco-malien qui, à travers l'emblème de la panthère noire, aura porté bien au-delà des terrains de football une certaine idée du patriotisme économique, affectif et identitaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un monde désormais dominé par la froideur des intérêts immédiats, les calculs financiers et les contrats sans âme, il est utile de rappeler qu'Airness n'a jamais été un simple fournisseur de maillots pour le Mali. La marque incarnait aussi une aventure humaine, une fidélité et, osons le mot, une forme de militantisme patriotique. Car il faut bien mesurer ce que représentait, pour un enfant issu de l'immigration africaine en France, le fait d'adosser sa réussite entrepreneuriale à l'image d'un pays africain souvent en difficulté, parfois moqué, mais jamais renié. La fédération sous la houlette du président Mahazou l'a fort heureusement reconnu et saluer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car enfin, il faut avoir l'honnêteté de reconnaître ce que beaucoup taisent aujourd'hui avec une désinvolture préoccupante. Durant vingt-cinq années, Airness n'a pas seulement habillé les Aigles du Mali ; la marque a accompagné les heures glorieuses comme les périodes de doute de notre football national. Elle l'a fait souvent dans la discrétion, parfois dans l'adversité, mais toujours avec fidélité. Le football malien, chacun le sait, n'a pas toujours navigué dans des eaux calmes. Crises institutionnelles, querelles intestines, difficultés financières, tensions entre dirigeants, sanctions internationales, retards de préparation, infrastructures insuffisantes : les tempêtes furent nombreuses. Pourtant, au milieu de ces turbulences, certains partenaires sont restés debout quand beaucoup d'autres auraient déserté depuis longtemps. Airness fut de ceux-là.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et lorsque Malamine Koné révèle avoir assumé personnellement, pendant cinq longues années, les salaires des sélectionneurs nationaux, il ne livre pas une confidence anodine. Il rappelle à la nation entière qu'il est encore des hommes capables de servir leur pays sans exiger d'autre récompense que la dignité d'avoir contribué à son rayonnement. Voilà un sacrifice que bien des donneurs de leçons d'aujourd'hui auraient été incapables d'assumer ne serait-ce qu'une seule journée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans nos sociétés contemporaines, saturées d'apparences et de communication tapageuse, un tel geste mérite d'être médité avec gravité. Car enfin, combien de nos prétendus patriotes auraient accepté, dans le silence et sans publicité, de soutenir pendant des années une institution sportive nationale au prix de leurs propres ressources ? Très peu. Peut-être aucun.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Général de Gaulle disait : "La véritable école du commandement est la culture générale." On pourrait ajouter qu'il n'existe pas de véritable patriotisme sans mémoire ni reconnaissance. Une nation qui cesse d'honorer ceux qui la servent avec loyauté finit toujours par décourager les meilleures volontés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les non-dits de ce communiqué sont d'ailleurs plus éloquents encore que ses formulations diplomatiques. Lorsqu'un homme renonce à des créances importantes au nom de "l'intérêt supérieur du football malien", lorsqu'il accepte l'ouverture à la concurrence et réclame lui-même un appel d'offres transparent, il ne parle pas en commerçant blessé, mais en patriote soucieux de préserver l'honneur de son pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voilà précisément ce que beaucoup refusent de voir ou feignent d'ignorer. Car dans cette affaire, le véritable sujet n'est pas uniquement la rupture d'un contrat. Le sujet est notre rapport collectif à la gratitude, à la fidélité et à l'élégance morale. Nous vivons une époque étrange où certains considèrent la reconnaissance comme une faiblesse et l'ingratitude comme une preuve d'émancipation. Or, dans les traditions africaines authentiques, un bienfaiteur ne doit jamais être humilié publiquement. On peut changer de partenaire, ouvrir la concurrence, explorer de nouvelles voies économiques ; cela relève même de la gestion normale des institutions modernes. Mais cela devrait toujours se faire avec hauteur, avec mesure et avec cette noblesse relationnelle qui faisait autrefois la grandeur du Mali et des sociétés sahéliennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le Mali d'hier, on enseignait aux enfants à respecter la main qui nourrit, la parole donnée et la fidélité aux compagnonnages anciens. Ce n'était pas de la faiblesse ; c'était une maniere de vivre. Aujourd'hui, hélas, notre "niamakoudji" collectif, ce mélange de susceptibilité, d'orgueil mal maîtrisé et parfois d'ingratitude impulsive, nous conduit souvent à oublier trop vite ceux qui nous ont soutenus dans les périodes difficiles. L'élégance de la Fémafoot devrait inspirer davantage de retenue à ceux qui, trop souvent, confondent modernité avec amnésie et fermeté avec arrogance. Dans nos sociétés sahéliennes, où la reconnaissance des bienfaiteurs constituait autrefois un pilier moral, il devient urgent de réapprendre à saluer la main qui donne, surtout lorsqu'elle a donné durant des années sans autre contrepartie que le bonheur de servir le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'ouverture prochaine à la concurrence nous donnera sans doute l'occasion de mesurer, avec davantage de lucidité, la valeur réelle de ce que nous avions fini par considérer comme acquis. Demain, d'autres équipementiers viendront peut-être avec des contrats plus clinquants, des promesses plus médiatiques et des chiffres plus séduisants. Le football moderne est devenu une industrie mondialisée où les intérêts commerciaux dominent désormais les attachements sentimentaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais les futurs partenaires du Mali devront encore démontrer ce qu'Airness et Malamine Koné ont démontré pendant un quart de siècle : la constance dans l'épreuve, la fidélité dans les tempêtes et l'attachement sincère à la jeunesse malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car il faut bien le dire : l'histoire retiendra moins les montants des contrats que la qualité humaine des engagements. Un partenariat peut s'acheter ; une fidélité de vingt-cinq ans, elle, se construit dans la durée, dans les sacrifices<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et dans l'attachement profond à une terre, à un peuple et à un drapeau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nelson Mandela rappelait que : "Le sport a le pouvoir de changer le monde." Mais le sport ne change véritablement un pays que lorsqu'il s'appuie sur des hommes capables de dépasser leurs intérêts immédiats pour servir une vision plus grande qu'eux-mêmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et c'est précisément ce que révèle, en creux, cette séparation entre Airness et la Fémafoot : au-delà des chiffres, des contrats et des procédures administratives, il existe une histoire affective entre un homme et son pays d'origine. Une histoire faite de loyauté, de patience, de sacrifices et de fierté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette période devrait surtout nous imposer, collectivement, de mettre beaucoup d'eau dans notre "niamakoudji", de tempérer certaines passions excessives et de retrouver cette élégance morale sans laquelle aucune nation ne peut durablement grandir. Car les peuples qui oublient trop vite leurs bienfaiteurs finissent souvent par mesurer, trop tard, l'immensité de ce qu'ils ont perdu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et dans le vacarme des polémiques modernes, il reste une vérité simple, presque intemporelle : les nations avancent durablement lorsqu'elles savent conjuguer la mémoire, la reconnaissance et le respect de ceux qui les ont servies avec dignité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">DICKO Seidina Oumar <o:p></o:p></span></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Journaliste - Historien - Écrivain</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle :  Partir faute de mieux ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-partir-faute-de-mieux-3117214.html</link>
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<description><![CDATA[ Fatoumata a construit son salon de coiffure à force de courage et de persévérance. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 12:09:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Partie d’un simple fauteuil et de quelques accessoires, elle a progressivement développé sa clientèle. Aujourd’hui, elle emploie deux apprenties et contribue au revenu de plusieurs familles. Pourtant, malgré son travail quotidien, elle peine à faire grandir son activité. Les coupures d’électricité ralentissent le fonctionnement du salon, le coût des produits a augmenté régulièrement et l’accès au financement reste limité. Chaque mois devient un exercice d’équilibre entre le loyer, les salaires, les charges et les dépenses personnelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autour d’elle, plusieurs de ses consœurs ont choisi l’expatriation vers des pays où les perspectives semblent plus favorables. Elles évoquent des équipements modernes, des formations régulières, une clientèle plus solvable et surtout la possibilité de vivre plus confortablement de leur métier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais Fatoumata n’est pas la seule à se poser la question du départ. Le même dilemme traverse de nombreux secteurs. Moussa, tailleur qualifié, rêve d’un atelier mieux équipé et de créer sa marque de couture. Aminata, infirmière, cherche des conditions de travail plus stables. Yacouba, informaticien, souhaite accéder à des projets technologiques plus pointus. Jean chef comptable, épuisé de ses routines journalières. Tous partagent la même interrogation : faut-il partir pour réussir pleinement son métier et son avenir?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement aux idées reçues, beaucoup de ces professionnels qui se sont lancés n’ont pas quitté leur pays par manque d’attachement, ni par ingratitude. Ils sont partis souvent pour trouver les moyens d’exercer leur savoir-faire, de progresser dans leur carrière ou de donner une meilleure stabilité à leur famille. Lorsqu’un professionnel qualifié estime que ses efforts ne lui permettent plus d’avancer, l’expatriation apparaît parfois comme la seule solution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, chaque départ représente une perte pour l’économie nationale. Derrière un coiffeur, un artisan, un infirmier, un ingénieur ou un technicien qui s’en va, ce sont des compétences, de l’expérience et parfois des emplois potentiels qui quittent le pays. Certains secteurs manquent de main-d’œuvre qualifiée et la transmission des savoir-faire devient plus difficile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Redonner espoir ne passe pas uniquement par les discours. Cela suppose des actions concrètes : renforcer la sécurité et la stabilité, améliorer l’accès au financement des petites entreprises, renforcer la formation professionnelle, soutenir l’entrepreneuriat, faciliter l’accès à l’énergie et au numérique, valoriser les compétences locales et promouvoir davantage la méritocratie. Lorsqu’un professionnel voit une possibilité réelle de réussir chez lui, son regard sur l’avenir change.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car la richesse d’un pays ne se mesure pas seulement à ses ressources naturelles ou à ses infrastructures. Elle se mesure aussi à sa capacité à retenir, valoriser et inspirer celles et ceux qui créent, soignent, réparent, enseignent, innovent et entreprennent chaque jour. Et lorsqu’un pays donne à ses talents les moyens de croire en leur avenir, le départ cesse d’être une nécessité et le retour redevient une promesse… <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin :  L’après Tabaski</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-lapres-tabaski-3117209.html</link>
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<description><![CDATA[ Les membres du grin affirment avoir célébré la fête de Tabaski dans des conditions particulièrement difficiles cette année. .. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 11:51:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon eux, les vendeurs de bétail sont restés fermes sur leurs prix, ne laissant pratiquement aucune marge de négociation aux acheteurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils soulignent avoir constaté une présence inhabituelle de bœufs par rapport aux moutons lors de cette fête, une situation qu'ils jugent surprenante. À leurs yeux, le mouton demeure l'animal traditionnellement associé à la Tabaski, tandis que le bœuf est davantage consommé à d'autres occasions. Ils estiment que cette tendance s'explique principalement par la flambée des prix des moutons sur les marchés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'après leurs témoignages, un mouton de petite taille se négociait autour de 150 000 F CFA. Ainsi, pour une famille souhaitant acquérir plusieurs moutons, la dépense pouvait rapidement atteindre des montants très élevés. Face à cette réalité, de nombreux ménages auraient opté pour l'achat d'un bœuf, considéré comme une alternative plus avantageuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les membres du grin appellent les autorités compétentes à se pencher sur cette situation, estimant que la hausse continue des prix du bétail risque de rendre la célébration de la Tabaski de plus en plus difficile pour une grande partie de la population.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils s'interrogent notamment sur les facteurs justifiant ces niveaux de prix, rappelant que les moutons sont généralement élevés dans les villages avec des coûts de production relativement limités. Selon eux, les frais de transport constituent la principale charge supplémentaire et ne dépasseraient pas quelques milliers de francs CFA par tête.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, les membres du grin invitent les autorités à mener des investigations afin de mieux comprendre les mécanismes de fixation des prix du bétail et à envisager des mesures susceptibles de rendre les moutons plus accessibles aux populations lors des prochaines fêtes de Tabaski.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Lettre à grand&#45;père :  L’an 5, quel bilan ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-lan-5-quel-bilan-3117208.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher grand-père, préalablement parti pour 18 mois, ensuite 24, la transition politique et démocratique issue de concertations nationales en cours ... ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 11:46:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher grand-père, préalablement parti pour 18 mois, ensuite 24, la transition politique et démocratique issue de concertations nationales en cours en République du Mali, d'abord présidée par Ba N’Daw ensuite Assimi Goïta, s’est retrouvée à 5 ans recouvrables jusqu’à la pacification totale. 24 mai 2021-2024 mai 2026, 5 ans aujourd’hui, quel bilan peut-on faire ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher grand-père, le premier bilan que l’on doit demander à un régime de transition, c’est tout d’abord, d’avoir réussi la transition elle-même. Il s'agit de savoir si le régime de transition a pu organiser des élections pour renouveler les mandats politiques afin de redonner une réelle vie politique à un pays. Redonner un nouveau sang politique à un pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car, c’est la mort totale de la vie politique qui accouche très généralement, une transition qui, à son tour, si elle réussit, elle redonne vie à la nation par un nouvel ordre politique institutionnel conforme à la constitution. Oui souvent la mort politique exige un certain toilettage des textes fondateurs, une refondation, pour redonner des mandats à des hommes et femmes qu’il faut.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, les bonnes transitions qui redonnent vie à une nation, sont les plus souvent technocrates. Oui des hommes et des femmes qui connaissent l'État et le pays. Qui maîtrisent les textes et savent rebâtir un Etat, surtout des hommes qui n’attendent plus rien ni de leur transition qu’ils conduisent encore moins, de l’après transition. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces technocrates en gouvernement, en conseil et en présidence, fondent des organes qui ont un seul objectif : élaborer des textes avec des institutions qu’il faut et organiser des élections pour donner mandat à des légitimités afin de bâtir la nation. Si une transition réussit cela, elle devient le nouveau rempart et aussi le repère de la vie future de la nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour une transition, on ne peut rien demander d’autre que cela, d’où le nom : Transition. Et en cela, si je devais faire le bilan, je vous dirais cher grand-père, qu’entre 24 mai 2021-2026, cinq ans de transition politique et démocratique issue de concertations nationales, je pourrais vous dire sans mentir : A mardi prochain pour ma 352ème lettre. Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>GOONGA TAN : Aguelhok dans le viseur du JNIM ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-aguelhok-dans-le-viseur-du-jnim-3117097.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans les sables tourmentés du Nord malien, les lignes d&#039;un affrontement décisif semblent une nouvelle fois se dessiner... ]]></description>
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<pubDate>Sat, 30 May 2026 10:52:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les sables tourmentés du Nord malien, les lignes d'un affrontement décisif semblent une nouvelle fois se dessiner. Les informations relayées ces dernières heures par l'agence African Initiative, reprises par plusieurs canaux sécuritaires proches du terrain, ne peuvent être accueillies avec légèreté. Elles décrivent une concentration inhabituelle des combattants du JNIM dans la région de Kidal, ainsi qu'une préparation méthodique d'une offensive contre Aguelhok. Plus troublant encore : la présence présumée de spécialistes ukrainiens, recrutés selon ces sources par des réseaux liés aux services français, pour appuyer logistiquement et médiatiquement cette entreprise terroriste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des polémiques diplomatiques qu'une telle révélation ne manquera pas de provoquer, une certitude s'impose : le Mali demeure au cœur d'une guerre où les ennemis visibles ne sont pas toujours les seuls acteurs. Dans cette bataille complexe, où se croisent intérêts géopolitiques, stratégies d'influence et guerre psychologique, notre pays ne peut se permettre ni naïveté ni retard. Depuis plusieurs années, le JNIM tente de transformer chaque attaque en victoire symbolique. Ses offensives sont pensées autant pour les réseaux sociaux que pour le champ de bataille. Les terroristes savent que l'effet psychologique est devenu une arme presque aussi importante que les explosifs ou les fusils d'assaut. Ils cherchent à créer le doute, à fragiliser le moral national, à donner l'illusion d'une progression inexorable. Or, les faits récents démontrent exactement l'inverse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les attaques coordonnées du mois d'avril dernier, présentées comme un "tournant stratégique" par les relais médiatiques djihadistes, ont finalement été contenues. Les Forces armées maliennes ont conservé le contrôle des axes essentiels et empêché l'effondrement que les groupes armés espéraient provoquer. Cette résistance n'a pas seulement été militaire : elle a été politique, psychologique et nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est précisément pour cela que les ennemis du Mali reviennent aujourd'hui avec une stratégie renouvelée. Aguelhok n'est pas une cible choisie au hasard. Cette ville porte dans la mémoire nationale une charge émotionnelle immense. Son nom reste associé à l'un des traumatismes les plus douloureux de notre histoire militaire récente. Attaquer Aguelhok, ce n'est pas seulement viser une position stratégique ; c'est tenter de réveiller une blessure collective, d'ébranler l'âme même de l'armée malienne et de semer l'effroi dans tout le pays. Mais le Mali de 2026 n'est plus celui des années d'abandon et d'hésitation. Les FAMa ont changé de visage. Elles ont gagné en expérience, en mobilité et en détermination. Les opérations menées ces derniers mois dans plusieurs zones du centre et du nord montrent une montée en puissance réelle de notre appareil militaire. Les groupes terroristes ne disposent plus de la liberté de mouvement qu'ils avaient autrefois. Ils subissent des frappes régulières, voient leurs camps détruits et leurs itinéraires surveillés. Cependant, dans une guerre asymétrique, attendre l'attaque revient souvent à offrir l'initiative à l'adversaire. Et c'est là que se situe aujourd'hui l'enjeu central. Si les renseignements relayés par African Initiative sont exacts (et plusieurs éléments sur le terrain semblent leur donner du crédit), alors le temps n'est plus à la simple observation. Les FAMa doivent prendre l'offensive avant que le JNIM ne transforme sa concentration autour de Kidal en opération d'envergure. Une armée qui connaît l'intention de son ennemi possède déjà un avantage majeur. Encore faut-il exploiter cet avantage avec rapidité et audace.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'histoire militaire enseigne une vérité constante : les groupes terroristes sont vulnérables lorsqu'ils se rassemblent pour préparer une offensive. Leur logistique devient plus visible, leurs communications plus nombreuses, leurs déplacements plus prévisibles. C'est précisément dans cette phase préparatoire qu'ils doivent être frappés. Attendre qu'ils passent à l'action reviendrait à leur permettre de choisir le moment, le terrain et le rythme de l'affrontement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités maliennes disposent aujourd'hui d'alliés, de moyens de surveillance accrus et d'une expérience accumulée au fil des années de guerre. Il faut utiliser cette supériorité pour désorganiser les réseaux du JNIM avant qu'ils ne puissent frapper Aguelhok. Des opérations préventives ciblées, une intensification du renseignement aérien, un verrouillage des axes de ravitaillement autour de Kidal et une pression constante sur les cellules dormantes pourraient empêcher l'ennemi de transformer ses ambitions en réalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette bataille n'est pas uniquement militaire. Elle est aussi narrative. Depuis l'effondrement de leur influence directe dans le Sahel, certaines puissances étrangères semblent privilégier des stratégies indirectes, mêlant information, propagande et instrumentalisation des groupes armés. Le Mali doit donc rester vigilant face à toutes les tentatives de manipulation médiatique destinées à présenter les terroristes comme une force irrésistible ou à amplifier artificiellement leurs actions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car ce qui se joue aujourd'hui dépasse largement Aguelhok. Il s'agit de savoir si le Mali continuera à imposer sa souveraineté retrouvée ou si les réseaux djihadistes parviendront à recréer un climat de peur généralisée dans le pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le peuple malien, lui, a déjà montré sa résilience. Malgré les années de guerre, malgré les campagnes de désinformation, malgré les pressions extérieures, il demeure debout. Cette force morale constitue l'un des plus grands atouts du pays. Mais le courage d'un peuple doit toujours être soutenu par la vigilance de son armée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les heures qui viennent pourraient donc être décisives. Si l'offensive du JNIM est réellement imminente, alors chaque jour compte. Chaque mouvement observé autour de Kidal doit être considéré avec le plus grand sérieux. Les FAMa ont aujourd'hui l'occasion non seulement de prévenir une attaque, mais aussi de porter un coup majeur à une organisation terroriste qui cherche désespérément à retrouver une capacité de nuisance spectaculaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali n'a plus le droit de subir l'histoire. Il doit désormais l'anticiper.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">DICKO Seidina Oumar <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste - Historien- Écrivain<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Journée de l’Afrique : lever la barrière visa</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-journee-de-lafrique-lever-la-barriere-visa-3116972.html</link>
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<description><![CDATA[ «L’Afrique du Sud m’a refusé l’entrée à cause d’un visa expiré mais a laissé entrer des européens sans visa ». ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 May 2026 11:25:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces propos de l'homme d'affaires nigérian, Abdul Samad Rabiu, Président du Groupe BUA, illustrent bien une triste réalité sur le continent africain concernant la libre circulation des personnes et de leurs biens. A l'exception de quelques États à l'image du Ghana, des Seychelles, du Kenya, du Rwanda, de la Gambie, du Bénin et du Togo, plusieurs gouvernements imposent des visas d'entrée aux citoyens africains. Un véritable handicap à la réalisation de l'intégration africaine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le journaliste, communicant, activiste et pas sionné du web, Ndengar Masbé, « il est bien connu que voyager dans certains pays africains peut être une expérience frustrante. L’évocation de certains noms de pays suffit souvent à décourager les voyageurs, en raison des nombreuses démarches administratives, des tracasseries routières et des risques de corruption rencontrés ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces différentes restrictions sont contraires aux idéaux du panafricanisme qui a servi de fondement, le 25 mai 1963, à la création de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), laquelle organisation a cédé la place à l'Union africaine. Le 25 mai est un jour spécial sur le continent noir, berceau de l’humanité. Le 25 mai devrait consacrer la célébration de la fin des barrières à la réalisation de l’intégration africaine. Mais hélas !!! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un Camerounais, qui doit se rendre en Côte d’ivoire, est soumis à des procédures d’obtention de visa qui découragent. Un Malien désireux d’aller en Egypte doit payer son visa. Un Nigérian qui veut se rendre en Afrique du sud est soumis à des de mandes de visa sans espoir d’obtenir le précieux sésame. Le plus difficile à expliquer est le cas de l’Ethiopie qui abrite le siège de l’Union africaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Ethiopie n’a pas supprimé le visa d’entrée pour de nombreux ressortissants africains. Certes, depuis quelques années, le gouvernement éthiopien a fait des efforts en optant pour le visa à l’arrivée en lieu et place des tracasseries dans les ambassades ou consulats ! L’Ethiopie doit aller plus loin en rejoignant le cercle restreint des pays qui ont supprimé le visa d’entrée pour les ressortissants africains. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces restrictions témoignent d’un échec des gouvernements africains qui devraient à l’unisson avancer vers une suppression totale de visa d’entrée pour les ressortissants du continent qui souhaitent se rendre dans un autre pays. Sur ce triste registre de la libre circulation des personnes et de leurs biens, un exemple est à imiter : celui de la Communauté économique des États de l'Afrique de l’ouest. En effet, la Cedeao est l'une des rares organisations sous-régionales en Afrique à enregistrer des avancées majeures en matière de libre circulation des personnes et de leurs biens. Un ressortissant de la Cedeao peut se rendre sans visa dans chacun de ses États membres. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« L’aspiration à une Afrique sans visa est un objectif majeur de l’Union africaine qui, à travers son Agenda 2063, souhaite un continent politiquement uni et intégré, fondé sur les idéaux du panafricanisme. Pour atteindre cette vision, il est essentiel de lever les barrières physiques et administratives qui freinent l’intégration des peuples africains », souligne Ndengar Masbé.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Par Chiaka Doumbia</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin : Moutons de tabaski : les inquiétudes montent</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-moutons-de-tabaski-les-inquietudes-montent-3116933.html</link>
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<description><![CDATA[ À mesure que la Tabaski approche, les conversations dans les grins de Bamako prennent une tournure de plus en plus préoccupante. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 May 2026 10:42:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette année, un constat revient avec insistance : les moutons se font rares dans plusieurs quartiers de la capitale, alors que les prix affichés sur les marchés dépassent déjà les capacités financières de nombreuses familles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans plusieurs secteurs de Bamako, les espaces habituellement occupés par les vendeurs de bétail restent encore peu fournis à moins de deux semaines de la fête. Une situation inhabituelle qui alimente les débats dans les grins, où chacun tente d’expliquer cette faible présence des troupeaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour de nombreux habitants, les difficultés de transport seraient l’une des principales causes de ce ralentissement de l’approvisionnement. Certains évoquent également les contraintes sécuritaires sur certains axes ainsi que l’augmentation des coûts liés au convoyage des animaux vers la capitale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Les moutons arrivent au compte-gouttes cette année », observe un habitué d’un grin de Lafiabougou. « Les années précédentes, à cette période, les rues étaient déjà pleines de vendeurs. Aujourd’hui, on cherche encore les grands troupeaux. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette rareté a une conséquence directe sur les prix. Selon plusieurs témoignages recueillis, les tarifs pratiqués actuellement dépassent largement ceux des années précédentes. Pour obtenir un mouton considéré comme “acceptable” pour la fête, certains estiment qu’il faut désormais prévoir au minimum 160 000 F CFA, voire davantage pour les plus beaux béliers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une réalité qui nourrit les inquiétudes au sein des familles, déjà confrontées à la hausse générale du coût de la vie. Dans les discussions, beaucoup reconnaissent que l’achat du mouton de Tabaski devient progressivement un véritable défi budgétaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Cette année, beaucoup de familles risquent de ne pas pouvoir acheter un mouton », regrette un participant au grin. « Même les petits moutons coûtent cher. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré tout, l’espoir d’une baisse des prix demeure. Plusieurs observateurs misent sur une arrivée plus massive des troupeaux dans les jours précédant la fête, comme cela se produit souvent à l’approche immédiate de la Tabaski. Une augmentation de l’offre pourrait alors contribuer à détendre légèrement le marché et rendre les moutons plus accessibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En attendant, dans les grins de Bamako, chacun suit attentivement l’évolution des marchés, entre inquiétude, calculs et espoir de voir les prix devenir plus supportables avant le grand rendez-vous de la Tabaski.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les soliloques d’Angèle :  Travailler sans exister : la précarité silencieuse des employés sans contrat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-travailler-sans-exister-la-precarite-silencieuse-des-employes-sans-contrat-3116932.html</link>
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<description><![CDATA[ Bakary travaille depuis plusieurs années dans une petite entreprise de services. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 May 2026 10:30:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque matin, il accomplit ses tâches comme n’importe quel salarié, mais sans contrat écrit, sans déclaration sociale et sans véritable protection professionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant longtemps, cette situation semble convenir à tout le monde. L’employé perçoit un revenu en cash, pas de virement car l’employeur évite certaines formalités administratives et les charges liées à la déclaration du personnel. Mais lorsque survient un conflit, un accident de travail ou une rupture de collaboration, l’absence de cadre officiel devient un risque majeur pour les deux parties.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Bakary, le danger est évident : absence de couverture sociale, difficultés à prouver son ancienneté ou à réclamer ses droits, aucune retraite. Mais le risque est également important pour l’employeur, souvent sans qu’il en mesure pleinement les conséquences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Code du travail du Mali prévoit en effet que la relation de travail existe dès lors qu’une personne travaille sous l’autorité d’un employeur contre rémunération, même sans contrat écrit. Selon l’article L.6, l’existence du contrat peut être reconnue dès qu’il y a prestation de travail et paiement d’un salaire et L’article L.24 autorise la preuve du contrat par tous moyens : témoignages, virements, messages, badges ou preuves de présence. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, en cas de litige, un employeur peut être condamné même sans avoir signé de contrat formel. Les conséquences peuvent être lourdes : paiement d’arriérés de salaires ou d’indemnités, régularisation forcée des cotisations sociales auprès de l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS), sanctions administratives, responsabilité en cas d’accident du travail, dommages et intérêts pour licenciement abusif ou travail dissimulé.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Dans certains cas, l’absence de déclaration sociale peut également fragiliser l’entreprise lors de contrôles administratifs ou fiscaux. Ce qui semblait être une économie à court terme peut alors devenir une charge financière importante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette réalité montre que la formalisation du travail ne protège pas seulement l’employé : elle sécurise aussi l’employeur. Un contrat clair, des déclarations régulières et des procédures respectées réduisent les risques de conflits et renforcent la stabilité de l’entreprise. Car derrière chaque emploi informel se cache souvent une insécurité partagée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Construire des relations de travail plus transparentes et plus équilibrées, c’est protéger à la fois les travailleurs, les entreprises et l’économie elle-même…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père :  Il était une fois…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-il-etait-une-fois-3116930.html</link>
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<description><![CDATA[ Il était une fois, une sanglante guerre éclata entre les membres d’une tribu. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 May 2026 10:22:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils se battaient tous pour un arbre. Chaque groupe voulait s’accaparer de l’arbre. La guerre était sanglante. C’était devenu une question de dignité pour certains groupes. « Nous sommes les plus puissants. L’arbre doit nous revenir. L’arbre tout entier », disaient certains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour d’autres, ça allait au-delà d’une simple question d’égo. C’était une religion, pouvait-on dire. La guerre avait été héritée. De fils en père et mère en fille. Elle n’était plus qu’une simple histoire d’arbre mais bien plus. « Notre père est mort pour cet arbre. Notre maman a subi tous les affronts avant de mourir seule et à l’exil », décriaient d’autres.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Nous, nous avons perdu nos frères et nos sœurs. Ils se sont battus jusqu’à leur dernier souffle pour cet arbre. Ils ont donné leur vie pour que cet arbre nous revienne. Ils sont morts pour cet arbre et pour rien au monde, nous laisserons cet arbre à qui que ce soit. Nous allons nous battre pour et jusqu’à la fin de nos vies », pleuraient d’autres.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire a quitté l’arbre et s’est personnalisée chez plusieurs. L’arbre, on n’en parle plus. Le décompte se fait désormais sur les victoires et les échecs. Oui désormais les groupes se vantent de qui tue plus que qui ? Qui détruit plus que qui ? Et pire, c’est dans ce sens que tout le monde est applaudi et apprécié. Qui a tué le plus !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or au fond, au tout commencement de l’histoire, en l’arbre, certains voulaient juste pour extraire souvent la sève, d’aucuns, les feuilles, d’autres les fruits, les écorces, quelques racine, le jus du fruit etc. Chaque groupe n’avait besoin qu’une partie de l’arbre mais chaque groupe a demandé son appropriation jusqu’à prendre des armes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui dans un bon dialogue, on aurait pu savoir qui a besoin de quoi en l’arbre et d’un modus operandi pour satisfaire tout le monde mais de par l’ego et l’ignorance, les bruits des armes ont fait taire tous les cris de cœur pour ne faire entendre que la guerre et seulement la guerre. Que c’est triste quand une distance comme les armes, s’installe à la place de la raison. Hélas ! Ma 351ème lettre. A mardi !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous: Les xénophobes de la....nation Arc&#45;en&#45;ciel !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-les-xenophobes-de-lanation-arc-en-ciel-3116876.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-les-xenophobes-de-lanation-arc-en-ciel-3116876.html</guid>
<description><![CDATA[ La nation Arc-en-ciel a été secouée récemment par des manifestations xénophobes ciblant les migrants africains.... ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 May 2026 10:44:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Plusieurs de ses villes en ont été le théâtre, suscitant de nombreuses réactions à l’échelle du continent. Faut-il le rappeler, l’Afrique du Sud connaît depuis 15 ans des manifestations xénophobes comme ce fut le cas en mai 2008 et en avril 2015. Les violences de 2008 ont coûté la vie à 62 étrangers « accusés de voler le travail des Sud-Africains ». « On m’a frappée parce que je suis étrangère ... Je m’apprêtais à garer ma voiture quand je les ai vus. J’ai tout de suite fait demi-tour ! Je préfère perdre tout ce que j’ai construit ici plutôt que mourir », a raconté, dans le quotidien français Le Monde, un commerçant installé en Afrique du Sud depuis vingt-cinq ans. L'article est intitulé : « l’Afrique du Sud face à une nouvelle poussée de fièvre xénophobe ». Les gouvernements du Ghana et du Nigéria ont tapé du poing sur la table et demandé des explications aux autorités sud-africaines. Dans une déclaration publiée, le 10 mai 2026, « le Consortium zambien des organisations de la société ci vile pour la bonne gouvernance et le constitutionnalisme a exprimé son inquiétude face aux attaques xénophobes en Afrique du Sud et appelé à une action de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et de l’Union africaine (UA) ». Selon ce collectif, «l’avenir de l’unité africaine dépend non seulement des traités et des discours, mais aussi de la manière dont nous nous traitons les uns les autres dans des moments comme ceux-ci». Le leader du Mouvement pour le changement économique radical (EFF) Julius Malema, refuse « la violence xénophobe comme réponse aux difficultés économiques de l’Afrique du Sud ». «Je n’accepterai pas de votes qui m’obligent à pro mouvoir la haine contre mes compatriotes africains…. Je ne haïrai jamais les Africains pour des raisons électorales… Je ne refuserai jamais l’éducation à un enfant africain ni les soins de santé à une femme enceinte en Afrique du Sud», a-t-il souligné. Le Président Cyril Ramaphosa a souligné, le lundi 11 mai dernier, que « la xénophobie n’a pas sa place en Afrique du Sud ». Le Président Cyril Ramaphosa a raison. Dans le pays de Nelson Mandela et de Desmond Tutu, la haine contre les Africains n’a pas sa place. Car, pour la petite histoire, le terme &lt;&gt; a été forgé par l'archevêque Desmond Tutu pour décrire l'Afrique du Sud post-apartheid après 1994, symbolisant l'unité dans la diversité de ses peuples, cultures et 11 langues officielles. Devenu davantage célèbre grâce à Nelson Mandela, le concept vise à créer une société post-raciale, bien que le pays reste confronté à des inégalités. Dans un monde où la tendance est la montée de l’extrémisme sur fond de manipulation et d’instrumentalisation de l’opinion à des fins électoralistes, la tâche s’annonce difficile pour les autorités de Pretoria. En Afrique du Sud comme ailleurs, les discours d’extrême-droite gagnent du terrain. Il est regrettable qu’un Africain attaque encore un autre Africain sur le sol africain sous le pré texte qu’il est étranger. Un Nigérian doit se sentir chez lui en Afrique du sud comme un Congolais doit vivre tranquillement au Maroc. Le seul coupable de ces drames xénophobes sont des gouvernements africains qui trainent les pieds dans l’intégration africaine avec l’instauration des visas d’entrée qui est une véritable restriction aux mouvements des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus : Re&#45;mobilisation !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-re-mobilisation-3116850.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 14 janvier 2022, le Boulevard de l’Indépendance n’était pas seulement une avenue noire de monde ... ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 May 2026 02:30:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 14 janvier 2022, le Boulevard de l’Indépendance n’était pas seulement une avenue noire de monde ; il était le cratère d’où a jailli le volcan de la dignité africaine retrouvée. Ce jour-là, le monde entier a vu ce qu’est un peuple debout, un peuple qui refuse de s'agenouiller, un peuple qui reprend les rênes de son destin. Aujourd'hui, alors que des périls multiformes - sécuritaires, économiques et médiatiques - s'acharnent à vouloir asphyxier notre marche vers la liberté, ce même Boulevard doit résonner dans le cœur de chaque Malienne et de chaque Malien, d'ici ou d'ailleurs. L’heure n'est plus aux doutes, aux murmures ou aux divisions de salon ou de grins. L’heure est à la grande remobilisation sacrée qui leur avait tant fait peur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet appel transcende toutes les lignes de fracture. Que vous soyez civil ou militaire, paysan courbé sur la terre nourricière ou intellectuel engagé, jeune de la génération consciente ou aîné dépositaire de notre sagesse, vous êtes le Mali. Nos vaillants soldats des FAMa qui versent leur sang aux frontières pour laver l’affront de la domination ne peuvent mener cette lutte seule. Chaque citoyen, à Bamako, à Kayes, à Gao, à Tombouctou, à Kidal ou au sein d'une diaspora ardente et patriote, doit se considérer comme un soldat en mission. Nous sommes tous les sentinelles d'un même rempart.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Regardons-nous en face : nous n'avons qu'un seul pays, un seul bien commun que les puissances de l'ombre tentent de nous disputer pour piller ses richesses et briser son âme. Ce Mali millénaire, forgé par les empires et cimenté par l’honneur, ne se négociera jamais. Notre pacte est de sang et d’histoire : nous vivons ensemble sur cette terre, nous y souffrons ensemble, et s’il le faut, nous mourrons ensemble pour qu'elle reste libre. C'est l’instant de vérité où chaque Malien doit répondre à l’hymne national, non pas du bout des lèvres, mais avec la rage de vaincre des bâtisseurs. Un Peuple, Un But, Une Foi : cette devise n’est pas un slogan, c’est notre armure collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet appel s'adresse également à tous les panafricanistes, à tous les patriotes sincères du continent et du monde qui voient en la digue malienne le déclencheur de la seconde indépendance de l'Afrique. Si la digue du Mali cède, c'est l'espoir de tout un continent qui s'effondre. Le flambeau de la souveraineté allumé au Sahel doit être protégé par la force d'un bloc d'acier populaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ne laissons plus le mensonge des officines étrangères et la confusion des réseaux sociaux dicter nos humeurs ou semer le doute. C’est le Mali de tous, relevé par tous, pour une paix authentique et définitive. Faisons bloc derrière nos forces de défense, serrons les rangs, levons-nous d'un seul élan et prouvons à la face du monde que le peuple de Soundiata Kéïta et de Babemba Traoré ne pliera jamais.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>C H Sylla</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>GOONGA TAN : Mali : partez &amp;quot;dès que possible&amp;quot;, l&amp;apos;on fabrique la peur !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-mali-partez-des-que-possible-lon-fabrique-la-peur-3116804.html</link>
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<description><![CDATA[ Lorsque certains partenaires étrangers recommandent à leurs ressortissants de quitter le Mali &quot;dès que possible&quot;, ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 May 2026 08:02:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque certains partenaires étrangers recommandent à leurs ressortissants de quitter le Mali "dès que possible", au motif d'une situation sécuritaire "extrêmement volatile", l'énoncé paraît technique. Il ne l'est pas tout à fait. Car, en relations internationales, les mots voyagent souvent plus vite que les armées. Ils traversent les chancelleries, influencent les marchés, alimentent les organisations internationales, nourrissent les médias et façonnent les perceptions. Or les perceptions précèdent parfois les réalités elles-mêmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">n objectera, naturellement, qu'il s'agit d'une mesure consulaire classique. Tout État protège ses citoyens. Toute attaque coordonnée entraîne une réévaluation des risques et une mise à jour des conseils aux voyageurs. Rien, en apparence, que de très ordinaire. Mais ce n'est pas cette banalité qui interroge. C'est le registre choisi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On n'a pas dit : soyez prudents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On n'a pas dit : limitez vos déplacements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On n'a pas dit : évitez certaines zones sensibles. On a dit : quittez le pays. Et cela change profondément la nature du message. Car entre recommander la vigilance et recommander le départ, il existe un saut qualitatif à forte portée politique. Le premier informe ; le second dramatise. Le premier protège ; le second projette une image. Or cette image n'est jamais neutre : elle installe l'idée d'un territoire au bord de l'effondrement. C'est ici qu'émerge une interrogation plus dérangeante : sommes-nous seulement face à une alerte sécuritaire, ou devant une communication qui amplifie psychologiquement l'effet recherché par les attaques terroristes elles-mêmes ? Car le terrorisme ne frappe pas uniquement par les armes. Il frappe par la peur. Son objectif n'est pas seulement de tuer ; il est de diffuser un sentiment général de vulnérabilité, de faire croire que plus rien n'est maîtrisable, que l'État vacille, que la société se désagrège.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès lors, lorsqu'un message extérieur suggère implicitement que le pays devient inhabitable, le risque est grand de prolonger l'effet psychologique recherché par les assaillants. J'ose donc poser la question. Quand une puissance étrangère demande à ses ressortissants de partir "dès que possible", que comprend le monde ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que l'État hôte ne contrôle plus la situation. Que l'instabilité est devenue structurelle. Que le danger est systémique. Même lorsque cela n'est jamais formulé explicitement. Et c'est précisément là que commence la bataille des récits. Depuis plusieurs années, les relations entre le Mali et certains États occidentaux se sont chargées d'un contentieux historique, militaire et politique suffisamment profond pour rendre suspecte toute parole réciproque. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un tel contexte, aucune communication sur le Mali ne sera reçue comme purement technique. Telle est la loi sévère des relations dégradées. Je n'invente rien ! Même la prudence y paraît intention dans un tel contexte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faut-il, pour autant, conclure à une manœuvre délibérée ? Ce serait excessif. Mais faut-il exclure que ce type de message produise, consciemment ou non, un effet politique utile à certains récits extérieurs sur le Mali ? Ce serait naïf. Car la géopolitique contemporaine ne se joue plus seulement sur les fronts militaires. Elle se joue dans le contrôle des narrations. Qui décrit la crise en impose souvent l'interprétation. Et l'on sait, depuis Thucydide, que dans les conflits, la lutte pour définir le réel précède parfois la lutte pour le terrain lui-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Revenons à la vraie question : comment un pays doit-il réagir lorsqu'une narration extérieure risque de suramplifier le choc qu'il vient de subir ? Certainement pas par le déni. Le déni affaiblit toujours les nations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réponse doit être plus solide, plus souveraine : opposer à la peur la crédibilité. Montrer, par les faits, que les institutions tiennent. Que l'armée agit. Que l'État fonctionne. Que la société refuse la panique. Que la nation ne se réduit pas à l'image que d'autres projettent d'elle. Il faut relever que sur ce chapitre le Mali a largement démontré que le meilleur antidote à la guerre psychologique n'est pas la protestation. C'est la démonstration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est d'ailleurs frappant de constater que les attaques terroristes recherchent presque toujours le symbole : frapper pour faire parler, puis faire parler pour grossir la frappe. Une communication internationale maladroite peut, involontairement, prolonger cette mécanique. C'est pourquoi les mots importent. Dire "situation extrêmement volatile",ce n'est pas seulement décrire : c'est classer. Dire "quittez le pays", ce n'est pas seulement conseiller : c'est signaler. Or un signal diplomatique produit toujours des résonances politiques. Les investisseurs le lisent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les ONG le lisent. Les partenaires internationaux le lisent. Le Conseil de sécurité le lit.Rien de cela n'est anodin. D'où la nécessité, pour le Mali, de ne pas laisser d'autres écrire seuls le récit de sa propre résilience.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Disons-le clairement : Un pays attaqué n'est pas un pays effondré. Un pays éprouvé n'est pas un pays perdu. Et cette distinction est essentielle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, l'Histoire enseigne que des nations ont traversé des épreuves plus sombres sans jamais être réduites à l'image du chaos. On n'a jamais recommandé globalement d'abandonner un pays occidental frappé par le terrorisme. Pourquoi le Mali devrait-il être immédiatement lu autrement ? La question mérite d'être posée sans passion, mais sans faiblesse. Car derrière cette séquence se joue aussi une vieille asymétrie : certains pays produisent eux-mêmes le récit de leurs crises ; d'autres se voient racontés par les autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et c'est précisément cette dépendance narrative qu'il faut rompre. Cela exige de la lucidité, non de la susceptibilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, la menace existe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, le danger doit être pris au sérieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, la prudence est légitime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais non, il ne faut abandonner ni à l'ennemi, ni aux récits alarmistes, le monopole de la perception. Car une nation ne se défend pas seulement par ses armes. Elle se défend aussi par sa capacité à empêcher que la peur ne devienne vérité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut donc construire une contre-narration souveraine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dire calmement : le Mali est sous pression, mais debout.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est attaqué, mais gouverné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est contesté, mais non submergé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce langage-là est plus puissant que toutes les polémiques narratives qui foisonnent. Car, au fond, la question n'est pas de savoir si certains ont voulu envoyer un message politique. La véritable question est ailleurs : le Mali saura-t-il empêcher que ce message devienne le récit dominant ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est là, désormais, qu'une part du combat se joue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                            </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">DICKO Seidina Ouma<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste - Historien - Écrivain<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle :  Le drame foncier d’un expatrié</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-le-drame-foncier-dun-expatrie-3116755.html</link>
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<description><![CDATA[ Après plusieurs années passées à l’étranger, Mariama rêvait d’une chose simple : rentrer un jour au pays et offrir à sa famille une maison construite grâce aux sacrifices de l’exil. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 May 2026 01:49:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme beaucoup d’expatriés, elle économise pendant des années, réduit ses dépenses et envoie régulièrement de l’argent au pays avec l’espoir de bâtir quelque chose de durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un terrain lui est proposé par des intermédiaires présentés comme fiables. Les documents semblent corrects, les démarches paraissent simples et la construction commence rapidement. Depuis l’étranger, Mariama suit l’avancement des travaux à distance, reçoit des photos, finance les matériaux et imagine déjà son retour. Mais quelques mois plus tard, tout bascule.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un litige foncier éclate autour du terrain. Une autre personne revendique le terrain sur lequel se dresse la bâtisse, des irrégularités apparaissent dans les documents, et les autorités ordonnent l’arrêt du chantier. La maison, déjà partiellement construite, risque désormais la démolition. Pour Mariama, le choc est immense : des années d’économies menacées par une situation qu’elle pensait pourtant sécurisée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’éloignement des expatriés les rend parfois plus vulnérables aux fraudes, aux ventes multiples ou aux faux documents. Beaucoup investissent à distance, font confiance à des proches ou à des intermédiaires sans toujours pouvoir vérifier personnellement chaque étape. Il convient par prudence de toujours : vérifier l’authenticité du titre foncier auprès des services compétents, passer par un notaire, formaliser toutes les transactions par écrit et éviter les acquisitions reposant uniquement sur la confiance ou des accords verbaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, les questions foncières sont encadrées par loi n°2017-001 du 11 avril 2017 portant Code domanial et foncier et le Code civil malien qui reconnaissent le titre foncier comme la preuve juridique la plus forte de propriété. Cette réalité rappelle l’importance de certaines précautions essentielles car lorsqu’il existe deux titres fonciers sur une même parcelle au Mali, la situation devient un conflit foncier majeur, car en principe, un terrain ne peut légalement faire l’objet que d’un seul titre foncier valable. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le droit malien prévoit également des recours en cas de fraude, de vente irrégulière ou de conflit de propriété. Mais dans la pratique, les procédures peuvent être longues et les litiges complexes, surtout lorsque les investissements sont déjà engagés. Dans ce type de litige, les juges examinent notamment : la chronologie des immatriculations, les actes de vente, les plans cadastraux, les procédures administratives suivies…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour beaucoup d’expatriés, construire une maison n’est pas seulement un investissement immobilier. C’est un symbole de retour, de stabilité et de réussite après des années loin des leurs. Il faut protéger ces projets, car c’est aussi protéger les sacrifices de toute une vie… <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père :  « Incluons la science ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-incluons-la-science-3116751-3116751.html</link>
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<description><![CDATA[ Cette phrase, ce concept, je la dois à un ancien président de l’Université Catholique d’Afrique de l’Ouest Ucao-UUba ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 May 2026 14:48:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette phrase, ce concept, je la dois à un ancien président de l’Université Catholique d’Afrique de l’Ouest Ucao-UUba, lors d’un grand séminaire sur l’insécurité au Sahel, tenu à Bamako. C’était là, pas qu’une simple phrase, ou un concept anodin, mais toute une prophétie. Oui un message divin pour aller à la solution de notre crise au Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher grand-père, je ne vais pas me limiter aujourd’hui à la science proprement dite, oui, je vais au-delà, à la science ou la physique quantique. Cette dimension, où les choses les plus matérielles, se meuvent. Oui grand-père, nous allons descendre dans la profondeur énergétique. Où tout se meut et tout vibre. Là où, les choses ont d’autres sens inaccessibles à l’œil nu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est très fréquent en Afrique cher grand-père, une personne tombe malade, récent une douleur et des présences étranges dans son corps. Mais qu’aucun diagnostic n’arrive à détecter un corps étrange. Mais qu’aucun traitement médical ne puisse donner de résultat probant. Oui cher grand-père, dans ces cas ou en physique quantique, nous parlerons d’attaques astrales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Attaques mystiques qui s’activent au-delà de la physique, dans la métaphysique, où il faudrait mieux qu’un microscope pour détecter le mal qui sévit dans le corps. Le médical, la biochimique, échoueraient car la réaction qui se passe n’est pas seulement à un niveau biochimique mais au-delà. Dans l’astral ou l’énergétique. Les lois supérieures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, face à une situation pareille, ce mal si profond, le revers du tout militaire, pardon du traitement médical, normal et légitime, n’est pas de l’incompétence et ou de la faiblesse du plateau médical, mais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tout simplement, que le mal qui est de toute autre nature. Oui grand-père, ne pas traiter de serpent, un intestin grêle qui rampe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui rappelons-nous, quand on attaquait la Libye. Les pays ont été appelés à prendre position. Nous avons pris position. Quand l’Ukraine fut envahie, les pays ont été demandés de prendre position. Nous avons pris position. Sans appel aussi, nous avons pris position, sur le Sahara Occidental. Et malheureusement, dans le plan astral, pardon géopolitique, tout est à effets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je ne parle ici de Karma mais juste pour attirer l’attention, que dans un mal astral, pardon géopolitique, la solution ne doit pas être que médical, interne, pardon, mais il faut aussi traiter le mal sur le plan géopolitique. Astral, je voulais dire. Tout est énergie. Tout est vibration, dixit d’autres. En géopolitique, la plume la plus petite pèse. Ma 350ème lettre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A mardi Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lettre de Koureichy<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous: Sommes&#45;nous sincères envers nous&#45;mêmes ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-sommes-nous-sinceres-envers-nous-memes-3116691.html</link>
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<description><![CDATA[ De 2017 à 2025, le Mali a organisé une multitude d’assises d&#039;envergure nationale avec l&#039;intention affichée de faire le diagnostic de ses maux ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 May 2026 16:16:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De 2017 à 2025, le Mali a organisé une multitude d’assises d'envergure nationale avec l'intention affichée de faire le diagnostic de ses maux, afin d'y proposer des remèdes. Et, à chacune de ces grandes rencontres, les maux ont été effectivement diagnostiqués et les ordonnances prescrites.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En 2017, il y a eu la Conférence d'entente nationale conformément à l’esprit de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2019, sest tenu le Dialogue national inclusif (Dni) piloté par le triumvirat Ousmane Issoufou Maïga, Aminata Dramane Traoré et Baba Hakib Haïdara.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En septembre 2020, aux premières heures du renversement du Président Ibrahim Boubacar Keïta, le Centre international de conférence de Bamako a accueilli les Concertations des forces vives de la nation, lesquelles ont accouché de plus de 100 recommandations.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les Assises nationales de la refondation (ANR) ont produit 517 recommandations, dont le suivi de la mise en œuvre est confié à un comité rattaché à la présidence de la République. A l'issue de ses travaux, le Dialogue inter-maliens (Dim) a proposé quelque 300 recommandations. Force est de le constater et de le déplorer, malgré la mobilisation d’importants moyens humains et financiers qu'elle a nécessités, l’organisation de ces différents fora a été surtout l’occasion de réaliser l'ampleur de la fracture entre les différentes composantes de la société malienne. De la Conférence d’entente nationale au Dialogue inter-maliens, il est arrivé que des acteurs de la vie publique du pays optent pour la politique de la chaise vide, non sans exposer leurs griefs. Tel le déplacement de l'écrevisse<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui avance en reculant - deux pas en avant, trois pas en arrière - les Maliens s'éloignent,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au fil du temps et des rendez-vous,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de cette indispensable union des cœurs et des esprits à laquelle ils prétendent paradoxalement aspirer.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En dépit de ces batteries de recommandations issues des différentes assises, pourquoi le Mali ne parvient-il pas à tourner la page des crises. Les fils de ce pays sont-ils sincères avec eux-mêmes ? Sont-ils sincères avec le Mali ? L'union fait la force.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali on s'adonne<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à de la farce de mauvais goût en chantant l'union, les yeux fixés sur son nombril, les louanges des princes du jour. Chaque Malien devrait interroger sa conscience. La situation tragique du pays nous met devant nos propres mensonges. Ressaisissons-nous vite ! Avant qu'il ne soit trop tard !<span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>GOONGA TAN :  Attaf : Entre le feu et le baiser du pyromane, l&amp;apos;algérien condamne  le feu qu&amp;apos;on l&amp;apos;accuse d&amp;apos;avoir nourri</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-attaf-entre-le-feu-et-le-baiser-du-pyromane-lalgerien-condamne-le-feu-quon-laccuse-davoir-nourri-3116608.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali se trouve aujourd&#039;hui à la croisée de deux gestes contradictoires de Attaf : celui qui attisait le feu et celui qui prétend l&#039;apaiser. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 09 May 2026 07:51:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali se trouve aujourd'hui à la croisée de deux gestes contradictoires de Attaf : celui qui attisait le feu et celui qui prétend l'apaiser. <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et dans cet entre-deux, la parole du chef de la diplomatie algérienne, Ahmed Attaf, soulève une question simple mais décisive : faut-il y croire ou en sourire ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question peut paraître abrupte. Elle ne l'est pas. Elle naît d'une mémoire sahélienne saturée d'ambiguïtés, de silences lourds et de discours à double fond qui, au fil des crises, ont obscurci les relations entre Bamako et son voisin du Nord. Qu'on ne s'y trompe pas : il ne s'agit ni de confondre un homme avec une nation, ni d'effacer l'histoire d'une amitié ancienne. L'Algérie demeure un partenaire majeur. Mais l'amitié entre États ne dispense pas de lucidité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Condamner les attaques terroristes qui frappent le Mali relève du minimum diplomatique. Aucune puissance responsable ne peut se taire face à une violence qui mêle groupes djihadistes et factions séparatistes. En cela, la déclaration d'Attaf n'a rien d'exceptionnel : elle appartient au registre attendu des réactions officielles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais c'est précisément parce qu'elle était attendue qu'elle interroge. Quelle portée accorder à une condamnation lorsqu'elle émane d'un acteur sur lequel pèsent, à tort ou à raison, des soupçons persistants de duplicité ? Le problème n'est pas tant la vigueur des mots que le poids de leur contexte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque Ahmed Attaf affirme soutenir "l'unité du Mali, sa terre, son peuple et ses institutions", la formule est irréprochable. Pourtant, elle se heurte à une réalité plus trouble. Depuis des années, la posture algérienne au Sahel apparaît, vue de Bamako, traversée d'ambivalences : médiation revendiquée, protection jalouse des intérêts frontaliers, gestion d'équilibres parfois opaques avec certains acteurs armés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une évidence s'impose alors, presque gaullienne : les États n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts. Dès lors, la déclaration d'Attaf doit se lire non comme un geste moral, mais comme un calcul. Si Alger parle, c'est aussi parce que l'instabilité malienne menace désormais de franchir ses frontières. C'est parce que le Sahel en feu n'est pas un lointain théâtre, mais un voisinage immédiat. C'est enfin parce que l'image d'une Algérie soupçonnée de complaisance devenait difficilement tenable dans les opinions sahéliennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette perspective, la condamnation ressemble moins à un élan de solidarité qu'à une tentative de repositionnement. Une manière de se dégager d'un soupçon devenu encombrant. Le doute, dès lors, n'est pas un excès : il est une nécessité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment ne pas s'interroger lorsque le même voisin, qui invoque aujourd'hui l'intégrité territoriale du Mali, a été au cœur de tensions après la destruction d'un drone malien ? Comment ne pas relever les contradictions entre les principes affichés et les zones grises persistantes autour du Nord, notamment dans des régions comme Kidal ? Poser ces questions n'est pas une offense. C'est un devoir de lucidité. Car en politique internationale, les mots ne sont jamais innocents. Lorsqu'on insiste sur la cohésion interne du Mali comme condition de la lutte antiterroriste, on énonce une vérité. Mais cette vérité peut aussi servir à déplacer le centre de gravité du problème, à éluder les responsabilités régionales. C'est là un art ancien : éclairer pour mieux détourner le regard.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour autant, la réaction algérienne ne doit pas être rejetée d'un revers de main. Elle mérite mieux que le sarcasme. Car derrière le calcul peut aussi se lire une inquiétude réelle. La montée en puissance d'alliances hybrides entre groupes djihadistes et mouvements rebelles, notamment autour de structures comme le JNIM, modifie profondément la nature du conflit. Elle annonce un désordre qui échappe à tous. Même à ceux qui pensaient pouvoir le contenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrement dit, le feu n'obéit plus à personne. Et il arrive que celui qui l'a laissé courir découvre qu'il menace sa propre maison.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cela, la réponse du Mali doit éviter deux écueils : la naïveté et l'emportement. Ni croire aveuglément, ni tourner en dérision. Mais exiger des preuves. Si le soutien algérien est réel, qu'il se traduise en actes : coopération sécuritaire tangible, transparence, clarification des relations avec certains acteurs du Nord.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce jeu régional en recomposition, chaque réaction compte. La CEDEAO et l'Union africaine ont condamné rapidement. L'Organisation des Nations unies a dénoncé les attaques. La France, elle, a opté pour une prudence nuancée, exprimant sa compassion sans soutien explicite aux autorités maliennes. À l'inverse, Alger affiche un appui plus affirmé, ce qui, précisément, appelle davantage de vérification.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le silence relatif de la Mauritanie intrigue, tandis que des pays comme la Côte d'Ivoire, le Sénégal, le Togo, le Benin ou la Guinée ont marqué plus clairement leur position. Le Sahel n'est plus seulement un espace de guerre. Il est devenu un théâtre de positionnements. Chaque mot est pesé. Chaque silence est signifiant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, le Mali ne peut se contenter de l'indignation. Il lui faut une doctrine. Froide, lucide, constante. Accueillir les déclarations sans les sanctifier. Prendre acte sans désarmer la vigilance. Transformer chaque parole en test.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vraie réponse à la question initiale n'est donc ni de croire ni de rire. Elle est de juger. Et de juger sans complaisance. Car les nations ne survivent pas grâce aux promesses qu'elles entendent, mais grâce à la lucidité qu'elles conservent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Algérie a parlé. Très bien. Mais l'Histoire, elle, ne retient que rarement les mots. Elle retient davantage les actes.<span style="mso-spacerun: yes;">                                  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dicko Seidina Oumar<o:p></o:p></span></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Journaliste- Historien- Écrivain </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous: Apaisement, responsabilité, discernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-apaisement-responsabilite-discernement-3116590.html</link>
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<description><![CDATA[ Les événements tragiques du 25 avril ont ébranlé la cohésion sociale, notamment à Bamako, où se sont produites d’horribles scènes. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 May 2026 11:54:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Visées pour cibles, d’innocentes personnes ont passé le mauvais quart d’heure - pour ne pas dire pire - sur la seule base de leur apparence physique, de la couleur de leur peau ou de leur style vestimentaire. Une confusion à l’origine du drame qui a coûté la vie à Abdoulaye Diarra dit Diarrakè, un jeune gardien sans histoire lynché à mort aux environs du ‘’Rail-da’’. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’autres innocents, plus chanceux, ont échappé au même sort grâce à la promptitude des forces de sécurité arrivées à temps pour les extirper d’une foule choisissant ses proies sur la base du délit de faciès. Dans la foulée de ces tragiques événements, de nombreux avis de recherche ont été émis par certaines familles restées sans nouvelles de leurs proches.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur les réseaux sociaux, ont été lancés des appels à la violence contre des citoyens jugés assez critiques contre les autorités. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela n’est pas acceptable dans une République. De tels dérapages conduisent à des tragédies si ne sont pas prises des mesures responsables pour les stopper. est vivement interpellé par ces messages qui sèment les germes de la violence et de la haine le Procureur de la République en charge du Pôle national de lutte contre la<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">cybercriminalité. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Plus qu’un simple communiqué de mise en garde, il doit sévir avec la plus grande fermeté contre tous ceux qui appellent à attaquer les domiciles ou les parents d’untel ou d’untel. Le Procureur général près la Cour d’appel de Bamako doit instruire à l’ensemble des Procureurs de la république d’agir avec efficacité. Les poursuites ne doivent pas être sélectives. Il faut impérativement mettre un terme aux desseins funestes de ces mercenaires de la légion virtuelle tapis derrière les claviers pour attiser le feu. Les snipers de la désinformation, les ingénieurs de la manipulation, les diffuseurs des vidéos et des audios de propagande. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation que traverse le Mali appelle plutôt à l’apaisement, à la responsabilité et au discernement. Prônons le dialogue ! Refusons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la violence sous toutes ses formes ! Appelons à la retenue ! Retenue dans les actes ! Retenue dans les comportements ! Retenue dans la prise des décisions ! Attention, la catastrophe arrive vite <o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">! Travaillons à tous les niveaux à maintenir l’équilibre social en dépit du contexte extrêmement difficile. Dialoguons !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les hommes passent, mais le Mali est éternel !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle :  Une journée mensuelle pour construire ensemble : l’exemple inspirant du Rwanda</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-une-journee-mensuelle-pour-construire-ensemble-lexemple-inspirant-du-rwanda-3116525.html</link>
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<description><![CDATA[ Franck nous parle d’une activité ancestrale ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 May 2026 03:04:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Franck nous parle d’une activité ancestrale, modernisée au Rwanda, une pratique simple mais puissante qui rythme la vie du pays : l’Umuganda, une matinée mensuelle de travaux communautaires, 3 heures obligatoires de 18 à 65 ans. Quelle discipline ! Chaque dernier samedi du mois, les citoyens se mobilisent pour nettoyer les rues, entretenir les espaces publics, réparer des infrastructures ou participer à des actions utiles à la collectivité. Cette pratique réintroduite en 1998 après le génocide de 1994 a été rendu obligatoire en 2007.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant quelques heures, le pays ralentit… pour mieux avancer ensemble. Les commerces ferment, les activités s’arrêtent, et chacun, citoyens, autorités, entreprises participe. Ce n’est pas seulement un effort physique, c’est un moment de cohésion sociale, de responsabilité collective et d’engagement citoyen. Cela demande d’avoir l’amour du pays, la discipline et le respect d’autrui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces résultats sont visibles aujourd’hui, avec des moyens à la portée de chacun : villes propres, infrastructures entretenues, esprit communautaire renforcé. Mais au-delà de l’aspect pratique, l’Umuganda a aussi changé les mentalités. Il rappelle que le développement ne repose pas uniquement sur l’État, mais aussi sur l’implication directe des citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Umuganda, c’est une véritable école de vie pour la jeunesse. En participant régulièrement à ces travaux communautaires, les jeunes développent des valeurs et des compétences qui vont bien au-delà de l’activité elle-même, le sens de la responsabilité, l’esprit de solidarité et de cohésion sociale, la discipline et la régularité, une conscience citoyenne. Il est aussi un moyen de détourner les jeunes de l’oisiveté, d’activités illicites. Cette approche pourrait inspirer d’autres pays comme le nôtre où les défis liés à l’environnement, à l’assainissement ou à l’entretien des espaces publics sont bien réels. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elles reposent sur une idée simple : avancer ensemble, sur le temps. Pas seulement une campagne par ci et par là. Chacun y va avec son sac poubelle, sa pelle, son râteau, sa brouette, son balai… Et lorsque toute une population s’engage régulièrement pour le bien commun, le changement devient visible, durable et partagé. Par parfois, les solutions les plus efficaces ne sont pas les plus complexes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fond, le développement d’un pays ne repose pas uniquement sur ses ressources ou ses politiques, mais sur les valeurs qu’il transmet et les comportements qu’il encourage au quotidien. Lorsque chacun se sent responsable du bien commun, que l’effort collectif devient une habitude et que la jeunesse grandit avec ce sens de l’engagement, alors le changement devient possible et durable. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui marche ailleurs peut aussi marcher chez nous. Serions-nous suffisamment engagés et humble pour l’appliquer consciencieusement si les textes nous l’imposait ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Construire ensemble, avancer ensemble, progresser ensemble : c’est là que réside la véritable force d’une nation…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Muriel Jules<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père :  ‘’Ça aussi, a une fin’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-ca-aussi-a-une-fin-3116529.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher grand-père, cette semaine, dans cette 349ème lettre, j’ai tellement de choses à te dire. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 May 2026 02:45:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tellement de choses à te raconter, mais je préfère ce message du journaliste Malick Diancoumba, qui s’adresse en même temps à ceux qui sont dans l’opulence pour l’humilité et à ceux qui sont dans la misère pour l’espoir. Lis, cher grand-père !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Dans ses choix de prophètes, Dieu confie rarement, à une même personne, la double fonction de prophète et de roi. Deux charges colossales, deux responsabilités prestigieuses que le Créateur n’accorde pas à tout le monde. Le prophète David fait partie de ces rares élus qui en ont hérité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">David a hérité la sagesse, la royauté et la prophétie. Il était un roi pieux, un homme d’une grande sagesse, et également l’un des rares prophètes à avoir transmis à son fils Salomon à la fois la prophétie et la royauté. Son fils Salomon lui aussi a hérité de cette grande sagesse, prophétie et royauté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme tout prophète, il a des disciples, et comme tout roi, il a des artisans, notamment des forgerons. Un jour, plongé dans la mélancolie, en quête de repères et de paix intérieure, David ne trouva pas le sommeil. Au cours de sa marche nocturne, il rencontra l’un de ses forgerons dans la cour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après les salutations, le forgeron lui demanda : Que fait mon roi si tard dans la nuit, hors du palais ? Un visage inquiet. David dit : Je veux que tu me fabriques une bague : Quand je la regarde heureux, qu’elle m’attriste et que je la regarde triste, qu’elle rendre heureux. D’ici demain, sinon je te ferais couper la tête.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les rôles s’inversèrent. Le forgeron, n’ayant jamais entendu une telle demande, tomba dans une profonde angoisse, jusqu’ au lendemain sans trouver de modèle capable de répondre aux exigences du roi. Il accepta son sort et s’est mis à attendre l’heure de sa mort.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au même moment, le prince héritier Salomon, déjà homme de grande sagesse et futur roi, sortit prendre l’air. Il rencontra le forgeron errant dans la cour, visiblement tourmenté. Bonjour, forgeron de mon père, dit-il. Qu’est-ce qui t’empêche de dormir à cette heure-ci ? Angoissé au visage fatigué !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le forgeron de répondre : Mon prince, je suis un homme déjà mort, attendant son heure. Je serai tué par ton père, notre bien-aimé roi, soupira-t-il. Pourquoi donc ? Rétorqua, le prince. Le forgeron lui raconta la doléance du roi : Fabriquer une bague qui rend heureux quand on est triste et qui attriste quand on est heureux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le prince Salomon répondit tout calme : Fabrique une bague et grave dessus ces mots : “Ça aussi, a une fin”. Ainsi, quand il est heureux et regardera la bague, il se rappellera que ce bonheur est éphémère. Il sera triste. Quand il est triste et regardera la bague, il se rappellera que la tristesse est passagère, il aura espoir et sera heureux.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette notion s’applique aujourd’hui à notre nation et devrait faire partie de la sagesse de chacun. Les circonstances présentes ne doivent pas nous empêcher de réfléchir et de comprendre que la vie oscille entre deux états : la joie et la tristesse, l’extase et la mélancolie, les nuits les plus sombres et les jours les plus glorieux… ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin :  Forte canicule à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-forte-canicule-a-bamako-3116531.html</link>
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<description><![CDATA[ Face à la vague de chaleur exceptionnelle qui s’abat sur Bamako depuis plusieurs jours, ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 May 2026 02:11:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">, les membres du grin expriment leur profonde inquiétude devant l’intensité des températures enregistrées dans la capitale malienne. Ils affirment n’avoir jamais connu une telle montée du mercure depuis de nombreuses années. Pour beaucoup au grin, cette situation devient de plus en plus difficile à supporter, notamment en raison des conditions de vie déjà fragilisées par les coupures répétées d’électricité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le district de Bamako traverse actuellement une période de canicule d’une rare intensité. En ce mois d’avril 2026, les températures franchissent régulièrement la barre des 45 °C à l’ombre, plongeant les près de trois millions d’habitants de la capitale dans une atmosphère suffocante. Dès les premières heures de la journée, une chaleur accablante envahit les rues, les concessions et les lieux de rassemblement habituels, rendant les activités quotidiennes particulièrement éprouvantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au grin aujourd'hui, les discussions tournent largement autour des conséquences de cette chaleur extrême. Plusieurs membres témoignent de leur épuisement physique et moral face à des températures qu’ils jugent inhabituelles et alarmantes. Certains expliquent avoir du mal à dormir la nuit, tandis que d’autres évoquent une baisse de leurs activités quotidiennes à cause de la fatigue provoquée par la chaleur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation est davantage aggravée par les délestages électriques que connaît le pays depuis plusieurs mois. « Nous sommes dépassés par cette chaleur. Même la nuit, il devient difficile de respirer correctement dans les maisons lorsqu’il n’y a pas de courant », confie un membre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre souligne également que le couvre-feu instauré par les autorités a été difficilement respecté par certains habitants. Selon lui, la forte chaleur pousse de nombreuses personnes à rester dehors tard dans la nuit afin de profiter d’un peu de fraîcheur. « Beaucoup préfèrent passer du temps à l’extérieur parce qu’à l’intérieur des maisons, la chaleur est insupportable, surtout pendant les coupures d’électricité », explique-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que cette vague de chaleur continue de frapper la capitale, les membres du grin appellent les autorités à renforcer les mesures d’accompagnement des populations, notamment en améliorant l’accès à l’électricité et en sensibilisant davantage sur les précautions sanitaires à adopter durant cette période de forte canicule.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entre Nous : Un bien sombre 3 mai au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-un-bien-sombre-3-mai-au-mali-3116522.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali a célébré, hier dimanche 3 mai, la Journée mondiale de la liberté de la presse, à l’instar des autres pays du monde. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 May 2026 12:22:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Cette année, le 3 mai est célébré sous le thème : «Façonner un avenir en paix». Selon l’Unesco, «ce thème met l'accent sur le rôle crucial de la liberté d'expression et de la presse pour construire des sociétés pacifiques, durables et démocratiques ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un rappel très important de l’Unesco sur l’historique de la Journée du 3 mai : « Chaque année, le 3 mai est l'occasion de célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, d'évaluer l'état de la liberté de la presse dans le monde, de défendre les médias contre les atteintes à leur indépendance et de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu la vie dans l'exercice de leur profession. La Journée mondiale de la liberté de la presse a été proclamée par l'Assemblée générale des Nations unies en 1993, à la suite d'une recommandation adoptée lors de la vingt-sixième session de la Conférence générale de l'UNESCO en 1991. Cette recommandation faisait suite à un appel lancé par des journalistes africains qui avaient rédigé en 1991 la célèbre Déclaration de Windhoek ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toujours selon l’Unesco, « le 3 mai sert à rappeler aux gouvernements, la nécessité de respecter leur engagement en faveur de la liberté de la presse. C'est aussi une journée de réflexion pour les professionnels des médias sur les questions relatives à la liberté de la presse et à l’éthique professionnelle...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">...La Journée mondiale de la liberté de la presse est une journée de soutien aux médias qui sont des cibles pour la restriction ou l'abolition de la liberté de la presse. C'est aussi une journée de commémoration pour les journalistes qui ont perdu la vie dans la poursuite d'une histoire ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette année, la Journée mondiale de la liberté de la presse intervient au Mali dans un contexte particulièrement sombre, marqué aussi par le fait que l'exercice du métier d’informer s'avère lourd de périls. Informer vrai et informer juste est devenu très risqué en République du Mali, du fait du contournement délibéré de la Loi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n° 00-046 du 07 juillet 2000 portant régime de la presse et délit de presse au profit du Code pénal et de la Loi portant répression de la cybercriminalité. Des entreprises de presse très fragilisées à cause de la situation économique du pays et de l’indifférence des autorités de la transition.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme en 2025, le Mali a célébré ce 3 mai avec un journaliste en prison. Youssouf Sissoko, Directeur de publication de l’hebdomadaire «L’alternance» a été condamné par le Tribunal de grande instance de la Commune IV du District de Bamako à deux (2) ans de prison ferme. Il est en attente de son jugement en appel par la Cour d’appel de Bamako. Un registre triste dans les annales de la presse malienne. Le Président du Comité de pilotage de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté a lancé, dans son intervention lors de l’Assemblée Générale sur «l’affaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Youssouf SISSOKO», ceci : «En ce qui concerne le jugement rendu, la Maison de la Presse estime que cette peine inédite, infligée à un journaliste<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au Mali dans le cadre de l’exercice de son métier constitue un précédent inacceptable ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un 3 mai très sombre !!! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Chronique : Insouciance ou inconscience ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-insouciance-ou-inconscience-3116468.html</link>
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<description><![CDATA[ Le décalage est amer quand la nation est à deux vitesses. Les regrets sont pour les uns, d&#039;autres piaffent de joie. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 May 2026 10:19:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dynamique sociale du Mali actuel oscillant entre l’abnégation patriotique et la futilité urbaine, offre un terrain d’analyse où s’entrechoquent des phénomènes sociologiques à la fois corrélés et farouchement antinomiques. Pour comprendre ce qui semble être une schizophrénie collective, il faut disséquer les concepts de dissociation cognitive, de mimétisme festif et de dilution de la responsabilité citoyenne face à l’impératif de survie nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cœur de cette analyse réside le paradoxe entre le sacrifice des forces de défense et de sécurité et l'insouciance des rodéos urbains au lendemain des événements tragiques du 25 avril 2026. Ce phénomène relève de la dissociation cognitive sociale constaté de visu sur le Boulevard de la République,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>quelques heures après la première nuit post-attaque du samedi à l'aube. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’un côté, la conscience collective reconnaît le péril imminent et l’héroïsme des martyrs comme le Général Sadio Camara. De l’autre, une partie de la masse s’enferme dans un déni opérationnel, où le mariage pompeux devient un mécanisme d’évitement psychologique. C'est une réaction antinomique : là où le deuil exige le silence et la sobriété, posture rigoureuse de l'État, le besoin de normalité artificielle pousse à l’exubérance sonore et visuelle. Ce décalage crée une nation à deux vitesses où le front et la ville ne partagent plus la même temporalité émotionnelle, isolant le combattant dans sa gloire tragique tandis que le citadin s'étourdit dans la fête ou joue à se faire peur en important le terrorisme dans les écoles par évocation et création de fausse panique. Un cynisme d'un type incertain comme genre de dérision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les cortèges de mariage motorisés, au mépris du recueillement national, illustrent un mimétisme de prestige qui tourne à l’anomie. L’anomie décrit une situation où les règles sociales et morales perdent leur influence sur les comportements individuels au profit de pulsions immédiates. Dans le cas malien, le désir de paraître, hérité d’une culture de la démonstration ostentatoire, l’emporte sur la morale républicaine. Ces rodéos ne sont pas seulement des actes de joie, mais des affirmations identitaires égocentrées qui ignorent la conscience commune. On assiste à une corrélation perverse entre l'ascension sociale symbolisée par l'union matrimoniale et l'incivilisme caractérisé par le blocage des voies et le vacarme. C'est une rupture nette avec l'éthique de la résilience prônée par les autorités de la Transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’obscurantisme n’est pas qu’une doctrine terroriste ; c’est un phénomène social d’aveuglement qui s’oppose radicalement au légalisme patriotique. Les forces armées et de sécurité incarnent la rationalité, l'ordre et le sacrifice pour le contrat social. À l’opposé, l’insouciance urbaine rejoint, par un glissement dangereux, les objectifs de l’ennemi : la désagrégation de l’unité. L'obscurantisme se nourrit de cette atomisation sociale, où l'individu ne se sent plus lié au destin du soldat dans sa tranchée. Ce grand aveuglement est le risque majeur : celui d'une population qui, par son comportement, offre le flanc à la déstabilisation en banalisant la tragédie nationale au profit de l'ego domestique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le concept de dilution de la responsabilité explique pourquoi des citoyens, par ailleurs laborieux, peuvent devenir des spectateurs passifs ou des acteurs de l'inconscience. Dans la foule du cortège, l'individu perd le sentiment de sa faute morale et de son alignement avec l'État. Il se cache derrière la fête collective pour oublier qu'il piétine, par ses excès, le deuil de la nation. Or, le Mali est en situation d'état de siège moral. Chaque action individuelle a une portée symbolique. La riposte contre le terrorisme et l'agression extérieure ne doit pas être que militaire ; elle doit être sociologique. Elle exige une ascèse citoyenne, une restriction volontaire des plaisirs ostentatoires par respect sacré pour le sang versé sur le champ d'honneur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En somme, l’insouciance constatée ce dimanche 26 avril 2026 (lendemain des attaques) est le symptôme d’une lutte sourde entre deux Mali : le Mali de l'engagement, légaliste et patriote, et le Mali de l'inconscience, mimétique et déconnecté des réalités du terrain. Ces phénomènes sont corrélés car ils naissent de la même crise sécuritaire, mais ils sont violemment antinomiques dans leur expression. La dignité nationale exige que le pas du citoyen s'accorde, avec décence, au pas du soldat. Sans cette synchronisation, l'obscurantisme ne gagne pas seulement par les armes, mais par l'érosion lente de nos valeurs de solidarité et de respect mutuel devant la mort héroïque de ceux qui nous protègent. "Unis nous vaincrons !" Parole de Malien !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">MKL<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Focus :  Hypocrisies françaises</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-hypocrisies-francaises-3116459.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Quai d’Orsay au lendemain des attaques terroristes du 25 avril 2026, dans un élan d&#039;hypocrisie purement «à la française», a osé diffuser un message de compassion dont le peuple malien n’a que faire. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 May 2026 09:20:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’il soit entendu une fois pour toutes : nous ne mendions ni votre soutien, ni vos larmes de crocodile. Le Mali souverain, debout sur les remparts de sa dignité, rejette avec mépris ces formules diplomatiques creuses qui cachent mal le fiel d’une puissance déchue, incapable de digérer son expulsion historique du sol de nos ancêtres. Cette compassion de façade est une insulte directe à la mémoire de nos martyrs et à l'intelligence d'un peuple qui a enfin brisé ses chaînes séculaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Emmanuel Macron et son gouvernement, englués dans les contradictions d'une politique sahélienne désastreuse, feraient mieux de s'occuper de l'effondrement social et de la décrépitude institutionnelle qui guettent l'Hexagone plutôt que de s'ingérer dans les affaires d'un État qu'ils ont tenté, des décennies durant, de maintenir sous une perfusion coloniale humiliante. Le giron français, jadis sanctuaire du pillage organisé et de l'influence occulte, est désormais une relique du passé. Le Sahel est perdu pour vous, Monsieur Macron, et il le restera pour toujours. Votre défaite n'est pas seulement militaire ou diplomatique, elle est civilisationnelle et jumelle à celle subie par votre complice : l'Algérie. Vous avez échoué à comprendre que le Sahel n'est plus le terrain de jeu de vos préfets déguisés en diplomates.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment accorder le moindre crédit à la parole d’un exécutif français alors qu’une plainte malienne, documentée, sourcée et accablante, déposée le 15 août 2022 pour collecte de renseignements, violation de l’espace aérien et soutien logistique et opérationnel aux groupes terroristes, reste pendante devant le Conseil de Sécurité de l'ONU ? Nous n’oublions rien : ni les preuves de soutien logistique aux groupes armés terroristes, ni les renseignements stratégiques fournis aux ennemis de notre patrie, ni les manœuvres de déstabilisation orchestrées depuis les salons dorés de Paris pour saboter notre marche vers la pleine souveraineté. La France n'est pas la solution ; elle a été, pendant une décennie de présence stérile, le cœur névralgique du problème sécuritaire au Sahel. Ce double jeu cynique, où l'on allume l'incendie tout en proposant ses services de pompier pyromane, constitue le sommet de ces hypocrisies françaises que nous dénonçons aujourd'hui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le sacrifice du Général Sadio Camara et de nos braves soldats ne sera pas souillé par les «compassions» d’une puissance qui a activement travaillé à l'affaiblissement de notre outil de défense. Aucune campagne de désinformation, aucun narratif mensonger ne pourra restaurer une influence que vous avez sacrifiée sur l'autel de votre propre arrogance impériale. Le réveil de l'Afrique est votre cauchemar, et pour le Mali, il est l'aube d'une liberté qui ne souffrira plus jamais de votre présence toxique. Ces hypocrisies françaises ne sont plus que les derniers râles d'un empire qui refuse de mourir, mais dont le linceul est déjà tissé par la volonté inébranlable du peuple malien, fier et debout comme un lion indomptable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La Rédaction</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>GOONGA TAN: Sahara occidental : le Mali se détache de la RASD et laisse l&amp;apos;Algérie dans les sables mouvants</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-sahara-occidental-le-mali-se-detache-de-la-rasd-et-laisse-lalgerie-dans-les-sables-mouvants-3116382.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 May 2026 01:38:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le retrait par le Mali de sa reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) relève de cette catégorie d'actes politiques dont la portée dépasse de loin le simple cadre d'un communiqué. Il s'agit d'un repositionnement assumé, mais aussi d'un révélateur des dynamiques nouvelles qui traversent aujourd'hui le continent africain.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Longtemps, le Mali a figuré parmi les soutiens constants de la cause sahraouie, dans la continuité d'une tradition diplomatique héritée des indépendances, marquée par les idéaux de solidarité panafricaine et l'appui aux mouvements de libération. Cette posture s'inscrivait alors dans une lecture du monde où la question du Sahara occidental était envisagée à travers le prisme du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Mais les temps ont changé, et avec eux les priorités, les contraintes et les alliances.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Simple coïncidence du calendrier ? Les djihado-rebelles ont repris du service le 24 avril dernier avec des armements jusque-là hors de leur portée. Certains ont choisi de se taire, s'en réjouissant intérieurement ; d'autres ont ouvertement condamné. Les FAMa, elles, ont fait face. Or, la décision de Bamako ne peut être comprise sans être replacée dans le contexte d'un basculement progressif, désormais assumé, vers un environnement où les impératifs de sécurité, de développement et de souveraineté redéfinissent les choix diplomatiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cet égard, le Maroc, par sa présence économique, ses investissements structurants, ainsi que son engagement religieux et sécuritaire en Afrique de l'Ouest, s'est imposé comme un partenaire crédible et influent. En retour, plusieurs États africains ont progressivement réévalué leur position sur la question saharienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce mouvement de ralliement à la thèse de la marocanité du Sahara occidental n'a plus rien de marginal. Il s'inscrit dans une dynamique continentale et même internationale où de nombreux pays ont soit retiré leur reconnaissance de la RASD, soit ouvert des représentations consulaires à Laâyoune et Dakhla, marquant ainsi leur soutien implicite au plan d'autonomie proposé par Rabat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette évolution fragilise considérablement le socle diplomatique sur lequel reposait la stratégie du Front Polisario et, par ricochet, celle de ses soutiens historiques, au premier rang desquels l'Algérie. Dans ce jeu de bascule, Alger apparaît de plus en plus isolée, comme engluée dans des sables mouvants dont elle peine à s'extraire. Son engagement indéfectible en faveur de la cause sahraouie, autrefois levier d'influence régionale, semble désormais produire l'effet inverse. À mesure que les États africains reconsidèrent leurs intérêts à l'aune des réalités économiques et ou sécuritaires, la posture algérienne perd de sa centralité et de sa capacité de mobilisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le retrait du Mali, pays sahélo-saharien majeur et acteur stratégique dans la lutte contre l'insécurité régionale, accentue ce glissement progressif du terrain sous les pieds d'Alger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Doit-on voir pour autant, dans la recrudescence récente des flambées terroristes, un enchaînement de causes à effets ? Il est trop tôt pour l'affirmer. Mais le moment choisi par Bamako pour opérer ce revirement, lui, n'est pas anodin. Il intervient dans une phase où le Mali cherche à redéfinir ses partenariats internationaux, à consolider sa souveraineté et à diversifier ses appuis dans un contexte de tensions avec certains acteurs traditionnels. Le rapprochement avec le Maroc s'inscrit dans cette logique d'ouverture vers des partenaires perçus comme respectueux des choix souverains du pays, et disposés à accompagner ses priorités de développement sans conditionnalités politiques ou railleries condescendantes jugées intrusives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, la conjoncture internationale joue également un rôle déterminant. La question du Sahara occidental, longtemps figée dans une impasse diplomatique, connaît une évolution notable avec le soutien croissant de puissances influentes au plan d'autonomie marocain. Cette tendance confère à cette option une légitimité accrue sur la scène internationale, au point d'être désormais considérée, par plusieurs États, comme la seule voie réaliste vers une résolution durable du conflit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En s'alignant sur cette lecture, le Mali ne change pas simplement de position : il s'inscrit dans un courant qui redessine les contours d'un nouveau consensus international. Il faut, donc, aussi lire cette décision comme une affirmation de pragmatisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, dans un environnement régional marqué par l'instabilité, les menaces sécuritaires et les défis économiques, les considérations idéologiques cèdent de plus en plus le pas à une diplomatie d'intérêts. Confronté à des enjeux existentiels, le Mali privilégie désormais les partenariats susceptibles de contribuer concrètement à sa stabilité et à son développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette perspective, le choix de Rabat apparaît moins comme un reniement que comme une adaptation aux réalités du moment. Ce tournant n'est pas sans conséquences. Il reconfigure les équilibres régionaux et nourrit des escarmouches comme celles du 25 avril, comparables à ces "morsures d'une abeille morte" ( dideh chou ka kini, en bamanankan). Elles font mal précisément parce qu'elles pourraient être les dernières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La position malienne sur le Sahara occidental demeurera une ligne de fracture avec Alger tant que ce signal n'aura pas été déchiffré pour ce qu'il est : un repositionnement politique assumé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, cette décision interpelle les tenants de la ligne traditionnelle, confrontés à l'érosion progressive de leur base de soutien. Comprendra qui voudra. Ainsi, le Mali, en retirant sa reconnaissance de la RASD, ne se contente pas de tourner une page de son histoire diplomatique ; il participe à l'écriture d'un nouveau chapitre, où les certitudes d'hier se dissolvent et où les lignes, à l'image des dunes sahariennes, se redessinent au gré des vents du réalisme politique.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> DICKO Seidina Oumar</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Journaliste - Historien – Écrivain</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Entre Nous: impasse dangereuse !!!</title>
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<description><![CDATA[ Depuis le 25 avril 2026, notre pays est entré dans une crise sans précédent, suite aux attaques coordonnées et complexes du Groupe de soutien à l&#039;islam et aux musulmans (Gsim) et du Front pour la libération de l&#039;Azawad ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 16:54:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">(Fla) contre plusieurs positions des Forces armées maliennes. La République n'a ja mais été atteinte en ses points stratégiques que ce sinistre jour avec, de surcroît, la mort du Ministre d'Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, Général de corps d'armée, Sadio Camara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">72 heures après ces événements tragiques et 48 heures de deuil national décrété en hommage au Général Sadio Camara, le Président de la Transition, Général Assimi Goïta s’est adressé solennellement à la nation. Le Chef de l'Etat rassure que la situation est “maîtrisée”. Il salue l'engagement et la détermination des forces armées de défense et de sécurité. Il promet la neutralisation des groupes, auteurs de ces attaques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est une lapalissade d’affirmer que la situation est d'une extrême gravité. La Coalition Gsim/Fla est à la manœuvre pour asphyxier les grandes villes du nord. Les combattants du Gsim qui rôdaient autour de la capitale depuis plus d'un an annoncent la mettre sous embargo. Une situation qui complique davantage la tâche des forces armées de défense et de sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Etat islamique au Grand Sahara vise aussi la région de Ménaka pour renforcer son emprise territoriale. Quels que soient la détermination et l'engagement des FAMa, la Coalition Gsim/Fla accentuera ses opérations de harcèlement pour perturber les centres de commandement et isoler les postes avancés. Elle a innové après les attaques du 25 avril en tenant un discours assez malicieux à l'endroit des FAMa. Force est de constater que le Mali fait face à une impasse dangereuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ces moments d'incertitudes et d'interrogations, il est important de ne pas céder à la panique. Les autorités doivent tirer toutes les leçons de cette impasse. Elles doivent écouter les voix raisonnables afin que les actions collectives contribuent à préserver le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cultivons la paix ! Véhiculons des messages d'apaisement ! Prônons la cohésion nationale ! Évitons les discours de haine !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Éloignons-nous des appels à la violence !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ecartons-nous de la justice populaire. Préservons nos liens séculaires ! Multiplions les appels au rassemblement ! Prônons l'union sacrée autour de la patrie ! Ensemble, disons maintenant ça suffit! Ensemble, sauvons le Mali ! Ensemble, disons stop aux assoiffés de pouvoir et de la haine qui nous opposent les uns aux autres. La nation est au-dessus de tout. Que Dieu préserve le Mali !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Ça se passe au Grin : Sous le choc</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-sous-le-choc-3116352.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 02:18:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La disparition du Général Sadio Camara, annoncée le 25 avril 2026 après un attentat-suicide mené par les combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) contre sa résidence à Kati, près de Bamako, a plongé les membres du grin dans une profonde tristesse. Réunis après l’annonce de cette nouvelle dramatique, plusieurs membres disent éprouver une grande difficulté à croire à ce décès qu’ils qualifient de tragédie nationale.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Durant les échanges, les membres ont exprimé leur compassion envers les proches du défunt ainsi qu’envers l’ensemble des forces armées maliennes. Ils ont également tenu à renouveler leur soutien aux forces de défense et de sécurité qui combattent quotidiennement les groupes terroristes malgré les nombreux défis sécuritaires auxquels le pays est confronté. Selon eux, les efforts des militaires méritent d’être soutenus par toute la population.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, les membres du grin appellent les citoyens à faire preuve de vigilance et de patriotisme en collaborant activement avec les autorités. Ils estiment que chaque citoyen peut contribuer à la sécurité nationale en signalant rapidement les mouvements suspects ou toute information pouvant aider les forces de sécurité dans leur mission de protection des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, les circonstances dans lesquelles cette attaque s’est produite continuent de susciter de nombreuses interrogations. Les membres se demandent notamment comment un nombre important d’assaillants a pu atteindre une ville comme Kati sans éveiller de soupçons. Pour eux, les villages et hameaux situés autour de Bamako doivent jouer un rôle clé dans la prévention de telles attaques en informant rapidement les autorités des déplacements inhabituels observés dans leurs localités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les membres du grin estiment enfin que la lutte contre le terrorisme nécessite une implication collective. Ils considèrent que la sécurité du pays dépend non seulement des actions des forces armées, mais aussi de la collaboration étroite entre les citoyens et les autorités compétentes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">‎<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle : Des vies précieuses perdues.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-des-vies-precieuses-perdues-3116354.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 02:06:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><em>Notre Mali est actuellement dans un contexte très fragile, marqué par des tensions persistantes et des défis sécuritaires, auquel s’ajoute aujourd’hui une épreuve supplémentaire avec les attaques de ce weekend, le décès d’éminents membres de l’armée, de vaillants soldats et des innocents.</em><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pour beaucoup d’entre nous, ces épreuves ne sont pas que nationales. Elles sont aussi personnelles. Il y a une semaine, j’ai perdu un de mes collaborateurs. Il était un pilier discret, engagé, professionnel, d’une gentillesse reconnue dans notre entreprise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une énième victime de la circulation, malgré toute la prudence qu’on lui connaissait, cela n’a pas suffi. Son départ brutal sur le chemin de son retour à la maison, après avoir terminé sa journée de travail, comme celui des victimes de ces jours laissent des cœurs meurtris, des interrogations, mais aussi des espoirs d’un avenir meilleur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces pertes rappellent une réalité brutale : derrière les fonctions, les institutions et les organisations, il y a des femmes et des hommes. L’émotion est là. La douleur aussi.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais une question demeure : comment continuer ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une entreprise, un pays ne s’arrête pas. Et, aussi difficile que cela soit, nos responsabilités non plus. Non pas par indifférence. Mais par devoir. Devoir de relever le pays, de soutenir les familles, de prier pour les défunts, de visiter les blessés, de prendre en charge les orphelins…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Continuer à travailler avec rigueur, même dans l’épreuve ; honorer nos engagements, même quand le cœur est lourd ; soutenir nos équipes, encore plus dans ces moments ; préserver l’éthique et la dignité professionnelle : transformer la douleur en force d’action. Car c’est aussi cela, être professionnel. C’est tenir, même quand tout vacille.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali traverse une période difficile. Et chacun de nous, à son niveau, peut aussi traverser ses propres épreuves. Mais c’est dans ces moments-là que se révèle la force d’un pays ; d’une famille, d’une entreprise. Et la valeur des femmes et des hommes qui travaillent à rétablir une vie digne, prospère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À ceux que nous avons perdus : respect. Merci Moussa et tous les défunts de ces attaques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À ceux qui restent : responsabilité, solidarité, prudence, retenue, prières. Aujourd’hui plus que jamais, chacun doit jouer sa partition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père :  Ne cédons pas !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-ne-cedons-pas-3116351.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 01:50:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes, c’est dur. Le coup est dur. Le trou est béant. Le vide est immense. La blessure est profonde. La douleur est atroce. Mais ne cédons pas. Ne baissons pas les mains. Ne jetons pas les armes. Ni contre l’obscurantisme radical mais aussi contre le faux prêcheur du bon. Le manipulateur des faits de mauvaise foi. L’hypocrite haineux de la paix.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes la perte est grande. Le désespoir est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pénible. L’incertitude est présente. Le désarroi est visible. L’angoisse est tenace. Mais ne cédons pas. Retroussons les manches. Donnons-nous les mains. Unissons nos cœurs. Avançons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et vainquons le mal. Triomphons contre les ténèbres. Dénouons les complots et brisons l’ennemi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes nous avons été atteints. Nous avons été touchés jusqu’à nos cœurs. Nos larmes coulent et continueront de couler. Les blessures saignent et continueront de saigner. La colère et l’amertume nous rongent. La rage nous fait grincer les dents. Nos poignets sont plus que jamais fermés et serrés pour reprendre nos armes et reprendre la lutte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes nous avons perdu un des fils du pays, les plus dignes et les plus nobles. Un de nos hommes, les plus grands et plus honorables. Un homme grand de taille et d’actions. Un homme qui a rêvé et oser l’impossible. Un homme au sacrifice militaire ultime. Calme et discret mais dont l’audace continuera à faire parler l’histoire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui il s’agit du général de corps d’Armée, Sadio Camara, ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants. Il s’agit de cet homme qui était comme une digue pour la stabilité de la transition, un rocher sur lequel était posée la transition malienne. Un rocher qui a su porter le dur avec calme et endurance dans un grand silence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La perte du général de corps d’Armée Sadio Camara, est d’une douleur incommensurable pour le Mali et pour tous les Maliens. Pourvu que la digue qu’il était, ne brise pas avec lui et que le rocher ne fissure pas. Pourvu que l’Armée reste unie, plus forte que jamais et soutenue par un peuple fier et protégé. Repos éternel au général Sadio Camara, désormais éternel dans nos cœurs. Amine !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le courage de la nuance face aux prophètes du désastre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/le-courage-de-la-nuance-face-aux-prophetes-du-desastre-3116308.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher Oracle,
Courageusement anonyme qui se mire et s&#039;admire : Samir Moussa ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 07:43:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour une fois, vous semblez vouloir vous essayer à l’analyse. C’est déjà un progrès, tant vos précédentes diatribes relevaient davantage du réquisitoire passionnel que de l’examen rigoureux des faits. On pourrait presque saluer l’effort si ce nouveau texte, sous couvert de réflexion politique, ne retombait aussitôt dans ce travers qui vous est familier : le pamphlet apocalyptique, l’emphase tragique et cette étrange fascination pour l’effondrement du Mali. Voilà pourquoi je ne vous laisserais pas seul en errance sur ce terrain. Désormais vous aurez droit à une réponse chaque fois que de besoin. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais avant d’en venir au fond, une question préalable mérite d’être posée<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et elle n’est pas secondaire : comment vos textes, non sourcés, anonymes dans leur diffusion, circulent-ils avec tant de constance sur les plateformes, sans le moindre filtre critique ? Par quelle singularité votre plume bénéficie-t-elle d’un privilège que d’autres n’ont pas ? L’anonymat qui, depuis votre fuite de Niamey, semble envelopper vos prises de position, sert-il encore ici de manteau commode ? Les administrateurs de vos groupes éclaireront peut-être ce mystère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Venons-en à votre thèse : le Mali serait, selon vous, au bord du chaos, sinon déjà dans l’abîme. Rien de moins.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous fondez cette conclusion sur des récits dramatisés autour d’attaques, de replis tactiques et d’images soigneusement choisies, comme si une séquence médiatique constituait en elle seule une preuve historique. Or c’est précisément là que votre raisonnement se brise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous évoquez un groupe, de fait une « horde », ayant repris Kidal, dont nul n’a identifié ni les visages ni les chefs visibles, tandis que des images relayées par des chaînes étrangères, notamment des équipes professionnelles d’une télévision publique occidentale, semblent accompagner curieusement les assaillants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Question simple : comment une chaîne internationale se retrouve-t-elle "embedded", pour employer le terme militaire consacré, aux côtés de groupes armés irréguliers, dans une zone supposée incontrôlée, au moment exact des opérations ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette seule interrogation devrait inviter à la prudence, sinon au doute. Je ne la retrouve nulle part dans ta satyre <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Thucydide, dans son récit de la guerre du Péloponnèse, avertissait déjà : « La première victime de la guerre est la vérité. » Vous semblez l’avoir oublié. Car plusieurs sources, qu’il serait imprudent d’écarter d’un revers de plume, ont évoqué la présence d’armements sophistiqués, de soutiens extérieurs, d’instructeurs venus d’ailleurs, voire de supplétifs agissant dans l’ombre de puissances régionales contrariées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faut-il rappeler que certains n’ont jamais digéré les choix souverains du Mali, qu’il s’agisse de son repositionnement diplomatique, de sa rupture avec certaines tutelles, ou de son rapprochement avec d’autres partenaires ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le jeu des nations, l’ingérence n’est pas une fiction ; c’est une méthode. Le général de Gaulle le disait avec sa lucidité coutumière : « Les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voilà une maxime qui vaut plus que beaucoup de vos envolées.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais surtout, vous raisonnez comme si le Mali affrontait une guerre conventionnelle, front contre front, armée contre armée, positions fixes contre positions fixes. C’est ignorer la nature même du conflit. Le Mali affronte une guerre asymétrique. Et dans une guerre asymétrique, l’ennemi ne porte pas toujours uniforme ; il peut être chauffeur, commerçant, berger, voisin ou voyageur. Le guérillero se fond dans le civil. La menace se dissout dans le quotidien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment feindre d’ignorer qu’un pays de plus de 1 204 000 km², bordé par sept frontières poreuses, ne se contrôle pas comme une citadelle ? C’est un espace, non une forteresse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous semblez découvrir, avec une indignation feinte, qu’un véhicule piégé ou des combattants aient pu infiltrer un dispositif. Mais dites-nous, où cela n’est-il jamais arrivé ? Le Stade de France, Le Bataclan, à l'aéroport de Bruxelles... à New-York,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>New Delhi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces nations étaient-elles pour autant en déliquescence ? Leurs gouvernemeants étaient-ils dissous parce qu’un ennemi invisible avait frappé ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Non !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On parla alors d’attaques terroristes, pas d’effondrement civilisationnel. "Kidal reoccupé, le Mali s'effondre "<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi ce qui serait analysé ailleurs avec sang-froid devient-il, s’agissant du Mali, prétexte à oraison funèbre ? Deux poids, deux langages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et voici votre autre argument : l’absence apparente du chef. Là encore, quel procès singulier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aux heures chaudes d’un assaut, qui exigerait d’un chef qu’il s’expose au feu pour satisfaire les caméras ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un commandement n’est pas une mise en scène.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Churchill ne parcourait pas les rues de Londres sous les bombes pour prouver son courage ; il gouvernait.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De Gaulle, en 1961, ne courait pas les casernes lors du putsch d’Alger ; il parlait à la nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et tant de chefs, au premier bruit d’armes, ont été mis à l’abri sans que des polémistes y voient matière à sarcasmes. Suivez mon regard il y a quelques heures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Votre ironie sur ce point n’est donc ni historique ni sérieuse. Elle est blessante. Et surtout injuste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui frappe dans votre texte, ce n’est pas sa virulence (les passions politiques ont leurs excès) mais sa légèreté devant le destin d’un peuple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous écrivez sur le Mali comme d’autres spéculent sur des ruines. Or il y a une différence entre critiquer un pouvoir et souhaiter, consciemment ou non, l’effondrement du pays. Montesquieu rappelait à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ce propps : « Il ne faut toucher aux lois que d’une main tremblante. » J’ajouterais : il faut parler d’un peuple en guerre avec une plume responsable. Car derrière vos formules, il y a des populations qui résistent, des soldats qui tombent, des familles qui enterrent les leurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On ne joue pas avec cela. Vous évoquez la « fin des juntes-providence ».Soit !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le débat sur les transitions militaires est légitime. Mais votre démonstration procède moins de l’analyse que du souhait. Vous annoncez la chute comme d’autres annoncent une prophétie. Or les prophètes de catastrophe se trompent souvent parce qu’ils prennent leurs désirs pour des diagnostics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a traversé empires, invasions, sécheresses, rebellions, sanctions, isolements. Et il est toujours là.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut décidément peu connaître ce pays pour le croire si facilement à genoux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Permettez à un homme de 73 ans, qui n’a plus rien à gagner ni à perdre, sinon la fidélité à quelques vérités, de remettre les choses à l’endroit : Non, le Mali n’est pas cet État fantôme que vous décrivez.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Non, chaque revers tactique n’annonce pas une apocalypse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Non, la guerre asymétrique ne se juge pas avec les critères d’une bataille napoléonienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et non, ceux qui refusent vos raccourcis ne sont ni naïfs ni aveugles. Je les refuse !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils sont simplement soucieux de ne pas confondre information et propagande.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, gardons-nous d’un travers que les anciens connaissaient bien : celui de l’hubris, cette démesure qui fait croire à l’homme qu’il possède seul le sens de l’Histoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Grecs en avaient fait une leçon.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sophocle écrivait : « L’orgueil enfante le tyran. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J’ajouterais volontiers : l’orgueil enfante aussi le polémiste persuadé d’avoir toujours raison.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De grâce, évitons donc de traiter avec une plume étriquée des sujets qui engagent la vie des peuples voisins.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali mérite mieux que des oracles de malheur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il mérite le discernement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et comme disait le Général : « La difficulté attire l’homme de caractère, car c’est en l’étreignant qu’il se réalise lui-même. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est dans l’épreuve.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’est ni vaincu, ni dissous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et ce n’est certainement pas depuis le balcon de l’exil qu’on écrira sa fin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dicko Seidina Oumar -DSO-<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste- Historien- Écrivain<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dicko Seidina Oumar -DSO-<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste- Historien- Écrivain<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Entre Nous : Un grand coup de com</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 17:10:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Oumar Mariko est apparu, le mercredi 21 avril 2026, dans une vidéo au milieu d’otages (militaires et civils) aux mains du Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (Gsim). La vidéo diffusée par France 24, une chaîne suspendue au Mali, a suscité moult commentaires, au point que certains se demandaient si ce n’est pas une création de l’Intelligence artificielle (IA).<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En exil depuis plus de quatre ans, l’ancien député à l’Assemblée nationale élu dans la circonscription de Kolondiéba, a pris son courage en main pour effectuer un voyage périlleux. Selon les informations rapportées par le journaliste, il s’est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rendu entre le 4 et 10 avril dans le secteur de Guiré. Situé en plein forêt de Wagadu dans la région de Nara, Guiré est le village d’origine du Président Modibo Kéita. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancien leader estudiantin a toujours eu des rapports assez cordiaux avec le leader du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans-Gsim- Iyad Ag Agaly, mais aussi avec les groupes rebelles. Dr Oumar Mariko est l’invité d’honneur de plusieurs importantes rencontres organisées à Kidal. Cela est connu de toute la république. Deux rappels historiques pour rafraichir la mémoire. En 2007, c’est Iyad Ag Agaly qui a permis à Dr Oumar Mariko d’obtenir le parrainage nécessaire à Kidal dans le cadre de la formalisation de sa candidature au scrutin présidentiel du 29 avril 2007. Le candidat du Parti Sadi a mis à profit le dépôt de son dossier de candidature à la Cour constitutionnelle pour remercier publiquement Iyad Ag Agaly. En 2012, le capitaine Amadou Haya Sanogo a dépêché Dr Oumar Mariko auprès d’Iyad Ag Agaly. Les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>2/3 du territoire national étaient alors sous occupation. La rencontre a eu lieu dans le secteur de Niafunké, région de Tombouctou. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En se rendant auprès de certains otages militaires et civils, Dr Oumar Mariko marque un grand coup politique au moment où le pays traverse une impasse sans précèdent sur plusieurs plans. Sans démagogie, il assume une certaine proximité avec le Gsim.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En acceptant que Dr Oumar Mariko rende visite à ses otages, le Gsim tente ainsi de soigner son image. Il poursuit aussi sa politique de séduction à l’endroit des populations, mais aussi de la communauté internationale. Le discours de ce mouvement plutôt connu pour son radicalisme a fondamentalement évolué ces derniers temps. Plus de diatribe anti-occidentale depuis l’arrivée de l’ex- chef de guerre d’Al-Qaïda à la tête de la Syrie ! Le Mouvement d’Iyad Ag Agaly a même lancé un appel aux forces politiques pour la formation d’un gouvernement sans les autorités actuelles du pays. Conscient de ses limites, le Gsim travaille à se rendre fréquentable à coup d’opérations de communication comme cette visite de Dr Mariko. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans doute, les images de Dr Mariko avec certains otages militaires et civils laisseraient difficilement indifférents les tenants du pouvoir à Bamako. Au-delà de la seule personne de Dr Mariko, faut-il craindre une alliance entre forces politiques et groupes armés contre Bamako ? Que va entreprendre Bamako pour parer à une telle éventualité ? Difficile d’y répondre. En attendant, le Procureur général près la Cour d’Appel de Bamako annonce avoir instruit au Procureur de la République en charge du Pôle de lutte contre la criminalité et le terrorisme d’ouvrir une enquête sur les liens présumés entre Dr Mariko et les « groupes armés terroristes ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique : Rude impatience</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-rude-impatience-3116249.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali traverse une transition politique et sociale où les attentes du peuple se heurtent à la dure réalité des infrastructures fragiles. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 02:14:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Dans les rues de Bamako comme dans les villages reculés, les coupures d’électricité intempestives plongent les foyers dans l’obscurité et les stations-service dans la confusion. Le gasoil, nerf vital des transports et de la production, se fait rare, et l’essence devient un bien convoité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">La transition politique, déjà marquée par l’incertitude, se double d’une crise énergétique qui exacerbe les frustrations. Les citoyens, habitués à juger leurs gouvernants à l’aune de promesses immédiates, peinent à accepter que les solutions durables exigent du temps, des investissements et une réorganisation systémique. L’électricité, symbole de modernité, devient un champ de bataille quotidien. Chaque coupure est interprétée comme une preuve d’incompétence, chaque pénurie comme une trahison. Pourtant, derrière ces dysfonctionnements se cachent des réalités complexes : infrastructures vieillissantes, dépendance aux importations, corruption enracinée et instabilité régionale qui freinent les réformes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Le peuple malien, fort de son histoire de résistance et de solidarité, semble aujourd’hui prisonnier d’une impatience qui fragilise le contrat social. La résilience, cette capacité à absorber les chocs et à transformer l’adversité en force, s’effrite face à la répétition des crises. Les files interminables devant les stations, où l’on oublie que la rareté du carburant est aussi le reflet d’une économie mondiale instable et d’un marché intérieur mal régulé. La compréhension des enjeux macroéconomiques cède la place à une indignation immédiate, et l’analyse des causes profondes est remplacée par la recherche de coupables visibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Cette impatience traduit une fracture entre gouvernants et gouvernés. Les dirigeants, souvent accusés d’inefficacité, peinent à communiquer de manière transparente sur les contraintes qu’ils affrontent. Le peuple, lui, réclame des résultats tangibles et rapides. Le manque de « favorabilité », c’est-à-dire la disposition à accorder du crédit et du temps aux autorités, devient un obstacle majeur. Dans un contexte où la confiance est déjà érodée par des décennies de promesses non tenues, chaque panne électrique ou pénurie de gasoil agit comme une étincelle qui ravive la défiance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Pourtant, la patience et la résilience ne sont pas des vertus passives. Elles exigent une conscience collective, une capacité à analyser les crises au-delà de leur impact immédiat. Le peuple malien gagnerait à transformer son indignation en exigence constructive, en demandant non seulement des solutions rapides mais aussi des réformes structurelles. Les dirigeants, de leur côté, doivent comprendre que la communication est une arme aussi puissante que l’action. Expliquer les causes des coupures, détailler les plans de redressement, reconnaître les limites et les erreurs : autant de gestes qui peuvent restaurer une part de confiance et encourager la patience.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">La transition actuelle est une épreuve de maturité politique et sociale. Elle met à nu les fragilités d’un pays où l’énergie et le carburant sont les poumons de l’économie, mais aussi les symboles de la dignité quotidienne. Elle révèle un peuple qui aspire à mieux… Elle expose des dirigeants qui doivent composer avec des contraintes lourdes tout en affrontant une impatience populaire qui ne tolère plus les lenteurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Dans ce théâtre des frustrations, la clé réside dans une réconciliation entre attentes et réalités. Le peuple doit redécouvrir la valeur de la patience comme outil de résistance et de construction. Les dirigeants doivent apprendre à susciter la compréhension par la transparence et l’humilité. La résilience collective, loin d’être une résignation, doit devenir une stratégie nationale : accepter les crises comme des étapes, et non comme des fins. Car un pays qui ne sait pas attendre, analyser et comprendre ses propres limites risque de transformer chaque pénurie en chaos et chaque coupure en rupture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Le Mali, aujourd’hui plongé dans les ténèbres de ses coupures et les files de ses stations-service, a besoin d’une lumière nouvelle : celle d’une conscience citoyenne capable de dépasser l’impatience pour bâtir une confiance durable. La transition n’est pas seulement politique, elle est culturelle et sociale. Elle exige que le peuple et ses dirigeants apprennent ensemble à transformer la pénurie en leçon, l’obscurité en réflexion, et l’attente en force. C’est à ce prix que le Mali pourra espérer sortir de l’impasse et retrouver le souffle d’une nation qui avance malgré les crises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">MKL <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Focus : Cri de cœur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-cri-de-coeur-3116251.html</link>
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<description><![CDATA[ Il faut commencer par saluer la bravoure des Forces Armées Maliennes (FAMa) et des populations maliennes qui, le 25 avril 2026, ont fait front face à une agression barbare perpétrée par des voyous instrumentalisés depuis l’extérieur. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 02:04:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">À Bamako, Kati, Gao, Sévaré et Kidal, la riposte de nos forces armées et de sécurité a été immédiate, héroïque et déterminante. Partout des citoyens déterminés ont participé à cette riposte, prouvant que la défense nationale ne se limite plus aux casernes. Cependant, derrière ces évènements, des questions brûlantes demeurent et elles ne peuvent être éludées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Comment ces attaques ont-elles pu se produire le même jour, de façon presque simultanée atteindre jusqu’à Kati, cœur militaire du pays ? Comment des colonnes armées ont-elles pu s’infiltrer et frapper simultanément plusieurs localités stratégiques ? Ont-elles bénéficié de complicités internes ? Y a-t-il eu des failles dans le renseignement ? Ces interrogations demeurent pour l’instant. Mais elles méritent des réponses urgentes. Car si la bravoure des FAMa est indiscutable, l’efficacité des dispositifs sécuritaires reste à interroger. Et il est temps de dire les choses crûment : la gestion sécuritaire à certains niveaux a trop souvent été laxiste, réactive et tardive. Le manque d’anticipation est palpable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">L’impératif de pérennisation des dispositifs sécuritaires doit désormais s’imposer comme une stratégie nationale. Il faut rompre avec le pilotage à vue, avec les improvisations, avec les lamentations après coup. La sécurité doit être une armature permanente, insensible à l’usure du temps ou à la fausse sensation d’accalmie. Les lamentations entendues dans nos cités ne sont pas des aveux de faiblesse, mais le cri lucide d’un peuple dos au mur qui exige que la vigilance devienne une culture inébranlable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Cette refondation exige une lutte sans merci contre la culture de l’impunité à tous les niveaux, civils comme militaires. Il faut tirer rapidement tous les enseignements des événements et sanctionner les responsables. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">En définitive, l’heure est au sursaut national. La paix ne sera plus dictée de l’extérieur par des alliés de circonstance, mais construite de l’intérieur par une présence militaire inamovible. Le sacrifice demandé aux Maliens est immense, mais il est le prix d’un État nouveau, capable d’anticiper plutôt que de subir. En pérennisant nos efforts et en refusant de céder au confort trompeur d’une paix provisoire, nous bâtissons un Mali où chaque point de contrôle devient une sentinelle éternelle de notre dignité retrouvée.  <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>GOONGA  TAN : Mali&#45;Mauritanie : le traité de Kayes, soixante ans d&amp;apos;une frontière maitrisée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-mali-mauritanie-le-traite-de-kayes-soixante-ans-dune-frontiere-maitrisee-3116181.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Apr 2026 02:08:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vieux de plus de soixante ans, signé le 16 février 1963 à Kayes, le traité de délimitation de la frontière entre le Mali et la Mauritanie demeure bien davantage qu'un accord technique. Il incarne un choix politique fondateur : celui de faire d'un espace historiquement partagé non pas une ligne de rupture, mais un cadre ordonné, stable et propice à la coexistence pacifique. À l'aube des indépendances, alors que les jeunes États africains s'attelaient à consolider leur souveraineté, cet accord a posé les bases d'un voisinage apaisé.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre le Sahara et le fleuve Sénégal, les circulations humaines ont de tout temps précédé les frontières. Échanges commerciaux, solidarités pastorales, liens familiaux et brassages culturels ont façonné cet espace commun bien avant l'apparition des tracés administratifs. Le mérite du traité n'a pas été de rompre cette dynamique, mais de l'organiser. En donnant une forme juridique à une réalité historique, il a permis d'écarter les ambiguïtés qui, ailleurs, ont nourri des contentieux. C'est là sa singularité profonde : il n'a pas dressé une séparation, il a consolidé une stabilité. Tout en tenant compte des changements inhérents à la vie. Au nombre de ses changements, j'ai retenu l'absence de la langue de bois, surtout pour le Mali, pour qui parler vrai aux voisins quand la sécurité est en jeu, en ayant en vue que : "les bons comptes font les bons amis".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant au tracé retenu, fondé sur des repères naturels et des références géographiques précises, il a été accepté dans un esprit de pragmatisme et de responsabilité. Très tôt, cette frontière clarifiée a instauré un climat de confiance entre Bamako et Nouakchott. Elle a offert un cadre lisible aux relations bilatérales, favorisé la coopération et réduit le risque de malentendus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus encore, elle a permis aux populations frontalières de continuer à vivre sans rupture brutale.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Une vraie prouesse, dans une région où les appartenances familiales, économiques et culturelles débordent les frontières. Et si l'on sait qu'une délimitation rigide ou mal pensée aurait pu fragiliser le tissu social, le choix opéré en 1963 a, au contraire, préservé et renforcé les conditions de stabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis lors, cette frontière joue un rôle essentiel dans le " bon vivre " entre les deux pays. Elle structure les échanges sans les entraver, encadre les interactions sans les figer. Les marchés transfrontaliers, les déplacements saisonniers et les relations entre communautés témoignent d'une coexistence apaisée, rendue possible par la clarté du cadre établi. Ce n'est donc point un hasard si, malgré les turbulences régionales, les relations entre le Mali et la Mauritanie ont globalement échappé aux crises frontalières majeures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le traité consacre également une approche pragmatique des ressources partagées, notamment dans les zones sahéliennes où l'eau est rare et vitale. En reconnaissant la validité d'accords antérieurs sur l'usage des puits, il a entériné des pratiques anciennes fondées sur la solidarité et l'interdépendance. Là encore, la frontière n'apparaît pas comme un mur, mais comme un espace de gestion concertée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus de six décennies après sa signature, cet accord continue de produire ses effets. Conçu pour une durée illimitée, il a institué un mécanisme de règlement pacifique des différends, fondé sur le dialogue diplomatique. Cette culture de la concertation, ancrée dès les premières années d'indépendance, demeure aujourd'hui un atout précieux dans un environnement sahélien marqué par les fragilités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est précisément à la lumière de cet héritage qu'il faut éviter les "ruptures" proposées par certains mécréants et mercenaires de la plume et des réseaux sociaux dont les informations récentes font état d'incidents majeurs dans la zone frontalière. Ces rumeurs, amplifiées sur les réseaux sociaux et relayées par certains médias internationaux, ont évoqué, en effet, une prétendue incursion de soldats maliens sur le territoire mauritanien. Dans un contexte régional sous tension, ces allégations ont naturellement suscité des interrogations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais les autorités mauritaniennes ont rapidement opposé un démenti formel. Selon son état-major général des armées, "les mouvements observés se déroulaient exclusivement sur le territoire malien." Les localités citées se situent du côté malien, à proximité de la ligne de démarcation, sans franchissement de frontière. Ce rappel factuel, appuyé par des éléments cartographiques, invite à relativiser la portée des informations iconoclastes diffusées récemment.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà du démenti, cet épisode met en lumière un enjeu contemporain majeur : celui de la circulation de l'information univoque et condescendante. Or, dans des régions où les liens entre populations sont étroits, les rumeurs peuvent rapidement alimenter l'incompréhension. D'où la nécessité d'une communication rigoureuse, fondée sur des sources fiables. Cela dit, je pense<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu'il importe également de replacer ces événements dans leur contexte réel. Le Mali et la Mauritanie font face à des défis sécuritaires communs, notamment liés à la présence de groupes armés dans certaines zones sahéliennes. Dans ce cadre, les mouvements de troupes observés relèvent souvent d'opérations internes, de dispositifs de surveillance ou d'ajustements tactiques. Ils ne traduisent nullement une remise en cause de la frontière, mais une adaptation aux impératifs du moment.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les échanges diplomatiques récents entre les deux pays confortent cette lecture. Les contacts entre responsables, surtout au niveau des ministères des Affaires étrangères, témoignent d'une volonté constante de privilégier le dialogue.Ainsi, loin de signaler une dégradation des relations, les épisodes récents apparaissent comme des manifestations ponctuelles dans un environnement complexe. Ils ne remettent pas en cause la solidité d'un lien construit sur des décennies de coopération, de pragmatisme et de respect mutuel.Plus de soixante ans après, notre héritage commun légué par Ould Daddah et Modibo Keïta continue d'inspirer. Face aux rumeurs comme aux défis contemporains, il demeure une boussole précieuse : celle de la raison, du dialogue et du respect des faits.<span style="mso-spacerun: yes;">        </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                        </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Seidina Oumar DICKO<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste - Historien - Écrivain<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Enfin, les masques tombent !!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-enfin-les-masques-tombent-3116168.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 15:58:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><em><strong>Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, Aboubacar Sidiki Fomba, Membre du Conseil national de la transition (CNT) invite le gouvernement à interdire les débats télévisés contradictoires. Selon lui, ces débats offrent l’opportunité à certaines personnes de critiquer la gouvernance du pays dans le but de susciter une révolte des populations contre les dirigeants de la transition. Une sortie qui intervient après un débat organisé par la chaîne de télévision privée TM1. Lequel débat a suscité des vives réactions au sein de l’opinion publique.</strong></em> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nommé par décret, Aboubacar Sidiki Fomba siège au sein de l’organe législatif de la transition en qualité de membre voire de Président de la Commission Santé, du Développement social et de la Solidarité du CNT. Depuis plus de 5 ans, soit une législature, le Président de l’ex Parti Adepm (Alliance démocratique du peuple du Mali) qui est passé par le PACP (Parti pour l'Action Civique et Patriotique) de l’ambassadeur Yeah Samaké, assume les fonctions du député avec toutes les conséquences de droit découlant de ce statut sans le moindre mandat électif. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La loi portant répression de la cybercriminalité ne suffit-elle pas contre les voix critiques de la gestion des affaires publiques ? Pourquoi des appels pour interdire les débats contradictoires ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les masques tombent enfin avec cette sortie de Fomba. Voudrait-on<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>poser les fondations de la refondation avec des briques du mensonge ou de la manipulation qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Les voix critiques dérangent ! Les prises de parole visant à éclairer les consciences citoyennes ne sont pas les bienvenues comme pour donner raison à Amnesty International. En effet, dans son rapport intitulé « silence et répression : le nouveau visage du sahel », elle dénonce un climat d’intimidation qui a transformé l’espace public au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Selon l’organisation de défense des droits de l’homme, « les débats disparaissent, la critique conduit en prison, l’autocensure devient un réflexe de survie ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un message posté sur sa page Facebook, l’ancien président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) Aguibou Bouaré, souligne que « la liberté d’expression, loin d’être le problème participe de la solution. Les débats sont à encourager pour mieux éclairer l’autorité ! ». Le Président Bouaré a raison. Les débats contribuent à aider les autorités dans la prise de décision. Les « rats» de tous les régimes et les opportunistes de tout acabit ne sont pas à l’aise dans la contradiction saine et constructive. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 4 septembre 2013, le Procureur près la Cour suprême du Mali, Mahamadou Boiré, dans son réquisitoire lors de l’audience solennelle de prestation de serment du Président, Ibrahim Boubacar Kéïta avait lancé : « Excellence, méfiez-vous des rats des palais présidentiels que sont les courtisans et autres experts en avis et conseils laudatifs qui sont la cause de moult désinformations et de dérapages dans nos pays ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Par Chiaka Doumbia</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle : « Travailler toute une vie et voir sa retraite volée, quel choc pour Boubacar »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-travailler-toute-une-vie-et-voir-sa-retraite-volee-quel-choc-pour-boubacar-3116108.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 08:51:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><em>Boubacar pensait avoir fait le plus difficile. Après des décennies de travail, il s’apprêtait à entrer à la retraite avec l’espoir d’un repos mérité et d’une certaine stabilité. Mais au moment de constituer son dossier, la réalité le rattrape.</em><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une partie de ses cotisations sociales n’a jamais été versée par son ancien employeur. Les années de service sont là, les fiches de paie parfois aussi, mais dans les registres, des périodes entières sont manquantes. Le calcul de sa pension est revu à la baisse. Ce qu’il pensait être un droit devient une incertitude.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Boubacar, le choc est brutal. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment accepter que des années de travail ne soient pas reconnues ? Comment reconstruire des preuves, retrouver des documents, contacter une entreprise qui n’existe parfois plus ? Des questions qui devraient nous interpeller.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les démarches commencent alors, longues et complexes. Aller d’un bureau à un autre, fournir des justificatifs, tenter de reconstituer un parcours professionnel, prendre un avocat et payer des frais supplémentaires… Mais le temps joue contre lui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce type de situation révèle une faille profonde. Derrière un simple manquement administratif se cache une conséquence humaine majeure : une retraite fragilisée, parfois compromise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, des solutions existent pour éviter ces drames silencieux : renforcer les contrôles sur les cotisations sociales, organiser des campagnes de communication sur la retraite, ouvrir une plateforme pour permettre aux travailleurs de consulter régulièrement leur situation, responsabiliser davantage les employeurs et faciliter les recours en cas de manquement…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car la retraite ne devrait pas être un moment d’angoisse, mais une étape de repos après des années d’effort. Et garantir à chacun le droit de bénéficier du fruit de son travail, c’est aussi protéger la dignité de toute une vie et de tous les travailleurs<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père :  Entre nous, à qui la faute ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-entre-nous-a-qui-la-faute-3116105.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 08:11:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui cher grand-père, entre nous et à vrai dire à qui la faute ? La constitution nous demande de passer désormais par le vote pour donner mandat à qui va nous diriger ou nous représenter. Au lieu d’élire des hommes et des femmes capables, on a élu et octroyer le pouvoir aux plus offrants. Au lieu des idées, on a pris ceux qui ont du blé.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A qui la faute, entre nous et à vrai dire ? La loi nous autorise à créer des partis politiques sur des bases idéologiques et des logiques de gouvernances claires. La loi prévient que les partis politiques soient dirigés par des hommes élus au sein des partis par des militants pour des mandats d’abord, et ensuite concourir à la conquête du pouvoir. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A qui la faute, à vrai dire, entre nous ? Au lieu de cela, certains sont venus mettre en place des GIE (groupements d’intérêt économique), qui au lieu des arguments idéologiques et des programmes politiques, ont proposé des billets de banques. Et les électeurs ont pris les billets de banque, ont offert leur voix et voté aux plus offrants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre nous à qui la faute, à vrai dire ? Les partis devraient convaincre des programmes et des idées. Les partis devraient attirer par leur vision et leur projet sociétal. Les partis devraient convaincre par rapport à leur position sur certaines questions cruciales. Les partis devraient être communistes, socialistes, capitalistes et attirer les communistes, les capitalistes, socialistes et autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A vrai dire, entre nous, à qui la faute ? Si au lieu de cela, les partis n’ont eu des bases que des hommes et femmes qui ont attiré avec leur rang social, leur groupe ethnique, leurs capacités d’achats de voix. Si les partis n’ont attirés que des parents proches, des amis et autres affinités socioculturelles telles que la religion, les tribus, les ethnies... <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre nous, à vrai dire, à qui la faute ? Est-ce nous qui avons mal fait, ou c’est la démocratie qui est mauvaise en soi ? Posons les bonnes questions et remettons-nous en question. Acceptons mais gardons en tête, les démocrates ont échoué peut-être, mais nul n’a fait mieux qu’eux, pour le moment. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A mardi prochain pour 348ème lettre. Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin :  Silence stratégique ou effacement politique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-silence-strategique-ou-effacement-politique-3116102.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 07:51:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au grin, cet espace familier où la parole circule librement, le constat est sans détour : les hommes politiques maliens ont changé. Moins audibles, plus réservés, parfois presque invisibles. Mais derrière cette discrétion nouvelle, une question s’impose. S’agit-il d’une prudence tactique ou d’une peur diffuse ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis l’avènement de la Transition en 2020, le paysage politique malien a subi une transformation profonde. La suspension, puis la dissolution des partis politiques annoncées le 13 mai 2025, ont marqué un tournant décisif. Officiellement, il s’agissait de réorganiser le champ politique. Dans les faits, beaucoup y voient une mise entre parenthèses du pluralisme, voire un rétrécissement de l’espace démocratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au grin, les analyses convergent : cette situation a affecté le moral de la classe politique. Habitués à occuper le terrain, à mobiliser, à contester, les acteurs politiques semblent aujourd’hui désarmés, ou du moins contraints à une forme d’auto-censure. La parole s’est faite rare, mesurée, parfois calculée au millimètre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains y voient une prudence nécessaire dans un contexte où les rapports de force ont changé. D’autres parlent plus franchement de peur peur de sanctions, peur de marginalisation, peur de perdre définitivement le peu d’espace qui reste. Dans tous les cas, cette retenue interroge sur la capacité des politiques à jouer leur rôle fondamental : porter la contradiction, proposer des alternatives, incarner le débat public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car une démocratie sans voix discordante s’appauvrit. Les membres du grin le disent avec une image simple mais forte : « la critique est à la société ce que la douleur est au corps humain ». Elle dérange, certes, mais elle alerte. Elle signale les dysfonctionnements, empêche l’engourdissement, oblige à corriger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or aujourd’hui, cette fonction critique semble fragilisée. En marginalisant les partis politiques, c’est tout un équilibre qui vacille. La confiance envers les leaders s’érode, leur capacité de mobilisation s’affaiblit, et leur influence risque de se diluer dans la durée. Le danger n’est pas seulement leur silence actuel, mais leur difficulté future à redevenir audibles et crédibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le grin, lui, reste vigilant. Car derrière les discussions informelles se cache une lucidité populaire : un pays ne peut durablement avancer sans débat, sans contradiction, sans diversité d’opinions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Reste à savoir si les politiques maliens retrouveront la voix… Ou s’ils s’habitueront au silence<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I<strong>brahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Une grande victoire à faire connaître</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-une-grande-victoire-a-faire-connaitre-3116067.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Tribunal Permanent des Peuples (TPP) a, au cours de sa session des 23, 24 et 25 octobre 2025, condamné les Etats du Maghreb et plusieurs autres de l’Union européenne pour violations des droits humains des personnes migrantes. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 10:26:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Consultable en ligne, l’acte d’accusation de plus 100 pages de cette juridiction vise « à établir la responsabilité juridique, politique et morale des États du Maghreb, de l’Union européenne et de plusieurs de ses États membres dans des violations graves, systématiques et documentées du droit international, des droits humains et du droit des personnes migrantes ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l’acte d’accusation, « depuis plus d’une décennie, les politiques migratoires adoptées et coordonnées entre l’Union européenne et les pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Mauritanie) ont instauré un régime transnational de violence institutionnalisée, opéré sous couvert de lutte contre  l’immigration irrégulière ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le TPP énumère plusieurs manifestations de ce régime de répression qui coûte la vie à des milliers de migrants, dont les squelettes demeurent au fond de l’océan ou sous le sable brûlant du Sahara. Parmi celles-ci,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la militarisation croissante des frontières et l’usage systématique de la force<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>; l’augmentation abasourdissante des ressources humaines et matérielles mobilisées dans la répression de la migration ; la prolifération de lieux de détention, souvent en dehors de tout cadre légal ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la criminalisation des personnes migrantes ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la criminalisation de la solidarité, à travers des poursuites judiciaires ou des pressions administratives visant des ONG, des avocats, des journalistes ou des citoyens ayant porté assistance à des personnes migrantes ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la diffusion institutionnelle de discours racistes et xénophobes. « Face à cette situation, il ne s’agit pas d’un simple « échec humanitaire », mais bien d’un projet politique structuré, assumé et mis en œuvre de manière concertée. Un projet qui organise l’abandon, la souffrance, l’humiliation et la mort, au service d’intérêts géopolitiques, économiques et sécuritaires – et qui s’accompagne, dans les États concernés, d’une propagande institutionnelle visant à légitimer ces violences, à désigner les personnes migrantes comme des menaces, et à préparer les opinions publiques à l’acceptation de l’inacceptable », peut-on lire dans l’acte d’accusation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette décision symbolique du Tribunal Permanent des Peuples et le contenu de son acte d’accusation doivent être portés à la connaissance publique africaine et internationale. Sauf qu’il ne faut pas compter sur les grands médias occidentaux, dont le traitement des questions migratoires est orienté, la représentation de la problématique biaisée. Ainsi, vous ne verrez pas cette décision du TPP condamnant l’UE et les pays du Maghreb faisant la Une des grandes chaînes de télévision ou des grands journaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré le blackout médiatique de la « grande presse occidentale », cette décision du TPP constitue une prise de conscience face à la situation subie par les personnes migrantes de la part de plusieurs pays de l’Union européenne et des pays du Maghreb. Ils ont fait de la question migratoire un véritable fonds de commerce pour pomper des millions d’euros de Bruxelles, histoire de freiner le flux des migrants. Certains pays membres de l’UE et du Maghreb sont, pour une fois, reconnus coupables de violations graves des droits humains des personnes migrantes. Cela doit être connu de tous. Car c’est une grande victoire !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Une grande victoire à faire connaître</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-une-grande-victoire-a-faire-connaitre-3116068-3116068.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Tribunal Permanent des Peuples (TPP) a, au cours de sa session des 23, 24 et 25 octobre 2025, condamné les Etats du Maghreb et plusieurs autres de l’Union européenne pour violations des droits humains des personnes migrantes. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 01:57:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Consultable en ligne, l’acte d’accusation de plus 100 pages de cette juridiction vise « à établir la responsabilité juridique, politique et morale des États du Maghreb, de l’Union européenne et de plusieurs de ses États membres dans des violations graves, systématiques et documentées du droit international, des droits humains et du droit des personnes migrantes ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l’acte d’accusation, « depuis plus d’une décennie, les politiques migratoires adoptées et coordonnées entre l’Union européenne et les pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Mauritanie) ont instauré un régime transnational de violence institutionnalisée, opéré sous couvert de lutte contre  l’immigration irrégulière ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le TPP énumère plusieurs manifestations de ce régime de répression qui coûte la vie à des milliers de migrants, dont les squelettes demeurent au fond de l’océan ou sous le sable brûlant du Sahara. Parmi celles-ci,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la militarisation croissante des frontières et l’usage systématique de la force<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>; l’augmentation abasourdissante des ressources humaines et matérielles mobilisées dans la répression de la migration ; la prolifération de lieux de détention, souvent en dehors de tout cadre légal ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la criminalisation des personnes migrantes ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la criminalisation de la solidarité, à travers des poursuites judiciaires ou des pressions administratives visant des ONG, des avocats, des journalistes ou des citoyens ayant porté assistance à des personnes migrantes ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la diffusion institutionnelle de discours racistes et xénophobes. « Face à cette situation, il ne s’agit pas d’un simple « échec humanitaire », mais bien d’un projet politique structuré, assumé et mis en œuvre de manière concertée. Un projet qui organise l’abandon, la souffrance, l’humiliation et la mort, au service d’intérêts géopolitiques, économiques et sécuritaires – et qui s’accompagne, dans les États concernés, d’une propagande institutionnelle visant à légitimer ces violences, à désigner les personnes migrantes comme des menaces, et à préparer les opinions publiques à l’acceptation de l’inacceptable », peut-on lire dans l’acte d’accusation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette décision symbolique du Tribunal Permanent des Peuples et le contenu de son acte d’accusation doivent être portés à la connaissance publique africaine et internationale. Sauf qu’il ne faut pas compter sur les grands médias occidentaux, dont le traitement des questions migratoires est orienté, la représentation de la problématique biaisée. Ainsi, vous ne verrez pas cette décision du TPP condamnant l’UE et les pays du Maghreb faisant la Une des grandes chaînes de télévision ou des grands journaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré le blackout médiatique de la « grande presse occidentale », cette décision du TPP constitue une prise de conscience face à la situation subie par les personnes migrantes de la part de plusieurs pays de l’Union européenne et des pays du Maghreb. Ils ont fait de la question migratoire un véritable fonds de commerce pour pomper des millions d’euros de Bruxelles, histoire de freiner le flux des migrants. Certains pays membres de l’UE et du Maghreb sont, pour une fois, reconnus coupables de violations graves des droits humains des personnes migrantes. Cela doit être connu de tous. Car c’est une grande victoire !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>GOONGA TAN : Essoufflement des djihadistes: une accalmie trompeuse ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-essoufflement-des-djihadistes-une-accalmie-trompeuse-3115945.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 Apr 2026 01:49:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sahel semble respirer à nouveau. À en croire les dernières données du Global Terrorism Index 2026, publié par l'Institute for Economics &amp; Peace, le terrorisme recule à l'échelle mondiale, singulièrement au Sahel : moins d'attaques, moins de victimes, une tendance globale à la décrue. <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les chiffres sont là, implacables en apparence. Les décès liés au terrorisme auraient chuté de 28 %, pour s'établir à 5582 au niveau mondial. À première vue, le constat est encourageant, presque rassurant. Mais cette accalmie statistique mérite d'être interrogée. Car derrière la baisse générale se dessine une réalité plus complexe, plus inquiétante aussi : le terrorisme ne disparaît pas, il se déplace, se concentre et se transforme. Il change de visage sans renoncer à sa logique de prédation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">e rapport confirme ce que de nombreux observateurs pressentaient déjà : le recul des attaques spectaculaires, fortement médiatisées, coïncide avec l'essor d'une violence plus diffuse dans les zones fragiles. Dans l'une de ces zones ciblées par les djihadistes, plusieurs compagnies de transport routier ont fait leur entrée ce lundi 6 avril 2026. Il s'agit de la ville historique de Nioro du Sahel, à l'ouest du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon des informations concordantes recueillies sur le terrain, ce mouvement simultané de bus de voyageurs suscite un vif intérêt parmi les populations locales, tant par son ampleur que par son caractère inhabituel depuis plusieurs mois. D'après nos recoupements, ces arrivées multiples seraient le résultat d'un retour de la sécurité et d'une coordination entre plusieurs opérateurs de transport, sans qu'une communication officielle n'ait, pour l'heure, précisé les raisons exactes de ce redéploiement. Certaines sources évoquent pourtant une action des FAMa ayant permis une réorganisation du trafic dans la cité religieuse de la Tidjaniyya.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cet égard, les progrès spectaculaires de ce type enregistrés dans certains pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso) sont salués comme des avancées notables. Selon les analyses relayées par des observateurs bien informés, ces résultats témoignent de l'efficacité croissante des stratégies sécuritaires mises en œuvre par les États de l'Alliance des États du Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Burkina Faso enregistre ainsi une baisse spectaculaire de 45 % des décès liés au terrorisme, la plus forte au monde. Le Mali en est à sa troisième année consécutive de recul des violences, une performance rare dans la région. Quant au Niger, il connaît une diminution significative des attaques et des pertes humaines. Ce sont là les signes manifestes d'une montée en puissance de ses forces de défense, tant ces avancées sont réelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elles traduisent une volonté politique affirmée, une réorganisation des dispositifs sécuritaires et, dans certains cas, une reconquête progressive de zones autrefois abandonnées. Mais elles ne doivent pas masquer l'essentiel : l'Afrique subsaharienne demeure l'épicentre mondial du terrorisme. Six des dix pays les plus touchés s'y trouvent encore, concentrant à eux seuls plus de la moitié des victimes recensées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sahel, en particulier, reste au cœur de cette géographie mouvante de la violence. Loin d'être un simple foyer résiduel, il est devenu un laboratoire des mutations contemporaines du terrorisme. Les groupes affiliés à Al-Qaïda et au JNIM continuent d'y opérer avec une capacité d'adaptation remarquable. Ils se fragmentent, se recomposent, s'ancrent dans les réalités locales tout en restant connectés à des réseaux transnationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce que révèle en profondeur le Global Terrorism Index 2026, c'est une transformation structurelle du phénomène terroriste. Il ne s'agit plus seulement de frapper des cibles symboliques ou de porter un discours idéologique global. L'objectif est désormais plus pragmatique, plus territorial : contrôler des espaces, capter des ressources, instaurer des formes d'autorité parallèles. Le terrorisme devient une économie de guerre, un mode de gouvernance informel dans des zones dans lesquelles l'État peine à s'imposer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, le Sahel se retrouve à la croisée des chemins. D'un côté, une dynamique de reconquête souveraine portée par des choix politiques assumés, une redéfinition des partenariats internationaux et une montée en puissance des armées nationales. De l'autre, une réalité de terrain marquée par la persistance de zones grises, difficilement contrôlables, où l'autorité étatique reste contestée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus insidieuse encore est l'évolution sociologique du phénomène. Le rapport met en lumière une accélération préoccupante de la radicalisation des jeunes. Dans un environnement marqué par le chômage de masse, la marginalisation et une défiance croissante envers les institutions, les groupes armés trouvent un vivier de recrutement quasi inépuisable. L'adhésion ne relève plus d'un long processus d'endoctrinement ; elle peut se faire en quelques semaines, parfois même à distance, à travers les réseaux numériques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali comme ailleurs dans la région, cette réalité prend une dimension particulière. Dans certaines zones, rejoindre un groupe armé n'est plus seulement un choix idéologique, c'est une stratégie de survie. L'absence d'alternatives économiques, éducatives ou sociales transforme l'engagement armé en option par défaut. À cela s'ajoute une violence coercitive extrême : refus d'enrôlement puni par des exécutions sommaires, diffusion d'images de terreur pour dissuader toute résistance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès lors, peut-on réellement se réjouir de la baisse globale du terrorisme ? Oui, sans doute, mais à condition de ne pas se laisser aveugler par la moyenne. Car une moyenne mondiale, par définition, lisse les contrastes et masque les foyers de crise. Et aujourd'hui, le cœur de la tragédie demeure au Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le paradoxe est désormais bien établi : le terrorisme recule là où les États sont forts, mais prospère là où ils vacillent. Cette évidence appelle une réponse qui dépasse le seul registre militaire. Car si les opérations sécuritaires sont indispensables, elles ne sauraient suffire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La bataille se joue aussi sur le terrain du développement, de la gouvernance et de la justice sociale. Réhabiliter l'école, restaurer la confiance entre les citoyens et l'État, réinvestir les territoires délaissés, offrir des perspectives à une jeunesse en quête d'avenir : telles sont les autres lignes de front décisives. Car, au fond, le terrorisme prospère moins sur la religion que sur le vide. Vide institutionnel, vide économique, vide d'espoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le défi est immense, mais il n'est pas hors de portée. Il exige une vision de long terme, une cohérence des politiques publiques et une mobilisation collective. Il impose surtout une lucidité sans complaisance : reconnaître que la lutte est à la fois interne et externe, sécuritaire et sociale, immédiate et structurelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ignorer cette réalité serait une erreur. La sous-estimer, une faute. Et croire que la baisse globale du terrorisme suffit à rassurer serait, sans doute, la plus dangereuse des illusions.<span style="mso-spacerun: yes;">                                                </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">DICKO Seidina Oumar</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Journaliste - Historien - Écrivain</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père :  Voilà, un parcours exceptionnel !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-voila-un-parcours-exceptionnel-3115869.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 11:32:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher grand-père, dans cette 346ème lettre, je vais m’amuser à décrire le parcours d’un homme politique, pas académique, professionnel ou social, mais ce qu’il faut au sein d’un parti pour grimper les échelons. Oui grand-père, le parcours et le vécu au sein d’un parti de la base au sommet, d’abord du parti avant celui de l’Etat. Rien ne s’improvise en politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher grand-père, l’idéal est qu’un parti soit formé à partir de certaines bases idéologiques. Aujourd’hui, ces bases pourront être, comment le parti compte se classer par rapport au nationalisme : rude, souple ou pas du tout ? Par rapport aux blocs mondiaux : aligné, bloc russo-chinois ou occidental ? Par rapport à la démocratie : populaire, sociale ou libérale ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher grand-père, si les membres du futur parti, discutent, éclaircissent les zones d’ombres et créent leur parti, le parti s’aligne.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Et si un jeune trouve que le parti est direct ligne avec ses convictions profondes, il rejoint le parti et y devient militant. Cela pour deux objectifs : Aider le partir à conquérir le pouvoir et développer son pays selon l’idéologie politique sociale et économique du parti. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le parti a des structures de la base au sommet du parti. Le parti a des comités, qui sont les premières bases et locales du parti. Ensuite des sous-sections, un peu dessus des comités et avant les sections. Au début le jeune, il intègre le parti par le comité. C’est la base. Il y travaille et y milite. Les comités, envoient leurs leaders à la sous-section, sur la confiance et le bon leadership.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Arrivé à la sous-section, le jeune y milite et y travaille. Aussi bien le comité que la sous-section, tous les postes sont occupés par élection avec un mandat renouvelable. Après les sous-sections, viennent les sections. L’avant-dernière étape avant le bureau national. Les sections envoient aux grandes sections. Tout est vote. Tout est mandat. Du comité aux grandes sections.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les comités seront les représentations de village ou de quartier. Les sous-sections et les sections, comme les communes et les cercles. Et les grandes sections correspondront à la représentation régionale du parti. Et c’est cette dernière base qui fait confiance et mandate afin d’aller représenter au niveau national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour arriver à ce niveau national, vote par vote sur la confiance et le leadership, il faut avoir gagné toutes les guerres. Les guerres contre soi. Les guerres d’égo. Il faut avoir fait face à toutes sortes d’émotions et d’humeur. Il faut avoir appris à gérer l’homme dans toutes ses dimensions. Au moment où le jeunes arrivent au bureau national et devient peut-être le président, tu trouveras :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’il est apte à diriger tout un pays. Qu’il est apte à écouter et à prendre des bonnes décisions. Qu’il est apte à se détacher de ses émotions et aller dans le bon sens. Qu’il est humble, courageux, travailleur, orateur... Qu’il est leader d’hommes et d’équipes. Voilà,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le parcours exceptionnel de l’homme politique, nulle part ailleurs. L’idéal !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin :  Même pas les couches pour bébés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-meme-pas-les-couches-pour-bebes-3115867.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 11:16:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le coton, reconnu pour ses propriétés thermorégulatrices, permet de garder les bébés au chaud tout en absorbant l’humidité. Bien que cette matière première soit produite localement, les membres du grin peinent à comprendre pourquoi les couches pour bébés, fabriquées à partir de ce coton, ne sont pas produites au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour eux, il est essentiel que le pays, en tant que grand producteur africain, développe sa propre industrie afin de limiter les pertes économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils dénoncent le fait que le coton brut soit exporté puis transformé ailleurs avant d’être réimporté sous forme de produits finis, générant des profits à chaque étape dont le Mali ne bénéficie pas. Selon eux, la transformation locale permettrait d’accroître la valeur du produit et de réduire la dépendance aux importations. Ils estiment qu’il est temps de maîtriser la fabrication de produits aussi simples que les couches pour bébés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ce constat, ils appellent les autorités à investir dans la transformation du coton afin que le pays tire pleinement profit de cette ressource.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entre Nous: Le Bénin plus démocratique que jamais</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-le-benin-plus-democratique-que-jamais-3115813.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 13:33:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">7897 287 électeurs béninois étaient appelés aux urnes, hier dimanche 12 avril 2026, pour élire le nouveau Président de la République. Les électeurs se sont rendus dans 17.462 bureaux de vote sur l’ensemble du territoire. 112 bureaux de vote sont mis à la disposition de 62 679 électeurs béninois résidant à l’étranger. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux de candidats sont en lice. Le candidat Romuald Wadagni et et sa colistière Mariam Chabi Talata représentent les couleurs de la mouvance présidentielle. Le candidat Paul Hounkpè<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a pour colistier Judicaêl Hounwanou. Ils défendent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’opposition sous la bannière de « Les Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Né le 20 juin 1976 à Lokossa, Romuald Wadagni est un expert-comptable. Il est, depuis 2016, ministre de l’Economie et des Finances de la République du Bénin. Paul Hounkpe est né le 1er janvier 1970 à Bopa où il fut maire. Il est ancien ministre de la Culture dans le gouvernement du Président Thomas Boni Yayi.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Avec deux candidats en lice, il n’aura pas forcément un second tour. Le ticket arrivé en tête succèdera au Président Patrice Talon qui boucle ses 10 ans à la tête du Bénin. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La bonne organisation de ce scrutin, après celle des législatives et des municipales tenues en janvier dernier consacre sans nul doute la victoire de la démocratie dans ce petit pays d’Afrique occidental.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle démontre une fois de plus la maturité du peuple béninois qui réaffirme son attachement irréversible à la démocratie. Selon l’ancien président ghanéen, Nana Akufo-Addo, chef de la Mission d’observation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), « ce scrutin illustre l’engagement croissant de l’Afrique pour la démocratie, la stabilité et des processus électoraux crédibles ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelle que se soit l’issue de ce scrutin, le Bénin est à surveiller de près dans un environnement sous régional marqué des tensions permanentes et des velléités de remise en cause de la démocratie. Les évènements du 7 décembre 2025 sont venus rappeler aux Béninois que des acquis démocratiques peuvent être remis en cause avec des aventuriers populistes à l’image de Pascal Tigri et ses soutiens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Bénin reste un enjeu majeur pour les forces qui luttent contre la démocratie en Afrique de l’Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces forces qui perçoivent ce processus électoral comme une gifle ne baisseront pas les bras. Soutenues par de puissances mondiales, elles remueront ciel et terre pour avoir le Bénin dans leur escarcelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi les forces sociales et politiques du Bénin doivent rester en alerte maximum pour contrecarrer toute tentative de remise en cause de la démocratie.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le futur Président du Bénin doit non seulement consolider les acquis obtenus par le Président Patrice Talon sur le registre de transformation du pays, mais aussi œuvrer pour un apaisement de l’espace politique en appelant au rassemblement de l’ensemble des forces politiques et sociales au tour du Bénin. Les défis sécuritaires sans oublier la gouvernance incitent aujourd’hui les fils et filles du Bénin à mettre leur patrie au-dessus de tout. Le<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bénin a besoin de plus d’union et de cohésion. Ses fils doivent se parler et se pardonner pour avancer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation chaotique de certains pays voisins doit les inciter à privilégier le dialogue et la concertation dans la résolution de leurs différends. La stabilité est un bien précieux. Sans stabilité, aucun développement n’est possible. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Focus : 46 ans après…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-46-ans-apres-3115786.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 10 avril 2026 restera gravé dans les annales de la diplomatie africaine comme le jour où le Mali a choisi de rompre définitivement avec les illusions du passé pour embrasser les réalités tangibles de l&#039;avenir. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 09:49:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>En actant le retrait de sa reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique, une entité dépourvue de toute assise territoriale souveraine, Bamako met fin à quarante-six années d'une ambiguïté qui n'avait plus de sens. Cette décision historique, annoncée lors de la rencontre entre Abdoulaye Diop et Nasser Bourita, n'est pas un simple ajustement protocolaire, mais un acte de souveraineté absolue qui replace le Mali au cœur d'une stratégie régionale cohérente. Sous l’impulsion du Général d’Armée Assimi Goïta, le pays a fait de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale sa boussole fondamentale. Il était devenu intellectuellement et politiquement impossible pour une nation qui combat chaque jour les velléités séparatistes sur son propre sol de continuer à cautionner, par inertie diplomatique, un projet sécessionniste qui menace la stabilité d'un pays frère. Ce rapprochement avec le Royaume du Maroc est le fruit d'une analyse froide et rationnelle des intérêts supérieurs de la nation malienne. En reconnaissant que le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine constitue l'unique base sérieuse et crédible pour résoudre le différend régional sur le Sahara, le Mali se range du côté de la légalité internationale et du réalisme géopolitique. Cette clarté diplomatique vient clore une période d'incertitude qui profitait surtout à ceux qui, depuis Alger, tentent de maintenir le Sahel et le Maghreb dans une spirale de tensions permanentes. L'Algérie, qui a fait du soutien au Polisario le pivot de sa politique étrangère, voit aujourd'hui son influence s'effriter devant la montée en puissance d'un nouvel axe souverainiste. Si cette décision provoque l'ire de nos voisins du Nord, elle est avant tout un message adressé au monde : le Mali est désormais seul maître de sa boussole. La vigilance est certes de mise face aux éventuelles tentatives de déstabilisation ou aux chantages sécuritaires, mais la liberté et la cohérence sont à ce prix. Ce nouveau paradigme ouvre des perspectives vertigineuses pour le Mali, notamment à travers l'Initiative Atlantique lancée par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Roi Mohammed VI, qui promet de transformer les pays de l’Alliance des États du Sahel en acteurs économiques de premier plan. Qu'il s'agisse de sécurité, de formation académique ou de développement agricole avec le géant OCP, les retombées de ce partenariat stratégique touchent déjà au quotidien des populations. Le Mali ne change pas seulement de position, il change de dimension en s'associant à un Royaume bâtisseur plutôt qu'en restant l'otage de dogmes idéologiques hérités d'un autre siècle. Entre la stagnation proposée par les parrains du séparatisme et la prospérité promise par une alliance de souveraineté, le choix du Mali est celui de la vie et du progrès. Ce rapprochement, quarante-six ans après le premier faux pas, est l'acte fondateur d'une Afrique décomplexée qui ose enfin dire que l'unité d'un État est plus sacrée que les rêves de fragmentation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>C H Sylla</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Chronique :  Bamako sous les ordures</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-bamako-sous-les-ordures-3115781.html</link>
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<description><![CDATA[ Bamako la «Coquette» se meurt sous le poids de ses propres rejets. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 02:06:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrefois surnommée «la Coquette», la capitale malienne offre aujourd’hui le visage balafré d’une métropole qui semble avoir perdu sa bataille contre l’insalubrité. Il suffit de sillonner les artères de la ville, du centre-ville historique aux quartiers périphériques, pour constater l’ampleur du désastre : le ramassage des ordures, jadis rythmé et organisé, appartient désormais aux souvenirs d’une époque révolue. Aujourd’hui, les tas d'immondices ne sont plus des accidents de parcours, ils constituent le décor permanent et désolant du quotidien des Bamakois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le spectacle est particulièrement saisissant une fois le soleil couché. Dans l’obscurité des rues mal éclairées, une scène d’un autre âge s’offre aux yeux des populations. Faute de passage des bennes ou des charrettes de pré-collecte, les riverains n’ont plus qu’une solution de fortune : l’incinération sauvage. À chaque coin de rue, parfois même au beau milieu de la chaussée, des feux de joie macabres s’élèvent. Plastiques, restes ménagers et pneus se consument dans une lueur rougeoyante, libérant une fumée noire et toxique. L’air devient alors irrespirable. Cette odeur âcre et persistante, mélange de soufre et de décomposition, s’insinue partout. Elle franchit les fenêtres, imprègne les rideaux, envahit les chambres à coucher et s’installe jusque dans l’intimité des repas familiaux. Bamako ne respire plus, elle suffoque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette crise n'est pas seulement esthétique ou olfactive ; elle est profondément structurelle. La problématique du ramassage et de la gestion des déchets dans le district de Bamako repose sur une chaîne de responsabilités grippée. Le schéma de gestion est pourtant clair sur le papier : la pré-collecte (des foyers vers les dépôts de transit) incombe aux Groupements d’Intérêt Économique (GIE), tandis que la collecte et le transport vers la décharge finale relèvent des services de la voirie municipale. Or, les dépôts de transit, saturés, se transforment en montagnes d’ordures qui débordent sur les voies publiques. Les GIE, ne trouvant plus de place pour décharger leurs charrettes, finissent par abandonner leur mission, laissant les ménages livrés à eux-mêmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, le Mali dispose d'un arsenal juridique et réglementaire robuste pour encadrer cette question. Le Code des Collectivités Territoriales dispose clairement que la gestion des déchets et l’assainissement sont des compétences transférées aux communes. Plus précisément, la Loi n°01-020 du 20 mai 2001 relative aux pollutions et aux nuisances pose le principe du « pollueur-payeur » et définit les obligations de protection de l'environnement. Le décret n°01-394/P-RM du 06 septembre 2001 fixe, quant à lui, les modalités de gestion des déchets solides. Malgré ces textes, la réalité du terrain dément chaque jour la force de la loi. L’absence de financements pérennes, le manque de matériel lourd et l’incapacité à aménager un centre d’enfouissement technique aux normes internationales (le serpent de mer de la décharge de Noumoubougou) rendent ces lois lettre morte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de la logistique, c’est une véritable bombe à retardement sanitaire qui menace le district. Les eaux de ruissellement, en traversant ces dépôts sauvages, s’infiltrent dans le sol et contaminent les nappes phréatiques. Pendant la saison des pluies, les ordures obstruent les caniveaux, provoquant des inondations qui propagent le choléra, le paludisme et les maladies cutanées. Le brûlage des déchets, quant à lui, libère des dioxines et des furanes, substances hautement cancérigènes pour les populations riveraines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réhabiliter Bamako demande aujourd'hui plus que de simples discours ou des opérations de nettoyage sporadiques. Il s'agit de repenser l'économie du déchet. La gestion des ordures doit cesser d'être vue comme une charge financière insurmontable pour devenir un secteur productif via le recyclage et la transformation énergétique. La centralisation actuelle de la gestion entre les mains de la Mairie du District, souvent en conflit avec les mairies de communes, nécessite une clarification institutionnelle urgente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'insalubrité n'est pas une fatalité sahélienne. Elle est le fruit d'une rupture de contrat entre le citoyen, qui doit s'acquitter de ses taxes de voirie, et l'État ou la municipalité, qui doit assurer le service. Si rien n'est fait, le titre de «ville coquette» ne sera plus qu'une ironie cruelle dans les manuels d'histoire, tandis que Bamako continuera de s'étouffer sous les fumées de ses propres poubelles. Il est temps que l'autorité publique reprenne ses droits et que les textes de loi quittent les tiroirs de l'administration pour assainir, enfin, le visage de la capitale. Les travaux pré hivernage n'attendent pas et l'hivernage non plus ne prévient guère. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>MKL</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Entre Nous: L’exemple du Président Tinubu</title>
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<description><![CDATA[ Le Président de la Fédération du Nigéria, Asiwaju Bola Ahmed Adekunle Tinubu, a annoncé le 29 mars 2026, la création d’un fonds de soutien aux militaires. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 10:51:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour constituer le capital initial de ce fonds spécial destiné à venir en aide aux militaires blessés et aux familles des soldats tombés dans l’exercice de leurs fonctions, il a pris la décision de montrer personnellement l’exemple en versant l’intégralité de ses salaires de Chef de l’Etat depuis son entrée en fonction le 29 mai 2023. « Aujourd'hui, j'ai demandé au comptable général d'établir un compte spécial destiné à un fonds dédié à ceux qui servent, à ceux qui sont blessés dans l'exercice de leurs fonctions et aux familles de ceux qui ont payé le prix ultime », a indiqué le président dans un communiqué. En clair, c’est le Trésor fédéral du Nigéria qui logera ce fonds destiné à venir « en aide aux militaires blessés, aux veuves, aux veufs, et aux enfants des victimes ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Bola Ahmed Tinubu « a appelé les gouverneurs des Etats, les membres du Parlement et les représentants du secteur privé à se joindre au financement de cette initiative ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon un communiqué publié par la présidence nigériane, « le président Tinubu a également déclaré que le soutien aux militaires et aux membres de leur famille n’est pas un acte decharité, mais un devoir que tous doivent accomplir ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On se rappelle : avant cette décision, précisément en janvier 2024,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>il avait « ordonné une réduction de 60% des dépenses liées aux déplacements officiels du Président et du Vice-président». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le geste du président nigérian est symbolique.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un contexte de crise marqué par des attaques récurrentes des groupes armés, notamment le Boko Haram, l’ancien gouverneur de Lagos marquera sans doute les esprits avec une telle initiative. Selon Lewis Cass, ancien sénateur américain, « les gens peuvent douter de ce que vous dites mais ils croiront ce que vous faites ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Démocratiquement élu par ses concitoyens, le Président Tinubu vient ainsi à travers cet exemple de donner la preuve qu’il est un homme d’Etat, doté de qualités exceptionnelles pour servir le bien commun. Le Chef suprême des armées de par sa fonction présidentielle (il n’est ni militaire, ni officier) vient de prouver qu’il éprouve de la compassion pour les soldats blessés en service commandé et leurs familles qui paient le plus lourd tribut aux coups de main sanglants signés du Boko Haram.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahatma Gandhi disait que « Montrer l’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul ». Un leader exemplaire aligne ses comportements sur les souffrances de ses com patriotes. Les actes valent plus que les mots.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet exemple du Président Tinubu le démontre.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin :  Les membres s’adaptent aux coupures récurrentes</title>
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<description><![CDATA[ Les coupures d’électricité répétées bouleversent le quotidien des membres du grin, devenues un véritable exercice de résilience. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 11:35:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre adaptation forcée, longues attentes et humour noir, ils apprennent à vivre dans l’incertitude. Désormais habitués à l’obscurité, ils organisent leurs activités en fonction du retour du courant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, l’électricité est surnommée « l’invité » : « invité nana », « invité tara » — autrement dit, « le courant est venu, le courant est parti ». Face à cette réalité, ils ont choisi de s’adapter, vivant au rythme des délestages avec l’aide de lampes rechargeables ou de panneaux. L’humour devient alors un refuge pour alléger la frustration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père :  Attention, à cette marche !</title>
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<description><![CDATA[ Cher grand-père, je dis bien, attention à la marche ! Oui cette très mauvaise marche des nouveaux médias sociaux. Une marche extrêmement risquée et dangereuse. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 11:28:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette marche de recherche de buzz, de fans, de likes et partages. Oui grand-père, nous devons tous dire : Stop ! Avant que ce truc ne stoppe tout. La mauvaise marche des réseaux sociaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui cher grand-père, il s’agit de cette marche néophyte et désacralisant des réseaux. Des plateaux tout genre, tout confondu, tout mélangé. Un vrai fourretout de tous les mélanges. Et pis, chacun a une télé (son petit smartphone), et sa télé (des pages, plateformes, et vitrines virtuelles à suivre). Et même moment, les créateurs de contenu sont vendus à l’émotionnel et le sensationnel.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout le monde parle de tout. Des profanes de la philosophie et de tous les arts. Les ignorants de la santé et de l’avenir. Des gens sans conviction, de la politique. Des personnes de mauvaise foi, des institutions de la République. Des mercenaires, de l’histoire. Des débiles, de Dieu. Et le tout est relayé sans limite et sans censure. Attention, à cette marche !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Attention à cette marche ! Cher grand-père. Comment avoir une faculté d’histoire et une faculté de droit public, des docteurs en théologie, des grandes écoles et des laboratoires et laisser, tout le monde piloter l’avenir d’une nation. Attention à cette marche ! Peut-être qu’elle charme la cour royale du jour, mais elle n’amène nulle autre part qu’à la perdition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Attention à cette marche ! Où des ‘’politiques’’, fièrement, profanent la démocratie pour faire l’éloge de la dictature. Cher grand-père, si vous avez une illustration de pareille bassesse, aidez-moi. Je n’en ai point. Un politique qui dénigre la démocratie pour faire l’éloge de la dictature, je n’ai pas de qualificatif. Je ne pense pas que les dictionnaires aient pensé à lui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Attention à cette fausse marche empruntant le chemin de la fausseté par le faux et pour le faux. S’il y a pire qu’un ignorant, ce serait un hypocrite. Attention à la marche des laudateurs de toutes les cours. Attention à la marche du bas de l’échelle, soumise au ventre et au bas-ventre. Rien de grand, ni d’élégant. A mardi prochain pour ma 346ème lettre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous: En désespoir de cause ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-en-desespoir-de-cause-3115629.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 21:17:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR-ML;">Dans la lutte contre les « groupes armés djihadistes », certains pays n’hésitent pas à recourir à des groupes d’auto-défense. Après le Burkina Faso avec les VDP (Volontaires pour la Défense de la Patrie) le Niger a, le 27 mars dernier, adopté une ordonnance portant création des « organisations territoriales d’auto-défense » dénommées Domol Leydi (Défense de la Patrie en Fulfulde). Ces organisations seront composées d’anciens membres des forces de défense et de sécurité originaires des localités, en plus d’autres habitants. Ces groupes de volontaires civils auront pour missions de fournir des renseignements, de sensibiliser et de protéger leurs terroirs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR-ML;">Le Mali n’a pas officiellement opté pour cette initiative. Au contraire, de nombreux fora organisés dans notre pays ont recommandé à l’Etat de dissoudre les groupes d’auto-défense qui existaient à travers le pays. Certains de ces groupes ont été créés sur des bases communautaires bien avant l’irruption des « groupes armés djihadistes ». La rébellion des années 1990 a été particulièrement un terrain fertile à l’émergence de tels mouvements. La rébellion ne se combat pas de la même manière que les « groupes armés djihadistes ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR-ML;">C’est pourquoi l’option d’user de cette stratégie de « civiliser » la guerre asymétrique contre les « groupes armés djihadistes » devrait faire l’objet d’un examen plus approfondi. Les groupes d’autodéfense peuvent représenter un danger non seulement pour les populations civiles, mais aussi pour les autorités. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR-ML;">Danger pour les populations civiles ! Dans l’impossibilité d’atteindre les forces de défense et de sécurité, les populations civiles deviennent des cibles pour les « combattants djihadistes ». C’est le cas actuellement dans certaines localités du Burkina Faso en représailles à la création des VDP. Que de villages incendiés ou vidés de leurs populations !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR-ML;">En 2009, suite à l’assassinat à Tombouctou par un commando d’Aqmi du Lieutenant-colonel Lamana Ould Bou, Directeur régional de la Sécurité d’Etat, des jeunes civils appartenant à la communauté de l’officier ont décidé de le venger. Surpris à l’aube autour d’un puits en plein désert, ils ont été décimés par les islamistes d’Aqmi. Les rescapés en ont été traumatisés à vie.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR-ML;">En représailles à l’engagement des combattants du GATIA et du MSA auprès de la force française Barkhane ou de l’Armée malienne, les combattants de l’EIGS ont massacré des centaines de civils dans la région de Ménaka. Ces atrocités restent encore vivaces dans les esprits. Ainsi, la création des groupes d’auto-défense augmente le risque d’exactions à l’endroit des civils et de règlements de compte entre communautés sur fond de vieilles rivalités. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR-ML;">Danger pour les autorités ! Les alliés d’aujourd’hui peuvent devenir des adversaires demain. Des adversaires qui échappent à l’appareil étatique et finissent par combattre l’Etat. Certains groupes d’auto-défense qui épaulaient l’Etat aux premières heures des attaques du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (Mnla) ont fini par se retourner contre les intérêts du gouvernement malien. Offrir des armes aux volontaires difficilement contrôlables peut aggraver la criminalité.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR-ML;">Pour toutes ces raisons, la stratégie consistant à former et armer des volontaires civils pour combattre les « groupes armés djihadistes » apparaît comme une solution adoptée en désespoir de cause.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR-ML;">Une solution qui présente davantage le risque d’aggraver le mal que de le soigner. Or une autre option existe : procéder à une judicieuse combinaison des investissements massifs dans le recrutement au profit des forces de défense et de sécurité et des initiatives politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR-ML; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Chiaka Doumbia</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décryptage :  26 mars 1991, le mythe fondateur de la République</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-26-mars-1991-le-mythe-fondateur-de-la-republique-3115557.html</link>
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<description><![CDATA[ Décryptage ne traite ni la présidentielle de la République du Congo ni les résultats des municipales françaises, mais revient sur le 26 mars 1991, un moment fédérateur pour la République. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 02:01:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un exercice d’unanimité</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 35eme anniversaire de la journée des martyrs du 26 mars 1991 est célébré dans un climat de consécration mémorielle. La silhouette d’Amadou Toumani Touré brille comme celle du grand homme par excellence de la fin du 20eme siècle. Malgré les tensions sécuritaires et les rivalités d’ambitions et d’intérêts, les Maliens s’accordent encore pour rendre hommage aux victimes des manifestations de 1991 contre le régime du général Moussa Traoré, honni par le peuple en raison de sa dérive autoritaire. On assiste même à un exercice d’unanimité nationale autour des acteurs de notre histoire démocratique. Ainsi, le Mali se rassure en se remémorant le passé lorsque le jeune officier ramassait le glaive pour incarner l’idéal démocratique, ouvrant la voie à la liberté et à la victoire du peuple malien. Aujourd’hui, encore, la nation s’incline devant ce souvenir impérissable. La suite appartient à l’histoire.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Une démarche de compromis</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est un Alpha Oumar Konaré en majesté, avec une aversion pour la démagogie et une ferme fidélité à ses convictions, qui engage le Mali sur la voie de la transformation. Antithèse absolue à Moussa Traoré, le président Konaré œuvre à la réconciliation nationale. Il redonne au pays toute sa place sur la scène internationale. Héritier, à la fois lointain et direct, de Modibo Keïta, il bâtit le Mali sans esprit de revanche, ni contre Moussa Traoré ni contre Amadou Toumani Touré. Démocrate incontestable, Konaré ancre durablement le pluralisme en ouvrant l’espace public aux syndicats, aux associations, aux partis politiques, ou encore à la presse, dans une démarche fondée sur le compromis. Avec méthode et constance, Konaré travaille à la pacification du Mali, comme en témoigne la cérémonie de la flamme de paix en mars 1996 à Tombouctou. Un symbole fort ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">26 mars, la mémoire des libertés</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Maliens n’ont jamais pris Konaré en défaut d'honnêteté intellectuelle. Pourtant, dans certaines gargotes bamakoises, la rumeur persistait qu’il chercherait à réviser la constitution pour briguer un mandat supplémentaire. Ce qui ne s’est jamais vérifié. Il a finalement incarné le Mali en mutation, fidèle à l’esprit du 26 mars. La rumeur et la pratique politique révèlent, en réalité, deux univers profondément distincts. Son successeur, Amadou Toumani Touré, s’est d’ailleurs inscrit dans la continuité de ses conceptions institutionnelles. Aujourd’hui encore, l’héritage du 26 mars fait largement consensus. Chacun, à son niveau, s’en réclame et en prolonge l’esprit. Tous participent, à leur façon, à faire vivre cette mémoire nationale des libertés, en s’inscrivant dans la dynamique du mouvement démocratique. A chacun son 26 mars !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">26 mars, un point d’union de la République</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les uns, le 26 mars incarne l’esprit de résistance et la conscience populaire. Pour d’autres, il incarne les vertus de l’engagement politique. Quoi qu’il en soit, le 26 mars s’impose désormais comme un point d’union incontestable de la République. Ce qui lui confère un avantage singulier dans l’histoire sociopolitique du Mali, bien au-delà des autres commémorations. De telles dates sont rares dans notre histoire contemporaine. Le 26 mars peut être considéré comme l’un des mythes fondateurs de la République, à l’instar d’autres repères majeurs dans d’autres traditions politiques : la constitution aux Etats-Unis d’Amérique, la monarchie en Angleterre ou encore l’Etat en France.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Terminons. Il est évident que cette date conserve un fort potentiel d’unité, tant ses réserves demeurent importantes au sein de notre société. Pourtant, dans un contexte sécuritaire complexe, sa célébration varie d’un acteur à l’autre, révélant des contradictions qui n’auraient pas échappé à Tartuffe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Amara<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sociologue<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>GOONGA TAN : MBerra : entre démentis édulcorés et vérités fugitives</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 01:59:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'affaire dite des deux soldats maliens "évadés de MBerra" aura, en quelques heures, cristallisé à elle seule les ambiguïtés, les non-dits et les fragilités structurelles qui caractérisent aujourd'hui la gestion sécuritaire et humanitaire le Sahel mauritano malien. Derrière les déclarations hâtives, les rectifications prudentes et les indignations choisies, une réalité plus complexe se dessine (une réalité qui appelle lucidité, responsabilité et courage). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En croire un premier récit de l'État-Major général des Armées : "Dans la nuit du 13 au 14 mars 2026, deux otages FAMa détenus par des groupes armés terroristes ont réussi à s'exfiltrer d'un camp de réfugiés en Mauritanie (de MBerra probablement), avant de regagner le territoire national." Très vite cette version a suscité des réactions de la Mauritanie, plaçant tout d'abord au centre du débat le rôle du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), gestionnaire officiel du camp, omettant les responsabilités de son hôte, la Mauritanie. Mais à y regarder de plus près et à la lumière des déclarations des principaux concernés, une mise au point s'impose : s'agirait-il d'une libération, ou d'une fuite ? Une nuance de taille, lourde de conséquences. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les deux soldats, affirme-t-on à Bamako, ont été enlevés au Mali et détenus dans un camp en Mauritanie, avant de s'en échapper pour regagner notre pays. Ce simple glissement sémantique, de "libération" à "évasion", change profondément la lecture des faits. Car il ne s'agit plus d'un geste volontaire d'une autorité quelconque, mais d'un aveu implicite d'un dysfonctionnement grave : comment des militaires maliens, capturés par des groupes armés, ont-ils pu être détenus dans un camp censé accueillir exclusivement des civils vulnérables ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question est d'autant plus sensible que le camp de MBerra, souvent présenté comme devant être un modèle de gestion humanitaire dans la région, se retrouve ainsi projeté au cœur d'une controverse sécuritaire. Certes, nul ne conteste que ce camp soit sous l'autorité du HCR, avec l'appui d'organisations non gouvernementales. Mais cette tutelle administrative suffit-elle à garantir une étanchéité totale face aux infiltrations ? L'actualité semble démontrer le contraire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant une nouvelle réaction de la Mauritanie, via une certaine presse internationale, pour sa part, mérite qu'on s'y attarde. Offusquée par certaines interprétations, la Mauritanie s'est empressée dans un premier temps de rappeler les principes de bon voisinage et de coopération avec le Mali. Une posture diplomatiquement compréhensible, mais qui, dans le fond, laisse en suspens des interrogations essentielles. Car enfin, si ces soldats ont bien été enlevés sur le sol malien, puis retrouvés ou retenus à MBerra, cela suppose nécessairement un passage à travers la frontière mauritanienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès lors, une évidence s'impose : les groupes armés qui écument la région disposeraient de capacités de circulation transfrontalière qui dépassent largement les dispositifs de contrôle existants. Et c'est là que le bât blesse. Car au-delà des déclarations officielles et des rappels de souveraineté, c'est toute la question de la porosité des frontières maliano-mauritaniennes qui refait surface. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Qui se sent morveux se mouche", dit l'adage. En se défendant avec vigueur, la Mauritanie donne peut-être involontairement du crédit aux soupçons qu'elle entend dissiper. Non pas qu'elle soit directement responsable de la présence de combattants dans les camps, mais parce que son territoire, plus que celui de nombreux États de la région, est devenu un espace de transit, sinon de repli, pour des acteurs non étatiques de plus en plus audacieux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès lors comment mettre en avant l'idée de civils mauritaniens abattus au Mali sans crédibiliser leurs connexions avec les forces du mal qui écument la région? Certains combattants détenus au Mali révèlent avoir été soignés en Mauritanie, avant de revenir sévir au Mali à nouveau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Est-il necessaire d'accabler notre voisin avec ces témoignages desormais disponibles sur maintes plateformes de diffudion ? La réponse appelle de ma oar une nuance. Le HCR, organisation internationale, agit dans un cadre strictement humanitaire, avec des moyens souvent limités face à l'ampleur des crises. Elle n'a ni vocation ni capacité à mener des opérations de sécurité. Donc, la réalité du terrain impose aujourd'hui une réévaluation des dispositifs de surveillance dans les camps de réfugiés, en particulier dans des zones à forte instabilité. Car le danger est double. D'une part, la présence supposée de combattants parmi les réfugiés compromet la neutralité des camps et expose les populations civiles à des risques accrus. Ce qui semble être hélas le cas des victimes exibées en Mauritanie.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Or, elle peut alimenter, à lopposé de l'effet rechercher, une suspicion généralisée qui peut fragiliser la solidarité internationale à l'égard des déplacés. En d'autres termes, c'est tout l'équilibre entre impératif humanitaire et exigence sécuritaire qui vacille. Voilà en quoi la Mauritanie peut-être exposée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, jusqu'au moment où nous écrivons ces lignes, le silence apparent des autorités maliennes interroge, hormis le communiqué du 13 mars, et quelques vidéos diffusées révélant, entre autres, les connexions avec un voisin. Une affaire de cette nature, concernant des militaires nationaux et des implications transfrontalières, aurait mérité une communication plus structurée, voire une initiative forte, car l'absence de réaction officielle visible laisse le champ libre aux interprétations, aux rumeurs et aux instrumentalisations (confère un article de la presse internationale tentant de démonter la thèse de la relation des évadés avec MBerra et celle d'une incarcération des deux soldats à la frontière des deux pays). Or, dans un environnement aussi volatile que le Sahel, le vide informationnel est un terrain fertile pour la désinformation. Chaque silence est interprété, chaque omission amplifiée. Et pendant ce temps, les véritables enjeux (sécurisation des frontières, coopération régionale, protection des civils) peinent à émerger dans le débat public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui se joue dépasse donc largement le sort de deux soldats. Il s'agit d'un révélateur. Révélateur des limites des dispositifs actuels, des tensions entre États, et des contradictions inhérentes à la gestion de crises hybrides, à la fois sécuritaires et humanitaires.À cet effet, il serait illusoire de croire que cette affaire peut être classée au rang des incidents isolés. Elle doit au contraire servir de point de départ à une réflexion approfondie, impliquant l'ensemble des acteurs concernés : États, organisations internationales, partenaires techniques et financiers. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une réflexion qui devra poser des questions parfois inconfortables : comment renforcer le contrôle des camps sans en compromettre la vocation ? Comment améliorer la coordination sécuritaire entre les pays voisins ? Comment prévenir l'instrumentalisation des espaces humanitaires par des groupes armés ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, l'affaire des otages retrouvés nous rappelle une vérité essentielle : dans le Sahel d'aujourd'hui, les lignes sont floues. Entre civil et combattant, entre refuge et sanctuaire, entre coopération et méfiance. Et tant que ces ambiguïtés ne seront pas levées, les crises continueront de se nourrir d'elles-mêmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                               </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Par DICKO Seidina Oumar<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Journaliste- Historien- Écrivain-</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père : Un si timide 26 Mars au Mali…</title>
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<description><![CDATA[ Cher grand-père, c’est avec une grande tristesse démocratique et républicaine que je t&#039;écris cette 344ème lettre. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 01:48:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je vais mal cher grand-père et je sais que beaucoup d’autres Maliens, démocrates et républicains, vont mal aussi. Je suis sûr qu'une fois que vous aurez les nouvelles, vous vous sentirez mal, quand pas bien. Car je sais combien, la Démocratie t’est chère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, on confond vitesse et précipitation. On confond démocratie et développement. Et on juge la démocratie sur le très mauvais banc d’accusation. Elle est accusée à la place de l’absence de leadership, de travail et de bonne gouvernance qui sont les socles indispensables au développement. La démocratie, elle, qui est aussi, un défi à part entière, reçoit des coups de partout.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hélas ! Cher grand-père, combien de fois ici, nous avons expliqué que le développement n’est pas le propre d’un régime démocratique, dictatorial ou autre. Bon nombre de fois, nous avons vu des dictatures développer leur pays et les démocraties appauvrir les siens. Des fois aussi, nous avons été témoins des dictatures qui n’ont pas pu mieux faire que les démocrates qu’ils ont chassés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Est-ce possible cher grand-père de vivre au Mali entre 1968 et 1991 et prétendre que le Mali était mieux géré qu’entre 1991 et 2020 ? Ou encore, vivre au Mali entre 2013 et la date que nous savons tous et dire que le Mali prospère mieux aujourd’hui qu’avant ? Est-ce possible de dire cela seul face à Dieu et en toute franchise ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes la démocratie reste un idéal et très généralement imparfaite mais cher grand-père, il est impossible de convaincre même les absents que Mali se sentait mieux sous Moussa qu’avec la démocratie. Cela ne peut même pas être un test clinique psychiatrique à fortiori un débat intellectuel. Impossible d’en convaincre qui que ce soit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, le 26 Mars peut passer inaperçu et timide. Oui on va chanter les rimes qui séduisent les princes du jour. Oui on va raconter des histoires pour en exciter certains, mais, il est impossible de changer les faits. Que ce soit le passé ou le présent, les faits ne changeront point. Et plus le temps file, plus on est face à des évidences qui n’ont plus à être prouvées. A mardi prochain. Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entre Nous : Que nul n’oublie !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-que-nul-noublie-3115377.html</link>
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<description><![CDATA[ 26 mars 1991-26 mars 2026 ! Il y a 35 ans, le Lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré - ATT- à la tête de « l’aile républicaine de l’Armée malienne » a mis fin au régime du Général Moussa Traoré. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 17:21:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette irruption de la soldatesque sur la scène publique est intervenue dans un contexte tendu marqué par plusieurs jours de manifestations insurrectionnelles violentes et leurs lots de morts à travers la capitale malienne. Très rapidement, une transition démocratique s’est mise en place. Le Conseil militaire de réconciliation (CMR) et le mouvement démocratique se sont donné la main pour fonder le Comité de transition pour le salut du Peuple (CTSP) présidé par ATT.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 35è anniversaire du 26 mars rappelle le sacrifice des martyrs. Des hommes, des femmes, des jeunes qui ont accepté de consentir le sacrifice ultime pour l’avènement d’un Mali démocratique et prospère. Un Mali où il fait bon vivre. Un Mali où la corruption est bannie. Un Mali où la justice est distribuée équitablement. Hommage aux martyrs, ces héros ! De là où ils sont, ils nous regardent ! Ils nous observent ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 35è anniversaire du 26 mars est aussi l’occasion de saluer le leadership d’un officier de parole et d’honneur, le regretté Amadou Toumani Touré. En 1991, il a promis de remettre le pouvoir à l’issue d’élections démocratiques, libres et transparentes. Il a tenu sa promesse. Rarissime sous nos cieux, l’exemple d’ATT nous rappelle qu’un officier est avant tout un homme d’honneur qui respecte sa parole.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce 35è anniversaire du 26 mars intervient dans un contexte difficile. Les acquis démocratiques, obtenus de haute lutte, n’existent plus que de nom. La démocratie est paradoxalement dépeinte comme un mal par ceux qui tirent leur pouvoir des luttes démocratiques. Les partis politiques et les associations à caractère politique sont dissouts. Des journalistes sont jetés en prison pour des délits commis dans l’exercice de leur profession. La distribution du service public de la justice est fortement décriée par une frange importante de la population. Des citoyens sont en prison pour avoir émis leur opinion sur la gestion des affaires publiques. L’exercice des libertés publiques est compromis. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que nul n’oublie ! Le 26 mars est une date charnière dans l’histoire du Mali. Elle a marqué un nouveau départ dans la marche en avant de la nation malienne. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>GOOGAN TAN : Bamako : le retour du carburant, au&#45;delà des récits déformés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/googan-tan-bamako-le-retour-du-carburant-au-dela-des-recits-deformes-3115281.html</link>
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<description><![CDATA[ Lorsque le récit précède les faits, il devient nécessaire de mettre en lumière les mécanismes d&#039;une lecture biaisée de la situation (celle sécuritaire au Mali). ]]></description>
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<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 08:49:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une fois n'est pas coutume, je me vois contraint de critiquer vivement plusieurs articles qui prétendent informer mais qui, à force de simplifications et de raccourcis, finissent par obscurcir la réalité qu'ils prétendent éclairer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">es textes récemment publiés, au sujet de la libération présumée de plusieurs centaines de djihadistes (200, affirme-t-on) en échange du passage de convois de carburant, s'inscrivent pleinement dans cette catégorie. Au point de bousculer l'actualité en Iran et les difficultés de passage du détroit d'Ormuz.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous une apparente neutralité descriptive, ces articles proposent en réalité une lecture réductrice, voire orientée, de la situation sécuritaire au Mali. En effet, résumer la baisse des attaques à un hypothétique "deal" revient non seulement à ignorer les dynamiques profondes en cours, mais aussi à nier les efforts tangibles consentis sur le terrain par les Forces armées maliennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réalité, bien plus complexe, ne saurait se satisfaire d'une causalité aussi fragile. Depuis plusieurs mois, les Forces armées maliennes ont engagé une réorganisation stratégique dont les effets sont désormais visibles. Le déploiement de cadres expérimentés et de stratèges dans des zones névralgiques aux côtés des troupes, notamment à Kayes, dans le centre du pays et dans le grand Nord, traduit une volonté claire : reprendre l'initiative, sécuriser durablement les corridors logistiques et restaurer l'autorité de l'État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette montée en puissance n'est ni théorique ni marginale. Elle repose sur une amélioration du moral des troupes, un renforcement des équipements et une meilleure coordination entre les unités terrestres et aériennes. Dans ces conditions, il est difficile de soutenir sérieusement que la baisse relative des attaques djihadistes serait uniquement imputable à une transaction ponctuelle, qui reste à prouver.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une telle affirmation occulte délibérément l'impact des opérations militaires menées avec constance et détermination. Elle élude également un fait majeur : la transformation progressive des groupes armés eux-mêmes. Là où, il y a quelques années, ces organisations étaient capables de mener des attaques complexes, coordonnées et spectaculaires, elles sont aujourd'hui contraintes à des actions plus limitées, souvent ciblées, parfois désespérées, et recourant de plus en plus à des enfants soldats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette évolution est loin d'être anodine. Elle traduit un affaiblissement réel de leurs capacités opérationnelles. La réduction de leurs effectifs, liée notamment à l'érosion de leurs bases combattantes, en est un indicateur préoccupant mais révélateur. De même, le glissement de leurs cibles vers des populations civiles, des installations industrielles ou des citernes de carburant témoigne moins d'une stratégie de conquête que d'une volonté de nuisance dans un contexte de recul.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parallèlement, les succès enregistrés dans la libération d'otages et la traque des chefs rebelles participent de cette dynamique d'affaiblissement. Habituellement menées dans la discrétion, ces opérations contribuent à désorganiser les chaînes de commandement adverses et à priver les groupes djihadistes de figures structurantes. Elles traduisent également une amélioration notable du renseignement et de l'habilité d'anticipation des forces engagées. Dans ce contexte, il est légitime de s'interroger sur la persistance de certains récits médiatiques, parfois figés dans une temporalité dépassée. La reprise d'éléments anciens, sans mise en perspective ni actualisation, relève d'une forme de "réchauffé" informationnel qui nuit à la compréhension des enjeux actuels. Plus préoccupant encore, ces récits peuvent, volontairement ou non, relayer des narratifs proches de ceux que cherchent à imposer les groupes terroristes eux-mêmes, en exagérant leur influence ou en minimisant les progrès réalisés contre eux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette distorsion du réel n'est pas anodine. Elle pose une question fondamentale : celle de la responsabilité dans le traitement de l'information. Présenter des actions terroristes sous un angle qui en amplifie la portée, ou passer sous silence les avancées sécuritaires, revient à produire une vision déséquilibrée susceptible d'influencer les perceptions, tant au niveau national qu'international. Or, la lutte contre le terrorisme ne se joue pas uniquement sur le terrain militaire ; elle se joue aussi dans l'espace symbolique, celui des récits et des représentations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Reconnaître les progrès accomplis ne signifie pas nier les défis persistants. La situation sécuritaire au Mali, et plus largement dans le Sahel, demeure fragile et complexe. Mais c'est précisément cette complexité qui exige une analyse nuancée, attentive aux évolutions réelles et aux dynamiques en cours. Réduire cette réalité à un échange ponctuel, aussi spectaculaire soit-il, revient à en masquer les transformations profondes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui se joue aujourd'hui dépasse une simple fluctuation du niveau de violence : il s'agit d'un rééquilibrage progressif des rapports de force. Les groupes djihadistes, sans être éradiqués, montrent des signes d'essoufflement qui méritent d'être analysés avec rigueur. En face, les forces nationales démontrent, malgré les contraintes, une capacité croissante à s'adapter, à frapper et à sécuriser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cet égard, le rôle des observateurs et des analystes devrait être d'éclairer ces évolutions plutôt que de les simplifier à l'excès. L'information gagne en crédibilité lorsqu'elle assume la complexité du réel, et non lorsqu'elle la réduit à des schémas préconçus. À défaut, elle risque de devenir non plus un outil de compréhension, mais un vecteur de confusion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, au-delà du cas évoqué, c'est une invitation à repenser nos grilles de lecture qui s'impose. Le Mali d'aujourd'hui ne peut être compris à travers les prismes d'hier. Les mutations en cours (qu'elles soient militaires, stratégiques ou sociales) exigent une attention renouvelée. Faute de quoi, le récit continuera de précéder les faits, au risque de s'en éloigner.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                           </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">DICKO Seidina Oumar</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Journaliste- Historien- Écrivain-</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les Soliloques d’Angèle : Le quotidien silencieux de ceux qui travaillent loin de leur famille</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-le-quotidien-silencieux-de-ceux-qui-travaillent-loin-de-leur-famille-3115245.html</link>
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<description><![CDATA[ Issa travaille à plusieurs centaines de kilomètres de sa famille. Pour subvenir aux besoins des siens, il a quitté son village, sa maison, ses habitudes. Aujourd’hui, il vit dans une petite chambre, entre travail et solitude, avec un seul objectif : envoyer de l’argent chaque mois. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 02:26:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le choix n’en était pas vraiment un. Rester signifiait manquer d’opportunités. Partir offrait une chance, même incertaine. Comme beaucoup, Issa a pris la route avec l’espoir de construire un avenir meilleur pour sa famille. Mais ce départ a un coût invisible. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les journées sont longues, souvent répétitives. Le travail occupe le temps, mais ne comble pas le manque. Les moments importants se vivent à distance : anniversaires, maladies, décisions familiales. Tout passe par le téléphone, par des appels parfois courts, parfois chargés d’émotion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Être loin, c’est aussi porter une double pression. Réussir pour justifier le sacrifice, envoyer de l’argent régulièrement, ne pas montrer ses propres difficultés. Car pour ceux restés au pays, Issa est celui qui “s’en sort”. Celui sur qui on compte. Mais derrière cette image, il y a la réalité : la solitude, l’adaptation permanente, l’absence de repères. Construire une vie ailleurs sans perdre le lien avec les siens devient un équilibre fragile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce sujet est rarement abordé, parce que partir est souvent perçu comme une réussite. Pourtant, cette distance crée des tensions silencieuses : relations familiales fragilisées, enfants qui grandissent loin d’un parent, couples mis à l’épreuve du temps et de l’éloignement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cela, chacun trouve ses moyens de tenir : appels réguliers, visites espacées mais précieuses, projets de retour un jour. Mais l’attente reste bien trop souvent longue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers le parcours d’Issa, se pose une question simple : combien coûte réellement le fait de “réussir loin” ? Car derrière chaque transfert d’argent se cache souvent un sacrifice humain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et malgré tout, ils continuent. Parce que soutenir les siens reste une priorité. Parce que l’espoir d’un avenir meilleur dépasse la distance. Et parce que ce courage discret fait aussi partie de notre réalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette réalité, l’État et ou les entreprises peuvent jouer un rôle clé, ils peuvent : faciliter la mobilité et le rapprochement familial, encourager la création d’emplois locaux, encourager le télétravail partiel lorsque les activités le permettent, développer des programmes de rotation du personnel, toujours pour le bien-être familial.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père : 35 ans de démocratie, entre épreuves et espérance</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-35-ans-de-democratie-entre-epreuves-et-esperance-3115246.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 26 mars 2026 marque une date hautement symbolique dans l’histoire du Mali : 35 ans, jour pour jour, que le pays a fait le choix d’un mode de gouvernance fondé sur la démocratie. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 01:53:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Un idéal universellement reconnu comme l’un des systèmes politiques les plus civilisés et rationnels, parce qu’il repose sur la volonté libre et éclairée du peuple et organise, avec méthode, l’exercice du pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adopter la démocratie, c’est entrer dans le cercle des nations où le droit, le vote et la limitation des mandats constituent les piliers de la gouvernance. C’est aussi accepter une exigence nouvelle : celle de conjuguer développement économique et maturité institutionnelle. Car aujourd’hui, il ne suffit plus d’être un État en progrès ; il faut aussi être un État démocratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son essence, la démocratie consacre la primauté de la majorité, dont la volonté s’impose à tous, y compris à l’État lui-même. Elle s’appuie sur une loi fondamentale qui définit les règles du jeu, encadre l’exercice du pouvoir et garantit les libertés fondamentales. Elle organise également la séparation des pouvoirs : un exécutif chargé de conduire les politiques publiques, un législatif qui contrôle et légifère, et un judiciaire qui veille au respect des lois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis 1991, le Mali s’est engagé sur ce chemin exigeant. Un parcours marqué par des avancées, mais aussi par des crises profondes. À plusieurs reprises, les institutions ont vacillé, parfois même été suspendues. Pourtant, malgré les turbulences, la nation malienne a toujours su se relever, portée par une culture politique profondément attachée aux principes démocratiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui encore, cette démocratie est mise à rude épreuve. Elle fait face à de multiples défis : les dérives liées à l’ignorance et à la cupidité, l’indifférence d’une partie de la population, mais aussi des menaces plus structurelles comme l’extrémisme violent au nord, les tensions communautaires au centre, et les tentations autoritaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte incertain, la démocratie malienne semble fragilisée, avec des institutions parfois en veille. Mais elle demeure vivante. Comme un phénix, elle porte en elle la capacité de renaître de ses cendres. Elle résiste aux crises, aux manipulations et aux divisions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire du Mali nous enseigne que, quelles que soient les épreuves, l’aspiration à la liberté et à la justice finit toujours par triompher. La démocratie, bien qu’éprouvée, n’est pas éteinte. Elle est un combat permanent, une construction collective, une espérance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car, quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par se lever.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous :  D’Ukraine à l’Iran : le reflet de l’hypocrisie internationale !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-dukraine-a-liran-le-reflet-de-lhypocrisie-internationale-3115100.html</link>
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<description><![CDATA[ L’agression militaire menée conjointement par l’administration Trump et le gouvernement de Netanyahou démontre, une fois de plus, l’hypocrisie qui caractérise les relations internationales. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 08:15:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les soutiens ne sont pas dictés en fonction des principes universels devant guider les rapports entre les Etats, mais plutôt en fonction<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">des intérêts. Cette hypocrisie alimente le désordre observé dans le monde où la loi du plus fort continue de primer sur les règles de droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les gouvernements prennent position en mettant en avant leurs alliances avec untel ou untel sans préjudice sur le droit international. Ainsi certains gouvernements africains, qui ont voté aux Nations unies en faveur de la Russie lors de l’agression contre l’Ukraine, observent le silence de la carpe face aux attaques des Américains et des Israéliens contre l’Iran. Ils ne condamnent pas l’administration Trump. Ils ne soutiennent pas non plus l’Iran. Cette politique d’équilibrisme est étonnante de la part de ceux qui sont toujours prêts à dénoncer ou condamner l’impérialisme. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les gouvernements européens, qui ont condamné l’opération spéciale de Poutine contre le pays de Volodymyr Zelensky, refusent aujourd’hui de s’indigner contre les frappes criminelles de l’armée américaine visant des cibles civiles en Iran. De Paris à Berlin en passant Londres, ils tardent à désavouer Trump, comme ce fut le cas concernant Ukraine. Quelle hypocrisie ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur ce registre hypocrite des dirigeants qui prétendent défendre des valeurs universelles comme la Démocratie, il y a un exemple à saluer : le courage du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez. Le dirigeant espagnol refuse d’être un vassal de l’Amérique de Donald Trump. L’Espagne est aujourd’hui ce que fut la France en 2003 quand le Président Chirac, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Dominique De Villepin, s’est opposé à la décision de l’administration Bush d’aller en guerre en Irak contre Saddam Hussein. A la tribune des Nations unies, Dominique De Villepin a fait un discours historique pour dire non à la guerre face aux mensonges du Secrétaire d’Etat américain de l’époque, Colin Powell. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le comble de l’hypocrisie est cette Ukraine agressée qui propose ses services pour soutenir l’agression contre l’Iran. C’est aussi cet Iran, victime d’agression aujourd’hui, qui a participé activement à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les Soliloques d’Angèle :  Abdou, importateur face aux tensions internationales</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-abdou-importateur-face-aux-tensions-internationales-3114909.html</link>
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<description><![CDATA[ Abdou tient une petite activité d’importation et de distribution de produits alimentaires et de marchandises courantes. Son commerce dépend largement de produits venant de l’extérieur : vêtements, chaussures, sacs... ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 09:34:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque mois, il passe des commandes auprès de fournisseurs étrangers et attend les conteneurs qui transitent par plusieurs ports avant d’arriver sur les marchés locaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais depuis l’intensification des tensions dans la zone du moyen orient, l’incertitude s’est installée dans son activité. Les nouvelles parlent de frappes, de menaces sur certaines routes maritimes et d’inquiétudes sur l’approvisionnement mondial, notamment en pétrole. Pour Abdou, ces événements géopolitiques prennent rapidement une forme très concrète : le transport devient plus cher, les délais s’allongent et les prix des marchandises augmentent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque variation du coût du carburant ou du transport maritime finit par se répercuter sur ses factures. Les fournisseurs ajustent leurs tarifs, les transitaires annoncent des frais supplémentaires, et Abdou se retrouve face à un dilemme permanent : augmenter ses prix au risque de perdre des clients, ou absorber les hausses au détriment de sa marge déjà fragile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ses clients, eux aussi, ressentent la pression. Lorsque les prix changent, les achats diminuent ou se concentrent sur l’essentiel. L’activité ralentit, les ventes deviennent irrégulières et la gestion du stock devient plus risquée. Une crise internationale qui semble éloignée finit ainsi par influencer directement le commerce d’un quartier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire d’Abdou rappelle combien les économies locales sont connectées aux équilibres mondiaux. Une tension militaire entre grandes puissances peut perturber les routes commerciales, les marchés de l’énergie et les chaînes d’approvisionnement. Pour les petits entrepreneurs, ces événements ne sont pas seulement des informations internationales : ils deviennent des variables imprévisibles qui compliquent la gestion quotidienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette instabilité, il est possible de chercher de nouveaux fournisseurs, de privilégier les circuits régionaux ou de réduire les commandes temporairement pour limiter les risques. Mais pour beaucoup, l’adaptation reste difficile. Car lorsque les décisions stratégiques se prennent à des milliers de kilomètres, leurs répercussions peuvent se faire sentir jusque dans les petites boutiques où des entrepreneurs comme Abdou tentent simplement de maintenir leur activité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les commerçants, les producteurs et les industries continuent de s’adapter, de chercher des solutions et de faire vivre l’économie locale malgré les incertitudes du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin : Les populations de nouveau inquiètes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-les-populations-de-nouveau-inquietes-3114906.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-les-populations-de-nouveau-inquietes-3114906.html</guid>
<description><![CDATA[ Au grin, les discussions tournent de plus en plus autour de la dégradation de la fourniture d’électricité à Bamako. Les membres expriment leur inquiétude face à une situation qui, selon eux, rappelle les périodes les plus difficiles de l’histoire récente du pays en matière d’approvisionnement énergétique. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 09:21:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le week-end dernier, certains quartiers de la capitale ont frôlé les 24 heures sans électricité, une situation que beaucoup pensaient pourtant appartenir au passé. Aujourd’hui, Bamako semble replonger dans une crise énergétique marquée par des délestages sévères. Dans plusieurs zones, les habitants ne disposent que de trois à cinq heures de courant par jour, et il arrive que les coupures dépassent parfois une journée entière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette réalité surprend d’autant plus que, ces derniers mois, les autorités avaient laissé entendre que la situation était sous contrôle. Face à cette nouvelle détérioration, de nombreuses interrogations émergent au sein de la population.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains observateurs rappellent que l’arrivée de l’ancien ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Mao Diané, avait été suivie d’une amélioration notable de la fourniture d’électricité, apportant un certain soulagement aux ménages. Depuis son départ du gouvernement, beaucoup estiment cependant que la situation s’est progressivement détériorée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au grin, la question revient avec insistance : pourquoi un changement de ministre est-il intervenu alors que des progrès semblaient visibles ? Pour les participants, cette instabilité dans la fourniture d’électricité — parfois acceptable un jour, puis critique le lendemain — ne peut plus durer. Ils appellent ainsi à la mise en place de solutions durables afin de mettre définitivement fin à cette crise énergétique qui affecte lourdement le quotidien des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À l’heure du Mali : Guerre Israël–Iran, si loin, si proche</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/a-lheure-du-mali-guerre-israeliran-si-loin-si-proche-3114874.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce 11 mars, la deuxième guerre Iran–Israël comptera douze jours, égalant déjà celle de juin dernier. Au delà de ce seuil, l’incertitude sur sa fin ne fera que s’épaissir. Les États Unis, alliés d’Israël, avaient prédit une guerre éclair pour en finir avec le régime de Téhéran. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 11:00:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Mais pour une grande partie du monde, attachée au droit international et au système des Nations unies censé garantir la paix, ce scénario paraît ubuesque. Le Mali appartient à cette communauté pacifiste, intransigeante sur la souveraineté des États. </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">C’est le message que le Premier ministre Abdoulaye Maïga a porté à l’ambassade d’Iran, le jeudi 5 mars, en signant le livre de condoléances après la mort du Guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei. Le Mali ne peut rester indifférent lorsque le souverain d’un pays ami périt sous les bombes, quelle que soit la nature du conflit. Le Général de division Maïga a eu les mots justes pour compatir à la douleur du peuple iranien dont le Guide est «mort en martyr, défendant jusqu’à son dernier souffle l’intérêt supérieur de l’État et du peuple iranien».</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Pour le Mali, dont une forte communauté vit en harmonie avec les pratiques islamiques du pays des Ayatollah, celui qui a présidé aux destinées de l’Iran pendant plus de trente six ans, fut un Homme d’État dont «la vision d’un monde plus juste, multipolaire et respectueux des identités restera gravée dans la mémoire de ceux qui luttent pour l’indépendance et la souveraineté de leur peuple».</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Le Mali et l’Iran sont deux Républiques sœurs, unies au sein de la Oummah islamique, entretenant des relations d’amitié et de coopération fructueuse dans les domaines de la santé, de l’agriculture, des infrastructures. L’ambassadeur Mahmoud Khani Jooyabad a, d’ailleurs, présenté ses lettres de créance au Président de la Transition, le Général Assimi Goïta, le 6 janvier dernier.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">C’est au nom de cette fraternité que le Mali se dit meurtri par une guerre menée contre l’Iran par Israël. Comme l’ensemble de la communauté internationale, il s’interroge sur l’issue de ce conflit, qui ne fera qu’alourdir le bilan macabre des victimes innocentes et compromettre les promesses de prospérité mondiale. Déjà, les répercussions économiques inquiètent : flambée du prix du pétrole, poussée inflationniste, ralentissement global. De l’Asie à l’Amérique, en passant par l’Europe et l’Afrique, tous les États sont en alerte.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Notre pays, qui sort d’une longue crise du carburant, recherchant toujours une solution définitive les délestages, ajuste ses stratégies en s’appuyant sur son expérience de résilience. Le Gouvernement dispose d’outils essentiels comme le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes, ainsi que les mécanismes au niveau du ministère de l’Économie et des Finances sous la houlette du ministre d’État Alousseini Sanou. Les départements du Commerce, des Transports et de l’Énergie sont également mobilisés pour prévenir les contrecoups de ce conflit, lointain géographiquement mais proche par ses effets sur les routes maritimes, terrestres et aériennes.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Face à cette crise venue du Moyen Orient, le Mali poursuit ses propres chantiers. En matière de défense et de sécurité, le ministre d’État Sadio Camara a inauguré le camp militaire de Kita, qui abritera le 35e Régiment d’infanterie motorisée, s’ajoutant à ceux de Koutiala, San et Bougouni. Parallèlement, les opérations de frappes et de traques contre les GAT se poursuivent sur tout le territoire. Sur le plan politique, le processus national de paix avance avec la nomination des 30 membres de l’Observatoire national pour la paix et la réconciliation, présidé par l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, chargé de conduire le train de l’appropriation nationale du processus de paix et de réconciliation nationale.</span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Enfin, malgré la guerre au Moyen Orient, le Mali reste attaché aux points plus lumineux de l’agenda international. Le 8 mars, à Bandiagara, le Premier ministre et plusieurs membres du gouvernement ont célébré la Journée internationale des droits de la femme. La femme, moitié de l’homme et actrice de l’humanité, incarne l’espérance d’un monde sans guerre.</span></span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Alassane Souleymane</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Focus : Célébrer la vie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-celebrer-la-vie-3114797.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 8 mars 2026, le Mali s’inscrit une fois de plus dans la grande marche universelle pour l’égalité et l’émancipation des femmes. Cette journée, née des luttes ouvrières du début du XXe siècle et officialisée par l’ONU en 1977, est devenue un repère mondial. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 01:34:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Elle rappelle que l’histoire des femmes est une histoire de courage, de résistance et de conquêtes, et qu’aucune société ne peut se construire sans elles. Alors que certains pays la négligent ou s’en détournent, le Mali, malgré ses défis, continue de porter haut ce flambeau. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis les années 1990, l’action d’ONU Femmes au Mali a permis de renforcer l’éducation des filles, de soutenir les femmes rurales et d’accompagner les entrepreneures dans leurs initiatives. Les décennies 1990-2020 ont vu émerger des politiques nationales genre, des programmes d’alphabétisation et des projets de microfinance qui ont donné aux femmes une voix plus forte dans la société. Depuis 2020, sous le régime de la transition, les acquis ont été consolidés par une inclusion politique et économique plus affirmée. Même si les violences basées sur le genre ont reculé, elles subsistent encore dans certaines régions, aggravées par la raréfaction des financements et la suppression de projets majeurs portés par les ONG.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant, les femmes maliennes n’ont jamais cessé de se battre pour préserver leurs droits et leur dignité dans une résilience admirable. Cette journée est donc l’occasion de dresser un plaidoyer vibrant pour toutes celles qui portent le Mali au quotidien. Les filles mères et les jeunes filles, souvent confrontées à des responsabilités précoces, doivent bénéficier de politiques de réinsertion scolaire et professionnelle afin que la maternité ne soit jamais synonyme d’exclusion. Les femmes rurales, gardiennes de la terre et de la subsistance, méritent un accès équitable à la propriété foncière, aux crédits agricoles et aux technologies modernes. Les entrepreneures et transformatrices, qui innovent dans l’agroalimentaire, le commerce et l’artisanat, doivent être soutenues par des coopératives solides et des débouchés commerciaux. Les étudiantes et filles scolarisées incarnent l’avenir : investir dans leur éducation, lutter contre les mariages précoces et renforcer les infrastructures scolaires est une urgence nationale. Enfin, les commerçantes et vendeuses de rue, qui incarnent la résilience quotidienne, doivent être reconnues et protégées dans l’économie informelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des catégories, ce plaidoyer s’adresse à toutes : nos épouses, sœurs, nièces, cousines, tantes, mères, grand-mères, belles-mères, voisines et collègues. Elles sont les piliers invisibles de nos familles et de nos communautés. Leur travail, souvent non rémunéré, est la colonne vertébrale de la société. Célébrer le 8 mars, c’est reconnaître que sans elles, aucune économie ne prospère, aucun foyer ne s’épanouit, aucune culture démocratique ne se transmet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut donc institutionnaliser l’égalité des chances et la parité dans toutes les institutions et politiques publiques, afin de protéger les femmes contre les violences, garantir leur accès à la justice, valoriser leur rôle économique en leur ouvrant les portes du crédit et des formations, et encourager leur participation politique dans les instances de décision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec pour thème national : «Femmes actrices incontournables debout pour la paix, la sécurité, la cohésion sociale, la réconciliation au Mali» et pour thème international «Droits - Justice - Action. Pour toutes les femmes et les filles», les activités de cette journée visent à mobiliser les femmes autour de la paix, de la cohésion sociale et de l’autonomisation. Les autorités maliennes savent désormais que le Mali ne peut se construire sans ses femmes, et que leur émancipation est la condition de notre avenir commun. Célébrer cette journée, c’est célébrer la vie, la dignité et l’espérance d’un Mali plus juste et inclusif. En ce 8 mars 2026, il est temps de transformer les paroles en actes.<span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>C. H. SYLLA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décryptage : Comment construire un système politique ouvert et durable ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-comment-construire-un-systeme-politique-ouvert-et-durable-3114767.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce jour, décryptage ne traite ni de la découverte de Spinosaurus mirabilis au Niger, ni de la fermeture de la frontière tchado-soudanaise, mais d’une notion : celle de système. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 02:19:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Plus un système est méprisant, plus grande est la tentation de révolte</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour comprendre comment le système influence la façon dont le citoyen pense et existe, il convient de le définir. Dans leur grande majorité, les sociologues définissent le système comme un ensemble organisé d'actions et de relations entre les individus, les groupes et les institutions. Ils sont reliés entre eux par des normes et des valeurs : liberté, respect, etc. Lesquelles normes et valeurs contribuent à la stabilité et à l’intégrité du système. Construction sociale et politique, le système reflète l’état de progrès d’une société donnée. Il permet de comprendre l’imaginaire collectif, réglant les conduites humaines. L’histoire humaine est celle des systèmes : culturel (croyances, valeurs), économique (capitalisme, socialisme), éducatif (écoles, universités), familial (nucléaire, élargi), politique (monarchie, démocratie, théocratie), social (rôles, normes), etc. Exemple, dans un système social, la radicalité s'exprime quand la question sociale (travail) est ignorée. Plus un système est méprisant, plus grande est la tentation de révolte. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Plus un système est juste et accessible, meilleure est la qualité de vie</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un système, le progrès permet l’amélioration des conditions de vie. Par exemple, plus un système de santé est juste et accessible, meilleure sera la qualité de vie du citoyen. Il raffermit le sentiment d’appartenance à un groupe. Il structure la conscience collective : croyances, pratiques et sentiments communs. Voilà comment un système social ou culturel nourrit le quotidien. Autre exemple, les systèmes de valeurs, ces idéaux collectifs, donnent les critères du désirable. Dans certains cas, ces idéaux collectifs se réalisent. Dans d’autres, ils ne se réalisent pas lorsque le système est malade, anomique. En effet, il déraille : abus, censure, corruption, exclusion... Au lieu d’être un socle de renouveau, il s’effrite. Les crises institutionnelles le prouvent. Certes, elles sont géopolitiques. Mais elles sont indécrottablement politiques. Ces crises révèlent un fait, celui de la fragilité des systèmes politiques, devenus le terreau du mal-être : violence, frustration, exclusion, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le gymkhana des rivalités</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2020, la crise de confiance entre une partie des Maliens (M5-RFP) et le président Ibrahim Boubacar Keïta, déstabilise le pays. Pourtant, on pouvait deviner l’inéluctable au moment où le pays commence à ressembler à un baril de poudre, tandis que le narcoterrorisme en tenait l’allumette. Cela a mis en péril le pouvoir démocratique. Les principes fondateurs du modèle républicain déclinent. La raison est que le système aussi bien politique que culturel fabrique un imaginaire, pourvoyeur de réflexes attentistes. On bafoue l’intérêt général. La force domine la raison. Par-là, on blackliste. Par ici, on approuve. Tourmentés, on joue des coudes pour foutre la vérole. Arès a toujours soif. Certains veulent retourner à la préhistoire pendant que d’autres rêvent d’affrontement. Voilà comment le système se nécrose. Ne soupirons pas ! Nos constructions politique et intellectuelle souffrent du gymkhana des rivalités. Elles sont inopérantes. Elles déprécient le citoyen : dédain, haine, conflit, etc. Elles sont en crise. Au rythme de l’effet amplificateur du numérique, nos sociétés sont sans cesse sur le fil. Mais, des solutions existent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Des Assises pour la paix</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, par exemple, la première solution est de construire un système politique ouvert et durable. Un système où les règles (séparation des pouvoirs) et les pratiques (contrôle et équilibre des pouvoirs) institutionnelles structurent l’exercice du pouvoir. Cela passe par l’ouverture d’Assises pour la paix, réunissant différents acteurs : experts, scientifiques, politiques, société civile, syndicats, etc. Outre le travail de collecte et d’analyse des situations de conflits, ces Assises doivent s’inscrire dans le temps long, propice à une réflexion profonde et à la conception de projets de paix et de développement. Un de leurs objectifs est d’identifier les problèmes, d’en analyser les causes et de proposer des leviers d’action. La paix demeure la sempiternelle question à laquelle il faut répondre pour soigner nos maux. Les futures générations se prévaudront des sages choix de leurs prédécesseurs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un projet qui mettrait d'accord les Maliens</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La deuxième solution est de requérir l’accord des Maliens autour d’un plan de maîtrise sécuritaire. A ce sujet, il sera incontournable de recenser les Maliens, commune par commune, village par village, dépossédés de leurs biens (bétail), chassés de leur terre, abusés (viols et violence), etc. Le but est de les dédommager à travers des politiques de reconnaissance et de réintroduction du bétail dans les territoires. Pour la justice et la confiance dans le système ! La libération des détenus politiques sera un geste politique fort appréciable. Admettons que le jeu démocratique ait nourri les rapports sociaux entre les Maliens. Auquel cas, cela suscitera un intérêt politique chez la plupart de la jeune génération. Les sociologues parlent d’un effet de génération, qui enjoint de réhabiliter ce jeu politique pour sortir de la guerre « (…) la simple continuation de la politique par d’autres moyens » rappelle Carl von Clausewitz. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’incontournable diplomatie</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une troisième et dernière solution, toujours dans le cadre d’Assises pour la paix, c’est de ranimer la question de la diplomatie, incontournable pour redorer le blason des liens géopolitiques. C’est aussi une autre manière de se dépêtrer des conflits géostratégiques. Nous devons donc ouvrir des canaux diplomatiques pour trouver des chemins de convergence pacifiques, et donner aux citoyens les raisons de croire et d’agir. Tout doit nous pousser à rechercher un système politique durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Khamenei meurt dans Epic Fury</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Terminons notre propos avec une mise en relief internationale. Le 28 février dernier, le guide suprême de la révolution iranienne, Ali Khamenei, meurt dans l’opération commune Epic Fury (Fureur épique) du Mossad et de la Cia. Après trente-six ans de règne, le ciel s’assombrit. Une nouvelle guerre oppose l’Iran et l’alliance israélo-étasunienne. Des questions se posent : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le régime des Ayatollahs capitulera-t-il ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sommes-nous à la veille de la fin d’un système ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En attendant, une perspective s’ouvre pour le peuple iranien pour modifier les rapports de force. Un système en cache un autre. Tartuffe n’aurait pas dit mieux ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Amara<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sociologue</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>GOONGA TAN :  Bamako : le retour à l&amp;apos;ordinaire, symbole d&amp;apos;une stabilité retrouvée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-bamako-le-retour-a-lordinaire-symbole-dune-stabilite-retrouvee-3114725.html</link>
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<description><![CDATA[ De retour au pays après plusieurs semaines d&#039;absence, mes premières impressions sur Bamako, la capitale du Mali, donnent à voir une image qui contraste avec mes inquiétudes des mois de novembre et décembre 2025 : la pénurie de carburant a laissé place à l&#039;image d&#039;une ville revenue à son quotidien, presque familier. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 02:08:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Aux premières heures du matin, les artères principales se remplissent de nouveau du flux dense des motos et des transports urbains, tandis que les marchés retrouvent leur animation habituelle. Les étals se réorganisent, les commerces rouvrent sans interruption et les établissements scolaires accueillent leurs élèves dans une atmosphère redevenue studieuse. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette normalité, faite de gestes simples et de routines collectives, constituerait-elle l'un des signaux les plus visibles d'une situation en voie de stabilisation pour l'ensemble du pays ? On peut l'espérer, car dans plusieurs autres grandes villes du pays, la reprise des activités illustrerait cette dynamique. À l'échelle urbaine, à l'exception de quelques localités et à défaut d'indicateurs précis, l'on apprend que les administrations, de leur côté, fonctionnent sans perturbations majeures, permettant la reprise de nombreuses démarches suspendues durant les périodes d'incertitude. Il reste le cas de quelques grands axes commerciaux, souvent sensibles aux variations du contexte sécuritaire, affichant une fréquentation moyenne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est aussi admettre que l'atmosphère décrite à Bamako ne signifie pas l'absence de défis, mais elle témoigne d'une capacité à préserver la continuité de la vie urbaine. À cet égard, la normalisation progressive de la capitale s'inscrit dans un cadre plus large où les enjeux sécuritaires demeurent centraux. L'espoir est permis, de mon point de vue, car les opérations menées par les Forces armées maliennes se poursuivent dans plusieurs zones névralgiques du territoire, avec une intensification des actions visant à contenir les groupes armés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En plus, les frappes ciblées traduisent une évolution vers la mobilité, l'anticipation et l'action militaire ne se limite plus à la seule dimension sécuritaire. Dans certaines localités, notamment au centre et au nord, des initiatives d'assistance aux populations accompagnent les opérations de stabilisation : distribution de vivres, appui sanitaire, sécurisation des axes routiers. Cette approche combinée contribue à restaurer la confiance entre l'État et les communautés locales et participe, indirectement, à la stabilité observée ces derniers temps, où les répercussions psychologiques des tensions régionales influencent fortement le climat social.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La perception de sécurité joue, en effet, un rôle déterminant dans la dynamique urbaine. Lorsque les rumeurs s'estompent et que les institutions assurent la continuité de leurs missions, la vie reprend naturellement son rythme. Les activités économiques, même modestes, retrouvent leur fluidité et permettent aux ménages de préserver leurs habitudes de consommation. C'est dans ce contexte que certains indicateurs économiques affichent des perspectives encourageantes, portées par les investissements publics et la relance progressive de secteurs productifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, je ne cesserai jamais de le souligner, l'enjeu ne se limite pas aux performances macroéconomiques et à l'accalmie à Bamako. La stabilité visible dans la capitale repose aussi sur la capacité des autorités à maintenir une gouvernance structurée. La maîtrise des dépenses publiques et le redéploiement de l'administration constituent des conditions essentielles pour consolider durablement le retour à la normalité observé dans la capitale, mais moins perceptible dans la vie quotidienne à l'intérieur du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parallèlement, l'orientation diplomatique du pays évolue dans un contexte international marqué par de nouvelles recompositions. A cet effet, le renforcement des relations économiques avec des partenaires multiples doit illustrer notre volonté de diversification des partenariats stratégiques. Les projets d'infrastructures et les investissements techniques associés pourraient, à moyen terme, améliorer les conditions de mobilité urbaine et soutenir la transformation économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, la normalité progressive ne doit pas constituer un simple détail du quotidien : elle représente un indicateur majeur. Une capitale dans laquelle ça circule, qui apprend, qui échange et qui travaille reflète souvent un État en quête de stabilisation. Cette réalité rappelle que la reconstruction nationale ne se mesure pas uniquement aux statistiques économiques ou aux communiqués officiels ; elle se lit aussi dans des salles de classe pleines, des marchés animés, des débats responsables et des routes redevenues vivantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le véritable défi consistera désormais à transformer cette stabilité perceptible en dynamique largement partagée dans le pays et durable. Car si la normalité peut revenir rapidement, sa consolidation exige constance, coordination et confiance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui, Bamako semble reprendre son souffle ; demain, il faudra maintenir ce rythme pour qu'il devienne celui d'une stabilité pleinement retrouvée partout au Mali.<span style="mso-spacerun: yes;">                               </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">DICKO Seidina Oumar</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Journaliste - Historien - Écrivain</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les soliloques d’Angèle :  Produire sans vendre : l’impasse silencieuse des producteurs locaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-produire-sans-vendre-limpasse-silencieuse-des-producteurs-locaux-3114644.html</link>
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<description><![CDATA[ Aujourd’hui parlons d’Oumar. Il cultive depuis des années du maïs et des légumes destinés au marché local. La saison a été bonne, la récolte abondante, le travail accompli avec rigueur. Pourtant, une fois la production achevée, un autre combat commence : trouver des acheteurs à un prix juste. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 08:56:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les marchés sont saturés, les intermédiaires imposent leurs conditions et les prix chutent brutalement en période d’abondance. Oumar se retrouve face à un paradoxe cruel : produire plus ne signifie pas gagner plus. Faute d’infrastructures de stockage adaptées et de circuits de commercialisation organisés, une partie de la récolte se détériore ou est vendue à perte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette instabilité fragilise l’ensemble de la chaîne. Les revenus irréguliers empêchent l’investissement dans du matériel plus performant ou dans l’amélioration des techniques agricoles. L’accès au crédit est compliqué, car les banques exigent une visibilité que les producteurs en général peu structurés, ne peuvent garantir. Le travail est réel, la production tangible, mais la rentabilité reste incertaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les consommateurs, cette situation se traduit parfois par des hausses imprévisibles des prix hors saison. Pour les producteurs, elle engendre découragement et vulnérabilité économique. L’absence de structuration des filières limite la capacité à stabiliser l’offre et à sécuriser les revenus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des solutions concrètes pourraient atténuer ces déséquilibres : développer des coopératives solides pour négocier collectivement les prix, investir dans des infrastructures de stockage et de transformation, encourager les contrats d’achat anticipés entre producteurs et distributeurs, créer des centrales d’achats et les industries transformatrices et faciliter l’accès à l’information sur les marchés. La transformation locale des produits agricoles permettrait également d’ajouter de la valeur et de réduire les pertes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers l’expérience d’Oumar se dessine un enjeu majeur : produire ne suffit pas si la commercialisation n’est pas maîtrisée. Tant que les producteurs resteront isolés face aux fluctuations du marché, leur travail continuera d’être exposé à une instabilité qui freine le développement rural et économique du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin : &amp;quot;États&#45;Unis – Iran : un rôle de médiateurs pour la Chine et la Russie s’impose&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-etats-unis-iran-un-role-de-mediateurs-pour-la-chine-et-la-russie-simpose-3114642.html</link>
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<description><![CDATA[ Les membres du grin expriment leur indignation face au déclenchement de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 08:51:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À leurs yeux, la brutalité de cette situation est incompréhensible et inquiétante. Ils dénoncent surtout l’inaction de la communauté internationale, qui se limite à des condamnations verbales sans mesures concrètes pour empêcher une escalade plus destructrice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils estiment que, même sans soutenir militairement l’Iran, la Russie et la Chine doivent impérativement intervenir en tant que médiateurs pour éviter le pire. En guise d’exemple, ils citent le conflit russo-ukrainien, où les États-Unis se sont fortement impliqués afin de jouer un rôle de médiation et d’empêcher une détérioration totale de la situation. Pour les membres du grin, la guerre actuelle repose sur un déséquilibre flagrant des forces : l’Iran se retrouve seul face à deux nations puissantes, dont l’une domine l’ordre mondial. Or, sans équilibre de puissance, la paix reste illusoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette réalité, ils appellent la Russie et la Chine à renforcer leur implication diplomatique afin de calmer les tensions. Un conflit de cette nature ne doit pas s’installer dans la durée, et seul le dialogue, porté par ces grandes puissances, peut y mettre fin. Se taire devant une telle tragédie équivaut à une faute morale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ibrahima Ndiaye <o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père : Remettons nos certitudes en cause</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-remettons-nos-certitudes-en-cause-3114641.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher Grand-Père,
Je voudrais aujourd&#039;hui partager avec toi une réflexion qui me semble essentielle dans le processus de construction de la pensée et de la philosophie. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 08:42:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce processus s'appelle la problématisation. C'est un concept fondamental qui consiste à remettre en question une certitude, une vérité que l'on tient pour acquise, afin de l’examiner sous toutes ses facettes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La problématisation, cher grand-père, est l'acte de questionner une vérité, sans tabou, sans crainte, et de poser toutes les questions possibles autour de celle-ci. Elle permet d'examiner une certitude ou une idée reçue sous l'angle du doute. Ce processus est un exercice intellectuel qui consiste à réfléchir et à interroger ce que l’on pensait être acquis. Parfois, une idée semble évidente, mais n’avons-nous pas besoin de poser des questions pour en tester la validité ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prenons un exemple concret : la Transition politique qui se déroule actuellement dans notre pays, comme dans d’autres. Si l’on devait problématiser cette situation, cela commencerait par des questions simples : Qu’est-ce qu’une Transition politique ? Quelles sont les grandes réussites de transitions politiques dans le monde ? Quels objectifs peut-on légitimement assigner à une Transition politique ? Qu’entend-on par "Transition", "Intérim" ou "Rupture" ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n’est pas là qu’il faut s’arrêter, cher grand-père. La problématisation consiste à aller plus loin. Est-ce que ce que nous vivons au village, cette situation qui est qualifiée de « Transition politique », peut réellement être considérée comme telle ? Si ce n’est pas le cas, qu’est-ce que c’est alors ? Et si nous étions dans une transition, comment pouvons-nous évaluer ses effets réels ? Avons-nous progressé, ou est-ce que nous avons régressé ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si nous avons des réponses claires, la problématisation peut se conclure. Mais si nous avons encore des doutes, nous devons poser davantage de questions. Par exemple : "Quel est le bilan réel de la Transition politique au village ?" "Est-ce que nous avons réellement avancé ou régressé ?" Et surtout, à la fin de cette réflexion, avons-nous l’espoir sincère que cette situation dure, perdure et se répète, ou voulons-nous en sortir ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si, après toutes ces questions, nous trouvons un consensus, un "Amen" collectif, alors nous pouvons considérer que la problématisation a porté ses fruits et que la vérité sur cette situation a été révélée. Une fois que les réponses sont claires, le concept devient précis et philosophique, car nous avons examiné et testé toutes les possibilités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous pourrions appliquer ce même principe de réflexion aux situations internationales, que ce soit l’Afghanistan, la Syrie, le Venezuela ou l’Iran, mais ce n’est pas mon domaine. Je suis philosophe, pas géopoliticien, cher grand-père.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce processus de questionnement est essentiel, car il nous aide à sortir des certitudes et à penser plus librement. Une philosophie qui ne questionne pas ses propres fondements reste limitée. Nous devons remettre en cause nos croyances, nos certitudes, et ne jamais avoir peur de poser les questions qui dérangent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je te laisse, cher grand-père, avec ces réflexions, espérant qu’elles nourriront tes pensées. Cette lettre est ma 340ème, une de plus dans mon cheminement philosophique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec tout mon respect et ma tendresse,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali&#45;Algérie : 1990 – 2015 : 25 ans de médiation pour quelle finalité ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mali-algerie-1990-2015-25-ans-de-mediation-pour-quelle-finalite-3114542-3114542.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mali-algerie-1990-2015-25-ans-de-mediation-pour-quelle-finalite-3114542-3114542.html</guid>
<description><![CDATA[ L’histoire contemporaine du Mali se confond avec une quête éperdue de stabilité dans sa partie septentrionale. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 08:50:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis l’indépendance en 1960, le pays a traversé des cycles de rébellions et d’insurrections armées, dont l’épicentre, l’Adrar des Ifoghas, est devenu le laboratoire de toutes les tentatives de pacification. Au cœur de ce processus, un acteur s’est imposé comme le pivot incontournable : l’Algérie. Du compromis de 1964 à la dénonciation de l’Accord d’Alger en 2024, le rôle de médiateur de notre voisin du Nord soulève aujourd'hui, en 2026, des questions existentielles sur la souveraineté malienne. Quel est le bilan réel de ces décennies de médiation algérienne ? Vingt-cinq ans de médiation ont-ils consolidé l’État ou ont-ils, au contraire, institutionnalisé une enclave hors de contrôle ? Quelle est la finalité de tout ce processus ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout commence dans les cendres de la première insurrection de 1963. Sous la présidence de Modibo Keïta, l’armée malienne, dirigée avec une main de fer par le capitaine Diby Silas Diarra. Kidal est alors placée sous administration militaire, afin de faire face à cette première rébellion. En 1964, un premier compromis est scellé sous l'égide de l’Algérie d’Ahmed Ben Bella. Cet accord avec la chefferie des Ifoghas, la famille Intalla, pose les bases d’une dépendance diplomatique qui ne cessera de croître. Cette période installe l'idée que le septentrion malien est une zone tampon.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1991-1992 : L’ère de la démilitarisation et de l’armée "bicéphale"<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le tournant majeur survient le 6 janvier 1991 avec l’Accord de Tamanrasset. Signé par le colonel Ousmane Coulibaly pour le gouvernement de Moussa Traoré et Iyad Ag Ghali pour les mouvements rebelles, ce texte marque la première véritable entaille à l’intégrité territoriale. Sous la pression de la médiation algérienne, le Mali accepte la démilitarisation des 6ème et 7ème régions (Gao, Tombouctou et Kidal).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan sécuritaire, cet accord est un désastre différé. En retirant les Forces Armées Maliennes (FAMa) des centres urbains et des zones de pâturage, le régime de l’époque crée un vide administratif immense. L'administration malienne ne devient plus qu'une ombre sur 797.000 km². Ce retrait forcé ouvre la voie à ce que nous appelons aujourd'hui les "zones de non-droit".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Pacte National du 11 avril 1992, paraphé à Bamako mais conçu sous influence algérienne, aggrave la situation par le biais de l'intégration des combattants. L'idée est séduisante sur le papier : transformer les rebelles en soldats de la République. Cependant, l'audit de ce mécanisme révèle une faille structurelle majeure. L'intégration s'est faite sans critères de mérite, sans formation idéologique républicaine et sans brassage réel. Le résultat fut une armée "bicéphale", où des unités entières restaient fidèles à leurs chefs tribaux plutôt qu'au drapeau national. Les vagues de désertions massives lors des crises de 2006 et 2012 ont prouvé que ce processus n'était qu'un cheval de Troie au cœur de l'outil de défense nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2006 : La sanctuarisation de Kidal ou l’institutionnalisation de l’enclave<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Accord d’Alger du 4 juillet 2006 permet à l’Algérie de franchir un palier supplémentaire dans sa volonté manifeste d’ingérence dans les affaires intérieures du Mali. Après les attaques lâches perpétrées contre les camps de Kidal et Ménaka le 23 mai 2006, Bamako accepta de signer à <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Alger, le 4 juillet 2006, un texte qui consacre la sanctuarisation de la région de Kidal.</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’audit critique de ce document montre une logique de partition rampante. L'accord interdit le déploiement normal des unités régulières des FAMa et confie la sécurité à des "unités spéciales" composées majoritairement d'éléments locaux nomades. Kidal devient de facto une zone interdite pour l'armée républicaine. Cette période voit également l'émergence d'une économie de rente liée à la médiation : chaque crise appelle un nouvel accord, chaque accord appelle des financements internationaux, et chaque financement renforce l'autonomie des élites rebelles au détriment du développement réel des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Accord d’Alger de 2015 : le "Fédéralisme déguisé"<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’aboutissement de cette immixtion algérienne dans la gestion des crises au Nord du Mali, est l’Accord pour la Paix et la Réconciliation (APR) issu du processus d’Alger, et paraphé en mars à Alger, puis en mai-juin 2015 à Bamako. Ce texte de 68 articles est sans doute le plus scandaleux mais aussi le plus dangereux pour l'unité nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La clause la plus controversée, véritable "bombe institutionnelle", prévoit l’élection au suffrage universel du président du conseil régional. Ce dernier est doté de pouvoirs exécutifs supérieurs à ceux du gouverneur nommé par l’État. Pour l'opinion publique malienne et les autorités de la Transition, il s'agit d'un "fédéralisme déguisé". En créant une autorité politique régionale concurrente de l'État central, l'accord préparait le terrain pour une sécession de fait.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’audit économique de l’APR révèle une autre réalité préoccupante : la création d’une "Zone de Développement des Régions du Nord" avec des privilèges fiscaux et budgétaires exorbitants. L'engagement de transférer 30% des recettes budgétaires de l'État vers ces collectivités, sans mécanismes de contrôle rigoureux, a favorisé l'émergence d'une oligarchie locale protégée par la médiation internationale. Pendant ce temps, sur le terrain, l'insécurité galopait, prouvant que l'accord profitait aux responsables des groupes armés (la CMA), mais pas aux populations locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Audit des faits : ingérence, trafics et insurrections hybrides<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des textes, l'analyse diachronique des relations Mali-Algérie met en lumière des faits irréfutables d'ingérence. L'Algérie a longtemps utilisé le Nord du Mali comme une soupape de sécurité pour ses propres enjeux sécuritaires, exportant ses radicaux ou ses opposants armés vers le Sahel. Les faits suivants, documentés par les services de renseignement et les observateurs indépendants, confirment l’instrumentalisation des groupes armés opérant dans la Sahel par les régimes successifs algériens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le corridor criminel : les zones de démilitarisation imposées par les accords sont devenues les routes privilégiées des trafics de drogue, d'armes et d'êtres humains. Ce "marché politique" sahélien s'est nourri de l'absence de l'État malien, tolérée par une médiation qui préférait le statu quo à la restauration de l'autorité républicaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’insurrection hybride : des groupes comme le JNIM (Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans) ont profité du cadre flou de l'APR pour s'enraciner. Ils ont combiné la violence terroriste avec une offre de "services" aux populations, remplaçant un État malien entravé par les clauses de l'accord.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’hostilité ouverte (2024) : l’abattage d’un drone malien par la défense algérienne en mars 2024 et le soutien à peine voilé aux groupes armés lors de la bataille de Tinzaouaten en juillet 2024 ont fini de déchirer le voile. Ces événements ont prouvé que la médiation algérienne n'était pas un outil de paix, mais un instrument de contrôle régional visant à maintenir le Mali dans un état de fragilité permanente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vanité des Accords : pourquoi la paix a échoué ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi, de 1990 à 2015, tant d’efforts diplomatiques des différents dirigeants maliens n'ont-ils produit que des échecs ? La réponse réside dans cette confiance des autorités maliennes envers la médiation algérienne, qui s’est révélée d’une telle « vanité » qui se retrouve dans les différents textes des accords jadis ratifiés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces accords ont été conçus comme des produits d'exportation diplomatique plutôt que comme des solutions endogènes. Ils ont privilégié la satisfaction des chefs de guerre au détriment des besoins des populations. La médiation algérienne a systématiquement cherché à "externaliser" la paix, rendant le Mali dépendant de son arbitrage. Chaque accord était une promesse de développement jamais tenue, une intégration militaire jamais achevée, et une décentralisation qui tournait à la partition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'audit critique montre que ces textes ont souffert d'un déficit chronique d'appropriation nationale. Ils étaient perçus, à juste titre, comme des diktats imposés par une communauté internationale pressée de stabiliser la zone, sans se soucier de la viabilité à long terme de l'État malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2025 : La rupture et la souveraineté retrouvée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, en 2026, le Mali a choisi la voie de la rupture. Sous la direction du Général d’Armée Assimi Goïta, la Transition a mis fin à l’Accord d’Alger, le déclarant caduc et inapproprié. La reprise de Kidal par les FAMa en novembre 2023 a marqué le début de cette ère nouvelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 25 janvier 2024, en dénonçant l’Accord d’Alger de 2015 avec «effet immédiat», le gouvernement malien n’a pas seulement acté une rupture diplomatique ; il a ouvert la voie au Dialogue Inter-Malien pour la Paix et la Réconciliation Nationale (DIM). Ce mécanisme endogène remplace désormais les médiations internationales par une approche directe, de Malien à Malien, sans interférence étrangère. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce changement de paradigme repose sur trois principes immuables : le respect de la souveraineté de l'État ; le choix souverain des partenaires ; la défense des intérêts du peuple malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La paix n'est plus un objet de négociation internationale à Alger ou ailleurs ; elle est devenue un processus interne, fondé sur la justice, la réconciliation sincère et la présence effective de l'État sur chaque centimètre carré du territoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Bilan final mitigé de 35 ans de diplomatie</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De 1990 à 2015, les années de médiation algérienne affichent un bilan lourdement négatif. Loin d'avoir stabilisé le Mali, elles ont institutionnalisé sa vulnérabilité. Chaque signature a été une amputation de la souveraineté, chaque cessez-le-feu une opportunité de réarmement pour les groupes armés, et chaque fonds de développement une source de corruption pour les élites rebelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali de 2026 tire les leçons de cette "paix de papier". La sécurité du Sahel ne peut plus reposer sur des équilibres précaires gérés par des voisins aux agendas cachés. Elle doit s'appuyer sur une armée républicaine forte, une administration de proximité et un sentiment d'appartenance nationale qu’aucun accord étranger ne pourra jamais remplacer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le temps des médiations improductives est révolu. La paix sera malienne ou elle ne sera pas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>MKL</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Le pouvoir arrête le pouvoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-le-pouvoir-arrete-le-pouvoir-3114586.html</link>
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<description><![CDATA[ La Cour suprême des Etats-Unis d’Amérique a invalidé, le vendredi 20 février 2026, les droits de Douane imposés par le Président Donald Trump à ses partenaires commerciaux sur toutes les importations. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 19:23:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le « Courrier international »,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« la majorité des juges-six contre trois- a estimé que le milliardaire ne pouvait imposer de tels droits de douane sans autorisation préalable du Congrès, et encore moins en se réclamant, comme il l’avait fait, d’une loi d’urgence économique votée en 1977 ». La presse internationale a qualifié cette décision de « claque monumentale » à la majorité conservatrice et d’humiliation et de désaveu pour Trump. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le juge fédéral américain Brian Murphy a déclaré, le mercredi 25 février, illégale la politique d’expulsion des immigrés en situation irrégulière vers des pays tiers de l’administration Trump. En mars 2025, le même magistrat avait pris la décision de bloquer provisoirement des expulsions d’étrangers d’origine asiatique vers la Libye. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son ouvrage « De l’esprit des lois », Montesquieu justifiant sa théorie de séparation de pouvoirs expliquait : « pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ». Il est parti du postulat que « tout homme ayant du pouvoir est porté à en abuser et que la concentration des pouvoirs est synonyme de tyrannie ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La justice américaine, à travers ces décisions, prouve ainsi à Donald Trump qu’il ne peut pas tout faire et que son pouvoir a des limites. Quand le pouvoir arrête le pouvoir. La décision de la Cour suprême et celle du juge Brian Murphy consacrent la suprématie des principes démocratiques sur les velléités abusives d’un homme qui ne voit pas de limites à son pouvoir. De telles décisions qui permettent d’établir un équilibre au sein du système démocratique constituent des gages de stabilité d’un pays. Elles évitent des dérives mais aussi garantissent la crédibilité de l’Etat de droit et le bon fonctionnement de la République. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que le pays soit en démocratie ou pas, l’institution judiciaire n’est pas un acteur ou un spectateur mais un arbitre dont le rôle fondamental est d’empêcher la concentration excessive du pouvoir entre les mains d’un homme ou la prise en otage des libertés par les hommes du système. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« La justice est et demeure la première réponse à la situation de crise que traverse douloureusement notre pays et qui la menace jusque dans son socle social. La justice est un rempart absolu contre les violations, contre les excès et elle est le remède des contradictions. La justice est l’obstacle face au politique. La justice est le rempart puisqu’elle limite le politique dans son dessein d’abuser du pouvoir et contre les excès des gens de pouvoir. Elle est le bouclier qui doit protéger les faibles. Elle est l’épée qui doit frapper les puissants lorsque ceux-ci dévient du droit chemin au mépris du bien commun ». Ces propos tenus, le 30 novembre 2017, Me Mamadou Ismaïla Konaté, alors Garde des Sceaux, lors de la cérémonie de passation avec le nouveau ministre Hamidou Younoussa Maïga reste d’actualité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les juges de la Cour suprême des Etats Unis, dont certains ont été désignés par le Président Trump, rehaussent ainsi le « devoir d’ingratitude », qui désigne « l’obligation morale pour tout juge de faire abstraction de la loyauté politique due à l’autorité qui l’a nommé pour ne se soumettre qu’à la loi et à la Constitution ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Les Soliloques d’Angèle :  « Travailler sans être payé à temps », le piège des retards de paiement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-travailler-sans-etre-paye-a-temps-le-piege-des-retards-de-paiement-3114397.html</link>
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<description><![CDATA[ Salif dirige une petite entreprise de prestation de services. Les contrats sont signés, le travail est livré, les factures émises. Pourtant, les paiements tardent. Trente jours deviennent soixante, parfois quatre-vingt-dix. En attendant, les charges continuent de tomber : salaires, loyers, impôts, fournisseurs. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 10:50:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réalité des retards de paiement constitue l’un des défis majeurs des PME. Salif n’est pas confronté à un manque de clients, mais à un manque de liquidités. Le chiffre d’affaires existe sur le papier, mais la trésorerie reste vide. Cette situation l’oblige à différer certains règlements, négocier avec les fournisseurs, parfois retarder des investissements nécessaires et même mettre la main à la poche en mélangeant ressources personnelles et professionnelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les employés ressentent aussi cette tension. Lorsque la trésorerie se fragilise, les primes disparaissent, les augmentations sont gelées et l’ambiance devient plus prudente. La stabilité de l’entreprise dépend moins de son activité que de la rapidité avec laquelle elle est payée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le problème dépasse le cas individuel. Dans un environnement où les retards sont banalisés, les petites structures supportent le poids financier de délais qu’elles ne maîtrisent pas. Les grandes entités peuvent absorber l’attente ; les PME, elles, vivent au rythme des encaissements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour limiter ces risques, certaines pratiques peuvent être renforcées : exiger des acomptes à la signature, raccourcir les délais contractuels, instaurer des pénalités de retard, diversifier le portefeuille clients et constituer un fonds de réserve lorsque cela est possible. L’accès à des solutions de financement de factures ou d’affacturage pourrait également offrir une bouffée d’oxygène temporaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers l’expérience de Salif, une réalité apparaît clairement : dans une économie fragile, la survie d’une entreprise ne dépend pas seulement de sa capacité à travailler, mais de sa capacité à être payée à temps. Tant que les retards resteront une norme implicite, la croissance des PME restera freinée par un problème de trésorerie plus que de compétence. A chacun d’y veiller.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin :  Carême : la solidarité politique en net recul</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-careme-la-solidarite-politique-en-net-recul-3114396.html</link>
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<description><![CDATA[ Au détour d’un grin de quartier, le débat s’est imposé de lui-même : en ce mois de carême, l’engagement solidaire des acteurs publics ne serait plus à la hauteur des attentes sociales. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 10:47:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les membres du cercle de discussion dressent un constat sans détour : jadis très visibles durant cette période de jeûne et de partage, les partis politiques brillent aujourd’hui par leur absence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour nombre d’intervenants, sous les régimes civils, le carême constituait un moment privilégié de proximité entre responsables politiques et citoyens. Distributions de vivres, ruptures collectives du jeûne (iftars), gestes symboliques en direction des couches vulnérables : ces initiatives rythmaient le mois sacré. Les discours eux-mêmes se teintaient de références religieuses, mettant en avant solidarité, compassion et entraide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Les partis politiques se savaient comptables de leurs actes devant les électeurs. Leur légitimité dépendait du suffrage. Cela créait une forme d’obligation morale et sociale », analyse un habitué du grin. À l’inverse, estiment certains, le pouvoir militaire ne serait pas soumis aux mêmes mécanismes de redevabilité politique, ce qui influerait sur la nature et l’intensité des actions menées durant le carême.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les participants nuancent toutefois leur propos. « Les militaires font ce qu’ils peuvent, à leur manière. Mais il faut reconnaître que les partis politiques maîtrisaient mieux les activités liées au carême », soutient un autre intervenant, rappelant que ces pratiques s’inscrivaient aussi dans une stratégie de consolidation de base électorale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de la comparaison, c’est surtout la diminution globale des élans de solidarité qui inquiète les membres du grin. Plusieurs estiment que les initiatives observées ces dernières années sont en net recul par rapport aux périodes antérieures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un contexte marqué par la suspension des activités partisanes, les intervenants appellent les autorités actuelles à renforcer les actions sociales en direction des populations, particulièrement les plus vulnérables. « Les logiques d’un homme politique et d’un militaire ne sont pas les mêmes. Mais aujourd’hui, en l’absence de partis politiques, il revient aux autorités en place d’assumer pleinement cette responsabilité sociale », concluent-ils.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I<strong>brahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père :  Éviter l’enlisement politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-eviter-lenlisement-politique-3114395.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher grand-père,
La nature a horreur du vide. Les sociétés aussi. Lorsqu’un pays semble suspendu entre passé et avenir, sans cap lisible ni dynamique perceptible, les esprits avertis s’interrogent. En politique, l’immobilisme n’est jamais neutre : il est souvent le signe d’un déséquilibre plus profond ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 10:33:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, l’impression dominante est celle d’un ralentissement préoccupant. Comme si, après avoir multiplié les annonces, exploré des pistes, décliné des slogans et promis des ruptures, nous nous retrouvions face à une réalité inchangée — sinon aggravée. Les formules mobilisatrices se sont usées au contact du réel. Les proclamations se sont dissipées à l’épreuve du temps.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’insécurité demeure. L’instabilité politique persiste. La crise institutionnelle continue d’alimenter l’incertitude. Le retour à l’ordre constitutionnel, tant évoqué, semble repoussé à l’horizon. À force de gouverner dans l’urgence et par l’exception, le risque est grand d’installer durablement une politique de crise, entretenue par des crises successives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus préoccupant encore : l’espace du débat public paraît se rétrécir. Les voix discordantes se font rares. Les critiques sont marginalisées. Les propositions alternatives peinent à trouver un cadre d’expression. Or, aucune société ne progresse dans l’unanimisme contraint. La vitalité politique suppose la contradiction, la confrontation d’idées, le dialogue franc entre acteurs responsables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire, grand-père, nous enseigne une leçon constante : les cours ont souvent bercé les princes d’illusions. Les souverains qui ont marqué leur temps ne furent pas ceux entourés de laudateurs, mais ceux capables d’entendre la vérité, même lorsqu’elle dérange. De l’empire du Mali ancien aux Républiques contemporaines, les dirigeants lucides furent ceux qui ont su rectifier à temps, écouter au-delà du cercle des courtisans et anticiper les ruptures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enlisement actuel n’est pas une fatalité. Il appelle une réorientation. Relancer la dynamique politique implique de réhabiliter les acteurs institutionnels, de rouvrir les espaces de concertation, de restaurer la confiance entre gouvernants et gouvernés. Il s’agit de dépasser les postures pour construire des solutions durables, fondées sur le droit, l’inclusion et la responsabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car lorsque les vents tournent, les applaudissements se taisent. Les soutiens d’hier se font discrets, avant de renaître sous d’autres cieux. C’est la constance des principes, non la ferveur des acclamations, qui fonde la solidité d’un pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Évitons donc l’immobilisme. Refusons le confort trompeur du statu quo. Le Mali mérite mieux qu’une gestion au jour le jour : il exige une vision, du courage politique et une gouvernance ouverte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À mardi, si Dieu le veut.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous: «Blanchiment des Coups d’Etat»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-blanchiment-des-coups-detat-3114345.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-blanchiment-des-coups-detat-3114345.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Président de l’Angola, Président sortant de la Conférence des Chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union africaine, Joao Lourenço, a jeté un pavé dans la mare lors du 39è Sommet de l’organisation à Addis-Abeba. « Nous assistons à l’émergence d’un nouveau phénomène qui ne saurait être légitimé ni validé par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine…. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 19:15:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand nous parlons de la nécessité de rétablir l’ordre constitutionnel, après avoir pris le pouvoir par des moyens inconstitutionnels, nous ne disons pas que cet ordre a été rétabli juste parce que les auteurs d’un coup d’Etat ont organisé des élections pour se faire élire. Car, ceci est une forme de blanchiment d’un acte illégitime qui, malheureusement, commence à être perçue comme normale et donc acceptable, alors qu’en réalité, cela menace les fondements mêmes de nos principes ainsi que la paix et la sécurité de notre continent…. Cela reviendra indirectement à encourager à faire des coups d’Etat pour, ensuite, se blanchir et rester tranquillement au pouvoir », a déclaré le dirigeant angolais qui a passé la présidence tournante de l’organisation panafricaine à son homologue burundais, Evariste Ndayishimiye, pour un mandat d’un an. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette réflexion du Chef de l’Etat angolais intervient dans un contexte marqué par le phénomène. Ses inquiétudes sont largement partagées par de nombreux observateurs de la scène politique africaine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais reconnaissons que le blanchiment des coups d’Etat n’a pas commencé avec cette génération de jeunes officiers. Avant la vague des manifestations démocratiques, des militaires ont blanchi le pouvoir. Sur ce registre, on peut citer entre autres le capitaine Blaise Compaoré du Burkina Faso, le général Lassana Condé de la Guinée, le général Gnassibé Edyema du Togo, le Colonel Ahmed Ould Taya de la Mauritanie. Même le Ghanéen John Jerry Rawlings s’est fait élire avant de se retirer, la conscience tranquille d’avoir remis son pays sur pied après deux mandats démocratiques à sa tête. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi le Lieutenant-Colonel Amadou Toumani Touré est jusque-là cité comme un exemple sur un continent dominé largement à l’époque par la tentation du pouvoir de kaki. Après 14 mois, le Comité transitoire pour la salut du peuple - Ctsp - qu’il présidait, ATT a transmis le pouvoir Alpha Oumar Konaré, qui a obtenu la confiance de la majorité de ses concitoyens. Tout comme le reggaeman Tiken Jah Fakoly, la cantatrice Djénéba<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Seck a salué à travers «Kankélétiguiya » celui qui «respecte la parole donnée ». Dans une interview publiée en juillet 2009 par l’hebdomadaire Jeune Afrique, l’homme du 26 mars 1991 s’est défini lui-même comme « un ancien putschiste » qui se garderait volontiers de faire la leçon à qui que ce soit. À la question de Marwane Ben Yahmed qui lui dit avoir l’impression que, pour ATT, il existe de bons et de mauvais coups d’Etat, ce dernier a répondu : « Vous m’avez mal compris : tous les coups d’Etat sont mauvais. Quelles que soient les raisons qui les ont provoqués, ils sont la conséquence d’un échec des politiques. De tous les politiques, dirigeants comme, parfois, opposants ».<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le « blanchiment de coups d’Etat » que dénonce le président Joao Lourenço interpelle les leaders africains àêtre exemplaires dans la gouvernance sur tous les plans mais, aussi, les organisations régionales ou sous régionales à interroger leurs mécanismes internes de fonctionnement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus : Contrer l’ingérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-contrer-lingerence-3114297.html</link>
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<description><![CDATA[ L’heure est au resserrement des rangs. L’architecture géopolitique du Sahel, portée par la Confédération des États de l’Alliance pour le Sahel (AES), vient de franchir un palier décisif de maturité. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 08:52:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Entre le second sommet des chefs d’État tenu à Bamako les 22 et 23 décembre 2025 et la rencontre bilatérale entre les autorités nigériennes et algériennes à Alger les 15 et 16 février 2026, un message clair se dessine : la solidarité sahélienne doit être désormais un bloc monolithique, imperméable aux tentatives de déstabilisation extérieure. Quant à notre pays, le Mali, il a toujours été fidèle à ses engagements internationaux : vis-à-vis de lui-même et de ses voisins, en tant que chantre du panafricanisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cet ordre d’idées, l’histoire récente nous a appris que certains accords, à l’instar de celui d’Alger de 2015, ont parfois servi de paravent à des intérêts étrangers plutôt qu’à une paix authentique et souveraine. Aujourd’hui, le collège des pairs chefs d'État a acté une rupture : aucune solution ne sera acceptée si elle n'est pas endogène. Cette volonté de fer est le premier rempart contre les puissances qui tentent, par le biais d’une médiation de façade, de maintenir une influence déclinante sur nos territoires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La solidité de l'Alliance se mesure également à sa capacité à ignorer l'esprit de chicane politique savamment entretenu par certaines capitales voisines ou lointaines. L’hébergement de figures contestataires, ou le soutien aux cadres du FLA et aux leaders terroristes, ne sont plus perçus comme des incidents isolés, mais comme des manœuvres de division délibérées. En resserrant leurs liens sécuritaires et politiques, le Mali, le Burkina Faso et le Niger privent ces acteurs de l'ombre de leur levier principal : la discorde entre frères d'armes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrer l’ingérence, c’est aussi assumer une parole commune. Face aux tentatives de "diviser pour régner", l’AES répond par une intégration économique et sécuritaire renforcée. L’objectif est clair : rendre le coût de la trahison politique trop élevé pour quiconque souhaiterait s'opposer au bloc. Cette solidarité organique est notre meilleure arme contre ceux qui, par nostalgie coloniale ou calcul cynique, cherchent à ressusciter les vieux démons de la rébellion et du séparatisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, le chemin tracé par les sommets de Bamako et les consultations d'Alger confirme une certitude : l’AES ne doit plus une simple alliance de circonstance, mais un destin partagé. En restant soudés, les peuples du Sahel transforment leur espace en une forteresse inexpugnable, où les ambitions étrangères viennent se briser contre le mur d’une fraternité retrouvée. Le front de l’unité doit suivre, car le Sahel de demain se construit aujourd'hui, dans l'unité absolue et le refus catégorique de toute tutelle. Pour sûr !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La Rédaction</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>GOONGA TAN :  Niger/Algérie : entre réalignement et silences calculés ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-nigeralgerie-entre-realignement-et-silences-calcules-3114238.html</link>
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<description><![CDATA[ La visite du Général Abdourahamane Tiani à Alger, le 16 février 2026, et le communiqué publié à son issue marquent un tournant diplomatique majeur dans l&#039;espace sahélo- saharien. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 01:45:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Présenté comme l'acte fondateur d'une "nouvelle ère" entre Niamey et Alger, le texte consacre un rapprochement pragmatique centré sur la sécurité et l'économie. Mais au-delà des formules consensuelles, il révèle aussi des silences significatifs et des ajustements qui interrogent l'équilibre interne de l'Alliance des États du Sahel<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Qu'on en juge ! Le communiqué conjoint officialise la relance de projets structurants : gazoduc transsaharien, route transsaharienne, interconnexion par fibre optique, coopération sécuritaire renforcée, éducation, etc. Pour le Niger, l'enjeu est clair : sécuriser des débouchés énergétiques, diversifier ses partenaires et consolider ses infrastructures vitales dans un contexte économique tendu. Pour l'Algérie, il s'agit de réaffirmer son rôle central dans le Sahel après une période de refroidissement diplomatique avec certains voisins, notamment le nôtre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">soyons de plus prêt ledit communique: La formule de "sécurité indissociable" constitue le cœur politique du document. Elle établit une solidarité bilatérale face aux menaces terroristes et prévoit la réactivation des mécanismes conjoints de surveillance des frontières. En apparence, rien que de très classique : deux États voisins coordonnent leurs efforts face à un péril commun. Pourtant, cette affirmation prend une résonance particulière dans le contexte actuel du Sahel. Le communiqué ne mentionne ni l'AES ni la Confédération sahélienne. Ce silence n'est pas anodin. La Charte du Liptako-Gourma, socle juridique de l'AES, impose en effet une solidarité politique et sécuritaire entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Aussi, à première vue, toute architecture parallèle pourrait être perçue comme un affaiblissement de la cohésion du bloc. Cependant, rien n'indique que Niamey a agi en rupture. Il est plausible que le Niger ait informé ses partenaires en amont. D'ailleurs, aucune réaction officielle hostile n'a émané de Bamako ou de Ouagadougou. Ce silence suggère que ce rapprochement n'est pas vécu comme une trahison, mais comme une nécessité conjoncturelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient donc d'éviter une lecture dramatique. Une alliance n'interdit pas les relations bilatérales. Les États membres de nombreuses organisations régionales multiplient les partenariats sans que cela entraîne de fracture interne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, certains propos du Général Tiani, sortis de leur contexte, ont pu susciter des émotions dans les opinions sahéliennes. Dans un environnement marqué par la défiance envers les influences extérieures, la sensibilité est exacerbée. La communication politique, dans ce climat, exige une extrême précision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela dit signalons que pour Alger, l'enjeu dépasse le seul Niger. L'Algérie traverse une phase d'asphyxie diplomatique réelle. Ses relations avec la France connaissent des tensions récurrentes. Les incompréhensions avec le Maroc persistent, notamment au sujet du POLISSARIO. Les crispations avec le Mali ces dernières années ont altéré la profondeur de sa médiation<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sahélienne réelle et fictive. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, le rapprochement avec Niamey apparaît comme une manœuvre de desserrement. En consolidant un partenariat avec un membre clé de l'AES, Alger se repositionne comme acteur au Sahel et évite un isolement progressif au sud de ses frontières. L'Algérie ne peut se permettre un Sahel hostile ou fermé. Sa sécurité intérieure est intimement liée à la stabilité sahélienne. La coopération avec le Niger répond donc autant à une logique d'influence qu'à une nécessité sécuritaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, la relance du gazoduc transsaharien, serpent de mer géoéconomique, redonne à Alger une perspective énergétique vers l'Afrique subsaharienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du côté nigérien, la situation est tout aussi contraignante. Le Niger fait face à des difficultés notoires pour l'exportation de son pétrole via le Bénin, dans un contexte de tensions politiques régionales. Diversifier ses axes d'écoulement devient une priorité vitale. À cet égard, l'ouverture vers le nord, via l'Algérie, représente une alternative presque incontournable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà du pétrole, Niamey cherche à sécuriser ses frontières et à consolider son économie fragilisée par les sanctions passées et l'instabilité récurrente. Le rapprochement avec Alger n'est donc pas idéologique ; il est pragmatique. Il répond à des impératifs de survie économique et de stabilisation sécuritaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quid de la cohésion sahélienne ? La question centrale demeure, effectivement : ce réalignement fragilise-t-il l'AES ? À ce stade, rien ne permet de l'affirmer. Une alliance solide doit tolérer les initiatives bilatérales dès lors qu'elles ne contredisent pas ses principes fondamentaux. Si Niamey a informé ses partenaires, ce qui semble probable, alors nous sommes face à un ajustement et non à une rupture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il serait excessif de parler de "cacophonie". Toute organisation régionale en construction connaît des phases d'adaptation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La véritable épreuve se jouera lors du prochain sommet de l'AES. Ce sera l'occasion de clarifier les articulations entre solidarité confédérale et autonomie momentanée. À ce propos, je le dis ici souvent : La souveraineté ne signifie pas l'isolement. Elle suppose la capacité de choisir librement ses partenaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">     </span><span style="mso-spacerun: yes;">                                                      </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">DICKO<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Seydina Oumar </span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Journaliste- Historien-<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Écrivain</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entre Nous : Au&#45;delà de la confusion !!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-au-dela-de-la-confusion-3114208.html</link>
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<description><![CDATA[ Du 15 au 16 février 2026, le Président de la Transition du Niger, Général Abdourahamane Tiani, a séjourné en Algérie sur invitation du Président Abdelmadjid Tebboune. Il était à la tête d’une forte délégation comprenant plusieurs membres de son gouvernement. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 12:02:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 13 février 2026, le Burkina Faso signait de nombreux accords avec l'Algérie, à l'issue de la visite à Ouagadougou d’une importante délégation conduite par le ministre d’Etat algérien chargé des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au même moment, le gouvernement de transition du Mali est en froid avec son grand voisin septentrional.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce qui explique pourquoi cette visite du président du Niger à Alger et celle d’une délégation ministérielle algérienne à Ouagadougou ont suscité quelque trouble au sein de l’opinion publique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, ce qui peut paraître comme une confusion dans la diplomatie de l’AES n’est pas sans précédent. La preuve : suite à la destruction d’un drone malien par l’Algérie, Niamey et Ouagadougou n'étaient pas sur la longueur d'onde que Bamako quant à l'attitude adoptée vis-à-vis d'Alger après la diffusion du communiqué par les trois Etats. Les deux capitales ont rappelé leurs ambassadeurs certes. Toutefois, les gouvernements burkinabé et nigérien se sont gardés de fermer leur espace aérien avec l'Algérie quand le Mali a appliqué la réciprocité. Cela était une alerte. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Solidarité d’accord, mais les intérêts d’abord ! Tout porte à le croire. Tiani est parti à Alger pour défendre les intérêts du Niger. Le Capitaine Traoré a accueilli une délégation algérienne en mettant en avant les intérêts du Faso. Chacun doit jouer sa partition dans l’écriture de la nouvelle page de l’histoire du Sahel, selon « ses convictions, ses intérêts et ses valeurs » a déclaré le Général Tiani à Alger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faut-il s’attendre dans les jours à venir à voir le Général Tiani et le Capitaine Traoré œuvrer à aplanir les divergences entre le Général Goïta et le Président Abdel Madjid Tebboune ? La Russie n’a-t-il pas appelé à plusieurs reprises à la désescalade entre deux pays ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On se rappelle : l’Accord de Tamanrasset a été signé avec le feu vert du Général Moussa Traoré. Le Général Amadou Toumani Touré était à la tête du pays lors de la signature le 6 juin 2006 de l’Accord d'Alger. Pour celui signé en 2015, le président Ibrahim Boubacar Kéita, réticent au départ, a fini par lâcher du lest en envoyant une délégation dans la capitale algérienne. Chacun de ces dirigeants défendaient à sa façon les intérêts supérieurs de la nation malienne sans perdre de vue les enjeux de la géopolitique. Opposée, pour des raisons intérieures, à la création d'un autre État à sa frontière sud, l’Algérie est un partenaire stratégique du Mali. La redynamisation de l’axe Bamako-Alger est donc une question de pragmatisme politique ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père : N’est&#45;il pas encore temps ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-nest-il-pas-encore-temps-3114173.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher Grand-père,
L’insécurité change de visage. Elle change de cible. Elle change de méthode. Et surtout, elle se rapproche. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 02:09:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle n’est plus cantonnée à des zones lointaines ou à des fronts clairement identifiés. Elle s’invite désormais sur nos grands axes routiers, dans nos entourages immédiats, frappant sans distinction : citernes incendiées, convois militaires attaqués, industries ciblées, personnalités civiles et politiques visées, paisibles citoyens pris au piège.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui Grand-père, il ne s’agit plus de simples actes isolés. C’est un banditisme d’un genre nouveau, structuré, polymorphe, qui emprunte les méthodes du terrorisme pour installer la peur et la désolation. Un banditisme aux ramifications politiques, militaires et idéologiques. Enlèvements, prises d’otages, attaques kamikazes, exécutions ciblées… La terreur comme stratégie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis plus d’une décennie, nous combattons ce fléau essentiellement par la force militaire. Mais avons-nous suffisamment interrogé ses ressorts idéologiques ? Avons-nous analysé en profondeur ses mécanismes d’endoctrinement, ses stratégies d’expansion, ses modes opératoires évolutifs ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Combattre militairement est indispensable. Mais anticiper est vital. Comprendre pour mieux neutraliser. Analyser pour prévenir. Étouffer le mal avant qu’il ne prenne racine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, la question des déplacements devient centrale. Le niveau de vulnérabilité de certains axes routiers impose une réflexion urgente. N’est-il pas temps, Grand-père, que notre pays se dote d’une cartographie sécuritaire claire et actualisée de ses routes et de ses zones sensibles ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une carte qui classe les axes selon les menaces identifiées. Une carte qui informe, alerte et oriente. Une carte qui distingue les niveaux de risques en fonction des profils d’usagers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car tous ne voyagent pas dans les mêmes conditions d’exposition. Les anciennes et nouvelles personnalités politiques, les journalistes, les magistrats, les représentants de l’État, les leaders d’opinion et religieux, les artistes — chacun peut constituer une cible spécifique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment doivent-ils se déplacer ? Faut-il systématiser des dispositifs d’escorte pour certains profils ? Faut-il créer des points permanents d’information et de conseil sécuritaire pour les usagers des routes ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La prévention ne nourrit pas la peur. Elle combat la psychose.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car le terrorisme n’a besoin que d’une chose : remplacer la sérénité par le doute. Installer le vide informationnel. Faire prospérer la confusion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Anticiper, c’est rassurer. Informer, c’est protéger. Organiser, c’est reprendre l’initiative.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">N’est-il pas encore temps, Grand-père, d’ouvrir ce chantier stratégique ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À mardi prochain pour la 339e lettre. Inch’Allah.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle : Karim face aux difficultés de ses employés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-karim-face-aux-difficultes-de-ses-employes-3114175.html</link>
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<description><![CDATA[ Paul-André, 52 ans, dirige une petite entreprise de services employant une vingtaine de personnes. Chaque mois, il doit équilibrer salaires, charges fixes, fournisseurs et retards de paiement. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 01:49:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les marges sont faibles et la trésorerie fragile. Maintenir l’activité relève d’un exercice permanent d’équilibre.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En face, ses employés affrontent une réalité tout aussi tendue. Malgré des salaires réguliers, la hausse du coût de la vie, les loyers, la scolarité et les obligations sociales grignotent rapidement les revenus. Les demandes d’avances se multiplient, les dettes personnelles s’installent et le stress financier s’invite dans l’entreprise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Paul-André se retrouve pris entre deux impératifs : préserver la stabilité financière de la société et répondre aux difficultés humaines de ses équipes. Augmenter les salaires mettrait en danger la trésorerie ; refuser toute aide risquerait d’entamer la motivation et la cohésion. Son entreprise devient ainsi le reflet des tensions économiques que connaissent beaucoup d’autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les tensions ne sont pas ouvertes, mais elles existent. Les employés ressentent le poids des charges personnelles ; la direction ressent la responsabilité de maintenir les emplois. Cette double fragilité reflète un contexte plus large où les entreprises locales, souvent de taille modeste, portent à la fois le poids de la survie économique et celui de la stabilité sociale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La création d’un fonds interne de solidarité, alimenté conjointement par l’entreprise et les employés, permettrait de gérer les urgences sans recourir systématiquement aux avances. Un calendrier encadré des avances sur salaire limiterait les demandes imprévues et protégerait la trésorerie. La mise en place de primes variables liées aux performances collectives offrirait un complément de revenu sans alourdir les charges fixes. Enfin, l’introduction d’un système d’épargne automatique et de courtes sessions de formation en gestion budgétaire aiderait les employés à mieux anticiper leurs dépenses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers cette situation se dessine un enjeu central : la santé financière d’une entreprise et la stabilité économique de ses employés sont étroitement liées. Sans mécanismes simples et adaptés, la fragilité des ménages finit par fragiliser l’entreprise elle-même. Trouver un équilibre durable devient alors une nécessité non seulement économique, mais sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin :  Bamako – Ségou : un axe stratégique sous menace permanente</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-bamako-segou-un-axe-strategique-sous-menace-permanente-3114174.html</link>
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<description><![CDATA[ Au grin, la discussion est vive. Entre thé brûlant et regards inquiets, un constat revient avec insistance : le trajet Bamako–Ségou, autrefois perçu comme relativement sûr, est aujourd’hui considéré comme l’un des plus périlleux du pays. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 01:43:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les membres évoquent la présence et la mobilité persistantes d’éléments affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) dans la zone forestière située entre les deux capitales régionales. Attaques contre des véhicules, enlèvements ciblés, disparitions inexpliquées : les incidents rapportés ces derniers mois alimentent un sentiment d’insécurité croissante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La route nationale reliant Bamako à Ségou, longue d’environ 235 à 297 kilomètres selon les itinéraires, constitue un axe stratégique majeur pour le transport national, les échanges économiques et la mobilité des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Comment une forêt située entre deux grandes villes peut-elle devenir un sanctuaire ? », s’interrogent les membres du grin. Pour eux, la distance relativement courte entre Bamako et Ségou ne devrait pas permettre aux groupes armés de disposer d’un tel espace de repli.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains vont plus loin : « Malgré l’importance stratégique de la route, les groupes armés semblent y évoluer librement, comme dans leur propre jardin. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les participants au débat, la multiplication des incidents sur cet axe révèle une stratégie plus large : celle d’un encerclement progressif de la capitale par des actions ciblées sur les corridors routiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Sortir de Bamako pour rejoindre les villes voisines devient de plus en plus risqué », déplore un intervenant. Ce climat d’insécurité fragilise non seulement la circulation des personnes, mais aussi les flux économiques indispensables au fonctionnement du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un point alimente particulièrement les interrogations : pour se déplacer dans cette zone forestière, les groupes armés doivent inévitablement traverser ou longer des villages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment parviennent-ils à se fondre dans de petites communautés rurales sans que l’alerte ne soit donnée à temps ? Existe-t-il un déficit de renseignement, un problème de coordination ou une peur qui paralyse les populations ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au grin, les hypothèses circulent sans réponse définitive. Les membres reconnaissent toutefois la complexité de la lutte antiterroriste, notamment lorsque les civils sont utilisés comme boucliers humains, rendant toute intervention délicate pour les Forces de défense et de sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des analyses sécuritaires, c’est un sentiment d’incompréhension qui domine les échanges. L’axe Bamako–Ségou, symbole de continuité territoriale et de vitalité économique, est devenu pour beaucoup un trajet redouté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au grin, une conviction s’impose : sécuriser durablement les corridors routiers stratégiques est désormais un enjeu central, non seulement pour la mobilité des populations, mais pour la stabilité même du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous: Reconstruire l’imaginaire collectif</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-reconstruire-limaginaire-collectif-3114110.html</link>
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<description><![CDATA[ La migration n’occupe pas une place importante dans le discours politique. Elle ne vient en général au-devant de la scène que lors des drames ou des expulsions, ou encore des retours volontaires. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 13:45:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l'Europe et l'Amérique optent pour le durcissement des politiques migratoires, avec l'arrivée au pouvoir des gouvernements de droite ou d'extrême droite, certains pays africains se singularisent par la brutalité des mesures prises contre les migrants. Des expulsions précédées des rafles massives des ressortissants d'Afrique subsaharienne demeurent l’exercice favori de pays arabes agissant sous la pression de l'Union européenne. Hélas, même, en Afrique Centrale ou australe, les migrants d'origine d'autres nations africaines subissent encore des traitements à la fois dégradants et inhumains. Une situation assez déplorable dans un contexte où la migration intra-africaine demeure la plus grande importante. « L’Organisation des Nations Unies (ONU) estime que l’Afrique a connu une augmentation de 25 % de l’immigration intra-africaine (à l’exclusion des réfugiés et des demandeurs d’asile) au cours de la dernière décennie (de 12 millions en 2015 à 15 millions en 2024). Bien qu’il s’agisse probablement d’un nombre sous-évalué de par leur nature informelle, la quasi-totalité des migrations internes à l’Afrique sont des migrations de travail sous une forme ou une autre », précise une note du Centre d’études stratégiques de l’Afrique publiée en février 2025. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Africains ne peuvent pas et ne doivent pas être maltraités sur le continent par leurs propres frères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Afrique devrait être ce continent où chaque Africain doit se sentir chez lui partout sans aucune restriction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ses dirigeants doivent lever les barrières entre les populations. Certains gouvernements ont déjà supprimé la politique de visa pour les ressortissants de pays africains. Ce qui est en soi une avancée majeure vers une unité africaine chèrement défendue par les pères fondateurs de l'Oua - Kwame Nkrumah, Modibo Kéita, Gamal Abdel Nasser, etc. Face aux mutations mondiales, l'Afrique ne tirera son épingle du jeu que dans l'intégration des peuples au lieu de rester la vache laitière et le dépotoir d'armes pour les puissances mondiales. Les richesses africaines sont toujours pillées par d’autres Etats avec la complicité d’élites locales qui ne voient que le pouvoir et ses privilèges.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une tribune intitulée « quand nos pirogues racontent l’effondrement d’un rêve collectif », l'analyste Sambou Sissoko explique que « multiplier les contrôles aux frontières ne fait que déplacer les routes migratoires. Criminaliser les passeurs ne tarit pas la demande ». Selon lui, il faut reconstruire notre imaginaire collectif. « Cesser de valoriser systématiquement l’Occident comme horizon indépassable. Nos élites doivent se soigner dans nos hôpitaux, scolariser leurs enfants dans nos écoles, investir dans nos économies. Cela suppose évidemment de rendre ces hôpitaux, ces écoles, ces économies dignes de ce nom. Il faut réhabiliter les valeurs de probité, de travail, de construction patiente. Réapprendre à honorer ceux qui contribuent réellement au bien commun plutôt que ceux qui l’ont pillé avec succès. Rebâtir un récit national crédible, pas les mythes frelatés sur nos pères fondateurs, mais une vision lucide de ce que nous pourrions devenir ».<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Par Chiaka Doumbia</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Humeur : Mali : les marchés, une histoire de flammes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/humeur-mali-les-marches-une-histoire-de-flammes-3114092.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans la nuit d’hier, du 15 au 16 février 2026, le marché de Médine, à Bamako, s’est embrasé une fois encore. Les flammes ont dévoré les étals, avalé les tissus, tordu les tôles, réduit en cendres des années de labeur. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 12:10:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’aube, il ne restait que des silhouettes hagardes, des commerçants assis devant les décombres fumants, les yeux fixés sur ce qui, la veille encore, constituait leur unique capital.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette scène n’est pas nouvelle hélas. Elle se répète, obstinée, presque rituelle. Au Mali, les marchés brûlent avec une régularité tragique. Et chaque incendie semble à la fois accidentel, mais évitable, comme si le feu n’était que la conséquence logique d’un désordre très ancien que l’on refuse de regarder en face. Or, au Mali, le marché n’est pas seulement un lieu de commerce. Il est un carrefour social, un espace de sociabilité, un théâtre quotidien où se croisent les foules de paysans, de grossistes, de détaillants, de transporteurs, d'artisans, de ménagères, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Grand Marché de Bamako, souvent appelé « marché rose », en est l’illustration la plus emblématique. Situé au centre de la capitale, il concentre depuis des décennies l’essentiel des échanges commerciaux urbains. Autour de lui gravitent pourtant d’autres pôles majeurs comme le marché de Médine, véritable poumon populaire. Mais ce cœur économique bat dans une architecture fragile. Les allées y sont étroites, les constructions généralement précaires, les installations électriques improvisées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réalité, comme dans nombre de domaines urbanistiques, le développement du commerce s’est fait plus vite que la planification urbaine. C'est dire que l’expansion a précédé l’organisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une histoire de flammes répétées<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis l’indépendance, encore davantage durant les années 1990, et encore de nos jours, les incendies de marchés se succèdent. Le Grand Marché de Bamako a connu plusieurs sinistres majeurs. Des reconstructions ont été engagées, parfois modernisées, parfois inachevées. Pourtant, malgré ces efforts, le cycle semble se perpétuer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Kayes, à Sikasso, à Ségou, à Mopti, les marchés régionaux ont, eux aussi, payé leur tribut au feu. Chaque incendie suit le même scénario : court-circuit présumé, propagation rapide, intervention difficile des secours, pertes considérables, promesses de réhabilitation. Puis l’oubli ! Jusqu’au prochain drame.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’incendie du marché de Médine, dans la nuit du 15 au 16 février 2026, s’inscrit dans cette continuité tragique. Encore une fois, des centaines de commerçants se retrouvent sans marchandises, sans trésorerie, sans espoir immédiat de redémarrer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les causes : un enchevêtrement de négligences<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il serait trop simple d’invoquer la fatalité. Les causes sont connues. Elles se répètent avec une constance presque pédagogique : l’anarchie électrique, l'absence de contrôle, la densité des produits inflammables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la majorité des cas, en effet, les premiers soupçons se portent sur les installations électriques. Branchement sauvage, multiprises surchargées, fils dénudés courant le long des planches, compteurs informels : l’électricité circule dans les marchés comme une sève incontrôlée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à l’absence de contrôle régulier, il transforme chaque étincelle en menace potentielle. Un court-circuit nocturne suffit. Et le feu trouve aussitôt de quoi se nourrir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La densité inflammable concerne les tissus, plastiques, cartons, bois, bidons de carburant, bouteilles de gaz et de carburants : les marchés sont des concentrés de matières combustibles. Les étals s’imbriquent les uns dans les autres. Les stocks débordent des boutiques. La ventilation est quasi inexistante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'on comprend dès lors que quand l’incendie se déclare, il ne progresse pas : il bondit. L’urbanisation sans norme amplifie le désastre, car les allées sont trop étroites pour laisser passer les véhicules de secours. Les bouches d’incendie sont rares ou non fonctionnelles. Les extincteurs, lorsqu’ils existent, sont insuffisants. Naturellement, le feu profite de cette désorganisation structurelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Difficile d'achever l'énumération du coût humain et économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Derrière les chiffres, il y a des vies.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, l’économie informelle représente une part considérable de l’activité nationale. Pour des milliers de familles, la boutique du marché constitue l’unique source de revenus. Elle finance, entre autres, la scolarité des enfants, les soins médicaux, les dépenses alimentaires quotidiennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsqu’un marché brûle, ce ne sont pas seulement des marchandises qui disparaissent. Ce sont des équilibres familiaux qui s’effondrent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’endettement devient immédiat. Beaucoup de commerçants fonctionnent à crédit, avec des circuits financiers parallèles, sans assurance formelle. La perte du stock signifie l’impossibilité de rembourser. Les tensions sociales augmentent. Les prix des denrées montent, faute d’approvisionnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, chaque incendie dépasse le cadre local : il fragilise l’économie urbaine et alimente un sentiment d’abandon, surtout en cette veille de Ramadan.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dicko Seidina Oumar <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste – Historien- Ecrivain<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus : Mérite et sanctions</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-merite-et-sanctions-3114063.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-merite-et-sanctions-3114063.html</guid>
<description><![CDATA[ L’heure n’est plus aux atermoiements ni aux demi-mesures au sein de l’appareil d’État malien. Dans cette phase cruciale de Refondation où chaque décision engage l&#039;avenir de la nation, les autorités de la Transition imposent désormais une gouvernance en mode «sans échec». ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 09:16:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Ce virage stratégique repose sur une exigence de probité et de résultats qui ne tolère aucun compromis. À travers des actes d’une fermeté exemplaire, le sommet de l’État envoie un signal sans équivoque : le service de la patrie est un sacerdoce qui exige l’excellence absolue, et non un privilège protégé par des réseaux d’influence ou des complaisances de salon.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Le premier acte de cette rigueur retrouvée s'illustre par le cas de ce directeur dont le décret de nomination a été abrogé avant même son installation officielle. En agissant avec une telle célérité dès la révélation de ses «casseroles» - ces dossiers compromettants exhumés in extremis, le pouvoir démontre une vigilance chirurgicale. Plutôt que de s'enferrer dans une erreur de casting pour sauver les apparences, l'exécutif a fait le choix de l'éthique républicaine. Ce record de brièveté n'est pas un aveu de fébrilité, mais la preuve d'une capacité d'auto-épuration vitale. Désormais, l’intégrité n’est plus un vernis, mais le premier filtre de toute ascension au service du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Cependant, la redevabilité s'exerce désormais à tous les échelons, brisant le plafond de verre de l'impunité ministérielle. La sanction frappant le ministre ayant proposé cette nomination controversée marque une rupture historique. En faisant preuve de négligence dans le choix de ses collaborateurs, ce membre du gouvernement a failli à sa mission de gardien de l'autorité de l'État. Au plus haut niveau, la doctrine est limpide : celui qui nomme est le premier garant de l’honneur de celui qu’il propose. Cette sanction impose à chaque décideur une rigueur d’examen préalable dont personne ne pourra plus s'affranchir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Parallèlement, le limogeage d’un second ministre pour son incapacité manifeste à défendre les intérêts vitaux du pays lors d'une conférence internationale majeure souligne l'obligation de compétence stratégique. Dans un contexte mondial où la souveraineté se gagne par la maîtrise des dossiers, le Mali ne peut s'offrir le luxe de l'impréparation. Chaque délégué doit être une sentinelle capable de rivaliser d'expertise avec les autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Ces faits convergents prouvent que le mérite et la sanction sont désormais les deux faces d’une même pièce, soudées par l'acier de la redevabilité. Cette gouvernance de rupture ne vise pas seulement à écarter des individus, mais à éradiquer un système de complaisance qui a trop longtemps atrophié l'État. En frappant au sommet, le message est d’une clarté absolue : aucun titre, aucun passé, aucune proximité ne constitue plus un bouclier contre l’exigence de résultats. Chaque serviteur de l'État marche désormais sur une ligne de crête : celle de l'excellence ou de l'oubli. La récréation est terminée, la Refondation, elle, se grave dans le marbre de la rigueur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">La Rédaction<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décryptage : Au cœur des rivalités</title>
