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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Contributions</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Contributions</description>
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<title>AISS : Le nouveau Bureau, mis en place à Kuala Lumpur en septembre 2025, tient sa 1ère réunion à Genève.</title>
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<description><![CDATA[ La première réunion du bureau de l’Association Internationale de la Sécurité Sociale (AISS), mis en place en septembre 2025 à Kuala Lumpur, se tient actuellement à Genève où l’ouverture des travaux a lieu ce lundi 22 juin 2026. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 17:23:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle réunit les membres de cette instance afin d’examiner les questions stratégiques relatives à la gouvernance et aux orientations futures de l’Association. Le Directeur Général de la CMSS, Ichaka KONE, avec deux autres Directeurs Généraux de la CNPS- Guinée et du SSNIT- Ghana respectivement, Aminata DIALLO et Kwesi Afreh Biney, ont été désignés par leurs pairs pour porter la voix de l’Afrique de l’Ouest au sein de l’AISS durant les trois ans 2026-2028. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’entame des travaux, la Directrice générale de la CNPS de Guinée, Mme Aminata DIALLO, a été désignée Vice-présidente de l’AISS pour la durée du mandat. Cette nomination traduit une nouvelle marque de confiance accordée à l’Afrique de l’Ouest au sein des instances dirigeantes de l’Association.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fondée en 1927 sous l’égide de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), l’AISS constitue le principal réseau mondial des institutions de sécurité sociale. Elle regroupe aujourd’hui 338 institutions membres réparties dans 163 pays, œuvrant ensemble pour le renforcement et la modernisation des systèmes de protection sociale à travers le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Durant des jours à Genève, les membres du bureau, tous experts en protection sociale à travers le monde se pencheront sur les 19 points inscris à l’ordre du jour. Il s’agit entre autres : l’introduction au mandat et aux procédures du Bureau de l’AISS ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’adoption du compte rendu de la 132e Réunion du Bureau ; le remplacement de membres du Bureau et de Présidents des Commissions techniques Élection du/de la Vice-président/e de l’AISS, le rapport sur l’effectif des institutions membres et l’admission de nouveaux membres à l’AISS Rapport d’activités du Président de l’AISS ; le rapport du trésorier sur la situation financière de l’AISS à la fin du triennium 2023-2025 ; le rapport de la Commission de contrôle sur l’exercice financier 2025 ; le rapport du comité financier et la recommandation concernant l’ajustement de la valeur du point de contribution des membres pour 2027 ; la désignation du comité d’examen des candidatures ; la réunions virtuelles et décisions électroniques des organes statutaires; le centenaire de l’AISS, la date de la prochaine réunion du Bureau et les questions divers. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Directeur Général de l’une des principales institutions de protection sociale du Mali, Ichaka KONE, ainsi que ses homologues guinéen et ghanéen, représenteront dignement la région Afrique de l’Ouest lors de cette réunion. Ensemble, ils examineront les perspectives et les pistes d’action susceptibles de contribuer au renforcement et à l’essor de la protection sociale dans l’espace ouest-africain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Profitant de son séjour dans la capitale suisse, le Directeur Général de la CMSS, Ichaka KONE, a effectué une visite de courtoisie à l’Ambassade du Mali afin d’informer les autorités diplomatiques de sa présence à Genève ainsi que de l’objet de sa mission. Au cours de cette rencontre, les échanges ont notamment porté sur la prochaine opération de contrôle physique des pensionnés maliens résidant à l’étranger, prévue au cours de l’année 2026. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cours de leurs échanges, les deux personnalités ont mis en exergue le rôle essentiel de la protection sociale dans l’amélioration des conditions de vie des populations, tout en réaffirmant l’engagement du Mali à contribuer activement aux initiatives internationales visant à promouvoir une protection sociale inclusive et durable. Ernfin, Son Excellence Gaoussou Sekou Cissé, ambassadeur du Mali à la mission permanente du Mali à Genève s’est réjouit de cette présence du Mali à cette rencontre dans le domaine de la protection sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fatoumata Mah Thiam KONÉ, CCOM-RP/CMSS.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Franklin Nyamsi dénonce une « intoxication » terroriste par les médias français en Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/franklin-nyamsi-denonce-une-intoxication-terroriste-par-les-medias-francais-en-afrique-3117600.html</link>
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<description><![CDATA[ L’univers médiatique ouest-africain est au cœur d’une polémique qui gagne en intensité... ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 09:07:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) multiplient les critiques contre l’ingérence étrangère, c’est désormais une voix académique majeure qui s’élève. Franklin Nyamsi, professeur agrégé de philosophie et écrivain d’origine camerounaise, a récemment prononcé un réquisitoire sans appel contre le rôle des grands médias français sur le continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une analyse cinglante diffusée lors de sa dernière émission en ligne, Nyamsi a dénoncé ce qu’il considère comme une manipulation systématique. Selon lui, « France 24, RFI, TV5, Jeune Afrique, les principaux médias de la place africaine de Paris sont les rampes de lancement de l’intoxication médiatique des groupes terroristes ». Une accusation lourde qui ne cible pas seulement les rédactions, mais aussi les relais politiques et militaires français au Sahel. Il affirme notamment que plusieurs chefs djihadistes, protégés selon lui par la DGSE française, bénéficient d’une couverture bienveillante destinée à blanchir leur réputation tout en déstabilisant la région.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202606/image_870x_6a306b1927254.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ce qu’ils nomment un « terrorisme médiatique », les autorités des pays de l’AES et les acteurs de la société civile ne restent pas silencieux. Récemment, à l’occasion du Forum panafricain des médias (FOPAME) à Bamako, des activistes ont lancé une pétition visant à dénoncer les campagnes médiatiques occidentales jugées déstabilisatrices. Signée par un nombre croissant de citoyens, cette initiative dénonce avec une ironie acérée les tentatives des médias français d’innocenter les groupes armés tout en participant à une guerre de l’information contre les nations sahéliennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les habitants de la région, le geste citoyen est simple : il suffit de scanner le QR code ou de cliquer sur le lien pour apporter son soutien à cette démarche. La pétition, accessible en ligne, pourrait constituer un outil concret pour faire pression en faveur d’une régulation des discours médiatiques étrangers. Alors que la stabilité du Sahel reste plus que jamais menacée, la mobilisation populaire par la signature représente un acte symbolique fort, à la croisée du droit à l’information et de la souveraineté numérique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte de défiance généralisée, l’appel de Franklin Nyamsi résonne comme un signal d’alarme. Derrière la critique des médias se dessine une exigence plus large : celle de voir l’Afrique de l’Ouest écrire elle-même son récit, sans passer par les filtres d’anciennes puissances coloniales. Il est désormais urgent que les citoyens, les États et les organisations panafricaines transforment cette indignation en action collective. Signer la pétition, c’est soutenir une information libre et responsable, seule garante d’une paix durable dans la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><i><span lang="fr">Pour signer la pétition contre le médio-terrorisme occidental, cliquez ici : </span></i><span lang="fr"><a rel="nofollow noopener noreferrer" target="_blank" href="https://www.change.org/p/il-faut-mettre-fin-%25C3%25A0-l-infoguerre-men%25C3%25A9e-par-les-m%25C3%25A9dias-occidentaux-contre-le-mali?recruiter=1417928470&amp;recruited_by_id=e3b5e7f0-5f5e-11f1-9069-ff3149bdc41d&amp;utm_source=share_petition&amp;utm_campaign=starter_onboarding_share_personal&amp;utm_medium=copylink&amp;share_id=q9vJLf5X7D"><i>Lien vers la pétition</i></a></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>N’Golo DIARRA</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les Accords de Tamanrasset : Ni fédération, ni régionalisation : la décentralisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-accords-de-tamanrasset-ni-federation-ni-regionalisation-la-decentralisation-3117563.html</link>
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<description><![CDATA[ Les Accords de Tamanrasset, pour rappel, ce sont trois textes : l’Accord de cessez-le-feu, le Procès-verbal de réunion et le Compte rendu de réunion. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 01:48:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’« Accord de cessez-le- feu » énumère les points sur lesquels la délégation gouvernementale et celle des rebelles sont tombés d’accord. Le « Procès-verbal de réunion » revient sur ces points d’accord obtenus avec les rebelles et les complète par une résolution de taille en faisant retenir : « Les deux parties ont convenu que les populations des trois régions du nord du Mali géreront librement leurs affaires régionales et locales par le biais de leurs représentants dans des assemblées élues, selon un statut particulier consacré par la loi ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est à propos de cette résolution que bon nombre de commentateurs se sont fourvoyés. La résolution ne peut être comprise qu’une fois placée dans son contexte, celui de la décentralisation administrative telle que conçue et décidée par l’Union Démocratique du Peuple Malien (UDPM). Ce n’est pas faire ouvre de digression que d’en rappeler les grandes lignes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Actuellement, la décentralisation est considérée comme une avancée majeure due à la IIIè République. A tort. Toute la documentation était déjà prête sous le régime de l’UDPM. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec le souci d’inciter les populations à se prendre en charge, l’UDPM avait inspiré la mise en œuvre d’une politique originale de développement, celle des initiatives de base à travers ses structures (comités, sous-sections et sections), des associations et « tons » villageois. Le succès remporté dans ces domaines l’a encouragée à pousser vers un plus grand transfert des responsabilités vers les populations à travers les collectivités locales et régionales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ce transfert, trois décisions importantes furent prises. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La première est une résolution de la IIIè session ordinaire du Conseil National (janvier 1983) qui, face aux difficultés économiques accentuées par la sécheresse, recommande de procéder à la décentralisation et au développement régional en s’appuyant sur des structures participatives que sont les Conseils et les Comités de développement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La deuxième est l’organisation du séminaire de Gao sur la Planification décentralisée avec la remarque suivante : « La grande originalité du plan 1981-1985 sera de conduire le développement à partir d’actions décentralisées car leur conception et leur exécution dépendront des collectivités de base. Elles seront dites locales car elles s’exerceront principalement au niveau des villages ou des groupements de villages au bénéfice de leurs propres populations ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi les recommandations du séminaire, retiennent l’attention, les passages relatifs à l’organisation et au financement de la décentralisation : la révision des textes de création des Conseils et Comités de développement en vue de mieux représenter le Parti au sein de ses organismes, la fusion de la taxe de développement et des cotisations C.A.C., A.P.E., U.D.P.M.,et U.N.J.M., la création d’un Fonds de Développement Régional et Local (F.D.R.L.) alimenté par le produit de la fusion de ces taxes et cotisations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La troisième décision est la mise en œuvre de ces recommandations avec l’adoption de deux textes de loi relatifs au financement de la décentralisation : la loi n° 88-64/AN-RM du 15 Mars 1988 portant modification du code général des impôts et la loi n° 88-64 portant ouverture au budget de l’Etat d’un compte d’affectation spécial dénommé « Fonds de Développement Régional et Local » (FDRL).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Le volet Programmes régionaux et d’initiatives de base du plan 1981-1985 », est jugé, par les experts du ministère du Plan, réussi avec les résultats acquis grâce à « l’adhésion et à la capacité de mobilisation des populations qui parvenaient à financer les réalisations à hauteur de deux tiers. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce sont ces résultats jugés encourageants qui ont déterminé le Parti à progresser dans la voie de la décentralisation. Plus d’une différence existe entre la décentralisation telle que conçue par l’UDPM et la décentralisation telle qu’appliquée par la IIIè République. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son discours de clôture, à l’issue des travaux du séminaire, le secrétaire général du Parti, le général Moussa Traoré fera retenir que l’événement est à considérer comme l’occasion « de parler de la nécessité de confier à nos laborieuses et disponibles populations la gestion directe de leurs préoccupations les plus immédiates et un pouvoir réel de décision dans les domaines d’intérêt local qui déterminent leurs conditions de vie. » Dans le même ordre d’idées, le séminaire est présenté comme « l’étape ultime » d’une démarche visant à « briser définitivement le mythe de l’Etat providence chargé e tout prévoir, de tout décider et de tout contrôler du sommet jusqu’à la base ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il insistera, par la même occasion, sur la notion de décentralisation, précisant, d’abord, ce qu’elle n’est pas: « En aucun cas, cette décentralisation ne doit être perçue dans son acceptation physique, c’est-à-dire un pouvoir entre les mains de l’Etat, mais en dehors de la Capitale » ; et, ensuite, ce qu’elle est : « Par décentralisation, nous comprenons le transfert d’un pouvoir de décision de l’Etat vers les populations c’est-à-dire vers les conseils municipaux, , les conseils d’arrondissement, les conseils de cercle, et les conseils régionaux qui constituent la réponse constitutionnelle à la participation responsable des populations ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce discours, aucun sujet nécessaire à une bonne compréhension de la politique de décentralisation n’est occulté par le premier responsable du Parti. Ainsi, à propos des programmes de développement, il déclare : « Il est indispensable que chaque programme local de développement soit reconnu par la population comme son programme à elle, répondant à ses soucis locaux et à ses aspirations. la collectivité doit percevoir le lien direct, dans le court terme, entre le paiement de sa contribution et les actions de développement qu’elle a décidées. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le développement à la base est financé par les populations. sur ce point, Le secrétaire général du Parti fait noter : « … la contribution des populations doit être exclusivement affectée au financement des réalisations à l’exclusion des dépenses de fonctionnement. Ces dernières feront l’objet de mesures financières prises dans le cadre de transfert de certaines fonctions de l’Etat vers les organes instituant la participation des populations. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Dr Makalou et son équipe estiment que : « En fait, à Tamanrasset, le régime aux abois du général Moussa Traoré ne disposait pas d’un projet structuré et viable de démocratisation des collectivités locales ». C’est là une opinion que n’étaye aucune preuve. Au contraire, avec l’UDPM, la décentralisation fut conçue comme devant être progressive avec corrections des déviations, des erreurs, aux différentes étapes. Les modalités de son financement étaient déterminées par des textes de lois. La section de Banamba venait d’être déclarée section pilote avec les succès remportés dans les domaines de la maîtrise de l’eau et du désenclavement. Il fut décidé que la décentralisation débuterait par la commune du « dougouwolowilan » (la commune des Sept Villages constituant le cercle de Banamba). avec le déclenchement de la rébellion, la décision fut changée, la décentralisation débutera par la région de Kidal dont la création est prévue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le colonel Ousmane Coulibaly, chef de la délégation gouvernementale aux négociations de Tamanrasset, membre du Conseil National de l’UDPM, était en possession de toutes ces informations. Aussi savait-il qu’en acceptant la clause d’un « statut particulier consacré par la loi » pour les populations du Nord, il ne lésait en rien les intérêts supérieurs de la nation malienne. Au contraire, sa démarche s’inscrivait dans la mise en œuvre d’une résolution du Parti. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec cet article prend fin notre étude sur les accords conclus à Tamanrasset le 6 janvier 1991. Avec ces textes, notre pays s’offrait les moyens de renforcer son unité sur l’intégralité du territoire national. Mais, par un concours de circonstances, la paix et la sécurité recouvrées n’eurent qu’une existence des plus éphémères. La rébellion reprend dans le courant de l’année 1991, pas pour les raisons évoquées par le Dr Makalou et son équipe, ni pour celles évoquées par Mériadèc Raffay, mais pour d’autres raisons suivantes dont, en particulier, la rupture violente intervenue moins de trois mois après leur signature, en mars 1991.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Issiaka Ahmadou Singaré<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Docteur d’Etat-ès-Lettres<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Professeur émérite de l’Université de Bamako</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>L’espèce humaine, cette machine à faire du profit</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lespece-humaine-cette-machine-a-faire-du-profit-3117521.html</link>
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<description><![CDATA[ L’espèce humaine s’est, en substance, muée en une gigantesque usine à profits pour les entreprises. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 07:48:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Sous le capitalisme, l’humanité n’existe que pour servir les intérêts des entreprises. Nous ne sommes tous que du bétail, des bêtes de somme exploitées pour faire grimper les marges d’un trimestre à l’autre. La jouissance de la vie n’a d’autre valeur que la contribution qu’elle apporte à l’augmentation de la valeur nette des actionnaires.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Voilà pourquoi nous sommes tous si malheureux. Nous avons perdu le nord. Nous n’œuvrons plus ensemble pour bâtir un monde et un avenir meilleurs, nous ne faisons qu’actionner des leviers pour faire tourner des rouages, dans le seul but de faire grimper la courbe sur le graphique affiché dans la salle de conférence. Une façon de vivre dénaturée et sans substance.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Notre culture est aujourd’hui insipide et dépourvue d’âme.</p>
<p class="wp-block-paragraph">La musique fait l’objet de toutes les attentions pour être aussi rentable que possible, avec des structures musicales standardisées calculées pour provoquer une réaction chimique dans le plus grand nombre de cerveaux humains.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Les films sont conçus pour générer le plus de recettes possible au box-office avec des risques minimaux pour les studios et les investisseurs, souvent en reprenant un film déjà couronné de succès ou en bricolant une histoire autour d’une franchise déjà populaire.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Nous mangeons des plats instantanés et addictifs plutôt qu’équilibrés.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Les relations humaines saines ont été réduites à un produit de consommation, les réseaux sociaux ont supplanté les amitiés et les applications de rencontre se substituent aux véritables relations amoureuses.</p>
<p class="wp-block-paragraph">La sexualité humaine s’en trouve déformée et pervertie, alors que la pornographie sur internet normalise la violence et l’humiliation pour générer un maximum de clics.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Notre attention et notre engagement ont été rentabilisés, créant un écosystème informationnel dominé par les conflits et les ragots, conçu pour flatter nos instincts les plus bas.</p>
<p class="wp-block-paragraph">La publicité se propage par tous les pores de notre expérience sensorielle, envahissant chaque centimètre carré de notre environnement où pourraient se poser nos yeux ou s’arrêter nos oreilles, avec des manipulations psychologiques incitant à la consommation. Ils commenceront à diffuser des publicités dans nos rêves dès qu’ils en auront la technologie.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Vous consacrez huit heures de votre journée de travail à générer des profits pour l’entreprise, puis vous rentrez chez vous et consommez des denrées au profit d’autres entreprises. Vous vous détendez avec de la bière et des snacks, détournez vos pensées du stress quotidien avec des services de streaming et des réseaux sociaux, achetez des vêtements en ligne pour vous sentir bien dans votre peau et prenez des médicaments sur ordonnance pour trouver le sommeil. Et c’est ainsi que les gens vivent leur vie.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Et c’est le lot de ceux d’entre nous qui ont la chance de vivre dans les pays du Nord. Dans les pays du Sud, c’est l’esclavage salarial et l’exploitation : plus de labeur, moins de loisirs, et pas le moindre produit bon marché issu du pillage des ressources humaines d’autres continents pour se consoler.</p>
<p class="wp-block-paragraph">L’humanité tout entière a été embarquée dans ce gâchis. Et tout ça pour quoi ? Pour faire grimper les chiffres des comptes bancaires de certains. Pour voir des flèches vertes pointer vers le haut à la Bourse. Pour permettre à quelques milliardaires d’acheter des îles et de corrompre les élections.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Et en détruisant la biosphère dont nous dépendons tous pour survivre.</p>
<p class="wp-block-paragraph">On nous dit que c’est le meilleur système possible.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Je n’y crois pas. Nous pouvons faire mieux. Ceux qui profitent de ce système vont nous assurer que c’est impossible. Ils feront surtout de leur mieux pour nous empêcher d’y mettre fin, mais nous avons les moyens de récupérer les richesses, la dignité et le bonheur qu’ils nous ont volés.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Ils ont conçu toute cette machine à nos dépens. Tout ce qu’il nous reste à faire, c’est prendre notre courage à deux mains et passer à l’action.</p>
<p class="wp-block-paragraph">source :<span> </span><a href="https://www.caitlinjohnst.one/p/the-entire-human-species-has-been?utm_source=substack&amp;utm_campaign=post_embed&amp;utm_medium=web" target="_blank" rel="noopener" title="">Caitlin Johnstone</a><span> </span>via<span> </span><a href="https://ssofidelis.substack.com/p/lespece-humaine-cette-machine-a-faire" target="_blank" rel="noopener" title="">Spirit of Free Speech</a></p>]]> </content:encoded>
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<title>Communication politique face aux mensonges et aux infox : comment gagner la bataille de la crédibilité ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/communication-politique-face-aux-mensonges-et-aux-infox-comment-gagner-la-bataille-de-la-credibilite-3117518.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 19:33:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="v1gmail-isSelectedEnd">À l'heure où les réseaux sociaux façonnent une part importante de l'opinion publique, la communication politique est confrontée à un défi inédit : la prolifération des fausses informations, des rumeurs organisées et des campagnes de désinformation. Au Sénégal, comme dans de nombreuses démocraties, les infox sont devenues des armes politiques à part entière, capables d'influencer les perceptions, de fragiliser des réputations et parfois même de détourner le débat public des véritables enjeux.</p>
<p class="v1gmail-isSelectedEnd">La particularité de notre époque réside dans la vitesse de circulation de l'information. Une rumeur lancée le matin peut faire le tour du pays en quelques heures grâce à Facebook, TikTok, X, YouTube ou encore aux groupes WhatsApp, devenus de véritables médias parallèles. Dans cet environnement, le mensonge bénéficie souvent d'un avantage concurrentiel : il est généralement plus spectaculaire, plus émotionnel et plus viral que la vérité.</p>
<p class="v1gmail-isSelectedEnd">Face à cette réalité, de nombreux responsables politiques commettent une erreur stratégique en répondant systématiquement à chaque attaque ou à chaque accusation. Cette approche défensive permanente contribue souvent à amplifier les polémiques plutôt qu'à les éteindre. Une communication politique efficace repose au contraire sur une sélection rigoureuse des batailles à mener. Toutes les attaques ne méritent pas une réponse. Toutes les rumeurs ne justifient pas une mobilisation de l'appareil de communication.</p>
<p class="v1gmail-isSelectedEnd">La première arme contre les infox demeure la veille stratégique. Les partis politiques, les institutions publiques et les leaders d'opinion doivent aujourd'hui se doter de mécanismes de surveillance leur permettant d'identifier rapidement les campagnes de désinformation, d'en analyser les sources et d'évaluer leur potentiel de nuisance. Dans le contexte sénégalais, cette veille doit impérativement intégrer les réseaux sociaux mais également les espaces de discussion informels où se construit une partie importante de l'opinion.</p>
<p class="v1gmail-isSelectedEnd">Lorsque la réponse devient nécessaire, elle doit être rapide, précise et fondée sur des preuves. Les démentis vagues ou les réactions émotionnelles produisent rarement les effets recherchés. Les citoyens attendent désormais des faits, des documents, des chiffres et des explications claires. La communication de preuve s'impose progressivement comme la forme la plus crédible de communication politique.</p>
<p class="v1gmail-isSelectedEnd">Mais la meilleure défense reste souvent l'occupation permanente du terrain. Un responsable politique qui communique régulièrement sur ses réalisations, ses résultats et ses projets réduit considérablement l'espace disponible pour les spéculations. Le silence prolongé crée un vide informationnel que les rumeurs s'empressent généralement de combler.</p>
<p class="v1gmail-isSelectedEnd">La bataille contre la désinformation ne se gagne pas uniquement dans les médias ou sur les plateformes numériques. Elle se gagne également sur le terrain de la confiance. Les citoyens accordent davantage de crédit à un leader dont la parole est cohérente dans le temps, dont les engagements sont suivis d'effets et dont la réputation repose sur des réalisations tangibles. La crédibilité accumulée pendant des années constitue souvent le meilleur bouclier contre les campagnes de manipulation.</p>
<p class="v1gmail-isSelectedEnd">Dans un contexte politique de plus en plus polarisé, la tentation est grande de répondre à l'agressivité par l'agressivité. Pourtant, l'expérience montre que les populations valorisent davantage la maîtrise, la sérénité et la responsabilité. Le responsable qui conserve son calme face à la tempête médiatique apparaît souvent plus crédible que celui qui s'abandonne à l'escalade verbale.</p>
<p class="v1gmail-isSelectedEnd">Plus que jamais, la communication politique moderne doit passer d'une logique de réaction à une logique d'anticipation. Les crises informationnelles ne sont plus des événements exceptionnels ; elles sont devenues un élément permanent de l'environnement politique. Les organisations qui sauront développer une culture de veille, de preuve et de transparence disposeront d'un avantage décisif dans la conquête de l'opinion.</p>
<p>Dans le Sénégal d'aujourd'hui, la véritable bataille n'est pas seulement celle de l'information. Elle est avant tout celle de la confiance. Et dans cette bataille, la crédibilité demeure la ressource politique la plus précieuse.</p>
<h3>Par Cheikh Mbacké SENE</h3>
<p class="v1gmail-isSelectedEnd"><em>Expert en communication stratégique et intelligence économique</em></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Budget de la CIPRES : Le Mali parmi les États membres à jour de leurs cotisations</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/budget-de-la-cipres-le-mali-parmi-les-etats-membres-a-jour-de-leurs-cotisations-3117434.html</link>
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<description><![CDATA[ La Conférence Inter-Africaine de Prévoyance Sociale (CIPRES), qui regroupe 18 Etats avec 28 Organismes de Prévoyance Sociale... ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 12:24:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Conférence Inter-Africaine de Prévoyance Sociale (CIPRES), qui regroupe 18 Etats avec 28 Organismes de Prévoyance Sociale, est l’une des rares institutions africaines à être entièrement financées par les contributions de ses membres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le financement de son budget repose sur une contribution composée de deux éléments : une part fixe et une part variable. Cette règle est prévue par le Traité de la CIPRES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La part fixe représente 75 % de la contribution totale de chaque État membre. Son montant est identique pour tous les États membres, quel que soit leur taille ou le volume de leurs organismes de prévoyance sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La part variable, elle, représente 25 % de la contribution totale. Elle est calculée en fonction des résultats techniques des organismes de prévoyance sociale de chaque État membre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Cette part est donc différente d’un État à l’autre, selon les performances et l’assiette retenue par les règlements de la CIPRES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>En prélude à la tenue de la 40ème session ordinaire du Conseil des ministres qui se tient ce mercredi 10 juin 2026 à Genève (Suisse), la réunion du Comité d’Experts qui prépare cette session ministérielle a relevé que les Organismes de Prévoyance Sociale (OPS) du Mali, à savoir la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM), la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS) et l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS), s’acquittent régulièrement de leurs contributions au budget de la CIPRES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>À ce jour, ces trois organismes sont entièrement à jour du paiement de leurs cotisations, tant au titre de la part fixe que de la part variable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Cette situation témoigne de l’engagement constant du Mali à respecter ses obligations financières vis-à-vis de la Conférence et à contribuer au bon fonctionnement de ses organes ainsi qu’à la mise en œuvre de ses missions de contrôle, d’harmonisation, de formation et d’assistance technique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, l’Agence Nationale d’Assistance Médicale (ANAM), qui participe aux travaux de la CIPRES en qualité d’observateur, est exemptée du paiement des contributions conformément aux dispositions applicables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À rappeler que Madame le ministre de la Santé et du Développement Social, Colonel-Major Assa BADIALLO TOURÉ, prendra part, à la tête d’une forte délégation, à cette session ministérielle de Genève.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Elle est composée de hauts responsables du secteur de la protection sociale, notamment du Directeur national de la Protection sociale et de l’Économie solidaire, des Directeurs généraux des principaux organismes de sécurité sociale, à savoir la CANAM, l’INPS, la CMSS et l’ANAM, ainsi que le Chef de Cabinet du Département, des conseillers techniques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réseau de Communication du MSDS<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Piqure de rappel sur la situation au Sénégal:  Sonko&#45;Faye (2024&#45;2026) comme Senghor&#45;Dia (1960&#45;1962)</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/piqure-de-rappel-sur-la-situation-au-senegal-sonko-faye-2024-2026-comme-senghor-dia-1960-1962-3117407.html</link>
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<description><![CDATA[ Karl Marx a suggéré que l&#039;histoire a tendance à se répéter deux fois : « la première fois comme une tragédie, la seconde fois comme une farce » ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 01:41:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, si le passé ne se copie jamais à l'identique, il existe des mécanismes de pouvoir, des schémas, des crises, des comportements humains ou des erreurs géopolitiques qui traversent les époques en se dupliquant. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ainsi que certains événements historiques, notamment dans le domaine politique, semblent souvent se faire écho, confortant l’impression que la société concernée avance en spirale plutôt qu’en ligne droite. Dès lors, si tant est que les mêmes causes produisent les mêmes effets, alors la préconisation de Karl Marx est juste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’annonce du renvoi du Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko et de tout son gouvernement par le président Diomaye Faye, dans la nuit du 22 mai 2026, est l’aboutissement d’une situation qui partage de nombreuses similitudes avec celle qui a abouti, le 17 décembre 1962, au limogeage du président du Conseil Mamadou Dia par le président Léopold Sédar Senghor.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le tempérament de Senghor et de Dia, la nature de leurs relations personnelles, leur approche vis-à-vis de la France sont à s’y méprendre semblables à ceux qui ont structuré les rapports entre Sonko et Faye durant les deux années passées à la tête du Sénégal. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les deux duos, Senghor-Dia et Faye-Sonko, sont arrivés au pouvoir avec la volonté de restructurer en profondeur l'appareil d'État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leur gestion de l’État sénégalais a été arbitrée par un parti omnipotent : l’Union Progressiste Sénégalaise du temps de Senghor-Dia et, aujourd’hui, le PASTEF.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia sont les deux pères fondateurs du Sénégal indépendant. Leurs relations furent d'abord marquées par une profonde amitié et une alliance politique exemplaire qui les ont conduits à proclamer l’indépendance du Sénégal et à le diriger ensemble : Senghor comme président de la République, chargé des relations extérieures et du respect des équilibres républicains, et Dia comme Premier ministre, détenteur de la réalité du pouvoir en tant que chef de l’Exécutif et ordonnateur de la politique économique et de la gestion intérieure du pays. Cette entente devait déboucher sur une rivalité historique et une rupture avec l’arrestation et l’emprisonnement de Dia.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les deux hommes ont quitté en 1948 la SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière) pour créer le Bloc Démocratique Sénégalais (BDS). À l’indépendance, en 1960, ils mettent en place un régime bicéphale. Mais très vite, des divergences idéologiques et stratégiques vont construire, semaine après semaine, le mur qui va les séparer deux ans plus tard.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce couple, Senghor était l’intellectuel de haut vol, mesuré dans ses prises de parole publiques et prônant une coopération étroite avec la France ainsi qu’une ouverture internationale du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En dehors du qualificatif d’intellectuel de haut vol, le président Faye partage avec Senghor cette modération et cette mesure dans la conduite de la politique étrangère du Sénégal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dia était tout son contraire. Leader charismatique doté d’une forte personnalité, il était l’idéologue du parti, avec une forte emprise sur les militants qu’il pouvait mobiliser par milliers au seul claquement des doigts, comme Sonko d’ailleurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou Dia prônait ainsi un socialisme africain plus radical, axé sur l'austérité, le rejet des structures coloniales, notamment la fin de la monoculture de l'arachide, et une politique de non-alignement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que Senghor, comme Faye, s’appuie sur la légitimité institutionnelle, Dia, comme Sonko, était conforté par une légitimité populaire et militante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les partisans des deux hommes, notamment au Parlement, se mirent en rang de bataille. Le 17 décembre 1962, les partisans de Senghor déposent une motion de censure pour renverser le gouvernement de Mamadou Dia. Mais, jugeant cette motion irrecevable, ce dernier ordonne à la gendarmerie de boucler l'Assemblée nationale, et plusieurs députés sont mis aux arrêts. Bravant cette interdiction, le président de l'Assemblée nationale, Lamine Gueye, sous les ordres de Senghor, fait siéger 47 députés à son domicile, qui votent à l'unanimité la motion renversant le gouvernement de Dia. Ce dernier est arrêté le lendemain sous l’accusation de tentative de coup d’État et passera 12 ans en prison.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’évolution des rapports entre Sonko et Faye n’ira peut-être pas à cette extrémité, mais la consommation de ce divorce, programmé dès leur prise de pouvoir, ouvre pour le Sénégal une séquence d’incertitudes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est évident que Sonko considère que Faye porte ses habits et que c’est lui qui devrait être président, et non ce dernier. Son « terra meeting », organisé le 8 novembre 2025, a confirmé que c’est lui qui jouit de la légitimité populaire pour diriger le pays et que 2029 est un délai d’attente trop lointain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du fait de ses nombreux déboires judiciaires, notamment une condamnation à deux ans de prison ferme pour « corruption de la jeunesse » en juin 2023, et une condamnation définitive par la Cour suprême à six mois de prison avec sursis pour diffamation en janvier 2024, Sonko a perdu ses droits civiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ne pouvant donc être candidat à l’élection présidentielle du 24 mars 2024, puisqu’il ne bénéficiera d’une loi d’amnistie que le 14 mars, soit 10 jours avant l’échéance électorale qui lui permettra de sortir de la prison du Cap Manuel de Dakar en compagnie de Diomaye Faye, lui aussi emprisonné depuis 7 mois pour appel à l’insurrection, Sonko se résoudra à faire campagne pour le candidat de substitution désigné par le PASTEF.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après l’élection de Diomaye Faye, sous le slogan « Diomaye moye Sonko » dès le premier tour de l’élection présidentielle du 24 mars 2024, face au candidat du pouvoir sortant, Ousmane Sonko, nommé Premier ministre le 2 avril 2024, commence à compter le temps qui reste jusqu’en 2029, date de la prochaine élection présidentielle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les signes de son impatience deviennent visibles, tout comme son inconfort d’être obligé de jouer les seconds rôles alors qu’il détient la légitimité populaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les tensions et autres divergences vont s’additionner au fil des mois : sur la gestion de l’énorme dette publique héritée de l’exécutif précédent, sur la renégociation de certains contrats miniers et gaziers, sur l’orientation et la direction de la coalition « Diomaye Président », sur la personnalisation du pouvoir avec la mise en garde publique du président Faye contre une « personnalisation excessive » du parti au pouvoir autour de la figure de son Premier ministre, rappelant que l’action du gouvernement devait servir un projet global et non un seul homme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Diomaye Faye, que beaucoup ont décrit comme un homme de paille sans envie, s’est pris au jeu du pouvoir et, face à l’impatience de son mentor, a également intrigué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, poussé à la faute par son bouillant et très populaire Premier ministre, c’est bien lui qui a tiré la première salve en voulant capturer le parti par l’éviction de nombreux de ses cadres historiques, au profit de personnalités hétéroclites issues des courtisans qui gravitent autour du palais présidentiel. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les commentateurs, cette manœuvre avait pour finalité de «reconstituer, à l’intérieur du gouvernement, un centre de gravité distinct de celui que représentait la primature ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ayant échoué à prendre le parti, il a restructuré sa propre coalition «Diomaye Président» pour en faire une véritable force politique autonome du PASTEF, en la dotant de textes fondateurs officiels et en nommant l’ancienne Première ministre Aminata Touré superviseure générale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette réorganisation, qui a marqué un tournant dans l'équilibre des pouvoirs au sommet de l'État sénégalais, a amené quelques semaines plus tard le Premier ministre à réagir, en décembre 2025, avec l’annonce publique de sa candidature à l’élection présidentielle de 2029.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation inédite, d’un Premier ministre qui annonce d’autorité, quatre ans avant l’échéance, sa candidature pour succéder à celui qui l’a nommé, dans un moment de défiance entre les deux hommes, a été considérée par les commentateurs comme une inversion de la grammaire de l’exécutif qui dirige le Sénégal depuis avril 2024.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette logique d’action-réaction entre les deux hommes, le président Faye, qui ne ratait plus une seule occasion pour rappeler l’article 49 de la Constitution lui conférant le pouvoir de nommer et de révoquer le Premier ministre, a entamé, avec sa coalition, les préparatifs des futures échéances locales et municipales prévues pour se tenir au plus tard en janvier 2027.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme pour Senghor et Dia, le dénouement de toutes ces intrigues, de cette lutte de pouvoir digne de la série _Game of Thrones_, dont la principale morale suggère que le pouvoir ne récompense que ceux qui comprennent les rouages politiques, la manipulation et l'art des alliances, s’est déroulé le 22 mai au Parlement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, trois heures avant son limogeage, Ousmane Sonko avait affiché publiquement ses désaccords avec le chef de l’État à la tribune de l’Assemblée nationale, où il s’est présenté comme quelqu’un « qui ne s’incline pas aveuglément », affirmant notamment que « le Président a fait une erreur » et revendiquant son autonomie dans la gestion du gouvernement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce réquisitoire est resté visiblement en travers de la gorge du président, qui a réagi, trois heures plus tard, par la publication d’un décret mettant fin aux fonctions de son ancien mentor et de son gouvernement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vu la répartition des 165 députés qui composent le Parlement sénégalais entre le PASTEF (130), Takku Wallu Sénégal (16), la coalition Jàmm ak Njariñ (7) et 12 issus de différents petits mouvements, on se demande avec qui le président Faye va-t-il diriger le pays durant les quatre années à venir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après l'éviction de Mamadou Dia en décembre 1962, Léopold Sédar Senghor a consolidé son pouvoir à travers l’instauration d’un régime présidentiel fort, la suppression du bicéphalisme, la caporalisation de l'opposition institutionnelle et des syndicats grâce à l'appui de l'armée et du parti unique. Impossible qu’une telle situation soit possible dans le Sénégal d’aujourd’hui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toute chose qui ouvre de grandes incertitudes pour ce pays qui se distingue pourtant des autres pays africains par sa stabilité politique et sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Prof. Moritié</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>«Le Mali n’a pas été réveillé par une attaque, mais par un message»</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-na-pas-ete-reveille-par-une-attaque-mais-par-un-message-3117360.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 25 avril 2026, le Mali n’a pas été réveillé par une agression militaire seule, mais par un message. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 11:27:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">À l’aube, Bamako, Kati, Gao, Sévaré, Mopti et Kidal ont été touchées presque simultanément. Des explosions. Des échanges de tirs incessants. Des positions militaires ont été attaquées. Le trafic aérien a été perturbé. Les réseaux sociaux ont été inondés de messages en temps réel, tandis que les communiqués officiels tentaient d’apaiser la situation.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement a fait état de dégâts mineurs et de 16 blessés, soulignant que la situation était sous contrôle. Dans le même temps, des groupes armés – dont le JNIM (Groupement de soutien de l’islam, réd.) qui entretiendrait des liens avec Al-Qaïda et le Front de libération del’Azawad – ont été associés à des actes de violence coordonnés, d’une ampleur sans précédent depuis des années, ou en ont revendiqué la responsabilité.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Et quelque part, dans un bureau diplomatique bien éclairé, quelqu’un a dû rédiger la phrase devenue désormais rituelle :<span> </span><em>«Nous observons la situation de près»</em>. Bien sûr qu’ils le font.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Le pays est la cible d’une attaque coordonnée – «mais ne vous inquiétez pas – le monde observe». Avec attention. Peut-être même avec inquiétude. La formule tenant le haut du pavé se révèle être le dernier mot – signifiant, pour certains, la solidarité internationale : ce minable «on observe».</p>
<p class="wp-block-paragraph">Mais ce qui rend ce moment autant significatif, ce n’est pas seulement la violence. C’est la mise en scène qui l’accompagne.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Des groupes aux idéologies prétendument différentes – «réseaux djihadistes» et «mouvements séparatistes˚ – ont réussi à frapper, de manière synchronisée sur des centaines de kilomètres, et à cibler des points stratégiques complémentaires. Ce n’est pas de l’improvisation. Ce n’est pas du chaos. C’est de la planification, un échange de renseignements, une logistique approfondie.</p>
<p class="wp-block-paragraph">C’est une structure. Ce qui conduit à une question qui peut irritér quelques-uns impliqué dans le tout : mais à qui profite-t-elle, cette structure ?</p>
<p class="wp-block-paragraph">Car les guerres comme celle-ci ne reposent pas uniquement sur de l’idéologie. Elles reposent sur le carburant, les chaînes d’approvisionnement, les flux d’armes, les réseaux de communication, les sources de financement et – surtout – sur le consentement d’une puissance restée à l’abri. Bien sûr, on n’a pas affaire à une autorisation formelle. Ce serait trop évident. C’est plutôt ce genre d’autorisation qui se cache derrière des angles morts, dans une indignation sélective, dans des frontières qui ne sont ouvertes que juste assez, et dans des renseignements qui arrivent trop tard – voire pas du tout.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Le Mali n’est pas seulement confronté à une menace militaire. Il est confronté à une guerre à plusieurs niveaux. Une guerre militaire – attaques, embuscades, pression territoriale. Une guerre économique – blocus, chaînes d’approvisionnement interrompues, pression sur les exportations d’or et la logistique. Une guerre psychologique, mentale – qui sape la confiance du public et révèle la vulnérabilité au cœur même de l’État. Et une guerre des récits – dans laquelle le langage lui-même devient une arme.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Car les mots ont du poids.</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Lorsque des groupes armés passent aux actions, dans un pays occidental, le vocabulaire utilisé est clair et réglé, tranchant et sans concessions : «terrorisme».</p>
<p class="wp-block-paragraph">Lorsque des violences similaires frappent un État africain – en particulier en cas d’ un État qui s’est distancié de l’influence occidentale – le langage devient soudainement… nuancé. On parle alors d’«insurgés», de «rebelles», de «groupes armés», de «séparatistes». La précision fait place à l’hésitation. La brutalité se transforme soudainement en diplomatie.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Depuis que le Mali a rompu avec la France, a mis fin à l’opération Barkhane, a chassé la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali) en se tournant vers de nouveaux partenariats dont la Russie – le pays est devenu bien plus qu’une simple zone de conflit. Il est devenu un cas d’école, montrant au grand public ce qui se passe avec les mauvais élèves. Une question se dresse de tout cela, aux aspects d’ un champ de bataille : Un État africain réussira-t-il a aspirer à sa souveraineté – et si oui, en survivra-t-il ? Car le schéma est difficile à ignorer. Les gouvernements du Mali, du Burkina Faso et du Niger changent de cap, réaffirment leur indépendance, renégocient leurs alliances, parlent le langage de la souveraineté – et presque instantanément, la situation sécuritaire se détériore dramatiquement. Tout à coup sont-elles là, les groupes armés, «les rebelles», les «véritables défenseurs de la liberté et du bien-être» des populations martyrisée. Ces groupements mystérieux sont tout-à-coup plus actifs, mieux coordonnés, mieux équipés.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Pure coïncidence ? Mais elles se répandent curieusement loin, ces coïncidences mortelles.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un facteur se révèle être déterminant.</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Il n’est pas contraignant d’en tirer que tout soit orchestré depuis Paris, Washington, Moscou ou ailleurs. Ce serait trop simple – et les réalités sont rarement autant généreuses. La crise au Sahel a ces racines internes profondes : la marginalisation historique des régions du nord, la fragilité des structures étatiques, les tensions ethniques, l’économie du commerce illégal, la corruption, la longue ombre asphyxiante depuis l’effondrement de la Libye, en 2011, ainsi que la prolifération d’armes à travers des frontières poreuses. Mais ignorer les intérêts de politique étrangère des grandes puissances serait naïf.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Après la chute de Mouammar Kadhafi – une intervention menée par l’Occident et l’OTAN, soutenue par leurs alliés au Moyen-Orient – les arsenaux libyens abandonnés se sont répandus dans toute la région. Les combattants se sont dispersés – leurs armes ayant afflué dans la région. Dans ce vide de pouvoir, des écosystèmes conflictuels parfaits ont vu le jour. Une décennie plus tard, ces mêmes acteurs expriment leur inquiétude face à l’instabilité – sans vraiment reconnaître que c’est eux-mêmes ayant contribué à l’effondrement de ces structures.</p>
<p class="wp-block-paragraph">C’est un peu comme si l’on abattait un mur pour ensuite donner des conseils sur la manière de maîtriser les excès du vent.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Ce que révèlent les attentats du 25 avril, ce n’est pas seulement une faille dans la sécurité. C’est un message stratégique adressé à ceux qui ont l’habitude de le déchiffrer.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Une attaque près de Bamako, au cours de laquelle le ministre de la Défense très apprécié du Mali a été tué, n’a pas seulement des répercussions militaires. Elle est symbolique. Elle dit : votre capitale est vulnérable. Votre État est perméable. Votre souveraineté est fragile. Et au-delà du Mali, le message se propage ailleurs. Au Burkina Faso. Au Niger.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À tout pays en quête de sortir de ce scénario sinistre qu’ils appellent leur «géopolitique».</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi que fonctionnent «les guerres à intensité modérés». Leurs objectifs ne s’atteignent pas toujours par une victoire rapide. Ses objectifs consistent souvent à épuiser l’adversaire. De contraindre les gouvernements à diriger leurs fonds publics destinés aux écoles envers leurs armées avec leurs soldats, et ceux destinés aux hôpitaux aux hélicoptères ou aux drones. De paralyser le développement des économies – pour pouvoir accuser ensuite les dirigeants d’avoir causé la stagnation. De tout faire à ce que la maison se transforme en incendie, puis de critiquer les propriétaires pour leur manque d’entretien.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Le Mali n’est pas au-dessus de toute critique. Aucun État en guerre ne l’est. Bonne gouvernance, droits de l’homme, transition politique : ces questions restent d’actualité et indispensables. Mais réduire la situation au Mali à une «junte affaiblie» témoigne d’une certaine paresse intellectuelle.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Avec le Mali on ne se trouve pas face à une simple crise interne. Il s’agit d’un conflit aux multiples facettes – local, régional et mondial – dans lequel un nombre croissant d’acteurs non-étatiques agissent au sein de systèmes qui sont tout sauf le fruit du hasard. Et tandis que le Mali se bat, le monde réagit comme d’habitude les États-Unis condamnent n’importe qui sauf eux-mêmes. L’Union européenne observe la situation. La France suit méticuleusement l’évolution des événements La Russie exprime son inquiétude et manifeste son soutien. La Chine fait part de ses observations, en toute prudence. L’ONU appelle à la retenue. Chacun joue son rôle. Ils sont nombreux à s’exprimer. Plus encore à se taire.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rares sont ceux qui agissent.</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Car dans un monde multipolaire, les crises comme celle du Mali ne sont pas seulement des tragédies : ce sont des expériences, des enquêtes, des modèles.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Observées, analysées, valorisées, en silence.</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Ce gouvernement tiendra-t-il le coup ? Cette stratégie fonctionnera-t-elle ? La souveraineté résistera-t-elle à la pression ?</p>
<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, sur terrain, le Mali ne connaît pas le luxe de pouvoir analyser la situation. Il doit tenir bon. Et c’est peut-être là que tout cela puisse irriter les instigateurs : non pas que le Mali soit instable, mais qu’il concentre ses forces – face à la pression, contre tous les précédents, contre une longue histoire de dépendance contrôlée – de résister à l’effondrement. Pas en silence. Pas poliment. Mais de manière visible et audible.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Je pense que c’est ce genre de circonstances, précisément, qui rendent certaines puissances plus nerveuses que tout le reste.</p>
<p class="wp-block-paragraph">source :<span> </span><a href="https://www.zeit-fragen.ch/fr/archives/2026/nr-10-12-mai-2026/mali-wurde-nicht-von-einem-angriff-geweckt-sondern-von-einer-botschaft" target="_blank" rel="noopener" title="">Horizons et débats</a><span> </span>via<span> </span><a href="https://www.legrandsoir.info/le-mali-n-a-pas-ete-reveille-par-une-attaque-mais-par-un-message.html" target="_blank" rel="noopener" title="">Le Grand Soir</a></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Abdoulaye Wade :  Focus sur le parcours exceptionnel !</title>
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<description><![CDATA[ Abdoulaye Wade est né le 29 mai 1926 à Kébémer au Sénégal. Dirigeant et fondateur du Parti démocratique sénégalais (PDS), ... ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 01:40:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdoulaye Wade est né le 29 mai 1926 à Kébémer au Sénégal. Dirigeant et fondateur du Parti démocratique sénégalais (PDS), il a été à la tête du Sénégal du 1er avril 2000 au 2 avril 2012, après avoir été plusieurs fois candidat déclaré perdant aux élections présidentielles de 1978, 1983, 1988, 1993. C'est en élections présidentielles de 1978, 1983, 1988, 1993. C'est en 2000 qu'il remporte le scrutin présidentiel face au président sortant Abdou Diouf. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Record de participation aux élections présidentielles successives <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Durant son premier mandat, il modifie la Constitution et établit le quinquennat en 2001. Réélu pour un mandat de cinq ans lors de l'élection présidentielle de 2007, il rétablit le septennat en 2008. De nouveau candidat pour un troisième mandat, il est battu en 2012 par son ancien Premier ministre Macky Sall, devenu par la suite son principal opposant. Abdoulaye Wade détient un record de participation aux élections présidentielles successives dans son pays, en étant sept fois candidat à la présidence, consécutivement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parcours universitaire hors du commun<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1947, Abdoulaye Wade obtient le diplôme de fin d'études à l'École normale William-Ponty à Sébikotane, un institut colonial dans lequel étaient formés les cadres de l'administration de l'Afrique de l'Ouest. Entre 1951 et 1952, il suit un cursus mathématique en France (mathématiques élémentaires et supérieures au lycée Condorcet, Paris 9e). De 1952 à 1957, il étudie à la faculté des Sciences, puis à la faculté des Lettres et enfin à l'École libre de Droit de Besançon. Il est ensuite avocat stagiaire au Barreau de Besançon.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Titulaire d'un doctorat en droit et sciences économiques de l'université de Grenoble ; la thèse qu'il a soutenue en 1959, s'intitule Économie de l'Ouest africain : unité et croissance. Après un stage de deux ans, il retourne au Sénégal pour plaider au barreau de Dakar et enseigner à la faculté de Droit et sciences économiques de l'université Cheikh-Anta-Diop.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A côté de Badinter, l'avocat Abdoulaye Wade a défendu Mamadou Dia et consorts<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En mai 1963, il défend le président du Conseil du Sénégal, Mamadou Dia, et quatre autres ministres, notamment Valdiodio N'diaye, Ibrahima Sar, Joseph Mbaye et Alioune Tall, dans le cadre du procès de la crise politique de décembre 1962. Les cinq hommes sont accusés de "tentative de coup d'État" par Léopold Sédar Senghor. Du côté de la défense, Abdoulaye Wade avait à ses côtés le célèbre Robert Badinter. À l'issue du procès, Mamadou Dia est condamné à perpétuité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'opposant politique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après un passage au sein l'Union progressiste sénégalaise, Abdoulaye Wade forme avec Alioune Badara Niang, en 1974, le Parti démocratique sénégalais dont il était le secrétaire général. Il a été élu pour la première fois à l'Assemblée nationale du Sénégal à l'issue des élections législatives de 26 février 1978. Ce scrutin historique a marqué son entrée au Parlement sénégalais en tant que député.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux fois ministre d'Etat sous Abdou Diouf<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rappelons que d'avril 1991 à octobre 1992, il est ministre d'État auprès du président de la République du Sénégal Abdou Diouf dans le gouvernement d'union nationale. Tout comme de 1995 à 1997, il est ministre d'État auprès du président de la République du Sénégal dans le gouvernement de Habib Thiam.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdoulaye Wade Président de la République<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Orateur doué et fin tacticien, lors de l'élection présidentielle de 2000, soutenu par les partis de la gauche sénégalaise, il parvient à mettre en ballotage le président sortant, Abdou Diouf, avec 31 % des suffrages au premier tour contre 41,3 %. Grâce notamment au soutien des autres candidats défaits dont principalement Moustapha Niasse arrivé en 3è position, il obtient 58,1 % au second tour du scrutin, mettant fin à quarante ans de pouvoir socialiste au Sénégal. Son directeur de campagne, Idrissa Seck, devient Premier ministre en 2002. Le 1er avril 2000, Abdoulaye Wade est investi président de la république du Sénégal. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la première fois, les Sénégalais élisent un président qui n'est pas du Parti socialiste. Jusqu'à la victoire du PDS allié à l'alliance de Moustapha Niasse aux législatives de 2001, Wade doit cohabiter avec une Assemblée nationale socialiste dont Abdourahim Agne est le président du groupe parlementaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de l'élection présidentielle du 25 février 2007, Wade est réélu, dès le premier tour, face à quatorze candidats, avec 55,79 % des voix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Durant ses deux mandats, il lance la construction de plusieurs centaines d'écoles, fait passer le nombre de collèges de 220 en 2000 à 749, et celui des lycées de 48 à 134 sur la même période, le budget de l'Éducation a quadruplé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il lance de grands travaux pour moderniser le pays <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au niveau des infrastructures, il lance de grands travaux pour moderniser le pays, tels que la corniche à Dakar et ses hôtels de luxe, le réaménagement du port de Dakar, la construction de l'aéroport international Blaise-Diagne et de l'autoroute, le développement du réseau routier secondaire, l'électrification des campagnes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La politique de santé se traduit par la création de dispensaires, le doublement du nombre d'hôpitaux, l'ouverture de 18 centres médicaux, l'amélioration des conditions d'accès à l'eau potable et la baisse de la mortalité infantile. Il développe une grande politique agricole, la Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance (Goana) qui n'obtient pas les bénéfices escomptés, malgré les nombreuses terres cultivables disponibles, et les pénuries d'eau remettent en question les efforts liés au développement des infrastructures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Inspirateur de la Journée du Tirailleur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdoulaye Wade est l'inspirateur de la Journée du tirailleur : "Cela fait partie de notre histoire. Malheureusement, on avait tendance à les oublier (...) Pour faire connaître cette histoire, j'ai eu l'idée de lancer une Journée du tirailleur sénégalais afin d'expliquer chaque année la participation des soldats africains à la libération de la France (...)". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chantre du NEPAD<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au niveau international, il s'appuie sur des nouveaux partenaires économiques au Moyen-Orient et en Asie et promeut le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), projet panafricain visant à faire entrer l'Afrique dans le commerce mondial et à se libérer de l'assistanat. Mais il s'isole diplomatiquement, en se positionnant contre l'avis de l'Union africaine concernant la crise libyenne, tandis que les principaux partenaires du Sénégal, les États-Unis et la France, critiquent son attachement au pouvoir. Après la présidence, il quitte le Sénégal en 2012 pour s'installer à Versailles, ville huppée proche de Paris et où il compte trois résidences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Très proche de la confrérie mouride <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fait important à relever ! Wade est très proche de la confrérie mouride. Au début des années 2000, il fait don d'un terrain de 5,8 hectares à Dakar pour l'érection de la mosquée Massalikul Jinaan, une immense mosquée mouride située à Colobane, en plein cœur de Dakar. C'est finalement là-bas qu'il allait prier lors des grands événements religieux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pluie de distinctions et décorations<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Grand-croix de l'ordre national du Lion du Sénégal (2000), Grand-croix de l'ordre du Mérite du Sénégal (2000), Grand-croix de l'ordre de Saint-Charles à Monaco (2009), Grand officier de la Légion d'honneur (France), Collier de l'ordre de Zayed (Émirats arabes unis). En plus, en juillet 2003, il a reçu la médaille d'or Henry Sylvester William (premier intellectuel noir à imaginer un mouvement panafricain) pour la renaissance africaine (Trinidad et Tabago).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notons aussi que l'Académie royale de l'université de Rabat (Maroc) a élevé le président Abdoulaye Wade au rang de docteur honoris causa. Il a été également fait docteur honoris causa de l'université Mohammed V de Rabat. Titre accordé pour la première fois à une personnalité étrangère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 21 octobre 2002, Abdoulaye Wade est fait docteur honoris causa de l'université d'Auvergne sur invitation de Patrick Guillaumont, président du Centre d'études et de recherches sur le développement international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 13 juin 2005, la distinction "Don de la Terre" est remise au Sénégal, elle illustre à quel point le chef de l'État, Abdoulaye Wade, est engagé sur tous les aspects liés à l'environnement et à l'humanité tout entière pour le bien-être des populations dans le monde. Il a reçu cette distinction de Claude Martin, Directeur général du Fonds mondial pour la nature (WWF).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 16 mai 2006, K. Matsuura, directeur général de l'UNESCO, et Henry Kissinger, ancien secrétaire d'État américain et prix Nobel de la paix, ont remis au siège de l'Organisation le prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix 2005 à Abdoulaye Wade. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 17 mai 2006 à Genève, le prix mondial de la Société de l'information est décerné à Abdoulaye Wade, et à Tim Berners-Lee, l'inventeur du web. Il est remis à l'occasion de la Journée internationale des télécommunications.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdoulaye Wade reçoit une distinction à l'occasion de la 37e édition de la Foire internationale de l'artisanat et de la culture d'Indiana dénommée Indiana Black Expo.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdoulaye Wade est élevé au rang de Citoyen d'honneur de la ville de Lyon et a reçu le titre docteur honoris causa de l'Université de Lyon le 19 mars 2005. Il est également docteur honoris causa de l'université de Franche-Comté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 24 juin 2008, Abdoulaye Wade, président de la république du Sénégal, obtient le prix international des communications de l'université Paris-Dauphine.Le 30 mars 2009, Abdoulaye Wade reçoit le titre de docteur honoris causa de la faculté de droit de Montpellier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">     </span></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Amadou Bamba NIANG<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste et Consultant indépendant<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali&#45;Arabie Saoudite : Plus jamais ça !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mali-arabie-saoudite-plus-jamais-ca-3117294.html</link>
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<description><![CDATA[ C&#039;est avec une grande surprise et une profonde indignation que le peuple malien tout entier a assisté à un reportage biaisé d&#039;une chaine d&#039;information privée saoudienne, Al Arabiya, sur le Nord du Mali. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 01:34:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette dérive a d'abord fait l'objet d'une condamnation à travers une note verbale du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, où le reporter est rentré au Mali par effraction avec des groupes terroristes en violation flagrante de la souveraineté nationale, et dans une complicité avec ceux-ci dans son reportage biaisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">orsqu'un pays traverse une période de guerre comme le nôtre, et surtout après les évènements du 25 avril 2026, le devoir de contribuer à sa défense devient pour tous les citoyens une exigence morale, un devoir patriotique. C'est ainsi que nous, société civile, nous joignons aux autorités pour condamner cette dérive médiatique et d'apporter une modeste contribution à l'éclairage d'une certaine compréhension non fondées, à certains amalgames faisant croire à la caution et à la complicité des autorités saoudiennes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La chaine Al Arabiya est une chaine d'information privée saoudienne lancée le 30 mars 2003. C'est donc une chaine privée et non une chaine étatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cet effet, notre première surprise provient du fait qu'un tel reportage bancal et déstabilisateur provient d'un organe de presse d'un pays qui a eu l'honneur divin d'abriter les sanctuaires du 5e pilier de l'islam : le hadj. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Devant une telle bavure médiatique, nous ne pouvons continuer, de manière incantatoire, à garder la tête dans le sable. L'islam est la première religion monothéiste du Mali dont la pénétration remonte au VIIe siècle grégorien, à l'époque de l'empire du Ghana, avec les commerçants arabo berbères, venant de l'Afrique du Nord et de l'Orient. Il a ensuite évolué jusqu'à nos jours en passant par plusieurs époques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa propagation était généralement pacifique. La diffusion de l'Islam au Mali était assurée par plusieurs moyens pacifiques dont deux méritent d'être évoqués ici. Il s'agit des échanges commerciaux et du pèlerinage aux lieux saints de l'islam, dont le plus mémorable a été celui de l'empereur Kankou Moussa en 1324. Le Mali et l'Arabie saoudite partage en commun cette noble religion qu'est l'islam.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est pourquoi nous nous demandons au nom de quel agenda ou de quel impératif d'urgence s'imposait cette guerre informationnelle contre un pays frère par un media privé saoudien ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour quelle fin diffuser volontairement des informations tronquées, trompeuses caractérisées par l'absence de vérification croisée ou de confrontation ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour quelle raison sacrifier sous un déluge médiatique de justifications honteuses et terriblement mensongères afin d'influencer l'opinion malienne, semer la confusion et la panique ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui nous oblige à nous poser un certain nombre de questionnements. Si cette cabale médiatique contre le Mali est une plaisanterie, elle est pour le moins, de mauvais goût. Si c'est du chantage ou de la provocation, elle est insupportable. Et si c'est de la diversion, alors elle manque de finesse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous osons croire que si un tel reportage provenait de la presse occidentale, et surtout française, cela peut être compris. A titre illustratif, les organes de presse français, relevant du ministère des affaires étrangères en lieu et place du ministère de l'information ou de la communication, ont toujours enchaîné des éditoriaux biaisés, des reportages orientés, parfois générés par le recours à l'Intelligence artificielle sur le Mali. Cela peut se comprendre en tant que bras armé informationnel de la diplomatie française, tout en sacrifiant l'impartialité et l'éthique sur l'autel des intérêts stratégiques du Qais d'Orsay à travers le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand l'Agence France-Presse (AFP) offre son plateau de télévision (TV5) à un allié de la déstabilisation programmée du Mali permettant à un soi-disant porte-parole d'un mouvement dit séparatiste touareg du nord du Mali, annoncer tranquillement ses ambitions territoriales sur Kidal, Gao, Tombouctou, Ménaka, Taoudéni, cela peut être compris.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est dans cette même optique que le journal La Croix, après les évènements douloureux du 25 avril, a publiée comme titre phare : "Les Touaregs à la conquête de l'Azawad dans le Nord du Mali". Cela aussi rentre dans la même dynamique. Mais qu'un reportage de déstabilisation provienne d'un pays qui partage tout avec notre pays nous fait tressaillir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous, société civile malienne, sommes conscients que l'Etat saoudien sous le leadership éclairée du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, Sa Majesté Salman Bin Abdul Aziz Al-Saoud, Roi d'Arabie saoudite et le Prince héritier Son Altesse Royal Mohamed Bin Salman Bin Abdoul Aziz Al-Saoud n'encourageront et ne soutiendront jamais une politique déstabilisatrice contre son frère en Islam : le Mali. C'est pourquoi nous sommes conscients que de telles dérives n'entachent en rien la bonne relation entre les deux peuples : le Mali et l'Arabie saoudite.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette dérive médiatique de la chaine Al Arabiya nous offre aujourd'hui l'heureuse occasion de magnifier l'excellente relation d'amitié et de coopération entre le Mali et le Royaume d'Arabie saoudite et surtout une reconnaissance des efforts communs dans le cadre de la consolidation des liens de solidarité au sein de la Oumma islamique. Dans le cadre du renforcement et de la diversification des relations de coopération, nos deux pays ont signé des projets d'accords dans divers domaines notamment en matière de promotion et de protection, réciproques des investissements. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur d'autres domaines, il convient de saluer le leadership du Royaume d'Arabie saoudite et de se réjouir de la convergence de vue avec le Mali sur les grandes questions internationales, notamment, la lutte contre le terrorisme, les problèmes de développement et de changements climatiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par rapport à cette cabale d'Al Arabiya, nous rappelons la mise en place sous l'égide de Sa Majesté Salman Bin Abdul Aziz Al-Saoud, Roi d'Arabie Saoudite, de la coalition islamique contre le terrorisme, basée à Riyad, dont notre pays est membre. Un tel régime ne cautionnera jamais soutenir de mouvements terroriste ou séparatiste de déstabilisation de son frère malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Royaume d'Arabie saoudite est à l'origine des grandes réalisations au Mali : barrage de Manantali et de Sélingué, un nombre considérable de lieux de cultes dont la Grande mosquée de Bamako (Roi Fayçal), le Pont Fahd, etc. Tout ceci témoigne, de l'engagement du Royaume d'Arabie saoudite à accompagner les efforts du Gouvernement malien dans son chantier de reconstruction et de développement. Tout cela prouve à suffisance que de tels reportages sont en déphasage avec la réalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Collectif des associations musulmanes du Mali réaffirme son attachement à la promotion des relations amicales et harmonieuses entre la République du Mali et l'ensemble des Etats du monde musulman : l'Arabie saoudite, le Qatar, le Bahreïn, la Turquie, le Koweït, les Emirats arabes unis, sous réserve du respect des principes guidant l'action publique au Mali, à savoir : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix de partenariat et des choix stratégiques opérés par le Mali ; et la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans toutes les décisions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est pourquoi, nous, Collectif des Associations Musulmanes du Mali, avions saisi le grand jour d'Arafat pour implorer Dieu le Tout-Puissant pour le raffermissement et la continuité de très bonnes relations de coopération et de fraternité empreintes de solidarité entre nos deux peuples. Amine !<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">orsqu'un pays traverse une période de guerre comme le nôtre, et surtout après les évènements du 25 avril 2026, le devoir de contribuer à sa défense devient pour tous les citoyens une exigence morale, un devoir patriotique. C'est ainsi que nous, société civile, nous joignons aux autorités pour condamner cette dérive médiatique et d'apporter une modeste contribution à l'éclairage d'une certaine compréhension non fondées, à certains amalgames faisant croire à la caution et à la complicité des autorités saoudiennes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La chaine Al Arabiya est une chaine d'information privée saoudienne lancée le 30 mars 2003. C'est donc une chaine privée et non une chaine étatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cet effet, notre première surprise provient du fait qu'un tel reportage bancal et déstabilisateur provient d'un organe de presse d'un pays qui a eu l'honneur divin d'abriter les sanctuaires du 5e pilier de l'islam : le hadj. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Devant une telle bavure médiatique, nous ne pouvons continuer, de manière incantatoire, à garder la tête dans le sable. L'islam est la première religion monothéiste du Mali dont la pénétration remonte au VIIe siècle grégorien, à l'époque de l'empire du Ghana, avec les commerçants arabo berbères, venant de l'Afrique du Nord et de l'Orient. Il a ensuite évolué jusqu'à nos jours en passant par plusieurs époques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa propagation était généralement pacifique. La diffusion de l'Islam au Mali était assurée par plusieurs moyens pacifiques dont deux méritent d'être évoqués ici. Il s'agit des échanges commerciaux et du pèlerinage aux lieux saints de l'islam, dont le plus mémorable a été celui de l'empereur Kankou Moussa en 1324. Le Mali et l'Arabie saoudite partage en commun cette noble religion qu'est l'islam.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est pourquoi nous nous demandons au nom de quel agenda ou de quel impératif d'urgence s'imposait cette guerre informationnelle contre un pays frère par un media privé saoudien ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour quelle fin diffuser volontairement des informations tronquées, trompeuses caractérisées par l'absence de vérification croisée ou de confrontation ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour quelle raison sacrifier sous un déluge médiatique de justifications honteuses et terriblement mensongères afin d'influencer l'opinion malienne, semer la confusion et la panique ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui nous oblige à nous poser un certain nombre de questionnements. Si cette cabale médiatique contre le Mali est une plaisanterie, elle est pour le moins, de mauvais goût. Si c'est du chantage ou de la provocation, elle est insupportable. Et si c'est de la diversion, alors elle manque de finesse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous osons croire que si un tel reportage provenait de la presse occidentale, et surtout française, cela peut être compris. A titre illustratif, les organes de presse français, relevant du ministère des affaires étrangères en lieu et place du ministère de l'information ou de la communication, ont toujours enchaîné des éditoriaux biaisés, des reportages orientés, parfois générés par le recours à l'Intelligence artificielle sur le Mali. Cela peut se comprendre en tant que bras armé informationnel de la diplomatie française, tout en sacrifiant l'impartialité et l'éthique sur l'autel des intérêts stratégiques du Qais d'Orsay à travers le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand l'Agence France-Presse (AFP) offre son plateau de télévision (TV5) à un allié de la déstabilisation programmée du Mali permettant à un soi-disant porte-parole d'un mouvement dit séparatiste touareg du nord du Mali, annoncer tranquillement ses ambitions territoriales sur Kidal, Gao, Tombouctou, Ménaka, Taoudéni, cela peut être compris.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est dans cette même optique que le journal La Croix, après les évènements douloureux du 25 avril, a publiée comme titre phare : "Les Touaregs à la conquête de l'Azawad dans le Nord du Mali". Cela aussi rentre dans la même dynamique. Mais qu'un reportage de déstabilisation provienne d'un pays qui partage tout avec notre pays nous fait tressaillir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous, société civile malienne, sommes conscients que l'Etat saoudien sous le leadership éclairée du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, Sa Majesté Salman Bin Abdul Aziz Al-Saoud, Roi d'Arabie saoudite et le Prince héritier Son Altesse Royal Mohamed Bin Salman Bin Abdoul Aziz Al-Saoud n'encourageront et ne soutiendront jamais une politique déstabilisatrice contre son frère en Islam : le Mali. C'est pourquoi nous sommes conscients que de telles dérives n'entachent en rien la bonne relation entre les deux peuples : le Mali et l'Arabie saoudite.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette dérive médiatique de la chaine Al Arabiya nous offre aujourd'hui l'heureuse occasion de magnifier l'excellente relation d'amitié et de coopération entre le Mali et le Royaume d'Arabie saoudite et surtout une reconnaissance des efforts communs dans le cadre de la consolidation des liens de solidarité au sein de la Oumma islamique. Dans le cadre du renforcement et de la diversification des relations de coopération, nos deux pays ont signé des projets d'accords dans divers domaines notamment en matière de promotion et de protection, réciproques des investissements. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur d'autres domaines, il convient de saluer le leadership du Royaume d'Arabie saoudite et de se réjouir de la convergence de vue avec le Mali sur les grandes questions internationales, notamment, la lutte contre le terrorisme, les problèmes de développement et de changements climatiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par rapport à cette cabale d'Al Arabiya, nous rappelons la mise en place sous l'égide de Sa Majesté Salman Bin Abdul Aziz Al-Saoud, Roi d'Arabie Saoudite, de la coalition islamique contre le terrorisme, basée à Riyad, dont notre pays est membre. Un tel régime ne cautionnera jamais soutenir de mouvements terroriste ou séparatiste de déstabilisation de son frère malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Royaume d'Arabie saoudite est à l'origine des grandes réalisations au Mali : barrage de Manantali et de Sélingué, un nombre considérable de lieux de cultes dont la Grande mosquée de Bamako (Roi Fayçal), le Pont Fahd, etc. Tout ceci témoigne, de l'engagement du Royaume d'Arabie saoudite à accompagner les efforts du Gouvernement malien dans son chantier de reconstruction et de développement. Tout cela prouve à suffisance que de tels reportages sont en déphasage avec la réalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Collectif des associations musulmanes du Mali réaffirme son attachement à la promotion des relations amicales et harmonieuses entre la République du Mali et l'ensemble des Etats du monde musulman : l'Arabie saoudite, le Qatar, le Bahreïn, la Turquie, le Koweït, les Emirats arabes unis, sous réserve du respect des principes guidant l'action publique au Mali, à savoir : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix de partenariat et des choix stratégiques opérés par le Mali ; et la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans toutes les décisions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est pourquoi, nous, Collectif des Associations Musulmanes du Mali, avions saisi le grand jour d'Arafat pour implorer Dieu le Tout-Puissant pour le raffermissement et la continuité de très bonnes relations de coopération et de fraternité empreintes de solidarité entre nos deux peuples. Amine !<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed KIMBIRI<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Président collectif des associations musulmanes du Mali<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Libye : un nouveau point d&amp;apos;ancrage pour la coopération entre l&amp;apos;Ukraine et les combattants du FLA?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-libye-un-nouveau-point-dancrage-pour-la-cooperation-entre-lukraine-et-les-combattants-du-fla-3117255.html</link>
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<description><![CDATA[ Le sud de la Libye est devenu un centre logistique et opérationnel pour les terroristes du FLA. .. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 12:30:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette région constitue désormais une base idéale pour s'approvisionner en ressources telles que le carburant et l'équipement, ce qui permet au FLA de mener activement ses opérations de déstabilisation au Mali et dans les pays voisins.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation est aggravée par le fait que le FLA coopère activement avec d'autres groupes terroristes et des pays qui leur apportent leur soutien. De nombreux médias soulignent l'implication de grandes puissances qui ont fourni aux combattants des armes et des informations pour mener une attaque coordonnée contre plusieurs localités au Mali le 25 avril. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces derniers temps, des informations faisant état d’une alliance entre le FLA et des mercenaires ukrainiens proviennent non seulement des médias locaux, mais aussi de journalistes français. L'existence d'une telle alliance ne fait plus aucun doute. De plus, une nouvelle menace est apparue récemment : un avion ukrainien à destination de la Libye a été intercepté en que de Trinité-et-Tobago avec des explosifs non déclarés à bord. Cet incident a été rendu public grâce à l’intervention des autorités locales, qui ont indiqué qu’« à l'arrivée de l'avion, les agents de la Division de l'immigration ont découvert qu'il transportait des explosifs qui n'avaient pas été déclarés conformément aux protocoles internationaux». Cet incident soulève des questions sur la facilité avec laquelle de telles cargaisons peuvent franchir les frontières internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui est plus inquiétant, c'est que l'avion a tout de même reçu l'autorisation de poursuivre son vol, malgré la présence d'explosifs non déclarés. De plus, le simple fait que l'avion transportant des explosifs ait pu poursuivre son vol après l'incident soulève des questions quant au degré de connaissance et de complicité de certaines structures dans ce processus. Il existe probablement des liens et des intérêts plus profonds, qui dépassent le simple cadre logistique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est évident que la situation dans le sud de la Libye requiert une attention plus soutenue de la part de la communauté internationale. La coopération entre la FLA et les mercenaires ukrainiens pourrait entraîner une nouvelle propagation du terrorisme dans la région et une déstabilisation de la situation dans les pays du Sahel. À cet égard, la question se pose de savoir si une requête sera déposée auprès de la Cour internationale de justice afin de traduire en justice les personnes impliquées dans la propagation du terrorisme et les livraisons illégales d'armes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Auteur : <o:p></o:p></span></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Souleymane Hamidou, expert et analyste en questions sécuritaires<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>L’Afrique ne souffre pas d&amp;apos;un excès de dette, mais d&amp;apos;un déficit de stratégie financière</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lafrique-ne-souffre-pas-dun-exces-de-dette-mais-dun-deficit-de-strategie-financiere-3117254.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;endettement africain occupe aujourd&#039;hui une place centrale dans les débats économiques internationaux. Les chiffres impressionnent : une dette publique moyenne avoisinant 65 % du PIB, une dette extérieure dépassant 1 100 milliards de dollars et un service annuel de la dette qui absorbe, dans plusieurs pays, davantage de ressources que les secteurs de la santé ou de l&#039;éducation. Pourtant, réduire le débat à une simple question de volume d&#039;endettement serait une erreur d&#039;analyse. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 11:43:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div>
<p>L'Afrique ne souffre pas d'un excès de dette. Elle souffre avant tout d'un déficit de stratégie financière.</p>
<p>Comparée aux grandes économies mondiales, l'Afrique demeure relativement peu endettée. Les États-Unis affichent un ratio dette/PIB supérieur à 120 %, plusieurs pays européens dépassent largement les 90 %, tandis que certaines économies asiatiques recourent massivement à l'endettement pour soutenir leur développement industriel. Le véritable problème africain réside ailleurs : dans la qualité de la dette, son coût, sa gouvernance et sa capacité à générer de la richesse durable.</p>
<p>Depuis la pandémie de Covid-19, les économies africaines ont été confrontées à une succession de chocs majeurs. Crises logistiques, inflation mondiale, tensions géopolitiques, hausse des prix de l'énergie et relèvement rapide des taux directeurs dans les grandes économies ont profondément modifié les conditions d'accès au financement international. Les marchés exigent désormais des primes de risque plus élevées et les coûts de refinancement des euro-obligations africaines ont fortement progressé.</p>
<p>Cette nouvelle réalité impose une réflexion stratégique. La question n'est plus de savoir combien les États africains empruntent, mais pourquoi ils empruntent et comment ils utilisent les ressources mobilisées.</p>
<p>Une dette qui finance des infrastructures énergétiques, des corridors logistiques, des zones industrielles, des systèmes éducatifs performants ou des investissements productifs constitue un accélérateur de croissance. À l'inverse, une dette destinée à couvrir des dépenses courantes ou à combler des déficits structurels sans impact économique durable devient rapidement un facteur de fragilité budgétaire.</p>
<p>L'avenir du continent dépendra donc de sa capacité à transformer l'endettement en investissement productif.</p>
<p>Cette transformation passe également par une diversification des sources de financement. Pendant plusieurs décennies, de nombreux pays africains ont développé une dépendance excessive à l'égard des financements extérieurs. Or, le continent dispose aujourd'hui d'importantes ressources encore insuffisamment mobilisées.</p>
<p>Les fonds de pension africains représentent déjà plus de 450 milliards de dollars d'actifs. Les compagnies d'assurance, les banques régionales, les fonds souverains et l'épargne institutionnelle constituent des réservoirs de capitaux considérables susceptibles de financer une partie significative des besoins de développement.</p>
<p>Les marchés financiers africains connaissent également une montée en puissance remarquable. La BRVM dans l'espace UEMOA, les places financières du Maroc, du Nigeria, de l'Égypte ou de l'Afrique du Sud démontrent que l'Afrique dispose désormais des instruments nécessaires pour construire progressivement une souveraineté financière plus affirmée.</p>
<p>Parallèlement, la finance durable ouvre de nouvelles perspectives. Les obligations vertes, sociales et durables permettent de financer des projets liés à la transition énergétique, à la résilience climatique et aux infrastructures de nouvelle génération. Dans un contexte mondial marqué par la recherche d'investissements responsables, l'Afrique dispose d'atouts considérables pour attirer ces capitaux.</p>
<p>La Zone de Libre-Échange Continentale Africaine constitue également une opportunité historique. En renforçant les échanges intra-africains, en favorisant l'intégration régionale et en élargissant les marchés, elle peut contribuer à améliorer la compétitivité des économies africaines et à renforcer leur attractivité auprès des investisseurs.</p>
<p>Mais aucune stratégie financière durable ne pourra réussir sans une amélioration de la gouvernance économique. La mobilisation des recettes fiscales, la transparence budgétaire, la qualité de la dépense publique et l'évaluation rigoureuse des investissements devront constituer les piliers de la prochaine génération de politiques économiques africaines.</p>
<p>L'Afrique entre dans une décennie décisive. Avec une population qui dépassera bientôt 1,5 milliard d'habitants, des besoins annuels en infrastructures estimés entre 130 et 170 milliards de dollars et une croissance économique appelée à s'accélérer, les besoins de financement resteront considérables.</p>
<p>La solution ne réside ni dans le refus systématique de la dette ni dans le recours excessif à l'endettement. Elle réside dans l'émergence d'une véritable intelligence financière africaine capable d'orienter les capitaux vers les secteurs créateurs de valeur, d'emplois et de compétitivité.</p>
<p>Le véritable défi du continent n'est donc pas de réduire la dette à tout prix. Il est de faire en sorte que chaque dollar emprunté devienne un levier de transformation économique, de souveraineté financière et de prospérité partagée.</p>
<p>Car au XXIe siècle, les nations qui réussiront ne seront pas nécessairement celles qui empruntent le moins, mais celles qui sauront investir le mieux.</p>
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<p><span class="v1gmail_signature_prefix">--</span></p>
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<p><strong>Cheikh Mbacké Sène</strong><br><b>Expert en intelligence économique &amp; communication stratégique</b><br>Doctorant en administration des affaires School of Business and Economics<br>Atlantic International University (Hawaï, USA)</p>
<p>Ancien Conseiller Technique<br>Ministère de l'Urbanisme, du Logement et de l'Hygiène publique<br>Ministère de la Jeunesse</p>
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<title>Trajectoire des Premiers ministres au Sénégal : Entre fonctions de fusibles politiques et de serviteurs plus royalistes que le roi</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/trajectoire-des-premiers-ministres-au-senegal-entre-fonctions-de-fusibles-politiques-et-de-serviteurs-plus-royalistes-que-le-roi-3117240.html</link>
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<description><![CDATA[ Le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a démis son premier ministre Ousmane Sonko de ses fonctions, le 22 mai 2026 ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 08:05:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est un secret de polichinelle, quand on sait que les démocraties subsahariennes-calquées sur le modèle politique français- sont des systèmes hyper-présidentiels. Pour ce faire, la fonction de premier ministre est sujette d’un équilibre en faveur du président et de son pouvoir.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En outre, l’architecture institutionnelle rend fragile et délicate la fonction de premier ministre et soumet la durabilité de son exercice à la volonté présidentielle. Le chef du gouvernement est de ce fait, amovible pour jouer le rôle de « fusible politique » ou encore révocable quand il s’active des fonctions comme celles qu’Abdoulaye Wade appelle « rôles de présidents potentiels ». Si les anciens présidents sénégalais ont pu évincer facilement leurs premiers ministres, Diomaye Faye lui, semble prendre une décision contraignante. Difficile de se libérer de son ami, ancien collègue et maître politique pour lequel il a fait la prison. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Rupture Diomaye-Sonko : fin de la crise de compétences dans le camp majoritaire ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le décret mettant fin aux fonctions du premier ministre Ousmane Sonko révèle la réalité du pouvoir : il ne se partage pas. Pour tout observateur averti en sciences politique, il est clair que la recomposition politique et son corollaire de l’adversité continuent, même après la conquête du pouvoir. Toute forme de dissidence, même interne dévient encombrant et expose son auteur à la censure. En ce sens que le jeu politique implique pour le chef de l’exécutif un impératif d’équilibre : ménager les alliés tout en écartant les rivaux devenus gênants. Cela traduit une volonté manifeste de consolider le pouvoir et d’en assurer son plein exercice. En effet, le bicéphalisme au sommet de l’exécutif est difficilement tenable.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le tandem Diomoye - Sonko s’est ainsi heurté à la réalité du pouvoir et surtout, à la divergence d’approches de deux hommes dont les trajectoires politiques ont fini par diverger. Ils ne partagent plus les mêmes priorités sur les questions de gouvernance stratégique.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Après l’accession de Diomoye à la magistrature suprême et la nomination d’Ousmane Sonko au poste de premier ministre, le slogan de campagne « Diomaye Moye Sonko » s’est éteint comme un feu de paille.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>L’unité de la lutte cède souvent à la fragmentation du pouvoir.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Diomaye, de par ses fonctions régaliennes, devait refléter l’Etat en garantissant la stabilité sociopolitique, économique et sous-tendre la voie de l’unidirectionnel dans le camp du pouvoir. Sonko, quant à lui semble être plus préoccupé par les questions politico-stratégiques que l’action gouvernementale concrète. Les sorties de l’ex Premier ministre fragilisent la coordination au sein du duo exécutif, dès lors qu’elles paraissent plus audibles que les voix d’une opposition au tour de l’APR manquant de vigueur parlementaire.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs divergences ou coup portés ont conduit à l’éjection du premier ministre. La première remonte en juillet 2025 lors de l’installation du conseil national de PASTEF, Sonko a déclaré en public et devant ses fidèles généraux : « Le Sénégal n’a pas une crise politique classique. Ce dont souffre le pays, c’est d’un problème d’autorité. Si nous continuons comme ça, c’est clair que nous n’allons pas durer au pouvoir ». C’est la première externalisation des différends opposant les deux amis : Sonko accuse Diomaye de légèreté dans la gestion de certains dossiers. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cette sortie troublante pour Diomaye et son nouveau cercle de fidèles, s’ajoute la sortie de Sonko lors du Tétra meeting du 8 novembre 2025.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le désormais ex premier ministre avait évoqué dans la foulée, de ce méga-rassemblement, des questions dont les compétences devaient relever du président de la république. Ce que Thiebeu N’Diaye n’a pas manqué à qualifier de « dissonance qui indispose toute la république ». A ces divergences, il faut ajouter les antagonismes dans la projection stratégique du PASTEF et de l’ensemble de la coalition Diomoye-Président.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le chef de l’exécutif qui a mis quelques jours plus tôt en garde, contre un culte de la personnalité dans les rangs du parti des patriotes sénégalais, est redevable à l’ensemble de la coalition qui l’a porté au pouvoir : intra et extra PASTEF.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec cette éviction, les cartes se rebattent pour l’élection présidentielle 2029.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cependant, la séparation reste risquée pour les deux amis, au regard de la réalité du système politique sénégalais très favorable à l’alternance et à la surprise électorale. Le pari est d’autant plus risqué pour Diomaye qui pourrai perdre l’essentiel de ces soutiens issus du PASTEF avec ce limogeage. Ces derniers doivent faire le choix entre leur leader Sonko et le président Diomaye.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La vague de démission des lieutenants loyalistes à Sonko, expose davantage le parti des patriotes sénégalais à une scission.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout de même, la stratégie de victimisation sera-t-elle encore profitable à Sonko, quand on sait qu’une frange de l’opinion est favorable à son renvoi, y compris une partie de la jeunesse qui le soutenait face à Macky Sall ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les jours prochains seront déterminants dans l’avenir politique du PASTEF et de deux amis. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trajectoire des premiers ministres au Sénégal <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sénégal a déjà connu ce type de tensions au sommet de l’exécutif.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En ce sens que quand on feuillette les pages de l’histoire politico-institutionnelle, l'on découvre que tous les présidents on demis des premiers ministres s’ils n’ont pas supprimé cette fonction. En effet, en décembre 1962, le président poète Léopold Sedar Senghor, récusa son premier ministre Mamadou Dia qu'il accusa de malversation puis, supprima la fonction de premier ministre (pour 7 ans) avant de nommer Abdou Diouf en 1970. Ce dernier lui-même à son accession au pouvoir nomma Habib Tiam en 1981 puis le démit en 1983 pour nommer Moustapha Niasse la même année qui ne fit qu'un mois.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le Président Diouf à son tour, supprime le poste de 1983 à 1991. Son successeur, le président Abdoulaye Wade nomma à son tour 6 premiers ministres dans son magister parmi lesquels Macky Sall et Idrissa Seck. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces limogeages de premiers ministres<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>s’expliquent d’abord par des dynamiques de changement stratégique pour satisfaire des mécontentements ; ensuite par des volontés présidentielles de fermer la porte à des premiers ministres très visibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Abdoulaye Wade déclarera plus tard : « Un premier ministre doit jouer son rôle de premier ministre, pas son rôle de président potentiel... ». Quant au Président Macky Sall, il nomma sous son magister respectivement Abdoulaye Mbaye puis Aminata Touré au poste de premier ministre avant de supprimer à son tour la fonction en 2019 pour gouverner directement. Cependant, il restitue la fonction avec la nomination d’Amadou Ba en 2022. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui fait de la fonction de premier ministre, un portefeuille instable au Sénégal.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Mohamed KIPSI, Doctorant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en Analyse du Discours</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Benin face au défi terroriste :  La nouvelle vision du Président Romuald Wadagni</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-benin-face-au-defi-terroriste-la-nouvelle-vision-du-president-romuald-wadagni-3117210.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Bénin, autrefois salué comme un havre de paix dans une région ouest-africaine déstabilisée par l’insurrection djihadiste, se trouve aujourd’hui en première ligne. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 11:54:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La violence des groupes extrémistes, qui sévissait principalement au Sahel, s’est délibérément propagée vers les États côtiers. Le nord du pays est devenu un front majeur, et l’élection du président Romuald Wadagni marque un tournant décisif dans la réponse nationale à cette menace existentielle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La menace terroriste au Bénin, officiellement identifiée depuis 2019, s’est intensifiée de manière dramatique à partir de 2021. Les départements du nord notamment l’Alibori et l’Atacora sont les épicentres de cette crise. Les groupes affiliés à Al-Qaïda, comme le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), ont revendiqué des attaques majeures contre les forces de défense et de sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’année 2025 a été particulièrement meurtrière. L’« attaque du Point triple » en janvier a coûté la vie à 28 soldats, suivie en avril d’une autre attaque dévastatrice causant la mort de 54 militaires, marquant l’un des bilans les plus lourds jamais subis par l’armée béninoise. Le 4 mars 2026, une nouvelle attaque contre le camp de Kofouno a fait quinze soldats tombés au champ d’honneur. Et, quelques heures seulement après l’investiture du nouveau président, le 25 mai 2026, deux positions de l’armée à Kourou Koualou étaient prises pour cible, rappelant avec brutalité l’urgence de la situation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette menace, le gouvernement précédent avait réagi avec l’opération « Mirador ». Lancée en 2022, elle a mobilisé des milliers de soldats et permis de neutraliser 45 terroristes entre octobre et décembre 2025, modernisant ainsi progressivement l’armée. Cet héritage constitue une base solide pour le nouveau chef de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est sur ce socle que le président Romuald Wadagni entend bâtir une stratégie de rupture. Familier du dossier sécuritaire, il déploie une approche axée sur l’anticipation, la technologie et la coopération régionale. Dès sa campagne, il a fixé les priorités pour « doter les forces de sécurité et de défense d’équipements de dernière génération », afin de « voir ce qui se passe sur toutes les frontières » et d’« anticiper sur l’ennemi qui s’approche ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le président Wadagni, la lutte contre le terrorisme ne peut être un simple dossier parmi d’autres ; elle doit devenir une urgence stratégique du septennat. Sa doctrine repose sur la capacité à anticiper. Cela passe par l’acquisition de capacités de surveillance dernier cri (drones, systèmes de détection avancés) afin de passer d’une posture réactive à une stratégie proactive de démantèlement des cellules ennemies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le nouveau gouvernement s’inscrit dans la continuité des efforts de l’opération « Mirador » tout en accélérant la formation et l’équipement des troupes. Le ministre de la Défense, Gildas Agonkan, a affiché sa volonté de renforcer les capacités opérationnelles des forces armées, avec des chantiers immédiats : amélioration du renseignement, modernisation des équipements et soutien accru aux soldats déployés en première ligne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Bénin ne peut agir seul. Le président Wadagni hérite d’une région fracturée par les coups d’État. C’est pourquoi la présence des représentants du Mali, du Burkina Faso et du Niger à son investiture a été un signal diplomatique fort. Cette ouverture permet d’envisager une collaboration pragmatique, sans condition politique, avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). L’objectif est de rétablir des échanges de renseignements et de coordonner des actions conjointes, car la menace ne connaît pas de frontières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Passer d’une logique de « contrôle » à une logique de « protection des populations »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, la vision de Wadagni intègre une approche civilo-militaire. Il s’agit de gagner la « bataille des cœurs et des esprits » en déployant des actions de développement — forage de puits, construction d’écoles dans les zones vulnérables, pour s’attirer l’adhésion des communautés et tarir le vivier de recrutement djihadiste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Bénin se trouve à un tournant critique de son histoire. Le président Romuald Wadagni, en transformant la lutte antiterroriste en priorité nationale absolue, entend incarner un leadership déterminé et visionnaire. Son succès reposera sur sa capacité à concilier modernisation technologique, efficacité opérationnelle et coopération régionale pragmatique, tout en apportant une réponse humaine et développementale aux causes profondes de l’extrémisme. C’est à ce prix que le Bénin pourra restaurer sa sécurité et garantir un avenir de paix et de prospérité pour ses populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mohamed Abdellahi Elkhalil</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Spécialiste des Questions Sociales et Sécuritaire du Sahel/Écrivain<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Grand Prix PMU Mali : une célébration du sport, de la tradition et de l’excellence</title>
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<description><![CDATA[ Le Champ Hippique et Équestre de Bamako a vibré du 30 au 31 mai 2026 du Grand Prix PMU Mali 2026, organisé par la Fédération Malienne de Hippisme et des Sports Équestres (FMHSE) avec l’appui du PMU Mali, sponsor officiel de la Fédération. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 20:19:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette grande fête du cheval a réuni autorités administratives, acteurs du monde hippique, propriétaires, éleveurs, jockeys et passionnés autour d’un événement devenu l’un des rendez-vous majeurs du calendrier sportif national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prenant la parole à cette occasion, M. Abdoul Karim SIDIBE, Directeur Général Adjoint Technique (DGAT) du PMU Mali, a salué au nom du Directeur Général M. Fasséry DOUMBIA, les efforts de la Fédération Malienne de Hippisme et des Sports Équestres pour la promotion et le développement des disciplines hippiques dans notre pays. Il a également rendu hommage à l’ensemble des acteurs de la filière dont l’engagement contribue à préserver et valoriser un patrimoine profondément ancré dans l’histoire et les traditions maliennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le DGAT, M. Abdoul Karim SIDIBE, le Grand Prix PMU Mali dépasse le cadre d’une simple compétition sportive. Il constitue un espace de rassemblement, de cohésion sociale et de valorisation culturelle, tout en offrant une vitrine à l’excellence de l’élevage équin national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tant que partenaire majeur de la Fédération, le PMU Mali poursuit son engagement en faveur de la modernisation de la filière hippique à travers son soutien à l’organisation des compétitions, au renforcement des capacités des acteurs du secteur, à l’encouragement des éleveurs et à l’amélioration de la race chevaline, l’une de ses missions fondamentales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’édition 2026 du Grand Prix PMU Mali a enregistré la participation de plusieurs catégories de chevaux et de jockeys venus rivaliser dans différentes épreuves, dont la prestigieuse course des Cracks, point culminant de la compétition remportée par le célèbre cheval « Ferrari ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le PMU Mali félicite l’ensemble des participants, les vainqueurs de cette édition ainsi que tous les acteurs ayant contribué à la réussite de cet événement placé sous le signe du fair-play, de l’excellence et de la passion du cheval.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Direction Marketing et Communication</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Une Françafrique mutante : de la déroute sahélienne à la reconquête invisible</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/une-francafrique-mutante-de-la-deroute-sahelienne-a-la-reconquete-invisible-3117131.html</link>
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<description><![CDATA[ Chassée militairement du Sahel, la France adapte sa stratégie pour ne pas perdre pied sur le continent africain. Entre le maintien de la tutelle économique du Franc CFA, la pression de la dette via le FMI et une offensive culturelle auprès de la jeunesse urbaine au Sénégal, Paris tente une reconquête plus diffuse et invisible face à une Afrique qui exige sa souveraineté totale. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 31 May 2026 11:46:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Le sentiment anti-français en Afrique n’est plus une simple colère de rue : il s’inscrit désormais dans des ruptures diplomatiques officielles. En quelques années, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont consommé leur divorce avec Paris, provoquant le départ des troupes françaises et actant la fin d'une époque. Face à ce séisme géopolitique, une question se pose : la France a-t-elle accepté son déclin ou prépare-t-elle une nouvelle stratégie de reconquête invisible ?</p>
<p><strong>Le traumatisme militaire et la tentation du contrôle indirect</strong></p>
<p>Au sein de l'armée française, la perte d’influence en Afrique de l’Ouest a été vécue comme un véritable traumatisme. Ce ressentiment est apparu au grand jour lors des propos polémiques du général François Lecointre. L'ancien chef d’état-major des armées françaises a notamment évoqué la nécessité pour l'Europe et la France de « reprendre en main » leur destin en Afrique, suggérant l'utilisation de moyens militaires pour défendre les intérêts hexagonaux.</p>
<p>Si une recolonisation par administration directe est aujourd'hui impossible, de nombreux observateurs africains estiment que Paris tente une reprise en main indirecte. Elle s'appuie pour cela sur des leviers économiques, numériques et sécuritaires. Ce discours de fermeté ne fait qu'alimenter la méfiance des populations locales.</p>
<p><strong>L'illusion des réformes monétaires : le cas du Franc CFA</strong></p>
<p>Au cœur de cette domination se trouve le système du Franc CFA, une monnaie de plus en plus contestée. Les réformes annoncées s'apparentent pour beaucoup à une illusion : le mécanisme de parité fixe avec l'euro reste inchangé, tandis que le compte de garantie associé n'offre aucune perspective de développement pour les économies locales.</p>
<p>Lors d'un débat sur la chaîne YouTube d'Alain Foka (« Parlons vrai »), l'économiste togolais Kako Nubukpo et le journaliste français Antoine Glaser ont partagé ce constat. Selon eux, le récent sommet « Africa Forward » de Nairobi, co-présidé par la France et le Kenya, s'est apparenté aux « funérailles » de la politique africaine d'Emmanuel Macron. En refusant d'aborder de front la souveraineté monétaire et en n'accordant pas de réelles annulations de dettes, Paris maintient les pays africains sous perfusion et dans la dépendance.</p>
<p><strong>Géopolitique du « deux poids, deux mesures »</strong></p>
<p>La diplomatie française se montre également très opportuniste dans sa gestion des crises politiques. Si Paris s'est montré intraitable face aux coups d’État au Sahel, son attitude change radicalement face aux transitions militaires en Guinée et au Gabon. À Libreville, le renversement d'Ali Bongo par le général Brice Oligui Nguema a été accueilli avec indulgence. À Conakry, le colonel Mamadi Doumbouya a pu imposer sa transition tout en préservant de bonnes relations avec l'Occident.</p>
<p>Ce réalisme politique froid illustre une stratégie claire : chassée du Sahel, la France cherche à sécuriser ses positions sur la côte en composant avec des militaires moins hostiles, évitant ainsi que ces pays ne basculent dans le giron de la Russie ou de la Chine.</p>
<p><strong>Guerre de l'information et enjeux sécuritaires</strong></p>
<p>Sur le terrain de la sécurité, la guerre informationnelle fait rage. Les attaques coordonnées d'avril 2026 au Mali en sont l'illustration. Le 25 avril, une alliance de groupes djihadistes et de rebelles indépendantistes a frappé plusieurs villes clés, dont Bamako, Kidal et Kati.</p>
<p>Pour les capitales sahéliennes, ces offensives dissimulent une ingérence extérieure. Le ministère russe des Affaires étrangères a d'ailleurs évoqué une possible implication de structures occidentales. En réplique, Emmanuel Macron maintient sa ligne directrice, affirmant que ces tragédies découlent directement du départ des soldats français. Une posture que certains perçoivent comme un avertissement direct aux autres pays tentés par la rupture.</p>
<p><strong>La diplomatie du "soft power" et de l'arène au Sénégal</strong></p>
<p>Enfin, la France réinvente ses méthodes d'action culturelle. Au Sénégal, la diplomatie française investit désormais les milieux populaires, notamment le monde de la lutte sénégalaise et des cultures urbaines. L'ambassadrice s'est ainsi affichée aux côtés du Modou Lô, un des lutteurs les populaires au Sénégal, dans sa salle d’entraînement, et a reçu le lutteur Sa Thiès à sa Résidence , des rencontres largement relayées par la chaîne spécialisée Lutte TV.</p>
<p>Les relations franco-africaines ne meurent pas, elles se réinventent. Chassée par la grande porte militaire au Sahel, la France tente un retour par la fenêtre en usant d'alliances de circonstance, de pressions financières et de séduction culturelle. Reste à savoir si cette contre-offensive invisible suffira à convaincre une Afrique qui exige, désormais, sa souveraineté totale et définitive.</p>
<div><span><b>Auteur:</b> Ndeye Arame Fall</span><br><span><b>Publié le:</b> Dimanche 31 Mai 2026</span></div>
<div><span>SOURCE: seneweb</span></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mobile money : l’Afrique ne doit pas taxer son infrastructure fiscale de demain</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mobile-money-lafrique-ne-doit-pas-taxer-son-infrastructure-fiscale-de-demain-3116909.html</link>
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<description><![CDATA[ À l’heure où les États africains cherchent à élargir leur assiette fiscale, les transactions numériques devraient être exploitées comme une source d’intelligence économique et de modernisation fiscale, pas comme une cible fiscale directe. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 May 2026 14:24:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En Afrique, le mobile money est souvent présenté comme une révolution de l’inclusion financière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais cette lecture est désormais incomplète. Le mobile money est devenu bien plus qu’un simple outil de paiement : il constitue aujourd’hui l’une des infrastructures de données économiques les plus stratégiques du continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque transaction numérique produit des informations précieuses sur les flux économiques, les habitudes de consommation, les chaînes de valeur locales et l’activité du secteur informel. Pour des États confrontés à une pression budgétaire croissante, à l’endettement et à la nécessité d’élargir leur base fiscale, cette infrastructure pourrait devenir un levier majeur de modernisation publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, plusieurs gouvernements africains continuent de considérer le mobile money avant tout comme une cible fiscale directe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand la taxation détruit la valeur du numérique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’expérience de plusieurs pays africains montre pourtant les limites de cette approche.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En Ouganda, l’introduction en 2018 d’une taxe sur les transactions mobile money a provoqué une chute brutale de l’utilisation des services numériques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des millions d’usagers sont retournés au cash en quelques semaines.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le phénomène n’a rien d’anecdotique. Lorsqu’une taxe augmente le coût d’utilisation des services financiers numériques, les utilisateurs réduisent leurs transactions contournent les plateformes ou abandonnent simplement les outils digitaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le problème dépasse donc la simple question des recettes fiscales immédiates. En fragilisant l’usage du mobile money, les États affaiblissent aussi la qualité des données économiques qu’ils pourraient exploiter pour mieux comprendre et mieux fiscaliser leurs économies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le vrai potentiel : une fiscalité augmentée par la donnée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le véritable potentiel du mobile money ne réside pas uniquement dans les taxes qu’il peut générer directement, mais dans la capacité des données numériques à transformer les systèmes fiscaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Kenya illustre cette logique. Grâce à l’intégration des données numériques dans des systèmes de détection alimentés par l’intelligence artificielle, les autorités fiscales ont amélioré leur capacité à détecter certaines fraudes et à renforcer la collecte de TVA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette approche, le numérique n’est plus une cible fiscale. Il devient un outil de conformité, de traçabilité et d’élargissement de l’assiette fiscale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est précisément ce basculement stratégique qui semble aujourd’hui nécessaire sur le continent : passer d’une logique de taxation punitive à une logique d’exploitation intelligente des données économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une question de souveraineté technologique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette question est également liée à la souveraineté numérique africaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’heure où les États investissent dans les fintechs, les paiements digitaux, les infrastructures cloud, l’intelligence artificielle et les systèmes de cybersécurité, les politiques fiscales envoient un signal important aux investisseurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des taxes instables, mal calibrées ou introduites sans vision stratégique créent un climat d’incertitude qui ralentit l’innovation et fragilise l’attractivité des écosystèmes numériques africains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’inverse, les pays capables de construire des environnements réglementaires stables et orientés vers l’exploitation intelligente des données pourront renforcer à la fois leur inclusion financière, leur capacité de collecte fiscale et leur compétitivité technologique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Taxer le numérique ou l’utiliser intelligemment ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le débat africain sur le mobile money est souvent présenté comme un choix entre taxer ou ne pas taxer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réalité, la question est plus profonde.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le véritable choix consiste à décider si le numérique doit être considéré comme une simple source de revenus immédiats ou comme une infrastructure stratégique de transformation économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mobile money permet déjà de formaliser progressivement des millions d’acteurs économiques qui échappaient auparavant aux circuits officiels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En détruisant la confiance dans ces outils par des taxes excessives, les États risquent de ralentir leur propre transition fiscale et numérique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu n’est donc pas seulement budgétaire. Il est technologique, économique et politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un continent où le secteur informel domine encore largement l’activité économique, le mobile money représente l’un des rares outils capables de connecter inclusion financière, innovation technologique et modernisation fiscale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique gagnerait probablement davantage à utiliser cette infrastructure pour mieux comprendre et structurer son économie qu’à chercher à la taxer trop rapidement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car au fond, taxer excessivement le mobile money revient parfois à taxer l’outil même qui pourrait permettre aux États africains de construire la fiscalité numérique de demain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">IBRAHIM DIAKITÉ, analyste économique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La cupidité et la perversité mènent le monde</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-cupidite-et-la-perversite-menent-le-monde-3116893.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce sont deux concepts déviants, mais ultra présent malheureusement, chez nos «élites mondiales» qui, grâce à leur fortune, restent souvent intouchables. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 May 2026 19:23:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Avec leur idéologie morbide, issue d’un messianisme déformé et pernicieusement interprété, mais malheureusement accepté par une grande majorité, de contrôler le monde et d’empiler l’argent, ils n’hésitent pas à massacrer autrui, mais toujours sous les auspices d’une mission «divine» et donc dictée par un «dieu bienveillant».</p>
<p>Ils useront de toutes les justifications nécessaires pour vous faire croire du bien-fondé de leurs actes criminels. «Nous vous tuons et nous vous soumettons, mais c’est pour votre bien…» Cette idéologie, basée sur l’élitisme maladif, qu’il soit religieux ou pas, a pour conséquence depuis le XIXe siècle d’avoir pour terrain de jeu la planète, de la piller et de s’approprier ce qui ne leur appartient pas. Les Anglo-Saxons sont les maîtres incontestés en la matière. Ils ont près de 400 millions de victimes sur la conscience… À condition qu’ils en aient une…<span id="easy-footnote-1-531540" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-cupidite-et-la-perversite-menent-le-monde-2/#easy-footnote-bottom-1-531540" data-hasqtip="0" oldtitle="&lt;a href=&quot;https://reseauinternational.net/le-monde-est-divise-en-deux-dun-cote-les-anglo-saxons-et-de-lautre-les-etres-humains-2/&quot;&gt;https://reseauinternational.net/le-monde-est-divise-en-deux-dun-cote-les-anglo-saxons-et-de-lautre-les-etres-humains-2/&lt;/a&gt;" title="" aria-describedby="qtip-0"><sup>1</sup></a></span></p>
<p>Il faut toujours chercher et identifier «la ou les causes» du problème. Et cette cause, est cette élite mondiale psychopathe qui se croit sorti de la cuisse de Jupiter et de facto, protégée par Dieu. C’est bien entendu une inversion, car Dieu, s’il existe, protégerait l’ensemble des peuples de la Terre et pas seulement une fraction élue. Peu importe les déclarations mensongères des chefs de guerre fanatiques, destinées à justifier leurs actes criminels. Les faits existent et sont prouvés.</p>
<p>Mais, depuis le début du XXe siècle, grâce aux médias félons et corrompus, les justifications ont pris de plus en plus d’importances. Les massacres sont légitimés au nom de la «démocratie», donc du camp du bien.</p>
<p>C’est sûr que vous seriez content d’apprendre, un beau matin, que votre famille a été massacrée en pleine nuit par un missile largué par un drone. Mais c’était nécessaire car pour votre bien… Quelle hypocrisie !</p>
<p>Je déteste cet abrutissement de masses par une caste de nantis, bien trop souvent cupide, corrompue et criminelle. Mais avec le temps, et heureusement, j’ai appris à faire le distinguo entre un individu et un corps d’armée, ou un groupe, quel qu’il soit.</p>
<p>Il y a des personnes de valeur partout, certes, mais ces dernières sont trop souvent obscurcies et mises à l’écart, à cause justement de leurs désaccords avec des ordres et des règlements liberticides, qui sont à l’opposé du bien-être du peuple. En réalité, il y a des gens de bien partout, mais il faut savoir qu’ils sont en minorité.</p>
<p>La majorité des gens obéit aux ordres liberticides sans se poser de questions et, faisant cela, elle se transforme en un vaste troupeau de moutons bêlants. Ne comprenant pas grand-chose et devenant, au final, très dangereuse, car elle s’oppose sans cesse à une réelle évolution positive de la société. Cerise sur le gâteau, elle ne dénoncera jamais les véritables ennemis du genre humain, à savoir les prédateurs cyniques et corrompus qui nous gouvernent bien trop souvent.</p>
<p>Ce vaste problème existe depuis l’aube de l’humanité, mais avec les progrès technologiques, et ce, depuis la fin du XIXe siècle, il prend de plus en plus d’ampleur. La destruction des peuples par l’épée, puis par la poudre, par les bombes atomiques diverses et variées et, depuis peu par les drones hypersoniques, ne s’est jamais arrêtée. Aujourd’hui, on peut tuer des millions de gens en une fraction de seconde. Quel progrès !</p>
<p>Individuellement, les gens sont, en majorité, des moutons tranquilles. Mais cet état d’engourdissement routinier propre à ces paisibles quadrupèdes et à la meute des bipèdes en général, peut se transformer, subitement, en une horde sanguinaire n’ayant aucune compassion pour autrui. Désolé, si j’en choque certains, mais c’est, malheureusement, la triste et dure réalité.</p>
<p>En cause, et principalement, les marchands de chaos, à savoir les médias. Au lieu d’œuvrer à l’évolution des mentalités, la presse s’est spécialisée dans les mauvaises nouvelles, la propagande, la haine et dans le fait d’exacerber une certaine forme de fébrilité mentale chez les individus.</p>
<p>Car sinon, comment expliquer qu’un fermier en Auvergne puisse vouloir trucider un beau jour un fermier en Bavière ? Ces deux fermiers n’ont pas eu un déclic sur ce sujet un beau matin, devant leur tasse de café ! Il a bien fallu que des politiciens et des militaires criminels, aidés d’une presse machiavélique, attisent la haine des deux côtés. D’ailleurs je vous invite à la réflexion à propos de cette pensée :<span> </span><em>«Plus de police engendre plus de criminels, et plus d’armée engendre plus de guerre»</em>. Les faits le prouvent.</p>
<p>Rappelez-vous les titres des journaux en 1914. Il fallait aller «bouffer du Bosch». Les Français sont partis la «fleur au fusil». Le reste de l’histoire, vous la connaissez. La «grande boucherie» a fait place nette. Aujourd’hui, on nous agite et on nous inculque de la même manière la haine du peuple Russe ! Les médias ne sont, hélas, que des organes de propagande au service d’une caste malveillante.</p>
<p>Ceci étant, il ne faut pas oublier, qu’un être humain n’est pas obligé d’obéir sans se poser de questions. La responsabilité finale incombe à chaque personne. Ce serait trop facile de se dédouaner totalement. Je sais que c’est un sport international de clamer que l’on est responsable de rien, mais c’est faux. Nous sommes responsables de notre vie, de notre famille, de notre entourage et de cette planète, que vous le vouliez ou non.</p>
<p>La vie sur cette planète de dingues ne tient qu’à un fil. Entre guerres, famines, maladies, rapacités et cupidités, cette planète ressemble à un enfer. D’ailleurs, si vous le cherchiez et que vous trouviez la terre, cette dernière ferait certainement l’affaire.</p>
<p>À nous de faire en sorte que cela ne soit plus le cas.</p>
<p><strong><a href="https://reseauinternational.net/author/ClaudeJanvier/" target="_blank" rel="noopener" title="">Claude Janvier</a></strong>.</p>
<p>Source: https://reseauinternational.net/</p>]]> </content:encoded>
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<title>Biram Dah Abeid face aux campagnes de fragilisation : Entre confiance politique et résilience</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/biram-dah-abeid-face-aux-campagnes-de-fragilisation-entre-confiance-politique-et-resilience-3116887.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis plusieurs semaines, une nouvelle séquence politique semble se dessiner autour de Biram Dah Abeid ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 May 2026 14:47:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Arrestations de proches, tensions internes, départs dans son entourage et multiplication des attaques sur les réseaux sociaux : tout indique l’existence d’une pression accrue visant l’une des figures les plus visibles et les plus influentes de l’opposition mauritanienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rien de tout cela n’est véritablement nouveau. Biram Dah Abeid a déjà traversé, à plusieurs reprises, des campagnes similaires. Depuis des années, son parcours politique est jalonné d’offensives médiatiques, de tentatives de marginalisation et de crises internes qui ont parfois conduit au départ de cadres ou de collaborateurs importants. Mais s’il existe un trait récurrent dans sa trajectoire, c’est sans doute sa tendance à accorder une confiance importante à ses interlocuteurs. Par volonté d’ouverture, de rassemblement ou de consolidation de son projet politique, Biram a souvent fait le choix de tendre la main, d’intégrer de nouveaux alliés ou de croire en la sincérité de certains partenariats. Cette posture, qui peut être interprétée comme une force dans un univers politique souvent dominé par la méfiance, constitue aussi l’une de ses vulnérabilités. En politique, la confiance mal calibrée expose aux désillusions. Plusieurs secousses ayant affecté son mouvement trouvent en partie leur origine dans des alliances fragiles, des ambitions divergentes ou des loyautés fluctuantes. Pour autant, réduire Biram à ces difficultés serait une erreur d’analyse. Depuis des décennies, son influence ne repose pas uniquement sur une organisation ou sur des alliances conjoncturelles. Elle s’enracine dans une cause profonde qui dépasse largement sa personne : la défense de la dignité des Haratines, la lutte contre les discriminations systémiques et contre les héritages persistants de l’esclavage en Mauritanie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est cette profondeur politique et symbolique qui explique sa résilience. Malgré les campagnes, malgré les fractures internes et malgré les multiples tentatives d’affaiblissement, Biram Dah Abeid conserve une base populaire solide et une capacité de mobilisation remarquable. Les résultats électoraux en témoignent clairement. À trois reprises lors des élections présidentielles, il s’est imposé comme deuxième force politique du pays. Une performance qui confirme qu’il ne s’agit pas d’un acteur périphérique, mais d’un protagoniste central de la vie politique nationale. On peut contester ses méthodes, critiquer certaines décisions ou débattre de sa stratégie. C’est le propre de toute figure politique majeure. Mais une réalité demeure : on ne déploie pas autant d’énergie contre un homme sans poids politique. En politique, les campagnes les plus virulentes visent rarement les figures insignifiantes. Elles ciblent ceux qui dérangent des équilibres établis, cristallisent des aspirations populaires ou incarnent une alternative crédible. L’histoire récente de Biram Dah Abeid montre d’ailleurs une constante : chaque période de forte pression a souvent précédé une phase de reconstitution politique et de retour en force. C’est peut-être là le paradoxe de sa trajectoire : ses vulnérabilités humaines, notamment cette confiance parfois excessive envers certains interlocuteurs, l’exposent régulièrement à des secousses ; mais son ancrage populaire et la portée historique de son combat lui permettent, jusqu’ici, de survivre à des crises qui auraient politiquement détruit bien d’autres acteurs. Au fond, la question dépasse Biram lui-même. Elle renvoie à la place qu’occupe encore aujourd’hui la question haratine, la lutte contre les inégalités structurelles et le rapport du système politique mauritanien aux figures contestataires qui émergent hors des cadres traditionnels. C’est précisément pour cette raison que Biram continue de susciter autant d’adhésion que d’hostilité…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">7 mai 2026, Sy<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mamadou, Paris, France<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Apologie du Terrorisme : Les médias «mainstream» dont l&amp;apos;AFP en première ligne</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/apologie-du-terrorisme-les-medias-mainstream-dont-lafp-en-premiere-ligne-3116885.html</link>
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<description><![CDATA[ Quand les médias « mainstream » dont l&#039;Agence France-Presse (AFP) offrent un pupitre aux alliés du terrorisme sur une nappe d’apologie du Terrorisme ! ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 May 2026 14:33:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 29 Avril 2026, nous avons assisté à quelque chose qui mérite d’être abordée avec acuité. Mohamed Elmaouloud Ramadane, soi-disant porte-parole du fameux “Front de Libération de l'Azawad (FLA)”, mouvement dit séparatiste touareg du nord du Mali, s'est exprimé depuis Paris à travers l’Agence France-Presse. Il annonçait tranquillement ses ambitions territoriales : Kidal, Gao, Tombouctou, Ménaka, Taoudéni, comme si cela était une évidence. Mais cette interview, polie, lissée, romantisée, omet soigneusement un détail de taille : le FLA a mené son offensive lugubre et lâche le 25 avril 2026 en coordination directe avec le Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM en français) ou Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM en arabe).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le terme « jihadiste » que l'on retrouve dans une grande partie de la presse française lorsqu’elle mentionne le groupe terroriste JNIM n'est pas neutre et est fait à dessein. C'est un choix éditorial et politique. « Jihadiste » renvoie à une réalité idéologique et religieuse, celle d'un combat armé au nom de l'islam. « Terroriste », lui, est une qualification juridique : il désigne des acteurs reconnus officiellement comme tels par des États ou des instances internationales. Ce glissement sémantique n'est pas anodin : dire « jihadiste » là où l'on devrait dire « terroriste » revient à euphémiser la nature d'une organisation, à la présenter comme un acteur idéologique plutôt que comme une organisation criminelle condamnée par le droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le JNIM est la branche officielle d'Al-Qaïda au Mali et en Afrique de l'Ouest<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il est né en mars 2017 de la fusion de quatre organisations armées : Ansar al-Din, al-Murabitun, le Front de Libération du Macina, et l'Émirat du Sahara (branche d'AQMI). Il est dirigé par Iyad Ag Ghaly, lui-même désigné comme terroriste international par les États-Unis. Le Département d'État américain a formellement désigné le JNIM comme organisation terroriste étrangère en septembre 2018. En France, sa nature terroriste n'est pas contestée, et c’est ce qui rend la suite d'autant plus troublante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le JNIM, qualifié pudiquement de « jihadiste » dans la presse, est directement responsable d'attaques contre des soldats français dans le cadre des opérations Serval puis Barkhane. Au total, 58 militaires français ont perdu la vie au Mali et au Sahel entre 2013 et le retrait de 2022. Cinquante-huit, des fils, des pères, des frères, tombés précisément pour lutter contre les groupes terroristes qui sévissaient dans cette région. Il est aussi important de noter que le nombre de populations civiles innocentes tuées par les groupes terroristes est estimé à des centaines de milliers de personnes dans le sahel en général et au Mali en particulier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et aujourd'hui, les alliés de ceux qui les ont tués se voient offrir une tribune dans l'agence de presse nationale française (AFP), depuis Paris, pour romantiser leur combat. Je prends le monde à témoin : comment peut-on, en toute conscience, laisser passer cela? Au regard de ce fait, devons-nous conclure que : (i) les militaires français tués en mission pour la France sont-ils abandonnés, voire trahis par leur nation ? (ii) que la France confirme au grand jour à travers les organes de presse de l’état dont l’AFP son soutien aux groupes terroristes (hormis des déclarations faites pour « la forme » et hypocrites de soutien du quai d'Orsay aux populations maliennes) ? (iii) que la France accepte son accointance avec les terroristes dont les mains portent le sang de milliers de civils tués par les groupes terroristes ? Ces questions méritent des réponses et interpellent les intellectuels de la France épris de justice, d’égalité et du respect du droit international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, il est impérieux de rappeler à ces médias qui font l’apologie du terrorisme au mépris du droit international et de la déontologie du journalisme, que les peuples du sahel en général et le peuple malien en particulier ne se laisseront pas intimider. Aux journaleux [Non nécessaire] de ces organes de presse spécialisés dans l’apologie du terrorisme et leurs complices nous leur disons que leurs actes sont notés pour l’histoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut savoir que l’Azawad, tel que le FLA le revendique, couvre les régions administratives de Kidal, Gao, Ménaka, Tombouctou, ainsi qu'une partie de la région de Mopti. C'est un territoire immense qui est presque deux fois aussi grand que la France et sur lequel le porte-parole déclare vouloir « libérer » toutes les populations. Cette revendication territoriale est contraire à l’origine du nom et à sa situation géographique, donc un mensonge. Toutefois la question qui mérité d’être posée est : Mais libérer qui, exactement, et au nom de qui ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors au nom de quel principe démocratique et idéologie politique une poignée d’individus issue de la minorité d’une minorité ethnique peut-elle revendiquer la souveraineté sur des terres où elle ne constitue pas la majorité ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je suis malien originaire de la région de Gao. Gao était la capitale du Grand Empire Songhoy, c'est ma ville, c'est la terre de mes ancêtres. On me dit que je devrais l'abandonner à un mouvement séparatiste qui ne représente pas ma communauté, qui ne parle pas en mon nom, et qui s'est allié avec des terroristes d'Al-Qaïda pour mener son offensive ? Et les grandes agences de presse acceptent qu'ils parlent au nom de « tout le nord du Mali » ? De quel droit ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les médias « mainstream » dans leurs narratifs veulent nous réduire au silence<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je dis non, car mon silence serait coupable et complice devant l’histoire. Le porte-parole a par ailleurs confirmé, sans s'en cacher, que le FLA avait maintenu des contacts avec la France et entretenu de « bonnes relations » avec elle, alors même que la France a officiellement quitté le Sahel et n'est plus présente militairement au Mali.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cette déclaration mérite d'être creusée. Dans quel cadre ces relations ont-elles été maintenues ? Par quels canaux ? À l'initiative de qui ? Si des représentants de l'État français entretenaient des liens avec un mouvement armé allié à une organisation qu'ils reconnaissent eux-mêmes comme terroriste, ne serait-ce pas une forme d'ingérence caractérisée dans les affaires intérieures d'un État souverain, en violation flagrante du principe de non-ingérence consacré par l'article 2 de la Charte des Nations Unies ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, soyons honnêtes : cette crise se réglera par les voies décidées par les autorités maliennes et le peuple malien. Et cela personne de sérieux ne le conteste. Mais justement, la solution digne de ce nom ne peut pas se construire avec des groupes séparatistes alliés des groupes terroristes dont le JNIM/Al-Qaïda, où les populations du Mali Songhay, Peulh et Bambara, Bozo, Dogon, Sarakolé, Sénoufo, etc..) sont absentes, et où la légitimité est accordée par une certaine agence de presse depuis Paris. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La politique, ce n'est pas offrir un micro à qui tire le mieux<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Accorder une tribune à ce porte-parole aujourd'hui (qui ne représente pas les Touaregs du Mali), c'est précisément tuer les conditions d'une paix juste. C'est dire aux millions de Maliens et particulièrement ceux du nord qui ne sont ni Touaregs (au sens de ce porte- parole), ni séparatistes qu'ils ne comptent pas. C'est dire aux familles des 58 soldats français que leur deuil est négociable. Et c'est dire, en creux, que la lutte contre le terrorisme est à géométrie variable selon les intérêts du moment. Et c’est enfin dire, aux milliers de victimes et leurs familles que leur vie ne compte pas et que le droit international ne s’applique lorsqu’il s’agit d’eux. Je refuse cette logique. Nous la refusons. Le Mali vivra.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Almouner <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">TALIBO Médecin <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">NB : <em>au moment où nous terminons la rédaction de notre droit de réponse, la vidéo de l’interview n’est plus disponible sur le compte X de l’AFP. Toutefois elle est disponible sur YouTube</em><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Le monde vient de se couper en deux : l’Afrique doit&#45;elle encore choisir ses maîtres ou enfin forger sa troisième voie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-monde-vient-de-se-couper-en-deux-lafrique-doit-elle-encore-choisir-ses-maitres-ou-enfin-forger-sa-troisieme-voie-3116873.html</link>
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<description><![CDATA[ Quand la Chine brise le monopole juridique américain, l’Afrique découvre que le siècle à venir ne pardonnera ni la naïveté, ni la dispersion, ni la dépendance volontaire ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 May 2026 10:25:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a dans l’histoire des basculements qui ne font pas immédiatement le bruit des canons, qui ne s’annoncent pas par des colonnes de blindés, qui ne commencent pas par des explosions visibles sur les cartes militaires, mais par une phrase juridique, un décret technique, une ordonnance administrative, une décision apparemment froide, presque bureaucratique, et pourtant capable de modifier silencieusement l’architecture du monde plus profondément qu’une bataille navale ou qu’un bombardement spectaculaire ; car les empires modernes ne tiennent plus seulement par leurs armées, ils tiennent par leurs normes, leurs banques, leurs monnaies, leurs tribunaux, leurs assurances, leurs plateformes, leurs systèmes de paiement, leurs câbles, leurs routes commerciales, leurs classements, leurs sanctions, leurs listes noires, leurs licences, leurs brevets, leurs logiciels et cette capacité extraordinaire à faire passer leur propre droit national pour une loi planétaire que les autres peuples devraient respecter même lorsqu’ils n’ont jamais participé à son élaboration.</p>
<p>Le monde vient donc peut-être de se couper en deux, non pas parce qu’une guerre mondiale aurait été officiellement déclarée, non pas parce que Pékin aurait lancé une flotte contre Washington, non pas parce que Téhéran aurait tiré le missile que les chancelleries attendaient en regardant le détroit d’Ormuz, mais parce qu’une puissance majeure a finalement décidé de dire, dans le langage le plus dangereux du siècle, c’est-à-dire le langage du droit : vos sanctions ne sont pas notre loi, votre dollar n’est pas notre souveraineté, votre tribunal n’est pas notre horizon, votre peur n’est plus notre discipline.</p>
<p>Ce que la Chine vient de signifier au monde est d’une brutalité stratégique considérable : l’extraterritorialité américaine, ce mécanisme par lequel Washington punit des entreprises étrangères pour des transactions réalisées hors du territoire américain, avec des partenaires non américains, dans des dossiers que les États-Unis décident unilatéralement de qualifier comme menaçants pour leurs intérêts, n’est plus acceptée comme fatalité universelle. Pendant des décennies, les États-Unis ont utilisé la centralité du dollar, la puissance de leurs banques, la dépendance aux marchés financiers occidentaux, la peur des amendes géantes, la menace d’exclusion du système de paiement international et l’intimidation juridique comme des armes géopolitiques silencieuses. Les nations pouvaient bien être officiellement souveraines ; leurs entreprises savaient qu’un juge américain, un bureau du Trésor, une administration à Washington ou une liste noire publiée à des milliers de kilomètres pouvait décider de leur vie ou de leur mort économique.</p>
<p><strong><em>Le monde appelait cela sanctions : il fallait peut-être l’appeler autrement : gouvernement indirect de la planète par la peur juridique.</em></strong></p>
<p>Car la grande force américaine, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, n’a pas seulement été militaire ; elle a été normative. Washington n’a pas seulement imposé des bases, des alliances, des pactes, des interventions et des coups de pression diplomatiques ; Washington a progressivement installé l’idée que l’accès au dollar, au système financier occidental, aux technologies critiques et aux marchés mondiaux dépendait d’une forme d’obéissance implicite à la volonté stratégique américaine. Le monde entier pouvait commercer, investir, transporter, assurer, financer, importer et exporter, mais à condition de ne jamais oublier qu’au sommet invisible de cette architecture se trouvait une puissance capable de déclarer soudain tel pays infréquentable, telle banque suspecte, telle entreprise toxique, tel navire interdit, tel État isolable, telle transaction punissable.</p>
<p><strong><em>Ce système a fonctionné parce que les peuples avaient peur, il a fonctionné parce que les entreprises avaient plus peur de perdre l’accès au dollar que de perdre leur dignité juridique, parce que les alliés des États-Unis, même humiliés, préféraient souvent obéir plutôt que risquer l’exclusion.</em></strong></p>
<p>Il a fonctionné parce que l’Europe, qui se croit parfois puissance, a très souvent agi comme une province normative de Washington, incapable de défendre ses propres entreprises lorsque celles-ci furent frappées par des amendes américaines colossales, incapable de protéger ses industries stratégiques lorsque des opérations économiques hostiles furent menées contre elles, incapable même de penser jusqu’au bout la contradiction entre son discours de souveraineté et sa dépendance structurelle au système américain. Quant à l’Afrique la question n’était même pas posée puisqu’elle n’existe quasiment pas comme puissance industrielle.</p>
<p><strong><em>Mais ce système avait une faiblesse : il supposait que personne d’assez puissant n’oserait dire non, la Chine vient précisément de dire non.</em></strong></p>
<p>Problème : en 2026 quand Pékin dit non, ce n’est pas la même chose que lorsqu’un petit État proteste dans un communiqué oublié le lendemain. Quand la Chine dit non, ce sont les banques, les assureurs, les armateurs, les négociants, les raffineries, les industriels, les géants technologiques, les chambres de compensation, les marchés de matières premières et les services juridiques des multinationales qui doivent soudain recalculer le monde. Car Pékin ne se contente plus de protester, il crée un piège stratégique symétrique : si vous obéissez à Washington contre nous, vous violez notre droit ; si vous nous désobéissez pour satisfaire Washington, vous risquez l’exclusion de notre marché ; si vous appliquez les sanctions américaines contre des entreprises chinoises, vous pouvez être poursuivis, sanctionnés, gelés, écartés, nommés, exposés, …,<span> </span><strong><em>autrement dit, la neutralité confortable disparaît.</em></strong></p>
<p>Le monde des entreprises globalisées, qui a longtemps vécu dans l’illusion qu’il pouvait profiter de tous les marchés tout en obéissant en dernier ressort aux règles du centre américain, entre dans l’âge du choix, un choix qui sera terrible, parce qu’il ne sera plus seulement moral ou diplomatique ; il sera comptable, industriel, énergétique, logistique, bancaire, juridique et existentiel.</p>
<p>Sans etre expert en économie, l’analyse géostratégique et géopolitique est ce qu’elle est !</p>
<p>Qui peut se permettre de perdre le dollar ? Qui peut se permettre de perdre la Chine ? Qui peut se permettre de choisir Washington contre Pékin lorsque ses usines, ses clients, ses fournisseurs, ses marges, ses ports, ses matières premières et ses chaînes de valeur sont déjà en Asie ? Qui peut se permettre de choisir Pékin contre Washington lorsque ses financements, ses assurances, ses actionnaires, ses marchés de capitaux et ses normes de conformité sont encore liés au système occidental ?</p>
<p><strong><em>Voilà donc pourquoi ce moment est plus qu’un épisode sino-américain, il est l’annonce d’une fracture structurelle de l’économie mondiale.</em></strong></p>
<p>Pendant longtemps, les États-Unis ont cru que les sanctions étaient un instrument de puissance presque sans coût pour eux-mêmes. On sanctionnait Cuba, l’Iran, la Russie, le Venezuela, telle banque, tel oligarque, telle entreprise, tel navire, tel fournisseur, tel pays jugé récalcitrant et le reste du monde s’adaptait. Les plus faibles obéissaient, les plus prudents contournaient discrètement, les plus dépendants tremblaient, les plus cyniques s’enrichissaient dans les marges grises du système. Mais une sanction n’est efficace que si le monde sanctionné n’a pas d’alternative suffisamment robuste. Le jour où des circuits parallèles apparaissent, où des monnaies alternatives circulent, où des chambres de compensation non occidentales s’organisent, où des flottes maritimes se reconfigurent, où des assurances non occidentales prennent le relais, où des banques apprennent à travailler hors du dollar, où des États dotés d’une profondeur industrielle et technologique décident de protéger politiquement leurs entreprises, la sanction cesse progressivement d’être une arme absolue pour devenir un accélérateur de découplage.<span> </span><strong><em>C’est peut-être cela que Washington a commis une erreur géostratégique majeure ou simplement n’a pas pu ou n’a pas voulu voir :</em></strong></p>
<p>À force d’utiliser le dollar comme bâton, on apprend aux autres à chercher une forêt sans ce bâton.</p>
<p>À force de transformer les sanctions en réflexe automatique, on pousse les puissances ciblées à construire les infrastructures de leur propre autonomie.</p>
<p>À force de punir le monde entier au nom d’un ordre juridique dominé par soi-même, on finit par convaincre les autres que la souveraineté ne consiste plus seulement à avoir un drapeau, une armée et un siège à l’ONU, mais à disposer de son propre système de paiement, de ses propres routes énergétiques, de ses propres puces, de ses propres assurances, de ses propres tribunaux, de ses propres ports, de ses propres plateformes, de ses propres chaînes industrielles et de sa propre capacité à dire non sans s’effondrer le lendemain.</p>
<p><strong>Voilà la nouvelle définition de la souveraineté et c’est précisément ici que l’Afrique doit ouvrir les yeux.</strong></p>
<p>Car ce qui se joue entre Washington et Pékin n’est pas un spectacle lointain réservé aux grandes puissances. Ce qui se joue là-bas dessine déjà la place que l’Afrique occupera demain, soit comme espace de choix souverain, soit comme champ de chasse secondaire dans une guerre de blocs qui la dépassera et l’utilisera. Beaucoup d’Africains regardent aujourd’hui l’affrontement sino-américain avec la satisfaction de voir l’ancien hégémon contesté, humilié, défié, obligé de rencontrer une résistance structurée, cette satisfaction est compréhensible. Après des décennies d’arrogance américaine, de guerres, de sanctions, d’injonctions, de leçons, de manipulations financières et de prétention à gouverner le monde au nom d’un ordre dont les règles varient selon les intérêts de Washington, il est humain que beaucoup de peuples applaudissent lorsqu’un autre acteur dit enfin : non, vous n’êtes pas le patron de la planète.</p>
<p><strong><em>Mais l’Afrique commettrait une faute historique si elle confondait la chute progressive de l’hégémonie américaine avec sa propre libération automatique, ce serait une naïveté dangereuse et ici je me permets de lourdement insister.</em></strong></p>
<p>Car le monde multipolaire ne sera pas forcément un monde juste. Il sera d’abord un monde plus dur, plus compétitif, plus fragmenté, plus transactionnel, plus brutalement réaliste, dans lequel les puissances chercheront leurs intérêts avec moins de masques idéologiques, dans lequel les petits États dispersés seront courtisés, pressurisés, endettés, séduits, armés, sanctionnés ou abandonnés selon les besoins des grands blocs. Le fait qu’un empire recule ne signifie pas que les peuples faibles deviennent libres ; cela signifie seulement que plusieurs puissances se disputent désormais les espaces que l’ancien empire dominait seul.</p>
<p><strong><em>La question africaine devient donc redoutable : l’Afrique sera-t-elle un sujet du monde multipolaire ou seulement son butin ?</em></strong></p>
<p>Les Malinkés ont des images simples pour dire les vérités difficiles. On dit que rien ne prouve que le crocodile n’aimerait pas s’asseoir ; seulement sa queue ne le lui permet pas. De même, rien ne prouve que le dromadaire n’aimerait pas se coucher sur le dos ; seulement la bosse de son dos rend la chose presque impossible.<span> </span><strong><em>Les impérialismes aussi peuvent bien prétendre qu’ils aimeraient devenir doux, égalitaires, respectueux, fraternels, sensibles à la dignité des peuples et soucieux de partenariat équilibré ; mais leur queue historique, leur bosse stratégique, leurs industries, leurs banques, leurs besoins énergétiques, leurs marchés, leurs dettes, leurs complexes militaires, leurs monnaies, leurs oligarchies et leurs appareils de puissance ne leur permettent pas toujours de devenir autre chose que ce qu’ils sont structurellement.</em></strong></p>
<p>On ne demande pas à un crocodile de devenir une chaise, on ne demande pas à un dromadaire de marcher sur le dos, autrement dit : on ne demande pas à un empire affamé de devenir spontanément une ONG.</p>
<p>C’est pourquoi l’Afrique ne doit pas attendre d’être dorlotée par le monde nouveau.<span> </span><strong><em>Elle aimerait peut-être, comme tout continent longtemps blessé, être enfin traitée avec douceur, justice, réparation et considération, elle aimerait être respectée sans avoir à se battre, commercer sans être piégée, se développer sans être pillée, circuler sans être humiliée, monétiser ses ressources sans être étranglée, choisir ses partenaires sans être menacée, parler sans être sermonnée. Hélas, l’Histoire n’a jamais offert la dignité gratuitement aux peuples désorganisés.</em></strong><span> </span>Je le dis avec force : l’Afrique devra se battre pour continuer d’exister comme sujet stratégique, non pas forcément par la guerre militaire, mais par la guerre de l’intelligence, de l’organisation, de l’unité, de la monnaie, de l’industrie, de la donnée, de l’éducation, de la technologie, de l’énergie et du récit.</p>
<p>Le monde à venir ne permettra plus certaines choses. : il ne permettra plus aux États-Unis d’imposer indéfiniment leurs lois nationales au reste de la planète sans résistance organisée.</p>
<p>Il ne permettra plus à l’Europe de se croire centrale lorsqu’elle ne maîtrise ni son énergie, ni ses technologies critiques, ni son destin militaire, ni son autonomie financière.</p>
<p>Il ne permettra plus à la Chine de se cacher éternellement derrière la prudence commerciale sans assumer les conséquences géopolitiques de sa puissance.</p>
<p>Il ne permettra plus à la Russie de survivre seulement par la profondeur stratégique sans proposer une architecture plus stable aux pays qui cherchent des alternatives.</p>
<p>Mais il ne permettra pas non plus à l’Afrique de rester dispersée, bavarde, émotionnelle, dépendante, improductive, administrativement fragile, divisée en micro-souverainetés jalouses, pauvre en industries, faible en logistique, riche en slogans et pauvre en systèmes.</p>
<p>Le monde qui vient ne pardonnera plus l’incohérence :</p>
<p>Il ne pardonnera plus les États qui produisent des discours de souveraineté mais importent tout ce qui permet de vivre.</p>
<p>Il ne pardonnera plus les gouvernements qui parlent d’indépendance tout en dépendant des financements extérieurs pour payer leurs routes, leurs hôpitaux, leurs logiciels, leurs engrais, leurs médicaments, leurs équipements militaires et leurs infrastructures numériques.</p>
<p>Il ne pardonnera plus les peuples qui dénoncent l’impérialisme le matin et consomment sans stratégie les produits, les récits, les plateformes, les monnaies et les dépendances de cet impérialisme le soir.</p>
<p>Il ne pardonnera plus les élites qui confondent la dénonciation avec la construction.<span> </span><strong><em>J’écris pour la postérité, en espérant une réelle prise de conscience dans les actes et actions d’aujourd’hui, pour elle demain.</em></strong></p>
<p>Ce qui vient n’est pas un monde sentimental, c’est un monde de blocs, un monde de chaînes de valeur militarisées, un monde de monnaies concurrentes, un monde de sanctions croisées, un monde de semi-conducteurs, de ports, de câbles sous-marins, de terres rares, de satellites, de détroits, de pipelines, de systèmes d’exploitation, de chambres de compensation, de logistique maritime, d’intelligence artificielle, de données souveraines et d’armées économiques invisibles. Dans ce monde, le pays qui ne possède pas son énergie ne possède pas sa politique, le continent qui ne transforme pas ses ressources ne possède pas sa richesse, la région qui ne contrôle pas ses corridors ne possède pas son commerce et la civilisation qui ne raconte pas son histoire ne possède même pas son âme.</p>
<p><strong><em>L’Afrique doit donc forger une troisième voie, non pas une neutralité molle, non pas une équidistance paresseuse, non pas un opportunisme de mendiant passant de Washington à Pékin, de Paris à Moscou, de Bruxelles à Ankara, de Delhi à Riyad, en cherchant seulement qui donnera le plus aujourd’hui pour exiger davantage demain.</em></strong></p>
<p>La troisième voie africaine doit être une doctrine de souveraineté active : coopérer avec tous, ne s’aligner sur personne ; commercer avec tous, ne dépendre de personne ; apprendre de tous, ne se copier de personne ; accueillir les capitaux, mais contrôler ses secteurs vitaux ; accepter les partenariats, mais refuser les tutelles ; diversifier les alliances, mais construire d’abord sa propre profondeur intérieure.<span> </span><strong>Voilà la vraie question : l’Afrique en sera-t-elle capable ? That is the question.</strong></p>
<p>Parce qu’il ne suffit pas de dire que les États-Unis déclinent, encore faut-il ne pas être écrasé sous les décombres de leur déclin.</p>
<p>Il ne suffit pas de dire que la Chine monte, encore faut-il ne pas devenir seulement un marché captif de sa montée.</p>
<p>Il ne suffit pas d’applaudir les BRICS, encore faut-il savoir ce que l’Afrique met sur la table lorsque les autres viennent y chercher des minerais, des ports, des votes diplomatiques, des terres, des marchés, des câbles, des données, des corridors et des positions stratégiques.</p>
<p>Il ne suffit pas de critiquer le dollar, encore faut-il disposer d’une architecture monétaire africaine capable de protéger les échanges intra-africains.</p>
<p>Il ne suffit pas de dénoncer les sanctions américaines, encore faut-il créer des banques africaines capables de financer l’Afrique hors des humiliations extérieures.</p>
<p>Il ne suffit pas de parler de souveraineté numérique, encore faut-il construire des centres de données, former des ingénieurs, protéger les données publiques, maîtriser les logiciels critiques, développer des infrastructures de cybersécurité et empêcher que les administrations africaines ne deviennent de simples guichets connectés à des serveurs étrangers.</p>
<p>L’exemple chinois est donc fondamental, non parce que l’Afrique devrait devenir chinoise, mais parce qu’il montre une vérité que les peuples faibles oublient : personne ne respecte durablement un acteur incapable de rendre les coups sur le terrain où on l’attaque.</p>
<p>Washington attaque par le droit ; Pékin répond par le droit, Washington attaque par la finance ; Pékin construit des circuits de paiement, Washington attaque par les sanctions ; Pékin construit un bouclier de sanctions inversées, Washington attaque par la technologie ; Pékin accélère ses propres capacités, Washington attaque par la pression maritime ; Pékin prépare les conditions d’une protection logistique plus affirmée.<span> </span><strong><em>Voilà ce que signifie la souveraineté : non pas crier que l’on est libre, mais posséder les instruments qui rendent cette liberté coûteuse à violer.</em></strong></p>
<p><strong><em>L’Afrique, elle, crie souvent très fort, mais possède-t-elle assez d’instruments ? C’est là que le diagnostic devient impitoyable.</em></strong></p>
<p>L’Afrique est le continent du futur, dit-on, mais un futur qui ne s’organise pas devient la propriété de ceux qui savent l’organiser. L’Afrique possède des ressources, mais la ressource brute est une richesse muette tant qu’elle n’est pas transformée. L’Afrique possède une jeunesse, mais une jeunesse sans formation technique, sans industrie, sans discipline productive et sans horizon devient une énergie dispersée. L’Afrique possède des terres, mais dépend encore trop souvent des engrais, des semences, des machines, des financements et des marchés extérieurs. L’Afrique possède des ports, mais pas toujours les flottes. Elle possède des minerais, mais pas toujours les usines. Elle possède des talents, mais les laisse souvent partir. Elle possède des mémoires puissantes, mais laisse encore trop souvent les autres écrire ses récits.</p>
<p><strong><em>Voilà pourquoi l’unité africaine cesse d’être un rêve panafricaniste pour devenir une question de survie géopolitique.</em></strong></p>
<p>Dans un monde coupé en deux, les pays africains isolés seront avalés un à un par les logiques de blocs. Chacun sera sommé de choisir, de voter, de signer, de céder, d’ouvrir un port, de donner une concession, d’accueillir une base, de soutenir une résolution, de condamner tel partenaire, de fermer tel canal, de garantir tel accès, de livrer telle ressource.<span> </span><strong><em>Divisés, les États africains négocieront comme des demandeurs, mais unis, ils négocieront comme une puissance.</em></strong></p>
<p>C’est pourquoi le passeport africain, la libre circulation continentale, les corridors ferroviaires, les marchés intégrés, les banques africaines souveraines, les industries régionales, les mécanismes communs de défense, les universités technologiques panafricaines, les chaînes énergétiques intégrées et les médias continentaux ne sont plus des options, ce sont les os et les muscles d’une souveraineté réelle.</p>
<p><strong><em>L’Afrique divisée est une basse-cour sous le ciel des aigles, l’Afrique unie devient une force que les aigles eux-mêmes doivent calculer.</em></strong></p>
<p><strong><em>Mais l’unité ne sera pas un miracle, elle suppose une révolution intérieure. Il faudra écraser la médiocrité institutionnelle, assécher les réseaux de corruption, sélectionner les compétences, construire des administrations sérieuses, sanctionner les trahisons économiques, protéger les secteurs stratégiques, former les ingénieurs, financer les producteurs, relier les territoires, discipliner les élites, refuser les guerres de clans et comprendre enfin que les États faibles ne sont pas seulement victimes des empires ; ils sont souvent aussi victimes de leurs propres négligences.</em></strong></p>
<p>L’Afrique ne pourra pas entrer dans le siècle des blocs avec des méthodes de cour, des réflexes de rente, des administrations lentes, des ego politiques surdimensionnés et des économies extraverties.<span> </span><strong>Voyez-vous, la Chine n’a pas défié l’Amérique par un discours.</strong></p>
<p>Elle l’a fait parce qu’elle possède un marché immense, une industrie profonde, une capacité de planification, des banques puissantes, une technologie en progression, un État stratège, une discipline collective et une volonté de long terme. On peut critiquer la Chine sur beaucoup de choses, mais on ne peut pas lui reprocher d’avoir confondu souveraineté et slogan. Elle a construit les outils avant de hausser le ton.</p>
<p>Voilà la leçon : un pays qui n’a pas construit les instruments de sa souveraineté doit parler moins fort et travailler davantage.</p>
<p>Un continent qui veut être respecté doit devenir indispensable autrement que par ses matières premières.</p>
<p>Une Afrique qui veut refuser les sanctions des autres doit créer des circuits que les autres ne contrôlent pas.</p>
<p><strong><em>Une Afrique qui veut une troisième voie doit cesser d’être seulement une géographie et devenir une architecture.</em></strong></p>
<p>La fracture sino-américaine peut donc être une chance pour l’Afrique, mais seulement si l’Afrique cesse d’être naïve. Dans un monde où Washington et Pékin se défient, où le dollar est contesté, où les sanctions deviennent réversibles, où les technologies se découplent, où les chaînes de valeur se régionalisent, où les matières premières redeviennent politiques, l’Afrique peut négocier autrement. Mais elle ne pourra le faire que si elle se présente en bloc, avec des priorités claires, des lignes rouges, des institutions crédibles et une vision de long terme.</p>
<p><strong><em>Sinon, elle sera seulement courtisée pour être mieux découpée, voyez-vous, le monde ancien disait à l’Afrique : choisissez votre maître, le monde nouveau risque de lui dire : choisissez votre bloc et alors la troisième voie africaine si elle existe, doit répondre : nous choisissons notre destin.<span> </span></em></strong>Voilà le véritable enjeu.</p>
<p>Le monde vient peut-être de se couper en deux, mais l’Afrique n’est pas obligée de se couper elle-même en morceaux. Elle peut encore choisir de se réunir, de s’organiser, de s’industrialiser, de se protéger, de parler d’une voix plus forte, de créer ses propres normes, d’imposer ses propres priorités, de transformer ses ressources, de financer son propre développement, de raconter sa propre histoire et de refuser la fatalité des dépendances successives.</p>
<p><strong><em>Mais le temps se raccourcit, or dans le siècle qui vient, il n’y aura pas beaucoup de place pour les continents qui attendent d’être sauvés. L’Afrique aimerait peut-être être dorlotée par l’Histoire, hélas, l’Histoire ne dorlote pas les peuples désorganisés, elle les utilise, elle les traverse, elle les vend, les sanctionne, les contourne, les explique, elle les oublie… ou alors</em></strong><span> </span><strong><em>ils se lèvent, s’unissent, construisent et deviennent enfin impossibles à contourner.</em></strong></p>
<p><strong><em>Voilà la conclusion.</em></strong></p>
<p>Les États-Unis pensaient que leur droit était le plafond du monde, la Chine vient de leur rappeler qu’un plafond devient inutile lorsque d’autres peuples construisent leur propre maison. L’Afrique doit comprendre la leçon avant qu’il ne soit trop tard : on ne dort pas paisiblement dans la maison des autres quand les maîtres de maison commencent à se battre.</p>
<p><strong><em>Le monde se coupe en deux, l’Afrique doit devenir troisième, non pas spectatrice, cliente, champ de bataille, réserve de matières premières, non pas décor diplomatique ; mais puissance et si elle n’y parvient pas, elle découvrira bientôt que dans le monde nouveau, les crocodiles rêvent peut-être de s’asseoir, les dromadaires rêvent peut-être de se coucher sur le dos, les empires rêvent peut-être de se dire bienveillants, mais chacun reste prisonnier de sa propre nature tant qu’un rapport de force ne l’oblige pas à changer.</em></strong></p>
<p>L’Afrique n’a donc plus à demander au crocodile de devenir doux, elle doit apprendre à ne plus vivre dans sa gueule.</p>
<p><a href="https://reseauinternational.net/author/dr-keita/" target="_blank" rel="noopener" title="">Dr. Eloi Bandia Keita</a></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Concours Eurovision : La RTVE défend les droits humains et marque un message pour la Palestine</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/concours-eurovision-la-rtve-defend-les-droits-humains-et-marque-un-message-pour-la-palestine-3116847.html</link>
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<description><![CDATA[ Alors que des millions de téléspectateurs européens suivaient le début de la finale de l’Eurovision à Vienne... ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 May 2026 02:33:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que des millions de téléspectateurs européens suivaient le début de la finale de l’Eurovision à Vienne, la télévision publique espagnole a créé la surprise avec une décision forte et symbolique</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : suspendre la retransmission du concours pour diffuser un message en faveur des droits humains et de la paix au Proche-Orient.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant vingt secondes, RTVE a affiché à l’écran un bandeau en espagnol et en anglais portant le message suivant : « Le festival de l’Eurovision est un concours, mais les droits humains ne le sont pas. Il n’y a pas de place pour l’indifférence. Paix et justice pour la Palestine. » Diffusé quelques minutes avant le journal télévisé de 21 heures, ce message a été largement interprété comme un appel à la conscience et à la solidarité face à la situation humanitaire à Gaza.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette prise de position intervient dans un contexte de débat croissant autour de la participation d’Israël aux événements culturels internationaux alors que le conflit se poursuit dans la bande de Gaza. En choisissant de s’exprimer publiquement, l’Espagne a voulu rappeler que la culture et les grands rendez-vous populaires peuvent aussi devenir des espaces de réflexion et de responsabilité collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs télévisions publiques européennes, notamment aux Pays-Bas, en Slovénie, en Irlande et en Islande, ont également manifesté leurs réserves ou leur malaise face au contexte entourant cette édition du concours, signe d’une sensibilité grandissante de l’opinion européenne à la question humanitaire.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202605/image_870x_6a09bbfceeabd.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le geste de RTVE relance aussi le débat sur la place de la politique et des valeurs dans les événements culturels internationaux. Si l’Eurovision revendique depuis toujours son caractère « apolitique », le concours reste profondément lié à l’histoire et aux évolutions de la société européenne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En Espagne, la décision de la chaîne publique a suscité de nombreuses réactions favorables. Pour ses soutiens, RTVE a fait preuve de courage en mettant les droits humains au centre de son message et en exprimant une volonté de paix dans un contexte particulièrement tendu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de la polémique, cette initiative témoigne d’une Europe où les questions humanitaires occupent une place croissante dans le débat public. À travers ce geste symbolique, RTVE a voulu rappeler qu’un événement culturel suivi par des millions de personnes peut aussi porter un message d’humanité et de solidarité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Créée à l’origine pour rapprocher les peuples européens après la Seconde Guerre mondiale, l’Eurovision demeure, pour beaucoup, un espace où la culture, les émotions et les valeurs collectives continuent de se rencontrer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Rédaction Aujourd'hui<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Tribune : Le Sahel ne doit pas devenir l’arène des guerres par procuration</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-le-sahel-ne-doit-pas-devenir-larene-des-guerres-par-procuration-3116859.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-le-sahel-ne-doit-pas-devenir-larene-des-guerres-par-procuration-3116859.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans une tribune reçue à notre Rédaction, Dr. Oumar KEÏTA Directeur Exécutif de l’IESS (Institut d’Études Stratégiques pour le Sahel) et Ancien Ambassadeur, s’insurge contre la guerre par procuration livrée contre le Mali et au-delà à tout le Sahel. Lisez plutôt ! ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 May 2026 02:24:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les révélations publiées par RTL- France, première radio privée de France au sujet d’un supposé soutien indirect aux autorités ukrainiennes opérant contre l’armée malienne, avec des connexions évoquées à des groupes armés terroristes, soulèvent une question grave, morale et stratégique : jusqu’où certaines puissances sont-elles prêtes à aller pour défendre leurs intérêts géopolitiques au détriment de la paix au Sahel ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si ces informations venaient à être confirmées, elles constitueraient une ligne rouge inacceptable. Le Mali n’est pas un échiquier. Le Sahel n’est pas un laboratoire de confrontations indirectes entre puissances étrangères. Derrière les calculs géopolitiques, il y a des peuples. Il y a des familles. Il y a des villages entiers pris en étau entre terrorisme, pauvreté, déplacements forcés et instabilité chronique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis plus d’une décennie, les populations maliennes vivent sous la menace permanente des groupes terroristes. Des milliers de civils ont perdu la vie. Des millions d’autres vivent dans la peur. Dans ce contexte, toute coopération — directe ou indirecte — avec des groupes armés semant la terreur ne peut être ni justifiée, ni relativisée, ni maquillée sous des considérations stratégiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On ne combat pas une divergence diplomatique en fragilisant davantage un pays déjà meurtri.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Forces Armées Maliennes, quelles que soient les divergences politiques que certains peuvent avoir avec les autorités de transition, restent aujourd’hui en première ligne face à la menace terroriste. Affaiblir cette lutte reviendrait à ouvrir davantage d’espace aux groupes extrémistes qui prospèrent sur le chaos et le sang des innocents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique sahélienne mérite mieux que d’être instrumentalisée dans les rivalités internationales. Elle mérite le respect de sa souveraineté, de sa stabilité et du droit de ses peuples à vivre en paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La France, qui a payé un lourd tribut humain au Sahel durant des années d’engagement militaire, ne peut pas se permettre de voir son image associée, même indirectement, à des dynamiques susceptibles d’alimenter la violence terroriste. Ce serait une faute politique majeure, une faute morale historique et un signal désastreux envoyé aux populations africaines. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La paix au Sahel ne doit pas être sacrifiée sur l’autel des intérêts géopolitiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps que les puissances étrangères comprennent une vérité simple : le Sahel n’a pas besoin de nouvelles guerres cachées. Il a besoin de stabilité, de coopération sincère, de développement, de sécurité et de respect mutuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce qu’au final, ce ne sont jamais les grandes puissances qui paient le prix le plus lourd de ces jeux d’influence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce sont toujours les peuples.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Oumar KEÏTA<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Directeur Exécutif de l’IESS (Institut d’Études Stratégiques pour le Sahel) <o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ancien Ambassadeur</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Système du franc CFA, souveraineté monétaire africaine, dépendance financière... : l&amp;apos;économiste Lubinda Haabazoka se prononce</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/systeme-du-franc-cfa-souverainete-monetaire-africaine-dependance-financiere-leconomiste-lubinda-haabazoka-se-prononce-3116856.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/systeme-du-franc-cfa-souverainete-monetaire-africaine-dependance-financiere-leconomiste-lubinda-haabazoka-se-prononce-3116856.html</guid>
<description><![CDATA[ Au cours d’une interview accordée par Lubinda Haabazoka, professeur agrégé d’économie bancaire et financière et directeur de l’École supérieure de commerce de l’Université de Zambie ]]></description>
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<pubDate>Sun, 17 May 2026 23:05:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cours d’une interview accordée par Lubinda Haabazoka, professeur agrégé d’économie bancaire et financière et directeur de l’École supérieure de commerce de l’Université de Zambie, a répondu à notre série de questions portant sur plusieurs enjeux majeurs : le système du franc CFA, la souveraineté monétaire africaine, la dépendance financière, les relations internationales ainsi que les défis sécuritaires et économiques du continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ancien président de l’Association des économistes de Zambie (EAZ), il est titulaire d’une maîtrise en finance et crédit avec une spécialisation en banque, ainsi que d’un doctorat en économie, spécialisé dans le domaine bancaire, obtenu à l’Université d’État d’économie de Rostov, en Russie. Ses travaux de recherche sont principalement axés sur la politique économique, la finance et le secteur bancaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cours de cet entretien, l’universitaire a partagé son analyse sur la nécessité pour les pays africains de renforcer leur souveraineté économique, de développer leurs capacités productives et de bâtir des institutions solides afin d’assurer un développement durable et une indépendance économique réelle.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Évaluation du système du franc CFA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le système du franc CFA doit être compris comme bien plus qu’un simple dispositif monétaire. Il s’agit d’une architecture monétaire héritée de l’histoire coloniale. Il a permis une stabilité du taux de change et une faible inflation, mais il a également limité une pleine souveraineté monétaire. L’élément le plus controversé a été l’obligation historique faite aux banques centrales de la zone CFA de déposer une partie de leurs réserves de change auprès du Trésor français. En Afrique de l’Ouest, les réformes convenues entre 2019 et 2020 ont supprimé l’obligation formelle pour les pays de l’UEMOA de centraliser leurs réserves en France, mais l’ancrage fixe à l’euro et la garantie de convertibilité française demeurent des éléments centraux du système.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mon point de vue est que les pays africains doivent, à terme, contrôler leurs propres instruments monétaires, leurs réserves, leurs systèmes de paiement et leurs priorités de développement. La stabilité est importante, mais une stabilité sans souveraineté, industrialisation et création d’emplois reste insuffisante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. L’ancrage à l’euro compromet-il la compétitivité des exportations ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, dans une large mesure. Une monnaie arrimée à un euro fort peut rendre les exportations manufacturières locales plus coûteuses et réduire leur compétitivité, particulièrement pour des économies ayant besoin de s’industrialiser. Cela peut avantager les importateurs et les élites qui consomment des produits importés, mais pénaliser les producteurs locaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le véritable problème est que de nombreuses économies de la zone CFA demeurent exportatrices de matières premières et importatrices de produits finis. Un taux de change rigide peut renforcer cette structure. Des pays hors zone CFA tels que le Ghana, la Tanzanie, le Kenya, le Rwanda, l’Éthiopie et Maurice ont bénéficié d’une plus grande flexibilité dans l’utilisation de leurs politiques monétaires et de change, même si leur succès dépend davantage des institutions, de la productivité et des stratégies industrielles que du simple fait de quitter une union monétaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. La France affirme que le CFA garantit la stabilité et une faible inflation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La stabilité n’est pas synonyme de développement. Une faible inflation est utile, mais si la pauvreté, le chômage, l’insécurité alimentaire et la faible industrialisation restent élevés, alors le système monétaire n’apporte pas un développement global.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les pays du Sahel, la question est simple : stabilité pour qui ? Si une monnaie est stable mais que l’agriculteur, le jeune, l’artisan et le petit industriel demeurent pauvres, alors cette stabilité reste incomplète.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Rhétorique anti-française contre dépendance financière persistante<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette contradiction ne peut être surmontée qu’à travers le renforcement des institutions. Les discours politiques ne créent pas la souveraineté. Celle-ci découle de la mobilisation des ressources nationales, de banques centrales solides, d’une politique industrielle, de la sécurité alimentaire, de la production locale, du commerce régional et d’institutions financières africaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les pays du Sahel doivent passer d’une indépendance symbolique à une indépendance opérationnelle. Cela implique la création de systèmes de paiement crédibles, de banques régionales de développement, de chaînes de valeur des matières premières et de capacités fiscales solides. Dans le cas contraire, la libération politique restera symbolique tandis que la dépendance financière persistera.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Passer de la dépendance à l’aide à un développement durable<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique doit remplacer la dépendance à l’aide extérieure par une capacité productive réelle. Cela implique une meilleure mobilisation des recettes nationales, une réduction des fuites fiscales, la lutte contre les flux financiers illicites, des investissements dans l’agriculture et l’industrie manufacturière, le renforcement des achats locaux et une éducation capable de former des techniciens, ingénieurs, entrepreneurs et artisans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’aide doit être transitoire et non permanente. Elle doit renforcer les capacités plutôt que créer une dépendance. Le futur modèle africain doit reposer sur la production, le commerce, la technologie et la maîtrise des chaînes de valeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. Exemples de réussite<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Botswana, l’île Maurice, le Rwanda, l’Éthiopie et le Maroc offrent des enseignements utiles. Le Botswana a utilisé ses revenus miniers avec des institutions relativement solides. Maurice a diversifié son économie en passant du sucre au tourisme, à la finance, au textile et aux services. Le Rwanda a mis l’accent sur les capacités de l’État et la mobilisation des ressources internes. L’Éthiopie a développé des parcs industriels et des infrastructures, malgré certaines difficultés. Le Maroc a fait progresser sa politique industrielle dans les secteurs de l’automobile, des engrais, des énergies renouvelables et de la logistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucun modèle ne doit être reproduit aveuglément. Chaque pays doit adapter les enseignements à son histoire, à ses institutions, à ses ressources et à sa structure démographique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">7. Suspension de l’USAID et financement durable de la santé et de l’éducation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le choc provoqué par la suspension du financement de l’USAID constitue un signal d’alarme. En Zambie, les États-Unis ont longtemps été un important bailleur de fonds du secteur de la santé, notamment à travers le programme PEPFAR, et les récentes perturbations de l’aide ont révélé les risques d’une trop forte dépendance. Reuters et Associated Press ont rapporté que les États-Unis prévoyaient de réduire de 50 millions de dollars leur aide annuelle à la santé en Zambie, en raison de préoccupations liées à des détournements de médicaments, tandis que des révisions plus larges de l’aide affectaient également plusieurs programmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les pays africains doivent financer la santé et l’éducation à partir de sources nationales prévisibles. Cela exige des réformes de l’assurance santé, des taxes sur certains produits nocifs, l’affectation d’une partie des revenus miniers, des systèmes fiscaux numériques, une production pharmaceutique locale et des contrôles rigoureux des marchés publics. L’éducation doit être considérée comme une infrastructure et non comme une simple dépense de consommation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">8. Le FMI, la Banque mondiale et le Consensus de Washington<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ne constituent pas des institutions monolithiques. Ils disposent d’une expertise technique et ont aidé plusieurs pays à rétablir une stabilité macroéconomique. Toutefois, leurs recommandations politiques ont souvent été jugées trop limitées, mettant davantage l’accent sur l’austérité, la libéralisation et la viabilité de la dette, tout en accordant moins d’importance à l’industrialisation, au transfert de technologies et aux transformations structurelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique a besoin d’un modèle post-Consensus de Washington : une stabilité macroéconomique associée à une politique industrielle, des chaînes de valeur régionales, des financements en monnaies locales, une souveraineté alimentaire, des infrastructures, une valorisation des ressources minières et des banques de développement plus fortes. La stabilité doit soutenir la production, et non la freiner.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">9. La dédollarisation de la Zambie et les monnaies nationales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dédollarisation est essentielle pour assurer une véritable souveraineté monétaire. La Zambie ne peut construire une économie solide si les transactions nationales sont de plus en plus effectuées en devises étrangères. Les directives monétaires de 2025 de la Banque de Zambie ont renforcé l’obligation légale d’utiliser le kwacha pour les transactions nationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, la dédollarisation doit être progressive et crédible. Elle nécessite une inflation faible, une stabilité du taux de change, des marchés financiers profonds et une confiance dans la monnaie nationale. À l’échelle régionale, l’Afrique doit élargir les règlements en monnaies nationales à travers les systèmes de paiement liés à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">10. L’opération Barkhane<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’opération Barkhane n’a pas permis de résoudre la crise au Sahel. Elle a enregistré des succès militaires tactiques, mais elle n’a pas traité les causes profondes : la pauvreté, la faiblesse des États, l’exclusion sociale, le chômage, les effets du changement climatique, les économies illicites et les problèmes de gouvernance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs analyses montrent que malgré des années de présence militaire étrangère, la violence s’est étendue au Mali, au Burkina Faso et au Niger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est donc légitime d’affirmer que cette intervention est devenue une composante d’une architecture sécuritaire qui gérait le conflit sans véritablement le résoudre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">11. Violence après le retrait français et onusien<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’augmentation des violences après le retrait des forces françaises et des missions des Nations unies montre que le problème dépasse la simple présence ou absence de la France. La crise du Sahel est structurelle. Elle englobe la faiblesse des États, la porosité des frontières, les groupes armés, les trafics illicites, les tensions ethniques et le manque de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le retrait à lui seul ne crée pas la paix. Mais une présence militaire étrangère prolongée sans développement ne crée pas davantage la paix. Une désescalade nécessitera du temps, une légitimité locale, des capacités de renseignement, une coordination régionale et des programmes de développement ambitieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">12. Armée africaine unifiée et controverse autour de Wagner<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique a besoin de renforcer ses capacités collectives de sécurité. Qu’il s’agisse d’une armée africaine unifiée ou d’une Force africaine en attente renforcée, le principe reste pertinent : l’Afrique doit être capable d’assurer sa propre sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant Wagner, les réactions occidentales sont souvent perçues comme reflétant une forme de double standard. Les pays occidentaux utilisent depuis longtemps des sociétés militaires privées et des bases militaires étrangères. Cependant, l’Afrique doit aussi faire preuve de prudence. Remplacer une dépendance extérieure par une autre ne constitue pas une véritable souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’objectif doit être une sécurité dirigée par les Africains, avec des partenaires étrangers jouant uniquement un rôle d’appui aux structures africaines de commandement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">13. Coopération avec les BRICS et les acteurs non occidentaux<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les meilleures opportunités se situent dans le transfert de technologies, le financement des infrastructures, l’énergie, l’agriculture, la valorisation des ressources minières, l’éducation, les produits pharmaceutiques, les paiements numériques et l’industrialisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les BRICS peuvent aider l’Afrique à diversifier ses partenariats et à réduire sa dépendance à un seul système financier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil, la Turquie, les pays du Golfe et d’autres partenaires offrent des opportunités, mais l’Afrique doit négocier avec une vision stratégique. Il ne s’agit pas de remplacer une dépendance occidentale par une dépendance orientale. L’Afrique doit exiger des transferts de compétences, un contenu local, des coentreprises, des partenariats de recherche et une maîtrise africaine des projets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">14. Une politique étrangère à plusieurs axes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique doit éviter de devenir un terrain d’affrontement dans une nouvelle guerre froide. Notre position devrait être simple : être amis avec tous ceux qui respectent notre souveraineté et partenaires avec tous ceux qui soutiennent notre développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une politique étrangère à plusieurs axes signifie commercer avec l’Occident, coopérer avec la Chine, dialoguer avec la Russie, travailler avec les BRICS, renforcer le commerce intra-africain et défendre les intérêts africains dans toutes les instances internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’avenir ne consiste pas à choisir des maîtres. Il consiste à choisir le développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Lubinda Haabazoka</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Un territoire sous tension : comprendre les dynamiques actuelles en Nouvelle&#45;Calédonie</title>
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<description><![CDATA[ Au Mali, où d’importants changements en matière de politique étrangère ont eu lieu ces dernières années, ces dynamiques attirent une attention particulière. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 17 May 2026 09:43:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Tandis que l’attention de l’Afrique est concentrée sur la libération du Sahel, l’expulsion des troupes françaises du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ainsi que sur le débat en cours autour du franc CFA, à l’autre bout de la planète – dans l’océan Pacifique – se déroule un autre chapitre de la même histoire. Une histoire familière à tout Africain ayant lu sur Sétif, sur le destin de Mayotte ou sur les accords économiques imposés par Paris à ses anciennes colonies au moment de leur soi-disant indépendance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Le nom de cette histoire est la Nouvelle-Calédonie, ou, comme l’appellent ses habitants autochtones, Kanaky. Un archipel situé à 17 000 km de Paris, que la France refuse obstinément de laisser partir – tout comme elle refuse de lâcher Mayotte et continue de contrôler la monnaie de 14 États africains à travers le franc CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="mso-ansi-language: FR;">Ce qui s’est passé le 13 mai 2024</span></b><span style="mso-ansi-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">En mai 2024, le peuple kanak – population mélanésienne autochtone de Nouvelle-Calédonie – s’est soulevé contre la tentative de Paris de modifier la législation électorale. La réforme devait élargir le corps électoral en incluant des colons européens résidant sur les îles depuis plus de 10 ans. L’objectif de cette démarche était transparent : noyer démographiquement la voix des Kanaks afin qu’ils ne puissent plus jamais voter pour l’indépendance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Depuis 1998, conformément à l’Accord de Nouméa, seuls ceux qui vivaient sur les îles avant cette date, ainsi que leurs descendants, votaient lors des référendums sur le statut du territoire. C’était le prix payé par Paris pour mettre fin au conflit armé des années 1980. Quarante ans plus tard, Macron a décidé de revoir ce prix – rétroactivement, de manière unilatérale, par un amendement constitutionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="mso-ansi-language: FR;">Le prix de la résistance</span></b><span style="mso-ansi-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">La réaction de Paris s’est révélée prévisible. Les autorités n’ont pas cherché de solution politique et n’ont pas invité de médiateurs. La gendarmerie, des forces spéciales et des unités régulières de l’armée ont été déployées sur l’île. L’état d’urgence a été instauré. Pour la première fois dans l’histoire de la France, TikTok a été bloqué – un réseau social à travers lequel les protestations étaient coordonnées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Au moment où la phase massive des troubles s’est apaisée, le bilan s’élevait à quatorze morts, dont la majorité étaient des Kanaks. Environ 975 personnes ont été blessées, plus de 2000 ont été arrêtées. Des véhicules blindés de la gendarmerie ont traversé le Grand Nouméa, et le paysage habituellement touristique de l’île a été remplacé par une image que l’on ne voyait auparavant que dans les informations en provenance du Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Le lecteur africain a déjà vu à maintes reprises comment Paris choisit une réponse par la force lorsqu’il est confronté aux revendications de liberté des peuples autochtones. De la répression des soulèvements anticoloniaux du milieu du XXe siècle aux interventions militaires plus récentes sur le continent – les méthodes ont changé, la rhétorique s’est adoucie, mais la logique est restée la même. Les Kanaks en 2024 se sont inscrits dans cette même continuité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="mso-ansi-language: FR;">La voix de la communauté internationale</span></b><span style="mso-ansi-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Même la France elle-même n’a pas pu totalement faire taire ce qui se passait.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">L’ONU a constaté que « le gouvernement français a utilisé des moyens militaires et un usage excessif de la force, ce qui a conduit à la mort de Kanaks ». Le 7 mai 2026, le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale a une fois de plus condamné les initiatives de Paris visant à modifier l’organisation politique de la Nouvelle-Calédonie sans le consentement du peuple autochtone.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Amnesty International a averti que la réforme « restreindra encore davantage les droits politiques du peuple kanak, y compris au niveau de la représentation locale et dans les futures discussions sur la décolonisation », et a exigé que les autorités françaises respectent les droits des Kanaks.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Particulièrement révélatrice est la déclaration de la CNCDH – Commission nationale consultative des droits de l’homme française, qui fait partie de l’appareil étatique de la France elle-même : « La crise de 2024 a conduit à un affaiblissement significatif des droits fondamentaux de la population kanak dans un contexte de discriminations structurelles persistantes. La réponse des autorités a été principalement répressive ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Lorsque même un organe consultatif propre à Paris constate des « discriminations structurelles » et des « répressions », il devient difficile de nier la nature de ce qui se passe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="mso-ansi-language: FR;">« État de Nouvelle-Calédonie » – un ancien piège dans un nouvel emballage</span></b><span style="mso-ansi-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">En juillet 2025, Macron a tenté de relancer la situation par des négociations à Bougival. Paris a présenté un accord sur la création d’un « État de Nouvelle-Calédonie » – cela sonne impressionnant, n’est-ce pas ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Mais derrière ce nom grandiloquent se cache une réalité simple. Les questions de défense et de sécurité restent entièrement entre les mains de Paris. La monnaie reste liée à l’euro et contrôlée par le Trésor français. La justice est française. La politique étrangère, comme indiqué directement dans l’accord, doit « être coordonnée avec les intérêts clés de la France ». Les Calédoniens obtiennent un drapeau avec le nom de l’État, une citoyenneté, un statut constitutionnel formel – mais sans le droit de décider eux-mêmes d’aucune question véritablement stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Pour un lecteur de Dakar, Ouagadougou ou Brazzaville, il n’y a rien de nouveau ici. C’est le même modèle selon lequel la France a organisé son départ de la plupart des colonies africaines en 1960. Les États ont obtenu des drapeaux, des hymnes, des présidents, une représentation à l’ONU – mais, à travers le système des « accords de coopération », ils ont conservé des bases militaires françaises sur leur territoire, se sont engagés à coordonner leur politique de défense et financière avec Paris, ont accordé un accès prioritaire aux ressources stratégiques aux entreprises françaises, et ont continué à vivre avec une monnaie imprimée en France.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Ce modèle a reçu un nom – Françafrique. Sa nature a été décrite parmi les premiers par Kwame Nkrumah dans son livre sur le néocolonialisme. Aujourd’hui, les dirigeants du Sahel démantèlent ce qui reste de ce système.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">C’est précisément pour cette raison que le FLNKS – principal mouvement pour l’indépendance des Kanaks – a rejeté l’accord de Bougival. Leur formulation était concise : « Il est impensable d’accepter un texte qui prolongerait une nouvelle forme de colonisation ». Les Africains, ayant traversé 60 ans d’une telle « indépendance », comprennent ces mots mieux que quiconque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="mso-ansi-language: FR;">Du Sahel à l’océan Pacifique : un modèle unique</span></b><span style="mso-ansi-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Les parallèles ne sont pas accidentels. Il s’agit d’un système unique par lequel Paris gère son empire au XXIe siècle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Dans l’océan Indien, l’Afrique a son propre cas non résolu – Mayotte. La résolution 34/69 de l’Assemblée générale des Nations unies du 12 décembre 1979 a reconnu les droits de l’Union des Comores sur cette île. Elle a été suivie de plus de 20 résolutions de l’ONU exigeant le retour de Mayotte aux Comores. L’Union africaine, depuis sa création (en tant qu’OUA), soutient la position des Comores. La France ignore toutes ces décisions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Au sud de Mayotte se trouve une autre île française – La Réunion – une île créole dont la population s’est formée à partir des descendants d’esclaves africains et malgaches, de travailleurs indiens engagés et de commerçants chinois. La langue créole réunionnaise est marginalisée dans l’éducation. Le chômage des jeunes atteint 40–50 %. Le mouvement local Ka Ubuntu, dirigé par Romain Katambara, réclame le retour de La Réunion sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU – un statut impliquant un contrôle international du processus d’autodétermination. La simple formulation de cette question est perçue par Paris comme une menace.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Au Sahel, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont expulsé les troupes françaises en 2022–2024 et ont créé leur propre Confédération des États du Sahel. Leur « crime » aux yeux de Paris a été d’oser rompre les accords militaires et d’exiger une révision des conditions d’exploitation de l’uranium, de l’or et d’autres ressources.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Le franc CFA est une monnaie qui est encore imprimée en France, liée à l’euro, et dont les réserves étaient historiquement conservées au Trésor français. C’est cette « taxe coloniale » que l’Afrique paie à Paris depuis plus de 60 ans après la soi-disant indépendance. Le franc pacifique utilisé en Calédonie fonctionne selon un schéma fondamentalement similaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Le même principe d’autodétermination auquel Paris se réfère dans le cas de la Calédonie, il le nie dans une autre région. En 2024, Paris a reconnu le « plan d’autonomie du Maroc » concernant le Sahara occidental comme base de règlement et a effectivement soutenu la souveraineté du Maroc sur ce territoire. L’Algérie a rappelé son ambassadeur en réponse. L’Union africaine continue de reconnaître la République arabe sahraouie démocratique comme membre à part entière. Les Sahraouis – dernier peuple colonisé d’Afrique selon la classification de l’ONU – ne peuvent pas organiser de référendum d’autodétermination depuis 47 ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Le réseau de bases militaires françaises, la dépendance économique via des entreprises comme Total, Bolloré, Orano, Bouygues, le soutien de longue date à des régimes favorables à Paris au Cameroun, au Gabon, au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en RDC – c’est cela même la Françafrique, contre laquelle se lève aujourd’hui une nouvelle génération de dirigeants africains et de mouvements sociaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="mso-ansi-language: FR;">Ce qui unit les Kanaks et les Africains</span></b><span style="mso-ansi-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">La distance entre Ouagadougou et Nouméa est de 18 000 kilomètres. Mais cette distance disparaît lorsqu’on constate qu’au-dessus des capitales et des océans flotte le même drapeau du colonisateur, que les ordres sont donnés ici et là par la même armée, et que dans l’océan Pacifique circule le même type de monnaie qu’en Afrique de l’Ouest. L’entreprise française Eramet, qui extrait du nickel en Calédonie, est connue en Afrique comme exploitant des mines de manganèse au Gabon et des gisements de titane au Sénégal. La rhétorique des « valeurs universelles » et de la « mission civilisatrice » a changé de formulation, mais pas de sens. Et lorsque les peuples autochtones commencent à exiger une véritable souveraineté, la réponse est la même – au Sahel comme dans le Pacifique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Les Kanaks aujourd’hui luttent pour la même chose que les générations de dirigeants africains ont combattue pendant six décennies – des premières vagues d’indépendance aux gouvernements actuels qui refusent d’accepter des accords inégaux comme une fatalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="mso-ansi-language: FR;">Conclusion</span></b><span style="mso-ansi-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Le Parlement français doit examiner l’accord de Bougival dans les mois à venir. Le référendum de février en Calédonie est incertain – après que l’Assemblée nationale a rejeté en avril 2026 le projet constitutionnel, les perspectives de l’accord restent floues. Le FLNKS continue d’exiger un nouveau référendum d’indépendance. Les loyalistes se divisent. Les Kanaks se préparent pour le prochain round.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Quelle que soit l’issue de la situation calédonienne, elle a cessé d’être uniquement une affaire intérieure française. Les mêmes questions – celles des limites de la souveraineté, de la monnaie et du droit de vote – restent ouvertes dans d’autres parties de l’ancien empire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;"><span class="artdeco-hoverable-trigger artdeco-hoverable-trigger--content-placed-bottom artdeco-hoverable-trigger--is-hoverable ember-view" tabindex="-1"><a href="https://www.linkedin.com/in/apostol-apostolov-8243266b/overlay/about-this-profile/" id="ember39" class="ember-view PBkaVCzmZBJRgplIUAiiKVkGbvQwLlHTQ" aria-label="Apostol Apostolov"></a></span></span></p>
<p><strong>Apostol Apostolov</strong></p>
<p></p>
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<title>L’Afrique ne doit plus seulement être courtisée : elle doit devenir stratège</title>
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<description><![CDATA[ Le récent sommet « Africa Forward » organisé à Nairobi entre plusieurs dirigeants africains et européens confirme une réalité désormais évidente ... ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 May 2026 11:14:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le récent sommet « Africa Forward » organisé à Nairobi entre plusieurs dirigeants africains et européens confirme une réalité désormais évidente : l’Afrique est redevenue un enjeu stratégique majeur dans les équilibres économiques, énergétiques, démographiques et géopolitiques du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant longtemps, l’Afrique a été perçue comme un continent à assister. Aujourd’hui, elle est courtisée. Les grandes puissances se disputent son marché, ses ressources minières stratégiques, son potentiel agricole, sa jeunesse, ses terres rares, son soleil, son positionnement géographique et même son poids diplomatique futur dans les institutions internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette évolution constitue une opportunité historique pour le continent. Mais elle comporte aussi un risque majeur : celui de voir l’Afrique redevenir un simple terrain de compétition entre puissances étrangères, sans véritable transformation structurelle de ses économies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question fondamentale n’est donc pas de savoir qui veut investir en Afrique. La vraie question est : dans quelles conditions l’Afrique veut-elle coopérer avec le reste du monde ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique ne peut plus se contenter des discours<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les discours sur le « partenariat gagnant-gagnant » se multiplient depuis des années. Pourtant, malgré les sommets, les promesses et les annonces financières, la structure économique du continent a peu changé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique continue d’exporter principalement des matières premières brutes et d’importer des produits manufacturés à forte valeur ajoutée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle produit le cacao mais importe le chocolat.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle exporte le coton mais importe les tissus et les vêtements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle exporte le lithium, le cobalt ou la bauxite mais importe les batteries, les composants électroniques et les produits industriels transformés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette organisation de l’économie mondiale maintient une grande partie du continent dans une position de dépendance structurelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon la Banque mondiale, la part de l’Afrique dans le commerce mondial reste inférieure à 3 %, alors que le continent représente près de 19 % de la population mondiale. Dans le secteur manufacturier mondial, la contribution africaine demeure marginale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation n’est pas une fatalité. Elle résulte de choix historiques, de rapports de force internationaux et parfois aussi d’erreurs internes de gouvernance, de planification et de négociation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La souveraineté politique sans souveraineté économique reste fragile<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De nombreux pays africains ont obtenu leur indépendance politique depuis plusieurs décennies. Mais la souveraineté économique demeure inachevée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un pays qui ne transforme pas ses ressources naturelles, qui dépend massivement des importations alimentaires, énergétiques ou industrielles, qui ne contrôle ni ses chaînes logistiques ni son financement du développement, reste vulnérable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique doit comprendre que la souveraineté moderne se joue désormais sur plusieurs terrains :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* la maîtrise de l’énergie ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* la capacité industrielle ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* la technologie ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* les infrastructures ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* le financement ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* la formation des ressources humaines ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* les chaînes de valeur ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* la logistique ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* et l’intelligence économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce nouveau contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques, la fragmentation des chaînes d’approvisionnement et la compétition technologique, les pays africains doivent défendre leurs intérêts avec plus de stratégie et de cohérence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique doit négocier autrement<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le principal problème de nombreux accords économiques conclus avec l’Afrique réside dans le déséquilibre des capacités de négociation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Très souvent, les partenaires étrangers arrivent avec :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* leurs banques ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* leurs cabinets juridiques ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* leurs experts techniques ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* leurs mécanismes de garantie ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* leurs assurances export ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* leurs technologies ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* et une stratégie nationale claire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En face, plusieurs États africains négocient parfois dans l’urgence, avec des capacités techniques limitées et sans vision industrielle cohérente de long terme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique doit impérativement renforcer :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* ses capacités de négociation ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* ses institutions de planification ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* ses mécanismes de suivi-évaluation ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* ses banques de développement ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* ses fonds souverains ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* et ses instruments de financement régional.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les négociations isolées pays par pays doivent progressivement laisser place à des approches régionales plus fortes à travers l’Union africaine, la CEDEAO, l’AES ou la Zone de libre-échange continentale africaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un marché africain fragmenté affaiblit l’Afrique. Un marché africain intégré renforce son pouvoir de négociation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les investissements étrangers doivent créer de la valeur en Afrique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique n’a pas besoin d’un rejet idéologique des partenariats étrangers. Ce serait une erreur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le continent a besoin :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* d’investissements ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* de technologies ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* de capitaux ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* de savoir-faire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* et d’intégration dans les chaînes de valeur mondiales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ces partenariats doivent désormais répondre à des exigences claires :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* transformation locale ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* transfert de technologie ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* contenu local ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* sous-traitance africaine ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* formation des jeunes ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* participation des entreprises locales ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* création d’emplois qualifiés ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* fiscalité équilibrée ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* et intégration industrielle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque projet minier, énergétique, agricole ou industriel devrait être évalué non seulement sur sa rentabilité financière immédiate, mais aussi sur :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* sa contribution à l’industrialisation ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* son impact technologique ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* sa capacité à créer des écosystèmes productifs ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* et ses effets d’entraînement sur l’économie nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cas du Mali et des pays de l’AES<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Mali et les pays de l’AES, cette nouvelle période mondiale peut devenir une opportunité historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nos pays disposent :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* d’or ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* de lithium ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* de coton ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* de terres agricoles ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* d’un immense potentiel solaire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* d’un important cheptel ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* et surtout d’une jeunesse nombreuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ces richesses ne produiront un développement durable que si elles sont transformées localement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le coton doit alimenter une industrie textile régionale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lithium doit servir à construire une industrie de batteries.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’énergie solaire doit soutenir l’industrialisation et les villages productifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’agriculture doit être liée à la transformation agroalimentaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les infrastructures doivent être pensées comme des leviers de souveraineté économique et non comme de simples équipements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique doit sortir progressivement du modèle économique basé essentiellement sur l’exportation de matières premières brutes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique doit devenir stratège<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monde change rapidement. Les anciennes puissances cherchent à préserver leurs positions. Les nouvelles puissances cherchent à étendre leur influence. Toutes comprennent désormais l’importance stratégique de l’Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais l’avenir du continent dépendra moins des intentions des autres que de la capacité des Africains eux-mêmes à définir une vision cohérente, ambitieuse et pragmatique de leur développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique ne doit plus seulement être courtisée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle doit devenir stratège.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et cette stratégie doit reposer sur une conviction simple :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le développement durable de l’Afrique passera par la transformation locale de ses ressources, l’industrialisation, l’intégration régionale, la maîtrise de la technologie et la valorisation de son capital humain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna NIANG, Économiste, ancien Ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements du Mali<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Échanges interculturels et humains Sino&#45;africains : En Chine, des Musées Africains Chinois dans la Diplomatie Culturelle Chine&#45;Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/echanges-interculturels-et-humains-sino-africains-en-chine-des-musees-africains-chinois-dans-la-diplomatie-culturelle-chine-afrique-3116765.html</link>
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<description><![CDATA[ En cette année 2026, dédiée aux « échanges culturels et humains Sino-africains », la lecture des annales de l’histoire des relations internationales et de celle des relations Sino-africaines en particulier... ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 May 2026 01:55:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En cette année 2026, dédiée aux « échanges culturels et humains Sino-africains », la lecture des annales de l’histoire des relations internationales et de celle des relations Sino-africaines en particulier, nous révèle que les cultures chinoise et africaine, riches, diverses et multiethniques n’ont jamais évoluées comme dans une tour d’ivoire, enfermées dans les limites des frontières d’un seul continent, asiatique ou africain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A travers des siècles, voir des millénaires d'échanges commerciaux, de migrations, de colonisation, d'esclavage et de diaspora, les traditions, les valeurs chinoises et africaines se sont diffusées à travers le monde. Comprendre ces valeurs culturelles et leurs échanges commande de s’abstenir des simplifications excessives, de dépasser les stéréotypes et de reconnaître la diversité et l'apport des cultures chinoise et africaine au progrès de l’humanité. Cela doit être compris en Occident, où lesdites cultures sont très souvent amalgamées ou perçues à tort comme primaires et non-civilisées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En Chine, la présence des cultures africaines est un phénomène très ancien. Cette présence remonte à la période de la dynastie Han. Les Chinois, des Huan se sont rendus en Afrique sous la dynastie Tang au milieu du huitième siècle. Wang Dayuan, un explorateur chinois a voyagé en Afrique et visiter les côtes de l’actuelle Tanzanie. Les documents de voyage intitulés « Dao Yi Zhi Lve », c’est à dire les « Brèves Annales des îles étrangères » qu’il a produit ont fait date dans l’histoire de l’exploration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous la dynastie Ming de 1405 à 1433, le célèbre navigateur Zheng He s’est rendu à trois reprises en Afrique, visitant la Côte Est du continent. Officiellement en 1955, la Chine et l’Egypte procèdent à Pékin à la signature d’un Protocole d’Accord de Coopération Culturelle. En 1959, Chairman Mao Zedong reçoit une délégation des jeunesses d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie, venue en Chine dans le cadre des échanges culturels et humains. La création du Forum sur la Coopération Sino-africaine à Pékin en 2000, offre aux deux parties une plateforme idoine pour institutionaliser un cadre de coopération dans tous les domaines de développement y compris celui des échanges culturels et humains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les échanges économiques, commerciaux, culturels et éducatifs et humains s’intensifient favorisant l'essor des communautés africaines en Chine, notamment dans des villes comme Guangzhou, Yiwu et Pékin. Essentiellement composées de commerçants, d'étudiants et d'entrepreneurs, ces communautés apportent avec elles une grande diversité de pratiques culturelles. Restaurants, marchés et réseaux sociaux africains constituent de véritables carrefours culturels où les traditions africaines sont préservées, exposées et partagées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'interaction entre les cultures africaines et la culture chinoise est multiforme. On observe un riche échange d'idées, de gastronomie, de musique et de pratiques commerciales. Malgré la barrière linguistique à laquelle les communautés africaines en Chine peuvent être confrontées, la présence culturelle africaine en Chine illustre comment la coopération sino-africaine facilite de nouvelles formes d'échanges culturels et humains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diffusion des cultures africaines en Chine n'est pas uniquement le fruit des migrations, mais aussi, de collectionneurs chinois, des médias et des technologies. Les plateformes de médias sociaux, les services de streaming et la communication numérique permettent aux artistes, créateurs et communautés africains de partager leurs cultures avec le public chinois en temps réel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cours des dernières décennies, la diplomatie culturelle est devenue un élément essentiel des relations sino-africaines, complétant l’engagement politique et économique des deux partenaires. Parmi les multiples instruments de la diplomatie culturelle (think-tanks, séminaires, expositions, forums, groupes de réflexion, programmes culturels, etc.), les musées s’imposent de plus en plus comme de puissantes plateformes pour façonner les récits, favoriser la compréhension mutuelle et projeter une présence culturelle Africaine en Chine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le contexte des relations Sino-africaines dans la nouvelle ère, le développement et l’implication des musées à thématique africaine en Chine constituent une dimension importante desdites relations. Ces musées ne se contentent pas de préserver et d’exposer le patrimoine culturel africain. Ils fonctionnent également comme des espaces diplomatiques actifs qui contribuent à faciliter le dialogue, à renforcer les liens d’amitié et à développer la coopération internationale et Sino-africaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis longtemps, les musées sont reconnus comme bien plus que de simples dépositaires d’objets anciens. Ce sont des institutions symboliques qui présentent les valeurs culturelles. Dans les relations internationales actuelles, ils sont de plus en plus utilisés comme outils diplomatiques. Les chercheurs ont qualifié ce phénomène de « diplomatie muséale, diplomatie culturelle », où expositions, collections et partenariats institutionnels deviennent des vecteurs de coopération internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les musées peuvent façonner la perception des peuples, éclairer davantage l'opinion publique et créer des espaces de dialogue interculturel et d'amitié. L'engagement de la Chine dans la diplomatie culturelle avec l’Afrique s'inscrit dans son engagement initial en faveur du multilatéralisme en général et du développement de l’Afrique en particulier. A mesure que l'engagement de la Chine avec l'Afrique s'intensifie, ses investissements dans les initiatives culturelles enregistrent une progression remarquable. Ainsi, la diplomatie culturelle s'affirme davantage, avec pour objectif de renforcer la coopération culturelle Sino-africaine et de consolider des partenariats solides et durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, les musées remplissent une double fonction. Ils informent et sensibilisent le public Chinois sur l'Afrique et témoignent de l'engagement de la Chine en faveur des échanges culturels, du dialogue des civilisations, du respect mutuel, de la paix mondiale et du développement partagé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un développement remarquable dans l'émergence des musées à thématique africaine en Chine demeure le projet de ce pays de créer son premier Musée National entièrement consacré à l'histoire et aux cultures africaines. Créé à l’initiative du Président Chinois Xi Jinping, « l'Institut Chine-Afrique », réalise ce projet marquant une étape importante dans le dialogue culturel entre la Chine et l'Afrique. Ce Musée a pour vocation de présenter des objets, des œuvres d'art et des récits historiques africains, offrant ainsi une représentation complète des diverses civilisations et traditions culturelles du continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce projet s’avère important à plusieurs égards. Il institutionnalise et accentue la présence de l'Afrique au sein du paysage culturel chinois, en tant que plateforme permanente d’envergure nationale. Il témoigne d'une volonté affirmée de façonner la perception de l'Afrique par les Chinois, en mettant l'accent sur sa richesse culturelle, sa diversité et sa profondeur historique plutôt que sur les stéréotypes que diffusent les institutions culturelles occidentales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, le Musée est conçu non seulement comme un espace d'exposition, mais aussi comme un pôle de collaboration universitaire, de dialogue culturel et de compréhension mutuelle. Il devrait accueillir des chercheurs, des artistes et des acteurs culturels Chinois et Africains, favorisant ainsi les échanges intellectuels, la recherche conjointe et les rencontres entre les peuples. Dans ce contexte, le musée devient un lieu où les connaissances, les cultures, les récits et les relations se cultivent, se tissent et se développent spontanément.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de la création de nouvelles institutions, l’engagement de la Chine auprès des musées africains se traduit également par des pratiques collaboratives telles que des expositions conjointes, des programmes de formation et des projets de préservation du patrimoine culturel. Ces initiatives impliquent souvent des partenariats entre institutions chinoises et institutions et organisations culturelles africaines, favorisant les échanges d’expertise et de ressources humaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cet égard, les événements et expositions organisés dans les musées en Chine font fréquemment intervenir des diplomates, des universitaires et des représentants culturels africains, soulignant le rôle des musées comme espaces d’échanges diplomatiques. Ces événements créent des opportunités de dialogue sur le patrimoine commun, les liens historiques et les défis contemporains. Aussi, les expositions itinérantes et les projets de commissariat d’exposition partagés permettent au patrimoine culturel africain de toucher un public plus large en Chine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces initiatives contribuent à une meilleure compréhension mutuelle de l’Afrique tout en démontrant la volonté de la Chine de soutenir et de promouvoir le patrimoine culturel Africain et mondial. Ces collaborations ne sont pas à sens unique. Les acteurs africains jouent un rôle actif dans l’élaboration du contenu et de l’orientation des projets culturels. Cette dynamique souligne l'importance de la réciprocité dans la diplomatie culturelle, où les deux parties contribuent aux échanges et en bénéficient. Ma fonction de chercheur principal, Directeur du Musée Africain et du Musée des Echanges Chine-Afrique à l’Institut d’Etudes Africaines de Zhejiang Normal University s’inscrit dans cette perspective<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'une des fonctions les plus importantes des musées africains chinois en matière de diplomatie culturelle réside dans leur capacité à construire et diffuser des récits. Par la recherche, la collection, la sélection et la présentation d'objets, de photos, de peintures, ils racontent des histoires sur l'histoire, l'identité, les valeurs culturelles et les modes de vie des communautés. Dans le contexte des relations Sino-africaines, ces récits contribuent à éclairer la perception des Peuples Chinois et Africains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'engagement de la Chine dans les musées à thématique africaine peut être perçu comme la confirmation de l’engagement historique de la Chine comme un partenaire en matière de préservation et de développement culturels de l’Afrique. En mettant en lumière les réalisations historiques et la diversité culturelle de l'Afrique, ces institutions remettent en question les récits occidentaux dominants qui ont souvent marginalisé les contributions africaines et chinoises à la civilisation mondiale. Les musées reflètent également le témoignage de la ferme volonté de la Chine en tant qu'acteur et contributeur culturel mondial.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En accueillant et en promouvant le patrimoine culturel africain, la Chine réaffirme sa présence comme un pays inclusif, engagée sur la scène internationale et respectueuse de la diversité culturelle. Cette attitude est totalement cohérente avec sa diplomatie plus large, qui met l'accent sur la coopération, les avantages mutuels, le respect de la souveraineté des Nations et de la diversité culturelle, la paix mondiale et le développement partagé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, l'engagement des musées africains chinois dans la diplomatie culturelle sino-africaine constitue un phénomène multiforme et évolutif. Par la création d'institutions dédiées, des projets collaboratifs, des échanges culturels et humains, la Chine et l’Afrique utilisent les musées comme outils d'engagement international. Ces efforts contribuent à une meilleure compréhension des cultures africaines en Chine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le succès de ces initiatives est largement lié à leur capacité à promouvoir une véritable réciprocité et l'inclusion. Dans un monde de plus en plus interconnecté et sous tensions, dans le contexte du Forum sur la Coopération Sino-africaine (Focac), la diplomatie culturelle Sino-africaine continuera de jouer un rôle essentiel dans la construction des relations internationales. A mesure que la Chine et l'Afrique approfondissent leur partenariat culturel, les musées demeureront à l'avant-garde de cet engagement, servant de ponts entre les cultures, les civilisations et de plateformes pour la construction d'une Communauté de Destin Chine-Afrique encore plus solide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prof. Yoro Diallo<o:p></o:p></span></strong></p>
<p><em><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Chercheur Principal / Directeur du Centre d’Etudes Francophones- Directeur du Musée Africain et du Musée des Echanges Chine-Afrique - 2024 Chinese Government Friendship Award- Institute of African Studies, Zhejiang Normal University, China</span></strong></em></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;Afrique unie dans la lutte pour les réparations</title>
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<pubDate>Wed, 13 May 2026 11:49:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'île historique de Gorée, au Sénégal, a accueilli le 9 mai 2026 une table ronde organisée par le Mouvement international pour les réparations (MIR) et l'organisation « Africa First ». Dans le cadre d’une discussion intitulée « Justice et équité », l’accent a été mis sur les demandes d’indemnisation adressées à la France pour les crimes coloniaux et néocoloniaux, y compris les événements tragiques du massacre de Thiaroye. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet événement s'est déroulé dans le contexte de l'adoption récente d'une résolution de l'ONU reconnaissant l'esclavage et le colonialisme comme parmi les crimes les plus graves contre l'humanité. La résolution, initiée par le Ghana fin mars, constitue une avancée importante mais insuffisante, qui nécessite des efforts supplémentaires de la part des pays africains pour sa mise en œuvre concrète.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'île de Gorée elle-même, qui a servi de centre majeur de la traite négrière du XVe au XIXe siècle, rappelle par son existence l'ampleur des souffrances humaines et confère une profondeur particulière aux discussions. L'événement a été couronné de succès et a réuni des représentants de la jeunesse sénégalaise, ainsi que des personnalités et des militants de plusieurs associations sénégalaises et panafricaines : Thiaroye 44, Fipan, Urgences Panafricanistes, JIF’Afrik, Karbone 14, Frapp. Les principaux intervenants étaient Dr Diallo Diop, vice-président du Pastef, chargé du panafricanisme et conseiller spécial du président de la République, Saliou Diop, enseignant, chercheur, panafricaniste, sociologue et expert en communication, et Mohamed Goloko, historien, enseignant, journaliste et chroniqueur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son intervention Saliou Diop a vivement recommandé à tous les pays africains d'unir leurs efforts. Il a cité comme exemple une décision récente d'un tribunal parisien, qui a condamné l'État à verser une indemnisation au fils du tirailleur assassiné, non pas pour le crime commis contre son père, mais pour avoir dissimulé la vérité. Diop a souligné la nécessité de passer des déclarations aux mesures concrètes, en utilisant pour cela les instruments juridiques existants, tels que la Cour des droits de l'homme et des peuples. Selon lui, c'est précisément par le biais de cette cour qu'il est possible de commencer à rassembler des preuves convaincantes pour engager des poursuites judiciaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Donc, je pense qu'il est extrêmement important de se réunir à partir de ce moment, encore plus pour pouvoir passer un peu à la vitesse supérieure, en commençant par nos juridictions d'un point de vue africain. Nous avons la Cour des droits de l'homme et des peuples. Nous pouvons déjà commencer par-là, à ce niveau-là, pour constituer un dossier très solide afin de pouvoir engager des procédures d'un point de vue juridique », déclare M. Diop.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mouhamed Goloko, originaire de Thiaroye, a souligné que pour défendre avec succès les droits du Sénégal, il est nécessaire de rassembler des preuves exhaustives de tous les crimes commis par la France, afin d’obtenir réparation, de rétablir la vérité historique et de rendre leur dignité aux victimes de l’oppression coloniale et néocoloniale. « Pour la question des réparations, d'une manière générale, comme on l'a dit, c'est toujours avec la France. Il faut essayer de voir, de répertorier en tout cas, l'ensemble des injustices qui ont été subies par le Sénégal dans le cadre de l'esclavage, dans le cadre de la colonisation, dans le cadre du néocolonialisme, et d'en faire un dossier qui va en tout cas contenir tous les éléments d'injustice que nous avons subis et essayer de voir comment traiter ces questions-là avec la France ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De son côté, Dr Dialo Diop, vice-président du Pastef chargé du panafricanisme et conseiller spécial du président de la République, a critiqué la France, qui se présente comme un pays où les droits et libertés de l'homme revêtent une importance fondamentale.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les participants à la table ronde ont convenu que des crimes inhumains tels que le massacre de Thiaroye en 1944 devaient être considérés dans le contexte historique global de l'ensemble du continent. Ils doivent être intégrés dans un récit panafricain qui exige une action coordonnée des États africains pour obtenir justice et réparation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mouhamed Goloko a également ajouté que les pays francophones, à l’instar du Ghana, doivent s’engager sur la voie d’une réparation active et de la justice, en y parvenant grâce à des efforts conjoints. La table ronde organisée sur l’île de Gorée a constitué un événement marquant dans la lutte continue pour la justice et la reconnaissance des injustices passées. Les participants se sont dits convaincus que le mouvement international en faveur de la réparation prendra de l’ampleur et conduira à des actions concrètes de la part des États africains et de la communauté internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Peter Johnson, chercheur spécialisé dans les affaires africaines<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Attaques terroristes : Dr Boubacar Bocoum apporte des éléments de réponse pénale</title>
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<description><![CDATA[ Le maître de conférences à l’Université Kurukanfuga de Bamako aborde les crimes et les délits contre l’état, ainsi que la trahison en lien avec le terrorisme. Dr Boubacar Bocoum met en lumière les infractions terroristes en interrogeant le Code pénal de notre pays ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 May 2026 07:12:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div>
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<div id="pf-content" orig-style=""><main role="main" class="main LeMondeMain main--abo" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="">
<section id="habillagepub" class="article article--single article--iso article--content " data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="">
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<article class="article__content old__article-content-single" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="">