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<description><![CDATA[ Dans décryptage, je ne traiterai ni des manifestations des étudiants sénégalais, ni de la grâce de Monsieur Gassama, mais d’un mot : rivalité. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 02:31:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les visages des rivalités<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour commencer, zoomons sur les rivalités dans nos sociétés. La notion de rivalité signifie l’opposition de plusieurs personnes aspirant à la même chose : un territoire, un héritage, un poste, etc. Les rivalités ont plusieurs visages. Elles peuvent être amoureuse, commerciale, culturelle, politique, régionale, scientifique, sportive ou villageoise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toute rivalité prend forme dans les ambitions ou les intérêts d’une personne, d’un groupe, d’une organisation ou d’un État. Fin des années cinquante, début des années soixante, la conquête de l'espace a été marquée par la rivalité entre les États-Unis d’Amérique et l’ex-Union soviétique. En 1960, la rivalité entre Modibo Keïta et Léopold Sédar Senghor a eu raison de la fédération du Mali. Les rivalités peuvent ainsi être causes de guerre ou de défaite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Ubuntu, Sinanguya, Baasetaray <o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En toute objectivité, les rivalités structurent la trame de la vie quotidienne. Certaines sociétés réussissent à les dépasser grâce au jeu d’alliances. D’autres y succombent faute de sang-froid. En Afrique du Sud, la notion d’Ubuntu, ce mouvement d’humanité partagée (Diagne), a permis aux Sud-Africains de se défaire des logiques grégaires pour épouser des logiques de communauté de destin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, le Sinanguya en Bambara, le Baasetaray en Songhay invite à la tolérante et au compromis. L’Ubuntu, le Sinanguya et le Baasetaray sont des mécanismes interactifs et séquentiels permettant de sortir des rivalités. Que nous y consentions ou pas, ce sont des mécanismes régulateurs du vivre ensemble, fondés sur la recherche de la paix et de la vérité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>S’inspirer de l’expérience sud-africaine<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vérité, osons le mot pour le mettre au travail dans nos différents espaces de construction de la réalité politique et sociale. Reprenons plus précisément l’exemple d’Ubuntu dont s’est inspiré la nation arc-en-ciel pour retisser les liens entre Sud-africains, après tant d’années d’apartheid du régime du Parti national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali pourrait s’inspirer de l’expérience sud-africaine pour traiter la question du conflit actuel, un mélange de rivalités locales et de tensions géopolitiques. Rappelons qu’entre le local et le global, les frontières sont poreuses. Souvenons-nous que parler de géopolitique, c’est mettre en évidence des « rivalités de pouvoirs ou d’influence sur des territoires et les populations qui y vivent » (Lacroix). Au cœur des tragédies, les rivalités disent quelque chose des rapports dominants-dominés entre États, des rapports à dépasser pour bâtir un avenir commun.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">S’adapter à l’air du temps</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De nouvelles doctrines diplomatiques sont à éprouver. Adaptons-nous à l’air du temps ! D’autant que les contextes sécuritaires sur le continent sont accoucheurs de violence. La cage sécuritaire ne cesse d’engloutir les populations. Le narcoterrorisme ressemble à une bombe à fragmentation. Chacun en est affecté. On s’en prend aux plus faibles. Les libertés s’hypertrophient.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui suscite l’angoisse du futur. Il est donc important de réfléchir à l’importance stratégique des conditions d’émergence d’un dialogue politique fécond entre l’État et les différents protagonistes. Encore un effort. Car, l’évolution des dix dernières années montre que les rivalités jouent un rôle essentiel dans l’idée que l’on se fait d’une nation et de sa durabilité. L’enjeu étant la paix, la sécurité et le développement, nous devons travailler à recoudre les trous de la vie quotidienne. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tartuffe n’aura pas dit mieux !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Amara<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sociologue</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>GOONGAN TAN : Influenceur un jour, justiciable toujours</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goongan-tan-influenceur-un-jour-justiciable-toujours-3114010.html</link>
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<description><![CDATA[ Il est des hommes qui ne marchent pas : ils entrent en scène. Mamadou Hawa Gassama appartient à cette catégorie rare de personnages qui parlent comme d&#039;autres respirent : abondamment, bruyamment, théâtralement. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Feb 2026 02:04:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Verbe haut, port altier, gestuelle ample, franglais savamment désordonné, ou charabia talentueux selon l'école, il aura incarné pendant des années cette figure désormais familière : l'activiste omnidirectionnel, capable de tirer sur tout ce qui gravite autour de sa sphère de compréhension, tout en caressant du poil les puissants d'hier, d'avant-hier et parfois d'aujourd'hui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">In orchestre à lui tout seul. Tambour contre les adversaires, violon pour les alliés, trompette pour lui-même. Mais voilà : la scène numérique n'est pas un théâtre sans murs. Et le rideau, de temps en temps, tombe brutalement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son arrestation à Abidjan, sa longue détention, puis sa condamnation pour offense au chef de l'État ivoirien ont agité deux pays pendant des mois. Les réseaux sociaux, eux, ont vibré comme des djembés un soir de fête : approbation de ses démêlés,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>indignations, sarcasmes, soutiens bruyants, silences prudents. Les uns criaient au martyr, les autres invoquaient la loi. Entre les deux, une vérité simple et têtue : la parole publique n'est jamais sans conséquences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Loin de moi l'idée de me gausser des déboires d'un chef de famille. Car derrière le tribun numérique, il y a un homme. Derrière l'activiste, il y a un père, un frère,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un fils. Et derrière les éclats de voix, il y a parfois des larmes. Celles qui ont coulé à sa sortie ne semblaient pas être celles de l'indignation blessée ; elles portaient aussi la fatigue d'une épreuve prolongée, le poids d'un stress qu'aucun direct Facebook ne peut alléger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais si l'émotion appelle le respect, l'analyse appelle la lucidité. Car l'affaire Gassama n'est pas qu'une péripétie individuelle. Elle est un cas d'école pour tous ceux qui entrent par effraction dans le métier noble de l'information : activistes improvisés, vidéastes en roue libre, chroniqueurs autoproclamés, débatteurs impénitents qui confondent viralité et vérité, volume sonore et hauteur morale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La première leçon est juridique. Internet n'est pas un pays. Ce n'est ni une république autonome ni une jungle sans loi. Chaque État conserve sa souveraineté, ses textes, ses lignes rouges. L'illusion numérique consiste à croire que le micro donne l'immunité. Or le micro amplifie y compris les conséquences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La deuxième leçon est diplomatique. Dans un contexte régional déjà fragile, où les relations entre États oscillent entre tension et pragmatisme, chaque parole publique peut devenir un projectile. Ce qui est dit pour galvaniser une audience locale peut résonner comme une provocation ailleurs. Le nationalisme numérique est souvent une imprudence transfrontalière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La troisième leçon est morale et elle est plus délicate. Il est toujours plus aisé de tourner en dérision ceux qui ne suivent pas " la direction de ton regard ". L'ironie est confortable quand elle vise les autres. Elle l'est moins quand elle se retourne contre son auteur. Le Coran, que Gassama invoque, volontiers dans ses envolées, sans grand talent d'ailleurs, met en garde contre la moquerie, la calomnie et l'humiliation publique. La cohérence est une vertu exigeante : elle ne se proclame pas, elle se pratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela dit, il faut saluer ce qui mérite de l'être. Je salue la libération de Mamadou Hawa Gassama qui ne fut pas un simple geste administratif. Elle a porté, sans nul doute, la marque d'une diplomatie souterraine, patiente et silencieuse, crlle de la diaspora malienne en Côte d'Ivoire, loin des claviers enflammés, a joué aussi des leviers discrets. Des religieux ont usé de leur autorité morale pour apaiser. Des artistes établis sur les rives de la Lagune Ébrié ont murmuré là où d'autres criaient. Des voix ivoiriennes influentes ont plaidé la modération. Et les autorités ivoiriennes, en accordant leur mansuétude, ont choisi la voie de l'apaisement plutôt que celle de la rigidité. Ce n'est pas rien ! Dans un monde saturé de déclarations fracassantes, le vrai pouvoir est parfois celui qui ne s'affiche pas. Les réseaux sociaux fabriquent des héros en quelques heures ; la diplomatie, elle, travaille dans l'ombre pendant des mois. Que reste-t-il, alors, de cette séquence ? Pour Gassama, peut-être l'occasion d'un recentrage. Le tribun gagne à découvrir que l'écho n'est pas toujours un allié. Que la popularité n'est pas une armure. Que l'applaudissement virtuel ne protège pas du juge réel. S'il en a fini avec cette posture consistant à ridiculiser sans nécessité ceux qui divergent d'avec lui, alors l'épreuve n'aura pas été vaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ses ouailles et semblables, ces activistes persuadés que la caméra est un bouclier et que l'indignation suffit à gouverner, le message est clair : la liberté d'expression est un droit précieux, mais elle n'est ni absolue ni détachée du contexte. L'outrance permanente n'est pas une stratégie. Et la provocation systématique finit par provoquer autre chose que des clics. Pour nos sociétés enfin, l'affaire rappelle que l'espace public numérique exige une maturité collective. On peut contester sans insulter. On peut critiquer sans mépriser. On peut s'opposer sans déshumaniser. Le courage n'est pas dans le volume de la voix, mais dans la solidité de l'argument.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J'insiste sur une chose, ma sortie actuelle n'est pas une tentative <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">d'appeler au silence. Il s'agit d'appeler à la mesure. Car la parole est une arme à double tranchant : elle élève ou elle expose. Elle construit ou elle fragilise. Elle rassemble ou elle isole.Et au terme de cette traversée, une sagesse ancienne de chez nous s'impose : "Quand on crache en l'air, cela retombe toujours sur son visage."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l'ère des directs et des partages instantanés, cet adage vaut plus que jamais son pesant d'or. La viralité passe. La responsabilité demeure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">   </span><span style="mso-spacerun: yes;">                                                        </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">DICKO<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Seidina Oumar<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Journaliste - Historien – Écrivain<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Former contre la désinformation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-former-contre-la-desinformation-3113974.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 13:46:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«La lutte contre la désinformation n’est pas une lutte contre la liberté d’expression. Elle est, au contraire, un combat pour le droit fondamental des citoyens à une information juste, vérifiée et responsable. Elle est aussi un combat pour la paix, la cohésion sociale et la stabilité », déclarait le Président du Comité de Pilotage de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, le 19 janvier 2026, au Palais de Koulouba, lors de la cérémonie de présentation de vœux de la Presse au Président de la Transition. <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En avril 2024, le Centre d’études stratégiques de l’Afrique a effectué un travail sur la « cartographie de la vague de désinformation en Afrique ». Selon ses constats, « les campagnes de désinformation visant à manipuler les systèmes d’information africains ont presque quadruplé depuis 2022, entraînant des conséquences déstabilisantes et antidémocratiques ». Il constate également que « les acteurs qui mènent des attaques de désinformation sophistiquées contre les écosystèmes médiatiques africains profitent de l’expansion rapide de la portée et de l’accessibilité des communications numériques pour remodeler les systèmes d’information du continent à des échelles et à des vitesses que les plates-formes analogiques traditionnelles ne permettent pas d’atteindre ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« L’ampleur de la désinformation est étroitement liée à l’instabilité. Les campagnes de désinformation ont été directement à l’origine de violences meurtrières, ont encouragé et validé des coups d’État militaires, ont réduit les membres de la société civile au silence et ont servi de paravent à la corruption et à l’exploitation. Cela a eu des conséquences concrètes sur les droits, les libertés et la sécurité des Africains », explique l’étude, laquelle avance des statistiques très intéressantes. « Cet assaut d’obscurcissements délibérés intervient alors que 300 millions d’Africains ont rejoint dans les médias sociaux au cours des sept dernières années. Le continent compte aujourd’hui plus de 400 millions d’utilisateurs actifs de médias sociaux et 600 millions d’internautes. Les Africains qui sont en ligne s’appuient sur les plates-formes de médias sociaux pour consommer des informations, et ce à un taux parmi les plus élevés au monde ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nul n’ignore aujourd’hui l’impact négatif des fakenews à travers le monde. Du lancement des premières attaques lâches et barbares des traitres du Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla) en janvier 2012 contre les positions de l’Armée malienne aux événements d’aout 2020,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la diffusion des fausses informations a été un facteur d’aggravation de la situation d’instabilité qui frappe le Mali. Le contexte actuel du Sahel en général et du Mali en particulier demeure un terrain propice pour la désinformation devenue une véritable arme. Chaque acteur, qu’il soit étatique ou non, essaie de marquer son terrain dans une guerre informationnelle dont le but ultime est de gagner la bataille de l’opinion. Les populations sont aspergées de campagnes menées par des officines secrètes, lesquelles exploitent à fond l’industrie de fakenews.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Le montage et la diffusion des fausses informations sont devenus très lucratifs au point qu’il est difficile de combattre un tel danger. Malgré tout, il est impérieux de lutter contre la désinformation pour la survie des Etats mais aussi de la démocratie. Les géants de l’internet, propriétaires de plateformes digitales, sont appelés à s’engager même si ce serait se bercer d’illusions de voir ‘’les moustiques fabriquer des solutions de protection contre les insectes, tels que les moustiquaires, les répulsifs, etc. La plus grande responsabilité revient à l’Etat à travers une politique ambitieuse d’éducation aux médias afin de former une conscience populaire. Les dynamiques enclenchées par certaines organisations de la Société civile à l’endroit de la jeunesse doivent être amplifiées au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chiaka DOUMBIA<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les soliloques d’Angèle :  « Endettée pour tenir, Martiale se débat ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-endettee-pour-tenir-martiale-se-debat-3113915.html</link>
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<description><![CDATA[ Martiale, 43 ans, n’avait jamais prévu de vivre à crédit. Elle travaille, contribue aux charges familiales et gère un foyer avec un revenu modeste mais régulier. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 02:09:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, au fil des années, les dettes se sont installées, non par excès, mais par nécessité sociale. Mariages, baptêmes, funérailles, aides aux proches, scolarité des enfants : chaque événement devient une obligation à honorer, sous peine d’être jugée absente, ingrate ou indifférente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au départ, il s’agit de petites sommes empruntées à des proches ou à une tontine. Puis les échéances s’accumulent. Pour rembourser une dette, elle en contracte une autre. Le cycle s’installe progressivement, sans bruit. « On ne s’endette pas pour vivre mieux, mais pour ne pas perdre sa place », confie-t-elle. Dire non n’est pas une option acceptable ; la pression sociale est plus forte que la prudence financière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation est aggravée par les imprévus qui s’ajoutent aux obligations sociales, tels que les soins médicaux, une perte d’emploi soudaine, un parent récemment retraité à prendre en charge… et l’endettement devient un filet de survie autant qu’un piège. À mesure que les dettes augmentent, le stress s’intensifie, les relations se tendent et la honte s’installe, accompagnée d’une fatigue morale croissante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce parcours n’a rien d’exceptionnel. Il reflète une réalité largement partagée, notamment par les femmes, souvent au cœur des mécanismes de solidarité familiale. Cette solidarité, pilier de la société, peut pourtant devenir étouffante lorsqu’elle repose sur des moyens quasi inexistants. L’endettement cyclique n’est pas un échec individuel, mais le symptôme d’une pression collective qui inquiète que très peu, car chacun vit sa vie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette spirale, des solutions apparaissent nécessaires. La normalisation de l’éducation financière au niveau communautaire permettrait de déculpabiliser le refus de certaines dépenses sociales, savoir dire « non » ou « stop » peut s’avérer salutaire. Le développement de mécanismes d’épargne simples et accessibles aiderait à anticiper les événements récurrents sans recourir au crédit. Une solidarité mieux encadrée, fondée sur les capacités réelles plutôt que sur l’apparence, limiterait les emprunts forcés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers le quotidien de Martiale, se pose une question centrale : comment préserver la fraternité et la solidarité sans qu’elles ne deviennent une source d’asphyxie économique ? Tant que vivre dignement exigera de s’endetter pour répondre aux attentes sociales, la dette continuera de lier silencieusement celles et ceux qui tentent simplement de tenir et d’augmenter la pauvreté. L’appauvrissement de la population doit être combattu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand père : Si la parole était libre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-si-la-parole-etait-libre-3113907.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher Grand-père,
Ce matin, je t’écris ma 337ᵉ lettre. Oui, mon 337ᵉ rendez-vous d’analyse et de lecture politique de l’actualité malienne, africaine et mondiale. Voilà 337 fois que je dialogue avec toi, que je tente, modestement, d’apporter des pistes de réflexion pour aider à orienter la politique nationale vers des décisions justes et des issues heureuses face à nos nombreux dilemmes. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 02:01:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, Grand-père, cela fait aujourd’hui 337 mardis — près de sept années que je prends la plume pour te donner des nouvelles. Souvent, le problème n’est pas l’absence de sujets. Bien au contraire. La vraie difficulté est de savoir comment dire les choses, sans provoquer les coups d’humeur ni réveiller des susceptibilités. Lorsqu’il faut parler tout en évitant de froisser le gourou, certains pensent qu’il vaut mieux « se taire pour se traire des faix et avoir la paix ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J’aimerais pourtant te parler librement. Te dire comment évoluent réellement les choses. T’expliquer où nous en sommes avec la Quatrième République et ses institutions. Te dresser un bilan fidèle et honnête de l’application de la Constitution de juillet 2022. Te décrire, sans détour, l’état réel des grandes libertés soigneusement proclamées, censées être garanties et protégées par notre loi fondamentale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si seulement la parole était libre, je pourrais te vanter les mérites de nos différentes chartes de transition, les ports vers lesquels elles ont prétendu nous conduire, et la réalité de la vie dans ces nouveaux repères institutionnels. Je pourrais aussi t’expliquer comment, de la première à la seconde charte, nous avons abouti à la Constitution de 2022… et jusqu’à quel point cette évolution nous ramène, finalement, au constat déjà posé en 1992.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si la parole était vraiment libre, je pourrais te dire, sans retenue, à quel point l’élan patriotique, souverainiste et panafricain nous a permis — ou non — de dépasser d’autres nations sur le chemin du développement. Je pourrais aussi te parler franchement de l’état des libertés de pensée, d’opinion et d’expression. Évoquer, sans crainte, la réalité des mises sous mandat de dépôt et le fonctionnement des décisions collégiales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais comme la parole n’est pas totalement libre, cher Grand-père, il ne reste souvent qu’à dire que le ciel est bleu, comme toujours. Que des étoiles d’espoir apparaissent à chaque crépuscule. Pendant ce temps, la méchanceté et la jalousie humaines maintiennent beaucoup dans le statu quo. Seuls l’aube et le crépuscule changent ; le ciel, lui, reste indigo et noir, qu’il y ait du soleil ou non.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sinon, rien à signaler.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À mardi prochain, inch’Allah.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin : Une décision jugée nécessaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-une-decision-jugee-necessaire-3113913.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans les espaces de discussion informels, notamment au sein des grins, la récente décision des autorités concernant la gestion des équipements électriques dans l’enceinte du camp militaire de Kati suscite des réactions globalement favorables. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 20:04:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour de nombreux observateurs, il s’agit d’une mesure forte, perçue comme un signal de rigueur dans la gestion des ressources énergétiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les membres du grin saluent particulièrement le caractère symbolique de cette décision, estimant qu’elle traduit un courage décisionnel notable, d’autant plus qu’elle émane d’une autorité militaire s’adressant à son propre environnement. Selon eux, cette démarche renforce l’idée d’une gouvernance orientée vers l’intérêt général, sans traitement préférentiel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les informations rendues publiques, une circulaire datée du 3 février 2026, signée par le commandant de la zone n°3 du camp militaire de Kati, ordonne le retrait des machines à glace ainsi que des frigos et congélateurs excédant le seuil de trois appareils par famille. L’échéance fixée pour l’application de cette mesure est le 20 février 2026. L’objectif affiché est de limiter les pannes électriques et les chutes de tension liées à une consommation excessive d’électricité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un contexte marqué par les tensions sur l’approvisionnement énergétique, les membres du grin jugent cette décision indispensable. Ils y voient également un appel à une prise de conscience collective sur l’utilisation rationnelle de l’électricité. Pour eux, l’usage excessif d’un courant subventionné ou gratuit pose une question d’équité, alors que certaines zones du pays continuent de faire face à des difficultés d’accès à l’énergie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils soulignent par ailleurs que la multiplication des congélateurs, particulièrement en période de Ramadan, accentue la pression sur le réseau électrique. Dans cette optique, la mesure est perçue comme un mécanisme correctif visant à réduire les disparités et à promouvoir une gestion plus équitable des ressources énergétiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les intervenants appellent enfin les autorités à maintenir cette ligne de fermeté, estimant que ce type de décisions reste nécessaire pour faire face aux défis énergétiques, préserver la cohésion sociale et accompagner les efforts de stabilisation du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Tel un cancer</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-tel-un-cancer-3113861.html</link>
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<description><![CDATA[ Transparency International publie, ce mardi 10 février 2026, l’Indice annuel de Perception de la Corruption (IPC). ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 13:35:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Très attendu, ce document fournit les scores et classements mis à jour de 182 pays. Il analyse les principales tendances mondiales sur la perception de la corruption dans le secteur public. Il cite aussi des exemples régionaux et nationaux et fait des recommandations d’experts sur la manière de contrôler les risques de corruption.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon, Daniel Eriksson, son ancien directeur général « la corruption aggrave l’injustice sociale et affecte de manière disproportionnée les plus vulnérables. Dans de nombreux pays, les victimes de la corruption se heurtent encore à des obstacles qui les empêchent d’obtenir justice. Il est temps de faire tomber ces obstacles et de faire en sorte que les gens puissent accéder à la justice de manière efficace. Tout le monde mérite un système juridique équitable et inclusif au sein duquel la voix des victimes est entendue à chaque étape ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La corruption affecte de nombreux pays avec des conséquences néfastes sur leur développement. Des milliards de nos francs échappent chaque année au Trésor public. Ce qui n’est pas sans impact sur la fourniture du service public. Chaque franc détourné empêche la construction de salles de classe, de centres de santé ou la réalisation d’infrastructures routières. Chaque franc détourné prive les populations de soins de santé de qualité. Chaque franc détourné empêche les populations d’avoir accès à l’eau potable ou à l’électricité. Chaque franc détourné altère la capacité de l’Etat à défendre l’intégrité territoriale et à sécuriser les populations et leurs biens.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le Mali comme d’autres pays africains reste très touché par ce cancer. Malgré l’adoption des lois, l’existence des structures de contrôle et d’une société civile dynamique, les dénonciations de la presse, le phénomène prend des proportions inquiétantes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’il y a trente ou vingt ans, ils prenaient de l’argent liquide dans les caisses, ils passent aujourd’hui par des méthodes plus subtiles. Ils se cachent derrière des sociétés ou des tierces personnes pour pomper les fonds publics à travers l’octroi des marchés publics. Il est difficile de détecter ces méthodes sophistiquées de surfacturation dans la gestion de la commande publique. L’extrême gravité de la situation exige une prise de conscience collective. Il faut imposer l’exemplarité dans la conduite des affaires publiques. Les dirigeants doivent être exemplaires par leur gestion vertueuse. L’exemplarité exige la redevabilité.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une lutte implacable et en toute transparence s’impose contre la corruption. Une lutte véritable ne s’accommode pas avec les règlements de comptes, l’application sélective de la loi dans le cadre des poursuites, l’instrumentalisation des institutions dans la lutte contre la corruption. La roue de l’histoire tourne. Respectons et faisons respecter la légalité ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique : Le guidon et le fusil</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-le-guidon-et-le-fusil-3113807.html</link>
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<description><![CDATA[ Il s&#039;agit là d&#039;une économie de la guerre asymétrique et hybride livrée à l’ombre, au cœur du Mali entier. Dans ce pays, le vrombissement d’une moto de grosse cylindrée n’évoque plus la liberté des grands espaces ni la praticité des pistes rurales. Géographie de l&#039;insécurité... ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 08:55:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le silence oppressant des savanes du centre et les immensités sableuses du septentrion, ce son est devenu le héraut d’une menace asymétrique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La moto est aujourd’hui l’unité de mesure de la mobilité terroriste, le pivot d’une logistique de guerre qui défie les frontières et, plus grave encore, le moteur d’une économie mafieuse où le négoce s’écrit avec le sang des innocents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La géographie de cette invasion silencieuse s'étend du nord au sud, d’est en ouest. Le Mali fait ainsi face à une stratégie de harcèlement où l’agilité de l’ennemi repose sur deux roues. Dans le Gourma et le Liptako-Gourma, la moto est l’arme absolue. Elle permet aux Groupes Armés Terroristes (GAT) de fondre sur une position militaire ou un village avant de s’évanouir dans la brousse en quelques minutes, là où les véhicules lourds s’enlisent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, ces engins ne naissent pas du sable. Ils sont le produit d’un circuit d’approvisionnement qui irrigue le pays selon une logique implacable. Si les ports du littoral ouest-africain constituent les portes d’entrée, le territoire malien est le théâtre d’une distribution savamment orchestrée. À l’Ouest, les motos entrent sous un vernis de légalité commerciale. À mesure qu’elles progressent vers le Centre et remontent vers le Nord, leur destination finale s'obscurcit. Le Sud, et notamment Bamako, sert de base arrière où les stocks s’accumulent dans des entrepôts urbains avant d’être acheminés par petits lots, souvent de nuit, vers les sanctuaires de ces faux djihadistes, vrais mercenaires maquillés en "terroristes" opérationnels et fils apatrides vendus à l'étranger. Des apprentis de la terreur à la solde de barons des armes et munitions, ces architectes de la déstabilisation programmée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cœur du problème ne réside pas uniquement dans la main qui tient le guidon et l’AK-47, mais dans celle qui signe le bon de commande à l'autre bout du pays. Une classe de commerçants mafieux a émergé, transformant l’insécurité en une rente lucrative. Ces intermédiaires, installés dans les centres urbains majeurs, jouent un double jeu dangereux. Ils utilisent leurs licences d'importation et leurs réseaux de distribution légitimes pour masquer des livraisons massives destinées aux katibas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces «barons du guidon» sont les véritables poumons de la guerre. En fournissant des pièces de rechange, des pneus renforcés et des lubrifiants, ils assurent la pérennité opérationnelle des groupes armés. En échange, ils bénéficient de "passes" sécurisées pour leurs autres trafics - cigarettes, drogues ou carburant frelaté. C'est une symbiose mortifère : le terrorisme offre un marché captif et sans régulation, tandis que le commerçant offre la profondeur logistique nécessaire à la survie des groupes hors-la-loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’est, vers Ménaka et Gao, la frontière avec le Niger devient une passoire pour ces flux. Ici, l’intermédiation prend une forme plus directe et brutale. Les motos sont fréquemment troquées contre le produit de l’orpaillage clandestin, créant une économie circulaire où les ressources naturelles maliennes financent l'achat des outils servant à déstabiliser l'État. Les marchés hebdomadaires ne sont plus des lieux d’échange agricole ; ils sont devenus les bourses de la logistique terroriste, sous l'œil impuissant ou complice de certains acteurs locaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le centre du pays, zone de fracture communautaire, voit la moto devenir un outil de contrôle social. En décidant qui a le droit de circuler ou de posséder une cylindrée, les groupes armés assoient leur gouvernance de l'ombre. Les réseaux mafieux locaux adaptent leurs prix et leurs circuits pour maximiser les profits, prélevant au passage une taxe de passage qui alimente les caisses de la terreur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette pieuvre, la réponse strictement militaire montre ses limites. L’État a certes tenté d’interdire la circulation des motos dans certaines localités, mais cette mesure est un remède amer qui asphyxie l'économie rurale et entrave l'accès aux soins. La véritable bataille doit désormais se mener sur le front de la traçabilité et de la traque des flux financiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une stratégie optimale exigerait un marquage indélébile des châssis dès l'entrée sur le territoire et un audit rigoureux des mouvements de fonds des gros importateurs. Il s'agit de s'attaquer aux avoirs de ces commerçants de l'ombre, de démanteler les réseaux d'intermédiation qui, de la capitale aux confins du Sahara, font du profit sur le chaos. Tant que le business de la moto restera plus rentable que la paix, les frontières resteront poreuses et les colonnes terroristes, insaisissables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La moto n'est au final que le symptôme d'un mal plus profond : une économie de guerre qui a su corrompre les structures du commerce pour en faire son allié le plus efficace. Pour le Mali, briser cette chaîne logistique n'est plus une option, c'est une condition de survie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">MKL<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>GOONGA TAN : Mali : La souveraineté réelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-mali-la-souverainete-reelle-3113754.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 07:46:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a beaucoup rompu ces dernières années. Il est sorti de la CÉDÉAO, a tourné le dos à la France. Il a aussi pris ses distances avec ce que l'on appelait, parfois avec abus, la "communauté internationale", mais également avec certains voisins qui furent pourtant, à un moment de notre histoire, engagés à nos côtés. Il a, dans le même mouvement, exploré d'autres horizons : la Russie, la Turquie, la Chine. Il a surtout posé les bases d'un nouvel ensemble politique et sécuritaire, la Confédération de l'AES. <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">es choix relèvent d'une orientation politique assumée, née d'une lassitude profonde, d'humiliations ressenties comme répétées et d'une volonté affirmée de reprendre en main notre destin. Sur ce point, il faut être honnête : le Mali a changé. Les rapports de force ont évolué, le discours s'est durci, la posture s'est arguée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais, j'aime à le répéter, il vient toujours un moment, dans la vie d'un État comme dans celle d'un homme, où l'on doit sortir de la logique de l'action/réaction. Répondre systématiquement à ce que l'on perçoit comme une hostilité par une contre-hostilité, c'est entrer dans un engrenage dont on ne maîtrise plus ni le tempo ni l'issue. Dans les relations entre États, la fermeté peut être une vertu ; l'automatisme, jamais !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le changement ne devient bénéfique que s'il est mis au service d'un objectif clair. Et il ne le sera que si nous avons la lucidité de mettre nos égos de côté, d'accepter de tendre la main quand il le faut, de pardonner parfois, et même de demander du soutien. D'où qu'il vienne, pourvu qu'il respecte notre dignité. La relation entre États n'est pas une arène de ressentiments, selon divers enseignements, mais un espace de calculs, de compromis et de responsabilités. Elle ne fonctionne pas sur la base de la revanche permanente, mais sur celle de l'apaisement, de l'intérêt mutuel et de la recherche de solutions durables. Les peuples ne mangent ni la fierté abstraite ni les discours martiaux. Ils vivent ou, plus souvent, survivent notamment "au Mali grâce à l'eau le mil", les échanges, la stabilité dont le corollaire est la paix. Dans cette équation, nos voisins de tous bords occupent une place particulière. Comme tous les pays du monde, ils sont des partenaires potentiels du Mali et de l'AES. Mais, plus que beaucoup d'autres, ils sont des partenaires par la géographie, par l'histoire, par les enjeux de sécurité, par l'économie et par les réalités humaines transfrontalières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je précise, ma position de principe face aux arrogances réelles ou supposées de certains voisins n'a pas varié d'un iota. La dignité n'est pas négociable. Mais aujourd'hui, répondre à chaque geste d'un voisin par un coup de menton ou un coup de pied ne nous fait pas avancer. Nous avons davantage à gagner à faire de nos voisins immédiats des partenaires exigeants que des adversaires permanents. Exigeants, parce que le respect doit être réciproque ; permanents, parce que la géographie et l'histoire ne se contournent pas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut surtout penser à ces millions de Maliens, qui luttent chaque jour pour leur survie. Certains n'ont même pas accès de nos jours aux besoins les plus élémentaires dans les pays hôtes ( comme un passeport, une carte biométrique) et font face à de multiples tracasseries. De surcroit, un pays, en souffrance du ralentissement de l'activité économique et donc de la production, n'a rien à gagner à s'enfermer davantage dans l'isolement. Aucun orgueil, aussi bruyant soit-il, ne peut raisonnablement justifier une telle posture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prenons l'exemple de la réciprocité annoncée avec certaines puissances occidentales. Les conséquences concrètes de cette orientation sont nombreuses et rarement évaluées avec sang-froid. Des milliers de Maliens vivent, étudient, travaillent ou font vivre leurs familles grâce à leur présence à l'étranger. Étudiants, commerçants, artistes, intellectuels, travailleurs anonymes se bousculent dans de rares avions à des prix exorbitants. Que gagne réellement le Mali à empêcher un étranger de venir à Bamako, quand on sait combien peu, ils sont, chaque année, à s'y rendre désormais, toutes raisons confondues ? La comparaison est cruelle, car nous sommes un pays d'émigration ancienne par excellence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au lieu de discuter, de négocier, de chercher à infléchir certaines positions par le dialogue, certaines voix plus audibles que la mienne nous invite à brandir la souveraineté comme un glaive sur les réseaux sociaux, souvent animés par des incultes politiques prompts à confondre agitation et réflexion. Or la souveraineté n'a de sens que si elle améliore concrètement la vie des citoyens. Sinon, elle se transforme en slogan creux, voire en fardeau. Il faut éviter qu'elle ne devienne un mot-valise, vidé de sa substance par l'excès même de son invocation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La souveraineté, faut-il le rappeler, n'est pas l'art de la bravade permanente. Elle est l'art du dialogue, du profil bas quand il le faut, du calcul froid des rapports de force, surtout lorsqu'ils ne sont pas égaux. La guerre ouverte, même verbale, est rarement payante pour les plus fragiles. L'actualité internationale le montre chaque jour : ceux qui ont longtemps animé la bravade et la condescendance découvrent, parfois brutalement, les limites de leur posture. Sinon, juste retour de manivelle, Trump le leur rappellent. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps de sortir de cette spirale. Non pas pour renoncer à notre dignité, mais pour lui donner un contenu réel : la paix, la stabilité, le travail, la circulation des personnes et des biens, l'espoir retrouvé. La dignité n'est pas un cri ; elle est une construction patiente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les peuples du Mali sont en droit d'attendre une paix durable, des relations responsables avec leurs voisins et le monde, et un État qui pense d'abord à eux, à leurs besoins essentiels et à leur avenir. C'est à cette condition que la souveraineté cessera d'être un mot brandi pour devenir une réalité vécue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                        </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Seidina Oumar DICKO<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Journaliste - Écrivain - Historien<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Entre Nous: « La paix, un acte de courage »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-la-paix-un-acte-de-courage-3113734.html</link>
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<description><![CDATA[ Nelson Mandela, l’icône de la lutte contre l’apartheid, écrivait dans son récit autobiographique : « un long chemin pour la liberté » paru en 1994 : « pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi de vient votre associé ». ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 19:40:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 24 septembre 2018, la soixante-treizième session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (Onu) a adopté à l’unanimité une déclaration politique proclamant la période 2019-2028 « Décennie Nelson Mandala pour la paix ». Cette déclaration politique a été adoptée au cours du Sommet de la paix Nelson Mandela avec la participation de plusieurs chefs d’Etat. Pendant cette décennie, les Chefs d’Etat se sont engagés « à redoubler d’efforts en faveur de la paix et de la sécurité internationales, du développement et des droits de l’homme ». Ils sont engagés « à redoubler d’efforts pour bâtir un monde juste, pacifique, prospère, ouvert à tous et équitable, et pour raviver les valeurs défendues par Nelson Mandela, en plaçant la dignité humaine au centre de nos actions ». Ils sont engagés aussi « à faire preuve de respect mutuel, de tolérance, de compréhension et de conciliation dans nos relations ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la Présidente de l’Assemblée générale des Nations unies de l’époque, Mme María Fernanda Espinosa-Garcés, «Nelson Mandela fut l’un des grands leaders de notre temps, qui nous a enseigné qu’il est possible de pardonner ». « Même si les plaies étaient encore béantes, Mandela avait compris qu’elles pouvaient être utilisées pour un avenir durable…Mandela a fait ce qui était juste, même lorsque c’était impopulaire. Au Rwanda, notre histoire tragique nous a appris l’humilité et la réconciliation pour le bien de l’État », a souligné le Président rwandais, Paul Kagamé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La paix n’a pas de prix, dit-on. « La paix n’est pas une capitulation. La paix est un acte de courage, de lucidité et d’amour pour la patrie », a souligné Mme Oumou Sall Seck, Présidente du Mouvement Trait d’Union, le 27 décembre 2025 à l’Institut Ahmed Baba de Tombouctou au cours d’un master class sur le thème : « Légitimité des mécanismes endogènes ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, le monde a besoin de paix. L’Afrique a besoin de paix. Le Sahel a besoin de paix. Et le Mali a besoin de paix. Pour parvenir à cette paix, condition indispensable à tout développement, il faut mettre fin aux violences sous toutes ses formes. Et pour arrêter les violences, il faut dialoguer. Un dialogue franc et sincère pour que le sang d’un Malien ne soit plus versé par un autre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Malien. Un dialogue franc et sincère pour que des Maliens ne soient plus obligés de quitter leurs terres par la faute d’autres Maliens. Pour dialoguer, les Maliens doivent être capables de se regarder dans les yeux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son discours emblématique prononcé au forum de réconciliation nationale à Abidjan en Côte d’Ivoire en 2000, le Président Alpha Oumar Konaré soulignait avec force que « la catastrophe arrive vite quand on n’a pas le courage de se parler, d’échanger, de regarder l’autre, de faire confiance à l’autre, si différent et si proche, aux voisins si sacrés, aux amis si chers, aux partenaires si nécessaires quand tout se réduit au pouvoir, à la quête du pouvoir ». Selon lui, « aux problèmes politiques, il faut de vraies solutions politiques; pas de faux fuyant. Elles peuvent être difficiles à trouver mais nous devons les trouver ensemble à coup de concessions, de compromis conformes à l’État de droit, de compromis démocratique. Les problèmes politiques mal résolus finissent par prendre de dimensions régionalistes puis ethniques, puis religieuses et conduisent à l’anarchie ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin : Le secret de la cohésion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-le-secret-de-la-cohesion-3113655.html</link>
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<description><![CDATA[ Au grin, le sujet fait débat et suscite une réelle curiosité : l’entente solide et durable entre les cinq principaux acteurs de la Transition. Une cohésion que les habitués du grin disent observer avec étonnement, tant elle tranche avec les pratiques habituelles des cercles du pouvoir. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 02:17:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon eux, l’exercice de l’autorité est souvent un facteur de division. Il bouleverse les équilibres, transforme des alliés en rivaux et, parfois, des adversaires en partenaires de circonstance. Dans ce contexte, voir perdurer une telle unité relève presque de l’exception.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les membres du grin reconnaissent avoir nourri, à un moment donné, de sérieuses inquiétudes. Des rumeurs persistantes faisaient état de tensions entre les généraux, laissant craindre une rupture imminente au sommet de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais avec le temps, disent-ils, les faits ont démenti les spéculations. Même s’ils apparaissent rarement ensemble et restent peu exposés médiatiquement, les cinq généraux semblent maintenir une communication permanente, formant un front uni face aux manœuvres et aux intentions jugées néfastes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au grin, cette cohésion est perçue comme un atout majeur pour la stabilité du pays. Les interlocuteurs estiment qu’elle constitue l’un des piliers indispensables à la réussite de la Transition et au développement du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils exhortent ainsi les cinq responsables à préserver cet esprit d’entente, convaincus que l’avenir du pays dépend, en grande partie, de leur capacité à rester soudés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les Soliloques d’Angèle : « Escroqué, Abderrahmane 39 ans perd pied »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-escroque-abderrahmane-39-ans-perd-pied-3113658.html</link>
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<description><![CDATA[ Abderrahmane, 39 ans, croyait avoir trouvé une issue à la précarité en lançant un projet immobilier modeste, mais porteur d’espoir. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 02:11:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après plusieurs années de petits emplois et d’économies patientes, il décide d’investir pour lancer son projet d’agriculture sous serre, dont le financement était conditionné à l’acquisition d’un terrain, convaincu que cette initiative marquerait le début d’une stabilité économique. Comme beaucoup de jeunes, il mise sur l’initiative privée pour construire son avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le projet s’effondre brutalement lorsqu’il devient victime d’une escroquerie. Les sommes versées pour l’achat de la parcelle disparaissent, les engagements pris n’ont pas été honorés et l’interlocuteur devient progressivement introuvable. Abderrahmane engage alors les démarches prévues par la loi. Il se rend à la police, puis à la gendarmerie, dépose plainte, fournit les documents en sa possession et multiplie les déplacements, convaincu que les institutions permettront de faire valoir ses droits. Les procédures sont enclenchées, mais les réponses tardent, les enquêtes s’enlisent et aucune restitution des fonds n’intervient.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le même temps, il se tourne vers l’agence immobilière ayant servi d’intermédiaire, espérant un recouvrement ou, à défaut, une forme de médiation. Là encore, les démarches se heurtent à des renvois de responsabilité et à l’absence de mécanismes clairs de réparation. Malgré les relances répétées, le dossier circule sans produire d’effet concret. L’escroquerie est reconnue, mais demeure sans conséquence réparatrice pour la victime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fil des mois, l’impossibilité de récupérer les fonds devient une réalité difficile à accepter. Les économies accumulées pendant des années se sont évaporées, les frais liés aux démarches s’ajoutent à la perte initiale et le projet, pensé comme une porte de sortie économique, devient un symbole d’échec imposé. De son appartement, il passe à la location d’une chambre, après avoir bradé tous ses biens. Comment va t’il se reconstruire ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà du cas d’Abderrahmane, ce récit met en lumière une difficulté plus large : la faible capacité de protection et de réparation face aux escroqueries, même lorsque les victimes sollicitent les voies institutionnelles. Cette réalité décourage l’initiative privée, pourtant présentée comme un levier essentiel de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette impasse, quelques alternatives subsistent, bien que leurs résultats restent incertains. Le recours à une action judiciaire plus approfondie, notamment par une plainte avec constitution de partie civile , la médiation encadrée et les actions collectives, lorsque plusieurs victimes sont concernées, la centralisation rigoureuse des preuves et l’appui d’organisations de défense des victimes ; autant de solutions qu’il faut développer et encadrer car elles peuvent redonner espoir aux candidats à l’entreprenariat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père :  Pourquoi sommes&#45;nous différents ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-pourquoi-sommes-nous-differents-3113654.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher grand-père,
Ces derniers temps, je me suis longuement interrogé sur la manière dont nos pays sont gouvernés, et sur celle des nations que nous appelons, faute de mieux, les pays occidentaux. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 01:48:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une question revient sans cesse : pourquoi sont-ils si avancés et pourquoi semblons-nous toujours en retard ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils dominent sur les plans sanitaire, éducatif et du développement — les trois piliers fondamentaux de toute nation viable. Pendant ce temps, chez nous, ces secteurs peinent à décoller. Sur les plans politique, infrastructurel et sécuritaire, nous reculons là où d’autres anticipent et innovent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Beaucoup expliquent cet écart par des complots, des manœuvres extérieures, des bâtons constamment placés dans nos roues. Soit. Mais une question demeure, grand-père : pourquoi n’arrivons-nous pas, malgré tout, à surmonter ces obstacles comme d’autres l’ont fait ? Pourquoi stagnons-nous ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Construire une nation, c’est comme ériger un édifice. Il faut des architectes et des maçons. Les architectes conçoivent, tracent les voies, éclairent par la science, l’art et le savoir. Les maçons exécutent, bâtissent avec la force, la morale et le courage. Leur boussole devrait toujours être la même : vérité, justice et paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors, où avons-nous échoué ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avons-nous manqué de bons architectes capables de penser une architecture nationale solide et durable ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avons-nous manqué de maçons intègres, prêts à bâtir pierre après pierre un avenir commun ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ou avons-nous échoué sur les deux fronts ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Peut-être, grand-père, que nos architectes et nos maçons se sont tout simplement trompés d’édifice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils n’ont pas bâti une Nation, mais des constructions personnelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nos architectes ont pensé d’abord à eux-mêmes, à leurs familles, à leurs cercles. Les plans qu’ils ont dessinés protégeaient leurs intérêts et ceux de leurs enfants. Les politiques publiques, comme les actes posés, n’avaient rien de national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les maçons, à leur tour, n’ont travaillé que pour leur propre bénéfice et celui de leur progéniture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jamais il n’a réellement été question d’un édifice-Nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résultat : au moindre vent, à la plus petite secousse, l’édifice national vacille et s’effondre. Car l’horizon n’a jamais été celui des générations futures, mais celui des prochaines élections : comment les éviter, comment les manipuler ou comment les organiser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voilà, grand-père, l’œuvre laissée par nos architectes et nos maçons : un édifice fragile, éphémère, sans fondations profondes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ma 336ᵉ lettre. À mardi prochain, Inch’Allah.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous: Enseignants en…fuite !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-enseignants-enfuite-3113601.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Gouvernement guinéen a lancé un ambitieux programme de recrutement de 300 enseignants-chercheurs. L’annonce a suscité un regain d’intérêt au niveau de pays comme le Sénégal et le Mali. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 11:38:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«La fuite des cerveaux » pour le premier, « l’exode d’enseignants » pour le second. Déjà, une soixantaine d’enseignants-chercheurs sénégalais ont déjà posé leurs valises en Guinée. Des universitaires maliens ont aussi traversé la frontière pour répondre à l’appel du gouvernement guinéen. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces départs sont au centre du débat public. Le ministère sénégalais de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a adressé une circulaire aux recteurs d’université pour demander des explications, non sans dénoncer les pratiques contraires à la réglementation. Le ministère malien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a, dans une correspondance adressée aux responsables des universités, évoqué « de nombreux cas d’abandon de poste » constatés chez les enseignants-chercheurs. Cette situation, a rappelé le département en charge de l’enseignement supérieur, viole « les dispositions du statut des enseignants-chercheurs … Tout enseignant-chercheur, quel que soit son rang, est tenu d’assurer personnellement l’ensemble des obligations liées à l’exercice de ses fonctions », a rappelé le ministère malien de l’enseignement supérieur dans sa lettre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Secrétariat national du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) du Sénégal, « cette situation illustre une inquiétante fuite des cerveaux vers un pays voisin, attirant des compétences formées au Sénégal mais insuffisamment valorisées localement ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le SAES interpelle le gouvernement sur l’urgence d’adopter des politiques incitatives à travers des mesures fortes afin d’éviter une fragilisation durable de l’enseignement supérieur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme l’a rappelé le Professeur Mor Gassama, économiste à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, ce phénomène n’est pas nouveau. Au Mali, le secteur de l’éducation a souffert avec le départ massif des enseignants, notamment vers des pays comme la Côte d’Ivoire ou le Gabon à la recherche de meilleures conditions de vie et de travail. Ils ont fui la misère et les années de plomb du Comité militaire de libération nationale (Cmnl) et de l’Union démocratique du peuple malien (Udpm). A l’époque, les conditions du personnel enseignant étaient très précaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali comme au Sénégal, ces départs mettent les gouvernements devant leurs responsabilités. Ils doivent obligatoirement créer de meilleures conditions matérielles et professionnelles afin de freiner l’exode ou la fuite de ces cerveaux vers la Guinée. Au moment où s’ouvrent plusieurs universités au niveau des régions, le gouvernement malien a le dos au mur. Il a l’obligation de sortir la grosse artillerie pour valoriser la fonction des enseignants. <o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Chiaka Doumbia</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décryptage :  Comment concilier souveraineté et État de droit ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-comment-concilier-souverainete-et-etat-de-droit-3113568.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce matin, décryptage tente de comprendre les liens entre souveraineté et État de droit. Lien de confiance entre pouvoir exécutif et pouvoir souverain ]]></description>
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<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 11:21:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La souveraineté repose sur « l’exclusivité de la puissance détenue par un État sur l’étendue de son territoire, et l’indépendance dont jouit cet État … ». Elle peut être alimentaire, économique, énergétique, internationale, interne, juridique, monétaire, nationale, numérique, politique, populaire, régionale, sanitaire, scientifique, sécuritaire, territoriale, etc. Par le droit de décider par lui-même sans être à la discrétion d’un État tiers, la souveraineté signifie le pouvoir suprême d’un pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est la liberté pour un État de décider et d’agir, en toute autonomie, d’un projet de développement ou d’un plan de maîtrise sécuritaire. Dans la dimension spécifiquement politique de la souveraineté, le vote constitue un des boosters agissant sur la trajectoire d’un pouvoir démocratique. Il constituerait un facteur apaisant du lien de confiance entre le pouvoir exécutif et le pouvoir souverain. Pour l’amour du peuple! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un exhausteur politique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, l’article 37 de la constitution consacre l’esprit souverain : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants, élus au suffrage universel direct ou indirect ou par voie de référendum… ». Clôturons le débat. Sur le continent africain, les récents scrutins présidentiels participent des mécanismes de construction de la souveraineté en dépit des irrégularités, constatées çà et là.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’élection du colonel Mamadi Doumbouya, en décembre 2025, à la tête de la Guinée dit quelque chose du choix souverain d’une partie des Guinéens. En ce sens, la souveraineté devient un exhausteur politique dans la trajectoire de la Guinée, pays où la vigilance est désormais de mise pour garantir le nécessaire équilibre des pouvoirs. Les fêlures sont telles que les Guinéens ne demandent qu’à mieux vivre-ensemble. Gardons espoir !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Pour un idéal égalitaire</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La souveraineté sous-tend un idéal égalitaire, qui s’éprouve grâce à l’État de droit, cet « ensemble de règles juridiques qui garantissent les citoyens contre les formes arbitraires du pouvoir ». L’État de droit s’exerce dans un cadre, celui de la reconnaissance de la société civile, un autre principe fondateur du choix des dirigeants par les citoyens. Il s’éprouve à travers l’indépendance du juge à l’égard de tout pouvoir. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les décisions de justice garantissent l’impartialité, l’exercice des libertés individuelles et collectives : liberté d’association, de circulation, d’expression, de manifestation, d’opinion, de réunion, etc. Cela dit, les règles peuvent faillir, comme l’illustre l’inégal accès d’une partie des citoyens pour faire des actions en justice du fait de leur condition sociale et économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre facteur important complexifiant l’application du droit pour garantir l’État de droit, c’est la raison d’État comme le secret défense auquel certains États recourent à tire-larigot pour se soustraire aux règles de droit. Enfin, ces différents exemples montrent que l’État de droit est consubstantiel à la souveraineté. A ce titre, penser les liens entre l’État de droit et la souveraineté, c’est être attentif à leur encastrement en évitant deux écueils. De la cohérence ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De l’esprit du service public<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le premier écueil est celui de la qualité des services rendus au citoyen par les agents. Un observateur lucide comprend rapidement le malaise, lié au fait que le serviteur se transforme souvent en dominant. La cause, c’est un défaut d’appropriation de l’esprit du service public : satisfaire les besoins essentiels des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La conséquence, c’est un sentiment d’insatisfaction qui gagne le citoyen, croyant de moins en moins à l’utilité du service. Ne sortez pas le bazooka. Certes, ce sentiment d’insatisfaction n’est pas généralisable. Mais, il donne à comprendre d’un mécanisme de reproduction du système des positions sociales et économiques par une partie de la société, qui s’impose au reste. D’une certaine manière, elle participe à l’évolution des positions sociales de manière injuste et brutale avec le risque de générer de nouvelles formes de résistance : rejet d’une réforme ou d’une loi. De la justice !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un visage joyeux<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le deuxième écueil à éviter est la primauté de la souveraineté sur l’État de droit. Et inversement. Aussi bien dans les pays de la Confédération de l’alliance des États du Sahel (AES) que dans le reste de la région, l’enjeu n’est pas de s’attirer les bonnes grâces de la plèbe. Mais, il est de transcender les rivalités géopolitiques pour ramener la paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui se joue, c'est le choix entre la paix, les libertés et l’empilement des situations de crise. La nécessité de se parler s’impose pour changer le cours de l’histoire. Un autre point important, c’est le cheminement vers de nouvelles formes de solidarités pour redonner un visage joyeux à nos sociétés. Aussi bien l’organisation de scrutins que la libération des leaders d’opinion et des détenus politiques constituent un pas de côté pour sortir du conflit permanent. Encore un effort !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le temps, c’est aussi de la paix. Abandonnons les calculs d’apothicaires pour concilier souveraineté et État de droit pour l’avenir du peuple. Comme me dit un observateur des sociétés sahéliennes, « la meilleure option pour gagner la guerre, c’est entendre l’appel à la paix, combattre les ambitions pour soi et agir pour l’intérêt général ». L’appel à la paix doit être ce mouvement qui s’empare des foules. Devant l’histoire, ce sera un grand pas. Tartuffe n’aurait pas dit mieux !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Amara<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sociologue</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>GOONGA TAN : Quand les intrus font la loi : chronique d&amp;apos;une profession assiégée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-quand-les-intrus-font-la-loi-chronique-dune-profession-assiegee-3113486.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 01:46:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l'affaire du " marabout" Sinayoko devin occasionnel devenu faux prédicateur confondu à l'occasion de la CAN (elle même devenue "historique" pour moult raisons), ce qui frappe aussi c'est la disparition programmée des journalistes. Qui ont prêté leur micro et leur plateau à celui qui apparaît désormais comme un suspecté d'"escroquerie" et qui médite son sort, en attendant son jugement. J'ai énormément lu sur le cas Sinayoko et moins sur les parasites qui lui ont servi de relais pour appâter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">l arrive parfois qu'un texte, lu presque par hasard, vous saisisse à la gorge. Non par la nouveauté de ce qu'il révèle, mais par la violence de sa familiarité. La chronique de notre confrère Abdoulaye Diallo, parue dans Le Soleil du Sénégal, appartient à cette catégorie rare d'écrits qui dépassent leur cadre national pour devenir un miroir tendu à toute une profession en perdition. En la lisant, l'on a cette impression étrange et douloureuse que le Sénégal n'est qu'un chapitre de plus dans une tragédie plus vaste : celle du naufrage du journalisme africain sous les coups conjugués de l'intrusion.et de la complaisance collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce que décrit Abdoulaye Diallo à Dakar, nous le vivons, presque à l'identique, à Bamako. Les noms changent, les accents varient, mais le scénario est rigoureusement le même : des individus sans formation, sans culture professionnelle, sans rigueur intellectuelle, propulsés au rang de faiseurs d'opinion, pendant que les journalistes, les vrais, ravalent leur dignité et encaissent les humiliations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De l'exception tolérée à la norme imposée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au départ, l'intrus amuse. Il dérange même parfois, mais il attire. Il fait de l'audience. Il "parle vrai", dit-on. On le tolère donc, on l'invite, on l'installe sur les plateaux, souvent au nom de cette paresseuse excuse : "il faut bien suivre l'air du temps". Peu à peu, l'exception devient règle. L'accident se transforme en système.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cas d'Abdou Nguer, tel que relaté par Abdoulaye Diallo, est emblématique. Longtemps applaudi tant qu'il frappait l'adversaire politique désigné, il a fini par croire à sa propre légende. Le jour où il s'autorise à dire à des journalistes professionnels : "Prenez vos micros et partez. C'est avec mes vidéos qu'on paie vos salaires", ce n'est pas seulement un dérapage individuel. C'est l'aveu d'un renversement de hiérarchie. L'usurpateur ne demande plus sa place : il la revendique, il la dicte, il l'impose.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et comment pourrait-il en être autrement, quand la profession elle-même a renoncé à se défendre ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali : même dérive, mêmes dégâts<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, cette tragédie est devenue banale. Les activistes de tous poils ont envahi l'espace médiatique comme on envahit une maison abandonnée. Ils commentent tout : la guerre, la diplomatie, l'économie, la sécurité, l'histoire. Ils savent tout, expliquent tout, tranchent tout. Et malheur au journaliste qui ose rappeler les faits, les nuances, les zones grises. Il est aussitôt traité de vendu, de traître, d'agent de l'étranger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous avons vu des journalistes chevronnés se faire insulter en direct par des individus incapables d'aligner trois phrases sans invective. Nous avons vu des rédactions ouvrir leurs portes à des "influenceurs" analphabètes, simplement parce qu'ils font du bruit sur les réseaux sociaux. Nous avons vu, surtout, le silence assourdissant de la corporation, incapable d'une réaction collective digne de ce nom.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un doyen sénégalais cité par Abdoulaye Diallo résume cruellement la situation : "Nous sommes l'un des rares pays au monde où quelqu'un qui ne sait ni lire ni écrire peut être invité pour analyser l'actualité politique et économique". Cette phrase pourrait être prononcée mot pour mot à Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les réseaux sociaux : la prophétie d'Umberto Eco<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rien de tout cela n'est arrivé par hasard. Un grand penseur italien, Umberto Eco, nous avait pourtant prévenus : "Les réseaux sociaux ont donné la parole à une légion d'imbéciles qui auparavant parlaient seulement au bar, après un verre de vin, sans nuire à la collectivité". Aujourd'hui, cette légion ne se contente plus de parler. Elle accuse, juge, condamne et influence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le drame, ce n'est pas que ces voix existent. Une démocratie peut absorber le bruit. Le drame, c'est que les médias traditionnels, au lieu de jouer leur rôle de filtre, d' hiérarchisation et de pédagogie, ont ouvert grand les vannes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pire : ils ont parfois fait de ces voix leur fonds de commerce, sacrifiant l'éthique sur l'autel de l'audience.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'autre dimension, plus inquiétante encore, est la récupération. Cette instrumentalisation n'est pas propre au Sénégal. Elle est devenue une pratique courante en Afrique de l'ouest. Les activistes servent de paratonnerres, de chiens de garde, de porte-voix brutaux. Ils salissent, attaquent. Soyons cependant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>honnêtes : l'activisme, comme tant d'autres, n'est pas la cause du mal. Il en est le symptôme. Le vrai problème, c'est l'effondrement des digues professionnelles. C'est l'absence de régulation interne crédible. C'est la faiblesse<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de ceux qui savent,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mais se taisent. C'est la résignation de ceux qui n'y croient plus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le journalisme ne peut survivre sans exigence, sans formation, sans règles claires. Un métier où tout le monde peut entrer sans rien apprendre est un métier déjà mort. La question n'est donc plus de savoir qui est journaliste et qui ne l'est pas, mais de se demander si nous avons encore le courage de défendre ce que ce mot signifie. Car à ce rythme, ce ne sont plus seulement les intrus qui dicteront la loi. Ce sera le chaos informationnel érigé en norme, et la disparition définitive d'un métier qui fut, autrefois, l'un des derniers remparts contre la déraison.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                             </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dicko Seidina Oumar Journaliste- Historien- Écrivain <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous: Non à l’injustice !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-non-a-linjustice-3113475.html</link>
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<description><![CDATA[ Selon le militant afro-américain des droits civiques, Martin Luther King «une injustice, où qu’elle se produise, est une menace pour la justice partout ailleurs, car nous sommes tous pris dans un tissu de relations mutuelles » ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 18:54:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son communiqué n°001-2023/B.ESYLIMA en date du 1er mars 2023, le Syndicat libre de la Magistrature (SYLIMA) a souligné que « tout homme est un potentiel justiciable et que nul n’a intérêt à voir sa cause examinée par un pouvoir judiciaire inféodé au prince du jour qui pourrait l’instrumentaliser à des fins autres que Républicaines ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sarambé Coulibaly, Magistrat et Président du Tribunal de grande instance de la Commune I du District de Bamako nous enseigne que «la plus grave des injustices est l’injustice de la justice ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dignitaire religieux sud-africain, Des mond Tutu déclarait : « si tu es neutre en situation d’injustice, alors tu as choisi le camp de l’oppresseur ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le journaliste français, Jean Luc Porquet dans son ouvrage : «Que les gros salaires baissent la tête » paru en 2005, « accepter l’injustice sociale, c’est préparer la guerre ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l’Intelligence artificielle, « l'injustice désigne le manque d'équité, de justice, ou un acte contraire au droit et à la morale, souvent caractérisé par l'arbitraire, la partialité ou l'iniquité. Elle peut être sociale, individuelle ou institutionnelle, provoquant un sentiment de révolte, de victimisation, ou agissant comme un signal pour exiger une réparation ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’injustice est aussi vieille que l’histoire de l’humanité. Elle fait des ravages depuis la nuit des temps. Elle alimente les crises, détruit les fondements de la société, souvent dans une indifférence quasi-généralisée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, ils sont nombreux à ne s’alarmer des situations d’injustices quand ça frappe à leur porte.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nul n’est à l’abri de l’injustice. C’est pourquoi, il faut refuser d’être un instrument de promotion de l’injustice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Celui qui s’adonne à des pratiques injustes aujourd’hui pour briser des adversaires ou des citoyens en profitant de sa position dominante peut être victime demain des mêmes traitements. N’acceptons jamais d’utiliser des pouvoirs conférés par la loi à des fins personnelles ou au règlement de comptes !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Indignons-nous des situations d’injustices, même quand ça ne nous frappe pas ! Les dirigeants d’hier peuvent être les prisonniers d’aujourd’hui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et vice versa. Il faut combattre l’injustice. Le combat contre l’injustice protège la cohésion sociale et la dignité humaine. Il favorise l’égalité des chances. Il permet de prévenir la violence. Disons non à l’injustice ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin :  Quel secret détiennent&#45;ils ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-quel-secret-detiennent-ils-3113414.html</link>
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<description><![CDATA[ Les membres du grin se disent agréablement surpris par l’entente solide et durable qui règne entre les cinq principaux acteurs de la Transition. Selon eux, une telle cohésion est rare dans les cercles du pouvoir, où l’exercice de l’autorité tend souvent à diviser, à bouleverser les relations et à transformer alliés en rivaux, voire en adversaires. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 10:34:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils confient avoir eu des inquiétudes à un moment donné, à la suite de rumeurs évoquant un climat tendu entre les généraux, laissant craindre une rupture imminente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, avec le temps, ils affirment avoir observé l’effet inverse : bien qu’on ne les voie pas souvent ensemble ni très exposés, les cinq généraux semblent en communication permanente, formant ainsi un front uni face aux mauvaises intentions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les membres du grin saluent cette cohésion qu’ils estiment bénéfique pour la stabilité et le développement du Mali, et encouragent les généraux à préserver ce climat, convaincus que l’avenir du pays en dépend.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous: Symphonie inachevée !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-symphonie-inachevee-3113360.html</link>
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<description><![CDATA[ Il y a plus d’un an, le gouvernement de transition a procédé à la dissolution des conseils communaux de plusieurs circonscriptions du pays. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 13:50:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La preuve : le 24 janvier 2024, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des ministres de la dissolution des Conseils communaux de Kati (région de Koulikoro) et de Zan Coulibaly (région de Dioïla). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 25 septembre 2024, le Conseil des ministres a été informé par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation de la dissolution des Conseils communaux des communes rurales de Konsiga (région de Kayes) de Koula, de Baguinéda-Camp et de Kambila (région de Koulikoro). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mercredi 6 novembre 2024, le Conseil des ministres a pris connaissance de la dissolution du Conseil communal de Kalaban coro (région de Koulikoro). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dissolution du Conseil communal de la Commune VI du District de Bamako a été rendue publique lors du Conseil des ministres du 27 décembre 2024. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 17 janvier 2025, la dissolution des Conseils communaux des Communes rurales de Dialakorodji et de Safo a été actée par le Conseil des ministres. Les Conseils communaux des communes rurales de Faléa et de Sagolo (région de Kayes) ont été dissouts lors du Conseil des ministres du 5 février 2025. Le 14 mai 2025, ce fut le tour du Conseil communal de la Commune rurale de Dabia (région de Kayes) de passer à la trappe. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n’est pas tout : depuis la fin du mandat de la Délégation spéciale dirigée par le Contrôleur général de police à la retraite, Balla Traoré, la Mairie du District de Bamako est gérée par un cadre chargé d’expédier les affaires courantes. Cela fait bientôt 6 mois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’image de Kati, de la Commune VI du District de Bamako, de Kalanban-coro, de Kambila, de Baguinéda-Camp, plusieurs collectivités, dont les conseils communaux ont été dissouts, sont sans organe exécutif. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les arguments juridiques invoqués pour justifier la dissolution de ces Conseils communaux tiennent-ils la route ? Pourquoi dis soudre des Conseils communaux et laisser les communes sans exécutif pendant plus d’un an ? Qu’est-ce qui empêche le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation de poursuivre ce qu’il a<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>entamé ? Qu’attend –il pour mettre en place des Délégations spéciales ? Le gouvernement mesure-t-il l’impact de l’absence des organes exécutifs sur le quotidien de ces collectivités ? Les textes régissant la décentra<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">lisation octroient-ils la compétence au Secrétaire général et à d’autres agents de la Mairie de signer des actes administratifs en lieu et place des membres des organes exécutifs ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De toute évidence, l’inaction du chef du département en charge de l’Administration du territoire national, de surcroît Premier ministre, est incompréhensible. L’absence des Délégations spéciales dans certaines collectivités plus d’un an après la dissolution de leurs conseils communaux traduit sans doute des dysfonctionnements notoires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est comme une symphonie inachevée qui entache la refondation que les autorités de transition clament urbi et ordi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Chiaka DOUMBIA</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>GOONGA TAN :  L&amp;apos;appel de Chérif Ousmane : ni contre l&amp;apos;État, ni pour un camp</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-lappel-de-cherif-ousmane-ni-contre-letat-ni-pour-un-camp-3113245.html</link>
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<description><![CDATA[ La récente prise de parole de Chérif Ousmane Madani Haïdara, président du Haut Conseil Islamique du Mali, relayée par différents canaux, s&#039;inscrit dans la catégorie rare des discours qui ne cherchent ni l&#039;éclat médiatique ni la polémique, mais qui visent la paix, l&#039;unité et la survie morale de la nation. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 01:43:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un Mali traversé par des lignes de fracture multiples, politiques, sociales, idéologiques et parfois même spirituelles, cette intervention apparaît comme une respiration. Elle n'est ni une charge contre l'État ni une plaidoirie partisane déguisée. Elle est d'abord et avant tout un rappel à l'ordre moral, un appel à la responsabilité collective, formulé avec cette gravité tranquille qui caractérise les hommes habités par le sens du temps. Chérif Madani parle en guide, en homme de foi conscient que les nations ne se relèvent pas durablement dans l'exclusion, mais dans l'addition des forces.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui frappe dans son propos, c'est la cohérence d'une vision fondée sur une conviction simple, presque évidente, mais trop souvent oubliée : aucun pays ne peut se reconstruire en laissant volontairement une partie de ses fils sur le bas-côté de l'histoire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers ses mots, c'est toute une philosophie de la réconciliation qui se dessine, loin des slogans et des postures, ancrée dans le bon sens et l'intérêt supérieur du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question du retour de l'imam Mahmoud Dicko, évoquée sans passion ni calcul, illustre parfaitement cette démarche. Ousmane Madani refuse d'en faire un symbole de confrontation ou un enjeu de pouvoir. Il parle d'un homme, d'un aîné, d'un leader religieux dont l'influence, qu'on le veuille ou non, demeure réelle. Loin de toute dramatisation, il propose une approche pragmatique et responsable : un retour encadré, sécurisé, utile à la nation. Non pas pour rallumer des tensions, mais pour contribuer, en tant que conseiller, à la recherche de solutions dans un pays en crise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En filigrane, le message est limpide. Exclure durablement des figures influentes, quelles que soient les divergences passées, revient à se priver de ressources morales, sociales et humaines précieuses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Dans un contexte aussi fragile que celui du Mali, ce luxe de l'exclusion est tout simplement une erreur, selon le tribun.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conscient toutefois des suspicions qui entourent toute initiative individuelle dans un climat politique tendu, Ousmane Madani prend soin de rappeler le caractère collectif de sa démarche. Il n'agit pas seul, ne parle pas en son seul nom. En associant d'autres figures religieuses, il inscrit son action dans une logique collégiale. Cette précision n'est pas anodine. De mon point de vue, elle renforce la crédibilité de son discours et rappelle que la réconciliation nationale ne peut être l'œuvre d'un homme providentiel, mais le fruit d'une volonté partagée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà du cas de l'imam Dicko, le Chérif élargit son regard à l'ensemble du paysage politique et social. Il évoque sans détours la situation des acteurs politiques incarcérés ou contraints à l'exil. Là encore, son propos se distingue par son équilibre. Il ne nie ni l'importance de l'État de droit ni la nécessité du respect des procédures judiciaires. Mais il rappelle, avec une lucidité désarmante, que la cohésion nationale est un impératif vital. Un pays qui se fragmente, qui accumule les rancœurs et les exclusions, prépare mécaniquement les crises de demain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La séquence consacrée aux deux jeunes imams incarcérés révèle sans doute la dimension la plus humaine de son intervention. On y perçoit la douleur sincère d'un guide religieux confronté aux limites de son influence, impuissant face à la lenteur ou à la rigueur de la machine judiciaire. Il plaide, intercède, exprime sa peine, mais se refuse à toute remise en cause frontale de l'institution judiciaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette posture, faite de respect témoigne d'une conception mesurée du rôle des autorités religieuses dans l'espace public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même l'épisode du tiktokeur Cheick Nimaga, dit "Général Chico", aurait pu servir de prétexte à une escalade judiciaire ou à une mise en scène de l'autorité morale offensée. Là aussi, Ousmane Madani choisit au contraire la retenue et le pardon. En refusant de porter plainte malgré des propos jugés offensants, y compris à son encontre, il oppose à la violence verbale des réseaux sociaux une éthique personnelle fondée sur la foi, la patience et la non-vengeance. Un geste fort, dans une époque où la judiciarisation systématique des conflits tient souvent lieu de réponse unique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au bout du compte, cette prise de parole du dignitaire religieux s'impose comme un appel solennel à l'unité. Elle ne promet pas de miracles. Elle ne prétend pas résoudre à elle seule les crises sécuritaires, politiques et économiques qui accablent le Mali. Mais elle propose une boussole morale claire : rassembler plutôt que diviser, dialoguer plutôt qu'exclure, construire avec tous au lieu de contre certains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un pays en quête de stabilité, cette voix venue du champ religieux rappelle une vérité élémentaire, mais essentielle : la paix durable et le progrès ne se décrètent pas, ils se construisent patiemment, en mobilisant toutes les forces vives de la nation. Le Mali n'a plus le luxe de l'isolement intérieur. Il a besoin de tous ses fils, sans exception, pour panser ses blessures, consolider ses institutions et tracer, enfin, le chemin d'un avenir apaisé et digne.<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Dicko Seidina Oumar, Journaliste - Historien- Écrivain</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil De Le Matin : Allah nous a&#45;t&#45;il abandonnés entre les mains de ses pires serviteurs ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-allah-nous-a-t-il-abandonnes-entre-les-mains-de-ses-pires-serviteurs-3113219.html</link>
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<description><![CDATA[ Une amazone avec le bébé fruit d’un viol de quelqu’un qui prétend se battre et qui brise des destins, détruit des familles et plonge des États dans le chaos au nom d’Allah ! Telle pouvait être la trame de « Sira »… ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 10:12:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Un film d’Apolline Traoré (Burkina Faso). Trahi par un oncle qui avait du mal à accepter son mariage avec un jeune chrétien, Sira (Nafissatou Cissé) voit sa joie de vivre s’estomper et son univers basculer quand tous les hommes de sa famille sont abattus sous ses yeux alors que la famille la conduisait à son foyer ! Tous sauf le traître qui s’est allié au diable pour détruire les siens.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Intolérance religieuse, terrorisme, violence sexuelle, discrimination liée au genre… sont des sujets touchés par le réalisateur. Mais c’est aussi une ode au courage et la bravoure de Sira. Enlevée par Yéré (Lazare Minoungou), le chef des criminels qui ont exterminé les hommes de sa famille, elle est abusée et abandonnée par ce dernier. Par le pur des hasards, elle échoue aux abords du camp de ce dernier. Elle y rôde dans la privation totale en se permettant de dangereuses incursions à la quête du minimum vital. Elle y découvre des jeunes filles enlevées au Burkina, au Mali, au Nigeria… et utilisées comme esclaves sexuelles. Des <i style="mso-bidi-font-style: normal;">« objets sexuels »</i> convaincus qu’elles ne doivent compter que sur elles-mêmes pour échapper à cet enfer. <i>« Allah ne nous entend pas, nous devons nous débrouiller par nous-mêmes »</i>, dit l’une d’elles à ses camarades pour les motiver à profiter de la première occasion pour prendre la fuite.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Même s’ils se couvrent du manteau du jihad, le terrorisme est un fléau qui n’a rien de religieux. Pas en tout cas au Sahel. <i>« Et n'approchez point la fornication. En vérité, c'est une turpitude et quel mauvais chemin »</i> ! Verset 32 de la sourate Al-Isrâ (Le voyage nocturne) ou Banû Isrâ’îl (Les Enfants d'Israël). C’est la 17ᵉ sourate du Saint Coran qui interdit formellement les relations sexuelles en dehors du mariage en Islam. Ce verset est interprété comme une interdiction stricte de la fornication, y compris toutes les actions qui y mènent.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Comment alors des gens qui sont supposés se battre pour propager l’islam peuvent-ils se permettre d’enlever des adolescentes pour les utiliser comme esclaves sexuels ? La cause semble moins nette que les cibles de ces obscurantistes ! La raison fondamentale de ceux que nous vivons dans nos États du Sahel n’a pas de lien avec l’islam. C’est en effet une prétention que de dire qu’on va convertir un pays où cette religion est arrivée depuis le XIᵉ siècle. Elle y est arrivée principalement via les routes commerciales transsahariennes et sa diffusion a été facilitée par les échanges avec les marchands musulmans du Maghreb. Son expansion a été ensuite favorisée par les empereurs du Mali, notamment avec des pèlerinages célèbres qui ont fait de Tombouctou un centre intellectuel et spirituel majeur. </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Alors, pour qui est-on en train de déstabiliser le Sahel, de ruiner des vies … ?</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Nous sommes parfaitement d’accord avec Abdoulaye Diop (ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali) quand il disait récemment : <i>« Il ne faut pas se voiler la face, on a voulu nous faire croire que le terrorisme provient de l’extrémisme musulman ou d’autres formes d’extrémisme. Mais moi, je l’affirme, au Mali et dans tout le Sahel, le terrorisme est fabriqué et soutenu par des puissances coloniales… Le terrorisme, n’oublions jamais cela, est un instrument politique de déstabilisation employé pour faire tomber ou changer les dirigeants à la tête de nos États »</i>.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Moussa Bolly</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Entre Nous : L’Armée républicaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-larmee-republicaine-3113186.html</link>
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<description><![CDATA[ 20 janvier 1961-20 Janvier 2026 ! Il y a exactement 65 ans, à Koulouba, le Président Modibo Kéita a annoncé aux diplomates étrangers la décision de son parti et de son gouvernement « de voir la France évacuer les bases militaires de Bamako, de Kati, de Gao, et de Tessalit ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 15:27:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">». Cette décision est l’expression de leur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« conviction qu’à moins d’abandon volontaire de souveraineté de la part d’un Etat jeune ou d’accords particuliers dans le domaine de la défense, les troupes de l’ex-puissance coloniale ne peuvent stationner sur le territoire de l’ex-colonie aux côtés des troupes du jeune Etat», justifiait-il. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 20 janvier, importe-t-il de le rappeler, n’est pas la date de création de l’Armée malienne, qui est plutôt née le 1er octobre 1960, soit quelques jours après la proclamation de l’indépendance du Mali. En fait foi le désormais historique discours du capitaine Sékou Traoré. : « Officiers, sous-officiers, caporaux et soldats de l’Armée du Mali, la journée du 1er octobre 1960 fera date dans notre histoire car elle a vu la naissance de notre armée nationale. Je vous adresse le salut fraternel de celui que le gouvernement a bien voulu désigner pour vous commander », déclarait-il. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Force est de reconnaître qu’au fil des ans et des régimes qui se sont succédé, l’Armée malienne a connu des fortunes diverses. Malgré les vicissitudes de l’histoire, elle est restée débout avec ses braves soldats, toujours prêts à honorer leur serment. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est aussi important de retenir que, de sa création à nos jours, l’Armée malienne n’a jamais été absente de la scène politique. Elle a même été au cœur de la gestion des affaires publiques. En 1968, 1991, 2012 et 2020, elle est intervenue pour prendre le pouvoir. Des interventions qui ont été faites souvent au mépris de la discipline et de la cohésion au sein de l’appareil militaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est heureux de constater que la dynamique actuelle dans laquelle elle est engagée, enclenchée sous la présidence de feu Ibrahim Boubacar Kéita dans le cadre de la Loi d’orientation et de programmation militaire, est maintenue voire amplifiée par les autorités de transition. De 2013 à 2026, le contribuable malien a consenti d’énormes sacrifices pour améliorer les conditions de vie et de travail de ses braves Forces de Défense et de Sécurité. Malgré les ressources investies, les défis restent nombreux. Et nos braves militaires continuent d’accomplir leurs missions dans des conditions difficiles. Nous ne cesserons de rendre hommage à ceux qui ont perdu la vie sur les champs d’honneur et de souhaiter prompt rétablissement aux blessés de guerre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Force est de se convaincre que le plus grand défi d’un Etat républicain demeure la construction d’une Armée républicaine totalement dévouée à sa mission régalienne. Car une armée dans une république est une institution au service de la nation et de ses intérêts, chargée de la défendre par la force des armes, sous l'autorité du pouvoir civil (Président, gouvernement). En somme, l’Armée assure la protection du territoire, de la population et des intérêts supérieurs de la Nation contre toute agression extérieure; elle veille au respect de la démocratie qui consiste pour elle à servir le peuple et non un régime, en s'interdisant toute ingérence politique (coup d'État). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le défi républicain pour l’Armée consiste aussi à assurer la sécurité intérieure et participer aux opérations internationales. Elle est composée de citoyens formés au respect de la hiérarchie et des institutions républicaines. Force militaire professionnelle et loyale, dont la mission est de protéger l'État et ses citoyens, l’Armée symbolise la puissance militaire de la République.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>GOONGA TAN : De fonctionnaires flamboyants a hommes invisibles Au Mali, l&amp;apos;État recrute et renvoie des cadres au purgatoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-de-fonctionnaires-flamboyants-a-hommes-invisibles-au-mali-letat-recrute-et-renvoie-des-cadres-au-purgatoire-3113052.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans un pays confronté à une pénurie chronique de cadres qualifiés, à un déficit criant d&#039;expertise administrative et à une exigence accrue de performance publique, une situation aussi paradoxale qu&#039;injustifiable persiste au cœur même de l&#039;appareil d&#039;État. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Jan 2026 01:44:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des agents régulièrement recrutés par la Fonction publique, formés aux frais du contribuable, affectés puis relevés de leurs fonctions, se retrouvent depuis des mois, parfois des années, sans réaffectation, sans visibilité et sans la moindre explication officielle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">e qui pouvait, au départ, être interprété comme un dysfonctionnement administratif ordinaire s'est progressivement transformé en un véritable scandale d'État. Il ne s'agit plus de lenteurs bureaucratiques isolées ni d'erreurs marginales, mais d'un phénomène structurel et transversal qui touche l'ensemble des corps de la Fonction publique : enseignants, journalistes, financiers, médecins, agronomes, techniciens etc, cadres intermédiaires comme profils hautement qualifiés. Nul n'est épargné par ce purgatoire administratif, où l'on existe sur le papier mais plus dans l'action.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Placée sous la responsabilité directe du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, cette situation interroge frontalement la capacité de l'État à gérer ses propres ressources humaines. Comment comprendre que, dans un contexte de rareté des compétences, des hommes et des femmes formés, expérimentés et disponibles soient maintenus dans une inactivité forcée, contraints à l'attente silencieuse, pendant que l'administration multiplie forums, discours volontaristes et annonces de nouveaux concours ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La contradiction est flagrante, presque cynique. D'un côté, le gouvernement proclame l'urgence de l'emploi des jeunes, la nécessité de renforcer les capacités administratives et l'efficacité de l'action publique. De l'autre, il laisse dans l'ombre des agents déjà recrutés, déjà intégrés au système, déjà porteurs d'une expertise que le pays ne peut objectivement pas se permettre de gaspiller. Ce double discours fragilise les fondements mêmes de la Fonction publique et trahit la promesse républicaine d'un État rationnel, protecteur et équitable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès lors, une question centrale s'impose : sommes-nous face à une incapacité organisationnelle chronique, symptôme d'un pilotage défaillant de la Fonction publique ? Ou assistons-nous à l'installation délibérée d'un purgatoire administratif, où certains cadres, tout en continuant de percevoir un salaire, sont condamnés à l'inaction, à l'effacement progressif, à une forme de mise à l'écart silencieuse mais lourde de conséquences ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le paradoxe est d'autant plus cruel que ces agents ne se reprochent rien. Aucune faute disciplinaire connue, aucune procédure contradictoire, aucune décision explicitement motivée. Pourtant, ils se retrouvent exposés à un regard social profondément dévalorisant. Dans un pays marqué par le chômage et la précarité, être payé sans travailler n'est ni un privilège ni un confort : c'est une anomalie dangereuse. Elle installe un malaise profond, une perte de dignité professionnelle et un sentiment d'inutilité qui mine progressivement l'estime de soi et la cohésion sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À terme, ces fonctionnaires risquent d'être perçus comme un poids, voire comme des rentiers improductifs, alors même que l'État est le premier responsable de leur inactivité forcée. Cette situation alimente incompréhension, ressentiment et suspicion, autant de ferments de défiance dans un contexte national déjà fragilisé. Face à cette réalité, le silence du ministre de tutelle est assourdissant. Aucun communiqué officiel, aucun état des lieux public, aucun calendrier de régularisation, aucun plan d'action chiffré et daté connu. Or gouverner ne se limite pas à aligner des intentions ou à proclamer des réformes. Gouverner, c'est répondre aux détresses concrètes, assumer les engagements pris et corriger les dérives lorsqu'elles apparaissent. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les agents concernés ne réclament ni passe-droits ni privilèges. Ils exigent simplement que l'État respecte ses propres règles, honore ses engagements contractuels et mette fin à une situation qui les maintient dans l'attente, l'angoisse et l'humiliation silencieuse. En persistant dans l'inaction, l'administration ne se contente pas de briser des trajectoires professionnelles individuelles ; elle sape la confiance collective dans l'institution publique.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Au-delà de l'injustice humaine, l'impact économique et budgétaire de cette situation est considérable. Maintenir des milliers d'agents dans une non-affectation prolongée constitue une perte sèche pour le budget national. C'est un double coût : celui des salaires versés sans contrepartie productive, et celui du manque à gagner en termes de services publics non rendus, d'expertises non mobilisées et de politiques publiques affaiblies. Le "trou" ainsi creusé dans les finances publiques est d'autant plus choquant qu'il survient dans un contexte de ressources limitées et de besoins sociaux immenses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne s'agit donc plus d'un simple malaise administratif, mais d'un révélateur brutal des fragilités de notre gouvernance. Un État qui recrute sans planifier, qui affecte sans pérenniser, qui relève sans réaffecter, finit inévitablement par perdre en crédibilité, en autorité et en légitimité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le temps du déni est révolu. Le ministère de la Fonction publique se trouve aujourd'hui face à une responsabilité historique. Il lui revient de sortir de son silence, de rendre des comptes aux citoyens et de proposer des solutions concrètes, mesurables et inscrites dans le temps. À défaut, ce dossier demeurera l'un des symboles les plus éloquents de l'échec de notre administration à protéger, valoriser et mobiliser celles et ceux qui la servent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">DICKO Seidina  Oumar</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Journaliste- Historien -Ecrivain</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entre Nous Bénin : la démocratie se porte bien</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-benin-la-democratie-se-porte-bien-3113031.html</link>
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<description><![CDATA[ Le rendez-vous électoral du dimanche 11 janvier 2025 vient de confirmer l’enracinement des valeurs républicaines dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 13:09:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, les Béninois viennent de réussir un test démocratique majeur en se rendant massivement aux urnes dans le cadre des élections législatives et municipales. Différents témoignages attestent que les opérations de vote se sont déroulées dans des conditions normales et qu’aucun incident majeur n’est à déplorer. 763 candidats représentant 7 partis politiques étaient en compétition pour les 109 sièges de députés à l’Assemblée nationale. Les électeurs devaient choisir plus de 1800 conseillers communaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Patrice Talon, après son vote, a tenu à saluer la participation de l’opposition à ces élections. « Je crois que nous sommes en train de tourner définitivement les mauvaises pages de notre récente histoire politique. Maintenant, tout le monde va aux élections avec enthousiasme. Plus personne ne boycotte malgré les réformes qui sont toujours en cours», a souligné le Chef de l’Etat béninois. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces élections, selon Boni Yayi, ancien Président de la République et Président d’honneur du parti d’opposition ‘’Les Démocrates’’, sont très importantes pour le Bénin. « Avec la grâce de Dieu tout- puissant, ce scrutin sera transparent, équitable et paisible. Rien que la paix pour notre pays », a-t-il déclaré.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi le mérite du triomphe de la démocratie revient au Président Patrice Talon et son gouvernement qui ont refusé de céder à la tentation du diable. Talon pouvait instrumentaliser les tragiques événements du 7 décembre pour chambouler le calendrier électoral. Soit en repoussant les échéances, soit en entreprenant des manœuvres visant à confisquer le pouvoir ! Rien de tout cela. Il est resté fidèle à sa parole d’honneur de quitter le pouvoir aux termes de deux mandats à la tête de l’Etat. Le processus électoral sera conduit à son terme. Toutes les dates préalablement retenues par les institutions habilitées en la matière ont été maintenues.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La tenue de ces scrutins traduit la solidité des institutions béninoises sur lesquelles veille une armée républicaine qui a déjà ses preuves le 7 décembre dernier en faisant échec à la tentative de coup d’Etat du Lieutenant-colonel Pascal Tigri. L’attitude responsable des forces armées béninoises, restées fidèles à leur serment de défense des institutions issues du suffrage populaire est à saluer.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les officiers généraux, officiers supérieurs, soldats et hommes de rang de l’Armée béninoise doivent œuvrer pour renforcer de cette image, afin que le quartier latin de l’Afrique puisse continuer sa marche vers le développement et le progrès.<span style="mso-spacerun: yes;">       </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut se réjouir de la maturité du peuple béninois qui a refusé de céder aux chants de sirène des architectes du chaos et des ingénieurs de la manipulation. Les Béninois doivent rester mobilisés face à toute velléité de remise en cause de la démocratie. Le Président Alpha Oumar Konaré répète constamment que les droits démocratiques et sociaux ne sont jamais définitivement garantis et doivent être constamment défendus et renouvelés par l’engagement citoyen et politique. Les événements attentatoires à la démocratie du 7 décembre appellent les Béninois à la vigilance permanente pour barrer la route aux porteurs d’initiatives sombres plongeant la nation dans les ténèbres du Moyen-âge.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’œil de Le Matin : La nécessité d’une nouvelle vitalité face à une réalité qui défie le temps</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-la-necessite-dune-nouvelle-vitalite-face-a-une-realite-qui-defie-le-temps-3113005.html</link>
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<description><![CDATA[ 2025 nous a enfin tourné le dos et nous, les survivants, devons vraiment manifester notre reconnaissance au Tout-puissant, le Très Miséricordieux, pour avoir survécu. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 02:30:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2025 a réellement été une année dure, éprouvante sur toute la ligne, surtout le dernier trimestre qui a vu une pénurie de carburant (occasionnée par des attaques terroristes sur nos principaux axes routiers d’approvisionnement) venir se greffer à la galère palpable par le Malien lambda à tous les niveaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais, une fois de plus, le peuple malien s’est illustré par sa résilience car ayant compris les vraies motivations de ceux qui nous imposent toutes ces épreuves au nom d’une cause qui n’a rien de religieux. Malheureusement, nous avons tourné la page de 2025, mais pas celle des défis qui ont résisté au temps. Ainsi, l'insécurité, les délestages d’EDM, la crise du carburant, la galère rampante… vont encore défier le gouvernement cette année.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Nos décideurs ne peuvent pas éternellement faire appel à la résilience d’un peuple qui a l’impression de s’enfoncer chaque jour dans la galère. Comme nous le disait un confrère bien inspiré, « un peuple peut consentir aux sacrifices si la misère a une échéance clairement définie ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Naturellement que le défi sécuritaire est plus pressant car ayant une incidence négative sur tous les autres. Mais la priorité aujourd’hui, à notre humble avis, c’est de savoir où on va, avec quels moyens et pour quelle finalité… Ce qui fait appel à une vision politique clairement définie et à une discipline collective bien ancrée dans les esprits. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais, il serait vraiment judicieux de tourner cette année la page de la crise énergétique afin de permettre au secteur économique de souffler et de reprendre des couleurs. Cela suppose aussi que la crise des hydrocarbures est derrière nous. Il est vrai que nos indicateurs macroéconomiques sont au vert et surtout que l'État a consenti des sacrifices énormes pour éponger une grande partie de la dette intérieure (312 milliards sur trois mois) à l’égard des opérateurs économiques. Mais, cet effort n’aura pas de sens si les entreprises restent en agonie faute d’approvisionnement correct en énergie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Chaque pays a ses zones d’ombre. Ce qui change, c’est la manière de les affronter et de les corriger. Le progrès n’est jamais une improvisation. Il est le fruit de la constance, du travail bien fait et d’un sens clair du collectif », nous rappelait récemment un expert en développement intégré. Et notre propre constat est que les pays qui réussissent à se hisser sur la voie de l’émergence socioéconomique sont ceux qui ont « choisi la rigueur plutôt que les excuses, la vision plutôt que le court terme, la discipline plutôt que le confort ». Ce sont des États qui ont compris et intégré dans les politiques nationales que « le développement n’est pas une question de chance, mais une décision consciente, répétée jour après jour » comme leitmotiv.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La montée en puissance de nos Forces de défense et de sécurité (FDS) est aujourd’hui un fait incontestable et il convient de continuer à y investir pour la rendre irréversible. Toutefois, il ne faut pas aussi oublier que « la sécurité et le développement ne se construisent pas seulement par des alliances militaires, mais aussi par l’éducation, l’emploi, les infrastructures et le dialogue ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelles que soient la pertinence et l’objectivité des réformes engagées, elles n’aboutiront pas au Mali Kura attendu si le peuple malien ne comprend pas que son salut est dans le travail. Cela suppose que, au niveau de l’administration par exemple, il faut motiver ceux qui le méritent et extraire les mauvaises graines pour qu’elles ne contaminent pas les autres par leur moisissure. Cela suppose aussi que, au niveau de l'État, l'on sorte des « discours patriotiques » pour réellement s’engager dans la construction des infrastructures de la souveraineté reconquise. Comme le rappelait récemment un activiste, « la corruption, à elle seule, ne fait pas d’un État un pays du tiers-monde ». Ce qui fait la différence avec d’autres, c’est l’absence de sanctions, la faiblesse des institutions, une justice partiale et le manque de volonté à faire respecter les politiques publiques. C'est sur ces terrains que nos décideurs doivent s’illustrer pour montrer la voie à suivre aux citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En cela le Burkina Faso nous donne tous les jours des exemples concrets comme la réalisation de l’autoroute Ouagadougou-Bobo Dioulasso dont les travaux ont été lancés le 16 décembre 2025 par le Capitaine « I.B » (Ibrahim Traoré). Un projet initié depuis le temps de Blaise Compaoré et qui tardait à se réaliser faute de fonds. Aujourd’hui, le Capitaine Ibrahim Traoré va le faire sur fonds propres, c’est-à-dire sans crédit ni dette. C’est un projet gigantesque qui prévoit neuf échangeurs et des passages inférieurs. Selon le coordonnateur général de l’initiative présidentielle « Faso Mêbo » qui assure la construction de cette infrastructure, l’autoroute est conçue selon les standards internationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une petite révolution en perspective. Les exemples que le Burkina du Capitaine Ibrahim Traoré est en train de montrer à la Confédération AES (Alliance des États du Sahel) et au reste de l’Afrique sont atypiques. Ils apportent autant de preuves qu’un pays avance mieux lorsque les décisions reposent sur la transparence, des résultats concrets et le bien-être de sa population. Tout comme ils rappellent que la redevabilité est un droit absolu des administrés parce que poser des questions et exiger des preuves ne doivent pas être assimilés à « un manque de confiance ». Cela doit être plutôt interprété comme signe de l’éveil de la conscience citoyenne !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pour concrétiser tout cela, nous pensons que la transition malienne a aujourd’hui urgemment besoin d’une nouvelle vitalité institutionnelle pour réellement montrer l’exemple, la voie à suivre aux Maliens. Et cela d’autant plus que ceux-ci ont du mal à comprendre ce qui peut justifier la hausse des budgets des différentes institutions (Conseil national de transition/CNT, Présidence, Primature…) alors qu’on exige d’eux tant de sacrifices. « Alors que la tendance est à une croissance budgétaire pour les organes politiques, des ajustements notables sont faits dans le secteur de la défense avec une baisse budgétaire malgré le contexte sécuritaire... », déplore un économiste. Qu’est-ce qui justifie une telle hausse au moment où le Malien lambda s’attendait plutôt à leur réduction ? Des institutions qui sont dans une logique de stagnation à l’image du CNT et du gouvernement !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui la composition du CNT est loin de refléter les réalités socioprofessionnelles du pays. D’où la nécessité d’une recomposition avec une ouverture vers les vraies compétences de la République. Puisque les élections semblent être renvoyées au plus tôt en 2030, il serait au moins judicieux que ceux qui représentent le peuple soient rigoureusement désignés pour leur compétence, leur rigueur morale et leur conscience professionnelle. Et non grâce à une quelconque complaisance. Il en est de même du gouvernement, dont on se demande ce que font réellement les 2/3 des membres. Depuis la formation de l’actuelle équipe (22 novembre 2024), seuls quelques ministres se battent pour sortir des sentiers battus avec des activités concrètes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceux qui n’y parviennent pas, justifient le plus souvent leur indolence par le manque de budget, souvent même pour faire fonctionner leurs cabinets. Mais, dans ce pays, on sait aussi que ce n’est pas forcément la viande qui n’est pas tendre, mais que c’est le couteau qui est le plus souvent mal aiguisé. Ce qui est sûr, la recomposition du CNT et le remaniement du gouvernement doivent être inscrits en priorité dans l’agenda de Koulouba en ce début d’année.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est la condition sine qua non, à notre humble avis, pour réinstaurer la vitalité institutionnelle indispensable à faire face aux défis qui continuent de nous assaillir. Il est clair que, pour les relever, chacun de nous doit assumer sa partition. Toutefois, il revient aux décideurs de montrer au peuple la voie à suivre. Les pintades ne regardent-elles pas toujours la nuque de celle qui les guide ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moussa Bolly</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>BIEN DIT : « Chaque jeune Malien peut devenir un efficace acteur économique »</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 01:33:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’insertion socioprofessionnelle de nos jeunes et l’amélioration des conditions de vie de nos populations actives ne sont pas de simples enjeux statistiques. Elles constituent le socle de la paix sociale, de la stabilité nationale et de la prospérité durable à laquelle aspire notre… Il ne saurait y avoir d’emplois durables sans compétences solides et adaptées. La formation professionnelle demeure ainsi un axe structurant de notre action...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’entrepreneuriat constitue un levier majeur de création d’emplois. Dans cette perspective, l’État œuvre à bâtir un écosystème favorable à l’initiative privée, à l’innovation et à la prise de risque maîtrisée. Nous croyons profondément que chaque jeune Malien peut devenir un acteur économique à part entière, à condition de bénéficier d’un accompagnement adéquat, d’un accès au financement et d’un environnement institutionnel stimulant. C’est à cela que s’attelle mon Département !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oumou Sall Seck<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Symposium national pour l’accroissement des opportunités d’emploi au Mali, du 15 au 17 décembre 2025</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père :  L’ultime question qu’il faut !</title>
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<description><![CDATA[ Cher grand-père, je t’informe dans ma 334ème question que le monde vit aujourd’hui un grand chamboulement. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 02:34:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, les puissances occidentales sont en train de creuser la tombe du droit international. Oui, grand-père, plus que jamais les droits et les principes reconnus à la personnalité juridique des Etats sont menacés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, notre grande civilisation entre les nations depuis des siècles, la civilisation du respect de la souveraineté, de la non-ingérence et de la territorialité s’éclipse petit à petit. L’ultime question devrait être pour le monde. Allons-nous à l’époque des empires ? Oui les plus forts conquièrent les plus faibles. A l’époque des taxes des protections et de l’alliance militaire ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père l’ultime question devrait être, si nos civilisations politiques, des droits humains et civiques tombent sous les griffes de l’impérialisme, où irons-nous ? Oui grand-père, si nous brisons l’Organisation des Nations unies aujourd’hui, échapperons-nous à un retour aux empires ? Là-où les Etats sont devenus sujets de violence, qu’en serait-il des femmes et des enfants ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ultime question devrait-être, après l’Ukraine, se serait qui ? Après le Venezuela, ce serait qui ? Après la Syrie, ce serait qui ? Sommes-nous en train de mettre à l’eau un demi-siècle de parcours civilisationnel et de culture ? De la limitation de la force par le droit et les libertés. Jusqu’où nous amènera ce recul mondial ? A un autre ordre mondial ? Lequel ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question devrait être, que deviendraient nos organisations démocratiques et de bonne gouvernance. Que serait notre fierté de siéger parmi les Etats Républiques (constitution) et démocratique (mandat électif). Que deviendront nos compétitions à respecter les droits humains et les droits de l’Homme. Notre fierté du trophée de respect des droits fondamentaux et de liberté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais grand-père, en tant que Malien, mon ultime question demeurerait. Après ce qui s’est passé en Syrie, au Venezuela, en Ukraine et cette histoire de navire. Mon ultime question, même si, difficile à poser voire même risqué. Au fond de moi, dans les ténèbres de mes doutes, je continuerais à me demander, notre partenaire, s’il est réellement mais à mardi prochain. Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Lettre de Koureichy</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin :  Le silence qui inquiète</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-le-silence-qui-inquiete-3112964.html</link>
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<description><![CDATA[ Les membres du grin se disent préoccupés par le silence de la Russie et de la Chine face aux agressions subies par leurs alliés. Selon eux, un partenariat ne peut être crédible s’il ne garantit pas la sécurité et la défense mutuelle des États qui y adhèrent. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 02:03:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils constatent que les États-Unis s’en prennent régulièrement aux alliés de la Russie et de la Chine, sans que ces deux puissances n’apportent de réponse forte. Pourtant, Washington n’hésite jamais à défendre avec acharnement ses propres alliés comme Israël, Taïwan, le Japon, entre autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au sein du grin, il est largement admis que la Russie et la Chine n’en font pas assez pour protéger leurs partenaires. Les membres évoquent des cas emblématiques : la chute et l’assassinat de Kadhafi en Libye, les attaques contre l’Iran ou encore l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro. Autant d’événements suivis uniquement de simples condamnations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils estiment donc que Moscou et Pékin doivent revoir leur politique de coopération dans le contexte actuel et assumer pleinement leur rôle en défendant leurs alliés contre toute agression.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout en réaffirmant l’engagement fort des pays de l’AES aux côtés de la Russie et de la Chine, les membres du grin appellent ces deux puissances à protéger l’AES, aujourd’hui dans le collimateur de nombreux pays occidentaux. « L’AES a pris des risques pour vous ; à vous maintenant de prouver que cette confiance n’est pas vaine », concluent-ils.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les Soliloques d’angele : 29 ans, diplômé, sans avenir, parents démissionnaires !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-29-ans-diplome-sans-avenir-parents-demissionnaires-3112967.html</link>
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<description><![CDATA[ Notre chronique hebdomadaire change dans son style pour faire ressortir le vécu au quotidien dans nos sociétés. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 01:56:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adama, 29 ans, incarne une génération à qui l’on a appris que l’école était la voie royale vers la réussite. Après un parcours universitaire sans faute, une licence en gestion obtenue au prix de nombreux sacrifices familiaux, il pensait avoir fait l’essentiel. Aujourd’hui, son diplôme est rangé dans un tiroir, soigneusement protégé, mais inutile face à une réalité implacable : le travail qu’on lui promettait n’est jamais venu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque matin, Adama quitte le domicile familial avec l’espoir discret qu’un appel ou une opportunité surgira. Il enchaîne les candidatures, dépose des dossiers, sollicite des stages, accepte parfois des travaux précaires sans lien avec sa formation. Il croyait ferme que le diplôme ouvrait des portes, ces portes existent’ elles vraiment ? Son cas n’est ni exceptionnel ni isolé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autour de lui, les attentes persistent. La famille espérait un soutien financier rapide, le voisinage guettait les signes visibles de réussite, et lui-même croyait à une insertion professionnelle progressive. À la place, l’attente s’est installée. L’attente d’un concours rare, d’un recrutement hypothétique, d’un réseau qu’il n’a jamais eu les moyens de construire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce chômage prolongé n’est pas seulement économique, il est aussi psychologique. Un sentiment d’inutilité grandissant, une confiance qui s’effrite à mesure que les années passent. Le plus dur, ce n’est pas de manquer d’argent, c’est d’avoir l’impression de ne servir à rien. Dans une société où le diplôme reste un marqueur de valeur sociale, l’inutilité devient une source de honte silencieuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour beaucoup de jeunes diplômés, la migration se présente comme une alternative. Non par rêve d’ailleurs, mais par nécessité. Partir pour exister, pour envoyer de l’argent, pour justifier des années d’études. Mais partir, c’est aussi accepter l’incertitude, le danger et l’éloignement. Rester, c’est continuer à espérer dans un contexte de moins en moins favorable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers le parcours d’Adama, on constate un système éducatif qui produit des diplômes sans débouchés clairs, un marché de l’emploi étroit, et une absence de passerelles solides entre formation et travail. Cette situation pose une question centrale : à quoi sert l’éducation si elle n permet plus de vivre dignement ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Repenser l’orientation scolaire et universitaire, adapter les formations aux réalités économiques et technologiques, valoriser l’enseignement technique et professionnel à des niveaux scolaires inférieurs, soutenir l’entrepreneuriat structuré, autant de sujets à approfondir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Muriel Jules<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Plus besoin de porter le masque !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-plus-besoin-de-porter-le-masque-3112926.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis la nuit des temps, le plus puissant a toujours imposé sa volonté à plus faible que lui. L’évolution de cette cruelle réalité est qu’il n’a plus besoin de porter de masque ni de s’encombrer d’arguments pour s’y prendre. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 12:09:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur ordre de Donald Trump, les forces spéciales de l’armée américaine ont mené, le 3 janvier 2026, au Venezuela, une opération militaire pour enlever le Président Nicolas Madura et son épouse, Cilia Flores. 48 heures après, le Président Madura et son épouse ont comparu devant un juge à New-York. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si Georges W Bush a inventé l’argument des Armes de Destruction Massives -Adm- pour détruire l'Irak de Saddam Hussein et que Nicolas Sarkozy a brandi le prétexte de la protection des civils de Benghazi pour anéantir la Lybie et assassiner le guide Kadhafi, Trump n'est pas allé par quatre chemins pour enlever Nicolas Maduro et tenter de faire main basse sur le pétrole vénézuélien. Si<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certaines puissances ont eu à recourir à des groupes de mercenaires ou à financer des rébellions pour renverser des régimes ou assassiner des chefs d’Etat, Donald Trump vient de franchir un pas supplémentaire dans le piétinement du droit international.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Poutine envahit l’Ukraine. Trump enlève Maduro. La Chine a dans son viseur Taïwan. Le monde est devenu une jungle où le plus fort et le plus puissant remplacent le droit par la force. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monde est en pleine dérive. Les velléités expansionnistes de grandes puissances et surtout leur volonté affichée et assumée de piétiner le droit international sont lourds de périls pour la paix mondiale. Comme la jungle, le monde bascule dans la loi du plus fort. Les États les plus puissants peuvent se lever pour attaquer ceux qui refusent de s'aligner. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut avoir peur de ce dérèglement mondial qui consacre la loi du plus fort. Les Nations Unies prouvent ainsi à la face du monde<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’ils ne sont en réalité qu’un outil entre les mains de grandes puissances se partageant le monde. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand on condamne l’enlèvement de Maduro par Trump, la logique voudrait qu’on dénonce l’invasion de l’Ukraine par Poutine et la menace pesant sur Taiwan. Les indignations ne devraient pas être sélectives. Ceux qui ont applaudi l’opération spéciale en Ukraine commencent à comprendre avec les événements au Venezuela qu’il ne faut jamais encourager l’agression d’un pays par un autre plus fort.<span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>GOONGA TAN :   Avec l&amp;apos;AES, le Sahel reprend la parole</title>
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<description><![CDATA[ Il est des moments où l&#039;histoire ne sollicite aucune autorisation. Elle surgit, s&#039;impose, oblige. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 02:08:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La deuxième session du Collège des Chefs d'État de la Confédération des États du Sahel (AES) appartient à cette catégorie rare des instants fondateurs. Il ne s'agissait ni d'un simple rendez-vous institutionnel ni d'une routine diplomatique, mais d'un point de bascule. Celui où un espace géopolitique longtemps pensé, décrit et parlé par d'autres a décidé de se "dire" lui-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako, le Sahel a convoqué une parole tenue. Une parole qui ne tremble ni sous les injonctions extérieures ni sous les hésitations intérieures. Une parole qui ne cherche ni à se justifier ni à s'excuser, mais à se définir. Une parole qui n'implore pas une place, mais qui l'occupe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rappelons-le : l'AES est née d'un refus. Refus de l'insécurité chronique érigée en fatalité. Refus du paternalisme déguisé en coopération. Refus de mécanismes régionaux devenus étrangers aux réalités sahéliennes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Charte du Liptako-Gourma, signée le 16 septembre 2023, puis la décision collective de quitter la CÉDÉAO en janvier 2024, ont constitué une rupture assumée. Mais l'histoire est exigeante : elle n'accorde aucun crédit durable à ceux qui se contentent de rompre. Elle attend qu'ils bâtissent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est cette exigence qui a pris corps à Niamey, le 6 juillet 2024, avec la naissance de la Confédération des États du Sahel. En franchissant le pas de l'Alliance à la Confédération, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont posé un acte politique majeur : reconnaître que la sécurité, aussi vitale soit-elle, ne peut être une fin en soi. Elle doit être prolongée par la diplomatie, consolidée par l'économie, enracinée dans une démocratie salvatrice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La session de Bamako marque ainsi l'entrée de l'AES dans l'âge de la responsabilité. Elle pose une question centrale : l'audace fondatrice s'est-elle traduite en institutions crédibles, en mécanismes opérants, en résultats tangibles ? Sur le plan sécuritaire, la mutualisation des moyens, la coordination opérationnelle, le partage du renseignement et la montée en puissance de la Force unifiée ont permis de rompre un isolement longtemps entretenu. Sans triomphalisme, il faut le reconnaître : les réponses conçues depuis le Sahel, par et pour les Sahéliens, produisent souvent plus d'impact que les solutions importées clé en main.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais Bamako doit aussi conduire le Sahel à affronter l'essentiel : comment transformer les succès militaires en paix durable ? Comment éviter que la victoire tactique ne se dissolve dans l'absence de services publics, de perspectives économiques et de justice sociale ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Diplomatie : exister sans se renier</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'un des acquis majeurs de l'AES réside dans la restauration d'une parole diplomatique décomplexée. Une parole qui ne hausse plus le ton pour exister, mais qui s'impose par sa cohérence. La coordination confédérale a permis de résister aux pressions, de diversifier les partenariats et d'imposer une lecture sahélienne des crises sahéliennes. L'enjeu désormais est clair : institutionnaliser cette voix sans l'étouffer. Trop de rigidité la figerait ; trop d'improvisation l'affaiblirait. La Confédération doit trouver son point d'équilibre : ferme sans être fermée, souveraine sans être solitaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les mises en garde du Président burkinabè, le Capitaine Ibrahim Traoré, contre les risques d'un "hiver noir", métaphore d'un projet de déstabilisation du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest, rappellent une vérité simple : la souveraineté ne se proclame pas une fois pour toutes. Elle se défend, se protège et se renouvelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est toutefois sur le terrain du développement que l'AES sera jugée sans indulgence. Libre circulation des personnes et des biens, intégration économique, souveraineté sur les ressources, projets structurants : ces promesses doivent quitter les communiqués finaux pour entrer dans la vie quotidienne. Les annonces sont lourdes de sens : Banque confédérale d'investissement, Centrale d'achat confédérale, projets d'infrastructures intégrées, compagnie aérienne, autoroute transsahélienne, chemin de fer interconfédéral. À cela s'ajoute l'inauguration de la Télévision confédérale, instrument stratégique de souveraineté informationnelle dans un contexte de guerre narrative permanente. L'adhésion populaire à l'idée confédérale constitue un contrat moral : produire du visible, du mesurable, du juste n'est pas une option politique, mais une exigence historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Bamako, miroir de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>responsabilité</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Accueillir cette session n'a pas été qu'un privilège symbolique pour le Mali. Ce fut une responsabilité. Bamako est devenue à la fois le miroir dans lequel l'AES s'est observée et la boussole qui doit orienter son devenir. La désignation du Capitaine Ibrahim Traoré comme Président de la Confédération ne saurait être un simple passage de témoin. Elle doit incarner la fidélité à l'esprit fondateur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le bilan du Président Assimi Goïta, structuré autour des trois piliers, Défense et sécurité, Diplomatie, Développement, a posé des fondations. Il appartient désormais à la Confédération d'aller plus loin : mieux communiquer sur les succès réels, s'ouvrir davantage aux droits fondamentaux parfois chahutés, élargir le spectre des partenariats afin de dissiper toute impression d'isolement, et porter sans ambiguïté les aspirations des peuples de l'AES à la liberté d'expression, de réunion, de débat et d'organisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La ligne de crête</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Confédération des États du Sahel n'est plus une réaction à une crise. Elle est devenue une réalité géopolitique qui compte, capable de modifier les équilibres régionaux et de forcer l'attention internationale. La question n'est plus de savoir si l'AES peut durer. La seule question est celle-ci : saura-t-elle tenir sa promesse ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si la parole du Sahel demeure droite, courageuse et fidèle à ceux pour qui elle a été prononcée, alors l'AES ne sera pas seulement une réponse à l'histoire. Elle en deviendra un chapitre décisif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car un Sahel qui parle enfin à la première personne n'a plus vocation à se taire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par DICKO Seidina Oumar,Journaliste - Historien – Écrivain</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle :  L’argent de l’Etat, du contribuable ou du voleur ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-largent-de-letat-du-contribuable-ou-du-voleur-3112766.html</link>
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<description><![CDATA[ Non ! Ce n’est pas le titre d’un roman. C’est une question que certainement beaucoup de personnes se posent. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 13:40:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’argent de l’État ne tombe ni du ciel, ni de ressources invisibles. Il provient essentiellement de la richesse créée par la société (ménages et entreprises) à travers le travail, la production, la consommation et l’impôt. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque franc payé par un citoyen est un acte de confiance envers l’État, fondé sur l’idée que cet argent servira l’intérêt général. Lorsque cette confiance est trahie par la corruption et le détournement, les conséquences sont profondes et durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>En Afrique, plusieurs affaires emblématiques ont illustré l’ampleur parfois vertigineuse des détournements de fonds publics. Des fonds, détournés via des contrats publics, placés sur des comptes offshore, qui privent la population d’investissements essentiels en santé, en éducation et en infrastructures ; des fonds difficilement restituables après des années de procédures judiciaires parfois. Les pays sont ainsi entraînés dans une crise économique majeure, avec de possibles suspensions de l’aide internationale, des ONG qui jettent l’éponge, et une dégradation brutale des conditions de vie de la population.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque détournement massif se traduit concrètement par des hôpitaux sans équipements, des écoles surpeuplées, des routes inachevées et une pression fiscale accrue sur des citoyens déjà fragilisés. Pour le contribuable, la corruption est une double injustice : il paie, mais ne reçoit pas en retour les services publics qui lui sont dus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des montants spectaculaires, la corruption détruit le contrat social. Elle décourage le civisme fiscal, affaiblit la confiance dans les institutions et freine l’investissement. L’économie, qui repose sur un cercle vertueux ; la société produit, l’État prélève et redistribue ; se transforme alors en cercle de méfiance et de pauvreté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lutter contre le détournement des fonds publics n’est ni un luxe ni un simple slogan politique. Cela repose avant tout sur des procédures claires : qui autorise la dépense, qui paie, qui contrôle ? Une même personne ne doit jamais demander, valider, payer et justifier une dépense. Aucune dépense ne devrait être effectuée sans preuve (facture, reçu, bon de commande ou rapport d’exécution). La numérisation documentaire, même minimale, crée une mémoire qui dissuade les abus et facilite les contrôles, de même réduire la paperasse à l’air de la digitalisation peut s’avérer salutaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des vérifications simples mais régulières — rapprochements caisse-banque, contrôle des stocks, revues aléatoires de dépenses — réduisent fortement les tentations. La transparence est tout aussi essentielle : afficher les budgets, les montants reçus et les réalisations permet de comparer les promesses aux résultats. Des mécanismes d’alerte sécurisés doivent être prévus, et les abus sanctionnés sans complaisance, car l’impunité nourrit la répétition. Enfin, la formation à l’éthique et l’exemplarité des responsables restent des leviers décisifs : lorsque le chef respecte les règles et rend compte, les dérives diminuent durablement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lutter contre le détournement des fonds publics est une exigence fondamentale pour protéger l’argent des contribuables, restaurer la crédibilité de l’État et garantir que chaque impôt payé serve réellement au développement et au bien-être collectif, c’est le rôle de chacun.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Muriel Jules</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père : 333ᵉ lettre : trois problèmes, trois solutions</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-333%E1%B5%89-lettre-trois-problemes-trois-solutions-3112764-3112764.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher grand-père,
Je t’adresse cette 333ᵉ lettre, dans laquelle je murmure pour la troisième et dernière fois. Un murmure, car ici nul n’ose hausser le ton sans risquer d’être brisé au menton ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 13:25:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, grand-père, nous sommes allés très loin dans la crise malienne, au point de perdre le sens du chemin, qu’il soit d’aller ou de retour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, nous stagnons, avançant à vue entre résilience et résignation. Chaque jour apporte sa peine, plus lourde encore que celle de la veille. Du Grand Nord au Sud, en passant par le Centre, la crise s’est étendue partout. Il n’y a plus d’abri. Se battre est devenu le seul refrain, le « va-t-en-guerre » la formule psalmodiée par tous. Plus d’alternative apparente : la sécurité avant le développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voilà maintenant treize ans, onze mois et onze jours que la rébellion a éclaté dans le Grand Nord du Mali. Si cette rébellion avait des causes diplomatiques, elle s’est aussi nourrie de causes internes : une administration lourde et lente, incapable de garantir partout une éducation équitable, une justice efficace et un développement partagé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cette rébellion se sont ajoutés les gouffres du sous-développement : chômage, misère, jeunesse désœuvrée et livrée à elle-même. De cette accumulation est née une crise asymétrique, mêlant rébellion, terrorisme et grand banditisme. Les institutions n’y ont pas résisté. Elles ont fini par céder, nous plongeant dans une instabilité politique et socioéconomique profonde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à nos trois grands problèmes, la guerre, l’insécurité et l’instabilité politique, qui sont les conséquences de trois maux majeurs, la concentration de l’État, l’extrême sous-développement et les crises institutionnelles, il faut trois grandes solutions. Oui, grand-père : les élections, la décentralisation et le développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous avons beau tourner indéfiniment autour de nos maux, rébellion, insécurité et instabilité politique, tant que nous ne traitons pas leurs causes profondes par la décentralisation, le développement et les élections, nous continuerons à stagner, sans répit. Trois maux, trois solutions, trois voies… et cette 333ᵉ lettre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi, cher grand-père, je murmure pour la troisième et dernière fois : il faut dialoguer et bâtir un consensus politique. Personne ne peut agir seul. Il faut établir un chronogramme clair, clore les débats stériles et chercher notre place dans le concert des nations. Le dialogue et le développement doivent être privilégiés comme les réponses les plus durables à la guerre et à l’insécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les choses bien faites le sont au bon moment, par les bons acteurs et de la bonne manière. Le pouvoir est un vin qui enivre son cavalier, mais aussi un cheval dangereux, dont on ne voit pas les oreilles quand il décide de faire mal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher grand-père, je te confie cette 333ᵉ lettre, en souhaitant une bonne et heureuse année 2026 à tout le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À mardi prochain, Inch’Allah.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père : 333ᵉ lettre : trois problèmes, trois solutions</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-333%E1%B5%89-lettre-trois-problemes-trois-solutions-3112763.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher grand-père,
Je t’adresse cette 333ᵉ lettre, dans laquelle je murmure pour la troisième et dernière fois. Un murmure, car ici nul n’ose hausser le ton sans risquer d’être brisé au menton ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 13:21:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, grand-père, nous sommes allés très loin dans la crise malienne, au point de perdre le sens du chemin, qu’il soit d’aller ou de retour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, nous stagnons, avançant à vue entre résilience et résignation. Chaque jour apporte sa peine, plus lourde encore que celle de la veille. Du Grand Nord au Sud, en passant par le Centre, la crise s’est étendue partout. Il n’y a plus d’abri. Se battre est devenu le seul refrain, le « va-t-en-guerre » la formule psalmodiée par tous. Plus d’alternative apparente : la sécurité avant le développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voilà maintenant treize ans, onze mois et onze jours que la rébellion a éclaté dans le Grand Nord du Mali. Si cette rébellion avait des causes diplomatiques, elle s’est aussi nourrie de causes internes : une administration lourde et lente, incapable de garantir partout une éducation équitable, une justice efficace et un développement partagé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cette rébellion se sont ajoutés les gouffres du sous-développement : chômage, misère, jeunesse désœuvrée et livrée à elle-même. De cette accumulation est née une crise asymétrique, mêlant rébellion, terrorisme et grand banditisme. Les institutions n’y ont pas résisté. Elles ont fini par céder, nous plongeant dans une instabilité politique et socioéconomique profonde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à nos trois grands problèmes, la guerre, l’insécurité et l’instabilité politique, qui sont les conséquences de trois maux majeurs, la concentration de l’État, l’extrême sous-développement et les crises institutionnelles, il faut trois grandes solutions. Oui, grand-père : les élections, la décentralisation et le développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous avons beau tourner indéfiniment autour de nos maux, rébellion, insécurité et instabilité politique, tant que nous ne traitons pas leurs causes profondes par la décentralisation, le développement et les élections, nous continuerons à stagner, sans répit. Trois maux, trois solutions, trois voies… et cette 333ᵉ lettre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi, cher grand-père, je murmure pour la troisième et dernière fois : il faut dialoguer et bâtir un consensus politique. Personne ne peut agir seul. Il faut établir un chronogramme clair, clore les débats stériles et chercher notre place dans le concert des nations. Le dialogue et le développement doivent être privilégiés comme les réponses les plus durables à la guerre et à l’insécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les choses bien faites le sont au bon moment, par les bons acteurs et de la bonne manière. Le pouvoir est un vin qui enivre son cavalier, mais aussi un cheval dangereux, dont on ne voit pas les oreilles quand il décide de faire mal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher grand-père, je te confie cette 333ᵉ lettre, en souhaitant une bonne et heureuse année 2026 à tout le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À mardi prochain, Inch’Allah.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Humeur : Maduro kidnappé et exhibé sur les réseaux sociaux : la « mort » de l’ONU !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/humeur-maduro-kidnappe-et-exhibe-sur-les-reseaux-sociaux-la-mort-de-lonu-3112708.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce qui se déroule sous nos yeux ne relève plus de l’anecdote diplomatique ni de l’incident isolé. Nous assistons à une mutation brutale, presque obscène, de l’ordre mondial. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 04 Jan 2026 10:25:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parler de gangstérisme d’État n’est pas une outrance lexicale destinée à choquer, mais une tentative lucide de nommer une réalité désormais assumée : la normalisation de la force, du chantage et de l’arbitraire comme instruments ordinaires de la politique internationale. Lorsque des États puissants s’affranchissent ouvertement des règles qu’ils ont eux-mêmes façonnées, lorsqu’ils violent la souveraineté d’autrui sans autre justification que leur supériorité militaire, économique ou technologique, le droit international cesse d’être un garde-fou. Il devient un simple décor, un alibi rhétorique vidé de toute contrainte réelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enlèvement, l’humiliation publique et l’exhibition d’un chef d’État ou d’un dirigeant politique sur les réseaux sociaux, dans un monde prétendument régi par des conventions, des traités et des mécanismes multilatéraux, marque une rupture symbolique majeure. Ce n’est pas seulement un homme que l’on atteint ; c’est l’idée même d’un ordre international fondé sur des règles communes. Ce type d’acte consacre le retour assumé de la loi du plus fort, non plus dissimulée derrière un discours juridique, mais revendiquée comme mode opératoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette dérive, que l’on peut qualifier de trumpiste par ce qu’elle incarne du mépris pour le multilatéralisme, de culte de la force et de transactionnalité brutale des relations internationales, ne surprend guère. Elle ne trompe personne non plus. Elle marque une redéfinition radicale du droit international, non pas par le consensus, la négociation ou l’évolution concertée, mais par l’érosion progressive, méthodique, cynique. Le droit n’est plus ce cadre contraignant qui limite l’action des États et protège les plus faibles ; il devient une variable d’ajustement, invoquée ou ignorée selon les intérêts stratégiques du moment.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce nouvel environnement, la norme recule devant la force, et la légitimité se confond avec la capacité de nuisance, de pression ou de coercition. La puissance ne cherche même plus à se justifier moralement ; elle s’auto-proclame légitime par le simple fait de sa domination. Les petites et moyennes puissances, qu’elles soient d’Europe, d’Afrique ou d’Asie, découvrent brutalement que le droit ne les protège plus. Elles sont sommées de s’aligner, de se taire ou de subir. La neutralité devient suspecte, la dissidence intolérable, et l’autonomie stratégique un luxe inaccessible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, une question s’impose avec acuité : où est l’Europe ? Où sont passés ses grands principes, sa prétention à incarner la primauté du droit, l’arbitrage collectif et la défense du multilatéralisme ? Longtemps présentée comme une puissance normative, l’Europe apparaît aujourd’hui tétanisée, prisonnière de ses contradictions, incapable de traduire ses valeurs proclamées en actes politiques cohérents. Elle commente, elle déplore, elle appelle à la retenue, mais elle n’infléchit plus le cours des événements. Son silence, ou sa prudence excessive, finit par ressembler à une abdication.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et que dire des Nations unies ? L’ONU, censée être le cœur battant de la légalité internationale, apparaît désormais comme l’une des principales victimes collatérales de cette recomposition cynique du monde. Longtemps affaiblie par le droit de veto, les blocages institutionnels et les doubles standards, l’Organisation a franchi un seuil symbolique : celui de l’impuissance assumée. Lorsque ses résolutions sont ignorées sans la moindre conséquence, lorsque ses principes fondateurs sont bafoués sous l’œil indifférent, voire complice, de ses membres les plus influents, l’ONU cesse d’être un acteur. Elle devient un témoin silencieux, presque décoratif, de sa propre marginalisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dire que l’ONU est « morte » ne signifie pas la disparition de son appareil bureaucratique, ni l’arrêt de ses missions humanitaires ou techniques. Cela signifie la fin de sa crédibilité politique et morale. Une organisation peut survivre administrativement tout en étant morte symboliquement. Or, sans crédibilité, sans capacité à faire respecter ses propres règles, l’ONU ne peut plus incarner l’espoir d’un ordre mondial fondé sur le droit. Elle ne gère plus la paix ; elle accompagne les crises. Elle ne prévient plus les conflits ; elle en constate les dégâts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monde entre ainsi dans une zone grise, dangereuse et instable, où les relations internationales s’organisent autour de rapports de force décomplexés, d’alliances opportunistes et de calculs à court terme. Une ère où les engagements n’ont de valeur que tant qu’ils servent les intérêts immédiats des puissants, et où la morale internationale est reléguée au rang de discours de circonstance. Cette nouvelle phase de l’histoire n’annonce ni plus de stabilité ni plus de sécurité. Elle annonce au contraire une conflictualité diffuse, imprévisible, marquée par des humiliations publiques, des représailles asymétriques et une banalisation de la violence politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce monde en recomposition, le droit international, vidé de sa substance, ne survit plus que comme un souvenir. Le souvenir d’un ordre mondial imparfait, certes, mais qui prétendait au moins limiter la brutalité des rapports entre États. Sa disparition progressive ouvre la voie à un avenir incertain, où la paix ne sera plus le produit de règles partagées, mais l’effet précaire d’un équilibre de forces toujours susceptible de basculer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dicko Seidina Oumar<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste – Historien – Écrivain<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Humeur : À ceux qui confondent leur main tendue avec une laisse : le prix caché des bourses algériennes ?</title>
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<description><![CDATA[ Il est des paroles qui n’étonnent que ceux qui n’écoutent pas l’histoire. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 08:08:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La récente déclaration, du président Abdelmadjid Tebboune, relayée par les réseaux sociaux, appartient à cette catégorie. Elle n’apprend rien aux Maliens avertis, encore moins à ceux qui suivent depuis des décennies les sinuosités, les silences calculés et les accès de condescendance qui jalonnent les relations entre le Mali et Tebboune.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Elle révèle moins une vérité cachée qu’un état d’esprit persistant : celui d’un voisin qui continue de se regarder comme un tuteur, quand le monde, lui, a changé d’axe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, des bourses algériennes sont accordées chaque année à des étudiants maliens. Oui, nombre d’entre eux, comme le ministre Diop et le PM Maïga, ont étudié en Algérie, et ils y ont brillé. Ils en sont sortis majors ou parmi les meilleurs, armés de savoir et de rigueur. Cela, personne ne le nie. Personne ne l’a jamais nié. Le Mali n’a jamais eu honte d’envoyer ses enfants se former ailleurs, pas plus qu’il n’a renié ceux qui, une fois diplômés, ont servi leur pays avec loyauté. La formation n’est ni une faveur honteuse, ni une chaîne invisible. Elle est un échange humain, intellectuel, civilisationnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce que le président Tebboune oublie de dire , ou choisit de taire, c’est que le Mali aussi a formé. Et continue de former. Des cadres étrangers en médecine, dans l’enseignement général, dans l’agronomie, dans l’administration. Il l’a fait sans tambours ni trompettes, sans conférences de presse, sans brandir ces actes comme des créances politiques. Le Mali n’a jamais comptabilisé la solidarité comme une dette à recouvrer. Il n’a jamais exigé la docilité en échange du savoir. Il n’a jamais conditionné la fraternité au silence. Car la fraternité véritable ne s’énonce pas sur le ton du reproche.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faut-il rappeler, à ceux qui semblent l’avoir relégué au rayon des souvenirs encombrants, que le Mali a soutenu l’Algérie quand celle-ci luttait pour son existence même ? Faut-il rappeler que Bamako fut un refuge, une base arrière, une terre d’appui pour les combattants de la liberté algérienne ? Ben Bella, Boumédiène, Bouteflika ne furent pas des hôtes tolérés : ils furent des frères accueillis. Sans conditions. Sans calculs. Sans comptabilité morale. Le Mali n’a jamais présenté cette solidarité comme une dette à solder, encore moins comme un argument à brandir contre Alger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Étudier en Algérie, était-ce donc assorti d’une clause tacite ? Celle de se taire quand on est publiquement pris à partie ? D’accepter sans sourciller les forfanteries diplomatiques, les déclarations à l’emporte-pièce, les sorties théâtrales d’un ministre des Affaires étrangères, Attaf, prompt à confondre posture et politique ? Était-ce le prix caché de la bourse : l’acceptation docile de l’insulte, l’intériorisation de l’infériorité supposée ? Le Mali répond non. Et il le fait sans hausser le ton, mais sans courber l’échine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps de dire les choses clairement : considérer l’appui désintéressé du Mali de 1962 comme une dette est une erreur historique et morale. Persister à comptabiliser chaque acte posé en direction du Mali comme un remboursement partiel de cette prétendue dette est une vision étriquée, presque mesquine, des relations internationales. Les nations ne grandissent pas en tenant des livres de comptes moraux, encore moins en rappelant à chaque occasion ce qu’elles estiment avoir donné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monde a changé, le Sahel a changé, le Mali a changé.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali n’est plus ce pays que l’on sermonne, que l’on admoneste depuis des tribunes confortables. Il n’est plus cet élève à qui l’on rappelle bruyamment qu’il a bénéficié d’une bourse. Il est un État souverain, lucide sur ses intérêts, exigeant sur sa dignité. Il parle désormais d’égal à égal, non par arrogance, mais par maturité politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Reconsidérer les accords, interroger les cadres de coopération, réévaluer les postures diplomatiques n’est ni une provocation ni une ingratitude. C’est le droit élémentaire de toute nation qui se respecte. L’Algérie de Tebboune gagnerait à sortir de cette vision condescendante qui brouille sa parole et affaiblit son influence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle gagnerait surtout à comprendre que la grandeur ne se proclame pas, elle se démontre par l’écoute, le respect et la réciprocité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ma présente sortie contre celle de Tebboune n’est pas un cri de colère. C’est un chant de vérité. Et la vérité est simple : le Mali n’a jamais été un débiteur honteux. Il a été un frère fidèle. Mais aucun frère n’accepte d’être publiquement rabaissé au nom d’une générosité qu’il n’a jamais mendiée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monde avance. Le Mali aussi. À ceux qui l’auraient oublié, il ne reste qu’à se mettre au pas de l’histoire ou à rester en marge de son mouvement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dicko Seidina Oumar<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste- Historien -Écrivain<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Salif Sanogo: &amp;quot;Quoi qu&amp;apos;il en soit&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/salif-sanogo-quoi-quil-en-soit-3112602.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 13:55:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Les gens ne sont ni raisonnables, ni logiques, ni généreux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aime-les, quoiqu'il en soit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si tu agis bien, on va t'accuser de le faire avec arrière-pensée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Agis bien quoiqu'il en soit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si tu réussis, tu auras de faux amis et de vrais ennemis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réussis, quoiqu'il en soit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le bien que tu fais aujourd'hui sera oublié demain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sois bon, quoiqu'il en soit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'honnêteté et la franchise te rendront vulnérable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sois honnête et franc, quoiqu'il en soit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce que tu mets des années à construire peut-être détruit en une nuit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Persévère, quoiqu'il en soit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les gens ont réellement besoin d'aide mais sont capables de t'attaquer si tu les aides.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aide-les, quoiqu'il en soit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Donne au monde ce qu'il y a de meilleur en toi et tu en prends plein la tête.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Donne au monde ce qu'il y a de meilleur en toi, quoiqu'il en soit."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salif Sanogo<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin : Carburant et inégalité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-carburant-et-inegalite-3112493.html</link>
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<description><![CDATA[ Au sein des grins de Bamako, le sujet de l’approvisionnement en carburant alimente de vives discussions. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Dec 2025 11:02:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs usagers dénoncent un déséquilibre manifeste entre la Rive gauche et la Rive droite de la capitale. Selon eux, la Rive droite bénéficierait d’un meilleur approvisionnement, avec davantage de stations-services opérationnelles, tandis que sur la Rive gauche, les files d’attente s’allongent quotidiennement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Séparée par le fleuve Niger, Bamako présente une configuration urbaine contrastée : une Rive gauche constituée de quartiers anciens et densément peuplés, face à une Rive droite plus étendue et en pleine expansion. Cette forte concentration humaine sur la Rive gauche expliquerait, selon les usagers, l’épuisement rapide des stocks de carburant dans les stations de cette zone.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des témoignages font état de nombreux habitants contraints de traverser la Rive droite pour s’approvisionner en essence, accentuant ainsi les désagréments et les pertes de temps. Une situation jugée préoccupante par les membres du grin, qui appellent les autorités compétentes à revoir les mécanismes de répartition du carburant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils plaident pour une adaptation de l’approvisionnement en fonction de la densité de population de chaque rive, estimant qu’une distribution plus équitable contribuerait à réduire la tension, la panique et le désordre observés autour des stations-service.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père :  Du fi, du déni et du pis</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-du-fi-du-deni-et-du-pis-3112492.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher grand-père,
Bientôt, l’année 2025 tirera sa révérence pour céder la place à 2026. Et nous aussi, à notre manière, nous avançons. Oui, grand-père, nous avançons… A grands pas dans la recrudescence des choses. Nous avançons, comme seuls les Maliens savent le faire. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Dec 2025 10:53:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis 2020 jusqu’à ce jour, le calendrier a changé cinq fois. Un bon mandat démocratique, dit-on… Mais bon.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher grand-père, j’aurais tant voulu t’informer pleinement de la situation du pays. Te dire tout, exactement tout. Mais, par « patriotisme », je remettrai cela à une autre fois. Pourtant, je brûle d’envie de te faire le bilan de ces années, de te raconter ce que les Maliens ont vécu hier et ce qu’ils vivent encore aujourd’hui. Mais bon…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Te souviens-tu, grand-père, de la situation sociopolitique du pays ? Cette crise tendue entre le pouvoir et les acteurs politiques. La crise postélectorale. Les quarante députés spoliés. Ces députés à qui l’on avait retiré, presque par décret moral, le droit à l’électricité, au carburant, et même à l’existence politique et démocratique. Oui, nos valeureux députés spoliés… mais bon.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je me rappelle encore, grand-père, ces moments de désolation où le vaillant peuple du M5-RFP se voyait contraint de gagner le boulevard de l’Indépendance, affrontant soleil brûlant, vents et pluies. Officiellement pour la tête du président, pardon, pour leurs droits, devrais-je dire. Le droit à la sécurité, à l’électricité, à la liberté. Des meetings interminables, des marches éprouvantes, des sorties médiatiques à bout de souffle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J’aurais voulu te décrire la situation sécuritaire. Te dire, sans détour, où nous en sommes aujourd’hui en matière de paix, de sécurité et de développement. J’aurais voulu t’expliquer l’état des réformes politiques, démocratiques et républicaines. J’aurais voulu te faire un dessin clair, précis… mais bon.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, grand-père, si seulement j’avais les mots qu’il faut, sans en subir les maux après, pour t’expliquer nos vécus quotidiens. Nos files d’attente interminables ici et là. Nos courses effrénées dès que l’électricité daigne apparaître. Si j’avais une autre façon de te décrire notre réalité que ces trois mots : du fi, du déni et du pis, je l’aurais fait. Mais bon…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À mardi prochain pour la 333ᵉ lettre, inch’Allah.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous: Comme Combat Commun Contre la Corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-comme-combat-commun-contre-la-corruption-3112489.html</link>
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<description><![CDATA[ En 2023, la Cellule nationale de traitement de l’information financière (Centif) a enregistré 176 Déclarations d’Opérations Suspectes (DOS) pour un montant total de plus de 514 milliards de FCFA. En 2024, la Centif a reçu 196 DOS qui ont mis en cause plusieurs centaines de milliards de Francs CFA ! ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Dec 2025 10:22:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur ces 196 déclarations, 121 portent sur la dissimulation de l’origine réelle des fonds et 34 de fraudes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autres concernent, entre autres, le financement du terrorisme, la violation de la règlementation relative aux relations financières extérieures, l’abus de biens sociaux, l’exercice sans agrément ; le trafic des migrants ; les sanctions financières ciblées ; l’infraction à la réglementation foncière ; l’enrichissement illicite. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cent quarante-trois (143) proviennent des banques, quarante-une (41) de systèmes financiers décentralisés (SFD), dix (10) d’émetteurs de monnaie électronique et deux (2) d’entreprises et professions non financières désignées (EPNFD). Selon un cadre de la Centif, le montant de 2024 sera nettement supérieur à celui de 2023. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même si les montants mis en cause par la Centif doivent être confirmés ou non au bout d’une procédure judiciaire en bonne et due forme, il faut reconnaître l’énormité de la somme. Encore que ce n’est que la partie invisible de l’iceberg compte tenu du caractère informel de l’économie. Pour 2023, c’est plus de 514 milliards de FCFA. C’est beaucoup pour un pays pauvre dont le budget 2023 adopté en décembre 2022 par le Conseil national de transition se chiffre à 2.895 milliards 903 millions de F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">514 milliards, c’est plus de trente (30) hôpitaux de 2è référence à l’image de celui en chantier dans la ville de Koutiala dont le coût est évalué 12 milliards de FCFA, totalement financés par l’Etat malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">514 milliards, c’est le coût de neuf (9) universités régionales comme celle de la ville de Sikasso dont le coût global de réalisation est de 52 milliards de FCFA. C’est aussi des dizaines de lycées techniques professionnels ou de centres de formation profes sionnelle, dont les filières sont conçues en fonction des réalités du marché local de l’emploi afin de doter le pays d’une manœuvre hautement qualifiée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">514 milliards, ça peut construire plusieurs unités industrielles d’égrenage de coton. C’est aussi le coût de réalisation de plusieurs kilomètres de routes bitumées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">514 milliards, ça peut servir à aménager des milliers d’hectares dans la zone de l’Office du Niger ou ailleurs. C’est aussi plusieurs villages agricoles pour installer des jeunes porteurs de projets dans le domaine agricole. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">514 milliards, ça peut permettre d’augmenter les salaires des travailleurs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est clair que la corruption et les pratiques assimilées demeurent l’un des freins au développement durable dans notre pays. Elles affectent les plus vulnérables et fragilisent la cohésion sociale.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ainsi, la lutte contre la corruption et les pratiques assimilées doivent être un combat commun pour les autorités politiques, les organisations de la société civile, les médias, les syndicats, les jeunes et les femmes.<span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décryptage :  Les causes perdues de la gouvernance</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-les-causes-perdues-de-la-gouvernance-3112368.html</link>
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<description><![CDATA[ Décryptage ne s’intéresse pas à la limitation d’entrée sur le territoire américain des ressortissants de sept nouveaux pays africains dont le Mali, mais aux causes perdues de la gouvernance. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 10:19:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les causes perdues de la gouvernance renvoient aux actions infructueuses des pouvoirs exécutifs. Les causes perdues concernent toutes ces actions que nous soutenons, mais qui n’aboutissent pas. Sans lendemain, elles sont à contre-courant de l’intérêt général. En 2019, sous le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le dialogue national inclusif (DNI) échoue pour mettre en pratique une de ses recommandations phares : le dialogue entre l’exécutif et Iyad Ag Ghali et Amadou Kouffa.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une des erreurs du régime d’IBK est la sous-estimation des difficultés d’application du dialogue avec Ag Ghaly et Kouffa (acteurs majeurs de la crise malienne) en raison de la réticence d’une partie de la communauté internationale. Conséquence : le dialogue entre l’exécutif et Ag Ghaly-Kouffa n’aura pas lieu. Sans frapper d’anathème le régime d’IBK, c’était une cause perdue d’avance. A chaque régime, ses causes perdues, des sortes de mauvais rêves des exécutifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le fossé entre discours et pratique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2021, les Assises nationales de la refondation (ANR) ne transforment pas une conclusion majeure, celle de la création d’un Sénat et d’une Cour des Comptes, inscrits dans la constitution de juillet 2023. Cause : le non-retour à la légalité constitutionnelle, censée remettre le pays sur le chemin des scrutins généraux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une des erreurs de l’organisation des ANR, c’est de ne pas hiérarchiser les réformes, et de ne pas tenir compte de la pression sécuritaire. Un autre des mauvais rêves de la gouvernance, qui affecte la qualité des liens entre gouvernés et gouvernants. Cela dit, les difficultés d’application d’une partie des recommandations du DNI et des ANR disent quelque chose du fossé entre discours et pratique. C’est regrettable. Les avancées annoncées hier ne se concrétisent pas aujourd’hui. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Les grandes idées viennent sur des pattes de colombe </b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous sommes confrontés aux difficultés d’adaptation des instances exécutives aux attentes d’une société jeune, touchée par le numérique. Une jeunesse qui recherche un nouveau souffle. Lequel souffle passe par notre capacité à sortir de la désignation du coupable idéal, de la dénonciation de la démocratie et du refus de nous remettre en question. Tous des facteurs aveuglent nos choix dans les domaines essentiels : santé, sécurité, éducation, justice, diplomatie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faisons un pas de côté pour ne plus nous aveugler par des causes perdues. La leçon du jour, c’est que nous devons agir davantage pour la paix de toutes ces vaillantes populations, déracinées et éreintées, traumatisées et déshumanisées par les années de conflits et les rivalités de pouvoir. Des projets créatifs de développement doivent désormais enchanter le futur des Maliens. Terminons par cette phrase de Camus : « les grandes idées viennent dans le monde sur des pattes de colombe ». Tartufe n’aurait pas dit mieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Amara<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sociologue<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>GOONGA TAN : L&amp;apos;Algérie, trois voix, un malaise : et le Mali dans tout ça ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-lalgerie-trois-voix-un-malaise-et-le-mali-dans-tout-ca-3112330.html</link>
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<description><![CDATA[ Tebboune a oublié les vrais cailloux dans sa babouche qui se sont manifestés récemment, mais les Kabyles n&#039;ont pas oublié. La Kabylie, longtemps contenue, toujours surveillée, a franchi un seuil historique ces derniers jours. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 01:45:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pour la première fois depuis l'invasion française de 1857, la revendication d'indépendance, étalée sur la place publique le 14 décembre dernier, avance vers une reconnaissance internationale explicite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Erhat Mehenni, figure tutélaire du Mouvement pour l'Autodétermination de la Kabylie (MAK) et président du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK), mène depuis l'exil un combat longtemps ignoré, aujourd'hui placé sous les projecteurs diplomatiques. La cause kabyle s'internationalise à la vitesse d'une traînée de poudre grâce à sa diaspora active en Europe et en Amérique, au lobbying efficace et à ses relais médiatiques structurés. Dans plusieurs capitales européennes, américaines et semble-t-il africaines, une reconnaissance officieuse ou partielle se fait jour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Parlement européen, si l'on en croit certaines sources, des voix demandent l'inscription de la question kabyle à l'agenda. C'est dire qu'aux Nations unies, le dossier n'est plus tabou. La date choisie par le GPK pour la proclamation officielle de l'indépendance, le 14 décembre 2025 à 18 h 57, n'est pas un hasard. 1857 : perte de souveraineté, dépossession historique, début d'une longue résistance. L'histoire revient, comme un boomerang poli par les décennies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>C'est ici que la voix de l'ambassadeur algérien à l'ONU devient dissonante. Alors que Tebboune parle en conciliateur et qu'Attaf joue les frères apaisants, le représentant algérien à New York adopte un ton presque belliqueux. Il dramatise la situation au Mali, suggère la fragilité de l'État, souffle sur les braises du soupçon. Comme si le Mali était la diversion idéale. Comme si l'Algérie avait besoin d'un contre-feu diplomatique pour détourner l'attention du réveil kabyle. Ce décalage n'est pas un accident. C'est une stratégie. Et c'est précisément ce qui donne à la main tendue d'Alger un arrière-goût amer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, dans un renversement cruel de l'histoire, ce que l'Algérie a longtemps reproché au Mali, la gestion d'une revendication territoriale, la persistance d'un mouvement autonomiste, la tension identitaire, la rattrape désormais et à grande vitesse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Une Algérie fébrile<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le Mali, qui a payé cher les ambiguïtés algériennes depuis 1990, ne peut ignorer ce nouveau contexte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Quand Alger tend la main aujourd'hui, ce n'est ni par altruisme ni par fraternité. C'est par nécessité du moment. Parce que le Sahel, autrefois zone d'influence, devient terrain miné pour sa diplomatie. Parce que l'accord d'Alger n'a plus de légitimité. Parce que la Kabylie se dresse dorénavant comme un miroir impitoyable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L'Algérie cherche un allié dans la tempête<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Elle veut éviter que le Mali, fort de son expérience, ne devienne un observateur gênant ou, pire, un témoin actif de la revendication kabyle. Elle veut désamorcer toute tentation d'établir un parallèle entre l'Azawad instrumentalisé et la Kabylie en marche. Et elle espère, encore, un Mali malléable. Mais les temps ont changé. Et Bamako le sait. Le Mali veut la paix certes, mais pas les jeux à trois voix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Nous ne voulons plus des accords piégés et les doubles discours. Et c'est peut-être cela, au fond, que redoute le plus le pouvoir algérien : que son propre récit national se fissure au moment même où il cherche à redessiner celui du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par DICKO Seidina Oumar<o:p></o:p></span></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Journaliste - Historien - Écrivain</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous: Une alternative crédible ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-une-alternative-credible-3112296.html</link>
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<description><![CDATA[ La Coalition des Forces pour la République (CFR) a récemment vu le jour avec comme référent moral l’imam Mahmoud Dicko et porte-parole Etienne Fakaba Sissoko. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 14:05:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son communiqué fondateur, la CFR se veut être un mouvement de résistance ‘’républicaine, démocratique et de sauvegarde nationale’’. Elle se fixe comme mission de « rendre possible le retour à l’ordre constitutionnel, protéger les populations, rétablir les libertés, et préparer un dialogue national inclusif avec l’ensemble des acteurs maliens, y compris les groupes armés nationaux, conformément aux conclusions de toutes les Assises et Conférences de paix depuis 2017 ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Front pour la Paix au Mali (communiqué n°025 du 8 décembre 2025) joue à la carte de la prudence. « Par respect pour la clarté du message et la responsabilité historique du moment, nous préférons attendre que l’imam Mahmoud Dicko s’exprime lui-même officiellement sur les objectifs, la vision et les intentions réelles de<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">cette coalition. Ce n’est qu’après cette prise de parole que le Front pour la Paix prendra une position publique. Notre priorité reste la stabilité, l’unité et la paix au Mali, loin de toute précipitation ou instrumentalisation », écrit sa présidente, Tiguida Diagouraga, l’une des rares voix clamant contre vents et marées que la solution passe par l’implication de l’Imam Dicko. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le chercheur Ali Tounkara, qui s’est exprimé sur la télévision nationale, les acteurs de la CFR souffrent d’un problème de légitimité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’universitaire voit plutôt des effets de communication<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et non un mouvement susceptible d’impacter le quotidien des populations. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une contribution publiée par le quotidien L’Indépendant (N°6350 du lundi 15 décembre 2025), Baïdy Maguiraga<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>estime que la CFR peut constituer un cadre fédérateur, capable de contribuer à la refondation de l’Etat et à l’émer gence d’une gouvernance responsable, transparente et respectueuse de la légalité républicaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« La mise en place de la Coalition des Forces pour la République (CFR), avec pour objectif le retour à l’ordre constitutionnel, intervient à un moment crucial de la vie nationale. Elle mérite, à ce titre, une attention particulière », note -t-il. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancien ministre et ancien député Housséini Amion Guindo a publié, le 13 décembre 2025, sur les réseaux sociaux, un message de soutien à la CFR, qui incarne à ses yeux l’espoir d’un Mali réconcilié, réorienté vers la justice, la responsa bilité, le dialogue et la restauration de l’État. Il a salué l’initiative courageuse prise sous l’égide de l’imam Mahmoud Dicko pour rassembler les forces vives de la Nation au sein d’une vaste coalition politique. Mieux, Housseini Amion Guindo apporte son « soutien plein et entier » à cette « démarche patriotique » et appelle « à se joindre à cette coalition ». « Il ne s’agit pas d’un engagement partisan, mais d’un devoir national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous avons l’obligation morale, historique et spirituelle de nous lever pour sauver notre patrie, préserver nos valeurs et bâtir un avenir à la hauteur des sacrifices de nos ancêtres », lance t-il. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à la gouvernance instaurée depuis le coup de force militaire du 18 août 2020, la CFR apparaît-elle comme une alternative crédible ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’imam Mahmoud Dicko prendra-t-il la parole pour édifier l’opinion ? La CFR serait-elle le pôle de convergence de ceux qui ne sont pas d’accord sur la gestion actuelle des affaires publiques ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père : Il était une fois, dans un village…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-il-etait-une-fois-dans-un-village-3112229.html</link>
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<description><![CDATA[ Une petite fumée s’apercevait dans les buissons. Elle était anodine, mais un homme en informa les villageois. &quot;Jamais de fumée sans feu&quot;, cria-t-il, ajoutant : &quot;C’est du feu, rassemblons-nous pour l’éteindre !&quot; Un autre homme surgit et rétorqua : &quot;C’est faux, ce n’est pas du feu. C’est de la fumée. Vaquez à vos occupations ! Celui qui dit feu n’est qu’ennemi&quot;. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 01:58:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les villageois écoutèrent le deuxième homme allèrent à leurs occupations. Quelques jours plus tard, une flamme prît place de la fumée et consumait la brousse. L’homme revint et cria : "Sortez, il y a du feu. C’est de l’incendie. Le vent souffle vers le village, sortez vite avant que le feu n’embrase le village !" Le deuxième sortit de nouveau : "Qui ne connait pas les feux de brousse ? Circulez !"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les villageois reprirent en chœur : "C’est du feu de brousse !" Chacun continua son petit métier, les enfants à jouer et les femmes dans les ménages. Le village fit le sourd et l’aveugle et choisit ce qu’il voulait entendre. Le feu avançait. Les oiseaux babillaient et fuyaient. Les serpents rampaient. Les cris des animaux sauvages se faisaient entendre partout. La forêt brûlait. Le village faisait toujours le sourd.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelques moments plus tard, les premières maisons du village commencèrent à sentir la chaleur du feu. L’homme revint et appela à l’effort. Cette fois, il fut entendu par ceux dont les maisons brûlaient. Pour les autres, ce n’était toujours pas une urgence, car le deuxième homme était revenu à la charge : "Ce feu a été allumé par d’autres villages voisins. Ils n’aiment pas notre village. Ils sont ennemis". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le premier homme continua son prêche : "Rassemblons-nous ! Faisons face au problème ! Le feu fait des ravages. Nos moyens ne sont pas efficaces. La méthode n’est pas bonne. Au lieu d’éteindre le feu, nous sommes en train de l’allumer" !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Face à lui, le deuxième reprit : "Ne l’écoutez pas ! Il est ennemi du village. Même s’il y a du feu, pourquoi en parler. Il critique nos moyens et manières. Ennemi !"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par finir, le village écouta le deuxième homme, interdit la parole au premier et il n’eut aucun troisième. Le feu faisait ravage et les hommes continuèrent à se battre sans jamais se remettre en cause. Pis, personne n’en parlait, car peu en savait. Le feu consumait face au silence. Le silence guérit-il le cancer ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher grand-père, ma 331e lettre !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin : La revanche de l’Imam?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-la-revanche-de-limam-3112230.html</link>
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<description><![CDATA[ Les membres du grin disent ne pas comprendre l’acharnement de l’imam à s’opposer aux autorités de la Transition. Selon eux, cette posture l’aurait progressivement conduit à s’engager aux côtés d’une coalition politique afin de mener un combat ouvertement politique. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 01:40:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils affirment avoir appris que l’imam Mahmoud Dicko ferait désormais partie d’une nouvelle coalition politique dénommée Coalition des Forces pour la République (CFR), lancée au début du mois de décembre 2025. Composée principalement d’opposants au pouvoir militaire, cette coalition plaide pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel, à travers une Transition courte, le rétablissement des libertés fondamentales et l’ouverture d’un dialogue national inclusif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au sein du grin, certains perçoivent cette démarche comme une forme de revanche. Ils estiment que la vengeance n’apporte jamais de bénéfices durables : si elle peut procurer un soulagement momentané, elle engendre à long terme davantage de souffrances, de divisions et de tensions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les membres reconnaissent ne pas connaître l’ensemble des acteurs impliqués ni leurs motivations réelles, mais se disent surpris par l’engagement de l’ancienne autorité morale du M5-RFP, qui avait pourtant joué un rôle déterminant dans l’instauration de la Transition. « Il était autrefois très proche des militaires, écouté et consulté. Nous ignorons les raisons profondes de leur rupture. Si cette adhésion relève d’une logique de vengeance, il doit être conscient que c’est un terrain dangereux : il ne sera plus perçu comme un imam, mais comme un homme politique », confient-ils.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, ils estiment que l’imam est au-dessus de ce type de lutte, rappelant que les Maliens accordent de moins en moins de crédit aux acteurs politiques. Ils l’invitent à demeurer un artisan de paix, un défenseur de l’amour et de la fraternité, convaincus que son véritable combat doit rester celui de l’unité nationale et non de la conquête du pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les Soliloques d’Angèle : La robotique, un domaine incontournable pour le développement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-la-robotique-un-domaine-incontournable-pour-le-developpement-3112227.html</link>
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<description><![CDATA[ Longtemps perçue comme une technologie lointaine, réservée aux pays industrialisés, la robotique s’impose aujourd’hui comme une opportunité réelle et stratégique pour le développement d’un pays. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 01:25:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face aux défis majeurs, croissance démographique rapide, chômage, besoins en santé, sécurité alimentaire, énergie et environnement… la robotique apparaît non pas comme un luxe, mais comme un levier de développement et d’emplois durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle regroupe l’ensemble des métiers liés à la conception, la programmation, la maintenance et l’utilisation de machines intelligentes capables d’assister ou de remplacer l’homme dans certaines tâches. Contrairement aux idées reçues, ces métiers ne visent pas à supprimer l’emploi, mais à transformer le travail, à réduire la pénibilité et à créer de nouvelles compétences adaptées aux réalités locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le secteur agricole, on voit de plus en plus des drones et robots qui surveillent les cultures, gèrent l’irrigation, afin d’améliorer les rendements. Pour nos pays encore largement agricole, ces technologies représentent un espoir concret d’attractivité pour les jeunes, souvent désintéressés des métiers de la terre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le domaine de la santé, la robotique sert par exemple à l’assistance aux actes médicaux, à la désinfection automatisée des hôpitaux… Ici encore, de nouveaux métiers émergent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La robotique éducative joue un rôle fondamental dans la préparation des talents de demain. En initiant les enfants et les jeunes au codage, à l’électronique et à la pensée logique, la robotique forme les ingénieurs, techniciens et entrepreneurs capables de concevoir des solutions adaptées au continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face aux enjeux environnementaux et urbains, la robotique peut aussi contribuer au tri des déchets, au nettoyage de rivières, lagunes, espaces insalubres. Dans des villes en forte croissance, ces technologies permettent d’améliorer l’hygiène, la salubrité et la qualité de vie des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan industriel, la robotique permet d’accompagner la transformation locale des matières premières, améliorer la productivité et renforcer la compétitivité des entreprises africaines sans exclure l’humain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La robotique trouve également des applications dans la sécurité et la protection civile, avec des drones de surveillance, d’extinction de feu, de déminage… contribuant à protéger les populations tout en réduisant les risques pour les hommes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le secteur de l’énergie, des robots et drones sont utilisés pour l’installation, l’inspection et la maintenance de panneaux solaires par exemple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La robotique n’est donc pas seulement un métier d’avenir : elle est une opportunité de transformation économique et sociale, à condition d’investir dans la formation, la recherche, l’innovation. Son intégration dans les programmes éducatifs serait un atout majeur et déterminant pour le développement de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous: Ce qui sauva le Bénin</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-ce-qui-sauva-le-benin-3112168.html</link>
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<description><![CDATA[ La République du Bénin a failli renouer avec les coups d’Etat, le dimanche 7 décembre 2025 quand, selon les termes du ministre de l’Intérieur, Alassane Séidou, un « groupuscule de militaires » s’en est pris nuitamment à des sites stratégiques du pays, dont la résidence du Chef de l’Etat et le Palais présidentiel. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 12:27:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Devant la farouche résistance des fantassins de la Garde républicaine sous le commandement du Colonel Dieudonné Djimon Tévoédjiré, « les assaillants » menés par lieutenant-Colonel Pascal Tigri, Commandant des forces spéciales de la Garde nationale (une unité créée et équipée pour faire face à la menace djihadiste au nord du pays) se replient. Ils prennent possession de la Télévision nationale pour se présenter au nom de Comité militaire pour la refondation (CMR), annoncer la destitution du Président Patrice Talon, la dis solution des institutions. Ils sont délogés de la télévision nationale où certains sont arrêtés.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les forces armées de Bénin sont restées fidèles à leur mission régalienne de défense des institutions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les officiers et les hommes de rang ont honoré leur serment. La nation n’attend pas moins d’une armée véritablement républicaine. Lieute nant-Colonel Pascal Tigri et ses commanditaires ont échoué. Leur aventure a cependant fait des victimes civiles et militaires. Le Gouvernement béninois, qui a fait la narration des événements par un communiqué à l’issue d’une session ex traordinaire du conseil de ministres élargie aux chefs militaires, n’a pas donné le nombre de personnes ayant perdu la vie.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etats et de gouvernements de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), le Président de la Sierre Leone, Julius Maada Bio, a salué «le leadership du président Patrice Talon et la bravoure des forces armées pour avoir contrecarré la tentative de coup d'État militaire».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de l’attitude républicaine et professionnelle des forces armées béninoises, il faut saluer la population du « Quartier Latin d’Afrique » notamment sa jeunesse, qui a refusé de se laisser influencer par la campagne de désinformation faisant apologie du coup d’Etat menée tambour battant sur les réseaux sociaux. Elle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’a pas accepté de suivre les architectes du chaos et de la manipulation, dont le seul dessein est de faire basculer ce paisible pays dans l’incertitude. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut aussi saluer la posture républicaine des anciens Présidents Nicéphore Soglo et Thomas Yayi Boni mais aussi des partis politiques de l’opposition. Malgré leurs divergences avec le Président Talon, ils ont opté de défendre la dé mocratie et l’ordre constitutionnel menacés par les forces obscurantistes.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les frappes chirurgicales menées par des aéronefs nigérians sur les positions des mutins et l’annonce d’un déploiement de la force en at tente de la Cédéao sont de bons augures pour la préservation et la défense des acquis démocra tiques dans une sous-région réputée par ses coups d’Etat. Ces actions de l’organisation sous régionale sonnent-elles ainsi la fin de la passivité des dirigeants communautaires face à ce phéno mène ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La suite des événements nous édifiera !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dernier coup d’Etat au Bénin a été réalisé par Mathieu Kérékou en 1972. Mais depuis 1990, ce pays vit une expérience démocratique marquée par une alternance au pouvoir. Élu en 2016, le Président Patrice Talon s’apprête à céder le pou voir en avril prochain au vainqueur des élections.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique : La désinformation à travers le temps</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-la-desinformation-a-travers-le-temps-3112143.html</link>
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<description><![CDATA[ En 1321 il y a eu la persécution en masse des lépreux et des juifs en France parfois connue sous le nom de « Complot des lépreux, des juifs et des musulmans pour renverser la chrétienté ». ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 02:17:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-bottom-alt: auto; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; background: white; mso-fareast-language: ZH-CN;">Des rumeurs accusant les lépreux, bientôt de concert avec les juifs et sous les ordres d’un prince musulman, d’empoisonner puits et rivières. Ce<span class="apple-converted-space"> </span></span><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-fareast-language: ZH-CN; font-weight: normal;">prétendu complot</span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; background: white; mso-fareast-language: ZH-CN;"> </span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; background: white; mso-fareast-language: ZH-CN;">a offert un bon motif pour justifier les bûchers, les expulsions et les pogroms. Car<span class="apple-converted-space"> </span></span><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-fareast-language: ZH-CN; font-weight: normal;">diffuser une fausse information</span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; background: white; mso-fareast-language: ZH-CN;"> </span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; background: white; mso-fareast-language: ZH-CN;">permet aussi de légitimer une politique ou d’asseoir son pouvoir.</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: DengXian; color: black; background: white; mso-fareast-language: ZH-CN;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-bottom-alt: auto; vertical-align: baseline;"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Entre le XVe et le XVIIe siècle</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">, une grande chasse aux "<i>sorcières</i>" a eu lieu en Europe. Elle ciblait des dizaines de milliers de femmes marginales ou indépendantes qui étaient envoyées au bûcher. Leur seul tort ? Elles étaient simplement accusées d’avoir noué un pacte avec le diable, de sabbat nocturne, et de pouvoirs maléfiques.<br>Et derrière cette campagne morbide de désinformation se cache simplement une peur sociale, celle des femmes qui échappent au contrôle des structures familiales ou ecclésiales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Au pays de l’oncle Sam, le faux certificat de naissance d’Obama, qu’on appelle le « <i>birtherism </i>» est une théorie du complot affirmant que Barack Obama n’était pas né aux États-Unis, ce qui le rendrait inéligible à la présidence. Malgré la publication de son certificat de naissance hawaïen <b>en 2008</b>, les sceptiques, dont Donald Trump, ont continué à propager cette rumeur. En 2011, Obama a finalement publié une copie longue de son certificat de naissance, confirmant à nouveau sa naissance à Honolulu. Cette campagne de désinformation a cherché à discréditer Obama et à remettre en question sa légitimité présidentielle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-bottom-alt: auto; vertical-align: baseline;"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">E</span></b><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; background: white; mso-fareast-language: ZH-CN;">n 2018</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; background: white; mso-fareast-language: ZH-CN;">, les élections présidentielles brésiliennes sont remportées par le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro. La campagne est marquée par l’utilisation de WhatsApp pour propager des messages à teneur politique, qui se sont avérés être des fausses nouvelles dans la plupart des cas. Une enquête a été ouverte à l’encontre du parti de Bolsonaro sur l’organisation d’une campagne de désinformation sur WhatsApp en recourant à des entreprises spécialisées dans la communication de masse.</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: DengXian; color: black; background: white; mso-fareast-language: ZH-CN;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">Le mensonge des armes de destruction massive en Irak a été la justification de l’invasion de ce pays en <b>2003</b> par les États-Unis et leurs alliés. Il reposait sur l’affirmation que le régime de Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive. Ces allégations, basées sur des renseignements erronés ou falsifiés, se sont révélées fausses après des inspections et des enquêtes approfondies. Cette fake news a conduit à une guerre coûteuse et dévastatrice, remettant en question la crédibilité des gouvernements et des agences de renseignement impliqués. L’affaire reste un exemple marquant de désinformation ayant des conséquences géopolitiques majeures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-font-kerning: 0pt; mso-fareast-language: FR;">En <b>février 2011</b>, un soulèvement a été observé en Libye. Selon les informations en provenance de certaines capitales occidentales, le colonel Mouammar Kadhafi aurait fait réprimer la révolte populaire par des tirs à balles réelles. Du coup, </span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #212529; background: white; mso-fareast-language: ZH-CN;">une opération a été planifiée pour coïncider avec les manifestations dans les pays arabes voisins. On a fait croire à l’opinion publique que le mouvement de protestation s’est étendu spontanément de la Tunisie à l’Égypte et ensuite à la Libye dans le cadre du printemps arabe. Après la mort et le chaos que cela aura provoqué, un rapport du parlement britannique a sévèrement critiqué l’intervention militaire occidentale en estimant que la France avait surestimé le danger pour les civils. Mais le mal était déjà fait.</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: DengXian; color: #212529; background: white; mso-fareast-language: ZH-CN;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #250e3c; mso-fareast-language: ZH-CN;">La désinformation, c’est quand quelqu’un partage volontairement une fausse information pour tromper, influencer ou déstabiliser. Ce n’est pas une simple erreur : c’est une action pensée, souvent invisible, qui vise à semer le doute ou à manipuler une opinion. Elle peut prendre la forme d’un faux article, d’une image truquée, ou même d’un témoignage inventé. La vigilance s’impose pour ne pas tomber dans le piège.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #250e3c; mso-fareast-language: ZH-CN;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #250e3c; mso-fareast-language: ZH-CN;">Salif SANOGO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>GOONGA TAN : Algérie/Mali : entre mains tendues et mains retenues</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-algeriemali-entre-mains-tendues-et-mains-retenues-3112093.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;Algérie, une nouvelle fois, tend la main au Mali. Par la voix de son chef de la diplomatie, après celle de Tebboune assortie de quelques ambiguïtés feutrées, voilà Ahmed Attaf présentant Alger &quot;comme un frère patient, sage, clairvoyant, habité d&#039;un engagement historique&quot; en faveur de l&#039;unité et de la stabilité du Mali. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 01:50:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour aussitôt, hélas, conditionner cette main tendue à l'abandon de la présence des forces armées étrangères. Oubliant au passage que le "Mali n'est ni demandeur ni preneur", dixit le Premier ministre Maïga. Attaf feint décidément de ne pas voir, qu'après l'armada occidentale renvoyée du Sahel, d'autres mains sont désormais solidement engagées aux côtés des autorités maliennes dont la présence est devenue l'un des marqueurs majeurs de la recomposition en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">ue valent deux mains tendues de l'Algérie vers un Mali sommé de choisir, ou même de donner l'illusion d'un choix, entre les semonces de Tebboune et celles, plus récentes, d'Attaf ? Au fait, en claire que vaut aujourd'hui le thé algérien à la menthe, patiemment concocté par Attaf, aux yeux d'un pays qui s'est accoutumé à partager le sel de la guerre depuis 12 ans ? Et, au-delà des discours de fraternité : qui croire ? Dans sa déclaration, Ahmed Attaf, le pourfendeur du Mali d'hier, s'insurge en loup bienveillant dans une bergerie, et insiste : l'Algérie a une "patience inépuisable", elle croit " en l'unité du patrimoine historique, des aspirations et du destin [du Mali] " et refuse l'option militaire, jugée porteuse des "germes d'une guerre civile". Le message est limpide : Alger revient sur son terrain favori, celui de la médiation politique, du dialogue inclusif, du rejet des solutions militaires "exclusives". Des arguments qui ne valent curieusement que pour ses "djihado-séparatistes". Un peu tardivement, comme au Sahara occidental, où elle a entretenu une guerre larvée des décennies durant avant de revenir, apparemment, à la realpolitik en se proposant "arbitre entre Sahraouis et Marocains", alors que la communauté internationale a clairement choisi son camp : celui de la marocanité du Sahara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voulant sans doute se refaire une virginité diplomatique dans un pays qu'elle considère, à tort, comme un maillon faible, l'Algérie peaufine à nouveau son discours. Sauf que celui-ci arrive dans un contexte profondément métamorphosé. D'abord parce que la médiation algérienne, concrétisée par l'accord dit d'Alger de 2015, a fini par incarner, aux yeux d'une large partie de notre opinion, "le symbole d'un processus de paix biaisé, où l'équilibre entre souveraineté de l'État central et les revendications des groupes armés a souvent semblé pencher du mauvais côté". Ensuite, nos anciens frères de 1962, devenus amis de 1990, n'ont manifestement pas compris les raisons profondes de notre révocation de cet accord en janvier 2024. Eh bien ! plus de soixante cinq ans après, nous avons grandi : nous sommes capables de distinguer les vrais amis des faux. Pour nous, cette révocation n'est pas un geste anodin : elle a été vécue, dans certains cercles maliens, comme une forme de "désintoxication diplomatique" vis-à-vis d'Alger, accusée de jouer un double jeu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cet égard, je rappelle que l'Algérie de Tebboune et d'Ahmed Attaf a multiplié, ces dernières années, les signaux perçus comme hostiles ou condescendants à l'égard du Mali : déclarations acerbes aux connotations racistes ("soudards"), pressions régionales et internationales (sans effet), guerre larvée (avec notre drone abattu au Mali), gesticulations autour du supposé Azawad et de son sigle fétiche FLA, qui sonne comme FLN, sans en avoir le patriotisme ni la légitimité. Sans compter la perception très négative de leur politique migratoire vis-à-vis des Subsahariens qui en a estomaqué plus d'un au Mali. Autant d'éléments qui ont terni, sinon brisé, l'image du "frère et ami". Voilà pourquoi, chez nous, le thé à la menthe algérienne ne se boit plus, car l'on soupçonne désormais celui qui le sert de compter les gouttes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, parce que la leçon de morale contre "l'option militaire" tombe précisément au moment où l'armée malienne reprend des territoires longtemps abandonnés à la rébellion et aux groupes djihadistes. De Bamako à Ségou, de Kidal à Gao, jusqu'à Kayes, beaucoup entendent dans ce discours une critique à peine voilée de l'option actuelle : reconquête des territoires, rejet des arrangements ambigus qui ont nourri l'économie politique des rébellions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mieux encore : lorsque Ahmed Attaf espère que les dirigeants maliens "se réveillent" et reviennent à la voie politique, beaucoup de Maliens estiment, eux, qu'ils "se sont déjà réveillés… en sortant de la tutelle algérienne".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question "qui croire" ou "que croire" est, en réalité, mal posée. Elle suppose que le Mali soit condamné à choisir un tuteur contre un autre, un parrain contre son ombre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, l'exigence de l'heure n'est pas de se prononcer sur la sincérité supposée de Tebboune ou d'Attaf, mais de clarifier ce que le Mali veut pour lui-même. Croire l'Algérie aujourd'hui ? Cela supposerait de lui accorder un crédit renouvelé sur la base d'un passé controversé : rôle dans l'accord d'Alger, soupçons d'ingérence, perception d'une bienveillance sélective. À mes yeux, les propos d'Ahmed Attaf, aussi bien ficelés soient-ils, arrivent tard. La patience algérienne a peut-être été inépuisable, mais la patience malienne, elle, s'est largement consumée. La seule patience légitime doit être celle que le Mali place en son propre projet national : un État souverain, qui refuse d'être un terrain de jeu pour les rivalités, les recompositions ou les arrière-pensées d'autrui. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ni alignement affectif sur une "fraternité" proclamée, ni fascination naïve pour un allié ambigu. Juste la froide lucidité d'un pays qui n'a plus le luxe de se tromper de choix. À cet effet, retenez-le, M. Attaf : l'apaisement ne peut être un retour maquillé. Il ne s'agit ni de ressusciter l'accord d'Alger sous un autre nom, ni de renvoyer Bamako au banc des accusés pour avoir choisi une voie souveraine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Algérie qui tend la main doit accepter que le Mali ne revienne pas à la configuration antérieure, et qu'il entend assumer, souverainement, sa stratégie sécuritaire, ses alliances et ses priorités. De même, le Mali, tout en consolidant ses relations avec les partenaires de son choix, doit se garder d'un enfermement, tout retenant qu'aucune main, même amie, ne doit avoir la permission de se refermer sur son destin. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, l'apaisement avec l'Algérie, s'il est sincère, peut-être l'occasion de redéfinir un cadre de coopération moins intrusif, plus équilibré, où le Mali ne serait plus un "dossier" à encadrer, mais un partenaire à respecter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, M. Attaf : il ne s'agit ni de trinquer au thé à la menthe, ni de célébrer à l'excès une fraternité ancienne et presque oubliée. Il s'agit de rappeler une évidence trop souvent ignorée dans les salons diplomatiques et les exercices de communication en Algérie : le Mali n'en est plus à se demander "que croire ?", mais "comment se faire respecter ?". Et se faire respecter, c'est refuser qu'on condamne de l'extérieur une stratégie militaire sans offrir d'alternative crédible, ni reconnaître les erreurs passées. Que l'Algérie décide aujourd'hui de "jouer la carte de l'apaisement" après les clashs à l'ONU : c'est une bonne nouvelle en soi, je l'admets d'autant que l'Algérie de Ben Bella et de Boumédiène compte encore dans nos cœurs ; pas l'escalade verbale d'Attaf, ni les postures de défi permanent de Tebboune.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par DICKO Seidina Oumar<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Journaliste - Historien- Écrivain</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>L’œil De Le Matin : La fête était belle quand le VIH nourrissait les acteurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-la-fete-etait-belle-quand-le-vih-nourrissait-les-acteurs-3112040.html</link>
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<description><![CDATA[ Journée mondiale de lutte contre le VIH/Sida ! « Don té wélé don na » ! Les jours, voire les années se suivent sans se ressembler ! ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 08:29:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Dans les années 90-2000, c'était l'effervescence à quelques semaines de cet événement célébré aujourd'hui incognito, presque dans l'indifférence générale. Et pourtant, dans le temps, c'est toute la République qui était mobilisée avec des activités en amont et en aval de la journée. En plus de la grande cérémonie, la journée était marquée par des conférences-débat, des tests volontaires, des manifestations folkloriques… un peu partout. La presse n'était pas négligée avec des concours de meilleures œuvres journalistiques, des caravanes de presse… Elle était vraiment impliquée dans les campagnes d'information, de sensibilisation, de plaidoyer et de lobbying.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La belle époque ! Une frénésie liée à la crainte d'une expansion du VIH ou du Sida ? Pas forcément ! Certes, on sentait une certaine volonté politique en faveur de la maîtrise du taux de prévalence (depuis 2010, le Mali a enregistré une baisse de la prévalence chez les adultes de 1,3 % à 0,8 %, et chez les femmes de 1,8 % à 1 %. Les décès liés au Sida ont diminué d’environ 40 %, et les nouvelles infections ont presque été réduites de moitié… Les décès liés au sida ont diminué de 60 %, et la couverture du traitement du VIH a augmenté à près de 70 %. Cependant, la transmission mère-enfant et l’accès aux services pour certaines populations vulnérables restent des défis majeurs). Mais ce qui motivait réellement beaucoup d'acteurs de cette lutte, c'était… l'argent ! Bien évidemment ! La lutte contre le VIH/Sida était devenue une vache laitière qui a fait la fortune de beaucoup de « bénévoles » !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains ont tout eu dans cette lutte. Nous en connaissons même des acteurs qui ont fait le Hadj grâce au Sida. Entre les missions (au Mali ou à l'extérieur), des activités ou des projets d'assistance surfacturés, ils avaient l'embarras du choix parce que l'argent du virus coulait à flot. Responsables et agents des programmes et projets, les Ong, les représentants de la société civile à différents niveaux de la lutte, médias, leaders d'opinion… Tout le monde en profitait presque ! Tout le monde sauf certainement ceux qui devaient être les vrais bénéficiaires de cette manne financière et de toutes ces activités organisées en leur nom : les porteurs saints et les malades ! Diantre ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À les entendre, ils n'avaient que la portion congrue. À part certainement les responsables de leurs différentes associations, fréquemment invités au partage de gâteau à la table des convives, les autres ne cachaient pas leur amertume, leur déception, voire leur frustration quand l'occasion se présentait. Ils dénonçaient la démagogie, l'hypocrisie et l'abus de confiance de nombreux acteurs pourtant au-dessus de tout soupçon. Et il eut cette embarrassante (voire honteuse) affaire du Fonds mondial. Un scandale qui a éclaté en 2010 lorsque des irrégularités financières ont été constatées sur des fonds alloués à la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Le Fonds mondial a mené une enquête en parallèle de celle du gouvernement malien, qui a révélé des détournements de plusieurs milliards de francs CFA. Le partenaire a alors suspendu ses financements et certains projets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le gouvernement malien a d'abord remboursé une partie des fonds mal gérés, soit au moins 200 millions de francs CFA, avant de poursuivre les gestionnaires. Cette affaire a évidemment eu des implications diplomatiques et a été révélatrice de problèmes de gestion plus larges. Mais, après la mise en place de mesures de réforme, le Fonds mondial a repris ses financements au Mali en 2011 et 2013, d'abord de manière partielle, puis en relançant un programme complet de lutte contre le VIH/sida.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Véritable coup de tonnerre dans un univers d'impunité, les autorités maliennes de l’époque avaient là une belle opportunité de nettoyer les écuries d'Augias. Hélas ! Comme beaucoup d'affaires, les poursuites judiciaires ont pris fin en queue de poisson. Le Mali aurait remboursé les sommes évaporées dans la nature pour bénéficier de la reprise des fonds. Et c'est depuis cette affiche qu'il y a moins d'engouement autour de la célébration de la Journée mondiale contre le VIH/Sida. Les coupes budgétaires polémiques de Donald Trump (mettant presque fin aux activités de l’USAID) n’ont rien arrangé cette année.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puisque l'argent ne coule plus à flot et que le pays est désormais rigoureusement surveillé par les bailleurs du fonds, personne n'est réellement motivée à mettre sa main à la pâte. Même si nous savons par expérience que rien ne peut empêcher certains compatriotes de puiser dans les budgets quelles que soient les mesures ou les dispositions prises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Malien est un vrai génie quand il s'agit de détourner, de se faire de l'argent facile. C'est pourquoi ils se crêpent les chignons pour être membres de telle ou telle commission d'organisation… Même les catastrophes naturelles (inondations, invasion acridienne, Covid 19, Ebola…) sont exploitées pour faire fortune aux dépens du contribuable ou des victimes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n'est donc pas surprenant qu'on ait connu dans ce pays « Les villas de la sécheresse », « Les milliardaires de la démocratie » et sans doute bientôt ceux de la transition. Connaissez-vous ceux qui tiraient récemment les cordes du commerce illicite des hydrocarbures ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que Dieu sauve le Mali !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moussa Bolly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Ça se passe au Grin : La peur ravivée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-la-peur-ravivee-3112007.html</link>
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<description><![CDATA[ Les membres du grin confient que la légère pénurie de carburant survenue mercredi dernier à Bamako a ravivé de vieux souvenirs de crise. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 08:58:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors qu’ils pensaient cette période définitivement révolue, l’incident a réveillé une inquiétude latente. « On nous avait pourtant assuré que les stocks étaient suffisants. Pourquoi alors certaines stations restent-elles fermées ? », s’interrogent-ils, déplorant que seules quelques stations-service soient restées opérationnelles dans la capitale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils saluent toutefois la réactivité des autorités, qui ont rapidement rétabli l’approvisionnement. Mais pour eux, cet épisode, pourtant bref, a ravivé une peur ancienne et mis en lumière une certaine vulnérabilité collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le grin appelle ainsi les autorités à renforcer leur communication pour éviter que de tels incidents, même mineurs, ne créent un climat de panique. Ils rappellent qu’à l’époque de l’épidémie d’Ebola, les informations quotidiennes sur les contaminations, guérisons et décès permettaient de rassurer la population. Selon eux, un effort de communication similaire serait bénéfique aujourd’hui concernant le carburant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mieux informer les citoyens, affirment-ils, permet non seulement d’anticiper et de se préparer, mais aussi de transformer les difficultés en opportunités pour renforcer la résilience collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle : Citernes brûlées, que dit l’assurance ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-citernes-brulees-que-dit-lassurance-3112004.html</link>
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<description><![CDATA[ La crise actuelle du carburant au Mali, marquée par des attaques répétées contre les citernes et les livraisons a mis en lumière l’ampleur des pertes économiques, le traumatisme logistique et les limites de la couverture assurantielle ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 08:42:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, des centaines de camions-citernes ont été détruits dans ces attaques, entraînant un double choc : d’une part, une pénurie de carburant provoquant des files d’attente, une flambée des prix, et une paralysie partielle des activités quotidiennes ; d’autre part, des pertes pour les transporteurs, les compagnies pétrolières, les distributeurs ; qui voient leur capital matériel détruit, leurs revenus gelés, voire leurs chaînes logistiques rompues.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, quel est le rôle de l’assurance ? Le meilleur moyen de le savoir est de consulter le code CIMA (Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance), à laquelle le Mali adhère, disponible sur le site sgg-mali.ml : Secrétariat Général du Gouvernement du Mali - CIMA. Le Code des assurances CIMA prévoit explicitement, à l’article 38, que les dommages résultant d’une guerre étrangère, d’une guerre civile, d’émeutes ou de mouvements populaires sont exclus de la garantie sauf convention contraire. Concrètement, cela signifie que les assureurs ne sont pas obligés de couvrir les pertes causées par des actes de guerre ou de violence collective, le cas des attaques de citernes par des groupes armés, tombe précisément dans cette catégorie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, sauf si un contrat particulier le prévoit, les pertes subies par les propriétaires de citernes ou les opérateurs de transport de carburant ne seront pas indemnisées. Cette situation expose les transporteurs, les entreprises pétrolières et leurs vendeurs à un risque économique total, sans filet de sécurité assurantiel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vrai question qui se pose est la suivante : Qui paiera les citernes brûlées ? « Le marché de l’assurance reste étonnamment silencieux face aux risques de guerre et de terrorisme : des produits existent, coûteux et confidentiels, réservés aux grandes entreprises, laissant les plus vulnérables sans filet », m’a confié un acteur économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour qu’une vraie couverture soit effective, il faudrait des produits d’assurance spécialisés “risques politiques”, “guerre”, “terrorisme”. Quelques assureurs internationaux le proposent tel qu’AXA XL. Ces produits sont bien souvent sous des conditions d’éligibilité drastiques, coûteux et confidentiels, réservés aux grandes entreprises, laissant les plus vulnérables sans filet . <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Etat Malien a reconnu officiellement le rôle crucial joué par plusieurs entreprises et personnalités œuvrant dans le domaine des hydrocarbures ainsi que les défunts à la suite de ces attaquent, qu’ils reposent en paix. La création d’un fonds de garantie ou un mécanisme d’assurance publique pour les risques majeurs est une piste à explorer. Un plus grand pas pourrait être une réforme du code Cima pour couvrir ce type de situation, cela offrirait enfin une protection réelle et donnerait un nouveau souffle aux investisseurs et aux acteurs économiques de ces 14 états membres, le mali compris.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père :  Afrique et la ligue des coups d’Etat !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-afrique-et-la-ligue-des-coups-detat-3111999.html</link>
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<description><![CDATA[ S’il y a une ligue mondiale que l’Afrique surtout de l’Ouest pourrait organiser et remporter, ce sera bien la ligue mondiale des coups d’Etat. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 08:04:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les institutions ne sont pas assez fortes et leurs gardiens sont devenus leurs plus grandes menaces. Oui l’armée sensée être républicaine et garante des institutions, devient de plus en plus leur plus grande menace. Hélas !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La culture démocratique n’est pas à la hauteur. La sécurisation du pouvoir par les élections et l’opportunité donnée au peuple de choisir ses représentants pour gérer le pouvoir, a cédé à la rue.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Moindre souffle d’air, un groupe de militaires ‘’refondateurs’’, s’empare du pouvoir. La solution de couper la tête pour soigner ses maux. Et ils sont applaudis par la foule.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout semble montrer que l’Africain a de plus en plus horreur de l’excellence politique. Oui grand-père, les élections entre les politiques, où la force est plus à l’argument qu’aux muscles. Où pour être maire, député ou sénateur, il faut avoir gravi des échelons dans des groupements et partis politiques. Il faut avoir appris à gérer les hommes par la raison et non la force.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, l’excellence des débats parlementaires. Les déclarations de politique générale, les campagnes sur les programmes présidentiels.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Oui le fait de se soumettre à l’élection, tous les cinq ans pour avoir la confiance renouvelée. Finir ses deux mandats et passer au referendum pour une autre République et un autre compte à rebours. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On semble jeter toute cette excellentissime politique pour des prises de pouvoirs par des armes, des mandats indéfinis et des nominations aux piliers népotistes. Le tout dans une incertitude et une reculade inédites sous des ovations du déni de réalité et du troc entre dignité et honneurs. A mardi cher grand-père pour ma 331ème lettre. Amine !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Salif Sanogo: Le Savoir est&#45;il Connaissance ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/salif-sanogo-le-savoir-est-il-connaissance-3111966.html</link>
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<description><![CDATA[ De prime abord, savoir et connaissance semblent synonymes. En réalité, ces termes renvoient à deux manières d’apprendre bien différentes, voire opposées. On peut effectivement faire la distinction suivante entre les deux notions : ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 19:11:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-le savoir, ou science, est une somme d’informations accumulées ; il peut s’acquérir et se transmettre par un enseignement ou par des livres,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-la connaissance (parfois avec un C majuscule) est la tentative d’accéder à la vérité ultime. C’est une quête de réponses aux grandes questions existentielles que l’Homme se pose.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Contrairement au savoir, la connaissance est difficilement exprimable ; elle ne peut se transmettre car elle a trait à la progression de chacun sur son propre chemin. D’autre part, la connaissance fait appel à l’intuition, elle tente d’explorer de nouvelles voies au-delà des savoirs déjà acquis. En réalité, le chemin de la connaissance nécessite parfois d’abandonner ses acquis. Certes, les savoirs peuvent constituer des points d’appui pour le cherchant, mais ils peuvent aussi représenter des obstacles à la conquête de nouveaux horizons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Car celui qui est persuadé de savoir quelque chose a tendance à abandonner sa posture de recherche : il ne voit plus du monde qu’à travers ce qu’il croit. Ses certitudes deviennent alors des illusions et renforcent paradoxalement son ignorance. Ainsi, avoir pour seule certitude le fait que l’on est ignorant est le seul moyen de rester en quête de la connaissance. Plus on se sait ignorant, mieux on apprend : « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien », disait Socrate.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Par conséquent, la différence entre savoir et connaissance peut s’exprimer ainsi :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-le savoir est un acquis tandis que la connaissance est un chemin,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-le savoir est récitation, la connaissance est compréhension et appropriation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-le savoir est affirmation alors que la connaissance est questionnement,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-le savoir est certitude, la connaissance est doute,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-le savoir est accumulation, la connaissance est dépouillement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour bien nous résumer, disons que Savoir et Connaître présentent un sens commun qui est celui d’« avoir la connaissance de quelque chose ». L’opposition entre ces verbes est souvent ténue. Dans certains contextes, les deux peuvent d’ailleurs convenir. La distinction tient parfois moins au sens des mots qu’à certains emplois : on connaît quelqu’un ou quelque chose, on sait quelque chose.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Sur le plan sémantique, connaître, c’est avoir la connaissance de l’existence d’une chose, c’est l’identifier, la tenir pour réelle; tandis que savoir, c’est avoir une connaissance approfondie d’une chose qui résulte d’un apprentissage, c’est avoir dans l’esprit un ensemble d’idées et d’images constituant des connaissances à propos de cet objet de pensée. Généralement, savoir implique une connaissance plus approfondie et plus rationnelle que connaître.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Ces enfants connaissent l’histoire de Souroukouba et Zozaniba (la hyène et le lièvre). Ils en connaissent l’existence, peuvent en indiquer le propos, en faire un résumé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Ces enfants savent la fable de Souroukouba et Zozaniba. Ils la connaissent dans ses moindres détails et peuvent la réciter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Dans le domaine du savoir, nous avons deux concepts importants : le savoir-faire et le savoir-être. Le premier, c’est-à-dire le savoir-faire désigne la compétence professionnelle pratique. Pour bien comprendre le concept, un jeune alternant en apprentissage développera ses connaissances théoriques (savoir) essentiellement à l’école, puis il les appliquera en entreprise et va acquérir ainsi une certaine maîtrise du domaine traité (savoir-faire) au travail. En un mot, le savoir-faire représente l’expérience professionnelle, même si cette notion peut justement amener vers le savoir-être.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Quant au savoir-être, il s’acquiert certes par l’éducation de ses parents, ainsi que par ses relations amicales et ses études, mais il se développe également au sein du milieu professionnel. Le savoir-être peut être lié à ses valeurs, à certains traits de caractère plus ou moins innés. On parle donc ici de l’attitude, du comportement en société. Tout compte fait, le savoir et la connaissance sont complémentaires et doivent cohabiter harmonieusement chez une personne pour prendre des décisions appropriées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salif Sanogo<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Distinctions honorifiques: Le corps enseignant,  le grand oublié !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-distinctions-honorifiques-le-corps-enseignant-le-grand-oublie-3111931.html</link>
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<description><![CDATA[ Chaque année, le Chef de l’Etat sacrifie à la tradition républicaine en octroyant des distinctions honorifiques à plusieurs de ses concitoyens pour services rendus à la nation. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 10:43:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ils sont médaillés du Mérite national avec Effigie Lion Debout ou avec Effigie Abeille, Chevaliers de l’Ordre national, Officiers de l’Ordre national, Commandeurs et Grands Officiers de l’Ordre national. Les récipiendaires de ces différentes distinctions au titre de l’année 2025 sont connus depuis le 16 novembre à travers la signature de plusieurs décrets par le Président de la Transition, Général d’Armée Assimi Goïta. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En dehors de ces grades de l’Ordre national, les plus hautes autorités du Mali ont pris des décisions visant à créer des distinctions spécifiques à certains corps. Elles visent à récompenser le mérite des agents de ces corps pour leur dévouement, leurs actions exceptionnelles, leur abnégation et leur rigueur au travail. Il existe, entre autres, la Médaille d’honneur de l’Administration du Territoire, la Médaille d’honneur des Douanes maliennes, la Médaille d’honneur de la Police nationale, la Médaille d’honneur de la Protection Civile, la Médaille du Mérite Agricole, le Mérite de la Santé, la Médaille du Mérite des Arts et de la Culture. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le corps enseignant est le grand oublié de ces distinctions honorifiques spécifiques. Ce n’est pas un simple oubli. C’est une injustice faite au corps enseignant. Et pourtant, les Présidents Modibo Kéita, Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré, Dioncounda Traoré et Ibrahim Boubacar Kéïta étaient tous des enseignants d’une manière ou d’une autre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Déjà en 2016, Samba Sidibé…à Kati attirait l’attention sur cette iniquité dans un article publié chez notre confrère Delta news, en ces termes : « l’enseignant qui a injecté dans la fonction publique de hauts cadres et des cadres subalternes n’est pas médaillé, pour quelle raison ? ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour être médecin, infirmier, militaire, journaliste, ingénieur, policier, douanier, ministre, Premier ministre ou Président, il faut obligatoirement passer entre les mains d’un enseignant qui accepte de vous transmettre ses connaissances. Personne n’ignore la contribution de l’enseignant dans la construction nationale à travers la formation des ressources humaines.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si Nelson Mandela disait que « l’éducation est l’arme la plus puissante que l’on peut utiliser pour changer le monde », l’homme politique français, Jean Pierre Chevènement déclarait : « le corps enseignant est la plus grande armée, après l’Armée rouge ». Il faut rendre justice au corps enseignant en créant par décret, comme les autres, une distinction honorifique dénommée « Médaille d’honneur de l’enseignement » avec trois niveaux : « Chevalier, Officier et Commandeur ». <o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Par Chiaka Doumbia</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous :  Au&#45;delà de l’euphorie!</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-au-dela-de-leuphorie-3111831.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-au-dela-de-leuphorie-3111831.html</guid>
<description><![CDATA[ La bonne nouvelle est tombée le 1er décembre 2025 lors de la remise au Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, du rapport de fin des travaux de la commission de négociation et de renégociation avec les sociétés minières. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 15:46:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon la page facebook de la Présidence, Mamou Touré, expert et membre de la commission de négociation et de renégociation «a cité le recouvrement de 761 milliards FCFA sur un objectif de 400 milliards FCFA, et l’assujettissement de toutes les sociétés minières au Code minier de 2023, augmentant ainsi les recettes publiques de 585,7 milliards FCFA par an pour les sociétés auditées».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette remise de rapport intervient, une semaine après l’annonce de la signature d’un accord entre le Gouvernement du Mali et Barrick Gold autour du contentieux qui les opposait depuis presque deux ans. Elle a lieu aussi après la mission virtuelle relative à la première revue du Programme de référence avec le Mali, effectuée du 10 au 21 novembre 2025, par une équipe du Fonds monétaire international (Fmi) conduite par Mme Wenjie Chen. Dans son communiqué de presse n°25/389, le FMI a identifié la baisse de la production d'or parmi les risques élevés qui ont pesé sur l'économie malienne. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En deux ans, le Gouvernement a pu recouvrer des fonds supplémentaires de 761 milliards auprès de certaines sociétés minières. Une importante bouffée d’oxygène dans une conjoncture éprouvante où le gouvernement se voit contraint d’emprunter sur le marché sous-régional. La prouesse est à saluer, assurément !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, la redevabilité, socle de la refondation de l’Etat, exige des autorités de la Transition de rendre compte, aux braves populations résilientes, de l’utilisation des recettes supplémentaires recouvrées auprès des sociétés minières. La vision des plus hautes autorités de la Transition, à travers le Code minier de 2023 et la Loi sur le contenu local, à savoir que les richesses de notre sous-sol profitent davantage au Mali, ne rime pas avec l’opacité dans la gestion des ressources provenant de l’exploitation minière.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi les actions en cours pour mettre au pas les sociétés minières ne sauraient occulter les réponses à fournir à certaines interrogations. A quoi ont servi les 761 milliards supplémentaires annoncés ? Figurent-ils dans les budgets d’Etat comme les autres recettes ? Ont-ils été investis dans la réalisation des infrastructures éducatives ? Sanitaires ? Ont-ils contribué au financement de l’effort de guerre ? Les sommes annoncées en termes de gain compensent-elles les pertes des recettes minières en 2024 et 2025 ? Etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de l'euphorie suscitée par l'annonce de cette manne financière, qui devrait profiter au Mali et aux Maliens en principe, une situation demeure préoccupante : l'impact négatif de l'activité minière sur notre environnement. Car si l’activité minière peut beaucoup apporter aux Maliens, elle les tue en détruisant leur écosystème. Les drames environnementaux liés à l'activité aurifère ont pour noms la déforestation, la dégradation des terres, l'érosion et la pollution de l'eau…conséquences directes de l'orpaillage et de l'exploitation minière. Les autorités ne seraient-elles bien inspirées de mettre en place une Commission ad hoc d'experts pour élaborer un rapport sur le drame causé par l'exploitation sauvage des ressources minières sur notre écosystème ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question interpelle autant le ministre en charge du secteur minier et celui de l'environnement, que le coordinateur de l'action gouvernementale non moins administrateur du territoire, ainsi que le Général de division Assimi Goïta.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chiaka Doumbia</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>A vos plumes : Les limites de la courte échelle dans l’arène politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/a-vos-plumes-les-limites-de-la-courte-echelle-dans-larene-politique-3111801.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce qui a perdu ce pays, c&#039;est cette classe politique de jeunes qui sont trop pressés de prouver quelque chose. Ils sont nombreux à lorgner sur des postes alors que d’autres cherchent de l&#039;influence. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 01:49:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces jeunes apprentis politiciens n'apprennent pas, mais ils s'imposent une nouvelle forme d'opposition qui manque de courage et surtout de patriotisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je suis tombée sur un débat quelque part sur un réseau social qui m'a enlevé toute l'illusion qu'un jour l'éloquence et la diplomatie des AS de la politique comme Soumaïla Cissé sortiront de cette jeunesse. Que la bravoure d’un Tiébilé sera assurée. Qu’on aura un jour au sein de cette génération un fin stratège de la taille de Soumeylou Boubèye Maïga pour se mettre en valeur. Mais j'ai plutôt senti un vide qui ne sera jamais rempli. Hélas ! Chers jeunes, apprenez que la politique est un art. Ce n'est pas parce que vous parlez correctement le français que vous pouvez vous autoproclamer des leaders ! Un leader ? C'est un ensemble de principes, de valeurs, de comportements… Rassurez-vous d'en avoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceci dit, aujourd'hui, certains jeunes émergent du lot et forcent mon respect, mon estime. Je ne citerai pas de noms, mais certains se connaîtront. Ils sont totalement différents de ces prétentieux qui se prennent pour de « Jeunes leaders » et veulent prendre les ascenseurs, et non les escaliers, pour parvenir à leurs fins.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À nos frères et sœurs ainsi qu'à nos enfants qui souhaitent descendre dans l’arène, qu’ils n’oublient jamais que la persévérance et la résilience sont des vertus essentielles en politique. Et cela d’autant plus qu’elles permettent aux dirigeants de surmonter les échecs, d'adapter leurs stratégies face aux défis et de maintenir leurs objectifs sur le long terme. La persévérance aide par exemple à ne pas abandonner devant les obstacles, tandis que la résilience permet de rebondir après un revers, tout en favorisant l'apprentissage et la proactivité face aux difficultés. Ces qualités sont cruciales pour mener des projets durables et s'adapter à un environnement politique complexe. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des politologues expérimentés vous diront aussi que la persévérance aide les leaders politiques de continuer à avancer malgré les difficultés et les échecs, transformant l'obstination en une force positive. « Un leader persévérant montre l'exemple, ce qui encourage les membres de son équipe à ne pas abandonner leurs propres efforts », nous disait récemment un ami consultant politique en ne cachant pas sa préoccupation par rapport à la jeunesse politique de son pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à la résilience, elle permet de s'adapter aux conditions changeantes et de maintenir l'efficacité des politiques publiques face aux chocs et aux imprévus. Les psychologues vous diront que la capacité à rebondir après un échec est intrinsèquement liée à l'apprentissage. En tout cas, les leaders résilients analysent les erreurs pour mieux franchir les obstacles futurs. La résilience aide aussi l’individu à mieux gérer le stress inhérent à la vie politique et professionnelle ; à limiter son impact sur leurs actions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans compter que c’est une valeur qui peut être un outil pour impliquer davantage les citoyens dans la construction des politiques publiques, les rendant coresponsables de leur réussite. Il n’y a donc pas de meilleurs socles pour s’adosser au début de sa carrière que la persévérance et la résilience. Puisse ces valeurs guider nos jeunes politiciens, voire la classe politique malienne !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Magassouba Awa Sylla</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les soliloques d’Angèle :  Comment éviter les licenciements économiques en pleine crise du carburant ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-comment-eviter-les-licenciements-economiques-en-pleine-crise-du-carburant-3111770.html</link>
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<description><![CDATA[ La crise du carburant que traverse le Mali fragilise beaucoup d’entreprises : hausse des coûts de transport, baisse d’activité, retards de production… ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 10:41:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ces difficultés, certains employeurs peuvent envisager des licenciements économiques. Face à cela, la loi malienne n°1992 20 du 18 août 1992 portant Code du travail (modifié par les lois ultérieures) encadre strictement le recours au licenciement pour motif économique. D’autres textes régionaux abondent dans le même sens pour éviter d’en arriver-là.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le Code du travail du Mali, un licenciement économique ne peut intervenir que si le poste est supprimé ou transformé pour des raisons indépendantes du salarié (difficultés économiques, restructurations…). Avant cela, l’employeur doit obligatoirement chercher d’autres solutions. Le Code insiste sur cette obligation de concertation entre l’employeur et les représentants des travailleurs et d’explorer les alternatives (réduction des heures, réorganisation des équipes, chômage technique temporaire). Ces principes sont confirmés dans les textes d’application du Code du travail.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les règles inspirées de l’espace Ohada, qui harmonise une partie du droit du travail dans la région, vont dans le même sens. L’Avant-projet d’Acte uniforme rappelle que le licenciement économique doit être la dernière option (art 53 à 60), après une phase d’information, de consultation et de négociation avec les salariés. L’objectif est clair : trouver un compromis avant de supprimer des emplois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concrètement, en pleine crise du carburant, une entreprise malienne peut éviter les licenciements en mettant en place : soit un chômage technique temporaire, le temps que la situation se stabilise ; une réduction momentanée des heures de travail ; une mobilité interne, en déplaçant les salariés vers des postes où l’activité continue ; une réorganisation du travail pour limiter les coûts ; des réductions temporaires de certains avantages plutôt que des pertes d’emploi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le salarié, lui aussi, a un rôle : il peut demander des informations sur la situation, proposer des solutions internes ou, si un licenciement est annoncé, vérifier que toutes les étapes légales ont bien été suivies. En cas de non-respect de la procédure, il reste la possibilité de saisir l’inspection du travail ou le tribunal du travail.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, les organisations régionales comme l’Uémoa encouragent les États à protéger l’emploi en période de crise, notamment par des mesures d’accompagnement des entreprises et de soutien aux travailleurs. Cela signifie qu’en période de tension, comme celle-ci, les gouvernements ont le devoir de renforcer les dispositifs qui évitent les ruptures de contrat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En résumé, quelle que soit la crise que traverse le pays, qui peut impacter sur la continuité de l’activité d’une entreprise ; le management général, les salariés et les autorités ont tous une part à jouer pour traverser cette période sans sacrifier l’emploi, et cela vaut pour nous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Muriel Jules</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin :  Soulagement et vigilance</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-soulagement-et-vigilance-3111761.html</link>
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<description><![CDATA[ Au grin, les discussions témoignent d’un certain soulagement : la semaine dernière, aucune longue file d’attente n’a été signalée dans les stations-service de Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 09:48:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les membres saluent les efforts des autorités pour stabiliser l’approvisionnement en carburant et veulent croire que les pénuries appartiendront désormais au passé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais tous ne partagent pas le même optimisme. Quelques voix appellent à la prudence : tant que des groupes mal intentionnés continueront d’occuper les zones forestières, avertissent-ils, la chaîne d’approvisionnement restera vulnérable. «Seule la détermination de nos autorités nous permet de garder espoir », affirment-ils.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les membres du grin reconnaissent néanmoins la manière dont ces obstacles ont été affrontés avec résilience. Ils estiment que la Transition inspire une véritable confiance en elle-même, une qualité qui se révèle autant dans les succès que dans la gestion des difficultés, des revers et des imprévus. «Avoir confiance en soi, c’est accepter son identité, ses forces et ses faiblesses », résument-ils.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour eux, la Transition n’a plus droit à l’erreur : elle se doit de réussir, disent-ils, car les Maliens ont tout enduré, parfois au prix du silence et de l’aveuglement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père :  La course perdue !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-la-course-perdue-3111756.html</link>
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<description><![CDATA[ Notre monde d’aujourd’hui impose une fausse course perdue d’avance ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 09:23:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La course de la validation et la complaisance. D’ailleurs, c’est vieux, depuis La Fontaine, dans ‘’le corbeau et le renard’’, la course à plaire et à séduire rendait riche et pauvre. Car elle faisait entrer dans les cercles qui entouraient les princes et rois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, sous notre ciel, la vieille course a pris une forme. Celle de la validation et du populaire. On ne séduit plus les rois, mais la majorité. On lui dit ce qu’elle veut entendre, lui vend chimère et illusion, gagné son estime et sa validation et on se hisse dans les cercles des rois et princes. Car même les rois ont peur de toi, si tu as l’opinion publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et que devient celui qui a décidé de dire et de ne dire que ce qui plaît à la majorité. Que dévient celui dont le repère n’est autre que les applaudissements de la majorité. S’il faut parler pour se faire valider, aimer et séduire la majorité. Seulement la majorité. Quel détour alors ! Quel chemin dur et qui vide l’homme de l’essentiel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si en cela, il faudrait peu se soucier de la vérité. De ce qui est vrai et vérifiable. S’il faut ignorer le scientifique. Le scientifiquement correct. S’il faut piétiner les principes. Le juridiquement valide. Et se mettre à la course de la grande validation de la majorité. La majorité, celle-là dont la vérité change selon la position du soleil du jour. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette majorité qui crie à la vive le roi ! À tous les soleils, à leur levant. Qui crie à bas les ennemis de tous les rois, quand le soleil est au zénith. Mais cette même majorité disparaît et n’est jamais dans les cours, auprès des rois à leur crépuscule. Combien de rois sont morts seuls, alors qu’hier tout simplement : «Que vive le roi !», et après « que vive l’autre roi !».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous notre ciel, aujourd’hui, que cela soit en religion ou en politique, les principes et les règles ne sont plus les repères mais l’opinion de la majorité. Ce n’est plus le politiquement correct mais le populairement validé.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Par fini, il n’y a plus de différence entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas. Tout le monde opine et dans tous les domaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceux qui savent et ceux qui ne savent pas sont égaux. L’essentiel, est ce que ça été validé. Ce qui a été dit, a été partagé, aimé et commenté ? Les gens sont-ils pour ou contre. Et c’est parti pour une nouvelle course. Celle déjà perdue. La course à la validation de l’opinion, le nouveau thermomètre qui oriente les faits et dits. A mardi prochain pour ma 330ème lettre. Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entre Nous : Embalo cède le pouvoir…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-embalo-cede-le-pouvoir-3111717.html</link>
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<description><![CDATA[ Le mercredi 26 novembre 2025, soit trois jours après la tenue de la présidentielle et des législatives et 24 heures avant la proclamation des résultats du scrutin présidentiel, plusieurs médias annoncent le renversement du Président Umaro Sisoco Embalo en Guinée-Bissau ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 23:22:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelques heures après, des militaires apparaissent à la télévision nationale pour confirmer avoir pris le pouvoir et instauré<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un Haut commandement militaire pour la restauration de l’ordre (HCM). Ils affichent « leur volonté de garantir la sécurité au niveau national et rétablir l’ordre » interpelés en cela par « la découverte par les renseignements généraux d’un plan visant à déstabiliser le pays avec l’implication des barons nationaux de la drogue ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lendemain, c’est-à-dire le 27 novembre, leur chef de file, le Général Horta N’Tam, prête serment au siège de l’Etat-major des Armées en qualité Président de la Transition. Pour un an !!! « La Guinée-Bissau traverse une période très difficile de son histoire. Les mesures qui s’imposent sont urgentes et importantes et requièrent la participation de tout le monde », souligne –t-il au terme du cérémonial.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au même moment, les Chefs d’Etats et de gouvernements de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest tenaient- en mode virtuel- une réunion extraordinaire sur la situation en Guinée-Bissau sanctionnée par la vieille rengaine. A savoir : la déclaration condamnant «fermement la tentative de prise de pouvoir par la force » et appelant à « un rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel ». La Cédéao annonce en outre la mise en place d’un « Comité restreint » devant effectuer le déplacement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à Bissau. Et, dans la soirée, le Président sortant, Umaro Sisoco Embalo, jusque-là retenu à l’Etat-major des armées, arrive « sain et sauf » au Sénégal.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui s’est passé en Guinée-Bissau n’est pas un coup d’Etat, mais une confiscation de la volonté populaire. Le Président Embalo a cyniquement opté de céder le pouvoir à ses frères d’armes pour qu’il ne tombe entre les mains de l’opposition. C’est un vol de la victoire de Fernando Dias dont le Général N’Tam et ses compagnons d’armes ne sont pas les commettants. Un jeu de rôle conçu et exécuté par des acteurs bien choisis. L’opposition bissau-guinéenne ne peut compter sur la Cédéao qui n’a presque plus de plumes après sa lamentable gestion des putschs au Mali, au Burkina-Faso, en Guinée et au Niger. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’épreuve de la rue est un pari risqué. Et les militaires du HCM redoutent un tel scenario. Ce qui pourrait expliquer l’arrestation de l’opposant et leader de l’emblématique Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), Domingos Simoes Pereira. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, Embalo aura réussi à faire ce que Macky Sall n’a pu réaliser au pays de la Teranga. Où, en pleine crise politique, le Président Sall a fait un appel du pied aux militaires. En effet, dans une interview accordée à Associated Press, en février 2024, il a lancé cet avertissement aux acteurs politiques : « faites attention, faites attention, parce que nous ne sommes pas seuls sur la scène. Et si les politiques ne sont pas capables de s’entendre sur l’essentiel, d’autres forces organisées (à savoir les militaires ou gendarmes) le feront à leur place. Et là, ils perdront tous ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Heureusement, les généraux, les colonels ou les capitaines de l’Armée sénégalaise demeurent fidèles à leurs serments de ne jamais trahir la République ni ses institutions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique : Le combat pour la dignité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-le-combat-pour-la-dignite-3111675.html</link>
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<description><![CDATA[ « Malgré les affirmations publiques, il y a encore des pays, il y a encore des hommes d&#039;autres peuples qui ne peuvent pas penser, qui ne peuvent pas accepter que nous, peuples africains, nous soyons majeurs, se convaincre que nous sommes majeurs, donc que nous sommes en mesure de nous déterminer librement, d&#039;administrer notre pays, notre économie comme nous l&#039;entendons ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 02:12:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès l'instant qu'un peuple est sans complexe, il est assuré de pouvoir surmonter ses faiblesses quelles qu'elles soient ; nos faiblesses, en République du Mali, nous saurons les surmonter », disait feu le président Modibo Kéïta dans son adresse à l’assemblée nationale en 1964.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">61 ans après, cette affirmation est encore plus que d’actualité au regard de tout ce qui se passe. Dans sa lutte pour sa souveraineté et sa dignité, le Mali est devenu une cible dont la gouvernance doit être absolument et rapidement combattue et abattue. Et puisque seule la fin justifie les moyens pour ceux qui voient d’un mauvais œil cette affirmation et cette rupture d’avec le passé, les « punisseurs » du Mali ont recours à tous les moyens, surtout les plus déloyaux et les plus abjects. Entre cabales médiatiques et guerre informationnelle d’un autre genre, entre soutien appuyé à des groupes terroristes et tentatives de déstabilisation, ils n’ont lésiné sur aucun moyen.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré tous ces coups de boutoir, le Mali a tenu et tient toujours bon, avec une osmose entre le peuple et ses dirigeants. Et le message est tout simplement limpide, car face à l’adversité nous ne nous résignons pas. Oui, nous nous battons sans cesse et pas à pas. Nous refusons les vérités inventées, nous nous opposons aux « réalités » falsifiées et mortifères. Nous nous élevons contre les mensonges et les manipulations destinées à hypnotiser les peuples pour les soumettre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’espoir est une révolte. L’espoir c’est la révolte du Malien d’aujourd’hui conscient de sa condition, et qui refuse ce qu’on veut lui faire dire ou faire faire. Parce qu’il est assez compétent pour comprendre par lui-même, et qu’il sait, seul, ce qu’il a à dire sans qu’on lui « souffle » son discours ou sa leçon. Se battre c’est la preuve que nous existons, que nous comprenons, que nous nous opposons dignement et fermement,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et que nous refusons de courber l’échine. Nulle violence dans ce combat, nulle folie destructrice, nulle haine. Juste une conviction, celle de notre détermination à reprendre à main notre destinée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certainement aussi un désir ardent, celui de bâtir le Mali de nos rêves et de nos ambitions. Si aujourd’hui nous sommes fiers de nous réclamer des Soundiata Kéïta, de Tiéba et de Babemba Traoré, de Banzani Théra, de Firhoun, d’El Hadj Oumar Tall… il faudrait que demain, nos enfants et petits-enfants aussi puissent se vanter de nous qui avons su marcher dans les pas de nos illustres devanciers. Comme le disait Franklin Delano Roosevelt : « le seul homme qui ne se trompe jamais est celui qui ne fait jamais rien. N’ayez pas peur des erreurs, pourvu que vous ne fassiez pas deux fois la même ». Au Mali, nous avons su tirer les leçons de nos erreurs passées et avons désormais une vision claire de notre avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salif SANOGO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>GOONGA TAN : Mali : l&amp;apos;or quitte le coffre des miniers</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/Pendant-deux-ans%2C-la-relation-entre-le-Mali-et-Barrick-Gold-sest-tenue-sur-une-ligne-de-cr%C3%AAte%2C-oscillant-entre-rupture-annonc%C3%A9e-et-bras-de-fer%2C-comme-si-lor-lui-m%C3%AAme-h%C3%A9sitait-encore-%C3%A0-choisir-son-camp.-3111614.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 29 Nov 2025 01:39:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La friction, née dans le sillage de la convention minière de 2023, s'est nourrie d'une nouvelle volonté : celle d'un État décidé à rompre avec des décennies d'exploitation jugée asymétrique.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le retour à la normale, intervenu ces derniers jours presque à bas bruit, dépasse le simple apaisement. Il marque un tournant, une réécriture du contrat moral entre le pays et ses ressources. Un moment où l'or quitte symboliquement le coffre des sociétés minières pour répondre à une exigence de souveraineté en maturation <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le différend n'était pas un banal litige fiscal, encore moins un dialogue de sourds. Il cristallisait la confrontation entre deux visions du monde : celle d'une multinationale habituée à la stabilité des conventions avantageuses, arc-boutée sur des certitudes ancienne ; et celle d'un État qui, pour la première fois depuis longtemps, assume pleinement la logique de la réappropriation nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce choc frontal, chaque partie se pensait dans son bon droit. Barrick invoquait les accords passés ; Bamako, la légitimité politique d'une renaissance économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La convention de 2023 fut le premier acte de cette réinvention. Elle redistribuait les cartes, relevait la participation de l'État, encadrait fermement les exonérations.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Elle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>signalait de ce fait la fin d'une ère avec laquelle les compagnies étrangères, souvent plus habiles que les administrations locales, cédaient au pays la part congrue d'un pactole extrait de son propre sol.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour nos autorités, dont le discours mêle désormais souveraineté, fierté nationale et justice économique, cette réforme devint fondatrice. "L'or qui brille enfin pour les Maliens" doit cesser d'être une formule, il devient une ambition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est dans cet esprit que Barrick fut sommée de renégocier ses opérations et de s'aligner sur la nouvelle doctrine. La résistance du géant minier fit glisser le débat vers l'affrontement : saisies conservatoires sur plusieurs tonnes d'or, blocage d'exportations, fermeture de bureaux, arrestations d'agents, mandat judiciaire visant le PDG, puis arbitrage international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque épisode ajoutait une couche de tension, mais aussi de détermination. Le Mali ne reculait plus : il ne revendiquait pas seulement un partage équitable, il imposait un nouveau paradigme, celui de "l'État maître chez lui".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce durcissement, qui n'est pas sans risques, il faut l'admettre, eut un double effet. Il secoua l'écosystème économique du secteur aurifère, où salariés, sous-traitants et petites entreprises dépendaient de la continuité de l'activité. Mais il fit naître un symbole puissant : pour la première fois, le Mali démontrait qu'il pouvait fixer ses règles et exiger qu'un acteur étranger, fût-il l'un des plus influents de l'industrie, s'y conforme. Le geste s'inscrivait dans une dynamique plus large de reconquête économique, dans un contexte sécuritaire où chaque décision politique relevait aussi d'un instinct de survie nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dénouement, survenu soudainement, s'imposa par lucidité. Barrick comprit qu'elle ne gagnerait pas la bataille du temps. Les griefs tombèrent, les mesures judiciaires furent levées, les employés libérés, les procédures internationales retirées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'activité peut reprendre, sur une base désormais claire : la convention de 2023 n'étant plus contestée, mais admise. Barrick restera au Mali, mais dans un Mali transformé, plus sûr de lui, plus astreignant, moins prompt à signer les yeux fermés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce retour à la normale n'est pas un retour. Il trace une ligne de partage : dorénavant, tout partenariat minier devra répondre à une logique de transparence, de partage et d'utilité publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali refuse d'être spectateur de l'extraction de son or ; il veut en être l'acteur central, le gardien et l'interprète. Encore faut-il que l'État maintienne la barre haute : gestion rigoureuse, contrôle accru, lutte réelle contre la corruption, réinvestissement dans les services essentiels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Reste la question fondamentale : l'or brillera-t-il vraiment pour les Maliens ? L'accord avec Barrick donne un premier signe : le pays peut faire valoir son droit sans perdre ses partenaires. Mais tout dépendra de la capacité à ne pas confondre souveraineté avec isolement, fermeté avec fermeture, revendication avec rigidité. Car la souveraineté a franchi l'étape de slogan pour devenir une discipline.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Non ! Le Mali n'a pas gagné en faisant seulement plier Barrick, il a gagné aussi en se prouvant à lui-même qu'il pouvait tenir debout. L'or n'est plus uniquement un métal, il devient la lumière d'une volonté. Reste à la transformer en richesse réelle, et non en simple mirage.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Seidina O DICKO<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste - Historien - Écrivain<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BIEN DIT : Un instrument politique de déstabilisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/bien-dit-un-instrument-politique-de-destabilisation-3111567.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 01:24:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Il ne faut pas se voiler la face, on a voulu nous faire croire que le terrorisme provient de l’extrémisme musulman ou d’autres formes d’extrémisme. Mais moi je l’affirme, au Mali et dans tout le Sahel, le terrorisme est fabriqué et soutenu par des puissances coloniales… Le terrorisme, n’oublions jamais cela, est un instrument politique de déstabilisation employé pour faire tomber ou changer les dirigeants à la tête de nos États » !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdoulaye Diop <o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père : Est&#45;ce la bonne communication ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-est-ce-la-bonne-communication-3111534.html</link>
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<description><![CDATA[ Oui cher grand-père,  aujourd’hui je compte opiner un tout petit peu sur notre communication dans notre lutte contre le terrorisme. Depuis fort longtemps, je réfléchis sur la stratégie que nous appliquons dans notre communication de la lutte contre le terrorisme. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 07:38:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, notre communication qui a pour principal objectif de montrer aux forces qu’ils sont incapables face à notre armée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, depuis fort longtemps, je pose la question qu’est-ce-que notre pays gagne dans un tel défi ? Quel résultat nous obtenons en retour après notre communication qui en général galvanise, pardon, défie les terroristes. Oui une communication qui a comme objet : « Faites encore plus, vous êtes nuls. Ce sont nous les plus forts ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les faits et encore les faits, cher grand-père, une communication comme change quoi en les faits ? Le changement nous est-il positif ? Met-elle fin ou diminue-t-elle le terrorisme ? Les actes de terreur contre lesquels, nous nous battons, ont-ils diminué ou augmenté avec notre stratégie de communication ? Voici ces quelques questions que je me pose.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les chargés de communication, sont –ils à la hauteur. Les communicants passent-ils par les bons canaux et les bonnes manières. En communiquant, arrivent-ils aussi à informer, genre à transformer leur communication en information vraie, digeste et constructive. Les communicants passent-ils par les acteurs de l’information ? Font-ils la différence entre information et communication ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je me pose d’autres questions sur les acteurs. Quand une direction des relations publiques devient un organe de presse ou un média, la direction joue-t-elle bien son rôle d’intermédiaire entre la presse et les acteurs. D’ailleurs, qui informe et qui communique ? Celui qui communique doit-il informer ? Celui qui doit informer, informe-t-il en la matière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je me pose aussi d’autres questions, je ne sais pas si on a la réponse pour moi : « Quand un Etat perd sa crédibilité, savons-nous les conséquences ? ». Avons-nous envisagé la hauteur de la situation d’un pays où le peuple a perdu la confiance en ses autorités ? Faut-il continuer cette gabegie où la crédibilité est cédée à vil prix ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher grand-père, si les groupes obscurantistes avaient le 1/100ème de la puissance de notre armée, nous ne serions pas là. Une armée avec l’armée de terre, l’armée de l’ère, les forces commandos, des forces spéciales, des forces de l’ordre (police, gendarmerie et garde), etc. Des milliers et des milliers d’hommes et de femmes. Des bataillons et des régiments. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réellement faut-il encore communiquer que cette armée est plus puissante qu’un groupuscule d’obscurantistes ? Cette communication est pour convaincre qui ? Celui qui ne sait pas cela, doit-il être un objectif national en matière de communication ? Doit-on continuer à passer à côté toute la puissance de la bonne communication en ratant la bonne cible ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La communication est incontournable dans tout projet mais il faut faire le distinguo entre communication et vocifération. Communiquons mais sainement et intellectuellement. Une communication populiste et de défi dans une guerre asymétrique ne nous servira pas forcément. Faisons appel à des spécialistes et gagnons cette guerre. A mardi prochain pour ma 329ème lettre. Inch’Allah ! <o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Lettre de Koureichy</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin : Hommage aux héros du carburant</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-hommage-aux-heros-du-carburant-3111538.html</link>
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<description><![CDATA[ Les membres du grin ont tenu à saluer cette semaine le courage de tous les acteurs engagés dans l’approvisionnement du pays en carburant. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 20:34:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils ont rendu un hommage appuyé aux pétroliers, aux chauffeurs, aux apprentis, ainsi qu’aux forces de défense et de sécurité qui escortent, souvent au péril de leur vie, les convois de citernes jusqu’à Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis septembre 2025, les convois sous escorte militaire sont devenus la cible d’attaques djihadistes. Plusieurs camions-citernes ont été incendiés, des véhicules détruits, et des vies humaines fauchées. L’objectif affiché de ces attaques est clair : étouffer la capitale en entravant son ravitaillement en carburant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré les risques, ces professionnels n’ont jamais renoncé. Ils continuent de parcourir les routes les plus dangereuses afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement national. Certains pétroliers ont perdu des citernes, mais aucun n’a abandonné. Le grin salue également les efforts des autorités qui, face à ces défis, ont accordé des avantages spécifiques aux chauffeurs de camions-citernes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, les membres du grin affirment leur solidarité pleine et entière envers tous ces acteurs. Ils les considèrent comme des héros du quotidien, convaincus que la nation saura conserver la mémoire de leur sacrifice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle : Epaves urbaines, un mal ignoré ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-epaves-urbaines-un-mal-ignore-3111537.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans de nombreuses villes du monde, les carcasses de voitures, de motos et d’engins abandonnés se multiplient et créent un vrai malaise dans nos quartiers. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 20:24:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre pays n’y échappe pas. Longtemps perçu comme un problème marginal, ce phénomène est devenu un vrai défi urbain. Il suffit de marcher dans nos rues pour voir ces véhicules hors d’usage, posés comme des squelettes de métal sur les trottoirs, devant les immeubles, dans les garages de quartier ou sur des terrains vagues. Ce n’est plus seulement un signe de négligence : c’est un danger qui pèse directement sur la sécurité et la santé de la population.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l’International Journal of Business Administration (Vol. 15, No. 1; 2024) ces épaves contiennent souvent des fluides toxiques, huiles usées, carburants, liquides de refroidissement, qui s’infiltrent dans le sol et polluent nos eaux. Elles attirent aussi moustiques et rongeurs, augmentant les risques d’épidémies dans les zones déjà très peuplées. À cela s’ajoute un sentiment d’insécurité grandissant. Au Nigeria, une étude publiée par ARC Journals (Volume 5, Issue 3, 2019, PP 41-51) a montré que certaines épaves servent même de caches pour des délinquants, créant de véritables “points chauds” criminels dans plusieurs villes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, ailleurs dans le monde, des solutions existent et ont déjà fait leurs preuves, tels que les primes à la casse ou pour remises d’épave (Corée du sud, Chine, Guadeloupe…). En Afrique du Sud, des plateformes citoyennes permettent de signaler une épave par simple photo, avec géolocalisation et suivi en temps réel, accélérant les opérations de retrait.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les villes africaines, où le nombre de véhicules augmente rapidement et où les filières de recyclage restent limitées, le défi est de taille. Mais l’expérience internationale montre que le problème peut être résolu. En combinant règles claires, ramassage organisé, participation des citoyens et aménagement des espaces publics pour décourager les dépôts sauvages, il est possible de changer la donne. Ce n’est pas une fatalité : c’est une question de volonté collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les épaves qui encombrent nos rues ne sont pas de simples objets abandonnés. Elles représentent une pollution qui s’installe, un danger qui grandit, un visage de la ville qui se dégrade. Mais partout où des actions fortes ont été menées, les résultats ont été visibles, rapides et certainement salutaires. Il y a toujours un “avant” et un “après”. Avant : des rues saturées de tôle rouillée, de désordre et d’insécurité. Après : des quartiers libérés, plus propres, plus sûrs, plus d’espaces verts agréables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Reste une question simple : pourquoi pas chez nous aussi ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entre Nous: Dialoguer... Pourquoi pas ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-dialoguer-pourquoi-pas-3111480.html</link>
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<description><![CDATA[ Le mot ‘’dialogue’’ avec les groupes armés djihadistes revient de façon récurrente sur les lèvres avec l’évolution de la situation sécuritaire, avec ses récentes manifestations, notamment les perturbations de l’acheminement des produits pétroliers sur le territoire national et leurs éprouvantes conséquences. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 11:59:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il importe peut-être de lever l’équivoque par rapport à cette option définie comme un ‘’mode deconversation qui comporte nécessairement raison, discernement, exactitude et sagesse, ainsi qu’une interpénétration des arguments convergents et convaincants au fur et à mesure qu’il se déploie parmi les interlocuteurs’’ selon Wikipédia. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’invite à être ouvert à la perspective du dialogue ne saurait signifier, comme certains ont tendance à croire ou à faire croire, que l’Etat arrête d’assurer ses obligations régaliennes de défense du territoire de la République, de protection des Maliens et de leurs biens. D’ailleurs cela n’est pas nouveau dans notre pays. La proposition a été faite pour la première fois, en 2014 par le Parti pour la reconnaissance nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le regretté président du Parena, Tiébilé Dramé, avait recommandé de prendre langue avec les «djihadistes» et d’appeler les terroristes étrangers à quitter notre pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fait pour un citoyen d’appeler au dialogue doit-il le faire passer pour un ennemi de son pays comme semblent croire ceux-là qui pensent avoir le monopole du patriotisme? Reste à savoir ce que cache véritablement leur hostilité à cette voie de résolution des crises. Sans exception, la Conférence d’entente nationale de 2017, le Dialogue national inclusif de 2019, les Concertations nationales de septembre 2020 après le coup d’Etat du 18 août, les Assises nationales de la refondation de 2021, le Dialogue inter-maliens de 2024<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>ont vivement recommandé ce dialogue. La Charte nationale pour la paix et la réconciliation prône un dialogue doctrinaire avec les groupes armés, comme en Mauritanie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la gestion d’une crise, aussi complexe de surcroît, le langage des armes ne doit pas occulter celui des arguments. Mais le constat est que ces recommandations légitimement formulées par les Maliens ont connu des évolutions contrastées. Certaines sont appliquées depuis belle lurette et produisent leurs pleins effets. Celles relatives à l’épineuse quête de paix attendent toujours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pourtant, du Président Amadou Toumani Touré à Assimi Goïta, en passant par Dioncounda Traoré et Ibrahim Boubacar Kéita, l’Etat a établi, à un moment ou un autre, le contact avec ces groupes via ses services spécialisés. Les libérations d’otages en constituent la parfaite illustration, y compris sous la transition en cours. Il s’agit des cas du regretté Soumaïla Cissé et de la Française Sophie Pétronin. Plus récemment, il y a eu celui du général à la retraite Cheick Ahmed Bin Maktoum bin Joumoua Al Maktoum,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>membre de la famille royale au pouvoir à Dubaï enlevé, le 22 ou 23 septembre 2025 dans sa ferme située à la périphérie de Bamako. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutes ces opérations de libération ont été effectuées au bout d’intenses négociations impliquant des services spécialisés de l’Etat et des intermédiaires investis de la confiance des parties. La complexité du péril sécuritaire requiert une « intelligence politique» pour que la paix règne sur chaque portion du territoire où les fils du Mali souffrent depuis de très longues années. Allez savoir pourquoi les esprits chagrins ne souhaitent nullement la fin de cette crise ! Malgré le nombre incalculable de tués civils et militaires, de mutilés civils et militaires, de veuves et orphelins, de déplacés et de réfugiés ! Malgré les destructions de biens publics et privés et leurs impacts incommensurables sur les activités économiques ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Espérons ne pas avoir à appeler un jour certains de nos compatriotes « les enfants gâtés de la crise » à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’instar des propriétaires des ‘’châteaux de la sècheresse’’ des ‘’milliardaires de la démocratie’’ ou des ‘’ventripotents du Sida’’.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chiaka DOUMBIA<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique :  Manipulations médiatiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-manipulations-mediatiques-3111469.html</link>
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<description><![CDATA[ Nous vivons désormais dans un monde dans lequel celui qui contrôle les algorithmes contrôle le récit. Celui qui contrôle le récit contrôle l’opinion publique. Et celui qui contrôle l’opinion publique détient le pouvoir politique. Un monde dans lequel les manipulations médiatiques sont devenues une redoutable arme de guerre. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 09:20:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Flash-back. En décembre 1989, l’image de cadavres nus, alignés dans la boue d’un cimetière de Timisoara, en Roumanie, prétendument exhumés du « faux charnier » de cette ville tristement célèbre, provoqua un emballement médiatique ayant abouti à l’arrestation et l’exécution du président Nicolae Ceausescu et son épouse. Et c’est après ce tragique évènement que les Roumains ont compris avoir été victime d’une des toutes premières campagnes de grande échelle de déstabilisation médiatique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La manipulation (par production, rétention ou déformation) est aussi vieille que l’information, c’est-à-dire que la vie en société, puisqu’elle lui est consubstantielle. Elle est partie prenante des ruses de guerre, qui ont toujours existé. Il nous semble préférable, car plus inclusif, d’utiliser le terme générique de « manipulation » qui est délibérée (elle suppose l’intention de nuire) et clandestine (ses victimes en sont inconscientes). Ici, nous nous intéressons aux manipulations de l’information cumulant trois critères : une campagne coordonnée, de diffusion de nouvelles fausses ou sciemment déformées, avec l’intention politique de nuire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec la viralité des TIC, ce sont désormais les algorithmes qui déterminent quels messages, donc quelles informations apparaissent dans le flux d’actualités des utilisateurs de réseaux sociaux. Il ne faut pas longtemps pour façonner l’opinion publique à l’aide de ces algorithmes ciblés. Et une fois que le mal est fait, il peut être extrêmement difficile, voire impossible, de revenir en arrière, avec des conséquences potentiellement catastrophiques pour les pays ciblés par exemple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces derniers temps, il y a eu un déferlement médiatique contre le Mali. Et tous les grands médias y sont allés de leurs commentaires sur une prochaine chute de Bamako. Cela ne va pas sans rappeler ce qui s’est passé en novembre 2021. A cette période, les mêmes médias avaient annoncés la chute de Addis Abeba. Selon eux, la capitale éthiopienne étaient dans la ligne de mire des rebelles du Tigré. Des informations qui ont provoqué le départ de nombreux diplomates et ressortissants étrangers. A l’arrivée, le lugubre scénario a fait chou blanc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ironie de l’histoire, c’est de cette pratique de guerre informationnelle dont se sert de nombreux groupes terroristes. En effet, les opportunités offertes par la sphère virtuelle pour mener des opérations de terreur avaient déjà été reconnues par Al-Qaïda. En 2005, Ayman al-Zawahiri déclarait : « Nous sommes dans une bataille, et plus de la moitié de cette bataille s’effectue dans les médias. Dans la bataille médiatique, nous luttons pour conquérir les cœurs et les esprits de notre Oumma (la communauté musulmane)». Dix ans plus tard, le Geneva Centre for Security Policy estimait que la campagne de Daech sur les médias sociaux lui avait permis d’attirer plus de 18 000 soldats étrangers, venant de plus de 90 pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Soyons conscients d’une chose, la désinformation exploite une paresse intellectuelle naturelle, qui consiste à ne pas exercer son esprit critique de manière systématique, et à relayer des propos naïvement sans chercher à les étayer par des preuves. Soyons donc vigilants et gardons-nous de relayer mécaniquement certaines informations qui, une fois diffusées, peuvent jouer sur le reflexe cognitif de nombreuses personnes, en créant un climat de peur et de désorganisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Salif SANOGO</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Focus : Terrorisme médiatique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-terrorisme-mediatique-3111451.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis plusieurs années, le Mali fait face à une guerre asymétrique menée par des groupes armés terroristes, soutenus par des puissances étrangères aux intérêts inavoués. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 07:10:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais à cette guerre sur le terrain s’ajoute une autre, plus insidieuse, plus perverse : celle de l’image, des récits, et des narratifs. C’est le terrorisme médiatique. Et cette guerre-là, elle se joue dans les studios et les salles de rédaction d’organes de presses français qui enchainent des éditoriaux biaisés, et des reportages orientés sur le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La récente crise du carburant, bien que réelle et complexe, a été le prétexte d’une offensive médiatique d’une rare violence contre notre pays et les autorités de la transition. Des chaînes françaises, connues pour leur hostilité constante envers nos autorités, ont sauté sur l’occasion pour dépeindre un Mali à genoux, un État failli, un peuple abandonné. Aucun effort d’analyse, aucune contextualisation, aucun respect pour la vérité. Juste une volonté manifeste de nuire, de salir, de discréditer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n’est pas nouveau. Depuis que le Mali a décidé de reprendre son destin en main, de rompre avec les tutelles extérieures et de refonder sa souveraineté, une partie de la presse française s’est muée en bras armé d’une diplomatie revancharde. Les mots sont choisis pour blesser, les images sélectionnées pour choquer, les analyses calibrées pour semer le doute. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais cette stratégie est un échec. Car le peuple malien n’est pas dupe. Il a compris que derrière les micros et les caméras se cachent souvent des agendas politiques. Il a compris que l’indignation sélective de certains éditorialistes français exprime en réalité la nostalgie d’un ordre ancien que le Mali a décidé de rejeter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce terrorisme médiatique ne vise pas seulement les autorités. Il vise l’âme même du Mali. Il cherche à briser la confiance du peuple dans ses institutions, à semer la division, à affaiblir la cohésion nationale. Mais c’est mal connaître la résilience malienne. Car plus les attaques s’intensifient, plus la conscience nationale se solidifie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps de dénoncer cette guerre de l’ombre qui se cache derrière les apparences du journalisme. Il est temps de construire nos propres canaux d’information et de renforcer notre souveraineté médiatique. Le Mali a choisi de se tenir debout. Il continuera à avancer, malgré les campagnes de dénigrement, malgré les manipulations. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>C H Sylla</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Décryptage : Les crises sahéliennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-les-crises-saheliennes-3111420.html</link>
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<description><![CDATA[ A l’aune des crises, les Sahéliens semblent être les citoyens africains les plus à subir. Le Sahel est le corps malade de l’Afrique. Les différentes analyses le démontrent. Le constat est troublant : la criminalité se développe, l’impunité est garantie, les injustices font légion et les conflits armés pullulent. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 02:03:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En cause, la mauvaise gouvernance et les ruptures constitutionnelles à répétition. Un contexte où phosphorent des réflexes de divisions et de mépris. Entre crises à répétition et absence de solutions durables, les choix des exécutifs sont diversement appréciés. Certains exécutifs butent et adaptent leurs politiques. D’autres se contredisent. A l’exception de quelques-uns, comme les Sénégalais, qui ont toujours su éviter la catastrophe : la rupture constitutionnelle. Le pays de la Teranga est mieux outillé et mieux organisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Divisions et rejets<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, l’histoire sociopolitique du pays montre que les Sénégalais sont un peuple critique et moins gouvernable. Comme l’illustre le bras de fer actuel entre le Président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. Mais, les Sénégalais protègent la forme républicaine de l’État. La démocratie fonctionne encore.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’autres peuples y parviennent difficilement. En Côte d’Ivoire, la crise ivoirienne après la mort de Félix Houphouët Boigny (1er président ivoirien) s’est soldée par un putsch militaire du général Robert Gueï contre Henri Konan Bédié en décembre 1999. La suite, ce sont des divisions politiques et des rejets (ivoirité) qui émaillent la vie de la nation ivoirienne. Enfin, en septembre 2002, le général Robert Gueï est assassiné alors qu’il n’exerce plus la fonction de chef d’Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Contradiction des intérêts</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chez notre voisin nigérien, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le 07 avril 1999, le président Ibrahim Baré Mainassara est assassiné par son aide de camp, Daouda Mallam Wanké. Dans le Sahel, les rapports de pouvoir riment avec rapport de force. Chez notre voisin guinéen, le 15 janvier 2010, le capitaine Moussa Dadis Camara est grièvement blessé à la tête par son aide de camp Aboubacar Sidiki Diakité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que Camara venait de prendre le pouvoir au nom du Conseil national pour la démocratie et le développement à la suite de la mort du général Lansana Conté. Sur le continent, la violence structure les rapports de pouvoir. Enfin, chez nous au Mali, le 30 mars 2012, l’éviction du président Amadou Toumani Touré par le capitaine Amadou Haya Sanogo plonge le pays dans l’incertitude. Signe des temps : le Sahel est rongé par la contradiction des intérêts : personnel et général.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Perte des moyens de subsistance<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, le président Assimi Goïta et son Premier ministre Abdoulaye Maïga affrontent d’importants défis sécuritaire, énergétique, diplomatique, etc. Ces défis menacent de dérégler nos sociétés : perte de repère, confusion des normes, etc. Les exemples de solidarité sont rares. L’intérêt personnel semble primer sur l’intérêt général. Entre désemparement et impuissance, la violence des inégalités détruit tout. De nouvelles fêlures apparaissent. Elles révèlent les situations d’abus et de souffrance : réfugiés, déplacés, assassinat, abus. Les habitants perdent leurs moyens de subsistance : bétail, commerce, école, environnement, terre…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour terminer, il faut souligner l’importance d’avoir une gouvernance utile, c’est-à-dire qui n’échappe pas à la compréhension des Sahéliens. Une gouvernance inclusive, fondée sur l’exemplarité et le respect des règles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Écoutons Saat-e-Brand d’Aryana Sayed.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Amara<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sociologue</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>GOOGAN Tan : Mali&#45;Mauritanie : le voisinage n&amp;apos;est pas un slogan, c&amp;apos;est une responsabilité !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/googan-tan-mali-mauritanie-le-voisinage-nest-pas-un-slogan-cest-une-responsabilite-3111384.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/googan-tan-mali-mauritanie-le-voisinage-nest-pas-un-slogan-cest-une-responsabilite-3111384.html</guid>
<description><![CDATA[ En tournée dans le sud-est de son pays, le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a fait halte, ce lundi 10 novembre, à Bassikounou, ville-frontière posée comme une vigie hésitante sur les confins maliano-mauritaniens. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 01:50:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une escale symbolique survenue dans un climat alourdi : fermeture de la frontière par le Mali, crispations agropastorales, tensions politiques et surtout mise à nu d'une réalité que bien des officiels mauritaniens s'efforcent de maquiller sous les voiles de la diplomatie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Devant les notables, le chef de l'État mauritanien a opté pour l'apaisement : "Le Mali est actuellement en guerre, il faut le reconnaître. On ne peut attendre d'un voisin en guerre les mêmes traitements qu'en temps de paix." Un propos volontairement conciliant, presque paternel, destiné à calmer les inquiétudes d'éleveurs mauritaniens privés des pâturages maliens où, depuis des générations, s'alimente plus de 70 % du cheptel mauritanien : près de trente millions de têtes qui broutent neuf mois sur douze les herbes de l'immense tapis végétal malien. Ce cycle pluriséculaire vient d'être brutalement interrompu par une décision souveraine du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais derrière cette crise apparente, derrière les plaintes des éleveurs et la douceur calculée du discours de Ghazouani, se profile une vérité autrement plus dérangeante : la Mauritanie n'est pas seulement un voisin inquiétant ; elle est devenue, pour de nombreux Maliens, un refuge officieux de forces hostiles au Mali, une arrière-cour logistique où groupes djihadistes trouvent soins, repli et facilités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette évidence, longtemps étouffée sous la raison d'État, a été confirmée par plusieurs partenaires du Mali, dont la Russie, qui ont publiquement évoqué des cellules terroristes opérant depuis le territoire mauritanien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et puis, il y a cette singularité mauritanienne, qui intrigue autant qu'elle dérange : dans toute la bande sahélo-saharienne, la Mauritanie est le seul pays que les groupes terroristes n'ont pas visé depuis plus de dix ans. Un îlot de tranquillité dans une mer de feu. Une exception qui crève les yeux. Comment comprendre que l'unique pays épargné soit précisément celui où les assaillants trouvent refuge, soins et répit après avoir frappé le Mali sur une frontière longue de près de deux mille kilomètres ? Cette ambiguïté s'est accentuée lorsque Nouakchott a procédé, il y a quelques mois, à un refoulement massif et inhumain de migrants maliens : camps improvisés, trajets forcés, familles disloquées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un épisode sombre, d'autant plus incompris que les deux peuples partagent un voisinage ancien, des brassages constants et une profonde parenté culturelle et spirituelle. En renvoyant des milliers de Maliens sans même un préavis, le président El Ghazouani imaginait sans doute que le Mali, absorbé dans une guerre existentielle, n'aurait ni le souffle politique ni l'assise stratégique pour répondre. Il s'est trompé !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fermeture de la frontière a été un rappel cinglant des interdépendances. Car, du jour au lendemain, le cheptel mauritanien s'est retrouvé sevré, et le déplacement présidentiel au sud du pays sonne comme une prise de conscience tardive : ce n'est plus une question diplomatique, mais une urgence nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Bassikounou, El Ghazouani déclare : "Le Mali reste un peuple frère (…) Ce n'est pas parce que nos frères sont en guerre qu'il faut oublier ce qui nous lie."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une formule fraternelle, sans doute sincère, mais qui résonne comme un pansement tardif sur une plaie à vif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car depuis plus de douze ans, tandis que le Mali mène un combat titanesque contre le terrorisme, la Mauritanie s'est tenue en retrait, parfois complaisante, souvent silencieuse. Pas un message de soutien. Pas une compassion officielle. Pas un geste de solidarité. Rien ! Comme si la tragédie malienne n'était qu'une affaire isolée, alors que la géographie du Sahel impose un destin partagé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette guerre asymétrique, le Mali joue pourtant un rôle de digue : Il est ce "couvercle sur la marmite en ébullition", pour reprendre la sagesse bambara, retenant au prix du sang l'avancée djihadiste vers l'ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Retirez ce couvercle, et c'est toute la région qui vacille.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je le redis la fermeture de la frontière est un signal premier signal, notre pays dispose d'autres leviers<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>: Le Mali n'acceptera plus que prospère, dans l'indifférence, une duplicité qui menace sa souveraineté et la vie de ses citoyens. Car malgré le ton adouci du président mauritanien, les zones d'ombre persistent :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- silence prolongé face aux massacres perpétrés au Mali ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- absence de condamnation claire du terrorisme ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- usage de son territoire comme zone tampon ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- renvois massifs et humiliants de Maliens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une simple déclaration d'apaisement ne suffit plus à effacer des années d'ambiguïtés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La tension actuelle n'a donc rien d'un accident. Elle procède d'une réalité plus profonde : la Mauritanie a longtemps voulu bénéficier du voisinage malien (pâturages, échanges, influence) tout en se tenant à l'écart de ses drames et, parfois, en servant de repli à ceux qui les provoquent. Aujourd'hui, la vérité s'impose. La tournée d'El Ghazouani n'est pas un exercice de proximité : c'est la manifestation publique d'une dépendance agropastorale vitale et d'une crise que l'on ne peut plus dissimuler.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La frontière fermée n'est pas une simple ligne sur la carte : elle est devenue le miroir d'une décennie de duplicité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, le Mali, malgré ses blessures et ses sacrifices, demeure le rempart qui protège toute la sous-région d'une marée qui ne cesse de monter. Ignorer ce rôle, le minimiser ou l'instrumentaliser revient à courir des risques dont les conséquences dépasseront largement les deux rives de la frontière. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Les crises passent", a dit le président mauritanien. Certes ! Mais encore faut-il avoir le courage de regarder en face ce qui les provoque. Oui !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Entre deux pays liés par l'histoire, le voisinage n'est pas un slogan : c'est une responsabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une responsabilité que le Mali assume au prix fort, et disons le net et fort aucun voisin, désormais, ne peut plus se permettre de l'éluder.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Dicko  Seidina Oumar journaliste - Historien - Écrivain</span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>L’œil De Le Matin : Loulouni, un grenier à protéger de l’insécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-loulouni-un-grenier-a-proteger-de-linsecurite-3111360.html</link>
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<description><![CDATA[ Loulouni (4 863 habitants en 2005), nouveau cercle de la région de Sikasso, est ces derniers jours la cible du JNIM. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 02:09:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, ayant presque échoué à imposer le blocus des hydrocarbures par des attaques contre les camions-citernes, ces terroristes s’en prennent aujourd’hui aux populations civiles de ce cercle et à leurs défenseurs que sont les Donzo (chasseurs). Et cela avec des moyens les plus lâches comme les drones kamikazes. Ainsi, entre le 11 et le 12 novembre 2025, plusieurs chasseurs ont perdu la vie au cours des affrontements contre des terroristes. Et au moins une dizaine de villages ont été incendiés. Ce qui a poussé une grande partie des habitants à fuir pour se réfugier ailleurs, notamment à Kadiolo (480 km au sud de Bamako).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’utilisation des drones kamikazes par Jama'at Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin ou Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM/GSIM) traduit la lâcheté d’une organisation criminelle sérieusement éprouvée par les assauts meurtriers des Forces armées maliennes (FAMa). C’est aussi le seul moyen de vaincre les chasseurs qui lui ont infligé de lourdes pertes dans les premiers affrontements sur le terrain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Cela fait plusieurs semaines que les donzos tentent d'empêcher les terroristes d'entrer dans les villages, de s’implanter dans la zone. Et on ne peut pas dire que les premiers affrontements ont tourné en faveur des terroristes qui ne connaissent pas le terrain autant que nos chasseurs. Et c’est sans doute pour se venger qu’ils utilisent les drones kamikazes qui leur permettent d’attaquer tout en restant à l’abri des armes traditionnelles des chasseurs », nous a confié une notabilité qui refuse de céder à la panique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’objectif du JNIM est clair : comme dans le centre du pays, il s’agit de semer la terreur et de créer la panique pour vider les villages de leurs habitants.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce qui n’est pas sans conséquences. Depuis des années, les populations du centre du Mali ne parviennent plus à mener leurs activités socioprofessionnelles comme l’agriculture, la pêche et l’élevage (les éleveurs y ont été dépouillés de leurs parcs). Au-delà des populations victimes, les conséquences socio-économiques se font ressentir partout dans le pays, notamment dans la capitale où elles se traduisent par le renchérissement du coût de la vie (oignon, ruminants, viande…).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, ces criminels veulent s’attaquer au Sud, le grenier céréalier du Mali, en vidant les villages de leurs habitants. Avec un microclimat, qui n’a rien à envier à de nombreuses régions ivoiriennes, Loulouni a été dotée par la nature d’immenses étendues de terre très riche et abondamment arrosée. Les habitués de la RN7 (Route Nationale N°7) vous parleront des immenses rizières à l’entrée de la ville (en venant de Zégoua). Céréales (riz, mil, maïs, fonio…), tubercules (patate douce, manioc, igname…), légumes, fruits (colas, ananas, banane, orange, mangue, citron, avocat…) y sont produits. Selon les saisons, ce sont des camions chargés qui quittent fréquemment Loulouni (surtout les jeudis, jour de la foire hebdomadaire) pour approvisionner le cercle de Kadiolo, la région de Sikasso, le reste du pays, voire le Burkina et la Côte d’Ivoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La zone est donc un immense et précieux grenier qu’on doit protéger à tout prix pour qu’elle ne devienne jamais un sanctuaire du terrorisme ou du grand banditisme. Jusque-ici, les chasseurs veillaient au Grin pour que la zone ne devienne pas un no man’s land. Mais, avec les armes non conventionnelles que les terroristes du JNIM utilisent contre eux, leur résistance est vouée à l’échec.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut une vaste opération de répression et de ratissage, ainsi qu’une présence même temporaire des FAMa pour rassurer les populations. Nous ne doutons pas de la capacité de nos Forces de défense et de sécurité (FDS) à desserrer cet étau comme elles ont réussi à nous défaire du blocus que les obscurantistes ont voulu imposer à notre pays en créant une pénurie de carburant. Vivement donc que l’opération « Fuga Kènè » se manifeste à Loulouni et dans tout l’ex-canton du Folona !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moussa Bolly</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entre Nous : Lucidité, ouverture, rassemblement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-lucidite-ouverture-rassemblement-3111348.html</link>
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<description><![CDATA[ «C’est par le rassemblement qu’un peuple éprouvé révèle sa grandeur et sa capacité à relever les défis ». ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 13:25:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une conviction que partage, pour la énième fois, Me Mountaga Tall dans son «Appel à la raison et à la responsabilité collective». Homme de droit connu pour sa rigueur professionnelle et la pertinence de ses analyses, l’avocat invite en effet ses concitoyens « à la lucidité, à l’ouverture et au rassemblement ….Au-delà des affirmations, des accusations, des dénégations ou des explications, il est indéniable que le Mali traverse aujourd’hui des moments difficiles, à bien des égards inédits. Les Maliens souffrent, et se taire face à cette réalité reviendrait à cautionner l’insupportable, voire à faire preuve d’irresponsabilité».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon Me Tall, « la lucidité exige de regarder la réalité en face… de saluer la résilience admirable de nos compatriotes. Mais il faut aussi reconnaître qu’une interminable résilience peut se transformer en résignation, laquelle peut ouvrir la voie à la révolte qui peut conduire à la répression. Ayons pleinement conscience de ce risque et veillons à le conjurer !».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce diagnostic est naturellement suivi d’une proposition visant à guérir le grand corps malade qu’est devenu notre pays. C’est d’abord l’ouverture qu’il suggère aux autorités actuelles. Elle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’exclut pas, explique-t-il, le dialogue avec ceux de nos compatriotes qui ont pris les armes, afin de mettre un terme au bain de sang que nous subissons. « Convainquons-nous que dialoguer, négocier, ne signifie en aucun cas capituler !» <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ensuite le rassemblement des Maliennes et des Maliens,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un impératif dont il livre les grandes lignes, à savoir :<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« assurer la cohésion au sein de l’institution<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>militaire ; permettre à la société civile d’exercer librement son rôle de sentinelle ; prendre des mesures concrètes et visibles contre la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vie chère, les coupures de courant, la pénurie de carburant, le chômage notamment des jeunes ; restaurer les partis politiques, et œuvrer de façon consensuelle à leur rationalisation et à leur moralisation tels que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>demandées par les Assises nationales de la Refondation (ANR) ; libérer les détenus dont la privation de liberté ne repose que sur l’expression d’opinions, de points de vue ou d’autres propos qui leur sont attribués ; et favoriser le retour des exilés qui ne font pas l’objet de poursuites judiciaires et donner des garanties d’une justice impartiale à ceux qui sont poursuivis ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme quoi les crises dont nous souffrons ont d’autres solutions qui peuvent être explorées à côté de celles privilégiées par les autorités, si difficiles voire douloureuses soient-elles. Le Mali dispose aussi de ressources nécessaires pour les porter !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le célèbre avocat prêche-t-il dans le désert ? Son «Appel à la raison et à la responsabilité collective» sera-t-il entendu ? Le moins que l’on constate est qu’il n’est pas seul à défendre de telle conviction au sein de l’opinion publique malienne. De plus en plus de voix se font entendre à cette fin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Salif Sanogo : Destin</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/salif-sanogo-destin-3111309.html</link>
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<description><![CDATA[ De l’ombre à la lumière, certains Hommes ont vu leur existence suivre une trajectoire que personne n’aurait pu prédire. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 07:53:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il en est ainsi, par exemple, de Soundjata Kéïta qui, de victime de moquerie du fait de son infirmité, s’est redressé pour devenir un intrépide guerrier et empereur du Mali ! L’inverse aussi est possible, de la gloire à la déchéance, comme cet ancien chef d’État qui, des lustres du palais, s’était retrouvé coincé entre les quatre murs de la prison de la Santé ! Dans les deux cas, l’on dira que tel était certainement leur destin, que tout était déjà écrit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ne vous arrive-t-il pas souvent de penser fort à quelqu’un et de recevoir son appel téléphonique ? Tout comme d’écrire un mot au moment même où quelqu'un d’autre le prononce ? A peine vous vous rappelez d’une vieille chanson et, qu’à votre grande surprise, vous l'entendez quelques minutes après à la radio... N'avez-vous jamais vécu de telles situations, qui vous font hésiter entre pur hasard et coïncidence ? Ou vous dire « Ça doit être un signe du destin ! » <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On ne saurait, en effet, penser au destin sans se demander quelle est la part de nos erreurs et de nos mérites dans nos échecs et nos réussites. Sommes-nous devenus ce que nous sommes par la conséquence de nos qualités et de nos défauts ? De nos actions et de nos pensées ? Ou bien, était-il nécessaire que nous en arrivions là où nous en sommes arrivés ? Tout ce qui advient est-il en fonction d'un ordre établi ? Autrement dit, serions-nous tous programmés à l’avance ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, tout être vivant accomplit son destin et suit sa destinée, à partir de la naissance, et compte tenu des facultés qui sont les siennes. Pour faire simple, on peut donc ainsi résumer le principe par cette expression : « Je fais ce que je peux, le destin fera le reste ! » Toutefois, le destin ne contrôle pas tous les instants de la vie. Il en maitrise néanmoins les rouages les plus importants comme la mort ou les grandes rencontres de la vie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quoi qu’il arrive, dites-vous que le destin gagne toujours. Et, croyez-moi bien, cela n’empêche pas certaines personnes de vouloir lui échapper, en refusant d’être fataliste, et de vouloir leur propre destinée. Ce qui nous amène sur le terrain du karma qui n’est rien d’autre que l’énergie que nous créons, notamment celle dans nos pensées, nos sentiments, nos paroles, notre comportement, nos intentions…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrement dit, l’énergie que nous créons et qui émane donc de nous-mêmes, c’est notre karma. Mais parfois, nous ne prenons en compte que ce qui est visible, alors que le karma c’est aussi ce qui ne l’est pas. Nous parlons peu, alors que nous pensons beaucoup. Des fois nous parlons de façon juste, mais il nous arrive de ne pas penser de manière juste.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il nous faut donc trouver l’alchimie nécessaire entre nos propos et nos pensées. Bien vrai que c’est le destin qui distribue les cartes, c’est bien nous qui les jouons. Et comme le disait le romancier Paul Courty : « il est heureux que l’homme ne connaisse pas d’avance son destin. S’il savait le sort qui l’attend, il s’y déroberait au début de la vie, comme un cheval chargé se couche et refuse obstinément d’avancer, au pied d’une côte trop escarpée à gravir ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">#vision #sagesse<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salif Sanogo, Journaliste Malien<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les soliloques d’Angèle : Intox médiatique, un mal à contenir</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-intox-mediatique-un-mal-a-contenir-3111293.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans un monde où l’information circule désormais plus vite qu’elle ne se vérifie, l’intox médiatique s’impose comme un défi pour le métier de journaliste. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 02:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La désinformation n’est plus marginale : elle influence des opinions, modifie des comportements collectifs, manipule des électorats et fragilise des nations entières. À mesure que les réseaux sociaux ont transformé chaque citoyen en diffuseur potentiel, et avec la montée de l’IA, la frontière entre vérité et fiction s’est dangereusement amincie, ouvrant la voie à des phénomènes dont l’impact dépasse largement le champ médiatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire récente a été marquée par des cas d’intox d’ampleur mondiale. L’un des plus emblématiques reste celui des prétendues armes de destruction massive en Irak en 2003. Relayée par de grands médias internationaux sur la base d’informations insuffisamment vérifiées, cette rumeur a contribué à justifier une intervention militaire qui a profondément bouleversé la région et laissé une trace durable dans la mémoire collective. Ce précédent a révélé une faille essentielle : même les sources officielles doivent être questionnées, confrontées et analysées avec rigueur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La manipulation n’a cessé d’évoluer, trucage des élections, développement de la psychose avec notamment l’exemple du Covid-19, multiplications des vidéos d’un réalisme impressionnant qui attribuent à des personnalités publiques des paroles ou des actions totalement fictives. À l’ère où « voir » n’est plus une preuve, le journalisme se retrouve face à un défi inédit : vérifier non seulement les faits, mais aussi l’authenticité des images elles-mêmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les effets de l’intox sur une nation sont profonds et systémiques. Elle fragilise la cohésion sociale en opposant des groupes sur la base d’informations fausses, érode la confiance envers la presse et les institutions, entretient un climat de suspicion qui affaiblit les débats publics, perturbe les décisions politiques et, à terme, menace le fonctionnement démocratique lui-même. Une société qui ne sait plus distinguer le vrai du faux devient vulnérable aux manipulations, aux dérives autoritaires et aux fractures internes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, la lutte contre la désinformation n’est ni perdue ni impossible. La responsabilité revient à chaque média, chaque autorité de contrôler, réguler et censurer au besoin. Parallèlement, l’éducation aux médias devient indispensable : apprendre aux citoyens à analyser une source, à reconnaître à détecter un contenu douteux. A cela s’ajoute l’éthique professionnelle qui est essentiel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à la tentation du sensationnalisme ou de l’audience facile, le retour aux fondamentaux, rigueur, croisement des sources, prudence dans la formulation est une nécessité vitale. Le journalisme n’est pas qu’un métier de diffusion : il est un métier de filtre, de repère et de responsabilité publique. Si la désinformation peut affaiblir une nation, une presse solide, disciplinée et intègre peut au contraire la renforcer et c’est ce qu’il nous faut.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin : &amp;quot;Et si on mise sur les vendeurs détaillants !&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-et-si-on-mise-sur-les-vendeurs-detaillants-3111291.html</link>
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<description><![CDATA[ Au grin, les membres estiment qu’il est temps d&#039;inviter les vendeurs détaillants de carburant à entrer dans la danse. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 01:54:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon eux, ces vendeurs informels qui proposent du carburant en bidons ou en bouteilles en dehors des stations-service, pourraient contribuer à réduire les longues files d’attente constatées dans les stations, souvent débordées par l’afflux de clients.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les membres du grin reconnaissent que la pratique avait été interdite par les autorités pour des raisons de sécurité. Toutefois, ils jugent qu’une réévaluation s’impose au niveau des villes, car les quantités disponibles à chaque livraison restent insuffisantes par rapport à la demande.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le grin, la solution passe par l’exploration de différentes options, leur étude sérieuse et la mise en œuvre de celle qui pourrait réellement soulager les populations. Ils restent convaincus que la présence de plusieurs vendeurs détaillants allégerait efficacement la pression sur les stations-service.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Lettre à grand&#45;père :  Le terrorisme, c&amp;apos;est quel courant ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-le-terrorisme-cest-quel-courant-3111289.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher grand-père, je n’ai jamais cessé d’alerter sur le silence des savants sur la crise malienne jusqu’à cette 327ème lettre. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 18:50:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui encore, un scenario d’amalgame se dessine au sud, pas ethnique cette fois mais un courant religieux. Et malheureusement le silence des savants triomphe de nouveau et laisse place à des novices qui éclairent des néophytes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, de l’amalgame et une conclusion hâtive et simpliste sur tout un courant religieux. Comme ça s’est exactement passé dans le centre pour ceux qui ont bonne mémoire. Et malheureusement encore, aucun savant pour expliquer les courants, leur point commun et de discordes. Aucun débat d’islamologues ou de théologiens scientifiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Personne pour expliquer le salafisme et ses différences avec le sunnisme ou le wahabisme. Aucun savant pour mettre la lumière sur les salafistes partisans de l’ordre établis qui sont contre qu’on s’en prenne aux gouverneurs. Aucun, pour parler des salafistes polpotistes non radicaux et ceux qui ont opté pour le djihad. Les salafistes militaristes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucun historien pour rappeler qu’en 2012, le djihadisme n’a pas pénétré le territoire malien sur fonds salafiste ou wahabite. Aucun sociologue pour convaincre qu’en 2015, tout près, les Peulhs étaient divisés entre disciples de Sékou Salah, des Kounta, des Fouta etc. Et que le terrorisme n’a recruté que sur fond ethnique dans des lots de misère et de frustrés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucun islamologue n’est présent pour apporter la lumière sur les limites fixées par les salafistes et ceux qu’ils appellent les ‘’Kawarijs’’, ‘’les gens qui ont quitté’’. Pour eux, ceux-là, sont des ‘’kawarijs’’. Les mêmes que nous appelons ici les djihadistes ou terroristes. Qui aussi à leur tour, se divisent entre deux groupes terroristes : Al-Qaïda et Daech. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alqaida et Deach, qui s’affrontent au Mali depuis 2018 mais, tu ne tomberas jamais sur un analyste qui dira les lignes de différence entre les deux groupes terroristes. Leurs courants et leurs idéologies. Oui car tout ceci, c’est une question d’idéologie et de courants. C’est une doctrine mais qui use de toutes les stratégies et de toutes les fissures pour semer le chaos.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« De simple musulman, religion qui prône la paix, à semeur de terreur quelle éducation ? », « Musulman authentique, intégriste, radical à extrémiste », devrait des thèmes et de thèses de laboratoire pour comprendre et apporter les solutions à notre crise. Les accusations qui ne feront qu’alimenter la haine. Chose dans laquelle puise le radicalisme. A mardi ! Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entre Nous : Quid de ces importateurs victimes de pertes sur les corridors ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-quid-de-ces-importateurs-victimes-de-pertes-sur-les-corridors-3111264.html</link>
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<description><![CDATA[ C’est une lapalissade que dire que les conséquences des destructions de camions- citernes sur les différents corridors d’acheminement des hydrocarbures dans notre pays, ouvertement revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, sont durement ressenties par les populations. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 14:30:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet si la quête de quelques litres de gasoil ou d’essence occupe largement le quotidien des usagers, les importateurs des produits pétroliers, quant à eux, paient un très lourd tribut à cette nouvelle forme d’insécurité détruisant leurs véhicules de transports de fret liquide, blessant ou faisant disparaître leurs conducteurs et apprentis, ou leur ôtant la vie. Sans autre forme de procès! Plusieurs de ces opérateurs économiques ont perdu dans ces corridors plus de 20 voire 30 camions-citernes. Les préjudices subis sont s'évaluent à des milliards de nos francs ! Ils sont certainement appelés en outre à faire face à leurs responsabilités d'employeurs vis-à-vis des familles des agents frappés de sinistres pendant le service.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, cette situation inédite sera difficilement sans conséquence sur les recettes fiscales et douanières, fortement tributaires du dynamisme de nos opérateurs. On ne devrait donc pas être surpris que le Trésor public enregistre des manques à gagner voire des pertes sèches. Même les banques partenaires des entreprises évoluant dans le <o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">secteur des hydrocarbures pourraient avoir des soucis à se faire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question est de savoir ce que pourrait envisager l’Etat pour ces entreprises si durement éprouvées, qu’il a pourtant l’obligation d’aider au regard du contexte. Une doléance a été soumise, le 21 octobre 2025, au Premier ministre, Général Abdoulaye Maïga, par le Groupement malien des professionnels du Pétrole (GMPP).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le gouvernement réagira-t-il par la création d’un fonds d’appui pour les victimes ? Une partie des recettes provenant des mines sera-t-elle consacrée aux victimes des vandales <o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">des corridors? L’Etat leur accordera-t-il un appui indirect en les dispensant du paiement, pendant une période donnée, des contributions fiscales et droits douanes ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des décisions fortes s’avèrent sans doute indispensables car il doit tendre la perche à ces entreprises et opérateurs économiques sevrés de leurs moyens de production. Vers la signature suivie de la mise en œuvre d’un pacte de solidarité ?<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Par Chiaka Doumbia</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décryptage : Comment sécuriser Bamako sans délaisser les régions ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-comment-securiser-bamako-sans-delaisser-les-regions-3111201.html</link>
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<description><![CDATA[ Content de vous retrouver pour ce premier décryptage du mois dans lequel je n’évoquerai pas la grâce de Boualem Sansal, les bisbilles entre le Président sénégalais et son Premier ministre, mais plutôt la question de la sécurité, la priorité des Maliens. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 15 Nov 2025 02:02:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces dernières semaines, les Maliens se sont accoutumés aux scènes de file d’attente dans les stations-service à Bamako pour se ravitailler en carburant à cause du blocus du groupe Jama’at Nusrat al-islam wal Muslimin (Jnim) sur les hydrocarbures. Pour une partie des Maliens, ce n’est qu’une étape à franchir dans le bras de fer entre le Mali et le Jnim. Pour d’autres, c’est un des symptômes de la détérioration sécuritaire. Ce qui est certain, le système sécuritaire est mis à rude épreuve. Or, notre pays occupe le 18eme rang militaire en Afrique selon Global Firepower Index, avec un indice de puissance à 2,2379.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Loin de moi l’idée de faire un réquisitoire sur les choix sécuritaires, mais plutôt de mettre en relief la nécessité d’innover le système sécuritaire de manière à l’adapter aux besoins des Maliens aussi bien à Bamako que dans les régions qui croupissent sous les horreurs des groupes narcoterroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Monstrueux et injuste</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 08 novembre 2025, à Tonka dans le cercle de Goundam, la jeune Tik Tokeuse Mariam Cissé est exécutée par le Jnim sur la place publique de sa ville. C’est monstrueux et injuste. Mariam fait les frais de sa résistance à la pensée unique. Une période sépulcrale de notre histoire. Désormais martyre, Mariam est victime de l’injustice sécuritaire dont souffrent les populations rurales contrairement aux populations urbaines, moins touchées au quotidien par la dégradation sécuritaire. Dans les deux cas, la société malienne est traversée par un malaise, générateur d’un sentiment d’abandon et d’impuissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les groupes narcoterroristes multiplient les fronts de guerre comme l’illustrent le blocus des hydrocarbures et l’élimination des opposants à leur guerre. Ce sont des nouvelles formes de criminalité pour mettre sous emprise psychologique la société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mariam, symbole des femmes et des hommes résistants<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela dit, revenons à l’exécution de Mariam. Elle symbolise le Mali des femmes et des hommes qui ose dire non à une guerre sale. Une guerre qui rappelle les atrocités de 2012 : mutilations, humiliations, embrigadements, etc. Décidément, le passé ne passe pas. Certains sont discrets sur l’exécution de Mariam. D’autres se lancent dans les algarades. Mais une Mariam en cache une autre. Des Mariam, il y en a partout. Et au milieu du gué, elles luttent avec détermination pour améliorer leurs conditions d’existence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que l’on y croit ou pas, Mariam incarne ces peuples qui osent dire non. Et un peuple qui ose dire non est un peuple libre. Les Malgaches l’ont prouvé en disant non au manque d’électricité et d’eau grâce à la mobilisation de la Gen Z. La suite, c’est la chute du pouvoir d’Andry Rajoelina le 14 octobre 2025. Cela s’appelle la démocratie. Ne faites pas de tir de barrage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La sécurité, une œuvre commune</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme les Malgaches, les Maliens gagneront en liberté en osant dire non au processus d’homogénéisation de la pensée, accentuée par le numérique. Voilà le maître-mot, le numérique. Il est devenu un vecteur de violence et de dépréciation de l’homme. Le mépris, l’humiliation, la haine, l’abus, la terreur et la criminalité font légion. C’est le contexte, celui de la propagande et de la fragmentation de la société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains en profitent pour faire sonner les canons. D’autres s’en servent pour dominer. Aujourd'hui comme hier, les Maliens ont besoin de sécurité pour vivre. Cette sécurité sera une œuvre commune. Ni l’incrimination de la Fédération de Russie, des Etats-Unis d’Amérique ou de la France n’aidera à sécuriser et à innover le Mali. Mais, seule notre capacité à poser nos responsabilités individuelles et collectives donnera à comprendre des enjeux de sécurité et de paix. Une vitalité pour préserver le Mali de la guerre, cette absence d’humanité qui nous chosifie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Plaidoyers pour la sécurité</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Terminons ce papier par trois plaidoyers pour la sécurité. Premier plaidoyer, la sécurité est l’affaire de tous : Maliens et partenaires du Mali. Droit essentiel, elle se réalise grâce à notre capacité à coconstruire un état de paix. En d’autres termes, la sécurité n’est pas seulement d’avoir des équipements militaires, mais aussi de créer les conditions de la paix. Deuxième plaidoyer, la sécurité consiste à prendre des décisions qui garantissent la liberté d’opinion et d’expression.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mieux vaut hériter d’une liberté créatrice que d’une opulence assujétissante. « La liberté est dangereuse, dure à vivre autant qu’exaltante » disait A Camus. On voit bien que les populations maliennes, burkinabés ou nigériennes sont extorquées de leurs biens matériels faute de sécurité. Le troisième et dernier plaidoyer pour la sécurité consiste à travailler à l’amélioration matérielle des conditions d’existence des peuples. Cela signifie de faire de bons choix politiques pour réinventer nos systèmes de sécurité et de gouvernance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La conjonction de ces trois plaidoyers enjoint d’avoir du sang-froid pour se défaire des experts d’un soir et agir dans le sens de l’intérêt général : sécurité des Maliens. Par exemple, la libération des détenus politiques élargit le spectre du champ des possibles pour réaliser la liberté, la paix et le bien-être des Maliens. Question de bon sens ! Voilà ce qui mettra d’accord les Maliens pour faire un pas de côté et sortir de ce Mali des privations, des tortures et des prisons à ciel ouvert. Le sens politique oblige ! Les régimes changent avec les hommes, mais le Mali reste notre patrie commune.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Méditons sur cet enseignement du vieux sage Ogotemmêli : « Lorsque votre fusil vous a éclaté au visage, sur quoi tiriez-vous ? » (Dieu d’eau de Marcel Griaule).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Amara<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sociologue</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>GOONGA TAN : Crise du carburant au Mali :  Le dernier souffle des djihadistes ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-crise-du-carburant-au-mali-le-dernier-souffle-des-djihadistes-3111184.html</link>
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<description><![CDATA[ La guerre que les groupes armés terroristes livrent au Mali a longtemps trouvé, dans l&#039;immensité du territoire national, un terrain favorable à sa prolifération. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 15 Nov 2025 01:54:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec plus d'un million deux cent quarante mille kilomètres carrés, un relief difficile et des frontières poreuses, le pays offrait, depuis 2012, un refuge idéal à ceux qui avaient juré sa déstabilisation. Pendant des années, ces bandes, soutenues par des puissances obscures, ont profité de l'isolement géographique des régions septentrionales pour s'enraciner dans certaines localités, érigeant leurs maquis en micro-États de la terreur. Mais ce calcul s'avère aujourd'hui une erreur stratégique majeure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les terroristes avaient misé sur la peur. Ils pensaient qu'en semant la mort, en frappant les civils, en détruisant les infrastructures et en minant les routes, ils provoqueraient l'effondrement moral de la nation. C'était mal connaître le peuple malien. L'histoire, chez nous, n'est pas seulement mémoire : elle est résistance. L'appel lancé par Modibo Keïta, en août 1960, après la dislocation de la Fédération du Mali, avait vu des milliers de citoyens marcher, parfois des centaines de kilomètres, pour regagner la patrie. Ce sursaut patriotique s'est rejoué, sous d'autres formes, à chaque menace. Les Maliens, héritiers d'un passé de dignité, se sont toujours dressés quand leur terre, leur cohésion ou leur honneur étaient en jeu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tels des feux de Saint-Elme, les flammes djihadistes sont portées par des esprits malveillants, croit-on au Mali, et s'éteindront comme elles ont commencé : en feu follet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui encore, ce réflexe collectif s'exprime avec une intensité nouvelle. La stratégie du chaos, conçue pour diviser, soude au contraire le pays. Les attaques qui devaient inspirer la peur renforcent la solidarité. Les campagnes de désinformation, souvent relayées par une certaine presse étrangère, se heurtent à la vigilance d'un peuple qui a appris à lire entre les lignes. Et les alarmes diplomatiques, parfois précipitées, ont fini par dévoiler le caractère intéressé de certains regards extérieurs sur la crise malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le renforcement progressif des Forces armées maliennes (FAMa), la donne a changé. Ce qui était autrefois une armée dépendante d'aide a retrouvé confiance, moyens et initiative. Les bastions djihadistes tombent les uns après les autres, de Kidal à Ménaka. Le centre de gravité du conflit s'est déplacé : n'étant plus en mesure de tenir le terrain, les terroristes ont choisi la fuite en avant. Leur guerre est devenue asymétrique et désespérée : une guerre de l'ombre, faite d'embuscades, d'engins explosifs improvisés, de voitures piégées et d'attaques contre des convois civils.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais même cette forme d'agression s'essouffle. N'ayant pu faire plier l'armée ni soulever la population contre l'État, les groupes terroristes ont cru bon de frapper l'économie. Ils ont voulu asphyxier le pays en s'attaquant à ses voies d'approvisionnement en pétrole. Une stratégie que l'on retrouve dans d'autres zones de conflit, de l'Irak à la Syrie, où les djihadistes, acculés, ont cherché à couper les vivres aux gouvernements légitimes. Pourtant, comme ailleurs, ce calcul s'est retourné contre eux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En s'en prenant au carburant, les terroristes ont touché à la sève même de leur propre logistique. Moins de carburant, c'est moins de mobilité, moins de raids, moins de capacité à entretenir les pick-up de guerre et les motos qui assurent leurs fuites devant le feu des FAMa. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ciblant les citernes, ils ont en réalité entamé leur propre autonomie. Pendant que les convois de l'armée escortaient les citernes jusqu'aux grandes villes, les FAMa en ont profité pour lancer une contre-offensive méthodique. Le long des routes de ravitaillement, de Kolondiéba à Gao, des opérations de ratissage ont neutralisé des centaines de combattants et détruit leurs caches.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 2 novembre dernier, l'armée malienne a frappé un grand coup à Sirakoro, dans le cercle de Kolondiéba : une base terroriste entière a été détruite, ses chefs neutralisés, ses arsenaux récupérés. Ce type d'opération, désormais récurrent, traduit une transformation profonde de la guerre. Les FAMa, autrefois sur la défensive, imposent dorénavant le tempo. L'armée nationale agit comme un organisme adapté à la guerre moderne : mobile, réactive, connectée à la population.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette évolution rappelle d'autres expériences réussies. Le Mali suit aujourd'hui ce même chemin de reconquête, à la fois militaire et psychologique. Car, au fond, la véritable victoire contre le terrorisme n'est pas celle des armes, mais celle des esprits. En abandonnant le terrain militaire pour s'en prendre aux marchés, aux bus, aux villages ou aux infrastructures économiques, les terroristes ont révélé leur faiblesse. Ils ont cessé d'être une force de guerre pour devenir une force du désespoir. Et ce désespoir, paradoxalement, sert la cause de ceux qu'ils croyaient vaincre. Chaque attaque désormais renforce la détermination des Maliens ; chaque sabotage appelle une riposte mieux pensée ; chaque victime devient symbole d'une résistance nationale qui transcende les divisions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'ennemi, en croyant affamer la nation, s'affame lui-même. En réduisant les importations de carburant, il s'auto-immobilise. En déplaçant ses opérations vers le Sud, il réduit son champ d'action et facilite la concentration des moyens militaires maliens. En exposant ses réseaux d'appui, il livre ses protecteurs à la lumière. Et, pendant qu'il s'enlise dans la logique du chaos, l'État malien, lui, se restructure. Ce n'est plus une guerre que les terroristes mènent, c'est une fuite en avant. Une fuite dont la fin semble déjà écrite, parce qu'elle repose sur une erreur fatale : avoir sous-estimé la résilience d'un peuple et la capacité d'une nation à se réinventer sous le feu. Le Mali, uni dans l'épreuve, a compris que la victoire n'est pas seulement militaire, elle est morale. Et celle-là, les terroristes l'ont déjà perdue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">DICKO Seidina Oumar </span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Journaliste - Historien - Écrivain</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Entre Nous : Les orphelins des … corridors</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-les-orphelins-des-corridors-3111178.html</link>
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<description><![CDATA[ Plusieurs chauffeurs et apprentis de camions-citernes ont été tués ou portés disparus depuis que le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (Gsim) a mis à exécution sa menace d’empêcher l’approvisionnement du pays en hydrocarbures ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 11:34:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Combien sont-ils exactement, ces martyrs de la route ? Jusqu’ici, leur nombre exact n’est pas l’objet d’un bilan officiel. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces conducteurs de camions-citernes sont de véritables héros. S’il ne fait l’ombre d’un doute qu’ils sont morts pour le Mali, la nation a l’obligation de prendre soin des enfants qu’ils laissent derrière eux. Au péril de leur vie, ils ont accompli des missions d’utilité publique, même s’ils ne sont pas des fonctionnaires ou des éléments des forces armées de défense et de sécurité.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’article 2 de la Loi n°2016-058/ du 27 décembre 2016 instituant les pupilles en République du Mali, dispose que :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Peuvent prétendre à la qualité de Pupille de la Nation :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- les enfants mineurs des personnels des forces armées et de sécurité et autres corps paramilitaires, des fonctionnaires et agents de l’Etat et tout autre citoyen dont l’un des deux parents ou le tuteur légal sont morts ou sont portés disparus ou déportés à l’occasion de guerres, de conflits armés ou d’opérations de maintien de la paix ou de sécurisation, ou à l’occasion de l’exécution de mission, de service commandé ou de service public, ou se trouvant du fait de ces évènements, dans l’incapacité de pourvoir à leurs obligations et charges de famille ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- les enfants mineurs des parents décédés des suites d’évènements déclarés catastrophes naturelles reconnues par l’Etat. Il en est de même si les tribunaux établissent la responsabilité de l’Etat dans d’autres types de catastrophes ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le gouvernement peut se référer à cette disposition légale pour accorder le statut de pupille de la nation aux orphelins des chauffeurs qui ont perdu tragiquement la vie sur les différents corridors. Le ministère des Transports et des Infrastructures ainsi que le département de la Santé et du Développement social peuvent en faire la proposition au Premier ministre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans tous les cas, les syndicats de chauffeurs doivent la soumettre aux autorités compétentes. Le Conseil national du Patronat du Mali (CNPM), la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (Ccim) le Groupement malien des professionnels du Pétrole (GMPP) et le Groupement professionnel des pétroliers du Mali (GPP) ont l’obligation de les soutenir dans cette démarche.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Le JNIM profite de la contradiction dans le jeu politique au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/le-jnim-profite-de-la-contradiction-dans-le-jeu-politique-au-mali-3111144.html</link>
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<description><![CDATA[ Les groupes armés, notamment le JNIM, ne doivent pas être considérés comme acteurs du jeu politique au Mali. Ces groupes armés et leurs soutiens financiers de l’extérieur creusent et profitent plutôt de la contradiction interne entre les acteurs maliens. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 10:22:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre pays traverse les conséquences d’une contradiction radicale entre deux types d’acteurs : les partisans d’un régime pluraliste (démocratique), qui a évolué à partir de 1991 avec ses propres contradictions internes, et la tendance actuelle avec le type d’acteurs, qui ne se reposent pas forcement sur une organisation politique, et qui est née de la révolte contre la mal gouvernance des premiers. Cette tendance se caractérise par la vision avec des objectifs à atteindre, que ceux-ci soient réalistes ou idéalistes, veille à garder les leviers de la gouvernance, tirant des leçons des décennies d’indépendance du Mali, pour éviter certaines erreurs du passé, comme les programmes d’ajustement structurels et la liquidation des sociétés et entreprises d’Etat des années 80, les reformes administratives imposées par l’extérieur, comme celles portées par la régionalisation contenues dans les accords du désaccord d’Alger entre l’Etat malien et les groupes armés irrédentistes en 2015.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces deux courants, marqués aussi par la différence d’approches, se rapportant à la diplomatie, aux relations internationales, notamment par rapport à l’ancien colonisateur, et certaines puissances soupçonnés de toujours tramer des combines, de créer des situations troubles, la confusion en période de paix ou de guerre, pour piller les ressources nationales. Ainsi, la mauvaise gestion et la mauvaise répartition des ressources, l’appât du gain facile, l’inéquité et l’exclusion font partie des causes de la contradiction entre les deux tendances qui se disputent actuellement le Mali. Certains trouvent paradoxal qu’on ne cite pas les groupes armés terroristes comme acteurs de la contradiction dont l’étau parait se resserrer autour de l’Etat. En effet, les groupes armés, notamment le JNIM, ne doivent pas être considérés comme acteurs du jeu politique au Mali. Ces groupes armés et leurs soutiens financiers de l’extérieur creusent et profitent plutôt de la contradiction interne entre les acteurs maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’il y a un troisième courant, c’est celui catalysant l’opportunisme de certains, qui regardent la direction du vent et attendent de s’aligner, n’affichant aucune conviction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, de plus en plus, certains acteurs politiques ont des points de vue qui trahissent une alliance tacite avec les groupes terroristes qui participeraient avec eux à la gestion du pouvoir, avec en ligne de fond les ressources du Mali comme trésor de guerre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, chacun de ces deux courants en présence a ses contradictions internes, qui ne favorisent pas les retrouvailles, les intérêts personnels étant souvent mis au-dessus du Mali, alors qu’il faille l’inverse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La population va-t-elle se soulever au Mali ? Non, elle est devenue consciente en comprenant mieux le jeu politique, à l’origine pour le peuple, mais devenu un jeu d’intérêts personnels et partisans. La population n’est plus dans les dispositions de servir de bétail de validation ou de légitimation de pouvoir, à verser son sang pour des assoiffés du pouvoir qui l’utilisent pour se hisser au pouvoir avant de les écarter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">B.Daou<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BIEN DIT : Les médias d’ailleurs « ne parlent pas assez de nos héros »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/bien-dit-les-medias-dailleurs-ne-parlent-pas-assez-de-nos-heros-3111113.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 02:01:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">« Beaucoup d’articles continuent de se concentrer sur les conflits en Afrique ou sur des cas de mauvais leadership. Mais où sont les histoires qui parlent de progrès, d’opportunités, de créativité et d’innovation ? Où sont les récits sur nos arts, nos cultures, nos imaginaires ? Quand on parle de meilleures histoires, on parle de celles qui mettent en avant les innovateurs, les jeunes entrepreneurs, les personnes qui font bouger les choses, qui créent, qui progressent...</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Le continent est jeune, et partout, de nombreux jeunes accomplissent des choses incroyables. Il faut raconter davantage ces histoires-là : elles inspirent, informent, éduquent et on n’en a pas assez. On ne parle pas assez de nos héros. Si nous, Africains, ne mettons pas les moyens pour développer nos propres médias, personne ne le fera pour nous… Quand on parle de meilleures histoires, on parle de celles qui mettent en avant les innovateurs, les jeunes entrepreneurs, les personnes qui font bouger les choses, qui créent, qui progressent…</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Le continent est jeune, et partout, de nombreux jeunes accomplissent des choses incroyables. Il faut raconter davantage ces histoires-là : elles inspirent, informent, éduquent et on n’en a pas assez. On ne parle pas assez de nos héros » !</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Moky Makura</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p><i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">Directrice exécutive de Africa No Filter</span></i></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil De Le Matin : Des villas de la sécheresse aux milliardaires de la démocratie…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-des-villas-de-la-secheresse-aux-milliardaires-de-la-democratie-3111124.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-des-villas-de-la-secheresse-aux-milliardaires-de-la-democratie-3111124.html</guid>