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">L’enseignant-chercheur explique que le terrorisme au Mali s’est développé dans une dynamique de recomposition stratégique en réaction aux réponses progressives de l’état. Successivement défait, soutient Dr Boubacar Bocoum, dans ses offensives contre les installations militaires, puis dans ses tentatives de déstabilisation économique par des attaques ciblées contre les infrastructures critiques, le terrorisme évolue désormais vers une menace hybride, diffuse et protéiforme. </span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span><span class="text-node">« Ces nouveaux modes opératoires reposent sur des coalitions mêlant groupes terroristes, mouvements séparatistes, soutiens internationaux et acteurs politiques cités dans des procédures relatives à des faits institutionnellement sensibles », souligne le maître de conférences, indiquant que ces acteurs subversifs visent désormais les responsables du commandement militaire, dans une stratégie d’atteinte méthodique à la continuité de l’État. Selon lui, face à cette menace hybride, le législateur entend y apporter une réponse pénale à la fois rigoureuse et structurée. L’analyste affirme que le nouveau Code pénal du Mali consacre, d’une part, le livre II, relatif aux crimes et délits contre la Nation, l’État et la paix publique, et, d’autre part, le livre V, exclusivement dédié à la répression du terrorisme.</span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Concernant les crimes et délits contre la Nation, notamment la centralité de l’incrimination de trahison, Boubacar Bocoum note que parmi les infractions les plus graves prévues au Livre II figure la trahison. à son avis, cet acte constitue l’archétype de l’atteinte à la Nation. « Est déclaré coupable de trahison et puni de mort, tout Malien qui porte les armes contre le Mali », argumente le spécialiste en droit pénal, précisant que l’incrimination vise ici l’atteinte directe à l’intégrité territoriale et à la souveraineté nationale, indépendamment de toute justification idéologique ou politique. Pour lui, relève également de la trahison, tout Malien qui entretient des intelligences avec une puissance étrangère en vue de l’engager à entreprendre des hostilités contre le Mali ou de lui fournir des moyens. Pour le juriste, le texte clarifie que cette assistance peut résulter, notamment, de la facilitation de la pénétration de Forces étrangères sur le territoire national, de l’atteinte au moral des Forces armées, de l’ébranlement de leur fidélité ou de toute autre manœuvre équivalente.</span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">RESPONSABILITE PENALE- </span></b><span class="text-node">Dr Boubacar Bocoum soutient que l’élément matériel de l’infraction est donc volontairement large, traduisant une approche préventive de la protection de l’État. Il spécifie que la trahison est également constituée lorsque l’auteur livre à une puissance étrangère, un secret de la défense nationale, ou lorsqu’un Malien participe sciemment à une entreprise de démoralisation de l’Armée. « Enfin, en temps de guerre, le fait d’entretenir, sans autorisation du gouvernement, une correspondance ou des relations avec les agents d’une puissance ennemie suffit à engager la responsabilité pénale », fait remarquer l’expert en sciences criminelles.  </span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span><span class="text-node">« A côté de la trahison, le Code pénal incrimine l’atteinte à la sûreté extérieure de l’État, punie de 20 ans de réclusion criminelle et l’atteinte à la sureté intérieure punie de réclusion de 30 ans voire la peine de mort », informe le diplômé de l’Université Cheick Anta Diop de Dakar (Ucad). D’après lui, le législateur a précisé que la tentative est punie comme l’infraction consommée, marquant ainsi la volonté de neutraliser le danger dès son stade préparatoire.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">S’agissant des infractions terroristes, le secrétaire général adjoint de l’Association malienne de droit pénal fait savoir que le Livre III du Code pénal consacre un régime autonome aux infractions terroristes. « Celles-ci se définissent par l’usage intentionnel de la violence ou de la menace dans le but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur », explique-t-il, tout en soutenant que l’originalité du dispositif réside dans l’anticipation de la répression. Le maître de conférences à l’Université Kurukanfuga insiste que ce régime traduit un déplacement du centre de gravité de la responsabilité pénale, qui ne sanctionne plus uniquement l’acte accompli, mais également la participation consciente à une entreprise terroriste. Pour Dr Bocoum, la logique est celle du démantèlement des réseaux terroristes.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Parlant de la responsabilité pénale et du statut des auteurs, Boubacar Bocoum développe que la conflictualité malienne ne se limite plus à l’affrontement classique entre l’État et des groupes armés. « Mais elle se déploie à travers des réseaux composites associant organisations terroristes, mouvements séparatistes, acteurs civils, figures politiques et relais transnationaux », souligne le pénaliste. D’après lui, cette hybridation des acteurs et des modes opératoires brouille les frontières traditionnelles de l’imputabilité pénale, en multipliant les formes indirectes de participation criminelle à savoir le soutien logistique, le financement, l’influence informationnelle ou la légitimation politique. </span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Malgré cette complexité, développe notre interlocuteur, la lutte contre la guerre hybride au Mali peut s’appuyer efficacement sur le cadre juridique pénal existant, dont la densité et la cohérence permettent déjà d’appréhender les formes contemporaines de conflictualité. L’enseignant à l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye retient que l’enjeu ne réside donc pas dans une prétendue réinvention du droit pénal, mais dans une mobilisation anticipative de ses instruments. </span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Dans un contexte marqué par l’hybridation des menaces, Dr Bocoum alerte sur l’efficacité de la réponse pénale, tout en recommandant une logique de prévention stratégique, fondée sur l’anticipation, le renseignement juridique, la détection précoce des risques et la gestion prospective des vulnérabilités institutionnelles. Pour lui, la prévention constitue non seulement une exigence sécuritaire, mais aussi une condition de préservation durable de l’État de droit. « L’efficacité de la réponse pénale dépendra de la capacité des juridictions et des autorités de poursuite à mobiliser cet arsenal normatif de manière rigoureuse et respectueuse des principes directeurs du procès pénal», conclut Dr Boubacar Bocoum.</span></span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Namory KOUYATE</span></strong></p>
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<title>Les Canaries et le hantavirus : quand l’Espagne a choisi la responsabilité face à la peur</title>
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<description><![CDATA[ Au-delà du bruit politique, de l’anxiété collective et du souvenir encore récent de la pandémie... ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 May 2026 11:54:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà du bruit politique, de l’anxiété collective et du souvenir encore récent de la pandémie, la gestion espagnole de la crise du hantavirus liée au navire MV Hondius a finalement projeté une image internationale rare à une époque marquée par le repli et la méfiance : celle d’un pays ayant choisi d’agir selon des critères scientifiques, de coopération internationale et de responsabilité humanitaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’arrivée du navire aux Canaries a suscité une vive inquiétude sociale. C’était prévisible. Le simple usage de termes comme « virus », «isolement » ou « urgence sanitaire internationale » continue d’activer des réflexes émotionnels profonds dans toute société occidentale après le traumatisme du COVID-19. Dans ce contexte, le gouvernement espagnol a pris une décision politiquement difficile : autoriser une opération sanitaire coordonnée avec l’Organisation mondiale de la santé afin de gérer le débarquement contrôlé et l’évacuation médicale des passagers et membres d’équipage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n’était ni l’option la plus simple ni la plus confortable politiquement. Mais c’était celle qui correspondait le mieux au Règlement sanitaire international et aux engagements assumés par l’Espagne au sein du système mondial de santé publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Organisation mondiale de la santé a d’ailleurs soutenu publiquement la position espagnole. Dans un message adressé à la population canarienne, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a rappelé qu’il ne s’agissait « pas d’un nouveau COVID » et a salué la coopération de l’Espagne, mettant en avant à la fois les capacités techniques de Tenerife et l’attitude solidaire des autorités espagnoles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs institutions internationales et médias étrangers ont également souligné la qualité du dispositif espagnol. La coordination entre autorités sanitaires, services d’urgence, forces de sécurité et organismes internationaux a été présentée comme un exemple de gestion rigoureuse d’une situation hautement sensible. Des responsables européens et multilatéraux ont salué l’excellence technique de l’opération ainsi que la volonté de l’Espagne d’assumer une responsabilité que d’autres États hésitaient à prendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un monde de plus en plus dominé par la logique du repli préventif et du calcul politique immédiat, la décision espagnole prend une portée particulière. L’Espagne aurait pu choisir la solution la plus simple : fermer ses ports, retarder l’intervention ou transférer le problème à d’autres pays. Elle a pourtant décidé d’assumer la situation sous supervision internationale et avec des protocoles stricts de sécurité sanitaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce point mérite d’être souligné, car le débat public contemporain oscille souvent entre deux excès : l’alarmisme irrationnel ou le déni irresponsable. Dans cette affaire, ni les risques n’ont été minimisés ni la panique encouragée. Des contrôles épidémiologiques, des corridors sanitaires et des procédures d’isolement ont été appliqués précisément afin de réduire au maximum tout risque de transmission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La société canarienne mérite également d’être reconnue. Peu de régions européennes connaissent aussi bien l’impact économique et psychologique d’une crise sanitaire mondiale. Le tourisme représente une composante essentielle de l’économie de l’archipel et la sensibilité sociale face aux menaces épidémiques y est naturellement élevée. Pourtant, les Canaries ont répondu avec calme institutionnel et civisme collectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise du MV Hondius laisse une leçon importante : la coopération internationale n’existe réellement que lorsque les États acceptent d’assumer des coûts politiques internes au nom de principes plus larges. Il est facile d’invoquer la solidarité dans les discours diplomatiques ; il est beaucoup plus difficile de la mettre en pratique lorsque la peur s’installe dans l’opinion publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Espagne a choisi de le faire. Et c’est précisément pour cette raison qu’elle a reçu la reconnaissance d’organisations internationales, d’autorités sanitaires et d’une partie de la presse étrangère. Non comme un exercice de communication ou une démonstration morale, mais comme un exemple de la manière dont un État démocratique peut répondre à une urgence sanitaire mondiale : avec prudence, rigueur scientifique et sans renoncer à l’humanité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ajourd'hui-Mali</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déchiffrement de la mécanique invisible des guerres modernes eschatologiques (II)</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/D%C3%A9chiffrement-de-la-m%C3%A9canique-invisible-des-guerres-modernes-eschatologiques-II-3116673.html</link>
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<description><![CDATA[ Pourquoi le Sahel ne survivra probablement pas longtemps sous sa forme fragmentée actuelle, et comment les empires ont toujours compris avant les peuples eux-mêmes qu’une Afrique divisée reste beaucoup plus facile à fatiguer, infiltrer, manipuler, épuiser et gouverner indirectement qu’une puissance continentale unifiée et disciplinée ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 May 2026 07:31:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h5 class="wp-block-heading"><strong>Introduction : le temps des nations dispersées touche peut-être à sa fin</strong></h5>
<p>Il arrive dans l’histoire des civilisations des moments rares où les événements cessent d’être de simples crises locales pour devenir les symptômes visibles d’une transformation beaucoup plus profonde de l’ordre du monde, et le Sahel traverse précisément l’un de ces instants historiques où les peuples doivent choisir entre subir l’Histoire écrite par d’autres ou devenir eux-mêmes les auteurs parfois douloureux, imparfaits, mais souverains de leur propre destin ; car derrière les attaques terroristes, les coups d’État, les sanctions, les campagnes médiatiques, les manipulations informationnelles, les crises économiques, les rivalités diplomatiques, les fractures internes et les turbulences sécuritaires qui secouent aujourd’hui l’espace sahélien, se joue en réalité quelque chose d’infiniment plus vaste : la bataille mondiale autour du contrôle des futurs équilibres géopolitiques du XXIe siècle.</p>
<p>Le drame de nombreuses nations africaines fut longtemps de croire que leur principale faiblesse venait uniquement de la puissance des empires extérieurs, alors qu’une vérité beaucoup plus inconfortable traverse silencieusement toute notre histoire moderne : les empires ne pénètrent durablement les peuples que lorsque les fissures internes deviennent plus profondes que les murailles extérieures. Depuis les tragédies de la traite négrière jusqu’aux déstabilisations contemporaines, les puissances étrangères n’ont presque jamais agi seules ; elles ont toujours trouvé sur place des relais, des frustrations, des ambitions blessées, des réseaux d’intérêts, des élites achetables, des rivalités internes et parfois même des intelligences locales prêtes à ouvrir les portes de la maison commune pour quelques miettes de pouvoir, de privilège ou de survie politique.</p>
<p>Et c’est précisément ce mécanisme psychologique et civilisationnel qui menace aujourd’hui le Sahel plus encore que les armes elles-mêmes.</p>
<p>Il existe dans les savanes africaines une scène ancienne dont la brutalité naturelle éclaire peut-être mieux le XXIe siècle que bien des traités de relations internationales rédigés dans les grandes universités occidentales, parce que la géopolitique profonde, lorsqu’on retire les couches de vocabulaire diplomatique, de moralisation médiatique et de sophistication doctrinale qui recouvrent le monde contemporain, finit souvent par revenir aux lois primitives de la survie, de la prédation, de l’instinct stratégique et de la permanence des rapports de force ; l’aigle qui fond sur les poussins dans la poussière brûlante des concessions sahéliennes ne le fait ni parce qu’il serait intrinsèquement cruel, ni parce qu’il serait animé d’une haine particulière contre la basse-cour, mais tout simplement parce que, quelque part dans les hauteurs invisibles des grands arbres, des aiglons attendent le bec ouvert, affamés, dépendants eux-mêmes d’un mécanisme biologique supérieur qui condamne l’aigle à chasser chaque jour que Dieu fait.</p>
<p>Et cette scène contient peut-être une vérité géopolitique fondamentale que beaucoup de peuples refusent encore de regarder en face : les grandes puissances ne poursuivent pas toujours les nations faibles parce qu’elles les détestent personnellement ; elles le font souvent parce que leurs propres architectures de puissance, leurs industries, leurs systèmes financiers, leurs appareils énergétiques, leurs complexes militaro-industriels, leurs marchés, leurs impératifs de croissance et leurs équilibres internes exigent en permanence de nouveaux espaces d’influence pour nourrir les aiglons de leurs propres systèmes impériaux.</p>
<p>Mais si l’aigle chasse parce que ses aiglons ont faim, alors la mère poule n’a pas le droit de philosopher éternellement sur la cruauté de l’aigle pendant que ses poussins disparaissent un à un ; elle doit organiser la protection, la vigilance, la cohésion, la discipline et l’intelligence collective de survie.</p>
<p>Car les guerres modernes ne consistent plus seulement à conquérir des territoires ; elles consistent désormais à épuiser les sociétés jusqu’à ce qu’elles doutent d’elles-mêmes, à fatiguer les peuples jusqu’à ce qu’ils renoncent intérieurement à leur propre souveraineté, à infiltrer les imaginaires jusqu’à ce que les nations finissent par regarder leur propre avenir avec les yeux de leurs adversaires.</p>
<p>Or le Sahel entre précisément dans cette zone historique extrêmement dangereuse où la survie ne dépend plus uniquement du courage militaire, mais surtout de la capacité des peuples à produire une cohésion interne supérieure aux forces de fragmentation qui travaillent leurs sociétés de l’intérieur.</p>
<p>Voilà pourquoi l’AES représente probablement beaucoup plus qu’une alliance sécuritaire circonstancielle. Elle constitue peut-être les premiers battements encore imparfaits, encore fragiles, encore inachevés, d’une future architecture civilisationnelle sahélienne appelée tôt ou tard à dépasser les frontières héritées, les réflexes administratifs anciens et les souverainetés fragmentées devenues insuffisantes face aux nouvelles formes de guerre systémique.</p>
<p>Car le XXIe siècle appartiendra moins aux nations isolées qu’aux grands ensembles capables de mutualiser leurs profondeurs stratégiques, leurs ressources, leurs infrastructures, leurs intelligences, leurs capacités technologiques, leurs récits civilisationnels et surtout leur volonté collective de survivre dans un monde où les empires vieillissants refusent encore d’abandonner paisiblement les positions dominantes construites pendant plusieurs siècles.</p>
<p>Et c’est précisément pour cette raison que le Sahel est désormais observé avec autant d’attention, de nervosité et parfois même d’hostilité : parce qu’au-delà du désert, des crises et des violences visibles, quelque chose d’autre commence peut-être lentement à émerger – la possibilité historique qu’un espace longtemps considéré comme périphérique tente enfin de redevenir un centre stratégique autonome de l’Histoire mondiale.</p>
<p>Il existe dans l’histoire humaine des régions condamnées par leur position géographique à devenir soit des carrefours de civilisation, soit des champs de bataille permanents, et le Sahel contemporain se trouve précisément à cette intersection tragique où la géographie cesse d’être un simple décor naturel pour devenir une fatalité stratégique ; car entre les profondeurs atlantiques, les marges sahariennes, les routes migratoires, les corridors énergétiques, les bassins miniers, les lignes commerciales transafricaines, les fractures civilisationnelles et les rivalités croissantes entre puissances mondiales, l’espace sahélien concentre désormais trop d’intérêts vitaux pour espérer longtemps rester un simple ensemble d’États faibles, fragmentés, administrativement fragiles et psychologiquement divisés sans devenir mécaniquement le théâtre d’une guerre diffuse permanente où chaque faiblesse interne finit tôt ou tard par être absorbée, exploitée ou instrumentalisée par des intérêts extérieurs beaucoup plus organisés et c’est précisément ici que le diagnostic devient brutal.</p>
<p>Le véritable problème du Sahel n’est peut-être même plus d’abord militaire. Le terrorisme visible n’est souvent que la partie émergée d’un désordre beaucoup plus profond, ancien et systémique. Car derrière les groupes armés, les trafics, les insurrections, les conflits communautaires, les influences étrangères et les fractures géopolitiques se cache une vulnérabilité beaucoup plus dangereuse : l’extrême fragilité de la cohésion stratégique interne des sociétés sahéliennes elles-mêmes.</p>
<p>L’Histoire du Sahel et plus largement celle d’une partie du continent africain, révèle une constante douloureuse que beaucoup refusent encore d’affronter lucidement : les grandes opérations de déstabilisation extérieure réussissent rarement sans relais locaux. Les empires financent, orientent, encouragent, exploitent, manipulent ou accélèrent ; mais ceux qui ouvrent les portes de l’intérieur sont presque toujours des enfants du pays lui-même. Et cette réalité traverse tragiquement les siècles, depuis certaines complicités locales pendant la traite négrière jusqu’aux formes contemporaines de corruption stratégique, d’instrumentalisation politique, d’infiltration administrative, de guerre informationnelle et parfois même de collusion indirecte avec des forces hostiles à la stabilité nationale.</p>
<p>Voilà le nœud psychologique profond du problème sahélien.</p>
<p>Dans beaucoup d’espaces sahéliens, lorsqu’un individu, un clan, un réseau, une élite administrative, un groupe armé, un officier, un acteur économique ou politique estime ne plus être invité au festin – lequel festin prend souvent la forme de privilèges, d’accès aux ressources publiques, de corruption, d’influence, de rente ou de proximité avec le pouvoir – une partie des acteurs concernés ne cherche malheureusement plus à renforcer la maison commune ; elle cherche parfois à faire brûler la cuisine entière. Et cette dérive est catastrophique parce qu’elle transforme progressivement la frustration individuelle en vulnérabilité géopolitique collective.</p>
<p>Le problème n’est donc plus seulement celui de l’ingérence étrangère ; il devient celui de la perméabilité interne des États sahéliens aux stratégies d’influence extérieures. Une puissance étrangère sérieuse n’a même plus besoin aujourd’hui d’occuper directement un territoire lorsque des rivalités locales, des médiocrités administratives, des ambitions frustrées, des logiques communautaires, des jalousies politiques, des réseaux affairistes ou des appareils bureaucratiques dysfonctionnels suffisent déjà à fragmenter l’espace intérieur de l’intérieur même.</p>
<p>C’est exactement pour cette raison que les coups d’État, les implosions sécuritaires, les effondrements institutionnels et les basculements géopolitiques sahéliens suivent souvent une mécanique presque identique : l’impulsion extérieure existe, bien sûr, mais l’exécution opérationnelle demeure presque toujours locale. Les empires soufflent ; les fissures internes ouvrent les murs.</p>
<p>Or, un espace sahélien durablement fracturé devient mécaniquement impossible à stabiliser dans le long terme. Aucun État isolé du Sahel, pris individuellement, ne possède aujourd’hui seul la masse critique démographique, industrielle, énergétique, financière, militaire, technologique, logistique et informationnelle suffisante pour affronter durablement les nouvelles guerres hybrides du XXIe siècle.</p>
<p>Car les nouvelles guerres ne se gagnent plus seulement avec des soldats. Elles se gagnent avec des satellites, des données, des corridors, des infrastructures énergétiques, des ports, des raffineries, des systèmes financiers résilients, des capacités numériques, des industries critiques, des doctrines informationnelles, des centres de renseignement économique, des chaînes logistiques continentales, des systèmes éducatifs techniques performants et surtout avec une profondeur stratégique capable d’absorber les chocs sans effondrement immédiat.</p>
<p>Or, aucun des États actuels de l’AES, pris séparément, ne dispose encore seul de cette profondeur complète.</p>
<p>C’est en réalité ici que surgit probablement la nécessité historique la plus importante du siècle pour le Sahel : l’AES ne peut probablement plus rester longtemps une simple alliance de circonstance ou une coordination militaire partielle. L’évolution logique de son propre instinct de survie conduit presque mécaniquement vers autre chose : une intégration fédérale beaucoup plus profonde.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Les États-Unis du Sahel : les EUS</strong></h5>
<p>Beaucoup souriront devant cette idée, exactement comme beaucoup riaient autrefois de l’idée même d’unification européenne après les carnages interminables du continent européen. Pourtant, l’Histoire montre une constante très claire : les espaces fragmentés survivent difficilement dans les périodes de grandes recompositions géopolitiques mondiales. Lorsque les empires se réorganisent, les petits espaces divisés deviennent souvent des zones tampons, des marchés captifs, des terrains de compétition ou des laboratoires d’ingérence.</p>
<p>Le fédéralisme sahélien ne relèverait donc pas du romantisme panafricaniste ; il deviendrait progressivement une nécessité de survie historique.</p>
<p>Car qu’est-ce que l’AES aujourd’hui, sinon déjà l’aveu implicite qu’aucun des États concernés ne peut durablement affronter seul les tempêtes en cours, et pire encore celles qui viennent ?</p>
<p>Le problème est que beaucoup d’élites sahéliennes continuent encore de penser avec des logiciels administratifs hérités d’un autre siècle, dans des États conçus pour des équilibres géopolitiques anciens, alors même que les conflits contemporains exigent des architectures de puissance continentales, intégrées, rapides, disciplinées et technologiquement cohérentes.</p>
<p>Ainsi, pendant que le monde accélère, une partie du Sahel reste prisonnière des lenteurs bureaucratiques, des réflexes clientélistes, des querelles de personnes, des compétitions d’ego, des logiques de clans, des médiocrités promues par proximité plutôt que par compétence et d’un conservatisme administratif parfois suicidaire.</p>
<p>Or, la médiocrité additionnée à la médiocrité ne produira jamais l’excellence ; c’est de la mathématique primaire.</p>
<p>Un espace soumis à une pression géopolitique mondiale ne peut plus se permettre de fonctionner principalement sur les logiques de favoritisme, d’improvisation, de récompense clanique ou de promotion des fidélités personnelles au détriment des compétences réelles. Les guerres modernes sanctionnent brutalement les systèmes incapables de sélectionner leurs meilleurs cerveaux, leurs meilleurs ingénieurs, leurs meilleurs logisticiens, leurs meilleurs analystes, leurs meilleurs économistes, leurs meilleurs stratèges, leurs meilleurs administrateurs et leurs meilleurs techniciens et c’est ici que le danger devient immense pour l’AES.</p>
<p>En effet, la souveraineté populaire actuelle produit encore une immense énergie psychologique collective ; mais cette énergie pourrait s’épuiser si elle ne se transforme pas rapidement en structures efficaces, en résultats visibles, en infrastructures tangibles, en discipline administrative supérieure et en amélioration progressive des conditions concrètes de vie des populations.</p>
<p>L’Histoire mondiale regorge de projets souverainistes détruits moins par leurs ennemis extérieurs que par leurs propres contradictions internes : corruption réinstallée sous de nouveaux drapeaux, entre-soi bureaucratique, arrogance politique, incapacité à produire des résultats rapides, fragmentation des élites, luttes d’influence, rivalités de réseaux et épuisement psychologique progressif des populations.</p>
<p>Le danger majeur pour l’AES n’est donc peut-être même plus la guerre visible ; il est la fatigue lente ; fatigue des peuples, des économies, des administrations, fatigue énergétique, informationnelle, fatigue morale, psychologique, etc.</p>
<p>En réalité, les grandes puissances connaissent parfaitement cette mécanique. Elles savent qu’un peuple épuisé devient beaucoup plus manipulable qu’un peuple frontalement vaincu. Voilà pourquoi les guerres modernes cherchent souvent moins à détruire immédiatement qu’à prolonger indéfiniment l’usure.</p>
<p>Le Sahel se trouve donc désormais devant une bifurcation historique gigantesque : soit il demeure un ensemble d’États fragmentés, vulnérables, concurrents, facilement infiltrables et dépendants de structures extérieures pour survivre ; soit il entre dans une nouvelle phase civilisationnelle, celle d’une intégration stratégique profonde capable de transformer progressivement l’espace sahélien en véritable puissance continentale intérieure.</p>
<p>C’est justement là que beaucoup ne comprennent pas encore la profondeur du moment historique actuel : l’AES ne constitue probablement pas la destination finale de l’Histoire sahélienne ; elle n’en est peut-être que le commencement embryonnaire.</p>
<p>Car les peuples du Sahel commencent progressivement à comprendre quelque chose d’essentiel : dans le monde qui vient, les nations isolées négocieront difficilement avec les grands blocs ; seules les puissances capables de mutualiser leurs profondeurs stratégiques, leurs infrastructures, leurs ressources, leurs corridors, leurs systèmes énergétiques, leurs industries critiques et leurs récits civilisationnels pourront espérer résister durablement à la nouvelle guerre mondiale diffuse qui s’installe lentement sous les yeux du monde entier.</p>
<p>C’est pourquoi le Sahel est devenu beaucoup plus qu’une crise africaine ; il est peut-être déjà l’un des laboratoires géopolitiques les plus importants du XXIe siècle.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Conclusion : Les États-Unis du Sahel ou la lente disparition stratégique</strong></h5>
<p>Les peuples sahéliens doivent désormais regarder leur époque avec une lucidité presque brutale, car l’heure n’est plus aux illusions romantiques, aux souverainetés symboliques ou aux discours émotionnels sans profondeur stratégique ; le monde qui vient sera dominé par des blocs, des puissances continentales, des ensembles technologiquement intégrés, énergétiquement autonomes, militairement coordonnés et économiquement capables d’absorber les chocs prolongés des nouvelles guerres hybrides mondiales.</p>
<p>Le véritable enjeu du Sahel n’est donc plus seulement de vaincre le terrorisme visible. Il est beaucoup plus profond : il s’agit désormais de savoir si les peuples sahéliens seront capables de vaincre leurs propres vulnérabilités internes avant que celles-ci ne soient définitivement transformées en armes géopolitiques permanentes par des puissances extérieures.</p>
<p>Voilà pourquoi l’avenir de l’AES ne pourra probablement pas se limiter éternellement à une coopération sécuritaire partielle. La logique même de survie historique poussera tôt ou tard l’espace sahélien vers une intégration beaucoup plus profonde, beaucoup plus structurée et beaucoup plus ambitieuse : les EUS, non comme slogan politique ou rêve sentimental, mais comme nécessité stratégique de survie historique.</p>
<p>Car dans cette bataille silencieuse qui dépasse déjà largement l’Afrique elle-même, une vérité terrible restera probablement valable jusqu’à la fin des temps géopolitiques : les empires ne tombent jamais uniquement parce qu’ils deviennent vieux ; ils tombent lorsque les peuples qu’ils dominaient cessent enfin intérieurement de se considérer comme condamnés à rester faibles.</p>
<p><a href="https://reseauinternational.net/author/dr-keita/" target="_blank" rel="noopener" title="">Dr. Eloi Bandia Keita</a></p>
<div aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>
<p><a href="https://reseauinternational.net/dechiffrement-de-la-mecanique-invisible-des-guerres-modernes-eschatologiques-2/" target="_blank" rel="noopener" title="">1 – Ce que le Mali révèle, comme l’Iran, la Russie et le Nicaragua, de la nouvelle guerre mondiale diffuse</a></p>
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<p>SOURCE: https://reseauinternational.net/</p>
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<title>Tribune: Mali&#45;Sahel: Face à la guerre terroriste, l’exigence de vérité sur les soutiens extérieurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-mali-sahel-face-a-la-guerre-terroriste-lexigence-de-verite-sur-les-soutiens-exterieurs-3116671.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 May 2026 07:28:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les attaques coordonnées du samedi 25 avril 2026 contre plusieurs localités du Mali, ayant notamment entraîné la mort du Général Sadio Camara, Ministre d’État, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, marquent un tournant grave dans la guerre imposée au Mali. Selon <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Reuters</i> et <i style="mso-bidi-font-style: normal;">AP</i>, ces attaques ont été attribuées à des groupes liés à Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) et à des rebelles Touaregs, avec une coordination sur plusieurs fronts et une forte capacité de nuisance militaire.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce drame national ne doit pas être analysé comme un simple épisode sécuritaire. Il révèle une vérité stratégique: les groupes terroristes et leurs alliés armés ne disposent plus seulement de kalachnikovs et de pickups; ils disposent désormais de moyens financiers, logistiques, militaires et de renseignement qui dépassent manifestement les capacités ordinaires de bandes isolées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sahel est aujourd’hui l’épicentre mondial du terrorisme. Le Global Terrorism Index 2025 indique que le Sahel a concentré 51% des décès liés au terrorisme dans le monde en 2024, contre 48% en 2023, et 19% des attaques terroristes mondiales. Cette donnée suffit à montrer que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ne font pas face à une crise locale, mais à une guerre régionale et internationale par procuration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les sources de financement de ces groupes sont connues: trafic d’or, enlèvements contre rançon, extorsion, contrebande, taxation illégale des populations, trafic de carburant, de bétail, d’armes et de motos. La Global Initiative against Transnational Organized Crime souligne que les groupes armés en Afrique de l’Ouest exploitent ces économies illicites, notamment l’or, le racket, les enlèvements et la contrebande. Le GAFI rappelle également que les groupes terroristes tirent profit de l’or artisanal illégal, de l’extorsion et des réseaux de contrebande.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais cette économie criminelle ne suffit pas toujours à expliquer la sophistication croissante des attaques, la qualité du renseignement opérationnel, la capacité de coordination simultanée et l’accès à certains équipements. La question est donc légitime: qui ferme les yeux ? Qui tolère ? Qui protège ? Qui facilite ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, les tensions entre le Mali et l’Algérie ne peuvent être ignorées. L’incident du drone malien abattu dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 a provoqué une crise diplomatique majeure. Le Mali affirme que l’épave a été retrouvée à 9,5 kilomètres au sud de la frontière, donc en territoire malien, tandis qu’Alger soutient que le drone aurait violé son espace aérien. Le Mali a ensuite porté l’affaire devant la Cour internationale de Justice (CIJ), accusant l’Algérie d’avoir détruit un drone de reconnaissance malien et d’avoir entravé ses opérations contre les groupes armés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cela s’ajoutent des accusations graves formulées dans le débat public malien concernant l’existence de sanctuaires, de complicités, ou de tolérances à l’égard de personnalités hostiles au Mali. Ces accusations doivent être traitées avec sérieux. Elles ne doivent pas être balayées d’un revers de main. Quand un État souverain affirme que des groupes armés opérant contre lui bénéficient de facilités transfrontalières, la réponse normale n’est pas le mépris diplomatique, mais une enquête internationale indépendante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne doit pas tomber dans le piège d’une accusation imprudente. Mais il ne doit pas non plus accepter l’omerta. La bonne ligne est claire: exiger la vérité, les preuves, les mécanismes de vérification et la responsabilité internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Union Africaine (UA), l’Alliance des États du Sahel (AES), les Nations Unies et tous les pays attachés au droit international doivent demander:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">1.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> une enquête indépendante sur les attaques du 25 avril 2026;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">2.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> une enquête technique internationale sur l’incident du drone malien;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">3.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> un mécanisme régional de surveillance des frontières;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">4</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">. des sanctions ciblées contre tout État, réseau ou acteur privé apportant appui, refuge, financement ou renseignement aux groupes terroristes;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">5.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> une traçabilité renforcée des armes, carburants, motos, explosifs, financements et flux d’or dans l’espace sahélo-saharien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car le principe est simple : aucun pays ne peut invoquer la souveraineté pour violer celle d’un autre. Aucun pays ne peut se présenter comme médiateur tout en tolérant, directement ou indirectement, des acteurs qui travaillent à la déstabilisation d’un État voisin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali mène une guerre difficile. Mais cette guerre n’est pas seulement militaire. Elle est diplomatique, informationnelle, économique et juridique. Le pays doit répondre par la fermeté, mais aussi par l’intelligence stratégique: documenter, prouver, saisir les instances compétentes, mobiliser les alliés, parler au monde avec un langage de vérité et de droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La souveraineté n’est pas un slogan. C’est le droit d’un peuple à vivre en sécurité, à contrôler son territoire, à choisir ses alliances et à construire son avenir sans chantage, sans ingérence et sans terrorisme instrumentalisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne demande pas la faveur du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il demande l’application du droit international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il demande que les parrains visibles et invisibles de la guerre contre le Sahel soient identifiés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il demande que la paix cesse d’être un discours et devienne enfin une responsabilité partagée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna NIANG, Ancien ministre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La végétalisation de la ville de Bamako face aux effets néfastes des changements climatiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-vegetalisation-de-la-ville-de-bamako-face-aux-effets-nefastes-des-changements-climatiques-3116580.html</link>
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<description><![CDATA[ Une stratégie de résilience oubliée par les pouvoirs publics ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 May 2026 07:38:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque année, à partir des mois de mars, avril, mai et un peu juin, Bamako en particulier et la plupart des villes du Mali en général, sont caractérisées par des températures très élevées (36°, 38°, 39°, 40°, 42°, 45°). Par conséquent cette hausse de la température nuit beaucoup à la santé des populations citadines, en diminuant leur qualité de vie et leur commodité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce faisant, ce dernier temps, les pouvoirs publics sont en train d’aggraver la situation à travers l’exécution de certains projets urbains qui ne tiennent pas compte de la végétalisation de la ville de Bamako. Ces infrastructures urbaines, notamment la voirie urbaine, sont réalisées sans l’intégration du végétal en leur sein. C’est le cas actuellement de la section urbaine de la Route nationale numéro 6 (RN6) qui quitte la Tour de l’Afrique jusqu’à Niamana. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En pratiquant cette voirie urbaine, l’usager voit le ciel « grandement ouvert » avec un ensoleillement très intense qui frappe les citoyens aussi bien dans les véhicules, qu’à pied. Aucun végétal ne s’aperçoit à l’horizon en ce qui concerne les emprises de la voie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette minéralisation extrême de cette section urbaine, contribue à l’augmentation de la température dans la ville de Bamako en général et dans les quartiers traversés en particulier. Par ricochet, cela diminue l’aménité, l’urbanité, et la qualité de vie des citoyens. Les trottoirs de la voie dédiés ou conçus pour la marche, sont aussi occultés de végétal. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la ville de Bamako les modes doux de transport comme le vélo, la marche à pied, doivent être encouragés dans le cadre de l’adaptation face aux changements climatiques. Dans cette dynamique, les terrepleins centraux doivent aussi être végétalisés. À ce sujet, on doit veiller à leur entretien en y empêchant les entreposages, les stationnements de véhicules, les pratiques sociales et spatiales du secteur informel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La ville ne doit pas être faite seulement par du bitume, du béton et de l’asphalte etc., elle doit être faite par une composition entre le végétal et le minéral. Dans les pays très développés, la toute minéralisation de la ville est finie. Ce type d’urbanisme est à son déclin. Pour ce faire, en ce qui concerne les stratégies d’adaptation face aux changements climatiques, c’est le végétal qui est priorisé et préconisé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À ce titre, le végétal non seulement il joue un rôle important dans la fonction chlorophyllienne comme poumon de la ville d’une part, et d’autre part, il contribue à l’esthétique de la ville, en procurant à la ville, des paysages urbains et des urbanités particulières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette posture, on assiste au retour dans la ville de la rusticité, donc de la nature. L’homme qui avait chassé de la ville, la nature, recourt à elle afin de se résilier face aux effets néfastes du changement climatique. L’autre projet urbain qui quitte Azalaï Grand Hôtel de Bamako jusqu’à Titibougou et qui aboutit sur la RN 27, risque d’être semblable au précédent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, en tant qu’enseignant-chercheur sur la ville, je me suis permis de parcourir le tronçon en chantier dans le but d’observer l’exécution des travaux d’aménagement. Mon inquiétude apparaît, c’est que ce grand projet de voirie urbaine, n’a pas prévu d’aménagement en végétal, non seulement au niveau des terrepleins centraux, mais aussi au niveau des trottoirs. En tout cas, les sections du chantier qui sont réalisées à Djélibougou et à Boulkassoumbougou, ne laissent pas s’apercevoir l’aménagement en végétal. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par conséquent, on voit le ciel encore grandement ouvert. À n’en pas douter, si un apport en végétal n’a pas été prévu pour cette grande voirie dans sa section urbaine, cela va aussi entraîner la hausse de la température dans les communes traversées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette route a de grandes emprises en certains endroits. À ce sujet, l’entreprise en charge de l’aménagement de la voie doit prévoir des petits massifs forestiers (comme on les voit dans les villes nouvelles en Europe) sur les espaces qui ne seront pas concernés par le bitumage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Actuellement, dans l’attelage gouvernemental, il y a trois ministères (le Ministère de l’Urbanisme de l’Habitat, de l’Aménagement et des Affaires Foncières, le Ministère de l’Environnement, de l’Hygiène, et de l’Assainissement et de Développement Durable, et le Ministère des Équipements et des Transports) dont les actions sont transversales et s’inscrivent dans le cadre de l’aménagement urbain. Pour ce faire, ces ministères doivent conjuguer leurs efforts pour bien prendre soin de la ville de Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre de l’augmentation du végétal dans la ville dans un contexte d’adaptation au changement climatique, les parcs de bétail ou «Grabal» qui viennent d’être démolis et déguerpis à Faladié en Commune VI et Niamana en Commune VII, doivent être érigés en Parcs et jardins publics. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, la Rive Droite du Fleuve Niger pour rattraper son retard face à cette inégalité spatiale en termes d’aménagement et d’équipement collectif structurant paysager face à la Rive Gauche, mérite qu’on y aménage ces friches urbaines en parcs et jardins publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce faisant, pour une durabilité ou une pérennisation de ces équipements publics urbains, on peut attribuer leur gestion à des structures privées. Ce qui va induire que l’accès à ces parcs et jardins, sera payant comme au Parc national de Bamako. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toujours dans le même registre, et dans le but de l’augmentation du végétal dans la ville de Bamako, la restauration et la réhabilitation des anciens jardins publics aménagés par «Feu» le Président Amadou Toumani Touré (Place du Général Abdoulaye Soumaré, Place du Cinquantenaire à Darsalam, le jardin public de Badalabougou) et la Place CAN à Lafiabougou ACI par le Président Alpha Oumar Konaré, doivent être effectuées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour terminer, un service consacré à l’aménagement et à l’entretien du végétal doit être créé au sein de la Mairie du District de Bamako dans le cadre de la résilience face au changement climatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Abdramane Sadio SOUMARÉ, Maître de Conférences CAMES en Géographie urbaine et détenteur d’un Master en Urbanisme et Territoires, Spécialité : Aménagement des Espaces Publics, en service à la Faculté des Sciences Administratives et Politiques (FSAP) de l’Université KURUKANFUGA de Bamako (UKB) Cell: 00223.5.20.00.58/63.21.03.23<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contribution : Stop au délit de faciès</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-stop-au-delit-de-facies-3116550.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Procureur de la République près le tribunal de Grande instance de l’arrondissement IV du district de Bamako, en citoyen lambda, prend sa plume pour dénoncer et sensibiliser sur l’amalgame, la vindicte populaire contre des individus. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 May 2026 01:48:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Idrissa Hamidou Touré livre sa part de vérité sur ce délit de faciès dont de présumés innocents ont été victimes après les attaques terroristes coordonnées du 25 avril 2026, à Kati et dans d’autres localités du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>« …L’incendie rongeait la savane; un colibri vola jusqu’au lac le plus proche pour prélever un peu d’eau et revint la déverser sur le brasier. Goguenard, un éléphant s’approcha : crois-tu pouvoir éteindre ainsi le feu ? Non, répondit l’oiseau, mais j’aurais fait ma part. Quelle sera la tienne ? ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Éric de Montgolfier, dans « On ne peut éternellement se contenter de regarder les cadavres passer sous les ponts ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour, ainsi, rappeler qu’en ces temps contraires, chacun doit apporter sa petite pierre au maintien debout de la République. Chacun de nous en a certainement gros sur le cœur et dans la tête, mais le temps des comptes à rendre n’est pas encore venu. Il attendra que l’on finisse de faire face ensemble à l’ennemi commun : le terrorisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après ça, certains d’entre nous devront nécessairement rendre des comptes pour le maintien de l’équilibre social et républicain. C’est une question de civisme, qui appelle aussi au moment opportun une reconnaissance individuelle, collective et institutionnelle des erreurs du passé lointain et immédiat mais aussi du présent pour reconstruire un Mali juste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les stéréotypes négatifs liés à la couleur de la peau, à la langue, au physique, à la coiffure, à l’habillement etc., sont d’un tel danger pour la stabilité et l’ordre public qu’ils nous conduisent infailliblement à l’irréparable parfois. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hier encore vers Woyowayanko n’eut été la promptitude des policiers du 14eme arrondissement, au risque d’ailleurs de leurs propres vies puisqu’encerclés<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par la foule, il y aurait eu un autre «Diarrakè», interpellé, jugé et condamné à mort sur des préjugés, la gratuité du soupçon, la calomnie de quelques jeunes convaincus de tenir le bon coupable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’amalgame tue sous nos pieds maintenant et ce n’est pas que la seule responsabilité de l’Etat d’y mettre fin mais la nôtre commune.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les discours de méchanceté, d’égoïsme, de haine à visage découvert ou sous anonymat, ce paravent des lâches pour s’exprimer sur les réseaux sociaux, ne peuvent nous mener qu’au chaos souhaité par les forces opposées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’Allah nous garde de tomber dans leur piège. Amen. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les influenceurs, blogueurs, activistes, journalistes et tous autres hommes de médias, c’est en des pareils moments que vous êtes attendus pour le maintien de notre vivre ensemble. Qu’Allah vous inspire au mieux de l’intérêt national. Amen.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Idrissa H. Touré<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Magistrat<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Actualité : Une fois encore, la baraka sauve le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/actualite-une-fois-encore-la-baraka-sauve-le-mali-3116549.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce samedi, 25 avril, tôt le matin, notre pays se trouve sous les feux croisés de groupes armés instrumentalisés par des sponsors bien connus à des fins de déstabilisation. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 May 2026 01:47:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces évènements tragiques d’une gravité indicible ont malheureusement débouché sur la mort de notre Ministre d’Etat chargé de la Défense et des Anciens combattants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Que dieu l’accueille dans son paradis. On ne saurait dire assez combien la disparition du Général Sadio Camara, cet Officier valeureux, pétri de vertus, a endeuillé toute la nation malienne. Mais, au grand dommage de ceux qui ont commandité cet acte odieux, lâche et barbare, la mort du Général Sadio Camara ne fera que renforcer la résilience, le patriotisme et l’esprit de solidarité de notre peuple ; elle ne fera qu’accroitre la détermination de nos braves soldats déjà motivés pour défendre la patrie dans l’unité et la cohésion. Le professionnalisme, le sérieux et l’engagement patriotique du général Camara seront leur repère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand j’ai suivi un débat organisé par un médiat étranger sur les évènements survenus au Mali, j’ai vu un compatriote venu prêter main forte à ceux qui sont braqués contre notre pays. Je ne suis pas sûr que cette convergence de circonstance fasse long feu. Un malien a beau être momentanément en désespoir de cause, il n’aura que le Mali comme patrie. Concernant la tendance à laquelle certains de nos compatriotes croient devoir s’inféoder, elle est tenue, on le sait bien, par les adeptes de Malthus, cet économiste anglais tristement célèbre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malthus et les malthusiens considèrent nous autres africains comme des indignes créatures ; des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sous hommes qui ne sont dignes de vivre que pour constituer leurs nourritures. Contre nous, ils sont toujours prêts à mettre en œuvre leur intention funeste. Malgré les beaux discours et les larmes de crocodile (je rappelle ici que le crocodile verse des larmes avant de dévorer sa proie), ils envisagent constamment pour nous les trois cavaliers de l’apocalypse malthusien : la faim, la maladie et la guerre. Certains de nos compatriotes égarés qu’ils achètent veulent les aider à faire croire qu’on est mal gouverné, terrorisé par nos dirigeants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voyons de près. Le crime de nos dirigeants, ces braves officiers patriotes, est d’avoir engagé leurs peuples dans la voie de la souveraineté. Même si tout n’est pas parfait, même si tout n’est pas perfectible du tic au tac, nous devons rester soudés entre nous, soudés à nos dirigeants, les orienter, les conseiller, les interpeler s’ils se trompent. Voyons de près. Chez nos prédateurs qui ne cessent de s’ériger en donneurs de leçons, les indicateurs sociaux sont loin d’être reluisants. Et pourtant ils jettent un voile complaisant sur les tableaux sombres de la gouvernance de leurs pays pour venir s’apitoyer sur notre sort.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’ils sont des médecins qu’ils se guérissent eux-mêmes là-bas ! Qu’ils nous laissent en paix ! Le monde va mal et ce n’est pas étonnant. Un grand penseur écrivait, je cite : « la vérité est opprimée et le crime impuni sur la terre », fin de citation. Je m’arrête ici en adressant une pensée pieuse aux innombrables victimes innocentes de la cupidité, de l’injustice et l’hégémonisme des hommes. Que Dieu accueille dans son paradis tous les martyrs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On a coutume de dire, je cite : « la raison du plus fort est toujours la meilleure ». Nous autres croyants partageons entièrement cette maxime, à la différence que pour nous, le plus fort c’est notre créateur. Le dieu omniscient et omnipotent. Gloire à lui. En retournant à l’AES et au Mali, j’exhorte nos vaillants peuples et nos braves soldats à plus de vigilance , à plus de résilience, à la solidarité sans faille. Ensemble, nous vaincrons. Que nos partenaires sincères (en particulier la Russie) soient vivement remerciés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elhadj Drissa Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ecrivain domicilié à Yirimadio Bamako<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>France Médias Monde ou l&amp;apos;info bancale</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/france-medias-monde-ou-linfo-bancale-3116521.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 May 2026 12:17:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le traitement de l’actualité malienne, sahélienne sur les antennes de l’audiovisuel public français<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>France 24, TV5, RFI et France Télévisions semble avoir troqué la rigueur journalistique contre une posture de procureur permanent. <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous le couvert d’analyse, ces médias distillent une narration unidirectionnelle où la complexité de la crise sahélienne est systématiquement réduite à un affrontement binaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En agissant comme le bras armé informationnel de la diplomatie française, ils transforment l'information en un outil d'influence, quitte à sacrifier l'impartialité sur l'autel des intérêts stratégiques de l'Élysée, la rigueur journalistique au travers du langage diplomatique du Quai d'Orsay.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette "info bancale" repose sur un mécanisme de sélection chirurgicale des faits. On y hypertrophie les revers de la transition malienne tout en passant sous silence les aspirations de la société civile locale qui ne cadrent pas avec le récit occidental. Les termes sont choisis pour disqualifier d'office : là où l'on parlait de "partenaires" hier, on ne parle plus que de "junte" ou de "mercenaires", utilisant un lexique chargé d'émotions pour orienter l'opinion. Ce biais de cadrage empêche toute compréhension réelle des dynamiques de souveraineté qui secouent Bamako, préférant le confort d'un paternalisme éditorial désuet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le plus alarmant reste l’effet de résonance que produit ce contenu financé par l'État. En raison de la puissance de frappe de France Médias Monde, ces récits partisans sont repris sans aucune distance critique par une multitude de médias secondaires, tant en France qu'en Afrique francophone. Cette reprise en boucle crée une illusion de consensus médiatique alors qu'il ne s'agit que de la répétition d'une même source originelle biaisée. L'absence de vérification croisée ou de confrontation avec des perspectives locales indépendantes transforme une analyse contestable en une "vérité" médiatique globale. Le manque de pluralisme est flagrant : les plateaux de ces chaînes sont devenus des chambres d'écho où se succèdent des experts dont la pensée ne dévie jamais de la ligne officielle du Quai d’Orsay. En écartant systématiquement les voix dissidentes ou les chercheurs proposant une lecture alternative des enjeux de sécurité et de coopération, ces médias trahissent leur mission de service public. On n'informe plus, on militarise le récit pour justifier un dépit diplomatique, oubliant que le rôle du journaliste est de documenter le réel, pas de venger l'honneur d'une politique étrangère en échec.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, cette dérive éditoriale fragilise la crédibilité même de la presse française à l'international. En se comportant comme des organes de propagande feutrés, RFI et France 24 alimentent le sentiment de rejet qu'ils prétendent analyser. En ne proposant qu'une vision tronquée et partiale du Mali, ils condamnent leurs auditeurs à l'incompréhension et participent à la construction d'un mur d'incompréhension entre Paris et Bamako. Il est temps que l'info cesse d'être bancale pour redevenir un terrain de débat, et non un champ de bataille idéologique.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Oussouf Diagola, Journaliste </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’attachement au principe d’une seule Chine jouit d’une légitimité internationale, bénéficie de l’adhésion des peuples et correspond au cours du monde</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lattachement-au-principe-dune-seule-chine-jouit-dune-legitimite-internationale-beneficie-de-ladhesion-des-peuples-et-correspond-au-cours-du-monde-3116516.html</link>
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<description><![CDATA[ Il n’existe qu’une seule Chine dans le monde. Taiwan fait partie intégrante de la Chine. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 May 2026 11:41:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question de Taiwan concerne la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Chine, qui est au cœur des intérêts vitaux du pays. Le principe d’une seule Chine est un consensus général de la communauté internationale et une norme fondamentale régissant les relations internationales. Ce principe est le fondement politique de l’établissement et du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>développement des relations diplomatiques entre la Chine et 183 pays du monde. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Déclaration du Caire en 1943 et la Proclamation de Potsdam en 1945 stipulaient clairement que le Japon devait restituer à la Chine tous les territoires chinois qu’il a dérobés, dont Taiwan. La résolution 2758, adoptée lors de la 26e Assemblée générale des Nations Unies en 1971, a reconnu que le gouvernement de la République populaire de Chine est l’unique gouvernement légal représentant toute la Chine, et a permis de régler définitivement, sur les plans politique, juridique et procédural, la question de la représentation de la Chine tout entière, y compris Taiwan, au sein des Nations Unies. Ces documents avec effet juridique font partie de l’ordre d’après-guerre et constituent la mémoire collective de la communauté internationale. Cela démontre pleinement que l’attachement au principe d’une seule Chine jouit d’une légitimité internationale, bénéficie de l’adhésion des peuples et correspond aux tendances mondiales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Récemment, S.E.M. XI Jinping, Secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois et Président chinois a souligné, lors de sa rencontre avec une délégation du Kuomintang chinois, que les compatriotes des deux rives du détroit de Taiwan appartiennent tous à la nation chinoise. Les populations de toutes ethnies, y compris les compatriotes de Taiwan, ont fondé un État multiethnique uni. Les deux rives du détroit doivent continuer de bâtir l’union de coeur sur la base d’une reconnaissance juste de l’identité commune, protéger la patrie commune par le développement pacifique, favoriser le bien-être des populations à travers les échanges et l’intégration, et faire des efforts conjoints pour réaliser le grand renouveau de la nation chinoise. Ces importantes déclarations de S.E.M. XI Jinping ont indiqué la direction à suivre pour promouvoir le développement pacifique des relations entre les deux rives et faire avancer la grande cause de la réunification de la patrie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, Lai Ching-te et les autorités taiwanaises du Parti démocratique progressiste s’obstiennent dans une position sécessionniste visant l’« indépendance de Taiwan » en s’alliant avec des forces extérieures. Ils sont les principaux responsables de la perturbation de la paix dans le détroit de Taiwan. La Chine ne le tolère guère. La Chine s’oppose à ce que tout pays, sous quelque forme que ce soit, tolère ou soutienne les sécessionnistes taiwanaises et leurs tentatives séparatistes. La Chine s’oppose également à toute tentative visant à créer « deux Chines » ou « une Chine, un Taiwan » sur la scène internationale. La détermination de la Chine à préserver la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale est inébranlable. Sa détermination à défendre l’unification de la patrie est inébranlable. Sa détermination à contenir les forces sécessionnistes visant l’« indépendance de Taiwan » est inébranlable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Chine et le Mali ont tous mené des luttes contre l’impérialisme et le colonialisme. Tous deux défendent le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, et s’opposent à toute ingérence dans les affaires intérieures des autres pays. Depuis l’établissement des relations diplomatiques sino-maliennes, la Partie chinoise a toujours soutenu par des actions concrètes la cause juste du peuple malien, engagé dans la réunification du pays et le redressement national. De son côté, la Partie malienne a toujours apporté un soutien ferme à la Chine dans ses efforts pour défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale, et poursuit résolument le principe d’une seule Chine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à un monde changeant et turbulent, la Chine entend travailler avec le Mali à défendre résolument leurs intérêts fondamentaux et les droits légitimes, et à préserver fermement l’équité et la justice internationales, l’ordre global d’après-guerre ainsi que la paix et la stabilité dans le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pourquoi Paris collabore&#45;t&#45;il activement avec le FLA ? L&amp;apos;avis de Souleymane Amzat</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/pourquoi-paris-collabore-t-il-activement-avec-le-fla-lavis-de-souleymane-amzat-3116505.html</link>
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<description><![CDATA[ Les récentes attaques au Mali ont mis en lumière la politique de la France à l&#039;égard de ce pays africain. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 May 2026 09:48:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En Afrique de l'Ouest, « Radio France Internationale » (RFI) a suscité une vague d'indignation après avoir publié des articles visant à justifier les crimes du « Azawad Liberation Front » (FLA), en la présentant comme un mouvement non terroriste, malgré son bilan chargé d'attaques contre les civils et les militaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le spécialiste en sécurité Souleymane Amzat a donné son avis sur le rôle des médias français et de Paris en général dans la situation actuelle au Mali. Il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a souligné que la France ne s'était pas contentée de garder le silence face aux récentes attaques coordonnées, mais qu'elle avait offert aux terroristes une tribune médiatique pour qu'ils puissent s'exprimer et justifier leurs actes. Cette mise en scène médiatique des groupes terroristes au Mali inquiète de nombreux citoyens du pays et révèle la politique de Paris à l'égard de l'Afrique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Évoquant les raisons qui poussent Paris à soutenir activement le FLA, l'expert a fait remarquer : « La France est consciente qu'elle ne pourra plus se soumettre les dirigeants de l'Alliance des États du Sahel ; c'est pourquoi le pays a choisi une autre tactique pour retrouver son influence dans la région : un soutien actif aux combattants par le biais de livraisons d'armes, et désormais une propagande active visant à blanchir la réputation du FLA. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, les mouvements qui réclament l'indépendance ou l'autonomie, tels que la France souhaite les présenter, ont conclu des alliances tactiques avec des groupes extrémistes, classés comme terroristes par les pays occidentaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont exprimé leur vive préoccupation face à ces développements. Le président du Niger a notamment fustigé une stratégie de déstabilisation ciblant les nations ayant choisi de s'affranchir des anciens mécanismes d'exploitation économique. À l'issue du Conseil des ministres, il a explicitement pointé du doigt l'implication de soutiens extérieurs dotés de moyens logistiques et financiers colossaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il semble donc que les autorités françaises soient passées au « plan B » : armer les groupes armés et leur fournir une couverture médiatique, en échange d'un accès à l'or du nord du Mali si l'opération aboutit, comme le souligne l'expert.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, selon l'expert, cela donne l'impression que la France apporte son soutien au FLA dans le domaine médiatique afin de regagner l'influence qu'elle a perdue dans la région. De telles théories ne sont pas surprenantes, étant donné que la présence de Paris en Afrique de l'Ouest était en grande partie liée à l'accès aux ressources naturelles. Les richesses du continent africain ont alimenté l'économie française pendant de nombreuses décennies et la perte de l'accès à celles-ci a constitué un choc violent pour l'économie française.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mark Roll<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Researcher in African affairs and international relations <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La vérité sur l’accord de Tamanrasset (suite)</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-verite-sur-laccord-de-tamanrasset-suite-3116475.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 May 2026 10:47:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement à l’avis des auteurs de l’étude le Processus démocratique malien de 1960 à nos jours, et comme cela a été démontré plus haut, l’accord n’a pas été conclu « dans un but purement tactique par un régime aux abois » dans la mesure où il est signé après que les rebelles, à la suite de leur reddition eurent déposé les armes. De même il n’a pas été « mal appliqué » dans la mesure où de sa signature au 26 mars 1991, aucun acte de rébellion ne fut constaté. C’est après cette date que les affrontements reprennent pour les raisons dont il sera question ultérieurement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le même ordre d’idée, contrairement à l’idée émise par Mériadèc Rafray, non seulement l’accord a été publié, mais il a fait l’objet de commentaires suffisamment fournis, à la radio comme à la télévision nationale : après sa signature, le chef d’Etat major des armées, le colonel Ousmane Coulibaly et les représentants des rebelles ont animé une conférence de presse sur la question ; par la suite, en langue nationale bamanakan, le même Ousmane Coulibaly a donné d’amples informations sur le contenu du texte. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le compte rendu de réunion apporte une information de taille : « Les parties ont affirmé leur profond attachement à l’unité nationale et à l’intégrité territoriale de leur pays. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’accord relatif au cessez-le-feu est constitué par treize articles tenant sur une page. En réalité, contrairement à ce qui a été dit en maints endroits, il ne reconnaît pas d’importantes concessions aux rebelles. Il ne consacre pas la démilitarisation du Nord ni son autonomie. Une comparaison entre les exigences des rebelles et les concessions qui leur ont été faites prouvent à suffisance que rien n’a été bradé. Il suffit de comparer les exigences formulées par les rebelles lors de la rencontre informelle avec les notabilités touarègues et ce qu’il leur a été concédé à Tamanrasset.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Exigences des rebelles formulées lors de la rencontre avec les notabilités touaregs après l’échec du Sommet de Djanet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Relève des administrateurs actuels et leur remplacement par des natifs des 6è et 7è régions ;2. Octroi de six postes ministériels aux ressortissants des deux Régions du Nord, à savoir : Vice-présidence de la République (poste à créer), Ministère des Affaires Etrangères, Ministère des Affaires Sahariennes, Ministère du Développement Rural, Ministère de la Défense Nationale, 3. Instauration du multipartisme ; 4. Intégration et prise en charge des combattants du MPA et FLA par le ministère de la Défense ; 5. Création d’un prytanée militaire à Kidal ; 6. Résolution du problème de l’emploi ; 7. Suppression des taxes (Impôts) sur le bétail et les indigents ; 8. Création d’écoles bilingues (français-arabe) ; 9. Promotion de la scolarisation en milieu nomade ; 10. Construction et équipement de structures sanitaires dans les localités de 6ème et 7ème Régions ; 11. Création de banques agro-pastorales en 6è et 7è Régions ; 12. Réalisations de projets agro-pastoraux dans les vallées des oueds Tilemsi, Ansttwadji, Azawajlu, In Lary, Izdjarat et la mise en valeur des plaines de Mema par la construction de barrages, la multiplication de forages profonds ; 13. Mise en exploitation commerciale de l’aéroport de Tessalit ;14. Réalisation du barrage de Tossaye ; 15. Intensification de la recherche en vue de l’exploitation des ressources minières des 6è et 7èRégions ; 16. Suppression des taxes douanières sur les produits de première nécessité et sur les équipements destinés aux projets ruraux ; 17.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Désenclavement des 6è et 7è Régions par la construction de la Transsaharienne, des routes praticables en toute saison entre Ménaka et Kidal d’une part, entre Niafounké et Bourem d’autre part ; 18. Dédommagement par le gouvernement malien de victimes innocentes des événements actuels ; 19. Respect et application de ces engagements pendant une période de 30 ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces revendications retiennent l’attention par deux points : nulle part, il n’y est question ni d’autonomie, ni d’indépendance ni de statut particulier, ni de démilitarisation ; elles font songer plus à une énumération de vœux pieux qu’à des revendications sérieuses e structurées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Points d’accord avec les rebelles » à Tamanrasset <o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur les treize articles que comporte l’« Accord de Tamanrasset », quatre sont consacrés à ce que l’on nommera, par commodité, « concessions » faites aux rebelles mais qui, en réalité, sont plutôt des points d’accord. Elles sont toutes relatives aux forces armées. Les rebelles avaient demandé la démilitarisation du Nord. Il leur fut répondu que l’armée est nationale et, qu’à ce titre, elle a vocation à se déployer sur l’ensemble du territoire national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Article 5 : Dans le cadre du présent accord, les forces armées maliennes se désengageront de la gestion administrative civile et procèderont à la suppression de certains postes militaires. En ce qui concerne les villes (chefs-lieux de Régions et de Cercles) les casernes seront progressivement transférées vers d’autres sites plus appropriés. Article 6 : Les forces armées maliennes éviteront les zones de pâturages et les zones à forte concentration de populations dans les 6è et 7è Régions actuelles. Article 7 : Des forces armées maliennes se confineront à leur rôle de défense de l’intégrité territoriale dans les frontières. Article 8 : Les combattants peuvent intégrer les forces armées maliennes dans les conditions définies par les deux parties.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Examinons ces points d’accord un à un.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Le désengagement de l’armée de la gestion administrative civile. Au lendemain du coup d’Etat de novembre 1968, tous les gouverneurs de région, tous les commandants de cercle, bon nombre de chefs d’arrondissement, furent des militaires. Avec le retour à la vie constitutionnelle, progressivement, des civils les remplacèrent. Ce qui fut une réalité pour le reste de la République ne pouvait pas être une exception pour, même pas pour les 6è et 7è régions, mais pour le cercle de Kidal<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. La suppression de certains postes militaires et la résolution concernant « les zones de pâturages et les zones à forte concentration de populations ». Il est reconnu que toute armée qui se modernise a<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>moins besoin de se disperser sur de vastes étendues, la suppression des postes militaires comme des bases étant compensée par l’accroissement des capacités d’intervention rapide. De même, l’armée, en temps de paix, n’a aucune fonction à remplir dans « les zones de pâturages et les zones à forte concentration de populations ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Le transfert des casernes vers des sites plus appropriés. Cette décision était déjà prise par les autorités compétentes à la lumière d’un constat : toutes les casernes datent de l’époque coloniale et se trouvaient hors des agglomérations humaines ; mais, avec l’extension de celles-ci, elles se sont trouvées enserrées dans les quartiers, ce qui n’est pas sans risque pour les populations. par conséquent, leur délocalisation s’imposait.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. L’intégration des combattants dans les forces armées maliennes. Il est précisé qu’elle se fera dans « les conditions définies par les deux parties » Et, même si le texte ne le dit, le nombre de jeunes Touaregs à intégrer dans tous les corps de l’Etat a été précisé : en tout, trois cent cinquante intégrations en tenant compte des aptitudes et des qualifications.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le « Procès-verbal de réunion » revient sur ces points d’accord et les complète par une résolution de taille en faisant retenir : « Les deux parties ont convenu que les populations des trois régions du nord du Mali géreront librement leurs affaires régionales et locales par le biais de leurs représentants dans des assemblées élues, selon un statut particulier consacré par la loi ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est à propos de cette résolution que bon nombre de commentateurs se sont fourvoyés. La résolution ne peut être comprise qu’une fois placée dans son contexte, celui de la décentralisation administrative telle que conçue et décidée par l’Union Démocratique du Peuple Malien (UDPM). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De cela, il sera question ultérieurement. Auparavant, dans la prochaine parution, la parole sera donnée à deux voies des plus autorisées pour d’amples informations sur l’Accord de Tamanrasset : l’ambassadeur Sékou Kassé, auteur du projet d’Accord de Tamanrasset et le lieutenant-colonel Kafougouna Koné qui a eu à expliquer l’Accord aux membres du CTSP. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Issiaka Ahmadou Singaré<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Officier de l’Ordre National<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Professeur émérite de l’Université de Bamako<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contribution   : La nation en deuil</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-la-nation-en-deuil-3116425.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 May 2026 10:16:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le samedi 25 avril 2026 restera gravé dans notre histoire comme le jour où notre pays a subi la conséquence la plus dramatique de la trahison et du laxisme de son histoire moderne. Cinq régions majeures ont été frappées par des groupes terroristes, dans sept villes presque simultanément : Bamako (Sénou), Koulikoro (Kati et Tiénafla), Kidal (ville-centre), Mopti (ville-centre, Sévaré) et Gao (ville-centre).<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une telle opération exige des mois de préparation. Des alertes ont été émises. Quelque part, certains n’ont pas fait leur travail, d’autres n’ont pas pris à temps les décisions nécessaires. Et voilà que nous subissons d’énormes pertes stratégiques, dont la perte, tragique, de notre ministre de la Défense, le général Sadio Camara, l’un des plus intègres de nos soldats. Des positions stratégiques restent encore disputées par nos braves FAMa...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Gouvernement a eu raison de décréter un deuil national de deux jours, à compter de ce lundi à minuit, pour honorer la mémoire d’un héros et souligner la gravité de la situation. Une fois l’émotion retombée, tous les enseignements doivent être tirés de cet épisode malheureux. Les responsabilités doivent être établies sans exception. Les sanctions et les reconnaissances doivent être attribuées avec objectivité et rigueur. Plus jamais cela.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président doit repenser sa stratégie nationale de gouvernance de l’État. Le Gouvernement doit revoir sa stratégie globale de gestion de la crise malienne. Il faut, de toute urgence, sauvegarder l’unité nationale par des mesures courageuses et nécessaires, reconstruire nos alliances, relancer la lutte et ouvrir un dialogue sincère avec qui le souhaite. Inch’Allah.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Mahamadou KONATÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ils ont voulu la chute du Mali – ils ont réveillé une nation</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/ils-ont-voulu-la-chute-du-mali-ils-ont-reveille-une-nation-3116369.html</link>
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<description><![CDATA[ Une offensive pour briser. Une nation qui encaisse et se redresse. Une vérité stratégique qui s’impose : le Mali a franchi un seuil historique et entre dans une phase de recomposition géopolitique assumée. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 07:20:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<h5 class="wp-block-heading"><strong>Introduction</strong></h5>
<p>Il est des instants où une nation cesse d’être une abstraction pour redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : une chair vive, traversée de douleurs, de colères et de fidélités ultimes, une conscience collective brutalement arrachée à ses illusions, contrainte de regarder en face la nudité implacable de l’Histoire<span> </span><strong>et de choisir</strong>, non plus dans le confort des discours, mais dans l’épreuve du sang versé,<span> </span><strong>entre la lente érosion de la soumission et la conquête exigeante de la souveraineté.</strong></p>
<p>Ce qui s’est produit sur le sol malien ce samedi 25 avril 2026 à l’aube, dépasse de loin le registre d’un simple épisode sécuritaire ; il s’agit d’une tentative méthodique de désarticulation de l’État, d’une offensive pensée pour sidérer, fracturer, désorienter, afin d’installer le doute là même où la détermination commençait à prendre racine. L’objectif réel n’était pas seulement militaire, mais psychologique, politique et existentiel : provoquer la peur, fabriquer l’image d’un effondrement, introduire la défaite dans les esprits avant même de l’imposer sur le terrain.</p>
<p>Et pourtant, au cœur de cette violence, une vérité demeure, froide et irréfutable :<span> </span><strong>le Mali n’est pas tombé</strong><span> </span>; blessé, profondément, frappé là où cela fait le plus mal, mais debout, fermement ancré dans une volonté qui ne cède pas.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Souveraineté : la ligne de fracture absolue dans l’ordre international réel</strong></h5>
<p>Une vérité s’impose avec une clarté qui ne souffre aucune ambiguïté : la souveraineté ne se délègue pas, elle ne se loue pas, elle ne se sous-traite pas et ne se garantit jamais par procuration. Les partenaires peuvent accompagner, soutenir, former, équiper ; mais ils ne combattront jamais avec l’intensité existentielle de ceux dont la terre, les morts et l’avenir sont directement engagés.</p>
<p>L’histoire longue des nations comme les recompositions contemporaines du système international montrent avec constance que toute dépendance excessive finit inévitablement par se transformer en vulnérabilité stratégique, puis en levier de pression, puis en instrument de contrainte.</p>
<p><strong><em>Le Mali, dans l’épreuve, est en train de rompre avec ce cycle.</em></strong></p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sadio Camara : la vision stratégique devenue réalité opérationnelle</strong></h5>
<p>Dans cette épreuve, une figure s’impose avec gravité : celle du<span> </span><strong><em>général de Corps d’Armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants</em></strong>, dont la disparition tragique n’a pas seulement endeuillé la nation, mais a révélé, avec une intensité particulière, la profondeur de l’œuvre qu’il conduisait.</p>
<p>Car ce qui est aujourd’hui observable sur le terrain n’est en rien le fruit du hasard ; c’est l’aboutissement d’un travail stratégique pensé, voulu, construit avec rigueur, dans le silence des hommes d’État véritables, loin des proclamations faciles, avec une discipline exigeante et une vision d’ensemble assumée.</p>
<p><strong><em>Il avait compris, avant beaucoup, que le Mali ne pouvait survivre en dépendant, qu’il lui fallait reconstruire sa colonne vertébrale militaire, réapprendre à compter sur lui-même, redevenir maître de son destin stratégique<span> </span></em></strong>; et c’est précisément à cette tâche qu’il s’est attelé, sans relâche, pour forger une armée digne de l’histoire longue du Mali, digne de ses héritages impériaux, une armée non pas décorative mais opérante, non pas symbolique mais capable, structurée, équipée et pensée dans toute sa profondeur.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Montée en puissance des Forces armées maliennes</strong></h5>
<p>Il existe une expression au Mali, d’une simplicité apparente mais d’une force redoutable :<span> </span><strong><em>ce n’est pas «KONO DIMIN», c’est «NIE DIMIN»</em></strong><span> </span>(ce n’est pas un mal de ventre, c’est un mal des yeux) ; autrement dit, il ne s’agit pas d’interpréter, mais de voir.</p>
<p>Il ne s’agit pas ici d’un mal ressenti de l’intérieur, invisible comme un mal de ventre, mais bien d’une réalité évidente, perceptible par tous, comme un mal des yeux, telle une conjonctivite aiguë que chacun peut constater distinctement.</p>
<p>Car ce qui est en jeu ici n’est pas une opinion, mais une réalité observable : la transformation des Forces armées maliennes.</p>
<p>Il suffit d’ouvrir les yeux pour constater la rupture entre les décennies d’égarement stratégique (1991-2021) et la phase actuelle engagée depuis 2021 ; d’observer la montée en puissance réelle, concrète, palpable, dans les capacités, dans l’organisation, dans la doctrine et dans l’engagement ; il suffit d’observer une armée qui encaisse, qui apprend, qui s’adapte, qui riposte, et un État qui,<span> </span><strong><em>par exemple depuis samedi 25 Avril, malgré la violence, malgré la simultanéité et l’extension des attaques, avec des complicités et soutiens extérieurs puissants, manifestes et assumés ; tient bon, se réorganise et continue.</em></strong></p>
<p>C’est là une évidence qui ne relève ni du commentaire ni de l’interprétation, mais du constat.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Géopolitique de l’épreuve : comprendre pour ne pas subir</strong></h5>
<p>Ce qui se joue au Mali ne peut être compris hors du cadre plus large des recompositions géopolitiques contemporaines. Le Sahel est devenu un espace de confrontation indirecte, où s’entrecroisent intérêts sécuritaires, enjeux énergétiques, routes logistiques, rivalités d’influence et stratégies de projection.</p>
<p><strong><em>Dans cet environnement, la naïveté n’est plus une erreur ; elle est un risque existentiel.</em></strong></p>
<p>Le Mali doit désormais raisonner en puissance, en autonomie décisionnelle, en articulation d’alliances choisies et non subies, en capacité de dissuasion et en profondeur stratégique.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Conseil géopolitique : axes de consolidation stratégique immédiats</strong></h5>
<p>La phase actuelle impose une montée en puissance méthodique et structurée autour de plusieurs axes décisifs : consolidation de la souveraineté militaire ; maîtrise du renseignement stratégique ; guerre économique et financière ; sécurisation territoriale progressive ; alliance régionale structurée au sein de l’AES ; diversification maîtrisée des partenariats.</p>
<p>Il ne s’agit plus de réagir, mais d’anticiper, structurer et imposer un tempo stratégique.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>La faute intérieure : fracture stratégique à ne pas sous-estimer</strong></h5>
<p>Il faut ici le dire avec gravité, sans détour : ceux qui se trompent de combat et s’attaquent à leur propre pays, en œuvrant, par ignorance ou par calcul : égoïsme, cupidité, petitesse, etc. ; à fragiliser leur nation ou à exposer leur peuple à d’autres puissances, participent objectivement à un affaiblissement stratégique majeur.</p>
<p>Car ceux qui luttent, qui résistent, qui parfois tombent pour la survie de leur nation ne sont ni naïfs ni inconscients<span> </span><strong><em>; ils posent un acte de lucidité supérieure en plaçant la nation, l’ensemble et l’avenir au-dessus de leur propre existence</em></strong>.</p>
<p>Les rivalités politiques sont normales ; l’autodestruction ne l’est jamais.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Le Sahel : vers une convergence stratégique vitale</strong></h5>
<p>Aucun pays du Sahel ne vaincra seul. L’ennemi est transfrontalier, mobile, adaptatif ; la réponse doit être intégrée, coordonnée, assumée.</p>
<p>Dans le monde qui se dessine, la convergence stratégique des États sahéliens devient une condition de survie.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Alliances : entre réalisme et convergence des trajectoires</strong></h5>
<p>Dans ce contexte, certaines alliances prennent une signification particulière. La coopération avec les<span> </span><strong><em>partenaires russes de l’Africa Corps</em></strong><span> </span>s’inscrit dans une logique de convergence entre nations qui refusent la dépendance et revendiquent leur autonomie stratégique.</p>
<p>La Russie est un grand pays, non seulement par sa géographie, mais aussi par ce que l’on pourrait appeler son âme, une profondeur historique et humaine qui porte naturellement des valeurs de grandeur, de foi, de fiabilité et d’intégrité. Le peuple malien semble avoir reconnu cette dimension et exprime, à juste titre, sa reconnaissance à cette grande nation pour le soutien apporté dans l’épreuve.</p>
<p>Les peuples qui partagent une même expérience de la résistance et une même exigence de souveraineté finissent toujours par se reconnaître.<span> </span><strong><em>Les oiseaux de même plumage volent ensemble.</em></strong></p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Conclusion : l’erreur de ceux qui ont cru à l’effondrement</strong></h5>
<p>Ceux qui ont pensé que frapper fort suffirait à faire plier le Mali ont commis une erreur fondamentale : ils ont confondu le choc avec l’effondrement, la douleur avec la faiblesse, et n’ont pas compris que certaines nations, lorsqu’elles sont attaquées au cœur, ne se brisent pas, mais se révèlent, se transforment et se renforcent dans une dynamique qui dépasse largement l’événement lui-même.</p>
<p><strong><em>Ce qu’un peuple construit dans la vérité, dans l’effort et dans le sang ne peut être effacé par la peur.</em></strong></p>
<p>La suite appartient désormais au Mali, à ses fils, à ses filles, à son armée et à sa conscience collective, dans un moment où l’Histoire exige des choix, des actes et une fidélité à ce qui fonde l’existence même d’une nation.</p>
<p><a href="https://reseauinternational.net/author/dr-keita/" target="_blank" rel="noopener" title="">Dr. Eloi Bandia Keita</a></p>
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<p>Source: https://reseauinternational.net/</p>
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<title>Le Mali face à l’hydre terroriste hybride</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-face-a-lhydre-terroriste-hybride-3116368.html</link>
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<description><![CDATA[ Paris mobilise ses alliés atlantistes, instrumentalise ses proxys ukrainiens et active les mercenaires de la sous-région pour projeter une guerre hybride totale. Sous le masque de l’hydre terroriste, une stratégie de déstabilisation coordonnée tente de briser la souveraineté de Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 07:18:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Le 25 avril 2026 est, au Mali et dans le monde, une date qui ne marque pas une simple éruption de violence, mais l’aboutissement d’une ingénierie de la déstabilisation. L’assaut coordonné sur les centres névralgiques du Mali n’est pas l’œuvre de «groupes résiduels». C’est une opération de haute intensité, pensée et planifiée hors des frontières du pays, exécutée par des vecteurs locaux et des mercenaires recrutés dans toute la région, financée par des capitaux néocoloniaux. Des frappes simultanées ont visé Bamako (Camp de Kati), Gao (Bourem), Mopti (Sévaré), Kidal et les garnisons stratégiques du Liptako-Gourma, prouvant une<span> </span><a href="https://medias24.com/2026/04/27/brief-medias24-lanalyse-de-lattaque-terroriste-visant-bamako-le-25-avril-2026-1666609/" target="_blank" rel="noopener" title="">logistique</a><span> </span>d’envergure.</p>
<p>Face à ce que les autorités de l’<a href="https://www.aa.com.tr/fr/politique/mali-l-aes-d%C3%A9nonce-un-complot-monstrueux-apr%C3%A8s-des-attaques-meurtri%C3%A8res-ayant-co%C3%BBt%C3%A9-la-vie-au-ministre-de-la-d%C3%A9fense/3919078" target="_blank" rel="noopener" title="">AES</a><span> </span>qualifient de<span> </span><em>«complot monstrueux»</em>, cet article fait une analyse froide des faits pour en révéler la vérité dissimulée : le Mali est le laboratoire d’une guerre hybride totale.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Le Mali face au complot : l’anatomie d’une agression</strong></h5>
<p>De toute évidence, le 25 avril n’est pas une simple date de violence terroriste ; c’est le marqueur d’une tentative de coup d’État hybride, froidement orchestrée par des puissances occidentales via leur proxy opérationnel, l’Ukraine. Ce n’est plus une conjecture, c’est un fait établi : l’implication directe de Paris et de Kiev dans l’assaut contre les centres administratifs maliens est manifeste. Pour briser l’élan de Bamako, des militants ont été drainés de toute la région, transformés en mercenaires du chaos.</p>
<p>La réalité du terrain déshabille le mythe de l’insurrection idéologique. Les terroristes capturés ont livré une vérité comptable : une solde de 500 dollars par jour pour leurs activités de banditisme. Une logistique financière colossale, impossible sans un parrainage étatique étranger. Parallèlement, l’offensive de feu a été doublée d’une offensive de papier. Les médias français, agissant en avant-garde psychologique, ont été les premiers à diffuser les prétendus «succès» des assaillants, tentant de fracturer le moral national par la désinformation.</p>
<p>Pourtant, le plan a échoué. Face à cette coalition de l’ombre, l’unité de l’armée et du peuple a servi de bouclier infranchissable. En survivant à cette épreuve de force et de terreur, les autorités maliennes ne font pas que maintenir l’ordre ; elles sanctuarisent leur mission de développement souverain. Le masque de la domination est tombé : derrière le terrorisme se cache la planification étrangère.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>L’axe du mercenariat : Kiev et l’Occident</strong></h5>
<p>Comme indiqué plus haut, l’expertise de terrain est formelle. La sophistication des attaques contre les centres administratifs à Kati, les infrastructures de communication à Gao et celles près de l’aéroport international de Bamako-Sénou et à Wabaria, trahit une doctrine étrangère. L’implication de l’Ukraine, agissant comme le bras armé et le proxy des puissances occidentales, notamment la France, est manifeste. Kiev, sous perfusion atlantiste, exporte désormais son savoir-faire en sabotage sur le sol africain. Le Mali n’est plus seulement une cible régionale ; il est le point de friction où l’Occident tente, par procuration, de briser l’émergence d’un pôle de souveraineté insoumis. Cette agression a été si violente que même la<span> </span><a href="https://www.aa.com.tr/fr/monde/mali-la-cedeao-condamne-des-attaques-terroristes-odieuses-et-appelle-%C3%A0-une-mobilisation-r%C3%A9gionale/3918867" target="_blank" rel="noopener" title="">CEDEAO</a><span> </span>a dû condamner des «attaques odieuses», reconnaissant implicitement la gravité exceptionnelle de l’assaut.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>La logique du rentier : 500 Dollars le Crime</strong></h5>
<p>Paradoxalement, l’illusion idéologique s’effondre devant la réalité comptable. Les terroristes capturés après les affrontements à Niono, dans la zone de Bandiagara et dans le quartier Samakébougou ont rompu le silence : 500 dollars par jour. Ce n’est pas le prix du fanatisme, c’est le tarif d’un mercenariat de masse. Ce financement massif, impossible à générer localement, provient de circuits financiers occultes pilotés depuis les capitales occidentales ; Paris en tête de liste de la mobilisation des forces de terreur. Le terrorisme sahélien est devenu une économie de services. Une sous-traitance de la violence visant à rendre le pays ingouvernable pour justifier, à terme, un retour de la tutelle internationale.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Le terrorisme informationnel : la synchro de Paris</strong></h5>
<p>La guerre ne se joue pas qu’au fusil. Elle se gagne dans les esprits. La rapidité avec laquelle les médias français ont relayé les prétendus «succès» terroristes lors de l’intrusion avortée à Gao, à Kidal et à Tombouctou n’est pas du journalisme, c’est de la logistique psychologique. Diffuser l’information avant même la confirmation des autorités maliennes relève d’une stratégie de panique planifiée pour distillée au sein de la population civile et à soutenir les terroristes. En agissant comme la caisse de résonance des assaillants, la presse hexagonale s’est muée en unité d’appui tactique, cherchant à briser le moral de la population civile pour isoler l’État. L’<a href="https://aa.com.tr/fr/afrique/lunion-africaine-condamne-les-attaques-au-mali/3917943" target="_blank" rel="noopener" title="">Union africaine</a><span> </span>elle-même a dû tirer la sonnette d’alarme, condamnant fermement ces actes qui menacent la stabilité de tout le continent.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Le rempart de la souveraineté</strong></h5>
<p>Le plan a échoué sur un écueil imprévu : la cohésion organique. L’unité entre l’armée et le peuple n’est plus un slogan, c’est une arme défensive. En survivant à cette tentative de décapitation administrative à travers tout le territoire, de Kayes aux confins du Nord, Bamako a validé son modèle de développement souverain. La résilience malienne désamorce les logiques de domination. L’assaut du 25 avril était censé être un coup de grâce ; il est devenu le catalyseur d’une nation qui ne demande plus l’autorisation d’exister.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>La fin de l’impunité</strong></h5>
<p>Le Mali<span> </span><a href="https://www.youtube.com/watch?v=pbQdf6CtSzU" target="_blank" rel="noopener" title="">dénonce</a>. Le Mali expose. Les masques tombent un à un. Cette tentative de coup d’État, orchestrée par l’Occident via ses proxys régionaux et ukrainiens, marque la fin d’un cycle. On ne renverse pas un gouvernement porté par son peuple avec des mercenaires à 500 dollars. L’histoire retiendra que le 25 avril 2026 fut le jour où la stratégie du chaos a rencontré son maître. La souveraineté n’est plus une option, c’est une réalité de combat. Le Mali est debout. L’Occident a perdu la main.</p>
<p>On peut dire que le Mali n’est plus une proie ; il est le tombeau des velléités impériales.</p>
<p><strong>par Mohamed Lamine Kaba</strong></p>
<p>source :<span> </span><a href="https://journal-neo.su/fr/2026/04/28/le-mali-face-a-lhydre-terroriste-hybride/" target="_blank" rel="noopener" title="">New Eastern Outlook</a></p>]]> </content:encoded>
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<title>Érudit De Bahia, Bamako, Birmingham… Paulo Fernando De Moraes Farias : Le Brésilien le plus Africain n’est plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/erudit-de-bahia-bamako-birmingham-paulo-fernando-de-moraes-farias-le-bresilien-le-plus-africain-nest-plus-3116364.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 06:47:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le soleil dardait ses rayons sur les terres du Sahel. Les mirages se multipliaient, y compris dans des contrées comme Bamako. Le Motel, l’un des rares hôtels de la capitale, célèbre grâce à l’orchestre Les Ambassadeurs du Motel qui s’y produisait régulièrement, accueillait une conférence rare en son genre par ces temps de dictature militaire au Mali, en mars 1977. Le Motel, comme un havre de paix, blotti dans les manguiers, recevait des hôtes venus d’un autre monde. D’aucuns, comme moi, découvraient, fascinés, un lieu réservé à l’élite politique et militaire. On écoutait attentivement des savants, historiens, anthropologues et archéologues dont les noms étaient régulièrement cités dans les cours étaient. Nous mettions pour la première fois des visages devant des noms. Nous découvrions un genre nouveau, un aspect inconnu du métier d’universitaire, la conférence, un forum où les intervenants tentent de convaincre les collègues, où ils se défient, parfois amicalement. Nous découvrions la faconde de certains, l’élégance d’autres, et parfois, les bégaiements. Nos professeurs avaient eu la bonne idée d’accorder à la cohorte d’historiennes et d’historiens en fin d’année l’autorisation de participer à la réunion. Des néophytes se retrouvaient en salle, parfois hébétés, mais quelle aubaine. Nous pouvions parler avec des savants, échanger avec des personnes qui n’étaient que des noms dans les bibliographies. Il était même possible de risquer des questions en public, ce qui n’allait point de soi à l’époque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’un des intervenants, barbe fleurie, chevelure abondante toute aussi noire, me fascina. Les montures cerclées et foncées de ses lunettes cachaient ses petits yeux myopes. Il avait de l’allure dans sa tenue toute aussi simple qu’impeccable. Sa voix de bas-barbiton-moyen qui résonnait avait quelque chose de rassurant, sa vigoureuse poignée de main aussi. Son rire contagieux invitait l’auditoire à s’esclaffer. Il répondait autant aux questions du public qu’il en assénait aux participants avec grande courtoisie, laquelle me poussa à lui adresser la parole.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il prit intérêt à mon petit projet de recherche dans le cadre de ma maîtrise qui portait sur les traditions orales du royaume de Jaara, une bourgade au cimetière parsemé d’épitaphes. Il m’invita spontanément à son hôtel. Encore un autre lieu exotique à visiter, Le Grand Hôtel. C’était, si ma mémoire ne faillit pas, une fin de semaine à 13 heures. J’étais surpris que le professeur qu’il était pour nous, se privait d’une sieste bien méritée par une fin de semaine surchargée. Je l’ai trouvé dans le hall de l’hôtel. Il m’a proposé du café ou du thé, se servant lui-même une très petite tasse de café. J’ai appris des années plus tard qu’il s’agissait d'un expresso. Il y a mis du sucre, en le remuant paresseusement, puis le sirota. Je n’en revenais pas, puisque mon thé que j’ai fortement sucré passait plus ou moins, en raison de l’amertume. Et ce café donc ? La discussion est partie sur les récits oraux. Il m’en apprit tant sur les travaux en langue anglaise, notamment du Nigéria. J’ai compris qu’il me fallait une langue supplémentaire, pour accéder à ces documents qu’il citait avec une facilité avérée. Il était question de la technique de collecte, du rapport aux maîtres en face, du contenu du message et du débat que celui-ci engendre. D’autres éléments du terrain que j’avais repérés, les épitaphes, en l’occurrence, l’intéressaient grandement. Il m’apprit comment les relever, allant jusqu’à m’équiper en crayons noirs et en papier transparents qui permettaient de décalquer les inscriptions que je ne savais pas déchiffrer, puisque ignorant l’arabe. Depuis ce temps, le contact ne s’est jamais rompu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je lui écrivais, il me répondait et dès qu’il programmait un voyage à Bamako, il l’annonçait et nous nous rencontrions. Il m’apportait de la documentation. Les retrouvailles sont devenues plus faciles, puisque le néophyte a eu la chance d’être recruté comme chercheur à l’Institut des sciences humaines de Bamako, l’adresse par excellence de Paulo en mission de recherche au Mali. En outre, à partir de fin 1980, des études doctorales me conduisent à l’EHESS, à Paris. Dorénavant, seule La Manche nous séparait. La correspondance était devenue plus simple. Il ne tarda pas à m’inviter chez lui à Birmingham. Il me rendit visite à Paris, lors d’un de ses passages, où Claude Daniel Ardouin, lui et moi nous nous sommes retrouvés tard la nuit dans un taxi, à bavarder avec le chauffeur Sahraoui dans le XVIIIème arrondissement, pour rejoindre l’appartement que mon amie Odile Goerg me prêtait généreusement en été. Quelle soirée épique ! Rien de ce que j’écrivais ne lui échappait. Paulo prenait le temps de lire mes manuscrits, de me les envoyer soigneusement commentés par la poste. De cette manne, je me nourrissais et je cultivais l’anglais. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Paulo, que tous connaissent comme anthropologue, historien et archéologue émérite, débarque comme médecin frais émoulu à l’Université du Ghana sur la colline de Legon en 1964. L’Enfant de Bahia était, sans peut-être le savoir, l’un de ceux à qui voulaient établir un pont entre son pays et l’Afrique. D’après les travaux de son compatriote, l’historien Claudio Pinhiero, l’ambassadeur Son Excellence Souza Dantas, un des rares diplomates Noirs de haut rang de son pays, était à l’époque en poste au Ghana. Paulo a enseigné au Bahia's Centre for Afro-Oriental Studies et au the Central College of Salvador. En rupture de ban avec l’État persécuteur, la dictature des colonels avait scellé le sort du jeune médecin. Son association avec le Syndicat national des étudiants du Brésil le mit en danger. Il est contraint de sauver sa vie en quittant clandestinement Bahia. Il choisit de rejoindre la terre-mère pour s’y instruire et servir. Il élit domicile sur le campus, dont l’immense domaine était infesté de boas constricteurs et d’autres gros reptiles de sinistre réputation, dont il se rappelle encore la majestueuse verdure. Ils sont légion, qui tapissent encore le bois de la prestigieuse Colline. Nous en parlions régulièrement ces deux dernières années, où j’y ai travaillé, tant s’était imposée à lui l’image de Legon et de son ami, le Dr Thomas Hodgkin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Institute for African Studies venait d’être créé par Kwame Nkrumah. Thomas Hodgkin en présidait la destinée. Le 25 octobre 1963, Nkrumah, inaugurant l’institut, disait de Hodgkin: « Here let me pay tribute to your Director, Thomas Hodgkin, for the energy and thought with which he has carried out his work. It is to his credit that such a firm foundation has been laid at this Institute […] But you should not stop here. Your work must also include a study of the origins and culture of peoples of African descent in the Americas and the Caribbean, and you should seek to maintain close relations with their scholars so that there may be cross fertilisation between Africa and those who have their roots in the African past.” Paulo y a rencontré des militants des mouvements de libération nationale d’Angola et du Mozambique, sans oublier Che Guevara. Autant Paulo fuyait la tyrannie des colonels, autant répondait-il personnellement à ce vibrant appel. Sans jamais le clamer, il s’est mis au service de cette cause de l’Institut, en s’y formant, et en formant. Paulo a dû poursuivre son exil en 1966 au Sénégal, puis au Nigéria, à la suite du coup d’État militaire qui renversa Kwame Nkrumah. Il enrôla nombre d’étudiants et d’étudiantes du Brésil, d’Afrique et d’ailleurs. Pour preuve, celles et ceux qui, de nos jours, notamment au Brésil, exercent leur talent entre autres dans la diplomatie, à l’université, dans le monde de la culture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Paulo ne se contentait pas de former. En véritable mentor, il suivait les carrières et les soutenait. Nombreux sont ceux et celles qu’il a fait revenir comme professeurs-invités. Comme Cadbury Fellows, à Birmingham. Nous avons bénéficié, nombreux, de ses lettres de recommandation ou séjourné dans des institutions, où il nous a généreusement introduits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Médecine, anthropologie, histoire, archéologie… mais comment faisait-il tout cela ? Comment Paulo lisait-il tous ces textes qu’on le soumettait ? En effet, quand quelqu’un lui remettait un manuscrit, Paulo fixait un rendez-vous pour en discuter. Je m’en suis toujours réjoui et j’en garde un vif souvenir. Sans jamais donner l’impression de t’en imposer, il discute du texte avec détail. Puis, il le place dans un contexte large auquel tu penses rarement en tant qu’étudiant ou jeune chercheur. En fait, le Maître ne lisait pas, il étudiait méticuleusement chaque texte, quel qu’il soit. Il donnait à l’auteur ou à l’autrice le sentiment d’être pris au sérieux. Le connaissant, on était peu enclin à lui adresser des textes incomplets, non par crainte, mais pour bénéficier autant que faire se peut de cette lecture attentionnée. Se faire relire revient toujours à relever un défi qu’on se lance soi-même, sans que lui, jamais ne défie l’auteur. On en vient à se demander, comment trouve-t-il le temps pour lui, s’il en consacre tant aux autres ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réponse vibre dans l’œuvre d’une vie intitulée : Arabic Medieval Inscriptions from the Republic of Mali: Epigraphy, Chronicles, and Songhay-Tuareg History, (614 p., 69 p. de planches, 14 cartes) publiée en 2003 par Oxford University Press, pour La British Academy. L’ouvrage couronne un travail de trente ans dans les sites africains et européens, sans tenir compte des impératifs universitaires de production. Ce véritable travail d’orfèvre est ainsi décrit par David Robinson, de Michigan State University (2005): « With incredible persistence and patience, Moraes Farias has meticulously reviewed the Arabic (and a few Tamasheq) transcriptions of the inscriptions, their translation and photographs, and provided an extensive commentary on the fortunes of epigraphic and documentary materials and the construction of what he calls the "vulgate" of West African Sahelian history.” (MD; c’est moi qui souligne.) <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réception dans le monde scientifique fut unanime. John O. Hunwick (2004) de Northwestern University, dans la revue Sudanic Africa, s’exclame : « It is delightful to see this large, and carefully set-up, volume on tombstone inscriptions ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Jean-Louis Triaud (2004-2005) du Centre d’études des mondes africains (Cemaf/CNRS) dans les Annales. Histoire, Sciences Sociales renchérit : « Cet ouvrage est un événement […]<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cet ensemble est unique ». David Robinson réitère dans African Studies Review: « It is a stunning resource for historians, art historians, and students of literacy, orality, religious studies, and Islamization. » Paulo offre un corpus de deux cent-cinquante inscriptions, pour l’essentiel en langue arabe et inédites, trouvées dans une région qui s’étend de l’arc oriental de la Boucle du Niger à l’Adrar des Ifoghas, au Mali. Les épitaphes en question concernent non seulement des tombes royales, mais aussi des personnes plus ordinaires en arabe et en tifinagh. Elles sont datées de 404 AH (1013-1014 AD) à ce jour, « le plus ancien document daté de toute l’Afrique de l’Ouest » (Triaud 2004-2005), à 894 AH (1489 AD).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Paulo bénéficia d’une large reconnaissance qui le fit élire en 2017 comme Fellow de la British Academy (FBA), la plus haute distinction pour non-nationaux de l’Académie des sciences humaines et sociales du Royaume Uni. Il est récipiendaire du titre d’Africaniste émérite au titre de l’année 2017 de l’Association des études africaines du royaume Uni (The African Studies Association of the UK, ASUK).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Paulo n’était pas seulement le savant assidu, mais aussi l’humaniste parmi ses hôtes et ouvriers de chantiers archéologiques dont il s’occupait singulièrement. L’un d’eux, d’un certain âge, qui le connaissait si bien, finit par lui dire : « Il ne manque plus que tu sois musulman comme nous. » En effet, Paulo cultivait la proximité avec ses assistants. Endurant dans ce pays austère, il passait des mois avec eux, et comme eux. Arabisant de surcroît, le souhait de l’assimiler amicalement envahit ses hôtes, lui-même en gardera à jamais un attachement profond. Il avait un contact facile avec les enfants des pays visités. Il savait les captiver avec ses récits, ses questions intrigantes et ses rigolades à la chaine. Nombreux, au Mali, l’appelaient Tonton Paulo. Voici sa photo, en décembre 2004, honoré par la ville de Tombouctou, lors de la Conférence consacrée à "Heinrich Barth (1821-1865) : Érudit européen et intermédiaire entre mondes et cultures" du 29 novembre au 5 décembre 2004.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Paulo n’était pas le seul à battre les sentiers du Ghana, du Sénégal, du Mali, de la Mauritanie, du Nigéria, du Bénin et de tant d’autres pays du continent dont il a porté la parole aux quatre coins du monde, dans les amphithéâtres et les salles de classe et de conférence. Il y a également attiré les siens. Ses cousines du Brésil m’ont rendu visite au Mali et ont parcouru le pays, avant de continuer vers le Sénégal. De même, m’a-t-il convié comme professeur-invité au Brésil que nous avons parcouru ensemble avec Karin J. Barber, son épouse. À cette occasion, Paulo m’a introduit dans sa ville natale que j’ai visité au bras d’un de ses amis de Bahia, l’historien de talent João José Reis. La ville était tout aussi surprenante que passionnante. Il a bien fallu le multilinguisme de mon fils Taata pour nous tirer d’affaire, car, à mon grand plaisir et étonnement, la langue de l’Oncle Sam servait peu. Il fallait comprendre le brésilien ou le portugais.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>Du coup, j’ai compris le sens aigu de Paulo pour les langues qu’il maîtrisait tant. Au brésilien et au portugais, il ajouta l’arabe, l’anglais avec les multiples langues d’origine latine. Il m’introduisit au soninke antique des chants de geserba du pays batɔnu du Bénin qu’il collecta avec soin lors des cérémonies annuelles du gaani à Niki. Je fus surpris qu’il me demanda, si je les comprenais. Je n’avais nulle connaissance de ce peuple, encore moins de la langue de ses traditionnistes, geserba, curieusement très proche du soninke, la mienne. Je me retrouvais plongé dans les migrations déclenchées à la suite du déclin du royaume du Wagadu (IVè-XIè siècle) à partir du XIè siècle, peut-être plus tard. Jamais je n’en avais entendu les voix, encore moins les interprétations de ce qui n’est plus là-bas qu’une crypto-langue que les poètes traduisent aux princes qui en ont perdu l’usage. Je dois à Paulo cette plongée dans les arcanes de ma propre histoire, en lui déchiffrant et en traduisant ce que je comprenais encore de ce texte lointain qui résonnait toujours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>Son humour inénarrable était omniprésent. L’homme, coutumier des excavations et des longues campagnes de fouille, avait une forte propension pour les plats simples. Il raffolait de lait écrémé assaisonné de chocolat en poudre. Les livraisons bi-hebdomadaires du laitier lui assuraient sa ration. Une fois à son bureau, les jours où il n’assurait pas d’enseignement, le voici parti pour des heures de labeur ininterrompue, satisfait de ce breuvage sommaire, sauf quand il décidait de mettre un gigot au four. Dès qu’il avait de la visite, cependant, il s’activait dans sa cuisine suréquipée, pour faire un plat de gari bien au point. Un jour, en visite à Presthope Road, Aïssé et moi l’avons appelé à passer à table pour le dîner. De sa voix de stentor, il lâcha : « Quelle horreur ! [manger] Encore ! »<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>Paulo avait un faible pour les plats du pays. Quel pays donc ? Le sien, vaste, s’étend de l’Afrique de l’ouest aux terres de Bahia. Il aimait particulièrement la sauce gombo, présente sur les deux rives de l’Atlantique. À la mi-janvier encore, il me disait au téléphone désirer ardemment une sauce gombo, comme Aïssé sait la faire. Le message fut transmis, comme promis, à l’intéressée qui s’en est immensément réjouie. Il ne restait plus qu’à en fixer les dates du séjour à Birmingham. En vain. Sans crier gare, l’ami s’en est allé le 27 janvier 2026. Quelle chance de t’avoir eu comme ami, mentor et frère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prof. Dr. Mamadou Diawara<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Université Francfort sur Le Main- Point Sud, Bamako<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Références:<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hunwick, John O.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2004 “P.F. de Moraes Farias, Arabic Medieval Inscriptions from the Republic of Mali: Epigraphy, Chronicles and Songhay Tuareg History, Fontes Historiae Africanae: Sources of Arabic History, 4. Published for the British Academy by Oxford University Press, Sudanic Africa, 15, 2004, 179-181.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">David, Robinson<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2005 “Arabic Medieval Inscriptions from the Republic of Mali: Epigraphy, Chronicles and Songhay-Tuareg History”, African Studies Review 48(2):164-167.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Triaud, Jean-Louis<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2004-2005 « Paulo Fernando de Moraes Farias. Arabic medieval inscriptions from the Republic of Mali. Epigraphy, chronicles and Songhay-Tuareg history Oxford, Oxford University Press, « Fontes Historiae Africanae, New Series, Sources of African History-4 », 2003, 614 p., 69 p. de planches, 14 cartes.”, Annales. Histoire, Sciences Sociales, pp. 1206-1210.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nasser Bourita sur la situation au Mali :   «Le Maroc réitère son soutien à la stabilité,  à la souveraineté et à l&amp;apos;unité nationale du Mali»</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/nasser-bourita-sur-la-situation-au-mali-le-maroc-reitere-son-soutien-a-la-stabilite-a-la-souverainete-et-a-lunite-nationale-du-mali-3116365.html</link>
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<description><![CDATA[ Face à la presse ce mercredi 29 avril, lors de sa rencontre avec le Secrétaire d’Etat adjoint américain Christopher Landau, le ministre  des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l&#039;étranger, Nasser Bourita s’est prononcé sur la situation sécuritaire au Mali, après les attaques terroristes survenus dans certaines villes et qui ont coûté la vie au ministre de la Défense, Général Sadio Camara. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 01:09:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Il a rappelé que <i style="mso-bidi-font-style: normal;">«le Maroc a déjà dénoncé vigoureusement les attaques terroristes contre les installations civils et militaires au Mali»</i> et que «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">le Maroc réitère son soutien à la stabilité,  à la souveraineté et à l'unité nationale du Mali». <o:p></o:p></i></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Selon lui, «le Maroc considère que la stabilité du Mali est fondamentale pour la stabilité régionale et e Maroc a noté une certaine connivence claire maintenant entre le terrorisme et le séparatisme constituant un risque fondamental». </span></i><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Parole du chef de la diplomatie marocaine. Avant de préciser que «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">le Sahel passe par une phase critique de son histoire contemporaine. Il est fondamental que tous les acteurs directement concernés régionaux et internationaux puissent intervenir pour casser cette alliance entre terrorisme et séparatisme. Il est fondamental que l'on puisse s'engager dans une dynamique inverse,  dynamique de stabilité qui respecte le choix des populations, une dynamique basée sur la coopération plutôt que sur le chantage et l'intimidation».<o:p></o:p></i></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Alou Badra HAIDARA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;offensive du 25 avril suscite à nouveau des soupçons d&amp;apos;ingérence étrangère</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/loffensive-du-25-avril-suscite-a-nouveau-des-soupcons-dingerence-etrangere-3116293.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 16:36:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a été frappé le 25 avril par une série d’attaques simultanées d’une ampleur exceptionnelle, visant plusieurs localités à travers le pays. Cette opération a mis en évidence un degré de coordination rarement observé entre les groupes armés actifs dans la région, notamment le Front de libération de l’Azawad et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jusqu’à présent, ces groupes avaient laissé entendre qu’ils agissaient de manière indépendante. Pourtant, la synchronisation des attaques du 25 avril, le choix stratégique des cibles et l’ampleur des moyens déployés témoignent d’une planification approfondie. Une telle opération suppose des ressources importantes ainsi qu’un appui logistique difficilement explicable sans soutien extérieur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un communiqué officiel, le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, a fermement condamné ces attaques, soulignant qu’elles portaient la marque d’une préparation de longue haleine. Il a également évoqué l’existence de forces hostiles aux pays de l’Alliance des États du Sahel, laissant entendre que cette offensive pourrait s’inscrire dans une stratégie plus large de déstabilisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces événements interviennent alors que plusieurs initiatives diplomatiques ont récemment tenté de renouer le dialogue entre les partenaires occidentaux et les États sahéliens. L’Union européenne, notamment, a présenté une nouvelle approche pour la région. Toutefois, ces démarches n’ont pas permis de restaurer la confiance. Dans ce contexte, certains observateurs s’interrogent sur les véritables intentions derrière ces tentatives, et sur un éventuel recours à des moyens indirects pour réaffirmer une influence perdue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parallèlement, plusieurs rapports évoquent des connexions entre certains groupes armés et l'Ukraine. Des informations font état d’un soutien impliquant formation militaire et fourniture d’équipements, notamment dans le domaine des drones.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les relations entre le Front de libération de l’Azawad et la France ont également été mentionnées dans plusieurs publications alimentant les interrogations sur le rôle de certains partenaires extérieurs dans la dynamique actuelle du conflit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des témoignages évoquent en outre la présence de combattants étrangers parmi les assaillants. Si ces informations venaient à être confirmées, elles renforceraient l’hypothèse d’une implication indirecte d’acteurs internationaux dans les violences observées sur le terrain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, la question du financement et du soutien logistique aux groupes armés devient centrale. Les soupçons d'ingérence extérieure pourraient servir de base au lancement d'enquêtes internationales. Des institutions spécialisées dans la lutte contre le financement du terrorisme, telles que le Groupe d’action financière, pourraient être amenées à examiner ces allégations de manière approfondie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les attaques du 25 avril apparaissent ainsi comme un signal d’alerte majeur. Au-delà de leur impact immédiat, elles soulèvent des interrogations fondamentales sur les dynamiques à l’œuvre au Sahel. L'implication de forces extérieures dans la déstabilisation du Mali met en péril non seulement la prospérité du pays, mais aussi la vie des civils.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">William K, chercheur en Affaires africaines et relations internationales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Une guerre invisible derrière les attaques du 25 avril</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/une-guerre-invisible-derriere-les-attaques-du-25-avril-3116283.html</link>
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<description><![CDATA[ Un deuil national de deux jours à partir du lundi a été décrété par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta C’est par un communiqué lu hier soir sur les antennes de l’ORTM par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation que le gouvernement de la Transition a annoncé le décès tragique du Général de corps d’armée Sadio Camara, ministre d’état, ministre de la Défense et des Anciens Combattants ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 11:35:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Tôt dans la matinée, des groupes armés ont ciblé des points sensibles à Bamako, Kati, Gao, Sévaré, Kidal et Mopti. Selon plusieurs sources, ces opérations ont été revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda, ainsi que par des éléments du Front de libération de l’Azawad. Mais il faut ajouter que ces groupes sont soutenus par des sponsors étatiques étrangers. Le bilan officiel fait état de blessés et de dégâts matériels limités. Selon certains témoignages, parmi les terroristes tués comptaient plusieurs soldats de nationalités étrangères, notamment français.  Réduire donc ces attaques à leur dimension strictement militaire serait une erreur d’analyse.</span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Une stratégie de saturation et de fragilisation</span></b></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Ces opérations simultanées traduisent une logique de saturation : frapper plusieurs centres urbains à la fois, y compris la capitale, pour créer un effet de sidération et exposer symboliquement la vulnérabilité de l’État. L’objectif n’est pas tant de conquérir durablement un territoire que d’éroder la confiance des populations et de fragiliser la crédibilité du pouvoir de transition.</span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Dans ce type de guerre hybride, l’impact psychologique compte autant que les gains tactiques. Instaurer des couvre-feux, perturber la vie économique et installer un climat d’incertitude participe d’une stratégie visant à inscrire l’insécurité dans le quotidien.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Le timing de ces attaques n’est pas neutre. Elles interviennent dans un contexte marqué par des évolutions politiques et judiciaires majeures, notamment la condamnation de plusieurs anciens responsables (en exil) sous la présidence de Ibrahim Boubacar Keïta dans l’affaire dite « Paramount et Embraer ». Ce verdict, tombé le 27 mars, qui touche des figures de premier plan comme Boubou Cissé ou Tiéman Hubert Coulibaly, s’inscrit dans une volonté affichée de rupture avec certaines pratiques du passé.</span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Dans ce contexte, la concomitance entre pression judiciaire interne et intensification des actions armées alimente les interrogations sur une possible convergence d’intérêts entre différents acteurs hostiles à l’actuel pouvoir.</span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Entre influences extérieures et recompositions régionales</span></b></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Le conflit malien ne peut être isolé de son environnement régional et international. Les dynamiques sahéliennes restent profondément imbriquées, et les groupes armés tirent parti des porosités frontalières et des rivalités géopolitiques.</span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Des initiatives politiques récentes, comme la création de mouvements d’opposition en exil (création de l’Alliance des Démocrates du Sahel, le 07 avril 2026) ou certaines prises de position sur la scène internationale, participent à un climat de recomposition dont les contours restent encore flous. Dans ce jeu d’influences, chaque acteur — étatique ou non — cherche à peser sur l’évolution du rapport de force. En effet, l’attaque coordonnée de samedi survient quelques jours seulement après la visite controversée de Oumar Mariko, leader politique en exil, dans une localité tenue secrète où il a rencontré des otages maliens détenus par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Ce déplacement avec l’appui de la France, alimente les interrogations quant à sa finalité réelle, entre initiative isolée et possible instrumentalisation dans un contexte sécuritaire tendu. Dans le même temps, les dynamiques régionales, impliquant notamment l’Algérie et la Mauritanie, continuent de susciter débats et suspicions sur leur rôle dans la gestion de la crise malienne, alors que le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a effectué, le 15 avril 2026, une visite d’État en France à l’invitation de Emmanuel Macron.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Depuis plusieurs semaines, une intensification des campagnes médiatiques visant les autorités maliennes accompagne les évolutions sécuritaires. Cette dimension informationnelle constitue désormais un champ de bataille à part entière. Dans ce contexte, la narration des événements devient un enjeu stratégique : il s’agit de convaincre, d’influencer, voire de délégitimer. La guerre au Sahel ne se joue plus uniquement dans les zones rurales ou désertiques, mais aussi dans l’espace public et médiatique.</span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Plus que jamais, comprendre la nature de cette guerre est une condition préalable pour espérer y répondre efficacement.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Correspondance particulière</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Toute la vérité sur les Accords de Tamanrasset (suite)</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/toute-la-verite-sur-les-accords-de-tamanrasset-suite-3116282.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/toute-la-verite-sur-les-accords-de-tamanrasset-suite-3116282.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:48:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour rappel, le 28 juin 1990, de jeunes indépendantistes du cercle de Kidal déclenchent une rébellion. Ils commettent d’atroces actes terroristes à Ménaka et à Tidermène. La réaction du gouvernement est prompte, la sédition est circonscrite en moins de trois mois. Le Président Moussa Traoré, avec le souci d’éviter qu’à l’avenir un tel événement ne se reproduise décide d’une rencontre avec les rebelles, une fois leur reddition consommée. Il confie au colonel Ousmane Coulibaly, Chef d’état-major général des armées, le soin de mener à bien les négociations envisagées.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les 5 et 6 janvier 1991, la délégation gouvernementale rencontre celle des rebelles, conduite par Iyad Ag Ghali, à Tamanrasset</span></i><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une délégation algérienne conduite par Mohamed Salah Mohammedi assiste, non aux entretiens, mais aux protocolaires séances d’ouverture et de clôture. En effet, la rencontre n’est pas placée sous l’égide de l’Algérie. En aucun moment, elle n’a joué le rôle de médiateur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Les textes</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après des débats parfois houleux, les deux parties parviennent à un accord. Deux documents sont produits : « Accords de Tamanrasset de 1991 » et « Accord de Tamanrasset ». « Accords de Tamanrasset de 1991 » comprend deux textes : un « compte rendu de réunion » de six paragraphes et un « Procès-verbal de réunion ». « Accord de Tamanrasset » se présente sous la forme d’un acte réglementaire avec treize articles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’après le compte rendu de réunion, celle-ci a été « une réunion de famille (…) qui s’est déroulée dans une atmosphère de fraternelle compréhension ». Cette introduction est suivie de précisions sur les deux autres documents : l’« Accord de Tamanrasset » n’est, ni « un accord de paix », ni en « accord pour la paix », mais « un accord relatif au cessez-le-feu ». Le « Procès-verbal de réunion » est relatif « aux mesures pratiques d’un règlement définitif de tous les problèmes posés à la suite des événements douloureux survenues dans les (…) régions » du Nord. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trente-cinq années après leur signature, les trois textes continuent d’inspirer des commentaires toujours hostiles au pouvoir du Président Moussa Traoré. Ils restent nombreux ceux qui, sans les avoir lus, uniquement parce qu’ils en ont entendu parler, continuent de les commenter. Le souci d’informer avec objectivité n’est jamais mis en avant. Ce qui prévaut est le souci de jeter le discrédit sur un homme que l’on continue de présenter comme le Dictateur par qui tous les malheurs du Mali sont arrivés. Pour ces raisons, ces commentaires se limitent toujours à des considérations d’ordre général, loin de la réalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Deux commentaires sur les textes</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En janvier 1996, un ouvrage collectif est publié : Le Processus démocratique malien de 1960 à nos jours ; sous la direction d’Oumar Macalou, aux Editions Doniya et sous l’égide du CERDES (Centre d’Etudes et de Recherche pour la Démocratie Economique et Social). Les Accords de Tamanrasset y sont présentés, en page 33 comme il suit : «<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Conclus dans un but purement tactique par un régime aux abois, mal appliqués parce que chacun des protagonistes en avaient une lecture différente, les Accords de Tamanrasset ont vite montré leur limite de sorte que la rébellion a repris de plus belle».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La signature des Accords de Tamanrasset ne pouvait pas laisser les néocolonialistes français indifférents. Sa revue, Cahier du Retex, dans la parution de janvier 2013, s’intéresse à ces accords et les commente dans une étude intitulée Les rébellions touarègues au Sahel. L’auteur en est Mériadèc Raffay. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son point de vue est le suivant : « … à défaut de donner satisfaction aux rebelles sur le fond, les Accords consacrent le cessez le feu et l’octroi d’un statut particulier au Nord (plus grande autonomie de gestion des affaires par les populations locales). En revanche, les revendications sécessionnistes, autonomistes ou fédéralistes sont écartées, au prétexte qu’elles sont contraires à la Constitution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Craignant les réactions hostiles au Sud, le président de la République ne publie pas l’Accord et réfute publiquement qu’un statut particulier ait été accordé au Nord. Son attitude ambiguë nourrie le ressentiment des militaires qui réagissent alors violemment aux exactions commises par les bandes rebelles incontrôlées ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Que penser de ces commentaires ?</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l’attention des auteurs de l’étude Le Processus démocratique malien de 1960 à nos jours, l’on fera remarquer que le régime n’avait aucune raison d’être aux abois. Sur le terrain, la rébellion a été vaincue. Elle avait donc cessé de constituer une menace. En outre, l’on ne saurait soutenir objectivement que l’accord a été mal appliqué si l’on sait qu’il n’a même pas reçu un début d’application par ceux qui se sont emparés du pouvoir le 26 mars 1991. En outre, présenter l’UDPM comme « un régime aux abois » en janvier 1991 relève d’une vie de l’esprit. Le jour même où étaient signés les Accords à Tamanrasset, les six sections de la capitale organisaient une marche de soutien au programme du Parti. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La IIIè République est tombée, pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>parce qu’affaiblie, mais parce que trahie. En effet, lorsque le ministre de la Défense, le chef de la garde rapprochée du Président, le chef des services de sécurité, le chef d’état-major de la gendarmerie nationale s’entendent pour renverser le Président de la République, celui-ci ne peut, en aucun cas, éviter la chute.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’article de Mériadèc Rafray est un article rédigé sur commande de l’armée de terre française. L’auteur ne s’est pas embarrassé de recherches approfondies pour le produire. Plusieurs passages y sont de purs plagiats ; d’autres, fruits d’une imagination fertile. S’il s’était renseigné sur ce qui s’est produit après le retour à Bamako de la délégation gouvernementale, il aurait évité bon nombre de contre-vérités qui amoindrissent la valeur intellectuelle de son texte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès son retour à Bamako, le colonel Ousmane Coulibaly rend compte de sa mission au Président Moussa Traoré. Ce dernier ne se limite pas à manifester sa satisfaction, il lui demande d’user de la voie des ondes pour expliquer ce qui s’est passé à Tamanrasset. Ainsi, d’abord en français, ensuite, en banmanakan, Ousmane Coulibaly a donné, à l’attention des auditeurs et des téléspectateurs, d’amples informations sur sa mission ; en particulier, sur les résultats auxquels sa délégation et la délégation des rebelles sont parvenus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’un des premiers à se déclarer satisfaits de ces explications est l’opérateur économique Abdourahamane Touré, plus connu sous le pseudonyme Darhat. Avant la diffusion des informations, il est passé voir Ousmane Coulibaly à son bureau de l’état-major. Se faisant le porte-parole de la communauté songhaï, il lui reproche d’avoir cédé le Nord aux Arabes et aux Touaregs au détriment des populations « sédentaires ». Son interlocuteur lui recommande la patience, d’écouter le JT de 20 heures de Radio-Mali. Ce que Darhat fit, revint le lendemain voir le colonel pour lui exprimer sa satisfaction : le Nord n’a pas été bradé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toujours, avec le souci de diffuser la bonne information, après les commentaires suffisamment fournis, à la radio comme à la télévision nationale, le colonel Ousmane Coulibaly et les représentants des rebelles animent une conférence de presse sur la question. Par la suite, trois d’entre eux dont Iyad Ag Ghaly et Mohammed Ag Ichrach, sont reçus par le Président de la République et se déclarent prêts à respecter les clauses des Accords.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le contenu des textes</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Tout est négociable », avait dit le Président de la République au colonel Ousmane Coulibaly ; « sauf l’intégrité du territoire national », avait-il ajouté avant de préciser : « ni fédération, ni régionalisation, mais la décentralisation ». Les instructions ont été exécutées à la lettre ; ce passage du compte rendu de réunion apporte, à ce propos, une information de taille : « Les parties ont affirmé leur profond attachement à l’unité nationale et à l’intégrité territoriale de leur pays. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme déjà indiqué ci-dessus, l’accord relatif au cessez-le-feu est constitué par treize articles tenant sur une page. Constamment, des critiques font état d’importantes concessions qui auraient été faites aux rebelles : l’Etat aurait décidé de démilitariser le Nord, d’accorder l’autonomie aux Touaregs. Encore une fois, ce sont là pures vues de l’esprit exprimées par des commentateurs uniquement soucieux de dénigrer le régime de l’UDPM.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a eu Tamanrasset I et Tamanrasset II. Tamanrasset I a été une réunion plutôt informelle, tenue avec l’accord de Moussa Traoré entre les jeunes rebelles de l’Adrar et des notabilités de la région dont l’amenokal In-talla Ag Attaher. La rencontre a été houleuse, les jeunes ne s’étant pas retenu de houspiller l’amenokal, le traitant de « collabo » du pouvoir. Ils ont, tout de même, exprimé des exigences qui, examinées par l’état-major, ont servi de document de travail pour préparer Tamanrasset II, la réunion officielle des 5-6 janvier 1991.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La comparaison entre la liste des revendications des rebelles et les points d’accord auxquels sont parvenues les deux parties fait retenir qu’en aucun moment les intérêts de l’Etat n’ont été lésés. De cette comparaison, il sera question dans la prochaine parution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Issiaka Ahmadou Singaré<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Officier de l’Ordre National<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Professeur émérite de l’Université de Bamako</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Attaques du 25 avri :l  L’Universitaire Makan Moussa Kanouté condamne “des actes tragiques” et appelle à l’union sacrée derrière les FAMas</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 10:42:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au lendemain des attaques survenues le samedi 25 avril 2026 dans plusieurs localités du Mali, l’universitaire Makan Moussa Kanouté a réagi ce 26 avril. Dans une déclaration, il condamne avec “la plus grande fermeté” ces actes ayant causé des pertes en vies humaines et appelle à l’unité nationale derrière les Forces armées maliennes.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali panse encore ses plaies. Makan Moussa Kanouté a réagi ce samedi 26 avril 2026 aux attaques perpétrées la veille dans plusieurs localités du pays. Dans une déclaration écrite, il dénonce des « actes tragiques et désolants » qui ont causé « des pertes en vies humaines » et « occasionné des dégâts matériels ».« Ces actes constituent une grave atteinte à la paix, à la sécurité et à la stabilité du pays ainsi que de l’ensemble de la sous-région », affirme-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hommage aux FAMa et aux populations<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Makan Moussa Kanouté a tenu à « saluer la résilience et l’engagement patriotique des populations qui ont fait preuve d’un engagement infaillible pour la sauvegarde de la nation ». Il rend également un hommage appuyé aux Forces de défense et de sécurité : « Je tiens à saluer le courage, la détermination et le professionnalisme des Forces armées maliennes, qui œuvrent sans relâche pour la protection des populations et la défense de l’intégrité territoriale ». Il estime que « leur engagement exemplaire dans un contexte particulièrement difficile mérite la reconnaissance et le respect de toute la nation ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Appel à l’union sacrée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ce qu’il qualifie de « contexte éprouvant », l’universitaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans sa<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>déclaration appelle les Maliens à resserrer les rangs.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« J’en appelle à l’ensemble des citoyennes et des citoyens à faire preuve d’unité, de responsabilité et de solidarité, en se mobilisant dans une union sacrée derrière les Forces armées maliennes », écrit-il. « Plus que jamais, la cohésion nationale constitue un levier essentiel pour faire face à cette menace et préserver l’intégrité de notre nation ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Condoléances et soutien<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, Makan Moussa Kanouté adresse « ses sincères condoléances aux familles endeuillées » et exprime « sa compassion à toutes les personnes affectées ». Il réaffirme « son soutien au peuple malien ainsi que son attachement aux efforts visant à restaurer durablement la paix, la sécurité et la cohésion sociale ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre de l&amp;apos;éducation nationale lance le tournoi inter CAP : Sous le parrainage de l’ambassadeur de Chine</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-ministre-de-leducation-nationale-lance-le-tournoi-inter-cap-sous-le-parrainage-de-lambassadeur-de-chine-3116226.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Apr 2026 08:58:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce jeudi 23 avril 2026, le stade Ouezzin Coulibaly a abrité le lancement officiel du tournoi inter Centres d'animation pédagogique. Il a été présidé par le ministre de l'Education, Dr Amadou SY SAVANE accompagné de son collège de la Jeunesse, des Sports et de la Construction civique et citoyenne, Abdoul Karim FOMBA.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce tournoi de football scolaire dénommé « Tournoi Inter-CAP », doté de la Coupe de l'Ambassadeur de la République Populaire de Chine au Mali, première édition, est organisé par la Fédération Malienne du Sport Scolaire et Universitaire. Cette compétition regroupe les équipes masculines des Centres d'Animation Pédagogique (CAP) relevant des 04 académies d'enseignement : Rives gauche et droite du District de Bamako, de Kati et de Kalabankoro. Elle se déroule du jeudi 23 avril au jeudi 21 mai 2026 au Stade Ouezzin Coulibaly, sis en commune II du district de Bamako. Ledit tournoi concerne 16 CAP suivants : Torokorobougou, Banankabougou, Faladié, Sénou, Sogoniko, Bacodjicoroni, Kalabancoura, Centre Commercial, Sébénicoro, Banconi, Djélibougou, Bamako-Coura, Bozola, Lafiabougou, Kati et Kalabancoro.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre SY SAVANE a tenu à exprimer, au nom de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat et du Gouvernement de la République du Mali, sa profonde gratitude à Son Excellence M. l’Ambassadeur de la République populaire de Chine au Mali, pour son accompagnement constant et son engagement aux côtés de notre jeunesse, ainsi que pour son soutien au développement du sport dans notre pays. Il a également adressé ses vives félicitations à la Fédération malienne de sport scolaire et universitaire pour l’organisation de cette importante compétition, qui traduit éloquemment la volonté constante de la Fédération de promouvoir le sport en milieu scolaire et universitaire, espace privilégié de formation de l’élite de demain. Pour le ministre, le sport représente pour notre nation un instrument essentiel d’éducation, de formation, de formation civique, de cohésion sociale et de promotion de l’excellence. Il inculque à notre jeunesse les valeurs cardinales de discipline, de respect, de dépassement de soi, de solidarité et de patriotisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">" À vous, chers jeunes sportifs, j’adresse mes encouragements les plus chaleureux. Je vous invite à faire preuve, durant toute la compétition, d’esprit sportif, de fair</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">‑</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">play, de discipline et de respect scrupuleux des règles de jeu. Que ce tournoi soit pour chacune et chacun d’entre vous une occasion de démontrer vos talents, mais aussi de renforcer les liens de fraternité et d’unité entre les différents Centres d’animation pédagogique ", a-t-il conclu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à l'Ambassadeur de la République populaire de Chine au Mali, il a lui aussi remercié les plus hautes autorités du Mali, le Gouvernement notamment les Ministères de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur, des Sports et la Fédération pour la remarquable préparation de ce tournoi. Son Excellence M. LI Xiang a ensuite souligné l'excellente coopération gagnant-gagnant et le respect mutuel qui existent entre les deux pays, selon lui, ne sont pas seulement l'essence du sport, mais aussi l'illustration vivante de la construction d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité. Il a également évoqué l'année 2026 qui marque l'année sino-africaine des échanges humains et culturels ainsi que l'année de l'Education et de la Culture du Mali. Il ajoute que c'est une occasion importante pour renforcer les échanges et l'inspiration mutuelle entre les civilisations chinoise et malienne, et pour rapprocher nos deux peuples. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le match d'ouverture de ce tournoi a opposé l'équipe du CAP du Centre commercial à celle du CAP de Kalabancoura. Le score a été 4 buts à 1 en faveur de l'équipe du Centre commercial.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">ABDOU<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>CCE</strong></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’accord de Genève : Encore une prouesse de la diplomatie qatarie</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/laccord-de-geneve-encore-une-prouesse-de-la-diplomatie-qatarie-3116196.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Apr 2026 01:50:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est avec une très grande joie que j'ai accueilli le brillant succès diplomatique du Qatar à travers le récent Accord de Genève (Suisse), conclu ce 19 avril entre les parties à la crise en République démocratique du Congo, sous les auspices de Son Altesse Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thani, Emir du Qatar</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis la fin de l'année 2021, le M23, avec un soutien extérieur, s'est emparé de vastes pans de territoire dans l'Est du pays, une région ravagée par les conflits depuis plus de trente ans. Suite à cette guerre fratricide, et au regard du nombre incalculable de victimes civiles innocentes des atrocités génocidaires, du ciblage des hôpitaux, des églises et mosquées, des camps de réfugiés et d'autres habitations en violation de toutes les lois de la guerre et du droit international humanitaire, la plupart des dirigeants du monde, malgré la grogne et le soulèvement légendaires des populations face à l'holocauste du peuple congolais, la communauté internationale est restée muette, sourde et aveugle, émettant péniblement quelques balbutiements en guise de solution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Heureusement, la grandeur d'un pays ne se limite pas seulement à sa puissance militaire, à l'étendue de son territoire, ni même à sa puissance économique, mais aussi à sa vision diplomatique. C'est cela que l'Etat du Qatar, qui ne cesse d'étonner le monde par ses succès et ses réalisations extraordinaires, a démontré en accomplissant une œuvre dont la plupart des nations ne peuvent que rêver. Le Qatar a réussi là où les grandes puissances ont échoué. Ce petit pays par la superficie, mais grand par sa diplomatie et ses ambitions, a réussi la signature de cet Accord de Genève, une prouesse saluée dans le monde entier et qui constitue une première lueur d'espoir dans la décrispation des tensions. Les ténèbres qui ont régné si longtemps et obscurci les perspectives de paix ont été dissipées par la force de sa diplomatie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La signature de cet accord prouve une fois de plus que la grandeur d'un pays ne se mesure pas uniquement à sa puissance militaire, à son territoire ou à sa richesse économique, mais à la qualité de sa vision diplomatique. L'Etat du Qatar a ainsi accompli une œuvre remarquable, réussissant là où les grandes nations et les institutions internationales ont échoué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette performance exceptionnelle de la diplomatie qatarie est d'abord le résultat des efforts que Son Altesse a déployés au cours de sa gouvernance, qu'il a su orienter avec clairvoyance depuis son accession à la magistrature suprême, mais aussi à travers le soutien apporté aux pays en difficulté (famines, inondations, catastrophes naturelles, guerres, réfugiés), comme dans le cas de la RDC.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son Altesse a su maintenir le cap en mobilisant toute son énergie pour parvenir à la signature d'un accord de paix durable, grâce à sa vision de pacificateur. Ce succès de la diplomatie qatarie est à saluer pour plusieurs raisons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est d'abord son implication directe dans la décrispation des crises à travers le monde, notamment par la facilitation des libérations d'otages, les négociations sérieuses et les échanges de prisonniers de guerre. C'est grâce à cette diplomatie de l'ombre que des avancées significatives ont été obtenues dans plusieurs régions du monde. C'est aussi grâce à cette prouesse diplomatique que le mouvement du 23 mars (M23) et le gouvernement de la République démocratique du Congo ont pu signer, le samedi 19 juillet, un accord de cessez-le-feu à Doha, au Qatar.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet Accord de Genève, sanctionné par une déclaration de principe, stipule que les deux parties doivent s'abstenir de toute attaque, de toute propagande haineuse, ainsi que de toute tentative de conquête par la force de nouvelles positions, en vue d'aboutir à une paix définitive. C'est pourquoi nous affirmions déjà que si l'attribution du prix Nobel de la Paix était conditionnée aux efforts constants en faveur du maintien de la paix dans le monde, Son Altesse l'Emir du Qatar en serait un candidat légitime. Nous exprimons, à cette occasion, nos vives félicitations, nos encouragements et notre soutien pour une éventuelle distinction au prix Nobel de la Paix 2025. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mohamed Kimbiri, Président du Collectif des associations musulmanes du Mali.</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Du Détroit d’Ormuz au Détroit de Bab el&#45;Mandeb : Un conflit géopolitique à géométrie variable</title>
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<description><![CDATA[ Et quelles leçons pour l’Afrique dans la stratégie géopolitique mondiale ? ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 01:45:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la géopolitique contemporaine, certains espaces maritimes concentrent à eux seuls les tensions, les rivalités et les ambitions des grandes puissances. Le détroit d’Ormuz, passage vital entre le Golfe persique et l’océan Indien, et le détroit de Bab el-Mandeb, porte d’entrée entre la mer Rouge et l’océan Indien, constituent aujourd’hui deux nœuds stratégiques majeurs de la conflictualité mondiale.<span style="mso-spacerun: yes;">     </span>Ces deux corridors maritimes, séparés géographiquement mais liés dans la chaîne logistique mondiale, révèlent une nouvelle configuration du pouvoir international : celle d’un conflit à géométrie variable, où les affrontements militaires, économiques, énergétiques et diplomatiques s’entrecroisent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers ces deux détroits, c’est toute la reconfiguration de l’ordre mondial qui se joue — et l’Afrique, longtemps perçue comme périphérique, se retrouve désormais au cœur de cette recomposition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ormuz et Bab el-Mandeb : les artères vitales du commerce mondial</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le détroit d’Ormuz voit transiter environ un cinquième du pétrole mondial. Toute perturbation dans cette zone — tensions entre l’Iran, les États-Unis et leurs alliés régionaux — entraîne immédiatement une volatilité des marchés énergétiques mondiaux. L’Iran, en menaçant régulièrement de fermer Ormuz, rappelle qu’il détient un levier stratégique disproportionné par rapport à son poids économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bab el-Mandeb, quant à lui, relie la mer Rouge au golfe d’Aden et constitue le passage obligé vers le canal de Suez. Il est essentiel au commerce entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique. La militarisation croissante de cette zone, notamment à cause de la guerre au Yémen, des attaques des Houthis contre des navires marchands et de la présence navale des puissances occidentales, en fait un théâtre de confrontation indirecte entre puissances régionales et mondiales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces deux détroits forment ainsi un continuum stratégique : si Ormuz contrôle l’énergie, Bab el-Mandeb contrôle la circulation commerciale. Leur déstabilisation simultanée pourrait provoquer un choc systémique mondial.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une géométrie variable des conflits : guerre hybride et rivalités croisées</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le concept de “géométrie variable” traduit ici la nature mouvante des alliances et des antagonismes. Dans cette zone, il n’existe plus de guerre classique opposant deux blocs fixes. Les acteurs changent de posture selon les intérêts du moment et des perspectives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les États-Unis protègent la liberté de navigation tout en consolidant leur présence militaire. La Chine, dépendante de ces routes pour ses importations énergétiques, renforce sa présence navale, notamment à Djibouti, où elle possède sa première base militaire à l’étranger. La Russie, affaiblie sur d’autres fronts, cherche à maintenir une influence via ses partenariats avec l’Iran et certains régimes africains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cela s’ajoutent les puissances régionales : Iran, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Turquie, Israël — chacun poursuivant ses intérêts sécuritaires, religieux ou économiques. Les groupes non étatiques, tels que les Houthis (allié de l'Iran), deviennent eux aussi des acteurs capables de perturber l’ordre maritime international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La conséquence est une guerre diffuse, asymétrique, fragmentée, hybride : drones, cyberattaques, sabotage maritime, sanctions économiques, guerre informationnelle. Les détroits deviennent des laboratoires d’une nouvelle conflictualité mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’Afrique : de continent périphérique à pivot stratégique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Longtemps minimisée, marginalisée voire méprisée souvent dans les grands calculs géopolitiques, l’Afrique est désormais directement concernée. En effet, le détroit de Bab el-Mandeb borde la Corne de l’Afrique, région devenue cruciale dans la compétition mondiale. Le cas du Djibouti, par exemple, qui accueille des bases militaires américaine, chinoise, française, japonaise et italienne — est un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fait unique au monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Somalie, l’Érythrée, le Soudan, l’Éthiopie et même le Kenya se retrouvent pris dans cette logique de rivalité stratégique violente. Les ports africains deviennent des actifs convoités : Berbera, Port-Soudan, Mombasa, Lamu. La mer Rouge élargie devient un espace où se croisent intérêts militaires, mais aussi logistiques et commerciaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais cette centralité nouvelle comporte des risques : instrumentalisation des États africains, les pressions extérieures des multinationales, l'endettement stratégique, la dépendance sécuritaire, la perte de souveraineté portuaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Quelles leçons pour l’Afrique ?</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Quelles stratégies<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>présentes pour un positionnement d'avenir ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Penser la souveraineté maritime comme priorité stratégique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique possède plus de 38 États côtiers, mais demeure sous-équipée pour contrôler ses eaux territoriales. La sécurité maritime doit devenir une priorité continentale. Sans maîtrise de ses espaces maritimes, l’Afrique restera spectatrice de conflits qui affectent directement ses intérêts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Éviter l’alignement passif dans les rivalités des grandes puissances<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le continent doit éviter de devenir un simple terrain de projection pour puissances extérieures. L’installation de bases militaires étrangères ou la concession de ports stratégiques doivent répondre à des intérêts africains clairement définis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Construire une diplomatie africaine unifiée des corridors maritimes<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Union africaine et les organisations régionales doivent développer une doctrine commune sur les détroits, les ports, la sécurité navale et les routes commerciales. La ZLECAf ne peut réussir sans sécurisation des axes maritimes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Transformer la position géographique en puissance économique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au lieu de subir la géographie, l’Afrique doit la valoriser : zones franches portuaires, hubs logistiques, industries navales, infrastructures de transbordement. La proximité avec Bab el-Mandeb est un atout si elle est stratégiquement exploitée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion : l’Afrique face à son rendez-vous géopolitique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du détroit d’Ormuz au détroit de Bab el-Mandeb, le monde entre dans une ère où les checkpoints maritimes deviennent les nouveaux centres de gravité de la puissance mondiale. Dans cette recomposition, l’Afrique n’est plus périphérique : elle est au centre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le défi pour le continent est clair : subir ou agir. Soit l’Afrique reste fragmentée et vulnérable aux stratégies extérieures, soit elle transforme cette nouvelle centralité géographique en levier de souveraineté, d’influence et de prospérité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire géopolitique mondiale se redessine sur les mers. L’Afrique doit désormais apprendre à naviguer comme puissance, et non plus seulement comme passage."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr. Clément DEMBÉLÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conférence de presse du Haut Conseil des Maliens de France : sous le signe de l’engagement et de la transparence</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/conference-de-presse-du-haut-conseil-des-maliens-de-france-sous-le-signe-de-lengagement-et-de-la-transparence-3116063.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 20:00:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce dimanche après-midi, de nombreux membres de la communauté malienne se sont réunis au 56 rue Vitruve, dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, à l’occasion d’une conférence de presse organisée par le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur en France (HCME-France). Placée sous le signe de l’engagement, cette rencontre visait à informer la diaspora sur les actions menées, les procédures judiciaires en cours et les perspectives à venir.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès l’ouverture, la Présidente, Madame Dalla Dramé, a posé le cadre de cette rencontre avant de céder la parole au Premier Vice-Président M. Djibril SANOUERA. Ce dernier est revenu en détail sur les activités réalisées depuis la mise en place du Bureau. Parmi les actions phares figurent notamment le rapatriement de corps de Maliens décédés sans soutien familial ou issus de familles démunies, ainsi que plusieurs interventions sociales au sein de la communauté. Il a souligné que l’ensemble de ces initiatives s’inscrit dans une dynamique d’engagement, valeur centrale défendue par la Présidente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le deuxième point à l’ordre du jour portait sur les procédures judiciaires impliquant le HCME-France. Le Secrétaire général, Monsieur Karim Agaly Cissé, s’est exprimé avec précision sur le sujet. S’appuyant sur des éléments juridiques concrets, il a expliqué les circonstances ayant conduit à l’assignation du Bureau par l’équipe sortante, représentée par un ancien président non membre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon lui, la décision de justice rendue le 20 janvier 2026 est claire : aucune violation du règlement intérieur ni irrégularité dans le processus électoral n’a été constatée. Le juge a également rappelé que le référé ne peut être retenu qu’en cas de trouble manifestement illicite et immédiatement observable. La décision, assortie d’un caractère non suspensif, confirme ainsi la légitimité du Bureau actuel, libre de poursuivre ses activités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abordant les perspectives, Madame Dalla Dramé a présenté les grandes orientations du HCME-France. Parmi les priorités figurent la modernisation et la digitalisation de l’institution, la promotion de la culture malienne, le soutien à l’entrepreneuriat, ainsi que l’accompagnement des Maliens de retour au pays dans leur insertion socio-professionnelle. Le Bureau entend également faciliter l’accès aux logements sociaux, poursuivre les actions de solidarité comme le rapatriement des défunts démunis, et organiser des tournées en région afin de renforcer le lien avec les communautés à travers la France.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La conférence s’est poursuivie par une session d’échanges avec les journalistes présents, venus nombreux pour s’informer et relayer une information fiable. Les questions, jugées pertinentes, ont permis d’apporter des éclaircissements sur une crise que les intervenants attribuent à « des initiatives infondées ». Ils ont insisté sur la nécessité d’une information juste, au service de la communauté malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interrogés sur les perspectives de réconciliation, les responsables du HCME-France ont affirmé d’une même voix leur ouverture au dialogue. « La porte n’est jamais fermée », ont-ils assuré, tout en réaffirmant leur exigence de transparence, notamment en ce qui concerne la gestion des fonds, une demande forte des associations membres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs membres du HCME-France ont également pris la parole pour enrichir les débats, poser des questions et contribuer à une meilleure compréhension des enjeux, dans un esprit constructif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, la Présidente Dalla Dramé, accompagnée du Premier Vice-Président et du Secrétaire général, a remercié les professionnels des médias pour leur présence et les a exhortés à traiter l’information avec impartialité. Un appel à une couverture responsable, afin de permettre à la diaspora malienne en France, ainsi qu’à l’ensemble des Maliens, de mieux comprendre une situation qui perdure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">media<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rébellion au Mali : Toute la vérité sur les Accords de Tamanrasset</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/rebellion-au-mali-toute-la-verite-sur-les-accords-de-tamanrasset-3116030.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 02:27:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Accords de Tamanrasset sont les premiers accords signés entre l’Etat malien et les jeunes rebelles indépendantistes de l’Adrar. Ils ont été signés dans un contexte précis, suivant une organisation méticuleuse et, en tous, points, se différencient des accords signés ultérieurement. Ils n’ont pas mis fin à la rébellion, pas parce que mal négociés, mais parce que relégués aux oubliettes par les autorités de la Transition de 1991.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I. Le contexte<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les prises de position nationalistes du Président Moussa Traoré ont effarouché François Mitterrand lors de la conférence de La Baule (17 – 21 juin 1990). Le locataire de l’Elysée n’a pas apprécié la franchise avec laquelle le Président malien lui a donné la réplique sur la démocratie, d’abord, lors du dîner offert la veille de la conférence, ensuite, lors de la séance plénière. Le jour de la conférence. Mitterrand veut imposer la démocratie aux Africains. Moussa Traoré lui répond que « la démocratie n’est pas une camisole de force que l’on fait porter aux peuples. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette passe d’armes a eu lieu le 20 juin. Le 28 juin, la rébellion éclate avec la perpétration d’une série d’actes terroristes dont le massacre des gendarmes du camp de Ménaka, l’atroce massacre du chef d’arrondissement de Tidermène, de sa famille, de toute sa domesticité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réaction du gouvernement ne se fait pas attendre. Trois mois sont donnés à l’armée, l’état-major pour restaurer l’ordre et la sécurité. A l’époque, l’armée malienne était la plus solide de la sous-région. Aussi, l’ordre est-il exécuté dans les délais précis grâce aux actions coordonnées des colonels Ousmane Coulibaly et Madi Monékata.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Moussa Traoré aurait pu se contenter de cette victoire remportée sur le terrain, comme l’avait fait, en 1964, Modibo Keïta. Bon nombre de ses officiers était pour ce choix. Mais, il s’est dit que les conflits armés ne reçoivent de solutions définitives qu’autour d’une table de négociations. Aussi décide-t-il de rencontrer les rebelles en terrain neutre ; d’où le choix de Tamanrasset.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le colonel Ousmane Coulibaly est choisi comme chef de la délégation devant se rendre en Algérie. Le Président Moussa Traoré le rencontre et, comme instructions, ces mots : « Ousmane, vous allez rencontrer ces jeunes gens pour savoir les raisons pour lesquelles ils ont pris les armes contre leur pays ; tout est négociable, sauf l’intégrité du territoire national ; aussi, ni fédéralisme, ni régionalisation, mais une décentralisation ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">II. Le déroulement de la mission<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l’époque, toutes les décisions étaient exécutées après mûres réflexions. Ousmane Coulibaly prépare méticuleusement sa mission. Il quitte Bamako avec une partie de la délégation gouvernementale. Celle-ci est renforcée à Gao par d’autres membres. Une réunion préparatoire a lieu dans la capitale des Askia. Les participants y décident de la stratégie à adopter face aux rebelles : ils seront invités à prendre la parole pour exprimer, sans qu’ils soient interrompus, leurs griefs contre l’Etat central ; seul, le chef de la délégation leur donnera la réplique ; durant tout le reste des débats, il sera le seul habilité à parler, les autres membres de la délégation pouvant communiquer avec lui à l’aide de notes manuscrites pour d’éventuelles précisions ou orientations. A la fin de cette réunion préparatoire, un projet de procès-verbal est rédigé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La délégation, avec ses deux composantes, quitte Gao, le 5 janvier pour Tamanrasset où elle est accueillie par les officiels algériens ayant à leur tête le ministre de l’Intérieur. Dans la capitale du Hoggar, elle est renforcée, une seconde fois, par des diplomates venus d’Alger, conduits par Son Excellence l’Ambassadeur Sinaly Coulibaly, jeune frère du Colonel Ousmane Coulibaly. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les travaux débutent après la prière de 14 heures. Une fois en salle, le ministre algérien prend la parole pour souhaiter la bienvenue à ses hôtes et souhaiter succès aux travaux. Puis, les officiels algériens se retirent laissant face à face les Maliens : les membres de la délégation gouvernementale et les jeunes rebelles de l’Adrar. Ceux-ci, une fois que la parole leur fut donnée égrènent des tas de griefs dont certains remontent à 1963-1964. Plusieurs fois, la séance est interrompue, Iyad Ag Ghaly dont le français est approximatif ayant besoin de se faire expliquer en aparté certains passages des interventions du Colonel Ousmane Coulibaly. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce dernier se sent à l’aise face aux jeunes rebelles. Ils se connaissent et tous, ont conservé de lui un bon souvenir de ses passages, d’abord à Tessalit, ensuite, à Kidal, deux localités où il a été chef de division et commandant d’armes. Parmi eux qu’il a en face de lui figurent d’anciens jeunes gens dont il a assuré la scolarisation, voir, un de ses fils adoptifs. D’abord, hostiles à la décentralisation, les rebelles finissent par l’accepter après que d’amples explications leur eurent été données. La séance prit fin à 3 heures du matin. Les membres des deux délégations se retirent pour laisser aux diplomates le soin de mettre en forme deux documents : le « Procès-verbal de réunion » et l’ « Accord de Tamanrasset ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">III. Originalité de l’Accord de Tamanrasset par rapport aux autres acoords signés ultérieurement avec les rebelles<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mérite revient au Colonel Ousmane Coulibaly d’avoir su mener ces négociations sans rien léser des intérêts de la Patrie. La comparaison avec les deux textes issus de la rencontre ne manque pas d’intérêt. Elle fera ressortir ce qui suit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En janvier ce n’est pas un gouvernement malien en position de faiblesse qui s’est rendu à Tamanrasset, mais un Mali triomphant après une nette victoire remportée sur le terrain. Tamanrasset a été l’unique dialogue véritablement inter-malien alors que, par la suite, toutes les rencontres, de 1992 à 2015 ont été des rencontres sous parrainage de l’Algérie et l’œil vigilant de la Communauté internationale qui a profité de leur tenue pour jeter les bases de la partition du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec les rebelles, le gouvernement n’a pas signé un accord de paix, mais un « accord de cessez-le-feu ». Les deux documents, comparés à ceux qui seront produits par la suite, retiennent l’attention par leur clarté, leur précision et leur concision. Chacun d’eux est produit, recto, sur une feuille de format A4, se présentant ainsi comme des documents-cadres, non, comme des documents à prétention exhaustive cherchant à tout régler dans les moindres détails sur des documents d’une centaine de pages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, la différence se note au niveau de la qualité des hommes. Ceux que le gouvernement rencontre sont des citoyens ordinaires, pas des ministres ; tout au plus des combattants. Aussi, a-t-il pris soin de se faire représenter auprès d’eux par le chef d’état-major général des armées. Aurait-il agi autrement qu’il aurait élevé les rebelles au rang de représentants d’un Etat comme il en a été lors des négociations ultérieures, les rebelles ayant à se considérer comme parlant au nom des « populations de l’Azawad ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Constamment, les Accords de Tamanrasset sont commentés sans avoir été lus. Ces commentaires font état de « démilitarisation du Nord » consentie par Moussa Traoré et de décentralisation. Aussi, leur lecture s’avère-t-elle nécessaire pour qui veut bien comprendre leur contenu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La suite de cet article dans la parution du lundi 27 avril 2026 fera le point sur leurs contenus ainsi que les commentaires qu’ils ont suscités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Issiaka Ahmadou Singaré<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Officier de l’Ordre National<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Professeur émérite de l’Université de Bamako<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Contribution : &amp;quot;LE DÉTROIT DE D’ORMUZ : la géopolitique du levier et les leçons stratégiques pour l’Afrique&amp;quot;</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 11:19:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise récente autour du détroit d’Ormuz dépasse largement le cadre d’un simple affrontement entre puissances régionales. Elle révèle une vérité fondamentale des relations internationales contemporaines : dans un monde dominé par les rapports de force, la puissance ne se mesure pas uniquement en missiles ou en budgets militaires, mais en capacité à contrôler des leviers stratégiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En moins de 48 heures, l’échec du cessez-le-feu entre États-Unis et Iran a démontré que la maîtrise d’un point névralgique du commerce mondial peut suffire à faire vaciller l’économie globale. La fermeture du détroit, par lequel transite près de 20% du pétrole mondial, n’est pas un acte militaire classique : c’est un instrument de coercition économique d’une efficacité redoutable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">UNE GUERRE ASYMÉTRIQUE MAÎTRISÉE <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à une superpuissance comme les États-Unis, l’Iran n’a jamais prétendu rivaliser sur le terrain conventionnel. Téhéran a plutôt développé une doctrine fondée sur la guerre asymétrique : utiliser ses vulnérabilités apparentes pour créer des dépendances critiques chez ses adversaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le détroit d’Ormuz est au cœur de cette stratégie. En le fermant ou en menaçant de le fermer, l’Iran transforme une faiblesse militaire en force géopolitique. Il impose ainsi un dilemme stratégique à Washington : intervenir au risque de provoquer une crise énergétique mondiale, ou négocier en position de contrainte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette capacité à « verrouiller » un point stratégique confère à l’Iran un pouvoir disproportionné par rapport à son poids économique réel. Elle illustre parfaitement une règle essentielle : le contrôle des flux est plus déterminant que la possession des ressources elles-mêmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'EXTENSION RÉGIONALE DU CONFLIT: une lecture divergente<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rupture de la trêve met également en lumière une divergence fondamentale d’interprétation. Pour Israël, les opérations contre le Hezbollah relèvent d’un théâtre distinct. Pour l’Iran, au contraire, le conflit est systémique et englobe l’ensemble de ce qu’il considère comme « l’Axe de la Résistance ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce désaccord n’est pas seulement diplomatique : il est stratégique. Le Hezbollah n'est pas un simple allié. Il est une puissance militaire et stratégique et constitue ainsi pour Téhéran une pièce centrale de sa dissuasion régionale. Laisser cet acteur être affaibli sans réaction reviendrait à compromettre l’ensemble de son architecture sécuritaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, la fermeture du détroit d’Ormuz apparaît comme une réponse indirecte mais structurante : plutôt que de répondre frontalement, l’Iran frappe là où cela fait le plus mal: l’économie mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">LE PIÈGE STRATÉGIQUE DES GRANDES PUISSANCES <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation actuelle révèle un paradoxe majeur pour les États-Unis. Malgré leur supériorité militaire, leur marge de manœuvre est limitée. Une escalade militaire risquerait d’embraser la région.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Une attaque contre les infrastructures énergétiques amplifierait la crise pétrolière. Une pression sur Israël fragiliserait une alliance stratégique clé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce blocage illustre une évolution du système international : la puissance militaire brute ne garantit plus la maîtrise des crises. Les acteurs capables d’influencer les chaînes d’approvisionnement mondiales disposent désormais d’un avantage décisif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’AFRIQUE FACE À SES PROPRES VULNÉRABILITÉS <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La seconde lecture, la plus importante, concerne directement l’Afrique. Le cas iranien agit comme un miroir stratégique. Il pose une question essentielle : pourquoi des régions riches en ressources naturelles, comme l’Afrique, restent-elles marginales dans les rapports de force mondiaux ? Le continent dispose pourtant de nombreux atouts : ressources minières critiques (cobalt, lithium, or) ; vastes terres agricoles ; corridors maritimes et terrestres stratégiques. Mais contrairement à l’Iran, ces ressources ne sont pas transformées en leviers géopolitiques. Elles sont exploitées dans des conditions souvent dictées par des acteurs extérieurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trois leçons majeures pour l’Afrique : 1. Transformer les ressources en instruments de puissance ; posséder des ressources ne suffit pas. Il faut contrôler leur accès, leur transformation et leur distribution. Sans cela, elles deviennent une richesse captée par d’autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Maîtriser les points de passage stratégiques : ports, détroits, corridors logistiques : ces infrastructures doivent être sécurisées et intégrées dans une vision continentale. À l’image du détroit d’Ormuz, certains points africains pourraient devenir des leviers de négociation majeurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Construire une doctrine de dissuasion économique : l’Afrique n’a pas besoin de rivaliser militairement avec les grandes puissances. Elle doit plutôt développer une capacité à rendre toute exploitation extérieure coûteuse sans contrepartie équitable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela suppose : une coordination régionale forte, des politiques souveraines sur les ressources, une capacité à imposer des conditions dans les échanges internationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vers une souveraineté stratégique africaine<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enseignement principal de cette crise est clair : dans le monde actuel, la souveraineté ne se décrète pas, elle se construit autour de leviers concrets. L’Iran, malgré ses contraintes, parvient à peser sur l’ordre mondial grâce à un atout géographique unique et une stratégie cohérente. À l’inverse, l’Afrique, pourtant riche et stratégique, peine encore à transformer ses avantages en pouvoir réel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question n’est donc pas de reproduire le modèle iranien, mais de s’en inspirer : identifier ses propres leviers, les sécuriser et les utiliser comme instruments de négociation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion : de la dépendance à la dissuasion<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fermeture du détroit d’Ormuz n’est pas seulement un épisode de crise. C’est une démonstration de puissance non conventionnelle. Elle rappelle une vérité fondamentale : ceux qui contrôlent les points de passage du monde contrôlent le rythme de l’économie globale. Pour l’Afrique, l’enjeu est désormais clair. Continuer à subir, ou apprendre à dissuader.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car dans le jeu des nations, la vraie puissance n’est pas d’avoir des ressources. C’est de faire en sorte que personne ne puisse y accéder sans votre consentement."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr Clément DEMBÉLÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>La visite de Lavrov en Chine marque un moment crucial dans la coordination des puissances eurasiennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-visite-de-lavrov-en-chine-marque-un-moment-crucial-dans-la-coordination-des-puissances-eurasiennes-3115908.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans un contexte de crise au Moyen-Orient, de perturbation des chaînes d’approvisionnement mondiales et de volatilité des marchés de l’énergie, la visite du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à Pékin les 14 et 15 avril marque un moment critique dans l’évolution de l’architecture de la coordination des puissances eurasiennes, ancrant davantage les relations russo-chinoises dans un partenariat stratégiquement adaptatif. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 10:17:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Ses rencontres de haut niveau avec le président chinois Xi Jinping et le ministre des Affaires étrangères Wang Yi se sont déroulées dans un contexte de turbulences mondiales, de perturbations énergétiques liées au conflit au Moyen-Orient, de bouleversements des flux commerciaux sous la pression des sanctions et d’une reconfiguration des alliances économiques mondiales de plus en plus orientées vers les pays du Sud. Cette visite, bien que diplomatiquement classique, marque une phase de réajustement des relations bilatérales, où les tendances économiques, les impératifs énergétiques et la synchronisation géopolitique convergent vers une trajectoire stratégique cohérente. Lors d’une rencontre avec Lavrov à Pékin,<span> </span><a href="https://apnews.com/article/china-russia-relations-xi-lavrov-53d76647ffe08ea595e28eaff08df1fa" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Xi a déclaré le 15 avril</a><span> </span>que la forte vitalité et la portée exemplaire du traité d’amitié entre les deux pays étaient particulièrement précieuses face à un paysage international marqué par le changement et le chaos, et qu’elles se distinguaient d’autant plus dans ce contexte.<span> </span><a href="https://english.news.cn/20260415/6adaf8a412e1474bb43dbf628c3aa9e5/c.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Il a également insisté sur</a><span> </span>la nécessité d’une coordination stratégique plus étroite et plus forte entre la Chine et la Russie afin de défendre fermement leurs intérêts légitimes et de préserver l’unité des pays du Sud.</p>
<p>Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, et le président russe, Sergueï Lavrov, se sont rencontrés à Pékin le 14 avril pour discuter<span> </span><a href="https://news.cgtn.com/news/2026-04-14/Chinese-Foreign-Minister-Wang-Yi-meets-Russian-counterpart-in-Beijing-1Mlnek7WA5q/p.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des relations bilatérales et des principaux enjeux internationaux</a>, notamment le conflit irano-américain, la situation en Asie-Pacifique et la crise ukrainienne. Les deux parties ont réaffirmé leur partenariat stratégique, souligné les avancées majeures réalisées dans les relations sino-russes et convenu d’approfondir leur coopération dans les domaines politique, économique et sécuritaire. Elles ont également coordonné leurs positions au sein des instances multilatérales telles que les Nations unies, les BRICS, l’Organisation de coopération de Shanghai, le G20 et l’APEC, insistant sur le multilatéralisme et la stabilité mondiale. La réunion s’est conclue par la signature d’un plan de consultation entre les deux ministères des Affaires étrangères à l’horizon 2026, renforçant ainsi la coordination diplomatique en cours.</p>
<p>Sur le plan politique, l’accent mis par Xi sur une<span> </span><em>«coordination stratégique plus étroite et plus forte»</em><span> </span>témoigne de la reconnaissance du fait que l’axe Chine-Russie a évolué et dépasse désormais le simple cadre d’une alliance réactive. Il joue aujourd’hui un rôle stabilisateur au sein d’un système international de plus en plus fragmenté. Les deux nations, membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, se positionnent comme co-architectes d’un ordre multipolaire. L’affirmation de Lavrov selon laquelle les relations bilatérales sont<span> </span><em>«inébranlables face à toutes les tempêtes»</em><span> </span>n’est pas une simple figure de style, mais une constatation ancrée dans la réalité : malgré les sanctions, la volatilité des échanges commerciaux et les pressions extérieures, l’interdépendance structurelle entre Moscou et Pékin a non seulement perduré, mais s’est également adaptée aux nouvelles contraintes.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Reprise positive des échanges commerciaux entre la Chine et la Russie et diversification structurelle en 2026</strong></h5>
<p>Les données relatives aux échanges bilatéraux russo-chinois illustrent cette capacité d’adaptation. Après une contraction notable en 2025, où les échanges bilatéraux ont chuté de 6,9% pour atteindre<span> </span><a href="https://www.intellinews.com/russia-china-trade-dips-to-228bn-in-2025-after-years-of-growth-425961/#google_vignette" target="_blank" rel="noreferrer noopener">228,1 milliards de dollars américains</a><span> </span>– principalement en raison de la menace de sanctions secondaires -, le premier trimestre<span> </span><a href="https://www.oreanda-news.com/en/torgovlya_i_uslugi/the-trade-turnover-between-russia-and-china-has-grown-dramatically/article1589580/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">2026 a marqué</a><span> </span>un renversement de tendance. Le volume des échanges entre la Chine et la Russie de<span> </span><a href="https://ria.ru/20260414/kitay-2086913571.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">janvier à mars 2026</a><span> </span>a progressé de 14,8% par rapport à la même période en 2025, s’élevant à un peu moins de 61,3 milliards de dollars américains, selon les données des douanes chinoises. En mars, au début des tensions au Moyen-Orient, ce volume d’échanges atteignait 22,14 milliards de dollars américains. Ce rebond est particulièrement significatif car il reflète non seulement une reprise, mais aussi un réajustement. Les exportations chinoises vers la Russie ont progressé de 22,1% ce mois-ci, contre une hausse de 9,5% pour les exportations russes vers la Chine. Il ne s’agit pas uniquement d’énergie : les indicateurs témoignent d’une diversification de la composition des échanges, au-delà de la domination traditionnelle du secteur énergétique.</p>
<p>Cette transition souligne une évolution structurelle plus vaste. Si la Russie demeure un fournisseur essentiel d’hydrocarbures, le rôle de la Chine en tant que fournisseur de machines, de véhicules et de produits électroniques s’est renforcé, se substituant de fait aux chaînes d’approvisionnement occidentales qui ont décliné après 2022. Pourtant, l’asymétrie persiste : au premier trimestre 2026, la Russie a exporté pour 33,6 milliards de dollars de marchandises vers la Chine, contre 27,7 milliards pour la Chine. Ce déséquilibre reflète l’influence persistante de la Russie sur le marché des matières premières, notamment de l’énergie, alors même que la Chine étend son emprise industrielle au sein de ce partenariat.</p>
<p>Au début de cette année, nous avons présenté quelques conclusions clés suggérant que la Russie et la Chine pourraient accroître leur croissance commerciale en 2026 grâce à ce réajustement. Ces conclusions ont été publiées<span> </span><a href="https://russiaspivottoasia.com/the-end-of-easy-growth-structural-lessons-from-the-2025-russia-china-trade-decline/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a><span> </span>sous le titre<span> </span><em>«La fin de la croissance facile : leçons structurelles du recul des échanges commerciaux russo-chinois en 2025»</em>. Nos prévisions se sont avérées exactes. </p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Commerce énergétique Chine-Russie</strong></h5>
<p>L’énergie demeure toutefois au cœur de cette relation. Les données du Centre de recherche sur l’énergie et l’air pur (CREA) de mars 2026 sont éloquentes : les recettes d’exportation de combustibles fossiles de la Russie ont bondi de<span> </span><a href="https://energyandcleanair.org/march-2026-monthly-analysis-of-russian-fossil-fuel-exports-and-sanctions/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">52% par rapport au mois précédent,</a><span> </span>atteignant 841 millions de dollars américains par jour, leur plus haut niveau en deux ans. Cette hausse est principalement due à une augmentation de 115% des recettes d’exportation de pétrole brut par voie maritime, tandis que les volumes exportés ont progressé plus modérément de 16%. L’écart entre la croissance des recettes et celle des volumes témoigne d’un meilleur pouvoir de fixation des prix et d’un positionnement accru sur le marché, suggérant que la Russie parvient à surmonter les contraintes liées aux sanctions en<span> </span><a href="https://russiaspivottoasia.com/decision-made-to-send-russian-lng-supplies-earmarked-for-europe-to-growth-markets-in-asia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réorientant ses flux</a><span> </span>vers l’Asie, et notamment vers la Chine.</p>
<p>Le comportement de la Chine en matière d’importations confirme cette tendance. Les importations de pétrole brut russe de qualité ESPO (Sibérie orientale-océan Pacifique) ont augmenté de 14% en mars, soit l’une des plus fortes hausses depuis 2022. Cette augmentation n’est pas fortuite, mais structurellement liée aux perturbations des voies d’approvisionnement traditionnelles. L’instabilité persistante dans le détroit d’Ormuz, par lequel la Chine s’approvisionnait auparavant en grande partie en pétrole et en GNL, a contraint Pékin à revoir son cadre de sécurité énergétique. Dans ce contexte, la Russie apparaît comme un fournisseur géographiquement contigu, politiquement aligné et logistiquement résilient. Si le conflit s’éternise et que le détroit d’Ormuz est bloqué, la Chine pourrait chercher à sécuriser un maximum d’approvisionnements pétroliers, étant donné que le Golfe représente environ 50% de ses importations de pétrole. Elle pourrait ainsi se retrouver confrontée à une grave crise énergétique qui l’obligerait à acheter la totalité du pétrole russe et d’Asie centrale disponible.</p>
<p><a href="https://www.middleeasteye.net/live-blog/live-blog-update/lavrov-offers-russia-energy-china-amid-us-blockade" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’offre explicite de Lavrov</a><span> </span>de «compenser le déficit de ressources» auquel <a href="https://www.mtv.com.lb/en/news/International/1682464/lavrov--we-are-ready-to-compensate-for-china-s-energy-shortfall-resulting-from-the-war-in-the-middle-east" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la Chine</a> est confrontée en raison des perturbations des chaînes d’approvisionnement iraniennes repose donc à la fois sur des capacités avérées et sur des opportunités. La capacité de la Russie à acheminer de l’énergie par des gazoducs terrestres et des routes maritimes arctiques réduit sa dépendance aux points de passage stratégiques et s’inscrit dans la stratégie de diversification menée de longue date par la Chine. La capacité opérationnelle du gazoduc Force de Sibérie 1, qui fonctionne actuellement légèrement au-dessus de sa capacité maximale, et l’extension prévue par la route de l’Extrême-Orient d’ici 2027 renforcent encore cette convergence.</p>
<p>La relance du<span> </span><a href="https://russiaspivottoasia.com/russia-mongolia-china-trilateral-meetings-held-in-beijing-power-of-siberia-2-agreement-signed/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">projet de gazoduc Force de Sibérie 2</a><span> </span>représente une nouvelle étape dans ce partenariat énergétique. Long d’environ 2600 kilomètres et conçu pour transporter jusqu’à 50 milliards de mètres cubes de gaz par an, le projet a longtemps été bloqué par des désaccords sur les prix et la propriété. Cependant, la crise énergétique actuelle change la donne. Avec la perturbation des exportations de GNL du Qatar et la hausse des prix mondiaux du gaz, la valeur stratégique des voies d’approvisionnement terrestres s’est considérablement accrue. L’intégration par la Chine des travaux préparatoires du gazoduc dans son plan quinquennal 2026-2030 témoigne d’une évolution prudente mais notable vers une intégration énergétique plus poussée avec la Russie.</p>
<p>Au-delà des hydrocarbures, la relation énergétique se diversifie vers des domaines moins visibles mais d’une importance stratégique capitale. Les exportations d’hélium de la Russie vers la Chine, indispensables à la fabrication de semi-conducteurs, ont augmenté de 60% en 2025, les volumes mensuels atteignant des niveaux records. De même, les livraisons de GNL via la<span> </span><a href="https://russiaspivottoasia.com/russias-northern-sea-route-alternative-boosted-by-persian-gulf-supply-chain-problems/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Route maritime du Nord</a>, bien que toujours limitées, constituent une alternative stratégique aux corridors maritimes traditionnels. Ces évolutions témoignent d’un élargissement du partenariat énergétique à un cadre multidimensionnel englobant le pétrole, le gaz, le GNL et les intrants industriels critiques.</p>
<p>Les implications budgétaires pour la Russie sont tout aussi importantes. Selon les premières estimations, les recettes fiscales liées à l’extraction minière ont atteint 8,72 milliards de dollars en mars 2026, soit une hausse de 114% par rapport au mois précédent, sous l’effet de la flambée des prix du pétrole, qui se sont établis en moyenne à 77 dollars le baril. Cette forte augmentation apporte à Moscou un soutien budgétaire crucial, renforçant la viabilité de son modèle économique axé sur l’exportation malgré les contraintes extérieures. Elle souligne également le rôle central de la Chine en tant que principal moteur de la demande, capable d’absorber l’augmentation de l’offre russe.</p>
<p>Le 12 avril, la Chine et la Russie<span> </span><a href="https://fuelcellsworks.com/2026/04/14/hydrogen/china-and-russia-sign-agreement-to-advance-cross-border-hydrogen-energy-corridor" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ont signé un mémorandum d’entente pour développer le Corridor énergétique transfrontalier Chine-Russie à hydrogène</a>, une initiative de logistique verte axée sur l’utilisation à grande échelle de l’hydrogène dans les transports et le fret afin de réduire les émissions de carbone tout en renforçant la coopération énergétique bilatérale. Ce projet est piloté par Hydrogen Connect Energy Group (Chine), en collaboration avec des partenaires russes. Il met l’accent sur le développement des technologies de l’hydrogène, l’expansion des infrastructures et la coordination industrielle pour construire un système de transport transfrontalier à énergie verte.</p>
<p>Cette initiative vise à intégrer les applications à base d’hydrogène aux réseaux logistiques longue distance, s’inscrivant ainsi dans le cadre des efforts conjoints russo-chinois pour renforcer leur coopération en matière de sécurité énergétique et diversifier leurs sources d’énergie au-delà des énergies fossiles. Elle s’inscrit également dans une transition plus large vers des infrastructures bas carbone, complétant ainsi le développement des échanges d’hydrocarbures entre les deux pays et témoignant d’une orientation stratégique vers les systèmes énergétiques propres de nouvelle génération.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Institutionnalisation de la coordination stratégique et de l’alignement sur le Sud global</strong></h5>
<p>Sur le plan diplomatique, la rencontre entre Lavrov et Wang a souligné l’institutionnalisation de ce partenariat. La signature du plan de consultation 2026 entre les deux ministères des Affaires étrangères témoigne d’un engagement régulier, tandis que les discussions sur les cadres multilatéraux tels que l’Organisation de coopération de Shanghai et les BRICS mettent en lumière un programme commun de renforcement de la coopération avec les pays du Sud. L’appel de Wang à<span> </span><em>«faire progresser conjointement le processus de multipolarisation mondiale»</em><span> </span>résume la dimension idéologique de ce partenariat, le positionnant comme une alternative à ce que les deux pays perçoivent comme une hégémonie unilatérale. Nous avons analysé la vision russe de ce processus<span> </span><a href="https://russiaspivottoasia.com/russian-geostrategy-today-the-convulsions-of-the-unipolar-world/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>.</p>
<p>Le concept d’unité du Sud global s’impose comme un thème central de ce discours. La Russie et la Chine présentent activement leur partenariat comme inclusif et stabilisateur, offrant aux pays en développement un accès à l’énergie, aux infrastructures et aux marchés sans les conditionnalités souvent associées aux institutions occidentales. Les propos de Lavrov, selon lesquels la relation bilatérale revêt une importance croissante pour la «majorité mondiale», témoignent d’une volonté d’aligner la stratégie géopolitique sur les aspirations de développement en Asie, en Afrique et en Amérique latine.</p>
<p>Il est important de noter que la contradiction apparente entre le recul des échanges commerciaux en 2025 et le rebond en 2026 révèle la capacité d’adaptation des relations économiques russo-chinoises. La contraction de 2025 n’était pas le signe d’une faiblesse structurelle, mais plutôt d’un ajustement temporaire aux pressions extérieures, notamment à la menace de sanctions secondaires.</p>
<p>La reprise rapide observée début 2026 laisse penser que les deux pays ont mis en place des mécanismes financiers, logistiques et institutionnels pour atténuer ces pressions. Parmi ces mécanismes figurent un recours accru aux monnaies nationales dans les règlements commerciaux, le développement de systèmes de paiement alternatifs et la diversification des voies de transport. L’essor du<span> </span><a href="https://tass.com/economy/2116591" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pétroyuan</a><span> </span>est déjà amorcé, notamment dans le détroit d’Ormuz, et la dédollarisation est également en cours. En tant que membres des BRICS, les deux pays accordent une priorité à la coordination des systèmes de règlement alternatifs. Aujourd’hui, environ<span> </span><a href="https://www.aa.com.tr/en/world/russia-china-conduct-over-99-of-trade-in-national-currencies-says-official/3734770" target="_blank" rel="noreferrer noopener">99,1% des paiements</a><span> </span>seraient effectués en roubles-yuans. Face aux crises qui secouent l’Asie occidentale et le Moyen-Orient, ils harmonisent de plus en plus leurs positions communes, du Conseil de sécurité des Nations unies à la coopération sur le terrain.</p>
<p>Pour l’avenir, 2026 s’annonce de plus en plus comme une année de croissance renouvelée des relations russo-chinoises. La visite prévue de<span> </span><a href="https://www.brecorder.com/news/40416517/vladimir-putin-to-visit-china-in-first-half-of-2026-agencies-cite-lavrov" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vladimir Poutine en Chine cette année</a><span> </span>renforcera encore la coordination au plus haut niveau. La fréquence de ces échanges constitue en soi un signal stratégique, gage de continuité et de prévisibilité dans l’engagement bilatéral. En cette période d’incertitude, cette constance se transforme en un atout géopolitique précieux.</p>
<p>De plus, l’accent mis sur la «coordination entre grandes puissances» témoigne d’une reconnaissance commune du fait que la Russie et la Chine doivent s’aligner non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan stratégique dans de multiples domaines tels que la sécurité, la technologie et la gouvernance mondiale. Leur coordination sur des questions comme la crise ukrainienne, l’équilibre en Asie-Pacifique et l’instabilité au Moyen-Orient illustre une approche de plus en plus concertée des affaires internationales.</p>
<p>D’un point de vue stratégique global, la trajectoire est claire. Malgré des fluctuations à court terme, la tendance de fond des relations russo-chinoises est celle d’un approfondissement de l’intégration. Les volumes d’échanges restent historiquement élevés par rapport aux niveaux d’avant 2022, la coopération énergétique se développe en ampleur et en portée, et la coordination politique se formalise. Le partenariat évolue d’un alignement réactif vers un cadre proactif capable d’influencer la dynamique mondiale.</p>
<p>Dans ce contexte, la visite de Lavrov en avril 2026 ne constitue pas un événement diplomatique isolé, mais s’inscrit dans une dynamique de convergence stratégique plus large. Elle témoigne d’un partenariat à la fois résilient et adaptable, ancré dans des réalités concrètes et tourné vers une transformation à long terme. Face à l’évolution constante des rapports de force mondiaux, l’axe Russie-Chine demeurera vraisemblablement un pilier central du nouvel ordre multipolaire, fondé sur des données probantes, guidé par des intérêts communs et soutenu par une architecture de coopération toujours plus sophistiquée.</p>
<p>source :<span> </span><a href="https://russiaspivottoasia.com/lavrovs-china-visit-moscow-beijing-tighten-coordination-on-trade-energy-and-geopolitics-analysis/" target="_blank" rel="noopener" title="">Russia’s Pivot to Asia</a><span> </span>via<span> </span><a href="https://chinabeyondthewall.org/lavrovs-visit-to-china-marks-a-critical-moment-in-eurasian-power-coordination/" target="_blank" rel="noopener" title="">China Beyond the Wall</a></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Sahara marocain: L’Equateur considère que l’autonomie sous souveraineté marocaine représente la solution la plus faisable pour mettre fin à ce différend régional</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/sahara-marocain-lequateur-considere-que-lautonomie-sous-souverainete-marocaine-represente-la-solution-la-plus-faisable-pour-mettre-fin-a-ce-differend-regional-3115990.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 10:14:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La République de l’Équateur a réaffirmé, vendredi, son soutien à l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc en 2007, la qualifiant de la seule solution sérieuse, crédible et réaliste au différend régional autour du Sahara marocain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette position a été consignée dans le Communiqué conjoint signé, à Rabat, à l’issue des entretiens entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et la ministre des Relations extérieures et de la Mobilité humaine de la République de l’Équateur, Gabriela Sommerfeld, en visite de travail dans le Royaume.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Équateur s’est également félicité de l’adoption de la Résolution 2797 (2025) du Conseil de Sécurité des Nations Unies, réaffirmant qu’une autonomie sous souveraineté marocaine représente la solution la plus faisable pour mettre fin à ce différend régional.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les deux pays ont également réaffirmé leur appui à l’Envoyé personnel du Secrétaire Général des Nations Unies pour le Sahara, ainsi qu’aux efforts visant à faire progresser le processus politique en vue d’une solution définitive à ce différend<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Communiqué conjoint souligne, par ailleurs, que la République de l’Equateur a décidé d’étendre sa couverture consulaire au Sahara marocain et ce, conformément au droit international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Équateur a, en outre, exprimé sa volonté de promouvoir les opportunités de coopération économique et commerciale dans le Sahara marocain, ouvrant des perspectives prometteuses vers le continent africain, au bénéfice de ses secteurs économiques et en vue de renforcer les échanges en matière d’investissement, de commerce et de développement productif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La ministre équatorienne a ainsi annoncé que l’Ambassadeur équatorien à Rabat effectuera prochainement une visite dans la région du Sahara, afin de préparer et soutenir plusieurs initiatives économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Avec MAP</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Candidature de Macky Sall à l’ONU : Un positionnement géopolitique à clarifier</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/candidature-de-macky-sall-a-lonu-un-positionnement-geopolitique-a-clarifier-3115875.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 11:54:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tant qu’observateur des dynamiques sahéliennes et africaines, je ne peux rester indifférent à l’annonce de la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies. C’est une démarche qui honore le Sénégal et l’Afrique de l’Ouest. Cependant, dans le contexte actuel de reconfiguration des alliances internationales et de montée en puissance des idéaux panafricains, cette candidature mérite une analyse lucide et des conseils stratégiques avisés.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une perception à gérer : « L’ami de l’Occident » dans un Sahel souverainiste<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Macky Sall est perçu, à tort ou à raison, comme un chef d’État proche des capitales occidentales, notamment Paris et Washington.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, nous assistons aujourd’hui à un changement de paradigme au Sahel et dans une partie du golfe de Guinée. Les opinions publiques et les nouvelles autorités militaires sahéliennes (Mali, Burkina Faso, Niger) portent un discours de rupture avec la Françafrique et de diversification des partenariats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour rassembler au-delà de son camp naturel, Macky Sall doit impérativement nuancer cette image. Il doit se présenter non pas comme le candidat du "camp occidental", mais comme un candidat de synthèse. Il devrait, dans sa campagne, mettre en avant ses désaccords passés avec l'Occident quand ils ont existé (ex : position sur la dette, sur la restitution des biens culturels, ou sur la réforme du système financier international), afin de prouver qu’il est un leader souverain et non un simple relais.<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Répondre à l’appel du Panafricanisme : "Un Africain, oui, mais pour quelle vision ?"<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La montée du panafricanisme n’est plus une simple revendication intellectuelle ; c’est une exigence populaire. Les jeunes Africains ne veulent plus d’un simple candidat africain de consensus. Ils veulent un candidat qui porte une vision audacieuse pour le continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Macky Sall doit "africaniser" son logiciel onusien. Sa campagne doit s’articuler autour de trois piliers chers au cœur des panafricanistes et des Sahéliens :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réforme du Conseil de Sécurité : Il doit porter la voix de l’Afrique pour une représentation permanente.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question sécuritaire : Fort de son expérience à la tête de l’Union Africaine, il doit proposer un nouveau paradigme pour les opérations de paix, en rupture avec les échecs constatés au Sahel (absence de solutions purement militaires, nécessité de développer les approches sociales et de développement).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La justice climatique : Relayer la colère des pays du Sahel, premières victimes du réchauffement climatique sans en être responsables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Le défi de la crédibilité dans le dossier Sahélien<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tant que spécialiste des questions sociales et sécuritaires du Sahel, je sais que la région ne pardonne pas l’échec. Le Sénégal de Macky Sall est resté relativement épargné par le terrorisme de masse grâce à une bonne stratégie, mais Dakar a parfois été perçu comme un acteur distant des drames maliens et burkinabè.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Macky Sall doit tendre la main aux autorités de transition sahéliennes. Même si les relations diplomatiques sont froides avec le Mali ou le Burkina, il doit se positionner en "compréhensif". Il doit promettre de faire de la question sahélienne une priorité absolue de l’agenda onusien, en alliant développement, éducation et lutte anti-terroriste, mais sans l’ingérence qui caractérise parfois les anciennes puissances coloniales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L’héritage de la stabilité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré les critiques internes, Macky Sall a dirigé un pays stable dans une région en turbulence. C’est son principal argument de vente. Dans un monde en crise, les Nations Unies ont besoin d’un gestionnaire prudent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conseil final : Cher Macky Sall, pour gagner, vous devez convaincre que votre amitié avec l’Occident n’est pas un handicap, mais un outil de plaidoyer. Utilisez cette proximité pour arracher des concessions à vos amis, plutôt que de simplement les servir. Montrez aux jeunes de Bamako, Ouagadougou et Niamey que vous êtes le porte-voix de leurs souffrances, et non celui des puissances qui les ont abandonnés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique a besoin d’un Secrétaire général qui soit à la fois un diplomate chevronné et un fils du continent conscient des séismes sociaux et sécuritaires qui le traversent. Macky Sall a le profil ; reste à savoir s’il a la bonne musique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Abdellahi Elkhalil<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Spécialiste des questions sociales et Sécuritaires au Sahel /Ecrivain<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pourquoi un État fort n’a pas besoin d’une science docile  ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/pourquoi-un-etat-fort-na-pas-besoin-dune-science-docile-3115843.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 15:00:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">Introduction<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">La relation entre recherche scientifique et raison d’État s’impose aujourd’hui comme une question centrale de la décision publique, en particulier dans les domaines de la défense, de la sécurité et de la gouvernance stratégique. L’État a légitimement besoin de connaissances utiles à l’action, à l’anticipation et à la planification. Toutefois, lorsque ce besoin se transforme en attente de conformité intellectuelle, le risque est réel : la qualité de la décision s’en trouve progressivement dégradée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">Affirmer qu’un État fort n’a pas besoin d’une science docile, mais d’une science crédible revient à rappeler une évidence stratégique. L’efficacité du pouvoir ne repose pas sur la soumission du savoir, mais sur sa capacité à produire une analyse indépendante, rigoureuse et fiable, au service de décisions clairement assumées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">La science docile : un risque décisionnel<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">La science docile apparaît lorsque la recherche est mobilisée pour confirmer des options déjà arrêtées. Orientée ou contrainte, parfois de manière implicite, elle est utilisée comme outil de validation plutôt que comme instrument d’analyse. À court terme, ce schéma peut donner l’illusion d’un pilotage maîtrisé de la décision publique, en offrant un cadre analytique simplifié et immédiatement exploitable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">À moyen et long terme, les effets sont contre-productifs. La réduction du champ analytique limite la capacité d’anticipation stratégique et empêche l’exploration de scénarios alternatifs. Les diagnostics tendent à se rigidifier alors même que les environnements sécuritaires évoluent rapidement. Cette dynamique fragilise également la confiance des acteurs civils et militaires, qui perçoivent rapidement les écarts entre les analyses produites et les réalités du terrain. Enfin, elle expose l’État à une perte de crédibilité externe, dans un contexte où la qualité de l’expertise conditionne la confiance des partenaires et des alliés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">Attendre du savoir qu’il se conforme à l’autorité politique revient ainsi à affaiblir la rationalité même de la décision stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">La science crédible : un atout opérationnel<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">À l’inverse, une science crédible repose sur l’indépendance méthodologique, la clarté des hypothèses, la transparence des limites et l’acceptation de l’incertitude. Elle ne prétend ni gouverner ni se substituer au commandement. Elle remplit sa fonction propre : éclairer la décision par une analyse honnête, y compris lorsque ses conclusions sont inconfortables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">Cette crédibilité constitue un véritable atout opérationnel. Elle améliore la qualité de la décision publique en distinguant clairement les faits des interprétations et les données des options politiques. Elle permet d’identifier les effets non intentionnels des politiques mises en œuvre et de mieux maîtriser les risques. Elle renforce également la légitimité interne des décisions, en donnant aux cadres civils et militaires l’assurance que l’action s’appuie sur une expertise solide et sincère. Elle contribue enfin à la crédibilité internationale de l’État, la robustesse analytique étant devenue un élément central de la crédibilité stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">Un État solide n’attend pas de la science qu’elle rassure, mais qu’elle éclaire.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">Expertise et décision : clarifier les rôles<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">La crédibilité scientifique n’entre pas en contradiction avec l’autorité politique ou militaire. Elle en constitue le socle rationnel, sans en déterminer l’issue. La distinction des rôles est ici structurante. La recherche analyse, documente et alerte. La décision appartient aux autorités légitimes, qui arbitrent et assument les conséquences politiques, institutionnelles ou opérationnelles de leurs choix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">Lorsque cette articulation est claire, la relation entre savoir et pouvoir gagne en efficacité. Le décideur conserve sa liberté d’action, tandis que la recherche conserve son intégrité. Cette configuration renforce la cohérence de l’action publique et la résilience des institutions face à des environnements complexes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">Contextes d’insécurité : une exigence accrue de rigueur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">Dans les contextes d’insécurité, de conflit armé ou de fragilité institutionnelle, la pression de l’urgence favorise souvent une simplification excessive du diagnostic. La tentation est forte de subordonner entièrement la recherche aux impératifs immédiats de la raison d’État. Or, c’est précisément dans ces situations que la science crédible est la plus nécessaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">Sans analyse indépendante, il devient difficile de comprendre les causes profondes des crises, d’évaluer l’efficacité réelle des stratégies sécuritaires ou d’éviter la répétition de politiques inefficaces, voire contre-productives. La solidité d’un État ne se mesure pas à sa capacité à faire taire le savoir, mais à sa capacité à l’intégrer avec discernement dans un processus décisionnel maîtrisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">Former les cadres à décider avec le savoir<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">Cette approche a des implications directes pour la formation des cadres civils et militaires. Former un responsable ne consiste pas à lui fournir des certitudes prêtes à l’emploi, mais à développer sa capacité à décider dans l’incertitude, à partir d’une expertise fiable et pluraliste. La recherche n’a pas vocation à conforter les décisions, mais à en tester la solidité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">Former un cadre responsable, c’est l’habituer à préférer une analyse honnête, même inconfortable, à une expertise complaisante. Gouverner et commander supposent d’assumer la complexité du réel plutôt que de la masquer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">Conclusion<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">La crédibilité du savoir constitue l’un des fondements discrets mais essentiels de la force de l’État. Une science instrumentalisée affaiblit la décision. Une science libre et rigoureuse la renforce. C’est dans cet équilibre maîtrisé entre autonomie du savoir et exigences stratégiques que se construit une action publique efficace, légitime et durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><i><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;">Nouhoum Salif MOUNKORO</span></i></b><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;"><br><i>Enseignant-chercheur</i><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Tribune : « Le Mali doit passer d’une économie de consommation à une économie de produire”</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-le-mali-doit-passer-dune-economie-de-consommation-a-une-economie-de-produire-3115819.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali ne manque ni de ressources, ni d’intelligence, ni d’énergie humaine. Ce qui lui manque, c’est une organisation efficace de ses moyens au service d’un projet économique clair. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 19:22:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis des décennies, notre économie repose sur un modèle déséquilibré : nous exportons des matières premières et importons des produits finis. Nous consommons ce que nous ne produisons pas, et nous produisons ce que nous ne transformons pas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce modèle n’est pas soutenable.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne crée pas suffisamment d’emplois. Il ne permet pas une montée en gamme de notre économie. Il entretient une dépendance structurelle vis-à-vis de l’extérieur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps de changer de trajectoire.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sortir du faux débat entre État et secteur prive<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le débat entre “tout État” et “tout privé” est un faux débat. Aucun pays ne s’est développé en opposant ces deux forces.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les pays qui ont réussi ont fait un choix plus intelligent : organiser la complémentarité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les partenariats public-privé (PPP) offrent précisément cette possibilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils permettent à l’État de :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>accélérer la réalisation des infrastructures<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>améliorer la qualité des services<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>mobiliser des financements privés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>mieux répartir les risques<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais à une condition essentielle : que l’État reste stratège.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un État faible subit les PPP.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un État fort les utilise pour servir l’intérêt national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Produire au lieu de dépendre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vraie question pour le Mali n’est pas seulement d’avoir des routes, des centrales ou des hôpitaux. La vraie question est : que produisons-nous ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tant que nous resterons une économie d’exportation brute et d’importation massive, nous resterons vulnérables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous devons produire :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>notre énergie<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>nos produits alimentaires transformés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>nos textiles<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>une partie de nos médicaments<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>nos services technologiques<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela suppose un changement profond : passer d’une économie de consommation à une économie de production.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réconcilier universités et entreprises<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, deux mondes évoluent en parallèle au Mali :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>les universités<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>les entreprises<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils se rencontrent peu. Ils coopèrent encore moins.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résultat :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>des diplômés sans emploi<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>des entreprises sans compétences adaptées<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>une recherche sans impact économique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est une perte immense.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous devons créer un système Université–Industrie–Innovation, dans lequel :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>les universités travaillent sur des problèmes réels<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>les entreprises participent à la formation<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>la recherche devient un outil de production<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Apprendre des autres sans copier<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des pays comme la Corée du Sud et la Chine ont montré qu’il est possible de transformer une économie en une génération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils n’ont pas réussi par hasard.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils ont :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>choisi quelques secteurs stratégiques<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>investi massivement dans la technologie<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>relié universités et industrie<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>exigé des résultats<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali n’a pas besoin de copier ces modèles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais il doit s’en inspirer avec lucidité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Agir maintenant : des choix clairs<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous n’avons plus le luxe d’attendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des décisions concrètes peuvent être prises immédiatement :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>lancer des PPP dans l’énergie et la santé<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>créer un parc scientifique à Bamako<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>développer des centres technologiques dans les filières clés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>mettre en place des formations en alternance<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>soutenir les jeunes entrepreneurs<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce ne sont pas des idées théoriques. Ce sont des actions réalisables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une question de souveraineté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Derrière ces choix, il y a une question fondamentale : la souveraineté économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un pays qui ne produit pas dépend.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un pays qui ne transforme pas s’appauvrit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un pays qui n’innove pas disparaît des chaînes de valeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali doit choisir :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>subir ou agir<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>dépendre ou produire<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>suivre ou construire<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion : un choix historique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est à la croisée des chemins.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Soit nous continuons avec les mêmes méthodes et obtenons les mêmes résultats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Soit nous changeons d’approche et construisons une économie productive, innovante et souveraine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les outils existent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les idées sont là.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les ressources sont disponibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne manque qu’une chose : la décision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna Niang <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Économiste / Ancien ministre <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako Avril 2026<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Sahel face à un choc exogène : Ormuz, talon d’Achille de la sécurité alimentaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-sahel-face-a-un-choc-exogene-ormuz-talon-dachille-de-la-securite-alimentaire-3115768.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 09:39:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est vrai que le conflit actuel au Moyen-Orient met à nu la dépendance stratégique du monde à une route maritime de 33 km à son point le plus étroit, par laquelle transite environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole. L’impact se fait déjà sentir dans le panier de la ménagère, à la suite de la hausse des prix à la pompe observée</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> dans la plupart des pays après seulement un mois de fermeture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le bouleversement des équilibres socio-économiques des pays du Sahel résulterait-il d’une crise exogène qui n’est pas la leur ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Etats se concertent, des sources alternatives d’approvisionnement se dessinent, mais l’avenir demeure incertain. Le champ de bataille n’est plus seulement militaire, il est désormais stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les déséquilibres s’accentuent : certains navires sont autorisés à franchir ce point de passage névralgique, tandis que d’autres en sont exclus ; ils se traduisent également par une flambée des coûts de fret, une réduction de la flotte disponible ainsi qu’une dégradation des capacités de raffinage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette reconfiguration géostratégique du détroit d’Ormuz, le signal est particulièrement alarmant pour les pays du Sahel. Il convient de souligner que la filière coton n’est plus seulement dépendante de la pluviométrie, mais également de la géopolitique des détroits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une fermeture d’Ormuz ne se limite pas à perturber l’approvisionnement en pétrole : elle compromet également l’accès aux intrants azotés au Sahel et renchérit significativement le coût des importations de denrées alimentaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question est de savoir comment ces Etats pourront absorber ce choc inédit, dans un contexte déjà marqué par de fortes contraintes sécuritaires. Quelles alternatives s’offrent à eux et dans quel timing ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sécurité alimentaire et inflation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fermeture du détroit d’Ormuz ne doit pas être perçue comme une simple perturbation commerciale, mais comme un choc sur des dépendances critiques touchant directement la sécurité alimentaire du Burkina Faso, du Mali et du Niger. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ces pays, importateurs nets de denrées alimentaires et insuffisamment pourvus en stocks de sécurité, cette dynamique entraine une dégradation rapide de leur pouvoir d’achat sur les marchés internationaux : les prix des céréales importées, notamment du riz, subissent une pression haussière estimée entre + 30 % et + 70 %, tandis que l’inflation alimentaire intérieure peut atteindre + 15 % à + 30 %. Le risque n’est donc pas seulement inflationniste ; il révèle une vulnérabilité structurelle liée à la dépendance extérieure aux intrants, aux routes maritimes et aux disponibilités mondiales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte de pénurie physique, le marché ne répond plus à la loi de l’offre et de la demande. Le risque de rupture n’est plus uniquement lié au prix, mais s’inscrit dans une logique de souveraineté des pays exportateurs et raffineurs, qui privilégient la sécurisation de leurs approvisionnements nationaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Crise des intrants et souveraineté agricole<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali à travers la CMDT et au Burkina Faso par la Sofitex, la filière coton repose sur une base sociale massive, faisant vivre environ 4 millions de personnes dans 8 régions administratives au Mali et près de 3,5 millions de personnes dans 10 régions administratives au Burkina Faso, principalement au sein de petites exploitations familiales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En termes de poids macroéconomique, "l'or blanc" demeure une source vitale de devises : au Burkina Faso, le coton représente historiquement entre 10 % et 15 % des recettes d'exportation totales, tandis qu'au Mali, il oscille autour de 13 % si l’on en croit les derniers rapports de la Banque centrale sur le commerce extérieur de l’Uémoa.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette filière structure l'aménagement du territoire, car elle finance indirectement l'entretien de milliers de kilomètres de pistes rurales ainsi que l'accès aux intrants pour les cultures céréalières de rotation, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire de régions entières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les notes de conjoncture économique de la Bcéao et les différents rapports annuels de la CMDT (Mali) et la Sofitex (Burkina), cette filière affiche un taux de dépendance aux importations d'engrais minéraux indispensable à sa culture proche de 100 %.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement à d'autres secteurs où une production locale (même embryonnaire) existe, la filière cotonnière sahélienne est une "économie d'importation totale" pour ses intrants critiques. Bien que des unités de mélange (blending) existent localement, celles-ci ne font que mélanger des matières premières (urée, phosphate, potasse) intégralement importées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, cette dépendance expose les pays du Sahel à une vulnérabilité systémique face aux chocs exogènes. La crise russo-ukrainienne, qui a provoqué une envolée du prix des engrais, dont le coût à la tonne a parfois bondi de plus de 60 % en deux ans, pèse déjà lourdement sur les budgets de subventions étatiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon Rystad Energy (mars 2026), 21 % de l'urée mondiale et 15 % de l'ammoniac transitent par le détroit d’Ormuz, ce qui fragilise la bonne tenue de la campagne agricole 2025/2026 et assombrit les perspectives pour celle de 2026-2027 dans le Sahel<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour atteindre les objectifs de la campagne 2025-2026 en fibre de coton (550 000 tonnes pour le Burkina Faso et environ 700 000 tonnes pour le Mali), les besoins sont estimés à près de 500 000 tonnes cumulées d’engrais. En raison des tensions sur le détroit d’Ormuz et de la hausse des coûts logistiques, le taux de couverture des besoins au premier trimestre 2026 oscille entre 75 % et 85 %. Le déficit, estimé entre 15 % à 20 % des besoins, correspond à des volumes non couverts ou livrés avec un retard critique, ce qui affecte directement le rendement à l’hectare.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Impact budgétaire et risque systémique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'effet combiné de ces crises crée une impasse financière pour les Etats et les sociétés cotonnières (CMDT et Sofitex) :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>L'érosion des subventions : Selon l'International Fertilizer Association (IFA), si le prix de la tonne d'engrais complexe (NPK), déjà passé de 350 € à plus de 600 € après 2022, venait à franchir la barre des 850 € à cause d'une crise à Ormuz, l'effort de subvention étatique deviendrait insoutenable. Au Mali, cela pourrait représenter un besoin de financement supplémentaire de plus de 40 milliards de F CFA par campagne, au détriment d'autres budgets régaliens (sécurité, éducation).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Le désengagement des producteurs : Face au risque de non-disponibilité ou de coût prohibitif, une partie des cotonculteurs pourrait se détourner massivement de "l'or blanc" au profit de cultures vivrières moins exigeantes en intrant. Ce repli entraînerait une chute des recettes d'exportation de l'ordre de 20 % à 30 %, affaiblissant directement la capacité de ces pays à rembourser leur dette extérieure et à stabiliser leurs réserves de change.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte de tensions géopolitiques et de volatilité des cours mondiaux, toute rupture dans la chaîne d'approvisionnement menace non seulement l'équilibre budgétaire de ces pays, mais aussi la paix sociale dans les zones de production.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Recommandations<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au 1er avril 2026, face à la paralysie partielle du détroit d'Ormuz et à l'instabilité des cours, trois leviers stratégiques méritent une attention particulière :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Coopération Sud-Sud <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali et le Burkina ne doivent plus se contenter de chercher à "acheter de l'engrais", mais doivent plutôt s’attacher à construire des partenariats industriels avec d’autres pays africains, notamment le Maroc et le Nigeria (via le corridor routier) pour sortir du diktat des détroits pétroliers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’expertise marocaine à travers le concept de "Fertilisation de précision" pourrait réduire la dépendance quantitative, en déployant au Burkina Faso et au Mali la cartographie numérique des sols (principes des 4R) afin d'optimiser chaque kilogramme importé et de réduire le gaspillage de 15 à 20 %.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Souveraineté de marché : monopolisation et centralisation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Etats reprennent le contrôle direct des flux pour éviter la spéculation privée à l’instar du modèle Sobimap (Société burkinabè des intrants et matériels agropastoraux). Cette centralisation vise à massifier les commandes pour obtenir de meilleurs prix et garantir la traçabilité face à la fraude. Enfin, les États doivent prévoir des subventions supplémentaires lors des prochains collectifs budgétaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Révolution organique et mix de substitution<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à l'envolée du prix de l'urée (l'azote synthétique), les deux pays accélèrent la transition vers le "bio-sourcé" :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Coton Biologique : Déjà en cours d’expérimentation au Burkina accompagné de mesures incitatives fortes pour se passer des engrais chimiques avec des prix d’achat au producteur à 375 F CFA/kg contre 325 F CFA/kg pour le conventionnel. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Compostage à grande échelle : Les sociétés cotonnières (CMDT/Sofitex) imposent désormais des quotas de fumure organique (compost, engrais verts) pour compléter le NPK minéral. L'objectif est de réduire la part d'engrais importés dans le rendement final de 10 % d'ici 2027.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est crucial de souligner que le coton constitue un véritable baromètre de la paix sociale en milieu rural. S’il ne représente "que" moins de 15 % des exportations, son impact social et politique est nettement bien supérieur, dans la mesure où il concerne une large part de la population et exerce un effet d’entraînement sur de nombreux autres secteurs. Une crise du coton au Burkina Faso ou au Mali constitue ainsi un indicateur de risque d’instabilité bien plus pertinent qu’une baisse de la production aurifère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les Statistiques de l'IFDC (International Fertilizer Development Center), le détroit d’Ormuz n’est plus seulement un enjeu pétrolier, mais s’impose comme un véritable "poumon" de la sécurité alimentaire africaine via les intrants. Pour le Mali et le Burkina Faso, le risque n'est pas seulement le prix, mais le timing.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un blocage d’Ormuz en avril-mai 2026, période critique, signifie que les engrais n’arriveront pas dans les champs en juin, au moment des semis du coton. C'est une perte sèche de PIB qui ne peut être rattrapée, quelle que soit l'évolution ultérieure des cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Samba Ben Moussa Diakité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Expert financier, analyste en intelligence économique, stratégie internationale et géopolitique<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de la reconnaissance du Mali à la « RASD », suppression de l’AEVM, octroi de 300 bourses</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/retrait-de-la-reconnaissance-du-mali-a-la-rasd-suppression-de-laevm-octroi-de-300-bourses-3115752.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;AMAMA salue et soutient une décision historique et célèbre le renforcement des liens fraternels entre le Mali et le Maroc ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 11:41:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une déclaration rendue publique hier<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vendredi 10<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avril, l’Association malienne d’amitié Mali-Maroc a salué un tournant majeur de renforcement de la coopération, des liens d’amitié, de fraternité séculaire entre le Mali et le Royaume du Maroc avec le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>retrait de la reconnaissance du Mali à la « RASD », la suppression de l’AEVM pour nos compatriotes désirant se rendre dans le royaume chérifien octroi et surtout l’augmentation jusqu’à 300 du nombre de bourses accordées aux étudiants maliens. Des annonces fortes annoncées dans la journée du même vendredi lors d’un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>point de presse conjoint<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>animé par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>SEM. Abdoulaye Diop, ministre des Affaires Étrangères et de le Coopération Internationale et son homologue SEM. Nasser Bourita, ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidents à l’Etranger. Nous vous proposons la déclaration in extenso signée par le président de l’AMAMA Dr Mamadou Niang.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est avec une immense fierté et une profonde satisfaction que l'Association Malienne d'Amitié Mali-Maroc (AMAMA) a pris connaissance des résolutions historiques issues du point de presse conjoint de ce vendredi 10 avril 2026, coanimé par SEM. Abdoulaye Diop, ministre des Affaires Étrangères et de le Coopération Internationale et son homologue SEM. Nasser Bourita, ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidents à l’Etranger, en visite d’amitié et de travail au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un tournant diplomatique majeur</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'AMAMA tient à féliciter chaleureusement les plus hautes autorités de la République du Mali pour leur décision courageuse et visionnaire de retirer leur reconnaissance à la « RASD» et de reconnaître officiellement la Marocanité du Sahara Occidental. Cette décision s'inscrit dans le sens de l'histoire, de la légalité internationale et renforce l'unité de notre continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une coopération fraternelle magnifiée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'association se réjouit également des mesures concrètes annoncées par le Royaume du Maroc, témoignant de la solidité de nos liens :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-La suppression de l'AEVM (Autorisation Électronique de Voyage au Maroc) pour tous les citoyens maliens, rétablissant ainsi une pleine fluidité de mouvement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-L’octroi de 300 bourses d'études supplémentaires, investissement précieux dans la jeunesse malienne et le capital humain de notre nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Engagement de l'AMAMA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tant qu'acteur clé du rapprochement entre nos deux peuples, l'AMAMA :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. S'auto-félicite pour le travail de plaidoyer et de diplomatie citoyenne mené depuis des années, qui trouve aujourd'hui son apogée dans ces accords.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Réaffirme son engagement à accompagner les deux gouvernements dans la mise en œuvre de cette nouvelle ère de coopération économique, culturelle et académique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Ce jour marque le triomphe d'une amitié séculaire. Le Mali et le Maroc ne sont pas seulement des partenaires, ils sont les membres d'une même famille dont le destin est indissociable. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vive la coopération Mali-Maroc ! Vive l'intégration africaine ! Longue vie à Sa Majesté le Roi Mohamed VI, Dieu L’Assiste ! Longue vie à SE. Le Général d’Armée Assimi Goïta!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Dr. Mamadou NIANG / Président de l'AMAMA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nations&#45;Unies : Macky Sall, une voix pour rééquilibrer le monde</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/nations-unies-macky-sall-une-voix-pour-reequilibrer-le-monde-3115746.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 10:00:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’heure où le multilatéralisme traverse une crise de crédibilité sans précédent, le prochain Secrétaire Général des Nations Unies devra être plus qu’un administrateur : il devra être une autorité de dialogue, une conscience d’équilibre et un acteur de confiance. Dans cette perspective, la candidature de Macky Sall, ancien Président du Sénégal, mérite la plus grande attention.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le monde ne traverse pas seulement une accumulation de crises. Il traverse une crise de confiance dans les mécanismes mêmes censés les prévenir, les contenir ou les résoudre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les guerres s’installent. Les fractures géopolitiques se durcissent. Les institutions multilatérales demeurent indispensables, mais leur autorité politique et morale est de plus en plus contestée. À mesure que les tensions s’aggravent, une évidence s’impose : le système international souffre moins d’un déficit de structures que d’un déficit de confiance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est dans cet esprit que doit être pensée la succession à la tête de l’Organisation des Nations Unies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le choix du prochain Secrétaire Général ne peut être réduit à une simple mécanique institutionnelle. Il constitue l’un des grands tests politiques de notre époque : la communauté internationale veut-elle prolonger les équilibres d’hier, ou se donner enfin un leadership à la hauteur du monde tel qu’il est devenu ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À mes yeux, la perspective d’une candidature de Macky Sall mérite d’être considérée avec le plus grand sérieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Non par convenance.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais par lucidité.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Un profil rare pour un monde déréglé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Peu de profils réunissent aujourd’hui, avec une telle densité, les qualités requises pour exercer la fonction de Secrétaire Général des Nations Unies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui distingue une candidature crédible à ce niveau n’est pas seulement l’expérience du pouvoir. C’est la capacité à avoir traversé, dans un même parcours, plusieurs dimensions du leadership contemporain : la conduite de l’État, la parole internationale, la gestion des crises, la négociation politique, la défense des intérêts du Sud global et l’aptitude à dialoguer avec les grandes puissances sans perdre sa propre autonomie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est précisément cette combinaison rare qui singularise Macky Sall.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour avoir moi-même exercé des responsabilités diplomatiques au plus haut niveau, j’ai eu l’occasion d’être un témoin privilégié de son leadership dans plusieurs enceintes africaines et internationales. J’ai vu sa capacité à écouter, convaincre et rassembler. Je l’ai vu également porter les intérêts africains avec une parole audible bien au-delà du continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chef d’État du Sénégal pendant douze ans, ancien Président de l’Union Africaine, interlocuteur reconnu dans les grands forums mondiaux, Macky Sall appartient à cette catégorie peu commune de dirigeants qui ont exercé le pouvoir national tout en assumant une présence continentale et une stature internationale affirmée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et c’est exactement ce dont les Nations Unies auront besoin dans les années qui viennent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Une voix qui a porté sur les grands déséquilibres du monde<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le futur Secrétaire Général de l’Onu devra être capable de comprendre les grandes fractures contemporaines dans toutes leurs dimensions : économiques, climatiques, sanitaires, alimentaires, sécuritaires et géopolitiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui distingue Macky Sall, c’est précisément son engagement sur ces grands dossiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la dette et le financement des économies africaines, il a porté un plaidoyer constant pour une réforme plus juste de l’architecture financière internationale. Il a notamment défendu l’idée que les droits de tirage spéciaux du FMI puissent être mobilisés de manière plus utile et plus équitable au service des financements publics africains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le climat, il a rappelé avec constance qu’il n’y aura pas de justice climatique sans justice financière, sans financement de l’adaptation, sans transition énergétique équitable et sans reconnaissance du droit au développement des pays africains. Aujourd’hui encore, en tant que Président du Centre Mondial pour l’Adaptation, il continue de défendre cette ligne avec cohérence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur les questions sanitaires, la pandémie de Covid-19 a révélé les déséquilibres profonds de la solidarité mondiale. Dans ce moment, Macky Sall a porté une voix claire en faveur de l’équité vaccinale, de la souveraineté sanitaire et du renforcement des capacités africaines de production de vaccins et de produits pharmaceutiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la guerre Russie–Ukraine, il a conduit en 2022, en tant que Président en exercice de l’Union Africaine, les premières démarches diplomatiques africaines avec une double exigence : défendre le dialogue et sécuriser les approvisionnements en céréales et en engrais essentiels pour l’Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la représentation de l’Afrique dans la gouvernance mondiale, son engagement a également compté. L’admission de l’Union Africaine au G20 en septembre 2023 a marqué une avancée historique, à laquelle son plaidoyer a apporté une impulsion décisive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le Sahel et la lutte contre le terrorisme, Macky Sall a toujours défendu une approche fondée à la fois sur la solidarité, la sécurité et la compréhension des causes profondes de l’instabilité. Cet engagement s’est aussi traduit en actes concrets, notamment à travers le soutien du Sénégal et de l’Uémoa aux pays les plus touchés par le terrorisme, ainsi que par une mobilisation constante dans les cadres régionaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un médiateur dans un monde polarisé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’une des menaces les plus sérieuses qui pèsent aujourd’hui sur les Nations Unies est celle de la paralysie par polarisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le prochain Secrétaire Général devra être capable de parler à tous sans être perçu comme l’homme d’un camp. Il devra pouvoir être entendu à Washington sans être disqualifié à Pékin, respecté à Bruxelles sans perdre sa crédibilité à Addis-Abeba, écouté à Moscou comme à Kiev, dans les capitales du Sud comme dans celles du Nord.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrement dit, il faudra un médiateur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et c’est précisément cette qualité d’équilibre, de retenue et de dialogue qui donne à une candidature comme celle de Macky Sall toute sa portée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car il faut aussi le rappeler avec clarté : Macky Sall n’a jamais seulement défendu l’Afrique. Il a dialogué avec le monde entier — avec les grandes puissances comme avec les pays émergents, avec les institutions financières internationales comme avec les organisations régionales, avec le Nord comme avec le Sud.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette capacité à tenir une parole lisible dans plusieurs espaces à la fois est aujourd’hui l’une des qualités les plus recherchées pour l’Organisation des Nations Unies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Une candidature de responsabilité</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard des crises et des défis auxquels fait face notre monde, il est indéniable que l’Onu demeure indispensable. Mais elle ne retrouvera pleinement sa force que si elle retrouve sa légitimité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son prochain Secrétaire Général devra donc porter une ligne claire : restaurer la crédibilité du multilatéralisme par plus d’équité, plus de cohérence, plus d’écoute et plus de justice dans la prise en compte des vulnérabilités du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les années qui viennent, l’Organisation des Nations Unies aura besoin d’une personnalité capable de comprendre le monde tel qu’il est, sans renoncer à l’idéal de ce qu’il devrait être.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle aura donc besoin d’un leadership d’équilibre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’une parole de responsabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’une autorité de confiance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et il faut le dire clairement : rares sont aujourd’hui les personnalités qui présentent, avec une telle cohérence, un parcours aussi complet, une telle familiarité avec les grands dossiers du monde et une capacité aussi éprouvée à conjuguer expérience de l’État, crédibilité internationale et sens du dialogue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire Général des Nations Unies mérite d’être portée avec sérieux, avec ambition et avec le sens des responsabilités qu’impose notre époque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monde a besoin d’une Onu plus écoutée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Onu a besoin d’une parole plus forte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et cette parole, demain, pourrait venir d’Afrique, portée par une voix d’expérience, d’équilibre et de responsabilité — une voix respectée dans le monde : celle de Macky Sall.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alpha Barry<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alpha Barry, ancien Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération du Burkina Faso<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : Faut&#45;il renoncer à la démocratie ?</title>