<description><![CDATA[ « En sortant du parking, Dombo se mouilla deux doigts. Il n&#039;avait aucune raison de faire confiance à l&#039;autre. Il entreprit de compter les billets debout face à la barrière de fil de fer qui clôturait l&#039;Office. De l&#039;autre côté, des buissons épars indiquaient que les lieux étaient encore la brousse. Dombo compta avec un plaisir évident, sûr d&#039;être seul. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 01:46:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Mais là, à quelques mètres, adossé à un arbuste et dissimulé par un buisson, l'archer comptait en même temps que lui. Mais au lieu de billets de banque, il dénombrait, lui, des bulletins de décès avec, tamponnée en gros caractères sur chacun, la mention : mort de faim ! Pressentant une présence, Dombo leva la tête et vit l'archer qui le pointait de sa flèche. Il lâcha aussitôt la liasse sous le coup de la panique. Les billets s'éparpillèrent au vent. Tournant les talons, il esquissa la fuite... <i style="mso-bidi-font-style: normal;">» </i>!</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Erreur fatale !</span></i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">C’est un passage de <i style="mso-bidi-font-style: normal;">« L’Archer bassari »</i> du journaliste-écrivain Modibo Sounkalo Keita. Une œuvre lue plusieurs fois au second cycle du fondamental et rappelée à nos bons souvenirs par le film (Le Serveur) qui a inspiré notre précédente chronique (<i>L’ŒIL DE LE MATIN : Vivre les mains tendues à nos bourreaux</i>. Le Matin N°653 du jeudi 6 novembre 2025). <span style="background: white;">Dans <i>« Le Serveur »</i>, des victimes de différents secteurs constituent un <i>« Commando »</i> pour prendre en otage les officiels réunis dans un hôtel pour le lancement d’un nouveau programme contre… le chômage ! Dans le livre de Modibo Sounkalo, ceux qui sont censés leur venir en aide pour les soulager leur font plus de mal que la sécheresse. Et c’est un archer qui se charge de les venger de ceux qui ont fait de leur galère une source de fortune. </span>Ce roman décrit la lutte d'une communauté bassari d'Oniateh, victime de neuf ans de sécheresse, et expose la situation dramatique des pays sahéliens confrontés à la sécheresse.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Alors que le village d'Oniateh meurt de faim et de soif, l’aide alimentaire qui leur a été promise est détournée par des fonctionnaires véreux pour leur être ensuite proposée à prix d'or sur le marché. Pour survivre, les anciens du village décident de vendre l'idole d'or qui assure la fécondité au sein de la communauté. Ils envoient quatre jeunes du village la vendre dans la capitale. Ceux-ci ne donnant plus de signes de vie, deux émissaires sont envoyés à leur recherche. Quand ils les retrouvent, ils sont convaincus par eux de partager le prix de la vente et de mener une vie de luxe dans la capitale. Ayant appris la nouvelle, un groupe de villageois décide d'envoyer à son tour le jeu archer Atumbi pour les venger. Celui-ci effectue sa mission et les tue un à un avec son arc. Une double enquête, menée par la police et par un journaliste, Simon Dia, permet de trouver les coupables, qui sont finalement épargnés eu égard aux circonstances. Tel est le synopsis de l’œuvre.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Outre la dénonciation des effets de la sécheresse sur le délitement de la société, dont <i>« l'anomie est caractérisée par les détournements successifs »</i>, la violence et les abus de pouvoir, ce roman décrit les conséquences connues de l'exode rural qui, le plus souvent dans de telles conditions, condamne les filles à la prostitution et les garçons à l'exploitation ou à l'alcoolisme. Sans compter que pour l’auteur, c’est aussi une manière de rejeter l'aide alimentaire internationale et de préconiser une modernisation de l'agriculture en Afrique.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">« Le roman policier convient bien à la dénonciation des crimes économiques et des crimes de sang. Modibo Sounkalo Kéita a été un des premiers à l’introduire dans la littérature africaine francophone. Il l’a utilisé dans L'Archer bassari pour fustiger les pouvoirs publics qui profitent de la misère généralisée par la désertification dans les pays du Sahel : ceux-ci, sans vergogne, ont détourné l’aide humanitaire pour s’enrichir et laisser mourir de lentes agonies ceux à qui un tel recours était destiné »</span></i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">, analyse Abdoulaye Berthé dans <i>« L’Archer bassari ou la chronique d’une anomie annoncée dans les pays du sahel »</i> (Institut de français pour les étudiants étrangers/IFE de la faculté de lettres et sciences humaines de l'université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal).</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; background: white;">Cette œuvre n’est pas sans nous rappeler les «<i><span style="border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;"> Villas de la sécheresse »</span></i>, en référence à une affaire de mauvaise gestion d'aides internationales dans le passé pour s’enrichir, construire des villas par l’exploitation de la misère de son prochain. L'expression est surtout utilisée pour symboliser un gaspillage de ressources et une mauvaise utilisation de l'aide humanitaire en des temps de crise, une situation qui a marqué les esprits pour être souvent citée en exemple. Comme les <i><span style="border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">« Villas de la sécheresse »</span></i>, nous avons aussi eu dans notre pays <i><span style="border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">« Les milliardaires de la démocratie »</span></i>. Au lieu d’enrayer la corruption, la délinquance financière… la démocratie leur a servi de terreau fertile. Elle a permis à une élite économique de s’enrichir grâce aux opportunités politiques et à la libéralisation économique... Ce scandale implique des personnes qui, tout en étant richissimes, sont devenues des acteurs centraux du système politique, parfois en contournant des processus démocratiques ou réglementaires. Cette situation soulève des questions sur la concentration du pouvoir et de la richesse.</span><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> <o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">« L’Archer bassari »</span></i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;"> nous rappelle également l’affaire dite du <i>« Fonds mondial contre le sida, le paludisme et la tuberculose »</i>. Il s’agit d’un détournement de fonds découvert en 2010 et qui avait entraîné la suspension des subventions par le Fonds mondial. Le gouvernement malien a depuis remboursé les fonds mal gérés et a entrepris des enquêtes internes, tandis que le Fonds mondial a repris et lancé de nouvelles subventions dans le pays après des mesures de réforme. </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Les fonds contre le Covid 19 n’auraient pas échappé à la même gestion scandaleuse et certains gestionnaires desdits fonds sont actuellement en prison. En réalité, au Mali, rares sont les programmes et les projets qui ne cachent pas un scandale dans leur gestion financière. Des villas de la sécheresse à la gestion scandaleuse de différents fonds (sida, paludisme et tuberculose ; Covid 19…), en passant par les milliardaires de la démocratie, ce sont les mêmes maux et les mêmes pratiques qui rongent notre société et hypothèquent nos efforts de développement socioéconomiques.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moussa Bolly<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les soliloques d’Angèle : Mobilité africaine : une chance à organiser, un potentiel à valoriser</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-mobilite-africaine-une-chance-a-organiser-un-potentiel-a-valoriser-3111083.html</link>
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<description><![CDATA[ Quand on parle de diaspora, beaucoup imaginent immédiatement les Africains qui partent en Europe, en Amérique ou dans les pays du Golfe. Pourtant, il existe une autre réalité, souvent oubliée mais très présente autour de nous : celle des Africains qui quittent leur pays pour aller vivre dans un autre pays du continent. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 07:52:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette migration interne, parfois discrète, fait pourtant partie du quotidien au Mali et de l’ensemble de l’Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans nos quartiers, nos marchés, nos écoles, nos entreprises, on croise des frères venus des pays proches et d’autres pays un peu plus éloignés. Certains viennent créer des entreprises, chercher du travail, d’autres viennent poursuivre leurs études, d’autres encore fuient des difficultés, des crises politiques ou des violences. Tous viennent avec une histoire, une famille, des espoirs. Ils arrivent avec le même rêve que chacun de nous : trouver un avenir meilleur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils louent des maisons, achètent au marché, paient les transports, envoient leurs enfants à l’école. Ils participent à la vie du pays, parfois dans des secteurs où la main-d’œuvre locale manque ou ne souhaite pas travailler. Ils apportent aussi des idées nouvelles, d’autres façons de faire, et parfois des méthodes plus modernes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan culturel, leur présence enrichit nos villes. Elle fait circuler des langues, des saveurs, des musiques et des façons de penser. Grâce à ces échanges, nos sociétés découvrent, apprennent et s’ouvrent à d’autres réalités du continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais cette présence, comme toute mobilité humaine, peut aussi créer des défis. Peur que les emplois se raréfient, peur que les habitudes changent trop vite, peur de l’inconnu dans un contexte d’insécurité ; ces inquiétudes sont compréhensibles. Elles méritent d’être écoutées et prises au sérieux, non pas pour nourrir la méfiance, mais pour trouver des solutions équilibrées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car l’enjeu n’est pas de rejeter l’autre, ni de fermer les portes. L’enjeu est de mieux organiser, mieux encadrer, mieux intégrer. Cela passe par des règles claires, par le respect mutuel, par la valorisation du travail de chacun, mais aussi par des actions pour soutenir les jeunes du pays dans la formation, l’emploi et l’entrepreneuriat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali et le Sahel sont connus pour leur hospitalité. Cette tradition ne doit pas disparaître. Elle doit évoluer avec le temps, s’adapter aux réalités, mais rester au cœur ; de nos valeurs. Car au fond, qu’il soit né à Bamako, à Conakry, à Ouagadougou ou à Niamey, chaque Africain aspire aux mêmes choses : dignité, sécurité, travail, respect et espoir pour sa famille. Et quand nous nous regardons comme des frères plutôt que comme des étrangers, c’est toute l’Afrique qui avance et nous aussi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin : &amp;quot;On ne peut pas enlever nos véhicules&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-on-ne-peut-pas-enlever-nos-vehicules-3111079.html</link>
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<description><![CDATA[ À en croire les membres du grin, les gens sont obligés de garer leur véhicule dans les stations-service pour pouvoir faire le rang et avoir du carburant à temps. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 07:36:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon eux, tant que cette pénurie va perdurer, il sera difficile, voire impossible, de ne pas garer les voitures dans les stations-service en attendant l'arrivée des citernes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes (Cecogec) a interdit le stationnement des véhicules devant les stations-service de Bamako pour des raisons de sécurité publique et pour fluidifier la circulation. Le Comité a estimé que cette mesure vise à prévenir les risques de sécurité publique, tels que l'obstruction de la circulation et la perturbation des ravitaillements, et à traiter le problème des véhicules abandonnés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au grin, les membres pensent que cette interdiction du comité n'est pas la solution. Ils restent convaincus que seul<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un approvisionnement suffisant de tous les points de vente peut être une alternative à cette situation. Certains membres affirment même avoir stationné leur véhicule dans les points de vente les plus proches parce que le réservoir était à sec, du coup impossible pour eux de retourner à la maison. "On peut pousser une moto jusqu'à la maison, mais on ne peut pas faire de même pour la voiture", a justifié un des membres. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le grin dans son ensemble invite le Comité à revoir sa décision qui, selon lui, est difficile à respecter.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Ibrahima Ndiaye </span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père :  Mariam, martyre des libertés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-mariam-martyre-des-libertes-3111078.html</link>
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<description><![CDATA[ Mariam Cissé de Tonka, Tombouctou, Mali, Afrique et du monde ; Mariam Cissé, femme, fille, être humain ! Mariam Cissé du droit à la vie, à l’existence et à être ! Mariam Cissé, symbole martyre de la martyre de Tonka, de Diré, de Goundam, de Tombouctou et du Mali tout entier. Mariam Cissé de la liberté et du droit. Mariam Cissé, la martyre ! ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 07:29:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faut-il encore décrire cette scène, revenir sur cette histoire qu’ont vécue les habitants de Tonka ? Faut-il dire ce qui s’est passé ? Devrons-nous demander autre chose pour Mariam que d’être reconnue martyre ? Autre chose que d’être désormais le symbole et le rempart de la résistance de la lutte et de la victoire contre l’obscurantisme ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faut-il autre chose que de demander à toutes les Maliennes et à tous les Maliens de faire d’elle, notre force de dire Non et de nous battre contre l’extrémisme violent. D’unir nos forces et nos convictions contre ceux qui veulent freiner nos libertés et violer nos droits à leur guise et intérêt. De se tenir la main de Tonka, Kona jusqu’à Diongaka pour dire Non ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faut-il encore dire autre chose à qui d’autres pour nous rejoindre dans notre lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent et son obscurantisme. Quelle image faut-il encore montrer pour convaincre qui, que nous faisons face à des sanguinaires sans foi ni loi ? A des gens qui n’ont aucune limite à la violence et qui n’épargneront personne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Erigeons Mariam en martyre nationale, symbole de la liberté artistique et culturelle. Erigeons Mariam Cissé en martyre culturelle et patriotique pour qu’en voulant mettre fin à sa vie, qu’ils l’aient éternisée à jamais dans nos archives nationales et les souvenirs des droits humains, des droits et des libertés. Erigeons Mariam Cissé en martyre pour qu’à jamais, nous ne l’oublions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mariam Cissé, tout comme Diougou Sidibé de Kayes doivent être des pans de notre questionnement civilisationnel. Nos remises en question du parcours éducationnel et de notre culture. Comment est-ce possible sous ce siècle ? Ces crimes. Comme le disent les Bambaras : « Avons-nous quitté tôt mais sans aller nulle part » ? Posons-nous des bonnes questions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelle civilisation voudrions-nous pour nos filles, nos femmes et nos mères ? Un Mali où les femmes sont violées, violentées et même exécutées ? Quel avenir voudrions-nous pour nos filles ? Des Aoua Keita, Des Mariam Kaïdama, des Aminata Dramane et des Sy Kadiatou Sow ? Ou bien des femmes résignées dans la peur imposée par des lois sans lumière ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mariam Cissé doit être le départ populaire de dire Non à toutes les dictatures politiques, religieuses et idéologiques. Mariam doit être le repère du chemin des droits et des libertés. Sinon nous sommes tous des futures Mariam Cissé, l’un après l’autre, des uns ou des autres. Repose en paix, Mariam Cissé ! Mariam Tonka ! Ma 326ème lettre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique : Guerre asymétrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-guerre-asymetrique-3111056.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 02:12:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Imaginons un peu une personne atteinte d’un cancer du poumon par exemple. Sans traitement, la tumeur initiale va grossir, se propager aux ganglions lymphatiques proches puis, peut former des métastases dans d’autres organes comme le cerveau, les os ou le foie. Et même avec un traitement, on est par moment obligé de passer par des solutions radicales, douloureuses et couteuses, comme la chimiothérapie afin d’éviter la métastase.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le terrorisme est justement comme un cancer s’incrustant dans un pays, en empruntant la voie de la guerre asymétrique. <span style="color: black;">« <i>La guerre est un caméléon</i> », disait Clausewitz. Le terrorisme est pire qu’un caméléon car il prend des formes inattendues puisque toute sa stratégie est fondée sur l’imagination et la ruse.</span></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-fareast-language: FR;"> De nos jours, les acteurs de la guerre asymétrique ont vite compris l’intérêt des technologies pour renouveler leur répertoire d’action. À la kalachnikov et au plastic s’adjoignent désormais la ligne de code et l’art de transformer en armes des objets technologiques civils. Aux explosifs improvisés utilisant des téléphones portables ont en effet succédé de véritables innovations, combinant des objets civils <i>high-tech</i> pour, grâce à un effet d’échelle par exemple, en faire des armes redoutables.</span><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-ansi-language: FR-ML; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-fareast-language: FR;">Les terroristes du JNIM ne font pas exception. En investissant l’infosphère, à travers les réseaux sociaux, ils ont restauré le volet symétrique de l’affrontement, mais dans un registre principalement non-cinétique : l’impact de citernes en flamme est en effet bien supérieur au nombre de morts, surtout qu’ils arrivent à perturber la distribution créant un vent de panique. Sachant qu’ils ne pourront pas sortir vainqueur d’un affrontement direct avec les forces armées maliennes, ils multiplient la guérilla, tout en mettant un accent particulier sur la communication digitale.<br>Le personnage de Bina Diarra n’est pas le fruit du hasard. Depuis quelques temps déjà, les dirigeants du JNIM ont changé la teneur de leur message et de leur messager. Les discours ne se font plus en arabe ou en fulfuldé. Tout se fait désormais en bamanakan pour pouvoir toucher le maximum de personnes et le patronyme de Bina est là pour pouvoir choquer davantage la majorité de la population. Ainsi, s</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;">ur les champs de bataille comme à distance des opérations, les technologies de l’information et de la communication donnent à des modes d’action non conventionnels, et aux entités qui les portent, un pouvoir sans précédent.<span style="mso-font-kerning: 1.0pt; mso-ligatures: standardcontextual;"><o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;">Souvenez-vous, les attentats du 11 septembre 2001 ont fait la démonstration qu’avec des moyens infimes, qu’il était possible d’obtenir des résultats totalement disproportionnés et de terroriser la première puissance du monde. N’oublions pas non plus, comme nous l’enseigne encore Clausewitz, que « <i>la guerre est une simple continuation de la politique par d’autres moyens</i> ». Derrière Bina Diarra se cache les cerveaux et les bras armés de cette cabale macabre contre le Mali.</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-fareast-language: FR;"> Encore une fois, </span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">si les groupes terroristes parviennent en partie à combler l’écart qui les sépare des États, c’est qu’ils évitent l’affrontement militaire au profit d’une lutte d’ordre <i style="mso-bidi-font-style: normal;">psychologique</i>. Ruse et terrorisme s’appuient sur un même ressort, qui est moins physique que moral : le but recherché n’est pas tant la <i style="mso-bidi-font-style: normal;">destruction</i> que la <i style="mso-bidi-font-style: normal;">dislocation</i> du moral de l’adversaire. À défaut de pouvoir l’emporter physiquement, les terroristes cherchent à prendre l’ascendant au plan moral et à l’emporter psychologiquement. Ainsi le terrorisme est-il « <i>la forme la plus violente de la guerre psychologique</i> ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les temps sont certes difficiles, la recrudescence des attaques de citernes le long de certaines routes provoque une atmosphère anxiogène, et la pénurie de carburant peut faire douter les plus déterminés. Mais chez nous, on a l’habitude de dire que lorsque le rythme du tam-tam s’accélère cela veut dire que soit l’instrument va se déchirer ou que la fin de la partie n’est plus loin. Les FAMA s’adaptent aux méthodes non conventionnelles de l’ennemi et ne tarderont pas de se montrer à la hauteur de la confiance des Maliens. Mais n’oublions pas que leur force réside dans notre union et dans notre foi en l’avenir du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salif SANOGO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Entre Nous : Donald se Trumpe !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-donald-se-trumpe-3111036.html</link>
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<description><![CDATA[ Si c’est par conviction qu’il s’est ainsi exprimé, il sera lourdement ‘’trumpé’’. Et ce ne sera pas une première. S’il s’agit en revanche d’un de ces buzz par lesquels il a bâti sa réputation, qu’il sache que c’est une plaisanterie de mauvais goût. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 12:05:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 31 octobre 2025, le Président des Etats Unis d’Amérique, a pris la lourde responsabilité de déclarer que «le christianisme est confronté à une menace existentielle au Nigeria….Les islamistes radicaux sont responsables de ce massacre de masses ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lendemain 1er novembre, Donald Trump est allé loin sur le Truth social avec cette menace: «Si le gouvernement nigérian continue de tolérer les meurtres de chrétiens, les États-Unis cesseront immédiatement toute aide au Nigeria, et pourraient très bien aller dans ce pays désormais déshonoré en défouraillant à tout-va, pour anéantir complètement les terroristes islamistes qui commettent ces atrocités horribles. J’ordonne au ministère de la Guerre de se préparer à une éventuelle action». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interrogé, le dimanche 2 novembre, par un journaliste de l’AFP curieux de savoir s’il envisage une intervention terrestre ou des frappes aériennes, le locataire de la Maison blanche a répondu : «Ça pourrait être beaucoup de choses. J’envisage beaucoup de choses». Et le Secrétaire d’Etat américain de la Défense, Pete Hegseth, d’enfoncer le clou en se disant : «prêt à intervenir à tout moment».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités nigérianes ont rejeté catégoriquement ces allégations. Selon le Secrétaire permanent du ministère des Affaires étrangères, Dunoma Umar Ahmed, « les récentes affirmations étrangères laissant entendre une persécution religieuse systémique au Nigeria sont infondées». Le Président Bola Ahmed Tinubu, selon son conseiller en communication, est prêt à rencontrer le Président Trump. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au moment où ce dernier accentue sa menace, la Commission de la Communauté Economique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) dans un communiqué en date du 4 novembre, a souhaité « attirer l'attention de ses partenaires et de la communauté internationale dans son ensemble sur la recrudescence des actes de violence perpétrés par des groupes terroristes de différentes tendances dans certains pays de la région de l'Afrique de l'Ouest, notamment au Nigeria … La Cédéao appelle les Nations unies et tous ses partenaires à soutenir les États<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>membres dans leur lutte contre ces groupes et à rejeter comme fausses toute affirmation selon laquelle ces groupes terroristes cibleraient un groupe particulier ou qu'il y aurait un génocide d'un groupe religieux dans la région. La Cédéao rejette fermement ces allégations fausses et dangereuses qui visent à aggraver l'insécurité dans les communautés et à affaiblir la cohésion sociale dans la région. La Cédéao appelle le monde entier à soutenir les pays de la région dans leur lutte<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>contre le terrorisme qui vise toutes les communautés ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans tous les cas, les menaces d’intervention militaire au Nigéria formulées par Donald Trump doivent être dénoncées avec fermeté par les pays du monde entier à l’image de la Chine. Elles sont absurdes et inacceptables. De façon unanime, il ôte de la tête de Trump l’idée d’une intervention militaire au Nigéria. Malgré l’insurrection armée de Boko haram, le Nigéria demeure un exemple de résilience et continue son chemin vers l’émergence. La meilleure aide que les Etats-Unis peuvent apporter au Nigeria et aux Etats de l’Afrique de l’Ouest est le renseignement et le soutien financier dans la lutte contre les groupes armés radicaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>GOOGAN Tan : Diplomatie, désordre et peur : les dessous d&amp;apos;une série d&amp;apos;alertes sécuritaires au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/googan-tan-mali-entre-les-heros-de-lombre-et-les-orateurs-de-lolympe-3110953-3110953.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis plusieurs jours, une série d&#039;annonces émanant de chancelleries étrangères accréditées au Mali a surpris plus d&#039;un observateur. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 01:42:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces messages, diffusés en cascade et souvent relayés par des médias internationaux, invitent leurs ressortissants à quitter le territoire malien en raison d'un prétendu regain d'insécurité. Ce qui frappe d'emblée dans cette démarche, ce n'est pas tant le contenu que la manière, voire la précipitation, avec laquelle ces avertissements ont été formulés. En réalité, ces communications dénotent, au-delà de leur allure complotiste, une forme de mise à l'écart délibéré des usages protocolaires convenus entre États souverains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Traditionnellement, tout message de cette nature, surtout lorsqu'il concerne la sécurité des ressortissants étrangers, transite par les canaux officiels, en l'occurrence le ministère malien des Affaires étrangères. C'est une question de respect, de coordination et notamment de souveraineté. Or, le communiqué publié par le ministère malien des AE témoigne clairement du contraire : le gouvernement malien, visiblement pris de court, rappelle avec insistance aux représentations diplomatiques la nécessité de se conformer aux procédures établies et d'utiliser les canaux appropriés. La lettre, adressée à l'ensemble des missions diplomatiques et des postes consulaires à Bamako, mentionne même le nom d'un conseiller technique, comme interlocuteur attitré pour tout échange d'informations sécuritaires. Ce rappel à l'ordre, formulé sur un ton mesuré, mais ferme, traduit à la fois la gêne et l'agacement d'un État conscient de la portée politique de ces messages intempestifs et hâtifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il faut dire que le contexte malien demeure hautement sensible. La transition, engagée depuis 2021, a cherché à rétablir la souveraineté nationale dans un environnement international de plus en plus hostile. La récente multiplication de messages diplomatiques alarmistes ne saurait donc être interprétée comme un simple geste de précaution humanitaire. Elle s'inscrit plutôt dans une logique de pression indirecte, visant à affaiblir la crédibilité du gouvernement en amplifiant artificiellement le sentiment d'insécurité. Les ressortissants étrangers, pour la plupart, sont déjà recensés et informés par des circuits officiels précis ; ces alertes publiques et médiatisées n'ajoutent donc rien à la sécurité réelle, mais contribuent à nourrir une peur collective savamment entretenue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ce phénomène n'est pas nouveau. L'usage de la peur, à travers les canaux médiatiques et diplomatiques, a souvent servi de levier d'influence dans les zones de tension. Pourtant, si l'on remonte à la Genèse de la crise malienne en 2012, l'argument de la lutte contre le terrorisme avait justement servi de justification à une vaste entreprise d'ingérence internationale, sous couvert de sécurité régionale. L'objectif affiché était clair : contenir la poussée djihadiste au nord du Mali et sécuriser le Sahel. Or, plus d'une décennie plus tard, alors que le pays assume l'essentiel du combat contre les groupes armés, les anciennes puissances partenaires se murent dans un mutisme pesant, voire dans un retrait calculé. D'où la question centrale : qu'est-ce qui a véritablement changé ? Comment expliquer qu'au moment où le Mali tente de consolider ses victoires militaires et de réaffirmer sa souveraineté, certains partenaires choisissent la fuite et le discrédit plutôt qu'une prise de position claire contre les actes terroristes dirigés contre des civils exclusivement ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le silence des voisins et l'impuissance des organisations régionales a emmené Alioune Tine à cette réflexion : "Quand tous les pays fuient le Mali comme la peste, les leaders africains doivent organiser la solidarité pour sauver le Mali…. colonne vertébrale du Sahel." De mon point de vue ; le mal djihadiste n'est pas que pour le Mali et le désengagement international qui heurte parce que hâtif, ne serait pas aussi préoccupant s'il n'était accompagné d'un silence plus assourdissant de la part de nos voisins, pris individuellement. Les organisations régionales et bien au-delà, ceux qui se veulent les garantes de la solidarité intra africaine, semblent aujourd'hui incapables de se hisser à la hauteur des enjeux. Or, l'éventualité d'un Mali livré à un pouvoir djihadiste ne constitue pas une menace circonscrite aux frontières nationales : elle engage l'ensemble du Sahel et toute la façade ouest-africaine. Fermer les yeux sur cette réalité revient à sous-estimer un péril qui, tôt ou tard, frappera aux portes d'Abidjan, de Conakry, d'Accra, du Sénégal ou du golfe du Bénin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>À moins que l'isolement du Mali ne devienne le prétexte commode pour justifier de nouvelles ingérences extérieures, sous couvert de sécurité ou d'humanitarisme. L'enjeu réel de ce moment diplomatique est révélateur d'un tournant plus profond : le choix entre la souveraineté assumée et la dépendance déguisée. Le Mali, en réaffirmant son autonomie, bouscule des équilibres anciens et dérange des intérêts établis. La réaction de certaines chancelleries, à travers ces messages alarmistes, traduit en creux une difficulté à accepter un Mali qui décide tout lui-même. Pourtant, loin d'être un repli, cette souveraineté retrouvée constitue la condition même d'une coopération internationale authentique, fondée sur le respect mutuel. Aussi, la multiplication récente des appels au départ des étrangers du Mali apparaît-elle moins comme un geste humanitaire que comme un signal politique : un message codé adressé à un gouvernement qui refuse de plier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Derrière ces annonces en cascade, le Malien reconnaît le vieux réflexe d'une peur fabriquée, celle qui, depuis 2012, n'a jamais cessé d'être l'arme des puissants contre la dignité des peuples. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Seidina Omar GUINDO<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Journaliste-Historien – Écrivain</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Salif Sanogo : Histoire de lignes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/salif-sanogo-histoire-de-lignes-3110952.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 08:01:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la vie, il y a des lignes qui nous séparent,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout comme il y a des lignes qui nous rapprochent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a des lignes qui bougent et d’autres non.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les lignes de la main nous apprennent des choses sur nous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la circulation, nous avons des lignes continues,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elles nous indiquent que nous ne pouvons pas dépasser les autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a aussi des lignes de dépassement en discontinues.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’elles soient directes ou sinueuses toutes les lignes,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Peuvent avoir la même direction sans prendre le même chemin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les lignes qui nous séparent, ne font pas de nous des étrangers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les lignes qui nous rassemblent ne font pas de nous les mêmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais en faisant de telle sorte que les lignes se rejoignent,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’elles se rejoignent lorsque nécessité fait foi,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela donne des rangs serrés et que rien ne pourra faire bouger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De temps à autres, il est bon que les lignes se rejoignent,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’elles n’en fassent qu’une car c’est l’union qui fait la force.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les différences des uns et des autres peuvent donner<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des lignes infranchissables qui pourront après retrouver,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chacune, leur identité dans une union des cœurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En temps de crise, la ligne de front peut être loin de nous,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant, les lignes n’en font qu’une.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On se serre juste les coudes pour faire face à l’adversité !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">sagesse vision<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salif Sanogo, Journaliste<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BIEN DIT : Restons fermes et confiants en notre capacité de surmonter ces épreuves</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/bien-dit-restons-fermes-et-confiants-en-notre-capacite-de-surmonter-ces-epreuves-3110919.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 02:02:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces derniers jours, les médias sociaux et les canaux d'information relaient une série d'alertes : les ambassades des États-Unis, du Royaume-Uni, d'Allemagne et d'autres nations occidentales ont enjoint à leurs ressortissants de quitter immédiatement le Mali ! Elles justifient cette décision par une situation sécuritaire qu'elles qualifient d'imprévisible et dangereuse…<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si ces ressortissants quittent le Mali aujourd'hui, ils y reviendront immanquablement demain. Leur survie économique, leurs intérêts stratégiques et leur influence dans la région en dépendent. Le Mali, avec ses ressources et sa position géostratégique, reste un enjeu trop important pour être abandonné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ne nous laissons pas tromper par ce théâtre médiatique. L'appel au départ est une arme politique, pas un conseil humanitaire. Notre force réside dans notre unité, notre soutien indéfectible à la Transition et notre refus catégorique de jouer le jeu de ceux qui ne souhaitent pas voir un Mali fort, indépendant et maître de son destin. Restons fermes et confiants en la capacité de notre pays à surmonter ces épreuves.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdoulaye dit Abdoul Diallo<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste/communicateur<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>L’œil De Le Matin : Vivre les mains tendues à nos bourreaux Le Matin : Vivre les mains tendues à nos bourreaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-deloeil-de-le-matin-vivre-les-mains-tendues-a-nos-bourreaux-le-matin-vivre-les-mains-tendues-a-nos-bourreaux-3110928.html</link>
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<description><![CDATA[ Criblé de dettes, Akpos (Ayo Makun) joue de la malchance quand il accepte un job de serveur lors d&#039;un événement politique et se retrouve au cœur d&#039;une prise d&#039;otages… dont il sera finalement le héros. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 01:46:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Quand un événement politique tourne à la prise d'otages, un serveur doit faire preuve de débrouillardise pour survivre dans cette comédie d'action » ! C’est le synopsis de mon dernier coup de cœur sur « Netflix » : « Le Seveur » ! Un film nigérian (Nollywood avec Ayo Makun, Deyemi Okanlawon, Regina Daniels…), un véritable reflet de notre société mettant en relief des programmes et des projets qui sont montés et financés contre la pauvreté, le chômage ; pour l’émancipation et l’autonomisation féminines… Ils aboutissent rarement au succès escompté parce que la grande partie des fonds prend d’autres destinations. Les victimes cèdent le plus souvent au fatalisme parce que ne pouvant compter sur personne ni sur aucune institution pour exiger réparation, pour obtenir justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans « Le Serveur », des victimes de différents secteurs constituent un Commando pour prendre en otage les officiels réunis dans un hôtel pour le lancement d’un nouveau programme contre… le chômage ! Ironie du sort, ceux qui s’illustrent sous la lumière pour leur engagement contre ces fléaux sociaux sont ceux-là qui en tirent tout le profit, aggravant la situation des damnés de la terre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces victimes réussissent à infiltrer la coordination du projet pour jouir des fonds en question, les empêchant ainsi d’atterrir sur des comptes privés avec le partage. Et ces « rebelles » ne manquent pas d’arguments pour confondre et condamner leurs « otages » du jour. « C’est de votre faute ; la faute de ce système animé par des meurtriers qui assassinent des innocents par la privation, avec les impôts ou en empochant ce qui leur revient… Vous les assassinez au nom de la lutte contre la pauvreté ? Quelle blague » ! Ils leur reprochent aussi d’avoir imposé au Nigérian lambda comme devise : « Deviens riche, ou pars » ! C’est pourquoi ils ont décidé de prendre en main leur destin et celui des millions de victimes de cette mafia généralement organisée dans l’administration et au sommet de l’Etat pour vider les programmes et projets de leur quintessence. Les victimes de différents abus et détournements ont donc décidé de mettre le pied dans le plat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais, faut-il punir le système en se servant aussi ? Criminel pour le système et héros pour ses victimes, dont beaucoup ont reçu 1 million de nairas sur leurs comptes mobiles Money à partir du fonds qui allait être une fois de plus atterrir sur les comptes des décideurs au nom de la lutte contre le chômage et la pauvreté, ces révolutionnaires 2.0 ont fait preuve d’une grande détermination pour faire découvrir le pot-aux-roses, grâce notamment à une utilisation judicieuse des nouvelles technologies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malheureusement, tous ceux qui se disent défenseurs des pauvres ne sont pas toujours animés d’une grande sincérité. Ainsi, jugeant peu les 100 000 dollars votés comme dommages et intérêts pour chaque membre du commando, le chef et sa copine se débrouillent pour virer 100 millions de dollars sur leur compte offshore. Et ils n’ont pas hésité à éliminer leur camarade qui avait découvert cette entorse à l’esprit de leur révolution et qui exigeait la restitution de la somme détournée. « L’argent était pour le peuple. On ne garde rien pour nous, à part notre paiement de 100 000 dollars chacun. Tu sais combien de personnes 100 millions de dollars peuvent-ils aider ? », leur avait-il demandé en refusant de se laisser soudoyer pour fermer les yeux sur « cette entorse ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Véritable reflet de société, ce film met en évidence l’un des drames qui font par exemple que l’Afrique ne cesse de s’effondrer sur le plan socioéconomique : l’argent destiné à combattre les fléaux atterrit sur des comptes offshore ! La presse congolaise (R.D.C), il y a quelques années, a évoqué le cas d'une quarantaine d'agents et fonctionnaires de l'État du territoire de Kazumba (Kasaï occidental) qui déploraient le détournement régulier de leurs salaires. Ces pauvres victimes croupissaient dans la misère avec des enfants ne pouvant plus aller à l'école parce qu'ils ne pouvaient pas payer les frais de scolarité, touchant moins que ce qu'ils devraient avoir normalement. Ils ont été ainsi privés des moyens d’éduquer, de nourrir, de vêtir leurs enfants comme il le faut. « Ils ne parviennent pas à payer leurs loyers. Bref, ils ne savaient pas répondre efficacement de leurs devoirs. Cette situation facilite la prostitution, le vol, et autres comportements indésirables », avaient déploré les confrères. Des exemples pareils, surtout au niveau de la réalisation des œuvres sociales d’utilité publique, sont légion en Afrique. Au finish, ce sont généralement des infrastructures obsolètes qui sont livrées aux communautés et qui, à peine inaugurées avec faste, commencent à se dégrader.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme nous le rappelait récemment un socioéconomiste, « la victime des détournements se voit privée de son dû, de son droit. Cela constitue un manque à gagner, un appauvrissement de son patrimoine et l'enrichissement sans cause de celui du détourneur. Parlant particulièrement des rémunérations, les détournements se font généralement sur l'argent des agents de la basse classe, ceux qui au départ sont mal payés ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À qui la faute ? La question a son pesant d'or, d’autant plus que ceux qui sont à la base du malheur collectif sont aussi le plus souvent célébrés par les mêmes communautés, les mêmes jeunes chômeurs/désœuvrés comme des Messies, des références de réussite derrière qui, ils ne cessent de courir et qui les traitent en vrais « parasites » ! Au lieu de leur apprendre à pêcher et à leur offrir une canne ou un filet, ils préfèrent leur donner du poisson pour mieux les tenir en laisse. Bien sûr, au sens figuré, c’est-à-dire contraindre quelqu'un, le gouverner, l'empêcher d'agir librement ou lui faire faire tout ce que l'on veut, un peu comme si l'on tenait un chien pour qu'il reste près de soi. Quelque part, nous sommes donc responsables de nos propres malheurs. Et cela d’autant plus qu’au lieu de nous battre comme le « Commando » dans « Le Serveur » pour revendiquer et jouir de nos droits, nous préférons vivre les mains tendues à nos bourreaux !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Libérez-vous de l’esclavage mental, personne d’autre que nous ne peut libérer nos esprits », chantait Bob Marley dans « Redemption Song » (1980), inspirée d'un discours de Marcus Garvey. Elle symbolise la lutte pour la liberté, l'indépendance et l'émancipation spirituelle. Quant au regretté Capitaine Thomas Sankara, il nous rappelait que « l'esclave qui n'est pas capable d'assumer sa révolte, ne mérite pas que l'on s'apitoie sur son sort ». Un intellectuel de commenter en rappelant que « cet esclave répondra seul de son malheur s'il se fait des illusions sur la condescendante suspecte d'un maître qui prétend l’affranchir ». Comme l’a compris le Commando de « Le serveur », seule la lutte libère des mauvaises pratiques qui ont tendance à devenir la règle dans nos États, condamnant le citoyen lambda au chômage, à la misère, à la précarité !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moussa Bolly</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Lettre à grand&#45;père : Le silence des experts en sécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-le-silence-des-experts-en-securite-3110873.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher grand-père, cette semaine et ces derniers temps comme tu le sais, c’est la pénurie de carburant. On a quitté : « courant nana » ! ‘’L’électricité est de retour’’. On est atterri à : « citerni nana » ! ‘’Un camion-citerne est rentré’’. Et ça fait chaud. On se contente. Ce n’est ni AOK, ni IBK, encore moins ATT au pouvoir, pour craindre quelque chose. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 01:58:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n’est pas non plus un parti ou une coalition politique au pouvoir pour craindre de perdre des futures échéances électorales ou de craindre des revendications du Boulevard. Donc on va se contenter du morceau de miche aussi petit que pèsera son poids. On va accueillir, louer et bénir le pain que nous recevrons. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bref je m’arrête là cher grand-père. Changeons de sujet. Attends, je mets mes loupes patriotiques pour embellir le déluge et saluer le commandant. Donc tout va bien. Les efforts très salutaires sont là. La situation est juste passagère. Celui qui dira le contraire sera porté à la croix du déni de la vérité, de fi de la réalité. Il sera jugé apatride et condamné comme tel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Donc cher grand-père, pour t’écrire, je me conforme à la patriotique distribution de l’électricité aux efforts inédits et ses horaires. Je charge, power-Bank, téléphone et ordinateur et j’écris ta 325ème lettre. Pour te l’envoyer ? Il me suffit tout simplement d’attendre à la file patriotique de vente de carburant, une demi-journée me suffit. C’est ça maintenant !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher grand-père, l’être humain a quelque chose de très fort en lui, sa capacité d’adaptation et de résignation, pardon, de résilience et de patriotisme. Vu qu’on ne peut rien. Le véritable coupable détient des armes. Le vrai responsable à qui, on devrait demander des comptes aussi, en a. Que faire d’autre ? A part faire appel en son for intérieur, y cherche un refuge et prier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La solution ne semble pas de portée. Malheureusement, tout est ramené aux réseaux sociaux et des solutions à la hâte. Tu vois un poste ou une vidéo sur Facebook ou Tiktok. Quelques jours après, tu vois le contenu de ladite vidéo ou du poste érigé en décision exécutive. Triple hélas ! Cher grand-père, allons-nous, nous en sortir ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est la confusion totale. Peu comprennent ce que nous traversons aujourd’hui. Les spécialistes sécuritaires tels qu’Ibrahim Maïga, Soumaïla Lah, Daouda Kinda, Issiaka Tamboura et autres, se sont résignés en silence d’hibernation. Ils ont laissé un grand vide qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est occupé aujourd’hui, par des esprits vidés de morale et du sens de la vérité. Triple hélas ! Cher grand-père. A mardi prochain. Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin : &amp;quot;À quand la fin ?&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-a-quand-la-fin-3110874.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce matin, la question brûlante sur toutes les lèvres au grin portait sur la pénurie persistante de carburant. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 01:52:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si les membres reconnaissent les efforts des autorités pour approvisionner le pays, ils n’en demeurent pas moins inquiets et impatients : « À quand la fin définitive de ce calvaire ? », s’interrogent-ils.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le mois de septembre, expliquent-ils, les djihadistes s’en prennent aux convois de carburant en provenance des pays voisins, notamment du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, par où transite la majorité des produits importés. Ces attaques ont provoqué une crise d’une ampleur inédite. À Bamako, les files d’attente devant les stations-service s’étirent sur des centaines de mètres. Malgré quelques réapprovisionnements ponctuels, l’accès au carburant demeure difficile, chaotique et incertain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les membres du grin, la situation exige désormais plus de transparence et de pédagogie de la part des autorités. Ils appellent à une communication claire et régulière sur la gravité de la crise, la durée probable de la pénurie, les comportements à adopter et les mesures envisagées pour y mettre fin. « Dire la vérité au peuple, c’est déjà créer un lien de confiance », affirme un membre du grin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous témoignent de la panique qui s’est emparée des populations : « Nous n’avons jamais vécu une telle situation », soupirent-ils. Selon eux, le silence des autorités peut aggraver la détresse psychologique des citoyens et les rendre plus vulnérables face à la propagande de l’ennemi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour prévenir de telles crises à l’avenir, le grin propose une solution audacieuse : la construction de sites de stockage capables de garantir jusqu’à neuf mois de réserve nationale. « Avec ça, nous serions à l’abri de ce genre de pénurie », concluent-ils, entre réalisme et espoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les soliloques d’Angèle : Quand s’éteint la lumière !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-quand-seteint-la-lumiere-3110880.html</link>
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<description><![CDATA[ Le feu tricolore clignote et passe au rouge, nous nous sommes arrêtés. Les moteurs ronflent, les klaxons s’impatientent, les piétons se faufilent entre les voitures. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 01:45:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au milieu de ce tumulte, un homme malvoyant, canne blanche en main, guidé par une fillette, tous deux avancent lentement. Il traverse sans voir la couleur du feu, guidé par les sons, les pas autour de lui, et peut-être un peu par la confiance qu’il a appris à cultiver.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui cette scène nous est familière, mais bien trop souvent nous ne la percevons pas sous cet angle, avec humanité. Banale pour certains, cette scène est bouleversante pour qui prend le temps de la regarder. Ces personnes, ce sont les membres d’une communauté silencieuse et courageuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l’Union Malienne des Aveugles (Umav), près de 170 000 Maliens vivent avec une déficience visuelle sévère (données de 2023). La plupart se déplacent sans accompagnement, sans feux sonores, sans trottoirs adaptés. Chaque traversée de route devient pour eux un acte de foi, une petite victoire sur l’indifférence ambiante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, derrière ces silhouettes fragiles au milieu des embouteillages, il y a des vies pleines de force et de dignité. Certains travaillent, oui il y a encore des métiers qui sont à leur portée : standardistes, enseignants ou musiciens. Leur donner du travail c’est faire en sorte qu’ils ne se considèrent pas comme des victimes, mais comme des citoyens à part entière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Bamako, pour exemple, le Centre de Formation pour les Aveugles (CFA) forme chaque année des dizaines de jeunes à des métiers manuels, tandis que l’Institut des Jeunes Aveugles du Mali (IJA), fondé en 1972, continue d’éduquer des enfants au braille, à la mobilité et à la confiance en soi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant, dans les rues, sur les trottoirs, dans les transports, peu de choses sont encore pensées pour eux. Les feux tricolores ne sont pas équipés de signaux sonores, les trottoirs sont souvent encombrés, les passages piétons inexistants sur certains axes ou trop éloignés. Ce que l’on voit, ce sont ces cannes qui tâtonnent sur le bitume, ces pas hésitants au bord de la circulation, ces regards absents qui cherchent malgré tout à comprendre le mouvement du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’accès à l’emploi, aux transports, à l’éducation inclusive, tout cela demande encore du temps, de la volonté et surtout une transformation du regard collectif pour leur bien-être.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous: Les chancelleries alertent, Bamako réagit…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-les-chancelleries-alertent-bamako-reagit-3110829.html</link>
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<description><![CDATA[ Des chancelleries occidentales ont commencé à émettre des alertes de sécurité sur la situation qui prévaut au Mali et à conseiller à leurs ressortissants la conduite à tenir. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 11:51:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 28 octobre 2025, les Etats Unis d’Amérique, via leur ambassade à Bamako, ont donné le ton en appelant les citoyens américains à éviter la destination Mali et ceux y résidant à prendre immédiatement le large. Une note publiée sur son site internet à Bamako met le curseur sur « les problèmes persistants d’infrastructures au Mali, notamment les interruptions continues de l’approvisionnement en essence et en diesel, la fermeture d’institutions publiques telles que les écoles et les universités à l’échelle nationale et le conflit armé en cours entre le gouvernement malien et les éléments terroristes autour de Bamako, augmentent l’imprévisibilité de la situation sécuritaire à Bamako…. Les citoyens américains actuellement présents au Mali doivent partir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>immédiatement en utilisant l’aviation commerciale…. les routes terrestres vers les pays voisins peuvent ne pas être sûres en raison d’attaques terroristes le long des autoroutes nationales. Les citoyens américains qui choisissent de ne pas quitter le Mali doivent préparer des plans d’urgence pour toute situation d’urgence qui pourrait survenir, y compris la nécessité de s’abriter sur place pendant une période prolongée….L’ambassade des États Unis à Bamako n’est pas en mesure de fournir des services d’urgence ou un soutien aux citoyens <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>américains en dehors de la capitale… » <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 29 octobre, la République fédérale de l’Allemagne a procédé à une mise à jour des instructions de voyage et de sécurité.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>«Avertissement avant de voyager au Mali. Il est conseillé aux ressortissants allemands de quitter le Mali immédiatement. Il est recommandé d'utiliser les vols commerciaux au départ de Bamako. Alerte contre <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>les déplacements terrestres, car les routes nationales sont actuellement la cible d'attaques de groupes terroristes »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le même 29 octobre, l’Australie a émis une alerte de niveau maximal déconseillant tout voyage au Mali et appelant ses ressortissants à quitter le pays « immédiatement » en raison de la dégradation rapide de la situation sécuritaire. Le gouvernement australien met en avant le « risque élevé de terrorisme et d’enlèvements ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le même 29 octobre à 14h55, le Gouvernement du Canada a mis à jour ses conseils aux voyageurs pour le Mali. «Eviter tout voyage au Mali en raison du risque de terrorisme, d'enlèvement, de banditisme et des pénuries de carburant. Si la situation en matière de sécurité au Mali se détériore, la capacité de l’ambassade du Canada au Mali, à Bamako, d’offrir des services consulaires pourrait être limitée. Vous devriez quitter le pays par vols commerciaux si vous pouvez le faire en toute sécurité ». Les Pays-Bas et l’Italie se sont manifestés<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>également dans le même sens à travers leurs représentations diplomatiques à Bamako. Et il est fort à craindre que d’autres suivront. Au-delà des raisons qu’elles invoquent, que pourraient bien cacher les alertes de ces chancelleries ? Ont-elles d’autres raisons de se montrer si inquiètes? Leurs appréhensions sont-elles fondées ? L’évolution des événements démentira-t-elle les chancelleries ou confortera-t-elle leur pessimisme ? En attendant des réponses à ces interrogations parmi tant d’autres, le Ministère des Affaires étrangères et de la <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Coopération internationale a réagi, dans un message en date du 30 octobre 2025, à la « multiplication de messages de certaines Chancelleries, alertant sur des menaces sécuritaires et invitant, dans des termes inquiétants, leurs ressortissants ou personnels à quitter le territoire malien ». « Le Ministère, tout en respectant la décision souveraine des Etats, voudrait attirer l’attention des Missions et Postes consulaires, sur la nécessité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’une information du Département à travers les canaux appropriés ».<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Par Chiaka Doumbia<o:p></o:p></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Décryptage :  Mali : quelle place dans le Sahel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-mali-quelle-place-dans-le-sahel-3110782.html</link>
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<description><![CDATA[ Je ne traiterai pas des résultats des présidentielles camerounaise et ivoirienne, mais plutôt de la place du Mali dans le Sahel, un pays, tiraillé entre passé glorieux et futur incertain. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 02:05:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis, le 22 septembre 1960, date de notre indépendance, le Mali tente de garder son rang sur la scène sahélienne. Historiquement, il est l’un des pays ouest-africains les plus cités aussi légitimement que le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Conakry ou le Niger. Il regorge d’un patrimoine culturel (manuscrits de Tombouctou) qui lui donne une place stratégique dans la géopolitique africaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec ses 24 millions d’habitants, le Mali pèse peu face aux trente millions d’Ivoiriens. Selon le Fonds monétaire international, au sujet du produit intérieur brut (PIB), le Mali est derrière la Guinée-Conakry, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Cela dit, il est la 1ere puissance cotonnière régionale devant le Bénin. L’or blanc représente 10% du PIB. Autre caractéristique économique, la dette publique. Elle représente quasiment 50% du PIB en 2024. Une situation d’endettement cumulatif, exacerbée par la crise sécuritaire. Le Mali est un pays aux ressources considérables, mais emberlificoté dans les crises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les vents catabatiques du Sahara<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autre atout du Mali, c’est le brassage culturel, incarné par la ville de Mopti, appelée affectueusement la Venise du Mali. Sociologiquement, il se traduit par la cohabitation entre les peuples, symbole de tolérance. Territorialement, le Mali a des ressources conséquentes pour compter sur la scène internationale. Il voisine avec sept pays dont cinq ont une façade maritime. C’est un pays avec des zones agricoles importantes comme l’office du Niger, un des plus grands domaines agricoles ouest africains. Mais, reconnaissons-le ! Dans le Sahel, la place du Mali est menacée par la dégradation sécuritaire : Fla, Jnim, Eis. Un mélange de peine et de colère. Or, pour garder sa place, il doit bétonner sa diplomatie. Question de bon sens dans un monde multipolaire. Certes, l’achat d’armements est une nécessité : drone, etc. Et l’intensité du partenariat entre Moscou et Bamako a permis une coopération militaire plus robuste. Mais les vents catabatiques du Sahara brouillent les plans sécuritaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les intérêts particuliers avant ceux du peuple<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors tentons de comprendre le comment des stratégies maliennes de lutte contre la diffusion du narcoterrorisme. L’acquisition des drones Bayraktar et Akinci n’a pas suffi pour s’assurer d'une dissuasion aérienne permanente. Depuis septembre 2025, les groupes narcoterroristes mettent en joue Bamako, plongeant la ville dans une crise énergétique sans précédent. Conséquence : écoles fermées, activités économiques à l’arrêt, etc. C’est le contexte, celui d’une atmosphère apocalyptique où tout devient crépusculaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cela s’ajoutent les manœuvres géopolitiques. La crise diplomatique entre Alger et Bamako impose le fait que l’Algérie reste une puissance régionale. Ce qui complexifie la construction d’un axe stratégique entre les deux pays, abritant les mêmes peuples, de part et d’autre de leur frontière commune. On fait passer ses intérêts particuliers avant ceux du peuple. La vérité fait moins d’effet. Or, elle est le prélude au dialogue et à la paix. Les grincheux y verront une malveillance. Sans doute, le Mali est un grand pays avec des atouts économiques, culturels et sociaux incontestables. Mais, un grand pays avec des fragilités diplomatiques. Sans doute, le Mali a toujours des attributs de nation glorieuse. Mais, pour avoir une place de leader dans le Sahel, il doit se réinventer pour se sortir du péril sécuritaire, oscillant entre enjeux géopolitiques et attrait pour la guerre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Terminons ! Au milieu du vacarme des blocus, prêtons l’oreille pour écouter et entendre les aspirations des Maliens : la sécurité, le développement, la justice, la paix, etc. Here en Bambara, Banni en Songhay, la paix ne se fera que dans un dispositif d’alliance républicaine, maillant libération des détenus politiques et implication des sensibilités politiques, laïques, associatives et syndicales pour dialoguer avec le Fla et pourquoi pas le Jnim.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ecoutons « Il neige à Bamako » de Fatoumata Diawara et Matthieu Chedid.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Amara<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sociologue</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>GOOGAN Tan :  Mali : entre les héros de l&amp;apos;ombre et les orateurs de &amp;quot;l&amp;apos;Olympe&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/googan-tan-mali-entre-les-heros-de-lombre-et-les-orateurs-de-lolympe-3110754.html</link>
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<description><![CDATA[ Bamako a connu des jours plus paisibles en ce début de semaine, des files d&#039;attente moins longues et des débats moins inflammables. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 01:14:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Mais en cette fin d'octobre 2025, alors que le pays peine à reprendre son souffle au milieu d'une crise de carburant sans précédent, une autre flamme s'est allumée, celle d'une polémique dont seuls nos "Hérauts improvisés" de l'Olympe ont le secret.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aboubacar Sidiki Fomba, figure connue de la transition et habitué des sorties tapageuses, "docteur autoproclamé, puis "massacreur" des soninké et j'en passe, a jugé bon d'accuser les chauffeurs routiers maliens de revendre du carburant à des groupes armés terroristes. Rien que cela. L'homme, visiblement inspiré, a livré cette bombe verbale dans une vidéo devenue virale, sans la moindre preuve, sans la réserve qui sied en la circonstance, comme si la gravité d'une telle accusation pouvait se dissoudre dans la légèreté d'un direct improvisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résultat : un syndicat des chauffeurs outré, une plainte déposée au Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, et un pays entier partagé entre indignation et lassitude. Les excuses tardives de M. Fomba n'y ont rien changé. "Trop facile", a répliqué le Syndicat national des chauffeurs routiers, rappelant que derrière chaque volant, il y a un père, un frère, un fils, des hommes qui, souvent, mettent leur vie en jeu pour que le Mali ne sombre pas dans la paralysie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car il faut le dire : si ce pays tient encore debout, c'est aussi grâce à ces routiers qui sillonnent, dans des engins généralement fatigués, les routes parmi les plus dangereuses de la sous-région. Ceux qui parlent d'eux ne savent pas toujours ce qu'ils endurent. Entre Bamako et Kayes, Sikasso et Ségou, Mopti, Gao et Kidal, chaque trajet est une traversée du risque. Les attaques de sept personnes sont possibles à chaque virage et peuvent faire des ravages, le pays est énorme, les routes défoncées, les files d'attente interminables aux frontières. Et pourtant, ils roulent. Ils roulent parce qu'ils savent qu'un seul camion arrêté, c'est un quartier sans électricité, une usine au ralenti ou à l'arrêt, une économie à genoux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les FAMa, conscientes du rôle vital de ces hommes, ont renforcé la sécurité des convois. L'opération "Fouga Kéné", dirigée depuis peu par général Famouké Camara, a mobilisé des moyens considérables pour protéger ces chaînes de vie qui relient les dépôts à la capitale. Et les résultats sont là : des cellules terroristes neutralisées, des axes rouverts, des citernes arrivées à bon port. Les 25 et 27 octobre, près de deux cents camions citernes ont fait leur entrée triomphale dans Bamako, escortés par les forces de défense et accueillis par des "youyous" populaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est dire si les mots de M. Fomba tombent mal. Car pendant que les routiers faisaient preuve de bravoure, lui préféra les éclats du micro. Ce n'est pas la première fois qu'il confond tribune politique ou il n'excelle point et parole responsable. Mais dans un contexte aussi tendu, où la moindre étincelle peut rallumer la colère, la parole publique devrait peser son poids de responsabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les chauffeurs, eux, n'ont pas le luxe de la polémique. Leur réalité, c'est la poussière, la fatigue, les routes minées, les regards inquiets de leurs familles à chaque départ. Ce sont les héros discrets de cette transition. Et dans un pays où les mots blessent parfois plus que les balles, ils ont choisi la voie de la dignité : porter plainte, non pour humilier, mais pour rappeler qu'on ne salit pas impunément ceux qui nourrissent la nation de leur sueur et de leur courage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceux qui étaient à Faladié lundi matin ont vu les images : les camions avançant lentement, les soldats veillant, les populations applaudissant. Une scène rare d'unité nationale. Dans les stations-service, les visages fatigués se détendaient enfin. L'espoir revenait, comme un parfum d'essence, dans l'air chaud de Bamako. Les mots d'ordre se sont tus, remplacés par des gestes simples : de l'eau offerte aux chauffeurs, des vivres partagés, des remerciements spontanés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et c'est là que réside la vraie leçon de cette semaine. Le Mali n'a pas besoin de discours irresponsables ni de querelles de "transitionnaires" (excusez le néologisme), en mal de notoriété. Il a besoin de solidarité concrète, d'actes courageux, et de respect envers ceux qui, chaque jour, prennent les risques que d'autres ne prendraient pas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La crise du carburant a révélé bien plus qu'un problème logistique : elle a mis à nu les ressorts d'une société à la fois fatiguée et résiliente. Une société dans laquelle les réels héros n'ont pas de micros, mais des volants. Où les véritables patriotes ne crient pas leur engagement sur les réseaux sociaux, mais le prouvent en livrant le carburant au prix du danger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à ceux qui se croient protégés par une pseudo-immunité ou un titre de circonstance, qu'ils méditent ceci : au Mali, les mots finissent toujours par rencontrer les maux et leurs conséquences. La justice, cette fois, a été saisie. Non pour venger, mais pour rétablir la vérité. Heureusement pour le "docteur" pourfendeur des soninké la plainte semble retirée, mais jusqu'à quand pour quelqu'un qui visiblement préfère les sursis ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À force de bavardages d'immatures et de postures stériles, on finit par oublier les réalités qui brûlent. Et pendant que certains "leaders" s'imaginent au-dessus des lois, les chauffeurs, eux, reprennent la route. Déterminés. Et immensément dignes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leur récompense ? Les acclamations d'un peuple qui, malgré la pénurie et les privations, sait encore reconnaître ses héros. Un peuple qui, à l'arrivée des camions, exulte : "Je respire !"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, un vent d'espoir souffle sur la capitale. Pas celui des grandes annonces politiques, mais celui d'un peuple qui refuse de plier. Le Mali avance, lentement, mais sûrement, porté par ses anonymes. Et dans ce convoi de courage, les chauffeurs sont en tête. Alors, avant d'accuser, mesurons nos mots. Car dans un pays en guerre, la parole irresponsable est une bombe. Et dans un pays debout, les héros ne sont pas ceux qui crient, mais ceux qui roulent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Seidina Oumar DICKO,<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Journaliste-Historien – Écrivain</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entre Nous : Le patriotisme n&amp;apos;est pas un slogan</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-le-patriotisme-nest-pas-un-slogan-3110741.html</link>
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<description><![CDATA[ «Une nouvelle forme de discours s’impose peu à peu : celle qui instrumentalise la souffrance des Maliens pour imposer le silence ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Oct 2025 19:45:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au nom d’un patriotisme mal ficelé, certains justifient les privations, banalisent les difficultés et demandent à ceux qui s’en plaignent de quitter le pays s’ils n’endurent pas », écrivait, le samedi 25 octobre 2025, Ibrahim Zeynab Traoré sur sa page Facebook. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’écrivain américain, Isaac Asimov, écrit : «lorsque la stupidité est considérée comme du patriotisme, il est dangereux d’être intelligent ». Selon l’écrivain, le dramaturge, poète et militaire espagnol, José Cadalso, «le patriotisme mal compris, au lieu d’être une vertu, devient un défaut ridicule ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La résignation ne saurait signifier le patriotisme. Tout comme le mensonge et la manipulation sont loin d'être des actes de patriotisme. Mais la vérité est une exigence<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>patriotique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le patriotisme nous exige de refuser d’être de simples spectateurs de notre propre désastre. Le patriotisme c'est aussi le droit du citoyen d’exiger des comptes, de réclamer la transparence dans la gestion des affaires publiques, de demander des solutions concrètes aux préoccupations communes. Le patriotisme, c’est l'obligation de dire non à des solutions consistant à présenter des bouc-émissaires ou des ennemis imaginaires pour justifier des échecs ou pour des desseins inavoués. Le patriotisme, c’est se garder de vendre des illusions à de pauvres hères. Le patriotisme, c’est le devoir de s’interroger sur la direction du pays et de refuser de cautionner qu'il soit piloté à vue. Le patriotisme, c’est le refus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de fermer les yeux et de se boucher les oreilles face à la détresse de populations prises au piège d’une lutte sans merci pour le pouvoir. Le patriotisme, c’est le refus d’être complice de la prise en otage de la République par un clan.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le patriotisme, c’est avoir le courage d’appeler les autorités en charge de la gestion des affaires publiques à prêter une oreille attentive aux cris de détresse. Le patriotisme, c’est encourager les autorités à œuvrer à renforcer l’union entre les populations et non le contraire, à rassembler les Maliens autour de l’essentiel, à savoir : sauver la patrie menacée de disparation du fait de la crise. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui à la résilience ! Non à la résignation ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Revisitons donc l’hymne de Wassoulou, composée à la gloire du grand résistant à la pénétration française, Almamy Samory Touré. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Si tu ne peux organiser, diriger et défendre le pays de tes pères, fais appel aux hommes les plus valeureux !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si tu ne peux dire la vérité, en tout lieu et en tout temps, fais appel aux hommes les plus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>courageux !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si tu ne peux être impartial, cède le trône aux hommes justes !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si tu ne peux protéger le fer pour braver l’ennemi, donne ton sabre de guerre aux femmes qui t’indiqueront le chemin de l’honneur !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si tu ne peux exprimer courageusement tes pensées, donne la parole aux griots !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oh Fama ! Le peuple te fait confiance, il te fait confiance parce que tu incarnes ses vertus. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Salif Sanogo : Responsabilité ou Hypégiaphobie</title>
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<description><![CDATA[ Ce que nous vivons au niveau social, global, planétaire et dans notre citoyenneté se joue aussi sur le terrain de nos vies professionnelles, dans nos institutions et nos organisations, quelles qu’elles soient. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 19:18:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La notion de responsabilité n’a jamais été autant au cœur de nos vies. Elle se présente dans tous les domaines de l’activité humaine : juridique, morale, politique, économique, entrepreneuriale… Nous parlons d’entreprises responsables, de la responsabilité de l’employeur, de celle du salarié, de responsabilité pénale, de responsabilité du citoyen…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Avouons-le, la responsabilité est aujourd’hui suremployée, médiatisée, présentée comme une injonction (souvent paradoxale), un devoir incontournable, voire une menace. Pour la philosophie classique, de Descartes à Kant, c’est la liberté qui fonde la responsabilité. Kant parle de causalité inconditionnée, qui fonde la responsabilité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus tard, le philosophe Emmanuel Lévinas inverse le point de vue : je suis responsable avant que d’être libre… La responsabilité est celle que l’on assume pour l’autre, à l’égard de l’autre. Elle est liée à la solidarité. Être responsable, c’est une obligation pour chacun, même si aucune loi ne l’y oblige. La responsabilité est en lien avec la question de la fragilité/vulnérabilité aujourd’hui partagée par le plus grand nombre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Évidemment, il n’est pas toujours facile de prendre conscience que nous sommes au moins pour partie responsables de certaines situations particulièrement inconfortables. Il est beaucoup plus facile d’accuser ! Il est important de le noter parce que j’entends souvent les personnes faire un amalgame entre culpabilité et responsabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">N’oubliez pas que les mêmes causes génèrent toujours les mêmes effets. Il est donc primordial d’observer ce que nous avons créé afin d’effectuer les corrections nécessaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Mais voilà, il y a des gens qui changent d’avis comme de chemise. L’adulte ambivalent qui fonctionne avec un réflexe de fuite ou de soumission, reste tributaire des avis et des volontés des autres. Pour éviter de prendre des responsabilités, il se retranchera vers la personne qui le lui permettra. Pour faire porter ses besoins par un tiers, il est prêt au sacrifice de lui-même, du moment où il n’a pas besoin d’être confronté à la peur et à l’angoisse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La peur des responsabilités est une réalité qui touche de nombreuses personnes dans le cadre professionnel. Bien qu’elle ne soit pas reconnue comme une maladie, cette peur peut avoir des conséquences profondes sur les carrières et le bien-être des individus. L’hypégiaphobie, terme moins connu mais précis pour désigner la peur des responsabilités, constitue un sujet d’intérêt croissant dans le monde du travail.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Une personnalité orgueilleuse aura du mal à reconnaître ses erreurs en se pensant supérieure aux autres, et remettra toujours la faute sur les autres. Mais il n'y a pas que des personnes avec ce type de personnalité qui ne souhaitent pas se remettre en question, craignant des retombées ou se protégeant en rejetant la faute sur les autres. Pourquoi se rendre responsable alors que les autres peuvent l'être ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Être coupable, c'est se rendre fragile aux yeux des autres et de nous. Se remettre en question est donc difficile, on est pris en défaut dans ces moments-là et notre image de nous est altérée. Il faut alors endosser la responsabilité, mais pouvons-nous nous décevoir nous-même ? Nous préférons alors que cela soit la faute du voisin pour nous économiser des pensées douloureuses et une mauvaise estime de soi. N’est pas responsable qui le veut ! Et en essayant de fuir ses responsabilités, on ne fait qu’accélérer son discrédit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salif Sanogo, Journaliste Malien<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Tribune libre : Hydrocarbures : entre effet domino et retour de manivelle</title>
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<description><![CDATA[ Ce qu’une main a tissé, une autre peut le défaire. Ce qu’une nation a patiemment bâti, un seul souffle de sabotage peut l’ébranler. Mais ce qu’un saboteur a imaginé, un stratège peut l’éventer. Voilà ceux à quoi s&#039;attendent aujourd’hui les Maliens, pris dans l’étau d’une crise des hydrocarbures qui ressemble fort à une guerre des perdants. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 10:28:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les stratèges de l’ombre, héritiers des méthodes djihadistes, ont compris qu’il suffisait de tarir le flux du carburant pour étouffer le moteur national. Plus besoin de bombes : il suffit d’assécher les pompes. Mais c’était sans compter sur la vigilance des nôtres qui, au lieu de céder à la panique, ont choisi de penser la riposte avant de la déployer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette menace, le gouvernement n’est pas resté inactif. Le Comité interministériel de gestion des crises et des catastrophes a décidé d’en faire un tournant stratégique en lançant le pilotage numérique de la distribution des hydrocarbures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fini les convois sans traces, les citernes fantômes, les détournements invisibles. Désormais, chaque camion sera suivi depuis la frontière jusqu’à la pompe. C’est une innovation, mais surtout une nécessité. Car dans cette guerre invisible, la transparence est la première arme de défense.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce plan, présenté comme une révolution logistique, vise à endiguer les trafics et à assurer une répartition équitable entre les régions. Il remet de l’ordre dans un secteur longtemps parasité par des intérêts privés, des complicités locales et des réseaux occultes. On peut saluer la méthode : le gouvernement choisit de gérer la rareté avec raison plutôt qu’avec émotion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, derrière cette rationalité se cache une autre bataille : celle de la parole. Certains, dans la sphère publique, semblent se complaire dans la provocation, à l’image de ce membre du CNT, Aboubacar Sidiki Fomba, qui a cru bon d’accuser les chauffeurs de « complicité avec les terroristes ». Une sortie malheureuse, après celle contre les Soninké, et inutile comme de se présenter en « docteur » sans retenue ; dangereuse comme de s’illustrer en stratège improvisé du CNT qu’il n’est pas, même dans son propre domaine, la santé !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je m’étonne de le voir s’acharner sans discernement sur ces hommes de la route, ces soldats du quotidien qui bravent les pistes piégées, les coupeurs de route et les contrôles pour maintenir le pays à flot. Les accuser, c’est méconnaître leur sacrifice. Et dans un contexte dans lequel la moindre étincelle peut rallumer la colère sociale, la prudence devrait être la première vertu de ceux qui prétendent parler au nom du peuple, oubliant parfois comment ils ont atteint les sommets de notre Olympe : le CNT.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais la véritable question réside aussi dans l’usage que nous faisons des images et des récits. Quel intérêt y a-t-il à diffuser en boucle les photos de camions brûlés, de citernes calcinées, de files interminables devant les stations-service ? Qu’apportent ce déluge d’images désespérantes, sinon la démoralisation collective et la propagation de la peur ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une guerre asymétrique, chaque photo, chaque rumeur, chaque post est une balle tirée contre la cohésion nationale. Et si les réseaux sociaux ne sont pas responsables de la crise, ils en sont devenus les amplificateurs les plus redoutables. Ceux qui diffusent ces scènes sans recul participent, parfois sans le savoir, à la guerre psychologique que mènent nos adversaires. Car la peur, elle aussi, est un carburant. Et elle se répand plus vite que le gasoil.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, il faut aussi comprendre comment quelques individus ont pu, en quelques jours, provoquer une telle pénurie. Comment un stock national a-t-il pu « céder » si facilement ? Comment les djihadistes continuent-ils à s’alimenter en carburant alors que leurs bases ont été détruites et leurs routes surveillées ? Les réponses sont connues de ceux qui veulent voir : la guerre économique s’infiltre par les failles du marché, les complicités internes et la cupidité d’intermédiaires sans foi ni patrie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Kayes en offre une illustration édifiante : le 26 octobre 2025, la Direction régionale du Commerce et de la Concurrence y a intercepté un camion-citerne impliqué dans un détournement de destination commerciale. Les agents de la brigade ont saisi 45 000 litres de gasoil en plein transvasement illégal dans un autre véhicule. L’enquête a révélé un scénario devenu tristement familier : un intermédiaire, profitant de la confusion ambiante, revend le chargement à une tierce personne en dehors des circuits officiels, contournant ainsi les prix réglementés et les contrôles de l’État, selon la DRCC de Kayes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces fraudes locales, répétées de Kayes à Gao, sont les nouveaux champs de bataille d’une guerre hybride. Car détourner le carburant, c’est détourner la vie économique du pays. C’est saboter l’effort collectif, affaiblir la cohésion nationale et nourrir, au passage, les réseaux parallèles qui prospèrent dans les zones grises du marché.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais cette fois, depuis peu, le vent tourne. Les réseaux de contrebande tombent les uns après les autres. Les nouvelles technologies de traçabilité, les contrôles renforcés aux frontières et la coopération entre services sont en train d’étouffer ces circuits parallèles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fond, cette crise est une épreuve de maturité nationale. Elle révèle combien le Mali, dans ses pires moments, sait encore se réinventer. À Ségou, Tombouctou, Niafunké, les charrettes ont été à nouveau attelées ; à Sikasso, Bamako, Kayes, les vieilles bicyclettes ont repris du service, quand ce n’est pas la marche à pied.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nos adversaires ont voulu paralyser un pays ; ils ont réveillé sa capacité d’adaptation. Ils ont voulu semer la panique ; ils ont trouvé face à eux la résilience d’un peuple qui, malgré la fatigue, refuse de plier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le carburant manque peut-être, mais la foi en un Mali uni, elle, ne tarit pas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dicko Seidina Oumar<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste – Historien – Écrivain<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Débat public : Les Maliens entre climat de peur et de suspicion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/debat-public-les-maliens-entre-climat-de-peur-et-de-suspicion-3110683.html</link>
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<description><![CDATA[ À force de nous diviser entre “bons” et “mauvais” Maliens, nous détruisons le lien qui nous unit : celui du dialogue et de la vérité. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 08:14:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus d’une décennie de crise a profondément transformé le Mali, non seulement sur le plan sécuritaire et politique mais aussi dans les mentalités. La violence, la peur et la méfiance ont fragmenté la société au point de faire naître une opposition artificielle entre « patriotes » et « apatrides ». Derrière les discours de fermeté et les appels à l’unité se cache une réalité plus inquiétante, celle d’un pays où la parole se crispe, où la nuance disparaît et où aimer le Mali devient une affaire de camp.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On ne peut pas bâtir un Mali lorsqu’on s’oppose les uns aux autres, lorsqu’on érige d’un côté les « patriotes » et, de l’autre, les « apatrides ». Chaque événement montre à quel point la société malienne est fracturée. Cette dichotomie, devenue presque banale dans le discours public, traduit pourtant l’un des revers les plus profonds de la crise que traverse notre pays depuis plus d’une décennie : la déchirure psychologique et morale de la société malienne. Depuis l’effondrement de 2012, le Mali vit dans un état de tension permanente. Les violences, les coups d’État, les déplacements de population, les attaques terroristes avec son lot de victimes, de deuils et de désolation mais aussi les sanctions économiques, ont laissé des cicatrices visibles et invisibles dans notre société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces blessures ne se lisent pas seulement dans les chiffres des victimes ou des déplacés. Elles se perçoivent aussi dans les attitudes, dans la parole publique, dans la manière même dont les Maliens se regardent. Ces dernières années, certaines déclarations des autorités et certaines décisions ont contribué à créer, voire à entretenir cette fracture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le langage de la confrontation a peu à peu remplacé celui du dialogue. Sur les réseaux sociaux, dans les débats publics et jusque dans les conversations quotidiennes, la nuance est devenue suspecte. On ne cherche plus à comprendre, mais à condamner. On ne discute plus, on s’invective. Il n’y a plus de juste milieu. Soit l’on appartient à un camp, soit à l’autre, et l’on ne sait jamais comment sa position sera perçue au sein de l'opinion. Voir les crises s’accumuler nous a profondément affectés. Mais ces drames nous ont aussi transformés, en altérant nos comportements collectifs. La société vit désormais sous le poids de la colère, de la peur et de la méfiance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces pratiques nourrissent un climat de peur qui touche non seulement la population, mais aussi les autorités elles-mêmes, désormais prisonnières d’une logique de suspicion permanente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le patriotisme, un instrument de contrôle social<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le patriotisme est ainsi devenu un instrument de contrôle social. Il se mesure désormais à l’aune du soutien affiché au régime en place. On a réussi à imposer l’idée qu’il existerait de « bons Maliens », ceux qui soutiennent sans réserve les autorités de transition, et de « mauvais Maliens », souvent qualifiés d’« apatrides » un mot vidé de son sens originel pour devenir une arme de disqualification politique. Cette confusion entre le Mali et ses dirigeants est l’une des plus grandes dérives de notre époque. Aimer son pays ne peut pas signifier approuver aveuglément ceux qui le gouvernent. Et pourtant, ce glissement s’est peu à peu imposé dans le discours public, fracturant encore davantage une société déjà fragilisée par la peur, la méfiance et la désinformation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il suffit d’écouter certains discours officiels pour s’en rendre compte. Lors des coupures d’électricité, des pénuries de carburant ou des retards de salaires, on appelle souvent les Maliens à « faire preuve de patience » et à « tenir bon pour la patrie ». La souveraineté a un coût. La souffrance devient alors un signe de loyauté, un devoir civique presque sacré. On glorifie la résilience du peuple sans jamais interroger les causes profondes de ces difficultés. Pourtant, supporter la douleur n’est pas une politique publique. Ce n’est pas en s’habituant à la souffrance qu’un pays se relève, mais en refusant qu’elle devienne la norme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La violence verbale est devenue banale. Chaque décision publique, chaque déclaration officielle devient un prétexte à des réactions extrêmes : adulation inconditionnelle ou rejet absolu. Entre ces deux pôles, il n’y a plus de place pour la nuance, encore moins pour le doute. Or, une nation qui perd le sens du doute perd aussi celui du dialogue, qui est censé nous caractériser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce climat de radicalité n’est pas seulement une conséquence de la crise. Il en est désormais l’un des moteurs. Tant que nous continuerons à nous désigner mutuellement comme ennemis, à mesurer le patriotisme à l’aune du silence ou de la soumission, nous prolongerons la fracture que les armes ont ouverte. Les dialogues nationaux, censés rassembler, ont trop souvent manqué d’inclusivité. Certains acteurs ont été écartés, d’autres ont préféré s’abstenir, par peur ou par lassitude. Ce climat de peur est bien réel. Nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, ne veulent plus s’exprimer. Pas par peur d’être arrêtés, mais surtout à cause des insultes et des attaques verbales qu’ils peuvent subir. Je fais partie de ceux qui, parfois, osent briser le silence face à certaines situations. Mais chaque fois, je reçois des messages de parents, d’amis, de proches ou même d’inconnus me conseillant de « faire attention ». La censure ne se décrète plus toujours d’en haut : elle s’infiltre dans les consciences et s’impose par la peur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La récente pénurie de carburant en est une illustration parfaite. Sur les réseaux sociaux comme dans certaines déclarations publiques, les réactions ont révélé l’ampleur de la désinformation et de la légèreté avec laquelle certains responsables s’expriment. Aboubacar Sidiki Fomba, membre du CNT, a manqué une occasion de se taire. Il a d’abord affirmé que « la pénurie se trouve dans la tête des Maliens », avant d’accuser certains chauffeurs de camions-citernes de détourner volontairement le carburant pour ravitailler les groupes terroristes. Et comme souvent, les vidéomens ont pris le relais, accusant à leur tour certains opérateurs économiques de refuser volontairement d'acheminer le carburant, sans jamais s’interroger sur les causes réelles du problème.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un pays fragilisé par la peur et la méfiance, cette stratégie du bouc émissaire ne fait qu’attiser les divisions et la colère. Sur les plateaux de l’ORTM, on ne questionne pas, on récite. Le service public d’information s’est mué en porte-voix du pouvoir, préférant faire autre chose plutôt qu’informer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Reconstruire le Mali ne se résumera pas à des réformes politiques, à une reconquête territoriale ou à une relance économique. Ce sera d’abord un travail de réconciliation intérieure : réapprendre à écouter, à débattre sans se haïr, à accepter la divergence sans la diaboliser. C’est aussi retrouver le courage de la vérité celui de reconnaître nos erreurs collectives et de rompre avec la logique des camps. Le patriotisme véritable ne se mesure pas au volume des slogans, mais à la capacité de regarder la réalité en face, même lorsqu’elle dérange.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bah Traoré<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Analyste politique</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les Soliloques d’Angèle : Quand la pénurie de carburant révèle nos comportements collectifs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-quand-la-penurie-de-carburant-revele-nos-comportements-collectifs-3110675.html</link>
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<description><![CDATA[ La pénurie de carburant que connaît actuellement notre pays n’est pas qu’une crise économique ou logistique. C’est aussi un miroir tendu à notre société, révélant des comportements qui, loin d’aider à surmonter la difficulté, l’aggravent souvent. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 07:44:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et si cette crise devenait une leçon de civisme ? Car ce n’est pas la pénurie en elle-même qui détruit la société, mais la manière dont nous la vivons. Quand certains profitent, d’autres souffrent. Quand la peur domine, la solidarité disparaît.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les stations-service, les files d’attente s’étirent à perte de vue. Les esprits s’échauffent, les klaxons retentissent, et la tension monte. Certains en profitent pour revendre de l’essence à prix d’or, d’autres stockent bien plus que nécessaire, pendant que des travailleurs peinent à se rendre à leur poste faute de quelques litres de carburant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce désordre collectif se produit à chaque crise de ce genre, l’on observe les mêmes réflexes : la peur de manquer, la ruée, la spéculation, parfois même la violence. Pourtant, ces comportements, compréhensibles sur le plan individuel, sont destructeurs pour la communauté. Ils transforment une difficulté temporaire en chaos social.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’attitude citoyenne devrait être toute autre. Dans ces moments, la responsabilité et la solidarité devraient primer sur l’égoïsme. Prendre seulement ce dont on a besoin, éviter la revente illégale, respecter l’ordre établi dans les stations, ne pas céder à la colère. Ce sont de petits gestes, mais qui font toute la différence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une crise est toujours un test de maturité collective. Elle évalue notre capacité à rester unis malgré la tension, à comprendre que la survie d’un pays ne dépend pas seulement de l’État ou des autorités, mais de chacun de nous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les pénuries passeront, comme elles ont toujours passé ; notre attitude, elle, restera dans les mémoires. Les leçons, elles, doivent rester : le civisme, la patience et le respect mutuel sont les carburants indispensables de toute nation en marche vers la stabilité ; pensons-y et vivons-les.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin : Il faut une bonne organisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-il-faut-une-bonne-organisation-3110674.html</link>
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<description><![CDATA[ Au grin, le ton est monté autour d’un sujet qui fâche : le désordre dans les stations-service. Les membres interpellent les autorités afin qu’elles prennent des mesures pour mieux organiser la distribution du carburant. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 07:44:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon eux, la pénurie actuelle a certes provoqué de longues files d’attente et des tensions entre automobilistes, mais la situation s’est aggravée avec l’implication des forces de l’ordre. « Aujourd’hui, ce ne sont plus seulement les usagers qui se bousculent : les militaires et les policiers se servent en priorité, créant encore plus de désordre », déplore un membre du grin. Résultat : de nombreux citoyens passent des nuits entières dans les stations, espérant pouvoir se procurer quelques litres de carburant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Qu’est-ce que ces militaires gagnent en ajoutant au chaos ? » s’interrogent les membres du grin, visiblement exaspérés. Ils appellent les autorités à réagir avant que la colère populaire n’atteigne un point de non-retour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour apaiser la situation, ils suggèrent une solution simple : installer des points de distribution de carburant dans les camps militaires, réservés exclusivement aux hommes en uniforme. Ainsi, leur présence dans les stations-service serait limitée au maintien de l’ordre, et non à leur propre ravitaillement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Un militaire, dans son camp, doit donner l’exemple et respecter la discipline ; s’il faillit, il s’expose à des sanctions », rappellent les membres du grin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père :  Quelle place occupe l’éducation ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-quelle-place-occupe-leducation-3110672.html</link>
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<description><![CDATA[ Dis-moi : « quelle place occupe l’éducation dans ton pays, je te dirais quelle place occupera ton pays dans l’avenir ». ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 07:44:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Oui grand-père, jusqu’où l’éducation occupe les dirigeants de ton pays, je te dirais jusqu’où ira ton pays demain ». Peut-il y avoir une urgence prioritaire que l’éducation pour un pays qui veut compter demain parmi les grandes nations ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, le Mali fait face à l’obscurantisme, l’extrémisme violent et le triomphe du radicalisme sur la raison. Mais sais-tu, quelle est la plus grande victoire de l’obscurantisme et le terrorisme contre un peuple ? Ce n’est pas seulement de se carburer et d’attaquer les forces armées, non, et pire de toucher au paisible citoyen, c’est lorsqu’il arrive à fermer une école.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, l’obscurantisme ne peut être vaincu que par la lumière. Et aucun foyer ne brille d’éclat plus que l’école, plus que l’éducation. Donc la victoire, la plus grande que puisse avoir le radicalisme et l’obscurantisme contre une nation, c’est de fermer l’école. De donner un coup de stop à l’éducation. Pour dire l’avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car c’est dans l’obscurantisme, l’absence totale de lumière, d’espoir et d’éducation que l’extrémisme violent recrute, endoctrine, forme au mal et pousse à la violence et à la destruction. Jamais de levier plus grand à l’extrémisme violent que l’absence d’éducation et d’éducation qui aboutit à l’espoir et à un avenir radieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Imagine cher grand-père, depuis 2012, certaines contrées maliennes n’ont pas ouvert d’école. Depuis 2012, dans certaines contrées maliennes, il n’y a eu ni juge, ni gendarme ni policier. Depuis 2012, dans certaines contrées maliennes, on ne connaît rien de l’Etat. Quelques rares fois, des patrouilles militaires malheureusement présentées comme l’ennemi. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Imagine cher grand-père, quand les conflits éclataient au nord et au centre du Mali, il y a déjà une décennie, certains enfants avaient juste cinq, six et sept ans. Malheureusement, ils n’ont pas eu la chance d’aller à l’école. De faire le DEF et le bac ni de prétendre à un avenir. Ils n’ont pas connu l’Etat ni son système. Tu ne les reconnais pas dans les vidéos de propagandes radicales ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, ce sont les mêmes petits garçons de cinq, six et sept ans mais à 15, 16 et 17 qui ont perdu face au combat d’aller à l’école, d’apprendre et de cultiver. Qui sont tombés dans l’eau de l’ignorance et emportés par les vagues de l’obscurantisme. L'éducation, encore l’éducation, la seule arme et la plus puissante contre tous les maux. A mardi prochain, Inch’allah pour 325ème lettre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>GOONGA Tan : Mali : quand la paix réclame la parole</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-mali-quand-la-paix-reclame-la-parole-3110573.html</link>
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<description><![CDATA[ Alors que la guerre s’éternise, la question du dialogue avec les groupes armés djihadistes s’impose désormais avec gravité. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Oct 2025 01:55:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des postures politiques et des peurs, une voix pourrait servir de passerelle entre les belligérants : celle des imams et de nos chefs religieux. Depuis plus d’une décennie, le Mali s’enfonce dans une guerre sans contours nets, sans horizon de victoire. Les armes ont parlé, des hommes sont tombés, des villages ont brûlé, et pourtant, la paix demeure introuvable. À ce stade, l’histoire commande de poser la question qui dérange : faut-il enfin parler avec ceux que nous combattons ? Faut-il rouvrir les chemins du dialogue là où les fusils ont échoué ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De nombreuses voix, dans les villes comme dans les campagnes, réclament aujourd’hui un virage courageux : celui du dialogue salvateur avec les groupes armés djihadistes pendant qu’ils s’étiolent. Ce n’est plus un tabou, mais une exigence de survie, non pour légitimer la violence, mais pour en finir avec la spirale de destruction et de désolation. Dans plusieurs localités du centre, des communautés épuisées par cette guérilla ont pris les devants. À Boni, à Douentza, à Dialloubé, des accords de cessez-le-feu ont été conclus entre villageois et combattants, souvent sans médiation officielle. Ces pactes de proximité, nés dans la douleur, ont permis, semble-t-il, à des champs interdits de reverdir, à des routes fermées de se rouvrir, à des marchés de renaître.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes, certains y voient une capitulation morale, une négociation aux allures de reddition silencieuse. Mais pour d’autres, ces accords ne sont ni une défaite ni une compromission : ils sont le premier souffle d’une accalmie retrouvée, l’esquisse fragile d’une paix possible. Comme l’écrivait Albert Camus dans Actuelles III, « la paix est la seule bataille qui vaille d’être menée ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les leçons du monde<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Partout ailleurs, quand la guerre n’a pas suffi, les belligérants ont choisi de se parler. En Colombie, après plus d’un demi-siècle de conflit, l’État a négocié avec les FARC, ces mêmes insurgés qui semaient la terreur dans la jungle. En Algérie, après la décennie noire, Abdelaziz Bouteflika avait compris qu’aucune armée ne peut vaincre une idéologie par la seule force : il lança la politique de « réconciliation nationale », qui permit à des milliers d’ex-combattants islamistes de déposer les armes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Nigeria, c’est par des dialogues prudents que des centaines de membres de Boko Haram se sont rendus ces dernières années. Et plus près de nous, au Niger, des dizaines de djihadistes repentis ont récemment remis leurs armes, invoquant la lassitude et le désir de retrouver leurs familles. Même au Mali, plusieurs redditions ont été enregistrées, notamment dans les régions de Mopti, de Ménaka et de Gao, signe que la logique de la guerre totale touche à ses limites.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme le disait Nelson Mandela, lui-même ancien chef de guérilla devenu apôtre de la paix :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Si tu veux faire la paix avec ton ennemi, tu dois travailler avec ton ennemi. Alors, il devient ton partenaire. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, un nom revient avec insistance, comme un écho du passé : celui du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM). Certes, l’institution a ses contradictions, ses partisans et ses détracteurs, mais nul ne conteste son influence spirituelle sur une large partie du pays, y compris, dit-on, sur certains leaders djihadistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2012 déjà, alors que Tombouctou, Gao et Kidal étaient tombées aux mains d’Ançar Dine et du Mujao, c’est le HCIM qui avait osé se rendre à Tombouctou pour rencontrer Iyad Ag Ghali. Sa médiation avait permis la libération de plusieurs otages maliens : un geste symbolique, mais révélateur de la confiance qu’il inspirait aux deux camps.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui encore, selon plusieurs sources, Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa auraient évoqué le nom d’un médiateur possible dans d’éventuelles négociations. Peu d’hommes au Mali peuvent revendiquer à la fois la légitimité religieuse, la neutralité politique et la crédibilité morale nécessaires à une telle entreprise. Je me surprends à rêver : et si le moment était venu de remettre en selle Mahmoud Dicko, non pas comme chef politico-religieux, mais comme artisan de paix ? Aux côtés du HCIM qu’il a jadis dirigé et où il conserve encore de solides sympathies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le professeur Ali Nouhoum Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale, plaide inlassablement pour cette voie. Il ratisse large, appelant à un dialogue inclusif impliquant religieux, intellectuels, chefs coutumiers et représentants des communautés affectées par la guerre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Le Mali, dit-il, est en guerre. Un seul mort est déjà trop. La paix passe par la parole, même avec ceux qui nous ont combattus.»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La parole et les armes<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fatigue est palpable : celle des paysans, des mères endeuillées, des élèves privés d’école, mais aussi celle des combattants terroristes, eux-mêmes, qui n’en peuvent visiblement plus. Le sang a trop coulé. Il est temps de redonner la parole à la sagesse, de faire appel à notre magnanimité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette responsabilité s’impose aujourd’hui, non pas pour négocier une reddition, mais pour bâtir une paix lucide, sans naïveté ni complaisance. Il ne s’agit pas d’ouvrir les portes à l’impunité, mais de tracer une issue humaine à un conflit qui ronge les âmes et vide les villages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les expériences du monde montrent qu’aucune paix durable ne naît d’un silence imposé par les armes, mais d’une parole partagée, même entre ennemis. Aimé Césaire l’avait écrit :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Il vient un temps où se taire est trahir. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce temps, pour le Mali, semble être arrivé. Refuser le dialogue, c’est prolonger la souffrance d’une population exsangue. L’accepter, c’est admettre que la paix, même imparfaite, vaut mieux que la plus éclatante des victoires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Remettre nos chefs religieux, de toutes tendances, en selle, c’est redonner à la nation malienne une panoplie de médiateurs crédibles, enracinés dans la foi et la culture locales, capables de parler aux cœurs endurcis et d’apaiser les rancunes. Ce n’est pas un retour en arrière : c’est une ouverture vers l’avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps de comprendre que le Mali ne se relèvera pas seulement par la force des armes, mais par la force du pardon et du dialogue. Car, comme le disait Blaise Pascal : «La vraie victoire, c’est la paix.»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Seidina Oumar DICKO<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Journaliste – Historien – Écrivain</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous: Pas que des prières…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-pas-que-des-prieres-3110551.html</link>
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<description><![CDATA[ En collaboration avec la Ligue des Imams et des érudits du Mali (LIMAMA) Le Haut conseil islamique du Mali (HCIM) a publié, le vendredi 17 octobre 2025, une déclaration sur la situation nationale, éprouvante pour les populations prises au piège d’une guerre dont elles ignorent les tenants et aboutissants. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 18:45:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi du fait des crises qui perturbent la sécurité et la stabilité de notre cher pays, qui perdurent tout en s’aggravant de jour en jour malheureusement, le HCIM appelle « tous les citoyens de la République du Mali à la patience, à l’unité et à se réfugier auprès d’Allah, le Tout-Puissant …Il demande à tous les imams de réciter l’invocation du Qounout pour la sécurité et la sécurité de la patrie lors de la prière du Fajr ou lors de toutes les prières obligatoires de haute voix, à compter d’aujourd’hui et ce jusqu’à nouvel ordre.» <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, le HCIM « demande à tous les imams et prêcheurs d’aborder des thèmes unifiés dans les sermons du vendredi concernant la stabilité, la sécurité, l’unité et la recherche de refuge en Allah pour faire face à la crise». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La publication de cette déclaration intervient une semaine après la rencontre entre le Premier ministre et les représentants des confessions religieuses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le Chef du gouvernement avait invité ce jour-là ses interlocuteurs à faire des prières pour la nation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces prières en faveur de la nation sont des actions opportunes surtout de la part d’organisations à vocation noble comme le HCIM ou la LIMAMA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Certes Allah est Omniscient, Omnipotent, Miséricordieux. Mais, dans la situation actuelle du Mali, il faudrait certainement aller au-delà des prières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les dignitaires religieux, les chefs coutumiers et les griots sont mieux placés pour le savoir. En leur qualité de premiers responsables de la bonne marche de notre société depuis des temps immémoriaux, ils ont l’obligation de tenir le langage de la vérité en toute circonstance comme Dieu le souhaite. Une plaie infectée ne saurait guérir tant qu’elle contient du pus. La correction de certains dysfonctionnements et l’abandon de certains comportements dissiperaient bien de tensions entre les Maliens et les uniraient davantage face aux épreuves. Et pour cela, il faudrait que certaines vérités soient dites. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut aller au-delà des prières. Car nous devons avoir le courage de nous poser les questions, même si elles fâchent, pour situer nos parts de responsabilité dans la situation actuelle du pays. Que peuvent vraiment les prières dans une société minée par une injustice criarde, la méchanceté gratuite ? Dieu accepterait-il les prières quand il nous observe en train d’user et d’abuser de nos prérogatives au mépris de la justice ? Dieu agréerait-il des prières quand il nous voit en train de fermer les yeux sur les abus et injustices, par peur des mortels ou pour des intérêts égoïstes ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a certes besoin de prières. Mais il a aussi et surtout besoin de justice<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>afin que s’estompent les tensions entre ses enfants. Un sage musulman a dit : « Lorsque vous commettez une injustice, souvenez-vous de la justice d’Allah, Le Tout-Puissant, qui vous sera appliquée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Lorsque vous voulez utiliser votre force pour faire du tort autres, n’oubliez pas qu’Allah l’Exalté a la force de vous punir ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BIEN DIT : Le temps, meilleur allié de la vérité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/bien-dit-le-temps-meilleur-allie-de-la-verite-3110504.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 01:27:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Le temps est le meilleur allié de la vérité, un antidote lent mais puissant contre les venins du mensonge et de la délation » !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Joseph Kabila<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ancien président de la République Démocratique du Congo</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin :  Diarra Transport : des lois autres que celles de la République ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-diarra-transport-des-lois-autres-que-celles-de-la-republique-3110464.html</link>
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<description><![CDATA[ Les membres du grin sont divisés sur la question de la reprise des activités de la compagnie Diarra Transport qui avaient été suspendues depuis le 8 septembre 2025 en raison de menaces proférées par des groupes armés. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 01:53:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les membres du grin ont été sidéré de voir la directrice de la société présenter des excuses et le porte-parole des djihadistes ordonner la reprise des activités de la compagnie avec des conditions strictes à respecter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au grin certains voient en cette excuse une atteinte grave au crédit de l'Etat. D'autres pensent plutôt que c'est bien réfléchi et que ça va permettre aux chefs de famille en chômage de récupérer leur moyen de subsistance. Toutefois, la majorité des membres du grin déplore cette situation qui prouve à suffisance l'influence grandissante des groupes armés au sud de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'autre sujet qui s'est invité au grin c'est la provenance des citernes depuis la Côte-d'Ivoire. Connaissant bien les tensions qui existent entre nos deux pays certains membres ont salué l'esprit de fraternité des ivoiriens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle :  Le transport en commun : un défi pour le développement urbain</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-le-transport-en-commun-un-defi-pour-le-developpement-urbain-3110465.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce week-end j’ai assisté, avec consternation, à la chute d’une dame d’un âge avancé, qui montait dans ce que nous appelons ici à Bamako, le «dourouni », moyen de transport en commun, d’un autre âge (certains sont presque des épaves, comme les « requins » qui desservent le Point G). Vous n’imaginez pas le nombre de véhicules et de motos rasant la scène par curiosité. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 01:49:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans beaucoup de grandes villes du monde, des systèmes de transport en commun performants facilitent la vie des habitants, réduisent la congestion et participent activement au développement économique. À Bamako, cette réalité est encore loin d’être atteinte. La ville, qui continue son expansion, fait face à un vide criant en matière de transport collectif organisé dans beaucoup de zones.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le transport en commun n’est pas seulement une question de déplacement : c’est un pilier du développement urbain. Il permet de réduire les embouteillages, d’améliorer la sécurité routière et de diminuer la pollution atmosphérique. Nos rues sont souvent encombrées et où la circulation est chaotique sur certains axes, un système de transport collectif meilleur pourrait transformer le quotidien des habitants. Les travailleurs, étudiants et commerçants pourraient gagner un temps précieux et se déplacer de manière plus sûre et plus économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des aspects pratiques, le transport en commun favorise l’équité sociale. Il offre un accès abordable à tous, indépendamment des revenus. Dans une ville où beaucoup dépendent encore de taxis, de motos ou de véhicules personnels, un réseau structuré permettrait de créer des opportunités pour tous, tout en décongestionnant les artères principales de la ville.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, mettre en place un tel système exige une volonté politique forte, des investissements conséquents et une planification rigoureuse. Il s’agit de définir des lignes fiables, des horaires clairs, et d’assurer la sécurité et la régularité du service. Mais les bénéfices à long terme devraient dépasser largement ces défis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour un pays comme le nôtre qui aspire à se développer et à améliorer la qualité de vie de ses habitants, le transport en commun n’est pas une option : c’est une nécessité. C’est en investissant dans un réseau fiable et structuré que l’on pourra se rapprocher des standards des grandes villes et offrir à ses citoyens un quotidien plus fluide, plus sûr et plus moderne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père : Le silence de la science !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-le-silence-de-la-science-3110463.html</link>
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<description><![CDATA[ Rien ne doit faire plus peur que le silence de la science aux moments les plus difficiles de l’existence d’un pays. Oui grand-père, depuis 2015, le Mali fait face à une sorte de conflit inédit qui a manqué de réponse scientifique au problème. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 01:49:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucune conceptualisation de la question n’a été faite. Pas de débats scientifiques ! Pas de riposte doctrinaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le problème fait appel à des armes. L’ennemi utilise des armes de guerre mais, au préalable, il recrute, endoctrine et amadoue tous ceux qu’il trouve sur son chemin. Il joue sur les cordes ethnique et religieuse. Il utilise des conflits antérieurs à des siècles et se fait justicier. Il séduit des adeptes et font des autres des ennemis de la République.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et tout se passe comme il a planifié. S’il arrive dans une contrée, il recrute dans les injustices, les misères, les cupidités, l’ignorance et les adeptes du rien à perdre ; les condamnés.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Quand il recrute, il installe une doctrine, vend des illusions et s’octroie le statut de justicier. Et malheureusement, il n’a face à lui que ce qu’il a prévu : les armes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que veut celui dont la victoire, c’est de semer le chaos, la panique et la terreur que de voir des frères qui se haïssent et qui s’entre-tuent ? Que veut celui dont le dessein est de voir le sang couler et des larmes verser que de voir des frères dressés les uns contre les autres et s’accusant de tous les maux ? Celui qui s’attend au chaos se réjouit déjà de la mésentente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et malheureusement cher grand-père, en face de lui l’ennemi n’a eu que haine, colère et méchanceté, telles qu’il le voulait. Au nord, il l’a fait. Il a semé le chaos. Au centre, il a réussi. Aujourd’hui, il fait le pas dans le Sud. Et sans tirer des leçons du passé, les mêmes colères, paniques et haines sont mises au-devant comme il a prévu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n’est point le sociologue qui plonge dans ses appris et vécus pour éclairer le chemin. Ce n’est point le philosophe, le théologien et le psychologue qui font des conclusions pour prévenir et vaincre la doctrine du mal. Ce n’est point le juriste qui explique que l’absence de justice ouvrant la voie à des vengeances, où le mal pourrait puiser sa force.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n’est plus des hommes stratèges, connaisseurs et penseurs qui donnent des pistes pour que l’État ne perde son estime et sa crédibilité. Ce n’est plus le géographe, l’historien, l’anthropologue… j’en oublie volontiers, qui tirent des leçons et des exemples pour prédire et prévenir l’avenir. Pour dire stop et allez-y ! Pour orienter et guider vers la victoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n’est point le spécialiste de sécurité ou de la communication de crise qui préconisent les comportements à tenir et les décisions à prendre. Le journaliste n’est plus consulté pour le bon message et le bon messager.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On a juste tout ramené sur Facebook et Tiktok et chacun opine. Allons-nous nous en sortir ? Cher grand-père ! A mardi prochain pour ma 325e lettre. Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Moscou reçoit ‘’le successeur’’ de Bachar al Assad  !!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-moscou-recoit-le-successeur-de-bachar-al-assad-3110452.html</link>
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<description><![CDATA[ Le mercredi 15 octobre 2025, le Président de Syrie, Ahmed al Charaa, a été reçu, à Moscou, par le Président Vladimir Poutine. «Des relations bilatérales et des intérêts communs nous lient à la Russie, et nous respectons tous les accords conclus avec elle. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 15:39:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous essayons de restaurer et de redéfinir la nature de ces relations afin que la Syrie puisse jouir de son indépendance, de sa souveraineté, ainsi que de son unité et de son intégrité territoriales », a déclaré le chef de l’Etat syrien. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’image de la poignée de main des deux dirigeants a fait le tour de la planète. Et, pour cause : la Russie de Vladimir Poutine a soutenu militairement le régime de Bachar al Assad pendant plusieurs années face aux rebelles syriens dirigés par Ahmed al Charaa. Les troupes de ce leader du Front al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, ont renversé en décembre 2024 le Président Bachar al Assad qui s’est réfugié en Russie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des dirigeants occidentaux, qui ont combattu le régime Assad depuis l’éclatement des événements du printemps arabe, n’ont pas mis du temps à légitimer l’autorité d’Ahmed al Charaa. A son tour, Moscou vient de dérouler le tapis rouge à « l’ancien terroriste ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Une leçon de vie ! Un message très clair. Les Etats n’ont pas d’amis mais des intérêts. Ceux qui avaient mis la tête du leader islamiste syrien à prix sont aujourd’hui les mêmes qui lui déroulent le tapis rouge. Traqué hier et mis sur les listes noires des «chefs terroristes les plus dangereux », il est aujourd’hui devenu un « partenaire stratégique », voire un interlocuteur crédible. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Donc, comprendra qui veut comprendre ! Les ennemis d’hier peuvent devenir des amis d’aujourd’hui. Et les amis d’aujourd’hui peuvent devenir des ennemis de demain. « Le terroriste » d’hier est devenu le « partenaire stratégique » ou « l’interlocuteur privilégié » d’aujourd’hui. Tout comme le «partenaire stratégique» d’aujourd’hui peut revêtir l’étiquette du « terroriste» de demain. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La poignée de main Poutine-Charaa est un message que Bamako doit pouvoir décoder. Les puissances mondiales n’ont pas d’ennemis éternels ou d’amis permanents. Elles n’ont que des intérêts. Elles peuvent lâcher à tout moment un allié si l’ennemi offre des garanties quant à la sauvegarde de leurs intérêts. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décryptage :  Bamako, la crise de l’or noir</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-bamako-la-crise-de-lor-noir-3110363.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce matin, réfléchissons sur les futurs possibles du Mali. 
 Bamako, ville des luttes d’indépendance ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 Oct 2025 08:59:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hier, c’était Gao, Kidal, Mopti, Ségou. Aujourd’hui, c’est Bamako. Nous sommes dans la capitale malienne, une ville traditionnellement veillée par les trois caïmans. Fascinante ville au croisement des peuples et des cultures, Bamako est aussi la ville des luttes d’indépendance. En 1946, Bamako donne naissance à l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain, US-RDA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle portera au pouvoir les premiers présidents ouest africains tels que Modibo Keïta, Félix Houphouët Boigny, etc. Aujourd’hui, mégalopole de près de trois millions d’habitants, Bamako est marquée par les intrigues politico-militaires. Ville de la débrouille, Bamako subit les horreurs du narcoterrorisme (Amara, 2019). Voie de passage entre le Nord et le Sud, Bamako est aussi une ville culturelle. En 1994, le président Alpha Oumar Konaré crée les Rencontres africaines de la photographie de Bamako. Ville des représentations diplomatiques et consulaires, Bamako est le cœur battant des pouvoirs politique et militaire. Mais avançons dans le temps. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un désir de paix</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako est une capitale éminemment géopolitique au cœur de l’exacerbation des tensions sécuritaires depuis quelques semaines. C’est le nouveau point de vulnérabilité du Mali. Elle est désormais au cœur d’un des axes stratégiques du Jnim (Jama’at Nusrat al-islam wal Muslimin), filiale d’Aqmi. Le Jnim empêche le ravitaillement en carburant de Bamako. C’est la crise de l’or noir. Les Bamakois prennent d’assaut les stations-service.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les files d’attente sont sans fin. Partout, la pénurie de carburant impacte les sociabilités familiales et amicales. Dans une conurbation galopante, sans carburant, il devient difficile de visiter ses proches. Barrière sécuritaire hier, Bamako est aujourd’hui fragilisée par la guerre énergétique, un autre vent mauvais. Les Bamakois sont pris en étau entre lutte contre le narcoterrorisme et désir de paix. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>De la realpolitik</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fil du temps, les angoisses des Bamakois sont réelles : bagarres aux abords des stations-service, peur du lendemain, etc. Bamako est mise sous pression par le Jnim pour inverser les rapports de force. La ville est désormais au premier rang des enjeux géopolitiques. Les attaques du Jnim contre les citernes d’approvisionnement de la ville asphyxient le Mali, pays importateur de pétrole.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui est significatif de nos difficultés à maîtriser une crise, qui déborde des périphéries où elle incube depuis des années. C’est donc le contexte actuel qui n’est pas seulement celui de Bamako. C’est aussi celui de l’ensemble du territoire malien que ni les débats surannés, ni les catégories prêtes à l’emploi n’aident à résoudre. Pour cela, une question de realpolitik se pose : comment faire face à cette féroce fièvre énergétique ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mobiliser les scientifiques</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Répondre à cette question, c’est prendre conscience d’un climat sécuritaire détérioré. La réponse à cette question invite à régler une autre question, celle de la gouvernance au-delà de l’establishment bamakois. Un projet innovant de sortie de crise s’impose à tous. Plusieurs scénarios sont possibles. D’abord, un premier scénario est de mobiliser les scientifiques pour travailler sur les sorties de crise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce cadre, il serait utile de traiter la question des liens qui nous unissent. De ce point de vue, un travail sur les dynamiques sociales, politiques et géopolitiques peut avoir une plus-value socio-économique et de changement. Il faut amorcer une remise en question de nos certitudes pour sauver nos modèles de société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Impliquer les politiques, les industriels, les syndicalistes<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant au deuxième scénario, pour sortir de la guerre, il est question d’impliquer les politiques, les associatifs, les syndicalistes, les industriels, les journalistes, etc. Le choix des acteurs est stratégique. Ce choix implique des considérations politiques, éthiques et territoriales. C’est pour l’éternité du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’alliage de la connaissance scientifique et des stratégies politiques et citoyennes fera apparaître la prégnance des liens. Il créera un mouvement légitime pour faire ressortir les conditions de la paix. C’est une des meilleures façons de mettre en forme la gouvernance. Enfin, il ne s’agit pas de prêcher le martyr. Il ne s’agit pas non plus de faire l’apôtre. Mais, il s’agit d’architecturer les futurs possibles du Mali par le dialogue et l’unité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Réfléchir et agir ensemble</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je ne saurai terminer ce papier sans dire un mot sur Madagascar où les dynamiques sociopolitiques ont échappé au régime d’Andry Rajoelina. 15 septembre 2025, au sein du mouvement Génération Z, les Malgaches se mobilisent pour la démocratie et contre les coupures d'eau et d'électricité. 25 septembre 2025, le phénomène prend de l’ampleur. 14 octobre 2025, Rajoelina est chassé du pouvoir par le colonel Randrianirina Michaël.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il promet de le remettre aux civils dans deux ans. Espérons ! Comme partout, les injustices nourrissent les révoltes populaires. L’avenir de nos États dépend de notre capacité à réfléchir et à agir ensemble pour satisfaire les droits essentiels : sécurité, santé, eau, électricité, éducation, emploi, logement... <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment mieux nous organiser pour sortir des crises ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Amara<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sociologue</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>GOOGAN Tan : La France, entre ceux qui sauvent  et ceux qui pourchassent</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/googan-tan-la-france-entre-ceux-qui-sauvent-et-ceux-qui-pourchassent-3110329.html</link>
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<description><![CDATA[ La France, en cet automne 2025, vacille entre deux visages d&#039;elle-même. À Calais, à Dunkerque, dans les plaines du nord, des scènes d&#039;une violence inouïe se répètent désormais comme un sombre rituel. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 Oct 2025 01:42:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la nuit du 9 au 10 septembre, à Grand-Fort-Philippe, des exilés ont été pris pour cibles. Les coups, les insultes, les cris, autant d'échos d'une haine ordinaire devenue presque banale. Une enquête pour " violences aggravées " a été ouverte, mais pour combien d'âmes blessées sans justice ? Charlotte Kwantes, de l'ONG Utopia 56, le dit sans détour : " Ces attaques se multiplient, gagnent en intensité depuis les dernières législatives. " Des groupuscules, nourris de ressentiment, jouent les milices en toute impunité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">uelques semaines plus tard, à quelques kilomètres de là, une autre scène, à la fois tragique et salvatrice, se déroule dans la nuit du 9 au 10 octobre. Des migrants, piégés dans la vase du chenal de Gravelines alors qu'ils tentaient de gagner les côtes anglaises, appellent à l'aide. Les sauveteurs de la SNSM accourent, les hissent à la force des bras, dans un combat à la fois physique et symbolique : celui de la vie contre l'indifférence.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">    </span>La vidéo tournée par un habitant, Jean Deldick, montre les silhouettes des naufragés, leurs cris répercutés par la nuit. Ce drame évité de peu rappelle que, malgré les accords signés entre Paris et Londres pour endiguer le flux des small boat, les traversées de la Manche atteignent des records.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>Et pourtant, la France a connu, en quelques semaines, d'autres visages, d'autres éclats, ceux du courage et de la dignité. Dans la nuit du 15 au 16 août 2025, à Royère-de-Vassivière, dans la Creuse, un autre cri s'est élevé, celui de la peur. Des habitants affirment avoir été pourchassés et battus pour la seule couleur de leur peau. Ils parlent d'une " chasse au nègre ", expression terrible, indigne d'un pays qui se veut patrie des droits de l'homme. Sept plaintes ont été déposées pour violences racistes. Ce soir-là, la fête du village, censée unir, s'est achevée dans la fracture la plus abjecte : celle qui nie l'humanité de l'autre. Mais un mois plus tôt, un fils du Sahel, sans uniforme et sans papiers, rappelait à la République ce que signifie être citoyen du monde. Le 14 juillet, jour de fête nationale, Fousseynou Cissé, migrant sénégalais, a risqué sa vie pour sauver celle d'autrui. Sans caméra, sans calcul, par pur réflexe moral. Emmanuel Macron lui a rendu hommage et la France a applaudi. Derrière les discours, une vérité s'imposait : le courage n'a ni passeport ni couleur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant lui, d'autres avaient déjà rappelé cette vérité : Lassana Bathily, Malien de l'Hyper Cacher, sauvant des otages lors de l'attentat de 2015 ; Mamoudou Gassama, escaladant à mains nues la façade d'un immeuble parisien pour sauver un enfant suspendu dans le vide. Ces hommes, que certains auraient réduits à des " sans-papiers ", se sont élevés au-dessus de tous les préjugés. Leurs gestes, loin d'être des exceptions, s'enracinent dans une tradition ancienne : celle du Sahel, où l'honneur se prouve dans l'action, où l'entraide et la bravoure sont des vertus cardinales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Et pourtant, que dit-on trop souvent de ces hommes et femmes venus du sud ? Qu'ils profitent, qu'ils menacent, qu'ils importent le désordre. On les stigmatise, on les enferme dans les peurs d'une époque troublée. Mais les faits, eux, sont têtus. Depuis les tirailleurs " sénégalais " jusqu'aux aides-soignants, enseignants, chauffeurs et livreurs d'aujourd'hui, leur apport à la République est constant, discret, essentiel. Ces enfants du Sahel construisent, soignent, protègent. Ils ne fuient pas : ils participent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fousseynou, Lassana, Mamoudou et tant d'autres rappellent que l'étranger n'est pas toujours une menace, mais fréquemment une ressource. Leurs gestes silencieux disent une vérité universelle : la valeur d'un être humain ne se mesure ni à sa nationalité, ni à son statut administratif, mais à sa capacité d'aimer, de protéger, de se dépasser pour autrui.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La France, traversée par les mauvais vents du repli identitaire et de l'islamophobie, a besoin de ces figures de lumière. Elles révèlent l'autre visage de l'immigration : celui de la dignité, du courage, de la fraternité agissante. Oui, le Mali, le Sénégal, et plus largement le Sahel, peuvent être fiers de ces enfants. À travers eux, ce sont des peuples entiers qui tendent un miroir à la France, lui rappelant que sa grandeur ne se trouve pas dans la peur, mais dans l'ouverture ; pas dans la stigmatisation, mais dans la reconnaissance. L'été 2025 aura ainsi révélé deux visages de la République : celui de la honte et celui de la gloire. D'un côté, la haine qui pourchasse. De l'autre, l'humanité qui sauve. Entre ces deux chemins, la France doit choisir. Pour ma part, je n'ai aucun doute : l'avenir appartient à ceux qui tendent la main, pas à ceux qui la frappent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Seidina Oumar<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Journaliste - Historien - Écrivain</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Mali, finissons avec les procès d’intention : plaidoyer pour la raison (à propos de la polémique Abdoulaye Diop /Modibo Keïta)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mali-finissons-avec-les-proces-dintention-plaidoyer-pour-la-raison-a-propos-de-la-polemique-abdoulaye-diop-modibo-keita-3110335.html</link>
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<description><![CDATA[ La controverse, amplifiée par les réseaux sociaux et certains cénacles nostalgiques, ne cesse d’enfler depuis les propos tenus par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, lors de la deuxième édition du Lomé Peace and Security Forum. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 14:43:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelques phrases, sorties très souvent de leur contexte, ont suffi à rallumer des braises mémorielles : le ministre aurait, selon certains, manqué de respect à la figure tutélaire de la Nation, le président Modibo Keïta. Les "héritiers" (sic) du père de l’indépendance ont aussitôt réagi avec véhémence, réclamant non seulement des excuses publiques, mais allant jusqu’à demander sa destitution pour « faute grave ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, à y regarder de plus près, il ne s’agissait nullement d’un procès posthume ni d’un dénigrement de la mémoire nationale. Abdoulaye Diop, s’exprimant dans un cadre académique, évoquait la jeunesse des dirigeants de l’indépendance, leurs conditions de formation et la transformation des exigences du leadership à travers le temps. « Modibo Keïta, quand il arrivait au pouvoir à l’indépendance, avait à peine trente-trois ans », a-t-il rappelé avant d’ajouter : « Les qualités que nous avons aujourd’hui, ils ne les avaient pas. Modibo Keïta était un instituteur, il n’avait pas été préparé à diriger un pays. Nous avons désormais ces expériences, et la jeunesse n’est pas pour demain, elle est pour aujourd’hui. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette phrase, que certains ont jugée « réductrice », méritait sans doute explication, mais certainement pas condamnation. Le ministre a d’ailleurs pris la peine, dès le lendemain, d’exprimer sur les réseaux sociaux son profond respect pour Modibo Keïta, qu’il a qualifié de « figure emblématique de l’indépendance, modèle d’intégrité, d’engagement patriotique et de clairvoyance ». En d’autres termes, il n’a jamais cherché à diminuer son héritage, mais à souligner la nécessité de relire notre histoire avec lucidité et sans tabous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut dire que le débat sur Modibo Keïta est souvent enfermé dans un prisme hagiographique où toute nuance devient blasphème. Les héritiers de l’illustre homme, animés d’un souci légitime de préservation de la mémoire, auraient pourtant gagné à replacer la parole ministérielle dans son cadre : celui d’une réflexion sur la maturation des élites africaines et sur la transmission des expériences politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je me permets ici une précision d’ordre personnel : mes propres affinités avec Modibo Keïta ne relèvent pas d’un opportunisme tardif. Elles sont inscrites dans l’histoire même de mon père, Mohamed Abdoulaye Dicko, compagnon de jeunesse du futur président, d’abord au Collège Terrasson de Fougères, puis à l’École William Ponty. J’ai toujours eu à reformater, dans mes écrits, les excès iconoclastes, comme les emballements hagiographiques dont il fut l’objet, sans en tirer la moindre gloriole. Je reste convaincu que la mémoire d’un homme d’État ne se défend pas par la crispation, mais par la vérité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi m’étonné-je que tant d’ardeur se déchaîne aujourd’hui contre Abdoulaye Diop, lui dont les parents furent de tous les combats avant-gardistes du RDA, ici même au Soudan français et au-delà. En 1963, lors du drame des refoulés du Congo-Brazzaville, ils furent du nombre de ceux qui répondirent à l’appel de Modibo Keïta pour venir en aide à leurs compatriotes. Ce lien historique, nourri de fidélité et de sacrifice, aurait dû inviter à la retenue avant d’ériger le fils d’un tel héritage en coupable d’un prétendu sacrilège.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’on peut certes contester les mots, mais non l’engagement. Abdoulaye Diop sert l’État malien depuis près de quarante ans, avec constance, discrétion et efficacité. Lui exiger aujourd’hui de quitter le gouvernement, c’est méconnaître l’ampleur de son service rendu à la diplomatie nationale et à la souveraineté du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un pays qui a toujours su faire de la tolérance une vertu cardinale, il serait souhaitable de ramener ce débat à sa juste mesure. Plutôt que d’entretenir des procès d’intention, sachons entendre la complexité d’une parole qui, loin de profaner la mémoire, invitait à la réfléchir. Le Mali n’a rien à gagner à transformer la moindre phrase en affrontement symbolique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La grandeur de Modibo Keïta n’a nul besoin d’être sanctuarisée pour continuer d’éclairer nos consciences. Elle réside précisément dans cette capacité à inspirer le dialogue, y compris critique, sur notre passé commun. Et c’est peut-être là, au fond, le plus bel hommage que l’on puisse lui rendre : ne pas faire de son nom un prétexte à la division, mais un appel à l’intelligence partagée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dicko Seidina Oumar<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste -Historien- Écrivain<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entre Nous : Encore plus de solutions concrètes!</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-encore-plus-de-solutions-concretes-3110301.html</link>
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<description><![CDATA[ Le lundi 13 octobre 2025, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a initié une rencontre avec les opérateurs évoluant dans le domaine des hydrocarbures. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Oct 2025 12:28:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a rassuré que « l’Etat est totalement mobilisé, engagé et déterminé pour apporter les réponses les plus appropriées à cette crise que connaît notre pays ». Il reconnait que « cette situation impacte les populations et pourrait également avoir des impacts sur la croissance économique de notre pays ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mardi 14 octobre 2025, le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a de nouveau présidé une réunion du Comité interministériel de gestion de crise et catastrophes autour de l’approvisionnement en carburant. En espace de onze (11) jours, c’est la troisième réunion que le Chef du gouvernement préside sur la gestion de la crise des hydrocarbures. Selon le texte publié sur la page Facebook de la Primature, le Gouvernement, afin de soulager les populations éprouvées par les difficultés d'approvisionnement, « a décidé de mobiliser tous les moyens possibles à travers son plan d'action hautement stratégique, tablé sur le court, le moyen et le long termes …. Ce plan d'action comprend plusieurs volets : la coordination et la concertation entre les acteurs, la sécurisation des convois et des travaux critiques, l'approvisionnement et la distribution à travers la construction de nouvelles capacités de stockage en carburant. Ces mesures incluent la constitution de stocks dynamiques ainsi que la mise en place d'équipes de contrôle. Un volet important concerne l'accompagnement des opérateurs économiques : des facilités douanières et fiscales leur ont été accordées, afin d'assurer la bonne continuité de leurs activités. Sur le plan diplomatique, des échanges se tiennent avec les ports maritimes par lesquels sont acheminés les hydrocarbures destinés au Mali ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Primature annonce des mesures d'urgence comme « un projet d’arrêté interministériel portant sur la réflexion quant à la possibilité d'ouvrir les stations-service 24h/24 » ; un dispositif de convoyage des camions à Bamako ; le démantèlement des réseaux de distribution parallèle et la mise en place d'un système de balisage. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, tard vaut mieux que jamais. Mais, il faut encore des solutions concrètes ! L’escorte des convois de camion-citernes transportant du carburant par les éléments des forces de défense et de sécurité ne peut pas être une solution à long terme. Les moyens terrestres et aériens mobilisés sont énormes. Les efforts actuellement déployés pour sécuriser les convois de camion-citernes se font probablement au détriment d’autres urgences dans le cadre des opérations sur le terrain. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout porte à croire que les groupes armés djihadistes, en optant pour cette stratégie, veulent amener l’Etat à disperser son énergie. C’est le cas du Gsim qui est ainsi parvenu à détourner une grande partie de l’attention sur les difficultés liées à l’approvisionnement correct des grandes villes en hydrocarbures. Bamako va certes devoir gérer le front de sécurisation des convois, mais il urge aussi que soit surveillées les conséquences sociales liées à cette situation. Déjà, les tensions couvent au niveau des stations-services. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A Ségou, l’Association des Promoteurs de Points de Vente de carburant a envoyé une correspondance au Maire de la Commune urbaine avec ampliation au Gouverneur, au Procureur général, à la Gendarmerie et à la Protection civile. Elle dénonce sans ambages « les abus et pratiques illégales » de certains éléments des Forces de sécurité, déployés pour encadrer la distribution du carburant. « L’agression des pompistes par nos forces de l’ordre pour pouvoir servir leurs bidons…. La spéculation sur les prix du carburant provient de nos forces de l’ordre, car ce sont elles qui parviennent à se procurer l’essence en bidon et la revendent ensuite aux revendeurs ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les soliloques d’Angèle : Octobre Rose, le combat continue !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-octobre-rose-le-combat-continue-3110260.html</link>
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<description><![CDATA[ Chaque mois d’octobre, le monde entier se pare de rose pour rappeler l’importance de la lutte contre le cancer du sein. Mais, derrière les rubans et les campagnes, il y a des visages, des familles, des histoires de courage souvent racontées à voix basse. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 08:25:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J’écris cet article en hommage à ma belle Sœur « Poupina » et mon amie « Ma Ro » et à toutes celles qui nous ont quittés après ce combat. RIP.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans beaucoup de pays africains, parler du cancer reste difficile. La maladie fait peur. Elle est parfois associée à la honte, à la malchance ou à la sorcellerie. Beaucoup de femmes cachent leurs symptômes, espérant que cela passera. D’autres n’ont pas les moyens de consulter un médecin ou de se faire dépister. Quand le diagnostic tombe, il est souvent trop tard. Le cancer du sein, le plus fréquent chez la femme, touche de plus en plus de jeunes, parfois mères de famille, souvent sans ressources suffisantes pour se soigner.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, malgré les difficultés, le combat continue. Au Mali, le plan national stratégique de lutte contre les maladies non transmissibles définie les grandes lignes pour faire face à maladie et beaucoup d’autres (prévention, diagnostic, traitement, formation des personnels de santé...). Dans les villes comme dans les villages, des associations se battent pour sensibiliser, accompagner, redonner espoir. À Bamako, à Dakar, à Abidjan…partout dans le monde, des femmes guéries témoignent, marchent, parlent pour briser le silence. Les hôpitaux se dotent petit à petit d’équipements de dépistage. Des campagnes mobiles vont dans les zones rurales. Mais le défi reste immense : manque de matériel, coût élevé des traitements, absence de couverture médicale, pénurie d’oncologues, manque de centre de prise en charge…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand une femme apprend qu’elle a un cancer, c’est souvent toute la famille qui vacille. Les enfants, le mari, les proches doivent s’adapter. Certains soutiennent avec amour, d’autres s’éloignent, par peur ou incompréhension. Dans ce contexte, la solidarité devient vitale. On voit des maris accompagner leurs épouses à la chimiothérapie, des voisines venir faire la cuisine ou la lessive, des amis garder les petits enfants et bébés… Ces gestes simples deviennent des actes d’amour et de résistance. Et quand la chimiothérapie ne fait plus effet, c’est encore plus dur !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cancer du sein se guérit bien s’il est détecté à temps. C’est pourquoi les campagnes de sensibilisation sont si importantes. Apprendre à faire l’auto-examen, consulter dès qu’une anomalie est remarquée, briser le tabou : c’est là que tout commence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autres cancers – du col de l’utérus, de la prostate, du foie – posent les mêmes défis. L’accès à l’information, aux soins et à la prévention doit devenir une priorité nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Derrière la couleur rose, il y a la douleur, mais aussi la force. Il y a ces femmes qui rient malgré tout, ces mères qui se battent pour vivre un jour de plus, ces associations qui refusent de baisser les bras. Octobre Rose n’est pas seulement un mois de sensibilisation, c’est un rappel : le cancer n’est pas une fatalité, et ensemble, nous pouvons sauver des vies et nous le devons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Muriel Jules<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père :  Levons&#45;nous et anticipons à temps !</title>
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<description><![CDATA[ Oui cher grand-père, il est plus que temps pour nous aujourd’hui d’anticiper contre la force du mal et de l’obscurantisme. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 08:11:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui anticipons contre le mal pour éviter au sud, ce qui s’est passé au centre et au nord. Anticipons par la science et la justice. Anticipons par le savoir-faire et la connaissance. Anticipons pour éviter le chaos au sud.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, tout le monde se rappelle quand la crise était dans le nord du Mali. Tout était si loin et très loin de nous que comme par la myopie, nous étions empêchés de voir loin ce qui ne nous touchait pas.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>De voir et de comprendre pour trouver des solutions durables. Des solutions consensuelles et inclusives pour la paix et la sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne voyions pas, ne comprenions pas mais aussi nous n’entendions pas les cris de certains aspirants de la paix et de la réconciliation. Oui nous n’entendions pas les cris d’autrui et ceux qui voyaient des issues autres que la guerre. Ceux qui prônaient le dialogue et les accords, pour nous, étaient soit des lâches ou des apatrides.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Les armes ! Les armes ! ». Clamions-nous tous. « La guerre ! La guerre », applaudissons-nous tous et insoucieux du reste.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Petit à petit entre 2015 et 2016, par des petits groupes de Katiba (camp djihadistes), le conflit s’est installé, dans le centre. Oui dans le bourgou, le sénô et le haïrè. Ce n’était plus loin et certains ont vite compris.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui les es avertis avaient compris que le centre vient de faire son entrée dans la mauvaise danse. Ils ont commencé à faire appel au sens élevé de la gestion des conflits. La bonne communication, le dialogue, l’entente et la cohésion, faisaient prêche de prophète dans le désert. Peu ont compris et peu ont répondu aux appels de paix et de cohésion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malheureusement, encore, les cris aux armes et à la guerre ont eu plus d’échos. L’appel à l’armement a eu plus de force. Et pire en pire, le centre a sombré dans le feu et le sang. Le mal et le bien ont mélangé les pas. Le conflit entre ‘’République et djihadistes’’, s’est transformé en un affrontement intercommunautaire inédit. L’histoire se chargera du reste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui cher grand-père le mal s’installe de plus en plus au sud. Sous des prétextes de guerre de blocus sur le carburant et autres, mais au fond, l’obscurantisme communique et séduit. Oui il n’avance pas qu’avec des armes mais aussi avec une idéologie et une doctrine. Il prêche ses projets et ses désirs politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, comme il l’a fait au centre, il a commencé à séduire à porter la robe du bien et de la justice. Il a commencé à se faire passer pour la main qui s’inquiète et porte secours. C’est ainsi, de la même manière, qu’il a fait au centre. Cher grand-père, anticipons et déconstruisons à temps. Pour que vive la République. A mardi prochain pour ma 323è me lettre. Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lettre à grand-père<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin : Quand la pénurie dépasse</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-quand-la-penurie-depasse-3110256.html</link>
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<description><![CDATA[ Au grin, les langues se délient et les visages se ferment. Malgré les multiples déclarations rassurantes des autorités sur la situation du carburant, les membres ne cachent plus leur exaspération. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 08:09:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour eux, cette fois, la pénurie a franchi un cap. « On n’a jamais vu ça », lâche l’un d’eux, le ton sec.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans plusieurs quartiers de Bamako, les stations-service ont baissé pavillon. Pompes fermées, gérants aux abonnés absents, conducteurs déboussolés. Les rares stations encore ouvertes se transforment en véritables champs de bataille. Les files s’étirent sur des centaines de mètres, sous un soleil de plomb.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« J’ai fait plus de six heures d’attente pour finalement repartir les mains vides », raconte un habitué du grin, visiblement épuisé. Et d’ajouter : « Je ne pensais pas voir un tel spectacle dans notre pays, surtout en ce XXIᵉ siècle. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au départ, beaucoup pensaient à un simple incident d’approvisionnement, une perturbation passagère vite oubliée. Mais les jours passent et la situation s’enlise. L’essence devient denrée rare, presque un luxe. Certains évoquent déjà la montée du prix du transport, d’autres craignent la flambée du coût de la vie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre deux tasses de thé amer, les membres du grin dressent le constat : la pénurie n’est plus une rumeur, elle est une réalité qui asphyxie le quotidien. Et pendant que le gouvernement multiplie les promesses d’un retour à la normale, au grin, on ne croit plus qu’en la patience… forcée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ibrahima Ndiaye<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Salif  Sanogo : La vérité si je mens !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/salif-sanogo-la-verite-si-je-mens-3110231.html</link>
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<description><![CDATA[ Mais pourquoi mentons-nous ? N’en riez surtout pas, car la question n’est pas aussi saugrenue qu’elle n’y parait. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Oct 2025 08:39:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Poursuivons nos interrogations donc. Est-ce qu’on ment pour protéger quelqu’un ? Serait-ce pour éviter un conflit ? Ou juste parce que cela nous arrange ? Le plus cocasse dans tout cela, c’est que derrière chaque mensonge se cache une intention, un besoin. Et ces choix, qu’on le veuille ou non, en disent beaucoup sur nous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Dans notre société, on a, aujourd’hui, du mal à faire la part des choses entre le mensonge et la vérité. Certains estiment qu’on peut être tenté de ne pas dire la vérité par crainte de blesser l’autre. Cependant, ne pas la dire, ou bien mentir, c’est trahir la confiance que l’autre peut avoir en nous, et parfois reculer pour mieux sauter quand la vérité émerge après coup. Entre vérité et mensonge, y a-t-il un juste milieu ? Peut-on dire les choses sans blesser l’autre ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Savoir s’il faut dire la vérité ou bien la cacher est une question dont la réponse n’est pas toujours simple, surtout lorsqu’elle concerne une personne importante à nos yeux : membres de la famille, amis, collègues… Nous sommes alors pris entre le risque de blesser l’autre et celui de trahir sa confiance. Lorsque nous taisons la vérité à un proche, posons-nous la question de savoir si nous ne nous donnons pas bonne conscience en nous disant que c’est pour le protéger. En effet, c’est parfois pour nous protéger nous-mêmes de la peur (peur de la réaction de l’autre, peur du conflit, de ce qu’il va penser de nous) que nous pouvons être amenés à mentir. Il peut également être tentant de dire à l’autre ce qu’il veut entendre pour le brocarder après. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dualité, vous avez dit dualité ? Prenons par exemple le cas du philosophe Emmanuel Kant avec sa rigidité légendaire. Pour lui, le mensonge, c’est le mal absolu. Il faut donc dire la vérité quoi qu’il arrive, car pour Kant mentir, c’est trahir la confiance qui lie les gens. De l’autre côté, nous avons l’écrivain Benjamin Constant. Selon lui, si votre mensonge sauve une vie, alors il est justifié. Et c’est ce que certains qualifient d’éthique des conséquences : ce n’est pas l’intention qui compte, mais l’effet réel de l’action.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Dans la vie, on adore se dire qu’on est du côté de la vérité. Mais essayons d’être objectif : qui dit tout ou ose tout dire ? Ce qui parait sûr, c’est qu’on choisit souvent de dire une vérité « habillée », polie, ajustée pour ne pas heurter. Mais est-ce encore la vérité ? Ou déjà une forme de mensonge ? La frontière est, comme vous le constatez, très fine. Le mensonge ce n’est pas juste « le mal », et la vérité ce n’est pas toujours « le bien ». C’est beaucoup plus subtil que ça. Dans nos vies, ces deux forces jouent un rôle, comme des partenaires de danse un tantinet maladroits parfois, mais indispensables. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On ment pour protéger, on dit la vérité pour blesser. On ment pour soi, on dit la vérité pour l’autre. Tout cela est profondément humain, pour autant vous ai-je dit toute la vérité dans cette chronique ? Sans vous mentir, je ne saurais le dire. Mensonge innocent ou vérité diplomatique ? Oups, il y a de quoi donner sa langue au chat dans cette histoire de vérité et de mensonge…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salif Sanogo<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entre Nous: Destituée pour  incapacité à  régler la crise  sécuritaire !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-destituee-pour-incapacite-a-regler-la-crise-securitaire-3110203.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 octobre 2025, le Congrès de Pérou a destitué la Présidente de la République, Dina Boluarte, âgée de 63 ans, pour incapacité morale permanente à exercer ses fonctions. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 15:37:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle avait pris les commandes du pays en décembre 2022, après la destitution de Pedro Castillo, dont le mandat devrait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>prendre fin en juillet 2026. La Présidente Dina Boluarte a échappé à sept reprises à la destitution grâce au soutien de ses anciens alliés qui ont fini par la lâcher. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est reproché principalement à l’ex-Présidente de Pérou et son gouvernement « leur incapacité à régler la crise sécuritaire ». Dina Boluarte et son équipe étaient tenus « responsables de l’insécurité qui assaille le pays et qui a coûté la vie à plus de 5000 personnes en trois ans ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le quotidien péruvien El Comercio cité par Courrier international, « Dina Boluarte laisse un pays moins sûr, plus fragmenté et plus méfiant envers ses institutions ». « C’est l’épilogue d’une gestion qui, depuis ses débuts,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’est caractérisée par une absence de direction et une incapacité à faire face aux défis les plus urgents du pays », précise le quotidien. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette destitution a été accueillie avec joie par des centaines de Péruviens. Le Président du Parlement, José Jéri, 38 ans, a prêté serment pour prendre la tête de l’Etat. « J’assume avec humilité la présidence de la République, par succession constitutionnelle, afin de mettre en place et diriger un gouvernement de transition », a souligné José Jéri qui dirigera le pays jusqu’au 26 juillet 2026 avec la lourde tâche d’organiser les élections générales en avril prochain. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à Dina Boluarte, le ministère public péruvien a demandé à la justice de lui interdire de quitter le pays pendant 18 à 36 mois, afin de finaliser les enquêtes la visant pour « des délits de blanchiments d’actifs au préjudice de l’Etat » ; « corruption et abus de pouvoir ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Selon le ministère public, « cette mesure vise à garantir la présence de Boluarte pendant le déroulement du processus pénal et une éventuelle fuite du territoire national». Avant sa déchéance de la fonction présidentielle, l’exprésidente avait été secouée par plusieurs scandales portant sur l’acquisition par ses soins de montres et de bijoux et pour s’être permise « une rhinoplastie pratiquée en secret en 2023 en violation de la loi ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pays de l’Amérique du Sud, le Pérou traverse depuis quelques années « la pire période d’instabilité politique de son histoire moderne, avec sept présidents en près de neuf ans ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>GOONGA Tan ; &amp;quot;Dura Lex, Sed Lex [La loi est dure, mais c&amp;apos;est la loi]&amp;quot; : Sarkozy, face au fantôme de Kadhafi, paye la facture</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/googan-tan-dura-lex-sed-lex-la-loi-est-dure-mais-cest-la-loi-sarkozy-face-au-fantome-de-kadhafi-paye-la-facture-3110119.html</link>
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<description><![CDATA[ Il est des séismes politiques qui ébranlent les certitudes et dépassent les frontières. La condamnation à une peine ferme de l&#039;ancien président français Nicolas Sarkozy appartient à cette catégorie. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 01:32:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Inédite en France, exemplaire par sa portée universelle, connue au Mali comme ailleurs sur le continent, elle rappelle partout une vérité cardinale : nul, fût-il chef d'État, ne saurait se placer au-dessus des lois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant Sarkozy, dans le contexte français, la note est salée et l'affaire dépasse le simple cadre judiciaire. Elle fissure le mythe de l'immunité des puissants et met fin à cette illusion d'un privilège d'impunité réservé aux dirigeants. Pour la première fois, un ex-président français goûtera à la rigueur carcérale. Ironie tragique : celui qui aurait sollicité des fonds libyens pour financer sa campagne de 2007 est le même qui, quelques années plus tard, contribua à la chute sanglante de Mouammar Kadhafi et, indirectement, l'histoire dira si cela fut voulu, à l'expansion du djihadisme au Sahel et à l'entraînement de l'irrédentisme rebelle au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme si les fantômes de Tripoli lui présentaient aujourd'hui la facture, celui qui, jadis, promettait de " nettoyer la racaille au Karcher " dans les banlieues françaises, et présentait l'Afrique comme " peu entrée dans l'histoire ", y entre à son tour, mais à rebours : pris dans une association de malfaiteurs aux pratiques dignes, sinon pires, que celles qu'il dénonçait.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de l'Hexagone, dis-je, ce verdict résonne avec d'autres épisodes où la justice a osé se dresser face aux géants. Le Mali, à sa manière, n'est pas étranger à cette exigence de responsabilité : Moussa Traoré comme Amadou Aya Sanogo, deux anciens présidents, ont comparu devant les juges, lesquels ont alors tranché avec un courage, à mon avis, insoupçonné. À cet égard, j'insiste dessus, notre pays a certes connu plusieurs coups d'État, mais aucun n'a conduit à l'exécution d'un ancien président ni à une décapitation, comme ailleurs. Signe que, malgré les errements, le sens de la mesure a prévalu au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ailleurs, la même dialectique entre pouvoir et justice se déploie. En Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz, au Brésil, Lula puis Bolsonaro, tous ont expérimenté la rigueur judiciaire. Au Sénégal, les magistrats ont donné une leçon de droiture républicaine : le Conseil constitutionnel a contraint Macky Sall, alors président, à respecter le calendrier électoral de 2024, empêchant ainsi un glissement autoritaire, tandis que la Cour suprême du Sénégal a débouté récemment le Premier ministre Ousmane Sonko, refusant toute instrumentalisation politique du droit. Ces décisions, courageuses et lucides, ont réaffirmé que la justice n'est pas condamnée à demeurer un simple appendice de l'exécutif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n'est pas tout, en République centrafricaine, au Malawi, en Côte d'Ivoire également, des juges ont eu le courage, à un moment crucial de leur histoire, de dire non au pouvoir. Le magistrat ivoirien surnommé Épiphane Zoro dit "Zoro", qui osa délivrer un certificat de nationalité à Alassane Ouattara contre la volonté du régime d'alors, demeure à ce titre un symbole de cette insoumission éclairée. Et le Mali d'aujourd'hui, dans tout cela ? Il avance certes, à tâtons, sur une ligne de crête entre pressions et espérances. La semaine judiciaire qui vient de s'achever illustre la vitalité d'une institution en quête d'équilibre, avec deux affaires emblématiques : le procès de Moussa Mara et la bataille juridique pour la restauration des partis politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 29 septembre, le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité a jugé l'ancien Premier ministre, poursuivi pour un tweet jugé attentatoire à l'ordre public. Le parquet a requis une peine de prison ferme, tandis que la défense plaidait la relaxe. Le verdict est attendu pour le 27 octobre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur un autre front, un collectif d'avocats s'emploie à faire annuler la dissolution des partis politiques. L'enjeu est clair : obtenir une décision de principe qui redéfinira la frontière entre le pouvoir exécutif et le droit fondamental des citoyens à l'expression politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, l'affaire impliquant deux membres du Conseil national de Transition (CNT), ajournée au 27 novembre, me paraît emblématique : elle a révélé une justice souvent freinée par des questions d'immunité et par des exigences financières, notamment une consignation fixée à 5,5 millions de francs CFA. Mais malgré ces obstacles, le mouvement est lancé. La justice malienne devra désormais se frayer un chemin entre volonté de contrôle et besoin de liberté, en gardant à l'esprit que le recours au droit demeure l'ultime espérance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces affaires démontreront que la justice peut incarner un espoir. Elle ne sera plus seulement, aux yeux d'une opinion échaudée, un instrument punitif, mais le dernier rempart contre l'arbitraire, la garantie d'une société fondée sur le droit plutôt que sur la force.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Paris, Dakar, Bamako ou Nouakchott, les robes noires ont rappelé, à un moment donné, que la grandeur d'une nation ne se mesure pas à la puissance de ses dirigeants, mais à la solidité de ses institutions. Et quand la justice ose, elle élève la République tout entière.<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">DICKO Seidina Oumar</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Journaliste - Historien - Écrivain </span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Panne sèche ???</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-panne-seche-3110099.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Premier ministre, chef du gouvernement, Général de division Abdoulaye Maïga a présidé, le 3 octobre dernier, le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes (Cigcc). «Il a été principalement question de la sécurisation des convois, des mesures de sécurité au niveau stratégique, avec des missions dynamiques. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 19:54:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’objectif est d’assurer une meilleure coordination des actions avec les transporteurs dans l’acheminement du carburant. Un accent particulier a été mis sur la sécurisation des travaux critiques, ainsi que sur les actions de communication destinées à sensibiliser la population», précise la page Facebook de la Primature.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussitôt après cette importante réunion, le directeur général de l’Office national des produits pétroliers (Onap) et l’adjoint du directeur du Commerce, de la Concurrence et de la Consommation (Dgcc) sont montés au créneau pour donner aux populations l'assurance que la situation serait incessamment améliorée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais force est de constater que c'est plutôt le contraire qui s'est produit dans les trois jours qui ont suivi. Le carburant est si subitement devenu une denrée introuvable à Bamako que son obtention relève d'un véritable parcours du combattant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi après Mopti, Ségou, San, Dioïla et Sikasso, la capitale est à son tour confrontée à une pénurie d’hydrocarbures sans précédent. "Il n'y a pas d'essence" est le leit motiv des pompistes dans les stations -services, fermées pour la plupart, tandis que les rares restées ouvertes offrent le spectacle de files interminables de véhicules. Il est aussi fréquent, ces derniers jours, de voir ça et là dans les rues et aux abords des axes routiers, des motocyclistes en train de pousser leurs engins ou des voitures garées à cause de pannes sèches. Des scènes naguère impensables dans ce pays !!!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation, de toute évidence, est fortement ressentie par les Maliens. Si des mesures pragmatiques ne sont pas prises "sans délai" pour la circonscrire, le risque qu'elle ne s'empire et ravive les tensions est à craindre dans un pays déjà éprouvé politiquement, socialement, économiquement et sécuritairement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or il en est ainsi depuis la menace de blocus sur les hydrocarbures proférée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Gsim) suivie de la mise à sac de plusieurs citernes entre Dakar et Bamako et entre Abidjan et Bamako. Ce groupe armé radical use -t-il ainsi de cette stratégie consistant à éviter la puissance de feu des Forces armées républicaines pour affaiblir l'Etat malien par des actions de sabotage? Veut-il prouver que la guerre asymétrique va au-delà des coups de feu, des bombardements d’avion de chasse ou de drones? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l’analyste Sambou Sissoko, « le carburant est devenu le symbole éloquent de la panne d’un État qui prétend avancer sans moteur. Et si le pouvoir persiste à nier la réalité, ce ne sont pas seulement les stations-service qui seront à sec, mais tout un pays qui risque l’asphyxie».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Bien Dit : Bâtir les piliers les d&amp;apos;une communauté unie et prospère</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/bien-dit-batir-les-piliers-les-dune-communaute-unie-et-prospere-3110063.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 02:00:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensemble, nous sommes plus forts. Le respect de nos différences et la solidarité sont les piliers d'une communauté unie et prospère. Cultivons l'écoute et l'entraide pour bâtir un avenir où chacun trouve sa place. Ce message est conçu pour être inspirant et positif, en mettant l'accent sur les actions collectives et les bénéfices de la collaboration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Mali chacun compte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Imam Oumarou Diarra<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leader religieux et politique<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À vos plumes : Le miroir brisé de l&amp;apos;Afrique !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/a-vos-plumes-le-miroir-brise-de-lafrique-3110071.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;ennemi n&#039;est pas toujours celui que l&#039;on croit. Au-delà des discours enflammés et des colères légitimes contre les puissances coloniales, une vérité cinglante et insoutenable plane sur l&#039;histoire de notre continent : la main qui a souvent asséné le coup fatal, humilié le leader ou trahi la cause était une africaine ! ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 01:51:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De la conquête initiale aux coups d’État post-indépendance, nous nous retrouvons trop souvent dans le rôle de nos propres bourreaux. Accepter cette réalité brutale est le premier pas vers notre véritable libération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Histoire, dans sa cruauté objective, ne pardonne pas les raccourcis. Lorsque l'on évoque la conquête coloniale, l'image d'un assaut massif de troupes européennes contre des royaumes unis est largement erronée. La réalité est plus subtile et infiniment plus dévastatrice pour la psyché africaine : le colonisateur n'a pas débarqué avec des milliers de soldats, il s'est appuyé sur la division.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les exemples sont légion et témoignent de cette stratégie cynique de « l’indirect rule » avant la lettre. Les puissances européennes ont habilement exploité les rivalités ancestrales et les ambitions locales. Qui a mené les combats ? Souvent des Africains contre d'autres. Nous n'avons qu'à penser à la confrontation entre Moussa Molo et Mamadou Lamine Dramé ! On comprend alors comment les ambitions personnelles et les alliances ont servi de tremplin à l'avancée coloniale. Cette dynamique de « chef contre chef » a non seulement facilité la pénétration, mais a surtout inoculé un poison durable : l'idée que l'intérêt personnel ou clanique prime sur l'unité continentale !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L'ombre funèbre de la trahison : De Lumumba à Keïta !</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cas de Patrice Lumumba<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(mort assassiné le 17 janvier 1961 près d'Élisabethville au Katanga) est l'incarnation la plus violente et la plus déchirante de cette auto-flagellation. Père de l'indépendance congolaise, Lumumba est devenu un symbole mondial de la lutte anti-impérialiste. Si l'administration coloniale et les puissances étrangères ont indiscutablement tiré les ficelles pour sa neutralisation, ce sont bien des « frères » congolais qui l'ont capturé, humilié et livré à son sort tragique. L'humiliation subie par cet homme, figure emblématique de l'espoir africain, aux mains des siens, est une blessure que le continent ne doit jamais oublier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette même douleur résonne avec une clarté effrayante dans d'autres capitales. Au Mali par exemple, l'arrestation, la détention et la mort dans des conditions troublantes (mort le 16 mai 1977 en détention au camp des commandos parachutistes de Djicoroni Para à Bamako) du président Modibo Keïta, l'un des plus fervents panafricanistes, n'auraient pu se réaliser sans des mains africaines. Au Togo, l’assassinat de Sylvanus Olympio (le 13 janvier 1963), le premier président, dans la cour d'une ambassade, est un acte qui a horrifié le continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces drames, commis par des militaires ou des politiciens africains (souvent manœuvrés par des intérêts extérieurs), confirment une sombre vérité : nous sommes trop souvent nos propres bourreaux !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La période post-indépendance est jonchée de leaders visionnaires tués ou humiliés par les leurs, mettant fin aux projets d'unité et de souveraineté. Entendre cette vérité est violent et cela fait mal, mais elle est nécessaire pour secouer les consciences. Point n'est besoin de chercher un bouc émissaire à l'extérieur quand la faille réside souvent en nous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La véritable victoire de l'Afrique ne se trouve pas dans un antagonisme stérile et des discours enflammés contre l'Occident. La victoire se trouve d'abord dans une victoire sur nous-mêmes. Pour ce faire, il faut vaincre la jalousie et l'individualisme qui nous poussent à trahir l'intérêt collectif. Il est aussi indispensable d’enrayer la corruption qui nous fait vendre les ressources de nos nations pour un enrichissement personnel éphémère. Tout comme il est indispensable d’enrayer la division tribale, ethnique et régionale que l'ancien colon a si bien su manipuler.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une fois que nous aurons gagné cette bataille intérieure, que nous serons unis par une éthique de l'intégrité et de l'intérêt commun, rien ne pourra nous empêcher de progresser. C'est à ce prix, et à ce prix seulement, que l'Afrique pourra enfin s'affranchir de toutes les formes de domination. Ce regard sans complaisance sur notre histoire est douloureux, mais ne doit-il pas être le point de départ de tout engagement sincère pour l'avenir du continent ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdoul Karim Dramé<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Journaliste indépendant</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père : Hommage aux Enseignants !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-hommage-aux-enseignants-3110024-3110024.html</link>
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<description><![CDATA[ Oui grand-père, en ce 5 octobre, journée de l’Enseignant, je rends hommage  à ces grands faiseurs d’hommes et de femmes. Hommages aux plus méritants des éloges les hauts. Les Enseignants ! ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 02:06:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Oui aux hommes et femmes de la craie blanche, au tableau noir. Oui les porteurs de la lumière contre l’ignorance. Les Enseignants ! Hommage à eux ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui cher grand-père, si d’aucuns se sont donné comme mission de bâtir des gratte-ciels, de construire des bateaux, des avions, de défendre et sécuriser la patrie, de juger ou d’informer etc., D’autres, certains hommes et femmes, se sont donné la mission de bâtir les bâtisseurs. De bâtir hier, ce que seront les autres demain. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui hommage aux gens saignants l’amour et la lumière pour nous faire grandir et nous éclairer. Hommage à ces hommes de la craie blanche, au tableau noir, qui comme une lampe dans les ténèbres chassent les démons de l’ignorance. Ces braves hommes et femmes qui ont tenu chacun main bâtisseuse aujourd’hui pour lui apprendre à modeler la boue.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hommage à ‘’Madame’’, hommage à ‘’Monsieur’’, qui ont su ne pas humilier ce petit doigt d’hier qui apprenait à peine à tracer des lignes et à mettre des points. Qui ballottait à épeler voyelles et consonnes car ne savaient ni lire, ni écrire. Hommage à vous chers Enseignants, vous êtes les plus forts. Merci !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Merci à ceux qui ont allumé la lumière dans les primaires et à ceux qui ont continué à l’entretenir dans les fondamentales et les secondaires. Hommages à ceux qui ont parachevé l’œuvre dans les grandes écoles et les universités. Hommage à vous ! Chers Enseignants ! Jamais, un éloge ne sera à hauteur de vous flatter à votre mérite. Vous êtes élogieux !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le médecin, c’est vous. Le journaliste, c’est vous. Le politique, l’administrateur, le juge, toute femme et tout homme bien bâti est passé entre vos mains. Vous l’avez façonné l’ignorant en apprenant et de l’apprenant en savant. Hommage à vous qui étiez au début et à la fin. Sans vous, rien de tout cela n’aurait été. Merci !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les pays les plus développés ont juste fait de vous, l’élite, la plus payée et la plus respectée. Si les intellectuels ne se rivalisent pas à enseigner dans un pays, ne doutez point que ce pays sera fui à l’avenir. Mettez l’Enseignant en valeur, il mettra le pays à un prix élevé. A mardi prochain pour ma 322ème lettre. Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre à Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle : Quand une femme est au contrôle</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-quand-une-femme-est-au-controle-3110026.html</link>
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<description><![CDATA[ Il y a dans la façon dont une femme dirige, quelque chose de différent, de doux. Qu’elle soit à la tête d’une grande entreprise, d’un service, d’un petit commerce ou simplement de sa famille, la femme africaine qui prend les rênes ne fait pas que tenir le cap — elle change la manière d’avancer. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 02:05:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je ne souhaitais pas attendre un prochain 8 mars pour le dire, car chaque jour est un 8 mars à mes yeux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout le monde sait que là où certains hommes s’imposent par la force ou la distance, la femme, elle, dirige avec le cœur ; mais peu de personnes osent le dire ! La femme mise sur la confiance, l’écoute et la compréhension. Elle observe, relie les gens entre eux, et apaise. De plus en plus, on reconnaît que la présence d’une femme à un poste de responsabilité apporte de la stabilité, de la solidarité et une vision plus durable. Comme le dit une cheffe d’entreprise : « Nous ne dirigeons pas seulement avec la tête, mais aussi avec le cœur. C’est ce mélange qui fait notre force. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce que certains appellent faiblesse, c’est souvent une vraie qualité : l’intelligence émotionnelle. Je fais un clin d’œil à ma coach préféré M. I. Kanouté, qui maîtrise ce sujet à perfection, elle se reconnaîtra. Une femme ressent ce que d’autres ne disent pas. Elle remarque les silences, les tensions, les fatigues invisibles dans une équipe. Là où d’autres voient des chiffres, elle voit des visages. Là où certains décident vite, elle prend le temps de comprendre avant d’agir. Et cette façon de diriger crée un climat de confiance où chacun se sent valorisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, des femmes brillent dans tous les domaines : entrepreneuriat, agriculture, finance, technologie, administration…Elles misent sur les gens, sur la formation, sur le dialogue. Elles savent que le vrai progrès ne se compte pas seulement en argent, mais aussi en bien-être, en croissance humaine. Quand une femme est aux commandes, elle ne cherche pas à dominer, mais à trouver la juste voie. Elle sait que diriger, c’est avant tout servir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la famille, c’est souvent elle qui garde l’équilibre, qui inspire, qui construit dans le silence. Dans la société, c’est elle qui rassemble quand tout semble se disperser. Et dans l’entreprise, c’est elle qui transforme les hiérarchies en communautés. Les femmes regardent plus loin, pensent à demain plus qu’à aujourd’hui. Elles démontrent aussi que le succès n’a de valeur que s’il est fondé sur des principes, et que diriger, ce n’est pas un privilège, c’est une responsabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce que les femmes apportent au pouvoir, ce n’est pas une guerre des sexes, mais une complémentarité précieuse. Chers dirigeants, associés fondateurs, actionnaires, CEO… invitez plus de femmes au niveau supérieur.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Elles prouvent qu’on peut être à la fois ferme et douce, ambitieuse et bienveillante, exigeante et humaine. Et ce mélange, tout simplement, fait du bien au monde et chez nous aussi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin : Le carburant, les djihadistes et nous</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-le-carburant-les-djihadistes-et-nous-3110025.html</link>
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<description><![CDATA[ Maintenant, les membres du grin voient les interconnexions entre l’économie, le politique et la sécurité. Il a fallu que les djihadistes disent qu’ils vont couper l’approvisionnement du Mali en carburant pour amener une poussée de fièvre nationale. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 01:40:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, les membres du grin avaient éclaté de rire quand les djihadistes ont fait pour la première fois la déclaration. Ils pensaient que c’était utopique de leur part. Mais, aujourd’hui, force est de reconnaître que l’approvisionnement du Mali en carburant est devenu le sujet de toutes les discussions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les membres du grin se félicitent au moins de la résilience des populations qui comprennent et supportent. Ils saluent également la décision des autorités de la transition qui ont pris des mesures pour sanctionner sévèrement toute tentative d’augmenter les prix du carburant. « En période d’inflation, certains commerçants en profitent pour augmenter leurs prix en justifiant le contexte sécuritaire », témoignent-ils.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette situation, les membres pensent que le gouvernement a joué son rôle en annonçant un renforcement de sa politique de régulation des prix du carburant. Chose qui a été accueilli avec soulagement au grin. Il a même mis en place une ligne de communication pour que les citoyens puissent signaler toute tentative de manipulation des prix.<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Ibrahima Ndiaye</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique : Les « tribunaux » virtuels</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/Chronique-%3A-Les-%C2%AB-tribunaux-%C2%BB-virtuels-3109961.html</link>
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<description><![CDATA[ De nos jours, les réseaux sociaux jouent un rôle central, à l’échelle mondiale, dans le partage des savoirs et la formation des opinions publiques. En rupture avec les lois et règles habituelles auxquelles sont soumis les médias et les journaux, ils se présentent comme de simples plateformes de diffusion de contenus, s’exonérant de toute responsabilité quant aux contenus qu’ils diffusent. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 04:47:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;"><span lang="FR-ML" style="color: black; font-size: 14pt;">Contrairement aux médias traditionnels, les réseaux sociaux n’ont pas de ligne éditoriale, ils ne choisissent pas ce qu’ils diffusent. Cependant, cette neutralité n’est qu’apparente car, en réalité, tous les contenus publiés sur les réseaux sociaux ne sont pas diffusés de façon égalitaire. Chaque réseau social s’appuie sur un ou plusieurs algorithmes qui effectuent des tris, des classements et « <i>décident</i> » ce que vous, utilisatrices et utilisateurs du réseau, allez voir s’afficher sur vos écrans, sans l’avoir particulièrement demandé.  <o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><span lang="FR-ML" style="color: black; mso-themecolor: text1;">Ce processus de fabrication de l’information est aujourd’hui relativement connu. Il pose néanmoins un problème majeur : celui de la mésinformation, voire de la désinformation. Car en effet, les contenus propagés sur les réseaux sociaux ne répondent ni à des critères journalistiques de vérification des sources, ni de recherche de vérité. Peu importe qu’ils déforment la réalité, qu’ils nient les faits, ou même qu’ils créent une «<i> réalité alternative </i>».</span><span lang="FR-ML" style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-theme-font: major-fareast; color: black; mso-themecolor: text1;"> </span><span lang="FR-ML" style="color: black; mso-themecolor: text1;"><o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-ML" style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; color: black; background: white; font-size: 14pt;">En 2025, peu de différences distinguent les principaux hébergeurs en matière de comptabilisation des vues. Dans la plupart des cas, une seconde de visionnage suffit pour qu’une vue soit enregistrée. C’est, en tout cas, la règle sur Instagram, X, Snapchat, Facebook, TikTok et YouTube Shorts. LinkedIn se montre légèrement plus exigeant, en requérant un visionnage d’au moins deux secondes pour comptabiliser une vue sur une vidéo.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-ML" style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; color: black; background: white; font-size: 14pt;">Cette course aux vues et à la monétisation pousse certains à des extrêmes et les transforme en juge virtuel inique. Les accusations pleuvent, les jugements de valeurs se multiplient, les dénigrements sont légion et les sentences implacables. Dans le tribunal des réseaux sociaux, on est dans une zone de non droit. Pas besoin de preuve, les accusations suffisent. La présomption d’innocence n’existe pas, car il suffit que l’auteur des graves accusations s’exprime pour que cela s’impose comme une intime conviction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-ML" style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; color: black; background: white; font-size: 14pt;">Plus c’est gros et méchant, plus cela attire les curieux, et plus le nombre de vues augmente et plus l’auteur des accusations sans preuve se sent « <i>puissant</i> » et boit du petit lait en ternissant la réputation d’honnête citoyen. Les tribunaux virtuels puent la haine et la médisance tout en diffusant des contre-vérités et des germes de division. Ils deviennent comme une sorte de drogue pour les apprentis justiciers qui sont pris dans une boulimie destructrice et qui finissent par faire face à la vraie justice, en se retrouvant derrière les barreaux. Entre temps, les dégâts qu’ils auront causés laisseront des traces indélébiles. Si nous ne prenons garde de l’usage que nous faisons des réseaux sociaux, ces derniers finiront par faire de nous des zombis digitaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" align="right" style="text-align: left;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span lang="FR-ML" style="font-family: 'Times New Roman','serif'; color: black; mso-themecolor: text1; background: white;"><span style="font-size: 14pt;">Salif SANOGO</span><u><o:p></o:p></u></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décryptage :  Comment ramener la paix entre l’Algérie et le Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-comment-ramener-la-paix-entre-lalgerie-et-le-mali-3109916.html</link>
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<description><![CDATA[ Cette question vaut aussi bien pour l’Algérie, le Mali que pour leurs différents voisins. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Oct 2025 01:27:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La doctrine de l’intégrité territoriale<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de la 80eme session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations-Unies à New-York, les passes d’armes entre l’Algérie et le Mali montrent que ça ne va pas fort entre les deux frères sahariens. En cause, la destruction du drone malien du 31 mars au 1er avril 2025 par l’Algérie. Alors même que les pouvoirs en place sont les principaux détenteurs des clefs de la paix dans la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fort de son rôle de locomotive au sein de la confédération des États du Sahel (AES), le Mali s’est mobilisé pour inverser les rapports de force géopolitiques. Sur l’échiquier international, il publicise les situations conflictuelles : géopolitique, narcoterrorisme, etc. Le Mali adopte une approche concurrentielle des mécanismes diplomatiques. L’exécutif malien actuel se démarque des prescriptions diplomatiques de ses prédécesseurs. Le but est de peser sur l’évolution des relations internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à l’Algérie, se considérant comme une puissance militaire régionale, elle tente de forger son caractère d’État inflexible, hérité du Front de libération nationale, FLN. Au-delà des luttes pour l’amazighité d’une partie de sa population, le pouvoir algérien bénéficie du soutien d’une partie de la population lorsqu’il est question d’une menace extérieure comme les tensions avec le Maroc à propos du Sahara occidental. Dans la pratique diplomatique, l’Algérie et le Mali sont tenus par la doctrine de l’intégrité territoriale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Éviter l’embrasement</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De part et d’autre du Sahara, les superlatifs ne manquent pas : junte algérienne, résistance, grossièreté, bassesse, mépris, etc. Incommensurable. Pourtant, la protection de la paix ne peut être que le fruit d’un travail de sauvegarde des relations diplomatiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est le cadre dans lequel Alger et Bamako doivent œuvrer pour éviter le grabuge. Nous le savons tous. Les dégâts d’un éventuel conflit entre les deux voisins seraient considérables : prolifération des groupes narcoterroristes, déplacements des populations, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autant dire que la crise actuelle entre le Mali et l’Algérie interroge l’ensemble des acteurs : Union africaine (UA), Organisation des Nations-Unies (Onu)... Par exemple, c’est le moment pour l’Union africaine de s’engager dans une recherche de solution commune entre les deux pays, tous états membres de l’UA. Il y a donc une impérieuse nécessité pour l’UA de faire émerger son statut d’acteur de maintien de la paix et de la sécurité pour éviter l’embrasement. Une résolution de la crise entre les deux pays par l’UA redorerait son blason.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>De la négociation</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous l’égide de l’UA, la négociation pour trouver un compromis de paix entre le Mali et l’Algérie doit aussi impliquer d’autres acteurs : exilés politiques, Front de libération de l’Azawad, détenus politiques. Avec l’appui de l’UA, pour assurer la qualité de la négociation dans ce réseau d’acteurs, Alger et Bamako doivent consentir à passer l’éponge sur leurs griefs respectifs. Certes, il ne s’agit pas de renoncer. Mais, il s’agit de négocier, de se parler et de s’entendre pour concevoir un modèle de paix où la lutte contre le narcoterrorisme et l’amélioration des conditions de vie des populations restent les fils rouges.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concluons. Au moment où la jeunesse africaine (Gen Z, Gen 212, etc.) se soulève contre les pouvoirs à Madagascar et au Maroc pour le respect de leurs droits essentiels, où la montée de l’insécurité structure le quotidien des populations, il paraît nécessaire que l’Union africaine œuvre pour le maintien de la paix en Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour vous, la réconciliation entre le pouvoir malien et le pouvoir algérien :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est l’affaire des diplomates,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela appelle à l’implication des peuples algériens et maliens,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Amara<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sociologue</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Algérie : le voisin encombrant  aux pieds d&amp;apos;argile</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/algerie-le-voisin-encombrant-aux-pieds-dargile-3109893.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis avril dernier, les relations déjà fragiles entre le Mali et l&#039;Algérie ont basculé dans une confrontation ouverte. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Oct 2025 01:20:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>L'abattage par l'armée algérienne d'un drone malien a marqué un tournant décisif, cristallisant un climat de méfiance ancien, nourri par des visions irréconciliables sur la gestion de la crise sahélienne.  Bamako accuse Alger d'entretenir une posture va-t-en-guerre masquée sous le vernis diplomatique. Alger persiste à considérer les groupes armés du nord malien comme des interlocuteurs politiques là où Bamako les range dans le même camp que les djihadistes.</p>
<p>A la tribune de l'ONU, les invectives récentes échangées entre les deux capitales n'ont fait que confirmer cette fracture. La saisine de la Cour internationale de Justice(CIJ) par le Mali et le refus catégorique de l'Algérie de s'y soumettre illustrent la profondeur du fossé. Un État sûr de son bon droit aurait accepté de se défendre sur le terrain juridique ; en s'y dérobant, Alger accrédite l'idée qu'elle a beaucoup à perdre si la lumière est faite sur ses compromissions.</p>
<p>Les révélations récentes de sources russes viennent renforcer les soupçons maliens : elles évoquent l'existence de camps d'entraînement et de refuges sécurisés pour des forces hostiles au Mali sur des portions de territoires algérien et mauritanien. Si elles se confirmaient, ces informations constitueraient la preuve du double jeu d'Alger et le désaveu d'une prétendue posture de médiateur. Derrière le masque du "gendarme du Sahel", apparaissent alors les fissures d'un régime fragilisé, pris dans ses propres contradictions diplomatiques et minées par des tensions internes.</p>
<p>La disparition mystérieuse d'Abdelkader Haddad, alias Nacer El Djinn, ancien chef de la DGSI algérienne, ajoute à cette fragilité. Architecte d'opérations sensibles, détenteur de secrets d'État relatifs aux connexions entre Alger et certains groupes armés du nord malien, il représente une véritable bombe à retardement pour le pouvoir. Sa fuite, possiblement en Espagne, expose le régime à un double péril : la perte de contrôle sur un homme au cœur des arcanes sécuritaires et le risque de divulgation d'informations compromettantes concernant le Sahel. Dans un contexte de guerre asymétrique et hybride, cette défection constitue une onde de choc potentielle dont les répercussions pourraient bouleverser les équilibres déjà précaires de la région.</p>
<p>Pour le Mali, cette fragilité algérienne ouvre certaines perspectives. Depuis longtemps, Bamako observe avec suspicion les manœuvres d'Alger, soupçonnée de manipuler les accords de paix pour maintenir son influence plus que pour pacifier la région. Aujourd'hui, l'opacité fissurée du système sécuritaire algérien permet au Mali de reprendre l'initiative, d'affirmer sa lecture de la crise et de délégitimer l'Accord d'Alger. En s'appuyant sur de nouveaux partenariats stratégiques, Bamako peut envisager de redessiner le processus de stabilisation à son avantage.</p>
<p>Mais la prudence demeure de mise. Les fragilités d'Alger peuvent se retourner contre ses voisins. Un régime acculé pourrait multiplier les gestes d'hostilité pour masquer ses failles et ressouder son opinion interne. Les propos récents du ministre algérien Ahmed Attaf, faits d'attaques et de digressions, s'inscrivent dans cette logique défensive. Le Mali doit donc naviguer entre vigilance et fermeté, tirer profit des opportunités sans ignorer les contrecoups.</p>
<p>La vérité est désormais claire : l'Algérie ne peut plus prétendre jouer les arbitres impartiaux dans un conflit où elle agit en partie prenante. La passe d'armes diplomatique à l'ONU aura mis à nu un mythe : celui d'une Algérie gendarme régional incontesté. </p>
<p>Les récents développements révèlent au contraire un voisin encombrant, tenté par la duplicité, affaibli par ses contradictions internes et exposé sur de multiples fronts.</p>
<p>Journaliste - Historien - Écrivain</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Coup d’audace !!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-coup-daudace-3109868.html</link>
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<description><![CDATA[ La semaine dernière, des informations relayées par la presse ont fait état de l’enlèvement, à la périphérie de Bamako, dans le secteur de Sanankoroba, de trois étrangers (deux Emiratis et un Iranien). ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 11:38:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ce jour, aucune réaction officielle du gouvernement de Transition qui a vite marqué de fake news un communiqué faussement attribué au ministère de la Sécurité et de la Protection civile. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout porte à croire que l'acte a été posé par le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (Gsim) d’Iyad Ag Galy et d’Amadou Kouffa.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Tout semble indiquer aussi que ce n'est peut-être pas un hasard le fait qu'il a eu lieu dans la mouvance de la célébration du 65è anniversaire du 22 septembre auréolé par l'imposant défilé civilo-militaire sur le Boulevard de l’Indépendance. Le timing a tout l'air d'être bien calculé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une surprise sous nos cieux ? Non car, dans un passé récent, le Gsim a mené une opération tout aussi téméraire en plein cœur de Bamako, notamment en Commune IV du District : le rapt d’un prêtre allemand, le père Hans Joachim Lohre. Enlevé le dimanche 26 novembre 2022, celui-ci n'a été libéré que le 26 novembre 2023, contre probablement le paiement d’une rançon. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enlèvement de ces étrangers incite à ne pas minimiser les capacités de renseignement du Gsim, ainsi que son niveau d’infiltration à Bamako et ses environs. De telles opérations démontrent ses<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aptitudes organisationnelles certes, mais aussi ses moyens logistiques lui facilitant la la circulation sur le territoire pour planquer ses otages en lieu sûr. Ceux qui ont visionné la dernière vidéo dans laquelle apparaissent les otages civils et militaires peuvent se rendre compte de cette évidence. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi ces deux Emiratis et cet Iranien ? Que savent les ravisseurs des activités menées par ces derniers au Mali ?<span style="mso-spacerun: yes;">     </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (Gspc) au Gsim en passant Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), une véritable industrie des otages a pris corps au Sahel. Au-delà des trafics et des circuits d’économies parallèles installées, les « groupes armés djihadistes» tirent d'énormes revenus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du "trafic d'otages''. Des montants qui leur permettent de renforcer leurs capacités opérationnelles sur le terrain dans cette nébuleuse et asymétrique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>guerre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pouvoir  politique en Afrique :  Y  aurait&#45;il  un mystère dans le fauteuil présidentiel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/pouvoir-politique-en-afrique-y-aurait-il-un-mystere-dans-le-fauteuil-presidentiel-3109860.html</link>
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<description><![CDATA[ Il est aujourd&#039;hui très triste de constater, partout sur le continent africain, que la majorité des dirigeants ne veulent pas quitter le pouvoir,  ne  respectent plus  la Constitution  de leurs pays, encore moins,  leurs propres paroles et engagements. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202009/Monoko.jpg" length="70422" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 08:54:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si la quasi-totalité des pays africains a longtemps<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>évolué, dans un contexte de parti unique, dans les années 90, après le discours du président François<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à la Baule, ils ont voté des constitutions<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui garantissent le multipartisme intégral. Toutes les libertés individuelles et collectives<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ainsi que la liberté d’expression<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>étaient garanties.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Nous avions même vécu des alternances démocratiques au pouvoir. Tout le monde avait cru que les urnes allaient être désormais,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la seule voie par laquelle l'on devrait accéder au pouvoir. Beaucoup d’observateurs et analystes politiques avaient, à tort, estimé que la dynamique était irréversible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais trente<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(30) ans après, certains pays, notamment en Afrique de l’Ouest francophone, ont connu des coups d’Etat militaires. Ceux qui n’en ont pas connu,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ont vu leurs constitutions tripatouillées afin que leurs dirigeants puissent s’éterniser au pouvoir.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le pouvoir politique aurait-il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une autre définition en Afrique, notamment francophone ? Il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>y<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aurait-il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un mystère dans le fauteuil présidentiel<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui pousserait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les dirigeants à se cramponner<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à leur poste présidentiel?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une chose est certaine, sont nombreux, les pays africains qui sont actuellement retournés<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à un régime dictatorial avec ses corollaires de confiscation des libertés individuelles et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>collectives. Certains pouvoir ont procédé à la suspension des Constitutions précédentes ou tout simplement procédé à l’écriture d’une nouvelle Loi Fondamentale, taillée sur mesure, qu’ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ont fait voter au forceps.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Les acteurs ou partis politiques concurrents sont savamment éliminés de la course à la présidentielle et aux Législatives.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Visiblement, ces dirigeants s’accrochent au Pouvoir qu’ils ne veulent quitter sous aucun prétexte. Ils s’octroient ainsi des mandats présidentiels illimités. Pire, ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rejettent l’idée même<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l'alternance démocratique au pouvoir.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Dans des cieux, le pouvoir devient l’incarnation de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leur propre personne. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il existe aussi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une autre catégorie de dirigeants,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui entretiennent le flou<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>permanent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>questions<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>électorales,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sans clairement situer leurs concitoyens sur l’éventualité d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Or,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>asseoir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la paix et la cohésion sociale dans leurs pays,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les dirigeants politiques devraient strictement respecter leurs constitutions. Qui garantissent pourtant les libertés individuelles et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la libre opinion. L’on est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>désormais en droit de poser la question : pourquoi les dirigeants ne veulent-ils pas quitter le pouvoir ? Quel mystère se trouve-il dans le fauteuil présidentiel ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>il existe<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>quelques bons exemples de l'alternance<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>démocratique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au pouvoir sur le continent noir. Le Ghana, le Sénégal,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Liberia, le Cap vert, le Nigéria, en sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des exemples qui honorent le système démocratique. Par contre,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Cameroun et la Guinée Équatoriale,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour ne citer que ces deux,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont des tristes exemples. Quant au cas spécifique de la côte d'Ivoire, les paroles données par le président au Pouvoir,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n'ont jamais été respectées. L'Afrique a encore du chemin faire. Car le pouvoir politique contribue hélas à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>transformer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>négativement les dirigeants. Qui prennent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la posture de se maintenir au pouvoir. Vaille que vaille !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chronique de Monoko Toaly<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil De Le Matin : Travail, conviction et justice !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-travail-conviction-et-justice-3109837.html</link>
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<description><![CDATA[ Travail, conviction et justice ! Ce n’est pas une devise ! Même si cela aurait pu être celle du Mali Kura ! En effet, nous avons ici trois éléments essentiels qui font défaut au Malien pour être un citoyen utile à sa patrie. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 01:41:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">À notre avis, il est primordial que les Maliens, notamment les jeunes, comprennent que leur Salut et celui du pays est dans le … Travail ! Travailler !  Travailler ! Et travailler sans résigner ! Comme le laboureur l’a conseillé à ses héritiers, <i>« Travaillez, prenez de la peine : C'est le fonds qui manque le moins »</i> !</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Et pour tirer son épingle d’un travail, il faut la passion et surtout une formation de qualité. Il faut accepter de bien se former et exercer une profession avec l’amour requis pour s’épanouir, prospérer et contribuer à l’effort national de développement. Il ne faut pas surtout s’accrocher à un diplôme pour préférer prendre du thé à l’ombre au lieu de saisir la première opportunité de se rendre utile à soi, à sa famille et au pays. Il ne sert aussi à rien de rivaliser, de se détruire les opportunités si travailler ensemble apporte à chacun plus que de s’isoler dans son coin en perdant son énergie dans les actes de sabotage ! Donnons-nous la main pour aider chacun à réussir dans son domaine de prédilection au lieu de lui livrer une concurrence malsaine sur fond de <i>« magie noire »</i> !</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Par ailleurs, le Malien est prompt à évoquer les valeurs dont il n’a pas la conviction. Celles-ci (valeurs) sont évoquées ou égrenées comme une litanie, alors que notre comportement au quotidien est loin de les refléter. Si le Malien a une conviction, c’est l’argent et il est prêt à tout, à utiliser tous les moyens, pour faire fortune, vivre dans le luxe ostentatoire. Et pourtant, la conviction est fondamentale pour non seulement sainement s’épanouir, mais aussi pleinement contribuer au développement du pays.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">En effet, la conviction est définie par des spécialistes comme <i>« une croyance forte et profonde qui motive le développement personnel et l'atteinte d'objectifs en fournissant une direction, une confiance et la capacité à surmonter les obstacles »</i>. Ainsi, avoir une <i>« conviction solide »</i> fournit <i>« une motivation inépuisable, permettant de ne pas dépendre de facteurs externes et de rester concentré sur l'objectif… La conviction donne la force mentale nécessaire pour affronter les défis, prendre des risques et persévérer face aux difficultés »</i>.  C’est donc en cultivant ses convictions que l’on découvre son potentiel et qu'on suit un chemin de croissance personnelle, souvent guidé par la bienveillance et surtout le sens de la responsabilité dans l’exécution des missions assignées. </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">La justice d’abord, parce que le karma est pour beaucoup dans la descente aux enfers de notre pays où la veuve, l’orphelin, le pauvre… sont écrasés non seulement par le système, mais aussi par les plus nantis via la corruption du système judiciaire. Un handicap (corruption de la justice) qui est le terreau fertile de toutes les mauvaises pratiques qui ont contribué à annihiler régulièrement les efforts consentis pour le développement et la modernisation du pays.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Nous sommes convaincus que si la justice était rendue comme il se doit (bien que chaque organisation a ses brebis galeuses), des fléaux comme la corruption, la délinquance foncière, l’abus de pouvoir ou de confiance… n’allaient pas connaître une si grande ampleur au point de compromettre le développement du pays et progressivement hypothéquer l’avenir des générations futures.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Selon de nombreuses études et expertises, justice et développement sont intrinsèquement liés. En effet, le constat est qu’une <i>« justice accessible, intègre et indépendante est un catalyseur pour le développement économique, social et politique en garantissant la bonne gouvernance, en attirant les investissements et en protégeant les droits de l'Homme »</i>. Inversement, le droit au développement, qui vise à assurer que chacun participe aux bénéfices de la croissance et en jouisse, <i>« nécessite des institutions judiciaires fortes et efficaces pour être pleinement réalisé »</i>. </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Attraction des investissements et croissance économique, protection des droits et lutte contre l'inégalité, bonne gouvernance, résolution des conflits… sont autant de missions et d’attentes qui mettent en évidence le rôle de la justice dans le développement durable. On sait par exemple qu’une <i>« justice transparente et efficace »</i> inspire confiance aux investisseurs, car protégeant les contrats et les droits de propriété. Cela est essentiel pour l'attraction des capitaux et le développement des marchés.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm; background: white;">Travail, conviction et justice doivent être désormais le leitmotiv de chacun de nous sur le chantier de la construction du Mali Kura ! Les Maliens ainsi que beaucoup d’étrangers ont apprécié le mémorable défilé du 22 septembre 2025. Maintenant, agissons de sorte que cet événement marque d’une pierre blanche l’histoire de notre pays ; qu’il marque un tournant historique nous permettant de résolument faire face au développement socioéconomique pour asseoir et consolider notre souveraineté réacquise.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">« L’indépendance véritable ne se mesure pas au nombre d’armes, de soldats ou de discours officiels. Elle s’enracine dans la souveraineté spirituelle, culturelle et identitaire. Tant que le Mali ne retourne pas à ses racines, à ses valeurs ancestrales, à sa tradition profonde, aucune indépendance ne sera complète »</span></i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">, disait un intellectuel du pays après ce défilé. Et de poursuivre, <i>« l’arme la plus puissante reste la connaissance de soi. Et c’est là, dans la source, que renaîtra le vrai Mali »</i>.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Si nous voulons réellement d’un pays débout, souverain et développé, pourquoi ne pas nous réconcilier alors avec des valeurs comme le travail, le courage, la persévérance, la patience, l’intégrité, la conscience professionnelle, la fidélité, la loyauté, la… justice ?</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moussa Bolly<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BIEN DIT : Ne plus raser la tête en absence du principal intéressé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/bien-dit-ne-plus-raser-la-tete-en-absence-du-principal-interesse-3109839.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 01:38:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne sert à rien de venir à la tribune des Nations unies pour appeler à la paix et dans les coulisses financer le terrorisme… On ne saurait parler de terrorisme sans les pays de l'AES. Même suspendus, on ne doit pas parler de nous sans nous… Avec le terrorisme, c'est l'Afrique qui est concernée, pas seulement le Sahel. Nous devons le combattre à travers une approche réaliste. Il faut corriger les erreurs d'appréciation à travers une immersion et sortir du narratif… <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Karamoko Jean Marie Traoré<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ministre des Affaires étrangères de la Coopération régionale et des Burkinabé de l’extérieur à la 80e Assemblée générale des Nations unies</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin :  &amp;quot;Nous sommes bien dotés en matériels&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-nous-sommes-bien-dotes-en-materiels-3109787.html</link>
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<description><![CDATA[ Après ce qu&#039;ils ont vu lors des festivités du 65 ème anniversaire de l&#039;indépendance du Mali, les membres du grin affirment avec assurance que notre armée peut être considérée aujourd&#039;hui comme une puissance militaire en Afrique. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 01:47:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils avouent que leur attention a été attirée par le volume de matériels de dernière génération que possède notre armée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, le Mali s'est considérablement équipé en armement, en particulier récemment avec l'arrivée de nouveaux équipements stratégiques, des drones, des avions de chasse, des hélicoptères, entre autres. Ces acquisitions s'inscrivent dans une démarche de renforcement des capacités des Forces armées maliennes (FAMa) pour faire face aux défis sécuritaires persistants et à la lutte contre le terrorisme. Le pays prévoit également de mettre en place une usine d'assemblage et de fabrication d'armement pour renforcer son autonomie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A en croire les membres, souvent la victoire ultime n'est pas nécessairement l'affrontement direct, mais plutôt de soumettre l'ennemi sans avoir à se battre à travers une démonstration de haut standing.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils pensent qu'on a logiquement tout ce qu'il faut pour vaincre tout type d'ennemis. "Le reste appartient à une préparation rigoureuse, de l'adaptation aux circonstances et de la stratégie pour surmonter la force de l'ennemi", ont conclu les membres du grin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père : Il y a pénurie de sens !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-il-y-a-penurie-de-sens-3109788.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-il-y-a-penurie-de-sens-3109788.html</guid>
<description><![CDATA[ Oui cher grand-père, je t’envoie cette lettre pour te décrire la situation du très cher Maliba. Oui grand-père, petit à petit une sorte de pénurie des sens s’installe dans notre Maliba.  Car les situations se vident de plus en plus et personne n’est là pour les doter. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 01:44:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et le hic, c’est que personne ne peut en parler, sinon, ses propos auront d’autres sens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les faits sont là. En parler, en discuter et en débattre, c’est de frotter les idées pour que jaillissent dans les contradictions, les lumières solutions. Oui c’est de ça qu’il s’agit. Chaque citoyen doit avoir la liberté de s’exprimer et surtout la liberté après s’être exprimé. Oui d’aucuns vont dénoncer, d’aucuns, critiquer et d’autres commenter. Mais c’est dans ça que le foyer s’allume.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, l’interdiction de l’information et des expressions entraînent une sorte d’embargo et de blocus contre tout autre sens et entraînent une forte pénurie de sens. Cela tout en laissant les situations se vider sans qu’on les dote. A la longue, ça va provoquer une sorte de mouvement dans tous les sens en cette pénurie de sens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher grand-père, c’est très difficile aujourd’hui de parler. Le sens unique est érigé en norme étroite. Toute contradiction est jugée d’apatride et d’ennemi de la nation. Un ‘’Fasoden djoukou’’. Le sens unique. La direction est monotone et la marche est collective. Forcés, nous devrons tous, aller dans un même et seul sens. Aucun autre sens n’est toléré. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Véritable pénurie de sens. La route est bloquée, pardon barrée. Personne ne passe excepté ceux qui ont pris l’unique sens. Pensée unique. Croyance unique. Valeur unique. Opinion unique. Haine unique. Amour unique. Un seul sens. Le sens du pouvoir et du gouvernement. Le sens dicté et unique. Aucun autre sens entre Kayes et Kidal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher grand-père, ma 320ème sens pardon, lettre de toutes les situations pour te dire qu’il y a pénurie de sens partout et à tous les sens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A mardi prochain inch’Allah ! Et que cela trouve qu’on a retrouvé tous nos sens et que ça ne dépend plus que de nos organes de sens mais nos sens au-delà des sens. Et que tout cela finisse. Que nos situations se remplissent de nouveau et sans aucune pénurie. Que la paix reprenne notre sens et que nous reprenions le sens de la sécurité. Amine ! A mardi inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Lettre de Koureichy</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle :  De la tribune des Nations unies à nos maisons</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-de-la-tribune-des-nations-unies-a-nos-maisons-3109791.html</link>
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<description><![CDATA[ L’épisode du discours perdu du Président du Sénégal ou celui de la prise de parole du Président d’Israël a enflammé les réseaux sociaux et attiré l’attention de beaucoup de citoyens du monde sur ce qui se passe lors du sommet des Nations Unis. Mais revenons à ce qui est important, le rôle réel de ce grand rendez-vous ! ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 01:40:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsqu’on n’entend parler de ce sommet, on pense à de grandes salles de conférences, des discours solennels, des résolutions compliquées. Mais derrière ces décisions qui semblent si lointaines, se cachent des impacts bien réels dans notre quotidien. De la santé de nos à enfants à la sécurité de nos routes, l’impact est réel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand une mère fait vacciner son enfant contre la polio gratuitement, elle ne sait pas toujours que ce geste est possible grâce à un programme mondial coordonné par l’Onu à travers l’OMS. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsqu’une petite fille d’un village peut continuer ses études au lieu d’être mariée très jeune, c’est aussi le fruit des engagements internationaux que nos pays ont pris à l’Onu en faveur de l’égalité des genres et de l’éducation pour tous. Quand un agriculteur peut aller vendre ses récoltes sans craindre une attaque, dans certains pays en proie à des violences de groupes armées, c’est aussi un effet direct de ces décisions internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Onu propose, coordonne, mobilise, soutient… mais ce sont les gouvernements qui ont la responsabilité principale d’appliquer les décisions et de protéger leurs populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Onu ne fabrique pas elle-même les vaccins, elle dépend des financements que les pays membres acceptent de donner. Les Casques bleus ne sont pas une armée mondiale : ils sont envoyés par les pays qui acceptent de fournir des soldats. Donc, si les routes restent dangereuses, c’est parfois parce que les effectifs ou les mandats sont limités, pas parce que l’Onu ignore la situation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand une école manque dans un village, cela peut être parce que l’État n’a pas priorisé la construction, ou que les financements promis par la communauté internationale n’ont pas été débloqués à temps. Quand il y a des attaques terroristes, c’est parce qu’il existe des acteurs armés hostiles qui défient à la fois l’État et la communauté internationale. L’Onu fait partie de la réponse, mais elle ne peut pas tout résoudre seule.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Loin d’être une institution abstraite, l’Onu est une grande table où les pays décident ensemble d’orientations qui, tôt ou tard, frappent à notre porte. La prochaine fois que vous verrez un vaccin, une école de filles, ou une route protégée, rappelez-vous : derrière, il y a souvent une décision prise de l’autre côté du monde… mais pensée pour changer la vie ici, chez nous ; c’est pourquoi tous les pays sont présents à ce sommet et le nôtre aussi, pour défendre nos intérêts !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Chronique :  Harcèlement… textuel</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-harcelement-textuel-3109702.html</link>
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<description><![CDATA[ Ils se sont virtuellement connus sur les réseaux sociaux avant de pouvoir se rencontrer dans la vie réelle. Ils ont passé des heures et des journées à s’échanger des messages et des images. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 01:37:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L’ivresse de ces échanges étouffant toute crainte, chacun se laissait alors aller, en restant sur son petit nuage. Mais un beau jour, la romance a tourné court et la Belle au bois dormant a décidé d’éconduire son prince charmant qui n’avait, en réalité, aucune qualité qu’il se donnait et qui se révélera d’ailleurs être un être perfide camouflé sous un masque d’ange. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Furieux de ne plus pouvoir roucouler auprès de sa belle, il devient alors son bourreau en l’inondant avec des messages interminables et malveillants. Ce harcèlement textuel va rapidement se muer en cyberharcèlement avec le partage de certains échanges, voire de la publication d’images peu glorifiantes de la personne. Tétanisée par la peur du regard des parents et des autres, tenaillée par les remords et totalement désorientée, la personne vit ce drame silencieux jusqu’au jour où les évènements prennent une tournure dramatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des histoires de ce genre, il en existe des centaines voire des milliers, chacune avec ses réalités et toutes avec leur mélodrame, parfois tragique. Le harcèlement textuel, au-delà du domaine amoureux, existe dans les relations amicales, dans la sphère professionnelle et même, aussi bizarre que cela puisse paraitre, de manière anonyme. Nos téléphones sont souvent inondés de messages et de vocaux indésirables. Des individus mal intentionnés qui, profitant de leur présence sur certains groupes WhatsApp, récupèrent votre numéro pour vous pourrir la vie sans que vous ne sachiez pourquoi. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On aura beau ignorer les premiers messages, on aura beau bloquer les numéros indésirables avant que les intéressés n’en prennent d’autres, et de guerre lasse, on commence par être psychologiquement et mentalement éprouvé. Profitant de la viralité des réseaux sociaux, ces êtres démoniaques, en mondovision, viendront vous salir sur la Toile, vous discréditer et vous donner le dégoût de vous-même. Vous auriez beau être fort mentalement, la détresse de votre famille et de votre entourage vous marquera à coup sûr.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant, la loi est du côté des victimes de ce genre de chantage. De plus en plus, nombreux sont ceux qui osent publier des échanges de messages ou d’images privés sur les réseaux sociaux sans le consentement de la personne concernée. En effet, aux yeux de la loi, un contenu partagé n’est pas « re partageable » s’il est privé, ou protégé par des droits d’auteur. Ainsi, partager une capture d’écran qui divulgue, par exemple, une conversation privée sans l’accord de l’interlocuteur est passible de poursuites.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que cela soit donc claire, la diffusion d'un tchat privé, de messages électroniques, sms et autres sans avoir le consentement de l'autre personne sera toujours considérée comme étant illégale. Il est donc important de reconnaître la frontière entre les conversations privées et la communication publique. Selon le contexte et le message de l'information, le régime juridique change et s'adapte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face au harcèlement textuel, n’attendez pas que les choses s’enveniment. Saisissez rapidement la justice afin de briser le cycle infernal de ce lourd silence qui nous ronge et nous brise intérieurement, faisant de nous des coupables devant être châtiés sur l’autel des réseaux sociaux et non des victimes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salif SANOGO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décryptage : Peuples et dirigeants, entre amour et désamour</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-peuples-et-dirigeants-entre-amour-et-desamour-3109677.html</link>
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<description><![CDATA[ Je n’analyserai ni les résultats des élections générales malawites du 16 septembre dernier, ni le retrait des pays de l’AES de la CPI ; sujets ô combien importants ! Mais, je vous emmène avec moi pour décrypter les rapports complexes entre les peuples sahéliens et leurs dirigeants. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Sep 2025 09:28:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Keïta, Traoré, Touré, Goïta, etc. On pourrait en citer d’autres. Tous ces chefs d’État qui peinent à faire la paix après avoir mis fin aux conflits entre leur prédécesseur et leur peuple, cela ressemble à une fatalité. Entre luttes d’indépendance, de pouvoir et aujourd’hui guerre narcoterroriste, les pays du Sahel pâtissent de régimes instables. En général, les tenants du pouvoir sont malmenés par le peuple au nom duquel ils le prennent. Le constat vaut pour ceux qui accèdent au pouvoir par les urnes et ceux qui l’acquièrent par les armes. Mardi, 19 novembre 1968, sur fonds de polarisation entre les deux blocs (Est/Ouest), le lieutenant Moussa Traoré du Comité militaire de libération nationale (CMLN) évince Modibo Keïta du pouvoir. Pourtant les Maliens apprécient Keïta pour avoir conduit le pays à l’indépendance. Il incarnait le pays comme personne. Mais les liens entre un dirigeant et ses concitoyens s’érodent vite. La parade de séduction fait place à la désillusion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Il n’y a pas de chemin pour contourner cette démocratie dixit ATT</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lundi, 16 mai 1977 à Bamako, Modibo meurt en prison. Mardi 26 mars 1991, après 23 ans de règne dictatorial, son successeur, le général Moussa Traoré est renversé par le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré (ATT) au nom du Comité de transition pour le salut du peuple. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">ATT enseignait qu’« il n’y a pas de chemin pour contourner cette démocratie (…). Nous devons accepter de tenter l’expérience du multipartisme, de la raison et de la vérité ». Quant à Moussa Traoré, il se contente d’un exil à la prison de Markala pour purger sa peine de mort pour crime de sang. Mais, le 29 mai 2002, Traoré est gracié par le président Alpha Oumar Konaré. Konaré, c’est bien connu, symbole choyé de la démocratie malienne en construction, est soupçonné de vouloir changer la constitution malienne de février 1992 pour demeurer au pouvoir. Mais, aucune preuve n’est fournie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La démission à l’enlisement</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jeudi, 22 mars 2012, victime d’une mutinerie portée par le capitaine Amadou Haya Sanogo, le président Amadou Toumani Touré abdique à deux mois de la fin de son 2eme et dernier mandat. Dans la tourmente, ATT a préféré la démission à l’embourbement. Pourtant, les Maliens lui reconnaissent d’être le chantre de la démocratie. Ainsi va le Mali. On passe de l’amour (Kanu en Bambara, Baji en Songhay) au désamour. Quel peuple ! Mardi, 18 août 2020, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), après avoir gagné incontestablement l’élection présidentielle de 2013, est écarté du pouvoir par le colonel Assimi Goïta au nom du Comité national pour le salut du peuple, CNSP. Sur fond de crise sécuritaire, une partie de l’opposition malienne, en l’occurrence le M5-RFP, reproche à IBK sa mauvaise gestion du pays. Au Mali, l’homme de la situation rime avec éviction. Les crises de confiance arrivent vite. Idem au Niger. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Rejetés par le peuple</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mercredi, 26 juillet 2023, le successeur de Mahamadou Issoufou, le président Mohamed Bazoum est écarté du pouvoir par le colonel-major Abdourahmane Tiani. Comme s’il fallait revenir à une espèce de banalité du temps d’avant en dépit d’un effort démocratique surhumain. Chez notre voisin burkinabè, mercredi 24 janvier 2022, le président Roch Marc Christian Kaboré renonce au pouvoir sous la pression du colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. Pourtant, Kaboré a eu le courage de respecter le jeu démocratique en organisant en novembre 2020 le scrutin présidentiel en pleine crise sécuritaire. Son successeur, Damiba finit par être rejeté par une partie du peuple, qui croyait pourtant en lui pour résoudre la crise sécuritaire. Lundi, 30 septembre 2022, il est renversé par le capitaine Ibrahim Traoré. La boucle est bouclée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Écouter et entendre le peuple</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout ceci montre la complexité des rapports entre un peuple et ses dirigeants. D’un côté, les rapports sont positifs. De l’autre, ils sont négatifs. C’est ce qui fait leur ambivalence. Par exemple, dans l’espace de la confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), on observe que le peuple soutient un dirigeant dans les trois premiers mois de sa prise de pouvoir. C’est le temps des liens positifs. Passé ce temps, le dirigeant ne fait plus envie. Il n’agit plus dans le sens de de l’intérêt général. La conséquence, c’est la rupture de confiance entre le peuple et son dirigeant : grève, setting, dénonciation, etc. Entendons-nous, ici, le peuple désigne ces hommes et femmes de catégories socio-professionnelles différentes qui luttent pour l’amélioration de leurs conditions de vie. Il est libre de choisir, d’exprimer son désaccord peu importe la nature du régime. Ce peuple-là est le contribuable, l’électeur, etc. Donc, l’écouter, c’est l’entendre pour anticiper les crises. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Nul n’est opposé au principe du développement de son pays</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’autant que les crises ne sont jamais de bon augure pour un dirigeant. Elles sont voraces. Cela dit, on remarque que certains chefs d’État de l’espace AES n’ont pas connu de putsch militaire durant leur règne : Konaré du Mali, Kountché et Issoufou du Niger. Leur leadership a permis de répondre aux enjeux sécuritaire, climatique, humanitaire, éducatif, sanitaire... Ils occupent encore une place importante dans le cœur de leurs peuples. D’autres facteurs expliquent la stabilité de leur régime. C’est l’exemple du respect des droits : manger à sa faim, justice équitable, politique de paix inclusive, liberté d’expression et d’opinion, accès à l’emploi. Car nul n’est, par définition, opposé au principe du développement de son pays. Mais, chacun vise à faire évoluer les pratiques de gestion pour favoriser la démocratisation des institutions. Par exemple, la prise de parole et les écrits sur la question sécuritaire n'auraient pas eu d’échos sans l’incarnation dévouée à la nation.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, les peuples sont à bout de souffle. À tout moment, il peut retirer leur consentement. Ils adorent la nouveauté, mais abhorrent la fourberie. Donc, pour conjurer les crises, des changements de stratégie sont nécessaires dans les secteurs de la sécurité, de la paix et de la politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ecoutons, Bluebird de Lana Del Rey <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Amara<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sociologue</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Coonga Tan : Affaire des fonctionnaires fictifs : ne sacrifions pas nos meilleurs enfants !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/coonga-tan-affaire-des-fonctionnaires-fictifs-ne-sacrifions-pas-nos-meilleurs-enfants-3109641.html</link>
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<description><![CDATA[ Il y a des injustices qui blessent plus que les balles. Il y a des coups portés qui font vaciller la foi des citoyens les plus dévoués. L&#039;affaire des &quot;fonctionnaires fictifs&quot; au Mali en est une illustration cruelle. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Sep 2025 01:28:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis plusieurs mois, les autorités mènent une opération de "nettoyage" dans la fonction publique. Objectif annoncé : débusquer les milliers de fictifs qui saignent nos finances publiques, avec un coût évalué à plusieurs milliards de francs CFA par an. Sur le principe, personne ne peut s'opposer à cette volonté de mettre fin à une hémorragie entretenue par la fraude, le clientélisme et la corruption. Mais dans l'exécution, la machine administrative peut déraper, car de véritables serviteurs de l'État peuvent se retrouver broyés, humiliés, privés de leur dû.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">e cas du Dr Moussa Malick Traoré est emblématique. Lu sur sa page Facebook, son récit révèle un médecin recruté en 2017, qui n'a pas choisi le confort d'un bureau climatisé à Bamako. Non. "Il a volontairement rejoint la zone des trois frontières, pour épauler nos FAMa." Pendant cinq ans, il a affronté la peur, la poussière et la mort. Cinq braquages, une fusillade, une tentative d'enlèvement et pourtant il a tenu bon. "Il a donné son sang plus de trente fois pour sauver nos soldats. Il a traversé les zones rouges d'Ansongo. Il a affronté le COVID en 2020, le choléra en 2021." Dans le vacarme des armes comme dans le silence des hôpitaux, il a servi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et aujourd'hui ? On lui dit qu'il est "fictif". On le prive de salaire. On l'humilie. On le condamne à voir ses enfants privés d'école, ses projets universitaires brisés, ses responsabilités familiales écrasées. Voilà comment l'on récompense l'un de ses meilleurs fils, peut-être parce qu'un incompétent n'a pas fait son boulot de vérification correctement. Je le dis avec colère : ce n'est pas seulement une injustice, c'est une faute politique et morale. On ne peut pas, d'un côté, exiger de nos médecins, de nos enseignants, nos ingénieurs... des sacrifices inouïs et, de l'autre, les traiter comme des fraudeurs. C'est briser la confiance entre l'État et ses serviteurs. C'est miner le socle même de la Transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car le Dr Traoré n'est pas seul. Dans les académies, des enseignants crient leur désespoir. D'autres fonctionnaires stoïques ont décidé de s'insérer dans la rectification et de s'engager dans un nouveau contrôle physique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils ont été légalement recrutés et pourtant leurs noms apparaissent dans les listes des "fictifs". Ce sont des visages réels, des familles réelles, des sacrifices réels. Mais la machine administrative, dans sa brutalité bureaucratique, les a rayés d'un trait de plume, la faute à un opérateur mal formé et recruté lui même à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la légère. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, il faut lutter contre la fraude. Oui, il faut débarrasser la fonction publique des fantômes qui engloutissent nos ressources. Cependant, cette lutte ne peut pas devenir une chasse aveugle qui vise les meilleurs plutôt que les pires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'on joue notre crédibilité dans cette affaire. Si nous n'arrivons pas à différencier les fraudeurs des héros, nous sacrifierons sur l'autel de l'incompétence nos meilleurs enfants, au risque de nous trahir nous-mêmes. Car la vraie force d'un État ne réside pas seulement dans ses discours ou ses chiffres, mais dans la façon dont il traite ceux qui se battent pour lui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cri du cœur du Dr Moussa Malick Traoré devrait résonner jusqu'aux plus hautes sphères : "Je ne suis pas un fictif, mais l'un des meilleurs que l'État ait recrutés."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Décideurs ! Entendez-le. Il est important de ne pas laisser les imperfections de l'administration compromettre l'honneur de ceux qui vous soutiennent. Corrigez, rétablissez, respectez. Car un pays qui humilie ses héros creuse leurs tombes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">DICKO  Seidina Oumar</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Journaliste- Historien- Écrivain</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de le Matin : Quand l’aliénation mentale bloque la délivrance du joug du sous&#45;développement imposé</title>
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<description><![CDATA[ Aucun peuple n&#039;est assez pauvre pour ne rien avoir à offrir... Telle est la conviction de nombreux penseurs. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 02:09:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains d’entre eux, notamment André Malraux, n’ont pas également cessé de marteler que la « culture est ce qui nous reste quand on a tout perdu ». Autrement, « la culture demeure et persiste dans l'Homme », même dans les moments de détresse ou de perte matérielle. Elle est ainsi essentiellement « une force intrinsèque qui ne peut être enlevée ». Dans cet emballage, elle se présente comme une « force intérieure », une sorte de « discipline de l'esprit et un savoir-être qui demeure, même après l'oubli ou la perte des biens matériels ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela en fait aussi un précieux héritage transmis de différentes manières permettant aux héritiers (individus ou peuples)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de « rester debout même dans les situations les plus difficiles ». La République populaire de Chine est l’un des meilleurs exemples de cette importance qu’on accorde à la culture et surtout du pouvoir de celle-ci dans le réarmement mental pour relever les défis du développement… En effet, l’une des fascinations de ce pays sur le monde, c’est que la Chine a su préserver ses vestiges pour en faire des atouts du développement scientifique, technologique, économique…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous partageons cette conviction de notre guide, Melle Xiao Yao Yvonne, qui nous a rappelé que « la Chine et le Mali ont une longue histoire, et nous souhaitons tous deux préserver et échanger notre culture. Que ce soit dans la guerre ou dans la famine, le peuple chinois ne renonce jamais à sa patrie ». Et de poursuivre, « c’est avec cette conviction que la Chine souhaite aider le monde entier à poursuivre et à développer ensemble. Nos deux pays peuvent apprendre l’un de l’autre… ». Elle a ajouté avoir récemment découvert certains aspects de la culture africaine. Il est clair que le Mali, avec sa riche culture et des instruments traditionnels comme la kora et le balafon aujourd’hui portés par des ambassadeurs (artistes) talentueux, en est « un exemple magnifique ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est aussi vrai qu’un peuple a toujours quelque chose à donner à l’universalité. Mais, le problème du Mali, voire de l’Afrique, c’est la mentalité aliénée par la colonisation qui nous empêche de nous délivrer réellement de ce joug du sous-développement imposé par les colons. Mais, on peut être aussi optimiste, car un proverbe chinois dit : « la situation change avec le temps, personne ne reste indéfiniment au sommet ». Peut-être que la période est venue aujourd’hui pour le Mali, voire l’Afrique, de s’inspirer de la Chine pour tirer le meilleur profit mental et socioéconomique de son riche et glorieux passé, de son immense patrimoine matériel et immatériel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, la Chine a joué un rôle important dans l'essor collectif du Sud Global. Sous l'impulsion de la Chine, cette région s'unifie, coopère et se développe ensemble, insufflant un puissant élan à la promotion d'un ordre international plus juste et plus rationnel, à la construction d'une communauté d’avenir partagé pour l'humanité et à l'union des forces pour créer un avenir meilleur. Mieux, la Chine a su préserver ses vestiges pour en faire des atouts du développement scientifique, technologique, économique… Elle ne cesse de prouver au monde que l’attachement viscéral aux vestiges du passé et aux valeurs traditionnelles est le meilleur antidote à l’aliénation mentale qui empêche de nous affranchir de ceux qui ne souhaitent jamais nous voir nous orienter réellement vers notre épanouissement et du développement de nos pays !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moussa Bolly</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Je m&amp;apos;exprime: Au nom du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/je-mexprime-au-nom-du-mali-3109450.html</link>
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<description><![CDATA[ Disons-le tout net, le Mali a toujours été un pionnier dans l’intégration et l’unité africaine. N’est-il pas ce rare pays sur le continent qui a mentionné, dans sa Loi Fondamentale, être prêt à conclure avec tout État africain des accords d’association de communauté prenant abandon de tout ou partie de sa souveraineté en vue de réaliser l’unité africaine ? ]]></description>
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<pubDate>Sun, 21 Sep 2025 13:04:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette clause, reprise dans les différentes lois fondamentales, constitue, à n’en pas douter, l’expression la plus achevée de l’engagement et de la disponibilité de notre pays à souscrire à toute forme de regroupement régional ou continental.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet engament panafricaniste a toujours été et est toujours constant. De la même manière, fort de leur amour pour leur pays, les Maliens sont prêts à renoncer à une ou toute partie de leur intégrité physique pour préserver leur chère patrie. Le Mali, ce n’est pas que notre bien le plus précieux, nous l’avons en cathéter en nous. On ne vit que par et pour lui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand le Mali va mal, c’est l’ensemble de ses enfants qui se mettent autour de lui. Il a beau trébucher, ses enfants se couchent afin qu’il puisse tomber sur eux et ne pas se faire mal. Malgré les difficultés de l’heure, nos ambitions sont toujours fortes et notre avenir ne pourra jamais être mis en garde à vue. Ensemble, nous chantons, au clair de lune, l’espoir et l’envie de croire qu’ensemble, on peut tout réinventer pour bâtir le Mali des possibles, le Mali Kura. Et nos rêves, il nous revient de les assumer, d’en récolter la sève pour les graver dans chaque mur de pierre, comme le disait le chanteur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme le chat, le Mali rebondira toujours sur ses pieds. Malgré les vents contraires, les Maliens ne sont jamais aussi forts que lorsqu’ils se donnent la main et que leurs cœurs battent à l’unisson. Pour reprendre les propos du poète polonais Adam Mickiewicz, « le passé est aussi loin de nous que l'avenir ; pour comprendre le passé, il faut avoir deviné l'avenir ». Le nôtre, nous l’avons deviné. Après l’avoir donc rêvé, pourquoi ne pas le vivre ? Le Mali un jour, le Mali pour toujours…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Salif Sanogo</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Goongan Ta : Le Mali au cœur de la désinformation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goongan-ta-le-mali-au-coeur-de-la-desinformation-3109392.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans les conflits contemporains, l&#039;arme la plus redoutable n&#039;est plus seulement le fusil ou le missile, mais bien la manipulation de l&#039;information. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202502/Seydina-O-Dicko.jpg" length="61317" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 20 Sep 2025 01:48:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aux champs de bataille traditionnels s'ajoute désormais un autre théâtre, tout aussi décisif : celui des esprits. La guerre ne se joue plus uniquement sur les terrains sablonneux du Sahel, elle se mène aussi dans l'espace médiatique, dans les imaginaires collectifs et sur les réseaux sociaux où circulent rumeurs, infox et récits orientés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, la guerre asymétrique conduite par les groupes djihadistes illustre parfaitement cette réalité. Conscients de la faiblesse relative de leurs moyens militaires face à l'armée régulière, les forces du mal misent sur la communication et la désinformation pour décupler leur influence. Leur véritable objectif n'est pas tant de remporter des batailles militaires que de gagner la bataille de l'opinion. Ils cherchent à installer la peur, à entretenir l'impression d'une menace omniprésente, à donner l'illusion d'une défaite là où il n'y en a pas. C'est dans cet espace d'incertitude et de manipulation que s'opère une grande part de leur puissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les attaques coordonnées du 1er juillet 2025 et de début septembre dernier en sont une illustration emblématique. Ces jours-là, plusieurs localités de l'ouest malien : Diboli, Sandaré, Nioro, Gogui, Kayes, mais aussi du centre, à Niono et Molodo, furent frappées simultanément. Des postes de police et de douane visés, des véhicules incendiés, des casernes brièvement attaquées par les combattants du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), dirigé par Iyad Ag Ghali. Mais au-delà des faits militaires, c'est surtout leur mise en récit qui interpelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains médias et relais d'opinion ont présenté ces villes comme "proches de la frontière sénégalaise", alors que plusieurs d'entre elles se trouvent à plus de 700, voire 1000 kilomètres de Dakar. Cette approximation n'a rien d'innocent. Elle oriente la perception des événements, façonne une réalité géopolitique fictive et nourrit un climat de panique. La ville de Nioro du Sahel, par exemple, a été décrite comme assiégée, plongée dans un blocus total, alors même que les fêtes religieuses du Maouloud et de l'Ism s'y sont déroulées normalement, rassemblant des milliers de pèlerins venus de tout le Mali et des pays voisins. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'écart entre les faits vécus sur le terrain et les récits relayés par certains commentateurs illustre la mécanique perverse de la désinformation : transformer des inquiétudes légitimes en prophéties apocalyptiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comparer Nioro à Farabougou, comme le font certains pseudo-analystes, relève d'un contresens historique et sociologique. Ni la démographie, ni l'espace géographique, ni le degré de sécurisation ne sont comparables. Nioro, cité religieuse sanctuarisée, reste sous le contrôle de l'État et vit ses grands rassemblements religieux en toute normalité. Assimiler les deux n'est pas seulement une erreur : c'est une manière d'alimenter les fantasmes, d'exagérer la menace et de légitimer indirectement la terreur en lui donnant une résonance qu'elle n'a pas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, la question mérite d'être posée : pourquoi associer artificiellement Niono ou Molodo, situés au cœur du delta intérieur du Niger, à une prétendue zone frontalière sénégalaise ? Pourquoi insister sur une menace qui se rapprocherait du Sénégal ? Ces coïncidences ne sont pas fortuites. Elles traduisent une stratégie de communication où la géographie sert de prétexte pour dramatiser la situation et légitimer de nouvelles ingérences. En manipulant les cartes, on manipule aussi les esprits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mécanique de la désinformation est toujours la même : amplifier, déformer ou inventer. Dans ce cas précis, l'amalgame spatial suggère que l'instabilité malienne s'étend au Sénégal, créant une psychose transfrontalière. Ailleurs, ce sont les bilans des pertes militaires qui sont grossis, falsifiés ou purement inventés. Des garnisons entières sont déclarées "tombées" alors qu'elles résistent. Des dizaines de soldats sont annoncés "morts" alors qu'ils continuent le combat. Chaque fake news agit comme une balle invisible : elle ne vise pas les corps, mais les consciences. Elle fragilise la confiance entre populations et institutions, instille le doute dans l'opinion, érode la cohésion nationale et sape le moral des troupes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette "guerre invisible" est redoutable parce qu'elle exploite nos émotions et notre besoin de comprendre. Un récit choquant, même faux, circule plus vite qu'un démenti rigoureux. Une carte mal dessinée reliant artificiellement Niono au Sénégal marque plus durablement l'imaginaire collectif qu'une rectification publiée après coup. Le sensationnalisme devient ainsi une arme asymétrique : il coûte peu aux agresseurs, mais ses effets psychologiques sont immenses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à une telle menace, la riposte ne peut se limiter à l'action militaire. Elle doit s'appuyer sur l'intelligence collective et la vigilance citoyenne. Chacun doit cultiver l'esprit critique, apprendre à distinguer le vrai du faux et refuser de relayer des rumeurs infondées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les médias, pour leur part, portent une responsabilité majeure : éviter le piège du spectaculaire, vérifier scrupuleusement leurs sources, replacer les faits dans leur contexte exact, qu'il soit géographique, historique ou politique. Sans cette rigueur, ils deviennent, volontairement ou non, les complices de ceux qui veulent déstabiliser le pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car derrière chaque manipulation se dessine une finalité claire : affaiblir le Mali, miner la confiance en ses Forces armées (FAMa), et imposer l'image d'un État en échec pour justifier à terme une nouvelle tutelle ou une intervention extérieure. Mais cette stratégie ne réussit que si les citoyens y adhèrent passivement. Or, l'histoire du Mali démontre que, lorsqu'elles sont unies et lucides, les populations savent déjouer les pièges de la propagande.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La guerre asymétrique que mènent les djihadistes est donc aussi une guerre de l'information. Pour y résister, il ne suffit pas de défendre nos frontières : il faut également protéger nos esprits. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'union sacrée autour de la vérité, la vigilance citoyenne et l'éducation critique aux médias constituent nos meilleures armes pour préserver la cohésion nationale et défendre la souveraineté du Mali contre cette offensive invisible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> DICKO Seydina Oumar </span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Journaliste- Historien- Écrivain</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Lettre à grand&#45;père :  Des médias déficients mentaux ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-des-medias-deficients-mentaux-3109316.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher grand-père, cette semaine, ce n’est pas moi qui t’écris. Non. Je laisse l’honneur à la journaliste Thérèse Kamaté qui nous interpelle à travers un éditorial. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 02:22:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, ces derniers temps, certains médias sociaux n’ont d’autres contenus que des handicapés mentaux tournés en dérision pour faire des vues et amuser des ineptes. Lisons ce que dit Thérèse Kamaté: <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Au Mali, de plus en plus de plateaux télé et de web TV attirent l’attention, non pas par la qualité de leurs contenus, mais par le vacarme qu’ils orchestrent autour de personnages douteux. Les caméras s’allument, les micros s’ouvrent, mais au lieu d’informer, d’éduquer ou de divertir intelligemment, ces espaces médiatiques deviennent des scènes où l’on expose, presque en spectacle, des individus dont la santé mentale et le comportement posent question.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le plus inquiétant, c’est que ce cirque attire. Les vues explosent, les partages s’emballent et les algorithmes, insensibles à la décence, amplifient ce vide en l’imposant encore plus sur nos écrans. Mais derrière ces chiffres qui flattent, une interrogation demeure : Quelle est l’idée ? A qui profite cette mise en avant de personnes fragiles ou instables ? Est-ce pour faire rire aux dépens de leur dignité ? Pour générer du ‘buzz’ à tout prix, quitte à banaliser la médiocrité et la souffrance humaine ? Ou simplement parce que certains médias maliens manquent cruellement de créativité et de vision éditoriale ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, une télévision qu’elle soit classique ou en ligne ne se limite pas à ‘produire du contenu’. Sa mission est de proposer des programmes qui élèvent le niveau de réflexion, qui inspirent, qui éclairent. En choisissant le sensationnel comme ligne éditoriale, certains plateaux abdiquent leur responsabilité sociale de journalistes et d’animateurs. Le danger est réel : à force de s’habituer à rire de tout, même de la détresse et du déséquilibre psychologique d’autrui, on fabrique une société qui consomme le vide au lieu de nourrir son esprit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Critiquer ce phénomène n’est pas rejeter le divertissement. C’est au contraire rappeler qu’il existe mille façons d’amuser sans abaisser, de captiver sans humilier. Les médias maliens doivent choisir : être des leviers de croissance et d’éveil ou persister dans cette facilité qui rabaisse au lieu d’élever. A force de rire du vide, on finit par transformer la médiocrité en norme nationale".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur ce cher grand-père, je te laisse ici et te dis à mardi prochain, Inch’Allah pour ma 318e lettre. Et j’ose espérer que les procureurs de la République et les procureurs généraux, verront sur la liste des personnes protégées, les absents, les mineurs mais aussi les handicapés mentaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J’ose l’espérer cher grand-père !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin : Cohésion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-cohesion-3109320.html</link>
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<description><![CDATA[ Les membres du grin invitent les autorités à renforcer leur cohésion pour la bonne marche de la Transition. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 01:25:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le grin estime que nos cinq généraux doivent davantage créer des liens forts entre eux qui leur permettront de faire face aux défis actuels du pays. "On entend beaucoup de bruits par rapport à des quiproquos entre eux", disent-ils. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au grin, ils sont persuadés que le pouvoir se construit et se maintient grâce à la coopération et que se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite. Pour eux, chaque défi surmonté renforce le pays et permet d'accomplir les objectifs que la transition elle-même s’est assignée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À les entendre, notre pays fait face à de nombreux ennemis, et l’heure est venue pour les autorités de mettre leurs différends de côté, unir leurs forces pour éviter le chaos et travailler ensemble pour pouvoir atteindre les objectifs essentiels de sécurité, de paix et de stabilité pour notre chère patrie. "Avancer ensemble rend les moments difficiles plus légers et les moments heureux plus beaux", ont conclu les membres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les Soliloques d’Angèle : Dialyse, quand la vie se mesure en heures branchées à une machine !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-dialyse-quand-la-vie-se-mesure-en-heures-branchees-a-une-machine-3109321.html</link>
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<description><![CDATA[ Oui ce titre choque certainement, mais moins que lorsqu’un proche vit cette situation, et qu’on la traverse ensemble la peur au ventre chaque jour d’entendre une mauvaise nouvelle. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 01:25:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet article est un appel aux autorités de la santé, pour un regard plus profond et humain sur la souffrance de nos frères et sœurs !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, des milliers de patients atteints d’insuffisance rénale chronique voient leur vie suspendue à une machine de dialyse. Mais l’accès à ce traitement vital reste, pour ne pas dire, un luxe réservé à une minorité. Coût prohibitif, infrastructures insuffisantes et longues heures de dialyse rendent la survie incertaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre de la prise en charge d’un ami très proche, nous avons pu constater que les coûts réels sont dans la fourchette de 25.000 à 70.000 F CFA hors kits et médicaments à acheter et jusqu’à 125.000 F CFA pour les étrangers ; si l’on n’est pas sur une liste d’attente interminable. Tout ceci est bien loin de la gratuité déclarée au Mali, un poids pour les familles surtout que la plupart sont à 2 voire 3 séances par semaine. Le calcul des dépenses à supporter est vite fait !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les centres de dialyse sont rares à Bamako et certains ne bénéficient même pas de subvention pour pouvoir réduire le coût ; qu’allons-nous dire alors pour les autres régions ? Beaucoup viennent de provinces éloignées, après des heures de voyage, épuisés avant même que la machine ne commence son travail. Chaque semaine, des milliers de personne se lèvent avec une angoisse : réussiront-ils à payer leur séance de dialyse ? Auront-ils même une place dans les rares centres disponibles ? Pour ces patients, chaque absence de traitement est une condamnation silencieuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les salles de dialyse, les patients sont souvent entassés, certains allongés sur des chaises improvisées faute de lits. Choisir entre payer sa séance de dialyse et nourrir ses enfants ou les scolariser ; le genre de choix à ne jamais imaginer faire un jour. Choisir de reporter les examens à faire de 3 jours car avec les jours fériés, le coût a été revu à la hausse de 20 % environ, m’a confié ce week-end mon ami ; en entendant cela, les larmes me sont montées aux yeux. N’y a-t-il donc pas de régulateur, de contrôle des structures par les instances étatiques ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En une semaine, dépenser l’équivalent d’un mois de salaire, ajouter à cela le stress car la dialyse n’est pas une simple piqûre. C’est quatre heures de branchement, le sang filtré lentement, la vie retenue artificiellement ; le stress des coupures d’électricité en pleine séance et l’on se demande « quand l’électricité va revenir et si la machine tombait en panne maintenant ? ». Je vous assure, qu’à y penser, la prière et la foi même finissent par devenir secondaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi ne pas instaurer les dialyses dans les centres, cliniques et hôpitaux, jours et nuits, cela pour permettre à plus de personnes de se soigner et créer en même temps des emplois ; cela se fait en Europe et ça marche. Pourquoi ne pas recruter et investir dans les appareils de dialyse mobiles et développer les séances à domicile pour désengorger les centres et hôpitaux ? Au-delà de la maladie rénale, c’est toute la question du financement de la santé, des infrastructures médicales et de l’égalité d’accès aux soins qui est posée. Pourquoi les investisseurs ne se tournent -il pas vers la construction de centres médicaux, de laboratoires… qui peuvent sauver des vies au lieu de toujours construire des immeubles de plus en plus hauts à louer, spéculer sur le prix du foncier … ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A. T. et à tous ceux qui souffrent des reins, que la grâce divine repose sur vous !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les reins défaillants ne choisissent ni le riche ni le pauvre ; mais le monde, lui (investisseurs, institutions…) choisit d’investir ou non dans la vie. La dialyse n’est pas qu’un traitement, c’est un miroir de notre humanité collective. Tant que survivre coûtera plus cher qu’aimer et protéger la vie, nous sommes alors tous en danger ; plus d’humanité et de bon sens deviennent nécessaires pour tous. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique :  Retard chronique ou imponctualité ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-retard-chronique-ou-imponctualite-3108364.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans certaines cultures, le retard est considéré comme un fait non-acceptable, et ne parlons même pas des faux rendez-vous. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 02:06:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est en effet considéré comme un manque de respect pour la personne envers laquelle nous devrions être à l’heure. A cet effet, un anthropologue américain a établi un distinguo entre les cultures monochrones, qui font du temps une réalité tangible, quelque chose qu’on peut perdre, ou gagner, et qui tendent donc à limiter les retards ; et les cultures polychrones, qui en ont une approche beaucoup plus souple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ici, il est plus question de personne que de culture, quoi que…, car dans notre pays, l’imponctualité a tendance à devenir la seconde nature de certains individus. A force même d’accumuler les retards inexplicables, ils finissent par devenir des experts en rendez-vous manqués ou non honorés. Car une fois qu’ils en arrivent à la banalisation du retard, ne pas respecter un rendez-vous n’est plus considéré comme un acte gênant. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, dans le domaine du développement professionnel, l’approche du temps peut être un facteur déterminant. L’accent mis sur la ponctualité n’est pas simplement une question d’étiquette mais une pierre angulaire de l’intégrité professionnelle. Cela reflète le respect d'un individu pour ses propres engagements et la valeur qu'il accorde au temps des autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au fait, quel retardataire êtes-vous ? On va se comprendre. Être toujours en retard, c’est avant tout « un marqueur d’un trait de personnalité, mais aussi un comportement socialement désagréable », souligne le psychiatre Michel Lejoyeux. En tout état de cause, le retard systématique devient fréquemment une source d’agacement pour l’entourage du retardataire chronique et peut, à terme, le desservir et le marginaliser dans sa vie professionnelle, sociale, amicale et intime. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans certains cas, le retard chronique peut en effet révéler des traits de personnalité bien plus profonds : narcissisme, immaturité, voire manque d’empathie. La personne en retard chronique peut, sans en avoir conscience, considérer son propre temps comme plus précieux que celui des autres. Comme si sa présence valait l’attente. Comme si les règles sociales ne s’appliquaient pas à elle. Ou qu’elle bénéficiait d’un « passe-droit », d’une dérogation, liée à sa propre valeur perçue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En voulant donc briller par leur absence, certains essayent d’attirer l’attention avec un retard « stratégique », de manière à venir bien après tout le monde pour mieux impressionner son monde. Ce faisant, ils font fi de tout le désagrément qu’ils ont pu créer. A Bamako, on a ce que d’aucun qualifie de « temps élastique ». Si vous êtes convié à un évènement pour 20h, soyez sûr que les choses sérieuses ne commenceront jamais avant 21h. Résultat, tout un chacun a tendance à cultiver un « retard calculé ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au final, il y a peut-être pire que les gens toujours en retard, ce sont les gens toujours en avance. Car cette constance, dans notre société, pourrait alors être synonyme, par moment, d’un fond d’anxiété maladive, l’angoisse que si on n’est pas à l’heure, on ne pourra plus parer aux imprévus, contrôler au mieux une situation dont on craint qu’elle nous échappe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Être en retard ? Être en avance ? Le mieux serait encore d’être à l’heure, et que les organisateurs d’évènements sachent démarrer avec une demi-heure ou une heure de retard une cérémonie est pénalisant et désobligeant. Cela amène un télescopage d’agenda chez de nombreuses personnes, donc une cascade de retards pourtant évitables. Il est temps que j’arrête cette chronique ici au risque de vous mettre en retard…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Salif SANOGO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus :  Acte de foi !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-acte-de-foi-3108362.html</link>
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<description><![CDATA[ L’appel du Mali s’adresse à tous ses enfants, ceux de la diaspora comme ceux de l’intérieur, à ces esprits brillants qui portent en eux les promesses d’un avenir réinventé. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 02:00:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le temps de l’observation est révolu. Celui de l’action est venu. Dans sa phase de refondation profonde, la patrie lance un appel clair et sans détour à ses fils et filles dispersés aux quatre coins du monde : Revenez ! Exprimez-vous ! Engagez-vous !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le pays ne se construira pas sans ses cerveaux. Il ne s’élèvera pas sans ses bâtisseurs. Il ne rayonnera pas sans ses visionnaires. L’exemple d’Hilaire Diarra, ancien cadre de Barrick Mining devenu conseiller spécial du président Assimi Goïta, doit inspirer une dynamique nouvelle. Son retour n’est pas un simple changement de poste, mais un acte de foi envers la patrie. Il incarne la conviction que servir son pays est une ascension, non une concession.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, le Mali ne se contente plus de rêver de stabilité. Il aspire à la grandeur. Ses ambitions embrassent la médecine nucléaire, l’aérospatiale, la robotique, l’astronomie, la cybersécurité et l’intelligence artificielle. Ce pays, riche de ses ressources et de son génie humain, peut devenir un pôle d’innovation en Afrique. Mais pour cela, il faut que ses enfants à travers le monde répondent à l’appel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’État malien, sous la conduite du Président Assimi Goïta, tend la main. Il ne s’agit pas d’un appel sentimental, mais d’un projet de civilisation. Le Mali kura ne sera pas un slogan, mais une plateforme d’innovation panafricaine, si et seulement si ses enfants se mettent au service de la nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À tous les Maliens de la diaspora : vous êtes attendus. Pas comme spectateurs, mais comme bâtisseurs. Le pays ne vous demande pas de renoncer à vos ambitions, mais de les réconcilier avec votre origine. Le Mali n’est pas un souvenir, c’est une mission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le retour d’Hilaire Diarra doit être le premier d’une longue série. Que chaque citoyen malien à l’étranger se demande aujourd’hui : et moi, quand est-ce que je rentre ? Et comment puis-je être utile à mon pays ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali kura est en chantier. Les plans sont prêts. Les fondations sont posées. Il ne manque plus que vous…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La Rédaction</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Goonga Tan : Terrorisme au Sahel : le changement de cibles, signe d’un affaiblissement des djihadistes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-terrorisme-au-sahel-le-changement-de-cibles-signe-dun-affaiblissement-des-djihadistes-3108288.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis plus d&#039;une décennie, les groupes terroristes opérant au Mali se sont abrités derrière une rhétorique fallacieuse : leurs attaques, prétendaient-ils, ne visaient que l&#039;armée, jamais les civils. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 01:34:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette illusion, longtemps entretenue pour se donner une respectabilité factice, s'est effondrée sous le poids des faits. Car désormais, leurs cibles ne sont plus les garnisons ni les postes militaires, mais les biens, les infrastructures et les moyens de subsistance des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">es citernes de carburant incendiées, l'explosion meurtrière du bateau "Tombouctou" avec ses passagers, les usines et dépôts réduits en cendres, les convois miniers attaqués, les camions de transport détruits, les champs brûlés, le bétail volé : ces actes répétés ne traduisent pas une montée en puissance, mais au contraire un signe manifeste d'essoufflement. Faute de pouvoir infliger des défaites significatives aux Forces armées maliennes (FAMa), mieux organisées, mieux équipées et désormais offensives, les djihadistes déplacent leur rage contre des cibles vulnérables. Incapables d'affronter les bataillons maliens sur le champ de bataille, ils se replient sur une stratégie de nuisance : terroriser par l'économie, frapper par la communication, chercher à briser le moral des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'attaque contre une prestigieuse compagnie de transport, par exemple, n'a aucune valeur militaire. Mais la notoriété de cette société et l'importance de son flux de passagers garantissaient un retentissement symbolique et médiatique. Voilà le vrai visage de cette guerre asymétrique : les terroristes, privés de victoire militaire, misent sur le spectacle macabre comme arme de substitution. Cette évolution impose un aggiornamento stratégique. La lutte armée reste indispensable, mais elle doit s'élargir à la protection des circuits vitaux de l'économie nationale : convois routiers, infrastructures, corridors commerciaux, exploitations agricoles, marchés et zones de production. L'objectif des ennemis est clair : installer le doute, fracturer la confiance, inciter les populations au désarroi. L'objectif du Mali doit être encore plus limpide : garantir coûte que coûte la liberté de circulation, protéger le travail et la vie quotidienne des citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La tâche ne saurait être uniquement militaire. Elle est aussi politique et sociale. Les dirigeants doivent rassurer, incarner la résilience et donner des réponses tangibles aux victimes. Chaque usine reconstruite, chaque bus escorté, chaque champ remis en culture doit être brandi comme une victoire nationale. La guerre asymétrique est aussi une guerre de perception : à la peur que distillent les djihadistes doit répondre une communication de plus en plus forte de l'État et des FAMa.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les terroristes le savent : s'attaquer aux symboles fragiles ou mal protégés leur permet de se donner une illusion de puissance. L'enlèvement à Nioro de Thierno Amadou Hady Tall ou la prise en otages des membres de la famille du Chérif Mohamédou Ould Cheick Hamallah chef charismatique de la Hamawiyya Tidjaniyya illustrent leur volonté de désacraliser les figures charismatiques de l'islam soufi. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est là une fenêtre dangereuse qu'il faut rapidement fermer, en sanctuarisant les Zawiyya partout au Mali et en les rendant inaccessibles aux coups de boutoir des "fous de Dieu".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réponse doit être ferme, rapide et fatale. L'armée malienne a déjà montré sa capacité à rendre coup pour coup, en poursuivant l'offensive jusque dans les repaires ennemis. Cette stratégie s'avère payante et doit être amplifiée. Le peuple malien, solidaire de ses forces armées, doit rester debout. L'armée, digne héritière d'une longue tradition de résistance, n'a pas le droit de céder.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car l'enjeu dépasse la seule lutte contre le terrorisme : il s'agit d'un combat existentiel pour la liberté de circuler, de travailler, de prier, de vivre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucun champ, aucune route, aucun bateau, aucun bus, aucun lieu de savoir et de spiritualité ne doit être abandonné à des individus égarés. Le Mali appartient aux Maliens. Sa souveraineté ne se négocie pas, elle s'impose.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les terroristes frappent non parce qu'ils dominent, mais parce qu'ils reculent. Et la suite de la riposte malienne dira au monde entier que ce pays, debout et uni, ne pliera pas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Seydina Oumar DICKO</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Journaliste- Historien- Écrivain </strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle : Les petites mains s’activent pour la rentrée scolaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-les-petites-mains-sactivent-pour-la-rentree-scolaire-3108262.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-les-petites-mains-sactivent-pour-la-rentree-scolaire-3108262.html</guid>
<description><![CDATA[ L’heure de la rentrée approche, et ce ne sont pas uniquement les parents qui se battent pour réunir quelques francs CFA. Les enfants eux-mêmes, les “petites mains” invisibles de la ville, s’activent dès le matin pour se procurer le nécessaire d’écolier. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 02:18:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaussures à cirer, sachets d’eau, citrons mouchoirs à vendre… bien des jeunes se transforment en micro-entrepreneurs de rue, armés de débrouillardise et d’espoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">“Je cire des chaussures dès le matin pour pouvoir acheter mes cahiers”, confie Abdoulaye que j’ai rencontré dans une rue, j’avais des sandales aux pieds malheureusement. Un matin, un cahier ; le lendemain, peut-être un stylo… chaque petit effort compte. Derrière ces gestes d’enfants, se cache souvent une réalité familiale difficile, pas assez de moyens d’acheter toutes les fournitures pour les enfants. Ce n’est pas de gaieté de cœur, mais c’est probablement la seule solution pour certains écoliers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce dévouement enfantin et cette résignation parentale sont symptomatiques d’un système éducatif encore fragile. Au Mali, le taux d’inscription à l’école primaire atteint seulement 74,4 % en 2023 – bien en deçà de la moyenne mondiale, source Unicef. Dans les rues, les chiffres deviennent des visages : ces enfants qui devraient jouer ou réviser leurs leçons se retrouvent à vendre des beignets, porter des charges ou mendier quelques pièces. Le paradoxe est cruel : ils travaillent pour avoir le droit d’apprendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation interroge : quel avenir pour ces enfants qui doivent d’abord devenir petits travailleurs avant de redevenir écoliers ? Les familles, elles, n’ont pas toujours le choix. On veut que nos enfants étudient, mais comment faire quand un cahier coûte plus cher qu’un repas ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le constat est clair : l’investissement et les subventions publics dans l’éducation restent insuffisants. Les frais cachés – uniformes, fournitures, transports ou paiements informels aux enseignants à domicile – rendent l’école inabordable pour de nombreuses familles. Et cette année, avec la fermeture temporaire de quelques écoles de l’enseignement catholique, les coûts seront plus importants pour les parents qui vont réussir à scolariser leurs enfants dans d’autres écoles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Celles et ceux qui bravent ces obstacles, ces “petites mains” anonymes, sont les véritables héros silencieux. Mais leur courage ne devrait pas remplacer la responsabilité collective. Car chaque enfant qui cire des chaussures pour s’acheter un cahier rappelle à la société son devoir : faire de l’éducation non pas une épreuve, mais un droit réellement accessible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Regardons juste autour de nous, nos yeux ne manqueront de voir celui qui a besoin d’un kit scolaire, d’une gourde, d’une paire de chaussures, d’un sac, d’une tenue d’école, de frais d’inscription...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est Notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Ça se passe au Grin : Traumatisme au grin</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-traumatisme-au-grin-3108263.html</link>
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<description><![CDATA[ Les membres du grin avouent être dépassés par les événements récents du pays. Ils estiment que la situation est alarmante et que si aucune mesure n&#039;est prise rapidement, les conséquences pourraient être désastreuses aussi bien pour les opérateurs économiques que pour la population. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 02:01:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, les membres du grin se prononcent sur une vidéo devenue virale où des individus menacent, d’interdire des compagnies de transport de circuler et mettre des villes sous blocus. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A les entendre, cette menace a été mise en exécution de façon habile. Le week-end dernier, de nombreuses citernes ont été incendiées dans certaines régions du pays notamment, Sikasso, Kayes et Ségou. Un car de la compagnie Diarra Transport, à destination du Burkina Faso, a été incendié le même week-end. Des ressortissants de Kayes et de Nioro du sahel sont enlevés par ces terroristes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut noter que ces attaques ont suscité des émotions négatives au grin, provoquant des états d'anxiété et de dépression majeurs chez les membres. Toutefois, ils n'ont pas manqué d'afficher leur fierté et leur reconnaissance envers les Forces de défense et de sécurité. Ils entendent soutenir davantage les autorités dans cette lutte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À en croire les membres, les terroristes cherchent en effet à nous épuiser, sur le plan moral et de la sécurité et que la cohésion de la société est la première réponse à y apporter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Lettre à grand&#45;père : Incluons la science</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-incluons-la-science-3108261.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher grand-père ! Aujourd’hui encore, notre cher Maliba est éprouvé. J’aurais voulu te parler du ‘’Maouloud’’, de la finale de la ‘’super coupe’’ ou même faire la même chose que tous, rejoindre cette omerta patriotique nationale. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 01:45:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Me traire et ne rien dire. Oui j’aurais voulu faire comme bon nombre. Car désormais, non seulement, c’est risqué de parler mais le silence est érigé en patriotisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, il est plus que temps qu’on inclue la science dans nos recherches de solution à nos crises politiques, sécuritaires et institutionnelles. Oui grand-père, avec cette ère numérique, tout le monde a la parole. Et c’est tellement facile de dire ce que la majorité veut entendre, d’avoir une certaine notoriété et endiguer certains. Mais cela reste une course sur des toits. Éphémère. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, on a beau vanter et flatter mais les faits restent les faits et la vérité finira par faire jour. On a beau suivre le sensationnel et l’émotionnel, jamais, on ne résoudra le vrai problème. Les faits sont têtus. Quand on a mal à la tête, une jolie teinture à la main n’est pas la solution, encore moins les placebos. Faisons face à la bête et prenons-la par les cornes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre situation sécuritaire est asymétrique, fratricide et très compliquée. Comme le dirait un jeune colonel à l’époque : « La crise, elle est sécuritaire mais elle interpelle aussi la défense. Car il s’agit d’un conflit qui veut créer un Etat dans un autre Etat ». Les armes utilisées sont des armes de guerre, mais pas une guerre classique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre crise, elle est une crise qui invite à une haute réflexion et de stratégie. Car elle invite les forces de sécurité à apprendre à se battre comme la défense et les forces de défense, à savoir sécuriser. Cela demande non seulement une synergie d’actions mais aussi une conjugaison d’efforts pour changer le modèle de défense et de sécurité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, elle a une dimension communicationnelle et informationnelle. La réponse étatique ne doit en aucun cas, être le silence encore moins du matraquage. La communication de crise, cher grand-père, est une spécialité. Il faut faire recours à ceux qui ont l’art de persuasion sans dire tout et sans mentir, qui connaissent le bon moment, la cible, le message et les canaux. Ils existent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Partant de tout ça, ne jamais oublier l’apport politique. Le politique et son sens élevé du dialogue et de l’accord. Le militaire est indispensable mais le tout militaire doit être accompagné de politique et de dialogue pour une paix et une sécurité définitive. Incluons la science dans nos recherches de solution. A mardi prochain pour ma 317ème lettre. Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Entre Nous : Réalité difficile à masquer !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-realite-difficile-a-masquer-3108202.html</link>
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<description><![CDATA[ Le cercle de Koro, a noté le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) est, depuis le 5 août 2025, le théâtre d’un afflux massif de réfugiés burkinabè en provenance de plusieurs villages frontaliers avec le Mali. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 12:51:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Entre le 7 et le 15 août, le nombre de personnes enregistrées par la Commission nationale chargée des réfugiés (CNCR) est passé de 1 733, à 12 000 environ, soit plus de 1 500 par jour. Le dimanche 31 août 2025, un nouvel afflux en provenance des villages de Mené, Bongole et Pela dans la province de Yatenga est arrivé à Koro avec plus de 265 ménages, soit environ 1 509 personnes préenregistrées par les équipes de la CNCR en moins de 24h. D’autres groupes arrivés en fin de journée le lundi 1er septembre, sont encore en attente d’enregistrement. Ces arrivées s’ajoutent aux 83 417 pour une population de 100 400 résidents ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces personnes déplacées, majoritairement des femmes, des enfants et des personnes âgées, sont contraintes de partir précipitamment, laissant derrière elles tous leurs biens. Elles arrivent à Koro dans une situation de grande précarité, nécessitant une assistance urgente en matière d’abris, de vivres, d’eau potable, d’articles d’hygiène et d’assainissement, de biens ménagers essentiels, ainsi qu’un soutien psychosocial.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le HCR sonne alerte sur une crise humanitaire si des dispositions ne sont pas prises immédiatement. «Sans un appui urgent et renforcé de la part des partenaires techniques et financiers, des milliers de vies, majoritairement des femmes, des enfants et des personnes vulnérables, risquent de sombrer dans une détresse encore plus profonde fragilisant les populations locales », souligne le HCR dans son communiqué. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et l'agence onusienne de préciser : « la crise budgétaire sans précédent qui touche la quasi-totalité des organisations humanitaires a considérablement réduit les capacités opérationnelles du HCR. Au Mali, cette situation a des répercussions graves sur les conditions de vie des personnes déplacées de force, en particulier les réfugiés installés dans le centre du pays, dont le nombre ne cesse de croître ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré la solidarité agissante des autorités locales et des communautés hôtes, insiste le HCR, les ressources disponibles demeurent insuffisantes face à l’ampleur croissante des besoins.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces déplacements de populations traduisent quelque part, l’extrême gravité de la réalité qui prévaut sur le terrain. Ils interrogent aussi la politique sécuritaire du gouvernement du Burkina Faso, voire de l’AES. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les principales victimes de cette tragédie sont les femmes, les enfants et les personnes âgées, qui abandonnent tout pour se mettre à l’abri. Fuyant la guerre imposée à eux par les «groupes armés djihadistes», ils trouvent refuge à Koro, le seul des cercles de la Région de Bandiagara à connaître une relative accalmie grâce aux accords passés avec les groupes armés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Retard chronique ou imponctualité ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/retard-chronique-ou-imponctualite-3108177.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans certaines cultures, le retard est considéré comme un fait non-acceptable, et ne parlons même pas des faux rendez-vous. Il est en effet considéré comme un manque de respect pour la personne envers laquelle nous devrions être à l’heure. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 09:32:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cet effet, un anthropologue américain a établi un distinguo entre les cultures monochrones, qui font du temps une réalité tangible, quelque chose qu’on peut perdre, ou gagner, et qui tendent donc à limiter les retards ; et les cultures polychrones, qui en ont une approche beaucoup plus souple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ici, il est plus question de personne que de culture, quoi que…, car dans notre pays, l’imponctualité a tendance à devenir la seconde nature de certains individus. A force même d’accumuler les retards inexplicables, ils finissent par devenir des experts en rendez-vous manqués ou non honorés. Car une fois qu’ils en arrivent à la banalisation du retard, ne pas respecter un rendez-vous n’est plus considéré comme un acte gênant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, dans le domaine du développement professionnel, l’approche du temps peut être un facteur déterminant. L’accent mis sur la ponctualité n’est pas simplement une question d’étiquette mais une pierre angulaire de l’intégrité professionnelle. Cela reflète le respect d'un individu pour ses propres engagements et la valeur qu'il accorde au temps des autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au fait, quel retardataire êtes-vous ? On va se comprendre. Être toujours en retard, c’est avant tout « un marqueur d’un trait de personnalité, mais aussi un comportement socialement désagréable », souligne le psychiatre Michel Lejoyeux. En tout état de cause, le retard systématique devient fréquemment une source d’agacement pour l’entourage du retardataire chronique et peut, à terme, le desservir et le marginaliser dans sa vie professionnelle, sociale, amicale et intime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans certains cas, le retard chronique peut en effet révéler des traits de personnalité bien plus profonds : narcissisme, immaturité, voire manque d’empathie. La personne en retard chronique peut, sans en avoir conscience, considérer son propre temps comme plus précieux que celui des autres. Comme si sa présence valait l’attente. Comme si les règles sociales ne s’appliquaient pas à elle. Ou qu’elle bénéficiait d’un « passe-droit », d’une dérogation, liée à sa propre valeur perçue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En voulant donc briller par leur absence, certains essayent d’attirer l’attention avec un retard « stratégique », de manière à venir bien après tout le monde pour mieux impressionner son monde. Ce faisant, ils font fi de tout le désagrément qu’ils ont pu créer. A Bamako, on a ce que d’aucun qualifie de « temps élastique ». Si vous êtes convié à un évènement pour 20h, soyez sûr que les choses sérieuses ne commenceront jamais avant 21h. Résultat, tout un chacun a tendance à cultiver un « retard calculé ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au final, il y a peut-être pire que les gens toujours en retard, ce sont les gens toujours en avance. Car cette constance, dans notre société, pourrait alors être synonyme, par moment, d’un fond d’anxiété maladive, l’angoisse que si on n’est pas à l’heure, on ne pourra plus parer aux imprévus, contrôler au mieux une situation dont on craint qu’elle nous échappe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Être en retard ? Être en avance ? Le mieux serait encore d’être à l’heure, et que les organisateurs d’évènements sachent démarrer avec une demi-heure ou une heure de retard une cérémonie est pénalisant et désobligeant. Cela amène un télescopage d’agenda chez de nombreuses personnes, donc une cascade de retards pourtant évitables. Il est temps que j’arrête cette chronique ici au risque de vous mettre en retard…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salif Sanogo<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Goongan Tan : Ces enfants du Sahel qui démentent les préjugés en France</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goongan-tan-ces-enfants-du-sahel-qui-dementent-les-prejuges-en-france-3108097.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goongan-tan-ces-enfants-du-sahel-qui-dementent-les-prejuges-en-france-3108097.html</guid>
<description><![CDATA[ La France a, en moins de quelques mois, connu deux scènes antinomiques qui en disent beaucoup de son présent et de son avenir. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 01:41:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la nuit du 15 au 16 août 2025, à Royère-de-Vassivière, petit village de la Creuse, des habitants affirment avoir été pourchassés, insultés et frappés en raison de leur couleur de peau. Ils parlent d'une "chasse au nègre", terme repris par leurs avocats et par plusieurs témoins. Sept plaintes ont été déposées pour violences à caractère raciste, quand, dans le même temps, les accusés répondaient par des plaintes en diffamation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">e 15 août, la fête de village, censée rassembler dans la convivialité les cinq cents habitants et leurs invités, s'est achevée dans le fracas des peurs les plus viles : celles qui traquent, qui excluent, qui dénient l'humanité de l'autre. Un mois plus tôt, à Paris, un homme venu du Sahel rappelait à la République la noblesse de ses fondations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le 14 juillet 2025, alors que la France célébrait sa fête nationale, Fousseynou Cissé, fils du Sénégal et migrant sans uniforme, a sauvé des vies au péril de la sienne. Sans caméra, sans calcul, il a obéi à ce que d'autres appellent l'instinct, mais qui, chez lui, relevait d'une évidence morale : tendre la main, protéger, sauver. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Emmanuel Macron, président de la République, l'a salué publiquement. Mais derrière l'hommage officiel, une vérité nue s'imposait : le courage n'a ni passeport ni couleur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fousseynou Cissé n'est pas une exception. Avant lui, Lassana Bathily, un Malien de l'Hyper Cacher en janvier 2015, a sauvé des otages lors d'un attentat. Un enfant a été arraché au vide par Mamoudou Gassama, un autre fils du Mali, en escaladant la façade d'un immeuble à Paris. Ces héros que l'on aurait pu qualifier de "sans-papiers", d'"étrangers" ou de "migrants" se sont dressés au-dessus des préjugés. Leurs gestes, loin d'être des accidents, plongent leurs racines dans une culture sahélienne multiséculaire, façonnée par la bravoure, l'entraide et l'honneur. Là-bas, sur les terres du Wagadou, du Tékrour, du Djolof ou de l'empire du Mali, l'honneur ne se proclame pas : il s'éprouve, il se démontre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant, que dit-on trop souvent de ces hommes et femmes du Sud ? Qu'ils profitent du système, qu'ils importent insécurité et radicalisme, qu'ils menaceraient l'identité nationale. Dans les débats enflammés, ils deviennent des boucs émissaires. Mais les faits sont là, têtus : ces enfants du Sahel bâtissent, soignent, protègent. Depuis les tirailleurs dits "sénégalais", qui ont versé leur sang pour défendre la France, jusqu'aux aides-soignants, aux enseignants, aux agents de sécurité ou<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aux livreurs d'aujourd'hui, leur contribution à la République est continue, mais trop souvent effacée derrière l'épaisseur des clichés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce que Fousseynou, Lassana et Mamoudou rappellent, avec éclat et simplicité, c'est qu'il existe une autre réalité : celle de migrants debout, enracinés dans une culture de l'honneur, et qui, loin d'être un fardeau, sont une chance. Ils incarnent l'un des visages les plus nobles de l'humanité : agir, donner sans calcul, protéger sans attendre de récompense. Comme le dit l'animateur radio Claudy Siar, ces héros "n'ont écouté que leur cœur". Et dans ce cœur bat une sagesse africaine universelle : la valeur d'un être humain se mesure à sa capacité à aimer et à se dépasser pour autrui, et non à son statut légal ou à sa religion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La France, traversée par les mauvais vents du repli identitaire et de l'islamophobie, a besoin de ces figures de lumière. Elles brisent le récit d'une immigration perçue comme nuisible. Elles rappellent que l'étranger n'est pas nécessairement une menace : il peut être frère, sauveur,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>exemple. Oui, le Mali, le Sénégal et tout le Sahel peuvent être fiers de ces enfants. Car à travers eux, ce sont des peuples entiers qui tendent un miroir à la France, lui rappelant que sa grandeur ne réside pas dans la peur, mais dans l'ouverture, pas dans la stigmatisation, mais dans la reconnaissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces deux scènes de l'été français, l'une de honte, l'autre de gloire, révèlent le combat du temps présent. D'un côté, la tentation de la haine et de l'exclusion. De l'autre, l'affirmation tranquille d'une humanité qui se donne sans compter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre ces deux chemins, la République doit choisir. Pour ma part, je n'ai aucun doute : l'avenir appartient à ceux qui sauvent, et non à ceux qui pourchassent.<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"><span style="mso-spacerun: yes;">Seydina O DICKO </span>Journaliste - Historien - Écrivain</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous :  Citoyenneté en panne !!!</title>
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<description><![CDATA[ Parmi les crises graves et complexes qui ébranlent le Mali depuis plus d’une décennie, celle affectant la citoyenneté est particulièrement préoccupante. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 13:51:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui se passe est aux antipodes des valeurs citoyennes que sont la civilité, le civisme, l’intégrité, le patriotisme, la solidarité, la tolérance, la paix, le souci de l’intérêt général, le savoir-vivre collectif, le respect du bien public, de l’ordre public, les bonnes mœurs. Voilà pour l’essentiel, car la liste n’est pas exhaustive. Les raisons de cette décadence sont à chercher entre la gestion de l’éducation dans le cocon familial et celle du respect des lois par les agents publics, qui ont prêté serment à cette fin.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’intelligence artificielle définit la crise de citoyenneté comme « une période où les fondements, les pratiques ou l’esprit même de la citoyenneté sont remis en questions, se manifestant par une déconnexion, une perte des compétences et des outils citoyens, des réactions émotionnelles collectives face aux crises, et des clivages sociaux et identitaires ».<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, l’un des signes palpables de cette crise de citoyenneté est l’indiscipline généralisée qui règne dans le pays. Il suffit d’observer la circulation routière pour s’en rendre compte. Un cas emblématique de ce fléau qui mine notre société. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Juillet 2025. Une pluie diluvienne vient d’arroser la capitale malienne. Au niveau du Pont Woyowayanko règne une scène cauchemardesque. De part et d’autre de l’étroit passage, des hordes d’usagers se font face sur toute la largeur de la double voie. Impossible d’aller dans un sens comme dans l’autre. Pourquoi ? Tout simplement parce que les usagers venant de Sébénikoro pour la ville occupent les deux voies. Ceux venant du sens opposé font exactement la même chose. L’étrange cirque ainsi offert par des inconnus se défiant a duré un temps interminable. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De tels comportements sont légion partout sur les voies publiques bamakoises. Des citoyens grillent régulièrement le feu tricolore. Ce geste qui paraît anodin n’est pourtant pas banal. Il reflète le degré d’indiscipline gangrenant la société malienne, mais aussi le mépris des lois de la République par des individus qu’on ne saurait appeler des citoyens. Il en dit long surtout sur la faiblesse de l’Etat !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hélas, ceux qui s’adonnent à ces pratiques se recrutent majoritairement au sein de la couche juvénile, fer de lance de la nation, dit-on. Le Mali peut-il compter sur cette jeunesse insouciante ? Comment<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le pays tiendrait-il débout avec de tels comportements ? La cohésion caractéristique d’une nation et le développement auquel elle aspire sont-ils possibles quand il n’y a ni<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ordre ni discipline ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’indiscipline généralisée est l’un des signes d’une société malienne<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>foulant aux pieds les valeurs qui ont fait sa grandeur d’antan, comme le respect de la parole donnée, la loyauté, l’intégrité, la droiture, le rejet du mensonge. Rares sont ceux qui se soucient d’honorer la parole donnée. Et aussi nombreux sont-ils à magnifier le mensonge. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La trahison est devenue le plat préféré des prétendus descendants de Babemba Traoré, Sonni Ali Ber ou Cheickou Amadou. Ils n’ont pas de scrupules à s’emparer de la chose d’autrui ou du bien public. Ceux qui refusent de s’adonner à ces comportements qui jurent avec les lois et les traditions du pays, sont traités d’enfants maudits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l’ancien président sud-africain et icône de la lutte contre l’apartheid, Nelson Mandela, « une organisation ne peut remplir son mandat que s’il y a de la discipline, et là où il n’y a pas de discipline, il ne peut y avoir de réel progrès ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>À vos plumes : Éviter cette prison plus dure que le béton</title>
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<description><![CDATA[ Nos partis politiques, quand ils étaient actifs, se présentaient comme socialistes, communistes ou encore libéraux… Mieux, social-démocrates... Nous-mêmes, aimions nous présenter comme Républicains, nobles, dignes, etc. Pourtant, depuis des décennies, quelles autres actions et quels autres plans avons-nous suivi ? Rien ! Que de « subir » ou plutôt de faire subir aux populations la cruauté de divers programmes « prêts à l&#039;emploi » pour nous... Et pas forcément pour notre bien. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 11:36:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je pense que, avec le recul et le vécu, on peut s'oser dans pareilles élucubrations. Tous les pans de nos vies, de l'économie à la gestion de l'État en passant par notre intimité, ont été mis sous contrôle. Venues d'ailleurs, les directives se confrontent trop souvent à notre réalité et à nos rêves.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La misère persiste... Le mal-être se répand... !</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Franchement, depuis le temps qu'on nous dit que nous sommes pauvres, très endettés. On nous le répète, on se le répète comme pour enfermer dans ce sort. À chaque période de l'histoire, un mode d'exploitation. C'est une réalité que pour le moment, nombreux Africains notamment refusent de voir telle quelle. Les motivations, mais aussi les limites des uns et des autres étant différentes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les peuples, et même les individus qui se libèrent, savent que « l'important, c'est l'essentiel », comme dit un jeune YouTubeur français. Une simple parole peut vous emprisonner de manière plus ferme et durable que le béton et les barreaux. Juste en vous interdisant toute perspective, tout rêve, tout horizon différent de ce qu'elle vous dit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La parole, une simple parole, peut aussi vous libérer...<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Telle est la logique de la vie !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>KKS</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père : Rien n’est nouveau sous la voûte !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-rien-nest-nouveau-sous-la-voute-3108063.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher grand-père, la voûte ne connaît rien de nouveau sous elle. Certes les pluies de l’histoire ont peut-être effacé beaucoup de traces mais, tout est ancien. Même si les mémoires de l’oubli ont dû apporter trop de souvenirs, pour la voûte indigo, rien n’est nouveau. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Aug 2025 01:47:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout est ancien. Elle a dû tout voir et tout entendre pour cette grande force d’attendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout récent, moins d’un millénaire, juste trois siècles, Jean de La Fontaine écrivait dans ‘’Les animaux malades de la peste’’, un peuple qui se cherchait et voulait un coupable injuste à leur mauvais sort. La Fontaine a laissé quoi dans ce qui se passe sous la voûte cette nuit ? Oui grand-père, qui est ce que La Fontaine a oublié de notre vécu d’hier ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lion qui a mangé le mouton et le berger ? Le renard qui rend légitime l’imprescriptible ou encore les flatteurs qui applaudissent ? Ou encore l’ours ou le tigre, tous ces puissants, flattés de petits saints ? Même l'âne qui a commis le péché imprescriptible de brouter l’herbe d’un pré. Jugé plus grave que manger un berger et son mouton.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Fontaine n’a pas oublié cette cour qui ferme les yeux sur les grands péchés pour juger les petits imprescriptibles. Ce justicier condamne l’âne d’un cas pendable. ‘’Manger l’herbe d’autrui ! Quel crime imprescriptible, pardon abominable !’’ Cette cour qui flatte et applaudit le lion et lui pardonne voir manger le berger et le mouton.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand La Fontaine disait : ‘’Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de la cour, vous rendront blanc ou noir’’. Quelle cour ? Cher grand-père? Et l’ours et le tigre qui donnent raison pour rester dans la cour et ceux qui flattent et applaudissent ? La Fontaine a-t-il laissé quelque chose à ce que la voûte voit aujourd’hui sous elle ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monde est si vieux. L’histoire, a si vu. La voûte, a si vécu. Rien de nouveau sous le ciel. Tout se répète. Les lions, les renards, les tigres, l’ours et même l’âne. Le tort d’avoir brouté l’herbe imprescriptible. Le pardon au lion d’avoir mangé un berger et son mouton et la condamnation de l’âne pour avoir brouter l’herbe. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’y a rien de nouveau. Tout est cyclique. Tout est vieux. Je souhaite que tu lises La Fontaine pour comprendre que cette cour est aussi vieille que le monde. C’est ma 310ème lettre, cher grand-père, pour te dire que tout est vieux sous la voûte. Le monde est vieux. Le ciel est vieux et la terre si vieille. A mardi prochain. Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin : Moussa Mara adoubé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-moussa-mara-adoube-3108064.html</link>
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<description><![CDATA[ Les membres du grin pensent que la mise sous mandat de dépôt de Moussa Mara est une opportunité pour lui de gagner davantage la sympathie du peuple malien qui pourrait lui valoir la magistrature suprême du pays. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Aug 2025 01:41:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancien Premier ministre malien, Moussa Mara, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi 1er août 2025 par le procureur près le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Il est poursuivi pour "atteinte au crédit de l’Etat" dans une affaire liée à des publications sur les réseaux sociaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant les membres du grin affirment avec assurance que cette incarcération du fondateur de l'ancien parti Yéléma sera un atout qui le conduira à la magistrature suprême du Mali. Ils disent avoir constaté déjà l'effet qu'a eu cette nouvelle sur la majorité des maliens. "Celle-ci croit que Mara est innocent et qu'on veut juste le faire taire parce qu'il parle beaucoup et de façon habile sur la gestion de la Transition", disent-ils. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au grin, les membres reconnaissent que Mara est l'un des rares sinon le seul homme politique malien qui parle intelligemment et fièrement parce qu’il est blanc comme neige concernant sa gestion des affaires publiques. Pour eux, il n'a jamais volé son pays et cela est suffisant pour avoir leur respect.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Maliens sont convaincus que cette situation va beaucoup amplifier le cote de popularité de Moussa Mara parce que, ajoutent les membres, les Maliens sont naturellement enclins à éprouver de la compassion, de la sympathie, voire de l'admiration pour ceux qui sont considérés comme innocents, souvent en référence à des personnes considérées comme n'ayant pas commis de faute ou de mal. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d&amp;apos;Angèle : &amp;quot;Destiné à l’Afrique&amp;quot; : que cache cette mention sur certains produits importés ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-destine-a-lafrique-que-cache-cette-mention-sur-certains-produits-importes-3108066.html</link>
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<description><![CDATA[ On la retrouve sur de nombreux emballages en rayon : « Produit destiné à la consommation en Afrique » ou « Spécialement conçu pour l’Afrique ». Une mention apparemment anodine, mais qui suscite des questions chez les consommateurs africains. Que signifie-t-elle vraiment ? Est-elle encadrée par une loi ? Quels produits sont concernés ? ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Aug 2025 01:30:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Une formule aux contours flous », selon plusieurs personnes interrogées. En réalité, cette mention indique que le produit a été conçu, fabriqué ou conditionné pour le marché africain. Elle peut refléter une adaptation aux réalités locales : prix, goût, climat, préférences culturelles, ou encore un emballage ou une composition modifiée. Elle est souvent ajoutée par les fabricants ou importateurs, dans une logique commerciale ou logistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucun texte officiel, ni en Europe ni en Afrique, n’impose cette mention. Elle n’est pas exigée par les autorités, même si certaines agences comme la NAFDAC au Nigéria ou l’ANSSA au Mali en tolèrent l’usage. Il s’agit donc d’une initiative purement commerciale. Cette indication apparaît sur une grande diversité de produits importés, notamment : les produits alimentaires (biscuits, boissons, bonbons, lait en poudre, huiles végétales) ; les cosmétiques (savons, crèmes, shampoings, produits éclaircissants) ; les médicaments ou compléments alimentaires ; les produits ménagers (détergents, insecticides, désodorisants)… Dans certains cas, on la retrouve même sur des appareils électroménagers reconditionnés ou sur des vêtements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains professionnels y voient une adaptation au contexte local. Mais de nombreux consommateurs y perçoivent un double standard. Ils redoutent des produits de moindre qualité : laits en poudre très additivés, cosmétiques interdits ailleurs, bonbons fortement colorés... Les professionnels de la distribution, eux, défendent une logique d’adaptation au marché local : conditions climatiques différentes, attentes des consommateurs, contraintes logistiques et pouvoir d’achat. La loi malienne encadre l’étiquetage des produits importés par la loi n°2011 028 du 14 juin 2011 : contrôle des denrées alimentaires d’origine animale et aussi l’autorisation de Mise sur le Marché (AMM) à travers le Décret n° 06 259/P RM du 23 juin 2006, mais cette mention reste facultative. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mention « destiné à l’Afrique » peut sembler anodine, mais ses effets psychologiques, symboliques et sanitaires sont réels : elle alimente la méfiance, banalise des inégalités, et fragilise la confiance dans les produits importés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En l’absence de réglementation obligatoire, les experts recommandent aux consommateurs et vendeurs : de vérifier les autorisations nationales de mise sur le marché ; de lire attentivement les étiquettes et les compositions ; de se méfier des produits non homologués ou mal étiquetés ; de privilégier les circuits de distribution contrôlés. Mieux vaut savoir ce que nous mettons dans nos assiettes, sur notre corps et dans nos maisons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est Notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : L’impossible coopération ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-limpossible-cooperation-3108002.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Bénin a célébré, le 1er août 2025, le 65è anniversaire de son indépendance. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 12:20:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Patric Talon a présidé à la Place de l’Amazone, à Cotonou, le défilé militaire, un événement scruté par de nombreux observateurs. Et pour cause : le 20 juillet dernier, le porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji avait annoncé que son pays a invité deux membres de la Confédération de l’alliance des Etats du Sahel (AES) à défiler à cette commémoration. Il s’agit du Burkina Faso et du Niger. « Nous avons fait la démarche de les inviter formellement pour leur dire que nos populations sont les mêmes, de part et d’autre des frontières », a souligné Wilfried Léandre Houngbédji. Selon lui, le Bénin est disposé à une bonne coopération. « Une main tendue du Bénin », « un geste diplomatique » dans un contexte difficile. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faut-il le rappeler, le Bénin partage avec le Burkina Faso et le Niger plus de 200 km de frontière. Les zones frontalières avec ces deux pays de l’Aes sont infestées de « groupes armés djihadistes ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’absence des troupes du Burkina Faso et du Niger à cette célébration de la fête d’indépendance a été fortement remarquée. Ni Ouagadougou ni Niamey n’a fait une communication officielle sur l’invitation du gouvernement béninois. Une absence révélatrice de difficile coopération militaire et sécuritaire à l’échelle sous-régionale. Face aux groupes armés djihadistes qui mènent régulièrement des attaques au Burkina Faso, au Niger et au Mali, il ne faut pas s’attendre à une étroite collaboration entre les trois pays de l’Aes et leurs voisins, notamment ceux de la Cedeao. En tout cas pas avec les actuelles équipes dirigeantes de Bamako, Niamey et Ouagadougou, lesquelles arrivées au pouvoir par des coups d’Etat militaires, soupçonnent toujours leurs voisins d’être derrière des complots de déstabilisation. Entre temps, il ya lieu d’espérer que les groupes armés djihadistes ne se renforceront pas davantage. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le blog « Wamaps » traitant de la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest, « en cette fin de juillet, les violences terroristes persistent à un rythme alarmant au Burkina Faso où le JNIM et l’EIGS multiplient les attaques sur l’ensemble du territoire … Du 15 au 29 juillet, environ 160 membres des FDS et VDP ainsi que 25 civils ont été tués dans des attaques revendiquées ou attribuées au JNIM ou à l’EI. Le bilan final pourrait malheureusement être supérieur », note Wamaps. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali et au Niger, la situation sécuritaire demeure très préoccupante. Déjà en avril 2025, le Centre d’études stratégiques de l’Afrique soulignait que « la violence des islamistes militants au Sahel continue de se propager vers le sud et l’ouest, exerçant une pression de plus en plus forte sur les population du centre du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ainsi que sur leurs voisins côtiers d’Afrique de l’Ouest ». Et le wamaps de rappeler « l’aggravation de la menace sécuritaire dans les pays du Sahel se traduit par une pression croissante sur les pays côtiers voisins d’Afrique de l’Ouest, à savoir le Bénin, le Togo, le Ghana, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Sénégal. et la Mauritanie ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Chronique : Maquillage</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-maquillage-3107961.html</link>
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<description><![CDATA[ Les canons de beauté ont-ils changé ou alors serais-je un être dépassé ? À regarder de plus en plus nos femmes et demoiselles, je me perds en conjectures, tellement j’ai du mal à décrypter le spectacle pas du tout reluisant, qui s’offre à nos yeux. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 02:04:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il semble que pour être désormais belle, il faut être superficielle, voire artificielle avec un maquillage tellement prononcé qu’il devient extravagant. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que l’on soit claire, noire ou multicolore, à chacune son maquillage et à celle qui ose faire le plus de mélange de couleurs possibles. Résultat, lors des cérémonies organisées ou à l’occasion de rencontres festives, on a l’impression de voir des «extraterrestres» venues d’une autre planète.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant, à voir toutes ces dames déambulées avec leurs «peintures» bariolées, l’on a du mal à croire qu’elles se trouvent réellement jolies. Les spécialistes de la beauté vous le diront : il y a un ordre important à respecter en la matière, et cela peut aussi coûter une fortune. Il faut d’abord une base hydratante, un fond de teint, un correcteur et/ou un anticerne, une poudre libre et/ou compacte, un crayon à sourcils, sans oublier les fards à paupières. Il faut ensuite un liner et/ou crayon, le fameux mascara, le fard à joue (blush), le crayon à lèvres, le rouge à lèvres et le gloss. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une longue liste dans laquelle chaque pièce a son importance. Mais, comme tout cela peut coûter une fortune, encore une fois, alors ici, on essaye de faire court et économique en utilisant des fonds de teint à forte dose et colorés, des fards à paupières ainsi que la poudre compacte et le rouge à lèvres à outrance. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gardez-vous surtout à ne pas leur faire d’accolades, sinon vous aurez du mal à faire partir la tâche qui vous sera laissée. Dans le milieu des femmes, on vous dira que cette mode est venue d’ailleurs, car dans l’imaginaire, tout ce qui vient d’ailleurs est forcément bon. Mais, il n’est surtout pas dit qu’ailleurs, les gens le font exactement comme chez nous, car si nous savons copier ce qui vient de l’extérieur, nous sommes souvent de mauvais copieurs, car forçant trop sur la dose.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui plus est, jusqu'au début du 19EME siècle, les cosmétiques contenaient du plomb, dangereux donc pour la santé. Les produits modernes ont été testés en laboratoires et fabriqués avec des substances neutres comme le talc, le kaolin, l'amidon de riz auxquels sont ajoutés des huiles et des colorants de synthèse. Mais qu’on ne s’y trompe pas ! Dans les pays en voie de développement, de nombreux produits cosmétiques qu’on retrouve sur le marché sont d’origine douteuse, donc de composition non contrôlable. Enduire régulièrement son corps avec ces substances parfois toxiques et sous un climat chaud et sec, revient à s’exposer à coup sûr à des risques sanitaires inutiles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’il est loin l’époque où la beauté de la Malienne était magnifiée pour sa simplicité et son naturel. Cette époque où un simple coup de crayon à sourcils suffisait pour se faire distinguer. Dire qu’à cette époque, le coût de la vie était encore moins cher que de nos jours. Et de nos jours, avec les différents filtres utilisés sur les téléphones pour retoucher les photos, c’est un autre maquillage digital, les critères d’appréciation sont désormais battus en brèche.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salif SANOGO<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Focus : Offensive</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-offensive-3107957.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis mi-juillet 2025, les Forces Armées Maliennes (FAMa), appuyées par les contingents de l’Alliance des États du Sahel (AES), mènent une riposte militaire sans relâche dans les zones les plus vulnérables du territoire national. Ce n’est plus une opération, c’est un engagement existentiel. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 01:34:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Kidal, Aguelhoc, Tinzaouatène, Tessalit, Ménaka ou Tenenkou, le signal est clair : l’État malien ne cédera aucun kilomètre à la barbarie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cap est donné. Et cette guerre imposée au Mali, ne se mène plus avec hésitation ou calcul. L’objectif est assumé : l’extermination des dernières poches terroristes, l’éradication de leur capacité de nuisance, l’évaporation de leurs illusions de repli stratégique. Les FAMa ont entamé une reconquête méthodique, appuyée par des moyens terrestres et aériens sophistiqués, intégrés dans une dynamique régionale AES cohérente. Les résultats sont palpables : plus de 100 terroristes neutralisés en une semaine, des caches détruites, des embuscades déjouées, et une force unifiée qui avance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais cette guerre n’est pas seulement contre des hommes en armes. Elle est menée contre une filière d’alimentation logistique internationale, une chaîne de soutien qui s’épuise, frappée de plein fouet. Drones kamikazes, munitions trafiquées,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>bâtons explosifs, pick-up blindés, transmissions cryptées tout un arsenal jusqu’ici soutenu par des réseaux dissimulés sous des plaques diplomatiques, des circuits mafieux et des alliances douteuses. Or, ces filières sont aujourd’hui exposées, traquées, contournées, et fragilisées par la coordination sécuritaire entre Bamako, Ouagadougou et Niamey.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le soutien aux terroristes devient désormais un acte politiquement coûteux, diplomatiquement risqué et militairement vulnérable. Car la machine de guerre malienne s’est réorganisée. Elle ne se contente plus de riposter : elle anticipe, traque, encercle et démantèle. Chaque drone abattu, chaque cargaison interceptée, chaque communication brouillée est une victoire psychologique autant qu’opérationnelle. Ce qui se joue, c’est la fin d’un cycle. L’éclipse programmée des sponsors, commanditaires et armuriers obscurs qui, jusqu’alors, injectaient des ressources dans une guerre sale. Cette éclipse est enclenchée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette logique, l’État malien n’improvise pas. Il construit une doctrine nouvelle fondée sur la souveraineté sécuritaire proactive, la responsabilisation communautaire et le refus catégorique de toute négociation avec les forces de désintégration. Le soutien populaire est massif, les relais de renseignement local sont actifs, les communautés civiles jouent désormais un rôle central dans la stratégie de défense du territoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>C. H. SYLLA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Décryptage : Les carottes sont&#45;elles cuites pour l’élection présidentielle ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-les-carottes-sont-elles-cuites-pour-lelection-presidentielle-3107933.html</link>
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<description><![CDATA[ Charte, paix, révision, stratégie, etc., séquencent la trajectoire de la transition. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Aug 2025 02:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vendredi 25 février 2022, sous un ciel dégagé, la dernière parution du journal officiel de la République du Mali, consacre la révision de la charte de la transition. L’article 09 énonce que « le président de la transition n’est pas éligible aux élections présidentielles et législatives qui seront organisées pour marquer la fin de la transition. La présente disposition n’est pas susceptible de révision ». À petite allure, la transition chemine vers le retour à l’ordre constitutionnel. Comme tout régime transitoire, l’enjeu reste la capacité à faire entendre sa voix dans les organisations régionales et internationales et la consolidation des rapports diplomatiques. Dimanche, 18 juin 2023, les Maliens se rendent aux urnes pour le référendum constitutionnel. Samedi 22 juillet 2023, la nouvelle constitution est promulguée par le président Assimi Goïta. Dans la foulée, l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) se prépare pour l’organisation et la gestion des futurs scrutins. Ça, c’était le temps d’avant. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La marmite de la République</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trois ans plus tard, la trajectoire de la transition connaît une accélération inattendue. Mardi, 08 juillet 2025, une nouvelle révision de la charte succède à la précédente. Elle stipule en son nouvel article 09 que « le président de la transition est éligible à l’élection du président de la république et aux élections générales qui seront organisées pour marquer la fin de la transition ». Sur le foyer des révisions constitutionnelles, pour la deuxième fois, on remet le couvercle sur la marmite de la République.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la même charte, l’article 04 précise que le président « remplit les fonctions de Chef de l’État pour une durée de cinq (5) ans renouvelables, autant de fois que nécessaire, jusqu’à la pacification du pays à compter de la promulgation de la charte ». Les carottes semblent cuites. Mais, l’espoir des consultations électorales diminue. Le retour à l’ordre constitutionnel est mal engagé. La pacification du Mali est l’un des arguments utilisés par la transition pour justifier le non-retour à l’ordre constitutionnel. Résistera-t-il à l’épreuve des faits ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un plan de maîtrise sécuritaire commun</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui est certain, la décision de lier la tenue des élections à la pacification du territoire suscite un sentiment de méfiance chez une partie de la population. On ne parle que de ça dans les grins bamakois. On s’épie aussi. Dans le fond, la crise sécuritaire aussi bien au Mali qu’au Niger et au Burkina-Faso est un élément de contexte des processus actuels interagissant dans la construction de nos États. Elle dépasse le seul cadre d’un État ou d’un régime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle se caractérise par son aspect protéiforme. Face à cette crise, l’une des solutions serait la mise en place d’un plan de maîtrise sécuritaire commun à l’Afrique de l’Ouest pour les trente ans à venir. Lequel plan doit impliquer les acteurs locaux et l’Union africaine pour tracer un plan de paix durable et équilibré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Savonner la planche</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Terminons par les changements au sujet de la charte de la transition contre lesquels les réactions sont immédiates. Vendredi 27 juin 2025, l’ancien Premier ministre de la transition, Docteur Choguel Kokalla Maïga, s’est lamenté. « L'objectif final est à présent clair pour tout le monde : créer, fabriquer de toutes pièces une nouvelle classe politique (…), saisir la propagation et l'approfondissement du terrorisme combinés au sentiment patriotique des Maliens pour continuer à perpétuer les anciennes pratiques : abuser du pouvoir, faire peur aux citoyens honnêtes en agitant le chiffon rouge du terrorisme (…)».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le stratagème : savonner la planche tout en étant ouvert au débat. Certes, ça ronchonne. Mais voilà, une nouvelle séquence se joue entre l’exécutif et l’ancien premier ministre. Laquelle séquence place le pays dans une situation de fragilité nouvelle au moment où le 18 juillet 2025, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, offre une médiation pour contribuer à la résolution de la crise malienne. Du pain bénit pour les uns. Un prêche dans le désert pour les autres. De toute évidence, ces différentes séquences, matinées de stratégies, modifieraient la trajectoire de la transition dans un pays, traumatisé par le narcoterrorisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais, gardons espoir, les carottes ne sont pas encore cuites. Espérons que le projet de charte nationale pour la paix et la réconciliation apporte la paix et accélère le retour à l’ordre constitutionnel par l’organisation d’élections « libres, apaisées, transparentes, inclusives et crédibles » pour sortir au plus vite de la trière sécuritaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Amara<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sociologue</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Goonga Tan :  Tebboune, face à la peur du vide sahélien, tire sur une ombre au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-tebboune-face-a-la-peur-du-vide-sahelien-tire-sur-une-ombre-au-mali-3107888.html</link>
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<description><![CDATA[ Vendredi 18 juillet 2025, Abdelmadjid Tebboune est sorti de son silence. Sur les antennes de la télévision nationale algérienne, le président s’est livré à une sortie musclée, dénonçant « la présence de mercenaires aux frontières ». Il visait bien sûr les forces russes opérant au Mali, désormais regroupées sous la bannière de l’Africa Corps. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Aug 2025 02:01:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un prétexte lui donnant l’occasion de lancer une pique à peine voilée en direction de Bamako et de ses partenaires, une attitude qui trahit moins une posture offensive qu’un malaise profond face à la recomposition géopolitique du Sahel. Car derrière les mots, transparaît l’angoisse d’un régime en perte d’influence régionale. L’Algérie, longtemps autoproclamée médiatrice incontournable du Sahel, voit son rôle s’éroder. Tandis que Moscou, Ankara, et dans une moindre mesure Pékin, s’imposent comme de nouveaux acteurs sécuritaires, Alger observe, impuissante, le glissement stratégique de ses anciens "frères".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tebboune, rappelons-le, a cru bon, à plusieurs reprises, d’agrémenter sa charge de commentaires moralisateurs. Ainsi, selon lui, « l’argent investi dans Wagner serait plus utile au développement du Sahel ». Une déclaration paradoxale, venant d’un État qui n’a jamais su, ou voulu, transformer sa proximité géographique avec la bande sahélo-saharienne en levier de développement partagé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Algérie semble, en effet, plus à l’aise dans la rhétorique que dans l’engagement concret. Elle s’accroche à un rôle de grand frère diplomatique que plus personne ne lui reconnaît.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est dans ce contexte que le chef de l’État algérien a proposé, une fois encore, une médiation entre Bamako et les ex-rebelles du nord. Une offre aussitôt rejetée par les autorités maliennes. Le président de la Transition, Assimi Goïta, a opposé un niet catégorique, rappelant l’échec répété des accords négociés sous l’égide d’Alger : Tamanrasset (1991), Pacte national (1992), Accord d’Alger (2006), et celui de 2015. À ses yeux, ces textes, bien qu’ambitieux sur le papier, n’ont jamais apporté la paix sur le terrain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Goïta entend donc tourner la page d’une diplomatie de dépendance. Il appelle à une solution strictement malienne, née d’un dialogue entre Maliens, sans ingérence extérieure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’appel lancé aux groupes armés pour déposer les armes s’inscrit dans cette volonté assumée de replacer la souveraineté nationale au cœur du processus de réconciliation. Pour lui, il ne peut y avoir de paix durable sans refondation du lien républicain, sans dépassement des schémas imposés par des médiations usées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fond, ce à quoi l’on assiste aujourd’hui n’est plus seulement un contentieux diplomatique entre deux pays : c’est une divergence de vision. D’un côté, une Algérie figée dans l’héritage de l’Accord d’Alger de 2015, qu’elle refuse de voir dépasser ; de l’autre, un Mali qui, fort de nouvelles alliances, entend sécuriser son territoire selon ses propres priorités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fracture s’est encore creusée après les récentes frappes de drones maliens, notamment les Bayraktar TB2 et Akinci fournis par la Turquie, aux abords de Tinzaouatène, à la frontière sud de l’Algérie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Alger, ces opérations sont perçues comme une provocation. Mais plutôt que de reconnaître l’évolution des rapports de force, le pouvoir algérien campe sur une position victimaire, dénonçant « l’usage de mercenaires » et appelant à une condamnation internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce discours trahit une nouvelle fébrilité : celle d’un État marginalisé dans un Sahel qui se redéfinit sans lui. Car ce que Tebboune présente comme une « ingérence étrangère » est en réalité le signe d’une dynamique sahélienne qui échappe désormais à son contrôle. Bamako, Niamey et Ouagadougou parlent un autre langage. La Russie, la Turquie et d’autres puissances répondent dorénavant à des demandes de sécurité et de coopération que l’Algérie n’a pas su, ou voulu, satisfaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monopole algérien sur la diplomatie sahélienne s’effondre. Le vide laissé par l’échec de l’Accord d’Alger n’est pas comblé par des initiatives régionales algériennes, mais par des solutions alternatives, souverainement choisies. Il est temps que Tebboune l’admette : le Sahel ne veut plus de tuteurs. Il aspire à des partenariats d’égal à égal, libérés des oripeaux d’une influence postcoloniale à présent obsolète.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dicko Seidina Oumar<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Journaliste – Historien – Écrivain</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Entre Nous : Désarmer et dissoudre les groupes armés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-desarmer-et-dissoudre-les-groupes-armes-3107885.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-desarmer-et-dissoudre-les-groupes-armes-3107885.html</guid>
<description><![CDATA[ «Le désarmement et la dissolution des groupes armés » font l’objet de l’avant-dernier aliéna de l’article 28 du projet de la charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. Ce serait l’idéal si cela devenait effectif, le défi de la paix étant difficilement relevé avec les armes au poing. Mais la question est de savoir comment cette disposition de la charte va-t-elle se matérialiser. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202502/Chiaka-Doumbia-Challenger.jpg" length="280323" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 15:08:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Etat du Mali a-t-il les moyens à dissoudre les groupes armés ? Le Gouvernement malien a-t-il intérêt à matérialiser cette décision à dissolution sur le terrain ?<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En mars 2019, le Gouvernement du Mali a décidé, en Conseil des ministres extraordinaire, la dissolution de la milice Dana Amassagou. Une décision que le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga commentait en ces termes : «nous avons procédé à la dissolution de l’Association Dan Amassagou pour montrer aux uns et aux autres que la protection est et restera le monopole de l’Etat ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la nuit du 8 au 9 juillet 2020, le Président Ibrahim Boubacar Kéita, confronté à une forte contestation populaire menée par le M5-RFP, a annoncé à la télévision nationale la dissolution de toutes les milices d’auto-défense. Le genre de discours…’’musclé’’ dont il avait le secret. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De grandes annonces restées en effet, sans effet !!! Car les milices d’auto-défense continuent toujours d’opérer sur le terrain. Il est facile d’annoncer ou de décréter la dissolution d’un groupe armé que de le faire. La réalité est toute autre, car aucun groupe armé n’a entamé de démarches administratives pour exister et opérer sur le terrain. Le mouvement national de l’Azawad (MNA) qui a obtenu son récépissé à Tombouctou n’était pas un groupe à vocation armée à l’origine. C’est bien plus tard qu’il s’est ouvert aux revenants de la Libye pour former le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et déclencher sa lutte armée le 17 janvier 2012, en attaquant des casernes de l’Armée malienne, notamment à Ménaka.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne faut pas se voiler la face. Réputés pour leur maîtrise du terrain, des groupes armés rendent énormément de services à l’Etat et à ses partenaires. Sans eux, des opérations seraient difficiles à mener. Des années 1990 à nos jours, le gouvernement du Mali a toléré l’existence de groupes d’auto-défense. Lesquels, parfois<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>financées de manière occulte et opaque, peuvent devenir des « monstres incontrôlables », donc des dangers potentiels pour l’Etat. « Un Etat qui sous-traite sa sécurité avec d’autres entités est comme quelqu’un qui dort sur la natte d’autrui ! Selon le Professeur feu Joseph Ki-Zerbo du Burkina Faso, «dormir sur la natte des autres, c’est comme si l’on dormait par terre ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin : Choguel égal à lui&#45;même</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-choguel-egal-a-lui-meme-3107811.html</link>
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<description><![CDATA[ Les membres du grin avouent ne rien comprendre aux intentions actuelles de l&#039;ancien Premier ministre de la Transition, Dr. Choguel Kolla Maïga, notamment de son passage d&#039;une position de soutien à une position de critique ou d&#039;opposition. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 02:17:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils témoignent que l'ancien Premier ministre a d'abord commencé par vanter cette Transition, pour ensuite émettre des critiques à son égard. "C'est une forme de flatterie suivie d'une dévalorisation", déplorent-ils.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A-t-il oublié les louanges qu'il faisait aux militaires ? A-t-il- regretté son soutien à la Transition ? Veut-il faire un chantage ? Cependant, ils reconnaissent que l’homme a toujours été de cet acabit : défendant un jour pair que c’est blanc et un jour impair que c’est noir, avec la même verve et sans sourciller.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tout cas au grin, les membres s'étonnent aujourd'hui de le voir faire feu de tout bois sur la gestion actuelle du pays en s’en prenant frontalement aux autorités de la Transition qu’il a servi il y a peu, avec zèle, allant jusqu’à se mettre sur le dos toute la nation et la communauté internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au grin, les membres reconnaissent que se rêvant roi à la place du roi, il a vite déchanté et est descendu de son nuage dès lors qu’il a compris que la couronne à laquelle il a rêvé ne lui sera jamais offerte sur un plateau d’argent par ses maîtres. Dès lors, il ne lui reste plus que ses yeux pour pleurer seul, puisqu’il ne peut intégrer aucun groupement. Même si on voit la justesse de ses prises de positions, le grin pense qu’il n’est juste pas la bonne personne pour les porter. Après ce qu’il a été.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye‎</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père : Faisons appel à la science</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-faisons-appel-a-la-science-3107810-3107810.html</link>
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<description><![CDATA[ Je ne cesserai jamais de le dire, cher grand-père, pour la solution à nos problèmes interminables et indéfinis, faisons appel à la science. Mobilisons la science de tous les horizons et de tous les domaines. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 01:47:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interrogeons la science afin de trouver des vraies solutions à nos problèmes. Nos problèmes politiques, socio-économiques et sécuritaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, l’histoire est là. La géographie aussi. Donc posons de bonnes questions à ceux qui ont fait géopolitique, si le chemin est bon et garanti. Oui fouillons toute l’histoire, regardons, si ce n’est pas bis repetita ? La géographie, cher grand-père, n’est plus que cette science de la terre et des phénomènes naturels, aujourd’hui. Elle va au-delà.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, la politique pour la géopolitique. Elle s’intéresse aux rapports de forces et d’influences, entre les pouvoirs selon la géographie. Les relations sociopolitiques et économiques. Aussi la géostratégie, généralement militaire et économique mais privilégiant la géographie. N’oublions pas la géo économie. Oui l’économie liée à la géographie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, cher grand-père, au niveau national, faisons intervenir les sociologues. Qu’ils nous disent ce qui se passe. Qu’est ce qui a changé. Discutons avec les philosophes. L’extrémisme, radicalisme, islamisme, terrorisme, étatisme etc., tous ces ‘’isme’’, qui se cristallisent et violentent en quelques sortes, que les philosophes nous expliquent et construisent des doctrines contraires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui cher grand-père, que les philosophies dressent une armée idéologique pour vaincre l’islamisme radical qui nous envahit. Qu’ils développent un discours qui adresse ces questions, qui parle de paix et du vivre ensemble. Qu’ils prêchent la paix pour déconstruire l’idéologie terroriste et extrémiste. Qu’ils joignent les sociologues pour connaître les cibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est possible de déconstruire l’idéologie extrémiste. C’est possible de désendoctriner un extrémiste et aussi de désamorcer le terrorisme. Ce qui a été construit dans la tête ne peut être vaincu qu’en protégeant les têtes ou en « lavant » les cerveaux, par un discours contraire, une doctrine positive. Qui mieux que les philosophes pour le faire ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interrogeons le Droit, la science politique et la décentralisation. Interrogeons nos cauris, la géomancie, nos us et coutumes, mais, ne faisons pas que du tout militaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Demandons à la science quelle réponse apporter au sous-développement à, comment éduquer, former, soigner, distribuer sainement la justice faire la reddition des comptes…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A la guerre, allons aussi avec les armes du dialogue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A mardi prochain pour 309ème lettre. Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les soliloques d’Angèle : Organisation et synchronisation des organes étatiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-organisation-et-synchronisation-des-organes-etatiques-3107813.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans nos pays, l’État joue un rôle essentiel pour organiser la vie de tous les jours : santé, écoles, routes, sécurité, justice… Mais beaucoup de citoyens ne savent pas toujours qui fait quoi, surtout dans l’administration. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 01:42:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est quand un besoin se fait pressant que nous cherchons à les connaître. Cet article nous aide à mieux comprendre les grandes organisations étatiques du Mali et comment elles travaillent ensemble.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout d’abord, le Président de la République est le chef de l'Etat. Il est le gardien de la Constitution et le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité territorial. Il représente le Mali à l’étranger, veille à l’unité nationale et nomme les membres du gouvernement. Exemple : si le Mali signe un accord avec un autre pays, c’est le président qui le fait au nom du peuple. En second vient le Gouvernement. Il détermine et conduit la politique de la Nation et dispose de l'Administration et de la Force armée. Il se compose de ministres, chacun responsable d’un domaine : santé, éducation, agriculture, sécurité, etc. Exemple : le ministre de la Santé décide de lancer une campagne de vaccination contre la rougeole. En troisième lieu vient l’Assemblée Nationale : les députés qui sont élus par le peuple. Ils proposent, discutent et votent les lois. Exemple : Ils peuvent proposer une nouvelle loi pour protéger l’environnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour Suprême et les autres Cours et Tribunaux, quatrième organisation, fait respecter la loi, veille au respect des droits et libertés définis dans la constitution du Mali. Exemple : en cas de litige entre voisins ou d’accusation de vol, c’est le juge qui tranche. La liste se poursuit avec le 5eme organe, la Cour Constitutionnelle qui juge de la constitutionnalité des lois et garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques. Exemple : elle statue sur la régularité des élections présidentielles, législatives et des opérations de référendum dont elle proclame les résultats. Vient en sixième place la Haute cour de justice, seule compétente à pouvoir juger les cas de complicité contre la sûreté de l’Etat. Ses membres sont désignés par l’Assemblée Nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Poursuivons notre liste avec le Haut Conseil des Collectivités Territoriales, en septième position. Il a pour mission d'étudier et de donner un avis motivé sur toute politique de développement local et régional (environnement, qualité de vie…). Il ne peut être dissout comme précisé dans la constitution du Mali, art 100. Pour terminer, nous avons en huitième position le Conseil Economique et Social. Il a compétence sur tous les aspects du développement économique, social et culturel du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque institution a son rôle, mais elles travaillent ensemble. Elles s‘appuient sur les acteurs clés tels que les Forces de sécurité qui protègent la population, assurent la sécurité dans les villes, les campagnes et aux frontières, luttent aussi contre le banditisme et le terrorisme. Elles se composent de la police, la gendarmerie et l’armée. Exemple : en cas de manifestation ou d’attaque, ce sont eux qui interviennent pour maintenir l’ordre. Nous avons les mairies, conseils de cercle, conseils régionaux, etc. elles s’occupent des problèmes locaux comme l’eau, les écoles, les routes ou la gestion des marchés. Exemple : la mairie décide de la réparation d’un pont ou de l’ouverture d’un centre de santé. Les établissements publics, qui rendent des services de base directs au peuple s’occupent du bon fonctionnement des écoles, hôpitaux, universités, sociétés nationales… en application des politiques définies. Exemple : l’hôpital du district soigne les malades ; l’université de Bamako forme les étudiants ; EDM-SA distribue l’électricité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un contexte où les défis sociaux, économiques et sécuritaires sont nombreux, la coopération entre les institutions publiques du Mali est plus que jamais essentielle. Derrière chaque action concrète de l’État, il y a un travail de coordination souvent invisible mais déterminant qui œuvre pour tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est Notre Mali<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entre Nous : Quand elles le veulent, elles peuvent</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-quand-elles-le-veulent-elles-peuvent-3107768.html</link>