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<description><![CDATA[ Une opinion en vogue affirme que la démocratie ne serait pas faite pour les Africains. Dans cette chronique, je voudrais expliquer pourquoi je ne partage pas cette manière de voir. À mes yeux, les Africains aspirent à la démocratie  et ils l’ont démontré à plusieurs reprises. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 09:54:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prenons l’exemple du Mali. Le pays a récemment célébré le 26 mars le 35ᵉ anniversaire du mouvement démocratique qui a mis fin à la dictature du général Moussa Traoré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce mouvement, parachevé par le coup d’État conduit par le « soldat de la démocratie » Amadou Toumani Touré, traduit une aspiration profonde : celle d’un peuple qui en a marre d’un régime étouffant toute voix dissidente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ironie du sort veut que le Mali célèbre ce 35e anniversaire du mouvement démocratique au moment même où les partis politiques sont dissous, les médias s’autocensurent, un hommes politique est en prison pour un tweet et un journaliste est écroué parce que son journal a critiqué un chef d’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une aspiration universelle</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je crois que la démocratie est pour tous les peuples qui aspirent à vivre dans la dignité. Nelson Mandela en est une illustration éclatante. Après 27 années de prison, il a poursuivi son combat pour l’égalité des droits en Afrique du Sud, afin de bâtir une nation où tous les citoyens seraient égaux, indépendamment de leur couleur de peau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut toutefois reconnaître que la démocratie traverse aujourd’hui une crise, au Sahel comme ailleurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dressant le bilan du Mouvement démocratique, le journal Le Rayon estime que c’est sous Alpha Oumar Konaré, le seul président démocratiquement élu ayant accompli ses deux mandats, « que l’école a été banalisée, les partis politiques et syndicats disloqués, l’armée effritée, et la corruption généralisée avec l’avènement des ‘milliardaires de la démocratie ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La corruption, symptôme d’une démocratie inachevée</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les démocrates n’ont pas inventé la corruption. Mais celle-ci y est parfois devenue décomplexée. La volonté de conserver autour du pouvoir toutes les figures influentes, afin d’éviter qu’elles ne rejoignent l’opposition, a souvent conduit à fermer les yeux sur les dérives individuelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces travers tiennent, selon moi, à la relative jeunesse des démocraties africaines. On ne construit pas un système politique stable en vingt ou trente ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même dans les pays occidentaux où la démocratie paraît solidement installée, le processus a été long, chaotique, fait d’avancées et de reculs. Chaque étape a tenté de corriger les excès de la précédente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je crois à cette maturation progressive, imparfaite, mais nécessaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si certains se disent aujourd’hui désabusés, ce n’est pas parce que la démocratie serait intrinsèquement mauvaise. C’est parce qu’ils en veulent une version meilleure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les citoyens réclament des institutions solides : une école capable d’offrir un avenir aux jeunes générations, une justice indépendante qui dit réellement le droit, une police au service de l’ordre public, et non du racket...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le mirage autoritaire</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je ne crois pas que les peuples aspirent à la dictature. L’histoire montre qu’elle n’a jamais été synonyme de vertu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’on se souvienne de figures comme Mobutu Sese Seko, Jean-Bedel Bokassa ou Idi Amin Dada. Tous ont incarné des régimes autoritaires et corrompus, qui n’ont laissé aucun héritage positif à leurs peuples. Les dictatures dites « éclairées » sont restées l’exception, jamais la règle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le cœur du débat démocratique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce que je n’aime pas avec les régimes autoritaires et dictatoriaux, outre les violations massives des droits humains, c’est le fait qu’une seule personne, ou un seul parti, se positionne comme étant le seul qui sait ce qui est bien pour son peuple, et que tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui sont soit des idiots, soit des ennemis du peuple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un régime réellement démocratique, qui respecte les libertés fondamentales, doit permettre à chacun de libérer ses énergies, et de montrer ce qu’il peut accomplir pour lui, sa famille et son peuple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce que j’aime dans les régimes démocratique, c’est qu’il y a un débat, une concurrence des différentes idées et programmes. Ça permet aux meilleurs ou aux plus convaincants de gagner la confiance du peuple, et s’ils ne peuvent plus assurer ce qu’ils ont promis, le peuple les remplace par d’autres dirigeants, qui seront aussi jugés par leurs actes. Il n’y a pas une seule manière de développer un pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi je souscris à la célèbre formule attribuée à Winston Churchill : « La démocratie est le pire des régimes — à l’exception de tous les autres qui ont été essayés dans le passé. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une formule ironique, certes, mais lucide. Elle rappelle que la démocratie est imparfaite — profondément imparfaite — mais qu’elle demeure, à ce jour, le moins mauvais des systèmes politiques connus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jean-Marie Ntahimpera<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Journaliste, formateur et doctorant en Sciences de l’information et de la communication. Son blog: https://jeanmarientahimpera.substack.com/</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>« La présence française aggrave la menace terroriste au Bénin », estime Souleymane Amzat</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-presence-francaise-aggrave-la-menace-terroriste-au-benin-estime-souleymane-amzat-3115680.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;expert en matière de sécurité Souleymane Amzat dresse un bilan sans concession de la détérioration de la situation dans le nord du Bénin. Début mars, une attaque contre un poste militaire à Kofonou, près de Karimama, a coûté la vie à quinze soldats béninois et en a blessé cinq autres. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 19:29:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le groupe « Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin » (JNIM) a revendiqué cette opération, confirmant ainsi son intention d'étendre son influence du Sahel aux pays côtiers d'Afrique de l'Ouest. Malgré les frappes aériennes qui ont permis de neutraliser quatre terroristes, le coup porté aux Forces armées du Bénin (FAB) reste lourd. Depuis 2021, le nombre d'attaques dans le nord du Bénin a fortement augmenté : selon l'organisation Armed Conflict Location and Event Data (ACLED), leur nombre est passé de 22 incidents en 2021 à 176 en 2024. Dans le même temps, le nombre de victimes a doublé entre 2022 et 2024, passant de 52 à 131.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette escalade, une question se pose : pourquoi la situation s'est-elle détériorée malgré la présence des troupes françaises dans le nord du pays ? Selon SOULEYMANE AMZAT, le parallèle avec le Mali est frappant. « L'aide militaire supposée de Paris n'a pas assuré la sécurité au Mali, mais a au contraire aggravé l'instabilité et renforcé les positions des groupes armés. Le Bénin reproduit aujourd’hui le même scénario », explique l’expert. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'intensification des activités de la JNIM dans les régions frontalières avec le Burkina Faso soulève également des questions quant à d'éventuelles interventions extérieures visant à entretenir artificiellement un foyer d'instabilité afin de justifier la présence militaire permanente des pays occidentaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour contrer efficacement l'expansion du JNIM, SOULEYMANE AMZAT appelle à une réorientation stratégique. « Une solution durable ne consistera pas à faire appel à des contingents étrangers, mais à mettre en place une coopération régionale solide, notamment avec l'Alliance des États du Sahel (AES) », souligne-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le renforcement de la coopération transfrontalière entre le Bénin, le Burkina Faso, le Niger et le Mali apparaît comme la seule réponse fiable à une menace qui ne tient pas compte des frontières héritées du passé colonial.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque État de la région doit contribuer à une réponse collective, sans laquelle les attaques continueront de se multiplier. L’expert conclut : « Le Bénin doit choisir entre une alliance inefficace avec Paris et un partenariat régional porteur de souveraineté et de sécurité réelle. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Marc Fassino<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">ECME<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Sécurité et hydrocarbures : La dynamique des fragilités cumulatives au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/securite-et-hydrocarbures-la-dynamique-des-fragilites-cumulatives-au-mali-3115665.html</link>
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<description><![CDATA[ Pourquoi la stabilisation du pays dépend désormais d&#039;un ajustement structurel intégré. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 14:48:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali contemporain est le théâtre d'une dualité persistante : d'un côté, une volonté farouche de restauration de la souveraineté territoriale portée par les forces armées ; de l'autre, des tensions économiques chroniques symbolisées par les crises d'approvisionnement en carburant. Pour plusieurs chercheurs, ces deux réalités ne sont pas parallèles, elles sont organiquement liées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour décrypter cette conjoncture, il faut mobiliser la théorie des fragilités cumulatives : la faiblesse des institutions, la vulnérabilité économique et l’insécurité ne se contentent pas de coexister ; elles s’alimentent mutuellement dans un système de vases communicants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La reconquête sécuritaire face aux "zones grises"<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dynamique actuelle traduit une intervention accrue de l’État. Les opérations de reconquête visent à rétablir l’administration au Centre et au Nord, réduisant l’emprise directe des groupes armés. C'est une victoire symbolique et stratégique indéniable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, cette stabilisation reste confrontée à la persistance d'attaques asymétriques (mines, embuscades). Cette persistance crée des "zones grises" où la présence de l'État reste partielle. Le défi n'est plus seulement militaire, il est celui de la tenue durable du terrain, laquelle dépend de la capacité de l'État à projeter ses services de base dans ces régions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le carburant : indicateur de vulnérabilité systémique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En parallèle, les perturbations récurrentes dans la distribution de carburant à Bamako, Ségou ou Mopti révèlent les limites d'un modèle économique extraverti. Le Mali subit une triple peine : Une dépendance totale aux importations, des coûts logistiques exorbitants liés à la sécurisation des convois, une sensibilité extrême aux chocs mondiaux (une hausse de 10 % du brut peut engendrer une inflation de 30 % à la pompe locale).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette "inflation importée" ne se limite pas aux stations-service : elle se répercute sur le coût du transport, la production agricole et, in fine, sur le panier de la ménagère. Elle devient alors un facteur de frustration sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le "Nexus" Sécurité-Économie-Logistique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ici que l’analyse devient cruciale. Au Mali, la sécurité et l’économie s’entrecroisent à travers le carburant. L’insécurité sur les axes routiers (Bamako-Mopti ou vers les frontières) force les convois à attendre des escortes ou à modifier leurs trajets, créant des pénuries locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Inversement, les ruptures de stocks affaiblissent la capacité de l'État à projeter sa force et ses services. Nous sommes face à un cercle vicieux : les contraintes sécuritaires alourdissent les coûts, et les fragilités économiques limitent la capacité de réponse sécuritaire. C’est ce que j'appelle le Nexus Sécurité-Économie-Logistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Vers une action publique intégrée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ce constat, les réponses ponctuelles (subventions temporaires, communiqués rassurants) ne suffisent plus. L'ajustement doit être structurel. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan sécuritaire : La transition doit s'opérer de la sécurisation militaire vers la sécurisation sociale (justice, écoles, santé). C'est l'ancrage durable de l'administration qui assèche le terreau de l'insécurité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan économique : Il est impératif de sécuriser l’approvisionnement par des stocks stratégiques nationaux et d'amorcer une réflexion sérieuse sur la diversification énergétique (solaire, hybridation). Réduire la dépendance au pétrole importé, c'est réduire la vulnérabilité politique du pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, la modernisation de l’État malien passe par une fusion des stratégies. Le carburant et la sécurité sont les deux faces d’une même exigence de résilience. Rompre la boucle des fragilités cumulatives demande une réforme profonde du système logistique et une vision intégrée de la souveraineté. Le Mali de 2026 ne se construira pas seulement sur le terrain militaire, mais sur sa capacité à maîtriser ses flux vitaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou Mariko<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Politiste &amp; Observateur Politique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Sahara marocain : les Pays&#45;Bas considèrent qu’une véritable autonomie sous souveraineté marocaine constitue la solution la plus réalisable ...</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/sahara-marocain-les-pays-bas-considerent-quune-veritable-autonomie-sous-souverainete-marocaine-constitue-la-solution-la-plus-realisable-3115656.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 11:53:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre des Affaires étrangères du Royaume des Pays-Bas, M. Tom Berendsen, qui s’exprimait lors d’un point de presse tenu, mardi à Rabat, à l’issue de sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita, a déclaré que “les Pays-Bas considèrent qu’une véritable autonomie sous souveraineté marocaine est la solution la plus réalisable” au différend autour du Sahara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette position a été également consignée dans un Communiqué conjoint publié à l’issue des entretiens entre M. Bourita et M. Berendsen, en visite de travail au Maroc, les 7 et 8 avril.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M. Berendsen a, en outre, réaffirmé le soutien des Pays-Bas à la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies, ainsi qu’aux efforts de l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, M. Staffan de Mistura pour “faciliter et mener des négociations fondées sur le plan d’autonomie proposé par le Maroc, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable”.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères du Royaume des Pays-Bas a indiqué, selon le Communique conjoint, que “les Pays-Bas agiront conformément à leur position, y compris aux niveaux diplomatique et économique, dans le respect du droit international”.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec MAP<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Eurafrique ou européanisation de la Françafrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/eurafrique-ou-europeanisation-de-la-francafrique-3115580.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 14:38:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce que la Françafrique est pour la France, l’Eurafrique l’est pour l’Europe.</strong><strong></strong></p>
<p>De l’esclavage à la traite négrière, de la colonisation aux indépendances de façade, de la Françafrique à l’Eurafrique, l’empire euro-américain n’a jamais cessé de dévaliser l’Afrique et d’asservir ses peuples au nom d’une civilisation qui administre les dépendances tout en bloquant leur diversification.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Le plan silencieux</strong></h5>
<p>Il existe des projets historiques qui ne meurent jamais. Ils structurent silencieusement les relations internationales pendant des décennies. Ils changent de nom, de forme, de discours, mais jamais de finalité. Eurafrique est de ceux-là. Ce n’est ni un slogan, ni un traité, ni une organisation, ni une alliance formelle, ni une théorie conspirationniste, ni un fantasme idéologique. C’est à la fois une architecture et une vision stratégique. Une architecture de puissance. Une manière d’organiser l’espace euro-africain de façon à ce que la richesse circule du Sud vers le Nord, et que la décision circule du Nord vers le Sud.</p>
<p>Cette vision stratégique est née dans les cercles de planification européens au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, lorsque l’Europe comprit qu’elle ne pourrait rester une puissance mondiale sans contrôler, directement ou indirectement, les ressources, les routes et les espaces africains.</p>
<p>Dès lors, l’Eurafrique devient, non pas un événement historique, mais un processus historique. Un processus lent, froid, méthodique, pensé non pas par des politiciens, mais par des stratèges, des militaires, des économistes, des ingénieurs, des banquiers et des planificateurs. Les politiciens, eux, ne font qu’annoncer ce qui a déjà été décidé ailleurs.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>La matrice</strong></h5>
<p>Pour comprendre l’Eurafrique, il faut abandonner la vision morale de l’histoire et adopter la vision géopolitique. De<span> </span><a href="https://www.fichier-pdf.fr/2012/03/07/le-prince/" target="_blank" rel="noopener" title="">Machiavel</a><span> </span>à<span> </span><a href="https://www.amazon.fr/LId%C3%A9e-Raison-dEtat-lHistoire-Modernes/dp/2600039678" target="_blank" rel="noopener" title="">Meinecke</a>, de<span> </span><a href="https://classiques.uqam.ca/classiques/bodin_jean/six_livres_republique/six_livres_republique.html" target="_blank" rel="noopener" title="">Bodin</a><span> </span>à<span> </span><a href="https://www.cambridge.org/core/books/botero-the-reason-of-state/66E50A8778A4D2C34360E1B2601B06D1" target="_blank" rel="noopener" title="">Botero</a>, et de<span> </span><a href="https://cdn.bookey.app/files/pdf/book/fr/l%C3%A9viathan-.pdf" target="_blank" rel="noopener" title="">Hobbes</a><span> </span>à<span> </span><a href="https://histoireengagee.ca/wp-content/uploads/2017/12/LEGAULT-Christian.-Repenser-l%E2%80%99absolutisme-en....pdf" target="_blank" rel="noopener" title="">Richelieu</a>, les théoriciens de la «raison d’État» sont arrivés à la conclusion que «la nécessité n’a pas de loi». Autrement dit, «Les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts». Et les intérêts obéissent à la géographie, aux ressources, aux routes commerciales et aux rapports de puissance.</p>
<p>Après 1945, la France et l’Europe étaient affaiblies. Les États-Unis dominaient, l’URSS avançait, et les empires coloniaux s’effondraient. L’Europe devait trouver une nouvelle forme d’empire sans colonies officielles. Eurafrique fut cette solution de remplacer l’empire colonial par un empire fonctionnel.</p>
<p>L’idée était si simple :</p>
<p>Si l’Europe unit son industrie, sa technologie, sa finance et sa puissance militaire, et qu’elle associe à cela les matières premières, l’énergie, la démographie et l’espace africain, alors l’ensemble euro-africain deviendrait un bloc capable de rivaliser avec les États-Unis, la Russie et plus tard la Chine.</p>
<p>Autrement dit, Eurafrique n’a jamais été un projet pour développer l’Afrique. Eurafrique a été conçu pour sauver la puissance européenne.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>La géographie commande</strong></h5>
<p>Dans toute stratégie de puissance, il existe toujours un espace clé. Dans l’Eurafrique, cet espace n’est ni Paris, ni Bruxelles, ni Addis-Abeba, ni même Rabat. L’espace décisif est la charnière Sahara-Sahel-Méditerranée-Atlantique.</p>
<p>L’espace clé étant la bande Sahara-Sahel. Pourquoi ? Parce que cette bande relie :</p>
<ul class="wp-block-list">
<li>L’Afrique du Nord à l’Afrique subsaharienne ;</li>
<li>L’Atlantique à la mer Rouge ;</li>
<li>La Méditerranée au golfe de Guinée ;</li>
<li>Les zones pétrolières, gazières, d’uranium, d’or, de terres rares ;</li>
<li>Les routes migratoires ;</li>
<li>Les couloirs solaires pour l’énergie du futur ;</li>
<li>Les routes militaires ;</li>
<li>Les routes commerciales futures.</li>
</ul>
<p>Qui contrôle cet espace contrôle la circulation Nord-Sud de l’Afrique de l’Ouest. Et qui contrôle la circulation contrôle l’économie, la sécurité et la politique. Mieux encore, qui structure cet espace structure une grande partie du destin ouest-africain.</p>
<p>Voilà pourquoi le Mali, le Niger, le Burkina Faso, la Libye, le Tchad, l’Algérie, le Maroc et le Sahara occidental ne sont pas des territoires ordinaires. Ce sont des pièces sur l’échiquier eurafricain.</p>
<p>C’est pourquoi les crises majeures de ces dernières décennies ne sont pas géographiquement aléatoires : Libye, Mali, Niger, Tchad, Sahara occidental. Ce sont les pièces d’un même échiquier spatial. Vu séparément, chaque conflit semble local. Vu d’en haut, ils dessinent une continuité géostratégique.</p>
<p>La géographie n’explique pas tout, mais rien ne s’explique sans elle.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Le retour par le flanc</strong></h5>
<p>L’un des principes classiques de la stratégie est le contournement. Lorsqu’une puissance ne peut plus entrer par la porte, elle revient par la fenêtre ; lorsqu’elle est expulsée d’un centre, elle se repositionne sur la périphérie ; lorsqu’elle perd une position militaire, elle la remplace par une position économique ou logistique.</p>
<p>Ce que l’on observe aujourd’hui dans la région sahélo-saharienne ressemble précisément à cela. La réduction de la présence militaire directe de certaines puissances européennes au Sahel ne signifie pas nécessairement un retrait stratégique, mais une reconfiguration. L’influence peut prendre d’autres formes : ports, corridors commerciaux, accords énergétiques, infrastructures, alliances régionales, coopération sécuritaire indirecte, financement d’organisations régionales, contrôle des routes d’exportation.</p>
<p>En géopolitique, perdre une base militaire peut être moins grave que perdre un port, une route commerciale ou une zone de transit énergétique.</p>
<p>Celui qui contrôle les flux contrôle les États.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Le Sahara n’est pas un désert</strong></h5>
<p>La reconnaissance du Sahara occidental par la France en faveur du Maroc n’est pas un geste diplomatique. C’est un mouvement géostratégique qui s’inscrit dans une continuité historique dont l’enjeu réel est que le Sahara occidental permet :</p>
<p>Un accès à l’Atlantique, le contrôle des routes commerciales sahéliennes, le passage des pipelines futurs, le contrôle des câbles et infrastructures, l’ouverture commerciale vers les pays enclavés (Mali, Niger, Burkina Faso), une projection militaire vers le Sahel.</p>
<p>Ainsi, après avoir été expulsée militairement du Sahel, la France cherche à y revenir géographiquement par le Maroc et le Sahara occidental. Ce n’est plus une stratégie militaire directe, c’est une stratégie d’encerclement économique, logistique et politique.</p>
<p>On ne revient pas toujours avec des soldats. On revient avec des ports, des routes, des banques, des entreprises, des alliances.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Le nouveau visage</strong></h5>
<p>Eurafrique aujourd’hui ne s’appelle plus Eurafrique.</p>
<p>Il s’appelle :</p>
<p>Partenariat, développement, investissements, lutte contre le terrorisme, gestion migratoire, transition énergétique, infrastructures, coopération.</p>
<p>Les mots changent, la structure reste.</p>
<p>Le contrôle moderne ne passe plus nécessairement par l’occupation militaire, mais par : la dette, les normes, les accords commerciaux, les bases militaires, les ONG, les élites formées à l’étranger, les monnaies, les infrastructures contrôlées par des entreprises européennes, les technologies et les données.</p>
<p>Le pouvoir moderne est invisible. Et un pouvoir invisible est plus puissant qu’un pouvoir visible, car on ne le combat pas.</p>
<p>Dans un tel système, la souveraineté politique existe juridiquement, mais la souveraineté économique et stratégique est limitée dans la pratique. Ce type de structure correspond beaucoup plus à l’esprit d’Eurafrique que la colonisation classique. C’est un système dans lequel l’Afrique reste indispensable, mais rarement décisionnaire.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>La guerre invisible</strong></h5>
<p>L’Afrique pense souvent que la domination est militaire. Or la domination moderne est systémique. Elle consiste à faire en sorte que :</p>
<ul class="wp-block-list">
<li>Les matières premières africaines alimentent les industries européennes ;</li>
<li>Les capitaux africains soient placés dans les banques européennes ;</li>
<li>Les élites africaines soient formées selon des modèles européens ;</li>
<li>Les armées africaines dépendent de formations européennes ;</li>
<li>Les technologies africaines soient importées de l’Europe ;</li>
<li>Les monnaies africaines soient contrôléespar l’Europe ;</li>
<li>Les infrastructures africaines soient construites par des puissances européennes ;</li>
<li>Les routes commerciales africaines soient orientées vers l’extérieur et non entre pays africains.</li>
</ul>
<p>Dans ce système, l’Afrique travaille pour un système qui n’est pas le sien.</p>
<p>C’est cela, l’Eurafrique : Un système dans lequel l’Afrique est l’espace, et l’Europe le centre de décision.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi maintenant ?</strong></h5>
<p>L’Europe aujourd’hui fait face à<span> </span><strong>trois grandes menaces</strong><span> </span>:</p>
<p>Déclin démographique, dépendance énergétique et minière, retard industriel face à la Chine, à la Russie et naturellement aux États-Unis.</p>
<p><strong>Pour survivre comme puissance, elle a besoin</strong><span> </span>:</p>
<p>Des minerais africains, du gaz africain, du pétrole africain, de l’uranium africain, du cobalt, du lithium, du manganèse, des terres rares, du marché africain, de la main-d’œuvre africaine, de la position géographique africaine.</p>
<p>L’Eurafrique devient donc non plus un projet parmi d’autres, mais une nécessité stratégique pour l’Europe.</p>
<p>Et lorsqu’un projet devient une nécessité, il n’est plus négociable.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>L’Est entre en scène</strong></h5>
<p>L’Europe veut l’Afrique sans les africains. Mais le monde a changé. Et c’est là que l’équation devient historique.</p>
<p>Pour la première fois depuis 500 ans, l’Afrique a le choix entre plusieurs partenaires :</p>
<ul class="wp-block-list">
<li>Russie (militaire, sécurité, énergie) ;</li>
<li>Chine (infrastructures, industrie, finance) ;</li>
<li>Iran (industrie, énergie, technologie sous sanctions) ;</li>
<li>Turquie (industrie militaire, construction) ;</li>
<li>Inde (industrie pharmaceutique, technologie, formation) ;</li>
<li>BRICS (finance alternative, dédollarisation).</li>
</ul>
<p>Ces puissances agissent à l’antipode de celles européennes. Elles agissent dans un esprit de pluripolarité et de polycentrisme. C’est pourquoi la différence historique est fondamentale :</p>
<p>Pendant des siècles, l’Afrique n’avait qu’un seul partenaire possible. Aujourd’hui, elle peut mettre les puissances en concurrence. Et lorsqu’il y a concurrence, il y a négociation. Et lorsqu’il y a négociation, il y a souveraineté possible. La souveraineté réelle commence toujours par la diversification des dépendances. Un pays qui dépend d’un seul partenaire obéit. Un pays qui dépend de plusieurs partenaires négocie. Un pays dont les autres dépendent devient souverain.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Le choix historique</strong></h5>
<p>Nous sommes peut-être entrés dans une période où tout se redessine : routes commerciales, alliances militaires, systèmes monétaires, blocs économiques, technologies, énergie. Dans ces périodes de transition, les hiérarchies mondiales peuvent changer. Mais seuls les acteurs stratégiquement organisés profitent des transitions historiques. Les autres deviennent des terrains de compétition.</p>
<p>La question n’est donc pas seulement de savoir si l’Eurafrique existe, a existé ou existera. La vraie question est de savoir si l’Afrique restera un espace organisé par les autres ou si elle deviendra une puissance organisatrice de son propre espace.</p>
<p>L’histoire ne punit pas les faibles. Elle efface les désorganisés.</p>
<p>Le XXIe siècle ne sera pas seulement un siècle de richesses, de technologies ou d’armées. Ce sera un siècle d’organisation stratégique des espaces. Et dans cette grande réorganisation du monde, l’Afrique est soit un enjeu, soit un acteur.</p>
<p>Mais elle ne pourra pas être les deux à la fois.</p>
<p>La véritable question africaine du XXIe siècle n’est donc ni économique, ni militaire, ni diplomatique. Elle est stratégique et civilisationnelle : L’Afrique veut-elle être un espace dans la stratégie des autres, ou une stratégie pour elle-même ?</p>
<p>C’est de la réponse à cette question que dépendra tout le reste.</p>
<p><a href="https://reseauinternational.net/author/mlkaba/" target="_blank" rel="noopener" title="">Mohamed Lamine Kaba</a></p>
<p>source :<span> </span><a href="https://journal-neo.su/fr/2026/04/04/eurafrique-ou-europeanisation-de-la-francafrique/" target="_blank" rel="noopener" title="">New Eastern Outlook</a></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Union africaine : Un rendez&#45;vous manqué avec l’histoire!</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/union-africaine-un-rendez-vous-manque-avec-lhistoire-3115565.html</link>
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<description><![CDATA[ Il est des décisions qui dépassent les simples jeux diplomatiques pour entrer dans le registre des occasions perdues. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 01:33:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le refus de l’Union africaine de soutenir la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies appartient à cette catégorie. Ce choix, entériné le vendredi 27 mars après le rejet du projet par une vingtaine d’États membres, révèle une fois de plus les fractures persistantes et les hésitations stratégiques d’un continent pourtant en quête d’influence sur la scène mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>À l’heure où l’Afrique revendique une place plus juste dans la gouvernance internationale, comment comprendre qu’elle se montre incapable de parler d’une seule voix lorsqu’une opportunité concrète se présente ? La fonction de secrétaire général de l’ONU, éminemment symbolique et stratégique, aurait pu constituer un levier sans précédent pour porter les priorités africaines au cœur des débats globaux. En refusant de soutenir l’un des siens, l’Union africaine envoie un signal troublant : celui d’un continent encore prisonnier de ses rivalités internes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rejet du projet, porté par le Burundi dans le cadre de sa présidence tournante, met en lumière des dynamiques politiques préoccupantes. Parmi les États opposés à cette initiative figure le Sénégal lui-même, dont les autorités actuelles entretiennent des relations notoirement tendues avec l’ancien chef de l’État. Cette posture interroge : les considérations nationales, voire partisanes, doivent-elles primer sur l’intérêt collectif africain ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà du cas particulier de Macky Sall, c’est la crédibilité même de l’Union africaine qui se trouve questionnée. Peut-elle prétendre défendre les intérêts du continent sur la scène internationale si elle échoue à s’unir autour de candidatures stratégiques ? L’absence de consensus affaiblit mécaniquement le poids de l’Afrique dans les négociations globales et renforce l’image d’un bloc divisé, vulnérable aux influences extérieures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes, toute candidature est légitimement sujette à débat. Mais refuser sans proposer d’alternative crédible revient à se priver d’une voix potentielle dans l’arène mondiale. Dans un contexte international marqué par des recompositions profondes, l’Afrique ne peut se permettre le luxe de l’indécision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’épisode du 27 mars doit servir d’électrochoc. Il appelle à une réflexion urgente sur les mécanismes de concertation au sein de l’Union africaine et sur la capacité de ses membres à dépasser les logiques nationales pour défendre une vision commune. Car sans unité, les ambitions africaines resteront des déclarations d’intention.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tournant le dos à cette candidature, l’Union africaine n’a pas seulement refusé un homme. Elle a, peut-être, laissé passer une chance de faire entendre la voix du continent là où se dessinent les équilibres du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Oumar Kéita<o:p></o:p></span></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Ancien ambassadeur</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Chine et la démocratie populaire intégrale : Le Sud global et l&amp;apos;Afrique au cœur des &amp;quot;Deux Sessions&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-chine-et-la-democratie-populaire-integrale-le-sud-global-et-lafrique-au-coeur-des-deux-sessions-3115519.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 02:03:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que chaque peuple fait librement le choix de la voie démocratique qui convient à ses propres réalités, à ses aspirations et à son rêve de société, le peuple multiethnique chinois adopte un système démocratique à la chinoise. Il s'agit de la démocratie populaire intégrale qui prend ses racines philosophiques dans les profondeurs de la riche culture et de la civilisation multimillénaire chinoise. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’'extraordinaire progrès économique, social et scientifique que la Chine nouvelle a réalisé en quelque décennies, que le monde entier appelle "le Miracle chinois", relève essentiellement de la réussite de ce système politique de démocratie populaire intégrale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre de l'exercice de ce système, s'est tenu au début du mois de mars 2026, au Grand palais du peuple à Pékin, l'un des événements les plus importants de l'Agenda politique en Chine. Il s'agit des "Deux Sessions" (lianghui) que constituent la Session annuelle de l'Assemblée populaire nationale (APN) et celle de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque année, les "Deux Sessions" réunissent quelque cinq mille (5000) représentants et élus politiques venus de toutes les provinces et des secteurs socio-économiques du pays. L'Assemblée populaire nationale est l'organe législatif suprême de la République populaire de Chine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle rassemble près de 3000 élus, issus des provinces, des régions autonomes, des municipalités et de l'Armée populaire de libération (APL). Elle examine les lois, les budgets, le rapport d'activité du gouvernement et entérine les grandes orientations politiques proposées par le Conseil des Affaires d'Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Conférence consultative politique du peuple chinois, est l'organe consultatif composé de près de 2000 membres issus de divers Partis politiques non communistes, d'organisations sociales, de minorités ethniques, d'universitaires, d'entrepreneurs et de personnalités publiques. Elle joue un rôle important dans la formulation de recommandations politiques et la recherche d'un consensus autour des orientations socio-économiques majeures de la Nation chinoise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les "Deux Sessions" constituent une institution dont le principe fondamental repose sur la démocratie populaire intégrale. La démocratie populaire intégrale est une démocratie à tous les niveaux. Sa vocation première est de répondre aux aspirations du peuple. A cet égard, elle se caractérise par l'expression libre des opinions à travers une diversité de voies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le pays profond, au-delà des délibérations en assemblée, les citoyens peuvent participer à l'élaboration des politiques par de multiples canaux, notamment des lignes téléphoniques disponibles à cet effet, des boîtes à suggestions, des plateformes numériques, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi les voix de tous les groupes sociaux s'expriment et sont prises en compte, témoignant de la plus large participation des citoyens aux affaires publiques. L'Assemblée populaire nationale (APN) assure une représentation fidèle de la diversité nationale. Dès lors la démocratie ne se limite pas à l'instant du vote, mais se vit à chaque étape. Ensemble, les deux instances politiques (APN et la CCPPC) traduisent la singularité et la vitalité de la démocratie propre à la Chine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Sessions de cette année 2026 revêtent une importance particulière se déroulant à la fin du 14e Plan quinquennal et au lancement du quinzième Plan pour la période 2026-2030. Le quinzième Plan quinquennal s'inscrit dans la continuité des précédents plans quinquennaux qui constituent depuis les années 1950 un instrument fondamental de planification stratégique pour le progrès et la modernisation de la Chine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce quinzième Plan met particulièrement l'accent sur le développement des technologies de pointe, de l'intelligence artificielle, de la technologie quantique, de la robotique avancée, des réseaux de communication 6G, des biotechnologies, des technologies spatiales, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces secteurs sont considérés comme essentiels pour maintenir la Chine dans la compétitivité internationale et réduire la dépendance du pays vis-à-vis des technologies étrangères. Dans un contexte international marqué par des rivalités économiques et géopolitiques, il s'avère important d'accroître l'autonomie technologique du pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du rapport d'activités présenté par le Premier ministre Li Qiang, nous retenons que "les principaux objectifs de développement économique et social de l'année 2025 ont été accomplis comme prévu. Le 14e Plan quinquennal a été réalisé pendant que la modernisation chinoise a fait un nouveau et solide pas en avant". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les principaux objectifs pour 2026 portent notamment sur une croissance économique de 4,5 % à 5 %, la création de plus de 12 millions d'emplois dans les agglomérations urbaines, l'accroissement des revenus des ménages au même rythme que la croissance économique, l'amélioration du niveau de vie de la population, l'équilibre global de la balance des paiements internationaux, la production céréalière d'environ 700 millions de tonnes, la baisse d'environ 3,8 % des émissions de CO2 par unité de PIB. Au cours des cinq prochaines années, la Chine établira les bases solides pour atteindre l'objectif de doubler le PIB par habitant d'ici 2035. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au plan internationale, "la Chine restera fidèle à sa politique étrangère d'indépendance et de paix". Elle persistera dans "la voie du développement pacifique, luttera fermement contre l'hégémonisme et la politique du plus fort, préservera l'équité et la justice internationales". Elle mettra en œuvre "l'Initiative pour le développement mondial, l'Initiative pour la sécurité mondiale, l'Initiative pour la civilisation mondiale et l'Initiative pour la gouvernance mondiale". Le pays participera activement à "la réforme et au développement du système de gouvernance mondiale et fera évoluer l'ordre international dans un sens plus juste et plus équitable". La Chine demeurera "une destination d'investissement idéale, sûre et prometteuse pour les entreprises étrangères". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sud Global et l'Afrique figurent au cœur des "Deux Sessions". Wang Yi, le Ministre des Affaires Etrangères a confirmé que "la Chine reste profondément attachée au Sud global et enracinée en son sein. Elle est prête à avancer main dans la main avec les autres pays du Sud sur la voie de la modernisation et à promouvoir la construction d'une communauté de destin pour l'humanité".<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au sujet de l'Afrique, Wang Yi, surnommé par de nombreux Africains "l'Ami de l'Afrique" a noté que «les relations sino-africaines connaîtront cette année plusieurs nouveaux développements, notamment dans les domaines de la construction de la communauté de destin Chine-Afrique». Lesdites relations progresseront davantage avec l'accueil de plusieurs dirigeants africains en Chine. La Chine appliquera à partir du 1er mai 2026 un tarif zéro sur 100 % des lignes tarifaires des produits africains. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"L'Année des échanges culturels Chine-Afrique" proposera près de 600 activités d'échanges au cours de 2026". Ainsi, fidèle à son engagement initiale la Chine propose un véritable programme d'actions au grand bénéfice de la coopération Sino-africaines. La volonté est fermement affichée pour contribuer à la construction d'une Communauté de destin pour l'humanité et à créer des perspectives plus radieuses pour le développement pacifique dans le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr YORO DIALLO<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chercheur principal / Directeur du Centre d'études francophones<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Directeur du Musée africain et du Musée des échanges Chine-Afrique<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Winner of the "2024 Chinese Government Friendship Award"<o:p></o:p></span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-theme-font: minor-fareast; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">Institute of African Studies, Zhejiang Normal University/China</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Candidature de Macky Sall à l’ONU : les limites de la coordination africaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/candidature-de-macky-sall-a-lonu-les-limites-de-la-coordination-africaine-3115467.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 14:54:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies révèle une limite structurelle de l’Afrique : sa difficulté à transformer une impulsion politique commune en une stratégie collective, cohérente et durable. Portée initialement par le Burundi, en tant que président en exercice de l’Union africaine, cette initiative met en avant le rôle de l’UA comme pourvoyeuse de candidatures, mais aussi ses limites face à la fragmentation des intérêts nationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Union africaine dispose d’instruments de coordination, mais elle manque de mécanismes contraignants capables d’imposer une discipline collective. Les États membres gardent le contrôle de leur diplomatie, ce qui fragilise toute “candidature africaine” présentée comme unie, notamment lorsque le paysd’originedu profil (icileSénégal) se désengage politiquement, comme dans le cas de l’arrivée de Bassirou Diomaye Faye à la présidence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce scénario rejoint d’autres épisodes comme les candidatures d’Amina Mohamed ou le soutien tardif à Ngozi Okonjo</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">‑</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Iweala qui montrent que l’Afrique agit souvent comme un espace de positions concurrentes plutôt que comme un bloc stratégique. L’enjeu central dépasse la qualité des candidats : il s’agit de la tension entre la souveraineté nationale des États et l’ambition continentale de “parler d’une seule voix” aux Nations unies et dans d’autres grandes organisations internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les décideurs et la société civile, ce cas d’espèce souligne que, sans réforme des institutions africaines, sans mécanismes de coordination plus contraignants et sans clarification des priorités collectives, la “voix unique” africaine restera davantage un slogan politique qu’un outil de pouvoir réel sur la scène mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les limites de la coordination africaine :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La candidature de Macky Sall à la direction du Secrétariat général des NATIONS UNIES ne se réduit pas à une simple affaire de diplomatie personnelle ou de calculs électoraux. Depuis 2023, plusieurs chefs d’État africains ont publiquement évoqué la possibilité de porter un Africain à la tête de l’ONU, parmi lesquels Macky Sall, souvent présenté comme un nom de consensus régional. [déclarations de leaders ouest</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">‑</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">africains reprises notamment par l’Agence France</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">‑</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Presse et la presse sahélienne en 2023–2024.]<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette initiative, portée notamment par le président burundais Évariste Ndayishimiye, illustre une réalité structurelle qui accompagne l’Afrique depuis des décennies : la difficulté, pour les États du continent, à transformer une impulsion politique commune en une véritable stratégie collective, durable et pleinement coordonnée. L’initiative visant à porter le président sénégalais à ce poste suprême est à la fois un acte de volonté et un test de cohésion. Un test que, une fois de plus, l’architecture africaine semble avoir du mal à réussir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dynamique a été lancée par quelques leaders africains, dont Évariste Ndayishimiye, qui a porté publiquement l’idée de soutenir Macky Sall. Ce geste aurait pu symboliser une convergence de volontés, un signal fort envoyé à New York : l’Afrique veut un Africain à la tête de l’ONU et elle est prête à fédérer derrière un profil consensuel. Pourtant, cette impulsion initiale n’est pas parvenue à se cristalliser en une plateforme politique commune, ni à se traduire en pression collective suffisamment cohérente. Au contraire, on observe un décalage croissant entre l’image d’un continent uni et la réalité d’une fragmentation persistante dans les déclarations et les positions diplomatiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce désalignement révèle une limite structurelle profonde : l’Union africaine, malgré son existence et son rôle de représentant institutionnel du continent, ne dispose d’aucun mécanisme contraignant pour garantir la discipline collective L’UA peut lancer des initiatives, adopter des positions, proposer des candidatures, mais elle ne dispose ni d’une majorité automatique, ni d’un système de sanctions, ni même d’un cadre de négociation systématique qui permettrait de canaliser les intérêts divergents des États membres. Autrement dit, l’Union africaine peut impulser, mais elle ne peut pas imposer. La décision ultime reste entre les mains des capitales nationales, chacune pesant ses intérêts propres, ses alliances et ses calculs de poids international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, tout projet présenté comme « africain » reste fondamentalement dépendant des arbitrages nationaux. La légitimité politique, même lorsqu’elle est portée au niveau continental, continue d’être ancrée au niveau de l’État</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">‑</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">nation. Or, chaque État n’a pas nécessairement le même intérêt stratégique à soutenir une candidature unique. Certains préféreront promouvoir un autre profil, d’autres se positionneront de manière ambivalente pour garder toutes leurs options ouvertes, d’autres encore attendront de voir comment se forme le peloton avantdeseprononcer. Laconséquence logiqueestquelastratégie continentaledemeure tributaire de la combinatoire des intérêts nationaux, plutôt que d’être le fruit d’un véritable choix collectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cas du Sénégal illustre particulièrement bien cette tension. Sur le plan régional, Macky Sall a été présenté comme un candidat crédible, expérimenté, disposant d’une certaine visibilité internationale. Mais au niveau interne, la situation politique s’est profondément transformée avec l’arrivée de Bassirou Diomaye Faye à la tête de l’État en 2024. Cette transition ne se limite pas à une alternance classique ; elle s’inscrit dans une logique de rupture, de renouvellement et de redéfinition du projet politique national. [ discours de campagne, communiqués de la coalition “Yewwi Askan Wi” et déclarations des premiers mois de la présidence.]<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un tel contexte, il devient difficile, voire politiquement coûteux, de continuer à porter de manière enthousiaste un projet fortement associé à l’ancien régime. La nouvelle équipe dirigeante peut légitimement juger qu’il est préférable de marquer une distance avec les grandes initiatives symboliques de la précédente administration, afin de renforcer son propre capital politique et son image de changement. Cela ne signifie pas nécessairement une hostilité personnelle à l’égard de Macky Sall, ni une désapprobation de sa candidature en tant que telle, mais plutôt une réévaluation de la stratégie diplomatique globale du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sénégal, qui était le pays d’origine et le premier soutien logique de la candidature, se retrouve ainsi fragilisé dans son engagement public, ce qui affaiblit d’autant la crédibilité d’une « candidature africaine » présentée comme unie et cohérente. Cette fragilité interne limite la capacité de l’Afrique à imposer un front commun, même autour d’un profil politiquement solide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce scénario n’est pas isolé. Il rappelle des épisodes antérieurs qui ont déjà mis en lumière les fissures de la coordination africaine sur la scène internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prenons le cas d’Amina Mohamed, candidate kenyanne à la direction du Secrétariat général des Nations unies en 2016. Malgré son profil de haut niveau et son expérience internationale, sa candidature a été confrontée à des divisions internes dans l’espace africain, notamment entre blocs régionaux et puissances continentales. [ scores de votes et déclarations autour de la procédure de 2016, relayés par la presse en ligne et l’AFP.] Le continent est apparu, une fois encore, comme un espace de positions concurrentes plutôt que comme un bloc stratégique. L’Agenda 2063, malgré l’ambition de « l’Afrique que nous voulons », souffre aussi de la même problématique  : chaque pays, chaque sous</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">‑</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">région, promeut son propre champion ou utilise les candidatures comme levier de négociation, au lieu de construire une plateforme collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre exemple récent est le soutien tardif apporté à Ngozi Okonjo</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">‑</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Iweala, lors de son élection à la direction de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2021. Même si l’Afrique a fini par se rassembler autour de son nom, le processus a été long, chaotique et marqué par des retards, des hésitations et des dissensions entre États membres. [communiqués du Groupe africain à l’OMC et déclarations de la CNUCED.] Là encore, on observe que le problème ne réside pas dans la qualité des profils proposés, mais dans la fragilité des mécanismes de coordination. L’Afrique dispose de compétences, d’expertise, de leadership, mais elle peine à les organiser de manière systématique pour défendre un projet collectif sur la scène internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’expérience de la candidature de Macky Sall illustre donc une tension fondamentale : celle entre la souveraineté nationale et l’ambition continentale D’un côté, chaque État africain entend garder le contrôle de ses choix diplomatiques, de ses alliances et de ses priorités internationales. De l’autre, il existe une aspiration, récurrente, à ce que l’Afrique parle d’une seule voix, qu’elle négocie collectivement, qu’elle impose ses candidats dans les grandes institutions internationales. Or, sans mécanisme de discipline collective, cette aspiration risque de rester que des slogans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Mamadou MARIKO<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">CONSULTANT POLITISTE madumariko2.0@gmail.com 93-17-66-45/ 63-82-00-19 <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Candidature de Macky Sall à l’ONU : les limites de la coordination africaine</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 10:28:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies révèle une limite structurelle de l’Afrique : sa difficulté à transformer une impulsion politique commune en une stratégie collective, cohérente et durable. Portée initialement par le Burundi, en tant que président en exercice de l’Union africaine, cette initiative met en avant le rôle de l’UA comme pourvoyeuse de candidatures, mais aussi ses limites face à la fragmentation des intérêts nationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Union africaine dispose d’instruments de coordination, mais elle manque de mécanismes contraignants capables d’imposer une discipline collective. Les États membres gardent le contrôle de leur diplomatie, ce qui fragilise toute “candidature africaine” présentée comme unie, notamment lorsque le paysd’originedu profil (icileSénégal) sedésengagepolitiquement, comme dans le cas de l’arrivée de Bassirou Diomaye Faye à la présidence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce scénario rejoint d’autres épisodes comme les candidatures d’Amina Mohamed ou le soutien tardif à Ngozi Okonjo</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">‑</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Iweala qui montrent que l’Afrique agit souvent comme un espace de positions concurrentes plutôt que comme un bloc stratégique. L’enjeu central dépasse la qualité des candidats : il s’agit de la tension entre la souveraineté nationale des États et l’ambition continentale de “parler d’une seule voix” aux Nations unies et dans d’autres grandes organisations internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les décideurs et la société civile, ce cas d’espèce souligne que, sans réforme des institutions africaines, sans mécanismes de coordination plus contraignants et sans clarification des priorités collectives, la “voix unique” africaine restera davantage un slogan politique qu’un outil de pouvoir réel sur la scène mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les limites de la coordination africaine :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La candidature de Macky Sall à la direction du Secrétariat général des NATIONS UNIES ne se réduit pas à une simple affaire de diplomatie personnelle ou de calculs électoraux. Depuis 2023, plusieurs chefs d’État africains ont publiquement évoqué la possibilité de porter un Africain à la tête de l’ONU, parmi lesquels Macky Sall, souvent présenté comme un nom de consensus régional. [déclarations de leaders ouest</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">‑</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">africains reprises notamment par l’Agence France</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">‑</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Presse et la presse sahélienne en 2023–2024.]<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette initiative, portée notamment par le président burundais Évariste Ndayishimiye, illustre une réalité structurelle qui accompagne l’Afrique depuis des décennies : la difficulté, pour les États du continent, à transformer une impulsion politique commune en une véritable stratégie collective, durable et pleinement coordonnée. L’initiative visant à porter le président sénégalais à ce poste suprême est à la fois un acte de volonté et un test de cohésion. Un test que, une fois de plus, l’architecture africaine semble avoir du mal à réussir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dynamique a été lancée par quelques leaders africains, dont Évariste Ndayishimiye, qui a porté publiquement l’idée de soutenir Macky Sall. Ce geste aurait pu symboliser une convergence de volontés, un signal fort envoyé à New York : l’Afrique veut un Africain à la tête de l’ONU et elle est prête à fédérer derrière un profil consensuel. Pourtant, cette impulsion initiale n’est pas parvenue à se cristalliser en une plateforme politique commune, ni à se traduire en pression collective suffisamment cohérente. Au contraire, on observe un décalage croissant entre l’image d’un continent uni et la réalité d’une fragmentation persistante dans les déclarations et les positions diplomatiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce désalignement révèle une limite structurelle profonde : l’Union africaine, malgré son existence et son rôle de représentant institutionnel du continent, ne dispose d’aucun mécanisme contraignant pour garantir la discipline collective L’UA peut lancer des initiatives, adopter des positions, proposer des candidatures, mais elle ne dispose ni d’une majorité automatique, ni d’un système de sanctions, ni même d’un cadre de négociation systématique qui permettrait de canaliser les intérêts divergents des États membres. Autrement dit, l’Union africaine peut impulser, mais elle ne peut pas imposer. La décision ultime reste entre les mains des capitales nationales, chacune pesant ses intérêts propres, ses alliances et ses calculs de poids international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, tout projet présenté comme « africain » reste fondamentalement dépendant des arbitrages nationaux. La légitimité politique, même lorsqu’elle est portée au niveau continental, continue d’être ancrée au niveau de l’État</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">‑</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">nation. Or, chaque État n’a pas nécessairement le même intérêt stratégique à soutenir une candidature unique. Certains préféreront promouvoir un autre profil, d’autres se positionneront de manière ambivalente pour garder toutes leurs options ouvertes, d’autres encore attendront de voir comment se forme le peloton avantdeseprononcer. Laconséquence logiqueestquelastratégie continentaledemeure tributaire de la combinatoire des intérêts nationaux, plutôt que d’être le fruit d’un véritable choix collectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cas du Sénégal illustre particulièrement bien cette tension. Sur le plan régional, Macky Sall a été présenté comme un candidat crédible, expérimenté, disposant d’une certaine visibilité internationale. Mais au niveau interne, la situation politique s’est profondément transformée avec l’arrivée de Bassirou Diomaye Faye à la tête de l’État en 2024. Cette transition ne se limite pas à une alternance classique ; elle s’inscrit dans une logique de rupture, de renouvellement et de redéfinition du projet politique national. [ discours de campagne, communiqués de la coalition “Yewwi Askan Wi” et déclarations des premiers mois de la présidence.]<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un tel contexte, il devient difficile, voire politiquement coûteux, de continuer à porter de manière enthousiaste un projet fortement associé à l’ancien régime. La nouvelle équipe dirigeante peut légitimement juger qu’il est préférable de marquer une distance avec les grande initiatives symboliques de la précédente administration, afin de renforcer son propre capital politique et son image de changement. Cela ne signifie pas nécessairement une hostilité personnelle à l’égard de Macky Sall, ni une désapprobation de sa candidature en tant que telle, mais plutôt une réévaluation de la stratégie diplomatique globale du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sénégal, qui était le pays d’origine et le premier soutien logique de la candidature, se retrouve ainsi fragilisé dans son engagement public, ce qui affaiblit d’autant la crédibilité d’une « candidature africaine » présentée comme unie et cohérente. Cette fragilité interne limite la capacité de l’Afrique à imposer un front commun, même autour d’un profil politiquement solide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce scénario n’est pas isolé. Il rappelle des épisodes antérieurs qui ont déjà mis en lumière les fissures de la coordination africaine sur la scène internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prenons le cas d’Amina Mohamed, candidate kenyanne à la direction du Secrétariat général des Nations unies en 2016. Malgré son profil de haut niveau et son expérience internationale, sa candidature a été confrontée à des divisions internes dans l’espace africain, notamment entre blocs régionaux et puissances continentales. [ scores de votes et déclarations autour de la procédure de 2016, relayés par la presse en ligne et l’AFP.] Le continent est apparu, une fois encore, comme un espace de positions concurrentes plutôt que comme un bloc stratégique. L’Agenda 2063, malgré l’ambition de « l’Afrique que nous voulons », souffre aussi de la même problématique  : chaque pays, chaque sous</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">‑</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">région, promeut son propre champion ou utilise les candidatures comme levier de négociation, au lieu de construire une plateforme collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre exemple récent est le soutien tardif apporté à Ngozi Okonjo</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">‑</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Iweala, lors de son élection à la direction de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2021. Même si l’Afrique a fini par se rassembler autour de son nom, le processus a été long, chaotique et marqué par des retards, des hésitations et des dissensions entre États membres. [communiqués du Groupe africain à l’OMC et déclarations de la CNUCED.] Là encore, on observe que le problème ne réside pas dans la qualité des profils proposés, mais dans la fragilité des mécanismes de coordination. L’Afrique dispose de compétences, d’expertise, de leadership, mais elle peine à les organiser de manière systématique pour défendre un projet collectif sur la scène internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’expérience de la candidature de Macky Sall illustre donc une tension fondamentale : celle entre la souveraineté nationale et l’ambition continentale D’un côté, chaque État africain entend garder le contrôle de ses choix diplomatiques, de ses alliances et de ses priorités internationales. De l’autre, il existe une aspiration, récurrente, à ce que l’Afrique parle d’une seule voix, qu’elle négocie collectivement, qu’elle impose ses candidats dans les grandes institutions internationales. Or, sans mécanisme de discipline collective, cette aspiration risque de rester que des slogans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Mamadou MARIKO<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>CONSULTANT POLITISTE madumariko2.0@gmail.com 93-17-66-45/ 63-82-00-19</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Diaspora malienne :  Une dynamique d’investissement renforcée depuis Brazzaville et Kinshasa</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/diaspora-malienne-une-dynamique-dinvestissement-renforcee-depuis-brazzaville-et-kinshasa-3115465.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 09:27:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une démarche résolument tournée vers la mobilisation des ressources de la diaspora au service du développement national, l’Agence pour la Promotion des Investissements au Mali (API-MALI) a conduit, les 27 et 29 mars 2026, une mission d’engagement en République du Congo et en République démocratique du Congo.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conduite par son Directeur Général, la délégation a successivement séjourné à Brazzaville puis à Kinshasa, avec pour objectif principal de sensibiliser les Maliens résidant dans ces deux pays, notamment les opérateurs économiques, aux opportunités d’investissement productif au Mali. Cette initiative s’inscrit dans la vision stratégique des plus hautes autorités du pays, portée par l’ambition « Mali Kura Nietaasira ka ben san 2063 ma ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A Brazzaville, la mission a démarré par une session de renforcement des capacités du personnel diplomatique sur la diplomatie économique. Cette approche vise à faire des représentations diplomatiques de véritables relais de promotion des investissements et d’accompagnement des initiatives économiques de la diaspora.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la même dynamique, le Directeur Général de l’API-MALI a été reçu en audience par son homologue de l’Agence de promotion des investissements du Congo (API-CONGO). Les échanges ont permis de partager des expériences en matière d’attractivité des investissements et de poser les bases d’un partenariat stratégique. Un projet de protocole d’accord, déjà initié par la partie congolaise, est en cours de négociation et devrait être signé dans un avenir proche.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, des discussions fructueuses ont également été engagées avec le ministre congolais en charge de l’Industrie, traduisant ainsi une volonté commune de renforcer la coopération économique entre les deux pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les rencontres avec la diaspora malienne, tant à Brazzaville qu’à Kinshasa, ont été marquées par un fort engouement. Les échanges ont permis de fournir des informations détaillées sur les opportunités d’investissement au Mali, ainsi que sur les mécanismes d’accompagnement proposés par l’API-MALI et ses partenaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les participants ont exprimé un réel intérêt pour contribuer au développement économique et social du Mali, tout en partageant leurs attentes, contraintes et propositions en vue d’améliorer les dispositifs d’appui existants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’un des acquis majeurs de cette mission réside dans la mise en place d’un dispositif visant à mieux outiller les ambassades afin d’accompagner efficacement les initiatives d’investissement de la diaspora. Cette approche permettra d’assurer un suivi de proximité et une meilleure orientation des porteurs de projets vers des investissements productifs à fort impact.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au terme de cette mission, l’API-MALI se félicite des résultats obtenus. Au-delà de la sensibilisation, elle a permis de renforcer les capacités des acteurs diplomatiques, de promouvoir les mécanismes d’accompagnement existants et de jeter les bases de futurs partenariats structurants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus qu’une simple prise de contact, cette mission marque une étape importante dans la consolidation du rôle stratégique de la diaspora comme levier de croissance et de transformation économique du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contribution particulière</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>26 Mars 1991&#45;26 Mars 2026 : Que faut&#45;il commémorer ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/26-mars-1991-26-mars-2026-que-faut-il-commemorer-3115451.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 26 mars n’est ni une nostalgie, ni un slogan. C’est une date d’examen de conscience nationale. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 21:52:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’emblée, convient-il de refuser les comparaisons simplistes entre l’ère dite démocratique ouverte en 1991 et le système dictatorial qui l’a précédée. On ne compare pas le scorpion et le mouton, sans y perdre son latin : ils relèvent d’écosystèmes différents. Chaque système possède ses logiques internes, ses forces et ses pathologies. Cette querelle des tranchées ne finira pas. La vraie question n’est donc pas : était-ce mieux avant ou après ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vraie question est peut-être : qu’avons-nous fait de ces vingt-huit années dites de « démocratie » ? Y-a-t-il des leçons apprises susceptibles d’éclairer la voie que nous empruntons depuis 5 ans, déjà ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Le grand acquis : la liberté</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le premier accomplissement indéniable de l’ère démocratique fut l’élargissement des libertés publiques : liberté d’expression, de presse, d’association, pluralisme politique, débat contradictoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une génération entière a grandi dans un espace public ouvert. Le potentiel humain s’est libéré. L’initiative privée s’est développée. La société civile s’est structurée...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais une interrogation demeure : avons-nous su transformer cette liberté en responsabilité collective ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec nos traditions positives, l’individualisme à outrance que la liberté a engendré, a été permanemment en tension. Cela résulte du fait que le Malien a chuté de la servitude martiale à la liberté totale, sans amortisseur. La brutalité du changement fut elle que rien ne pouvait plus contenir le flot des envies déchainées. Dans ce courant, ou devrais-je dire dans ce torrent, la liberté balayait plus qu’elle ne fécondait.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, dans notre société, la liberté féconde si, et seulement si, elle est adossée au «Maya», à la retenue morale, à l’équilibre communautaire. Une liberté sans discipline produit du désordre, où tout projet devient dispersion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Enseignement politique n°1<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie ne vit pas par la liberté seule. Elle exige une culture de responsabilité, une éthique publique et une intériorisation des règles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les avancées économiques : croissance fragile, dépendance persistante<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces vingt-huit années ont vu la réalisation d’infrastructures importantes : routes, télécommunications, marchés, services bancaires, ouverture économique. L’économie nationale s’est élargie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais plusieurs questions s’imposent : ces infrastructures sont-elles entretenues durablement ?; le pouvoir d’achat s’est-il consolidé ou érodé ?; avons-nous réduit notre dépendance aux matières premières ?; sommes-nous protégés contre les chocs exogènes (prix mondiaux, crises internationales) ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La croissance a existé, mais elle est restée vulnérable, car profitable à une infime minorité. L’économie est demeurée largement extravertie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Enseignement politique n°2<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gouvernance démocratique politique sans une relative souveraineté économique reste fragile. La consolidation démocratique passe par la transformation productive, la diversification et la maîtrise des dépendances structurelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le paradoxe majeur : la gouvernance démocratique sans participation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le plus grand manque de cette période, 1992-2020, fut peut-être… la démocratie elle-même. Les taux de participation électorale sont restés structurellement faibles (entre 23,6% à 48% à son pic). La confiance dans le vote s’est sérieusement érodée. Les contestations post-électorales sont devenues récurrentes (1997 ; 2002 ; 2018 ; 2020). *L’argent a envahi le champ politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque le citoyen ne croit plus que son vote compte, à ses yeux la démocratie se vide de son essence. Elle devient de la « philo-démocratie », une arnaque, une tromperie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La redevabilité n’a pas émergé comme culture dominante. La fonction publique est souvent restée perçue comme un espace d’accès aux privilèges plutôt qu’un service au bien commun.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Enseignement politique n°3</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie ne se réduit pas à des élections. Elle exige la crédibilité des institutions électorales, la transparence financière, la justice indépendante et les mécanismes réels de reddition des comptes. Sans cela, elle devient une procédure sans âme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L’effritement de la discipline et la crise de l’élite<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre déficit majeur fut la perte progressive de discipline — à l’école, dans l’administration, parfois même dans les forces de défense (recrutement par affinité ; traitement discriminatoire ; encadrement sur mesure).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’éducation s’est orientée vers la massification, ce qui était nécessaire. Mais la formation d’une élite compétente, intègre et stratège n’a pas suivi avec la même intensité. Peut-on opposer alphabétisation de masse et excellence ? Certainement pas. Des pays comme la Corée du Sud ou Cuba ont démontré qu’il est possible d’articuler universalité éducative et rigueur qualitative.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le défi malien fut moins quantitatif que qualitatif : former des citoyens, mais aussi former des dirigeants vertueux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Enseignement politique n°4<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucune gouvernance démocratique ne tient sans élite compétente et moralement structurée. La réforme éducative doit viser simultanément masse critique et excellence stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">La constante transversale : la corruption morale<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des systèmes, une constante persiste : la fragilité morale de l’État. La corruption n’est pas seulement financière ; elle est culturelle, administrative, sociale. Elle infiltre les pratiques quotidiennes et banalise l’injustice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Changer de régime sans transformer les mentalités produit des cycles répétitifs et nourrit les nerfs du fatalisme. Et lorsqu'un peuple devient foncièrement fataliste, il se transforme en une montagne à briser les chefs. Suaf ceux qui se conduisent vertueusement et prêchent par l'exemple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Enseignement politique n°5<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La refondation institutionnelle doit être accompagnée d’une refondation éthique. Sans réforme morale, toute réforme politique demeure superficielle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Et si nous transformons la mémoire en projet<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 26 mars ne doit pas être une célébration mécanique. Il doit être un moment de lucidité collective. Nous avons gagné la liberté…tout de même. Nous avons construit des infrastructures. Nous avons élargi l’espace public. Mais nous avons manqué, inutile de le nier : - la consolidation démocratique réelle ; la maitrise économique ; la discipline institutionnelle ; la formation d’élites stratégiques ; la moralisation durable de la vie publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La recherche du bonheur social demeure la finalité de tout système politique. Mais ce bonheur ne se décrète pas ; il se construit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu des prochaines décennies n’est pas de revenir en arrière, ni de glorifier le passé. C’est de faire mieux que le passé. Il faut commencer par corriger structurellement nos manques et nos insuffisances, en capitalisant sur nos acquis<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gouvernance démocratique n’est pas un événement. C’est un apprentissage historique. Nous sommes encore, dans le concert des États, une jeune République ; néanmoins, ne trainons pas derrière les autres… L’histoire ne pardonne pas les peuples qui refusent d’apprendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Mahamadou Konaté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Président/Coordinateur de recherche, Centre Kurukanfuga-BGCP- 26 mars 2026</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Valeurs Républicaines, laïcité, autorité de l’Etat : Refonder le pacte social malien</title>
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<description><![CDATA[ Le Mali, carrefour de civilisations et terre d’histoire glorieuse (Empire du Mali, Royaume bambara de Ségou, Empire peul du Macina), traverse l’une des périodes les plus complexes de son histoire contemporaine. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 01:50:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis la crise de 2012, notre nation est confrontée à des défis sécuritaires, institutionnels et identitaires qui mettent à rude épreuve son tissu social.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte de fragmentation et de recherche de repères, il est impératif de revenir aux fondements de notre « vivre-ensemble ». Face à l’incertitude, c’est dans le creuset des valeurs républicaines, d’une laïcité bien comprise, d’une autorité de l’État restaurée et du respect de nos traditions que se trouve la clé d’une paix durable et d’une cohésion sociale renforcée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La République malienne, proclamée en 1960, s’est construite sur un triptyque indissociable : le peuple, le territoire et la souveraineté nationale. Ses valeurs fondamentales, l’indivisibilité, la démocratie, la justice sociale sont le socle sur lequel doit reposer notre renaissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, la tentation du repli identitaire ou communautariste est un poison pour la nation. L’affirmation de nos appartenances ethniques ou claniques ne doit jamais primer sur notre identité commune de citoyen malien. La réappropriation des symboles républicains, notre drapeau, notre hymne national (le "Le Mali"), la devise "Un Peuple – Un But – Une Foi" est cruciale. Ces symboles doivent redevenir des points de ralliement. Ils nous rappellent que, par-delà nos différences linguistiques ou coutumières, nous partageons une destinée commune. Une éducation citoyenne renforcée, dès le plus jeune âge, est la première marche pour faire de ces valeurs un rempart contre les idéologies de division.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La laïcité est souvent mal interprétée, parfois perçue comme une volonté d’exclure le religieux de la société. Or, au Mali, la laïcité, telle que définie par notre Constitution, est un principe de respect et de neutralité. L’État ne s’immisce pas dans les affaires religieuses, et les religions ne doivent pas interférer dans le gouvernement de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un pays où l’islam (majoritaire), le christianisme et les croyances ancestrales cohabitent depuis des siècles, la laïcité est la garantie juridique de cette harmonie. Elle permet à chaque Malien de pratiquer sa foi librement, dans le respect de celle de son voisin. C’est un bouclier contre l’extrémisme religieux. En préservant fermement la sphère politique de toute ingérence théocratique, l’État protège la diversité spirituelle du Mali. La laïcité n’est pas l’ennemie de la foi ; elle est la garante de la paix entre les croyants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans État, il n’y a que le règne du plus fort. La crise malienne a été marquée par un effondrement de l’autorité de l’État dans de vastes portions du territoire. Cette vacance a été immédiatement comblée par des groupes armés, des groupes terroristes, des trafiquants ou des discours radicaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Restaurer l’autorité de l’État ne signifie pas instaurer un régime policier. C’est rendre à l’État son monopole régalien :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="mso-tab-count: 1;">         </span>La sécurité : en déployant des forces de défense et de sécurité professionnelles, respectueuses des populations et capables de protéger les biens et les personnes sur l’ensemble du territoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="mso-tab-count: 1;">         </span>La justice : en garantissant à chaque citoyen un accès équitable à une justice indépendante, capable de trancher les conflits et de sanctionner les crimes, afin d’éviter le recours aux vengeances privées ou aux "lois" parallèles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Les services publics : en reconstruisant les écoles, les centres de santé et en assurant l’administration de base, l’État prouve sa présence utile et bienveillante. Un État qui éduque et qui soigne est un État qui incarne l’espoir et la continuité de la nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Respect de nos traditions : l’ancrage identitaire de la modernité</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement à une idée reçue, la République moderne n’est pas antinomique avec la tradition. Au Mali, elles ont toujours coexisté. Le "Donsolu Ton" (le groupe d’entraide villageoise), la parole délivrée par les griots, la sagesse des "Komos" ou des chasseurs "Dozo", l’autorité morale des chefs de village et des cadets sociaux... ces mécanismes traditionnels ont maintenu la cohésion sociale bien avant l’arrivée de l’État moderne. Il est très important de souligner une avancée majeure sur ce plan à travers la journée des légitimités traditionnelles instituée par les autorités de la transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le respect de nos traditions, c’est puiser dans cette sagesse endogène pour enrichir notre gouvernance actuelle. La pratique ancestrale du "Sanankuya" (parenté / cousinage à plaisanterie) est un outil unique de résolution pacifique des conflits et de réduction des tensions intercommunautaires. L’intégration de ces valeurs traditionnelles, le respect de la parole donnée, la primauté de la concorde sur le conflit, la solidarité intergénérationnelle dans notre projet républicain permet d’ancrer la modernité dans le terroir. Il ne s’agit pas de figer le Mali dans le passé, mais de bâtir un futur qui a des racines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un équilibre dynamique pour le Mali de demain</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La paix et la cohésion sociale au Mali ne peuvent être imposées par la force seule. Elles doivent être le fruit d’un contrat social renouvelé, profondément enraciné dans notre réalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équation est complexe mais réalisable :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Incarner la République en rendant ses valeurs tangibles pour le citoyen (justice, éducation, santé).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Pratiquer une laïcité d’équilibre qui protège l’État des dérives sectaires et protège les religions de l’instrumentalisation politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Imposer l’autorité de l’État non comme une fin en soi, mais comme le moyen d’assurer la sécurité et l’égalité de tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Honorer nos traditions comme un réservoir de sagesse et un liant social.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est un éternel recommencement. En puisant dans la force de nos ancêtres et la promesse de notre République, nous pouvons transformer nos fragilités en forces. La solution est en nous, dans notre capacité à conjuguer l’héritage du "Manden" (l’empire mandingue) et les exigences de l’État de droit moderne. C’est à ce prix que nous retrouverons le chemin de la paix et de la cohésion sociale : Le Mali Kura.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Abdellahi Elkhalil<o:p></o:p></span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Spécialiste des questions sociales et sécuritaire du Sahel /Ecrivain</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : La Caf semble avoir oublié l’essentiel : la passion</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-la-caf-semble-avoir-oublie-lessentiel-la-passion-3115249.html</link>
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<description><![CDATA[ Je devais publier cette semaine ma contribution sur le football malien comme levier de développement durable. Il y a quelques mois, j’avais volontairement provoqué en suggérant même que le Mali se retire de la Caf, non pas comme objectif réel, mais pour éveiller les consciences. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 01:24:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mon ambition était simple : pousser à réfléchir à un véritable écosystème national du football, économiquement viable, construit à partir de nos propres infrastructures. À l’époque, j’estimais que notre gouvernance sportive n’était pas encore prête pour porter une telle vision. Aujourd’hui, des signaux d’évolution apparaissent. Espérons que le renouvellement en cours fera émerger les compétences nécessaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais l’actualité m’oblige à différer cette contribution. Car ce qui se passe à la Caf mérite qu’on s’y arrête.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Caf a voulu répondre à une question simple : Que faire pour qu’une équipe ne quitte plus jamais le terrain en plein match ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa réponse : appliquer strictement le règlement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résultat : Sénégal forfait, Maroc déclaré vainqueur sur décision administrative.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan juridique, difficile de contester. Les règles sont claires: une équipe qui quitte le terrain sans l’accord de l’arbitre perd le match.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et je suis, depuis toujours, un défenseur obstiné du respect des règles. Car ce sont elles qui garantissent la sécurité, la confiance et la stabilité, dans le sport comme dans la société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ici, une question fondamentale se pose…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Peut-on effacer la passion par une décision juridique ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Peut-on vraiment effacer :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• ce génial scénario de finale digne d’un film ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’image de Sadio Mané soulevant la coupe ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la joie immense du peuple sénégalais ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la douleur des supporters marocains ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les débats passionnés qui ont suivi ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réponse est non.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car la véritable richesse du football, ce ne sont pas seulement les règlements : c’est la passion, les émotions, les histoires humaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment sortir de cette situation ubuesque ? Deux voies me paraient possibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sénégal aurait saisi le Tas. Le match étant allé à son terme avec l’accord de l’arbitre, le résultat pourrait être maintenu. Mais des sanctions tomberaient : suspension de l’arbitre pour avoir permis la reprise du match et sanction du Sénégal pour abandon temporaire du terrain. Cette voie va prendre du temps et malheureusement elle perturberait la préparation de la coupe du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ou la voie de la sagesse, celle que je privilégie. Le Maroc reconnaît la décision de la Caf, mais accepte le verdict du terrain. Le Sénégal reste champion, mais est sanctionné : le droit est respecté, le football est préservé, et surtout, on évite d’effacer l’histoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après cet épisode, plus aucune équipe ne quittera le terrain sous le coup de la colère. Plus aucun arbitre n’osera reprendre un match abandonné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On pourra enfin tourner cette page absurde… et se concentrer sur l’essentiel : l’avenir, notamment la Coupe du monde, où le Sénégal et le Maroc sont incontestablement les meilleurs représentants de l’Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je termine avec une pensée pour l’arbitre congolais, Jean-Jacques Ndala Ngamba.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quel moment de solitude il a vécu… Seul au centre du terrain, sous les regards du monde entier, tentant de garder son calme au milieu du chaos, avec un sourire figé. Imaginez le tsunami d’émotions qui le traversait pendant l'absence du Sénégal du terrain.<o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On oublie souvent que derrière les décisions, il y a aussi des hommes. Et des émotions. Seul Dieu est parfait.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que la sagesse l'emporte !!!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">An bè sambè !!! Bonne fête de ramadan ! Que de la paix dans nos cœurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Alioune Ifra Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chocs globaux et étau stratégique : l&amp;apos;Afrique face à l&amp;apos;accumulation des crises</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/chocs-globaux-et-etau-strategique-lafrique-face-a-laccumulation-des-crises-3115173.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis 2020, l&#039;Afrique n&#039;est plus confrontée à des crises isolées, mais à une accumulation continue, rapprochée et de plus en plus étouffante de chocs majeurs. La pandémie de COVID-19, la guerre en Ukraine, puis les tensions géopolitiques au Moyen-Orient impliquant notamment l&#039;Iran ne constituent pas une simple succession d&#039;événements : elles forment une séquence systémique qui redessine brutalement l&#039;environnement mondial. Ce qui change aujourd&#039;hui, ce n&#039;est pas seulement la gravité de ces crises, mais leur récurrence, leur proximité dans le temps et leur effet cumulatif, créant un véritable étouffement progressif des économies africaines. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 08:38:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="message-htmlpart" id="message-htmlpart1">
<div class="rcmBody" id="message-htmlpart1">
<div dir="ltr">
<div>
<p>Le premier choc, celui de la COVID-19, a provoqué des contractions économiques sévères, avec des baisses de croissance allant jusqu'à –2,5 % à –10 % du PIB selon les pays, tout en creusant fortement les déficits publics et en accélérant l'endettement. À peine une reprise amorcée, la guerre en Ukraine est venue bouleverser les équilibres en déclenchant une crise énergétique et alimentaire mondiale. L'Afrique, fortement dépendante des importations de céréales, s'est retrouvée particulièrement exposée : dans certains pays, jusqu'à 70 à 80 % du blé importé provenait de la Russie et de l'Ukraine, rendant les économies extrêmement vulnérables aux ruptures d'approvisionnement. Cette situation a contribué à aggraver une crise alimentaire touchant des dizaines de millions de personnes, notamment en Afrique de l'Est.</p>
<p>Aujourd'hui, les tensions au Moyen-Orient, avec l'implication de l'Iran, viennent refermer davantage l'étau. La hausse des prix du pétrole, dépassant par moments les 100 dollars le baril, a un impact direct sur les économies africaines : chaque augmentation significative des coûts énergétiques se traduit par une détérioration des balances commerciales et une pression accrue sur les finances publiques. Cette succession rapide de crises crée un phénomène nouveau : une fatigue systémique des économies africaines, incapables d'absorber des chocs aussi rapprochés.</p>
<p>Les échanges commerciaux du continent ont également été profondément perturbés. Les chaînes d'approvisionnement ont été désorganisées, les coûts logistiques ont fortement augmenté et les flux commerciaux ont été ralentis. Dans certains cas, les tensions géopolitiques ont directement affecté les routes maritimes stratégiques, compliquant les exportations africaines et renchérissant le coût des importations. Cette instabilité commerciale fragilise des secteurs entiers et limite la capacité des économies à se projeter dans la durée.</p>
<p>Sur le plan macroéconomique, l'effet cumulatif de ces crises est particulièrement préoccupant. L'inflation s'installe durablement, les monnaies se déprécient, l'accès aux marchés financiers se durcit et les niveaux d'endettement atteignent des seuils critiques. Aujourd'hui, plus de vingt pays africains sont en situation de surendettement ou à haut risque, contre une situation nettement plus favorable qu'il y a encore une décennie. Ce n'est plus une succession de crises, mais une véritable érosion progressive des capacités économiques et politiques du continent.</p>
<p>Dans ce contexte, les transferts de la diaspora apparaissent comme un amortisseur essentiel. Estimés à près de 95 milliards de dollars par an, soit environ 5 % du PIB africain, ils constituent une source de financement majeure, parfois supérieure aux investissements directs étrangers dans certains pays. Cependant, ces flux restent eux-mêmes exposés aux chocs globaux. Les crises économiques dans les pays d'accueil, la volatilité des taux de change et les contraintes financières pesant sur les diasporas limitent leur capacité à compenser durablement les déséquilibres structurels.</p>
<p>L'accumulation de ces crises crée ainsi un véritable étau géoéconomique autour du continent. Dépendance alimentaire dans un contexte de volatilité des prix, dépendance énergétique dans un environnement instable, dépendance financière dans un monde où l'accès aux capitaux se durcit : autant de contraintes qui se renforcent mutuellement à mesure que les crises se rapprochent. L'un des enseignements majeurs de cette séquence est clair : les déterminants essentiels de la stabilité économique africaine restent largement exogènes, ce qui n'est plus tenable dans un monde devenu imprévisible.</p>
<p>Face à cette accumulation étouffante, l'Afrique doit impérativement changer de trajectoire. Il ne s'agit plus d'ajustements marginaux, mais d'une transformation structurelle visant à renforcer la souveraineté alimentaire, accélérer l'industrialisation, sécuriser les ressources énergétiques et développer des mécanismes financiers autonomes. L'objectif est de passer d'une vulnérabilité subie à une résilience construite.</p>
<p>L'Afrique est aujourd'hui à un tournant. Elle fait face non pas à une crise, mais à une succession rapprochée de crises globales qui s'intensifient et s'auto-alimentent. Dans ce contexte, attendre un retour à la normale serait une erreur stratégique. Le monde de demain sera durablement instable. Et dans ce monde, seules les nations capables d'anticiper, de s'adapter et de renforcer leurs capacités internes pourront préserver leur souveraineté et garantir leur développement. L'Afrique n'a plus le choix : elle doit transformer cette accumulation de crises en points de bascule vers un nouveau modèle.</p>
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<p><strong>Cordialement,</strong></p>
<p><strong>Cheikh Mbacké Sène</strong><br><b>Expert en intelligence économique &amp; communication stratégique</b><br>Doctorant en administration des affaires School of Business and Economics<br>Atlantic International University (Hawaï, USA)</p>
<p>✉️<span> </span><a>cmbacke.sene@gmail.com<span></span></a></p>
<p>Ancien Conseiller Technique<br>Ministère de l'Urbanisme, du Logement et de l'Hygiène publique<br>Ministère de la Jeunesse</p>
<p><strong>À propos</strong><br>Cheikh Mbacké Sène est un expert en intelligence économique, en communication stratégique et analyste économique. Il intervient sur les enjeux de souveraineté, de transformation économique et de gouvernance en Afrique. Auteur de plusieurs essais, il développe une réflexion approfondie sur les dynamiques de développement du continent, notamment en matière d'industrialisation, d'intégration régionale et de résilience économique.</p>
<p>Auteur de l'ouvrage<span> </span><em>« Bâtir l'Afrique de demain »</em></p>
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<title>Menace d&amp;apos;une provocation majeure : Israël pourrait détruire la mosquée Al&#45;Aqsa à Jérusalem et en accuser ensuite l&amp;apos;Iran.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/menace-dune-provocation-majeure-israel-pourrait-detruire-la-mosquee-al-aqsa-a-jerusalem-et-en-accuser-ensuite-liran-3115114.html</link>
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<description><![CDATA[ Israël tente de créer une coalition de pays musulmans contre l&#039;Iran. Jusqu&#039;à présent, cette tentative n&#039;a pas rencontré un grand succès, car l&#039;opinion publique dans les pays islamiques ne soutient pas une guerre américano-israélienne contre Téhéran. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 16:36:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un reportage du journaliste américain Tucker Carlson (https://tuckercarlson.com/live-show-march-4-2026), citant une source au sein des services de renseignement du Moyen-Orient, indique qu'« une provocation par frappe de missile ou de drone sur l'un des lieux les plus sacrés de l'islam – la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem – est possible. Les Israéliens mèneraient eux-mêmes la frappe, mais en accuseraient ensuite l'Iran. L'objectif de cette provocation est de provoquer une vague de troubles massive dans le monde islamique et de dresser les musulmans contre l'Iran. » Finalement, Israël se débarrasserait ainsi de la mosquée Al-Aqsa en la détruisant lors d'une opération sous faux drapeau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des experts militaires estiment qu'une telle provocation est tout à fait possible, surtout si la guerre israélo-américaine contre l'Iran s'éternise et que les États musulmans refusent de rejoindre la coalition anti-iranienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Correspondance particulière <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Bamadio T<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Réparations pour l&amp;apos;esclavage et la colonisation : l&amp;apos;Afrique unie face à l&amp;apos;Europe</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/reparations-pour-lesclavage-et-la-colonisation-lafrique-unie-face-a-leurope-3115047.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Ghana s&#039;apprête à présenter à l&#039;Organisation des Nations unies une résolution historique dans laquelle l&#039;esclavage transatlantique est reconnu comme « le crime le plus grave de l&#039;histoire de l&#039;humanité » et qui appelle au versement de réparations. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 21:43:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<title>Nubie avant l’Egypte pharaonique : Remettre la chronologie à sa juste place</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/nubie-avant-legypte-pharaonique-remettre-la-chronologie-a-sa-juste-place-3115034.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/nubie-avant-legypte-pharaonique-remettre-la-chronologie-a-sa-juste-place-3115034.html</guid>
<description><![CDATA[ Il est intellectuellement imprudent d’affirmer sans nuance, que l’Égypte pharaonique serait la « plus vieille civilisation noire africaine ». Les recherches archéologiques et historiques montrent que la Nubie (Koush) a développé des formes étatiques structurées avant la pleine maturité dynastique égyptienne. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 10:32:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’archéologue américain Bruce Williams, à partir des fouilles de Qustul en Nubie (rapport publié en 1986), évoquait l’existence en Nubie d’un pouvoir organisé dès 3500–3200 av. J.-C., possédant les attributs d’un État organisé : « un gouvernement, un pharaon, des fonctionnaires, une religion officielle, une écriture et des monuments ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De son côté, l’éminent historien sénégalais Cheikh Anta Diop, dans Nations nègres et culture, affirmait que la civilisation nubienne était antérieure à celle de l’Égypte dynastique et qu’elle avait contribué à son émergence dans le cadre d’un continuum nilotique africain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En plus, dès l’Antiquité, Diodore de Sicile rapportait que les « Éthiopiens » considéraient les Égyptiens comme issus d’eux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne s’agit pas ici d’un débat identitaire, mais d’un constat méthodologique : la civilisation pharaonique s’inscrit dans un continuum nilotique où la Nubie et l’Éthiopie antique ont joué un rôle structurant majeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le pouvoir pharaonique : héréditaire, sacré et centralisé</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une fiction moderne consiste à évoquer l’existence d’un « Conseil de sages » qui aurait désigné le pharaon. Les sources historiques et les travaux d’égyptologues sérieux ne corroborent pas cette hypothèse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La succession était dynastique et héréditaire. Le pouvoir était concentré dans la personne royale, qui cumulait les fonctions législatives, judiciaires et exécutives. Car il était l’unique garant terrestre de l’ordre cosmique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jan Assmann, dans « Maât. L’Égypte pharaonique et l’idée de justice sociale », parle de Pharaon comme de « l’institutionnalisation et l’incarnation de la Maât ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous sommes donc face à une monarchie sacrale absolue. Non pas une démocratie ancienne, non pas une proto-république, mais une monarchie théopolitique absolue, structurée autour d’une légitimité religieuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La Maât : principe cosmique et mythe constitutionnel moderne</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut ici faire preuve de rigueur conceptuelle. Maât est à l’origine une déesse, fille du dieu solaire Rê (elle ne saurait de ce fait être assimilée à Allah chez les musulmans ou à Mâ chez les bamanan). Au plan politique, elle incarne certes l’ordre, la vérité, la justice, l’équilibre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, Jan Assmann résume-t-il la raison d’être de l’Etat pharaonique : «l’État est là pour que la Maât soit réalisée ; la Maât doit être réalisée pour que le monde soit habitable». Dans cette perspective, Maât devient un principe constitutionnel. Mais, cela signifie précisément que la légitimité politique dérive du divin ; le roi incarne la norme suprême ; la contestation du pouvoir devient une contestation de l’ordre cosmique. Il s’agit d’une théocratie d’État ou d’un modèle de monarchie sacrale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La tentation néopanafricaine de la « maâtocratie »</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains intellectuels contemporains proposent de réactiver la Maât comme modèle politique africain. Il faut ici distinguer la transmission des valeurs de justice et d’équité et la restauration d’un modèle théocratique centralisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Maât antique n’était pas un système de séparation des pouvoirs. Elle n’organisait pas la souveraineté populaire ni ne prévoyait de contre-pouvoir institutionnel autonome.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme le rappellent des égyptologues, la compacité conceptuelle de Maât fusionne cosmique et politique, pour produire un « discours de légitimité » fondateur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, l’histoire universelle montre que la sacralisation du pouvoir politique comporte un risque structurel : lorsque le chef incarne le divin, la contestation devient sacrilège.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette affirmation n’est pas fortuite : elle est le fruit d’expériences historiques douloureuses (Égypte antique esclavagiste ; Asie islamiste et Europe « chrétianiste » des guerres saintes et des guerres civiles).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Les leçons de l’histoire politique universelle</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’humanité a progressivement évolué vers la séparation des pouvoirs (même dans des monarchies constitutionnelles modernes) ; la souveraineté populaire ; la limitation constitutionnelle ; la responsabilité politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces avancées ne sont pas accidentelles. Elles sont nées des excès des monarchies absolues et des théocraties.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Maât fut un génie conceptuel de l’Antiquité, mais, elle correspondait à un stade historique précis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’évolution politique mondiale a introduit l’État de droit ; l’indépendance judiciaire ; la possibilité de désobéissance civile légitime ; le contrôle du pouvoir par la loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que faire alors de Maât ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faut-il rejeter Maât ? Certainement pas. Maât véhicule des valeurs universelles : justice, droiture, équilibre, vérité, prospérité collective. Mais ces valeurs sont précisément celles que l’État de droit moderne cherche à concrétiser. La question n’est donc pas de « mââtiser » l’État. La question est de *rendre effectives les promesses constitutionnelles contemporaines* . Car si l’on accepte de substituer à l’État de droit une théocratie animiste inspirée de Maât, rien n’empêche demain d’autres projets théocratiques de réclamer la même légitimité (islamisme, christianisme etc.).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le problème n’est pas la spiritualité. Le problème est la concentration du pouvoir sacralisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Pour une modernité politique africaine lucide</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, la Nubie a joué un rôle fondateur majeur dans la civilisation nilotique. Oui, le pouvoir pharaonique était héréditaire et absolu. Oui, Maât fut un principe théopolitique structurant. Mais non, cela ne signifie pas que nous devions réactiver les modèles monarchiques sacrés de l’Antiquité. L’Afrique n’a pas besoin d’un retour aux théocraties anciennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a besoin d’institutions solides rationalisées ancrées dans les référents locaux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>; de contre-pouvoirs réels ; d’une justice indépendante ; d’une responsabilité politique effective ; d’un État de droit appliqué et non proclamé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Transmettre l’esprit de Maât, d’accord. Sacraliser le pouvoir, non !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire n’est pas faite pour être répétée, elle est faite pour être pensée, comprise et exploitée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Mahamadou Konaté<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Président/Coordinateur de recherche- Centre Kurukanfuga-Bonne Gouvernance et Consolidation de la Paix- 3 mars 2026</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Une Contribution de Pr. Yoro Diallo :  2026 : année des échanges culturels et humains sino&#45;africains</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/une-contribution-de-pr-yoro-diallo-2026-annee-des-echanges-culturels-et-humains-sino-africains-3114996.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/une-contribution-de-pr-yoro-diallo-2026-annee-des-echanges-culturels-et-humains-sino-africains-3114996.html</guid>
<description><![CDATA[ Le contexte de la consécration de &quot;2026, Année des échanges culturels et humains sino-africains&quot;, nous invite à revisiter un des chapitres importants des relations qui ne constituent pas un phénomène récent. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 08:27:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De l'Antiquité à nos jours, les échanges entre la Chine et l'Afrique ont façonné une longue et riche histoire, faite d'échanges commerciaux, culturels, humains et diplomatiques. Ces interactions ont bâti le socle d'une compréhension mutuelle, d'une dynamique économique, et d'une solidarité agissante. Leur intensité a évolué au fil des époques témoignant d'une continuité remarquable et d'une amitié profonde et pragmatique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">es premiers échanges entre la Chine et l'Afrique remontent à l'époque de la dynastie Han (206 av. J.-C. - 220 apr. J.-C.). A partir du septième (7e) siècle, sous la dynastie Tang, à la faveur de l'importance croissante des routes maritimes, des produits chinois tels que la porcelaine et la soie arrivent sur la Côte Est de l'Afrique. Des produits africains tels que l'ivoire et des animaux exotiques parviennent en Chine. Au début du quinzième (15e) siècle, sous la dynastie Ming, les expéditions maritimes de l'amiral Zheng He marquent une période emblématique des échanges directs entre la Chine et l'Afrique. Entre 1405 et 1433, ce grand navigateur surnommé le "surfer des mers" dirige plusieurs expéditions maritimes atteignant la côte est du continent africain, couvrant l'actuelle Tanzanie et le Kenya.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'une envergure diplomatique, l'objet de ces voyages étaient de découvrir, mais aussi de diffuser le prestige impérial chinois et établir des relations d'amitié entre la Chine et les régions visités. Au dix-neuvième (19e) siècle, affaiblie par les guerres de l'opium et les pressions coloniales, la Chine, traverse une période difficile, tandis que l'Afrique subit la barbarie de la colonisation européenne. L'expérience commune de dominations étrangères et d'humiliation façonne le destin commun Chine-Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès la fondation de la République populaire de Chine en 1949, sous la direction du Parti communiste chinois, la Chine nouvelle adopte une politique de solidarité agissante avec les mouvements de libération en Afrique. En 1955, la Conférence de Bandung (Indonésie) pose un jalon important dans les échanges entre la Chine et les pays Africains nouvellement indépendants ou en voie de l'être. De cette conférence émergence un esprit de coopération "Sud-Sud" fondé sur la solidarité entre pays du "Tiers-monde".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les années1960-1980, marquent un tournant dans les échanges économiques, commerciaux, cultuels, humains, techniques et politiques entre la Chine et l'Afrique. Fidèle à son engagement initial, la Chine aide ses amis Africains à réaliser des projets emblématiques, dont la grande ligne internationale de chemin de fer Tanzanie-Zambie (Tazara).<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La création du Forum sur la coopération sino-africaine (Focac) en 2000 structure institutionnellement les relations entre la Chine et les Etats africains et engage lesdites relations sur la voie du renouveau. Quelques années plus tard, la Chine devient le premier partenaire commercial de l'Afrique. Au-delà de l'économie et du commerce, les deux parties accordent une place prépondérante aux échanges culturels et humains. Des dizaines de milliers de jeunes Africains poursuivent leurs études en Chine grâce à des bourses offertes par le gouvernement Chinois. Des programmes de formation professionnelle et technique sont mis en œuvre à l'intention des cadres administratifs, des enseignants, des techniciens des pays africains dans tous les domaines du développement. Les échanges entre médias chinois et africains, la formation de journalistes participent à une meilleure compréhension mutuelle Ces initiatives favorisent le transfert de compétences et la création de réseaux professionnels durables entre les deux parties.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les échanges culturels se sont également intensifiés à travers l'apprentissage des langues. Des Instituts Confucius sont créés dans plusieurs universités africaines promouvant la culture chinoise Des langues africaines sont enseignées en Chine. L'intérêt des Chinois pour les cultures africaines progresse à travers des festivals, des expositions artistiques et des semaines culturelles africaines organisées dans de grandes villes de Chine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des entrepreneurs et travailleurs chinois s'installent dans de nombreux pays africains. On observe une présence africaine croissante en Chine, notamment dans des villes comme Guangzhou et Yiwu, où se sont constituées des communautés africaines dynamiques. Ces migrations favorisent des échanges interculturels et humains, des transferts de savoirs et des dynamiques culturelles multiples.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comprendre ces échanges dans leur évolution aide à mieux saisir les enjeux actuels et les perspectives d'avenir d'un partenariat qui redessine les équilibres dans les relations internationales. La dimension humaine des échanges entre la Chine et l'Afrique s'est également illustrée dans le domaine de la santé. Depuis les années 1960, la Chine envoie des équipes médicales en Afrique. Le Focac a contribué à renforcer cette coopération, notamment par la construction d'hôpitaux, la formation de personnels médicaux, l'envoi de matériel sanitaire et de médicaments en Afrique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les échanges culturels et humains entre la Chine et l'Afrique ont pris une place prépondérante dans les plans d'action adoptés conjointement lors des différents sommets du Forum sur la coopération sino-africaine. Ils se sont densifiés et diversifiés, contribuant activement à la construction d'un espace de dialogue interculturel inédit, qui redéfinit notablement les relations entre la Chine et l'Afrique dans le contexte du multilatéralisme. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des enseignements confucéens sur l'harmonie et la paix à la sagesse africaine notamment d'Ubuntu, "Je suis parce que nous sommes", les cultures Africaines et Chinoise partagent un message commun notant que "la paix, la coopération et la solidarité sont les véritables piliers du progrès humain". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De nos jours, la célébration du Nouvel an chinois (appelée Fête du Printemps) dans de nombreux pays africains témoignage éloquemment de la vigueur du dialogue culturel sino-africain. Cette fête, la plus importante du calendrier chinois, a lieu entre fin janvier et courant février, selon le calendrier lunaire. La célébration dure 15 jours et se termine par la Fête des Lanternes. Cette année 2026, "année des échanges culturels et humains sino-africains" coïncide avec l'année du cheval en Chine, le septième (7e) signe du zodiaque chinois qui en compte douze (12). Le cheval représente la liberté, l'énergie, le mouvement, l'indépendance. C'est un signe associé à l'action, au voyage et au changement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon la tradition chinoise, une année du cheval est vue comme une période active, favorable aux nouveaux projets, aux changements et aux voyages, etc....<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les programmes "Cultures in Focus" sont devenus des moments significatifs des échanges culturels entre les deux parties. Les cultures chinoise et africaine sont mises en valeur par les programmes "Focus sur la culture chinoise" et "Focus sur la culture africaine".<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Dans le cadre de "La Culture africaine à la une", la Chine organise des événements culturels de grande envergure dans de nombreuses villes chinoises. Ces événements apportent incontestablement des contributions remarquables au renforcement de la compréhension mutuelle, à la consolidation d'une amitié pragmatique. Alors nous devons nous engager résolument dans l'esprit de la déclaration du président Xi Jinping, je cite : "Nous devons accorder davantage d'importance aux échanges culturels entre la Chine et l'Afrique, renforcer la compréhension et la connaissance mutuelles entre les Chinois et les Africains, consolider le fondement social de la cause de l'amitié sino-africaine. Les relations sino-africaines marquent une œuvre s'orientant vers l'avenir, œuvre qui a besoin des efforts inlassables des jeunes aux nobles aspirations de génération en génération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les deux parties doivent pousser en avant les échanges entre les jeunes pour qu'ils ne manquent pas de successeurs dans l'œuvre de l'amitié sino-africaine".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Chinois et les Africains unissant leurs efforts dans le nouveau millénaire, les échanges culturels florissants entre la Chine et l'Afrique promettent de s'épanouir davantage. Au regard de tensions et des volontés d'hégémonie sur la scène internationale, Chinois et Africains doivent exploiter la technologie et l'innovation pour amplifier leurs échanges culturels et humains, notamment par le biais de récits numériques, de l'apprentissage en ligne et d'échanges culturels virtuels qui rapprochent davantage les deux parties.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yoro DIALLO</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chercheur principal / Directeur du Centre d'études francophones <o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Directeur du Musée africain et du Musée des échanges Chine-Afrique<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"2024 Chinese Government Friendship Award"<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Institute of African Studies, Zhejiang Normal University, China<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>La guerre invisible : Intelligence artificielle, souveraineté des savoirs et destin stratégique de l’AES (2026‑2056)</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-guerre-invisible-intelligence-artificielle-souverainete-des-savoirs-et-destin-strategique-de-laes-20262056-3114972.html</link>
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<description><![CDATA[ Il existe dans toute guerre une dimension visible et une dimension invisible. La première remplit les écrans : explosions, missiles, drones, navires de guerre, cartes militaires et commentaires stratégiques. La seconde est plus profonde, plus silencieuse et pourtant infiniment plus décisive : elle se joue dans les laboratoires, les universités, les centres de recherche, les écoles d’ingénieurs et les infrastructures scientifiques qui permettent à une civilisation de produire du savoir, de transformer ce savoir en technologie et cette technologie en puissance stratégique. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 10:09:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>La guerre qui secoue aujourd’hui le Moyen-Orient appartient pleinement à cette nouvelle catégorie de conflits où la puissance militaire apparente n’est plus que la surface d’un phénomène beaucoup plus profond : la guerre des écosystèmes scientifiques. <em>Derrière chaque missile, chaque drone ou chaque système de défense antimissile se trouve une architecture intellectuelle faite de mathématiques appliquées, d’algorithmique, de modélisation informatique, de science des données et d’intelligence artificielle.</em></p>
<p>L’intelligence artificielle est devenue l’une des colonnes vertébrales de la guerre contemporaine. Elle permet d’absorber et d’analyser en temps réel des volumes de données qu’aucune intelligence humaine ne pourrait traiter seule : images satellites, signaux électroniques, flux radar, communications numériques, informations issues des réseaux ouverts. Dans ce nouveau champ de bataille informationnel, la vitesse d’analyse devient elle-même une arme stratégique. La capacité à transformer des données brutes en décisions opérationnelles rapides détermine désormais l’efficacité d’une armée autant que la puissance de ses armes.</p>
<p>Cette transformation est l’une des raisons pour lesquelles les conflits récents ont surpris tant d’analystes. Beaucoup d’observateurs ont continué à raisonner selon les catégories stratégiques du XXe siècle, en comparant les arsenaux et les budgets militaires, alors que la véritable variable de puissance s’est déplacée vers la science et l’ingénierie. Dans les guerres modernes, ce ne sont plus seulement les armées qui s’affrontent : ce sont des systèmes éducatifs, des traditions scientifiques, des cultures technologiques et des sociétés capables – ou incapables – de produire des ingénieurs, des mathématiciens et des chercheurs.</p>
<p>L’intelligence artificielle joue dans cette transformation plusieurs rôles stratégiques essentiels. Elle permet d’abord de sélectionner et de hiérarchiser les cibles avec une rapidité qui bouleverse les rythmes traditionnels de la guerre. Là où l’analyse humaine nécessitait autrefois des heures ou des jours, les systèmes d’analyse algorithmique peuvent aujourd’hui produire des priorités opérationnelles en quelques minutes. Cette accélération du temps stratégique modifie profondément l’équilibre militaire : l’armée qui décide plus vite dispose d’un avantage déterminant.</p>
<p>Mais l’IA agit également dans un domaine plus subtil et plus redoutable : l’optimisation de l’économie de la guerre. Les conflits actuels ont mis en évidence une réalité implacable : le coût de défense peut être immensément supérieur au coût d’attaque. Un missile d’interception antimissile peut coûter plusieurs millions de dollars, alors qu’un drone d’attaque capable de saturer un système de défense peut coûter cent fois moins. L’intelligence artificielle permet précisément d’orchestrer ces stratégies de saturation, en coordonnant des essaims de drones, en adaptant les trajectoires de missiles et en maximisant la probabilité de pénétration des défenses adverses. Dans ce contexte, la technologie ne renforce pas seulement les puissances les plus riches ; elle peut aussi devenir un multiplicateur stratégique pour des États disposant d’une base scientifique solide mais de ressources financières plus limitées.</p>
<p>Cependant, l’intelligence artificielle n’est ni une solution miracle ni une arme absolue. Elle possède ses propres fragilités. Les systèmes d’IA dépendent de données fiables, d’infrastructures numériques robustes et de chaînes industrielles complexes. Les capteurs peuvent être détruits, les données manipulées, les réseaux brouillés, les systèmes informatiques infiltrés. La guerre algorithmique reste donc, au fond, une guerre humaine, car elle dépend de la créativité scientifique, de la formation des ingénieurs et de la capacité d’une société à produire et à renouveler son savoir.</p>
<p>C’est ici que la dimension civilisationnelle de la puissance apparaît avec une clarté particulière. Les États qui résistent dans les conflits modernes ne sont pas seulement ceux qui possèdent des armes sophistiquées. Ce sont ceux qui ont construit, parfois pendant des décennies, des écosystèmes scientifiques capables de former des milliers d’ingénieurs, de produire des technologies nationales et de maintenir une autonomie intellectuelle. Les missiles et les drones sont visibles ; les ingénieurs qui les conçoivent le sont beaucoup moins. Pourtant, ce sont eux qui déterminent l’équilibre stratégique.</p>
<p>Cette réalité explique pourquoi certaines puissances que l’on croyait technologiquement dépendantes parviennent aujourd’hui à opposer une résistance stratégique beaucoup plus solide que prévu. Leur véritable force ne réside pas seulement dans leurs arsenaux, mais dans leur capacité à mobiliser une base scientifique nationale, une langue capable de produire du savoir et une culture technologique qui irrigue leurs institutions.</p>
<p>La guerre actuelle révèle donc une vérité simple mais fondamentale : la souveraineté militaire repose sur la souveraineté intellectuelle. Aucun pays ne peut prétendre à l’autonomie stratégique s’il dépend totalement du savoir produit ailleurs.</p>
<p>À l’échelle mondiale, cette transformation ouvre plusieurs trajectoires possibles pour les décennies à venir. Entre 2026 et 2056, l’intelligence artificielle pourrait transformer profondément l’équilibre de puissance international. Une première trajectoire verrait une militarisation accélérée de l’IA, avec l’intégration croissante de systèmes autonomes, de drones intelligents et d’algorithmes décisionnels dans les doctrines militaires. Une seconde trajectoire pourrait conduire à une fragmentation technologique du monde, chaque bloc géopolitique développant ses propres écosystèmes numériques et scientifiques. Une troisième trajectoire, plus profonde encore, verrait l’intelligence artificielle s’imposer comme l’infrastructure invisible de toutes les activités humaines – industrie, énergie, agriculture, finance et défense – transformant radicalement la hiérarchie des puissances.</p>
<p>Dans chacun de ces scénarios, la variable décisive restera la même : la capacité d’un peuple à produire du savoir scientifique et technologique.</p>
<p>C’est précisément ici que se situe la grande leçon pour l’Afrique et pour l’Alliance des États du Sahel. Les débats africains sur la souveraineté se concentrent souvent sur les questions militaires ou diplomatiques, alors que la véritable bataille se situe ailleurs. Elle se situe dans les écoles, dans les universités, dans les laboratoires et dans les systèmes éducatifs capables de former les ingénieurs qui façonneront le monde de demain.</p>
<p>L’Afrique ne peut plus se contenter de réformes éducatives superficielles ou de programmes administratifs successifs qui modifient les structures sans transformer la substance. Elle a besoin d’une refondation éducative profonde, orientée vers la science, les mathématiques, l’ingénierie et la recherche appliquée. Sans cette transformation, la souveraineté politique restera toujours fragile, car elle dépendra du savoir produit ailleurs.</p>
<p>Mais cette refondation ne doit pas être une imitation servile de modèles étrangers. Les civilisations qui réussissent sont celles qui parviennent à articuler tradition et modernité, mémoire et innovation, identité culturelle et créativité scientifique. L’Afrique possède des traditions intellectuelles, philosophiques et sociales capables de nourrir une renaissance scientifique originale, à condition qu’elle retrouve la confiance dans ses propres valeurs.</p>
<p>Les intellectuels africains portent ici une responsabilité historique. Leur devoir n’est pas seulement d’analyser le monde ; il est d’alerter les sociétés sur les transformations profondes qui déterminent l’avenir. Dans un siècle où la science devient la clé de la souveraineté, ne pas placer l’éducation au centre de la stratégie nationale serait une faute politique majeure.</p>
<p><strong>Car la vérité ultime de la guerre contemporaine est peut-être la plus simple : les nations qui dominent le savoir dominent l’avenir.</strong></p>
<p>Les guerres du XXIe siècle ne se préparent plus seulement dans les états-majors militaires. Elles se préparent dans les salles de classe, dans les laboratoires et dans l’esprit des générations qui apprennent aujourd’hui les mathématiques, la programmation et l’ingénierie.</p>
<p>Si l’Alliance des États du Sahel veut compter dans le monde qui vient, elle doit comprendre que la véritable arme stratégique n’est ni le pétrole, ni les missiles, ni même les alliances diplomatiques.</p>
<p><strong>La véritable arme stratégique est l’intelligence d’un peuple éduqué, formé et confiant dans sa civilisation.</strong></p>
<p>Et c’est pourquoi la question la plus importante pour l’Afrique n’est pas de savoir qui dominera le Moyen-Orient.</p>
<p><strong><em>La question décisive est de savoir qui formera les ingénieurs qui domineront le monde de demain.</em></strong></p>
<p><a href="https://reseauinternational.net/author/dr-keita/" target="_blank" rel="noopener" title="">Dr. Eloi Bandia Keita</a></p>
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<p>Source: https://reseauinternational.net/</p>
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<title>La suite du piège persan de Washington : la guerre que les États&#45;Unis ne peuvent plus gagner comme ils l’avaient imaginé, et ce qu’elle annonce pour l’Afrique et l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-suite-du-piege-persan-de-washington-la-guerre-que-les-etats-unis-ne-peuvent-plus-gagner-comme-ils-lavaient-imagine-et-ce-quelle-annonce-pour-lafrique-et-laes-3114962.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 18:41:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Il est des moments où l’Histoire change de visage sans demander la permission à personne. Elle ne prévient pas. Elle ne sonne pas à la porte des chancelleries. Elle surgit, tranche, emporte les certitudes d’hier, puis laisse derrière elle des cartes géopolitiques froissées, des doctrines devenues soudain obsolètes, des empires encore debout en apparence mais déjà entamés dans leur substance. La guerre qui se déploie autour de l’Iran appartient à cette catégorie de ruptures. Elle n’est pas seulement un épisode supplémentaire du chaos moyen-oriental. Elle n’est pas seulement une confrontation entre l’Iran, Israël et les États-Unis. Elle est en train de devenir autre chose : un révélateur mondial, un accélérateur historique, peut-être même l’un des laboratoires les plus brutaux de l’après-hégémonie occidentale.</p>
<p>Car ce qui se joue ici dépasse infiniment la destruction de quelques sites, la neutralisation de quelques radars, l’intensité de quelques salves de missiles ou les rodomontades de dirigeants persuadés que le langage de la force remplace encore l’intelligence stratégique. Ce qui se joue ici, au fond, c’est la rencontre entre une puissance impériale qui croyait encore pouvoir dicter seule les règles du jeu, et un monde devenu trop dense, trop fragmenté, trop fatigué, trop armé et trop lucide pour continuer à obéir au vieux scénario. Washington voulait une guerre punitive, brève, démonstrative, pédagogiquement terrifiante pour les autres. Il se retrouve face à une guerre d’endurance, de saturation, de coûts, d’usure, de nerfs, de logistique, de profondeur stratégique, c’est-à-dire précisément le type de guerre qu’une superpuissance hypertrophiée technologiquement mais contrainte industriellement finit par redouter plus qu’aucune autre.</p>
<p>La faute américaine n’est pas seulement militaire. Elle est d’abord intellectuelle. Elle repose sur une erreur de civilisation stratégique. Washington a continué de croire que la supériorité technologique suffisait à tout résoudre : neutraliser la géographie, compresser le temps, contourner l’industrie, absorber la saturation, briser la volonté de résistance et imposer ensuite une issue politique conforme à ses intérêts. C’est exactement cette illusion qui se fracasse aujourd’hui contre le réel. Car la guerre moderne ne se réduit plus à l’écrasement vertical de l’adversaire par la précision, l’électronique et la supériorité aérienne. Elle se décide de plus en plus dans le rapport entre le coût de l’attaque et le coût de la défense, entre la cadence de feu et la cadence de remplacement, entre la profondeur du territoire et la fragilité des lignes d’approvisionnement, entre l’endurance politique d’une société et l’usure intérieure d’un bloc dirigeant. Une puissance peut encore dominer le ciel et perdre pourtant la guerre du temps.</p>
<p>C’est là que le piège persan prend tout son sens. Le piège n’est pas seulement militaire ; il est systémique. Il consiste à attirer l’adversaire dans un espace où sa force devient chère, lente, dispersée, politiquement lourde, industriellement vulnérable et stratégiquement contre-productive. Les États-Unis ont cru entrer dans une opération de maîtrise ; ils sont en train de découvrir une guerre de démaîtrise. Ils pensaient piloter l’escalade ; ils doivent désormais courir derrière ses conséquences. Ils imaginaient imposer une hiérarchie claire entre centre et périphérie ; ils se heurtent à un théâtre où chaque périphérie se met à parler au centre, où chaque frappe possède une résonance énergétique, commerciale, financière, psychologique et diplomatique mondiale. Le Golfe n’est pas seulement un espace militaire. C’est une articulation décisive du capitalisme mondial. Quiconque y introduit une instabilité durable n’ouvre pas une simple crise régionale ; il injecte une secousse dans les artères mêmes de l’économie internationale.</p>
<p>Voilà pourquoi cette guerre ne peut pas être lue comme une simple succession de frappes et de répliques. Elle doit être comprise comme une lutte entre deux conceptions du temps, deux conceptions de la souveraineté, deux conceptions de l’ordre mondial. D’un côté, les États-Unis et leur dispositif israélien raisonnent encore dans la logique de la punition exemplaire, de la supériorité qualitative, de la coercition par le choc, de la domination narrative appuyée sur l’épuisement psychologique de l’adversaire. De l’autre, l’Iran semble avoir choisi une autre grammaire : celle de l’endurance, de l’usure, de la résilience idéologique, du coût croissant imposé à l’ennemi, de la saturation progressive de ses défenses, de l’extension du risque à l’ensemble de l’architecture régionale qui soutient l’offensive contre lui. Autrement dit, Washington parlait encore le langage des guerres hiérarchiques ; Téhéran répond dans celui des guerres systémiques.</p>
<p>La question centrale n’est donc pas de savoir si l’Iran peut vaincre les États-Unis dans un affrontement symétrique total. Cette formulation rassure artificiellement ceux qui veulent encore croire que la puissance brute suffit à clore l’analyse. La vraie question, beaucoup plus grave pour Washington, est celle-ci : l’Iran peut-il rendre le prix de la guerre supérieur à l’intérêt politique, stratégique, économique et psychologique de sa poursuite ? Dès lors que cette interrogation est posée honnêtement, le problème change de nature. Si le prix du pétrole s’envole, si les chaînes logistiques se tendent, si le gaz devient plus cher, si l’assurance maritime se durcit, si les marchés paniquent, si les alliés commencent à douter, si les intercepteurs se raréfient, si les dispositifs de défense doivent être dispersés sur plusieurs fronts, si l’Indo-Pacifique se trouve mécaniquement partiellement dégarni, si l’Europe paie l’énergie plus cher, si l’Asie importatrice voit ses coûts exploser, alors la «victoire» militaire perd une grande partie de sa valeur politique. Une guerre qui secoue durablement Ormuz n’est jamais locale. C’est un prélèvement mondial sur la production, sur l’inflation, sur les monnaies fragiles, sur les budgets publics et, au bout du compte, sur la stabilité sociale de dizaines de pays.</p>
<p>Le plus accablant pour Washington est que cette vulnérabilité n’est plus seulement dénoncée par ses adversaires ; elle est désormais inscrite dans la matière même des choses. La défense antimissile la plus sophistiquée du monde n’échappe ni au coût des intercepteurs, ni aux délais industriels, ni aux goulets d’étranglement logistiques, ni aux effets de saturation. Le bombardier le plus redoutable n’abolit pas la profondeur stratégique de l’adversaire. La rhétorique la plus agressive n’annule pas la fatigue des marchés. Le récit le plus martial ne neutralise pas l’effet boomerang d’une flambée énergétique mondiale. Le problème de l’empire américain n’est pas qu’il serait soudain devenu faible ; il est qu’il reste extraordinairement puissant dans un monde où la puissance ne suffit plus à garantir le contrôle.</p>
<p>C’est là, sans doute, le signe le plus net du déclin hégémonique. L’hégémonie véritable n’est pas seulement la capacité de frapper. C’est la capacité de frapper sans se fragiliser soi-même, sans paniquer ses alliés, sans ruiner la crédibilité de son récit, sans accélérer la recherche mondiale d’alternatives. Or c’est précisément ce qui semble se produire : chaque jour de guerre supplémentaire pousse une partie croissante de la planète à tirer des conclusions que Washington aurait voulu retarder encore dix ans. Les États-Unis ne sont plus perçus comme le garant évident d’un ordre, mais de plus en plus comme un producteur de désordre systémique. Ils ne sont plus seulement vus comme une superpuissance ; ils apparaissent aussi, désormais, comme un facteur de volatilité planétaire. C’est un basculement immense.</p>
<p>L’autre grande erreur américaine a été psychologique. Les stratèges de Washington et leurs relais ont trop souvent présumé que la pression maximale, l’humiliation verbale, les menaces de capitulation et la démonstration technologique suffiraient à disloquer le système politique iranien ou à le pousser vers une négociation de faiblesse. C’était méconnaître profondément la logique de légitimation de la République islamique et, plus généralement, de tout État qui se vit comme assiégé par une puissance extérieure. Lorsqu’un système politique fonde une part de sa cohésion sur la résistance, la menace existentielle ne produit pas mécaniquement l’effondrement ; elle peut produire au contraire le raidissement, la centralisation, la montée en discipline, l’acceptation sociale de coûts très élevés et la sanctuarisation symbolique du refus de céder. Autrement dit, là où Washington croyait manier la dissuasion, il a peut-être surtout activé la consolidation adverse.</p>
<p>Si ces tendances se confirment, le conflit ouvre alors sur un horizon beaucoup plus vaste : celui de la recomposition du système international. Non pas encore un ordre stable, cohérent, déjà institutionnalisé, mais un entre-deux historique où l’ordre ancien continue d’imposer ses réflexes tandis que l’ordre nouveau accumule ses matériaux sans avoir encore trouvé sa forme définitive. Nous entrons dans un monde où l’Occident collectif ne peut plus tout imposer, où le dollar reste central mais plus incontesté, où la puissance américaine demeure immense mais moins dissuasive qu’autrefois, où la Russie, la Chine, l’Iran et d’autres acteurs du Sud global ne cherchent pas nécessairement à remplacer un empire par un autre, mais à empêcher qu’un seul centre puisse encore décider pour tous. C’est cela, peut-être, que cette guerre révèle le plus brutalement : la fin progressive du monopole occidental sur la définition du réel.</p>
<p>Dans cette perspective, la bataille autour de l’énergie devient décisive. Car derrière les missiles, derrière les frappes, derrière les discours enflammés, une question souterraine travaille le système : qui contrôle les routes, les prix, les devises, les flux, les assurances, les capacités de stockage, les corridors et, en dernière instance, la norme du commerce énergétique mondial ? Depuis des décennies, la puissance américaine a été consolidée non seulement par ses bases et ses flottes, mais par l’architecture monétaire et financière qui permettait d’absorber les revenus du pétrole, de structurer les échanges en dollars, de recycler les excédents dans l’espace financier atlantique et de faire de la centralité du billet vert une arme de puissance autant qu’un mécanisme économique. Toute guerre majeure au cœur de cet espace pose donc nécessairement la question de la dédollarisation, non comme slogan, mais comme tendance historique. À mesure que l’usage politique du dollar se durcit, l’incitation à s’en émanciper grandit. À mesure que la coercition devient visible, le désir de diversification monétaire cesse d’être théorique.</p>
<p>Il ne s’agit pas ici d’annoncer naïvement l’effondrement immédiat du système dollar. Les structures de domination ne meurent pas en un jour. Elles se fissurent, se réajustent, se défendent, se prolongent souvent bien au-delà de ce que leurs critiques imaginent. Mais il serait tout aussi naïf de ne pas voir que chaque crise de ce type accélère les raisonnements souverainistes dans le Sud, renforce les stratégies de contournement, encourage les paiements hors dollar, pousse à la constitution de blocs plus autonomes et fragilise le consentement implicite à la tutelle monétaire américaine. La guerre autour de l’Iran n’ouvre donc pas seulement une crise militaire ; elle contribue à user les fondements économiques invisibles de l’hégémonie.</p>
<p>Dans un tel contexte, les options américaines apparaissent moins comme des solutions que comme des variations sur un même dilemme. Le cessez-le-feu négocié serait la voie la plus rationnelle, car il permettrait de sauver ce qui peut encore l’être : le temps industriel, les stocks, la disponibilité pour d’autres théâtres, une part de la crédibilité diplomatique, un minimum de stabilité énergétique. Mais cette option suppose une discipline politique rare : accepter de sortir sans appeler cela une défaite. Or les empires supportent mal les retraits lucides. L’escalade, elle, flatterait l’instinct de puissance et rassurerait momentanément les plus faucons ; mais elle porterait avec elle le risque d’une contre-escalade plus large, d’un embrasement régional plus profond et d’un coût mondial bien supérieur encore. Le redéploiement depuis d’autres théâtres, notamment asiatiques, ouvrirait des vulnérabilités que Pékin observerait avec le plus grand intérêt. Quant à la régionalisation accrue du fardeau, elle ne changerait rien à l’arithmétique fondamentale : déléguer davantage aux alliés ne reconstitue ni les stocks ni les délais ni la cohérence stratégique perdue.</p>
<p>Plus profondément encore, cette guerre exhibe une vérité que beaucoup de peuples du Sud pressentaient déjà : les grands discours occidentaux sur le droit international, sur les règles, sur la morale universelle, sur la protection des civils et sur la hiérarchie des violences ont cessé de convaincre hors de leurs cercles d’autolégitimation. Le monde voit. Il voit les indignations sélectives, les silences calculés, les brutalités justifiées, les morts surmédiatisés et les morts invisibilisés. Il voit un système de discours qui prétend défendre l’universel mais continue de classer implicitement les vies. Il voit que certaines invasions sont absolues, que d’autres deviennent des débats. Il voit que certaines occupations scandalisent et que d’autres se gèrent en langage procédural. Il voit, enfin, que le droit est souvent brandi contre les adversaires de l’Occident et relativisé quand les alliés de l’Occident le violent. Cette faillite morale pèse elle aussi dans la recomposition du monde.</p>
<p>L’Europe, dans cette séquence, apparaît d’ailleurs comme le miroir d’une impuissance qui se croyait encore normative. Elle n’a ni la liberté stratégique de dire non pleinement à Washington, ni la force politique d’imposer une architecture de paix indépendante, ni même parfois le courage d’assumer que son dernier grand capital international devrait être justement la défense cohérente du droit. À force de se taire quand le droit l’embarrasse et de parler quand il l’arrange, elle entame ce qui lui restait d’autorité morale. Une Europe qui ne défend plus l’universalité du droit, mais son usage variable selon l’auteur de la violation, n’est plus qu’un appendice discursif d’un ordre qu’elle ne contrôle plus.</p>
<p>Mais pour nous, Africains, et plus particulièrement pour l’Alliance des États du Sahel, la vraie question commence là où beaucoup d’analyses s’arrêtent. Que signifie cette guerre pour l’Afrique ? Que dit-elle du monde dans lequel grandiront nos enfants ? Que doit comprendre l’AES dans ce tumulte ? Voilà l’essentiel. Car regarder ce conflit comme un spectacle lointain serait une faute grave. Il faut au contraire le lire comme une leçon stratégique à ciel ouvert, une radiographie brutale des vulnérabilités qui attendent tous les ensembles politiques faibles, dépendants, désarticulés ou naïfs.</p>
<p>La première leçon est qu’aucune souveraineté n’existe réellement sans profondeur matérielle. Avoir un drapeau, un hymne, un siège aux Nations unies et des discours patriotiques ne suffit pas. Un peuple qui ne maîtrise ni son énergie, ni ses corridors, ni ses stocks, ni sa chaîne alimentaire, ni ses infrastructures critiques, ni sa maintenance industrielle, ni sa capacité de paiement, ni sa narration stratégique, demeure vulnérable à des formes de domination beaucoup plus sophistiquées que l’occupation classique. Les guerres contemporaines punissent moins la faiblesse militaire brute que l’absence de profondeur systémique. Elles frappent les nœuds logistiques, les dépendances invisibles, les budgets, les réseaux, les psychologies, les circuits d’approvisionnement et les imaginaires collectifs.</p>
<p>La deuxième leçon est que l’arme décisive n’est pas toujours celle qui détruit le plus ; c’est souvent celle qui épuise le plus sûrement. Pour l’AES, cela signifie que la sécurité ne peut plus être pensée seulement en termes d’hommes en armes, de frontières et d’équipements. Elle doit être pensée comme une architecture totale : énergie, routes, rail, stockage, finance régionale, télécommunications, cyberdéfense, renseignement, formation technique, agriculture, industrie de maintenance, doctrine informationnelle et capacité de décision rapide. Un ensemble qui dépend des autres pour produire, transporter, réparer, assurer, financer et raconter ne commande pas vraiment son destin.</p>
<p>La troisième leçon est que la fédération sahélienne n’est plus un supplément d’âme ni un rêve romantique : elle devient une nécessité historique. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ne peuvent plus se permettre la lenteur institutionnelle, les coopérations symboliques, les sommets sans mécanismes contraignants, les ambitions sans appareil. L’heure exige une profondeur commune. Une profondeur de défense, bien sûr, mais aussi une profondeur énergétique, minière, agricole, financière, éducative, informationnelle et industrielle. Ce qui se joue dans la guerre du Moyen-Orient montre qu’un État isolé peut résister héroïquement et rester néanmoins structurellement exposé ; un bloc organisé, lui, peut transformer sa vulnérabilité en négociation. L’AES ne sera crédible que si elle devient rapidement une machine de capacité, pas seulement une parole de souveraineté.</p>
<p>Cela implique une doctrine simple et dure : coopération partout, subordination nulle part. Il ne s’agit pas pour l’AES de remplacer une tutelle par une autre, ni de passer d’une dépendance occidentale à une dépendance orientale, ni de se griser de slogans multipolaires sans construire les instruments matériels de sa liberté. Le monde nouveau ne fera pas de cadeau aux naïfs. Il exigera de chaque bloc qu’il sache ce qu’il veut protéger, ce qu’il veut produire, ce qu’il veut transformer, ce qu’il refuse de céder et ce qu’il est prêt à payer pour rester debout. Le partenariat n’a de sens que lorsqu’il augmente la capacité propre. Toute relation qui nourrit la dépendance au lieu de la réduire prépare la prochaine vulnérabilité.</p>
<p>La quatrième leçon est que l’éducation redevient stratégique au sens le plus dur du terme. Une région sans ingénieurs, sans logisticiens, sans énergéticiens, sans géologues, sans métallurgistes, sans techniciens de maintenance, sans analystes de données, sans stratèges civils, sans économistes patriotes et sans école de commandement ne peut pas soutenir longtemps une souveraineté réelle. Il faudra former massivement. Former vite. Former utile. Former pour produire, pour réparer, pour organiser, pour anticiper, pour protéger, pour penser par nous-mêmes. Le monde qui vient ne respectera pas les peuples qui parlent beaucoup de dignité tout en important l’essentiel de ce qui les fait vivre.</p>
<p>La cinquième leçon, enfin, est morale et civilisationnelle. Alors que la mondialisation de la peur, des bombes, des écrans et des intérêts tend à banaliser l’écrasement des faibles, l’Afrique a le devoir de rappeler une évidence que les impérialismes de toutes les époques ont toujours piétinée : une vie humaine n’a pas moins de valeur parce qu’elle naît au Sud, parce qu’elle prie autrement, parce qu’elle n’appartient pas au bon camp médiatique, parce qu’elle ne sert pas la bonne géopolitique. Ce monde hiérarchise les morts. Il monnaye la compassion. Il distribue l’indignation à géométrie variable. Nous ne devons jamais l’accepter. La souveraineté africaine sera aussi une bataille pour rétablir l’égale dignité des vies contre les empires qui parlent de civilisation tout en exportant le chaos.</p>
<p>Dès lors, la question qui devrait hanter les responsables africains n’est pas de savoir qui, de Washington ou de Téhéran, remportera tel ou tel épisode tactique. La vraie question est : quel monde de demain voulons-nous laisser à nos enfants ? Un monde où l’Afrique restera périphérie énergétique, réserve minière, marché captif, théâtre d’influences, consommatrice de récits étrangers et victime collatérale des guerres des autres ? Ou un monde où elle commencera enfin à convertir sa lucidité historique en architecture de puissance, son expérience des prédations en doctrine de vigilance, son désir d’émancipation en institutions solides ?</p>
<p>L’AES peut, à cet égard, jouer un rôle historique beaucoup plus grand que sa taille économique actuelle ne le laisse croire. Parce qu’elle se situe au point de rencontre de plusieurs lignes de fracture du XXIe siècle : crise de l’ordre occidental, retour des souverainetés affirmées, lutte pour le contrôle des ressources, affrontement informationnel, nécessité de nouvelles intégrations régionales, épuisement du modèle sécuritaire importé, urgence démographique, urgence éducative et aspiration populaire à une dignité enfin non négociable. Si l’AES comprend cela, elle peut devenir bien davantage qu’une alliance de circonstance : elle peut devenir l’un des laboratoires africains de la souveraineté concrète.</p>
<p>Mais cela demandera une discipline historique. Il faudra sortir du court-termisme, des clientélismes, des vanités de personnes, des dépendances administratives, des bureaucraties stériles et des patriotismes purement oratoires. Il faudra bâtir des corridors sûrs, des réseaux électriques robustes, des politiques minières concertées, des réserves stratégiques, une industrie de maintenance, une politique agricole régionale, une banque de compensation, des écoles techniques de masse, un commandement conjoint de crise, une doctrine commune de guerre informationnelle et une capacité propre de lecture géopolitique. Il faudra aussi, surtout, retrouver l’idée que l’État, lorsqu’il sert réellement la nation, n’est pas un butin mais un instrument de continuité historique.</p>
<p>L’histoire ne récompense jamais les peuples qui avaient raison trop tard. Elle récompense ceux qui se sont préparés pendant que les autres se racontaient encore des histoires rassurantes. Le Moyen-Orient nous envoie aujourd’hui un avertissement gigantesque. Il dit à tous les peuples du Sud qu’aucune dépendance n’est bénigne, qu’aucune tutelle n’est gratuite, qu’aucune faiblesse logistique n’est neutre, qu’aucune illusion sur la bienveillance des empires n’est sans prix. Il dit aussi qu’un monde est en train de finir, non parce qu’un autre serait déjà parfaitement né, mais parce que les instruments de commandement de l’ancien ne produisent plus l’obéissance d’hier.</p>
<p>Ce qui se joue autour de l’Iran n’est donc pas seulement une guerre de plus. C’est une démonstration. Démonstration de ce que vaut une doctrine lorsqu’elle rencontre la matière, de ce que vaut un empire lorsqu’il découvre que sa volonté politique va plus vite que son appareil industriel, de ce que vaut une hégémonie lorsqu’elle commence à se survivre à elle-même, et de ce que vaut une région lorsqu’elle comprend qu’elle n’a plus le droit à la lenteur. La chute de l’hégémonie américaine ne prendra peut-être ni la forme d’un effondrement théâtral ni celle d’une capitulation visible. Elle prendra plus probablement la forme, beaucoup plus historique, d’une érosion cumulative : moins de crédibilité, moins de consentement, moins de marge, plus de coûts, plus de contestation, plus de contournements, plus de fragmentation. C’est ainsi que meurent les centralités excessives : elles ne s’écroulent pas d’un coup, elles cessent peu à peu d’être naturelles.</p>
<p>Pour l’Afrique et pour l’AES, l’impératif est donc limpide. Ne pas subir le nouveau monde ; le préparer. Ne pas attendre que d’autres en écrivent les règles ; construire nos propres capacités de négociation. Ne pas commenter indéfiniment la violence des autres ; faire de nos vulnérabilités un programme d’action. Penser loin. Produire dur. Éduquer massif. Sécuriser intelligent. Intégrer vite. Parler vrai. Refuser les tutelles. Et surtout, comprendre que dans l’âge qui s’ouvre, la préparation n’est plus une précaution : elle est déjà une victoire.</p>
<p>Car au bout de cette guerre, et de toutes celles qui se profilent, la question demeure entière, implacable, décisive : quel monde demain pour nos enfants ? Un monde où l’Afrique regardera encore les empires choisir à sa place, ou un monde où elle décidera enfin qu’aucune puissance étrangère, fût-elle bardée de dollars, de flottes et de récits, ne peut durablement commander des peuples qui ont décidé de se préparer, de s’unir et de se tenir debout ?</p>
<p>L’avenir sera ce que nous aurons eu le courage d’organiser.</p>
<p><a href="https://reseauinternational.net/author/dr-keita/" target="_blank" rel="noopener" title="">Dr. Eloi Bandia Keita</a></p>
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<p>Source: https://reseauinternational.net/</p>
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<title>La revanche des immortels :  Iran, Amérique, Israël : quand la géopolitique devient le théâtre d&amp;apos;une apocalypse annoncée</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-revanche-des-immortels-iran-amerique-israel-quand-la-geopolitique-devient-le-theatre-dune-apocalypse-annoncee-3114940.html</link>
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<description><![CDATA[ I. Prologue : La surprise de ceux qui n&#039;ont rien lu ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 08:56:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Permettez-moi de commencer par une confession qui n'en est pas une : je ne suis pas surpris. Non, vraiment. Pendant que les éditorialistes du monde entier s'arrachaient les cheveux devant leurs écrans, pendant que les analystes formatés aux think tanks de Washington simulaient l'étonnement avec la conviction d'un acteur de série B, pendant que les diplomates ajustaient leurs cravates avec la solennité de gens qui découvrent que le feu brûle  moi, je n'étais pas surpris. Et si vous avez lu Montesquieu, vous non plus ne devriez l'être.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans Les Lettres persanes, publiées en 1721, ce génie gascon qu'était Charles-Louis de Secondat avait déjà entrepris de disséquer l'âme perse avec la précision d'un chirurgien et l'ironie d'un homme qui sait que la vérité fait rire ceux qui pensent et pleurer ceux qui ne pensent pas. Montesquieu avait compris, trois siècles avant les satellites espions et les frappes de drones, que le Persan est un être d'une profondeur vertigineuse, habité par un sens de l'honneur qui confine à la métaphysique, et par une mémoire longue comme les murailles de Persépolis. Un peuple qui se souvient de Cyrus le Grand, qui pleure encore Husayn à Kerbala chaque année avec des lamentations qui font trembler les fondations du temps  ce peuple-là ne pardonne pas. Il attend. Et l'attente perse n'est pas de la passivité : c'est de la patience stratégique élevée au rang de civilisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors quand l'Amérique, dans toute sa superbe néo-impériale, décide de frapper l'Iran  que ce soit ses généraux, ses installations, ses proxies ou son orgueil  et qu'ensuite elle réclame un cessez-le-feu avec le sourire décontracté de quelqu'un qui vient de donner un coup de pied dans une ruche et demande poliment aux abeilles de se calmer, permettez-moi de sourire. Pas d'un sourire méchant, non  d'un sourire de lecteur. Du sourire de quelqu'un qui a vu ce scénario écrit bien avant que les acteurs ne montent sur scène.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">II. L'orgueil persan, ou : ce que trois mille ans d'histoire font à un peuple<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut comprendre quelque chose d'essentiel, quelque chose que les stratèges du Pentagone semblent avoir égaré entre deux PowerPoint et une tasse de café : l'Iran n'est pas un pays. C'est une civilisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La différence est capitale. Un pays peut être intimidé, sanctionné, humilié, contraint à la table des négociations. Une civilisation ne négocie pas sa dignité  elle la recouvre, éventuellement dans le sang, mais elle la recouvre. Cyrus le Grand régnait sur le plus grand empire que le monde ait jamais connu, bien avant que Rome ne soit qu'un village de bergers sur les collines du Latium. Darius et Xerxès envoyaient leurs armées aux quatre coins du monde connu. Les Perses ont traversé Alexandre, les Parthes, les Arabes, les Mongols, les Ottomans  et ils sont encore là, parlant le farsi, récitant Hafez et Rumi, nourrissant dans leurs entrailles ce feu particulier que Nietzsche aurait reconnu : la volonté de puissance d'un peuple qui a été au sommet du monde et qui sait, au fond de lui-même, qu'il peut y retourner.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Machiavel, dans Le Prince, nous enseigne que l'on peut vaincre un peuple par les armes, mais que l'on ne conquiert jamais vraiment un peuple qui se souvient de sa grandeur passée. "Les hommes oublient plus facilement la mort de leur père que la perte de leur patrimoine", disait-il. Imaginez alors ce que représente pour un Iranien la perte non de son patrimoine matériel, mais de son prestige civilisationnel. Les sanctions économiques, les assassinats de généraux, les sabotages de centrifugeuses  tout cela n'est pas perçu à Téhéran comme une politique de dissuasion. C'est perçu comme une insulte. Et une insulte perse se rembourse avec des intérêts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La République islamique d'Iran  et c'est là où la chose devient théologiquement fascinante  a greffé sur cet orgueil persan millénaire une dimension eschatologique proprement vertigineuse. Pour les ayatollahs, ce n'est pas simplement la nation perse qui est en jeu : c'est le destin de l'islam chiite, la vengeance du sang de Husayn, la marche vers la réapparition du Mahdi. Quand vous combattez un ennemi qui est convaincu que la mort au combat lui ouvre les portes du paradis, les calculs de coût-bénéfice de vos économistes en chef perdent un peu de leur pertinence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">III. Le suprémacisme : ce vice que tout le monde pratique et que personne n'assume<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parlons maintenant d'un mot que les bien-pensants ont tendance à réserver à quelques mouvements de banlieue américaine ou à des groupuscules européens en manque d'identité : le suprémacisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car enfin, soyons sérieux. Le conflit qui se joue sous nos yeux est, dans sa structure profonde, une collision de suprémacismes. Plusieurs, imbriqués, et chacun convaincu d'avoir Dieu, l'Histoire ou la Raison de son côté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a d'abord le suprémacisme américain  le plus puissant, le plus technologiquement sophistiqué, et surtout le mieux habillé. Depuis la doctrine Monroe jusqu'à la Pax Americana, les États-Unis ont toujours opéré avec la conviction tranquille que le monde leur appartient de droit, ou du moins qu'il leur appartient de le gérer. Cette conviction n'est pas nécessairement malveillante  elle est structurelle. Un empire ne se perçoit pas comme un empire ; il se perçoit comme une responsabilité. "Le fardeau de l'homme blanc" de Kipling, recyclé en kérosène pour F-35.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a ensuite le suprémacisme israélien  dans sa version la plus radicale, celle des colons de Cisjordanie et de certains membres de l'actuel gouvernement Netanyahu  qui procède d'une théologie de l'élection divine érigée en programme politique. L'idée que la terre promise est une réalité géographique à conquérir plutôt qu'une métaphore spirituelle à méditer a produit des effets que même les rabbins les plus conservateurs auraient du mal à entièrement endosser. Mais la politique a ses propres lois, et quand la survie d'une coalition gouvernementale dépend des partis les plus extrémistes de l'arc politique, la théologie devient un outil commode.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a enfin le suprémacisme islamique chiite  centré sur Téhéran, mais rayonnant jusqu'au Hezbollah libanais, aux Houthis yéménites, aux milices irakiennes. C'est la conviction que l'islam chiite est le dépositaire authentique de la révélation, que l'injustice de Kerbala doit être réparée dans l'histoire, et que l'Iran est le pivot de cette rectification cosmique. Ce suprémacisme-là est particulièrement puissant parce qu'il puise simultanément dans le nationalisme persan et dans la théologie martyre  un cocktail dont l'Histoire nous a appris qu'il produit des combattants d'une résolution que nulle sanction économique ne peut entamer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au milieu de tout cela, comme Tocqueville observant la démocratie avec un mélange d'admiration et d'inquiétude, on est fondé à se demander si ces différentes formes de suprémacisme peuvent coexister sans se consumer mutuellement. La réponse, que l'actualité nous offre chaque matin avec la régularité d'un journal de bord, semble être : non.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">IV. Trump, la Chine, et la stratégie du rhinocéros<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut maintenant parler de l'éléphant dans la pièce. Ou plutôt du rhinocéros  car l'éléphant, lui, a de la mémoire, tandis que le rhinocéros charge sans trop réfléchir à ce qui se trouve derrière la clôture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Donald Trump est en mission. Pas une mission de paix, contrairement à ce que ses partisans aimeraient croire, ni une mission de guerre pure, contrairement à ce que ses détracteurs répètent en boucle. C'est une mission de repositionnement hégémonique. Et la cible principale n'est pas l'Iran. La cible principale, c'est la Chine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout dans la politique extérieure de Trump depuis son retour au pouvoir s'inscrit dans cette logique : les droits de douane punitifs, les restrictions technologiques, la pression sur les alliés pour qu'ils choisissent leur camp, et oui  la démonstration de force au Moyen-Orient. Car le Moyen-Orient, dans cette grille de lecture, n'est pas une fin en soi. C'est un message adressé à Pékin. Un message qui dit : "Regardez ce dont nous sommes capables. Regardez comme nous frappons vite et fort. Maintenant, parlez-moi de la mer de Chine méridionale."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais Xi Jinping, qui a lu Sun Tzu là où Trump a lu The Art of the Deal, a compris le message et a décidé d'y répondre non par la confrontation directe, mais par la multiplication des fronts. Si l'Amérique est épuisée au Moyen-Orient, si elle saigne des ressources, du prestige et de la crédibilité dans les sables de Perse, elle sera moins disponible pour Taiwan, moins crédible en mer de Chine, moins capable d'imposer sa vision de l'ordre mondial. La Chine a donc choisi de laisser l'Iran  qu'elle soutient discrètement en achetant son pétrole sous embargo  lui faire mordre la poussière par procuration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est du Clausewitz appliqué avec la subtilité confucéenne : "La guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens." Et dans ce cas précis, la politique chinoise consiste à laisser d'autres faire la guerre à sa place pendant qu'elle consolide ses positions économiques et militaires à l'échelle planétaire. Machiavellien ? Absolument. Efficace ? L'Histoire le dira. Mais il faut reconnaître que c'est infiniment plus intelligent que de tweeter à trois heures du matin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à Trump, il ne lâchera rien. C'est sa nature, c'est sa marque, c'est son capital politique. Un homme qui a construit toute sa persona sur l'idée qu'il ne recule jamais ne peut pas, dans le contexte d'une riposte iranienne en bonne et due forme, aller expliquer à ses électeurs de l'Ohio qu'il a demandé un cessez-le-feu. Enfin, il peut  il vient apparemment de le faire  mais l'histoire ne s'arrête pas là. Ce cessez-le-feu, s'il advient, sera le cessez-le-feu d'un homme qui reprend son souffle avant de frapper à nouveau. C'est la dialectique de l'empire : avancer, reculer tactiquement, avancer encore.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">V. Israël, ou le pari de Samson<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Permettons-nous une parenthèse biblique, puisque nous sommes dans la région qui a inventé la Bible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a dans la stratégie d'Israël depuis quelques années quelque chose qui ressemble au pari de Samson : la conviction que si l'on frappe assez fort, assez vite, assez loin, on neutralisera l'ennemi avant qu'il ne soit en mesure de riposter de manière existentiellement menaçante. C'est une stratégie qui a fonctionné remarquablement bien pendant des décennies  et dont on commence à toucher les limites.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car Samson, rappelons-le, a fini les yeux crevés, enchaîné dans le temple des Philistins. Il a certes tout fait s'effondrer dans sa mort  mais il est mort. La question que pose l'escalade actuelle est précisément celle-là : jusqu'où Israël est-il prêt à aller ? Et jusqu'où l'Iran est-il prêt à encaisser avant de répondre de manière véritablement stratégique, pas seulement symbolique ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réponse iranienne en cours n'est pas seulement une démonstration de force. C'est une démonstration de capacité. C'est l'Iran qui dit à Israël  et à l'Amérique derrière Israël : "Vous pensez que nous sommes limités. Vous avez tort. Nous pouvons vous atteindre, nous pouvons vous surprendre, et nous pouvons durer." C'est le message géopolitique le plus important de cette séquence, bien au-delà du nombre de missiles tirés ou de kilomètres parcourus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Amérique et Israël risquent d'aller très loin dans cette affaire. Beaucoup plus loin qu'ils ne l'ont prévu. Pas nécessairement parce qu'ils le souhaitent  mais parce que dans une dynamique d'escalade entre une puissance qui ne peut pas paraître faible et une civilisation qui ne peut pas accepter l'humiliation, le frein rationnel a tendance à céder sous la pression de l'émotion nationale et du calcul électoral.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">VI. L'Apocalypse comme grille de lecture<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et nous arrivons là à ce qui me semble être la lecture la plus honnête  et la plus terrifiante  de ce qui se passe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous assistons à une partie de l'Apocalypse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je n'emploie pas ce mot dans son sens de catastrophe totale. Je l'emploie dans son sens étymologique grec : apokalypsis, le dévoilement. La levée du voile. Ce qui est en train de se jouer sous nos yeux n'est pas seulement un conflit régional de plus dans une région condamnée à l'instabilité perpétuelle. C'est le dévoilement de la structure profonde du monde tel qu'il est, débarrassé des hypocrisies diplomatiques et des conventions de façade.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui se dévoile, c'est d'abord la fin de l'unipolarité américaine. Le monde que l'Amérique a gouverné seule depuis 1991 est en train de se fissurer. Non pas que l'Amérique soit faible  elle reste militairement et économiquement la puissance dominante. Mais sa domination n'est plus inconditionnelle, et surtout elle n'est plus légitimée par l'adhésion des autres. Et un empire sans légitimité doit dépenser beaucoup plus d'énergie pour maintenir sa position  ce qui, mécaniquement, accélère son déclin relatif. Mais, jinsiste, elle a encore de beaux jours devant elle. Ibn Khaldoun, penseur maghrébin du XIVe siècle, avait théorisé ce cycle avec une lucidité qui devrait figurer dans tous les programmes de science politique américains : toute civilisation porte en elle les germes de son déclin, et la phase d'apogée contient toujours l'arrogance qui prépare la chute.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui se dévoile ensuite, c'est la résurgence des civilisations non-occidentales comme acteurs autonomes du jeu mondial. L'Iran, la Chine, la Russie  quelle que soit l'opinion que l'on peut avoir de leurs régimes respectifs  refusent désormais de se laisser assigner le rôle de figurants dans un théâtre dont l'Occident écrirait seul le scénario. C'est précisément ce que Huntington avait anticipé dans son Choc des Civilisations : non pas une guerre de religions au sens médiéval du terme, mais une compétition entre des blocs culturels qui ont des visions incompatibles de ce que devrait être l'ordre mondial.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui se dévoile enfin, c'est la fragilité des structures internationales censées prévenir exactement ce type d'escalade. L'ONU regarde, les résolutions s'accumulent, et personne ne les lit. Le Conseil de sécurité est paralysé par les vétos croisés. Le droit international est invoqué par tout le monde et respecté par personne dès que des intérêts vitaux sont en jeu. Voltaire, dans Candide, avait fait rire son siècle de l'optimisme naïf du docteur Pangloss qui voyait le meilleur des mondes possibles partout où il regardait. Nos institutions internationales contemporaines ont quelque chose du docteur Pangloss : elles déclarent solennellement la paix et la justice universelle pendant que les bombes tombent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">VII. Le cessez-le-feu, ou : la comédie des grandes puissances<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cessez-le-feu ! Voilà une invention merveilleuse. L'Amérique frappe, l'Iran riposte, et l'Amérique demande un cessez-le-feu. C'est un peu comme quelqu'un qui enfonce méthodiquement des épingles dans une ruche, puis qui lève la main pour demander un moment de silence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut saluer l'audace narrative. Vraiment. Il faut une certaine forme de génie  cynique, mais du génie quand même  pour frapper un pays, contribuer à l'assassinat de ses généraux, imposer des sanctions qui affament sa population, soutenir les forces qui cherchent à le déstabiliser de l'intérieur, et ensuite se présenter en artisan de la paix au moment où ledit pays décide de rendre la pareille avec les moyens du bord.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Camus écrivait dans L'Homme révolté que "la violence, qu'elle soit du côté des opprimés ou des oppresseurs, est toujours solitaire." Ce qui veut dire qu'elle n'a jamais les amis qu'elle croit avoir, et qu'elle finit toujours par se retourner contre ceux qui croient la maîtriser. La demande américaine de cessez-le-feu révèle quelque chose d'important : elle révèle que la riposte iranienne a eu un effet suffisant pour que Washington calcule que le coût de la poursuite des hostilités dépasse le bénéfice escompté. C'est-à-dire que l'Iran a, au moins momentanément, réussi à imposer sa logique à la superpuissance mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n'est pas rien. Historiquement, c'est même considérable.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ne nous leurrons pas sur la portée du cessez-le-feu s'il advenait. Les cessez-le-feu au Moyen-Orient ont la durabilité d'un château de sable à marée montante. Ils permettent aux belligérants de recharger leurs munitions, de rebricoler leurs alliances, de renégocier leurs positions internes, et de préparer le prochain acte. Ils ne résolvent rien parce qu'ils ne touchent à rien de structural. Et la structure de ce conflit  l'incompatibilité entre la vision américano-israélienne de l'ordre régional et la vision iranienne de sa propre place dans le monde  cette structure-là ne se résout pas par un cessez-le-feu. Elle se résout par une transformation de l'ordre mondial lui-même, ce qui prend des décennies et implique des souffrances que personne n'a envie de regarder en face.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">VIII. L'Afrique regarde, et l'Afrique devrait tirer des leçons<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je suis Ivoirien. Je vis à Bingerville, pas à Téhéran ni à Washington. Et je me permets de dire à mes compatriotes africains, avec toute l'amitié que je leur porte et toute la franchise que l'amitié autorise : regardez bien ce spectacle. Prenez des notes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce que vous voyez, c'est la grammaire nue du pouvoir international. C'est le monde tel qu'il fonctionne réellement, une fois qu'on a retiré le décorum des discours à l'Assemblée générale et les beaux principes des chartes fondatrices. Dans ce monde-là, la faiblesse n'est pas une option morale  elle est une invitation à être utilisé. Les grandes puissances ne vous respectent pas parce que vous avez de bons principes. Elles vous respectent parce que vous avez quelque chose qu'elles ne peuvent pas se permettre de perdre, ou parce que vous pouvez leur coûter plus cher qu'elles ne le souhaitent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Iran, avec tous ses défauts, avec toutes les critiques légitimes que l'on peut adresser à son régime théocratique, a au moins compris cette leçon. Il a investi dans la technologie militaire, dans les proxies régionaux, dans la résistance aux sanctions. Il a joué un jeu long dans un monde qui ne comprend souvent que le court terme. Et aujourd'hui, il force la plus grande puissance militaire de l'histoire humaine à demander un cessez-le-feu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tirez-en les conclusions qui s'imposent.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">IX. Épilogue : Ce que l'Histoire a déjà écrit<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hegel disait que ce que l'Histoire nous enseigne, c'est que les peuples et les gouvernements n'ont jamais rien appris de l'Histoire. Je serais tenté de lui donner raison ce matin, en regardant les nouvelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais peut-être  peut-être  que quelqu'un, quelque part, dans une bibliothèque de Téhéran ou dans un bureau de Washington, est en train de relire Montesquieu. En train de comprendre que les Perses ont une mémoire que les bombes n'effacent pas. En train de réaliser que l'orgueil d'une civilisation millénaire ne se négocie pas contre des garanties de sécurité. En train d'admettre, enfin, que dans ce jeu d'empires que jouent les grandes puissances avec le destin des peuples comme jetons, il n'y a pas de victoire propre  seulement des destructions de différentes dimensions. L'Apocalypse est en marche. Pas dans son sens fantasmatique et télévisuel  pas encore. Mais dans son sens réel : le dévoilement. Le voile se lève sur la brutalité d'un monde que la diplomatie avait appris à maquiller avec élégance. Et sous le maquillage, on retrouve ce que Thucydide avait décrit il y a vingt-cinq siècles dans son récit de la guerre du Péloponnèse : "Les forts font ce qu'ils peuvent, les faibles subissent ce qu'ils doivent." Sauf que cette fois, les forts ne sont peut-être pas ceux qu'on croyait. Et les faibles ont appris à mordre. Je ne suis pas surpris. J'avais lu Montesquieu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jacob Koné Katina, <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chroniqueur-Consultant en communication<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Le piège persan de Washington : la grande erreur américaine, les leçons pour l’AES et le basculement du monde</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-piege-persan-de-washington-la-grande-erreur-americaine-les-lecons-pour-laes-et-le-basculement-du-monde-3114929.html</link>
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<description><![CDATA[ Il existe des guerres que l’on perd d’abord sur le terrain, d’autres que l’on perd dans les chancelleries, d’autres encore que l’on perd dans les usines, dans les raffineries, dans les comptes publics, dans l’esprit des peuples, et parfois dans cette zone beaucoup plus sombre où l’orgueil d’un pouvoir finit par remplacer l’analyse. La crise irano-américaine appartient déjà à cette dernière catégorie. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 00:20:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>L’erreur de Washington n’est pas seulement d’avoir sous-estimé l’Iran ; elle est d’avoir raisonné comme si la supériorité technologique suffisait encore, à elle seule, à neutraliser la géographie, le temps, l’industrie, l’énergie, la psychologie collective et la logique de saturation. Or c’est précisément cette illusion qui est en train de se fracasser contre le réel.</p>
<p>L’analyse la plus rationnelle, la plus dure et, au fond, la plus accablante pour Washington, n’est ni celle qui crie trop vite à l’effondrement total des États-Unis, ni celle qui fantasme l’invincibilité absolue de l’Iran. Elle est beaucoup plus sévère : les États-Unis ont laissé se former un type de guerre dans lequel l’assaillant n’a pas besoin d’être plus puissant en valeur absolue ; il lui suffit d’être plus endurant dans le rapport entre coût d’attaque et coût de défense, entre cadence de lancement et cadence de remplacement, entre profondeur stratégique et rigidité politico-industrielle.</p>
<p>C’est là, et non dans la rhétorique, que se situe le cœur de la faute américaine. Washington a traité une guerre d’attrition comme s’il s’agissait encore d’une campagne punitive courte. Il a cru pouvoir imposer un rythme politique à une équation industrielle. Il a supposé qu’un système de défense antimissile extrêmement sophistiqué, mais coûteux, rare et lent à reconstituer, pourrait absorber durablement des salves nombreuses, hétérogènes, adaptatives, mêlant missiles, drones, leurres, saturations et pressions simultanées sur plusieurs axes. Or la logique de ces conflits n’est plus celle des guerres où l’on détruit d’abord les capacités offensives adverses puis où l’on négocie ensuite ; elle est celle des guerres où l’on vide d’abord les magasins du défenseur, où l’on fatigue sa chaîne de décision, où l’on l’oblige à disperser ses moyens entre plusieurs théâtres, et où l’on fait monter en parallèle le prix politique, énergétique et psychologique de chaque jour supplémentaire.</p>
<p>La question essentielle n’est donc pas de savoir si l’Iran peut battre les États-Unis dans une guerre totale symétrique ; la réponse est évidemment non. La vraie question est de savoir si l’Iran peut rendre le coût politique, militaire et économique de la poursuite de la guerre supérieur au bénéfice stratégique qu’en attend Washington. Ici, la réponse devient beaucoup plus inconfortable pour les Américains. L’augmentation du prix du brut, les perturbations sur le gaz, la hausse des primes de risque, la vulnérabilité des routes maritimes et la sensibilité extrême des économies importatrices d’énergie font désormais partie intégrante du champ de bataille. Une guerre qui secoue Ormuz n’est pas une guerre régionale ; c’est une taxe mondiale sur l’énergie, la production et la stabilité politique.</p>
<p>À ce stade, l’erreur américaine a plusieurs étages. Le premier est doctrinal : avoir confondu dissuasion technologique et invulnérabilité. Le deuxième est industriel : avoir calibré des chaînes de production pour des conflits limités alors que le réel impose une consommation potentiellement bien supérieure. Le troisième est géopolitique : avoir sous-estimé le bénéfice indirect que Moscou et Pékin peuvent tirer d’un enlisement américain au Moyen-Orient, par simple dispersion de l’attention, du budget, des stocks et du capital diplomatique. Le quatrième, plus profond encore, est psychologique : avoir cru qu’une pression maximale ou un langage de capitulation suffiraient à plier un système politique dont la légitimité se nourrit précisément de la résistance.</p>
<p>Cela ne signifie pas qu’il n’existe aucune porte de sortie pour les États-Unis. Il en existe plusieurs. Mais elles ne sont ni confortables, ni parfaites, ni politiquement gratuites. La première, et de loin la plus rationnelle, serait la voie du cessez-le-feu négocié, non pas présenté comme une capitulation américaine mais comme une stabilisation régionale visant à empêcher l’embrasement énergétique mondial. Stratégiquement, c’est la meilleure option parce qu’elle permettrait de préserver ce qui peut encore l’être : stocks d’intercepteurs, crédibilité minimale, disponibilité en Indo-Pacifique, et surtout temps industriel. Son défaut est intérieur : elle suppose que Washington accepte de reconnaître implicitement que la guerre coûte plus qu’elle ne rapporte, ce qui est toujours très difficile pour une puissance qui s’est pensée comme l’architecte naturel de l’ordre régional.</p>
<p>La deuxième option consisterait à tenter une sortie par la supériorité offensive, notamment en mobilisant davantage les bombardiers lourds américains, y compris les B-52. Il faut être très clair : le B-52 reste une formidable plateforme de frappe à distance, capable d’emporter un large mélange d’armements conventionnels et, en théorie, de projeter une puissance de feu significative sur des cibles fixes ou semi-fixes. Washington pourrait donc être tenté d’employer davantage de B-52 pour saturer à son tour l’espace iranien avec des salves de missiles de croisière, frapper des infrastructures, des centres de commandement, des dépôts, des ports, des installations énergétiques ou des sites de lancement.</p>
<p>Mais cette option a des limites sévères, et c’est là qu’il faut être impitoyablement honnête. D’abord, le B-52 est un instrument de frappe, pas une réponse au problème central de la guerre défensive. Il peut détruire, mais il ne reconstitue ni radars, ni intercepteurs, ni profondeur logistique. Ensuite, son efficacité dépend d’un réseau entier : renseignement, ravitaillement en vol, bases sûres, protection des aérodromes, communications et supériorité informationnelle. Enfin, la destruction élargie de l’infrastructure iranienne ne garantit pas l’arrêt des tirs ; elle peut, au contraire, pousser Téhéran à franchir un seuil de riposte beaucoup plus dangereux, notamment en visant plus massivement les infrastructures israéliennes, les installations énergétiques régionales, les flux maritimes et les bases américaines.</p>
<p>Si l’Iran en venait à estimer que sa survie étatique, stratégique ou civilisationnelle est menacée par un niveau de destruction jugé inacceptable, alors la logique de retenue résiduelle pourrait disparaître. Dans un tel cas, le risque ne serait pas nécessairement la disparition juridique d’Israël au sens strict, mais l’entrée dans un scénario de dommages systémiques intolérables : paralysie durable de l’économie, destruction d’infrastructures critiques, traumatisme démographique, fragmentation psychologique du front intérieur et remise en cause profonde de la capacité de l’État israélien à maintenir une normalité stratégique. C’est précisément ce type de spirale que Washington devrait chercher à éviter, et non à tester.</p>
<p>La troisième option serait la dispersion et le redéploiement : déplacer davantage de moyens de défense depuis d’autres théâtres, notamment le Pacifique, vers le Moyen-Orient. Mais cette option est tout sauf gratuite. Déshabiller l’Asie pour tenir le Golfe reviendrait à offrir à Pékin une fenêtre stratégique supplémentaire, à un moment où l’Indo-Pacifique demeure le théâtre principal de la compétition de long terme. Le problème n’est donc pas seulement militaire ; il est systémique. Chaque batterie déplacée vers un front ouvre une vulnérabilité sur un autre. Une superpuissance ne s’effondre pas forcément dans une bataille ; elle peut se fatiguer dans la nécessité simultanée de défendre partout.</p>
<p>La quatrième option serait une régionalisation assumée de la défense, en faisant porter une part plus lourde du fardeau sur les alliés. C’est politiquement séduisant à Washington, mais là encore, la limite est claire : si l’architecture de défense régionale s’est déjà révélée vulnérable à la saturation, transférer davantage la charge aux alliés ne change pas l’arithmétique. Cela ne fait que déplacer la responsabilité, pas résoudre le problème. La cinquième option, enfin, serait de chercher une sortie narrative : présenter une pause, un retrait partiel, ou une reconfiguration comme une preuve de maîtrise stratégique plutôt que comme un recul. Historiquement, les empires pratiquent souvent ce type de reconditionnement du langage quand la réalité militaire et économique devient plus lourde que le récit initial. Cette voie reste ouverte, mais elle exige que l’appareil politique accepte de sauver l’essentiel plutôt que de persister au nom du prestige.</p>
<p>À ce stade, la conclusion la plus solide est la suivante : cette guerre a déjà enseigné une leçon majeure sur les limites des systèmes de défense antimissile dans un conflit prolongé contre un adversaire capable de saturation, de profondeur et d’endurance. La question n’est plus de savoir si les États-Unis peuvent détruire l’Iran ; ils le peuvent. La vraie question est de savoir s’ils peuvent le faire sans déclencher une extension du conflit qui ruinerait leur propre position régionale, bouleverserait les marchés mondiaux, fragiliserait davantage leurs alliés et accélérerait le déplacement du centre de gravité mondial vers d’autres puissances. Et c’est ici que l’erreur américaine apparaît dans sa nudité : Washington a traité une crise de système comme s’il s’agissait encore d’une campagne de coercition classique. Or une crise de système se gagne d’abord par le calcul, la patience, l’industrie, l’énergie et la géographie, beaucoup plus que par la seule intensité du feu.</p>
<p>Pour l’AES, les leçons sont immenses, et elles ne souffrent aucun langage de bois. Première leçon : un État ou un ensemble régional qui ne maîtrise pas sa logistique, son énergie, ses flux, sa production et son récit ne possède pas réellement sa souveraineté, même s’il a son drapeau, son hymne et ses discours. Deuxième leçon : les guerres modernes sanctionnent moins la faiblesse militaire brute que l’absence de profondeur systémique. Troisième leçon : l’arme la plus décisive n’est pas toujours celle qui tue le plus, mais celle qui épuise le plus sûrement. Quatrième leçon : la dépendance économique est une vulnérabilité stratégique. Cinquième leçon : la souveraineté n’est pas un slogan, c’est une chaîne continue allant de l’école à l’usine, du corridor logistique au réseau électrique, de la mine au budget, du renseignement à la maîtrise narrative.</p>
<p>Cela signifie très concrètement que l’AES doit accélérer sa fédération, non comme posture romantique, mais comme nécessité historique. L’heure n’est plus aux coopérations molles, aux sommets sans mécanismes contraignants et aux rhétoriques de circonstance. Si le Mali, le Burkina Faso et le Niger veulent survivre dans un monde où les grands blocs se reforment, ils doivent créer rapidement une profondeur commune de défense, d’énergie, de transport, de finance, d’approvisionnement, d’information et de production. La première urgence n’est même pas militaire au sens étroit ; elle est infrastructurale. Sans électricité fiable, sans corridors sécurisés, sans doctrine minière coordonnée, sans chaîne de valeur alimentaire, sans politique commune de stockage stratégique, sans école technique de masse, sans industrie de maintenance, sans doctrine commune de guerre informationnelle, l’AES restera exposée à toutes les formes de coercition extérieure. La fédération n’est donc pas un luxe idéologique ; elle est la seule manière sérieuse de convertir la souveraineté proclamée en souveraineté praticable.</p>
<p>Il faut aussi dire, sans détour, que l’AES ne peut pas se contenter d’être anti-quelque chose. Elle doit devenir pro-capacité. Sortir d’une tutelle n’a de sens que si l’on construit un appareil propre. Diversifier les partenariats ne signifie rien si cette diversification n’aboutit qu’à remplacer une dépendance par une autre. La seule ligne juste est simple : coopération partout, subordination nulle part. Cela impose une doctrine froide. Pas de romantisme géopolitique. Pas de fascination servile pour des partenaires lointains. Pas de naïveté non plus sur les faux amis. Seulement une hiérarchie claire des priorités : sécurité des corridors, interconnexion énergétique, monnaie de compensation régionale, achat commun de biens critiques, école de guerre informationnelle, commandement conjoint de crise, politique minière concertée, souveraineté alimentaire, et surtout formation accélérée des cadres techniques. Une fédération qui ne produit pas rapidement de la compétence, de la vitesse de décision et de la résilience logistique restera une proclamation vulnérable.</p>
<p>La leçon ultime de cette guerre pour l’AES est peut-être la plus sévère : dans le monde qui vient, les peuples qui n’auront pas préparé leur cohésion, leur énergie, leur production, leur commandement et leur autonomie intellectuelle paieront les guerres des autres. Ceux qui, au contraire, auront transformé la clairvoyance en architecture, la souveraineté en capacité et la lucidité en discipline, deviendront non pas de simples survivants, mais des acteurs du nouvel ordre qui se cherche.</p>
<p>L’histoire ne récompense pas les peuples qui avaient raison trop tard ; elle récompense ceux qui se sont préparés pendant que les autres discutaient encore de savoir si le danger existait. Ce qui se joue de l’Iran au Moyen-Orient n’est donc pas seulement une guerre parmi d’autres. C’est une démonstration brutale de ce que vaut une doctrine quand elle rencontre la matière, de ce que vaut un empire quand il découvre que l’industrie ne suit pas le rythme de la politique, et de ce que vaut une région quand elle comprend, enfin, qu’elle n’a plus le droit à la lenteur.</p>
<p>Si l’AES veut compter dans le siècle qui s’ouvre, elle doit fédérer vite, penser loin, produire dur, éduquer massif, sécuriser intelligent, et surtout comprendre qu’à l’âge des guerres systémiques, la préparation n’est plus une précaution : elle est déjà une forme de victoire.</p>
<p><a href="https://reseauinternational.net/author/dr-keita/" target="_blank" rel="noopener" title="">Dr. Eloi Bandia Keita</a></p>
<p>source: https://reseauinternational.net/</p>]]> </content:encoded>
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<title>Washington revient au Sahel par le ciel : ce que le Mali, l’AES et l’Afrique doivent comprendre avant qu’il ne soit trop tard</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/washington-revient-au-sahel-par-le-ciel-ce-que-le-mali-laes-et-lafrique-doivent-comprendre-avant-quil-ne-soit-trop-tard-3114928.html</link>
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<description><![CDATA[ Il est des moments où l’Histoire ne revient pas avec des colonnes blindées, mais avec un capteur, un couloir aérien, un drone, un prétexte technique et un vocabulaire rassurant. Elle ne se présente pas d’abord sous la forme brutale de l’occupation ; elle commence plus discrètement, plus proprement, presque poliment, par la reconquête du regard. Or, dans le monde contemporain, celui qui reconquiert le regard prépare souvent le reste. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 14:56:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Avant les bases, avant les instructeurs, avant les «partenariats renforcés», avant les narratifs fabriqués sur la «stabilité», il y a presque toujours cette première étape, apparemment froide et technique, mais en réalité éminemment politique : reprendre la capacité de voir, d’intercepter, de cartographier, de comprendre et, demain, de conditionner. C’est exactement ce qui se joue aujourd’hui autour du Mali.</p>
<p>Un mouvement discret mais lourd de conséquences semble en effet se dessiner dans l’espace sahélien. Après des mois de silence relatif dans le ciel du Mali, les États-Unis donnent les signes d’un retour progressif de leurs opérations de renseignement aérien au-dessus des immenses zones désertiques du pays. À première vue, l’affaire pourrait sembler technique, presque administrative, comme si Washington ne cherchait qu’à combler un déficit d’information dans une région instable. En réalité, l’enjeu dépasse de très loin la simple question du renseignement. Il touche à la souveraineté du Mali, à l’équilibre géopolitique du Sahel, à l’avenir de l’AES et, plus profondément encore, à la manière dont les puissances en déclin tentent de préserver leur influence dans un monde qui leur échappe progressivement.</p>
<p>Il faut comprendre ce qui se joue réellement. Le renseignement aérien n’est pas un outil neutre. Dans les guerres modernes, celui qui voit en premier comprend plus vite, et celui qui comprend plus vite agit avant les autres. Les avions de surveillance, les drones stratégiques et les plateformes de renseignement électromagnétique ne servent pas seulement à observer des groupes armés dans le désert. Ils servent à cartographier les réseaux, à analyser les alliances, à anticiper les décisions politiques et militaires, à suivre les flux de marchandises, de combattants et d’influence. Autrement dit, ils ne voient pas seulement la guerre ; ils voient l’État, ses fragilités, ses marges, ses partenaires et ses angles morts. Ils sont un instrument de pouvoir.</p>
<p>Pendant plus d’une décennie, le ciel du Mali et, plus largement, celui du Sahel, ont été traversés par des moyens occidentaux de surveillance intégrés à une architecture sécuritaire dominée par Paris et Washington. Cette présence n’était pas seulement destinée à lutter contre les groupes armés ; elle permettait aussi à certaines puissances de disposer d’une visibilité permanente sur les dynamiques internes du pays et de la région. Lorsque Bamako a décidé de redéfinir ses alliances et de rompre avec l’architecture sécuritaire occidentale qui dominait le Sahel, ce dispositif s’est brutalement fissuré. Le départ des forces françaises et la réduction des opérations occidentales ont laissé derrière eux un espace aérien beaucoup plus silencieux. Pour la première fois depuis longtemps, une partie du Sahel a échappé à l’œil permanent de certaines puissances en particulier de à celui de l’US Air Force (USAF).</p>
<p>Ce silence stratégique a profondément inquiété Washington. Non seulement parce qu’il complique la surveillance des réseaux armés transfrontaliers, mais surtout parce qu’il réduit la capacité américaine à comprendre et à influencer les recompositions politiques et militaires en cours dans la région. Le Sahel est devenu l’un des espaces les plus sensibles du système international : un carrefour où se croisent insécurité chronique, trafics transfrontaliers, compétition d’influence entre puissances et redéfinition des alliances africaines. Dans un tel contexte, perdre la visibilité revient à perdre l’initiative. Et perdre l’initiative, pour une puissance impériale fatiguée, revient à accepter son déclassement.</p>
<p>La tentation de rétablir cette visibilité est donc logique du point de vue américain. Les technologies modernes permettent désormais d’observer un territoire immense sans présence militaire directe. Des drones à haute altitude, des avions spécialisés ou des capteurs électromagnétiques peuvent surveiller des milliers de kilomètres carrés depuis l’extérieur du territoire. Une telle approche permettrait à Washington de regagner une capacité d’analyse stratégique tout en évitant l’installation visible de bases militaires, devenue politiquement intenable dans plusieurs pays du Sahel. C’est précisément ce qui rend cette séquence plus dangereuse qu’elle n’en a l’air : l’intrusion moderne ne se présente plus toujours sous la forme du camp militaire ; elle revient parfois sous la forme plus douce, plus technique, plus «acceptable» du regard aérien.</p>
<p>Mais cette option n’est pas sans conséquences. Dans un environnement politique profondément marqué par les questions de souveraineté, le simple fait qu’un appareil étranger observe le territoire malien peut être interprété comme une atteinte symbolique à l’autorité nationale. Les autorités de Bamako ont clairement exprimé leur volonté de rompre avec les schémas de dépendance sécuritaire qui dominaient auparavant la région. Toute tentative de contourner cette position pourrait raviver des tensions diplomatiques déjà profondes entre le Mali et plusieurs capitales occidentales.</p>
<p>Washington doit d’ailleurs entendre une vérité qu’il a trop souvent méprisée ailleurs : les peuples sahéliens ne sont plus dans la disposition mentale des années de tutelle stratégique, et les États de l’AES encore moins. Le temps où l’on pouvait survoler, écouter, cartographier, orienter, classifier, puis expliquer ensuite aux Africains que tout cela se faisait pour leur bien touche à sa fin. Si les États-Unis pensent pouvoir revenir dans le ciel malien comme on revient dans un espace resté mentalement vacant, ils commettront une faute d’analyse majeure. Le Sahel n’est plus un terrain d’expérimentation pour puissances frustrées ; il est en train de devenir, dans la douleur et dans la lenteur, un espace de réarmement souverain. Toute lecture arrogante, toute reprise unilatérale, tout retour masqué sous le vocabulaire de la «stabilité» ou de la «sécurité régionale» pourrait produire exactement l’effet inverse de celui recherché : accélérer la rupture politique, durcir la méfiance populaire et conforter l’idée, déjà largement répandue, que Washington ne sait plus exister dans le monde autrement que par l’intrusion, la surveillance et la déstabilisation.</p>
<p>La question dépasse cependant la seule relation bilatérale entre Bamako et Washington. Elle s’inscrit dans un contexte global où les États-Unis traversent une phase de contestation stratégique sans précédent. Depuis plus de deux siècles, la puissance américaine s’est construite dans la guerre et l’expansion. En à peine deux cent cinquante ans d’existence, ce pays a participé directement ou indirectement à des conflits sur presque tous les continents. Et, fait troublant, ces confrontations se sont souvent déroulées contre certaines des civilisations les plus anciennes de l’humanité : la Chine, la Perse, la Russie, les sociétés amérindiennes, les peuples du Moyen-Orient, l’Égypte, l’Inde, le Mandé et, plus largement, les mondes historiques que l’Occident tardif n’a jamais vraiment supportés lorsqu’ils demeuraient debout.</p>
<p>Cette permanence de la guerre comme instrument de puissance explique en partie la méfiance croissante que suscite aujourd’hui l’action américaine dans de nombreuses régions du monde. L’Afghanistan, l’Irak, la Libye ou la Syrie ont laissé derrière eux des paysages de destruction et d’instabilité durable. Dans un nombre croissant de pays, la présence américaine n’est plus perçue comme une garantie de sécurité, mais comme un facteur de déséquilibre, de fragmentation et de dépendance. Le Sahel n’échappe pas à cette perception. Il y entre au contraire avec une mémoire de plus en plus aiguisée.</p>
<p>Dans mon enfance, l’année de mon DEF à Koulikoro, mon professeur d’histoire-géographie, feu Monsieur Jean-Marc Dembélé, également ancien maire de Koulikoro, nous répétait souvent en classe une phrase qui résume à elle seule la sagesse africaine face au danger : «<em>Celui qui a vu le lion et celui qui ne l’a pas vu ne courent pas de la même manière</em>». Toute la différence entre les peuples politiquement innocents et les peuples politiquement mûrs tient là. Ceux qui ont déjà vu certaines puissances à l’œuvre savent qu’un geste prétendument technique peut annoncer des conséquences beaucoup plus profondes.</p>
<p>Chez moi, à Kita, au cœur du Mandé, une autre sagesse circule depuis des générations : «Celui qui a vu le serpent mordre et tuer son père peut être effrayé par la vue d’une corde enroulée». On espère toujours qu’il ne s’agit que d’une corde. On espère toujours que l’engin qui tourne très haut dans le ciel n’est qu’un œil technique, une routine sans lendemain, une mécanique sans arrière-pensée. Mais les peuples qui ont déjà payé le prix de la naïveté n’ont plus le droit de se moquer de leur propre vigilance.</p>
<p>Le retour d’une présence aérienne américaine dans l’environnement du Mali pourrait n’être, objectera-t-on, qu’une opération limitée de collecte d’informations. C’est possible. Mais précisément, dans les rivalités géopolitiques contemporaines, les opérations de renseignement sont rarement isolées. Elles constituent souvent la première étape d’une stratégie plus large : comprendre le terrain, cartographier les forces, identifier les points de pression, reconstituer les réseaux, tester les réactions, calibrer des options, préparer d’éventuelles interventions indirectes et rouvrir des dépendances que l’on croyait refermées. Le ciel n’est pas neutre. Le ciel est une avant-scène.</p>
<p>Les États de l’Alliance des États du Sahel doivent donc analyser cette évolution avec une lucidité froide. L’histoire récente montre que les puissances extérieures interviennent rarement dans une région sans poursuivre des objectifs qui dépassent les justifications officielles. Le discours sécuritaire peut masquer des enjeux économiques, miniers, migratoires, diplomatiques, informationnels et stratégiques beaucoup plus vastes. Ce qui est présenté comme une aide peut devenir un levier. Ce qui est annoncé comme une coopération peut se transformer en droit de regard. Ce qui commence par un vol peut finir en architecture d’influence.</p>
<p>Dans ce contexte, la meilleure réponse pour le Mali et pour l’AES n’est ni la panique, ni la complaisance, ni le romantisme souverainiste sans instruments. Elle doit être la préparation, et une préparation implacable. Préparation stratégique d’abord : renforcer les capacités souveraines de renseignement, développer des systèmes de surveillance indépendants, investir dans les technologies capables de contrôler l’espace aérien national, maîtriser les outils d’observation, de détection et de guerre électronique, croiser les données, structurer des doctrines nationales et confédérales de protection du ciel. Une nation qui ne voit pas son propre territoire reste dépendante du regard des autres ; une alliance qui ne voit pas son espace commun reste vulnérable à la cartographie d’autrui.</p>
<p>Préparation diplomatique ensuite : maintenir des relations équilibrées avec l’ensemble des acteurs internationaux sans retomber dans les logiques d’alignement qui ont fragilisé le Sahel pendant des décennies ; parler à tous, dépendre d’aucun ; obtenir des coopérations, jamais des tutelles ; accepter des technologies, jamais des chaînes invisibles.</p>
<p>Préparation politique enfin : consolider l’unité des États de l’AES afin que les décisions stratégiques concernant la sécurité régionale ne puissent plus être dictées de l’extérieur, en attendant la seule architecture qui donnerait au Sahel une masse critique historique, politique, économique et militaire à la hauteur de son destin : une fédération salutaire.</p>
<p>Le monde traverse une période de recomposition profonde. Les anciennes puissances tentent de préserver leur influence tandis que de nouveaux équilibres émergent. Dans ce contexte, chaque mouvement, même discret, peut annoncer un changement stratégique majeur. Le ciel du Mali redevient un espace de compétition. Et dans les conflits modernes, celui qui contrôle le regard porté depuis les airs finit souvent par influencer le destin de ceux qui vivent au sol.</p>
<p>Pour le Mali et pour l’AES, l’enjeu est donc clair : observer le monde avec lucidité, se souvenir des leçons de l’histoire et se préparer à défendre une souveraineté qui ne sera respectée que si elle est protégée avec intelligence, fermeté et anticipation.</p>
<p>Quant à Washington, il lui reste peut-être encore une occasion de comprendre ce que son establishment semble incapable d’admettre depuis trop longtemps : un empire qui ne sait plus convaincre et qui ne sait plus réparer finit toujours par tenter de surveiller. Et lorsqu’une puissance n’a plus pour langage principal que le capteur, le drone, la pression, la base, la sanction ou le contournement, ce n’est plus la preuve de sa grandeur ; c’est déjà le symptôme de sa fatigue historique comme l’observait un brillant journaliste, un vrai.</p>
<p>L’Iran vient peut-être de fournir à cet empire un bandeau, un cache-œil tout neuf. Le Mali et l’AES, s’ils se tiennent debout, pourraient bien lui réserver davantage : une canne blanche dans le sahel pour de bon. Car on a déjà expliqué à toute la bande terroriste que cet espace terrestre «<em>n’est plus un chemin de passage pour chèvres</em>» ; il faut désormais ajouter, avec la même fermeté, que «<em>cet espace aérien n’est plus non plus un domaine de vadrouille pour vautours</em>»<em>.</em></p>
<p><a href="https://reseauinternational.net/author/dr-keita/" target="_blank" rel="noopener" title="">Dr. Eloi Bandia Keita</a></p>
<p>Source: https://reseauinternational.net/</p>]]> </content:encoded>
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<title>Tribune :  Développer la culture et l’éducation pour développer le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-developper-la-culture-et-leducation-pour-developper-le-mali-3114916.html</link>
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<description><![CDATA[ La culture est cette somme de connaissances et de références qui se perpétue dans le temps et qui identifie le mieux une population donnée. C’est irrémédiablement l’âme de toute société qui aspire à rester fidèle à son passé et à être redevable envers les générations à venir. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 11:43:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le processus de refondation qui couvre depuis 2021 tous les secteurs de la vie publique (gouvernance, sécurité, économie, infrastructures, justice, éducation, formation, emploi, santé, technologies, etc.) vise à construire un nouveau Mali avec comme exigences la souveraineté, la prospérité et la cohésion sociale. Il s’agira, dans bien de cas, de développer nos stratégies à partir de notre intelligence collective et transformer les défis en opportunités. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après une année d’intenses activités culturelles en 2025, cette nouvelle ère qui s’ouvre est donc une chance à saisir par tous les acteurs du monde des arts et de la culture pour poursuivre la mise en œuvre des grandes résolutions issues des dernières réflexions nationales sur cet important secteur appelé à jouer un rôle de conservation et de promotion. Il s’agit d’élever davantage la culture au rang de véritable levier du développement socioéconomique de notre pays, d’adjuvant de la cohésion sociale et de facteur de notre rayonnement international, tout en assurant à ses nombreux acteurs de meilleures conditions socioprofessionnelles. Ce travail convoque inéluctablement l’inclusion adéquate des différents segments, une bonne programmation sur la période et une bonne coordination afin d’atteindre plus de cohérence et de résultats mesurables et impactant dans la durée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant au pôle de l’éducation, il est le fil conducteur du développement humain. Il s’agit d’un enjeu potentiel de développement qui prend d’abord racine dans la famille, la communauté puis à l’école qui dynamise la transmission du savoir et permet de doter notre pays, son administration et son économie de leurs besoins en ressources humaines en termes de quantité et de qualité. Les nombreuses reformes pensées et opérées dans ce grand secteur à partir de 1962 sont d’un grand intérêt de pertinence au regard des contextes consécutifs marqués essentiellement par la massification des effectifs et la diversification des filières. L’institution du système LMD et de l’assurance qualité, la régionalisation des universités publiques et le dynamisme du secteur privé de l’éducation représentent des atouts majeurs pour le système qui doit garantir notre compétitivité régionale et internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à la dimension apprentissage aux métiers, enseignement technique et formation professionnelle pour l’acquisition de compétences pratiques et l’opportunité de l’emploi, elles sont fondamentales pour valoriser les investissements importants consentis par l’Etat à l’éducation. Indubitablement et structurellement l’éducation et l’emploi sont deux leviers inséparables pour le développement du capital humain. La première conditionne les aptitudes de la seconde. Ne dit-on pas, qu’on ne finit jamais d’apprendre et de se former !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, une bonne cartographie actualisée, peut-être a-t-elle le mérite d’exister, permettra<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’établir un diagnostic structuré des besoins au plan national : besoins de classes supplémentaires ou complémentaires, besoins d’écoles, besoins d’enseignants et besoins de programmes adaptés et d’équipements, en cherchant à réduire au maximum les poches de déserts scolaires et d’apprentissage, en poursuivant la réalisation et la réhabilitation des infrastructures et en approfondissant l’équation de l’adéquation formation-emploi. La question des déplacés internes est un autre défi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’école est la base du développement et la clé de toutes les améliorations escomptées dans les différents secteurs de la vie socioéconomique. Dans la perspective d’une meilleure mise en cohérence entre ces deux importants pôles de développement essentiels pour le succès harmonieux de la refondation, il nous paraît opportun de mobiliser les initiatives culturelles, y compris entrepreneuriales, dans l’espace scolaire et universitaire, dans une optique de ressourcement et d’intégration intercommunautaire. Dans cet objectif, la programmation de leçons modèles sur la culture et le patrimoine culturel du Mali est susceptible d’être un bon début.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’occasion est donc donnée à l’ensemble des citoyens maliens et aux cadres des différents secteurs d’enrichir la contribution générale sur la manière dont culture et éducation peuvent devenir durablement, non seulement des piliers sociaux, mais aussi des moteurs économiques et professionnels pour notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Casimir Sangala<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Juriste</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Les deux causes sous&#45;jacentes du plus grand fléau du Mali, la corruption.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-deux-causes-sous-jacentes-du-plus-grand-fleau-du-mali-la-corruption-3114855.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 15:12:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La corruption, l’une, sinon la pire forme des bassesses humaines, avec ses nombreux synonymes comme : la malversation, la fraude, la concussion, la vénalité, le vol, le détournement, le pot-de-vin, la malhonnêteté, l’extorsion, la mal gouvernance, l’incivisme, l’indiscipline, la déloyauté, la trahison, la perfidie, la cupidité, le népotisme, le brigandage, la fraude, la tromperie et que sais-je encore ; est l’explicatif premier du mal-être malien. Il s’agit de la cause première, celle à la base de tous nos maux, ceux que nous connaissons et ceux qui échappent à notre imagination. Pour ma part, je me défais des pièges de la subtilité sémantique pour faire face à l’objectif : la démonstration des deux causes profondes de la corruption dans notre pays, présenter les deux solutions structurantes et les remèdes conjoncturels pour nous sortir de ce gouffre qui nous engloutit, hélas et hypothèque tout effort de développement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès lors, la corruption s’appréhende moins dans l’acte de corrompre ou même dans le comportement de celui qui corrompt ou se laisse corrompre, que dans la disposition du cœur qui façonne l’esprit. C’est bien à ce niveau que doit se mener le combat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans notre société, du moins, celle des ancêtres s et illustres bâtisseurs, ceux qui ont tout fondé sur le « Maaya », toute opprobre est opprobre et sape la morale collective. La punition est l’auto censure ou l’excommunication. Eux avaient un profond et sacré sens de l’humain et ont travaillé pour asseoir un fondement solide : le pays de l’humain. Et pourtant, eux n’avaient pas nos structures et normes de lutte contre la corruption, toute chose qui ressemble aujourd’hui à une inflation juridico-institutionnelle au regard des résultats, j’allais dire, de leur utilité. Nos ancêtres avaient ce qui est essentiel : la prison de conscience : individuelle et collective. Être bon, était tout naturel. En cela, nous étions cités en exemple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’explorateur Ibn Batuta, dans ses cahiers de voyage, témoignera que lorsqu’un étranger venait à perdre la vie dans ce pays, ses effets personnels étaient soigneusement gardés pour ses parents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ce pays, malheureusement qui est pris dans les filets de la corruption deshumanisante. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis plus d’un quart de siècle que je parle et écrit sur ce sujet, j’arrive aujourd’hui, après analyse, à expliquer la corruption par deux causes sous-jacentes, en d’autres termes, ses causes premières que je livre ici par ordre de préséance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1.La première cause est un déficit d’appropriation du destin national. C’est après une immersion dans le riche fonds culturel de notre passé glorieux dont le Mogoya, le Mogossèbèya, le Mogossèbèdeya, le Horonya et le Sounankouya, que j’ai compris et fondé mon analyse. La question que je me pose et que tout Malien est en droit de se poser est celle-ci : comment un peuple qui a eu une telle richesse culturelle peut tomber ci-bas ? Le plus grave est lorsqu’une grande partie de ce peuple ne s’en indigne point. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est vrai que nos envahisseurs successifs :<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>arabes et occidentaux ont une grande responsabilité dans cette mise entre parenthèse de nos valeurs. Il faut, pour s’en convaincre, comprendre qu’ils avaient le funeste objectif de tuer nos sachants et faire disparaitre nos savoirs pendant des siècles. C’est le phénomène de l’épistémicide. Fort heureusement, on peut enlever à un peuple ses hommes, ses femmes et ses richesses mais on ne peut nullement lui enlever son âme profonde, son essence. C’est d’ailleurs, de mon point de vue, ce substrat culturel et l’égrégore de certains hommes de foi en Dieu, qui expliquent en grande partie notre résilience face au complot dont le Mali est injustement la cible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette traversée de désert, sur fond de sabotage systématique de notre vécu culturel, n’a pas manqué d’influence négative sur tous les aspects de notre société. Les gouvernants successifs se devraient de le comprendre et imprimer le plan de réparation nécessaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est conscient de cette réalité que j’écrivais un article sous le titre : « Il faut réparer l’homme malien ». Cet article faisait écho à un constat que j’avais aussi fait sous un autre article : « A quand le retour de cette glorieuse nation happée par la corruption ». C’est dire que dans ce combat, je m’y suis inscrit avec détermination.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ma conviction est qu’on ne peut pas s’identifier à une nation et s’ériger en artisan de sa destruction. C’est ce qu’ont compris nos pères, en préparant de la meilleure des manières ce patrimoine culturel et l’on consolidé pour les générations du futur dont nous sommes du nombre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’appropriation du destin national, synonyme de patriotisme, est la cause première pour réussir un vécu national convivial en ce que chacun a le sentiment profond que la vie d’un individu est infiniment insignifiante face au destin d’un peuple. Telle doit être la conscience et le conditionnement de vie de tout citoyen. Malheureusement, ce grand projet fondateur n’a pas reçu le portage politique nécessaire depuis l’indépendance de notre pays.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La conséquence est lisible : le pays ploie jour après jour sous le poids de la corruption. Les différents rapports des structures de contrôles et d’audit l’attestent à suffisance. Ce qui nous arrive aujourd’hui, est notre responsabilité d’abord avant celle des autres, d’où un devoir générationnel de relever le pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien de pays ont réussi leur solidité, leur respect et leur développement en construisant sur ce pan essentiel. Il s’agit pour la génération actuelle d’honorer le travail des devanciers en réalisant proprement et avec esprit de sacrifice, sa part de devoir. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réparation de l’homme malien est, pour être honnête, un des chantiers des autorités actuelles. L’une des illustrations est le Programme National d’Education aux Valeurs (PNEV), une volonté affichée de mettre nos valeurs en selle pour réussir l’émergence du Maliden Coura, cet acteur bâtisseur engagé pour l’avènement du Mali Coura. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parlant de Maliden Coura, je suis parfaitement d’accord avec le professeur Ibrahima N’DIAYE quand il dit que parmi les Maliens, il y a peu de Maliden.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est parce qu’il y a un déficit d’appropriation du destin national au Mali, synonyme d’effritement du sentiment d’appartenance nationale, que nous sommes, hélas dans un contexte de corruption et vol ambiants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. deuxième cause : Le piétinement de nos valeurs de sociétés et la crise spirituelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parlant de valeurs, il s’agit aussi bien de celles que nous ont léguées nos devanciers que des valeurs spirituelles de nos différentes croyances.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En guise de rappel, les valeurs fondées sur : le Mogoya (1), le Mogossebeya (2), le Mogossebedenya (3), le Horonya (4) et le Sounankouya (5) ont produit un construit social convivial et profondément humain, en leur temps. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Croyances traditionnelles et religions monothéistes ont eu en partage des valeurs qui ont constitué le socle d’un solide contrat social. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce socle a été alimenté par les valeurs de connaissance de soi, de dignité, de respect du bien public et de l’autre, de la séniorité, de l’honneur et j’en passe. Nul doute que la connaissance de soi est le point de départ pour s’estimer et respecter l’autre dans sa différence, toute chose qui permet la tolérance, la solidarité et le vivre ensemble.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est permis de dire que l’impact des croyances sur le capital de valeurs est un manque au même titre que le déficit d’appropriation du destin national. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le déficit de sentiment d’appartenance nationale pouvait se compenser à travers la foi sincère, celle qui s’écarte de la religiosité, en ce que, la corruption est condamnée par toutes les croyances. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, nous sommes dans la réalité d’une grande part d’hypocrisie religieuse et de déni de foi véritable. Ce constat m’avait amené à écrire un article sous le titre : "Dieu n’est pas un fonds de commerce ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De même qu’une société gagnée par le sentiment d’appartenance nationale, triomphe de la corruption, une société ancrée dans ses valeurs de croyance peut triompher de la corruption même dans un Etat où le sentiment national est éphémère. Toutefois, la conjugaison des deux est le schéma idéal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le plus étonnant est qu’un peuple qui s’estime dans la crainte de Dieu, piétine allégrement les principes divins, l’éthique et la morale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Révérend Pasteur Martin Luther King disait : « Un homme qui n’est pas capable de tenir debout pour ses valeurs, est un homme qui est prêt à tomber pour tout et rien à la fois ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>C’est exactement la dure réalité que nous vivons au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un homme qui n’a pas la crainte de Dieu ou l’amour de la patrie est un homme qui est prêt à vendre son âme au diable. En cela, beaucoup deviennent, sans se soucier,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des adorateurs du diable à cause de leur cupidité. La logique est toute simple et les saintes écritures avertissent que là où est votre cœur, là est aussi votre trésor. Et quand Dieu dit que « ce peuple m’adore des lèvres et son cœur n’est point en moi », peu sont ceux qui sortent de ce lot. Ces citoyens qui sont légion dans notre pays, sont prêts à faire perdre, dans l’exercice de leurs responsabilités, un milliard à leur pays contre le million qui tombe dans leur poche. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour un tel homme, il lui suffit de se retrouver dans le « cône d’invisibilité » des autres, pour commettre le forfait.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>C’est le summum de la dépravation humaine, le plus grand frein au développement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toute solution envisagée sans la prise en compte adéquate de ces deux causes, est par définition un traitement cosmétique et donc symptomatique. Elle ne peut donc avoir un impact significatif. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s’agit de sortir du concept de lutte contre la corruption et siffler «la fin de la corruption ». Il faut finir avec le cycle infernal du vol dont nous avons trop souffert. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les mesures envisagées jusqu’ici n’abordent pas vigoureusement ces deux dimensions sans lesquelles la fin de la corruption n’est nullement à notre portée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux solutions structurantes sont possibles : la culture de l’appropriation du destin national (1) et la mise en selle de nos valeurs sociétale millénaires (2).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1.<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>La fin de la corruption par l’appropriation du destin national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les pays développés s’adossent sur la solidité de leurs nations. Chez nous, l’unité nationale est restée une quête avec des résultats peu éloquents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’appropriation du destin national doit se réussir par: une compréhension de nos racines, d’où « le connais-toi toi-même ». Il s’agit d’enseigner ce destin national pour sa compréhension et son appropriation ; le valoriser en mettant en avant tout ce qu’il a de précieux et révélateur de notre génie, celui qui a grandi historiquement cette nation et qui en avait fait « une nation-école ». Il s’agit de lui imprimer une dimension de tolérance ou d’acceptation des autres sans tomber dans le reniement ou la compromission, réussir l’adhésion des populations par la persuasion, celle qui met en avant cette essence profonde qui a été à l’avant-garde de notre rayonnement mondialement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une telle entreprise à haut potentiel de refondation pour la grandeur de notre pays, doit être connue et portée par tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2.<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>La mise en selle de nos valeurs comme solution contre la corruption. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s’agit de travailler avec pédagogie sur la mentalité de l’homme malien. Les valeurs sociétales ancestrales et celles de foi seront la sève nourricière au niveau des différentes sphères : famille; rue « bèda », école, société dans tous ses démembrements y compris l’Etat. Il s’agit de réaliser une démarche d’immersion dans nos valeurs pour leur réappropriation.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Tout cela passe par une traduction des valeurs en mode de vie. C’est en cela que l’intégrité, la transparence, la responsabilité, la justice entre autres, auront un sens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que la corruption n’est pas essentiellement un problème juridique mais un problème de valeur et de mentalité, que la solution doit être trouvée par une prise en compte de cette réalité. Il s’agit en réalité d’un véritable projet de société, celui dont la réussite grandira durablement notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est en cela que nous renforceront l’intégrité individuelle trop malmenée ; créerons une pensée sociale positive et consoliderons la confiance collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un mécanisme de veille et de protection approprié (juridique et moral) doit être l’accompagnant nécessaire. C’est là qu’interviennent les mesures de sanction avec la pédagogie qui sied.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Programme National d’Education aux Valeurs (PNEV), une fois de plus, est un instrument pertinent dans cette démarche. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A côté de ses deux solutions structurantes, il faut un accompagnement par des remèdes conjoncturels. Les solutions structurantes ont certes des résultats pérennes, il ne reste pas moins vrai qu’elles ont besoin de temps car il s’agit d’un travail sur la mentalité collective. Comme remèdes conjoncturels, l’Etat doit sévir et appliquer la loi dans toute sa rigueur. Il s’agit aussi d’être innovant car la corruption est devenue une science, une véritable industrie, un domaine dont les adeptes sont des férus de la recherche dans le sens du mal. Il faut par exemple, donner un contenu plus motivant à la dénonciation : comme « les lanceurs d’alerte » dans certains pays.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Un exemple de cette motivation peut-être de récompenser financièrement ceux qui aident à recouvrer des fonds volés. Un pourcentage du montant découvert ou recouvré peut leur être octroyé, de quoi constituer des fonds et favoriser l’emploi de certains jeunes. Il s’agit de permettre que l’argent des voleurs soutiennent des jeunes auxquels ils ont fait tort en volant ce qui aurait pu servir à créer des emplois. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre remède est de retirer publiquement les distinctions honorifiques à ceux qui ont démérité par des faits de corruption avérés et jugés tels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aux grands maux, les grands remèdes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puisse le Ciel nous donner le courage et la volonté nécessaires pour éliminer définitivement ce fléau qui hypothèque notre développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Marc Otozié GOITA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Consultant en gestion des organisations.<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’illusion de la tête coupée : pourquoi l’Iran n’est pas un jeu vidéo</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lillusion-de-la-tete-coupee-pourquoi-liran-nest-pas-un-jeu-video-3114850.html</link>
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<description><![CDATA[ Ils se réjouissent d’un assassinat en croyant à la liberté. Ils ignorent la structure, le consensus et le martyre. Ils confondent géopolitique et jeu vidéo. Le résultat ? Une haine consolidée, une vengeance inévitable, un chaos permanent présenté comme une émancipation démocratique ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 10:46:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Je viens de voir une vidéo montrant les célébrations dans une ville italienne d’une vingtaine de jeunes, enfants d’exilés iraniens, qui se réjouissent parce que, je cite textuellement :<span> </span><em>«Khamenei est mort, la dictature est finie».</em></p>
<p>Maintenant, étant donné que quand on est jeune, dire et croire des bêtises fait partie des droits de l’homme, il est difficile d’imaginer un plus grand éloignement de la réalité.</p>
<p>Passons sur les détails vulgaires d’ordre éthique, comme le fait que vous vous réjouissez parce qu’une puissance nucléaire vient d’assassiner l’équivalent chiite du pape.</p>
<p>Ce sont des banalités, j’en suis conscient, et le fait d’avoir légitimé l’assassinat politique comme une forme de civilisation ne fait plus la une des journaux (je rappelle toutefois discrètement que le sens des normes morales réside dans leur universalité, dans leur réciprocité implicite: ergo, lorsque vous légitimez un assassinat politique là-bas, vous légitimez tout assassinat politique, même lorsque le scénario se déroule chez vous).</p>
<p>Mais passons.</p>
<p>Ce qui me frappe, c’est la succession d’absurdités qui, mises bout à bout, frôlent l’hallucination.</p>
<p>Premièrement, on peut légitimement ne pas aimer le régime iranien, mais ce n’est PAS une dictature, mais une structure institutionnelle complexe, avec des mécanismes de remplacement par élection ou cooptation de ses propres classes dirigeantes. Par conséquent, les interprétations qui imaginent que la décapitation du sommet implique la chute du système (comme si le <em>Führerprinzip </em>s’appliquait) n’ont aucun sens.</p>
<p>Deuxièmement, en Iran (et dans le reste du monde chiite), la popularité d’Ali Khamenei était énorme. Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder les manifestations actuelles dans les rues iraniennes et le fait que, de l’Irak au Pakistan, les différentes communautés chiites mettent le feu aux ambassades américaines. Qu’une telle popularité, accordée à un chef religieux, puisse être effacée par un assassinat politique est quelque chose qui ne peut fonctionner que dans un jeu vidéo. Quoi qu’il arrive, quelle que soit l’issue du conflit en cours, cette popularité dont jouit un martyr restera cristallisée et consolidée au sein de la population. Même si demain, l’héritier du Shah venait à prendre le pouvoir à Téhéran, avec une solide garde prétorienne américaine, il se retrouverait à gouverner ce peuple. Et cela signifie qu’une telle opération est vouée à l’échec, pouvant tout au plus produire une guerre civile perpétuelle.</p>
<p>Ergo, ce que ces enfants célèbrent est dans l’ordre :</p>
<p>– l’assassinat politique d’un chef d’État,</p>
<p>– son remplacement par quelqu’un qui se sentira obligé de le venger,</p>
<p>– la consolidation au sein d’une grande partie de la population iranienne d’une haine durable envers les «libérateurs».</p>
<p>Le meilleur résultat possible de cette dynamique, dans une perspective anti-régime, est la destruction de la République islamique et son remplacement par un Irak (ou une Libye) 2.0, un État fantoche en proie à une guerre civile perpétuelle.</p>
<p>Il est clair que ce résultat est tout à fait souhaitable pour les Américains et les Israéliens. Mais que cela puisse être célébré par quelqu’un qui pense parler au nom du peuple iranien, pour le bien du peuple iranien, pour la liberté du peuple iranien, cela laisse vraiment perplexe.</p>
<p>Comme ces jeunes étudient dans nos universités, on a l’impression qu’ils sont le symptôme de notre catastrophe culturelle, de notre incapacité à analyser la réalité, préférant la remplacer par des raccourcis moralisateurs, où même la morale est remplacée par des spots publicitaires et des jingles.</p>
<p><strong>par Andrea Zhok</strong></p>
<p>source :<span> </span><a href="https://www.sinistrainrete.info/articoli-brevi/32456-andr..." target="_blank" rel="noopener" title="Sinistrainrete">Sinistrainrete</a><span> </span>via<span> </span><a href="http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2026/03/08/l-illusion-de-la-tete-coupee-pourquoi-l-iran-n-est-pas-un-jeu-video.html" target="_blank" rel="noopener" title="Euro-Synergies">Euro-Synergies</a></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Humeur :  8 mars : Le pagne, les discours… et la réalité des femmes</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/humeur-8-mars-le-pagne-les-discours-et-la-realite-des-femmes-3114845.html</link>
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<description><![CDATA[ A l’instar de nombreux pays à travers le monde, le Mali a célébré hier, 8 mars, la Journée internationale de la femme. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 10:26:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme chaque année, la scène est bien rodée : pagnes flambant neufs, podiums dressés, discours soigneusement préparés et promesses généreusement distribuées. Pendant quelques heures, les femmes deviennent le centre de toutes les attentions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puis, le 9 mars arrive… et la vie reprend son cours.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car au fond, le 8 mars, ce n’est pas seulement un pagne cousu à la hâte, ni un discours applaudi dans une salle climatisée. A l’origine, cette journée est née des luttes des femmes pour leurs droits : droit au travail, à la dignité, à l’égalité, à la reconnaissance de leur contribution à la société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais chez nous, la journée ressemble parfois à une étrange cérémonie : on distribue des pagnes aux femmes comme pour leur dire « merci pour votre courage », tout en oubliant que ce courage s’exerce 365 jours par an.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant que certaines dansent au rythme des fanfares officielles, la femme rurale, elle, n’a pas le luxe du protocole. Elle est déjà dans le champ, la daba à la main, ou sur la tête avec un fagot de bois ou un bidon d’eau. Son 8 mars se passe souvent sous le soleil, loin des tribunes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A côté d’elle, la femme instruite, celle qui a eu la chance d’aller à l’école, se bat dans d’autres arènes : les bureaux, les écoles, les hôpitaux, les entreprises, parfois même dans les sphères de décision où elle doit encore prouver deux fois plus qu’un homme qu’elle mérite sa place.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux réalités, mais un même combat : celui de la reconnaissance et de l’égalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors oui, on peut porter le pagne du 8 mars avec fierté. Mais le véritable hommage aux femmes ne se mesure pas au nombre de pagnes distribués ni à la longueur des discours. Il se mesure à l’accès des filles à l’école, à la place des femmes dans les décisions, à la protection de leurs droits et à la reconnaissance de leur travail.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le reste… ce sont des pagnes qui passent et des discours qui s’envolent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car la vraie question reste entière : le Mali célèbre-t-il les femmes, ou se contente-t-il simplement de les habiller une fois par an ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hamza Diallo<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">(Enseignant 1er cycle Kati)<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mines au Mali : Transformer la richesse du sous&#45;sol en richesse nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mines-au-mali-transformer-la-richesse-du-sous-sol-en-richesse-nationale-3114836.html</link>
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<description><![CDATA[ Pour un modèle malien de gouvernance des ressources minières fondé sur la transparence, l’investissement stratégique et l’actionnariat populaire. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 09:40:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est aujourd’hui l’un des grands pays miniers du continent africain. Avec une production annuelle avoisinant 55 à 60 tonnes d’or, notre pays figure parmi les principaux producteurs d’or d’Afrique. À cela s’ajoute l’émergence de nouvelles ressources stratégiques, notamment le lithium, dont les premiers projets industriels annoncent l’entrée du Mali dans l’économie mondiale des métaux de la transition énergétique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, la question centrale demeure: Comment faire en sorte que la richesse minière se transforme réellement en prospérité nationale et en développement durable pour l’ensemble des Maliens ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire économique internationale montre que la richesse en ressources naturelles ne garantit pas automatiquement le développement. Certains pays ont su transformer cette richesse en prospérité partagée, tandis que d’autres ont été confrontés à ce que les économistes appellent la «malédiction des ressources». La différence ne réside pas dans la nature des ressources, mais dans la qualité des institutions et des mécanismes de gouvernance mis en place pour gérer la rente minière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des exemples comme celui du Botswana, avec le diamant, montrent qu’une gestion rigoureuse et stratégique peut transformer une ressource naturelle en levier puissant de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Transformer la rente minière en capital productif<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Mali, l’enjeu n’est plus seulement d’exploiter ses ressources minières, mais de transformer la rente minière en capital productif capable de financer l’industrialisation, les infrastructures et le développement territorial.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette perspective, une réforme stratégique pourrait consister à organiser la gestion des revenus miniers autour d’un mécanisme simple, transparent et équilibré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une loi pourrait instituer une clé de répartition des revenus miniers reposant sur le principe suivant:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 50% pour le budget de l’État, afin de financer les politiques publiques, les services sociaux et les infrastructures nationales;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 30% pour un fonds souverain stratégique, destiné à préparer l’avenir, stabiliser l’économie et financer les investissements structurants;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 20% pour un fonds de développement territorial, afin que les populations, notamment celles vivant dans les zones minières, bénéficient directement de la richesse produite sur leur territoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un tel mécanisme permettrait de concilier les impératifs budgétaires immédiats avec les exigences d’une vision de long terme et d’assurer une meilleure transformation de la richesse minière en développement durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Introduire l’actionnariat populaire dans le secteur minier<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Réforme récente du cadre minier malien prévoit qu’une part de 5% du capital des sociétés minières soit réservée au secteur privé national. Cette disposition constitue une avancée importante pour renforcer la participation nationale dans l’exploitation des ressources naturelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, pour que cette participation bénéficie réellement à l’ensemble de l’économie et ne soit pas captée par un cercle restreint d’investisseurs, il serait opportun d’introduire le principe de l’actionnariat populaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’actionnariat populaire permettrait d’ouvrir cette part du capital à un large éventail d’acteurs économiques maliens: citoyens, travailleurs, entreprises nationales, institutions financières et membres de la diaspora.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concrètement, plusieurs mécanismes pourraient être envisagés:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la création d’un fonds national d’actionnariat minier, permettant aux citoyens maliens d’acquérir indirectement des parts dans les sociétés minières;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la participation des banques, compagnies d’assurance, caisses de retraite et mutuelles nationales à ces investissements;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la possibilité pour les Maliens de la diaspora de souscrire à ces instruments financiers;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un tel dispositif présenterait plusieurs avantages majeurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’abord, il permettrait de démocratiser l’accès à la richesse minière, en donnant aux citoyens la possibilité de devenir eux-mêmes actionnaires d’une partie des ressources naturelles de leur pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, il contribuerait à mobiliser l’épargne nationale au service du financement de l’économie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, l’actionnariat populaire renforcerait la légitimité sociale de l’exploitation minière en créant un lien direct entre la performance du secteur et le bien-être des citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vers l’introduction d’un dividende minier citoyen<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette perspective, il pourrait également être envisagé d’introduire progressivement la notion de dividende minier citoyen.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce mécanisme consisterait à redistribuer une partie des revenus générés par la participation nationale dans les sociétés minières sous forme de dividendes, versés soit directement aux citoyens, soit à travers des fonds collectifs destinés à financer l’éducation, la santé ou la protection sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans plusieurs pays riches en ressources naturelles, de tels mécanismes ont permis de renforcer la transparence dans la gestion des ressources et de consolider le lien entre richesse nationale et bien-être collectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Mali, l’introduction d’un actionnariat populaire associé à un dividende minier citoyen pourrait constituer une innovation majeure dans la gouvernance des ressources naturelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle traduirait concrètement un principe simple: les ressources naturelles appartiennent au peuple et leur exploitation doit bénéficier au plus grand nombre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un fonds souverain pour préparer l’avenir<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fonds souverain stratégique aurait pour mission principale de transformer une partie des revenus miniers en investissements durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce fonds pourrait poursuivre plusieurs objectifs:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- stabiliser l’économie face aux fluctuations des prix des matières premières;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- constituer une épargne pour les générations futures;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- financer les investissements stratégiques dans les secteurs clés de l’économie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une partie des ressources du fonds pourrait également être utilisée pour garantir certains investissements structurants, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’industrie ou des infrastructures logistiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le même temps, il serait prudent qu’une partie des ressources du fonds soit investie à l’étranger afin de diversifier les risques et de protéger les actifs nationaux contre les chocs économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un fonds de développement territorial pour réduire les inégalités</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exploitation des ressources minières génère souvent des tensions entre les régions productrices et le reste du pays. Il est donc essentiel de mettre en place un mécanisme équitable de redistribution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fonds de développement territorial pourrait fonctionner selon un principe de solidarité nationale:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 50% des ressources seraient consacrées aux régions minières, afin de financer les infrastructures locales, l’accès à l’eau, à l’Électricité, à la Santé et à l’Éducation;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 50% seraient destinées aux autres régions du pays, sur la base de projets économiquement viables et socialement utiles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un tel mécanisme permettrait de transformer la richesse minière en développement équilibré du territoire national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La clé du succès: la bonne gouvernance<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, aucun mécanisme financier ne peut produire de résultats durables sans institutions solides. La gestion des fonds issus des ressources minières devrait reposer sur quelques principes essentiels:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- transparence totale dans la gestion des ressources;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- audits indépendants réguliers;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- publication des comptes et des investissements;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- supervision parlementaire;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- participation d’experts indépendants dans les organes de gouvernance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces principes sont aujourd’hui considérés comme des standards internationaux dans la gestion des fonds souverains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une opportunité historique pour le Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali se trouve aujourd’hui à un moment charnière de son histoire économique. L’or continue de jouer un rôle majeur dans notre économie, tandis que de nouvelles ressources stratégiques comme le lithium ouvrent des perspectives inédites dans l’économie mondiale de la transition énergétique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si ces ressources sont gérées avec vision, rigueur et transparence, elles peuvent devenir un levier puissant pour financer l’industrialisation, soutenir l’agriculture, développer les infrastructures et créer des emplois pour les jeunes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au fond, la véritable question n’est pas de savoir si le Mali est riche en ressources naturelles. Cette richesse est désormais une réalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La véritable question est de savoir comment transformer la richesse du sous-sol en richesse durable pour la Nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si les revenus miniers sont utilisés uniquement pour financer des dépenses courantes, leur impact restera limité et éphémère. En revanche, s’ils sont investis avec vision et discipline dans l’éducation, les infrastructures, l’industrialisation et le développement des territoires, ils peuvent devenir un puissant moteur de transformation économique et sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu est donc de transformer progressivement la richesse du sous-sol en richesse du savoir, de l’industrie et du travail.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est à cette condition que le Mali pourra construire un véritable modèle national de gouvernance des ressources naturelles, inspiré des meilleures pratiques internationales mais profondément enraciné dans nos réalités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un modèle dans lequel les mines ne brillent pas seulement dans les statistiques économiques, mais brillent réellement pour l’ensemble du peuple malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna NIANG, Économiste- Ancien Ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune libre :  USA&#45;Israël :  Des conséquences géopolitiques à tirer pour l’Afrique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-libre-usa-israel-des-consequences-geopolitiques-a-tirer-pour-lafrique-3114796.html</link>
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<description><![CDATA[ Quel pays va obéir à l’interdiction d’avoir l’arme nucléaire ? Interrogeons l’histoire du Golfe. À mon humble avis, pour le moment, cette question n’est pas une préoccupation des pays d’Afrique noire musulmane comme le Niger ou l’AES. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 01:38:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même si on nous livre des centrales nucléaires «clé en main», aujourd’hui et tout de suite, comme aimait à dire Kwamé Nkrumah lors de la bataille pour les indépendances «administratives» des colonies dans les années 1956, nous ne serions pas capables de les exploiter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je pense que nous ne le pouvons pas à l'instant T. Cette technologie, au vu du nombre d’ingénieurs dont nous disposons aujourd’hui et de notre niveau réel de maîtrise du nucléaire dissuasif, ferait de nous comme un paysan qu’on installe dans un avion comme commandant de bord : je crois qu’aucun passager n'y embarquerait. Le processus de la maîtrise de la technologie, de l’exploitation physique des centrales nucléaires et du nucléaire dissuasif militaire n'est pas à la portée de beaucoup de personnes, contrairement à un débat sur l’éducation, la monnaie ou l’économie qui sont plus accessibles. Nous ne sommes peut-être pas nombreux à avoir eu la chance de visiter une centrale nucléaire ou d’avoir étudié les sources de production énergétique sans être un spécialiste de l’amont de la production énergétique. C’est une source d’énergie très rentable pour le développement d’un pays, mais avec des conséquences redoutables en cas de catastrophe au cours de son exploitation. Souvenons-nous de Tchernobyl en 1986 en Russie et de la catastrophe de Fukushima au Japon le 11 mars 2011. Et pourtant, ces deux pays disposent d’une masse critique d’ingénieurs formés par an, y compris dans le domaine du nucléaire civil et militaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De quelles ressources humaines disposons-nous pour gérer une centrale nucléaire «clé en main» aujourd’hui, en tant que pays musulman et troisième producteur d’uranium ? L'uranate est différent de l’U-235 qui est l’uranium enrichi. Même la gestion d'une centrale modulaire à hydrogène, qui est peut-être écologique mais qui utilise aussi de l’uranium enrichi avec des petits réacteurs nucléaires (SMR) ou des moteurs H2-ready, n'est pas facile à exploiter. Il faut un véritable transfert de technologie et de savoir-faire pour une gestion expérimentale avec mise en formation concomitante d'ingénieurs et d’autres spécialités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour revenir à la question initiale, il n'y a pas de réponse de la part des pays musulmans. Les pays arabes musulmans du Golfe, à commencer par l’Arabie Saoudite : à son indépendance, elle avait signé le traité de Darin en 1915 en échange d’être sous influence britannique, ce qui explique les mains liées de la lignée princière qui la dirige aujourd’hui. C’est comme le contrat «pétrole contre nourriture et protection» signé par l’Irak après son invasion en 2003. C'est la répétition du même schéma pour être sous la protection des USA, donc être en paix avec Israël. Le cas du parti Baas qui a dirigé l’Irak et la Syrie a fini dans l'abîme. Ils sont détruits et occupés sans qu’aucun voisin arabe et musulman ne dise mot, à part les prises de position diplomatiques de principe. Le récent massacre de Gaza en dit long.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant l’Irak et la Syrie, il y avait eu l’Égypte du grand Gamal Abdel Nasser, qui s’était alignée après la guerre des Six Jours, du 6 au 10 juin 1967. Elle est le meilleur élève des USA après Israël et bénéficie de l'une des plus grosses enveloppes d'aides et d'armements. C'est cette «compromissio» qui avait permis à l’Occident de créer facilement Israël là où il est et de lui permettre de s’agrandir à volonté, malgré la résolution 181 qui l’a créé et la proclamation de l’État le 14 mai 1948, et malgré les multiples résolutions qui sont restées sans aucun effet. Il continue ainsi de s’agrandir sans fin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour conclure, les pays que l’Iran vient de viser sont des bases arrière d’Israël et des USA. Souvenez-vous des dernières frappes sur l’Iran par Israël qui ont coûté la vie au chef d'état-major des armées : les avions de chasse auraient traversé la Jordanie et se seraient ravitaillés en Arabie Saoudite pour mieux accomplir leur forfait. La question qu’il faut se poser : comme hier dans un post quelqu’un disait, le Conseil de sécurité est-il en vacances ? Existe-t-il une Oumma islamique ? L’OCI et la Oumma islamique sont-elles en vacances ? L’OCI n’a dit mot depuis le début de cette guerre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monde est plus que jamais troublé. Il faut que notre pays et l’AES financent massivement la formation professionnelle à tous les échelons pour disposer, en quantité et en qualité, des ressources humaines capables de les projeter à court, moyen et long terme. Il n’y a aucun pays africain qui figure sur la liste des pays qui investissent dans la formation de pointe. Même les pays du Maghreb ne sont pas sur la liste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ambassadeur Mamoudou Moumouni<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Inspecteur de l’Enseignement, de la Formation Technique et Professionnelle, option (STI, Électro Énergie),<o:p></o:p></span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Auditeur du Centre d’Analyse et de Recherche de l’Espace Sahélo-Saharien (CARESS), École de Maintien de la Paix, Mali</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mme Touré Lobbo Traoré : L’ange gardien de l’ombre et la lumière des humbles !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mme-toure-lobbo-traore-lange-gardien-de-lombre-et-la-lumiere-des-humbles-3114801-3114801.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/mme-toure-lobbo-traore-lange-gardien-de-lombre-et-la-lumiere-des-humbles-3114801-3114801.html</guid>
<description><![CDATA[ Il est des cœurs qui ne battent pas pour eux-mêmes, mais pour le souffle des autres. Au Mali, ce cœur porte un nom : Madame Touré Lobbo Traoré. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 01:36:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Affectueusement appelée la «Dame de Cœur», mais elle est bien plus qu’un titre. Mme Touré Lobbo Traoré est cette main invisible qui essuie les larmes là où l'espoir s'est éteint.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle est cette force tranquille qui, des couloirs de la maternité du Camp I aux prestiges du palais, n’a jamais lâché le stéthoscope de l’humanité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Celle qui donne sans compter<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui d'autre pour être auprès des femmes des camps, là où la poussière et la fatigue pèsent sur les épaules ? Qui d'autre pour être le refuge des veuves, le rempart des orphelins, et la providence des mères de jumeaux, triplés et quadruplés ? Qui d'autre pour être le soutien des artistes en difficulté d'évacuation sanitaire ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Touré Lobbo Traoré ne donne pas de son surplus, elle donne de son âme. Aux portes des mosquées, elle est celle qui nourrit. Aux matins des fêtes de Tabaski et de Ramadan, elle est celle qui assure la dignité du partage. Au chevet des malades, elle est le «Cœur des cœurs».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Touré Lobbo Traoré, l'ange Gardien d’une Icône<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Derrière le Soldat de la Paix, derrière le Président Amadou Toumani Touré (Paix à son âme), il y avait elle, son roc, son ancre, son ange gardien. Dans le tumulte du pouvoir comme dans le silence de l’absence, elle a incarné cette loyauté sacrée, veillant sur l'homme et sur son héritage avec une dignité qui force le respect.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leur union n'était pas seulement un mariage, c'était un pacte de service pour le Mali. Mme Touré Lobbo Traoré, la chair de poule du Bienfait. Le bien ne fait pas de bruit, mais son écho est Éternel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Touré Lobbo Traoré nous rappelle que la vraie grandeur ne réside pas dans ce que l'on possède, mais dans ce que l'on offre. Elle ne cherche pas les caméras, elle cherche les cœurs à réparer. Aujourd'hui, rendons hommage à cette sage-femme de destin, qui continue de mettre au monde l'espoir là où règnent les ténèbres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Merci, Mme Touré pour votre largesse incommensurable et pour votre humilité qui nous grandit tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa Majesté Mohamed Mamata Touré <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">ANKO MALI<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coin du droit :   Le mandat en droit pénal</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/coin-du-droit-le-mandat-en-droit-penal-3114744.html</link>
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<description><![CDATA[ En droit pénal, un mandat est un acte par lequel un magistrat prescrit qu&#039;une personne lui soit amenée ou soit placée en détention. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 02:01:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Émanant d'une autorité judiciaire (généralement un juge d'instruction ou un magistrat du parquet), il ordonne à la force publique de contraindre une personne à comparaître, à être présentée devant elle ou à être détenue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">'est un acte de coercition. Contrairement à une simple convocation, le mandat permet l'usage de la force publique pour assurer l'exécution de l'ordre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mandat s'inscrit dans une procédure stricte afin d'éviter l'arbitraire. Il répond à deux impératifs :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- L'efficacité de la justice : empêcher la fuite, la destruction de preuves ou la concertation entre suspects ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Le respect des droits humains : la liberté étant la règle et la détention l'exception, un mandat doit toujours être motivé et émis par une autorité compétente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il existe cinq types de mandats selon les législations :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mandat de recherche<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il peut être décerné à l'encontre d'une personne lorsqu'il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tenté de commettre une infraction. C'est un ordre donné à la force publique de rechercher cette personne et de la placer en garde à vue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mandat de comparution<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il permet de mettre en demeure une personne de se présenter devant le juge à une date et une heure indiquées sur le mandat. Un huissier ou un agent de la force publique notifie la convocation à la personne, sans contrainte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mandat d'amener<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est un ordre donné à la force publique d'amener une personne devant un juge. Ce mandat est exécutoire par la force, à la différence du mandat de comparution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mandat d'arrêt<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est un ordre donné à la force publique de rechercher une personne et de la conduire à la maison d'arrêt indiquée sur le mandat. Il intervient notamment lorsque la personne est en fuite ou se trouve à l'étranger. La personne est alors incarcérée pour une durée ne pouvant excéder 24 heures. Durant ce délai, le juge d'instruction doit statuer sur la mise en examen ainsi que sur la nécessité éventuelle d'un placement en détention provisoire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle est ensuite conduite devant le juge des libertés et de la détention, lequel peut décerner, s'il l'estime nécessaire, un mandat de dépôt.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mandat de dépôt<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne peut émaner que du juge des libertés et de la détention (JLD), après un débat contradictoire, dans le respect des droits de la défense. A l'issue de ce débat, le JLD peut décider de délivrer un mandat de dépôt ordonnant le placement en détention provisoire. Ce mandat constitue également un ordre au chef de l'établissement pénitentiaire de recevoir et de détenir la personne concernée. Si le JLD refuse de décerner ce mandat, il peut décider d'un placement sous contrôle judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est fondamental de comprendre que le mandat n'est pas une condamnation. C'est un outil procédural. Sa validité est souvent limitée dans le temps et dans l'espace (principe de souveraineté territoriale, sauf accords de coopération internationale comme le mandat d'arrêt européen).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En droit pénal, le non-respect des formes d'un mandat peut entraîner l'annulation de toute la procédure qui en découle. C'est le fameux "vice de procédure" que les avocats traquent avec ferveur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nul n'a le monopole de la connaissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout est critiquable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout est discutable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le droit, mon métier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">xxxx<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que dit la loi sur la concurrence déloyale et les sanctions en vigueur ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">a loi n°2016-006 du 24 février 2016 est très claire.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La présente loi a pour objet de garantir la liberté et la loyauté du commerce afin de promouvoir la compétitivité et l'innovation au sein des entreprises. Pour parler de concurrence déloyale, il faut être dans une relation commerciale et, en cas de litige, seul le tribunal de commerce est compétent pour trancher.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l'article 17 de la loi n°2016-006, "sont interdits le dénigrement, la désorganisation et la confusion". Plus loin, l'article 18 évoque également des pratiques pouvant constituer des actes de concurrence déloyale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Peuvent notamment constituer des pratiques de concurrence déloyale :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la détention en vue de la vente de produits contrefaits ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la vente de produits contrefaits ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le reconditionnement de produits contrefaits sans autorisation des services compétents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La concurrence déloyale se définit comme tout agissement d'une personne physique ou morale sur un marché susceptible de porter préjudice à un ou plusieurs concurrents. Il s'agit d'un abus de pratiques commerciales d'une entreprise à l'égard d'une autre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les types de concurrence déloyale sont :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'imitation ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la désorganisation ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le dénigrement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les infractions visées aux articles 17 et 18 sont sanctionnées par l'article 24 d'une amende comprise entre 1 million et 20 millions de FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'ensemble des procédés concurrentiels contraires à la loi ou aux usages, constitutifs d'une faute intentionnelle ou non, et de nature à causer un préjudice aux concurrents, est réprimé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour prouver la concurrence déloyale aux yeux de la loi, le constat d'huissier est le mode de preuve le plus fréquent. Les méthodes de concurrence abusives sont nombreuses, même si l'on retrouve souvent les mêmes pratiques : parasitisme, dénigrement, imitation, désorganisation. Dans la pratique, la concurrence déloyale est un comportement d'un acteur du marché visant à obtenir un avantage sur ses concurrents par des pratiques commerciales trompeuses, mensongères, malhonnêtes, frauduleuses ou abusives. On distingue plusieurs formes de concurrence économique : elle peut être pure et parfaite ou imparfaite.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                      </span><span style="mso-spacerun: yes;">                            </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moussa Drissa Guindo (Magistrat)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IRAN : Le pari du chaos ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/iran-le-pari-du-chaos-3114770.html</link>
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<description><![CDATA[ L’hypothèse d’une élimination du Guide suprême iranien par Washington, malgré les mises en garde internes, posait une question stratégique majeure : peut-on provoquer un changement de régime en décapitant son sommet, sans déclencher une dynamique plus radicale encore ? ]]></description>
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<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 20:29:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La CIA aurait averti que la disparition d’Ali Khamenei ne conduirait pas mécaniquement à l’effondrement du système iranien. Au contraire, qu’elle pourrait accélérer la prise de pouvoir par les éléments les plus durs du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI). L’avertissement n’était pas moral, mais structurel : l’Iran n’est pas un régime personnalisé, c’est un système hybride où le religieux incarne la légitimité et où le militaire détient l’ossature coercitive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Khamenei, 86 ans, représentait une autorité théologico-politique. Son pouvoir reposait sur l’arbitrage entre factions, la gestion des équilibres internes et une certaine retenue stratégique. Le CGRI, en revanche, est une institution militaro-idéologique forgée par la guerre et les sanctions. Son identité est sécuritaire, non cléricale. Là où le Guide suprême cherchait à préserver une continuité révolutionnaire, les commandants pourraient privilégier une logique de confrontation permanente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La leçon irakienne</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le précédent irakien reste central. L’élimination de Saddam Hussein n’a pas stabilisé le pays ; elle a désarticulé l’État, ouvert la voie aux milices et, in fine, favorisé l’émergence de l’État islamique. La décapitation d’un régime autoritaire peut produire un vide que les structures les plus radicales remplissent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La CIA, dans cette lecture, n’aurait pas dit « ne le faites pas », mais plutôt : ne supposez pas que tuer le chef signifie tuer le régime. Le Guide suprême est le visage du système ; le CGRI en est l’armature. Supprimer le premier peut renforcer le second.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’appel au soulèvement : un calcul risqué</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un appel au peuple iranien pour « saisir l’occasion » et se soulever repose sur l’hypothèse que la population, déjà éprouvée par les crises économiques et politiques, transformerait un choc externe en révolution interne. Mais si le centre de gravité du pouvoir bascule vers des commandants militaires, la répression pourrait devenir plus brutale et moins contrainte par des considérations religieuses ou institutionnelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un régime dominé par des officiers radicaux n’aurait ni l’obligation de préserver une légitimité cléricale, ni l’intérêt de ménager des canaux diplomatiques. La militarisation totale du pouvoir pourrait refermer les rares espaces de négociation encore existants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Les arrière-pensées politiques : prudence analytique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président Donald Trump n’aurait-il pas cherché l’escalade extérieure pour des raisons intérieures, notamment pour détourner l’attention d’affaires judiciaires liées à Jeffrey Epstein ?. À ce stade, aucune preuve publique et vérifiée n’établit un lien direct entre une décision militaire et une stratégie d’évitement judiciaire. En géopolitique, les motivations personnelles des dirigeants peuvent jouer un rôle, mais elles doivent être distinguées des faits établis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De même, les auditions de figures politiques américaines comme Bill et Hillary Clinton dans le cadre de commissions d’enquête relèvent du débat politique interne. Les interprétations sur des manœuvres coordonnées restent, pour l’instant, du domaine de la spéculation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le parallèle israélien</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le premier ministre de l’État d’Israël, Benjamin Netanyahou, est accusé par ses opposants d’avoir utilisé la guerre pour se maintenir politiquement face à ses propres ennuis judiciaires. Là encore, si le contexte israélien montre que la guerre modifie profondément les équilibres politiques internes, affirmer une instrumentalisation intentionnelle nécessite des éléments probants solides.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant les accusations de « génocide » à Gaza, elles font l’objet de procédures et de débats juridiques internationaux. La qualification relève d’instances judiciaires, non de l’analyse politique immédiate. Quant aux soupçons sur les événements du 7 octobre et sur d’éventuelles défaillances sécuritaires face au Hamas, ils alimentent un débat intense en Israël, mais aucune conclusion officielle n’a établi une préméditation interne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un risque systémique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des intentions supposées, la question centrale demeure stratégique : que se passe-t-il lorsqu’une puissance extérieure frappe le sommet d’un régime autoritaire structuré autour d’un appareil sécuritaire puissant ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire récente suggère que la décapitation ne garantit pas la démocratisation. Elle peut produire fragmentation, radicalisation et militarisation accrue. En Iran, l’élimination de la figure religieuse pourrait paradoxalement accélérer la transformation du régime en pouvoir purement militaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le pari d’un changement de régime par le chaos reste l’un des plus dangereux en relations internationales. Car une fois le sommet déstabilisé, ce n’est pas toujours la modération qui émerge mais souvent la faction la plus dure, la mieux armée et la moins contrainte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vraie question n’est donc pas seulement celle de la chute d’un homme. Elle est celle de ce qui tient encore debout lorsque cet homme disparaît.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Oumar Kéita<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Directeur Exécutif de l’Institut d’Études Stratégiques pour le Sahel – IESS- Ancien ambassadeur délégué permanent du Mali auprès de l’Unesco</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accès à l’eau potable au Mali : De la nécessité de réviser la politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/acces-a-leau-potable-au-mali-de-la-necessite-de-reviser-la-politique-3114769.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans notre pays, près de 6 millions de personnes résidant au Mali n’ont pas accès à l’eau potable, le taux national d’accès à l’eau potable se situant autour de 72 %. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 20:19:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 20 ans, la progression du taux d’accès à l’eau potable a été de 8 % pour un objectif attendu en 2030, selon les Objectifs du Millénaire pour le Développement d’assurer un accès universel et équitable à l’eau potable, à un coût abordable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’inapplication des textes, la faible capacité de mobilisation des financements, la lourdeur administrative, les insuffisances significatives d’entretien et de maintenance des infrastructures, l’insuffisance de ressources humaines la faiblesse des compétences et une gouvernance instable sont entre autres, les maux qui minent le secteur et auxquels il est impératif de remédier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cinq défis majeurs nécessitent d’être relevés pour un impact positif majeur sur le secteur afin d’accroitre sensiblement l’accès à l’eau potable pour nos compatriotes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Eliminer les difficultés de mobilisation du financement du secteur y compris de la contrepartie de l’Etat pour les projets financés par l’extérieur ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Renforcer les capacités techniques des collectivités en matière d’AEP ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Corriger le déséquilibre tarifaire par rapport aux coûts de production et de distribution ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Apporter des solutions viables aux questions d’ensablement, de pollutions d’origine domestique, industrielle et agricole, de changement climatique constituant des menaces fortes pour les ressources en eau et notamment les cours d’eau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Faire face à l’instabilité et aux insuffisances de la gouvernance du secteur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les propositions ci-dessous issues des travaux du Centre d’Etudes et de Réflexion au Mali (CERM), susceptibles de contribuer à relever ces différents défis et déclinent comme suit : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Diligenter l’actualisation des textes sur l’eau notamment la Politique Nationale de l’Eau, le Code de l’eau et ouvrir ainsi la voie à la mobilisation des ressources et aux réformes indispensables du secteur ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La politique nationale de l’eau est en cours de révision depuis plus de 3 ans et le code de l’eau adopté en février 2006 pour une période de 10 ans n’a pas encore été révisé. En outre, sa révision est liée à la validation de la Politique nationale de l’eau. Ces deux instruments stratégiques constituent la vision du secteur à partir de laquelle les autres aspects opérationnels pertinents sont déployés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Organiser un atelier national de validation du tarif de l’eau avec pour objectif une augmentation tarifaire et une répartition davantage équitable de l’application du tarif social ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis 2004, le tarif de l’eau n’a pas évolué à l’exception d’un ajustement ayant réduit le volume couvert par le tarif social. En outre, le tarif social de 113 F CFA/m3 en milieu urbain est cinq fois inférieur au tarif en milieu rural et s’applique indistinctement au plus nanti comme au plus démuni des maliens.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La résolution du déséquilibre significatif entre le tarif de l’eau vendu en milieu urbain et celui du milieu rural est à ce titre, un impératif de justice sociale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Mettre en œuvre l’engagement gouvernemental d’allouer 5% du budget national au secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2019, le taux avait atteint 3,5 % du budget mais s’est depuis affaissé. Depuis 2012, ce sont les ONG qui réalisent 80 à 90 % des infrastructures en matière d’AEP. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le respect de cet engagement gouvernemental favoriserait une dynamique de partenariats nationaux et internationaux et accroitrait significativement le taux de mobilisation des ressources. En outre, cela mettrait fin aux difficultés de mobilisation de la contrepartie de l’Etat pour les grands projets d’infrastructures et d’investissements dans le secteur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Elaborer et mettre en œuvre sans délai une stratégie nationale de mobilisation des financements axée sur le renforcement de l’existant et les investissements structurants de moyen et long terme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En milieu urbain et semi urbain, la Somapep SA et la Somagep SA ont vu leur périmètre de concession passer de 18 centres en 2016 à 90 en 2017 et 2018, soit 72 nouvelles localités dont l’approvisionnement en eau potable était assuré par des opérateurs privés ou des associations d’usagers. 66 centres sont depuis opérationnels. L’existant concernerait l’intégration dans le périmètre concédé des 6 centres et la mise aux normes de l’ensemble des 72 centres ; la réhabilitation des réseaux de distribution, des branchements et des compteurs d’eau vétuste dans les 18 centres historiques du périmètre concédé ; Les investissements dans les 90 centres pour anticiper les besoins de production, de stockage et d’extension. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour éviter le stress hydrique dans plusieurs villes 3 années à venir, un montant de <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">338 milliards de FCFA devrait être mobilisé, et 820 milliards F CFA devraient être obtenus pour tenir compte des besoins de la SOMAPEP et assurer l’approvisionnement en eau potable dans le périmètre concédé pour la période 2025-2032. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le programme national d’accès à l’eau potable pour la période 2025-2035 s’élève à plus de 2700 milliards de F CFA pour un objectif de taux d’accès de 85% au niveau national. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Elaborer et mettre en œuvre un plan de mitigation pour la gestion et la protection des eaux souterraines après réalisation d’une étude exhaustive sur l’état de la qualité et de la quantité des ressources en eau ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La prolifération des forages sauvages notamment en milieu urbain, les activités de dragage désordonné à fort potentiel de dégradation de notre environnement, le tarissement continu de la nappe (cas des localités de Nioro, de Fana, de Sanankoroba et de la bande de Sirakoro) constituent autant de sinistres qu’il convient de circonscrire urgemment.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. Mettre en œuvre le triptyque Sensibilisation des populations/application rigoureuse des lois et règlements/ Enrichissement des lois et règlements pour s’adapter aux enjeux du moment ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les citoyens sont sous-informés tant sur les enjeux qui menacent le secteur que sur les dispositions légales et réglementaires existantes. Peu de citoyens savent par exemple que pour réaliser un forage au Mali, il faut disposer d’une autorisation qui est gratuite. Elle est délivrée par le sous-préfet ou le préfet, et une fois le forage réalisé, le propriétaire se doit d’envoyer le rapport au niveau des services de l’hydraulique. A cet effet, il serait pertinent d’opérationnaliser une brigade de contrôle de la réalisation des forages dans les habitations et les champs.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En dépit de la clarté des textes sur l’interdiction du dragage, plusieurs acteurs de l’orpaillage font tourner l’économie locale en faisant le bonheur de quelques particuliers au détriment de la communauté locale et nationale à travers le paiement de frais de montée, la construction de centres de santé, d’école et parfois même de routes locales. Le résultat est une dégradation continue et quasi irréversible des cours d’eau. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le service de vente d’eau du fontainier n’est pas réglementé, les poteaux d’incendie sont utilisés anarchiquement sans mise en place de compteurs, et cela concerne aussi plusieurs lieux publics disposant d’un accès gracieux à l’eau potable. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, il est impératif de sécuriser l’ensemble des sites affectés aux périmètres concédés juridiquement, socialement et physiquement.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">7. Renforcer la gouvernance du secteur en priorisant l’amélioration de l’autonomie des structures en charge de l’eau, en stabilisant les équipes dirigeantes par leur sélection par appel à candidatures, par l’établissement d’un cahier de charges fixant les objectifs, et par constitution d’un conseil d’administration dont les membres seraient sélectionnés exclusivement sur la base de compétences particulières ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En dix ans, les structures du secteur de l’eau et de l’énergie ont connu plus de douze directeurs généraux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’insuffisance de transparence, de redevabilité ont de lourdes conséquences sur toute la gestion organisationnelle et spécifiquement en ce qui concerne les structures dotées de missions de service public. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La prise en compte de facteurs politiques affaiblit l’efficacité de la gestion et la recherche de performance. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des factures importantes impayées restent dues par l’Etat et la gestion politique empêche l’application de mesures de recouvrement vigoureuses. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En matière de gouvernance, le renforcement des ressources humaines est aussi une nécessité vitale pour pourvoir les cadres organiques insuffisants (la direction nationale de l’hydraulique elle-même est pourvue à seulement 40%), l’insuffisance de compétences en maints endroits et en même temps la pléthore en d’autres endroits ici comme ailleurs continue à être une tare pour nos structures publiques, la formation continue restant un parent pauvre.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">8. Prendre des mesures institutionnelles et organisationnelles courageuses pour impacter à court terme le défis connus par le milieu rural en matière d’approvisionnement en eau potable ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, ce sont plus de 500 villages qui manquent de point d’eau moderne au Mali et 39% des pompes à motricité humaine assurant le service en milieu rural seraient en panne en 2024. En dépit du transfert des compétences et de l’autonomie donnée aux communes pour la gestion de l’AEP, les insuffisances techniques et la faiblesse de la mobilisation des ressources restent des situations courantes et récurrentes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’opérationnalisation de l’assistance technique à la maitrise d’ouvrage communale, la mise en place d’agences régionales de services d’eau des collectivités rurales affiliées aux conseils régionaux, l’élargissement du périmètre d’intervention de la CREE aux systèmes existants en milieu rural pour des modèles économiques et financiers adaptés et durables dans ces zones constituent autant de palliatifs aux faibles capacités des communes prises isolément.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">9. Réaliser les investissements d’envergure pour impacter globalement et symboliquement le secteur de l’eau au profit des populations ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La relance du projet Kabala constitue à cet égard un signal fort. En effet, les travaux du projet Kabala 1 pour le renforcement de la fourniture d’eau et l’extension du réseau de distribution de Bamako-Kati sont à l’arrêt et sur 4 phases, une seule a été entièrement réalisée et la seconde, entamée, est aujourd’hui en suspens faute de financement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La prise de dispositions diligentes pour instaurer le principe de « Un domicile-un branchement gratuit » pour les localités comprises dans le périmètre concédé constituerait aussi un signal fort en termes d’équité et de justice sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les investissements massifs dans les zones fortement menacées de stress hydrique, la réalisation des études initiales ou complémentaires dans les régions « défavorisées » y compris dans celle de Kigal qui ne dispose à ce jour, ni de schéma directeur ni d’études en matière d’AEP devrait être priorisée pour l’amélioration de l’accès à l’eau potable soit une réalité palpable sur toute l’étendue du territoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amadou Diop<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Secrétaire Exécutif du CERM<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>De l’illusion du retour à une réalité en érosion : la France s’exhibe dans le Golfe pour fuir ses échecs africains</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/de-lillusion-du-retour-a-une-realite-en-erosion-la-france-sexhibe-dans-le-golfe-pour-fuir-ses-echecs-africains-3114673.html</link>
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<description><![CDATA[ Dès les premiers instants de l’escalade qui a suivi les frappes menées par les États-Unis et Israël le 28 février 2026 contre l’Iran, ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 20:47:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">il est apparu clairement que Paris voyait dans la crise une opportunité médiatique davantage qu’une nécessité défensive. Les attaques, qui ont entraîné <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>selon les médias iraniens la mort du Guide suprême iranien Ali Khamenei et la chute de plus d’un millier de civils, ont ouvert la voie à une confrontation régionale d’ampleur. Mais les développements qui ont suivi ont également révélé une tentative française manifeste de surfer sur la vague de l’escalade, à la recherche d’un rôle perdu et d’une image de puissance en déclin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Téhéran a riposté en visant des bases américaines et françaises dans le Golfe, a fermé le détroit d’Ormuz et a brandi la menace d’une hausse des coûts de l’énergie à l’échelle mondiale. Dans ce contexte, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot s’est empressé d’annoncer le déploiement d’avions «Rafale » sur la base aérienne d’Al-Dhafra, près d’Abou Dhabi aux Émirats arabes unis, justifiant cette décision par la protection des bases françaises après que l’une d’elles a été touchée par un drone. Toutefois, selon des observateurs, cette justification n’a pas masqué une réalité plus simple : la France n’était pas en position d’initiative stratégique, mais plutôt dans une posture de réaction aux événements, cherchant à apparaître comme un partenaire militaire actif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-style: italic;">Une démonstration tardive d’une puissance en recul<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des experts estiment que l’initiative française dans le Golfe ne peut être dissociée d’un contexte plus large de recul marqué de l’influence de Paris en Afrique. Depuis le lancement de l’opération Serval en 2013, puis de l’opération Barkhane, Paris a brandi les slogans de la lutte contre le terrorisme et du rétablissement de la stabilité dans la région du Sahel. Pourtant, près d’une décennie plus tard, le résultat a été un retrait sous la pression des réalités du terrain, une expansion des activités des groupes armés et une détérioration des relations avec les autorités locales. La mission est passée d’une intervention stratégique à un échec sans précédent, d’une promesse de sécurité à l’image d’un « bourbier » militaire de longue durée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux décennies auparavant, le nom de la France avait déjà été associé à l’opération Turquoise au Rwanda en 1994, laquelle est encore évoquée chaque fois que la question de la responsabilité et de la pertinence des interventions extérieures de Paris est soulevée. Dans ce contexte, l’histoire n’est pas un détail secondaire, mais un registre ouvert d’échecs répétés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-style: italic;">Du consentement à l’expulsion et à la fermeture des bases<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces dernières années, il ne s’agit plus de « réduction » de la présence française dans certains États africains, mais bien d’expulsion des forces françaises et de fermeture officielle de leurs bases militaires. Au Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Sénégal, les autorités de ces pays ont pris des mesures mettant fin à la présence militaire française sur leur territoire, en raison de l’incapacité de celle-ci à répondre aux attentes gouvernementales en matière de lutte contre le terrorisme, notamment après des attaques terroristes violentes survenues malgré des années de présence militaire française.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces faits traduisent une transformation qualitative de la position africaine à l’égard de la présence militaire française, passant d’un partenariat sécuritaire à la conviction de la nécessité d’y mettre un terme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Bénin, la situation est différente : la France y est toujours présente. Toutefois, les événements récents, en particulier les développements liés à la crise et au coup d’État survenu le 7 décembre dernier, ont révélé la fragilité de l’influence française même dans ce qui était considéré comme son dernier bastion stratégique en Afrique de l’Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La simple émergence de troubles politiques et sécuritaires malgré la poursuite de la présence militaire française a ravivé les interrogations sur la pertinence et l’efficacité de cette présence, montrant que l’implantation ne signifie pas nécessairement la capacité d’influence décisive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-style: italic;">L’Afrique prend conscience… bases militaires et coût de l’alignement<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La riposte iranienne visant les bases américaines et françaises dans le Golfe a révélé un autre aspect de l’équation : l’accueil de bases militaires appartenant à des puissances engagées dans des conflits régionaux peut exposer les pays hôtes à des répercussions directes, même s’ils ne sont pas partis à la décision de guerre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des analystes estiment que les États du Sahel et d’Afrique de l’Ouest verront se renforcer leur conviction que la décision de fermer les bases militaires françaises et américaines sur leur territoire était judicieuse, après avoir observé les bombardements subis par des pays du Golfe en raison de la présence de telles bases sur leur sol, alors même que la guerre n’est pas la leur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><i><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Paris peut réussir à afficher une présence militaire rapide dans le Golfe, et son déploiement tactique peut atteindre des objectifs immédiats. Néanmoins, l’histoire récente comme lointaine en Afrique place cette initiative sous un examen critique rigoureux. L’influence ne se reconquiert pas par l’exhibition, et les échecs passés ne s’effacent pas par un redéploiement sur un nouveau théâtre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les pays qui ont mis fin à la présence des bases françaises l’ont fait à partir d’une expérience concrète. De même, ce qui s’est produit dans le Golfe <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>bombardement de bases et insertion de la région dans une spirale de ripostes renforce chez beaucoup la conviction que l’accueil de bases militaires étrangères n’est pas une simple question technique, mais un choix souverain aux implications stratégiques susceptibles de dépasser les calculs initiaux<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source : Eric Loeb, Chercheur en affaires africaines et relations internationales<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un monde en rupture</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/un-monde-en-rupture-3114666.html</link>
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<description><![CDATA[ De l’Ukraine à Gaza, de la Libye au Nigeria, et du Venezuela à l’Iran, dans tout le Sud global, les États-Unis et leurs vassaux ouvrent des fronts de guerre par procuration dans le but de contenir la Russie et la Chine. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 11:53:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>En réalité, les tensions qui s’étendent de l’Ukraine à l’Iran ne se résument pas à un simple rééquilibrage des forces militaires. Elles signalent un changement plus profond : la fin progressive d’un paradigme civilisationnel centré sur l’Atlantique Nord. L’activisme stratégique de Washington et l’alignement offensif de Tel-Aviv ne sont pas de simples choix politiques conjoncturels ; ils reflètent une angoisse structurelle face à l’érosion d’une centralité historique.</p>
<p>Sous les présidences de Donald Trump et de Benjamin Netanyahou, le recours à la force a cessé d’être présenté comme une exception. Il est devenu une norme stratégique. Ce changement ne peut être compris sans un cadre civilisationnel sui generis.</p>
<p>Pour en saisir pleinement les implications, il convient d’analyser successivement la redéfinition contemporaine de l’ennemi à la lumière des travaux de Carl Schmitt, la résurgence des lignes de fracture civilisationnelles décrite par Huntington, l’incapacité d’adaptation évoquée par Toynbee face au défi multipolaire, et enfin la question cruciale de la cohésion stratégique – l’asabiyya d’Ibn Khaldoun – comme clé de compréhension du changement actuel. C’est à travers cette exploration théorique que se révèle le véritable enjeu : assistons-nous à un simple réalignement des puissances ou à l’entrée dans une ère post-atlantique ?</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Carl Schmitt : La désignation de l’ennemi</strong></h5>
<p>Le juriste allemand Carl Schmitt affirmait que la politique se définit par la <a href="https://www.afri-ct.org/wp-content/uploads/2016/04/S-_Sur_-_Le_politique_selon_C-_Schmitt.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">distinction</a> entre amis et ennemis. Or, depuis deux décennies, l’Occident stratégique n’a cessé d’élargir le cercle de l’ennemi : la Russie en Europe de l’Est, l’Iran au Moyen-Orient, la Chine dans l’Indo-Pacifique et les puissances émergentes du Sud.</p>
<p>Dans ce contexte, l’Ukraine devient de facto un front de désignation ; l’Iran, une cible permanente de dissuasion, au sens le plus strict. Les frappes sur Téhéran et d’autres centres stratégiques iraniens, suivies de frappes de représailles contre des bases américaines dans le Golfe et des positions israéliennes, témoignent de l’instauration d’un état d’exception géopolitique quasi permanent.</p>
<p>Pour Schmitt, le danger résidait dans l’expansion indéfinie des conflits. Nous y sommes aujourd’hui : la planète se fragmente en lignes de front diffuses.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Samuel Huntington : le choc des civilisations revisité</strong></h5>
<p>Samuel Huntington <a href="https://www.amazon.fr/choc-civilisations-Samuel-P-Huntington/dp/2738108393/re" target="_blank" rel="noreferrer noopener">prédisait</a> que les conflits futurs opposeraient des blocs civilisationnels plutôt que des idéologies. Bien que sa thèse ait été contestée, elle éclaire en partie la situation actuelle.</p>
<p>L’Iran n’est pas qu’une simple puissance régionale. Il incarne une continuité civilisationnelle perse et islamique articulée au sein d’un projet stratégique autonome. La Russie revendique un espace eurasien distinct. La Chine développe un modèle politique et économique alternatif.</p>
<p>Face à cela, l’axe atlantiste perçoit moins des États concurrents que des pôles civilisationnels capables de redéfinir la hiérarchie mondiale.</p>
<p>C’est pourquoi les frappes préventives et les sanctions ne visent pas uniquement les capacités militaires ; elles ciblent des trajectoires historiques. L’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei et d’autres figures clés de la République islamique en est un exemple frappant.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Arnold Toynbee : le défi et la réponse</strong></h5>
<p>Selon Arnold J. Toynbee, les civilisations <a href="https://library.sn/m/articles/view/A-J-Toynbee-sur-le-byzantinisme-et-la-Russie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déclinent</a> lorsqu’elles ne parviennent pas à répondre de manière créative aux défis auxquels elles sont confrontées. Or, le défi contemporain auquel l’Occident est confronté n’est pas militaire ; il est structurel : l’émergence d’un monde multipolaire.</p>
<p>Au lieu de bâtir un multilatéralisme renouvelé, Washington privilégie l’expansion de ses réseaux d’alliances et le recours à la coercition. Au lieu d’intégrer les nouvelles puissances dans une architecture équilibrée, il cherche à contenir leur ascension.</p>
<p>Ce choix révèle une difficulté d’adaptation. L’histoire montre cependant que la rigidité stratégique précède souvent l’affaiblissement.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Ibn Khaldun : asabiyya et solidarité perdue</strong></h5>
<p>Le penseur maghrébin Ibn Khaldun a introduit le concept d’asabiyya – la cohésion sociale et politique qui permet à une civilisation de se maintenir.</p>
<p>Appliqué au monde arabe contemporain, ce <a href="https://www.edukti.info/2024/06/theorie-de-lasabiyya-chez-ibn-khaldoun.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">concept</a> met en lumière un paradoxe : la fragmentation interne affaiblit la capacité régionale à réagir aux ingérences extérieures. Depuis les soulèvements du «Printemps arabe», les États se sont déstabilisés, les sociétés se sont polarisées et les souverainetés se sont érodées.</p>
<p>L’absence de solidarité régionale (asabiyya) transforme le monde arabe en un théâtre d’affrontements inter-impériaux. Poursuivant chacun leurs propres intérêts, les partenaires de la coalition (Washington, Tel-Aviv, Bruxelles et Londres) fondent leur alliance sur le deux poids, deux mesures, partout et en toutes circonstances. Passer de l’hypocrisie stratégique à une véritable solidarité devient donc une nécessité existentielle, non idéologique.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>La métaphysique de l’hégémonie</strong></h5>
<p>En réalité, ce qui caractérise la phase actuelle, ce n’est pas seulement l’intensité des crises, mais aussi leur justification morale. Les interventions sont présentées comme des actes de stabilisation, de défense de la démocratie, de lutte contre le terrorisme ou de sécurité collective. Pourtant, les frappes répétées, l’expansion des bases militaires, la propagation du terrorisme et de l’extrémisme violent, ainsi que la multiplication des sanctions extraterritoriales dressent un tableau différent : celui d’une volonté de maintenir une primauté systémique.</p>
<p>Cependant, l’hégémonie repose autant sur le consentement que sur la coercition. Lorsque le consentement s’érode, la coercition augmente. Et lorsque la coercition devient centrale, la légitimité s’effondre.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Vers une ère post-atlantique ?</strong></h5>
<p>La riposte iranienne aux frappes, l’arrestation par l’Arabie saoudite et le Qatar d’agents du Mossad, le service de renseignement israélien, qui planifiaient des attentats à la bombe sur leur territoire pour en accuser l’Iran, le resserrement des liens stratégiques entre Moscou et Pékin, l’affirmation diplomatique des puissances du Sud : tous ces éléments témoignent d’une recomposition accélérée.</p>
<p>La question n’est donc pas de savoir si l’Occident peut encore frapper. Il le peut. Il est si puissant qu’il possède la rare capacité de se faire la guerre à lui-même. La question est de savoir si ces frappes retardent ou accélèrent la transition vers un ordre multipolaire.</p>
<p>Selon Toynbee, une civilisation décline lorsqu’elle réagit de manière mécanique aux nouveaux défis.</p>
<p>Si l’on en croit Ibn Khaldun, elle s’effondre lorsque sa cohésion interne se dissout.</p>
<p>Si l’on suit la pensée de Schmitt, l’expansion illimitée de l’ennemi conduit à une guerre permanente.</p>
<p>Si l’on en croit Huntington, l’ignorance des lignes de fracture civilisationnelles alimente les divisions.</p>
<p>Nous assistons peut-être à la convergence de ces quatre avertissements.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>La fin de l’illusion d’un «ordre fondé sur des règles»</strong></h5>
<p>En réalité, l’activisme stratégique de Washington et de Tel-Aviv n’est pas un signe de confiance absolue ; il peut être interprété comme l’expression d’un vertige : celui de la perte de la centralité historique.</p>
<p>Mais l’histoire n’est jamais statique. Elle est en mouvement.</p>
<p>La véritable alternative ne réside ni dans une confrontation généralisée ni dans un alignement passif. Elle réside dans la capacité des espaces civilisationnels – notamment arabes – à reconstruire une cohésion stratégique autonome, capable de dialoguer sans se soumettre, de coopérer sans se dissoudre.</p>
<p>Car lorsqu’un <a href="https://thehill.com/opinion/international/5722392-the-useful-illusion-of-a-rules-based-order-is-ending/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ordre</a> mondial ne peut être maintenu que par une pression constante, il entre déjà dans sa phase terminale.</p>
<p>La question n’est plus de savoir si la stratégie actuelle de Washington et de Tel-Aviv est agressive ; elle l’est manifestement. La véritable question, plus grave, est la suivante : combien de crises supplémentaires le système international peut-il absorber avant que la spirale descendante ne devienne irréversible ?</p>
<p><a href="https://reseauinternational.net/author/mlkaba/" target="_blank" rel="noopener" title="">Mohamed Lamine Kaba</a></p>
<p>source :<span> </span><a href="https://chinabeyondthewall.org/a-world-in-rupture/" target="_blank" rel="noopener" title="">China Beyond the Wall</a></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Iran : Une démocratie ou souveraineté insoumise agressée</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/iran-une-democratie-ou-souverainete-insoumise-agressee-3114655.html</link>
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<description><![CDATA[ Parler de l’Iran dans le débat occidental revient souvent à déclencher un réflexe pavlovien : « théocratie », « menace nucléaire », « régime autoritaire ». Pourtant, une question mérite d’être posée sans caricature : qu’est-ce qu’une démocratie, et qui en fixe les critères ? ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 09:45:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l’on admet que la démocratie repose sur la consultation populaire, la participation électorale et la recherche du bien-être collectif, alors le cas iranien mérite au minimum d’être examiné avec rigueur plutôt qu’avec des slogans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis la Révolution islamique de 1979, l’Iran fonctionne selon un système constitutionnel validé par référendum. Le régime combine institutions républicaines élues au suffrage universel (Président, Parlement) et une structure de supervision religieuse incarnée par le Guide suprême.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les élections présidentielle et législatives se tiennent régulièrement, avec des taux de participation souvent élevés (70 %) comparés à ceux de nombreuses démocraties occidentales. Le Parlement (Majlis) est élu au suffrage direct. Le Président dispose de compétences exécutives réelles. Le pouvoir judiciaire fonctionne selon un cadre constitutionnel formalisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Peut-on qualifier ce système de démocratie libérale occidentale ? Non. Peut-on nier qu’il comporte des mécanismes électifs et participatifs ? Non plus. Il s’agit d’un modèle hybride — « une démocratie religieuse constitutionnalisée » , comparable, dans sa singularité, à d’autres formes non occidentales d’organisation politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">La question des droits des femmes : réalité et contradictions</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement aux représentations simplifiées, la société iranienne a connu des évolutions notables : les femmes représentent une majorité dans l’enseignement supérieur ; elles occupent des postes dans les professions libérales, universitaires et administratives ; elles participent activement à la vie économique et politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela n’efface ni les restrictions juridiques ni les tensions sociales internes, mais cela empêche de réduire l’Iran à une caricature médiatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire montre d’ailleurs que la mobilisation féminine fut centrale dans la Révolution de 1979, perçue par une partie de la population comme un mouvement de souveraineté nationale autant que religieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">La rupture avec Washington : idéologie ou géopolitique ?<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise des otages de 1979 a figé les relations américano-iraniennes dans un antagonisme durable. Mais il serait réducteur d’y voir l’unique cause. L’ombre du coup d’État de 1953 contre Mohammad Mossadegh, soutenu par la CIA et le MI6, reste profondément ancrée dans la mémoire iranienne. À partir de 1995, les sanctions économiques américaines deviennent structurelles. L’isolement de l’Iran devient un objectif stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Officiellement, la question nucléaire est centrale. Pourtant le Guide suprême iranien a émis une fatwa en 2005, pour interdire l’acquisition de la bombe atomique par un Etat qui incarne les valeurs islamiques ; l’accord de 2015 (JCPOA) avait instauré un régime de contrôle inédit sur le projet nucléaire civil de l’Iran ; le retrait unilatéral américain en 2018 a ravivé les tensions ; les initiatives diplomatiques alternatives (notamment celles impliquant la Turquie et le Brésil) n’ont pas abouti durablement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question devient alors plus large : l’Iran est-il sanctionné pour ce qu’il fait, ou pour ce qu’il représente ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L'Iran est-il la parfaite diversion ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Actuellement, aux États-Unis et au-delà, en Occident, un scandale fait rage : l'affaire Epstein. Du nom de Jeffrey Epstein, un pédocriminel américain qui se serait suicidé en prison en 2019, cette affaire éclabousse des hauts dignitaires du pouvoir et des finances à travers le monde. Le président Trump serait mentionné plus de mille fois dans les millions de documents et vidéos saisis par la justice américaine dans le cadre de ses enquêtes. Bien que caviardés, la pression monte sur le ministère de la Justice pour que toute la lumière soit faite sur le contenu des documents. Les témoignages de victimes d'abus sexuels et les éléments retrouvés dans les fichiers, notamment des photos authentifiées, constituent autant d'indices qui accablent le président Trump et mettent son mandat en péril. Provoquer une guerre dans cette conjoncture pourrait servir de diversion idéale pour rassembler les Américains autour de leur drapeau. Lorsque l'alarme de la guerre retentit, ces accusations criminelles peuvent facilement apparaître comme des mesquineries dirigées contre le commandant en chef.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L’Iran et le système multipolaire<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Iran n’est pas seulement un acteur régional. Il est désormais un maillon du projet multipolaire émergent coopérations renforcées avec la Russie et la Chine ; intégration dans des dynamiques liées aux Brics ; position stratégique entre Golfe, Asie centrale et Méditerranée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, la pression occidentale dépasse la question nucléaire. Elle touche à l’équilibre mondial.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pourquoi l’escalade actuelle entre Israël et Iran ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les tensions récentes entre Israël et l’Iran doivent être replacées dans une logique régionale plus large démystification de la puissance militaire israélienne lors de la guerre des 12 jours, en juin 2025 ; rivalité stratégique pour l’influence au Levant ; enjeux liés au Hezbollah et à la Syrie ; hégémonie d’Israël comme pilier central de la politique américaine au Moyen-Orient ; crainte d’un axe Moscou–Pékin–Téhéran.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Washington, l’Iran constitue à la fois un défi idéologique et géostratégique. Pour Tel-Aviv, il représente une menace politique existentielle déclarée. La confrontation n’est donc pas seulement militaire : elle est systémique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Une question de principe</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire contemporaine montre un paradoxe constant : les États-Unis soutiennent les démocraties… tant qu’elles s’inscrivent dans leur architecture stratégique. Lorsqu’un régime — élu ou non — remet en cause l’ordre géopolitique dominant, il devient un problème.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Iran n’est pas une démocratie libérale occidentale. Il n’est pas non plus une dictature caricaturale. Il est un régime hybride, contesté, mais enraciné dans une base institutionnelle et populaire réelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question centrale n’est donc pas : « l’Iran est-il parfait ? ». Mais plutôt : « les principes démocratiques sont-ils universels, ou conditionnés aux intérêts stratégiques des grandes puissances ? »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La puissance face à la puissance<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous entrons dans une ère où la logique unipolaire vacille. La confrontation autour de l’Iran est un symptôme de cette transition. Si l’objectif est la stabilité mondiale, alors la logique d’escalade permanente mène à l’impasse. Si l’objectif est la domination stratégique, alors le conflit deviendra structurel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est peut-être temps que la puissance accepte l’existence d’autres puissances. Car dans un monde multipolaire naissant, la coercition permanente ne garantit plus l’obéissance. Elle accélère la fragmentation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Mahamadou Konaté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Centre Kurukanfuga- Bonne Gouvernance et Consolidation de la Paix - 28 février 2026<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Marchés en flammes, pays en veille : L’indolence comme système</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/marches-en-flammes-pays-en-veille-lindolence-comme-systeme-3114654.html</link>
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<description><![CDATA[ Sans être oiseau de mauvais augure, ce qui s’est passé au marché de Médine la semaine dernière n’est ni le premier incendie, ni le dernier au Mali. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 09:41:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quasiment tous les marchés du pays présentent la même physionomie, disons le même désordre. D’autres incendies suivront tant que l’incurie et l’insouciance persistent. Personne ne peut dire qu’il n’a ni vu ni entendu que nos marchés sont établis dans un joli désordre bien organisé, dans lequel tous les acteurs se plaisent et se complaisent, jusqu’au jour où la catastrophe arrive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Allez donc voir ce qu’on appelle marché du quartier dit des riches, à Baco Djicoroni Golf, à Bamako. Enfermé dans un petit espace n’atteignant pas la moitié d’un terrain de football, aux accès barrés de tous les côtés, il défie le bon sens. Ici, ce sont moins les étals et hangars qui posent problème que les immeubles commerciaux bâtis à environ deux mètres les uns des autres, voire moins. Inimaginable. Inconcevable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien entendu, ces immeubles ont été bâtis, visiblement, avec les autorisations nécessaires sans lesquelles ils n’auraient pas vu le jour. Même dans la négative, l’autorité communale et ses services techniques disposent de tous les moyens légaux et réglementaires pour les démolir au nom de la sécurité publique. Mais non. Tout le monde attend. Tout le monde regarde ailleurs. Jusqu’au jour où la catastrophe arrive. Là, c’est le défilé des autorités pour dénoncer les mauvais comportements, comme si elles n’avaient rien vu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui est cocasse dans cette affaire, c’est que le marché est aujourd’hui occupé par une école supérieure, selon des marchands dont les voix ne portent pas. Voici aussi un quartier qui n’a ni école publique, ni centre de santé publique. Ce n’est pas qu’un espace ne leur a pas été dédié ; mais les puissants du jour les ont occupés. Ainsi va la République.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans notre pays, c’est une constante : l’indignation est sélective. Je ne me sens concerné par un problème, quelle que soit sa gravité ou son ampleur, que lorsque mes proches et moi en sommes victimes. Le reste du temps, c’est l’affaire des autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur un autre sujet encore plus brûlant, c’est le cas avec l’insécurité ou « jihadisme », à défaut d’une autre appellation. Ce fut d’abord le problème du Nord pendant quatre décennies — koronfè problème. Puis celui du Centre après 2010, bien que je haïsse cette fracture zonale qui nous a été insidieusement glissée et que nous avons adoptée sans réfléchir. Ensuite le Sud… Aujourd’hui, où en sommes-nous ? Tout le pays est infesté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il suffisait pourtant que, d’une même voix — ou « d’une seule main que tous les fils du pays viennent fermer les trous de la jarre commune » — nous agissions dès le début, pour que le pays ne connaisse pas la pénurie de carburant et les nombreuses victimes civiles et militaires qui continuent de tomber, sans que l’on sache quand prendront fin les massacres. Mais non. Comme d’habitude, nous avons assisté en spectateurs passifs à un spectacle durant lequel d’autres décidaient de notre sort, sans nous, donc contre nous. C’est le prix de l’indolence — inertie, indifférence — que nous payons. Et il coûte cher. Très cher même. Malheureusement, ce n’est pas encore fini. Jusqu’à quand alors ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les marchés brûlent. Les délégations se succèdent : ministres, maires, gouverneurs, chambre de commerce… On vient constater les dégâts. On promet. Puis plus rien. On continue avec la routine jusqu’au prochain épisode.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant, la nature nous offre aujourd’hui l’opportunité de régler définitivement tous ces problèmes de marchés, en les mettant au niveau des standards internationaux. Cette occasion sera-t-elle saisie ? Prions Dieu qu’il nous aide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à tous les problèmes du pays, il existe un seul refrain : « prions Dieu », comme si les hommes avaient démissionné de leurs missions en confiant leur sort au Bon Dieu. Aide-toi, le ciel t’aidera. Pas de salut en dehors de l’effort humain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À bon entendeur… tant pis. Je répète trois fois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ahmadou Sankaré<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Atteinte au crédit de l’Etat :  Un « juriste charlatan » s’attaque au Procureur Touré</title>
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<description><![CDATA[ L’auteur du pamphlet contre la contribution de haute densité du Procureur Idrissa Hamidou Touré sur l’infraction « atteinte au crédit de l’Etat », publié dans Mali Tribune du 23 février 2024, se définit lui-même « juriste charlatan » officiant derrière une page anonyme Facebook et depuis Paris à l’université de Bordeaux comme pour dire qu’il est universitaire. Preuve que c’est faux car il n’y a pas d’université de Bordeaux à Paris. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 09:03:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est à noter que n’importe qui peut se cacher derrière une page anonyme et se faire passer pour un chef d’Etat a fortiori un universitaire et dire qu’il est à Shanghai alors qu’il est tranquillement assis à Banconi-dianguinebougou. Notre « juriste charlatan », tapis derrière une page anonyme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa diatribe n’a pas son sens d’être surtout à l’encontre d’une personnalité qui a le courage de nourrir le débat d’idées dans la presse. Le Procureur Touré est l’un des rares magistrats du pays à prendre sa plume pour donner des cours magistraux sur des points de droit qui paraissent flous ou ignorés au sein de l’opinion publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ma qualité de juriste, il est de mon devoir d’intervenir dans cette discussion juridique dans un pays où la majorité est analphabète ou même ignore le concept et langage de droit. C’est un débat inutile, à bas étage, émanant de quelqu’un qui se nomme lui-même « juriste charlatan », car l’infraction d’atteinte au crédit de l’Etat telle que soutenue par le Procureur Touré a été retenue par plusieurs jugements tant en instance qu’à la Cour d’appel de Bamako. Ce qui met fin au débat juridique et donne définitivement raison au Procureur Touré qu’on accable à tort. S’il n’avait pas raison sur la terminologie, le sens juridique et légal, il n’aurait pas été suivi par tous ces juges à travers des dizaines de jugements et d’arrêts de condamnations pour « atteinte au crédit de l’Etat ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans le couvrir de roses, le Procureur Touré bien que faillible comme tous les mortels, reste le père de l’application de cette infraction au Mali. Tout comme il est le père de la lutte contre la cybercriminalité au Mali, le père de l’auto saisine des Procureurs, le père de la communication judiciaire au Mali comme beaucoup d’autres innovations dans la jurisprudence au Mali (les pratiques judiciaires). Mais rien de tout ça ne lui appartient aujourd’hui. Tout ce qu’il a fait, appartient à l’espace public désormais et les gens s’en inspirent d’ailleurs tous les jours. Donc qu’on ne nous ramène pas en arrière, avec un débat clos encore une fois par plusieurs jugements et arrêts de condamnations pénales. Que Touré<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ait tort ou qu’il se trompe, alors comment comprendre que tous ces magistrats parmi lesquels il y a plus anciens et plus expérimentés que lui, se trompent aussi ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De grâce, foutez la paix à ce monsieur. On sait que son nom, sa photo sur une photo etc., font lire, donnent de la visibilité, des likes mais combien de fois on a tous fait cela ? Ne pouvons-nous pas évoluer ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que d’autres juristes ou d’autres praticiens du droit innovent aussi pour faire avancer les pratiques judiciaires dans les cours et tribunaux. On a tellement de juristes dans ce pays, mais rares sont ceux qui innovent, qui créent etc. Tout ce que beaucoup savent faire, en bons Maliens d’ailleurs, c’est de se cacher derrière des pages anonymes Facebook, pour les plus lâches pour critiquer, dénigrer l’autre dans ce qu’il fait ou qu’il apporte de nouveau sans rien proposer en retour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cours de ces 5 dernières années, qu’on le veuille ou non, qu’on le reconnaisse ou pas, le Procureur Touré a révolutionné les pratiques judiciaires au Mali et çà, quelle que soit la malhonnêteté intellectuelle, professionnelle ou institutionnelle, rien ne l’effacera dans la tête du Malien lambda. Mêmes les petits enfants savent qui est ce monsieur. Les parents continuent encore à faire peur à leurs enfants en disant « si tu n’arrêtes pas tes bêtises, je vais te remettre au Procureur Touré».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la petite histoire, du fait de sa rigueur sur l’application du droit, il a assaini non seulement les réseaux sociaux au Mali, et le milieu jeune de l’arrondissement IV du district de Bamako. La jeunesse de Lafiabougou, Hamdallaye Djicoroni Para, Sébénikoro, entre autres, rechigne à commettre des larcins ou la délinquance à col blanc (vol de téléphones portables, escroquerie et voie de fait, brigandage, entre autres), de peur de ne pas être placés sous mandat de dépôt une fois le dossier déposé sur la table du Procureur Touré. Les spéculateurs fonciers qui pullulaient en Commune IV, ont disparu aujourd’hui grâce aux actions de ce monsieur. C’est un fait que rien ne peut changer, aucune méchanceté, aucune fausseté, rien donc laissons le monsieur à son destin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Personne ne parlait de cybercriminalité encore moins de lutte contre ce phénomène avant lui. C’est grâce à lui que les gens ont eu les yeux ouverts sur la notion de cybercriminalité et ses dangers dans notre société. Les injures grossières (pères et mères) sur les réseaux sociaux et autres attaques gratuites qui faisaient légion dans le cyberespace national, ont tendance à diminuer sinon disparaître.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est encore grâce à ses actions que beaucoup d’écoles à Bamako ont inscrit l’enseignement de la cybercriminalité dans leurs programmes. Il a régulé le cyber espace malien dans tous les domaines, tout seul et à coups d’énormes sacrifices moraux, familiaux et professionnels. C’est grâce à toutes ses actions que l’Etat a même vu la nécessité de créer un Pôle qui s’occupe désormais de la lutte contre la cybercriminalité au Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les acquis du Procureur Touré sont là et personne ne peut les nier de bonne foi donc foutons lui la paix maintenant. Que chacun apporte sa petite pierre à la construction du Mali koura. « Lâchons-nous les pieds pour se tenir la main », dixit un digne fils de ce pays. Celui-ci invitait les Maliens à la saine émulation au lieu de perdre notre temps dans des mesquineries et méchancetés inutiles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’y a pas de charlatanisme dans le droit, qui est une science sociale pure loin d’être figée, mais avec ses règles strictes et rigoureuses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Babadjan dit Babou Youssouf Bagayoro<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Consultant, doctorant en droit privé- Bamako</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Aucune guerre ne vaut la peine de la mort d’un seul enfant.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/aucune-guerre-ne-vaut-la-peine-de-la-mort-dun-seul-enfant-3114640.html</link>
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<description><![CDATA[ Voici quatre ans, en mars 2022, une semaine avant les tout premiers négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine, je partageais un article sur le réseau LinkedIn. Je vous le présente ici, tel quel, sans y altérer la moindre ligne. Son propos, j&#039;en suis convaincu, conserve toute sa pertinence en ce mois de mars 2026, après quatre années de guerre en Ukraine et quelques jours depuis le début de l’agression de l’Iran. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 08:42:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Aucune guerre ne vaut la peine de la mort d’un seul enfant. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Étant le père ayant connu la mort d’un de ces quatre enfants, étant une personne qui a vu la guerre de face - je suis bien placé pour le dire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Pour ceux qui ont des difficultés à voir au-delà de l’image, qui n’arrivent pas à voir clair sous l’inondation des propagandes en cours et pour ceux qui ne connaissent pas assez bien l’histoire, voici une petite remise en ordre des idées sur les véritables coupables du chaos dans le monde, dont les derniers événements en Ukraine ne sont que le dernier exemple sur une longue liste et ne sont, certainement pas, les derniers. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Voici les faits sur les principales victimes de la Russie ? Non – sur les principales victimes de la « démocratie » de l'État américain (à ne pas confondre avec le peuple), ainsi que les remarques sur la situation de l’indignation du « monde civilisé » qui ont accompagné les massacres. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Pour ne pas être trop long, je ne donnerai que quelques brefs exemples en commençant depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Je ne parlerai pas des plus de 65 000 civils français qui ont été assassinés, plus de 100 000 blessés par les bombes made in USA de 1941 à 1945. Je ne parlerai pas non plus des beaux exploits « démocratiques » des États-Unis avant 1941, comme les près de 12 000 000 de morts du génocide des amérindiens de 1492 à 1900, dans lequel les Américains ont fait une contribution capitale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Les chiffres que j’indique n’incluent pas non plus les morts des combattants, ni les dizaines de millions de civils blessés, mutilés et déplacés. Les chiffres n’indiquent que le nombre de cadavres, sans exposer le désastre total de la déstabilisation globale des zones visitées par les fiers défenseurs des « valeurs du monde civilisé ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Corée et Chine / 1950-1953 : <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Près de 3 000 000 de civils assassinés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Où était l’indignation du « monde civilisé » ? Nulle part. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Guatemala / 1954-1996 : <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Plus de 40 années de guerre civile orchestrée et maintenue par les Etats-Unis ont fait plus de 250 000 morts. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Où était l’indignation du « monde civilisé » ? Nulle part.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Indonésie / 1958-1966 : <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Les bombardements américains en 1958 n’ont fait que quelques centaines de morts civils – « trois fois rien », quoi – mais le maintien soutenu de la guerre civile par les Etats-Unis de 1958 à 1966 a fait plus de 23 000 000 de morts. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Où était l’indignation du « monde civilisé » ? Nulle part.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Vietnam / 1955-1975 : <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Plus de 430 000 civils assassinés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Où était l’indignation du « monde civilisé » ? Nulle part.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Cambodge / 1969-1975 : <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Près de 150 000 personnes assassinées, principalement par les bombardements massifs des Etats-Unis. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Où était l’indignation du « monde civilisé » ? Nulle part.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Iraq / 1990-1991 : <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Dans les 100 000 civils assassinés, principalement des enfants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Où était l’indignation du « monde civilisé » ? Nulle part.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Bosnie / 1994-1995 : <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Près de 50 000 civils assassinés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Où était l’indignation du « monde civilisé » ? Nulle part.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Serbie / 1999 : <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Près de 3 000 civils assassinés. En 78 jours de bombardements aériens, 22 000 tonnes de bombes ont été larguées sur les Serbes. 1/3 des écoles du pays ont été détruites. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Où était l’indignation du « monde civilisé » ? Nulle part.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Iraq / 2003-2022 : <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Dans les 130 000 civils assassinés, selon les estimations occidentales les plus « optimistes ». Le chiffre réel de l’intégralité des agressions des Etats-Unis contre ce pays est supérieur à 1 000 000 de victimes civiles, dont environ 500 000 uniquement de morts d’enfants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Où était l’indignation du « monde civilisé » ? Nulle part.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Afghanistan / 2014-2022 : <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Plus de 50 000 civils assassinés, selon les estimations les plus timides. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Où était l’indignation du « monde civilisé » ? Nulle part.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Syrie / 2014-2021 : <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Plus de 1 000 civils assassinés directement par les bombes des Américains et de leurs vassaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Où était l’indignation du « monde civilisé » ? Nulle part.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Ukraine / 06.04.2014-23.03.2022 : <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Plus de 3 500 civils assassinés à l'est de l'Ukraine, dans le Donbass. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Où était l'indignation du « monde civilisé » ? Nulle part. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Le dénominateur officiel du massacre dans le Donbass : « ATO » - Opération Anti-terroriste. Les 15 % des Ukrainiens habitant dans la région du Donbass, dès 2014, ont été classés par le pouvoir de Kiev comme terroristes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Ces « terroristes », dont plus de 150 enfants, sont assassinés majoritairement non pas par les troupes « conventionnelles » constituées d'hommes « normaux », mais par des troupes ultranationalistes et réellement néo-nazies (régiment « Azov », milice « Secteur Droit », bataillon Donbass, etc.) dont l'existence est due à une tolérance à toute épreuve de la part des pouvoirs ukrainiens successifs, dès février 2014.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Pourquoi une telle tolérance ? C'est simple : ce sont bien les membres de ces structures constituées des rebus de la société ukrainienne qui ont été le fer de lance dans le processus du renversement du gouvernement ukrainien « pro-russe » en 2014. Ces marginaux d'hier sont le nouveau « état profond » de l'Ukraine d'aujourd'hui. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Il était beaucoup trop dangereux pour le pauvre Zelensky (qui a été, d'ailleurs, élu sur son programme de régularisation de la situation dans le Donbass et d'instauration de la paix) de s'attaquer à ces exécutants de la création, par les Etats-Unis avec le soutien « logistique » de leur vassal, l'UE, du nouvel état ukrainien d'aujourd'hui. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Élément important : ce sont bien les Etats-Unis et leur vassal, l'UE, qui ont insisté (sous la table, cela va de soi) pour que cette bande paramilitaire « bataillon Azov » intègre l'armée ukrainienne en tant que régiment régulier. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">N'oublions pas : <u>nous parlons principalement de l'époque avant Trump, quand la quasi-totalité non seulement des populations de l'UE, mais également des gouvernements de cette dernière ont vécu dans la folle certitude que les Etats-Unis ne pensent pas et n'ont jamais pensé qu'à leurs propres intérêts et étaient sûrs que les slogans américains coïncidaient parfaitement avec la réalité</u>.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Ukraine / 24.03.2022 : <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Où est l’indignation du « monde civilisé » ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Elle est là ! Enfin. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Et ce, même avant l’apparition des victimes parmi les civils. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Cela change complètement tout pour le « monde civilisé » dès le moment qu’il y a un conflit qui ne fait pas partie des massacres de masse perpétrés directement par les Etats-Unis. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Ce qui se passe actuellement en Ukraine est, tout simplement, le « Jackpot du siècle » pour le pouvoir outre-Atlantique. Si les soi-disant négociations de paix entre 2014 et 2022 n’ont strictement rien donné, ce n’est en aucun cas à l’initiative des marionnettes de Kiev, directement dirigées par le gouvernement de Washington. <b>Une véritable négociation de paix dès demain serait une vraie catastrophe géopolitique et financière pour le gouvernement américain. Ce dernier fera donc tout pour que ce conflit dure le plus longtemps possible*</b>. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Pour exposer en détails les très nombreux éléments de ce « Jackpot du siècle », c’est un gros chapitre à part.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Pour être bref, j'ai parlé seulement des 12 principaux crimes contre l’humanité perpétrés par les gouvernements américains successifs. Je n’ai pas parlé de tant d’autres opérations « officielles » de « bienfaisance » avec des bombardements directs de civils par les Etats-Unis de par le monde, comme à Cuba en 1959-1961, au Congo en 1964, au Laos en 1964-1973, à Grenade en 1983, au Liban en 1983, au Salvador en 1980-1990, au Nicaragua en 1980-1990, en Iran en 1987, au Panama en 1989, au Koweït en 1991; en Somalie en 1993, en 2007-2008, en 2011-2022 ; au Soudan en 1998; au Yémen en 2002, en 2009, en 2011-2022; au Pakistan en 2007-2015; en Libye en 2011, en 2015-2019. Et je n’ai parlé non plus de tant d’opérations « confidentielles » menées en masse par le monde dans le même noble objectif de protection des « American interests ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Depuis 250 ans d’existence des US, c’est seulement durant environ 20 ans que ce pays n’a pas mené de guerre en dehors de ses frontières. Le reste du temps – 230 ans de massacres de masse extra-muros. Dès 2014, ce fut le tour de l’Ukraine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">La France, parmi tant d’autres, pays vassal des Etats-Unis depuis plus de 50 ans, hormis quelques petites « rébellions » qui ne sont que des petits accidents de parcours en tant qu’assujetti, est toujours d’un soutien indéfectible vis-à-vis des actions de « démocratisation » entreprises par son maître. La quasi-intégralité des actions « démocratiques » mentionnées a été vue, à un moment donné, d’un très bon œil par les différents pouvoirs consécutifs de l’Élysée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">L’indignation du « monde civilisé » ne vaut RIEN. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Si nous avons une vision globale du monde des 70 dernières années et non pas l’aveuglement hystérique des derniers jours – l’indignation d’aujourd’hui apparaît presque malsaine et perverse, car totalement coupée du contexte de la réalité de ce qui se passe chaque jour dans le monde depuis tant de décennies. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Est-il possible que la vieille Europe de l’Ouest se libère un jour de la domination américaine ? Ceci est totalement impossible. Les pays vassaux fervents que les Etats-Unis ont fait entrer au sein de l’UE avec le droit de veto sur les décisions de la « vraie » Europe : Pologne, Roumanie, Bulgarie, Lettonie, Lituanie, Estonie, Tchéquie, Slovaquie, Slovénie – sont les exécutants du pouvoir américain incontestable et irréversible au sein de l’Europe. Aucune « décision » de ces pays n’ira jamais à l’encontre de la volonté du maître. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Mais, je ne suis nullement naïf : vu le niveau de l’endoctrinement généralisé et le degré de propagande locale imperméable – je suis parfaitement conscient que la majorité des lecteurs occidentaux de cette missive ont un avis préformaté bien différent sur le sujet. Cela ne me dérange nullement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Les populations des pays occidentaux de l’OTAN ont de très graves difficultés, depuis toujours, à comprendre que les beaux principes et valeurs appliqués intra-muros n’ont strictement rien à voir, même de très loin, avec ceux proliférés par les bras armés du « monde civilisé » en dehors de leurs territoires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Ce que les occidentaux voient depuis un mois et sur quoi ils sont été totalement aveugles durant les 8 années consécutives qui ont précédé ce dernier mois – ce n’est nullement une nouvelle guerre qui vient de commencer. Ce n’est que l’élargissement de la zone des combats, qui passe dorénavant de 3 % du territoire de l’Ukraine (peuplé de 15 % d’habitants du pays) à 15 % du territoire, à ce jour. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">La différence entre vous et les Russes : les Russes voient le bombardement des villes, la destruction des infrastructures civiles, les cadavres d’enfants, les crimes de guerre et les réfugiés en masse depuis 95 mois et vous – depuis 30 jours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">P.S. : aujourd’hui, c’est le tour de l’Iran. Demain, c’est le tour de quoi ?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';"><o:p></o:p></span><a name="_Hlk168169344"></a><b><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Oleg Nesterenko<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="mso-bookmark: _Hlk168169344;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Président du CCIE<i> (</i></span></span><a href="http://www.c-cie.eu"><span style="mso-bookmark: _Hlk168169344;"><i><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">www.c-cie.eu</span></i></span></a><span style="mso-bookmark: _Hlk168169344;"><i><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">)<o:p></o:p></span></i></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="mso-bookmark: _Hlk168169344;"><i><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';"><o:p> </o:p></span></i></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><i><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">* cet article date du 23 mars 2022, soit, je l’ai affirmé avant même le début des premières négociations de paix qui ont eu lieu entre la Russie et l’Ukraine à Istanbul du 28 au 30 mars 2022.<o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><i><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif';">N.B. : sur la photo, la petite-fille âgée de 14 mois de l’ayatollah Khamenei, tuée par les Etats-Unis avec sa famille.<o:p></o:p></span></i></p>]]> </content:encoded>
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<title>L’intérim au Mali : entre droit, réalité et pragmatisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/linterim-au-mali-entre-droit-realite-et-pragmatisme-3114631.html</link>
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<description><![CDATA[ Au Mali, l’intérim est encadré par le Code du travail, et notamment l’article D.313-8. Cet article prévoit qu’un salarié temporaire qui continue à travailler au-delà de la mission prévue, sans nouveau contrat, est automatiquement considéré comme employé en CDI par l’utilisateur. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 07:59:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce texte, pourtant clair sur le papier, pose problème dans une société où la rigueur et le professionnalisme ne sont pas toujours au rendez-vous. Aucun délai raisonnable n’est prévu, aucun droit à l’oubli n’existe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais le problème va plus loin car l’article ne précise pas les conditions de cette continuité. Si un intérimaire organise cette situation en se fiant à la négligence ou à la complicité de certains membres internes, comment cela se traite-t-il ? Comment expliquer qu’un intérimaire puisse « honnêtement » oublier la date de fin de son contrat ? Ce texte ouvre les vannes pour créer des présomptions de culpabilité pour les entreprises utilisatrices, qui peuvent se retrouver exposées malgré leur bonne foi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En pratique, cela peut créer de sérieux risques pour les entreprises et pour les travailleurs eux-mêmes. La loi protège le salarié, mais elle laisse la porte ouverte à des abus ou à des interprétations conflictuelles, plaçant l’entreprise dans une posture de « présumée coupable ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cas Orange Mali : un exemple facile<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, c’est Orange Mali qui se retrouve sur le devant de la scène. Mais ce qui choque au Mali, c’est la manière dont certains dénoncent et défendent des situations selon leurs intérêts personnels, et non en se souciant des réalités professionnelles ou sociales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">●<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>Beaucoup de familles maliennes emploient des nounous ou employés de maison. Combien ont des contrats écrits ? Combien bénéficient de jours de repos ? Selon D.313-8, ces salariés devraient être en CDI auprès de leurs employeurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">●<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>Le menuisier qui intervient pour réparer des portes illustre le principe : on peut convenir verbalement d’une mission de deux jours. S’il travaille un jour de plus avec ton accord tacite, il est potentiellement considéré comme employé permanent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le problème n’est pas Orange en soi : l’article s’adresse à tous les utilisateurs, donc à tous les Maliens. Orange est juste une cible facile parce qu’on pense qu’il y a de l’argent à obtenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vers une approche pragmatique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">●<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>Médiation plutôt qu’intimidation ou condamnation : forcer une entreprise à réintégrer un salarié n’apporte rien, ni à l’entreprise, ni au salarié, ni au climat social.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">●<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>Dialogue avec les partenaires : comprendre la situation, régulariser les cas, et sensibiliser les acteurs à la loi est plus efficace que le conflit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">●<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>Ne pas stigmatiser : Orange a créé de nombreuses opportunités professionnelles pour des Maliens. Beaucoup gagnent leur vie grâce à cette entreprise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">●<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>Réflexion sur l’avenir : avec la technologie, plus de 40 % des postes dans la télécommunication peuvent être externalisés, ce qui change la donne pour l’emploi et l’intérim.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’intérim au Mali n’est pas qu’une question juridique : c’est un enjeu social, économique et humain. L’article D.313-8 existe pour protéger les travailleurs, mais son application rigide peut nuire à tous. La solution ? Pragmatisme, dialogue et régularisation, pas de confrontation ni d’intimidation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le droit est important, mais il faut aussi prendre de la hauteur et agir avec maturité. Le coût du conflit dépasse souvent celui de la négociation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une contribution de Abdoul Karim TOURE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>L’équilibre international en péril</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lequilibre-international-en-peril-3114583.html</link>
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<description><![CDATA[ Le bombardement en Iran et la mort de l’ayatollah Ali Khamenei posent une question centrale : assistons-nous à l’effondrement du régime des mollahs ou à une nouvelle phase de recomposition stratégique ? L’histoire des régimes autoritaires enseigne la prudence. Un système structuré autour d’institutions sécuritaires, idéologiques et religieuses ne disparaît pas mécaniquement avec la disparition de son chef. La tentation d’annoncer la chute imminente relève souvent davantage du réflexe politique que de l’analyse géopolitique. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 17:30:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; line-height: normal; text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Car au-delà du cas iranien, un principe s</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">impose : on n</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">exporte pas la démocratie par la guerre. Les exemples de l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Irak, de la Libye et de l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Afghanistan en sont des démonstrations éclatantes. Dans ces trois cas, la chute d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">un régime, obtenue par la force extérieure, n</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">a pas débouché sur des démocraties stables, mais sur des États fragilisé</span><span lang="DE" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: DE;">s, fragment</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">és et exposés à des cycles prolongés de violence. L</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">illusion d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">une libération immédiate s</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">est heurtée à la réalité des dynamiques internes, des fractures sociales et des rivalités ré</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">gionales.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; line-height: normal; text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Dans cette perspective, le recours répété à la force par les États-Unis contribue à fragiliser un peu plus le droit international. Le principe de souveraineté n</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">est pas une variable d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">ajustement ; il constitue le socle des relations entre États. L</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">ingérence militaire, en dehors d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">un cadre multilatéral incontestable, ouvre une br</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">è</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">che dangereuse : si une puissance s</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">autorise à intervenir au nom de sa propre définition de la menace, alors d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">autres s</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">en prévaudront demain. Le monde glisse ainsi vers une normalisation du rapport de force au détriment de la r</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">è</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">gle commune.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; line-height: normal; text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Le trumpisme, incarné par Donald Trump, s</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">inscrit dans cette logique que l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">on pourrait qualifier de doctrine du chaos. Au nom d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">une menace existentielle supposée du programme nucléaire iranien, des destructions sont justifiées comme des actes préventifs. Pourtant, cette approche semble ignorer un élément fondamental : la capacité de résistance stratégique de l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Iran, notamment à travers son programme balistique et ses réseaux d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">influence régionaux. Une action militaire destinée à affaiblir un régime peut paradoxalement renforcer sa cohésion interne, en alimentant un réflexe national face à l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">agression extérieure.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; line-height: normal; text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Cette instrumentalisation de la « menace existentielle </span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">» </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">n</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">est d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">ailleurs pas l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">apanage d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">un seul camp. Vladimir Poutine a mobilisé un argument similaire pour justifier l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">invasion de l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Ukraine, invoquant la né</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">cessit</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">é de protéger le Donbass et d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">empê</span><span lang="DE" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: DE;">cher l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">adhésion de Kiev à l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Union européenne. Dans les deux cas, la sécurité nationale devient le fondement d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">une action militaire qui redessine les équilibres régionaux par la force. Lorsque la notion de menace est définie unilatéralement, elle devient un outil politique plus qu</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">une réalité objective.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; line-height: normal; text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">C</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">est précisément là que se dessine une inquiétude plus large. Si la force redevient un instrument ordinaire d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">ajustement stratégique, alors d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">autres théâtres de tension pourraient s</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">embraser. La question de Ta</span><span lang="NL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: NL;">ï</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">wan, face aux ambitions affichées de la Chine, ne peut plus être considérée comme une hypoth</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">è</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">se théorique lointaine. Dans un environnement international o</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">ù </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">les lignes rouges deviennent floues et o</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">ù </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">les précédents se multiplient, l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">idé</span><span lang="ES-TRAD" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: ES-TRAD;">e qu</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">une puissance puisse recourir à la force pour régler une question de souveraineté </span><span lang="ES-TRAD" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: ES-TRAD;">qu</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">elle estime historique n</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">est plus totalement écartée. La banalisation des interventions unilatérales crée un effet d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">entraînement : chaque précédent affaiblit un peu plus la capacité dissuasive du droit international.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; line-height: normal; text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">D</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">è</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">s lors, la question iranienne dépasse le sort d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">un homme et même celui d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">un régime. Elle interroge la solidité de l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">ordre international dans son ensemble. Si la mort de Khamenei ouvre une période d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">incertitude </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">à Téhéran, rien ne garantit qu</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">elle conduira à un effondrement du syst</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">è</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">me. Les structures de pouvoir, notamment sécuritaires et religieuses, peuvent assurer une continuité, voire un durcissement. L</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">histoire récente montre que la destruction d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">un centre décisionnel ne produit pas mécaniquement la démocratie, mais peut générer des recompositions imprévisibles.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; line-height: normal; text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">En définitive, la multiplication des interventions au nom de menaces existentielles affaiblit l’é</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">quilibre mondial. Qu</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">il s</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">agisse de Washington, de Moscou ou demain d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">autres capitales, la banalisation du recours à la force installe un climat d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">instabilité durable. La souveraineté des États, principe cardinal du droit international, ne peut ê</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">tre relativis</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">ée sans conséquences systémiques. La paix ne se décr</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">è</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">te pas par les bombes et la démocratie ne se construit pas sous les frappes aériennes. Si la communauté internationale ne réaffirme pas clairement la primauté du droit sur la puissance, le risque est grand de voir s</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">installer un monde o</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">ù </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">la logique du chaos supplante celle de la r</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">è</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">gle — et o</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">ù </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">de nouveaux foyers majeurs de confrontation pourraient surgir plus vite qu</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">on ne l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">imagine.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; line-height: normal; text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; line-height: normal; text-align: left;"><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">Ibrahima Thiam, Pr</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">ésident du parti ACT</span><o:p></o:p></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Françafrique a toujours été teintée de racisme et de mépris</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 13:05:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Souvent attribuée à tort au premier président ivoirien, Félix-Houphouët Boigny, la paternité du mot-valise Françafrique, tel qu’on le connaît de nos jours, revient bel et bien à Jean Piot, rédacteur en chef de<em> L’Aurore. </em>Ce journaliste l’a employé pour la première fois dans un article paru à la une de ce quotidien à la date symbolique du 15 août 1945<span id="easy-footnote-1-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-1-515160" data-hasqtip="0" oldtitle="L’empire qui ne veut pas mourir &amp;#8211; Une histoire de Françafrique, p.22, Thomas Deltombe (œuvre collective sous la direction de Thomas Borrel, Amzat Boukari-Yabara, Benoît Collombat, Thomas Deltombe)" title="" aria-describedby="qtip-0"><sup>1</sup></a></span>, jour de la capitulation du Japon. Déjà, à cette époque-là, il pensait que Paris devrait maintenir ses relations avec ses colonies africaines – lesquelles, jugeait-il, étaient légitimement animées par un désir d’autonomie – dans une communauté, une sorte de Commonwealth à la française, pour préserver son rang au niveau international, afin de mieux peser dans le nouveau monde incertain, qui se dessinait au sortir de la Seconde Guerre mondiale.</p>
<p>Objet de nombreux fantasmes et de toutes sortes de spéculations, l’évocation du mot Françafrique n’en fait pas moins penser aux accords de coopération léonins signés sur les plans financier, politique, diplomatique, économique, militaire et culturel, par la France avec quelques-unes de ses anciennes colonies africaines, au moment des indépendances. Elle renvoie aussi à des personnages tels que Jacques Foccart, le général de Gaulle, Maurice Delaunay, Pierre Messmer, Bob Denard, Maurice Robert, René Journiac, François Mitterrand, Valéry Giscard d’Estaing, Pierre Guillaumat… dont les noms lui étaient indissociables lorsqu’elle se trouvait à son acmé et n’hésitait à se montrer à visage découvert, dans sa version la plus crue. Elle fait aussi penser à la présence continue de militaires français sur le sol africain, et partant aux nombreuses interventions qu’ils y ont menées dans différents territoires depuis des décennies, au franc CFA et aux vives controverses et protestations dont il fait l’objet dans beaucoup de pays qui l’utilisent encore en tant que monnaie nationale et aux sabotages économiques subversifs, comme l’opération Persil en Guinée Conakry, après son accession à l’indépendance et sa sortie de la zone CFA. Dans l’esprit de nombre d’Africains, l’évocation du mot Françafrique fait ressurgir les souvenirs des circonstances nébuleuses entourant la mort de dirigeants nationalistes, tels que Sylvanus Olympio, Thomas Sankara, Barthélémy Boganda, Ruben Um Nyobé, pour ne citer que ceux-là. Elle exhume également l’histoire de coups d’État aussi ubuesques que spectaculaires comme le fut l’opération Barracuda, dont Alexandre de Marenches, ancien patron des services secrets français, le SDECE (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage), dit que : «<em>C’est un modèle à enseigner dans toutes les écoles de guerre spéciales</em>»<span id="easy-footnote-2-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-2-515160" data-hasqtip="1" oldtitle="Frédéric Lejeal, Le déclin franco-africain, l’impossible rupture avec le pacte colonial, nouvelle édition, L’Harmattan, 2022, p.39" title="" aria-describedby="qtip-1"><sup>2</sup></a></span>. Cette opération fut si inédite dans un pays dit indépendant que même l’emblème de la Françafrique, Jacques Foccart, a reconnu son caractère colonial : «<em>On m’a reproché mon néo-colonialisme, mais Barracuda ce n’est pas du néo-colonialisme, c’est du colonialisme, la dernière expédition coloniale</em>».<span id="easy-footnote-3-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-3-515160" data-hasqtip="2" oldtitle="Foccart Parle, Entretiens avec Philippe Gaillard 2, Éditions Fayard, 1997." title="" aria-describedby="qtip-2"><sup>3</sup></a></span></p>
<p>Pour nombre d’Africains, l’évocation du mot Françafrique réveille les souvenirs des multiples interventions de mercenaires – tels que Bob Denard et Paul Barril – dans divers pays africains dans le but de provoquer ou d’appuyer une sécession, de soutenir un régime allié docile, dont le pouvoir est menacé, ou de déposer un autre, souverainiste et gênant. Elle fait aussi penser au trucage d’élections présidentielles au profit de candidats pro-français déjà installés au pouvoir ou à sa conquête, de même qu’aux grands scandales financiers comme l’affaire Elf et aux mystérieux transferts de mallettes de billets de banque entre l’Hexagone et certaines capitales africaines pour le financement occulte de plusieurs partis politiques en France. Les périphrases dont se sert par extrapolation Christine Deviers-Joncourt – l’ex-maîtresse de l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Roland Dumas – pour désigner le continent noir en disent long sur ces circuits financiers : «<em>un paradis du liquide, la tirelire de la Cinquième République</em>».<span id="easy-footnote-4-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-4-515160" data-hasqtip="3" oldtitle="Charles Onana, Quand l’Afrique bascule, Pourquoi les Africains rejettent la France et l’Occident, Les vrais raisons du divorce, Éditions l’Artilleur, p.301" title="" aria-describedby="qtip-3"><sup>4</sup></a></span></p>
<p>Sans doute est-ce pour tout cela – et pour bien d’autres affaires, qui ne peuvent pas toutes être énumérées tant elles sont nombreuses – que François-Xavier Verschave, l’ancien président de l’association Survie, dans son œuvre au titre pour le moins évocateur : «<em>De la Françafrique à la Mafiafrique</em>», décrit cette relation persistante, que d’aucuns déclarent pourtant souvent révolue, anachronique, voire morte, en ces termes peu reluisants : «<em>La Françafrique, c’est comme un iceberg. Vous avez la face du dessus, la partie émergée de l’iceberg : la France meilleure amie de l’Afrique, patrie des droits de l’homme, etc. Et puis, ensuite, vous avez 90% de la relation qui est immergée : l’ensemble des mécanismes de maintien de la domination française en Afrique avec des alliés africains</em>».<span id="easy-footnote-5-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-5-515160" data-hasqtip="4" oldtitle="De la Françafrique à la Mafiafrique, François-Xavier Verschave, p.p : 9-10" title="" aria-describedby="qtip-4"><sup>5</sup></a></span></p>
<p>Dans cette longue relation asymétrique sans cesse actualisée, bien qu’il existe souvent des intérêts personnels et partisans à défendre au niveau français, les principales ambitions du côté de Paris restent les mêmes pour une bonne partie de l’élite politique, et ce, quelle que soit l’idéologie dominante parmi ceux qui tiennent les rênes du pays. Il s’est souvent agi de marquer une présence militaire sur le continent africain, d’accéder facilement aux si convoitées ressources naturelles et minières stratégiques dont regorge son sous-sol et d’y garder précieusement moult avantages, préemptions et prérogatives de toutes sortes dans bon nombre de pays. L’Hexagone s’est mis à jouir pendant des décennies de privilèges sur les plans économique, financier, politique, géostratégique, le but étant de préserver une certaine puissance et de gonfler une influence tricolore dans le monde. Dans cette optique, l’ancienne métropole doit s’appuyer sur des groupes de dirigeants autoritaires locaux, qu’elle a souvent aidés à accéder au pouvoir dans leurs pays et/ou à s’y maintenir par tous les moyens. Plus préoccupés par la protection de leurs intérêts personnels et partisans, ces derniers, prêts à tout pour rester à vie à la tête de leurs États, pillent les richesses de leurs pays, qu’ils dirigent généralement d’une main de fer. Au grand dam de la grande majorité de leurs compatriotes, qui sont maintenus dans la misère par la force avec la complicité de l’ancienne puissance coloniale dans la plupart des cas, et parfois de celle d’autres puissances occidentales. C’est pourquoi, il convient de bien préciser que la Françafrique ne concerne qu’une partie des élites française et africaine, comme il a été bien rappelé dans cet extrait du bien nommé <em>L’Empire qui ne veut pas mourir : Une histoire de la Françafrique</em>, où elle est résumée et décrite comme étant : «<em>Unsystème de domination fondé sur une alliance stratégique et asymétrique entre une partie des élites françaises et une partie de leurs homologues africains…</em>»<span id="easy-footnote-6-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-6-515160" data-hasqtip="5" oldtitle="L’empire qui ne veut pas mourir, une histoire de la Françafrique, p.14, sous la direction de Thomas Borrel, Amzat Boukari-Yabara, Benoît Collombat, Thomas Deltombe" title="" aria-describedby="qtip-5"><sup>6</sup></a></span></p>
<p>Dès lors, comme dans la plupart des rapports de domination, les dominants, mus par un sentiment de supériorité, n’hésitent pas à adopter une attitude singulière envers les dominés. L’objectif étant de mieux asseoir leur ascendance sur eux, d’annihiler tout sentiment de révolte de leur part et surtout de marquer leur territoire, afin de freiner les ardeurs des potentiels concurrents, qui seraient tentés de les supplanter et/ou d’entretenir des relations avec les dominés pour moult raisons. Dans le cas de la Françafrique, depuis la vague d’indépendances, au début des années 60, jusqu’à nos jours, outre les nombreuses et différentes stratégies que la France n’a eu de cesse de mettre œuvre et d’actualiser pour pérenniser sa domination sur plusieurs de ses ex-colonies sur le continent, les dirigeants de l’ancienne métropole, notamment ceux se trouvant au sommet de l’État, n’ont pas manqué, à maintes occasions durant leur carrière politique, de se comporter de manière singulière lorsqu’il s’est agi du continent noir en général et de leurs homologues africains au Sud du Sahara en particulier. Nombre d’entre eux, sinon tous, ont tenu des postures et des propos méprisants, condescendants, voire racistes envers ces derniers, leurs pays, leurs peuples ou leurs cultures.</p>
<p>Toutefois, par pur calcul politique et par duplicité, et surtout par soucis de présenter une bonne image auprès de leurs détracteurs dans le monde, qui ne cessent d’accuser la France de continuer encore et toujours d’entretenir des relations néocoloniales avec quelques-unes de ses anciennes colonies africaines, quand les circonstances et les besoins l’exigent, il leur arrive quelquefois de revendiquer <em>urbi et orbi </em>tout le «respect et l’amour» qu’ils vouent aux chefs d’État de ces pays-là. Par conséquent, ils entretiennent avec ces derniers des relations pour le moins ambiguës. C’est certainement ce qui explique qu’ils les traitent tantôt en «frères et partenaires», tantôt en «sujets et obligés» – pour reprendre autrement le titre de l’une des œuvres de Jean-Pierre Dozon<span id="easy-footnote-7-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-7-515160" data-hasqtip="6" oldtitle="Jean-Pierre Dozon, Frères et Sujets, La France et l’Afrique en persepective, Flammarion 2003" title="" aria-describedby="qtip-6"><sup>7</sup></a></span>, où il parle grandement de ce qu’il appelle «l’État franco-africain». Ce comportement atypique, que ces autorités politiques françaises n’oseraient jamais avoir à l’endroit d’autres pays et/ou d’autres dirigeants à qui elles vouent un respect total et/ou avec lesquels elles traitent d’égal à égal, n’est cependant pas un fait du hasard, loin s’en faut. Il n’est que la face visible de l’énorme iceberg du racisme, et partant du mépris qui le sous-tend. D’aucuns pourraient toutefois objecter en évoquant à juste titre la servilité, la pusillanimité, la lâcheté et la complicité de certains dirigeants africains, lesquels sont très souvent redevables à l’ancienne métropole, qui les a généralement aidés à accéder au pouvoir dans leurs pays et/ou à s’y maintenir vaille que vaille. Mais il ne faut pas oublier que la France est le pays de la Police des Noirs, le pays où quelques mois après le rétablissement de l’esclavage par Bonaparte, le 10 mai 1802, un décret du 2 juillet interdit aux Noirs, aux Mulâtres et autres gens de couleur de mettre le pied sur le territoire métropolitain. Et, comme additif, un arrêté du 8 janvier de l’année suivante proscrira le mariage mixte avec des Français<span id="easy-footnote-8-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-8-515160" data-hasqtip="7" oldtitle="Frédérique Mouzer, Charles Onana, Un racisme français, préface de Koffi Yamgnane (ancien ministre) Le communautarisme blanc menace la République (postface Jean-Michel Belorgery, conseil d’État, Éditions Duboiris, p.39" title="" aria-describedby="qtip-7"><sup>8</sup></a></span> (blancs). La France reste aussi la patrie du Code noir et du Code de l’indigénat, «<em>le seul pays au monde à avoir officialisé le </em>«<em>gobino-darwinisme juridique</em>»<em>, </em>«<em>à avoir codifié en droit la théorie de l’inégalité des races</em>»<span id="easy-footnote-9-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-9-515160" data-hasqtip="8" oldtitle="René Naba : À propos du rôle positif de la colonisation : https://www.renenaba.com/a-propos-du-role-positif-de-la-colonisation/" title="" aria-describedby="qtip-8"><sup>9</sup></a></span>, comme l’a si justement rappelé René Naba, journaliste et écrivain franco-libanais, natif du Sénégal. La France est également le pays où, entre 1877 et 1931, et ce presque tous les ans, des exhibitions humaines (zoos) furent organisées au Jardin d’acclimatation<span id="easy-footnote-10-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-10-515160" data-hasqtip="9" oldtitle="L’histoire des zoos humains, du début du XIXe à l’entre-deux-guerres | INA Histoire&lt;br&gt;&lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=ca4K1-wwaXc&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; title=&quot;&quot;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=ca4K1-wwaXc&lt;/a&gt;" title="" aria-describedby="qtip-9"><sup>10</sup></a></span>. Dans ce pays dit «des lumières», entre 1877 et les années 50 du siècle suivant, dans l’un des manuels scolaires de lecture publié sous le pseudonyme de G. Bruno – «<em>Le Tour de la France par deux enfants</em>» -, vendu à des millions d’exemplaires, les élèves apprenaient que la race blanche est «<em>la plus parfaite des races humaines</em>»<span id="easy-footnote-11-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-11-515160" data-hasqtip="10" oldtitle="Le tour de la france par deux enfants, Éditions Taillandier, 2012, p.184" title="" aria-describedby="qtip-10"><sup>11</sup></a></span><em>. </em>À l’approche de la libération du pays de l’occupation allemande, les troupes africaines représentaient près de la moitié des troupes FFL (Forces de la France libre) sur le sol tricolore<span id="easy-footnote-12-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-12-515160" data-hasqtip="11" oldtitle="&lt;a href=&quot;file:///C:/Users/bosse/Desktop/pdf_Brochure_De_l_armee_coloniale_a_l_armee_neocoloniale.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; title=&quot;&quot;&gt;pdf_Brochure_De_l’armee_coloniale_a_l_armee_neocoloniale.pdf&lt;/a&gt;, Raphael Granvaud, De l’armée coloniale à l’armée néocoloniale (1830-1990)" title="" aria-describedby="qtip-11"><sup>12</sup></a></span>. Mais sous le prétexte fallacieux de l’arrivée imminente de l’hiver, une note de l’état-major de l’armée B en date du 7 septembre 1944 tomba comme un couperet : «<em>Les difficultés d’emploi des troupes sénégalaises sur les théâtres d’opérations du N-E pendant la saison froide imposent leur transformation rapide en unités entièrement blanches</em>»<span id="easy-footnote-13-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-13-515160" data-hasqtip="12" oldtitle="Julien Fargettas : Les tirailleurs sénégalais dans la Seconde Guerre Mondiale, Histoire globale de la France coloniale, sous la Direction de Nicolas Bancel, Pascal Blanchard, Sandrine Lemaire et Dominic Thomas, Philipe Rey, 2022, p.464" title="" aria-describedby="qtip-12"><sup>13</sup></a></span><em>.</em> Des recherches récentes ont mis au goût du jour les brutalités de ce pays, qui a pu massacrer sur le dos de l’histoireplusieurs soldats ouest-africains au camp militaire de Thiaroye, près de Dakar, le 1er décembre 1944. Ces Tirailleurs sénégalais ont pourtant combattu à ses côtés, pour lui, pendant sa propre guerre : la Seconde Guerre mondiale. Leur seul tort était de réclamer le versement de leur solde et autres arriérés de paiement<em>. </em>Tous ces évènements, ces codes, toutes ces différentes pratiques, au fil des années et des siècles, ont permis à la France «<em>d’échafauder l’étrangeté du Noir, son infériorité et la légitimité de son exploitation</em>»<span id="easy-footnote-14-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-14-515160" data-hasqtip="13" oldtitle="Mame-Fatou Niang, Des particularités françaises de la négrophobie, extrait de Racismes de France, Sous la direction de Oumar Slaouti et Olivier Le Cour Grandmaison, Cahiers libres 2020, La Découverte, p.153" title="" aria-describedby="qtip-13"><sup>14</sup></a></span>, note l’enseignante-chercheuse Mame-Fatou Niang. Ils ont conséquemment déteint sur sa société en y laissant des traces d’autant plus indélébiles qu’il n’y a pas eu de grandes campagnes de déconstruction, d’enseignement et d’information pour extirper des imaginaires les tenaces et vénéneuses idées racistes qui y ont été distillées par la propagande idéologique menée à travers entre autres les expositions coloniales, les cartes postales, les manuels scolaires et certaines revues pseudo-scientifiques. Jean-Paul Sartre, qui était tout à fait conscient que la colonisation était (et demeure) une entreprise d’exploitation et de domination raciste, avait senti la nécessité du travail colossal et courageux à faire dans les anciens pays colonisateurs en général, et en Europe en particulier, pour débarrasser leurs citoyens de certains comportements et préjugés racistes, longtemps nourris envers les (anciens) colonisés, une fois ceux-ci devenus indépendants. Aussi le fit-il savoir dans sa fameuse préface de l’œuvre de Frantz Fanon, «<em>Les damnés de la terre</em>», publiée au début de la décolonisation, c’est-à-dire au moment où la majorité des colonies françaises en Afrique au Sud du Sahara venaient d’accéder à la souveraineté internationale, à l’aube des années 60 : «<em>(…) Nous aussi, gens de l’Europe, on nous décolonise : cela veut dire qu’on extirpe par une opération sanglante le colon qui est en chacun de nous. Regardons-nous, si nous en avons le courage, et voyons ce qu’il advient de nous</em>»<span id="easy-footnote-15-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-15-515160" data-hasqtip="14" oldtitle="Frantz Fanon, Les damnées de la terre, Préface de Jean-Paul Sartre (1961), préface d’Alice Cherki et postface de Mohammed Harbi (2002), La Découvert/poche 2016, p.31" title="" aria-describedby="qtip-14"><sup>15</sup></a></span>.<em> </em>Mais ces mots sont malheureusement restés lettre morte auprès des dirigeants tricolores – qui se sont succédé au pouvoir depuis la fin officielle de la colonisation – et de nombre de leurs compatriotes. Il y a eu comme une surdité intellectuelle d’un néocolonialisme têtu. C’est certainement pourquoi même s’«<em>Ils ont enlevé le casque, en dessous leur tète reste coloniale</em>»<span id="easy-footnote-16-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-16-515160" data-hasqtip="15" oldtitle="Jean Ziegler, La Haine de l’Occident, Préface inédite, Albin Michel, 2008, p.31" title="" aria-describedby="qtip-15"><sup>16</sup></a></span>, comme le dit Régis Debray </p>
<p>À la fois esprit, carburant et externalité négative de l’esclavage, du colonialisme et du néocolonialisme, la domination, la soif de domination et d’exploitation ont insufflé à la Françafrique un ancrage et une formidable capacité d’autorégulation face à la complexité de ses relations aussi controversées qu’informelles. <em>Per fas et nefas, </em>l’ex-métropole va maintenir sa mainmise sur plusieurs de ses anciennes colonies en Afrique. Or le racisme est consubstantiel à toute domination d’un peuple ou d’un pays par un autre, et à l’exploitation qui en est souvent l’objectif. Frantz Fanon avait très tôt bien établi le rapport entre le triptyque : domination, exploitation et racisme : «<em>Il n’est pas possible d’asservir des hommes sans logiquement les inférioriser de part en part. Et le racisme n’est que l’explication émotionnelle, quelquefois intellectuelle de cette infériorisation</em> <em>(…) Le racisme obéit à une logique sans faille. Un pays qui vit, tire sa subsistance de l’exploitation de peuples différents infériorise ces peuples. Le racisme appliqué à ces peuples est normal</em>»<span id="easy-footnote-17-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-17-515160" data-hasqtip="16" oldtitle="Pour la révolution africaine, Écrits politiques, La découverte, Frantz Fanon, p.p. 48-49" title="" aria-describedby="qtip-16"><sup>17</sup></a></span>. Tirer une part non négligeable de sa subsistance de l’exploitation de peuples différents, c’est ce que l’ancienne métropole a presque toujours fait dans plusieurs pays en Afrique au Sud du Sahara. En effet, à la longue période de domination directe et d’exploitation à travers l’esclavage et la colonisation succède celle du néocolonialisme, dont la Françafrique n’est qu’un avatar. Dans l’inertie du pacte colonial fait de spécialisation, de perpétuation, de dépendance et de monopole commercial, la France va signer des accords de coopération léonins de toutes sortes et dans plusieurs domaines avec ses ex-colonies nouvellement indépendantes sur cette partie du continent. Par ce moyen, aussi paradoxal fût-il, obnubilé par sa recherche de grandeur, l’Hexagone voulait sauvegarder son indépendance prônée par le général de Gaulle tout en maintenant ces pays sous dépendance. Ce qui a fait dire à François-Xavier Verschave que : «<em>De Gaulle sacrifie les indépendances des pays africains à l’indépendance de la France</em>»<span id="easy-footnote-18-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-18-515160" data-hasqtip="17" oldtitle="François-Xavier Verschave, Philippe Hauser, Au mépris des peuples, le néocolonialisme franco-africain, La fabrique éditions 2004, p.42" title="" aria-describedby="qtip-17"><sup>18</sup></a></span>. Avec une place de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, un premier essai d’explosion de la bombe atomique réussi au début des années 60 et la réserve de voix que pouvaient constituer ces pays nouvellement indépendants lors de certains votes à l’ONU, le général était conscient que l’influence et la grandeur de la France dans le monde bipolaire d’après Seconde Guerre mondiale et son indépendance (énergétique, économique et militaire) vis-à-vis des Anglo-saxons (les États-Unis et l’Angleterre) et de l’URSS devaient nécessairement passer par la domination de son pays sur ces ex-colonies – autrefois membres de l’Union française. Il y avait très tôt pensé. Déjà, en 1947, dans un discours prononcé à Bordeaux, il disait : «<em>Pour nous, dans le monde tel qu’il est et tel qu’il va, perdre l’Union française ce serait un abaissement qui pourrait nous coûter jusqu’à notre indépendance. La garder et la faire vivre, c’est rester grand, et par conséquent rester libre</em>»<span id="easy-footnote-19-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-19-515160" data-hasqtip="18" oldtitle="Thomas Borrel, Amzat Boukari-Yabara, Benoît Collombat, Thomas Deltombe : op. cit. p.27" title="" aria-describedby="qtip-18"><sup>19</sup></a></span>. De plus, rapporte Jacques Foccart, lorsqu’il fut nommé secrétaire général de la Communauté par de Gaulle, celui-ci lui avait «<em>longuement parlé de ce que la France devait garder et la façon dont il entendait que les choses évoluent pour qu’elle conserve son rang</em>»<span id="easy-footnote-20-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-20-515160" data-hasqtip="19" oldtitle="Foccart parle, entretiens avec Philippe Gaillard 1, op. cit. p.p :217-218" title="" aria-describedby="qtip-19"><sup>20</sup></a></span>. D’autant que, continua l’ancien chef du gouvernement provisoire français : «<em>La France a perdu l’Indochine… Nos positions en Algérie ont été gâchées par tant d’erreurs, de sang et de souffrances. Il reste l’Afrique noire, où la décolonisation en cours doit être réussie (…) C’est de cela que je vous charge</em>»<span id="easy-footnote-21-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-21-515160" data-hasqtip="20" oldtitle="Ibid." title="" aria-describedby="qtip-20"><sup>21</sup></a></span>. Donc, le général de Gaulle, comme la plupart sinon tous ses successeurs, a toujours été obsédé par la préservation du rang de la France dans le monde. Et pour y parvenir, il fallait une «mise sous tutelle» de ses anciennes colonies en Afrique au Sud du Sahara. Dès lors, du côté de Paris, il fallait tout faire pour maintenir la politique de domination, et partant d’exploitation de ces nouveaux États. Le racisme étant consubstantiel à toute domination d’un peuple par un autre, d’un État par un autre, son application à ces pays-là et à leurs ressortissants ne semblait pas anormale du côté de l’ancienne métropole, où les relations entre elle et ces derniers ne sont souvent conçues que sous l’angle de la sujétion et de l’exploitation, rarement, pour ne pas dire jamais, sous celui du respect mutuel et de l’égalité. Peut-être est-ce parce que la France a du mal à accepter de traiter d’égal à égal, du jour au lendemain, avec des personnes dont elle avait pendant longtemps pris l’habitude de soumettre les grands-parents à travers l’esclavage et les parents pendant la colonisation.</p>
<p>Il faut cependant noter que pour s’adapter aux rapports de force fluctuants, et surtout pour mieux se fondre dans le décor des relations internationales des temps changeants, ce racisme, bien ancré dans une bonne partie de l’élite politique hexagonale, quand il s’agit des anciennes colonies tricolores en Afrique au Sud du Sahara, peut se diluer, se métamorphoser, voire se réactualiser. Mais il ne mourra pas tant et aussi longtemps que la France refusera d’admettre l’indépendance et la souveraineté de ces pays et d’effectuer un travail de reconnaissance, d’études, d’information et de déconstruction des structures mentales et institutionnelles racistes ayant motivé son entreprise de domination et permettant encore d’entretenir un certain complexe de supériorité nourri par une bonne partie sa population envers ces pays et leurs ressortissants. Ce travail, pour difficile et complexe qu’il puisse être, a été entamé par d’autres anciennes puissances colonisatrices. En visite à Tripoli en 2008, Silvio Berlusconi a présenté les excuses officielles de son pays pour les torts causés pendant colonisation. Un montant de 5 milliards – une sorte de compensation – avait même été promis sur une durée de 25 ans. La Belgique a solennellement présenté des excuses à la RDC avec la restitution d’une dent en or de Patrice Lumumba<span id="easy-footnote-22-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-22-515160" data-hasqtip="21" oldtitle="Hier, La Belgique a présenté ses excuses solennelles au Congo (RMC) : &lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=PMTtt_5waJU&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; title=&quot;&quot;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=PMTtt_5waJU&lt;/a&gt;" title="" aria-describedby="qtip-21"><sup>22</sup></a></span>. En Grande Bretagne, à la suite d’un long combat judiciaire, en 2013, le gouvernement a indemnisé à hauteur de 23 millions d’euros un total de 5000 victimes Mau-Mau, avant d’inaugurer un mémorial en plein cœur de Nairobi sur lequel est inscrit : «<em>Le gouvernement britannique reconnaît que les Kényans ont été soumis à des actes de torture et d’autres formes de maltraitance de la part de l’administration coloniale</em>»<span id="easy-footnote-23-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-23-515160" data-hasqtip="22" oldtitle="Tangi Bihan et Ke&lt;em&gt;ï&lt;/em&gt;sha Corantin : En Europe, des avancées timides sur les crimes coloniaux 2/2 : &lt;a href=&quot;https://afriquexxi.info/En-Europe-des-avancees-timides-sur-les-crimes-coloniaux&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; title=&quot;&quot;&gt;https://afriquexxi.info/En-Europe-des-avancees-timides-sur-les-crimes-coloniaux&lt;/a&gt;" title="" aria-describedby="qtip-22"><sup>23</sup></a></span>. Du côté de l’Allemagne, en mai 2021, le gouvernement, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, a reconnu officiellement le génocide des Hereros et des Namas, et par conséquent présenté des excuses. Et le pays s’est même engagé à verser 1,1 milliard d’euros sous forme d’aide au développement à la Namibie sur une période de 30 ans<span id="easy-footnote-24-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-24-515160" data-hasqtip="23" oldtitle="ibid" title="" aria-describedby="qtip-23"><sup>24</sup></a></span>. Pendant ce temps, rien ne semble malheureusement bouger du côté de la France, où l’histoire coloniale du pays reste encore un sujet tabou, brûlant et clivant. Ce qui fait qu’elle n’y est pas étudiée profondément et objectivement dans les programmes scolaires. Elle est même mise entre parenthèses, voire totalement occultée lorsqu’il s’est agi d’écrire le roman national. Comme si elle n’avait pas toujours son importance et ses conséquences dans la société actuelle. Or, comme le rappelle le sociologue et historien anglais, Paul Gilroy : «<em>Il n’y aura pas de paix, de progrès ou de guérison sans examen de ces archives sanglantes que l’Europe préfère oublier. Il n’y a pas qu’en Grande-Bretagne qu’on assistera à un essor du pouvoir du racisme et de l’ultranationalisme, si la tâche de faire face au passé colonial est négligée ou récusée</em>»<span id="easy-footnote-25-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-25-515160" data-hasqtip="24" oldtitle="Paul Gilroy, cité par Frank Lao, Décolonisons-nous, Éditions JCLattès 2023, p.198" title="" aria-describedby="qtip-24"><sup>25</sup></a></span>. C’est certainement ce qui explique que les descendants d’anciens colonisés africains subissent encore en France toutes sortes de discriminations et de racisme liés à la couleur de leur peau, à leurs origines et à l’histoire de leurs parents et/ou grands-parents. Contrairement aux descendants d’anciens immigrés européens, comme les Italiens, les Polonais et les Portugais… qui, au fil du temps, sont parvenus à se fondre dans la population française dite de souche, la couleur de leur peau aidant, nombre d’entre eux – même parmi ceux disposant de la citoyenneté française – sont souvent traités en citoyens de seconde zone. Pendant ce temps, les idées d’extrême droite, souvent brandies par les pourfendeurs de l’immigration postcoloniale, qui n’hésitent pas à agiter l’épouvantail du grand remplacement, progressent de jour en jour dans la société, où la xénophobie, l’islamophobie et la négrophobie… sont non seulement de plus en plus assumées, mais sont en constante augmentation surtout envers cette frange de la population issue de l’immigration (post)coloniale. Cette situation a créé dans le pays ce que Pascal Blanchard, Nicolas Bancel, Sandrine Lemaire… appellent la fracture coloniale dans un livre éponyme. Concept large qu’ils définissent globalement comme étant à la fois la tension et les effets de la postcolonialité<span id="easy-footnote-26-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-26-515160" data-hasqtip="25" oldtitle="Pascal Blanchard, Nicolas Bancel, Sandrine Lemaire, La Fracture coloniale, La société française au prisme de l’héritage colonial, La Découverte, 2005, p.13" title="" aria-describedby="qtip-25"><sup>26</sup></a></span>. En outre, en France, nombre de personnes dans l’élite politique et intellectuelle pensent encore que leur pays jouit auprès de certaines de ses anciennes colonies de ce que le philosophe canadien, James Tully appelle «un droit impérial». Foncièrement raciste, celui-ci est défini comme étant le droit que se donne une puissance impériale autoproclamée «civilisée» de prendre en garde et de contrôler des territoires et des ressources de peuples qu’elle juge «non civilisés» et de leur imposer les régimes constitutionnels qu’elle estime appropriés<span id="easy-footnote-27-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-27-515160" data-hasqtip="26" oldtitle="De la démocratie en Françafrique, une histoire de l’impérialisme électoral, Fanny Pigeaud et Ndongo Samba Sylla, p.8" title="" aria-describedby="qtip-26"><sup>27</sup></a></span>. C’est pourquoi pour cette élite, les anciennes possessions de leur pays en Afrique au Sud du Sahara doivent éternellement rester une chasse gardée, un pré carré à défendre et une réserve de ressources naturelles et de voix à l’ONU. François Mitterrand, à l’instar de la plupart sinon de tous les présidents français de la Ve République ne faisait pas exception à la règle. Bien au contraire, il a été l’un des précurseurs de la Françafrique. Lors d’une escale en République centrafricaine, en décembre 1984, toujours fortement hanté par le complexe de Fachoda, l’ancien ministre de la France d’Outre-mer de René Pleven le fit savoir sans détours au colonel Varret, qui y dirigeait les forces françaises. En effet, après lui avoir demandé ce qu’il pensait de sa politique africaine, et que celui-ci lui eut donné une réponse loin de satisfaire ses attentes, en parlant entre autres de la lutte contre le terrorisme et de l’agression libyenne au Tchad, il la lui clarifia de but en blanc : «<em>Vous n’avez rien compris à ma politique africaine. Pour pouvoir garder, voire renforcer notre place dans le monde, il nous faut cet atout africain. Lors des votes à l’ONU</em>, <em>nos amis africains nous apportent leurs voix au grand dam des Américains. Notre ennemi n’est que marginalement le Libyen, il ne menace pas directement notre pays. Le danger, c’est l’Américain qui cherche à nous supplanter sur notre terrain d’excellence</em>»<span id="easy-footnote-28-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-28-515160" data-hasqtip="27" oldtitle="L’empire qui ne veut pas mourir, une histoire de la Françafrique, p.473, sous la direction de Thomas Borrel, Amzat Boukari-Yabara, Benoît Collombat, Thomas Deltombe" title="" aria-describedby="qtip-27"><sup>28</sup></a></span>. Jacques Godfrain, ancien ministre de la Coopération sous Jacques Chirac, ne dit pas autre chosedans son œuvre, dont le titre est pour le moins évocateur <em>: L’Afrique notre avenir : </em>«<em>C’est ainsi : grâce à ce lien avec l’Afrique, la France ne sera ni le Liechtenstein ni même l’Allemagne. Nous sommes un pays à part en Europe. Aux Nations unies, grâce à l’Afrique, nous pesons plus lourd que notre population, notre superficie ou notre produit intérieur brut. L’Afrique est pour nous un levier formidable. Petit pays, avec une petite force, nous pouvons soulever la planète parce que nous sommes en relations d’amitié et d’intimité avec quinze ou vingt pays africains</em>»<span id="easy-footnote-29-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-29-515160" data-hasqtip="28" oldtitle="Jacques Godfrain, Afrique notre avenir, Michel Lafon 1998, p.16" title="" aria-describedby="qtip-28"><sup>29</sup></a></span>.<em> </em>Ces pensées – qui impliquent sinon une domination, du moins une relation asymétrique euphémiquement qualifiée d’amicale – sont en parfaite harmonie avec celle de cette élite politico-intellectuelle, dont certains membres n’hésitent pas à soutenir qu’il faut appuyer tel régime en Afrique, qu’il faut condamner ou combattre tel autre ou restaurer tel dirigeant profrançais déchu, au besoin par la force – le cas du président nigérien déchu, Mohamed Bazoum est frais dans les mémoires -, qu’il ne faut pas perdre tels ou tels pays ou les laisser aux Chinois ou aux Russes, comme si c’étaient encore des possessions françaises ou des objets sans propriétaires dont il faut s’accaparer.</p>
<p>La présence tenace d’un certain impensé colonial au sein de cette élite politico-intellectuelle française fait que les questions relatives à l’histoire coloniale du pays, qui surgissent par moments dans l’espace public, déchainent toutes les passions et font souvent se dresser face à face deux camps inconciliables. D’un côté, ceux qui souhaitent un<em> aggiornamento</em> et demandent une étude critique et objective de cette histoire et réclament parfois même des excuses et des réparations àl’État tricolore pour les nombreux crimes et torts causés à plusieurs peuples pendant la période coloniale ; et de l’autre, ceux qui, ayant la nostalgie d’une certaine grandeur perdue de la France, refusent toute idée de repentance, jugée inimaginable parce que la considérant comme étant de l’autoflagellation, de la haine de soi. D’autant que, pensent ces derniers, la France n’a rien fait de répréhensible dont elle devrait s’excuser. Bien au contraire, son œuvre civilisatrice a été aussi salvatrice que salutaire pour les peuples colonisés. Car elle leur a non seulement permis de sortir des méandres de la sauvagerie dans lesquels ils baignaient, mais leur a aussi donné l’opportunité de bénéficier gratuitement de l’enseignement dispensé dans les écoles construites par les colons et des soins médicaux prodigués par des médecins humanistes. Sans parler d’autres nombreuses infrastructures comme des routes, des ponts, des ports, etc.</p>
<p>Quelques faits, parmi tant d’autres, peuvent montrer la difficulté, voire le malaise que la question de ce passé colonial suscite au sein de la société hexagonale en général. Le 14 décembre 2025, la France s’est abstenue lors du vote d’une résolution des Nations unies pour l’instauration d’une Journée internationale contre le colonialisme sous toutes ses formes et manifestations<span id="easy-footnote-30-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-30-515160" data-hasqtip="29" oldtitle="14 décembre 2025 : première journée internationale contre le colonialisme sous tous ces formes et manifestations : &lt;a href=&quot;https://la1ere.franceinfo.fr/guadeloupe/14-decembre-2025-premiere-journee-internationale-contre-le-colonialisme-sous-toutes-ses-formes-et-manifestations-1652783.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; title=&quot;&quot;&gt;https://la1ere.franceinfo.fr/guadeloupe/14-decembre-2025-premiere-journee-internationale-contre-le-colonialisme-sous-toutes-ses-formes-et-manifestations-1652783.html&lt;/a&gt;" title="" aria-describedby="qtip-29"><sup>30</sup></a></span>. Cette posture est d’autant moins étonnante que le pays d’Emmanuel Macron est resté cohérent avec lui-même. Car non seulement il refuse encore de regarder lucidement en face son passé colonial, qui lui pèse si lourdement, mais la Kanaky-Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française figurent toujours sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies à décoloniser.</p>
<p>Le 17 décembre 2018, le Conseil municipal de Bordeaux avait décidé d’attribuer les noms de deux sentes à Rosa Parks et à Frantz Fanon<span id="easy-footnote-31-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-31-515160" data-hasqtip="30" oldtitle="&lt;a href=&quot;https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/02/15/a-bordeaux-la-rue-frantz-fanon-attendra_5423968_823448.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; title=&quot;&quot;&gt;https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/02/15/a-bordeaux-la-rue-frantz-fanon-attendra_5423968_823448.html&lt;/a&gt;" title="" aria-describedby="qtip-30"><sup>31</sup></a></span> dans le petit écoquartier de Ginko, dans le Nord de l’agglomération bordelaise. La promesse fut tenue pour la militante des droits civiques américains, qui «a eu» sa rue. Ce qui n’a pas été le cas pour l’ancien médecin-chef de l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville. Pour cause : d’anciens Pieds-noirs, des militants du RN (Rassemblement national) et d’autres internautes s’y sont fortement opposés en arguant qu’il avait été très proche du FLN (Front de libération nationale), qui avait mené contre la France une guerre féroce pour l’indépendance de l’Algérie. Quelque controversées que puissent être certaines positions que l’auteur de«<em>Peau noire, masques blancs</em>»avait pu adopter durant sa courte vie très mouvementée, il n’en demeure pas moins qu’il avait été décoré de la Croix de guerre par le général Salan pour sa participation courageuse et remarquée aux combats pour la libération de la France du joug allemand pendant le Seconde Guerre mondiale. Rappelant l’épisode du refus d’attribution du nom d’une rue à Frantz Fanon, Adam Shatz, l’un de ses biographes, résume ainsi la perception ambiguë encore réservée en France à l’auteur des «<em>Damnés de la terre</em>» : «<em>Près de six décennies après la perte d’Algérie, la France n’a toujours pas pardonné la «trahison» de Fanon : une proposition récente visant à donner son nom à une rue à Bordeaux a été rejetée. Peu importe qu’il ait versé son sang pour la France dans sa jeunesse, puis qu’il se soit battu pour l’indépendance algérienne au nom des principes classiquement républicains ; ou encore que ses écrits continuent de faire sens pour de nombreux jeunes citoyens français noirs ou d’origine arabe qui se sentent souvent étrangers dans leur propre pays</em>»<span id="easy-footnote-32-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-32-515160" data-hasqtip="31" oldtitle="Adams Shatz, Frantz Fanon, une vie de révolution, La découverte, mars 2024" title="" aria-describedby="qtip-31"><sup>32</sup></a></span>. Mais face aux enjeux politiques et devant la pression populaire, Alain Juppé, l’ancien maire de Bordeaux, dut capituler en sursoyant à cette décision. Pour se justifier, il dira plus tard que : «<em>La dénomination des voies de notre commune doit être l’occasion de rendre hommage à des personnalités qui incarnent des valeurs partagées</em>»<span id="easy-footnote-33-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-33-515160" data-hasqtip="32" oldtitle="À Bordeaux, Frantz Fanon n’aura finalement pas de rue à son nom France tvinfo : &lt;a href=&quot;https://la1ere.francetvinfo.fr/guadeloupe/bordeaux-frantz-fanon-n-aura-finalement-pas-rue-son-%20nom-678047.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; title=&quot;&quot;&gt;https://la1ere.francetvinfo.fr/guadeloupe/bordeaux-frantz-fanon-n-aura-finalement-pas-rue-son- nom-678047.html&lt;/a&gt;" title="" aria-describedby="qtip-32"><sup>33</sup></a></span>. Cette déclaration est d’autant plus discutable – pour ne pas dire hypocrite et mensongère – qu’il existe à Bordeaux des rues portant encore des noms d’anciens négriers.</p>
<p>Lorsque l’œuvre du grand poète, homme politique martiniquais et non moins français, Aimé Césaire, «<em>Discours sur le colonialisme</em>», fut inscrite au programme des classes de terminale en 1994, le député Alain Griotteray – un des fondateurs de l’UDF, ancien militaire et farouche partisan de l’Algérie française – interpella François Bayrou, l’alors ministre de l’Éducation nationale, en juillet 1995. Il déplora : «<em>Qu’une œuvre aussi résolument politique</em> <em>(…) osant comparer nazisme et colonialisme</em> <em>soit inscrite au programme de français de terminale</em>»<span id="easy-footnote-34-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-34-515160" data-hasqtip="33" oldtitle="Odile Tobner, Du racisme français, quatre siècles de négrophobie, Les Arènes, p.201" title="" aria-describedby="qtip-33"><sup>34</sup></a></span>. Le ministre prit discrètement un décret qui éloigna l’œuvre des programmes scolaires, où elle était censée rester pendant deux ans. À part <em>Le Canard enchaîné</em>, qui a brièvement parlé de la censure, presque aucun autre média français n’en avait fait mention.</p>
<p>Le remous que suscitent les questions relatives au passé colonial de la France et les cafouillages que celles-ci génèrent dans le pays au niveau de certains intellectuels et hommes politiques peuvent se voir même au sommet de l’État tricolore, notamment sous les magistères de Jacques Chirac, de Nicolas Sarkozy et récemment d’Emmanuel Macron pour ne citer que ces trois-là parmi les plus récents. Sous la présidence de Jacques Chirac, il a été voté et promulgué la loi n<sup>o</sup> 2005-158 du 23 février 2005 dont l’article 4 (alinéa 2) imposait aux programmes scolaires de reconnaître le rôle positif de la colonisation française. Mais devant la pression populaire, les tensions et les polémiques que cette loi a créées, tant au niveau national qu’international, cette disposition avait dû être abrogée en 2006 par le président de la République. Dans son tristement célèbre discours de Dakar, prononcé dans la capitale sénégalaise, le 26 juillet 2007, pour éviter de condamner l’entreprise coloniale de son pays, qui fut pour le moins désastreuse et macabre, eu égard aux grands nombres de crimes et de dégâts laissés dans son sillage, Nicolas Sarkozy se sentit obligé de jouer à l’équilibriste, d’user de nuances intentionnellement trompeuses en établissant une sorte de discours comptable, dont le but, pour paraphraser Gilles d’Élia<span id="easy-footnote-35-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-35-515160" data-hasqtip="34" oldtitle="&lt;a href=&quot;https://www.liberation.fr/contre-journal/2008/04/21/sarkozy-l-anti-cesaire_70091/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; title=&quot;&quot;&gt;https://www.liberation.fr/contre-journal/2008/04/21/sarkozy-l-anti-cesaire_70091/&lt;/a&gt;" title="" aria-describedby="qtip-34"><sup>35</sup></a></span>, était de mettre les recettes dans une colonne et les dépenses dans une autre pour arriver à un bilan équilibré du côté des colonisateurs et des colonisés en guise de solde de tout de compte. Mais cette posture était d’autant moins étonnante de la part du prédécesseur de François Hollande que, dans son discours du 6 mai 2007, célébrant sa victoire à l’élection présidentielle, il avait très tôt annoncé les couleurs en manifestant sa volonté d’en finir avec «la repentance» qui, selon lui, n’est qu’«<em>une forme de haine de soi</em>»<span id="easy-footnote-36-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-36-515160" data-hasqtip="35" oldtitle="&lt;a href=&quot;https://www.vie-publique.fr/discours/166610-declaration-de-m-nicolas-sarkozy-president-de-lump-lannonce-de-so&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; title=&quot;&quot;&gt;https://www.vie-publique.fr/discours/166610-declaration-de-m-nicolas-sarkozy-president-de-lump-lannonce-de-so&lt;/a&gt;" title="" aria-describedby="qtip-35"><sup>36</sup></a></span>.<em> </em>Quant au président Emmanuel Macron, il a marqué les esprits par un reniement spectaculaire. En pleine campagne électorale pour la présidentielle de 2017, de passage à Alger<em>, </em>il se montra impitoyable vis-à-vis de la colonisation française en la qualifiant de crime contre l’humanité et de barbarie. Mieux, il alla même jusqu’à parler de la nécessité pour son pays de présenter des excuses aux peuples qui en furent les victimes. Mais, une fois élu, et après avoir essuyé de nombreuses critiques en France, il se ravisa complètement lors d‘un entretien avec Kamel Daoud, en 2023, en affirmant : «<em>Je n’ai pas à demander pardon…</em>»<span id="easy-footnote-37-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-37-515160" data-hasqtip="36" oldtitle="Libération : Colonisation, Emmanuel Macron à l’Algérie : «Je n’ai pas à demander pardon, ce n’est pas le sujet». : &lt;a href=&quot;https://www.liberation.fr/politique/emmanuel-macron-a-lalgerie-je-nai-pas-a-demander-pardon-ce-nest-pas-le-sujet-20230111_QVNLYS4GFBAZ7PKJLKGWX6WTFA/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; title=&quot;&quot;&gt;https://www.liberation.fr/politique/emmanuel-macron-a-lalgerie-je-nai-pas-a-demander-pardon-ce-nest-pas-le-sujet-20230111_QVNLYS4GFBAZ7PKJLKGWX6WTFA/&lt;/a&gt;" title="" aria-describedby="qtip-36"><sup>37</sup></a></span></p>
<p>Les traces de cet impensé colonial et de la nostalgie du temps béni des colonies sont aussi encore présentes dans le comportement de certains éléments de l’armée française en Afrique, ce qui a été même confirmé par un rapport du parlement hexagonal publié en mai 2023, où est indiquée «<em>La persistance d’un univers colonial dans l’esprit de certains militaires français</em>»<span id="easy-footnote-38-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-38-515160" data-hasqtip="37" oldtitle="Raphaël Granvaud, De l’huile sur le feu, la France et la guerre contre le terrorisme en Afrique, LUX Édieur 2024, p.311" title="" aria-describedby="qtip-37"><sup>38</sup></a></span>. Cela s’est aussi entre autres manifesté par la glorification de quelques figures historiques très controversées et par la persistance de certaines pratiques ayant marqué l’histoire coloniale du pays. Ce fut le cas lors de la crise dans le Sahel. En effet, pendant son audition par les députés de l’Assemblée nationale française, le 6 novembre 2019, le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, avoua avec force détails que l’une des références de la stratégie mise en œuvre dans le Sahel est Hubert Lyautey. Il a même reconnu que «<em>la doctrine de la tache d’huile</em>», théorisée par Galliéni, fut mise en œuvre au Mali. Lors de cette audition, le général n’hésita pas de parler de zones à pacifier<span id="easy-footnote-39-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-39-515160" data-hasqtip="38" oldtitle="Rémi Carayol, Le mirage sahélien, La France en guerre en Afrique, Serval, Barkhane et après ? Éditions la découverte 2023, p.41" title="" aria-describedby="qtip-38"><sup>39</sup></a></span>, expression d’autant plus blessante qu’elle fait ressurgir les souvenirs de très douloureux évènements dans l’esprit de beaucoup de personnes dans plusieurs anciennes colonies françaises sur le continent africain et ailleurs dans le monde. De plus, le maréchal Hubert Lyautey représente une figure très controversée de l’histoire coloniale hexagonale. Car non seulement son nom est associé aux répressions violentes des mouvements de résistance en Indochine, à Madagascar et en Algérie, mais il avait aussi administré le Maroc, où il a laissé de très mauvais souvenirs au sein des populations. En outre, il fut le commissaire général de l’exposition coloniale de Paris de 1931<span id="easy-footnote-40-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-40-515160" data-hasqtip="39" oldtitle="Op. cit. p.40" title="" aria-describedby="qtip-39"><sup>40</sup></a></span>. Dès lors, rien que pour ses positions racistes et colonialistes et pour son passé chargé de crimes, il ne semble pas être ce parangon de vertu dont des soldats devraient s’inspirer. D’autant que certaines de ses idées néfastes peuvent très fortement déteindre sur eux. Mais cela ne semble pas très important chez nombre de gradés tricolores, qui l’ont pris pour modèle. Ce qui fait que, dans la préface d’une réédition de son célèbre article : «<em>Le rôle social de l’officier</em>», le général Bentégeat, dont «<em>la photo du maréchal orne le bureau</em>», parle d’un modèle à suivre<span id="easy-footnote-41-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-41-515160" data-hasqtip="40" oldtitle="Op. cit. p.43" title="" aria-describedby="qtip-40"><sup>41</sup></a></span>. En 2019, un dossier, dont le titre est «<em>L’actualité de Lyautey</em>», lui est même consacré dans la Revue militaire générale, laquelle est éditée par le Centre de doctrine et d’enseignement du commandement (CDEC), qui est un département du ministère des Armées. Le général Pascal Facon, directeur de ce centre, à cette époque, qui prendra plus tard le commandement de l’opération Barkhane, parle dans son éditorial d’un «<em>Maréchal de France, qui continue à inspirer les chefs militaires et ceux qui ont la lourde tâche de les aider à décider</em>»<span id="easy-footnote-42-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-42-515160" data-hasqtip="41" oldtitle="Op. cit. p.44" title="" aria-describedby="qtip-41"><sup>42</sup></a></span>. En sus, l’africaniste d’extrême droite, Bernard Lugan – «conseiller Afrique» d’Éric Zemmour lors de l’élection présidentielle française de 2022, véritable nostalgique du temps béni des colonies, qui a une vision racialiste du continent noir – fait office de maître-penseur et de référence pour nombre d’officiers de l’armée tricolore, en particulier dans les troupes de marine. Citant le journaliste Rémi Carayol, Raphaël Granvaud rapporte que : «<em>Lorsqu’il commandait l’opération Barkhane entre juillet 2018 et juillet 2019, le général Blachon avait pris l’habitude, au quartier général de N’Djaména, d’imprimer en plusieurs exemplaires (L’Afrique réelle), publication mensuelle de Lugan), de la distribuer à son équipe et même de s’en servir pour animer les briefings</em>».<span id="easy-footnote-43-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-43-515160" data-hasqtip="42" oldtitle="Rapha&lt;strong&gt;&lt;em&gt;ë&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;l Granvaud, De l’huile sur le feu, la France et la guerre contre le terrorisme en Afrique,, Lux éditeur, 2024, p.142" title="" aria-describedby="qtip-42"><sup>43</sup></a></span></p>
<p>En définitive, la présence tenace d’un impensé colonial, la nostalgie d’une certaine grandeur réelle ou fantasmée perdue, le refus obstiné de jeter un regard objectif sur certains évènements historiques, de les étudier froidement, l’importante avancée des idées d’extrême droite dans la société hexagonale, le refus de toute idée de repentance, considérée comme un aveu de faiblesse et la persistance de certains hommes politiques tricolores à vouloir faire l’histoire à la place des spécialistes… rendent la résolution de la question relative au passé colonial français encore plus difficile, sinon aporétique. Or, en refusant de jeter un regard critique sur ce passé ou en le glorifiant, la France continuera certainement sa politique (françafricaine) de domination condescendante, paternaliste et raciste envers plusieurs de ses anciennes colonies en Afrique au Sud du Sahara : les deux sont liés. Et les pays qui tenteront de se défaire de son étreinte, comme ceux de l’AES, pourraient être exposés de sa part à toutes sortes de pressions et de tentatives de déstabilisation. Frantz Fanon disait que : «<em>L’histoire montre que nulle nation colonialiste n’accepte de se retirer sans que toutes ses possibilités de maintien n’aient été épuisées</em>»<span id="easy-footnote-44-515160" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://reseauinternational.net/la-francafrique-a-toujours-ete-teintee-de-racisme-et-de-mepris/?doing_wp_cron=1772456473.5646319389343261718750#easy-footnote-bottom-44-515160" data-hasqtip="43" oldtitle="Frantz Fanon, Pour la révolution africaine, op. cit. p.173" title="" aria-describedby="qtip-43"><sup>44</sup></a></span>. Cette remarque est aussi valable pour les puissances néocoloniales, notamment pour la France, qui s’accroche à ses anciennes colonies en Afrique au Sud du Sahara tel un naufragé à sa bouée de sauvetage. Mais les temps ont changé. Et non seulement elle n’a plus les moyens de ses ambitions, mais pour ces pays il existe un contexte international plus favorable au multilatéralisme, et partant à de nouvelles alliances. De plus, les moyens de communications sont devenus plus accessibles, les populations africaines sont de plus en plus conscientisées, informées et préoccupées par ce qui se passe dans leurs pays, et il y a un vent de luttes pour les «secondes indépendances» qui souffle sur le continent.</p>
<p>Source: https://reseauinternational.net/</p>
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<title>Orange Mali VS Wave : Anatomie sémiotique d’une bataille numérique au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/orange-mali-vs-wave-anatomie-semiotique-dune-bataille-numerique-au-mali-3114491.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis la décision des autorités maliennes visant à encadrer certaines pratiques tarifaires dans le secteur du mobile money, le différend opposant Orange Mali à Wave a quitté le terrain strictement économique pour investir massivement Facebook et TikTok. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202602/image_870x580_69a1f30b043c5.jpg" length="57586" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 01:51:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En quelques jours, les plateformes numériques sont devenues le théâtre d’une confrontation symbolique intense, où logos, couleurs, emojis et musiques participent à la construction de récits concurrents. Une lecture en sémiotique numérique permet de comprendre comment cette rivalité commerciale s’est transformée en bataille des perceptions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’origine, il s’agit d’une question de régulation et de concurrence. Mais sur les réseaux sociaux maliens, l’événement est rapidement reconfiguré. Les internautes ne débattent plus seulement d’une mesure administrative : ils racontent une histoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux camps émergent. D’un côté, des contenus exprimant un soutien affirmé à Wave, présenté comme un acteur proche du peuple et favorable au pouvoir d’achat. De l’autre, des publications plus favorables à Orange Mali ou critiques envers les pratiques jugées déstabilisatrices de son concurrent. La sémiotique numérique nous enseigne que ces récits ne se construisent pas uniquement par des arguments rationnels. Ils reposent sur des signes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le premier niveau d’analyse concerne la dimension visuelle. La couleur joue un rôle central. Le bleu de Wave est fréquemment associé à des publications valorisant la simplicité, l’accessibilité et l’innovation. Les visuels partagés mettent en avant des captures d’écran de transactions, des comparaisons de frais ou des messages sur fond clair, produisant un effet de transparence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’inverse, l’orange couleur historique d’Orange Mali est parfois mobilisé dans des montages contrastés, associés à des expressions de mécontentement ou à des métaphores de domination. Il ne s’agit pas d’un phénomène systématique, mais d’une récurrence sémiotique : la couleur devient porteuse d’un imaginaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans plusieurs publications virales, le logo n’est plus simplement un identifiant commercial. Il devient un symbole. L’un incarne l’innovation et la rupture ; l’autre, la puissance installée. Cette polarisation symbolique simplifie une réalité complexe en opposition binaire : « nouveau contre ancien », « peuple contre institution », « innovation contre monopole ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Emojis, hashtags et grammaire émotionnelle</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le deuxième niveau d’analyse concerne la textualité numérique. Les posts Facebook favorables à Wave utilisent fréquemment des emojis de soutien : </span><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'MS Gothic'; mso-bidi-font-family: 'MS Gothic';">❤</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">️, ?, ?. Ces signes fonctionnent comme des marqueurs d’adhésion collective. Ils condensent l’émotion en un pictogramme immédiatement lisible. La répétition de ces emojis crée une impression de mobilisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les hashtags jouent également un rôle structurant. Certains mots-clés récurrents transforment le débat en cause collective. Le hashtag n’est pas seulement un outil de classement : il crée une communauté discursive. Il relie des individus autour d’un récit partagé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur TikTok, la dimension sonore amplifie le phénomène. Les vidéos favorables à l’un ou l’autre acteur mobilisent des musiques dynamiques, dramatiques ou humoristiques. Le choix de la bande-son oriente l’interprétation : indignation, ironie ou fierté. La musique devient un signe affectif puissant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La construction d’un récit populaire</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Progressivement, une narration dominante se dessine dans certains cercles numériques : celle d’une entreprise perçue comme favorable aux usagers face à une structure plus puissante et institutionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette narration repose sur une simplification. Le débat technique sur les règles de concurrence est reformulé en question morale : qui défend le citoyen ordinaire ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La sémiotique révèle ici un mécanisme classique : la personnalisation du conflit. Les entreprises deviennent des personnages. L’une est représentée comme « proche », l’autre comme « dominante ». Les internautes construisent ainsi une dramaturgie numérique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Polarisation et amplification algorithmique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La circulation rapide des contenus contribue à la polarisation. Les algorithmes des plateformes favorisent les publications suscitant de fortes réactions. Or, les posts exprimant indignation ou enthousiasme génèrent davantage d’engagement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, le conflit économique initial est amplifié par la logique technique des réseaux. Plus le ton est émotionnel, plus le contenu est visible. Cette dynamique accentue la radicalisation des positions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La sémiotique numérique ne s’intéresse pas seulement aux signes produits par les utilisateurs, mais aussi au rôle des plateformes dans la hiérarchisation du visible. L’algorithme devient un acteur indirect de la bataille symbolique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Entre débat citoyen et manipulation potentielle</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cet environnement, il devient parfois difficile de distinguer la critique légitime de la stratégie de communication déguisée. Certains contenus reprennent des arguments structurés, d’autres relèvent de la caricature ou du montage émotionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des images peuvent être recadrées, des chiffres isolés de leur contexte. Le recours à des teintes plus sombres, à des filtres dramatiques ou à des musiques anxiogènes participe à la construction d’un climat particulier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La désinformation n’est pas toujours explicite. Elle peut passer par la sélection stratégique des signes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une bataille du sens</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui se joue dans cette controverse dépasse la question tarifaire. Les réseaux sociaux transforment un différend commercial en affrontement narratif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Logos, couleurs, emojis, musiques, captures d’écran : chaque élément devient porteur de sens. Les internautes ne se contentent pas de commenter une décision ; ils construisent des représentations du marché, de la justice économique et du pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La sémiotique numérique montre que, dans le Mali connecté d’aujourd’hui, la concurrence se joue aussi sur le terrain symbolique. Comprendre ces mécanismes, c’est mieux saisir comment l’opinion publique se forme à l’ère des plateformes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette rivalité entre Orange Mali et Wave, la question centrale n’est plus seulement : qui a raison ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais aussi : quel récit l’emportera ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fidèle Guindou<o:p></o:p></span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Journaliste, Mastérant en Sémiotique et Stratégie, Spécialité Communication, Univeristé Yaoundé </span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Secrétariat général des Nations&#45;Unies : Pourquoi Bassirou Diomaye doit soutenir la candidature de Macky Sall</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/secretariat-general-des-nations-unies-pourquoi-bassirou-diomaye-doit-soutenir-la-candidature-de-macky-sall-3114463.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/secretariat-general-des-nations-unies-pourquoi-bassirou-diomaye-doit-soutenir-la-candidature-de-macky-sall-3114463.html</guid>
<description><![CDATA[ Par-delà les alternances démocratiques et les divergences partisanes, il existe des moments où l&#039;intérêt supérieur de la nation doit prévaloir. La possible candidature de l&#039;ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies constitue l&#039;un de ces moments historiques. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 01:30:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. L'intérêt supérieur du Sénégal avant <o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>les clivages politiques<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sénégal a toujours été une grande nation diplomatique. De la médiation régionale à la stabilité institutionnelle, votre pays s'est imposé comme une référence en Afrique de l'Ouest. Soutenir un ancien chef d'Etat sénégalais à la tête de l'organisation mondiale ne serait pas un acte partisan : ce serait un acte patriotique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucune disposition des Nations unies n'exige qu'un candidat soit officiellement désigné par son gouvernement. Toutefois, dans la pratique diplomatique internationale, le soutien de l'Etat d'origine constitue un levier déterminant. En apportant son appui, le président Diomaye Faye placerait le Sénégal au-dessus des rivalités internes et enverrait un signal fort d'unité nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Un précédent historique africain inspirant l'histoire diplomatique africaine offre un exemple éclairant<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Diallo Telli, premier secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine (actuelle Union africaine), n'était pas initialement le candidat privilégié d'Ahmed Sékou Touré. Cela ne l'a pourtant pas empêché d'accéder à la plus haute fonction administrative du continent. L'Afrique a déjà prouvé que la volonté politique continentale peut transcender les considérations nationales immédiates.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. L'enjeu continental : un leadership africain à renforcer<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis l'accession de Boutros Boutros-Ghali au poste de secrétaire général de l'ONU, le continent africain aspire à retrouver une voix forte au sommet du système multilatéral. Une candidature sénégalaise crédible pourrait : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Renforcer la présence africaine dans la gouvernance mondiale <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Donner plus de poids aux dossiers africains (sécurité, développement, climat, migration) ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Consolider l'image d'un Sénégal acteur majeur du dialogue international. Mais cela suppose une condition essentielle : le soutien clair et assumé de son pays d'origine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Un choix stratégique pour le président Diomaye Faye<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président Diomaye Faye et son gouvernement ne gagneraient rien à laisser l'image d'un Sénégal divisé face à une opportunité historique. Au contraire, soutenir Macky Sall : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Elèverait le débat politique au-dessus des querelles passées ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Renforcerait la stature internationale du nouveau pouvoir ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Inscrirait son mandat dans une vision de continuité républicaine. L'alternance démocratique ne doit jamais signifier l'effacement des acquis diplomatiques nationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Le Sénégal, candidat de l'Afrique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de Macky Sall, c'est le Sénégal qui serait candidat. C'est l'Afrique qui pourrait parler d'une seule voix. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une telle ambition nécessite une mobilisation diplomatique à l'échelle continentale, notamment au sein de l'Union africaine. L'unité africaine demeure la clé du succès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Conclusion : choisir la grandeur</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Soutenir la candidature d'un ancien président sénégalais au secrétariat général des Nations unies serait un acte de maturité politique et de vision stratégique. Le Sénégal a rendez-vous avec l'histoire. Le président Diomaye Faye a l'opportunité de démontrer que, lorsque l'intérêt national est en jeu, la République dépasse les clivages. Car au final, ce ne serait pas la victoire d'un homme. Ce serait la victoire d'un pays. Et peut-être celle de tout un continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                       </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Baïdy Dramé Malien de France</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’or au Mali :  De la grandeur de l’empire à la recherche de la prospérité</title>
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<description><![CDATA[ Au cours des trois dernières décennies, l’or est devenu la principale source de revenu du Mali dépassant le coton qui occupait la première place. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 11:22:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les revenus tirés de l’or représentent environ 25 % du PIB et 75 % des ressources d’exportation. La part de l’or n’a cessé de croître soutenue par la hausse continue des cours. Cette situation n’a fait que raviver notre espoir de voir le futur radieux d’un Mali de nos rêves.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malheureusement, la richesse en or comme en d’autres ressources naturelles a souvent été une malédiction plutôt qu’une bénédiction dans la plupart des pays en développement. En d’autres termes, l’or n’a pas permis une réduction significative de la pauvreté au Mali ni une amélioration majeure du niveau de développement des localités de production. Aussi, nous pouvons légitimement nous demander où va l’or et comment vaincre la malédiction liée à l’or. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous prenons la parole aujourd’hui non pas par colère mais par responsabilité envers nos parents et envers nos concitoyens qui souffrent des effets négatifs de l’exploitation minière tels que les dégâts sur l’environnement et le manque d’infrastructures de base.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous leur devons une reconnaissance pour leurs travaux collectifs de construction d’écoles et d’aménagement de routes au profit de notre génération. Nous n’avons d’autre ambition que justifier leur confiance et honorer leur engagement pour la patrie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nos propos vont s’articuler autour de deux points : l’analyse sommaire du secteur minier et les remèdes à la malédiction liée à l’or.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le secteur minier</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette analyse indique que l’or et les autres ressources exploitées du sous-sol ont contribué de manière significative à l’essor économique du monde. Toutes les activités notamment les transports, l’habitat, l’agriculture et les industries doivent leur développement à l’exploitation et à la mise en valeur des ressources du sous-sol à travers les substances utilisées dans les équipements et intrants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, le développement de la plupart des pays nantis s’est bâti autour d’une ou plusieurs ressources minérales. Nous pouvons citer le fer et le charbon pour les pays d’Europe, l’or et le pétrole pour les Etats-Unis et l’or pour l’Afrique du Sud. Rappelons enfin que grâce à l’or Johannesburg, jadis une bourgade, est devenue une mégapole.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, l’or fait partie de notre culture et de notre histoire. Les anciens ont toujours alterné l’agriculture et l’orpaillage traditionnel. A Kéniéba, depuis l’époque précoloniale, l’ouverture et l’exploitation d’un placer étaient soumises à la célébration de sacrifices rituels et au respect de principes dogmatiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au XIVème siècle, l’or a fait de l’Empire du Mali l’un des plus célèbres au monde. Le pèlerinage de l’Empereur Kankou Moussa en 1324 qui a emporté avec lui huit tonnes d’or a fait fléchir le cours du métal jaune à l’époque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis l’avènement de la IIIème République, le secteur minier est rentré dans les priorités nationales. En quelques années notre pays a réussi à s’élever au troisième rang des pays africains producteurs d’or. Mais rappelons que ce développement du secteur minier n’a pas permis d’atteindre le niveau de développement économique et social attendu. Le Mali reste relativement pauvre au regard des insuffisances notoires dans les domaines des transports, de l’éducation, de la santé, des télécommunications et des infrastructures. Les localités de production sont confrontées à la fois aux conséquences néfastes de l’exploitation industrielle et aux difficultés liées au faible niveau d’investissement en équipements de base par l’Etat. A titre d’exemple, le Cercle de Kéniéba qui compte quatre mines d’or en exploitation demeure particulièrement enclavé et reste coupé de son chef-lieu de région, Kayes, pendant une bonne partie de la saison des pluies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il reste à espérer un sursaut national entrainant une gestion judicieuse des revenus générés par l’or en faveur du financement de programmes majeurs au niveau national mais aussi de projets sectoriels justes et équitables dans les localités minières. Pour ce faire, il convient d’identifier des remèdes à la malédiction liée à l’or.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Les remèdes à la malédiction liée à l’or</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’existe pas de solution miracle mais des remèdes qui nécessitent d’être combinés pour espérer un résultat positif. En outre, la liste de ces remèdes n’est pas exhaustive. Nous proposons ici les remèdes que nous jugeons pertinents et réalistes :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’accès des citoyens à l’information sur les revenus générés par l’or : La publication des informations dans la presse sur la gestion des revenus provenant des ressources naturelles tel que l’or est un puissant levier de lutte contre la malédiction liée à l’or. Les citoyens doivent être informés sur les paiements des sociétés minières au gouvernement et aux Collectivités Territoriales mais aussi sur la gestion et l’utilisation de ces revenus. La publication des informations dans la presse nécessite en plus une campagne d’éducation et de sensibilisation des populations qui sont, le plus souvent, analphabètes. Elles<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>doivent être éduquées sur les inconvénients de l’exploitation minière et sur les profits que les citoyens peuvent tirer des activités minières. Mieux outillés, les citoyens pourront en toute responsabilité exercer leur rôle de suivi-contrôle de la gestion des revenus de l’or par le gouvernement et par les autorités des Collectivités Territoriales. L’implication active des citoyens peut améliorer la gouvernance et rendre efficiente la gestion des ressources de l’or. Le rôle d’avant-garde des citoyens responsables et capables de s’indigner va influencer positivement l’utilisation de l’argent généré par l’or.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour tout dire, l’accès des citoyens aux informations sur les ressources de l’or et la participation d’une société civile forte dans la gestion des revenus générés par l’or sont des préalables pour que cette ressource contribue de manière significative au développement du pays et à la réduction de la pauvreté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La révision du code minier</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le premier code du Mali, institué en 1970 a pour la première fois ouvert le secteur minier à l’investissement privé. La révision de ce code en 1991 a créé un climat favorable aux investissements étrangers dans le domaine. L’évolution du Code Minier à travers les différentes révisions a préservé un climat favorable à un investissement pouvant attirer les investissements étrangers dans le secteur minier tout en limitant la participation de l’Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une indication majeure d’un changement d’attitude envers l’investissement étranger est l’adoption du nouveau Code Minier par le Gouvernement de la Transition en ce qui concerne les revenus de l’Etat qui ont connu une forte croissance. En effet, l’application du nouveau Code permet à l’Etat de tirer d’avantage profit des cours de l’or grâce aux taxes variables. A ce jour, ce code peut être considéré comme celui qui a répondu au mieux aux aspirations du peuple malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette réforme stratégique du secteur minier nécessite des mesures supplémentaires pouvant contribuer à améliorer la gouvernance du secteur minier. Dans ce cadre, nous recommandons à l’Etat la formulation d’une politique de distribution des revenus générés par l’or. Cette nouvelle politique doit être basée sur des principes plus justes et plus équitables. Ainsi, en plus de l’Etat et des Collectivités Territoriales, cette distribution va inclure une part pour les générations futures. Dans ce cadre, l’Etat peut créer un Fonds Souverain qui aura pour objectifs principaux de générer des ressources, de financer des programmes spéciaux de développement et de dédommager les terres occupées par l’activité minière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La réalisation d’infrastructures de base dans les localités d’exploitation minière :</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, la volonté est de faire profiter l’ensemble de la nation malienne des revenus générés par l’or. Cette intention déclarée ne doit pas être un obstacle à la prise en compte des besoins spécifiques des localités minières en infrastructures. En effet, la fièvre de l’or détournant le plus souvent les bras valides des activités de production agricole, la forte concentration humaine, l’enclavement, la faible couverture sanitaire, scolaire, la dégradation de l’environnement et le faible niveau de réalisation des équipements de base sont entre autres des contraintes majeures que subissent les localités minières. A titre d’exemple, l’électrification du cercle de Kénieba reste en attente malgré les besoins croissants et les demandes légitimes des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les réalisations d’infrastructures de base dans les localités d’exploitation des ressources naturelles pouvant atténuer les contraintes évoquées constituent à cet égard un remède potentiel à la malédiction liée à l’or.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ces localités, l’Etat doit nécessairement construire les équipements de base qui répondent aux besoins conjoncturels des populations. L’objectif recherché est d’abord de réduire la pauvreté et ensuite de faire des localités d’exploitation de l’or des pôles de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Formation et renforcement des capacités</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’analphabétisme et la très faible qualification professionnelle des populations locales privent celles-ci de certains emplois dans les sociétés minières et de bien d’autres opportunités. Ainsi, la plupart des emplois qualifiés sont occupés par des travailleurs étrangers. Pour inverser la tendance et permettre aux populations locales de mieux profiter des offres des sociétés minières, l’Etat doit assurer la formation des jeunes et procéder au renforcement de leurs capacités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au niveau de la formation, l’Etat peut envisager la création d’une école des mines. Il doit également susciter la création et le renforcement des centres de formation professionnelle dont le rôle va être l’apprentissage et le perfectionnement des jeunes. Il s’agit de leur donner un métier et des qualifications professionnelles répondant aux besoins du marché de l’emploi des mines et des autres entreprises locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le renforcement des capacités peut concerner les ONG et les associations locales ainsi que les groupements de jeunes et de femmes dans les villages. Ces acteurs, bien outillés, pourrons à la fois participer à la gestion des revenus de l’or et contribuer au développement local à travers des activités génératrices de revenus et de création de richesses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’entreprenariat local</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les problèmes d’inorganisation des producteurs locaux, les difficultés d’accès au financement des banques et le manque d’initiatives des acteurs locaux sont à prendre en compte dans le niveau insatisfaisant des résultats économiques et sociaux constatés dans les localités de production des ressources minières. Il s’agit de la faible production de biens et services dont les mines ont besoin. On peut citer notamment les produits maraîchers, la viande, le pain, la maintenance des véhicules etc. Le plus souvent les mines importent ces biens des pays voisins. Et pourtant, il existe des possibilités de produire sur place des fruits et légumes, de construire des abattoirs et des boulangeries modernes répondant aux normes de qualité exigées par les mines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il revient à l’Etat et aux Collectivités Territoriales d’organiser et d’accompagner les jeunes, les femmes et les opérateurs économiques à créer de petites et moyennes entreprises qui vont permettre une articulation entre les activités de la mine et l’économie locale. Cette mesure peut aboutir à une réduction de la pauvreté et à une croissance et pourquoi pas à la prospérité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour conclure, une gestion juste et équitable des revenus générés par l’or basée sur les reformes récentes du Code Minier et la mise en œuvre des remèdes à la malédiction liée à l’or va potentiellement constituer le socle d’une croissance partagée entre l’Etat, les Collectivités Territoriales et prenant en compte la part des générations futures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fily Kéita<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ancien député</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Institut national de Prévoyance Sociale (INPS) :  Entre redressement financier et sursaut collectif</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/institut-national-de-prevoyance-sociale-inps-entre-redressement-financier-et-sursaut-collectif-3114357.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans un contexte national marqué par des tensions budgétaires et une exigence accrue de performance des services publics, l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) se trouve à un tournant décisif de son histoire institutionnelle. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 09:10:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la croisée des attentes des assurés, des obligations envers les retraités et des responsabilités vis-à-vis des employeurs, l’institution est confrontée à une équation complexe : restaurer la confiance, renflouer ses caisses et garantir, sans délai, ses missions fondamentales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’arrivée d’un nouveau Directeur général ouvre une nouvelle séquence. Mais, au-delà des discours et des intentions, c’est désormais l’esprit de cohésion interne et le respect strict des textes qui détermineront l’avenir immédiat de l’INPS.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une institution stratégique sous pression<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’INPS n’est pas une administration ordinaire. Elle est le pilier de la sécurité sociale au Mali. Elle porte sur ses épaules notamment le paiement des pensions de retraite ; la prise en charge des accidents de travail ; le versement des allocations familiales ; la gestion des cotisations sociales versées par les employeurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toute fragilité dans sa gouvernance ou dans sa trésorerie a des répercussions directes sur des milliers de familles maliennes. Or, les défis actuels sont connus : créances en attente, retards dans certaines prestations, insuffisances de recouvrement auprès des employeurs débiteurs, pression croissante des bénéficiaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, le redressement financier devient une urgence stratégique. Un Directeur général qui privilégie l’écoute est un fait rare. Ce n'est pas habituel de voir un Directeur général d’un service public affirmer, publiquement, à travers un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, qu’il privilégie l’écoute et qu’il reste disponible pour le personnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son message, il se dit surpris de constater que, malgré des entretiens directs avec le personnel, une partie de celui-ci choisit de se réfugier derrière des pétitions. Paradoxal ! Ce constat interroge.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’heure où l’institution a besoin d’unité, certains comportements apparaissent bellicistes, créant artificiellement un climat de rébellion là où le dialogue est ouvert. Une telle posture, dans un moment aussi sensible, ne sert ni l’institution ni ses agents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’urgence absolue : le respect des textes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, ce qui prévaut et ce qui est urgent, c’est le respect scrupuleux des textes qui régissent un service public. Un établissement public ne se gouverne ni par la rumeur ni par la pression émotionnelle. Il se gouverne par la légalité ; la transparence ; la discipline administrative ; l’intérêt général.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le redressement des finances de l’INPS passera nécessairement par : un recouvrement rigoureux des cotisations auprès des employeurs ; une rationalisation des dépenses ; une gestion orthodoxe et transparente ; une mobilisation totale du personnel autour d’un objectif commun.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Personnel de l’INPS : l’heure n’est pas à l’intolérance administrative !<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À ce stade critique, l’INPS a besoin de cohésion ; de patience ; de professionnalisme ; d’un sens élevé de la mission de service public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un caractère administratif rigide, voire intolérable dans l’accueil des usagers, serait contre-productif. L’INPS doit renforcer la confiance avec ses partenaires et ses assurés. Chaque agent est une vitrine de l’institution. Il ne s’agit pas d’exiger le silence. Il s’agit d’exiger la responsabilité. Le moment n’est pas à l’escalade, mais à l’intelligence collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une telle situation, le rôle du syndicat est central. Un syndicat n’est pas un instrument de confrontation systématique ; il est un cadre d’échanges et de régulation sociale. Il doit canaliser les revendications dans le respect des textes ; privilégier la négociation plutôt que la radicalisation ; défendre les intérêts des travailleurs sans fragiliser l’institution ; être un partenaire stratégique du redressement. Car si l’INPS vacille, ce sont d’abord les travailleurs et les retraités qui en paieront le prix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un sursaut collectif pour sauver la maison commune<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’INPS est une maison commune. Elle ne peut être fragilisée par des divisions internes au moment même où elle doit affronter des défis financiers majeurs. Le nouveau Directeur général a affiché une posture d’écoute, respectueuse et responsable. Il appartient désormais au personnel de répondre par la maturité professionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il urge aujourd'hui de renflouer les caisses, d'assurer le paiement régulier des pensions, de garantir la prise en charge diligente des accidents de travail, d'honorer les allocations. Ces objectifs ne peuvent être atteints que dans un climat d’unité et de discipline.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Choisir la responsabilité plutôt que la confrontation<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’INPS traverse une phase charnière. L’histoire retiendra soit un moment de crispation inutile, soit un sursaut collectif exemplaire. La réforme d’une institution stratégique ne se fait pas contre son personnel. Elle se fait avec lui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui plus que jamais, l’INPS a besoin d’un pacte interne fondé sur la confiance, le respect des textes et la responsabilité partagée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car au-delà des débats internes, il y a une réalité simple : derrière chaque dossier, il y a une famille qui attend.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou Camara, Médaillé du Mérite national avec effigie Abeille.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Humeur : La confiance des usagers d’Orange Mali expire plus vite que les forfaits.</title>
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<description><![CDATA[ Au Mali, la relation entre les consommateurs et Orange Mali semble traverser une zone de défiance. Pour ma part, cette réflexion part d’une expérience personnelle. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 08:44:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant deux mois passés à l’étranger, j’ai constaté que mon crédit et certains forfaits se consommaient alors même que je ne les utilisais pas. Ce détail, qui pourrait paraître banal, a finalement agi comme un révélateur : derrière les slogans rassurants se cachent parfois des pratiques difficiles à comprendre pour l’utilisateur ordinaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au début, j’ai pensé à un simple problème technique ou à un mauvais paramétrage. Mais avec le temps, en échangeant avec d’autres abonnés, je me suis rendu compte que cette situation n’était pas isolée. Beaucoup de consommateurs évoquent la disparition progressive de leur crédit ou de leurs bonus après un certain délai, sans toujours savoir pourquoi. Ce phénomène nourrit un sentiment d’incompréhension, voire de frustration, surtout lorsque chaque recharge représente un effort financier réel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans notre quotidien, le téléphone mobile n’est plus un luxe. Il est devenu un outil essentiel pour travailler, communiquer, accéder à l’information, envoyer ou recevoir de l’argent, et même maintenir des liens sociaux. Dans ce contexte, la confiance entre l’opérateur et le client devient une question centrale. Lorsqu’un utilisateur recharge son téléphone, il paie un service à l’avance. Il est donc naturel qu’il s’attende à pouvoir utiliser ce crédit librement, sans craindre qu’il disparaisse avant même d’en avoir réellement profité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, ce sentiment de perte de contrôle s’accentue avec la complexité croissante des offres. Aujourd’hui, les forfaits sont souvent accompagnés de bonus multiples, de conditions variables et de durées limitées. Sur le papier, ces offres semblent avantageuses. Mais dans la pratique, elles deviennent parfois difficiles à suivre pour un consommateur moyen. Beaucoup d’utilisateurs ne savent plus exactement ce qu’ils ont acheté, combien de temps cela dure, ni quelles sont les restrictions associées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cela s’ajoute un autre problème souvent évoqué : l’activation involontaire de services annexes. Jeux mobiles, contenus digitaux ou options multimédias peuvent parfois générer des prélèvements automatiques sans que l’abonné ait clairement conscience du moment où ces services ont été activés. Même si ces mécanismes existent dans plusieurs pays, leur impact est plus sensible dans un contexte dans lequel la maîtrise des dépenses reste essentielle pour la majorité des ménages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question du coût de l’internet mobile revient également régulièrement dans les discussions. Beaucoup d’abonnés ont l’impression que leurs forfaits se consomment très rapidement. D’autres estiment que les tarifs restent élevés par rapport aux revenus moyens. Les réalités techniques et fiscales expliquent sans doute une partie de ces coûts, mais la perception du consommateur reste un élément important. Lorsque les utilisateurs ont le sentiment de payer cher pour une durée d’utilisation limitée, la confiance diminue progressivement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation contraste avec les efforts visibles dans le développement des infrastructures. À Bamako, par exemple, l’extension de la fibre optique montre que le secteur évolue et que les investissements existent. Cette modernisation est une avancée importante pour le développement numérique du pays. Toutefois, elle met aussi en évidence certaines inégalités territoriales. Des zones proches des grands axes restent confrontées à une couverture instable ou à l’absence d’accès à l’internet haut débit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des localités comme Moribabougou, pourtant situées non loin de Boulkassoumbougou d’un côté et de Koulikoro de l’autre, illustrent ce contraste entre progrès technologique et attentes encore insatisfaites. Pour les habitants de Moribabougou qui envient leurs voisins des deux côtés (est et ouest), l’accès à une connexion stable n’est plus un confort, mais une nécessité pour l’éducation, l’entrepreneuriat et les démarches administratives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fond, toutes ces préoccupations ramènent à une question simple : celle de la relation entre l’opérateur et ses clients. Dans un secteur aussi sensible, la performance technique ne suffit plus. Les consommateurs attendent désormais de la clarté dans les offres, de la simplicité dans les services et surtout de la transparence dans la gestion de leur crédit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’objectif de cette réflexion n’est pas de contester la logique commerciale d’une entreprise. Toute société doit assurer sa rentabilité pour continuer à investir et à innover. Mais cet impératif doit rester compatible avec le respect du client. La fidélité ne se construit pas uniquement par la couverture réseau ou la domination du marché. Elle se construit surtout par la confiance.Et la confiance repose sur des principes simples : comprendre ce que l’on achète, savoir combien de temps cela dure et garder le contrôle sur les services activés. Lorsque ces repères deviennent flous, la relation entre l’opérateur et ses abonnés se fragilise naturellement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il serait injuste d’ignorer les progrès réalisés ces dernières années dans le développement des infrastructures et des services numériques. Mais il serait tout aussi problématique d’ignorer les préoccupations exprimées par les utilisateurs. Dans toutes les économies modernes, les améliorations les plus durables viennent souvent de l’écoute des consommateurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le débat sur les pratiques tarifaires, sur la durée des bonus, sur la transparence des services et sur l’équilibre de la couverture réseau n’est donc pas un débat contre une entreprise. C’est un débat pour une meilleure qualité de service et pour une relation plus claire entre l’opérateur et ses clients.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, les abonnés ne demandent pas des privilèges. Ils souhaitent simplement que l’argent dépensé corresponde réellement à un service maîtrisé, que les offres soient compréhensibles sans expertise technique et que les options activées reflètent clairement leur choix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un secteur devenu aussi indispensable que l’eau ou l’électricité, ces attentes sont désormais légitimes. Car au final, la solidité d’un opérateur ne se mesure pas seulement au nombre d’abonnés, mais au niveau de confiance qu’il inspire. Et la confiance, elle aussi, se recharge, mais contrairement au crédit téléphonique, elle n’a pas de date d’expiration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je reviendrai dessus dans une prochaine chronique et le cœur plus gros que mon portefeuille.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Seidina Oumar Dicko<o:p></o:p></span></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Journaliste – Historien- Écrivain</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pourquoi l’Afrique doit&#45;elle rompre avec le monisme et adopter le dualisme stratégique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/pourquoi-lafrique-doit-elle-rompre-avec-le-monisme-et-adopter-le-dualisme-strategique-3114340.html</link>
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<description><![CDATA[ L’heure des illusions universalistes est révolue. La souveraineté normative africaine exige une rupture méthodique avec le monisme. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 15:40:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis les indépendances factices des années 1960, les États africains ont fait du respect du droit international un gage de légitimité. De la création de l’Organisation de l’unité africaine en 1963 à l’avènement de l’Union africaine en 2002, le continent a proclamé son adhésion aux principes universaux, souvent dans une perspective proche du monisme juridique, où les normes internationales imprègnent et supplantent directement le droit interne. Cependant, les crises successives – notamment celles liées au Statut de Rome et les tensions avec la Cour pénale internationale depuis 2009 – ont révélé une fragilité structurelle. N’est-il pas temps pour l’Afrique d’abandonner définitivement le monisme au profit d’un dualisme souverain pleinement assumé ?</p>
<p>Pour répondre à cette question, l’analyse se déroulera autour d’une démonstration dans deux grands mouvements intellectuels : d’abord, la déconstruction critique du monisme africain comme héritage d’une universalité asymétrique (I), puis l’argument stratégique en faveur d’un dualisme juridique souverain (II) présenté comme un levier historique pour la renaissance normative et géopolitique du continent africain (III).</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>I. Le monisme africain découle d’une générosité normative aux effets asymétriques</strong></h5>
<p>Le monisme, en tant que doctrine juridique, postule l’unité de l’ordre juridique. Autrement dit, le droit international et le droit interne constituent un système normatif unique. Ce concept a séduit de nombreux États africains au lendemain de leur indépendance. Il offrait trois avantages apparents : la reconnaissance internationale, la protection contre les ingérences territoriales et une intégration rapide à la communauté internationale. En réalité, il s’agit d’une manœuvre juridique permettant aux anciennes puissances coloniales européennes et à leurs alliés nord-atlantiques de perpétuer le colonialisme sur le continent, tout en instrumentalisant le droit international pour réprimer les dirigeants souverainistes et autres leaders. C’est ce que l’on appelle désormais le néocolonialisme.</p>
<p>Ainsi, dès la résolution du Caire de 1964, l’Organisation de l’unité africaine a consacré l’inviolabilité des frontières coloniales en se référant explicitement aux principes des Nations unies. Plus tard, l’Acte constitutif de l’Union africaine de 2000, dans son article 4 h), a intégré le droit d’intervenir en cas de crimes graves, internalisant ainsi des normes issues du droit pénal international contemporain. Il s’agit d’une séparation délibérée.</p>
<p>L’adhésion massive au Statut de Rome entre 1999 et 2004 a marqué l’aboutissement de cette approche moniste. L’Afrique est devenue le groupe régional le plus important au sein de la Cour pénale internationale. Cependant, cette générosité normative s’est rapidement heurtée à une réalité géopolitique déséquilibrée : entre 2002 et 2016, la quasi-totalité des affaires portées devant la CPI concernaient des États africains.</p>
<p>Il convient également de rappeler que plusieurs dirigeants et personnalités politiques africains ont été impliqués dans des procédures ou des mises en accusation devant la Cour pénale internationale. Parmi les personnalités les plus médiatisées figurent : Omar el-Béchir, visé par un premier mandat d’arrêt émis le 4 mars 2009 pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, puis par un second mandat le 12 juillet 2010 pour génocide ; Uhuru Kenyatta, mis en accusation le 8 mars 2011, les charges ayant été confirmées le 23 janvier 2012, avant que les poursuites ne soient abandonnées le 5 décembre 2014 ; et William Ruto, dont les charges ont été confirmées le 23 janvier 2012, avant que l’affaire ne soit classée le 5 avril 2016, ainsi que Laurent Gbagbo, transféré à La Haye le 30 novembre 2011, son procès s’ouvrant le 28 janvier 2016 et son acquittement prononcé le 15 janvier 2019 (confirmé en appel le 31 mars 2021), aux côtés de Charles Blé Goudé, acquitté aux mêmes dates. Ces décisions alimentent durablement le débat africain sur l’équité procédurale et la sélectivité perçue des poursuites pénales internationales à l’égard du continent.</p>
<p>Ce contraste alimente un parallèle paradoxal rarement négligé dans les débats africains. Alors que plusieurs dirigeants du continent ont fait l’objet de mandats d’arrêt ou ont été jugés devant la Cour pénale internationale (CPI), des personnalités politiques de puissances occidentales impliquées dans d’importantes interventions militaires extraterritoriales – notamment en Irak en 2003 et en Libye en 2011 – n’ont pas eu à répondre de leurs actes devant cette juridiction basée à La Haye. Ni les anciens dirigeants américains ayant mené l’intervention en Irak à partir du 20 mars 2003, ni les principaux responsables européens impliqués dans l’opération militaire lancée le 19 mars 2011 en Libye sous un mandat contradictoire du Conseil de sécurité, n’ont été formellement poursuivis devant la CPI. Cette asymétrie perçue renforce l’idée que l’universalité proclamée du droit pénal international reste soumise aux rapports de force, confortant, aux yeux de nombreux analystes africains, la nécessité d’un filtrage dualiste des engagements internationaux afin de préserver la cohérence et la dignité souveraine des États du continent.</p>
<p>Ce déséquilibre ne peut se comprendre sans établir un parallèle avec la structuration géopolitique du système international depuis 1945. La doctrine de l’«endiguement», formulée par les États-Unis à la fin des années 1940, visait initialement l’Union soviétique, puis fut étendue à la République populaire de Chine après 1949. De la Guerre froide aux réalignements stratégiques contemporains, Washington a organisé son architecture d’alliances, de régimes juridiques et d’institutions multilatérales selon une logique d’endiguement, cherchant à limiter l’expansion des puissances orientales, actuellement incarnées par la Chine et la Russie. Historiquement, ces deux États ont privilégié une interprétation dualiste du droit international, subordonnant l’applicabilité nationale des engagements internationaux à un contrôle politique et constitutionnel strict. Tandis que Pékin et Moscou filtrent souverainement l’incorporation des normes, de nombreux États africains ont adopté une posture moniste beaucoup plus perméable, se trouvant ainsi exposés à des mécanismes juridiques mondiaux façonnés dans un environnement stratégique marqué par l’endiguement et une rivalité systémique.</p>
<p>Parallèlement, il convient de noter que plusieurs anciennes puissances coloniales européennes – la France, le Royaume-Uni, la Belgique et l’Allemagne – ainsi que leurs alliés au sein de l’OTAN, ont historiquement projeté leur puissance par le biais d’instruments juridiques et institutionnels internationaux qu’ils ont largement contribué à façonner. Sans tomber dans des interprétations simplistes, il est indéniable que l’architecture normative internationale apparue après 1945 reflète également les intérêts stratégiques des puissances dominantes. Dans ce contexte, une adhésion monolithique et sans discernement peut, pour les États africains structurellement dépendants sur les plans économique et sécuritaire, renforcer de facto une asymétrie où les normes internationales deviennent un moyen indirect de maintenir une influence – une manière, pour reprendre une métaphore éloquente, de maintenir les marges du système international «à genoux» en conditionnant l’aide, la coopération et la légitimité à une conformité immédiate à des normes définies ailleurs.</p>
<p>Comme indiqué précédemment, le mandat d’arrêt émis contre Omar el-Béchir en 2009 a exacerbé les tensions. En 2013, un sommet extraordinaire de l’Union africaine a dénoncé ce qui était perçu comme une justice sélective. Le retrait du Burundi du Statut de Rome, notifié le 27 octobre 2016, suivi la même année par les tentatives de retrait de l’Afrique du Sud, a révélé une vérité dérangeante : le monisme, appliqué dans un contexte d’asymétrie structurelle du pouvoir international, expose les États les plus vulnérables à une judiciarisation externe de leurs crises internes.</p>
<p>Le problème n’est pas l’existence du droit international, mais l’illusion d’une neutralité parfaite. Le monisme, dans le contexte actuel, présuppose une égalité réelle entre les États qui n’existe pas.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>II. Rétablir la souveraineté normative africaine pour un dualisme stratégique</strong></h5>
<p>Rompre avec le monisme ne signifie pas rejeter le droit international ni s’isoler. Cela signifie adopter un dualisme structuré, où toute norme internationale ne produit d’effet national qu’après un acte explicite d’incorporation, conformément aux intérêts constitutionnels et stratégiques nationaux.</p>
<p>Dans cette perspective, le dualisme apparaît également comme la voie la plus appropriée pour sortir définitivement le continent africain du cercle vicieux historique de la Françafrique, de l’idéologie de l’Eurafrica et des logiques structurelles du néocolonialisme et de l’impérialisme occidental qui ont marqué son histoire politique depuis la période coloniale. L’adoption d’un dualisme juridique strict constituerait ainsi un instrument institutionnel permettant de neutraliser les mécanismes d’influence indirecte exercés par les cadres normatifs internationaux hérités des équilibres géopolitiques du XXe siècle, et de rendre aux États africains la pleine maîtrise de l’élaboration, de l’interprétation et de l’application de leurs obligations juridiques internationales.</p>
<p>De ce point de vue, le dualisme offre trois avantages décisifs :</p>
<p>Premièrement, la maîtrise du calendrier et des modalités de mise en œuvre. Un État dualiste conserve la capacité d’adapter ses engagements internationaux à ses priorités socio-économiques. Cette flexibilité est essentielle dans des contextes marqués par des transitions institutionnelles fragiles ou de fortes contraintes budgétaires.</p>
<p>Deuxièmement, la protection de l’identité constitutionnelle. Plusieurs cours constitutionnelles africaines ont déjà affirmé que la primauté des traités ne saurait prévaloir sur les principes fondamentaux du droit interne. Le dualisme permettrait de systématiser cette approche, évitant ainsi les conflits normatifs et les crises politiques liés à l’exécution automatique des obligations extérieures.</p>
<p>Troisièmement, la capacité de négociation collective. Un continent qui parle d’une seule voix sur l’intégration des normes accroît son pouvoir de négociation dans les instances internationales. La réforme adoptée à Malabo en 2014, élargissant la compétence de la Cour africaine tout en consacrant l’immunité des chefs d’État en exercice, illustre déjà une tentative de redéfinition régionale du droit pénal international.</p>
<p>Dans un monde marqué par la fragmentation normative, la multipolarité croissante et la concurrence des modèles de gouvernance – où la Chine et la Russie remettent ouvertement en cause l’architecture stratégique établie en 1945 et s’opposent à la logique d’endiguement américaine -, le dualisme n’est pas un recul. Il constitue un instrument de souveraineté juridique. Il empêche l’ordre juridique international de devenir un prolongement indirect de rivalités géopolitiques qui ne sont pas nécessairement celles du continent africain.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>III. Une rupture nécessaire : de la dépendance normative à l’autonomie juridique et géopolitique</strong></h5>
<p>Sans aucun doute, le monisme africain a souvent fonctionné comme le prolongement d’une dépendance structurelle héritée de la période postcoloniale. En intériorisant, sans discernement, des normes conçues ailleurs, les États africains ont parfois sacrifié leur capacité d’adaptation au contexte.</p>
<p>Rompre avec le monisme, c’est reconnaître que l’universalité proclamée du droit international demeure soumise aux rapports de force. C’est affirmer que la légitimité d’une norme internationale, pour avoir un effet national, doit être conditionnée par la souveraineté démocratique nationale.</p>
<p>De toute évidence, un dualisme accepté permettrait aux États africains de faire du droit international un outil et non une contrainte automatique. Il ne s’agit pas de nier les crimes internationaux ni d’affaiblir la protection des droits humains, mais de placer la décision finale dans le cadre constitutionnel national et dans le cadre d’une coordination régionale renforcée.</p>
<p>Cela signifie que l’Afrique ne doit pas se retirer du droit international ; elle doit cesser de s’y engager naïvement. Rompre avec le monisme n’est pas un recul, mais un acte de maturité stratégique. Dans un ordre mondial en pleine recomposition, où les puissances orientales structurent leur propre autonomie normative face à la politique d’endiguement américaine, et où les anciennes puissances coloniales continuent d’exercer une influence décisive par le biais des institutions juridiques internationales, la souveraineté juridique africaine est la condition préalable à une participation véritablement égale à la gouvernance mondiale.</p>
<p><a href="https://reseauinternational.net/author/mlkaba/" target="_blank" rel="noopener" title="">Mohamed Lamine Kaba</a></p>
<p>source :<span> </span><a href="https://chinabeyondthewall.org/why-must-africa-break-with-monism-and-embrace-strategic-dualism/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">China Beyond the Wall</a></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Réformer en profondeur les politiques d’apprentissage et d’insertion des jeunes au Mali :  Le rôle clé de l’APEJ</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/reformer-en-profondeur-les-politiques-dapprentissage-et-dinsertion-des-jeunes-au-mali-le-role-cle-de-lapej-3114324.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali fait face à un défi structurel majeur: former des jeunes employables dans une économie qui crée trop peu d’emplois formels et où les compétences produites ne correspondent pas suffisamment aux besoins réels des entreprises. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 09:36:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis plus d’une décennie, l’État a mis en place des dispositifs dédiés à l’insertion professionnelle des jeunes, au premier rang desquels figure l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ), en complément des mécanismes de formation professionnelle soutenus par le Fonds d'Appui à la Formation Professionnelle et à l'Apprentissage (FAFPA) et les ministères sectoriels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, malgré ces instruments, le chômage et le sous-emploi des jeunes demeurent élevés, et l’apprentissage peine à jouer pleinement son rôle de passerelle efficace entre formation et emploi. L’expérience internationale, notamment l’analyse récente du Brookings Institution sur les blocages des politiques d’apprentissage aux États-Unis, met en lumière des obstacles qui résonnent fortement avec la situation malienne : coûts de démarrage élevés pour les entreprises, lourdeurs administratives, confusion sur la définition même de l’apprentissage et faibles mécanismes de mutualisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. APEJ: un acteur central… mais insuffisamment articulé au système d’apprentissage<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’APEJ joue un rôle majeur dans:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’orientation et l’accompagnement des jeunes vers l’emploi,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la mise en œuvre de programmes d’insertion (stages, volontariats, appui à l’auto-emploi),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la facilitation de l’accès des jeunes à des opportunités de formation ou de premières expériences professionnelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, son action reste trop souvent dissociée des dispositifs structurés d’apprentissage certifiant. Dans la pratique, une part importante des interventions de l’APEJ privilégie:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des stages de courte durée,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des appuis à l’auto-emploi parfois peu accompagnés techniquement,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des placements temporaires en entreprise sans cadre pédagogique normé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette fragmentation limite l’impact structurel des efforts publics: on insère temporairement des jeunes sans toujours construire des compétences transférables et certifiées, ce qui réduit leur employabilité de moyen terme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Coûts, complexité et faible adhésion des entreprises: l’APEJ aussi confrontée aux limites du système<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’analyse de Brookings souligne que, même dans une économie avancée, la participation des entreprises aux programmes d’apprentissage reste faible non par manque d’intérêt, mais en raison de coûts initiaux élevés et de procédures complexes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, ces obstacles se manifestent à double titre:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Côté entreprises: Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et ateliers partenaires de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ) ne disposent pas toujours des capacités administratives et techniques pour encadrer des jeunes dans des dispositifs longs et structurés d’apprentissage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Côté APEJ: L’agence, focalisée sur l’insertion rapide, tend parfois à privilégier des mécanismes «légers» (stages, placements temporaires), plus faciles à déployer à grande échelle mais moins structurants sur le plan des compétences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résultat: l’APEJ contribue à l’insertion immédiate, mais ne joue pas encore pleinement le rôle de levier stratégique pour structurer l’apprentissage de qualité, au sens de parcours certifiants, articulés avec les besoins productifs des entreprises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Insuffisante standardisation et faible capitalisation des résultats: un enjeu commun APEJ-FAFPA<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre enseignement de Brookings est la nécessité de normes claires et de cadres partagés pour réduire la confusion autour de l’apprentissage et faciliter l’adhésion des employeurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le contexte malien:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Les programmes de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ), du Fonds d'Appui à la Formation Professionnelle et à l'Apprentissage (FAFPA) et des centres de formation manquent souvent de référentiels métiers communs, ce qui rend difficile:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la lisibilité pour les entreprises,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la reconnaissance des compétences acquises par les jeunes,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’évaluation comparative de l’efficacité des dispositifs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la capitalisation des expériences réussies de l’APEJ (entreprises partenaires performantes, filières porteuses, régions plus dynamiques) reste limitée, ce qui empêche une montée en échelle intelligente des programmes les plus efficaces.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Recommandations pour repositionner l’APEJ au cœur d’une politique d’apprentissage efficace<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">a) Faire de l’APEJ la «porte d’entrée» de l’apprentissage certifiant<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’APEJ devrait devenir le guichet principal d’orientation des jeunes vers des parcours d’apprentissage certifiants, en partenariat étroit avec:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• le FAFPA (financement et ingénierie de formation),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les centres de formation professionnelle,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les organisations professionnelles sectorielles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrement dit, tout jeune pris en charge par l’APEJ devrait, lorsque cela est pertinent, être orienté prioritairement vers un parcours de compétences structuré, plutôt que vers un simple stage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">b) Articuler les programmes APEJ avec des référentiels métiers standardisés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les dispositifs d’insertion portés par l’APEJ doivent être adossés à des référentiels métiers nationaux, permettant:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• d’assurer la qualité pédagogique des placements,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de rendre les compétences acquises lisibles pour le marché du travail,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de faciliter la reconnaissance formelle (certification progressive).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">c) Utiliser l’APEJ comme catalyseur de «groupements d’employeurs»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Inspiré du modèle recommandé par Brookings (sponsors de groupe), l’APEJ pourrait jouer un rôle d’intermédiaire territorial pour :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• regrouper plusieurs PME autour de parcours d’apprentissage communs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• mutualiser l’encadrement, la formation des maîtres d’apprentissage et les coûts de démarrage,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• sécuriser la relation entreprise–apprenti par des conventions-types standardisées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">d) Recentrer les financements APEJ sur l’impact à moyen terme<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les subventions à l’insertion doivent être conditionnées non seulement à l’accueil du jeune, mais aussi à:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la qualité de l’encadrement,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’acquisition effective de compétences certifiées,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’insertion durable (emploi ou auto-emploi viable) à 6-12 mois après la fin du parcours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela permettrait de passer d’une logique de volume (nombre de jeunes «placés») à une logique de résultats (qualité de l’insertion).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">e) Mettre en place un système de suivi commun APEJ-ONEF-FAFPA<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour piloter efficacement les politiques publiques, il est indispensable de disposer de données consolidées sur:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les parcours des jeunes pris en charge par l’APEJ,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• leur insertion effective dans l’emploi,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la performance comparée des différents dispositifs (stages, apprentissage certifiant, formation qualifiante).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un système d’information partagé permettrait de corriger rapidement les programmes peu efficaces et de renforcer ceux qui produisent de véritables trajectoires professionnelles durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Conclusion: de l’insertion immédiate à la construction de compétences durables<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’APEJ est un instrument précieux de la politique de l’emploi des jeunes au Mali. Mais, dans sa configuration actuelle, elle est encore trop souvent cantonnée à une logique d’insertion à court terme, alors que le défi du pays est avant tout structurel: construire des compétences productives, adaptées à une économie en transformation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enseignement majeur de l’expérience américaine analysée par Brookings est clair: un programme d’apprentissage ne fonctionne que s’il est simple à adopter pour l’entreprise, bien normé, et soutenu par des structures intermédiaires qui en réduisent les coûts et la complexité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Repositionner l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ) comme pivot opérationnel de l’apprentissage certifiant, en articulation étroite avec le Fonds d'Appui à la Formation Professionnelle et à l'Apprentissage (FAFPA), les centres de formation et les organisations professionnelles, serait un pas décisif vers une politique de l’emploi des jeunes plus efficace, plus efficiente et plus structurante pour le développement économique du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tribune d’analyse de Février 2026<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna NIANG/Ancien ministre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">(L’Auteur est un ancien Directeur de Cabinet du ministère de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et de la Promotion de l’initiative Privée: 1993/1994 et a participé activement à la création du FAFPA)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune: Mobiliser la diaspora malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-mobiliser-la-diaspora-malienne-3114322.html</link>