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<description><![CDATA[ Selon un article publié sur le site internet officiel des Forces armées maliennes, le Groupement tactique d’intervention « Tama » de la Garde nationale du Mali a mené, du 21 au 23 juillet 2025, des actions dans le cadre de l’opération « Djoliba Saniya ». ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 18:34:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L’objectif de cette opération, rapporte-t-il, «est d’assainir le lit du fleuve Djoliba ainsi que la protection des espèces aquatiques à travers la lutte contre l’extraction illégale d’Or ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les localités concernées par cette opération sont : Bancoumana, Hamdallaye, Kangaba, Balanza et Danga. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Commandant Michel Koné, Commandant du Groupement Tactique d’intervention « Tama » dresse le bilan de trois jours d’opérations, à savoir : la destruction de 206 dragues et 06 gros moulins appartenant à des étrangers et des Maliens. Le Commandant Michel Koné est sans équivoque : « nous avons reçu comme mission de la part de l’Etat-major Général des Armées, de déguerpir toutes les dragues et autres moyens d’orpaillage illégaux dans le fleuve Djoliba ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a fallu que plusieurs quartiers de la capitale soient menacés d’une pénurie d’eau pour que les plus hautes autorités maliennes sortent la grosse artillerie, pour chasser les dragues qui ont envahi le fleuve Niger. Ces derniers temps, les services de la Société malienne de gestion de l’eau potable (Somagep) déployaient énormément d’efforts et de moyens, pour traiter l’eau souillée par les activités illégales sur le fleuve. Quand les plus hautes autorités veulent, elles peuvent ! Alors, que cache une telle incurie face à des activités si périlleuses pour les populations, de surcroît dans un contexte où l’Etat a, maintes fois, démontré qu’il peut imposer sa volonté?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l’opération Djoliba Saniya est à saluer, il faut déplorer et dénoncer avec la plus grande fermeté d’autres prédations de l’environnement sous le couvert de l’orpaillage avec le concours de forces de sécurité. À Kéniéba, Bougouni et Yanfolila, des activistes et d’organisations de la société civile alertent régulièrement sur ces viles pratiques. De plus en plus les populations, notamment les jeunes, se mobilisent pour empêcher l’exploitation illégale des ressources minérales. Or, on le sait, la colère légitime des populations peut créer les conditions propices à l’expansion des « groupes armés djihadistes ». Car ceux-ci ont souvent profité des colères des habitants de certaines localités, dont les cris n’atteignent pas le cœur des autorités, pour avoir leur sympathie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mercredi 23 juillet 2025, des installations appartenant à des étrangers ont été incendiées par les « combattants djihadistes » dans les zones de Diban, Borobla et Méridiana. À Naréna, les combattants du Jnim ont incendié les équipements d’opérateurs chinois qui exploitaient le champ d’un autochtone. Des vidéos<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dénonçant la spoliation du patrimoine familial subie par ce dernier avaient fait le tour des réseaux sociaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par de telles actions « les groupes armés djihadistes » envoient<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>des messages à ces populations désabusées qui pourraient les prendre pour des « justiciers ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">A méditer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus : Debout pour le Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-debout-pour-le-mali-3107710.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 22 juillet dernier, alors que se remettait au CICB le projet de Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, acte fondateur d’un nouveau Mali souverain, nos forces interceptaient un convoi logistique clandestin, porteur de signes évidents de complicité étrangère et de menaces tactiques organisées. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 01:54:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette saisie spectaculaire, qui a éventré un plan de déstabilisation du pays, confirme que la guerre contre le Mali n’est plus seulement interne. Elle s’alimente depuis l’extérieur, dans l’ombre de relations diplomatiques toxiques et d’approvisionnements transnationaux à partir de pays-proxy.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce climat de recomposition sécuritaire, le Mali doit désormais mobiliser toutes ses ressources humaines et morales. Il ne s’agit pas de militariser la société, mais de socialiser la Défense de la Patrie. Chaque homme valide, chaque femme debout et déterminée, chaque jeunesse engagée doit comprendre que la sauvegarde de la Nation malienne n’est pas l’affaire exclusive des casernes. Elle est une responsabilité collective, une exigence de dignité et de solidarité. Les soldats engagés sur les théâtres d’opérations ne se battent pas seulement pour un drapeau ou une Constitution. Ils se battent pour que les biens circulent, que les enfants étudient, que les marchés s’animent et que la vie batte son plein dans les vallées du Gourma, les dunes de l’Azawad, les rives du Niger. Or, sans soutien réel des populations pour lesquelles ils risquent leur vie, leur mission s’essouffle dans un silence qui interroge.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce temps est révolu. Le pays n’a plus le luxe de l’indifférence ni la marge de l’attentisme. Le Mali n’a pas échappé au chaos grâce à la seule bravoure militaire, mais parce que la vigilance tactique a croisé une volonté politique affirmée au tout un peuple debout. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le projet de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, porteur d’un Mali Kura en marche, doit se conjuguer à une mobilisation civique responsable : patrouilles citoyennes mobiles, réseaux de renseignement communautaire actifs, brigades de solidarité logistique outillées, comités d’alerte locale en mode veille-surveillance. La paix ne se négocie pas à n'importe quel prix. Elle est le fruit d'un cessez-le-feu et du dépôt des armes, à défaut d'une reddition forcée ou du REPOS ÉTERNEL. Elle s’incarne, elle se défend et s'acquiert lorsque les fautes commises et les erreurs irréparables seront reconnues et attestées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Rédaction<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Googan Tan : Taisez&#45;vous, Choguel : le silence aussi est un acte héroïque</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/googan-tan-taisez-vous-choguel-le-silence-aussi-est-un-acte-heroique-3107645.html</link>
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<description><![CDATA[ Il existe des silences plus éloquents que mille discours. Des silences habités, construits, porteurs d&#039;une force tranquille que l&#039;agitation ne saura jamais égaler. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Jul 2025 01:27:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce jour-là, Denzel Washington, sommé de justifier son silence sur un sujet brûlant, n'a pas crié. Il s'est levé, et dans un calme déconcertant, a simplement dit : "Tu ne sais pas où j'ai fait entendre ma voix. Tu sais seulement où tu ne l'as pas entendue." Puis, il est parti. Et son départ a fait plus de bruit que bien des éclats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette scène, devenue virale, illustre à merveille ce que beaucoup peinent à comprendre : le silence peut être une réponse, un choix, une élévation. Choguel Kokalla Maïga, vous dont la parole fut, à certains moments, celle d'un homme d'État, d'un tribun passionné, d'un patriote, permettez qu'on vous dise aujourd'hui avec gravité, mais sans animosité :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Taisez-vous, s'il vous plaît !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pas par mépris, ni par rejet de vos idées. Mais, par égard pour ce que vous avez été et pour ce que vous pourriez encore incarner, si vous saviez retrouver cette grandeur que l'on attend des hommes publics, surtout lorsqu'ils quittent les sommets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis votre départ de la Primature, vous multipliez les prises de parole agressives, les règlements de comptes, les provocations verbales qui laissent pantois jusque dans vos propres rangs. À force de vouloir tout commenter, tout dénoncer, vous ne faites qu'élargir le cercle de vos adversaires, y compris parmi les morts que vous semblez vouloir déterrer à coups de sentences amères. Pourquoi ressusciter inutilement les vieilles blessures ? Pourquoi s'en prendre, même indirectement, à Modibo Keïta, ce père fondateur dont l'école républicaine a permis à tant d'enfants du peuple, dont vous, moi et tant d'autres, d'accéder à la connaissance et à l'élévation sociale ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En vous livrant à des diatribes qui tiennent parfois du narcissisme mal maîtrisé, vous ne suscitez plus l'adhésion. Vous inquiétez. Vous isolez. Vous ternissez votre propre image.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Il faut sauver Choguel", disait récemment Yacouba Coulibaly, avec cette sagesse qui manque tant au débat public. Mais vous sauvez non pas contre vos détracteurs, non : vous sauvez de vous-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il suffit, pour s'en convaincre, de regarder vers le passé. Moussa Traoré, que vous aviez un jour revendiqué comme mentor, est resté digne et silencieux jusqu'au bout. Même déchu, jamais il ne s'est abaissé à la joute médiatique. Son silence, pesant, mais noble, lui a valu un certain respect posthume. D'autres, avant lui, chez nous comme ailleurs, ont su se retirer sans vacarme, avec cette sobriété qui fait les grands destins.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous auriez beaucoup à gagner, à méditer leur exemple. Car à force de vous exposer dans des tribunes belliqueuses, vous effacez peu à peu le capital symbolique patiemment bâti. Vous donnez l'image d'un homme amer, plutôt que celle d'un homme d'État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Récemment, Yaya Sangaré vous a chargé avec virulence, dénonçant un bilan désastreux. Mohamed Salikéné, avec plus d'élégance, a relevé votre instabilité chronique et vos rhétoriques de plus en plus confuses. Des attaques rudes, mais qui, dans leur excès même, rejoignent une vérité plus large : celle d'un homme qui semble avoir perdu de vue la frontière entre conviction et ressentiment. Et pendant ce temps, vos compagnons du Mouvement patriotique pour le renouveau se taisent. Certains ont déserté, beaucoup n'osent plus vous parler. Pourtant, ce sont eux qui devraient, avec fermeté, mais sans flatterie, vous inviter à faire une pause, à vous retirer un moment, à vous recentrer.Car un homme politique n'est pas seulement un individu. C'est un symbole. Il incarne une mémoire collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque mot de trop abîme l'image que vous aviez su construire. Et aujourd'hui, ce ne sont pas vos adversaires qui vous déstabilisent. Ce sont vos propres mots, vos propres colères, vos propres piques. Vous vous exposez à la caricature, vous vous condamnez à l'amertume, vous trahissez la retenue qui sied à ceux qui ont gouverné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est encore temps. Le silence, en politique aussi, peut être un acte. Non de fuite, mais de responsabilité. Un moment de recul qui permet la réflexion, l'apaisement, la réconciliation avec soi-même et avec l'Histoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Car, comme l'écrivait Zaki Benameur à propos du silence de Denzel Washington :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"La vérité n'a pas besoin d'éclats. Elle brille dans le calme. Elle s'impose dans la retenue. Elle se révèle dans la grâce silencieuse."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors, Choguel, taisez-vous s'il vous plaît ! Pour que vos mots retrouvent leur force, le jour où vous déciderez enfin de les libérer avec dignité.<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Seidina Omar DICKO </span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre nous: Libérez El Bachir Thiam !!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-liberez-el-bachir-thiam-3107615.html</link>
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<description><![CDATA[ «Monsieur le Procureur, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance les faits suivants : depuis le 08 mai 2025, M. El Bachir Thiam, domicilié à Kati est introuvable. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 12:29:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été vu pour la dernière fois à Kati vers 11 heures et depuis, ni sa famille ni ses proches n’ont eu ses nouvelles… Je demeure sans nouvelle de mon époux. Des témoins auraient aperçu des individus armés et cagoulés se présentant comme des Agents de la Gendarmerie l’emmener de force, ce qui renforce notre inquiétude quant à un possible enlèvement ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voici des extraits de la plainte contre X, en date du 17 juillet 2025 adressée, au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kati, par Mme Thiam Mariam Dagnon, épouse de El Bachir Thiam, largement publiés par les confrères de la place. Plus de deux mois après, ni les autorités judiciaires ni celles en charge de la sécurité n’ont fait la moindre communication officielle sur cette disparition, en dépit de la mobilisation des amis et compagnons du sieur Thiam. Avec cette plainte de son épouse, les lignes devraient bouger !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste engagé, El Bachir Thiam est l’un des jeunes leaders les plus influents de Kati. Il a été à l’avant-garde de plusieurs combats visant à apporter le changement, notamment les événements ayant abouti au 18 août 2020. Critique virulente, El Bachir Thiam est un véritable baroudeur qui ne recule devant aucun danger. Récemment, il a officialisé son adhésion au Parti Yelema Le Changement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enlèvement puis la détention au secret de ce jeune leader constituent une grave atteinte aux libertés publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cas de Thiam interpelle tous, notamment les associations de défense de droits de l’homme. Il interpelle aussi ceux qui s’adonnent à ces pratiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceux qui ont enlevé El Bachir Thiam doivent savoir qu’ils peuvent être victimes des mêmes pratiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceux qui détiennent El Bachir Thiam doivent garder à l’esprit qu’ils peuvent être détenus demain au secret dans les mêmes conditions, par d’autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La roue tourne. L’histoire de notre pays est pleine d’exemples. Membre du Comité militaire de libération nationale (CMLN), le Capitaine Yoro Diakité était loin d’imaginer en signant l’acte d’ouverture du bagne de Taoudéni qu’il irait mourir là-bas au milieu d’autres détenus. Le Directeur général de la Sécurité, Colonel-major Kassoum Goïta, sous le magistère duquel le chroniqueur Ras Bath et plusieurs personnalités ont été détenus au secret, a subi toutes sortes de traitements quand il a été arrêté après le coup d’Etat au Président de la Transition Bah Ndaou. Idem pour le Lieutenant- Colonel Alpha Yaya Sangaré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Quand l’oiseau est vivant, il mange des fourmis. Mais quand l’oiseau est mort, les fourmis le mangent. Le temps et les circonstances, peuvent changer à tout moment. Ne dévaluez ni ne blessez personne dans la vie ! Tu peux être puissant aujourd'hui, mais souviens-toi : le temps est plus puissant que toi. Un arbre fait un million d'allumettes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une seule allumette suffit pour brûler un million d'arbres », nous enseigne une sagesse de chez nous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Combattons l’injustice et l’arbitraire ! Libérez El Bachir Thiam !!!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bien Dit : «Les Rwandais ne doivent la vie à personne»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/bien-dit-les-rwandais-ne-doivent-la-vie-a-personne-3107572.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 01:54:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Rwanda, les progrès accomplis parlent d'eux-mêmes : nous avons construit une unité de vues, la force de nous préserver et de vivre. Ce Rwanda ne peut pas vivre au gré des caprices des autres. Non, c'est arrivé une fois, cela ne se reproduira plus jamais.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est un acte de survie. Nous ne devons notre vie à personne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Paul Kagame<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Président du Rwanda<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;œil De Le Matin : Le blanc&#45;seing pour une transition illimitée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-le-blanc-seing-pour-une-transition-illimitee-3107578.html</link>
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<description><![CDATA[ «Le vrai pouvoir, c’est de savoir quand ne pas s’en servir» ! ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Jul 2025 15:24:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une citation souvent attribuée à Montesquieu (le concept est largement reconnu comme une idée clé de sa théorie sur la séparation des pouvoirs et la limitation du pouvoir politique, comme exprimé dans son œuvre «De l'esprit des lois»). Elle fait de la maîtrise de soi et de la capacité à retenir son pouvoir (plutôt que de l'utiliser à tout bout de champ) comme des signes de véritable puissance et de sagesse. Il ne s'agit pas seulement de détenir le pouvoir, mais de comprendre quand il est stratégiquement avantageux ou moralement juste de s'abstenir de l'exercer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui nous renvoie au contexte actuel de notre pays où ceux qui ont le pouvoir commencent à l’utiliser de façon inquiétante. Personnellement, nous ne sommes pas opposés à une prolongation de la transition si cela peut poser une base pérenne de la stabilité du pays. Même si nous pensons qu’une prolongation consensuelle (après consultation de toutes les forces vives du pays, les acteurs politiques) aurait été la meilleure démarche pour rassembler les Maliens autour de cette transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La formule pour laquelle les Princes du jour ont opté est assez préoccupante à ce titre que la nouvelle charte leur donne un véritable blanc-seing pour se maintenir au pouvoir au gré de leurs ambitions. Le texte voté à l’unanimité par le Conseil national de transition (CNT) le 3 juillet 2025 fixe «la durée de la transition à 5 ans renouvelables, autant de fois que nécessaire, jusqu'à la pacification du pays, à compter de la promulgation (10 juillet 2025) de la présente charte»… Ce vote ne doit rien au hasard, parce que cette prolongation à l’infini fait aussi l’affaire des membres du CNT qui ne sont pas élus, mais désignés. Autant créer les conditions permettant de profiter de l’aubaine le plus longtemps possible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lier la fin de la transition à «la pacification du pays», c’est nous contraindre à un saut périlleux dans l’inconnu. Comment évaluer cette stabilisation, d’autant plus que les autorités elles-mêmes tiennent un double langage en la matière ? Elles disent contrôler l’ensemble du territoire national quand il s’agit de magnifier «la montée en puissance» des Forces armées maliennes (FAMa). Mais, quand on évoque le retour à l’ordre constitutionnel, c’est en ce moment que l’insécurité et la stabilisation du pays sont évoquées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme le disait un intellectuel engagé du pays, «il est difficile d’envisager la stabilisation du pays tant que la survie du pouvoir y est liée». Vouloir régler tous les problèmes du pays avant de passer la main est un pari périlleux pour le Général président et aussi pour le pays qui risque de plonger dans le chaos en cas de retour à la case-départ. Et comme le disait aussi John Emerich Edward Dalberg-Acton (historien et homme politique britannique) «le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument». Malheureusement, les autorités de la transition, après avoir réussi à se débarrasser des partis politiques et de certains partenaires assez critiques sur la gouvernance du pays, sont en train de glisser progressivement vers ce pouvoir absolu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’idéal aurait été de prolonger cette période d’exception de juste 5 ans en se donnant les moyens d’évaluer progressivement les avancées en termes de stabilisation du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moussa Bolly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les soliloques d’Angèle : Regards perdus d’une jeunesse désœuvrée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-regards-perdus-dune-jeunesse-desoeuvree-3107521.html</link>
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<description><![CDATA[ Ils sont nombreux, assis sur les marges invisibles de la société, les yeux rivés vers un horizon flou. Des jeunes, diplômés ou non, porteurs de rêves pleins les poches, qui errent de promesse en promesse sans jamais franchir la ligne d’arrivée. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Jul 2025 03:17:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce ne sont pas des paresseux. Ils ont essayé. Tenté. Postulé. Créé. Supplié. Ils ne demandent pas la lune, seulement un peu de lumière. Pas des millions, juste un travail, un stage, une formation, une opportunité ; mais ils n’ont rien et petit à petit, ils ferment les rideaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils sont là, mais on ne les voit plus, ils passent leurs journées sans horizon, enfermés entre les murs de leurs maisons ou accrochés à leurs téléphones comme à une bouée de survie, assis au "grin". Ils étaient pleins de rêves. Aujourd’hui, ils sont pleins de doutes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un titulaire d’une maîtrise en droit confie : "Mon père s’est endetté pour que j’aie ce diplôme. Mais aujourd’hui, je vends des recharges de crédit pour survivre. Je dors mal, je mange peu. J’ai honte de moi". Une diplômée en comptabilité soupire : "Même pour un stage non payé, on me demande de l’expérience, on me dit d’être patiente". Cette génération humiliée ce n’est pas le manque de diplômes qui les brise, c’est le manque de débouchés. Ce n’est pas l’absence d’envie, c’est l’absence de portes ouvertes et surtout, ils ne savent plus vers qui se tourner. Combien de professionnels sommes-nous à recevoir des CV et des dossiers que nous tentons, par réseautage surtout, à essayer de valoriser ou de donner une chance ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les institutions sont lourdes, les ONG saturées, les entreprises en recrutements sporadiques ; alors ils s’enferment. Ou pis, mûrissent l’idée de partir, coûte que coûte. Et puis vient "la route" parce qu’il faut bien fuir quelque chose, la pauvreté, la faim, la honte, l’inutilité. Mais combien sont morts dans le désert ou sous les vagues ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Combien n’ont jamais envoyé le moindre centime, car là-bas aussi, c’est la misère qui les attendait ? Un jeune revenu d’un pays qui lui a été hostile déclare : "Là-bas, j’ai été battu, enfermé, travaillant comme l’aurait fait un esclave. Aujourd’hui je suis revenu, mais c’est comme si j’étais mort deux fois. Personne ne m’écoute. Personne ne m’aide, mon passé me poursuit et me hante".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ces mots qui suivent, entendons le cri silencieux de la jeunesse : Ce n’est pas eux qui ont échoué. Est-ce nous alors ? Ils ont besoin d’un regard bienveillant, d’un mentor, d’un micro-crédit, d’un centre d’écoute, d’une simple première chance. Ce n’est pas eux qui ont failli, est-ce ceux qui ont promis, et n’ont pas tenu ; ceux qui avaient les clés, et les ont gardées ; ceux qui ont eu des postes, mais n’ont rien construit ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut parler. Il faut écouter. Il faut agir. Ce n’est pas une plainte. C’est un appel. À la société civile. Aux entreprises. A l’Etat. Aux leaders d’opinion. A tous ceux qui peuvent tendre une main, car une jeunesse sans espoir est un pays qui s’éteint. Quand une génération entière n’a plus la force de rêver, il est encore temps, pas pour sauver tous les jeunes, mais pour empêcher que d’autres s’éteignent avant d’avoir commencé à vivre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est Notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père :  Le cercle du droit tordu</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-le-cercle-du-droit-tordu-3107514.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher grand-père, connais-tu le cercle du droit tordu ? Je crois que non. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Jul 2025 02:13:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une théorie mais aussi une conclusion d’observation sur les régimes qui se succèdent chez nous en Afrique et combien le droit fléchit sous le poids de la politique. Le droit qui devait être une ligne droite pour fixer les limites chez tout un chacun. Afin de dire : « Stop » !<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malheureusement grand-père, ce droit fléchit, frémit, se plie et torde jusqu’à former un rond et par fini, un cercle. Ce cercle du droit tordu se forme en protégeant ceux qui sont dans le système, c'est-à-dire, ceux qui sont à l’intérieur du cercle. Eux, ils font ce qu’ils veulent, où ils veulent et comme ils veulent. Et jamais, ils ne s’inquiètent car le droit s’est tordu et a formé un cercle autour d’eux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand tu es dans ce cercle, même le crime imprescriptible ne t'inquiète pas. Mais si jamais, tu es hors du cercle, le fait d'omettre un adjectif qualificatif peut te valoir un procès. « Par tous les moyens » et « par tous les moyens légaux », te suffisent pour être entendu. Heureux seront en ce moment, ceux qui sont dans le cercle et même l’apologie passe inaperçue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher grand-père, ça s’appelle le cercle du droit tordu ou la plaie béante de tous nos maux. Notre échec, notre retard et toutes nos faillites prennent racine dans ce cercle du droit perdu. Tous les moyens pour être pouvoir et tous les moyens pour ne jamais quitter le pouvoir, toutes ces faiblesses d’âme prennent leur source dans ce cercle du droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car il faut être dans le cercle pour être protégé et pire, il faut être dans le cercle pour même faire loi. C’est le cercle de l’abus et de l’injustice. C’est le cercle de la marginalisation, du radicalisme et même de l’extrémisme violent. C’est ce cercle qui fait l’autoroute au sous-développement, à la corruption et au népotisme. Le cercle de nos maux !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et quand la course vers ce cercle est lancée, les morales les plus hautes, sont piétinées, les convictions, enterrées et les principes les plus sacro saints, sont violés. Le cercle obsède et rend fou. Personne ne veut partir et il faut rester à tous les coûts. Le très mauvais cercle des vices et des maux. Et pour mettre fin à ce cercle, il faut aligner le droit. A mardi prochain pour ma 308ème lettre. Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lettre de Koureichy<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin : &amp;quot;Des interpellations qui font l&amp;apos;affaire de Moussa Mara&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-des-interpellations-qui-font-laffaire-de-moussa-mara-3107519.html</link>
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<description><![CDATA[ Les membres du grin pensent que les différentes interpellations de l&#039;ancien Premier ministre Moussa Mara ont plutôt contribué à augmenter sa cote de popularité. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 13:40:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour eux, ces multiples interpellations prouvent que le fondateur du parti Yelema dérange le pouvoir en place. Cependant au grin, ils disent avoir le sentiment que la Transaction veut coûte que coûte l'emprisonner.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce que les membres du grin trouvent extraordinaire, c'est qu'à chaque interpellation, Moussa Mara retourne à la maison indemne, sans mandat de dépôt, ce qui prouve, à leurs yeux, le poids de ses arguments et sa constance. Sa récente interpellation était le mardi matin par le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Cette interpellation fait suite à un tweet publié le 4 juin dans lequel il annonçait vouloir rendre visite à plusieurs figures actuellement détenues, dont Ben le Cerveau, Rose la Vie Chère, Imam Sidibé, Issa Kaou Djim, Clément Dembélé, Imam Bandiougou et Ras Bath.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour leur part, les membres du grin invitent les autorités de tout faire pour l'épargner de la prison. "L'emprisonnement d'une figure politique de sa taille peut susciter la sympathie du public, qui peut le voir comme une victime de persécution politique ou d'un système judiciaire injuste'", conseillent-ils.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les membres du grin restent convaincus que ces interpellations sont un atout dont le fondateur du parti Yelema a la capacité de se servir pour renforcer son image auprès de ses partisans qui va certainement lui permettre de se positionner comme un leader charismatique et déterminé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tebboune: le tricheur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/tebboune-le-tricheur-3107513.html</link>
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<description><![CDATA[ Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a accordé, ce vendredi soir 18 juillet 2025, une interview périodique à trois représentants de la presse algérienne : la représentante de la télévision publique nationale (Canal Algérie), le représentant de la chaîne privée Ennahar Tv et le représentant de la radio nationale (Afriqia FM). ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 11:54:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme à son habitude, l’octogénaire aux commandes à Alger n’a pas dérogé à la règle de son sport favori, celui du jonglage avec les faits et la triste réalité. Sur la situation de notre pays et celle du Sahel en général, le président algérien ne prend pas seulement ses options comme verset du Coran, il prend toutes ses distances avec la vérité sur son soutien au terrorisme contre notre pays. Car il doit être le seul chef d’Etat sur cette planète à ignorer que le FLA (front de libération de l’Azawad) est un groupe terroriste qui s’allie avec des groupes terroristes (JNIM, EI) contre le Mali. Nous avons fait pour vous l’économie de ses affirmations scandaleuses ; et notre éclairage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la politique de bon voisinage<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président Abdelmadjid Tebboune a rappelé, lors d’une rencontre avec la presse nationale, diffusée dans la soirée du vendredi 18 juillet 2025, l’attachement de l’Algérie à la politique de bon voisinage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a estimé qu’il n’y a pas d’autres solutions que la politique de la main tendue. « Jamais je n’userai de menaces ou d’autres envers nos frères maliens. Ce n’est ni de notre nature ni de notre philosophie. Notre doctrine, c’est le bon-voisinage. Moi, j’y crois. Si les autres n’y croient pas, c’est leur problème …Nous n’utilisons jamais le langage de la menace avec nos frères. Il n’est pas de notre philosophie et de notre nature de le faire. Nous sommes attachés au bon voisinage. Si les autres ne croient pas à cela, c’est leur affaire. Si vous agressez nos frontières, nous réagissons. Le reste, si vous demandez de l’aide, nous sommes prêts à répondre à votre requête», a-t-il déclaré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces affirmations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, au cours de sa rencontre traditionnelle avec des représentants des médias algériens, résument l’état réel des relations de l’Algérie avec ses voisins, plus particulièrement notre pays. «Il n’y a pas de crise avec nos voisins. Il y aurait crise s’il y avait eu agression. Il se trouve qu’un voisin veut réduire ses relations avec moi. Que puis-je y faire ?». L’accusation facile. Pourquoi le président accusateur ne tente pas de contredire les griefs que notre pays porte contre l’Algérie ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car le voisin en question qui n’est que le Mali continue de dire sans être contredit par les faits accablants que l’Algérie continue d’encourager les groupes armés séparatistes et terroristes contre notre pays, que l’Algérie est le parrain du « terrorisme » au Sahel à travers le gite et couvert qu’elle offre aux terroristes sur son sol.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la médiation algérienne dans notre pays<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En quoi l’Algérie est « la plus grande université de lutte contre le terrorisme » au point que le Mali inspire de la catastrophe, expérience qui exporte et entretient le terrorisme sur son sol depuis 1990 ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui Monsieur le président de la République algérienne populaire et démocratique, «Le Mali connaît une instabilité entre le Nord et le Sud, depuis 1960, soit deux ans avant l’indépendance de l’Algérie. (Oui, vous êtes) intervenus à chaque fois (pour apaiser les tensions). Les Présidents (Ahmed) Ben Bella, (Houari) Boumediène et Chadli (Bendjedid) sont tous intervenus pour régler la situation, jusqu’à aboutir au processus de l’Accord d’Alger de 2015». Mais pourquoi, à votre grand désarroi, «au Mali, on considère cela comme une ingérence dans (nos) affaires intérieures ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président Tebboune a-t-il dit toute la vérité ? Sinon comment un voisin s’implique dans une crise pendant plus 60 ans sans succès ? Pourquoi, l’Algérie continue à s’accrocher à l’Accord d’Alger que notre pays a déclaré caduc le 25 janvier 2024 ? N’ka biŋe ŋinina sin be biŋe kan… «Nous n’avons jamais imposé l’Accord d’Alger. C’est un Accord approuvé par l’Union africaine et l’Organisation des Nations Unies (ONU). Toutes les fractions maliennes l’avaient signé. Reste l’application de cet Accord, entre autres, la réintégration de ceux qui s’étaient rebellés contre l’État malien. Il s’agit d’une question interne qui ne nous concerne pas. Les Maliens sont des frères que nous n’allons jamais abandonner, contrairement à ce qu’ils disent. Le Mali reste sur nos têtes. Nous avons toujours aidé le Mali depuis notre indépendance».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors pourquoi l’Algérie ne veut-elle pas laisser à notre pays de régler cette ‘‘question interne qui ne (la) ne concerne pas’’ ? Pourquoi le président Tebboune et son pays Samakoro Sigi ŋogon jugu s’obstinent à vouloir rejeter notre option militaire pour régler la ‘‘question interne qui ne (la) concerne pas’’ au profit de la paix qui n’a pas produit d’effet depuis 60 ans ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la solution algérienne au séparatisme malien<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Arcbouté sur ses convictions, mais sur ses doutes, le président Abdelmadjid Tebboune exclu totalement un règlement militaire de la ‘‘question interne qui ne (le) concerne pas’’: «ce que je dis, je l’assume : l’Histoire a démontré qu’à chaque fois qu’il y a eu un coup d’État, les putschistes étaient convaincus que le problème du nord du Mali devait être réglé par la force. Ils arrivent finalement au résultat que la force ne règle pas les problèmes. Nous avons toujours fait en sorte d’intervenir pour apaiser les esprits entre les protagonistes».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président Abdelmadjid Tebboune a rappelé que l’ancien Premier ministre (Choguel Maïga) avait critiqué l’Accord d’Alger dans un livre avant d’arriver au pouvoir. « Donc, c’était prémédité. La solution consensuelle (à la crise au Mali) est incontournable. L’Algérie a le plus défendu l’unité du peuple malien et l’unité territoriale du Mali. Nous n’avons jamais soutenu les séparatistes. Nous essayons de régler les problèmes calmement… », a-t-il soutenu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La solution ? C’est le dialogue, martèle le président avec emphase et grandiloquence : «Je répète que sans une solution consensuelle, il sera difficile de trouver une issue. Aucun pays n’a défendu et ne défend l’intégrité et l’unité du Mali comme le fait l’Algérie. Nous n’avons jamais encouragé les séparatistes. Nous essayons de régler les problèmes avec douceur. S’ils pensent qu’ils peuvent régler le problème par la force, libre à eux.»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Alger, permettre à un groupe armé séparatiste (FLA, Front de LIBERATION de l’Azawad) de squatter son territoire comme base arrière pour combattre notre pays en vue d’obtenir son indépendance n’est pas de soutenir le séparatisme. Et le divertissant président nous dit le plus tranquillement du monde qu’aucun pays n’a défendu et ne défend l’intégrité et l’unité du Mali comme le fait l’Algérie et qu’elle n’a jamais encouragé les séparatistes… Pourtant, c’est à partir d’Algérie que FLA attaque notre pays ; c’est en Algérie qu’il se replie pour échapper aux FAMa ; et c’est pour protéger l’alliance des séparatistes et des terroristes dans le viseur d’un de nos drones que l’Algérie a poussé le Rubicon jusqu’à l’acte d’agression et de guerre contre le Mali qu’elle dit respecter et défendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur les menaces de guerre algériennes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En patin instrumentalisé entre les mains des généraux mafieux, Abdelmadjid Tebboune reprend la tonalité martiale et indique la ligne rouge à ne pas dépasser : l’intégrité territoriale de l’Algérie. «S’ils demandent à ce qu’on les soutienne (pour lutter contre le terrorisme), nous sommes là. Pour le reste, nos frontières sont bien sécurisées, il n’y a aucun problème. L’armée est forte et les services de sécurité ont une grande expérience en la matière. Nous ne sentons aucune crise d’encerclement. La plus grande université de lutte antiterroriste, c’est l’Algérie. Nous avons vécu une période où il existait l’Etat du jour et l’Etat de la nuit (les années 1990). Nous avons vécu une période où on enregistrait 400 victimes (du terrorisme) par jour. Rien ne peut nous atteindre par rapport à ce qui se passe ailleurs », a soutenu le chef de l’Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le déploiement de Wagner au Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est revenu sur le déploiement du groupe russe Wagner dans notre pays, le Mali, le président algérien a laissé entendre que «Nous ne badinons pas avec les questions sérieuses. Les Russes sont des amis, mais moi, président de la République algérienne démocratique et populaire, j’ai dit : «Je n’accepte pas des mercenaires à nos frontières », a-t-il martelé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour lui, la solution à la crise politique et sécuritaire est chez les Maliens, pas en Algérie. «S’ils veulent régler la crise en s’attachant à l’unité nationale, il leur reviendra de le faire. L’Algérie a toujours refusé qu’on s’immisce dans ses affaires intérieures, elle ne peut donc pas le faire pour les affaires du Mali, du Niger, du Burkina Faso ou de la Libye».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la situation au Sahel<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Samakoro déplore que les autorités de la transition aient déclaré caduc, le jeudi 25 janvier 2024, l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, sans proposer d’alternative. Ensuite, «le Mali a décidé de retirer son ambassadeur en Algérie, nous ne pouvons pas lui imposer de rester. Nous avons décidé de fermer l’espace aérien au Mali à cause du drone militaire qui est entré chez nous (abattu par les forces armées algériennes dans la nuit du 31 mars 2025 près de Tinzaouatine). Notre espace aérien est toujours ouvert avec le Niger…», a déclaré le chef de l’Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par El Hadj Sambi Touré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: les divagations ministérielles</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-les-divagations-ministerielles-3107512.html</link>
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<description><![CDATA[ Défendant sa forfaiture, le ministre délégué auprès du Premier ministre, Chargé des réformes politiques et du soutien au processus électoral, Mamani NASSIRE a affirmé lors de son passage à l’émission Mali Kura Taasira 3 que le Mali est dans l’ordre constitutionnel après l’adoption de la constitution de juillet 2023 par référendum. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 11:43:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par cette déclaration, l’administrateur civil s’accroche à une définition simpliste du retour à l’ordre constitutionnel qui n’honore pas son rang de ministre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Invité de l’émission Mali Kura Taasira 3, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des réformes politiques et du soutien au processus électoral, Mamani NASSIRE, a étalé sa méconnaissance des principes fondamentaux du droit constitutionnel à travers une affirmation tendancieuse. Celui qui est chargé des réformes politiques, sans hésitation, clame et exhibe que notre pays est déjà dans l’ordre constitutionnel, étonnamment du seul fait de l’adoption, en juillet 2023, d’une nouvelle constitution par référendum.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« On nous a imposé des terminologies qui n’ont rien à voir avec la réalité. Vous ne pouvez pas parler de transition à un pouvoir qui a déjà adopté une Constitution en vigueur, là où trois présidents élus ont échoué. Le simple fait d’avoir une Constitution signifie que nous sommes dans l’ordre constitutionnel », a-t-il affirmé pour défendre le régime en place face aux critiques de violation de la loi fondamentale. Pour se conforter dans sa thèse, l’administrateur oppose cette adoption, représentée comme une prouesse, aux différents régimes dits, selon lui, démocratiques n’ayant pas été en mesure de la réaliser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est évidemment un bon point pour les autorités de la transition d’avoir reçu là où trois présidents démocratiquement élus, selon lui, ont échoué à concrétiser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, il fait une confusion lamentable entre l’existence d’une constitution et le retour effectif à l’ordre constitutionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient de rappeler que l’adoption d’une Constitution par un pouvoir d’exception, en l’occurrence la transition en cours, ne saurait, à elle seule, consacrer le retour à l’ordre constitutionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet ordre suppose non seulement un texte fondamental, mais surtout la mise en œuvre effective des institutions prévues par ce texte. En effet, un président élu au suffrage universel, un Parlement légitime issu des élections, une Cour constitutionnelle indépendante et fonctionnelle, le respect scrupuleux des libertés publiques, entre autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En clair, le retour à l’ordre constitutionnel est un paquet de principes, de valeurs et de droits</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, depuis le renversement du régime de feu Ibrahim Boubacar KEÏTA en août 2020, une bonne partie de ce paquet est transgressée. La mise en place des trois organes de la transition est une illustration palpable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mise à jour d’aucun des organes de la transition n’a été faite conformément à la nouvelle constitution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À ce jour, ils sont tous en conflit avec des textes du pays, à commencer par la présidence assurée par le général Assimi GOÏTA, chef d’État autoproclamé au terme d’un double coup d’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce pouvoir est fondé sur la base d’une légitimité jugée populaire, non par le suffrage librement exprimé par les Maliens. Sa prestation de serment devant la Cour suprême ne saurait lui conférer la légalité d’une élection démocratique conformément aux principes constitutionnels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Idem pour le Conseil national de Transition (CNT) qui n’est pas non plus l’émanation d’élections libres comme l’exige la loi fondamentale (article 96 de la nouvelle constitution : les membres de l’Assemblée nationale portent le titre de Député.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les députés sont élus pour 5 ans au suffrage universel direct. Le mode de scrutin peut être majoritaire, proportionnel ou mixte.) Cet organe qui fait office de Parlement a été constitué sur la base d’appels à candidatures au sein des « forces vives » du pays. Ses membres ont ensuite été désignés par décret présidentiel. D’où le refus de la Cour constitutionnelle de les accorder le statut de députés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des institutions, l’ordre constitutionnel garantit avant tout les libertés et droits fondamentaux. Or, malgré l’adoption d’une nouvelle loi fondamentale en juillet 2023, des décrets présidentiels continuent de restreindre des libertés essentielles, telles que celle de réunion des partis politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment alors prétendre que le Mali est revenu dans l’ordre constitutionnel, alors même que le régime en place s’arroge des pouvoirs qu’aucune Constitution démocratique ne saurait lui conférer durablement ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si le retour à l’ordre constitutionnel ne saurait se résumer aux élections, l’adoption d’une constitution est aussi loin de consacrer le retour à l’ordre constitutionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes, l’adoption d’une nouvelle constitution représente une étape importante dans le processus de retour à la normalité institutionnelle. Mais elle ne saurait suffire à elle seule.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, adopter une constitution est une condition nécessaire, mais nullement suffisante. Ce n’est qu’un point de départ vers un retour véritable à l’ordre constitutionnel, qui exige plus que des mots : des actes, des institutions fonctionnelles et une gouvernance fondée sur le droit et non sur la force. Et l’application de la constitution, dont il se targue de l’adoption, n’est à ce jour pas effective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong> SIKOU BAH</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entre Nous : Le J.n.i.m à Kayes, selon Dr Sambe</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 13:00:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une interview accordée, le 2 juillet 2025, au quotidien national du Sénégal « Le Soleil », Dr Bakary Sambe, Directeur régional de Timbuktu Institute-African Center for Peace Studies et du Centre d’études stratégiques leaders sur les questions de paix et de sécurité en Afrique, analyse l’expansion du J.n.i.m dans la région de Kayes. <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des révélations qui peuvent aider à mieux comprendre le « groupe armé djihadiste » et à mieux orienter les décideurs dans leur prise de décisions. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l’enseignant-chercheur au Centre d’études des religions (C.e.r) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis au Sénégal, « cela fait plusieurs années que le J.n.i.m s’était déjà inscrit dans une stratégie d’exploitation des faiblesses sécuritaires et de l’isolement géographique de la région de Kayes». Les attaques simultanées du 1er juillet 2025, analyse-t-il, démontrent une capacité d’organisation et de coordination sophistiquée. «Cette capacité à mener des assauts simultanés sur plusieurs fronts reflète une planification avancée et une logistique robuste, probablement soutenue par les revenus des activités illicites et des couveuses locales». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De l’avis de l’enseignant-chercheur, «le J.n.i.m a déjà opéré une réelle infiltration des réseaux économiques transfrontaliers en tirant une grande partie de son succès de sa capacité à s’infiltrer dans les réseaux de trafics transfrontaliers, comme le vol de bétail, le trafic de bois et diverses contrebandes ». À ses dires le groupe contrôle, en partie, dans la région de Kayes, des secteurs économiques clés, générant des revenus substantiels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Bakary Sambe évoque une dynamique qui soutient la capacité du J.n.i.m à maintenir une présence durable et à financer des opérations complexes comme celles de ce 1er juillet. « Dans sa stratégie d’avancée vers l’Ouest du Mali, le J.n.i.m a, d’abord, sécurisé des points de ravitaillement. Et ces ressources financent ses opérations et facilitent son expansion vers des pays voisins en s’appuyant sur des réseaux transfrontaliers. Les attaques du 1er juillet, notamment à Diboli, poste frontalier avec le Sénégal et Gogui, proche de la Mauritanie, visaient probablement à consolider le contrôle de ces routes économiques stratégiques».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enseignant-chercheur estime que la coopération transfrontalière s’impose davantage avec une mutualisation des capacités. Pour lui,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le partage toujours difficile du renseignement et la communautarisation de la violence extrémiste rendent les choses plus complexes pour les pays voisins.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les attaques coordonnées du 1er juillet s’inscrivent dans la stratégie à long terme du J.n.i.m visant à fragiliser le Mali, en perturbant le ravitaillement de Bamako mais aussi à étendre son influence vers les pays voisins, prévient Dr Bakary Sambe. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rien de rassurant ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Chronique :  M’as&#45;tu vuisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-mas-tu-vuisme-3107457.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 02:02:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le PDG ! Excellence ! Grand Patron ! Ségal ! Le big boss ! Le pétrolier ! Au Mali, ne soyez pas surpris d’entendre à longueur de journée ces appellations. Sachant que certains adorent se la jouer et ne rechignent pas sur les honneurs, de nombreux Maliens ont appris à les caresser dans le sens des poils afin de pouvoir bénéficier de leurs largesses, si réellement largesses ils ont. <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, dans le Mali d’aujourd’hui, le « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">m’as-tu vu </i>» est devenu un style de vie et chacun veut se donner l’air d’être « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">quelqu’un d’important</i> » ou de « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">quelqu’un ayant les moyens </i>». En somme, des gens qui aiment se faire des châteaux en Espagne alors même qu’ils n’ont pas un trou de souris en leur nom à Oussoubidjagna.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A force d’exceller dans le « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">m’as-tu vuisme</i> », l’on a même l’impression que certains se sont fait tellement le melon, qu’ils ont fini par développer la mégalomanie. La mégalomanie qui correspond à un trait de la personnalité et, plus précisément, à une surestimation de soi plus ou moins prononcée. Dans certains cas, elle peut devenir gênante au quotidien et être difficile à supporter par l'entourage du mégalomane. Notamment lorsqu'elle se manifeste par un <span style="color: black;">délire</span> de toute puissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi donc, le mot est lâché. Ce désir de toute puissance ronge tellement de Maliens que les uns et les autres sont prêts à tout pour avoir leur heure de gloire, ne serait-ce que pour un bref moment. Si la corruption et l’incivisme vont grandissants dans le pays, le désir de paraitre de certaines personnes n’y est certainement pas étranger. Des directeurs aux opérateurs économiques, des ministres aux simples agents administratifs, des porteurs d’uniformes à l’étudiant, dans chaque milieu et à chaque niveau c’est la course à la reconnaissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si certains construisent des villas pour mieux séduire leur dulcinée, d’autres sont des adeptes des voitures de luxe ou des voyages exotiques, alors que les moins nantis préfèrent les dépenses somptuaires dans les cérémonies sociales ou paraitre auprès des « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">grands</i> » pour pouvoir mieux réussir leur trafic d’influence par la suite. Bref, chacun y va à sa manière et avec ses moyens. Gare surtout à vous lorsque vos collaborateurs ou subordonnés connaissent vos désirs de promotion, car à longueur de journée certains viendront vous caresser dans le sens des poils pour pouvoir avoir leur prix de carburant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque vous voyez quelqu’un qui est prêt à mettre 250 000 CFA dans un imposant boubou alors qu’il a du mal à faire manger sa famille, posez-vous des questions. Faites la même chose lorsque vous verrez quelqu’un porter un costume strict sous 45 degrés, sous le soleil, parce que l’on se trouve dans un évènement devant faire l’objet d’un reportage télévisuel. Que dire de toutes ces personnes qui aiment se bousculer auprès du chef lors d’interviews, parce que cela est stratégique de se faire voir à ses cotés sur les images ? Selon Wolé Soyinka : « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">le tigre ne proclame pas sa tigritude… il bondit sur sa proie et la dévore</i> ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malheureusement chez nous, beaucoup de prétendus tigres préfèrent crier leur tigritude non pas à la recherche d’une proie, mais pour pouvoir s’abriter à l’ombre du pouvoir ou tromper l’attention des autres afin de parvenir à leurs fins. Il est vrai que pour eux, seule la fin justifie les moyens. Et comme désormais le paraitre a pris le dessus sur l’être, les relations deviennent fausses. Et dans cette atmosphère, personne n’arrive à se dire la vérité. C’est donc le règne de l’hypocrisie qui va venir se greffer à la jalousie et le tout débouchant sur la méchanceté gratuite. Les uns cherchant à détruire les autres avec le sourire de Lucifer aux coins des lèvres. Ah c’est vrai, il y a longtemps qu’on a oublié que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute… <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salif SANOGO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Décryptage : Conflit de mots : entre terrorisme et banditisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-conflit-de-mots-entre-terrorisme-et-banditisme-3107427.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce matin, intéressons-nous à deux termes, terrorisme et banditisme, amalgamés pour qualifier la crise sécuritaire.
Chaque village avait son bandit ]]></description>
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<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 02:06:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux termes qui reviennent régulièrement dans le débat public. Ils alimentent un vocabulaire révélateur de l’émergence d’un nouvel ordre aux confins des univers africain, oriental et occidental.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils sont aussi significatifs du désappointement des populations, prises dans l’expression des rivalités entre l’Occident et la Fédération de Russie. C’est le contexte d’un équilibre précaire des rapports de force géopolitiques. Les efforts de prise de recul pour comprendre le phénomène sécuritaire échouent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, par le passé, le banditisme se traduisait dans les villages, par le vol d’un bélier, d’un bœuf par un individu pendant la nuit ou à l’abri des regards. La bête était alors revendue quelques heures sur une foire ou à un boucher en catimini à quelques kilomètres du dit lieu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le bandit était le délinquant du village, connu de tout le monde, mais bénéficiait d’une certaine tolérance. Chaque village avait son filou, son bandit ou son voleur, sougnènikela en bambara, zayo en songhay. Ça, c’était hier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un narcoterrorisme circulaire</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, ce sont des groupes d’individus, organisés et armés en collaboration avec les groupes armés terroristes, qui extorquent les populations de leurs biens au vu et au su de tous. Ils sévissent par la terreur et la violence : assassinats, crime organisé, viol. Partout, il s’est développé une mafia locale. Dans la conjoncture actuelle, parler de banditisme au Mali, au Burkina Faso, au Niger et au Bénin, c’est nier le phénomène sécuritaire. Par méconnaissance ou à dessein.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Désigner les attaques narcoterroristes actuelles par le terme de banditisme, c’est embrouiller l’opinion publique par la confusion des mots. Hélas ! Les humiliations et les assujettissements quotidiens des populations sont le fait des narcoterroristes. Le narcoterrorisme (Amara, 2019) est un phénomène circulaire. Dans nos Etats, il phosphore sur les vulnérabilités : corruption, instabilité, pauvreté…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le narcoterrorisme, une guerre d’usure</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le narcoterrorisme, c’est aussi une guerre d’usure. Il grignote du terrain faute d’une évaluation objective. En cause, nos divisions internes. L’intrusion du numérique dans la gouvernance complexifie l’analyse, si tant est qu’elle existe. Cela dit, toute évaluation objective du narcoterrorisme passe par l’étude de ses causes profondes : manque d’emploi, carence éducative et sanitaire, abus, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes, le narcoterrorisme se nourrit de la proximité religieuse. Mais, il s’enracine dans la quasi-absence de développement. Certes, la critique contre l’ordre international est nécessaire. Mais, notre responsabilité individuelle et collective doit être questionnée pour relever les défis sécuritaires. Certes, le contexte géopolitique est trouble.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un trouble qui rend la perspective sécuritaire imprédictible. Mais, la priorité reste locale, celle de la construction de la paix. Certes, la dénonciation sous la pancarte géopolitique des crises internationales (Ukraine-Russie, Palestine-Israël) est centrale. Mais, nous devons nous astreindre à une analyse plus fine pour changer les conditions de vie de nos concitoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Terminons par l’idée qu’il est nécessaire d’inventer un nouvel exercice du pouvoir qui prône la négociation et l’unité pour ramener la paix et la sécurité, ressorts de tout changement. Il serait utile pour les chefs d’Etats nigérien, burkinabé et malien de délocaliser leur conseil des ministres dans les capitales régionales. Une belle manière de manifester leur solidarité aux populations, en prise avec le narcoterrorisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une question : qu’est-ce qui peut arrêter la crise sécuritaire ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une offre politique ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’organisation d’un scrutin présidentiel ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un travail diplomatique pour normaliser les relations avec l’Algérie ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et vous, qu’en pensez-vous ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Amara<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>(sociologue)</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Googan Tan : L&amp;apos;Algérie de Tebboune impliquée dans le financement du terrorisme ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/googan-tan-lalgerie-de-tebboune-impliquee-dans-le-financement-du-terrorisme-3107397.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/googan-tan-lalgerie-de-tebboune-impliquee-dans-le-financement-du-terrorisme-3107397.html</guid>
<description><![CDATA[ Doit-on établir un lien logique entre, d&#039;une part, la crise diplomatique entre le Mali et l&#039;Algérie, et, d&#039;autre part, l&#039;inscription récente de l&#039;Algérie sur la liste européenne des États défaillants en matière de lutte contre le blanchiment d&#039;argent et le financement du terrorisme (AML/CFT) ? ]]></description>
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<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 01:27:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis l'incident du drone malien abattu le 1er avril 2025 à la frontière algéro-malienne, les tensions entre Bamako et Alger ont franchi un seuil critique, révélant l'enracinement d'une méfiance ancienne, devenue aujourd'hui palpable. Ce qui aurait pu rester un simple contentieux militaire a déclenché une crise diplomatique d'une ampleur inédite entre deux pays longtemps liés par des aspirations panafricaines communes, mais désormais engagés sur des trajectoires divergentes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette rupture bilatérale, sur fond de recomposition régionale et de réalignements internationaux, a récemment pris des allures de guerre par procuration dans la bande sahélienne. Comme l'ont illustré les attaques coordonnées du 1er juillet dernier au Mali et dans les autres pays de l'AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dégradation des relations s'est également matérialisée par des mesures diplomatiques fortes : rappel des ambassadeurs, suspension des liaisons aériennes civiles et militaires, fermeture réciproque des espaces aériens. L'onde de choc a rapidement dépassé le cadre strictement bilatéral. Les pays membres de l'Alliance des États du Sahel (AÉS) ont exprimé leur solidarité avec Bamako. L'affaire du drone s'est ainsi muée en crise régionale, révélant l'émergence de deux visions concurrentes de la sécurité et de la coopération au Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, la réaction atone de la CÉDÉAO, qui s'est contentée d'une déclaration laconique se disant "profondément préoccupée", illustre le reflux de l'influence ouest-africaine dans le dossier sahélien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est lors du sommet de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) à Jakarta, en Indonésie, en mai dernier, que le ton est monté d'un cran : le Mali a accusé l'Algérie d'"ingérence", d'"hébergement d'opposants" et de "soutien à des réseaux déstabilisateurs". Ces accusations, inédites dans leur virulence, ont mis en lumière l'ampleur de la fracture et l'échec des tentatives de dialogue entre Bamako et Tebboune.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette conjoncture tendue, un autre facteur est venu ternir l'image de l'Algérie sur la scène internationale : son inscription sur la liste noire de la Commission européenne des pays présentant des lacunes stratégiques dans la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce classement, fondé sur les évaluations du GAFI, place, hélas, nos "anciens" amis d'Alger au même rang que certains régimes dits "voyous". Une décision aux lourdes conséquences économiques et politiques, puisqu'elle met en lumière des défaillances systémiques dans la gouvernance financière algérienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si cette inclusion ne résulte pas d'une manœuvre politique directe, elle éclaire néanmoins une dimension souvent occultée dans l'analyse des relations algéro-sahéliennes : le rôle opaque que certains voisins jouent dans la circulation des flux financiers, et l'instrumentalisation indirecte de groupes armés. De nombreux analystes maliens avancent, sur la base d'indices convergents, l'hypothèse d'un soutien de l'Algérie à certaines factions armées opérant dans le nord du Mali. Loin d'être farfelue, cette lecture trouve un écho jusque dans la marginalisation croissante d'Alger dans le dossier malien, depuis que notre pays a mis fin à la médiation algérienne dans le processus de paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce désengagement forcé de l'Algérie du rôle d'arbitre régional traduit, à mon humble avis, une volonté de reprise d'influence par d'autres moyens. D'autant que l'AÉS redéfinit aujourd'hui les rapports de force dans la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ce nouveau front sahélien, Alger voit son statut de puissance stabilisatrice contesté. Or, c'est précisément dans ce contexte que le classement européen en matière d'AML/CFT prend une portée stratégique. Il suggère que la résilience financière et institutionnelle du géant aux pieds d'argile (l'Algérie, donc pour appeler le chat par son nom) est plus fragile qu'on ne le croyait.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ricochet, cette convergence d'événements, loin d'être anecdotique, donne à penser que le Sahel est aujourd'hui le théâtre d'une guerre froide larvée. Non pas entre puissances étrangères, mais entre modèles africains antagonistes : d'un côté, un axe sahélien revendiquant sa souveraineté et son autonomie stratégique ; de l'autre, une Algérie en quête de repositionnement, mais fragilisée tant sur le plan interne que dans ses partenariats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette configuration instable, une question centrale demeure : à qui profite le chaos ? Car une déstabilisation prolongée du Mali, déjà confronté à de graves défis sécuritaires, ne saurait servir les intérêts de la région. Toute action, directe ou indirecte, visant à affaiblir le Mali revient à saper les fondements mêmes de la stabilité sahélienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'avenir des relations algéro-maliennes reste donc suspendu à une recomposition des alliances, mais aussi à une refondation des cadres de coopération. Cela implique, de part et d'autre, un dépassement des dynamiques de ressentiment, une reconnaissance réciproque des souverainetés, et surtout, une diplomatie de proximité, adaptée aux réalités transfrontalières du XXIe siècle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Seidina Oumar DICKO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entre Nous : Quand Choguel donne raison à « Le Challenger »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-quand-choguel-donne-raison-a-le-challenger-3107369.html</link>
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<description><![CDATA[ En janvier 2022, au lendemain de la grande marche organisée sous l’égide du gouvernement de transition pour dénoncer les sanctions prises par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Le Challenger titrait «Sanctions de la Cedeao et de l’UEMOA contre le Mali : les populations prises en otage». ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 12:38:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Les populations sont prises en otage. Par les auteurs du coup d’Etat du 18 août 2020 et leurs soutiens civils ! Par les sanctions édictées par la CEDEAO et l’UEMOA. Autant il faut regretter les sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA, autant il faut dénoncer la surenchère des auteurs du coup d’Etat du 18 août 2020 et leurs soutiens civils dont la volonté de confiscation du pouvoir saute à l’œil. Autant les sanctions paraissent excessives dans un contexte de crise, autant les auteurs du coup d’Etat du 18 août 2020 et leurs soutiens civils sont responsables de l’isolement diplomatique du pays qui s’enfonce sur une voie périlleuse sur fond de manipulation avec son lot d’incertitudes, d’instabilité et d’inquiétudes », écrivait le journal. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 12 juillet courant, soit plus de 3 ans après, Dr Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre du Gouvernement de transition de janvier 2021 à novembre 2024, a publié une tribune intitulée : « attention à ne pas atteindre le point de non-retour !». Selon l’ex Porte-parole du M5-RFP, « L'expansion de l'insécurité et du terrorisme qui fut naguère l’une des principales raisons qui ont provoqué le soulèvement du Peuple à travers le M5-RFP, est devenue le justificatif majeur pour imposer l'injustifiable : prendre le Mali en otage, en proclamant la prolongation indéfinie de la Transition<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>«jusqu'à la pacification totale du pays». En évoquant vertement « prendre le Mali en otage », Dr Choguel Kokalla Maïga donne raison au journal « Le Challenger ». En un mot, ce que l’ancien chef du gouvernement du Général Goïta écrit aujourd’hui, votre journal a eu le courage de le dire, il y a plus de 3 ans. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut juste<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rappeler à l’ex-Premier ministre, qui a aujourd’hui le courage d’affronter ses anciens patrons, que le processus de « prise en otage du Mali » n’a pas commencé avec la dernière révision de la Charte de la transition. Ce processus est en cours depuis la tenue des Assises nationales de la refondation (ANR) pour manipuler la durée de la transition au mépris des engagements pris par le CNSP devant le peuple malien et la communauté internationale. Mais aussi au mépris des 10 points et 17 mesures du M5-RFP, rappelés avec force, le jeudi 6 mai 2021 au Palais de Koulouba par Dr Choguel Kokalla Maïga au cours d’une audience avec le Président de la Transition, Bah N’Daw. Ce jour-là, le Président du Comité stratégique du M5-RFP disait qu’il n’est pas question d’aller au-delà des 18 mois de transition et que les reformes non exécutées devraient être transférées aux «autorités légitimes». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, la violation des engagements et le non-respect de la parole donnée jalonnent cette transition dont Dr Choguel Kokalla Maïga fut une pièce maîtresse. Il a largement contribué au statut quo. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon Norbert Zongo, « les peuples comme les hommes finissent toujours par payer leurs compromissions politiques : avec des larmes parfois, du sang souvent, mais toujours dans la douleur….Chaque compromission avec une dictature est toujours payée au prix fort. La règle ne souffre pas d'exception ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les Soliloques d’Angèle :  Et si l’Afrique et le Mali se regardaient dans le miroir ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-et-si-lafrique-et-le-mali-se-regardaient-dans-le-miroir-3107313.html</link>
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<description><![CDATA[ Notre Afrique est jeune, riche, pleine d’énergie. Le Mali aussi. Mais entre potentiel immense et défis brûlants, ce continent – et ce pays au cœur du Sahel – avancent souvent à contre-courant de leurs promesses. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 02:01:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce que l’Afrique a de plus beau à offrir, c’est une jeunesse dynamique (60 % ont moins de 25 ans, selon le FNUPA, 2023) ; un trésor de ressources naturelles (entre 20 et 90 % des réserves mondiales de 11 minéraux essentiels à la transition énergétique, selon l’ONG NRGI) ; une terre d’innovation numérique (570 millions de personnes connectées en 2024, selon l’UIT). Mais seulement 43 % de la population a accès à l’électricité (IEA, 2023), et une dizaine de zones de conflit ont été identifiées sur le continent (Crisis Group, 2023).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parlant de chez nous, le Mali, à l’image du continent, incarne aussi ce paradoxe : 3ᵉ producteur d’or d’Afrique, 43 % de terres exploitables pour l’agriculture (FAO, 2021), une position géographique stratégique, une force de résilience que beaucoup de pays nous envient… Mais aussi des difficultés à saisir les opportunités, une dépendance alimentaire encore trop forte, une insécurité persistante, et un faible taux d’alphabétisation (35,5 % en 2022 selon l’INSTAT Mali).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant…Au-delà des statistiques, il y a des visages, des mains, des rêves. Il y a cette jeunesse qui n’attend qu’une chose : qu’on lui tende la main, qu’on l’écoute, qu’on l’équipe. Il y a cette classe d’intellectuels montante, déterminée à changer jusqu’aux fondements de l’édifice. Il y a ces hommes dont on n’entend pas la voix, mais dont les mains bâtissent dans l’ombre et l’humilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique, comme le Mali, n’a pas besoin de pitié. Ce dont nous avons besoin, ce sont des partenaires ; pas d’une aide conditionnée, mais de confiance. Cette phrase revient dans toutes les bouches. Les opportunités dont regorge le continent sont connues : elles sont relatées dans les magazines, les journaux, expliquées et présentées par les théoriciens et les journalistes économiques de tous bords, sur tous les continents depuis des décennies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais pourquoi certains pays ne décollent-ils pas comme d’autres en Afrique ? C’est une question que beaucoup se posent. Si le Rwanda a réussi à mettre son plan Vision 2050 sur les rails, si le Sénégal a lancé son Plan Sénégal Émergent (PSE), si le Bénin met en œuvre son Plan National de Développement (PND) et que ces efforts semblent porter leurs fruits, même lentement… Pourquoi devrions-nous croire que d’autres pays comme le Mali, ou les deux Guinée, ne pourraient pas, eux aussi, trouver leur nouveau souffle ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le décollage est-il une question de vision, de stabilité, d’éducation, de volonté politique ? Peut-être qu’un jour nous aurons une vraie réponse ! Ou peut-être devrions-nous la chercher en chacun de nous, plutôt que de l’attendre des autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne finirons jamais de faire l’analyse « SWOT » de nos pays et bien que «comparaison ne soit pas raison», «apprendre de l’expérience des autres, c’est éviter des déconvenues ». Et cela vaut pour chacun d’entre nous. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin : Mountaga Tall : soutien, centriste puis opposant</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-mountaga-tall-soutien-centriste-puis-opposant-3107314.html</link>
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<description><![CDATA[ Les membres du grin se disent témoins des multiples changements de positionnement de Me Mountaga Tall vis-à-vis de la Transition. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 01:55:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils pensent que le pionnier de la démocratie malienne a beaucoup contribué à l'installation de cette Transition, il l'a soutenue corps et âme en lui donnant une certaine légitimité, ensuite il s'est mis au centre en jouant l’impartial et, aujourd'hui, il se positionne en opposant farouche.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au grin, ils se rappellent de cette fameuse interrogation lancée à l'époque par Me Tall ; à savoir : "Où est le coup d’Etat quand le président en exercice dit clairement je démissionne ?" Les membres disent avoir compris à travers cette interrogation, une légitimation du coup d'Etat contre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>feu le président Ibrahim Boubacar Kéita (IBK).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les membres affirment l'avoir vu plus tard aiguillonner les militaires pour l'organisation des élections libres et transparentes. Maintenant que ces derniers ont dissous les partis politiques, il a engagé une bataille juridique pour faire annuler la dissolution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il va jusqu'à dire que pour la stabilité du pays, le président de la Transition doit renoncer au mandat de 5 ans. Le vieux politique a reconnu que ses expériences politiques n'ont pas fait le poids face aux militaires disant ceci : "Nous avons été écartés, jetés à terre, maintenant, ils veulent nous traîner derrière eux. C’est trop, nous ne l’accepterons pas".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les membres du grin de conclure que tous les efforts faits par Me Mountaga Tall, depuis le début de la Transition jusqu’à nos jours, ont été tous couronnés d'échecs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père :  Faisons appel à la science !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-faisons-appel-a-la-science-3107311.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 1er juillet dernier, cher grand-père, le Mali s’est réveillé avec des attaques terroristes. Oui grand-père, sept attaques sur le seul territoire malien. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 01:45:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des attaques armées et kamikazes, simultanées et orchestrées aux mêmes heures. Le 1er juillet, le tout, tôt le matin. En plus des symboles de l’Etat et des bases militaires maintenant des sites industriels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette guerre asymétrique, faut-il aller dans le sens de ‘’je suis plus fort que lui’’ ou ‘’je suis invincible’’ ?<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Est-ce une démonstration de force qu’il faut enclencher entre nous et des gens sans foi ni loi ? Oui au soutien et à l’appui à nos forces armées et de défense mais dans quel sens et comment faire ce soutien ? Qui tue le mieux ? Est-ce le bon chemin contre le terrorisme ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la lutte contre le terrorisme a-t-on besoin d’un autre extrémisme violent accompagné de publicité ? Notre stratégie est-elle bonne? La communication que nous faisons autour de ces attaques en milieu urbain, quelle est réellement son impact ? A quoi prépare-t-elle ? Une autre attaque plus terroriste ? Et contre qui ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ne devrions-nous pas enfin nous dire que nous faisons face à une intelligence maléfique mais hautement supérieure. Une intelligence maléfique dans le seul objectif d’aller en crescendo dans son objectif terroriste. N’est-ce pas une victoire pour l’esprit maléfique qui veut nous voir paniqués et livrés à des lynchages ou des exactions sans enquête, sans investigation et sans jugement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Demandons-nous qui perd dans ça ? La prochaine cible que nous ignorons tous sauf ceux qui ont orchestré ce 1er juillet contre nous. Qui tire les ficelles ? Qui orchestre ? Devons-nous l’aider dans son objectif terroriste dont l’unique et seul but est de ‘’semer la terreur’’ sur notre territoire. Quel que soit l’auteur ou le clan.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faisons appel à la science et répondons avec stratégie. Ne nous livrons pas à la passion et au sensationnel. Quand il y a une attaque urbaine, préparons des forces armées spécialisées à intervenir et que la population aide en dénonçant les suspects. Ouvrons des enquêtes et évitons aux innocents de mourir. Cela n’est que victoire pour la force du mal. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La commination de la lutte contre le terrorisme, ce banditisme idéologique extrémiste, doit se faire avec haut tac et grande stratégie. Savoir ce que veut la force du mal pour ne pas l’aider. Contre le terrorisme, une communication publicitaire du plus fort ne serait pas la bonne stratégie. L’Armée est brave, rien à prouver ! Faisons appel à la science. A mardi pour la 306ème lettre. Inch'Allah!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Martyrs…trahis ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-martyrstrahis-3107259.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-martyrstrahis-3107259.html</guid>
<description><![CDATA[ Ces 10, 11, 12 et 13 juillet 2025 consacraient le cinquième anniversaire de  la répression des manifestations organisées par le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) sous le régime du Président Ibrahim Boubacar Kéita. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 12:13:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des journées de braises ! Dans un rapport d’enquête à l’époque, la Minusma a fait cas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« de 14 manifestants morts dont deux enfants, 40 manifestants blessés lors des interventions des forces de maintien de l’ordre et 118 agents des forces de défense et de sécurité dont 81 fonctionnaires de police blessés du fait d’actes de violence imputables aux manifestants ». Le quartier de Badalabougou, où se trouve la mosquée de l’Imam Mahmoud Dicko, fut l’épicentre de ces tragiques évènements. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceux qui ont perdu la vie ou qui ont été blessés ces jours-là se battaient pour un véritable changement dans la gouvernance du pays. Excédés des années d’espoirs déçus sur fond de promesses non tenues, ils aspiraient à un avenir meilleur dans un pays débarrassé des tares de la corruption et de la mauvaise répartition des ressources publiques. Ils voulaient une lutte implacable contre le cancer de la corruption et la fin de l’impunité. Ils sollicitaient plus d’efforts du gouvernement dans la lutte contre la cherté de la vie. Ils demandaient plus de justice. Ils exigeaient plus de transparence. Ils réclamaient la fin de l’insécurité et la sécurisation de nos villes et campagnes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que sont devenues ces doléances ? « Il n’y a que la vérité qui blesse », dit-on. Dans une tribune qu’il a intitulée « Répondons à l’appel du Mali ! », Dr Choguel Kokalla Maïga, celui-là même qui a conduit l’action gouvernementale en qualité de Premier ministre de juin 2021 à novembre 2024 au nom du M5-RFP, a fait un aveu terrible sur un système qu’il aura largement contribué à imposer à la population. «…Toutes les anciennes méthodes et pratiques du pouvoir défunt combattues par le Peuple malien refont surface : extension de la misère, exposition ostentatoire de richesses mal acquises d'une minorité pendant que la majorité du Peuple croupit dans la misère, la corruption généralisée, surtout la corruption de la jeunesse et des gens les moins vertueux notoirement connus, enlèvements, emprisonnements et menaces systématiques pour délit d'opinion, agressions verbales, injures et menaces de toutes sortes dans le but de réduire au silence les gens vertueux et responsables, élimination politique de toute voix discordante en utilisant la Justice, réduction au silence<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de tous les acteurs gênants par la peur généralisée, la remise en cause systématique des principaux acquis du changement de 2020 ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>De quoi tomber des nues !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cinq ans après, force est de se rendre à la cruelle évidence que les martyrs de Badalabougou et ailleurs sont morts à jamais. Bel et bien morts ! Et pour rien ! La preuve par X. La démocratie ? Elle est sous les bottes. Le pouvoir d’Etat ? Il est confisqué par les auteurs du coup d’Etat du 18 août 2020 et leurs soutiens ! Que dire des arrestations et emprisonnements de citoyens pour leurs opinions ? Des enlèvements et séquestrations de personnes ? De la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dissolution des partis politiques et associations à caractère politique ? Des menaces plombant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les libertés ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les martyrs des 10, 11, 12 et 13 juillet 2020 et les blessés à vie ont été trahis par les responsables du M5-RFP, dont certains ont vendu le combat commun à vil prix. Les Judas du Mouvement insurrectionnel se sont rendus complices de la restauration de l’ordre kaki. Ils ont renié les engagements d’hier portés par la vox populi exigeant un changement dans la gouvernance du pays. Ils ont trahi la lutte sur l’autel des ambitions personnelles et égoïstes. « Chaque cause a ses traîtres », selon un adage.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique : Entre devoirs et déboires</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 01:44:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une situation de crise aiguë, en tant que citoyens, nous avons des devoirs envers la Nation, malgré nos déboires. Les urgences se succèdent à un rythme infernal, laissant souvent très peu de répit. Qui plus est, les urgences varient d’un individu à l’autre, d’un milieu à l’autre. Il y a surtout ceux qui crient beaucoup, qui se plaignent de tout et de rien, pensant qu’il n’y a pas plus malheureux qu’eux.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A côté d’eux, il y a certains qui gardent le silence, un silence qui cache souvent de grosses tempêtes intérieures. Car après tout, aussi forts sommes-nous que nous n’en sommes pas moins vulnérables. Face aux difficultés innombrables et paraissant insurmontables, la foi peut vaciller et l’espoir être mis en berne. Des moments durant lesquels on a plus tendance à voir plus les défauts que les efforts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a des instants où l’on se sent tellement impuissant qu’on se dit à quoi bon parler ? Comment pouvoir trouver les mots pour expliquer l’inexplicable ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les pesanteurs de la vie étant ce qu’elles sont, il nous arrive de ne pas bien distinguer le futile de l’utile. Mais avoir le dos au mur face aux difficultés ne signifie pas, de façon fatidique, une fin. Cela peut nous inciter à nous réinventer pour une renaissance. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est quelque part l’école de la vie, entre devoirs et déboires. Et on ne peut s’empêcher de faire siens ces propos du chanteur qui disait : « à l'école de la vie, y'a des matières obligatoires. Et certains cours sont en option pour te former à ton histoire. La vie démarre souvent avec le prof d'insouciance, il est utile, il t'inspire et puis il te met en confiance. Mais juste après vient le cours des responsabilités. Tu découvres les maux de tête et les premiers contrôles ratés. Le cours de curiosité est un passage important, en le comprenant assez tôt, on gagne pas mal de temps ». Et les autres cours vont se succéder jusqu’à la fin de notre vie. C’est pourquoi les sages disent qu’on ne cesse jamais d’apprendre et que chaque évènement, heureux ou malheureux, constitue des leçons de vie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puissions-nous tirer les leçons de tout ce qui nous arrive avec discernement et sans passion. Puissions-nous savoir nous remettre en cause, sans parti pris et chercher à gommer ce qui ne va pas afin de laisser briller le meilleur de ce qu’on a en nous. Entre devoirs et déboires, il y a les hauts et les bas, des bas qui doivent servir de tremplin pour mieux rebondir et prendre de la hauteur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Salif SANOGO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Focus : Stabilité sociale !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-stabilite-sociale-3107201.html</link>
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<description><![CDATA[ Au moment où le gouvernement engage une politique salariale ambitieuse dans le cadre du Pacte de Stabilité sociale et de Croissance, l’annonce d’une grève de 144 heures par le CEN-SNESUP, du 7 au 12 juillet 2025, soulève autant de questions que d’inquiétudes. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 01:29:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce mouvement, bien qu'adossé à des revendications considérées légitimes, intervient paradoxalement dans un contexte de revalorisation générale des salaires publics. Cette démarche, décidée par les autorités de la Transition, visait précisément à apaiser les tensions et à répondre aux attentes des travailleurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le timing de cette grève interpelle. Tandis que le gouvernement fait preuve d'une volonté politique manifeste en honorant ses engagements financiers – plus de 103 milliards FCFA mobilisés pour la hausse du point d’indice d’ici 2030 – certains syndicats jugent les efforts insuffisants. Ils dénoncent une surdité institutionnelle, illustrant un décalage préoccupant entre les actions concrètes de l’exécutif et la perception des acteurs syndicaux. Faut-il y voir une crise de confiance, ou une tentative de récupération d’un mécontentement latent par des courants politiques en quête d’influence ? Le climat social se tend, et les étudiants deviennent les premières victimes collatérales d’un bras de fer dont l’issue reste incertaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Pacte de Stabilité sociale et de Croissance, signé le 25 août 2023, incarne pourtant une volonté assumée de rénover le dialogue social, de réduire les inégalités et de soutenir la transformation économique du Mali. Composé de 125 activités programmées, il repose sur une logique tripartite, associant gouvernement, syndicats et patronat dans une vision commune de justice sociale. C’est un cadre ambitieux, conçu pour garantir l'équité et le progrès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, la pleine efficacité de ce Pacte est mise à l'épreuve par des entraves. L'absence d'élections professionnelles dans plusieurs secteurs et le flou autour de certains mécanismes d’évaluation continuent d'entretenir le doute sur les intentions des syndicats vis à vis de la Transition. Les majorations salariales, bien qu’importantes et symboliquement fortes, ne sauraient résoudre à elles seules l'intégralité des frustrations accumulées trop longtemps. Les revendications dépassent souvent la simple rémunération pour toucher de manière opportuniste aux conditions de travail, à la reconnaissance professionnelle ou à la liberté syndicale, des aspects fondamentaux pour un dialogue social serein et constructif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’heure où le Mali est confronté à des crises sécuritaires persistantes, maintenir la paix sociale n'est pas seulement un objectif louable, mais un impératif national. La Transition mise sur le Pacte de Stabilité comme un outil structurant pour asseoir sa légitimité et assurer la stabilité d’un pays en crise. Elle doit néanmoins composer avec une exigence citoyenne croissante et la présence d'acteurs politiques opportunistes présents dans le milieu syndical, et souvent enclins à transformer les revendications sociales légitimes en un procès politique contre le pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si le dialogue franc et la transparence ne prévalent pas, le Pacte de Stabilité risque de devenir un document d’intentions sans portée transformative réelle. Or, la stabilité sociale ne se décrète pas ; elle se construit avec constance, un dialogue continu, une transparence accrue et, surtout, un courage politique inébranlable des deux côtés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est à la croisée des chemins. L’État doit continuer à traduire les engagements en actes, à écouter attentivement les voix divergentes, tout en ayant la fermeté nécessaire pour réaffirmer la centralité de l’intérêt général. La paix sociale est à ce prix, et elle est non négociable pour l'avenir de la nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, plus que jamais, nous voulons la paix pour nos épouses, familles, enseignants, étudiants, et pour toute une nation qui a assez souffert et qui aspire maintenant à reconstruire sa souveraineté dans le développement durable de ses ressources avec dignité et sérénité. Rien de plus !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La Rédaction</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Coogan Anta : Mali : attaques coordonnées, riposte déterminée, enjeux révélés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/coogan-anta-mali-attaques-coordonnees-riposte-determinee-enjeux-reveles-3107142.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 1er juillet 2025 restera gravé dans la mémoire collective malienne comme le jour d&#039;un théâtre offensif terroriste d&#039;une rare ampleur et d&#039;une inquiétante sophistication. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 12 Jul 2025 01:42:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce jour-là, plus de sept localités à travers le territoire national ont été simultanément ciblées par des attaques terroristes coordonnées, inédites tant par leur synchronisation que par les moyens technologiques employés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette menace multiforme, les populations locales sont sorties spontanément pour saluer la réactivité exemplaire des Forces armées maliennes (FAMa). Selon un communiqué officiel recoupé par plusieurs sources dignes de foi, en dépit de la violence et de la brutalité de l'assaut, plus de 80 terroristes ont été neutralisés. Pas que, également des équipements stratégiques protégés ont été récupérés et des populations civiles mises à l'abri.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais derrière cette épreuve militaire, c'est un faisceau de signaux que le gouvernement malien se doit désormais de décoder avec lucidité et fermeté. Car ces attaques simultanées, survenues dans un contexte régional hautement inflammable, n'ont rien du fruit du hasard.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le communiqué gouvernemental évoque avec prudence, mais fermeté, l'hypothèse d'une immixtion étrangère délibérée visant à déstabiliser la jeune Confédération AÉS. La mise en œuvre quasi simultanée d'attaques dans les trois pays membres en serait la preuve la plus manifeste. Je dis qu'il est temps d'appeler le chat par son nom. Il y a des preuves, qui sont alimentées par des discours belliqueux et des attitudes antagonistes de la part de certains États, comme l'Algérie de Tebboune. Il est nécessaire de le contraindre à dévoiler son plan funeste envers le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'AÉS, qui n'a pas fini de convaincre à l'interne, à peine née, est devenu un projet souverain qui dérange. Il faut dire que la naissance et la montée en puissance de l'AÉS, union géopolitique novatrice fondée sur des principes de souveraineté, de sécurité collective et de développement endogène, contrarient ceux habitués à exercer leur influence en Afrique via des leviers classiques : accords militaires asymétriques, dépendance économique ou manipulation de l'opinion publique à travers une certaine presse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès lors, la multiplication d'attaques simultanées, la diffusion d'images de guerre psychologique et l'exploitation médiatique de la situation s'inscrivent dans un schéma d'opérations hybrides, combinant violence armée et guerre informationnelle, entre silence complice et réécriture des faits. Il est aujourd'hui indéniable que parallèlement à l'action militaire, le Mali fait face à un front médiatique de plus en plus agressif. Plusieurs médias internationaux, réputés financés ou influencés par des intérêts étrangers, se sont empressés de minimiser la portée de la riposte des FAMa, allant jusqu'à présenter les assaillants comme des "groupes armés non identifiés" ou de "simples combattants locaux", gommant volontairement les preuves de leur appartenance à des organisations terroristes bien connues.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pire encore, une certaine presse a choisi d'orienter sa narration sur des angles défaitistes, mettant en doute la cohésion nationale ou insinuant des divisions internes, au moment même où la population malienne montrait unité, résilience et soutien sans faille à ses forces armées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette désinformation organisée participe à un brouillage du réel qui nuit non seulement à la perception internationale de la situation, mais tente de saper le moral d'un peuple en lutte pour sa souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré la complexité du moment, le peuple malien est resté debout. Dans les villes ciblées comme dans les capitales régionales, des élans de solidarité, de mobilisation populaire et de résistance civique ont été observés. Les familles des martyrs ont reçu l'hommage de la nation. Les blessés ont été pris en charge. Et partout, la conviction s'est renforcée : le terrorisme ne passera pas. En raison de sa mémoire historique et de son enracinement culturel, le Mali est conscient que chaque épreuve constitue une évaluation de sa souveraineté. Et qu'en ce 1?? juillet 2025, ce n'est pas seulement une riposte militaire qui s'est exprimée, mais un acte de souveraineté assumée, dans un monde dans lequel les masques tombent et les jeux d'influence se dévoilent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette guerre multidimensionnelle, le Mali ne se bat pas uniquement contre des ennemis armés, il se bat pour son avenir, sa dignité, son autonomie. Et à travers lui, c'est toute l'Afrique souveraine qui observe, espère et se prépare.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Seidina O DICKO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entre Nous : Un autre cap franchi</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-un-autre-cap-franchi-3107119.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 1er juillet 2025, les combattants affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) ont attaqué trois unités industrielles dans la région de Kayes ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 12:00:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s’agit de l’Usine Stones de l’opérateur économique Ibrahim Diawara, de l’usine des chaux de Madani Diallo et du site industriel Diamond Cement Factory. Les dégâts causés sont énormes. Infrastructures et véhicules incendiés ! Des morts d’hommes! Des enlèvements ! Des milliards partis en fumée ! Un coup très dur pour un tissu économique déjà fragilisé ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le gouvernement de transition du Mali n’a pas mentionné dans ses communications officielles, les attaques contre ces unités industrielles. Pour le moment, le ministère indien des Affaires étrangères a confirmé dans un communiqué en date du 2 juillet 2025, la prise en otage de trois ressortissants indiens lors de l’attaque contre Diamond Cement. Le gouvernement indien condamne cette attaque déplorable et appelle les autorités maliennes à prendre « toutes les mesures nécessaires, pour assurer la libération rapide et sécurisée » des travailleurs enlevés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces attaques d’unités industrielles marquent un autre cap dans la guerre, menée par les combattants des groupes armés radicaux. Jusque-là, ils avaient épargné les infrastructures de ce genre. Ils s’étaient limités à incendier les engins des entreprises en charge de la réalisation de certains ouvrages, comme ce fut récemment le cas de la société chinoise Covec en charge du tronçon Kayes-Diéma. Des actes similaires ont été enregistrés dans les régions de Ségou et de Mopti. Des sabotages des ponts ou des installations téléphoniques, ont été enregistrés dans plusieurs localités du Mali. Vers la frontière guinéenne, un site minier appartenant à des chinois a été leur cible.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les attaques contre ces trois unités industrielles portent un sévère coup à l’image du gouvernement de transition, dans un contexte marqué par les hésitations des investisseurs à venir ou à rester au Mali. Elles interviennent seulement après la visite effectuée par le Président de la Transition en Russie. Une visite au cours de laquelle ont été signés plusieurs accords permettant aux entreprises russes de venir investir au Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne faut pas voir dans ces attaques des actions isolées ou désespérées, de la part des groupes armées extrémistes. Elles marquent un virage stratégique dans cette guerre, afin de créer les conditions d’une asphyxie économique. Elles s’inscrivent dans une stratégie globale visant à isoler davantage le gouvernement de transition. Bamako aura toutes les difficultés du monde à rassurer les potentiels investisseurs de sa capacité à créer les conditions nécessaires à la sécurisation de leurs investissements. Aussi, une partie de l’opinion dopée par le « discours souverainiste » commence à se poser réellement des questions sur la capacité des autorités de transition à assurer la sécurité sur l’ensemble du territoire national.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des attaques de ce genre se multiplieront autant que possible. Désormais, il faut craindre une extension du théâtre des opérations vers les sites miniers. Dès maintenant, des dispositions doivent être prises pour renforcer la sécurité autour des installations minières, partout sur l’ensemble du territoire national, notamment dans la région de Kayes. C’est une urgence absolue.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Par Chiaka Doumbia</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’œil de Le Matin : Nous mettre à genoux pour mieux piller nos ressources</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-nous-mettre-a-genoux-pour-mieux-piller-nos-ressources-3107083.html</link>
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<description><![CDATA[ «Mais, ce sont des gosses ! Comment des enfants peuvent-ils commettre de telles atrocités et s’exposer à une mort certaine de cette manière ?» ! ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 01:43:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est le cri (que je dirai de détresse) de ma benjamine, Inah, en voyant les images des attaques simultanées qui ont visé 7 localités maliennes (Nioro, Molodo, Sandaré, Nioro du Sahel, Diboli, Gogui et Kayes) le mardi 1ᵉʳ juillet 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hélas, les Groupes armés terroristes (GAT) enrôlent de plus en plus d’adolescents pour accomplir leur sinistre dessein, commettre leurs crimes. Je ne dirais pas «cause», car ce mot dégage généralement un parfum de noblesse. Des enfants et des adolescents enrôlés et endoctrinés de gré ou de force. «Les terroristes ne nous laissent pas le choix. Dans notre zone, on demande à chaque famille de fournir tant de jeunes ou à défaut de payer une forte somme en compensation. Rares sont les familles qui ont les moyens de payer cette somme, surtout qu’elles ne parviennent plus à cultiver comme jadis et qu’on leur a arraché leur cheptel. Elles n’ont donc d’autre choix que de laisser partir les enfants. Il faut aussi reconnaître que cela nous met à l’abri de leurs exactions», nous confiait récemment un leader communautaire du centre du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En dehors de cette exploitation des enfants pour un dessein dont ils ignorent réellement les vraies motivations, nous avons été ébahis devant les équipements récupérés à la suite des attaques du 1ᵉʳ juillet 2025. Du lourd, comme dirait l’autre ! Les GAT utilisent maintenant même des drones kamikazes ! Comment ces illuminés parviennent-ils à s’offrir des armes si modernes et si coûteuses ? Ce n’est pas sans doute avec les revenus tirés du vol de bétail ou de certains trafics. En fait, ces armes sont de nouvelles preuves que le terrorisme est financé et imposé à nos États. Et les bailleurs de fonds sont connus en partie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Ukraine a ainsi officiellement reconnu son soutien à certains groupes en rupture avec le banc de la République et qui écument la zone frontalière avec l’Algérie, l’autre parrain de la rébellion puis du terrorisme dans l’Adrar des Ifoghas. Notre pays avait aussi réussi à réunir des preuves accablantes contre la France. Mais, les Nations unies ne nous ont pas laissé les montrer au monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Après les drones kamikazes, voilà maintenant qu’un terroriste armé d’un fusil de précision Barrett M82 flambant neuf apparaît à la frontière algérienne», rapportait un observateur (Momo Traore) sur «X». Qui leur fournit ces armes ? «Pour dissimuler la complicité de certains pays, les apatrides prétendront que ces armes ont été prises dans nos camps militaires. C'est absolument faux ! Le Barrett M82 n’est pas une arme russe, alors que presque tout l’équipement des FAMA est d’origine russe», répond-t-il. Et de poursuivre «Cette arme n’a jamais fait partie de nos arsenaux. La vérité est évidente : ces armes sont introduites par des canaux extérieurs, via la Mauritanie et l’Algérie».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour notre observateur averti, «ce n’est pas une accusation sans fondement ; on ne trouve pas par hasard une arme aussi sophistiquée qu’un Barrett M82 dans le désert. Les traîtres et leurs alliés tenteront de brouiller les pistes, mais les faits sont là. Il y a des commanditaires, des logisticiens et des complices».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous devons comprendre que le terrorisme est loin d’être une guerre de religion. C’est un harcèlement néocolonial pour briser notre résistance, nous mettre à genoux afin de mieux profiter de nos ressources. Pour nous avoir à leur merci, ceux dont le rayonnement économique repose sur nos ressources ne font pas dans la dentelle. Le terrorisme leur offre ce double avantage de précipiter l’écroulement du fondement de nos Républiques. Primo, en décimant notre jeunesse partagée entre deux camps opposés. Aussi bien les soldats et que les terroristes tués sont des jeunes Maliens qui auraient été plus utiles à nos pays sur les chantiers du développement. Secundo, cette menace presque permanente contraint nos États à tourner le dos aux projets de développement pour payer des armes et se défendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme le disait récemment Mme Rokiatou Diakité dans un article publié dans «Le Matin» (LE TERRORISME AU SAHEL : Une stratégie d’extermination silencieuse de la jeunesse africaine/Le Matin N°641 du mercredi 25 juin 2025), les conflits au Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, Nigeria, Tchad et aujourd’hui le Bénin et le Togo) ont fait des dizaines de milliers de morts, avec «une immense majorité constituée de jeunes hommes en âge de travailler, de défendre, de construire pour s’épanouir et bâtir leur pays». Que ce soit dans les rangs des Forces armées nationales (FAMa et autres) ou chez les groupes armés, les morts se comptent chaque jour par dizaines, voire par centaines, laissant derrière eux des communautés brisées, des économies rurales asphyxiées et des nations privées de leur avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Aujourd’hui, le Sahara et la Méditerranée ne sont plus les seuls cimetières de nos bras valides. Le Sahel, ces dernières années, a été transformé en cimetière des jeunes Africains par des obscurantistes, des mercenaires habillés en djihadistes», a-t-elle dénoncé. Mais, nous savons tous que cette guerre n’est pas d’essence religieuse. Mais, qu’il s’agit plutôt d’un conflit «d’expropriation néocolonialiste par élimination». Derrière les apparences religieuses ou tribales, a dénoncé Rokiatou, se cache en réalité une logique impérialiste crue : «Si tu veux hériter de ce qui ne t’appartient pas, il te faut éliminer les héritiers légitimes» !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette formule résume l’enjeu du terrorisme au Sahel. Pour les prédateurs économiques et géopolitiques de l’Occident, affaiblir l’Afrique passe par la suppression de ses héritiers naturels : sa jeunesse, sa force, sa relève ! Nous mettre à genoux pour mieux piller nos ressources ! Voilà tout l’enjeu du terrorisme auquel nous faisons face depuis plus d’une décennie !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moussa Bolly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bien dit : Investissons&#45;nous à construire la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/bien-dit-investissons-nous-a-construire-la-paix-3107079.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 01:25:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«La paix nécessite plus d'investissement que la guerre. Nous devons construire la paix. Jeunes et femmes, nous avons tous notre rôle à jouer. Notre participation construit la paix» !<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adam Dicko<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Présidente Exécutive de l’Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocratie (AJCAD Mali)</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père : Perdus en chemin ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-perdus-en-chemin-3107094.html</link>
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<description><![CDATA[ Je me rappelle, cher grand-père, il n’y a pas longtemps, en 2018 tout près, le Mali entier était dehors pour dire : Stop au pouvoir exorbitant que prônait le projet de constitution pour le président de la République. « An Tè A bana » ! « On dit Non, c’est tout » ! Un slogan national pour stopper le projet de révision constitutionnelle. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 19:29:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien avant, les réflexions étaient en cours pour diminuer le pouvoir du président. Pour plusieurs Maliens, le président était omnipotent et irréversible. Il fallait l’alléger un peu. Puiser dans son pouvoir pour en donner un peu à l’Assemblée. Et enlever sa main dans la judiciaire pour que la Cour suprême et constitutionnelle ne lui soient redevables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant tout cela, le débat était avancé qu’il fallait renforcer les élus locaux. Il fallait donner à nos collectivités leur autonomie dans l’élaboration de certaines politiques et leur gestion. Il fallait permettre aux collectivités d’élaborer des politiques de vision et aussi les exécuter. Et que le gouvernement soit arbitre. Le suivi-évaluateur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On était avancé jusqu’à refuser des élections tripatouillées et dire non à tout projet de séquestration du pouvoir et des institutions par qui que ce soit. On savait même prédire. Lire dans les pensées afin d’empêcher tout président en fin de mandat qui veut se faire succéder par son fils ou son Premier ministre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’était normal de sortit au boulevard pour demander des comptes sur nos ‘’mougan-mougan’’, pardon, ‘’soubahanalah’’, pour demander des comptes sur la sécurité. On ne se limitait plus à forcer des interpellations devant l’Assemblée nationale, mais on exigeait des démissions. Notre voix ne portait pas seulement, c’était la voie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, on avait commencé déjà à rêver des élus du plus profond de nos terroirs, venir au congrès en députés ou sénateurs, discuter les problèmes du fond du pays. Pas que seulement ceux qui vivent les faits derrière leurs petits écrans. On voulait ça déjà. Des collectivités renforcées, des vraies institutions pour trouver des solutions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et par cela, on avait déjà pensé que la science, la politique et la force allaient mutualiser leurs efforts pour vaincre l’ennemi par la lumière, la justice et à la rigueur, les armes. Mais non grand-père, tout semble se passer comme si nous nous sommes perdus de chemin. Nous voilà, atterris là où, tout est décret et le décret peut tout. Ma 305ème lettre. A mardi Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Lettre de Koureichy</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se	passe au Grin : Changement de front</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-sepasse-au-grin-changement-de-front-3107092.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 17:41:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les membres du grin s'inquiètent de la recrudescence des attaques terroristes dans toutes les régions du Mali ces derniers temps. Ils affirment que malgré les efforts déployés sur le terrain les terroristes multiplient les attaques. Ils s'étonnent même de voir que les actions des forces du mal ont pu toucher plusieurs localités et de façon simultanée.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, tôt mardi dernier, des jihadistes ont attaqué des positions de l'armée dans sept localités de l'ouest du pays. Notamment la grande ville de Kayes, Nioro du Sahel, Niono, Molodo, Sandaré, Gogui et Diboli. Des attaques simultanées, facilitées par l'utilisation accrue de drones kamikazes par les terroristes, selon l'armée malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces différentes attaques des forces obscurantistes qui ont visé majoritairement les emprises des forces armées et de sécurité du Mali n'ont, aux yeux des membres, d'autres objectifs que de semer la panique au sein de la société. Toutefois, les membres s'interrogent de la facilité avec laquelle ces djihadistes se déplacent d'un lieu à un autre sans que nos autorités ne soient au courant. Ils se déplacent à traversant les villages, les hameaux et autres sans que nos autorités ne soient alertées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au grin, ils saluent le courage et la détermination de nos forces de défense et de sécurité à défendre notre patrie. Ils invitent, à cet effet, les maliens à doubler de vigilance et soutenir les FAMa dans leurs missions de sécurisation du territoire et des populations. Les membres du grin demeurent convaincus que soutenir l'armée dans la sécurisation est un impératif pour tous et non une option. Il en va de la survie de tout une Nation. Ils pensent que notre rôle est de leur apporter le soutien nécessaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Précédent sans danger ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-precedent-sans-danger-3107002.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Conseil national de transition (CNT) a, à l’unanimité de ses membres présents, adopté, le 3 juillet 2025, le projet de loi portant révision de la Charte de la Transition : 131 voix pour, 0 contre et 0 abstention. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 13:16:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le rapport de sa Commission des Lois constitutionnelles, de la Législation, de la Justice, des Droits de l’homme et des Institutions de la République, « le Président de la Transition remplit les fonctions du Chef de l’Etat pour une durée de cinq (5) ans, renouvelable autant de fois que nécessaire, jusqu’à la pacification du pays, à compter de la promulgation de la présente charte. Toutefois, cette durée est révisable dès la création des conditions permettant l’organisation d’élection présidentielle transparente et apaisée ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toujours selon ce rapport, « le Président de la Transition, les membres du gouvernement de transition et les membres du CNT sont éligibles à l’élection du Président de la République et aux élections générales qui seront organisées pour marquer la fin de la transition ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui tranche avec l’article 9 de la loi n°2022-001/ du 25 février 2022, portant révision de la charte de la transition. «Le Président de la Transition n’est pas éligible aux élections présidentielle et législatives qui seront organisées, pour marquer la fin de la Transition. La présente disposition n’est pas susceptible de révision.»<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet article a été verrouillé dès l’adoption de la charte. En droit constitutionnel, on appelle ça une « clause d’éternité » ou « clause d’intangibilité ». Cette clause « vise à protéger certaines valeurs et principes essentiels à l’abri de toute modification, même si la majorité envisage de les changer ». En adoptant ce projet de loi, les membres du CNT brisent la « clause d’éternité». Et ouvrent, ainsi, la voie à un précédent fâcheux, voire dangereux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après l’adoption par le Conseil des ministres puis le vote par le CNT, comme une lettre à la poste, on ne saurait s’attendre à un miracle de la part de la Cour constitutionnelle du Mali. Le rejet de ce texte par ses ‘’neuf sages’’ serait sans aucun doute la plus grande surprise de l’année. Si par extraordinaire, la Cour constitutionnelle rejette le texte adopté par le CNT, l’histoire en tiendra compte. Si elle le valide, l’histoire en tiendra également compte. Et son jugement reste impitoyable. Qu’ils soient bons ou mauvais, les arrêts rendus par d’éminents juristes ont traversé le temps pour être des références jurisprudentielles. Le Président Amadou Ousmane Touré et les membres de la Cour constitutionnelle font face à l’histoire.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une transition où le maître mot est la refondation, il est impératif de rompre avec les anciennes pratiques. Si l’idéal ou la volonté est de construire un Mali nouveau, il y a des normes et des principes à ne pas transgresser. La presse professionnelle est interpellée, plus que jamais à jouer sa partition de sentinelle vigilante.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, les auteurs du coup d’Etat du 18 août 2020 et leurs soutiens s’installent au pouvoir sans vote. Ils violent les clauses d’éternité de valeur constitutionnelle, introduites par leur propre soin dans la Charte de la transition. Si la Cour constitutionnelle valide cette charte révisée, devrait-on s’étonner de voir un jour remise en cause au Mali la forme républicaine, laïque et démocratique de l’Etat ?<span style="mso-spacerun: yes;">   </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Googan Tan : Lutte contre les djihadistes : la carotte et le bâton, une voie pour vaincre le terrorisme au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/googan-tan-lutte-contre-les-djihadistes-la-carotte-et-le-baton-une-voie-pour-vaincre-le-terrorisme-au-mali-3106915.html</link>
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<description><![CDATA[ Les récentes évolutions survenues le samedi 28 juin 2025 illustrent de manière éclatante les avancées tangibles de l&#039;État malien dans sa lutte multiforme contre le djihadisme. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Jul 2025 01:43:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><em><strong>Deux événements majeurs sur le front sécuritaire témoignent non seulement de l'efficacité militaire croissante des Forces armées maliennes (FAMa), mais aussi de la pertinence de leur stratégie inclusive qui combine pression armée et politique d'ouverture envers les repentis. Les dernières attaques djihadistes ( Kayes. Nioro, Bafoulabé), du reste circonscrites, ne changent rien à mon analyse.</strong></em><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'une part, une opération menée dans la localité de Cha-Mane, à 38 km au nord de Ménaka, a permis de neutraliser un chef terroriste étranger affilié à l'État islamique au grand Sahara (ÉIGS), ainsi que son garde du corps. Cette action décisive est un coup dur porté à l'organisation djihadiste, illustrant l'efficacité du renseignement et la réactivité de l'armée malienne sur le terrain. Ce type d'intervention ciblée, assimilable à celui du drone abattu à Tinzawaten,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est une preuve manifeste du savoir-faire des FAMA et vient battre en brèche la thèse algérienne d'un drone menaçant sa sécurité. Il est aussi crucial pour affaiblir les chaînes de commandement des groupes extrémistes et pour démanteler leur capacité de nuisance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'autre part, dans une dynamique complémentaire, un autre front s'est ouvert, celui de la réintégration des combattants désireux de tourner la page de la violence. Le même jour, Boubacar Ibrahim, alias "Oubel", un chef de bande notoire actif dans le cercle d'Ansongo, s'est rendu avec une dizaine de ses hommes aux FAMa dans la zone de Lellehoye. Arrivés à moto, ces ex-combattants ont remis leurs armes et leurs équipements, avant de se diriger vers la ville d'Ansongo. Ce geste de reddition, symbole de renoncement à la violence, ouvre la voie à un processus de réhabilitation et de réintégration dans la communauté nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces deux actions, offensive militaire et accueil des repentis, ne sont pas antagonistes, mais au contraire, profondément complémentaires. Une lutte uniquement répressive risque de générer un cycle sans fin de radicalisation et de représailles. À l'inverse, la réconciliation sans la maîtrise du terrain peut être perçue comme une faiblesse. C'est pourquoi la stratégie la plus prometteuse réside dans un équilibre subtil entre fermeté militaire et main tendue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cette approche, je ne me lasserai jamais de le dire, a été éprouvée ailleurs.</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des exemples internationaux viennent, en effet, renforcer la légitimité de cette double approche. En Algérie, après une décennie noire marquée par la violence islamiste des années 1990, le gouvernement a mis en œuvre une politique de "concorde civile" à partir de 1999. Cette loi a permis la réintégration de milliers d'anciens combattants islamistes dans la société, sous condition de déposer les armes et de renoncer à la violence. Si cette politique n'a pas éradiqué totalement le terrorisme, elle a nettement réduit son emprise et permis à une grande partie du pays de retrouver la stabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>De manière encore plus marquante, le processus de paix en Colombie avec les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) constitue une référence mondiale. Ce groupe de guérilla marxiste, actif pendant plus de cinquante ans, a finalement signé un accord de paix avec l'État en 2016. En échange de la démobilisation et de la reddition, des garanties juridiques, économiques et politiques ont été accordées aux ex-combattants. Le processus reste imparfait, mais il a permis une nette décrue des violences et une réinsertion progressive de milliers d'ex-combattants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Nigeria, le programme de réhabilitation "Operation safe corridor" lancé en 2016 a pour but de réintégrer les anciens membres de Boko Haram. Grâce à une combinaison de soutien psychologique, de formation professionnelle et de médiation communautaire, des centaines de repentis ont pu retrouver une place dans la société, limitant ainsi le potentiel de recrutement de nouveaux djihadistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre pays, confronté à une crise sécuritaire persistante depuis plus d'une décennie, a tout à gagner à renforcer cette stratégie intégrée. Les succès militaires doivent être consolidés par un dispositif clair de traitement des repentis : encadrement juridique, accompagnement social, suivi communautaire, mécanismes de vérité et de réparation. Le retour d'anciens combattants comme "Oubel" doit être accompagné de messages simples pour la population et d'actions pour regagner la confiance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conjuguant la force de la loi et la sagesse de la réconciliation, le Mali peut non seulement affaiblir l'appareil militaire djihadiste, mais aussi tarir son vivier de recrutement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ce double pari, à la fois audacieux et réaliste, pourrait être l'élément clé d'une paix durable chez nous et, par conséquent, dans le Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Seidina Oumar DICKO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décryptage : Comment instituer un état de paix au Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-comment-instituer-un-etat-de-paix-au-mali-3106949.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Jul 2025 01:38:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les récentes attaques narcoterroristes du GSIM à Diboli, Gogui, Kayes, Molodo, Niono, Nioro du Sahel et Sandaré le montrent certainement : la question de la paix est loin de quitter le débat public. La raison est simple : les différents accords de paix au cours des dernières décennies peinent à créer un état de paix, c’est-à-dire un contexte d’entente et d’harmonie sociale où l’horizon de la guerre disparaît</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’état de paix permet à une société de mieux vivre ensemble, et d’accroître le sentiment d’adhésion du citoyen vis-à-vis de la puissance publique. Hélas ! Ce qui est loin d’être le cas au Mali. Car certains ont pensé la paix comme une question secondaire. D’autres l’ont perçue comme symbolique, et continuent de refuser un débat avec des arguments ficelés. Pourtant, la quasi-absence d’un état de paix perpétuel impacte la vie des citoyens et leurs relations avec les exécutifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le droit à la paix<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Here en Bambara, Banni en Songhay, le terme de paix est défini par l’humaniste de Königsberg, Emmanuel Kant, comme suit : « c’est d’abord l’établissement d’une constitution parfaite à l’intérieur de chacun des États (..). Une constitution politique, la meilleure possible, qui instaurera un état cosmopolitique universel assurant la fin de l’état de nature, c’est-à-dire la paix ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la vision kantienne, il s’agit d’une « alliance des peuples, une fédération d’États libres », qui s’oppose à la guerre, ce contexte d’isolement et d’hostilités permanentes. Un contexte de paix qui conditionne le progrès social et moral de l’humanité. Erasme écrivait déjà qu’«il y a des cas où il faut acheter la paix ». Acheter la paix, car tout peuple a droit à la paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ubuntu</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rappelons que déjà au moyen-âge africain, dans l’empire du Mali, l’état de paix renvoie notamment à Soundjata Keïta, figure porteuse de cohésion sociale et d’unité. Puis, dans les années d’hégémonie historique, il rappelle le travail de l’empereur réformateur Songhay, Soni Ali Ber. Dans le Mali contemporain, l’état de paix a été reconstruit par le président Alpha Oumar Konaré pour lequel le clivage paix-guerre était une fourberie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il l’institue par la signature d’accords de paix en lui donnant un contenu précis. Ailleurs sur le continent, le premier président noir sud-africain, Nelson Mandela, architecture une nation arc-en-ciel pour mettre fin à l’apartheid grâce à la notion d’Ubuntu, ce « mouvement continu » vers l’universel relève Souleymane Bachir Diagne. Certes, la notion de paix est multiforme : paix du prophète Mahomet, paix du Christ, paix sociale, paix entre États, paix politique, paix intérieure, etc. Mais, elle est donc cet état pacifique où la société est libérée des agitations imbéciles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Construire un plan de paix</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, le terme de paix prend un coup dans l’aile au Mali depuis que le narcoterrorisme, le grand cimetière, gangrène notre société. Peu à peu, la notion de paix disparaît des débats publics et des discours officiels. Les colombes d’hier sont devenues les faucons d’aujourd’hui. Au bord du trépas, notre rapport à la paix doit intégrer nos fragilités territoriales et institutionnelles. Loin d’insinuer un abandon de souveraineté, la construction d’un plan de paix s’impose. Elle repose sur deux solutions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La première se fonde sur l’idée que chaque État dispose d’une marge de manœuvre, comme la diplomatie, pour créer les conditions d’un état de paix. Le 27 juin 2025 à Washington, la République démocratique du Congo et le Rwanda signent un accord de paix grâce à l’administration Trump. Aujourd’hui, rien ne nous empêche d’activer les leviers diplomatiques pour construire un plan de paix impliquant nos voisins comme l’Algérie, qui dispose des moyens de pression importants sur le Front de libération de l’Azawad. La bonne santé diplomatique d’un État est un indicateur pertinent pour mesurer la capacité de participation des citoyens, au moins pour s’inscrire dans un processus de paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La paix pourquoi, qui et comment ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La deuxième solution pour faire la paix consiste à organiser un débat public sur l’idée même de paix sur le pourquoi, le qui et le comment avec en ligne de mire la question des défis sécuritaires et sociaux. Dans ce cadre, la constitution républicaine de la paix passe par la combinaison du respect des conditions de vie des citoyens, de l’inclusion des différentes communautés et de la clarté des politiques publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le but est de redonner un contenu clair à la notion de paix pour mieux l’adapter au contexte actuel, celui des grands bouleversements climatiques et géopolitiques. D’autres solutions sont possibles pour instituer un état de paix, comme la libération des détenus politiques, la définition d’un agenda pour organiser les différents scrutins. Notre rôle face à l’histoire, c’est de créer des conditions de paix et de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une question : quelles stratégies pour réaliser la paix ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J’agis contre les violences ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je prône l’unité ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je travaille pour réaliser la justice sociale ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J’agis pour le progrès humain ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et vous, quels choix ferez-vous ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Amara<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sociologue</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>BIEN DIT : «Si vous avez peur de prendre des risques au combat, mieux vaut abandonner»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/bien-dit-si-vous-avez-peur-de-prendre-des-risques-au-combat-mieux-vaut-abandonner-3106843.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 02:19:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si vous avez peur de prendre le risque, mieux vaut abandonner le combat. Nous allons déconstruire un système qui nous a été imposé durant plus de 60 ans… Nous n’avons insulté personne, nous n’avons offensé personne… Nous ne sommes contre personne. Nous voulons seulement qu’on nous respecte… Nous ne devons pas avoir peur de faire ce combat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la vie, il faut savoir se battre pour ses convictions. C’est une question d’état d’esprit. Quand le mental est faible, on n’avance pas. Ayez donc un mental en acier… Ce combat, c’est la jeunesse qui doit le mener, car c’est une lutte pour l’éternité. Nous (Général Assimi Goïta du Mali, Capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso et Général Abdourahamane Tiani du Niger) nous essayons seulement de jouer notre partition et de passer la main à d’autres… Menons ce combat sans complexe. Ayons un mental d’acier car ce combat est éternel» !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Général d’armée Assimi Goïta<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Face aux Maliens à Moscou, Russie</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’ŒIL de Le Matin : L’avenir compromis par le snif</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-lavenir-compromis-par-le-snif-3106846.html</link>
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<description><![CDATA[ Plus de 70 % des jeunes maliens «boivent» de l&#039;alcool, dont 25 % sont des filles. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 02:00:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La consommation de la drogue est dans la même proportion, selon le Médecin-colonel Ismaïla Macalou, secrétaire permanent de la Mission interministérielle de coordination de la lutte contre la drogue (MILD). Mais, nous sommes malheureusement tentés de dire qu’il est loin du compte par rapport à ces statistiques, surtout concernant les filles qui rivalisent aujourd’hui avec les garçons en termes de consommation d’alcool et de drogues.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Pour beaucoup de filles, un garçon qui ne boit pas ou qui ne se shoote pas n’est pas un homme. Elles tiennent la dragée haute à leurs copains», nous confiait récemment un sociologue qui a fait une enquête dans les discothèques et d’autres lieux de loisir de la capitale et de certaines régions sur les fléaux de la drogue et de l’alcool. Ce serait une lapalissade que dire que la consommation des drogues prend de plus en plus de l'ampleur en Afrique, notamment au Mali, où les jeunes sont actuellement les plus touchés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Maintenant que nous savons que la drogue est en train détruire notre jeunesse, que devons-nous faire en dehors de la répression du trafic ? Agir ! Comment ? En suscite la prise de conscience par l’information et la sensibilisation en évitant la stigmatisation. Informer et sensibiliser est très important dans la mesure où ils sont nombreux ces ados qui commencent à snifer de la drogue juste pour frimer. Ils sont loin de connaître toutes les conséquences sociosanitaires de cet acte. Et quand, ils les découvrent, il est malheureusement trop tard dans la plupart des cas.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>«La drogue ce n'est pas une bonne chose, ça détruit. J'aimerais dire à mes amis d'éviter cela, car la drogue détruit et ça met en retard.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>Aujourd’hui, je suis une épave humaine qui a noyé en même temps ses soucis et ses rêves dans la drogue. Il ne me reste aujourd’hui que des regrets», nous a confessé un jeune drogué rencontré dans un quartier du centre de Bamako pendant une enquête sur les stupéfiants et la délinquance juvénile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour être utile à ces ados et jeunes, nous devons savoir quoi leur dire, connaître les effets et les conséquences de la consommation des drogues… Comment savoir que son enfant se drogue afin d’agir avant le stade d’addiction ? «Généralement, les jeunes qui consomment régulièrement du cannabis ont souvent des résultats scolaires plus faibles. L'usage de cannabis peut également précipiter la survenue de troubles psychiatriques (anxieux, dépressifs, syndromes psychotiques)», nous prévenait notre sociologue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les spécialistes, les causes de cette addiction aux produits prohibés et sévèrement punis sont multiples avec des conséquences désastreuses. On peut ainsi citer la dépendance, les surdoses, les accidents, les dommages physiques et psychologiques et, parfois, un décès prématuré. Pourquoi les adolescents sont-ils plus vulnérables aux drogues ? «Le cerveau adolescent présente la particularité d'être dans un état unique de transition et de remodelage qui le rend plus vulnérable aux effets neurotoxiques des substances et à l'apparition de maladies mentales», répond un spécialiste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, l'alcool et les drogues (y compris le cannabis, les drogues illégales et les médicaments sur ordonnance…) peuvent être dangereux, surtout pour le cerveau en développement d'un adolescent. «Parlez avec votre adolescent des drogues et de l'alcool régulièrement avant qu'il y ait un besoin urgent», conseille l’expert. Cela est d’autant important que l’ado peut avoir besoin d'informations pour faire des choix éclairés dans sa vie. Il peut ainsi entendre des informations erronées de la part de ses amis, des médias ou d'autres sources qui lui font penser que «tout le monde consomme des drogues ou de l'alcool». Ce qui n'est pas vrai…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous savons aussi que de nombreux adolescents consomment des drogues ou de l'alcool pour essayer de s'intégrer aux autres. Certains d’entre eux sont curieux et recherchent souvent de nouvelles expériences, notamment celles qui semblent risquées ou excitantes. D’autres pensent que les drogues ou l'alcool peuvent améliorer leur concentration, leur apparence physique ou leur forme ou d'autres aspects de leur vie. «Des filles m’ont dit que le vin améliore le teint de la peau», nous a raconté notre sociologue. Les drogues et l'alcool sont attrayants aux yeux de cette couche parce qu’ils peuvent produire des sentiments comme l'euphorie, le plaisir ou la relaxation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Comment prévenir la consommation de la drogue chez nos enfants ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour de nombreux spécialistes, l'adolescent ou le jeune qui commence par consommer de la drogue est souvent dans le déni et aussi souvent sur la défensive. Il développe des comportements de cleptomanie et de mythomanie ; il devient très exigeant, car il se définit comme quelqu'un qui n'a que des droits et pas de devoirs. L’amaigrissement dû à la malnutrition, une chute rapide des résultats scolaires, la nervosité (bagarreur) dans son environnement, le manque de soin dans son style vestimentaire… sont aussi des signes distinctifs qui doit pousser les parents ou des proches à ouvrir les yeux sur l’ado ou le jeune qui, en ce moment, porte généralement sur lui des objets comme un briquet, des feuilles…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les experts militent pour la mise en place d'un système qui permet d'informer la jeunesse, la création de centres de prise en charge qu'il faut ensuite doter de moyens, la formation du personnel à mettre à la disposition de ces centres... Les parents ont aussi un rôle important à jouer dans cette prévention. En effet, comme disait un expert ivoirien, «les parents doivent être très présents dans la vie de leurs enfants». Pour mieux les aider à ne pas sombrer dans l’enfer de la drogue, il faut surtout éviter de les «culpabiliser», de les «stigmatiser». Au contraire, il faut «les écouter» et surtout être «les premiers à leur parler de la drogue».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour éviter le piège de la drogue à l'adolescence, il faut peser sur l'entourage et le milieu de vie, être conscient de l'importance de l'encadrement, surveillez les fréquentations de l’enfant, instaurer un climat de confiance, être toujours à son écoute et l’encourager à développer ses passions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moussa Bolly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les Soliloques d’Angèle :  Quand nos enfants agissent mal, jusqu’où sommes&#45;nous responsables ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-quand-nos-enfants-agissent-mal-jusquou-sommes-nous-responsables-3106807.html</link>
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<description><![CDATA[ Lorsqu’un enfant brise une vitre, insulte un professeur ou commet un acte grave, la première réaction de beaucoup est immédiate : où sont les parents ? ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 03:47:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans nos rues, nos écoles, nos familles, les mêmes questions reviennent. Mais entre responsabilité légale, éducative et morale, jusqu’où va vraiment le rôle des parents quand un enfant mineur agit mal ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, la loi prévoit que les parents sont responsables des dommages causés par leurs enfants mineurs. Cela signifie que si un enfant blesse quelqu’un ou détruit un bien, ce sont les parents qui devront réparer financièrement, même si l’enfant n’a pas pleinement compris les conséquences de son acte ; c’est ce qu’on appelle la responsabilité civile parentale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan pénal, c’est différent. L’enfant est personnellement responsable de ses actes à partir d’un certain âge (13 ans au Mali). Il est alors jugé selon son degré de discernement, dans des tribunaux spécialisés. Les parents, eux, ne sont pas punis à sa place, sauf s’il est prouvé qu’ils ont manqué gravement à leur devoir de surveillance ou de protection.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La loi dit ce qu’on doit faire. Mais la vie quotidienne, elle, est bien plus complexe. Il est reste que l’absence de cadre, de repères ou de dialogue ouvre la voie à l’égarement. Et c’est là que la responsabilité parentale prend tout son sens : non comme une sanction, mais comme un engagement actif et bienveillant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un proverbe africain dit : « Il faut tout un village pour éduquer un enfant. » Et c’est plus vrai que jamais. Les parents jouent un rôle essentiel, mais l’école, les voisins, les institutions, les médias et même les réseaux sociaux participent à la construction d’un enfant. La responsabilité est donc collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plutôt que de pointer du doigt, il est plus utile d’accompagner, de prévenir, de tendre la main, car un enfant qui agit mal est souvent un enfant qui appelle à l’aide sans le dire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, les parents sont responsables. Mais pas toujours coupables. La responsabilité ne signifie pas punition. Elle signifie présence, attention, dialogue, cadre et amour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que derrière chaque enfant, il y a une histoire. Et parfois, derrière une faute, un appel à l’écoute. Plutôt que de juger les familles en difficulté, aidons-les. Écoutons, orientons, éduquons ensemble.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père :  Ne disons pas ‘’président de la République’’</title>
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<description><![CDATA[ Oui grand-père ! Par aucun orgueil ou ignorance, ne changeons pas une définition scientifiquement reconnue. C’est impossible. Et cela ne fera que nous humilier au-devant le monde. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 02:37:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Tout président de la République est chef de l’Etat mais tout chef d’Etat n’est pas président de la République », un principe d’initiation en droit constitutionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, une première fois, l’étudiant pour qui président et chef d’Etat veulent dire la même chose, découvrira enfin, le mot ‘’République’’. Oui, cette appellation qui donne à un pays et un à Etat toute sa noblesse d’existence et de civilisation. Qui prodigue à un territoire l’image d’éveil et de stabilité. Qui garantit l’investisseur et l’entrepreneur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui cher grand-père, ‘’République’’, cette expression anodine aux yeux du profane, veut dire un pouvoir politique confié sur élection et par mandat, aussi un pouvoir judiciaire indépendant et un législatif mandaté par le peuple. Et le tout sous le regard du peuple qui juge et sanctionne, pas par la Rue mais les urnes. Le vote. Le oui et le non.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, ‘’République’’, ça veut aussi dire, une loi fondamentale qui gouverne tous les pouvoirs. Fixant les limites d’un pouvoir par un autre pouvoir sans aucune intervention de la force ou de la violence. Juste la loi et le juge. Une loi fondamentale (constitution), dont la protection est confiée à un juge du contrôle de la constitutionnalité de tous les actes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, une loi fondamentale, qui dicte comment acquérir le pouvoir, comment l’exercer et comment le laisser. Et cela dans la sécurité totale et la plus grande garantie. Elle mandate les pouvoirs et fixe leur limite. Une République, ça veut dire aussi cette garantie juridique et politique qui attire le monde et tous les investisseurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est elle qui fait d’un pays là où, on est confiant car on n’aura pas à faire des simples mortels dont la simple fin ou faillite peut tout chambouler mais qu’on aura à faire à des institutions. Chaque institution ayant son président, ses vice-présidents et sa modalité de fonctionnement et de remplacement. De la présidence, aux autres instructions jusqu’aux mairies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et ‘’président de la République’’, veut dire un élu qui a respecté la constitution de la République pour être président. Dites monarque, chef d'État, voire même ‘’président du pays’’, mais ne disons pas ‘’président de la République’’. On ne se fâche pas pour mettre ’’le’’ à la place de ‘’la’’. C’est impossible sauf ignorance. Ma 304ème lettre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A mardi prochain. Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lettre de Koureichy<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Focus : Pavé dans la mare !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-pave-dans-la-mare-3106700.html</link>
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<description><![CDATA[ La dissolution des partis politiques par les autorités de la Transition n’a pas manqué de secouer le paysage politique malien. Pour certains, il s’agirait d’un précédent inquiétant. Pour d’autres, d’un acte fondateur. En vérité, c’est un pavé dans la mare, mais un pavé juridiquement calibré, lancé non pas pour couler le débat démocratique, mais pour en assainir les eaux. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 02:10:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5953259668msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">Dans un contexte d’exception où la stabilité nationale est constamment mise à l’épreuve, la Transition malienne revendique des mesures fortes, dont celle de dissoudre les formations politiques. Cette décision, si elle peut choquer, n’est ni un caprice institutionnel ni une dérive autoritaire : elle s’inscrit dans le cadre strict de la Constitution du 22 juillet 2023 et des lois en vigueur. Et c’est justement parce que nous sommes dans un État de droit que certains partis ont immédiatement pu porter l’affaire devant plusieurs juridictions. Loin d’être un signe de verrouillage démocratique, c’est au contraire la démonstration tangible que la machine judiciaire fonctionne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5953259668msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">Les divergences de positions entre tribunaux-certains se déclarant incompétents, d’autres fixant des audiences-ne traduisent pas une cacophonie judiciaire, mais le fonctionnement normal et salutaire d’un système fondé sur la séparation des compétences. C’est une étape procédurale fondamentale, et non un dysfonctionnement. Le droit malien, comme toute démocratie mature, prévoit des recours, des filtres, des arbitrages. C’est ce parcours, de la Cour d’appel à la Cour constitutionnelle, qui permet de forger une jurisprudence solide dans un climat institutionnel où rien ne doit être laissé à l’arbitraire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5953259668msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">Car c’est là que se situe l’essentiel : la conciliation entre libertés fondamentales et impératifs de stabilité nationale. La refondation du Mali ne pourra se faire dans la confusion, ni dans la permissivité totale. Elle exige de la fermeté, certes, mais aussi un socle juridique clair. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5953259668msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">Le Mali Kura ne pourra naître que d’un équilibre entre exigence démocratique et exigence de cohésion. Et ce n’est pas la suppression d’uniformes ou d’anciens sigles qui en déterminera la réussite, mais la capacité à construire un État où le droit demeure la boussole commune.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5953259668msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">L’histoire jugera. Mais en attendant, le droit trace sa route, pierre après pierre, recours après recours, vers une refondation assumée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5953259668msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">La Rédaction</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique : La théorie de la dissonance cognitive</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-la-theorie-de-la-dissonance-cognitive-3106705.html</link>
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<description><![CDATA[ Il parait que les dimanches à Bamako c’est le jour des mariages ! ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 01:41:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%;">Un jour où on voit en effet les mariés prendre d’assaut les espaces verts et les belles places de la capitale pour des séances de photo. Autrement dit, si Bamako est sale, les Bamakois adorent les espaces aménagés pour leur shooting, tout en les laissant délabrés à leur départ. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%;">Depuis de longues années, nous prônons un changement de comportement sans que presque personne ne se remette en cause, et que tout le monde semble vouloir attendre que ça soit les autres qui changent d’abord. On en arrive à oublier que charité bien ordonnée commence par soi-même. A bien observer notre société, on n’en n’est pas à un paradoxe près, d’où la nécessité de se demander si on n’est pas, quelque part, victime de la théorie de la dissonance cognitive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%;">De nature, l'être humain est un être de contradiction. La théorie de la dissonance cognitive repose sur la recherche perpétuelle d'une cohérence entre attentes et actions. Il faut savoir que la dissonance cognitive peut être considérée comme un état motivationnel. Autrement dit, lorsque les circonstances amènent une personne à agir en désaccord avec ses croyances, cette personne éprouvera un état de tension inconfortable (conflit intérieur) appelé dissonance cognitive. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%;">Selon Léon Festinger, aussi surprenant que cela puisse paraître, lorsqu’un individu est amené à agir en contradiction avec ses convictions, il aura tendance à justifier ses actions et à adapter ses opinions à ses comportements. C'est-à-dire que plus un individu la ressent, plus il tentera de lutter et de la diminuer pour retrouver un équilibre cognitif interne.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%;">Dans notre cas, on peut dire qu’il y a une question fondamentale du paradoxe du choix. En effet, faire un choix entraîne naturellement une dissonance cognitive puisqu'il induit de renoncer aux avantages de l'alternative non retenue. Lorsqu'une personne choisit librement une option, elle adapte ses cognitions selon son choix. Plus les deux alternatives présentent des caractéristiques communes et sont attrayantes, plus la dissonance est importante. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%;">Dans ce cas, la réduction de la dissonance cognitive entraîne une justification du choix effectué, soit en surévaluant la décision prise ou en dénigrant l'autre choix. L'individu cherche à tout prix à éviter les possibles arguments qui pourraient alors remettre son choix en question. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%;">Ce paradigme, aussi appelé le paradigme de la soumission induite, marque une dissonance cognitive lorsqu'un individu est amené à effectuer une action qu'il n'aurait pas faite en temps normal. Regardons nous droit dans le miroir et n’ayons pas peur, ni honte de reconnaitre certaines vérités. La première d’entre elles, c’est qu’on éprouve certains complexes que l’on n’arrive pas à avouer et qu’on cherche à masquer par un comportement irrationnel. La seconde d’entre elles, c’est qu’on n’est jamais à un paradoxe près. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%;">On peut soutenir une idée ou une pratique le matin et, l’après-midi, la combattre avec véhémence. Pour revenir au postulat de départ, si nous voulons une ville propre et agréable à vivre, commençons d’abord, individuellement, à assainir notre cadre de vie. Par la suite, faisons de telle sorte que l’espace public le soit aussi et que si nous sommes nombreux à interpeller les auteurs de mauvais comportements, ces derniers finiraient par suivre l’effet de masse. Mais bien malin qui pourrait nous dire avec certitude ce que nous voulons concrètement ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%;">Salif SANOGO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Goongan Tan : Algérie : Tebboune protège les rebelles du nord et condamne les migrants du sud à l&amp;apos;errance désertique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goongan-tan-algerie-tebboune-protege-les-rebelles-du-nord-et-condamne-les-migrants-du-sud-a-lerrance-desertique-3106648.html</link>
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<description><![CDATA[ La 59è  session du Conseil des droits de l&#039;homme des Nations unies, ouverte le 16 juin et prévue jusqu&#039;au 9 juillet 2025 à Genève, a de nouveau mis en lumière les pratiques préoccupantes de l&#039;Algérie sous la présidence d&#039;Abdelmadjid Tebboune ]]></description>
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<pubDate>Sat, 28 Jun 2025 01:52:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous couvert de souveraineté nationale, Alger poursuit une politique systématique d'expulsions massives de migrants subsahariens, notamment en direction du Niger. Ce contraste saisissant entre les discours diplomatiques et les actes concrets révèle ce que nombre d'analystes, dont votre serviteur, dénoncent depuis des années : un double langage fondé sur un racisme latent et une stratégie d'influence régionale manquée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous Tebboune, les expulsions se sont intensifiées et sont désormais teintées d'une rare brutalité, méthodiquement organisées et parfaitement connues des autorités africaines. Les chiffres sont éloquents : plus de 30 000 migrants subsahariens ont été expulsés vers le Niger en 2024, contre 26 000 l'année précédente. Selon l'ONG Alarme Phone Sahara (APS), 16 000 d'entre eux (depuis avril seulement) ont été refoulés dans des conditions inhumaines. Hommes, femmes et enfants sont régulièrement abandonnés dans la zone désertique dite de " point zéro ", entre Tamanrasset et Assamaka, une région sans infrastructures, sans eau, sans soins et sans abri. Un lieu qui ressemble davantage à un no man's land de relégation qu'à un point de passage humanitaire. Ce traitement indigne infligé à des êtres humains, uniquement en raison de leur couleur de peau et de leur origine, soulève l'indignation au-delà des cercles militants. Le Réseau de formation, de recherche et d'action sur les migrations africaines (REFORMAF) a d'ailleurs déclaré sans ambages que l'Algérie est " directement responsable de la mise en danger délibérée de milliers de vies humaines ". À Genève, le rapporteur spécial sur les droits des migrants, Gehad Madi, a relayé avec force ces alertes lors d'un échange interactif, dénonçant la brutalité d'un système d'" évacuation " institutionnalisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">    </span>Au Sahel, et particulièrement à Niamey, vers où les migrants sont refoulés, l'indignation est à son comble. Le général Mohamed Toumba, ministre nigérien de l'Intérieur et de la Décentralisation, a condamné fermement ces renvois massifs qu'il juge contraires aux principes de coopération régionale et aux traités internationaux. Lors d'un entretien avec le directeur de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), il a exprimé sa colère, qualifiant ces actes d'" inacceptables ". Ce rejet diplomatique n'a toutefois pas empêché Alger de persister dans sa logique de " nettoyage migratoire ", dissimulée sous l'alibi de la sécurité intérieure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">    </span>Mais peut-on vraiment dissocier cette politique migratoire d'une stratégie géopolitique plus large ? Pour beaucoup d'analystes, les flux migratoires subsahariens sont devenus un levier de chantage et d'influence pour l'Algérie, notamment vis-à-vis de ses voisins sahéliens. Cette instrumentalisation des migrants sert à renforcer une position dominante dans un espace régional de plus en plus instable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">    </span>Ce paradoxe entre discours panafricaniste et pratiques xénophobes est au cœur du malaise. L'Algérie continue de se présenter comme un pays " frère " de l'Afrique, fort de son héritage anticolonial et de son engagement passé en faveur des luttes de libération. Mais cette façade ne résiste pas à l'examen. Derrière le vernis idéologique se profile une politique de realpolitik froide et condescendante, où les pays d'Afrique subsaharienne sont traités comme des variables d'ajustement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">    </span>Le Mali, dans ce contexte, ne se laisse plus duper. Alors que Bamako affirme haut et fort sa souveraineté dans la gestion de la crise du Nord, où djihadisme, rébellions touarègues et influences extérieures s'entremêlent, Alger n'a cessé de manœuvrer en coulisses, parfois en soutenant discrètement certaines factions de Kidal. Une tentative de médiation biaisée que les autorités maliennes ont catégoriquement rejetée, préférant assumer seules la gestion de leur territoire. Cette résistance à l'influence algérienne marque un tournant : elle témoigne d'une nouvelle volonté de rupture avec les logiques paternalistes et néocoloniales, même lorsqu'elles émanent d'un pays du Sud.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">    </span>Le rejet de cette ingérence voilée est à la fois salutaire et porteur d'espoir. Il renforce l'idée d'un panafricanisme de responsabilité, où la solidarité entre États ne peut exister que sur la base du respect mutuel et de l'égalité réelle. Le Mali, en affirmant sa position, trace une voie que d'autres pourraient suivre : celle d'une coopération franche, débarrassée des doubles discours et des arrière-pensées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">    </span>Face à cette duplicité algérienne : bienveillance de façade au nord du Mali, brutalité cynique envers les migrants noirs, le continent " noir " se doit de réagir. Les migrations ne sont pas un fléau. Elles sont une expression de la vie, du courage et de l'espoir. Les condamner à l'errance désertique, c'est aussi condamner toute ambition panafricaniste sincère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">    </span>Tant que les migrants noirs seront traités comme des déchets humains et non comme des citoyens africains à part entière, toute prétention à l'unité continentale restera vide de sens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Seidina O DICKO</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Les alertes de Haïdara !!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-les-alertes-de-haidara-3106608.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 21 juin 2025, à la Grande Mosquée de Bamako, le Haut Conseil islamique du Mali (HCIM) a organisé une journée de prières pour la stabilité au Mali. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202502/Chiaka-Doumbia-Challenger.jpg" length="280323" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 01:41:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son Président, Ousmane Chérif Madani Haïdara, a évoqué les dernières évolutions dramatiques de la situation sécuritaire du pays, avec son lot de morts civils et militaires, de villages déplacés, de nourritures incendiées et de blessés. « Chaque jour, nous sommes insultés. On nous demande pourquoi nous ne combattons pas le régime en place. Mais nous ne permettrons pas que notre pays soit mis à feu et à sang pour les intérêts d’autrui. Nous aimons notre pays. C’est pourquoi nous allons continuer à conseiller les autorités. Si elles nous écoutent, tant mieux », a-t-il souligné. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dignitaire religieux appelle à « employer le dialogue là où c’est possible ». Compte tenu de l’extrême gravité de la situation, le Président du Haut Conseil islamique du Mali appelle au rassemblement des Maliens et des Maliennes sans aucune distinction. «Ouvrez vos portes à tous les Maliens pour une mutualisation des idées et des initiatives d’actions », lance-t-il à l’adresse des autorités. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président du Haut Conseil islamique a-t-il quelque chance d’être entendu par un régime qui fait la sourde oreille aux cris détresse des populations et aux appels à l’union ? Les prières et les bénédictions seront-elles entendues là où l’on érige des châteaux d’injustice ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, tout Malien avisé a conscience des périls qui planent sur nos têtes. Qu’ils soient musulmans, catholiques ou protestants, les dignitaires religieux doivent aller au-delà des prières, pour mettre les autorités face à leurs responsabilités, comme ils l’ont tenté, le 28 août 2021. Ils se sont retrouvés à la résidence du Guide spirituel des Ançardines à Sébénikoro où leur conclave a abouti, au lendemain 29 août, à la publication d’un document intitulé : «Appel des leaders religieux au Peuple Malien ». Lequel est resté sans écho. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cet appel, ils avaient « exhorté le président de la transition, le gouvernement, l’ensemble des institutions de la République, les organisations de la société civile et les partis politiques, les groupes armés signataires, les groupes armés en belligérance, chacun en ce qui le concerne, à prendre toutes les mesures en vue d’une transition apaisée, inclusive et consensuelle ». Aussi, ils avaient lancé « un appel aux Maliens et aux Maliennes pour un sursaut national, un changement de comportement et une mobilisation pour la paix et la stabilité ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y avait Ousmane Chérif Madani Haïdara, l’Imam Mahmoud Dicko, le Cardinal Jean Zerbo, Archevêque de Bamako, le Révérend Nouh Ag Infa Yattara, Délégué général de l'Association des groupements d'églises et missions protestantes évangéliques du Mali (AGEMPEM). La rencontre a enregistré aussi la présence de Maki Ba, Moufa Haïdara, Thierno Hady Tall, Abbé Alexandre Denou, Djibril Kalane Touré, Daniel Théra, Sory Maïga, Abdoulaye Sissoko. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Bien dit : «L&amp;apos;injustice ne se justifie pas, elle se condamne…» !</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Jun 2025 01:50:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Je vois des gens qui n'hésitent pas à justifier des lynchages de pauvres innocents, victimes d'amalgame à Gao ou à Tombouctou, puis dénoncer et s'indigner face au lynchage du rappeur (Abdoulaye Macalou Alias<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Lord Makhaveli décédé le 10 juin 2025 à la suite de lynchage) à Bamako (qui est autant inhumain que condamnable). L'injustice ne se justifie pas, elle se condamne quelque soit la victime ou l'auteur. C'est le degré de tolérance et de banalisation de la violence par une société qui conduit à des actes récurrents d'injustice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est notre société qui a besoin d'être régulée et encadrée. Ressaisissons-nous ! Il est encore temps. Qu'Allah nous éclaire» !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Kanfari Sonni Anass Maïga<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Personnalité publique</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil De Le Matin : Le Liberia, ce miroir dont l’Afrique doit être fière</title>
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<description><![CDATA[ Quand l&#039;ancien président George Weah rend visite à l&#039;ancienne présidente Ellen Johnson Sirleaf (la Maman de la nation) ! ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Jun 2025 01:41:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même si ses effets se font physiquement sentir, le poids de l’âge (bientôt 87 ans) ne semble avoir nullement affecté chez Johnson Sirleaf (présidente de la République du 16 janvier 2006 au 22 janvier 2018) cette volonté déconcertante et cette farouche détermination à ne céder à aucun défi. Des qualités, des vertus, des principes qui ont permis à la première femme élue au suffrage universel à la tête d'un État africain de courageusement exorciser les démons de la guerre civile en hissant le Libéria sur la voie de la rédemption, de la réconciliation avec lui-même pour faire face à son développement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui n’est pas surprenant de la part d’une femme leader qui ne cesse de rappeler à la nouvelle génération de Libériens et d’Africains que, «la grandeur de vos rêves doit toujours dépasser votre capacité actuelle à les réaliser. Si vos rêves ne vous effraient pas, c'est qu'ils ne sont pas grands» ! Le flambeau passé ensuite à Mister George (bientôt 59 ans) n’a pas vacillé entre les mains du redoutable attaquant et «Ballon d'or» (récompensant le meilleur joueur évoluant en Europe) de 1995. Du 22 janvier 2018 au 22 janvier 2024, il a merveilleusement apporté sa pierre à l’édifice en instaurant une gouvernance autant vertueuse que possible tout en mettant le cœur à la réconciliation des Libériens. Élue en 2017, la star du foot avait promis de réparer son pays mille fois brisé et d’endiguer la pauvreté. Un défi colossal face auquel il a fait de son mieux sans jamais baisser les bras.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n’est pas surprenant que l’image fasse le buzz sur les réseaux sociaux et dans les médias. Comme l’a souligné un observateur, c’est «l'attrait, la beauté de la démocratie chez les autres». C’est aussi tout un symbole dans un pays dont l’existence a été récemment menacée par une atroce guerre civile. Un pays ravagé par des années d’affrontements violents entre les milices de différents camps… Entre 1989 et 2003, le Libéria a été confronté à la dure réalité de la guerre civile avec ses conséquences dévastatrices. On a déploré la mort d’au moins 250 000 personnes et le déplacement de millions d'autres. Ces conflits ont profondément marqué le pays, entraînant des crises humanitaires, des destructions massives et des traumatismes durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais, à un moment décisif de l'histoire, les Libériens sans distinction aucune (soutenus par la communauté internationale) ont décidé d'opter pour une voie démocratique centrée sur l'unité et le sursaut national. Le leadership d’Ellen Johnson Sirleaf et de Mister George y ont énormément contribué parce qu’ils n’ont rien tenté pour s’accrocher au pouvoir au risque de provoquer des crises post-électorales pouvant nourrir les vieux démons de la division, donc des affrontements aux conséquences désormais connues cas jadis vécues. Une véritable tragédie dont les stigmates mettront du temps à disparaître. Mais, les Libériens sont déterminés à tourner la page. Et c’est le plus important ! En effet, comme le dit l’acte constitutif de l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO), «les guerres prenant naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix» !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voir ces deux anciens présidents se rendre visite et arpenter paisiblement une rue de Monrovia est le symbole d’une conscience plus que tranquille, du devoir accompli autant que faire se peut. Ils n’ont pas convoiter le pouvoir par mégalomanie, mais parce qu’ils avaient conscience qu’ils avaient quelque chose à offrir au pays, au peuple. Et ils ont gouverné au nom et pour le peuple en prenant soin de ne pas être des otages des clans de cols blancs toujours en embuscade dans les allées du pouvoir en quête de magouille et de compromission. Au même moment, beaucoup de nos anciens présidents rasent les murs, sont en prison (Mauritanie) ou en exil parce qu’ils se sont laissés piéger par le chant de ses sirènes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette image nous renvoie aussi loin de celle de cette Afrique qui se transforme en «empire avec des octogénaires ou des quasi centenaires» qui se «cramponnent au pouvoir ad vitam æternam (pour toujours ou indéfiniment)» sans aucune perspective que de déclencher des guerres de succession se soldant par des pertes d’énergie et de richesses. Grâce à des hommes et des femmes qui ont réellement compris le sens de la démocratie, le Liberia a enregistré sa 2ᵉ alternance démocratique pendant que le Cameroun, le Congo-Brazza, la Côte d'Ivoire… s’enfoncent dans une monarchie dynastique qui ne dit pas son nom. Et, malheureusement, la Guinée-Bissau et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) sont tentés aujourd’hui de leur emboîter le pas en fermant la porte aux élections jusqu'à... nouvel ordre !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moussa Bolly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Lettre à grand&#45;père : La justice, le dernier rempart</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-la-justice-le-dernier-rempart-3106509.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 02:01:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui cher grand-père, dans les grandes histoires de l’effondrement des grandes nations, la justice a toujours été le dernier rempart. Oui, le dernier mur franchi avant d’aller à l’anarchie. La dernière digue, chamboulée pour aller au naufrage. La dernière barrière cassée pour tomber dans l’agonie. Oui, grand-père, la justice, en cela, a toujours été le dernier rempart.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, dans un pays, c’est elle la justice, l’espoir du faible et l’obstacle du fort. C’est elle, les lignes rouges à barrer l’injustice, mère divine de tous les chaos. Oui c’est elle, justice la limite du regard du désarmé contre celui qui est armé. C’est elle, justice, la foi, l’espoir et la boucle défense pour le pauvre et le faible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, elle, la justice a juste vocation de stopper et d’empêcher l’arbitraire, l’abus et l'excès. Et cela, cette mission divine d’elle, elle la réussit qu’en partant des faits et en disant le droit. Rien que le droit. Juste le droit. C’est en cela, la justice pourra réussir sa mission si divine et bâtir une nation forte, un Etat stable et un pays développé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En aucun cas, elle ne doit accepter d’être des gangs qui seront portés par des clans ou des tenants de pouvoir pour régler des comptes ou satisfaire des désirs. Elle ne doit en aucun cas être arbitraire ou injustice. Le droit doit rester sa seule boussole et son seul repère. La vérité transcrite dans les lois doit être sa ligne de conduite. Sa seule lampe. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En aucun cas, la justice ne doit être des gangs d’un clan. Elle ne doit satisfaire que l’esprit du droit et de la vérité. C’est en cela, elle, justice, sera ‘’juste-ici’’. Elle fixe les limites entre le pauvre et le riche, le fort et le faible, l’armé et le désarmé, l’ancien homme fort et le fort du jour. Elle dit : « Juste ici », pour fixer les lignes rouges de la conduite hautement dictée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si la justice devient des gangs, il y aura course anarchique pour la porter bon gré ou malgré.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Oui ! Ces gangs qui te protègent, toi et ton clan, font souffrir tes adversaires. Et de cette course pour la porter, se protéger et se faire justice, c’est de cette course que naîtra le chaos. L’affranchissement du dernier rempart. L’anarchie et l’injustice. Ma 303ème lettre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A mardi Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin :  Peut mieux faire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-peut-mieux-faire-3106512.html</link>
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<description><![CDATA[ Les membres du grin pensent que la réduction des indemnités du Conseil national de Transition (CNT) est insuffisante. Ils affirment qu&#039;elle reste largement en deçà de leurs attentes et demandent une réduction encore plus considérable. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 01:48:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Conseil national de Transition du Mali a récemment voté en faveur d’une modification visant à réduire les indemnités de ses membres. Même si cette décision a été timidement saluée par les membres du grin, ces derniers pensent que le montant lesté est très minime. Selon les informations, la réduction adoptée s’élève à 400 000 F CFA pour les membres ordinaires et à 550 000 F CFA pour les membres du bureau. Avec cette décision, les membres du CNT vont continuer à percevoir 1,5 millions F CFA. Au grin, ils croient que le CNT peut mieux faire. "Il faut sortir du million même pour revenir à 500 000 F CFA, c'est raisonnable avec l'état actuel de l'économie du pays", disent-ils.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les membres du grin estiment que dans le contexte actuel du pays, cela peut inspirer et encourager d'autres personnes à faire preuve de solidarité et à participer à l'effort collectif. "L'argent collecté peut être utilisé pour financer des programmes de développement, des secours d'urgence ou des projets sociaux", ont-ils justifié.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle :  Ce qu’on ne te dira pas… sur la réussite</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-ce-quon-ne-te-dira-pas-sur-la-reussite-3106513.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 01:37:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« On m’a souvent dit : tu dois viser haut ; il faut réussir, briller, laisser une trace. Alors comme beaucoup de personnes, j’ai couru après des diplômes, des titres, des validations, parce que c’est ce qu’on nous apprend très tôt : que plus ton titre est long, plus tu vaux quelque chose. Que ta valeur se mesure à ta fonction, à ton statut, à ce que les autres voient sur ton profil ou ta carte de visite. Mais aujourd’hui, je le dis avec calme : ce n’est pas vrai ».<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette confidence que m’a faite une aînée m’a laissé perplexe. Surtout parce qu’elle a sacrifié son temps, son mariage, sa santé. Elle parait avoir 80 ans alors qu’elle n’en a que 63, déjà stressée par la retraite qui approche même si elle s’est bien préparée financièrement. Cela m’a fait penser que derrière tous ces titres que l’on se donne, il y a d’abord des êtres humains, fatigués parfois, fragiles souvent. Des gens qui doutent en silence, qui ont de insomnies, qui pleurent en cachette avant une réunion, qui se demandent s’ils sont vraiment à la hauteur, mais tout cela personne ne le voit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qu’on ne te dira pas, c’est que le plus dur n’est pas de commencer, mais de continuer quand plus rien ne te rassure. Quand tes efforts ne donnent rien. Quand le monde dort, et que toi tu travailles encore, sans applaudissements, sans likes, sans promesse de résultat. C’est là que la vraie différence se fait.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On montre ce qui brille, on cache les nuits blanches, les rendez-vous manqués, les moments où l’on se demande si tout ça en vaut la peine. On célèbre les réussites, mais on oublie les obstacles, les bâtons dans les roues. Derrière chaque réussite se cachent des sacrifices, des blessures parfois anciennes, des histoires familiales compliquées, des combats intimes que personne ne racontera.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors, ce que j’ai envie de dire aux jeunes, mais aussi à nous tous, c’est que nous n’avons pas à courir après les titres pour prouver qui nous sommes. Cela ne veut pas dire qu’il faut se laisser aller et accepter la fatalité de l’échec, de la pauvreté. Nous avons le droit de ralentir, de respirer, de choisir un chemin plus simple si c’est celui qui nous rend vivant, nous donne du plaisir, nous permet de profiter de nos familles, de ceux qui comptent pour nous. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fond, ce qu’on retiendra vraiment de quelqu’un après sa mort, ce ne sont pas les lettres après son nom, ni ses titres, mais son humanité, les petits moments heureux passés ensemble, sa manière d’écouter, d’aimer, de tendre la main, de rester vrai quand tout pousse à faire semblant. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le reste ? Ce ne sont que des étiquettes qu’on enlève ou qu’on perdra un jour ou l’autre et chacun devrait s’en rappeler avant de faire des choix pour soit, pour sa famille, pour sa communauté, pour son pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Muriel Jules</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : La Cour face à.... elle &#45;même !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-la-cour-face-a-elle-meme-3106473.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Jun 2025 02:04:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le but de réaliser<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>«un audit spécial sur le financement de leurs activités et sur tout fonds qu’ils auraient reçu» de la période de juillet 2000 à mai 2025, le Président de la Section des Comptes de la Cour suprême du Mali a invité les présidents des partis politiques à lui faire parvenir les documents et pièces nécessaires, plus tard au 30 juin 2025.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Mahamadou Konaté, universitaire, est formel : «À première vue, une telle initiative pourrait relever d’une noble exigence de reddition de comptes. Mais à y regarder de plus près, cette lettre, tant dans sa forme que dans son fond, est l’illustration tragique de l’agonie de l’État de droit au Mali. La justice y est nue, désarmée, prise en otage. Un véritable viol de cadavres politiques, perpétré par ceux-là mêmes qui devraient veiller au respect de leur mémoire institutionnelle».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon lui, «les partis politiques ont été illégalement dissous par décret, le 13 mai 2025, le même jour où a été promulguée la loi abrogeant la Charte les régissant...comment peut-on expliquer qu’en cette même journée, où il n’existe plus de Charte des partis politiques ni partis actifs, le président de la Section des comptes s’adresse aux «Présidents des partis politiques» ? ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il estime que «cette contradiction ne semble pas être une simple bévue administrative. C’est peut-être la preuve d’un mépris total pour la cohérence institutionnelle, d’une instrumentalisation cynique de la justice pour habiller de légalité une opération de vilipendage politique post-mortem ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Mahamadou Konaté est sans équivoque dans sa tribune : « Soyons clairs : le but de cet audit post-mortem n’est pas judiciaire, mais très probablement politique. Cela a tout l’air d’une manœuvre de diversion, une tentative désespérée de créer un ennemi rétrospectif, un coupable de substitution, pendant que le peuple ploie sous le fagot du quotidien ; détourner l’attention des citoyens des véritables problèmes qui minent notre pays, pour la recentrer, ne serait-ce qu’un temps, sur des questions problématiques liées au gaspillage des ressources publiques, perpétré par ceux qui sont désormais des dinosaures politiques incapables de se défendre ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une tribune largement diffusée, Me Mountaga Tall écrit : «Il ne s’agit de faire un audit pour connaître la vérité sur les comptes des partis politiques mais simplement d’une opération en vue de les salir et de les discréditer…. Le Premier ministre demande donc à la Section des comptes de la Cour suprême de violer la loi. Elle aurait dû lui expliquer que sa demande était illégale. Pour ce qui nous concerne, c’est un piège dans lequel nous ne tomberons pas»,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Et cette figure emblématique du Mouvement démocratique d’interpeller : « La Section des comptes de la Cour suprême, pour obtenir satisfaction, doit demander la levée de ces interdictions et le rétablissement des partis politiques. A défaut, elle doit s’assumer devant le Premier ministre en lui indiquant clairement que la mission assignée est impossible à exécuter dans le respect de la loi ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Section des comptes de la Cour suprême est face à elle-même dans cette affaire. Chaque année, elle était chargée de valider les comptes des partis politiques. Pour bénéficier du financement, chaque formation politique était certifiée par les juges de la Section des Comptes de la Cour suprême. A l’exception d’une année (en 2005, le Président ATT a pris la décision d’octroyer le financement public aux partis contre l’avis de la Cour), la plus haute juridiction du pays a donné son quitus en donnant les noms des partis politiques qui remplissaient les critères d’accessibilité. <o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Chiaka Doumbia </span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Focus :  Bonjour Moscou !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-bonjour-moscou-3106429.html</link>
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<description><![CDATA[ Une alliance stratégique au cœur d’un nouvel échiquier sahélien est en train de voir le jour. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 01:48:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec cette visite officielle du Président Assimi Goïta à Moscou, sur invitation de Vladimir Poutine, le Mali s’inscrit dans une démarche stratégique au moment de grandes tensions internationales. Alors que le conflit ouvert entre l’Iran et Israël va inéluctablement bouleverser les équilibres régionaux, et que ses répercussions au Sahel sont désormais palpables, cette visite ne peut être réduite à un simple échange diplomatique bilatéral. Elle incarne une affirmation stratégique du Mali dans un monde en recomposition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est donc une invitation chargée de symboles que cette invitation russe adressée au chef de l’État malien. Elle résonne comme un message fort : le Mali est désormais identifié comme un partenaire géostratégique de la Fédération de Russie. Ce signal diplomatique intervient à un moment où les alliances traditionnelles s’effritent et où les relations avec certains partenaires<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se sont considérablement tendues. La Russie, dans cette configuration, apparaît comme le garant d’une sécurité politique et militaire alternative, au moment où l’architecture de défense régionale est en pleine redéfinition. On peut parler à satiété de coopération sécuritaire consolidée à visage humain dans un contexte de guerre élargie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà du pilier militaire, l'agenda économique va contribuer à consolider les premiers jalons posés dans le cadre du partenariat. Le Mali entend saisir l’occasion pour renforcer sa souveraineté économique, en attirant de nouveaux investissements russes dans les secteurs minier, énergétique et agricole. La participation de milliardaires et d’hommes d’affaires russes dans le financement du développement de notre pays revêt ici un caractère stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est aussi un repositionnement stratégique du Sahel qui est en question au cours de cette visite officielle. Au sein de l’AES, le partenariat russe est déjà partagé et consolidé, mais à travers cette visite, il prend un tournant décisif dans l’autonomisation et l’opérationnalisation des accords de coopération au Sahel. Alors que les pays de l’AES redéfinissent leur rapport au monde, Moscou semble miser sur un partenariat prolongé, fondé sur une complémentarité d’intérêts et une vision multipolaire des relations internationales. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La Rédaction</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Décryptage :  De la critique libre !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-de-la-critique-libre-3106395.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce matin, je ne traiterai ni du conflit Israël-Iran, ni de la nouvelle Direction générale des élections en Guinée-Conakry. Mais je m’intéresse à la critique, un des défis de la gouvernance. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 13:48:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Critiquer pour susciter un changement<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ségué-Ségué en Bambara, Fesu-Fesuyan en Songhay, la critique se traduit par les possibilités d’analyser un modèle de société de manière scientifique, politique ou citoyenne dans l’espoir de susciter un changement profond de la gouvernance des institutions. Le mot critique a toujours été controversé, entraînant une certaine réticence. Il n’a jamais fait l’unanimité. Ceci dit, il permet de dépeindre les enjeux sociaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au sens constructif du terme, la critique est un ferment des progrès scientifiques et sociaux qui contribue à l’amélioration de l’humanité. Critiquer, c’est explorer les chemins par lesquels l’action humaine se construit. Loin de toute abstraction, critiquer, c’est exprimer librement une opinion sur un sujet donné, comme les lacunes d’un travail scientifique, d’un projet de développement ou d’une action politique. Critiquer, c’est donc s’inscrire dans un travail de vérité. Mais « la vérité n’est jamais politiquement indifférente » observe Foucault.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce cadre, faire de la critique, c’est aller à contre-pied des mécanismes de reproduction des injustices et des inégalités telles que la corruption, l’indifférence, la famine, etc. Enfin, la critique se construit grâce à notre capacité à nous remettre en question.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La critique, loin d’être une bombe à fission politique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« … L’action gouvernementale repose sur des femmes et des hommes engagés […] ouverts à la critique constructive… », scande le Premier ministre Abdoulaye Maïga lors de son discours sur le plan d’action gouvernemental le 16 mai 2025 au Conseil national de transition (CNT). Depuis, les Maliens retiendront qu’il est désormais possible d’examiner les actions de l’exécutif. Un contexte où il n’est pas insignifiant de reconnaître la vitalité de la critique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est aussi un contexte où il n’est pas banal d’admettre le bien-fondé de la critique au moment où l’intrusion numérique chamboule la gouvernance. Qu’à cela ne tienne, le 11 juin 2025, la transition octroie « un mandat de 5 ans renouvelable » au président de la transition, le Général Assimi Goïta. Ce jour-là, les Maliens gardent à l’esprit que l’avenir politique du pays s’est joué en partie au Conseil des ministres au palais de Koulouba. Une décision qui marque une séquence importante de notre histoire socio-politique, secouée par les crises : politique, sécuritaire, etc. Une décision qui n’échappera pas à la critique constructive, loin d’être une bombe à fission politique. Ne vouons personne aux gémonies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La critique, un impératif politique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Connue pour ses effets pondérés, la critique pousse objectivement à atteindre un idéal : gouvernance vertueuse, développement harmonieux, justice équitable, paix durable, respect du droit, etc. Elle est un impératif politique. Elle doit garnir les discours et les actes pour bâtir une gouvernance irréprochable. Et comme toujours, les actions d’un régime progressent lorsque ce dernier s’ouvre à la critique. Remontons le temps. Hier, si le régime d’Alpha Oumar Konaré a échappé à l’instabilité chronique, c’est parce qu’il a laissé un espace à la critique libre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1995, suite à un désaccord politique, Mamadou Lamine Traoré quitte l’Adema-PASJ pour créer le Mouvement pour l’indépendance, la renaissance et l’intégration africaine (Miria). Deux ans plus tard, le Collectif des partis politiques de l’opposition boycotte la présidentielle (Coppo) du 11 mai 1997, à l’exception du parti pour l’unité, la démocratie et le progrès (PUDP) de Mamadou Maribatrou Diaby. La raison du boycott : l’opposition dénonçait le manque de fiabilité des listes électorales. Détachés des logiques boutiquières, Konaré et ses opposants s’emparent de l’esprit critique pour dépasser leurs désaccords.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rêve d’un progrès social<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour répondre aux désaccords politiques, le président Konaré érige une digue rationnelle pour incarner un autre Mali : celui du rayonnement international contre l’effacement, celui de l’apaisement contre la tension, celui de l’unité contre la désunion. Avec Konaré, un pas a été franchi pour sauver le Mali de la guerre, comme l’illustre la cérémonie de la flamme de la paix le 27 mars 1996 à Tombouctou. L’histoire et la politique sont deux univers fort proches l’un de l’autre. Hier comme aujourd’hui, la critique peut être une alliée pour réhabiliter l’État au-delà de Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’allocution du général Maïga du 16 mai 2025, martelant le thème de la critique, se situe implicitement dans le sillage d’une promesse, celle d’une politique ouverte. Une promesse qui ne déplait pas. Mais à condition que Maïga s’inspire de l’artisan de l’indépendance (Modibo Keïta) et du chantre des vertus régaliennes de l’État, du désintéressement personnel et de l’esprit d’ouverture (Alpha O. Konaré). Aussi bien Konaré que Keïta rêvaient du progrès social et de l’unité du Mali. Leur crédo : résister aux forces de l’argent. Aujourd’hui, pour faire la paix, l’exécutif doit s’inspirer des tracés de Konaré et de Keïta. Pas seulement au Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gouverner, un casse-tête chinois<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis toujours, gouverner est un vrai casse-tête chinois. Les enjeux géopolitiques et les disparités économiques sont des ingrédients agissant sur la trajectoire des régimes. Au Burkina-Faso, l’indice de développement humain (IDH) est de 0,45 %. Au Mali, il est de 0,42 % (2024). Au Niger, il est de 0,39 %. Il serait donc crucial de créer un espace économique et politique pour réguler les conflits dans un espace, devenu le point de passage névralgique entre les pays du Golfe de Guinée et ceux du Sahara. L’espace sahélien attire les convoitises des uns et des autres. Il est dans une zone sous haute tension qui profite aux groupes narcoterroristes pour imposer par la violence leur modèle de société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une zone où les spadassins de la terrosphère pillent les villageois à quelques pas des camps militaires. D’ailleurs, les récentes poussées narcoterroristes prouvent la centralité du Sahel sur l’échiquier géopolitique africain où entre territoires, les liens se distendent. Une odeur abjecte de division se diffuse. Dans la trame de la vie quotidienne, des trous béants se forment. Sous l’effet de la violence, la société se fragmente. À Bamako, à Ouagadougou et à Niamey, les algarades emberlificotent le citoyen. Elles conduisent à notre perte. Dans ce cas, seule la critique objective permet de vivre mieux, de créer les conditions d’une meilleure qualité de vie, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prendre de la hauteur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Terminons. Pour faire face à nos différentes crises, la critique est bonne conseillère. Dans les règles de l’art, le scientifique, le journaliste, le politique, l’associatif, le syndicaliste et le citoyen doivent trouver leur place pour opiner sur la situation du pays : liberté des leaders d’opinion, retour des exilés politiques, réhabilitation des partis politiques, construction de la paix, développement, sécurité, etc. L’enjeu est de donner à comprendre ce qui s’y passe. Plus un exécutif s’ouvre à la critique libre, plus il favorise les possibilités d’adhésion des citoyens à sa politique. Intégrer une dose de critique libre dans la gouvernance, c’est prendre de la hauteur pour changer, et hisser le drapeau vert-jaune-rouge au sommet du Mont Hombori, le plus haut du Mali. Pour l’éternité !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Amara<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sociologue<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Googan Tan : Djihadistes au Mali : le chaos n&amp;apos;a pas eu lieu, mais... changeons notre fusil d&amp;apos;épaule !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/googan-tan-djihadistes-au-mali-le-chaos-na-pas-eu-lieu-mais-changeons-notre-fusil-depaule-3106353-3106353.html</link>
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<description><![CDATA[ Alors que les Forces armées maliennes (FAMa) poursuivent une contre-offensive vigoureuse contre les groupes armés terroristes (GAT), une vérité s&#039;impose : les victoires tactiques, si importantes soient-elles, ne suffisent plus. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 02:16:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour espérer une stabilité durable, il est impératif de changer notre fusil d'épaule, de repenser en profondeur nos méthodes, nos alliances, et même nos tabous diplomatiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">a guerre asymétrique actuelle, marquée par des assauts répétés et une violence tactique et ciblée, montre un adversaire mobile et technologiquement mieux équipé qu'hier. En une semaine seulement, selon certaines sources, "douze attaques ont été recensées dans l'espace AÉS, dont six sur le territoire malien". Cette pression soutenue atteste d'un réseau terroriste capable de manœuvrer et de se régénérer dans des zones refuges connues, mais peu inquiétées, à mon sens, si l'on s'en tient à l'information officielle qui l'évoque peu !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Face à cette réalité, l'urgence n'est plus de répondre, mais d'anticiper. Cela commence par une enquête rigoureuse, multidimensionnelle, visant à décrypter les structures des GAT, à localiser leurs bases arrière, à tracer les provenances de leurs armes et carburants, et à identifier leurs nouveaux modes d'action. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'interception d'un véhicule piégé près de Ballé, entre Nara et Nioro, le 8 juin dernier, bien que salutaire, illustre moins une victoire qu'un signal d'alerte : l'ennemi expérimente, innove et s'adapte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au-delà de la nécessité d'un renseignement accru et peaufiné, c'est toute la doctrine sécuritaire qu'il faut revisiter. Depuis des années, la stratégie dominante repose sur la neutralisation physique des ennemis et le rejet catégorique de tout dialogue avec les ex-rebelles ou les djihadistes repentis. Ce choix, rigide, a montré ses limites. Il est temps d'ouvrir des canaux de discussion avec les éléments prêts à la reddition. De bâtir un processus d'intégration contrôlé et sécurisé, à l'image de certaines expériences africaines (Nigeria, Rwanda), au-delà en Bolivie, ayant su transformer des combattants en relais communautaires de la paix. Cette ouverture ne doit évidemment pas signifier impunité. Mais ignorer les dynamiques internes aux groupes armés, leurs luttes intestines, les désillusions de certains jeunes enrôlés, c'est se priver d'outils de fragmentation efficaces des groupes terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autre nécessité : revoir nos partenariats régionaux à l'aune de la réalité du terrain. Trop souvent, les complicités ou les complaisances de certains États voisins ont permis aux GAT de bénéficier de sanctuaires sûrs et de circuits logistiques opaques. L'Algérie, par son double jeu diplomatique, et la Mauritanie, par ses silences coupables sur les mouvements des combattants civils étrangers dans les zones frontalières, posent de sérieuses interrogations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il est temps de cesser d'idéaliser ces partenariats qui n'en sont pas et de rediriger notre coopération sécuritaire vers des acteurs sincères et opérationnels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Je pense ici au Maroc, par exemple, qui dispose d'une expertise éprouvée dans le renseignement et la lutte contre les réseaux transnationaux et qui nous tend la main. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Ghana, le Sénégal et le Togo, moins exposés et outillés, mais plus stables politiquement, ont démontré leur disponibilité à renforcer la coopération sous-régionale avec nous. Avec eux, il est possible de bâtir des synergies pragmatiques, basées sur l'échange de renseignements, la formation conjointe et la sécurisation des flux transfrontaliers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s'agit enfin de repenser l'emplacement des bases militaires. Trop souvent concentrées sur des zones symboliques ou à forte visibilité médiatique, les opérations doivent désormais viser les zones refuges connues. Ces espaces, longtemps tolérés, doivent devenir des cibles prioritaires. Il est question ici de poser clairement les responsabilités, de dénoncer les laissez-faire, et de s'autoriser à frapper là où les groupes armés se restaurent et s'équipent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Signalons qu'une communication sécuritaire ne se construit pas uniquement sur des ruines de pick-up calcinés et des bilans hebdomadaires d'ennemis "neutralisés". Il se construira sur une consultation des expertises locales avérées et repensées parmi nos communicants et sur une diplomatie offensive capables d'accompagner l'intelligence stratégique actuelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est dire que cette nouvelle phase impose une double mutation : technique (via la cartographie balistique, la traque des flux financiers) et politique (via l'ouverture sélective au dialogue, la refondation des partenariats et la concentration des moyens sur les zones névralgiques). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La guerre au Sahel n'est plus une guerre de frontières, elle est devenue une guerre de réseaux. La gagner exige de nouveaux outils, de nouvelles voix, de nouvelles volontés. En somme, la paix se gagne autant par la force que par l'intelligence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Seidina Oumar GUINDO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Au&#45;delà des émotions !</title>
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<description><![CDATA[ La semaine dernière, une dispute autour d’une banale histoire de «pâté» a vite tourné au drame suite au lynchage à mort du jeune rappeur Lord Makhaveli, de son vrai nom Abdoulaye Macalou. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 02:04:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Grièvement blessé, il a rendu l’âme à l’hôpital Gabriel Touré. Ses obsèques ont eu lieu, le vendredi 13 juin à Lafiabougou. L’indignation est à son comble. Les réseaux sociaux s’enflamment avec des commentaires ! Une star a été lynchée à mort !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Au-delà de l’émotion, ce drame soulève une fois de plus la question de la montée des violences collectives à Bamako. Les lynchages publics, alimentés par une méfiance croissante envers les forces de l’ordre et la justice, semblent se banaliser dans certains quartiers. Le cas de Lord Makhaveli illustre tragiquement cette dérive…», écrit le journal du Mali dans un article mis en ligne. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des actes similaires se produisent régulièrement à Bamako et ailleurs dans le pays. Il y a quelques semaines, un jeune homme a été lynché et brûlé vif à Tombouctou dans la foulée des attaques ayant visé le camp militaire de la ville. En septembre 2024, aux alentours de la Tour de l’Afrique, une foule déchainée a appliqué à tort le supplice du feu à un porteur d’uniforme, quelques minutes après les attaques coordonnées contre l’Ecole de gendarmerie et l’Aéroport international Président Modibo Kéita de Bamako. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces recours récurrents à la justice populaire interpellent dans une société malienne qui se déshumanise de plus en plus. Une société malienne de plus en plus insensible à des valeurs comme la tolérance. Une société malienne où la violence prend de plus en plus d’ampleur sans émouvoir grand monde. Une société malienne où l’on banalise de plus en plus la vie humaine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Brûler<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un « présumé voleur » est devenu un acte banal qui ne suscite la moindre indignation. Brûler un « présumé terroriste » est applaudi au Mali où le cri d’un seul individu suffit à transformer un respectable citoyen en un redoutable criminel sur la base de stigmatisation. Comment peut-on se réjouir d’actes aussi barbares dans notre pays comme s’il était devenu une jungle ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut aller donc au-delà des émotions, pour voir à travers cette explosion de violences la manifestation d’une colère populaire. L’incivisme résultant de frustrations a fini par faire de la société malienne une poudrière à ciel ouvert qui n’est pas loin d’ébranler les fondements mêmes de la nation. Les échecs dans la gouvernance et l’absence de perspectives ont notablement contribué à la prolifération des aigris sociaux, donc des rebelles potentiels. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La violence ayant entrainé le lynchage à mort de Lord Makhaveli et celle qui frappe les présumés voleurs et terroristes sont révélatrices des périls qui planent sur la société malienne. Non aux justiciers de la rue ! Ce sont les signes d’un Etat failli ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil De Le Matin : Administrer avec la rigueur et le discernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-administrer-avec-la-rigueur-et-le-discernement-3106284.html</link>
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<description><![CDATA[ Comme les larmes qu’elle suscite généralement, l’émotion est contagieuse. Et je vous avoue que j’ai pleuré avec les Mopticiens pour le départ du jeune gouverneur, Général de brigade Abass Kokè Dembélé. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 02:10:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je ne le connais pas et je ne l’ai jamais approché. Mais, j’ai rarement vu des populations si émues par le départ d’un responsable. Une vive et sincère émotion ! L’émotion ? Elle était au rendez-vous ce mercredi 28 mai 2025 qui «restera gravé de façon indélébile dans l'histoire administrative de la région de Mopti». Désormais marqué d’une pierre blanche, ce jour symbolise la date de sortie par la grande porte; la porte de l'honneur, de la gloire et du prestige d'un prodigieux homme : Général de brigade Abass Koké Dembélé !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus que le «Citoyen d’honneur » de la commune urbaine de Mopti qu’il incarne dorénavant, le jeune officier Général est entré définitivement dans l’histoire contemporaine de cette région très hospitalière. La cérémonie organisée par les forces vives l’atteste éloquemment. Elle a été ponctuée de témoignages émouvants des responsables des différentes composantes de celles-ci (forces vives). Des vibrants hommages ont été rendus à l’administrateur civil pour son engagement, son leadership et les actions menées au service de la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De l'émotion ! Le discours d’au revoir (c’est loin d’être un adieu) du Général Dembélé en a déversé sur l’assistance. De l’émotion ! Le gouverneur en a suscité encore plus que les hommages qui lui ont été rendus. «Les émotions supérieures évoluent dans le cercle des humains que nous sommes. Aujourd’hui, elles se nomment gratitude, nostalgie, pardon, reconnaissance du mérite, mais aussi espoir de ce qui attend la région de Mopti», a rappelé le Général Dembélé. Et de reconnaître que, il y a quelques années, «j’ai rejoint cette belle région, cette belle équipe, avec une forte ambition de travailler côte-à-côte avec des personnes passionnées, engagées et talentueuses pour le bénéfice des populations mopticiennes, très résilientes». Et, aujourd'hui en regardant en arrière, «je ne peux qu’être profondément reconnaissant pour toutes ces expériences partagées avec vous, pour chaque défi relevé ensemble…», a assuré le valeureux officier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Je savais que j’allais quitter cette région un jour, mais pas avec la lourde peine qui est la mienne aujourd’hui. Je suis affligé en vous quittant. Et ce n’est pas pour les bénéfices du poste ou l’intérêt de la fonction… Mais, à cause de l’attachement et de l’amour que j’ai développé avec chacun de vous. Plus que les compétences acquises ici, je pars avec les liens humains, la solidarité que vous m’avez témoignés ici ; la confiance mutuelle qui a permis de surmonter des obstacles et qui permettra d’en surmonter d’autres ; ces moments de complicité», a aussi souligné le gouverneur sortant en reconnaissant que ce qu’il a vécu à Mopti va positivement au-delà de la mission qui lui avait été assignée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant de quitter, il a exhorté les membres (populations, administration et l’ensemble des forces vives) de cette grande famille, qui est désormais tienne, à «continuer à faire rayonner la région de Mopti en relevant de nouveaux défis avec passion et détermination». Il leur a aussi rappelé que «la force du loup est dans la meute» pour exhorter les Mopticiens à l’unité, à la cohésion et à l’union sacrée face aux défis. Ce jeune officier-administrateur a montré que nos populations entendent être désormais administrées avec rigueur et discernement. La rigueur, ce n’est pas forcément montrer ses muscles, sanctionner, brimer, frustrer, humilier... Mais, c’est surtout amener les administrés à comprendre que tout ce qu’on fait, c’est pour leur bien et que sans leur concours et leur adhésion, on ne pourra jamais mieux les servir. Et cela pour les pousser à ce qu’on appelle «l’autocensure» dans le jargon journalistique. Se faire pression pour rester un citoyen modèle et veiller pacifiquement à ce que les autres ne puissent pas poser des actes compromettant le bien-être et la quiétude collectifs, s'aborder de l’autorité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est cette complicité qui liait sans doute Abass Koké Dembélé aux Mopticiens qui étaient devenus ses meilleurs relais et ses «lieutenants» les plus loyaux sur le terrain. «À Mopti, nous nous sommes sentis chacun responsabilisé par le Général Abass», nous a avoué une notabilité. Mais, très humble, Abass n’est pas un leader à tirer la couverture sur sa seule personne. «C’est le gouverneur qui récolte les fruits, sinon ce sont vous (le cabinet et les populations) qui travaillez. Je suis l’usufruitier de vos efforts», a-t-il souligné dans son discours d’au revoir. Oui, la cérémonie était loin d’être un adieu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les différents témoignages ont décrit le gouverneur sortant comme «un homme généreux, sage, pondéré, un grand humaniste à l'écoute de ses collaborateurs et des populations de la région de Mopti». À son poste, il a été un véritable leader qui a su «innover dans sa gouvernance, son approche des hommes, des problèmes…». C’est ce type de relation entre décideurs et administrés qu'il faut désormais cultiver pour faire du Mali Kura un exemple de gouvernance et un havre de paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je suis profondément convaincu que ce jeune officier-administrateur va superbement entrer un jour dans l’histoire du Mali d’une manière ou d’une autre ! In Shaa Allah ! Qu’Allah te bénisse et te protège, Général de brigade Abass Koké Dembélé !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moussa Bolly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les soliloques d’Angèle :  Ces fuites d&amp;apos;argent qui vident notre portefeuille sans bruit !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-ces-fuites-dargent-qui-vident-notre-portefeuille-sans-bruit-3106253.html</link>
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<description><![CDATA[ Une scène m’a interpellée le Week-end dernier : un homme au supermarché comptait minutieusement ses pièces pour éviter de payer avec une grosse coupure et ainsi ne pas laisser la monnaie à la caisse. Qui n’a jamais vécu cela ? ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 09:38:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce geste simple nous rappelle une vérité trop souvent négligée : nous perdons de l’argent, parfois quotidiennement, sans même nous en rendre compte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces pertes sont comparables à des fuites d’eau : elles semblent insignifiantes sur le moment, mais lorsqu’on les additionne, elles deviennent de véritables gouffres financiers. Il suffit d’un peu d’attention pour les repérer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prenons l’exemple du transport : combien de fois effectuons-nous des allers-retours en véhicule ou à moto pour des courses que nous aurions pu regrouper par zone ou mutualiser ? Autre exemple courant : les recharges téléphoniques, 200 F CFA au quotidien, au lieu d’opter pour un forfait hebdomadaire plus avantageux, comme le « Nè taa » à 1 000 F CFA. Il y a aussi la mauvaise gestion de l’électricité. Saviez-vous que les appareils laissés branchés, même éteints ou en veille, consomment toujours de l’énergie. C’est ce qu’on appelle la consommation fantôme, et elle pèse sur nos factures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Acheter au détail au lieu du gros nous coûte plus cher. En période de chaleur, acheter en quantité des produits fragiles comme les pommes de terre ou les oignons, sans bon stockage, finit souvent par du gaspillage. N’oublions pas ces repas dont les restes finissent à la poubelle ? Le numérique n’est pas en reste. Les multiples transferts ou paiements, souvent fractionnés et mal planifiés, génèrent des frais répétitifs. Il suffit pourtant de les regrouper pour en limiter les coûts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais la plus grande fuite d’argent dans notre contexte demeure les dépenses sociales. Sous la pression familiale ou communautaire, nous donnons, participons à tout : mariages, baptêmes, funérailles... sans toujours définir un budget précis ni nous demander si nous en avons vraiment les moyens. La vérité, c’est que perdre de l’argent sans s’en rendre compte est une réalité quotidienne, surtout dans des contextes où les revenus sont modestes et irréguliers. Ce ne sont pas les grandes dépenses qui nous ruinent, mais ces petites fuites invisibles, discrètes et répétées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La bonne nouvelle, c’est qu’avec un peu plus de vigilance, de planification et d’éducation financière, chacun peut reprendre le contrôle de ses finances. Il ne s’agit pas de se priver, mais de consommer intelligemment, de prioriser et d’anticiper. Changer ses habitudes, c’est déjà commencer à s’enrichir - ou du moins à ne plus s’appauvrir sans s’en rendre compte. Et en ces temps difficiles, c’est un acte de survie, de dignité, et d’intelligence collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Muriel Jules</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin :  Notre parc auto</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-notre-parc-auto-3106244.html</link>
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<description><![CDATA[ Les membres du grin disent avoir constaté beaucoup d’anciens véhicules, souvent vétustes et non conformes dans plusieurs coins de circulation à Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 09:06:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Selon eux, ces vieux cars, souvent mal entretenus, présentent des risques accrus d'accidents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces véhicules, à les entendre, sont souvent utilisés par les passagers pour leur déplacement en raison du manque de moyens de transport modernes ou de la disponibilité d’autres véhicules. "Bien que ces cars soient un moyen de transport populaire, ils peuvent parfois être associés à des problèmes de sécurité et de fiabilité", disent-ils. Un des membres du grin témoigne avoir vu un véhicule de transport Bamako-Tominian, embarquant des passagers comme des bétails. Ledit car était sale, tordu et donnait l'impression de tomber à tout moment.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les passagers étaient entassés les uns sur les autres dans des conditions pas humaines, a révélé ce membre. Un autre membre reconnaît qu'il y a une préoccupation croissante concernant le nombre de véhicules anciens en circulation, notamment dans les grandes villes, en raison de leur impact sur l'environnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les membres sont unanimes que le gouvernement doit prendre des mesures concernant la circulation des anciens véhicules, en particulier dans les zones à faibles émissions (ZFE), pour réduire la pollution atmosphérique. "Il est important de trouver un équilibre entre la préservation du patrimoine automobile et la protection de la santé publique", ont-ils conclu.<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Ibrahima Ndiaye</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père :  La mort de l’empathie !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-la-mort-de-lempathie-3106241.html</link>
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<description><![CDATA[ Que deviendra le monde sans empathie ? Oui cette capacité de se mettre à la place de l’autre. Oui, à la place de cette femme mère, de cet homme père. De cette sœur, de ce frère. De l’époux et de l’enfant de l’autre. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 08:56:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Cette attitude purement humaine relèverait de la plus haute fonction de la raison. Elle fait l’humain, l’empathie !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui le fait de pouvoir de se mettre à la place de cette femme mère du soldat qui tombe sur le champ d’honneur. Oui l’empathie de pouvoir se mettre à la place de cet homme qui perd un fils. Cette femme qui ne verra plus jamais son époux. Ce soldat, ce militaire parti à jamais. Cet orphelin innocent dont le monde change à jamais et perd un pilier si fondamental.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui l’empathie de ne pas être Dogon mais d’entendre les cris de ces femmes innocentes et ces hommes qui vivent le carnage nuit et jour. L’empathie de pouvoir vivre leur malheur et d’être attentif à leur cri de cœur. Ces champs et ces greniers qui partent chaque jour en fumée. Cette jeunesse qui vit le terrorisme. L’empathie d’être sans être.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans oublier le Peulh et le Touareg innocents et qui passent au mouroir sans enquête ni jugement. L’empathie d’écouter le cri de ces hommes aux yeux bandés en fil de rang à Diafarabé, à Sebabougou et autres. Hélas ! Pourquoi ne pas entendre le cri des hommes qui demandent juste enquête et jugement. Les présumés coupables le font-ils pour le Mali ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’empathie face à ces jeunes qui peuvent être innocents et même coupables de vols ou autres crimes, doivent-ils être lynchés, brûlés et tués ? Doit-on continuer à nous rendre justice sans aucune enquête, sans aucune investigation et sans aucun jugement ? Ce chemin est-il le bon le chemin ? Faut-il être monstre pour vaincre le mal ? Est-il nécessaire aujourd’hui de perdre l’empathie ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faut-il continuer ces tueries populaires et extra-judiciaires et espérer la paix ? Quel si grand mal, nous est-il arrivé ? Quelle transformation avons-nous subie ? Pour atteindre ce stade. Souvent des vidéos, où certains crient aller manger le foie de leur prochain, après l’avoir tué et éventré. Quelle ignominie ? Que nous arrive-t-il enfin? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps que la justice dise : « Stop » ! « Stop » ! Avant que le crime et la violence ne deviennent culture. « Stop » ! A quelle image diffuser et quel commentaire poser? Pensons aux enfants et à leur éducation. Et éviter de normaliser l'injustice et selon les victimes. Ça tue l’empathie et c’est un très mauvais présage ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ma 303ème lettre, mardi prochain. Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus : Mobilisation !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-mobilisation-3106126-3106126.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-mobilisation-3106126-3106126.html</guid>
<description><![CDATA[ Pour maintenir le Sahel debout et sur pied face à la recrudescence des attaques terroristes et à une campagne médiatique insidieuse orchestrée à l’extérieur, le maître mot est clair : la mobilisation générale. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 01:42:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il est important que les dirigeants des trois États membres de l'AES, en particulier le Général d'Armée Assimi Goïta, se mobilisent et mobilisent leurs populations derrière leurs troupes au combat sur tous les fronts. Car nous nous trouvons à un moment charnière de l’histoire de notre pays. Une mobilisation à tous les niveaux, de chaque citoyen, pour soutenir nos Forces Armées Maliennes (FAMa), déjouer les complots, et affirmer notre souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur un autre registre d’actualité, ce lundi 16 juin 2025 va marquer une étape historique avec la pose de la première pierre de la Société de Raffinerie d'Or du Mali (SOROMA-SA) à Bamako. Ce projet, dont l'État malien sera actionnaire majoritaire à 62% en partenariat avec le groupe russe Yadran, symbolise notre détermination à reprendre le contrôle de nos richesses naturelles. Trop longtemps, depuis 2012, notre or a été l'objet d'un pillage organisé par toutes sortes d'acteurs. Cette raffinerie de 200 tonnes par an n'est pas qu'une infrastructure économique ; c'est un bastion de notre souveraineté, un levier pour la création d'emplois, et une source de revenus vitale pour le développement de notre nation. C'est pourquoi, nous devons tous nous mobiliser pour soutenir ce projet. Que chaque Malien, chaque habitant du Sahel, se sente concerné parce que cet Or du Mali doit briller pour tous les Sahéliens désormais. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais la mobilisation ne s'arrête pas là. Elle est quotidienne et multidimensionnelle. Nous devons nous mobiliser pour contrer la recrudescence des attaques terroristes, en soutenant nos vaillantes FAMa par le renseignement, la vigilance et une solidarité inébranlable. Leurs victoires récentes et les frappes aériennes décisives contre les bases et dépôts terroristes sont le fruit de leur courage et de notre collaboration. Continuons de déjouer les complots et de faire échouer les tentatives de déstabilisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En parallèle, une autre bataille se livre : celle de l'information. Nous devons nous mobiliser activement contre la campagne médiatique d'intoxication orchestrée par des médias occidentaux et d'autres. Leurs récits biaisés et leurs allégations infondées visent à déstabiliser nos institutions, à démoraliser notre peuple et à discréditer nos forces armées. Chaque citoyen, armé de discernement et d'esprit critique, doit être un ambassadeur de la vérité, partageant des informations fiables et dénonçant la désinformation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, la mobilisation s'impose contre toutes les manœuvres de déstabilisation ourdies contre notre pays à partir de certains pays voisins. Ces actions, qui s'inscrivent dans un complot international visant nos autorités et le peuple malien, cherchent à entraver notre marche vers l'autonomie et le développement. Le Mali est en droit de choisir ses partenaires et de défendre ses intérêts vitaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La pose de cette première pierre n'est pas seulement un acte technique ; c'est un symbole puissant de notre refus de céder face à l'adversité. C'est le moment de montrer que la résilience du peuple malien est inébranlable. Mobilisons-nous tous, sans exception, pour faire de ce lundi 16 juin journée de l’enfant africain, un jour mémorable de l'affirmation de notre souveraineté et de notre dignité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La Rédaction</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décryptage : Agir pour la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-agir-pour-la-paix-3106083.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce matin, je ne parle ni du travel ban étasunien, ni d’Africa Corps, mais bien des poussées de fièvre narcoterroriste actuelles ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Jun 2025 02:06:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les ennemis de mes ennemis sont mes amis<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la veille de l’Aïd el-Kébir, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’État islamique au Sahara (EIS) intensifient les attaques meurtrières contre les forces armées maliennes. Ils sont les principaux groupes narcoterroristes au Mali. Pourtant, le GSIM et l’EIS sont des ennemis jurés, aux idéologies antagonistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le premier se caractérise par une certaine tolérance envers les populations civiles. Alors que le second se qualifie par son extrême violence à l’endroit des civils. Ces groupes narcoterroristes s’opposent aussi pour le contrôle des territoires, des richesses et des réseaux de trafic. Ceci dit, le GSIM et l’EIS ont un point commun : imposer une idéologie salafiste. Une dialectique classique entre acteurs dans un conflit pour équilibrer les rapports de force, illustrée par ce dicton : les « ennemis de mes ennemis sont mes amis ». Les deux ennemis trouvent leur compte. C’est le sens d’une éventuelle alliance entre eux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un rapprochement éventuel entre GSIM et EIS</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La multiplication des attaques amène à penser à un rapprochement éventuel entre le GSIM et l’EIS. Une espèce de pacte cynique pour élargir leur rayon d’action. Toutefois, une autre alliance, plus logique, aurait été celle du Front de libération de l’Azawad (FLA) et du GSIM. Les acteurs du FLA et du GSIM ont des liens affinitaires : connaissance réciproque, échanges de service, etc. Le cours de l’histoire tient souvent à peu de choses. Ainsi, en 2012, le Mouvement pour l’Unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) d’Adnane Abou Walid al-Sahraoui, le mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) de Bilal Ag Acherif, Ansar Eddine d’Iyad Ag Ghali et Al-Qaeda au Maghreb islamique de Mokhtar Belmokhtar s’associaient pour occuper le Nord du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 26 mai 2012 à Gao, ils signent un accord pour construire un État islamique. Cette entente a choqué les démocraties et les soutiens du MNLA, qui voyaient en ce dernier un mouvement laïc et républicain. Elle a alors défié toute logique politique. La lune de miel ne durera pas longtemps.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le point de départ de la fièvre sécuritaire</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En juin 2012, le MNLA est chassé de Gao par le Mujao et Ansar Eddine. Ces derniers lui reprochaient ses violences envers les populations civiles. C’est le début de presqu’une année de domination narcoterroriste avant l’opération Serval du 11 janvier 2013. Ça, c’était hier. Aujourd’hui, les récentes attaques sont un nouveau coup de tonnerre, plaçant le pays dans une situation d’urgence sécuritaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour contenir la menace, à Ségou, à Sikasso ou à Tombouctou, des couvre-feux sont décrétés entre 21 heures et 6 heures du matin. Mais, rappelons que la pression sécuritaire croît depuis l’attaque de l’école de gendarmerie et le camp 101 par le GSIM le 17 septembre 2024. C’est le point de départ d’une nouvelle fièvre sécuritaire. Elle se diffuse avec les récentes attaques, caractérisée par la folie sanguinaire des groupes narcoterroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Pour le droit à la vie</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’à cela ne tienne, n’ayons pas peur. Le contexte actuel nous enjoint à élever nos voix pour donner un contenu précis à la notion de paix. C’est le combat à livrer pour sortir des situations de guerre. Agissons pour la paix. Ni le nationalisme échevelé, ni l’anti démocratie maladive ne contribueront à ramener la dignité d’une partie des Maliens humiliés, traumatisés, violentés et dépouillés de tout. Mais, seule une offre politique de paix réaliste et réalisable aidera à préserver le droit à la vie. Car chaque Malien mérite d’être en paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Amara<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sociologue</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Googan Tan : Mali : le terrorisme consolide  la résilience nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/googan-tan-mali-le-terrorisme-consolide-la-resilience-nationale-3106049.html</link>
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<description><![CDATA[ Au Mali, la stratégie djihadiste a changé de visage. Finies les attaques aveugles destinées à semer la terreur par le sang ? ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Jun 2025 02:00:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Désormais, les cibles sont choisies avec soin : chantiers de routes, machines de construction, infrastructures électriques, télécommunications, sites miniers. L'objectif est clair : frapper au cœur du développement et saboter l'élan national de reconstruction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">ous les observateurs avertis sont unanimes : "les frappes, coordonnées et méthodiques, visent à briser le moral des Forces armées maliennes (FAMa), à éroder la confiance des citoyens en l'État et à installer un climat de désespoir". En s'attaquant à des engins valant plusieurs milliards de francs CFA ou à des projets vitaux pour les populations, les groupes armés cherchent à prouver que rien ne tiendra sans eux, ni routes, ni écoles, ni État. En toile de fond, une guerre hybride se dessine, où l'économie devient un champ de bataille et un levier de domination. Faut-il y voir une réaction à la réorientation stratégique du Mali vers des partenaires non-occidentaux tels que la Russie, la Turquie ou la Chine ? Je ne suis pas loin de l'imaginer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Mais ces actes destructeurs produisent souvent l'effet inverse. Là où les djihadistes veulent semer la peur, c'est une fierté farouche qui s'éveille. Là où ils veulent désunir, une nouvelle solidarité émerge. À chaque machine incendiée, les Maliens redoublent de volonté pour reconstruire. À chaque sabotage, c'est la conscience nationale qui s'affirme : notre souveraineté n'est pas négociable. Le terrorisme, paradoxalement, renforce une résilience populaire fondée sur l'unité, la dignité et l'instinct de survie collectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans plusieurs régions sensibles (Gao,Tombouctou, Mopti, Ségou, Kayes), les assauts ciblés contre les camps militaires de Tombouctou, Dioura, Boulkessi, Nioro, Sandaré ou Mourdiah réactivent les sentiments nationalistes. Il est clair que cette stratégie de la peur peine à démobiliser un peuple aguerri, éveillé, de plus en plus conscient de ce qu'il risque de céder.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du côté des FAMa, la riposte s'organise. Contrairement aux sombres prédictions de certains analystes, notamment de l'Algérien Ahmed Attaf récemment, le retrait des instructeurs russes, on peut les appeler comme on veut, ne signifie pas le chaos. Il ouvre, au contraire, la voie à une armée nationale plus autonome, mieux coordonnée et mieux équipée. Les récentes acquisitions de drones turcs Bayraktar TB2, Bayraktar Akinci, et d'avions de chasse russes, ont métamorphosé les capacités opérationnelles de l'armée malienne. Ces nouveaux moyens permettent désormais des frappes de précision, une surveillance accrue et la neutralisation de cellules ennemies dans des zones autrefois inaccessibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Mais attention ! Les groupes djihadistes savent se fondre dans les failles : porosité des frontières, tensions communautaires et misère. Leur force repose autant sur les armes que sur la propagande, le harcèlement et la manipulation des frustrations locales. C'est pourquoi la lutte ne saurait être uniquement militaire. Oui ! Ma conviction est que les armes ne suffiront pas. La stabilité durable du pays passera par une approche intégrée, articulant la sécurité, le développement et la réconciliation. Il faut assécher le terreau des violences en répondant aux besoins réels des populations : justice, inclusion, droit à la parole, protection, emploi, etc. Il faut impliquer les autorités traditionnelles et religieuses, restaurer la confiance entre citoyens et institutions, et surtout, guérir les blessures communautaires par un dialogue honnête et des mécanismes locaux de paix. C'est à cette condition, et à cette condition seule, que le Mali pourra tourner la page des violences. Or, le temps presse, la volonté de se souder davantage existe. Le peuple malien, forgé dans l'épreuve, a déjà montré qu'il ne courberait pas l'échine.<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Seydina Omar Dicko</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle :  L’automédication : une pratique à double tranchant</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-lautomedication-une-pratique-a-double-tranchant-3105967.html</link>
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<description><![CDATA[ L’automédication consiste à prendre des médicaments sans avis médical. Bien qu’elle puisse sembler pratique dans certaines situations – par exemple, pour soulager un mal de tête ponctuel - elle comporte des dangers réels et peut entraîner de graves conséquences. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 01:46:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prenons l’exemple d’une camarade de primaire, qui traitait des douleurs abdominales avec des antispasmodiques, pensant qu’il s’agissait de douleurs menstruelles. En réalité, elle souffrait d’une appendicite aiguë. Le diagnostic tardif a conduit à une péritonite et à une opération en urgence. Le surdosage en paracétamol peut provoquer une insuffisance hépatique. Mélanger plusieurs médicaments sans encadrement médical augmente également le risque d’interactions graves, comme entre anticoagulants et anti-inflammatoires, pouvant entraîner une hémorragie digestive. À cela s’ajoutent les risques de dépendance, de résistance aux antibiotiques ou d’empoisonnement… autant de conséquences qui méritent d’être prises au sérieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un contexte professionnel où la performance et la présence sont valorisées, de nombreux salariés s’automédiquent pour continuer à travailler malgré la fatigue, la douleur ou la maladie. Les médicaments concernés sont variés : antalgiques (paracétamol, ibuprofène), somnifères, stimulants, anxiolytiques, antidépresseurs ou encore antibiotiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais certains traitements provoquent somnolence ou troubles de la concentration, augmentant les risques d’accidents, notamment dans les métiers manuels, du transport ou de la santé. Se soigner seul pour rester productif est un piège : cela met en danger l’individu et l’entreprise. D’où l’importance de systématiser les bilans de santé en entreprise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les bonnes pratiques sont simples : lire les notices, respecter les doses et la durée du traitement, ne pas utiliser les médicaments d’autrui, consulter un professionnel en cas de doute. En matière de santé, la prudence est essentielle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais avant tout, il est impératif de résoudre la problématique plus vaste de l’accès aux soins, qui reste une cause majeure de l’automédication. Cette question doit rester au cœur des préoccupations publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je termine par un clin d’œil à mon médecin traitant, généraliste et spécialiste en cardiologie, qui m’a inspiré ce sujet. Il se reconnaîtra. Merci à lui, et à tous ceux qui œuvrent chaque jour pour apporter des solutions, au moins des alternatives, à ce défi de santé publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Muriel Jules<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père : Gouvernance par médias sociaux !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-gouvernance-par-medias-sociaux-3105964.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher grand-père, la semaine dernière, Dieu merci, on a célébré la fête de Tabaski. La fête des moutons ! Bon, ça va. Ça n’a pas été un peu comme au paravent mais ça va. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 01:30:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On s’est débrouillé chacun à notre manière pour le bélier et les habits des enfants. Quand même, il y avait un sourire sur les lèvres de tous tes petits enfants. Dieu merci !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bon grand-père, je tiens aussi à t’informer que l’on voit de plus en plus chez nous, une gouvernance par les médiaux sociaux. Oui certes, on a l’habitude de voir la gouvernance par les médias classiques. Le monde a longtemps stagné dans cela. On gouvernait par les médias mais seulement classiques. Les canaux n’étaient pas nombreux et c’était bien cadré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais aujourd’hui, cher grand-père, chacun a une télé et sa télé. Et pire, l’interaction est instantanée aussi la réaction. Tout le monde a un smartphone. Tout le monde est connecté. Et tout le monde informe, interprète et donne son opinion. Et chaque donneur d’opinion, dresse une sorte de communauté autour de lui. Oui chacun a aussi sa communauté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les gens qui veulent juste rire, suivent les rigolos. Les gens qui veulent la haine et les guerres, ont leurs pages et activistes préférés. Les racistes et les complotistes, chacun forme son petit groupe d’hommes et de femmes qui le soutiennent. Et ainsi naissent des influenceurs. Des gens qui ne connaissent rien dans un domaine mais qui ont juste eu l’audace de parler.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, chacun est devenu donneur d’alerte et d’opinions. L’Armée n’est plus laisser à son rythme pour coordonner ses missions et planning. Non,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>elle est appelée par tout le monde à chaque attaque à l’extrême nord, au centre, au sud ou à l’ouest. Ce n’est l’Armée qui prend son temps pour analyser et savoir quoi faire mais ce se sont des faceboukeurs qui l’interpellent un peu partout.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pire, la communication, cher grand-père. La tâche la plus difficile en politique et en matière d’Etat, c’est elle qui donne l’existence et crée la réalité, est laissée au compulsif. Combattre l’obscurantisme est une chose mais la bonne communication dans la lutte contre l’obscurantisme relève d’un niveau pas accessible à tous.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur ce je te laisse ici avec ma 301ème lettre. Inch’Allah à mardi prochain !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Googan Tan : L&amp;apos;Algérie de Tebboune : la marche à reculons vers l&amp;apos;isolement ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/googan-tan-lalgerie-de-tebboune-la-marche-a-reculons-vers-lisolement-3105855.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis l&#039;élection d&#039;Abdelmadjid Tebboune à la présidence en 2019, la diplomatie algérienne semble marquer un tournant, caractérisé par un repli croissant et une montée des tensions. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Jun 2025 01:47:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Longtemps perçue comme un acteur majeur du mouvement des non-alignés, fervente défenseure des causes souverainistes et des luttes tiers-mondistes, l'Algérie se retrouve aujourd'hui isolée sur plusieurs fronts. Les récentes tensions diplomatiques avec le Mali illustrent une perte d'influence croissante, aggravée par des choix souvent rigides et une diplomatie davantage réactive que stratégique. Autant dire, une marche à reculons vers un isolement qui paraît désormais inéluctable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cet égard, le différend avec le Mali est révélateur. À l'origine, il s'agissait d'une médiation assumée par l'Algérie dans les crises du Sahel. Mais les autorités de transition maliennes ont progressivement remis en cause la neutralité d'Alger, l'accusant de pencher en faveur des groupes armés du Nord, signataires de l'Accord d'Alger de 2015. Jugé défavorable à l'unité nationale du Mali, cet accord est devenu un point de discorde majeur.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À partir de 2023, les tensions se sont accentuées, alors que Bamako diversifiait ses alliances. Malgré des tentatives de coopération sécuritaire, la confiance mutuelle s'est érodée, symbolisant le recul de l'influence algérienne au Mali et, plus largement, dans la région sahélienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors d'un déplacement à Kidal, le vendredi 23 mai, le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, a évoqué ces tensions, dont le dernier épisode en date concerne l'affaire du drone malien abattu. Pour lui, Alger a posé un acte "grave" et doit comprendre que le Mali ne tolérera "aucun acte d'agression contre ses appareils de défense". Bamako ne cédera pas non plus "aux intimidations et aux pressions extérieures", a averti le ministre, avant d'inviter le voisin algérien à "revenir à la raison". Et de conclure : "Nous ne sommes pas dans une logique d'escalade. Nous laissons cela à ceux qui manquent de vision… L'heure est à la coopération stratégique, pas à la provocation."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais les relations tendues d'Alger ne se limitent pas qu'au Mali. Sous le mandat de Tebboune, les relations avec de nombreux pays ont atteint un niveau inédit de dégradation. Avec la France, le point de rupture remonte à 2021, à la suite des propos d'Emmanuel Macron sur la "rente mémorielle" et la supposée "inexistence de la nation algérienne avant la colonisation". S'y sont ajoutés des désaccords sur la politique migratoire, la délivrance des visas et des accusations récurrentes d'ingérence. Malgré quelques tentatives d'apaisement, la méfiance reste vive, récemment ravivée par les déclarations du président français sur la "marocanité" du Sahara occidental, jugées inacceptables à Alger. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autre revers diplomatique de taille pour l'Algérie de Tebboune : la volte-face de l'Espagne sur la question du Sahara occidental. Madrid a en effet<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>annoncé son soutien au plan d'autonomie marocain, rompant ainsi avec sa traditionnelle neutralité. Pour l'Algérie, soutien indéfectible du Front Polisario, cette décision est vécue comme une provocation. Alger suspend alors le traité d'amitié de 2002 et gèle une grande partie des échanges économiques, à l'exception notable du gaz. Ces réalignements stratégiques démontrent l'incapacité du président Tebboune à anticiper ou à influencer les grandes orientations géopolitiques de ses partenaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le conflit avec le Maroc, quant à lui, est plus ancien. Il repose principalement sur la question du Sahara occidental. Depuis la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur cette région par de nombreux pays, Alger a redoublé d'efforts pour défendre l'autodétermination du peuple sahraoui. Cette opposition irréconciliable a conduit à une rupture totale des relations diplomatiques avec le Maroc en août 2021, dans un climat de tensions militaires, d'accusations mutuelles et de campagnes de désinformation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà du Maghreb, l'Algérie se distingue également par son refus de s'aligner sur certaines dynamiques du monde arabe. Fidèle à sa ligne pro-palestinienne, Alger reste l'un des derniers bastions d'une position intransigeante sur la question. Cette posture l'éloigne de plusieurs pays du Golfe, avec lesquels les divergences se multiplient, notamment sur les conflits en Libye et en Syrie, où l'Algérie s'oppose à toute forme d'intervention étrangère et refuse de rejoindre les coalitions anti-Frères musulmans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Paradoxalement, c'est avec les États-Unis que les relations demeurent les plus stables. L'Algérie adopte une prudence stratégique : ni hostile ni trop proche. De son côté, Washington manifeste des réserves, spécifiquement quant à la position algérienne jugée trop neutre dans la guerre en Ukraine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec la Russie, Alger cherche aussi à maintenir une posture d'équilibre : proche de Moscou, sans toutefois adhérer pleinement à ses positions dans les conflits internationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette accumulation de différends dessine les contours d'une diplomatie algérienne en retrait. Depuis 2023, cette posture s'accompagne d'un retour en force de l'institution militaire dans la gestion des affaires sécuritaires, marqué par une série de limogeages au sein de l'état-major et des services de renseignement. Aujourd'hui, la diplomatie algérienne semble chercher un nouveau cap. Mais le pays avance à tâtons, dans une incertitude diplomatique croissante.Oumar<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Seidina Oumar<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>DICKO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin : Tabaski et béliers</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-tabaski-et-beliers-3105837.html</link>
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<description><![CDATA[ A en croire les membres du grin, au Mali aujourd&#039;hui, acheter un bélier digne de ce nom pour la Tabaski n&#039;est pas donné à tout le monde, surtout sous cette pauvreté qui règne en maître dans les ménages. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 16:46:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon eux, de nos jours, les petits béliers sont les plus prisés, les plus gros étant pour les quelques rares qui peuvent encore se le permettre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Tabaski est une période où la demande en béliers augmente considérablement. C'est aussi le moment où les prix flambent. Cette cherté par contre, selon les membres, n’est pas un problème d’offre et de demande, mais plus consécutif à plusieurs facteurs, notamment l'insécurité, les difficultés de transport et la hausse du prix des aliments pour le bétail. Toutefois, au grin, ils rappellent que le Mali est un pays d'élevage par excellence, tant par le volume de son cheptel que par son importance économique. Il est l'un des principaux pays exportateurs de bétail.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour eux, malgré tous ces problèmes, les prix ne devraient pas atteindre ce niveau record. "A cette allure, le bélier sera plus cher au Mali qu'au Sénégal", préviennent-ils. Les membres du grin ne trouvent pas cela logique. Ils appellent, à cet effet, les autorités du pays à voir cette situation de près. "Certains Maliens aiment se servir des difficultés des autres pour s'enrichir", déplorent-ils. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père : Corporatisme, une autre guerre de trop !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-corporatisme-une-autre-guerre-de-trop-3105836.html</link>
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<description><![CDATA[ Oui grand-père, en plus de la guerre séparatiste, du conflit et l’insécurité terroristes, le Mali s’ouvre petit à petit à une guerre corporatiste. Oui des syndicats du pain par-ci et des syndicats du miel par-là. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 16:45:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des intouchables de la République et des irréprochables du pays. Petit à petit, une véritable guerre corporatiste, s’installe chez nous au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, de plus en plus nous assistons à une sorte de protectionnisme corporatiste et ou de défense de corporation au Mali. Oui grand-père, on a opté pour le silence et les yeux fermés sur certaines corporations. Même si elles pèchent, ça doit s’applaudir. Personne ne dit mot. Celui qui critique ou clame son désaccord, est taxé d’apatride.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une autre corporation, elle très puissante. Peut aller faire reculer n’importe qui. Même si, c’est vrai, qu’on ne les entend plus parler depuis l’histoire des primes, pardon de la 4ème République. Où les murmures avaient commencé à faire croire qu’un pouvoir abusait et se renforcait dans la nouvelle constitution. Une très courte histoire digne d’un court métrage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite nous avons la force des blouses et la peur d’être patient un jour. Quand eux ils sortent leur biceps, même les toges se replient. Ce n’est plus le juge qui statue sur une affaire, souvent les corporations tranchent à leur niveau et personne ne bronche. Tout jugement contraire, les patients seront soins sans secours. Et tant pis pour eux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans oublier les nerfs de la guerre. Les irréprochables argentiers. Quand ce sont eux, au début du mois, rien n’est sûr. On peut négocier mais une fois la quinzaine du mois passée, les biceps se plient de plus fort. Et qu’il n’en déplaise à personne. L’ultimatum est su. Pas de primer ! Pas de salaire ! Et l’argent, c’est le nerf de la guerre !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui grand-père, nous avons les intouchables, les irréprochables et les enfants gâtés de la République. Personne ne se plie et chacun veut voir l’autre plié. L’humilité et la tempérance, n’en parlons pas. De très vieux souvenirs partis loin de nous. Le langage cru, la décision radicale et les réactions extrémistes sont les qualificatifs du débat malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si cette autre guerre ne devrait venir accentuer la guerre des séparatistes et des islamo extrémistes. A ces violences incessantes. A ces instabilités d’un régime qui ne sait s’il doit avancer ou reculer. A cette crise de méfiance entre Maliens. Faut-il laisser ça aussi prospérer dans notre Mali, la guerre des corporations sur moindre souffle d’air. Ma 300ème lettre. Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lettre de Koureichy<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : « L’impératif d’un retour constitutionnel »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-limperatif-dun-retour-constitutionnel-3105776.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a rencontré, le 27 mai 2025, les Ambassadeurs du Burkina Faso, du Mali et du Niger, en poste à Addis-Abeba. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 02:12:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon plusieurs médias, les échanges ont tourné autour de la situation politique en cours dans ces trois pays, tous dirigés par des militaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président de la Commission de l’UA a insisté sur « l’impératif d’un retour constitutionnel » au Burkina, au Mali et au Niger. Les ministres des Affaires étrangères de ces trois Etats sont invités à Addis-Abeba pour « des consultations approfondies, en vue de définir une feuille de route claire et datée pour une transition démocratique ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 10 mai 2025, en marge de la commémoration du 80è anniversaire de la victoire sur le nazisme, le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, s’est entretenu avec le Président de la Transition du Burkina Faso, Capitaine Ibrahim Traoré. Au cours de cette rencontre, le Président russe a insisté sur « la restauration de l’ordre constitutionnel face à des groupes radicaux …Nous continuerons à aider la République à rétablir l’ordre constitutionnel et à éliminer les groupes radicaux actifs dans certaines régions du Burkina Faso», a souligné le Président Poutine.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le partenaire stratégique a-t-il tenu le même langage aux autres responsables de l’Alliance des Etats du Sahel, que le président Traoré représentait semble-t-il à Moscou ? Le président de la Commission de l’U.a et le Président russe ont-ils la chance d’être entendus par les militaires ? De quel moyen dispose l’organisation régionale pour contraindre les trois pays à restaurer l’ordre constitutionnel ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne faut pas se faire trop d’illusions. La tendance générale au sein de ces trois Etats est que l’ordre constitutionnel n’est pas au premier rang de leurs agendas. Au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré s’est octroyé un mandat de 5 ans sans passer par les urnes. Idem au Niger où l’ex-chef de la Garde présidentielle, Général Abderrahmane Tiani, s’est installé dans le fauteuil du Président de la république sans solliciter le suffrage de ses concitoyens. Au Mali, le gouvernement a initié les « concertations des forces vives » dont l’une des recommandations est d’accorder un mandat de 5 ans renouvelable au Général Assimi Goïta en plus du titre de Président de la République, au mépris de la Constitution du 22 juillet 2023. La dissolution des partis politiques et des mouvements à caractère politique procède de cette volonté de conserver ainsi le pouvoir issu du coup d’Etat du 18 août 2020.<span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qu’il ne faudrait surtout pas oublier, c’est que les 3 pays ont préféré quitter la Cédéao, qui se montrait intransigeante sur « l’organisation des élections sur la base d’un chronogramme clair et précis » pour créer l’Aes.<span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">Chiaka  DOUMBIA</span></span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / question de droit : norme juridique,   la constitution ou la loi fondamentale explique.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mali-question-de-droit-norme-juridique-la-constitution-ou-la-loi-fondamentale-explique-3105757.html</link>
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<description><![CDATA[ Invité sur le plateau de l’émission « Charia ani aw ka  hakè » de Renouveau TV,  Me Cheick Oumar KONARE, Avocat, a examiné la norme juridique ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 13:47:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une norme juridique est une règle obligatoire édictée par une autorité compétente, visant à régir le comportement des personnes et créant des droits et des obligations. Elle est au cœur du système juridique et s'applique de manière générale et abstraite.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elaboration, une norme juridique est une règle de conduite, une prescription qui détermine ce qui est permis, interdit ou obligatoire. Elle est le produit d'une autorité légitime et fait partie intégrante du droit positif.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Généralité, elle s'applique à un ensemble de personnes et non à un individu spécifique.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Caractère, Abstrait, elle ne concerne pas un fait concret, mais un ensemble d'actes de même nature. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Obligatoire, son respect est imposé par l'autorité publique et sanctionné en cas de violation.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sources, constitution, document fondateur de l'ordre juridique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lois, actes adoptés par le parlement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Règlements, actes émanant du gouvernement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Traités internationaux, accords entre les États.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jurisprudence, décisions des tribunaux qui interprètent et appliquent la loi. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Coutume, pratiques sociales reconnues comme ayant force de loi.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hiérarchie des normes, les normes juridiques sont organisées selon un ordre hiérarchique, avec la Constitution au sommet.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Normes juridiques et normes sociales, Il existe une distinction entre les normes juridiques, qui sont édictées par l'État et sanctionnées, et les normes sociales, qui sont des règles de conduite non juridiques, comme les coutumes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                                             </span>Mohamed SOGODOGO.</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coogan Tan : AÉS / CÉDÉAO : divorce frontal évité, et maintenant ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/coogan-tan-aes-cedeao-divorce-frontal-evite-et-maintenant-3105655.html</link>
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<description><![CDATA[ Le communiqué commun publié à l&#039;issue des consultations du 22 mai 2025 à Bamako marque une inflexion importante dans les relations tendues entre la Confédération AÉS (Burkina Faso, Mali, Niger) et la CÉDÉAO, après l&#039;annonce de leur retrait de l&#039;organisation sous-régionale. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 31 May 2025 02:05:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Cependant, ce grand moment diplomatique, loin de clore les différends, ouvre une séquence de négociations complexes autour des enjeux politiques, sécuritaires, institutionnels et économiques qui lient encore les deux entités.</p>
<p>Rappelons que depuis leur retrait officiel, les États de l'AÉS ont fait le choix de s'inscrire dans une nouvelle architecture régionale centrée sur la sécurité, la souveraineté et le rejet des ingérences extérieures. Ce virage a été mal perçu par la CÉDÉAO, qui y voit une remise en cause de son projet d'intégration régionale. Toutefois, le communiqué fait état d'une volonté d'apaisement. En effet, au vu de l'adoption d'un relevé de conclusions et du lancement de négociations, cela augure un choix de dialogue, non de rupture brutale.</p>
<p>La mention explicite de "l'intérêt supérieur des populations ouest-africaines" et du maintien temporaire de la libre circulation des biens et des personnes témoigne, de mon point de vue, d'une tentative de préserver un minimum de coopération dans l'attente de nouveaux accords.</p>
<p>Mais, derrière cet affichage consensuel, je constate que les divergences de fond demeurent. L'AÉS promeut une vision sécuritaire et souverainiste de l'intégration, recentrée sur les priorités internes, tandis que la CÉDÉAO continue de défendre un modèle plus libéral et institutionnel de coopération. Aussi, ai-je l'impression que ce choc de paradigmes structure les tensions actuelles et conditionnera la suite des discussions.</p>
<p>Au-delà des divergences, le paragraphe 4 du communiqué souligne une préoccupation commune : "la situation sécuritaire dans la région sahélienne". Ce point de convergence est stratégique : aucune des deux entités ne peut ignorer l'ampleur des défis liés au terrorisme transnational. La coopération sécuritaire apparaît ainsi comme l'un des rares domaines où une entente pragmatique est envisageable, sinon indispensable. Cela pourrait constituer le socle d'un nouveau contrat de coopération moins ambitieux, mais plus ciblé.</p>
<p>Par ailleurs, signalons, encore une fois, que cette nécessité n'efface pas les divergences en matière de doctrine sécuritaire. L'AÉS défend une approche militarisée, centrée sur les armées nationales et les alliances alternatives (notamment avec la Russie), tandis que la CÉDÉAO conserve une approche multilatérale et partenariale, avec des appuis occidentaux. C'est dire que ce clivage renforce les suspicions et risque de limiter la portée des engagements conjoints.</p>
<p>Un autre point majeur évoqué dans le communiqué est le maintien temporaire de la libre circulation des personnes et des biens. Cette concession mutuelle révèle l'interdépendance économique entre les États de la CÉDÉAO et ceux de l'AÉS. Le commerce transfrontalier, les échanges migratoires et les liens sociaux sont trop imbriqués pour être rompus sans conséquences. La question qui se pose alors est celle d'un éventuel modèle d'"intégration à la carte" où certaines solidarités économiques seraient préservées, en dépit d'un désengagement politique plus marqué. L'appartenance de la majorité des pays de la CÉDÉAO et des trois pays de l'AÉS à la monnaie commune (le CFA) servira sans doute de pont à cette forme d'intégration à la carte.</p>
<p>Cette option suppose une ingénierie juridique fine et une volonté politique partagée que les entités régionales ont intérêt à mettre en place pour surmonter la défiance actuelle.</p>
<p>La crainte d'un "effet domino" au sein de la CÉDÉAO, avec d'autres États tentés de suivre l'AÉS, pourrait par ailleurs inciter la Commission de la CÉDÉAO à durcir ou à infléchir sa position. C'est selon, la volonté d'aller vers une coexistence négociée ou de privilégier la rupture des protagonistes. Tout porte à croire qu'une coexistence pacifique se dessine avec la tenue de ces consultations bilatérales, une vraie fenêtre de dialogue dans un climat de défiance.</p>
<p>J'ai personnellement aimé l'esprit de fraternité et de responsabilité des deux parties, qui reste à confirmer par des actes concrets. Si une rupture frontale a été évitée pour l'instant, les négociations à venir s'annoncent ardues.</p>
<p><strong>Seidina Oumar DICKO</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père :  Demain reste un grand mystère !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-demain-reste-un-grand-mystere-3105527.html</link>
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<description><![CDATA[ Personne ne sait aujourd’hui, ce que serait demain. Demain reste un mystère à jamais résolu. Inconnu et imprévisible. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 May 2025 02:06:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui sait demain ? Hier, qui savait aujourd’hui ? Avant-hier, qui savait hier ? Personne. Surtout dans ce monde d’aujourd’hui, dont peu se souviennent ou se rappellent de ce qui s’est passé hier. Comment savoir pour demain, si on oublie si vite hier ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Demain reste un grand mystère, cher grand-père. Une équation inconnue où tous les calculs peuvent fausser à l’heure du décompte. Quand on regarde les images des marches du M5-RFP en 2020. Ces boulevards remplis de politiques et d’imams pour te faire partir. Leurs cris ! Leurs mots ! Leurs colères ! Tout espérant un rêve illusionniste.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand on voit ces imams et ces leaders religieux prêchant Allah et politique. Des avocats, des vrais acteurs de 1991, des présidents partis politiques jurant que faire tomber un président démocratiquement élu, allumera des lampes d’espoir pour le Mali. Que cela mettrait fin à l’insécurité et le sous-développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand on voit la force et l’énergie avec lesquelles, ces leaders se battaient. Leur dévouement pour faire tomber un président élu. Et voir aujourd’hui, comme en ‘’Taïchi’’ ou en ‘’Aïkido’’, ou même le karma, que ces mêmes forces se sont retournés contre les mêmes acteurs. Forcés les un à s’exiler, d’aucuns en prison, d’autres au silence ou à l’alignement forcé. Hélas !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l’on savait demain, aucun parti politique ne serait au boulevard avec le M-5RFP, aucun imam d’ailleurs et aussi, aucun n’allait se tenir à l’écart, se disant, qu’il n’est pas concerné. Si l’on savait demain, beaucoup allaient répondre oui, à l’appel de la Cédéao et de la communauté internationale. Si l’on savait demain, beaucoup n’allaient pas fermer leur commerce pour le boulevard.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’être restera toujours cet éternel ignorant de demain qui nage dans l’océan d’aujourd’hui et allant vers ce demain dont il ignore grandement le mystère. Modibo Keita ne savait pas demain. Moussa Traoré qui a fait le demain de Modibo, lui aussi ne savait le demain d’ATT. ATT ignorait Amadou Aya. IBK aussi ne savait pas demain du 20 août. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ainsi que nous allons continuer à errer dans l’océan de l’inconnu de demain jusqu’au jour où nous accepterons de suivre nos lois et uniquement nos lois. En cela demain est garanti et perceptible. Un demain rationnel, avantageux et attirant. Un demain qui garantit la stabilité, qui aussi, garantit le crédit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A notre demain, mardi prochain pour 300ème lettre. Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin :  &amp;quot;Des mesures sans effet considérable&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-des-mesures-sans-effet-considerable-3105528.html</link>
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<description><![CDATA[ Les membres du grin se demandent pourquoi la Délégation spéciale de la Mairie du district de Bamako annonce à chaque fois des grandes mesures qui restent sans suite. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 May 2025 01:29:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au grin, ils disent ne rien constater comme changement après l'annonce de ces mesures.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à la recrudescence des cérémonies privées organisées sur la voie publique à Bamako, la Mairie du district a décidé d'interdire l’occupation totale des rues et voies publiques pour des événements tels que les mariages, baptêmes ou autres festivités sur l’ensemble du territoire du district.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour leur part, les membres du grin rappellent que la mairie du district avait à l'époque pris des mesures pour limiter les cortèges de mariage à 6 véhicules. Elle avait même prévenu que tout contrevenant s'exposera aux sanctions pénales et/ou financières. "Mais rien au final, à Bamako les cortèges continuent d'aller au-delà des limites annoncées", ont-ils regretté. Ils affirment avec certitude que cette mesure n'a pas été suivie, à plus forte raison que la présente.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon eux, aujourd'hui plus que jamais la pratique de bloquer les rues pour installer des tentes de cérémonie, des chapiteaux ou encore des estrades, s’est banalisée à Bamako, au point d’être perçue par certains comme un "droit social acquis". Les membres pensent qu'une solution doit être trouvée à ce phénomène. "La délégation spéciale doit aller au-delà des grosses annonces sur les médias en sortant de son confort,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sillonner les six communes de Bamako pour voir de visu le respect de ces mesures", ont-ils conclu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique :  Paix au Mali : évolution v/s révolution !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-paix-au-mali-evolution-vs-revolution-3105413.html</link>
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<description><![CDATA[ La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit, disait feu Amadou Hampathé Bâ. Très longtemps, pour trouver une solution aux différents conflits et rebellions armés, le Mali avait recours à des partenaires extérieurs pour négocier et aboutir à des accords de paix dont la mise en œuvre devenait aussi conflictogène que les crises qu’ils étaient censés apaisés. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 May 2025 01:40:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car, à vrai dire, aucune médiation extérieure n’est totalement neutre, et certains acteurs agissent dans l’ombre pour tirer les ficelles afin de pouvoir toujours garder la main dans un jeu d’intérêts qui ne dit pas son nom. Et dans le cadre des différents accords de Tamanrasset et d’Alger, le vers était dans le fruit et il fallait l’extirper afin qu’il ne se métastase pas en rendant notre territoire totalement poreux face aux attaques terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fallait-il rester les bras croisés ? Les bras croisés et assister au démembrement du Mali avec sa kyrielle de victimes innocentes ? Que nenni ! Les autorités de la Transition ont opté pour une évolution dans l’approche du processus de paix et de réconciliation nationale. En fait d’évolution, la nouvelle démarche malienne a rapidement préféré l’antonyme d’évolution en optant pour une révolution, un processus qui se réalise de manière radicale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’accord d’Alger fut alors rendu caduc et un nouveau cycle d’appropriation nationale du processus de paix a été lancé avec la mise en place d’un cadre d’élaboration de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, sans intervention extérieure. En d’autres termes, c’est en famille que le linge sale va désormais se laver. Une tâche pas certes facile, mais qui n’est pas non plus au-dessus de nos moyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’originalité cette fois-ci, c’est que la charte pour la paix et la réconciliation nationale aura comme socle les mécanismes endogènes de gestion et de règlement des conflits, avec en toile de fond la justice transitionnelle. Pour que cette démarche puisse prendre corps, il aura fallu du courage, de la souplesse, de l’écoute et du respect.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Courage pour soutenir, sans hargne ni passion, une idée. Souplesse pour ne pas rejeter, d'un revers de main, un point de vue juste. L’écoute pour que la discussion soit un véritable échange. Et le respect, en se disant qu'on tire toujours bénéfice de l'autre. La charte sera bientôt là, il reviendra alors à chaque Malienne et à chaque Malien de s’en approprier, d’en faire une sorte de bréviaire et de pouvoir transcender ses préjugés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le chemin de la paix et de la réconciliation, il sera certes beaucoup question de justice et de pardon, cependant, chacun devra faire sienne cette autre sagesse de feu Amadou Hampaté Bâ qui disait que « si tu penses comme moi, tu es mon frère. Si tu ne penses pas comme moi, tu es deux fois mon frère, car tu m'ouvres un autre monde ». Ouvrons donc nos cœurs sans fermer nos yeux et mettons le Mali au-dessus de tout.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Salif SANOGO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Googan Tan : Algérie&#45;Mali : la discorde et le blocus</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goongan-tan-mali-cascade-de-decrets-et-silence-des-urnes-3105336.html</link>
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<description><![CDATA[ La confrontation jusque-là feutrée entre l&#039;Algérie et le Mali a franchi un cap décisif lors de la réunion de l&#039;Organisation de la coopération islamique (OCI) à Jakarta en Indonésie du 14 au 15 mai dernier. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 May 2025 02:02:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le représentant malien y a réitéré les accusations d'ingérence d'Alger auprès des djihado-rebelles maliens. En retour, les autorités algériennes ont qualifié ces propos de "délirants".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En plus, le différend dépasse la sphère diplomatique pour prendre une tournure économique préoccupante, notamment dans le nord du Mali, historiquement tributaire d'un commerce transfrontalier informel, mais vital. Selon "Mondafrique", l'Algérie aurait discrètement durci ses restrictions commerciales vers le sud, freinant le passage des marchandises subventionnées destinées aux régions voisines. "Ce blocus officieux frappe de plein fouet des villes comme Ménaka, où le prix de l'essence a grimpé jusqu'à 7 000 francs CFA le litre" (source "Mondafrique"). En s'attaquant à un pilier de l'économie de subsistance, Alger applique une pression à la fois sourde et dévastatrice, transformant un contentieux virtuel en réalité tangible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette stratégie de strangulation progressive bloque les flux vitaux : carburant, sucre, ciment, huile... L'objectif de Tebboune semble clair : affaiblir les zones loyales à Bamako au profit des groupes dociles à la ligne d'Alger. Cette politique engendre un profond déséquilibre économique et social, aggravant la précarité d'une région déjà ravagée par une décennie de guerre asymétrique et de dépendance à des réseaux de survie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ironie tragique, certains de ces circuits informels, parfois qualifiés de criminels assuraient un minimum d'approvisionnement. Leur interruption brutale désorganise l'économie de guerre locale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Dans cette crise, l'Algérie de Tebboune se révèle sous un nouveau jour : non plus médiateur apparent, mais acteur direct d'un jeu régional cynique. Alger distingue désormais les "bons Touaregs", ceux qui acceptent sa médiation, des "mauvais", restés fidèles à l'unité nationale malienne. Cette gestion sélective alimente un ressentiment croissant et révèle, selon plusieurs observateurs, un mépris latent pour les autres populations du Mali. Des témoignages sur le terrain confirment cette dérive et l'opinion publique malienne, de plus en plus lucide, perçoit à présent les rouages de ce double jeu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Quant à Tebboune, président par accident, il multiplie les bras de fer diplomatiques : Israël, Maroc, France, Libye, Soudan et dorénavant le Mali. Sa politique étrangère semble guidée davantage par la paranoïa que par une vision. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant ce temps, l'humour populaire en Algérie ne s'y trompe pas : on y brocarde un président "quémandant un visa touristique", prêt à troquer l'honneur révolutionnaire contre un poste de caissier chez Carrefour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même sa vision des Touaregs semble réduite à un cliché : un folklore pittoresque tant qu'ilss restent docile, priver de tout dès qu'ils revendiquent. Enfermée dans une nostalgie de grandeur régionale, l'Algérie actuelle oublie les solidarités fondatrices. Bamako fut pourtant un acteur clé de la lutte pour l'indépendance algérienne, un fait aujourd'hui gommé des récits officiels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette nouvelle guerre froide sahélienne, l'Algérie, sous la houlette de Tebboune et de son ministre Attaf, apparaît comme une puissance régionale en déclin, isolée, rongée par ses contradictions internes et incapable de redéfinir son rôle dans un monde en mutation. Elle s'éloigne chaque jour un peu plus de la solidarité africaine qu'elle clame dans ses discours, pour se perdre dans des stratégies court-termistes, nocives, et à terme contre-productives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je le répète : Tebboune n'est plus ni notre frère, ni notre ami.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Heureusement, les hommes passent, les nations demeurent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ben Bella et Modibo Keïta doivent se retourner dans leurs tombes, atterrés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Seidina Oumar DICKO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous :  Le paradoxe malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-le-paradoxe-malien-3105296.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-le-paradoxe-malien-3105296.html</guid>
<description><![CDATA[ Le paradoxe au Mali, c’est que l&#039;atmosphère de malaise qui y prévaut actuellement n&#039;existerait pas si la Constitution de 1992 avait été suspendue, celle de 2023 non encore initiée, les institutions dissoutes. Et le coup d&#039;Etat assumé. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202502/Chiaka-Doumbia-Challenger.jpg" length="280323" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 22 May 2025 13:47:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de la Transition avait mis en place deux commissions de rédaction d’une nouvelle Constitution. Dirigées par Pr Fousseini Samaké, ancien Secrétaire général du Gouvernement et ex directeur général de l’Ecole nationale d’administration, ces commissions ont élaboré un avant-projet, puis un projet de loi fondamentale. Lequel projet a été directement soumis au référendum des Maliens par le Chef de l’Etat, sans même passer par le débat au niveau du Conseil national de Transition (CNT). À l’issu du scrutin organisé à cette fin le 18 juin 2023, le texte a été largement adopté avec 96,91% des électeurs qui se sont prononcés pour le « oui ». Le taux de participation a été de 38,23%. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’adoption de cette Constitution, immédiatement suivie de sa promulgation, le 22 juillet 2023, donnaient en principe le coup d’envoi du retour à l’ordre constitutionnel avec la mise en place des institutions de la 4è République. Selon l’article 45 de la Constitution du 22 juillet 2023, « le Président de la République est élu pour un mandat de cinq (05) ans, au suffrage universel direct. Il n’est rééligible qu’une seule fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux (02) mandats de Président de la République ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 10 juin 2021, suite au coup d’Etat dit de ‘’rectification’’ contre le Président de la Transition Ba N’Dao, le Colonel Assimi Goïta a prêté serment, devant la Cour suprême du Mali, en qualité de Président de la Transition. Devant Dieu et le peuple malien, il a juré de « respecter et de faire respecter la Constitution et les lois ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, il y a quelques jours, en avril 2025, les concertations dites des forces vives organisées par les autorités, ont ‘’recommandé’’ de donner directement le titre de Président de la République au Président de la Transition avec un mandat de cinq renouvelable sans passer par le suffrage universel. Tout comme au Burkina et au Niger. A la différence de taille que ces deux pays de l’Aes ne sont pas passés par des tergiversations ! Mais au Mali, une telle option serait une flagrante violation de la Constitution, dont aucune disposition ne prévoit de nommer ou de désigner le Président de la République. Le locataire de Koulouba ne porte ce titre que s’il est élu par ses concitoyens en se soumettant à leur suffrage !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voilà le paradoxe au Mali engagé, croit-on savoir, dans un processus dont la finalité est sa refondation, synonyme de renouer avec ces valeurs et principes inspirés de la vertu qui faisaient naguère la réputation de ce grand pays. Le processus devrait aboutir à ce qu’on a dénommé le ‘’Mali kura’’. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais le moins que l’on puisse constater, telle une évidence qui crève les yeux, est que certains Maliens ont un «incroyable talent» pour encourager le viol de « l’acte fondateur du Mali kura pris souverainement par le peuple malien ». Ils auront de la peine à convaincre que c’est cela leur compréhension de la refondation, tant espérée dans ce pays depuis belle lurette.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre pays, jusqu’à preuve du contraire, fait partie des 152 républiques sur les 197 officiellement recensées en 2021. Que valent donc les voix de 3 208 230 Maliens, qui ont massivement adopté la Constitution du 22 juillet en votant «oui» au Référendum du 18 juin 2023 ? Les délégués aux concertations des forces vives leur dament-ils le pion en terme de légitimité? Quelle image les acteurs de la Refondation renvoient-ils ainsi en acceptant la violation de la Constitution ? Où est donc la rupture avec les pratiques anciennes ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le Président de la Transition cédera-t-il aux chants de sirène ?<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le succès de toute œuvre humaine reste tributaire de la manière de faire, et aussi de l'exemplarité de ceux qui le font.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’œil De Le Matin : Démocratie ou «démon&#45;cratie» ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-democratie-ou-demon-cratie-3105252.html</link>
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<description><![CDATA[ Démocratie ! Il en est beaucoup question ces dernières semaines au Mali. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 May 2025 01:51:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le multipartisme en étant l’un des symboles, l’abrogation de la charte, la suspension des activités politiques suivie (le 13 mai 2025) de la dissolution des partis et organisations à caractère politique (dans le cadre de la relecture de la Charte des partis) fait naturellement couler beaucoup d’encre et de salive. Si pour le pouvoir en place, cela est une nécessité recommandée par les Assises nationales de la transition (ANR) pour assainir la classe politique malienne, les politiciens crient à l’atteinte à la démocratie, à la violation d’un droit constitutionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’où nous vient la démocratie ? En 507 av. J.-C, Clisthène (réformateur et homme politique athénien) décrète que tous les citoyens disposent des mêmes droits et des mêmes devoirs. Les citoyens pourront voter pour choisir ceux qui dirigent la cité. C'est ainsi que naît l'idée de la démocratie dans la cité d'Athènes. Le terme «démocratie» vient d'ailleurs du grec ancien «dêmos» (peuple) et «kratos» qui réfère au pouvoir : la démocratie est donc, littéralement, le «pouvoir du peuple». À l'origine, le terme «démocratie» désigne un régime politique dans lequel tous les citoyens participent aux décisions politiques par le vote. «La démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple», a défini Abraham Lincoln (élu à deux reprises et mort assassiné le 15 avril 1865 à Washington, D.C, il est le 16ᵉ président des États-Unis).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à Aristote, il rappelle, d'une manière encore plus catégorique, que «le principe fondamental du régime démocratique est la liberté… C'est là le but de toute démocratie. L’une des marques de la liberté, c'est d'être tour à tour gouverné et gouvernant». Une démocratie repose sur plusieurs principes fondamentaux qui assurent l'organisation équitable et juste de la société. Le premier critère essentiel est la souveraineté du peuple, soit le fait que le pouvoir appartient aux citoyens qui peuvent l'exercer directement ou par l'intermédiaire de représentants élus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les premières expériences d'un régime politique démocratique ont lieu pendant l'Antiquité, dans la cité grecque d'Athènes. La démocratie suppose l'existence d'une pluralité d'options et de propositions, généralement incarnées dans des partis et des leaders ayant la liberté de s'opposer et de critiquer le gouvernement ou les autres acteurs du système politique. Une démocratie existe donc, selon Raymond Aron, quand on y trouve «une organisation constitutionnelle de la concurrence pacifique pour l'exercice du pouvoir». La démocratie exige aussi que les grandes libertés (liberté d'association, liberté d'expression et liberté de presse) soient reconnues. Juridiquement, une démocratie s'inscrit dans un État de droit. Culturellement, elle nécessite une acceptation de la diversité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On oppose la démocratie à l'autocratie se manifestant par la tyrannie, l’aristocratie, la monarchie, la dictature comme celle que les «Cinq Généraux» sont en train d’instaurer au Mali au nom de la volonté de parachever les réformes d’une refondation pérenne. Mais, aussi curieux que cela puisse paraître, la démocratie est aussi discriminatoire. En effet, si elle désigne un régime politique dans lequel tous les citoyens participent aux décisions politiques par le vote, certaines sources rappellent que le terme «citoyen» excluait notamment les femmes, les esclaves, les enfants et les étrangers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient de signaler que le terme grec «dêmos» ne correspond pas non plus à la simple somme des individus citoyens. Les Anciens distinguaient le «laos» du «dêmos». Le premier terme est associé à une foule ou à une masse sans organisation, sans conscience manifeste. Dans le second cas, il s'agit d'un ensemble organisé de citoyens. D’ailleurs, le terme démocratie a été rarement utilisé avant le XVIIIe siècle. Il faut attendre les «Révolutions libérales» américaines et françaises pour que se généralise l'usage actuel du terme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la pratique, l’avènement de la démocratie au Mali date du 26 mars 1991 avec le coup d’État militaire contre le Général Moussa Traoré (paix à son âme) parachevant une insurrection populaire contre 23 ans de règne, de dictature. Le pays sera par la suite cité comme un «modèle de démocratie» en Afrique jusqu’au putsch du 22 mars 2012 qui a renversé feu le président Amadou Toumani Touré dit ATT à moins de trois mois de la fin de son second et dernier mandat. En effet, le Mali a été longtemps présenté comme une «démocratie originale» en Afrique de l'Ouest ; «une exception, un des seuls États où la transition démocratique issue des conférences nationales du début des années 1990 se consolide».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et cela pour plusieurs raisons, dont son ancienneté (1992-2012) ; une alternance du pouvoir présidentiel ; une compétition politique ouverte aussi bien lors des élections présidentielles, législatives et communales ; un multipartisme (plus de 100 partis existants, même si seulement 4 ou 5 possédaient une assise nationale) ; l'absence constitutionnelle et réelle de partis ethniques ou religieux, contrairement à la plupart des autres États africains ; une presse écrite libre qui possède une grande diversité de titres ; une décentralisation «réussie» (703 communes, 10 000 conseillers municipaux...) revendiquée dès la décolonisation...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais, avec le coup d’État du 22 mars 2012, on s’est rendu compte que tout cela ne constituait qu'un beau paysage cachant la laideur de la forêt. Ces constats masquaient en réalité les limites de la démocratie malienne, notamment les faibles taux de participation (autour de 30 % des votants) et les taux élevés de fraudes avérées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie a-t-elle réellement vécu au Mali ? Ceux qui, par ironie, parlent plutôt de «démon-cratie» exagèrent-ils ? Toujours est-il que ce système politique n’a pas comblé les attentes dans notre pays. Les régimes qui se sont succédé n’ont pas réussi à hisser la gouvernance au niveau du sacrifice consenti par les Martyrs de la démocratie. Elle a été le terreau fertile de tous les maux qu’elle était censée déraciner pour une gouvernance vertueuse du pays. Pis, nos «démon-crates», pardon nos démocrates, ont confisqué le pouvoir du peuple en achetant les voix des citoyens lors des consultations électorales afin de pouvoir régner en roue libre, sans aucun devoir de redevabilité à l’égard des Maliens !<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Moussa Bolly</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père :  Toute compromission aura son prix !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-toute-compromission-aura-son-prix-3105226.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher grand-père ! Aujourd’hui je me permets de faire cet emprunt de l’aîné Nobert Zongo, quand il alerté sur les compromissions des peuples et les politiques face aux dictatures. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 May 2025 10:54:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je ne vais pas le répéter quand il parle des peuples et des dirigeants des pays, mais je vais élargir un peu sa lampe pour le monde. Oui grand-père, le monde est en train de faire un compromis qui aura son prix. Le pire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui un compromis grave sur la démocratie, ses principes de liberté et de droit. Oui, sur des valeurs démocratiques. Le monde commence à faire des compromis graves. Très graves. Et qui doit inquiéter tout homme averti. Une erreur fatale pour le bloc démocratique et la démocratie. Une erreur face à laquelle, il sera difficile, très difficile de lever le regard.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le tout a commencé avec ce qu’on appelle le ''troisième mandat'', des démocrates. Quand des présidents démocrates décident de contourner les principes démocratiques en allant vers une nouvelle République et briguant ainsi des 3èmes et 4èmes mandat. Le bloc démocratique s’est tue et n’a jamais levé le petit doigt pour stopper cela. Et par-là, nous venions de légaliser sans le savoir des coups d’Etat constitutionnels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et comme de mal en pire, aujourd’hui, le bloc démocratique est en train de faire une compromission de crime contre la démocratie, les droits et libertés. Oui quand le bloc démocratique décide de choisir parmi des putschistes ceux qui sont légaux et ceux qui ne le sont pas suivant des compromissions d’intérêts inédits. Des putschs légaux!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et comme si cela ne suffisait pas, le bloc démocratique, des droits et libertés décide maintenant d’amnistier et de réhabiliter des criminels de droits de vivre, de libertés et stabilités politiques. Quand celui qui était à la une des affiches comme violeur international des droits et des libertés, est accueilli à des dignités démocratiques. Pour quel compromis ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si le monde décide d’aller de compromission en compromission sur des principes aussi sacro-saints, que sont la démocratie, les droits et les libertés, l’ordre politique mondial risquerait de se noyer dans le plus grand désordre, voire, une anarchie mondiale. Et peut-être, pour ne plus jamais se relever. "Toute compromission se paie tôt ou tard", dixit N. Zongo.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’était ma 298ème lettre et à mardi prochain. Inch’Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Lettre de Koureichy</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les soliloques d’Angèle :  Pourquoi l’homme se désinvestit ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-pourquoi-lhomme-se-desinvestit-3105224.html</link>
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<description><![CDATA[ Se désinvestir : Dans sa définition la plus simple c’est l’action de « cesser d&#039;être motivé pour quelque chose, d&#039;y attacher une valeur affective, de se donner tout entier à une activité ». ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 May 2025 10:44:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans nos vies personnelles, au travail ou dans la vie en société, le désengagement peut arriver bien plus souvent qu’on ne le pense. Un phénomène aux causes multiples, souvent silencieuses, mais aux conséquences bien réelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une lassitude qui ne fait pas de bruit, une présence qui s’efface peu à peu, un engagement qui s’effiloche, sans fracas… Ce phénomène, c’est le désinvestissement progressif. Il touche toutes les sphères de nos vies : personnelle, professionnelle, économique et citoyenne. Mais pourquoi se retire-t-on ainsi, étape par étape, d’un projet, d’une relation ou d’un idéal ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan personnel, le désengagement peut prendre la forme d’une rupture silencieuse : on parle moins, on évite les discussions, on se détache. Ce retrait peut venir d’une perte d’intérêt, d’un changement de priorités, ou simplement de fatigue émotionnelle. « Avoir l’impression de donner sans jamais recevoir ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au travail, le phénomène est tout aussi courant. Le désengagement des salariés est aujourd’hui une réalité bien documentée. Manque de reconnaissance, tâches dévalorisantes, management autoritaire ou absence de perspectives alimentent ce désinvestissement discret mais massif. « Je fais ce qu’on me demande, pas plus. L’envie est partie depuis longtemps » des phrases que nous entendons par ci, par là.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le monde économique, le désengagement prend une forme plus stratégique. Les entreprises et investisseurs se retirent progressivement de certains marchés, jugés trop risqués, peu rentables, moins attractifs, trop contraignants ou contraires à leurs orientations. Là, le retrait est souvent motivé par des impératifs financiers, éthiques ou géopolitiques. Ce retrait est bien souvent favorable à un autre marché, environnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le désengagement touche aussi la sphère publique. Abstention croissante, baisse de l’intérêt pour les débats constructifs, méfiance envers les institutions, choix de l’expatriation : de nombreux citoyens décrochent. Pour certains, c’est une manière de protester ; pour d’autres, un simple signe de résignation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le désinvestissement progressif, loin d’être un abandon pur et simple, est souvent un signal d’alerte. Savoir décrypter ce qui ne va plus, pour réinventer des liens, des rôles et des projets qui font vraiment sens dans tous les aspects de nos vies ne peut qu’être bénéfique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que c’est Notre Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Muriel Jules<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Focus : Ingérence étrangère</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-ingerence-etrangere-3105086.html</link>
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<description><![CDATA[ Si les menaces extérieures sont souvent visibles et clairement identifiables, les adversaires de l’intérieur, plus insidieux, s’avèrent parfois bien plus destructeurs. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 May 2025 02:10:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2405144539msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La situation actuelle impose une réflexion profonde sur ces dynamiques pour garantir l’avenir du pays. Des exemples illustrent cette ingérence dans les affaires du Mali. L’ambassadeur des États-Unis, Mme Rachna Korhonen, a rencontré des représentants politiques maliens sans la présence des autorités du pays. En 2020, l’Ong américaine IFES s'était immiscée dans l’organisation des élections maliennes, marquées par des troubles et des violences. Le Président Assimi Goïta a révélé aussi que la France et la Cedeao voulaient l'obliger à des choix de personnalités pour diriger la transition malienne. Ce qu’il a catégoriquement refusé afin de préserver l’indépendance du pays. Le gouvernement malien a dénoncé à son tour le soutien présumé d’États étrangers, notamment l’Algérie et l’Ukraine, à des groupes terroristes opérant dans le pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv2405144539msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">Ces exemples montrent que l’ingérence étrangère peut prendre différentes formes. Or la souveraineté ne peut être qu’un simple slogan ; elle doit être un état d’esprit, une posture et une action quotidienne. Cela passe par une transparence politique, une justice impartiale, une presse engagée et un éveil citoyen renforcé. L’ingérence étrangère, qu’elle soit politique, militaire ou économique, constitue un frein à l’émancipation réelle du Mali et à sa souveraineté tant revendiquée. Ces forces étrangères mobilisées, souvent déguisées sous des discours de coopération, s’insinuent dans les décisions politiques, économiques et sécuritaires du pays. Mais les ennemis les plus pernicieux sont parfois ceux qui opèrent de l’intérieur. Ceux qui, par ambition personnelle ou par allégeance à des agendas étrangers, sapent les fondements de l’unité nationale. Lorsque certains acteurs internes privilégient leurs propres intérêts au détriment du bien collectif, ils deviennent les complices des pressions extérieures et contribuent à affaiblir la structure même de l’État. Face à cette réalité, une riposte s’impose. Elle doit être globale, impliquant à la fois une vigilance accrue contre les manipulations extérieures. Ce combat ne peut être mené seul. Il doit être porté par l’ensemble des forces vives de la nation, avec à sa tête des dirigeants engagés et intransigeants face aux pressions étrangères et aux opportunistes de l’intérieur.  Le peuple malien, dans sa résilience légendaire, a placé sa confiance en cette Transition pour protéger les acquis et poser les fondations d’un avenir libre de toute tutelle étrangère. Il attend des mesures fortes. Avec une implication accrue des citoyens dans la construction de l’avenir du pays, car un peuple informé et mobilisé est la plus grande force contre la déstabilisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv2405144539msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">Il est temps que les Maliens, de l’intérieur comme de l’extérieur, réaffirment leur volonté de bâtir un pays libre et indépendant, affranchi des influences nuisibles et porté par l’idéal d’un futur commun. Et non plébisciter des agendas extérieurs qui risquent de compromettre la stabilité du pays. Alors que l’ingérence étrangère persiste sous diverses formes, il devient impératif que les dirigeants du pays adoptent une posture de fermeté absolue pour contrer toutes ces forces adverses de l’intérieur et de l’extérieur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv2405144539msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">C H Sylla<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="yiv2405144539msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Chronique :  Procrastination</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-procrastination-3105089.html</link>
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<description><![CDATA[ Je vois déjà certains qui ont ouvert grand leurs yeux en lisant le titre de cette chronique. Rassurez-vous, je ne veux pas tomber dans la mystification ou le pédantisme avec des mots savants ou trop compliqués ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 May 2025 01:34:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce titre m’a été inspiré simplement à partir de l’observation de notre société et de certaines de nos pratiques. Pour faire simple, disons que la procrastination est une tendance psychologique à reporter à un moment ultérieur ce qu’on peut ou doit faire maintenant. Vous commencez donc à comprendre là où je veux en venir. En effet, dans notre pays, s’il y a une pratique qui constitue un vrai frein, c’est cette tendance à toujours reporter certaines décisions.<br>Le paradoxe est que lorsqu’on souhaite aussi agir vite en sévissant contre certaines pratiques, ce sont toujours les mêmes qui sont prompts à émettre des critiques à n’en plus finir. C’est devenu comme un sport national, lorsque certaines mesures sont annoncées, les gens se disent qu’il s’agit juste de mesures dissuasives et qu’elles ne seront jamais appliquées.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui fait qu’aujourd’hui, le centre-ville est plus engorgé que jamais. Ici, les occupants semblent se dire que rien de mal ne peut leur arriver. L’interdiction de circulation des tricycles sur le pont des Martyrs par exemple est permanemment renvoyée aux calendes…maliennes. Sinon, cela fait des années que la circulation des gros porteurs est réglementée dans la capitale. Et malgré les nombreux accidents et dégâts qu’ils causent, les mesures de restriction sont quasiment reportées et cela va de mal en pis. Or, les sages disent toujours que celui qui recule une fois reculera toujours.<br>Même au niveau individuel, cette pratique est persistante. Des chefs de famille qui décident de prendre certaines mesures radicales, mais qui finissent par reculer car ceux contre qui ils entendent agir font bouillir la marmite. L’élève ou l’étudiant qui remet toujours à plus tard sa révision, car les examens sont encore loin et qui se retrouve devant le fait accompli à la dernière minute en cherchant mille et un prétextes pour expliquer son échec. Les petits tas d’ordures que nous laissons devant la maison en promettant de les évacuer après et qui finissent par devenir des montagnes d’immondices, causes de désagréments et d’ennuis de santé. De la dette qu’on se projette de payer bientôt, tout en continuant à s’endetter en se disant que rien de mal ne peut nous arriver…<br>A vrai dire, la procrastination est devenue un véritable phénomène de société chez nous et qui plombe beaucoup d’actions. Il nous faut à présent chercher les moyens d’inverser la tendance, car certaines choses ne sauraient être remises à demain sans conséquences. Que ce qui doit être fait tout de suite puisse l’être et qu’on évite d’entasser les dossiers et les problèmes, car plus le temps passe, moins il y aura de chance qu’ils puissent trouver de solutions. Chaque chose à son temps et chaque décision au moment opportun. Ce n’est pas après que l’incendie aura tout ravagé que l’on va faire venir les pompiers. Dans un pays où tout est prioritaire, aucune lenteur ne saurait être acceptable, surtout à certains niveaux. D’ailleurs, cela fait un moment que je voulais écrire cette chronique, mais j’ai eu tendance à le repousser à plus tard. Mais voilà, j’ai fini par y arriver quoi que j’ai perdu un temps précieux pour rien. Procrastination quand tu nous tiens…<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salif Sanogo<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Décryptage :  Comment rétablir la paix par le dialogue au Sahel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-comment-retablir-la-paix-par-le-dialogue-au-sahel-3105051.html</link>
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<description><![CDATA[ Les exécutifs sahéliens ne sont pas infaillibles. En ce sens, c’est en conjuguant leurs efforts qu’ils réussiront à reconstruire la paix par le dialogue. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 May 2025 02:08:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>L’instabilité politique malmène les sociétés sahéliennes. Bamako, Conakry, Niamey et Ouagadougou deviennent les arrière-boutiques des mutations. Les luttes entre les acteurs politiques, associatifs, syndicaux et les gouvernants donnent à comprendre des désirs de changement de la jeunesse. Le 3 mai 2025 à Bamako, au Palais de la culture, des jeunes d’univers associatifs, politiques ont montré leur capacité de mobilisation. Il s’agissait d’un premier examen concret de leur performance citoyenne pour manifester ce qu’ils éprouvent sans être sommés de s’expliquer. Décryptage : la manifestation du 3 mai 2025 révèle le caractère fragile des liens entre l’exécutif et la classe politique. La suite : 13 mai 2025, l’exécutif dissout les « partis politiques […] ». La peur du débordement ? Ce qui est certain, la sanction est rude. Pas seulement au Mali.</p>
<p><strong>Un impératif : le dialogue</strong></p>
<p>Dans l’espace de la confédération de l’alliance des États du Sahel (AES), notre voisin nigérien a déjà donné le ton. Le 26 mars 2025, Niamey dissout les partis politiques. Un Big Brother de la restriction des libertés. Certains font la fête. D’autres résistent. Une résistance qui bourdonne dans l’excitation des mariages du dimanche. Elle s’incarne dans les gestes quotidiens pour améliorer les conditions de vie : se soigner, se loger, trouver un emploi, etc. Aujourd’hui à Bamako comme à Niamey, la solution se trouve dans un impératif absolu : le dialogue, Kumaŋɔgɔnya en Bambara, Seelaŋ nda cere en Songhay. Il y a sept siècles, en 1236, Soundiata Keïta faisait la paix entre ses différents territoires grâce à la charte de Kurukanfuga. Elle a permis de favoriser l’égalité et le respect des droits. Cela s’appelle la démocratie. En ce moment de tensions politiques, le Mali gagnerait à s’inspirer de Kurukanfuga pour restaurer le dialogue comme l’avait institué le président Alpha Oumar Konaré.</p>
<p><strong>Du commun</strong></p>
<p>Konaré a compris que partir en guerre contre la démocratie, c’est ouvrir une crise politique sans issue. Car l’enjeu est moins le système démocratique que la résolution des situations d’injustices : corruption, impunité, accès aux services médicaux, éducatifs, sportifs... Par exemple, sa clairvoyance a permis d’obtenir l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football en 2002 au Mali, un pays où le football reste le sport roi. Aujourd’hui, les soirs de match du championnat européen, certaines rues de Bamako débordent de jeunes. Faute d’électricité ou par simple envie de soirée amicale, les jeunes supporters se retrouvent chez un commerçant ou un voisin, possesseur de panneau solaire, pour soutenir leur équipe : Barcelone, Manchester United, Olympique lyonnais, Real de Madrid, Stuttgart, etc. À l’image de leurs fans tels que Cissouma, Coulibaly, Diarra, Doucouré, Haïdara, Koné, Mbappé, Salah, Sissoko, Touré, Traoré, Yamal, etc., chacun se voit un jour porter le maillot d’un club de la Bundesliga, de Premier league ou de la Liga. Par le sport, les générations fraternisent. Il leur permet de faire du commun pour construire la paix.</p>
<p><strong>De l’honneur</strong></p>
<p>Au-delà du bal des prétendants, quittons le champ de bataille pour rejoindre l’arbre à palabre pour se parler dans un contexte sécuritaire exacerbé. Djibo (Burkina-Faso), Termit (Niger) et Gossi (Mali) imposent de se rassembler pour sauver les hommes, privés de protection. L’enjeu n’est ni de haïr les États-Unis d’Amérique, ni la fédération de Russie, ni la France, mais de ne pas masquer notre inconséquence. Il est aussi d’agir pour la survie des territoires. C’est enfin de ne pas abandonner les populations du Liptako-Gourma au profit de Bamako, Ouagadougou et Niamey. Les exécutifs doivent écouter et entendre les acteurs : associatif, citoyen, politique, scientifique, syndicaliste, etc. C’est une question d’honneur.</p>
<p>Enfin, il est certain que nous avons intérêt à coordonner nos efforts et à oser dialoguer pour faire la paix et retrouver l’ordre constitutionnel.<br> </p>
<p><strong>Mohamed Amara Sociologue</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Goongan Tan : Mali : cascade de décrets et silence des urnes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goongan-tan-mali-cascade-de-decrets-et-silence-des-urnes-3105009-3105009.html</link>
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<description><![CDATA[ Au Mali, la Transition en cours prend une nouvelle tournure. En effet, la récente suspension, puis dissolution des partis politiques et des associations à caractère politique par deux décrets présidentiels a provoqué une onde de choc dans le Landerneau politique. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 May 2025 01:33:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Officiellement justifiée par la nécessité de préserver l'ordre public dans un contexte sécuritaire difficile, cette mesure a été largement perçue "comme un coup porté à la vie politique". De plus, elle a été précédée de l'interpellation de figures politiques telles que Alassane Abba de la CODEM, El Bachir Thiam du parti YÉLÉMA et l'enlèvement-libération de Abdrahmane Diarrah de l'URD. Ce qui a ravivé, au sein de l'opinion, les craintes d'une dérive.</p>
<p><strong>Réactions instantanées et mitigées</strong></p>
<p> Le Collectif des partis politiques pour la défense de la Constitution a d'abord annoncé, puis reporté, un meeting prévu le 9 mai à Bamako. Loin d'être un renoncement, selon ses organisateurs, ce report traduit, pour eux, " une volonté de repositionner le combat politique sur un terrain de légitimité institutionnelle et judiciaire ". En écho, les membres du collectif exigent le respect du multipartisme et la réaffirmation de la primauté constitutionnelle.</p>
<p><strong> Climat électrique</strong></p>
<p> Les manifestations de désaccord, même pacifiques, pouvant être perçues comme des actes subversifs, la parole sibylline du procureur Balobo Guindo, livrée à travers une déclaration ouverte à diverses interprétations, a rajouté à la confusion. Certains y ont vu " une mise en garde contre toute tentative de défiance à l'autorité ", d'autres y ont lu " une forme d'appel à la prudence dans un contexte institutionnel fragilisé ". Son flou rédactionnel, au lieu de rassurer, a contribué, à mon avis, à l'instauration d'un climat d'incertitude, où les repères deviennent de plus en plus mouvants. Ceoendant, l'on peut penser que le message du procureur est simplement une mise en garde contre les perturbations de l'ordre public, adressée aux fauteurs de troubles de tous bords.</p>
<p><strong> Un audit discursif</strong></p>
<p> Pour ne rien arranger aux rumeurs et aux spéculations, un audit lié à un autre calendrier, entend-on, est en cours à la Primature, couvrant les exercices 2021 à 2024. Il vise à évaluer la sincérité et la régularité des dépenses publiques liées au fonctionnement, aux transferts et aux investissements du Premier ministre sortant. Cette initiative, bien que saluée par les tenants de l'exigence de transparence, hasard ou pas, intervient à un moment délicat, entre renforcement du pouvoir exécutif et mise sous tutelle des voix discordantes.</p>
<p><strong> Avenir politique verrouillé</strong></p>
<p> Sur le terrain, les politiques et une partie de la société civile y voient les signes d'un basculement vers une " restriction de l'espace politique, une remise en question du pluralisme, une concentration des pouvoirs et une incertitude prolongée sur le retour à l'ordre constitutionnel ". Ces forces n'en font aucun mystère : elles décèlent les signes avant-coureurs d'une stratégie de " fermeture politique", un pari pourtant qu'elles jugent risqué. Car le besoin de cohésion nationale, d'inclusivité et de légitimité démocratique est plus pressant que jamais. Le souci est que ce remue-ménage institutionnel semble doucement gagner l'esprit de ceux qui croient qu'un ordre politique inédit se prépare méthodiquement. Pour ceux-là, " l'urgence sécuritaire " sert de levier à une recomposition, au détriment du débat public.Je suis de ceux qui pensent que, comme une mayonnaise qui ne prend forme qu'à la fin, ce pays dispose de vieux ressorts. Et que notre peuple est suffisamment outillé pour savoir que ce climat de va-t-en-guerre doit laisser place à la concertation, à l'entente, à la cohésion. Seuls gages permettant de parvenir à une paix durable et à son corollaire : stabilité et développement.</p>
<p><strong>DICKO Seidina Oumar </strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Trump verra Poutine “dès qu’il sera possible d’organiser” une rencontre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/Trump-verra-Poutine-%E2%80%9Cd%C3%A8s-qu%E2%80%99il-sera-possible-d%E2%80%99organiser%E2%80%9D-une-rencontre-3105008.html</link>
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<description><![CDATA[ Donald Trump, qui a entretenu le suspense ces derniers jours sur une entrevue avec Vladimir Poutine, a dit vendredi qu’il verrait le président russe “dès qu’il sera possible d’organiser” une rencontre, mais précisé que dans l’immédiat, il regagnait Washington. “J’allais le faire, je serais prêt à partir d’ici pour y aller”, a ajouté le président américain dans un court échange avec des journalistes à la fin d’une visite officielle dans les Émirats arabes unis. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 May 2025 14:20:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Il a toutefois ajouté qu’il rentrait bien aux États-Unis comme prévu et qu’il se réjouissait en particulier de faire la connaissance du garçon auquel sa fille Tiffany Trump vient de donner naissance. La veille, Donald Trump avait assuré que “rien ne se passerait” sur l’Ukraine tant qu’il n’aurait pas rencontré son homologue russe. Le président américain avait auparavant laissé entendre qu’il se joindrait aux discussions en cours en Turquie sur une issue au conflit en Ukraine si Vladimir Poutine s’y rendait, comme le réclamait le chef d’Etat ukrainien Volodymyr Zelensky.</p>
<p>Le dirigeant russe n’a toutefois pas fait le déplacement à Istanbul, où doivent se tenir vendredi de premières négociations directes entre la Russie et l’Ukraine depuis les premières semaines de la guerre déclenchée par l’invasion russe en 2022. En février, peu après son retour à la Maison Blanche, Donald Trump avait rompu de manière spectaculaire avec l’isolement dans lequel les Etats-Unis tenaient la Russie depuis le début du conflit, au travers d’une longue conversation avec Vladimir Poutine.</p>
<p>Le président américain, qui estime avoir une relation privilégiée avec son homologue russe, a toutefois laissé percer récemment quelques signes de frustration à son égard, tandis que ses rapports avec Volodymyr Zelensky semblent s’être un peu réchauffés. Le milliardaire républicain se faisait fort de mettre fin au conflit en Ukraine en un clin d’oeil une fois redevenu président.</p>
<p>“Certainement nécessaire”, selon le Kremlin<br>Une rencontre sur l’Ukraine entre les présidents russe et américain, Vladimir Poutine et Donald Trump, est “certainement nécessaire”, a dit vendredi le Kremlin, peu avant des premiers pourparlers russo-ukrainiens depuis le printemps 2022, attendus à Istanbul.</p>
<p>“Une telle rencontre est certainement nécessaire”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien. “Les contacts entre les présidents Poutine et Trump sont extrêmement importants dans le contexte du règlement de la crise ukrainienne”, a-t-il ajouté.</p>
<p>Source: https://www.7sur7.be/</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin :  Militaires, mais fins politiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-militaires-mais-fins-politiques-3104924.html</link>
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<description><![CDATA[ Les membres du grin estiment que les militaires sont plus forts en stratégie politique que les politiques eux-mêmes. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 14 May 2025 09:10:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Ces derniers, selon les membres, ont su faire de la politique une adaptation mentale aux circonstances nouvelles. <i>"Ils se sont positionnés en porteurs d'espoir et de résilience, ils sont parvenus à inspirer la majorité des Maliens avec un esprit indomptable"</i>,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>constatent-ils. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Au grin, les membres trouvent qu'on assiste aujourd'hui à un jeu du chat militaire et de la souris politicienne. Avec une stratégie bien rodée, les militaires veulent faire disparaitre les partis politiques, en faisant la sourde oreille au doute et en fonçant vers leur but de seul maître aux commandes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">C'est pourquoi, ajoutent-ils, ils ont décidé d'imposer le silence aux partis politiques en suspendant leurs activités, en les intimidant ou en emprisonnant les plus bavards. <i>"De l'autre côté, les partis politiques n'ont d'autre choix que d'écrire des tonnes de communiqués sans effets pour dénoncer"</i>, observent les membres du grin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><b><span style="font-size: 14pt;">Ibrahima Ndiaye <o:p></o:p></span></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><b><span style="font-size: 14pt;"><o:p> </o:p></span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père :  La démocratie sur le mauvais banc des accusés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-la-democratie-sur-le-mauvais-banc-des-accuses-3104923.html</link>
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<description><![CDATA[ Cher grand-père, depuis un certain temps, l’on voit sur les réseaux sociaux, un débat sur la démocratie et le sous-développement. La démocratie est accusée de tous les péchés d’Israël. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 14 May 2025 09:05:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie a fait ceci, la démocratie a fait cela. Elle a volé par-ci, elle a dérobé par-là. Tous les maux du Mali, la seule date, à partir de 1991 et seuls acteurs, les démocrates. Le sous-développement au Mali, c’est la démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">J’ai envie d’en rire cher grand-père. Tiens donc ! A quelle période de l’Histoire du Mali on jauge la démocratie ? Aux 23 ans de Moussa Traoré ou aux 5 ans de la Transition en cours ? Si la démocratie a fait aussi mal jusqu’à être rejetée, qu’est-ce qui a marché plus que la démocratie ? Il s’agit de quel bilan ? Avec quel bilan, compare-t-on la démocratie en toute franchise ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au demeurant, cher grand-père, j'ai l'habitude de dire ici qu'on confond démocratie et développement. Et le débat ne devrait pas être démocratie/développement, mais démocratie et dictature. Certes, chaque régime a son bilan, il est possible de les comparer. Genre : Moussa-Alpha, ATT-Amadou Haya et IBK-Assimi. Oui en toute objectivité, on peut faire le bilan. Ça pourrait varier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais va faire un bilan démocratie/dictature, je ne crois pas que ce débat soit possible. Une personne qui n’y gagne rien, personnellement dans une dictature, pourrait-elle réellement préférer la dictature à la démocratie ? Choisir l’autocratie et le despotisme face à un régime aussi rationnel que la démocratie ? Je ne croirais pas que cela soit possible en toute franchise. Je ne crois pas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie, ce sont des droits et des libertés. C’est établir une procédure rationnelle de conquête du pouvoir, de gestion et de dévolution pacifique du pouvoir. C’est regarder son président et savoir quand est-ce qu’il va partir sereinement. Et aussi comment, un autre va le remplacer en toute sécurité. Ce n’est point un <span style="mso-bidi-font-style: italic;">"</span>tombeur<span style="mso-bidi-font-style: italic;">"</span> qui devient président mais un élu avec un projet de société accepté par les électeurs. C’est tellement rationnel ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le peuple a des droits et des libertés protégés par les juges. Oui Karim Kéita, député, fils du président, homme fort du pays, a perdu un procès contre un journaliste sans faire recours à un syndicat. Le M5-RFP pouvait occuper le boulevard de l’Indépendance et demander des comptes. C’est ce que la démocratie peut offrir à un peuple. Pour le reste, travaillons ! Le développement, c’est le travail.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Allons à un autre débat. Comment faire revenir la démocratie sans ébranler le pays ? Comment retourner à la gestion rationnelle du pouvoir par des élections libres et transparentes ? Comment rendre plus indépendante la justice et faire en sorte que le législatif contrôle l’exécutif et que dans cette gestion harmonieuse, nous développions notre Maliba ? C’est mieux !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ma 296e lettre. A mardi in shaa Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lettre de Koureichy<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Rappels utiles !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-rappels-utiles-3104869.html</link>
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<description><![CDATA[ Grande est la confusion qui règne actuellement au Mali. Plus pauvre que jamais est le débat public avec la propulsion, sur une scène désertée par les intellectuels, d’une nouvelle espèce d’acteurs. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 May 2025 01:52:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mensonge a tendance à monter en puissance et à prendre de l’ascendant sur la vérité. Allez savoir pourquoi certains s’évertuent à semer les graines de l’implosion de cette grande et vieille nation qu’est le Mali. Quelques rappels utiles pour les amnésiques, des faits dans leur indéniable objectivité que les ignorants devraient chercher à savoir au lieu de se ridiculiser à chacune de leur sortie publique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Forces armées et de Sécurité du Mali sont constituées de filles et de fils du pays. Chaque Malien a en leur sein un frère, un père, un fils, une tante, un oncle, une nièce, un cousin, un beau-fils, etc. Elles ont choisi de porter l’uniforme pour défendre la patrie contre les agressions extérieures ou d’assurer la sécurité intérieure et l’ordre public. On ne naît pas militaire, même lorsque ses deux parents sont militaires, on le devient. Il n’y a jamais eu de discrimination négative à leur égard.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">De la chute du Moussa Traoré à ce jour, toutes les équipes gouvernementales mises en place contenaient au moins un élément des Forces de Défense et de Sécurité. Occupé par un officier supérieur de l’Armée ou des forces de sécurité dans chaque département ministériel, le poste de haut fonctionnaire de défense est une initiative du Président Alpha Oumar Konaré. Il est nommé par décret pris en Conseil des ministres sur proposition du ministre de la Défense et des Anciens combattants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faut-il rappeler aussi que de tous les Premiers ministres choisis par le Président Konaré, Ibrahim Boubacar Kéita est le seul dont le militantisme politique n’a pas fait l’objet de contestation ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Et que, d’Ahmed Mohamed Ag Hamani à feue Cissé Mariam Khadaïma Sidibé, pas un chef de gouvernement du général Amadou Toumani Touré n’appartenait à une formation politique ? L’action gouvernementale était conduite par des apolitiques bon teint.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autre rappel utile pour les amnésiques : du 28 septembre 2007 au 30 mars 2011, le Président de la République était un général à la retraite et le Premier ministre, un général des forces de sécurité. Au même moment, les partis politiques détenaient la majorité absolue au Parlement et soutenaient la politique gouvernementale conduite par un apolitique ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">De juin 2002 au 31 mars 2011, le ministère de l’Economie et des Finances, celui de la Défense et des Anciens combattants, celui de la Sécurité et de la Protection civile, celui des Affaires étrangères et de la Coopération internationale n’ont jamais été confiés à «des hommes politiques». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous la présidence d’Ibrahim Boubacar Kéita, trois des six premiers ministres étaient des technocrates qui n’avaient pas de coloration politique. À l’exception de Soumeylou Boubèye Maïga, qui a passé plus d’une année à la Primature, Moussa Mara et Abdoulaye Idrissa Maïga, issus d’états-majors politiques, n’ont pas eu la chance de fêter leurs 365 jours au poste de Premier ministre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des dérives ont été constatées dans la gestion des affaires publiques. Cela est incontestable. «Le Challenger», depuis sa création en 2002, n’a eu de cesse de dénoncer les tares et déviances de l’élite dirigeante. Il est exagéré de rendre la politique et la démocratie responsables de tous les maux dont souffre notre pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous les acteurs politiques comme tous les partis politiques n’ont pas participé à un gouvernement, encore moins soutenu un régime. Ceux qui n’ont pas participé à la gestion des affaires publiques ne sauraient nullement être comptables des succès et des échecs des autres. L’ensemble de la classe politique ne devrait pas être frappé du même bâton. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Billet :  Entre le marteau et l’enclume !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/billet-entre-le-marteau-et-lenclume-3104806.html</link>
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<description><![CDATA[ Bien plus qu’à la croisée des chemins, le Mali se trouve aujourd’hui entre le marteau et l’enclume. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 May 2025 02:02:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le marteau de nos ambitions, parfois démesurées, et l’enclume de la crise sécuritaire qui agit comme une lame de fond pouvant ébranler nos assises. Et aussi bizarre que cela puisse paraitre, tout le monde parle au nom du Mali. Mais de quel Mali ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que n’a-t-on pas dit en ton nom ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que n’a-t-on pas fait en ton nom ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que ne va-t-on pas commettre en ton nom ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oh Mali, mon cher Mali,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout le monde dit ne vivre que pour toi en te déclarant son grand amour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au fait, sais-tu même lequel de tes enfants t’aime réellement le plus aujourd’hui ?<br>Mon cher Maliba, pendant que tu souffres de tous les maux,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant que nos ancêtres se retournent dans leur tombe en voyant dans quel état tu te trouves,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tes enfants s’entredéchirent là où ils auraient dû faire preuve d’union.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais où se trouvent ces valeurs qui ont fait de notre société cette nation millénaire forte et enviée ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La tolérance, le cousinage et la parenté à plaisanterie, le dialogue (sigui kafô yé damou yé), la cohésion et l’art du vivre ensemble semblent désormais être de lointains souvenirs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">N’est-il pas temps de mettre balle à terre et de retrouver ce qui nous unit tous : le Mali !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un Peuple sommes-nous censés être et surtout fiers de l’être,<br>Un But, sommes-nous censés avoir, celui de faire de toi la plus belle et la plus grande des Nations,<br>Une Foi, foi en ton avenir et en ta grandeur, devons-nous avoir…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Force doit rester au Mali !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salif Sanogo<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>GoogaTan : Le vent sahélien souffle en  direction du Maroc</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/googatan-le-vent-sahelien-souffle-en-direction-du-maroc-3104724.html</link>
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<description><![CDATA[ C&#039;est désormais une certitude : rien de solide ni de durable ne se construira entre l&#039;Algérie dirigée par Abdelmadjid Tebboune et notre pays. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202502/Seydina-O-Dicko.jpg" length="61317" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 10 May 2025 01:49:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rêve d'une fraternité s'est effondré sous le poids de la duplicité, du mépris diplomatique et d'une vision figée dans un passé révolu. </span><!-- [if supportFields]><span style='font-size:14.0pt;line-height:
107%;font-family:"Arial","sans-serif"'><span style='mso-element:field-begin'></span>tc
&quot;C'est désormais une certitude \: rien de solide ni de durable ne se
construira entre l'Algérie dirigée par Abdelmadjid Tebboune et notre pays. Le
rêve d'une fraternité s'est effondré sous le poids de la duplicité, du mépris
diplomatique et d'une vision figée dans un passé révolu. &quot;</span><![endif]--><!-- [if supportFields]><span
style='font-size:14.0pt;line-height:107%;font-family:"Arial","sans-serif"'><span
style='mso-element:field-end'></span></span><![endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">L'Algérie, autrefois acteur majeur de la solidarité africaine, s'est muée en un partenaire imprévisible, condescendant, arc-bouté sur une idéologie dépassée et une posture diplomatique qui peinent à s'adapter aux nouvelles dynamiques du continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Tebboune et ses relais ont choisi de flatter nos susceptibilités pour mieux anesthésier nos vigilances, puis de poignarder nos espoirs d'intégration régionale. Cette duplicité n'est pas seulement un affront diplomatique, elle est un facteur aggravant de notre isolement, un frein à notre développement et une insulte à notre souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Au lieu d'alléger les effets du découpage colonial qui nous a enfermés dans un enclavement dramatique, Alger a préféré maintenir le verrou, espérant peut-être retrouver dans l'immobilisme les ressorts d'une influence perdue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Face à cette politique d'obstruction, un autre partenaire émerge avec clarté et constance : le Royaume du Maroc. Sous l'impulsion du roi Mohammed VI, la diplomatie marocaine se distingue par son pragmatisme, son respect des souverainetés africaines et sa volonté affirmée de bâtir des partenariats concrets et durables. C'est dire qu'à l'idéologie algérienne figée s'oppose une vision marocaine moderne, tournée vers l'avenir. <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">La récente visite des ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et du Niger à Rabat illustre ce basculement. Elle consacre l'émergence d'un axe diplomatique alternatif, affranchi des pesanteurs et des blocages "hérités". Avec le Maroc, l'Afrique sahélienne entrevoit des perspectives tangibles de coopération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">En effet, plutôt que d'imposer un modèle, Rabat propose une offre diversifiée et adaptée : accès à la mer grâce à ses ports stratégiques (Dakhla, Tanger Med, Casablanca), appui logistique pour désenclaver l'intérieur du Sahel, coopération sécuritaire fondée sur une solide expertise antiterroriste, soutien à la formation avec l'accueil de milliers d'étudiants sahéliens, et accompagnement dans les énergies renouvelables, l'agriculture, l'irrigation, la santé et l'urbanisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Cette approche multidimensionnelle repose sur une logique de complémentarité, où chaque partenaire tire parti des atouts de l'autre. C'est cette vision d'une coopération gagnant-gagnant, déliée des injonctions idéologiques dominantes, qui redéfinit aujourd'hui les alliances africaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Seydina Oumar DICKO<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>(La Chronique Politique de Monoko) Pour le Respect de la  Démocratie et  de la Constitution au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/la-chronique-politique-de-monoko-pour-le-respect-de-la-democratie-et-de-la-constitution-au-mali-3104671.html</link>
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<description><![CDATA[ Les partis et mouvements politiques se mobilisent  mais les soutiens de la Transition s&#039;y opposent ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202110/Monoko-Toaly.jpg" length="57587" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 08 May 2025 01:32:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces derniers jours sont vivement animés par les partis et mouvements politiques qui entendent exiger la démocratie au Mali et surtout le strict respect de la Constitution. Le samedi 3 mars, devrait être organisé au Palais de la Culture, un grand meeting pour interpeller les autorités de la Transition,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur les dérives démocratiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et les entorses faites la Constitution Malienne. <o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces Partis et moments politiques dénoncent la confiscation des libertés, dont celles d'expressions, d'opinions, de réunions. Le pire qui justifie la <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>mobilisation de ces derniers,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est l'abrogation de la Charte des partis politiques du Mali. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>A la faveur de cette abrogation, les partis et mouvements politiques estiment que les autorités de la Transition projettent leur dissolution pure et simple. Toutes <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>choses <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>qui, selon eux, seraient une véritable entrave à la démocratie et au non-respect<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la Constitution Malienne qui,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>elle,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>garantit<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>lintangibilité du <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>droit à la création <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>des mouvements,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>associations et partis politiques. Cela, sans limite. Autrement dit, nul ne peut empêcher la création de partis politiques qui respectent les conditions, encore moins les dissoudre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette approche des partis et mouvements politiques pour le respect de la Constitution,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n'est pas apprécié par ceux et celles qui soutiennent la Transition. Ces soutiens et le Pouvoir de la Transition<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>distillent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un narratif qui rend<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les partis politiques <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>responsables des crises et malheurs que connaît<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Mali depuis des années.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Selon eux, les politiques auraient vendu le Mali aux occidentaux et aux ennemis du pays. D'où le souhait de leur dissolution. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les arguments avancés partis les soutiens de la Transition contre les partis et mouvements politiques,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se résument par les mauvais comportements <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>qu'auraient eus les politiques lors de leurs différentes gestions du pouvoir. S'ils s'étaient bien comportés, les militaires ne seraient pas aujourd'hui au pouvoir. En clair,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour eux, les militaires seraient la solution pour sortir le Mali de sa situation actuelle de crises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les deux tendances-Formations politiques et Pouvoir (avec ses soutiens)- <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>ont des visions totalement différentes et même contradictoires. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les mouvements et partis politiques parlent du respect des principes de la Démocratie et surtout de la Constitution. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Évidemment,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la clarification de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la durée de la Transition et le retour à l'ordre constitutionnel normal, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>par l'organisation des élections. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils ne veulent plus <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>dune transition sans limite,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ni une quelconque proclamation du président de la T Transition comme<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Président de la République, sans passer par la convocation d'un collège électoral. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Doù une animation intense de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la scène politique entre pro-Démocratie et anti-Démocratie. Les prochains jours risquent d'être davantage mouvementés. Mais,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de quel côté se trouve l'intérêt supérieur de la nation ? La dissolution des partis politiques serait-elle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la vraie solution aux difficultés du Mali ? Une Transition sans fin, serait-elle <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>la solution ? Le retour à l'ordre constitutionnel normal sauverait-il le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mali ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les prochaines semaines nous édifieront pour <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>pouvoir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>davantage analyser et commenter les faits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monoko Toaly<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bien dit : Le temps de raconter nous&#45;mêmes notre histoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/bien-dit-le-temps-de-raconter-nous-memes-notre-histoire-3104645.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 May 2025 01:03:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Tout ce qu’on montre de l’Afrique, c’est la souffrance, l’esclavage, la colonisation. Mais, l’Afrique est bien plus que ça. Il est crucial que nous racontions nos propres histoires» !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Idris Elba<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Acteur, scénariste, producteur et disc jockey britannico-sierra-léonais</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Sombres pages !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-sombres-pages-3104545.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali a célébré, le 3 mai, la Journée mondiale de la liberté de la presse sous le thème « Informer dans un monde nouveau ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 May 2025 01:58:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’impact de l’intelligence artificielle sur la liberté de la presse et les médias ». Selon l’Unesco, « le 3 mai sert à rappeler aux gouvernements la nécessité de respecter leur engagement en faveur de la liberté de la presse et constitue également une journée de réflexion pour les professionnels des médias sur les questions relatives à la liberté de la presse et à l’éthique professionnelle… c’est une journée de soutien aux médias et une journée de commémoration pour les journalistes qui ont perdu la vie dans la poursuite d'une histoire ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son classement mondial 2025, l’ONG Reporters sans frontières (RSF) souligne que «la situation de la liberté de la presse dévient difficile à l’échelle du monde pour la première fois … Les résultats du Classement nous alertent, depuis plus de dix ans, sur la dégradation globale de la liberté de la presse dans le monde. En 2025, une nouvelle ligne rouge est franchie : le score moyen de l’ensemble des pays évalués passe sous la barre des 55 points (“situation difficile”). Plus de six pays sur dix (112 au total) voient leur score reculer dans le Classement. Et pour la première fois dans l’histoire du Classement, les conditions d’exercice du journalisme sont difficiles, voire très graves dans la moitié des pays du monde et satisfaisantes dans moins d’un pays sur quatre seulement », note le rapport. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali perd 5 points et se classe à la 119è sur 180 pays analysés par Reporters sans frontières. Pour le Mali, le Burkina Faso et le Soudan, RSF évoque « des rédactions contraintes à l’autocensure, à la fermeture ou à l’exil». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a célébré le 3 mai au moment où un journaliste est emprisonné à la Maison centrale d’arrêt de Bamako pour avoir écrit un article sur la justice dans son journal.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Après l’affaire dite «la Maitresse du Président » qui a vu en 2007 l’incarcération de quatre directeurs de publication (Sambi Touré de Info-Matin, Alexis Kalambry de Les Echos, Mahamane Hamèye Cissé de Le Scorpion et Birama Fall de Le Républicain) et d’un journaliste (Séidina Oumar Diarra de Info-Matin, auteur de l’article) par le Procureur de la République près le tribunal de première instance de la Commune III, Sombé Théra, c’est la première fois qu’un journaliste soit emprisonné pour avoir écrit un article dans son journal. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alfousséini Togo, Directeur de Publication du Canard de la Venise, est placé depuis le 9 avril dernier sous mandat de dépôt par le Procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité pour « atteinte au crédit de l’Etat à travers l’institution judiciaire, diffamation et injures par le biais d’un système d’information». Le traitement réservé à l’affaire dite «la maîtresse du Président » et celui infligé à Alfousséini Togo ont un dénominateur commun : le contournement par l’autorité judiciaire poursuivante de la Loi n° 00-46 du 7 juillet 2000 portant régime de presse et délit de presse en République du Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a célébré le 3 mai au moment où Joliba Tv news écope d’une suspension de six (6) mois prononcée par la Haute autorité de la communication (HAC). Avec dignité et détermination, le Promoteur de Joliba Tv news et son équipe n’ont pas courbé l’échine sous les assauts répétés des nostalgiques de la pensée unique.<span style="mso-spacerun: yes;">      </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les organes de presse (presse écrite, TV) traversent des périodes très critiques avec des pressions économiques inédites au Mali. Dans son Classement mondial 2025, RSF note que « la fragilisation économique des médias constitue l’une des principales menaces pour la liberté de la presse » et «l’indicateur économique du Classement mondial de la liberté de la presse continue de chuter en 2025 et atteint un niveau critique inédit ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus :  Vertus du dialogue</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-vertus-du-dialogue-3104503.html</link>
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<description><![CDATA[ Les tensions et les débats actuellement en cours dans les états-majors des partis politiques qui ont donné le ton de la résistance face à la perspective de leur disparition volontaire ou forcée ne doivent pas aller au-delà ce week-end ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 May 2025 01:43:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv4751109030msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">…Et cette palpitante semaine qui a vu la classe politique malienne étaler ses divisions</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv4751109030msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">Dans ces instants là où l’avenir politique du Mali est en jeu, le dialogue doit primer. Pour cela, il faut ouvrir une fenêtre pour se parler. Sans cela, pas d'idées neuves et fraîches pour aspirer à une bonne bouffée d'oxygène dont tous ont besoin. Car le débat sur la nécessité de dissoudre ou de réduire leur nombre ne date pas d'aujourd'hui sinon jamais la charte des partis politiques au Mali n'aurait existé. Si complexe que soit la situation présente, les vertus du dialogue doivent primer. Si certains y voient une opportunité de rationaliser le paysage politique et de renforcer la gouvernance, d'autres y perçoivent une menace pour les libertés démocratiques. Le projet de loi portant abrogation de la charte ne signifie nullement la négation de leur statut de personne morale autorisée à compéter lors d'élections. La méthodologie de ces consultations à venir consisterait à former des groupes de travail autour de leur refondation. Une possibilité pour faire des offres de modalités sur la diminution de leur nombre en faisant usage de leurs propres prérogatives. Le Chapitre II de la Constitution du 22 juillet 2023 intitulé : « De la Souveraineté », prévoit en son article 39  que "Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent librement leurs activités dans les conditions déterminées par la loi". C'est de cette loi qu'il s’agit à présent de peaufiner dans le calme, la sérénité et le dialogue permanent. Tel était le but de la charte des partis initialement. Mais les partis ont omis les dispositions de l'article 37 de notre nouvelle Constitution qui stipule que : « La souveraineté nationale appartient au Peuple qui l’exerce par ses représentants élus au suffrage universel direct ou indirect ou par voie de référendum ». Car « Aucune fraction du Peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice ». Les développements ultérieurs seront déterminants pour l'évolution de ce débat et pour l'avenir du système partisan malien, au-delà des tensions perceptibles et des débats houleux au sein de la classe politique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv4751109030msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">La Rédaction</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;"><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : C’est quoi le projet ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-cest-quoi-le-projet-3104093.html</link>
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<description><![CDATA[ Organisées par le gouvernement de transition, les consultations «des forces vives» ont, sans grande surprise, partout où elles ont eu lieu, recommandé la dissolution des partis politiques. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 25 Apr 2025 04:54:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Depuis mercredi 16 avril, date à laquelle les fameuses consultations ont démarré, l'on voit en effet que les craintes publiquement exprimées par de nombreux responsables politiques n'ont rien de fantaisiste. Les recommandations faites par les participants aux fora organisés notamment à Kayes et à Ségou sur la révision de la Charte des partis attestent à suffisance de l'existence d'inquiétantes manœuvres visant à en finir au Mali avec les partis politiques. Sans surprise, les "consultés", soigneusement triés sur le volet, se sont massivement prononcés pour la dissolution des partis»,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>écrit Me Mamadou Camara dans une tribune intitulée : «Mali : le temps du ressaisissement pour les partis politiques ?».<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces recommandations confirment déjà les rumeurs qui courent depuis un certain temps. Elles donnent aussi raison aux leaders politiques qui ont décidé de ne pas prendre part à cette initiative, dont l’annonce est tombée comme<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un couperet à l’issue du Conseil des ministres du 9 avril dernier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le M5-RFP - tendance Choguel Kokalla Maïga - soutient que <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;">«les Autorités de la Transition doivent s'en tenir scrupuleusement aux Recommandations des Assises Nationales de la Refondation (ANR), déjà actées dans la nouvelle Constitution adoptée par Référendum le 18 juin 2023, véritables bases de légitimité de la Transition politique en cours…... le Comité Stratégique du M5-RFP signale qu'au moment où les Forces Armées Maliennes (FAMa) font face à d'énormes défis sur tous les fronts, il est inopportun, à l'évidence, de créer les conditions de tensions sociopolitiques pouvant avoir des implications contre-productives pour la stabilité de notre pays».<o:p></o:p></i></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces prises de position des partisans de l’ex-chef du gouvernement ainsi que celles de certains hommes politiques rappellent cet extrait de l’éditorial de l’émérite journaliste burkinabé, Norbert Zongo, paru en juin 1993 dans son organe, ‘’L’Indépendant’’. «Les peuples comme les hommes finissent toujours par payer leurs compromissions politiques : avec des larmes parfois, du sang souvent, mais toujours dans la douleur… Chaque compromission avec une dictature est toujours payée au prix fort.… Personne n'échappe à une dictature lorsqu'elle s'installe dans un pays». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faut-il donner raison à ceux qui dénoncent la confiscation du pouvoir d’Etat par le Cnsp à la faveur des événements du 18 août 2020 ? Ce qui se passe actuellement dans le pays marque-t-il une étape importante de ce processus ? Serait-il prêt à tout pour parvenir à ses fins ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les tentatives de culpabiliser la démocratie, les partis et acteurs politiques ont-elles fait long feu ? Pourquoi entreprendre de dissoudre les formations politiques? Quelle est l’urgence d’ouvrir un nouveau front de contestation en plus des tensions existantes ? Pourquoi instaurer un climat de division au moment où la nation a plutôt besoin de plus de cohésion pour affronter les multiples défis de l’heure ? Pourquoi de telle confusion au moment le Mali fait face à tant adversités? Entre nous, c’est quoi finalement le Projet ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Chiaka Doumbia<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil De Le Matin : La stabilité du pays menacée par un périlleux glissement de la liberté syndicale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-la-stabilite-du-pays-menacee-par-un-perilleux-glissement-de-la-liberte-syndicale-3103981.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Apr 2025 01:45:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«<em>L’État doit prendre ses responsabilités par rapport aux syndicats qui, ces derniers temps, prennent le pays en otage pour un rien du tout</em>» ! Le coup de gueule est d’un compatriote dépité de la diaspora qui a pris l’initiative d’échanger avec nous sur «<em>le dangereux glissement de la liberté syndicale</em>» qui menace de plus en plus la stabilité politique et socioéconomique d’un pays déjà sérieusement éprouvé par une crise multidimensionnelle.