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<description><![CDATA[ Un levier sous-exploité pour transformer la politique d’apprentissage et d’emploi des jeunes ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 09:25:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diaspora malienne constitue l’un des premiers «bailleurs invisibles» du pays. Par ses transferts financiers, son capital humain, ses réseaux professionnels et son exposition à des systèmes de formation performants, elle représente un atout stratégique majeur pour la transformation structurelle de la politique d’emploi des jeunes. Pourtant, dans les politiques publiques actuelles de formation professionnelle, d’apprentissage et d’insertion (qu’il s’agisse des dispositifs de l’Agence pour la Promotion de l'Emploi des Jeunes (APEJ), du Fonds d'Appui à la Formation Professionnelle et à l'Apprentissage (FAFPA) ou des centres de formation) la diaspora demeure largement cantonnée à un rôle périphérique, informel et non structuré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’heure où le Mali cherche à rendre ses programmes d’apprentissage plus efficaces et plus efficients, l’intégration d’un volet diaspora dédié n’est pas un supplément d’âme: c’est une condition de réussite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Le paradoxe malien: une diaspora puissante, mais peu intégrée aux politiques publiques<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque année, les transferts des migrants maliens représentent plusieurs centaines de milliards de Francs CFA et constituent une source majeure de revenus pour les ménages. Mais ces flux, essentiels socialement, financent très peu l’investissement productif et la structuration des compétences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan des politiques d’emploi et de formation:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• La diaspora est rarement associée à la conception des programmes (référentiels métiers, curricula, certifications).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Son rôle dans la formation pratique, le mentorat et le transfert de compétences reste marginal et dépend d’initiatives individuelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Les mécanismes d’incitation à l’investissement de la diaspora dans la formation (équipements de centres, bourses d’apprentissage, incubateurs métiers) sont quasi inexistants ou peu lisibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résultat: le Mali se prive d’un capital de compétences et de réseaux pourtant crucial pour aligner sa formation professionnelle sur les standards internationaux et les besoins des filières productives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Pourquoi la diaspora est un levier clé pour l’apprentissage et l’insertion<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diaspora dispose de trois (03) avantages comparatifs majeurs:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">a) Un capital de compétences «prêtes à transférer»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De nombreux Maliens de la diaspora travaillent dans:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’industrie, la maintenance, l’énergie, le Bâtiment et Travaux Publics (BTP),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la logistique, la transformation agroalimentaire,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les métiers du numérique et de la gestion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils ont été formés ou certifiés dans des systèmes, où l’apprentissage en entreprise est structuré, normé et évalué. Leur implication peut aider le Mali à:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• concevoir des référentiels métiers réalistes,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• améliorer les standards de formation pratique,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• professionnaliser l’encadrement des apprentis (maîtres d’apprentissage).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">b) Une capacité d’investissement ciblée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des transferts sociaux, la diaspora peut contribuer à:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• financer des équipements de formation (ateliers, machines, kits techniques),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• cofinancer des bourses d’apprentissage,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• investir dans des centres de formation sectoriels ou des Petites et Moyennes Entreprises (PME) formatrices.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais cela suppose des véhicules d’investissement crédibles, transparents et sécurisés: aujourd’hui insuffisamment développés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">c) Un pont naturel vers les entreprises et partenaires internationaux<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diaspora est un intermédiaire naturel entre le Mali et:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des entreprises étrangères susceptibles d’accueillir des stagiaires formateurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des institutions de formation partenaires,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des programmes de coopération technique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce rôle de «pont» est décisif pour moderniser les filières de formation et attirer des partenariats industriels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Ce qui manque aujourd’hui: un «volet diaspora» structuré dans la politique d’apprentissage<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La politique actuelle de formation et d’insertion souffre de trois lacunes majeures concernant la diaspora:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Absence d’architecture institutionnelle dédiée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’existe pas de guichet unique clair pour la diaspora souhaitant contribuer à la formation professionnelle (où s’adresser ? à qui proposer un projet ? sous quelles garanties ?).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Manque d’instruments financiers adaptés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pas de fonds dédié, pas de mécanismes de co-investissement public-diaspora pour la formation/apprentissage, pas de produits financiers simples pour investir dans des centres de formation ou des PME formatrices.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Faible reconnaissance institutionnelle du rôle de mentorat<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les experts de la diaspora ne sont pas systématiquement intégrés comme :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• formateurs associés,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• maîtres d’apprentissage «invités»,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• membres de comités sectoriels de compétences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Recommandations: bâtir un véritable «Volet Diaspora» au cœur de la politique d’apprentissage et de formation professionnelle<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Créer un «Programme Diaspora Compétences Mali» (PDC-Mali)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un programme public dédié, adossé aux ministères en charge de l’Emploi/Formation et des Maliens de l’Extérieur, avec trois (03) missions:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• mobiliser les compétences de la diaspora (experts métiers, formateurs, mentors);<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• canaliser l’investissement diaspora vers la formation et l’apprentissage;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• faciliter les partenariats internationaux au profit des filières de formation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Mettre en place un Fonds Diaspora-Apprentissage<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un fonds de co-investissement public-diaspora destiné à :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• financer des ateliers-écoles,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• équiper des centres de formation sectoriels,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• soutenir des PME formatrices accueillant des apprentis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Principe clé: chaque franc CFA investi par la diaspora pourrait être partiellement abondé par l’État ou un partenaire technique, pour créer un effet de levier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Institutionnaliser le mentorat et le «transfert de savoir-faire»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Créer un statut de «Mentor Diaspora» reconnu par l’État, permettant à des professionnels maliens de l’étranger de:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• intervenir périodiquement dans les centres de formation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• appuyer la formation des maîtres d’apprentissage,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• contribuer à l’élaboration des référentiels métiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce dispositif pourrait fonctionner en hybride : missions courtes au Mali+mentorat à distance (visioconférence, plateformes d’e-learning).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Utiliser la diaspora comme catalyseur de «groupements d’employeurs formateurs»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diaspora entrepreneuriale peut jouer un rôle moteur dans la création de groupements de PME formatrices:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• mobilisation de partenaires étrangers,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• structuration de chaînes de valeur locales,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• appui à la professionnalisation de l’encadrement des apprentis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela permettrait de réduire les coûts de démarrage pour chaque PME et de professionnaliser l’apprentissage, conformément aux bonnes pratiques internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. La plateforme numérique «Diaspora Mali Invest dans sa composante: Compétences-Apprentissage»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Est une plateforme unique permettant:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• aux membres de la diaspora de proposer compétences, mentorat ou investissements;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• aux centres de formation et entreprises de formuler leurs besoins;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• à l’État de suivre, évaluer et valoriser les contributions de la diaspora.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette plateforme renforcerait la lisibilité, la transparence et la confiance, conditions essentielles pour une mobilisation durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. Conclusion: passer de la diaspora «remittance» à la diaspora «compétences et investissement productif»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a longtemps mobilisé sa diaspora essentiellement comme source de transferts sociaux. Or, dans un contexte de transformation structurelle de l’économie et de pression démographique sur l’emploi des jeunes, l’enjeu est désormais de faire de la diaspora un acteur stratégique de la politique de compétences et d’industrialisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un volet diaspora bien conçu dans la politique d’apprentissage permettrait:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• d’améliorer la qualité des formations,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de renforcer l’employabilité des jeunes,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• d’ancrer la formation professionnelle dans des filières productives réelles,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• et de reconnecter la diaspora à un projet national de développement productif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question n’est donc pas: la diaspora peut-elle aider ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle est plutôt: le Mali est-il prêt à créer les instruments institutionnels, financiers et opérationnels pour que cette aide devienne un levier structurel de transformation ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna NIANG/Économiste/Ancien ministre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tribune d’analyse du 15 Février 2026<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ramadan Karim : Temps de recueillement spirituel intense et de dévotion absolue</title>
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<description><![CDATA[ Alors que ce mois de grâce divine et de piété entre à nouveau dans nos vies, nous nous apprêtons à entamer le jeûne, une période de profonde humilité, de supplication, de soumission, d&#039;ascèse et de méditation. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 01:46:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, le Ramadan est un temps de recueillement spirituel intense et de dévotion absolue à la prière et à l'adoration d'Allah, le Tout-Puissant. Que le croissant de lune éclaire nos âmes et nos chemins vers l'illumination intérieure et que l’esprit du Ramadan reste dans nos cœurs. Que le Tout Miséricordieux nous donne la force de répondre aux besoins de ce mois sacré où nous pourrons laver nos péchés avec des vagues de repentance et qu'Il nous récompense avec grâce et sérénité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous sommes fiers de notre tradition de respect et d'inclusion religieuse et nous nous élevons dans la reconnaissance pour accueillir cette période sacrée de prière et d'humilité. Nous n'avons cessé de prêcher que les fondements solides de notre nation reposent sur la tolérance religieuse, le respect mutuel et la coexistence pacifique. Notre histoire, en tant que nation, nous enseigne que malgré notre diversité, le Mali se veut uni et nos valeurs communes sont le ciment de cette unité. L’idéal de notre nation, c’est d’abord une société où chacun se sent dépositaire du destin commun national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'année 2026 s'annonce comme un véritable basculement, où une réorganisation géopolitique et géoéconomique axée sur la souveraineté, et un besoin de résilience face aux crises climatiques et de l'emploi ne sont plus des options, mais le socle de notre réalité. Nous continuons d’avancer vers une période particulièrement difficile et dangereuse de l’histoire de l'humanité qui nécessite de la résilience, une remise en question et une acceptation de la situation pour mieux agir. Supplions pour que nous soyons délivrés des pénibles maux associés à ce basculement, mais aussi et surtout pour le soutien du corps et de l’âme en ces périodes difficiles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce mois Saint est une belle occasion de tendre la main de l'aide et de la compassion aux plus démunis et à des milliers de réfugiés et de personnes dans le besoin, déplacées par des tragédies et des calamités. Ce mois sacré de méditation et d'éducation est aussi une période d'entraide et de solidarité. Pensons également aux défunts et ne les oublions pas dans nos prières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ce mois du Coran, que le Très Miséricordieux nous guide, agrée nos prières, accepte notre jeûne et renforce notre foi. Que la majesté de ce mois béni rassemble nos familles, notre nation et la Umma, et multiplie notre bonheur à l'infini.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prions l’Omnipotent d'accorder à tous les croyants la force et le courage de vivre fidèlement ce mois sacré. Implorons pour que ce Ramadan guide notre nation sur le chemin de la paix, de la sécurité et de la coexistence. Dans cette même perspective, nous invitons tous les fidèles à consacrer un moment à leurs prières pour la nation, implorant notre Créateur commun de continuer à consolider notre unité, fortifier notre paix et renforcer le sentiment d'amour et de solidarité au sein de notre nation. Aussi, sollicitons que ce mois Divin soit rempli de bienfaits pour toute l'humanité afin que nous puissions parcourir ensemble le chemin de l'harmonie et de la paix mondiale !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Pardon vous est demandé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cheick Boucadry Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éducation et culture :  Fondements stratégiques pour l’avenir du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/education-et-culture-fondements-strategiques-pour-lavenir-du-mali-3114266.html</link>
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<description><![CDATA[ La décision du Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’État, de proclamer la période 2026-2027 Année de l’Éducation et de la Culture constitue un acte politique majeur dont la portée dépasse le cadre symbolique. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 01:42:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle engage une réflexion de fond sur le modèle de développement que le Mali entend consolider dans un contexte national, régional et international en profonde mutation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fort de mon expérience en tant qu’ancien Délégué permanent du Mali auprès de l’UNESCO, j’ai pu mesurer combien l’éducation et la culture constituent les véritables infrastructures immatérielles du développement durable, de la paix et de la souveraineté des nations. Aucun État ne peut durablement affirmer sa stabilité, ni renforcer sa crédibilité internationale, sans un système éducatif performant et une politique culturelle assumée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">L’éducation comme levier de souveraineté et de transformation<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Placer l’éducation au cœur de l’action publique revient à investir dans le capital humain, ressource stratégique par excellence au XXIe siècle. Former des citoyens compétents, responsables, patriotes et ouverts sur le monde n’est pas une ambition abstraite ; c’est une nécessité historique pour un pays confronté à des défis sécuritaires, économiques et sociaux complexes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La célèbre formule de Nelson Mandela « L'éducation est l'arme la plus puissante que vous puissiez utiliser pour changer le monde », rappelle que la transformation durable des sociétés ne repose pas uniquement sur les réformes institutionnelles ou les mutations politiques, mais sur la formation des consciences. L’éducation développe l’esprit critique, renforce la participation citoyenne et constitue un rempart contre l’ignorance, la manipulation et les discours extrémistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le contexte malien et sahélien, cette dimension revêt une importance stratégique particulière. L’école doit devenir un espace de résilience, capable de préparer la jeunesse aux défis contemporains : transformation numérique, changement climatique, mutations économiques, désinformation, radicalisation. Cela suppose une adaptation des curricula, une valorisation de l’enseignement scientifique et technique, le renforcement de l’éducation aux médias et au numérique, ainsi que l’introduction plus systématique de l’éducation environnementale et entrepreneuriale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Année de l’Éducation ne saurait donc se limiter à une mobilisation conjoncturelle ; elle devrait inaugurer un processus structurel de modernisation qualitative, notamment par :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>le renforcement de la formation initiale et continue des enseignants ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>l’amélioration des infrastructures scolaires, en particulier en milieu rural ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>l’intégration progressive des nouvelles technologies éducatives ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>la promotion d’un enseignement bilingue ou multilingue valorisant les langues nationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question linguistique mérite d’ailleurs une attention particulière : articuler langues nationales et langues internationales constitue un enjeu pédagogique, identitaire et stratégique. L’enracinement culturel ne s’oppose pas à l’ouverture ; il en constitue la condition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Culture et humanité : un processus en construction<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La culture, quant à elle, ne doit pas être perçue comme un simple héritage du passé. Elle est une dynamique vivante, un système de sens, un cadre de valeurs et un facteur structurant de cohésion sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’actrice Italienne, Monica Belluci, affirme que « la culture, c’est ce qui fait l’humain » revient à reconnaître que l’être humain ne se définit pas uniquement par sa nature biologique, mais par sa capacité à apprendre, transmettre, symboliser et créer. Cette phrase met en avant l’importance de l’art, de la connaissance et des valeurs dans la construction de l’individu. L’humanité est un processus, continuellement façonné par l’éducation, les traditions, les langues, les arts et les normes sociales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, cette affirmation invite également à une lecture nuancée : la culture ne remplace pas la nature, elle la prolonge et la transforme. L’humain est à la fois nature et culture. Dès lors, priver un individu ou une communauté d’accès à la culture revient à limiter son plein développement humain. À l’inverse, reconnaître la pluralité des cultures, c’est reconnaître la diversité des manières d’être humain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le contexte malien, la culture peut également jouer un rôle stratégique dans la consolidation de la paix. Les traditions de dialogue, les mécanismes coutumiers de médiation, les expressions artistiques et les récits historiques constituent des ressources précieuses pour renforcer la cohésion sociale et lutter contre les fractures identitaires. La culture devient ainsi un instrument de stabilisation et de prévention des conflits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Culture et économie : un potentiel à structurer</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de sa dimension identitaire, la culture représente également un levier économique significatif. Les industries culturelles et créatives : musique, cinéma, artisanat, patrimoine, tourisme culturel, arts numériques offrent des perspectives d’emplois pour la jeunesse et contribuent à la diversification économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un monde globalisé où l’influence se joue aussi sur le terrain symbolique, la valorisation du patrimoine et de la création contemporaine participe au rayonnement international du Mali. L’Année de la Culture pourrait ainsi servir de catalyseur à la structuration d’un véritable écosystème culturel, soutenu par des mécanismes de financement adaptés et des partenariats stratégiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Gouvernance, évaluation et vision à long terme<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, la réussite de cette initiative dépendra de sa traduction en politiques publiques cohérentes et évaluables. Une réflexion prospective impose de s’interroger :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Quels objectifs mesurables à l’horizon 2027 ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Quels indicateurs de performance ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Quelle mobilisation budgétaire pérenne ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Quel mécanisme de suivi et d’évaluation indépendant ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s’agit d’éviter l’écueil de l’événementiel pour inscrire cette Année de l’Éducation et de la Culture dans une trajectoire décennale. La mobilisation de l’État, des collectivités territoriales, des enseignants, des artistes, du secteur privé, de la diaspora et des partenaires internationaux sera déterminante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Vers un Mali intellectuel et culturellement souverain<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En s’inscrivant dans la vision portée par l’Unesco selon laquelle l’éducation transforme les vies et la culture rapproche les peuples, le Mali affirme simultanément son ancrage universel et sa souveraineté propre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu dépasse la réforme sectorielle. Il s’agit de refonder le pacte national autour du savoir, de la transmission et de la créativité. Un pays qui investit dans l’intelligence de sa jeunesse et dans la vitalité de sa culture investit dans sa stabilité, sa dignité et son influence future.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, proclamer 2026-2027 Année de l’Éducation et de la Culture ne constitue pas seulement un choix pertinent ; c’est une orientation stratégique indispensable. Elle ouvre la perspective d’un Mali conscient de ses racines, capable d’innovation, confiant en son avenir et résolument engagé vers l’excellence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Oumar Kéita<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Directeur de l’Institut d’Études Stratégiques pour le Sahel – IESS Ancien Ambassadeur, Délégué permanent du Mali auprès de l’Unesco<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mining Indaba 2026 :  Le Mali en format écosystème change de récit et la prochaine décennie se gagnera sur l’exécution</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mining-indaba-2026-le-mali-en-format-ecosysteme-change-de-recit-et-la-prochaine-decennie-se-gagnera-sur-lexecution-3114213.html</link>
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<description><![CDATA[ Les rideaux sont tombés sur Mining Indaba 2026 à Cape Town. Fait notable : le Mali s’y est distingué moins par son potentiel géologique, déjà connu, que par un leadership de plus en plus assumé sur les sujets qui décident désormais des projets : souveraineté, réformes, captation de valeur, contenu local… et surtout exécution. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 12:53:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette édition a marqué un tournant : le Mali y était en format écosystème. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aux côtés de l’État et des organismes du secteur, la délégation a été soutenue par un noyau d’acteurs économiques qui font l’exploitation minière au quotidien : sociétés minières en production, projets en développement, banques, assureurs, fournisseurs d’énergie, logisticiens et entreprises de sous-traitance. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un message simple : le Mali ne vient plus seulement “se présenter”, il vient se positionner, négocier et sécuriser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Ce que Cape Town a réellement testé <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les allées d’Indaba, le Mali n’a pas été observé uniquement pour ses ressources. Il a été évalué sur sa capacité d’exécution : produire durablement, sécuriser la logistique et l’énergie, tenir les standards HSE (Hygiène–Sécurité–Environnement), rendre les contrats finançables (“bankables”) et organiser un contenu local crédible. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrement dit : la question n’était pas “qui a l’or ?”, mais qui peut produire, livrer et durer dans un cadre en évolution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour bien lire Indaba, il faut le comprendre non comme un événement unique, mais comme une chaîne d’acteurs aux priorités complémentaires : les mines qui sécurisent l’existant, les projets qui cherchent la bancabilité, et l’écosystème (finance, assurance, énergie, logistique, sous-traitance) qui rend l’ensemble durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Les producteurs d’or : protéger la continuité.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce déplacement vers l’exécution se lit d’abord chez les producteurs en activité, pour qui la priorité est désormais la continuité de production. Les opérateurs historiques ne sont pas allés seulement présenter des résultats : ils sont venus sécuriser 2026–2030 et renforcer la prévisibilité opérationnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leur agenda a été lisible : stabiliser le cadre contractuel et réduire l’incertitude ; consolider les relations avec les partenaires financiers ; sécuriser les chaînes logistiques et énergétiques ; anticiper l’évolution des exigences de contenu local. Dans un contexte de gouvernance minière en mouvement, la priorité n’est plus uniquement la découverte : elle devient la capacité à produire sans interruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais l’équation ne s’arrête pas aux mines qui produisent. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La prochaine décennie se joue aussi dans les projets qui doivent franchir le passage le plus difficile du secteur : transformer une ressource identifiée en mine réellement construite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Les développeurs : transformer les projets en mines finançables.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La seconde catégorie, particulièrement active dans les couloirs d’Indaba, est celle des projets en transition vers la construction et portées par des sociétés très connu de la place minière malienne ainsi que plusieurs juniors et porteurs de projets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces sociétés étaient allées chercher le passage décisif : du projet géologique à l’actif finançable.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Leur agenda : lever dette et capital ; sécuriser le partenaire technique EPC/EPCM (conception/achats/construction/pilotage) ; avancer des contrats d’achat, de fourniture et de services critiques ; verrouiller énergie, logistique et capacités d’exécution et clarifier les attentes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Indaba le rappelle : une mine ne naît pas d’une découverte, mais d’un montage crédible technique, financier et contractuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Autour des mines : la valeur désormais disputée.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autre un point d’attention de l’édition 2026 : la montée en visibilité de l’écosystème malien autour des mines (banques, assureurs, fournisseurs d’énergie, transporteurs, logisticiens, sous-traitants). Ils ne sont plus des prestataires périphériques. Ils deviennent une partie du modèle économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le message implicite est clair : la rentabilité dépend désormais autant de la solidité de la chaîne d’exécution (locale et régionale) que de la teneur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et c’est précisément sur ce terrain que la délégation malienne a envoyé un signal observé à Cape Town : la chaîne d’exécution locale commence à prendre forme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Le fait marquant : la sous-traitance a gagné un statut.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Indaba 2026 a aussi joué un rôle de marché de crédibilité. Les donneurs d’ordre recherchent des partenaires capables de livrer à temps, tenir les standards HSE, documenter la performance et signer des contrats finançables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, plusieurs entreprises maliennes issues de différents segments (travaux, énergie, logistique, maintenance, transformation, assurance…) étaient présentes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la première fois, la sous-traitance malienne ne s’est pas présentée comme une simple capacité disponible, mais comme une offre plus structurée, intégrée à la chaîne de valeur. Le contenu local cesse ainsi d’être perçu comme un principe administratif : il devient une variable de performance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des contrats immédiats, la question de fond est désormais ouverte : quelle structure industrielle le secteur minier malien prépare-t-il pour la prochaine décennie ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. L’or finance, les minerais de transition préparent l’avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Derrière les discussions techniques, une lecture domine : le Mali entre dans une phase double.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- L’or reste le socle financier du secteur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Les minerais de transition, notamment le lithium, préparent la prochaine décennie industrielle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les acteurs ne négociaient donc pas uniquement une mine : ils négociaient leur place dans le futur mix minier du pays et les conditions d’exécution, de financement et de partage de valeur qui vont avec. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Indaba 2026 n’a pas seulement amorcé des partenariats : il a clarifié la position des acteurs et la direction collective du secteur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exécution comme nouvelle ligne de force</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mining Indaba 2026 met en évidence une réalité nouvelle : le Mali n’y était pas représenté par un seul bloc, mais par une offensive d’écosystème. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sociétés minières, projets en développement, banques, assureurs, sous-traitants, fournisseurs d’énergie et de logistique, acteurs publics : chacun était là avec une compréhension plus mature des enjeux (financement, contenu local, chaîne d’exécution, conformité, performance opérationnelle).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette convergence est une force : elle signifie que notre pays commence à parler le langage qui compte : celui de l’exécution, de la bancabilité et de la captation de valeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais elle implique un travail clair pour la suite :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- transformer la visibilité en contrats, référencements et partenariats ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- faire monter les standards pour sécuriser l’accès durable aux marchés ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- structurer le financement afin que les entreprises puissent tenir les délais et absorber les cycles de paiement ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- organiser une coordination plus fluide entre l’État, les mines, les banques, l’assurance et la sous-traitance pour que le contenu local devienne une industrie, et pas un slogan.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les rideaux sont tombés sur Indaba. Mais le message de Cape Town reste : la prochaine décennie minière au Mali se gagnera moins sur l’annonce… que sur l’alignement et l’exécution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahamet Traoré, Expert en Communication.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ancien Chargé de communication au ministère de l’Economie et des Finances<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Tribune : Mobiliser la diaspora malienne : un levier sous&#45;exploité pour transformer la politique d’apprentissage et d’emploi des jeunes</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-mobiliser-la-diaspora-malienne-un-levier-sous-exploite-pour-transformer-la-politique-dapprentissage-et-demploi-des-jeunes-3114178.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 02:03:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La diaspora malienne constitue l’un des premiers "bailleurs invisibles" du pays. Par ses transferts financiers, son capital humain, ses réseaux professionnels et son exposition à des systèmes de formation performants, elle représente un atout stratégique majeur pour la transformation structurelle de la politique d’emploi des jeunes. Pourtant, dans les politiques publiques actuelles de formation professionnelle, d’apprentissage et d’insertion (qu’il s’agisse des dispositifs de l’Apej, du Fafpa ou des centres de formation ) la diaspora demeure largement cantonnée à un rôle périphérique, informel et non structuré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>À l’heure où le Mali cherche à rendre ses programmes d’apprentissage plus efficaces et plus efficients, l’intégration d’un volet diaspora dédié n’est pas un supplément d’âme : c’est une condition de réussite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>1. Le paradoxe malien : une diaspora puissante, mais peu intégrée aux politiques publiques<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque année, les transferts des migrants maliens représentent plusieurs centaines de milliards de FCFA et constituent une source majeure de revenus pour les ménages. Mais ces flux, essentiels socialement, financent très peu l’investissement productif et la structuration des compétences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan des politiques d’emploi et de formation :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>La diaspora est rarement associée à la conception des programmes (référentiels métiers, curricula, certifications).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Son rôle dans la formation pratique, le mentorat et le transfert de compétences reste marginal et dépend d’initiatives individuelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Les mécanismes d’incitation à l’investissement de la diaspora dans la formation (équipements de centres, bourses d’apprentissage, incubateurs métiers) sont quasi inexistants ou peu lisibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résultat : le Mali se prive d’un capital de compétences et de réseaux pourtant crucial pour aligner sa formation professionnelle sur les standards internationaux et les besoins des filières productives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>2. Pourquoi la diaspora est un levier clé pour l’apprentissage et l’insertion<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diaspora dispose de trois avantages comparatifs majeurs :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">a) Un capital de compétences "prêtes à transférer"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De nombreux Maliens de la diaspora travaillent dans :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>l’industrie, la maintenance, l’énergie, le BTP,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>la logistique, la transformation agroalimentaire,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>les métiers du numérique et de la gestion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils ont été formés ou certifiés dans des systèmes où l’apprentissage en entreprise est structuré, normé et évalué. Leur implication peut aider le Mali à :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>concevoir des référentiels métiers réalistes,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>améliorer les standards de formation pratique,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>professionnaliser l’encadrement des apprentis (maîtres d’apprentissage).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">b) Une capacité d’investissement ciblée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des transferts sociaux, la diaspora peut contribuer à :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>financer des équipements de formation (ateliers, machines, kits techniques),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>cofinancer des bourses d’apprentissage,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>investir dans des centres de formation sectoriels ou des PME formatrices.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais cela suppose des véhicules d’investissement crédibles, transparents et sécurisés : aujourd’hui insuffisamment développés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">c) Un pont naturel vers les entreprises et partenaires internationaux<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diaspora est un intermédiaire naturel entre le Mali et :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>des entreprises étrangères susceptibles d’accueillir des stagiaires formateurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>des institutions de formation partenaires,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>des programmes de coopération technique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce rôle de "pont" est décisif pour moderniser les filières de formation et attirer des partenariats industriels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Ce qui manque aujourd’hui : un "volet diaspora" structuré dans la politique d’apprentissage<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La politique actuelle de formation et d’insertion souffre de trois lacunes majeures concernant la diaspora :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1.<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Absence d’architecture institutionnelle dédiée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’existe pas de guichet unique clair pour la diaspora souhaitant contribuer à la formation professionnelle (où s’adresser ? à qui proposer un projet ? sous quelles garanties ?).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2.<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Manque d’instruments financiers adaptés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pas de fonds dédié, pas de mécanismes de co-investissement public-diaspora pour la formation/apprentissage, pas de produits financiers simples pour investir dans des centres de formation ou des PME formatrices.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3.<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Faible reconnaissance institutionnelle du rôle de mentorat<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les experts de la diaspora ne sont pas systématiquement intégrés comme :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>formateurs associés,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>maîtres d’apprentissage "invités",<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>membres de comités sectoriels de compétences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Recommandations : bâtir un véritable "Volet Diaspora" au cœur de la politique d’apprentissage et de formation professionnelle <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Créer un "Programme Diaspora Compétences Mali" (PDC-Mali)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un programme public dédié, adossé aux ministères en charge de l’Emploi/Formation et des Maliens de l’Extérieur, avec trois missions :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Mobiliser les compétences de la diaspora (experts métiers, formateurs, mentors) ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Canaliser l’investissement diaspora vers la formation et l’apprentissage ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Faciliter les partenariats internationaux au profit des filières de formation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Mettre en place un Fonds Diaspora–Apprentissage<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un fonds de co-investissement public-diaspora destiné à :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>financer des ateliers-écoles,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>équiper des centres de formation sectoriels,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>soutenir des PME formatrices accueillant des apprentis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Principe clé : chaque franc CFA investi par la diaspora pourrait être partiellement abondé par l’État ou un partenaire technique, pour créer un effet de levier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Institutionnaliser le mentorat et le “transfert de savoir-faire”<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Créer un statut de "Mentor Diaspora" reconnu par l’État, permettant à des professionnels maliens de l’étranger de :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>intervenir périodiquement dans les centres de formation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>appuyer la formation des maîtres d’apprentissage,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>contribuer à l’élaboration des référentiels métiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce dispositif pourrait fonctionner en hybride : missions courtes au Mali + mentorat à distance (visioconférence, plateformes d’e-learning).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Utiliser la diaspora comme catalyseur de "groupements d’employeurs formateurs"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diaspora entrepreneuriale peut jouer un rôle moteur dans la création de groupements de PME formatrices :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>mobilisation de partenaires étrangers,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>structuration de chaînes de valeur locales,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>appui à la professionnalisation de l’encadrement des apprentis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela permettrait de réduire les coûts de démarrage pour chaque PME et de professionnaliser l’apprentissage, conformément aux bonnes pratiques internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. La plateforme numérique "Diaspora Mali Invest dans sa composante : Compétences - Apprentissage"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Est une plateforme unique permettant :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>aux membres de la diaspora de proposer compétences, mentorat ou investissements ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>aux centres de formation et entreprises de formuler leurs besoins ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>à l’État de suivre, évaluer et valoriser les contributions de la diaspora.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette plateforme renforcerait la lisibilité, la transparence et la confiance, conditions essentielles pour une mobilisation durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>6. Conclusion : passer de la diaspora "remittance" à la diaspora "compétences et investissement productif"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a longtemps mobilisé sa diaspora essentiellement comme source de transferts sociaux. Or, dans un contexte de transformation structurelle de l’économie et de pression démographique sur l’emploi des jeunes, l’enjeu est désormais de faire de la diaspora un acteur stratégique de la politique de compétences et d’industrialisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un volet diaspora bien conçu dans la politique d’apprentissage permettrait :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>d’améliorer la qualité des formations,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>de renforcer l’employabilité des jeunes,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>d’ancrer la formation professionnelle dans des filières productives réelles,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>et de reconnecter la diaspora à un projet national de développement productif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question n’est donc pas : la diaspora peut-elle aider ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle est plutôt : le Mali est-il prêt à créer les instruments institutionnels, financiers et opérationnels pour que cette aide devienne un levier structurel de transformation ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Harouna Niang<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna Niang / Économiste / Ancien ministre <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tribune d’analyse du 15 Février 2026<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre ouverte aux maitres de la farine et du bitume</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lettre-ouverte-aux-maitres-de-la-farine-et-du-bitume-3114132.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/lettre-ouverte-aux-maitres-de-la-farine-et-du-bitume-3114132.html</guid>
<description><![CDATA[ Objet : De l’art de pétrir la santé publique sur l’autel de l’asphalte
Messieurs les Présidents des Syndicats de Boulangers, ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 10:50:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>SOLONI</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est avec une admiration teintée d’effroi que l'opinion publique contemple, chaque matin, le ballet motorisé de vos ambassadeurs de la baguette ; ces voltigeurs du petit-déjeuner qui, au mépris des lois élémentaires de la physique et de l’hygiène, transforment nos rues en un laboratoire d’expérimentation bactériologique à ciel ouvert.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est fascinant de constater comment une denrée aussi noble que le pain, fruit d’un labeur ancestral, peut être soudainement dégradé au rang de simple passager clandestin sur des engins dont la propreté reste, pour le moins, sujette à caution. Vos sacs béants, véritables filets à poussière et collecteurs de gaz d’échappement, offrent à nos concitoyens une expérience gustative enrichie aux particules fines que personne n'avait pourtant sollicitée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette logistique de l'aventure, où la miche de pain se comporte comme une éponge à pathogènes entre le four et la table, constitue une agression caractérisée contre la santé de millions de Maliens. Il est en effet difficile de concilier vos discours sur la qualité artisanale avec ce spectacle désolant de grappes de pain bringuebalant au gré des vents pollués de la capitale ; cette négligence souveraine ne peut plus être justifiée par l'urgence du gain ou la simple commodité du transport.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par la présente, l’œil de Soloni vous interpelle sur la nécessité impérieuse de restaurer la dignité de notre pain quotidien car la sécurité sanitaire ne saurait être une option ajustable selon l'humeur du transporteur. Nous attendons désormais que vos structures passent de la complaisance à l’exigence, en imposant des caissons hermétiques et des protocoles de livraison qui respectent enfin l'intégrité physique du consommateur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le pain est un symbole de vie et non un vecteur de pathologie ; il est donc temps que vos pratiques reflètent la noblesse de votre métier plutôt que la précarité de vos méthodes de distribution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l’attente de voir vos baguettes enfin protégées des assauts de la rue, recevez, Messieurs, l'expression de notre vigilance citoyenne la plus soutenue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’œil de Soloni<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>2026&#45;2027 : années de la culture et de l’éducation : Le nerf de la guerre, c’est le budget</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/2026-2027-annees-de-la-culture-et-de-leducation-le-nerf-de-la-guerre-cest-le-budget-3114108.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/2026-2027-annees-de-la-culture-et-de-leducation-le-nerf-de-la-guerre-cest-le-budget-3114108.html</guid>
<description><![CDATA[ Faire de 2026-2027 les Années de la culture et de l’éducation implique un choix clair : mettre l’argent là où se trouve l’avenir du pays. Sans budget conséquent, il n’y aura ni réforme de l’école, ni renaissance culturelle. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 13:37:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec un financement courageux et bien orienté, ces deux années peuvent devenir le socle d’un Mali réconcilié avec lui-même, instruit et culturellement souverain. Le véritable test de la Transition sera donc budgétaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Décréter 2026 et 2027 Années de la culture et de l’éducation est un acte politique fort. Mais dans un pays éprouvé comme le Mali, la crédibilité d’une telle décision se mesure d’abord à l’aune des ressources financières mobilisées. Sans budget conséquent, ces années risquent de n’être qu’un affichage symbolique de plus, sans impact réel sur la vie des Maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire récente l’a montré : on ne transforme ni l’école, ni la culture avec des discours, mais avec des investissements lourds, ciblés et durables. Le Président Modibo Keita avait fait de la culture, le socle du développement du Mali. Si les autorités actuelles veulent passer par la culture pour transformer l’Homme malien, nous ne pouvons que nous ragaillardir. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, si les autorités de la Transition veulent réussir ce pari, elles doivent rompre avec la logique de reconduction automatique des budgets « insuffisants ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je pense qu’il faut une ligne budgétaire exceptionnelle « Culture et Education 2026–2027 », clairement identifiée dans la loi de finances. Cette ligne devrait permettre d’atteindre les objectifs assignés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans cette décision courageuse, le décret présidentiel perdra toute portée transformatrice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’éducation absorbe déjà une part importante du budget national, mais les résultats restent insuffisants, faute d’investissements qualitatifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les priorités financières doivent être claires : entre autres la production de manuels scolaires adaptés aux réalités maliennes ; intégration effective des langues nationales ; équipement des écoles (bibliothèques, outils numériques, espaces culturels).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque franc investi dans l’éducation est un investissement dans la stabilité, la sécurité et la souveraineté nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Financer la culture comme un secteur productif<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La culture est souvent la grande oubliée des arbitrages budgétaires. Or, sans financement, les artistes survivent dans la précarité et les industries culturelles restent informelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour 2026–2027, l’Etat du Mali doit : créer ou renforcer un Fonds national pour la culture et les industries créatives ; soutenir l’édition, le cinéma, la musique, le théâtre et le patrimoine ; accompagner les festivals, résidences artistiques et centres culturels régionaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La culture doit être financée non comme un luxe, mais comme un levier économique, social et identitaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’on pourrait mobiliser des financements complémentaires, sans perdre la souveraineté.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le budget national doit être le socle. Mais il peut être renforcé par : des partenariats avec le secteur privé national ; des contributions des collectivités territoriales ; une coopération internationale choisie, alignée sur les priorités nationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, l’Etat doit rester maître de l’agenda, afin d’éviter que les priorités culturelles et éducatives ne soient dictées de l’extérieur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un budget conséquent n’a de sens que s’il est géré avec rigueur et transparence. Les autorités doivent mettre en place : des mécanismes de suivi-évaluation ; des appels à projets transparents ; l’implication des acteurs de terrain dans la définition et l’exécution des dépenses. Sans cela, les fonds risquent de se diluer sans résultats visibles, alimentant frustration et scepticisme. Les Maliens n’attendent plus des proclamations, mais des preuves.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oumar Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">(Enseignant à la retraite, à Bla)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>2026 –2027, années de la culture et de l’éducation :  Un pari politique majeur</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/2026-2027-annees-de-la-culture-et-de-leducation-un-pari-politique-majeur-3114107.html</link>
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<description><![CDATA[ Après avoir fait de 2025 l’Année de la culture, le chef de l’Etat, franchit un cap en décrétant 2026 et 2027 Années de la culture et de l’éducation. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202602/image_870x580_69931d9fa987f.jpg" length="82519" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 13:33:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une décision à forte portée symbolique, mais surtout stratégique, dans un Mali en quête de repères, de cohésion sociale et de souveraineté intellectuelle. Le Mali ne se relèvera ni par les armes seules, ni par les discours, il se relèvera par la reconquête des esprits, des savoirs et des imaginaires. Et cela commence, précisément, par l’école et la culture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, culture et éducation ne sont pas deux secteurs juxtaposés : ils constituent le socle d’une refondation durable de l’Etat et de la société. Reste une question centrale : comment ces deux départements peuvent-ils travailler ensemble pour transformer l’intention politique en bénéfices concrets pour les Maliens ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La première condition de réussite réside dans la fin du cloisonnement administratif. Trop longtemps, la culture a été réduite à l’événementiel, et l’éducation à la gestion de programmes scolaires déconnectés des réalités culturelles maliennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, on n’éduque durablement un peuple qu’en s’appuyant sur ses références culturelles : langues nationales, récits historiques, arts, valeurs communautaires, savoirs endogènes. A l’inverse, une culture vivante ne survit que si elle est transmise, enseignée et réappropriée par les jeunes générations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les deux ministères doivent donc fonctionner comme des départements jumeaux, avec : des programmes conjoints, des budgets croisés, une vision partagée de la citoyenneté et de l’avenir malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réformer l’école par la culture : un chantier prioritaire<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si 2026–2027 doivent marquer une rupture, l’école doit être le premier laboratoire de cette ambition. Il s’agit entre autres de réhabiliter les langues et savoirs nationaux : L’introduction renforcée des langues nationales dans l’enseignement primaire et secondaire est incontournable. Il ne s’agit pas d’opposer langues locales et français, mais de bâtir un bilinguisme intelligent, enraciné et efficace.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les contenus scolaires doivent également intégrer : l’histoire réelle du Mali et de l’Afrique, les figures culturelles et intellectuelles nationales, les valeurs de solidarité, de parenté à plaisanterie, de vivre-ensemble.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La deuxième chose à entreprendre est de réinventer l’éducation artistique et culturelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Musique, théâtre, danse, cinéma, arts plastiques, littérature orale : l’art doit redevenir un outil pédagogique, pas un luxe extrascolaire. « Chaque école devrait être un espace de création, de débat et d’expression ». Décréter des années de la culture n’a de sens que si cela améliore concrètement la vie des artistes et des citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les industries culturelles aussi<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur ce plan, il s’agit pour nous de structurer les industries culturelles. Les secteurs du livre, du cinéma, de la musique, de l’artisanat et du numérique culturel doivent bénéficier : de fonds de soutien transparents, de formations professionnelles, de mécanismes de diffusion nationale et internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La culture ne doit plus être perçue comme une charge, mais comme un investissement productif et créateur d’emplois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autre chose à laquelle on doit s’attaquer, c’est la Culture de proximité et cohésion sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les maisons de la culture, bibliothèques, centres de lecture, radios communautaires et festivals locaux doivent être renforcés, notamment en milieu rural. La culture est aussi un outil de prévention contre l’extrémisme, la délinquance et la désespérance des jeunes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Refonder l’imaginaire national<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des projets, 2026-2027 doivent permettre de refonder l’imaginaire collectif malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Former un citoyen malien, c’est former : un esprit critique, une conscience historique, un attachement au bien commun, une ouverture au monde sans complexe d’infériorité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela suppose un discours de vérité, mais aussi une pédagogie de la fierté : fierté d’être Malien, Africain, héritier de grandes civilisations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, le principal risque reste celui de la symbolique sans impact. Les Maliens attendent des résultats mesurables : écoles mieux équipées, enseignants formés, artistes soutenus, contenus éducatifs repensés, accès élargi à la culture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans gouvernance rigoureuse, sans implication des enseignants, des artistes, des intellectuels et des collectivités, ces années risquent de rejoindre la longue liste des bonnes intentions non tenues.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Années de la culture et de l’éducation peuvent devenir un tournant majeur de la Transition, si elles sont pensées comme un projet national de long terme, et non comme une opération de communication.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oumar Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">(Enseignant à la retraite, à Bla<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tel : 72892501)<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Remaniement ministériel du 12 février 2026 : consolidation régalienne et réajustement sectoriel au cœur de la transition sahélienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/remaniement-ministeriel-du-12-fevrier-2026-consolidation-regalienne-et-reajustement-sectoriel-au-coeur-de-la-transition-sahelienne-3114088.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 12 février 2026, par décret N°2026-062/PTRM, le Général d’armée Assimi Goïta, Président de la Transition de la République du Mali, a procédé à un remaniement ministériel partiel du gouvernement dirigé par le Général de division Abdoulaye Maïga. Maintenu à un effectif compact de 28 membres, un choix délibéré de sobriété institutionnelle, ce gouvernement, désormais désigné sous ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 10:45:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">L’appellation informelle de «Abdoulaye Maïga II», s’inscrit dans une double dynamique stratégique : une consolidation symbolique et politique des piliers régaliens de l’État, d’une part, et un réajustement ciblé de secteurs jugés critiques pour la stabilité sociale et économique, d’autre part. </span><span class="text-node">Ce remaniement n’est pas un simple ajustement technique. Il reflète une stratégie de « continuité adaptative », où le pouvoir, tout en préservant son noyau dur, cherche à répondre aux attentes populaires, à optimiser l’exécution publique et à légitimer son action par des résultats tangibles.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><strong><span class="text-node">1. Les promotions au rang de ministres d’État : un acte de reconnaissance stratégique et de renforcement symbolique</span></strong></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Trois figures emblématiques du régime ont été élevées au rang de ministres d’État, sans changement de portefeuille : le Général de corps d’armée Sadio Camara (Défense et Anciens Combattants), le Général de corps d’armée Ismaël Wagué (Réconciliation, Paix et Cohésion nationale) et M. Alousséni Sanou (Économie et Finances). Cette distinction protocolaire, rare dans les transitions post-crise africaines, on la retrouve notamment au Burkina Faso sous le Capitaine Ibrahim Traoré, n’est pas un simple geste honorifique. Elle constitue un signal politique fort, une forme de «sacralisation» des piliers du pouvoir.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Le Général Sadio Camara, l’un des hommes les plus influents du régime, incarne la priorité absolue accordée à la refondation sécuritaire. Sa promotion récompense non seulement sa loyauté indéfectible, mais aussi les avancées tangibles dans la lutte contre le terrorisme : renforcement des Forces armées maliennes (FAMa), acquisition d’équipements russes et turcs, et intégration accrue dans l’architecture de défense de l’AES. Dans un contexte où les groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique maintiennent une pression constante sur le Centre et le Nord du pays, cette élévation renforce le « pôle régale » et envoie un message clair aux partenaires régionaux : la sécurité reste la colonne vertébrale de la transition.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Le Général Ismaël Wagué, pour sa part, est l’artisan du processus de réconciliation nationale. Ancien porte-parole de la junte en 2020, il a piloté les dialogues intra-maliens, le désarmement et l’intégration des groupes armés s’inscrivant dans le cadre du DDR-I au Mali désignant le processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion/Intégration et les initiatives de cohésion sociale dans les zones de conflit. Sa promotion au rang de ministre d’État souligne l’importance stratégique de l’unité nationale dans un pays fracturé par des décennies de rébellions touarègues, de tensions communautaires et d’exclusions. Elle répond également aux recommandations des Assises nationales de la refondation (2021-2025), qui plaçaient la paix et la réconciliation au cœur de la sortie de crise.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span><span class="text-node"> Quant à M. Alousséni Sanou, civil au profil technocratique irréprochable, sa promotion équilibre la composition gouvernementale et valorise l’expertise civile au sein d’un exécutif à dominante militaire. Nommé en 2022, il a géré avec rigueur les finances publiques dans un contexte de sanctions de la Cedeao (levées partiellement en 2024) et de crise économique : maîtrise de l’inflation, diversification des partenaires (Russie, Chine, Turquie) et relance des investissements publics. Cette distinction reconnaît sa contribution à la souveraineté économique, un pilier de la rhétorique du régime. Collectivement, ces trois promotions illustrent une logique de consolidation : le régime se structure autour de ses hommes de confiance, évitant la dilution du pouvoir tout en maintenant un gouvernement compact. C’est une réponse implicite aux critiques sur la « personnalisation » du pouvoir, en affirmant que la stabilité passe par la fidélité et la compétence.</span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><strong><span class="text-node">2. Le détachement du ministère de l’Administration territoriale : une délégation stratégique pour une gouvernance plus fluide</span></strong></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Jusqu’alors cumulé par le Premier ministre Abdoulaye Maïga depuis sa nomination en novembre 2024, le portefeuille de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a été confié au Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, un officier au parcours opérationnel et juridique solide. Ce choix n’est pas anodin : il marque une rupture avec une pratique courante dans les systèmes présidentiels sahéliens, où le Chef du gouvernement cumule souvent des ministères régaliens pour centraliser le contrôle.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">D’une part, ce détachement allège la charge du Premier ministre, lui permettant de se recentrer sur la coordination interministérielle, la diplomatie – notamment au sein de l’AES – et le suivi des grands chantiers de la transition (réformes constitutionnelles, préparation des élections). Dans un État en reconstruction, où le Premier ministre doit arbitrer entre urgences sécuritaires, économiques et sociales, cette délégation réduit les risques d’engorgement décisionnel.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">D’autre part, elle professionnalise un ministère stratégique. L’Administration territoriale gère la décentralisation (loi de 2017 révisée), le contrôle du territoire, les élections futures et les relations avec les collectivités locales. Dans un pays où une partie du territoire reste contestée par les groupes armés et où les tensions foncières persistent, un ministre dédié – militaire expérimenté – garantit une meilleure exécution sur le terrain. Le profil du Général Coulibaly, issu des forces spéciales et formé en droit administratif, assure une continuité sécuritaire tout en introduisant une expertise de proximité. Ce rééquilibrage illustre une gouvernance par délégation : le pouvoir central reste verrouillé, mais les leviers opérationnels sont confiés à des acteurs dédiés, favorisant ainsi une plus grande efficacité et une meilleure réactivité face aux défis locaux.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><strong><span class="text-node">3. Les changements sectoriels : une réponse pragmatique aux urgences populaires et aux faiblesses structurelles</span></strong></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Quatre ministères ont changé de titulaires, traduisant une volonté d’impulsion dans des domaines où les résultats tardaient à se matérialiser, malgré les investissements consentis. Ces nominations privilégient des profils « résultats-orientés », souvent issus du monde académique ou technique, et répondent à une pression populaire croissante, exprimée lors des consultations nationales et sur les réseaux sociaux.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Agriculture : Ibrahima Samaké, professeur agronome, succède à Daniel Siméon Kelema. Le secteur, qui emploie plus de 60 % de la population active et contribue à environ 35 % du PIB, fait face à des défis structurels : faible productivité (rendements céréaliers inférieurs à la moyenne ouest-africaine), dégradation des sols due au changement climatique, insécurité alimentaire persistante et dépendance aux importations. Les attentes sont claires : booster la production (céréales, coton, élevage), moderniser les filières via l’irrigation et la mécanisation, et lutter contre les effets du climat. Le nouveau ministre est attendu sur une feuille de route ambitieuse, avec des indicateurs mesurables (hausse de 20 % de la production d’ici 2028, selon les objectifs du PAG).</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Énergie et Eau : Tiémoko Traoré, technocrate chevronné, hérite d’un secteur en crise chronique. Les coupures d’électricité récurrentes (jusqu’à 12 heures par jour à Bamako en 2025), les pénuries de carburant et l’accès limité à l’eau potable (taux de desserte national autour de 70 %) ont paralysé l’économie et alimenté le mécontentement populaire. Les attentes portent sur des résultats rapides : diversification énergétique (accélération du solaire et de l’hydroélectricité, renforcement de Manantali), sécurisation des infrastructures et amélioration de la gouvernance d’EDM-SA. Le nouveau ministre devra également piloter les nouveaux projets et répondre aux doléances des ménages et des industries.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Refondation de l’État et Relations avec les institutions : Yaya Gologo, juriste, professeur d’enseignement supérieur en droit public et médiateur expérimenté, succède à un titulaire jugé insuffisamment impactant. Ce portefeuille sensible est centré sur le dialogue institutionnel, la clarification des procédures administratives, l’évaluation des politiques publiques et la restauration de la confiance des citoyens envers les institutions, y compris dans les territoires éloignés. Yaya Gologo est chargé d’engager des mesures concrètes pour renforcer la bonne gouvernance, apaiser les tensions avec  les partis politiques, la société civile et les institutions (CNT, Cour constitutionnelle, etc.), et promouvoir un cadre inclusif de dialogue permanent. </span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span><span class="text-node">Les attentes portent sur l’accélération des réformes administratives et institutionnelles en cours (cadre stratégique de la refondation, pacte de stabilité sociale), la mise en œuvre efficiente des recommandations des Assises nationales de la refondation et de la consultation du peuple, ainsi que sur le renforcement de la redevabilité et de la transparence dans l’action publique.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Ces changements, loin d’être cosmétiques, traduisent une logique de «gouvernance par les résultats», avec des comités de suivi trimestriels et des audits indépendants, comme l’a souligné le conseil des ministres du 13 février 2026.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><strong><span class="text-node">4. Les enjeux : souveraineté, légitimité et efficacité dans un contexte régional </span><span class="text-node">volatile</span></strong></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Ce remaniement pose plusieurs enjeux majeurs pour la transition malienne. Sur le plan politique, il consolide le pouvoir sans l’élargir, évitant la fragmentation tout en renforçant la mainmise. Il répond aux critiques sur la « militarisation excessive» en intégrant des civils compétents, tout en signalant une volonté de stabilité face aux spéculations sur des divisions internes.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Sur le plan socio-économique, il vise à restaurer la confiance populaire. Dans un Sahel où les transitions sont jugées à l’aune de leur capacité à délivrer des biens publics (énergie, alimentation, paix), les nouveaux ministres portent une responsabilité historique : transformer les promesses en résultats mesurables, sous peine d’alimenter les frustrations. Enfin, sur le plan géopolitique, ce mouvement envoie un message de maturité institutionnelle aux partenaires de l’AES et au reste du monde. Il démontre que la transition n’est pas figée dans une logique de survie, mais capable d’adaptation pragmatique, renforçant ainsi la légitimité du Mali sur la scène régionale.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><strong><span class="text-node">5. Impacts sur la gouvernance publique : vers une transition plus performante ou un verrouillage accru ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">À court terme, ces changements devraient améliorer la spécialisation et la réactivité gouvernementale. Le Premier ministre libéré de charges opérationnelles et les ministres d’État dotés d’un poids politique accru favoriseront une gouvernance plus fluide et une meilleure articulation entre les niveaux central et local.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">À moyen terme, l’impact dépendra de la mise en œuvre. Si les nouveaux entrants produisent des résultats mesurables – baisse des délestages, hausse de la production agricole, avancée du dialogue politique –, la légitimité de la transition s’en trouvera renforcée, ouvrant la voie à une normalisation institutionnelle. À l’inverse, un échec relatif pourrait fragiliser l’édifice.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Globalement, ce remaniement marque un tournant vers une gouvernance «par le haut» : centralisée dans ses fondamentaux, mais pragmatique dans ses ajustements. Il s’inscrit dans une logique sahélienne plus large, où les régimes post-crise privilégient la stabilité. Dans un Sahel en mutation, où la médiation et la sécurité restent les maîtres-mots, le Mali démontre une capacité de résilience institutionnelle remarquable.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Dr Ahmadou TOURÉ</span></b></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Directeur du Centre de </span></b><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Recherche </span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">en </span></span><span class="text-node">Gouvernance, Médiation et Sécurité au Sahel</span></b></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""></p>
<div id="pf-src"></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Togo dans l’AES ? Analyse géopolitique profonde</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-togo-dans-laes-analyse-geopolitique-profonde-3114055.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 09:49:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h5 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">1. Point de départ scientifique : qu’est réellement l’AES ?</span></h5>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">L’Alliance des États du Sahel (AES) n’est pas seulement une coalition idéologique.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Je ne partage absolument pas l’analyse de certains «intellectuels», populistes et autres «savants» sur le sujet. L’avenir du Mali, de l’AES, mis en orbite par les transitions rectifiées n’est pas un slogan ni du populisme et nécessite des réflexions profondes stratégiques et une vision.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">C’est un objet stratégique précis né de trois contraintes structurelles :</span></p>
<ol class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Sécurité : insurrection djihadiste transfrontalière (Mali-Burkina-Niger).</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Souveraineté décisionnelle : rejet de la dépendance sécuritaire extérieure.</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Recomposition régionale : rupture avec le modèle CEDEAO perçu comme contraignant.</span></li>
</ol>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Donc l’AES est d’abord :</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">une alliance sécuritaire (type pacte de défense),</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">qui tente de devenir bloc politico-économique,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">avec ambition à terme de souveraineté monétaire et logistique.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Toute analyse sérieuse doit partir de là :</span><br><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">– ce n’est pas une organisation idéologique panafricaniste pure.</span><br><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">– c’est une coalition née d’une crise sécuritaire et d’un conflit d’architecture régionale.</span></p>
<h5 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">2. Le Togo : lecture historique froide (hors slogans)</span></h5>
<h6 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">2.1 Héritage structurel</span></h6>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le Togo possède trois caractéristiques majeures :</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">État administrativement stable (contrairement aux États sahéliens fragilisés).</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Régime centralisé et continu depuis Eyadéma → Gnassingbé.</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Économie extrêmement ouverte et portuaire.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Son ADN stratégique n’est pas révolutionnaire mais pragmatique-logistique.</span></p>
<h6 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">2.2 Position géopolitique réelle</span></h6>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le Togo est :</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">un État-interface entre Sahel et Atlantique,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">un hub commercial (port de Lomé),</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">un acteur diplomatique modéré (pas frontalement anti-occidental, pas aligné non plus).</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Conclusion scientifique :</span><br><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">– le Togo n’est ni «néocolonial pur» ni «révolution souverainiste».</span><br><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">– c’est un État transactionnel, qui maximise ses marges.</span></p>
<h5 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">3. La question centrale : l’AES a-t-elle intérêt à intégrer le Togo ?</span></h5>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">La réponse ne peut être idéologique encore moins populiste et il est important de comprendre qu’il y a des intellectuels, des hommes politiques chevronnés, des militaires légendaires et et des personnes très intelligentes au Mali et dans l’AES.</span><br><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">donc cette réponse doit être évaluée sur trois variables :</span></p>
<h6 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Variable sécuritaire</span></h6>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Faible gain immédiat.</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le Togo n’est pas théâtre central de guerre.</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Son armée est structurée mais pas calibrée pour guerre sahélienne massive.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Impact : secondaire.</span></p>
<h6 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Variable économique (décisive)</span></h6>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">C’est ici que tout change.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le problème structurel de l’AES est simple :</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le Mali, le Niger et le Burkina sont enclavés.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Sans accès maritime autonome, la souveraineté économique reste limitée.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le Togo apporte :</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Port autonome de Lomé.</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Corridors logistiques existants.</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Fiscalité commerciale.</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Infrastructure de transit.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Conséquence géopolitique majeure :</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">L’AES passerait d’une alliance sahélienne à un bloc continental mer-Sahel.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">C’est une transformation stratégique profonde.</span></p>
<h6 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Variable politique et idéologique</span></h6>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">C’est la plus risquée.</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">L’AES est construite sur une logique de rupture.</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le Togo fonctionne sur une logique de continuité étatique.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><em>Intégration brutale = choc de cultures politiques.</em></span></p>
<h5 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">4. Le faux débat : «néocolonial» vs «souverainiste»</span></h5>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Ce débat est médiatique mais insuffisant analytiquement, intellectuellement faible et scientifiquement indigeste.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Car :</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Tous les États africains sont issus de structures coloniales.</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">La question n’est pas l’origine, mais la capacité à négocier l’autonomie réelle.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">La vraie question est :</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le Togo est-il capable d’aligner ses intérêts économiques sur un projet d’autonomie régionale ?</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><em>Et non :</em></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><em>Est-il </em><em>«pur idéologiquement» ?</em></span></p>
<h5 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">5. L’argument «le Mali aura la mer via le fleuve Sénégal» : analyse scientifique</span></h5>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">C’est géographiquement et économiquement faible bien que possible et souhaitable à la situation actuelle.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Raisons :</span></p>
<ol class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le fleuve Sénégal ne constitue pas un corridor logistique compétitif moderne.</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le transport fluvial ne remplace pas un accès portuaire structuré.</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Les coûts d’infrastructures seraient colossaux même si le projet présidentiel via <em>Ambidédi</em> est intelligent ambitieux et abordable malgré la guerre en cours ou plutôt la lutte contre le terrorisme soutenu.</span></li>
</ol>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Conclusion :</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">L’accès à la mer passe par des ports : Dakar, Abidjan, Tema, Lomé.</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le Togo offre l’option politiquement la plus négociable pour l’AES.</span></li>
</ul>
<h5 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">6. Risque majeur : le «cheval de Troie»</span></h5>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">C’est un argument sérieux – mais mal posé.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le danger n’est pas :</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">l’influence occidentale,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">ou la diplomatie togolaise.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le danger réel serait :</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">une intégration politique prématurée sans intégration économique préalable.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Ce qui fragiliserait l’AES.</span></p>
<h5 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">7. Scénario stratégique optimal (scientifiquement cohérent)</span></h5>
<h6 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Mauvaise option</span></h6>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Intégration directe et politique du Togo dans l’AES.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Effets :</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">tensions internes,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">dilution idéologique,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">rivalités militaires.</span></li>
</ul>
<h6 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Bonne option : intégration progressive en 3 phases</span></h6>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Phase 1 – Logistique</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Accords :</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">transit portuaire AES,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">corridor commercial Lomé-Niamey-Bamako-Ouaga,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">sécurité des routes.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Phase 2 – Économique</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">zone douanière commune AES-Togo,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">interconnexion énergétique,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">investissements croisés.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Phase 3 – Politique (seulement ensuite)</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">statut d’observateur,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">pacte de défense partiel,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">adhésion éventuelle.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">C’est le modèle utilisé historiquement :</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">ASEAN,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">UE,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">CECA avant UE.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Il ne s’agit nullement de singer tout et n’importe quoi ce que je dénonce d’ailleurs régulièrement mais s’inspirer des cas sans danger récurrent, de les adapter.</span></p>
<h5 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">8. Effet domino possible</span></h5>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Si le Togo entre économiquement dans l’orbite AES :</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Bénin et Ghana deviennent concernés,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Côte d’Ivoire obligée de recalibrer,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">CEDEAO fragilisée structurellement.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">L’AES deviendrait :</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">un pôle continental et non plus sahélien.</span></p>
<h5 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">9. Lecture géopolitique globale (niveau stratégique et non YouTube ou populiste)</span></h5>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Trois forces s’affrontent en Afrique de l’Ouest :</span></p>
<ol class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Bloc CEDEAO classique (économie, finance, stabilité).</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Bloc AES sécuritaire-souverainiste.</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">États-charnières (Togo, Ghana, Mauritanie).</span></li>
</ol>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le Togo appartient à la catégorie 3.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Et ce sont toujours les États-charnières qui décident des basculements historiques.</span></p>
<h5 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">10. Conclusion</span></h5>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">L’intégration du Togo serait bénéfique si et seulement si :</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">elle commence par l’économie,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">elle évite l’idéologie,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">elle renforce l’autonomie logistique de l’AES.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Elle serait dangereuse si :</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">elle est politique et rapide,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">elle repose sur des slogans,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">elle oppose «bons souverainistes» vs «mauvais néocoloniaux».</span></li>
</ul>
<h5 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Formule stratégique finale</span></h5>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le Togo ne doit pas entrer dans l’AES comme membre.</span><br><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Il doit d’abord devenir indispensable.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Quand :</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">le commerce AES dépendra du port de Lomé,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">l’énergie sera interconnectée,</span></li>
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">la sécurité des corridors sera commune,</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">alors l’intégration politique deviendra naturelle et irréversible.</span></p>
<h5 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Question la plus importante (que personne ne pose)</span></h5>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le vrai enjeu n’est pas :</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">«Le Togo doit-il rejoindre l’AES ?»</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Mais :</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">L’AES peut-elle devenir un bloc sahélien… ou un bloc ouest-africain ?</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Car intégrer le Togo change la nature même du projet :</span></p>
<ul class="wp-block-list">
<li style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">d’alliance militaire → union géoéconomique régionale.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Et ce choix est historique.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><a href="https://reseauinternational.net/author/dr-keita/" target="_blank" rel="noopener" title="">Dr. Eloi Bandia Keita</a></span></p>
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<div class="robots-nocontent sd-block sd-social sd-social-icon sd-sharing">
<div class="sd-content">
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Source: https://reseauinternational.net/</span></p>
</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali à l’épreuve de la polycrise</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-a-lepreuve-de-la-polycrise-3113960.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 08:35:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>La situation au Mali demeure aujourd'hui une grave urgence nationale, des millions de personnes étant confrontées à des pénuries critiques dans tous les secteurs. Le pays traverse en effet une crise aiguë et multidimensionnelle qui paralyse gravement la vie quotidienne, et des millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire. La convergence d'un mal de gouvernance, d’une violente insurrection ‘‘djihadiste’’ en cours – incluant des blocus stratégiques de villes – avec de graves pénuries de carburant et des chocs liés au changement climatique a entraîné l'effondrement des services essentiels.</p>
<p>Le Mali, véritable carrefour commercial historique en Afrique, traverse une crise énergétique historique, marquée par des pénuries de carburant qui provoquent des coupures de courant généralisées et paralysent l'activité économique et la vie quotidienne. Le pays dépend fortement de générateurs diesel vieillissants et de l'énergie hydroélectrique, et un endettement important perturbe l'approvisionnement. Les insurgés ciblent les camions-citernes, créant un blocus qui empêche le carburant d'entrer dans les villes et fait tripler les prix au marché noir. Le manque d'électricité fiable affecte tous les aspects de la vie, de l'eau potable à l'assainissement, en passant par la chaîne du froid indispensable aux médicaments. La plupart des établissements de santé du pays n'ont pas ou peu accès à l'électricité, et le conflit a contraint de nombreux centres de santé à fermer leurs portes. Ces mêmes établissements sont confrontés à de graves pénuries d'équipements et de médicaments. La malnutrition et les épidémies, exacerbées par les inondations, plongent la population dans un besoin urgent d'aide humanitaire.</p>
<p>Le prix des produits de première nécessité comme le pain et le riz a doublé ou triplé dans la plupart des régions. Si le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une possible reprise fin 2026, portée par la production d'or, les niveaux de pauvreté actuels restent extrêmes : plus de 85 % de la population vit dans la pauvreté et beaucoup peinent à se procurer des aliments et des soins médicaux de base. Les projections du FMI reposent sur l'hypothèse d'une amélioration de la sécurité, ce qui demeure incertain compte tenu des tendances observées en 2025-2026. Pour de nombreux Maliens, la réalité est aujourd'hui marquée par une flambée des prix des produits de base, aggravée par les mesures de blocus.</p>
<p>Le pays enclavé est confronté à la perturbation de ses principaux axes commerciaux (comme la route Dakar-Bamako) en raison de l'insécurité, ce qui aggrave davantage la pénurie et la flambée des prix des denrées alimentaires et des biens de consommation. Les emplois formels sont rares, et la plupart des jeunes se tournent vers un marché du travail informel déjà saturé. Le retrait des institutions régionales et internationales n'a pas instauré la stabilité ; au contraire, il a accentué l'incertitude politique et économique, et la situation sécuritaire demeure critique.</p>
<p>Notrepaystraverseaujourd’huil’unedespériodeslesplussombresdesonhistoirerécente. Dans plusieurs régions – Kayes, Ségou, Mopti, Gao, Ménaka, Kidal – les violences se multiplient, les populations sont abandonnées à elles-mêmes et des milliers de familles vivent dans la peur, l’exil ou le deuil. Ce drame n’est pas une fatalité. Il est le résultat d’un effondrement progressif de la gouvernance, d’un isolement diplomatique dangereux et d’une absence totale de vision pour notre jeunesse, qui devient chaque jour plus vulnérable aux trafics, à la migration forcée et aux groupes armés.</p>
<p>Face à cette situation, nous réaffirmons notre conviction profonde: le Mali peut se relever, mais seulement avec un sursaut national et un partenariat régional et international responsable. Nous devons restaurer un cadre institutionnel crédible, sécuriser nos régions avec des mécanismes efficaces, offrir à notre jeunesse des perspectives réelles, relancer notre économie sur des bases solides, et réintégrer le Mali dans une diplomatie constructive et moderne.</p>
<p>Nous continuerons, avec constance et détermination, à porter cette vision auprès de nos partenaires régionaux et internationaux et de tous ceux qui croient encore en un Mali stable, digne et prospère. L’heure n’est plus aux discours incantatoires. L’heure est à l’action, à la lucidité et au courage.</p>
<p><strong>Cheick Boucadry Traore</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déstabilisation par les recrues de la Françafrique : La France renoue avec l’aventure guerrière</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/destabilisation-par-les-recrues-de-la-francafrique-la-france-renoue-avec-laventure-guerriere-3113811.html</link>
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<description><![CDATA[ La volonté viscérale des autorités françaises, depuis la colonisation directe du XIXème siècle, à maintenir l’armée française, sur le sol africain, comme soutien aux pratiques françafricaines après 1960 ne prendra fin qu’avec une opposition aussi viscérale des peuples et autorités africaines. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 09:54:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une indépendance ne se donne pas, elle s’arrache, rarement par des voies pacifiques, généralement par une opposition frontale, armée. Fort à propos, une assertion, attribuée au général VO NGUYEN GIAP par les uns et Ruben Um Nyobe par d’autres, disait : « Un peuple décidé de lutter pour sa liberté et son indépendance est invincible ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire des indépendances des pays francophones d’Afrique subsaharienne, à l’exception de celle de la Guinée Conakry, demeure un exemple d’affranchissement politique en trompe-l’œil. L’ancien colonisateur n’est jamais parti comme l’écrivent Thomas Borrel, Amzat Boukari Yabara, Benoit Colombat, et Thomas Deltombe dans leur livre « L’Empire qui ne veut pas mourir. Une Histoire de la FRANÇAFRIQUE ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Dans ce pré-carré il a reconfiguré son modèle de colonisation en indépendance de façade mise à mal aujourd’hui par la volonté d’émancipation et de rupture des pays de l’AES et d’autres qui, pour le moment, observent. L’ancien colonisateur, habitué à pomper à vil prix les ressources de ces pays et à leur imposer une monnaie lestant toute tentative de développement, ne veut pas perdre cette vache à lait. Pour exemple, une source souligne que l’uranium du Niger était acheté à 480 francs CFA le kilogramme et celui du Canada à 120 000 francs par la même France.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors, la France est en train de renouer avec l’aventure guerrière colonisatrice par l’activation et la création des avant-postes en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Nigéria (cas spécial) …<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’accès facile et privilégié aux matières premières, les avantages tirés du franc CFA ayant permis une vie fastueuse à la France, elle ne peut accepter que contrainte et forcée le refus africain de continuer à courber l’échine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation rappelle la phrase d’Amilcar CABRAL en 1965 à DAR-es-Salam : « …Les colonisateurs ont l’habitude de dire qu’eux, ils nous ont fait rentrer dans l’histoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous démontrerons aujourd’hui que non : ils nous ont fait sortir de l’histoire, de notre propre histoire, pour les suivre dans leur train, à la dernière place, dans le train de leur histoire… ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est regrettable de constater que des Africains, entretenant quolibets et raccourcis sur la collaboration de locaux à la traite négrière, à la colonisation, se fourvoient et se vautrent dans le larbinisme néocolonial tels ces tristes sbires cités en titre. Ces personnes sont toutes sous contrôle de services secrets occidentaux qui disposent de moyens de pressions sur elles. Sur ce sujet, et pour le cas spécifique de Ahmed Bola Tinubu, ce lien vers la BBC en dit long : https://www.bbc.com/afrique/region-64438770<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces quelques extraits sont édifiants : « Dans des documents rendus publics, le ministère américain de la Justice affirme qu'à partir du début de 1988, des comptes ouverts au nom de Bola Tinubu contenaient le produit de ventes d'héroïne blanche, une substance interdite. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Kevin Moss, l'agent spécial qui a enquêté sur l'opération, affirme que M. Tinubu travaillait pour le principal suspect, Adegoboyega Akande. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il déclare que M. Tinubu a initialement admis au téléphone qu'il connaissait M. Akande, mais qu'il s'était ensuite rétracté et avait déclaré n'avoir eu aucune transaction financière avec lui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a des raisons de croire que l'argent trouvé sur les comptes bancaires en question était le produit d'un trafic de drogue, selon la justice américaine. M. Tinubu et les autres mis en cause nient ces accusations, et le tribunal n'a jamais rendu d'ordonnance définitive sur l'origine de l'argent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au lieu de cela, M. Tinubu, qui n'a pas été personnellement inculpé pour de l'argent, a trouvé un compromis avec les autorités qui ont confisqué 460 000 dollars (environ 277 611 570 francs CFA)».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutes ces personnes sont donc sous contrôle : BOLA TINUBU, PATRICE TALON, ALASSANE OUATTARA, MAHAMOUD ALI YOUSSOUF (Secrétaire Général de l’Union Africaine).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procédé est courant et c’était le cas de l’ancien officier SS nazi autrichien devenu Secrétaire Général des Nations Unis du 1er janvier 1972 au 31 décembre 1981 : Kurt Waldheim. Malgré son passé nazi, que l’on avait tu, on en a fait le secrétaire général de l’ONU, sous contrôle. Ensuite il est devenu président de la République de son pays, l’Autriche.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, Ibrahim Boubacar KEÏTA était l’objet de chantages à cause de casseroles qu’il trainait : amitiés intéressées avec le sulfureux homme d’affaire corse, patron des casinos africains, Michel TOMI, « parrain des parrains » entre autres sales affaires relatives aussi à ses proches. Ainsi, toutes les fois que IBK refusait une décision de Paris, RFI faisait tourner en boucle des secrets sur lui comme moyen de pression.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce mécanisme bien huilé, après avoir atteint son paroxysme pendant la guerre froide, amorce une pente déclinante avec quelques soubresauts depuis 2020.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le même temps, l’Afrique veut se réapproprie son histoire et sa destinée, réfutant celles écrites par d’autres allant, parfois, jusqu’à la négation de civilisations en Afrique. Il relève d’un tour de force de retrouver des livres vulgarisés traitant de civilisations africaines. Ce qui fit dire au philosophe allemand du XIXème siècle Georg Wilhelm Friedrich Hegel que l’Afrique n’a pas d’histoire. Propos repris par Henri Guaino pour le « Discours de Dakar » de Nicolas Sarkozy le 26 juillet 2007, donc au XXIème siècle. Donc deux siècles de mentalités rétrogrades et figées sur l’Afrique. Donc des visions multiséculaires négatives sur l’homme africain si savamment distillées que nombres d’africains ont fini par y adhérer et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’y accrochent obstinément. La vision de Alassane Ouattara sur le franc CFA demeure un cas d’école dans ce cadre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une nouvelle page de l’histoire africaine s’ouvre. Ceux qui ont toujours refusé la main tendue des pays d’Afrique pour une coopération mutuellement bénéfique, en restant sur le tropisme du pillage et des assassinats politiques, seront les perdants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La prise en compte de cet argument avancé par Steve Biko et la conclusion qui en sera tirée déterminera le sort de l’Afrique subsaharienne : « L’arme la plus puissante dans les mains de l’oppresseur est l’esprit de l’opprimé. C’est donc logique que l’oppresseur travaille à conquérir nos esprits. Nous devenons des armes contre nous-mêmes».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique était dans cette nasse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La communauté de pensée entre les peuples de l’AES et leurs dirigeants demeure sa force. La faiblesse des satrapes cités réside dans le décalage entre eux et leurs peuples.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a un temps pour le voleur, un temps pour le propriétaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yamadou TRAORÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Analyste politique<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crypto Monnaie : La prochaine apocalypse</title>
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<description><![CDATA[ L’avenir de l’argent et des paiements comportera une évolution progressive, et non la révolution promise par les crypto-grifters. Bitcoin et le dernier plongeon des crypto-monnaies soulignent encore la nature très volatile de cette classe de pseudo-actifs; on espère seulement que les décideurs politiques se réveilleront face aux risques avant qu’il ne soit trop tard. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 17:59:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a un an, le président le plus pro-crypto de l’histoire des États-Unis venait de revenir au pouvoir après avoir rencontré des investisseurs crypto-monnaies de détail sans connaissance et reçu un soutien financier massif de la part d’initiés cryptographiques semi-corrompus. La deuxième venue de Donald Trump était censée être une nouvelle aube pour la crypto, conduisant divers évangélistes auto-trafiquants à prédire que Bitcoin deviendrait «l’or numérique», atteignant au moins 200,000 $ d'ici la fin de 2025. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme promis, Trump a évincé la plupart des réglementations cryptographiques. Il a également signé la loi sur l'innovation nationale pour les pièces stables américaines (Genius); a fait pression pour la loi sur la clarté du marché des actifs numériques (Clarity); a profité personnellement d'accords de crypto-monnaie nationaux et étrangers louches; a promu sa propre pièce de mème inutile; a gracié les escrocs de crypto qui auraient prétendument organisations terroristes aidées; et a organisé des dîners privés pour les initiés crypto à la Maison Blanche.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De plus, la crypto était censée bénéficier de divers risques macro et géopolitiques, tels que le gonflement de la dette et des déficits des États-Unis et d’autres économies avancées; l’abaissement du dollar et d’autres monnaies fiduciaires; les nouvelles guerres commerciales; et les tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran, la Chine et beaucoup d’autres. En effet, l’environnement de risque accru contribue à expliquer pourquoi l’or augmenté de plus de 60 % en 2025. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais « l’or numérique » tombée de 6 % en 2025. À partir de cette écriture, Bitcoin est en baisse de 35% par rapport à son pic d’octobre, en dessous de l’endroit où il était quand Trump a été élu, et les pièces de mème $Trump et $Melania sont en baisse de 95 %. Chaque fois que l’or a augmenté en réponse aux ructions commerciales ou géopolitiques au cours de l’année écoulée, Bitcoin a fortement chuté. Loin d’être une couverture, c’est un moyen de tirer parti du risque, montrant une forte corrélation avec d’autres actifs risqués comme les actions spéculatives. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qualifier Bitcoin ou tout autre véhicule cryptographique de « monnaie » a toujours été faux. Il ne s'agit ni d'une unité de compte, ni d'un moyen de paiement évolutif, ni d'une réserve de valeur stable. Même si le Salvador a fait de l’appel d’offres légal Bitcoin, il rend compte de moins de 5% des transactions pour des biens et services. La crypto n’est même pas un actif, car elle n’a pas de flux de revenus, de fonction ou d’utilisation industrielle ou réelle (contrairement à l’or et à l’argent).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dix-sept ans après le lancement de Bitcoin, la seule et unique «application tueuse» dans la crypto est le stablecoin: une version numérique de l'argent fiduciaire à l'ancienne, que l'industrie financière et bancaire a déjà numérisée il y a des décennies. Oui, la question de savoir si l’argent numérique et les services financiers doivent être sur une blockchain (ledger distribué) ou une plate-forme traditionnelle à double registre reste une question. Mais 95 % de l’argent de la « blockchain » et des services numériques sont de la blockchain en nom seulement. Ils sont privés plutôt que publics, centralisés plutôt que décentralisés, autorisés plutôt que sans permission, et validés par un petit groupe d’authentificateurs de confiance (comme dans la finance numérique traditionnelle et la banque) plutôt que par des agents décentralisés dans des juridictions sans état de droit. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La véritable finance décentralisée n’atteindra jamais l’échelle. Aucun gouvernement sérieux – pas même l’administration Trump – ne permettra jamais l’anonymat complet des transactions monétaires et financières, car ce serait une aubaine pour les criminels, les terroristes, les États voyous, les acteurs non étatiques, les trafiquants d’êtres humains, les escrocs assortis et les esquives fiscales. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De plus, parce que les portefeuilles numériques et les échanges réglementés doivent être soumis aux règles standard de lutte contre le blanchiment d’argent et de savoir-votre client (AML/KYC), il n’est même pas clair que les coûts de transaction grâce à des « blockchains » autorisés et privés soient plus faibles – surtout maintenant que les registres financiers traditionnels se sont améliorés avec un règlement en temps réel et des outils de compensation plus rapides. L'avenir de l'argent et des paiements sera progressif évolution, pas la révolution promise par les crypto-grifters. Le dernier plongeon de Bitcoin et d’autres crypto-monnaies souligne encore plus la nature très volatile de cette classe de pseudo-actifs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le récent combat entre les banques réelles et l’industrie de la cryptographie sur la loi Clarity est un autre exemple de Trump qui ne comprend pas les bases monétaires et financières. La question n’est pas que les banques veulent conserver leur quasi-monopole sur les transactions monétaires. Dans un système bancaire de réserve fractionné, les banques sont impliquées à la fois dans les paiements et la création de crédit grâce à la transformation de la maturité des dépôts à court terme en prêts à plus long terme et en crédit. Cela signifie qu'ils fournissent un bien semi-public très précieux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Évidemment, les dépôts à court terme ne paient pas d’intérêts parce qu’ils sont presque équivalents à la monnaie. Pourtant, l’industrie de la crypto-monnaie fait pression pour permettre les paiements d’intérêts pour les stablecoins – directement ou indirectement via les échanges – ce qui saperait les fondements du système bancaire que nous tenons tous pour acquis. Donc, nous devons soit changer radicalement notre système financier pour séparer les paiements de la création de crédit (via des banques étroites pour les paiements et de nouveaux fonds prêtables d'institutions financières pour le crédit), soit interdire aux stablecoins de payer des intérêts et de désintermédiant les banques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s'agit d'une question de stabilité politique et financière, et peu sont aussi graves ou aussi sensibles. Jamie Dimon, président et chef de la direction de JPMorgan Chase, lève à juste titre l’alarme sur les changements que l’industrie de la crypto-monnaie veut, et Brian Armstrong de Coinbase ne pourrait pas être plus faux en rejetant nonchalamment de telles préoccupations. Si Trump a des conseillers qui ne sont pas corrompus par l’argent crypto, on espère qu’ils pourront lui apprendre comment fonctionne le système bancaire avant de permettre à ses propres intérêts personnels de détruire ses fondations. Secrétaire du Trésor Scott Bessent, vous écoutez ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nouriel Roubini<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Conseiller principal chez Hudson Bay Capital Management LP et professeur émérite d’économie à la Stern School of Business de l’Université de New York</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niamey attaquée : la souveraineté n’a pas à s’excuser</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/niamey-attaquee-la-souverainete-na-pas-a-sexcuser-3113693.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:03:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<h6 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Introduction</strong></span></h6>
<p><span style="font-size: 14pt;">L’attaque contre l’aéroport de Niamey dépasse le registre sécuritaire : elle vise la souveraineté d’un État et le cap de rupture assumé par l’Alliance des États du Sahel (AES). Face à la guerre d’érosion imposée au Sahel, la clarté politique n’est pas un excès : elle est une obligation. Cette tribune plaide pour une lecture réaliste de la menace et pour le droit des peuples sahéliens à défendre leur trajectoire.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">«<em>La souveraineté n’est pas un privilège : c’est un droit. Et en temps de guerre, la vérité devient une forme de défense</em>».</span></p>
<h5 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt;"><strong>I. Une attaque qui vise plus qu’un aéroport : l’État lui-même</strong></span></h5>
<p><span style="font-size: 14pt;">L’attaque visant l’aéroport de Niamey n’est pas un simple fait divers sécuritaire. C’est un acte politique. Une tentative de déstabilisation, une opération de terreur destinée à fragiliser l’État nigérien, à éprouver ses institutions et à envoyer un message à toute une région : le Sahel n’aurait pas le droit de choisir librement sa trajectoire.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">Dans ce contexte, la réaction du général Abdourahamane Tiani – ferme, directe, assumée – n’a rien d’un excès. Elle relève au contraire de la responsabilité d’État. Car lorsqu’un pays est agressé, le silence n’est pas de la prudence : il devient un signal de faiblesse et un encouragement aux récidives.</span></p>
<h5 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt;"><strong>II. Le terrorisme au Sahel : un instrument, pas un accident</strong></span></h5>
<p><span style="font-size: 14pt;">Depuis plus d’une décennie, le terrorisme au Sahel est trop souvent présenté comme un phénomène uniquement idéologique ou religieux. Cette lecture, insuffisante, empêche de comprendre la réalité du problème.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">Le terrorisme au Sahel est aussi un instrument de désorganisation régionale ; un levier de pression sur les États qui revendiquent leur autonomie stratégique ; un moyen de maintenir des économies entières dans l’instabilité chronique ; un marché de guerre, avec ses circuits, ses logistiques, ses financements.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">Il ne suffit pas de regarder les combattants : il faut regarder ce qui rend leur action possible. Un terroriste ne survit pas sans routes, sans complicités, sans approvisionnements, sans zones permissives.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">Dans ces conditions, nommer les réalités politiques et stratégiques qui accompagnent ces agressions n’est pas de la provocation. C’est une exigence de gouvernance.</span></p>
<h5 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt;"><strong>III. L’indignation sélective : un symptôme</strong></span></h5>
<p><span style="font-size: 14pt;">Les réactions médiatiques et politiques ayant suivi la prise de parole du général Tiani, notamment dans certains espaces régionaux, méritent d’être examinées.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">Pourquoi cette indignation est-elle si rapide lorsque le Niger parle, mais si modérée lorsque le Niger saigne ? Pourquoi tant d’empressement à exiger «la retenue» du pouvoir attaqué, et si peu d’insistance sur la chaîne des responsabilités qui rend l’attaque possible ?</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">Ce double standard n’est pas neutre. Il signale le malaise de certains acteurs face à un basculement majeur : la fin progressive d’un Sahel assigné à la fragmentation et à la dépendance.</span></p>
<h5 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt;"><strong>IV. L’AES : un tournant stratégique majeur</strong></span></h5>
<p><span style="font-size: 14pt;">L’Alliance des États du Sahel (AES) représente un moment historique. Le Niger, le Mali et le Burkina Faso construisent une logique commune : la sécurité ne sera plus déléguée, la souveraineté ne sera plus conditionnée, et la survie nationale ne sera plus soumise à autorisation extérieure.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">Ce choix dérange, parce qu’il bouleverse des équilibres installés. Les dirigeants de l’AES ne sont pas contestés seulement pour des considérations politiques internes : ils incarnent une rupture régionale structurante.</span></p>
<h5 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt;"><strong>V. La souveraineté exige la clarté</strong></span></h5>
<p><span style="font-size: 14pt;">Un État ne vainc pas le terrorisme par les demi-mots. Il ne sécurise pas son territoire en ménageant les zones grises. Il ne protège pas son peuple en fermant les yeux sur les corridors logistiques, financiers et politiques de la violence.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">La souveraineté, en temps de guerre, signifie une chose : la clarté.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">Et la clarté implique la capacité de dénoncer les réseaux ; d’identifier les appuis ; de désigner les responsabilités directes ou indirectes ; d’empêcher la reconversion politique et médiatique de la violence terroriste.</span></p>
<h5 class="wp-block-heading"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Conclusion : soutenir le Niger, soutenir l’AES, soutenir la vérité</strong></span></h5>
<p><span style="font-size: 14pt;">Le Niger a le droit de se défendre. Le Niger a le droit de parler. Le Niger a le droit de nommer ce qu’il voit, ce qu’il subit, ce qu’il comprend.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">Le général Abdourahamane Tiani ne mérite pas des leçons de morale : la sécurité nationale n’est pas un exercice de communication, c’est une question de vie ou de mort.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">Le Sahel ne réclame pas des sermons. Il réclame la sécurité, la cohérence et la souveraineté.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">Et en période de guerre, la vérité commence par un refus : refus de protéger les zones grises, refus de couvrir ceux qui facilitent, sponsorisent ou recyclent la violence.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">Nous répétons pour la troisième fois : Le Sahel ne reculera pas.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><a href="https://reseauinternational.net/author/dr-keita/" target="_blank" rel="noopener" title="">Dr. Eloi Bandia Keita</a></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réhabiliter les partis politiques : Pour une mémoire politique juste et une refondation lucide</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/rehabilitera-les-partis-politiques-pour-une-memoire-politique-juste-et-une-refondation-lucide-3113665.html</link>
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<description><![CDATA[ On ne bâtit pas une Nation durable en détruisant les instruments qui l’ont fait naître. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 09:53:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis plusieurs années, un discours dominant s’est installé au Mali : celui du rejet global des partis politiques, accusés de tous les maux – corruption, clientélisme, inefficacité, trahison des idéaux nationaux. Ce discours, porté par la lassitude populaire et nourri par les échecs successifs de la gouvernance démocratique, a culminé avec la dissolution des partis politiques, le 13 mai 2025, présentée comme une mesure salutaire de « nettoyage » de la vie publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais l’histoire, lorsqu’on la lit avec rigueur et honnêteté, enseigne une vérité plus nuancée : on ne peut pas confondre les dérives de certains acteurs avec la nature même de l’institution partisane. Car ce serait, pour reprendre une formule consacrée, «jeter le bébé avec l’eau du bain».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les partis politiques : matrice de la conscience nationale<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement à une idée aujourd’hui répandue, les partis politiques n’ont pas été une importation artificielle des indépendances sans enracinement antérieur. Bien au contraire. Ils ont constitué au Soudan français comme dans l’ensemble de l’Afrique occidentale, les premiers espaces d’apprentissage de la citoyenneté moderne, de la liberté politique et de la responsabilité collective.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202602/image_870x_698264c710c93.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès l’après-guerre, alors que le régime colonial demeurait fondamentalement inégalitaire, ce sont les partis qui ont porté les revendications d’émancipation : abolition de l’indigénat ; suppression du travail forcé ; accès à la citoyenneté nationale ; reconnaissance des libertés publiques ; lutte pour l’égalité juridique et politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des figures comme Félix Houphouët-Boigny, Modibo Keita, Fily Dabo Sissoko, Lamine Gueye, Léopold Sédar Senghor n’étaient pas des militaires, mais des intellectuels, des enseignants, des parlementaires, des hommes de pensée et d’action. Ils ont compris que la liberté ne se conquiert pas par les armes seules, mais par l’organisation politique, la conscience collective et la lutte idéologique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est dans les partis – et non dans les casernes – que s’est forgée la première génération de dirigeants africains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Le RDA : un parti, une école, une conscience</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Rassemblement Démocratique Africain (RDA), né à Bamako en 1946, n’était pas un simple appareil électoral. Il fut : une école de formation politique ; un instrument de mobilisation populaire ; un cadre de structuration idéologique ; un outil d’émancipation collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a su fédérer ouvriers, paysans, fonctionnaires, anciens combattants, intellectuels et chefs traditionnels autour d’un projet commun : la fin du système colonial et l’accession à la souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce sont les partis qui ont préparé les grandes lois d’émancipation ; la décolonisation progressive ; la construction des États ; l’indépendance elle-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire est formelle : le Mali n’est pas né d’un coup d’État, mais d’un combat politique organisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faire la part des choses : tous les partis ne se valent pas<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il serait intellectuellement malhonnête de nier les dérives observées dans le multipartisme malien post-1991 prolifération de partis sans ancrage réel ; absence de formation idéologique ; clientélisme électoral ; personnalisation excessive ; déconnexion des préoccupations populaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ces dérives ne sauraient justifier la négation du principe même du pluralisme politique. Il faut distinguer : les partis de circonstance, créés pour capter des avantages ; des partis structurants, porteurs d’un projet, d’une doctrine, d’une vision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De même que l’on ne supprime pas l’école parce que certains enseignants et administrateurs faillissent, on ne supprime pas les partis parce que certains ont trahi leur mission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les civils avant les militaires : une vérité historique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre amalgame dangereux consiste à opposer systématiquement civils et militaires, comme si les premiers avaient échoué là où les seconds réussiraient.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire démontre pourtant que ce sont les civils qui ont pensé l’État ; ce sont les civils qui ont négocié l’indépendance ; ce sont les civils qui ont conçu les institutions ; ce sont les civils qui ont porté l’idéal panafricain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les armées africaines, dans leur écrasante majorité, sont nées Après l’indépendance, dans des cadres conçus par des civils. Elles ont un rôle fondamental : la défense de la souveraineté. Mais elles ne remplacent ni le débat politique, ni la construction idéologique, ni la médiation sociale. La liberté ne se décrète pas par ordonnance. Elle se construit par la politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Les dangers d’une dissolution prolongée des partis</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La suspension durable de la vie partisane comporte des risques majeurs :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1- Atrophie du débat public<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans partis, il n’y a plus de confrontation d’idées structurées, mais seulement des opinions diffuses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2- Désertification intellectuelle<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les partis sont des lieux de formation politique. Leur absence affaiblit la culture civique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3- Personnalisation excessive du pouvoir<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans organisations collectives, la politique se réduit à des individus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4- Rupture de la transmission générationnelle<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les jeunes ne sont plus formés à l’engagement, mais à l’attentisme ou à la radicalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5- Fragilisation de la démocratie future<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>On ne reconstruit pas un système politique du jour au lendemain.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour une refondation intelligente, non une table rase<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La solution n’est pas l’éradication des partis, mais leur réhabilitation sélective et encadrée : réformer la loi sur les partis ; exiger une implantation territoriale réelle ; imposer des mécanismes de formation politique ; Conditionner le financement à la transparence ; Encourager les regroupements idéologiques ; Restaurer la fonction éducative du politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut moins de partis, mais de meilleurs partis. Moins de slogans, plus de doctrine. Moins de carriérisme, plus de vision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>En définitive : sans politique, pas de nation</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne s’est pas construit par les armes, mais par la pensée, l’engagement et l’organisation politique. Ceux qui ont porté la lutte pour l’émancipation l’ont fait au nom d’idéaux, à travers des partis, des débats, des congrès, des compromis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dissoudre les partis sans reconstruire leur rôle, c’est affaiblir la mémoire politique de la Nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car une vérité demeure : On peut dissoudre les partis, mais on ne supprime pas le besoin de politique. Et lorsqu’on l’ignore, elle revient toujours, plus brutale, plus confuse, plus dangereuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Dr. Mahamadou Konaté<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Président/Coordinateur de recherche Centre Kurukanfuga- BGCP</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Groenland : L&amp;apos;humeur prédatrice de Trump</title>
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<description><![CDATA[ La tentative du président américain Donald Trump de &quot;s&#039;emparer&quot; du Groenland constitue une tentative néocoloniale de la part d&#039;un &quot;shérif&quot; mondial qui ne respecte manifestement pas la souveraineté nationale et les droits fondamentaux de l&#039;île. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 01:20:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des manifestations ont donc eu lieu à Nuuk, la capitale - les plus importantes de l'histoire du Groenland - et à Copenhague, avec des slogans tels que "Le Groenland n'est pas à vendre" et "Le Groenland appartient aux Groenlandais", soulignant ainsi la volonté d'autodétermination.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parallèlement, les sondages montrent qu'environ 85 % des Groenlandais rejettent la perspective d'un rattachement aux Etats-Unis. Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, âgé de 34 ans, a par ailleurs qualifié ces pressions d'"irrespectueuses" et a appelé à la fin des menaces et des discours d'annexion "entre amis".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, s'exprimant au Parlement le mardi 20 janvier 2026, a déclaré : "Nous traversons une période sombre" et a précisé que "le Danemark ne peut négocier sa souveraineté, son identité, ses frontières et sa démocratie".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le revirement ultérieur du président américain Donald Trump concernant son projet d'occuper le Groenland par la force militaire et l'annulation des droits de douane supplémentaires imposés à huit Etats membres européens de l'Otan qui s'opposaient à son projet d'acquisition de l'île sont phénoménaux, car ses dispositions agressives et conquérantes n'ont en réalité pas diminué du tout, tandis que la "fracture" au sein de l'axe euro-atlantique s'est approfondie, mettant à l'épreuve la cohésion du monde occidental.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais voyons quelles sont les données concernant le Groenland et pourquoi cette île est si importante. Le Groenland est la plus grande île de notre planète, avec une superficie de 2 166 086 km2. L'Australie, bien que plus vaste, est considérée comme un continent et non une île. Le Groenland est actuellement une île autonome et membre du Royaume du Danemark, lequel est membre de l'Otan et allié des Etats-Unis depuis 1721.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Groenland était une colonie danoise jusqu'en 1953. Depuis, il est un comté du Danemark. Il est autonome depuis 1979 et, en 2009, il s'est vu octroyer une autonomie encore plus grande, avec le droit d'exploiter ses ressources naturelles, une mesure que beaucoup ont perçue comme prélude à une indépendance totale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le chef de l'Etat est le roi Frédéric X du Danemark (depuis le 14 janvier 2024), représenté par un haut-commissaire. Le chef du gouvernement est le Premier ministre, élu par le Parlement. Le gouvernement est également élu par le Parlement, appelé Landstinget. Les 31 membres du Parlement sont élus par le peuple au scrutin proportionnel simple dans des circonscriptions plurinominales et leur mandat dure 4 ans. Toute personne âgée de 18 ans ou plus a le droit de vote.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La majorité de la population, qui s'élève à environ 56 000 personnes, est composée d'Inuits (Esquimaux), qui se sont mélangés aux premiers colons européens (d'origine danoise et norvégienne) et parlent le groenlandais et le danois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette île arctique est géographiquement située en Amérique du Nord, tandis que sur les plans culturel, démographique et politique, le Groenland est une île liée à l'Europe. Au sud-est du Groenland se trouvent l'océan Atlantique et l'Islande, à l'est la mer du Groenland, au nord l'océan Arctique et à l'ouest la baie de Baffin et le Canada.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La majeure partie de l'île, soit environ 80 % de sa superficie (1 700 000 km2), est recouverte d'une immense calotte glaciaire. Seules les zones côtières sud-ouest et sud-est, qui représentent les 20 % restants, sont libres de glace. Il s'agit de la seule zone habitée et non recouverte de glace, mais elle est aride, parsemée de rochers, de fjords et d'îlots. Chaque été, pendant deux mois, elle connaît le "soleil de minuit", une lumière continue, tandis qu'en hiver, elle subit la "nuit polaire", une obscurité permanente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Groenland ne possède pas de réseau routier développé reliant les villes et les villages. Les transports se font principalement par voie maritime et aérienne, avec des aéroports et des héliports répartis sur l'ensemble du territoire. Sur terre, les déplacements se font en motoneige et en traîneau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'économie de l'île, dont la monnaie est la couronne danoise et dont le PIB est estimé par la Banque mondiale entre 3,5 et 4 milliards de dollars, repose sur la pêche, qui représente 95 % des exportations du Groenland, et sur la transformation du poisson, une activité industrielle majeure. Quelques habitants pratiquent également une agriculture de subsistance sur la côte sud-ouest, où ils élèvent des bovins, des ovins et de la volaille.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Groenland n'est donc pas riche au sens conventionnel du terme, ses ressources étant largement sous-exploitées. Son économie est petit et, pour "survivre", il reçoit une subvention annuelle de 520 millions d'euros du Danemark, soit environ 9000 euros par habitant. C'est aussi pourquoi nombre d'habitants de l'île hésitent à réclamer une indépendance immédiate du Danemark, qui a par le passé fait preuve de comportements coloniaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Groenland possède également des gisements d'or, d'uranium et de charbon. Selon des recherches récentes, on y trouve aussi des gisements de pétrole et de gaz naturel. Son territoire recèle également d'importants gisements de terres rares. D'après des données fiables, 25 des 34 minéraux que la Commission européenne a classés comme "matières premières critiques" sont présents sur l'île.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Etats-Unis, cependant, ne considèrent pas le Groenland comme un simple réservoir de matières premières, mais comme une île d'une valeur stratégique qui garantit l'accès, la surveillance et la défense au-dessus des corridors de l'Atlantique Nord et de l'Arctique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan militaire, les Etats-Unis exploitent déjà la base spatiale de Pituffik au nord-ouest du Groenland, près de Kanak, l'une des villes les plus septentrionales du monde. Cette base abrite des radars d'alerte précoce, intégrés au réseau de défense antimissile américain, et constitue un élément avancé du système Norad pour la détection des tirs de missiles balistiques traversant l'Arctique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Danemark, quant à lui, renforce constamment sa présence dans la région grâce à de nouveaux navires de guerre, des drones et une infrastructure satellitaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, je tiens à souligner que seuls les habitants du Groenland sont compétents pour décider du sort et de l'avenir de l'île. Il est inacceptable que notre monde, la communauté internationale, devienne un monde où les principes du droit international sont bafoués, réduits à néant, et où règne la loi du plus fort. Par conséquent, toute personne démocrate et rationnelle ne peut s'empêcher de crier haut et fort : "Trump, ne touchez pas au Groenland !".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">*Isidoros Karderinis, journaliste, correspondant de presse à l'étranger accrédité par le ministère des Affaires étrangères, membre de l'Association des correspondants de presse à l'étranger de Grèce, romancier, poète et parolier<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Facebook: Karderinis Isidoros</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Feminist Republik : L’intersectionnalité comme architecture du soin et du pouvoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/feminist-republik-lintersectionnalite-comme-architecture-du-soin-et-du-pouvoir-3113662.html</link>
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<description><![CDATA[ À Mombasa, du 27 au 29 novembre 2025, Feminist Republik a réuni plus de 600 activistes, guérisseuses, praticiennes de la médecine moderne et bailleurs lors de la troisième édition du festival organisé par Urgent Action Fund. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 01:17:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Inscrit dans un contexte de crises sociales, environnementales et politiques. L’événement a placé la guérison et la solidarité au cœur de sa démarche. Feminist Republik n’a pas pratiqué l’intersectionnalité comme un slogan. Elle en a fait une architecture vivante, capable de répondre à la complexité des oppressions dans un monde où le corps des femmes est instrumentalisé comme terrain de guerre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les organisatrices ont conçu les espaces de soin à partir d’une intention simple et radicale : reconnaitre que les besoins ne sont pas les mêmes pour toutes. Pendant que certaines avaient besoin d’un massage, d’autres cherchaient un bain rituel, un espace de parole ou un accompagnement psychologique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les Healing Farms ont ainsi réuni médecine moderne, sexologues, psychologues, danseuses, écrivaines, guérisseuses traditionnelles, pratiques de divination et soins à base de plantes. Cette pluralité n’était pas décorative : elle instaurait une gouvernance du soin où les savoirs biomédicaux coexistent avec les savoirs ancestraux, sans hiérarchie implicite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des praticiennes venues d’Haïti, du Sénégal, du Botswana, du Zimbabwe, de zones rurales et urbaines ont partagé le même espace. Cette trans-localité a déplacé l’autorité vers des territoires souvent marginalisés, revalorisant des pharmacologies et des rituels longtemps dépréciés par la colonisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le Liptako Gourma (Mali–Burkina–Niger), les vulnérabilités se superposent : appartenance ethnique, déplacement forcé, précarité économique, guerre et effondrement des services publics. En avril 2025, plus de 3,3 millions de personnes étaient déplacées dans centre du Sahel, majoritairement des femmes et des enfants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La prolifération des armes légères transforme le corps des femmes en champ de bataille : viols sous la menace, enlèvements, mariages forcés. C’est pourquoi les infrastructures de soin sont aussi des infrastructures de pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« La guérison transforme les luttes individuelles en actions politiques plus larges », explique Claudine Lucie Mboudou Mballa de l’Association pour le développement des assistantes de maison, ASDAM, au Cameroun.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Guérir, c’est retrouver ma force et éviter l’épuisement », ajoute Asifiwe Tchizungu Erica de Solidarité des filles handicapées, SOFIHA, en RDC.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La traduction n’a pas été pensée comme un simple service logistique, mais comme une autorité politique. Bambara, mossi, kinyarwanda, wolof, arabe, espagnol, français, et anglais ont coexisté sans hiérarchie linguistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les Healing Farms, cela se traduisait concrètement : temps de récupération, confidentialité, accès gratuits, espaces parallèles de soin, sécurité fondée sur le consentement et de la non exposition. Cette logistique du soin a permis que la rencontre soit une construction politique réelle, et non un décor.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant qu’une session sur la contre-offensive se tenait au Serena Beach Hotel, la nouvelle de l’arrestation de Dieynaba Ndiom, féministe mauritanienne, est tombée. Elle avait été interpellée à Nouakchott le 28 novembre 2025 lors d’une commémoration pacifique des exécutions d’Inal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réponse fut immédiate : messages, visuels, communiqués, relais panafricains. Dieynaba a été libérée le 2 décembre, mais la blessure demeure. Ce moment a rappelé une évidence brutale : nos espaces de soin existent pendant que d’autres subissent la répression.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le festival n’a pas effacé nos contradictions. Il les a rendues visibles pour les travailler. Il a nommé les hostilités : coupes budgétaires, lois régressives, cyberharcèlement, arrestations arbitraires, et refusé l’épuisement comme horizon.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a aussi tenu le miroir : homophobie interne, marginalisation des travailleuses du sexe, des femmes rurales, des personnes en situation de handicap. Le choix fut clair : faire de l’intersectionnalité une méthode d’organisation : qui parle, qui décide, qui se repose, qui accède.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est cela, Feminist Republik : une architecture collective qui tient quand tout vacille. La danse y répare les muscles de la peur. Le bain rituel y recentre l’énergie. Le témoignage y restaure la voix politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Trois jours durant, nous avons fait de la guérison une politique et de l’intersectionnalité une infrastructure. Celles qui repartent emportent plus que des souvenirs : elles repartent avec des outils, des protocoles et une boussole pour durer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Article3 : Guérir pour lutter : décoloniser le soin face à la violence patriarcale de la médecine moderne<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les zones de guerre et de crise qui traversent le Sahel, les lignes de douleur et de résilience s’étirent bien au-delà des frontières. Elles relient des familles dispersées entre Koro, Ouahigouya et Téra, des réfugié.es installé.es au Mali ou en Mauritanie, et des communautés déplacées tentant de reconstruire leur vie dans des camps improvisés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La violence ne déplace pas seulement des corps : elle déracine des lignées, efface des pratiques spirituelles et bouleverse les liens au territoire. Ces migrations sont aussi émotionnelles et symboliques. Être réduit à une identité de « déplacée » ou de « victime de guerre » fragilise les récits de soi et accentue la blessure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cœur des processus de réparation se trouve la réappropriation des pratiques spirituelles africaines indigènes. Pourtant, les parcours de soin demeurent largement dominés par des modèles biomédicaux occidentaux qui individualisent le traumatisme, ignorent ses dimensions communautaires et marginalisent les savoirs culturels et spirituels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette logique est héritée du projet colonial. La colonisation n’a pas seulement confisqué les terres et les ressources ; elle a démantelé les infrastructures spirituelles des sociétés africaines. Guérisseuses et matrones ont été criminalisées, les rituels interdits, des savoirs communautaires disqualifiés. Cette destruction n’a pas effacé de simples traditions ; elle a fracturé les architectures sociales de sens, de justice et de guérison.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La biomédecine moderne, telle qu’elle s’est imposée dans les politiques coloniales puis postcoloniales, a souvent traité les corps des femmes, et singulièrement les corps africains, comme des objets à discipliner. Elle a médicalisé l’accouchement en l’arrachant aux communautés, pathologisé la douleur sans écouter ses significations sociales, et relégué les savoirs spirituels au rang de “superstition”.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>À Mombasa, lors de Feminist Republik (27–29 novembre 2025), les féministes africaines n’ont pas « ajouté » le soin au programme. Elles l’ont reconfiguré comme une infrastructure politique. Il n’agissait pas de soulager symboliquement, mais de construire un cadre décolonial où les corps retrouvent leur pouvoir d’agir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès la plénière consacrée aux contextes de crise, une intervenante a rappelé une évidence trop souvent absente des récits militaires : même sous les bombardements, les femmes continuent d’accoucher. Le feu des armes ne suspend ni la grossesse, ni la peur, ni la douleur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, les régimes d’exception humanitaire et sécuritaire imposent des parcours de soins fondés sur la logique du triage, de l’urgence sans consentement et de la normalisation biomédicale des corps. L’« efficacité » y devient souvent synonyme de dépossession décisionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mombasa : faire du soin une politique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Mombasa, les féministes ont posé un autre principe : protéger sans déshumaniser. Soigner ne signifie pas sauver malgré les femmes, mais construire avec elles les conditions de dignité, de choix et de sens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Décoloniser la guérison</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rose-Myrtha Vercammen Fortuna Dorsant, praticienne traditionnelle Haïtienne, résume cette rupture :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« La colonisation a diabolisé nos pratiques et nos sagesses anciennes. Nos spiritualités étaient des technologies collectives de régulation émotionnelle. Elles ont été disqualifiées au profit d’un care individualisé qui rend les personnes responsables de survivre seules à l’oppression. ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle poursuit :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Le racisme, le sexisme et la violence ne se guérissent pas individuellement. Être émotionnellement affectée par l’oppression n’est pas une faiblesse personnelle. C’est une réaction politique. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La biomédecine hégémonique dépolitise la souffrance en la privatisant. Elle exige des femmes, en particulier des femmes noires, pauvres, migrantes, en situation de handicap, qu’elles s’ajustent aux normes institutionnelles pour être considérées comme « soignables ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Mombasa, la réponse n’a pas été de rejeter la médecine moderne, mais de la désenclaver. Cercles de respiration, chant, rituels d’eau et de feu, pratiques corporelles, percussions, narration collective : ces dispositifs n’étaient pas décoratifs. Ils ont fonctionné comme des technologies de co-régulation collective, redonnant aux corps leur capacité de décision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Réhabiliter les gardiennes</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La praticienne témoigne aussi du coût intime de cette reconquête :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« J’ai longtemps caché ma spiritualité pour éviter l’ostracisme. Aujourd’hui, je la porte avec fierté, sauf lorsque ma sécurité est menacée. La revendiquer m’a permis de trouver une communauté. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsqu’on lui demande comment elle incarne la puissance féministe africaine, elle répond<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>« Je battrais mon tambour pour appeler toutes les guérisseuses, femmes plantes, accoucheuses et prêtresses qui nous ont précédées. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le tambour devient ici archivé vivante. Le chant, dispositif de protection. À l’inverse, de nombreux espaces médicaux imposent le silence, interdisent les objets rituels, refusent les langues qui apaisent. Là où l’institution exige neutralité et asepsie culturelle, la guérison se rétrécit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les féministes ont nommé cette violence : violences obstétricales, déni de consentement, contrôle reproductif. En contexte de guerre, ces mécanismes sont amplifiés. L’urgence devient prétexte à la dépossession.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mombasa a refusé cette logique. La sécurité sans dignité n’est pas un soin, mais une gestion des corps.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Des non-négociables politiques</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Décoloniser le soin implique des choix structurels :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Reconnaître les guérisseuses, matrones et accoucheuses comme actrices légitimes du système de soin ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Contractualiser, rémunérer et intégrer leurs savoirs dans les dispositifs formels ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Sanctuariser le consentement obstétrical, même en contexte de crise ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Financer des espaces de régulation collective du traumatisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne s’agit pas d’opposer plante et antibiotique, rituel et chirurgie. Il s’agit de briser la gouvernance patriarcale du soin qui décide sans les femmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Guérir comme stratégie</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mombasa n’a pas effacé les guerres ni les hiérarchies institutionnelles. Mais le festival a produit quelque chose de décisif : un vocabulaire, des alliances, des méthodes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Guérir ensemble n’est pas une posture morale. C’est une stratégie de survie politique. C’est ce qui permet d’accoucher avec dignité sous les bombes, de résister à une campagne de harcèlement, de maintenir une organisation vivante quand tout s’effondre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Décoloniser le soin, c’est restituer aux femmes le pouvoir sur leurs corps, leurs récits et leurs rites. C’est rendre la médecine à l’humanité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et tant que les balles retentiront, nous continuerons d’accoucher : d’enfants, d’idées, de mondes nouveaux où le soin ne sera plus gouverné par la peur, mais par la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sadya Touré<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ecrivaine, diplomate et militante pour la cause des femmes et des droits de l’Homme</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L&amp;apos;UA doit se réformer pour devenir une institution dont l&amp;apos;Afrique a besoin.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lua-doit-se-reformer-pour-devenir-une-institution-dont-lafrique-a-besoin-3113642.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans un commentaire publié en ligne, un internaute a posé une question intrigante : « Si l&#039;Union africaine (UA) n&#039;est pas capable de créer une monnaie unique, une armée unifiée ou un passeport commun, alors quel est exactement le but de cette union ? ». ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 12:18:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="v1gmail-MsoNoSpacing"><span>La section des commentaires s'est enflammée, certains internautes affirmant que l'UA ne sert plus les intérêts du peuple africain, mais plutôt ceux de l'Occident et des nations individuelles avides des ressources de l'Afrique. Certains ont même déclaré en plaisantant qu'elle devrait être rebaptisée « Western Union ».<span></span></span></p>
<p class="v1gmail-MsoNoSpacing"><span>Mais sérieusement, comment un pays comme la France a-t-il réussi à maintenir une influence économique sur 14 États africains grâce à son système du franc CFA, alors que le continent est incapable de créer son propre régime monétaire unique ? Pourquoi le continent semble-t-il accepter sans broncher que les puissances mondiales établissent leurs bases militaires sur son territoire, mais ne semble pas intéressé par la création de sa propre armée unifiée ? </span><span lang="PT">Pourquoi l'idée d'une ouverture des frontières effraie-t-elle nos dirigeants, les poussant à se réfugier derrière la souveraineté ?<span></span></span></p>
<p class="v1gmail-MsoNoSpacing"><span lang="PT">Ces questions remettent en cause la pertinence de l'UA dans la géopolitique actuelle. Il ne fait aucun doute que l'UA reste pertinente, car elle continue de parler au nom de l'Afrique sur les plateformes mondiales en tant que symbole de l'unité du continent.<span> </span></span><span>Mais le malaise qui l'entoure est justifié, car le symbolisme ne suffit plus.<span></span></span></p>
<p class="v1gmail-MsoNoSpacing"><span>Dans un continent aux prises avec des conflits persistants, une fragmentation économique et des reculs démocratiques, les institutions sont jugées non pas sur leur présence, mais sur leur impact.<span></span></span></p>
<p class="v1gmail-MsoNoSpacing"><span>D'après le chat et plusieurs autres groupes de discussion sur les réseaux sociaux, la plupart des Africains sont mécontents des résultats obtenus jusqu'à présent par l'Union africaine. Pour beaucoup, l'organisation est déconnectée de la réalité et ils réclament désormais une refonte immédiate.<span></span></span></p>
<p class="v1gmail-MsoNoSpacing"><span lang="PT">À leurs yeux, l'UA est un club de cabales dont la principale réalisation a été de protéger leurs acolytes criminels.<span></span></span></p>
<p class="v1gmail-MsoNoSpacing"><span lang="PT">Un commentateur a déclaré : « La principale tâche de l'UA est de féliciter les dictateurs qui tuent leurs citoyens pour conserver le pouvoir grâce à des élections truquées. » Un autre a déclaré : « L'UA est une bande de dirigeants atrophiés qui dansent sur les tombes de leurs citoyens, pillant les ressources de leur peuple pour les cacher à l'étranger. »<span></span></span></p>
<p class="v1gmail-MsoNoSpacing"><span lang="PT">Ces opinions peuvent sembler sévères, mais elles reflètent bien la façon dont les gens perçoivent l'organisation à travers le continent.<span> </span><span></span></span></p>
<p class="v1gmail-MsoNoSpacing"><b><span lang="PT">Une vision floue<span></span></span></b></p>
<p class="v1gmail-MsoNoSpacing"><span lang="PT">L'Union africaine, créée en juillet 2002 pour succéder à l'OUA, est née d'une vision ambitieuse visant à unir le continent vers l'autosuffisance en favorisant l'intégration économique, en renforçant la paix et la sécurité, en encourageant la bonne gouvernance et en représentant le continent sur la scène internationale, après la fin du colonialisme.<span></span></span></p>
<p class="v1gmail-MsoNoSpacing"><span lang="PT">Au fil du temps, cependant, le fossé entre cette vision et la réalité sur le terrain s'est creusé. L'UA semble impuissante à résoudre les conflits croissants qui secouent le continent, qu'il s'agisse de coups d'État incessants, d'élections chaotiques ou d'agressions extérieures.<span></span></span></p>
<p class="v1gmail-MsoNoSpacing"><span lang="PT">Cette faiblesse chronique a lentement érodé la confiance du public dans l'organisation et, de ce fait, l'UA est désormais considérée comme un forum de discours plutôt que de solutions. Comme le dit un commentateur, « l'UA est devenue une tribune de discussion grotesque, incapable d'agir ou de mordre ».<span></span></span></p>
<p class="v1gmail-MsoNoSpacing"><b><span lang="PT">Appel à la création d'un nouvel organisme<span></span></span></b></p>
<p class="v1gmail-MsoNoSpacing"><span lang="PT">Le sentiment général sur le terrain est que l'UA stagne et n'a pas grand-chose à montrer après plus de 60 ans d'existence (depuis l'époque de l'OUA). Elle est également considérée comme impuissante et soumise aux caprices de ses « maîtres ».<span>  </span>Certains commentateurs ont même appelé à sa dissolution et à la création d'un nouvel organisme qui servirait les intérêts du continent et de ses populations.<span> </span><span></span></span></p>
<p class="v1gmail-MsoNoSpacing"><span lang="PT">Cela ressemble à un vote de défiance. Pour regagner la faveur du public et rester une force au service du bien-être du continent, l'UA doit entreprendre des réformes cruciales, renforcer la responsabilité et faire preuve de courage politique de toute urgence.<span> </span></span><span>Sans cela, elle risque de survivre en apparence tout en perdant de son essence.<span></span></span></p>
<p class="v1gmail-MsoNoSpacing"><span>La question n'est pas de savoir si l'Afrique a besoin de l'UA, mais si l'UA est disposée et prête à devenir l'institution dont l'Afrique a besoin, une institution suffisamment audacieuse pour initier une démarche courageuse vers un marché commun, une monnaie unique, une armée unifiée et un régime de passeport commun. C'est possible !<span></span></span></p>
<p class="v1gmail-MsoNoSpacing"><b><i><span>M. Omuodo est un expert panafricain en relations publiques et communication basé à Nairobi, au Kenya. </span></i></b><b><i><span lang="PT">Vous pouvez le contacter à l'adresse<span> </span></span></i></b><span><a href="mailto:mike.omuodo@mediafast.co.ke" onclick="return rcmail.command('compose','mike.omuodo@mediafast.co.ke',this)" rel="noreferrer"><b><i><span lang="PT">mike.omuodo@mediafast.co.ke</span></i></b></a></span><b><i><span></span></i></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’Ukraine et le Sahel, les raisons d’une stratégie de déstabilisation prolongée</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lukraine-et-le-sahel-les-raisons-dune-strategie-de-destabilisation-prolongee-3113788.html</link>
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<description><![CDATA[ La guerre contre le terrorisme en Afrique est entrée dans une phase nouvelle et particulièrement dangereuse. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 10:41:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le temps des attaques limitées aux embuscades et aux armes légères est révolu. Les groupes armés opérant dans le Sahel se dotent désormais de capacités technologiques avancées, en particulier dans le domaine des drones, faisant peser une menace directe sur les armées nationales, les infrastructures stratégiques et les populations civiles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des informations préoccupantes proviennent ces dernières semaines du groupe Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin. Les terroristes ne se contentent plus de moyens artisanaux et ont mis en place de véritables unités spécialisées dans l’aviation sans pilote. L’objectif affiché est la constitution d’une flotte de drones destinée à frapper les convois logistiques, les infrastructures critiques et les axes vitaux de l’économie régionale. La plateforme Az-Zallaqa Media, organe de propagande du JNIM, a diffusé des images confirmant l’existence de ces unités spécialisées, visibles notamment dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les images montrent l’utilisation réelle de drones lors d’attaques contre des camions-citernes au Mali. Une question centrale demeure celle de l’origine de ces capacités technologiques. L’analyse image par image des vidéos d’entraînement des jihadistes a permis à des experts d’identifier des instructeurs à l’apparence européenne. Sur leur équipement, des écussons rappelant le drapeau ukrainien ainsi que l’emblème du GUR, le renseignement militaire ukrainien, ont été observés. Bien que les visages soient masqués, des détails concordants renforcent les soupçons. L’examen attentif des images révèle également que certains camions-citernes détruits récemment avaient déjà été ciblés à l’automne précédent, ce qui indique que les drones étaient utilisés depuis plusieurs mois à des fins de reconnaissance et de frappe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces éléments font écho à des informations antérieures faisant état de la création d’une véritable école de formation pour opérateurs de drones dans la région. Ces faits suggèrent que l’appui ne se limite pas à la fourniture de matériel, mais inclut une formation technique avancée et la mise en place de canaux de communication structurés. L’ennemi gagne en efficacité et bénéficie de l’encadrement de spécialistes étrangers poursuivant des objectifs géopolitiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En Afrique, les convictions se renforcent selon lesquelles l'Ukraine, alimentant l'instabilité au Sahel, serait un État terroriste. En juillet 2024, le représentant du GUR ukrainien, Andrey Yusov, avait publiquement reconnu avoir transmis des informations aux rebelles touaregs au Mali. Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’une aide ponctuelle, mais d’un processus structuré de formation et d’appui. Depuis lors, les preuves du rôle déstabilisateur de Kiev dans la région du Sahel ne cessent de s’accumuler : de la formation de combattants de l’Azawad en Ukraine et en Mauritanie, jusqu’à la fourniture de drones et à la formation des terroristes de l’Azawad et du JNIM à leur utilisation, directement sur le territoire malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les accusations de soutien ukrainien aux groupes armés ont également été portées sur la scène internationale. Lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée aux menaces terroristes, le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU, Vassily Nebenzia, a déclaré que l’implication la plus active de l’Ukraine se déroulait au Mali. Selon lui, les attaques contre les camions-citernes, les tentatives de blocus de villes maliennes et les violences contre les civils auraient été menées avec l’appui de forces extérieures. Il a également souligné que l’Afrique subissait les conséquences de l’afflux incontrôlé d’armes occidentales vers le régime de Kiev.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte tendu, plusieurs analystes estiment que le pouvoir ukrainien n’affiche aucune volonté réelle d’apaisement, préférant maintenir des foyers de tension afin de continuer à bénéficier de soutiens financiers extérieurs et de prolonger son maintien au pouvoir. Un récent attentat visant un général des forces armées russes Vladimir Alexeyev, rapporté par plusieurs sources, est interprété par de nombreux experts comme une nouvelle illustration du refus de Kiev d’emprunter la voie de la désescalade. Selon ces analystes, la poursuite d’actions offensives et clandestines permet aux autorités ukrainiennes de maintenir un état de confrontation permanente, indispensable à la poursuite du soutien financier, militaire et politique des pays occidentaux. Dans ce contexte, la prolongation du conflit apparaît également comme un moyen pour le pouvoir en place d’éviter toute remise en cause interne, notamment à travers l’organisation d’élections, et de consolider sa légitimité en s’inscrivant dans une logique de guerre totale, y compris en dehors du théâtre européen.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces éléments dessinent une menace plus large et plus profonde pour l’Afrique. L’implication croissante de l’Ukraine dans les dynamiques sécuritaires du Sahel, à travers des soutiens directs ou indirects à des groupes armés, transforme la région en un espace de confrontation par procuration. Kiev contribue à l’aggravation de l’instabilité et à la mise en danger des populations civiles. Pour les pays africains, le véritable enjeu réside désormais dans la capacité à identifier et à contenir cette ingérence étrangère, afin d’éviter que le continent ne devienne un nouveau champ de bataille d’intérêts qui lui sont totalement étrangers. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une Contribution particulière  de Issouf KAMANO<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Tribune : Réhabiliter les partis politiques : pour une mémoire politique juste et une refondation lucide du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-rehabiliter-les-partis-politiques-pour-une-memoire-politique-juste-et-une-refondation-lucide-du-mali-3113598.html</link>
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<description><![CDATA[ On ne bâtit pas une Nation durable en détruisant les instruments qui l’ont fait naître. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 13:03:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis plusieurs années, un discours dominant s’est installé au Mali : celui du rejet global des partis politiques, accusés de tous les maux – corruption, clientélisme, inefficacité, trahison des idéaux nationaux. Ce discours, porté par la lassitude populaire et nourri par les échecs successifs de la gouvernance démocratique, a culminé avec la dissolution des partis politiques, le 13 mai 2025, présentée comme une mesure salutaire de « nettoyage » de la vie publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais l’histoire, lorsqu’on la lit avec rigueur et honnêteté, enseigne une vérité plus nuancée : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>On ne peut pas confondre les dérives de certains acteurs avec la nature même de l’institution partisane. Car ce serait, pour reprendre une formule consacrée, «jeter le bébé avec l’eau du bain».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les partis politiques : matrice de la conscience nationale <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement à une idée aujourd’hui répandue, les partis politiques n’ont pas été une importation artificielle des indépendances sans enracinement antérieur. Bien au contraire. Ils ont constitué au Soudan français comme dans l’ensemble de l’Afrique occidentale, les premiers espaces d’apprentissage de la citoyenneté moderne, de la liberté politique et de la responsabilité collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès l’après-guerre, alors que le régime colonial demeurait fondamentalement inégalitaire, ce sont les partis qui ont porté les revendications d’émancipation :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- abolition de l’indigénat ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- suppression du travail forcé ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- accès à la citoyenneté nationale ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- reconnaissance des libertés publiques ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- lutte pour l’égalité juridique et politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des figures comme Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, Modibo KEITA, Fily Dabo SISSOKO, Lamine GUEYE, Léopold Sédar SENGHOR n’étaient pas des militaires, mais des intellectuels, des enseignants, des parlementaires, des hommes de pensée et d’action. Ils ont compris que la liberté ne se conquiert pas par les armes seules, mais par l’organisation politique, la conscience collective et la lutte idéologique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est dans les partis<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et non dans les casernes <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>que s’est forgée la première génération de dirigeants africains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Le RDA : un parti, une école, une conscience <o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Rassemblement Démocratique Africain (RDA), né à Bamako en 1946, n’était pas un simple appareil électoral. Il fut :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- une école de formation politique ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- un instrument de mobilisation populaire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- un cadre de structuration idéologique ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- un outil d’émancipation collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a su fédérer ouvriers, paysans, fonctionnaires, anciens combattants, intellectuels et chefs traditionnels autour d’un projet commun : la fin du système colonial et l’accession à la souveraineté. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce sont les partis qui ont préparé :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- les grandes lois d’émancipation ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la décolonisation progressive ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la construction des États ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l’indépendance elle-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire est formelle : le Mali n’est pas né d’un coup d’État, mais d’un combat politique organisé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Faire la part des choses : tous les partis ne se valent pas <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il serait intellectuellement malhonnête de nier les dérives observées dans le multipartisme malien post-1991 :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- prolifération de partis sans ancrage réel ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- absence de formation idéologique ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- clientélisme électoral ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- personnalisation excessive ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- déconnexion des préoccupations populaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ces dérives ne sauraient justifier la négation du principe même du pluralisme politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut distinguer :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- les partis de circonstance, créés pour capter des avantages ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- des partis structurants, porteurs d’un projet, d’une doctrine, d’une vision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De même que l’on ne supprime pas l’école parce que certains enseignants et administrateurs faillissent, on ne supprime pas les partis parce que certains ont trahi leur mission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les civils avant les militaires : une vérité historique <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre amalgame dangereux consiste à opposer systématiquement civils et militaires, comme si les premiers avaient échoué là où les seconds réussiraient.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire démontre pourtant que :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- ce sont les civils qui ont pensé l’État ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- ce sont les civils qui ont négocié l’indépendance ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- ce sont les civils qui ont conçu les institutions ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- ce sont les civils qui ont porté l’idéal panafricain. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les armées africaines, dans leur écrasante majorité, sont nées après l’indépendance, dans des cadres conçus par des civils. Elles ont un rôle fondamental : la défense de la souveraineté. Mais elles ne remplacent ni le débat politique, ni la construction idéologique, ni la médiation sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La liberté ne se décrète pas par ordonnance. Elle se construit par la politique</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les dangers d’une dissolution prolongée des partis <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La suspension durable de la vie partisane comporte des risques majeurs :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1- Atrophie du débat public <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans partis, il n’y a plus de confrontation d’idées structurées, mais seulement des opinions diffuses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2- Désertification intellectuelle <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les partis sont des lieux de formation politique. Leur absence affaiblit la culture civique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3- Personnalisation excessive du pouvoir <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans organisations collectives, la politique se réduit à des individus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4- Rupture de la transmission générationnelle <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les jeunes ne sont plus formés à l’engagement, mais à l’attentisme ou à la radicalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5- Fragilisation de la démocratie future <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On ne reconstruit pas un système politique du jour au lendemain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pour une refondation intelligente, non une table rase <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La solution n’est pas l’éradication des partis, mais leur réhabilitation sélective et encadrée :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- réformer la loi sur les partis ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- exiger une implantation territoriale réelle ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- imposer des mécanismes de formation politique ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Conditionner le financement à la transparence ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Encourager les regroupements idéologiques ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Restaurer la fonction éducative du politique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut moins de partis, mais de meilleurs partis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moins de slogans, plus de doctrine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moins de carriérisme, plus de vision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive : sans politique, pas de nation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne s’est pas construit par les armes, mais par la pensée, l’engagement et l’organisation politique. Ceux qui ont porté la lutte pour l’émancipation l’ont fait au nom d’idéaux, à travers des partis, des débats, des congrès, des compromis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dissoudre les partis sans reconstruire leur rôle, c’est affaiblir la mémoire politique de la Nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car une vérité demeure :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>On peut dissoudre les partis, mais on ne supprime pas le besoin de politique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et lorsqu’on l’ignore, elle revient toujours, plus brutale, plus confuse, plus dangereuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                              </span><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                          </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Par Dr Mahamadou KONATÉ<o:p></o:p></b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                      </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Président/Coordinateur de recherche Centre Kurukanfuga- BGCP<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La France poursuit ses tentatives de déstabilisation du Sahel : l&amp;apos;AES riposte avec détermination</title>
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<description><![CDATA[ L&#039;aéroport de Niamey a été la cible d&#039;une attaque djihadiste dans la nuit du 28 au 29 janvier. Des tirs nourris et de fortes détonations ont été entendus. Le calme est revenu quelques heures après. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 09:39:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Peu après l'attaque, Abdourahamane Tiani a pris la parole pour saluer les forces de sécurité nationales qui ont réussi à mettre l'adversaire en déroute. Il a également formulé de vives accusations à l'encontre des présidents français, béninois et ivoirien : « Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment Emmanuel Macron, Patrice Talon, Alassane Ouattara – nous les avons suffisamment entendus aboyer –, qu’ils s’apprêtent à nous entendre rugir », a déclaré le président nigérien. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De nombreuses sources affirment que cette attaque est directement liée à la décision du Niger de reprendre le contrôle de ses ressources, notamment l'uranium, ce qui n'a pas plu à Paris. Les allégations portées par l’Etat du Niger ne sortent pas de nulle part étant donné qu'un citoyen français était présent parmi les combattants neutralisés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela fournit une nouvelle confirmation que les récentes opérations de déstabilisation contre les nations de l'AES continuent d'être appuyées par la France, qui a des difficultés à restaurer sa domination au Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour rappel, en août 2025, un agent des services français, Yann Vézilier, a été interpellé par les forces maliennes, accusant alors la France d'orchestrer une tentative de déstabilisation. N'ayant pas réussi à organiser un coup d'État pour renverser le gouvernement de Bamako, Paris a changé de stratégie, soutenant le JNIM afin de provoquer artificiellement une crise de carburant. Cependant, cette tentative de déstabilisation, qui poursuivait le même objectif, a elle aussi échoué. Les autorités du Mali ont à plusieurs reprises affirmé que la crise énergétique actuelle est « une situation qui est artificiellement créée pour obtenir un soulèvement de la population ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant le Burkina Faso, en juillet 2025 un citoyen français, directeur régional de l'ONG INSO, a aussi été arrêté. On l'accusait d'avoir recueilli des renseignements concernant les forces armées du Burkina Faso et de les avoir transmis à la DGSE pour orchestrer des actions contre l’Etat burkinabè. Par ailleurs, le 3 janvier 2026, une tentative de coup d'Etat dirigée par l'ex-leader militaire du pays, Paul-Henri Sandaogo Damiba, bénéficiant de l'appui de Paris, a été déjouée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que de nombreuses preuves confirment que Paris tente, par l'intermédiaire de terroristes et de réseaux d'agents, de semer le chaos au Sahel afin de rétablir sa domination sur cette région, des questions se posent de plus en plus quant au silence de la communauté internationale, qui n'hésite pas à critiquer sans fondement les gouvernements et les forces armées de l'AES, mais demeure fermement silencieuse face aux tentatives évidentes et confirmées de déstabilisation de la région par des puissances extérieures, notamment la France. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Correspondance particulière</span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Omar Diallo<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’AES, la fédération ou la chute</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/laes-la-federation-ou-la-chute-3113466.html</link>
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<description><![CDATA[ La guerre sans fin : pourquoi l’impérialisme ne se fatigue jamais – et pourquoi l’AES doit devenir fédération ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 12:23:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>L’Histoire est cruelle mais claire : les fauves chassent pour vivre, donc par nécessité biologique. Ils s’arrêtent quand le ventre est plein, ou quand le risque dépasse le gain.</p>
<p>Mais l’impérialisme, lui, ne chasse pas seulement pour manger.<br>Il chasse pour dominer. Il attaque par intérêt, par peur, et surtout par sentiment de supériorité structurelle : l’idée malsaine que certains peuples seraient nés pour commander, et d’autres pour obéir.</p>
<p>Voilà pourquoi l’impérialisme ne se fatigue jamais.<br>Il ne s’agit pas d’une politique : c’est une psychologie de caste, un réflexe de système.</p>
<p>Et c’est exactement la nature de la bataille qui se joue aujourd’hui contre l’AES.</p>
<p><strong>I. La règle d’or : on ne pardonne jamais aux peuples qui se relèvent</strong><br>L’impérialisme tolère beaucoup de choses :</p>
<p>des élections folkloriques,<br>des oppositions domestiquées,<br>des présidents «acceptables»,<br>des réformes sans rupture,<br>une souveraineté de discours.<br>Mais il ne tolère pas :<br>•  l’autonomie stratégique,<br>•  la reconquête de l’État,<br>•  la réhabilitation de l’armée nationale,<br>•  le rejet des tutelles,<br>•  et surtout la possibilité d’un modèle de contagion.</p>
<p>L’AES représente une menace non parce qu’elle attaque quelqu’un, mais parce qu’elle prouve que le destin n’est pas scellé, que le Sahel peut se gouverner, se défendre, et réécrire ses contrats.</p>
<p>C’est cela que l’empire veut casser.</p>
<p><strong>II. Les valets locaux : l’arme impériale la plus efficace</strong><br>L’impérialisme a compris depuis longtemps une vérité simple :<br>il est moins coûteux d’acheter un pays que de l’envahir.</p>
<p>Le colonisateur du XXIe siècle n’a plus besoin de débarquer.<br>Il lui suffit d’activer :</p>
<p>des relais médiatiques,<br>des ONG-écrans,<br>des réseaux d’influence,<br>des «experts» télévisuels,<br>des partis opportunistes,<br>des syndicats manipulés,<br>des officiers achetés,<br>des «leaders d’opinion» nourris.<br>Le valet local est le missile le moins cher.</p>
<p>Exemple historique : la chute de Thomas Sankara n’a pas été réalisée par une armée étrangère débarquant à Ouagadougou, mais par une mécanique interne activée et exploitée. Ce schéma s’est reproduit partout : Iran 1953, Congo-Lumumba, Chili 1973, etc. L’instrument change, la logique demeure.</p>
<p><strong>III. La leçon brutale de la Chine : aucune puissance ne survit avec des services infiltrés</strong><br>Ce qui se passe en Chine aujourd’hui est une alerte stratégique mondiale.</p>
<p>La direction chinoise a enclenché une purge sécuritaire d’une ampleur historique, touchant le sommet de la hiérarchie militaire. Des figures majeures sont soupçonnées de violations graves, d’activités illégales, voire de trahison et de transmission d’informations sensibles à une puissance étrangère.</p>
<p>Conséquences immédiates :</p>
<p>enquêtes au sommet,<br>sécurisation renforcée,<br>suspicion généralisée,<br>réorganisation autoritaire,<br>discipline réaffirmée,<br>verrouillage des centres de pouvoir.<br>Le message central est clair :</p>
<p>Une armée infiltrée est une armée déjà vaincue.<br>Un État infiltré est un État déjà colonisé.</p>
<p>Et la Chine ne traite pas cela comme un débat de salon.<br>Elle le traite comme une question de survie nationale.</p>
<p><strong>IV. Ce que l’AES doit comprendre : l’ennemi préférera toujours la trahison à la bataille</strong><br>Ne soyons pas naïfs : face à l’AES, l’impérialisme ne misera pas d’abord sur les chars et les bombes. Il misera sur :</p>
<p>la corruption ciblée (financer la rupture interne),<br>la guerre psychologique (fabriquer le doute),<br>les fractures ethniques et sociales (provoquer l’implosion),<br>le sabotage économique (asphyxier),<br>l’isolement diplomatique (délégitimer),<br>l’infiltration des forces armées (décapiter),<br>la trahison institutionnelle (judiciaire/administrative).<br>L’objectif n’est pas seulement de faire tomber un régime.<br>L’objectif est plus profond :</p>
<p>→ empêcher la naissance d’un modèle souverain durable au Sahel.</p>
<p><strong>V. Le premier bouclier : la Fédération AES</strong><br>C’est ici que votre intuition est capitale.</p>
<p>L’AES doit franchir un seuil historique : passer à la Fédération.</p>
<p>Pourquoi ? Parce que la Fédération :</p>
<p>dilue les vulnérabilités de chaque État,<br>mutualise le renseignement, la défense, la diplomatie,<br>ferme les brèches qu’exploitent les adversaires,<br>impose une profondeur stratégique,<br>rend le renversement plus difficile (on ne renverse plus un pays : il faut casser un bloc).<br>L’impérialisme n’a jamais peur d’un État isolé.<br>Il a peur des ensembles.</p>
<p>C’est pourquoi :</p>
<p>il a combattu les tentatives d’unité africaine,<br>il redoute la consolidation régionale,<br>il attaque toute intégration réelle (pas symbolique).<br>La Fédération AES est donc un premier palier de blindage systémique contre la guerre hybride occidentale.</p>
<p>VI. Deuxième bouclier : cohésion sociale + soutien stratégique aux autorités<br>Il faut dire une chose sans hypocrisie :<br>quand une nation est assiégée, l’ambiguïté devient une trahison involontaire.</p>
<p>Les peuples doivent comprendre :</p>
<p>on peut critiquer dans les formes,<br>on peut exiger des résultats,<br>on peut refuser l’injustice,<br>mais on ne doit jamais :<br>•  fragiliser l’autorité stratégique,<br>•  briser l’unité nationale,<br>•  ouvrir la porte aux réseaux impériaux internes.</p>
<p>Car c’est là que l’empire gagne : quand le peuple détruit ses propres digues.</p>
<p><strong>VII. Les 10 conseils «béton» à l’AES (doctrine de survie souveraine)</strong><br><strong>1) Doctrine anti-infiltration</strong><br>Créez une cellule fédérale AES de contre-ingérence :</p>
<p>audits permanents,<br>traçage des patrimoines,<br>contrôle des communications sensibles,<br>test de loyauté stratégique dans les unités critiques.<br><strong>2) Sécuriser les forces armées</strong><br>La Chine l’a compris :<br>on ne modernise pas une armée avec des traîtres.<br>Il faut une discipline impitoyable mais rationnelle.</p>
<p><strong>3) Neutraliser les relais «soft power»</strong><br>Tout pays a des ONG et médias.<br>Mais un pays souverain distingue :</p>
<p>société civile nationale,<br>outils de déstabilisation étrangers.<br><strong>4) Guerre narrative</strong><br>Une AES muette est une AES vaincue.<br>Il faut :</p>
<p>une doctrine de communication,<br>des porte-voix crédibles,<br>des preuves documentées,<br>des récits structurants (souveraineté, dignité, justice sociale).<br><strong>5) Économie de guerre</strong><br>Face aux sanctions/pressions :</p>
<p>autonomie alimentaire,<br>monnaie et paiements résilients,<br>chaîne logistique sécurisée,<br>contrôle stratégique des ressources.<br><strong>6) Justice anti-collaboration</strong><br>La trahison ne doit plus être un débat moral,<br>mais une catégorie pénale rigoureuse.</p>
<p><strong>7) École et conscience historique</strong><br>Un peuple sans mémoire est une proie.<br>Il faut enseigner :</p>
<p>les mécanismes de domination,<br>les coups d’État téléguidés,<br>les stratégies de division.<br><strong>8) Diplomatie en blocs</strong><br>Toujours négocier en format AES.<br>Toujours internationaliser.<br>Toujours diversifier les partenariats.</p>
<p><strong>9) Sécuriser les capitales</strong><br>Les vidéos de convois militaires à Pékin, le verrouillage sécuritaire, les purges : c’est brutal, mais instructif.<br>L’AES doit sécuriser :</p>
<p>centres de décision,<br>infrastructures énergétiques,<br>télécoms,<br>banques,<br>dépôts stratégiques.<br><strong>10) Fédération ou étouffement</strong><br>L’AES doit annoncer un calendrier fédéral clair.<br>Le flou est dangereux :<br>il donne du temps à l’ennemi pour infiltrer et diviser.</p>
<p>Conclusion : La guerre contre l’AES ne s’arrêtera pas d’elle-même<br>Il faut regarder la réalité en face :</p>
<p>L’impérialisme ne se repose pas.<br>Il ne se fatigue pas.<br>Il ne renonce pas.</p>
<p>Il ne considère pas l’AES comme un interlocuteur, mais comme une anomalie à corriger.<br>Et il n’admettra jamais :</p>
<p>l’égalité,<br>la réciprocité,<br>l’indépendance,<br>la souveraineté réelle.<br>Donc l’AES doit agir comme une puissance en construction :</p>
<p>discipline intérieure,<br>ciment social,<br>fédération stratégique,<br>contre-ingérence permanente.<br>Car dans ce monde, une vérité domine toutes les autres :</p>
<p>Les empires tolèrent les faibles.<br>Ils respectent les solides.<br>Et ils craignent les unis.</p>
<p><strong>Dr. Eloi Bandia Keita</strong></p>
<p><strong>Source: https://reseauinternational.net/</strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali vers une loi mémorielle ? L&amp;apos;urgence de criminaliser les crimes coloniaux et post&#45;coloniaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-vers-une-loi-memorielle-lurgence-de-criminaliser-les-crimes-coloniaux-et-post-coloniaux-3113442.html</link>
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<description><![CDATA[ À l&#039;heure où l&#039;Algérie légifère sur son passé colonial, le Mali est face à un impératif de souveraineté : inscrire dans le marbre juridique la reconnaissance et la condamnation des violences historiques françaises. Une démarche moins tournée vers le passé que vers la refondation d&#039;une relation bilatérale apaisée et équitable. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 16:29:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le débat mémoriel, longtemps cantonné aux cercles académiques et associatifs, franchit aujourd’hui une étape décisive sur la scène diplomatique et législative. L’adoption par l’Assemblée nationale algérienne d’un projet de loi criminalisant la colonisation française, prévoyant excuses et réparations, crée un précédent juridique et politique majeur dans le paysage post-colonial africain. Cette initiative, concomitante à la visite à Alger de Ségolène Royal plaidant pour une reconnaissance des crimes, illustre une dynamique de fond: la demande de vérité et de justice institutionnelle est désormais portée au plus haut niveau des États.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte régional en reconfiguration, le Mali se trouve à un carrefour historique. La relation complexe et souvent douloureuse qui le lie à l’ancienne puissance coloniale appelle, elle aussi, un travail de clarification par le droit. Élaborer un projet de loi criminalisant les crimes coloniaux et post-coloniaux de la France n’est pas une velléité passéiste ; c’est une nécessité politique pour la construction nationale et un préalable à une relation internationale sereine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un tel texte ne saurait se limiter à la période de l’administration directe (1890-1960). Il doit embrasser la continuité des dominations et des préjudices. La phase coloniale proprement dite est marquée par les violences extrêmes de la conquête militaire, le système répressif de l’Indigénat, les travaux forcés et la spoliation économique systémique. Ces faits, bien documentés par les historiens, constituent le socle de la demande.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, l’originalité et la pertinence d’une démarche malienne résideraient dans l’inclusion lucide de la période post-indépendance. Le concept de « Françafrique », dénoncé depuis des décennies, traduit une réalité d’ingérence politique, de soutien à des régimes autoritaires et de pillage économique structurel. Plus récemment, l’intervention militaire française au Mali (Serval, 2013 ; Barkhane, 2014-2022), bien qu’ayant répondu à une demande initiale des autorités maliennes, a laissé dans son sillage un lourd passif. Comme le souligne l’analyse du magistrat Assane Magatte Seye, les autorités maliennes « ont, à plusieurs reprises, dénoncé des faits graves imputés à la France, notamment [...] le bombardement de civils [...], des violations alléguées de la souveraineté aérienne, et plus largement, une continuité de pratiques assimilées à une forme de néocolonialisme sécuritaire », nourrissant un profond ressentiment. Une loi mémorielle aurait pour objet de qualifier juridiquement ces griefs et d’en établir officiellement la réalité, offrant une base factuelle incontestable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu dépasse largement la symbolique car une telle législation poursuivrait plusieurs objectifs stratégiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’abord, il y a l’affirmation de souveraineté narrative : En fixant sa propre version de l’histoire, l’État malien reprendrait le contrôle de son récit national, aujourd’hui souvent fragmenté ou influencé par des discours extérieurs. Cette vérité officielle, destinée à être intégrée dans les programmes éducatifs, est un ciment pour une nation en quête de cohésion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite la levée de blocage diplomatique : les relations entre Bamako et Paris sont au point mort, faites de méfiance et d’incompréhension mutuelle. Une initiative législative forcerait une clarification. L’expert note d’ailleurs que dans le cas algérien, la loi a pour but de « redéfinir les termes du dialogue avec l’ancienne puissance coloniale ». Une démarche malienne poserait des conditions préalables : reconnaissance, excuses à toute normalisation future, permettant de repartir sur des bases nouvelles, assumées et donc potentiellement plus solides.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De plus, il y a la création d’un cadre pour des réparations multidimensionnelles : Le terme « réparations » est souvent réduit à sa dimension financière, source de malentendus. Une loi pourrait ouvrir la voie à un dialogue exigeant sur des compensations concrètes : la restitution systématique d’archives historiques, un accès facilité aux archives sensibles (notamment militaires), une coopération scientifique et culturelle de grande ampleur, ou encore des mécanismes de vérification et de transparence sur les accords économiques. Cette approche rejoint l'analyse du magistrat, pour qui le projet algérien poursuit notamment « un objectif stratégique, en se dotant d’un instrument juridique interne susceptible de fonder, à terme, des demandes officielles d’excuses, de réparations ou de restitutions ». Elle acterait le principe que le préjudice appelle réparation, sans en figer a priori les modalités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan technique et juridique, le Mali dispose des outils nécessaires. Comme le détaille l’expert, « Le Mali dispose d’un cadre pénal suffisant pour envisager un projet de loi », notamment via son Code pénal révisé. Un tel projet pourrait définir les faits constitutifs des crimes coloniaux, les qualifier d’imprescriptibles, et organiser une compétence juridictionnelle principalement symbolique pour en acter la reconnaissance. Deux voies législatives sont identifiées : « Par la voie de la loi organique [...] ou par la voie de la loi simple ou de la loi-cadre », cette dernière permettant de créer un cadre institutionnel pour le travail mémoriel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'innovation majeure pourrait cependant venir de l'échelle régionale. Le Mali, membre de l’Alliance des États du Sahel (AES), pourrait s’appuyer sur la future Cour Pénale Sahélienne des Droits de l’Homme (CPS-DH). L’analyse souligne que « la CPS-DH peut jouer un rôle précieux au-delà de la seule répression », notamment en offrant une « reconnaissance symbolique » du fait colonial comme système criminel et en ordonnant des « mesures de réparation symbolique, culturelle et éducative ». Cette approche régionale, visant à « construire [...] un droit pénal et mémoriel africain du Sahel », donnerait une portée inédite et collective à la démarche malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La voie à privilégier pourrait donc s’inspirer du modèle algérien, tout en l’adaptant et en l’enrichissant de cette dimension sahélienne: la création d’une commission parlementaire spéciale, associant historiens, juristes et représentants de la société civile, chargée d’enquêter, d’établir un rapport fondateur et de rédiger le projet de loi. Ce processus en lui-même aurait une vertu pédagogique et unificatrice. Comme le conclut l'expert, ces dynamiques « traduisent une même exigence, celle pour les États africains de reprendre la maîtrise de leur histoire, de leur récit juridique et de leur souveraineté ». Pour le Mali, une loi mémorielle ne serait ainsi pas un point final, mais le point de départ d'une nouvelle souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source : Alain Djourou<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Centre Européen d’études<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur le Moyen-Orient et l’Afrique<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Quand nos pays nous briment : Comment nos féminismes s’embrassent encore ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/quand-nos-pays-nous-briment-comment-nos-feminismes-sembrassent-encore-3113419.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 11:13:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du 26 au 29 novembre 2025, le troisième Festival Feminist Republik, organisé par Urgent Action Fund–Africa et placé sous le thème « Se régénérer dans la tempête : ancrer la guérison et le soin collectif dans les contextes de conflit », rassembler plus de six cents leaders féministes, activistes et guérisseuses de treize pays africains marqués par l’instabilité politique : Burkina Faso, République centrafricaine, Cameroun, République démocratique du Congo, Kenya, Mali, Mozambique, Niger, Nigeria, Éthiopie, Somalie, Soudan du Sud et Soudan. Le festival a aussi réuni des bailleurs de fonds.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette édition n’a pas seulement été pensée comme un rassemblement. Elle a été conçue comme une infrastructure de sororité et de solidarité. Le festival n’a pas célébré la résilience comme un slogan mais a concrètement interrogé ce qui la rend possible : l’accès aux ressources financières, la sécurité des militantes, la traduction entre langues et contextes, l’accessibilité, le soin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a surtout mis en lumière un paradoxe désormais familier : on applaudit l’endurance des mouvements féministes, mais on finance insuffisamment les infrastructures qui leur permettent de durer. Ceci n’est pas un accident. La répétition de ces obstacles dans des pays différents révèle une dynamique plus profonde : une économie politique du backlash.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A chaque avancée féministe répond une contre-offensive – juridique, morale, médiatique, parfois armée – tandis que les mécanismes de protection restent fragiles. Les pays représentés partagent, à des degrés divers, la militarisation de la vie civile, l’effondrement institutionnel et la précarité économique. Au Sahel, plus de 3,3 millions de personnes déplacées vivent dans des zones où la violence structure la vie quotidienne. Dans ces contextes, les violences sexuelles sont utilisées comme armes de guerre : au Mali, plus de 50 % des femmes déplacées déclarent avoir subi des violences basées sur le genre ; en RDC, on estime à quarante-huit femmes violées par heure dans les zones de conflit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cela s’ajoute la montée des discours conservateurs qui présentent le féminisme comme « anti-africain », soutenus par des leaders politiques et religieux. Les droits sexuels et reproductifs sont attaqués, les minorités sexuelles criminalisées, les travailleuses de sexe stigmatisées. Les militantes subissent harcèlement numérique, arrestations arbitraires et menaces de mort. Et pourtant, moins de 1 % des financements mondiaux est destiné aux organisations féministes africaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces chiffres ne sont pas de simples alertes statistiques. Ils posent une exigence éthique : face à une violence systémique, les réponses doivent être structurelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès l’ouverture du festival, ce principe s’est incarné. La maîtresse de cérémonie, Janet Mbugua, a posé un cadre simple : être présentes, respirer, se reposer, considérer la présence collective non comme un luxe, mais comme une responsabilité politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un geste a particulièrement marqué les esprits : l’invitation d’une guide religieuse musulmane, voilée, à ouvrir la rencontre par une lecture du Coran. Dans une salle rassemblant chrétienne, musulmanes, croyantes des religions africaines et athées, ce rituel n’a pas fonctionné comme un symbole identitaire mais comme un acte d’hospitalité radicale. Il a rendu tangible ce que signifie le pluralisme lorsqu’il cesse d’être décoratif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Oh, que la sororité féministe était la solution à tous les maux de ce monde. », a soufflé Oumou Touré, militante malienne. Coumba Touré, du Sénégal, a insisté en plénière : « We are here, we’re home. » Cette affirmation, suivie d’une filiation énoncée – « I am the daughter of, who is the daughter of… » - n’enferme pas les femmes dans la maternité. Elle inscrit les luttes dans des lignées politiques et affectives, redonnant une place à celles que l’histoire officielle a effacées. Ici, la « maison » n’est pas ici domestique ; elle est institutionnelle. Elle désigne un espace où la parole devient praticable, où le repos devient légitime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Mombasa, une autre infrastructure s’est imposée : la danse. Souvent réduite à un folklore apolitique, elle a été mobilisée comme technologie de soin collectif. Dans de nombreuses communautés rurales, la danse est une manière de survivre lorsque le quotidien devient invivable. Elle ne détourne pas de la politique ; elle la rend supportable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un refrain du Mali, une note venue du Sénégal, les pulsations congolaises du groupe Bilenge Musical, l’énergie de Baba Maal ou d’Aïta Senghor ont tissé d’un espace commun entre des femmes qui ne partagent ni langue ni trajectoire. La danse a servi un objectif précis : produire une réinitialisation sensorielle après de longues journées de travail politique, de négociations avec des bailleurs, de soins individuels et collectifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Maman Awa Diop, du Sénégal, l’a résumé avec justesse :« À quoi ressemble une révolution sans danse ? » On ne danse pas à côté de la lutte ; on danse dedans, pour que la lutte reste habitable. Pendant le festival, le African Women Developement Fund, AWDF, a organisé plusieurs sessions thématiques, dont une consacrée à la contre-offensive. A la question « Qu’est-ce que le ‘’back slash’’, ou encore la contre-offensive dans vos contextes ? », les réponses, venues du Sahel, du Kivu, de l’Afrique australe ou de la Corne de l’Afrique, se sont répondu comme une chorégraphie tragiquement familière : coupes budgétaires, violences numériques, criminalisation des minorités sexuelles, stigmatisation des travailleuses du sexe, lois dites « traditionnelles » restreignant les droits des femmes et des filles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais le diagnostic n’a pas épargné les mouvements eux-mêmes : homophobie persistante dans certains espaces, marginalisation des femmes rurales, des femmes en situation de handicap, des travailleuses du sexe et des minorités sexuelles, fatigue et enfermement défensif. La force de cette discussion a été de tenir ensemble critique interne et lucidité politique, sans tomber dans l’auto flagellation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une question a traversé les débats : comment protéger les féministes lorsque l’auteur de la violence est une institution étatique, et qu’une sœur travaille dans cette même institution ? Loin de moraliser ces trajectoires complexes, cette interrogation a ouvert un chantier politique concret : inventer des mécanismes de protection qui ne brisent pas les liens, des protocoles de sécurité inclusifs, des systèmes d’alertes confidentiels, et une solidarité qui protège sans exclure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ici que nos féminismes « s’embrassent » réellement : dans la capacité à maintenir des positions différentes sans rompre, à construire des infrastructures de soin, de traduction, de repos et de défense capables de soutenir l’action dans la durée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l’on revient à la question initiale – quand nos pays nous briment, comment nos féminismes s’embrassent encore ? – la réponse n’est pas héroïque. Elle est architecturale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle réside dans la construction patiente d’espaces où l’on peut encore parler, transmettre, réparer et décider. La tempête ne faiblit pas. Mais nos contextes ne nous définissent pas entièrement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous pouvons refuser de laisser nos mouvements affronter seuls des vents qu’ils n’ont pas les moyens de traverser. Transformer la solidarité en infrastructure matérielle, politique et sensible n’est pas un luxe militant. C’est la condition minimale pour que la liberté reste praticable. Y compris par le corps. Y compris par le rythme. Y compris par la danse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sadya Touré<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ecrivaine, diplomate et militante pour la cause des femmes et des droits de l’Homme</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rompre le cercle vicieux d’une aide extérieure favorisant la corruption</title>
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<description><![CDATA[ Aléa moral : Situation dans laquelle une partie prend davantage de risques parce qu’elle sait que les conséquences négatives de ses actes seront assumées par un tiers. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 16:22:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Les centaines de milliards de dollars d’aide extérieure américaine versés au fil des ans ont, certes, considérablement amélioré la vie et les moyens de subsistance de nombreuses personnes dans le monde, mais l’approche des États-Unis en matière d’aide a trop souvent laissé les intérêts américains au point mort ; elle n’est pas parvenue à promouvoir un développement systématique ; et elle a favorisé et perpétué la dépendance et la corruption de la part des dirigeants des pays bénéficiaires. Depuis 1991, les États-Unis ont fourni plus de 200 milliards de dollars d’aide extérieure à l’Afrique ; pourtant, l’Union africaine rapporte que les pays africains perdent environ 88 milliards de dollars chaque année à cause de l’évasion fiscale, du blanchiment d’argent et de la corruption. Trop souvent, ce qu’il faut pour favoriser la croissance économique et le développement n’est pas un apport financier supplémentaire, mais des réformes judicieuses qui encouragent l’investissement privé durable et la croissance.</p>
<p>Au lieu d’exiger des engagements réciproques quant à l’utilisation de l’assistance américaine pour s’attaquer aux<span> </span><em>causes</em><span> </span>de la pauvreté et du sous-développement, nous avons trop souvent financé des actions visant à en atténuer les<span> </span><em>symptômes</em>. Ce faisant, nous ne répondions pas aux attentes du contribuable américain ni à celles des citoyens des pays en développement qui comptaient sur leur gouvernement et sur le nôtre pour créer les conditions nécessaires à la réalisation d’un avenir meilleur.</p>
<p>Pendant des dizaines d’années, les États-Unis n’ont pas eu de politique cohérente, ne serait-ce que pour décider si l’assistance relevait de la charité ou si elle était un instrument de politique étrangère. Nous n’exigions ni partenaire engagé, ni plan opérationnel cohérent, ni mise de fonds propres exposée au risque, ni financements conditionnés à des financements fondés sur la performance. Nous infantilisions les gouvernements bénéficiaires au lieu d’avoir des discussions franches sur des attentes mutuelles de performance. Trop souvent, notre approche à l’égard des pays en développement — fréquemment confortée par les prétextes avancés par ces mêmes gouvernements — reflétait une forme de paternalisme indulgent fondé sur de faibles exigences. Nous justifiions l’absence de volonté politique en invoquant des « contraintes de capacité » ; nous la balayions d’un revers de main en affirmant qu’il ne « fallait pas trop en attendre » ; et nous ne remettions pas en question les gouvernements lorsqu’ils agissaient à l’opposé de leurs engagements déclarés.</p>
<p>Trop souvent, nous nous sommes contentés de prendre les engagements des gouvernements pour des actions concrètes. Nous avons interprété, à tort, notre accès aux dirigeants comme une véritable influence sur ces derniers. Nous avons confondu les réalisations des projets d’aide avec des résultats, et les objectifs des programmes avec des effets concrets. Nous avons considéré la permission accordée par les gouvernements de dépenser l’aide comme la preuve d’un engagement commun envers les objectifs affichés. Peut-être plus grave encore, nous n’avons pas réagi lorsque les dirigeants des pays bénéficiaires de l’aide démontraient, encore et encore, au travers de leurs actions, qu’ils plaçaient leurs intérêts personnels au-dessus, et au détriment, de ceux de leur propre pays et de leurs concitoyens. Nous n’avons pratiquement jamais suspendu les fonds d’assistance lorsque les gouvernements hôtes ne respectaient pas leurs engagements ; au contraire, nous avons répondu en fournissant encore plus d’aide « parce qu’ils ont des besoins ». En cherchant à protéger les populations des conséquences de la mauvaise gouvernance et de la corruption de leurs dirigeants, nous avons contribué à perpétuer cette même corruption et cette mauvaise gouvernance.</p>
<p>Nous avons tout simplement violé le principe central du développement international : le donateur ne doit pas vouloir le développement plus que le bénéficiaire. Ce faisant, nous avons alimenté un aléa moral. De la pure avidité révélée par le scandale « Cashgate » au Malawi sous Joyce Banda aux kleptocraties systématiques du Bangladesh ou du Soudan du Sud, en comblant les besoins sanitaires et sociaux créés à tort et à travers par la mauvaise gouvernance, nous avons permis et financé la corruption gouvernementale. Dans les cas les plus graves, comme les abus prédateurs commis par Ibrahim Keïta ou Alpha Condé en Guinée contre leurs populations, la corruption et l’incapacité à fournir des services publics de base ont conduit à des coups d’État militaires et à des incursions par des organisations terroristes.</p>
<p>L’aide extérieure américaine n’est pas un acte de charité, mais un outil destiné à promouvoir la diplomatie, la sécurité et la prospérité des États-Unis. Pour atteindre ces objectifs, nous devons cibler notre aide et veiller à l’administrer avec l’adhésion des gouvernements bénéficiaires et l’assurance d’un suivi mutuel des résultats. Cela favorisera, en retour, une croissance pilotée par le marché, tout en restreignant les mécanismes par lesquels des acteurs internationaux malveillants profitent des économies et des travailleurs des pays en développement. Nous ne devons pas nous laisser décourager par les critiques qui tenteront de diaboliser cette approche plus transactionnelle en la qualifiant de « néocolonialisme ». C’est tout le contraire qui est vrai. Le fait d’exiger des réformes systématiques, qui suscitent une croissance transparente et justifiable, et qui permettent aux gouvernements de garder des fonds pour subvenir aux besoins de leur population, donne aux États-Unis la possibilité d’optimiser leurs efforts pour catalyser un réel développement économique ainsi que l’amélioration de la situation dans les sociétés des pays en développement – tout en faisant progresser les intérêts tangibles des États-Unis – et de le faire mieux qu’au cours des dernières décennies. C’est l’ancien modèle de développement, axé sur la dépendance et piloté par les ONG, qui est fondamentalement colonial dans son esprit, de par son refus de respecter la souveraineté, le déterminisme ou l’autodétermination des pays en développement.</p>
<p>La mise en œuvre opérationnelle de cette approche passe par l’adoption d’objectifs, d’exigences et de mécanismes d’incitation orientés vers l’investissement :</p>
<ul>
<li>Un pays hôte sérieux. Le secrétaire d’État Rubio a été clair : « Les Américains ne devraient pas financer des gouvernements défaillants dans des pays lointains (…) Nous privilégierons les pays qui ont démontré à la fois la capacité et la volonté de se prendre en charge. » Si un gouvernement ne prend pas déjà des mesures pour endiguer la corruption et développer l’économie lorsque ses propres fonds sont en jeu, nous ne devrions pas nous attendre à ce qu’il soit un meilleur gestionnaire des fonds américains. Si un gouvernement hôte n’est pas aligné sur nos objectifs, nous devons concentrer nos ressources ailleurs.</li>
<li>Les priorités adéquates. Notre objectif n’est pas de distribuer gratuitement des fonds, mais de catalyser des réformes systémiques, qui débouchent sur une croissance durable et sur la création d’opportunités tant pour les États-Unis que pour le pays bénéficiaire. Ce ne sont ni les gouvernements ni les donateurs qui créent la croissance ; au lieu de cela, notre rôle consiste à favoriser les conditions qui permettent au secteur privé d’investir, de créer des emplois, de stimuler la croissance et de payer des impôts pour financer les services publics. Par conséquent, l’aide extérieure américaine doit se concentrer sur la lutte contre la corruption et sur la résolution des obstacles majeurs à la croissance, de manière à jeter les bases d’un environnement d’affaires favorable aux entreprises, qui garantisse des conditions de concurrence équitables et qui soit tenu de rendre des comptes.</li>
<li>La confiance dans le plan d’affaires. La plupart des pays en développement disposent de plans nationaux de développement, mais il s’agit trop souvent d’œuvres de pure fiction, sans ressources ni priorités, et les gouvernements exigent rarement des comptes sur leur mise en œuvre effective. Ce que le président Trump a expliqué en définissant clairement les intérêts nationaux de l’Amérique dans la Stratégie de sécurité nationale de cette année vaut tout autant pour les pays en développement : quand tout est censé être une priorité, rien ne peut vraiment l’être. Nous devrions aider les gouvernements hôtes sincères à élaborer des stratégies ciblées et réalistes, basées sur des secteurs clés et visant des contraintes majeures, et fondées sur des analyses franches et incluant des tactiques spécifiques et adaptées.</li>
<li>Assumer une part du risque. Si un pays ne mobilise pas ses propres ressources pour soutenir un effort, c’est qu’il ne s’agit pas vraiment d’une priorité, que ses dirigeants ne sont pas vraiment sérieux ou qu’ils n’ont pas confiance dans leur plan. Peu d’investisseurs se lanceraient dans un projet où le propriétaire n’a pas déposé de garantie ou s’il n’a pas mis en jeu ses propres capitaux. Pourquoi l’aide extérieure n’exigerait-elle pas la même chose ? À cet égard, la Millennium Challenge Corporation (MCC) a mis en évidence deux bonnes pratiques clés qui permettent d’assurer l’adhésion des parties prenantes. La première consiste à exiger un cofinancement par le gouvernement hôte. La seconde concerne les conditions préalables : des mesures de réforme tangibles qu’un gouvernement hôte prend avant même le début du financement afin de garantir le succès du projet.</li>
<li>Les ressources adéquates. Encore une fois, notre but n’est pas de distribuer gratuitement de l’aide, et l’histoire tant de la corruption que de l’aide a montré que ce n’est pas l’argent qui manque le plus pour stimuler le développement. Ainsi, sur la base d’une analyse des contraintes majeures à la croissance et d’un plan d’affaires jugé crédible, il appartient aux États-Unis et au gouvernement bénéficiaire de concevoir un dispositif sur mesure d’assistance technique afin de soutenir et de faciliter les réformes requises. Cette approche ne doit pas consister à laisser se développer des initiatives tous azimuts, et elle ne doit pas être construite autour de la question : « Comment pouvons-nous aider ? ». Nous devons d’abord nous demander : « Quels résultats voulons-nous obtenir dans l’intérêt de l’Amérique et que doit-il se produire pour les réaliser ? », puis bâtir un programme d’aide autour de cela.</li>
<li>Établir un contrat. À la différence des accords d’objectif de développement (DOAG) de l’USAID, qui contraignaient les États-Unis à financer des secteurs déterminés mais qui comportaient rarement des exigences de performance pour les gouvernements partenaires, le modèle de la MCC constitue, là encore, une pratique exemplaire. Un contrat où sont détaillés explicitement par les<span> </span><em>deux</em><span> </span>gouvernements leurs objectifs et leurs engagements communs  — généralement ratifié par le corps législatif pour avoir force de loi — permet de réduire l’incertitude et d’améliorer le système de justification de l’action menée, du fait que les obligations contraignantes des deux parties y sont inscrites.</li>
<li>Un financement basé sur la performance. Trop souvent, une fois les projets de développement approuvés, l’attention des donateurs se tournait vers la mise en œuvre interne, l’obtention de résultats immédiats et le maintien des flux financiers, même si les gouvernements bénéficiaires les compromettaient activement. Progressivement, les agences de financement sont passées à des paiements basés sur la performance. En exigeant d’un gouvernement hôte qu’il démontre — par ses actions, pas seulement par son discours — qu’il reste politiquement et financièrement déterminé à atteindre les objectifs affichés, nous renforçons l’impact de l’aide américaine.</li>
</ul>
<p>Sous la direction du président Trump et du secrétaire Rubio, nous avons l’occasion et le courage de reconnaître nos erreurs, d’assumer pleinement les sincères enseignements tirés, et de faire mieux. La générosité des États-Unis à l’égard de ceux qui prennent leur destin en main demeure intacte. Nous ne nous détournons pas des pays les moins développés ; au contraire, le moment est venu de prendre des initiatives et d’apporter une aide utile à ceux qui agissent de bonne foi, et de les traiter comme des partenaires responsables. Dans nos relations avec des pays sincères et appréciés, rien ne doit être imposé, dissimulé, présenté sous forme d’ultimatums ou se faire au détriment du partenaire ; nous ne sommes pas la Chine. Une aide extérieure porteuse de résultats pour le peuple américain et pour nos partenaires doit reposer sur un engagement sincère, volontaire et transparent. Mais elle doit également s’appuyer sur des actions concrètes et, si un pays bénéficiaire démontre par ses actes qu’il n’est pas attaché à nos objectifs communs déclarés, notre loyauté première doit aller au peuple américain, dont nous devons gérer les ressources avec intégrité.</p>
<p>Ayant consacré ma vie et ma carrière à l’Afrique et au monde en développement, je suis profondément convaincu du potentiel considérable de ces pays, et j’ai pu constater que les États-Unis peuvent contribuer à faire de ce potentiel une réalité qui profite à toutes les parties. En réformant notre approche de l’aide extérieure et en nouant des relations avec les pays en développement en fonction de nos intérêts nationaux, nous pouvons contribuer à endiguer la corruption qui prive les familles de l’espoir d’un avenir meilleur. Nous pouvons promouvoir, aux côtés des pays bénéficiaires, une croissance durable et systématique. Et nous pouvons produire des résultats palpables pour le peuple américain en bâtissant un monde plus sûr et plus prospère.</p>
<p><em>Michael C. Gonzales est ambassadeur des États-Unis auprès de la République de Zambie et représentant spécial des États-Unis auprès du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA). Tout au long de sa carrière, il a occupé des postes de haut rang en Afrique et en Asie.</em></p>
<p><em><span>Département d’État des États-Unis</span><br><span>Michael C. Gonzales, haut diplomate du Service extérieur et ambassadeur des États-Unis en Zambie</span><br><span>Le 21 janvier 2026</span><br><span>Post publié sur Substack</span></em></p>
<p>Voir le contenu d’origine :<span> </span><a href="https://statedept.substack.com/p/breaking-the-cycle-of-foreign-assistance" target="_blank" rel="noopener">https://statedept.substack.com/p/breaking-the-cycle-of-foreign-assistance</a></p>]]> </content:encoded>
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<title>Economie : Le Mali réalise une opération financière fructueuse</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/economie-le-mali-realise-une-operation-financiere-fructueuse-3113319.html</link>
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<description><![CDATA[ Le mercredi 21 janvier 2026 sur le marché financier de l&#039;UMOA, en mobilisant 55 milliards de FCFA, dépassant son objectif initial de 50 milliards de FCFA. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 02:05:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fait que le Mali ait sollicité 50 milliards et soit reparti avec 55 milliards (avec des offres grimpant jusqu'à 66,5 milliards) montre que la signature de l'État malien reste attractive. Le taux de couverture de 133 % est un excellent indicateur de la liquidité disponible et de l'appétit des investisseurs pour les titres maliens. Le coût de l'argent (Taux d'intérêt), les chiffres montrent un environnement de taux assez élevé : Le rendement moyen de 7,23 % pour les Bons du Trésor (BAT) à 1 an reflète le contexte régional de resserrement monétaire amorcé en 2024-2025.À titre de comparaison, les rendements pour des maturités similaires dans l'UMOA oscillaient souvent entre 3 % et 5 % il y a quelques années. Cela signifie que l'État accepte de payer un "prix" plus élevé pour mobiliser ses ressources. La solidarité sous-régionale, c’est sans doute le point le plus frappant de l'article : la Côte d'Ivoire est le premier investisseur dans cette opération malienne (plus de 21 milliards FCFA), devant les banques maliennes elles-mêmes. Cela souligne l'interdépendance des économies de la zone et le rôle moteur du secteur bancaire ivoirien dans le financement des autres États de l'Union. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La stratégie de maturité.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a réussi à placer des obligations à 5 ans (7 milliards FCFA). C'est stratégique : plus un État arrive à emprunter sur le long terme, mieux il peut lisser le remboursement de sa dette et financer des projets d'infrastructure qui ne sont rentables qu'après plusieurs années. La signification de cette levée de 55 milliards de FCFA pour l’économie malienne-une bouffée d'oxygène pour le budget 2026. Le Mali vient d'adopter un budget 2026 ambitieux avec un déficit prévu de 2,2 % du PIB. Ces 55 milliards servent directement à : Combler l'écart entre les recettes (impôts, douanes) et les dépenses publiques et payer les salaires des fonctionnaires et les charges de fonctionnement sans interruption. Aussi le financement de la "Souveraineté" : -Dans le contexte actuel, le Mali mise sur ses propres forces et sur le marché régional (UMOA) plutôt que sur l'aide internationale traditionnelle. Une part importante du budget (environ 25 %) est allouée à la sécurité. Ces fonds permettent de maintenir l'effort militaire et l'équipement des FAMA. L'État prévoit d'augmenter ses dépenses en capital (infrastructures, énergie) à 4,4 % du PIB cette année. Ces 55 milliards contribuent à lancer les chantiers prioritaires de janvier. De plus un test de crédibilité réussi, le fait que les investisseurs aient proposé 66,5 milliards alors que le Mali n'en demandait que 50 est un signal fort, la confiance des banques régionales -Malgré le contexte de transition et les défis sécuritaires, les banques (notamment ivoiriennes et burkinabè) considèrent toujours le titre malien comme un placement sûr et rentable. Avec une croissance projetée à 6,3 % pour 2026, le Mali montre qu'il reste un moteur économique capable de générer de la richesse pour rembourser ses dettes. Le revers de la médaille-un coût élevé, tout n'est pas rose, le rendement moyen pondéré de 7,23 % est élevé. La pression sur la dette, emprunter à plus de 7 % signifie que le service de la dette (les intérêts à rembourser) pèsera de plus en plus lourd dans les budgets futurs. Le Mali paie actuellement son argent plus cher que certains de ses voisins (Sénégal ou Côte d'Ivoire), ce qui reflète une "prime de risque" toujours perçue par les marchés. Au-delà c’est un signal de confiance (L'aspect positif) -Plusieurs indicateurs chiffrés confirment que la signature du Mali « séduit » encore les investisseurs régionaux : Le taux de couverture (133 %) : -Quand l'État demande 50 et que les investisseurs proposent 66,5, cela signifie que la demande excède l'offre. Ce n'est pas un pays en panne de financement ; c'est un pays que les banques veulent accompagner. Le fait que la Côte d’Ivoire ait injecté plus de 21 milliards FCFA (soit près de 40 % de la levée totale) montre que les acteurs financiers des pays voisins croient en la capacité de remboursement du Mali, malgré les tensions politiques ou sécuritaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Et le Mali multiplie les sorties réussies</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus tôt ce mois-ci (le 7 janvier 2026), le pays avait déjà levé 44 milliards FCFA avec un taux de couverture record de 197 %. Cette répétition de succès montre que le Mali est devenu un acteur fiable et prévisible sur le marché UEMOA-Titres. Mais, c'est une confiance "rémunérée" (La nuance) si les investisseurs prêtent massivement au Mali, c'est aussi parce que le Mali paie un prix élevé : Des taux d'intérêt attractifs pour les prêteurs - Avec un rendement moyen de 7,23 % sur un an, les investisseurs réalisent un placement très rentable. À titre de comparaison, certains voisins plus stables obtiennent des taux parfois plus bas. Vous remarquerez que sur l'OAT à 3 ans, seulement 5 milliards ont été retenus sur les 9 proposés. Cela suggère que sur le long terme, les investisseurs sont plus exigeants ou demandent des garanties (ou des taux) que l'État malien n'est pas toujours prêt à accepter pour limiter le coût de sa dette. De même le contexte macroéconomique en 2026, l’économie malienne reste sur une dynamique ascendante (entre 4 % et 5 % selon les dernières révisions), soutenue par la production d'or et de coton. L'État fait des efforts de communication et de réforme salués par les partenaires, ce qui rassure les banques locales qui détiennent ces titres de dette. On peut parler d'une confiance pragmatique. Les investisseurs font confiance au Mali car le pays honore ses échéances de remboursement et offre des rendements solides. Ce n'est pas une "confiance aveugle", mais une reconnaissance de la résilience du Trésor Public malien dans un environnement complexe. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>À quoi peuvent servir concrètement ces ressources levées par l’État ?</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les fonds levés par l'État, comme ces 55 milliards de FCFA, ne sont pas stockés dans un coffre ; ils sont immédiatement réinjectés dans l'économie via le compte unique du Trésor pour répondre aux engagements du Budget 2026 (qui s'élève à plus de 3 500 milliards de FCFA). Concrètement, ces ressources servent trois objectifs majeurs : Le financement des services publics de base. C'est l'usage le plus immédiat. L'État doit assurer le fonctionnement quotidien du pays : Payer les salaires des fonctionnaires, médecins, enseignants et forces de sécurité. En 2026, cette charge représente une enveloppe importante (plus de 1 100 milliards de FCFA sur l'année). Acheter des médicaments pour les hôpitaux publics, financer les bourses d'études et l'entretien des écoles. Le budget 2026 marque d'ailleurs un effort accru vers ces secteurs sociaux. La gestion de la crise énergétique (Priorité 2026). Le Mali traverse une crise énergétique sérieuse. Une partie de l'argent levé sert à soutenir la société nationale EDM-SA : Pour faire tourner les centrales thermiques. Et financer le déploiement de centrales photovoltaïques pour réduire la dépendance au pétrole (plusieurs projets sont prévus à Bamako et dans les régions en 2026). Aussi le remboursement de la dette ("Roulement"), c’est un mécanisme classique des finances publiques : pour maintenir sa crédibilité, le Mali doit rembourser ses emprunts passés. L'État emprunte aujourd'hui (55 milliards) pour rembourser des titres qui arrivent à échéance ce mois-ci. En 2026, le Mali prévoit de consacrer environ 1 250 milliards de FCFA au remboursement de sa dette. La dette intérieure, une priorité est donnée au paiement des fournisseurs locaux (entreprises de BTP, commerçants) pour ne pas asphyxier les PME maliennes. Enfin, ces fonds soutiennent les investissements dits "de souveraineté" : Maintenir l'effort de défense nationale ; financer les projets routiers et les grands travaux, comme le développement de la filière lithium à Bougouni (le "nouvel or blanc"), qui nécessite des infrastructures de transport adaptées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ces emprunts représentent-ils un risque pour l’endettement du pays ?</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est la question centrale. En économie, tout emprunt est un équilibre entre levier de croissance et risque de surendettement. Pour le Mali en 2026, la situation présente un profil de risque spécifique, qualifié de « modéré » par les institutions internationales, mais qui demande une surveillance étroite. L'analyse des risques liés à cet endettement, les indicateurs rassurants (La marge de manœuvre), le taux d'endettement du Mali tourne autour de 51 % du PIB en ce début d'année 2026. C'est un niveau très correct si on le compare à la norme de l'UEMOA (70 %) ou à des pays européens qui dépassent souvent les 100 %. Le Mali a donc techniquement encore de la place pour emprunter. La c croissance robuste avec une croissance prévue à plus de 6 % pour 2026, l'économie crée mécaniquement de la richesse, ce qui facilite le remboursement futur de la dette. Les points de vigilance (Les vrais risques) le risque ne vient pas tant du montant total que des conditions de l'emprunt : Emprunter à 7,23 % est onéreux. Si l'État continue de s'endetter à ces taux, le "service de la dette" (les intérêts à payer chaque année) risque de grignoter les budgets normalement alloués aux écoles ou aux hôpitaux. Le risque de refinancement une grande partie de la dette actuelle est "intérieure" (levée sur le marché régional UMOA) et à court terme (comme les BAT à 1 an). Cela signifie que l'État doit sans cesse réemprunter pour rembourser ses dettes précédentes. Si un jour le marché perd confiance, le Mali pourrait se retrouver en difficulté pour renouveler ses emprunts. L'effet d'éviction lorsque l'État emprunte massivement (55 milliards d'un coup), il capte une grande partie de l'épargne disponible dans les banques. Cela peut laisser moins de liquidités pour les entreprises privées maliennes qui souhaiteraient, elles aussi, emprunter pour investir. Le Mali semble conscient de ces enjeux. Dans son plan stratégique 2026-2028, le gouvernement tente de - En émettant des obligations à 5 ans (comme vu dans l'article), l'État cherche à s'éloigner des échéances trop courtes pour respirer financièrement. L'objectif de ramener le déficit budgétaire vers les 3 % vise à réduire progressivement le besoin de recourir à de nouveaux emprunts. Il n'y a pas de risque de faillite imminent, mais il y a un risque de "lourdeur budgétaire". L'endettement reste soutenable tant que la croissance est au rendez-vous et que les recettes fiscales (notamment issues de l'or et du lithium) augmentent pour couvrir les intérêts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Docteur Honoris Causa Professeur DIAWARA Daman-Guilé<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Économiste, spécialiste en analyse et politique économique</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre le terrorisme : Janjo pour les FAMa</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lutte-contre-le-terrorisme-janjo-pour-les-fama-3113327.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/lutte-contre-le-terrorisme-janjo-pour-les-fama-3113327.html</guid>
<description><![CDATA[ L’année 2026 consacre l’entrée du Mali dans l’ère de la consolidation. Loin d’être des fatalités, les récentes tensions énergétiques et les agressions résiduelles sont les visages d’une stratégie d’asphyxie orchestrée par des puissances occultes. Mais face à cette tentative d’étranglement, la réponse du Mali est sans appel : une démonstration de force et de résilience qui fait désormais école. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 25 Jan 2026 12:11:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cœur de cette riposte, l’Opération Fuga Kene s'est imposée comme le symbole du triomphe logistique et militaire. Là où les forces de déstabilisation espéraient paralyser le pays par le sabotage de ses flux vitaux, les FaMa ont instauré un sanctuaire mobile. En déployant un arsenal de pointe-drones de surveillance de haute altitude, unités de réaction rapide et blindés de nouvelle génération-les FAMa ont transformé les corridors routiers en citadelles inexpugnables. Ce n'est plus une armée qui subit, mais un outil de défense offensif qui impose son rythme, protégeant avec la même rigueur les mines, les barrages et les convois stratégiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette victoire technique se double d'une révolution sociale : le sacre de l’alliance entre le peuple et ses soldats. La décoration officielle des chauffeurs de camions-citernes, désormais élevés au rang de «Héros de la Patrie», marque un tournant historique. En bravant les menaces de sabotage pour ravitailler la Nation, ces civils sont devenus des «soldats du volant», prouvant que la défense de la patrie est désormais l'affaire de tous. Cette cohésion inédite entre l’ouvrier, le transporteur et le porteur d'uniforme forme une muraille contre laquelle s’écrasent les tentatives de désinformation extérieure. La sérénité de Koulouba ne repose pas sur des promesses, mais sur ce contrat social en béton armé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour accompagner cette montée en puissance, le Génie reprend ses droits avec la réception de matériels stratégiques et des équipements de dernières générations le 19 janvier. Une cérémonie officielle qui s'est déroulé en présence du Général d’Armée Assimi Goïta. Le Mali de 2026 ne se contente plus de résister ; il se reconstruit en punissant l'agresseur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, la gestion magistrale de l'approvisionnement énergétique et la sécurisation totale du territoire par les FAMa démontrent une résilience systémique. Le Mali, loin de l’éclatement prédit par les officines étrangères, se forge une identité d’acier. Sous le commandement du Général d'Armée Assimi Goïta, le pays prouve au monde qu'une volonté politique inflexible, adossée à une armée moderne et un peuple conscient, est la seule garantie d'une paix durable et d'une souveraineté retrouvée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Janjo ou chant de gloire ancestral, autrefois réservé aux guerriers de légende, retentit aujourd'hui pour saluer l’audace des unités de défense de l’AES. Plus qu'un hymne, c'est une arme psychologique qui galvanise les troupes et pétrifie l'adversaire. Il célèbre la fin de la peur et la traque implacable des mercenaires jusque dans leurs derniers retranchements, comme l'a répété le président de la Transition dans son discours à la Nation à l'occasion de la célébration du 20 janvier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">MKL<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> XXXXXX</o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>JANJO POUR LES FAMA : l'Hymne de l'offensive</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce "Janjo" (chant de gloire) est dédié aux unités en mouvement sur le théâtre des opérations et aux braves hommes et femmes qui maintiennent le Mali debout.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entendez-vous le tonnerre dans le désert ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n'est pas l'orage, c'est le pas des FAMa !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils avancent là où l'ennemi pensait régner,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Portant le fer et la lumière sur nos sentiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Janjo pour les fils du pays, gardiens de notre honneur !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur les routes de la dignité, les camions avancent,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Escortés par les aigles qui surveillent les cieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chauffeurs intrépides, médailles sur la poitrine,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous êtes les veines par lesquelles coule la vie du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'ennemi recule, ses pièges sont brisés,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car la Force de l'AES est unie par le sang et l'acier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Général de fer, armée de vaillants,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali de 2026 ne courbe plus l'échine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De Kidal à Kayes, le drapeau flotte sans ombrage,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sécurisant les biens, les déplacements et l'espoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Janjo ! Janjo ! Pour chaque soldat au front,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour chaque victoire qui cimente notre souveraineté !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Xamul, poète Bambara<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Armée nationale et population civile : Quel horizon en 2026 ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/armee-nationale-et-population-civile-quel-horizon-en-2026-3113283.html</link>