Vous avez sans doute compris que ces échanges ont été motivés par la grève du syndicat national des banques, assurances, établissements financiers, microfinances, entreprises pétrolières et commerces du Mali (SYNABEF). Cette organisation syndicale a en effet mis en exécution sa menace de paralyser le pays avec une grève de 72 heures à partir du jeudi 17 avril 2025 sur toute l’étendue du territoire national. Un mouvement qui devait être reconductible à 120 heures à compter du 22 au 26 avril 2025. Heureusement que le pragmatisme du Premier ministre a permis de concilier les positions et de mettre fin à cette grève à la fin du second jour. La raison ? Parmi les doléances syndicales, on peut citer la reprise des travailleurs dans plusieurs sociétés, la libération des deux de leurs camarades d’Ecobank arrêtés dans l’affaire d’EDM-SA «<em>alors qu’ils ont agi conformément à la réglementation bancaire</em>»...

Ce dernier point constitue le vrai point d’achoppement entre le gouvernement et le Synabef, les syndicalistes qui exigeant la libération pure et simple de leurs collègues. Le Secrétaire général du Synabef et vice-président de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Hamadoun Bah, en fait un point d’honneur syndical. Or, la justice ne l’entend pas de cette oreille. Même si la surenchère des syndicalistes devant un problème de justice (arrestation de deux agents de Ecobank sur la plainte d’EDM-SA) constitue un véritable nœud gordien pour le Parquet.