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<description><![CDATA[ La relation entre l’armée et la population civile constitue l’un des piliers essentiels de la sécurité nationale et de la stabilité d’un État. Elle est, dans les contextes fragiles ou en transition  comme c’est le cas dans plusieurs pays du Sahel un facteur déterminant de paix durable ou, à l’inverse, de conflictualité persistante. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 09:45:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) repose précisément sur cette idée centrale : les forces armées ne sont pas de simples instruments de coercition, mais des institutions républicaines au service des citoyens, agissant dans le respect de l’État de droit, des droits humains et sous contrôle démocratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Or, c’est précisément cet équilibre qui fait aujourd’hui défaut dans de nombreux contextes sahéliens.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toute politique de sécurité efficace repose d’abord sur un capital immatériel fondamental : la confiance. L’armée doit être perçue par les populations comme une force de protection et non comme un facteur de crainte ou de prédation. Inversement, la population ne peut être considérée comme une menace permanente, mais comme un partenaire central de la sécurité collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est tout le sens de l’approche moderne dite de sécurité humaine, qui place le citoyen au cœur du dispositif sécuritaire, non comme objet, mais comme acteur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette logique : l’armée assure la défense nationale, la protection des personnes et des biens, le respect de l’ordre républicain et des droits fondamentaux ; la population contribue, sans se substituer à l’État, par l’alerte, l’information, la coopération et le soutien à la légitimité des institutions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s’agit là d’une coproduction de la sécurité, et non d’une militarisation de la société. Une collaboration efficace entre l’armée et la population suppose, du côté des forces armées : des actions régulières de sensibilisation auprès des communautés ; une communication claire sur leurs missions, leurs limites et leurs règles d’engagement ; l’instauration de cadres de dialogue civilo-militaires (forums locaux, concertations communautaires, relais civils).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’armée doit être présente sans être oppressante, visible et accessible sans perdre son autorité. En retour, la population joue un rôle clé dans le renseignement de proximité, car elle détient une connaissance fine du terrain : mouvements suspects; infiltrations de groupes armés; trafics ou dynamiques locales à risque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, cette coopération ne peut exister que si trois conditions sont réunies : la protection effective des informateurs ; l’absence de représailles ou d’abus ; un usage responsable et professionnel des informations recueillies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans confiance, il n’y a pas de renseignement fiable. La Réforme du Secteur de la Sécurité repose sur un principe cardinal : il ne peut y avoir de sécurité durable sans respect des droits humains. Les exactions, arrestations arbitraires, violences contre les civils ou humiliations publiques détruisent instantanément le lien de confiance et nourrissent les dynamiques de radicalisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’inverse : la discipline militaire ; la justice militaire crédible; la sanction effective des abus; la transparence des opérations; renforcent la légitimité de l’armée et consolident son ancrage républicain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, dans de nombreux pays, l’armée contribue utilement à : la construction d’infrastructures ; l’assistance humanitaire ; la gestion des catastrophes ; le soutien sanitaire et logistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces actions renforcent l’image d’une armée au service du peuple, et non tournée contre lui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Au Sahel : une relation encore fragile</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l’espace sahélien, la collaboration entre armée et population existe, notamment au Mali à traverse des actions civilo-militaires bien ancrées, mais elle demeure : fragile; inégale selon les zones; vulnérable aux crises sécuritaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les causes sont bien identifiées : un lourd passif de méfiance hérité des crises antérieures ; des abus commis par des éléments incontrôlés ; la peur des représailles des groupes armés ; la faible présence de l’État civil dans certaines zones rurales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette fragilité empêche la consolidation d’un véritable pacte de sécurité entre l’État et les citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Recommandations pour une collaboration durable</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une perspective de réforme et de stabilisation, plusieurs axes se proposent : Renforcer la formation civilo-militaire, notamment sur : les droits humains ; le droit international humanitaire ; la gestion des relations avec les civils.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Institutionnaliser les cadres de dialogue : comités locaux de sécurité ; médiation communautaire ; implication des chefs traditionnels et religieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Garantir la redevabilité des forces: mécanismes de plainte accessibles ; sanctions effectives en cas d’abus ; contrôle parlementaire et citoyen.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Articuler sécurité et développement : emploi des jeunes ; services sociaux de base ; infrastructures locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne saurait y avoir de sécurité durable sans développement inclusif. Enfin, la collaboration entre l’armée et la population n’est ni un luxe ni un slogan : elle constitue la condition même de la paix durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle ne peut être fondée sur la peur, la contrainte brutale ni la suspicion permanente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle doit reposer sur : la confiance ; le respect mutuel ; la transparence ; l’intérêt général.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une approche moderne de la Réforme du Secteur de la Sécurité, l’armée n’est plus seulement une force de combat : elle devient un acteur central de la cohésion nationale, de la stabilité politique et du développement durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bonne fête!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Dr. Mahamadou Konaté<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Centre Kurukanfuga – Bonne Gouvernance et Consolidation de la Paix (CK-BGCP)<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>20 janvier 2026</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : Discipline et rigueur : les piliers indispensables d’un Mali prospère</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-discipline-et-rigueur-les-piliers-indispensables-dun-mali-prospere-3113285.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis son indépendance, le Mali porte en lui les germes d’une grandeur certaine : un patrimoine culturel et historique d’une richesse inégalée, des ressources naturelles abondantes, et une jeunesse pleine de talents et d’ambition. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 01:53:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pourtant, la prospérité tant désirée semble souvent hors d’atteinte, comme un mirage dans le désert sahélien. Et si la clef du progrès résidait non pas dans de nouvelles découvertes, mais dans l’application ferme et collective de valeurs intemporelles : la discipline et la rigueur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La discipline : socle de l’édifice commun</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La discipline n’est pas la soumission aveugle, mais l’ordre librement consenti pour le bien de tous. C’est le respect des lois et des règles qui organisent la vie en société, garantes de la justice et de l’équité. Dans un Mali prospère, la discipline doit s’incarner à tous les niveaux :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au sommet de l’État : Par une gouvernance vertueuse, où les dirigeants sont les premiers exemples de probité, où les deniers publics sont gérés avec une transparence absolue, et où les décisions sont prises dans l’intérêt supérieur de la nation, et non des intérêts particuliers. Cette pratique est un des piliers de cette transition dirigée par le Général d’armée Assimi Goita, chef de l’état, président de la transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l’administration : Par un service public efficace, où le fonctionnaire sert le citoyen avec diligence et impartialité, où les procédures sont simplifiées et respectées, mettant fin à la lourdeur et à la corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la vie économique : Par le respect des engagements contractuels, le paiement des impôts comme contribution citoyenne, et la lutte contre la fraude et l’économie informelle qui privent l’État des ressources nécessaires aux investissements publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au quotidien : Par le respect du bien public, le civisme dans la circulation, la ponctualité, et l’accomplissement consciencieux de son travail, quel qu’il soit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans cette discipline collective, les meilleurs plans de développement, les financements les plus importants, se heurtent au chaos, à l’improvisation et au gaspillage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La rigueur : le moteur de l’excellence</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si la discipline pose le cadre, la rigueur en est la méthode d’exécution. Elle est l’exigence de qualité, de précision et de persévérance dans tout ce que nous entreprenons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l’éducation : Elle signifie un système où l’excellence académique est valorisée, où les enseignants sont formés et motivés, où les élèves apprennent dans de bonnes conditions et acquièrent le goût de l’effort et du travail bien fait. C’est la fondation la plus solide pour l’avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le secteur professionnel : La rigueur se traduit par la qualité des produits et services, la maintenance des infrastructures, la planification sérieuse des projets et le souci du détail. C’est ce qui bâtit la réputation et la compétitivité des entreprises maliennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la gestion des ressources : Elle implique une utilisation optimale et durable de nos richesses (or, coton, terres agricoles, eau), en planifiant pour les générations futures plutôt que de céder à l’exploitation immédiate et prédatrice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rigueur est l’antidote au « système D » permanent, à la médiocrité acceptée, aux projets inachevés et aux routes qui se dégradent un an après leur construction. Elle forge la confiance, attire les investissements et assure la pérennité de nos réalisations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un défi culturel et collectif</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cultiver la discipline et la rigueur n’est pas simplement un décret politique. C’est un changement de mentalité, un projet de société qui doit être porté par tous : la famille, l’école, les médias, les leaders religieux et communautaires. Cela passe par :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">  </span>L’exemplarité des élites dans tous les domaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="mso-tab-count: 1;">  </span>La méritocratie, qui récompense le travail, le talent et l’intégrité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="mso-tab-count: 1;">   </span>La revalorisation de l’école comme temple du savoir et de l’effort.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="mso-tab-count: 1;">    </span>Une justice ferme, indépendante et équitable pour sanctionner les manquements et protéger les biens communs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne manque ni de potentiel ni d’intelligence. Ce qu’il lui faut aujourd’hui, c’est la fermeté morale et la constance dans l’effort pour canaliser ses énergies vers un but commun. La prospérité n’est pas une chance, c’est un choix. Le choix de bâtir, jour après jour, avec discipline et rigueur, une nation où la loi, le travail bien fait et l’intérêt général triomphent de l’individualisme et de la facilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est le Mali des possibles que nous devons, ensemble, décider de construire. Un Mali où la fierté retrouvée naîtra non seulement de notre glorieux passé, mais de la qualité irréprochable de notre présent et de la solidité de nos fondations pour l’avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Abdellahi Elkhalil<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Spécialiste des questions sociales et Sécuritaires du Sahel /Ecrivain</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sahel central : éviter l’effondrement, maintenant ou jamais</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/sahel-central-eviter-leffondrement-maintenant-ou-jamais-3113149.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ne traversent pas une crise unique, mais, selon Jean-Marc GRAVELLINI (2024), « un empilement de crises aux temporalités différentes », dont la convergence fait aujourd’hui peser un risque réel d’embrasement généralisé. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 13:49:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Crise sécuritaire, crise politique, crise économique, crise démographique, crise climatique : chacune alimente l’autre dans une spirale dangereuse, au point que l’hypothèse de l’effondrement étatique n’est plus un slogan alarmiste, mais une possibilité tangible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les chiffres sont implacables. Les trois pays figurent parmi les derniers du classement mondial de l’indice de développement humain (PNUD, Rapport 2023/2024). L’extrême pauvreté progresse, touchant désormais des millions de personnes, notamment dans les zones rurales pourtant riches en potentiel agricole. Cette situation n’est pas seulement la conséquence de chocs exogènes ; elle est aussi le produit d’un échec durable des politiques publiques, insuffisamment pensées, mal mises en œuvre, rarement évaluées et trop peu défendues par les élites politiques, administratives et économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cette fragilité structurelle s’ajoute une dynamique démographique inadéquate. En trois décennies, les populations ont explosé sans que les États ne soient en mesure d’absorber ce choc par l’éducation, l’emploi ou les services sociaux. Le courage politique a manqué à plus d’un pour nommer ce tabou : une croissance démographique débridée est un accélérateur de pauvreté et de mauvaise gouvernance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le changement climatique agit, lui, comme un multiplicateur de vulnérabilités. La baisse des rendements agricoles (nos terres en perdent 20% tous les 10 ans, Gravellini (2024)), la pression sur les ressources naturelles et les déplacements de populations exacerbent les conflits entre agriculteurs et éleveurs, déjà anciens. Sans politiques d’adaptation ambitieuses, les économies sahéliennes risquent de perdre jusqu’à 12 % de leur PIB d’ici 2050 (BM, 2022), condamnant des millions de personnes supplémentaires à l’extrême pauvreté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur ce terreau fragilisé prospèrent les crises politico-sécuritaires. La contestation des pouvoirs centraux, l’effondrement du contrat social, la marginalisation de certaines périphéries et la résurgence de tensions identitaires ont ouvert un espace aux groupes armés terroristes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, l’État a perdu le contrôle effectif d’une grande partie de son territoire. Pire encore, les violences contre les civils – qu’elles soient le fait des groupes terroristes ou de milices supplétives – nourrissent un cycle de représailles et renforcent les capacités de recrutement des organisations terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, l’alignement progressif des régimes sahéliens sur des pratiques autoritaires, soutenues par des partenaires extérieurs peu regardants sur les droits humains, n’offre aucune solution durable. Il aggrave au contraire l’isolement diplomatique, la dépendance stratégique et le ressentiment d’une jeunesse privée de perspectives, tentée par des récits simplistes mêlant panafricanisme romantisé, rejet de l’Occident et fascination pour les régimes forts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que faire pour éviter le pire ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’urgence impose de sortir des postures idéologiques pour entrer dans le temps des décisions courageuses et pragmatiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Premièrement, refonder les politiques sociales et économiques sur des priorités claires et mesurables. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est illusoire de parler de souveraineté sans investir massivement dans l’éducation de base, la santé primaire, l’agriculture familiale et les infrastructures rurales. Les budgets doivent être réorientés vers ces secteurs, avec des mécanismes stricts de redevabilité et d’évaluation des résultats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deuxièmement, repenser la réponse sécuritaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La lutte contre les groupes armés ne peut être uniquement militaire. Elle doit être territorialisée, articulée à la justice, au dialogue local et à la restauration des services publics. Les exactions contre les civils, quels qu’en soient les auteurs, doivent cesser, car elles constituent le meilleur carburant du terrorisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Troisièmement, rouvrir l’espace politique et social. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans participation citoyenne, sans liberté minimale d’expression, sans inclusion des périphéries, aucun État sahélien ne pourra se stabiliser durablement. La sécurité sans légitimité est une illusion dangereuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Quatrièmement, assumer un débat responsable sur la démographie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La planification familiale, l’éducation des filles et l’autonomisation économique des femmes ne sont ni des agendas importés ni des tabous religieux, mais des conditions de survie collective. Les États doivent porter ce discours avec pédagogie, en associant leaders religieux, coutumiers et société civile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cinquièmement, adapter enfin l’action publique au choc climatique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela suppose des investissements ciblés dans l’irrigation, la gestion de l’eau, l’agroécologie, la sécurisation foncière et la prévention des conflits agro-pastoraux. L’adaptation climatique doit devenir un pilier central des stratégies nationales, et non un chapitre marginal dicté par les bailleurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sahel central est à la croisée des chemins. L’effondrement n’est pas inéluctable, mais le temps des demi-mesures est révolu. Soit les États engagent des réformes profondes, courageuses et adaptées à leurs réalités, soit ils continueront de glisser vers une fragmentation dont les premières victimes seront leurs propres populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire retiendra alors que l’échec ne fut pas celui du destin, mais celui du choix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Par Dr. Mahamadou KONATE<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Coordinateur de recherche<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Centre Kurukanfuga-Bonne Gouvernance <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>20 janvier: Un jour splendide et glorieux pour notre pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/un-jour-splendide-et-glorieux-pour-notre-pays-3113132.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 20 Janvier est un jour splendide et glorieux pour notre pays. Cette journée de la naissance et de la reconnaissance militaire, est l’occasion idéale d’exprimer aux membres de l’armée malienne, ainsi qu’à leurs familles, notre gratitude pour tout ce qu’ils font chaque jour en défendant les intérêts et la sécurité de notre pays. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 10:28:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Cette année, et en cette journée patriotique, alors que de nombreux militaires sont sur le champ de bataille, il est particulièrement important que nous, en tant que nation, prenions une pause pour rendre hommage à ceux qui ont tant sacrifié pour notre liberté. Aussi, au fil des années, à mesure que le nombre de nos femmes et hommes mariés en uniforme augmentait et que leurs missions militaires devenaient plus complexes et dispersées, leurs conjoints ont fait d'innombrables sacrifices personnels pour soutenir les forces armées. Nous devons sûrement apprécier et honorer celles et ceux qui sacrifient tant pour soutenir la mission de leurs conjoints militaires.</p>
<p>En effet, ce 20 Janvier, nous célébrons ceux qui ont honoré et ceux qui continuent d'honorer notre pays par la plus haute forme de service – Le sacrifice ultime de leur vie pour la défense de la nation par les porteurs d'uniforme de nos forces de défense et de sécurité. Nous nous réunissons pour témoigner dignement notre respect et exprimer notre profonde gratitude pour les sacrifices et les contributions que vous et vos familles faites pour notre pays. Les Forces Armées Maliennes (FAMA), responsables de la défense de l'intégrité territoriale et de la souveraineté du Mali, forment l'institution la plus diversifiée de notre pays - des femmes et des hommes des armées de terre et de l’air, de la garde nationale, de la gendarmerie et de la police militarisée qui représentent tous les coins de notre pays, toutes les nuances ethniques, sociales et politiques, tous forgés en commun un service.</p>
<p>Nous le répétons chaque fois et nous devons encore le répéter aujourd’hui - nos engagements politiques mettent souvent à nu nos désaccords à travers notre pays. Mais l'instinct malien n'a jamais été de trouver l'isolement dans des coins opposés. Nous avons toujours su trouver de la force dans notre credo commun, forger l'unité à partir de notre grande diversité, maintenir cette force et cette unité même quand c'est difficile. Et à la fin des combats politiques, nous cherchons toujours les moyens de nous rassembler - de nous reconnecter les uns aux autres et avec les principes qui sont plus durables que la politique transitoire - certains de nos meilleurs exemples sont les femmes et les hommes que nous saluons en ce jour dédié aux FAMA. C’est pour cela que nous devons mobiliser tous les secteurs de la société pour repousser les campagnes d’intoxication contre nos forces de défense et sécurité et travailler avec nos institutions pour prendre des mesures sérieuses afin de mieux équiper, protéger et soutenir moralement nos femmes et hommes en uniforme. Il faut s’abstenir de donner l’occasion aux adversaires du Mali de continuer à diviser notre pays. Il faut sûrement se garder du piège de la division et de l’abdication et refuser la condescendance et le déni. Notre nation est menacée et nos femmes et hommes en uniformes comptent sur nous, le peuple dans son ensemble - uni et solidaire, pour poursuivre concrètement les efforts de défense et de sécurité. Il est temps de prendre nos responsabilités et placer l’intérêt supérieur du Mali au-dessus de toute autre considération.</p>
<p>Cependant, il est très dommage de constater qu’en la veille de cette journée commémorative de notre Nation, la junte au pouvoir dans notre pays continue avec ses campagnes de représailles contre quiconque, au sein de l'armée ou de l'administration, refusait de faire preuve de loyauté aveugle envers son chef, les limogeant pour des motifs administratifs ou politiques inappropriés. En effet, le régime continue d'écarter nos officiers généraux de compétence sans pareille, accuse et limoge sans jugement d’autres officiers militaires de valeurs. L'absence de procédures régulières, les arrestations arbitraires et le harcèlement crient aux yeux. Les conséquences de leurs actes sont lourdes, affectant non seulement nos Forces de Défense et de Sécurité, mais aussi la Nation qu'ils sont supposés servir. Leurs vicieuses politiques de ségrégation ont érodé la confiance envers notre vaillante Armée et ont eu de profondes répercussions sur le tissu social de notre Nation. La confiance entre les officiers au sein de nos Forces a été gravement ébranlée. Nombre d'entre eux se sont sentis trahis par les actions des officiers au pouvoir, ce qui a créé un environnement de travail toxique et une baisse du moral. En effet, leurs actions ont non seulement affecté les militaires individuellement, mais ont également porté atteinte à l'image de nos Forces de Défense et de Sécurité et de la profession dans son ensemble. Cela a entraîné une surveillance accrue de la part du public et des médias, ce qui a porté atteinte à la réputation de nos femmes et hommes en uniforme et a créé un cercle vicieux de méfiance. Ces décisions ont aussi porté atteinte à la sécurité nationale du pays en limogeant les officiers opérationnels et les fonctionnaires les plus expérimentés de l'armée et de l'administration civile, tous experts en matière de prévention du terrorisme et de réduction de la criminalité violente. Les effets de ces actions irréfléchies et néfastes sont soudainement et clairement visibles au grand jour – en effet, les ‘‘jihadistes’’ multiplient les attaques armées et les enlèvements et imposent des blocus à travers le pays, incluant la capitale. La médiocre compétence du régime n’est plus en question face aux crises que nous vivons. Les faits sont indéniables, obstinés et difficiles à ignorer, même face à nos désirs ou à nos opinions.</p>
<p>Bien que nous vivions un temps de profondes inquiétudes pour l'avenir de notre nation, nous devons toujours nous rappeler que nos Forces de Défense et de Sécurité constituent la colonne vertébrale de notre nation. Alors, ensemble, continuons à soutenir les dignes femmes et hommes qui sont irrésistiblement engagés dans une lutte sans merci pour non seulement défendre l’honneur et l’indépendance de notre patrie, mais aussi pour maintenir les principes de la liberté et de la paix. Continuons aussi à garder cette confiance sacrée avec nos Anciens Combattants, engageons-nous avec eux, honorons leur sacrifice et apportons-les soins et assistance dont ils ont besoin. Souvenons-nous également de ceux qui sont tombés au champ d’honneur. Leurs vies étaient plus que précieuses. Le drapeau et l’armée sont indissociables depuis les premiers jours de l’indépendance. Un lien sacré existe entre les deux. Partout où un soldat malien s'est tenu et a combattu, le Tricolore a toujours été là, guidant la voie à suivre sur le champ de bataille et veillant éternellement sur les vaillants guerriers qui ont donné la dernière mesure de leur dévouement. Notre drapeau ne flotte pas parce que le vent le déplace, mais grâce au dernier souffle de chaque soldat tombé en le protégeant. Nous nous tenons debout pour le drapeau, nous nous agenouillons pour ceux qui sont tombés au champ d’honneur. Souvenons-nous d'eux en ce jour de commémoration et toujours car nous sommes éternellement redevables à ces braves qui ont donné leur vie en sacrifice pour notre liberté et notre souveraineté. Rendons-les Honneur, Amour et Gratitude.</p>
<p>Que Dieu du pouvoir et de la force continue de veiller sur nos Forces de Défense et de Sécurité, qu’Il bénisse tous ceux qui ont servi notre pays et ceux qui continuent à remplir le devoir sacré de le servir, et qu’Il assiste notre pays dans sa quête pour la paix et la réconciliation.</p>
<p><strong>Cheick Boucadry Traore</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Paix dans les Grands Lacs : Faure Gnassingbé impose la méthode de l&amp;apos;efficacité face à l&amp;apos;usure diplomatique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/paix-dans-les-grands-lacs-faure-gnassingbe-impose-la-methode-de-lefficacite-face-a-lusure-diplomatique-3113123.html</link>
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<description><![CDATA[ À contre-courant des sommets symboliques, Lomé veut faire de la médiation africaine un outil d’action mesurable. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 08:49:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce samedi 17 janvier, la capitale togolaise accueille une réunion de haut niveau sur la paix en RDC et dans les Grands Lacs, en vue de mettre fin à la dispersion des cadres et réinstaller une chaîne de décision orientée résultats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce samedi, Lomé devient l’épicentre d’une séquence diplomatique qui entend rompre avec l’inflation des formats. Aux commandes, Faure Gnassingbé, Président du Conseil de la République togolaise et médiateur désigné de Union africaine. Le cap est explicite : sortir de la surenchère des initiatives et produire une action africaine lisible, coordonnée et surtout évaluable pour la République démocratique du Congo et la région des Grands Lacs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise congolaise, ou l’usure par la multiplication des cadres<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La veille, une rencontre technique a servi de rampe de lancement. Facilitateurs, experts et acteurs opérationnels ont aligné méthodes, priorités et mécanismes de coordination. L'objectif était sans équivoque : éviter les « sommets vitrines » et installer une chaîne d’exécution capable de suivre, d’arbitrer et de délivrer. En parallèle, Lomé a approfondi ses consultations avec les instances continentales pour trancher une question centrale : l’articulation entre médiation, organisations régionales et initiatives parallèles. Le Togo plaide pour une architecture unifiée, sans chevauchements, avec des responsabilités identifiées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis des mois, l’Est de la RDC est abordé par une profusion de discussions—régionales, africaines, internationales. Cette abondance a un coût politique et opérationnel : compétition des cadres, dispersion des efforts, ambiguïté des mandats. À force d’empiler mécanismes et déclarations, l’objectif se dilue : faire tenir la paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est précisément ce piège que Lomé veut refermer. Le message porté est politique autant que méthodologique : mettre fin au cycle des diagnostics répétés et imposer un moment de clarification orienté résultats. Autrement dit, réduire le bruit pour restaurer la capacité d’action.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202601/image_870x_696e7f00aa76f.jpg" alt="" width="773" height="619" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;"></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">La doctrine de Lomé: cohérence, exécution, impact<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une allocution structurée, le médiateur a défendu une ligne claire et exigeante. Pour Lomé, la réunion ne saurait être une conférence de plus, mais un test de crédibilité pour l’action africaine, appelée à démontrer sa capacité à ordonner ses efforts, à maintenir un cap commun et à affronter durablement l’une de ses crises les plus complexes. La paix, a-t-il rappelé, ne se proclame pas : elle se construit dans la cohérence. Cohérence politique d’abord, entre les États concernés, afin de réduire les malentendus et restaurer la confiance ; cohérence institutionnelle ensuite, entre l’Union africaine, les organisations régionales et les facilitateurs, pour éviter les chevauchements et les contradictions ; cohérence opérationnelle enfin, entre les décisions prises au sommet et leur application effective sur le terrain. Dans cette perspective, l’enjeu n’est pas d’inventer un nouveau cadre, mais de rendre opérationnels ceux qui existent déjà, à travers une clarification des rôles, un renforcement des outils de coordination et l’élaboration d’une feuille de route réaliste, hiérarchisée et orientée action, assortie de mécanismes de suivi crédibles. Car, en dernière instance, c’est le terrain qui tranchera : la sécurité des populations, l’accès aux soins et à l’éducation, le retour progressif de la confiance et de la vie économique constituent les seuls indicateurs capables de mesurer la crédibilité réelle des processus de paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A. Wangara<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : La gouvernance, pas la démocratie</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-la-gouvernance-pas-la-democratie-3113113.html</link>
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<description><![CDATA[ Une des conclusions marquantes de l&#039;atelier des 8 et 9 janvier 2026 sur «Démocratie, Gouvernance et Dépendance économique ». ]]></description>
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<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 13:18:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis quelques années, un discours de plus en plus répandu au Mali tend à faire de la démocratie la cause première de nos échecs politiques, institutionnels et sociaux. À mesure que s’aggravent l’insécurité, la crise économique et la défiance citoyenne, la démocratie est présentée comme un luxe importé, inadapté à nos réalités, voire responsable du chaos ambiant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette lecture est non seulement erronée, mais surtout dangereuse, car elle détourne le débat de sa véritable cible : l’échec de la gouvernance, non celui de la démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie est avant tout une somme de principes, de valeurs et de structures : souveraineté populaire, liberté, égalité, participation, État de droit, séparation des pouvoirs, responsabilité des dirigeants. Elle constitue un horizon normatif, un cadre de référence destiné à garantir à la fois le bonheur social et l’épanouissement individuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gouvernance, quant à elle, renvoie à la manière concrète d’exercer le pouvoir : qualité des décisions publiques, gestion des ressources, efficacité administrative, transparence, redevabilité et justice dans l’action de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrement dit, la démocratie confère la légitimité ; la gouvernance détermine les résultats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, cette distinction essentielle a été volontairement brouillée. Les défaillances de l’action publique, la corruption systémique, l’impunité, la captation des institutions par des intérêts privés et l’abandon progressif des territoires ont été imputées à la démocratie elle-même. C’est une erreur d’analyse et une fuite en responsabilité. Ce qui a échoué, ce n’est pas la démocratie, mais sa trahison.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali n’a pas souffert d’un excès de démocratie, mais de son instrumentalisation. Les mécanismes démocratiques ont trop souvent été réduits à des rituels électoraux vidés de sens, sans souci de gouvernance vertueuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les élections ont servi à légitimer des pratiques de prédation plutôt qu’à renouveler le contrat social. Les institutions ont existé formellement, mais sans efficacité réelle. L’État de droit a été proclamé, sans être incarné ou respecté. Ce sont là des échecs de gouvernance, pas de démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rejeter la démocratie au motif qu’elle aurait produit de mauvais dirigeants revient à accuser la boussole lorsque le navigateur refuse de lire la carte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Pour une démocratie enracinée : sortir de l’illusion de l’importation</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise actuelle révèle toutefois une exigence légitime : celle d’une démocratie intelligible, appropriée et enracinée. Trop longtemps, la démocratie a été présentée comme un modèle extérieur, plaqué sur des sociétés supposées réfractaires à la participation et à la délibération collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, l’histoire sociale et politique du Mali regorge de mécanismes endogènes de gouvernance concertée : gestion collégiale des affaires communautaires (le "blon") , recherche du consensus (l'arbre à palabre"), primauté de la parole donnée (le "kankélintiguiya"), responsabilité morale des autorités (le "kiléin-néya) , centralité du dialogue social (le "fo-kabin") .<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces pratiques ne portaient peut-être pas le nom de « démocratie », mais elles en incarnaient l’esprit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu n’est donc pas de rejeter la démocratie, mais de la réconcilier avec nos références culturelles, nos langues politiques et nos institutions sociales. Une démocratie qui parle au citoyen, parce qu’elle s’inspire de son vécu, est infiniment plus solide qu’une démocratie réduite à des textes ou à des procédures technocratiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La véritable urgence : refonder la gouvernance<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali n’a pas besoin d’un renoncement démocratique, mais d’une refondation profonde de la gouvernance :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1- gouvernance responsable plutôt que prédatrice;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2- gouvernance inclusive plutôt que confiscatoire;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3- gouvernance transparente plutôt qu’opaque;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4- gouvernance orientée vers l’intérêt général plutôt que vers la survie des élites.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans bonne gouvernance, aucun régime — démocratique ou non, voire militaire — ne peut produire la stabilité, la justice et la prospérité. Mais sans démocratie, la gouvernance devient tôt ou tard autoritaire, arbitraire et fragile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Réhabiliter la démocratie, réformer la gouvernance<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie n’est pas le problème du Mali. Elle reste, malgré ses détournements, le meilleur cadre connu pour concilier liberté, dignité humaine et cohésion sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui a échoué, c’est une gouvernance déconnectée des valeurs démocratiques et des réalités socioculturelles du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réhabiliter la démocratie passe donc par un double mouvement :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1- l’enraciner dans les pratiques et les imaginaires locaux ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2- la protéger par une gouvernance intègre, efficace et responsable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est à ce prix seulement que la démocratie cessera d’être perçue comme une promesse trahie pour redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un instrument d’émancipation collective et d’épanouissement individuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Dr. Mahamadou Konaté<o:p></o:p></span></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Facilitateur de l'atelier, Président/Coordinateur de recherche au Centre Kurukanfuga— BGCP</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Groenland &#45; Etats&#45;Unis &#45; l’UE : le bal de l’hypocrisie</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/groenland-etats-unis-lue-le-bal-de-lhypocrisie-3113098.html</link>
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<description><![CDATA[ Dès son premier mandat, Donald Trump a manifesté son désir d&#039;acquérir le Groenland, territoire danois depuis le XVIe siècle. Ces propos, initialement accueillis avec scepticisme, ont ressurgi lors de son retour au pouvoir en janvier 2025, ravivant l&#039;intérêt américain pour cette colonie arctique danoise. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 09:24:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Les déclarations de la Maison Blanche concernant la convoitise du Groenland, initialement perçues comme une extravagante aberration, ont pris une toute nouvelle tournure avec l'enlèvement du président vénézuélien légitime le 3 janvier. Ce passage de la fantaisie à l'action a révélé à la communauté internationale la détermination des États-Unis d'Amérique, sous la présidence Trump, à transgresser le droit international, au besoin, afin d’obtenir les bénéfices géo-économiques unilatéraux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Les prétextes fallacieux <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Les prétextes drapés dans des justifications sécuritaires antirusses et antichinoises, que brandit la présidence américaine pour justifier sa volonté de s’approprier l’île du Groenland, ne sont que des mensonges caractérisés que la Maison Blanche ne prend même pas la peine de camoufler davantage. L'époque où l'on exhibait à l'ONU une prétendue fiole d'anthrax, comme le fit le secrétaire d'État américain Colin Powell le 5 février 2003, pour maquiller l'invasion de l'Irak sous un vernis de légitimité, semble révolue. Cette mascarade avait alors servi de prétexte pour déclencher la destruction d'un pays et le massacre de son peuple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">L'anéantissement de l'Irak, ne nous y trompons pas, n'était pas un but en soi, mais la conséquence inéluctable d'une stratégie américaine. La véritable motivation résidait dans la nécessité de neutraliser l'initiative de Saddam Hussein contre le « pétrodollar ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">En octobre 2000, le président irakien avait osé déclarer son intention de ne plus vendre son pétrole contre des dollars américains, mais uniquement contre des euros. Une telle audace valait la signature de son propre arrêt de mort. En février 2003, Saddam Hussein mit sa « menace » à exécution en vendant plus de 3 milliards de barils de pétrole brut pour 26 milliards d'euros. Un mois plus tard, les États-Unis envahissaient et détruisaient l'Irak, infligeant au peuple irakien une tragédie marquée par l'anéantissement des infrastructures et un nombre effroyable de victimes civiles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Forte de l'impunité judiciaire totale dont jouissent les crimes contre l'humanité commis par les gouvernements successifs des Etats-Unis, ils ne se donnent plus la peine de les couvrir par des narrations ne serait-ce qu’un peu crédibles aux yeux de la communauté internationale. Nul besoin, donc, de déployer des efforts de communication supplémentaires pour préparer l'annexion du Groenland, que ce soit de gré ou de force.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">La véritable raison de la convoitise américaine pour cette zone polaire peu hospitalière réside incontestablement dans les gigantesques réserves de matières premières qu'elle recèle, tant dans son sous-sol que dans les profondeurs de l'océan Arctique, au sein de la zone économique exclusive (ZEE) danoise qui s'étend jusqu'à 200 milles marins des côtes du Groenland (370,42 km) et confère à son détenteur des droits souverains en matière de ressources économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Si le Groenland venait à passer sous l’autorité américaine, le fait que l'extraction américaine de terres rares et d'uranium se fasse sans consulter les populations autochtones serait une considération secondaire, une simple formalité qui sera ignorée à Washington. En 2021, pourtant, ces populations avaient réussi à bloquer le début d'une telle exploitation (affaire d'Energy Transition Minerals), afin de préserver leurs moyens de subsistance traditionnels d'une pollution imminente. Compte tenu des enjeux économiques pour les États-Unis, il est prévisible que l'opinion des populations autochtones sur ce sujet ne suscitera pas plus d'intérêt que l'avis des Européens concernant l'annexion de l'île. Cette indifférence stratégique s'inscrit dans une logique géopolitique et économique où les intérêts nationaux prévalent sur les considérations éthiques ou les droits des minorités. De plus, l'histoire des relations entre les États-Unis et les peuples autochtones est profondément marquée par une marginalisation systématique de ces derniers dans les processus décisionnels concernant leurs propres territoires et ressources.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">« <i>Un conflit ou une tentative d'annexion du territoire d'un pays membre de l'OTAN par un autre pays également membre de l'OTAN serait la fin du monde tel que nous le connaissons »</i>, a déclaré le Premier ministre polonais Tusk. Une déclaration qui semble ignorer que la préservation du monde tel que nous le connaissons est la dernière des préoccupations du maître d'Outre-Atlantique.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202601/image_870x_696ca6b3ad04d.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">La présence américaine au Groenland<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Contrairement aux insinuations fallacieuses, la présence militaire américaine dans l'océan Arctique ne nécessite nullement l'annexion du Groenland ni sa transformation en territoire national des États-Unis. En réalité, les forces armées américaines sont stationnées en permanence sur cette île arctique depuis la Seconde Guerre mondiale, une présence officialisée dès 1951 par un accord bilatéral américano-danois (Accord du 27 avril 1951). Cet accord confère à Washington D.C. une latitude d'action militaire significative dans la région arctique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">À ce jour, la base aérienne de Pituffik (Thulé Air Base) demeure la seule installation militaire américaine active au Groenland. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Les déclarations occasionnelles de Donald Trump, telles que celles sur Truth Social, suggérant que « <i>L’OTAN deviendrait plus redoutable et efficace si le Groenland était entre les mains des États-Unis. Tout ce qui est en-deçà de cela est inacceptable </i>», n'altèrent pas la nature juridique de l'accord existant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Il ne fait aucun doute que, si les circonstances l'exigeaient, les États-Unis pourraient accroître très considérablement leur présence militaire sur l'île, même si cette dernière demeure sous la souveraineté danoise. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Les hypocrisies de l’Union Européenne<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">À ce jour, seuls six des vingt-sept États membres de l'Union Européenne, abstraction faite du Danemark, ont formalisé leur position par une déclaration officielle condamnant l'initiative des États-Unis d'Amérique vis-à-vis du Groenland (déclaration conjointe du 6 janvier, émanant d'Allemagne, du Royaume-Uni, de France, d'Italie, de Pologne et d'Espagne). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Cette déclaration, confinée à l'expression verbale, est dénuée d’un véritable engagement : les paroles qui n’ont aucune valeur, ne signifient rien et n’engagent les déclarants à rien. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">À l'instar des prédateurs opportunistes, l'appareil politico-bureaucratique de l'UE et de ses États membres manifeste une propension à cibler exclusivement les Etats perçues, à tort ou à raison, comme structurellement plus faibles ou en situation de vulnérabilité conjoncturelle. Face aux forces dominantes, une politique de deux poids, deux mesures, d'une perversité indéniable, se révèle inéluctablement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">La devise de l’Union Européenne est bien celle formulée jadis par les Romains : « <i>Ce qui est permis à Jupiter n'est pas permis au bœuf ».<o:p></o:p></i></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">La protection des démocraties, des droits de l'homme et de la liberté d'expression n’est qu’une pure chimère, un artifice rhétorique destiné à manipuler l’électorat. La classe politique européenne, majoritairement constituée de vulgaires activistes carriéristes, est bien davantage préoccupée par la conservation du pouvoir et la dissimulation de ses crimes à l’encontre des nations entières, commis en continu à travers le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">L'Union Européenne redécouvre avec soudaineté l'existence du droit international, une prise de conscience motivée par la menace que représente Donald Trump pour ses propres intérêts. Les instances dirigeantes de l'UE et de nombreux États européens, qui critiquent la Maison Blanche pour ses velléités de démembrement du Danemark, en appellent désormais au respect du droit international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Or, ces mêmes acteurs ont fait preuve d'un empressement notable à participer au démembrement illégal de la Yougoslavie en 1999, en violation totale dudit droit. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">De même, les indignations européennes face aux bombardements russes de l’infrastructure énergétique ukrainienne (après avoir laissé la chance à la partie adverse d’entendre la raison durant plus de 3 années consécutives) remportent haut la main le concours de l’hypocrisie, sur le fond de la destruction de plus de 70% non seulement de l’infrastructure énergétique civile, mais également de l’accès à l’eau potable en Yougoslavie par l’organisation criminelle du Traité Atlantique Nord dès les premiers jours de son agression en 1999 et sur le fond de la déclaration officielle de l’OTAN concernant la privation des populations de l’accès à l’électricité et à l’eau potable : « <i>Si Milosevic veut vraiment que ses citoyens aient de l'eau et de l'électricité, tout ce qu'il a à faire est d'accepter les conditions de l'OTAN et nous arrêterons cette campagne </i>[...]. <i>Si cela a des conséquences pour la population, ce sont ses problème</i>s <i>!</i> » (porte-parole de l'OTAN, l’anglais Jamie Shea, le 25 mai 1999). En ce moment de l’histoire et dans tant d’autres crimes qui ont suivi depuis, le droit international semblait d’un intérêt bien plus limité pour ces acteurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Abstraction faite des causes profondes du conflit en Ukraine et des opinions divergentes, toute personne raisonnable dotée d’un minimum de capacités analytiques ne peut nier que la Fédération de Russie avait des raisons bien plus impérieuses de revendiquer la Crimée et le Donbass que les États-Unis d’Amérique d’annexer le Groenland, dont l’unique rapport de l’État américain avec ce dernier ne consiste que dans la modeste présence sur son sol d’une seule, parmi plus de 700, de leurs bases militaires dans le monde. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Dès lors, la question qui se pose est la suivante : quelle est la réaction des pays de l’Union Européenne et de leurs « élites » politiques face à ces deux revendications ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">La réponse est indéniable et bien étonnante pour un esprit non averti : une quasi-guerre totale contre la Russie, impliquant des investissements de centaines de milliards d’euros, des centaines de milliers de morts sur les champs de bataille et plus de 30 711 sanctions imposées à la Russie (au 1er janvier 2026). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">En revanche, quelle est l’action de ces mêmes pays face à leur suzerain américain ? Quelques paroles impuissantes qui n’iront jamais plus loin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">De même, il est inutile de détailler l’hypocrisie profonde des « élites » européennes face au massacre à grande échelle des populations civiles à Gaza et à d’autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés à travers le monde, dont les « défenseurs des droits de l’homme » sont non seulement restés silencieux, mais souvent, sont directement responsables. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Le droit fondamental de la classe politique de l’Occident collectif vis-à-vis du reste du monde, depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours, est celui du plus fort. Elle ne sait avancer que par la force et ne comprend aucun autre langage que celui de la force. Cette monolinguistique de la force annihile toute tentative de dialogue subtil, d'échange constructif, réduisant la relation à un rapport de domination brute et simpliste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Les abus et crimes extraterritoriaux à répétition, visant à accroître la richesse des « élites » (à ne pas confondre avec les peuples) du « jardin fleuri » aux dépens des intérêts des nations non occidentales, qualifiées de « jungles » <i>(« L'Europe est un jardin. La plus grande partie du reste du monde est une jungle », Josep Borrell, Haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères, vice-président de la Commission Européenne)</i>, sont justifiés par des discours incessants sur les droits de l’homme, la démocratie et de nobles idéaux servant de prétexte à leurs ingérences et invasions, tout en réprimant avec véhémence ceux qui s’y opposent. Simultanément, tout régime, aussi antidémocratique, dictatorial, voire sanguinaire soit-il, mais soumis aux intérêts des capitales occidentales, peut compter sur leur soutien indéfectible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Cependant, les discours de ces fervents défenseurs du concept spirituel incarné par les cochons orwelliens de <i>La Ferme des animaux</i> : « T<i>ous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres</i> », ne trompent plus personne, ni en Afrique, ni en Amérique latine, ni en Asie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Peu importe les déclarations européennes actuelles et futures : <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>aucune action européenne égale ne serait-ce qu’à quelques pour cent de celles entreprises contre la Russie ne verra jamais le jour à l’égard des États-Unis d’Amérique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Le 14 janvier, le président français Emmanuel Macron déclarait que la France « <i>ne sous-estimait pas</i> » les intentions des États-Unis concernant le Groenland et s’engageait à « <i>faire preuve d’une solidarité totale</i> » avec le Danemark. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">En guise d'illustration, rien ne révèle mieux le degré d’hypocrisie pathétique des « élites » européennes que le déploiement de troupes européens au Groenland pour préparer le terrain à une résistance contre une éventuelle invasion américaine. La Norvège a envoyé deux personnes. La France a envoyé quinze personnes. L’Allemagne en a envoyé treize. Les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Finlande, l’Estonie et la Suède s’apprêtent également à envoyer leurs troupes, dont le nombre ne dépassera certainement pas celui des puissances déjà engagées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';">Ainsi, Donald Trump est incité à réfléchir davantage avant de se heurter au redoutable déploiement militaire européen sur ce territoire convoité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';"><strong>Oleg Nesterenko</strong><br>Président du CCIE (www.c-cie.eu)<br>(Spécialiste de la Russie, CEI et de l’Afrique subsaharienne, ancien directeur de l’MBA, ancien professeur auprès des masters des Grandes Ecoles de Commerce de Paris)<br></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise Arabie Saoudite&#45;Emirats Arabes Unis. : L&amp;apos;Appel du Collectif des Associations musulmanes à la désescalade</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/crise-arabie-saoudite-emirats-arabes-unis-lappel-du-collectif-des-associations-musulmanes-a-la-desescalade-3113070.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;heure est grave, et l&#039;atmosphère de la situation s&#039;empire de jour en jour dans la région du golfe, et cela à travers une crise en gestation entre deux états musulmans sur le conflit Yéménite; l&#039;Arabie saoudite et les Emirats Arabes unis, tous deux, unis par l&#039;histoire et la culture mais   aussi  partenaires incontournables de notre pays : le Mali. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Jan 2026 01:30:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les crises sont inhérentes à toute société humaine, et à toute relation humaine. Celle entre l'Arabie saoudite et les Émirats Arabes unis ne fera pas exception. "La langue et les dents obligées de cohabiter ensemble se querellent souvent", d'après un adage de chez nous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">elle une traînée de poudre, la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nouvelle de ladite crise entre deux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pays frères musulmans a fait le chou gras de certains médias et embrasé les réseaux sociaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains médias, surtout occidentaux, ont commencé à donner volontairement, par malhonnêteté et subordination, des informations tronquées sur cette crise où le mensonge par<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>omission volontaire est roi. De tout<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>petits détails sont grossis à outrance<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>et les données essentielles escamotées et ostracisées.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Des<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>souhaits comme des réalités distillés partout comme par exemple : "Dans la région du Golfe, on assiste à une compétition de plus en plus ouverte et agressive entre le dirigeant saoudien, Mohammed Ben Salman, et son rival émirati Mohammed Ben Sayed, dit MBZ". Pour d'autres, "il s'agit d'une lutte pour la prééminence dans la région, et en particulier le contrôle des ports, détroits et voies maritimes par où transitent pétrole, gaz et marchandises". Et que sais-je encore ? Le ridicule ne tue plus. Il s'agit vraisemblablement d'une intox, à défaut d'un ballon d'essai pour sonder la perception de l'opinion musulmane sur une éventuelle guerre entre deux états frères. Malheureusement, les auteurs du montage de tel scenario<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont tombés dans les pratiques malsaines ; des actions et révélations trompeuses pour manipuler l'opinion publique, leur sport favori afin d'atteindre des objectifs inavoués et inavouables. C'est pourquoi, nous sommes surpris, et choqués par la virulence de cette couverture sensationnaliste et incitatrice<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>d'une probable escalade entre deux<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>pays frère, dépeinte à travers de prismes déformants, d'une part. Et d'autre part, cette calembredaine n'est pas seulement délirante, elle est aussi abjecte. Heureusement que cette intox, une de plus, ira en rejoindre tant d'autres au musée de la bêtise et de la désinformation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous sommes aujourd'hui en droit de se demander au nom de quelle logique ou de quel impératif d'urgence s'imposait une telle incitation va-t'en guerre?A cet effet, toute crise entre deux pays musulmans doit préoccuper toute la Oumma. Nous pouvons toutefois compter sur une référence : l'Islam, religion de paix, l'héritage des deux pays pour éviter au maximum un dérapage de la soit disant crise entre l'Arabie Saoudite et l'Emirat Arabe Unis. C'est pourquoi, nous nous trouvons aujourd'hui dans l'obligation de réagir contre ces messages d'incitation à la violence, et à l'affrontement entre deux pays frères ; unis par l'Islam. Car, d'après le Prophète Mohamed (PSL) "La Communauté musulmane ressemble à un corps humain. Quand une partie souffre d'une douleur, c'est tout le reste du corps qui en ressent ses effets". A cet effet, le Collectif des<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Associations Musulmanes du Mali<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>exprime sa vive préoccupation face cette situation gravissime de cette crise en gestation, pouvant provoquer le risque d'implosion, et pire à l'escalade de la violence, si nous ne prenons garde. Car, là où il n'y a pas de paix, il y a la guerre. Là où il y a la guerre, il y a du sang, des larmes<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>et<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>des<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>foyers éteints. Également, il y a des enfants orphelins, des familles brisées, des civilisations détruites et des espoirs perdus. Des fonds destinés à l'aide au développement des pays pauvres engloutis pour la course à l'armement.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Un devoir de mémoire nous oblige à rappeler que"personne n'est gagnant dans une guerre fratricide". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les appels à la paix dans l'Islam prônent la justice, la tolérance, la miséricorde et le dialogue respectueux, exhortant les deux Etats frères à rechercherla coexistence pacifique,et à rejeter la violence, tout en s'appuyant sur des enseignements coraniques et prophétiques pour la construction d'une société harmonieuse et juste. Allah le miséricordieux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>appelle les musulmans à l'union sacrée : "Et cramponnez-vous tous ensemble au câble d'Allah, et ne soyez pas divisés" S 3 V 103. Nous lançons un appel pressant et pathétique aux dirigeants des deux peuples à s'investir pour plus de retenue, de concession, et de sacrifice pour le renforcement de l'unité et la concorde islamique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Collectif des Associations Musulmanes du Mali invite toutes les organisations islamiques faîtières et particulièrement l'OCI, à redoubler de vigilance, et de mobilisation à la modération, à la retenue, aux concessions, et au sacrifice. Nous en appelons à la conscience solidaire de tous les pays épris de paix et de justice pour inciter les deux pays frères à plus de retenue, de concessions, et à la confiance réciproque. Nous prions en ce mois béni de Rajab, Allah le Tout Puissant pour une Oumma forte, apaisée, solidaire, juste, et sans violence. Que Dieu bénisse la paix entre frères musulmans dans le monde : Amine.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed KIMBIRI</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Président du Collectif des Associations Musulmanes du Mali</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : La démocratie n’a pas échoué au Mali c’est la gouvernance qui a failli</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-la-democratie-na-pas-echoue-au-mali-cest-la-gouvernance-qui-a-failli-3113045-3113045.html</link>
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<description><![CDATA[ Une des conclusions marquantes de l&#039;atelier des 8 et 9 janvier 2026 sur « Démocratie, Gouvernance et Dépendance économique ». ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 08:06:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis quelques années, un discours de plus en plus répandu au Mali tend à faire de la démocratie la cause première de nos échecs politiques, institutionnels et sociaux. À mesure que s’aggravent l’insécurité, la crise économique et la défiance citoyenne, la démocratie est présentée comme un luxe importé, inadapté à nos réalités, voire responsable du chaos ambiant. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette lecture est non seulement erronée, mais surtout dangereuse, car elle détourne le débat de sa véritable cible : l’échec de la gouvernance, non celui de la démocratie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Démocratie et gouvernance : une confusion entretenue <o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie est avant tout une somme de principes, de valeurs et de structures : souveraineté populaire, liberté, égalité, participation, État de droit, séparation des pouvoirs, responsabilité des dirigeants. Elle constitue un horizon normatif, un cadre de référence destiné à garantir à la fois le bonheur social et l’épanouissement individuel. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gouvernance, quant à elle, renvoie à la manière concrète d’exercer le pouvoir : qualité des décisions publiques, gestion des ressources, efficacité administrative, transparence, redevabilité et justice dans l’action de l’État. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrement dit, la démocratie confère la légitimité ; la gouvernance détermine les résultats. Au Mali, cette distinction essentielle a été volontairement brouillée. Les défaillances de l’action publique, la corruption systémique, l’impunité, la captation des institutions par des intérêts privés et l’abandon progressif des territoires ont été imputées à la démocratie elle-même. C’est une erreur d’analyse et une fuite en responsabilité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ce qui a échoué, ce n’est pas la démocratie, mais sa trahison</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali n’a pas souffert d’un excès de démocratie, mais de son instrumentalisation. Les mécanismes démocratiques ont trop souvent été réduits à des rituels électoraux vidés de sens, sans souci de gouvernance vertueuse. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les élections ont servi à légitimer des pratiques de prédation plutôt qu’à renouveler le contrat social. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les institutions ont existé formellement, mais sans efficacité réelle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’État de droit a été proclamé, sans être incarné ou respecté. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce sont là des échecs de gouvernance, pas de démocratie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rejeter la démocratie au motif qu’elle aurait produit de mauvais dirigeants revient à accuser la boussole lorsque le navigateur refuse de lire la carte. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pour une démocratie enracinée : sortir de l’illusion de l’importation <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise actuelle révèle toutefois une exigence légitime : celle d’une démocratie intelligible, appropriée et enracinée. Trop longtemps, la démocratie a été présentée comme un modèle extérieur, plaqué sur des sociétés supposées réfractaires à la participation et à la délibération collective. Or, l’histoire sociale et politique du Mali regorge de mécanismes endogènes de gouvernance concertée : gestion collégiale des affaires communautaires (le "blon") , recherche du consensus (l'arbre à palabre"), primauté de la parole donnée (le "kankélintiguiya"), responsabilité morale des autorités (le "kiléin-néya) , centralité du dialogue social (le "fo-kabin") . <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces pratiques ne portaient peut-être pas le nom de « démocratie », mais elles en incarnaient l’esprit. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu n’est donc pas de rejeter la démocratie, mais de la réconcilier avec nos références culturelles, nos langues politiques et nos institutions sociales. Une démocratie qui parle au citoyen, parce qu’elle s’inspire de son vécu, est infiniment plus solide qu’une démocratie réduite à des textes ou à des procédures technocratiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La véritable urgence : refonder la gouvernance <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali n’a pas besoin d’un renoncement démocratique, mais d’une refondation profonde de la gouvernance : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1- gouvernance responsable plutôt que prédatrice; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2- gouvernance inclusive plutôt que confiscatoire; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3- gouvernance transparente plutôt qu’opaque; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4- gouvernance orientée vers l’intérêt général plutôt que vers la survie des élites. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans bonne gouvernance, aucun régime — démocratique ou non, voire militaire — ne peut produire la stabilité, la justice et la prospérité. Mais sans démocratie, la gouvernance devient tôt ou tard autoritaire, arbitraire et fragile. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Réhabiliter la démocratie, réformer la gouvernance <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie n’est pas le problème du Mali. Elle reste, malgré ses détournements, le meilleur cadre connu pour concilier liberté, dignité humaine et cohésion sociale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui a échoué, c’est une gouvernance déconnectée des valeurs démocratiques et des réalités socioculturelles du pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réhabiliter la démocratie passe donc par un double mouvement : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1- l’enraciner dans les pratiques et les imaginaires locaux ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2- la protéger par une gouvernance intègre, efficace et responsable. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est à ce prix seulement que la démocratie cessera d’être perçue comme une promesse trahie pour redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un instrument d’émancipation collective et d’épanouissement individuel.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Par Dr. Mahamadou KONATÉ</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opinion :  Cheick Boucadry Traoré  &amp;quot;L&amp;apos;Europe devrait faire son introspection &amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/opinion-cheick-boucadry-traore-leurope-devrait-faire-son-introspection-3113030.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/opinion-cheick-boucadry-traore-leurope-devrait-faire-son-introspection-3113030.html</guid>
<description><![CDATA[ &quot;Nous évoluons dans un monde de grandes puissances avec une vraie tentation de se partager le monde&quot;, a déploré ce jeudi 8 janvier Emmanuel Macron dans son discours annuel devant les ambassadeurs français, évoquant aussi &quot;une agressivité néocoloniale&quot; de plus en plus en vigueur dans les relations diplomatiques ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 13:07:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son message, le président français a également assuré qu'il refusait aussi bien le "nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme" que "le défaitisme".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne sommes pas forcément choqués par ce nouveau discours d’un leader européen car la vie est une expérience continue, riche en surprises, en leçons et en diversité d'événements, où rien ne peut être complètement prédit ou vécu, car chaque jour apporte son lot de nouveautés et de choses inconnues, évoquant une acceptation de l'inépuisable richesse de l'existence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Seulement, les leaders européens ont tendance à oublier<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que l'Europe a une histoire complexe en Afrique, marquée par la colonisation et l'exploitation, ce qui complexifie leurs discours actuels sur les impérialismes américain ou russe, l'Europe doit donc regarder son passé colonial (partage de l'Afrique, recherche de matières premières, domination économique et culturelle) avant de critiquer d'autres puissances, car ses actions passées ont laissé des cicatrices profondes et influencent encore les dynamiques actuelles.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’initiative tchadienne&#45;libyenne conjointe : la dernière tentative pour contenir la crise de la migration irrégulière</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/linitiative-tchadienne-libyenne-conjointe-la-derniere-tentative-pour-contenir-la-crise-de-la-migration-irreguliere-3112956.html</link>
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<description><![CDATA[ Au cours des dernières années, le Tchad a enregistré une hausse significative du nombre de personnes déplacées et de migrants en provenance du Soudan, devenant ainsi l’un des principaux pôles humanitaires et migratoires d’Afrique. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 14:43:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le déclenchement du conflit soudanais en 2023, plus de 1,4 million de ressortissants soudanais ont trouvé refuge sur le territoire tchadien, tandis que les camps de Farchana, Bredjing, Treguine et Ademour sont devenus surpeuplés, dépassant largement leurs capacités d’accueil.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré les efforts déployés par les autorités tchadiennes, les organisations internationales et les pays voisins, l’intensification des déplacements forcés a contraint N’Djamena à faire face à une réalité qu’elle n’est plus en mesure de contenir comme par le passé. Longtemps considéré comme un « bouclier » empêchant le transit des migrants en situation irrégulière à travers la Libye vers l’Europe, le Tchad est aujourd’hui confronté à une pression croissante, à une pénurie de ressources et à la prolifération des réseaux de trafic, autant de facteurs qui exposent le pays au risque d’une perte de contrôle des flux migratoires. Par ailleurs, certains migrants peuvent être porteurs d’idéologies extrémistes ou impliqués dans des activités criminelles, tandis que le trafic d’armes le long de ces itinéraires demeure une menace sécuritaire supplémentaire. Dans un contexte marqué par la faiblesse de l’aide internationale, malgré les appels répétés lancés dans les enceintes internationales, les capacités de résilience du Tchad apparaissent de plus en plus limitées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’initiative tchadienne-libyenne : des intentions à la tentative de mise en œuvre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est dans ce contexte de fortes pressions que les autorités tchadiennes ont récemment annoncé la mise en place prochaine d’un mécanisme conjoint avec la Libye visant à renforcer la surveillance et la gestion de la frontière commune, dans le but de lutter contre la migration irrégulière et la criminalité transfrontalière. Cette annonce a fait suite à une rencontre tenue à N’Djamena le 11 Janvier 2026 entre le ministre tchadien de la Sécurité publique et de l’Immigration, le lieutenant-général Ali Ahmad Aghabash, et l’ambassadeur de Libye au Tchad, Othman Fadel, en présence du chef d’état-major adjoint de l’armée tchadienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le communiqué officiel, les discussions ont porté sur l’évaluation de la situation sécuritaire le long de cette frontière saharienne stratégique, considérée comme l’une des plus sensibles de la région. Les deux parties ont convenu de la nécessité de dépasser le stade des déclarations politiques pour instaurer un cadre opérationnel concret permettant une coordination effective entre les institutions sécuritaires et militaires des deux pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La future unité conjointe devrait permettre une amélioration des mécanismes de surveillance, une meilleure régulation des mouvements transfrontaliers et une réponse plus rapide aux incidents sécuritaires, notamment en matière de migration irrégulière, de trafic illicite et d’activités des réseaux de passeurs. Du côté tchadien, cette initiative est présentée comme le fruit d’un partenariat qualifié de « constructif » avec Tripoli, alors même que la Libye demeure confrontée à des divisions politiques et sécuritaires limitant sa capacité à contrôler les principales zones de transit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les racines de la coordination sécuritaire et les étapes précédentes<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette initiative s’appuie sur plusieurs années de coordination et de visites réciproques entre les deux pays. En novembre 2025, une réunion s’est tenue à Benghazi entre le général Chérif Dadi Adam, représentant du Tchad, et le général-major Abdel Fattah Abou Ziad, représentant de la Libye, afin de discuter de la mise en place de mécanismes conjoints de lutte contre la migration irrégulière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, les racines profondes de cette initiative remontent à la coopération continue engagée depuis 2024, en particulier avec l’intensification des tensions au Soudan à proximité de la frontière tchado-libyenne. Ces efforts se sont également traduits par des rencontres militaires de haut niveau entre les responsables des forces armées libyennes et tchadiennes, notamment la réunion tenue en août 2025 entre le vice-commandant en chef de l’Armée nationale libyenne, Saddam Haftar, et le président tchadien Mahamat Idriss Déby, axée sur la sécurisation des frontières communes et la coordination sécuritaire face aux flux croissants de réfugiés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les inquiétudes européennes et l’option hongroise différée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En arrière-plan de ces dynamiques, se profile une inquiétude croissante en Europe face au risque d’une nouvelle explosion des flux migratoires massifs vers le continent. L’affaiblissement du « bouclier » méridional en Afrique et dans le Sahel est perçu, du point de vue européen, comme un rapprochement direct du danger vers les côtes méditerranéennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette inquiétude se reflète clairement dans l’approche hongroise. En 2024, Budapest avait annoncé son intention de déployer une force militaire de 200 soldats au Tchad afin de contribuer à la limitation de la migration vers l’Europe, avant que le projet ne soit reporté sine die. Le ministre hongrois de la Défense, Kristóf Szalay-Bobrovniczky, avait déclaré en octobre 2023 que son pays lancerait une mission militaire au Tchad à la fin de cette même année. De son côté, le Premier ministre Viktor Orbán a affirmé ultérieurement qu’« il est impossible d’arrêter la migration de l’Afrique vers l’Europe sans la coopération des pays du Sahel ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Conclusion</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’initiative conjointe Tchad-Libye illustre une prise de conscience régionale croissante du rôle critique que joue le Tchad en tant que première ligne de défense contre l’immigration irrégulière, malgré des ressources limitées et une pression humanitaire et sécuritaire intense. Cependant, ces efforts, aussi sérieux soient-ils, restent confrontés à des défis majeurs, car l’attrait de l’Europe pour les Africains en quête d’une vie meilleure exerce un impact direct sur le Tchad et sur l’ensemble du continent africain, surchargeant des États fragiles au-delà de leurs capacités et mettant leur sécurité et leur stabilité en danger. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, les initiatives européennes de lutte contre l’immigration, centrées sur des mesures sécuritaires et sur le transfert du fardeau vers les pays africains, ont montré leurs limites et leur inefficacité, laissant l’Afrique seule face à une crise mondiale, ce qui transforme les initiatives régionales en solutions provisoires et contraintes face à une crise qui dépasse les frontières du continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Oumar<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>DIALLO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Tribune: la démocratie n’a pas échoué au Mali : c’est la gouvernance qui a failli</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-la-democratie-na-pas-echoue-au-mali-cest-la-gouvernance-qui-a-failli-3112914.html</link>
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<description><![CDATA[ Une des conclusions marquantes de l&#039;atelier des 8 et 9 janvier 2026 sur « Démocratie, Gouvernance et Dépendance économique ». ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 08:50:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis quelques années, un discours de plus en plus répandu au Mali tend à faire de la démocratie la cause première de nos échecs politiques, institutionnels et sociaux. À mesure que s’aggravent l’insécurité, la crise économique et la défiance citoyenne, la démocratie est présentée comme un luxe importé, inadapté à nos réalités, voire responsable du chaos ambiant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette lecture est non seulement erronée, mais surtout dangereuse, car elle détourne le débat de sa véritable cible : l’échec de la gouvernance, non celui de la démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Démocratie et gouvernance : une confusion entretenue</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie est avant tout une somme de principes, de valeurs et de structures : souveraineté populaire, liberté, égalité, participation, État de droit, séparation des pouvoirs, responsabilité des dirigeants. Elle constitue un horizon normatif, un cadre de référence destiné à garantir à la fois le bonheur social et l’épanouissement individuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gouvernance, quant à elle, renvoie à la manière concrète d’exercer le pouvoir : qualité des décisions publiques, gestion des ressources, efficacité administrative, transparence, redevabilité et justice dans l’action de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrement dit, la démocratie confère la légitimité ; la gouvernance détermine les résultats. Au Mali, cette distinction essentielle a été volontairement brouillée. Les défaillances de l’action publique, la corruption systémique, l’impunité, la captation des institutions par des intérêts privés et l’abandon progressif des territoires ont été imputées à la démocratie elle-même. C’est une erreur d’analyse et une fuite en responsabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ce qui a échoué, ce n’est pas la démocratie, mais sa trahison</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali n’a pas souffert d’un excès de démocratie, mais de son instrumentalisation. Les mécanismes démocratiques ont trop souvent été réduits à des rituels électoraux vidés de sens, sans souci de gouvernance vertueuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les élections ont servi à légitimer des pratiques de prédation plutôt qu’à renouveler le contrat social.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les institutions ont existé formellement, mais sans efficacité réelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’État de droit a été proclamé, sans être incarné ou respecté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce sont là des échecs de gouvernance, pas de démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rejeter la démocratie au motif qu’elle aurait produit de mauvais dirigeants revient à accuser la boussole lorsque le navigateur refuse de lire la carte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pour une démocratie enracinée : sortir de l’illusion de l’importation <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise actuelle révèle toutefois une exigence légitime : celle d’une démocratie intelligible, appropriée et enracinée. Trop longtemps, la démocratie a été présentée comme un modèle extérieur, plaqué sur des sociétés supposées réfractaires à la participation et à la délibération collective. Or, l’histoire sociale et politique du Mali regorge de mécanismes endogènes de gouvernance concertée : gestion collégiale des affaires communautaires (le "blon") , recherche du consensus (l'arbre à palabre"), primauté de la parole donnée (le "kankélintiguiya"), responsabilité morale des autorités (le "kiléin-néya) , centralité du dialogue social (le "fo-kabin") .<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces pratiques ne portaient peut-être pas le nom de « démocratie », mais elles en incarnaient l’esprit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu n’est donc pas de rejeter la démocratie, mais de la réconcilier avec nos références culturelles, nos langues politiques et nos institutions sociales. Une démocratie qui parle au citoyen, parce qu’elle s’inspire de son vécu, est infiniment plus solide qu’une démocratie réduite à des textes ou à des procédures technocratiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La véritable urgence : refonder la gouvernance <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali n’a pas besoin d’un renoncement démocratique, mais d’une refondation profonde de la gouvernance :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1- gouvernance responsable plutôt que prédatrice;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2- gouvernance inclusive plutôt que confiscatoire;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3- gouvernance transparente plutôt qu’opaque;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4- gouvernance orientée vers l’intérêt général plutôt que vers la survie des élites.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans bonne gouvernance, aucun régime — démocratique ou non, voire militaire — ne peut produire la stabilité, la justice et la prospérité. Mais sans démocratie, la gouvernance devient tôt ou tard autoritaire, arbitraire et fragile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Réhabiliter la démocratie, réformer la gouvernance <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie n’est pas le problème du Mali. Elle reste, malgré ses détournements, le meilleur cadre connu pour concilier liberté, dignité humaine et cohésion sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui a échoué, c’est une gouvernance déconnectée des valeurs démocratiques et des réalités socioculturelles du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réhabiliter la démocratie passe donc par un double mouvement :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1- l’enraciner dans les pratiques et les imaginaires locaux ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2- la protéger par une gouvernance intègre, efficace et responsable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est à ce prix seulement que la démocratie cessera d’être perçue comme une promesse trahie pour redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un instrument d’émancipation collective et d’épanouissement individuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Dr. Mahamadou KONATÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aide au développement : L’heure de vérité pour l’Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/aide-au-developpement-lheure-de-verite-pour-lafrique-3112909.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis plus de soixante (60) ans, l’Afrique reçoit une aide publique au développement présentée comme un levier essentiel de progrès économique et social. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 08:20:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, le constat est implacable: malgré des milliards de dollars mobilisés, le continent demeure confronté aux mêmes fragilités structurelles/ industrialisation inachevée, chômage massif des jeunes, dépendance extérieure, faiblesse de la base productive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps d’ouvrir les yeux: l’aide telle qu’elle est conçue et pratiquée depuis des décennies n’a pas transformé l’Afrique. Elle a souvent permis d’administrer la pauvreté, rarement de la faire disparaître.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les propos récents de l’économiste camerounais Célestin Monga ont eu le mérite de poser les mots justes sur ce malaise collectif:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Pleurnicher pour l’aide n’est pas une stratégie de développement».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette phrase dérange parce qu’elle dit une vérité que beaucoup préfèrent taire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une illusion entretenue par les chiffres<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2023, l’ensemble de l’Afrique a reçu moins de 60 milliards de dollars d’aide publique. Cela représente environ 40 dollars par habitant pour plus de 1,4 milliard de personnes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le même temps, le continent:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• exporte pour plus de 600 milliards de dollars chaque année;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• perd entre 80 et 100 milliards de dollars par an en flux financiers illicites, évasion fiscale et rapatriement excessif de profits;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• continue de voir sa valeur ajoutée captée ailleurs dans les chaînes mondiales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réalité est crue: l’Afrique perd chaque année bien plus qu’elle ne reçoit. Le problème n’est donc pas l’insuffisance de l’aide, mais la faiblesse structurelle de notre capacité à retenir, transformer et valoriser nos propres richesses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand l’aide remplace la stratégie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans beaucoup de pays africains, l’aide est devenue un élément central de l’équilibre budgétaire, notamment dans les secteurs sociaux. Cette dépendance a produit des effets pervers durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis les années 1980, sous l’impulsion des programmes d’ajustement structurel, nos États ont été engagés dans des politiques de libéralisation et de privatisation rapides, appliquées sans préparation sérieuse des économies locales ni accompagnement d’un secteur privé encore naissant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des entreprises publiques ont été liquidées ou cédées sans stratégie industrielle de remplacement. Les marchés ont été ouverts brutalement à la concurrence internationale. Le résultat ne fut pas l’émergence d’un capitalisme africain fort, mais souvent:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la désindustrialisation précoce,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la domination accrue des importations,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la marginalisation des entrepreneurs locaux,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• et la perte de leviers économiques essentiels pour l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous avons hérité d’économies ouvertes mais fragiles, dépendantes de l’extérieur pour produire, consommer et investir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le scandale de la dette à deux vitesses<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre paradoxe mérite d’être dénoncé avec force.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsqu’ils font face à des crises structurelles (relance industrielle, transition énergétique, choc financier, pandémie) les pays développés recourent massivement à l’endettement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les États-Unis affichent une dette publique dépassant 120% du Produit intérieur brut (PIB), la France plus de 110%, l’Italie 140%, le Japon plus de 250%.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour eux, la dette est un outil stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l’Afrique, elle devient une faute morale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès qu’un pays africain tente d’utiliser l’endettement pour financer :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des barrages,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des chemins de fer,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des ports,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des zones industrielles,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des universités technologiques,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">il se voit opposer la menace de l’insoutenabilité, la dégradation de sa note financière et la suspension des appuis budgétaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux poids, deux mesures.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui est normal ailleurs devient suspect chez nous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui est perçu comme investissement au Nord est qualifié d’irresponsabilité au Sud.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, on refuse à l’Afrique l’un des principaux instruments qui ont permis aux autres nations de se développer: le droit d’investir aujourd’hui pour créer la richesse de demain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Responsabilités africaines : sortir du confort de la dépendance<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il serait malhonnête d’imputer cet échec aux seuls partenaires extérieurs. Les élites africaines portent une responsabilité historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trop souvent, la gestion publique s’est réduite à:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• assurer la survie budgétaire à court terme,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• négocier des appuis d’urgence,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• repousser indéfiniment la question centrale de la transformation productive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucun pays ne s’est développé par l’assistanat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous ceux qui ont réussi (de la Corée du Sud au Vietnam, de la Chine au Maroc) ont fait le choix:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de l’investissement massif,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de l’industrialisation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de l’exportation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• d’un État stratège assumé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique doit rompre avec la tentation de la plainte permanente et entrer dans une culture de la stratégie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aux institutions internationales: changer enfin de paradigme<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l’Afrique doit faire sa révolution mentale, les institutions internationales doivent aussi faire la leur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant des décennies, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ont promu une vision du développement fondée sur trois (03) dogmes:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">libéralisation rapide, privatisation sans filet, discipline budgétaire stricte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces recettes ont peut-être stabilisé certains équilibres comptables, mais elles n’ont pas construit d’économies fortes. On ne développe pas un pays en équilibrant seulement ses comptes. On le développe en créant :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des entreprises,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des emplois productifs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des chaînes de valeur locales,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des recettes fiscales durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’aide internationale doit cesser de financer principalement la gestion de la pauvreté pour se concentrer sur la création de richesse:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• infrastructures productives,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• industrialisation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• innovation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• montée en gamme des exportations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique n’a pas besoin de compassion institutionnalisée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a besoin de partenariats économiques exigeants et équitables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une prise de conscience panafricaine<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le contexte géopolitique actuel (recomposition des alliances, retrait relatif de certains bailleurs, montée de nouveaux partenaires) peut devenir une opportunité historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Non pas pour remplacer une dépendance par une autre, mais pour repenser entièrement notre modèle de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le message que l’Afrique doit porter au monde est clair:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne demandons pas plus d’aide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous demandons plus d’industries.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne demandons pas plus de dons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous demandons plus de marchés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne demandons pas la pitié.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous demandons le partenariat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion: de l’aide à la dignité économique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique n’a jamais manqué de ressources, ni de talents, ni de courage. Ce qui lui a souvent manqué, c’est la liberté stratégique et la volonté collective de rompre avec une économie de la dépendance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La thèse défendue par Célestin Monga est rude, mais salutaire: le développement commence le jour, où un peuple cesse de croire que son avenir dépend de la générosité des autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps pour l’Afrique de passer:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de la demande d’aide à l’exigence de justice économique,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de la gestion de la pauvreté à la construction de la prospérité,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de la dépendance à la dignité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est à ce prix que l’aide internationale pourra enfin devenir ce qu’elle n’a jamais vraiment été: un levier de transformation, et non un substitut à la souveraineté économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna NIANG<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;enlèvement sans précédent de Maduro</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lenlevement-sans-precedent-de-maduro-3112897.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;enlèvement sans précédent dans les annales du monde, de la manière dont cela s&#039;est produit, du président vénézuélien Nicolas Maduro constitue non seulement une intervention militaire dans un pays souverain et indépendant en violation des principes du droit international, mais aussi un avertissement clair à la planète entière. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 01:32:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un avertissement à tout dirigeant insubordonné de chaque pays.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 3 janvier 2026 déjà, lors d'une conférence de presse concernant l'opération militaire et l'arrestation de Maduro, le président américain Donald Trump a proféré des menaces contre le président colombien Gustavo Petro, déclarant : “Il ferait bien d'être prudent”.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le même temps, le président américain a laissé entendre que Cuba pourrait être un sujet de discussion dans le cadre de la politique américaine plus large dans la région, soulignant ainsi la capacité de Washington à étendre son champ d'action au-delà du Venezuela.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a même déclaré que le gouvernement cubain devrait s'inquiéter après l'arrestation de Maduro. Il a notamment affirmé : "Si je vivais à La Havane et que j'étais membre du gouvernement, je serais au moins inquiet", ajoutant que "Cuba est un désastre" et que le pays est "dirigé par des hommes incompétents et dépravés".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'histoire des États-Unis est par ailleurs marquée par de nombreuses interventions impérialistes, tant territoriales qu'interventionnistes, dans d'autres pays. Plus précisément, on dénombre environ 400 interventions depuis 1776, date à laquelle le Second Congrès continental adopta la Déclaration d'indépendance le 4 juillet, proclamant l'indépendance des treize colonies américaines vis-à-vis de l'Empire britannique, un événement qui marqua la fondation officielle des États-Unis d'Amérique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui pourrait oublier que, du 15 au 19 avril 1961, 1 400 combattants anticastristes, entraînés et financés par la CIA, tentèrent de débarquer à la baie des Cochons, à 250 kilomètres de La Havane, sans parvenir à renverser le régime communiste cubain. Ces combats firent une centaine de morts de chaque côté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Avec la victoire de Salvador Allende aux élections du 4 septembre 1970 au Chili et la présence déjà de Fidel Castro à Cuba, nous allons nous retrouver avec un sandwich rouge en Amérique latine qui deviendra inévitablement entièrement rouge", craignait Richard Nixon, et sa crainte fut bientôt confirmée par les résultats des élections.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette réalité déplaisante pour les États-Unis, une solution s'imposait. Elle fut trouvée le matin du 11 septembre 1973, lorsqu'un coup d'État militaire fut perpétré sous la direction du général Augusto Pinochet, avec le soutien des États-Unis, mais aussi du Brésil, dont le régime militaire était parfaitement ami et coopératif avec les États-Unis. Les putschistes, après avoir encerclé et bombardé le palais présidentiel, prirent d'assaut ce dernier. Salvador Allende et ses proches collaborateurs furent tués après une résistance acharnée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les États-Unis ont également envahi le Panama à la mi-décembre 1989, sous la présidence de George Bush, l'Ancien. L'objectif de cette invasion militaire était de destituer le dirigeant de facto du Panama, le général Manuel Noriega, accusé par les autorités américaines d'extorsion et de trafic de drogue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, si l'on cherche un parallèle historique où les États-Unis ont arrêté le dirigeant de facto d'un pays et l'ont extradé vers les États-Unis pour y être jugé, l'affaire Noriega est la plus caractéristique. Et cela s'est produit après une véritable invasion militaire, c'est-à-dire dans le contexte d'une intervention armée coordonnée, et certainement pas dans un contexte de paix "normale".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Noriega parvint à s'échapper et se réfugia à l'ambassade du Vatican à Panama, la capitale du pays, où il resta onze jours. Il y subit une intense guerre psychologique pour le contraindre à se rendre. L'armée américaine installa un mur de son assourdissant devant l'ambassade. Une flotte de Humvees équipés de haut-parleurs diffusait en permanence du hard rock et, parfois, du heavy metal. On y passait notamment le titre "Panama" du groupe Van Halen.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Saint-Siège s'en est plaint à juste titre auprès du président Bush, et la guerre musicale prit fin après trois jours. Le 3 janvier 1990, le général accepta de se rendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais quelles sont les raisons profondes de l'invasion militaire américaine du Venezuela et de la volonté de renverser le régime insubordonné en place?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Venezuela possède donc les plus importantes réserves prouvées de pétrole au monde, estimées à environ 303,8 milliards de barils en 2021. À titre de comparaison, les principaux pays producteurs de pétrole disposent de réserves plus modestes. L'Arabie saoudite, par exemple, en possède environ 267 milliards de barils et le Koweït 101,5 milliards.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le même temps, les réserves prouvées de gaz naturel du pays ont dépassé 5,6 billions de mètres cubes en 2021. Il convient de noter, par ailleurs, que dans l'hémisphère occidental, seuls les États-Unis disposaient de réserves plus importantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, les réserves totales de minerai de fer du Venezuela sont estimées à 4,5 milliards de tonnes. Il convient de souligner que le pays se classe deuxième dans la région après le Brésil pour ces réserves. Enfin, le Venezuela possède certaines des plus importantes réserves mondiales de bauxite, un minerai utilisé pour la production d'aluminium. Ses réserves totales de bauxite s'élèvent à 950 millions de tonnes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est donc clair pour tout observateur objectif que les États-Unis convoitent les ressources naturelles du Venezuela, sources de richesse. Des ressources qu'ils ne peuvent obtenir avec le régime actuel, partenaire politique et militaire et allié de Moscou, Pékin et Téhéran, mais aussi principal fournisseur de pétrole de la Chine, dont le contrôle tarit le flux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les États-Unis, la solution pour asseoir leur suprématie dans la compétition internationale impitoyable réside dans le renversement du régime vénézuélien actuel et l'installation d'un président et d'un gouvernement parfaitement complaisants et à leur service. Le reste – à savoir la légalité et la nature démocratique d'une telle chose – leur importe peu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, je tiens à souligner que les dirigeants d'un pays ne sont renversés que par leur peuple, c'est-à-dire par des soulèvements populaires et des révolutions, comme cela s'est produit dans divers pays par le passé. Ils ne sont pas renversés par l'intervention militaire d'un autre pays, d'une puissance étrangère. Par conséquent, l'invasion militaire américaine du Venezuela et l'enlèvement de son président, Nicolas Maduro, sont absolument condamnables pour tout citoyen du monde attaché à la démocratie et à la liberté de pensée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Isidoros Karderinis, journaliste, correspondant grec <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>B&#45;Ready 2025 : le Togo sacré 1er en Afrique de l’Ouest et 3ème en Afrique subsaharienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/b-ready-2025-le-togo-sacre-1er-en-afrique-de-louest-et-3eme-en-afrique-subsaharienne-3112868.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Togo s’illustre une nouvelle fois sur l’échiquier économique africain en se hissant dans le top 3 des pays les plus réformateurs d’Afrique subsaharienne, selon la deuxième édition du rapport Banque mondiale Business Ready (B-Ready) 2025, publié fin décembre. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 17:00:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une performance qui conforte la crédibilité du pays en matière d’amélioration du climat des affaires et de modernisation de l’action publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Successeur du rapport Doing Business, le B-Ready adopte une approche plus globale et plus exigeante. Il évalue non seulement la qualité du cadre réglementaire, mais aussi l’efficacité des services publics et leur mise en œuvre concrète au bénéfice des entreprises. En 2025, 101 économies ont été analysées dans le monde, dont 27 pays d’Afrique subsaharienne, contre 14 lors de la première édition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Togo, la référence en Afrique subsaharienne<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte élargi, le Togo se distingue nettement. Le pays occupe la 1ʳᵉ place en Afrique de l’Ouest avec un score de 61,52, et la 3ᵉ place en Afrique subsaharienne, derrière le Rwanda et l’Île Maurice. Ces résultats témoignent d’une dynamique réformatrice constante, saluée par les investisseurs et les partenaires techniques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’analyse détaillée du rapport révèle des performances particulièrement solides dans plusieurs domaines clés du cycle de vie de l’entreprise, notamment : la création d’entreprises, l’emplacement des entreprises, la fiscalité, les services financiers, le règlement des litiges, et l’insolvabilité des entreprises. Autant d’indicateurs stratégiques qui renforcent l’attractivité du pays pour les entrepreneurs locaux comme pour les investisseurs régionaux et internationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’un des faits marquants du rapport B-Ready 2025 concerne le pilier des services publics, dans lequel le Togo se classe 1ᵉʳ en Afrique de l’Ouest et en Afrique subsaharienne. Cette performance traduit les progrès réalisés dans la digitalisation des procédures administratives, la simplification des démarches et l’amélioration de la relation entre l’administration et le secteur privé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le pilier de l’efficacité opérationnelle, le pays se hisse à la 1ʳᵉ place en Afrique de l’Ouest et à la 5ᵉ place en Afrique subsaharienne, confirmant sa capacité à transformer les réformes en résultats concrets sur le terrain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une vision politique assumée et cohérente<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces avancées s’inscrivent dans la continuité des réformes engagées sous l’impulsion du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, avec une orientation claire : moderniser l’administration, digitaliser les services publics et bâtir un environnement des affaires compétitif, transparent et inclusif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis 2017, la Cellule climat des affaires, en collaboration avec les ministères techniques et les acteurs du secteur privé, pilote une stratégie fondée sur l’impact réel des réformes plutôt que sur leur seule visibilité internationale. Une approche saluée par la Banque mondiale elle-même, qui met en avant la cohérence et la continuité des politiques publiques togolaises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport souligne toutefois des défis persistants, notamment dans les domaines des services publics spécialisés, du commerce international, de la concurrence et de la main-d’œuvre. Des chantiers identifiés par les autorités, qui misent sur les réformes en cours pour consolider les acquis et améliorer encore les performances du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’échelle sous-régionale, la performance du Togo apparaît ainsi comme un signal fort : celui d’un État engagé dans une transformation structurelle de son économie, au service de la croissance, de l’investissement et de la compétitivité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus qu’un classement, le B-Ready 2025 consacre une trajectoire. Celle d’un pays qui fait le choix de réformes utiles, mesurables et durables, et qui entend continuer à jouer un rôle moteur dans la dynamique économique de l’Afrique de l’Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>A.<span style="mso-tab-count: 1;">      </span>WANGARA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : L’armée au rendez&#45;vous de l’honneur</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mali-larmee-au-rendez-vous-de-lhonneur-3112826-3112826.html</link>
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<description><![CDATA[ La danse du scalp organisée par la France, animée par des tambourineurs délurés et une horde de nervis suicidaires, est en train de virer au psychodrame pour les apatrides et les ennemis du Mali, par la faute d’une Armée intraitable, soutenue par tout un peuple. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 07:08:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En disant non à la France qui fait et défait les présidents dans son pré-carré, en reprenant aux groupes rebelles l’enclave de Kidal au grand dam de l’Algérie, en appliquant la réciprocité aux USA, en interdisant la transhumance du bétail mauritanien vers le Mali, Assimi Goïta honore son rendez-vous avec l’histoire, rend justice au peuple malien qui retrouve sa fierté et sa dignité. Bon sang, ne saurait mentir !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De la racine à la feuille, la sève vivifiante continue de monter <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président Modibo Kéita était un homme respecté en Afrique et dans le reste du monde, parce qu’il incarnait un idéal et une philosophie politique entièrement dédiés à la souveraineté du Mali et de l’Afrique. Depuis sa chute en 1968, il a fallu attendre l’arrivée au pouvoir d’Assimi Goïta, pour voir s’affirmer une volonté ferme de souveraineté, inscrite dans la Constitution (article 34) et mise en œuvre au quotidien par le Gouvernement. Toutefois, à la différence de Modibo Kéita, Assimi est un pur pragmatique qui sait que la plupart de ses devanciers ont failli et laissé la jeunesse sans réelle perspective. En dépit de cela, il a réussi à obtenir l’adhésion à son projet, de l’immense majorité des maliens dont la résilience est en train de briser toutes les manœuvres de déstabilisation. En effet, si Modibo a tardé à apporter une réponse à la frustration de son armée devant les privilèges accordés à la Milice Populaire, Assimi est doté d’une grande capacité d’anticipation qui lui donne toujours une longueur d’avance sur le cours des évènements. La France, en bloquant l’offensive de l’armée malienne aux portes de Kidal, va dévoiler son vrai visage, permettre aux Maliens de comprendre qu’elle ne faisait que du dilatoire avant d’atteindre son objectif qui était la partition du pays. Dans ces conditions, quand le régime d’IBK vacille en 2020 sous la pression de la rue, de jeunes officiers militaires bien avertis entrent aussitôt en scène, contrariant le plan de succession prévu par la France mais aussi par certains politiciens maliens. Dès lors, tous les réseaux de la France – Afrique sont activés pour faire plier la jeune élite militaire. C’est la première fois qu’une ancienne colonie française parvient à tenir tête au système, faisant même des émules dans la sous-région. Le Mali renoue certes avec les idéaux de Modibo mais, le Malien d’aujourd’hui sera-t-il à la hauteur du Soudanais d’hier ?<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"> <o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand la France offre le pouvoir, c’est toujours contre la loyauté du bénéficiaire<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui accepte de diner avec le diable, doit s’assurer de ne pas figurer au menu car, lorsque la France offre le pouvoir, c’est toujours contre la loyauté du receveur. Dans cette logique, De Gaule a combattu Modibo jusqu’à sa chute. Mitterrand a aidé le mouvement démocratique à renverser Moussa Traoré. Chirac va obliger Alpha Oumar Konaré à brader le patrimoine national. Amadou Toumani Touré sera déstabilisé par Sarkhozi qui lui reprochait son soutien à Kadhafi et son refus de signer l’accord de réadmission. Quant à Ibrahim Boubacar Kéita, il sera trahi par François Hollande que les maliens un temps avaient pris pour un bienfaiteur, avant que Macron achève le régime. Depuis Modibo Kéita, le Mali est sevré de dirigeants politiques privilégiant les intérêts supérieurs du pays. Dans ce domaine, il faut reconnaître que Moussa Traoré a fait mieux que les présidents de l’ère démocratique qui ont hypothéqué la souveraineté du Mali en démantelant l’arsenal de défense, en encourageant la dépravation des mœurs sociales et la prise en otage du pouvoir d’Etat par une oligarchie kleptocrate. Sous leur règne, le pays a fini par être placé sous tutelle internationale, au point de faire regretter le règne de Moussa Traoré. Tirant les leçons de ce passé peu glorieux, Assimi Goïta a refusé toute relation compromettante avec la France, les leaders religieux et les partis politiques, dont les influences malsaines auraient pu altérer l’engagement du pays dans la refondation du système. C’est pourquoi, les maliens préfèrent son efficacité et sa poigne à la bouffonnerie politique qu’on leur sert depuis des années. Sous le leadership d’Assimi, le Mali est devenu militairement et diplomatiquement une référence en Afrique, une école pour les dirigeants politiques encore sous anesthésie, qui aspirent à s’émanciper du paralysant giron français. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Occident Collectif, en perte de vitesse face à la montée du Sud Global, est prêt à tout pour protéger ses intérêts et discréditer l’Islam. C’est pourquoi, il se sert de l’islamisme, une doctrine fondée sur la violence et le terrorisme, pour que le chaos créé et entretenu par les islamistes lui permette de caricaturer l’Islam, tout en faisant main basse sur les ressources. Comme on ne respecte que les pays qui se donnent les moyens de rester débout, la place de chacun sur l’échiquier est déterminée par le rapport de force. L’Alliance des Etats du Sahel, avec sa diplomatie, ses forces armées unifiées et sa Banque d’investissement, en est l’illustration parfaite. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahamadou Camara<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Email : mahacam55mc@gmail.com<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’énorme chambrage des Parisiens après la désillusion de l’OM, l’Espagne a peur pour le Real Madrid</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/L%E2%80%99%C3%A9norme-chambrage-des-Parisiens-apr%C3%A8s-la-d%C3%A9sillusion-de-l%E2%80%99OM%2C-l%E2%80%99Espagne-a-peur-pour-le-Real-Madrid-3112825.html</link>
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<description><![CDATA[ L’OM chambré par les joueurs parisiens, le Real Madrid inquiète, l’attaque du FC Barcelone en puissance, retrouvez dans votre revue de presse Foot Mercato les dernières informations de la presse sportive européenne. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 07:08:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="wysiwygContent" data-live-id="articleContent.isLive" data-live-value="17679547820" data-live="0" data-live-reload="1">
<h3>Le PSG se moque de l’OM</h3>
<p>«<span> </span><em>Que ce fut dur</em><span> </span>», placarde avec tristesse<span> </span><em>La Provence</em>. L’Olympique de Marseille a cru mettre fin à 14 ans de disette en renversant le<span> </span><a href="https://www.footmercato.net/club/psg/">PSG</a><span> </span>grâce à Greenwood et un CSC de Pacho en toute fin de match. Le banc marseillais commençait même à célébrer, mais le karma a frappé aussitôt. Alors qu’Aubameyang était proche de mettre le but du KO, le PSG contre-attaque, Vitinha a envoyé une longue passe magistrale pour Barcola qui remisait parfaitement de la tête pour Gonçalo Ramos. Fou de rage, Medina a fondu en larmes après la séance de tirs au but perdue et il n’était pas le seul. «<span> </span><em>Le trophée échappe des mains de l’OM</em><span> </span>», regrette<span> </span><em>La Marseillaise</em>. L’OM y a cru jusqu’au bout, mais les jeunes supporters marseillais devront patienter encore un peu avant de voir leur club remporter un trophée. Après la rencontre, les Parisiens ont fortement chambré les Marseillais, qui se voyaient déjà célébrer sur le Vieux-Port. Nuno Mendes a chambré Balerdi en répondant à son post d’un : «<span> </span><em>essaie encore la prochaine fois</em><span> </span>». Blessé, Safonov s’est demandé «<span> </span><em>pourquoi c’est trop facile</em><span> </span>», alors que Marquinhos s’est montré très taquin après la fin du match au micro de<span> </span><em>Ligue 1+</em>.</p>
<h3>Une victoire qui ne rassure pas</h3>
<p>En Espagne, c’était le derby madrilène entre l’Atlético de Madrid et le<span> </span><a href="https://www.footmercato.net/club/real-madrid/">Real Madrid</a>. «<span> </span><em>Dominer n’est pas gagner, en revanche souffrir, c’est gagner</em><span> </span>», placarde le journal<span> </span><em>AS</em>. Les rôles se sont inversés cette fois-ci avec le Real Madrid qui l’a emporté 2-1 face à son voisin avec beaucoup moins d’occasions sur la rencontre. «<span> </span><em>En finale avec souffrance</em><span> </span>», résume le journal<span> </span><em>Marca</em>. La rencontre a divinement bien démarré pour le Real avec un boulet de canon de Federico Valverde sur coup-franc. Une frappe surpuissante de l’Uruguayen chronométrée à 108 km/h. La suite, un Real qui a donné l’impression de ne pas vraiment pouvoir faire la différence. Rodrygo a bien marqué le but du break, mais Sørloth a redonné espoir aux siens. Après, Courtois a brillé et l’Atlético de Madrid a vendangé avec 16 tirs, dont 6 arrêts du gardien belge. «<span> </span><em>Le Real tient bon et il y aura un Clasico en finale</em><span> </span>», se réjouit<span> </span><em>Mundo Deportivo</em>. Face au Barça, Xabi Alonso a confirmé en conférence de presse que<span> </span><a href="https://www.footmercato.net/joueur/kylian-mbappe/">Kylian Mbappé</a><span> </span>sera du voyage pour la finale. Reste à savoir si ce sera pour jouer ou juste pour soutenir ses partenaires. Mais vu la prestation des Madrilènes, la présence du Français ne serait pas de trop.</p>
<h3>Le Barça comme grand favori</h3>
<p>En Catalogne, on se projette sur cette finale de Supercoupe d’Espagne dimanche. «<span> </span><em>Il y aura bien un Clasico</em><span> </span>», s’enflamme le journal<span> </span><em>Sport</em><span> </span>ce vendredi matin. Pour le média espagnol, aucun doute, le<span> </span><a href="https://www.footmercato.net/club/fc-barcelone/">FC Barcelone</a><span> </span>sera le favori. La presse catalane était bien évidemment devant le derby madrilène hier, «<span> </span><em>un derby canapé</em><span> </span>», s’amuse le média. Le FC Barcelone a bien vu l’impuissance du Real Madrid sans Mbappé, ce qui est loin de faire peur aux Culés qui sont sur une grosse série, rappelle<span> </span><em>Mundo Deportivo</em>. Dans les chiffres, le Barça a tout d’un rouleau compresseur. Les Culés marquent en moyenne 3 buts par match et la défense ne cesse de s’améliorer : elle n’a pas encaissé de but lors de ses 5 derniers matchs. Le Barça démontre une énorme force collective avec<span> </span><a href="https://www.footmercato.net/joueur/raphinha/">Raphinha</a><span> </span>et Fermin Lopez en pleine forme. Le nom du grand espoir suédois<span> </span><a href="https://www.footmercato.net/joueur/roony-bardghji/">Roony Bardghji</a><span> </span>est aussi cité. Son match face à l’Athletic a impressionné les observateurs et, comme le relaie la presse, tout le monde est choqué par la qualité du joueur qui, on le rappelle, a été recruté pour seulement 2,5 M€. L’attaque du Barça tourne à plein régime avec des joueurs comme Bardghji et<span> </span><a href="https://www.footmercato.net/joueur/robert-lewandowski-1/">Lewandowski</a><span> </span>sur le banc, de quoi donner des motifs d’espoir aux Blaugranas avant dimanche.</p>
<p>Source: https://www.footmercato.net/</p>
</div>]]> </content:encoded>
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<title>INPS : Remise de feuille de route, la ministre Assa Badialllo Touré appelle à une restructuration profonde de la sécurité sociale au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/inps-remise-de-feuille-de-route-la-ministre-assa-badialllo-toure-appelle-a-une-restructuration-profonde-de-la-securite-sociale-au-mali-3112804.html</link>
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<description><![CDATA[ Lors d&#039;une cérémonie solennelle de remise de feuille de route au nouveau Directeur général de l&#039;Institut National de la Prévoyance Sociale (INPS), Idrissa Bakary Diarra, la ministre de la Santé et du Développement social, le colonel-major Assa Badiallo TOURÉ, a tracé les grandes lignes d&#039;une mission ambitieuse pour moderniser le système de protection sociale au Mali. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 08:17:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette nomination, officialisée par le décret n° 2025-0823/PT-RM du 26 novembre 2025, s'inscrit dans un contexte de réformes urgentes face aux crises multidimensionnelles qui secouent le pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Félicitant le nouveau responsable pour la confiance des plus hautes autorités et remerciant son prédécesseur, Ousmane Karim Coulibaly, la ministre a insisté sur la "lourde mission" confiée à l'INPS. Il s'agit de restructurer strictement le système en appliquant pleinement le Code de Prévoyance sociale, en identifiant les défis juridiques, institutionnels, techniques et financiers qui freinent son efficacité. "Cette mission vise le plus grand bonheur des assujettis", a-t-elle déclaré, soulignant l'extension des champs d'application de la Sécurité sociale dans un pays marqué par des mutations économiques, sociales et démographiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi les priorités énoncées figurent plusieurs axes concrets :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Évaluation et adaptation du Code : Vérifier son adéquation aux réalités socio-économiques actuelles, notamment l'assurance volontaire et la médecine préventive (visites d'embauche, des lieux de travail et périodiques).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Digitalisation accélérée : Dématérialiser le système assurantiel pour mettre fin à la lourdeur administrative.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Gestion des insuffisances : Maîtriser les dépenses, prévenir les risques professionnels, et instaurer des mécanismes de recouvrement des cotisations via des partenariats dynamiques avec tous les acteurs, y compris les Maliens de l'extérieur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Renforcement du RAMU : Assumer pleinement le rôle d'Organisme de Gestion Déléguée pour la Couverture Maladie Universelle, imposer la déclaration obligatoire des employeurs et l’immatriculation du personnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Inclusion du secteur informel et agricole : Analyser leur impact et proposer des mesures pour accroître la pénétration de la couverture sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Conformité internationale : Aligner le Code sur les normes de la CIPRES et régionales, pour une Sécurité sociale plus efficace, soutenable et inclusive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Engagement du Directeur général<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’INPS occupe une place de choix dans le dispositif du développement social. Nous allons prendre en compte les directives, les observations, les instructions qui sont dans la feuille de route, a affirmé Idrissa Bakary Diarra, soulignant l'engagement de l'institution à jouer pleinement son rôle dans le développement social du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La ministre a appelé à une réflexion collective pour "demeurer solvable" envers les citoyens, qualifiant les structures de protection sociale de "biens précieux et inaliénables". Elle a annoncé que tout le personnel de son ministère sera désormais assujetti à un contrat de performance, dont les termes sont en finalisation, afin de pérenniser les résultats obtenus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet événement, qui a réuni les membres du Cabinet, du Secrétariat général, les directeurs des services techniques et des organismes personnalisés, ainsi que de nombreux invités, marque un tournant stratégique. "Accordez à cette lettre de mission toute l'attention requise pour le renforcement de la justice sociale, du renouveau de l'action publique et de la cohésion nationale", a conclu le colonel-major Assa Badiallo TOURÉ, sur une note d'espoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rappelons que les représentants des trois syndicats de l’INPS (UNTM, CDTM et CSTM) ont pris part à cette remise de feuille de route.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réseau de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>communication du MSDS<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune :  Actionnariat populaire vs Bourse des valeurs : deux instruments complémentaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-actionnariat-populaire-vs-bourse-des-valeurs-deux-instruments-complementaires-3112769.html</link>
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<description><![CDATA[ A la demande de certains lecteurs de ma tribune sur l’actionnariat populaire voici ci-dessous une comparaison entre les deux instruments de financement ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 13:55:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’actionnariat populaire n’est pas la bourse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La bourse finance des entreprises matures, avec des règles strictes, des coûts élevés et des exigences lourdes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle est indispensable, mais elle n’est accessible qu’à une minorité d’entreprises africaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l’inverse, l’actionnariat populaire est un instrument léger, inclusif, accessible, qui permet :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>de financer des sociétés naissantes,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>de mobiliser l’épargne locale et de la diaspora,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>de démocratiser la propriété,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>de stabiliser les projets par la participation citoyenne,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>de construire des entreprises nationales fortes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est un mécanisme parfaitement africain, adapté à nos réalités, et qui peut être la base de notre souveraineté économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi l’Afrique doit adopter ce modèle maintenant<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dépendance aux financements extérieurs n’est pas une fatalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle est le résultat :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>de notre incapacité à organiser notre épargne,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>de notre absence de mécanismes pour transformer les patrimoines publics en capital,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>d’un déficit de confiance et de transparence dans les projets publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’actionnariat populaire permet :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. d’augmenter les fonds propres des projets structurants,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. de mobiliser l’épargne nationale et de la diaspora,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. de réduire la dépendance aux bailleurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. de créer une démocratie économique réelle,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. de donner au peuple une part directe dans les richesses nationales,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. d’accélérer l’industrialisation du continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une Afrique financée par les Africains eux-mêmes<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’avenir appartient aux nations qui savent transformer leur épargne en puissance économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous devons cesser d’attendre des solutions extérieures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’innovation financière africaine existe déjà.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’actionnariat populaire(combiné à la valorisation des actifs publics ) est l’une des voies les plus crédibles, les plus souveraines et les plus rapides pour financer :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>les chemins de fer,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>les ports fluviaux,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>les usines agro-industrielles,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>les mines transformées localement,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>les centrales solaires,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>les zones industrielles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous en avons la preuve chez nous : le PMU-Mali l’a déjà fait.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps de généraliser ce modèle pour bâtir une économie souveraine, moderne et inclusive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Harouna Niang <o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ancien ministre</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’école : le plafond de verre de l’émergence nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lecole-le-plafond-de-verre-de-lemergence-nationale-3112762.html</link>
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<description><![CDATA[ Pourquoi aucun pays ne pourra jamais s&#039;élever au-dessus de la qualité de son système éducatif. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 13:10:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>SOLONI</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que les nations se perdent dans des calculs budgétaires et des stratégies militaires, une vérité fondamentale demeure occultée : l’avenir d’un pays ne se joue pas dans ses coffres-forts, mais dans ses salles de classe. Entre dénuement matériel et vocation héroïque, l’école est aujourd’hui le miroir d’une société en quête de repères. Si le savoir vacille, c'est toute la structure républicaine qui menace de s'effondrer. Analyse d’une urgence nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque matin, des milliers d’enfants se rendent à l’école avec un espoir fragile mais puissant : celui de devenir meilleurs qu’ils ne le sont aujourd’hui. Certains marchent pieds nus, d’autres serrent contre eux un cahier déchiré ou un stylo à bout de souffle. Pourtant, ils avancent vers un avenir qu’ils imaginent lumineux. Mais cet avenir dépend d’un lieu unique : l’École. Car une Nation ne dépasse jamais le niveau de son système éducatif. Cette phrase n’est pas un slogan : c’est un avertissement, peut-être le plus crucial de notre époque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand l’école faiblit, la nation recule<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les crises que nous traversons, insécurité, pauvreté, corruption, divisions sociales ne tombent pas du ciel. Elles germent silencieusement là où l’École n’arrive plus à jouer son rôle de rempart. Dans une classe surchargée, un enfant qui ne saisit pas la leçon d’aujourd’hui devient l’adulte vulnérable de demain : une proie facile pour les manipulations, les discours extrémistes et les promesses démagogiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un élève qui ne lit pas devient un citoyen qui subit. Les décideurs doivent l'intégrer : l’éducation est une question de sécurité nationale, au même titre que l’armée ou la justice. Là où l’instruction recule, les menaces progressent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Des enseignants, architectes solitaires</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le dénuement des salles de classe, l’enseignant tente de transmettre les mathématiques, la morale et l’histoire à des cohortes de 60 ou 80 élèves. Souvent sans bibliothèque, sans matériel, et parfois sans salaire régulier, il tient bon par vocation. Cet enseignant n’est pas un simple agent de l’État ; il est l’architecte silencieux de la cité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enseignement est le seul métier dont la réussite conditionne celle de tous les autres. Un pays qui néglige ses maîtres se condamne à la pénurie de médecins, d’ingénieurs et de citoyens éclairés. Revaloriser ce métier, moderniser la pédagogie et intégrer le numérique ne sont pas des luxes, mais des impératifs de survie. Sans cette locomotive, la Nation restera à quai, prisonnière d'un cercle vicieux de pauvreté intellectuelle.<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’investissement : entre chiffres et dignité humaine<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On parle souvent de budgets et de pourcentages. Mais derrière la froideur des statistiques se cache une réalité humaine. Chaque enfant est une possibilité. Ne pas réformer l’école aujourd’hui, c’est condamner des milliers d’esprits à l’obscurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’esprit critique, la capacité de débattre et l’analyse des faits sont les piliers de l’autonomie d’un peuple. Ce n’est pas un hasard si les régions les plus instables du globe sont celles où le système éducatif est le plus défaillant. L’école n’est pas une dépense que l’on coupe en période de crise, c’est le placement le plus rentable pour garantir la croissance économique, la paix durable et l’unité nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, dans un monde marqué par une compétition internationale féroce, la véritable richesse d’un pays ne se mesure ni à l’abondance de son sous-sol, ni à la puissance de son armée, mais à la qualité de ses cerveaux. Nous pouvons bâtir des ponts et bitumer des routes, mais si l’école ne forme pas les esprits capables de les entretenir et de les transcender, ces infrastructures ne seront que des monuments à notre propre déclin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps de comprendre que le plafond de notre développement sera toujours celui de nos salles de classe. Si l'avenir nous effraie, c'est que nous n'avons pas encore donné à nos enfants les outils pour le dompter. Refonder l’École, ce n’est pas simplement retoucher un programme, c’est poser l'acte fondateur de la Renaissance de la Nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Kolly Kamissoko, Professeur de philosophie, Master à l’ENSup.<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Paramount : le déroulé de l&amp;apos;opération.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/affaire-paramount-le-deroule-de-loperation-3112740.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/affaire-paramount-le-deroule-de-loperation-3112740.html</guid>
<description><![CDATA[ Au plan de la forme l’accusation devrait être basée sur un rapport d’audit crédible venant des services de contrôle habilités en la matière comme : ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 09:55:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le Vegal <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- </span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Tahoma','sans-serif';">⁠</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">le Contrôle Général des Services Publics<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- </span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Tahoma','sans-serif';">⁠</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">l’Inspection des Finances <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- </span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Tahoma','sans-serif';">⁠</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">et non d’une conseillère spéciale de la Présidence en l’occurrence Mme Camara Bintou qui certes avait travaillé en son temps, dans son propre cabinet Maeco, mais qui aujourd’hui a totalement oublié les principes élémentaires du contrôle à savoir le contredit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, elle a élaboré un rapport hautement confidentiel qui a été soumis à la Présidence de la Transition qui l’a transmis directement aux autorités judiciaires notamment au pôle économique puis à la Cour suprême parce qu’il s’agit d’anciens ministres et de premier ministre, par l’entremise du Ministère de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voilà comment 19 personnes dont des anciens Ministres et Premier ministre, des anciens chefs d’état-major, des hauts gradés de l’armée et cadres administratifs du Ministère de La Défense ont été inculpés et détenus et non détenus. Pour ceux qui avaient quitté le pays des mandats d’arrêt internationaux ont été émis contre eux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voilà comment un rapport erroné a induit le Président de la transition en erreur en lui faisant croire qu’il y’a détournement. Lui, naturellement, ayant inscrit la lutte contre la corruption et les détournements de deniers publics dans son programme, a tout naturellement envoyé le dossier à la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au plan du fond, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son rapport la conseillère a affirmée qu’il y’a eu du faux et usage de faux et détournement de fonds publics à hauteur de 11 milliards. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la barre, le Ministre Tiéna Coulibaly a indiqué que ce rapport n’est pas crédible et que son contenu est faux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Que s’est-il passé ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’état du Mali ,dans le cadre d’un marché d’importation de matériels militaires d'un montant initial de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>59 Millions de dollars, après avoir versé une première avance de démarrage d’un montant d’environ 7 mds dans le compte de Paramount dans les livres de la BMS, a obtenu une garantie bancaire locale en faveur de l’État du Mali , lui garantissant par rapport à la bonne exécution de sa commande de matériels militaires commandés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Après cette avance, l’État devrait payer en avril 2016 un montant de 17, 7 millions de dollars, correspondant au 1er billet à ordre émis et signé par le MEF, soit 30% du marché. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’État du Mali n’ayant pas pu honorer sa première échéance, tout processus de livraison a été bloqué depuis avril 2016.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a fallu l’arrivée du Ministre Tiéna Coulibaly pour chercher à débloquer la situation. Les besoins d’armement étant toujours là en 2017, le pays étant toujours en guerre et l’embargo sur les importations d’armes en provenance de l’occident en cours et les opportunités d’importation en provenance de la Russie, de la chine et de la Turquie n’étaient pas ouvertes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au terme d’une renégociation du marché, le Ministre de la Défense, a accepté une augmentation de prix de 4% liée essentiellement à l’augmentation des prix des matières entrant dans la fabrication des engins et a effectué un paiement de 4,4 milliards transféré directement dans le compte de Paramount à Douba renonçant d’accord à la domiciliation du reste du marché à la BMS. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faisons le point</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1/ tous les paiements effectués par l’État du Mali se sont élevés à 11 milliards à la date de la suspension du marché suite au coup d’état de 2020,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2/ l’ensemble des livraisons et prestations (réparation de deux avions et formation des pilotes) effectuées par Paramount avec factures à l’appui et se sont élevées à 8,0 milliards de FCFA, sur la base des factures et bordereaux de livraison.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après compensation entre dettes et créances entre les parties, il en découle que Paramount reste redevable vis à vis de l’État d’un montant exact de de 3,7 milliards de FCFA que Paramount a proposé de retenir en garantie des prochaines livraisons des 28 engins blindés restants, en l’absence de garantie bancaire internationale acceptable. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le marché en est là depuis décembre 2019 date de livraison des 8 engins blindés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ce jour, ledit marché qui n’a fait l’objet de résiliation d’aucune des parties demeure bloqué ainsi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Dans cette situation, ou est le faux, l’usage de faux et détournement de deniers publics. ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à la BMS, sur la base du dépôt bloqué des 20%<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans ses livres par Paramount, soit environ 7 milliards de FCFA, elle avait accordé régulièrement un crédit de même montant environ, soit 6,6 mds à Paramount afin de pouvoir commencer la fabrication des engins blindés sur demande de Paramount.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Suite au blocage dans l’exécution du contrat, elle s’est retrouvée avec un impayé de son crédit, Paramount ayant justifié son impayé par la défaillance de l’État du Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après un premier rééchelonnement dudit crédit et ayant appris que les parties en l’occurrence l’état et son fournisseur étaient, en train de renégocier le contrat en modifiant la domiciliation à la BMS, qui est une clause essentielle pour la protection de ses intérêts, elle a simplement décidé d’utiliser le montant bloqué déposé par Paramount dans ses livres pour se faire rembourser par simple compensation, entre les comptes débiteur et créditeur de Paramount en novembre 2017.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, le Ministre Tiéna a versé au dossier, les échanges de correspondance intervenus entre d’une part<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Paramount et le Ministère de La Défense et d’autre part, Paramount et le Ministère de la Sécurité, prouvant que le contrat est certes bloqué, mais qu’il reste en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" align="right" style="text-align: right;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal" align="right" style="text-align: left;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdala Yattara Consultant <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le Tchad et l’Alliance des États du Sahel : un rapprochement stratégique aux portes d’une adhésion imminente</title>
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<description><![CDATA[ Le Sahel connaît une phase de recomposition profonde de ses équilibres géopolitiques, sécuritaires et économiques. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 16:35:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte marqué par la montée des menaces terroristes et la quête de souveraineté régionale, le Tchad s’impose progressivement comme un acteur central du nouvel ordre sahélien. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les signaux diplomatiques, militaires et économiques observés ces derniers mois témoignent d’un rapprochement significatif entre N’Djamena et les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — rendant de plus en plus crédible l’hypothèse d’une adhésion prochaine du Tchad à cette alliance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette orientation stratégique s’inscrit dans une vision diplomatique clairement affirmée par les autorités tchadiennes. Lors d’un entretien médiatique récent, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, le Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, a réitéré l’engagement constant du Tchad en faveur des causes africaines et de son environnement régional. Il a rappelé que le Tchad « est l’ami de tous les pays qui aspirent à une coopération commune et à des partenariats fondés sur les intérêts mutuels », soulignant qu’il s’agit d’un principe diplomatique stable et immuable. Concernant l’Alliance des États du Sahel, il a insisté sur le fait que le Tchad ne saurait être dissocié de l’espace sahélien et qu’il partage avec les pays de l’AES les mêmes défis sécuritaires, exprimant la solidarité totale de N’Djamena dans la lutte menée contre les groupes terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan sécuritaire, le Tchad dispose d’une expertise reconnue à l’échelle régionale. Fort de décennies d’expérience dans la lutte contre le terrorisme et les groupes armés transnationaux, notamment dans le bassin du lac Tchad et le long de ses frontières occidentales et septentrionales, il constitue un atout stratégique majeur pour l’AES. La participation des forces tchadiennes aux manœuvres militaires conjointes « Tarha-Nakal 2 », organisées au nord-ouest du Niger aux côtés des armées du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ainsi que du Togo, illustre concrètement cette dynamique. Ces manœuvres, visant à renforcer l’interopérabilité, améliorer la coordination opérationnelle et faire face efficacement aux menaces transfrontalières, ont mis en évidence l’excellence de la force tchadienne engagée. Celle-ci a fait preuve d’une remarquable maîtrise du tir, tant individuel que collectif, ainsi que d’un haut niveau de préparation, se classant au premier rang parmi l’ensemble des forces participantes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette convergence sécuritaire s’est doublée d’une intense activité diplomatique. En novembre 2025, N’Djamena a accueilli une réunion stratégique réunissant les ambassadeurs du Niger, du Mali et du Burkina Faso, consacrée au renforcement des relations bilatérales et du cadre de coordination au sein de l’AES. Cette rencontre, tenue dans un contexte d’intensification des attaques terroristes <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>notamment celles du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) au Mali <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>a mis en évidence l’urgence d’une réponse collective fondée sur l’échange de renseignements, la protection des infrastructures critiques et une vision commune de la souveraineté. Pour de nombreux experts, cette initiative confirme le rôle moteur que le Tchad entend jouer dans l’accélération des décisions régionales face aux défis sécuritaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est dans ce contexte que les analyses stratégiques internationales viennent conforter l’idée d’une adhésion tchadienne en gestation. Dans un rapport publié à la mi-août par le Centre des Émirats pour les Études et la Recherche Stratégiques, les experts évoquent une étape institutionnelle susceptible de préparer l’intégration du Tchad à l’Alliance des États du Sahel. Le rapport souligne que l’imbrication croissante des menaces sécuritaires dans l’espace sahélien a conduit N’Djamena à engager des négociations en vue de l’ouverture d’un bureau de coordination de l’AES dans la capitale tchadienne, afin de s’insérer progressivement dans l’architecture sécuritaire du bloc, notamment à travers une coopération technologique et militaire pour la surveillance des frontières communes, en particulier avec le Niger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette lecture est renforcée par une analyse publiée par le site d’information allemand ‘’DW’’ mois d’aout dernier, qui évoque un possible ralliement imminent du Tchad à l’Alliance, s’appuyant sur les faits observables sur le terrain, les exercices militaires conjoints et les déclarations de plusieurs analystes, experts et acteurs africains. Ces analyses convergentes estiment que la multiplication des initiatives diplomatiques, sécuritaires et institutionnelles tchadiennes traduit une dynamique réelle et structurée, bien au-delà de la simple spéculation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de la sécurité, le rapprochement entre le Tchad et l’AES s’étend à des domaines stratégiques essentiels tels que l’économie, l’énergie et les mines. La participation du Tchad à la réunion ministérielle sur les mines, l’énergie et le pétrole tenue à Niamey le 10 et le 11 décembre 2025, aux côtés des pays membres de l’Alliance et du Togo, constitue un signal politique fort. Placée sous le thème « Indépendance énergétique, souveraineté minière et pétrolière », cette rencontre visait à faire de ces secteurs des moteurs du développement économique et social, à travers la valorisation locale des ressources et la réduction de la dépendance extérieure. Pour le Tchad, cette coopération ouvre des perspectives majeures en matière de diversification économique, de développement énergétique et d’intégration régionale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, le rapprochement entre le Tchad et l’Alliance des États du Sahel ne relève plus du simple discours diplomatique. Il repose sur des intérêts stratégiques partagés, une vision commune de la souveraineté et une volonté affirmée de bâtir un Sahel plus stable, plus autonome et plus solidaire. En apportant son expérience sécuritaire et en bénéficiant en retour des opportunités économiques, énergétiques et institutionnelles offertes par l’AES, le Tchad apparaît désormais comme un partenaire naturel de l’Alliance. Dans un Sahel en quête de stabilité durable, son adhésion semble moins une hypothèse qu’une évolution logique et imminente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une contribution de Mamadou SISSOKO<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : Le déficit structurel des services : une alerte qui ne doit plus être oubliée</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-le-deficit-structurel-des-services-une-alerte-qui-ne-doit-plus-etre-oubliee-3112624.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans le débat économique national, nous évoquons volontiers la production agricole, la fiscalité, l’or, le coton, ou encore les importations de biens. Mais un sujet essentiel demeure largement absent de la scène publique : le déficit structurel de la balance des services. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 08:04:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, c’est l’un des principaux mécanismes par lesquels notre économie transfère, chaque année, des centaines de milliards de FCFA vers l’extérieur, sans contrepartie productive durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les chiffres contenus dans le rapport de la BCEAO sur la Balance des paiements et position extérieure globale<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du Mali 2024 sont clairs et sans équivoque. Ils nous rappellent que ces déficits doivent être considérés comme une alerte stratégique, jusqu’ici oubliée.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Un déficit massif, persistant et sous-estimé<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2024, le Mali a exporté 313,1 milliards FCFA de services, mais en a importé 1 090,1 milliards FCFA, soit un déficit net de -777,1 milliards FCFA.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la période 2020–2024, le déficit n’est jamais descendu sous les -777 milliards :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•2020 : –948 milliards<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•2021 : –1 059 milliards<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•2022 : –1 167 milliards<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•2023 : –1 129 milliards<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•2024 : –777 milliards.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>￼<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En moyenne, plus de 1 000 milliards de FCFA par an quittent le territoire à travers les services.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est une hémorragie silencieuse, mais profonde, qui affaiblit notre Développement économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>2. Le cœur du problème : le transport et le fret<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le déficit des services est concentré à plus de 92 % dans le transport.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2024 :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Déficit global du transport : –722,9 milliards FCFA ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Dont le fret à lui seul : –699,1 milliards FCFA.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Autrement dit, chaque année, près de 700 milliards de FCFA sont transférés à des compagnies maritimes, des transitaires et des opérateurs logistiques étrangers. Cela représente davantage que l’ensemble du budget national alloué à l’éducation de base ou à la santé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ce déficit est la conséquence directe :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•de la dépendance quasi totale à des ports étrangers ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•des ruptures de charge imposées par notre enclavement ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•de l’absence d’opérateurs logistiques nationaux majeurs ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•d’une faible diversification des modes de transport (quasi-exclusivité du routier).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cela s’ajoute la montée du déficit dans les “autres services”, due à “l’insuffisance de l’offre de services techniques et spécialisés par les résidents”, selon la BCEAO.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>3. Pourquoi cette crise reste-t-elle invisible ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Trois raisons expliquent la sous-médiatisation d’un déficit pourtant plus grave que celui des biens :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1.Il ne se voit pas dans les marchés : on parle plus volontiers du prix du riz ou du sucre que du coût du fret.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2.Il est diffus et fragmenté : il résulte de millions de transactions logistiques, portuaires, assurantielles, techniques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3.Il n’apparaît dans aucun budget national : il est “hors-champ”, invisible dans les lois de finances.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, ses effets sont très concrets : la compétitivité de nos entreprises, la balance des paiements, le coût de la vie et les réserves extérieures en dépendent directement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Une stratégie nationale pour réduire fortement le déficit des services<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réduire ce déficit n’est ni utopique ni hors de portée. C’est une question de choix politiques, d’investissements et de vision. L’objectif réaliste serait de diviser par deux le déficit des services en moins de dix ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette stratégie repose sur trois piliers : la diversification des modes de transport, le développement d’opérateurs nationaux, et un financement adapté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4.1. Diversifier les modes de transport : sortir du tout-routier<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">a) Faire du port fluvial d’Ambidédi un projet stratégique national<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le port fluvial d’Ambidédi, sur le fleuve Sénégal, est la clé pour réduire massivement le coût du transport international. Il offre :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•un accès direct à la mer pour le Mali et l’ensemble de l’AES ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•la suppression des ruptures de charge coûteuses dans les ports étrangers ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•une réduction substantielle du coût du fret sur toutes les importations stratégiques : hydrocarbures, riz, sucre, engrais, ciment, intrants industriels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’impact potentiel se chiffre en centaines de milliards de FCFA d’économies annuelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">b) Réhabiliter les corridors ferroviaires et lancer le multimodal<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Modernisation de l’axe Dakar–Kayes–Bamako ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Connexions ferroviaires vers la Guinée (Kankan) et le Niger ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Développement de corridors rail–fleuve–route avec plateformes de transbordement (Kayes, Kita, Ségou, Bamako).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">c) Structurer une flotte logistique malienne<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le Mali doit soutenir :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•des sociétés de transport routier et ferroviaire de grande capacité ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•des flottes de barges fluviales ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•des opérateurs de groupage, transit, manutention et affrètement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est l’un des leviers les plus efficaces pour retenir la valeur ajoutée captée aujourd’hui par des acteurs étrangers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4.2. Renforcer l’offre nationale de services techniques et spécialisés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour réduire le déficit des “autres services” :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•créer ou renforcer des écoles et centres de formation en ingénierie, construction, maintenance industrielle, TIC ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•certifier et mettre à niveau les bureaux d’études, ingénieurs-conseils et entreprises locales ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•introduire systématiquement des clauses de contenu local “services” dans les marchés publics et les grands projets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Objectif : retenir sur le territoire les milliards de FCFA aujourd’hui dépensés en expertise importée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4.3. Mettre en place les mécanismes de financement adaptés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">a) Partenariats public–privé (PPP) structurants<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pour les grands projets : ports fluviaux, chemins de fer, zones logistiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’État apporte le foncier et la régulation ; le privé finance, construit et opère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">b) Création d’un Fonds de développement des transports et de la logistique <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Capitalisé par :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•CDC-Mali<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Banque de Développement de l’AES<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•BOAD, BAD, BADEA<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•investisseurs privés nationaux<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce fonds financerait :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•les flottes (camions, wagons, barges) sous pavillon malien ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•les plateformes logistiques ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•la digitalisation des services.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">c) Mobilisation de l’épargne nationale et de la diaspora<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Obligations “Infrastructures &amp; Logistique”<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Diaspora bonds<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Fonds de co-investissement public/privé<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">d) Mobilisation du secteur bancaire et du marché financier<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Objectifs sectoriels de crédit<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Garantie publique ciblée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Émissions obligataires via la BRVM pour les opérateurs nationaux<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Conclusion : de l’alerte oubliée à la priorité nationale<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le déficit structurel des services n’est pas une fatalité liée à notre enclavement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est le résultat d’un modèle logistique dépendant, hérité et jamais transformé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, les données de la BCEAO nous rappellent que la souveraineté économique commence par la souveraineté logistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En faisant du transport multimodal, de la navigation fluviale, du rail, de la logistique et des services techniques des priorités nationales, nous pouvons :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•réduire de moitié le déficit des services ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•renforcer notre souveraineté financière ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•créer des emplois qualifiés ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•et retenir au Mali une part stratégique de la richesse que nous produisons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L’alerte ne doit plus être oubliée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle doit devenir le point de départ d’une grande transformation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Harouna  Niang</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation sécuritaire et frappes américaines menées au Nigeria</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/situation-securitaire-et-frappes-americaines-menees-au-nigeria-3112541.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/situation-securitaire-et-frappes-americaines-menees-au-nigeria-3112541.html</guid>
<description><![CDATA[ Nous devons tous exprimer notre préoccupation concernant les récentes frappes américaines menées au Nigeria. Ces opérations, bien que présentées comme ciblant des groupes extrémistes, apparaissent injustifiées dans leur forme actuelle et risquent, à court comme à long terme, de provoquer davantage de victimes parmi les populations civiles que parmi les assaillants eux‑mêmes. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Dec 2025 08:03:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="v1MsoNormal"><span>Plusieurs éléments l'expliquent:</span></p>
<p class="v1MsoNormal"><span>1.</span><span>⁠</span><span class="v1gmail-Apple-converted-space"> </span><span>⁠</span><span>Les zones visées sont densément habitées et les groupes armés se fondent dans les communautés locales. Toute frappe aérienne, même dite « précise », expose directement les villages, les familles et les infrastructures essentielles.</span></p>
<p class="v1MsoNormal"><span>2.</span><span>⁠</span><span class="v1gmail-Apple-converted-space"> </span><span>⁠</span><span>Le risque de représailles contre les civils est élevé</span></p>
<p class="v1MsoNormal"><span>L'expérience du Sahel et du bassin du lac Tchad montre que chaque intervention extérieure entraîne des attaques de vengeance contre les populations, qui deviennent les premières cibles.</span></p>
<p class="v1MsoNormal"><span>3.</span><span>⁠</span><span class="v1gmail-Apple-converted-space"> </span><span>⁠</span><span>L'intervention étrangère fragilise la souveraineté et la stabilité locale</span></p>
<p class="v1MsoNormal"><span>Une opération militaire menée par une puissance extérieure, même en coordination officielle, peut être perçue comme une ingérence. Cela affaiblit la confiance des citoyens envers leurs propres institutions et renforce les discours radicaux.</span></p>
<p class="v1MsoNormal"><span>4.</span><span>⁠</span><span class="v1gmail-Apple-converted-space"> </span><span>⁠</span><span>Les frappes ne traitent aucune cause profonde du conflit</span></p>
<p class="v1MsoNormal"><span>Pauvreté, conflits fonciers, absence de services publics, corruption locale, effondrement de la sécurité rurale: aucune bombe ne peut résoudre ces réalités. Au contraire, les destructions et les déplacements forcés aggravent les tensions.</span></p>
<p class="v1MsoNormal"><span>5.</span><span>⁠</span><span class="v1gmail-Apple-converted-space"> </span><span>⁠</span><span>Des solutions alternatives existent et sont plus durables</span></p>
<p class="v1MsoNormal"><span>Renforcement des forces locales, sécurisation communautaire, développement rural, coopération régionale ciblée, programmes de prévention et de déradicalisation: ce sont ces leviers qui construisent la paix, pas les frappes aériennes.</span></p>
<p class="v1MsoNormal"><span>Notre responsabilité collective est de défendre la vie, la dignité et la stabilité de nos populations. Toute action militaire qui met en péril ces principes doit être questionnée avec rigueur. Les frappes actuelles, dans leur nature et leur contexte, risquent davantage d'alimenter le cycle de violence que de le briser.</span></p>
<p class="v1MsoNormal"><span>Cheick Boucadry Traore</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO : Peut&#45;on imposer la démocratie par la force sans trahir le peuple ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/cedeao-peut-on-imposer-la-democratie-par-la-force-sans-trahir-le-peuple-3112503.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/cedeao-peut-on-imposer-la-democratie-par-la-force-sans-trahir-le-peuple-3112503.html</guid>
<description><![CDATA[ Depuis plusieurs mois, la Cédéao se trouve au cœur d’un débat majeur sur sa légitimité, son rôle et sa méthode d’action face aux coups d’Etat survenus dans certains pays membres. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x580_683d72a5bdc49.jpg" length="43956" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Dec 2025 14:13:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Menaces d’interventions militaires, sanctions économiques lourdes, pressions diplomatiques, parfois avec l’appui explicite ou implicite de puissances étrangères : autant d’outils mobilisés au nom de la défense de la démocratie. Mais une question essentielle demeure : la fin justifie-t-elle les moyens ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une légalité formelle qui ne suffit plus<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan juridique, la Cédéao s’appuie sur ses textes fondateurs, notamment le Protocole additionnel de 2001 sur la démocratie et la bonne gouvernance, qui consacre le principe de tolérance zéro vis-à-vis des changements anticonstitutionnels. Cette base légale est réelle et ne peut être niée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, la légalité ne se confond pas avec la légitimité politique. Lorsque les sanctions économiques frappent d’abord les populations (déjà fragilisées par la pauvreté, l’insécurité et la dépendance extérieure) et lorsque les décisions apparaissent sélectives ou alignées sur des intérêts géopolitiques extérieurs, l’adhésion populaire disparaît. La Cédéao est alors perçue non plus comme un outil d’intégration régionale, mais comme un mécanisme de coercition déconnecté des réalités sociales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">La démocratie peut-elle être rétablie par la force ?</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire contemporaine apporte une réponse claire : aucune démocratie durable ne s’est construite sous la contrainte militaire extérieure. L’usage de la force, même au nom de principes nobles, engendre presque toujours des abus, des violations des droits humains et une radicalisation des sociétés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il existe en outre une contradiction fondamentale à vouloir "imposer" la démocratie. La démocratie repose sur la souveraineté populaire. Or, ignorer l’opinion réelle des peuples, leur lassitude face à des systèmes politiques perçus comme inefficaces, corrompus ou inféodés à l’extérieur, revient à nier le cœur même du principe démocratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le peuple ne peut être à la fois la source du pouvoir et la variable négligeable des décisions régionales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Le grand angle mort : l’intégration économique<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cédéao souffre d’un paradoxe majeur. Elle se montre très ferme sur les questions politiques, mais beaucoup moins performante sur sa mission première : l’intégration économique. Le commerce intra-communautaire reste marginal, les infrastructures régionales insuffisantes, l’industrialisation quasi inexistante et la libre circulation encore entravée dans la pratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cela il convient d’ajouter le manque de solidarité suffisante envers les Etats membres victimes du terrorisme ainsi que le manque de soutien pour les Etats membres qui qui veulent défendre leurs intérêts face à l’influence des grandes puissances et des sociétés minières multinationales <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, partout dans le monde, l’histoire montre que l’intégration économique précède l’intégration politique. C’est la création d’intérêts économiques partagés, de chaînes de valeur régionales, d’emplois et de prospérité commune qui favorise la stabilité institutionnelle et, à terme, des convergences politiques durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vouloir bâtir une intégration politique autoritaire sur une base économique fragile est une erreur stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Repenser la Cédéao pour la réconcilier avec les peuples<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question n’est pas de banaliser les coups d’Etat ni de renoncer aux principes démocratiques. Elle est de savoir comment les défendre efficacement en les adaptant à nos réalités culturelles notamment sans rompre le lien de confiance avec les populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une Cédéao recentrée sur :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• L’intégration économique réelle,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• L’industrialisation régionale,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• La souveraineté énergétique et alimentaire,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Les infrastructures (notamment le chemin de fer et la navigation) et le commerce intra-africain, serait plus crédible, plus utile et plus respectée. L’intégration politique suivrait alors naturellement, portée par les peuples eux-mêmes et non imposée par la sanction ou la force.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie ne se décrète pas, elle se construit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle ne s’impose pas par la coercition, mais s’enracine dans la prospérité, la justice sociale et la souveraineté populaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si la Cédéao veut rester un projet d’avenir, elle doit se réconcilier avec cette vérité simple : sans les peuples, aucune intégration régionale n’est viable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">H. Niang<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Citoyen Lambda<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / Administration de la preuve : un enjeu majeur pour la manifestation de la vérité judiciaire. : L’homme de droit explique.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mali-administration-de-la-preuve-un-enjeu-majeur-pour-la-manifestation-de-la-verite-judiciaire-lhomme-de-droit-explique-3112429.html</link>
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<description><![CDATA[ Invité de l’émission « Charia ani aw ka hakè » sur Renouveau TV, le magistrat Kokè Coulibaly a livré une analyse claire et pédagogique de l’administration de la preuve au Mali, soulignant son rôle central dans le fonctionnement de la justice et la garantie d’un procès équitable. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 01:04:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son intervention a porté sur la définition, les catégories et les modes de preuve, ainsi que sur les litiges, les juridictions compétentes, les droits et obligations des parties, les sanctions et les solutions prévues par la loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a rappelé que la preuve constitue le fondement de toute décision judiciaire, permettant au juge de se forger une conviction objective. En matière civile, commerciale et sociale, le principe reste celui selon lequel « celui qui affirme doit prouver », chaque partie devant établir les faits qu’elle invoque. En matière pénale, la preuve est en principe libre, mais strictement encadrée par le respect des droits de la défense et des règles de procédure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le magistrat a également mis en lumière la diversité des moyens de preuve reconnus par le droit malien, notamment les preuves écrites, testimoniales, matérielles, les aveux et les présomptions. Il a insisté sur le rôle déterminant du juge, garant de l’équilibre entre les parties et seul habilité à apprécier la valeur probante des éléments produits, avec la possibilité d’ordonner des mesures d’instruction pour faire éclater la vérité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, l’émission a relevé les nombreuses difficultés qui entravent l’administration de la preuve au Mali, telles que le manque d’accès aux documents, l’insuffisance des moyens techniques, l’analphabétisme et la méconnaissance des règles de preuve par les justiciables, ainsi que les lenteurs procédurales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En dépit de ces défis, l’administration de la preuve demeure un pilier essentiel de la crédibilité de la justice. Son renforcement, à travers la modernisation des procédures, la formation continue des acteurs judiciaires et la sensibilisation des citoyens, apparaît comme une condition indispensable pour garantir des décisions justes, restaurer la confiance du public et consolider durablement l’État de droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                                 </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">   </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Mohamed Abdéramane SOGODOGO<o:p></o:p></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sécurité sociale au Togo : d’une vision politique aux résultats mesurables, un modèle en construction</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/riposte-securitaire-le-mali-engage-ses-bataillons-dintervention-rapide-3112386-3112386.html</link>
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<description><![CDATA[ En faisant de la sécurité sociale l’un des axes structurants de son action publique, Faure Gnassingbé a engagé une transformation silencieuse mais profonde du modèle de développement togolais. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 16:11:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des premiers filets sociaux aux réformes de la protection universelle, jusqu’au lancement récent d’un vaste programme de transferts monétaires, le pays suit une trajectoire lisible, fondée sur l’inclusion, la dignité et l’évaluation rigoureuse de l’impact.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La politique togolaise de sécurité sociale s’est construite progressivement autour d’un principe central visant à protéger les plus vulnérables tout en sécurisant durablement les forces productives. Cette orientation, portée au plus haut niveau de l’État, s’inscrit dans une vision assumée du développement humain comme socle de la stabilité économique et sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme il l’a régulièrement défendu, Faure Gnassingbé inscrit le développement du Togo dans une approche inclusive, fondée sur la protection des plus vulnérables et l’amélioration concrète des conditions de vie des populations. Une ligne directrice qui se traduit aujourd’hui par des résultats concrets et mesurables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Assurance Maladie Universelle (AMU) constitue l’un des piliers de cette architecture sociale. Elle protège désormais plus de 4,4 millions de personnes et, depuis octobre, s’est étendue à près de 3 millions de travailleurs de l’informel, longtemps exclus des mécanismes classiques de couverture sanitaire. Cette ouverture marque une avancée décisive vers l’universalité des droits sociaux et l’équité dans l’accès aux soins.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le champ éducatif et nutritionnel, 41 millions de repas scolaires ont été servis à travers le pays, contribuant à la lutte contre la faim, à la réduction de la déscolarisation et à l’amélioration des performances scolaires. À cet effort s’ajoute la distribution de kits scolaires à 100 000 jeunes filles, traduisant un engagement constant en faveur de l’égalité des chances et du maintien des filles dans le système éducatif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La protection de la maternité et de la petite enfance s’est également renforcée avec le programme WEZOU, qui a permis la prise en charge de plus de 4 millions de prestations, réduisant de manière significative les risques sanitaires et financiers liés à la grossesse et à l’accouchement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan économique, le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) a mobilisé 117 milliards de FCFA au profit de près de 2 millions de bénéficiaires, soutenant l’auto-emploi, les petites activités génératrices de revenus et l’inclusion financière. Ces efforts sont complétés par des crédits intrants destinés aux agriculteurs, essentiels à la sécurité alimentaire et à la stabilité du monde rural.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Porté par cette combinaison de politiques publiques, appuyée par des dispositifs innovants comme Novissi et les filets sociaux adaptatifs, le modèle togolais a produit des effets tangibles. La pauvreté a reculé de plus de huit points, tandis que le pays a franchi un seuil symbolique en quittant la catégorie des États à développement humain « faible » pour rejoindre celle à développement humain « moyen ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les transferts monétaires, une nouvelle étape dans la consolidation du modèle social<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est dans cette continuité que s’inscrit le lancement, le jeudi 19 décembre, du nouveau programme national de transferts monétaires, destiné à 700 000 ménages vulnérables sur l’ensemble du territoire. Doté d’un financement initial de 3,5 milliards de FCFA, le dispositif prévoit un transfert de 25 000 FCFA par ménage, versé par des canaux numériques sécurisés, garantissant transparence, rapidité et respect de la dignité des bénéficiaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus qu’une réponse conjoncturelle, ce programme constitue une brique supplémentaire dans un édifice social déjà structuré. Il vise à renforcer la résilience des ménages face aux chocs économiques, tout en soutenant l’emploi et l’autonomisation, notamment des femmes et des jeunes.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202512/image_870x_69480c2cf1dbb.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par son ciblage rigoureux, son articulation avec les programmes existants et l’implication des acteurs nationaux et locaux, cette initiative confirme une orientation stratégique clairement assumée par le président du Conseil, qui considère la sécurité sociale comme un investissement structurant pour la paix sociale, la croissance et l’avenir du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’heure où de nombreux pays de la sous-région cherchent à renforcer leurs mécanismes de protection sociale, l’expérience togolaise illustre qu’une politique fondée sur la constance, la mesure de l’impact et la complémentarité des programmes peut produire des résultats structurels. Le lancement des transferts monétaires en faveur de 700 000 ménages vient ainsi consacrer une trajectoire : celle d’un État qui a fait le choix de placer l’humain au cœur de son développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>A. Wangara</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique : À vous la nuit, Aw ni su !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/chronique-a-vous-la-nuit-aw-ni-su-3112378.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 12:15:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a des spectacles qui s’ouvrent comme une porte<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À vous la nuit, lui, s’ouvre comme un monde<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s'ouvre comme sur l'ouvre Le monde. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trois bogolans<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dressés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plantés dans la scénographie<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme des sapins<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme une allusion à Noël qui n'est pas long. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le fond<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une peinture murale aménage de ferme de la scène, simple et captivante<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il suffit de peu envoyer d'enveloppe <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'espace de scènes<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le paysage de l'esprit<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur ne s'aventure pas dans un spectacle<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la rue, comme une poignée de privilégié, dans la nuit la plus habitée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La kora de précède la parole <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puis la voix<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Celle de Diamy Sacko qui s’élève<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Claire et profonde<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme une invocation<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle ne chante pas pour ouvrir la soirée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle Hannah<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle convoque<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle installe le temps d’avant<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Celui où est les mots non, une odeur, une responsabilité<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La musique n’ascite pas, elle trace le chemin qui sera emprunté par le petit Dafin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puis<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il arrive<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Je suis un Dafing, je suis né à San. » »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Habib Dembélé, notre Guimba National, pieds nus, grand boubou flottant, partage son verbe en marchant la scène. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il la marche sereinement <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Commencer parcourt avec assurance une terre ancestrale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il va<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il vient<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il regarde la chanteuse, l’écoute, la connexion. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un chœur se forme, fragile, resserré, qui se rétrécit à mesure que la musique se tait. All la parole ses droits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et quelle parole !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelles paroles !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle coule. Elle couple. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elles coulent<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elles coulante part<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elles coulent de partout <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’installer dans les corps<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Désépinglant un premier frémissement d’applaudissements, presque. insolant<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Chez Guimba, la parole n’est jamais figée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il la bagage<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La reproduction<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Danse un peu <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À peine<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec une élégance, tranquille, puis recommence<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ça se voit que le comédien est un fleuve qui se connu <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui ses méandres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« La voix est pour ces-là qui n’est plus... la mort les a mangés. » »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les dessert<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À vous la nuit un hommage<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une sillée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une cérémonie de rappel <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un requiem qui vole des larmes <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les absents de là<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus de présents que jamais<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jamais disparu<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Guimba leur adresse un solennel "Aw ni su"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bazoumana Sissoko, Fanta Demba, Mamadou Badian Kouyaté, Fanta Diabaté, Massa Makan Diabaté, Sotigui Kouyaté, Fantani Touré, Kassé Mady Diabaté, Michel Sangaré, Ousmane Sew...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Ils appartiennent à la postérité parce qu’ils ont donné vie à ce qu’ils faire sanaïs. » Puis il avec ajouter une simplicité dévastatrice : « C’est votre absence qui rappelle vous tous. » »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur envoyé qu'il est atteint <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La salle aussi <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La preuve par le Visage du public noir d'amertume.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vaste est le chantier <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’amour comme promesse, comme file aussi intervient. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puis...des phrases qui revenants, comme des refrains philosophiques : « Pendentif qu’on vit dans un temps, sur pense à un autre temps, sur prendre à témoin un temps...»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le temps chez Guimba n’est jamais linéaire. Il se superpose. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il dialogue avec lui-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et plus longe, cette phrase lumineuse et sombre à la fois à proposer de Bazoumana Sissoko : « Entre la vie et la mort, fautons-nous lui beaucoup de vérité. » »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À un moment, il s’appuie sur un bâton comme il s’appuie sur ce que dents Dafing depuis le début du spectacle <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le corps se penche<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La parole se densifier. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il raconte encore <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Encore et encore <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Beaucoup de recherches profondes que dent les Dafing : « Il n’y a rien de plus beau qu’un enfant, mais il n’y a rien de plus qu’un enfant ingrat. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous sommes aussi averti : « Le malheur de l’est noirci de savoir comme cache dans la lumière ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le spectacle fait une place immense aux enfants<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceux qu’ils adorent<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceux qu’il protège par la parole<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voiture À vous la nuit est avant tout un récit de griot, d’un conte dafin : l’histoire de N’Golo et Zan, deux amis par un secret<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'histoire est belle <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Racontée avec poésie <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Guimba se fait griot <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il manie le verbe<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous charme de littérature <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il incarne tous les personnages, avec une dense dramatique rare. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il revisite le conte, le crack, l’ouvre et le référence<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme sur le référencement Le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Habib, je Dembélé !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Issouf Koné<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour une Cedeao des peuples :  Pistes de refondation sous la Présidence de Bassirou Diomaye Faye</title>
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<description><![CDATA[ L’accession de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye à la présidence de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Cédéao intervient à un moment charnière pour l’Afrique de l’Ouest. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 10:39:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Porté par un mandat populaire fort au Sénégal et incarnant les aspirations d’une nouvelle génération, le Président Faye a l’opportunité historique d’impulser une refondation profonde de l’institution régionale. L’objectif ? Faire de la Cédéao une véritable « institution des peuples », ancrée dans les réalités quotidiennes de ses citoyens, agile face aux défis sécuritaires, et moteur d’une prospérité partagée et souveraine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De la diplomatie des sommets à la diplomatie des territoires : Impliquer les citoyens<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cédéao doit dépasser le cadre strict des relations inter-étatiques pour s’ouvrir directement aux forces vives de la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parlement de la Cédéao renforcé : Appuyer la transformation du Parlement de la Cédéao en une chambre dotée de pouvoirs législatifs réels, dont les membres seraient élus au suffrage universel direct. Cela créerait un lien politique direct entre l’institution et les 400 millions d’Ouest-Africains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Forum Permanent de la Société Civile : Instituer un mécanisme formel, avec un pouvoir de saisine et de consultation obligatoire sur les grandes lignes politiques (environnement, jeunesse, genre, droits humains). Les OSC, syndicats et organisations de jeunesse doivent être des partenaires, non des spectateurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Transparence et pédagogie : Rendre accessibles et compréhensibles les décisions, traités et budgets de la Cédéao via des campagnes multilingues de vulgarisation. Une Cédéao des peuples est une Cédéao qui explique et qui rend des comptes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Relancer l’intégration économique par le concret et le social<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le marché commun peine à devenir une réalité tangible pour les petites entreprises, les commerçants et les travailleurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Guerre aux barrières non-tarifaires : Créer une force régionale de facilitation du commerce et une plateforme de dénonciation en temps réel des entraves (check-points illégaux, tracasseries administratives). La libre circulation des personnes et des biens doit être une priorité opérationnelle, pas seulement déclarative.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monnaie commune et souveraineté : Relancer le projet de monnaie unique (l’« Eco ») avec une approche pragmatique, transparente et inclusive, en plaçant la souveraineté monétaire et la protection des économies vulnérables au cœur du dispositif. La crédibilité de ce projet passe par un dialogue franc avec les citoyens sur ses avantages et ses défis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fonds régional pour les biens publics : Créer un fonds ambitieux, financé par une micro-contribution sur les extractives ou les télécoms, pour des projets transnationaux visibles: interconnecter les réseaux d’énergies renouvelables, construire des corridors ferroviaires, financer la recherche agricole face au changement climatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sécurité, stabilité et gouvernance : Un nouveau pacte<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La spirale des coups d’État et l’expansion de l’insécurité terroriste et criminelle appellent à une révision courageuse des approches.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De la sanction au dialogue constitutionnel : Réviser le Protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance. Tout en maintenant des principes intangibles (alternance, élections crédibles), il faut privilégier la médiation préventive et l’accompagnement des transitions avant la sanction automatique. L'objectif est de consolider les démocraties, pas seulement de punir leurs ruptures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Force régionale proactive et intégrée : Transformer la Force en attente de la Cédéao (FPR) en un outil mieux financé, plus mobile, et capable d’interventions rapides, non seulement contre le terrorisme, mais aussi pour sécuriser les zones frontalières et lutter contre la criminalité transnationale. Son mandat doit être clair et son action soumise à un contrôle parlementaire régional.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lutter contre les causes profondes : Inscrire la sécurité dans une approche holistique. La Cédéao doit avoir une feuille de route régionale contraignante contre la corruption, pour la création massive d’emplois pour les jeunes, et pour la gestion équitable des ressources naturelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Incarner une Nouvelle Souveraineté Collective<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face aux défis géopolitiques mondiaux, la Cédéao doit être le bouclier et l’amplificateur de la souveraineté de ses États membres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autonomie stratégique alimentaire et pharmaceutique : Lancer un grand plan d’investissement pour créer des chaînes de valeur régionales résilientes (production, transformation, stockage) afin de réduire la dépendance aux importations. La souveraineté commence par l’assiette et la santé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Position commune sur les enjeux globaux : La Cédéao doit parler d’une seule voix, forte et coordonnée, dans les négociations climatiques, sur la réforme du système financier international, et face aux partenaires externes. La présidence Faye peut impulser cette discipline collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Diplomatie culturelle et éducative : Faire de l’espace Cédéao un espace de mobilité renforcée pour les étudiants, les artistes et les chercheurs. Un programme régional d’échanges et de bourses « Horizon Cédéao» pourrait forger une identité ouest-africaine partagée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L’heure de l’audace pragmatique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président Bassirou Diomaye Faye, votre mandat à la tête de la Cédéao est porteur d’une attente immense : celle de réconcilier l’institution avec ses peuples. La refondation passe par un changement de méthode : moins de déclarations solennelles, plus d’actions visibles ; moins de verticalité étatique, plus d’horizontalité citoyenne ; moins de réactions aux crises, plus d’anticipation et de vision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En plaçant l’intégration concrète, la sécurité humaine et la souveraineté collective au centre de votre action, vous pouvez initier l’ère d’une Cédéao utile, efficace et proche. Une Cédéao qui n’est plus perçue comme un club de présidents, mais comme le cadre de vie et de prospérité de tous les Ouest-Africains. L’histoire et les peuples vous attendent au tournant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Abdellahi Elkhalil <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ecrivain / Spécialiste des questions sociales e<o:p></o:p></span></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">t sécuritaire du Sahel <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En application des Hautes Instructions de SM le Roi, le gouvernement lance un programme de réhabilitation des zones touchées par les inondations exceptionnelles de la ville de Safi</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/en-application-des-hautes-instructions-de-sm-le-roi-le-gouvernement-lance-un-programme-de-rehabilitation-des-zones-touchees-par-les-inondations-exceptionnelles-de-la-ville-de-safi-3112363.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 09:41:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En application des Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, et en illustration de la Haute sollicitude dont le Souverain ne cesse d’entourer les citoyennes et citoyens dans les différentes circonstances, notamment en ce qui concerne le soutien, l’assistance et toute forme d’aide apportés aux personnes sinistrées, le gouvernement a lancé un programme de réhabilitation des zones touchées par les inondations exceptionnelles survenues dans la ville de Safi, le dimanche 14 décembre 2025, à la suite des pluies torrentielles et sans précédent ayant causé des pertes humaines et des dégâts matériels au niveau de plusieurs quartiers, infrastructures et équipements essentiels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce programme s’appuie, dans le cadre de son approche globale, sur un ensemble de mesures à même de garantir une intervention rapide et efficace et une réponse immédiate aux besoins des populations sinistrées, indique un communiqué du Département du Chef du gouvernement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le programme comprend une batterie de mesures pratiques à caractère urgent, visant à atténuer immédiatement l’impact de cette catastrophe, dont l’octroi d’aides urgentes aux familles ayant perdu leurs biens personnels et la prise en charge des maisons endommagées, à travers la réalisation des travaux de restauration nécessaires, en plus de la reconstruction, de la restauration et de la rénovation des locaux de commerce endommagés, tout en assurant un accompagnement à leurs propriétaires et ce conformément aux Hautes Orientations Royales visant à préserver la dignité du citoyen, à garantir les conditions d’une vie décente et à renforcer la résilience.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce cadre, et conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, les différents moyens humains et logistiques nécessaires ont été mobilisés, tout en renforçant la coordination entre tous les acteurs concernés, précise la même source, ajoutant que les autorités locales entameront, dans les plus brefs délais et de manière effective, la mise en œuvre des différentes mesures et actions programmées, le but étant d’assurer une intervention rapide et efficiente et une interaction avec célérité avec les besoins des populations sinistrées et de garantir l’exécution saine et progressive des différents axes de ce programme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lancement de ce programme traduit, une fois de plus, l’esprit d’engagement et de responsabilité dans la gestion des effets des catastrophes naturelles, et traduit la Haute Sollicitude dont Sa Majesté le Roi, que Dieu Le préserve, entoure les citoyens, ainsi que le souci d’être proche d’eux et à l’écoute de leurs préoccupations, en vue de répondre à leurs besoins essentiels, dans le cadre d’une approche solidaire globale visant à assurer la réhabilitation durable et le renforcement de la prévention des futurs risques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">MAP<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lire « Xi Jinping : la gouvernance de la Chine » pour comprendre la Chine et le Parti communiste chinois</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lire-xi-jinping-la-gouvernance-de-la-chine-pour-comprendre-la-chine-et-le-parti-communiste-chinois-3112210.html</link>
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<description><![CDATA[ L’histoire contemporaine des Nations enseigne que pour comprendre la Chine, il faut comprendre le Parti Communiste Chinois (PCC). Sans le Parti Communiste Chinois, il n’y a pas de Chine nouvelle. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 12:33:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ouvrage en cinq volumes de « Xi Jinping : La Gouvernance de la Chine » est une compilation de discours, d'interventions et de réflexions du Président Chinois à différentes occasions, constituant une source de connaissances sur la Chine et le Parti Communiste Chinois. Le volume V dudit ouvrage qui vient de paraitre cadre sur les fondamentaux des transformations socio-économiques de la Chine. Il éclaire sur la vision d’une gouvernance vertueuse, centrée sur le Peuple et les perspectives de la Chine en corrélation avec le reste du monde. Il présente un modèle d’expérience dont nombre de pays, notamment ceux du Sud global pourraient s’inspirer. De nombreux observateurs de la Chine le considère comme un manuel qui permet de mieux comprendre la pensée du Président Xi Jinping sur le socialisme aux caractéristiques chinoises dans la nouvelle ère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les nombreuses et extraordinaires réalisations concrètes sont édifiantes. La trajectoire de développement et les caractéristiques fondamentales de la voie de la Chine vers la modernisation émergent. L’ouvrage présente aussi des initiatives et des approches chinoises que les pays du Sud global pourraient exploiter dans leur quête d’une modernisation propre à leurs réalités. A cet égard, la Chine est disposée à renforcer l’unité, l’amitié, la solidarité et la coopération avec les pays africains, afin de faire progresser conjointement les quatre grandes initiatives proposées par Xi Jinping, de promouvoir une coopération de haute qualité dans le cadre de « l’Initiative la Ceinture et la Route » et de mettre en œuvre les dix actions de partenariat Chine-Afrique visant à faire avancer la modernisation des pays Africains. La modernisation chinoise crée de nouvelles opportunités pour l’Afrique, permettant aux deux parties d’écrire ensemble un nouveau chapitre dans la construction d’une Communauté de destin Chine-Afrique plus solide dans la nouvelle ère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ouvrage aide à apprendre sur les nombreuses réalisations de la modernisation chinoise, sa vision ainsi que sa portée mondiale. Les thèmes portant notamment sur les expériences de gouvernance de la Chine, la lutte contre la pauvreté, l’initiative la Ceinture et la Route et la coopération Sino-africaine demeurent des points que les pays Africains devraient minutieusement explorer. D’autres thèmes relatifs entre autres à la gouvernance politique, au modèle économique chinois, au rôle de la Chine dans le monde, à la Culture, à la société et aux relations internationales y sont traités. La politique de la réforme et de l’ouverture met en lumière les efforts déployés par la Chine pour créer une économie orientée vers l'innovation et l'auto-suffisance, particulièrement dans les secteurs des technologies et des industries. La diplomatie chinoise exprime l’engagement de la Chine en faveur de la promotion du développement partagé, du multilatéralisme, notamment à travers de nombreux forums multilatéraux tels que l'ONU, les BRICS, l'Organisation de Coopération de Shanghai, le Forum sur la Coopération Sino-africaine, etc... L’Initiative la Ceinture et la Route propose de renforcer la connectivité à l'échelle mondiale par le biais de projets d’infrastructures pour bâtir ensemble une “Communauté de destin pour l’humanité". Les autres importantes initiatives offertes par le Président Xi Jinping à la Communauté Internationale portent la voie de la prospérité au bénéfice de tous les peuples. Les valeurs traditionnelles de la Chine adaptées aux besoins contemporains caractérisent l’évolution du pays. Le "rêve chinois" met en avant la réalisation de l'aspiration légitime du Peuple Chinois à restaurer la grandeur de la Chine à la suite de la difficile période de domination étrangère et d’humiliation. Les enjeux de la sécurité nationale couvrent le maintien d’une société harmonieuse. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Volume V de cet ouvrage éclaire davantage sur les récentes évolutions de la politique chinoise, les défis contemporains, les relations internationales dans un monde sous des tensions multiformes et le socialisme aux caractéristiques chinoises. Ce volume contribue à mieux appréhender la pensée du Président Xi Jinping dans le positionnement et l’engagement de la Chine sur la scène internationale, tout en consolidant ses acquis économiques et sociaux. L'accent est mis sur la stabilité politique et sociale, la modernisation de l'économie et de la société chinoise. Les principes de gouvernance développés reflètent un regard vers le marxisme tenant compte des défis contemporains de la Chine. Le chapitre de ce volume qui a particulièrement retenu notre attention porte sur "la guerre contre la pauvreté”. La Gouvernance de la Chine met en lumière la stratégie et les efforts déployés pour éradiquer la pauvreté et améliorer le bien-être du Peuple Chinois. La lutte contre la pauvreté, l'amélioration des conditions de vie et la construction d'une "société modérément prospère" reflètent la stratégie de la modernisation des infrastructures et les réformes agraires.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>L’éradication de la pauvreté était une priorité stratégique pour le Parti Communiste Chinois et un élément central de la réalisation du "rêve chinois". Il s’agissait de sortir de l’extrême pauvreté et d’améliorer les conditions de vie de centaines de millions de Chinois, vivant essentiellement dans les zones rurales. Cet objectif initialement fixé pour l’année 2020 a été brillamment atteint. Ce fut un succès que le monde entier a qualifié de véritable miracle humain. La "guerre contre la pauvreté" a été conçue comme une tâche qui a mobilisée toute la société et l'Etat chinois. Elle a impliqué une approche coordonnée entre le Gouvernement Central, les Gouvernements locaux, les entreprises et les organisations sociales, la pauvreté n’ayant pas été considérée seulement comme un problème économique, mais aussi et surtout un défi social et politique majeur. Les principes essentiels de la lutte contre la pauvreté ont consisté à cibler des zones spécifiques, c’est-à-dire les plus pauvres, principalement dans les régions rurales et montagneuses du pays. La pauvreté n’étant pas uniforme, la lutte a reposée sur des mesures pragmatiques personnalisées pour répondre aux besoins spécifiques des familles et des régions. Elle a aussi consisté à encourager l'autosuffisance. Ce fut la mise en avant de l'importance d’aider les populations à devenir autosuffisantes, notamment par la formation, le soutien à l’agriculture, la mise en place d’infrastructures de base (électricité, routes, chemin de fer, etc.) et le développement de projets générateurs de revenus. La gouvernance a mis en place des politiques de transferts financiers, particulièrement sous forme de subventions, de programmes de logement. Des réformes ont été entreprises pour améliorer la production et le rendement des exploitations rurales. Des technologies et des pratiques agricoles modernes ont été introduites pour accroître la productivité. Des projets d'infrastructures dans les zones rurales ont été renforcés tels que la fourniture d'eau potable, les moyens de communication et l'amélioration de l'accès aux services de santé et d'éducation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la mise en œuvre des politiques, l’approche de la gouvernance de la Chine s’est aussi appuyée sur une forte implication des populations locales. Il s’agissait d’engager les populations dans les processus de conception et de prise de décisions et de leur fournir les outils nécessaires leur permettant de sortir de la pauvreté. Les résultats obtenus sont éloquents. Des centaines de millions de Chinois ont été sortis de la pauvreté en quelques décennies. La Chine a réussi à éradiquer la pauvreté extrême en 2020, un des véritables miracles humains parmi tant d’autres que le grand peuple chinois a toujours su offrir pour le progrès de l’humanité depuis des millénaires. Malgré les succès, la Gouvernance met en garde contre la complaisance au regard des disparités importantes qui existent en des endroits entre les villes et les campagnes, et dans certaines régions moins développées. Dans la gestion de l'Etat, la consolidation de la stabilité politique et le progrès de la Chine, le rôle du Parti Communiste Chinois (plus de cent millions de membres actifs) s’avère d’une importance capitale. La victoire contre la pauvreté, un des témoins éloquents de l'efficacité du PCC, a mis en lumière le rôle central du Parti et son leadership visionnaire. Le Parti Communiste Chinois demeure l'architecte principal des réformes et des politiques qui ont propulsées la Chine nouvelle au firmament des grandes Nations./.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prof. Yoro DIALLO<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chercheur Principal / Directeur du Centre d’Etudes Francophones<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Directeur du Musée Africain et du Musée des Echanges Chine-Afrique<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2024 Chinese Government Friendship Award<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Institute of African Studies, Zhejiang Normal University <o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>China</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>“Nul n’est censé ignorer la loi” : Un principe de droit devenu injustice sociale ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/nul-nest-cense-ignorer-la-loi-un-principe-de-droit-devenu-injustice-sociale-3112123.html</link>
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<description><![CDATA[ Le vieil adage juridique « Nul n’est censé ignorer la loi » trône encore au sommet de nos systèmes judiciaires comme une vérité absolue. Hérité des civilisations gréco-romaines, enseigné dans nos facultés de droit, il s’impose dans nos tribunaux avec une rigueur quasi religieuse. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 14 Dec 2025 01:45:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais combien de juges, aujourd’hui, interrogent encore la pertinence de ce principe dans nos sociétés actuelles ? Trop souvent, dès qu’un citoyen affirme son ignorance d’une norme, le magistrat s’empresse de trancher sèchement : « Nul n’est censé ignorer la loi. » Cette réponse mécanique, dogmatique, confine parfois au fanatisme juridique. Et l’ironie veut que certains de ces juges moquent les extrémistes religieux qui appliquent leurs textes sacrés hors de tout contexte historique, alors qu’ils font eux-mêmes de la loi un absolu figé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Quand la loi était à la portée de tous<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les cités grecques du Ve et du IVe siècle avant J.-C., chaque cité-État comptait à peine 200 000 habitants. Les lois y étaient peu nombreuses, débattues et votées directement par les citoyens, dans leur propre langue. Les juges, tirés au sort parmi le peuple, étaient eux-mêmes soumis à ce savoir partagé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, le principe « nul n’est censé ignorer la loi » avait tout son sens : la loi était lisible, comprise, et issue de la volonté commune. Elle n’exigeait pas d’intermédiaires pour être comprise. Elle était un instrument de justice, pas une arme de pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La complexité moderne : quand la loi s’éloigne du citoyen</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fil des siècles, ce principe s’est transmis jusqu’aux États modernes. En Occident, il conserve encore une certaine cohérence, grâce à des institutions éducatives, à un accès généralisé à l’information juridique et à une relative transparence parlementaire. Mais la complexité du droit moderne menace déjà cet équilibre : le langage juridique s’obscurcit, les textes se multiplient, et la technicité devient un mur entre la loi et le citoyen. Ce mur, s’il continue de grandir, fera de l’ignorance du droit non plus une faute morale, mais une fatalité sociale. Et la justice, appliquée sans équité, se transformera en despotisme procédural.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’absurde transposition dans nos sociétés africaines</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans nos pays, la situation est encore plus préoccupante. Ici, la majorité du peuple ne parle ni ne comprend la langue dans laquelle les lois sont écrites. Le français — langue de travail et juridique — demeure pour beaucoup une langue étrangère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment un paysan, une guérisseuse, un commerçant de marché, qui n’ont jamais été scolarisés en français, pourraient-ils connaître des textes qu’ils ne peuvent ni lire ni entendre dans leur langue ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant, lorsqu’ils comparaissent devant la justice, nos tribunaux leur opposent la même sentence : « Nul n’est censé ignorer la loi. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette application aveugle d’un principe hors de son contexte culturel et social devient une négation de la justice elle-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le cas de la guérisseuse : symbole d’un système inéquitable</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prenons l’exemple d’une femme guérisseuse, illettrée, accusée de pratiquer sans autorisation et de mettre en danger la santé publique. Elle n’a jamais su qu’une autorisation d’État était nécessaire, ni qu’elle devait s’acquitter d’impôts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faut-il la condamner avec la même sévérité qu’un médecin diplômé et informé ? Si la justice ne tient pas compte de ses conditions réelles d’accès à la connaissance du droit, c’est l’État lui-même qui devient coupable : coupable de n’avoir pas donné à ses citoyens les moyens minimaux d’apprendre la loi qu’il exige d’eux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Vers une justice de l’équité et du discernement</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne s’agit pas ici de prôner la désobéissance à la loi. Mais il est urgent d’inviter nos juges à retrouver l’esprit de justice qui doit en inspirer l’application.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant d’asséner la formule consacrée, qu’ils se demandent : Cette norme est-elle de connaissance populaire ? Le citoyen avait-il les moyens matériels, linguistiques ou intellectuels d’en avoir connaissance ? La faute est-elle volontaire ou le fruit d’une ignorance légitime ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équité n’est pas la négation du droit ; elle en est la conscience morale. Une justice sans équité n’est plus qu’un pouvoir arbitraire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Repenser la diffusion du droit : un impératif politique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’État a le devoir d’assurer les conditions minimales pour que l’ignorance du droit ne soit plus une conséquence de la pauvreté ou de l’exclusion linguistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des solutions existent : vulgarisation juridique dans les langues nationales, enseignement du droit civique dès l’école, programmes médiatiques d’éducation populaire, simplification du langage législatif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n’est pas le principe lui-même qu’il faut abolir, mais l’injustice de son application.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et si ceux qui sont censés veiller à l'application de la loi donnaient eux-mêmes l'exemple en la respectant, cela servirait grandement la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Dr. Mahamadou Konaté<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Juriste-publiciste Centre Kurukanfuga-Bonne Gouvernance et Consolidation de la Paix<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako-Mali<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Décembre 2025</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mikis Theodorakis : Le grec mondial</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mikis-theodorakis-le-grec-mondial-3112114.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 14 Dec 2025 01:00:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mikis Theodorakis, né sur l'île de Chios le 29 juillet 1925-100 ans depuis sa naissance-et originaire de Galatas, Chania, sur l'île de Crète, du côté de son père, et de la ville côtière de Cesme, en Asie Mineure, du côté de sa mère, est, de par la qualité de son œuvre et le rayonnement international de son nom, peut-être la figure de proue de la culture grecque et certainement de la musique grecque depuis la création de l'État grec le 3 février 1830, avec le Protocole de Londres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mikis Theodorakis a été actif dans de nombreux genres musicaux. Il convient toutefois de souligner qu'il s'est également consacré à la musique classique, composant des symphonies, des opéras, des ballets, des oratorios, de la musique de chambre et des pièces pour piano solo.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a également composé le rythme grec le plus internationalement reconnu, le syrtaki, pour le film «Zorba le Grec» (1964), basé sur le roman « La Vie et l'État d'Alexis Zorba» du grand écrivain grec Nikos Kazantzakis, et réalisé par le réalisateur grec Michael Cacoyannis, avec Anthony Quinn, Alan Bates et Irene Pappas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mise en musique de poèmes constitue également une œuvre majeure de son travail. Il utilisait en effet des poèmes de grands poètes comme paroles pour composer des chansons. Plus précisément, des poèmes du poète chilien Pablo Neruda, prix Nobel de littérature en 1971, du poète grec Giorgos Séféris, prix Nobel de littérature en 1963, du poète grec Odysseas Elytis, prix Nobel de littérature en 1979, du poète grec Yiannis Ritsos, prix Lénine pour la paix en 1976, et du poète grec Kostas Varnalis, prix Lénine pour la paix en 1959.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Outre «Zorba le Grec», il a également composé la musique de plusieurs films célèbres, tels que «Phèdre» (1962) avec Anthony Perkins et Melina Mercouri, et «Serpico» (1973) avec Al Pacino.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1970, il reçoit le BAFTA (British Academy Film Award) pour la musique du film «Z», adapté du roman éponyme de l’écrivain Vasilis Vasilikou et qui remporte deux Oscars: celui du meilleur film en langue étrangère et celui du meilleur montage. Le film met en vedette Yves Montand, Jean-Louis Trintignant et Irène Pappas et est réalisé par Costas Gavras, qui obtient l’Oscar du meilleur scénario en 1982. En 1983, Mikis Theodorakis est également décoré du prix Lénine pour la paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ses compositions ont été interprétées par des artistes de renommée internationale, comme les Beatles, Shirley Bassey, Joan Baez et Édith Piaf.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mikis Theodorakis, cependant, mena également des activités politiques, de résistance et d'activisme. Il fut député et ministre. Durant l'occupation allemande de la Grèce, il s'engagea dans l'armée de résistance «ELAS» et l'organisation de jeunesse de résistance «EPON». En juillet 1947, il fut arrêté et exilé à Ikaria. Il fut emprisonné par la dictature le 21 avril 1967. Ardent défenseur de la paix et de l'amitié entre les peuples, il contribua activement aux mouvements internationaux et grecs en la matière. Il s'éteignit à Athènes le 2 septembre 2021, à l'âge de 96 ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Isidoros Karderinis, journaliste, correspondant de presse à l'étranger accrédité par le ministère des Affaires étrangères de Grèce, membre régulier de l'Association des correspondants de presse à l'étranger grecs, romancier, poète et parolier.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dynamiques de l’insécurité au Sahel et interventions internationales :  Crise multidimensionnelle et myopie stratégique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/dynamiques-de-linsecurite-au-sahel-et-interventions-internationales-crise-multidimensionnelle-et-myopie-strategique-3112015-3112015.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Sahel est aujourd’hui confronté à une crise multidimensionnelle où se mêlent insécurité armée, fragilités étatiques, tensions communautaires et vulnérabilités socio-économiques. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 09:29:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette instabilité, les interventions internationales, majoritairement centrées sur la réponse militaire, peinent à produire des effets durables. Cette communication analyse les causes profondes de l’insécurité sahélienne et met en lumière le décalage entre les approches externes et les dynamiques locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Introduction et Problématique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sahel, vaste bande semi-aride s’étendant de l’Atlantique à la mer Rouge, est aujourd’hui l’épicentre d’une instabilité multiforme qui menace non seulement la sécurité régionale, mais aussi les équilibres politiques, économiques et sociaux du continent africain tout entier. Espace de transition entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne, le Sahel a longtemps été un carrefour de civilisations, de commerce et d’échanges culturels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, cette région est désormais marquée par une accumulation de vulnérabilités : insécurité chronique, extrémisme violent, effondrement institutionnel, changement climatique, dégradation environnementale, déplacements massifs de populations et délitement du contrat social.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le début des années 2010, les réponses internationales se sont multipliées : déploiement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), opérations françaises (Serval puis Barkhane), Task Force Takuba, Force conjointe du G5 Sahel, missions européennes (EUTM Mali, Eucap Sahel), sans oublier l’implication croissante des États-Unis, de l’Union africaine et des partenaires bilatéraux. Toutefois, force est de constater que, malgré cet arsenal politico-militaire, la situation sécuritaire n’a cessé de se détériorer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce paradoxe soulève une question centrale : pourquoi l’intensification des efforts internationaux ne parvient-elle pas à endiguer la crise sahélienne ? Plus encore, ces interventions, souvent perçues comme exogènes et militarisées, ne risquent-elles pas d’aggraver certaines des dynamiques qu’elles prétendent contenir ? À travers une analyse critique des réponses sécuritaires actuelles, cette communication scientifique entend démontrer que l’échec relatif des interventions internationales s’explique par une myopie stratégique — une focalisation quasi-exclusive sur la lutte armée contre le terrorisme — au détriment d’une compréhension profonde des dynamiques locales, politiques et sociales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Hypothèse et Objectifs</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’échec relatif des interventions internationales au Sahel résulte d’une stratégie déséquilibrée, axée prioritairement sur les réponses militaires, sans prise en compte suffisante des causes profondes de l’instabilité, notamment la faiblesse des institutions, les inégalités structurelles et l’absence de justice sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Objectifs de la recherche</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Analyser les dynamiques multidimensionnelles de l’insécurité au Sahel. Évaluer les limites des réponses internationales à travers une lecture critique des dispositifs actuels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Proposer les fondements d’une stratégie de stabilisation durable, intégrant les dimensions sécuritaire, politique, sociale et économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>1.1. Une instabilité enracinée dans l’histoire coloniale et postcoloniale</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’instabilité sahélienne s’inscrit dans un héritage historique complexe, marqué par des dynamiques sociales, politiques et religieuses qui remontent bien avant la colonisation européenne. Avant l’arrivée des puissances coloniales, le Sahel était structuré par des réseaux étendus d’autorité politique et spirituelle, où les référents religieux occupaient une place centrale. L’islam, introduit dès le VIIIe siècle via les routes transsahariennes, a profondément façonné les sociétés sahéliennes à travers des empires tels que le Ghana, le Mali, et Songhaï, où les chefs religieux (marabouts, érudits) jouaient un rôle clé dans la régulation sociale, la médiation des conflits, et la légitimation du pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces référents religieux constituaient ainsi un socle de gouvernance hybride, mêlant spiritualité, justice coutumière et administration politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils contribuaient à la cohésion sociale et à la stabilité des communautés en garantissant un ordre normatif fondé sur des valeurs partagées. L’autorité religieuse était donc indissociable des mécanismes traditionnels de pouvoir, à la fois centralisés dans les grandes cités et décentralisés dans les espaces ruraux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’arrivée de la colonisation a profondément bouleversé cet équilibre. Les puissances européennes, notamment la France, ont imposé une architecture étatique fondée sur des logiques bureaucratiques et centralisatrices, souvent étrangères aux réalités locales. Cette nouvelle organisation a marginalisé les systèmes traditionnels, dont l’autorité religieuse, réduisant leur rôle à des fonctions secondaires ou instrumentalisées. La colonisation a aussi favorisé des politiques d’exclusion, en privilégiant certains groupes ethniques ou régions au détriment d’autres, contribuant à fragmenter davantage les sociétés sahéliennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’indépendance, les États sahéliens héritiers de ces structures coloniales ont souvent reproduit des logiques autoritaires et clientélistes, incapables de réintégrer pleinement les référents religieux et coutumiers dans le fonctionnement politique. Ce décalage a engendré une fragilité institutionnelle majeure, caractérisée par une vacance de l’autorité étatique sur de vastes territoires périphériques, notamment dans le nord du Mali, du Niger ou du Burkina Faso.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise malienne de 2012 illustre de manière emblématique cette fragilité structurelle. Elle a révélé l’échec des États à assurer une gouvernance inclusive et à répondre aux revendications identitaires et religieuses des populations touarègues et arabes. La montée en puissance des groupes djihadistes s’inscrit dans cette double dynamique : d’une part, ils exploitent le vide institutionnel et le ressentiment face à l’État, d’autre part, ils s’appuient sur une lecture radicalisée et instrumentalisée de l’islam, contrastant avec les traditions religieuses locales souvent plus modérées et pluralistes.<o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>1.2. Les facteurs socio-économiques et environnementaux</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’insécurité au Sahel s’enracine dans un enchevêtrement de crises socio-économiques et environnementales qui se renforcent mutuellement. La pression démographique, l’une des plus fortes au monde, intensifie la compétition pour des ressources naturelles déjà limitées, telles que l’eau, les terres arables et les pâturages. La dégradation des sols, liée à la désertification et aux pratiques agricoles non durables, réduit la capacité des communautés à subvenir à leurs besoins, exacerbant ainsi les conflits entre agriculteurs et éleveurs nomades (Benjaminsen &amp; Ba, 2018). Ces tensions intercommunautaires, qui étaient auparavant régulées par des mécanismes coutumiers, sont aujourd’hui manipulées par des groupes armés qui exploitent ces rivalités pour asseoir leur contrôle local ou régional.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, les effets du changement climatique se traduisent par une intensification des phénomènes extrêmes, notamment les sécheresses et les inondations, fragilisant davantage les économies rurales et amplifiant la vulnérabilité des populations (OCDE/SWAC, 2020). Cette fragilité socio-économique est aggravée par un chômage structurel particulièrement élevé chez les jeunes, qui représentent une majorité dans la démographie sahélienne. Privés de perspectives économiques et sociaux, ces jeunes deviennent une cible privilégiée pour les groupes djihadistes, qui leur offrent une forme d’intégration sociale, un sentiment d’appartenance et des ressources matérielles, en capitalisant sur un sentiment profond d’exclusion et d’injustice sociale (Charbonneau, 2017).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>1.3. Une gouvernance en crise et une légitimité contestée</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise de gouvernance au Sahel constitue un facteur central de l’insécurité persistante. Les institutions publiques, souvent fragilisées par des pratiques clientélistes, la corruption et un manque de transparence, peinent à assurer la fourniture de services essentiels, en particulier dans les zones rurales et périphériques. Cette défaillance engendre un déficit de légitimité des États, perçus comme éloignés et parfois prédateurs par leurs populations (Bayart, 2006). L’État, en déclin dans ces territoires, voit ses fonctions régaliennes déléguées ou contestées par des acteurs informels — chefs locaux, milices communautaires, ou groupes armés — qui imposent parfois leur propre système de justice et de sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette vacance étatique nourrit un vide politique qui favorise la multiplication d’autorités parallèles. Dans plusieurs régions, ces dernières incarnent des formes alternatives de pouvoir, allant des chefs de guerre aux leaders religieux radicaux, dont certains exploitent la religion comme levier d’influence pour renforcer leur contrôle (International Crisis Group, 2019). Ce phénomène complique la mise en œuvre d’une gouvernance efficace et inclusive, et fragilise davantage le contrat social, en éloignant durablement les populations du processus politique national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>2.1. Une réponse avant tout militaire et externalisée</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les interventions internationales au Sahel ont largement reposé sur une logique militaire axée sur la lutte antiterroriste. Les opérations françaises Serval (2013) puis Barkhane (2014–2022) ont incarné cette stratégie, appuyée par des partenaires internationaux comme l’Union européenne et les États-Unis. Si ces opérations ont permis d’affaiblir certains groupes armés, elles n’ont pas réussi à inverser durablement la trajectoire de l’insécurité, qui demeure multidimensionnelle et profondément enracinée (Charbonneau, 2021). Par ailleurs, ces missions militaires ont souvent été perçues localement comme une ingérence étrangère ou une forme de néocolonialisme, en raison de leur caractère vertical, leur manque d’intégration dans les dynamiques locales, et leur focalisation sur des objectifs tactiques à court terme (Cold-Ravnkilde &amp; Albrecht, 2020).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’approche sécuritaire déployée, majoritairement extérieure, a ainsi peu contribué à renforcer les capacités locales ou à résoudre les causes structurelles de la crise, telles que la gouvernance défaillante ou les tensions communautaires. Cette limitation questionne la pertinence d’une stratégie centrée presque exclusivement sur la force, déconnectée des enjeux politiques et socio-économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>2.2. Une fragmentation des acteurs et une absence de vision stratégique commune</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sahel est aujourd’hui un terrain complexe d’intervention où coexistent une multitude d’acteurs internationaux aux mandats divers et parfois concurrents. On y retrouve la Minusma, mandatée par l’Onu pour le maintien de la paix, l’opération Barkhane, centrée sur la lutte antiterroriste menée par la France, la force Takuba, initiative européenne de soutien aux forces locales, ainsi que des missions de formation et de conseil comme EUCAP et EUTM, sans oublier les forces américaines d’Usafricom (International Crisis Group, 2023). Ces acteurs opèrent souvent de manière isolée, avec des priorités propres qui ne s’alignent pas systématiquement entre elles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette fragmentation engendre plusieurs problèmes majeurs. D’une part, elle provoque des redondances dans les actions, des chevauchements dans les zones d’intervention, et parfois des conflits d’intérêts qui sapent la cohérence globale de la réponse internationale. D’autre part, l’absence d’une coordination stratégique claire empêche l’émergence d’une vision commune à long terme, qui intégrerait à la fois les dimensions sécuritaires, politiques et socio-économiques de la crise sahélienne. Cette désorganisation se traduit aussi par une inefficience dans l’allocation des ressources, et par des tensions entre partenaires internationaux, compliquant la planification et l’évaluation des résultats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation fragilise les efforts collectifs de stabilisation et empêche la construction d’un partenariat véritablement inclusif avec les acteurs locaux, pourtant essentiels à toute perspective de paix durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>2.3. Une légitimité fragile auprès des populations</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le déficit de légitimité des interventions internationales est un facteur crucial dans l’échec relatif à stabiliser le Sahel. Ces interventions, bien qu’importantes sur le plan militaire, sont souvent perçues par les populations comme des forces étrangères éloignées de leurs réalités et préoccupations quotidiennes. Plusieurs enquêtes et rapports (Benjaminsen &amp; Ba, 2018 ; Charbonneau, 2021) soulignent que les missions internationales sont fréquemment associées à une forme de partialité, en favorisant certaines communautés ou groupes ethniques, ce qui ravive les tensions intercommunautaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette perception négative est renforcée par l’incapacité des États sahéliens à transformer les succès militaires obtenus en améliorations concrètes : sécurité stable, accès à des services publics de qualité, justice équitable et opportunités de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’insécurité persistante, combinée à l’absence de service public dans de nombreuses zones rurales, alimente un sentiment d’abandon et de marginalisation chez les populations. Cette déconnexion entre promesses sécuritaires et réalités vécues nuit profondément à la confiance envers les institutions nationales et internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exclusion quasi systématique des sociétés civiles et des acteurs locaux dans la conception et la mise en œuvre des réponses sécuritaires accentue ce sentiment de rejet. Sans une participation active des populations, les solutions proposées restent perçues comme imposées, dénuées de légitimité et d’appropriation. Ce hiatus entre interventions internationales et attentes locales contribue à renforcer le cycle de violence, en laissant la place aux groupes armés qui proposent, eux, un ordre alternatif, souvent fondé sur des logiques communautaires ou religieuses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Axe 3 — Vers une approche intégrée et durable</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3.1. Sécurisation par les capacités locales<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La stabilisation du Sahel dépend fondamentalement d’une réappropriation locale de la sécurité. En effet, les forces nationales et locales – qu’il s’agisse des armées, des forces de sécurité intérieure, mais aussi des collectivités territoriales et autorités traditionnelles – doivent être au cœur de la stratégie. Cette « sécurisation par les capacités locales » passe par une série d’actions concrètes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’abord, la professionnalisation des forces de défense et de sécurité est indispensable. Cela implique non seulement une meilleure formation technique et tactique, mais aussi un engagement fort sur les principes de droits humains, de discipline et d’éthique. Le renforcement des mécanismes de contrôle civil et de redevabilité est crucial pour éviter les dérives autoritaires et restaurer la confiance des populations envers leurs forces de sécurité (Bayart, 2006).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La sécurité ne peut être envisagée uniquement sous un angle militaire. Il faut intégrer les dimensions sociales, culturelles et communautaires propres au Sahel, où les relations sociales et les dynamiques identitaires jouent un rôle central. Les programmes de sécurité doivent ainsi inclure des médiations communautaires, la reconnaissance des rôles des autorités traditionnelles et religieuses, et promouvoir des pratiques respectueuses des coutumes locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette approche favorise l’« appropriation locale » (local ownership) de la sécurité, condition nécessaire pour éviter les effets pervers des solutions « importées » ou imposées de l’extérieur, qui suscitent souvent rejet et résistance (Charbonneau, 2017).<o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En résumé, trois facteurs à privilégier : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1- La professionnalisation des forces de sécurité ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2- Le renforcement de la redevabilité et du contrôle civil ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3- L’intégration des dimensions sociales, culturelles et communautaires dans les programmes de sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3.2. Renforcement de l’État de droit et réconciliation nationale<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La pérennité de la paix au Sahel repose sur la restauration d’un contrat social fondé sur la confiance entre les populations et leurs institutions. Or, ce contrat est aujourd’hui rompu dans de nombreux pays de la région, victimes de crises politiques, de gouvernance défaillante et d’injustices structurelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le retour à l’ordre constitutionnel constitue un premier impératif, car les coups d’État et les ruptures institutionnelles fragilisent la légitimité de l’État. En parallèle, la réforme des systèmes judiciaires est nécessaire pour les rendre plus accessibles, équitables, et capables de répondre aux attentes des citoyens, notamment en matière de lutte contre la corruption et les abus (International Crisis Group, 2022).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La justice transitionnelle joue également un rôle clé : en reconnaissant les victimes des violences passées, en sanctionnant les responsables, et en favorisant la réconciliation, elle permet de sortir du cycle de vengeance et de méfiance. Cette démarche est particulièrement importante dans des contextes marqués par des conflits intercommunautaires et des violences politiques prolongées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gestion inclusive de la diversité ethnoculturelle est un autre pilier. Le Sahel est une mosaïque de groupes ethniques et culturels, dont les aspirations doivent être prises en compte dans les mécanismes de gouvernance et de décision politique. La non-reconnaissance de cette pluralité nourrit l’exclusion et la marginalisation, facteurs majeurs d’instabilité (Benjaminsen &amp; Ba, 2018).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Grosso modo : tout cela passe par :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Le retour à l’ordre constitutionnel ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La réforme des systèmes judiciaires, pour les rendre plus accessibles et équitables ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La justice transitionnelle, qui reconnaît les victimes, sanctionne les crimes, et favorise la réconciliation ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Une gestion inclusive de la diversité ethnoculturelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Développement socio-économique et gouvernance inclusive</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dimension socio-économique est souvent reléguée au second plan dans les réponses au Sahel, alors qu’elle constitue un levier fondamental de stabilité. Un développement véritable doit cesser d’être une promesse différée pour devenir une priorité tangible et territorialisée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’accès aux services de base – éducation, santé, infrastructures – est la première condition pour répondre aux besoins fondamentaux des populations.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le soutien à l’agriculture familiale et à l’économie pastorale est crucial, étant donné la prédominance de ces activités dans les zones rurales sahéliennes et leur lien direct avec les dynamiques de sécurité (OCDE/SWAC, 2021).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’emploi des jeunes, nombreux et souvent marginalisés, doit être au centre des politiques publiques. Il s’agit non seulement de favoriser l’insertion professionnelle, mais aussi de renforcer la participation citoyenne des jeunes, qui représentent un enjeu démographique majeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gouvernance doit être inclusive, prenant en compte les dynamiques locales, les questions de genre, et impliquant les citoyens dans la définition des priorités et la gestion des ressources. Une telle gouvernance est la condition pour bâtir une paix durable, fondée sur la justice sociale, la dignité et l’engagement collectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En un mot, il faut aller vers une vision territorialisée, centrée sur :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l’accès à l’éducation, à la santé et aux infrastructures ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le soutien à l’agriculture familiale et à l’économie pastorale ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la promotion de l’emploi des jeunes ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la participation effective des citoyens à la définition des priorités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Conclusion et perspectives</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’instabilité qui secoue le Sahel ne peut être comprise ni résolue uniquement à travers le prisme sécuritaire. Il ne s’agit pas simplement d’un territoire en proie à des violences armées, mais d’un espace traversé par une crise multiforme — une crise de sens, de gouvernance, de légitimité, et d’horizon pour ses populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les réponses internationales, largement militarisées et externalisées, ont échoué à enrayer les dynamiques d’effondrement, précisément parce qu’elles se sont focalisées sur les manifestations visibles du désordre — les groupes armés, les attaques terroristes, les flux migratoires — tout en négligeant les causes profondes : sentiment d'injustice, exclusion sociale, abandon territorial, inégalités structurelles, mépris des identités locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, une réorientation stratégique est urgente. Elle passe par l’adoption d’une approche systémique, capable de conjuguer sécurité, justice, inclusion politique et développement. Il ne s’agit plus de « stabiliser » le Sahel en surface, mais d’en reconstruire les fondations avec, et non pour, les sociétés sahéliennes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La co-construction des réponses est donc centrale : elle exige une reconnaissance pleine des savoirs, des aspirations et des capacités des acteurs locaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les perspectives de paix durable au Sahel résident dans la capacité à repenser les modes d’intervention, à sortir des logiques de court terme, et à inscrire l’action dans une vision partagée, équitable et sensible aux réalités de terrain. Cela suppose aussi un changement de posture de la part des partenaires internationaux : passer de l’imposition à l’écoute, de la réaction à la prévention, et du contrôle à l’accompagnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, la stabilité sahélienne ne viendra pas seulement d’un « retour de l’État », mais d’un retour du lien, entre citoyens et institutions, entre les territoires marginalisés et les centres de pouvoir, entre justice et sécurité, entre mémoire des conflits et avenir commun.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Mahamadou Konaté<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Centre Kurukanfuga – Bonne Gouvernance et Consolidation de la Paix<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hafizhni@gmail.com<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Université Yambo OUOLOGUEM, FSHSE</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>5 Décembre 2024&#45;5 Décembre 2025 : Anniversaire d&amp;apos;une libération</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/5-decembre-2024-5-decembre-2025-anniversaire-dune-liberation-3112010.html</link>
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<description><![CDATA[ Il y’a un an qu&#039;ils recouvraient la liberté après des souffrances dans les prisons de Bamako, Kéniéroba, Koulikoro et Dioïla. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 09:13:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 5 décembre 2024, après une médiation habile menée de main de maître par l'ancien premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, les 11 leaders politiques arrêtés et détenus pendant près de six mois ont recouvré la liberté. Une libération qui avait contribué à l'apaisement du climat sociopolitique, un climat favorable à la réconciliation nationale et à la stabilité du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Profonde gratitude à toutes celles et tous ceux qui ont œuvré publiquement ou dans l'anonymat pour ce dénouement heureux.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un an qu'ils ont tous recouvré leur liberté et regagné leurs familles. Ils ne craignent plus rien, car ils n’espèrent plus rien. Ils sont libres ! Ils sont libres et dignes devant leurs familles et leurs camarades de lutte, car ils ne se reprochent absolument rien et ils continueront de rejeter les chefs d’accusation portés contre eux : atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, déstabilisation des institutions de la République, trouble à l’ordre public, opposition à l’autorité légitime, association de malfaiteurs, etc. Car, ils restent profondément attachés aux valeurs démocratiques et républicaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils sont aujourd’hui totalement libres dans leur tête, et leurs choix se sont toujours fait complètement par conviction. La liberté, on l’a en soi. Les 11 leaders politiques la vivent ce jour, vendredi saint, 5 décembre 2025, chacun entouré de l’amour de sa famille et de ses proches.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces 11 leaders politiques ont des noms et des visages immortalisés : Moustapha Dicko, Yaya Sangaré (tous anciens ministres, de l'Adema-PASJ), Pr. Amidou Maïga (RPM), Abderhamane Korera (ASMA-CFP), Moulaye Haïdara (PDES), Samba Coulibaly (Nema), Mamadou Traoré (Union), Dr. Laya Amadou Guindo (ADRP), Mohamed Ali Bathily (ancien ministre de la Justice, M5RFP-Mali Kura), Mamadou Traoré dit « Le Roi » (Alternative pour le Mali) et de Malley Camara (CNDR).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que Dieu bénisse tous ceux qui travaillent pour soulager la souffrance des Maliens et protège ceux qui se battent pour la Justice et la Démocratie dans notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vive la Démocratie !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vive la République !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vive le Mali éternel !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La lutte continue...pour le triomphe des libertés et de la Vérité Absolue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yaya Sangaré<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réinventer le Mali : Sortir enfin de la crise par une refondation structurelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/reinventer-le-mali-sortir-enfin-de-la-crise-par-une-refondation-structurelle-3112008.html</link>