Le Synabef a donc décidé encore de prendre le pays en otage suite à une nouvelle affaire judiciaire touchant l’un de ses membres. Cette tendance à faire pression sur la justice à coups de grèves, selon de nombreux observateurs, pose une question brûlante : <em>la solidarité syndicale peut-elle primer sur les principes de justice et de responsabilité</em> ? En tout cas, n’ayons pas peur des mots ! Cette grève est du chantage syndical visant à plonger l’économie dans le chaos !

La justice, jusqu'à preuve du contraire, étant rendue pour tout le monde, la bonne foi syndicale voudrait qu’on la laisse faire son boulot en prenant soin de trouver les meilleurs avocats pour ses membres inculpés. Si le verdict n’est pas satisfaisant, il faut épuiser toutes les voies de recours avant de prendre le peuple à témoin. Les Maliens ne sont pas dupes. Tout comme «<em>l'ordre public et la quiétude sociale sont de la responsabilité de chacun d'entre nous</em>».

Nous avions déjà dénoncé en son temps le cas de Hamadoun Bah comme un précédent dangereux. Arrêté et mis sous mandat de dépôt suite à un différend syndical le 5 juin dernier, le leader syndical avait été libéré le 10 juin 2024 sous la pression du Synabef et de l’UNTM dont il est le 1er vice-président. Et là encore, le combat du syndicat pouvait être compris car nous étions nombreux à nous demander : Comment une querelle syndicale peut-elle se retrouver au Pôle économique et financier de Bamako ? Mais, on aurait dû laisser la justice aller au bout de sa logique pour mieux comprendre ses vraies motivations. Malheureusement, le temps nous a donné raison, car récemment, ce sont tous les hôpitaux du pays qui ont été paralysés par une grève liée à un litige foncier, donc «<em>une affaire strictement privée</em>». Et pour la seconde fois, les banques et les établissements de la microfinance sont entrés dans la danse. Les magistrats pouvaient faire de même puisque c’est leur indépendance, donc leur crédibilité, qui est menacée. Imaginez que chaque corporation déclenche une grève (sans service minimum) chaque fois que l’un de ses membres a maille à partir avec la justice ? Que restera-t-il de la stabilité du pays ?

Que les choses soient claires dès le départ. Nous ne sommes pas opposés à la liberté syndicale ni à une corporation si le but est réellement de défendre ses intérêts. Et loin de nous toute prétention de vouloir donner une leçon de patriotisme à qui que ce soit. Notre interpellation, comme toujours, c’est d’exhorter chacun de nous à privilégier l’intérêt national en ne laissant pas les considérations personnelles ou de groupe le piétiner. Chacun de nous, chaque composante socioprofessionnelle, a un rôle majeur à jouer dans la réhabilitation de la justice. Et on n’y contribuera pas par la méfiance, mais par la confiance. On ne peut pas vouloir une justice transparente et libre de la pression politique, et souhaiter que le gouvernement fasse pression sur elle pour obtenir la libération de ses militants.

Comme s’est si pertinemment interrogé un confrère de la place, «les<em> syndicats sont-ils encore les gardiens des droits des travailleurs ou dérivent-ils vers un corporatisme aveugle</em>» ? Comme lui, nous pensons qu’il est temps d’ouvrir un vrai «<em>débat national sur l’éthique syndicale, la bonne gouvernance et la responsabilité partagée</em>». Et, surtout dans le cas du Synabef, nous pensons que ses responsables devaient avant tout penser aux conséquences de leur mouvement (sans service minimum) sur leur clientèle, dont la majorité n’a rien à avoir avec le gouvernement.

Ainsi, comme souhaité par notre interlocuteur au début de cette chronique, l'État doit s'assumer car «<em>on ne saurait prospérer dans cette anarchie dans laquelle chaque corporation fait sa démonstration de force pendant que les populations sont dans toute sorte de détresse</em>». Mais, il faut reconnaître que cela n’est possible que si chacun de nous est prêt à consentir sa part de sacrifice pour soutenir nos autorités dans un éventuel bras de fer avec les syndicats dont les justes motivations ne sont pas forcément syndicales.

Ce soutien est indispensable d’autant plus que, dans ce contexte dans lequel la population malienne survit au jour le jour, les responsables du syndicat gréviste misent sur «<em>le risque réel d’une explosion sociale</em>» pour pousser l’État à interférer dans une affaire de justice. À nous maintenant de comprendre cela et de manifester notre soutien aussi bien à l’État qu’à notre justice. Exaspéré par les menaces de grève et de marches, pendant la transition de 91-92, feu le président Amadou Toumani Touré dit ATT avait déclaré que ceux qui le souhaitent peuvent marcher jusqu’à Gao !

Il est ainsi temps de dire niet au chantage syndical. «<em>La liberté syndicale ne signifie pas que les syndicats et leurs responsables peuvent agir sans limites. Cela ne permet pas de faire ce qu’on veut quand on veut, ni de ne pas respecter les règles de l’entreprise, y compris les règlements de travail et les mesures de sécurité</em>», dénonce un ancien leader syndical dont nous avons choisi volontiers de taire le nom. Les syndicats doivent éviter de détourner leur mandat pour exercer des pressions indues sur les employeurs, sur l’État ou sur d’autres institutions de la République comme la justice. Et cela d’autant plus que la liberté syndicale n’est pas une absence de règles. Elle doit s’exercer dans un cadre juridique bien balisé pour éviter les glissements périlleux comme ceux auxquels nous assistons ces derniers temps dans notre pays.

Les actions syndicales ne doivent pas mettre en danger la sécurité des personnes, la continuité des activités essentielles au développement d’un pays ni être une excuse pour régler des comptes personnels. La liberté syndicale est essentielle pour garantir «<em>un dialogue social équilibré</em>». Toutefois, elle doit toujours s’inscrire dans un cadre légal et éthique qu’employeurs et syndicats doivent respecter. Cela n’est un secret pour personne que toute liberté a une limite dans son expression. Ainsi, nous devons apprendre à défendre nos droits, farouchement même s'il le faut, sans forcément que les autres deviennent des dommages collatéraux récurrents, sans piétiner ou sacrifier l’intérêt général.

<strong>Moussa Bolly</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les soliloques d’Angèle : Préparer la suite et céder la place au bon moment</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-preparer-la-suite-et-ceder-la-place-au-bon-moment-3103837.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 01:55:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>J’aborde ce sujet avec émotion, en ayant en tête que moi aussi, je céderais la place un jour. Place de mère, place de manager, place de personne ressource, place de conseiller, place de chef d’entreprise… il en va de même pour tous.</em></strong>

Pas facile pour l’homme d’accepter de céder la place surtout s’il a la conviction profonde que celle-ci lui revient ou qu’il peut encore prouver quelque chose. A tort ou à raison, grande question !

Il nous suffit d’observer autour de nous pour voir ceux qui s’acharnent à vouloir conserver leur poste, leur fonction, leur statut, leur position, leur patrimoine ; sous les yeux ahuris des bons observateurs et au détriment des objectifs de succès et de pérennité ; en famille comme en entreprise.

Difficile de céder la place dans les entreprises, dans beaucoup de cas, cela crée des lacunes de management. Se pose la question de l’âge de la retraite qui, au lieu de se rapprocher, recule de plus en plus. Bien qu’en se sachant "dépassé" par les jeunes plus compétents, par ceux qui ont su acquérir de nouvelles compétences, par le niveau d’exigence et de complexité des demandes de plus en plus élevés, on s’accroche pour engranger le maximum de sous, puisque c’est de cela qu’il s’agit, avant cette fatidique retraite !

Difficile pour certains d’accepter de préparer la relève, continuant à mettre des limites aux autres pour se rendre indispensables, mais nul ne l’est ! Et pour d’autres, par peur d’être jugé pour ses décisions, ses choix ; de voir son travail scruté, jugé, par crainte de faire l’objet de poursuite ; ils s’accrochent et deviennent ainsi des facteurs bloquants.

Difficile dans ces familles où le patriarche refuse de donner l’autonomie, la gestion des biens, sa confiance à ses enfants, à tort ou à raison, encore une fois grande question ! Tout en sachant qu’avec le temps, la force physique n’est plus comparable à celle d’il y a 20, 30, 50 ans ; maladies, fonte musculaire, pertes de reflexes, de la vue, de la motricité… tout ceci à forcément un impact réel. Ceci expliquerait-il les fortunes dilapidées lorsque le patriarche s’en va ?

L’homme aurait-il juste peur de se regarder en face et de voir la courbe du déclin qui s’est amorcée. Et pourtant ceci est la normalité. Savoir accepter les phases de sa vie, c’est le début pour bien la planifier comme il faut. Il faut un temps pour tout. On n’a pas besoin de se voiler la face car, qu’on le veuille ou pas on s’arrêtera et d’autres prendront la relève pour assurer la pérennité des entreprises, des familles, de l’humanité… autant les préparer comme il se doit.

Parce que c’est notre Mali.

<strong>Muriel Jules</strong>

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<title>Ça se passe au Grin : Dissolution inévitable</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-dissolution-inevitable-3103831.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 01:48:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les membres du grin prédisent déjà la dissolution des partis politiques. Selon eux, tout est bien clair, même si certains refusent de voir la réalité en face.

La synthèse de la consultation des partis politiques et des organisations de la société civile sur la relecture de la Charte des partis politiques a fait des propositions ainsi qu'il suit : la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de création et de financement, la prise en compte des statuts de l'opposition et de son chef de file dans la Charte des partis politiques, l'interdiction du nomadisme politique en cours de mandat.

Les membres du grin estiment que le gouvernement de la Transition devrait accepter ces propositions pour la simple raison qu'il y a la réduction des partis politiques, ce qui a été largement demandée par les Maliens. Mais, selon eux, la Transition a choisi de voir au-delà en allant vers un processus de relecture de la Charte des partis politiques qui sera de soumettre ces propositions à l'appréciation des forces vives de la nation dans toutes les régions, dans le district de Bamako ainsi que dans les ambassades et consulats du Mali.

Au grin, on reste convaincu que cette option sera sans aucun doute en défaveur des partis politiques. <em>"C'est leur dissolution qui est en préparation parce que ceux qui vont donner leur appréciation ne sont pas des fans de la chose politique"</em>, dit-on. Les membres pensent qu'aujourd'hui, laisser le sort des partis politiques entre les mains des forces vives de la nation, c'est les envoyer à l'abattoir.

<strong>Ibrahima Ndiaye </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père : Des questions sans réponses…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-des-questions-sans-reponses-3103839.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 01:47:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il y a longtemps de cela, un Khalife de notre contrée a déclenché une guerre sainte, un jihad d’islamisation. Cette guerre visait toutes nos contrées dont certaines parties avaient déjà connu l’islam et le pratiquaient. Pour des raisons jamais rapportées par l’histoire, ledit Khalife s’attaqua à une ville sainte. Au chemin de son jihad, il reçut des questions sans réponse. Ni lui ni un de ses proches n’a su répondre.

Comme je le disais, la guerre sainte du Khalife finit par se diriger vers une ville sainte où il y avait plus de 300 foyers coraniques, autant de mosquées et où des milliers de jeunes avaient déjà mémorisé le Coran. Plus de 300 foyers brillaient la nuit pour qu’à leur lueur, les enfants apprennent les paroles saintes d’Allah par cœur.

Le saint ne faisait rien par hasard. Et en islam, chaque pan de sa vie, chaque acte et parole, voire même la pensée, était régi par le Coran ou tiré d’un exemplaire comportement du Prophète de l’islam (paix et salut d’Allah sur lui et sa noble famille). Le Khalife saint avançait sur la ville sainte. Une tourmente inexpliquée parmi tant d’autres dans l’histoire du monde religieux.

Une nuit, un proche du saint aperçut de loin des lueurs de feux dans la ville sainte et demanda : Que brille ainsi dans cette ville ? On lui répondit : Des foyers coraniques. Il dit : Quoi ? Oui des foyers, plus de 300 illuminent la ville afin que les enfants apprennent le Coran. Aussi, des mosquées !

Le proche s’en va au saint et lui demanda : En tant que saint, si nous détruisons une mosquée que doit-on élever en lieu et place ? Et si jamais, par le fait du hasard, nous éteignions un foyer ardent du Coran, quel feu faudrait-il allumer pour remplacer le feu de la science coranique ? Le saint resta sans mot et le proche de continuer.

"J’ai appris que dans la ville qu’on s’apprête d’attaquer, qu’il y a des centaines de foyers coraniques pour que les enfants y apprennent le Coran. Aussi des centaines mosquées. Des milliers de gardiens du Coran entre leur esprit et leur cœur. Avant d’attaquer cette ville, j’aimerais être rassuré de par quoi comptes-tu remplacer tout cela après destruction".

"Si on retirait au petit apprenti coranique son petit récipient où il reçoit à manger, que doit-on lui donner" ? A ses trois questions, le saint même si jamais égalé dans les trois dimensions de la science, jamais n’a su apporter de réponse. Et après les faits de l’histoire n’ont jamais prouvé d’élever et meilleur que ce qui était bâti. Jamais.

Et nous aussi aujourd’hui, après tout ce qui s’est passé et l’absence d’impact escompté, faudrait-il continuer encore à détruire d’autres ? Détruire comme ça par simple goût de détruire. Effacer toutes nos mémoires comme ça sans rien bâtir grand. Comme ça juste comme ça. Effacer toute la mémoire démocratique ? Pourquoi ? Ma 294e triste lettre sans réponse.

<strong>Lettre de Koureichy</strong>

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<item>
<title>Coogan Tan : Les jeux troubles de l&amp;apos;Algérie au Mali</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 02:03:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'affaire du drone malien a été sans conteste un révélateur des jeux troubles de l'Algérie au Mali. En tout cas, l'on est loin de l'époque où le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l'Étranger de l'Algérie, Ramtane Lamamra, déclarait en octobre 2021 à Bamako : "les Algériens lisent dans leurs livres d'histoire la contribution inestimable qu'a apportée le Mali à travers la décision souveraine du président Modibo Kéïta en 1960 d'ouvrir à l'armée de libération nationale algérienne, la frontière commune afin que notre armée puisse ouvrir un front contre le colonialisme". Pour la génération actuelle des dirigeants algériens, à l'image de Tebboune, "cette dette est révolue parce que largement payée".</em></strong>

A cet effet, l'incident du 1er avril 2025, marqué par l'abattage d'un drone malien par l'armée algérienne, ne relève pas d'un simple incident diplomatique, même s'il en avait pris l'allure aux premières heures de l'événement. Selon l'Institut géopolitique Horizons (IGH), cette attaque révèle les soubassements d'une stratégie sécuritaire opaque, menée par Alger depuis des décennies. Plus qu'un acte isolé, cet événement illustre une ligne de conduite ambiguë, mêlant médiation régionale affichée et soutien dissimulé à certains acteurs djihadistes, au premier rang desquels figure Iyad Ag Ghali. C'est là que réside le vrai problème qu'aucun discours ou analyse oiseuse ne saurait dissimuler, ni du côté des officiels algériens, ni du côté des pseudos spécialistes maliens de la géopolitique. Qui invitent une partie à freiner des pédales : la nôtre !

Officiellement, l'Algérie tenterait de calmer le jeu.<em> "Deux hauts gradés - le général Mohammed Remdaniya et un colonel non identifié - font l'objet d'une procédure judiciaire pour non-respect de la chaîne de commandement". </em>Une explication qui sonne faux, tant elle semble fabriquée pour dissimuler une intervention militaire délibérée aux plus hauts niveaux de l'appareil sécuritaire algérien.

IGH évoque une opération de <em>"camouflage"</em> visant à détourner l'attention d'une entreprise plus vaste à laquelle j'adhère : <em>"Protéger Iyad Ag Ghali, figure centrale du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM)"</em>. Ce dernier aurait été la cible d'une opération de repérage malienne à Tinzawaten, déclenchant une alerte précipitée via une taupe dissimulée au sein de l'ambassade algérienne à Bamako. C'est en réponse à cette alerte que le général Rochdi Fethi Moussaoui aurait ordonné l'interception du drone malien, trahissant une implication directe de la puissante direction générale de la documentation et de la sécurité extérieure algérienne.

<strong>Un secret de polichinelle</strong>

Ce rôle trouble de la DGDSE n'est pas nouveau pour les autorités maliennes. Depuis les années 1990, les régimes successifs ont eu connaissance - sans toujours oser l'admettre publiquement - des connexions entre Alger et les rébellions touarègues, puis djihadistes, relations entretenues à des fins de contrôle régional. Iyad Ag Ghali, d'abord rebelle, puis diplomate, enfin chef djihadiste, a toujours su bénéficier de la "tolérance" intéressée des services secrets algériens. Son refuge à Tinzaouatène ou à Tamanrasset, sa couverture logistique, et la protection accordée à ses lieutenants en Mauritanie sont des faits avérés dans les milieux sécuritaires informés.

La survie politique et physique d'Iyad Ag Ghali, malgré l'opération Barkhane, l'offensive Serval et les traques menées par les FAMa, trouve en partie son explication dans ce jeu d'ombres pratiqué par Alger. L'explication à ce deal implicite et nauséabond ? Maintenir le chaos à distance des frontières algériennes en gardant les groupes armés sous contrôle indirect, quitte à alimenter l'instabilité chez les voisins du Sud.

Mais je ne cesse de le répéter : les temps ont changé. Le Mali, tout comme ses partenaires de l'Alliance des États du Sahel (AES), n'est plus dans la posture d'acquiescement diplomatique. Pour la première fois, Bamako accuse ouvertement l'Algérie de <em>"parrainage du terrorisme international "</em>. Les déclarations acerbes à l'encontre du président Tebboune et de ses proches collaborateurs n'ont rien d'un simple coup de com' : elles traduisent une rupture politique et sécuritaire profonde. Le rappel des diplomates maliens et l'ouverture de procédures judiciaires contre des responsables algériens sont autant de signes d'une ère nouvelle. Aussi, la coïncidence avec l'expulsion massive de migrants ouest-africains par la Mauritanie, pays notoirement aligné sur la politique d'Alger, ne peut être ignorée. Il est difficile de ne pas y voir une tentative de diversion ou de pression indirecte, un classique du manuel de déstabilisation. Et l'affaire du drone ne fait que cristalliser un malaise ancien, nourri par des décennies de duplicité, aujourd'hui porté au grand jour.

En outre, la recomposition des alliances sécuritaires en Afrique de l'Ouest accentue l'isolement d'Alger. Le rapprochement assumé de l'AES avec la Russie, l'acquisition récente de drones de pointe turcs, et la volonté d'autonomiser la réponse militaire face au terrorisme reconfigurent le paysage stratégique régional. Voilà ce qui dérange à Alger, en réalité !

Derrière la façade de médiation, c'est une politique de contrôle condescendante qui vacille. L'ère des jeux d'équilibre douteux et des agendas cachés touche à sa fin. Le Sahel, longtemps théâtre d'influences croisées, entre dans une phase de clarification géopolitique. Et ce sont les peuples, leurs armées et leurs élites souverainistes qui en tracent désormais les contours.

Pour revenir à l'incident du 1er avril, il pourrait bien s'inscrire comme un tournant, tant il met à nu les ambiguïtés algériennes. Mais surtout, il permet à l'AES de se positionner clairement dans la lutte contre le terrorisme, sans interférence étrangère masquée.

Et s'il faut une preuve pour révéler les vérités cachées et renforcer la cohésion des États du Sahel, l'incident du drone est peut-être arrivé à point nommé.

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<strong>Seydina O DICKO19</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Coin du droit : C&amp;apos;est quoi la CPI ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/coin-du-droit-cest-quoi-la-cpi-3103387.html</link>
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<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 01:27:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Cour pénale internationale (CPI), est une juridiction pénale internationale permanente, et à vocation universelle, chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l'humanité, de crime d'agression et de crime de guerre. La CPI inscrit également son action dans une dimension préventive et dissuasive : l'objectif est de responsabiliser les individus, qu'il s'agisse d'autorités civiles ou militaires.

Le Statut de Rome est le traité international qui a fondé la Cour pénale internationale. Il est adopté lors d'une conférence diplomatique réunissant les représentants des Etats adhérant aux Nations unies, dite Conférence de Rome, qui se déroule du 15 juin au 17 juillet 1998 à Rome, en Italie. Il entre en vigueur le 1er juillet 2002 après sa ratification par 60 Etats : la Cour pénale internationale est alors officiellement créée. La compétence de la Cour n'étant pas rétroactive, elle traite les crimes commis à compter de cette date. Le siège officiel de la Cour est situé à La Haye, aux Pays-Bas.

Depuis le 4 mars 2016, 123 Etats sur les 193 Etats membres de l'ONU ont ratifié le Statut de Rome et acceptent la compétence de la CPI (dont tous les Etats de l'Union européenne). Trente-deux Etats, dont la Russie et les Etats-Unis, ont signé le Statut de Rome mais ne l'ont pas ratifié. Enfin, certains, dont la Chine et l'Inde, n'ont pas signé le Statut. La CPI peut en principe exercer sa compétence si la personne accusée est un national d'un Etat membre, ou si le crime supposé est commis sur le territoire d'un Etat membre, ou encore si l'affaire lui est transmise par le Conseil de sécurité des Nations unies. La Cour ne peut exercer sa compétence que lorsque les juridictions nationales n'ont pas la volonté ou la capacité pour juger des crimes internationaux (principe de complémentarité).

En d'autres termes, la Cour n'intervient que lorsque les systèmes internes sont défaillants.

À ce jour, la Cour a ouvert une enquête dans quinze situations : Ouganda (2004), République démocratique du Congo (2004), Soudan (2005), Centrafrique (2007), Kenya (2010), Libye (2011), Côte d'Ivoire (2011), Mali (2013), Centrafrique II (2014), Géorgie (2016) et Burundi (2017),

Bangladesh/Birmanie (2019), Afghanistan (2020) et Ukraine (2022). Six examens préliminaires sont en cours : Colombie (2004), Guinée (2009), Palestine (2015), Philippines (2018), Venezuela I (2018), Venezuela II (2020) et Bolivie (2020). Sept autres sont clos avec ou sans suite.

Le premier procès de la CPI, celui de Thomas Lubanga, commence le 26 janvier 2009. Le 14 mars 2012, il est reconnu coupable de crimes de guerre. Il est alors le premier individu condamné par la juridiction. Depuis lors, d'autres individus sont condamnés, notamment Ahmad al-Faqi al-Mahdi tandis que certains sont acquittés, à l'instar de Jean-Pierre Bemba Gombo.

La Cour traverse trois crises : celle de l'annonce en cascade du retrait d'Etats de son système, une autre portant sur certaines pratiques du premier procureur, Luis Moreno Ocampo, ainsi qu'enfin une dernière relative au refus d'autoriser une enquête sur l'Afghanistan. La CPI fait également l'objet de critiques récurrentes qui sont consubstantielles, pour la plupart, à l'existence de la justice pénale internationale.

&nbsp;

xxx

<strong>C'est quoi un mandat d'arrêt international ?</strong>

andat d'arrêt international, est une expression qui renvoie en vérité à une demande d'arrestation et d'extradition simple d'un individu recherché. Toutefois, ce mandat permet par son caractère international d'enclencher la coopération judiciaire entre les Etats. Il existe des conventions unissant les Etats, par conventions bilatérales ou multilatérales, permettant une meilleure entraide judiciaire, et régissant les décisions d'octroi ou non de l'extradition.

A défaut, les règles applicables relèvent du pouvoir souverain de l'Etat requis. De plus, la Cour pénale internationale peut également émettre de tels mandats d'arrêts afin d'arrêter et de juger une personne qui aurait commis un crime international. Une fois arrêtée en vertu du mandat d'arrêt, la personne pourra être extradée auprès du pays émetteur du mandat d'arrêt international.

L'extradition est une procédure de coopération judicaire internationale. Elle peut être définie comme une procédure juridique consistant à livrer, par l'Etat requis, une personne, qui se trouve sur son territoire et qui est poursuivie ou condamnée par la justice d'Etat aux autorités de celui-ci. Une fois arrêtée en vertu du mandat d'arrêt, la personne pourra être extradée auprès du pays émetteur du mandat d'arrêt international. Mais les considérations d'extradition sont en réalité assez complexes, puisqu'elles dépendent non seulement du droit interne de l'Etat d'exécution, mais également de celui de l'Etat émetteur, et également de l'existence potentielle d'une convention spéciale entre eux régissant les cas d'extraditions entre les deux Etats.
<ol>
 	<li>Interpol : La notice rouge, souvent abusivement appelée <strong>"mandat d'arrêt international"</strong>, est un message d'alerte délivré par Interpol à l'intention des différents services nationaux de police nationaux des pays membres de l'organisation pour communiquer sur des malfaiteurs, des infractions ou des menaces.</li>
 	<li><strong>Moussa Drissa GUINDO</strong></li>
</ol>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Pourquoi les partis politiques hésitent encore ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-pourquoi-les-partis-politiques-hesitent-encore-3103243.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 11:52:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une frange importante de la classe politique est mobilisée depuis l’annonce de la relecture de la charte des partis par le gouvernement de transition. Des responsables de plus de 100 partis politiques ont animé un point de presse, le 15 avril 2025 à la Maison de la presse, après avoir tenu une réunion l’avant-veille au Centre international de conférence de Bamako.

Dans une Déclaration liminaire lue dans la salle, les partis politiques formulent trois (3) interrogations majeures.

1- Pourquoi le gouvernement s’est directement adressé aux partis politiques sur la Relecture de la Charte par la lettre du 19 décembre 2024 alors qu’il aurait pu procéder aux consultations des Forces vives ?

2- Pourquoi le Gouvernement veut encore consulter les Forces Vives sur un sujet sur lequel elles s’étaient clairement prononcées lors des Assisses Nationales de la Refondation (ANR) ?

3- Quelles est la pertinence des consultations envisagées dès lors qu’elles ont une légitimité inférieure à celles des ANR dont elles ne peuvent modifier légalement les résolutions ?

« Ces questions se posent d’autant plus qu’aucune difficulté n’entrave l’application des résolutions issues des ANR, auxquelles les partis politiques se sont conformé. Dès lors, ils ne perçoivent aucune justification valable à une dépense supplémentaire de ressources publiques, qui pourraient être affectées à des priorités plus urgentes, voire vitales pour nos compatriotes. Il est par ailleurs difficilement compréhensible de vouloir soumettre à de nouvelles concertations régionales des résolutions déjà mises en œuvre sur plusieurs points. Cela reviendrait, en quelque sorte, à demander à un juge de première instance de statuer sur une décision de la Cour suprême, ou à un sous-préfet d’émettre un avis sur une décision du Chef du Gouvernement », peut-on lire dans la déclaration.

Et les signataires de la Déclaration de poursuivre : « Il se murmure, par des voix connues de tous, que le processus enclenché devrait avoir comme finalité, de dissoudre ou à tout le moins de suspendre les activités des partis politiques comme cela vient de se passer au Burkina Faso et au Niger mais il est important d’avoir présent à l’esprit que ces deux pays frères et amis de la Confédération AES, n’ont pas de Constitution en vigueur comme au Mali et que contrairement à eux, les Forces vives du Mali, réunies dans le cadre des ANR, ont reconnu et validé l’existence des partis ».

Les « militaires » sont-ils en train de créer les conditions d’une union sacrée des hommes politiques ? Les leaders et militants de nos formations politiques auront-ils le courage de se battre pour défendre la démocratie menacée plus que jamais dans notre pays ? Personne ne mènera ce combat à leur place.

Les syndicats montrent chaque jour la voie pour se faire respecter par un pouvoir de fait qui peine à respecter ses engagements et ses propres lois. « Les Camarades du Mouvement Démocratique doivent retenir de l’enseignement de l’Histoire que tout ce qui a été acquis de haute lutte, doit être aussi conservé de haute lutte » est convaincu le Professeur Ali Nouhoun Diallo, ancien Président de l’Assemblée nationale du Mali et du Parlement de la Cédéao.

La démocratie a été acquise de haute lutte au Mali. Et elle doit être conservée de haute lutte.

<strong>Par Chiaka Doumbia</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BenbereVerif : Non, cette vidéo ne montre pas un déplacement de populations à Djenné</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/benbereverif-non-cette-video-ne-montre-pas-un-deplacement-de-populations-a-djenne-3103235.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 10:47:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une vidéo de 2021 au Burkina Faso est trompeusement présentée comme un déplacement de populations à Djenné, dans le centre du Mali.

Une vidéo montrant un déplacement de populations circule sur les réseaux sociaux, prétendant illustrer une scène récente survenue à Djenné (Mopti) au Mali.

Pourtant, après vérification, ces images ne sont ni récentes ni liées à Djenné. Il s’agit en réalité d’une vidéo tournée en 2021 au Burkina Faso, déjà partagée à l’époque par plusieurs sources.

<strong>Une vidéo datant de 2021</strong>

Contrairement à ce qu’affirme la publication, cette vidéo ne date pas de 2025. Elle a été publiée pour la première fois en juin 2021 sur la page Facebook de l’ONG SAIDA, qui l’avait partagée avec des explications en allemand. Les images montrent en réalité des personnes déplacées à Solhan, une localité située dans la province du Yagha, dans la région du Sahel au Burkina Faso. La même vidéo avait également été diffusée à l’époque sur la page Facebook Togo Mag.

Cette vidéo ne montre pas Djenné, dans le centre du Mali, mais un déplacement de populations filmé en 2021 à Solhan, au Burkina Faso. Sortie de son contexte, elle est diffusée de manière trompeuse pour propager une fausse information.

<strong>Par Abdoul Salam Dicko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil De Le Matin : De quelle justice parle&#45;t&#45;on ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-de-quelle-justice-parle-t-on-3103143.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-de-quelle-justice-parle-t-on-3103143.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/MOUSSA-BOLLY.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 01:59:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En mars dernier, le ministre de la Justice a officiellement reçu le rapport annuel des activités des juridictions. À cette occasion, il a fait une «<em>révélation</em>» qui a sans doute surpris plus d’un justiciable. Aujourd’hui, s’est-il réjoui que 72 % des Maliens fassent confiance à la justice. Ce qui est un signe d’espoir quant à la rédemption de cette institution. «<em>Nous avons constaté que les Maliens ont de plus en plus confiance en la justice. Ce n’était pas une tâche facile…</em>», a affirmé le ministre Mamoudou Kassogué

Encore faudrait-il que cela soit réellement fondé en se traduisant par la transparence et surtout l’équilibre de la balance. La question se pose, car le ministre n’a pas montré ou cité aucun document, aucun institut de sondage crédible, aucun détail méthodologique. On sait quand même que l’une des éditions de 2024 de «<em>Mali Mètre 2024</em>» (sondage de la Fondation Friedrich Ebert/FES) a fait ressortir que 51 % des personnes sondées font partiellement confiance à la justice, que 21 % lui font totalement alors que 16 % ne lui font pas confiance… Des chiffres qui reposent sur des moyens de collecte scientifiquement prouvés. Contrairement à la déclaration du ministre.

À moins que les citoyens qui ont été sondés par les services du ministre aient eu peur de dire le fonds de leur pensée. Et cela d’autant plus que nous avons eu l’impression du contraire après un petit sondage dans différentes couches sociales où les plus démunis sont ceux qui croient le moins à la justice. Difficile alors de donner tort à ce jeune confrère qui traite cette affirmation d’une «<em>juste une phrase creuse, balancée comme une vérité de Coran ou d’Évangile pour maquiller une réalité désespérante</em>».

Mais, on ne saurait non plus en vouloir à un ministre de faire une déclaration politique si son objectif est d’encourager, de motiver les acteurs d’une institution à continuer à se remettre en cause pour rehausser son image. Et contrairement à notre jeune confrère, nous ne dirons pas que c’est «<em>une affirmation surréaliste</em>». Cela d’autant plus que, sur le plan institutionnel, des réformes courageuses ont été engagées pour réhabiliter la Justice malienne, pour renforcer son indépendance… Des efforts ont été entrepris pour lutter contre la corruption, accélérer le traitement des dossiers et garantir les droits des justiciables.

En effet, 2024 a été un tournant dans la révision du système judiciaire du Mali avec des avancées majeures à plusieurs niveaux. On peut ainsi citer l’organisation de concours exceptionnels pour le recrutement de 116 auditeurs de justice et de 120 greffiers en chef stagiaires. Le département, selon des observateurs, a franchi un pas décisif avec l’adoption et la promulgation du nouveau Code pénal et du Code de procédure pénale qui apporterait à l’appareil judiciaire l’indispensable modernisation pour s’adapter aux réalités actuelles du pays et aux défis du monde contemporain. Mais, comme disait aussi un célèbre avocat de la place, «<em>la justice n’est pas seulement une question de textes, mais surtout une question de bon sens. On ne doit pas avoir peur de la loi, mais plutôt du juge qui applique la loi</em>». C’est malheureusement là où le bât blesse au niveau de la justice malienne transformée par certains acteurs en glaive de vengeance.

Comment faire admettre cette réalité (taux de confiance) aux proches du regretté Soumeylou Boubèye Maïga, un présumé innocent mort en détention préventive parce que privé de soins judicieux ? Comme si on n'avait pas tiré les enseignements de ce drame, Mme Bouaré Fily Sissoko est exposée au même sort, car, malgré une santé qui ne cesse de se détériorer, la liberté provisoire lui a été refusée le 4 avril 2025. Arrêtée et incarcérée depuis août 2021, elle ne cesse de clamer son innocence et de réclamer l’organisation de son procès pour qu’elle puisse se blanchir. Ouvert en septembre 2024, ce procès n’a duré qu’une dizaine de jours au bout desquels l’opinion nationale a été confortée dans sa conviction que l’accusation ne reposait pas sur des preuves suffisantes pour garder cette bonne dame derrière les barreaux pendant tout ce temps. Mais, ceux qui gèrent le dossier pensent autrement.

Il est alors curieux qu’autant de Maliens fassent confiance à cette justice qui continue de «<em>priver les citoyens</em>» de leur liberté pour «<em>avoir osé parler, écrire ou dénoncer</em>» ! Leur crime ? Avoir juste exprimé leur opinion ! Ce qui fait écrire à Amnesty International, que «<em>les autorités maliennes ont intensifié la répression contre les voix dissidentes, instrumentalisant la justice pour faire taire les critiques, en violation flagrante des engagements internationaux du pays en matière de droits humains</em>». Dans un communiqué publié le 18 mars 2025, la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) avait également exprimé son inquiétude face aux «<em>menaces sérieuses pesant sur l’exercice de certains droits et libertés fondamentaux, notamment les libertés d’opinion, d’expression dont l’une des manifestations la plus récente est l’allégation de disparition forcée d’acteurs de la société civile à Bamako</em>».

Il n’est nullement dans notre intention de contredire Monsieur le Ministre de la Justice, d’autant plus que nous ne savons pas sur quel sondage repose sa déclaration. Et peut-être que nous ne parlons pas de la même justice. Certes, celle que nous connaissons commence à manifester des signes de rédemption ces derniers temps. Mais, elle est loin de focaliser la confiance de tant de Maliens à cause de certaines situations qui nous rappellent que les mauvaises pratiques ont la vie dure. Sans oublier que soigner un grand malade comme la justice malienne est une œuvre de longue haleine.

N’empêche qu’il ne serait pas non plus objectif de nier les efforts consentis au niveau institutionnel pour entreprendre des réformes visant à réhabiliter la justice aux yeux des Maliens. Des efforts qui découlent sans doute de la prise de conscience qu’une «<em>justice forte, équitable et impartiale est la clé pour tourner la page des divisions et bâtir un Mali nouveau</em>». Mais, ce taux exprimé par Monsieur le Ministre nous laisse songeur, comme d’ailleurs de nombreux observateurs.

Il est quand même rassurant de savoir que le ministre est conscient que «<em>chaque décision de justice laisse une partie frustrée</em>». De toutes les manières, comme le rappelait récemment notre jeune confrère Moussa Camara, «<em>craignons la justice immanente. Elle est implacable. Tôt ou tard, elle réduira à sa plus simple expression cette autre justice avec ses parodies et ses simulacres</em>» !

<strong>Moussa Bolly</strong>

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<title>Bien dit : «Les hommes politiques africains sont les plaies de l&amp;apos;Afrique»</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 01:35:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Quand ils sont dans l’opposition, les hommes politiques africains n'apprennent pas comment gouverner une fois au pouvoir. Ils ne font que déstabiliser le pouvoir en place et, une fois élus, ils tâtonnent. Ce qui fait sombrer le pays et les acquis s'envolent.

Ceux qui sont au pouvoir eux n'ont aucune notion de gouverner, donc ils tâtonnent en torturant le peuple. Ils se créent des richesses colossales et leur entourage fait de même sur le dos de leurs peuples… Cela explique en partie pourquoi l'Afrique sombre dans la guerre, la famine, la misère... Le pire, c’est qu’on accuse chaque fois l'Occident d’être la source de tous nos malheurs.

Et pourtant, nos élites vont dans les mêmes écoles que celles de cet Occident. Elles ont donc les mêmes diplômes que les élites occidentales. Réveillez-vous et trouvez l'erreur sur notre continent, dans notre gouvernance. Le mal de l'Afrique se trouve sur le continent, et pas ailleurs.

Osons et battons-nous !

<strong>Magassouba Awa Sylla</strong>

<em>Journaliste/Communicatrice</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin :  &amp;quot;La Transition doit recadrer certains de ses soutiens&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-la-transition-doit-recadrer-certains-de-ses-soutiens-3102951.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 02:08:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les membres du grin demandent aux autorités de la transition de revoir le cas de certains de ses soutiens dans les institutions. "<em>Ces spécialistes en tout, et donc en rien, n’arrêtent pas de conjecturer sur l’imminence d’une conspiration ou trahison contre la Transition"</em>, disent-ils. Selon les membres, ils donnent l'impression qu'il y'a plus de personnes intéressées que de personnes intéressantes : D'où l'acharnement contre tous ceux qui tentent d'exprimer leurs souffrances ou point de vue. "<em>De grâce ! Souffrez que nous parlions de nos souffrances aux hautes autorités maliennes"</em>, ont laissé entendre les membres.

Au grin, ils déplorent avoir entendu toutes sortes de propos ces derniers temps venant de certains soutiens à la Transition. Souvent, des propos dignes d'un enfant de 10 ans menant des disputes de bornes fontaines à travers des jugements de valeurs, plongeant ainsi le pays dans une campagne électorale permanente. Les membres croient que ceux-ci, n'aident pas la transition au contraire, ils renforcent les opposants à la Transition. Ils parlent à tout-va et sur tous les tons d’une crise patriotique qui n’existe que dans leurs esprits. <em>"Si Dieu te donne une position confortable dans un régime, ne t’acharne sur personne, fais preuve de tolérance envers tous et cultive la paix car tu es l’espoir non pas d’un camp mais de tout le pays"</em>, conseillent-ils.

Cependant, les membres du grin invitent les acteurs de la Transition, à quelque niveau que ce soit, d'être à l'écoute du peuple. Cette écoute active, ajoutent-ils, permettra de porter les valeurs et les aspirations du people.

&nbsp;

<strong>Ibrahima Ndiaye</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lettre à grand&#45;père :  Journalisme rime&#45;t&#45;il avec cybercriminalité ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-journalisme-rime-t-il-avec-cybercriminalite-3102944.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 01:47:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Depuis la nuit des temps, les hommes, les grands avertis, sont arrivés à la conclusion qu’il fallait séparer le pouvoir d’Etat en trois. Que celui qui juge ne soit pas celui-là qui élabore les lois. Que celui-là qui élabore les lois ne soit pas celui qui les applique. Qu’un législateur élu à cet effet élabore les lois. Mais que ce soit le juge qui les applique.

Mais que le juge et le législateur ne soient pas ceux qui exécutent l’application de la loi. Qu’il y ait un exécutif. Et le pouvoir, sans se scinder, s’est partagé les rôles en trois. Qu’on échappe à la colère du législateur par le discernement du juge et que l’émotion du juge n’affecte point l’exécution de la peine. Et nous avons le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif.

Et dans cette application des peines du juge, de la loi du législateur et la force de l’exécutif, des hommes, des grands avertis, ont aussi vu que chaque domaine a ses réalités. On ne peut trancher un litige commercial avec les réalités civiles. Si le civil exige un contrat écrit à tout, le commerce perdrait sa célérité. Ce qui fait de lui le commercial. Encore moins un enfant comme un adulte.

Il a été su, qu’entre l’employé et l’employeur, la nature avait déjà favorisé le patron. L’employé était ouvert aux abus et violations du patron. Il fallait un cadre pour protéger le travailleur. De même un militaire soumis à des réalités hostiles à sa vie et à ses santés. Aussi, certains hommes d’Etat qui détiennent des secrets d’Etat et aussi des missions de vie de nation.

Il faut rappeler les enfants. Aussi, quand une entreprise est en difficulté et le droit Ohada, le protège. Dans tous ces cas spécifiques, on a élaboré des lois spéciales qui protègent les acteurs et leurs intérêts. On est allé jusqu’à créer des tribunaux des pairs pour les travailleurs, les commerciaux, les militaires, entre autres. Que les pairs qui s’y connaissent se jugent.

Sans parler des statuts. L’avocat et le magistrat sont si protégés pour qu’ils ne subissent pas des abus et des menaces dans l’exercice de leur fonction. Aussi, les immunités. Celle du parlementaire et de la puissante diplomatie. Les grands généraux de l’armée. Tous protégés pour que la nation ait droit à la stabilité et au développement.

Et chaque fois que ces droits spécifiques sont violés, les avocats de la justice populaire, les journalistes sont là. Les soldats des faits et de la vérité, soldats de l’information, sont debout pour informer le peuple et aller à la vérité pour faire cesser l’abus. Dans tous les combats : les indemnités, les libertés et les droits. Ils sont là, les journalistes.

Mais, malheureusement, ces journalistes, malgré les surcharges et les pressions de l’information. Malgré leur exposition à des vérités qui fâchent et font révolter la raison, à 72 %, ne bénéficient pas de tribunal de pairs et pire, sont envoyés au-devant "dieu" en tant que vulgaire cybercriminel. Faisons taire les journalistes. Nous en aurons besoin. Ils ne seront pas là. Ma 293e lettre.

<strong>Lettre de Koureichy</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Le Mali au&#45;dessus de nos petites personnes…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-le-mali-au-dessus-de-nos-petites-personnes-3102761.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 02:17:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Mali est secoué, depuis plus d’une décennie, par la plus grave crise de son existence en tant qu’Etat-nation. Au constat amer que la cohésion nationale reste plus problématique que jamais, ses citoyens sont en proie au désespoir et à l’angoisse.

Entre nous, on ne saurait réaliser ‘’l’union sacrée’’ avec des discours clivants qui stigmatisent des fils du pays. On ne saurait non plus maintenir sur le rail le train du rassemblement, tant vital pour notre nation confrontée à une crise aussi grave que complexe, en catégorisant les Maliens entre « patriotes et apatrides », ainsi que l’ont fait certaines autorités de la transition.

On ne saurait acter dans le sens de la cohésion sociale ni de l’unité nationale en continuant de jeter la pierre à des acteurs politiques ou institutionnels dont le seul tort est le simple fait d’avoir participé à la gestion des affaires publiques.

On ne saurait réaliser ‘’l’union sacrée’’ tant que ceux- là qui la prônent sont les mêmes qui suscitent les clivages entre leurs compatriotes, encouragent des cyber-activistes à lyncher des citoyens pour leurs opinions sur la gestion des affaires publiques. Aimer le Mali, c’est aussi et surtout dire la vérité aux autorités, c’est émettre des critiques constructives qui les aident à rectifier le tir quand cela est nécessaire.

On ne saurait rassembler les Maliens autour de l’essentiel  avec des mesures impopulaires qui accentuent la fracture sociale. On ne saurait les rassembler autour de l’essentiel s’ils ont l’impression que  l’appareil judiciaire est à la merci du prince du jour.

Quelle union sacrée pour sauver le Mali du naufrage ? Les autorités de transition ont-elles les ressources nécessaires pour engager le pays sur la voie souhaitée par l’ensemble de ses fils ? « Si tous les fils du pays venaient par leurs mains rassemblées, boucher les trous de la jarre percée, le royaume serait sauvé », disait le Roi Gheso du Danhomey.

La responsabilité de rassembler les Maliens incombe en premier lieu à ceux auxquels Dieu a confié la destinée du pays. Par des actes plus que par des discours populistes, ces derniers devraient  contribuer à créer les conditions nécessaires à cette fin. En oubliant les petits agendas personnels, les petits privilèges découlant de leur statut du jour au profit d’un agenda pour le Mali. Pour le mieux-être de tous les Maliens.

Ils doivent éviter des décisions controversées de nature à exacerber les tensions et à approfondir le fossé de la division. Ils doivent écouter davantage de forces politiques et sociales et les associer à la prise de certaines décisions concernant l’ensemble des Maliens. Le Mali est au-dessus de nos petites personnes et de nos petits agendas personnels !!!

<strong>Par Chiaka Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
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<title>BenbereVerif : Attention à ce deepfake prétendant montrer une journaliste de l’ORTM faire la promotion d’un médicament</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/benbereverif-attention-a-ce-deepfake-pretendant-montrer-une-journaliste-de-lortm-faire-la-promotion-dun-medicament-3102754.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 16:10:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Une vidéo publiée sur Facebook prétend montrer une présentatrice de la chaîne nationale (ORTM) faire la promotion d’un nouveau médicament. Il s’agit d’un trucage par intelligence artificielle.</em>

Une vidéo circulant sur Facebook, publiée le 28 avril par le compte CI lakers, prétend montrer Khadidiatou Koné, journaliste et présentatrice bien connue de la chaîne nationale du Mali (ORTM), dans une intervention télévisée. La séquence de 11mns 10 secondes, vue par 168 000 personnes, montre une présentatrice qui ressemble à Khadidiatou Koné introduire un reportage sur un scandale lié à un propos tenu par Dr Felix Aka. «Un scandale éclate sur internet à cause des déclarations du célèbre Dr Félix Aka. Il a qualifié d’idiots tous ceux qui traitent les problèmes articulaires en 2025 et a sévèrement critiqué les méthodes modernes de traitement de douleurs articulaires», a dit la présentatrice. Toutefois, elle poursuit : «Pendant ce temps, son (Dr Felix Aka) nouveau produit bat des records de vente et a sauvé Eunice Manyanga de la chaise roulante.»

Dans le reportage, on peut voir le témoignage d’une personne qui ressemble à Eunice Manyanga, célèbre chanteuse congolaise : «J’étais au bord du handicap, j’ai passé 3 ans dans une chaise roulante et dépensé des milliers de dollars pour soigner l’arthrite jusqu’à ce que je vois sur Facebook Dr Felix Aka traiter d’idiots ceux qui soignent les douleurs articulaires.»

Le soi-disant Dr Felix Aka, dans son intervention, soutient : «J’ai effectivement traité d’idiots tous ceux qui, en 2025, traitent les douleurs articulaires avec des médicaments […] Nous avons créé une nouvelle formule de gel qui élimine complètement la douleur en 3 jours […] Vous oublierez à jamais l’arthrite et l’arthrose […] ».

Après vérification, il s’avère que cette vidéo est un deepfake, une manipulation réalisée grâce à l’intelligence artificielle.

<strong>Que montre la vidéo ?</strong>

La vidéo, accessible via ce lien, présente une personne qui ressemble à Khadidiatou Koné, assise dans un décor rappelant celui d’un plateau télévisé. Elle semble s’exprimer sur un sujet d’actualité. Cependant, plusieurs indices visuels et sonores soulèvent des doutes : des mouvements labiaux légèrement désynchronisés avec la voix, une intonation inhabituelle et des coupures abruptes dans le montage. Par ailleurs, à aucun moment, le nom du médicament dont la promotion est faite n’est mentionné tout au long de la vidéo. En revanche à la 2e minute 33 seconde, l’image d’un tensiomètre apparaît, accompagnée d’une musique jusqu’à la fin de la vidéo. Cet enchainement ne présente aucune suite logique pour un reportage de journal télévisé.

Un tensiomètre permet de mesurer la tension artérielle. Lorsqu’une personne réalise la prise de mesures à domicile, sans l’intervention d’un professionnel de santé, on parle également d’auto-tensiomètre. Cet équipement s’avère très utile pour réaliser un suivi sur plusieurs jours avant de retourner voir son médecin. Les modèles électroniques à bras ou à poignet sont les plus répandus. L’hypertension peut causer de graves troubles cardiovasculaires.

BenbereVerif a contacté directement Khadidiatou Koné, la journaliste et présentatrice de l’ORTM dont l’image est utilisée dans cette vidéo. Elle a formellement démenti avoir tenu les propos qui lui sont attribués dans cette séquence. «Je n’ai jamais enregistré une telle intervention. Cette vidéo est une fabrication complète. Comme vous pouvez le voir, les studios de l’ORTM ne ressemblent pas à ce qui est dans la vidéo », explique-t-elle. Elle a également précisé que plusieurs personnes l’ont appelée pour se procurer ces produits dont les vidéos font la promotion.

« Pire, il y a d’autres vidéos dans lesquelles mon image est utilisée sans que je ne sache d’où ça vient», déplore-t-elle. On peut retrouver ces deepfakes sur les comptes Art Experiment et Joel Austin.

&nbsp;

<strong>Les signes d’un deepfake</strong>

En examinant ces 3 vidéos de plus près, plusieurs éléments confirment qu’il s’agit d’une manipulation par IA. D’abord, la désynchronisation audio-visuelle, les lèvres de la présentatrice ne correspondent pas toujours aux mots prononcés, ce qui est un défaut fréquent dans les deepfakes mal maîtrisés.

Ensuite, les anomalies visuelles : des artefacts autour du visage, notamment au niveau des contours, trahissent une superposition artificielle. Enfin, le contexte douteux : le décor, bien qu’il imite un studio de l’ORTM et l’absence du logo de l’ORTM sur la vidéo présente des incohérences, et la promotion de produits douteux qui ne sont parrainés ou corroborés par aucune source officielle.

Ces indices sont typiques des vidéos générées par intelligence artificielle, comme ceux qui permettent de superposer le visage d’une personne sur une autre ou de modifier des propos.

&nbsp;

<strong>Qui est derrière cette vidéo ?</strong>

Le compte Facebook à l’origine de la publication, identifiable par l’ID100079872966451, ne fournit pas d’informations claires sur son propriétaire. Il s’agit d’un profil qui ne semble pas lié à une entité officielle ou à une source crédible. Les motivations derrière ce deepfake restent floues : désinformation, satire ou tentative de nuire à la réputation de Khadidiatou Koné, à Eunice Manyanga et au Dr Felix Aka, tous des célébrités dans leurs pays respectifs. Sans plus d’éléments, il est difficile de trancher, mais l’absence de contexte crédible renforce le caractère suspect de la vidéo.

Toutefois, la vidéo est liée à un compte parodique nommé Gabriel TV qui est basé au Nigéria.

Les deepfakes, comme celui-ci, représentent un danger croissant dans l’espace numérique, notamment au Mali où les réseaux sociaux sont une source d’information pour beaucoup. En usurpant l’identité d’une personnalité publique comme Khadidiatou Koné, ces manipulations peuvent semer la confusion, propager de fausses nouvelles ou discréditer des individus. Ce type de contenu risque d’aggraver la désinformation.

Dr F »lix Aka est un hygiéniste naturothérapeute, qui a une expérience professionnelle de 43 ans comme l’atteste son site web professionnelle. En fouillant sa page Facebook, l’on peut trouver ces séances live et interventions sur les médias ivoiriens et son site web où on trouve ces conférences et débats animés.

On ne trouve aucune trace liée à ce reportage de l’ORTM et la création d’un gel. Sur sa page Facebook, il met en garde contre les arnaqueurs à plusieurs reprises comme on peut le voir dans cette vidéo dans les commentaires.

<strong>Par Oumar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Focus : Etat terroriste !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-etat-terroriste-3102605.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-etat-terroriste-3102605.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 02:17:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il n'est point de doute là-dessus : depuis sa création en 2007, votre journal favori - <strong>L'Aube </strong>- n'a jamais varié dans ses analyses à l'égard de l'Algérie, ce faux pays frère et ex-allié qui parrainait la rébellion au nord du Mali. Aujourd'hui, à <strong>L'Aube</strong>, nous disons qu<em>"on peut échapper à l'esclavage, quoique difficilement, mais jamais à plusieurs années de domestication ; et-il s'agit bien de cela : un dressage organisé du corps et de l'esprit destiné à servir un seul but, l'obéissance"</em>, selon le philosophe Jean-Marie Blas de Roblès. <em>"Alors désobéir, vous savez... Le mot lui-même n'a plus beaucoup de sens dans ces conditions. Il n'exprime guère qu'un refus temporaire de la loi, une parenthèse condamnable, certes, mais rémissible dans le corps même de l'obéissance"</em>, affirme ce philosophe né en 1954 à Sidi Bel Abbès dans les départements français d'Algérie.

Pour notre part, nous avons toujours soutenu que ce voisin pyromane a toujours servi à la fois de base arrière aux différents groupes terroristes qui agissent au nord. LAlgérie, avec les différents accords, s'est révélée être le pays qui a créé le plus de problèmes d'insécurité et de rébellion armée au Mali, en ayant toujours eu à soutenir matériellement et financièrement ces groupes armés tantôt terroristes, tantôt jihadistes, mais tout le temps au service de leur mère nourricière, l'Algérie. Ce pays, ÉTAT VOYOU, a toujours été le parrain de ces groupes armés, qui, sont devenus une colonne d'agresseurs-envahisseurs qui s'essaient à la déstabilisation des pays sahéliens voisins de lAlgérie. Mais, comme dit Roblès l'écrivain et philosophe français d'origine algérien, <em>"on a de tels préjugés sur les gens, on les enferme dans des cages si exiguës, qu'on reste ahuri lorsqu'ils en débordent subitement de tous côtés"</em>. Le Mali ne se fait plus d'illusions et nous aussi à <strong>L'Aube</strong>, du moment qu'il a fallu <em>"... toute une vie pour comprendre que le centre d'un labyrinthe avait moins de valeur que nos errements pour y parvenir"</em>. Toujours selon Jean-Marie Blas De Roblès dans <em>"La montagne de minuit".</em> On ne s'étonnera pas non plus que l'Algérie aie toujours porté aide et assistance aux narcotrafiquants du Sahel, complice de la nomenklatura militaire qui dirige ce pays depuis les accords d'Evian en juillet 1962. Elle, l'Algérie, a toujours offert gîte et couverts aux terroristes qui tuent et pillent dans le nord du Mali, au Burkina Faso et au Niger. Cela ne se dément pas, à la réflexion, si on suit la logique du philosophe, qui dit : <em>"Je crois que la misère n'est pas une fatalité, mais un phénomène entretenu, géré rationnellement, une abjection indispensable à la seule prospérité d'un petit groupe sans scrupules"</em>. Tel est le régime militaire en Algérie qui a pris les Algériens, la Kabylie berbère, le Sahara marocain en otage et, comme tous ces ressortissants pris au piège de l'échange courtois et discret. Elle aurait voulu y ajouter le nord du Mali où les agissements de soldats de l'ANP déguisés en terroristes islamistes, djihadistes démontrent suffisamment la réalité de cette longue ingérence algérienne dans les affaires intérieures du Mali.

Comment et comment, sans chercher le pourquoi, sachons que l'Algérie a toujours porté secours aux terroristes. Ceux-ci sont soignés dans des hôpitaux algériens, sont évacués manu militari, pris en charge et gracieusement payés. Tout cela le peuple algérien l'ignore à cause du culte du secret et des mensonges d'État. Et donc, désormais, rien ne saurait enlever les accusations fondées contre ce régime militaro-industriel commanditaire de violations des droits humains et de crimes de guerre atroces contre ses voisins du Mali, du Burkina et du Niger.

<strong>La Rédaction</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décryptage : Alger&#45;Bamako, un western dans le Sahara</title>
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<pubDate>Sat, 12 Apr 2025 11:33:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ravi de vous retrouver dans décryptage, consacré aux tensions entre l’Algérie et le Mali.</em></strong>

<strong>L’Algérie telle qu’elle se voit</strong>

Avant d’analyser les tensions actuelles entre l’Algérie et le Mali, survolons les deux pays. Voici l’Algérie telle qu’elle se voit. L’Algérie est dirigée par l’énarque Abdelmadjid Tebboune (79 ans) réélu en 2024. Avec 42 millions d’habitants sur une superficie de 2,382 millions de km2, elle occupe le 3e rang économique du continent africain selon la Banque mondiale. Avec une façade maritime vitale, l’Algérie voisine avec six pays sur 6 385 km de frontières.

Au nord-est la Tunisie, à l’est la Libye, au sud-ouest la Mauritanie, à l’est le Maroc, au sud le Niger et le Mali. A Tamanrasset, région frontalière avec le Mali, la population est majoritairement berbère, touareg. Sur le continent africain, elle occupe le 2e rang militaire après l’Egypte et avant le Nigeria, selon Global Fire Power Index. Ce sont ses forces. L’Algérie est aussi fragile : tensions avec le Maroc au sujet du Sahara occidental, conflit libyen, etc. Marquée par la décennie noire, elle a intérêt à sauvegarder la paix.

<strong>Le Mali tel qu’il se présente</strong>

Survolons maintenant le Mali tel qu’il se présente. Il occupe le 18e rang militaire africain selon Global Fire Power Index, juste après la Côte d’Ivoire. Au Mali comme en Algérie, on retrouve les mêmes peuples le long des 1300 km de la frontière. Immense territoire d’1,240 millions de km2, le Mali partage ses frontières avec sept pays sur 7420 km : au nord-est l’Algérie, à l’est le Niger et le Burkina Faso, au sud la Côte d’Ivoire et la Guinée-Conakry, au nord-ouest la Mauritanie et à l’ouest le Sénégal.

Sans façade maritime, le Mali est arrosé par les fleuves Sénégal et Niger, favorisant le développement des activités paysannes et piscicoles. Ce sont ses forces. Confronté au terrorisme, aux rébellions et aux instabilités politiques, le pays de Modibo Kéita est vulnérable : économie exsangue, tensions sociales, etc. Enfin, le pays de Tebboune comme celui de Goïta sont tributaires de l’instabilité régionale, qui donne à comprendre des événements récents, revêtant un caractère géopolitique.

<strong>Un maillage sécuritaire</strong>

De surenchères en surenchères, Alger et Bamako se toisent au risque d’un engrenage inouï. Du 31 mars au 1er avril 2025 à Tinzawaten (Kidal), l’armée algérienne détruit un drone malien de reconnaissance. Elle reproche à l’armée malienne d’avoir violé son espace aérien sur une distance de deux kilomètres. C’était en pleine célébration de l’Aïd el Fitr. Les esprits étaient à la fête et à la solidarité. Mais les démons de la discorde flânent. Ainsi, le 6 avril 2025, les autorités maliennes répondent. Elles concluent que le drone a été détruit suite à une <em>"action préméditée du régime algérien</em> […] ; <em>le drone n’a jamais quitté l’espace aérien de la République du Mali"</em>.

Le régime algérien est même pointé du doigt, perçu comme un parrain du terrorisme international. Conséquence : le Mali se retire du Comité d’état-major opérationnel conjoint (Cémoc), créé en avril 2010 à Tamanrasset par l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger. Il est créé pour gérer les problèmes de sécurité communs. A ce sujet, les présidents Touré du Mali, Tandja du Niger, Ould Abdel Aziz de la Mauritanie et Bouteflika de l’Algérie désiraient de faire un maillage sécuritaire le long des frontières. Mais, ça, c’était hier.

<strong>Les guêtres de la crise diplomatique</strong>

Aujourd’hui, le terrorisme excite les rivalités entre les Etats avec tous les risques qui le convoient. Le 6 avril 2025, les chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel (AES) donnent de la voix. Ils mettent en évidence l’irresponsabilité du régime algérien. Ils rappellent pour consultations leurs ambassadeurs, accrédités à Alger. Le ton monte entre l’AES et l’Algérie. La crise diplomatique traîne ses guêtres. Le 7 avril 2025, l’Algérie décide <em>"… de fermer son espace aérien à toute navigation aérienne en provenance ou à destination du Mali"</em>.

Toujours le 7 avril, le Mali décide la réciprocité. Il ferme son <em>"espace national</em> (…) <em>à tous les aéronefs civils et militaires en partance ou à destination de l’Algérie"</em>. La passe d’arme structure les communiqués. Chacun attend le bon moment pour dégainer son colt. Il se joue entre Alger et Bamako un Western dans le Sahara.

Pourtant, il s’agit d’un sujet capital. De part et d’autre de Tinzawaten, le risque de conflit armé entre les deux pays est réel avec des effets immédiats sur les populations. Le défi est colossal. Car il est difficile d’envisager que l’Algérie cède. Comme il est difficile de supposer que le Mali se résigne. Chacun joue sa crédibilité.

<strong>La realpolitik encapsule les relations bilatérales </strong>

Certes, le Mali et l’Algérie ont une histoire commune : soutien du régime de Modibo Kéita aux dirigeants du Front de libération national pour l’indépendance algérienne. Mais, la realpolitik encapsule les relations bilatérales. Seuls les intérêts comptent. Certes, le Mali et l’Algérie ont un partenaire commun : la Fédération de Russie. Mais, la stabilité des alliances dépend du poids des liens économiques et militaires. Suivez mon regard. La réaction du pouvoir algérien se situe dans un cadre idéologique aux antipodes des liens historiques. La donne a changé.

L’Algérie se voit comme une puissance régionale, un rôle qu’elle veut tenir envers et contre tout. Certains spécialistes croient que le Mali était déjà dans le viseur, car Alger ne cacherait pas sa volonté de s’ancrer dans le septentrion. En face, le régime malien ne veut pas donner le sentiment de se faire dicter sa conduite. Il prépare les esprits. La construction du discours l’illustre. Le 2 avril 2025 l’Etat-major général des armées <em>"demande aux populations de se démarquer des terroristes..."</em>. Le ton est donné.

<strong>Détestation commune</strong>

Ceci dit, deux ingrédients alimentent les tensions actuelles entre Bamako et Alger. Premier ingrédient : 25 janvier 2024, la dénonciation de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali de 2015, issu du processus d’Alger marque le début du refroidissement des relations entre le pays. Souvenons-nous que l’Algérie était le chef de file de la médiation internationale de l’Accord de paix. L’horizon de paix, tracé par les artisans des indépendances s’éloigne. La guerre fleurit sous l’aveuglement.

Deuxième ingrédient, juillet 2024, pour le contrôle de Tinzawaten de violents combats opposent les Forces armées maliennes (FAMa) et le Cadre stratégique permanent pour la défense du peuple de l’Azawad, CSP-PDA. Désormais, Tinzawaten symbolise la pomme de la discorde. Enfin, la destruction du drone malien par l’Algérie ravive les tensions, dans un climat de détestation commune, qui profite à Aqmi et à l’EIS.

<strong>Faire humanité commune</strong>

Aujourd’hui, le contexte a changé. Allons à bonne école, celle de la négociation et de la bonne diplomatie. Méfions-nous de ce qui pourrait advenir avec ce nouveau contexte qui bouleversera l’équilibre de la région. D’ailleurs, il nous enjoint à faire humanité commune pour sauver la paix. De ce fait, cette crise pourra être une occasion politique de renouveau pour les deux pays. Mais à condition de négocier et d’impliquer les acteurs politiques et les dirigeants du FLA, hier en mauvaise posture, aujourd’hui en pole position. Ne nous laissons pas embrumer par la sarcoïdose, capable d’infecter les poumons de nos Etats. Alger et Bamako ont intérêt à faire la paix pour l’avenir de leurs peuples. Écoutons Peaceful Place de Leon Bridges.

<strong>Mohamed Amara</strong>

<em>(sociologue)</em>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Goonga Tan : Mali&#45;Algérie : œil pour œil</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-mali-algerie-oeil-pour-oeil-3102408.html</link>
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<pubDate>Sat, 12 Apr 2025 01:59:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Tebboune ne semble pas réaliser que les temps ont changé : le Mali n'acceptera plus jamais ni diktat ni compromis imposé par l'Algérie. Le président algérien a tombé le masque avec cette attaque contre un drone malien à l'intérieur même de notre territoire. Par cet acte, l'Algérie a définitivement perdu un frère. Ne reste désormais qu'un voisin : déterminé, debout, averti, capable de distinguer un allié sincère d'un Judas.</em></strong>

Moins d'une semaine après qu'Abdelmadjid Tebboune a vanté, sur un ton mielleux, la fraternité algéro-malienne, un incident aérien est venu contredire ses propos. Un drone de surveillance des Forces armées maliennes (FAMa), survolant la zone de Tinzawaten (Mali), a été abattu par l'armée algérienne, qui a revendiqué l'action au motif d'une prétendue violation de son espace aérien.

Cet événement, révélateur des réelles intentions d'Alger vis-à-vis d'un Mali souverain, a suscité une vive réaction à Bamako et parmi ses partenaires de l'Alliance des États du Sahel (AES). Il a mis en lumière une véritable partie d'échecs lancée par Tebboune, illusionniste contraint de dévoiler ses cartes.

À Bamako, l'on perçoit cette action comme une provocation ouverte, en totale contradiction avec le discours officiel de coopération. Une nouvelle illustration de la politique du double langage adoptée par Alger.

Plusieurs cercles maliens accusent depuis longtemps l'Algérie de maintenir des relations ambivalentes avec des groupes armés opérant dans la région sahélo-saharienne. Pour de nombreux observateurs, cet acte hostile confirme le positionnement d'Alger : oscillant entre paroles apaisantes et actes contraires aux intérêts maliens.

Le gouvernement malien, fermement convaincu que le drone a été abattu à l'intérieur de ses frontières, en détient les preuves. Mieux encore, Attayer Ag Mohamed, porte-parole du FLA, en voulant se vanter, confirme involontairement cette version : selon lui, l'appareil a été détruit "à au moins 25 km de la frontière algérienne" ; et d'ajouter que <em>"les débris font foi".</em>

Le Mali rejoint par l'AES : une première

Face à l'accumulation de ces preuves, les autorités maliennes, soutenues par les autres pays membres de l'AES, ont réaffirmé leur volonté de défendre l'intégrité de leur territoire commun, rejetant catégoriquement toute forme d'ingérence.

Dans une déclaration relayée sur les réseaux sociaux, le Collège des Chefs d'État de l'AES a fermement condamné cet acte, le qualifiant d'hostilité manifeste de la part du régime algérien. Il rappelle qu'en décembre 2024, il a été décidé de faire de l'espace confédéral un théâtre unique d'opérations militaires. Ainsi, la destruction du drone malien est considérée comme une agression contre tous les États membres de l'AES. Le message est clair.

<strong>L'escalade des deux côtés</strong>

En attendant la réaction de la communauté internationale, saisie avec preuves à l'appui, les Forces armées maliennes ont poursuivi leurs opérations dans la zone concernée, neutralisant plusieurs cibles terroristes.

De son côté, l'Algérie a réagi en fermant son espace aérien aux avions en provenance ou à destination du Mali, accompagnée d'un communiqué virulent qui n'annonce rien de bon.

Pour ma part, j'avais prévenu nos anciens "frères", amis des djihado-rebelles maliens, qu'à force de jouer contre le Mali, ils finiraient par se heurter à l'AES. Aujourd'hui, les dirigeants du Sahel ne portent plus de gants pour dénoncer l'attitude de l'Algérie, perçue comme une force pernicieuse qui alimente l'instabilité régionale.

L'Algérie perd un frère

Depuis le fameux Accord d'Alger, de plus en plus de Maliens ne considèrent plus l'Algérie comme un partenaire fiable, encore moins un allié sincère. Ce ressentiment marque un tournant dans la politique extérieure du Mali, qui semble vouloir redéfinir ses alliances et renforcer sa stature internationale.

Face à l'arrogance grandissante d'Alger, nos autorités appliquent désormais la loi du talion, dans sa version babylonienne.

Dans cette nouvelle dynamique, un rapprochement stratégique avec le Maroc est envisageable. Ce dernier manifeste un intérêt croissant pour une coopération avec le Mali, offrant une alternative géopolitique plus favorable à Bamako.

En définitive, à défaut d'un dialogue constructif, les tensions entre le Mali et l'Algérie pourraient dégénérer et plonger tout le Sahel dans une nouvelle crise. Mais cela, Tebboune n'en a cure<strong>.</strong>

<strong>Seydina O DICKO</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>BenbereVerif : Un nouveau billet de 25000 FCFA bientôt en circulation ? Il s’agit d’un poisson d’avril</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/benbereverif-un-nouveau-billet-de-25000-fcfa-bientot-en-circulation-il-sagit-dun-poisson-davril-3102292.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 02:02:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis quelques jours, une rumeur circule sur les réseaux sociaux prétendant qu’un billet de 25 000 francs CFA serait désormais en circulation dans l’espace Union économique monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette information est un poisson d’avril.</em>

Le média Actu Lomé, à l’origine de cette rumeur, a finalement clarifié la situation en précisant qu’il s’agissait d’un poisson d’avril via une vidéo sur sa page Facebook. Traditionnellement, le 1er avril est un jour propice aux canulars et blagues destinées à surprendre et tromper le public.

Bien que la vidéo de clarification ait dissipé la confusion, cet incident rappelle l’importance de vérifier les informations, surtout en période de poisson d’avril, où les fausses nouvelles peuvent se propager rapidement, en particulier sur les réseaux sociaux.

<strong>Blagues et canulars</strong>

Malgré le contexte, la rumeur s’est propagée à une vitesse surprenante. Bien que cette journée soit traditionnellement associée aux blagues et aux canulars, beaucoup n’ont pas pris la précaution de vérifier la véracité de l’information avant de la partager. Les réseaux sociaux, où les informations circulent à grande vitesse, ont amplifié cette rumeur, la faisant toucher un large public en peu de temps.

Cette situation démontre à quel point il est crucial de toujours se poser les bonnes questions et de se référer à des sources fiables, même lorsqu’il s’agit de canulars en apparence inoffensifs.

Un phénomène récurrent

Ce n’est pas la première fois que ce genre de rumeur se propage. En 2022, une fausse information prétendait que la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) allait introduire un billet de 50 000 francs CFA. Cette rumeur avait également circulé largement, accompagnée de montages visuels de billets fictifs.

Il est toujours important vérifier les informations avant de les partager, en vous assurant qu’elles proviennent de sources fiables et officielles.

<strong>Par Abdoul Salam Dicko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Entre Nous : Balle à terre !!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-balle-a-terre-3102298.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 01:41:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les mauvaises relations que les autorités de transition du Mali entretiennent avec le gouvernement de l’Algérie ont franchi une étape supplémentaire avec la destruction d’un drone appartenant aux forces armées maliennes. Cette destruction avait été revendiquée quelques jours plus tôt par le ministère algérien de la Défense nationale. Cet incident aussi grave qu’inédit entre les deux pays est intervenu dans la localité de Tinzawaten.

Sans surprise, le Gouvernement de transition du Mali a porté de graves accusations contre l’Algérie et a convoqué l’Ambassadeur d’Algérie au Mali pour élever « une vive protestation ». Les chefs d’Etat de l’AES ont, à travers leur collège, publié un communiqué dans lequel ils déclarent avoir décidé de « rappeler pour consultations leurs ambassadeurs en poste à Alger ». Le gouvernement algérien, dans un communiqué avec des mots très durs contre les autorités de transition, rejette ces graves accusations.

Cette situation extrêmement préoccupante intervient dans un contexte  difficile.  Reste que chacun de nous a le devoir voire l’obligation de soutenir le Mali face à une adversité, surtout externe. Les différents communiqués et autres déclarations diffusées par des partis politiques, certaines organisations de la société civile ou  personnalités dénotent de cet esprit et prouvent à suffisance l’attachement commun à la défense de la mère patrie, au-delà des contingences et des divergences.

Cependant, malgré la montée des périls, jouons balle à terre !  Le Mali fait déjà face à plusieurs fronts. Donc, n’écoutons pas les va-t’en guerre ! Il ne s’agit pas de jouer à se faire peur ou à faire peur à qui que ce soit.

Face à l’Algérie, des constats s’imposent par rapport aux positions respectives des alliés du Mali, le Niger et le Burkina. Dans le communiqué du collège des chefs d’Etat de l’AES, signé du Général Assimi Goïta, les deux pays n’ont pas endossé la plainte que le Mali désire porter devant des instances internationales «pour actes d'agression». Le Niger n’a pas actionné son retrait immédiat du Comité d'état-major conjoint (CEMOC). Ni le Niger ni le Burkina Faso n’ont osé fermer leur espace aérien avec l’Algérie en soutien à la décision du gouvernement de transition du Mali, prise après celle du ministère algérien de la Défense nationale. Voilà une autre confirmation de l’assertion du Général De gaulle selon laquelle « les Etats n’ont pas d’amis mais des intérêts ». Il semble, jusqu’à preuve du contraire, que cette règle ne souffre d’aucune exception.

Jouons balle à terre !!! Appelons à l’apaisement et à la retenue !!! Privilégions les moyens diplomatiques de résolution des différends !!! Dans le contexte actuel où le Mali traverse la crise la plus grave de son existence, ce ne serait ni une faiblesse ni un aveu d’impuissance.

<strong>Par Chiaka Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Me Tall rend hommage à Moriba Sangaré : ‘’Les rangs s’éclaircissent’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/me-tall-rend-hommage-a-moriba-sangare-les-rangs-seclaircissent-3102316.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 01:12:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Décédé le 2 avril 2025, Moriba Sangaré a reçu l’hommage de Me Mountaga Tall. Selon lui, ce membre fondateur du CNID-ASSOCIATION, «Après la victoire de la Révolution, il n’a rien demandé; il estimait juste avoir fait son devoir : apporter sa part à la cause nationale »</em>

Nous étions 11 militants désignés pour diriger, en qualité de membres du Comité Directeur, la lutte du CNID-ASSOCIATION pour l’instauration du pluralisme démocratique au Mali. C’était en 1990.

Maitre Demba Diallo (7 juin 2001), Professeur Gaoussou Diawara (11 septembre 2018) et Issaga Traoré dit Bachaka (18 avril 2024), c’est MORIBA SANGARÉ, le secrétaire à l’organisation du mouvement qui nous a quitté ce mercredi 02 avril 2025.

Dans l’humilité et la discrétion, comme il a vécu. Après la victoire de la Révolution, il n’a rien demandé; il estimait juste avoir fait son devoir : apporter sa part à la cause nationale.

C’est mon devoir aujourd’hui de témoigner de l’engagement de celui qui avait en charge l’organisation des grands rassemblements du CNID-Association et des risques qu’il a encourus. Il fallait oser le faire. Il l’a fait.

Tu nous quittes MORIBA !

Nous témoignons de ton patriotisme et de ton rôle déterminant , même s’il fut discret.

Nos condoléances profondément attristées à toute la famille.

<strong>Dors en paix </strong>

<strong>MORIBA !</strong>

&nbsp;

<strong>Les condoléances du journal  </strong>

Suite au rappel à Dieu de Moriba Sangaré, technicien supérieur d’agriculture et du génie rural à la retraite, père de notre ancien collègue Alpha Sidiki Sangaré, la direction, la rédaction et l’ensemble du personnel du journal «Le Challenger» présentent leurs condoléances les plus attristées à la famille Sangaré.

Ils prient pour le repos de l’âme de l’illustre disparu.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bien dit : La vérité comme tremplin de la solidarité gouvernementale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/bien-dit-la-verite-comme-tremplin-de-la-solidarite-gouvernementale-3102160.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 01:30:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«Un gouvernement doit être solidaire dans la vérité. Si l'un d'entre nous décide dans l'intimité de son bureau de transgresser nos lois, il ne pourra entraîner personne dans une solidarité gouvernementale. Ce n'est pas notre rôle. Chacun doit assumer des choix» !

<strong>Bassirou Diomaye Faye</strong>

<em>Président du Sénégal</em>

<em> </em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À vos plumes : C&amp;apos;est quoi le Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/a-vos-plumes-cest-quoi-le-mali-3102169.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 01:26:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce qui est palpable dans l'héritage légué par les «<em>années de démocratie</em>», c'est le bouleversement social concomitant à consécutif ou même précédent une perte des valeurs sociétales et traditionnelles. Tout est confus dans la chronologie.

Aussi, la politique a-t-elle pris un autre sens, au gré des divisions et des rancœurs entre individus hissés aux sommets par la volonté de changement exprimée par le peuple. Les intérêts économiques, personnels et individuels ont vite pris le pouvoir sur la vision d'un Mali libre, indépendant et prospère. La politique est devenue une histoire de familles, de clans, dont la composition et la logique sont des défis au bon sens et au patriotisme... et même à la génétique.

La médiocrité et le sous-fifrisme se sont installés. Et pour se maintenir, ils ont désormais pour appui le grand n'importe quoi mêlant délation, mensonges, hypocrisie, campagnes de dénigrement ou alors de déification. La justice, grande perdante de la démocratie, a vu ses rangs et surtout ses réservoirs grandir jusqu'à en déborder (comme l'attestent les nombreux juristes, spécialistes du droit et autres formés) pendant que la justice perdait son sens.

Nous savons tous que dans les démocraties, celles que nous citons et admirons, la justice est un cinéma avec plein de blablas, de sous qui virevoltent et qui ne punit quasiment jamais les nantis coupables. C'est mon point de vue, de citoyenne ne cherchant pas des marchés, un poste ou une protection. Nos pères se sont sacrifiés pour ce pays qui, pour eux, correspondait à un idéal. Voir tout ce cinéma, tous ces grands spécialistes avec leurs immenses carnets d'adresse, et palper la misère grandissante de mon peuple ! C'est une réalité que je vis. Une réalité qui me pousse à poser la question suivante : pour toi, c'est quoi le Mali ? Une illusion ? Une vache laitière ? Un laboratoire pour expériences débiles ?

<strong>KKS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle :  Pornographie au travail !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-pornographie-au-travail-3102026.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Apr 2025 08:53:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Non ce sujet n’est pas une science-fiction, mais un fait bien réel. Cette pratique, qui peut être addictive, est un des tabous de notre société mondialisée, qui s’est vraiment immiscée dans le milieu professionnel, certainement dans les milieux estudiantins et probablement scolaires avec la facilité d’accès aux réseaux sociaux ; oui, encore les réseaux sociaux !

Quand j’ai appris le licenciement d’une connaissance pour avoir visionné une vidéo pornographique pendant les heures de travail, je me suis sentie mal pour lui, mais ce renvoi me semblait tout à fait justifié.

Les distractions personnelles sont naturellement présentes au travail, surtout au moment des pauses, pour faire passer le stress ou l’ennui, une des explications qu’il m’a partagées. Quelques fois ce sont des actions plus saines comme faire ses achats en ligne, faire une partie de jeu, se joindre à des forums de discussions.

Dissocier le temps de travail du temps des activités personnelles devient quasi impossible ; jusqu’où la technologie va-t-elle changer nos vies ? Nulle ne le sait aujourd’hui avec l’avènement de l’IA qui repousse toutes les limites. Si seulement l’homme se contentait de ne tirer que le meilleur de toute chose !

Au-delà des avancées techniques, revenons à notre sujet. Qu’est devenue la moralité, la conscience de l’homme, l’éducation religieuse ? Les vices et les pratiques peu recommandables ont envahi toutes les sphères de nos vies. La tentation reste forte derrière les bureaux aux portes closes.

<em>"Ces contenus pour adultes sont utilisés à des fins de fantasme (faire l'expérience ou être témoin de choses qui n'existent pas dans sa propre vie sexuelle), de curiosité et d’auto exploration (comprendre ses propres désirs) et, bien sûr, de plaisir sexuel personnel nouveau"</em>, nous explique un médecin du travail.

Certaines personnes ne finissent-elles pas aux toilettes pour se soulager alors qu’elles sont censées être au travail ? Couper la connexion ou mettre des blocages d’accès sur les sites, bien qu’elles réduisent le niveau d’exposition, ne sont pas des solutions définitives puisque tous ont un téléphone capable de se connecter.

Seuls le discernement, le contrôle de soi, la conscience du travail bien fait et la personnalité de l’individu peuvent être un barrage face à ce fléau. Chacun est libre de ses choix et de ce fait accepte les risques qui y sont liés. Tant que le résultat y est beaucoup ferment les yeux sur la pratique ou du moins semblent l’ignorer.

La consommation de pornographie au travail peut être nuisible à plusieurs niveaux, mais il est possible de réduire la pratique en combinant plusieurs solutions : des textes de lois dissuasifs, la création de bureaux open-spaces, le remplacement des murs par des vitres, l’élaboration d’une politique interne claire définissant les conséquences disciplinaires, la sensibilisation sur les effets sur la santé par des experts, l’interdiction des téléphones et tablettes dans les écoles primaires et secondaires et pendant les heures de cours pour les classes supérieures… L’objectif est de créer un environnement professionnel ou éducatif sain, respectueux et productif pour tous et c’est possible.

<strong>Parce que c’est notre Mali.</strong>

<strong>Muriel Jules </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ça se passe au Grin : L&amp;apos;Algérie sur la sellette</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-lalgerie-sur-la-sellette-3102022.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Apr 2025 08:51:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les membres du grin déplorent les agissements belliqueux du gouvernement algérien vis-à-vis du Mali ces derniers temps. Selon eux, l'Afrique n'a plus besoin de ce genre de conflits entre ses fils. Elle a plutôt besoin d'union entre les pays pour son développement.

Dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, un drone de surveillance des FAMa, de fabrication turque et de type Baykar Akinci, s’est écrasé dans les environs de Tinzawaten, aux confins du territoire malien, à la frontière avec l’Algérie.

Le gouvernement algérien a déclaré avoir abattu un drone de reconnaissance armé qui avait pénétré son espace aérien sur une distance de 2 km. Cependant, cette déclaration a été démentie par le chef d’Etat-major général des Armées maliennes, le général Oumar Diarra, qui a expliqué que le drone militaire opérait dans les limites du territoire national, réfutant ainsi toute violation de l’espace aérien [algérien], contrairement à ce qu’a affirmé Alger.

Pour leur part, les membres du grin indiquent que même si le drone avait franchi le terroir algérien, en bon voisin, le pays aurait pu alerter le Mali au lieu de réagir de la sorte. <em>"Rien ne vaut le dialogue et l'entente entre les pays frontaliers"</em>, disent-ils.

Tinzawaten étant une zone de combat entre le Mali et les mouvements armés ainsi que les jihadistes, les membres estiment que nos autorités sont dans leur rôle en menant des missions de surveillance de la zone. Mais ce qu'ils ne trouvent pas juste et compréhensible, c'est l'agissement de l'Algérie qui, selon eux, donne l'impression de vouloir protéger les rebelles et même les terroristes. Ce qui n'est pas cohérent dans une relation partenariale.

Toutefois, certains au grin sont convaincus que le gouvernement algérien serait, ces derniers temps, outrancièrement investi dans des calculs de bas étage contre le Mali. <em>"Ce qui a fait que notre coopération est aujourd'hui secouée par des vents de discorde politique et diplomatique. Les relations entre les deux pays sont désormais sur la corde raide"</em>, concluent-ils.

<strong>Ibrahima Ndiaye </strong>

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<title>Lettre a grand&#45;père</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-105-3102007.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Apr 2025 08:36:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Oui grand-père, les partis politiques bientôt soumis à un oui ou non du peuple très souverain. Oui, oui grand-père, le peuple très averti a tout compris du problème malien. Il va bientôt décider si les partis politiques doivent-être dissouts ou pas. Oui, oui grand-père, les plus de 200 partis politiques qui t’ont vu ou t’ont fait tomber et les plus 100 nouveau-nés après ta chute.

Oui grand-père ! Enfin, la grosse épine de nos pieds va être enlevée. Les vraies causes de nos problèmes. Toute notre souffrance va enfin partir. La vie chère, le problème d’électricité, nos libertés, nos droits, la stabilité politique et surtout l’insécurité. Tous ces problèmes vont être résolus à jamais. On va dissoudre les groupes radicaux, pardon, les partis politiques.

Oui grand-père, ces partis n’ont-ils pas échoué à toutes leurs missions ? Tous les problèmes que nous vivons aujourd’hui, ce ne sont pas ces partis politiques qui devraient leur faire face et les empêcher ? Ils avaient les armes nécessaires pour éradiquer tout ça. Mais nous voilà, ils n’ont pas pu bien mener leur mission, on va les dissoudre. C’est le peuple très averti qui décidera.

On va les dissoudre pour la sécurité et la paix. On va les dissoudre pour résoudre nos problèmes de vie chère et surtout l’épineuse question d’énergie. Oui ces partis, qui peut-être, empêchent les Maliens de dormir, d’aller et de revenir ; qui coupent nos sommeils partout au Mali. Il faut les dissoudre. C’est tout. Le peuple très averti le fera.

Cher grand-père, j’aurais voulu te faire le bilan de la sécurité et de la paix au Mali depuis ta chute le 18 août 2020. Te parler sans complaisance aucune de l’état de la sécurité et de la paix, mais bon, comme on semble trouver une autre ultime solution à nos problèmes, nous allons attendre la sentence du peuple très averti. Les partis politiques : oui ou non ?

Moi, personnellement, je compte voter la dissolution. Oui grand-père. Je te dirais mes vraies raisons dans une autre lettre, Inch’Allah, mais je pense qu’il y a des leçons que tout le monde doit apprendre dans un pays enfin qu’ensemble, nous bâtissions une vraie Nation. Les gens ont passé du temps à construire leur avenir et l’avenir de leurs enfants. Sans penser à l’avenir du pays.

Nous voilà aujourd’hui face aux conséquences du délaissement des universités maliennes, des hôpitaux maliens, de l’administration malienne, du Mali et du Malien tout court, pour construire des familles et des groupes. Une minorité qui sait mais qui ne peut rien. La prochaine, on pensera à la majorité et surtout quelle majorité ?

A mardi prochain Inch Allah pour 293e lettre.

<strong>Lettre de Koureichy  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Entre Nous : Boni ou la vertu du dialogue</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-boni-ou-la-vertu-du-dialogue-3101862.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 08:58:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 29 mars dernier, les groupes armés radicaux ont levé le blocus instauré depuis plus d’un an sur la ville de Boni, dans la région de Douentza. La Route nationale - RN16 - Douentza/Sévaré est donc ré-ouverte à la circulation.

L’autre bonne nouvelle est que la levée de ce blocus est le fruit de plusieurs mois de dialogue. Sous la houlette de son président Hamidou Cissé et de son secrétaire général, Alou Konaté, l’Association pour la Paix inter et intracommunautaire pour le Développement et la cohésion sociale (API IDEC) en est l’artisan. Dans une interview accordée à Douentza, Alou Konaté explique que «le blocus a été levé sans condition ….la guerre n’a jamais mis fin à la guerre…. Ça finit toujours autour d’une table ».

Dans un communiqué, l’ADEMA-PASJ « félicite tous les médiateurs civils comme militaires, les autorités traditionnelles et religieuses, ainsi que les autorités de transition, qui ont permis de libérer Boni et ses habitants, mais aussi de rouvrir l’axe routier Sévaré Gao ». Sur les réseaux sociaux, l’ancien Premier ministre Moussa Mara réagit en ces termes : «Bravo et félicitations aux médiateurs civils, aux autorités traditionnelles et religieuses, ainsi qu’aux autorités de la transition, qui ont donné leur feu vert à ce dialogue ayant permis de libérer Boni et ses habitants, mais aussi de rouvrir la route vers Gao, au grand bonheur de plusieurs dizaines de milliers de nos compatriotes de la région !». Et d’ajouter : « Cet épisode nous montre ainsi que notre pays dispose des ressources nécessaires pour mettre fin, de manière pacifique, à nos conflits ». Il n’y a pas d’alternative au dialogue avec les groupes armés radicaux. De la Conférence d’entente nationale au Dialogue inter-malien en passant le Dialogue national inclusif (Dni), les Assises nationales pour les refondations (ANR), les représentants des populations ont toujours affiché leur préférence pour ce dialogue. Le dialogue avec les groupes armés radicaux est une forte demande d’une frange importante de la population malienne.

Avant ces assises, le Parti pour la renaissance nationale (Parena) de Tiébilé Dramé avait été la première formation politique à réclamer, en 2014, un dialogue avec les « djihadistes maliens ». En novembre 2015, ‘’Le Challenger’’, à travers cette même rubrique, avait appelé les autorités maliennes à inventer une autre voie de lutte contre le terrorisme.

Nommé Premier ministre par le Président Ibrahim Boubacar Kéita, Abdoulaye Idrissa Maïga avait confié à l’Imam Mahmoud Dicko la direction d’une commission de bons offices pour explorer les voies et moyens visant à ramener la paix. Une initiative stoppée à l’époque sous la pression de la France.

En début 2020, à Addis-Abeba, en marge d’un sommet de l’Union africaine, le Président IBK a confié à RFI et France 24 son intention de créer une passerelle de dialogue avec Iyad Ag Ghaly et Amadou Kouffa.

Malgré l’opposition de la France le gouvernement de transition, dirigé par le Premier ministre Moctar Ouane, avait assumé publiquement sa décision d’engager le dialogue avec les groupes extrémistes.

Après la signature de plusieurs accords locaux entre de nombreux villages et les groupes armés radicaux, l’aboutissement du dialogue ayant permis la levée du blocus sur la ville de Boni et la réouverture à la circulation de la RN 16 est une invite aux localités subissant actuellement les affres de cet embargo de privilégier les solutions locales. Cela, évidemment, avec l’implication des personnalités écoutées non seulement par les groupes armés radicaux mais aussi par les autorités maliennes.

<strong>Par Chiaka Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
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<title>BenbereVerif : Le prince saoudien Mohammed Ben Salman ne parraine pas le hadj 2025</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/benbereverif-le-prince-saoudien-mohammed-ben-salman-ne-parraine-pas-le-hadj-2025-3101834.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 02:12:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’annonce circule sur les réseaux sociaux maliens, surtout dans les groupes WhatsApp, depuis le 19 mars. Il y est demandé de remplir un formulaire pour s’inscrire. Ce formulaire demande certaines informations à caractère personnel : nom, prénom, numéro de téléphone, e-mail, pays, région/État ou comté de résidence. « PARRAINAGE DU HAJJ DE MOHAMMED BIN SALMAN 2025. Toute personne de toutes nationalités peut postuler Les candidats doivent remplir le formulaire ci-dessous et cliquer sur Soumettre » peut-on lire sur la page. Les annonces trompeuses sont légion sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’une technique de collecte des informations à caractère personnel appelée « hameçonnage ». Elle est utilisée par des cybercriminels pour tromper les utilisateurs et leur soutirer des informations confidentielles telles que des identifiants de connexion, des mots de passe, des informations bancaires ou des numéros de carte de crédit. Ces derniers se font passer pour des entités légitimes : des institutions financières, des entreprises ou des organisations gouvernementales via des e-mails, des messages instantanés, des appels téléphoniques ou des sites internet falsifiés. Sur cette annonce, on peut noter qu’il est écrit « Mohamed » Bin Salman alors que l’Agence de presse saoudienne, Saudi Press Agency et les médias internationaux comme Al Jazeera, CNN et le site officiel du gouvernement britannique écrivent « Mohammed » bin Salman bin Abdulaziz Al Saud.

Escroquerie » Les noms de domaine sécurisé se terminent par « .org », ».com », «. gouv », « .ml », etc. Toutefois, le nom de domaine de ce site est https://yataqadam.hajjgiveout.xyz/.

Interrogé, Moustaphe Coulibaly, ingénieur en sécurité informatique soutient : «. xyz est dans 99% des cas une escroquerie.» Le site web « hajjgiveout.xyz » présente plusieurs indicateurs généralement associés à des sites frauduleux ou non légitimes. D’abord, un nom de domaine suspect : l’utilisation du domaine « .xyz » est inhabituelle pour des organisations réputées, en particulier celles liées à des événements religieux importants comme le hadj. Ce type de domaine est souvent utilisé pour des activités douteuses. Ensuite, l’absence de contenu : en accédant au site, on trouve un répertoire vide sans informations substantielles, ce qui est inhabituel pour un site légitime. De plus, le propriétaire est anonyme.  Les informations de propriété du site sont cachées à l’aide de services de confidentialité, une tactique fréquemment utilisée par les sites frauduleux pour éviter d’être identifiés comme on peut le voir ci-dessous. Nous avons utilisé le site whois, qui permet de connaitre les informations primaires d’un site (nom du propriétaire, année de création du site, adresse du propriétaire et sa localisation, etc). Le domaine a été enregistré récemment, et les sites à courte durée de vie sont souvent associés à des arnaques. Le site suspect a été mise à jour le 19 mars 2025.

Des plateformes indépendantes ont attribué des scores de confiance très bas aux sous-domaines de hajjgiveout.xyz, citant des raisons comme l’anonymat du propriétaire, un faible trafic et des liens avec d’autres sites peu fiables. Il s’agit de Scamminder, scamadviser. « The rating of this site is low. Caution needed » (traduit en français: L’évaluation de ce site est faible. L’évaluation de ce site est faible).

Et scamdoc.com qui après analyse du nom de domaine, attribut la note 1 sur 100 pour signaler que « le niveau de confiance en ce lien est très faible »

Le compte Instagram religieux « Guide Omra Medine Mekka » a publié le 19 mars 2025 une mise en garde contre cette arnaque.

Voici une liste de noms de domaines similaire malicieux sur le hadj que l’on retrouve sur internet:

hajjg.com | hajjg.shop | hajjgacarol.info | hajjgadgets.com | hajjgame.com | hajjgate.com | hajjgate.net | hajjgateway.com | hajjgear.com | hajjgear.net | hajjgfcbhhhfdgifpreespaogcsafror.surf | hajjgh.co.uk | hajjgift.com | hajjgifts.com | hajjgis.com | hajjgis.info | hajjgis.net | hajjgiveaway.com | hajjgiveout.lol | hajjgiveout.xyz |

Au vu de ces éléments, il est fortement conseillé d’être extrêmement prudent en interagissant avec hajjgiveout.xyz ou ses sous-domaines, car plusieurs signaux d’alerte indiquent qu’il s’agit d’un site frauduleux.

<strong>Par Oumar Sankaré </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Focus : Patience Messieurs !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-patience-messieurs-3101686.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 02:20:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après la remise de leur document de synthèse sur leurs propositions élaborées quant au toilette de leur charte, les partis politiques du Mali ont fait l’objet d’une communication en Conseil des ministres, ce 4 avril. Portant leur parole devant le Général d’Armée Assimi Goïta et son Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, Mamani Nassiré, a informé le Conseil des ministres des résultats de la consultation avec les partis politiques et les organisations de la société civile, dans le cadre de la relecture de la Charte des partis politiques. Pour rassurer les Partis, comme quoi, leurs attentes sont prises en compte au sommet de l’État et que leurs recommandations seront traitées, conformément aux recommandations des Assises nationales de la Refondation. À ce sujet, le ministre Mamani Nassiré a informé le Conseil des ministres que la relecture de la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques, à l’issue de ces consultations, a porté essentiellement sur trois questions qui demeurent : <strong>la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de création et de financement ; la prise en compte des statuts de l’opposition et de son Chef de file dans la Charte des partis politiques ; et l’interdiction du nomadisme politique en cours de mandat.</strong> Des sujets récurrents sur lesquels les Partis eux-mêmes conviennent qu’il est important de les observer. D’ici la prochaine étape du processus de relecture de la Charte des partis politiques, ils auront le temps de cogiter sur leur démarche et la méthodologie indiquée ou optimale qui pourrait leur être utile pour aller au-devant des populations, porteuses de la légitimité populaire… Car, il leur faudra soumettre leurs propositions à l’appréciation des électeurs, obligatoirement, et de leurs militants et aux forces vives et porteurs de voix de la Nation. Et ce, dans toutes les Régions du Mali, y compris le District de Bamako ainsi que dans les Ambassades et Consulats du Mali.

Bonne chasse aux voix. Mais attention ! La saison de chasse n’est pas encore ouverte. Donc, patience encore un tout petit peu, Messieurs les Partisans ! Dr Abdoulaye Maïga et son staff y travaillent. Ce sera pour bientôt ! Tout vient à point nommé pour celui ou celle qui sait attendre. Résilience oblige !

<strong>La Rédaction </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Goonga Tan : Mahmoud Dicko : viendra, ne viendra pas</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-mahmoud-dicko-viendra-ne-viendra-pas-3101630.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-mahmoud-dicko-viendra-ne-viendra-pas-3101630.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Apr 2025 09:01:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Neuf partisans de Mahmoud Dicko, arrêtés le 14 février dernier, ont comparu, jeudi 20 mars 2025, devant le tribunal de la commune cinq de Bamako. Tous avaient été arrêtés et incarcérés lors de la journée consacrée au grand retour au Mali de l'imam Dicko. Tous les observateurs s’accordent sur un verdict clément assorti de sursis. En attendant, le séjour forcé de l'imam Mahmoud en Algérie depuis plus d'un an se prolonge, celui-ci ayant été obligé d'annuler son voyage retour au Mali en février dernier.</em></strong>

En mars 2020, il y a quatre ans, presque jour pour jour, après convocations, marches et meetings, l'imam Mahmoud Dicko appelait le peuple à descendre dans la rue pour « exiger la démission du président IBK ».

Depuis, la donne a changé. Le flamboyant imam de Badalabougou, autrefois figure de proue de l’opposition à Ibrahim Boubacar Keïta, semble aujourd’hui relégué à une posture plus effacée. Contraint à la prudence, il se retrouve à égrener son chapelet loin de Bamako, attendant une issue favorable aux conciliabules avec le pouvoir d'Assimi Goïta qui pourraient lui permettre un retour honorable, ne serait-ce que dans sa mosquée.

<strong>Un leader marginalisé</strong>

De porte-voix puissant contre le régime IBK, Mahmoud Dicko s’est retrouvé progressivement en porte-à-faux avec le pouvoir de transition dirigé par Général Assimi.

L’influence de Mahmoud et sa voix critique se sont atténuées au fil des événements ayant conduit à la chute de Keïta.

De plus en plus marginalisé sur la scène politique nationale, il paraît poussé vers une retraite forcée, tant son retour, à moins d’un miracle, est de nos jours hypothétique.

<strong>Un exil politique « déguisé »</strong>

Écarté par les maîtres du moment, l’imam Mahmoud Dicko découvre que ses prises de parole trouvent davantage d’écho à l’étranger, notamment lorsqu'il plaide pour un « <em>retour à l’ordre constitutionnel et la fin de la transition</em> ».

A cet effet, son exil forcé ne sera point pour lui une opportunité de se maintenir politiquement en vie, car son influence au Mali s’amenuise.

Entre la Mauritanie, la péninsule arabique et une visite en Algérie au moment où les tensions entre Bamako et Alger étaient au plus haut, l’imam multiplie les déplacements.

Son retour avorté à Bamako a d’ailleurs suscité de nombreuses interprétations et des interrogations, mais point de tumultes.

<strong>Une tentative de retour sous haute tension</strong>

Ce pseudo-retour a été diversement apprécié, entre des partisans discrets, mais fidèles et un régime de transition bien décidé à le contenir, les tensions étaient palpables en février.

La mobilisation exceptionnelle des forces de sécurité pour gérer cette tentative de retour témoigne du malaise qu’il suscite au sein du pouvoir actuel.

Certains observateurs évoquent plus de 1 200 agents des forces de l’ordre mobilisés pour contrôler un comité d’accueil somme toute virtuel.

Seule consolation pour l’imam et ses ouailles, cet épisode, bien que marqué par l’échec d’un retour triomphal, a permis à Dicko de remettre son nom au centre du jeu politique malien.

<strong>Un pari risqué pour l’imam</strong>

Le jeu d’équilibriste auquel s’adonne l’imam semble aujourd’hui moins efficace. Autrefois capable de mobiliser les foules et d’imposer ses conditions, il apparaît aujourd’hui affaibli.

Son absence prolongée du pays renforce l’idée d’un éloignement contraint, même si lui-même continue d’entretenir l’ambiguïté sur ses intentions.

<strong>Une issue incertaine</strong>

Les tractations en coulisses ne manqueront pas. D’un côté, certains chercheront à négocier son retour sous conditions, notamment un retrait définitif du jeu politique. De l’autre, ses adversaires préféreraient qu’il demeure à l’étranger, réduisant ainsi son influence à de simples déclarations distantes.

Entre jeux de pouvoir et stratégies d’évitement, l’avenir de Mahmoud Dicko reste incertain. Son retour au Mali, s’il se concrétise, se fera probablement de manière discrète, loin des démonstrations de force de jadis.

<strong>Seidina Oumar Dicko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali / question de droit: la liberté d’expression, La constitution ou la loi fondamentale explique.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mali-question-de-droit-la-liberte-dexpression-la-constitution-ou-la-loi-fondamentale-explique-3101449.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mali-question-de-droit-la-liberte-dexpression-la-constitution-ou-la-loi-fondamentale-explique-3101449.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 14:50:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La constitution ou la loi fondamentale a examiné la liberté d’expression de ses définitions, de son importance, de ses types, de sa réalité, de son symbole, de ses moyens en passant par ses limites.</em></strong>

La liberté d'expression est inscrite à l'article 14 et 15 de la constitution du 22 juillet 2023 et l’article 11 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen (DDHC) de 1789. Elle fait partie des droits fondamentaux.

La liberté d'expression conditionne l'exercice d'autres libertés comme la liberté d'opinion, par exemple.

Plusieurs textes internationaux garantissent la liberté d'expression, notamment la Convention européenne des droits de l'Homme (CEDH). La liberté d'expression est le droit reconnu à l'individu de faire connaître le produit de sa propre activité intellectuelle à son entourage. Elle procède de la faculté de communiquer entre humains.

<strong><em>C'est quoi la liberté de l'expression ?</em></strong> L'article 10 de la Convention européenne des droits de l'Homme précise que la liberté d'expression "comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière"

<strong><em>Quelle est l'importance de la liberté d'expression ? </em></strong>Un droit fondamental chèrement acquis. La liberté d'opinion et d'expression est l'une des premières libertés politiques et elle fait partie des libertés fondamentales de toute personne. Au niveau individuel, la liberté d'expression est indispensable pour le développement et l'épanouissement de chaque individu.

<strong><em>Quels sont les types de liberté ?</em></strong> La liberté de pensée, de conscience et de religion. Le droit de vote et d'être candidat à des élections. Le droit à un procès équitable dans les affaires civiles ou pénales. Le droit de posséder des biens et d'en jouir pacifiquement.

<strong><em>Comment faire pour que la liberté d'expression soit une réalité ? </em></strong>Supprimer la diffamation pénale, la diffamation et les autres sanctions pénales en cas de reportage et lutter contre le recours aux SLAPP (poursuites stratégiques contre la participation publique) pour faire taire les journalistes et les militants.

<strong><em>Quel est le symbole de la liberté d'expression ?</em></strong>  Le dessin de presse, symbole de la liberté d'expression, est toujours une cible de choix pour les censeurs de tous bords.

<strong><em>Quels sont les moyens mis en place pour protéger les libertés ?</em></strong>  Enfin, la mobilisation des citoyens eux-mêmes est aussi un moyen de protéger leurs droits. À travers des associations, des organisations non gouvernementales, par des pétitions, des manifestations, les citoyens contribuent à la défense de leurs libertés.

<strong><em>Quelles sont les limites de la liberté ?</em></strong> Les limites inhérentes aux libertés sont essentielles pour garantir un équilibre harmonieux en société. Sans restriction, la liberté individuelle peut empiéter sur les droits et le bien-être des autres, créant des conflits et des injustices. Les limites à la liberté d'expression, la liberté d'expression peut être limitée pour des motifs, d'intérêt général, comme la sécurité nationale, la sûreté publique ou encore l'intégrité du territoire ; relatifs au devoir de réserve qui pèse sur les agents publics (exigence d'un certain niveau de neutralité des agents de la fonction publique dans l'expression de leurs opinions) ; de protection de droits de la personnalité visant à éviter toute diffamation, discrimination ou atteinte excessive à la vie privée d'autrui ; de protection de certains documents, notamment ceux relatifs au secret de la défense nationale ou encore certains documents confidentiels sur des affaires judiciaires en cours.  Les limites à la liberté d'expression peuvent être naturelles (faculté de penser et de formuler ses idées), légales, morales, sociales et politiques. Elles peuvent être imposées par l'Etat, la loi, les autres, le pouvoir économique ou soi-même.

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<strong>Mohamed SOGODOGO.</strong>

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<title>Googan Tan : Tebboune a donc mis de la menthe dans son &amp;quot;Attaya (thé)&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/googan-tan-tebboune-a-donc-mis-de-la-menthe-dans-son-attaya-the-3101177.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 29 Mar 2025 01:22:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une déclaration récente, Abdelmadjid Tebboune a affirmé que "les frères maliens ont compris que l'Algérie n'est pas seulement un voisin, mais plutôt un frère". Toutefois, cette affirmation occulte une réalité essentielle : le Mali a, lui aussi, évolué et acquis désormais une maturité qui lui permet de déceler ses vrais amis, y compris parmi ses voisins et ses frères.</em></strong>

Les relations entre l'Algérie et le Mali ont traversé des périodes de tensions et de rapprochements successifs, révélant des dynamiques diplomatiques complexes entre deux pays voisins. Une phase de crispation notable a été observée ces derniers temps, marquée, entre autres, par des déclarations acerbes du ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, suivies par des réponses toutes aussi incisives que celles d'Abdoulaye Maïga à l'ONU et le rappel des ambassadeurs respectifs. Ce climat tendu semblait préfigurer un durcissement des rapports bilatéraux, mettant à l'épreuve une relation historique autrefois empreinte de solidarité et de coopération. Les manœuvres algériennes à la frontière entre les deux pays n'ont rien arrangé, préfigurant une <em>"immixtion"</em> dans les affrontements intra-maliens (entre jihado-rebelles et FAMa). Cependant, la nomination d'un nouvel ambassadeur malien à Alger, Mohamed Amaga Dolo, fin connaisseur des relations algéro-maliennes et des points de friction entre les deux pays, a laissé entrevoir une évolution dans l'approche malienne vis-à-vis du voisin du nord-est. Cette initiative diplomatique, conjuguée à des signaux de détente envoyés par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, ne paraît laisser place à aucun hasard. Au Mali et en Algérie, on évolue vers une volonté réelle de renouer les liens entre Alger et Bamako.

<strong>Pourquoi un tel changement de ton à Alger ?</strong>

Ce rapprochement algéro-malien intervient dans un contexte régional et international en perpétuel mouvement. Parallèlement à cette volonté de réchauffement avec Bamako, l'Algérie fait face à une dégradation significative de ses relations avec de nombreuses nations, dont la France et le Maroc.

De plus, l'instabilité persistante dans la région du Sahel et la recomposition des alliances politiques en Afrique de l'Ouest, comme l'AÉS, ont un impact direct sur les repositionnements diplomatiques.

D'ailleurs, dans sa déclaration, Tebboune susurre qu'il reconnait l'entité AÉS et s'accorde à coopérer avec elle.

Par ailleurs, face à la montée en puissance de nouvelles influences, notamment russes et turques, l'Algérie cherche à affirmer son rôle de médiateur et de puissance régionale. En ravivant ses liens avec le Mali, Alger espère non seulement consolider une alliance stratégique, mais aussi préserver sa sphère d'influence dans une région où la compétition géopolitique est de plus en plus accrue.

<strong>La question touarègue : un enjeu de taille</strong>

Reste le seul point de friction majeur entre l'Algérie et le Mali. Il réside dans la gestion de la question touarègue. Depuis plusieurs décennies, la rébellion du nord, en particulier depuis peu le Front de libération de l'Azawad (FLA) récemment créé au forceps à Alger, constitue un élément perturbateur des relations entre les deux pays. Certains groupes touaregs, ayant trouvé refuge en Algérie, sont, en effet, accusés par Bamako d'alimenter l'instabilité dans le nord du Mali par des incursions récurrentes aux côtés des jihadistes.

L'Algérie, qui s'est historiquement positionnée comme médiateur dans la crise malienne, semble aujourd'hui réévaluer sa stratégie. Alger devrait adopter une approche plus équilibrée entre son soi-disant slogan de <em>"protection des populations touarègues" </em>et la nécessité de préserver ses relations stratégiques avec Bamako. Cette posture implique un engagement renforcé en faveur d'une solution politique durable, qui tiendrait compte de l'intégrité territoriale du Mali et en se démarquant des actions armées contre le pouvoir central. C'est là que Tebboune est attendu fermement par tout le Mali <em>"débout sur les remparts".</em>

Le réchauffement des relations entre Alger et Bamako pourrait ouvrir la voie à une coopération plus approfondie dans plusieurs domaines stratégiques, notamment face à la menace persistante du terrorisme dans le Sahel. Une meilleure coordination entre les services de renseignement et les forces de sécurité des deux pays serait un atout indéniable. Par ailleurs, une collaboration accrue dans le domaine économique pourrait également profiter aux deux nations.

Le Mali, sorti de la CÉDÉAO, dépourvu d'accès à la mer, pourrait tirer avantage de meilleures infrastructures de transport et de facilités commerciales avec l'Algérie. De son côté, Alger pourrait gagner les dividendes d'un échange fructueux et consolider sa position, à partir <em>"de la plateforme Mali"</em>, en tant que partenaire économique prépondérant en Afrique de l'Ouest.

Pourvu que le thé léger algérien concocté par Tebboune trouve grâce auprès de ses frères maliens, car comme le dit un vieil adage : " Un bon thé se partage lentement, tout comme une amitié sincère se tisse avec le temps. "

<strong>Seidina O DICKO</strong>

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<title>Les soliloques d’Angèle : Faux diplômes, ça pullule partout</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-faux-diplomes-ca-pullule-partout-3100968.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 09:00:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il est si difficile de trouver du travail que l’homme ne recule plus devant rien. De faux papiers, de faux diplômes et même une fausse vie, avec les milliers d’astuces qu’offrent les nouvelles technologies.

Récemment dans la sous-région, une étudiante en blouse blanche, un faux diplôme et un scandale médical qui tourne au cauchemar judiciaire. Ou encore un faux avocat ayant à son palmarès 27 succès, bien que démasqué, il a réussi à se faire acquitter en se défendant lui-même. Un faux enseignant qui a dispensé des cours de philosophie pendant 10 ans avant de se faire prendre ; faux pharmaciens, gendarmes, ingénieurs, guides religieux... tout est possible dans ce monde.

Et que dire des marchands de faux diplômes, des écoles ou universités douteuses qui trouvent ainsi le moyen de s’enrichir sans supporter de réels coûts ? Bien souvent des réseaux difficiles à mettre à jour, puisque fait en ligne avec des adresses fictives, des numéros qui ne répondent jamais. En conséquence, pour ceux qui offrent du travail, en ligne par exemple, et qui n’ont jamais rencontré l’employé en question, il est très difficile de savoir qui est en face !

Et combien de personnes concernées non démasquées, les plus intelligents s’en sortent encore car le processus de vérification de diplôme n’est pas encore systématisé dans beaucoup d’entreprises. Sur les CV des référents corrompus ou injoignables qui ne feront que plaider favorablement même s’ils savent que l’individu n’est pas le candidat idéal au poste. Certains ne se rappelant même plus de qui il est question.

De la même manière que la procédure KYC (Know your Customer) consiste à vérifier l'identité et l'intégrité des clients, le KYS (Know your Supplier) pour les fournisseurs, le KYE (Know your Employee) doit intégrer la vérification de diplôme lors du recrutement. Pour ceux qui ne l’ont pas fait, il sera toujours temps de faire des audits. La difficulté dans nos pays réside dans le manque de réponse lorsqu’une demande d’authentification est adressée, surtout pour les diplômes des écoles et universités publiques.

Certains pays ont pris ce fléau à bras le corps et ont décidé d’assainir les rangs des institutions, afin de stopper l’hémorragie financière car oui c’est de la fraude entrainant des pertes budgétaires énormes. En effectuant les recherches sur le sujet, j’ai découvert un site accessible à tous, qui propose de gros faux diplômes en payant un montant dérisoire dans une fourchette de prix de 80 000 F CFA à 150 000 F CFA, avec des argumentaires solides du genre <em>"Les documents que nous imprimons se rapprochent le plus de l’original du fait de la qualité de notre papier, la police des caractères et de la reproduction du sceau"</em>. Comment se fait-il que ce genre de site ne fasse pas l’objet de blocage par les instances de lutte contre la cybercriminalité ?

Le danger n’est peut-être pas perceptible pour le commun des mortels jusqu’au jour où une usine explose, un enfant meurt, un avion s’écrase, un barrage hydroélectrique cède… et là après les dégâts irréversibles, on cherche le responsable. Si ce n’est le manque de conscience, le manque de prudence, l’absence de contrôles, quelles raisons pourraient-on avancer ? Une plateforme nationale de signalement serait bénéfique et créerait de l’emploi. Ce qui est certains mieux vaut prévenir que guérir.

<strong>Parce que c’est notre Mali.</strong>

<strong>Muriel Jules</strong>

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<title>Ça se passe au Grin : L’argent du bœuf de tontine</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-largent-du-boeuf-de-tontine-3100963.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 08:53:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au grin, l'étau se resserre autour de certains membres faute de moyens pour s'acquitter de leur cotisation de la tontine de bœuf. Ils disent avoir rencontré des difficultés cette année pour rassembler les cotisations, cela à cause du ralentissement des activités.

En effet, à la veille de chaque fête de ramadan, les membres du grin ont l’habitude de se cotiser pour acheter des bœufs. Le but est de resserrer les liens fraternels. C'est aussi un moyen pour eux d’amoindrir les dépenses de la fête car en dehors de la viande, plusieurs autres charges sont liées à la fête.

Les membres estiment que les tontines sont plus avantageuses. <em>"Ça nous permet de nous réunir, même si c’est une journée, égorger un bœuf, partager ces moments, c’est une sorte de solidarité entre nous"</em>, explique un membre.

Cependant, cette année la crainte s'est déjà installée au grin à cause du retard de paiement des cotisations.  À moins d'une semaine de la fête, le grin se trouve dans l'embarras total. Certains de ses membres n'arrivent pas à s’acquitter de leur part de cotisation. Ils avancent tous comme argument la cherté de la vie actuelle.

Toutefois, ils ont finalement choisi à l'unanimité la journée de vendredi prochain comme date limite des cotisations. Il y en a même qui ont commencé à réfléchir à un plan B. Au cas où…

<strong>Ibrahima Ndiaye </strong>

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<title>Lettre à grand&#45;père :  La démocratie aurait eu 34 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-la-democratie-aurait-eu-34-ans-3100959.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 08:46:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Oui grand-père, 26 mars 1991-26 mars 2025, notre démocratie aurait eu 34 ans. Oui une très belle jeune démocratie aux yeux d’or enviée et jalousée. Oui, oui ! Les durs labeurs des braves hommes et femmes des années 1980. Jeunes et intellectuels qui commencèrent à se dresser contre la dictature. Conférence par-ci, débat par-là.

Oui ces grands intellectuels qui tenaient à la liberté et aux droits ; qui éduquaient, sensibilisaient et des années durant éduquaient pour faire place à la démocratie au Mali. Ces grands journalistes et ces grands journaux qui, au prix de leur vie, son allés au front pour les libertés de pensées, d’expressions, d’aller et de retour. La liberté d’être d’accord ou opposé.

Oui ces grands intellectuels qui ont su éveiller en chaque Malien, le désir de voter un jour, l’amour du multipartisme et la liberté d’être opposé au régime. Oui ces sommités qui ont pu faire aimer et faire rêver la démocratie en chaque Malien ; qui ont su parler et faire comprendre ; qui ont su et qui ont su faire savoir ce qu’était la démocratie et ses libertés.

Oui ces grands hommes et femmes surtout ces jeunes qui ont affronté l’abeille et y ont même laissé vie pour que le miel nous revienne. Oui ce miel de la démocratie. Ce miel qui nous a fait voter des présidents, des députés et des maires. Ce miel qui a fait naître les oppositions les plus farouches. Des revendications aussi nobles souvent qu’ignobles quelques fois.

Oui grand-père, cela fait 34 ans aujourd’hui, que des jeunes étudiants et autres ; des femmes, des braves et des hommes nombreux ont accepté de se sacrifier pour que nous, nous vivions la démocratie. Pour que nous, nous puissions élire nos présidents, nos députés et nos maires. Pour que nos présidents, nos députés et nos maires soient soumis à des mandats.

Oui des dignes martyrs qui ont sacrifié leur vie pour que nous, nous puissions réfléchir, penser et parler en toute contradiction, en toute liberté et sécurité. Pour que seul le juge puisse mettre en prison et libérer selon la loi et jamais la volonté de quelqu’un. Oui pour que des députés contrôlent le gouvernement et que le juge fasse régner la loi.

Oui demain, notre belle démocratie aurait eu 34 ans. Elle aurait atteint l’âge de la vraie maturité. L’âge de toutes les libertés et les droits et responsabilités partagés. L’âge du contrôle et de la séparation stricte des pouvoirs.

Elle aurait eu 34 ans, notre démocratie, cher grand-père. Malheureusement, cher grand-père.

A mardi prochain pour ma 292e lettre. Inch Allah !

<strong>Lettre de Koureichy</strong>

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<title>Mali / question de droit : la perquisition à domicile, les conditions, les règles. Comment doit&#45;elle se dérouler ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mali-question-de-droit-la-perquisition-a-domicile-les-conditions-les-regles-comment-doit-elle-se-derouler-3100850.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 01:41:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Comment se déroule une perquisition ? Quelles sont les conditions de la perquisition ? A t-on le droit de s'y opposer ? Doit-on donner son accord ? Doit-on être présent ? Voici une série de questions que l’on se pose.

En effet, le code de procédure pénale a examiné la perquisition de sa définition, de son lieu, de sa décision, de sa saisie, de ses horaires, de ses matières en passant par ses sanctions.

Une perquisition est la fouille d’un lieu en vue d’y trouver les preuves d’une infraction.

Le lieu de la perquisition domiciliaire,

La perquisition domiciliaire a lieu au domicile d’une personne.

Le domicile est un lieu clos et habitable, où l’occupant peut se dire chez lui, qu’il y habite ou non, et quelle que soit la nature de cette occupation. Autrement dit, l’occupant d’un domicile peut être locataire ou propriétaire, il peut s’agir de sa résidence principale ou secondaire. Par exemple, une chambre d’hôtel ou un bateau aménagé peuvent être considérés comme des domiciles.

Un bureau professionnel est aussi considéré comme un domicile, étant donné « qu’il n’importe pas de la nature de l’occupation ». Par contre, une cellule de maison d’arrêt n’est pas un domicile étant donné qu’on ne l’a pas choisi. S’il ne s’agit pas d’un domicile, les règles relatives à la perquisition sont assouplies. Par exemple, la perquisition dans un véhicule stationné sur la voie publique ou dans une consigne de gare peut se faire à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit.

Dans cet article, nous nous intéresserons uniquement aux perquisitions domiciliaires, dont les règles sont établies aux articles 86 et suivants du Code de procédure pénale. Ce lieu peut être le domicile d’une personne, on parle alors de perquisition domiciliaire.

Qui décide de la perquisition ?

La perquisition est un acte d’enquête de police. Elle peut avoir lieu soit dans le cadre d’une information judiciaire (instruction), soit dans le cadre de l’enquête de flagrance ou de l’enquête préliminaire. Pour plus d’informations sur les différentes enquêtes de police, se référer à l’article « Plainte, Enquête et Poursuites ».

Le magistrat qui est responsable d’une perquisition est celui qui dirige l’enquête. Il s’agit du juge d’instruction dans le cadre de l’information judiciaire, et du Procureur de la République dans le cadre de l’enquête de flagrance ou de l’enquête préliminaire. Il n’existe pas de « mandat de perquisition ». Les policiers n’ont donc pas à présenter de mandat leur donnant autorisation de perquisitionner un domicile. Cependant, dans le cadre d’une information judiciaire, la police ou la gendarmerie doit avoir une autorisation écrite du juge d’instruction pour perquisitionner, il s’agit d’une commission rogatoire.

La saisie des preuves, des indices peuvent être saisis, seulement s’ils « ont un lien avec l’enquête et sont utiles à la manifestation de la vérité ». Il peut s’agir de toutes sortes d’objets, papiers, documents, argent en espèces, chéquiers,… Des données informatiques peuvent aussi être saisies (saisie du disque dur) ou copiées sur un autre support par les policiers.

<strong><em>Les preuves saisies sont ensuite listées, puis placées sous scellés.</em></strong>

L’officier de police judiciaire en charge de la perquisition doit en dresser un procès-verbal. Le procès-verbal contient la liste des preuves saisies. Il doit être signé par les personnes ayant assisté aux perquisitions. Les horaires de la perquisition, le Code de procédure pénale dispose qu’une perquisition doit commencer entre 6h et 21h.

Elle peut se poursuivre après 21h si elle a déjà été entamée avant cette heure.

Cependant, il existe des exceptions à ces règles concernant les horaires, en matière de stupéfiants, les perquisitions peuvent être opérées en dehors des heures légales (de 6h à 21h) « à l’intérieur des locaux où l'on use en société de stupéfiants ou dans lesquels sont fabriqués, transformés ou entreposés illicitement des stupéfiants lorsqu'il ne s'agit pas de locaux d’habitation ». Les perquisitions peuvent être opérées à toute heure du jour et de la nuit, « à l'intérieur de tout hôtel, maison meublée, pension, débit de boissons, club, cercle, dancing, lieu de spectacle et leurs annexes et en tout autre lieu ouvert au public ou utilisé par le public lorsqu'il est constaté que des personnes se livrant à la prostitution y sont reçues habituellement».

En matière de criminalité organisée ou de terrorisme, la perquisition peut débuter en dehors de ces horaires, sur autorisation explicite et écrite du juge d’instruction (dans le cadre d’une information judiciaire) et le procureur (dans le cadre d’une enquête de flagrance ou d’une enquête préliminaire).

Il n’y a pas de droit à l’assistance d’un avocat, même si la perquisition se déroule pendant la garde à vue. Les sanctions suite aux méconnaissances des conditions légales de la perquisition,

La méconnaissance des conditions et règles légales relatives à la perquisition peut entraîner la nullité de cette dernière et de tous les actes qui en découlent. Il est nécessaire pour cela de prouver que la méconnaissance des règles relatives à la perquisition a provoqué un préjudice pour la personne mise en cause. Par ailleurs, une forte méconnaissance des règles relatives à la perquisition peut constituer l’infraction de violation de domicile.

<strong>                                                                                                                        Mohamed SOGODOGO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : La Démocratie n’est pas le problème !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-la-democratie-nest-pas-le-probleme-3100774.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 01:34:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[26 mars 1991-26 mars 2025 ! Il y a exactement 34 ans tombait le régime dictatorial du Général Moussa Traoré et son parti unique l’Udpm, l’Union démocratique du peuple malien. Après plusieurs semaines de manifestations populaires qui ont occasionné des dizaines de morts, l’aile républicaine de l’Armée, sous la conduite du Lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré, prit ses responsabilités. Ainsi, se referma une longue période de souffrance du peuple. Une période qualifiée «de 23 ans de mensonges, de vols, de crimes crapuleux» par Amadou Seydou Traoré dit Amadou Djicoroni dans son livre «du CMLN à l’UDPM, 23 ans de mensonges».

Après une transition de 14 mois, le Lieutenant-colonel ATT, un officier d’honneur, respecta sa parole en organisant des élections démocratiques à l’issue desquelles sont élues les autorités de la 3è République. Sous la direction du Président Alpha Oumar Konaré, le Mali entame sa marche démocratique. Les libertés publiques ont été acquises. La parole est libérée. Des infrastructures de développement voient le jour un peu partout à travers le pays.

Toutes les attentes des populations n’ont pas été comblées à hauteur des espérances, du fait des promesses non tenues, de la corruption de l’élite dirigeante. La classe politique est discréditée, voire vouée aux gémonies par une population impatiente.

Les échecs constatés dans la gouvernance sous l’ère démocratique ont poussé une frange de la population malienne à applaudir des forces obscures, dont l’agenda n’est plus qu’un secret de polichinelle. Un régime démocratique ne saurait être une panacée, encore moins un pouvoir autoritaire si les hommes qui les incarnent sont aux antipodes de la vertu.

Ce 26 mars 2025 intervient dans un contexte extrêmement difficile pour la survie de la démocratie. La transition en cours depuis le 18 août 2020, date du renversement du Président Ibrahim Boubacar Kéita, est en train de la remettre en cause. Alors que dans la constitution qu’elle a élaborée et fait adopter par référendum, il est écrit noir sur blanc que le coup d’Etat est un crime imprescriptible.

Un discours lénifiant avec l’argument de souveraineté est servi aux populations comme pour les endormir. Comme pour jouer sur les peurs les enlèvements traumatisants alternent avec les emprisonnements arbitraires avec l’onction de la justice. Les attaques pernicieuses visent à créer et entretenir la confusion entre la démocratie et les actes de déviance de l’élite dirigeante. Force est de donner raison au Président Alpha Oumar Konaré 1er président de la 3è République «une démocratie n’est jamais acquise de façon éternelle et permanente» déclare-t-il dans l’ouvrage «Un Africain au Mali : Entretiens avec Bernard Cattanéo».

Les leaders politiques auront-ils le courage de se battre pour défendre la démocratie contre le projet en cours depuis les événements du 18 août 2020 de confisquer le pouvoir d'Etat aussi longtemps que possible ?

Dans sa tribune en date du 17 décembre 2024 intitulée : «Il est temps pour le Mali de sortir de la confusion», Ali Nouhoun Diallo, ancien Président de l’Assemblée nationale, rappelait ceci : «les Camarades du Mouvement Démocratique doivent retenir de l’enseignement de l’Histoire que tout ce qui a été acquis de haute lutte, doit être aussi conservé de haute lutte».

<strong>Chiaka Doumbia</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus : À qui profite le crime ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-a-qui-profite-le-crime-3100627.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-a-qui-profite-le-crime-3100627.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 01:40:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Selon les informations, des individus armés ont tiré sur Boubou Cissé, président d'un marché à bétail et notable de la communauté peule, alors qu'il rentrait chez lui à Bamako. Des témoins sur place et son fils ont rapporté que les faits se sont déroulés, le mardi dernier, entre 18h et 19h, les assaillants auraient bloqué son véhicule avant de lui tirer trois balles.

Son corps a été inhumé ce vendredi 21 mars, en présence de nombreux fidèles et personnalités de la communauté peule. Devant de tels actes de barbarie, ça craint fort pour tous les acteurs liés de près ou de loin à une des communautés. C'est un précédent fâcheux qui ne doit pas prospérer. D'ici que l'enquête des services de sécurité n'aboutisse à des résultats précis il est recommandé de ne pas ajouter de l'huile sur le feu et servir la cause des forces obscurantistes au moment où les Fama continuent leurs opérations de neutralisation et de nettoyage de tous les repaires de terroristes. Pour l'instant on n'est pas en mesure de dire si c'est un crime crapuleux ou un règlement de compte. Ce qui est sûr les facteurs humains les plus à même d'ajouter de l'amalgame à ce crime odieux ne sont pas inconnus. C'est dire que les tensions qui existent au sein des foirails ne doivent pas déborder en prenant d’autres formes qui ne sont propres aux éleveurs, en majorité des peuls. La crise sécuritaire a parfois des relents de règlement de compte. Mais ce qui est sûr les autorités sont là pour régir nos rapports à travers l'observation stricte de la loi. C'est cette stabilité dans la paix et la sécurité que nous recherchons tous et qu'il est difficile de faire autrement que de s'aimer et de s'entraider en tant que citoyens d’un même pays. Le crime quel que soit les motifs et les coupables ne peut profiter qu’aux ennemis de la paix.

<strong>La Rédaction</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Goonga Tan :  L&amp;apos;Algérie de Tebboune : un pays en perte de repères</title>
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<pubDate>Sat, 22 Mar 2025 02:14:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un isolement diplomatique croissant</strong>

Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, le président algérien Abdelmadjid Tebboune affirme que notre pays ne pourra compter que sur ses <em>"frères algériens".</em> Une déclaration qui révèle en mettant en scène, à contrario, l'isolement grandissant de l'Algérie sur la scène internationale.

Tebboune a multiplié les tensions diplomatiques avec la France, le Maroc, le Mali et, par ricochet, avec l'Alliance des États du Sahel (AES) et donc la Russie. Il s'inquiète également de l'avancée des forces du maréchal Haftar en Libye, alors que certains de ceux-là lui fournissent de l'assistance matérielle et diplomatique. De plus, il intervient activement dans la situation à Gaza et en Palestine contre Israël, soutenu par les États-Unis. Sa politique extérieure semble ainsi marquée par des contradictions et une multiplication des fronts.

L'Algérie, par ailleurs, s'emploie à réactiver un projet de route entre Tindouf en Algérie et Zouerate en Mauritanie, alors que le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad se tournent vers le Maroc pour un accès à l'Atlantique. Un contre-pied qui illustre le désarroi algérien face à une Afrique qui ne lui est plus aussi favorable.

Soutien aux rébellions et tensions frontalières

Tebboune accuse le Maroc d'avoir des ambitions expansionnistes sur le Sahara malien, tout en soutenant lui-même des mouvements régionaux contestataires. Il s'insurge de plus contre la reconnaissance par la France de la marocanité du Sahara occidental et prévient Macron d'une "grave erreur".

Cependant, il oublie que les velléités des rebelles maliens du nord n'ont rien à voir avec celles du Front Polisario qu'il soutient. Historiquement, l'Algérie doit une dette au Mali, qui l'a soutenue durant la guerre d'indépendance. Pourtant, Tebboune semble aujourd'hui prêt à jouer un jeu dangereux au Sahel, à coups d'interventions et de manœuvres déstabilisatrices.

Un échec diplomatique retentissant

Autrefois puissance influente en Afrique, l'Algérie a subi un échec cinglant en ne parvenant pas à obtenir un siège au Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine lors du 38? sommet panafricain. Malgré une campagne diplomatique intense, la dégringolade de l'influence algérienne est flagrante. Le journal Al-Arab souligne que l'Algérie persiste à utiliser des stratégies diplomatiques désuètes des années 70 et 80, refusant de s'adapter à une Afrique en pleine mutation. Alger a non seulement perdu son rôle de médiateur au Sahel, mais s'est aussi mis à dos plusieurs nations africaines.

Une répression accrue des opposants internes

Sur le plan intérieur, le pouvoir de Tebboune durcit sa répression contre les opposants. L'ancien diplomate Larbi Zitout, fondateur du mouvement "Rachad", a révélé l'implication de l'Algérie dans la guerre en Syrie aux côtés de Bachar Al-Assad. Classé <em>"organisation terroriste"</em> en 2021, son mouvement est aujourd'hui traqué par le pouvoir algérien. Si Tebboune se permet d'indexer ses adversaires, le Mali n'a-t-il pas lui aussi le droit de défendre ses intérêts contre l'ingérence algérienne ? L'Algérie semble aujourd'hui prise à son propre jeu, récoltant les fruits de son activisme déstabilisateur.

<strong>Une Algérie marginalisée</strong>

Le rapprochement du Mali avec le Maroc, notamment par des accords de coopération militaire, est une preuve supplémentaire de l'affaiblissement de l'Algérie sur le continent. L'isolement du pays est d'autant plus marquant que la diplomatie algérienne peine à convaincre, enfermée dans un discours obsolète.

Face aux positions contradictoires du gouvernement algérien, il devient difficile d'envisager un retour à des relations harmonieuses avec ses voisins. L'Algérie, autrefois moteur de l'unité africaine, parait aujourd'hui prisonnière de ses propres contradictions et d'une politique inefficace.

<strong>Vers un changement de cap ?</strong>

Cependant, la nomination du général Mohamed Amaga Dolo comme ambassadeur du Mali à Alger pourrait marquer un tournant. Connaissant bien les réalités du nord du Mali et ses liens avec l'Algérie, il pourrait être un acteur-clé dans une tentative d'apaisement.

Néanmoins, le Mali reste sur ses gardes. Les déclarations inamicales et souvent trompeuses du ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, rappellent que toute négociation doit se faire avec prudence.

<strong>L'Algérie et la France : un duel dangereux</strong>

Les tensions entre la France et l'Algérie connaissent une nouvelle escalade. La France menace de réviser les accords franco-algériens de 1968 et refuse l'entrée de l'épouse de l'ambassadeur algérien au Mali sur son territoire. En retour, Alger s'insurge contre les accusations françaises concernant "l'argent sale" de sa classe dirigeante.

Toutefois, ce climat d'hostilité n'est pas bénéfique à l'Algérie. Le Mali et l'Algérie partagent une histoire et une géographie communes qui devraient prévaloir sur les tensions actuelles. Espérons que l'Algérie saura en tirer les conclusions nécessaires pour un retour à la stabilité et à la coopération constructive, plutôt qu'à la confrontation permanente.

<strong>Seidina Oumar DICKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Décryptage : Bamako, une capitale en souffrance</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-bamako-une-capitale-en-souffrance-3100502.html</link>
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<pubDate>Sat, 22 Mar 2025 01:45:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Bourgade hier, métropole aujourd’hui </strong>

Capitale de la photographie, Bamako est la ville où l’on s’habille élégamment pour tromper son statut social. Or l’histoire du peuplement de la ville se confond avec l’exclusion des plus démunis. Bamako est la ville des marchands ambulants de lampes solaires, de housse-auto, d’essuie-glaces, d’accessoires de téléphones, d’eau en sachet plastique, de cacahuètes, etc. C’est la débrouille. De 129 000 habitants en 1960, Bamako s’achemine aujourd’hui vers les cinq millions d’habitants sans une réelle politique d’urbanisation pour répondre aux évolutions démographiques. La ville s’étire dans une folie foncière entraînant une dysharmonie urbaine. Outre cela, la folie foncière mine l’urbanisation au point que l’on peut se demander comment les gens y habitent sans se révolter. La majorité des déplacements se fait rarement à pied, faute de trottoirs adéquats. La peur d’être renversé par un motocycliste dissuade. Au petit soir, certains ronds-points et places publiques sont assiégés par les joggeurs, fuyant les trottoirs encombrés. Bourgade, devenue métropole, Bamako est cette agglomération où les heures de sortie de bureau sont propices aux embouteillages.

<strong>L’enfer urbain</strong>

Chaque embouteillage est une chance pour les vendeurs ambulants pour écouler leurs articles auprès des passagers des voitures. Un moment où la ville des trois caïmans ressemble à un enfer urbain, rappelant le célèbre tableau- ″la guerre″- du peintre allemand Otto Dix. Une cohue urbaine où la joie des vendeurs ambulants côtoie la souffrance humaine : mendicité, angoisse, deuil, ennui, chômage, toxicomanie, etc. Écœurant. Bamako, c’est la ville où se croisent toutes les intrigues, faisant le lit de l’impéritie, de l’enfermement, de l’incertitude, de la précarité, etc. Sans vouloir exagérer, Bamako souffre. A 40°<sup>C</sup>, les accidents de véhicule rythment le quotidien des Bamakois. Traverser la ville du Nord au Sud ou d’une rive à une autre, c’est tenté de relier Sévaré/Gao par la route nationale 16. Une course d’obstacles. Les camionneurs, les taximen, les triporteurs et les Telimen (moto taxi) deviennent les présidents de la route. Le temps d’un trajet. Cédons-leur le passage, comme on le cède à un cortège présidentiel. Au diable le code de la route !

<strong>Bé Bitagnini</strong>

Sur les bords du Djoliba, un climat de chaos règne, accentué par les klaxons qui retentissent à tout-va. Ce climat participe d’un désordre organisé par les présidents de la route pour grappiller le moindre mètre de trajet. Parfois au prix de la vie humaine. Les abus sont partout. On tourne en rond. Les uns interpellent : <em>I gné te néla</em>. Les autres harpaillent. Tout paraît invraisemblable. Bienvenue dans la fourmilière bamakoise où chacun tente de se tirer d’affaires : <em>Bé Bitagnini</em> en Bambara, <em>Boro Kul Ga Nga Wanoo Ceci</em> en Songhay. Dans la ville symbole du pouvoir politique, ce climat chaotique se prolonge par une invitée surprise, la poussière. Elle s’incruste partout. Elle est à tous les coins de rue et de maisons. Autre exemple, des dépôts d’ordures de Badalabougou et de Lafiabougou s’échappent une fumée toxique, rappelant la fragilité sanitaire des Bamakois. <em>« La mouche qui se pose sur la couche usagée d’un dépotoir est la même qui piquera la mangue d’un Bamakois »</em>, observe un Bamakois. Appelée hier <em>« Bamako la coquette »</em>, la ville de Modibo Keita, 1<sup>er</sup> maire de Bamako, subit durement la croissance démographique et les impacts sécuritaires : déplacés, banditisme, etc.

<strong>Rebelles, optimistes et indifférents</strong>

Dans la ville des orateurs politiques (Modibo Keïta, Alpha Oumar Konaré, etc.) héritiers de l’art déclamatoire de Konaté et de Hampâté Bâ, il se dessine trois catégories de citoyens ayant un rapport différent à la manière d’habiter Bamako, ville cosmopolite. D’abord, les <strong>citoyens rebelles</strong>. Ils ne sont pas nombreux. Mais ils sont exaspérés par l’état d’insalubrité. Ils prennent pour responsables les élus municipaux, censés se charger de l’assainissement des communes qui s’encombrent de poubelles. Mais, ces mêmes citoyens sont parfois les premiers à transgresser la règle. Ensuite, les <strong>citoyens</strong> <strong>optimistes</strong>. Ils croient dur comme fer aux possibilités de transformation de Bamako. Dans certains quartiers, ils s’organisent. Ils reprennent même l’initiative pour assainir les rues principales et curer les caniveaux. Des initiatives à encourager. Ils ne veulent paraître ni faibles ni plaintifs. Ils se responsabilisent. Et enfin, les <strong>citoyens</strong> <strong>indifférents</strong>. Ils sont les plus nombreux. Ils subissent la situation. Ils attendent que ça passe. Faute d’ancrage foncier et à la recherche de quoi vivre, ils sont pris dans un tourbillon urbain où ils investissent la ville comme un lieu de transit.

<strong>La rue, un espace de transition</strong>

L’analyse de ces trois attitudes, superficiellement opposées, conflue vers un point : une politique urbaine insuffisante. Elle montre aussi l’hétérogénéité sociale et culturelle des Bamakois influant sur les manières d’habiter. Au-delà de ces attitudes, Bamako est la capitale où une partie de la population cache la misère en gérant les pauvres par les dons sans jamais se préoccuper du phénomène de pauvreté. Quand les gens vont mal, ils choisissent des solutions faciles. Ici, le pauvre n’a pas de place. La structure sociale et le lieu d’habitation déterminent la position sociale. Un habitant de Sabalibougou n’est pas soumis aux mêmes indifférences sociales qu’un habitant de Badalabougou. Même si à Sabalibougou comme à Badalabougou, la rue reste un espace de transition entre vie privée et vie publique. Par exemple, une même personne peut appartenir à moult grins, investissant une facette de sa personnalité dans chaque grin. Ainsi va Bamako comme d’autres capitales ouest africaines qui ont les mêmes enjeux. C’est le cas de Lagos ou de Niamey.

<strong>Bamako, la locomotive du Mali</strong>

Dans un contexte de crise, l’urgence est d’agir par homéostasie pour rendre la capitale malienne habitable et attirante. Une ville où chacun peut s’épanouir et construire un avenir. Une ville où les enjeux de développement prennent leur sens dans un cadre, celui d’un projet urbain prospectiviste. Pour la renaissance de Bamako, un projet dans lequel s’articulent place des Bamakois et rénovation urbaine. Penser Bamako comme la locomotive du Mali. Un projet d’aménagement urbain où écoles, universités, hôpitaux, rues et habitats incitent à visiter Bagadadji, Bozola, Darsalam, Dravéla, Niaréla, Ouolofobougou, N’Tomikorobougou, etc. Une meilleure manière d’accroître le potentiel économique et touristique de la ville. Ni inféodation, ni spoliation, mais une politique urbaine avec zéro déchet pour une meilleure qualité de vie. La capitale du Musée de la femme et du monument de l’hospitalité mérite mieux. C’est notre responsabilité. Le sens commun nous l’oblige.

Écoutons <em>Bal de Bamako</em> de Mathieu Chedid, Toumani Diabaté et Fatoumata Diawara.

<strong>Une question avant le prochain décryptage :</strong>

Que peut-on faire contre le silence sur l’état de souffrance de Bamako ?

Rue par rue, quartier par quartier, commune par commune, un débat démocratique franc et libre entre les Bamakois pour construire des solutions durables ;

Dans le cadre d’un projet architectural, une politique urbaine cohérente et solidaire avec plus d’espaces verts et de zones piétonnes aménagés ;

Et vous, qu’en pensez-vous ?

&nbsp;

<strong>Mohamed Amara</strong>

<strong>Sociologue       </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BenbereVerif : Cette vidéo montre plutôt une centrale solaire et éolienne en Espagne</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/benbereverif-cette-video-montre-plutot-une-centrale-solaire-et-eolienne-en-espagne-3100281.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 11:10:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Une vidéo postée sur X fait croire à la construction d’une centrale solaire à Safo. En réalité, elle se trouve en Espagne.</em>

Dans une vidéo postée sur X par le compte @Abdel895863, on peut voir des panneaux solaires installés et des techniciens en uniforme. L’auteur de la vidéo soutient qu’il s’agit de Safo, dans le cercle de Kati, en région de Koulikoro. Sa légende dit : «ici c’est safo préparer vous approuver un autre argument pour salir le nom d’assimi goita […] le mensonge n’a jamais construit un pays, l’installation des panneaux solaires, continue, ton Gouvernement a fait quoi pour les peuples avant ? ».

Cette vidéo a été vue 42 200 fois et aimée par 514 personnes. On peut y entendre un homme parler en bamanankan : « Filmes-moi. Aujourd’hui, tu vas sortir dans une vidéo. Assimi ? Dis-leur qu’on est à Safo. On est à Safo »

Le compte a pour description « Afrique aux africaines où la mort nous vaincrons. Je suis contre les cultures occidentales. Dans mon pays je suis un homophobe. Fuck démocratie » et fait des publications sur le Mali.

Analyse de la vidéo

Dans la vidéo, on peut voir des panneaux solaires installés, une camionnette sur laquelle est écrit « Alvesol Montajes ». Plus loin, sur les collines, on peut voir des turbines d’éoliennes.

Les images montrent des panneaux solaires installés sur des structures métalliques dans un paysage aride et sablonneux, avec une végétation clairsemée et des chemins de terre. Des travailleurs portant des équipements de sécurité (casques, gilets) sont présents, et certains panneaux semblent endommagés ou inclinés.

Dans l’arrière-plan, on peut voir plusieurs éoliennes sur une crête ou une colline au loin, ce qui indique un lieu où se trouvent des infrastructures d’énergie solaire et éolienne.

La camionnette blanche porte l’inscription «ALVESOL Montajes S.L.» sur le côté. La marque correspond à la société espagnole Alvesol Montajes, Sociedad Limitada, basée à Torres de Cotillas, Murcia, Espagne selon leur site officiel.

Concernant le paysage, on constate qu’il s’agit d’un terrain sec, vallonné et semi-aride, avec des arbustes bas et un ciel nuageux, ce qui suggère un climat méditerranéen ou similaire. Dans les commentaires de la vidéo, un internaute soutient : « La vidéo se passe en … Espagne. »

BenbereVerif a envoyé un mail à la société ALVESOL Montajes S.L et est en attente de réponse.

Ci-dessous, une vue aérienne sur Google earth de la centrale solaire de Kita gérée par l’entreprise Akuo Energy, la plus grande centrale solaire du Mali.

Cette vue de Safo, sur Google Earth, ne montre aucune installation de panneaux dans la localité.

BenbereVerif n’a trouvé aucune information sur internet concernant des activités de ladite société au Mali et sur le site web officiel de l’entreprise. Par ailleurs, nous n’avons trouvé aucune trace d’activité de la société Alvesol Montajes hors de l’Espagne.

Tous les éléments disponibles indiquent qu’Alvesol Montajes opère principalement en Espagne, plus précisément dans la région de Murcie, comme l’indique l’association de l’énergie éolienne d’Espagne et potentiellement dans des régions voisines de l’Andalousie, Castille-La Manche ou Valence où des projets similaires d’énergie renouvelable et d’agriculture existent dans le sud du pays. Aussi, les infrastructures d’énergie solaire et éolienne y sont courantes. L’absence de toute mention ou preuve qu’Alvesol Montajes opère au Mali ou dans d’autres pays par exemple, par le biais de partenariats, de contrats ou d’enregistrements internationaux confirme que ses activités se limitent à l’Espagne.

Enfin, la construction de la centrale solaire de Safo est mise en œuvre par l’entreprise chinoise Sino-hydro et non par une société espagnole, comme indiqué dans le journal télévisé de l’ORTM du 29 mai 2024, les sites d’information Sikafinance et Energy news.

Interrogé, le ministère de l’Energie et de l’Eau soutient : « Il y a un projet de centrale solaire en cours mais la mise en œuvre n’a pas commencé. En ce qui concerne, les éoliennes, il n’existe aucune centrale à ce jour au Mali. Il y a des études et des projets élaborés qui ont été abandonnés à Tombouctou et Gao dû au problème sécuritaire. Toutefois, il y a un potentiel éolien surtout à Kayes, Sikasso et Bougouni où le transport de l’énergie est plus simple car il y a déjà des installations en ce sens comparé aux régions du nord. »

D’après les résultats obtenus sur ResearchGate et Trade.gov, le Mali dispose d’un potentiel important en matière d’énergie solaire, avec une insolation moyenne de 6,3 kWh/m²/jour contrairement à l’énergie éolienne qui a une faible potentialité. Le gouvernement, par l’intermédiaire de la société nationale d’électricité d’EDM et de l’Agence des énergies renouvelables du Mali (ARE-Mali), installe des panneaux solaires et non des éoliennes, comme c’est le cas dans les projets d’électrification rurale.

<strong>Contexte</strong>

Le 28 mai 2024, le président de la transition du Mali, Assimi Goita, posait la première pierre de la centrale solaire de Safo pour une durée de 15 mois. Toutefois, elle accusera un grand retard. Selon le chef de l’État, les travaux sur ce site ont été suspendus en raison de la vente illégale de parcelles par des élus locaux. « La parcelle où j’ai posé la première pierre pour la centrale solaire avait été vendue par un maire. La centrale n’a donc pas pu être réalisée » a-t-il déploré.

Bâtie sur une superficie de 228 ha, la centrale solaire est d’une capacité de 100 mégawatts. En résumé, on peut retenir que cette vidéo ne montre pas la centrale solaire de Safo, dans la région de Koulikoro, mais une centrale solaire et éolienne en Espagne]]> </content:encoded>
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<title>Entre Nous : Soutien total à Aliou Badara Sacko !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-soutien-total-a-aliou-badara-sacko-3100266.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 10:48:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’information de l’enlèvement, en pleine ville, du Président par intérim du Forum des organisations de la société civile, Aliou Badara Sacko, a fait le tour des réseaux sociaux, le vendredi 14 mars 2025.  Cet énième enlèvement d’une personnalité, dont le seul tort est d’émettre des opinions critiques contre des décisions du gouvernement de transition, rallonge la liste noire des personnes qui disparaissent et réapparaissent en toute impunité.

Ibrahim Nabi Togola, Président du Mouvement Nouvelle Vision pour le Mali et Daouda Magassa, un proche de l’Imam Mahmoud Dicko, sont les deniers cas d’enlèvement et de subite  réapparition. À la différence des précédents, l’enlèvement d’Aliou Badara Sacko a suscité des réactions.

«Quand allons-nous enfin sortir de cette nuit noire d’atteintes aux libertés publiques ?», s’interroge l’ancien Premier ministre, Moussa Mara, qui réaffirme son «soutien à M. Sacko et à tous ceux qui sont victimes de privations arbitraires de leur liberté ! … Je demande à nos autorités d’œuvrer pour que M. Sacko soit immédiatement libéré et puisse poursuivre ses activités consacrées par la Constitution qu’elles-mêmes ont promulguée. J’insiste sur le fait que de tels actes ne peuvent qu’entamer la cohésion sociale et fragiliser davantage nos institutions»

Par la voix de son Président Modibo Sidibé, «le M5-RFP Mali Kura constate avec amertume la perpétuation des enlèvements extrajudiciaires de citoyens, en violation des dispositions de la constitution et des lois en vigueur. Le M5-RFP Mali Kura exige l’arrêt immédiat de ces pratiques et la libération sans conditions de tous les détenus d’opinion dont Aliou Badra Sacko».

De l’avis de Me Mamadou Ismaïla Konaté, ancien Garde des Sceaux, «cet acte s’apparente à un grave abus de pouvoir et à une violation des garanties constitutionnelles …. Il est de notre devoir, en tant que citoyens épris de justice et de liberté, de dénoncer avec force ces pratiques répressives et d’exiger la libération immédiate de M. Sacko. Nous appelons également à des sanctions exemplaires contre les auteurs et commanditaires de cette atteinte à la dignité humaine, ainsi qu’à la fin définitive des arrestations arbitraires, qui sapent la confiance dans les institutions et mettent en péril les fondements mêmes de la démocratie et de la justice», dénonce l’avocat.

Ce timide réveil d’hommes politiques et de personnalités publiques,  en réaction aux atteintes à la liberté et aux droits fondamentaux des citoyens, suscite quelque espoir, malgré l’attitude des autorités judiciaires : pas la moindre annonce d’ouverture d’informations judiciaires de leur part !

Les auteurs de ces pratiques d’autres époques et leurs complices passifs devraient se rappeler que la roue de l’histoire tourne. Ceux qui s’adonnent aujourd’hui à ces enlèvements peuvent être enlevés demain par d’autres. Le faible d’aujourd’hui peut devenir le puissant de demain. Le puissant d’aujourd’hui peut être le faible de demain. Comme aussi, l’oppresseur d’aujourd’hui peut être dans la peau de l’opprimé de demain. Et l’opprimé d’aujourd’hui peut être l’oppresseur de demain. Sachons donc raison garder ! Et refusons de faire la promotion de pratiques arbitraires et illégales.

<strong>Par Chiaka Doumbia</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’œil de Le Matin : Des brèches dans le mur de la résilience ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-des-breches-dans-le-mur-de-la-resilience-3100156.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 01:30:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«<em>La résilience est la capacité d'un individu ou d'un groupe à surmonter de grandes difficultés et à s'épanouir en présence de grands risques. Il peut s'agir d'un traumatisme, de l'extrême pauvreté, d'une maladie grave, d'un deuil ou d'autres problèmes</em>», précise un dictionnaire. Elle se définit aussi par l’aptitude d'un individu à se construire et à vivre de manière satisfaisante en dépit de circonstances traumatiques…

En la matière, les Maliens en ont fait une impressionnante démonstration depuis le début de cette transition en août 2020. Et encore davantage depuis le début du processus de rectification lancé en mai 2021. Ils ont presque tout accepté sans broncher parce que convaincus de la nécessité des réformes engagées dans le cadre de la refondation de l’État pour une gouvernance vertueuse. Cette résilience était devenue une forteresse de défense de la Transition à laquelle peu d’opposants osaient ouvertement s’attaquer de crainte d’avoir le peuple sur le dos.

Les Maliens avaient donc jusque-là tout accepté. Tout ! Jusqu’à l’imposition par les autorités de la Transition de nouvelles charges fiscales qui semblent enfin les réveiller. Ils ne cessent d’exprimer leur mécontentement, estimant que la mesure affectera directement leur pouvoir d’achat, notamment en ce qui concerne les recharges téléphoniques et les transactions via le mobile money. C’est en tout cas la mesure la plus impopulaire que le gouvernement ait prise depuis le début de la Transition.

Cela va naturellement impacter négativement cette volonté de résilience. Tout comme la crise sociale qui commence à s'intensifier au Mali avec une série de grèves touchant plusieurs secteurs clés du pays. Après les enseignants, qui ont entamé un mouvement de protestation dans plusieurs localités, les pharmaciens ont également décidé de suspendre l'exécution des ordonnances liées à l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO). Selon eux, les retards de remboursement de l’AMO et la complexité administrative de son application les poussent à prendre une décision pouvant être jugée comme radicale.

«<em>Nous ne pouvons plus continuer à fonctionner dans ces conditions. L’État doit nous garantir des paiements réguliers</em>», a déclaré l’un d’entre eux qui a requis l’anonymat. Une situation embarrassante pour le gouvernement. Tout comme la cherté de la vie qui alimente un climat social de plus en plus tendu. «<em>Avec une inflation persistante, l’augmentation des prix des produits de base et les nouvelles charges fiscales, le mécontentement gagne du terrain…</em>», analyse un économiste qui craint le durcissement de certaines positions dans les jours à venir. En effet, selon certaines sources, plusieurs syndicats et organisations de la société civile se disent prêts à lancer le mot d’ordre pour une mobilisation générale dans les jours à venir.

On apprend aussi, que face à de multiples problèmes, dont le placement sous mandat de dépôt de deux syndicalistes d'Ecobank, le Syndicat des banques, assurances, établissements financiers et entreprises pétrolières (SYNABEF) a tenu une assemblée générale extraordinaire jeudi dernier (13 mars 2025) à la Bourse du travail sous la présidence de Hamadoun Bah, secrétaire général dudit syndicat. Et que, tous engagés pour une lutte commune, les participants ont opté pour le dépôt d'un préavis de grève afin que leurs revendications soient prises en compte. Ce qui fait craindre le pire dans les jours à venir, car une grève du Synabef paralyse toujours des secteurs névralgiques de l'économie nationale, affecte l'ensemble des activités économiques et socioprofessionnelles du pays. Une bombe qu’il convient donc de désamorcer en extrême urgence.

En tout cas, ils sont aujourd’hui nombreux à trouver que le «<em>climat social est sous haute tension</em>» dans notre pays. Cela d’autant plus que les brèches se multiplient dans le mur de la résilience. Et il faudra les colmater avec tact. Les autorités se doivent de réagir rapidement pour éviter une crise sociale encore plus profonde. Si aucune solution n’est trouvée aux différentes doléances exprimées ici et là dans les prochaines semaines, le risque d’une persistance des tensions pourrait avoir des conséquences graves sur l’économie et la stabilité du pays.

Certes, pour le moment, les autorités sont bien adossées pour craindre un mouvement général.  Le «<em>Pacte social</em>» signé le 25 août 2023 avec l’UNTM, la CSTM et le patronat leur serve de bouclier contre des mouvements sociaux d’une certaine envergure. En effet, ce pacte vise à «<em>faciliter l’instauration et la consolidation d’un climat social apaisé propice à l’émergence économique</em>». Ce pacte a été élaboré par un comité d’experts avec l’implication des partenaires sociaux et sur la base des recommandations de la Conférence sociale tenue du 17 au 22 octobre 2022. Les centrales des syndicats et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) ont justifié leur adhésion à cette initiative par le fait que le pays a besoin d’une stabilité sociale en vue de faire face aux grands défis de développement. Raison de plus pour privilégier le dialogue. Toujours est-il qu’elles (centrales) auront du mal à se confiner dans le silence et l’inaction si la contestation sociale devait atteindre un certain niveau.

Et il faut être naïf pour croire aussi à une résilience sans fin. Les brèches ainsi ouvertes doivent être analysées dans le sens du dépit d’une population désabusée qui se sacrifie pour le changement, mais qui est de plus en plus dépitée par le refus de ses dirigeants de faire de même. Certaines définitions nous disent qu’une «<em>personne résiliente est en mesure d'affronter les événements difficiles qui se présentent sans s'effondrer. Elle sait les analyser, prendre du recul et peut ainsi parvenir à y faire face. Être résilient, c'est savoir accepter ce qu'il se passe, puis se donner les moyens de rebondir</em>». C’est certainement cette phase qui commence à se manifester dans notre pays. Les langues commencent à se délier face aux difficultés au quotidien. «<em>On accepte volontiers un sacrifice quand on sait à quoi cela va effectivement servir et quand cela va finir. Or, aujourd’hui, personne ne sait quand est-ce que cette transition va finir et sur quoi cela va réellement aboutir. Et, chaque jour, on veut nous imposer de nouveaux sacrifices au nom de la résilience</em>», dénonce un leader communautaire.

C’est pourquoi, pour une fois, il faut aller à l’essentiel pour proposer des solutions concrètes au lieu d’opter pour la politique de l’autruche comme stratégie défendue par des pseudo-activistes manipulés, mais de plus en plus maladroits ces derniers temps dans leurs argumentaires qui offensent les Maliens au lieu de les rallier aux autorités. Comme l’écrivait récemment un ancien député sur sa page Facebook, «<em>la multiplication des mouvements de soutien à la transition donne l’illusion d’une adhésion populaire massive aux autorités en place</em>».

C’est vraiment juste une illusion, comme nous l’avons toujours écrit pour attirer l’attention des dirigeants actuels du pays. Cependant, a ajouté le député, «<em>ces initiatives sont souvent le fait de figures déjà bien établies dans les appareils politiques et de l'État, voire dans les organisations de la société civile, cherchant à préserver leurs privilèges. Plutôt que de mobiliser les citoyens autour des enjeux cruciaux, ces mouvements créent une bulle d’autosatisfaction, éloignant les dirigeants des réalités du pays...</em>».

Ces pseudo-soutiens sont comme des chasseurs de primes qui ne sont pas obnubilés par ce que cela leur apporte. Il ne faut donc pas être surpris de les voir tenir un autre discours dès que le vent va changer de direction !

<strong>Moussa Bolly</strong>

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<title>Bien dit «Azawad est une création maghrébine»</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 01:30:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«Le terme Azawad fut mentionné pour la première fois lors des accords de Tamanrasset par le Secrétaire Général du Front Islamique Arabe (FIA), venant directement de Mauritanie. Cette appellation est une création d'un de nos voisins maghrébins. Ni moi, ni Iyad Ag Ghali n'avions jamais entendu parler de ce nom avant les accords de Tamanrasset» !

Extrait d’interview attribué au

<strong>Général de division Alhaji Gamou</strong>

Gouverneur de Kidal]]> </content:encoded>
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<title>Ça se passe au Grin : Solidarité en difficulté</title>
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<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 01:45:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A en croire les membres du grin, la crise économique actuelle a eu raison de la solidarité qu'on connaissait pendant le mois de Ramadan. D'après eux, l'aide aux personnes démunies qui se faisait en grande pompe a connu une baisse considérable cette année. Les membres pointent du doigt les militaires qui, à leurs yeux, n'ont pas le même esprit de solidarité que les politiques.

En effet, pendant le Ramadan sous les régimes politiques, on avait coutume de voir des soutiens importants aux personnes les plus précaires. C'était une occasion, pour les hommes politiques, de manifester leur solidarité aux personnes en besoin en leur offrant des repas de rupture de jeûne équilibrés, du sucre, des kits alimentaires consistants et des habits et cadeaux de l'Aïd pour les enfants.

Cependant au grin, les membres témoignent que sous la présidence des militaires, la solidarité n'est pas forcément une priorité. <em>"C'est plutôt le sacrifice patriotique qui est exigé"</em>, disent-ils.

C'est pourquoi avec l'arrivée du mois de Ramadan, les maliens ont senti encore plus leur impuissance face à leurs conditions économiques difficiles puisque les nouvelles préoccupations liées aux coûts et charges spécifiques de ce mois béni représentent aujourd'hui un réel défi pour leurs maigres budgets.

Face à cette situation, ils demandent à joindre nos efforts pour que les familles maliennes, durement touchées par le chômage et la pauvreté, puissent goûter aux délices du mois de Ramadan.

Ils restent convaincus qu'ensemble nous pourrons rendre la solidarité plus forte cette année.

<strong>Ibrahima Ndiaye </strong>

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<title>Les Soliloques d’Angèle : Des projets mort&#45;nés, et après ?</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 01:23:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Nous avons tous un jour ou l’autre connu l’échec. Que nos projets soient personnels ou professionnels, nous ne réussirons jamais du premier coup, à moins d’un miracle ! L’échec est un mal nécessaire surtout si nous sommes novices dans ce que nous désirons entreprendre ou si toutes les conditions qui concourent au succès ne sont pas réunies.

Nous échouons souvent car nos attentes sont le plus souvent démesurées face aux ressources engagées. L’adéquation entre les composantes est fondamentale car il y a une logique dans tout, sauf en amour (rires). Je ne peux construire une maison sur une terre vaseuse, mais si j’y repique des plants de riz, j’aurai de forte chance d’avoir une très bonne récolte.

Nous échouons aussi car le répondant peut faire défaut, exemple de celui qui recrute un maçon à un poste de cuisinier. Il se posera certainement la question suivante : qu’est-ce qui nous sera servi ? Cela voudrait dire qu’il sait déjà que le projet est mort-né. Alors pourquoi insister à le garder et attendre d’échouer ? C’est pour cela qu’il est important de bien discerner avant de décider.

Dans un contexte réglementaire, quand une directive "échoue", on parle ici de son impact qui ne correspond pas aux objectifs définis ; une révision en est faite pour qu’elle soit plus créatrice de valeur. La garder en l’état ne peut que pousser les individus à l’enfreindre ou à la contester. Cela prouve qu’il faut aussi savoir se réadapter, changer de stratégie, se reconvertir et même parfois tourner la page.

Que les échecs ne nous empêchent pas de recommencer à murir un nouveau projet, ou une nouvelle version du projet ; mais en prenant le temps d’analyser correctement le contexte, de décrypter les informations, d’évaluer ses capacités, de connaître les limites, d’identifier les potentiels obstacles à venir avant de se lancer !

Ce qu’il ne faut surtout pas faire, c’est abandonner. L’exemple de persévérance le plus cité au monde reste Abraham Lincoln, ancien président des Etats-Unis d’Amérique qui a candidaté plus d’une dizaine de fois à de hautes fonctions républicaines avant de finir par devenir l’un des plus grands présidents de la terre de l’"Oncle Sam", en échouant plusieurs fois, il a progressé ; vous le verrez dans sa biographie disponible sur le Net.

L'échec n'est pas synonyme de fin, mais c’est une source d’inspiration positive qui nous aide à trouver en nous les ressources nécessaires pour nous conduire vers la réussite. Passer toute une vie sans rien oser, à ne prendre que des décisions raisonnables, sans aucun risque, c'est ne pas se découvrir, se connaître. Nous l’avons vu récemment, un très grand footballeur national nous l’a prouvé il n’y a pas longtemps en investissant dans le domaine industriel, un grand écart !

Osons entreprendre, décider, changer de cap, recommencer à zéro plutôt que de procrastiner, ruminer, ressasser car la réussite d’une nation passe par la réussite de ses citoyens.

<strong>Parce que c’est notre Mali.</strong>

<strong>Muriel Jules</strong>

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<title>Lettre à grand&#45;père : Subvention et taxe mougan&#45;mougan</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-subvention-et-taxe-mougan-mougan-3099975.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 01:21:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Si on clame que l’argent est le nerf de la guerre, cette semaine l’illustre. Véritable fiasco malien pas de l’EDM et des banques seulement. Non. Mais aussi des défenseurs de la subvention des partis politiques et ceux des mougan-mougan (nouvelles taxes de communication et d’opération mobile de 100 F CFA). Chacun se défend et chacun pense que le citoyen lambda doit prendre sa charge.

Oui grand-père, cette semaine, certains partis politiques ont fait des propositions pour la relecture de la charte de la Transition, pardon, de la paix, du moins des partis politiques. Oui ceux-là, vus aujourd’hui comme des charognards illégitimes à gouverner à la place des militaires qui doivent être en ligne, pardon au pouvoir j’allais dire.

Les partis politiques craignent qu’on ne supprime l’aide à eux allouée dans leur mission régalienne. Oui, ces mêmes partis politiques vus aux yeux du citoyen lambda comme ceux-là seuls qui ont mis le Mali dans le gouffre. Et pour en finir avec les partis politiques, les propositions n’en finissent pas. Leur dissolution, réduction et restriction.

A côté de ces subventions, l’Etat, avec sa souveraineté retrouvée et son indépendance stratégique, aussi nous taxe "mougan-mougan". Oui, c’est légal, légitime et patriotique même. D’ailleurs sur ce débat, n’allons pas loin, allons chez les politiques et les subventions. Là-bas, il y a quoi dire en toute sérénité et sécurité. C’est même patriotique.

Tout compte fait nous voilà cher grand-père, après, "IBK dégage" ! "Manassa dégage" ! "Boubou dégage" ! Nous voilà enfin. Les mêmes politiques qui se cherchent et plaident leur survie. Tout ce qu’ils craignent, ce n’est plus juste une suspension des activités mais la dissolution pure et simple des partis politiques. Et aussi la taxation, pardon la subvention.

<em>"Si l’arbre savait ce que la hache lui réservait, il ne lui aurait pas servi de manche"</em>, dit-on cher grand-père. Si les politiques avaient vu comme tous les avertis, dans un passé récent, ils n’auraient jamais laissé faire, pour ce qui n’ont rien fait et ne seraient jamais de l’autre côté, pour ceux qui y étaient. Mais l’arbre ignorait. Hélas !

Et pis, cher grand-père, les taxes seront payées et par tous. On va patriotiquement continuer à payer nos mougan-mougan. Et pour la subvention des partis, on ne sait pas. Quels partis  auront la part du lion ? Sinon, Ali Nouhoum Diallo avait dit : <em>"Hum… Hum…"</em> Donc, ça aussi, ça serait ça.

A mardi inch Allah pour ma 291e lettre.

<strong>Lettre de Koureichy</strong>

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<title>Focus : Sécurisation !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-securisation-3099663.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 01:22:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les forces armées de l'Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, ont récemment mené des opérations conjointes significatives dans la région des "trois frontières" (Niger-Mali-Burkina Faso). Au Mali, l'État-Major Général des Armées a le vent en poupe avec les Fama et les équipements de dernière génération qu'elles ont obtenus. Ce vendredi 14 mars 2025, les Fama ont encore frappé une base terroriste dans une forêt située à 15 Km au Nord de Gueledje, cercle de Toguéré Koumbé (Région de Ségou). Ayant eu à exploiter des renseignements très précis, ils ont repéré une base logistique où de nombreux combattants terroristes s'activaient avec d'importantes caches d'armes soigneusement dissimulées sous le couvert végétal. C'est suite à des recoupements faits que le nommé CHEICKH Oumar qui passe pour être un chef de premier plan qui assure le commandement de la Katibat Macina dans la région, et qui y a trouvé refuge, a été neutralisé. Après une longue surveillance et un bon ciblage, des actions aériennes coordonnées ont permis d'obtenir un bilan significatif, reduisant ainsi la capacité de nuisance de ce groupe terroriste. Au bilan, on recense 3 pick-ups et plusieurs motos soigneusement dissimulés sous des arbres et qui ont été détruits. De même que plusieurs dépôts de carburant et de matériels explosifs. Un grand nombre de combattants ont été neutralisés avec ledit Cheick Oumar. Grâce aux hélicoptères de combat, les fugitifs ont été poursuivis et foudroyés. Pour mise en garde, l'État-Major Général des Armées dissuade ceux qui se rendraient complices en alimentant ces réseaux terroristes. Car, ils sont surveillés en permanence et seront traités avec la même rigueur, précise-t-on, avant de rassurer que la recherche et la destruction des refuges et des combattants terroristes se poursuivront sans relâche. Une autre opération coordonnée a permis cette fois-ci de neutraliser plusieurs terroristes affiliés à l'État islamique dans le Grand Sahara (EIGS). Cette intervention a eu lieu dans la région de Tillabéry (Niger), et a conduit à la capture de quatre terroristes et à la saisie d'un important lot de matériel, incluant des armes, des motocyclettes et des équipements de communication. Les forces engagées ont intensifié les opérations de ratissage dans les zones stratégiques, récupérant des armes supplémentaires et détruisant des bases terroristes. Ces actions s'inscrivent dans le cadre d'une stratégie commune visant à restaurer la sécurité et à renforcer la libre circulation des biens et des personnes dans cette région souvent touchée par l'insécurité. Les organisations humanitaires qui sont présentes dans la région investissent ces zones touchées par les opérations militaires de l'AES et fournissent des abris, de la nourriture, et des soins médicaux aux populations déplacées par les combats. Des programmes de soutien mental sont mis en place pour assistance psychologique aux victimes de violences ou des populations déplacées forcées. En collaboration avec les autorités locales, elles travaillent souvent en coordination avec les groupes armés terroristes contre les forces de l'AES pour protéger les populations civiles disent-elles. Elles appellent en ce sens à prendre des mesures adéquates pour éviter les dommages collatéraux et assurer le respect des droits humains. Avec les exploits des Armées des trois pays de l'alliance, l'Afrique est en train de témoigner qu'elle est en mesure de prendre elle-même sa propre sécurité avec efficacité. L'exemple frappant des pays membres de l'AES est là pour nous le démontrer : c'est l'union qui fait la force. Les récentes opérations militaires de l'Alliance des États du Sahel (AES) ont eu des impacts dans ce sens vu que les populations locales elles-mêmes qui réclament une amélioration de la sécurité et appellent les Fama au prestataire sur leur territoire. Cependant, les actions coordonnées ont permis de réduire drastiquement les activités terroristes dans certaines zones, offrant un sentiment de sécurité accrue aux populations. Dans certaines zones où les combats étaient intenses, les militaires ont entraîné des déplacements de populations, dans d'autres cas, ils ont procédé au rétablissement des services essentiels. Grâce à la sécurisation de certaines régions, des efforts ont été faits pour rétablir des services de base comme l'accès à l'eau, à l'éducation et aux soins de santé. Ce qui va avec le renforcement de la confiance des populations envers les autorités. Les populations locales commencent à percevoir l'AES comme une force capable de restaurer la stabilité et de protéger leurs intérêts.

<strong>La Rédaction </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Goongan Tan : John Dramani Mahama : médiateur ou premier partenaire de l&amp;apos;AÉS ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goongan-tan-john-dramani-mahama-mediateur-ou-premier-partenaire-de-laes-3099471.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 01:39:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>John Dramani Mahama, élu président du Ghana en décembre 2024, affiche une posture proactive vis-à-vis de l'Alliance des États du Sahel (AÉS). Sa récente tournée diplomatique dans les pays membres de cette alliance en mars 2025 tranche avec la prudence d'autres dirigeants ouest-africains, affirmant son rôle de médiateur entre l'AÉS et la CÉDÉAO.</em></strong>

Depuis le 29 janvier 2025, l'AÉS, regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a pris des mesures symboliques d'autonomisation : adoption d'un drapeau distinctif, lancement d'un passeport commun et retrait des emblèmes de la CÉDÉAO. Ces actions marquent une rupture avec l'organisation régionale, amplifiant les appréhensions au sein de l'organisation sous-régionale quant à un improbable retour dans son giron. Face à cette situation, la rencontre de Mahama avec Alassane Ouattara le 5 mars et sa visite à Bamako témoignent de sa volonté de rétablir un dialogue. Il l'a déclaré : <em>"Il est préférable d'être dans un groupe de quinze que dans un groupe de trois",</em> suggérant ainsi une possible réintégration de l'AÉS au sein de la CÉDÉAO.

<strong>A</strong>

Mahama bénéficie d'une crédibilité accrue en raison de sa position critique envers les sanctions imposées au Mali et au Niger. Contrairement à une CÉDÉAO dont l'autorité est affaiblie par des décisions incohérentes et contestées, il incarne une figure capable de restaurer un dialogue constructif. La réception du général Brice Oligui NGuema, président de la Transition de la République gabonaise, à Abidjan avec tambour et trompette en avril dernier et le refus très récent du président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló de toute ingérence de la CÉDÉAO dans son processus électoral illustrent les contradictions internes de l'organisation régionale. Dans ce contexte, la diplomatie de Mahama se distingue par sa cohérence et son pragmatisme.

<strong>Une diplomatie stratégique</strong>

Mahama adopte une approche audacieuse, renforçant les relations bilatérales et régionales. Sa visite à Bamako a abouti à la création d'une commission mixte Ghana-Mali, une première en quinze ans. Il s'est rendu au Niger et au Burkina Faso pour poursuivre son initiative diplomatique. Contrairement au Sénégal, qui reste sur une attitude prudente et frileuse, et au Togo, qui se recentre sur ses enjeux internes, Mahama prend l'initiative d'essayer de réconcilier les parties prenantes de l'espace ouest-africain.

<strong>Dramani une voix qui compte</strong>

En se positionnant en médiateur entre l'AES et la CÉDÉAO, Dramani renforce le rôle du Ghana dans la région. Son voyage lui permet de discuter de la possibilité d'un retour de l'AES au bercail ouest africain. Mais, en l'absence de résultats immédiats, il consolide les relations économiques et diplomatiques, faisant potentiellement de son pays le grand bénéficiaire de cette nouvelle dynamique géopolitique.

Sa tournée diplomatique de trois jours, à Bamako, Niamey et Ouagadougou, marqua plutôt un rapprochement stratégique entre le Ghana et l'Alliance des États du Sahel (AES). À Bamako, en effet, il s'est positionné comme un pont entre l'AES et la CÉDÉAO, tandis qu'à Niamey, il a plaidé pour la reconnaissance de l'AES par cette dernière. À Ouagadougou, les discussions ont porté sur la coopération bilatérale, avec des engagements forts en matière de lutte contre le terrorisme, de facilitation du commerce et de transit des marchandises via les ports ghanéens. Le Ghana envisage également des projets énergétiques et l'approvisionnement du Burkina en électricité.

<strong>Maintenant, que reste-t-il à l'AÉS ?</strong>

Dans ce nouveau paysage régional, l'AÉS doit optimiser ses choix stratégiques.  Pour cela plusieurs pistes s'offrent à elle : renouer le dialogue avec la CÉDÉAO via un médiateur neutre et poser des conditions claires pour toute collaboration ; renforcer la coopération intra-AÉS en accélérant la mise en place des institutions communes et en développant des infrastructures économiques ; diversifier les alliances internationales avec des partenaires comme les Bricks et certains pays du Golfe ; améliorer sa communication pour mieux contrôler la narration autour de son projet, en insistant sur sa volonté de garantir souveraineté et stabilité régionale et renforcer sa légitimité par des actions concrètes en matière de sécurité et de développement.

Et puis, si l'AÉS souhaite s'affirmer comme une entité autonome, il est essentiel d'éviter une confrontation systématique avec la CÉDÉAO qui nuirait à son image et à ses relations économiques. Les initiatives de Mahama doivent être accueillies positivement, tout en maintenant une approche stratégique et conditionnée.

<strong>Un tournant décisif pour l'Afrique de l'Ouest</strong>

L'AÉS doit trouver un équilibre entre affirmation de son indépendance et pragmatisme diplomatique. La reconfiguration de l'échiquier ouest-africain est en marche, et les décisions prises dans les mois à venir seront cruciales pour l'avenir de l'intégration régionale.

Le dynamisme de Mahama est-il un espoir de stabilisation ou un ultime effort pour préserver l'unité de la CÉDÉAO ? Une certitude demeure : l'Afrique de l'Ouest traverse une période de mutation déterminante.

<strong>Seidina Oumar DICKO</strong>

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</item>

<item>
<title>Coin de droit :C&amp;apos;est quoi l&amp;apos;acquittement, la différence entre l&amp;apos;acquittement et la relaxe, l&amp;apos;acquittement du nom lieu ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/coin-de-droit-cest-quoi-lacquittement-la-difference-entre-lacquittement-et-la-relaxe-lacquittement-du-nom-lieu-3099475.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/coin-de-droit-cest-quoi-lacquittement-la-difference-entre-lacquittement-et-la-relaxe-lacquittement-du-nom-lieu-3099475.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/06/Moussa-Guindo.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 01:24:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'acquittement est un terme de procédure pénale. C'est la décision de la Cour d'assises, juridiction jugeant les crimes, qui déclare l'accusé (personne soupçonnée d'avoir commis un crime) non coupable des faits qui lui étaient reprochés. L'acquittement est prononcé lorsque la preuve de la culpabilité n'est pas établie.</em></strong>

<strong>L'acquittement et la relaxe :</strong>

Il faut distinguer l'acquittement de la relaxe.

La relaxe est la décision qui émane d'un tribunal correctionnel ou d'un tribunal de police qui déclare le prévenu (personne soupçonnée d'avoir commis un délit ou une contravention) non coupable des faits qui lui étaient reprochés. Ainsi, le terme dépend de la juridiction qui prononce la décision.

Il faut distinguer l'acquittement du non-lieu.

Le non-lieu est prononcé par une ordonnance de non-lieu rendue par le juge d'instruction au terme de la phase d'instruction, c'est-à-dire avant la phase de jugement, et qui déclare qu'il n'y a pas lieu de poursuivre la personne mise en examen.

L'ordonnance de non-lieu est prononcée dans les cas suivants

- dans le cas où les faits ne constituent pas une infraction définie par le Code pénal ;

- dans le cas où l'auteur de l'infraction n'est pas connu ;

- dans le cas où il n'existe pas de charges suffisantes contre la personne.

<strong>L'acquittement et le classement sans suite :</strong>

Il faut distinguer l'acquittement du classement sans suite. Le classement sans suite est la décision prise par le ministère public (procureur) de ne pas poursuivre l'auteur présumé d'une infraction.

<strong>Les voies de recours d'un acquittement</strong>

Si l'accusé est déclaré non coupable, il est acquitté. La décision d'acquittement peut faire l'objet d'un appel ou d'un pourvoi en cassation.

Appel :

Si l'accusé est acquitté, il est remis en liberté. Il ne pourra pas être poursuivi à nouveau devant la Cour d'assises pour les mêmes faits. Il est possible de faire appel d'un arrêt de la Cour d'assises jugeant en premier ressort. L'appel doit être fait au greffe de la cour qui a rendu la décision dans les 10 jours du prononcé de l'arrêt. Cette faculté est ouverte à l'accusé, au ministère public et à la partie civile. L'affaire est alors rejugée devant une autre cour d'assises.

<strong>Pourvoi en cassation. </strong>

Si le recours porte sur un arrêt de Cour d'assises jugeant déjà en appel, il doit s'exercer devant la Cour de cassation (chambre criminelle) par un pourvoi en cassation.

L'examen du recours ne porte pas sur les faits ou la culpabilité de l'auteur, mais sur l'application du droit (mauvaise application, violation des formes légales...)

La déclaration de pourvoi se fait au greffe de la cour d'assises dans les 5 jours du prononcé de l'arrêt rendu en appel.

<strong>Les conséquences de l'acquittement : l'indemnisation</strong>

En effet, une indemnité peut être accordée à une personne bénéficiant d'un acquittement. L'indemnité correspond, en règle générale, à une réparation de la personne qui a fait l'objet d'une détention provisoire au cours de la procédure terminée, de façon définitive, par son acquittement. La détention provisoire est une mesure pénale prise par le juge des libertés et de la détention, à l'encontre d'une personne mise en examen, mais toujours présumée innocente, pendant le temps de l'instruction.

En matière de crime, la détention provisoire est très fréquente.

La personne acquittée peut, ainsi, demander la réparation intégrale du préjudice moral et matériel que lui a causé la détention provisoire. L'indemnité est due par l'Etat ou la partie civile qui a enclenché l'action.

<strong>Moussa Drissa GUINDO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Opacité !!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-opacite-3099387.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Mar 2025 01:29:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Elles sont, enfin, en vigueur depuis le 5 mars 2025 les taxes consistant à prélever 1% sur toutes les opérations de retrait d’argent via mobile money et 10% sur les achats de crédits, forfaits internet ! Des taxes initiées par les autorités actuelles et sujettes à polémiques au sein de l’opinion. Au point que de nombreux Maliens les qualifient de taxes «illégales, illégitimes, injustes, inhumaines et impopulaires», à l’image des sanctions de la Cédéao jugées « illégales, injustes, inhumaines» par les mêmes autorités maliennes.

Examinons quelques dispositions du Décret n°2025-0077/PT-RM du 7 février 2025 fixant l’organisation et les modalités de gestion du Fonds de soutien aux projets d’infrastructures de base et de développement social, consultable dans le Journal officiel n°5 du 21 février 2025.  Selon l’article 2 de ce décret, « le compte du Fonds, dénommé « Fonds de Soutien aux Projets d’Infrastructures de Base et de Développement social », est ouvert dans les livres d’une banque de la place».

L’article 4 précise que « le Fonds est placé sous la tutelle de la Présidence de la République. Il est administré par un Comité de Pilotage ». Présidé par le Secrétaire général de la Présidence, ce comité de pilotage comprend le ministre chargé des Finances ou son représentant ; le ministre chargé de la Communication ou son représentant ; le ministre chargé de l’Energie ou son représentant ; le ministre chargé de la Santé ou son représentant ; le ministre chargé des Mines ou son représentant ; le ministre chargé des Infrastructures ou son représentant ; le ministre chargé de l’Industrie ou son représentant ; le ministre chargé de la Défense ou son représentant ; le ministre chargé de la Sécurité ou son représentant ; le Directeur de Cabinet du Premier ministre ; un représentant de la Présidence de la République.

L’article 7 stipule que « le Secrétaire général de la Présidence de la République est l’Ordonnateur du Fonds ». Le dernier aliéna de l’article 11 évoque une procédure non applicable aux « projets relevant des domaines de secret de défense et d’intérêts essentiels de l’Etat ainsi que tout projet dont le Comité de Pilotage estime le caractère urgent ».

Le Fonds de soutien est-il une caisse noire mise  à la disposition du Président de la Transition ? Pourquoi le loger à la présidence avec le Secrétaire général comme ordonnateur ? Comment expliquer l’absence des représentants du Conseil national de transition ou d’organisation de la société civile au sein du Comité de pilotage de ce fonds ? Les milliards collectés figureront-ils dans le budget d’Etat ?

Ces dispositions de ce décret sont vraiment problématiques. En un mot, elles tranchent avec les principes de transparence prônés par les promoteurs de Mali Kura. Elles sont sources d’opacité. Pis, elles renforcent le scepticisme quant à la bonne utilisation des ressources ainsi collectées.

Ce décret rappelle un autre acte règlementaire pris par cette même équipe de transition. Il s’agit du Décret 2023-0275 -PT-RM du 3 mai 2023 fixant le régime des marchés de travaux, de fournitures et de services exclus du champ d'application du Code des marchés publics et des délégations de service public.

<strong>Par Chiaka Doumbia</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Bien dit : «La presse est un couteau à double&#45;tranchant» !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/bien-dit-la-presse-est-un-couteau-a-double-tranchant-3099265.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Mar 2025 01:38:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«Peut-on faire le Mali de la souveraineté sans les médias ? Absolument pas. Tous les régimes du monde savent que la press1e est un couteau à double-tranchant, qu’il vaut mieux l’avoir pour soi que contre soi» !

<strong>Zeyni Moulaye</strong>

Ancien ministre des Affaires étrangères

Membre de la Commission de rédaction de la charte pour la réconciliation

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de Le Matin : La fin de la propagande et du mépris pour les médias ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-la-fin-de-la-propagande-et-du-mepris-pour-les-medias-3099283.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Mar 2025 01:21:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sensibiliser les membres du gouvernement sur les enjeux et les perspectives de la communication, particulièrement dans un contexte de guerre informationnelle ; créer un cadre de collaboration harmonieux entre les acteurs de la communication gouvernementale et tout l'écosystème de la communication ; élaborer les outils pour rendre la communication gouvernementale plus fluide et plus cohérente… Tels étaient les objectifs visés par les journées dédiées à la communication gouvernementale du 3 au 6 mars 2025. Elles ont été marquées par un atelier technique de renforcement de capacité des acteurs, notamment des «<em>Chargés de communication</em>» (Chargés de mission) des départements ministériels. Cet atelier avait été précédé d’un séminaire gouvernemental tenu le lundi 3 mars 2025.

Le gouvernement veut aujourd’hui communiquer ! C’est de bonne guerre. Et cela d’autant plus que, comme l’a rappelé le ministre de la Communication à l’ouverture de l’atelier, «<em>la crise multidimensionnelle que traverse notre pays, les enjeux sécuritaires et le phénomène du terrorisme médiatique exigent du gouvernement une maîtrise renforcée de sa communication. Il est primordial d'informer les populations de manière claire et précise, de consolider la cohésion sociale et de préserver les intérêts de la Confédération des États du Sahel</em>». Tout comme le Premier ministre avait aussi souligné, lors du séminaire gouvernemental ; «<em>à l'image des FAMa, dont la montée en puissance sur terre, air et les surfaces fluviales est spectaculaire, dans le domaine de la communication gouvernementale, nous devons susciter au lieu de subir, inverser la tendance et riposter vigoureusement à la guerre informationnelle et en territoire médiatique</em>».

Cette démarche, pour les initiateurs, s'inscrit dans le cadre de «<em>l'apaisement du climat social</em>», l’un des «<em>Huit axes stratégiques</em>» de la «<em>Lettre de cadrage</em>» du président de la Transition adressée au gouvernement pour servir d'assise et de repères pour l'action gouvernementale. Cette nouvelle option est louable si elle découle d’une réelle prise de conscience que, depuis le début de la transition, les Maliens ont suffisamment fait preuve de résilience pour essayer encore de les mener en bateau par le biais de la propagande. En effet, depuis la rectification de la transition en mai 2022, la propagande a pris le dessus sur la Com. Ce ne sont pas les Chargés de communication des ministères qui vont sans doute nous démentir, car ils sont nombreux à avoir été éclipsés dans leur boulot par des pseudo-activistes, vidéastes, influenceurs… De vrais opportunistes mis en selle pour mieux asphyxier journalistes et communicateurs.

Nous n’allons pas perdre du temps sur les principes de la «<em>Com gouvernementale</em>» parce que les acteurs et les ministres ont été suffisamment édifiés par d’éminents experts qui n’ont plus rien à démontrer en la matière. Mais, nos lecteurs doivent savoir qu’entre la communication et la propagande, ce n’est pas seulement une question de nuances ou d’outils, voire d’opportunité. La communication gouvernementale se définit comme «<em>l'ensemble des actions menées par les pouvoirs publics et leurs administrateurs à destination de l'opinion ou de certains de ses secteurs pour faire connaître, comprendre, accepter ou valoriser leur politique, leurs choix, leurs attitudes</em>». Elle est par exemple le moyen de faire connaître au public les mesures nouvelles arrêtées pour mettre en œuvre la politique du gouvernement. Comme les nouvelles taxes qui sont appliquées dans notre pays depuis mercredi dernier (5 mars 2025).

Quant à la propagande, selon de nombreuses sources documentaires, c’est un type de communication qui implique souvent «<em>le partage d'informations biaisées ou trompeuses pour promouvoir un programme ou un point de vue particulier</em>». Elle peut être encore définie comme un ensemble de techniques de persuasion mises en œuvre pour propager, par tous les moyens disponibles, une opinion ou une idéologie. Ces techniques sont exercées sur une population afin de l'influencer, voire de l'endoctriner. La propagande est ainsi utilisée pour influencer l'opinion des gens ou contrôler leur comportement par diverses tactiques telles que les insultes, l'incitation à la peur… Bien qu’elle n’implique pas toujours la diffusion de fausses informations, son objectif est toujours d’influencer la façon dont les gens ressentent et pensent ; de changer leurs convictions ou leurs comportements.

La différenciation de la communication publique d’avec la propagande figure ainsi de manière explicite dans plusieurs chartes de déontologie, notamment en France, qui nous avait jusque-là inspirés dans nos choix administratifs, réglementaires et déontologiques. «<em>La communication publique s’inscrit dans le cadre des missions de l’information de service public et en respecte les règles en vigueur, tant déontologiques que juridiques. Elle doit s’exercer hors de toute propagande ou falsification des faits et respecter la nécessaire transparence des informations dont elle dispose tant à l’intention des décideurs que des usagers</em>» (article 2 de la charte établie par l’association Club Cap’Com en 2002). Une autre charte précise encore que «<em>la communication publique doit s’assurer de ne pas tromper ses destinataires par omission</em>» (Association Communication publique). L’opposition avec la propagande se trouve ainsi énoncée autour de la dialectique entre «<em>manipulation et mensonge</em>» d’une part, et «<em>transparence et vérité</em>», d’autre part. Ainsi, la charte de déontologie de l’une des associations de spécialistes de la communication dans les institutions publiques définit-elle encore explicitement ses «<em>destinataires comme des récepteurs actifs : des citoyens à part entière dont procède l’intérêt général, des hommes et des femmes rationnels et raisonnables». Des «cibles</em>» à respecter !

Aujourd’hui, face aux défis et à l’incompréhension de certaines décisions des décideurs, cette rectification était souhaitable. Pour diriger convenablement et répondre aux aspirations de la population, nous rappelait récemment un politologue, le gouvernant se doit d’entreprendre une politique de communication qui procède d’une stratégie globale de la circulation transversale de l’information, visant à entreprendre une campagne pour l’éveil des consciences afin de susciter l’adhésion de la population aux mesures qui sous-tendent la mise en œuvre du processus de développement.

Et on ne peut pas naturellement mener une telle mission avec le maximum d’efficacité sans s’appuyer sur des supports jouissant d’une crédibilité certaine comme les médias traditionnels… Le rôle de la presse est non négligeable dans la mise en œuvre d’un plan réaliste de communication gouvernementale. «<em>Peut-on faire le Mali de la souveraineté sans les médias ? Absolument pas. Tous les régimes du monde savent que la presse est un couteau à double tranchant, qu’il vaut mieux l’avoir pour soi que contre soi</em>», a récemment défendu M. Zeyni Moulaye, ancien ministre des Affaires étrangères et membre de la Commission de rédaction de la charte pour la réconciliation. Malheureusement, il se trouve qu’elle (la presse privée) ne s’est jamais aussi mal portée dans notre pays que sous cette transition. Méprisée, elle est financièrement asphyxiée pour être mieux bâillonnée.

Si la nouvelle approche gouvernementale est sincère, les autorités doivent alors revoir leur attitude à l’égard de la presse, de toute la presse. Qu’elles sachent qu’une bonne communication gouvernementale repose essentiellement sur les moyens (financiers et logistiques) ainsi que sur la qualité et la crédibilité des supports privilégiés, notamment les médias !

<strong>Moussa Bolly</strong>

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</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin : Ils veulent l&amp;apos;impact de leur argent</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-ils-veulent-limpact-de-leur-argent-3099070.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Mar 2025 01:41:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[N'ayant plus le choix après la mise en vigueur des taxes sur les télécommunications et mobile money par les autorités, les membres du grin exigent une bonne gestion des fonds collectés. Ils veulent que leur sacrifice ne soit pas vain. "Vous avez choisi le forcing, d'accord mais au moins il faut faire en sorte que l'impact soit visible. Qu'il y ait un impact profond sur la vie des citoyens", conseillent-ils.

En effet, les nouvelles taxes sur les télécommunications et le mobile money sont entrées en vigueur ce 5 mars au Mali. Ces prélèvements, à en croire les autorités, seront utilisés pour alimenter le Fonds de soutien aux projets d’infrastructure de base et de développement social.

Pour les membres, l'objectif fondamental de la bonne gouvernance est de restaurer et renforcer la confiance entre la base et le sommet dans le but de consolider le tissu social et donner plus de chance à une collectivité face aux défis qui l’assaillent.

Les membres croient que l'option prise par les autorités est très risquée au regard de la frustration qu'elle a suscitée chez les populations.

Toutefois, au grin, ils disent attendre que ces fonds serviront à rétablir le déficit d'électricité qui secoue le pays présentement. Si cela est avéré, ils affirment avoir de quoi se retrousser les manches. <em>"Comptez sur nous pour observer strictement les résultats de ce projet, parce qu'il s'agit bien de notre argent et on a le droit de veiller à sa bonne gestion"</em>, réitèrent membres du grin.

<strong>Ibrahima Ndiaye</strong>

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</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père : Ne pas perdre le chemin du retour</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-ne-pas-perdre-le-chemin-du-retour-3099071.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Mar 2025 01:38:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Oui cher grand-père, ce qu’il faut craindre aujourd’hui, c’est de ne pas perdre le chemin du retour. Oui, au moins, qu’on ne perde pas le repère du retour. Car il faut reconnaitre aujourd’hui et c’est indéniable, qu’on avait fait du chemin. Que malgré 10 ans de crise politique et d’insécurité, on arrivait à maintenir certains caps. Certaines choses n’étaient pas du luxe.

Oui grand-père, des entreprises jeunes poussaient. Des grandes entreprises allaient à la conquête d’autres cieux. Des startups, des ambitions d’être jeune et riche. Le rêve était là encore. Des grands projets. Le monde tournait chez nous. L’argent circulait. On était à comment devenir riche ? Quel projet et quelle entreprise ?

Certes, il y avait l’insécurité. Certes, il y avait la crise politique, mais on est arrivé à organiser des élections. Oui on est arrivé à sécuriser le pouvoir par le vote et le mandat. On est arrivé à avoir une image politique stabilisée et attirante. On a élu un président, des députés et des manières pour que la marche de l’Etat puisse continuer.

Oui grand-père, développement économique rime avec stabilité politique. Oui grand-père, à l’état actuel du monde, le fonctionnement du monde requiert une forte démocratie, une justice indépendante et une puissante armée et service de renseignements pour bâtir une grande nation. Bâtir un pays digne d’être appelé pays développé.

Comme le disent les grands économistes : L’économie, c’est l’argent. L’argent, c’est la crédibilité. Oui, et la crédibilité d’un pays, c’est la garantie qu’offre sa stabilité politique, l’indépendance et la bonne qualité de sa justice aux yeux des investisseurs. Le monde est malheureusement ainsi fait. Et c’est ainsi que ça fonctionne. Les pays qui ont boudé ce fonctionnement, ont tout raté.

Tel est un être humain, les pays aussi ne sont que la somme de ses actes. L’homme qui s’est forgé une bonne discipline et des grands principes, les a respectés, s’est vu vite hausser au sommet de la pyramide. Mais celui qui s’est laissé emporter par l’ignorance, l’égo et les plaisirs éphémères, s’est vu promener au bas de l’escalier sans jamais grimper une manche. Et vivre de miettes.

Oui grand-père, on est élite politique pour prendre des décisions. Pas pour plaire mais pour faire avancer. Et pour avancer, grand-père, il faut demander ceux qui savent. Et aujourd’hui, il s’agit de chercher ceux qui savent, où se trouve le chemin du retour. Faire vite et ne pas perdre ce chemin du retour.

A mardi inch Allah pour ma 290e lettre.

<strong>Koureichy Cissé</strong>

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<item>
<title>Les Soliloques d’Angèle : Et si le chômage te tombait dessus !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-et-si-le-chomage-te-tombait-dessus-3099074.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Mar 2025 01:34:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Rares sont les travailleurs qui pensent au réveil qu’ils pourraient se retrouver au chômage en fin de journée. Et pourtant c’est très fréquent. La sécurité de l’emploi n’existe que jusqu’au jour où tu croises le chômage.

Pour plusieurs raisons cela peut se produire : un accident du travail, une maladie handicapante, une crise économique, une faillite de l’entreprise, une pandémie, une erreur opérationnelle, une fraude… et hop, on passe à la trappe. Brutalement, se retrouver sans source de revenu, sans ressources, sans épargne, sans dédommagement dans les cas extrêmes. Endetté, appauvri, malade de surcroit ; c’est la chute totale, quelques fois fatale pour certains car difficile de se relever si l’entourage ferme les yeux, si la famille ne comprend pas et ne soutient pas.

Que va-t-il se passer dans ta vie ? Ce qui est sûr, même si nous fermons les yeux dessus, espérant que cela n’arrivera jamais, nous en avons une idée : stress, dépression, aigreur, douleur, sentiment d’échec, rancœur, honte… la liste est très longue. Imaginons-nous vivre cette situation pendant quelques minutes !

Nous comprendrons aisément ceux et celles qui peinent à trouver du travail, celles qui se prostituent, ceux qui s’exposent par des pratiques répréhensibles, des pratiques ignobles comme la vente d’organes humains et j’en passe. Loin de moi l’idée de justifier leur choix car il y en a forcément un autre.

Beaucoup de pays n’ont pas le système tant décrié d’aide au chômage et qui pourtant permet à l’homme de garder un certain niveau de dignité quand ce genre de situation arrive, et le nôtre n’y échappe pas. Alors quelle solution, que faire, vers qui se retourner, où chercher du travail, comment se soigner ?

Toutes ces questions restent souvent sans réponses, et à ce moment précis, face à son incapacité, l’homme se rappelle qu’il y a un créateur, Dieu, Allah, Jahvé, Bouddha... Oui, c’est bien souvent le cas quand les épreuves semblent interminables et insurmontables ; et on prie, on pleure, on crie. Même les incroyants désespérés devant les épreuves prient un jour.

Mais les premières solutions restent les décisions à prendre, les actes à poser. Vas-tu te battre, repenser ta vie, te reconvertir vers un autre métier ? Ou vas-tu choisir la facilité de tendre la main, voler, mendier, escroquer en se justifiant par la fatalité (c’est la volonté de Dieu) ? Eh bien non ! Ce n’est pas la volonté de Dieu ! Dieu n’a pas créé le chômage, au contraire il a dit à Adam-le premier sur la terre : "tu travailleras à la sueur de ton front !", ce qui est valable pour nous.

Cependant, le soutien, chacun en a besoin un jour ou l’autre que ce soit financier, moral, spirituel… car nous ne sommes que des hommes, et la chair crie quand l’esprit est submergé par les épreuves. Attention quand même, sachons ouvrir les yeux sur ceux qui utilisent leurs conditions de vie difficiles comme un fonds de commerce, une manière de s’enrichir !

Donner du travail, soigner gratuitement, offrir un repas, donner de vieux habits, scolariser un enfant, prendre un mois de loyer en charge, transporter son voisin… peu importe la manière dont vous le ferez, vous rendrez un peu de dignité à quelqu’un qui a perdu son travail ou qui n’en a jamais eu. Et pour tout croyant, c’est aussi une forme d’aumône qui doit venir du cœur qui entend le cri d’un autre cœur en détresse.

Alors sachons tendre la main quand il le faut, à hauteur de ce que nous pouvons, car bien souvent c’est le cas, mais notre cœur qui s’est endurci nous retient.

<strong>Parce que c’est notre Mali.</strong>

<strong>Muriel Jules </strong>

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<item>
<title>Entre Nous :  «Les Droits des Femmes Menacés» !!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-les-droits-des-femmes-menaces-3099010.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-les-droits-des-femmes-menaces-3099010.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 12:40:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Mali, à l’instar des autres pays du monde, a célébré, le samedi 8 Mars 2025, la Journée Internationale des Droits des Femmes. Si le thème international est « Pour toutes les Femmes et les Filles : Droits, Egalité et Autonomisation», notre pays a décidé de mettre l’accent sur la problématique suivante : «Accélérer le Rythme de l’Autonomisation des Femmes et des Filles, Gage d’un Développement Humain Durable».

En 1977, l’Organisation des Nations Unies a officialisé le 8 mars comme la  Journée des Droits des Femmes, en hommage aux luttes ouvrières et aux manifestations de femmes au tournant du XXè siècle en Amérique du Nord et en Europe. Cette journée est une occasion pour dénoncer les injustices dont demeurent victimes les femmes.

Cette année, la Célébration du 8 Mars coïncide avec le 30è Anniversaire de la Déclaration et du Programme de Beijing pour un Monde Meilleur et Egalitaire pour toutes et tous. Faut-il le rappeler, la 4è Conférence Mondiale sur les Femmes à Beijing - en Chine - a marqué un tournant décisif dans la lutte pour la promotion et la protection des droits des femmes à travers la planète. D’importants progrès ont été réalisés dans plusieurs domaines. De nombreuses dispositions législatives ou réglementaires ont été adoptées pour promouvoir ces droits pour une société plus juste.

Voici quelques données diffusées par les Nations Unies. «Aujourd’hui, 89 % des gouvernements considèrent que l’élimination de la violence à l’égard des femmes constitue une priorité absolue et 193 pays ont pris des mesures juridiques pour y faire face.  Les données montrent que les pays dotés de lois contre la violence domestique ont enregistré moins de cas de violences à l’égard des femmes.

La plupart des pays du monde ont atteint la parité dans l’éducation. En comblant l’écart entre les sexes dans l’accès à la science et à la technologie et dans le développement de ces dernières, nous éliminons les derniers obstacles à l’égalité des chances et créons une technologie au service d’un plus grand nombre de personnes et de la planète.

Davantage d’États ont renforcé les services de soins et 32 % des pays du monde entier se prononcent désormais en faveur de meilleurs salaires et de conditions de travail sûres pour les soignants.

Cent douze pays disposent d’un plan national en faveur de la participation des femmes aux processus de paix et de sécurité, ce qui représente une augmentation significative par rapport aux 19 pays enregistrés en 2010».

Malgré ces avancées, les Nations Unies tirent la sonnette d’alarme sur le fait que «le monde fait face à une explosion des inégalités». Dans son message à l’occasion du 8 Mars, le Secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a mis l’accent sur la menace sur les Droits des Femmes. «Bafoués ou restreints, les droits humains des femmes sont menacés. Des atrocités séculaires - la violence, la discrimination et les inégalités économiques - continuent d’accabler les sociétés. De nouvelles menaces, comme les algorithmes qui véhiculent les stéréotypes, créent des inégalités dans les espaces en ligne, ouvrant la voie à de nouvelles formes de harcèlement et d’abus. Au lieu d’observer une généralisation de l’égalité des droits, nous assistons à la banalisation de la misogynie», a-t-il souligné.

<strong>Chiaka DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: d’insulteurs publics à Insulteurs officiels</title>
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<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 08:05:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, M. Alhamdou Ag C, a présidé ce mardi 4 mars 2025 l’atelier technique de renforcement des capacités en communication gouvernementale destiné aux acteurs de divers secteurs de la presse publique et privée ainsi que de la communication gouvernementale.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité du séminaire gouvernemental tenu le lundi 3 mars 20025 sur le même sujet avec la participation de l’ensemble des membres du gouvernement.

Pour le gouvernement, ‘‘la crise multidimensionnelle que traverse notre pays et les différents défis à relever, notamment au niveau sécuritaire et le terrorisme médiatique, (lui) imposent … la prise en main de sa communication pour mieux édifier les populations, renforcer la cohésion sociale et préserver les intérêts de la Confédération des États du Sahel.’’

Les objectifs de ces journées de renforcement des capacités sur la communication gouvernementale tenues lundi sont, entre autres, de sensibiliser les membres du Gouvernement sur les enjeux et les perspectives de la communication, en particulier dans un contexte de guerre informationnelle, de créer un cadre de collaboration harmonieux entre les acteurs de la communication gouvernementale et tout l’écosystème de la communication et d’élaborer les outils pour rendre la communication gouvernementale plus fluide et plus cohérente.

L’objectif principal de cet atelier technique de renforcement des capacités en communication gouvernementale tenu mardi est de renforcer la collaboration entre ces acteurs afin de structurer une communication gouvernementale plus efficace, transparente et responsable.

Cela est d’autant plus crucial dans un contexte où la cohésion sociale demeure une priorité absolue pour les plus hautes autorités.

En associant toutes sortes de médias à la communication gouvernementale, le gouvernement donne la preuve qu’il pêche en eaux troubles, qu’il ne fait aucune différence entre Communication et information, acteurs de la communication gouvernementale, activités et vidéos propagandistes mangeant aux râteliers de la transition, pour l’instant.

Organisées par la Primature, les journées de renforcement des capacités sur la communication gouvernementale prouvent éloquemment que les vidéomans n’appartiennent pas qu’à Choguel.

Le Gouvernement aussi a les siens et les associe à la communication gouvernementale. Toutes choses qui veulent dire désormais que tout ce que ces vidéomans et activistes diront (broudjalisation, insulte, invective…), ils l’auront pris dans la bouche du Prince du jour… Ils étaits hier des insulteurs publics, ils devenus insulteurs officiels avec permis de broudja.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Focus : Vigilance !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-vigilance-2-3098765.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 01:22:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Boucan fait autour des nouvelles taxes sur les télécommunications au Mali et le mobile banking laisse complètement Baba. D'habiles politiciens et des mains invisibles depuis l'étranger tentent d'ajouter de l'huile sur le feu en cherchant à se saisir de cette affaire pour l'amplifier et lui donner une allure qui pousserait les populations à la révolte. Or avec l'utilisation excessive des réseaux sociaux tout le monde consomme énormément d'électricité pour recharger Power bank ou son téléphone. Sans oublier que le wifi maison marche aussi avec l'électricité. Tous ces utilisateurs privés ont pompé journellement le jus de l'EDM sans répit. Leurs paiements vont plutôt aux opérateurs à qui on renouvelle le bail en consommant davantage de connexion et de crédits d'appels qui fusent et s'usent vite comme des étoiles filantes. Pendant ce temps, on se plaint aussi des coupures intempestives d'EDM sans chercher à contribuer à la résolution des problèmes de cette société stratégique. Rien que parce qu'il leur est demandé de contribuer de 1 à 10% aux dépenses en énergie, les réseaux sociaux ont vite été inondés d'appels à la désobéissance par des voix discordantes. Ça rappelle un passé récent dans notre pays, lorsque des responsables politiques, syndicaux et leurs soutiens de la société civile avaient instigué la même campagne de désobéissance civile en cherchant à pousser les Maliens à se révolter contre ATT. C'était en 2009 quand le rejet du Code de la famille avait coïncidé avec la mise en œuvre de l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO). La suite on la connaît. Il y a eu certes des tâtonnements dans la communication au début de cette affaire. Mais aujourd'hui, plus qu'hier, il revient aux autorités en place de développer un large éventail de supports communicationnels autour de ces nouvelles taxes. Car il faut que les Maliens soient alertes d'esprit et réfractaires à toute manipulation. Ce qui exige d'eux et d'elles d'être vigilant-e-s.

Une vigilance de tous les instants face aux nombreux ennemis tapis dans l'ombre et à l'affût du moindre couac pour transpercer la transition de coups. Certes ils (ces nombreux ennemis tapis dans l'ombre) ne sont pas prêts à renoncer à autant de privilèges qui les ont faits devenir ce qu'ils sont : des corrompus qui cherchent à contaminer d'autres qui sont loin d'être des corrompus ni des intouchables non plus. Une fois mis au ban de la société, il leur sera difficile de nier ce qu'ils doivent à EDM et au secteur minier. Il est essentiel que chacun/chacune passe à la caisse pour payer ses impôts en bon citoyen modèle et exemplaire. Il n'y pas que Barrick Gold en effet. D'autres secteurs doivent mettre la main au portefeuille à défaut de se remettre en cause par rapport à EDM et les acquis engrangés grâce à elle sous la tutelle de la transition.

<strong>La Rédaction</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décryptage : De la visibilité</title>
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<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 01:52:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les rencontres entre les institutions de la République, les forces vives de la nation et la commission de rédaction de l’avant-projet de la charte nationale pour la paix et la réconciliation induisent une idée : le salut de la transition tient dans la sempiternelle régénération du climat sociopolitique. Elles ont visibilisé les préoccupations des Maliens, et ont permis de tirer deux leçons.</em></strong>

La première leçon. Ces différentes rencontres invitent à recoudre les liens entre les autorités de la transition et l’univers politique, complètement mis à l’écart. Évidemment, de nouvelles alliances ont été nouées avec la fédération de Russie. Évidemment, il existe désormais la confédération des Etats du Sahel, AES. Mais, il y a un point de bascule que ces rencontres donnent à comprendre, c’est le souhait des Maliens d’un nouveau souffle. Par exemple, l’application de la dernière constitution est attendue pour embrasser définitivement la 4<sup>eme</sup> République. Ces rencontres marquent que l’homme politique n’est plus considéré comme un paria. Tant mieux ! La liberté de la presse n’est plus à remettre en question. Un pas vers le respect du 4<sup>eme</sup> pouvoir, l’alpha et l’oméga de toute démocratie. Ce n’est pas tout. L’appel à la libération des prisonniers politiques est aussi lancé pour apaiser le climat sociopolitique. Dernier point, ces rencontres ont permis d’exprimer à voix haute les demandes de changement. C’est maintenant ou jamais pour un rendez-vous avec l’histoire.

<strong>La confiance surmonte les obstacles</strong>

Deuxième leçon. Les rencontres entre les institutions, les forces vives de la nation et la commission de rédaction de l’avant-projet de la charte nationale pour la paix et la réconciliation ont remis sur la table la question des scrutins. Les Maliens affichent l’envie d’une nouvelle ère, celle du choix de ses représentants. L’incertitude sur la durée de la transition pèse de plus en plus. En cause : le sentiment de recul des libertés et les difficultés économiques. Quelle sera la réponse de l’exécutif ?  Évidemment, il ne s’agit plus de se contenter d’écouter, mais d’entendre les doléances sur l’amélioration des conditions de vie. De Kourémalé à Tinzouatene, les Maliens n’aspirent qu’à une chose : vivre en paix et construire un avenir. C’est ce que révèlent les travaux de la commission de rédaction de l’avant-projet de la charte nationale. Désormais, la commission devient un arbitre et un régulateur entre l’exécutif et les Maliens dans une société en changement. La confiance surmonte les obstacles. Disons simplement que le sens d’une transition, c’est de rendre possible un nouvel ordre politique sur lequel poussera une nouvelle organisation sociale.

Concluons. Le soleil se couche sur la ville des trois caïmans, la ville de la débrouille. La commission de rédaction de l’avant-projet de la charte nationale pour la paix et la réconciliation ne tardera pas à remettre son rapport au président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta qui ouvrira un nouveau chapitre, celui du retour à l’ordre constitutionnel. Ce sera révolutionnaire pour le Mali et historique pour Goïta.

<strong>Mohamed Amara</strong>

<strong><em>Sociologue</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Goonga Tan : Au Mali, bientôt la fin du désordre dans les mines traditionnelles</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-au-mali-bientot-la-fin-du-desordre-dans-les-mines-traditionnelles-3098554.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 01:39:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À l'issue du conseil des ministres du 5 mars 2025, pas moins de trois ministres (sécurité, environnement et communication) se sont présentés à un point de presse diffusé dans un flash spécial par nos confrères de l'ORTM. L'exercice illustrait l'importance accordée au sujet du jour. Les ministres se sont succédé au pupitre pour informer l'opinion des mesures robustes prises par le gouvernement pour mettre un terme aux catastrophes devenues quotidiennes dans les mines traditionnelles d'orpaillage. </em></strong>

Le Premier ministre général Abdoulaye Maïga -GAM-  avait indiqué que le chef de l'État Assimi Goïta a exigé que la dernière catastrophe enregistrée dans la localité de Kéniéba ne soit pas traitée <em>"comme un fait divers ordinaire"</em>.

Ainsi donc, l'effondrement de la mine de Bilalikoto (Kéniéba), la dernière d'une longue série, rien qu'en ce début d'année 2025, entrera dans l'histoire. Non pas comme un épiphénomène, mais comme une véritable catastrophe ayant abouti à des mesures robustes et inédites. Il faut dire que les signaux d'alerte n'ont pas manqué de la part de la presse nationale, dont l'opiniâtreté ajoutée à celle des activistes auront contribué à mettre en exergue l'ampleur de la catastrophe.

<strong>Bilalikoto servira d'exemple</strong>

Le combat de Nyagasso Sissoko, chef de village de Bourdala et de nombreux autres anonymes, à travers les localités concernées, a triomphé des effets néfastes de l'orpaillage traditionnel. Le gouvernement a frappé fort, comme en réponse au laxisme habituel que je dénonçais dans ma chronique GOONGA TAN du vendredi 27 février dernier. Ainsi donc, le gouvernement a décidé, entre autres de : <em>"l'abrogation des actes de nomination des responsables administratifs directement impliqués dans la survenance desdits incidents : préfets, sous-préfets, responsables des forces de sécurité (police, gendarmerie, garde), des services locaux des eaux et forêts, de l'assainissement, du contrôle et des nuisances, ainsi que le service subrégional de la géologie et des mines",</em> selon un communiqué lu par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile Daoud Aly Mohammedine. Qui a dévoilé également la relecture des textes juridiques pour mettre fin à la transaction dans le domaine environnemental et la suspension par les collectivités territoriales des permis d'exploitation artisanale octroyés à des personnes étrangères. C'est dire que tous les responsables, à divers niveaux de l'administration, de la sécurité, de l'environnement, de la municipalité concernée, ont été relevés.

D'autres mesures fortes ont été annoncées dont l'application stricte permettra d'assainir un secteur longtemps laissé aux mains entachées de sang des chercheurs <em>"d'or".</em> Au nombre de ces mesures, une procédure de dissolution du conseil municipal de Dabia serait en cours et les matériels impliqués dans l'exploitation des mines traditionnelles seront confisqués et reversés au patrimoine de l'État.

Mesures fortes, mais encore insuffisantes

Bien entendu, il s'agit, pour moi, de quelques mesures, salvatrices certes, mais dont l'exécution sera scrutée avec la plus grande attention. Par ailleurs, les zones ciblées n'étant que la partie visible de l'iceberg, les pouvoirs publics devront incontestablement étendre leur action sur l'ensemble des zones aurifères du territoire national devenues des espaces de non-droit. Il restera à asseoir une réglementation stricte de l'ouverture des placers quant à leur périodicité, leur assainissement et leur autorisation par le biais des permis d'occuper nécessairement temporaires. Seule la relecture des textes juridiques dont il a été question nous édifiera.

Après les mines traditionnelles, place aux dragues

L'action, saluée déjà par une salve d'approbations, doit s'étendre à d'autres zones du pays. À cet égard, la meilleure illustration est apparue sur les réseaux sociaux à Nanguila près de Bancoumana. C'était la semaine dernière, en plein cœur du pays Mandé, situé dans la région de Koulikoro : l'on y voit une forêt de barges transformées et équipées de dragues à perte de vue. Les chercheurs d'or y ont introduit des dizaines de barges, équipées de sondes, qui opèrent presque accolées les unes aux autres.

<strong>Les nuisances sont identiques</strong>

Des déchets dans l'eau, à la pollution généralisée, il faut ajouter la ruée vers cet <em>"eldorado"</em> fictif des milliers de bras valides parmi nos meilleurs ouvriers. Qualification en poche, nombreux sont les jeunes qui abandonnent leurs postes d'artisans pour aller vers le mirage de l'or.

Les pirogues naguère consacrées à la pêche sont transformées en barges équipées de dragues importées qui traversent des frontières poreuses à souhait.

<strong>L'orpaillage doit être réglementé</strong>

Au-delà des conséquences socio-économiques visibles tous les jours (proxénétisme, trafic en tous genres, conflits d'intérêts et grand banditisme, etc.), l'exploitation aurifère clandestine donne naissance à de très nombreuses filières de migrations sauvages. Avec comme résultat, le manque de bras valides dans le secteur rural, mais aussi de main-d'œuvre domestique urbaine. D'où la nécessité d'énoncer et de mettre en pratique les règlementations drastiques, qui existent déjà et n'ont besoin que d'être dépoussiérées.

<strong>Seidina O DICKO</strong>

<strong><em> A</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coin du droit : Quel est le rôle de la police judiciaire dans la procédure pénale ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/coin-du-droit-quel-est-le-role-de-la-police-judiciaire-dans-la-procedure-penale-3098550.html</link>
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<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 01:36:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Travaillant sous le contrôle des magistrats, la police judiciaire est chargée de la mise en œuvre concrète de l'enquête dans la procédure pénale. Elle constitue à ce titre l'un des principaux auxiliaires du juge.</em></strong>

La police judiciaire désigne l'autorité chargée de constater les infractions, d'en rechercher les auteurs et de rassembler les preuves. Ses membres sont des fonctionnaires dotés de la qualité d'officier ou d'agent de police judiciaire. Tous les policiers ne sont donc pas chargés d'une mission de police judiciaire, et la police judiciaire n'est pas uniquement composée de policiers. Certains gendarmes, mais encore les maires et leurs adjoints possèdent la qualité d'officier de police judiciaire.

La police judiciaire a une mission d'investigation et de répression des infractions. Dans l'exercice de leur mission d'enquête, les officiers de police judiciaire peuvent recourir à certains moyens de coercition : garde à vue, perquisition, saisie. Ils exercent ces prérogatives dans un cadre juridique particulièrement précis et sous le contrôle de l'autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle. Par ailleurs, la police judiciaire doit recevoir les plaintes déposées par les victimes d'infractions et les transmettre le cas échéant au service territorialement compétent.

La mission de la police judiciaire est à distinguer de celle de la police administrative qui a une mission de prévention des infractions et de maintien de l'ordre.

Concrètement, l'exercice par la police judiciaire de sa mission est dirigé, pendant la phase d'enquête, par le procureur de la République, et, pendant l'instruction, par le juge d'instruction. Ces magistrats sont notamment compétents pour autoriser, contrôler ou prescrire certaines mesures attentatoires aux libertés.

Quelle est la différence entre la police administrative et la police judiciaire ? La police administrative intervient pour éviter (ou interdire) un possible trouble à l'ordre public et pour assurer la bonne mise en œuvre de la réglementation. La police judiciaire intervient pour réprimer un trouble à l'ordre public.

<strong>Moussa Drissa Guindo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil De Le Matin : Une providentielle opportunité de prouver la fermeté de la volonté politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-une-providentielle-opportunite-de-prouver-la-fermete-de-la-volonte-politique-3098333.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Mar 2025 01:50:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le samedi 15 février 2025, Bilalkoto, un village de la commune de Dabia (cercle de Kéniéba, région de Kayes) a été le théâtre d’une véritable tragédie avec l’effondrement d’un site d’orpaillage clandestin. Une délégation ministérielle (Mines, Environnement et Développement durable, Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille) s’est rendue sur place le  17 février 2025. Lors de la rencontre avec les ministres, les populations ont sollicité l’Etat pour la fermeture des sites des exploitants chinois illégalement installés. Mais, à partir du moment où ce sont des Chinois qui sont impliqués dans ces tragédies, il ne faut pas s’attendre à y voir claire. Et cela d’autant plus que,  à cause de son soutien diplomatique et de sa générosité financière, le Mali a vendu son âme au diable, pardon, à l’Empire du milieu.

Il y a donc peu de chance qu’il y ait une véritable enquête pour situer les responsabilités et sanctionner les coupables. La preuve est que les Chinois indexés ont réussi à prendre la poudre d’escampette avant l’arrivée de la délégation officielle. Avec la complicité de qui ? Et pourtant, il y a des faits établis de négligence car, selon de nombreux témoignages, cet effondrement a été provoqué par une machine Caterpillar. Que faisait cette lourde machine à cet endroit et de surcroît suspendu sur un espace sous lequel se trouvait au moins une cinquantaine de femmes ?

Et pourtant, le gouvernement avait là une  belle opportunité (offerte par la providence) de prouver aux Maliens que la  volonté politique exprimée le 22 janvier 2025 n’était pas du bluff, mais une farouche détermination impulsée par une prise de conscience. En effet, à l’issue du conseil des ministres du 22 janvier 2025, le gouvernement a annoncé avoir engagé des actions d’envergure contre la pratique de l’exploitation illégale des ressources minérales et de ses impacts sur l’environnement. Une pratique essentiellement imputée aux étrangers, singulièrement les Chinois. Et le drame de Bilalikoto nous met en face d’un cas d’espèce reconnu d’ailleurs par le ministre des Mines dans une déclaration à la presse. «<em>Cette tragédie a eu lieu sur des sites non sécurisés… Ce sont des endroits qui n’ont pas été agréés ; ils ne disposent donc d’aucune mesure de sécurité… On est vraiment dans un cas d’exploitation illégale</em>», a-t-il déploré.

Et sur place, la mission ministérielle a fait des constats qui confortent cette thèse d’exploitation illégale et dangereuse aussi bien pour les humains que pour l’environnement. Ainsi, le lieu du drame est un site d’orpaillage illégale situé dans le village de Bilalikoto ; le site se trouve dans un permis de recherche minière ; il est occupé par «<em>des exploitants d’origine étrangère qui n’ont pas été identifiés pour le moment car ayant déserté le lieu avant l’arrivée de la délégation</em>» ; la présence de PIT (carrières à grands diamètres et profonds) ne respectant aucune norme environnementale et géotechnique, ainsi que le processus d’extraction et de traitement du minerai…

«<em>Il nous faut éviter les sites non sécurisés. Nous devons tous réfléchir et agir en nous imposant certaines règles de conduite qui nous mettront à l’abri de tels dommages</em>», a dit le ministre Kéita comme pour cacher l’impuissance du gouvernement à agir contre la menace en partie entretenue par des étrangers qui viennent s’enrichir en sacrifiant la vie des populations.  «<em>Le Général d'armée Assimi Goïta a instruit le gouvernement de ne pas traiter cet énième incident de trop, comme un fait divers. Par conséquent, le gouvernement agira, sans état d'âme, dans l'exécution de cette instruction</em>», a déclaré le Premier ministre, Général de division Abdoulaye Maïga, à la télévision nationale (JT 20h de l’ORTM) à l’issue de sa visite à Dioïla (160 km à l’est de Bamako) le 16 février 2025.

Toujours est-il est que nos autorités ont là une occasion inespérée de sévir pour convaincre les Maliens de cet engagement sans cesse martelé de se battre pour sauvegarder les intérêts du pays, nous prouver que le temps où on abreuvait le peuple de discours démagogiques ou ironiques est révolu.

Que le Mali Kura est en marche !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bien dit : «Quoi de mieux que d’user de la plume plutôt que des armes pour s’exprimer ?»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/bien-dit-quoi-de-mieux-que-duser-de-la-plume-plutot-que-des-armes-pour-sexprimer-3098275.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Mar 2025 01:33:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«Je suis particulièrement heureuse de voir que chaque année, de nouveaux écrivains émergent et sont de plus en plus jeunes. Cela est un bon signe, c’est le signe qu’au Mali, la jeunesse prend conscience de l’importance de la littérature pour s’exprimer et aussi pour apprendre… Quoi de mieux que d’user de la plume plutôt que des armes pour s’exprimer ? Saisissons donc cette opportunité pour faire exploser le talent de nos jeunes sous le regard de la terre entière et bâtir un Mali Meilleur, le vrai Mali Kura» !

<strong>Traoré Hanane Kéita</strong> (Nouvel Horizon N°7057 du mercredi 19 février 2025)

Essayiste et romancière]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle :  Jeûner ou pas !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-jeuner-ou-pas-3098178.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 08:32:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La question se pose encore. Est-ce une obligation, une nécessité ? Chacun appréciera selon ses motivations. Le week-end dernier a débuté le <strong><em>ramadan</em></strong> pour les musulmans et demain mercredi débutera le <strong><em>carême</em></strong> pour les chrétiens. Chaque croyant vivra ce temps selon les préceptes propres à son courant religieux. Les juifs aussi pratiquent le jeûne à des moments bien définis comme pour <strong><em>Yom Kippour </em></strong><em>ou pour </em><strong><em>le 17 tammouz</em></strong>. Jeûner est une pratique commune aux trois religions monothéistes.

Et ceux qui ne jeûneront pas ? Pas pour des raisons d’âge, de maladie, mais par non-reconnaissance d’une quelconque religion ou simplement par manque de volonté. Ils sont souvent difficilement compris, et encore moins leurs choix. Pour d’autres encore, le jeûne est visible à la maison, et une fois à l’extérieur, se déclarent des maladies imaginaires pour se justifier devant les hommes du fait de se nourrir et de se désaltérer, serait-ce une faiblesse de la chair ? Le jeûne est une pratique qui témoigne de la foi en Dieu, alors on se cache des hommes ou de Dieu ? Dans les deux cas cités, le respect du libre choix s’impose car, je cite Jean Jacques Rousseau « <strong><em>ma liberté s’arrête là où commence celle des autres</em></strong> ».

Avant même que la pratique du jeûne ne soit associée à une religion, depuis l’antiquité, cela existait. Les bienfaits attendus en le pratiquant étaient thérapeutiques et philosophiques. En jeûnant sur une longue durée, on purifie et rééquilibre le corps. Détoxification, perte de poids, et prévient des maladies cardiovasculaires, diabète, cancers, pathologies inflammatoires et même affections neurodégénératives. Les mécanismes métaboliques, cellulaires des périodes de jeûne ont des influences sur le cerveau qui pourraient par la suite améliorer son fonctionnement et le corps entier. De nos jours plusieurs variantes sont connues : le jeûne intermittent, le jeûne sec, le jeûne hydrique, le jeûne de fruits…

Pour l’esprit, le jeûne est un moyen de se libérer de pensées impures, stressantes ; de se détourner des plaisirs de la chair en goûtant les douceurs spirituelles de la sagesse et de la vérité. Le jeûne fortifie spirituellement et augmente l'efficacité des prières. Du temps des anciens prophètes, le jeûne associé à la prière favorisait l’exaucement ; comme exemples décrit dans la Sainte Bible : le jeûne de Daniel et celui d’Esther chez les chrétiens. Et de nos jours cette conviction est un stimulant réel pour les croyants, le jeûne étant systématiquement associé à la prière.

La liberté de la pratiquer ou pas, ne devrait en aucun cas entraîner un jugement du choix de l’autre, Dieu étant le seul juge en matière de foi. Que ceux qui jeûnent et prient le fasse pour leur propre salut selon leur croyance, tout en bénéficiant d’une restauration physique. Que ceux qui jeûnent pour des raisons non religieuses en reçoivent les bénéfices attendus. Tout cela est grâce car c’est parce que nous sommes en vie que nous pouvons le faire. Et la vie c’est Dieu qui la donne. Prions que DIEU agrée et exauce ce temps de dévotion, de privation, de partage et exauce les prières que nous formulerons pour nous, nos familles, nos projets, notre travail et pour notre pays.

<strong>Parce que c’est notre Mali.</strong>

<strong> </strong>

<strong>Muriel Jules</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lettre à grand&#45;père :  La démocratie en mal, très en mal !</title>
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<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 08:04:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Elire un président de la République pour la nation. Elire des députés pour contrôler et suivre le gouvernement mis en place par le président élu. Avoir des maires qui vont penser, réfléchir et poser des actes de proximité pour la communauté. Le peuple contrôle ses maires, ses députés, le gouvernement et ses ministres, par le bilan et le vote prochain.

Oui, tous les quatre ou cinq ans, des élections pour sanctionner le mauvais bilan et valoriser le bon bilan. Ce qui est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. Oui quand le juge n’est tenu que par le droit même si l’autre partie, c’est l’Etat lui-même à fortiori un homme fort du régime. Oui quand le juge n’est tenu que la loi et seulement par le droit.

Oui que le député soit couvert de l’immunité parlementaire pour lui permettre d’interpeller tout ministre qu’il veut sans crainte d’une manipulation par des poursuites ou des menaces. Oui que le ministre soit couvert l’immunité afin de protéger les secrets d’Etat et de l’Etat. Et si ce n’est le nécessaire et le vrai, qu’ils ne puissent être touchés par des menaces et des manipulations.

Oui que le juge soit immuable et inamovible que par son accord afin qu’il soit libre de dire le droit sans crainte d’être radié ou affecté. Oui que l’avocat soit sous la protection du Barreau afin, tant que le bâtonnier n’est pas rassuré, qu’on ne puisse toucher l’avocat afin qu’il puisse défendre tout le monde et tous les droits, surtout toutes les libertés.

Oui grand-père, que les partis politiques, les associations, syndicats et mouvements puissent soit grever, marcher et aller même à la désobéissance civile pour faire revenir un président sur une décision jugée nécessaire. J’ai dit désobéissance civile pas insurrection. La différence est de taille. Le premier, prend fin si le président change d’avis, le second, n’est que rébellion.

Oui grand-père, toutes ces beautés démocratiques qui rendent beau le régime politique, le meilleur. La gestion de la cité la plus rationnelle, la plus grande, l’idéale de gestion étatique. Sans parler des institutions qui gèrent en la place des hommes. Sans parle du bon fonctionnement où chaque institution, chaque pouvoir a ses limites. Où le pouvoir arrête le pouvoir.

Où, celui qui a le feu obéit à celui qui a le pouvoir. Celui qui a le pouvoir aujourd’hui sait exactement quand, il n’aura plus ce pouvoir. Et sera donc contraint à l’humilité et au respect des droits de l’Homme et du citoyen. Cette démocratie, de tous les droits et toutes les libertés,  nous pouvons la regarder partir pour très longtemps.

Ceux qui ne sont pas touchés aujourd’hui, et qui applaudissent, seront tous touchés demain. Et peut-être encore, dans dix ou vingt ans, elle reviendra au galop pour nous sauver et nous libérer. Les "démocrates", qui étaient au boulevard pour faire tomber IBK, ne verront peut-être plus jamais cette belle gestion de la chose publique. La démocratie !

A mardi prochain pour ma 289e lettre, inch ’Allah !

<strong>Lettre de Koureichy</strong>

&nbsp;

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<item>
<title>Ça se passe au Grin : Entre espoir et prudence</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-entre-espoir-et-prudence-3098155.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 08:02:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Comme promis par le ministre de l'Energie et de l'Eau, les membres du grin disent constater une amélioration dans la fourniture de l'électricité en ce début du mois de ramadan. Cependant, ils préfèrent attendre voir la suite avant de féliciter le ministre. Ils expliquent qu'Energie du Mali a fait de spectaculaires faux bonds par le passé.

A l’approche du mois sacré du ramadan, le ministre de l’Energie et de l’Eau, Boubacar Diané, avait dévoilé un "Plan unique" visant à assurer 80 % de couverture des besoins en énergie, soit 19 heures de courant par jour pendant le mois de ramadan.

Aux yeux des membres, cette promesse est en train de se matérialiser à travers le bon démarrage de fourniture d'électricité en ce début du mois de jeûne. <em>"Les trois premiers jours du ramadan, le courant a effectivement duré pendant 19 h dans notre quartier"</em>, témoigne un membre.

Toutefois au grin, ils préfèrent ne pas vite lancer des fleurs pour ne pas avoir à le regretter plus tard. Selon eux, la situation de l'électricité au Mali ces derniers temps n'est plus une chose logique. <em>"Il est bon de se donner du temps pour mieux observer"</em>, affirment-ils.

En tout cas au grin, les membres encouragent le ministre Diane à continuer sur cette dynamique déclenchée. Ils estiment que s'il arrive à honorer sa promesse, il rentrera dans l'histoire du Mali.

<strong>Ibrahima Ndiaye </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : Question de droit, problématique de vente illicite des médicaments, le négoce de tous les superlatifs.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mali-question-de-droit-problematique-de-vente-illicite-des-medicaments-le-negoce-de-tous-les-superlatifs-3097943.html</link>
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<pubDate>Mon, 03 Mar 2025 17:23:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est un domaine qui nécessite une grande spécialisation pour ne pas compromettre la vie des hommes. La situation est craintive puisque nous assistons à une prolifération des produits « par terre » à travers des vendeuses et vendeurs emballants de médicaments dans la rue ou au bord des voies publiques. Cette pratique reste assez problématique. Faut-il y mettre fin sachant bien que des milliers de familles se nourrissent à travers elle ? Bien malin qui répondra à cette question. Les médicaments vendus clandestinement à Bamako n’ont pas fini de nous livrer tout leur secret. Ça soigne ; ça tue mais ça fait aussi beaucoup d’argent. Le business des médicaments de la rue a de beaux jours devant lui. Grossistes véreux ; pharmaciens sans scrupule ou consommateurs inconscients, à qui profite le crime ?  La vente illicite des médicaments est la distribution et la dispensation des médicaments en dehors du cadre légal. Dans tous les états du monde, il existe un circuit du médicament qui est suivi et encadré par des mesures règlementaires et législatives, la vente illicite de médicaments est une activité clandestine de commerce de produits pharmaceutiques, sans distinction aucune, cette activité est communément appelée vente de médicaments de la rue, pharmacie par terre ou « yala yala foura » en bamanankan, dans leur très grande majorité, ces médicaments sont des produits de contrefaçon et de mauvaise qualité, en comprimé, sirop, poudre, effervescent, ces médicaments sont sur le marché et ressemblent à tout point de vue à des médicaments authentiques, Puisque la vente de produits non médicaux relève du principe de libre distribution, toute personne souhaitant se lancer dans le monde du commerce peut ouvrir une parapharmacie. Les établissements pharmaceutiques fabriquent, importent et vendent des médicaments. Ces ventes peuvent être faites soit directement aux officines de pharmacie et aux pharmacies à usage intérieur, soit aux grossistes-répartiteurs

Quelle est la différence entre la pharmacie et la parapharmacie ? La parapharmacie est différente de la pharmacie, alors que la deuxième propose des substances en rapport avec la santé, la première met à disposition des produits d'hygiène, de beauté ou encore de soins, contrairement aux ventes pharmaceutiques, celles de la parapharmacie sont sans prescription médicale, le pharmacien ou la pharmacienne délivre des médicaments, prescrits ou non par un médecin, son rôle de conseil est très important, la plupart travaillent en officine, les autre s dans la biologie médicale, les établissements de santé, l'industrie ou la distribution pharmaceutique,

Quels sont les médicaments qu'un pharmacien peut prescrire ?

Le pharmacien peut prescrire une thérapie pour un nouvel épisode des conditions mineures suivantes : Candidose orale, dysménorrhée primaire, hémorroïdes, acné mineure sans nodule ni pustule, aphtes buccaux, candidose cutanée, candidose orale secondaire à l'utilisation d'inhalateurs de corticostéroïdes, conjonctivite  allergique.

A l’origine du « yala yala foura » au Mali

En la matière, l’Initiative de Bamako mettait le curseur sur un certain nombre de mesures à satisfaire pour une parfaite disponibilité des médicaments essentiels. Au nombre des mesures, citons entre autres, le coût d’acquisition du médicament ; la mise en place d’un laboratoire de contrôle de qualité ; et le maintien de la Pharmacie Populaire du Mali comme structure de monopole de l’importation des médicaments.

L’Etat fait semblant de lutter. Il met en avant la loi N° 86-36/AN-RM d’avril 1986, portant institution de l’Ordre des pharmaciens ; et crée une commission nationale de lutte contre la vente illicite des médicaments. Cette commission est composée de douaniers, policiers, économistes, l’ordre des pharmaciens, société civile, l’administration, et élus municipaux. Au-delà de quelques activités de sensibilisation comme l’organisation des semaines de lutte contre la vente illicite des médicaments à Bamako, la structure n’a réellement existé que de nom, nous apprend un pharmacien à Bamako qui a voulu rester anonyme.

Trade Portal Mali est le site web pour la promotion du commerce et l’investissement au Mali. Il écrit : « Les médicaments doivent bénéficier de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) afin de pouvoir être importés au Mali. Elle est valable 5 ans. Le dossier d’enregistrement comprend notamment le numéro de l’inscription à l’ordre des pharmaciens de l’opérateur, la décision l’autorisant à exercer, et le dossier de fabrication du médicament (fabricant, pays de provenance, société, autorité qui a autorisé la fabrication, informations sur le médicament). Après analyse, lorsque le dossier est complet, le chef de la division réglementation donne un “certificat de dossier administratif complet de demande AMM”. Une fiche de paiement est délivrée pour AMM à l’usager pour qu’il paye au représentant du trésor à la Direction de la Pharmacie. A l’interne, un agent analyse la demande et produit une note technique à l’attention de la Commission Nationale AMM qui se réunit 4 fois dans l’année (session trimestrielle). L’opérateur obtient son autorisation après la réunion de la commission ».

En Somme, Le commerce illicite de produits médicaux menace le bien-être des populations, en mettant en danger leur santé et leur sécurité et en les privant, elles et les communautés qui les composent, de ressources essentielles.

<strong>         Mohamed SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Goonga Tan :  Effondrement d&amp;apos;une mine : À qui la faute ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-effondrement-dune-mine-a-qui-la-faute-3097478.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 01:17:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le désordre dans les mines illégales a tué au Mali une cinquantaine de bras valides. L'annonce a été faite par l'AMAP, recoupant plusieurs autres sources. " Cinquante (50) personnes, dont 98?% de femmes, ont trouvé la mort dans l'effondrement d'une mine artisanale, survenu samedi, 15 février, vers 6 heures du matin, à Bilalikoto, dans le cercle de Kéniéba, région de Kayes (ouest du Mali) ", selon un bilan provisoire, recueilli par l'Agence malienne de Presse.</em></strong>

Le drame aurait été causé par la chute sur une mine illégale d'une machine Caterpillar (appartenant à des orpailleurs chinois, selon certaines sources locales). D'après les dernières informations recueillies auprès d'un habitant de Talato, la mine artisanale appartient elle-même à des Chinois.

Énième effondrement de mines

Plusieurs mines aurifères au Mali et en Afrique de l'Ouest sont exploitées illégalement et sont coutumières d'effondrements, de pollution des rivières et même des fleuves. La production aurifère rapporte certes, mais ses coûts humains et environnementaux restent mal maîtrisés. Pourtant, les associations écologistes et certains leaders communautaires ont tiré la sonnette d'alarme, en vain. Et ce, depuis belle lurette. L'on se rappelle le raffut d'un courageux chef de village, Nyagasso Sissoko de Bourdala près de Kéniéba. Qui, après s'être opposé sans succès dans son village aux actions néfastes des pelleteuses chinoises, s'est transporté à Bamako pour intervenir à l'Espace d'interpellation démocratique - EID - le 10 décembre 2021, en vain. Aucune oreille attentive n'a fait écho aux alertes relatives aux dangers d'introduction des pelleteuses au cœur de sa cité et sur les méfaits du cyanure et des polluants sur les eaux et l'environnement. Tous ses appels, appuyés par des images et des vidéos à faire dresser les cheveux sur la tête, ont semblé tomber dans les oreilles de sourds.

Alors, la faute à qui ?

Aujourd'hui, notre pays a payé le prix fort, celui des pertes en vie humaine et plusieurs de ses cours d'eau sont devenus insalubres pour les hommes et le bétail. La faute à une gestion calamiteuse qui cache mal les senteurs nauséeuses de la corruption qui gangrène le secteur. Ce dernier décompte macabre qui n'est qu'un bilan provisoire est loin de la réalité. Les images des vidéastes qui inondent les réseaux sociaux mettent en lumière l'insouciance des autorités locales, de celles de la tutelle et la désinvolture des acteurs. Un ingrédient explosif qui ne tardera pas à révéler d'autres désastres si l'on ne revient pas aux décisions vigoureuses prises dès les premières heures de l'indépendance. Et celles rigoureuses prônées par le pouvoir kaki qui lui a succédé. Jadis, le secteur était, en effet, réglementé, avec en point d'orgue l'interdiction de l'orpaillage traditionnel pendant la saison des pluies et de l'ouverture anarchique des mines. De nos jours, la chienlit de toute l'Afrique a fait des mines maliennes son gîte favori. La faute à une corruption endémique, dis-je, de l'administration chargée de la réglementation du secteur, si l'on en croit ses pourfendeurs, mais aussi des officiers municipaux et sécuritaires des zones minières. Avec comme conséquence l'ouverture des maisons closes, les méfaits du grand banditisme comme celui des coupeurs de route qui s'assimilent à s'y méprendre aux actions terroristes, calquant à dessein leurs méthodes sur celles des fous de Dieu.

C'est dire qu'il est temps de réagir et de prendre le taureau par les cornes. En fermant certaines mines mortifères et en poursuivant les mineurs illégaux responsables de nombreux crimes sur les plus jeunes parmi les bras valides de notre nation.

Le médecin après la mort

Les premières réactions de haut niveau interviennent alors que le mal est fait. Si elles ont été rapides, elles restent timorées et auraient pu être précédées par un deuil national, ou des drapeaux en berne pour illustrer l'ampleur du désastre.

Toutefois, les autorités de la transition rassurent : <em>"Le président Assimi Goïta a instruit le gouvernement de ne pas traiter cet énième incident de trop comme un fait divers",</em> a déclaré le Premier ministre général Abdoulaye Maïga (GAM) dans une tirade relayée par la presse. Il s'agit de la première réaction d'envergure au Mali de ces dernières années, à ma connaissance. Mais, qui fait oublier difficilement les jérémiades habituelles des officiels face au désastre prévisible dans les mines traditionnelles d'or ou "placers" et dont la liste se rallonge d'année en année.

À ce propos, la déclamation, logée vraiment à la langue de bois, du ministre des Mines, ne rassure pas : <em>"Il nous faut éviter les sites non sécurisés."</em> Dit-il. <em>"Nous devons tous réfléchir et agir en nous imposant certaines règles de conduite qui nous mettront à l'abri de tels dommages",</em> ajoute le ministre Kéïta, dans des propos déjà usités, un signe d'impuissance.

Répercussions résiduelles

Les conséquences de ce mirage de l'or qui enrichirait le pauvre ont entraîné la disparition progressive de la main-d'œuvre dans les champs, mais aussi celle domestique et urbaine. En raison des départs massifs des jeunes des deux sexes vers ces eldorados des temps modernes. Grevant ainsi les maigres ressources des terres déjà appauvries et laissant dans le désarroi les citadins, notamment les salariés qui s'appuient sur cette main-d'œuvre de substitution devenue rare et coûteuse.

S'y ajoutent la dépravation des mœurs au contact d'autres cultures aux antipodes des nôtres ; la propagation des maladies de masse (sida, covid-19, Ebola, etc.) dans des localités enclavées et mal dotées en structures sanitaires.

Pire, ces zones sont devenues mortifères et accidentogènes, entraînant le pays vers le bas, si une riposte vigoureuse et urgente n'est pas mise en chantier.

<strong>Seidina Oumar Dicko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle :  L’incrédulité cause de l’échec !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-lincredulite-cause-de-lechec-3097209.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Feb 2025 09:19:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Difficile de réussir quand on n’y croit pas. Je vais le faire, mais je sais que ça ne marchera pas. Alors pourquoi le faire ?

Il faut croire en ses objectifs. Quand on ne croit pas au succès, à l’atteinte des objectifs que l’on s’est fixés, on n’est pas en mesure de faire les choix les plus justes, de déployer les efforts nécessaires, d’utiliser les ressources convenablement.

Tout projet nécessite, pour son succès, une synergie entre toutes les composantes, de la détermination, une bonne lecture des évènements, un plan B ou C, du temps et des ressources. L’exercice d’équilibrage n’est pas simple ni donné à tous. Tout le monde ne peut être commerçant, ni médecin, ni enseignant, ni manager, encore moins décideur. Chacun à sa place, en utilisant ses compétences, peut apporter bien plus là où il est utile.

Si tu crois que ton médecin habituel ne peut te guérir, forcément tu vas en changer. Si tu crois que le vinaigre va tuer le goût de ta sauce, tu n’en mettras certainement pas. Si tu crois qu’un restaurant ne te servira pas un plat de qualité, tu n’iras pas y dépenser ton argent. Si tu sais que l’eau est profonde et que tu ne sais pas nager, tu t’abstiendras d’y plonger dans ton intérêt.

Moins tu y crois, plus la probabilité de l’échec est grande. Mais pourquoi tant d’incrédulité ? Il suffit de regarder autour de soi pour le savoir ; les raisons les plus connues sont l’ignorance, l’opacité des informations, le manque de confiance, l’indécision, le manque de communication et même les préjugés.

Beaucoup de familles, d’entreprises, de pays souffrent de ces insuffisances, qui font que les individus préfèrent vivre leur vie tranquille, se suffisant de leur salaire pour le travail accompli et pas plus. Ceux qui le peuvent investissent pour leur descendance et basta… voir le sujet sur l’apathie paru dans Mali Tribune n°556 du mardi 28 janvier 2025.

Le succès commence dans l’esprit. Croire, c’est déjà réussir à moitié. Vaincre l’incrédulité est la première étape vers le succès, et chacun en y mettant de sa volonté, devient une pierre précieuse. Tous sont des acteurs clés de succès et chacun joue sa partition comme le montre l’écosystème de la chaîne alimentaire. Même la pierre rejetée par les bâtisseurs peut devenir la pierre angulaire comme cité dans la bible (Mt 21, 42).

Pour sortir de cet état d’esprit, il faut écouter la vérité de la parole, voir le concret des réalisations passées, sentir la sincérité du cœur, se dessaisir de ses préjugés et fardeaux, vivre la sagesse de l’esprit de discernement. Des solutions qui semblent philosophiques, mais en relisant et en méditant ces mots, en les associant à notre expérience, elles nous paraissent plus claires. Elles nous inspirent et nous donnent plus de force à agir dans le sens de l’équilibre individuel, familial, communautaire. Elle fortifie notre foi en la pertinence de nos actes et aux résultats à venir des projets entamés et futurs.

Alors, croyons en nos capacités ! Agissons avec détermination ! Transformons notre incrédulité en force collective responsable et respectueuse des règles dans nos familles, nos entreprises, notre société !

Parce que c’est notre Mali.

<strong> </strong>

<strong>Muriel Jules</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin :  Attendu au tournant des 19 h de courant par jour</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-attendu-au-tournant-des-19-h-de-courant-par-jour-3097207.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-attendu-au-tournant-des-19-h-de-courant-par-jour-3097207.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Feb 2025 09:16:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les membres du grin disent prendre avec des pincettes l’annonce du ministre de l’Energie et de l’Eau, Boubacar Diané, concernant son plan de fourniture d'électricité pour le mois de ramadan, qui prévoit la couverture de 80 % des besoins énergétiques des Maliens, soit 19 h de courant par jour, jusqu’au mois de juin 2025.

Les membres du grin tiennent à lui faire savoir leur doute sincère par rapport à la concrétisation de cette promesse. Ils rappellent que son prédécesseur nous avait habitués à des promesses non tenues. Lui à son tour ose aussi faire des grandes annonces dans la même situation sans nous dire comment.

Cependant, les membres du grin lui conseillent de faire attention avec les annonces fracassantes. Selon eux, les coupures d’électricité sont aujourd'hui le véritable cauchemar des citoyens lambda qui en ont ras-le-bol. Ils notent que le phénomène a pris une ascension fulgurante pendant cette phase transitoire. <em>"Donc, autant nous dire une vérité qui fait mal plutôt qu'un mensonge qui nous donne de faux espoirs"</em>, préviennent-ils.

En tout cas au grin, on doute fort de la faisabilité de cette annonce du ministre de l'Energie pensant que si c'était possible son prédécesseur allait la réaliser depuis longtemps. <em>"De toute façon on verra"</em>, conclut-on.

<strong>Ibrahima Ndiaye </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père :  Posons&#45;nous les bonnes questions ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-posons-nous-les-bonnes-questions-3097203.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-posons-nous-les-bonnes-questions-3097203.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Feb 2025 09:14:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Oui cher grand-père, je reviens encore avec ce questionnement. Posons-nous les bonnes questions ? Oui grand-père, il est temps qu’on se pose les bonnes questions. Les vraies problématiques. Que ce soit celui qui pose et celui à qui l’on pose, l’on doit se poser la question. Si on pose la bonne question ? Est-ce le bon questionnaire à la bonne personne ?

Posons-nous la bonne question ? Avons-nous posé les bonnes sur le Mali et le Malien ? Oui cher grand-père, <em>que pasa</em> ? Qu’est-ce qui s’est passé pour qu’on se retrouve ici et maintenant ? Qu’est-ce qu’on a fait ? Et qu’est-ce qu’on n’a pas fait ? Qu’est-ce qui nous a manqué pour en être là ? Qui n’a pas joué son rôle ? Qui a abusé et qui a été absent ?

Oui cher grand-père ! Nous avons vu ici, après 30 ans de démocratie. Après plusieurs votes présidentiels pour confier le pouvoir le plus complet et le rôle le plus important du pays à un homme élu. Oui le président de la République. La première institution. Celui qui commande arme et feu. Qui garde le sceau. Oui le détenteur du décret.

Confier le pouvoir à un élu et seulement, un élu sans être le plus fort ou le plus puissant. Et qui, à son tour, passe le flambeau après un respect de mandat. Et encore ! Et encore ! Etait réparti ainsi, le vrai cycle démocratique. N’était-ce pas là, la manière la plus sécurisée de gérer le pouvoir, le protéger et le garantir, afin que jamais, il ne tombe entre des mains d’intrus ou de novice ?

Pis ! Des libertés si chèrement acquises. Une Constitution écrite au sang de martyrs. Une histoire démocratique achetée à coût de vies. Une démocratie où le pouvoir a été séparé jusqu’à ce qu’un fils du président, un puissant député, perde en justice face à un journaliste. Une radio. N’était-ce pas là, le summum de l’exercice démocratique ?

De réunions, nuit et jour. Des rassemblements pour revendiquer eau et électricité. Des marches pour demander la sécurité. Des droits et des libertés ! Sauf décision de justice, tout Malien pouvait sortir et rentrer quand il le voulait et comme il le voulait. Dire haut et fort ce qu’il pense de la vie politique de sa nation. Libertés ! Libertés ! Libertés !

Et d’un coup, tout s’est évaporé et sans indignation mais des applaudissements. Mais seulement, des taxes de 100 F, le ciel gronda et la terre trembla. Pourquoi cher grand-père ? Un vote à ventre plein en cage remporterait-il sur la soif et la faim d’ailes libres dans le ciel bleu au Mali ? Triste, grand-père !

A mardi prochain pour ma 289e lettre. Inch Allah !

<strong>Lettre de Koureichy</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous ; Et, après ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-et-apres-3097041.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 01:33:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 15 février dernier, l’effondrement d’une mine artisanale a coûté la vie à plusieurs personnes à Bilali-Koto dans le cercle de Kéniéba, région de Kayes. Une cinquantaine de morts, selon des sources locales. Parmi les victimes de cette tragédie figure un nombre important de femmes.

24 heures après, le Premier ministre, Chef du gouvernement, Général de Division Abdoulaye Maïga, déclare que : «le Général de Corps d’Armée Assimi Goïta a instruit le gouvernement de ne pas traiter cet énième incident de trop comme un fait divers. Par conséquent, le gouvernement agira, sans état d'âme, dans l'exécution de cette instruction».

Le 18 février, une délégation ministérielle se rend sur les lieux pour «apporter les condoléances et la compassion des plus Hautes autorités et de la Nation malienne aux familles des victimes». Elle comprenait le ministre des Mines, Amadou Kéita, ses collègues de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, Doumbia Mariam Tangara et de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Diarra Djénéba Sanogo. «Il nous faut éviter les sites non sécurisés. Nous devons tous réfléchir et agir en nous imposant certaines règles de conduite qui nous mettront à l’abri de tels dommages», a souligné le ministre Kéita, dont les propos ont été rapportés par les services de communication de son département.

Les événements tragiques de Bilali-Koto surviennent après ceux du cercle de Kangaba où plus de 10 personnes ont succombé suite à l’effondrement d’une autre mine. C’était le 29 janvier 2025.

Le Premier ministre, Général de division Abdoulaye Maïga, a promis que le drame Bilali-Koto ne sera pas traité comme un simple fait  divers. Il sera jugé à l’action comme le maçon au pied du mur. L’écrivain Massa Makan Diabaté disait ceci : «un chef n’est pas obligé de dire tout ce qu’il va faire. Mais il est tenu de faire tout ce qu’il a promis».

Il est attendu du Président de la Transition et de son gouvernement des actions fortes, expression d’une forte volonté politique pour s’attaquer à ce phénomène. Sans un engagement sans réserve du chef de l’Etat, il n’est pas possible de mettre fin à ces tragédies à répétition qui nourrissent une mafia, laquelle semble prendre l’Etat en otage. Des pratiques qui se passent sous nos cieux tranchent avec le discours souverainiste dont on nous rebat les oreilles. Les pratiques illicites et sauvages constatées au cours de l’exploitation minière au Mali et le désastre environnemental qu’elles occasionnent constituent des questions de sécurité nationale. Par conséquent, elles doivent traitées comme telles.

<strong>Par Chiaka Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>BenbereVerif : La vidéo d&amp;apos;une fusée russe frappée par la foudre est une création numérique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/benbereverif-la-video-dune-fusee-russe-frappee-par-la-foudre-est-une-creation-numerique-3097032.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 01:22:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Une vidéo partagée en ligne prétend montrer une fusée russe frappée par la foudre, continuant à s’élever. Bien que cela se soit apparemment produit, le clip présenté dans le message n’est pas authentique et a été créé en images de synthèse.</em>

La vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux est partagée par le compte X World of Engineering, suivi par 3,3 millions de personnes. Elle a suscité plus de 495,400 vues et a été aimée par plus de 5600 personnes. En plus d’être partagée sur Facebook par le compte Science Enthusiast, qui a fait 27 900 vues avec la même légende «Une fusée russe est frappée par la foudre et continue de fonctionner» que sur le compte X.

Plusieurs personnes ont commenté la vidéo : «C’est fou ! C’est fou», «En Russie, la fusée frappe la foudre» «Cela leur a probablement permis de se ressourcer. Je n’ai jamais vu le mot «russe» sans qu’il soit associé à «fort», «dur» ou «difficile», «Est-ce qu’ils ont un protocole météorologique ? Je dois croire qu’ils ont un radar pour suivre les conditions météorologiques avant le lancement. Curieux de savoir si l’engin a atteint l’orbite et accompli sa mission avec succès», «La foudre est une petite chose comparée à ce qu’elles rencontrent dans l’espace. Elles sont construites pour survivre à des conditions bien pires», «Se produit souvent dans les avions. Certains équipements électroniques sont équipés de compteurs de foudre qui permettent de savoir combien de fois ils ont été frappés. Après un certain nombre d’impacts, la pièce est remplacée», «Un autre Russe, sous l’emprise de la vodka, ne ressent rien».

Un autre compte Facebook, «Ormous» a publié la vidéo avec la légende : «En mai 2019, une fusée russe Soyouz a été frappée par la foudre lors de son lancement depuis le cosmodrome de Plesetsk. Malgré cet incident, la fusée a réussi à mettre en orbite sa charge utile, un satellite de navigation Glonass-M».

Recherche d’images inversées

Après une recherche d’images inversées, BenbereVerif a retrouvé la vidéo sur YouTube, sur le compte Hazegrayart, suivi par 1,3 million de personnes. Elle est également titrée «Une fusée russe est frappée par la foudre et continue de fonctionner», comme sur les 2 autres vidéos. La vidéo a été vue 7,250,839 fois et publiée le 13 janvier 2022. L’auteur l’a légendée : «Le 27 mai 2019, une fusée russe Soyouz transportant un satellite de navigation Glonass a été frappée par la foudre et a tout de même réussi à atteindre son orbite.»

Ce compte poste exclusivement des contenus sur l’aérospatiale (les navettes et fusées). BenbereVerif a utilisé les mots-clés «27 mai 2019 fusée russe Soyouz frappé par la foudre» dans différents moteurs de recherche. L’équipe a trouvé la même vidéo partagée sur le compte X du directeur général de Roscosmos (l’agence spatiale russe), à l’époque Dmitri Rogozine. Cet incident se serait produit lors du lancement d’un satellite de navigation Glonass-M en mai 2019.  @Rogozin a écrit le message suivant qui accompagne le post X :«Félicitations au commandement des forces spatiales, à l’équipe de combat du cosmodrome de Plesetsk, aux équipes du Progress Rocket and Space Center (Samara), de l’Association scientifique et de production Lavotchkin (Khimki) et de l’Institut des sciences spatiales Academician M.F. Reshetnev (Zheleznogorsk) pour le lancement réussi du vaisseau spatial GLONASS ! La foudre n’est pas un obstacle pour vous.»

Dmitri Rogozine se définit sur son profil X aujourd’hui comme «Sénateur, ambassadeur, docteur en sciences techniques et philosophiques, commandant du bataillon de volontaires Bars-Sarmat.»

BenbereVerif a également retrouvé un article sur le site space.com titré :

La vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux est partagée par le compte X World of Engineering, suivi par 3,3 millions de personnes. Elle a suscité plus de 495,400 vues et a été aimée par plus de 5600 personnes. En plus d’être partagée sur Facebook par le compte Science Enthusiast, qui a fait 27 900 vues avec la même légende «Une fusée russe est frappée par la foudre et continue de fonctionner» que sur le compte X.

Plusieurs personnes ont commenté la vidéo : «C’est fou ! C’est fou», «En Russie, la fusée frappe la foudre» «Cela leur a probablement permis de se ressourcer. Je n’ai jamais vu le mot «russe» sans qu’il soit associé à «fort», «dur» ou «difficile», «Est-ce qu’ils ont un protocole météorologique ? Je dois croire qu’ils ont un radar pour suivre les conditions météorologiques avant le lancement. Curieux de savoir si l’engin a atteint l’orbite et accompli sa mission avec succès», «La foudre est une petite chose comparée à ce qu’elles rencontrent dans l’espace. Elles sont construites pour survivre à des conditions bien pires», «Se produit souvent dans les avions. Certains équipements électroniques sont équipés de compteurs de foudre qui permettent de savoir combien de fois ils ont été frappés. Après un certain nombre d’impacts, la pièce est remplacée», «Un autre Russe, sous l’emprise de la vodka, ne ressent rien».

Un autre compte Facebook, «Ormous» a publié la vidéo avec la légende : «En mai 2019, une fusée russe Soyouz a été frappée par la foudre lors de son lancement depuis le cosmodrome de Plesetsk. Malgré cet incident, la fusée a réussi à mettre en orbite sa charge utile, un satellite de navigation Glonass-M».

Recherche d’images inversées

Après une recherche d’images inversées, BenbereVerif a retrouvé la vidéo sur YouTube, sur le compte Hazegrayart, suivi par 1,3 million de personnes. Elle est également titrée «Une fusée russe est frappée par la foudre et continue de fonctionner», comme sur les 2 autres vidéos. La vidéo a été vue 7,250,839 fois et publiée le 13 janvier 2022. L’auteur l’a légendée : «Le 27 mai 2019, une fusée russe Soyouz transportant un satellite de navigation Glonass a été frappée par la foudre et a tout de même réussi à atteindre son orbite.»

Ce compte poste exclusivement des contenus sur l’aérospatiale (les navettes et fusées). BenbereVerif a utilisé les mots-clés «27 mai 2019 fusée russe Soyouz frappé par la foudre» dans différents moteurs de recherche. L’équipe a trouvé la même vidéo partagée sur le compte X du directeur général de Roscosmos (l’agence spatiale russe), à l’époque Dmitri Rogozine. Cet incident se serait produit lors du lancement d’un satellite de navigation Glonass-M en mai 2019.  @Rogozin a écrit le message suivant qui accompagne le post X :«Félicitations au commandement des forces spatiales, à l’équipe de combat du cosmodrome de Plesetsk, aux équipes du Progress Rocket and Space Center (Samara), de l’Association scientifique et de production Lavotchkin (Khimki) et de l’Institut des sciences spatiales Academician M.F. Reshetnev (Zheleznogorsk) pour le lancement réussi du vaisseau spatial GLONASS ! La foudre n’est pas un obstacle pour vous.»

Dmitri Rogozine se définit sur son profil X aujourd’hui comme «Sénateur, ambassadeur, docteur en sciences techniques et philosophiques, commandant du bataillon de volontaires Bars-Sarmat.»

BenbereVerif a également retrouvé un article sur le site space.com titré : «La foudre frappe une fusée russe pendant le lancement d’un satellite (mais tout va bien).», écrit par l’éditeur Tariq Malik et publié le 27 mai 2019.

Space.com se définit sur son site comme  «la première source d’informations sur l’exploration spatiale, l’innovation et l’astronomie, qui relate (et célèbre) l’expansion continue de l’humanité à travers la dernière frontière.» On peut donc retenir que bien que l’incident ait eu lieu, elle ne s’est pas déroulée le 9 février 2025 comme l’auteur veut le faire croire mais il y a 6 ans, le 27 mai 2019.

<strong>Par Oumar Sankaré </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Décryptage :  Le positionnement politique de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-le-positionnement-politique-de-la-transition-3096666.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Feb 2025 11:25:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce matin, dans décryptage les mesures fiscales et les tragédies successives à Kobé et à Kéniéba.</em></strong>

<strong>Nécessaire passerelle démocratique</strong>

Le 10 février 2025, le Premier ministre Abdoulaye Maïga affirme ceci : <em>« Nous sommes en transition. Il n’y a ni majorité ni opposition ». </em>C’était lors de la conférence de presse sur les contributions spéciales de solidarité et sur la consommation des boissons alcoolisées. La pratique du pouvoir favorise l’avènement des sagesses politiques. Ce discours de Maïga montre son intérêt pour une transition apaisée, concrète et courte. Voilà donc un fait politique qui remet sur la table le sens d’un régime de transition : l’inclusivité.

Ni clivage, ni chasse aux sorcières, un régime transitoire est par définition un pouvoir d’unité nationale dont la finalité est le retour à l’ordre constitutionnel. Entre mars 1991 et juin 1992, la première transition du Mali indépendant, celle d’Amadou Toumani Touré, a doté le pays d’un président élu, Alpha Oumar Konaré. Entre avril 2012 et septembre 2013, la 2<sup>eme</sup> transition, celle de Dioncounda Traoré, a consacré l’élection d’Ibrahim Boubacar Keïta à la magistrature suprême. Décryptage : durant ces deux premières transitions, les confusionnistes n’ont pas réussi à miner le jeu politique, c’est-à-dire à enfouir le débat public sous la natte d’une supposée faillite démocratique. Elles donnent à comprendre la nécessaire passerelle démocratique à construire entre régime transitoire et régime civil.

<strong>Quand la fiscalité divise</strong>

Aujourd’hui, le Premier ministre Maïga capte cet enjeu : inscrire la gouvernance dans une politique d’ouverture. Parce qu’un régime s’éteint lorsqu’il ne s’adapte pas. La confiance s’étiole également. Evidemment, les nouvelles mesures fiscales ne sont applicables que sur une petite échelle de la population malienne à cause de la fragilité économique de sa grande majorité. C’est une des raisons pour lesquelles elles divisent. Mais, la conférence de presse du 10 février 2025 traduit un fait politique : une certaine disposition de l’exécutif à mieux communiquer et à adapter les mesures fiscales, devenues des sources de dispute dans une société où le taux d’incidence sécuritaire augmente. Nous sommes le 7 février 2025 à Kobé, à vol d’oiseau du camp militaire de Gao, lorsque plus d’une vingtaine de personnes meurent dans une attaque narcoterroriste. Les témoins décrivent une scène apocalyptique. Les spadassins de l’Etat islamique au Sahara et d’Aqmi imposent la terreur territoire par territoire. Les moyens de transports, de circulation et de subsistance (marchandises) sont détruits. Une politique de la terre brûlée dont l’objectif est d’appauvrir et d’affamer les survivants. Ils mettent en scène la terreur.

<strong>Le fantôme des tragédies</strong>

Cela fait maintenant presque quinze années que s’opère un glissement. La lutte des États contre le narcoterrorisme est loin d’atteindre ses objectifs : paix, justice, développement et liberté. La reconquête des territoires est supplantée par une stratégie de protection. Les États de l’AES sont à une période charnière où le tragique et l’angoisse brouillent les cartes. Pas seulement dans la zone des trois frontières. Le 15 février dernier dans le cercle de Kéniéba (Kayes), une cinquantaine de personnes meurent dans l’affaissement d’une mine d’or artisanale où elles croyaient trouver un travail, une pépite. Mais, hélas. Dans ces mines artisanales, elles cohabitent davantage avec la tragédie et la mort. Une mort que les familles des victimes ne peuvent accepter. Rappelons-le : la Constitution de juillet 2023 rappelle que <em>« Le peuple souverain du Mali […] s’engage à assurer l’amélioration de la qualité de la vie et la protection de l’environnement […] ». </em>Disons-le aussi franchement : le mépris et l’impunité structurent l’exploitation aurifère artisanale où tout se passe à l’encontre du droit. Et tout le monde le sait. Pourtant, l’État a les ressources pour y faire face sous réserve de reprendre la main pour faire respecter le droit et la justice. En attendant, espérons que justice soit rendue. A l’Est comme au Nord du pays, le fantôme des tragédies hante l’exécutif au moment où il décide des mesures fiscales pour maîtriser les crises : sécurité, énergie, etc.

<strong>Concluons </strong>sur le fait que dans un régime transitoire, <em>« Il n’y a ni majorité ni opposition ». </em>Cela implique, pour l’exécutif, de rassembler les Maliens autour de projets novateurs pour sortir des crises. Espérons que la future charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale réalise le rêve de de <em>« nation souveraine, réconciliée, tolérante et en paix dans un État refondé reposant sur une gouvernance démocratique, juste et équitable »</em>. Aujourd’hui, il urge de comprendre que le centre de gravité de la transition se situe entre ses positionnements économique et politique dont l’équilibre est à trouver dans l’impérieuse nécessité de changement : relance de l’économie, date des scrutins électoraux, etc. Aussi bien les carnages des groupes narcoterroristes que les abus sur les sites aurifères artisanaux enjoignent de construire avec les Maliens un nouvel horizon pour la paix, la sécurité, le développement et l’égalité. Pour que résonne à jamais la 4<sup>eme </sup>République.

<strong> </strong><strong>Peut-on se passer de</strong><strong> la politique dans le débat public ? </strong>
<ul>
 	<li>Non, car elle est la solution pour co-construire une gouvernance vertueuse ;</li>
 	<li>Oui, parce qu’est inefficace pour gérer le pays ;</li>
 	<li>Et vous, qu’en pensez-vous ?</li>
</ul>
&nbsp;

<strong>Mohamed Amara</strong>

<em>Sociologue </em>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Goonga Tan : Branle&#45;bas autour de Mahmoud Dicko</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-branle-bas-autour-de-mahmoud-dicko-3096541.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-branle-bas-autour-de-mahmoud-dicko-3096541.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Feb 2025 01:30:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le retour annoncé avant l'heure, heureusement avorté, de l'imam Mahmoud Dicko à Bamako, n'a pas donné lieu au pugilat que l'on redoutait. La raison a prévalu sur les velléités d'en découdre. Ce retour prévu le vendredi 14 février 2025, en provenance d'Algérie et reporté, n'a cependant pas manqué de générer une mobilisation générale des forces de sécurité du district de Bamako. Et de mettre la capitale en émoi. </em></strong>

Face aux affrontements prévisibles entre les soutiens de Mahmoud Dicko et ceux de la transition, apprend-on, le directeur régional de la Police nationale du district de Bamako a donné des instructions pour prévenir tout débordement. Il s'est sûrement inspiré de Wilson Churchill pour qui : <em>"l'art de la guerre, c'est de soumettre l'ennemi sans combattre". </em>

Selon cet ordre de service du directeur régional de la Police nationale du district de Bamako, des activités subversives seraient imputables à l'imam Mahmoud Dicko. Au nombre de celles-ci, une série de rencontres auxquelles il a pris part durant son séjour d'un an environ à l'étranger.  Aussi, cette arrivée serait <em>"très mal perçue par la population [une partie] qui y voit une tentative de déstabilisation des autorités de la transition".</em> Le directeur régional de la Police de Bamako dixit…

Controverses et supputations

Rappelons que ce sont les proches de l'imam Mahmoud Dicko qui ont allumé le premier feu en annonçant l'imminence d'un retour controversé du guide religieux, précisant même la date symbolique du vendredi 14 février. Or, cette date, à fort potentiel de mobilisation, des fidèles musulmans, préfigure des activités d'effervescence autour des prières et des prêches du jour saint. Un jour utilisé aussi par le passé par l'imam Dicko, à l'image de l'imam Khomeiny d'Iran, pour <em>"ameuter ses troupes".</em>

Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce retour un événement politique, là où il devrait faire l'objet de consensus et de discrétion qui siéent au moment.

Il faut dire effectivement que le lieu de sa <em>"retraite"</em> dans un pays (l'Algérie) aux attitudes inamicales, loin de sa mosquée, ajoute du discrédit aux raisons premières qui ont prévalu lors de ce séjour de l'imam hors du pays.

Une tentative de retour plus virtuelle que réelle

S'agissant de l'imam et de ses ouailles, l'on peut imaginer que leurs effets de manche et de déclaration visaient à tâter avant tout le terrain. Et probablement, à obtenir une réponse des autorités par rapport à son retour à Bamako sans difficultés. Cependant, personne n'était dupe au Mali, ce retour sans consensus était à risque. Ce qui expliquerait les conseils avisés de certains leaders religieux parmi ses <em>"amis"</em>. Ces derniers lui enjoignaient de renoncer en effet à son retour dans l'immédiat et de permettre une implication des associations islamiques et surtout du Haut conseil islamique qu'on n'a pas entendu. Mais dont l'entregent pourrait permettre un retour plus apaisé et civilisé d'un homme dont j'ai l'outrecuidance de croire que sa réputation est sûrement surfaite de nos jours.

Je suis effectivement convaincu que Mahmoud Dicko, en dehors de ses turpitudes hors du pays, est loin de l'image effrayante d'un épouvantail ou d'un revanchard. Ce n'est qu'un revenant ! Comprenons, un homme idyllique, à l'immense savoir qu'il doit mettre à profit pour distiller sa parole de sagesse dans sa mosquée.

Tel est pris qui croyait prendre

Rappelons que d'autres griefs existent bel et bien entre la transition et Dicko, comme l'attitude des prédicateurs jugés radicaux ou subversifs, plus ou moins proches de l'imam, c'est selon… À cet égard, il y a ce cas d'un proche de l'imam Mahmoud Dicko, qui aurait été enlevé par des individus non identifiés. Celui-ci préside le comité d'accueil de Mahmoud Dicko. Il y a aussi les cas des prêcheurs dont les sermons ont été jugés politiques et dont certains sont mis en dépôt à la maison d'arrêt de Bamako.

Les frontières de la laïcité ont été franchies

Par ailleurs, des déclarations subversives ont été imputées à l'imam Mahmoud Dicko depuis sa retraite en Algérie et au cours d'un forum en Arabie saoudite. Au sujet de la nécessité de la tenue des élections au Mali, de l'application de la charia, etc., qui ne sont pas de nature à rassurer les autorités de la transition.

S'y ajoute un retour en grande fanfare avec effets d'annonce de ses partisans en vue d'une mobilisation pour l'accueil de l'imam. Une posture qui en dit long sur la réaction conséquente des sécurocrates du régime.

Le mutisme inquiétant des autorités

En outre, la clameur du camp de l'imam a laissé place à toutes sortes de supputations en raison du mutisme des autorités qui l'a accompagné.

Cette attitude de marbre des autorités, depuis l'annonce du retour de l'imam durant plusieurs jours, a laissé place à un confidentiel du directeur régional de la Police du district de Bamako. C'est un ordre de service, dans le jargon sécuritaire qui veut dire <em>"une décision prévue par la loi et qui est exécutoire"</em>, signé le 13 février à la veille de l'arrivée annoncée et jugée probable de Mahmoud Dicko par les autorités.

Tôt le 14 février, l'opinion découvre, grâce à cet ordre de service <em>"confidentiel"</em> qui a pourtant fuité stratégiquement et abondamment sur les réseaux sociaux, la mise en place d'un vrai dispositif de dissuasion (assimilable à un plan de guerre). Le directeur régional de la Police du district de Bamako "édicte" en effet la mobilisation générale de toutes les forces sécuritaires de la capitale.

Toutes ces forces ayant pour mission, entre autres, de <em>"sécuriser les personnes et les biens ; d'interpeller les fauteurs de troubles ; de secourir les personnes dans le besoin, etc.".</em> Non sans recommander particulièrement d'agir avec <em>"la plus grande prudence, fermeté et courtoisie".</em> Cela dit, un second round est à prévoir, même si tout indique qu'il sera dans un délai raisonnable et se fera après consultations, conciliabules et concessions de part et d'autre.

&nbsp;

<strong>Seidina O DICKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BenbereVerif : Cette ancienne vidéo montre une cérémonie de prière, pas l’investiture de Donald Trump</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/benbereverif-cette-ancienne-video-montre-une-ceremonie-de-priere-pas-linvestiture-de-donald-trump-3096429.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 21 Feb 2025 01:15:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux prétend montrer le président américain Donald Trump écoutant une lecture du coran lors de son investiture. Elle a été sortie de son contexte.</em>

Avec plus de 300 000 vues, l’extrait prétend montrer le président américain assistant à une récitation du Coran, accompagné de la mention trompeuse : «Il récite le Coran à l’investiture de Trump.» Cette vidéo a suscité de nombreuses réactions.

Un service de prière national traditionnel

En réalité, la vidéo a été publiée le 21 janvier 2017, soit le lendemain de l’investiture de Donald Trump pour son premier mandat présidentiel. Il s’agissait d’un service de prière national interconfessionnel, organisé à la Cathédrale nationale de Washington. Cette cérémonie marque traditionnellement la dernière étape de la transition pour le nouveau président américain.

Lors de ce service, des représentants de diverses confessions sont invités à intervenir, y compris des responsables musulmans. C’est dans ce cadre que la lecture d’un passage du Coran a eu lieu, symbolisant la diversité religieuse des États-Unis.

<strong>Une vidéo de 2017</strong>

En janvier 2025, après l’investiture du nouveau président américain, un événement similaire a eu lieu. Le service de prière national a, une fois de plus, inclus des lectures issues de diverses confessions, y compris un appel à la prière musulmane. L’événement complet peut être visionné ici.

Cette vidéo datant de 2017 ne correspond donc ni à une investiture ni à un événement récent. Elle illustre une fois de plus l’importance de vérifier l’origine et le contexte des contenus diffusés en ligne pour éviter de tomber dans le piège de la désinformation.

<strong>Par Abdoul Salam Dicko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>A vos plumes : Epargnez le porte&#45;monnaie de la pauvre majorité résiliente</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/a-vos-plumes-epargnez-le-porte-monnaie-de-la-pauvre-majorite-resiliente-3096302.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 01:40:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Certaines décisions, surtout si et quand elles touchent le porte-monnaie de la majorité pauvre et résiliente, doivent émaner de cette majorité, pour justement bénéficier de son adhésion. Même si le montant, en termes de pourcentage, peut paraître minime ou même    «<em>ne représenter que</em>». Par exemple, enlever 100  F CFA du «<em>prix du condiment</em>», même si 100 F CFA paraissent minimes, croyez-moi, ça se ressent sur le repas ; sur le goût ou la quantité, ou alors les deux. Et même sur la cohésion dans le couple.

J'ai été marquée par une histoire qui m'a été racontée, il y a quelques années, certes, mais qu'est-ce qui a changé ? Une personne qui peinait à réunir 100 F CFA pour acheter son traitement. Par ailleurs, nous ne devons, nous voiler la face, si nous voulons avancer. Oui, le Malien ne rechigne pas, ou plutôt ne rechignait pas, à contribuer <em>«pour la patrie</em>». Le hic, c'est qu'on n'a jamais ni retour ni rapport... À part parfois des articles enflammés suite aux flops. Ou l'enrichissement fulgurant de quelques-uns...

Il y a aussi une sorte de dissonance dans le timing. Il y a deux ans, cette mesure de nous «<em>taxer spécialement</em>» sur nos opérations téléphoniques serait passée comme une lettre à la poste. La confiance du peuple en ses dirigeants, la communion d'alors… le permettaient. Entre-temps, il y a eu trop de rêves brisés, d'élans cassés. Et les rapports des structures chargées de la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite, confirment hélas ce que nos yeux voient et ce que notre souffrance au quotidien nous fait vivre.

C'est triste ! Mais, les amis, l'espoir ne meurt jamais. Mieux, il a cela de beau et de bon, qu'il est disponible à profusion, pourvu d'être branché sur la bonne fréquence. La vie est une somme de leçons, dont l'usage que nous faisons, est déterminant.

<strong>KKS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bien dit : «Un homme politique ne doit jamais abandonner le champ de bataille» !</title>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 01:15:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«Dans la société des Humains, il y a des femmes et des hommes qui pensent qu’à un certain âge, la sagesse aidant, un Homme politique doit abandonner le champ de bataille. Les politiciens qui cherchent leur pain à travers la politique peuvent le faire ! Mais pas l’Homme politique qui ne déserte jamais le champ de bataille. L’Homme politique est un militant. Le militant ne cesse d’être militant que dans la tombe ! Et encore ! Le militant c’est la réflexion et l’action permanentes» !

<strong>Dr Ali Nouhoum Diallo</strong> (La parole d’un petit fils contre la parole de son grand père)

<strong>Maître de Conférences agrégé de médecine Interne,</strong>

<strong>Ancien Président de l’Assemblée nationale du Mali…</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle :  De l’orgueil à la fierté</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 02:01:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’histoire nous a montré que les grands conflits ont souvent été alimentés par l’orgueil tant au niveau individuel que communautaire. Les motivations individuelles nourries par le pouvoir que détient une personne la poussent à l’extrême dans les choix et les prises de décisions qui ne sont pas forcément salutaires.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>David Hume dans son traité sur la nature humaine disait, je cite : <em>"</em><em>Tout ce qui donne une sensation plaisante et qui est relié au moi, excite la passion de l’orgueil</em><em>"</em>. L’orgueil est la source de plusieurs maux dont souffre le monde d’aujourd’hui : colère, mépris, surestime de soi, vanité, dérives autoritaires, tensions politiques, dominations et même la guerre.

Il y a une confusion notable entre l’orgueil et la fierté. Beaucoup verront ou croiront que certaines décisions sont dictées par un sentiment de fierté, d’appartenance alors que cela n’est que pur orgueil ! Oui, la fierté est totalement à l’opposé de l’orgueil. La fierté est un sentiment d’estime de soi ou d’appartenance à une entité, qui trouve sa source dans la joie qui découle d’une action ou d’un fait à succès.

Pour passer de l’orgueil à la fierté, il faudrait savoir utiliser les ressources et le pouvoir que l’on détient pour créer de la valeur pour soi et pour tous. Petite illustration : dans le monde du football, nous entendons et voyons souvent que certains joueurs sont très orgueilleux, suffisants de leurs personnes, de leurs réussites, trop sûrs d’eux. Cependant, ils ont su utiliser leurs talents au service de leur équipe et pour en faire une Dream Team qui a remporté des tournois, des trophées, des titres du national au régional et jusqu’au mondial. C’est beau de voir un pays jubiler de joie car son équipe à remporter la Can, la Coupe du monde ; jubiler de joie parce qu’un de ses athlètes est champion olympique…

Se séparer de son orgueil n’est pas simple quand on est puissant. Quand on détient le savoir on peut être tenté d’écraser l’autre, de montrer son pouvoir, d’ignorer l’autre pour lui faire mal, le détruire. Cependant, l’orgueil peut devenir une force s’il est bien orienté, de sorte à créer un environnement propice au développement, au succès.

S’il est tourné vers la satisfaction de soi-même ou de son entourage immédiat, il peut détruire la fierté, essouffler les aspirations, étouffer les progrès accomplis et détruire les fondements du futur.

Trop d’orgueil peut aussi finir dans l’autodestruction. D’erreur en erreur, de refus d’écouter, de pardonner, de tourner la page, d’avoir comme objectif la satisfaction commune ; on peut se plonger directe dans un environnement d’incompréhension, de stress, d’échecs successifs, et jusqu’à l’isolement.

Il devient utile à ce moment de voir la main tendue, de changer son fusil d’épaule, de s’ouvrir et d’écouter l’autre, de se remettre en question afin de retrouver un chemin plus stable, un nouveau souffle de vie, une nouvelle ferveur, de nouveaux objectifs. Cela vaut individuellement et communautairement.

Il faut savoir reculer pour mieux sauter. Chacun a un moment donné de sa vie en a besoin, quand un trou est devant soi, pour ne pas finir dans les sombres profondeurs. Nous avons reculé stratégiquement, énergétiquement, organisationnellement, financièrement, et dans d’autres domaines, en espérant poser de nouvelles bases pour sauter au loin et créer un sentiment de fierté dans le futur.

Parce que c’est notre Mali.

<strong>Muriel Jules</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père :  Je remémore l’avant août 2020 !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-je-rememore-lavant-aout-2020-3096086.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 01:27:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Oui grand-père ! Tu te rappelles. Nous sommes en 2020, entre juin et août, commença une sorte de gestion du Mali par émotion, le sensationnel et la légitimité populaire. Des hommes et des femmes politiques et certains religieux se transformèrent en des libérateurs nationaux. Des marches, des émeutes jusqu’à une insurrection populaire pour, disent-ils, sauver le Mali et libérer les Maliens.

Oui grand-père, en ce moment, c’était la catastrophe. L’insécurité avait même atteint Bamako. Des camps à Bamako et même l’Aéroport. Tout était devenu des cibles d’attaque. Des villes entières étaient sous embargo terroriste. Les localités qui n’étaient sous accord jihadiste vivaient le calvaire. Champs et greniers brûlés. Femmes et enfants assassinés.

Et pis, personne n’osait parler ou commenter. Ils avaient fermé la bouche à tout le monde. Les entreprises se fermaient. Le chômage s’accentuait. Il n’y avait plus d’électricité que quelques heures dans la journée. Rien ne bougeait. Pis encore, le gouvernement augmentait les taxes sous l’œil incapable des citoyens. Oui grand-père, le calvaire malien avait atteint le sommet. Du jamais vu.

L’école et la santé, n’en parlons pas. Août 2020 ? C’était le chaos. Les écoles étaient fermées partout au centre et au nord du Mali. Il y avait une rébellion, du banditisme et l’insécurité partout. Au centre, au nord, dans les alentours et aussi à Bamako. On n’épargnait pas les camps même l’Aéroport. Des convois de ministre. Tout était devenu des cibles. On était venu à bout du chaos avant le 18 août 2020.

Politiquement, la crise était profonde. Des fronts politiques partout mais qui n’osaient jamais parler. Car devant, il y avait l’atteinte au crédit de l’Etat et ou actes subversifs. Les portes de la prison ou de la disparition ou bien de l’asile politique. La parole n’était plus libre. Les marches et les sorties n’étaient autorisées qu’aux seuls soutiens. Les mouvements et les partis étaient réduits au silence.

Oui grand-père ! Avant les libérateurs du 5 juin et les "paracheveurs" du 18 août, on était venu à bout du gouffre avec la dictature du gouvernement. L’information, la libre pensée et expression étaient enfouies sous les bottes, pardon, dans des boites noires. Il était prêché, une pensée unique, une doctrine unique et une voie unique. Pas d’alternative !

Oui grand-père, notre libération du 18 août, par nos grands libérateurs politiques et religieux. Ces grands défenseurs du boulevard de la démocratie et de la dictature. Oui ces défenseurs de la Constitution et grands partisans de coup d’Etat. Oui nos démocrates qui sont pour l’Accord d’Alger et pour la prise de Kidal. Je les salue ici dans cette 287e lettre.

A mardi prochain Inch Allah !

<strong>Lettre de Koureichy</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Gouvernance exemplaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-gouvernance-exemplaire-3095907.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 13:30:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 12 février 2025, le Président du Libéria, Joseph Boakai, a pris la décision de suspendre 457 fonctionnaires nommés par le Gouvernement. Parmi les agents suspendus figure le ministre délégué chargé du Budget, a annoncé la Présidence dans un communiqué. Ces fonctionnaires ont été épinglés par l’Agence anticorruption (LACC) pour n’avoir pas procédé à leur Déclaration de Biens avant le mois de novembre, conformément au Code de conduite des fonctionnaires.

Selon la présidence libérienne, «ils ont été suspendus pour une période d’un moins sans salaire ou jusqu’à ce qu’ils remettent leur déclaration». Le communiqué précise que «le président reste fidèle à son engagement en faveur de la bonne gouvernance, de l’intégrité et de l’Etat de droit».

Avant cette décision largement relayée par la presse internationale, le Président Joseph Boakai a suspendu pour «soupçon de corruption» la Président de la Société pétrolière nationale du Liberia (NOCAL), Mme Rostalyn Suakoko Dennis.

Voila des actes dignes d’une gouvernance exemplaire ! L’exemple doit venir du dirigeant. Et le Président Boakai a donné l’exemple. En juin 2024, il a publié sur plusieurs plateformes la déclaration de ses actifs en allant au-delà des exigences légales. «Les textes en vigueur obligent certains officiels à déclarer leurs biens avant d'entrer en fonction, mais ils ne sont pas tenus de publier leur déclaration». Pour combattre la corruption, il faut être exemplaire.

Au Mali, c’est une autre réalité. Le panorama est plutôt noir. L’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite donne des chiffres sur les fonctionnaires se soustrayant de l’obligation légale de déclarer leurs biens. De 256 en 2020, le nombre de fonctionnaires ayant déposé leur déclaration de biens à la Cour suprême a chuté à 60 en 2023. 1 479 déclarations de biens étaient attendues des agents publics. Selon l’Oclei (voir rapport annuel 2023, page 38), «le taux moyen de dépôt de déclarations des 1 479 assujettis est de 13,81% sur la période 2016-2023 pour un nombre total de 1 317 déclarations contre 8 874 attendues (1 479 déclarations par an pendant 6 ans). Ces chiffres montrent le faible niveau des déclarations des biens, mais également leur baisse continue depuis 2018 suite à la signature du protocole d’accord entre le gouvernement et les partenaires sociaux».

Personne n’a été sanctionné par les plus hautes autorités de la transition, malgré les multiples rappels adressés par l’Oclei au Premier ministre, chef du gouvernement. La loi n°2014-015/ du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite traite des sanctions du manquement à l’obligation de déclaration des biens. Selon l’article 35 de cette loi, «le refus de s’exécuter, dans le délai imparti, sera sanctionné, de la révocation ou de la déchéance immédiate de l’agent incriminé par l’autorité de nomination ou d’investiture. La fausse déclaration dûment établie par l’autorité compétente est punie d’une amende égale à douze (12) mois de salaire, perçu dans l’emploi occupé par l’agent sortant ou à percevoir par celui entrant. Les dispositions précédentes sont applicables sans préjudice de poursuites judiciaires, pour enrichissement illicite».

Un Président, un Premier ministre ou un ministre qui n’a pas donné l’exemple en déclarant publiquement ses biens peut-il sanctionner ceux qui refusent de respecter la législation en vigueur ?

<strong>Par Chiaka Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Goonga Tan : Tebboune perd le nord (au Mali)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goonga-tan-tebboune-perd-le-nord-au-mali-3095533.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 15 Feb 2025 01:10:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Nous entamons avec M. Dicko Seïdina, chroniqueur et éditorialiste qu'on ne présente plus, une nouvelle rubrique intitulée en peul : Goonga tan (Rien que la vérité !) Tout en ayant à l'esprit cette citation célèbre d'Eugène Ionesco : "La vérité est dans l'imaginaire. "  Avec l'espoir que chacun de nos lecteurs y trouve son compte</em>

Au sens figuré comme au sens propre, l'Algérie perd le Mali et son ascendant sur le Sahel. Entre ces deux pays, rien ne va plus. Jadis mamelle de la même chamelle, au gré de leur histoire mouvementée, ils s'éloignent l'un de l'autre ostensiblement.

Après la sortie du Mali de l'accord dit "d'Alger", la reconquête de la ville de Kidal et l'incursion des FAMa jusqu'à Tinzawaten, l'Algérie découvre en effet qu'elle perd sa carte maîtresse dans la déstabilisation du nord de notre pays.

Aujourd'hui, qui plus est, la situation se décante et se dévoile aux yeux des Maliens : <em>"si l'Algérie reste notre alliée éternelle, Abdelmadjid Tebboune, lui, n'est définitivement pas un ami du Mali"</em> tonnent nos compatriotes indignés par l'attitude de Tebboune et de certains de ses officiels à notre égard.

À cet effet, un enlèvement est venu mettre le nouveau front de Tebboune en lumière au Sahel. L'otage espagnol <em>"enlevé" </em>a été retrouvé, une petite semaine après, au nord du Mali, semble-t-il, par le nouveau <em>"Front de libération de l'Algérie au Sahel"</em> qui décidément ne s'entoure que de fronts de libération.

La donne ne change pas ni les méthodes pour tenter d'asseoir son hégémonie au Sahara et bien au-delà.

Seulement voilà, après avoir échoué à faire émerger le Front de libération du Sahara occidental, Tebboune s'aventure au Sahel en tentant de "vendre" sa nouvelle trouvaille : le Front de libération de l'Azawad (FLA).

À cet égard, il lui "offre", au cours d'un montage peu savant, l'otage espagnol censé avoir été retrouvé au Mali. Cependant, même l'otage en question ne s'y est pas laissé prendre à ce jeu subtil et a omis de remercier ses supposés bienfaiteurs du FLA lors de sa <em>"libération".</em>

Une opération qui n'a trompé personne, même pas les pseudo-observateurs occidentaux si prompts à vanter l'omnipotence des hommes bleus au Sahara.

L'enlèvement et la récupération de l'otage en question n'ont en effet pas reçu les échos escomptés. Aux yeux de tous, Tebboune remet en selle le sauvetage d'un otage espagnol, kidnappé en Algérie, afin de mettre en lumière les combattants du FLA.

Ainsi peut-on lire : <em>"Une semaine d'enlèvement dans le vaste désert et un otage l'air serein."</em> Un tilt dans la révélation de nos confrères qui ajoutent mi-figue, mi-raisin que : <em>"Gilbert Giane Navarro [c'est le nom de l'otage en question] remercie le président algérien [comme une indication de son importance dans l'affaire de sa libération], une semaine après son rapt dans l'Assekrem [le sud algérien]. Il omet le FLA."</em>

Ces forces jihado-rebelles maliennes sont censées avoir empêché son transfert au GSIM (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans) d'Iyad Ag Ghali, l'autre composante du FLA. Que dis-je de son bras armé ! C'est dire que l'infatigable Tebboune, fort heureusement pour le Mali, poursuit un raid solitaire, esseulé et abandonné avec tous ses <em>"fronts de libération"</em> sur les bras.

Ses soutiens d'hier, comme le Mali, l'abandonnent dans son rêve de reconstituer un grand Sahara que rien (ni l'histoire ni le droit international) ne l'autorise à refaire.

<strong>Seidina  DICKO</strong>

<em>.     </em><strong>     </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pourquoi ça passe difficilement !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/pourquoi-ca-passe-difficilement-3095442.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 12:15:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Conseil des ministres du 5 février 2025 a adopté des mesures visant à instaurer certaines taxations. Dont l’Ordonnance n°2025-007/PT du 7 février 2025 portant institution de la contribution spéciale de solidarité et de la contribution spéciale sur la consommation des boissons alcoolisées déjà signée par le Président de la Transition, le Premier ministre et le ministre de l’Economie et des Finances.

Selon l’article 2 de cette Ordonnance, la coordination spéciale est assise sur le chiffre d’affaires hors taxes réalisé par les entreprises relevant de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux ou de l’Impôt sur les Sociétés. Le taux de la contribution spéciale de solidarité est fixé à 0,5%. La même Ordonnance fixe les tarifs applicables aux boissons alcoolisées.

Le ministre de l’Economie et des Finances est monté au créneau, à travers une intervention diffusée à la télévision nationale. Quelques jours après, il a animé en compagnie du Premier ministre une conférence de presse pour tenter de convaincre l’opinion sur la justesse de ces mesures. Pour le Chef du gouvernement, les imputations sur les recharges téléphoniques et les transactions de mobile money sont ‘’tenables et supportables’’.

Sauf que, de toute évidence, ces mesures passent difficilement au sein de l’opinion publique. En un mot, elles sont impopulaires. La rue grogne de plus en plus. Les réseaux sociaux s’enflamment de commentaires. Pourquoi ça passe si difficilement ?

Les populations s’appauvrissent de jour en jour contrairement au train de vie de l’Etat. Les dirigeants de la Transition continuent de bénéficier des mêmes avantages que leurs prédécesseurs. Le Président de la Transition bénéficie du même traitement qu’un Président de la République. Idem pour le Premier ministre et les membres du gouvernement. Le fait pour le Président de la Transition et l’actuel chef du gouvernement de consacrer une partie de leurs fonds de souveraineté aux œuvres sociales est-il synonyme de renonciation à un avantage ? Les membres du Conseil national de transition (CNT) se donnent les mêmes avantages que les députés de l’Assemblée nationale. Certains  ont même eu l’outrecuidance de déclarer publiquement que le moindre rotin ne sera soustrait de leur traitement. La promotion des colonels de l’ex-Cnsp et certains de leurs compagnons au grade de  généraux a forcément des incidences financières supportées par le Trésor Public.

Ces mesures impopulaires passent difficilement parce que les populations attendent toujours une réduction du train de vie de l’Etat, au moment où les budgets de certaines institutions connaissent une hausse. Elles passent difficilement parce que les citoyens n’ont pas encore vu une diminution de 50% des avantages du Président de la Transition, du Premier ministre, des ministres, des membres du CNT ainsi que des fameuses caisses noires.

La colère monte au sein dune population fortement éprouvée par  la précarité. Les denrées de large consommation comme le riz ont connu une augmentation de plus 20%. Au même moment, plusieurs secteurs d’activité demeurent fortement impactés par la crise énergétique.

Les gouvernants ressentent-ils la douleur de la population ?

<strong>Chiaka Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil De Le Matin : Assumer sa souveraineté face au péril écologique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-assumer-sa-souverainete-face-au-peril-ecologique-3095379.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 01:47:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[De nos jours, la préservation de nos richesses de toute prédation et la protection de notre environnement sont des domaines où nos décideurs doivent réellement exprimer notre «<em>souveraineté retrouvée</em>» ! Ils (richesses et environnement) doivent être défendus sans état d’âme compte tenu des enjeux (économique, socioculturels, politiques…) et des intérêts pour le présent et l’avenir du pays.

Nos cours d’eau se meurent depuis des décennies à cause des activités humaines, notamment l’orpaillage utilisant abusivement des machines (dragues…) et des produits toxiques comme le cyanure. Ainsi, depuis des semaines, l’eau du fleuve Niger est devenue jaunâtre alors qu’elle est d’ordinaire bleuâtre. Nous connaissons tous la source de ce changement périlleux aussi bien pour les humains que pour la faune et la flore : l’orpaillage dans lit du fleuve et de ses principaux affluents !