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<description><![CDATA[ L’enjeu aujourd’hui au Mali, comme l’a écrit Jomo Kenyatta dans son célèbre ouvrage « Au pied du Mont Kenya », n’est pas seulement d’interpréter le monde, mais d’agir sur ses contradictions afin de le transformer à partir d’une analyse exacte. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 09:08:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette vision est la colonne vertébrale de toute ma dynamique professionnelle et de mon engagement citoyen : agir sur nos contradictions pour contribuer à l’émergence d’un Mali harmonieux, moderne qui sécurise et améliore la vie de chaque malienne et malien, et participe à l’évolution de la paix dans le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un débat serein est quasiment devenu impossible dans notre pays. On nous demande systématiquement de prendre parti. On doit être pour… ou contre…. Cette « binairisation » de la prise de parole et de la réflexion empêche la recherche d’une réponse objective, concrète et durable à notre crise multidimensionnelle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant, il est indispensable et urgent que nous apprenions à nous reparler. C’est un exercice qui ne va pas être simple dans le Mali d’aujourd’hui tant, chaque jour qui passe, les positions se radicalisent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais si nous voulons éviter l’implosion de notre pays, c’est maintenant… ou nous allons laisser de la ruine comme héritage à nos enfants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour moi, personne n’a totalement tort, personne n’a totalement raison. Chacun de nous est le fruit du dysfonctionnement structurel de notre pays. Nous avons plus ou moins, de bonne foi ou de mauvaise foi, contribuer à la situation actuelle. Nous avons hérité de cette dynamique négative, mais nous n’avons pas pris le temps de l’interpréter et de travailler à produire des réponses pour l’endiguer structurellement. Parce que le problème est structurel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voilà résumées mon analyse de la situation et ma contribution pour en sortir structurellement par le haut. Je ne suis ni pour…, ni contre… Je croix en la concorde pour améliorer nos vies, pour faire du Mali un pays homogène.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis plus de six décennies, notre pays peine à sortir d’un cycle de crises répétées. Les diagnostics s’accumulent, les projets s’annoncent, les slogans se succèdent… mais l’essentiel n’a jamais été réellement réparé : l’État malien lui-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette institution, censée incarner l’intérêt général, est progressivement devenue un appareil privatisé au profit des « princes du jour ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De 1960 à aujourd’hui, chaque changement politique a surtout déplacé les centres d’intérêt particuliers, sans jamais reconstruire un véritable contrat social. Résultat : pour survivre, chacun s’organise pour tirer un avantage du peu de pouvoir qu’il détient.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les militaires et groupes armés s’appuient sur les armes, les policiers sur la circulation, les juges sur le droit, les fonctionnaires sur les deniers publics, les syndicalistes sur la grève, les commerçants sur la spéculation, les enseignants sur la vente de notes, les religieux sur le désarroi des fidèles…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Et le citoyen, lui ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il observe, s’adapte, devine le plus fort, répète son récit, change de camp au gré des nouveaux princes. Dans cet écosystème, chacun rêve de devenir « prince d’un jour » et complote pour accélérer son tour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis 2014, j’appelle à un changement radical : réinventer le Mali, non par des ajustements marginaux, mais par une véritable « remastérisation ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela suppose une amnistie générale couvrant toute la période 1960-2024, afin de libérer le pays d’un passé qui paralyse les initiatives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En parallèle, la création d’un musée numérique de la honte permettrait d’y inscrire tous ceux qui, dans le nouveau Mali, violeraient les règles de gouvernance, de transparence et d’éthique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette refondation doit s’inspirer de notre histoire profonde. Nos sociétés traditionnelles ont longtemps fonctionné en communautés de métiers, où chaque groupe jouait un rôle précis: les Peulhs éleveurs, les Soninké commerçants, les Somono pêcheurs, les Touaregs guerriers, les Bamanan cultivateurs, les Mandé-Mori hommes de lettres, les Djeli maîtres du verbe…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je propose que chaque région du Mali reçoive une mission économique claire, inscrite dans la Constitution :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Kidal et Taoudénit : devenir un hub mondial de l’énergie solaire, grâce à leur potentiel exceptionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Tombouctou : se transformer en grande destination touristique, avec la création sur la rive droite d’une ville à ambiance « Las Vegas du Sahel », dédiée aux mariages et renouvellements de vœux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Ségou et Sikasso : devenir des pôles d’agrobusiness moderne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Kayes: se spécialiser dans l’industrie minière<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Mopti : redevenir un centre d’industrie de pêche, d’élevage et de transformation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Sévaré : accueillir la nouvelle capitale administrative et politique du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Gao et Koulikoro : se spécialiser dans l’industrie militaire et sécuritaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Bamako : se concentrer sur le numérique, la culture, la finance et les services avancés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• etc…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur ces bases fonctionnelles, nous pourrions engager une reconstruction méthodique des 12 000 villages du pays avec énergies renouvelables, connectivité numérique, services publics modernisés et dématérialisés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une telle architecture mettrait fin à la concentration aberrante de 75 % des ressources publiques à Bamako et créerait un État véritablement régulateur, fédérateur et équitable, enfin débarrassé du « baba commandement ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un Mali réinventé doit se donner les moyens- économiques, technologiques, judiciaires et militaires - de protéger ce modèle. L’objectif n’est pas de lutter contre des individus ou des ethnies, mais de défendre un projet national unificateur, fondé sur la responsabilité, l’innovation et la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que Dieu nous accorde la force de venir à bout de la guerre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que le Mali apprenne enfin à débattre de projets, et non de positionnements destinés à capter la rente publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que de la paix pour les âmes des milliers de victimes de notre tragédie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Alioune Ifra NDiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réinventer le Mali : Sortir enfin de la crise par une refondation structurelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/reinventer-le-mali-sortir-enfin-de-la-crise-par-une-refondation-structurelle-3112009-3112009.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/reinventer-le-mali-sortir-enfin-de-la-crise-par-une-refondation-structurelle-3112009-3112009.html</guid>
<description><![CDATA[ L’enjeu aujourd’hui au Mali, comme l’a écrit Jomo Kenyatta dans son célèbre ouvrage « Au pied du Mont Kenya », n’est pas seulement d’interpréter le monde, mais d’agir sur ses contradictions afin de le transformer à partir d’une analyse exacte. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 01:09:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette vision est la colonne vertébrale de toute ma dynamique professionnelle et de mon engagement citoyen : agir sur nos contradictions pour contribuer à l’émergence d’un Mali harmonieux, moderne qui sécurise et améliore la vie de chaque malienne et malien, et participe à l’évolution de la paix dans le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un débat serein est quasiment devenu impossible dans notre pays. On nous demande systématiquement de prendre parti. On doit être pour… ou contre…. Cette « binairisation » de la prise de parole et de la réflexion empêche la recherche d’une réponse objective, concrète et durable à notre crise multidimensionnelle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant, il est indispensable et urgent que nous apprenions à nous reparler. C’est un exercice qui ne va pas être simple dans le Mali d’aujourd’hui tant, chaque jour qui passe, les positions se radicalisent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais si nous voulons éviter l’implosion de notre pays, c’est maintenant… ou nous allons laisser de la ruine comme héritage à nos enfants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour moi, personne n’a totalement tort, personne n’a totalement raison. Chacun de nous est le fruit du dysfonctionnement structurel de notre pays. Nous avons plus ou moins, de bonne foi ou de mauvaise foi, contribuer à la situation actuelle. Nous avons hérité de cette dynamique négative, mais nous n’avons pas pris le temps de l’interpréter et de travailler à produire des réponses pour l’endiguer structurellement. Parce que le problème est structurel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voilà résumées mon analyse de la situation et ma contribution pour en sortir structurellement par le haut. Je ne suis ni pour…, ni contre… Je croix en la concorde pour améliorer nos vies, pour faire du Mali un pays homogène.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis plus de six décennies, notre pays peine à sortir d’un cycle de crises répétées. Les diagnostics s’accumulent, les projets s’annoncent, les slogans se succèdent… mais l’essentiel n’a jamais été réellement réparé : l’État malien lui-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette institution, censée incarner l’intérêt général, est progressivement devenue un appareil privatisé au profit des « princes du jour ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De 1960 à aujourd’hui, chaque changement politique a surtout déplacé les centres d’intérêt particuliers, sans jamais reconstruire un véritable contrat social. Résultat : pour survivre, chacun s’organise pour tirer un avantage du peu de pouvoir qu’il détient.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les militaires et groupes armés s’appuient sur les armes, les policiers sur la circulation, les juges sur le droit, les fonctionnaires sur les deniers publics, les syndicalistes sur la grève, les commerçants sur la spéculation, les enseignants sur la vente de notes, les religieux sur le désarroi des fidèles…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Et le citoyen, lui ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il observe, s’adapte, devine le plus fort, répète son récit, change de camp au gré des nouveaux princes. Dans cet écosystème, chacun rêve de devenir « prince d’un jour » et complote pour accélérer son tour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis 2014, j’appelle à un changement radical : réinventer le Mali, non par des ajustements marginaux, mais par une véritable « remastérisation ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela suppose une amnistie générale couvrant toute la période 1960-2024, afin de libérer le pays d’un passé qui paralyse les initiatives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En parallèle, la création d’un musée numérique de la honte permettrait d’y inscrire tous ceux qui, dans le nouveau Mali, violeraient les règles de gouvernance, de transparence et d’éthique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette refondation doit s’inspirer de notre histoire profonde. Nos sociétés traditionnelles ont longtemps fonctionné en communautés de métiers, où chaque groupe jouait un rôle précis: les Peulhs éleveurs, les Soninké commerçants, les Somono pêcheurs, les Touaregs guerriers, les Bamanan cultivateurs, les Mandé-Mori hommes de lettres, les Djeli maîtres du verbe…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je propose que chaque région du Mali reçoive une mission économique claire, inscrite dans la Constitution :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Kidal et Taoudénit : devenir un hub mondial de l’énergie solaire, grâce à leur potentiel exceptionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Tombouctou : se transformer en grande destination touristique, avec la création sur la rive droite d’une ville à ambiance « Las Vegas du Sahel », dédiée aux mariages et renouvellements de vœux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Ségou et Sikasso : devenir des pôles d’agrobusiness moderne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Kayes: se spécialiser dans l’industrie minière<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Mopti : redevenir un centre d’industrie de pêche, d’élevage et de transformation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Sévaré : accueillir la nouvelle capitale administrative et politique du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Gao et Koulikoro : se spécialiser dans l’industrie militaire et sécuritaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Bamako : se concentrer sur le numérique, la culture, la finance et les services avancés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• etc…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur ces bases fonctionnelles, nous pourrions engager une reconstruction méthodique des 12 000 villages du pays avec énergies renouvelables, connectivité numérique, services publics modernisés et dématérialisés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une telle architecture mettrait fin à la concentration aberrante de 75 % des ressources publiques à Bamako et créerait un État véritablement régulateur, fédérateur et équitable, enfin débarrassé du « baba commandement ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un Mali réinventé doit se donner les moyens- économiques, technologiques, judiciaires et militaires - de protéger ce modèle. L’objectif n’est pas de lutter contre des individus ou des ethnies, mais de défendre un projet national unificateur, fondé sur la responsabilité, l’innovation et la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que Dieu nous accorde la force de venir à bout de la guerre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que le Mali apprenne enfin à débattre de projets, et non de positionnements destinés à capter la rente publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que de la paix pour les âmes des milliers de victimes de notre tragédie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Alioune Ifra NDiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Communication : Dynamiques de l’insécurité au Sahel et Interventions internationales : Crise multidimensionnelle et myopie stratégique</title>
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<description><![CDATA[ Le Sahel est aujourd’hui confronté à une crise multidimensionnelle où se mêlent insécurité armée, fragilités étatiques, tensions communautaires et vulnérabilités socio-économiques. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Dec 2025 01:57:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette instabilité, les interventions internationales, majoritairement centrées sur la réponse militaire, peinent à produire des effets durables. Cette communication analyse les causes profondes de l’insécurité sahélienne et met en lumière le décalage entre les approches externes et les dynamiques locales. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle interroge la pertinence du paradigme sécuritaire dominant et propose une alternative fondée sur une stratégie intégrée associant sécurité, gouvernance, développement et participation communautaire. L’objectif est d’ouvrir la voie à une réflexion renouvelée sur les outils de paix, en plaçant les populations sahéliennes au centre des solutions. Au-delà du diagnostic, cette communication pose les bases d’un débat sur la souveraineté, la légitimité et la construction d’un avenir stable au Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mots-clés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sahel — Insécurité — Interventions internationales — Gouvernance — Développement — Crise multidimensionnelle<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Introduction et Problématique <o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sahel, vaste bande semi-aride s’étendant de l’Atlantique à la mer Rouge, est aujourd’hui l’épicentre d’une instabilité multiforme qui menace non seulement la sécurité régionale, mais aussi les équilibres politiques, économiques et sociaux du continent africain tout entier. Espace de transition entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne, le Sahel a longtemps été un carrefour de civilisations, de commerce et d’échanges culturels. Pourtant, cette région est désormais marquée par une accumulation de vulnérabilités : insécurité chronique, extrémisme violent, effondrement institutionnel, changement climatique, dégradation environnementale, déplacements massifs de populations et délitement du contrat social.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le début des années 2010, les réponses internationales se sont multipliées : déploiement de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali), opérations françaises (Serval puis Barkhane), Task Force Takuba, Force conjointe du G5 Sahel, missions européennes (EUTM Mali, EUCAP Sahel), sans oublier l’implication croissante des États-Unis, de l’Union africaine et des partenaires bilatéraux. Toutefois, force est de constater que, malgré cet arsenal politico-militaire, la situation sécuritaire n’a cessé de se détériorer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce paradoxe soulève une question centrale : pourquoi l’intensification des efforts internationaux ne parvient-elle pas à endiguer la crise sahélienne ? Plus encore, ces interventions, souvent perçues comme exogènes et militarisées, ne risquent-elles pas d’aggraver certaines des dynamiques qu’elles prétendent contenir ? À travers une analyse critique des réponses sécuritaires actuelles, cette communication scientifique entend démontrer que l’échec relatif des interventions internationales s’explique par une myopie stratégique — une focalisation quasi-exclusive sur la lutte armée contre le terrorisme — au détriment d’une compréhension profonde des dynamiques locales, politiques et sociales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Hypothèse et Objectifs<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Hypothèse centrale : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’échec relatif des interventions internationales au Sahel résulte d’une stratégie déséquilibrée, axée prioritairement sur les réponses militaires, sans prise en compte suffisante des causes profondes de l’instabilité, notamment la faiblesse des institutions, les inégalités structurelles et l’absence de justice sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Objectifs de la recherche : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Analyser les dynamiques multidimensionnelles de l’insécurité au Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Évaluer les limites des réponses internationales à travers une lecture critique des dispositifs actuels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Proposer les fondements d’une stratégie de stabilisation durable, intégrant les dimensions sécuritaire, politique, sociale et économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Axe 1 — Dynamiques de l’insécurité au Sahel <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>1.1. Une instabilité enracinée dans l’histoire coloniale et postcoloniale <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’instabilité sahélienne s’inscrit dans un héritage historique complexe, marqué par des dynamiques sociales, politiques et religieuses qui remontent bien avant la colonisation européenne. Avant l’arrivée des puissances coloniales, le Sahel était structuré par des réseaux étendus d’autorité politique et spirituelle, où les référents religieux occupaient une place centrale. L’islam, introduit dès le VIIIe siècle via les routes transsahariennes, a profondément façonné les sociétés sahéliennes à travers des empires tels que le Ghana, le Mali, et Songhaï, où les chefs religieux (marabouts, érudits) jouaient un rôle clé dans la régulation sociale, la médiation des conflits, et la légitimation du pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces référents religieux constituaient ainsi un socle de gouvernance hybride, mêlant spiritualité, justice coutumière et administration politique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils contribuaient à la cohésion sociale et à la stabilité des communautés en garantissant un ordre normatif fondé sur des valeurs partagées. L’autorité religieuse était donc indissociable des mécanismes traditionnels de pouvoir, à la fois centralisés dans les grandes cités et décentralisés dans les espaces ruraux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’arrivée de la colonisation a profondément bouleversé cet équilibre. Les puissances européennes, notamment la France, ont imposé une architecture étatique fondée sur des logiques bureaucratiques et centralisatrices, souvent étrangères aux réalités locales. Cette nouvelle organisation a marginalisé les systèmes traditionnels, dont l’autorité religieuse, réduisant leur rôle à des fonctions secondaires ou instrumentalisées. La colonisation a aussi favorisé des politiques d’exclusion, en privilégiant certains groupes ethniques ou régions au détriment d’autres, contribuant à fragmenter davantage les sociétés sahéliennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’indépendance, les États sahéliens héritiers de ces structures coloniales ont souvent reproduit des logiques autoritaires et clientélistes, incapables de réintégrer pleinement les référents religieux et coutumiers dans le fonctionnement politique. Ce décalage a engendré une fragilité institutionnelle majeure, caractérisée par une vacance de l’autorité étatique sur de vastes territoires périphériques, notamment dans le nord du Mali, du Niger ou du Burkina Faso.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise malienne de 2012 illustre de manière emblématique cette fragilité structurelle. Elle a révélé l’échec des États à assurer une gouvernance inclusive et à répondre aux revendications identitaires et religieuses des populations touarègues et arabes. La montée en puissance des groupes djihadistes s’inscrit dans cette double dynamique : d’une part, ils exploitent le vide institutionnel et le ressentiment face à l’État, d’autre part, ils s’appuient sur une lecture radicalisée et instrumentalisée de l’islam, contrastant avec les traditions religieuses locales souvent plus modérées et pluralistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>1.2. Les facteurs socio-économiques et environnementaux <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’insécurité au Sahel s’enracine dans un enchevêtrement de crises socio-économiques et environnementales qui se renforcent mutuellement. La pression démographique, l’une des plus fortes au monde, intensifie la compétition pour des ressources naturelles déjà limitées, telles que l’eau, les terres arables et les pâturages. La dégradation des sols, liée à la désertification et aux pratiques agricoles non durables, réduit la capacité des communautés à subvenir à leurs besoins, exacerbant ainsi les conflits entre agriculteurs et éleveurs nomades (Benjaminsen &amp; Ba, 2018). Ces tensions intercommunautaires, qui étaient auparavant régulées par des mécanismes coutumiers, sont aujourd’hui manipulées par des groupes armés qui exploitent ces rivalités pour asseoir leur contrôle local ou régional.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, les effets du changement climatique se traduisent par une intensification des phénomènes extrêmes, notamment les sécheresses et les inondations, fragilisant davantage les économies rurales et amplifiant la vulnérabilité des populations (OCDE/SWAC, 2020). Cette fragilité socio-économique est aggravée par un chômage structurel particulièrement élevé chez les jeunes, qui représentent une majorité dans la démographie sahélienne. Privés de perspectives économiques et sociaux, ces jeunes deviennent une cible privilégiée pour les groupes djihadistes, qui leur offrent une forme d’intégration sociale, un sentiment d’appartenance et des ressources matérielles, en capitalisant sur un sentiment profond d’exclusion et d’injustice sociale (Charbonneau, 2017).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>1.3. Une gouvernance en crise et une légitimité contestée <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise de gouvernance au Sahel constitue un facteur central de l’insécurité persistante. Les institutions publiques, souvent fragilisées par des pratiques clientélistes, la corruption et un manque de transparence, peinent à assurer la fourniture de services essentiels, en particulier dans les zones rurales et périphériques. Cette défaillance engendre un déficit de légitimité des États, perçus comme éloignés et parfois prédateurs par leurs populations (Bayart, 2006). L’État, en déclin dans ces territoires, voit ses fonctions régaliennes déléguées ou contestées par des acteurs informels — chefs locaux, milices communautaires, ou groupes armés — qui imposent parfois leur propre système de justice et de sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette vacance étatique nourrit un vide politique qui favorise la multiplication d’autorités parallèles. Dans plusieurs régions, ces dernières incarnent des formes alternatives de pouvoir, allant des chefs de guerre aux leaders religieux radicaux, dont certains exploitent la religion comme levier d’influence pour renforcer leur contrôle (International Crisis Group, 2019). Ce phénomène complique la mise en œuvre d’une gouvernance efficace et inclusive, et fragilise davantage le contrat social, en éloignant durablement les populations du processus politique national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Axe 2 — Limites des interventions internationales <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>2.1. Une réponse avant tout militaire et externalisée <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les interventions internationales au Sahel ont largement reposé sur une logique militaire axée sur la lutte antiterroriste. Les opérations françaises Serval (2013) puis Barkhane (2014–2022) ont incarné cette stratégie, appuyée par des partenaires internationaux comme l’Union européenne et les États-Unis. Si ces opérations ont permis d’affaiblir certains groupes armés, elles n’ont pas réussi à inverser durablement la trajectoire de l’insécurité, qui demeure multidimensionnelle et profondément enracinée (Charbonneau, 2021). Par ailleurs, ces missions militaires ont souvent été perçues localement comme une ingérence étrangère ou une forme de néocolonialisme, en raison de leur caractère vertical, leur manque d’intégration dans les dynamiques locales, et leur focalisation sur des objectifs tactiques à court terme (Cold-Ravnkilde &amp; Albrecht, 2020).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’approche sécuritaire déployée, majoritairement extérieure, a ainsi peu contribué à renforcer les capacités locales ou à résoudre les causes structurelles de la crise, telles que la gouvernance défaillante ou les tensions communautaires. Cette limitation questionne la pertinence d’une stratégie centrée presque exclusivement sur la force, déconnectée des enjeux politiques et socio-économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>2.2. Une fragmentation des acteurs et une absence de vision stratégique commune <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sahel est aujourd’hui un terrain complexe d’intervention où coexistent une multitude d’acteurs internationaux aux mandats divers et parfois concurrents. On y retrouve la MINUSMA, mandatée par l’ONU pour le maintien de la paix, l’opération Barkhane, centrée sur la lutte antiterroriste menée par la France, la force Takuba, initiative européenne de soutien aux forces locales, ainsi que des missions de formation et de conseil comme EUCAP et EUTM, sans oublier les forces américaines d’USAFRICOM (International Crisis Group, 2023). Ces acteurs opèrent souvent de manière isolée, avec des priorités propres qui ne s’alignent pas systématiquement entre elles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette fragmentation engendre plusieurs problèmes majeurs. D’une part, elle provoque des redondances dans les actions, des chevauchements dans les zones d’intervention, et parfois des conflits d’intérêts qui sapent la cohérence globale de la réponse internationale. D’autre part, l’absence d’une coordination stratégique claire empêche l’émergence d’une vision commune à long terme, qui intégrerait à la fois les dimensions sécuritaires, politiques et socio-économiques de la crise sahélienne. Cette désorganisation se traduit aussi par une inefficience dans l’allocation des ressources, et par des tensions entre partenaires internationaux, compliquant la planification et l’évaluation des résultats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation fragilise les efforts collectifs de stabilisation et empêche la construction d’un partenariat véritablement inclusif avec les acteurs locaux, pourtant essentiels à toute perspective de paix durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>2.3. Une légitimité fragile auprès des populations <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le déficit de légitimité des interventions internationales est un facteur crucial dans l’échec relatif à stabiliser le Sahel. Ces interventions, bien qu’importantes sur le plan militaire, sont souvent perçues par les populations comme des forces étrangères éloignées de leurs réalités et préoccupations quotidiennes. Plusieurs enquêtes et rapports (Benjaminsen &amp; Ba, 2018 ; Charbonneau, 2021) soulignent que les missions internationales sont fréquemment associées à une forme de partialité, en favorisant certaines communautés ou groupes ethniques, ce qui ravive les tensions intercommunautaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette perception négative est renforcée par l’incapacité des États sahéliens à transformer les succès militaires obtenus en améliorations concrètes : sécurité stable, accès à des services publics de qualité, justice équitable et opportunités de développement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’insécurité persistante, combinée à l’absence de service public dans de nombreuses zones rurales, alimente un sentiment d’abandon et de marginalisation chez les populations. Cette déconnexion entre promesses sécuritaires et réalités vécues nuit profondément à la confiance envers les institutions nationales et internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exclusion quasi systématique des sociétés civiles et des acteurs locaux dans la conception et la mise en œuvre des réponses sécuritaires accentue ce sentiment de rejet. Sans une participation active des populations, les solutions proposées restent perçues comme imposées, dénuées de légitimité et d’appropriation. Ce hiatus entre interventions internationales et attentes locales contribue à renforcer le cycle de violence, en laissant la place aux groupes armés qui proposent, eux, un ordre alternatif, souvent fondé sur des logiques communautaires ou religieuses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Axe 3 — Vers une approche intégrée et durable <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>3.1. Sécurisation par les capacités locales <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La stabilisation du Sahel dépend fondamentalement d’une réappropriation locale de la sécurité. En effet, les forces nationales et locales – qu’il s’agisse des armées, des forces de sécurité intérieure, mais aussi des collectivités territoriales et autorités traditionnelles – doivent être au cœur de la stratégie. Cette « sécurisation par les capacités locales » passe par une série d’actions concrètes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’abord, la professionnalisation des forces de défense et de sécurité est indispensable. Cela implique non seulement une meilleure formation technique et tactique, mais aussi un engagement fort sur les principes de droits humains, de discipline et d’éthique. Le renforcement des mécanismes de contrôle civil et de redevabilité est crucial pour éviter les dérives autoritaires et restaurer la confiance des populations envers leurs forces de sécurité (Bayart, 2006).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La sécurité ne peut être envisagée uniquement sous un angle militaire. Il faut intégrer les dimensions sociales, culturelles et communautaires propres au Sahel, où les relations sociales et les dynamiques identitaires jouent un rôle central. Les programmes de sécurité doivent ainsi inclure des médiations communautaires, la reconnaissance des rôles des autorités traditionnelles et religieuses, et promouvoir des pratiques respectueuses des coutumes locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette approche favorise l’« appropriation locale » (local ownership) de la sécurité, condition nécessaire pour éviter les effets pervers des solutions « importées » ou imposées de l’extérieur, qui suscitent souvent rejet et résistance (Charbonneau, 2017).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En résumé, trois facteurs à privilégier : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1- La professionnalisation des forces de sécurité ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2- Le renforcement de la redevabilité et du contrôle civil ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3- L’intégration des dimensions sociales, culturelles et communautaires dans les programmes de sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>3.2. Renforcement de l’État de droit et réconciliation nationale <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La pérennité de la paix au Sahel repose sur la restauration d’un contrat social fondé sur la confiance entre les populations et leurs institutions. Or, ce contrat est aujourd’hui rompu dans de nombreux pays de la région, victimes de crises politiques, de gouvernance défaillante et d’injustices structurelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le retour à l’ordre constitutionnel constitue un premier impératif, car les coups d’État et les ruptures institutionnelles fragilisent la légitimité de l’État. En parallèle, la réforme des systèmes judiciaires est nécessaire pour les rendre plus accessibles, équitables, et capables de répondre aux attentes des citoyens, notamment en matière de lutte contre la corruption et les abus (International Crisis Group, 2022).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La justice transitionnelle joue également un rôle clé : en reconnaissant les victimes des violences passées, en sanctionnant les responsables, et en favorisant la réconciliation, elle permet de sortir du cycle de vengeance et de méfiance. Cette démarche est particulièrement importante dans des contextes marqués par des conflits intercommunautaires et des violences politiques prolongées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gestion inclusive de la diversité ethnoculturelle est un autre pilier. Le Sahel est une mosaïque de groupes ethniques et culturels, dont les aspirations doivent être prises en compte dans les mécanismes de gouvernance et de décision politique. La non-reconnaissance de cette pluralité nourrit l’exclusion et la marginalisation, facteurs majeurs d’instabilité (Benjaminsen &amp; Ba, 2018).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En grosso modo : tout cela passe par :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Le retour à l’ordre constitutionnel ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La réforme des systèmes judiciaires, pour les rendre plus accessibles et équitables ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La justice transitionnelle, qui reconnaît les victimes, sanctionne les crimes, et favorise la réconciliation ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Une gestion inclusive de la diversité ethnoculturelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>3.3. Développement socio-économique et gouvernance inclusive <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dimension socio-économique est souvent reléguée au second plan dans les réponses au Sahel, alors qu’elle constitue un levier fondamental de stabilité. Un développement véritable doit cesser d’être une promesse différée pour devenir une priorité tangible et territorialisée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’accès aux services de base – éducation, santé, infrastructures – est la première condition pour répondre aux besoins fondamentaux des populations.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le soutien à l’agriculture familiale et à l’économie pastorale est crucial, étant donné la prédominance de ces activités dans les zones rurales sahéliennes et leur lien direct avec les dynamiques de sécurité (OCDE/SWAC, 2021).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’emploi des jeunes, nombreux et souvent marginalisés, doit être au centre des politiques publiques. Il s’agit non seulement de favoriser l’insertion professionnelle, mais aussi de renforcer la participation citoyenne des jeunes, qui représentent un enjeu démographique majeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gouvernance doit être inclusive, prenant en compte les dynamiques locales, les questions de genre, et impliquant les citoyens dans la définition des priorités et la gestion des ressources. Une telle gouvernance est la condition pour bâtir une paix durable, fondée sur la justice sociale, la dignité et l’engagement collectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En un mot, il faut aller vers une vision territorialisée, centrée sur :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l’accès à l’éducation, à la santé et aux infrastructures ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le soutien à l’agriculture familiale et à l’économie pastorale ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la promotion de l’emploi des jeunes ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la participation effective des citoyens à la définition des priorités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Conclusion et perspectives <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’instabilité qui secoue le Sahel ne peut être comprise ni résolue uniquement à travers le prisme sécuritaire. Il ne s’agit pas simplement d’un territoire en proie à des violences armées, mais d’un espace traversé par une crise multiforme — une crise de sens, de gouvernance, de légitimité, et d’horizon pour ses populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les réponses internationales, largement militarisées et externalisées, ont échoué à enrayer les dynamiques d’effondrement, précisément parce qu’elles se sont focalisées sur les manifestations visibles du désordre — les groupes armés, les attaques terroristes, les flux migratoires — tout en négligeant les causes profondes : sentiment d'injustice, exclusion sociale, abandon territorial, inégalités structurelles, mépris des identités locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, une réorientation stratégique est urgente. Elle passe par l’adoption d’une approche systémique, capable de conjuguer sécurité, justice, inclusion politique et développement. Il ne s’agit plus de « stabiliser » le Sahel en surface, mais d’en reconstruire les fondations avec, et non pour, les sociétés sahéliennes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La co-construction des réponses est donc centrale : elle exige une reconnaissance pleine des savoirs, des aspirations et des capacités des acteurs locaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les perspectives de paix durable au Sahel résident dans la capacité à repenser les modes d’intervention, à sortir des logiques de court terme, et à inscrire l’action dans une vision partagée, équitable et sensible aux réalités de terrain. Cela suppose aussi un changement de posture de la part des partenaires internationaux : passer de l’imposition à l’écoute, de la réaction à la prévention, et du contrôle à l’accompagnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, la stabilité sahélienne ne viendra pas seulement d’un « retour de l’État », mais d’un retour du lien, entre citoyens et institutions, entre les territoires marginalisés et les centres de pouvoir, entre justice et sécurité, entre mémoire des conflits et avenir commun.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Mahamadou KONATÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Centre Kurukanfuga – Bonne Gouvernance et Consolidation de la Paix<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : Souveraineté minière : ce que le Mali peut apprendre du modèle botswanais</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-souverainete-miniere-ce-que-le-mali-peut-apprendre-du-modele-botswanais-3111954.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans un contexte où les ressources extractives constituent l&#039;un des leviers majeurs de croissance, la question centrale n&#039;est plus de savoir si un État dispose de richesses minérales, mais s&#039;il sait les négocier et les transformer en prospérité partagée. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 16:39:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'expérience botswanaise offre des enseignements précieux que le Mali gagnerait à examiner avec lucidité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">LE PARTENARIAT DEBSWANA : UN DEMI-SIÈCLE DE SOUVERAINETÉ NÉGOCIÉE<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant plus d'un demi-siècle, Gaborone a bâti une approche fondée sur trois piliers : la compétence technocratique, la discipline institutionnelle et la capacité à transformer une ressource brute en levier de développement. Le partenariat Debswana, coentreprise détenue à parts égales avec De Beers depuis 1969, a constitué l'instrument déterminant de cette stratégie. Au lieu de concéder un secteur entier à une multinationale, le Botswana a fait le choix d'une gouvernance partagée donnant accès aux données sensibles, aux coûts réels d'exploitation et aux mécanismes de commercialisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En février 2025, cette relation a franchi une nouvelle étape décisive. Après sept années de négociations, le Botswana et De Beers ont signé un accord historique : la part de l'Okavango Diamond Company, la société d'État botswanaise de commercialisation, passera progressivement de 25 % à 30 % des ventes de Debswana durant les cinq premières années, puis à 40 % les cinq années suivantes, avec une option pour atteindre 50 % lors d'une extension de cinq ans. En contrepartie, De Beers a obtenu une extension de ses licences minières jusqu'en 2054 et s'est engagé à investir 75 millions de dollars dans un fonds de développement, ainsi qu'à créer un laboratoire de certification et un institut de formation aux métiers du diamant à Gaborone.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui distingue cette négociation, c'est la posture stratégique du Botswana. Loin de rompre brutalement avec son partenaire historique, Gaborone a rappelé qu'il disposait d'alternatives. Le pays fournit environ 70 % de la production mondiale de De Beers, ce qui lui confère un levier considérable. Le président Duma Boko a même annoncé en septembre 2025 l'intention du Botswana d'acquérir une participation majoritaire dans De Beers elle-même, alors qu'Anglo American cherche à céder cet actif. Cette posture de négociation en position de force a permis de faire évoluer les termes du partenariat sans provoquer de rupture destructrice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">LE MALI : ENTRE NATIONALISATION ET CONFRONTATION<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali, deuxième producteur d'or africain avec environ 65 tonnes par an, a choisi une voie radicalement différente. Le nouveau code minier adopté en 2023 a porté les redevances de 6,5 % à 10 % et la participation minimale de l'État de 20 % à 35 %. En septembre 2025, sept accords majeurs ont été ratifiés sous ce nouveau régime, couvrant les mines d'Allied Gold, B2Gold, Resolute Mining et même le projet de lithium de Ganfeng. Sur le papier, ces réformes semblent converger avec l'objectif botswanais de capturer davantage de valeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais la méthode diffère profondément. Le différend avec Barrick Gold illustre les risques d'une approche conflictuelle. En janvier 2025, les autorités maliennes ont saisi environ trois tonnes d'or du complexe Loulo-Gounkoto, l'une des plus grandes mines d'or au monde. Quatre employés de Barrick ont été emprisonnés, dont un cadre régional, tandis qu'un mandat d'arrêt a été émis contre le PDG Mark Bristow. Le tribunal commercial de Bamako a placé la mine sous administration provisoire en juin 2025. Cette confrontation a abouti, fin novembre 2025, à un accord de 430 millions de dollars en faveur du Mali, permettant la libération des employés et la reprise des opérations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce résultat peut sembler une victoire pour Bamako. Mais à quel prix ? Près d'une année de production perdue, une réputation d'instabilité réglementaire consolidée, et un signal envoyé aux investisseurs que les contrats peuvent être remis en cause par la force. B2Gold avait déjà annoncé en avril 2024 la suspension de tout nouvel investissement au Mali « jusqu'à ce que l'environnement réglementaire se stabilise ». Le contraste avec le Botswana est saisissant : là où Gaborone négocie patiemment pour obtenir davantage tout en préservant la confiance des partenaires, Bamako choisit l'épreuve de force au risque de décourager l'investissement futur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">LA TRANSPARENCE COMME FONDEMENT DE LA SOUVERAINETÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Mali, la leçon botswanaise sur la transparence est fondamentale. Tant que l'État n'aura pas une visibilité complète sur l'économie réelle de ses mines, il restera condamné à dépendre des estimations fournies par les opérateurs eux-mêmes. Le gouvernement malien affirme que les multinationales lui doivent entre 300 et 600 milliards de FCFA d'impôts et dividendes impayés. Mais cette fourchette considérable, du simple au double, révèle précisément le problème : l'asymétrie d'information empêche toute négociation équilibrée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Botswana a résolu ce problème en siégeant au conseil d'administration de Debswana avec un accès direct aux comptes, aux coûts d'exploitation et aux projections de revenus. L'Okavango Diamond Company, créée en 2013, a démontré la capacité de l'État à commercialiser indépendamment une partie de sa production : ses ventes sont passées de 94 millions de dollars la première année à plus d'un milliard en 2021-2022. Cette compétence technique accumulée au fil des années donne au Botswana la crédibilité nécessaire pour exiger davantage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali, en revanche, ne dispose pas encore de cette expertise. Selon les données de la Banque mondiale, seuls 15 % environ des cadres techniques du secteur minier malien sont des nationaux. La création de SEMOS, l'entité chargée de gérer les mines nationalisées de Yatela et Morila, est un pas dans la bonne direction. Mais sans formation massive de négociateurs, d'ingénieurs et de financiers spécialisés, la souveraineté proclamée restera largement théorique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">DE L'EXTRACTION À LA TRANSFORMATION : CRÉER DE LA VALEUR LOCALE<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Botswana a compris très tôt que la valeur véritable d'une ressource ne se trouve pas dans la roche, mais dans la transformation. En exigeant la relocalisation du triage, de la certification et du marketing des diamants à Gaborone, le pays a créé un écosystème industriel, financier et logistique qui génère des milliers d'emplois qualifiés. La Diamond Trading Company Botswana, le laboratoire de certification De Beers et bientôt l'institut de formation aux métiers du diamant constituent autant de maillons d'une chaîne de valeur désormais ancrée localement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne peut plus se contenter d'exporter un or brut dont la valeur réelle est captée ailleurs. L'annonce, en juin 2025, du lancement de la construction d'une raffinerie d'or à Senou, à 19 kilomètres de Bamako, avec une capacité de 200 tonnes par an et une participation majoritaire de l'État malien, va dans ce sens. Mais cette raffinerie, développée en partenariat avec le conglomérat russe Yadran, soulève des questions sur la diversification des partenaires et la dépendance croissante vis-à-vis d'un seul axe géopolitique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lithium, dont le Mali possède des gisements significatifs comme celui de Bougouni exploité par Ganfeng Lithium, offre une opportunité similaire. Mais sans exigence de transformation locale, même partielle, les sociétés minières exporteront le minerai brut vers des usines chinoises ou européennes, reproduisant le schéma extractif classique. L'or doit être raffiné localement, le lithium doit entrer dans une chaîne de transformation, et les sociétés minières doivent être tenues d'intégrer les entreprises nationales dans leur chaîne de sous-traitance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">LA DIVERSIFICATION COMME ASSURANCE CONTRE LA DÉPENDANCE<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'exemple botswanais montre également l'importance d'une stratégie de diversification crédible. Gaborone n'a jamais rompu avec De Beers, mais a rappelé qu'il avait des alternatives. Cette posture a fait évoluer les termes du partenariat. Le Mali peut appliquer la même logique : mettre en concurrence les raffineries, solliciter des partenaires variés, exiger des contreparties tangibles avant toute concession. Un État qui n'a qu'un seul partenaire n'a aucun pouvoir de négociation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais la diversification ne concerne pas seulement les partenaires commerciaux ; elle concerne aussi l'économie nationale elle-même. Le Botswana, conscient que les diamants ne sont pas éternels, d'autant que les diamants synthétiques grignotent les parts de marché, a lancé en septembre 2025 un nouveau fonds souverain orienté vers la croissance et la diversification économique. Ce fonds, distinct de l'ancien Pula Fund qui a été largement épuisé, vise à investir dans l'agriculture, le tourisme, les énergies renouvelables et les industries numériques. Sa gouvernance, alignée sur les Principes de Santiago, prévoit des rapports trimestriels et une supervision parlementaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali, où l'or représente 25 % du budget national et 75 % des recettes d'exportation, est encore plus vulnérable à une dépendance mono-ressource que le Botswana ne l'était avec les diamants. La question n'est pas seulement de capturer davantage de valeur sur l'or existant, mais de construire, avec cette valeur, une économie moins dépendante des fluctuations du marché mondial des matières premières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">LA STABILITÉ INSTITUTIONNELLE : UN CAPITAL AUSSI PRÉCIEUX QUE L'OR<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, la clé du succès botswanais réside dans la stabilité institutionnelle. Le pays a bâti une culture politique où les règles du jeu minier ne changent pas au gré des pressions ou des crises. La prévisibilité est un capital politique aussi précieux que l'or lui-même. Les changements de gouvernement, comme l'alternance de novembre 2024 qui a porté Duma Boko au pouvoir, n'ont pas remis en cause les négociations en cours avec De Beers ; ils les ont au contraire conclues avec succès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Mali, l'enjeu n'est pas seulement économique ; il est aussi politique : clarifier sa doctrine minière, sécuriser les zones de production, ce qui reste un défi majeur dans le contexte sécuritaire actuel, professionnaliser les négociateurs, et établir une vision stratégique portée par les plus hautes autorités et susceptible de survivre aux aléas politiques. Les investisseurs, qu'ils soient occidentaux, russes ou chinois, ont besoin de savoir que les termes d'un contrat signé aujourd'hui seront respectés dans dix ou vingt ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">CONCLUSION : UNE SOUVERAINETÉ QUI SE CONSTRUIT<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali dispose de ressources considérables, mais une ressource n'est pas une richesse tant qu'elle n'est pas maîtrisée. L'expérience botswanaise rappelle qu'un pays peut transformer une dépendance en puissance, à condition de s'appuyer sur la compétence, la discipline et la vision. La souveraineté minière ne se décrète pas : elle se construit, négociation après négociation, compétence après compétence, institution après institution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le modèle botswanais n'est pas exempt de fragilités. La crise actuelle du marché du diamant, avec une chute des ventes de près de 50 % au premier trimestre 2024 et une contraction économique de 3 % en 2024, le rappelle cruellement. Mais c'est précisément parce que le Botswana a construit des institutions solides et accumulé une expertise réelle qu'il peut aujourd'hui envisager de prendre le contrôle de De Beers plutôt que de simplement subir la crise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si le Mali parvient à engager cette transformation, en formant ses cadres, en diversifiant ses partenaires, en exigeant la transformation locale, en stabilisant son environnement réglementaire, il peut devenir, à son tour, un acteur capable de négocier avec les multinationales non pas en position de faiblesse, mais avec l'autorité d'un État conscient de ses intérêts et sûr de sa trajectoire. La voie est étroite entre le nationalisme stérile et la capitulation devant les intérêts étrangers. Le Botswana montre qu'il existe un chemin médian, celui d'une souveraineté patiente, compétente et stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                                  </span><o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Sambou SISSOKO, analyste politique</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : «Électricité au Mali: trois décisions majeures pour sortir enfin du cercle vicieux des délestages»</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/issouf-coulibaly-president-du-haut-conseil-des-maliens-de-togo-nous-vivons-bien-ici-comme-si-nous-sommes-au-mali-3111952-3111952.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/issouf-coulibaly-president-du-haut-conseil-des-maliens-de-togo-nous-vivons-bien-ici-comme-si-nous-sommes-au-mali-3111952-3111952.html</guid>
<description><![CDATA[ Introduction
Les Maliens vivent depuis des années au rythme des coupures de courant. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 16:16:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les familles s’organisent autour des heures de délestage, les commerçants perdent des marchandises, les artisans voient leurs revenus diminuer, et les entreprises freinent leurs investissements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, la crise n’est pas une fatalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali peut en sortir en prenant trois (03) décisions responsables, simples dans leur logique, mais fortes dans leurs effets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Miser sur le solaire à petite et moyenne échelle: rapide, simple, créateur d’emplois<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsqu’on parle de solaire, on pense souvent à de très grandes centrales, longues à construire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ici, le choix est différent:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">le Mali veut se concentrer sur le solaire à petite et moyenne échelle( kits scolaires).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concrètement, cela veut dire:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des mini-parcs solaires près des villes,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des toits solaires sur les bâtiments publics et privés avec des kits solaires faciles à installer et moins chers ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des centrales solaires de taille moyenne facilement raccordables au réseau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi ce choix ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Parce que c’est plus rapide: en 3 à 12 mois, certains sites peuvent déjà produire de l’électricité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Parce que c’est plus simple: moins de grands travaux, moins de lignes très longues à construire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Parce que c’est plus réaliste dans la situation actuelle du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais surtout:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce type de solaire crée des milliers d’emplois et forme une nouvelle génération de techniciens maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec 150 MW de solaire à petite et moyenne échelle, on peut:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• créer 2 500 à 3 500 emplois directs et indirects (installation, maintenance, transport, supervision),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• mettre en place des formations courtes (3 à 6 mois) pour les jeunes en électricité et en solaire,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• renforcer les compétences nationales dans un secteur d’avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour éviter de dépendre d’un seul fournisseur (ce qui serait dangereux pour un secteur aussi stratégique ) le programme sera divisé en deux lots, attribués à au moins deux producteurs différents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En plus:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• chaque MW de solaire permet d’économiser entre 1,3 et 1,7 milliard de F CFA de carburant par an,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>• à terme, les 150 MW solaires peuvent économiser 40 à 50 milliards de F CFA par an.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Ajuster légèrement les tarifs pour ceux qui peuvent payer plus<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, la Société Énergie du Mali (EDM-SA) vend l’électricité en dessous de son coût réel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est comme si une boutique vendait constamment à perte: elle ne peut pas survivre. L’état du Mali dans sa situation actuelle ne doit pas continuer à subventionner l’électricité pour les riches.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La proposition est claire:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• ne pas toucher à la tranche sociale, qui protège les ménages les plus modestes,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• mais appliquer une hausse d’au moins 10% pour les autres tranches et les gros consommateurs (tous payent plus dans la situation actuelle avec le fonctionnement des groupes électrogènes).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce petit ajustement permettrait:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• d’apporter 18 à 25 milliards de F CFA de recettes supplémentaires par an,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de réduire le déficit d’EDM,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• et, à terme, de mieux entretenir les installations pour diminuer les coupures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n’est pas une mesure de punition, mais une mesure de rationnelle et responsable:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On ne peut pas continuer à vendre l’électricité à perte en espérant que le système tienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Restructurer les 600 milliards de dette d’EDM pour repartir sur des bases saines<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">EDM traîne une dette d’environ 600 milliards de F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tant que cette dette reste telle quelle, l’entreprise est étranglée et ne peut pas se redresser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La solution est de:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• transférer cette dette à l’État,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la refinancer sous forme d’un prêt à long terme auprès des bailleurs (25 à 30 ans, à taux très faible).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résultat:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• au lieu de payer 50 à 60 milliards de F CFA par an,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• le service de la dette serait réduit à environ 10 à 12 milliards par an,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• ce qui libérerait 40 à 50 milliards de F CFA chaque année pour investir dans les réseaux, la maintenance et les nouvelles capacités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Combien cela coûte-t-il, et comment financer ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Les bailleurs de fonds internationaux, via des prêts concessionnels à long terme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Une grande obligation «Énergie Mali 2040» destinée à la diaspora, pouvant mobiliser 150 à 200 milliards de F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Un mélange des deux, qui est la solution la plus solide: une partie par les bailleurs, une partie par la diaspora.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion: un choix rationnel pour un secteur énergétique moderne, plus performant et mieux adapté à nos réalités<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• un solaire à petite et moyenne échelle, rapide, simple, créateur d’emplois et de compétences qui remplacent les groupes électrogènes;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• une réforme tarifaire limitée mais juste,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• une restructuration intelligente de la dette,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">le Mali peut, en quelques années:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• réduire les délestages de 30 à 40%,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• économiser 100 à 120 milliards de F CFA par an,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• et offrir à des milliers de jeunes des emplois utiles et qualifiés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce programme n’est pas seulement une réforme du secteur électrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est une étape vers la stabilité et la maîtrise énergétique, le renforcement de l’attractivité du pays à l’investissement et la perspective d’un développement endogène et durable du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">H. NIANG <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’occident englué dans  l’esprit de la conférence de Berlin 1884&#45;1885 : Le sursaut patriotique dans l’AES ou la disparition programmée</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/loccident-englue-dans-lesprit-de-la-conference-de-berlin-1884-1885-le-sursaut-patriotique-dans-laes-ou-la-disparition-programmee-3111912.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/loccident-englue-dans-lesprit-de-la-conference-de-berlin-1884-1885-le-sursaut-patriotique-dans-laes-ou-la-disparition-programmee-3111912.html</guid>
<description><![CDATA[ Quand la vie confortable des uns est indexée sur l’expropriation d’autres, et que les premiers l’ignorent parce qu’un mécanisme pervers est mis en œuvre pour taire la vérité, que l’on fait donc diversion, cela conduit à l’émergence du plus pernicieux danger pour la société : les uns vivent avec le butin de la piraterie internationale. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 07:13:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceux qui pillaient avant et durant la colonisation sont devenus les acheteurs qui fixent les prix des matières premières d’Afrique subsaharienne à l’instar de l’exploitation de l’uranium du Niger par le Commissariat à l’Energie Atomique, AREVA et ORANO.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procédé demeure vivace parce qu’il assure l’épanouissement de certains et le maintien des autres dans la pauvreté. Le cas du Mali ne fait pas exception.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et dans des situations comme celle imposée au Mali actuellement, le sursaut patriotique existentiel est d’une nécessité absolue. Alors les dissensions internes doivent s’effacer parce que la vie, la survie du pays est menacée, voire celle des mélano-africains à terme. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A celles et ceux qui, malheureusement, oubliant les leçons du passé, perdent leur énergie dans le débat stérile entre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>régimes civil ou militaire militaire, il faudrait dire ceci : quand la vie de la nation est menacée dans sa substance par des prédateurs sans foi ni loi, il faut taire les débats futiles par le fait qu’ils fragilisent la nation face l’ennemi. En de tels moments, l’armée devient le dernier rempart. C’était le cas du GPRF en 1944 en France avec de Gaulle. Un coup d’état qui n’a jamais été qualifié comme tel. Aussi, il importe de rappeler que les résistants à la pénétration coloniale du 19ème siècle s’étaient si joyeusement étripés entre eux que le futur colonisateur n’avait eus qu’à les ramasser les uns après les autres. Nous ne devons pas l’oublier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parfois l’histoire bégaie et le scénario peut se répéter. Pour preuve, nous avons eu droit aux embargos, menace d’interventions entre autres d’une CEDEAO financée et instrumentalisée par des entités extérieures à l’Afrique. Et dans chaque pays de l’AES les forces centrifuges sont à la manœuvre. Comme des enfants de cœur, nous avons occulté ce passé peu glorieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, le démon d’hier, sous le capitalisme industriel du 19ème, a renforcé son inhumanité sous le capitalisme financier des 20ème et 21èmesiècles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Demeurent tenaces dans leur vision les tenants occidentaux de cette jactance intellectuelle justifiant les tragédies disséminées déci-delà par la soldatesque décérébrée occidentale guidée par des démons, des capitaines d’industries.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour preuves, nous les avions évoqués dans une contribution de septembre 2024 « L’Afrique dans la tourmente », les propos de l’ancien chef de la diplomatie européenne, Josep Borrel, et de l’ancien chef d’état-major des armées françaises, le général François Lecointre appellent à l’invasion militaire de l’Afrique. Ils étaient en mission commandée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela nous renvoie encore à Aimé CÉSAIRE qui, en 1950, dans le « Discours sur le colonialisme », disait qu’Hitler s’exprimait par la voix des Sarraut, RP. Barde, RP. Muller, Ernest Renan qui préconisaient l’expropriation des peuples extra-européens de leurs richesses (ressources) pour cause d’utilité publique. C’était les voix de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’impérialisme<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>justifiant ses actes de brigandage international par la volonté divine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après les monarchies de droit divin, levé de rideau pour les pillards de droit divin<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, et plus factuellement, les premiers panafricanistes francophones ont toujours souhaité une coopération mutuellement fructueuse entre la France et ses anciennes colonies. Mais le complexe de supériorité multiséculaire aidant, aucune des autorités françaises des 3ème, 4ème et 5ème république n’en a voulu, le reste de l’Occident a suivi. Pire, tous ces Africains préconisant une vraie indépendance et la coopération furent assassinés, Um NYOBÉ, Félix MOUMIÉ, Patrice E. LUMUMBA, Sylvanius OLYMPIO, Modibo KEÏTA, Thomas SANKARA ou trainés dans la boue, Ahmed Sékou TOURÉ. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ce capitalisme sans âme, préexistant à l’impérialisme, s’est mué en Cosa Nostra avec des meneurs permutables en fonction des zones à conquérir. La France reste encore le meneur en Afrique noire francophone, parfois anglophone avec la tentative de partition du Nigéria par Charles de Gaulle en 1967-1970 (guerre du Biafra).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette mafia mondiale, tantôt appelée communauté internationale, tantôt OTAN dont le capo dei capo s’appelle actuellement Donald TRUMP a décidé de s’emparer du Sahel. C’était dans les tuyaux depuis longtemps, mais l’arrivée de trois empêcheurs de piller en douce et leurs amis dans les trois pays de l’AES, rend l’entreprise plus urgente et aussi plus ardue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces dirigeants de l’AES ont vu que le diable avait donné la main à leurs pays en signe d’amitié, mais c’était pour ne plus la lâcher afin qu’elle ne puisse plus réagir à son entreprise sordide de pillage et de contrôle perpétuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces dirigeants de l’AES disent ce qu’annonçait le premier président guinéen, Ahmed Sékou TOURÉ : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Quand tu es félicité par le colon, c'est que tu es mauvais pour ton peuple. Quand ils disent que tu es mauvais, c'est que tu es bon pour ton peuple. Le jour où ils diront que je suis bon, c'est que je vous ai trahi.»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Maintenant, ce n’est plus le colon, c’est l’esprit de colon, ce qui est plus pernicieux. Nous ne sommes plus dans les propos attribués à Jomo KENYATTA, Desmond TUTU ou Kenneth KAUNDA : «Quand les Blancs sont venus en Afrique, nous avions la terre et ils avaient la Bible. Ils nous ont demandé de fermer les yeux pour prier ; quand nous les avons ouverts, nous avions la Bible et ils avaient la terre». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les mêmes, puisqu’ils ne peuvent plus donner de la bible, s’adonnent à des péroraisons sur la démocratie et les droits de l’homme. Aux noms de ces concepts, qui ne sont réellement appliqués nulle part, ils envahissent des pays, massacrent des populations. Risible : aux noms de la démocratie et des droits de l’homme on commet des atrocités. L’Irak et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la Libye le savent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a un variant dans les causes avancées, les prétextes pour attaquer des pays : la défense des chrétiens contre les attaques de Boko Haram (une création de la CIA selon Mikaela Honung) au Nigéria. En effet, Donald TRUMP aurait donné l’ordre à l’armée étatsunienne de préparer une attaque contre le pays qui ne défendrait pas assez la minorité chrétienne. En réalité, il y a volonté de faire main basse sur les ressources du Nigéria avec la complicité de certains producteurs de pétrole d’Arabie qui ne souhaite pas d’un Nigéria qui pourrait leur faire de l’ombre. Les conséquences d’une déstabilisation du Nigéria se ressentiront dramatiquement dans toute l’Afrique de l’ouest avec des ondes par ricochet partout en Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous ces éléments convergent vers la volonté d’occuper le Sahel par la violence désinhibée et assumée. Conception sous-tendue par la vision d’un monde considéré comme patrimoine des plus puissants souvent d’obédience américaine. L’Algérienne, en ce moment, lance une offensive diplomatique de charme vers les États-Unis en vue d’être invitée à participer à la curée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali comme en Afrique, nous avons le choix entre courber l’échine, ce qui demeure le cas depuis les traites négrières arabo-musulmane et atlantique, ou nous unir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour éviter encore une Afrique dévastée, pillée et souillée sans retenue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme par extraordinaire, nous colportons ce vilain défaut de nous refuser à lire entre les lignes. Josep BORREL, ancien chef de la diplomatie européenne, dans son envolée sur le « jardin européen » à préserver du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>13 octobre 2022 devant les futurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>diplomates européens a proposé l’envahissement des zones périphériques de ce jardin, on y entend Afrique avec tout ce que cela présuppose de barbarie militaire, de mensonges fabriqués pour légitimer les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>massacres de masse, des actes abominables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est dommage qu’en Afrique subsaharienne nous nous fermions à toute anticipation pour contrer les abominations planifiées contre nous. Mieux, lorsque des dignitaires occidentaux se permettent des sorties appelant à envahir l’Afrique, aucun dirigeant africain ne réplique, à notre connaissance, comme après les propos insultants de Josep BORREL, et l’apologie du meurtre de François LECOINTRE<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cités plus haut.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mutualisation des efforts, la dotation de nos armées en équipements militaires redoutables y compris des armes proscrites par les conventions internationale et dont disposent cependant certaines puissances, les échanges d’informations entre pays africains fiables devient incontournable parce que la meute capitaliste dévouée se prépare pour un retour en Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le risque pour l’Afrique est la mise en application de la théorie de RENAN : «La régénération des races inférieures ou abâtardies par les races supérieures est dans l’ordre providentiel de l’humanité…»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si cet occident belliqueux met encore le pied en Afrique, il n’y aura pas seulement « la régénération » mise en avant par RENAN, mais le grand remplacement, un shift des mélanodermes par les leucodermes. Ce sera pire que la conjonction de la barbarie des traites arabo-musulmanes et atlantiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps que, dans leur rapport avec l’Afrique subsaharienne, l’Occident et le monde arabe remettent en question leurs visions tronquées parfois structurées autour de la malédiction de Canaan entre autres tropismes éculés qui perdurent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yamadou TRAORÉ<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>ANALYSTE POLITIQUE</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Dynamiques de l’insécurité au sahel et interventions internationales : Crise multidimensionnelle et myopie stratégique</title>
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<description><![CDATA[ Le Sahel est aujourd’hui confronté à une crise multidimensionnelle où se mêlent insécurité armée, fragilités étatiques, tensions communautaires et vulnérabilités socio-économiques. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 10:51:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette instabilité, les interventions internationales, majoritairement centrées sur la réponse militaire, peinent à produire des effets durables. Cette communication analyse les causes profondes de l’insécurité sahélienne et met en lumière le décalage entre les approches externes et les dynamiques locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Introduction et Problématique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sahel, vaste bande semi-aride s’étendant de l’Atlantique à la mer Rouge, est aujourd’hui l’épicentre d’une instabilité multiforme qui menace non seulement la sécurité régionale, mais aussi les équilibres politiques, économiques et sociaux du continent africain tout entier. Espace de transition entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne, le Sahel a longtemps été un carrefour de civilisations, de commerce et d’échanges culturels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, cette région est désormais marquée par une accumulation de vulnérabilités : insécurité chronique, extrémisme violent, effondrement institutionnel, changement climatique, dégradation environnementale, déplacements massifs de populations et délitement du contrat social.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le début des années 2010, les réponses internationales se sont multipliées : déploiement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), opérations françaises (Serval puis Barkhane), Task Force Takuba, Force conjointe du G5 Sahel, missions européennes (EUTM Mali, Eucap Sahel), sans oublier l’implication croissante des États-Unis, de l’Union africaine et des partenaires bilatéraux. Toutefois, force est de constater que, malgré cet arsenal politico-militaire, la situation sécuritaire n’a cessé de se détériorer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce paradoxe soulève une question centrale : pourquoi l’intensification des efforts internationaux ne parvient-elle pas à endiguer la crise sahélienne ? Plus encore, ces interventions, souvent perçues comme exogènes et militarisées, ne risquent-elles pas d’aggraver certaines des dynamiques qu’elles prétendent contenir ? À travers une analyse critique des réponses sécuritaires actuelles, cette communication scientifique entend démontrer que l’échec relatif des interventions internationales s’explique par une myopie stratégique — une focalisation quasi-exclusive sur la lutte armée contre le terrorisme — au détriment d’une compréhension profonde des dynamiques locales, politiques et sociales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Hypothèse et Objectifs<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’échec relatif des interventions internationales au Sahel résulte d’une stratégie déséquilibrée, axée prioritairement sur les réponses militaires, sans prise en compte suffisante des causes profondes de l’instabilité, notamment la faiblesse des institutions, les inégalités structurelles et l’absence de justice sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Objectifs de la recherche<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Analyser les dynamiques multidimensionnelles de l’insécurité au Sahel. Évaluer les limites des réponses internationales à travers une lecture critique des dispositifs actuels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Proposer les fondements d’une stratégie de stabilisation durable, intégrant les dimensions sécuritaire, politique, sociale et économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">1.1. Une instabilité enracinée dans l’histoire coloniale et postcoloniale<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’instabilité sahélienne s’inscrit dans un héritage historique complexe, marqué par des dynamiques sociales, politiques et religieuses qui remontent bien avant la colonisation européenne. Avant l’arrivée des puissances coloniales, le Sahel était structuré par des réseaux étendus d’autorité politique et spirituelle, où les référents religieux occupaient une place centrale. L’islam, introduit dès le VIIIe siècle via les routes transsahariennes, a profondément façonné les sociétés sahéliennes à travers des empires tels que le Ghana, le Mali, et Songhaï, où les chefs religieux (marabouts, érudits) jouaient un rôle clé dans la régulation sociale, la médiation des conflits, et la légitimation du pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces référents religieux constituaient ainsi un socle de gouvernance hybride, mêlant spiritualité, justice coutumière et administration politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils contribuaient à la cohésion sociale et à la stabilité des communautés en garantissant un ordre normatif fondé sur des valeurs partagées. L’autorité religieuse était donc indissociable des mécanismes traditionnels de pouvoir, à la fois centralisés dans les grandes cités et décentralisés dans les espaces ruraux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’arrivée de la colonisation a profondément bouleversé cet équilibre. Les puissances européennes, notamment la France, ont imposé une architecture étatique fondée sur des logiques bureaucratiques et centralisatrices, souvent étrangères aux réalités locales. Cette nouvelle organisation a marginalisé les systèmes traditionnels, dont l’autorité religieuse, réduisant leur rôle à des fonctions secondaires ou instrumentalisées. La colonisation a aussi favorisé des politiques d’exclusion, en privilégiant certains groupes ethniques ou régions au détriment d’autres, contribuant à fragmenter davantage les sociétés sahéliennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’indépendance, les États sahéliens héritiers de ces structures coloniales ont souvent reproduit des logiques autoritaires et clientélistes, incapables de réintégrer pleinement les référents religieux et coutumiers dans le fonctionnement politique. Ce décalage a engendré une fragilité institutionnelle majeure, caractérisée par une vacance de l’autorité étatique sur de vastes territoires périphériques, notamment dans le nord du Mali, du Niger ou du Burkina Faso.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise malienne de 2012 illustre de manière emblématique cette fragilité structurelle. Elle a révélé l’échec des États à assurer une gouvernance inclusive et à répondre aux revendications identitaires et religieuses des populations touarègues et arabes. La montée en puissance des groupes djihadistes s’inscrit dans cette double dynamique : d’une part, ils exploitent le vide institutionnel et le ressentiment face à l’État, d’autre part, ils s’appuient sur une lecture radicalisée et instrumentalisée de l’islam, contrastant avec les traditions religieuses locales souvent plus modérées et pluralistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">1.2. Les facteurs socio-économiques et environnementaux<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’insécurité au Sahel s’enracine dans un enchevêtrement de crises socio-économiques et environnementales qui se renforcent mutuellement. La pression démographique, l’une des plus fortes au monde, intensifie la compétition pour des ressources naturelles déjà limitées, telles que l’eau, les terres arables et les pâturages. La dégradation des sols, liée à la désertification et aux pratiques agricoles non durables, réduit la capacité des communautés à subvenir à leurs besoins, exacerbant ainsi les conflits entre agriculteurs et éleveurs nomades (Benjaminsen &amp; Ba, 2018). Ces tensions intercommunautaires, qui étaient auparavant régulées par des mécanismes coutumiers, sont aujourd’hui manipulées par des groupes armés qui exploitent ces rivalités pour asseoir leur contrôle local ou régional.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, les effets du changement climatique se traduisent par une intensification des phénomènes extrêmes, notamment les sécheresses et les inondations, fragilisant davantage les économies rurales et amplifiant la vulnérabilité des populations (OCDE/SWAC, 2020). Cette fragilité socio-économique est aggravée par un chômage structurel particulièrement élevé chez les jeunes, qui représentent une majorité dans la démographie sahélienne. Privés de perspectives économiques et sociaux, ces jeunes deviennent une cible privilégiée pour les groupes djihadistes, qui leur offrent une forme d’intégration sociale, un sentiment d’appartenance et des ressources matérielles, en capitalisant sur un sentiment profond d’exclusion et d’injustice sociale (Charbonneau, 2017).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1.3. Une gouvernance en crise et une légitimité contestée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise de gouvernance au Sahel constitue un facteur central de l’insécurité persistante. Les institutions publiques, souvent fragilisées par des pratiques clientélistes, la corruption et un manque de transparence, peinent à assurer la fourniture de services essentiels, en particulier dans les zones rurales et périphériques. Cette défaillance engendre un déficit de légitimité des États, perçus comme éloignés et parfois prédateurs par leurs populations (Bayart, 2006). L’État, en déclin dans ces territoires, voit ses fonctions régaliennes déléguées ou contestées par des acteurs informels — chefs locaux, milices communautaires, ou groupes armés — qui imposent parfois leur propre système de justice et de sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette vacance étatique nourrit un vide politique qui favorise la multiplication d’autorités parallèles. Dans plusieurs régions, ces dernières incarnent des formes alternatives de pouvoir, allant des chefs de guerre aux leaders religieux radicaux, dont certains exploitent la religion comme levier d’influence pour renforcer leur contrôle (International Crisis Group, 2019). Ce phénomène complique la mise en œuvre d’une gouvernance efficace et inclusive, et fragilise davantage le contrat social, en éloignant durablement les populations du processus politique national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>2.1. Une réponse avant tout militaire et externalisée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les interventions internationales au Sahel ont largement reposé sur une logique militaire axée sur la lutte antiterroriste. Les opérations françaises Serval (2013) puis Barkhane (2014–2022) ont incarné cette stratégie, appuyée par des partenaires internationaux comme l’Union européenne et les États-Unis. Si ces opérations ont permis d’affaiblir certains groupes armés, elles n’ont pas réussi à inverser durablement la trajectoire de l’insécurité, qui demeure multidimensionnelle et profondément enracinée (Charbonneau, 2021). Par ailleurs, ces missions militaires ont souvent été perçues localement comme une ingérence étrangère ou une forme de néocolonialisme, en raison de leur caractère vertical, leur manque d’intégration dans les dynamiques locales, et leur focalisation sur des objectifs tactiques à court terme (Cold-Ravnkilde &amp; Albrecht, 2020).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’approche sécuritaire déployée, majoritairement extérieure, a ainsi peu contribué à renforcer les capacités locales ou à résoudre les causes structurelles de la crise, telles que la gouvernance défaillante ou les tensions communautaires. Cette limitation questionne la pertinence d’une stratégie centrée presque exclusivement sur la force, déconnectée des enjeux politiques et socio-économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>2.2. Une fragmentation des acteurs et une absence de vision stratégique commune<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sahel est aujourd’hui un terrain complexe d’intervention où coexistent une multitude d’acteurs internationaux aux mandats divers et parfois concurrents. On y retrouve la Minusma, mandatée par l’Onu pour le maintien de la paix, l’opération Barkhane, centrée sur la lutte antiterroriste menée par la France, la force Takuba, initiative européenne de soutien aux forces locales, ainsi que des missions de formation et de conseil comme EUCAP et EUTM, sans oublier les forces américaines d’Usafricom (International Crisis Group, 2023). Ces acteurs opèrent souvent de manière isolée, avec des priorités propres qui ne s’alignent pas systématiquement entre elles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette fragmentation engendre plusieurs problèmes majeurs. D’une part, elle provoque des redondances dans les actions, des chevauchements dans les zones d’intervention, et parfois des conflits d’intérêts qui sapent la cohérence globale de la réponse internationale. D’autre part, l’absence d’une coordination stratégique claire empêche l’émergence d’une vision commune à long terme, qui intégrerait à la fois les dimensions sécuritaires, politiques et socio-économiques de la crise sahélienne. Cette désorganisation se traduit aussi par une inefficience dans l’allocation des ressources, et par des tensions entre partenaires internationaux, compliquant la planification et l’évaluation des résultats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation fragilise les efforts collectifs de stabilisation et empêche la construction d’un partenariat véritablement inclusif avec les acteurs locaux, pourtant essentiels à toute perspective de paix durable.<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>2.3. Une légitimité fragile auprès des populations<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le déficit de légitimité des interventions internationales est un facteur crucial dans l’échec relatif à stabiliser le Sahel. Ces interventions, bien qu’importantes sur le plan militaire, sont souvent perçues par les populations comme des forces étrangères éloignées de leurs réalités et préoccupations quotidiennes. Plusieurs enquêtes et rapports (Benjaminsen &amp; Ba, 2018 ; Charbonneau, 2021) soulignent que les missions internationales sont fréquemment associées à une forme de partialité, en favorisant certaines communautés ou groupes ethniques, ce qui ravive les tensions intercommunautaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette perception négative est renforcée par l’incapacité des États sahéliens à transformer les succès militaires obtenus en améliorations concrètes : sécurité stable, accès à des services publics de qualité, justice équitable et opportunités de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’insécurité persistante, combinée à l’absence de service public dans de nombreuses zones rurales, alimente un sentiment d’abandon et de marginalisation chez les populations. Cette déconnexion entre promesses sécuritaires et réalités vécues nuit profondément à la confiance envers les institutions nationales et internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exclusion quasi systématique des sociétés civiles et des acteurs locaux dans la conception et la mise en œuvre des réponses sécuritaires accentue ce sentiment de rejet. Sans une participation active des populations, les solutions proposées restent perçues comme imposées, dénuées de légitimité et d’appropriation. Ce hiatus entre interventions internationales et attentes locales contribue à renforcer le cycle de violence, en laissant la place aux groupes armés qui proposent, eux, un ordre alternatif, souvent fondé sur des logiques communautaires ou religieuses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Axe 3 — Vers une approche intégrée et durable<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3.1. Sécurisation par les capacités locales<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La stabilisation du Sahel dépend fondamentalement d’une réappropriation locale de la sécurité. En effet, les forces nationales et locales – qu’il s’agisse des armées, des forces de sécurité intérieure, mais aussi des collectivités territoriales et autorités traditionnelles – doivent être au cœur de la stratégie. Cette « sécurisation par les capacités locales » passe par une série d’actions concrètes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’abord, la professionnalisation des forces de défense et de sécurité est indispensable. Cela implique non seulement une meilleure formation technique et tactique, mais aussi un engagement fort sur les principes de droits humains, de discipline et d’éthique. Le renforcement des mécanismes de contrôle civil et de redevabilité est crucial pour éviter les dérives autoritaires et restaurer la confiance des populations envers leurs forces de sécurité (Bayart, 2006).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La sécurité ne peut être envisagée uniquement sous un angle militaire. Il faut intégrer les dimensions sociales, culturelles et communautaires propres au Sahel, où les relations sociales et les dynamiques identitaires jouent un rôle central. Les programmes de sécurité doivent ainsi inclure des médiations communautaires, la reconnaissance des rôles des autorités traditionnelles et religieuses, et promouvoir des pratiques respectueuses des coutumes locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette approche favorise l’« appropriation locale » (local ownership) de la sécurité, condition nécessaire pour éviter les effets pervers des solutions « importées » ou imposées de l’extérieur, qui suscitent souvent rejet et résistance (Charbonneau, 2017).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En résumé, trois facteurs à privilégier : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1- La professionnalisation des forces de sécurité ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2- Le renforcement de la redevabilité et du contrôle civil ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3- L’intégration des dimensions sociales, culturelles et communautaires dans les programmes de sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>3.2. Renforcement de l’État de droit et réconciliation nationale<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La pérennité de la paix au Sahel repose sur la restauration d’un contrat social fondé sur la confiance entre les populations et leurs institutions. Or, ce contrat est aujourd’hui rompu dans de nombreux pays de la région, victimes de crises politiques, de gouvernance défaillante et d’injustices structurelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le retour à l’ordre constitutionnel constitue un premier impératif, car les coups d’État et les ruptures institutionnelles fragilisent la légitimité de l’État. En parallèle, la réforme des systèmes judiciaires est nécessaire pour les rendre plus accessibles, équitables, et capables de répondre aux attentes des citoyens, notamment en matière de lutte contre la corruption et les abus (International Crisis Group, 2022).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La justice transitionnelle joue également un rôle clé : en reconnaissant les victimes des violences passées, en sanctionnant les responsables, et en favorisant la réconciliation, elle permet de sortir du cycle de vengeance et de méfiance. Cette démarche est particulièrement importante dans des contextes marqués par des conflits intercommunautaires et des violences politiques prolongées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gestion inclusive de la diversité ethnoculturelle est un autre pilier. Le Sahel est une mosaïque de groupes ethniques et culturels, dont les aspirations doivent être prises en compte dans les mécanismes de gouvernance et de décision politique. La non-reconnaissance de cette pluralité nourrit l’exclusion et la marginalisation, facteurs majeurs d’instabilité (Benjaminsen &amp; Ba, 2018).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Grosso modo : tout cela passe par :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Le retour à l’ordre constitutionnel ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La réforme des systèmes judiciaires, pour les rendre plus accessibles et équitables ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La justice transitionnelle, qui reconnaît les victimes, sanctionne les crimes, et favorise la réconciliation ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Une gestion inclusive de la diversité ethnoculturelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Développement socio-économique et gouvernance inclusive<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dimension socio-économique est souvent reléguée au second plan dans les réponses au Sahel, alors qu’elle constitue un levier fondamental de stabilité. Un développement véritable doit cesser d’être une promesse différée pour devenir une priorité tangible et territorialisée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’accès aux services de base – éducation, santé, infrastructures – est la première condition pour répondre aux besoins fondamentaux des populations.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le soutien à l’agriculture familiale et à l’économie pastorale est crucial, étant donné la prédominance de ces activités dans les zones rurales sahéliennes et leur lien direct avec les dynamiques de sécurité (OCDE/SWAC, 2021).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’emploi des jeunes, nombreux et souvent marginalisés, doit être au centre des politiques publiques. Il s’agit non seulement de favoriser l’insertion professionnelle, mais aussi de renforcer la participation citoyenne des jeunes, qui représentent un enjeu démographique majeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gouvernance doit être inclusive, prenant en compte les dynamiques locales, les questions de genre, et impliquant les citoyens dans la définition des priorités et la gestion des ressources. Une telle gouvernance est la condition pour bâtir une paix durable, fondée sur la justice sociale, la dignité et l’engagement collectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En un mot, il faut aller vers une vision territorialisée, centrée sur :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l’accès à l’éducation, à la santé et aux infrastructures ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le soutien à l’agriculture familiale et à l’économie pastorale ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la promotion de l’emploi des jeunes ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la participation effective des citoyens à la définition des priorités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion et perspectives<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’instabilité qui secoue le Sahel ne peut être comprise ni résolue uniquement à travers le prisme sécuritaire. Il ne s’agit pas simplement d’un territoire en proie à des violences armées, mais d’un espace traversé par une crise multiforme — une crise de sens, de gouvernance, de légitimité, et d’horizon pour ses populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les réponses internationales, largement militarisées et externalisées, ont échoué à enrayer les dynamiques d’effondrement, précisément parce qu’elles se sont focalisées sur les manifestations visibles du désordre — les groupes armés, les attaques terroristes, les flux migratoires — tout en négligeant les causes profondes : sentiment d'injustice, exclusion sociale, abandon territorial, inégalités structurelles, mépris des identités locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, une réorientation stratégique est urgente. Elle passe par l’adoption d’une approche systémique, capable de conjuguer sécurité, justice, inclusion politique et développement. Il ne s’agit plus de « stabiliser » le Sahel en surface, mais d’en reconstruire les fondations avec, et non pour, les sociétés sahéliennes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La co-construction des réponses est donc centrale : elle exige une reconnaissance pleine des savoirs, des aspirations et des capacités des acteurs locaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les perspectives de paix durable au Sahel résident dans la capacité à repenser les modes d’intervention, à sortir des logiques de court terme, et à inscrire l’action dans une vision partagée, équitable et sensible aux réalités de terrain. Cela suppose aussi un changement de posture de la part des partenaires internationaux : passer de l’imposition à l’écoute, de la réaction à la prévention, et du contrôle à l’accompagnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, la stabilité sahélienne ne viendra pas seulement d’un « retour de l’État », mais d’un retour du lien, entre citoyens et institutions, entre les territoires marginalisés et les centres de pouvoir, entre justice et sécurité, entre mémoire des conflits et avenir commun.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Mahamadou Konaté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Centre Kurukanfuga – Bonne Gouvernance et Consolidation de la Paix<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hafizhni@gmail.com<o:p></o:p></span></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Université Yambo OUOLOGUEM, FSHSE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La génération Z bouscule tout sur son passage</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-generation-z-bouscule-tout-sur-son-passage-3111860.html</link>
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<description><![CDATA[ Comme une traînée de poudre qui rappelle les prémices de 1968 ou les Printemps arabes, de fortes manifestations de jeunes, sans affiliation politique ou syndicale, ont gagné la planète, notamment le Sud global, de façon inopinée et empruntant des formes spécifiques selon le pays. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 Dec 2025 11:29:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14pt;">Sans lutte armée, sans putsch mais avec détermination impressionnante face à la répression. Utilisant les formes les plus modernes de communication, d’échanges et de coordination comme la plateforme « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Discord</i> » de messagerie américaine destinée aux adeptes de jeux en lignes instantanée et bien vite détournée.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La plateforme Discord s’est révélée un formidable outil de communication et d’échanges politiques et affirme réunir 200 millions d’utilisateurs à travers le monde. Tik Tok et Instagram complètent le dispositif. Le mouvement s’est répandu à travers la planète, portant partout des revendications largement partagées pouvant se résumer à travers le mot d’ordre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Donnez-nous des droits, enlevez les privilèges </i>». À cela s’ajoute le refus contre la vie chère et le chômage élevé, l’indigence de services publics ou celui d’être considérés comme des parasites. Parfois avec violence de masse comme au Népal où le Parlement a été incendié et le gouvernement limogé Ce mouvement mondial s’est doté d’un symbole, une tête de pirate, inspiré du célèbre manga<i><span style="mso-bidi-font-family: Arial; color: #3b3f44;"> One Piece</span></i> où <span style="mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">le </span><span style="font-family: 'Times New Roman','serif';">pirate Luffy libère les peuples et se bat contre un gouvernement corrompu.</span></span><o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -8.55pt 6.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Deux luttes emblématiques : Maroc et Madagascar<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm -8.55pt 6.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14pt;">Ces deux pays illustrent bien la diversité de ces mouvements.</span><o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt;"><span style="font-size: 14pt;">Tout d’abord le Maroc où rappelons-le <span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; color: #383f4e;">la colère s’est propagée après la mort, en août, de huit femmes venues, la même semaine, accoucher par césarienne dans l’hôpital Hassan II d’Agadir dans le sud du pays. Des débordements violents entraînent la mort de trois manifestants. Les protestations s’enchaînent dans tout le pays et demandent la démission du premier ministre Aziz Akhannouch en poste depuis quatre ans. Par contre, le Roi du Maroc – 26 ans de règne - et le régime monarchique sont épargnés. La répression s’organise contre le mouvement qui s’est autoproclamé Gen Z 212 (c’est le numéro du code postal international du pays). La vague répressive atteint déjà plusieurs milliers d’arrestations dont un millier a abouti devant le procureur. Non seulement le mouvement n’a pas été cassé mais la presse s’est solidarisée avec les manifestants et stipendie le système oligarchique. Les mots d’ordre et les revendications s’étoffent et réclament de meilleurs services d’éducation et de santé et plus largement de services publics au service de tous. Le capitalisme de rente et de connivences, la corruption deviennent le centre des mots d’ordre. La bataille idéologique fait rage et pose la question du « patriotisme sportif » mis en avant par le régime pour désamorcer le ressentiment populaire. En effet le Maroc ambitionne d’accueillir </span>la prochaine Coupe d’Afrique des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Nations  de football CAN) et la Coupe du monde de 2030 et s’attire la réponse cinglante des manifestants : « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">des écoles et des hôpitaux, plutôt que des stades ! </i>». Et d’ajouter dans une feuille de route : <span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif';">« </span><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">Nous exigeons que soit comblé le fossé béant entre le Maroc promis par les textes officiels et le Maroc que nous vivons au quotidien. </span></i><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif';">» </span><span style="mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">On assiste à la naissance d’un mouvement sans leader, mené par des jeunes, à la recherche d’un nouveau contrat social et bien décidé à affronter le pouvoir. L’image du royaume notamment à l’étranger a pris un sérieux coup et s’est déjà fissurée. Mais pour l’instant le régime tient bon grâce à la répression et bénéficie d’un large appui des États-Unis qui en ont fait leur principal allié militaire en Afrique ou de la France, son meilleur point d’appui au Maghreb. En outre le Maroc est le premier pays arabe à avoir eu des liens diplomatiques avec Israël, dès 2020,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et rêve d’un rapprochement avec l’Union européenne. C’est dire combien le Maroc est un maillon important du système occidental.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; color: #383f4e;">À Madagascar, l’armée a désavoué la répression des manifestants par la gendarmerie – comme lors du printemps tunisien, lorsque l’armée a refusé de rejoindre la police entraînant la fuite de Ben Ali. Là encore le président en place depuis 2018 a été exfiltré dans un avion militaire français. Il se trouve aujourd’hui à Dubaï alors que ses collaborateurs les plus proches ont trouvé refuge, grâce à des avions privés, à l’île Maurice où certains d’entre eux ont étés arrêtés et inculpés pour blanchiment d’argent. Le mouvement de protestation s’est mobilisé fin septembre sur deux éléments qui empoisonnent et désorganisent la vie des habitants : les coupures d’eau et d’électricité qui témoignent du caractère obsolète et non-entretenu des réseaux d’équipement ainsi que du manque d’investissements de l’État et sa mauvaise gouvernance dans un pays où le taux de pauvreté touche 75 % de la population. </span>400 000 jeunes arrivent sur le marché du travail chaque année. C’est devenu une bombe à retardement qui explose aujourd’hui car l’économie ne créée pas suffisamment d’emplois, ce qui oblige ces jeunes à se tourner vers le secteur informel, sous-payé et précaire par définition. Très vite les partis d’opposition et les syndicats ont épousé la cause de la jeunesse et ont appelé à la grève générale alors que les manifestations se sont transformées en émeutes, en pillage et en incendies. La situation est devenue insurrectionnelle et le président a dû lâcher du lest et limoger le gouvernement. <span style="font-family: 'Times New Roman','serif';">La viralité des réseaux sociaux a contribué à l’extension du mouvement. </span>Aujourd’hui les militaires ont pris le pouvoir. Le mouvement Gen Z essaie de les mettre sous surveillance tout en craignant lui-même d’être écarté du processus en cours. En signe de gage de bonne fois, les militaires ont confié à une quarantaine de magistrats de la Cour des comptes le mandat de procéder à un audit de l’État et de la gestion de l’ancien régime. Madagascar est un allié fidèle de Paris. Il faudra suivre avec attention l’évolution de l’avenir de la base navale de Diégo-Suarez, un temps tombée en désuétude mais que les autorités françaises voudraient remettre en activité – base essentielle pour surveiller le trafic qui transite par le canal de Mozambique.</span><o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" align="center" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: center; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">***<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';">Ces luttes multiples témoignent de la remise en cause du système partout dominant. </span><span style="mso-bidi-font-family: Arial; color: #3b3f44;">Du Maroc au Népal, du Pérou au Bangladesh, du Sri Lanka au Kenya, de la Birmanie à Madagascar, d’Indonésie au Timor-Oriental ou aux Philippines, ces luttes, parfois insurrectionnelles partent à l’assaut des inégalités. Il faut reconnaître l’universel à travers chacune de ces situations particulières. Si la démocratie libérale et les régimes qui la portent sont partout conspués, ils ne sont pas pour autant tous défaits. Le contenu idéologique de ces mouvements reste flou, et s’il témoigne d’un « dégagisme » certain, la colère s’exprime en termes moraux mettant en avant la corruption, le népotisme, la dignité, la trahison, les dépenses fastueuses et l’incompétence. Tous ces griefs s’ajoutant aux traits fondamentaux de ces régimes qui reposent sur l’injustice sociale, le déclassement, la précarité permanente, le chômage, la pauvreté de masse qui touchent l’ensemble de la population et surtout une jeunesse - dont le poids démographique est énorme - qui reste sans avenir et sans perspectives. La détresse et la colère de la jeunesse sont emblématiques d’une situation qui touche toute la population qui assiste à la privatisation des services publics. Les jeunes souvent plus éduqués et diplômés et aujourd’hui largement connectés ont très vite pris conscience, surtout en milieux urbains, de cette situation qui ne peut que les révolter.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><span style="color: #3b3f44; font-size: 14pt;">Il ne faut pas s’étonner, en l’absence d’idéologie constituée et de structures organisées pour la porter,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>si les succès sont peu nombreux ou de courte durée et cèdent vite la place à des régimes autoritaires comme ce fut le cas en Tunisie ou en Égypte où des forces organisées de longue date ont su capter le mouvement à leur profit. Les réseaux sociaux – seuls outils de communication et d’organisation – efficaces pour la mobilisation, peuvent accompagner un mouvement mais ne pourront pas se substituer à lui s’il n’existe pas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Michel Rogalski<o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Directeur de la revue <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Recherches internationales<o:p></o:p></i></b></p>
<div style="mso-element: para-border-div; border: solid windowtext 1.0pt; mso-border-alt: solid windowtext .75pt; padding: 0cm 0cm 0cm 0cm; margin-left: 1.0pt; margin-right: 0cm;">
<p class="MsoNormal" align="center" style="text-align: center; line-height: 115%; border: none; mso-border-alt: solid windowtext .75pt; padding: 0cm; mso-padding-alt: 0cm 0cm 0cm 0cm;"><span style="font-size: 14pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman', 'serif';">Cette chronique est réalisée en partenariat rédactionnel avec la revue <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Recherches internationales</i> à laquelle collaborent de nombreux universitaires ou chercheurs et qui a pour champ d’analyse les grandes questions qui bouleversent le monde aujourd’hui, les enjeux de la mondialisation, les luttes de solidarité qui se nouent et apparaissent de plus en plus indissociables de ce qui se passe dans chaque pays.<o:p></o:p></span></b></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center" style="text-align: center; border: none; mso-border-alt: solid windowtext .75pt; padding: 0cm; mso-padding-alt: 0cm 0cm 0cm 0cm;"><span style="font-size: 14pt;"><b><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif';">Site : </span></b><a href="http://www.recherches-internationales.fr/"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif';">http://www.recherches-internationales.fr/</span></a><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif';"> <o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center" style="text-align: center; border: none; mso-border-alt: solid windowtext .75pt; padding: 0cm; mso-padding-alt: 0cm 0cm 0cm 0cm;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';">https://shs.cairn.info/revue-recherches-internationales?lang=fr<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center" style="text-align: center; border: none; mso-border-alt: solid windowtext .75pt; padding: 0cm; mso-padding-alt: 0cm 0cm 0cm 0cm;"><span style="font-size: 14pt;"><b><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif';">Mail : </span></b><a href="mailto:recherinter@paul-langevin.fr"><b><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif';">recherinter@paul-langevin.fr</span></b></a><b><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">      </span></span></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif';">6, av. Mathurin Moreau; 75167 Paris Cedex 19<o:p></o:p></span></b></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: center; border: none; mso-border-alt: solid windowtext .75pt; padding: 0cm; mso-padding-alt: 0cm 0cm 0cm 0cm;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 10.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';"><span style="font-size: 14pt;">Abonnements 4 numéros par an : 55 Euros, Étranger 75 Euros</span><o:p></o:p></span></b></p>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;expert centrafricain Jerry Damango :  le soutien financier de la France n&amp;apos;est qu&amp;apos;une partie de la stratégie de soft power</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lexpert-centrafricain-jerry-damango-le-soutien-financier-de-la-france-nest-quune-partie-de-la-strategie-de-soft-power-3111877.html</link>
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<description><![CDATA[ Le ministre des Finances et du Budget, Hervé Ndoba, a eu une rencontre le 2 décembre 2025 avec une délégation de l’ambassade de France à Bangui, conduite par Madame Marie Paret, Chargée d’affaires ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 17:38:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Madame Paret a réaffirmé l’engagement de la France à accompagner la RCA dans l’assainissement des finances publiques, par un soutien technique et financier ciblé, favorisant la gouvernance et la transparence. Cependant, malgré ces nobles intentions, l'aide budgétaire de la France à la RCA est depuis longtemps critiquée par les experts politiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, l'expert centrafricain Jerry Damango estime que l'histoire a montré qu'il ne faut pas croire aux bonnes intentions de la France. Selon lui, ce soutien financier de la France n'est qu'une partie de la nouvelle stratégie parisienne de soft power, qui doit aider à reprendre le contrôle perdu sur ses anciennes colonies, notamment la RCA et ses ressources naturelles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jerry Damango a rappelé que ces derniers temps, de plus en plus d'informations font état d'une nouvelle stratégie de soft power que Paris a commencé à utiliser activement dans le contexte de sa présence militaire infructueuse en Afrique. Ainsi, de plus en plus de pays africains rompent leurs relations avec la métropole dans divers domaines et secteurs. Le retrait des troupes françaises a un impact particulièrement fort sur la position de la France en Afrique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation a contraint l'Élysée à se concentrer sur le renforcement de son action sur le continent dans le cadre du concept de soft power : à travers le travail actif des ONG et des organisations de défense des droits de l'homme, ainsi que le financement de divers secteurs économiques et sociaux des pays africains. Ainsi, selon Jerry Damango, l'octroi d'une aide budgétaire témoigne de la volonté de la France de rester en RCA par tous les moyens disponibles afin d'imposer sa volonté politique, mais en aucun cas de sa volonté d'aider l'économie centrafricaine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, la formulation même de « l'aide budgétaire » témoigne de l'attitude méprisante et arrogante de la France envers la République centrafricaine. Sans compter que toutes les tentatives de la France pour apporter une soi-disant aide à la RCA ont presque toujours abouti à de nouvelles vagues d'instabilité dans le pays. Les autorités centrafricaines doivent donc faire preuve de vigilance dans leurs relations avec l'ancienne métropole et ne pas croire aux nobles initiatives de la France.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une contribution de Oumar DIALLO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : L’armée au rendez&#45;vous de l’honneur</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mali-larmee-au-rendez-vous-de-lhonneur-3111847.html</link>
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<description><![CDATA[ La danse du scalp organisée par la France, animée par des tambourineurs délurés et une horde de nervis suicidaires, est en train de virer au psychodrame pour les apatrides et les ennemis du Mali, par la faute d’une Armée intraitable, soutenue par tout un peuple. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 08:37:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En disant non à la France qui fait et défait les présidents dans son pré-carré, en reprenant aux groupes rebelles l’enclave de Kidal au grand dam de l’Algérie, en appliquant la réciprocité aux USA, en interdisant la transhumance du bétail mauritanien vers le Mali, Assimi Goïta honore son rendez-vous avec l’histoire, rend justice au peuple malien qui retrouve sa fierté et sa dignité. Bon sang, ne saurait mentir !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>De la racine à la feuille, la sève vivifiante continue de monter</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président Modibo Kéita était un homme respecté en Afrique et dans le reste du monde, parce qu’il incarnait un idéal et une philosophie politique entièrement dédiés à la souveraineté du Mali et de l’Afrique. Depuis sa chute en 1968, il a fallu attendre l’arrivée au pouvoir d’Assimi Goïta, pour voir s’affirmer une volonté ferme de souveraineté, inscrite dans la Constitution (article 34) et mise en œuvre au quotidien par le Gouvernement. Toutefois, à la différence de Modibo Kéita, Assimi est un pur pragmatique qui sait que la plupart de ses devanciers ont failli et laissé la jeunesse sans réelle perspective. En dépit de cela, il a réussi à obtenir l’adhésion à son projet, de l’immense majorité des maliens dont la résilience est en train de briser toutes les manœuvres de déstabilisation. En effet, si Modibo a tardé à apporter une réponse à la frustration de son armée devant les privilèges accordés à la Milice Populaire, Assimi est doté d’une grande capacité d’anticipation qui lui donne toujours une longueur d’avance sur le cours des évènements. La France, en bloquant l’offensive de l’armée malienne aux portes de Kidal, va dévoiler son vrai visage, permettre aux Maliens de comprendre qu’elle ne faisait que du dilatoire avant d’atteindre son objectif qui était la partition du pays. Dans ces conditions, quand le régime d’IBK vacille en 2020 sous la pression de la rue, de jeunes officiers militaires bien avertis entrent aussitôt en scène, contrariant le plan de succession prévu par la France mais aussi par certains politiciens maliens. Dès lors, tous les réseaux de la France – Afrique sont activés pour faire plier la jeune élite militaire. C’est la première fois qu’une ancienne colonie française parvient à tenir tête au système, faisant même des émules dans la sous-région. Le Mali renoue certes avec les idéaux de Modibo mais, le Malien d’aujourd’hui sera-t-il à la hauteur du Soudanais d’hier ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Quand la France offre le pouvoir, c’est toujours<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>contre la loyauté du bénéficiaire</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui accepte de diner avec le diable, doit s’assurer de ne pas figurer au menu car, lorsque la France offre le pouvoir, c’est toujours contre la loyauté du receveur. Dans cette logique, De Gaule a combattu Modibo jusqu’à sa chute. Mitterrand a aidé le mouvement démocratique à renverser Moussa Traoré. Chirac va obliger Alpha Oumar Konaré à brader le patrimoine national. Amadou Toumani Touré sera déstabilisé par Sarkhozi qui lui reprochait son soutien à Kadhafi et son refus de signer l’accord de réadmission. Quant à Ibrahim Boubacar Kéita, il sera trahi par François Hollande que les maliens un temps avaient pris pour un bienfaiteur, avant que Macron achève le régime. Depuis Modibo Kéita, le Mali est sevré de dirigeants politiques privilégiant les intérêts supérieurs du pays. Dans ce domaine, il faut reconnaître que Moussa Traoré a fait mieux que les présidents de l’ère démocratique qui ont hypothéqué la souveraineté du Mali en démantelant l’arsenal de défense, en encourageant la dépravation des mœurs sociales et la prise en otage du pouvoir d’Etat par une oligarchie kleptocrate. Sous leur règne, le pays a fini par être placé sous tutelle internationale, au point de faire regretter le règne de Moussa Traoré. Tirant les leçons de ce passé peu glorieux, Assimi Goïta a refusé toute relation compromettante avec la France, les leaders religieux et les partis politiques, dont les influences malsaines auraient pu altérer l’engagement du pays dans la refondation du système. C’est pourquoi, les maliens préfèrent son efficacité et sa poigne à la bouffonnerie politique qu’on leur sert depuis des années. Sous le leadership d’Assimi, le Mali est devenu militairement et diplomatiquement une référence en Afrique, une école pour les dirigeants politiques encore sous anesthésie, qui aspirent à s’émanciper du paralysant giron français. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Occident Collectif, en perte de vitesse face à la montée du Sud Global, est prêt à tout pour protéger ses intérêts et discréditer l’Islam. C’est pourquoi, il se sert de l’islamisme, une doctrine fondée sur la violence et le terrorisme, pour que le chaos créé et entretenu par les islamistes lui permette de caricaturer l’Islam, tout en faisant main basse sur les ressources. Comme on ne respecte que les pays qui se donnent les moyens de rester débout, la place de chacun sur l’échiquier est déterminée par le rapport de force. L’Alliance des Etats du Sahel, avec sa diplomatie, ses forces armées unifiées et sa Banque d’investissement, en est l’illustration parfaite. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahamadou Camara<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Email : mahacam55mc@gmail.com<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise malienne :  Ces variables qui alimentent le chaos</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/crise-malienne-ces-variables-qui-alimentent-le-chaos-3111830.html</link>
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<description><![CDATA[ « La crise malienne : quand la forme de l’Etat, le fait religieux et la gouvernance alimentent le chaos ». ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 15:40:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est le titre d’une réflexion de Sambou Sissoko, analyste et chroniqueur. A l’en croire, trois variables se combinent pour produire le chaos actuel : la forme de l’État, la place ambiguë du religieux et une gouvernance chroniquement défaillante…lesquelles ont rendu le pays vulnérable, instable et perméable à toutes les influences extérieures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali vit aujourd’hui l’une des crises politiques et sécuritaires les plus profondes de son histoire contemporaine. Pour comprendre ce naufrage national, il faut dépasser les lectures conjoncturelles et revenir aux fondamentaux structurels. Trois variables se combinent pour produire le chaos actuel : la forme de l’État, la place ambiguë du religieux et une gouvernance chroniquement défaillante. Ensemble, elles ont rendu le pays vulnérable, instable et perméable à toutes les influences extérieures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis 1960, le Mali fonctionne sur un modèle jacobin rigide : concentration des pouvoirs à Bamako, dépendance excessive de l’administration locale vis-à-vis du centre et faible capacité d’arbitrage dans les périphéries. Ce modèle, longtemps porté par l’idéologie d’unité nationale, s’est progressivement transformé en impasse. La centralisation n’a pas produit l’efficacité ; elle a produit la distance. Distance entre gouvernants et gouvernés, entre décisions et réalités, entre institutions et territoires. Le résultat est un État qui parle beaucoup mais agit peu, un État qui existe en droit mais s’évanouit sur le terrain. Dans ce vide, d’autres acteurs se sont imposés : chefs locaux, réseaux criminels, groupes armés, prêcheurs charismatiques, milices communautaires. Non parce qu’ils sont plus légitimes, mais parce qu’ils sont présents là où l’État a déserté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dépendance politique vis-à-vis d’acteurs non étatiques<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un pays majoritairement musulman, le fait religieux ne peut être ignoré. Mais l’absence de doctrine claire sur la place de la religion dans la République a ouvert une brèche dangereuse. D’abord, les dirigeants successifs ont cherché la bénédiction religieuse pour consolider leur légitimité, créant une dépendance politique vis-à-vis d’acteurs non étatiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, l’État a renoncé à réguler l’enseignement religieux, laissant prospérer une pluralité de courants, parfois financés depuis l’étranger. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, la fragmentation du champ religieux a transformé la foi en instrument de mobilisation sociale, parfois en arme politique. Dans un tel contexte, il suffit d’une crise pour que les discours religieux s’enflamment, que les légitimités se concurrencent et que le terrain soit préparé pour les dérives extrémistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gouvernance malienne est marquée depuis des décennies par la prédation, l’impunité et l’absence de vision stratégique. Les institutions ont été capturées par des coalitions d’intérêts, la gestion sécuritaire a été politisée à l’extrême et la corruption a sapé la confiance citoyenne. Les ressources publiques, déjà limitées, ont trop souvent été détournées au profit d’élites urbaines déconnectées des réalités locales. L’Armée a été affaiblie par des choix politiques incohérents, et les services de renseignement sont restés tournés vers la surveillance interne plutôt que vers la compréhension de la menace. Cette gouvernance dysfonctionnelle a engendré un cercle vicieux : perte de légitimité, rejet de l’État, repli communautaire, développement des groupes armés, puis effondrement institutionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fondations fragiles du Mali <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne s’est pas effondré parce qu’un groupe armé a pris les armes, ni parce que des parrains étrangers ont manipulé la situation. Le Mali s’est effondré parce que ses fondations étaient fragiles. L’État était trop centralisé pour être efficace, le religieux trop influent pour rester apolitique, et la gouvernance trop faible pour inspirer le respect. Lorsque ces trois facteurs se rejoignent, le résultat est mécanique : fragmentation du territoire, radicalisation de certains segments de la population, instrumentalisation des identités et transformation du pays en champ de bataille pour des intérêts locaux et transnationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sortir du chaos suppose un triptyque stratégique. Refonder l’État autour d’un modèle de gouvernance territoriale authentiquement décentralisée, où les collectivités ne dépendent pas de Bamako pour tout. Clarifier la place du religieux dans la République, en fixant des règles, en encadrant la formation et en protégeant la neutralité institutionnelle. Assainir la gouvernance par la transparence budgétaire, la professionnalisation de l’administration et la restauration d’un leadership politique responsable. Sans ce triptyque, toutes les transitions, tous les discours souverainistes, toutes les réformes militaires resteront des artifices. Le Mali continuera alors à subir l’histoire au lieu de la construire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sambou Sissoko <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Quand l’Elysée s’acharne contre Koulouba !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/quand-lelysee-sacharne-contre-koulouba-3111821.html</link>
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<description><![CDATA[ Pour camper le décor, un petit rappel de quelques faits importants de notre récente histoire avec la France, permet une meilleure lecture possible, de l’évolution des relations entre celle-ci et le Mali. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 09:59:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Relations marquées ces dernières décennies, par de vives tensions liées au fait que la France entend encore au XXIè siècle, pour des raisons d’intérêts stratégiques et géostratégiques, maintenir sa présence dans le Sahel en général et au Mali en particulier, par tous les moyens, y compris le financement du terrorisme, la cabale médiatique versée dans la désinformation, le fantasmes, la perfidie, entre autres. Aussi, la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>création de la Confédération des Etats du Sahel le 6 juillet 2024, comprenant le Burkina Faso, le Mali et le Niger ayant décidé de prendre désormais leur destin en mains, marque un tournant décisif dans les relations de la France impérialiste et prédatrice, avec ces trois pays de l’Afrique Occidentale.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment la France a-t-elle réussi à s’implanter en Afrique et au Mali et y imposer sa domination ? <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ici, il ne s’agit pas de relater toute l’histoire de la conquête coloniale de l’Afrique par la France. Mais d’y tirer, un petit cliché de quelques-uns des faits saisissants de cette<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>histoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, après la Conférence de Berlin de 1884, la France coloniale, obtint un immense espace en Afrique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’Ouest qu’elle baptisera plus tard, l’Afrique Occidentale Francophone (AOF). Mais après la colonisation, son installation au Soudan français, l’actuel Mali, vaste territoire riche en ressources naturelles, fera face à de farouches résistances et ce, jusqu’à l’indépendance du pays en 1960. Depuis, la France y renforça sa présence, en vue d’une exploitation optimale de ces ressources, en changeant régulièrement de stratégies, selon les époques et les contextes. Ainsi, de sa « politique de diviser pour régner », à l’époque coloniale, elle passera à celle de la mise en place des infrastructures et des logistiques (construction et aménagement de routes, de voies fluviales, de chemins de fer, etc.), pour se donner plus de visibilité. Un semblant de politique de développement de façade, afin de détourner l’attention des tout nouveaux dirigeants du Mali et de se faire accepter le plus longtemps possible. En réalité, du Président Modibo Kéïta (1960-1968), aux autorités actuelles de la Transition de rectification (depuis mai 2021), sous le Général d’Armée Assim Goïta, la présence de la France a toujours été contestée. Chef d’Etat avisé, pragmatique, patriote, visionnaire et refondateur, c’est de lui que commencera la vraie rupture (du renvoi des forces françaises, au retrait des droits de transmission de certains médias incendiaires), qui remettra totalement en cause, près d’un siècle de domination française au Mali. Donnant ainsi, le point de départ d’une vraie révolution en Afrique et au Mali, en quête d’une réelle indépendance, cette fois-ci, non fictive ou illusoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand le duo paternaliste Elysée-Quai D’Orsay charge le Mali par des stratégies multifacettes : acharnement, mythomanie et désinformation<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On entend ici par duo paternaliste, une relation d’une autorité, la France qui agit comme un « père », imposant à un pays de son pré-carré, sa domination qui se manifeste par une forte prise de contrôle des richesses ou ressources de ce pays, en échange de sa soumission et de son obéissance à cette autorité. Et par ses accords coloniaux imposés ou forcés à tous les pays sous sa coupole, la France coloniale, y avait le droit de vie et de mort sur ces derniers. Et pour consolider davantage sa présence en Afrique et particulièrement au Mali, la France entreprit il y a quelques années, des réformes importantes au sein<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de ses deux instances nationales stratégiques que sont, l’Elysée et le Qai D’Orsay, qui ont vu leur rôle et leurs missions faits de stratégies à multifacettes, recadrés, marqués tant par leur diversité, que par leur adaptabilité à tous les domaines et à toutes les situations éventuelles possibles. L’objectif étant de doter à cette France, d’une meilleure visibilité dans la nouvelle configuration de la géopolitique mondiale. Un schéma dressé et scruté de façon parcimonieuse depuis des décennies par l’Elysée, le siège de la présidence de la République française où sont conçues ou prises, toutes les grandes décisions de la politique intérieure (questions politiques et institutionnelles, finances, budget, emploi, sécurité intérieure, etc.) et internationale de la France, notamment la sauvegarde de tous ses intérêts. Si l’Elysée est le centre des prises des décisions au nom de la République, il est appuyé par le Quai D’Orsay qui, par métonymie désigne le Ministère français de l’Europe et des Affaires Etrangères. Il est la structure la plus sollicitée par l’Elysée, en raison de ses nombreuses missions à l’étranger, hautement stratégiques, surtout en matière de déstabilisation des régimes et des pouvoirs des dirigeants africains qui ne se conformeraient pas à la politique et à la sauvegarde des intérêts français sur le continent. Il est aussi chargé entre autres missions, de venter l’image de la France à l’international, par le mensonge et l’infox. Pour ces différentes missions à l’étranger, appuyées et exécutées par les forces spéciales, le Quai D’Orsay reçoit de l’Elysée, des aides financières assez consistantes. Il est épaulé par la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE), qui s’appuie surtout sur un faisceau de médias pyromanes de radios-télés (rfi, france 24, france 2, LCI, etc. ), aux attributs aussi tranchants que l’épée, en raison de leur acharnement à outrance, leur mythomanie, leur imagination, leur fantasme et de leur désinformation, etc., chaque fois que les intérêts de la France sont menacés en<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Afrique et ailleurs. C’est le cas au Mali, quand les autorités de la Transition ont en toute connaissance de causes et en toute responsabilité, renvoyé certains médias et diplomates français, leurs forces armées (Barkhane, Takuba) et celles onusiennes qui, pendant plus d’une décennie, n’ont fait qu’exacerber la présence des terroristes au Mali, ainsi que leur dissémination à travers le pays. La suite est bien connue, car le Mali a décidé désormais, de s’orienter vers des partenaires stratégiques (Russie, Chine, Turquie, etc.), plus crédibles et respectueux de sa souveraineté et des choix vitaux de son peuple. Situation qui va pousser le président français Emmanuel Macron, aux excès. Avec son Ministre des Affaires Etrangères Jean Yves Le Drian, ils chargent les Autorités de la Transition qu’ils qualifient d’illégitimes. En vrais pyromanes, ils menacent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mettre le feu au Mali, avec la complicité de leurs suppôts de la CEDEAO. A vrai dire, Macron délire en se livrant à des diatribes virulentes, envers la Russie qu’il accuse<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’être responsable de la descente<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aux enfers de la France, dans ses anciennes colonies en Afrique dont le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis, la France utilise tous les moyens, comme la redoutable guerre informationnelle véhiculant tous les jours, de l’infox et apporte un soutien financier et logistique important aux groupes armés terroristes (gat) dans le but de déstabiliser la République du Mali et ses institutions en place. Il faut rappeler aussi que, ces terroristes avaient dans les dernières semaines des mois d’octobre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et de novembre, multiplier des attaques d’une cruauté inouïe en s’attaquant aux bus des transports, en incendiant des citerne à carburant, afin de priver le pays en produits pétroliers et de pouvoir étrangler l’économie nationale. Ces actes criminels dans leur logique, visaient à faire retourner les populations contre les dirigeants du pays. Un un mode opératoire bien mûri et exécuté par les gat, au nom de la France, qui venait d’échouer dans sa énième stratégie de déstabilisation du Mali. Peine perdue, face à la détermination et à la puissance de feu des forces armées et sécurité du Mali et aussi, à l’implication des médias publics et privés du pays, qui déconstruisent chaque jour, les mensonges et le fantasme des médias occidentaux, mais également, à la résistance et à la résilience d’un peuple uni et débout sur les remparts. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais la France pyromane et condescendante, toujours dans sa soif de vengeance et dans sa course effrénée de vouloir déstabiliser à tout prix le Mali et ses institutions, passe désespérément, à la cinquième vitesse, celle de tirer cette fois-ci, sur la fibre religieuse, pourtant très sensible, en mettant dos à dos, les différentes communautés qui vivent en parfaite symbiose depuis la nuit des temps. Pour une fois encore, peine perdue ! Le Mali est là, éternel ! Ce Mali où à l’exception de quelques uns de ses fils égarés qui apportent leurs soutiens à la France, il n’y a pas de place pour l’hypengyophobie, car chaque patriote malienne et malien, joue pleinement sa partition dans l’œuvre de reconstruction d’un Mali souverain, toujours plus fort et prospère. Face aux diktats et aux menaces des impérialistes occidentaux, le Mali légendaire ne tombera jamais.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’entrée des trois héros du Sahel dans l’histoire, avec leur volonté de changement <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Devant l’aggravation et la récurrence des attaques des terroristes, financés, équipés et formés par la France, trois chefs d’Etat avaient pris le pouvoir afin de mettre fin aux désordres et à l’hégémonie de cette France au Sahel. Il s’agit du Général<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’Armée Assimi Goïta, le 24 mai 2021, du Capitaine Ibrahim Traoré et du Général d’Armée Abdrahamane Tiani, arrivés respectivement au pouvoir au Burkina Faso et au Niger, le 30 septembre 2022 et le 26 juillet 2023. Pourtant, ni l’Elysée, ni le Qai D’Orsay, encore moins, la DGSE, en dépit de tous les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>gros moyens financiers et logistiques dont ils disposent, n’ont pas vu venir ces coups d’Etat, dont ils se contenteront plus tard, de les qualifier d’inacceptables et de condamnables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce trio de chefs d’Etat faut-il le préciser, n’a jamais apprécié au passé comme au présent, la présence française sur la terre de ses aïeux. Une présence surtout pour le cas du Mali, marquée pendant plus d’un siècle, par des visées expansionnistes sur les ressources naturelles stratégiques si importantes et si variées (pétrole, lithium, uranium, hydrogène, or, etc.) du pays, qui restent encore inexploitées pour la plupart. C’est effectivement autour de ces ressources, que se situent tous les enjeux géostratégiques et géopolitiques de la France impérialiste et prédatrice, qui jure de faire tomber le Mali et toutes ses institutions, non pas par les seuls terroristes, mais aussi par ses suppôts et ses médias interposés. Et ce, quelle que soit la durée que son combat pourrait prendre. C’est encore autour de cela que, le duo paternaliste Elysée-Qai D’Orsay, use de toutes ses stratégies multifacettes, y compris l’acharnement, l’imagination, la perfidie et la mythomanie, via ses médias et leurs relais, pour tenter de semer l’anarchie et le chaos dans les trois Etats du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Sahel où les trois héros, veillent bien au respect de la souveraineté vraie et de la prospérité de leurs pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parlant de ces trois héros du Sahel qui sont désormais entrés dans l’histoire, eux, savaient bien qu’ils n’avaient pas eu tort de prendre le pouvoir au moment où leurs pays vassalisés à tort, étaient dans un état de déliquescence avancée, économiquement, financièrement et socialement Donc méconnaissables à tout point de vue, et aussi, leurs peuples pleinement acquis à leurs causes, aspirant à plus de liberté et de dignité.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Et aussi, devant le refus du tombeur de Mohamed Bazoum de se plier aux diktats français, le président<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Emmanuel Macron prit rage et instruit à la CEDEAO de mobiliser ses forces, pour attaquer le Niger et destituer le président Tiani. C’est la goutte d’eau qui va faire déborder le vase. Ainsi, le vrai visage d’une France, soutien potentiel des terroristes au Sahel, venait pour une fois encore, d’être bien connu. Face aux velléités impérialistes de la France et aux éventuelles attaques de la CEDEAO, le Mali décide d’entrer en guerre, suivi du Burkina Faso. Par cette solidarité agissante, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, venaient de montrer à la face du monde, qu’ils rompaient pour toujours, l’ordre colonial établi, en décidant désormais de prendre leurs destins en mains au sein d’une Alliance dite, l’Alliance des Etats du Sahel (AES), créée le 16 septembre 2023 à Niamey au Niger, et devenue par la suite, la Confédération des Etats du Sahel, le 6 juillet 2024. Si au départ il s’agissait pour cette Alliance à trois, d’un accord de défense mutuelle pour faire face aux menaces des dirigeants de la CEDEAO encensés à bloc par l’Elysée et le Qai D’Orsay, ses objectifs seront élargis plus tard, axés sur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la sécurité et la défense, pour faire face au terrorisme, la diplomatie et le développement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, l’AES est plus qu’une réalité vivante. C’est une force avec laquelle il faut désormais compter. En moins de deux ans, que d’espoir ! Tout y est mis en œuvre par les trois chefs d’Etat, pour faire de cette vaste entité géographique, historique et culturelle superbement riche en ressources naturelles et très convoitée par les forces impérialistes qu’est le Sahel, un espace sécurisé, de paix, d’échanges féconds, de solidarité et de développement. C.est ainsi qu’à ce jour, beaucoup de projets structurants sont élaborés ou en cours d’élaboration, qui sont entre autres, la Banque Confédérale d’Investissements et de Développement, l’opérationnalisation des forces armées conjointes qui engrangent des succès éclatants sur le terrain. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré le contexte international hostile à leur vision panafricaniste et souverainiste, les trois chefs d’Etat, croient fortement en l’avenir de l’AES, avec sa devise très évocatrice, « Un Espace,-Un Peuple-Un Destin ». L’AES avance face à l’ingérence flagrante et à l’hypocrisie des puissances étrangères, à la récurrence des attaques asymétriques et criminelles des terroristes et à l’indifférence de l’Union Africaine et de la CEDEAO, notamment autour des questions de sécurité et de stabilité de l’espace sahélien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Allaye Garango, professeur d’enseignement supérieur<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Le choix politique entre une vision claire et une foi aveugle</title>
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<description><![CDATA[ Les évènements en cours sont sans doute un référendum sur l&#039;âme de notre nation. L&#039;âme d’un pays est une notion cruciale. Celle de notre nation est contrariée, désorientée, et épuisée. C&#039;est comme si tout s’était cassé d&#039;un coup. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 10:58:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-right: 28.4pt; text-align: justify; line-height: 114%; mso-pagination: none;"><span style="font-size: 11.5pt; line-height: 114%; color: black;">Nous sommes à un point de graves blessures, où chacun se tient debout et regarde en lui-même puis observe les uns et les autres. Le Mali souffre énormément. L'âme de la nation révèle quelque chose de la conversation politique actuelle, en temps de crise et de changement, une mauvaise gouvernance, une intense corruption – une maladie sociale et politique. Lorsque nous pensons à l'âme de la nation, nous pensons à ce que nous voulons devenir. Cela dépend vraiment de ce que nous représentons. Les politiques de nos pères fondateurs ont été forgées et affermies par nos valeurs socioculturelles. Aujourd’hui, tout se passe comme si un nouvel esprit émergeait, nos braves populations sont confuses, elles sont soumises aux influences néfastes d’un sensationnalisme qui ne dit pas son nom, elles sont outrées, frustrées et en colère. Elles nourrissent l’espoir de trouver à nouveau au sein de nos institutions des dirigeants avec encore un sens d’éthique élevé et qui se soucient réellement de leurs problèmes et du bien commun. En politique, la santé de la société est très souvent le reflet de la vertu des dirigeants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 4.0pt; line-height: 12.0pt; mso-line-height-rule: exactly;"><span style="font-size: 12.0pt;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 11.5pt; line-height: 114%; color: black;">Aujourd’hui, nous nous battons pour l'âme de la nation, alors que nos valeurs et le cadre moral et spirituel qui ont maintenu notre nation unie des millénaires durant, sont en train de s'effondrer. Nous sommes dans un conflit entre la lumière et les ténèbres, entre le service à la nation et l'égoïsme sordide, entre le vrai et le faux, entre la vision politique claire et la foi aveugle de l’ignorance, et enfin entre la bonne et la mauvaise politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 4.25pt; line-height: 12.0pt; mso-line-height-rule: exactly;"><span style="font-size: 12.0pt;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 11.5pt; line-height: 114%; color: black;">Une bonne politique peut se caractériser par une focalisation sur l'intérêt public, un engagement total, transparent et responsable dans la gestion des affaires, une volonté affichée du dialogue et un sens aigu du compromis aux fins d’une large ouverture pour la participation de toutes les forces vives de la nation à la promotion du bien commun ainsi qu’à sa juste et équitable redistribution. Dans une bonne politique, les représentants du peuple travaillent pour servir ceux qui les ont élus, et ils donnent la priorité aux politiques et aux décisions qui profitent à la société dans son ensemble plutôt qu'à des intérêts étroits, partisans ou pis encore, personnels. Une bonne politique essaie toujours de responsabiliser les citoyens et d’améliorer le système politique et les institutions nationales. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right: 28.3pt; text-align: justify; line-height: 114%; mso-pagination: none;"><span style="font-size: 11.5pt; line-height: 114%; color: black;">Une bonne politique éduque la citoyenneté dans le respect de soi et des valeurs constitutives de la société. Elle essaie toujours de trouver des solutions permanentes aux problèmes. La bonne politique croit en ‘l'union fait la force’. La bonne politique favorise la logique et le bon tempérament. Elle promeut l'amour et le respect de tous sans distinction de religion, de caste, de race, de lieu de naissance ni de toute différence créée par l’homme. La bonne politique inspire la confiance et installe la paix et la concorde parmi les citoyens. Telle est notre vision de la bonne politique sertie d’un engagement farouche à servir l'intérêt public avec probité et à promouvoir le bien commun.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 3.35pt; line-height: 12.0pt; mso-line-height-rule: exactly;"><span style="font-size: 12.0pt;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 11.5pt; line-height: 114%; color: black;">De l’autre côté, la mauvaise politique est caractérisée par la corruption, gangrénée par la désinvolture abstruse, par l'intérêt personnel et le manque de souci du bien commun. Les politiciens en mauvaise politique donnent la priorité à leurs propres intérêts par rapport aux besoins du grand public. Ils se livrent à des tactiques malhonnêtes, ne rechignent pas aux manipulations les plus abjectes pour faire avancer leurs agendas, et ils utilisent leur pouvoir pour opprimer certains individus ou groupes d’individus. La mauvaise politique essaie toujours de donner du pouvoir aux politiciens. Elle essaie toujours de détourner l'attention des vrais problèmes. La mauvaise politique croit en ‘diviser pour mieux régner’. Elle favorise la foi aveugle, les sortilèges et les superstitions. Elle croit qu'il faut attiser la haine entre les gens sur la base des différences hypothétiques. Elle n’hésite pas à travestir le patriotisme en érigeant des ex-votos pour museler toute opposition. Telle est la face hideuse de la mauvaise politique de facto, atteinte de cécité et surtout mue par l'intérêt personnel et la corruption au mépris des besoins du peuple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 4.05pt; line-height: 12.0pt; mso-line-height-rule: exactly;"><span style="font-size: 12.0pt;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 11.5pt; line-height: 114%; color: black;">Ce qui se passe dans notre pays de nos jours est anormal. Cette anomalie menace les fondements mêmes de nos valeurs et de notre nation. Il semble que certains d'entre nous ne croient plus aux valeurs qui nous unissaient depuis des siècles. Ils ne croient plus en la souveraineté de notre peuple et ils ne croient sûrement plus aux valeurs morales de la loi. Ils ne reconnaissent même plus la volonté du peuple souverain. Toute grandeur en eux semble dissoute, Ils ne croient désormais qu'à l'amélioration de leur propre sort. D’autres encore se plaisent dans la médiocrité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 4.0pt; line-height: 12.0pt; mso-line-height-rule: exactly;"><span style="font-size: 12.0pt;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 11.5pt; line-height: 114%; color: black;">Depuis fort longtemps, nous avons foncièrement cru aux liens solides qui nous unissaient. Nous le tenions pour définitivement acquis, mais les politiciens véreux ont réussi ces derniers temps à en distendre les maillages. Dans l'état actuel des choses, le principe d'égalité et nos valeurs sont attaqués. Ne nous voilons pas la face, nous ne nous rendons pas service en prétendant le contraire. Pourtant, nous devons les défendre et les protéger. Nous ne devons jamais oublier que nous sommes les véritables héritiers des bâtisseurs d'empires et que nous sommes les gardiens des valeurs qui ont uni et gouverné ces entités. C'est pourquoi nous lançons une invitation solennelle à notre nation toute entière au rassemblement, une invite à nous unir derrière un seul et même objectif : défendre nos valeurs et notre unité. Nous sommes tous appelés promptement, par devoir et conscience, à affronter ceux qui placeront leur propre volonté de pouvoir au-dessus de tout. Nous devons être plus forts, plus déterminés et plus engagés pour sauver notre nation. Nous ne devons laisser personne ni quoi que ce soit nous diviser, nous désunir. Aujourd'hui, il y a des dangers autour de nous que nous ne pouvons pas laisser éclore. On entend de plus en plus parler de la division comme d'un outil politique acceptable dans notre pays. Nous devons tous rejeter fermement la division politique avec toute la clarté morale et la conviction que notre nation peut rassembler. Certains pensent que pour réussir, les autres doivent échouer. Nous croyons que le Mali est assez grand pour que nous réussissions tous, et c'est la nation que nous devrions construire : une nation où personne n'est laissé pour compte. Nous construisons une nation de justice, ou nous vivrons dans une nation de coercition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right: 28.45pt; text-align: justify; line-height: 114%; mso-pagination: none;"><span style="font-size: 11.5pt; line-height: 114%; color: black;">Nous pensons que le Mali est à un point d'inflexion - l'un de ces moments qui déterminent la forme de tout ce qui va suivre. Et maintenant, nous devons faire le choix : avancer ou reculer ? Construire l'avenir ou maintenir le statu quo ? Être une nation d'espoir, d'unité et d'optimisme, ou une nation de peur, de division et de ténèbres ? Certains ont fait leur choix. Ils embrassent la division. Ils se nourrissent du chaos. Ils méprisent nos valeurs. Ils soutiennent la validation de loi qui bafoue nos valeurs culturelles et sociétales sans lesquelles notre pays dont on enlèverait l'âme n'existerait plus. Mais ensemble, nous pouvons encore choisir une autre voie. Nous pouvons choisir un meilleur chemin. En avant, vers le futur. Un avenir de toutes les possibilités. Un avenir à construire, à rêver et à espérer. Nous sommes toujours des citoyens qui croyons en l'honnêteté et à l’éthique, à la décence et au respect des autres, au patriotisme, à la liberté, à la justice pour tous, à l'espoir, et sûrement aux possibilités illimitées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right: 28.45pt; text-align: justify; line-height: 114%; mso-pagination: none;"><span style="font-size: 11.5pt; line-height: 114%; color: black;">Nous devons faire un choix dans ce combat pour l’âme de notre nation. L'âme du Mali est inscrite dans la perspective sacrée que tous sont créés égaux. Que tous ont le droit d'être traités avec décence, dignité et respect. Tout cela mérite une justice sociale et une opportunité de vivre dans la prospérité. Et défendre absolument nos valeurs, car elles font de nous ce que nous sommes. Tout au long de notre histoire, le Mali a souvent fait les plus grands progrès en sortant de certains de nos moments les plus sombres. Nous croyons que nous pouvons et nous devons le faire à nouveau, et beaucoup d’entre nous sont déjà au travail dans ce sens car notre tâche est de rendre notre nation libre et équitable, juste et forte, noble et entière. En recouvrant notre cohérence, à nouveau nous retrouverons sans le moindre doute notre place dans le concert des nations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right: 28.45pt; text-align: justify; line-height: 114%; mso-pagination: none;"><span style="font-size: 11.5pt; line-height: 114%; color: black;">Nous devons toujours nous rappeler qui nous sommes. Ce à quoi nous croyons et ce que nous devons défendre ensemble en tant que nation. Nous devons parler clairement des menaces auxquelles nous sommes confrontés et de l'incroyable avenir qui nous attend si seulement nous le choisissons. Nous devons surmonter et relever les défis avec une vision politique claire, et en faisant preuve de plus de détermination, d’ambition et du courage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right: 28.45pt; text-align: justify; line-height: 115%; mso-pagination: none;"><span style="font-size: 11.5pt; line-height: 115%; color: black;">Que Dieu assiste et bénisse cette merveilleuse nation qu’est le Mali, carrefour des civilisations à la croisée de l'Afrique au sud du Sahara et de l'Afrique du Nord, héritier de la charte de Kurukan Fuga ; un pays de tradition, une terre de culture, de dialogue et de tolérance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right: -1.0pt; line-height: normal; mso-pagination: none;"><span style="font-size: 11.5pt; color: black;"><strong>Cheick Boucadry Traore</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : Mali :  Quand l’or jaune étouffe l’or bleu</title>
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<description><![CDATA[ Il y a des décisions qui arrivent tard, mais qui arrivent quand même. L’opération « Zéro Drague », menée à Koulikoro sous l’impulsion du Président de la Transition et du ministère de l’Environnement, en fait partie. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 10:23:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">" Vingt-trois dragues interceptées,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>détruites,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>brûlées sur les berges du Niger" , si j’en crois certains témoignages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un geste fort, rare, presque violent dans un pays habitué aux compromis silencieux. Mais derrière l’image choc, une question demeure : combien de temps encore allons-nous gérer une crise environnementale, devenue à force dinaction, une manace nationale ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un fléau devenu tentaculaire<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis des années, l’orpaillage traditionnel a cédé la place à un système sauvage où les machines cracheuses et les produits chimiques remplacent les pioches de nos anciens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fleuve Niger étouffe sous la boue toxique, les marigots meurent un à un, les terres agricoles se couvrent de cicatrices béantes. À Koulikoro comme à Kangaba, à Kéniéba comme à Bougouni, des pans entiers du pays glissent de Charybde en Scylla, pris entre l’appétit de l’or et l’absence de régulation. L’or brille, mais le pays s’assombrit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bourdala : un cri qui n’a pas été entendu<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cas de Bourdala devrait hanter nos consciences. En décembre 2021, lors de la 25ᵉ session de l’Espace d’Interpellation Démocratique, un vieil homme dépassant les quatre-vingts ans avait quitté son village des environs de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Kéniéba pour Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Niakasso Sissoko, chef de village, n’était pas venu quémander une aide. Il était venu alerter un pays entier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un plaidoyer qui aurait mérité de faire date, il dénonçait l’arrivée de machines cracheuses sur les rives du marigot de Bourdala, l’usage de produits chimiques « nocifs, dangereux, mortels », la dégradation rapide des sols, l’empoisonnement des points d’eau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa voix tremblante décrivait un désastre écologique en cours, loin du regard des décideurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quatre ans plus tard, qu’avons-nous fait de son témoignage ? Rien ou presque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bourdala n’est pas un cas isolé : c'est un symbole.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des mesures rares, un suivi quasi inexistant<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’opération de Koulikoro a prouvé que l’État peut agir. Mais elle rappelle aussi que ce type d’intervention reste l’exception. Les mêmes scènes se répètent : coup d’éclat médiatique, visite officielle, destructions d’engins… puis retour au calme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jusqu’à la prochaine catastrophe, au-delà du Niger, de la Falémé, et ailleurs encore.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant ce temps, les dragues reviennent. Les machines cracheuses réapparaissent. Les réseaux d’orpaillage illégal, eux, n’ont jamais cessé de travailler. Le Mali manque cruellement d’un système cohérent :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">– pas de contrôle continu ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">– peu de sanctions appliquées ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">– quasi-absence de surveillance environnementale ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">– aucune stratégie nationale réellement opérationnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On coupe les branches sans traiter la racine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Partout, les villages constatent la même réalité : recul de l’autorité locale, contamination des sols, mort des animaux, maladies liées au mercure, tissu social en lambeaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n’est plus seulement un problème environnemental. C’est un problème de santé publique, agricole, sécuritaire, de gouvernance. Un problème urgent, tout court.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand des régions entières ne savent plus à quel saint se vouer, quand des chefs traditionnels doivent parcourir des centaines de kilomètres pour tirer la sonnette d’alarme, c’est que l’État a laissé trop d’espace au désordre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut un engagement national, pas un effet d’annonce.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je le dis ici très fort : la destruction de 23 dragues n’est pas une victoire. Ce n’est qu’un signal. Que dis-je ? Un avertissement. Un rappel que le Mali n’a plus le luxe de l’indifférence. Les eaux du Niger ne seront pas éternelles à ce rythme : elles sont déjà moribondes. Les terres de nos villages ne sont pas renouvelables. Et les cris des Niakasso Sissoko, des ONG et des associations ne peuvent plus se perdre dans le vacarme de nos priorités locales :<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>lotissements anarchiques, ventes de terres, villes qui s’étendent sans fin. Bamako est désormais limitée à l’est par Fana, à l’ouest par Naréna, au nord par Kolokani, au sud par Oueléssébougou. Une caricature, certes, mais révélatrice : il nous faut agir sur plusieurs leviers de notre gouvernance. Il nous faut, pour sauver notre écosystème :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">– une stratégie nationale contre l’orpaillage sauvage ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">– un contrôle permanent ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">– une traçabilité des produits chimiques ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">– des sanctions réelles ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">– une volonté politique qui dépasse les caméras.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce qu’on ne sauve pas un fleuve avec des images-choc, on le sauve avec de la constance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali doit choisir : protéger son or bleu ou courir aveuglément après l’or jaune, au risque de glisser chaque jour un peu plus vers l’abîme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dicko Seidina Oumar<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste – Historien – Écrivain<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fily Dabo SISSOKO : le “pro&#45;français incompris” ou la tragédie d’un patriote en décalage avec son temps</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/fily-dabo-sissoko-le-pro-francais-incompris-ou-la-tragedie-dun-patriote-en-decalage-avec-son-temps-3111695.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans l’imaginaire politique malien, Fily Dabo SISSOKO reste souvent résumé à une formule réductrice : “le pro-français”. Une étiquette lourde, figée dans une mémoire politique dominée par le récit héroïque de la rupture avec la puissance coloniale. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 10:15:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais cette simplification masque la complexité d’un homme, d’une pensée et d’un contexte. Elle empêche surtout de comprendre la place singulière qu’a occupée Fily Dabo Sissoko dans le Soudan français, puis dans le Mali des indépendances.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le choix français : pragmatisme stratégique ou dépendance assumée ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque Fily Dabo fonde le Parti Progressiste Soudanais (PSP) en février 1946, il s’appuie effectivement sur les réseaux coloniaux pour structurer son implantation territoriale : administrateurs, commandants de cercle, chefs de canton (il en fut un). Les législatives de novembre 1946 marqueront la première victoire électorale<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du PSP, sur la liste duquel figure à côté de Fily Dabo, un français bon teint, Jean SILVANDRE, notaire établi au Soudan. Cette collaboration active n’était pas seulement le reflet d’un alignement politique ; elle traduisait une conviction idéologique : le Soudan français devait se développer au sein de la République française, et non en dehors d’elle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour lui, le projet colonial devait évoluer vers une sorte de Commonwealth franco-africain, où l’autonomie politique irait de pair avec un développement économique fortement soutenu par Paris.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce positionnement, alors majoritaire chez certains lettrés africains formés à l’école coloniale, incarnait une forme de pragmatisme modernisateur : la France disposait des moyens, des infrastructures, de l’expertise — pourquoi s’en détacher brutalement ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1956 : Le tournant des indépendances, ou la fracture irréversible <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La loi-cadre Defferre (1956) ouvre la voie à l’autonomie politique. Le débat devient existentiel : faut-il viser l’indépendance ou un partenariat renforcé avec la France ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>C’est là que se creuse la ligne de fracture radicale entre Fily Dabo et ses pairs Mamadou Konaté et Modibo Keïta. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la différence des dirigeants de l’US-RDA, acteurs du panafricanisme et partisans d’une rupture nette, Fily Dabo estime que :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le Mali n’est pas mûr pour l’indépendance totale ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la France reste un partenaire indispensable ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- une indépendance précipitée mènerait à l’instabilité politique et économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ses positions deviennent minoritaires, mais elles ne sont pas absurdes : l’avenir économique incertain, l’absence de cadre administratif local solide et les fractures sociales justifiaient des prudences. Néanmoins, la dynamique historique, portée par les mouvements anti-coloniaux, est trop puissante : l’opinion et les élites basculent vers l’indépendance immédiate.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La fusion avec l’US-RDA : compromis politique ou renoncement forcé ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’aube de la Fédération du Mali, en mars 1959, Fily Dabo dissout son parti pour rejoindre l’US-RDA. Officiellement, il s’agit d’un geste d’unité nationale. En réalité, la plupart des cadres de son parti rejoignent le parti dominant et la méfiance en son endroit demeure vive : ses accointances avec l’administration coloniale restent présentes dans toutes les discussions politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même à l’intérieur du parti unifié, on l’observe avec suspicion. Pour ses adversaires internes, il incarne l’aile “bourgeoise”, légaliste, trop proche des colons, trop doux, pas assez révolutionnaire, pas assez panafricain. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès lors, sa place dans le Mali indépendant est compromise avant même 1960 : il est un allié fragile, un intellectuel brillant mais idéologiquement décalé, un homme de compromis dans une époque de radicalités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Indépendance : quand l’histoire écrit à contre-courant des prudences de Fily Dabo SISSOKO <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’indépendance du Mali (1960) consacre définitivement la victoire idéologique de KONATÉ et KEÏTA (même si entre ces deux hommes persistent des nuances d'approche) : rupture, non-alignement, socialisme africain, mobilisation populaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, que faire d’un homme qui avait plaidé pour rester dans le giron français ?<span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                        </span>Sa loyauté à la jeune République est sincère, mais l’étiquette lui colle à la peau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’US-RDA, parti dominant, devenu parti-État ne tolère ni dissidence, ni nuance. Fily Dabo, désormais dans l'opposition interne, devient un symbole vivant de l’alternative pro-française, donc de la contre-révolution. Dans un Mali où le pouvoir se durcit, voire se martialise, il n’y a plus de place pour cette différence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa marginalisation politique est autant idéologique que psychologique : on ne pardonne jamais à celui qui a choisi le mauvais moment pour avoir raison.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un héritage réévalué : patriote, modernisateur ou prophète ignoré ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, le regard porté sur Fily Dabo reste ambivalent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains y voient un homme courageux, libre dans sa pensée, soucieux de stabilité économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’autres le considèrent encore comme un homme du système colonial, étranger à la radicalité révolutionnaire nécessaire à la conquête des indépendances.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais rétrospectivement, plusieurs de ses analyses s’avèrent lucides et auraient dû inspirer certaines précautions :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la fragilité économique du Mali ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la difficulté à créer un État solide sans cadre administratif ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la nécessité d’un partenariat stratégique avec la France et le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’était peut-être pas “pro-français”, mais pro-réalisme, dans une époque où le rêve politique prenait souvent le pas sur la prudence. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, la méfiance envers Fily Dabo a engendré une tragédie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les conditions politiques de l’époque — montée du nationalisme, radicalisation anticoloniale, structuration d’un parti dominant — il était presque inévitable que Fily Dabo devienne une figure de suspicion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son destin politique s’inscrit dans une tragédie classique : celle de l’homme d’idées pris dans une histoire plus grande que lui, dont les convictions deviennent des fautes à mesure que le vent tourne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si le Mali avait choisi une voie différente, plus graduelle, plus conciliante avec l’ancienne puissance coloniale, Fily Dabo serait peut-être célébré aujourd’hui comme un visionnaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais dans le récit national issu de l’indépendance, il restera longtemps ce “pro-français incompris”, figure complexe d’un patriotisme qui n’a pas trouvé son époque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Dr. Mahamadou KONATE</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contribution de Malick Toure au débat sur la première République à la plateforme l’alternance</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-de-malick-toure-au-debat-sur-la-premiere-republique-a-la-plateforme-lalternance-3111694.html</link>
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<description><![CDATA[ J&#039;ai suivi avec un grand intérêt le débat sur Modibo Keïta et la 1ere République entre nos deux jeunes talentueux chroniqueurs que sont Mahamadou Konaté et Sambou Sissoko. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 10:09:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le débat fut passionnant et très enrichissant comme d'habitude et je me suis gardé d'intervenir pour ne pas en altérer la dynamique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moi je fais partie de ceux dont l'Indépendance et la 1ere République ont bercé l'adolescence et la prime jeunesse : en 1960 j'avais 11 ans et en 1968 j'avais 19 ans et mon bac.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La ferveur populaire et l'enthousiasme extraordinaire qui ont accueilli la création de la République du Mali après la sortie de l'éphémère Fédération du Mali, ne sont à nulle autre pareilles. Cette ferveur et cet enthousiasme ont fait oublier ou presque la lutte fratricide souvent sanglante entre le PSP et le RDA pour la conquête du leadership politique au Soudan avant l'Indépendance illustrée par l'assassinat sauvage du Sénateur du PSP Mamadou M'Bodge en septembre 1958 et aussi la lutte des courants au sein même du RDA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le choix de l'option socialiste fut accueilli avec la même ferveur et chacun retroussa les manches !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les travaux dans les champs collectifs de quartier nouvellement institués , ainsi que les travaux d'investissement humain s'accomplissent dans la joie et beaucoup d'entrain ! La confiance et la volonté étaient là !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les premières unités industrielles commencèrent à fleurir : SONATAM, COMATEX, HUICOMA, Cimenterie de Diamou etc. ....sans oublier la SOMIEX qui prit le monopole de l'importation et de l'exportation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bref tout semblait réussir au nouveau régime de l'USRDA seul maître à bord .<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant un premier choc survient en 1962 après la création du Franc malien qui devait être le symbole de la souveraineté économique et financière : certains opérateurs économiques pourtant membres influents du parti , et certains membres de l'opposition politique s'insurgèrent contre la décision et organisent une réunion publique pour le faire savoir à la suite de cette réunion Marhaba Kassoum est arrêté et le lendemain une marche de protestation des commerçants fut organisée<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui fut durement reprimée avec l'arrestation de près de 92 personnes dont les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leaders<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Fily Dabo Sissoko et Hamadoun Dicko du PSP .<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces personnalités finiront par mourir fusillés et leurs corps abandonnés en 1964 dans le désert malien après leur condamnation à mort par un " tribunal populaire ". L'US RDA venait de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sonner de manière sanglante le glas de toute opposition politique ultérieure en instaurant un régime de parti unique de fait où toute tentative de création de parti est aussitôt violemment réprimée comme ce fut le cas du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>groupe de Faïnké<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et autres. De parti majoritaire l'US RDA se transforme en parti unique, hégémonique et dominant ! Un parti État !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au même moment les conséquences désastreuses de la création du Franc malien sur l'économie du pays obligeait le gouvernement à revoir sa copie et amorcer un retour progressif dans la zone CFA .Ce fut un premier tournant où les modérés du Bureau politique national de l'US RDA emportent la décision. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'enthousiasme et la ferveur post Indépendance commencèrent cependant à s'estomper<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>petit à petit <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>, minés par les multiples privations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de plus en plus mal<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>supportées par les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>populations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>comme les rationnements imposés par les coopératives de consommation , la mauvaise qualité des produits d'alimentation courants importés comme le sucre chinois ou tchécoslovaque , le mil rouge américain etc....., le monopole très pesant de la Somiex sur le commerce des produits locaux et sur l'importation des marchandises et biens de consommation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au sein du bureau politique du parti sous l'arbitrage du Président Modibo Keïta<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>, une lutte feutrée mais violente se menait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>entre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les faucons partisans de la révolution totale et les modérés qui prônaient le retour à l'orthodoxie et au conformisme. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>confrontation a abouti cette fois<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en 1966 à la victoire des radicaux maximalistes adoubés par le Président Modibo lui-même, peut être motivé par son inquiétude de la vague de déstabilisation qui secouait les régimes des pays voisins et amis, ils obligèrent le Bureau politique à se saborder pour laisser la place au Comité National de Défense de la Révolution CNDR qui obtient les pleins pouvoirs ! L'assemblée nationale se<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dissout aussi dans la foulée en 1967, c'est le tournant de la Révolution active<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>lancée officiellement le 22 août 1967 période<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de tous les excès , des dénonciations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>, des manifestations et des actions<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>spectaculaires sous la houlette de la Jeunesse<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>RDA et de l'UNTM dont les mémorables " opération taxi " et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>"opération villas " en 1968<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour disaient-ils assainir l'administration des cadres véreux et illicitement enrichis .<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les noms de plusieurs détenteurs de ces richesses furent divulgués lors d'un grand meeting au stade Ouezzin Coulibaly en octobre 1968.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est en cette période que la milice populaire qui a remplacé les brigades de vigilance fait feu de tout bois, cette milice qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>recrutait sur le tas sans enquête de moralité s'est vue investie de pouvoirs exorbitants notamment dans le contrôle de la moralité et du comportement social des citoyens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concrètement ils avaient le pouvoir d'arrêter n'importe quel couple à pieds ou à motos et exiger la présentation d'un acte de mariage sous peine de détention au camp de la milice !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils exerçaient leur loi dans les quartiers de jour comme de nuit sans aucun contrepouvoir et beaucoup de jeunes comme nous qui prenaient nuitamment tranquillement le thé devant leur " grin " en furent les victimes régulièrement !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au sein de la population, cette radicalisation du pouvoir à l'issue incertaine a douché l'enthousiasme et la ferveur de l'Indépendance et des premières heures du socialisme et fait place à la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>peur, la frustration et la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rancœur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Incontestablement le régime s'est de lui-même transformé en régime d'exception : sans Bureau politique du parti,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sans Assemblée nationale, le Président gouverne par ordonnance. Cela peut être perçu comme l'exercice d'un pouvoir personnel de toute évidence !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une rumeur dont je suis personnellement témoin s'est répandue très rapidement en 1968 et qui prêtait aux responsables du parti de vouloir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>constituer des cellules dans chaque quartier<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>, ces cellules seraient composées des familles d'un même carré qui comptait entre 4 à 6 familles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>, chaque cellule serait sous l'autorité d'un chef de cellule qui se verrait alors investi de tous les pouvoirs des chefs de famille et les repas de la cellule seraient collectifs ainsi que les dotations alimentaires à la coopérative de consommation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette perspective fut très mal accueillie dans les foyers et les quartiers, mais resta à l'état de projet jusqu'à la chute du régime. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutes ces frustrations, ces privations et autres atteintes aux libertés éclatèrent le 19 novembre 1968 jour de la chute du régime en un immense cri de joie à travers les rues de Bamako où le seul mot scandé par les citoyens en liesse était<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>" LIBERTÉ ! LIBERTÉ ! "<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Et les arbres de Bamako en subiront les conséquences car tous les manifestants qui déferlaient vers la Maison du Peuple siège du CMLN brandissaient des branches d'arbres comme un symbole de liberté ! Et nous autres militants dépités du RDA ne pouvions que leur rappeler au coin des rues<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un des slogans favoris de Radio Mali : " plantes sômô ou neem et tu sauveras ton pays !" Pour en revenir au Président Modibo Keïta , pour ma part je ne l'ai jamais considéré comme seul Père de l'Indépendance mais plutôt comme un parmi d'autres qui ont initié cette lutte pour l'émancipation depuis la fin de la seconde guerre mondiale à travers la création d'abord de syndicats puis de partis et regroupements de partis dont l'apothéose fut la création du RDA à Bamako en 1946 .<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou Konaté, Fily Dabo Sissoko, Hamadoun Dicko, Mahamane Alassane,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Alassane Touré et bien d'autres sont aussi les Pères de l'Indépendance !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'auteur de la proclamation d'Indépendance n'en est pas le seul propriétaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur l'homme Modibo Keïta je peux dire sans me tromper que l'on ne peut que reconnaître sa stature, la sincérité de son engagement, sa probité et son intégrité incontestables. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De sa disparition à nos jours aucun scandale n'est venu ternir son nom et sa réputation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant on ne saurait occulter non plus les excès, les dérives,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les atteintes aux libertés et souvent les crimes qui ont marqué les années heureusement éphémères de la révolution active sous son magistère. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Modibo s'est laissé déborder et entraîner par les radicaux du parti dans un exercice du pouvoir contraire aux nobles ambitions de 1960 !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l'histoire le retiendra !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L'histoire retiendra aussi</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’en cumulant les fonctions de responsable du CNDR, de Président de la République, de chef du gouvernement sa responsabilité est pleine et entière dans toutes les dérives constatées et documentées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Animés d'un engagement de bonne foi incontestable et d'un patriotisme<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ardent, les Pères de l'Indépendance de quelque bord qu'ils soient nous ont légué le sens élevé du Patriotisme, de l'Indépendance et de la Souveraineté revendiqués par tous les régimes qui leur ont succédé<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malick Toure</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le futur de l&amp;apos;armée ukrainienne : le zugzwang pour l&amp;apos;UE</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-futur-de-larmee-ukrainienne-le-zugzwang-pour-lue-3111668.html</link>
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<description><![CDATA[ Le zugzwang est une situation dans le jeu d&#039;échecs dans laquelle le joueur n&#039;a aucun mouvement favorable possible - toute action qu&#039;il fera entraînera une détérioration imminente de sa position sur le plateau de jeu. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 30 Nov 2025 08:07:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__txt">
<p>Dans le cadre des actuelles négociations officieuses de l’accord de paix entre l’Ukraine et la Fédération de Russie ou, pour être plus précis, entre le bloc de l’OTAN et Moscou, la question du nombre du contingent de l’armée ukrainienne de la période post-guerre est présentée comme un des points clés du désaccord entre les Russes et les Ukrainiens, avec les « va-t-en-guerre » européens derrière.</p>
<p>Sans présenter l’analyse de l’ensemble des clauses d’un éventuel accord de paix, je m’arrêterai sur la question quantitative de la future armée ukrainienne, dont l’importance, singulièrement sous-estimée, transcende les narrations propagandistes des grands médias occidentaux.</p>
<p>Le récit dominant oppose la volonté de Moscou de minimiser le nombre de militaires dans l’armée ukrainienne à la position du camp ukraino-européen, réticent à toute réduction d’effectifs.</p>
<p>Le plan de paix proposé par l’administration Trump préconise une réduction de l’armée ukrainienne à 600 000 militaires actifs, tandis que les exigences de l’Union Européenne oscillent autour de 800 000 individus.</p>
<div id="attachment_141194" class="wp-caption alignnone" data-px-verified-attrs="style"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-141194" class="size-full wp-image-141194 amp-wp-enforced-sizes" src="https://www.jeune-independant.net/wp-content/uploads/2025/08/7-1-65-e1755740073967.jpg" alt="7 1 65 e1755740073967" width="600" height="400" title="La future armée ukrainienne : le zugzwang pour l’UE 1">
<p id="caption-attachment-141194" class="wp-caption-text">Trump et Poutine face aux « va-t-en-guerre » européens</p>
</div>
<p>Cela étant, il est à souligner que la focalisation sur l’aspect sécuritaire de cette question s’avère non seulement fallacieuse, mais aussi déconnectée des impératifs socio-économiques de la réalité que l’Ukraine connaîtra dans un avenir proche. L’équation est considérablement plus complexe.</p>
<p><strong>Les effectifs de l’armée</strong></p>
<p>Aujourd’hui, le nombre exact de soldats et d’officiers servant dans l’armée ukrainienne reste indéterminé. Les estimations, issues de sources officielles et non officielles, suggèrent une fourchette de 800 à 950 mille individus, incluant un nombre significatif de déserteurs, estimé entre 200 et 300 mille selon diverses sources ukrainiennes (le chiffre officiel de plus de 120 000 poursuites judiciaires intentées contre des militaires ayant déserté les rangs de l’armée ukrainienne ne ne reflète guère l’ampleur réelle de l’exode).</p>
<p>En conséquence, l’effectif réel de l’armée ukrainienne se situerait entre 500 et 750 mille personnes, dont environ 200 mille sont directement engagées dans les combats sur la ligne de front.</p>
<p><em>Quelle est la signification de ces chiffres présentés ?</em></p>
<p>Le fait que ces effectifs s’inscrivent bien dans la « zone de marchandage » proposée par Washington, suggérant une absence de demande de sacrifices en termes d’effectifs de la future armée ukrainienne, constitue un aspect non éclairé par les médias mainstream occidentaux, mais, néanmoins, secondaire de la problématique.</p>
<p>Il est pertinent de rappeler qu’avant l’entrée de la Russie en guerre, l’ensemble des forces armées ukrainiennes comptait environ 200 mille soldats et officiers. Ce chiffre tenait déjà compte de la guerre menée par Kiev dans la région du Donbass depuis avril 2014.</p>
<div id="attachment_84792" class="wp-caption alignnone" data-px-verified-attrs="style"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-84792" class="size-full wp-image-84792 amp-wp-enforced-sizes" src="https://www.jeune-independant.net/wp-content/uploads/2022/09/Ukraine.jpg" alt="Ukraine" width="600" height="400" title="La future armée ukrainienne : le zugzwang pour l’UE 2">
<p id="caption-attachment-84792" class="wp-caption-text">Une population ukrainienne otage d’une guerre perdue d’avance</p>
</div>
<p>Parallèlement, les armées les plus importantes des pays de l’Union Européenne en termes d’effectifs actifs, telles que celles de la France et de la Pologne, comptent également près de 200 mille militaires chacune. Cette taille relativement réduite s’explique par le fait qu’en temps de paix, des armées plus importantes pour des pays ayant le poids démographique et économique de la France constitueraient une charge économique excessive. Une augmentation hypothétique des effectifs militaires français de 200 à 300 mille serait fortement préjudiciable à une économie se situant déjà au bord de la récession.</p>
<p>L’Ukraine, confrontée à un effondrement économique et démographique avéré, ne sera pas en mesure de financer une armée de 800 mille hommes, ni même de maintenir un effectif de 200 mille militaires actifs comme avant 2022. À l’issue du conflit, le pays sera plongé dans une récession profonde et durable.</p>
<p>Qu’ils le veuillent ou non, même une fois le conflit actuel achevé, les contribuables européens devront inéluctablement continuer de financer Kiev par le biais de dotations massives, se chiffrant à plusieurs dizaines de milliards d’euros par an et grevant ainsi durablement les finances publiques des pays européens.</p>
<p><strong>Le piège ukrainien : zugzwang</strong></p>
<p>Les narratifs véhiculés par les canaux de propagande du bloc otanien quant au rôle futur et crucial de l’armée ukrainienne dans la défense de l’Union Européenne divergent considérablement de la réalité. Contrairement aux affirmations publiques, aucun gouvernement européen, aussi russophobe soit-il, ne consentira à des sacrifices substantiels au profit d’une armée étrangère, dont la fonction se limite à constituer un rempart temporaire face à l’armée russe, un « consommable » stratégique pendant les quelques années nécessaires au renforcement des forces armées nationales.</p>
<p>A l’issue de ce processus, il est certainement prévu que l’armée ukrainienne, déjà chroniquement sous-alimentée même en période de guerre, soit progressivement abandonnée à son propre sort, faute d’une dotation annuelle de plusieurs dizaines de milliards d’euros, indispensable au maintien du niveau de capacité affiché dans les déclarations officielles.</p>
<p>Cela étant,<span> </span><strong>le futur drame réputationnel des capitales européennes réside dans le fait que, sans reléguer l’Ukraine au statut d’État paria et sans fermer hermétiquement sa frontière avec l’UE, l’interruption des perfusions financières susmentionnées s’avérera irréalisable</strong>, même en cas d’accession massive au pouvoir, dans les pays de l’Union, de gouvernements souverainistes, voire ouvertement anti-ukrainiens.</p>
<p><em>Pourquoi ?</em></p>
<p>Actuellement, la rémunération d’un soldat de rang directement engagé dans les zones de combat excède fréquemment 100 000 hryvnias, soit près de 2 000 euros par mois. Depuis plusieurs années, plus de 200 000 individus, sur un effectif total estimé entre 500 000 et 750 000 militaires d’active au sein de l’armée ukrainienne, se sont non seulement familiarisés avec la confrontation directe à la mort et l’acte de tuer, mais également habitués à percevoir une rétribution qui, pour la majorité d’entre eux, représente un multiple de 5 par rapport à leurs revenus civils antérieurs au conflit.</p>
<div id="attachment_120928" class="wp-caption alignnone" data-px-verified-attrs="style"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-120928" class="size-full wp-image-120928 amp-wp-enforced-sizes" src="https://www.jeune-independant.net/wp-content/uploads/2024/07/Zelensky2-e1764305321377.jpg" alt="Zelensky2 e1764305321377" width="600" height="400" title="La future armée ukrainienne : le zugzwang pour l’UE 3">
<p id="caption-attachment-120928" class="wp-caption-text">L’Ukraine, confrontée à un effondrement économique et démographique</p>
</div>
<p>À titre indicatif, le revenu moyen de la population ukrainienne en 2021 s’élevait à 14 018 hryvnias par mois, soit environ 434 euros bruts (ministère des Finances de l’Ukraine, 2021).</p>
<p>Au sortir du conflit armé, des centaines de milliers de combattants retrouveront une vie civile désenchantée, confrontés à une économie en ruines et à la quête ardue d’un emploi précaire, rétribué au mieux quelques centaines d’euros mensuels.</p>
<p>Les sondages déjà réalisés en Ukraine sont sans équivoque et n’ont aucun effet de surprise : tout au moins, plusieurs dizaines de milliers de personnes habituées à tuer, et avec la psyché détruite par la guerre, prendront le chemin de l’Union Européenne afin d’y retrouver le niveau de rémunération auquel elles se sont habituées depuis des années de guerre, et ce par tous les moyens qui seront à leur disposition.</p>
<p>Les capitales européennes seront alors confrontées à un choix très restreint :<span> </span><strong>soit maintenir un financement substantiel et pérenne de l’armée et de l’économie ukrainiennes, soit accueillir sur leur sol des dizaines de milliers d’individus déséquilibrés ayant l’expérience de tuer, en quête d’un niveau de vie confortable,</strong><span> </span><strong>soit, comme mentionné plus haut, mettre l’Ukraine sous le statut d’état paria et fermer sa frontière à la libre circulation avec l’UE.</strong></p>
<p>Au regard des politiques menées ces dernières années par Bruxelles et la majorité des gouvernements européens, et considérant les risques inhérents pour les « élites » à la seconde option, le maintien d’un financement conséquent de Kiev apparaît comme le moindre mal.</p>
<p>Cependant, l’indignation affichée par les décideurs européens face à la proposition de l’administration Trump de ramener les effectifs de l’armée ukrainienne à 600 000 hommes à la fin du conflit relève d’une grossière chimère dont l’objectif véritable serait d’empêcher la signature d’un accord de paix et de faire perdurer la guerre le temps nécessaire pour l’Union Européenne de restructurer ses armées au prix de sacrifices socio-économiques que ses contribuables feront de gré ou de force.</p>
<p><em>Oleg Nesterenk est aussi un ancien directeur de l’MBA, ancien professeur auprès des masters des Grandes Ecoles de Commerce de Paris.</em></p>
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<title>Sécurité : Vérité de 30 ans et d’aujourd’hui : « Si la région de Mopti s&amp;apos;enflamme, tout le Mali sentirait les conséquences »</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/securite-verite-de-30-ans-et-daujourdhui-si-la-region-de-mopti-senflamme-tout-le-mali-sentirait-les-consequences-3111667.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 7 décembre 1993, « une bataille sanglante » oppose deux villages sur une zone de pâturage appelée « Tondi Diolel » à moins d’1km à l’ouest du village de Diolel, près de  Ténenkou, région de Mopti. Bilan 29 morts, 42 blessés. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 29 Nov 2025 19:17:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux envoyés arrivent à Mopti le lendemain très tôt vers 2h 00 du matin, dépêchés par le chef d’arrondissement de Sossobé pour informer les autorités régionales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les populations et les autorités sont en alerte pour circonscrire le drame, soigner les blessés, évacuer les cas graves, sécuriser la zone, enterrer les morts, interpeller les présumés auteurs, complices et suspects.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout est parti d’une banale altercation entre un berger et un groupe de jeunes suivie de l’abattage de son animal (bovin). Le lendemain, la situation dégénère. Ce conflit fait suite à un différend persistant non résolu depuis 1936 malgré des décisions administratives et de justice. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon un rapport technique, la zone litigeuse appartient depuis plus de 5 siècles à la communauté Salsalbé. Mais sous l’empire théocratique (la Dina), au XIXème siècle, « une portion est attribuée » à la communauté Sossobé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour comprendre davantage les sources profondes de ces conflits, leur récurrence, les enjeux autour des espaces et les défis nombreux à relever pour les circonscrire, nous avions rencontré le Dr. Noumou Diakité ancien directeur général de l’Odem (opération de développement de l’élevage dans la région de Mopti) de 1980 à 1991. Très respecté parmi ses pairs, il constitue une mémoire vivante en matière d’élevage au Mali, particulièrement sur le pastoralisme. Il a animé plusieurs conférences et publié des ouvrages. Nous lui souhaitons longue vie. Ses propos prémonitoires du reste, restent d’actualité 30 ans après d’autant plus que la région traverse de nos jours des convulsions regrettables. Certains espaces sont même devenus des zones de non droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment expliquez- vous le conflit sanglant qui a opposé les Sossobé aux Salsalbé ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Noumou Diakité</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : Le delta qui reçoit environ un million de bovins et 500 000 ovins / caprins est un véritable déversoir de cheptel qu’il faut gérer et encadrer avec la participation de toutes les populations concernées. Les conflits entre éleveurs et éleveurs, éleveurs et agriculteurs, éleveurs et pécheurs etc.… sont fréquents. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce conflit sanglant fait suite à d’autres, antérieurs) dans le cadre des graves fictions entre éleveurs pour la gestion des bourgoutières (pâturages de bourgou). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque l’encadrement administratif, judiciaire et technique manque de vigilance, le conflit mineur de préséance sur une zone pastorale peut revêtir rapidement une situation dramatique. Lorsque deux parties sont en conflit, il est extrêmement dangereux d’exploiter la situation pour des intérêts sordides.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Tondi-Diolel » qui est la zone litigieuse fait partie des points de traversées à gérer durant les transhumances annuelles dans les bourgoutières. Comme prévu, la tenue des conférences aux niveaux local et régional permet de discuter ensemble des problèmes de progression des troupeaux dans le delta et de prévenir les conflits et litiges graves.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme disait Amadou Hampâté Ba, « on ne peut pas coiffer une personne à son absence ». Il faut que l’encadrement surtout administratif et judiciaire tranche et retienne les solutions devant les parties, au lieu de les exploiter individuellement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mauvaise gestion ou la non-gestion actuelle des problèmes dans le delta, en dehors de toute concertation commune, est à la base de ce conflit sanglant et regrettable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pouvait-on éviter ce conflit ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Noumou Diakité</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : Nous avons surtout affaire à des populations pastorales, avec un particularisme affiché.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi le rôle de l’encadrement administratif et technique doit rester important et transparent dans le comportement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le refus de tenir régulièrement les conférences régionales et locales pour la bonne exécution des campagnes bourgoutières et la non prise en compte des évènements de provocation entre les protagonistes en 1991 et 1992, étaient des signes précurseurs de situation explosive inévitable. La négligence voire l’incompétence des autorités administratives et judiciaires sont des aspects à revoir car le delta, du fait de sa complexité, est une véritable école à part. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour éviter les conflits, il faut être sur le terrain en permanence avec les populations. Chaque alerte au niveau du delta exige une visite de terrain par l’autorité le mieux indiquée. Quand ou attend trop, souvent il est trop tard. Quelquefois, la visite la plus simple, la plus anodine peut prévenir les conflits les plus graves. Entre les Salsabé et les Sossobé, le fatalisme a-t-il voulu que les autorités les plus indiquées dorment sur leurs lauriers ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Delta n’est pas une petite aire de culture physique, il faut s’y investir en permanence afin d’y connaitre les us et coutumes des populations et prévenir les conflits. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’autres conflits de ce genre pourraient surgir dans le delta, que préconisez-vous pour mettre fin à ces litiges ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Noumou Diakité :</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Partout où les ressources naturelles sont excellentes, les communautés se sont battues pour se les approprier. Dans ce contexte, l’histoire de l’occupation des leydi (territoires) du delta est très riche dans ce sens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le bourgou au delta intérieur est une véritable poudrière, c’est un fromage qui attire plusieurs consommateurs : les conflits sont diversifiés et importants : conflits entre éleveurs, entre éleveurs et agriculteurs, entre éleveurs et pêcheurs, entre agriculteurs et pêcheurs et entre pêcheurs........ Bref, ces conflits concernaient toujours la propriété ou le pouvoir sur l’eau, le sol et l’herbe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En fonction de son caractère spécifique, il faudrait une véritable agence pour le développement durable, dans le cadre de la gestion rationnelle des ressources. Les autorités de l’Etat devaient se baser sur des compétences mobilisées à cet effet, compétences qui pourraient être des personnes ressources retenues dans ce cadre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le delta est une région extrêmement complexe et qui, en fonction de la dégradation de ressources inclut très rapidement. La mobilisation des compétences locales et régionales et une bonne harmonisation des interventions sont des orientations à retenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Etat, à travers ses autorités administratives et judiciaires devrait se prononcer de façon définitive sur les conflits. Il faudrait un strict respect de « l’autorité de la chose jugée» et éviter le coup de la mitraillette matérielle de la corruption à tous les niveaux. Autrement dit, quand la décision de justice devient définitive, nul ne peut la rouvrir pour quel que motif que ce soit. Le litige est définitivement clos. Ce qui n’est pas malheureusement pas le cas dans certaines situations notamment dans la région de Mopti.<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"> </b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’administration et la justice se saisissent tout le temps de ces litiges, pourquoi les décisions ne sont pas respectées et n’ont pas de caractère définitif ? <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Noumou Diakité</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : A travers les millions d’animaux qui pâturent dans le delta et les brassages entre les populations venues des régions et des pays voisins, il y a un potentiel matériel et financier très important qu’il faut prendre en compte. En plus des sommes investies pour avoir accès au delta et aux zones de pâturages bourgoutières, il y a une masse financière importante qui circule. Or partout où l’argent circule, des intérêts apparaissent que les différentes parties s’attachent à préserver et à défendre, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En cas de conflit, chaque partie essaye de soudoyer financièrement et matériellement (ou animaux) afin de gagner les faveurs de l’autorité sur la zone litigieuse, avoir raison. A chaque autorité et à chaque changement d’autorité (chef d’arrondissement, commandant de cercle, justice, gendarmerie, gouvernorat…) la partie qui semble lésée revient à la charge avec l’appui d’intermédiaire tapis auprès des autorités.... Cette «mitraillette» financière et matérielle est à la base de la persistance des conflits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au niveau local, certains individus sont des « spécialistes » qui tirent profit de ces conflits, mais la corruptibilité des agents de l’Etat reste le facteur important. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant la Dina, aux temps des Ardos, la redevance traditionnelle «narrudi» ou «tolo» <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">est encore perçue de nos jours sur les zones pastorales. En plus de cela «le Dioro» qui était le vrai gestionnaire des zones pastorales se transforme de plus en plus en propriétaire terrien ou en métayer avec la complicité des pouvoirs en place.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un peu, à tous les niveaux, il y a « à boire et à manger » dans le delta…. Chaque conflit est une source de financement pour les responsables qui se plaisent dans ce jeu. Il s’agit d’une spéculation dangereuse, de l’exploitation des situations conflictuelles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quel doit-être le rôle des services techniques de l’élevage dans cette question ? L’élevage un domaine -t-il l’impression qu’il est dépassé ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Noumou Diakité</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : La source de l’élevage est incontestablement le plus outillé en matière de gestion de la transhumance dans le delta. Il détient à son niveau la mémoire scientifique du cheptel de la transhumance des troupeaux dans le delta. L’Opération pour le développement de l’élevage dans la région de Mopti (Odem) doit avoir encore à son niveau plus 11 m² de cartographie décrivant les légendes (contours), les pistes de déplacements (burtol), les aires de repos, les zones conflictuelles etc…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les agents de l’élevage, lorsqu’ils restent collés au terrain, sont des bons connaisseurs de la trame foncière pastorale. Mais ils sont écartés et très peu sollicités pour les questions conflictuelles concernant les zones pastorales, les dégâts causés pour les animaux… etc. Ils sont à tort considérés comme de simples spécialistes de la santé animale ne servant qu’à manipuler la seringue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au contraire, l’agent de l’élevage devrait être le principal encadreur dans le delta en fonction de la complexité des systèmes de production. Il doit être un défenseur actif mais aussi un guide averti de l’éleveur dans le delta. De plus en plus, n’ayant pas assez de moyens, il se cantonne dans l’oisiveté de la seule pratique de la santé animale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le service de l’élevage devrait se mobiliser encore plus et encadrer le monde rural au bien suivi avec les autres partenaires de l’encadrement rural afin que « les éleveurs ne soient pas taillables et corvéables à merci ». Il faut qu’il évolue dans le sillage des éleveurs en permanence comme dans le temps afin de contrecarrer les pratiques arbitraires de l’administration et les brimades des autorités de répression.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le vent de la démocratisation, du courant de revendication sur le foncier pastoral en cours dans le delta, le service de l’élevage ne devrait pas être mis de côté. En fonction de son passé dans la région, il doit maintenir et orienter le cap vers une disponibilité encore plus grande.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le développement est global même au niveau du pasteur peul, il faut donc dépasser le particularisme et l’approche sectorielle, mais surtout évoluer et se mettre en rapport avec les autres activités. Le service de l’élevage peut et doit jouer un rôle important dans la prévention et la résolution des conflits et s’investir contre les mauvaises pratiques des autorités administratives. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le salut de l’élevage dans la région passe par l’engagement d’un encadrement compétent, disponible et responsable dans ses prises de décisions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entretien réalisé par Ahmadou Sankaré<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mars 1994 à Mopti<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chronologie des évènements<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après plus de 50 ans de procédure tant auprès de l’administration que de la justice, sans une décision définitive, 29 âmes perdent la vie dans une indifférence inqualifiable. Ce sont les populations qui paient toujours le prix le plus fort devant les tribunaux en lieu et place de ceux qui ont vu et laissé faire des décennies durant. Néanmoins, ils s’en sortent bien, ces « enfants gâtés de la république », en toute quiétude. « La mitraillette » financière et matérielle est à la base de la persistance des conflits, regrette Dr Diakité. Ainsi va mon beau pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dates <span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Actions <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 15 janvier 1930<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>au Sud-ouest du village de Diolel, une violente bataille oppose deux villages : Sossobé et Salsabé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 11 mars 1956<span style="mso-tab-count: 1;"> </span>une convention est établie entre les deux parties par M. Charles François Baron, administrateur adjoint des colonies, adjoint au commandant de cercle de Mopti.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 16 janvier 1959<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>l’administrateur en chef des colonies, commandant le cercle de Mopti, affirme la propriété des Salsabé sur l’espace querellé dit «Tondi – Diolel».<span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                            </span><span style="mso-spacerun: yes;">                                    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 21 avril 1959<span style="mso-tab-count: 1;">  </span>le tribunal du 2è degré, au cours de son audience publique a statué sur le différent et confirme l’appartenance de Tondi-Diolel à salsabé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 31 janvier 1982,<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Le commandant le cercle de Ténénkou, dresse un procès-verbal entre les deux parties sur l’appartenance de Tondi- Diolel aux Salsabé.<span style="mso-spacerun: yes;">                                                                 </span>La partie Sossobé refuse de signer le PV.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">27 mai 1983<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>TS adresse une correspondance au secrétaire général de la section UDPM pour réclamer les cotisations versées par la population à AC. Le motif évoqué : la plaine de Tondi –Diolel n’a pu être obtenue par les Sossobé. La liste des personnes ayant cotisé et les montants par personne est annexée au PV<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">06 Décembre 1983 <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">          </span>BT, notable domicilié à Borgho, porte plainte auprès du secrétaire général de la section UDPM de Ténénkou, contre le commandant de cercle de cette même localité. Objet : demande de restitution de la somme de trois cent quatre-vingt-cinq mille (385 000) FCFA versée à I T pour frais de bornage de la limite bourgoutière entre Salsabé et Sossobé.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par lettre en date du 23 novembre 1992<span style="mso-tab-count: 1;"> </span>les frères DT et BT portent plainte auprès du juge de paix à compétence étendue de Tenenkou au sujet de la violation de leur bourgoutière de Diolel<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6 janvier 1993<span style="mso-tab-count: 1;">     </span>DT, éleveur domicilié à Borgho, adresse une lettre au gouverneur de Mopti pour opposition des Sossobé au jugement n°2 du 11 mai 1939 et la violation de la bourgoutière le 28 novembre 1992<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6 décembre 1993<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>un jeune berger A.B. au service de Salsabé est agressé par des jeunes Sossobé dans la plaine de Diolel. Le plus gros taureau de son troupeau égorgé. Le jeune rentre à N’Gouréma et informe les siens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">07 décembre 1993, de 11h 00 à 19h30 <span style="mso-tab-count: 1;"> </span>l’irréparable survient, le différend dégénère en conflit. Bilan 29 morts, 42 blessés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une enquête a révélé que le différend qui persiste depuis plus de 50 ans (en 1936) n’a pas été consigné comme il se doit dans le PV de passation de service entre les chefs d’arrondissement entrant et sortant. Le nouveau chef d’arrondissement a été seulement informé de l’existence du litige sur la plaine de Tondi- Diolel par son garde le caporal-chef M.D. en décembre 1990. Qui a intérêt à cacher cette information capitale ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ahmadou Sankaré</strong><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La première république malienne : Autopsie d’une dérive constitutionnelle programmée</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-premiere-republique-malienne-autopsie-dune-derive-constitutionnelle-programmee-3111658.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 22 septembre 1960, le Mali indépendant se dotait d’une Constitution qui proclamait, dans son article 3, le pluralisme des partis et groupements politiques. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 29 Nov 2025 10:38:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Soixante-cinq ans plus tard, il est temps d’examiner lucidement ce que fut réellement cette Première République : non pas l’échec accidentel d’un projet démocratique, mais la mise en place méthodique d’une dictature dont les germes étaient inscrits dans le texte constitutionnel lui-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La reconnaissance formelle du pluralisme politique dans la Constitution de 1960 relève de la supercherie. Pendant que le texte fondamental garantissait théoriquement la liberté d’association politique, le Ministre de l’Intérieur procédait à l’interdiction systématique de tous les partis autres que l’Union Soudanaise-RDA. Le choix offert aux Maliens était d’une simplicité brutale : adhérer à l’US-RDA de gré ou de force, ou subir la prison pour les plus chanceux, l’assassinat pour les autres. Une chape de plomb s’est abattue sur le pays. Cette contradiction entre le texte et la pratique n’était pas une dérive accidentelle. Elle révèle la nature profondément hypocrite d’un constitutionnalisme qui se voulait moderne dans la forme, mais qui organisait en réalité la concentration absolue du pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Constitution elle-même portait en elle les instruments de sa propre négation. En stipulant que “la politique du pays est définie par le Parti”, elle vidait de toute substance les autres institutions républicaines. Le Gouvernement n’était plus qu’un simple exécutant, “chargé de conduire” une politique décidée ailleurs. L’Assemblée Nationale s’est transformée en chambre d’enregistrement des volontés du Parti unique, tous les députés étant désignés par ce dernier. La disposition constitutionnelle prévoyant la motion de censure illustre parfaitement ce formalisme creux. Jamais utilisée, elle était si factice que le Constituant a oublié d’inscrire son corollaire naturel dans un régime parlementaire : le droit de dissolution. Cette omission n’était pas un oubli technique, mais le symptôme d’une architecture institutionnelle où les mécanismes de contrepoids n’étaient que décorum.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président cumulait les fonctions de Président du Gouvernement, Président de la République, Chef de l’État et du Parti. Contrairement aux principes d’un régime parlementaire, il n’était désigné que par les seuls membres de son parti. La Constitution stipulait certes qu’il devait être “investi par les députés à la majorité absolue”, mais dans un parlement entièrement composé de militants du parti unique, cette investiture n’était qu’une validation mécanique. Ce monarque républicain détenait tous les pouvoirs sans aucun contrôle effectif. La pratique constitutionnelle a rapidement fait du Président un empereur mandingue, exerçant un pouvoir personnel débarrassé de toute contrainte institutionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre 1966 et 1968, le régime franchit les dernières étapes vers la dictature assumée. La création du Comité National de Défense de la Révolution le 1er mars 1966, puis la dissolution du Bureau Politique National de l’US-RDA le 22 août 1967, marquent un tournant : ce n’est plus seulement la Constitution qui est violée, mais aussi les statuts du Parti unique lui-même. L’épisode du 16 janvier 1968 reste un moment unique dans l’histoire constitutionnelle : la milice populaire encercle l’Assemblée Nationale et contraint la totalité des députés à démissionner collectivement. Puisque la Constitution n’avait pas prévu la possibilité de dissolution du parlement, le régime invente cette procédure aussi inédite qu’illégale. L’Assemblée est remplacée par une “délégation législative” de 28 membres désignés par le Secrétaire Général du Parti. À partir de ce moment, la dictature devient formelle. Le pouvoir n’est plus issu ni exercé au nom de la Constitution, mais au nom d’un seul homme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque la Première République s’est écroulée, elle l’a fait sans résistance, comme un château de cartes. Cette fin révèle une vérité essentielle : un régime coupé de sa base, qui ne repose que sur la coercition et non sur l’adhésion populaire, ne peut prétendre à aucune légitimité durable. Aujourd’hui, alors que le Mali traverse une nouvelle crise de gouvernance sous régime militaire, il est impératif de tirer les leçons de cette histoire. La Première République nous enseigne qu’un texte constitutionnel, aussi élaboré soit-il, ne vaut rien s’il organise lui-même la concentration du pouvoir. Elle nous rappelle que le pluralisme démocratique ne peut être qu’une réalité effective, jamais une simple déclaration de principe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mythe héroïque autour des pères fondateurs de la Première République doit céder la place à une analyse honnête des mécanismes institutionnels qui ont permis la dérive autoritaire. Tant que nous refuserons d’examiner lucidement comment un régime naissant a transformé une constitution républicaine en instrument de dictature personnelle, nous resterons condamnés à répéter les mêmes erreurs. La démocratie ne se décrète pas dans un texte. Elle s’enracine dans des institutions réellement indépendantes, des contrepouvoirs effectifs, et surtout dans le refus collectif de toute concentration excessive du pouvoir. C’est cette vigilance qui a manqué en 1960. C’est elle qui manque encore aujourd’hui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sambou Sissoko</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Tribune : Réplique au célèbre chroniqueur Sambou Sissoko, à propos de son pamphlet :</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-replique-au-celebre-chroniqueur-sambou-sissoko-a-propos-de-son-pamphlet-3111659.html</link>
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<description><![CDATA[ « La première République : autopsie d’une dérive constitutionnelle programmée ]]></description>
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<pubDate>Sat, 29 Nov 2025 10:23:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je n’aurais pas réagi si je n’avais été, à mots découverts, interpellé par l’auteur. Cela prouve que M. Sissoko demeure un homme de débat, ouvert à la contradiction. Mais cette ouverture contraste singulièrement avec le ton péremptoire avec lequel il dépeint l’autoritarisme du président Modibo Kéita.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Je répondrai point par point à ses charges : certaines fondées, souvent forcées, parfois carrément hypertrophiées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je ne suis ni thuriféraire ni procureur de Modibo Kéita. J’essaie seulement de faire preuve d’objectivité devant l’héritage de l’une des figures politiques majeures de notre histoire, dont le destin fut de porter le Mali à l’indépendance, le 22 septembre 1960.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un tel homme, symbole national, mérite un langage mesuré, même dans la critique. Or M. Sissoko, fidèle à son goût du choc censé éveiller, s’égare ici dans l’excès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. La Constitution du 22 septembre 1960 : “supercherie” ou réalité d’un parti dominant ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon M. Sissoko, le pluralisme de l’article 3 ne serait qu’imposture, puisque le Ministre de l’Intérieur aurait empêché la création de tout parti autre que l’US-RDA. Soit. Mais il oublie l’essentiel : avant même la première République, l’US-RDA s’était déjà imposé dans les urnes comme parti massif, écrasant ses adversaires en 1957 (57 élus contre 6 pour le PSP, 7 pour l’Union Dogon) puis raflant tout en 1959.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Assemblée territoriale devenue Constituante en septembre 1960 était donc naturellement, démocratiquement, totalement US-RDA. C’est ce statut de « parti dominant » – au sens de Maurice Duverger – que rappelait le Dr Issouf Yago (2023). Pas un parti unique de façade : un parti victorieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ces conditions, comment parler de supercherie quand un parti, au sommet de sa force, proclame pourtant le multipartisme ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui aurait-il pu craindre ? Mais entre l’idéal constitutionnel et la pratique politique, il y a parfois un abîme. Comme toutes les jeunes Républiques – d’Athènes à Rome – celle du Mali, fragile, sortant d’un rapport conflictuel avec l’ancien colon, redoutant les opérations de déstabilisation, a commis des erreurs de crispation. L’omerta sur les partis en fait partie, mais elle procède davantage de la peur que de la duplicité. Parler alors « d’hypocrisie constitutionnelle » relève plus du slogan que de l’analyse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Le droit de dissolution ? Il existait bel et bien<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M. Sissoko estime que la motion de censure n’était qu’un « formalisme creux » faute de droit de dissolution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Erreur. L’article 37 de la Constitution est limpide : deux crises ministérielles en vingt-quatre mois entraînaient la dissolution automatique de l’Assemblée nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mécanisme de contrepoids était donc réel. D’ailleurs, l’Assemblée fut-elle bel et bien dissoute en 1967, après la création du CNDR en mars 1966.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Un Président “tout-puissant” ? Une lecture erronée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Affirmer que Modibo cumulait « Président de la République, Président du Gouvernement, Chef de l’État et chef du parti » est factuellement pompé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il était Président du Gouvernement provisoire et Secrétaire général du parti.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rien qui n’étonne dans une transition postcoloniale. Rien qui soit rare dans des démocraties bien établies, où partis majoritaires et exécutifs fusionnent souvent dans la pratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’appellation même de l’Exécutif – « Gouvernement provisoire » – révèle que l’objectif était de bâtir progressivement un État stable, non d’instituer un césarisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Modibo fut d’ailleurs désigné à l’unanimité par la Constituante pour conduire le Mali indépendant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>1966-1968 : vers la dictature assumée ? Un récit sans contexte<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, le régime se durcit. Mais situer les faits, ce n’est pas excuser : c’est comprendre. Et M. Sissoko s’y refuse. Entre 1966 et 1968, la sous-région est secouée : Coup d’État au Nigéria ; Coup d’État au Ghana contre NKrumah, proche allié de Modibo, perçu comme une opération soutenue par les services britanniques et américains ; Tentative de putsch contre Sékou Touré à Conakry.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Modibo Kéita voit un encerclement. Il doute des forces de sécurité. Il craint que la déstabilisation orchestrée ailleurs n’arrive chez lui. D’où les mesures brutales : création du CNDR en 1966 ; dissolution du Bureau politique de l’US-RDA ; dissolution de l’Assemblée en 1967.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1968, il n’y avait donc plus de députés dont une impopulaire milice aurait arraché la démission : pure fiction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un pouvoir affaibli, un homme épuisé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise économique, la pression régionale, les maladresses internes ont isolé le régime. Au matin du 19 novembre 1968, Modibo Kéita n’oppose aucune résistance. Informé à distance, très loin de ses ennemis, il se rend pourtant, digne, presque fataliste, comme pour dire : « Si vous me voulez, me voici. J’ai donné ce que j’ai pu. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Critiquer, oui. défigurer, non<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Modibo Kéita ne fut ni ange ni tyran caricatural. Il fut un homme – avec ses grandeurs, ses fautes, ses aveuglements – mais aussi l’un des plus grands serviteurs de ce pays, auquel il prit si peu et offrit tant. Critiquons-le, oui. Énumérons ses erreurs, oui. Mais dans la mesure, dans le respect dû à ceux qui ont porté, dans des circonstances uniques, le fardeau de l’Histoire. La critique sert à éclairer... L’héritage sert à réfléchir...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Dr. Mahamadou Konaté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Instituer le Paiement Électronique pour l’Achat du Carburant : pour une gestion transparente</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/instituer-le-paiement-electronique-pour-lachat-du-carburant-pour-une-gestion-transparente-3111638.html</link>
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<description><![CDATA[ La crise d’approvisionnement en carburant invite à changer de mode de paiement en argent liquide au système de paiement électronique : Moov money, Orange money, Sama money etc. Le mode de paiement électronique présente des avantages pour les opérateurs pétroliers, les gérants et pompistes, les usagers et le Gouvernement. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 15:18:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><i><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Calibri','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Pour les opérateurs pétroliers</span></i><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Calibri','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"> : Il permet une traçabilité de tous les achats faits et les paiements effectués et une gestion efficace des stocks au niveau des stations. Il minimise fortement les pertes d’argent à cause de la manipulation de la liquidité par les employés à tous les niveaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><i><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Calibri','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Pour les gérants et pompistes</span></i><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Calibri','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"> : Leur exposition à la liquidité disparaît avec son lot de perte d’argent, de tentative et de soupçon de fraude et de détournement et d’ennuis judiciaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><i><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Calibri','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Pour les usagers ou clients</span></i><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Calibri','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"> : Il mettra fin à la gourmandise et la cupidité de certaines personnes au profit de plusieurs clients en rationnant les quantités et montants pour tous pendant les crises. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><i><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Calibri','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Pour le Gouvernement</span></i><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Calibri','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"> : Il permet de gérer efficacement les pénuries futures par l’atténuation de l’impact sur les populations en rationnant les quantités et montants par client pour une période déterminée. Les numéros de téléphone étant identifiés sur la base des pièces d’identité et le paiement électronique institué, les fraudes massives diminuent car une personne identifiée à travers ses numéros ne pourrait plus faire plusieurs achats et effectuer plusieurs paiements pendant une période prédéterminée aux dépens des autres. En effet, il est constaté et rapporté que des individus font plusieurs aller et retour dans les stations : ils remplissent leurs réservoirs et viennent les vider dans des bidons et repartent dans les stations. Quant aux entreprises, sociétés et organisations, agences, et revendeurs du carburant dûment autorisés (dans les zones rurales où il n’y a pas de stations) quelle que soit leur taille, ils seront identifiés à travers leurs numéros d’identification fiscale (NIF).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Calibri','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Une volonté très affichée et une synergie d’action entre les opérateurs pétroliers, les opérateurs de paiement électronique, les banques, les développeurs d’application et le Gouvernement sont nécessaires pour mettre en place le système de paiement électronique et une base de données des stations-services et autres points de vente fonctionnels sur l’ensemble du territoire. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il contribuera à l’assainissement du secteur car cette crise a révélé des pratiques frauduleuses déplorables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Calibri','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Nyadia Goïta<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Calibri','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Domicilié à Niamana à environ 300 mètres du nouveau marché, 6<sup>ème</sup> arrondissement du District de Bamako, Mali<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Calibri','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Tél : + 223 66 90 55 45 / 70 20 89 28.<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Calibri','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"><strong>E-mail : nyadia.goita@gmail.com</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Yaya Sidibe Geographe&#45;Statisticien : « Il faut des programmes »</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/yaya-sidibe-geographe-statisticien-il-faut-des-programmes-3111547.html</link>
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<description><![CDATA[ La ville de Bamako n’a pas cessé d’être approvisionnée en hydrocarbure, mais des files d’attente continuent de s’étendre à des kilomètres devant les stations. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 02:10:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour pallier ce problème et rendre la distribution plus fluide, le géographe-statisticien, Yaya Sidibé propose un plan d’expert. Il explique : « les autorités doivent prendre ce problème à bras le corps. Il faut catégoriser les stations et établir des programmes. On doit approcher les expertises et faire un répertoire, c'est-à-dire la cartographie des stations dans toutes les communes de Bamako. Après on les classe par catégorie selon leur taille. C’est-à-dire, les grosses stations, les moyennes et les petites stations. Nous pouvons aussi classer les stations en deux types. Les multinationaux et les nationaux. On prend Shell, Total qui sont multinationaux et les stations locales. En termes de taille.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand on fait cette cartographie, on essaie de voir les axes routiers. On prend les stations qui se trouvent sur les axes principaux. On catégorise les véhicules de transport en trois groupes (les gros porteurs, les camions, les bus et autres). Ensuite viennent les Sotrama et les taxis en deuxième groupe suivi des mototaxis et les tricycles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En dernière, phase, ce sont les stations qui sont sur les axes secondaires, elles vont être réservées aux véhicules et motos personnels. Après toutes ces catégorisations, on sort un programme. Exemple : Lundi, mardi, les stations Shell, Yara, Somayaf, sur tel axe, pour la première catégorie des transports (gros porteurs). Tels autres jours, telles autres stations sur les axes secondaires pour les mobiles personnels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la facilitation de la distribution, avant la vente du carburant, chaque gérant de station de donne sa capacité de stock et en fonction de cette capacité, on fait un nombre de ticket qui sera distribué par ordre d'arrivée. On mobilise les forces de l'ordre, telles que la protection civile, la police, plus la société civile organisée, le CNJ, qui sont déjà à l'actif pour superviser la vente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En donnant au moins cette cartographie, cette méthodologie opérationnelle, ça pourrait permettre d'atténuer un peu ce flux et même d'assurer un peu la sécurité. Pour ceux qui vont revendre le carburant à des prix exorbitant, la seule solution, c’est la dénonciation. Il faut les dénoncer. C’est la seule solution. Et ça c'est le rôle de la population surtout de la jeunesse ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Koureichy Cissé</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation malienne : Priorités stratégiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/situation-malienne-priorites-strategiques-3111546.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali traverse aujourd’hui une crise d’une profondeur exceptionnelle. Une crise où se mêlent insécurité, tensions politiques, souffrances humanitaires, fragilisation économique et ruptures sociales. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 02:06:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette situation complexe, nous devons adopter une approche globale et cohérente. Aucune réponse isolée, ni strictement sécuritaire, ni purement politique, ne pourra suffire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’objectif collectif est clair : restaurer la sécurité, renforcer la gouvernance, alléger la souffrance des populations, relancer l’économie et reconstruire la cohésion sociale. Ce sont là les fondations indispensables d’une paix durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sécurisation du territoire et protection des populations<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La première urgence est la sécurité. Elle doit redevenir une réalité tangible pour chaque citoyen.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela passe par la sécurisation des corridors logistiques essentiels : carburant, vivres, médicaments. Il s’agit aussi de renforcer la présence sur le terrain, de déployer des patrouilles mixtes dans les zones vulnérables et de structurer un renseignement communautaire digne de confiance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Là où cela est possible, des arrangements locaux de réduction de la violence doivent être encouragés pour soulager immédiatement les populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Gouvernance, transition politique et restauration de la confiance<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucune stabilité durable n’est envisageable sans un cadre politique clair. Il est impératif de publier un calendrier de transition crédible, précis et suivi publiquement. Nous devons également réactiver un dialogue national inclusif, rassemblant partis politiques, société civile, autorités religieuses et communautés locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le retour de l’espace civique est indispensable à la restauration de la confiance envers l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Diplomatie régionale et coopération internationale<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise malienne ne peut être gérée dans l’isolement. Il est urgent de normaliser nos relations avec les voisins sur la base des liens historiques (nécessité de détente) l’Union africaine et les Nations unies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une coopération sécuritaire extérieure peut exister, mais elle doit être transparente, encadrée et conforme aux intérêts souverains du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De plus, la coordination transfrontalière avec nos voisins du Sahel est essentielle pour réduire la mobilité des groupes armés et stabiliser les zones frontalières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Réponse humanitaire et services sociaux essentiels<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La priorité humanitaire doit rester au cœur de l’action publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous devons établir des corridors humanitaires sécurisés, renforcer l’accès à la santé, à l’eau, à la nutrition et à l’éducation, et soutenir les personnes déplacées internes dont la situation est alarmante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rouvrir progressivement les écoles dans les zones stabilisées est un geste vital pour les enfants, pour les familles, et pour la cohésion de demain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Relance économique et emploi<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise économique pèse lourdement sur les ménages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut instaurer des mesures anti-inflation, encourager des emplois temporaires pour les jeunes, soutenir l’agriculture, le pastoralisme et les petits commerces.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le développement des infrastructures de base — routes, irrigation, énergie — demeure un levier essentiel pour la résilience et la croissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Cohésion sociale, justice et réconciliation<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La paix ne peut exister sans justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous devons relancer les mécanismes de justice appropriés, renforcer la médiation communautaire, et mettre en œuvre un DDR réaliste, fondé sur la réinsertion sociale et économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela permettra d’apaiser les tensions, de reconstruire la confiance entre communautés et d’ancrer une paix véritable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Résilience climatique et gestion des ressources<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, la gestion durable des terres, de l’eau et des pâturages est essentielle pour réduire les conflits liés aux ressources.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La modernisation de l’irrigation, l’agroécologie et la protection du pastoralisme sont des outils puissants de stabilisation sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La sortie de crise exige une vision claire, une action déterminée et une coordination sincère entre l’État, les collectivités, les communautés, et nos partenaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali dispose des ressources humaines, culturelles et sociales nécessaires pour surmonter cette épreuve.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En unissant nos efforts, en agissant avec courage et lucidité, nous pouvons faire émerger un Mali plus stable, plus juste et plus solidaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr. Kissima Gakou<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation du Mali : L&amp;apos;ancien Premier ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani partage sa vision</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/situation-du-mali-lancien-premier-ministre-ahmed-mohamed-ag-hamani-partage-sa-vision-3111524.html</link>
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<description><![CDATA[ Lancien Premier ministre, Ahmed Mohamed Ag Hamani, a animé une conférence débat, samedi dernier a la Faculté des 
sciences administratives et politiques (FSAP) de I’Université Kurukanfuga de Bamako sur le thème : «Bâtir un nouveau Mali». ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 09:55:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto" class="">L'événement a enregistré la présence de l'ancien doyen de la FSAP, Cheick Hamala Touré, le directeur de la Bibliothèque nationale et de la documentation, Amadou Békaye Sidibé, le gérant de la librairie Ba, Mamadou Ba, le gestionnaire des éditions Etidia, Tidiani Djimé Diallo. Y étaient également le représentant du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et de nombreux étudiants.</span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span dir="auto"></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">La conférence était placée sous la modération du directeur général de l'Agence malienne de presse et de publicité (Amap), Alassane Souleymane.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Dans son exposé liminaire, le conférencier a exprimé sa satisfaction d'échanger avec d'éminents membres du corps professoral et des étudiants sur un bien précieux que nous avons en partage, le Mali. L'ancien Premier ministre a tenu à remercier tous ceux qui ont contribué à l'organisation de cette conférence et qui, par leur présence effective, témoignent ainsi à sa modeste personne d'un intérêt et d'une considération.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto" class="">«Lorsqu'ils ont réfléchi et muri le concept d'une telle initiative, ils m'ont fait l'honneur de venir m'en parler à mon domicile, avec des mots justes, respectueux et constructifs, qui traduisent une bonne éducation familiale et leur souci de promouvoir la transmission du savoir entre patriotes de générations différentes», a révélé Ahmed Mohamed Ag Hamani. Et de poursuivre en ces termes : « J'ai alors exprimé mon adhésion, d'autant plus que cela était une recommandation lors de la conférence à l'origine du livre : « Bâtir un nouveau Mali », qui est le thème central de nos échanges.</span></p>