Et cela ne date pas d’aujourd’hui. «<em>Depuis plusieurs années, des entreprises étrangères, avec la complicité d’acteurs locaux, exploitent nos ressources naturelles sans aucun respect pour l’environnement ni pour la vie humaine… Femmes, enfants et jeunes hommes périssent ensevelis sous des éboulements, transformant notre terre en un cimetière à ciel ouvert</em>», a récemment dénoncé un citoyen de Kangaba dans une «<em>Lettre ouverte</em>» pour interpeller le gouverneur de la région de Koulikoro et les autorités de la transition.

Mais, il y a toutes les raisons qu’il soit déçu car, nos autorités n’ont jamais eu le courage de prendre le taureau par les cornes face à ce péril humain et écologique. Face à ce drame, on entend toujours que «<em>la situation alarmante du fleuve Niger doit interpeller chaque citoyen où qu’il se trouve car ce fleuve est le moteur de notre économie</em>». C’est à fendre le cœur parce que le niveau de pollution dû aux activités illégales pratiquées par certains a atteint son point culminant et nous savons tous que la sensibilisation a aussi montré ses limites. Ceux qui se livrent à ces activités illégales sont conscients des risques auxquels ils exposent nos cours d’eau et les activités socioéconomiques qui y sont liées. Mais, préoccupés par leurs propres intérêts, cela les laisse indifférents. Et surtout qu’ils sont conscients d’être protégés par l’impunité acquise par la corruption de ceux qui doivent normalement s’opposer à leur prédation.

«<em>Notre maison brûle et nous regardons ailleurs</em>» ! C’est ce qu’avait déploré l’ancien et défunt président de la France, Jacques Chirac, le 2 septembre 2002 devant l'assemblée plénière du 4ᵉ Sommet de la Terre  (26 août- 4 septembre 2002). C’est le sentiment que les autorités maliennes nous donnent aujourd’hui face à l’exploitation abusive, illégale et destructrice de l’environnement à laquelle se livrent des étranges avec la complicité et la cupidité de certains de nos compatriotes. Au lieu d’agir, nos décideurs se perdent dans la conjoncture. Depuis quand un État est-il impuissant à protéger ses richesses et son environnement de la prédation alors qu’il revendique une souveraineté retrouvée à tout bout de champ ?

A Madame le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, nous disons que le temps «<em>des instructions fermes</em>» est révolu. La situation est tellement dramatique qu’il faut agir aujourd’hui avec toute la rigueur requise en appliquant strictement les textes en vigueur. L’orpaillage dans le lit des cours d’eau est interdit. Et l’Etat doit prendre toutes ses responsabilités pour qu’il en soit ainsi, pour que force reste à la loi si notre génération ne veut pas porter devant l’histoire «<em>la responsabilité de la disparition</em>» du fleuve Niger et d’autres cours d’eau comme la Falémé, un affluent du fleuve Sénégal dont les eaux sont aujourd’hui polluées par l’orpaillage sauvage. Il est temps que nos décideurs sortent de la fuite en avant, de la politique de l’autruche pour pleinement assumer leur devoir en matière de protection de nos richesses et de notre environnement. Il leur revient d’imposer le respect à tous et par tous les moyens, notamment par la répression sans état d’âme.

Il est temps que l'Etat travaille sur tous les leviers permettant de préserver l'environnement et assurer un développement durable et équilibré du pays. Et cela d’autant plus que le rôle de l'Etat dans le domaine de l'environnement et du développement durable est de coordonner les actions de lutte contre les menaces naturelles et les risques industriels majeurs. Trêve de discours ! Qu’on nous démontre par les actes concrets cette volonté affichée lors du conseil des ministres du 22 janvier que nos autorités sont aujourd’hui déterminées à combattre l’exploitation illégale de nos richesses et la périlleuse destruction de notre environnement. Un Etat souverain est celui qui ne tergiverse pas avec son développement et le bien-être de sa population, la génération future.

Il est vrai que notre responsabilité commune n’est pas moins engagée dans ce drame auquel nous assistons. Ne confondons pas notre indifférence avec l’impuissance d’aller au-delà de la simple dénonciation pour pousser l’État à s’assumer. À défaut, nous devons agir pour ne pas être jugés par l’histoire, à la même enseigne que ceux à qui nous avons laissé la gouvernance du pays et qui n’ont pas été capables d’assumer leur responsabilité régalienne !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bien Dit : «L&amp;apos;avenir du Mali repose sur notre capacité collective à bâtir la paix»</title>
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<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 01:24:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«Le Mali traverse une période de transition qui exige responsabilité, unité et engagement de tous. Nous devons dialoguer, rassembler et agir pour relever les défis de sécurité, de développement et de gouvernance… L'avenir repose sur notre capacité collective à bâtir la paix et le développement durable» !

Me Mountaga Tall, Président du CNID-Faso Yiriwa Ton

<em>Entretien accordé à la chaîne panafricaine Afrique Média</em>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les soliloques d’Angèle :  Ramadan et carême ensemble !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-ramadan-et-careme-ensemble-3095090.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 13:11:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Y a-t-il y une meilleure façon de vivre la fraternité ? Ce mois de mars 2025 devrait, selon la foi en Dieu, apporter beaucoup de grâces, vu le nombre de fidèles des confessions musulmanes et chrétiennes qui vont vivre un même temps de jeûne, de partage et de dévotion. Dieu regarde avant toute chose le cœur de celui qui se soumet à lui et lui reste fidèle.

Le mot Ramadan, temps de prières et de privations pour les musulmans car les fidèles s'abstiennent, entre autres, de manger, de boire, de fumer et d'avoir des relations sexuelles, du lever du soleil à son coucher provient de la racine arabe "ar-ramad", qui signifie "chaleur accablante". En l'an 610, l'ange Gabriel serait apparu dans la grotte de Hira au prophète Muhammad - PSL et lui aurait révélé le Coran, le livre sacré islamique. Cette révélation, Laylat Al Qadar - ou la "Nuit du Destin" - aurait eu lieu pendant le Ramadan.

Le mot Carême qui est employé par la communauté chrétienne pour désigner le temps de privation en appliquant les 3 piliers : prier, jeûner et partager ; dérive du terme latin "quadragesima", qui signifie "quarantième". Cette période dure quarante jours, hors dimanches. Le nombre quarante symbolise les années passées par les Hébreux dans le désert du Sinaï après avoir quitté l'Égypte, sous domination de pharaon, vers l’an 1300 av J.-C, et avant d'atteindre la terre promise.

Tant de prières qui vont monter pour rendre grâce, demander pardon, demander les faveurs… ne devraient pas faire de mal. Ces deux temps forts, le ramadan et le carême imbriqués vont certainement en plus de renforcer la foi, la fraternité, faire réfléchir à ce que l’humanité traverse et peut être touchée encore la corde sensible de l’amour de l’autre. Cela se vivra certainement à travers les partages de repas aux démunis, ruptures collectives de jeûne, visites aux familles et des proches, prières les uns pour les autres…

Il est aussi important d’aborder les dérives financières liées à ces temps qui devraient être des temps de pauvreté et de chasteté. Les crédits contractés pour les dépenses, les spéculations et hausses des prix des denrées bien que les prix soient réglementés, les tables superbement garnies de mets fins et abondants, les budgets généreux pour les fêtes à la fin de la période sont devenus contagieux, une dépendance…

L’essence même de ces temps se perd, accentué par le gaspillage à outrance, la baisse de productivité, le retard et l’absentéisme au travail, les prix déguisés sous le terme "solde" qui ne sont pas plus bas que la normale, l’humeur instable des personnes, et quand approche l’heure d’aller manger, les comportements désagréables dans la circulation, toutes ces injures, et mots déplacés n’ont-ils pas détruit l’effort de sanctification fait la journée ?

C’est chaque année que nous vivrons ces temps jusqu’au jour de notre départ que nous ne connaissons pas ! Autant la vivre le plus sainement possible afin d’être digne de recevoir les grâces que nous espérons et de la rendre facile pour tous, avec humilité, considération, tolérance, en partageant avec le voisin, le passant, le mendiant, en famille, au bureau...

Parce que c’est notre Mali.

<strong>Muriel Jules</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ça se passe au Grin : &amp;quot;Cela ne peut pas passer&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-cela-ne-peut-pas-passer-3095086.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 13:09:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les membres du grin invitent le gouvernement de Transition à revoir sa décision concernant la taxe sur les services de télécommunications et mobile money. Ils pensent que cela ne peut pas passer surtout en cette période de crise économique.

<em>"Même les frais de transaction actuelle nous font très mal à plus forte raison d'en ajouter"</em>, lancent-ils. Les membres du grin disent avoir l'impression que les autorités n'ont pas souci de la fragilité des populations. <em>"On veut que cette Transition réussisse, c'est pourquoi, on a accepté cette situation déjà difficile mais, il ne faut pas vite aller au besogne"</em>, préviennent-ils.

En effet, les membres du grin auraient appris que désormais sur chaque recharge de 1000 F CFA, le consommateur recevra 900 F CFA sur son compte crédit, soit une retenue de 10%. Concernant, les transactions Orange Money ou Moov Money, le client paiera le double, soit 1% pour l’opérateur et 1% pour l’Etat. En termes clairs, les frais de retrait de 10 000 F CFA passent de 100 à 200 F CFA.

Au grin les membres pensent que le moment est mal choisi pour mettre en œuvre ce genre d'initiative. A les entendre, nos autorités doivent attendre que les conditions des populations s'améliorent. Elles doivent également réduire leur train de vie avant de se lancer dans ce genre de projet.

<strong>Ibrahima Ndiaye</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à grand&#45;père :  Le patriotisme à quel coût ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-le-patriotisme-a-quel-cout-3095080.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 13:02:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Oui cher grand-père, depuis le 18 août 2020, au Mali, on ne cesse de faire appel au patriotisme pour justifier toutes les politiques et appeler à toutes sortes de résilience souvent même au silence. Le peuple a été divisé en deux entre les patriotes et les apatrides. Tous ceux qui étaient contre les dynamiques politiques, sont taxés de 100 F CFA, pardon d’ennemis de la nation.

Dans tous les domaines, nous avons été appelés au patriotique et à la résilience. Tout murmure ou acte contraire est apatride et ennemi de la nation. Il ne faut jamais être au grand jamais contre. Ceux qui sont contre sont des "Fasoden djougou" et autres les "Faso den gnouman". Dans toutes leurs décisions. Quel que soit le prix. C’est le patriotisme.

Quand on chassait des partenaires et toutes ses conséquences sur la balance de la <em>realpolitik</em>. Quand on fermait toutes les ONG et associations financées par des partenaires sans au préalable peser le coût. A chaque fois, les quelques voix dissidentes qui ont voulu se lever pour appeler à peser les conséquences. Demander si on était préparé ? Des apatrides !

Quand on demandait à la Minusma et ses ramifications de partir. Tous ceux qui ont appelé à peser d’abord les conséquences, tous ceux qui se sont souciés des travailleurs et les contractants de ces structures à mieux envisager les relais et les alternatives, ont été jugés au poteau d’apatrides et résignés au silence radio.

Quand il n’y avait pas d’énergie et que l’on a voulu revendiquer. C’était être au complot. Quand la vie était chère et qu’il fallait dénoncer. C’était une atteinte au crédit. Quand on a décidé de quitter la Cédéao, tous ceux qui ont pensé aux Maliens de la communauté et les biens qui circulent, n’ont d’autres appellations que des "vendus". Un patriote, ça se tait et ne murmure point.

Maintenant qu’on a juste demandé des 100 F CFA sur les transferts et les crédits et d’autres taxes à certains, le patriotisme veut prendre son envol chez tous. Comme s’il n’a jamais été. Oui grand-père, 100 F CFA est quoi devant ceux qui ont perdu des emplois et contrats de millions ? Et notre patriotisme de résilience nationale, où vont-ils aller ? Pour 100 F CFA ? Non grand-père ! A mardi prochain pour ma 287e lettre. Inch Allah !

<strong>Lettre de Koureichy</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entre Nous : Scandale ! : Le Général Goïta défié par les dragues</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-scandale-le-general-goita-defie-par-les-dragues-3094970.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 01:51:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le lundi 3 février 2025, le ministre de l’Energie et de l’Eau et sa collègue en charge de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable se sont rendus à la Station de Kalabambougou, un site de la Société malienne de gestion de l’eau potable (Somagep). Ils  étaient venus «s’imprégner de l’ampleur de la dégradation du fleuve – Niger, ndlr - due aux activités humaines, notamment l’orpaillage, qui constitue une menace croissante pour la qualité de l’eau brute et l’équilibre de l’écosystème».

En effet, sur place, les deux ministres ont constaté les phénomènes ci- après : «eau troublée et contaminée rendant son traitement plus difficile et coûteux pour les stations de pompage» ; «érosion des berges et dégradation de l’habitat naturel, mettant en péril la faune et la flore» ; et «menace sur les populations riveraines, exposées aux maladies hydriques et à une réduction de leurs ressources en eau».

Selon une note rédigée par un haut cadre d’une structure étatique, «l’utilisation incontrôlée de produits chimiques toxiques comme le mercure et le cyanure entraîne une altération significative de la qualité de l’eau, compromettant ainsi sa potabilité et menaçant la biodiversité aquatique ».

A des centaines de kilomètres de Kalabambougou, précisément à Kéniéba dans la région de Kayes, Yacouba Famanta, chef des prêcheurs, alerte dans une vidéo non datée sur la destruction du fleuve. Il pointe un doigt accusateur vers les Chinois et des dragues. Son témoignage est plus qu’émouvant. «Je désespère du Mali, parce que nos cris ne sont pas entendus par les autorités».

Ce qui se passe dans cette zone est une véritable tragédie environnementale et écologique. Une tragédie pourtant connue des autorités, comme en témoignent des actions entreprises par le ministère en charge de l’Environnement et celui des Mines. Sauf que ces efforts apparaissent comme une goutte d’eau face à l’ampleur de la tragédie et des complicités au sein de la haute administration. Car au moment où des services publics préparent à lui livrer une lutte sans merci, d’autres entités, en échange d’espèces sonnantes et trébuchantes, assument leur complicité avec les prédateurs.

Et pendant ce temps, les eaux du Niger et du Sénégal continuent d’être désespérément polluées, au grand dam des populations, faute de volonté politique au sommet de l’Etat malien. Les dragues défient le Général Assimi Goïta et son gouvernement. Un Etat sérieux accepterait-il de laisser détruire des cours d’eau aussi importants ? Pourquoi de tels actes se déroulent au Mali pendant que le Sénégal a pris des mesures draconiennes contre le fléau et de tels phénomènes sont ignorés en Guinée ?

Comparaison n'est certes pas raison. Souffrons cependant de celle-ci : récemment, pour vider Bamako de ses marchés à bétail, les princes du jour n’ont point lésiné sur les moyens. On peine donc à croire qu’ils soient incapables de protéger les eaux de nos fleuves en interdisant fermement les activités de dragage. Si le Général  Goïta le décidait dès demain, les dragues disparaitraient illico presto des fleuves et des étrangers ne détruiraient plus nos cours d’eaux. Qui est fou ? Il est inimaginable qu’il soit impuissant face à cette horde de prédateurs qui détruit en toute impunité nos cours d’eau. Il se doit d’agir. Ici et maintenant ! C’est maintenant ou jamais !

<strong>Par Chiaka Doumbia</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>BenbereVerif : «Deepfakes» : 3 pistes pour repérer sur les réseaux sociaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/benbereverif-deepfakes-3-pistes-pour-reperer-sur-les-reseaux-sociaux-3094964.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 01:27:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Face à la floraison des «deepfakes», la désinformation se propage à grande vitesse. Nous vous présentons trois pistes essentielles pour identifier ces contenus trompeurs.</em>

Les «deepfakes» sont devenus une menace grandissante. Ces vidéos et audios générés par l’intelligence artificielle, capables d’imiter à la perfection des voix et des visages, envahissent les réseaux sociaux. Leur impact dépasse largement le cadre du divertissement : ils peuvent manipuler l’opinion publique, nuire à la réputation et même influencer des élections. Selon le Forum économique mondial (WEF), le nombre de «deepfakes» en ligne augmente de 900 % chaque année, et le Mali n’échappe pas à cette vague. La toile malienne est de plus en plus submergée par ces contenus falsifiés, semant la confusion et alimentant la désinformation. Face à ce phénomène, il est crucial que chaque citoyen numérique apprenne à les détecter et à s’en prémunir.
<ol>
 	<li>Scruter les incohérences dans l’image et le son les «deepfakes», bien que souvent difficiles à détecter, laissent derrière eux des indices visuels et sonores qui peuvent trahir leur authenticité. Par exemple, les mouvements des lèvres ne sont pas toujours parfaitement synchronisés avec les mots prononcés, ce qui peut indiquer une falsification. De même, un sourire trop figé ou des yeux manquant de mouvement peuvent révéler une manipulation, car ces technologies peinent encore à reproduire les petites rides ou les micro-expressions naturelles du visage. Matthew Groh, chercheur au Massachussetts Institute of Technology, a coécrit une étude sur la détection des «deepfakes». Il note que «les incohérences dans les mouvements des lèvres et les expressions faciales sont des indicateurs clés pour [les] identifier». Enfin, des anomalies dans le son, comme une voix trop parfaite ou décalée par rapport aux expressions corporelles, peuvent également signaler un contenu falsifié.</li>
 	<li>Utiliser des outils de détection spécialisés</li>
</ol>
Les «deepfakes», de plus en plus sophistiqués, rendent la détection manuelle inefficace. Heureusement, plusieurs outils exploitant l’intelligence artificielle, comme Deepware Scanner, Sensity AI permettent d’identifier ces contenus manipulés en analysant chaque image et en détectant des anomalies invisibles à l’œil nu. Deepware Scanner examine les vidéos pour repérer les traces laissées par les algorithmes de falsification, telles que des variations incohérentes de pixels ou des transitions mal ajustées.  Sensity AI propose une détection automatisée des «deepfakes» pour les vidéos, images et audios, facilitant les investigations grâce à une interface intuitive et une API accessible. D’autres outils comme Forensically, InVID permettent d’analyser les images, de vérifier l’authenticité des vidéos et de détecter toute altération en temps réel.
<ol start="3">
 	<li>Vérifier les métadonnées des fichiers</li>
</ol>
Analyser les métadonnées des fichiers vidéo ou image est une méthode efficace pour identifier les «deepfakes». Ces informations intégrées dans un fichier fournissent des détails tels que l’appareil utilisé, la date de création ou les logiciels d’édition. Elles permettent de repérer des incohérences (par exemple, si une vidéo censée être authentique montre des traces d’édition récente avec un logiciel de manipulation). Des outils comme Fotoforensics ou ExifTool permettent d’examiner ces métadonnées et de détecter des anomalies. Ces logiciels analysent aussi les artefacts visuels, comme des zones où une image a été modifiée, révélant ainsi des manipulations subtiles. Vérifier les métadonnées est une stratégie clé pour révéler l’origine et les altérations d’un fichier. Face à l’ampleur croissante de la désinformation, ces approches offrent des solutions concrètes pour protéger la véracité des informations et préserver une opinion publique éclairée. La sensibilisation et l’éducation à ces techniques doivent devenir des priorités pour mieux armer les citoyens dans la lutte contre ce fléau numérique.

<strong>Par Abdoul Salam Dickoaar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décryptage :  Le devoir de génération</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-le-devoir-de-generation-3094618.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Feb 2025 01:41:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce matin, je ne parle pas des combats entre l’armée congolaise et le M23 avec le soutien du Rwanda et son lot quotidien de morts. Je ne parlerais pas non plus du départ des forces françaises du Tchad. Mais, il sera question du désamour entre la Cédéao et l’AES.</em></strong>

<strong>La bataille culturelle</strong>

Depuis le 9 janvier 2022, les projecteurs sont braqués sur le Mali. La raison : le pays de Modibo Keïta rejette les sanctions économiques et financières, prescrites par la Cédéao pour non-respect du calendrier électoral. C’est le point de départ d’une fronde qui ne tardera pas à faire des émules. À la faveur du putsch d’Ibrahim Traoré en septembre 2022 et de celui d’Abdourahamane Tiani en juillet 2023, le Burkina-Faso et le Niger rallient le Mali dans son opposition contre la Cédéao.

Le 16 septembre 2023, le Mali, le Burkina-Faso et le Niger créent l’Alliance des États du Sahel, AES, dont l’objectif est d’assurer leur sécurité. En lutte contre le narcoterrorisme, les chefs d’État des trois pays engagent une bataille culturelle. Au sens Gramscien du terme, cette bataille culturelle impactera malheureusement les rapports entre la Cédéao et l’AES.

Les exécutifs de l’AES réussissent à faire converger les opinions des populations dont les intérêts économiques et politiques sont sociologiquement antagoniques. Ceci dit, la rupture devient inévitable dans un contexte où les réseaux sociaux sont devenus les principaux canaux bactériens de la division. Partout, on se désaime.

<strong>Un dernier geste de solidarité</strong>

Le 6 juillet 2024 avec un thermomètre affichant 35°C, la ville de Niamey devient le point zéro des discussions scellant la future alliance entre les trois pays. L’AES fait sa mue dans la ville des odeurs des épices du grand marché invitant à déguster le Faccouhoye, ce savoureux plat du pays de Diori Hamani. À Niamey, sur les bords du fleuve Niger, l’AES est rebaptisée la Confédération de l’Alliance des États du Sahel. Une nouvelle architecture dans laquelle les populations espèrent mieux vivre. L’AES ne doit pas être une variante de la Cédéao.

En attendant, l’AES incarne l’impossible réconciliation entre les dirigeants ouest africains. La rupture est irréversible. Le 29 janvier 2025, clap de fin. D’engrenage en engrenage, le divorce est consommé entre l’AES et la Cédéao. Mais, par solidarité avec les populations, la Cédéao reconnaît <em>« jusqu’à nouvel ordre les passeports et cartes d’identité nationaux portant le logo de la Cédéao détenus par les citoyens »</em> de l’AES. Pas d’inquiétude. Officiellement ! Les uns se libèrent. Les autres se prosternent. Ainsi va l’Afrique ! La nuit enveloppe le rêve d’unité africaine.

<strong>Amélioration des conditions de vie </strong>

Mais, l’évolution du conflit entre la Cédéao et l’AES permet de mieux comprendre les difficultés des États africains à réaliser un projet de paix. En premier lieu, les dirigeants africains peinent à faire vivre l’idéal fondateur des luttes africaines pour les indépendances, celle de l’unité. Les conflits de positionnement géostratégique engloutissent le projet d’unité africaine : se défaire des liens coloniaux et construire les Etats-Unis d’Afrique.

Il s’est évaporé. Le glorieux passé historique, les riches réseaux de solidarité et d’échanges socioéconomiques sont rarement interrogés pour résoudre les crises actuelles. Conséquence : l’intensité des tensions agit comme un poison qui infuse les victimes. En deuxième lieu, les ressorts démocratiques, comme la consultation, sont rarement mobilisés pour créer les conditions d’une entente. Tout se joue sur un fatras de discours, serinés çà et là. Pourtant, notre devoir de génération à Lagos comme à Niamey, à Cotonou comme à Ouagadougou, à Dakar comme à Bamako nous enjoint de redonner sens à l’avenir de la jeunesse africaine dont l’amélioration des conditions de vie demeure le passage obligé.

Concluons. Certes, le divorce est prononcé. Demain, sur les blessures de la Cédéao et de l’AES, une autre organisation poussera, celle de l’amitié. Le jour se lèvera sur le continent et chacun contribuera à écrire l’histoire de l’Afrique postcoloniale dans un 21<sup>eme</sup> siècle où les ressources des États déterminent leurs capacités d’action.

&nbsp;

<strong>Mohamed Amara</strong>

<em>Sociologue</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Arme de Destruction Massive</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-arme-de-destruction-massive-3094384.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-arme-de-destruction-massive-3094384.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 13:32:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«Les armes atomique, chimique, biologique, radioactive peuvent être considérées comme persuasives. Mais l’Arme de Destruction Massive s’appelle, pour nous, la DESINFORMATION et nous, professionnels de l’information, sommes bien outillés pour la désamorcer, ce qui concourt à notre mission de service public», a déclaré Bandiougou Danté, Président du Comité de pilotage de la Maison de la Presse, lors de la cérémonie de présentation de vœux de Nouvel an au Président de la Transition. C’était le 31 janvier 2025 dans la salle des banquets du Palais de Koulouba.

Pour le Centre d’études stratégiques de l’Afrique, «la désinformation représente une menace déstabilisatrice à l’accès aux sources d’informations fiables sur lesquelles les démocraties dépendent». Car, développe-t-il, l’évolution rapide du paysage de l’information en Afrique a créé un levier asymétrique pour les acteurs anti-démocratiques qui cherchent à propager des fausses informations à des fins politiques.

Selon Bruce Mutsvairo, Luca Bruls, Mirjam de Bruijn, Kristin Skare Orgeret du Centre pour l'information, la technologie et la vie publique (CITAP) de l’Université de Caroline du Nord, «ces dernières années, la désinformation a joué un rôle central dans les campagnes politiques, les crises de santé publique, les conflits et le soutien aux putschs en Afrique, ce qui incite à examiner de plus près son fonctionnement et son influence sur la vie des sociétés à travers le continent ».

Avec la révolution technologique, la désinformation est devenue une Arme de Destruction Massive. S’il y a 30 ans, le paysan de Bougouni, l’éleveur de Bankass ou le prêcheur de Dia étaient toujours accroché à leur poste de radio, aujourd’hui, ils ont juste besoin de se connecter à WhatsApp, Facebook, Tik-Tok ou Tweeter pour obtenir des tonnes d’informations. En quelques secondes !

Les réseaux sociaux sont devenus, au fil du temps, des instruments importants pour véhiculer les fausses informations. Dont la circulation reste un enjeu majeur dans la lutte pour la conquête ou la conservation du pouvoir ! Pour gagner la bataille de l’opinion, les camps en conflit s’adonnent à toutes sortes de manipulations de l’information.

Les sites spécialisés-comme la plateforme Benbere- abattent un énorme travail de vérification des faits afin de lutter contre le fléau de la désinformation. Reste que le mal est si profond avec des acteurs importants et puissants, dont la survie est liée à la propagation des informations tronquées et au maquillage de la vérité. La fabrique de fakenews  est devenue une véritable industrie. Des faux profils sont créés. Des trolls sont en action. Des contenus mensongers sont véhiculés à dessein.

Le Président du Comité de pilotage de la Maison de la presse prêche-t-il dans le désert ? Ceux qui s’arment de la désinformation pour manipuler l’opinion publique sont-ils prêts à abandonner ces viles pratiques?  That’s the question.

<strong>Par Chiaka Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
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<title>BenbereVerif : Faux, cette perruque n’a jamais été portée par les juges et les avocats au Burkina Faso !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/benbereverif-faux-cette-perruque-na-jamais-ete-portee-par-les-juges-et-les-avocats-au-burkina-faso-3094358.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 13:24:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Un poste sur le réseau social X prétend que les autorités burkinabè ont interdit la perruque portée par les juges et avocats. C’est une fausse information : elles ont plutôt autorisé le port des costumes d’audience en Faso dan fani.</em>

«Le Burkina Faso a interdit ce tissu colonial dans ses tribunaux», lit-on dans un post X qui a fait 2,5 millions de vue depuis le 11 janvier. Son auteur, Sampa Kabwela, se définit sur son compte X comme «éditrice, artiste, coauteure Insoselo na Mapinda» venant de la Zambie.

La publication est accompagnée d’une photo montrant une perruque sur une table en bois. Plusieurs personnes dans les commentaires ont cru à ce post : «Je prie pour que les pays des Caraïbes fassent de même. Car j’en ai assez de voir nos pays noirs s’accrocher à des absurdités coloniales blanches que personne ne peut expliquer» ; «Ce président burkinabé fait des heures supplémentaires pour nettoyer les cerveaux des citoyens» ; «Je pourrais déménager à BF, j’aime bien les signaux qui viennent de là-bas ces derniers temps. La perruque est hilarante. Quel que soit son symbolisme traditionnel, ce n’est pas pour les Africains. Pourquoi n’avons-nous pas notre propre tenue de cour ? Peut-être que si c’était noir, ça pourrait être un peu attrayant…» ; «Tant mieux pour eux ! Puissions-nous également finir par nous libérer de nos entraves» ; «La décision du Burkina Faso est louable. L’utilisation de perruques, souvent considérée comme démodée, n’a plus sa place dans une société moderne et civilisée. Malheureusement, de nombreux avocats africains continuent de les porter, ce qui symbolise un vestige du colonialisme» ; «Que Dieu bénisse ces hommes. Ils sont sur la bonne voie» ; «Le capitaine Traore a raison de l’interdire, et j’espère que d’autres pays africains suivront son exemple.»

D’autres comptes X avaient fait des publications similaires comme Sahel Revolutionnary Soldier, qui a ainsi légendé sa vidéo : «Personne n’a jamais été en mesure de m’expliquer de façon convaincante pourquoi les juristes ou les huissiers de justice africains devraient porter ces perruques bizarres.» La fausse information a été également reprise par un media ghanéen dans une publication X.

Le monde anglo-saxon

On remarque que les commentaires, sous la publication sont en anglais – ce qui démontre que cette perruque est bien connue dans les pays de ceux qui commentent. Les commentaires sont du Zimbabwe, Kenya, Zambie, Namibie, Afrique du Sud, Jamaïque, Nigeria. Ces pays sont des anciennes colonies britanniques. Cette perruque est portée d’abord en Angleterre, ensuite dans ces anciennes colonies.

D’après le site judiciary.uk, le bureau du système judiciaire britannique, «les perruques ont fait leur première apparition dans une salle d’audience purement et simplement parce que c’est ce qui était porté à l’extérieur ; le règne de Charles II (1660-1685) a fait des perruques un vêtement essentiel pour la société polie. Les portraits de juges datant du début des années 1680 montrent encore des juges arborant avec défi leurs propres cheveux naturels, et les perruques ne semblent pas avoir été adoptées en masse avant 1685.»

Des costumes endogènes d’audience

Contrairement à ce que l’auteur du post veut faire croire, le 23 octobre 2024 le gouvernement Burkinabè a adopté en Conseil des ministres le décret sur le port de nouveaux costumes d’audience des magistrats et des greffiers. Edasso Rodrigue Bayala, ministre de la Justice et des Droits humains, a fait savoir que le port des costumes d’audience en Faso dan fani vise à promouvoir l’identité culturelle burkinabè et à redynamiser l’économie nationale. «Alors qu’une toge importée coûtait entre 900 000 et 3 millions de francs CFA, le nouveau costume endogène est proposé à un prix nettement plus abordable, soit 150 000 francs CFA, soit dix fois moins cher », a-t-il dit le 18 novembre 2024, lors de la cérémonie marquant le port officiel des costumes endogènes d’audience par les magistrats et greffiers du pays.

On peut suivre la cérémonie de port de nouvelles toges dans ce reportage de la télévision nationale burkinabè.

Jamais dans l’histoire du Burkina Faso, des anciennes colonies françaises et en France, les juges, les avocats et greffiers n’ont porté de perruques.

<strong>Par Oumar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Me Tall réussira&#45;t&#45;il le redressement de la démocratie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/me-tall-reussira-t-il-le-redressement-de-la-democratie-3094286.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 09:36:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Me Mountaga Tall, président du Congrès national d’Initiative démocratique Faso Yiriwa Ton (CNID FYT), un des initiateurs de la démocratie multipartite au Mali pourra-t-il la redresser ?

Me Mountaga Tall dont la devise du parti CNID FYT est « Rassembler pour construire » a trouvé en la révision de la Charte des partis politique une opportunité inouïe pour avancer ses pions sur le damier politique. Il a eu la pertinente idée de mettre ensemble 74 partis politiques, sûrement ceux qui ont compris que gouverner c’est prévoir. Tout est parti d’une lettre du gouvernement en date du 19 décembre aux partis politiques, leur demandant de lui transmettre leurs propositions et suggestions concernant la révision de la charte des partis politiques, au plus tard le vendredi 14 mars. En ligne de mire, la réduction du nombre des partis politiques, les conditions de création et de financement, le nomadisme politique, conformément aux recommandations des Assises nationales de la Refondation (ANR).

Ainsi, au lieu d’aller en rang dispersé, et peut être présenter des projets contradictoires, la classe politique gagnerait à présenter au gouvernement un projet commun de Charte des partis politiques, d’autant que tout le monde convient de la caducité de l’actuelle charte, veille de 20 ans. La rencontre a eu lieu le samedi 1er février au Centre international de Conférence de Bamako (CICB). Outre le CNID FYT de Me Mountaga Tall, la rencontre s’est tenue en présence de l’URD de Gouagnon Coulibaly, du Rassemblement pour le Développement et la Solidarité (RDS) de Pr Younouss Hameye Dicko et d’autres partis politiques. Noble cause, mais ce rassemblement doit aller au-delà de la révision de la Charte des partis politiques pour s’attaquer aussi aux questions fondamentales de la démocratie dans notre pays.

La démocratie pluraliste introduite au forceps en 1991 a été certainement pratiquée à l’envers, galvaudée souvent par ceux qui prétendent en être les défenseurs, les acteurs : les hommes politiques. Il est temps de la redresser pour qu’elle serve l’intérêt général et non les intérêts personnels ou partisans.

Le vote qui est l’expression de la volonté des citoyens, du peuple, n’a pas l’égard dû, le tripatouillage des résultats de vote est la pratique la mieux partagée, et la haute juridiction (cour constitutionnelle) a souvent assuré le troisième tour des élections.

En 2007, lors de la proclamation des résultats des législatives, l’alerte a été donnée par le président de la cour constitutionnelle de l’époque, feu Salif Kanouté, qui soulignait : « tous les acteurs politiques et candidats de quelque bord politique qu’ils soient se sont installés à demeure dans la fraude généralisée ». A cette occasion, le président Kanouté est allé plus loin avouant tacitement une impuissance de la haute juridiction : « J’ai la profonde conviction que tous les candidats se sont confortablement installés dans la fraude […] Les délégués de la CENI sont muets, les délégués de la Cour sont muets, les présidents des bureaux de vote sont muets ». Qui dit mieux !

Cette habitude qui ne date pas de 2007 venait de loin, elle remontait à dix ans plus tôt en 1997 : les élections législatives du 13 avril 1997. Alors qu’elles étaient organisées par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) présidée par l’avocat Me Kassoum Tapo, ces élections furent un fiasco, et annulées pour mauvaise organisation. Ce n’était pas que les opérations de vote qui étaient en cause. Ces élections que nous avons couvertes à Ségou où notre équipe s’est rendue la veille 12 avril ont été marquées aussi par des violences, avec mort d’homme la veille dans la nuit du 12 au 13 avril par des explosions de grenades jetées dans un domicile. Le jour de scrutin a été marquée par des scènes de guérilla, des courses-poursuites entre les militants de partis opposés, l’ADEMA PASJ au pouvoir étant déterminée à chasser de l’Assemblée nationale, l’opposant CNID FYT, y compris par la violence. Le cadre ADEMA PASJ, Seydou Traoré, futur chef de projet de forêts classées et futur ministre de l’Agriculture, dont le véhicule a été saccagé ce 13 avril peut-il démentir?

Après trente-quatre ans de démocratie multipartite, on est loin des comptes. Le développement économique et social, le bien-être individuel et collectif des Maliens n’est toujours pas au rendez-vous, les services sociaux promis et figurant en bonne place dans les différents projets de société des trois centaines de partis politiques, ont manqué à l’appel des réalisations : sécurité, santé, éducation, électricité, sécurité alimentaire, assainissement, infrastructures routières. Des problèmes que le pouvoir de transition tente de résoudre.

On a une classe politique divisée, émiettée en dehors de toute raison objective. Est-il possible d’avoir 100 projets de société valables pour un Mali indivisible ? Certaines divisions tiennent à la boursouflure démesurée de l’égo des dirigeants politiques, aux questions de personnes, à la tendance manipulatrice des uns et au manque de carrure politique des autres. Bref, de 1991 à ce jour le Mali est à la recherche de l’homme d’Etat qui rassemble et qui fera le Mali.

Les contreperformances de la démocratie malienne, ses tares se mesurent aux échecs de la gouvernance dans notre pays, y compris à la faillite de l’Etat. Les facteurs permissifs résident dans la mal gouvernance corollaire d’une démocratie de façade, favorable au népotisme, à la corruption et l’enrichissement illicite, au trafic de toutes sortes.

A cause d’une gouvernance sans redevabilité, qui a abandonné la souveraineté nationale et laissé la direction du pays, sa défense, sa sécurité et les libertés subséquentes entièrement soumises à la domination des maîtres étrangers, une transition inéluctable et nécessaire s’est imposée et pourrait se proroger si on ne joue pas sur les facteurs causaux. Le rassemblement initié par Me Mountaga Tall pourra-t-il apporter le salut ?

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les soliloques d’Angèle :  Que s’est&#45;il passé depuis les dernières inondations ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-que-sest-il-passe-depuis-les-dernieres-inondations-3094190.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 13:31:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans 4 mois la saison des pluies va commencer, nous rappelant ce qui s’est tristement passé. Les rues remplies d’eau et de boue, les maisons inondées, celles qui se sont écroulées, les voitures noyées, les personnes emportées par les eaux et les victimes de noyades, paix à leur âme et consolation aux familles.</em></strong>

Quelles actions ont été entreprises ? Quel projet a été mis en œuvre ? Quelles dispositions ont été prises pour préparer la saison à venir ? Un peu plus de communication pourrait rassurer.

Ce qui est visible c’est que les caniveaux, à ciel ouverts, sont remplis de déchets de toutes sortes. Les collecteurs d’eau sont encore remplis de sachets et de bouteilles plastiques, les constructions sur les lieux de passage des eaux y sont encore… Mais qui s’en soucie ? Allons-nous revivre les inondations passées, probablement avec plus de dégâts ? Et si cela arrivait la nuit se rajoutant au manque d’électricité ? Ceci n’est pas très rassurant !

En décembre 2023, une réunion à la mairie du district regroupant les maires et les agents des six communes du district de Bamako a donné l’espoir de grands changements à travers un programme ambitieux d’évacuation des déchets, mais avec un défi de taille à l’entame même du projet : la mobilisation des ressources. Aujourd’hui, quelle visibilité avons-nous sur le projet ou s’est-il arrêté en janvier 2024 ?

Les pays africains ont toujours souffert de l’affectation des ressources. Des sommes faramineuses sont injectées dans des projets "mort-nés" alors que d’autres projets essentiels qui pourraient régler des problèmes en une fois et qui requièrent moins de ressources sont déclassés en priorité secondaire. Exemple : curer et fermer les caniveaux, enterrer les câbles électriques, délimiter les bordures des routes, daller les rues secondaires… les experts urbanistes ont connaissance de tous ces prérequis forcément et pourraient apporter plus à nos villes.

Comment font les pays qui arrivent à créer des cadres de vie sains ? Là où nous cherchons à aller en vacances ? Notre pays ne peut-il devenir une destination touristique ?

Si chaque citoyen se rallie à sa mairie, cela pourrait faire bouger les choses. Encore faudrait-il avoir confiance en ces hommes et femmes que nous avons choisis pour nous gouverner et diriger, en leur travail. Chacun laisse le soin à la mairie, à l’Etat de s’occuper des villes se justifiant par les impôts payés, est-ce suffisant ? Manifestement non !

Chacun à son niveau devrait se poser les vraies questions : mais qu’est-ce qui ne marche pas ? Qu’est-ce que je ne fais pas bien ? Quelle pierre j’apporte à la construction de mon quartier, de mon village, de ma ville ?

Si tu sais sensibiliser, fais-le. Si tu as les moyens de financer de petits projets de nettoyage, de curage, de reboisement… fais-le. Si tu peux offrir des plants d’arbres, recycler les plastiques, les cartons, le fer… fais-le, car c’est dans cet environnement que tu vis avec ta famille et que probablement tes enfants aussi vivront plus tard.

Chaque petit geste compte. C’est brin d’herbe par brin d’herbe que l’oiseau fait son nid. Apporte ton brin d’herbe.

Parce que c’est notre Mali !

<strong>Muriel Jules</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père :  Ta solution est mon problème !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-ta-solution-est-mon-probleme-3094181.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 13:23:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Cher grand-père, cette présente lettre à ma 285ème que je t’ai adressée. Des conseils, des propositions et des alertes. Depuis que le problème était minimum et n’avait pas atteint certains degrés. Depuis que le cancer était cernable, j’ai écrit afin que le stop. Oui mais nos propres comportements et nos solutions à la va vite sans regard profond sur le mal.

Oui grand-père, notre mal fut de voir en le cancer un mal dont la chirurgie consisterait à cibler la partie cancéreuse, la couper et la détruire. Hélas ! Tout en oubliant en nous, les comportements qui ont favorisé ce cancer. Nos comportements qu’ils l’aggravaient et le nourrissaient. Oui notre regard s’est limité à voir la partie cancéreuse, la haïr et chercher à la faire disparaitre.

Mais jamais, au grand jamais, nous n’avons porté le regard sur notre faute. Oui notre propre. Notre apport. Qu’avons-nous fait ou omis de faire pour qu’apparaissent ce cancer. D’aucuns ont dit que c’est un mauvais sort, jeté par des puissances étrangères. D’aucuns, jettent le sort sur Dieu. D’autres, voient juste le mal et qu’en mal. Et il faut le supprimer.

Jamais au grand jamais, nous n’avons l’absence de développement et d’avenir dans la zone cancéreuse. Jamais au grand jamais, nous n’avons amené notre absentéisme à la barre des accusations. Jamais au grand jamais, on a laissé comparaitre, notre mauvaise gestion, absence de suivi, corruptions des uns et l’impunité de nous tous. Notre silence et inertie.

Oui grand-père, avec nous, voler l’Etat n’indigne personne. Sauf si tu manges tout seul. Sinon, tu sors du néant et fait de l’humanisme à coût de milliards, on te crie après : "Digne, brave et patriote". Combien d’infrastructures hospitalières, écolières, universitaires et routières se sont envolées et s’envolent toujours sous les applaudissements et vivats du peuple ?

Jamais, nous n’avons fait de mea-culpa au tribunal de notre conscience. Et malheureusement, des positions ont été prises et se sont radicalisées à l’extrême. Chacun a pris des armes pour mourir et tuer pour la cause en laquelle il croit. Et la terreur s’installa dans un carnage de tous les côtés qui ne dit pas son nom. La lutte et la contre lutte, se font à l’extrême.

La solution des uns est devenue le problème des autres. "Diviser le Mali", "ne pas diviser le Mali". "Appliquer la charia", "ne jamais appliquer la charia". Vive la démocratie !", "la Transition à vie". "Vive la Russie", "non à la France". A des degrés différents, une haine indéfinissable s’est instaurée entre Maliens dans : "Ta solution est mon problème" ! Sans issue !

A mardi prochain ! Inch Allah !

<strong>Lettre de Koureichy</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : La force de l’Etat de droit</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-la-force-de-letat-de-droit-3093893.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 11:52:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président américain Donald Trump, dès son investiture, a signé plusieurs décrets conformément à ses promesses de campagne. Deux de ces décrets viennent d’être suspendus par les juges fédéraux.

Le premier décret suspendu est relatif à la remise en cause du droit du sol. Selon le journal québécois, «Le Devoir», «le décret devait interdire au gouvernement fédéral de délivrer des passeports, des certificats de citoyenneté ou d’autres documents aux enfants dont la mère séjourne illégalement ou temporairement aux États-Unis, et dont le père n’est pas citoyen américain ou résident permanent-titulaire de la fameuse carte verte».

Le magistrat fédéral, John Coughenour, est d’avis que la mesure prise par le Président Trump est «manifestement inconstitutionnel». Pour les procureurs généraux de Washington, l’Arizona, l’Oregon et l’Illinois, «ce décret pourrait priver de droits 150 000 nouveau-nés chaque année aux États-Unis, et risquerait de rendre certains d’entre eux apatrides».

Le second décret soumis à la censure du juge fédéral concerne le gel de plusieurs milliards de dollars d’aides publiques. Une juge fédérale de Washington a suspendu ce décret jusqu’à ce lundi 03 février en attendant l’examen au fond du texte querellé. Les Procureurs généraux de 23 Etats contestent ce texte pris par le président américain.

Ces décisions réconfortent l’Etat de droit et la démocratie. Elles prouvent qu'un président, fût -il celui des Usa, ne peut pas tout se permettre et a des limites dans l’exercice de ses fonctions. Elles nous rappellent que les juges jouent un rôle de régulateur du fonctionnement des institutions s’ils jugent en toute indépendance et en toute impartialité. Et que les hommes investis de la confiance de trancher les litiges ont l’obligation de ne pas céder à la pression des pouvoirs publics ou des puissances d’argent pour bâillonner les citoyens sous le manteau de la légalité mal-en-point.

Quand la justice devient un instrument aux mains des pouvoirs publics ou si ceux qui sont censés de l’appliquer deviennent des jouets aux mains d’une poignée de privilégiés, la République bascule dans la violence.  Et devient une jungle où règne la loi du plus fort. Des décisions justes prises par des juges responsables et professionnels permettent d’éviter le basculement de la République dans le chaos.

<strong>Par Chiaka Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BenbereVerif : Cette vidéo montre plutôt des militaires nigérians et français dans le cadre d’une mission militaire au Mali conduite par la Cédéao en 2013</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/benbereverif-cette-video-montre-plutot-des-militaires-nigerians-et-francais-dans-le-cadre-dune-mission-militaire-au-mali-conduite-par-la-cedeao-en-2013-3093879.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 11:47:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Une vidéo montrant des militaires nigérians et français déchargeant des fournitures, de manière coordonnée, est devenue virale sur les médias sociaux. Selon nos vérifications, elle a été réalisée au Mali.</em>

Une vidéo devenue virale sur X prétend que les forces françaises sont présentes au Nigéria. Elle a été publiée par le compte Aziz Hassoumi, qui se définit comme «journaliste, soldat pour l’émancipation de l’Afrique» sur son profil. La publication soutient : «Une des preuves de la présence des forces françaises au Nigeria. Nous y reviendrons avec d’autres preuves accablantes». Elle a été vue par plus de 66 500 personnes et aimée par 563 personnes.

Dans la vidéo d’une minute 50 secondes, on peut voir des hommes en tenue militaire décharger et charger des sacs dans un camion. Une voix dit en anglais :«load the rice » (charge les sacs de riz). On peut également voir des avions militaires, des soldats français et nigérians reconnaissables à travers le drapeau de leurs pays respectifs sur l’écusson sur le bras.

Plusieurs personnes soutiennent cette version et y croient – comme en témoignent ces commentaires : «Décidément trop de preuves contre le Nigeria », « Des n***** qui déchargent leurs paquetages. Encore des traîts qui nous retient en arrière», «Ennemis africain c’est les africain» et «Ils ont traité le président Tiani de menteur, ces soldats blanc blanc sont vos papas non».

<strong>Analyse de la vidéo</strong>

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/Bebenre.jpg"><img class="size-full wp-image-3093890 alignleft" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/Bebenre.jpg" alt="" width="480" height="319" /></a>Dans la vidéo, à l’extrême droite en partant du haut, on peut voir le logo d’Associated Press, l’agence de presse dont le siège se trouve aux Etats-Unis. Ainsi, BenbereVerif a retrouvé sur leur page YouTube la vidéo originale publiée le 19 janvier 2013, intitulée «Débarquement de soldats nigérians, déchargement de matériel par des Français, atterrissage d’un transporteur allemand».

Selon la description de la vidéo, cette scène s’est déroulée à l’aéroport de Bamako (aéroport international Modibo Kéita de Bamako-Sénou). Les soldats français et nigérians y débarquaient dans le cadre d’une mission militaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

On retrouve dans la vidéo les interviews du général nigérian Ash Saad et d’un colonel français dont le nom n’est pas mentionné. Ci-dessous, la description complète de la vidéo traduite de l’anglais au français par Deepl, un outil de traduction :

«Des troupes nigérianes sont arrivées samedi à l’aéroport de Bamako pour soutenir les forces françaises dans leur lutte contre les militants islamistes dans le nord du Mali. Les troupes font partie d’une mission militaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui participe à l’opération. Les pays voisins devraient fournir environ 3 000 soldats à l’opération, qui vise à empêcher les militants islamistes qui règnent sur le nord du Mali de progresser plus au sud vers Bamako.

Le général de l’armée nigériane Ash Saad a déclaré que les troupes étaient «fraîchement sorties du centre de maintien de la paix de l’armée nigériane» où elles ont appris «les bases» du maintien de la paix et ont également reçu une formation à la lutte contre le terrorisme.

Les troupes françaises présentes à l’aéroport ont déchargé d’autres fournitures et équipements samedi, dont au moins deux hélicoptères.

Un avion-cargo allemand est également arrivé samedi, vraisemblablement pour transporter du matériel pour les troupes. Un colonel français à l’aéroport, qui n’a donné qu’un seul nom, a déclaré que jusqu’à présent, les troupes étaient arrivées du Togo, du Nigéria et du Bénin. «Il y a 156 Nigérians, 100 Togolais, 25 Béninois et 25 autres (du Bénin) qui arrivent ce soir», a-t-il déclaré. Toutefois, les inquiétudes suscitées par la mission ont empêché d’autres pays voisins d’envoyer les troupes promises jusqu’à présent. Le financement de la mission pose également problème. Le ministre français des affaires étrangères a déclaré samedi que «nos amis africains doivent prendre la tête» de l’intervention militaire, mais il a reconnu que cela pourrait prendre des semaines avant qu’ils ne soient en mesure de le faire. Laurent Fabius s’est exprimé lors d’un sommet en Côte d’Ivoire sur la manière dont les forces africaines peuvent mieux aider le Mali, alors que l’intervention militaire française dans ce pays est entrée dans sa deuxième semaine».

A la 11e seconde, on voit un gros plan sur l’écusson d’un militaire qui comporte la Cédéao et l’AFISMA. La Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (AFISMA) était une mission militaire organisée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour soutenir le gouvernement du Mali, pays membre, contre les groupes qualifiés de djihadistes au nord du Mali. Elle a passé son autorité à la Minusma le 1er juillet 2013.

De 1mn à 1mn 32s, on peut identifier des hommes en uniforme. Celui en bleu-treillis et béret noir est identifié par le sergent de police Moustapha Maïga comme la tenue de la douane malienne. On retrouve la même tenue, dans une vidéo, sur le site internet des Douanes du Mali lors d’une cérémonie présidée par l’ancien président malien, Ibrahim Boubacar Keïta.

Par ailleurs, à 1mn 32 seconde de la vidéo, on peut voir deux bus de transport sur lesquels est écrit «Bani Transport ». C’est une compagnie de transport privée basée à Bamako (Mali), qui dessert plusieurs capitales sous-régionale dont Accra, Lomé et Dakar. Un internaute ironise dans les commentaires : «Donc y a Bani transport au Nigeria quoi…Arrête de nous prendre pour des tontons qui partagent n’importe quoi sur WhatsApp là ! »

BenbereVerif a également retrouvé une vidéo similaire sur la page YouTube de l’Armée française. Elle est légendée «Opération Serval – 30 janvier 2013 : montée en puissance de la MISMA (Mission de soutien au Mali) arrivée de soldats Nigérians. » En effet, dans les 3 vidéos (AP, Armée française et celui de Aziz Hassoumi), on retrouve l’avion de l’armée de l’air nigériane (Nigerian Air Force) immatriculé «NAF 917».

Contexte

Cette vidéo intervient dans un contexte de controverses croissantes sur la présence française au Nigeria. Le général Abdourahamane Tiani, qui dirige le Niger depuis qu’il a renversé le président Mohamed Bazoum en juillet 2023, a affirmé que la France négociait avec des «terroristes» au Nigeria pour déstabiliser son pays lors d’une interview en langue haoussa. Il a déclaré que la France avait effectué un «paiement substantiel au président Bola Tinubu» pour établir une base militaire au Nigeria. Ce que dément Mohammed Idris, ministre nigérian de l’Information et de l’Orientation nationale.

Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, pays membre de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont chacun demandé le départ des forces françaises de leur territoire. Une demande similaire a été formulée par le Tchad et le Sénégal. La Côte d’Ivoire a également demandé la rétrocession de la dernière base militaire française sur son territoire qui devrait être effective à la fin de ce mois.

En somme, cette vidéo n’est pas «une des preuves de la présence des forces françaises au Nigeria», comme soutenu par l’auteur. Le media nigérian thecable.ng a également fait un factcheck de cette affirmation.

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<strong>Par Oumar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Focus : Janjo pour les Fama</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 01:35:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Comme le dit l'adage, "un tiens vaut mieux que deux tu l'auras". Sous cette transition bien malienne aux couleurs de l'AES, l'on ne va plus se laisser conter des histoires à dormir debout. Si bien dit qu'un État n'a pas d'ami, un État n'a que des intérêts. Aussi, par la diversification de notre partenariat, les Fama ont pu avoir droit de choisir de s'équiper en armements et munitions, véhicules et matériels divers. Grâce à la Chine, à la Russie, à la Turquie et à l'Iran. Cette diplomatie militaire 3.0 a donné des ailes au Mali qui vise désormais une industrie d'armement après avoir créé une école de guerre. Non seulement ! Mais ayant fini de détecter tous les pays qui soutiennent, encouragent, permettent ou perpètrent des attaques dites terroristes sur son territoire, le Mali ne va plus chercher à dissuader des puissances étrangères ou des pays voisins qui s'ingèrent dans ses affaires intérieures. Que ça soit l'Otan, la France, l'Algérie ou la Mauritanie, les Maliens sont assez aguerris pour faire face après tant d'années d'épreuves et de résilience. Depuis le 31 décembre 2024, les 15 et 20 janvier dernier et le 28 janvier 2025, les sorties répétées du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, n'ont de cesse d'appeler à la mobilisation générale. Cela, en dépit de la neutralisation de plusieurs chefs terroristes qui ne sont plus de ce monde et dont on n'entendra plus parler, a fortiori avoir à négocier avec eux. Des imams, des responsables de partis, des hommes de lettres et de culture ne se privent pas d'aller à contre-courant de ce qui devrait être une norme nationale : s'en prendre aux ennemis du Mali à visage découvert au lieu de porter un masque pour charger les autorités en place. Ces concitoyens n'ont pas idée qu'il leur fallait féliciter les Fama lors de la reprise de Kidal, ou encore se montrer fiers de la neutralisation des cadres du CSP et de leurs bras armés. On ne leur en voudra pas. Mais il faudra le dire haut et fort, s'ils peuvent dormir tranquille et continuer à parler des coupures de courant ou de la vie chère, c'est parce que l'équipe dirigeante s'en soucie. S'ils veulent aller aux élections, ce n'est pas tant la faute de l'équipe dirigeante qui les en empêcherait que leur propre peur d'aller à la rencontre des électeurs.

Il est bien vrai que la transformation structurelle et systémique de notre État de droit reste à consolider. Mais la Transition qui est sur sa fin, n'a pas fini de régler tous les menus détails devant permettre une organisation sans faille du scrutin présidentiel. L'avenir seul pourra nous informer juste si élection il y aura dans l'espace AES dans l'immédiat ou si le Mali organisera seul ses élections pour passer la main. À ces deux questions, bien malin est celui qui saura y répondre. Un tiens valant mieux que deux tu l'auras. Il est temps de désarmer tout le monde et de se mettre au travail. Croire en soi-même est le premier pas vers ce changement de mentalité qui demande plus de temps que le changement de comportement et certes est plus difficile à opérer. Selon le Général d’Armée Amadou Toumani Touré. À bon entendeur... "unis nous vaincrons"

Vive les Fama

<strong>La Rédaction </strong>

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<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’AES quitte la CEDEAO : Une indépendance diplomatique consommée et assumée</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 10:19:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali a marqué le premier anniversaire de l’annonce faite par les pays de l’AES, le 29 janvier 2024, de leur sortie de la CEDEAO, en rendant disponible son passeport biométrique AES, consommant et assumant ainsi son indépendance diplomatique.</strong>

Le Mali d’Assimi Goïta avait dit à la face du monde ses principes non négociables, à savoir le respect de la souveraineté du Mali; celui de ses choix stratégiques dont le choix des partenaires opérés par le Mali; et la défense des intérêts vitaux du peuple malien.

Ces choix font allusion à la coupure du nœud gordien du colonialisme désuet, qui tente de se maintenir à travers une françafrique en perte de vitesse, des partenariats de soumission qui maintiennent d’avantage dans la dépendance assistée par le jeu des «nègres de service» (l’expression est d’un homme politique malien). Il ne s’agit certainement pas de faire table rase, ce qui est impossible, mais de changer véritablement de paradigme comme le dirait un ancien Premier ministre malien, de sorte à retrouver l’honneur et la dignité perdus de notre peuple et des peuples africains.

Aujourd’hui, la Chine, la Russie, la Turquie, le Brésil, l’Inde et les Emirats arabes unis peuvent se frayer au Mali, les mêmes chemins et saisir les mêmes opportunités que les amis de notre pays, de longue date comme certains pays européens ou des Etats-Unis d’Amérique. Avec comme bréviaire le code des investissements et le nouveau code minier du Mali de 2023, élaboré par le gouvernement de transition, pour mieux faire profiter aux Maliens les retombées de l’exploitation des ressources du Mali. Une question à laquelle tient comme à la prunelle de ses yeux, le ministre des Mines Pr Amadou Kéita.

Les pays de l’AES et de plus en plus de pays africains où la vertu de la souveraineté fait tache d’huile, comme au Tchad, au Bénin, au Sénégal ou au Togo, veulent emprunter la même voie de l’exploitation de leurs ressources en tenant compte du contenu local et de la croissance des parts du pays dans les exploitations des mines, et pourquoi pas du bois, des pêcheries, des produits de la cueillette.

Le départ annoncé des forces étrangères occidentales et les appels à la Russie dans certains de ces pays africains est le signe du déclin d’une certaine politique étrangère paternaliste qui prend de la main gauche ce qui est donné de la main droite, s’accapare des ressources au détriment des pays africain et du Sahel en particulier. Avec l’appui de la Russie, les FAMa contrôle l’ensemble du territoire malien, disposant de la liberté d’aller partout où besoin est sans se référer à des forces étrangères, qui avaient pris goût à assujettir les forces maliennes sur le territoire malien. La région de Kidal et la ville emblématique maintenues non accessibles au FAMa parce que les forces françaises s’y opposaient sont revenues sous contrôle malien par le bout du canon. Qui critique l’avènement de l’AES étape ultime de la conquête des peuples de leurs libertés, de leur souveraineté pour mieux défendre leurs intérêts, est-il un ami du peuple? Longtemps reléguées à la place de la cinquième roue, les FAMa se révèlent être le moteur du navire Mali.

Le nouveau passeport de la République du Mali est un fleuron de la lutte héroïque et épique des FAMa, qui défendent les intérêts supérieurs et vitaux du peuple malien. Ce combat passe inéluctablement par un positionnement stratégique dans la jungle de la société internationale où on est lion et on chasse pour vivre ou alors on se comporte en agneau. «L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte, ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère» Thomas Sankara, le père de l’Indépendance du Burkina Faso (en rebaptisant son pays renonçant au nom donné par le colonisateur, «la Haute Volta»). Le capitaine Thomas ensemencé en terre du Burkina Faso et arrosé de son propre sang consenti de martyr, devait ainsi germer plus de trente années après, et mieux en poussant des boutures au Mali, au Burkina Faso et au Niger, et produire des vagues au-delà des-océans.

Trois hommes sont les symboles de la révolution historique agissante africaine, se démarquant de la rhétorique politicienne. Le Malien Assimi Goïta, le Burkinabé Ibrahim Traoré, le nigérien Abdourahamane Tiani représentent le visage des peuples martyrs d’une Afrique qui se lève à l’image de cet arbre robuste et jeune, qui repousse patiemment et obstinément, bravant et vainquant des armées d’occupants terroristes aux desseins inavouables et aux mentors invisibles. Pas plus visible et avoué que l’impérialisme rampant cherchant à jeter ses tentacules sur les denses ressources des pays étiquetés pauvres très endettés (PPTE).

La célébration du premier anniversaire de l’abandon par l’AES de l’amitié de la corde et du pendu a été marquée par des manifestations folkloriques à Niamey, Ouagadougou et Bamako. En ce qui concerne le Mali, le pays était dans la mouvance depuis la Journée nationale de la souveraineté retrouvée le 14 janvier, en passant par la célébration, le lundi 20 janvier 2025, du 64ème anniversaire de l’Armée malienne.

Cependant faut-il craindre que la ferveur ne s’estompe car de plus en plus la résilience frise la stoïcité et l’amertume l’impuissance. Le contexte au Mali est aux difficultés ambiantes liées aux prix inaccessibles des denrées, à la pauvreté rampante de sorte que les Maliens devenus très pauvres ne vivent que de l’espoir d’un lendemain qui s’échappe chaque fois et fuit comme un miroir aux alouettes.

Toutefois les Maliens, ne faiblissent pas dans la mobilisation pour saluer les choix stratégiques de l’Etat dans la défense des intérêts vitaux du peuple malien. Au Mali on a l’habitude de dire qu’il y a une limite à tirer la queue de la bête...

La grande mobilisation du 14 janvier 2022 était le point de départ d’une riposte populaire suite aux sanctions économiques et financières de la CEDEAO et de l’UMOA contre le Mali. Les sanctions n’ont pas permis de faire tomber les régimes militaires mais elles ont beaucoup étouffé l’économie et affamé le peuple martyr du Mali.

La similarité des défis sécuritaires, diplomatiques, politiques, économiques et sociaux a créé les conditions du renforcement de l’amitié et la fraternité entre les Etats et les peuples du Mali et du Burkina Faso. Leurs politiques sécuritaires, la prise en compte de la réalité qu’on n’est mieux défendu et sécurisé que par soi-même, ont fait tache d’huile au Niger par l’éviction du pouvoir de Mohamed Bazoum. La déclaration du Président Assimi Goïta du Mali et celle du Président Ibrahim Traoré du Burkina Faso, mettant en garde les Etats de la CEDEAO, d’une éventuelle intervention de la communauté contre le Niger pour remettre le président déchu dans son fauteuil, ont eu un retentissement de tonnerre : toute intervention au Niger serait considérée comme une déclaration de guerre contre le Mali. Idem pour le Burkina Faso. L’Alliance des Etats du Sahel (AES) dont la charte a été signée le 16 Septembre 2023 par les trois Présidents, et la Confédération de l’AES (Mali, Burkina Faso et Niger) dont le traité a été signé le 6 juillet 2024 lors du 1er sommet des chefs d’Etat de l’AES, n’arrivent pas par hasard. Elles répondent à un besoin de survie de ces Etats qui avaient été mis sur l’autel d’un dépeçage programmé. La confédération doit fédérer les énergies communes à ces Etats pour vaincre l’ennemi qui utilise l’arme du terrorisme ; porter la voix du Sahel à travers une diplomatie gagnante ; et amorcer le développement à partir de nos énormes ressources diverses. La sortie de l’AES de la CEDEAO ne devrait pas constituer une fin en soi, mais le début d’une nouvelle croissance, une redistribution équitable de cette croissance par la création des emplois, le renforcement de la bonne gouvernance et de la justice sociale, la libre circulation des personnes et des biens...Cette croissance peut être accessible non pas seulement à partir des ressources minérales, mais aussi en créant les conditions pour l’émergence d’un secteur agricole professionnel, utilisant des outils modernes, comme des pompes solaires et divers matériels technologiques...

<strong>B.Daou</strong>

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<title>BenbereVerif : Non, ces images ne montrent pas une manifestation au Ghana contre la France !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/benbereverif-non-ces-images-ne-montrent-pas-une-manifestation-au-ghana-contre-la-france-3093348.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 01:43:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Selon une publication sur X, la population ghanéenne «exprime sa volonté» contre la France lors d’une manifestation. C’est faux : il s’agit plutôt d’un rassemblement politique dans le cadre de l’élection présidentielle qui a porté au pouvoir John Dramani Mahama.

Dans une vidéo publiée sur X, une scène est présentée comme étant une manifestation contre la France au Ghana. Il s’agit, selon l’auteur, de la rupture diplomatique entre la France et le Ghana. En effet, la vidéo de 33 secondes est légendée : «GHANA : Enterrement de la France. Avec le nouveau régime qui vient de s’installer, la population a exprimé sa volonté. Et si on donnait un coup de pouce aux peuples ghanéen dans ce sens. Une opération en ANGLAIS et partager dans les groupes Facebook du GHANA.»

La vidéo a été publiée par le compte ‘’Ma Patrie Mon Combat’’, le 12 décembre 2024, et a fait plus de 37 300 vues. Elle donne à voir une foule en arrière-plan arborant des tee-shirts à l’effigie de John Dramani Mahama (vainqueur de l’élection du 7 décembre) et des hommes vêtus de tee-shirt blancs autour d’un homme torse nu transportant un cercueil. Dans leur dos, il est inscrit «SO NICE YOUTH WING, NDC, NATIONAL DEMOCRATIC CONGRESS» (Aile de la jeunesse si gentille, NDC, Congrès national démocratique). Sur le cercueil peint en bleu, blanc et rouge, est inscrit «RIP N.P.P» sur la largeur et «BYE BYE TO NPP IN TAMALE» sur sa longueur. La traduction de l’Anglais au Français donne respectivement «Repose en paix N.P.P (Nouveau parti patriotique, NDLR)» et «Au revoir au NPP à Tamalé».

<strong>Un rassemblement politique</strong>

BenbereVerif a pu retrouver la vidéo originale sur le compte Tik tok @suhuyin5. Elle a été publiée le 29 août 2024. En parcourant le profil, on peut constater que l’auteure de la vidéo a assisté à plusieurs rassemblements politiques en faveur du NDC.

Le parti NDC (National Democratic Congress) est dirigé par John Dramani Mahama, le nouveau président du Ghana. Quant au NPP (National Patriotic Party), il est le parti de l’ancien président ghanéen, Nana Addo Akuffo Addo Dankwa, représenté par son vice-président, Mahamudou Bawumia, candidat malheureux de l’élection présidentielle.

BenbereVerif a retrouvé d’autres vidéos similaires publiées par les comptes Tik tok medikal_thecreator, big fynn et rgcarrasco, qui procèdent tous à «l’enterrement» du NPP. Toutes ces vidéos ont été publiées au mois de septembre 2024, ce qui place la publication de ces vidéos dans un contexte électoral avant la tenue de la présidentielle de décembre dernier.

On peut noter une certaine similitude entre le drapeau français et celui du NPP. Ici, on peut voir une affiche électorale du candidat Mahamudu Bawumia du NPP. Au centre, le drapeau du parti, avec un éléphant au milieu.

Contexte

Cette vidéo a été publiée dans un contexte de campagne électorale au Ghana, en fin 2024. Les deux plus grands partis politiques du Ghana, le National Democratic Congress (NDC) et le New Patriotic Party (NPP) ont présenté leurs candidats à la présidentielle en décembre 2024. John Dramani Mahama, candidat du NDC, a officiellement prêté serment le 7 janvier 2025, marquant ainsi son retour au pouvoir après avoir précédemment occupé cette fonction de 2012 à 2017.

Ces images n’ont rien à voir avec une manifestation contre la présence française.

<strong>Par Oumar Sankaré  </strong>

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<item>
<title>Entre Nous : «La sécurité d’une nation ne se délègue pas»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-la-securite-dune-nation-ne-se-delegue-pas-3093347.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 01:32:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«La sécurité d’une nation ne se délègue pas. Elle s’assume. Nous assurerons la sécurité des Maliennes et des Maliens partout où ils seront par nos Forces de Défense et de Sécurité bien formées, bien équipées et très motivées», rappelait Me Mountaga Tall, Président du Congrès national d’initiative démocratique (CNID-Faso Yiriwaton) dans un message publié, dans la mouvance du 20 janvier sous le titre : «Fête de l'armée 2025 : célébrons ce qui nous unit !».

Quatre fois candidat à l’élection présidentielle (1992, 2002, 2013 et 2018), Me Mountaga Tall a tenu à rappeler que ces extraits sont tirés de son projet de société de 2012 et 2018. Le rappel de cette figure emblématique du mouvement démocratique est loin d’être anodin en ces moments dans la vie de la nation. En français facile, Me Tall veut dire qu’un pays ne sous-traite pas sa sécurité avec une autre nation ou un groupe.

L’opposant congolais Martin Fayulu, Président du parti politique ‘’Engagement citoyen pour le développement’’ (ECIDE) estime aussi que «un Etat sérieux ne sous-traite pas sa sécurité». Un pays qui sous-traite sa défense est comme une personne qui dort sur la natte d’autrui. L’historien burkinabé, feu Joseph Ki Zerbo, disait ceci : «dormir sur la natte des autres, c’est comme si on dormait par terre».

Voilà trois exemples parmi tant d’autres qui illustrent parfaitement l’assertion de Me Mountaga Tall. En 1993, les Américains ont quitté la Somalie. En 2021, les troupes américaines ont abandonné l’Afghanistan après 20 ans de guerre contre les Talibans. Avec des moyens conséquents et des milliards de dollars, les Américains ont échoué en laissant un pays en ruine.

Le dernier exemple qui illustre l’assertion de Me Mountaga Tall est celui de la Syrie avec la fin du régime Assad. La Russie a lâché le Président Bachar El Assad, qui a vu son régime effondrer en quelques jours face à l’avancée des forces rebelles. L’alliance avec Moscou avait permis à Bachar Al Assad de se maintenir au pouvoir depuis 2011, date du déclenchement du Printemps arabe, qui a balayé les régimes de Ben Ali en Tunisie et Kadhafi en Libye.

La chute de la dynastie Assad en Syrie prouve à suffisance que les puissances mondiales sont prêtes à abandonner à tout moment un allié si leurs intérêts sont menacés. Il donne davantage raison au Général Charles De gaulle qui disait que «les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts».

Les nations ou les dirigeants, qui confient la sécurité de leurs pays ou une partie à un autre pays ou un groupe non étatique, sont couchés sur la natte d’autrui. Le jour où elles ou ils se réveilleront au milieu des conflits d’intérêts, ça sera trop tard.

<strong>Chaka Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’Œil De Le Matin : La souveraineté n’empêche pas le pragmatisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-la-souverainete-nempeche-pas-le-pragmatisme-3093061.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 01:35:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après le discours tenu par le président de la Transition devant les forces vives de la nation à l’occasion de la présentation de vœux du Nouvel an au palais de Koulouba le 6 janvier 2025, même les plus optimistes ont compris que nous n’allons pas sortir de si tôt de l’impasse de l’actuelle crise énergique. Et cela d’autant plus que les sommes à mobiliser pour revitaliser la production d'Énergie du Mali (EDM-SA) sont faramineuses et objectivement hors de notre portée. Ce n’est pas bien sûr de la faute des dirigeants actuels du pays parce  que cette situation est née de la très mauvaise gestion antérieure de la société (abandon de l’entretien des barrages pour s’enrichir sur les factures d’hydrocarbures…) et surtout du manque de vision pour anticiper en prônant le mix-énergétique.

Selon nos investigations, la solution la moins coûteuse et à court terme serait de reprendre langue avec la Compagnie ivoirienne d'électricité (CIE). Un pas que le gouvernement ne serait pas prêt à franchir pour des raisons de souveraineté. Ce qui est une grave erreur dans la gouvernance d’un pays. Il est vrai que depuis la rectification de la transition, les relations se sont compliquées entre Bamako et Abidjan. Mais, nos décideurs doivent savoir qu’on ne gouverne pas un pays avec le cœur, mais avec la raison, le pragmatisme… Et même l’opportunisme est accepté dans la gestion d’un Etat.

Les mandings disent qu’il n’y a pas de mal à retourner dans le champ de son ex-époux car cela ne permet que de découvrir qu’on est très connu sur ce trajet. Nous ne devons pas avoir de scrupule à reprendre langue avec la CIE d’autant plus qu’elle ne nous offre pas gratuitement le courant. C’est une entreprise comme les autres. Filiale du groupe Eranova, la  CIE est en fait liée à la Côte d’Ivoire par une convention de concession de type affermage pour l’exploitation des ouvrages de production ; de transport  et de distribution ; de commercialisation ; d’importation  et d’exportation d’énergie électrique

Avec un capital évalué en 2015 à 14 milliards de F CFA, la CIE exporte de l’électricité vers le Bénin, le Burkina Faso, le Ghana, le Togo, le Mali et la Guinée. Selon nos informations, l’Etat ivoirien n’est pas actionnaire majoritaire dans le capital de la société. Même si le président Alassane Dramane Ouattara a souvent utilisé ses prérogatives pour augmenter le quota vendu à notre pays. Objectivement, nous ne voyons pas de raisons de ne pas discuter avec la CIE. Même si cela ne signifie pas que nous devons accepter des pressions politiques ou diplomatiques nous tenant à la merci des puissances impérialistes comme la France.

Nos décideurs doivent comprendre que les intérêts du pays dépassent les sentiments. Et comme le disait si bien feu le Général Charles de Gaulle, «l<em>es États n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts</em>». Il suffit pour s'en convaincre de regarder la politique des Etats-Unis qui viennent de blanchir Ahmed al-Charaa (le nouvel homme fort de la Syrie) un redoutable terroriste (dont la tête a été mise à prix pendant de longues années) pour préserver leurs intérêts en Syrie et au Proche Orient.  «<em>Les États n’ont pas d’amis, ils ont des intérêts. Il leur appartient de les défendre</em>», conseillait (en 2013) aussi aux Etats africains l'ancien président de la Banque africaine de développement (BAD), le Rwandais Donald Kaberuka. Son pays est un bel exemple de pragmatisme diplomatique en Afrique. De nos jours, il faut savoir faire preuve de pragmatisme pour mieux défendre les intérêts de son pays. Certes, il est intéressant de fixer une ligne rouge à ses partenaires, mais il faut aussi savoir tirer le meilleur profit de chaque opportunité, quelle que soit le partenaire qui l’offre.

Nous savons tous que, depuis l’antiquité, les relations entre les États ont toujours été un rapport de forces. D’une façon ou d’une autre, nous le disait récemment un diplomate chevronné, «<em>ceux qui ne savent pas préserver leurs intérêts finissent toujours par se faire phagocyter par les puissants</em>».  Selon lui, dans la «<em>jungle des relations internationales</em>», on peut se faire respecter et tirer son épingle du jeu sans rupture et sans se fâcher avec les autres. La gouvernance témoigne donc bien d'une véritable refondation d'un État tout en ayant aussi une portée plus pragmatique, illustrée par l'inflexion des principes d'organisation et d'action de l'État. Un Homme qui a faim ou qui est loin de voir le bout du tunnel n’est pas un citoyen libre pour aspirer à l’autonomisation, à l’indépendance. Laissons donc la souveraineté retrouvée se manifester dans d’autres domaines ou dans d’autres relations comme refuser par exemple le diktat des Institutions de Breton Woods (Fonds monétaire international et la Banque mondiale) en acceptant plus leurs «<em>aides</em>» ( ???) dans n'importe quelle condition.

Elle peut aussi s’exprimer dans la «<em>renaissance culturelle</em>» en nous débarrassant des symboles du colonialisme comme rebaptiser nos rues et artères principales du nom de nos héros et personnalités emblématiques ; renoncer aux perruques et toges de style colonial pour nos magistrats, les universitaires… Il faut rappeler que, le  28 avril 2023, le Burkina a adopté un décret portant promotion du port du «<em>Faso Dan Fani</em>», du «<em>Koko dunda</em>» et autres tissus traditionnels du pays par les magistrats, les greffiers et les fonctionnaires de la justice. Depuis son arrivée au pouvoir en septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré a fait de la souveraineté du pays le principe de sa gouvernance.

Et il n’a pas seulement remis en cause la présence de l’ancienne puissance coloniale, mais il a pris des initiales pertinentes (car elles commencent à porter leurs fruits) pour asseoir une souveraineté alimentaire voire économique (expérimentations de plusieurs types de culture comme le blé, les agrumes…) afin de réduire la dépendance des Burkinabé de la production de certains pays voire  des importations de denrée de première nécessité. Pour consolider une souveraineté, il faut l’être d’abord dans son assiette, dans le ventre !

<strong>Moussa Bolly</strong>

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<title>Lettre à grand&#45;père : Allons chercher le 18e chameau !</title>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 01:23:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Oui grand-père ! Il est temps pour nous, Maliens, de Kayes à Kidal, de Bougouni à Tinzawaten, du Centre, du Sud et aussi du Grand nord, d’aller chercher le 18e chameau de notre Mali. Oui le 18e chameau de notre Khasso, notre Mandé, notre Bélédougou, notre Wassoulou, notre Macina, notre Djénné, notre Arma, Songhay, Azawad et Ifoghas. Le 18e chameau malien.

Oui cher grand-père, nous devons urgemment trouver notre 18e chameau de l’Etat de la démocratie, du pouvoir, de l’armée, de la charia, de l’islam, du christianisme et de l’animisme. Nous devons vite trouver notre 18e chameau, de notre devenir, de l’avenir et surtout de l’avenir du Mali. Il urge de trouver en nous tous chacun de nous ce 18e chameau.

Connais-tu ce 18e chameau dont je parle ? Il s’agit de l’histoire de ce vieux chamelier qui avait 17 régions, pardon 17 chameaux et qui les légua à ses trois fils. Le vieux, dans ses vœux voulait la moitié de ces 17 chameaux à son fils ainé. Le 1/3 à son deuxième fils et le 1/9 au cadet. C’était ainsi le vœu du vieux colon. Pardon. Du vieux chamelier.

Quand le père mourût, les trois fils essayèrent d’exaucer son vœu. Ils prirent les 17 chameaux et les divisèrent en deux. Impossible. Il restait un chameau, après les huit. Ils tentèrent par trois, comme le voulait le père, après les cinq dont les trois font quinze, il resta deux. Et impossible de diviser deux par trois. Ils voulurent pour le neuf et 17 divisé par 9, il resta huit. Tout resta vain.

Les trois fils se disputèrent sur les 17 des jours, des semaines et des mois durant jusqu’au jour où ils décidèrent ensemble d’aller chercher un 18e chameau. Oui l’intelligence, l’amour, la paix. Tout ce qui était bon en eux, en les trois. Ils empruntèrent le 18e chameau d’un voisin et procédèrent à leur partage, synonyme de dialogue, de pourparlers et d’échanges.

Et avec le 18e chameau, cher grand-père, ils divisèrent 18 par 2, ils obtinrent 9, qu’ils octroyèrent à l’aîné. Ils prirent les mêmes 18, les divisèrent par 3 et eurent 6. Ils donnèrent six chameaux au deuxième fils. Et pour finir, ils prirent les 18 chameaux et les divisèrent par 9, ils obtinrent 2 chameaux, qu’ils laissèrent au plus jeune.

A la fin de la déconcentration poussée par le dialogue et la fraternité pour seulement la paix, la cohésion et le bon vivre ensemble, les trois fils trouvèrent que l’ainé avait 9 chameaux, le deuxième 6 et le troisième 2. Et le tout ne fît autre que les 17 régions pardon chameaux sans n’avoir tué aucun. Ou encore déroger à la volonté du père. Ils redonnèrent aux voisins, leur chameau qui était la foi, la confiance et l’amour.

Oui grand-père, allons trouver en nous tous, ce 18e chameau en le droit, la justice et l’égalité. Allons trouver ce 18e chameau dans le travail et le développement ! Allons trouver ce 18e chameau dans la vérité, l’authenticité et le respect de la parole donnée ! Allons trouver ce 18e chameau en attendant le mardi prochain pour ma 285e lettre. Inch Allah !

<strong>Lettre de Koureichy</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les soliloques d’Angel : L’apathie gagne du terrain</title>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 01:19:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Partout nous entendons : ça ne va pas, le pays va mal, on s’appauvrit, rien n’est sûr, etc. des plaintes et des plaintes.</em></strong>

Dans les familles, on mange moins bien à cause de la cherté des denrées de base. Au marché, on ne vend plus assez, pour cause les tarifs font que les clients achètent moins, du moins juste l’essentiel. Au travail, les gens sont de plus en plus endettés, et ont beaucoup de difficultés à tenir entre 2 salaires. Les taxis se plaignent que les taxi-motos ont tué leur "business". Les coûts de soins ne baissent pas pour autant, les prix des médicaments encore moins. Des projets sont lancés puis arrêtés, par exemple le train qui devait relier Bamako à Kayes, plus de nouvelles.

Tout ceci est tellement vrai que les gens tombent dans l’apathie. Nous sommes de plus en plus inertes, plongés dans une passivité, aujourd’hui même les changements annoncés ne sont pas sources d’engouement, ne sont pas des stimuli pour la population, certaines décisions font même l’objet de moqueries ; comme si les esprits étaient ailleurs. Beaucoup sont satisfaits d’arriver à assurer le pain quotidien, découragés de ne pouvoir faire.

Cela s’explique probablement par les attentes qui sont peut-être démesurées. Nous voulons certainement un niveau de changement si haut et si important que tous les actes semblent insignifiants car il y a tant à faire. Mais pour avancer, il faut une multitude de petits pas. Il faut désigner quelqu’un pour chaque projet et la responsabilité de la réussite doit peser.

Nous semblons être dans une tiédeur face au respect et à la mise en œuvre des décisions, arrêtés, lois quand viendra le temps d’évaluer les résultats ? Quand sortirons-nous de cette torpeur pour prendre à bras le corps le changement que nous demandons par des actions réelles, constructives et respectueux des valeurs et des institutions ?

L’exemple actuel, peut-être pas parfait, nous vient de nos amis du Bénin, que beaucoup regardent avec envi. Avez-vous constaté le vent qui y souffle et comment chacun s’approprie le droit de faire rayonner son pays. Depuis quelques mois, sur toutes les plateformes d’information, les réseaux sociaux…, chacun y met du sien pour montrer comment est beau son quartier, son village, sa région, les projets et les investissements pleuvent de partout et des personnes sont désignées, nommées comme responsables pour déployer les stratégies pour l’atteinte des résultats, grande transparence !

Ici, beaucoup cherchent à quitter le pays pour "n" raisons, qui va le construire alors ? Mais tout n’est pas perdu. Il y a encore des personnes de valeur qui font rayonner le nom du Mali, des icônes qui sont de modèles de réussite, nous les connaissons dans le domaine de l’hôtellerie, de l’industrie, de l’agroalimentaire, des banques, des cabinets d’expertises… Il y a aussi beaucoup de talents, de personnalités qui peuvent apporter leur pierre mais qui se retiennent.

Le changement se construit main dans la main depuis la famille, entre collègues, entre amis, dans les cours des écoles, au travail, dans les rencontres et conférences et surtout pas dans les dimanches à Bamako...

Il doit être permanent pour porter des fruits et non par à-coup, à chaque diffusion d’un arrêté, d’une loi. Le changement doit venir de chacun, car l’Etat ne peut être autre que ce que nous en faisons.

Ce n’est pas l’Etat qui jette les sachets d’eau partout, ce n’est pas l’Etat qui expose ses ordures, ce n’est pas l’Etat qui ne respecte pas les règles de sécurité routière, ce n’est pas l’Etat qui accepte les pots de vin, ce n’est pas l’Etat qui détourne les biens publics, c’est nous les individus, qui la composons. Nous serons le changement si nous le décidons.

Parce que c’est notre Mali.

<strong>Muriel Jules </strong>

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<title>Ça se passe au Grin :  A nos risques et périls ?</title>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 01:14:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les membres du grin sont convaincus que rien ne pourra plus arrêter la sortie des pays de  l'AES de la Cédéao. Cependant, ils se disent impatients de voir la stratégie mise en place par nos autorités après cette séparation. Au grin, on ne cesse de s'interroger sur les possibles impacts négatifs qu'aura cette sortie.

Malgré ce doute, les membres ont fait savoir que leur soutien aux autorités de la Transition est obligatoire. <em>"Nous nous sommes retrouvés dans le bateau sans même connaître la destination, ni le planning du commandant de bord, encore moins la capacité du bateau à passer les récifs… Mais puisque nous sommes embarqués, nous sommes condamnés à réunir nos forces pour réussir le trajet"</em>, schématisent-ils.

Les membres du grin affirment marcher actuellement derrière la Transition par la foi et non par la vue pour la simple raison que la foi est une fleur de lumière dans un flot de ténèbres et c'est elle qui nous donne la force de continuer.

A cet effet, ils promettent d’user de tout leur pouvoir pour accompagner avec force la Transition tout en prévenant que si ça ne marche pas, elle sera la seule à être pointée du doigt.

<strong>Ibrahima Ndiaye </strong>

<strong> </strong>

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<title>Entre Nous : Sauver la démocratie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-sauver-la-democratie-3092879.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Jan 2025 14:05:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une déclaration relative au retour à l’ordre constitutionnel, en date du 22 janvier, les Parties signataires notent une «absence criarde de perspectives et qui annonce des lendemains incertains pour notre pays».

Elles appellent les autorités de transition à «organiser dans les meilleurs délais un cadre de concertation entre le Gouvernement et la classe politique pour débattre la question du retour à l’ordre constitutionnel et convenir d’une nouvelle architecture inclusive et consensuelle et à fixer un chronogramme détaillé et précis vers les élections et cela avant la fin du premier trimestre 2025».

Aussi,  invitent-elles les tenants du pouvoir à «conduire de manière diligente et inclusive l’ensemble des tâches entrant dans le cadre du processus de retour à l’ordre constitutionnel normal...et à garantir le respect des libertés démocratiques, de l'Etat de droit, la libération des prisonniers pour délit d’opinion, le retour des exilés politiques et mettre fin aux arrestations arbitraires et aux disparitions forcées.....

.....Les Parties signataires useront de tous les moyens légaux pour obtenir le retour à l’ordre constitutionnel normal, sans lequel il n’existe aucune chance pour le Mali de sortir des crises multidimensionnelles qui l’assaillent», conclut le communiqué.

Dans sa tribune en date du 17 décembre 2024 intitulée : « il est temps pour le Mali de sortir de la confusion», Ali Nouhoun Diallo, ancien Président de l’Assemblée nationale, rappelait ceci : «les Camarades du Mouvement Démocratique doivent retenir de l’enseignement de l’Histoire que tout ce qui a été acquis de haute lutte, doit être aussi conservé de haute lutte».

Au-delà, les leaders politiques doivent avoir le courage de se battre pour  défendre la démocratie. Pour ceux ou celles qui en doutent encore, le projet en cours au Mali depuis les événements du 18 août 2020 demeure la confiscation du pouvoir d'Etat aussi longtemps que possible. Pour la réussite d'un tel projet, ceux qui se sont accaparés des leviers de l’appareil étatique ne reculeront devant aucun danger. Et ils sont en train de briser avec tous les moyens les différents obstacles sur ce chemin. D’ailleurs, à Ségou, à Kayes ou à Sikasso, le Président de la transition a déclaré avoir emprunté «un chemin de non-retour».

Si les leaders politiques continuent de se laisser anesthésier par la peur face à une équipe de transition qui gouverne par la peur, ils doivent mettre une grande croix sur le retour à l’ordre constitutionnel, donc adieu à la démocratie ! Il faut donc sauver la démocratie, voire le Mali. Et cela n’est pas possible sans l'union sacrée de la classe politique.

Dans la même tribune citée ci-dessus, Ali Nouhoun Diallo soulignait que «personne ne doit oublier que la capacité de s’indigner et de s’insurger des Maliens ne mourra jamais».

<strong>Par Chiaka Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
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<title>BenbereVerif : Attention à cette vidéo manipulée !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/benbereverif-attention-a-cette-video-manipulee-3092872.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 Jan 2025 13:32:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Une vidéo publiée sur Facebook prétend qu’un interviewé tient des propos blasphématoires à l’encontre du prophète Mohamed. En réalité il s’agit d’une vidéo manipulée.</em>

Dans une vidéo publiée sur Facebook, un jeune homme dit en langue bamanakan que «le prophète Mohamed ne vaut pas mieux que [s]on père et [s]a mère». On peut y voir deux jeunes hommes en interview sur des questions générales sur l’islam. Elle a été vue 285 000 fois et aimée par plus de 5500 visiteurs.

L’intervieweur soutient : «Mohamed vaut mieux que toutes les créatures d’Allah. Il vaut mieux que mon père et ma mère. Il vaut mieux que ton père et ta mère. Si le prophète Mohamed était en vie qu’aurais-tu à lui dire ?».  Et l’invité de répondre : «Sauf s’il vaut mieux que ton père et ta mère. Sinon ne vaut pas mieux que les miens. Tu dis ‘Paix et Salut sur Lui’, qu’est ce que tu en sais ? ou bien il t’a dit qu’Il ne sait pas ce qui va Lui arriver ?»

Dans les commentaires, plusieurs personnes se sont offusquées des propos tenus par l’invité : «C’est triste qu’il y ait des gens qui sont limités comme ça mentalement», «Ce mec est malade je jure. Ce n’est qu’au Mali qu’on peut entendre ce genre de chose, sinon ailleurs c’est la prison», «Mon frère il ne faut pas donner la chance à ces idiots», «C’est vrai mais on peut le dire dans le respect mais pas comme ça»

Vidéos sorties de leur contexte.

La vidéo a été publiée par la page Msgm, décrite sur son profil comme «Comédie». En effet, dans le fil de publications, on retrouve des vidéos sorties de leur contexte, des vidéos animées où l’on voit les chefs religieux Ousmane Madani Haidara et Yacouba Doucouré et «Ousmane Solluh Traoré VS HAIDARA» se battre sur un ring de boxe avec des commentaires en fond sonore en anglais. Plusieurs autres extraits d’interview et vidéos de web-activistes y sont publiés.

Toutefois, certains internautes n’ont pas manqué de signaler qu’il s’agit d’une vidéo modifiée et d’autres ont publié la vidéo originale.

Après recherche, BenbereVerif a retrouvé la vidéo publiée sur la page Facebook Zappa Officiel le 10 juillet 2024. La vidéo dure 3 minutes 24 secondes. Zappa, l’intervieweur, demande à l’invité à 2 minutes 20 secondes : «Si Mohamed était en vie, qu’aurais-tu à lui dire ?» Et l’invité de répondre : «On ne peut pas le payer pour tout ce qu’Il a fait pour l’humanité. S’Il était en vie, j’allais implorer le Bon Dieu pour qu’Il nous donne la sagesse et la compréhension afin de suivre ces enseignements.»

On peut donc retenir que la vidéo est manipulée.

<strong>Par Oumar Sankaré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus : Défis</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-defis-3092464.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 01:30:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il est important de fixer le miroir et de se regarder en face sans honte pour se dire quatre vérités qui ressemblent à des défis insurmontables. Il s'agit de se regarder dans les yeux et de se dire pourquoi et comment le tout sécuritaire est vitale et quasiment irrémédiable au Mali pour mettre fin à l'invasion étrangère et barbare. Les moyens mobilisés et les équipements acquis vont dans ce sens. Et plus que jamais la détermination des Fama est sans conteste avec la création de la force conjointe de la Confédération AES pour renforcer la stabilité et la résilience des populations face aux défis internes et externes. À cet effet, la souveraineté nationale est à consolider par des réformes courageuses. Au plan diplomatique, le Mali doit rayonner en 2025 sur la scène internationale en renforçant sa position régionale et industrielle, notamment à travers des gisements et son appartenance à la Confédération des États du Sahel, en compagnie du Burkina Faso et du Niger. Grâce à cette entité, le Mali devra mettre l'accent sur les mécanismes d’intégration économique et de coopération sécuritaire pour répondre aux défis communs. Parmi eux, la neutralisation des chefs terroristes et de leurs éléments radicaux sur toute l'étendue du territoire et dans l'espace du Liptako-Gourma commun aux trois États. Dans cette perspectives, la tenue des élections générales marquera une étape décisive dans la libération des localités où seront organisées les scrutins successifs, marquant un tournant décisif dans la fin de fin de la transition et la réhabilitation du processus démocratique. Le gouvernement de transition a arrêté une enveloppe globale de plus de 2600 milliards de francs CFA, dont 80 milliards pour la tenue du scrutin présidentiel à venir. Au plan économique, le tissu industriel est consolider pour améliorer les conditions d'existence et faciliter l'accès aux emplois civils et militaires des jeunes maliens. Il est à garder présent à l'esprit les initiatives majeures devant garantir la souveraineté économique et aider à la relance économique par l'atteinte de taux de croissance estimables. Avec la prise de participation de l’État dans le capital social de la Banque nationale de développement agricole (BNDA) et dans le groupe de télécommunications Moov Malitel, l'espoir est permis, notamment grâce au nouveau code minier, la nouvelle carte minière er les contrats miniers dénoncés ou mis aux normes fiscales ou sous contrôle. D'autres secteurs clés comme l'industrie militaire sont attendus et une enveloppe de 346 milliards de francs CFA est disponible pour soutenir le secteur privé en épongeant la dette intérieure. Avec l'hydrogène et le lithium le Mali a plus que son or et son pétrole pour se développer dans de brefs délais, avec des recettes annuelles estimées à 1022 milliards de francs CFA, et cumul additionnel de 585 milliards de francs CFA. En attendant la réalisation des dix méga projets visant à promouvoir le développement économique, social et environnemental du pays en e<strong>nergie Renouvelable, sécurité, éducation, santé, agriculture, économie, d</strong>éveloppement des infrastructures de transport en soutien à l'e<strong>nvironnement</strong> et au l<strong>ogement social et dans la gouvernance. </strong>Sur le plan culturel, l’année 2025 est décrétée « Année de la culture » par le Général Assimi Goïta. Au nom de DIGNITÉ NATIONALE FARAFINA DAMBÉ.  Selon le Président Assimi Goïta Général d’Armée chef de l'État, lord de son discours à la nation dans lequel il a appelé à l’UNION SACRÉE pour réussir les réformes engagées et construire un Mali nouveau.

<strong>La Rédaction </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Décryptage : Pour une armée républicaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-pour-une-armee-republicaine-3092354.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Jan 2025 01:30:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ni l’investiture de Donald Trump à la Maison blanche, ni la démission du chef d’Etat-major de Tsahal, Herzi Halevi, ni la libération de Gilbert Navarro par le Front de libération de l’Azawad ne donnent lieu à un décryptage. Mais, il est question du 64eme anniversaire de l’Armée malienne. </em></strong>

<strong>La confiance</strong>

Le 19 janvier 2025, à l’occasion du 64e anniversaire de l’Armée malienne, le président de la Transition, le général Assimi Goïta, déclare : <em>"A l’Armée malienne, à ses hommes et à ses femmes, je réitère ma confiance…"</em>. Sous l’autorité de Goïta, le Mali entre dans l’ère de la confiance. Elle est de saison pour rendre le pays plus aimable. Le 22 février 1964, soixante ans déjà, le premier président du Mali indépendant, Modibo Kéita, résumait sa conception de la nouvelle armée : <em>"Nous leur avions fait confiance parce que nous savions également qu’ils étaient pétris de dignité…"</em>.

Modibo Kéita, l’instituteur président, crédibilise son idée d’une armée républicaine, représentative de toutes les couches sociales et de toutes les communautés maliennes. Une armée où Arabe, Bambara, Bozo, Bwa, Dogon, Khassonké, Malinké, Minianka, Peul, Sénoufo, Songhay, Soninké, Targui, etc., se reconnaissent. Une illustration d’un socle commun pour écrire ensemble un roman national. Mais, hélas, la dynamique de la vision militaire de Kéïta est minée par sa politique à deux vitesses.

<strong>Kéita comme Némo</strong>

D’un côté, le régime de Kéita promeut une milice populaire devenue autoritaire et violente, mais vomie par une partie des Maliens. De l’autre, l’armée n’occupe plus qu’une place figurative dans les politiques de la 1re République. Conséquence, les vulnérabilités de la gouvernance de Kéita nourrissent les divisions entre les ordres militaire et politique (civil). Comme Némo, point le plus isolé de la terre, Kéita s’est éloigné des réalités quotidiennes des Maliens : se nourrir, se loger, se soigner, vivre. Sa popularité d’artisan de l’indépendance vacille.

Le 19 novembre 1968, le lieutenant Moussa Traoré renverse son régime. Bye-bye la révolution active : purger la bureaucratie malienne des ennemis du socialisme. Place à l’ordre du Comité militaire de libération national pour vingt-trois ans de règne totalitaire où la censure fait légion. Ni la méfiance entre le pouvoir civil et le pouvoir militaire, ni l’identification de l’armée au pouvoir colonial par une partie des Maliens n’ont été soldées. Traoré n’a pas fait mieux. Ne le prenez pas mal.

<strong>Esprit d’ouverture</strong>

L’incapacité de Traoré à trouver un juste milieu entre les différents pouvoirs est amplifiée par la quasi absence d’approche démocratique de l’Etat. La confiance se dégrade entre Traoré et les Maliens, qui continuent à boire la ciguë. Faute de libre débat, le régime de Traoré s’embourbe. Plus possible de rendre compte aux Maliens.

Plus possible de corriger les écarts de la gouvernance. Enfin, la suite de l’histoire du Mali s’écrit sans lui. Le 26 mars 1991, le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré dégage son régime, déjà esquinté par les manifestations du mouvement démocratique. Elu en avril 1992, Alpha Oumar Konaré, successeur d’Amadou Toumani Touré, préserve la confiance entre pouvoir politique et pouvoir militaire.

Konaré a eu le courage de reconsidérer les liens entre l’armée et les civils sans tomber dans les conflits de place. Seul président malien à ne pas subir un putsch militaire, Konaré réforme le Mali. Grâce à son esprit d’ouverture politique, il cultive le rêve de démocratie sociale, héritée des artisans de l’indépendance.

<strong>Lignes de fracture</strong>

Ceci dit, un des successeurs de Konaré, en l’occurrence Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), finit par être rejeté par une partie des Maliens faute de réaliser le rêve de changer le Mali. Les lignes de fracture entre la gouvernance d’IBK et les attentes des Maliens étaient considérables. Le 18 août 2020, le régime d’IBK, fragilisé par les manifestations du M5-RFP, est balayé par le putsch du colonel Assimi Goïta au nom du Comité national pour le salut du peuple. Depuis, une nouvelle doctrine militaire, celle de la coopération sous-régionale, est portée par le président Goïta. D’autant que le 21 janvier dernier, le ministre nigérien de la défense, le général Salifou Mody, annonce la création de la future Force unifiée de cinq mille hommes de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel. Objectif : lutter contre le terrorisme. Concluons. En février 1964, le franc-parler de Kéita mettait en avant la confiance dans les relations entre le politique et le militaire. En janvier 2025, la pratique du pouvoir de Goïta s’adosse sur la confiance pour redonner du sens aux relations entre l’exécutif et la grande muette. Dans la trajectoire politique malienne, la question de l’armée demeure centrale.

&nbsp;

<strong>La question du vendredi :</strong>

Pour vous, quel président incarne une politique militaire républicaine ?

-         Modibo Kéita,

-         Moussa Traoré,

-         Amadou Toumani Touré,

-         Alpha Oumar Konaré,

-         Ibrahim Boubacar Kéita.

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<strong>Mohamed Amara</strong>

<em>(sociologue)</em>]]> </content:encoded>
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<title>Entre Nous : Il est temps que ça cesse!!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/entre-nous-il-est-temps-que-ca-cesse-3092150.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2025 16:16:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au Mali perdure une pratique consistant à faire sortir massivement les enfants, notamment les élèves, pour accueillir les autorités en déplacement à l'intérieur du pays voire dans la capitale. Où, quand des personnalités sont en visite chez nous.

Le drame c'est que, pendant d'interminables heures, sous un soleil de plomb et exposés à divers périls, ces pauvres enfants sont alignés des deux côtés de la route sur tout le trajet. Certains brandissent des pancartes, d’autres des banderoles. Il arrive même que soient réquisitionnés des enseignants et des élèves   pour réserver un accueil chaleureux à "l'illustre hôte".

Dans certains établissements scolaires, des administrateurs zélés vont jusqu'à exiger une liste de présence de ceux qui se sont investis dans la mobilisation. Gare à celui qui refuse de mettre la main à la pâte !

Le même spectacle s'est encore une fois offert à notre regard le 15 janvier dernier, lors de la visite à Koulikoro du Président de la Transition, Général d’Armée Assimi Goïta.

L’histoire post-indépendance du Mali est riche de ces voyages présidentiels à l’intérieur du pays, où des jeunes scolaires ont été mobilisés pour réserver "un accueil triomphal" au chef de l’Etat pendant des jours ouvrables.

Entre nous :  le fait de rassemblement des écoliers aux abords de la route pour applaudir les fréquents cortèges - présidentiel ou ministériel - a-t-il quelque intérêt pour le Mali? Absolument rien. Encore moins aux enfants. Bien au contraire, ça leur porte plutôt préjudice en terme de perte de temps d’apprentissage.

Gagne également du terrain, et toujours avec la complicité de l’administration scolaire, une autre pratique : celle consistant à recourir aux élèves pour gonfler les rangs des participants à l'occasion certaines manifestations de rue. Allez savoir si ces innocents ont la moindre idée de la raison de leur présence en ces lieux !

En novembre 2024, des essaims de scolaires ont envahi les rues de certaines capitales régionales pour réclamer la démission du Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga.

Ces pratiques participent du renforcement du culte de la personnalité et donnent souvent aux détenteurs du pouvoir l’illusion d’une popularité qu'ils n'ont pas forcément.

Dans le Mali Kura, les élèves ne doivent plus être agglutinés aux abords des routes les jours ouvrables, pour accueillir un responsable, fut-il le Président ou le Premier ministre. La refondation consiste aussi  à rompre avec de telles pratiques. Il est temps que çà cesse. Le Président de la Transition peut mettre fin à ces pratiques. Et le Président de la Transition y doit mettre fin.   Comme à d'autres pratiques qui ont libre cours. C'est le moment jamais.

<strong>Par Chiaka Doumbia</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>BenbereVerif : Mali : il n’y a pas de preuve pour affirmer que ce médicament «tue en quelques secondes»</title>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2025 16:08:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Une note vocale largement partagée sur WhatsApp affirme que le médicament Antiplatt envoyé au Mali et en Afrique subsaharienne «tue en quelques secondes». La société en charge de la commercialisation du médicament assure que «celui diffusé sur les réseaux n’est pas commercialisé en Afrique francophone et n’est pas son produit».</em>

«Ce médicament tue en quelques minutes. Il vient du Maroc où les autorités du pays l’ont rejetés. C’est un ami vivant au Maroc qui me l’a envoyé. Maintenant, c’est en Afrique subsaharienne qu’ils l’ont envoyés. Les blancs font tout pour nous combattre. Eux même ne l’utilisent pas. Partagez cet audio pour que tout le monde le sache. Dîtes à vos proches de ne pas l’acheter. Ce médicament est comme de l’acide, faites attention. Il tue en quelques seconde.»

Ce message est partagé, depuis plusieurs semaines, dans les groupes WhatsApp et en message privé. L’audio est accompagné de la photo d’une boîte de médicament intitulé «ANTIPLATT Clopidogrel Tablets USP 75 mg».

La voix prétend être un certain sergent Moussa Traoré des «Forces spéciales de l’armée de l’air». BenbereVerif n’a pas pu verifier auprès de l’armée de l’air malienne «le nom et le numéro matricule».

Une recherche inversée d’images sur Google reverse image a permis de trouver d’autres publications sur le médicament Antiplatt. Selon ces publications Facebook du 26 septembre, Antiplatt serait une fabrication israélienne. On peut lire : «J’ai entendu un clip audio disant que celui qui l’a pris est mort dans les 48 heures.» Ensuite, cette publication soutient : «Nos frères et nos proches, interdisez les pilules, c’est nocif pour les humains. Parlez à tous ceux que je ne connais pas. Je continuerai à l’interdire, à l’interdire, à l’interdire.». Tout comme cette autre publication en date du 5 octobre qui souligne : «C’est fabriqué en Israël, faites attention svp. C’est venimeux à la campagne.» Sur X, on lit : «Attention sévère, pilules mortelles, d’origine israélienne ! »

Les mêmes rumeurs ont enflammé les réseaux sociaux somaliens. Dans un post Facebook, Dr Ismaaciil Tool, médecin basé en Somalie, écrit : «Il a été porté à mon attention que de nombreuses personnes dans le monde l’ont utilisé et diffusé dans les pays islamiques pour tuer, et je ne sais pas pourquoi. La caractéristique de son utilisation est qu’il n’est pas destiné à vous nuire et si vous en prenez trop, cela vous gâchera la vie».

<strong>«Ce médicament n’est pas commercialisé au Mali»</strong>

Interrogé par BenbereVerif, Pr Moussa Diallo, neurochirurgien au Centre hospitalier universitaire Gabriel Touré, affirme que ce médicament n’est pas commercialisé au Mali. «Le code couleur est celui d’un autre pays. Celui du Mali est orange», précise Habibatou Fofana, Directrice des ventes de la Société de promotion médicale (SPM), qui commercialise Antiplatt.

D’après Moussa Diallo, Antiplatt Plus 75 mg/75 mg comprimé est utilisé pour prévenir une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral chez les personnes souffrant d’une maladie cardiaque. «Évidemment l’abus de toute chose est nuisible», conclu-t-il.

La société Troikaa Pharmaceuticals a diffusé un communiqué pour démentir. Troikaa Pharmaceuticals est une multinationale pharmaceutique indienne dont le siège est à Ahmedabad, ville du Gujarat. Il s’agit d’une société publique non cotée et classée comme société à responsabilité limitée.

«Un message vocal mensonger et sans fondement concernant l’innocuité d’Antiplatt, un médicament fabriqué par Troikaa Pharmaceuticals Ltd, circule sur les médias sociaux. Ce message ne mentionne à aucun moment notre marque Antiplatt ou notre société, Troikaa Pharmaceuticals Ltd. Nous vous assurons que ce message vocal est entièrement faux et qu’il a été diffusé dans le but de ternir la réputation d’Antiplatt et de Troikaa Pharmaceuticals Ltd.», dit le communiqué.

Le seul objectif, selon le communiqué, «semble être d’induire les patients en erreur et de les décourager d’utiliser les médicaments de qualité fournis par Troikaa Pharmaceuticals Ltd.» Et d’ajouter : «Antiplatt est fabriqué sous un contrôle de qualité strict dans une usine de classe mondiale et il est commercialisé dans de nombreux pays à travers le monde depuis plus d’une décennie.»

Habibatou Fofana, Directrice des ventes de la Société de promotion médicale (SPM) qui commercialise Antiplatt, assure que «celui diffusé sur les réseaux n’est pas commercialisé en Afrique francophone et n’est pas leur produit. Seule la direction de la pharmacie et des médicaments du Mali est habilitée à déclarer qu’un médicament est dangereux ou pas.» «Une communication a été adressée au ministère de la santé et des Affaires sociales en ce sens» a-t-elle ajouté.

Nos confrères de Togo Check ont également traité cette fausse information diffusée par note vocale en français et en gourmantché (langue parlée au Burkina Faso autour de Fada N’Gourma et au nord du Togo, au Bénin, et dans le sud-ouest du Niger).

<strong>Par Oumar Sankaré </strong>

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<title>Lettre à grand&#45;père :  Trois ans déjà, que tu es parti</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-trois-ans-deja-que-tu-es-parti-3091926.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Jan 2025 01:54:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Oui cher grand-père, ça fait trois ans que tu es parti. Tu nous as quittés. Hélas ! Que c’est triste ! Oui grand-père ! J’aurais voulu t’écrire et te dire que ça va, tout va bien. Depuis ton départ, d’abord de la présidence. Oui j’aurais souhaité te dire, que les 10 points et 17 mesures ont libéré le pays. Que oui, les "paracheveurs" ont redonné le pouvoir aux "patriotes".

Malheureusement, cher grand-père, les 10 points 17 mesures sont tombés dans les oubliettes. Ceux qui sont venus pour parachever sont devenus les ex proprios de la chose. Et pis, personne n’ose poser quoi que ce soit ni dire quoi que ce soit. Certains sont devenus des applaudimètres à volonté et d’autres, obligés de se réduire au silence ou de quitter le pays.

Oui grand-père, c’était un souhait de te dire, que oui, nous avons réaménagé nos textes. Nous avons refondé le pays. Des institutions fortes, nous les avons partout. Te dire que nous avons diminué le pouvoir du président. Que nous avons renforcé l’Assemblée nationale. Que la Cour constitutionnelle a désormais des garanties et des grandes prérogatives.

C’était mon souhait de te dire, que oui le magistrat est désormais indépendant et inamovible. Oui que désormais le pouvoir du parquet se limitait à la Cour d’appel. Que le procureur de la Cour suprême était du pouvoir judiciaire. Oui, que nous avons donné plus de pouvoir au député. Que lui et le sénat, pouvaient désormais destituer le président.

J’aurais tellement voulu te dire que désormais le journaliste est protégé et assuré au Mali. Que les organes de presse, les partis politiques, les syndicats et les associations, grands animateurs de la démocratie, ont chacun désormais, leur place et dû. J’aurais tellement voulu te dire que les assises ont renforcé les statuts désormais dans le pays.

Oui grand-père, c’était mon souhait de te dire, que nous avons pu nous entendre sur l’Accord. Que nous avons  réorganisé le territoire et avons donné mandat à des hommes capables s et légitimes de parler au nom des territoires, des tribus et des communautés. Des hommes issus d’élections en maires, députés, sénateurs et président parlent désormais au nom de tous.

Oui grand-père, j’aurais voulu te crier de joie, que nous avons décentralisé l’Etat, que le pays avait lancé son développement partout au Mali, de Kayes à Kidal. Que oui, la paix était totalement revenue et que la sécurité aussi commençait à venir. Le territoire était désormais couvert par l’Etat, l’administration et les services sociaux de base. Notre crise était désormais de l’histoire.

Mais grand-père, malheureusement, tel n’est pas assez le cas. La confusion est de trop. Le pouvoir est désormais au bout du fusil. Les doigts sont croisés matin, midi et soir. Les dents sont serrées. L’inquiétude est grande. L’insécurité est de trame. Oui trois ans après, et même cinq, nous sommes toujours à la recherche du chemin de la terre promise. A mardi prochain inch ’Allah pour ma 283e lettre. Amine !

<strong>Lettre de Koureichy</strong>

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<title>Les soliloques d’Angèle :  Le Journal officiel, tu connais ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-le-journal-officiel-tu-connais-3091938.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Jan 2025 01:51:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il est si riche ce Journal officiel. Ceci n’est pas une rubrique publicitaire pour le JO, mais une exhortation à le découvrir et à l’utiliser à bon escient pour soi, pour son entreprise ou son business et même sa famille.

Bien souvent nous cherchons les textes, les lois, les arrêtés un peu partout, de bouche à oreille, avec des collègues, connaissances… Et pourtant le JO publie tout ce qui est officiel depuis 65 ans ; 2330 fichiers à ce jour qui touchent tous les domaines. Il suffit de se rendre sur la page officielle : sgg-mali.ml : secrétariat général du gouvernement du Mali -journaux officiels du Mali pour les consulter. D’ailleurs si cette consultation était payante, au même titre que l’abonnement, nous serions nombreux à avoir du regret ; bien que ça aurait servi aux caisses de l’Etat ! A ce jour, l’accès est gratuit.

Le dernier JO que j’ai consulté d’ailleurs, est d’une importance capitale pour les travailleurs, celui du 27 décembre 2024, qui ne semble pas encore attirer l’attention. Des dispositions importantes y sont mentionnées notamment dans l’arrêté n°2024-4363/MTFPDS-SG portant modification de l’arrêté n°96-1566/MEFPT-SG du 7 octobre 1996 portant modalités d’application de certaines dispositions du Code du travail. Cette mise à jour devrait changer beaucoup de choses, bien que quelques vagues puissent se faire ressentir ici et là. Je vous recommande fortement d’en prendre connaissance, surtout si vous n’êtes pas Malien !

Dans ce même JO du 27 décembre 2024, la Loi de finance 2025 est publiée (loi n°2024-037). On y parle de l’équilibre budgétaire de l’Etat (recettes, dépenses …), sujet intéressant pour tellement de grin dont les discussions tournent souvent autour de l’argent du pays, des décisions, mais bien souvent en y connaissant pas grand-chose ! Pour les financiers avérés, ils constateront une baisse de près de 99 % de la ligne "dons, programmes et legs du budget général", largement compensé a priori par les recettes fiscales attendues. Il va falloir se "serrer la ceinture" quelque part et marcher "droit" ailleurs ! Un bon sujet de discussion.

Le Journal officiel c’est comme un journal, et la publication est obligatoire et indispensable car pour qu’une loi entre en vigueur, il faut qu’elle soit rendue publique, de même qu’un arrêté. On y trouve aussi les mesures nominatives dans les institutions publiques ou autres instances de l’Etat ; des annonces et communications sur les créations d’associations… Bref, tout ce qui est officiel.

Les thèmes vont du droit des affaires aux procédures en passant par le droit des sociétés, les finances publiques, l’emploi et l’éducation, les ressources naturelles, les banques et assurances, le droit public, le droit sectoriel. Agréments, nominations, concours, attributions de marché, affectations de titres fonciers, tout et bien plus encore y sont classés par année de 1960 à 2024. Le compteur 2025 s’ouvrir certainement très bientôt.

Avec la prolifération des fake news, favorisée par la manipulation et l’accessibilité aux réseaux sociaux, le JO est une bonne source pour confirmer ou infirmer les informations. Nous avons tout intérêt à y jeter un œil pour ne pas nous laisser avoir par la désinformation.

Vous me direz que le sujet est bien plus studieux aujourd’hui. Eh oui, il le faudrait bien plus souvent afin de servir davantage à tous !

Parce que c’est notre Mali.

<strong>Muriel Jules</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin : &amp;quot;Il est temps de moderniser certains métiers&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-il-est-temps-de-moderniser-certains-metiers-3091924.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Jan 2025 01:35:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Selon les membres du grin, l'absence de modernisation des métiers est un frein majeur au développement économique de notre pays. Ils appellent les autorités de la Transition à une industrialisation massive pour rendre certains métiers plus attractifs et générateurs d'emplois. Selon eux, le métal est le premier pourvoyeur d'emplois, mais ce métier est réservé à une caste particulière, les forgerons, <em>"alors que nous importons des produits métalliques qui pourraient être fabriqués localement"</em>, expliquent-ils.

Les membres ont également pointé du doigt d'autres secteurs clés comme l'élevage, la pêche et l'agriculture, qui restent largement artisanaux. "<em>Nous continuons à cultiver seulement trois mois par an avec des moyens rudimentaires. Les peaux de moutons et de vaches abattus chaque année restent inexploitées, alors qu'elles pourraient servir à développer une industrie du cuir"</em>, disent-ils.

Au grin, on reste convaincu que les petits métiers considérés comme dévalorisants par les Maliens sont en réalité très rentables. Ils proposent, à ce titre, des solutions concrètes pour développer certaines filières économiques, notamment celle du coton.

A les entendre, l'alimentation et les couches des bébés représentent des dizaines de milliards chaque année. Pourtant, nous importons ces produits, alors que nous cultivons du coton. Les membres croient que nous devrions investir dans la culture du coton et développer une industrie locale capable de répondre aux besoins du marché intérieur. Pour eux, nous pourrions produire localement des couches pour bébés, des serviettes hygiéniques et du coton médical pour les hôpitaux.

Les membres du grin n'oublient pas également le secteur du transfert d'argent. Ils estiment que les firmes étrangères dans ledit secteur représentent un risque pour le Mali. <em>"Ces entreprises peuvent transférer leurs capitaux à l'étranger du jour au lendemain, mettant en péril notre économie"</em>, justifient -ils.

Ils proposent de confier cette activité à nos banques. Avec ça, elles pourraient développer une application pour gérer ces transferts et récupérer jusqu'à des milliards de F CFA par jour. "Ce capital pourrait être utilisé pour financer des projets industriels dans les communes, créant ainsi des emplois et stimulant l'économie locale", concluent nos néo-économistes.

<strong>Ibrahima Ndiaye </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil De Le Matin : Faire de la ferme conviction la sentinelle de la gouvernance vertueuse</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-faire-de-la-ferme-conviction-la-sentinelle-de-la-gouvernance-vertueuse-3091284.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Jan 2025 01:22:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Si j’avais été mandaté par les Maliens pour faire une résolution au compte de 2025 voire de l’avenir, je me serais engagé à ne rien ménager pour que ce Mali Kura si évoqué dans les discours officiels ces dernières années ne soit pas une chimère, un mirage, une désillusion. Je me serais engagé à sacrifier mes propres intérêts au profit de l’émergence socio-économique du Mali, quel que soit le prix à payer.

S’oublier au profit du pays ! C’est ce qui fait malheureusement défaut dans notre pays. Ainsi, nous voulons tous que le pays change, que les autres épousent une mentalité positive. Mais, malheureusement, aucun d’entre-nous ne veut renoncer à sa zone de confort, personne n’est réellement prêt aux sacrifices personnels souvent indispensables pour faire avancer les causes communes. Le changement est un choix. Alors faisons un choix judicieux pour pouvoir récolter les dividendes de ces longs mois de résilience acceptée pour que la transition aboutisse à un meilleur ancrage de la gouvernance vertueuse dont ce pays à aujourd’hui besoin pour s’éloigner définitivement du spectre d’un retour à la case-départ, d’une nouvelle ère de déstabilisation.

Pour que le Mali Kura ne soit pas une chimère, le meilleur choix à faire est celui des hommes et des femmes qui auront la lourde responsabilité de gérer les affaires publiques dans les années à venir. Qui choisir pour éviter un retour à la case-départ ? C’est la question que nous devons toujours avoir à l’esprit à l’approche des prochains scrutins électoraux, notamment de la présidentielle qui ne saurait plus tarder si l’on se réfère aux déclarations des autorités de la transition. Qui peut incarner notre rêve de changement ? Qui a la capacité de rassembler les Maliens sur des valeurs et non sur des intérêts personnels ou claniques sordides ? Il ne s’agit plus de faire un choix partisan, mais pertinent. Autrement, nos prochains dirigeants doivent être élus en mettant de côté toutes les considérations partisanes. Il est temps que nous comprenions que le pays compte plus que les hommes et les femmes qui se battent pour le servir.

Depuis l’avènement de la démocratie, nous avons toujours été détournés de nos vraies préoccupations et des vrais défis à relever pour l’émergence du pays par ceux à qui nous avons accordé une sorte de blanc-seing. Faisons de la démocratie le tremplin du développement durable, de la justice, de la cohésion…Ce qui suppose que nous ayons la capacité de tirer les enseignements du passé afin de pouvoir nous élever à un niveau supérieur de la citoyenneté. Il nous faut cette capacité de nous transcender pour l’avenir du pays.

Et cela d’autant plus qu’il ne s’agit plus d’accorder le blanc-seing à nos élus ou à élire des hommes et des femmes en leur laissant la liberté de nous conduire vers le chaos. L’autre défi, c'est de nous constituer en force de veille. Une sentinelle de la bonne gouvernance, incorruptible et implacable sur les valeurs sociales et républicaines. Nous devons constituer cette épée de Damoclès prête à frapper que nos décideurs doivent sentir sur leurs têtes dans leurs faits et gestes, dans les actions menées et des actes posés.

Si chacun de nous doit s’engager à être un élément de cette sentinelle, les jeunes sont plus interpellés que les autres couches. Une mission sacerdotale qui nécessite la rédemption totale de cette couche qui doit être le fer de lance du Mali Kura. Rédemption ! Le mot n’est pas trop fort d’autant plus que notre jeunesse a de plus en plus du mal à se hisser à hauteur de souhait en termes d’engagement citoyen voire patriotique. Dans l’arène politique, par exemple, le suivisme a tué le vrai militantisme et la cupidité est train d’avoir raison du vrai leadership. Pressé de réussir, nos jeunes se laissent manipuler par les politiciens (qui ne font aucun effort pour leur formation idéologique et leur réarmement moral pour les préparer à assumer des responsabilités dans la gouvernance) pour des basses manœuvres au point de compromettre toute leur carrière politique. Sans compter que nos jeunes sont toujours dans la facilité, incapables d’affirmer une personnalité bâtie sur des valeurs et de vraies convictions.

C’est ainsi qu’une étude a par exemple révélé que, en 2016, 65 % des jeunes Maliens expriment «<em>une attitude passive</em>» face à la corruption et 21 % sont admiratifs. On comprend alors pourquoi la majorité de nos jeunes diplômés n’aspirent qu’à la Fonction publique. En effet, leur conviction est que les agents publics ont pour vocation de s'enrichir en exerçant leur fonction. Principales victimes de la corruption et de la délinquance financière, les jeunes devaient être sur la première ligne du front contre ces mauvaises pratiques. Mais, comment peuvent-ils efficacement les combattre alors que, au lieu d’être indignés, ils sont fascinés par la «<em>réussite</em>» des fossoyeurs du Trésor public qui sont leurs références ? Combien de jeunes responsables hésiteraient aujourd’hui à puiser dans la caisse quand l’occasion se présentera ? Tout le problème est là : <em>résister à la tentation en disant qu’on a une grande responsabilité vis-à-vis du pays, du peuple</em> !

Le hic, c’est qu’ils sont nombreux à confondre ambition et cupidité, mégalomanie. Tant que la jeunesse malienne n’est pas prête à ce sacrifice, la corruption et la délinquance financière ne cesseront pas de prospérer. Les jeunes seront alors disqualifiés pour constituer cette sentinelle de la bonne gouvernance. Il est vrai qu’ambition rime avec désir ardent d'obtenir les biens qui peuvent flatter l'amour-propre (pouvoir, honneurs, réussite). Elle se doit aussi d’être noble en ne portant pas préjudice au bien public et à l’intérêt général. Malheureusement, le réveil risque de prendre plus de temps parce que, le plus souvent, nos jeunes sont pris pour de bon dans le piège des loisirs, de la perversité, de la débauche…

La rédemption, parce que la grande majorité de nos jeunes sont des partisans du moindre effort qui aspirent pourtant à la belle vie dès qu’on leur confie un poste, une fonction. Leur préoccupation devient aussitôt s’enrichir rapidement ! L'ambition la plus noble est celle de vouloir réussir à la sueur de son front en contribuant à son propre épanouissement au développement de la patrie. Avec le cœur, la volonté et la détermination, on peut toujours réaliser quelque chose pour soi, sa famille, sa communauté, la société voire la patrie.

Ayons  donc la force du caractère et nourrissons des convictions fermes qui impulsent la satisfaction morale d’être utile à son pays. Si chaque Malien et chaque Malienne pouvaient enfin s’inspirer de l’acte patriotique de Junior Diakhaté, un jeune enseignant qui a construit en 25 jours une classe pour son village où les écoliers prenaient leurs cours sous un hangar qui ne tenait plus bien. Il se charge aussi de leur offrir des fournitures à ceux dont les parents n’ont pas les moyens de le faire ! Voilà le vrai patriotisme !

Aujourd’hui, il est plus que jamais évident qu’il nous faut de véritables ruptures si nous voulons réellement et positivement entrer dans le cercle des pays émergents. En la matière, le premier pas consiste d’abord au changement de mentalité, à la reconstruction citoyenne et civique du Malien !

<strong>Moussa Bolly</strong>

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<title>Les Soliloques d’Angèle : L’action ou la parole créatrice</title>
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<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 02:03:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En famille, au travail, et même en société chaque décision est analysée, critiquée, contestée, décriée ou approuvée... A juste titre ou à tort, ceux qui décident le font en connaissance de cause après avoir pesé le pourquoi, le pour, le contre, le comment. En général tout le monde fait son analyse librement mais ne s'exprime que celui qui en a le devoir, le droit, celui qui n'a pas été consulté, ou celui qui est frustré ; c'est le propre même de l'homme.

Difficile de ne pas parler de la situation socio-politique tendue, de l'économie qui tangue, des moyens financiers qui s'effritent, de la population qui s'appauvrit et des décisions pas forcément comprises.

Et si au lieu de s'exprimer sur tout et n'importe quoi on agissait chacun à son niveau, dans son environnement pour une seule tâche commune, améliorer la vie familiale, communautaire. Il y a une espèce qui a compris que pour vivre ou survivre, il faut une cause commune : les abeilles. Les ouvrières, les mâles, la reine chacun à un rôle et l'objectif commun est de perpétuer l'espèce.

Devant les épreuves, il faut secouer les cocotiers. Chaque petit geste compte. Il n’y a pas assez d'électricité et quand il y en a on veut allumer toutes les lampes et appareils au lieu du strict minimum nécessaire.

Il n’y a pas assez d'eau et quand il y en a les robinets coulent à flots, les baignoires et les piscines se remplissent. Les ordures s'accumulent mais nous ne changeons pas notre manière de gérer les déchets domestiques ou ne cherchons pas à en réduire la production.

Pensons à notre mode de restauration, par exemple réduire nos consommations de fast-food et de plats à emporter qui favorisent l'utilisation d'objet à usage unique (boites, sachets, bols et couverts jetables en papier, en bois ou en plastique).

Jardiner, planter un arbre et s'en occuper ne coûte pas grand-chose, optons pour les potagers et les arbres fruitiers à domicile, rien de mieux que de consommer les tomates, les oranges, les papayes ou les mangues de chez soi.

Donner plus de fruits comme goûter aux enfants et moins de biscuits car le taux de diabète juvénile est en forte progression.

Il y a beaucoup de petits gestes qui permettent de mieux vivre et apportent plus à l’échelle de la famille que de pousser dans la critique non constructive. Notre aspiration finale n’est-elle pas de vivre dans les meilleures conditions, dans l’amour, la fraternité, la santé. Tout ne tourne pas autour de l’argent. La richesse ne se mesure pas uniquement en argent que l’on n’emporte pas au paradis d’ailleurs!

Chaque pierre à sa place dans  un édifice. Si tu as une pierre à poser pour le bien du pays apportes-là.

Parce que c’est Notre Mali!

<strong>Muriel Jules</strong>

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<title>Ça se passe au Grin : Focus sur Mara</title>
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<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 02:02:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les membres du grin disent avoir remarqué que l'ancien Premier ministre Moussa Mara a toujours fait l'objet de critiques mais ses propos n'ont, à ce jour, jamais été démentis par qui que ce soit. Ce qui laisse croire aux membres que le fondateur du parti Yéléma est imbattable sur ses analyses par rapport à la marche de la Transaction.

Au grin, les membres pensent que Moussa Mara mérite d'être reçu par le chef de l'Etat au regard de ses analyses et propositions pertinentes qui n'ont pas subi de contradictions. <em>"Pour bien avancer dans la gestion du pays, notre général d'armée a plutôt intérêt à écouter les politiques qui, sans peur ni crainte, dévoilent les failles de la Transition, mais qui font aussi des propositions"</em>, disent-ils.

Cependant, les membres du grin disent avoir apprécié la récente sortie de M. Mara face aux médias, qui selon eux, a fait cas de nombreuses situations qui concernent nos réalités d'hier et d’aujourd'hui. A leurs dires, <em>"un homme politique ne doit pas se taire pour plaire face à l'oppression ou une quelconque intimidation, il doit faire preuve de courage en faisant des analyses positives pour aider les gouvernants".</em>

La meilleure façon de servir la vérité, dans la vie publique, d'après eux, c’est de la construire au jour le jour par des actes vrais. La vérité en politique est une affaire d’éthique.

&nbsp;

<strong>Ibrahima Ndiaye</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lettre à grand&#45;père : Que les vieux démons ne se réveillent guère !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-que-les-vieux-demons-ne-se-reveillent-guere-3090990.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 01:22:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Oui cher grand-père ! Que nos vieux démons ne se réveillent guère. Qu’ils s’endorment à jamais. Oui pour l’éternité ! Nos vieux démons de guerre, de crime, de massacre et de carnage entre nos peuples jadis. Nos conflits par-ci et par-là. Oui après la chute du Ghana, quand le Wagadu vivait sa tragédie avant son dernier éclatement.

Oui grand-père, au Mandé, quand Kankou Moussa a voulu redynamiser le commerce transsaharien, le chemin de l’étoffe et de l’or. Quant au lieu des relations commerciales comme espérée par le Mandé-Massa, le Mandé n’a attiré que des armées cupides et avides qui l’ont envahi. Oui quand les peuples trahissaient les "Massarin", en les livrant à leurs ennemis.

Des siècles de guerre et de conflits. Des attaques et des ravages des villages, des royaumes et des provinces. Des guerres stratégiques souvent, économiques des fois et aussi religieuses. A tous les noms et à tous les honneurs. Un champ, une femme, un enfant. Tout. Tout déclenchait conflit et guerre entre les rois et les soldats.

Ou grand-père c’était la nébuleuse facette de notre contrée et des siècles durant. Des tueries, des massacres pour n’avoir juste pas cru en une même divinité. Des massacres et des exécutions pour n’avoir juste pas cru en un même gourou. Oui grand-père, le disciple et le courant de l’autre maître, est un ennemi à abattre. Tidjani et Kadri. Tel fut un siècle de larme et de sang.

Et pire grand-père ! Oui pire grand-père. Entre 12 et 11. Oui ente celui qui égraine la même prière 12 fois et 11 fois, combien de morts ? De prisonniers et d’exécutés ? Oui grand-père ! Entre ceux qui égrainent une prière 11 fois et ceux qui l’égrainent 12 fois, une triste page dont il serait inutile de rouvrir. Ansongo, Bourem et Yélimané. Hélas !

Que de tristes pages vécues ! Que de sombres feuillets de l’histoire qui doivent être emportés par l’oubli et le pardon. Oui nos différences ont jadis fait vivre des différends inédits. Oui des différends qui nous ont poussés à des extrêmes. Des siècles et des années durant, que de larme et de désastre. Des crimes et de pire en pire. Hélas !

Que les vieux démons ne se réveillent guère. Oui que personne n’arrive à déterrer les anciens cadavres et démon dont la puanteur étouffera tout un chacun.  On en a déjà vu assez. On est épuisé. Les vieux démons entre doctrines et courants religieux, ne nous apporteront jamais la paix. Ce n’est point une issue. A mardi prochain pour ma 282e Lettre, in shaa Allah !

&nbsp;

<strong>Lettre de Koureichy</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali en 2025 : Réalités et espoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mali-en-2025-realites-et-espoir-3090759.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Jan 2025 12:11:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Alors que le Mali entame l’année 2025 avec de nombreuses attentes, il fait face à une conjoncture complexe marquée par des défis multidimensionnels. Sur les plans sécuritaire, financier et économique, les obstacles sont nombreux, mais les opportunités pour un redressement durable existent également.

La question sécuritaire demeure l’un des plus grands enjeux. Malgré les efforts déployés par les autorités de transition et leurs partenaires pour stabiliser le pays, les attaques perpétrées par des groupes armés continuent de fragiliser les régions du centre et du nord. La réorganisation de l’armée malienne et la fin de certaines coopérations militaires internationales exigent une nouvelle approche stratégique. L’implication des populations locales dans la sécurisation de leur territoire et l’intensification des partenariats régionaux seront essentielles pour construire une paix durable.

Sur le plan financier, le Mali fait face à une double pression : le financement des opérations militaires et le soutien à une économie encore convalescente. La dette publique s’accroît, et les ressources internes peinent à suivre les besoins grandissants. La mobilisation des recettes fiscales, la lutte contre la corruption et la gestion transparente des finances publiques doivent devenir des priorités absolues. Des réformes structurelles courageuses seront nécessaires pour renforcer la confiance des investisseurs nationaux et internationaux.

Le tissu économique malien, déjà fragilisé par l’instabilité, souffre également des conséquences des changements climatiques qui impactent l’agriculture et l’élevage, principaux secteurs d’activité. La diversification de l’économie, à travers des investissements dans les industries extractives, les énergies renouvelables et les technologies, peut offrir des perspectives nouvelles. Toutefois, cela nécessite un environnement des affaires stable et attractif.

Malgré cette situation difficile, des signes encourageants apparaissent. Le dynamisme de la jeunesse, la résilience des communautés locales et la richesse culturelle du pays sont autant d’atouts sur lesquels le Mali peut s’appuyer pour avancer. La mise en œuvre des réformes politiques promises et la tenue d’élections crédibles seront également déterminantes pour rétablir la confiance et renforcer l’unité nationale.

L’année 2025 est une année charnière pour le Mali. Les défis sont immenses, mais avec une volonté politique forte, une mobilisation citoyenne et un soutien international adapté, le Mali peut poser les bases d’un avenir meilleur. L’histoire récente du pays a prouvé qu’il peut renaître de ses crises, et cette fois encore, il est permis d’espérer.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / question de droit / le contentieux des actes administratifs, le droit administratif expliqué</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mali-question-de-droit-le-contentieux-des-actes-administratifs-le-droit-administratif-explique-3089703.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Dec 2024 14:00:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le droit administratif a examiné le contentieux des actes administratifs.

La procédure du contentieux administratif est dite contradictoire. Ce principe garantit la possibilité pour chacune des parties devant le juge, d'être informée des arguments et pièces présentés par la partie adverse ; de présenter elle-même ses propres arguments et pièces au juge.

<strong>Quel est le rôle du contentieux ?</strong>

La section du contentieux juge les conflits entre citoyens, associations ou entreprises et l'administration. Elle juge également des conflits entre deux administrations, par exemple, le préfet contre une commune, un hôpital contre le ministère de la Santé, etc.

Quel est l'objet du contentieux administratif ?

L'objet du contentieux administratif peut se résumer à la garantie du principe de juridicité. Ce faisant, il vise irrémédiablement la soumission de l'Administration au droit dans la perspective de protéger entre autres les administrés contre les actes et actions irréguliers de celle-ci

<strong>Quels types de litiges sont réglés par les juridictions administratives ?</strong>

Le tribunal administratif et la cour administrative d'appel,

Le tribunal administratif juge les litiges entre les particuliers et les administrations. Il juge également les conflits du travail dans la fonction publique. Il juge en premier ressort, c'est-à-dire qu'il est le premier tribunal saisi d'une affaire.

<strong>Quels sont les différents contentieux ?</strong>

Selon cet ordre, on peut distinguer trois grands groupes, le contentieux normatif, celui des votations politiques, le contentieux du fonctionnement des institutions enfin les recours devant le juge administratif sont classiquement répartis en quatre grandes catégories, le contentieux de l'excès de pouvoir, le recours de plein contentieux (ou de pleine juridiction), le contentieux de l'interprétation et de l'appréciation de légalité et le contentieux de la répression.

<strong>Qui est le juge compétent en matière de contentieux administratif ?</strong>

En principe, les tribunaux administratifs sont, en premier ressort, juges de droit commun du contentieux administratif. Le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a son siège l'autorité qui a pris la décision attaquée ou a signé le contrat litigieux.

<strong>                                                                                                                       </strong> <strong>Mohamed SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Goïta, Traore et Tiani : Au tournant de l’histoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/goita-traore-et-tiani-au-tournant-de-lhistoire-3088819.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Dec 2024 14:05:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En cette fin d’année 2024, rien ne se passe comme prévu. La délivrance du peuple syrien de cinquante ans de règne des El-Assad, l’élection transparente du président ghanéen et le dernier sommet de la Cédéao font l’actualité dans une période où la Confédération des Etats du Sahel est au tournant de son histoire.</em></strong>

<strong>Irréversible</strong>

Vendredi 13 décembre 2024 à Niamey, la réunion ministérielle de la Confédération des Etats du Sahel (AES) rappelle <em>"la décision irréversible des Etats de la Confédération du Sahel de retrait de la Cédéao"</em>.  Irréversible, une constance de la novlangue des relations entre l’AES et la Cédéao dont l’effet immédiat est la mort diplomatique atrabilaire des liens de coopération. Mais remontons le temps. Le 13 décembre 1959 à Dakar, de Gaulle fait un pas de côté pour la "souveraineté internationale" du Mali et du Sénégal devant Léopold Sédar Senghor, président de l’Assemblée fédérale du Mali, Modibo Kéita président du gouvernement fédéral et Mamadou Dia, vice-président du gouvernement fédéral.

Soixante-cinq ans après, devant l’histoire, à Ouagadougou, à Niamey et à Bamako, les présidents Traoré, Tiani et Goïta se réclament de l’esprit d’indépendance de Modibo Kéita, de Diori Hamani et de Maurice Yaméogo. Goïta, Traoré et Tiani prennent leurs responsabilités. Un tournant de leur histoire. Un fait d’armes qui ne peut pas être analysé comme une simple stratégie d’opposition à la Cédéao mais comme un combat pour enraciner la liberté des personnes et des biens. Il engage les chefs d’Etat de l’AES à respecter ce qu’ils disent.

<strong>Au-delà des péroraisons sous-régionales</strong>

Dimanche 15 décembre 2024, la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao <em>"décide de fixer la période du 29 janvier au 29 juillet 2025, comme période de transition, au cours de laquelle les portes de la Cédéao restent ouvertes aux trois pays"</em>. Un divorce douloureux dont la cause se trouverait dans la difficulté de la Cédéao et de l’AES à s’accorder sur la durée des transitions. Pauvre Afrique.

En attendant, Bola Ahmed Tinubu, président du Nigeria et président en exercice de la Cédéao, attaché au culte des figures des indépendances africaines, incarne le compromis. Sous son autorité, la Cédéao œuvre pour le retour de l’AES à la maison. Dans la recherche d’une issue positive, elle prolonge le mandat de médiation du Togolais Faure Essozimna Gnassingbé et du Sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye auprès de leurs homologues de l’AES.

L’année 2025 s’y prêtera-t-elle ? La réponse est à rechercher dans les profondeurs insoupçonnables des mutations géopolitiques et politiques du continent. Ce qui est sûr, au-delà des péroraisons sous régionales, les présidents de la Cédéao et de l’AES doivent se tourner vers les épreuves d’hier des luttes d’indépendance des années 1950 pour observer les valeurs entre les peuples : humanité, unité, liberté, solidarité. Les régimes passent. Les peuples restent.

<strong>Préserver les fragments de liens entre les peuples</strong>

Ni souverainisme vétilleux, ni panafricanisme obséquieux, il s’agit d’agir pour le rayonnement et la défense des entreprises africaines, la valorisation de la recherche scientifique et le développement. Il s’agit aussi de préserver les fragments de liens entre les peuples qui dépassent le simple cadre de la Cédéao et de l’AES. La Cédéao incarne la liberté de circulation. L’AES revendique une reconnaissance. Car face à la crise sécuritaire qui gangrène nos États, nous ne pouvons pas faire autrement. La suggestion serait donc de se parler, sans se compromettre, pour construire des projets de maîtrise sécuritaire pour lutter contre ce phénomène vaporeux : le narcoterrorisme.

<strong>Peut-on se passer des autres ?</strong>

-         Oui, car c’est la solution pour être libre ;

-         Non, parce qu’on ne peut pas construire une gouvernance positive sans la coopération ;

-         Je préfère un panafricanisme, incarnant l’humain, Hadamaden en Bambara) et Ibunaadama en Songhay.

-         Et vous, qu’en pensez-vous ?

Je vous dis à 2025 avec "Blues" de Fatoumata Diawara et Roberto Fonseca

<strong>Mohamed Amara</strong>

<strong>Sociologue</strong>

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</item>

<item>
<title>Bien dit «Inventer pour diaboliser l’Islam»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/bien-dit-inventer-pour-diaboliser-lislam-3088521.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Dec 2024 01:23:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il n’y pas dans l’Islam une terminologie qui s’apparente à l’islam politique. C’est un concept inventé par la presse française pour diaboliser notre religion. Ce n’est pas cette seule terminologie qu’elle a inventée pour cela. Parmi les inventions de cette presse, il y a l’islamisme, le terrorisme, le fondamentalisme, le jihadisme et l’islam politique. A qui profite ce crime de la diabolisation de l’Islam ? Elle profite naturellement à ceux qui ont usurpé la place de l’Islam dans la société musulmane.

Aujourd’hui, au Mali, nous sommes sous un régime de droit positif français légué par la colonisation par l’intermédiaire de l’élite formée à l’école laïque de l’administration coloniale pour assurer la relève, pour perpétuer sa mainmise culturelle et idéologique sur nos pays. C’est ce droit positif français qui a usurpé la place de l’Islam dans notre société. Ceux qui diabolisent l’islam se jettent des fleurs et font leur propre, apologie, mais c’est perdue parce que le Mali n’est pas la France… Je souhaite que tous les Maliens, surtout les intellectuels formés à l’école laïque occidentale héritée de la colonisation, qui reviennent à eux-mêmes, qu’ils reviennent à Dieu SWT et qu’on en tienne compte dans pour un meilleur départ du Mali Kura !

<strong>Cheikh Youssouf Hassane Diallo</strong>

Acteur politique

<strong>Source :</strong> <em>Grand débat sur mali-online.net</em>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de Le Matin : Une approche rassurante malgré la complexité des défis</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-le-matin-une-approche-rassurante-malgre-la-complexite-des-defis-3088506.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Dec 2024 01:22:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«<em>Nous comptons vraiment sur le staff de l'EDM pour sortir de cette crise énergétique</em>» ! C’est ainsi que s’est exprimé le Premier ministre, Général Abdoulaye Maïga, lors de sa rencontre avec la direction et le personnel d'Énergie Mali (EDM-SA) le 5 décembre 2024. Mali. Accusés (sans présomption d’innocence pour la majorité d’entre eux), les cadres et les agents se retrouvent subitement remis au centre de la recherche de solutions à la crise énergétique sans précédent que notre pays traverse depuis de longs mois.

Comme promis lors de son premier passage, le PM est revenu le 5 décembre 2024 (avec les ministres de l’Energie, de l’Economie et des Finances, du Commerce et de l’Industrie) pour rencontrer les responsables d’EDM ainsi que des acteurs sociaux et économiques, notamment des représentants des secteurs pétroliers, bancaires et miniers. Il s’est agi de dégager des orientations consensuelles pour résoudre de manière pérenne la crise énergétique en s’appuyant sur un examen minutieux des mécanismes nécessaires pour y parvenir.

Cette démarche est en totale rupture avec celle qui était jusque-là observée de la part de l’exécutif. Conscient que la voie empruntée ne pouvait mener qu’à une nouvelle impasse, le Général Maïga en a choisi une autre. Un choix éclairé par ses expériences managériales. Faire preuve de leadership est l’une des qualités essentielles chez un manager. Et un leader doit avoir cette capacité d’amener chaque élément de son équipe à transformer ses défauts en qualité, ses faiblesses en force en le mettant en confiance.

Mais, il est difficile de trouver une porte de sortie quand on arrive dans une boite avec des préjugés comme​ ils sont «<em>tous des voleurs ou des malhonnêtes</em>». Cela ne peut avoir d’autres résultats que de braquer tout le monde contre toi, même ceux qui avaient été écartés de la gestion pour des raisons subjectives, malgré leur compétence, vont se méfier puisqu’ils sont mis dans le même sac que ceux qui ont combattu leurs idées ou leurs stratégies managériales.

Un adage de chez nous dit que le berger peut conduire le troupeau avec un seul bâton. Mais, au manager, il faut un bâton pour chaque membre de son équipe pour pouvoir tirer le meilleur profit du collectif. Le Général Abdoulaye Maïga a vite compris qu’il ne pourra pas résoudre la crise énergétique en diabolisant tout le monde à EDM. Il a donc fait le choix de l’introspection individuelle et collective en responsabilisant la Direction générale et le personnel à proposer des solutions à partir de leur vécu, de leur compétence, de leur expérience, de leur expertise, de leur diagnostic sans distinction aucune. ​Personne n’est discriminé​e​ ou exclu​e.

Toutes les solutions sont également utiles à condition qu’elles respectent bien sûr les principes fondamentaux qui régissent désormais les relations de notre pays avec ses partenaires. Il s’agit notamment du respect de la souveraineté du Mali ; de celui des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par le Mali ; et de la défense des intérêts du peuple malien dans les décisions prises.

Cette approche du PM a eu le mérite de détendre l’atmosphère, de faire baisser la pression au sein du personnel requinqué par cette confiance retrouvée. Quelle que soit leur responsabilité dans la décadence de la société, il est utopique de vo​uloir redresser une société en écartant le personnel qui connaît le problème mieux que quiconque. Un vrai leader ne prend de décision unilatérale en faisant fi des intérêts et des préoccupations de ceux qui sont sur la première ligne.

Malheureusement, des décisions pareilles ont émaillé l’actuelle à travers des mesures avec «<em>effet immédiat</em>». Ce fut le cas par exemple de la suspension d’exportation de produits oléagineux (karité, arachide, soja et sésame) annoncée le 3 octobre 2024. Il devait pourtant être clair que, sans mesures d’accompagnement et des réflexions poussées, cette décision pouvait avoir des conséquences sur le secteur. Elle pouvait par exemple «<em>contrarier l’élan de production</em>» de ces filières. Sans compter le manque à gagner pour les acteurs de ces filières, notamment les producteurs et les transporteurs. Pour éviter cela, il aurait par exemple fallu rencontrer en amont le Collectif des acteurs des filières  pour écouter leurs préoccupations et leurs suggestions.

Mais, l’erreur est humaine et en commettre n’est pas forcément une preuve d’insouciance, d’indifférence ou d’incompétence. C’est persévérer dans l’erreur qui peut créer ses sentiments. Aussi faire preuve d'humilité est-elle une valeur cardinale du leadership. Comme le dit un expert en management, il n’est pas «<em>toujours évident de se faire à cette idée quand on a l'habitude d'entendre qu'un manager doit être sûr de lui pour pouvoir inspirer la confiance de ses collaborateurs et les guider vers l'atteinte de leurs objectifs</em>». Pourtant, conseille-t-il, «<em>l'humilité est une qualité rare pour un manager qui doit être capable de se remettre en question en hésitant pas à demander à ses équipes de l'évaluer pour envisager des améliorations possibles</em>».

Même si nous ne voyons pas de traces d’études philosophiques dans son impressionnant CV (pour son jeune âge), nous avons tendance à croire que Abdoulaye Maïga est un adepte du «<em>Discours de la méthode</em>». Nous voulons parler de ce texte philosophique publié anonymement par le philosophe René Descartes à Leyde le 8 juin 1637. Cette méthode a le mérite de vouloir éviter l'erreur et trouver la vérité. Comme l’explique un «<em>foulosophe</em>», pardon un philosophe, elle (méthode) se présente à la fois comme un effort de la volonté pour conjurer la paresse et la précipitation. Elle privilégie une démarche de l'intelligence pour construire le vrai, pour mieux appréhender les défis afin d’y apporter des solutions pérennes.

En tout cas, à travers ses premiers actes, le Général de division Abdoulaye Maïga démontre qu’il est conscient des défis et de leurs enjeux, et qu’il est  déterminé à faire bouger les choses, à faire bouger les lignes afin de renouer la confiance (confiance aux autorités en place) avec le peuple ; redonner espoir aux Maliens en les rassemblant et non en les divisant. Il revient alors à chacun de nous de l’accompagner dans ce sens. Rappelons nous surtout que, comme le rappelle souvent l'acteur américain Samuel Johnson, «<em>les grandes choses ne se font pas par la force, mais par la persévérance</em>» !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lettre à grand&#45;père : Tellement de soleils se sont couchés !</title>
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<pubDate>Wed, 18 Dec 2024 02:06:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Cher grand-père, aujourd’hui, j’ai fait le tour du Mali dans mes petites réflexions. Mes petits souvenirs, lectures et espoirs pour le Mali. Hélas ! Que bon nombre d’hommes et de femmes sont passés ! Des hommes et des femmes puissantes. A qui Dieu avait tout donné. Pouvoir, argent et popularité. De Modibo Kéita à nos jours, le soleil a vu tellement d’étoiles sur cette terre.

J’ai vu des hauts gradés militaires. Des hommes politiques forts. Des riches qui dictaient à tout le monde. Des femmes puissantes. Oui des jours que l’on pensait éternels. J’ai vu Modibo dans ses grands sentiers de développement. D’usine et d’industrie. J’ai vu Moussa ne faisant foi qu’à l’armée et à ses devins. Des jours d’un "Balla" puissant et fort. Moussa qui faisait craindre.

Et j’ai vu ces deux soleils se coucher et se faire oublier comme s’ils n’avaient jamais existé. Et je n’ai vu personne se donner la mort parce qu’ils sont partis. Leurs conseils les plus proches, ceux qui les empêcher d’entendre les bruits du changement. Qui leur faisait croire à des illusions, ont dit après eux : "Vive d’autres rois" ! Pour continuer à subsister.

J’ai vu la démocratie bâtie sur le sang des martyrs faire son jour. D’autres soleils, d’autres gloires. D’autres vertus, d’autres vices. J’ai vu les Abdrahamane Baba Touré crier, que le chemin a été trahi ! J’ai vu Aly Nouhoum Diallo alerter. Les Victor Sy et Issa Ndiaye se rebeller. Mais à côté, j’ai vu aussi des gloires d’hommes et de femmes puissants qui n’écoutaient personne.

ATT, IBK, tellement récents. Comme si c’était hier. Quand les choses passaient très mal. Quand Kadhafi tombait et que le général savait que ça ne serait pas sans conséquence. J’ai vu IBK quand il était dépassé par les choses. Rébellion à gauche, terrorisme à droite, insurrection populaire devant et trahison des siens derrière. J’ai vu IBK partir trahi à son nombril et ses pieds. Hélas !

Oui grand-père, j’ai vu les versions officielles données aux événements. J’ai vu les manipulations. J’ai revisité Fily Dabo et Hamadoun Dicko. La puissance de l’officiel au soleil du jour. Et j’ai plusieurs fois vu que la vérité a été obligée de se cacher car elle était nue et ne serait jamais crue. J’ai vu des gloires d’alors réduits aujourd’hui à des "oubliés de l’histoire".

J’ai revu le M5/RFP. Quand le comité stratégique refusait d’entendre les alertes. Quand ce mouvement faisait trembler Koulouba et Sébénikoro. Que de gloires dans le passé ! Que de soleils couchés comme s’ils n’avaient jamais existé ! Le passé a tellement de réponses à nos questions d’aujourd’hui. A mardi prochain cher grand-père, pour ma 281e lettre. Inch Allah !

<strong>Lettre de Koureichy</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ça se passe au Grin : Cortèges de mariage : un serpent de mer</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-corteges-de-mariage-un-serpent-de-mer-3088313.html</link>
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<pubDate>Wed, 18 Dec 2024 01:40:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les membres du grin tiennent à informer le président de la délégation spéciale, Balla Traoré, que sa mesure visant à interdire les cortèges de plus de 6 véhicules n'est pas du tout respectée à Bamako. D'ailleurs, ils disent ne même pas sentir la mise en œuvre de cette mesure d’autant que rien n'a changé relativement aux cortèges.

Le président de la délégation spéciale de la mairie du district de Bamako a annoncé le 29 août 2024 de nouvelles mesures visant à encadrer les célébrations de mariage dans la capitale. Sont notamment interdits les cortèges de plus de 6 véhicules.

Les membres du grin disent avoir à l'époque salué cette initiative de la mairie. Mais, aujourd'hui, ils observent que cette mesure n'est pas suivie à la lettre. A les en croire, les multiples cortèges de mariage caractérisés généralement par l’excès de vitesse et l’incivisme en circulation restent d'actualité.

Au grin, on note que les dimanches, lors de la célébration des mariages, il y a une occupation anarchique des grandes voies par les véhicules.

En conséquence, les membres invitent le président de la délégation spéciale à plus de rigueur dans l’application respect de cette mesure. "Quand on initie un tel projet, on doit forcément avoir la politique de mise en œuvre de ce projet", expliquent-ils. Pour eux, la délégation spéciale doit déployer une brigade ou impliquer la police nationale pour veiller au respect de cette mesure.

<strong>Ibrahima Ndiaye</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle :  Les biens de seconde main</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-les-biens-de-seconde-main-3088315.html</link>
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<pubDate>Wed, 18 Dec 2024 01:25:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les rues de Bamako sont jonchées de biens de seconde main. Dans tous les quartiers poussent pêle-mêle des stands d’articles électroménagers, de chaussures, d’accessoires de voiture, d’objet de toutes sortes qui font le bonheur de beaucoup de personnes, vendeurs comme acheteurs. Les secondes mains ce sont aussi les voitures, avec les nombreux parcs de véhicules très fournis. Il y a des véhicules qui stationnent très-très longtemps faute de preneurs. Cette situation ne s’apparente-t-elle pas à un usage inapproprié de l’espace public ?</em></strong>

Tous les matins, ils étalent leurs articles et le soir les ramassent et rentrent chez eux avec les gains du jour qui échappent probablement à toute imposition. Pour les véhicules, en revanche, c’est du permanent jusqu’à la conclusion de la vente. Bien souvent, ces vendeurs sont juste devant leur porte ou dans leur quartier. Le moindre espace vacant fait l’affaire ! Les marchés semblent avoir conquis toutes les rues de toutes les communes, difficile de voir le découpage en zones résidentielles, industrielles ou commerciales.

Ils vendent quand ils trouvent preneur, mais qu’advient-il des articles invendus ou défectueux : ferrailles, habits, verres, plastiques… quand nous savons les limites du système de recyclage et de gestion des déchets urbains ? Et pourtant il y a des solutions, les plus connus sont la prévention, la réduction, la réutilisation, le recyclage, la récupération et l'élimination.

D’ailleurs, dans le cadre de la prévention, y a-t-il un tri à l’entrée de ces articles sur le territoire ? Y a-t-il un contrôle des articles mis en vente à travers les rues ? Certains font penser à des objets ramassés dans des poubelles quelque part en Europe, en Amérique… qui se retrouvent dans notre ville, telle une déchèterie.  Le paysage fait très peu envie, accentué par les déchets épars emportés par le vent de ces derniers jours, et nos yeux ont appris à ne plus voir cette réalité de notre environnement.

Oui, nous nous déplaçons machinalement vers notre objectif. Ces mots sont peut-être durs mais ne sommes-nous pas responsables de notre environnement ? Nous attendons toujours la part de l’Etat, des collectivités et des mairies pour tout.

Il est encore possible de réguler l’activité commerciale du marché de seconde main, par des textes mise à jour, clairs et précis. Pour exemple en 2021, le Nigeria, l’Afrique du Sud, l’Ethiopie et le Rwanda ont décidé d’interdire les vêtements de seconde main, dont la plupart sont importés des Etats-Unis et du Royaume-Uni.

Cette interdiction est due au fait qu'ils craignaient que l'importation de vêtements d'occasion puisse affecter leurs vêtements locaux. Avec cette interdiction, ils ont voulu favoriser l’industrie locale et la création d’emplois. Ces décisions peuvent être difficiles à prendre notamment à cause d’accords internationaux. Certains pays africains ne peuvent pas, par exemple, interdire les vêtements d'occasion venus des Etats-Unis en vertu de l'African Growth and Opportunities Act (AGOA). Cependant, le Mali n’est plus tenu par ces accords depuis le 1er janvier 2022.

L’Afrique surfe aujourd’hui sur la vague des réformes dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations, la croissance économique, et le sujet de l’environnement fait partie des impondérables pris à bras-le-corps partout dans le monde et chez nous aussi.

Parce que c’est notre Mali.

<strong>Muriel Jules</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Billet : Mettre balle à terre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/billet-mettre-balle-a-terre-3088050.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Dec 2024 01:12:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Lors des assises du Dialogue Inter Maliens (février-mai 2024), le Président de son comité de pilotage, l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, en rencontrant les différentes couches socioprofessionnelles et les institutions de la République, n’avait de cesse de répéter qu’il était temps de « <strong><em>mettre balle à terre</em></strong> ».

Pour lui, le Mali devrait et doit être au-dessus de toute autre contingence. Un message qu’il a maintenu et répété sans cesse durant les travaux de la Commission de Rédaction de l’avant-projet de la Charte pour la Paix et la Réconciliation Nationale car, selon lui, la répétition a une valeur pédagogique.

Depuis quelques jours, à la faveur de la nomination du nouveau Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, et de la sortie de détention des 11 responsables politiques, le terme qui revient constamment est celui de la « <strong><em>décrispation</em> </strong>». Beaucoup estiment que les signaux envoyés vont dans ce sens, même si cela ne saurait suffire. Et dans cette remise en liberté des leaders politiques, un homme aura joué un rôle discret et déterminant, en la personne de Ousmane Issoufi Maïga, sous la direction du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta.

Il faut dire que depuis la formation du nouveau gouvernement et les initiatives entreprises par le nouveau PM, l’on sent un renouveau de l’action publique. La désignation d’un ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des réformes politiques et du <strong>soutien au processus électoral</strong> est un signal fort. D’ailleurs, en se rendant au siège de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections et en rencontrant l’ensemble de la classe politique et de la société civile, le Général Maïga laisse entrevoir que quelque chose est en cours.

Quoi exactement ? La marche résolue vers la tenue des élections sans exclusive certainement. Quand exactement ? Le temps des autorités de la Transition, en la matière, n’est pas celui des impératifs médiatiques, mais un agenda existerait bien et sera dévoilé à temps opportun.

Pour s’en convaincre ? Cette légère ébullition au sein de la classe politique avec des congrès, des rentrées solennelles ou encore des conférences de cadres qui se déroulent çà et là sur l’étendue du territoire national.

Les sages de chez nous disent que : « <em>sigui ka fo yé damou yé</em> », autrement dit, que l’arme du dialogue permet de venir à bout des divergences de vue et des différences d’approche, car comme le disait feu Amadou Hampaté Bâ : « <em>les Hommes peuvent atteindre un but commun sans emprunter les mêmes voies</em> ». Pour aller vers le renouveau du Mali, et dans un environnement sécuritairement et économiquement difficile, il faut qu’il puisse y avoir un minimum de confiance, un zest de patience, une dose de résilience, mais surtout un maximum de foi au Mali et en son avenir.

Ensemble, rien n’est impossible. Unis, nous saurons transcender l’adversité et les divergences de vue. Déterminés, nous pourrons alors faire de chaque difficulté une opportunité d’édifier un socle solide pour y ancrer le Mali éternel. Un Mali qui sait renaître de ses cendres et scintiller grâce au génie de tous ses enfants. Mettons donc balle à terre afin que nous puissions, tous ensemble, transformer l’essai de la décrispation.

<strong> </strong>

<strong>Salif SANOGO</strong>

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</item>

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<title>Les soliloques d’Angèle :  Que vaut la pension de retraite ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-que-vaut-la-pension-de-retraite-3087555.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Dec 2024 09:30:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En pensant au travail, cette question a fait tilte dans ma tête. Que vaut réellement la pension retraite pour laquelle nous travaillons si longtemps ?</em></strong>

J’avoue que je ne m’en inquiétais pas au début de ma carrière professionnelle et nous sommes nombreux à travailler sans se poser de question. Est-ce que ça vaut le coup de se réveiller et de courir tous les jours au travail, en espérant compter sur une pension retraite plus tard ; ou est-ce plus intéressant d’ouvrir et de gérer son propre business en espérant en manger les fruits futurs ?

Au Mali, le code de prévoyance sociale a prévu 3 types de cas en ses articles 151 à 154 : la pension retraite pour ceux qui ont cotisé, durée rallongée à 13 ans actuellement ; la pension pour les veuves et orphelins en cas de décès du conjoint assuré ou retraité ; la pension de solidarité aux vieux travailleurs de plus de 53 ans qui n’ont pas cotisés 13 ans. Pour plus de détail voir aussi sur le site officiel suivant : https://demarchesadministratives.gouv.ml/

Nous sommes formatés depuis le bas âge avec la maxime <em>"l’homme doit travailler pour vivre"</em>. Certaines connaissances ont eu des carrières remarquables et à la retraite touchent une pension dérisoire, ne permettant pas de joindre les deux bouts ; d’autres vivent à la solde de la famille, fait qui semble logique de nos jours. Se pose la question de la juste valeur de la pension retraite (même revalorisée) !

Il n’est pas rare de voir des retraités devenir consultants, conseillers, formateurs, car plus de temps libre et moins d’argent ça fait peur face aux besoins quotidiens ! De même certains demeurent encore les pourvoyeurs de fonds de leurs familles avec des enfants, dont certains adultes, qui sont au chômage. D’autres prennent des crédits bancaires pour les fêtes, crédits adossés à leurs pensions pour pouvoir réaliser des dépenses à fort budget, mais se pose rapidement le problème de l’endettement non contrôlé.

Nous ne doutons pas que la Fédération nationale des associations des retraités (Fnar) du Mali et la Coordination nationale des associations des retraités régis par l'INPS (Conari) travaillent sur les problématiques liées à la retraite ; et nous l’espérons sur la cotisation due au titre du régime de l'assurance maladie obligatoire (Amo) à la charge des pensionnés, fixé à 0,75 % (retraités et veuves) ; oui à la retraite on cotise encore à l’Amo !

Une plateforme ouverte serait un grand moyen de sensibiliser et d’informer sur la retraite ainsi que de recueillir les avis, ressentis, et recommandations de ceux qui vivent ces moments difficiles financièrement, psychologiquement et physiquement ; surtout que nous nous acheminons vers cette étape.

Parce que c’est notre Mali.

<strong>Muriel Jules</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin : Aux antipodes de Choguel</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-aux-antipodes-de-choguel-3087535.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Dec 2024 08:54:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les membres du grin pensent que le nouveau Premier ministre est tout le contraire de l'ex-Premier ministre Choguel Kokalla Maïga au regard de la stratégie politique qu'il a adoptée depuis sa nomination afin d’apaiser le climat social. A les entendre, l'ancien chef du gouvernement a mis le feu à l'atmosphère politique et le nouveau a choisi de l'éteindre. <em>"Quelle habilité politique !"</em> s'exclament-ils.

En effet, le nouveau Premier ministre s’est engagé à apaiser le climat social comme assigné dans sa feuille de route. C'est pourquoi, depuis sa nomination, il a entamé sa mission par une rencontre  avec l’Autorité indépendante de gestion des élections et la classe politique pour échanger avec elles sur la révision des listes électorales et les réformes politiques et institutionnelles. Cette démarche du nouveau Premier ministre est saluée par les membres du grin. Du coup, il semble avoir acquis l'estime de la classe politique.

A en croire les membres, son prédécesseur n'a pas reçu à s'entendre avec la classe politique, c’était de la guerre entre eux. "<em>Quelqu'un qui arrive à rassembler la classe politique à ce niveau aujourd'hui au Mali, serait sûrement capable d'amener ce grand apaisement parce que quand la classe politique est réconciliée, c'est la nation qui pourrait être réconciliée. C'est ce qui amène l'apaisement du climat politique et social dans un pays"</em>, disent-ils.

Toutefois au grin, certains membres se réservent de tout commentaire hâtif concernant cette stratégie du nouveau PM. Ils craignent que cela ne soit un plan pour canaliser la classe politique en vue de faire traîner l'organisation des élections.

<strong>Ibrahima Ndiaye </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père : Kaboul et Damas enseignent</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-kaboul-et-damas-enseignent-3087532.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Dec 2024 08:53:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 15 août 2021, la capitale afghane tombait entre les mains d’un groupe rebelle d’islamistes radicaux. En deux semaines de combat, comme un château en cartes, tout un pays s’écroule face à un groupe d’ennemis. Trois ans après, c’est Damas. La capitale syrienne. La riposte n’est aucunement à la hauteur. Quelle leçon tirée de tout ça pour le Sahel et le Mali ?

Kaboul et Damas ont en commun une longue guerre contre la rébellion et le terrorisme islamiste. Des années de combats. Mais aussi en des appuis étrangers. L’un est aidé par les Etats-Unis et l’autre par la Russie. L’un abandonné en plein vol par les Américains qui décident de rentrer sans état d’âme. Et l’autre, lâché par un allié suffisamment occupé à se défendre chez lui-même.

Ces deux pays ont en commun, trop d’efforts et d’espoir mis sur des alliés internationaux. De gros investissements et de grands privilèges accordés aux partenaires internationaux. Des régimes et pouvoirs dont les assises n’étaient ni démocratiques ni populaires. Mais purement militaire et sur fond international. De vrais vassaux de puissances étrangères.

Les deux pays n’avaient aucunement investi dans leur armée. Ils avaient tout misé sur l’aide militaire étrangère. Leur armée a été assujettie et subordonnée aux puissances étrangères. Le terrain était occupé par les intervenants étrangers et les armées vers plus que des règlements de compte sur des communes et des tribus.

Jamais, ils n’ont songé à refonder et à réorganiser leur armée. Faire en sorte que tout le pays de l’Ouest à l’est, du Sud au nord, des jeunes puissent être engagés dans l’armée pour défendre la patrie. Une armée se veut nationale et partout sur le territoire. Elle se veut être la machine la plus bâtie et la plus forte. Recruter et couvrir le territoire. Sans parler de la formation psychologique.

Le respect des lois et des droits humains qui renforcent l’âme militaire et le fortifie. Respecter les lois de la guerre renforce l’esprit militaire et lui permet de tenir face à celui qui tient une arme et le vaincre. Si un militaire viole ces lois, sa foi militaire sera infectée. Il tremblerait et fuirait chaque fois qu’il sera en face d’un autre homme armé.

Aussi ajouter le développement, l’esprit de la paix, l’anticipation et la primauté des solutions politiques et sociales aux conflits. Les humains, de surcroit, les Etats ne doivent pas faire la guerre comme des monstres. Certes des solutions militaires s’il le faut mais les meilleures solutions restent politiques. Savoir tirer son épingle du jeu.

A mardi prochain pour ma 280e lettre. Inch’Allah !

<strong>Lettre de Koureichy</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus : À tire&#45;d&amp;apos;aile</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-a-tire-daile-3087208.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Dec 2024 01:38:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après la rectification et les Assises nationales de la Refondation, le climat politique au Mali avait besoin d'impulsion. Les partis traditionnels et les figures de proue de la scène politique ont peu à peu fait place nette. La nature ayant horreur du vide, les seuls éléments perturbateurs qui s'étaient emparés de la scène politique en 2015 avec l'accord d'Alger viennent d'être neutralisés. Parce qu'ils avaient choisi l'option des armes pour résister et s'opposer avec un fallacieux rêve d'une entité Azawad. Parmi eux 8 ont été tués dans les frappes des drones ce 1er décembre 2024 à Tinzawatène : Fahad Ag Almahmoud, Mohomed Ag Acharif alias Mafik, Sg adjoint de Fahad financier du Gatia et trafiquant de drogue, Baye Ag Diknane, bras droit de Mohamed Ag Najim chef de tribu Idnane et trafiquant de drogue, Choguib Ag Attaher, financier et trafiquant de tout genre, Albaraka Ag Alfakki, officier, SidiI Ag, Moussa Ag Baye, officier, Bachar Ag. REPOS ÉTERNEL !

À la différence des acteurs politiques républicains, ces mouvements irrédentistes n'ont plus droit de cité depuis que le Général d’armée Assimi s'était résolument mis au travers de leur chemin leur barrant la route avec la reprise de Kidal leur soi-disant fief, récupéré par les Fama, et surtout la dénonciation unilatérale de l'accord d'Alger. Il y a un an bientôt, cette dénonciation révélée au grand dam du voisin algérien, a été rendue effective avec la tenue du Dialogue Inter-Maliens. Dans la foulée, afin d'assurer à cette conclave ses garanties fondamentales en la participation responsable de tous les Maliens de tous bords, l'élection présidentielle, point de mire de la Transition, avait été légèrement reportée. Du coup, la prolongation de la Transition était actée. Sur toutes ces décisions le peuple en avait été informé. De sorte que tous savaient que, jusqu'à la fin du Dialogue Inter Maliens, toute activité politique était interdite. Cela n'a pas suffi aux partis politiques les plus en vue et au nombre de 31 pour acter leur opposition face à ce report en publiant une déclaration incendiaire qui va à l'encontre des objectifs visés par le chef de l’État et le Comité de pilotage du Dialogue Inter Maliens qu'il a installé avec Ousmane Issoufi Maïga à sa tête, l'ancien PM sous ATT. Cette déclaration du 30 mars des 31 aura fait long feu. Pour autant, le Dialogue Inter Maliens s'est bien terminé, mais le décret d'interdiction du Ministère de l’Administration territoriale n'était pas encore levé. Dans ces circonstances, se préparant à sa levée, ces mêmes partis et leurs dirigeants ont initié une rencontre à tire-d'aile au moment de la fête de Ramadan au domicile d'un des leurs. Sur ces entrefaits, 11 parmi les participants à cette réunion clandestine et politique furent cueillis et conduits chez le procureur qui leur infligea un mandat de dépôt. Au prix d'âpres négociations, à la faveur du départ de l'ancien PM de la tête du gouvernement, leurs camarades de partis ont finalement pu élever la voix pour réclamer leur libération immédiate et sans condition d’autres détenus...

Au vu des enjeux, du contexte et ses nombreuses difficultés vécues au quotidien par l’ensemble des Maliens sans exception. Et surtout qu'à leur sortie, ils s'orientent résolument vers la préparation collégiale et minutieuse de l'élection présidentielle devant mettre fin à la Transition. C'est cette mission collective qui est la feuille de route tracée par le nouveau PM, le Général de division Docteur Abdoulaye Maïga. Il faut filer à tire d'aile vers le scrutin à préparer et vivre un tournant historique, au collectif, avec les 23 millions de Maliens dont les 8 millions déjà inscrits sur les listes électorales.

<strong>La Rédaction</strong>

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<title>Décryptage : Apaisement</title>
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<pubDate>Sat, 07 Dec 2024 12:26:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce matin, dans décryptage, apaisement. </em></strong>

27 novembre 2024, selon le communiqué du conseil des ministres, Assimi Goïta, président de la Transition, <em>"accorde une attention particulière à l’apaisement du climat social"</em>. Il règne désormais au Mali une atmosphère de gouvernance apaisée. <em>Dusu saalo</em> en bambara,<em> musulha</em> en songhay, l’apaisement consiste à réguler les tensions pour un mieux vivre ensemble. Il s’agit de travailler à une gestion intègre des affaires publiques. Une course de fonds à laquelle Goïta inscrit le nouveau gouvernement pour deux raisons.

<strong>Capter le désir d’unité</strong>

La première raison est sociale. Président de la transition malienne depuis presque quatre ans, Goïta, fin stratège militaire, a compris que quand les Maliens dégustent leur thé, ils rêvent de tranquillité. S’il désire réunir les Maliens des campagnes et des villes, Goïta doit jouer dans le même camp qu’eux, celui de la paix.

Il a aussi compris qu’il serait difficile d’apaiser la société malienne lorsque le cœur bat la chamade en raison de la segmentation de la société. Certains sont traités de supers patriotes, d’autres d’apatrides. Une dichotomie qui s’exprime dans les privations : arrestation, sanction. Par exemple, le retrait de la licence de Joliba TV News par la Haute autorité de la communication épouvante tout défenseur de l’Etat de droit, pilier de notre système démocratique déjà bien malmené par les crises successives : institutionnelle, sécuritaire…

Or, sans média libre, pas d’information indépendante et claire. Méfions-nous, les injustices nourrissent les révoltes. Aujourd’hui, dans le souhait de Goïta d’apaiser le climat social, le gouvernement du Premier ministre Abdoulaye Maïga a tout intérêt à mieux capter le désir d’unité des Maliens tant sur le plan social que politique.

<strong>Conjurer le malaise démocratique</strong>

La deuxième raison est politique. Goïta chemine vers la réhabilitation du débat démocratique dont les partisans sont considérables dans la société malienne. Il renoue avec l’idée d’une société soucieuse de liberté d’expression, héritée des premiers scrutins électoraux des années 1990. Ce Mali-là conserve encore les germes d’une démocratie qui résiste au déballage des affaires publiques et au déni démocratique.

A propos d’élections, Goïta <em>"</em>[…]<em> a invité les membres du gouvernement à créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections transparentes et apaisées qui devront mettre un terme à la Transition</em><em>"</em>. Le mot est lâché : mettre un terme à la Transition.

Dorénavant, Goïta compose avec le jeu démocratique. Il concède même que le retour à l’ordre constitutionnel reste une des issues à la sortie de crise. La politique reprend ses droits. Les Maliens pourront exprimer leur choix sur les différents candidats à venir grâce au vote, un droit constitutionnel, réaffirmé lors du scrutin référendaire du 18 juin 2023. Bientôt une IVe République opérante pour conjurer notre malaise démocratique.

<strong>Maïga, un miroir pour la société malienne</strong>

Ces deux raisons, politique et sociale, ont poussé le président Goïta à opérer un changement de cap, celui de l’apaisement, un nouveau logiciel dont le développement est confié au nouveau Premier ministre, son frère d’armes, le général Abdoulaye Maïga.

Bye-bye les discours clivants. Place à l’action. Certes, la Transition se militarise. Mais, la confiance entre frères d’armes serait la clef pour rebooster l’économie et redonner du sens à la gouvernance. Le défi de Maïga est d’être un miroir pour la société malienne, reflétant l’image d’une gouvernance raisonnée.

A l’image d’un soignant veillant au bon dosage du produit à administrer à son patient, Maïga doit sauver le Mali. Ce sera un grand pas vers l’avenir du Mali. Cela veut aussi dire que les portes du Mali démocratique rouvrent pour apaiser le climat sociopolitique. Une nouvelle séquence de la Transition qui doit aussi voler au secours des Maliens en insécurité alimentaire, physique, etc.

Sachant bien que le Mali n’est pas seul, les changements du nouveau gouvernement inciteraient nos voisins burkinabè, guinéens et nigériens à nous emboîter le pas dans le respect de l’Etat de droit. Et ça, c’est bon pour le moral des populations.

<strong>Mohamed Amara</strong>

<em>Sociologue</em>]]> </content:encoded>
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<title>Entre Nous : Au&#45;delà de Solenzo !</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 06 Dec 2024 19:12:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A Solenzo, dans la région de la Boucle du Mouhon, au Pays des hommes intègres, un drame a suscité une vive consternation dans le monde, le 25 novembre dernier.

«La ville de Solenzo, dans la région des Banwa, s'est soulevée le lundi 25 novembre 2024 contre les autorités locales traditionnelles, administratives et militaires pour hurler son ras-le-bol face à l'insécurité et ses principales causes que sont l'inaction du détachement militaire et la propagande mensongère des affidés du pouvoir. Le bilan des courses  est triste : le chef traditionnel lynché à mort, des biens privés détruits et un tissu social fortement endommagé», écrit le journaliste burkinabé en exil, Lingani Issaka.

Le Chef de canton et Chef de terre, Sergent de l’Armée à la retraite Coulibaly Dibissan, qui s’était opposé à la tenue d’une manifestation des populations contre la situation sécuritaire, a été extrait de chez lui et lynché comme un «vulgaire criminel» par une foule de manifestants. «Tout le monde, y compris les braves femmes, l’ont écrabouillé avec des parpaings en ciment, dans la charrette du tricycle où il agonisait, avant qu’on ne traîne son cadavre hors de la charrette, dans l’indifférence quasi générale. On voit la foule de femmes et d’enfants ne plus y prêter attention», témoigne l’ancien Président de la Commission nationale électorale indépendante (CENI) du Burkina Faso, Ahmed Newton Barry, non  moins journaliste.  Et ce n’est pas tout : ses épouses ont été  sérieusement molestées, son domicile saccagé ! Des images diffusées sur les plateformes digitales montrent des actes de violence très atroces.

Le lendemain du drame s’est rendue sur place une délégation gouvernementale comprenant le ministre d’Etat en charge de la Fonction publique, Bassolma Bazié, le ministre de l’Administration territoriale, Emile Zerbo, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, le ministre de la Santé, Lucien Robert Kargougou et le Chef d’Etat-major général des Armées, Général de brigade Célestin Simporé. «Nous sommes venus exprimer des mots d’encouragement et de compassion du Chef de l’État. Les auteurs de ce drame seront identifiés et les responsabilités seront situées…Certains individus ont ignoré les appels à l’apaisement invitant les populations à renoncer à la marche, ce qui aurait permis de privilégier le dialogue pour résoudre les préoccupations….Des personnes perfides ont infiltré la manifestation pour perpétrer l’irréparable au cours d’une marche», a déclaré le ministre Bassolma Bazié, dont les propos ont été rapportés par plusieurs confrères du Faso.

Un horrible précédent fâcheux à déplorer certes, mais, il ya lieu de craindre que le cas de Solenzo ne fasse des émules ailleurs, précisément au Faso, au Mali et au Niger. Qu’en pensent les autorités de ces trois pays ?  Les conditions sécuritaires ayant excédé ces populations au point d’en arriver à ces extrêmes ne sont-elles pas réunies dans plusieurs de leurs localités?

A méditer !

<strong>Par Chiaka Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>A vos plumes : La spontanéité de la confiance en soi et en l&amp;apos;autre se meurt à petit feu</title>
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<pubDate>Thu, 05 Dec 2024 01:20:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Qu'est-ce qui nous est arrivé ? Qu'est-ce qui nous arrive ? Comment est-ce arrivé ? Comment en sommes-nous arrivés là ? Là,  à ne plus savoir écouter ; à ne plus entendre, ni chercher à comprendre ; à ce dialogue de sourds, lourd et embrouillé, comme la conscience de celui qui se croit parfait et donc agit ainsi.

Oh créature néfaste et nuisible ! Comment vivre en paix, entre nous, en ignorant, malgré la peine que cela suppose, que nous devons d'abord avoir la paix en nous ? La spontanéité, qui est signe de confiance en soi et en l'autre, se meurt à petit feu... Cette nourriture de notre joie de vivre se fait de plus en plus rare.

Comment être spontané quand et si on est conscient que ce que l'on dit est retenu pour être retourné contre nous, hors contexte, souvent à mauvais escient ? Une véritable fabrique de «<em>chercheurs de poux</em>» en série et en cadence frénétique ! A-t-on ou aura-t-on toujours le temps, l'envie et le courage de se justifier, de s'offusquer de la mauvaise foi ?

Le manque de courage et de vision consiste souvent à en ressasser, ruminer les choses sans les déféquer, ni absorber, ni les vomir, plutôt que d'en tirer des leçons. Faisons gaffe ! Si on n'a pas le courage de suivre son cœur et de s'apaiser l'esprit, pourquoi donc entretenir le cafouillage chez d'autres ? Aimer, c'est chercher à connaître, comprendre, pousser au meilleur en donnant le meilleur.

Je souhaite à tous et chacun la paix intérieure, celle qui ne laisse pas de place au «<em>diable</em>», dont l'autre nom est tourments, qui sommeille en chacun.

Je vous ​love !

<strong>KKS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ça se passe au Grin :  &amp;quot;La dignité restituée de l&amp;apos;EDM&#45;SA&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/ca-se-passe-au-grin-la-dignite-restituee-de-ledm-sa-3086607.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Dec 2024 01:33:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les membres du grin disent voir dans la visite du nouveau Premier ministre du gouvernement de la Transition, le général de division Abdoulaye Maïga à la direction de l'EDM-SA, une manière de restituer l'honneur de ses cadres qui a été durement secoué par l'ex-ministre de l'Energie.

En effet, l'ancienne ministre de l'Energie avait déclaré à l'époque avoir découvert un réseau mafieux au sein de cette société, ce qui avait déclenché une guerre sans merci entre son département et la direction de l'EDM. Conséquences, la cheffe du département avait décidé de prendre le contrôle des choses en écartant les vrais acteurs et de leur côté, les cadres ont baissé les bras en laissant la ministre tanguer seule à bord du bateau.

A entendre les membres du grin, le fait que le nouveau PM a demandé aux responsables de la société de faire une consultation générale avec tout le personnel et des recommandations avant sa prochaine visite à l'EDM le 5 décembre prochain en est une parfaite illustration.

<em>"Mieux, des recommandations que le désormais Premier ministre a promis de remonter à qui de droit, montre à suffisance que le nouveau gouvernement est décidé à rendre à César ce qui lui appartenait"</em>, soupirent-ils.

Au grin, les membres saluent cette initiative du nouveau chef du gouvernement. Selon eux, elle permettra sans aucun doute aux responsables de l'Energie du Mali de s'engager à nouveau en prenant leur entière responsabilité pour faire face à la crise énergétique que le pays connaît depuis quatre ans.

<strong>Ibrahima Ndiaye</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père : Sauvons la République !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-grand-pere-sauvons-la-republique-3086606.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Dec 2024 01:21:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Sauvons l’Etat de droit ! Sauvons la justice ! Sauvons l’ordre politique ! Oui grand-père. Tellement de gens s’en sont pris à la République qu’il n’en reste que peu. La République souffre et agonise dans l’ignorance des uns et l’indifférence des autres. Oui grand-père ! La République a été trahie, dévastée et massacrée. Elle agonise.

Oui grand-père ! D’aucuns s’en sont pris à la République. Ils veulent créer leur loi, leur système et leur gouvernance. L’ordre politique de la République ne les arrange pas. Ils s’en prennent à l’Etat et à tous ses symboles. De radicalisme à l’extrémisme. Une violence terroriste. La République est saccagée et ravagée. La République agonise.

Oui grand-père ! D’autres s’en ont pris à son territoire. Ils veulent le couper et le découper. Ils détruisent la République pour séparer le territoire. Ils s’en prennent à la République et à tous ses symboles. Le sceau et les armoiries sont attaqués. L’emblème est brûlé. La République subit d’indéniables drames. La République crie au secours dans l’agonie.

Pour certains, ce sont les institutions. Des rangers. Oui les bottes craintes et vénérées. La République se réveille un matin, tout est écroulé. Rien n’a survécu. Toutes les institutions, toute la Constitution, toutes les lois. Ce qui a tenu devant les séparatistes et les intégristes s’écroule au final et rien ne bronche.  Au contraire, on acclame. Et la République agonise.

De mal en pis, la République agonise. Force n’est plus à la loi. Les libertés dépendent des couleurs. Elles sont restreintes et les droits sont fricotés. Les prisons ne dépendent plus de ce qu’on a dit ou fait mais à qui on a dit ou fait. La justice s’amalgame aux impôts. Le tout parachevé par des acclamations de ceux qui, insoucieusement, attendent leur tour.

Et la République agonise. Sauvons-la ! Depuis qu’il est temps. Sauvons-là par des compromis et du droit. Sauvons la République par l’entente et la cohésion. Sauvons la République par le bon vote et les institutions. Sauvons la République par l’Etat de droit, la paix et la justice. Sauvons la République par la science de l’Etat et du droit.

La République, c’est d’abord l’Etat de droit. C’est aussi les institutions et le bon fonctionnement. Il n’y a pas de riposte meilleure à l’extrémisme violent que la justice et les institutions fortes. Il n’y a pas de riposte meilleure à l’instabilité politique que de donner mandat et de la bonne manière à ceux qui sont légitimes de diriger. Sauvons la République par des institutions fortes.

A mardi prochain pour ma 279e lettre. Amen !

<strong>Lettre de Koureichy</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle : Le piège de la société de consommation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-le-piege-de-la-societe-de-consommation-3086611.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Dec 2024 01:20:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>On mangeait bien mieux avant et à satiété. Oui n’ayons pas peur de le reconnaître. Manger des produits naturels, bios et sains c’est encore possible, il faut juste ouvrir les yeux et changer de comportement alimentaire.</em></strong>

Les supermarchés, et boutiques regorgent de produits en conservation alors que nous pouvons les trouver frais et moins chers. La quantité de légumes précuits et surgelés vendus augmentent de plus en plus, les conservent de toutes sortent se retrouvent dans les rayons et étagères. Tout est à portée de main avec la guerre des prix que se livrent les producteurs.

A l’origine les boîtes de conserve servaient à garder des aliments de saison longtemps pour en disposer lorsqu’il n’y en avait plus. De nos jours, les raisons sont très différentes : gagner en temps de préparation et de cuisson, effet de mode... On achetait quand c’était nécessaire, plus maintenant car les publicités nous incitent à acheter pour stocker et certaines personnes vont même au supermarché quotidiennement attirées par le système de promotion permanente.

Selon la <em>Canned Food Alliance</em> (association américaine regroupant les entreprises actives dans l’alimentation des fabricants de boîtes de conserves et des producteurs d’aciers), une conserve est consommable deux ans après sa date d’achat sous réserve de conditions de stockage correcte (température inférieure à 23° C) ; sous d’autres cieux en Europe, c’est dix-huit mois. De quoi faire peur quand on connaît notre climat et n’ayant aucun moyen de savoir les conditions de stockage de certaines denrées. Amusons-nous à chercher l’indicateur de température sur les congélateurs et rayonnages froids. Si tant est que la chaine de froid n’a pas connu de rupture lors de l’acheminement des produits venant surtout de l’international.

Pour autant tout n’est pas mauvais, par exemple la tomate concentrée en basse saison, les pâtes (spaghetti, macaroni…) sachant que beaucoup ne savent pas en faire des fraîches ; mais pourquoi acheter des frites surgelées alors que c’est la haute saison des pommes de terre ; des jus de gingembre, bissap, mangue, en bouteille alors que nous pouvons en faire à domicile. Pourquoi acheter du poisson congelé alors que le fleuve en donne ; la pisciculture se développe de plus en plus et reste le meilleur moyen de compenser le manque pour les pays qui n’ont pas la mer.

Le secret de polichinelle, c’est de s’adapter et manger ce qui est de saison. Savoir observer la nature et suivre les producteurs, le marché du naturel. Nous devons devenir des adeptes de la consommation locale (les amateurs de fromages, de poulets congelés et de salades importées, je vous demande pardon !) Nous pouvons aussi planter dans nos cours ou en pot des légumes, des arbres fruitiers (un oranger, un papayer, un manguier etc…ce n’est pas si compliqué il faut juste arroser).

Plus sérieusement, pourquoi faut-il consommer local ? Pour plusieurs raisons : pour la santé car c’est l’assurance de manger un produit frais, pour l’environnement car nous réduisons le taux de co2 émis lors du transport, pour nos emplois car nous faisons travailler des personnes autour de nous, pour le pays car l’activité professionnelle génère des impôts qui sont des ressources pour l’Etat, pour nos agriculteurs et producteurs qui se nourrissent de leurs métiers et surtout pour nos poches car c’est moins cher.

Prenons le temps de cuisiner des produits frais, choisissons d’acheter ce qui est nécessaire et la juste quantité, pensons à acheter avec les amis, parents, collègues qui ont des fermes en soutient, développons des réseaux de consommateurs avisés et éduquons les plus jeunes dans ce sens.

Parce que c’est notre Mali.

<strong> </strong><strong>Muriel Jules</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus :  Élection !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-election-3086310.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Dec 2024 01:45:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Avec solennité, le Général d'Armée Assimi Goïta, a instruit à son gouvernement d'organiser avec diligence, l'élection présidentielle en vue, au terme de la Transition, dont il a également annoncé la fin prochaine. <em>«Lorsque l'esprit et le cœur sont d'accord le jeu est fini»</em>. La courte et cruciale période de la Transition aura donc vécu. Du 18 août 2020 à ce jour du 30 novembre 2024, le pays aura été privé de la cacophonie politique qui avait bon vent dans le pays, la corruption aidant, la majeure partie des partis n'avait d'existence légale que pour capter les financements destinés à leurs fonctionnements. C'est ainsi que leur but n'était pas la poursuite de l'intérêt général des Maliens, ni leur souci le respect de la souveraineté du Mali, encore moins le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par le Mali dans la défense des intérêts vitaux du peuple. Certes, pas tous. Par tous ces éléments de réponse, de grandes formations politiques ont, pour la plupart, démontré leurs insuffisances et leur carence. Leur manque de courage à aller à la rencontre des populations maliennes à travers des descentes sur le terrain et en observation des règles élémentaires de la démocratie et de l'État de droit a aussi joué contre eux. Le malheur ne venant jamais seul, une partie de ces politiciens de chapelle a mis l'accent sur les questions électorales plutôt que sur les questions spécifiquement sécuritaires. Oubliant que sans leur propre sécurité assurée par nos Forces de défense et de sécurité, ces acteurs, dans leur majorité, n'iraient jamais à Bankass, Douentza, Sevaré et d'autres localités, encore aux prises avec les ennemis internes et externes, forces occultes complices, dissimulées et coalisées, en intelligence avec des organisations subversives, des États voyous ou des multinationales étrangères voraces.

Aujourd'hui qu'il est clairement dit que la Transition arrive à son terme, qu'attendent les partis politiques pour sauter au plafond, envahis de joies inédites après quatre ans de jachère politique ? Comme si, la victoire du 14 novembre 2023 avait un arrière-goût d'inachevé. Bien des acteurs assidus de la scène politique malienne de 1991 à nos jours, ceux en exil comme ceux en voie de décomposition, gagneraient à aller explorer d'autres horizons sociaux pour dérouler leurs actions sociales caritatives et humanitaires à l'endroit des populations besogneuses. À force d'oublier ces aspects, ils vont longtemps végéter avant d'aller à la rencontre des électeurs qui sont les piliers de leur investiture après leur choix proposé à la candidature, mais aussi, sont seuls décideurs du suffrage universel à accorder « légitimité » aux mandants qu'ils établissent pour une bonne gouvernance. En particulier dans le contexte actuel post transition en voie de terminaison.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les soliloques d’Angèle :  Que faisons&#45;nous de notre planète ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-soliloques-dangele-que-faisons-nous-de-notre-planete-3085891.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Nov 2024 01:42:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Nous sommes à la COP 29 déjà ! A vrai dire, et ce n’est que mon avis, le commun des mortels n’en sait rien et ne s’y intéresse pas. Et chaque année, ça revient et pourtant la planète se porte de plus en plus mal.

Le sujet de cette année « Investir dans une planète vivable » risque d’être vite oublié. Combien se souvient encore des thèmes de la 21<sup>ème</sup>, 22<sup>ème</sup> voire 24<sup>ème</sup> édition ? On projette déjà la COP de 2025 au Brésil ! Jusqu’à quel chiffre irons-nous ? Ce qui est certain, c’est que ça ne semble pas régler le problème alors que son organisation en elle-même requiert un budget faramineux, combien de personnes se sont déplacées pour cet évènement (pour précision, l’avion représente 2,5 % des émissions mondiales, mais 5 % du réchauffement climatique, alors que 80 % de la population mondiale n’a jamais pris l’avion, <em>source GIEC</em>). Nous allons continuer de vivre les catastrophes que nous connaissons et qui sont de plus en plus graves et fréquentes. Je ne suis pas spécialiste en la matière, mais il suffit juste d’observer son environnement pour s’en rendre compte.

Je n’ai guère été surprise par les réponses de 8 sur 10 personnes à qui j’ai posé la question suivante : « tu penses quoi de la Cop 29 ? ». Certains ont répondu : « c’est quoi la COP 29 ? », d’autres « c’était quand ? » ou encore « ça ne m’intéresse pas » ou « y’en aura d’autres pour rien ». Et pourtant la planète va mal.

La solution ne sera pas le fait d’un seul homme, d’une seule nation, ni d’une seule organisation. Planter des arbres règlera t’il le problème ? Si oui que chacun en plante tous les jours car la déforestation est une des causes de la détérioration du climat. Au lieu de cela on n’en coupe tous les jours pour faire du papier, du charbon, du mobilier... Nous utilisons des équipements et des produits qui nécessitent une consommation de gaz, cependant en sommes-nous conscients ?

L’engrais utilisé pour fertiliser les sols contient de l’azote, malheureusement la recherche constante de l’amélioration de la productivité nous éloigne de l’utilisation d’engrais naturels (fumier, marc de café, coquille d’œufs, peau de bananes, composte…); et même l’élevage est indexé car les bovins et les ovins produisent du méthane lors de leur digestion, devons-nous pour autant arrêter ou réduire la pratique de l’élevage, bien sûr que non !

Au fur et à mesure que je me documentais sur le sujet, il me revenait à l’esprit que les gens on autre chose à faire, d’autres sujets plus importants à leur yeux à gérer. Eh oui, mère nature souffrira encore, car l’homme a besoin de se nourrir, de se transporter, de se loger et pour cela il faut consommer des ressources et produire des gaz entre autres… et la population ne cesse de croître, difficile d’arriver à l’équilibre.

Cependant, de plus en plus on parle de l’agroécologie, pratique qui consiste à associer les connaissances écologiques aux techniques de productions agricoles. Cette pratique a été découverte en 1928 par un agronome américain, <strong>Basile Bensin. </strong>Le Mali n’est pas resté en marge de la pratique, déjà en 1989, on parlait de l’agroécologie, voir l’arrêté 089-0161/MEE-CAB. Le pays à aujourd’hui recensé 49 zones agro écologiques. Par ailleurs, le projet ATAMS, Appui à la Transition Agro écologique au Mali, est un bon moyen de vulgarisation de la pratique, mais connu que de ceux qui sont dans le domaine ; les agriculteurs devraient chercher en tirer tous les avantages.

Pour nous autres simples consommateurs, pensons à consommer bio, acheter des produits qui préservent la nature : diminuer les sachets, acheter en vrac, éviter le gaspillage alimentaire, le gaspillage de l’eau, le gaspillage énergétique, réduire au maximum les produits toxiques, développer la nature autour de nous…

&nbsp;

<strong>Parce que c’est notre Mali.</strong>

<strong> </strong>

<strong>Muriel Jules</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ça se passe au Grin :  &amp;quot;Choguel dehors reste une menace&amp;quot;</title>
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<pubDate>Thu, 28 Nov 2024 01:42:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les membres du grin croient fort que le désormais ancien chef du gouvernement, Choguel K Maïga peut constituer encore une sérieuse menace pour la Transition. Selon eux, Choguel n'a pas été démis de ses fonctions, c'est plutôt lui qui a cherché à partir, en mettant sur la place publique ses désaccords avec les princes du jour et en dénonçant leur gouvernance.

En effet, quatre jours après avoir publiquement accusé les militaires au pouvoir de le tenir à l’écart et réclamé à la transition une nouvelle trajectoire, le président de la transition a mis fin à ses fonctions. L’annonce a été faite le mercredi 20 novembre dernier dans la soirée.

Selon les membres du grin, l'ex-Premier ministre a eu ce qu'il voulait et il est capable de se positionner maintenant en revanchards aigris, prêt à user de toutes les subterfuges dont lui seul a les secrets pour nuire aux militaires.

Ce dont les membres du grin sont convaincus, c'est que Choguel sera l'opposant le plus redoutable à la transition dans les mois à venir. Ils disent comprendre sa stratégie actuelle qui est de faire le profil bas pour éviter non seulement de se faire prendre mais aussi pour préparer son attaque en se faisant passer pour la victime.

Les membres pensent qu'il a la capacité de transformer cette situation à son avantage. "<em>Sa force est qu'il détient les secrets de cette Transition et il va probablement attendre le meilleur moment pour se lever"</em>, ont conclu les membres du grin.

&nbsp;

<strong>Ibrahima Ndiaye</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à grand&#45;père : Dorénavant, nous réfléchirons par deux fois !</title>
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<pubDate>Thu, 28 Nov 2024 01:14:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Oui cher grand-père, je me rappelle comme si c’était hier, en 2020, quand le monde entier parlait aux ‘’démocrates’’, à nos religieux contre la destitution du président IBK. Je me rappelle quand on suppliait le M5-RFP. Quand Good-Luck Jonathan avait élu domicile au Mali pour des pourparlers, des négociations et des ententes. Oui quand le monde nous parlait.

Oui grand-père, je me rappelle. Le jeudi 23 juillet 2020, soit un mois avant le coup d’Etat, cinq chefs d’Etat, se sont déplacés pour venir parler aux Maliens. A nos ‘’démocrates’’ et à nos religieux politiques. Quand on les suppliait de renoncer à la destitution du président IBK. Je me rappelle, quand l’Union africaine est venue et quand les Nations unies dissuadaient.

Comme si c’était hier ! An bé boooo ! « Je préfèrerais mourir martyrs que de mourir traitre », quand on disait tout simplement de renoncer au projet de destitution. Oui grand-père, je me rappelle comme si c’était hier. Quand on posait des barricades. Quand on brulait des pneus à Badalabougou. Quand on créait un Etat dans un autre Etat.

Je me rappelle comme si c’était hier, quand les commerçants éteignaient leurs lampes et débranchaient leurs appareils électroniques, car oui, il y avait au moins de l’électricité, pour aller au boulevard. Je me rappelle, quand le chômage, l’insécurité, le favoritisme et le népotisme étaient orchestrés comme slogans pour faire tomber IBK et voir aujourd’hui. Hélas !

Oui grand-père je me rappelle comme si c’était hier quand on manipulait contre IBK alors qu’au fond, c’était pour la tête son Premier ministre. Je me rappelle cher grand-père, et j’espère qu’un jour, notre peuple aura droit à la vérité et toute la vérité, sur le 18 août. On espère qu’un jour, la lumière sera faite sur les vrais acteurs et leur mobile. Inch’Allah !

Oui je me rappelle cher grand-père quand je voyais certains qui ont combattu Moussa pour la démocratie, les mêmes combattre IBK pour la dictature. Par acte et inertie. Hélas ! Que c’est triste ! Cher grand-père, je t’envoie ainsi ma 277ème lettre pour t’informer qu’ainsi prend fin les 10 points 17 mesures du M-5RFP et s’envole les Trois organes, trois généraux. RIP M5-RFP.

Je ne suis navré de te dire que je n’ai pas de compassion que pour ceux dont la lutte était vraie et sincère et qui se sont opposés à la destitution du président IBK. Le péché est même quand c’est par ignorance ou mauvaise volonté. Il fallait juste se poser la question : « Si ont détruit la Démocratie, on construit quoi ? ». Rien que la dictature. A mardi prochain. Inch’Allah !

<strong>Lettre de Koureichy</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus : Aux urgences !!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/focus-aux-urgences-3085565.html</link>
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<pubDate>Mon, 25 Nov 2024 01:47:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Faites place à l'ambulance Mali qui entre aux urgences pour se retaper une santé de fer. Le Docteur Abdoulaye Maïga va s'occuper du grand Malade. Le nouveau PM va en effet procéder au scanner des forces politiques en présence et ouvrir dans la foulée de larges concertations avec tous les acteurs parmi les forces vives de la nation. Ce que son prédécesseur n'a su faire pour ramener tout le monde autour de l'essentiel : le Mali Kura. Ce n'est pas tout, que de mener les réformes institutionnelles sans la résolution des problèmes quotidiens des Maliens. Dont le coût élevé de la vie sur les marchés et pour se loger. Dans les transports et le carburant malgré une baisse de 50 francs Cfa à la pompe. Il s'agirait aussi de soutenir les agriculteurs et les cotonculteurs pour une meilleure rentabilisation de leurs productions. Sans oublier tous ces travailleurs à la peine et qui observent tant bien que mal le pacte social de stabilité souscrit malgré des moments difficiles vécus par tous les consommateurs. De la même manière, on doit pouvoir s'acheminer vers des élections transparentes, crédibles et démocratiques. Dans la mesure où l'AIGE vogue tranquillement vers cette échéance, et cette fois-ci avec la grosse armada que constitue l'équipe de la Primature et du ministre délégué. Pour dire vrai, le Mali Kura dont on a toujours rêvé va pouvoir passer du rêve à la réalité si tout le monde s'y met en apportant sa pierre à l'édifice commun. Le pouvoir d'achat et les salaires des fonctionnaires maliens devront aussi connaître une nette amélioration avec le climat des affaires revenu à la sérénité. C'est tout le bien que l'on puisse souhaiter à notre cher Mali entre les mains de bons docteurs cliniciens qui n'ont pas fini de nous surprendre. Comme on dit chez nous, «vivre c'est s'endetter envers l'avenir » (Massa Makan Diabaté). Qui vivra verra le Mali Kura devenir réalité. Toutes urgences résolues !

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décryptage :  La chute de Choguel</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/decryptage-la-chute-de-choguel-3085482.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 Nov 2024 14:12:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Ce jour, 20 novembre 2024, Dr. Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre de la transition, est démis de ses fonctions par le général d’armée, Assimi Goïta, président de la transition malienne. </strong></em>

<em>Le 16 novembre 2024</em> <em>au</em> <em>Centre international de conférence de Bamako, Choguel Kokalla Maïga, </em>président du comité stratégique du M5-RFP<em>, lance à l’auditoire </em><em>« […] l’espoir s’amenuise, avec la recrudescence de l’insécurité et le manque de perspective »</em><em>. C’est dans les rapports de force que les tempéraments s’affirment. Maïga se plaint de ne pas pouvoir gouverner. Donc, il tente d’exorciser ce qui le fait souffrir, son exclusion des décisions importantes du pays. Certes, il laisse apparaître, dans ce discours, les règles du jeu politique : stratégie, débat d’idées, tactique, etc. Mais, il fait voler en éclats les liens qu’il entretenait avec Goïta. Fini les discours enrobés en raison du pacte d’honneur du 24 mai 2021. Pire, Maïga clame que </em><em>« Rien de consistant ne saurait se faire dans le désordre »</em><em>. Les critiques de Maïga à l’endroit des autorités de la transition ont atteint le summum.  Sans blâmer le président Goïta, sur le style argumentatif et sur un vieil air politico-militaire, Maïga se lâche, une façon de faire qui ne déplaît pas à ses ouailles. Certes Maïga a des atouts : prise de risque, discours à l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2021. Mais il est rattrapé par la patrouille. Les rivalités s’exacerbent. </em>

<em><strong>Les clivages et les divisions </strong></em>

<em>Qui sait si ce discours aura une influence sur les Maliens ? Ce qui est sûr, c’est que dans l’immédiat, cela excite les réseaux sociaux même s’il ne semble ni émouvoir la classe politique ni soulever les foules. Sauf quelques </em>soutiens des autorités de la transition<em> comme l’All</em>iance pour la refondation du Mali ou le Mouvement pour la résistance citoyenne qui s’insurgent contre les propos de Maïga. Probablement une manière de se faire remarquer. En attendant, Maïga et ses soutiens s’affairent sur le terrain politico-religieux en exprimant par exemple leur gratitude au <em>« vénéré Chérif de Nioro ».</em> Ainsi, Maïga tente d’<em>étouffer dans l'œuf toute velléité revancharde. Isolé, Maïga</em> anticipe sur un hypothétique soutien des milieux religieux dans une éventuelle course à la magistrature suprême. Mais là c’est une autre paire de manches.<em> D’un point de vue systémique, les gouvernements (I et II) de Maïga n’ont pas réussi à transformer le Mali. Les clivages et les divisions ont eu raison du vent d’optimisme. Pris en tenaille entre les réseaux de la communauté internationale et une partie des militaires, Maïga n’a pas pu créer un espace politique à lui. Les différentes tentatives, comme le mémorandum du 24 mai 2024 et le discours du 16 novembre 2024, sont devenus des malentendus au sein de l’exécutif. Les positions se durcissent. Les uns s’égosillent. Les autres grognent. Devenu poil à gratter des autorités, et dans l’impossibilité de buriner sa propre statue, Maïga chute le 20 novembre 2024 après trois ans et demi à la Primature. Fini le rôle de fusible. </em>

<em><strong>Pour le futur Premier ministre, travailler à un recentrage</strong></em>

Concluons sur ce discours <em>de Maïga au cœur des ténèbres au moment où les Maliens paient le prix fort des injustices : énergie, sécurité, politique, justice. Ce n’est pas une sinécure de dire qu’il y a péril en la demeure. Partout résonne </em><em>« on n’en peut plus ».</em><em> Pour le futur Premier ministre, la proposition serait de travailler à un recentrage : renouer les liens avec les autres États de la sous-région, libérer les prisonniers politiques, rétablir le dialogue avec les partis politiques, le CSP-PSD et l’Algérie. Dans une guerre, il n’y a que des perdants. Il faudra sans doute sortir d’une perception crépusculaire et rabougrie du Mali pour cheminer vers une vision démocratique du pays. C’est le moment pour transformer l’essai en redonnant confiance aux Maliens et aux investisseurs.</em>

<em> </em><em>Le limogeage de Choguel impactera-t-il son avenir politique ?</em>
<ul>
 	<li><em>Oui, car cela entraîne son exclusion de la scène politique ; </em></li>
 	<li><em>Non, une partie des Maliens lui font encore confiance ;</em></li>
 	<li><em>Je préfère qu’il se retire de la scène publique.</em></li>
 	<li><em>Et vous, qu’en pensez-vous ?</em></li>
</ul>
<em> </em>

<em><strong>Mohamed Amara</strong></em>

<em><strong>Sociologue</strong></em>

<em> </em>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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