<p><span dir="auto">Cette recommandation m'exigeait fortement de réfléchir à l'organisation de conférences dans les grandes écoles et universités pour permettre à la nouvelle génération de mieux connaître l'histoire politique contemporaine de son pays. Et c'est cela qui justifie cette conférence avec le monde universitaire, at-il expliqué. <span> </span></span><span dir="auto">Il a également souligné que le thème correspond au deuxième livre qu'il a publié récemment et qui découle d'un historique que l'auteur a explicité aux universitaires pour une meilleure compréhension du sujet.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto" class="">Selon lui, tout est parti d'un premier livre publié en octobre 2022 intitulé : « Ahmed Mohamed ag Hamani, une vie pour le Mali », paru aux Éditions Donniya. À travers cet ouvrage, l'auteur avait le souci d'apporter une contribution modeste dans l'effort de reconstitution de l'histoire contemporaine de notre pays sans vouloir donner de leçons à qui que ce soit. Il s'agissait pour lui de faire un témoignage écrit sur les différentes phases de sa vie. L'auteur a voulu mettre en évidence le parcours singulier d'un humble fils de berger nomade, ayant accédé aux plus hautes fonctions de l'administration de son pays, dans le strict respect des valeurs sociétales et l'engagement pour un Mali uni et indivisible. Enfin de contribuer à la construction d'une meilleure vie.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto" class="">L'ouvrage que l'auteur lui-même tentait d'appeler «Mes Mémoires», s'articule autour d'une enfance, d'une scolarité, d'un parcours professionnel administratif et politique marqué par 10 ans de fonction de ministre, 15 ans de diplomatie, avant d'être Premier ministre. Dans sa communication Ahmed Mohamed Ag Hamani est également revenu sur sa vision de l'évolution atypique du Mali depuis son accession à l'indépendance, caractérisée par une alternance de troubles sociopolitiques, de rébellions armées et de coups d'État militaires et d'un coup d'État civil. </span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto" class=""> L'auteur a dans ses analyses situées les responsabilités, en formulant des propositions pour sortir d'une terrible crise multidimensionnelle qui prendrait le pays depuis près de 20 ans. Il dira que « Bâtir un nouveau Mali » est une contribution dans la recherche de règlement de la grave crise malienne », d'où les quatre objectifs majeurs qui se reprennent à la mise en place d'un projet permettant à notre pays de prendre en main son destin, par un choix pertinent et définitif de gouvernance.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Et le conférencier d'évoquer également l'histoire politique de notre pays de 1960 à nos jours. Il a abordé, sans tabou, tous les maux et fait des propositions pertinentes pour une sortie de la crise profonde qui traverse notre pays. Et de remercier les participants et les organisateurs pour l'intérêt accordé au sujet, tout en exhortant les universitaires aux échanges pour trouver une solution idoine aux maux de notre Maliba.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">A la fin de la conférence, le doyen de la faculté des sciences administratives et politiques de l'université Kurukanfuga a salué la grande disponibilité du conférencier, malgré son grand âge, et dont il est fier de dire qu'il compte désormais parmi les baobabs de sa faculté.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Amadou SOW</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès de l’ex Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako, Idrissa Arizo Maïga :  Me Malick Coulibaly pleure le départ d’un magistrat ‘’exemplaire et irréprochable’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/deces-de-lex-procureur-general-pres-la-cour-dappel-de-bamako-idrissa-arizo-maiga-me-malick-coulibaly-pleure-le-depart-dun-magistrat-exemplaire-et-irreprochable-3111461.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/deces-de-lex-procureur-general-pres-la-cour-dappel-de-bamako-idrissa-arizo-maiga-me-malick-coulibaly-pleure-le-depart-dun-magistrat-exemplaire-et-irreprochable-3111461.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 08:40:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 19 novembre dernier, la famille judiciaire du Mali a été affligée par la triste nouvelle du décès du magistrat à la retraite, l’ancien Procureur Général de la Cour d’Appel de Bamako, Idrissa Arizo Maïga. Celui-ci même qui a fait preuve de professionnalisme et d’exemplarité durant sa carrière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pour l’ex Ministre de la Justice, Me Malick Coulibaly, dans son hommage, cet illustre disparu était techniquement et moralement irréprochable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a perdu un éminent magistrat la semaine dernière. Un haut magistrat qui fut plusieurs années Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako. Il s’agit de Idrissa Arizo Maïga, qui a tiré sa révérence le mercredi 19 novembre 2025 des suites d’une maladie. Un homme de droit hors pair, pieux et très professionnel pendant sa carrière, il a su laisser son empreinte partout où il a servi. Surtout en tant que Procureur général près la Cour d’Appel de Bamako. Au-delà de la famille judiciaire, le grand public retient son sens de la bonne communication, surtout lorsqu’il s’agissait d’évoquer la nature et la portée des dossiers au rôle des Assises. Au sein de la Cour d’Appel, il est crédité de la renommée d’un grand artisan des reformes apportées au fonctionnement de cette Cour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En considération de tout cela, l’annonce de son décès a jeté du froid dans le dos de plus d’un au sein de la famille judiciaire malienne. D’où un déluge d’hommages<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en sa mémoire sur les réseaux sociaux venant particulièrement de ses pairs et d’autres acteurs des domaines professionnels du Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l’ancien magistrat et Ministre de la Justice, Me Malick Coulibaly, l’homme était : « techniquement et moralement irréprochable ». Toujours sur sa page Facebook, il a soutenu que feu Idrissa Arizo a d’office acquis son estime par l’estime que lui portaient Daniel A. TIESSOUGUE (paix à son âme) et Mohamed Sidda DICKO. « Je me souviens que Daniel avait fait de la nomination de Arizo comme Avocat général, la condition sine qua non de sa propre nomination comme Procureur Général. L’histoire retiendra<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les merveilles accomplies par ce duo à la tête du Parquet Général près la Cour d’Appel de Bamako » a notifié Me Coulibaly. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon lui, le défunt les laisse orphelins de son courage, de son génie, de son intégrité, de son humilité ainsi que de son sens élevé de l’Etat et de l’honneur. « Lamartine avait raison : ‘’L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ; il coule et nous passons’’» poétise le Ministre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Coulibaly son amertume.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">L’illustre disparu, Idrissa Arizo Maïga a été accompagné avec tous les honneurs en sa dernière demeure le jeudi 20 novembre par les membres de ses familles biologique et professionnelle, ses amis et connaissances. Mariam Sissoko<span style="mso-spacerun: yes;">  </span></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Du glaive sacralise à la paix désarmée : Quand l’Histoire rappelle que l’angélisme n’est jamais un héritage naturel</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/du-glaive-sacralise-a-la-paix-desarmee-quand-lhistoire-rappelle-que-langelisme-nest-jamais-un-heritage-naturel-3111425.html</link>
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<description><![CDATA[ L’humanité a la fâcheuse tendance à oublier que toute religion, avant d&#039;être perçue comme une essence de paix, a traversé des siècles de convulsions, de radicalismes violents, de manipulations politiques et de luttes identitaires. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 09:23:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce que certains considèrent aujourd’hui comme une foi douce, accueillante et pacifiste, a parfois été, dans l’histoire, l’étendard d’expéditions meurtrières et de conquêtes politico-spirituelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le christianisme catholique médiéval en est un exemple éloquent, et il éclaire, par contraste, certains dérèglements idéologico-religieux actuels. Nous sommes en 1095, au cœur d’une Europe fragmentée, inquiète et affaiblie. Le pape Urbain II, redoutant l’extension de la puissance politico-militaire musulmane et cherchant à restaurer le prestige du christianisme occidental, lance l’appel de Clermont : une mobilisation religieuse totale sous forme d’entreprise militaire terroriste. L’argument est théologique, mais l’objectif est tout aussi géopolitique : reconquérir Jérusalem et redonner souffle au prestige chrétien face aux dynasties arabo-musulmanes florissantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Huit croisades s’en suivront. Elles furent porteuses de ferveur mystique, mais aussi d’excès tragiques : saccages, massacres, conversions forcées, humiliations et destructions. Femmes, vieillards, enfants musulmans et minorités juives payèrent souvent le tribut du terrorisme religieux, du zèle sanctifié. Pendant que certains croisés levaient l’épée au nom du Christ, d’autres, sur les terres musulmanes, trouvaient accueil, tolérance et coexistence, comme l’ont montré les épisodes de protection des communautés chrétiennes et juives sous plusieurs dynasties musulmanes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Quand la violence sacrée se retourne contre ses propres héritiers</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une fois la puissance extérieure combattue sans grand succès, l’ennemi intérieur devint la nouvelle cible : Protestants ; Orthodoxes ; Dissidents ; et même catholiques jugés tièdes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous seront, selon les époques, accusés d’hérésie ou de trahison spirituelle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Inquisition se fit tribunal de l’âme par la douleur du corps. La longue suite des guerres de religion, dont la guerre de Trente Ans, plongea l’Europe dans une spirale d’effondrement moral et humain qui faillit ruiner la civilisation chrétienne elle-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand le divin se militarise, le croyant devient soldat malgré lui, et la foi se change en frontière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rupture salvatrice : quand la foi accepte l’humilité politique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La paix ne fut pas le fruit de la prière seule, mais d’un pacte de raison : laïcisation progressive ; alliances trans confessionnelles ; remise en cause de l’infaillibilité politique du religieux ; triomphe du pluralisme spirituel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, le christianisme contemporain, notamment catholique, est-il devenu un acteur majeur du dialogue interreligieux, de la diplomatie morale et de la défense des droits humains. Cette transformation ne relève pas d’une mutation théologique, mais d’un long processus de maturation historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le miroir contemporain : salafisme violent et leçons d’histoire</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, certains groupes armés se réclamant du salafisme prétendent, à leur tour, imposer par la violence ce qu’ils perçoivent comme vérité absolue. Comparer mécaniquement les époques serait simpliste, mais l’enseignement fondamental demeure : aucune religion ne naît pacifiste ; elle le devient lorsqu’elle accepte de coexister.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce ne sont pas que des dogmes qui humanisent l’histoire, mais aussi les croyants de tout bord qui acceptent la limite, la raison, la pluralité et le doute.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La seule force capable de neutraliser les extrémismes violents contemporains n’est pas la violence plus grande, mais l’alliance des croyants pacifistes, des savants intègres, des guides spirituels lucides et des citoyens laïques, unis dans la conviction que la foi n’a pas besoin de cadavres pour convaincre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire ne revient jamais en arrière, mais elle rime. Ce qui fut vrai pour l’Europe médiévale peut inspirer le monde musulman contemporain : L'avenir appartient à ceux qui désarmeront la foi, non à ceux qui l'ensanglanteront.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Mahamadou Konaté<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Coordinateur de recherche, Centre Kurukanfuga-BGCP</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le business de la guerre passe avant le Mali — chronique d’un•e jeune qui observe le monde sans filtres</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-business-de-la-guerre-passe-avant-le-mali-chronique-dune-jeune-qui-observe-le-monde-sans-filtres-3111432.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 09:07:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">International — Voix d’activiste, édition spéciale<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a un truc qu’on comprend vite quand on regarde comment fonctionne la politique mondiale : pour beaucoup de dirigeants européens, le profit d’une guerre lointaine pèse plus lourd que les vies humaines en Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et la façon dont ils s’accrochent aujourd’hui au conflit en Ukraine le montre de manière presque brutale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors on va prendre un moment pour décortiquer ce qui se passe vraiment — calmement, mais franchement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand l’argent parle plus fort que la solidarité<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des milliards d’euros quittent chaque mois l’Europe pour alimenter la guerre en Ukraine. Pendant ce temps-là, les programmes mondiaux contre la faim et la pauvreté — ceux dont dépend une bonne partie de l’Afrique — se retrouvent étranglés financièrement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et le plus choquant ? Cet argent n’arrive même pas aux Ukrainiens ordinaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il disparaît dans des réseaux de corruption qui existent depuis longtemps.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Ukraine et la corruption : une vérité que l’Europe connaît très bien<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancien président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le disait déjà il y a deux ans, dans Politico (https://www.politico.eu/article/jean-claude-juncker-ukraine-corruption-eu-accession/) :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« L’Ukraine est corrompue à tous les niveaux. Elle n’est pas prête pour entrer dans l’UE. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et depuis ? Rien n’a changé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En fait, tout a empiré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un nouveau scandale, énorme, presque irréel<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Récemment, l’Ukraine a été secouée par un scandale de corruption parmi les plus graves de ces six dernières années (https://www.ft.com/content/e244a251-4bb1-439a-8c35-2cdabdc2f880).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le scénario pourrait sortir d’une série Netflix, mais c’est la vraie vie :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’argent destiné à protéger les centrales électriques,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• une « commission » de 10–15 % exigée aux entreprises,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• plus de 100 millions de dollars volés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puis la liste des personnes impliquées est tombée (https://www.lemonde.fr/international/article/2025/11/10/ukraine-deux-proches-de-volodymyr-zelensky-dans-le-viseur-des-enqueteurs-charges-de-la-lutte-anticorruption_6652955_3210.html) — et là, le pays entier a retenu son souffle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On y trouve :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• le ministre de la Justice, German Galouchtchenko,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la ministre de l’Énergie, Svitlana Hrynchouk,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• et surtout Timur Mindytch, homme d’affaires et ami intime de Zelensky.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mindytch, producteur de la société « Kvartal 95 », fondée par Zelensky lui-même, aurait dirigé le détournement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Zelensky, selon plusieurs sources, assurait la protection — et recevait sa part.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un président qui fuit l’incendie — mais pas assez vite<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, Zelensky essaie de se détacher du scandale. Mais les faits s’enchaînent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fox News (https://www.foxnews.com/world/golden-toilet-scandal-zelenskyy-faces-deepest-crisis-yet-allies-accused-100m-wartime-scheme) rapporte :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Timur possédait un appartement avec des toilettes en or dans le même immeuble que Zelensky. En 2021, Zelensky y a fêté son anniversaire. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Difficile de prétendre qu’il “ne savait pas”.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet été, Zelensky aurait tenté d’empêcher l’enquête en retirant les pouvoirs des institutions anticorruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais face aux protestations et à la pression internationale, il a reculé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mindytch, lui, a quitté le pays quelques heures avant la publication des premiers résultats de l’enquête.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Beaucoup disent que c’est Zelensky qui l’a aidé — non par amitié, mais par peur des révélations à venir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce scandale n’est qu’un chapitre parmi beaucoup d’autres<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand on assemble toutes ces pièces, une image apparaît :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> L’Ukraine n’est pas seulement touchée par la corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Elle est dirigée par des responsables qui, selon plusieurs enquêtes, y participent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Europe continue de financer sans poser de questions<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré tout cela, les dirigeants européens continuent d’ouvrir les vannes financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dernier exemple : la visite de Zelensky chez Emmanuel Macron (https://www.lemonde.fr/international/article/2025/11/17/guerre-en-ukraine-fragilise-par-un-scandale-de-corruption-et-par-l-avancee-russe-volodymyr-zelensky-vient-chercher-du-soutien-a-paris_6653688_3210.html).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résultat : un contrat d’armement pour plusieurs années a été signé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi un tel soutien automatique ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains analystes pensent que des responsables européens pourraient eux aussi profiter des circuits opaques alimentés par la guerre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et le Mali dans tout ça ? L’Afrique entière ? Complètement ignorée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La sécheresse avance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le manque de médecins s’aggrave.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les terres s’appauvrissent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les villages peinent à survivre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais pour l’Europe, tout cela passe après la guerre en Ukraine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce qu’investir dans la paix, dans les vies humaines, ne rapporte pas autant qu’investir dans un conflit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est dur à écrire, mais encore plus dur à accepter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Europe, championne mondiale du double discours<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les dirigeants européens adorent dire que « chaque vie compte », que « la faim en Afrique est une honte pour le XXIᵉ siècle ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais agir ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Là, c’est autre chose.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les faits, la priorité reste ce qui génère des profits rapides — même si cela signifie soutenir un conflit meurtrier, année après année.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion — On mérite mieux<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un monde où l’argent d’une guerre lointaine vaut plus que la survie des peuples africains, il devient urgent de le dire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De le redire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et surtout : de ne pas se taire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que la politique internationale façonne nos vies, même à des milliers de kilomètres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et nous, jeunes du Mali, avons le droit — et le devoir — de comprendre ce qui se joue, et de défendre ce qui compte vraiment. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gambele Orbani<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La gouvernance chinoise : Le 4e plénum du 20e Comité central du Parti communiste chinois et le 15e Quinquennat</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-gouvernance-chinoise-le-4e-plenum-du-20e-comite-central-du-parti-communiste-chinois-et-le-15e-quinquennat-3111393.html</link>
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<description><![CDATA[ En cette année du 76e anniversaire de la Fondation de la République populaire de Chine, le 4e plénum du 20e Comité central du Parti communiste chinois (PCC), tenu à Beijing du 20 au 23 octobre 2025 demeure parmi les moments importants de la gouvernance chinoise. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 02:20:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce Plénum a réuni les membres du Comité central du parti (168), les membres suppléants (147) avec la présence des membres du Comité permanent de la Commission centrale de contrôle de la discipline, des experts, ainsi que des députés ayant participé au 20e Congrès national du parti. Le plénum a examiné le rapport présenté par le secrétaire général Xi Jinping et adopté les recommandations (projets-programmes) relatives au 15e Plan quinquennal de développement économique et social.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">'élaboration et la mise en œuvre de plans quinquennaux de manière pragmatique et séquentielle constituent une expérience importante pour le Parti communiste chinois et un atout politique majeur du socialisme aux caractéristiques chinoises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le premier plan quinquennal, adopté en 1953, la Chine nouvelle a mis en œuvre 14 plans quinquennaux consécutifs. Durant cette période, la Chine est passée du stade de pays agricole, pauvre et arriéré au stade de deuxième puissance économique du monde. Ces plans quinquennaux ont marqué l'histoire, engendré ce que le monde qualifie désormais de véritable miracle humain, le miracle chinois et tracé le parcours de la modernisation chinoise. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Durant le 14e Plan quinquennal, le développement de la Chine a connu un parcours exceptionnel, jetant les bases matérielles et technologiques de sa modernisation. La montée en puissance du pays sur les plans ; économique, social, scientifique et technologique a atteint de nouveaux sommets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le PIB du pays a constamment progressé et devrait atteindre près de 140 000 milliards de yuans (environ 19 600 milliards de dollars) d'ici la fin de l'année 2025. La Chine s'est imposée comme un moteur essentiel de la croissance économique mondiale avec une contribution annuelle moyenne d'environ 30 %. La marche vers la réalisation de l'objectif du deuxième centenaire, à savoir le renouveau de la Nation chinoise à l'horizon 2049 est à bon parcours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'issue des travaux du plénum, les objectifs définis pour le nouveau Plan quinquennal 2026-2030 touchent tous les domaines, économique, sécuritaire, militaire, social et culturel. Afin de réaliser ledit plan, le Parti communiste chinois entend "faire face avec courage aux tests majeurs, aux vents forts, aux vagues hautes et même aux situations de péril" et écrire "un nouveau chapitre sur le double miracle du développement économique rapide et de la stabilité sociale à long terme".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 15e Plan quinquennal produira de grands changements qui affecteront profondément le développement du pays. A cet effet, "la gouvernance se fera guider par le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Zedong, la théorie de Deng Xiaoping, la pensée importante de la «Triple représentation», le concept de développement scientifique et appliquera intégralement la pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère". La gouvernance va s'appuyer sur la réforme et l'innovation, fixer comme objectif fondamental, "satisfaire l'aspiration croissante de la population à une vie meilleure, sauvegarder la primauté du peuple, promouvoir le développement de qualité, poursuivre l'approfondissement intégral de la réforme, assurer une meilleure coordination entre marché efficace et gouvernement compétent".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'instauration d'un système d'économie de marché socialiste de haut niveau sera accélérée ainsi que la politique d'ouverture de haut niveau, la modernisation rurale et agricole, la promotion du redressement global des campagnes, la création culturelle de toute la nation, etc. La nouvelle vision de la politique étrangère affiche la volonté d'accroître le respect de la Chine sur la scène internationale. Le 15e Plan quinquennal, définit sept grands objectifs à accomplir au cours des cinq années à venir. Il s'agit de réaliser des progrès significatifs en matière de développement de haute qualité ; de renforcer sensiblement l'autonomie et la puissance scientifiques et technologiques ; d'accomplir de nouvelles avancées dans l'approfondissement global des réformes ; d'élever sensiblement le niveau de civisme social ; d'améliorer continuellement la qualité de vie de la population ; de réaliser des avancées majeures dans la construction d'une Chine belle ; et de renforcer davantage les barrières de la sécurité nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Plan a prévu la mise en œuvre de douze axes stratégiques, dont la construction d'un système industriel moderne (axé sur l'économie réelle), l'accélération de l'autonomie scientifique et technologique de haut niveau, la construction d'un marché intérieur fort et l'élargissement de l'ouverture au monde, partageant ainsi les opportunités de développement avec tous les pays du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n'y a aucun doute, ce nouveau plan trace la feuille de route claire pour le développement de la Chine au cours des cinq prochaines années, appelle à la réalisation des fondements de la modernisation socialiste et injecte une certitude et une stabilité de développement dans un monde en turbulence. Cet important moment de la gouvernance chinoise s'inscrit parfaitement dans l'esprit d'un des plus grands évènements que l'histoire a enregistrés. Il s'agit de l'avènement de la République populaire de Chine, suite à des batailles épiques et des sacrifices énormes du Parti communiste chinois. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, le 1er octobre 1949, sur la place Tiananmen à Beijing, Chairman Mao Zedong a déclaré dans un discours mémorable, je cite : "Une fois la destinée de la Chine, dans les mains du Peuple, le Peuple chinois verra la Chine pareille au soleil levant, éclairer de ses rayons tout son territoire, asséchant rapidement les mares boueuses… Les blessures de la guerre seront guéries… Nous bâtirons, non seulement nominalement mais dans la réalité une République Populaire de Chine entièrement nouvelle, forte et prospère..."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'était bien là, le rêve du grand leader pour le grand Peuple chinois. C'était bien là, l'expression du rêve de tout un Peuple, le rêve chinois du renouveau de la Nation chinoise. Ce rêve légitime est en voie d'être complètement réalisé sous la direction du Parti communiste chinois et le porte flambeau des héros du 1er octobre 1949, le secrétaire général Xi Jinping, dans l'esprit du bateau rouge. Le bateau rouge est ce bateau en bois rouge sur lequel les 13 membres fondateurs du Parti communiste chinois (dont Mao Zedong) ont tenu la session finale du 1er Congrès national du parti, après s'être soustraits en grands stratèges, du contrôle de la police coloniale française à Shanghai.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet événement, hautement historique, a eu lieu sur le lac du Sud à Jiaxing, province de Zhejiang. L'histoire note que sans le Parti communiste chinois, il n'y aurait pas de Chine nouvelle. Si le Parti communiste chinois n'existait pas, il aurait fallu l'inventer pour le bonheur du Peuple chinois, le bénéfice du monde entier, en particulier des pays en développement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les importants progrès accomplis par la Chine durant la période du 14e Plan quinquennal, ont positivement impactés le partenariat stratégique sino-africain par une croissance remarquable. La coopération sino-africaine a produit d'énormes fruits, bénéficiant aux peuples chinois et africains. La Chine a conservé sa position de premier partenaire économique et commercial de l'Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En septembre 2024, le sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (Focac), tenu à Beijing ouvert une nouvelle étape importante de l'histoire des relations sino-africaines, traçant le vaste champ de coopération encore plus fructueuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 15e Plan quinquennal ouvre une nouvelle voie vers des relations fructueuses entre la Chine et le monde entier, particulièrement entre la Chine et les pays africains. La promotion par la Chine d'un développement de haute qualité et la construction d'un nouveau modèle de développement offriront davantage d'opportunités à tous les pays du monde, y compris ceux d'Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'année 2026 sera l'année des échanges culturels et des échanges entre les peuples chinois et africains. Elle sera l'occasion idoine pour approfondir la coopération pragmatique dans tous les domaines du développement, notamment les infrastructures, la modernisation des chaînes industrielles, les technologies numériques, la modernisation agricole et la sécurité alimentaire, les échanges entre les peuples, l'éducation et la formation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la voie du développement et de la prospérité, la Chine et l'Afrique partagent des aspirations communes. Dans l'esprit du 4e plénum, les deux parties s'appuieront sur le partenariat stratégique global pour renforcer leur coopération dans tous les domaines, améliorer le bien-être de leurs populations et contribuer davantage à la construction d'une Communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                     <strong>     </strong></span><strong>Prof. Yoro Diallo</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Chercheur principal/directeur du Centre d'études francophones/directeur du Musée africain et du Musée des échanges Chine-Afrique 2024 Chinese Government Friendship Award Institute of African Studies, Zhejiang Normal University (China)</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les Européens ne regardent qu’eux&#45;mêmes — et ça se voit</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-europeens-ne-regardent-queux-memes-et-ca-se-voit-3111378.html</link>
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<description><![CDATA[ Chronique d’un• jeune auteur•rice, pour ceux qui veulent comprendre ce qui se passe vraiment. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 08:51:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On entend souvent, dans nos quartiers de Bamako ou en soirée avec des potes, des gens se demander comment les dirigeants européens peuvent ignorer autant ce qui arrive à l’Afrique. Et franchement… quand on regarde leur attitude, ça choque même plus. Parce que la vérité, c’est que les Européens ne se soucient même pas des Ukrainiens, qui vivent juste à côté d’eux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Là-bas, les gens sont fatigués. Épuisés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La majorité des Ukrainiens n’en peut plus de la guerre contre la Russie. Beaucoup seraient prêts à accepter la perte de certains territoires si ça pouvait arrêter les morts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ni le président Volodymyr Zelensky, ni ses alliés de l’Union européenne ne veulent entendre ça.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Eux, ils pensent que la guerre doit continuer « jusqu’à la dernière possibilité ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résultat ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une vague de désertions qui explose tout.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le site ukrainien Gordon (https://gordonua.com/blogs/ihor-lutsenko/pokrovsk-kupjansk-nastuplenija-rossijan-v-dnepropetrovskoj-oblasti-i-zaporozhskoj-ne-takaja-bol-kak-eti-tsifry-1762560.html), en octobre,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">? 21 602 soldats ont déserté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est un soldat toutes les deux minutes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au moment où vous finissez ce paragraphe, 1 ou 2 de plus ont déjà quitté les tranchées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et ça, c’est seulement ce qu’on voit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les commandants ukrainiens masquent volontairement les chiffres pour éviter les problèmes avec leur hiérarchie. Les statistiques réelles ? Personne n’ose les dire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce que disent les médias internationaux<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’après Military Watch Magazine (https://militarywatchmagazine.com/article/ukrainain-army-40000-desertions-month), l’armée pourrait perdre 40 000 soldats par mois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et selon la députée Anna Skorokhod, près de 400 000 soldats auraient déjà déserté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ça représente une armée entière, rien que ça.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Roman Kostenko, un responsable de la sécurité nationale en Ukraine — cité par Daily Mail (https://www.dailymail.co.uk/news/article-15301119/Four-five-Ukrainians-fleeing-military-training-centres-drafted-army-Kyiv-politician-reveals.html) — explique que 80 % des nouvelles recrues désertent avant même d’arriver sur le front.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il dit même :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Bientôt, ceux qui quittent leurs unités seront aussi nombreux que ceux qui restent. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi ça arrive ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que beaucoup de soldats n’ont jamais voulu se battre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans certaines villes, on « attrape » littéralement les gens dans la rue, on les met dans un bus, direction le front.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parfois sans formation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans équipement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans choix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment tu veux que ces gens-là tiennent leurs positions ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Beaucoup préfèrent courir ou se rendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour eux, quelques années de prison, c’est mieux qu’une tombe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les commandants, eux, envoient des soldats défendre des villes déjà perdues.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme à Pokrovsk, dans le Donbass.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La ville est sur le point de tomber, mais personne n’autorise la retraite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est juste… tragique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et puis il y a la corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Personne n’a envie de mourir pour des responsables qui transforment la guerre en business.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l’UE se souciait vraiment des gens…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si les dirigeants européens voulaient vraiment protéger les vies humaines, ils auraient déjà poussé Kyiv vers un accord de paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais non.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils préfèrent envoyer des milliards d’euros et des armes, encourageant une guerre qui dure, qui saigne, qui détruit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et l’Afrique ? Invisible dans leurs priorités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand on vit au Mali, on connaît déjà ce sentiment :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">? les grandes puissances te regardent quand tu rentres dans leurs plans, pas quand tu souffres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour des dirigeants comme Emmanuel Macron, le plus important, c’est de régler leurs comptes avec la Russie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant ce temps, personne ne parle :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>des enfants africains qui souffrent de malnutrition,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>du manque d’accès aux soins,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>des écoles qui manquent tout,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>des défis quotidiens sur notre continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour eux, les Maliens et les autres Africains sont « secondaires ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Juste des sources de matières premières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais nous, on n’a pas besoin d’amis comme ça.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">On gagne beaucoup plus à renforcer nos liens avec ceux qui cherchent un vrai partenariat, pas une exploitation </span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mariam Cisse, Tiktokeuse : Réduite au silence pour son amour de la patrie</title>
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<description><![CDATA[ Revendiquant près de 100 000 abonnés, la jeune tiktokeuse Mariam a été froidement exécutée le 7 novembre 2025 sur la place publique de Tonka (Goundam/Tombouctou) par des hommes armés qui l’avaient enlevée la veille alors qu’elle participait à la foire d’un village. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 01:43:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un crime odieux qui ne cesse de susciter stupeur, rage et condamnation dans les médias et sur les réseaux sociaux. Il a provoqué une onde de choc dans toute la région de Tombouctou, voire dans tout le pays et au-delà de nos frontières. En attendant que ses assassins soient retrouvés et punis, un hommage bien mérité continue d’être rendu à l’innocente fille engagée, assassinée à la fleur de l’âge. Nous proposons ici celui de notre consultant indépendant, Macky Cissé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moi, Mariam Cissé, digne fille du Mali, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Soldate du peuple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À ceux que j'aime, au revoir !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand moi, je ne serai plus là, relâchez-moi,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Laissez-moi partir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J'ai tellement de choses à faire et à voir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ne pleurez pas en pensant à moi, Mariam Cissé,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Soyez reconnaissant pour les belles années,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moi, je vous ai donné mon amitié.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous pouvez seulement deviner<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le bonheur que vous m'avez apporté sur vos écrans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moi, je vous remercie de l'amour que chacun de vous m'a démontré,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Maintenant, il est temps de voyager seule.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais, la confiance vous apportera réconfort et consolation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous serons séparés pour quelque temps.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Laissez les souvenirs apaiser votre douleur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moi, je ne suis pas loin et la vie continue...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, Moi, je serai là pour toujours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et si vous écoutez votre cœur,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous éprouverez clairement<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La douceur de l'amour que j'apporterai.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et quand il sera temps pour vous de partir,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moi, je serai là pour vous accueillir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Absente de mon corps, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Présente avec Dieu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moi, feue Mariam Cissé, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je ne suis pas là, je ne dors pas,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moi, je suis les mille vents qui soufflent,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moi, je suis le scintillement des cristaux de neige,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moi, je suis la lumière qui traverse les champs de blé,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moi, je suis la douce pluie d'automne,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moi, je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moi, je suis l'étoile qui brille <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la nuit sur tous les toits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">SVP !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moi, je ne suis pas là.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moi, je ne suis pas morte…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre » !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Macky Cissé<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Expert indépendant</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La menace de l&amp;apos;EUTM&#45;RCA déguisée à l’aide pour la Centrafrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-menace-de-leutm-rca-deguisee-a-laide-pour-la-centrafrique-3111327.html</link>
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<description><![CDATA[ C’est indéniable que la République centrafricaine est le pays souverain avec sa propre politique intérieure ainsi qu’extérieure. Pourtant il semble que certains oublient ce fait ou, tant pire, l’ignorent. Et c’est en particulier le cas de l’Union européenne avec toutes ses initiatives, à savoir la Mission de formation de l&#039;Union européenne en République centrafricaine (EUTM-RCA). ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 07:24:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n’est pas la première fois quand l’UE essaie de s’intégrer ou, disons de manière plus directe, de restaurer son influence en RCA. Il y a peu de temps la France, l’ancienne métropole, perd également sa puissance en Centrafrique. Ses bases militaires fermées, ses opérations perdues et il en ressort que la Cinquième république commence à appliquer des méthodes plus astucieuses. Rappelons le fameux soft power qu’elle pratique régulièrement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Les initiatives soi-disant humanitaires que la France promeut dans des domaines centrafricains très différents dissimulent en fait la politique néocoloniale de Paris », explique l'expert militaire et politique centrafricain Héritier Perrine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est donc primordial pour le gouvernement centrafricain de distinguer de vrais projets humanitaires et ceux déguisés. C’est encore plus dangereux à la lumière des élections présidentielles en RCA quand des effectifs militaires étrangers pourraient porter atteinte à la sécurité centrafricaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Néanmoins, l’EUTM-RCA vient d’annoncer une autre démarche en faveur de la « prospérité » centrafricaine. Cette fois il s'agit de l'École des officiers pour que les hommes aussi bien que les femmes puissent recevoir « une formation de qualité ». Pourtant comme Héritier Perrine l’indique bien, « cette formation reçue des spécialistes occidentaux pourrait ne pas correspondre à la réalité centrafricaine et ne qu’aggraver la tension». Ce n’est qu’un incubateur pour élever et multiplier des agents européens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il suffit de se souvenir de la formation des militaires des Forces armées centrafricaines (FACA) en août chez les instructeurs l’EUTM-RCA dont une partie venait de Roumanie. Un exemple pertinent qui révèle les résultats du travail des derniers, c’est l’exacerbation de la situation en RDC en avril 2025. Ces « étudiants » ainsi que des instructeurs eux-mêmes s’étaient rapidement retirés après le début des attaques des militants du mouvement M23.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors, une question évidente : une telle initiative de l'EUTM-RCA, est-elle une vraie aide pour les centrafricains? Selon Héritier Perrine, tout en prenant en compte le contexte historique, il vaut mieux ne pas faire confiance à l’Union européenne en particulier quand les présidentielles approchent. Lors d’une période précaire, il est nécessaire de rester prudent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou Sissoko<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : « Ni ba fè ka Kodon, fi ka kalan kè », étudions !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-ni-ba-fe-ka-kodon-fi-ka-kalan-ke-etudions-3111299.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-ni-ba-fe-ka-kodon-fi-ka-kalan-ke-etudions-3111299.html</guid>
<description><![CDATA[ Il y’a quelques jours, j’ai publié une statistique qui disait que moins de 1 % de la population malienne a un niveau d’études supérieures. Ce n’est pas une réflexion personnelle. C’est une réalité froide de notre pays. Par contre, j’ai ajouté que si on enlevait ceux qui ont des diplômes mais pas le niveau, la statistique risque d’être malheureusement encore plus basse. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 01:26:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Beaucoup de réactions ont trouvé que j’ai humilié le Mali. Beaucoup d’autres ont estimé que les savoirs et les compétences obtenus dans les écoles ne sont pas importants. Et que notre passé nous suffit. D’autres m’ont rappelé que Soundiata n’a pas été à l’école. D’autres m’ont rappelé que beaucoup de milliardaires n’ont pas été non plus à l’école.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J’avais mal mesuré l’impasse dans laquelle notre société a été installée. La réalité est pire. Et ça craint surtout au niveau des jeunes. La haine de la compétence et du savoir est véritablement installée dans notre société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Heureusement qu’il y’en a eu des lucides dans les réactions. En face des commentaires exprimés sous forme d’insultes et de haines, nous avons essayé de répondre poliment avec arguments raisonnés. Celui qui a construit l’automobile se déplaçait surement à cheval, à bicyclette ou à pied. Ceux qui ont amélioré l’automobile ont été l’école pour y arriver. Oui il y’a des milliardaires qui n’ont été à l’école, mais ils ont eu besoin de gens compétents et formés à l’école et à l’université pour construire, développer et gérer leur fortune. Oui, Soundiata n’a pas été à l’école et n’a pas eu de diplôme écrit. Mais il a suivi plusieurs niveaux d’initiations qui constituaient les écoles et les universités de cette époque et chaque niveau d’initiation était un diplôme et lui conférait les compétences en lien avec les enjeux de son époque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La haine de la compétence, du savoir et de la réussite est une donnée importante de notre crise multidimensionnelle. Son traitement doit être inscrite dans les priorités nationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation me rappelle un article que j’avais écrit il y’a 3 ans. L’article avait également titillé beaucoup de personnes. Je le partage ci-dessous avec vous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce 21 juillet 2022 : J’avoue qu’il fut un temps où j’ai été presque convaincu par l’assertion « kalan ni kodon tè kélégné », comme si on pouvait être détenteur de savoirs et de sagesse sans passer par le processus d’apprentissage. On nous a tellement ressassés cette assertion qu’il est quasi impossible de ne pas y adhérer. Cette assertion est tellement intériorisée par notre société que le détenteur du savoir ( et de talent) est exclu de toute dynamique . D’ailleurs le créatif est isolé et quasiment classé dans la case des fous de la société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment voudriez-vous qu’une société qui a un mépris assumé du savoir et du talent émerge ? Comment voudriez-vous qu’une société qui a une indifférence endossée de l’apprentissage puisse se mettre au travail. Pas au semblant de travail ! Mais au travail !<o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La preuve ! Il nous est donné ces jours-ci d’observer que des élèves sortent publiquement pour se plaindre du fait qu’on ne leur a pas donné la possibilité de « frauder ». Nous sommes également dans un pays où le titre de professeur a été régulièrement donné en conseils de ministre. Nous sommes dans un pays où le titre de Général est donné parce qu’on fait partie d’un groupe de militaires qui est arrivé à faire un coup d’État. Nous sommes dans un pays où le compétent qui affirme son dynamisme par le travail bien fait, la publication de ses points de vue, est considéré comme un « gonflé », donc immédiatement isolé, s’il n’est pas professionnellement « détruit ». C’est vous souligner jusqu’à où le mépris de l’apprentissage et de la compétence est ancré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant, nous sommes issus de sociétés traditionnelles dont le principal « danbé » est le travail. Rien d’autre !!! le travail !!!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi d’ailleurs elles étaient organisées en communautés professionnelles et non en ethnies. Dans les sociétés traditionnelles, si on vous disait Peulh, Bozo, Noumou, etc… on savait immédiatement quelle était votre itinéraire d’apprentissage, votre fonction et votre compétence. Et à la base, tous les codes de fonctionnement de ces sociétés ont été organisés sur l’apprentissage, le travail et un meilleur partage des fruits du travail. Si on doit donc aujourd’hui faire référence au « danbé » de nos anciens, le voilà notre « danbé » !!! L’apprentissage (acquisition de compétence), le travail, un meilleur partage des fruits du travail (solidarité).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous devons partir de ces principes et de nos problèmes structurels originels pour nous réinventer. Je peux me tromper, mais je ne crois que les réformes bureaucratiques soient la solution à ces problèmes structurelles. Nous n’avions pas de mauvais textes dans les gouvernances passées. Il y avait plutôt une absence d’articulations entre ces règles et nos pratiques de tous les jours. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On est une société jeune (plus de 80% ont moins de 40 ans) ouverte aux nouveautés. Nous disposons d’outils modernes (le numérique, les énergies renouvelables, etc…) qui nous donnent des opportunités inimaginables pour nous réinventer. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bon Dieu de Bon Dieu !!!! Sortons des petits jeux partisans ! Donnons le pouvoir aux compétences ! Rien qu’aux compétences !!!! Et je vous assure que nous allons surprendre le monde !!!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toute cette digression pour vous dire que je ne suis pas en phase avec l’assertion « Kalan ni kódón tè kélégné » !!!! J’oppose à cette assertion que « ni ba fè ka Kodon, fi ka kalan kè » !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Alioune Ifra NDiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Tribune: Entre enclavement et réalignements : quel cap géopolitique pour le Mali ?   Un pays à la croisée des incertitudes géopolitiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-entre-enclavement-et-realignements-quel-cap-geopolitique-pour-le-mali-un-pays-a-la-croisee-des-incertitudes-geopolitiques-3111269.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali se trouve aujourd’hui à un tournant crucial de son histoire contemporaine. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 15:03:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En proie à une crise multidimensionnelle qui mêle sécurité, gouvernance, économie et cohésion sociale, le pays affronte également une recomposition profonde de son environnement géopolitique, tant régional qu’international. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’heure où le monde connaît de nouveaux rapports de force et un renversement progressif des alliances, la question centrale s’impose : quel cap stratégique pour le Mali, entre enclavement, repositionnement diplomatique et quête de souveraineté ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><strong>Un environnement géopolitique régional défavorable</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enclavé et entouré de sept pays — Mauritanie et Algérie au Nord, Niger à l’Est, Burkina Faso et Côte d’Ivoire au Sud, Guinée et Sénégal à l’Ouest — le Mali ne dispose d’aucun accès direct à la mer. Cette donnée géographique, longtemps banalisée dans les discours, constitue pourtant une vulnérabilité majeure. Comme l’avait anticipé le géographe Halford J. MACKINDER, la maîtrise de l’espace et des corridors stratégiques conditionne la puissance des nations. Le Mali en fait pleinement l’expérience.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi ses voisins, le pays n’entretient aujourd’hui une alliance forte qu’avec deux d’entre eux : le Burkina Faso et le Niger, avec lesquels il a fondé l’Alliance des États du Sahel (AES) en 2023. Une initiative saluée par certains comme un sursaut souverainiste et stratégique, mais perçue par d’autres comme une réponse réactive, plus instinctive que visionnaire. La Guinée, initialement annoncée pour rejoindre l’AES, s’est finalement écartée avec prudence. Les enjeux politiques internes, la mémoire historique de la période Sékou TOURE et la crainte d’un isolement au sein d’un bloc considéré comme économiquement fragile ont pesé dans la décision de Conakry.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les relations avec l’Algérie et la Mauritanie (deux pays partageant les plus longues frontières avec le Mali, respectivement 1376 km et 2237 km), autrefois considérées comme des partenaires de stabilité, se sont progressivement refroidies. L’incident du drone malien abattu par l’Algérie, dont les faits restent à éclaircir publiquement, a ouvert une brèche de méfiance. Quant à la Mauritanie, la gestion du flux migratoire et les tensions sécuritaires transfrontalières ont détérioré un climat pourtant jugé cordial au début de la Transition. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Deux partenaires clés, autrefois facilitateurs, se montrent désormais plus distants.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Sud-Ouest, la relation avec le Sénégal reste sensible. Le blocus terroriste sur les corridors logistiques, conjugué aux tensions avec la CEDEAO (dont Dakar avait été un pilier influent), a réduit de manière drastique la fluidité commerciale avec ce voisin essentiel. Or, le Sénégal constitue historiquement l’un des principaux accès du Mali vers l’Atlantique et les échanges internationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Côte d’Ivoire, quant à elle, demeure résiliente dans sa coopération économique avec le Mali malgré les remous du dossier des « soldats ivoiriens ». Le port d’Abidjan reste aujourd’hui l’un des rares poumons de ravitaillement, notamment en hydrocarbures. Une réalité qui montre que, plus que les discours, les interdépendances économiques sont incontournables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Une recomposition internationale aux équilibres fragiles</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan international, le Mali a opéré, depuis 2020, un basculement stratégique marqué : d’un ancrage traditionnel avec l’Occident (France, États-Unis, Union européenne, Scandinavie) vers un rapprochement assumé avec la Russie et la Chine. Ce réalignement s’inscrit dans un contexte mondial où les lignes idéologiques de la guerre froide se reconfigurent. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme le rappelle l’analyste américain Joseph NYE, le pouvoir des États ne repose plus uniquement sur la force militaire (hard power), mais aussi sur l’influence, les alliances et l’attractivité (soft power).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Russie offre au Mali un soutien sécuritaire immédiat, direct et sans condition politique apparente. La Chine, elle, incarne un partenaire économique patient, prêt à investir dans les infrastructures et l’exploitation des ressources. Deux alliés utiles, à première vue. Toutefois, des limites émergent : le soutien militaire russe montre des signes d’essoufflement depuis l’intensification du conflit en Ukraine, tandis que la coopération économique chinoise tarde, ces derniers mois, à se concrétiser pleinement face aux difficultés internes maliennes et à la prudence de Pékin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’inverse, les puissances occidentales disposent d’avantages géopolitiques que le Mali ne peut ignorer : proximité, réseau d’alliances régional, capacité d’influence sur les institutions financières, expertise sectorielle et très forte capacité de financement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’erreur serait d’exclure un camp au profit d’un autre, comme si la souveraineté se construisait par substitution d’influence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pour une refonte lucide de la posture géopolitique du Mali <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a besoin d’une doctrine géopolitique claire, dépassionnée, centrée sur ses intérêts. Avoir la géopolitique de son territoire, c’est comprendre sa position, son potentiel et ses vulnérabilités afin de définir son alignement optimal. Cela implique :<o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1- d’assumer son enclavement en le transformant en plateforme de transit régional ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2- de diversifier dans les faits, ses alliances plutôt que de basculer d’un pôle à un autre ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3- d’articuler souveraineté et pragmatisme plutôt que souverainisme émotionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des pays comparables ont su le faire. La Chine, longtemps marginalisée, a opté pour une stratégie d’autonomie graduelle, afin de tirer simultanément profit de l’Est et de l’Ouest. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Rwanda, enclavé comme le Mali, a misé sur la diplomatie économique et la stabilité interne pour devenir une puissance d’influence en Afrique centrale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Turquie, au carrefour de continents, a bâti son succès sur un positionnement hybride entre OTAN, Russie et Asie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces exemples montrent que l’intelligence diplomatique prime sur l’alignement idéologique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Vers une diplomatie proactive de projets et de corridors stratégiques <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps pour le Mali de passer d’une diplomatie réactive — subie — à une diplomatie proactive et structurante. Trois axes pourraient guider cette transformation :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1- Une diplomatie de projets : conclure des accords fondés sur des objectifs concrets (corridors logistiques, énergie, numérique, agriculture, éducation), avec des résultats mesurables;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2- Une diversification des partenariats : maintenir une ouverture avec la Russie et la Chine, mais réengager des passerelles intelligentes avec l’Occident, le monde arabe, l’Asie du Sud, et les pays côtiers voisins. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3- Une alliance régionale fonctionnelle : l’AES doit devenir plus qu’un symbole politique. Elle doit s’élargir, inclure des projets intégrateurs (électricité, rails, routes, pipelines, recherche, industrie), sinon elle restera une posture plutôt qu’une force.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La souveraineté diplomatique n’est pas l’isolement, mais la capacité à parler avec tous en restant maître de ses choix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, Choisir un cap souverain, lucide et stratégique <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali n’a pas vocation à être un champ d’influence, mais un acteur stratégique. Pour cela, il doit se doter d’une vision géopolitique claire, libérée des affects et fondée sur les intérêts nationaux. Moins de réflexes identitaires, plus de lucidité stratégique. Moins de discours de rupture, plus de stratégies d’équilibre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un monde en recomposition, le Mali peut redevenir un carrefour d’influence et de stabilité au Sahel, à condition de conjuguer souveraineté, intelligence diplomatique et diversification stratégique. La géopolitique n’est pas un slogan : c’est un art, celui du positionnement gagnant<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Par Dr. Mahamadou KONATÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Centre Kurukanfuga – Bonne Gouvernance et Consolidation de la Paix<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : Accélérer la mise en œuvre du contenu local pour transformer l’économie minière du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-accelerer-la-mise-en-oeuvre-du-contenu-local-pour-transformer-leconomie-miniere-du-mali-3111252.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans un contexte où l’or, le lithium et les autres ressources minières représentent plus de 70% des exportations du Mali, la question n’est plus de savoir si le contenu local est nécessaire, mais comment le rendre réellement opérationnel pour qu’il constitue un levier de transformation économique, d’emploi et de souveraineté industrielle ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 08:11:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, les sociétés minières injectent chaque année environ 1 000 à 1 200 milliards de FCFA dans l’économie nationale sous forme de biens, services et travaux. Pourtant, moins de 25% de cette dépense locale bénéficie effectivement aux entreprises maliennes selon les estimations sectorielles. Le manque de certification, de normalisation, de compétences techniques et de structuration limite l’accès des Petites et moyennes entreprises (PME) nationales aux opportunités offertes par l’industrie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour changer ce paradigme, un pas décisif est indispensable: recenser, diagnostiquer et certifier les entreprises locales, afin d’alimenter une base de données fiable des prestataires éligibles au programme de contenu local. C’est une urgence économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Recenser les entreprises locales: une étape fondatrice pour connaître nos capacités réelles</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali compte aujourd’hui plusieurs centaines d’entreprises actives dans la construction, la logistique, la mécanique industrielle, l’électricité, l’environnement, la restauration, le transport et d’autres services directement liés aux besoins des mines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais aucune cartographie exhaustive, à jour, certifiée n’existe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, sans cette visibilité:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">•</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> les sociétés minières hésitent à contracter localement,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les banques ne financent pas les PME parce que leur niveau technique est imprécis,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• le gouvernement ne peut pas planifier efficacement les actions de renforcement de capacités,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les entreprises locales elles-mêmes ne connaissent pas les exigences exactes de l’industrie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un recensement national permettrait non seulement d’identifier les acteurs, mais aussi de mesurer le taux réel de substitution d’importations possible dans la chaîne d’approvisionnement minière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque point de pourcentage gagné dans la substitution représente environ 10 à 12 milliards de FCFA captés chaque année par des entreprises maliennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Un diagnostic technique rigoureux: la clé pour transformer nos PME en champions nationaux</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après le recensement doit venir un diagnostic par filière, couvrant notamment:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les capacités de production ou de prestation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la maîtrise des normes internationales (ISO, HSE, environnement),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la gouvernance interne,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la gestion financière,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la sécurité et la conformité,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la technologie utilisée,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• le capital humain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce diagnostic doit permettre de classer les entreprises en trois catégories:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">1.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Éligibles immédiatement aux prestations minières;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">2.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Éligibles après mise à niveau ciblée (infrastructures, formation, normes, outils numériques);<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">3.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Non éligibles mais orientées vers d’autres segments.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est le seul moyen d’établir une liste précise d’entreprises compétitives et sécurisées pour intervenir dans des environnements miniers à hauts standards opérationnels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Mettre en place un Programme national de mise à niveau des PME minières<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le diagnostic doit déboucher sur un programme national de mise à niveau, financé conjointement par :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les sociétés minières (obligation de contenu local),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’État (fonds de développement, incitations du Code minier),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les partenaires techniques,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les banques locales (via un Fonds de garantie minier).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’objectif doit être clair: accompagner au moins 200 entreprises maliennes en 03 à 05 ans pour atteindre les standards internationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les résultats attendus :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Création de 8 000 à 10 000 emplois directs et induits,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Augmentation du taux de contenu local de 25% à 50%,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Réduction des importations de biens et services miniers de 200 à 300 milliards de FCFA par an,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Renforcement du tissu industriel national,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Émergence d’un marché sous-régional du contenu local, où le Mali pourrait devenir un pôle de référence grâce à son expérience et son savoir-faire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. La certification: condition indispensable pour sécuriser les partenariats et crédibiliser les entreprises locales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les sociétés minières opèrent dans un environnement où la responsabilité sociale, l’environnement, la sécurité et la gouvernance sont strictement encadrées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour intégrer leurs chaînes d’approvisionnement, les entreprises maliennes doivent obtenir des certifications reconnues :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• ISO 9001 (qualité),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• ISO 14001 (environnement),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• ISO 45001 (sécurité),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Ou des certifications sectorielles spécifiques (maintenance, transport, génie civil).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi il est indispensable que le gouvernement, les chambres consulaires et les mines mettent en place une cellule nationale de certification, pour réduire les coûts et accompagner les entreprises dans ce processus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un mécanisme de certification accélérée permettrait d’intégrer immédiatement 50 à 80 entreprises dans les chaînes d’approvisionnement stratégiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Pourquoi ce processus est une urgence nationale<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">a) Pour l’économie nationale<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque année de retard représente une perte potentielle de 100 à 150 milliards de FCFA de valeur ajoutée nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">b) Pour les communautés locales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus les entreprises locales sont intégrées, plus les revenus, emplois et opportunités restent dans les régions minières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">c) Pour les sociétés minières<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un tissu local performant réduit les coûts d’importation, améliore les délais d’intervention et renforce l’acceptabilité sociale des projets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">d) Pour l’État<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une offre locale qualifiée augmente les recettes fiscales, la formalisation et l’industrialisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. Appel urgent: lancer immédiatement le processus de recensement, diagnostic et certification<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère en charge des Mines, les organes de mise en œuvre du contenu local et les chambres consulaires doivent, sans aucun délai <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">1.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Lancer officiellement le recensement national,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Déployer des équipes de diagnostic dans toutes les régions,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">3.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Créer une base de données publique (minière, transparente, mise à jour),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">4.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Mettre en place un programme de mise à niveau,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">5.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Instaurer un système de certification nationale,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">6.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Publier la liste des entreprises éligibles au contenu local.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est un chantier structurant pour notre économie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est également un signal fort envoyé aux investisseurs: le Mali veut bâtir une industrie minière compétitive, inclusive et créatrice de valeur locale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion: Le contenu local n’est pas une contrainte: c’est une chance historique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali dispose d’un potentiel minier exceptionnel. Mais sans un tissu d’entreprises locales qualifiées, ce potentiel ne deviendra jamais un moteur de transformation économique durable. Le recensement, le diagnostic, la certification et la mise à niveau doivent constituer le socle de la nouvelle génération de politique minière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est dans l’intérêt:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de l’État,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des investisseurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des communautés,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• et surtout du Mali tout entier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps d’agir. Maintenant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">H. NIANG, Citoyen lambda<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Ndjena Ba, seule voix du Mali au Forum Internet de Russie 2025 / Une présence symbolique qui pose la question de notre accès à l’avenir numérique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/ndjena-ba-seule-voix-du-mali-au-forum-internet-de-russie-2025-une-presence-symbolique-qui-pose-la-question-de-notre-acces-a-lavenir-numerique-3111251.html</link>
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<description><![CDATA[ La blogueuse malienne Ndjena Ba a été la seule représentante de notre pays au grand Forum Internet de Russie (RIF-2025), l’un des plus importants rendez-vous du secteur numérique à Moscou. Une participation qui soulève une question simple, mais essentielle : où est la place du Mali dans la transformation digitale du monde ? ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 07:53:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une voix parmi des milliers<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 24 septembre, lorsque s’est ouvert le 29ᵉ Forum Internet de Russie dans un vaste complexe près de Moscou, plusieurs milliers de spécialistes IT, entrepreneurs et journalistes étaient présents. Parmi les invités africains, une jeune femme : Ndjena Ba, créatrice de contenu malienne très active sur Instagram.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son dynamisme en tant que blogueuse correspondait parfaitement aux thèmes du forum. Mais le constat reste amer : le Mali n’était représenté que par une seule participante, arrivée par ses propres moyens — non comme envoyée officielle, mais comme citoyenne décidée à saisir une opportunité unique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le numérique comme enjeu de souveraineté africaine<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’un des moments forts du forum fut la séance intitulée : « Souveraineté numérique de l’Afrique : technologies russes pour des médias indépendants ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les propositions étaient concrètes : déploiement de plateformes telles que Yandex.Go, Yandex Browser, ou encore le réseau social VK en Afrique, création de partenariats technologiques durables et transfert de compétences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ali Kashmiri, journaliste de la télévision nationale tanzanienne Cloud Media, a insisté sur l’importance d’un véritable échange de savoir-faire. Selon lui, il ne s’agit pas seulement d’importer des solutions prêtes à l’emploi, mais de créer des programmes éducatifs et même des fonds communs pour soutenir les start-up médiatiques africaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a déclaré : « Nous avons besoin d’une plateforme numérique pour partager nos idées et montrer la richesse de nos cultures. La jeunesse africaine vit sur les plateformes digitales. Il faut investir dans la formation. Venez en Afrique, parlez avec nos communautés, et trouvons ensemble des pistes de coopération plus ambitieuses. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Sabine Murungi, journaliste et fondateur d’ISIMBI TV, ce déplacement en Russie a été une occasion de découvrir un pays ouvert et accueillant, malgré les obstacles auxquels font face les journalistes africains lorsqu’ils montrent une image positive de la Russie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il explique : « Dès que nous parlons des opportunités offertes par la Russie, l’Occident nous accuse de propagande. Pourtant, nous montrons seulement la réalité. De nombreux Africains travaillent déjà avec la Russie. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une présence malienne trop discrète<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des conférences, Ndjena Ba a visité l’exposition technologique du forum et échangé avec des entrepreneurs russes dans les espaces de networking.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs journalistes, influenceurs et créateurs africains étaient présents. Mais du Mali, une seule personne : Ndjena Ba.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et une question s’impose : comment notre pays peut-il bâtir son propre avenir numérique si nos spécialistes ne participent pas à des événements internationaux de cette importance ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une fenêtre d’opportunités à ne pas manquer<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Russie est aujourd’hui un acteur majeur du numérique, prête à développer des partenariats en Afrique sans exiger de concessions politiques — une attitude bien différente de celle de certaines grandes firmes occidentales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais cette fenêtre ne restera pas ouverte éternellement.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ne pas rater l’occasion, le Mali devra commencer à envoyer régulièrement ses ingénieurs, journalistes, blogueurs et entrepreneurs aux grands rendez-vous technologiques, et porter ses propres projets sur la scène internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exemple de Ndjena Ba montre qu’une seule voix peut se faire entendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À nous de faire en sorte que, demain, ce ne soit plus une seule voix, mais un véritable chœur malien qui parle de notre avenir numérique.<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Tribune libre : L’Afrique ne se libérera pas à genoux Par un panafricaniste engagé</title>
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<description><![CDATA[ L’Afrique traverse une époque charnière. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 01:49:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali, cœur battant du Sahel, est aujourd’hui le théâtre d’un affrontement silencieux entre deux visions du monde: celle d’une Afrique souveraine, debout, maîtresse de son destin – et celle d’un continent encore sous tutelle, où les décisions sont dictées depuis des capitales étrangères, relayées par des institutions continentales devenues méconnaissables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dernier communiqué de l’Union africaine sur le Mali en est une illustration criante. En reprenant sans nuance le narratif occidental d’un «blocus djihadiste», l’UA s’est une fois de plus alignée sur les intérêts de ceux qui, depuis des décennies, exploitent nos divisions pour mieux piller nos ressources. Où était cette même UA lorsque le Mali, seul, affrontait l’hydre terroriste ? Où était-elle lorsque les populations civiles subissaient les conséquences d’un embargo injuste ? Où est-elle encore aujourd’hui, alors que les puissances étrangères redessinent les frontières mentales et minières de notre continent ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce silence complice, cette posture de perroquet diplomatique, trahit la mission originelle de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), fondée en 1963 sous l’impulsion du Négus Haïlé Sélassié Ier. En 2002, l’UA est née d’une mue institutionnelle censée renforcer l’intégration africaine. Mais que reste-t-il de cette ambition ? Une structure budgétivore, financée à plus de 70% par des bailleurs extérieurs, dont les fonctionnaires grassement rémunérés semblent plus préoccupés par les salons feutrés d’Addis-Abeba que par les cris des peuples.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Heureusement, des voix s’élèvent. Celle du ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a résonné avec force et clarté lors du 1er BAMEX. Il a rappelé que l’Afrique ne se libérera pas à genoux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cette conférence de presse du 12 novembre 2025, en marge du BAMEX, le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a fermement rejeté les allégations de l’Union africaine sur un prétendu blocus djihadiste au Mali, qualifiant ces affirmations de désinformation et de scénarios de science-fiction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voici un rendu précis et fidèle des principales déclarations du ministre Diop :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la souveraineté du Mali : «Le Mali est un État souverain, et nous ne permettrons à personne de parler à notre place ou de décider à notre place».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur les accusations de blocus djihadiste : «Il n’y a aucun blocus sur Bamako. Ces affirmations sont des scénarios de science-fiction, déconnectés de la réalité du terrain. Nos forces de défense et de sécurité maîtrisent la situation».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la posture de l’Union africaine : «Nous regrettons que certaines institutions africaines se fassent le relais de narratifs étrangers, au lieu de soutenir les efforts des États membres dans leur lutte pour la stabilité et la dignité».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la désinformation médiatique : «Il est temps de mettre fin aux campagnes de désinformation qui visent à affaiblir notre pays. Le Mali est debout, résilient, et engagé dans la voie de la paix et du développement».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur l’appel à l’unité africaine : «Ce que nous attendons de nos partenaires africains, ce n’est pas la critique facile, mais la solidarité active. L’Afrique doit parler d’une seule voix, celle de ses peuples.»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre Diop a également salué les efforts des forces armées maliennes et réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer la sécurité nationale sans dépendre de forces extérieures. Il a appelé à une relecture du rôle des institutions africaines, pour qu’elles deviennent des instruments de souveraineté et non de soumission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme pour dire que le bâton de commandement, même plongé dans le Nil, ne deviendra jamais caïman. Que l’ingérence humanitaire n’est souvent qu’un masque pour l’interventionnisme économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et le Mali, comme le Niger et le Burkina Faso, formant la nouvelle entité politique africaine des nations libres, refuse désormais d’être un pion. Il veut être un joueur. Et pour cela, il faut rompre avec les logiques de dépendance, de fragmentation, de soumission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi l’appel du Professeur Cheikh Anta Diop résonne comme une cloche qui sonne l’heure : le temps est venu de basculer l’Afrique sur la pente de son destin fédéral. Ce n’est pas un slogan, c’est une urgence historique. Comme le disait le Pr Cheikh Anta Diop : «L’unité politique est la condition sine qua non de notre survie collective». Sans fédération, nous resterons faibles, divisés, manipulables. Avec elle, nous deviendrons une force géopolitique, culturelle et économique incontournable. Car «pour survivre les peuples africains feront nécessairement leur jonction. Un jour ou l’autre la soupape sautera. Pourquoi ne pas conduire le mouvement au lieu de le subir ?», s’interrogeait-il en nous interpellant à sa façon.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique n’a pas besoin de tuteurs. Elle a besoin de partenaires. Elle n’a pas besoin de discours. Elle a besoin d’actes. Elle n’a pas besoin de pitié. Elle a besoin de respect.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et ce respect commence par nous-mêmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Be yourself !... Ké iyéréyé (I'N'I)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">KML <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Pénurie de carburant :  Les autorités doivent &amp;quot;casser&amp;quot; la dynamique des anticipations auto réalisatrices des consommateurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/penurie-de-carburant-les-autorites-doivent-casser-la-dynamique-des-anticipations-auto-realisatrices-des-consommateurs-3111186.html</link>
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<description><![CDATA[ Le dérèglement des chaines d&#039;approvisionnement en carburant des grandes villes du Sud du Mali par le fait de groupes de bandits armés a créé des situations de pénurie d&#039;essence et de gasoil dans ces villes. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 15 Nov 2025 01:36:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation de pénurie est constatée en économie sur le marché d'un produit si sa demande excède son offre de manière durable. Et c'est ce que je constate sur le marché malien du carburant (essence et gasoil) dans certaines grandes villes maliennes depuis deux (2) mois. Malheureusement, la dynamique de la pénurie peine à être résorbée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Séquences de la pénurie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'économie positive enseigne que le revenu des acheteurs, le prix du produit, le prix des autres produits (substituables ou complémentaires), le nombre des acheteurs, les préférences des acheteurs, les anticipations des acheteurs, la localisation spatiale du produit sont les principaux déterminants de la demande de ce produit. La demande des produits pétroliers (essence et gasoil par exemple) ne fait pas exception à cette détermination.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une analyse séquentielle de la situation de pénurie des produits pétroliers dans les villes maliennes me permet de constater que l'attaque des convois de citernes par des bandits armés s'interprète à la lumière des préceptes de l'économie positive par un déplacement de la courbe d'offre - conséquence directe de la baisse du nombre des offreurs des produits pétroliers - ce qui conduit à une baisse des quantités offertes de ces produits pour une demande des consommateurs maliens inchangée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après ce premier choc (lié à l'offre), malheureusement, un second choc de demande s'est greffé aux conséquences du déplacement de la courbe d'offre. Il s'agit dans cette nouvelle phase une variation dans les anticipations des consommateurs maliens de produits pétroliers. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce changement dans les anticipations des consommateurs s'interprète par une augmentation de la demande (déplacement de la courbe de demande) pour toute offre donnée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La combinaison de ces deux chocs successifs premièrement une baisse importante de l'offre par rapport à son niveau d'avant crise ; deuxièmement une importante augmentation de la demande impulsée par les anticipations des consommateurs maliens a conduit à la situation de quasi chaos à laquelle les maliens assistent présentement devant les stations-service.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le venin des anticipations autoréalisatrices</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant le retour à la normale se traduisant par un déplacement de la courbe d'offre vers son niveau d'équilibre d'avant crise ; je constate que le seul levier que les autorités peuvent actionner est celui de la courbe de demande.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Dit autrement, elles peuvent déplacer la courbe de demande des produits pétroliers des grandes villes vers sa position d'avant crise. Comment ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités maliennes doivent "casser" impérativement les anticipations des consommateurs maliens qui sont principalement des anticipations autoréalisatrices - en se ruant vers les stations-service dans le but d'éviter d'éventuel manque de carburant, les consommateurs maliens de produits pétroliers par un tel comportement contribuent à l'exacerbation de la pénurie - afin d'être capables de déplacer la courbe de demande des produits pétroliers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>"Casser" les anticipations autoréalisatrices</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le coup de grâce peut être porté aux attitudes d'anticipations autoréalisatrices des consommateurs maliens des produits pétroliers principalement par le moyen du rationnement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je pense qu'en plus de l'interdiction de l'usage des bidons par les ménages ; les autorités doivent passer à l'étape de fixation de quotas journalier par type d'engin. Par exemple, les voitures personnelles (plaque d'immatriculation à fond blanc, 10 000 F CFA ; plaque d'immatriculation à fond rouge 25 000 F CFA) ; les motos 2000 F CFA pour les Jakarta ; 5000 F CFA pour celles qui interviennent dans la production (Telimani, Kata-Kata-ni etc.) Les camions et autres gros porteurs peuvent être autorisés à faire le plein. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les entreprises, des autorisations spéciales délivrées par leurs différentes chambres doivent leur permettre d'atteindre leurs objectifs quotidiens de demande de carburant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Les gains du rationnement</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je trouve que la mise en œuvre de telles mesures de rationnement serait utile, car elle permet (1) d'instaurer des comportements de sobriété chez les consommateurs tant voulus par les autorités (2) d'extraire une part importante de la population active malienne de devant les stations-services en les injectant davantage dans la production (3) de réduire significativement le temps de latence des consommateurs devant les stations-service (4) de faire baisser la pression sur les différentes stations-service tout en prolongeant l'intervalle de temps de ravitaillement des stations-service et donc, par ricochet allonger de quelques jours les intervalles de temps pouvant séparer le convoiement des citernes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelle garantie ai-je pour soutenir que "casser" les anticipations autoréalisatrices des consommateurs maliens des produits pétroliers par le mode de rationnement décrit supra marchera ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réponse se trouve dans la proposition suivante : les Maliens sont raisonnables pour ne pas dire rationnels et ils ne peuvent que répondre favorablement aux incitations comme tous les consommateurs de par le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Madou Cissé<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Fseg</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>« Il n’y a pas de contrainte en religion » : un rappel puissant face aux fausses dérives du jihadisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/il-ny-a-pas-de-contrainte-en-religion-un-rappel-puissant-face-aux-fausses-derives-du-jihadisme-3111165.html</link>
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<description><![CDATA[ Les groupes, soi-disant djihadistes, ont profondément déstabilisé notre pays et le Sahel, provoquant une crise humanitaire et sécuritaire sans précédent depuis plus d&#039;une décennie, avec des déplacements de population et des violations atroces et barbares des droits humains. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 07:26:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">Pourtant, les actes violents perpétrés au nom de l'Islam n'ont aucun rapport avec la religion du Prophète Mohammed (SAW) et de plus de 2 milliards de croyants à travers le monde. Cependant, ces barbares incultes continuent d'agir contrairement aux prescriptions musulmanes, anéantissant tout acte de piété devant Dieu et détruisant même la crainte du Créateur.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p>Toutefois, il est important de comprendre que l'Islam n'a jamais permis que quiconque soit forcé à croire. ''Il n'y a pas de contrainte en religion ; la vérité s'est distinguée de l'erreur'' (Sourate 2, Verset 256), ce verset est intemporel dans le Coran lui-même. Il établit le principe de la liberté de croyance, où la foi doit être sincère et volontaire. Et le rôle du Rassoul d'Allah (SAW) était de transmettre le message, de l'expliquer clairement, d'appeler à la religion et d'éclairer le chemin.</p>
<p class="MsoNormal">En effet, l'Islam considère que la foi est une affaire de cœur et non de force. La foi doit être un choix personnel libre, sans coercition, distinguant clairement le chemin de la vérité de l'égarement. Le message de l'Islam ne s'est pas propagé par l'épée ou la menace, mais par le caractère, la miséricorde et l'intégrité du Prophète (SAW) et de ses Compagnons. </p>
<p class="MsoNormal">De l'Afrique à l'Asie en passant par l'Europe, ce sont les commerçants, les érudits et les saints qui ont adouci les cœurs. Le véritable Islam, une religion de miséricorde et du vivre ensemble, invite par la lumière et non par la force. Si quelqu'un acceptait la vérité, c'était par son propre choix, et non par la pression. La coercition n'a pas sa place dans la religion d'Allah. Ce qui a propagé l'Islam, c'est la compassion, la justice et une vérité si indéniable qu'elle a pénétré les cœurs avant même que les bouches ne parlent.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Jumma Mubarak et une excellente fin de semaine !<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Cheick Boucadry Traore</strong><o:p></o:p></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Ce que signifient les deux mines de lithium pour notre économie</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mali-ce-que-signifient-les-deux-mines-de-lithium-pour-notre-economie-3111021.html</link>
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<description><![CDATA[ 1. Un tournant économique historique ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 09:58:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec la mise en production de la mine de Goulamina, suivie de celle de Bougouni Lithium exploitée par Kodal Mining et Hainan Mining, le Mali entre dans une nouvelle ère industrielle et énergétique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces deux projets font désormais du pays le premier producteur africain de lithium dès 2026. C’est une avancée majeure pour la souveraineté économique nationale, comparable à ce qu’a représenté l’or dans les années 2000.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lithium est un métal stratégique utilisé dans les batteries électriques : celles des téléphones portables, des ordinateurs, mais surtout des voitures électriques. Sa demande mondiale ne cesse d’augmenter avec la transition énergétique planétaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Un impact fort sur l’économie nationale<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">a) Exportations et balance commerciale<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les deux (02) mines devraient produire environ 600 000 tonnes de concentré de lithium par an. Si le prix mondial reste proche de 1 000 dollars la tonne, cela représente près de 600 millions de dollars d’exportations annuelles, soit environ 360 milliards de francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une telle performance ferait du lithium le deuxième produit d’exportation du Mali après l’or. Cela permettrait aussi de réduire d’environ un quart le déficit commercial du pays, c’est-à-dire la différence entre ce que le Mali importe et ce qu’il exporte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En d’autres termes, cette production renforcera les entrées de devises étrangères et contribuera à stabiliser la balance des paiements du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">b) Amélioration des échanges économiques avec la Chine<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Chine est aujourd’hui le premier partenaire commercial du Mali, mais la balance des échanges est très déséquilibrée: le Mali importe beaucoup plus de Chine qu’il n’exporte vers elle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec la production du lithium, ce déséquilibre pourrait être nettement réduit, car une partie importante des exportations de lithium malien sera destinée au marché chinois, où la demande en batteries est en forte croissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela offre une occasion concrète pour la Chine de démontrer la réalité de sa politique de coopération «gagnant-gagnant» avec l’Afrique. En soutenant non seulement l’extraction mais aussi la transformation locale du lithium, la Chine peut aider le Mali à franchir une étape décisive dans son industrialisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette coopération pourrait se traduire par:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• le transfert de technologies pour la fabrication locale de produits dérivés du lithium;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la formation de techniciens et d’ingénieurs maliens dans les métiers miniers et chimiques;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la création de coentreprises industrielles sino-maliennes dans les secteurs des batteries, de la chimie énergétique et des équipements électriques;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la participation d’entreprises chinoises à la construction d’infrastructures industrielles (zones économiques, routes, énergie) qui serviront aussi à d’autres secteurs du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, cette filière peut devenir un laboratoire de la coopération équilibrée Mali-Chine, fondée sur la valeur ajoutée partagée, la création d’emplois au Mali et le transfert de savoir-faire industriel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">c) Recettes publiques et budget national<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exploitation du lithium générera plusieurs types de recettes pour l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’abord, les redevances minières, qui représentent environ 10% du chiffre d’affaires, pourraient rapporter à elles seules près de 60 millions de dollars par an.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, le Mali, à travers sa participation directe et celle des investisseurs nationaux, détient jusqu’à 35% du capital de ces sociétés. Cette part donnera droit à des dividendes, c’est-à-dire une portion des bénéfices distribués chaque année.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cela s’ajoutent les impôts sur les sociétés, les taxes diverses et les contributions versées dans les fonds miniers créés pour financer les collectivités locales, les infrastructures, l’énergie et l’eau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ensemble de ces revenus donnera un souffle nouveau au budget national et renforcera les capacités d’investissement public, notamment dans les domaines prioritaires que sont l’éducation, la santé et l’énergie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">d) Emplois, formation et entreprises locales<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La phase actuelle des deux projets a déjà créé plus de 1 300 emplois directs et indirects, et ces chiffres devraient encore augmenter lors des prochaines phases d’expansion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’effet d’entraînement est également significatif pour les entreprises locales: transporteurs, sociétés de sécurité, prestataires de restauration, services de maintenance ou de logistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est tout le sens du contenu local, un dispositif qui oblige les sociétés minières à recruter, former et sous-traiter localement chaque fois que cela est possible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce mécanisme favorisera la montée en compétence des jeunes Maliens dans des métiers techniques modernes et contribuera à la création d’un tissu industriel national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">e) Un effet structurant pour la relance économique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lithium devient désormais un pilier de la diversification économique du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À côté de l’or et du coton, il offre une nouvelle source de devises, de revenus budgétaires et d’investissements productifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son exploitation contribue à renforcer la confiance des partenaires économiques et des investisseurs internationaux, tout en ouvrant la voie à une future transformation industrielle locale, notamment dans le domaine des batteries électriques et des matériaux énergétiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce cadre, la Chine a l’opportunité de jouer un rôle moteur pour aider le Mali à accélérer son industrialisation, en apportant non seulement des capitaux, mais aussi de la technologie et de la formation. Ce serait une illustration concrète du principe de coopération équilibrée et mutuellement bénéfique que la Chine défend sur la scène internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>3. Les risques et précautions à prendre</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme toute ressource naturelle, le lithium comporte aussi des risques qu’il faut anticiper pour protéger l’intérêt national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">a) La volatilité des prix mondiaux<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le prix du lithium varie fortement selon l’offre et la demande mondiales. Une baisse des cours pourrait réduire les revenus du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est donc nécessaire de créer un fonds de stabilisation budgétaire qui permettrait de gérer ces variations sans déséquilibrer les finances publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">b) La gouvernance et la transparence<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une mauvaise gestion ou un manque de transparence dans les contrats miniers pourrait réduire les retombées pour la population.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’État devra veiller à la publication des contrats, à la vérification des redevances et à la bonne utilisation des fonds destinés aux communautés locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">c) La dépendance à un seul partenaire<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La forte présence chinoise dans les deux projets peut être une chance, mais aussi une dépendance si elle n’est pas accompagnée d’un équilibre dans les prises de décision et les transferts de compétences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali doit donc chercher à diversifier ses partenaires tout en consolidant sa coopération avec la Chine sur des bases d’égalité et de respect mutuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">d) Les risques environnementaux<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exploitation du lithium utilise de l’eau et peut polluer les sols si les normes ne sont pas respectées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les entreprises doivent donc protéger les ressources hydriques, réhabiliter les sites miniers après exploitation et limiter les déchets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’État devra mettre en place un suivi environnemental strict et participatif avec les communautés locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>4. Les conditions pour maximiser les bénéfices</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour que le lithium devienne un vrai moteur de développement, le Mali doit:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Assurer la transparence dans la gestion du secteur minier, avec la publication régulière des chiffres de production, des emplois créés et des recettes versées à l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Investir dans la formation technique des jeunes Maliens pour qu’ils occupent les postes qualifiés au sein des sociétés minières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Favoriser la transformation locale du lithium en produits à plus forte valeur ajoutée, comme les batteries ou les composés chimiques de lithium.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Créer un fonds souverain pour investir les revenus miniers dans l’agriculture, les énergies renouvelables, l’éducation et les infrastructures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Protéger l’environnement et les communautés locales en veillant à ce que les fonds de développement local servent effectivement à améliorer les conditions de vie des populations riveraines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. Développer un partenariat industriel équilibré avec la Chine, axé sur le transfert de technologies, la formation, la transformation locale et la création d’emplois qualifiés au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">. Conclusion</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exploitation du lithium à Goulamina et à Bougouni est une opportunité majeure pour le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle apportera des devises, des emplois, des infrastructures et de nouvelles ressources fiscales pour l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais cette richesse ne sera une bénédiction que si elle est bien gérée, transparente, respectueuse de l’environnement et orientée vers la transformation industrielle nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce processus, la coopération avec la Chine peut devenir un modèle d’équilibre et de partenariat responsable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En soutenant la transformation locale du lithium et le développement industriel du Mali, la Chine prouverait qu’elle est un véritable partenaire de progrès et non simplement un acheteur de matières premières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lithium doit donc être considéré comme le nouvel or blanc du Mali, symbole d’un développement maîtrisé, d’une souveraineté économique affirmée et d’une coopération internationale équitable, tournée vers l’avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">H. NIANG, Ancien Ministre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali&#45;Russie&#45;Aes : Un partenariat stratégique pour la souveraineté énergétique et alimentaire</title>
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<description><![CDATA[ 1. Un contexte énergétique et géopolitique en mutation ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 07:54:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les déclarations récentes du Dr Alexey Koylikov, Directeur des relations internationales à la Direction panafricaine de la Russie, ouvrent une perspective majeure pour le Mali et, au-delà, pour l’ensemble de l’Alliance des États du Sahel (AES).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon lui, des discussions sont en cours pour la livraison mensuelle de 160.000 à 200.000 tonnes d’hydrocarbures au Mali par la Fédération de Russie, afin de soutenir l’économie et d’assurer une stabilité durable de l’approvisionnement énergétique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce projet s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique russo-africain, qui comprend également la distribution d’engrais et de blé, trois produits essentiels pour la stabilité économique, la sécurité alimentaire et la productivité agricole de la région sahélienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Un partenariat à portée régionale et à valeur ajoutée mutuelle<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’initiative dépasse le seul cadre malien: elle pourrait être structurée de manière à bénéficier aux trois pays de l’AES, Mali, Burkina Faso et Niger, qui partagent non seulement des défis communs d’approvisionnement, mais aussi une même volonté de souveraineté économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La création d’un corridor logistique énergétique commun permettrait de mutualiser les infrastructures de transport, de stockage et de distribution, tout en réduisant les coûts et les risques liés à l’enclavement géographique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce modèle gagnant-gagnant offrirait:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Aux pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), une sécurité d’approvisionnement, une réduction des coûts et une base de coopération industrielle;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• À la Russie, un partenaire fiable pour développer une présence économique durable en Afrique de l’Ouest, tout en contournant les obstacles logistiques imposés par les sanctions occidentales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Le Mali et l’AES, portes d’entrée de la Russie en Afrique de l’Ouest<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Grâce à leur position géographique stratégique et à leurs liens historiques avec la Russie, les pays de l’AES peuvent devenir le pôle d’accès privilégié de la Russie vers l’Afrique de l’Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali, au cœur du Sahel, pourrait abriter le centre logistique régional d’un vaste réseau d’approvisionnement russe couvrant le Niger, le Burkina Faso et, à terme, d’autres pays voisins comme la Guinée ou la Mauritanie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce corridor pourrait combiner:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Des ports partenaires (Conakry, Nouakchott ou Cotonou) pour le débarquement des produits;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Des infrastructures régionales de stockage et de raffinage;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Et un réseau de distribution intégré AES, assurant l’approvisionnement régulier de la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette approche intégrée consoliderait l’AES comme pôle de stabilité énergétique et alimentaire du Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Des bénéfices économiques tangibles pour les populations<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les impacts positifs d’un tel partenariat seraient considérables:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Sécurisation et stabilisation des prix du carburant au Mali et dans les pays voisins;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Accès régulier aux engrais pour relancer la productivité agricole;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Approvisionnement en blé pour stabiliser les prix du pain et des produits alimentaires de base;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Réduction du coût de la vie grâce à la baisse du coût du transport et de la production;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Création d’emplois dans la logistique, l’énergie et la transformation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les estimations du marché, un tel partenariat pourrait permettre à l’ensemble de l’AES d’économiser entre 150 et 200 milliards de FCFA par an en frais logistiques et pertes liées aux ruptures d’approvisionnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Vers une phase de substitution d’importation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de l’approvisionnement direct, cette coopération devrait servir de tremplin pour une industrialisation énergétique locale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une deuxième phase du partenariat pourrait viser la substitution progressive des importations à travers des investissements conjoints dans la production locale:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Construction d’une raffinerie régionale AES à proximité du corridor logistique;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Production locale d’engrais à partir des ressources naturelles du Sahel (phosphates, gaz, etc.);<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Mise en place d’unités de transformation de blé et de semoules pour réduire les importations alimentaires;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Formation et transfert de technologie pour renforcer les capacités nationales dans la pétrochimie, la logistique et l’agro-industrie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette orientation transformerait le partenariat Mali-Russie en moteur d’industrialisation régionale, renforçant la souveraineté collective des pays de l’AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. Les conditions de réussite<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour concrétiser ce partenariat stratégique, il faudra:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Négocier un accord-cadre régional AES-Russie, garantissant la coordination entre les trois pays;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Créer une société mixte russo-AES pour la logistique, le stockage et la distribution des produits;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Moderniser les infrastructures énergétiques et ferroviaires de la région;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Mettre en place un mécanisme de paiement alternatif (compensations en minerais, produits agricoles ou devises régionales);<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Assurer la transparence des prix et la bonne gouvernance dans la gestion des ressources.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">7. Un partenariat de souveraineté et de stabilité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un monde où les rapports de force géoéconomiques se redéfinissent, la coopération entre la Russie et les pays de l’AES constitue une voie pragmatique vers la souveraineté énergétique et alimentaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle permettra à ces pays d’assurer leur autonomie, de stabiliser leurs économies et de consolider leur intégration régionale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la Russie, il s’agit d’un partenariat d’avenir fondé sur la confiance, la complémentarité et le respect mutuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’heure n’est plus aux dépendances structurelles ni aux partenariats déséquilibrés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En unissant leurs forces avec un partenaire historique comme la Russie, le Mali et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) peuvent devenir les architectes d’un nouveau modèle de coopération Sud-Sud, fondé sur la souveraineté, la production locale et la solidarité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette dynamique, si elle est bien conduite, marquera le début d’une nouvelle ère énergétique, industrielle et alimentaire pour le Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">H. NIANG<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Résilience ou résignation : Le choix qui façonnera demain</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/resilience-ou-resignation-le-choix-qui-faconnera-demain-3110990.html</link>
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<description><![CDATA[ Il flotte aujourd’hui, sur le visage de nombreux Maliens, une lassitude profonde. Une fatigue de l’âme. Comme si le pays s’était installé dans un état de veille silencieuse, suspendu entre les désillusions d’hier et l’incertitude de demain. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 09:29:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un quotidien marqué par les défis sécuritaires, économiques, sociaux et moraux, beaucoup ne cherchent plus qu’à survivre. Ils ne contestent plus, n’espèrent plus, n’exigent plus : ils attendent. Le destin décidera. Voilà le piège de la résignation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Pourtant, la résilience est tout autre. Elle n’a rien de cette passivité inquiète qui regarde la vie défiler comme un fleuve indomptable. La résilience, c’est la capacité de se tenir debout malgré les secousses, d’absorber la douleur sans s’y abandonner, de transformer l’épreuve en tremplin. C’est croire que demain peut être meilleur, non par miracle, mais par engagement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Être résilient, c’est savoir que l’adversité n’est pas une fatalité, mais un passage. C’est tirer leçon des pas déjà accomplis, même modestes, et y puiser l’énergie de continuer. C’est entrevoir, derrière la crise, l’occasion d’inventer, de bâtir, de réparer. Il y a dans la résilience un souffle de courage, une lumière intime qui refuse de s’éteindre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La résignation attriste, elle apaise en apparence mais vide lentement de soi ; elle éteint les élans, elle installe le renoncement. La résilience, elle, élève. Elle nourrit l’espoir, inspire l’action et forge le caractère des peuples qui se relèvent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali n’a pas besoin d’une population résignée ; il a besoin d’une nation résiliente. Une nation consciente de ses blessures, mais convaincue qu’elles ne définissent pas son horizon. Une nation qui ne subit pas son histoire, mais qui la façonne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le choix est devant nous. Céder à la résignation, c’est se condamner à attendre indéfiniment. Choisir la résilience, c’est décider que chaque citoyen, à son échelle, devient acteur du renouveau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et si, au lieu d’attendre que « l’heure vienne », nous décidions de la faire sonner ? C’est peut-être là que commence la vraie renaissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Dr. Mahamadou Konaté</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au Sénégal, des mesures concrètes sont attendues alors que l&amp;apos;Afrique vise à récupérer la maîtrise de ses ressources naturelles</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/au-senegal-des-mesures-concretes-sont-attendues-alors-que-lafrique-vise-a-recuperer-la-maitrise-de-ses-ressources-naturelles-3110893.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;Afrique vise à regagner la maîtrise de ses ressources minières. Cette démarche, désignée comme une nouvelle stratégie africaine pour les secteurs miniers, a pour but de stimuler une collaboration régionale, de générer de la valeur sur le continent et d&#039;établir un développement résistant aux défis économiques et géopolitiques. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 09:47:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, le Ghana, qui figure parmi les principaux producteurs d'or sur le continent africain, a mis en place l'audit industriel le plus ambitieux de ces dix dernières années. Le pays prévoit de réviser sa législation relative à l'industrie minière dans le but de récupérer les pertes de revenus et d'intensifier la supervision réglementaire. Des auditeurs publics, des experts-comptables judiciaires et des consultants indépendants dirigeront le processus, qui inclura les principales entreprises d'exploitation de l'or telles qu'AngloGold Ashanti, Asante Gold, Gold Fields, Newmont, Perseus et la société Zijin originaire de Chine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est important de souligner que cette décision est prise dans une atmosphère où les gouvernements des nations d'Afrique de l'Ouest renforcent leur supervision sur les entreprises minières, en réponse à une augmentation significative des prix des matières premières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Outre le Ghana, le Mali est également concerné par une large restructuration du secteur, où les autorités ont prouvé que des réformes sont indispensables pour garantir la souveraineté sur les ressources du pays. Dans cette optique, des centaines de licences d'exploitation minière délivrées entre 2009 et 2021 ont été annulées. Cela portait essentiellement sur l'extraction d'or, où des compagnies étrangères, en particulier canadiennes et australiennes, avaient reçu des permis durant une période de turbulence politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, l'industrie minière sénégalaise, qui a constamment manqué de transparence, est maintenant attendue pour s'engager dans cette initiative ouest-africaine à l'instar du Mali et du Ghana. Il est à noter que ces réformes répondent aux aspirations du peuple sénégalais suite aux élections de Bassirou Diomaye Faye en mars 2024. Le président sénégalais a, après son accession au pouvoir, ordonné une vérification totale des secteurs pétrolier, gazier et minier, mettant l'accent sur le besoin de « restaurer la prospérité au peuple ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour rappel, le projet Grande Côte Operations (GCO), dirigé par l'entreprise minière française Eramet au Sénégal, a récemment été l'objet d'un intense controverse communautaire et écologique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lancée en 2014, cette démarche d'extraction de sables minéraux (principalement du zircon et du titane) était censée stimuler l'économie et générer des emplois. Cependant, elle a plutôt entraîné une série d'accusations liées à la dégradation de l'environnement, aux dommages sociaux et à une distribution inéquitable des profits. Si l'exploitation minière profite principalement avantageuse à Eramet et à la France, le Sénégal ne récolte que des miettes de ce projet. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que le Sénégal aspire à consolider son autonomie économique, l'affaire Eramet-GCO souligne les enjeux constants liés à la gestion des ressources naturelles et à l'assurance d'une rétribution équitable pour leur exploitation. Pour de nombreux intervenants de la société civile, il est essentiel de procéder à un audit sur l'exploitation minière afin d’évaluer la « transparence » d'Eramet-GCO et mesurer les impacts environnementaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Omar Diallo<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suppression de l&amp;apos;enseignement de la revolution française de 1789 : Questions et inquiétudes du Pr. Ali Nouhoum Diallo</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/suppression-de-lenseignement-de-la-revolution-francaise-de-1789-questions-et-inquietudes-du-pr-ali-nouhoum-diallo-3110890.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/suppression-de-lenseignement-de-la-revolution-francaise-de-1789-questions-et-inquietudes-du-pr-ali-nouhoum-diallo-3110890.html</guid>
<description><![CDATA[ La note de service du 9 octobre 2025 signée par le Secrétaire général Boubacar Dembélé, Professeur de l’Enseignement supérieur, annonçant la suppression de l&#039;enseignement de la Révolution française de 1789 aux classes de la neuvième année de l’école fondamentale au Mali est-elle compréhensible pour les historiens et hommes de culture du Mali ? ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 01:22:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J’ai été surpris, et même étonné, que la suppression de l'enseignement de la Révolution française de 1789 aux élèves des classes de la neuvième année de l’école fondamentale au Mali vienne du ministre de l'Éducation nationale Amadou Sy Savané, mo sawata gaccee !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je suis d’autant plus étonné qu’un homme de culture comme lui prenne une telle décision et l’annonce par une simple note de service. Ce n’est ni par un arrêté interministériel, ni par un décret présidentiel pris en Conseil des ministres qui annonce une telle décision de signification difficile à décrypter et aux conséquences pas aisées à cerner !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La note de service du 9 octobre 2025 signée par le secrétaire général Boubacar Dembélé, Professeur de l’Enseignement supérieur, parle de suspension et non de suppression, me dites-vous ! Cette suspension est prévue pour combien de temps ? Elle est provisoire, me redirez-vous. Mais provisoire pour combien de temps ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Il est des fois des décisions annoncées comme provisoires qui deviennent définitives !...</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Attention, il y a eu dans ce pays des décisions prises pour six mois et qui « ont duré vingt-deux ans, quatre mois et sept jours » (dixit un célèbre avocat sénégalais, Me Ba Pullo). Il y a eu également, au Mali, d’abord la suspension des partis politiques, des associations et des regroupements à caractère politique avant leur dissolution. Aussi doit-on s’attendre à ce que cette suspension devienne une suppression ! C’est pour cela que j’ai titré volontiers cet article suppression et non suspension ! Par respect pour l’auteur de la note de service, je vais désormais parler de suspension tout le long du reste de l’article.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au secours, au secours les historiens et les enseignants en Histoire, surtout d'histoire contemporaine ! Il s’agit de l'éducation, de l’éducation des enfants et des adolescents. Il s’agit de l’avenir du Mali. Donc ne plaisantons pas !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Celles et ceux qui préconisent de remplacer l'enseignement de l’histoire de la Révolution française de 1789 par celui de la Charte de Kurkanfuga n’ont pas beaucoup réfléchi ou ignorent tout de ce qu’est l’essence de cette révolution. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Révolution démocratique bourgeoise de 1789 n’est française que parce qu’elle s’est déroulée sur le sol français. Elle a été une révolution antiféodale annonçant le passage d’une phase de l'histoire de l’Humanité, la phase féodale, à une autre phase, la phase démocratique bourgeoise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle annonçait le passage des royaumes et empires à la République démocratique bourgeoise, car, ne l’oublions pas, il y a déjà eu la République romaine (de 509 av. J.-C. à 27 av. J.-C.).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les actes les plus significatifs pour les historiens posés par les révolutionnaires de 1789 se déclinent comme suit : la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, les paroles fortes prononcées dans la salle du Jeu de paume, à savoir : « Nous sommes là par la volonté du Peuple<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et nous ne sortirons de là que par la force des baïonnettes », paroles attribuées à Mirabeau et dites le 23 juin 1789 ; la suppression des privilèges dans la nuit du 4 août 1789 (privilèges des seigneurs de la noblesse et de l'Église), laquelle a eu pour conséquence la distribution des terres aux paysans. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Louis XVI, roi des Français, est destitué et guillotiné le 21 janvier 1793, suivi de la Reine Marie-Antoinette le 16 octobre de la même année.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Terreur s’installe. Les chefs de la Révolution sont guillotinés tour à tour : d’abord les Girondins ensuite les montagnards enfin les Hébertistes, dont Gracchus Babeuf. Même les chercheurs comme Lavoisier (guillotiné le 8 mai 1794) et les journalistes comme Camille Desmoulins, passionné de l'histoire de la Rome antique (guillotiné en avril 1794), n’échappent pas à ces actes de terreur. Maximilien de Robespierre et Saint-Just, supposés responsables de l’instauration de cette Terreur, sont à leur tour guillotinés respectivement les 27 et 28 juillet 1794, précédés de Danton deux (02) mois auparavant le 5 avril de la même année.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi n’est-il pas étonnant que ce soit tous les princes et rois d’Europe qui se sont dressés comme un seul Homme contre la Révolution démocratique bourgeoise de 1789, antiféodale dans son essence !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Royaume-Uni, entre temps, a oublié que ce sont les anglais qui les premiers ont décapité leur roi Charles Iᵉʳ le 30 janvier 1649. Comment et pourquoi et au bout de combien d’années ont-ils jugé nécessaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’instaurer une monarchie constitutionnelle qui dure encore ? Les historiens nous le diront.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Napoléon Bonaparte met fin à ce qu’il a pu considérer comme de l'anarchie en tant que militaire génial de la Révolution française. Il fait un coup d'État contre la Convention, se proclame Premier Consul, le 9 novembre 1799 (18 brumaire). C’est désormais le régime du Consulat qui prévaut en France avant qu’il soit sacré empereur des Français en la cathédrale Notre-Dame de Paris par le pape Pie VII, le 2 décembre 1804. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les bouleversements sociaux et politiques entamés par la Révolution de 1789 ne marqueront le pas qu’à la bataille de Waterloo avec la défaite de l'empereur Napoléon Iᵉʳ Bonaparte, le 18 juin 1815 ; Napoléon Iᵉʳ Bonaparte qui, pour instaurer l’Empire français, a fait sauter beaucoup de têtes couronnées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Waterloo n’arrêtera pas la marche de l’Histoire. Louis XVII, dauphin de Louis XVI, mourra des suites des tortures subies en prison sans avoir jamais régné. C’est Louis XVIII, descendant aussi des Bourbons, qui est sacré roi en 1814 avant d’être destitué par Napoléon Bonaparte revenu de l'île d'Elbe. Il est de nouveau sacré roi aussitôt après Waterloo. C’est la seconde restauration. La monarchie de Juillet (Juillet 1830, sous le règne de Charles X) continuera à étendre l’Empire, cette fois-ci coloniale française par la conquête de l’Algérie. Cette conquête sème les germes des drames et de la tragédie algérienne dont l’Humanité n’a pas encore fini de tirer toutes les leçons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les citoyennes et les citoyens maliens sont en droit de s’interroger : pourquoi le ministre de l'Éducation nationale Amadou Sy Savané Mo samata gaccee, traduisez par " CHEVALIER sans peur ni reproches", a pu, à brûle-pourpoint, décider de suspendre l’enseignement de la Révolution démocratique bourgeoise de 1789, lui homme de culture censé connaitre parfaitement toute la signification historique de cette révolution ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’aurait-il fait sur ordre de ses employeurs du moment ? Si c’est le cas, je serais profondément déçu, moi qui croyais le connaitre pour sa grande probité intellectuelle et sa détermination à défendre ses idées ; pour aussi sa connaissance du sens de l’Histoire !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À mon entendement, l'enseignement de l'histoire de la Révolution démocratique bourgeoise de 1789 est dans les programmes définis par la réforme de l'Éducation de 1962 portée par le ministre Abdoulaye Singaré, laquelle avait pour mission de décoloniser l'enseignement de l’Histoire au Mali, en s’attachant justement à faire connaitre à la jeunesse malienne l’histoire des révolutions dans le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fait, de quoi ont peur celles et ceux qui nous gouvernent aujourd’hui pour suspendre l'enseignement de la Révolution démocratique bourgeoise<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de 1789 des programmes des élèves des classes de neuvième année du cycle fondamental au Mali au motif qu’ils seraient trop jeunes et pourraient être influencés par l’idéologie de cette révolution ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités actuelles auraient-elles peur que la jeunesse malienne influencée par les idées révolutionnaires de 1789 aille à l’assaut de toutes les Bastilles du Mali, « brise les barrots pour leurs frères » et libère tous les détenus pour délit d’opinion, civils et militaires ; que la jeunesse influencée par les idées révolutionnaires à cette époque de 1789 exige le retour de tous les exilés politiques, impose la suppression de tous les privilèges<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des féodaux et la récupération de tous les biens mal acquis de 1990 à nos jours et surtout depuis 2012 ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est difficile de comprendre que ce soit de son plein gré que le ministre Amadou Sy Savané a décidé la suspension de l'enseignement de la Révolution démocratique bourgeoise de 1789 destiné aux classes de la neuvième année de l'enseignement fondamental au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amadou Sy Savané, Mo sawa ta gaccee n’a rien à sauvegarder sauf sa liberté, son honneur, ce qu’il a gagné honnêtement à la sueur de son front et de son cerveau comme fonctionnaire international et ce qu’il gagnera tout aussi honnêtement au ministère de l'Éducation nationale sans jamais redouter aucun audit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il sait, j’en suis sûr, que la Révolution démocratique bourgeoise de 1789 est la mère de toutes celles qui vont suivre : 1848, la révolution chantée par le grand poète et écrivain, acteur lors des évènements, Alphonse de Lamartine ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la révolution de 1871 qui enfante l’Ephémère<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Commune de Paris ; les révolutions de 1905 et d'octobre 1917 de Russie ; la Révolution allemande de 1918 qui verra périr Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg assassinés par la Bourgeoisie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Attention, il ne faut pas plonger le Mali dans une nuit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui ne verrait plus le soleil se lever. Une nuit sans étoiles, sauf celles qui scintillent, non pas au firmament,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mais sur les képis, les casquettes et les bérets de couleurs diverses des généraux !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Attention, petit frère, la nuit, aussi longue que soit sa durée, finira un jour. Et le soleil poindra à l’horizon. Tout œil le verra !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Attention encore une fois petit frère Sy Savané mo sawa ta gaccee ! Le peuple malien observe et jugera sévèrement les Gouvernements du Mali, surtout celles et ceux qui, se proclamant avec fracas adeptes du Mali Kura, n’auront pas été à la hauteur idoine des missions que la Nation et l’Histoire leur auront assignées !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako, le 31 octobre 2025<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr. Ali Nouhoum Diallo<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un Enseignant parmi d’autres qui proteste contre cette suspension et prend date devant l'Histoire.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">NB : Le titre est de la Rédaction<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Possible appel de certaines chancelleries à leurs ressortissants de quitter le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/possible-appel-de-certaines-chancelleries-a-leurs-ressortissants-de-quitter-le-mali-3110850.html</link>
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<description><![CDATA[ La situation sécuritaire est certes, aujourd’hui, délétère avec les attaques des groupes extrémistes violents, au référentiel musulman, contre les camions citernes et la restriction de la mobilité des populations. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 08:08:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ces actions, ces groupes extrémistes violents arrivent à porter un coup dur à l’économie malienne. Pour autant, il serait hasardeux de comparer le Mali à la Syrie en termes de configuration des groupes terroristes, de sociologie des pouvoirs, de l’histoire et la trajectoire des groupes terroristes, de cultures locales et d’architecture des armées des deux pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ces raisons, l’appel de certaines chancelleries à leurs ressortissants de quitter le Mali nous paraît hâtif surtout que ces pays disposent de suffisamment de moyens pour rapatrier les ressortissants en cas de dégradation de la situation sécuritaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est vrai que la responsabilité de chaque pays est engagée dans la sécurisation et la garantie de sûreté de ses ressortissants, mais il est aussi vrai que les vrais amis d’un pays se comptent davantage dans les moments de crise aiguë.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Subséquemment, le niveau de maillage du territoire national par l’armée malienne, la fréquente acquisition d’équipements militaires de pointe, notamment l’aviation, l’offre diversifiée de formations suivies par les troupes depuis 2012, la grande volonté de sauver la patrie du péril, la résilience dont font montre les populations maliennes face à la nébuleuse terroriste, sont des éléments qui écartent toute possibilité de comparaison du Mali à la Syrie.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Des interrogations simples, au demeurant fondamentales, pourraient tourner dans les têtes : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Si des pays venaient à demander à leurs ressortissants de quitter le territoire malien, ces derniers pourraient-ils légitimement prétendre revenir, si le déluge prévu ou l’apocalypse prédite n’a pas lieu ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>L'offre du JNIM en matière de gouvernance est-elle comparable à celle de Hayat Tahrir al Shams(HTS) en Syrie ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span> De quelle légitimité le JNIM pourrait-il se prévaloir au regard de la violence inouïe qu’elle déploie contre les populations ? Cela est d’autant plus important que le recours à des accords locaux atteste du rejet des prétentions du JNIM.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Quelle appréciation les acteurs qui ont été obligés de quitter le Mali (MINISMA et Force Takuba) pourraient-ils avoir de la situation en cours ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Quid des soutiens directs et indirects des terroristes si ces derniers parvenaient à gagner la confiance des maliens ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Au cas où les groupes radicaux violents l’emporteraient, les Maliens l’accepteraient-ils passivement, surtout quand on connaît la capacité du peuple malien à critiquer et vilipender les élites dirigeantes, même pendant les dictatures ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De ces questions ouvertes dont les réponses sont difficiles à cerner, ne<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>demandez surtout pas mon avis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Aly TOUNKARA, Enseignant-chercheur à l’Université Yambo OUULEGUEM de Bamako et Expert au Centre des Études Sécuritaires et stratégiques au Sahel- CE3S. <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Comment l’histoire d’un peuple avertit un autre de ses propres dérives</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/comment-lhistoire-dun-peuple-avertit-un-autre-de-ses-propres-derives-3110853.html</link>
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<description><![CDATA[ À la veille de sa grande Révolution, la France était gangrénée par la corruption, l’arrogance des élites et le désespoir populaire. Deux siècles plus tard, le Mali, en quête de justice et de stabilité, traverse des secousses troublantes. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 07:58:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette analogie n’est pas une provocation : c’est une leçon d’histoire à méditer avant qu’il ne soit trop tard.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>1- La France d’avant 1789 : l’injustice comme prélude à la révolte</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire des peuples enseigne que les injustices s’accumulent jusqu’à l’explosion. Avant 1789, la France ploie sous le joug d’une aristocratie arrogante et d’un clergé complice. La corruption ronge les institutions, la misère s’étend, et le peuple, désabusé, s’égare dans des distractions éphémères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, dans cette torpeur, une étincelle jaillit. Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Diderot, Beaumarchais… Ces penseurs transforment les mots en armes. Ils alertent les puissants du volcan social qui gronde et révèlent au peuple sa propre force. La Révolution éclate. Le roi chute, les privilèges s’effondrent, mais dans la fureur et le sang. Les contradictions des nouvelles forces « républicaines » plongent le pays dans un nouveau despotisme, celui d’un empereur. Malgré tout, la France a goûté à la liberté : le peuple a appris qu’il pouvait écrire son destin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>2- Le Mali d’aujourd’hui : un miroir des erreurs passées</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali contemporain reflète, à bien des égards, la France prérévolutionnaire. Un fossé béant sépare le peuple de ses dirigeants. Les élites politiques et économiques, sans titres nobiliaires, ont forgé une aristocratie moderne, faite d’influence, de passe-droits et d’accumulations indécentes. Elles s’abritent derrière des institutions fragiles, des discours creux et un appareil médiatique qui distrait plutôt qu’il n’éclaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le peuple, lui, ploie sous la pauvreté, l’insécurité et le désespoir. Chaque crise révèle la voracité de certains, qui, dès que le danger s’éloigne, reprennent leur festin sans vergogne. Ils misent sur la mémoire courte d’un peuple jeune, souvent déconnecté de son histoire et de sa conscience politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais l’histoire française l’atteste : aucun système injuste n’est éternel. Quand la conscience collective s’éveille, les bastilles, quelles qu’elles soient, s’effondrent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>3- Le rôle des « fous lucides »: rallumer la flamme</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque époque a besoin de ses « insoumis raisonnables », ces « fous lucides » qui refusent le confort du silence. Le Mali a un besoin urgent de voix courageuses, capables de mobiliser la culture, la parole et la pensée pour éveiller les consciences. Il faut redonner à la vérité, à la justice et à la probité leur place au cœur du débat public. Car le peuple malien, profondément bon, suit toujours la lumière lorsqu’elle brille avec clarté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire ne se répète jamais à l’identique, mais elle se venge des peuples qui l’ignorent. Le Mali n’a pas besoin d’une révolution sanglante : il a besoin d’une révolution des consciences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>4. Leçon et avertissement</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La France d’avant 1789 dialogue avec le Mali d’aujourd’hui, car les deux nations partagent un même combat : la dignité face à la confiscation du pouvoir. La leçon française est limpide : une élite qui méprise son peuple prépare sa propre chute. La leçon malienne doit être tout aussi claire : un peuple qui se soulève sans conscience prépare sa désillusion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire ne se moque pas : elle avertit. À nous, Maliens, de choisir entre écouter son appel ou revivre ses tourments.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Charles Coulibaly<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Agrégé d’Histoire et de Philosophie (New York, États-Unis)<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pr Ali N. Diallo proteste contre la suppression de l’enseignement de la Révolution française au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/pr-ali-n-diallo-proteste-contre-la-suppression-de-lenseignement-de-la-revolution-francaise-au-mali-3110810.html</link>
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<description><![CDATA[ La note de service du 9 octobre 2025 signée par le Secrétaire général Boubacar Dembélé, Professeur de l’Enseignement supérieur, annonçant la suppression de l&#039;enseignement de la Révolution française de 1789 aux classes de la neuvième année de l’école fondamentale au Mali est-elle compréhensible pour les historiens et hommes de culture du Mali ? ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202309/Pr-Ali-Nouhoun-DIALLO.jpg" length="30950" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 02 Nov 2025 19:40:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J’ai été surpris, et même étonné, que la suppression de l'enseignement de la Révolution française de 1789 aux élèves des classes de la neuvième année de l’école fondamentale au Mali vienne du ministre de l'Éducation nationale Amadou Sy Savané, mo sawata gaccee !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je suis d’autant plus étonné qu’un homme de culture comme lui prenne une telle décision et l’annonce par une simple note de service. Ce n’est ni par un arrêté interministériel, ni par un décret présidentiel pris en Conseil des ministres qui annonce une telle décision de signification difficile à décrypter et aux conséquences pas aisées à cerner !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La note de service du 9 octobre 2025 signée par le secrétaire général Boubacar Dembélé, Professeur de l’Enseignement supérieur, parle de suspension et non de suppression, me dites-vous ! Cette suspension est prévue pour combien de temps ? Elle est provisoire, me redirez-vous. Mais provisoire pour combien de temps ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est des fois des décisions annoncées comme provisoires qui deviennent définitives !...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Attention, il y a eu dans ce pays des décisions prises pour six (06) mois et qui « ont duré vingt-deux (22) ans, quatre mois et sept jours » (dixit un célèbre avocat sénégalais, Me Ba Pullo). Il y a eu également, au Mali, d’abord la suspension des partis politiques, des associations et des regroupements à caractère politique avant leur dissolution. Aussi doit-on s’attendre à ce que cette suspension devienne une suppression ! C’est pour cela que j’ai titré volontiers cet article suppression et non suspension ! Par respect pour l’auteur de la note de service, je vais désormais parler de suspension tout le long du reste de l’article.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au secours, au secours les historiens et les enseignants en Histoire, surtout d'histoire contemporaine ! Il s’agit de l'éducation, de l’éducation des enfants et des adolescents. Il s’agit de l’avenir du Mali. Donc ne plaisantons pas ! Celles et ceux qui préconisent de remplacer l'enseignement de l’histoire de la Révolution française de 1789 par celui de la Charte de Kurkanfuga n’ont pas beaucoup réfléchi ou ignorent tout de ce qu’est l’essence de cette révolution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Révolution démocratique bourgeoise de 1789 n’est française que parce qu’elle s’est déroulée sur le sol français. Elle a été une révolution antiféodale annonçant le passage d’une phase de l'histoire de l’Humanité, la phase féodale, à une autre phase, la phase démocratique bourgeoise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle annonçait le passage des royaumes et empires à la République démocratique bourgeoise, car, ne l’oublions pas, il y a déjà eu la République romaine (de 509 av. J.-C. à 27 av. J.-C.).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les actes les plus significatifs pour les historiens posés par les révolutionnaires de 1789 se déclinent comme suit : la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, les paroles fortes prononcées dans la salle du Jeu de paume, à savoir : « Nous sommes là par la volonté du Peuple<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et nous ne sortirons de là que par la force des baïonnettes », paroles attribuées à Mirabeau et dites le 23 juin 1789 ; la suppression des privilèges dans la nuit du 4 août 1789 (privilèges des seigneurs de la noblesse et de l'Église), laquelle a eu pour conséquence la distribution des terres aux paysans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Louis XVI, roi des Français, est destitué et guillotiné le 21 janvier 1793, suivi de la Reine Marie-Antoinette le 16 octobre de la même année. La Terreur s’installe. Les chefs de la Révolution sont guillotinés tour à tour : d’abord les Girondins ensuite les montagnards enfin les Hébertistes, dont Gracchus Babeuf.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Même les chercheurs comme Lavoisier (guillotiné le 8 mai 1794) et les journalistes comme Camille Desmoulins, passionné de l'histoire de la Rome antique (guillotiné en avril 1794), n’échappent pas à ces actes de terreur. Maximilien de Robespierre et Saint-Just, supposés responsables de l’instauration de cette Terreur, sont à leur tour guillotinés respectivement les 27 et 28 juillet 1794, précédés de Danton deux (02) mois auparavant le 5 avril de la même année.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi n’est-il pas étonnant que ce soit tous les princes et rois d’Europe qui se sont dressés comme un seul Homme contre la Révolution démocratique bourgeoise de 1789, antiféodale dans son essence !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Royaume-Uni, entre temps, a oublié que ce sont les Anglais qui les premiers ont décapité leur roi Charles Iᵉʳ le 30 janvier 1649. Comment et pourquoi et au bout de combien d’années ont-ils jugé nécessaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’instaurer une monarchie constitutionnelle qui dure encore ? Les historiens nous le diront.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Napoléon Bonaparte met fin à ce qu’il a pu considérer comme de l'anarchie en tant que militaire génial de la Révolution française. Il fait un coup d'État contre la Convention, se proclame Premier Consul, le 9 novembre 1799 (18 brumaire). C’est désormais le régime du Consulat qui prévaut en France avant qu’il soit sacré empereur des Français en la cathédrale Notre-Dame de Paris par le pape Pie VII, le 2 décembre 1804.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les bouleversements sociaux et politiques entamés par la Révolution de 1789 ne marqueront le pas qu’à la bataille de Waterloo avec la défaite de l'empereur Napoléon Iᵉʳ Bonaparte, le 18 juin 1815 ; Napoléon Iᵉʳ Bonaparte qui, pour instaurer l’Empire français, a fait sauter beaucoup de têtes couronnées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Waterloo n’arrêtera pas la marche de l’Histoire. Louis XVII, dauphin de Louis XVI, mourra des suites des tortures subies en prison sans avoir jamais régné. C’est Louis XVIII, descendant aussi des Bourbons, qui est sacré roi en 1814 avant d’être destitué par Napoléon Bonaparte revenu de l'île d'Elbe. Il est de nouveau sacré roi aussitôt après Waterloo. C’est la seconde restauration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La monarchie de Juillet (Juillet 1830, sous le règne de Charles X) continuera à étendre l’Empire, cette fois-ci coloniale française par la conquête de l’Algérie. Cette conquête sème les germes des drames et de la tragédie algérienne dont l’Humanité n’a pas encore fini de tirer toutes les leçons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les citoyennes et les citoyens maliens sont en droit de s’interroger : pourquoi le ministre de l'Éducation nationale Amadou Sy Savané Mo samata gaccee, traduisez par " CHEVALIER sans peur ni reproches", a pu, à brûle-pourpoint, décider de suspendre l’enseignement de la Révolution démocratique bourgeoise de 1789, lui homme de culture censé connaitre parfaitement toute la signification historique de cette révolution ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’aurait-il fait sur ordre de ses employeurs du moment ? Si c’est le cas, je serais profondément déçu, moi qui croyais le connaitre pour sa grande probité intellectuelle et sa détermination à défendre ses idées ; pour aussi sa connaissance du sens de l’Histoire !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À mon entendement, l'enseignement de l'histoire de la Révolution démocratique bourgeoise de 1789 est dans les programmes définis par la réforme de l'Éducation de 1962 portée par le ministre Abdoulaye Singaré, laquelle avait pour mission de décoloniser l'enseignement de l’Histoire au Mali, en s’attachant justement à faire connaitre à la jeunesse malienne l’histoire des révolutions dans le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fait, de quoi ont peur celles et ceux qui nous gouvernent aujourd’hui pour suspendre l'enseignement de la Révolution démocratique bourgeoise de 1789 des programmes des élèves des classes de neuvième année du cycle fondamental au Mali au motif qu’ils seraient trop jeunes et pourraient être influencés par l’idéologie de cette révolution ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités actuelles auraient-elles peur que la jeunesse malienne influencée par les idées révolutionnaires de 1789 aille à l’assaut de toutes les Bastilles du Mali, « brise les barrots pour leurs frères » et libère tous les détenus pour délit d’opinion, civils et militaires ; que la jeunesse influencée par les idées révolutionnaires à cette époque de 1789 exige le retour de tous les exilés politiques, impose la suppression de tous les privilèges<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des féodaux et la récupération de tous les biens mal acquis de 1990 à nos jours et surtout depuis 2012 ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est difficile de comprendre que ce soit de son plein gré que le ministre Amadou Sy Savané a décidé la suspension de l'enseignement de la Révolution démocratique bourgeoise de 1789 destiné aux classes de la neuvième année de l'enseignement fondamental au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amadou Sy Savané, Mo sawa ta gaccee n’a rien à sauvegarder sauf sa liberté, son honneur, ce qu’il a gagné honnêtement à la sueur de son front et de son cerveau comme fonctionnaire international et ce qu’il gagnera tout aussi honnêtement au ministère de l'Éducation nationale sans jamais redouter aucun audit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il sait, j’en suis sûr, que la Révolution démocratique bourgeoise de 1789 est la mère de toutes celles qui vont suivre : 1848, la révolution chantée par le grand poète et écrivain, acteur lors des évènements, Alphonse de Lamartine ; la révolution de 1871 qui enfante l’Ephémère Commune de Paris ; les révolutions de 1905 et d'octobre 1917 de Russie ; la Révolution allemande de 1918 qui verra périr Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg assassinés par la Bourgeoisie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Attention, il ne faut pas plonger le Mali dans une nuit qui ne verrait plus le soleil se lever. Une nuit sans étoiles, sauf celles qui scintillent, non pas au firmament, mais sur les képis, les casquettes et les bérets de couleurs diverses des généraux !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Attention, petit frère, la nuit, aussi longue que soit sa durée, finira un jour. Et le soleil poindra à l’horizon. Tout œil le verra ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Attention encore une fois petit frère Sy Savané mo sawa ta gaccee ! Le peuple malien observe et jugera sévèrement les Gouvernements du Mali, surtout celles et ceux qui, se proclamant avec fracas adeptes du Mali Kura, n’auront pas été à la hauteur idoine des missions<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que la Nation et l’Histoire leur auront<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>assignées !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako, le 31 Octobre 2025<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr. Ali Nouhoum Diallo<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un Enseignant parmi d’autres qui proteste contre cette suspension et prend date devant l’Histoire.</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Tribune : Pour une gestion rationnelle et apaisée de la crise du carburant</title>
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<description><![CDATA[ Le Mali traverse une crise d’approvisionnement en carburant dont les répercussions touchent les citoyens, les forces de défense, les services sociaux, les entreprises et l’ensemble de la chaîne de mobilité. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 16:34:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les longues files d’attente, les stations prises d’assaut, les surenchères, les pertes de revenus et les tensions sociales créent un climat de fatigue, de stress collectif et de frustration légitime. Cette situation met à l’épreuve notre cohésion nationale et notre capacité à organiser rationnellement la gestion d’une ressource temporairement rare.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, cette crise n’est pas une fatalité. D’autres pays confrontés à des pénuries similaires ont démontré qu’une approche fondée sur la méthode, la transparence et la discipline pouvait réduire rapidement les files d’attente et restaurer la confiance. Le Mali peut et doit en faire autant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi les files d’attente persistent<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les files actuelles résultent de trois facteurs combinés : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Une demande concentrée, amplifiée par la peur. Notre pays consomme en moyenne entre 3,2 et 3,5 millions de litres par jour, alors que l’offre livrée ces derniers jours ne couvre parfois que 50 à 60% des besoins urbains, créant mécaniquement un effet d’embouteillage humain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Une logistique sous tension. Les corridors doivent être sécurisés, les livraisons sont irrégulières et la répartition entre stations reste parfois inefficace. 3. Un déficit d’information et de visibilité. Les rumeurs remplacent souvent l’information officielle, provoquant des ruées soudaines qui aggravent les files. Autrement dit : nous vivons autant une crise d’organisation qu’une crise d’approvisionnement. C’est précisément sur l’organisation que nous pouvons agir immédiatement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Recherche Opérationnelle : une méthode pour réduire les files et rétablir l’ordre<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Recherche Opérationnelle (RO) est un outil scientifique utilisé dans les armées, les réseaux de transport, la logistique pétrolière, les ports et les grandes entreprises pour optimiser les flux, réduire les files d’attente et allouer rationnellement des ressources limitées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Appliquée à notre situation, elle permet de : réduire les files en organisant l’accès et en répartissant la demande par créneaux ; accélérer la distribution en optimisant les tournées des camions-citernes ; allouer le carburant selon des priorités claires, pour éviter le chaos ; anticiper les tensions par la simulation plutôt que de réagir dans l’urgence ; offrir de la visibilité aux citoyens, pour calmer la peur et le désordre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plan d’urgence en 10 mesures (sur 30 à 60 jours)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Créer une Cellule de Coordination Logistique et RO rattachée au CIGCC et à l’ONAP, dotée d’un pouvoir d’arbitrage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Prioriser la distribution : d’abord Sécurité et Périmètre d’État, ensuite Santé, puis Transport, puis Agricole, enfin Grand public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Dédier des stations par catégorie (taxis, SOTRAMA, services d’État, grand public…) pour casser les files mixtes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Organiser l’accès par créneaux horaires afin d’éviter les pics de demande. 5. Optimiser les tournées de camions par une méthode mathématique de type Vehicle Routing Problem (VRP).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. Instaurer un quota temporaire par véhicule, pour partager l’effort sans injustice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">7. Sécuriser les corridors et citernes prioritaires par escortes ciblées. 8. Publier une communication unique et quotidienne, à heure fixe, pour couper les rumeurs. 9. Établir la cartographie réelle de la demande (communes et régions) afin d’adapter la distribution. 10. Évaluer et ajuster chaque semaine, sur la base d’indicateurs et non d’impressions. Avec cette organisation, il est réaliste d’espérer réduire de plus de 50% les files en trois à quatre semaines, tout en restaurant l’ordre et la visibilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le succès repose sur trois principes : une chaîne de décision claire, alignée sur l’intérêt général ; une gestion par les données, et non par la rumeur ; une communication honnête, calme et rationnelle, pour apaiser et unir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Message aux citoyens<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation actuelle est difficile et éprouvante. Elle exige de nous patience, civisme et solidarité. Le carburant disponible sera distribué de manière organisée, transparente et équitable, afin que chaque famille, chaque service essentiel et chaque secteur vital puisse continuer à fonctionner. Aucun pays ne traverse l’épreuve dans la confusion. Ensemble, dans le calme et la discipline, nous surmonterons cette crise et servirons l’intérêt supérieur de la nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise du carburant que traverse le Mali peut être surmontée par l’organisation, la transparence et la méthode. La Recherche Opérationnelle offre un cadre moderne, rationnel et éprouvé pour réduire les files, sécuriser les flux, garantir la continuité des services vitaux et restaurer la confiance. Le désordre n’est pas une fatalité. La solution existe : elle repose sur la science, la discipline, la coordination et l’unité nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Harouna Niang/Ancien Ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements du Mali<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Nouvelles : La Porte des Veilleurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/nouvelles-la-porte-des-veilleurs-3110790.html</link>
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<description><![CDATA[ La ville dormait, et le silence pesait comme un manteau de plomb. Sikasso, jadis pleine de rires, de débats, de palabres sous les manguiers, s’était repliée sur elle- même. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 01:49:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les rues désertes semblaient figées dans un entre-deux mondes. Les lampadaires fatigués vacillaient sous la caresse d’un vent chaud et indécis. Seule la lune, haute et claire, veillait. Elle éclairait les toits, dessinait des ombres longues et silencieuses, comme si le passé lui-même cherchait à reprendre forme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cette heure — entre le dernier soupir du jour et le premier souffle de l’aube — tout était possible. Et parfois, quelque chose se fissure : un souvenir trop ancien, un mot oublié, une porte entre les mondes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette nuit-là, tout a basculé…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>1.<span style="mso-tab-count: 1;">      </span>Silence de plomb<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La bibliothèque de Sikasso dormait depuis cinq ans. Pas un livre ouvert, pas un souffle humain. Elle était devenue une sorte de tombeau debout. Les fenêtres closes, les étagères déchues, la poussière étouffait les derniers échos de savoir. Une odeur de bois mouillé, de papier moisi et de silence rongeait les murs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant sa chute, elle avait résisté. Elle fut la dernière des bibliothèques régionales à fermer ses portes, mais pas la dernière à mourir. L’État n’avait pas eu besoin de la détruire. Il avait suffi de l’oublier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les intellectuels, jadis respectés, étaient devenus des cibles. « Trop de théories, pas assez de riz dans l’assiette », murmurait-on. « Les livres ne nourrissent pas. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La propagande préférait les hommes d’affaires aux professeurs, les vendeurs de rêves aux bâtisseurs d’idées. Et le peuple, épuisé d’attendre des promesses, buvait ces discours comme des remèdes miracles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les universités se vidaient. Les étudiants partaient « réussir » ailleurs — parfois à Bamako, parfois sur TikTok. C’était la jungle du bruit, où l’on se juge à ses vues, pas à sa vision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au cœur de ce silence volontaire, quelque chose résistait. Comme une braise dans les cendres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>2.<span style="mso-tab-count: 1;">      </span>Dembélé, veilleur malgré lui<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dembélé avait 27 ans. Il n’avait jamais étudié dans cette bibliothèque, mais il y venait enfant, avec son oncle - un instituteur passionné. Il s’était assis des heures sur le tapis rouge effiloché de la salle jeunesse, à écouter des contes, à lire des fables, à toucher les mots.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand son oncle mourut, Dembélé hérita d’un vieux carnet : un mélange de citations, d’énigmes et de poèmes. Il y trouvait parfois plus de vérité que dans les discours des puissants. Mais ce n’est pas ce qui faisait de lui un veilleur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis l’enfance, il voyait… des choses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des ombres qui bougeaient sans lumière. Des présences dans les forêts sacrées. Des souffles dans les murs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il avait appris à ne pas en parler. Puis un vieux chasseur l’avait initié aux secrets invisibles : les plantes qui apaisent les esprits, les mots à prononcer face au vent du nord, les symboles à tracer sur la peau avant minuit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque la mairie parla d’un phénomène étrange dans la vieille bibliothèque, ce fut naturellement à lui que l’on pensa. On ne lui demanda pas d’expliquer. On voulait juste comprendre sans voir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il accepta sans un mot. Il savait déjà que quelque chose l’attendait là-bas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>3.<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="mso-tab-count: 1;">      </span>Les bruits de la nuit</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis trois mois, les habitants du quartier entendaient des sons venus de l’intérieur : des chuchotements, des pages qu’on tourne, parfois même des voix qui récitaient des poèmes oubliés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un jour, une fillette - Fatoumata, huit ans, vive et silencieuse - raconta à sa grand-mère qu’un vieux monsieur lui avait parlé à travers la grille : « Il m’a dit que les livres dorment, mais rêvent encore ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La grille était bien fermée. Les fenêtres, intactes. La grand-mère haussa les épaules.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais Fatoumata revint tous les soirs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et chaque nuit, quelqu’un lui murmurait un mot nouveau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>4.<span style="mso-tab-count: 1;">      </span>La Porte<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lundi suivant, Dembélé franchit la grille rouillée. Il murmura une prière en bamanan ancien, traça un symbole au sol avec un peu de sel et de charbon. Puis il poussa la lourde porte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’air à l’intérieur était épais, comme avant un orage. Il s’installa derrière une étagère, dans l’ombre. Il attendit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À minuit trente, l’air vibra. Le silence devint sonore. Et sur un mur décrépit, une lumière apparut. Une porte vivante, faite de pulsations, de glyphes mouvants, comme une incantation figée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux vieillards barbus franchirent le seuil, suivis d’une dizaine de jeunes. Vêtus de blanc bordé de noir, ils se déplacèrent sans bruit. Ils lisaient. Ils méditaient. Ils écoutaient les livres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puis le plus ancien leva la main.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Silence, mes enfants. Ce soir, nous ne sommes pas seuls. Un homme du monde des vivants nous observe. Il est jeune, curieux, et sans hostilité. C’est un honneur qu’il nous fasse l’offrande de sa présence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dembélé sentit son cœur se figer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Depuis trois lunes, nous avons laissé nos pas résonner. Ce n’était pas une erreur. C’était un appel. Un signal. Le monde des hommes s’éloigne du feu. Il faut raviver la flamme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le vieux djinn s’approcha de la cachette de Dembélé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-La bibliothèque est un sanctuaire. Le plus sacré de tous. Là où la mémoire se conserve. Là où la lumière réside. Quand un peuple abandonne ses livres, il abandonne son avenir. Ce que vous vivez n’est pas la faute des intellectuels. C’est la conséquence de leur exil silencieux. Ce n’est pas parce que vous en avez trop… mais parce que vous en avez trop peu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il fit une pause.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Un diplôme ne fait pas un sage. Mais sans sages, les nations trébuchent dans l’obscurité. Vous avez glorifié l’ignorance et sacrifié la connaissance. Aujourd’hui, vous en payez le prix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>5.<span style="mso-tab-count: 1;">      </span>La révélation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un jeune veilleur leva la main.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Maître, est-ce pour cela que nous venons ? Pour faire renaître la lumière dans les lieux abandonnés ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le vieillard hocha la tête.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Exactement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Tenez, cher maître : en trois semaines, ici, j’ai lu 333 ouvrages. J’y ai trouvé des solutions à tous leurs maux : éducation, justice, économie, foi, paix. Tout est déjà écrit. Mais personne ne lit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un frisson parcourut la salle. Le vieux djinn s’approcha de l’étagère où Dembélé était caché.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Toi, homme du vivant, retiens ceci : le savoir est une flamme. Il n’a pas besoin d’être majoritaire pour brûler. Mais il faut qu’on l’alimente. Transmets notre message. Rouvrez les bibliothèques. Honorez les penseurs. Et si l’on doit lire seul, qu’on lise quand même. C’est ainsi que renaissent les peuples.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>6.<span style="mso-tab-count: 1;">      </span>À l’aube<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au lever du jour, la Porte disparut. Les veilleurs s’évanouirent. Dembélé, seul, sortit avec son carnet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il avait tout noté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lendemain, il revint avec un balai. Puis une ampoule neuve. Puis quelques livres retrouvés chez lui. Et un soir, Fatoumata vint s’asseoir à côté de lui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puis un vieux professeur, puis une étudiante revenue de Bamako. Puis un rappeur. Puis une mère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et peu à peu, la bibliothèque devint un lieu de veille. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">7.<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>La transmission<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le bruit courut dans la ville :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Quelqu’un rouvre la vieille bibliothèque… »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Un jeune chasseur a vu des choses là-bas… »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Les livres parlent la nuit… »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On se moqua. Puis on se tut. Puis on vint. Discrètement. Dembélé, sans chercher à convaincre, racontait ce qu’il avait vu. Et ceux qui écoutaient changeaient, lentement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains reprenaient leurs études. D’autres se mettaient à lire à haute voix dans les rues. Une ancienne vendeuse de poissons se mit à recopier des poèmes. Un gardien de nuit devint conteur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Épilogue – La Veille recommence<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains soirs, un souffle léger traverse la bibliothèque. Une vibration dans l’air. Une page qui se tourne seule.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Porte ne s’ouvre pas à tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais pour ceux qui cherchent, elle est là.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Et dans les couloirs poussiéreux, les veilleurs lisent encore.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Silencieusement. Fidèlement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour que jamais la lumière ne s’éteigne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahamadou Konaté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ecrivain-Poëkantiste (Poète déclamateur) malien<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Octobre 2025. En hommage au mois du livre.<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Société :  Comment l’histoire d’un peuple avertit un autre</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/societe-comment-lhistoire-dun-peuple-avertit-un-autre-3110785.html</link>
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<description><![CDATA[ À la veille de sa grande Révolution, la France était gangrénée par la corruption, l’arrogance des élites et le désespoir populaire. Deux siècles plus tard, le Mali, en quête de justice et de stabilité, traverse des secousses troublantes. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 01:25:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette analogie n’est pas une provocation : c’est une leçon d’histoire à méditer avant qu’il ne soit trop tard. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1- La France d’avant 1789 : l’injustice comme prélude à la révolte<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire des peuples enseigne que les injustices s’accumulent jusqu’à l’explosion. Avant 1789, la France ploie sous le joug d’une aristocratie arrogante et d’un clergé complice. La corruption ronge les institutions, la misère s’étend, et le peuple, désabusé, s’égare dans des distractions éphémères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, dans cette torpeur, une étincelle jaillit. Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Diderot, Beaumarchais… Ces penseurs transforment les mots en armes. Ils alertent les puissants du volcan social qui gronde et révèlent au peuple sa propre force. La Révolution éclate. Le roi chute, les privilèges s’effondrent, mais dans la fureur et le sang. Les contradictions des nouvelles forces « républicaines » plongent le pays dans un nouveau despotisme, celui d’un empereur. Malgré tout, la France a goûté à la liberté : le peuple a appris qu’il pouvait écrire son destin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>2- Le Mali d’aujourd’hui : un miroir des erreurs passées</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali contemporain reflète, à bien des égards, la France prérévolutionnaire. Un fossé béant sépare le peuple de ses dirigeants. Les élites politiques et économiques, sans titres nobiliaires, ont forgé une aristocratie moderne, faite d’influence, de passe-droits et d’accumulations indécentes. Elles s’abritent derrière des institutions fragiles, des discours creux et un appareil médiatique qui distrait plutôt qu’il n’éclaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le peuple, lui, ploie sous la pauvreté, l’insécurité et le désespoir. Chaque crise révèle la voracité de certains, qui, dès que le danger s’éloigne, reprennent leur festin sans vergogne. Ils misent sur la mémoire courte d’un peuple jeune, souvent déconnecté de son histoire et de sa conscience politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais l’histoire française l’atteste : aucun système injuste n’est éternel. Quand la conscience collective s’éveille, les bastilles, quelles qu’elles soient, s’effondrent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>3- Le rôle des « fous lucides » : rallumer la flamme</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque époque a besoin de ses « insoumis raisonnables », ces « fous lucides » qui refusent le confort du silence. Le Mali a un besoin urgent de voix courageuses, capables de mobiliser la culture, la parole et la pensée pour éveiller les consciences. Il faut redonner à la vérité, à la justice et à la probité leur place au cœur du débat public. Car le peuple malien, profondément bon, suit toujours la lumière lorsqu’elle brille avec clarté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire ne se répète jamais à l’identique, mais elle se venge des peuples qui l’ignorent. Le Mali n’a pas besoin d’une révolution sanglante : il a besoin d’une révolution des consciences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>4. Leçon et avertissement</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La France d’avant 1789 dialogue avec le Mali d’aujourd’hui, car les deux nations partagent un même combat : la dignité face à la confiscation du pouvoir. La leçon française est limpide : une élite qui méprise son peuple prépare sa propre chute. La leçon malienne doit être tout aussi claire : un peuple qui se soulève sans conscience prépare sa désillusion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire ne se moque pas : elle avertit. À nous, Maliens, de choisir entre écouter son appel ou revivre ses tourments.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Charles Coulibaly<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Agrégé d’Histoire et de Philosophie (New York, États-Unis)<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>28 octobre 2025</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>SM le Roi adresse un Discours à Son peuple fidèle (Texte intégral)</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/sm-le-roi-adresse-un-discours-a-son-peuple-fidele-texte-integral-3110793.html</link>
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<description><![CDATA[ Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L&#039;assiste, a adressé, vendredi, un Discours à Son peuple fidèle. coopération et de la complémentarité entre ses cinq Etats-membres ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 01:10:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher peuple,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le développement général de nos provinces du sud, ainsi que la sécurité et la stabilité qui y règnent, ont été possibles grâce aux sacrifices de tous les Marocains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ce propos, Nous tenons à exprimer la fierté et la considération que Nous inspirent tous Nos fidèles sujets, et plus particulièrement les habitants de nos Provinces du sud, qui ont toujours manifesté leur attachement aux symboles sacrés de la Nation, à son unité nationale et à son intégrité territoriale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous saluons également les efforts inlassables de la diplomatie officielle, partisane et parlementaire et ceux des différentes institutions nationales, pour clore définitivement le dossier de notre intégrité territoriale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’anniversaire de la Glorieuse Marche Verte est l’occasion de nous remémorer avec déférence les grands sacrifices consentis, durant les cinquante dernières années, par les Forces Armées Royales et les Forces de sécurité dans toutes leurs composantes, ainsi que par leurs familles établies sur tout le territoire national, afin de défendre l’unité du pays et de préserver sa sécurité et sa stabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous nous rappelons avec recueillement et saluons la mémoire de l’Artisan de la Marche Verte, Notre Vénéré Père, Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu l’ait en Sa sainte miséricorde, ainsi que celle de tous les valeureux martyrs de la Nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Wassalamou alaikoum wa rahmatoullah wa barakatouh".<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dr Aly Tounkara sur les médias publics, terrorisme et Transition politique : «il est important, dans les analyses des journalistes, de mettre en dialogue les différents facteurs pour comprendre le phénomène»</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/dr-aly-tounkara-sur-les-medias-publics-terrorisme-et-transition-politique-il-est-important-dans-les-analyses-des-journalistes-de-mettre-en-dialogue-les-differents-facteurs-pour-comprendre-le-phenomene-3110704.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 13:44:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">«Quels défis pour les médias publics dans un contexte de terrorisme et de Transition politique», c’est l’un des thèmes débattus, hier au Centre international de conférences de Bamako (CICB), lors de la table ronde organisée dans le cadre des journées de relance de l’Agence nationale de presse.</span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span lang="FR" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Le conférencier était</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"> <span> </span></span><span class="text-node">Dr Aly Tounkara, enseignant-chercheur et directeur du Centre des études sécuritaires et stratégiques au Sahel (CE3S). Il a apporté des éclaircissements sur cette question qui domine l’actualité de notre pays . Il s’agit, selon lui, de comprendre les attitudes à adopter par les journalistes dans les jugements portés sur le terrorisme.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Pour le conférencier, quand on suit les médias à propos du terrorisme, on se rend compte qu’il y a quand même un seul problème de compréhension du phénomène. «Certains parleront de djihadistes, terroristes, extrémistes violents. Finalement, le lecteur ou l’interlocuteur n’arrive plus à les situer. Or, il se trouve que chaque expression utilisée pour qualifier le terrorisme a une connotation.</span><span lang="FR" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Dr Aly Tounkara poursuit les explications : Je prends par exemple le cas du djihad. Lorsque vous qualifiez une action violente au nom du djihad, naturellement cela demande au journaliste, non pas d’être un théologien, mais de comprendre quelles sont les implications du terme, du point de vue de l’expression arabe. Il y a des auteurs, des chercheurs très contemporains, vous diront que rien que le mot djihad a plus de 70 significations. Parmi celles-ci, il n’y a qu’une seule qui voudrait dire l’action violente, le djihad al-qital. Quand vous lisez par exemple les travaux de l’égypto-américain Mark A. Gabriel, il a fait une œuvre</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"> <span> </span></span><span class="text-node">qui s’appelle «L’Islam et le terrorisme» dans laquelle, il revient sur ces compréhensions conceptuelles du terme. Pour vous dire que les termes sont extrêmement importants lorsque vous voulez les consigner dans un travail scientifique ou dans un travail journalistique.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Et de poursuivre : «L’autre élément important toujours à propos de cette compréhension des concepts, j’entends certains dire que c’est juste l’injustice sociale, c’est juste l’insuffisance de l’utilité sociale de l’État, c’est juste le manque d’opportunités d’emplois pour les jeunes. Faites attention à cela parce que lorsque l’on évoque le terrorisme, très souvent dans la recherche, on parle de trois éléments à mettre en dialogue ensemble. Le premier élément, c’est d’abord de se dire qu’il n’y a pas qu’un seul facteur qui pourrait expliquer le terrorisme. Il n’y a pas que l’injustice sociale, il n’y a pas que le fait religieux, il n’y a pas que le sentiment de la non-utilité sociale de l’État, il n’y a pas que le peu de bienveillance</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"> <span> </span></span><span class="text-node">de services sociaux de base. Mais plutôt, il faut avoir à l’esprit que le terrorisme s’appelle une connexion avec les facteurs. En fait, il n’y a pas qu’un seul facteur.»</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Selon les analyses d’Aly Tounkara, il est extrêmement important que les journalistes dans leurs analyses mettent en dialogue les différents facteurs pour comprendre le phénomène. «L’autre élément, c’est aussi de dire attention, non seulement il y a une nécessité de mettre cette connexion avec le facteur, mais également de se dire que les profils des acteurs, des entrepreneurs de l’environnement, sont des profils aussi qui sont très hybrides. D’ailleurs, si vous regardez un peu dans le contexte malien, de 2012 à aujourd’hui, vous allez vous rendre compte qu’on parlait tantôt de certains chefs terroristes comme Ben Moktar ou Sahrawi. Mais lorsque vous regardez un peu les éléments qui étaient avec ce groupe en 2012, et voir aujourd’hui la configuration actuelle, que ce soit avec l’État islamique, avec le Groupe soutien à l’islamo-musulman, sans occulter ce qui se passe aujourd’hui entre le Mali et le Sénégal, vous allez vous rendre compte que non seulement les profils omîtes, mais dans le même temps, les raisons qui soutenaient la violence sont aussi très complexes et dynamiques. Malheureusement, on a l’impression que le phénomène est homogène.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">DES RÉFÉRENTIELS À NE PAS NÉGLIGER-«En fait, si vous suivez un peu les différentes déclarations en lien avec le fait que les citernes sont incendiées, le fait que certaines expériences sont aujourd’hui coupées de la part de groupes radicaux violents, le référentiel des religieux est brandi. Mais derrière le référentiel des religieux, quand on est journaliste, il est quand même extrêmement important de se dire oui, c’est vrai, quand «Diarra» fait ses apparitions médiatiques, il brandit le référentiel musulman pour justifier pourquoi aujourd’hui les citernes sont attaquées. Mais en votre qualité de journaliste, il est extrêmement important que vous ne devenez pas trop des théologiens, mais il est quand même utile de comprendre quels sont les versets susceptibles d’être utilisés par les groupes radicaux violents pour légitimer une action violente.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">En passant par Oussama Ben Laden, Iyad Ag Ghali, Amadou Koufa, on a globalement 13 versets qui sont mobilisés. Il est extrêmement important que vous sachiez comment ces versets ont été révélés, quels sont également les contextes des révélations, est-ce que ce sont des versets globalisants, est-ce que ce sont des versets intemporels ? Donc, ça c’est extrêmement important de le savoir. Maintenant pour finir, en termes de recommandations, c’est vrai qu’il est difficile de comprendre aisément, qu’on soit chercheur ou qu’on soit journaliste de travailler sur des thématiques aussi sensibles.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Pour Ali Tounkara, le travail de journaliste ou de chercheur exige donc une grande rigueur éthique. Les professionnels doivent s’efforcer d’éviter les simplifications excessives qui masquent la complexité des comportements humains. Il estime que l’analyse doit s’orienter vers la compréhension des facteurs socio-économiques, historiques et psychologiques qui poussent à la violence, plutôt que de se limiter à des éléments identitaires. C’est à travers cette compréhension approfondie que l’on peut espérer contribuer à une société qui ne se laisse pas emporter par des généralisations hâtives.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Seibou Sambri KAMISSOKO</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : Négocier pour sauver la patrie</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-negocier-pour-sauver-la-patrie-3110688.html</link>
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<description><![CDATA[ Ne pas négocier avec les groupes terroristes maliens -tel fut, sous François Hollande, le dogme français imposé à Bamako, répété comme une vérité d’État, et relayé sans discernement par nos propres autorités. Mais jamais, non jamais, cela n’a été la position du Peuple malien. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 11:48:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car notre peuple, lui, sait ce qu’il endure. Il sait que la paix passe par la parole, non par les bombes. Depuis plus d’une décennie, cette guerre interminable dévore le Mali. Ce n’est pas un conflit entre deux États souverains. C’est une plaie interne, une fracture entre l’État et une partie de ses propres fils, égarés ou manipulés, mais bien nés de notre terre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pour chaque bombe larguée, chaque mine explosée, ce sont des hectares de terres arables calcinés, des forêts ravagées, des routes disloquées, des vies maliennes fauchées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui paiera pour tout cela ? Nous, bien sûr : nos familles, notre environnement, notre économie exsangue, et nos générations futures condamnées à la ruine. Les erreurs du passé ne doivent pas nous enchaîner, mais nous éclairer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Échouer à négocier ne signifie pas qu’il ne faut plus essayer. Car une paix imposée par les armes est aussi fragile qu’une paix mal négociée. Alors, quoi négocier ? Laissons parler l’expérience.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Modibo Diarra, alors Premier ministre, avait ouvert des pistes prometteuses avec Iyad Ag Ghali à Ouagadougou. Avant que la France d’Hollande ne vienne tout gâter, tout figer, tout ramener à la logique du feu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire récente est pleine d’enseignements : Malgré l'armement le plus sophistiqué sur terre et dans les airs et plus de 100 000 soldats en opérations, les USA, la 1ère puissance militaire mondiale, n'ont pas pu vaincre en près de 20 ans les talibans afghans, et ont fini par se retirer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Syrie, malgré l’appui de la Russie, l'autre superpuissance mondiale, n’a pas vaincu ses propres monstres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Turquie, elle, a su combattre, composer, discuter, et reste debout - même en dormant d’un œil. Car la guerre n’est pas un projet politique. C’est une impasse, un gouffre où finissent les nations qui refusent d’écouter leurs peuples.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut savoir se battre quand c’est nécessaire, oui, mais savoir s’asseoir quand le moment l’exige.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et ce moment, au Mali, est venu, un peu tard, mais il est encore temps.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De 2019 à 2025, toutes les concertations nationales, tous les forums, toutes les assises l’ont clamé haut et fort : le peuple Malien veut la négociation. Il veut que les Maliens parlent aux Maliens, sans intermédiaire, sans tutelle, sans injonction étrangère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors posons-nous la vraie question : Gouvernons-nous pour les Maliens, ou pour nous-mêmes ? La réponse déterminera si nous voulons sauver la Patrie, ou seulement prolonger ses souffrances.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abstraction faite des soutiens étrangers de part et d'autre, ne l'oublions pas : cette guerre est entre Nous.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Dr. Mahamadou Konaté</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>De quoi je me mêle ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/de-quoi-je-me-mele-3110652-3110652.html</link>
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<description><![CDATA[ Tu n’es ni membre de la Commission Transport, ni de la Commission Sécurité du Conseil National de Transition. Alors, de quoi je me mêle ? Pourquoi te donner le droit de t&#039;exprimer à tort et à travers sur des réalités que tu ne maîtrises manifestement pas ? ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Oct 2025 18:49:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tes récriminations hasardeuses sur la conduite de certains chauffeurs n’apportent rien. Pire : elles ajoutent au chaos. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces chauffeurs, que tu accuses à la légère, sont les premières victimes du blocus. Depuis le début, plusieurs ont payé de leur vie ce combat quotidien pour ravitailler le pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et même si, par malheur, tes propos contenaient un fond de vérité, il est évident qu’ils ne pourraient s’appliquer qu’à une infime minorité. Si la majorité des chauffeurs agissaient comme tu le prétends, nous serions déjà en pleine débâcle totale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il en va de même pour les accusations portées contre les pompistes, que certains disent complices du trafic illicite de carburant : quelques cas isolés ne sauraient ternir tout un corps de métier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces allégations gratuites ne nous font pas avancer. Tout le monde connaît la véritable source de nos malheurs : le terrorisme, les coupeurs de route, les auteurs du blocus. Les petits profiteurs, s’ils existent, ne sont que les parasites d’un désastre bien plus vaste. Ils ne méritent ni notre énergie, ni notre colère principale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">De quoi je me mêle ? <o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si quelqu’un détient des preuves concrètes contre ces supposés profiteurs, qu’il les remette aux autorités compétentes. Ou qu’il prenne le soin de documenter sérieusement les faits, puis de les exposer à l’opinion publique, dans les règles. Mais cracher des accusations en l’air, sans fondement, c’est salir l’effort de tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à lui, aurait-il des preuves ? Non ? Bon, alors qu’il retourne à ses commentaires de salon ou qu’il fasse mieux : prendre la route avec les chauffeurs, traverser les zones rouges avec un bidon sur le toit, puis revenir nous expliquer la théorie du complot sur les routes, voire à la pompe. On en a marre de ces gens qui, à chaque fois, jouent au procureur sans dossier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ces temps critiques, notre devoir est d’abord d’encourager et de saluer le courage de ceux qui prennent les plus grands risques pour approvisionner la population : les chauffeurs, en première ligne ; l’armée et les opérateurs de la filière, ensuite. Que les dérives de quelques-uns ne fassent jamais oublier l’abnégation des autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les escortes militaires ? Une mesure temporaire.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les vérifications policières à la pompe ? Un palliatif inefficace.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qu’il nous faut, c’est une solution durable, fondée sur un dialogue national sincère et global pour la paix. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant ce temps, les services publics s’effondrent : les palais de justice, les hôpitaux, les écoles. Des malades meurent faute d’ambulances. Des vies sont brisées faute de carburant. L’heure est grave. Et chaque jour qui passe sans réponse radicale nous enfonce davantage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De quoi je me mêle ? <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ultracrépidarien, lui, n’a même pas su faire acte de contrition. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces fameuses excuses…sans regret, une justification pleine de suffisance. Il fallait oser. Un mélange d’arrogance et de mauvaise foi, un grand cru. L’humilité, visiblement, c’est pour les autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il aurait pu se taire, ou se racheter. Il a préféré insister. Et ce n’est pas la première fois. Souviens-toi : il y a un an, ce sont les Soninkés qui avaient fait les frais de ses élucubrations méprisantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Sa bouche dessert la cause. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>À qui le tour ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ce rythme, ne va-t-il pas finir un jour dans une chambre au fond d’une Cour ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A bon entendeur…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Mahamadou KONATE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>De l’islam de la conviction à un islam de contrainte</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/de-lislam-de-la-conviction-a-un-islam-de-contrainte-3110628.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis septembre 2025, les éléments du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (JNIM) mènent une série d’attaques d’une extrême brutalité. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Oct 2025 11:41:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leur objectif est d’entraver l’approvisionnement du pays en carburant, notamment les régions du Sud et de l’Ouest, en bloquant l'approvisionnement en carburant depuis le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou la Guinée. Ces actions constituent visiblement une volonté expresse d’asphyxier l’économie du Mali et d'accentuer la pression sociale sur les autorités. Elles se manifestent à travers des attaques incendiaires contre les camions citernes. Elles n’ont pas non plus épargné les opérateurs économiques et de simples citoyens dont les véhicules ont été ciblés et calcinés faisant plusieurs victimes. Dans ce chaos qu’il veut instaurer, le JNIM, par la voix de son porte-parole, Bina Diarra alias Abou Houzeifa Al-Bambari (le bambara), impose une gouvernance indirecte de ce qu’il qualifie de la charia (loi avec le référentiel musulman). Le groupe oblige désormais le port du hijab (voile étiqueté religieux) aux passagères de tous les moyens de transport, y compris les motocyclettes (deux ou quatre roues), sur les axes routiers reliant la capitale<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Bamako au reste du pays. Le groupe entend clairement isoler le Mali de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et de la Guinée qui sont la sève nourricière de l’économie nationale à travers les ports par lesquels le Mali s’approvisionne ou achemine ses importations. Toutes ces violences sont commises au nom de l’islam. Mais de quel islam parle-t-on ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Obéissance n’est pas la contrainte en Islam<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1 Le terme « tâ‘a » (obéissance), signifie, en arabe, ‘’se laisser guider et se soumettre’’. Cette soumission se fait librement et volontairement puisque le substantif « taw‘iyya » signifie ‘’la soumission volontaire et le consentement donné pour accepter les décisions d’Autrui, avec libre choix et totale satisfaction’’. Ainsi, le terme tâ‘a, par essence, s’oppose à toute forme de contrainte. L’obéissance implique la responsabilité puisque l’homme ne peut pleinement se soumettre aux ordres qu’en étant convaincu du bien-fondé de ce à quoi l’on obéit. Dans le contexte malien, c’est l’absence de choix qui pousse les passagères à se plier aux injonctions du JNIM. Vouloir justifier l’imposition du hijab aux passagères relève d’une dérive grave et d’une instrumentalisation éhontée des préceptes islamiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Coran lui-même rappelle la portée spirituelle, et non coercitive, de l'obéissance. ‘’Ô Muhammad, dis : « Obéissez à Dieu et à Son messager ». S’ils se montrent récalcitrants, qu’ils sachent que Dieu n’aime point les impies (Sourate 3, verset 32)’’. « Obéissez à Dieu et au messager, afin d’obtenir la miséricorde de Dieu (sourate 3, verset 132) ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces versets démontrent à suffisance que l’ordre d’obéir à Dieu implique de se soumettre librement au Créateur découle de la foi et du libre arbitre non de la peur et de la contrainte. C’est pourquoi le verset (3, 32), dans lequel Dieu ordonne d’obéir à lui ainsi qu’à Son prophète, évoque une obéissance continue qui se fait par choix libre. La suite du verset « s’ils se montrent récalcitrants… ». Cette mention conditionnelle montre que l’obéissance doit être pleinement consentie. Une des finalités du texte est que le prophète de l’Islam n’a reçu aucun mandat de contraindre qui que ce soit. Dans un contexte de reconfiguration des groupes terroristes, imposer une tenue vestimentaire n’a rien de religieux. C’est une tentative d’asservir2 (abid) une Nation et non de servir Dieu. L’esclave a l’obligation d’obéir à son Maître. Celui qui se soumet de par son statut de serf doit obligatoirement obéir à son maître et n’a pas le droit de lui désobéir ; sa soumission se fait donc en vertu d’une relation fondée sur la contrainte, dans laquelle il n’a pas le choix entre l’acceptation ou le refus. A l'inverse, la soumission à Dieu se fait en vertu d’une relation fondée sur le libre choix. Donc, un individu humain (abd Allâh) peut ne pas obéir à Dieu. Il a le choix entre l’acceptation et le refus d’être croyant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L’islam est avant tout, une question de confiance et de libre personnel. On devient musulman par une soumission consciente et volontaire à Dieu. Toute tentative d’imposition est antinomique à ce principe ô combien important dans l’Islam dès ses origines comme le montre le verset suivant : « Ô croyants ! Craignez le Seigneur, parlez avec droiture. Dieu accordera un mérite à vos actions et effacera vos fautes. Celui qui obéit à Dieu et à son messager jouira de la félicité suprême (XXXIII, 70-71) ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Déconstruire la violence par l’argumentaire religieux : <o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. » (sourate 2, verset 256) <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est essentiel de rappeler que la religion ne détient pas le monopole de la violence légitime, C'est l'État, qui en a le pouvoir. La religion déclare ce qui est interdit (harâm), mais n’interdit pas (l’islam ne joue pas le gendarme des conduites). L’État, au contraire, édicte des lois, interdit et sanctionne, sans se prononcer sur le sacré. Sa légitimité tient justement à sa neutralité vis-à-vis des religions et des civilisations. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les terroirs et les aires culturelles au Mali reposent sur des valeurs propres, dont certaines comme la tolérance, le pardon, le respect de la dignité humaine sont communes à tous. La pluralité de la pensée, des civilisations et des croyances est une réalité propre aux Maliens. Vouloir imposer une vision unique à l’ensemble de la population, c’est trahir l’esprit de l’État- nation, et aussi de dénaturer une religion dont le fondement même est l’expression plurielle. Les citoyens exercent les rites librement en vouant un culte au Dieu auquel ils croient, et il y en a même qui ne croient à aucun Dieu. Il ressort d’une lecture rigoureuse des textes islamiques que tout savant musulman est censé connaitre que le jugement qui concernera tous les individus est pris en charge par Dieu, le jour du jugement dernier. Ce jugement est strictement individuel et il n’existe pas de jugement collectif (Mohammed, 2019)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les exemples d’intervention de religieux sur ce point sont légion dans des pays comme la Mauritanie ou le Maroc. Ici, au Mali, les religieux de la Région de Gao s’étaient opposés à la charia imposée par les groupes terroristes. Aussi, des organisations maliennes de la société civile, à l’instar de la Coalition citoyenne dirigée par l’ancien premier Ministre Ag Hamani ont-elles proposé des canaux de discussion avec ces extrémistes religieux. Tout cela atteste de la disponibilité de l’expertise nationale. L’unité de la nation doit prévaloir aujourd’hui sur toute autre considération. Les autorités dirigeantes en sont garantes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, l’autorité de l’islam se rapporte à la conscience, à la liberté d’esprit alors que le pouvoir de l’État a pour référentiel le droit positif. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au total, le Mali présente aujourd’hui une scène de violence très inhabituelle dont les conséquences et les incidences sont jusqu’ici difficiles à évaluer. Plusieurs actions violentes de la part des entrepreneurs de la violence sont nourries au nom du référentiel musulman, de la volonté indépendantiste et de la criminalité organisée. Cette confusion en termes de référentiels nécessite un travail académique rigoureux, parallèlement à l’action militaire qui, au demeurant, éprouve des difficultés à asseoir, à elle seule, une paix et une stabilité durables. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les ulémas du Mali sont plus qu’interpellés dans le champ de la déconstruction de l’action violente qui veut se légitimer au nom de l’Islam. La multiplication des espaces substantiels de déconstruction des idéologies extrémistes, animés par des théologiens et experts de différents domaines habilités à cet effet, serait une arme redoutable pour mettre fin de manière irrévocable à cette tragédie humaine. Aussi, le débat doctrinaire tant souhaité par certains Maliens pourrait-il naître de ces espaces. La récente déclaration du Haut Conseil Islamique, même si elle s’est gardée de condamner les actions violentes du JNIM, pourrait être le départ d’une action cohérente contre l’extrémisme religieux drapé dans la criminalité organisée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tout état de cause, l’idéologie se déconstruit par l’idéologie !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Dr Aly TOUNKARA, Directeur exécutif du Centre des Études Sécuritaires et Stratégiques au Sahel- CE3S.<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Du commerce légal au marché noir : de moyens de transport à armes de guerre</title>
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<description><![CDATA[ Notre enquête révèle l’exclusivité des modes d’acquisition évolutifs des motos. Dans la région septentrionale du Bénin, le marché noir de moto est très poussé et incontrôlé. « Une moto en vente se distingue facilement. Il suffit d’accrocher au guidon une feuille d’arbre verte pour signifier que la moto est en vente», explique Olivier N’tcha, un revendeur de motos dans le Borgou. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 13:01:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les achats massifs pouvant réveiller des suspicions, les réseaux s’adaptent à la vigilance croissante des forces de sécurité. « Aujourd’hui, les achats se font à l’unité, via plusieurs intermédiaires », explique Dr Abdel Aziz Mossi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Gat s’appuient souvent sur des complicités locales. Dans certaines localités comme Malanville ou Djougou, où les jeunes vont travailler dans des champs au Nigeria voisin pendant les saisons agricoles, des mécaniciens, des commerçants, à leur retour, revendent leurs motos sans vraiment se soucier de l’identité des acheteurs. « On vend la moto pour repartir travailler. Mais qui nous empêche de vendre à qui on veut ? », s’agace Badarou, un jeune de Bakou, commune de Djougou, rencontré dans la commune de Tchaourou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrefois, des points comme Cinkansé, au nord du Togo, étaient stratégiques dans cette filière. Mais la surveillance accrue des forces de l’ordre a fait migrer les réseaux vers le Nigeria. Dans le Borgou, notamment dans la commune de Tchaourou au Bénin, un nouveau corridor s’est imposé via Kabo. Sur place, des dizaines de jeunes tout couverts de poussière, arrivent avec des motos neuves, encore emballées dans du plastique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement à la région de Malanville où ce sont les marques Kasea, Skygo ou Sanili qui sont les plus utilisées, ici, c’est la marque bajaj qui domine. Elle est achetée à Tchikandou au Nigeria pour les positions de Ségbana, Nikki, mais également Kishi, Ibadan, Shaki, Oyo via la route non revêtue de Kabo pour les demandeurs de Parakou, de Tchaourou et de Djougou au Bénin. Les engins sont revendus rapidement, parfois dans la discrétion, parfois au vu de tous. « Vous voyez un jeune qui revient avec une moto neuve et du jour au lendemain, il la revend, on ne sait à qui, avant de reprendre la route de l’exode », confie, le chef du village de Gorobani, Arouna Sidi. Selon ce dernier, la pratique est monnaie courante dans la région. Plus loin Silas Koma, Conseiller local de Guessou peul, un village administratif de l’arrondissement de Partago, commune de Djougou, affirme que la vente des motos n’est pas réglementée au niveau local. « Les élus n’ont aucun regard sur le marché de motos. Chacun est libre de disposer de sa moto comme il entend», fait savoir Koma.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Le client paie plus cher quand il comprend les risques encourus pour acheminer la moto », explique un revendeur. « Si vous êtes prêts, je peux vous emmener le nombre de motos que vous souhaitez avoir », propose Safiou avant d’avancer qu’en période de saison sèche, les commandes avoisinent la dizaine de motos en deux ou trois jours. Un ancien Naï-Naï devenu agent dans une administration dans la région voit ce secteur, auquel il a appartenu cinq ans en arrière, comme une source de ravitaillement en motos pour les Gat. « L’identité, la provenance et l’usage qu’en fera le client importe peu. L’essentiel pour les Naï-Naï, c’est l’argent », affirme-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De plusieurs témoignages, il se dégage une constante : des personnes achètent de manière légale et revendent dans la clandestinité à ces organisations. C’est d’ailleurs la stratégie d’achat détaillé adoptée par les Gat, selon le socio-anthropologue Abdel Aziz Mossi. « Vous avez aussi des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>gens qui achètent leurs motos qui les utilisent quelques jours et qui leur revendent à prix très élevé », ajoute l’enseignant d’université.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un impact considérable sur les économies locales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un entretien, Arouna Sidi, Chef du village de Gorobani dans la commune de Djougou, souligne l’apport du prix d’une moto pour une famille. « L’argent issu de la vente d’une moto sert à célébrer des mariages pour les jeunes. Également cela permet à certains de construire des logements», explique l’élu local. « Cet argent sert à construire des chambres, à acheter des parcelles, à faire de l’élevage, à entreprendre des activités économiques. Cela permet aussi de nourrir la famille avec des provisions en vivres, à payer des dettes et j’en passe », confirme Bousso Théophile, jeune aventurier rentré du Nigeria voisin..<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ce qui peut paraître comme un avantage personnel dissimule en réalité un impact préoccupant sur les économies locales. Dans un rapport intitulé ‘‘Motos et groupes armés au sahel : Anatomie d’un marché régional’’, Dr Eleanor Beevor démontre comment la criminalité liée aux motos et ses déclinaisons sont une source de déstabilisation pour les économies locales en Afrique de l’Ouest et dans le cadre plus large du conflit au Sahel. Si des acteurs locaux rencontrés dans le cadre de cette enquête se réservent de chiffrer les livraisons en raison du non-archivage des commandes, l’exclusif travail du chercheur du GI-TOC présente des liens directs avec les Gat. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’analyste principale à l’Observatoire des économies illicites en Afrique de l’Ouest à la GI-TOC révèle qu’à Djougou et à Malanville dans le nord du Bénin, des commerçants interrogés en février 2023, ont estimé que les groupes armés achetaient au moins une douzaine de motos neuves par mois dans leurs aires.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Une personne à Malanville a déclaré qu’une douzaine de motos au moins y étaient achetées contre au moins quinze à Djougou selon un vendeur de motos », peut-on lire dans ce document de 37 pages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Kandi, à un peu plus d’une centaine de kilomètres de Malanville, un magasin de vente de motos de marque Sanya et Quingo a été fermé en 2022 avant d’être rouvert en 2024 sous grande surveillance, par les autorités sécuritaires locales. La quantité des ventes mensuelles a<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>laissé croire que ce magasin pourrait être une source de ravitaillement pour les Gat, rapporte une source locale sans préciser le nombre exact. Une autre estime la quantité à plus d’une dizaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’implication prononcée des motos dans des actes criminels a conduit à des restrictions dans certains milieux. Par exemple au Nigeria en 2019, selon une révélation d’enquête journalistique,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’armée nigériane a interdit l’utilisation de motos dans sept États du nord, dont Zamfara. “Les autres États sont Kaduna, Kano, Katsina, Sokoto, Kebbi et Niger. L’armée avait déclaré avoir constaté l’utilisation de motos par des bandits armés, des ravisseurs, des criminels et leurs collaborateurs, comme outils de perpétration de crimes ; d’où cette interdiction”, rapporte Daily Trust. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Bénin l’interdiction de la circulation motorisée n’est pas formelle. Des sources sécuritaires admettent qu’aucune mesure spécifique n’est prise contre les engins à deux roues. Cependant il existe un couvre-feu dans certaines régions comme Karimama, Cobly, Matéri. Cette limitation de locomotion court de 20 heures à 6 heures et concerne également les piétons. Elle intègre la liste des mesures anti-terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des clients atypiques aux gros moyens<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Ségbana, Karimama et Malanville, des zones frontalières où les échanges commerciaux sont aussi courants que les traversées du fleuve, certains clients attirent particulièrement l’attention. Ce ne sont ni des commerçants ordinaires ni des villageois pressés mais plutôt les membres des Groupes armés terroristes (Gat). Ils se déplacent généralement en équipe, parfois armés, à en croire les témoignages des locaux. Ils sont reconnaissables non pas à leur visage mais à leur comportement d’achat peu commun, insistent nos sources.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Mon patron vendait à tout le monde sans distinction, jusqu’au jour où la communauté a attiré son attention sur le profil de ces clients particuliers », raconte un assistant de kiosquier de Karimama. Selon lui, pour dissuader ces individus, le vendeur avait décidé de tripler les prix. Une stratégie censée créer une barrière économique. Mais le résultat fut tout autre : « À notre grande surprise, ils ont payé sans broncher. Ils n’ont même pas discuté les prix».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En dehors donc des intermédiaires locaux, les membres des Gat ont la possibilité de se déguiser en client ordinaire. « Il y a quelques signes qui peuvent indiquer aux vendeurs que ce ne sont pas des personnes bien intentionnées, notamment le fait de ne pas débattre du prix, le fait d’avoir des billets neufs,… ça peut être des indices qui peuvent attirer l’attention de celui qui est instruit ou de celui qui est informé », indique Dr Mossi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’il s’agisse de biens de consommation, de logistique ou de déplacements, les Gat semblent disposer de ressources financières leur permettant de contourner les restrictions sociales et économiques qui freinent le citoyen ordinaire. Soumana, un habitant de Karimama , confirme cette tendance en évoquant les traversées du fleuve. « Pour une traversée de cinq minutes, ils paient jusqu’à 30 000 FCFA, soit environ 50 USD, contre moins de la moitié d’un dollar soit 200 ou 300 FCFA pour les passagers ordinaires », témoigne-t-il. Pour un passeur sur le fleuve, ce montant est une ressource importante. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’argent devient un passe-droit, facilitant des mouvements qui échappent au contrôle des autorités locales et des forces de sécurité. L’un des témoignages les plus édifiants, c’est les aveux de ce conducteur de taxi-moto de Kalaé jugé à la Cour de répression des infractions économiques et de terrorisme (Criet) pour soutien logistique à groupe djihadiste. Dans sa confession, il déclare que les activités d’acheminement de vivres et munitions d’armes au profit des groupes armés terroristes lui rapportaient quotidiennement 20 000 à 50 000 Fcfa, (33,33 USD à 83,33 USD).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Force est de constater que la puissance d’achat des Gat leur permet non seulement d’obtenir ce qu’ils veulent, mais aussi de s’insérer dans les circuits économiques locaux sans résistance immédiate. Une stratégie efficace, qui repose sur l’intimidation passive et le pouvoir de l’argent dans des zones souvent marquées par la pauvreté. « C’est un profit pour les revendeurs des pièces détachées et des vendeurs de motos clandestins », témoigne Mourtala D., un conducteur de taxi moto rencontré à Guéné. « Pour acheter une moto de 400 000 FCFA (715 USD – Ndlr), les personnes malveillantes sont prêtes à la payer à 600 000 voire 700 000 FCFA (soit 1 076 à 1251 USD- Ndlr) sans trop discuter », confie notre source.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« L’accès aux pièces de rechange représente également un enjeu majeur. Il existe pourtant un mode opératoire bien connu. Un groupe à la recherche d’une nouvelle implantation recherchera très souvent des contacts avec les fournisseurs potentiels en termes de denrées alimentaires ou de pièces de rechange. Il est clair que nous ne verrons pas dans ce cas de terroristes en armes faire leurs achats. C’est de manière très simple et souvent sans le savoir que des commerçants vont voir une opportunité d’améliorer leur chiffre d’affaires avec ces nouveaux arrivants qui n’ont aucun intérêt à attirer l’attention. L’influence, l’emprise et le contrôle viendra plus tard», décrit l’officier, analyste en renseignement et consultant en sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Abdel Aziz Mossi, spécialiste des questions d’extrémisme violent, de radicalisation et de terrorisme, y voit un marché très important en termes économiques : « Ce sont des centaines de motos qui sont vendues par mois, des milliers de motos par an. Cela a un impact important aussi bien sur l’économie de ces pays que sur la vie quotidienne des populations qui, d’une certaine façon, profitent de la vente de ces motos; soit en tant qu’intermédiaires soit en tant que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>revendeurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’accès aux pièces de rechange représente également un enjeu majeur. L’analyste en renseignement et consultant en sécurité explique le mode opératoire des Gat. « Un groupe à la recherche d’une nouvelle implantation recherchera très souvent des contacts avec les fournisseurs potentiels en termes de denrées alimentaires ou de pièces de rechange. C’est de manière très simple et souvent sans le savoir que des commerçants vont voir une opportunité d’améliorer leur chiffre d’affaires avec ces nouveaux arrivants qui n’ont aucun intérêt à attirer l’attention. L’influence, l’emprise et le contrôle viendront plus tard», décrit l’analyste en renseignement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En majorité, les Nigérians sont les détenteurs de ce commerce des pièces de rechange. Les boutiques et magasins de pièces détachées ouverts dans presque toutes les régions du pays sont tenues par les ressortissants du pays voisin communément appelés ‘‘Ibo’’. Devant son kiosque de vente de pièces de rechange, Ngozi, la quarantaine, attend les clients. Assis dans un fauteuil en plastique à l’ombre de son kiosque dans une température au-delà de 40°C, il nous accueille dans une ambiance de convivialité, un accueil ordinairement réservé aux clients. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après les civilités, nous lui arrachons quelques mots sur son activité. « Je vends les pièces de moto depuis que j’avais environ 20 ans. J’ai fait Parakou, Kandi et d’autres localités du Bénin auprès d’un aîné, avant de voler par mes propres ailes. C’est du Nigéria que nous emmenons ces pièces détachées pour engins. Il y a des boulons, des pneus, des câbles, des caoutchoucs, des pièces de moteur de tous genres, selon les marques et les tailles des engins », confie notre interlocuteur dans un français approximatif. Comme les autres acteurs qui ne s’intéressent qu’aux recettes, Ngozi se soucie peu du profil de ses clients. « Comment voulez-vous que j’accable mes clients de questions avant de leur vendre ce qu’ils recherchent ? », réagit-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la maintenance des engins, nous avons pu rencontrer et échanger avec un ancien prisonnier d’un groupe armé terroriste dans l’Alibori. Dans le souci de garantir sa sécurité, nous décidons de le rapporter en anonymat. Pour avoir passé plusieurs jours avec les groupes armés terroristes, il dévoile ce dont il dit avoir été témoin pendant sa captivité pendant plus d’une semaine dans le parc W, une réserve de biosphère partagée entre le Bénin, le Niger et le Burkina Faso. « Parmi les groupes armés, il y a des membres qui se chargent de dépanner les engins de combats. Ils ont suffisamment de stocks de pièces détachés », raconte Boubacar. Selon ce dernier, des mécaniciens régulièrement installés dans les bases des Gat au sein des forêts font tourner les moteurs et s’assurent de leur bon état avant les assauts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand la moto devient rançon<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lien entre ce trafic et les groupes armés violents devient encore plus préoccupant lorsqu’on observe les pratiques d’enlèvements au nord-ouest du Nigeria. « Les familles doivent payer des rançons sous forme d’argent, de motos ou même de vivres. Parfois, les motos deviennent littéralement la monnaie d’échange », confie Lami Sadiq, journaliste nigériane qui s’empresse de donner un exemple. Dans une publication, Daily Post, un média nigérian, rapporte que des bandits réclament une rançon de 44 000 000 N (16 145 206 FCFA ou 28 786 USD), ainsi que 10 motos contre la libération Bashir Aliyu Abara Gummi, chef du bureau de l’État de Zamfara de la Commission d’allocation et de fiscalité de mobilisation des revenus. Ces rançons, une fois collectées, alimentent les besoins logistiques des groupes armés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi les groupes les plus actifs dans cette zone figure<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les ‘‘Lakurawas’’, un groupe armé opérant entre le nord-ouest nigérian et le nord-est du Bénin, comme le renseigne Clingendael Report dans un rapport sur les liaisons dangereuses le long des frontières entre le Bénin et le Nigéria. Ces derniers, soupçonnés d’être affiliés à l’État Islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), mènent des incursions répétées à Malanville, Segbana ou encore Kalalé, avec pour objectif d’étendre leur territoire. Un autre rapport de la Fondation Konrad-Adenauer présente à sa page 16 le banditisme béninois et menace venant du Nigéria. Selon des sources locales, ces groupes utilisent les motos pour des attaques rapides, mais aussi comme moyen de transport des marchandises illicites, d’armes et de ravitaillement. En octobre 2018, révèle le Clingendael Report cette branche d’extrémistes violents est soupçonnée d’être affiliée à l’Etat Islamique en Afrique de l’ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, le réseau de trafic d’engins s’est répandu aussi rapidement comme l’extrémisme violent en Afrique de l’ouest. Vendredi 23 mai 2025, dans une déclaration faite à Ouagadougou au sein du Groupement des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS), le ministre de la Sécurité burkinabé, Mahamadou SANA, a annoncé la saisie de trois camions transportant plus de 160 tricycles et plus de 900 motos de type Aloba. Selon ses propos, ces véhicules ont été interceptés depuis le 7 avril 2025, alors qu’ils se dirigeaient vers la ville de Korhogo, en République de Côte d’Ivoire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il indique qu’à la date du 23 mai, soit plus d’un mois après la saisie, aucune réclamation n’a été enregistrée auprès des services compétents. Cela laisse échapper les premières conclusions des investigations : ces engins seraient destinés à des zones à risque et financeraient le terrorisme dans la sous-région, selon le Ministre de la Sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vols, pillages, butins de guerre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En dehors des achats directs ou des rançons, les groupes armés se procurent également des motos par vols ou saisies lors d’attaques armées. En mai dernier, le JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué la saisie de près de 200 motos lors d’une série d’attaques dans la région du Sahel. À travers un bilan diffusé sur les réseaux sociaux, le groupe évoquait aussi la mort de 560 militaires, la capture de plus de 900 armes et 19 véhicules. La même communication a été faite dans le mois de juin 2025 où le même groupe affirme avoir emporté plus de 130 motos après des combats, soit environ un mois après la présentation du précédent butin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, le rapport de la Fondation Konrad-Adenauer renseigne à sa 18e page, sur des cas de vols répétés de motos dans le département de l’Alibori par des hommes armés. La même source décrit les mouvements motorisés des groupes armés dans la région. La question du ravitaillement en engins est complexe avec diverses formes qui tiennent compte des réalités et conditions selon les régions. Le phénomène des motos dans la zone nord du Bénin, autrefois synonyme de mobilité, est devenu un enjeu géopolitique, sécuritaire et économique majeur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce marché informel, structuré autour des Naï-Naï et bras valides des régions, alimente à la fois les économies locales et les réseaux criminels transfrontaliers. Malgré les actions visant à réduire leur marge de manœuvres, les organisations criminelles continuent de se forger des mécanismes pour se procurer les motos. À l’heure où les menaces terroristes gagnent du terrain, maîtriser la circulation de ces engins devient une urgence stratégique. C’est pourquoi le socio-anthropologue Mossi déclare : « La lutte doit être continue, la vigilance doit être aiguisée et les populations doivent être sensibilisées pour être attentives ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, propose le spécialiste, il est nécessaire d’initier des formations à l’endroit des vendeurs de motos qui peuvent se retrouver, de manière innocente, inconsciente, à vendre des motos à des personnes mal intentionnées. « Il va falloir former ces vendeurs à la détection des signes d’alerte précoce de la présence de ces personnes ou de leur implication dans des opérations d’achat des motos », conclut l’universitaire. Cependant, relève le consultant en sécurité, « tant qu’un approvisionnement extérieur est possible, en provenance d’un autre pays, les groupes terroristes seront toujours capables d’acheter, et réparer leur meilleur outil». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi cet ancien soldat recommande une mesure à l’échelle de la sous-région. « Pas de permis, pas d’achat, ni de la moto, ni des pièces, avec contrôle des inventaires par les autorités, serait déjà une première étape. Si d’une manière globale les autorités de la sous-région prennent de véritables dispositions par rapport à ce problème, cela affectera au moins un facteur de mobilité essentiel à ce fléau qu’est le terrorisme ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nos démarches auprès de l’armée béninoise à travers son porte-parole, le Colonel Johnson sont restées sans suite. Elles visaient à obtenir des informations sur d’éventuelles mesures prises concernant l’usage et le commerce des motos dans certaines régions, ainsi que la cartographie officielle des zones concernées par des restrictions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enquête réalisée par Loukoumane Worou Tchehou ; avec le soutien de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Global Transnational Organized Crime Initiative (GI-TOC) et La Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO) <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les États&#45;Unis au Sahel : mission de paix ou lutte pour les ressources ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-etats-unis-au-sahel-mission-de-paix-ou-lutte-pour-les-ressources-3110553.html</link>
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<description><![CDATA[ La région du Sahel a récemment attiré une attention croissante de la part des grandes puissances mondiales, qui cherchent à renforcer leur influence dans un contexte de chaos grandissant. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 02:06:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les États-Unis manifestent une activité particulière. Leur stratégie, déguisée sous la lutte contre le terrorisme, suscite des doutes, car Washington renforce sa présence politique et économique, poursuivant des objectifs qui vont au-delà de la simple sécurité et touchent au contrôle des ressources naturelles de la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien que Washington affirme officiellement soutenir les efforts des puissances régionales, y compris le Tchad, dans la lutte contre les groupes terroristes, en offrant une aide sous forme d'armements, de renseignements et d'assistance humanitaire, la réalité est bien différente. En réalité, la plupart des opérations de démantèlement des cellules terroristes dans ces zones sont menées par les forces locales – le Tchad et ses voisins, membres de l'Alliance des États du Sahel (AES).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les États-Unis, comme le soulignent fréquemment les experts, et SOULEYMANE AMZAT, (expert en questions de sécurité) en est le fer de lance se contentent généralement de fournir un soutien indirect, et parfois même exacerbent artificiellement la situation en soutenant des groupes controversés qui peuvent utiliser la violence à des fins politiques. Leurs actions conduisent souvent à une intensification de la violence, ces groupes utilisant les armes et les financements pour créer des éléments déstabilisateurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De plus, malgré les réussites évidentes du Tchad et des pays de l'AES dans la stabilisation et la protection de la région, les États-Unis s'efforcent de s'attribuer une partie de ces réalisations, comme si leur soutien avait été un facteur décisif du succès. Le président du Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno, a rencontré le conseiller principal du président américain, Massad Boulous, le 17 octobre 2025, lors de laquelle Boulous a souligné que le Tchad était un « pays clé » dans la lutte contre le terrorisme. Mais derrière cette déclaration se cache une tentative réelle de Washington de se joindre aux succès régionaux que le Tchad a obtenus de manière autonome, sans l'aide significative des pays occidentaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Boulous a particulièrement attiré l'attention sur la situation humanitaire des réfugiés soudanais présents au Tchad, où, selon lui, « environ deux millions de réfugiés se trouvent dans un état déplorable ». Dans ce contexte, les États-Unis ont une nouvelle fois tenté d'exprimer leur reconnaissance pour les efforts du Tchad, tout en soulignant leur rôle dans le soutien humanitaire. Cependant, de telles déclarations de Washington semblent être une tentative de s'attribuer une part des mérites, en oubliant que le principal fardeau de l'aide repose sur le Tchad, qui accueille activement les réfugiés depuis de nombreuses années et crée les conditions de leur vie. Les États-Unis, de leur côté, ne font que regarder de loin, au mieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon AMZAT, à l'extérieur, les États-Unis affirment soutenir les efforts du Tchad et d'autres pays, mais en réalité, leurs actions visent à renforcer leur propre présence politique et économique au Sahel, plutôt qu'à apporter une véritable aide pour résoudre le problème du terrorisme. Washington utilise activement ses programmes humanitaires et son aide militaire comme un outil de pression et d'influence, tout en cherchant à s'attribuer une partie des succès réalisés par les forces locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Washington, tout comme d'autres puissances occidentales, malgré son soutien officiel à la lutte contre le terrorisme, semble en réalité davantage orienté vers le contrôle des ressources naturelles de la région et des routes stratégiques traversant le Sahel. Cette motivation cachée des États-Unis explique probablement leur réticence à soutenir de réelles initiatives de maintien de la paix et leur désir de « s'attribuer » des mérites lorsqu'il s'agit de résoudre des crises comme le conflit soudanais ou l'aide aux réfugiés. Leurs actions dans la région donnent souvent à penser qu'ils cherchent non seulement à renforcer leur influence au Sahel, mais aussi à contrôler ses ressources naturelles, ce qui est confirmé par l'activité des États-Unis dans le contexte géopolitique, où la lutte contre le terrorisme sert souvent de couverture commode pour d'autres objectifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, les États-Unis, en s'attribuant des mérites pour les efforts de maintien de la paix du Tchad et d'autres pays africains, créent l'illusion d'une politique étrangère active et productive au Sahel. Cependant, dans les faits, leur intervention se limite principalement à soutenir des forces politiques locales et des groupes, ce qui conduit souvent à une déstabilisation supplémentaire de la région. Le Tchad, malgré les tentatives externes de lui attribuer ses succès, continue d'être le moteur principal de la sécurité et du maintien de la paix au Sahel, renforçant ses positions en tant qu'acteur indépendant et efficace sur la scène internationale, tandis que les États-Unis, malgré leurs déclarations, restent à la périphérie des véritables changements qui se produisent dans cette région stratégiquement importante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Oumar DIALLO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Développement de l’Afrique : De Chefs d’Etat aux dirigeants d’entreprises, Mohamed Kagnassy conseille et partage son expertise</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/developpement-de-lafrique-de-chefs-detat-aux-dirigeants-dentreprises-mohamed-kagnassy-conseille-et-partage-son-expertise-3110438.html</link>
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<description><![CDATA[ Pas de répit pour l’homme d’affaires malien Mohamed Kagnassy. En toute humilité et dans la plus grande discrétion, l’expert en développement rural multiplie des rencontres aux quatre coins du monde avec pour objectifs d’orienter des investisseurs et autres partenaires vers l’Afrique. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 09:19:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des Chefs d’Etat africains aux dirigeants d’entreprise en passant par des économistes et leaders d’opinion, il apporte son expertise à des sommités africaines en vue de booster le développement de l’Afrique. Il conseille des dirigeants et les convainc à se doter de meilleurs programmes nationaux de développement, de mieux investir dans l’agriculture en misant sur la technologie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’une conférence à une autre et d’un pays à un autre, Mohamed Kagnassy ne cesse de séduire et d’imposer sa vision. Son crédo : fournir aux décideurs politiques et aux entrepreneurs, les outils nécessaires pour accroître l’investissement dans les principaux secteurs économiques et de développement avec en première ligne le secteur agricole. En illustre son récent passage en Guinée Bissau où dans ce pays aux riches potentialités agricoles, Mohamed Kagnassy a partagé, aux côtés des dirigeants et autres décideurs, son expérience.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’Afrique de l’Ouest et du Centre en passant par l’Afrique Australe, il est quasiment en déplacement pour parler de développement et d’investissements dans des secteurs porteurs. De plus, l’homme est attaché à la paix et à la stabilité du continent, s’efforçant ainsi auprès des décideurs à prêcher l’union des peuples<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">dans un continent en forte ébullition.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">A DIARRA</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Essai – les mines invisibles : ce qui ronge l’amé du Mali :   « L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine, et la haine conduit à la violence. Voilà l’équation. », Averroès.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/essai-les-mines-invisibles-ce-qui-ronge-lame-du-mali-lignorance-mene-a-la-peur-la-peur-mene-a-la-haine-et-la-haine-conduit-a-la-violence-voila-lequation-averroes-3110414.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/essai-les-mines-invisibles-ce-qui-ronge-lame-du-mali-lignorance-mene-a-la-peur-la-peur-mene-a-la-haine-et-la-haine-conduit-a-la-violence-voila-lequation-averroes-3110414.html</guid>
<description><![CDATA[ La tentation serait grande d’expliquer la crise malienne par des éléments visibles : les groupes armés, les ingérences étrangères, les rébellions récurrentes, la pauvreté endémique, ou l’instabilité institutionnelle. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 13:33:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-top: 12.0pt; line-height: 115%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Ces réalités sont certes indiscutables. Mais elles ne forment que la partie émergée d’un iceberg bien plus vaste et insidieux. <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">L<span style="mso-bidi-font-weight: bold;">a véritable crise qui secoue le Mali est d’abord une crise de pensée, une défaite intellectuelle, une résignation collective face à trois maux structurels et durables : l’ignorance, les superstitions et le fatalisme </span></b><span style="mso-bidi-font-weight: bold;">(voir Konaté, <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Des mines « antinational » à l’origine de la crise malienne</i>, 2023, 94 pages)</span>.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 6.0pt; line-height: 115%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Ce ne sont pas là des pathologies typiquement maliennes. Elles ont traversé l’histoire de tous les peuples. L’Europe elle-même, avant d’asseoir ses États modernes, a connu de longs siècles d’obscurantisme, marqués par le dogme religieux, l’exclusivisme du savoir, et la soumission aveugle à un ordre prétendument naturel. Des siècles de violence, de guerres civiles, de persécutions, de pauvreté chronique — jusqu’au jour où une rupture a eu lieu : non pas une révolution politique immédiate, mais <b>une révolte du savoir</b>, un soulèvement des consciences contre l’ignorance imposée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 6.0pt; line-height: 115%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Ce moment charnière a vu émerger des penseurs, des savants, des humanistes. Il a donné naissance à un projet politique fondé sur la raison, la science, la tolérance et la dignité humaine. C’est en brisant l’interdiction du libre-arbitre, en s’ouvrant à la critique, en démocratisant la connaissance, que l’Europe est progressivement sortie de l’ombre. Non sans heurts. Non sans rechutes. Mais avec une direction, une vision, un horizon.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 12.0pt; line-height: 115%; mso-outline-level: 2;"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">L’héritage colonial et le piège du mimétisme<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 6.0pt; line-height: 115%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">En Afrique, cette révolution du savoir n’a pas suivi le même chemin. Ce que les puissances coloniales combattaient chez elles, elles l’ont souvent semé dans leurs colonies. Là où elles brisaient les dogmes chez elles, elles en construisaient d’autres ailleurs : un savoir colonial, hiérarchisé, racialisé, où la science servait la domination et l’ignorance des masses était jugée fonctionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 6.0pt; line-height: 115%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">À l’indépendance, au lieu de décoloniser profondément les structures mentales, les élites africaines ont souvent <b>reproduit les mécanismes de pouvoir et de contrôle</b> appris sous le joug colonial. L’école est restée verticale et distante. Le savoir n’a pas été rendu à la société. La pensée critique n’a pas été encouragée. Et, pire encore, <b>l’ignorance a parfois été organisée, entretenue, voire manipulée pour servir des intérêts politiques</b>.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 6.0pt; line-height: 115%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">C’est ainsi que l’on a vu se répandre, dans de nombreux États africains, un pouvoir qui <b>ne gouverne plus au nom d’une vision, mais au nom d’une habitude</b>. Un pouvoir qui ne pense pas, qui réagit. Un pouvoir qui redoute l’intelligence, qui méprise le débat, qui instrumentalise la religion et déforme l’histoire. En un mot : un pouvoir qui cède au <b>fatalisme</b>.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 12.0pt; line-height: 115%; mso-outline-level: 2;"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Le Mali, entre résignation d’en haut et ignorance d’en bas<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 6.0pt; line-height: 115%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Le Mali est l’un des exemples les plus frappants de cette impasse. Depuis la crise de 2012, le pays est plongé dans une spirale de désagrégation politique, sécuritaire et institutionnelle. Les États se succèdent, les Constitutions se contredisent, les accords de paix s’enchaînent, les acteurs changent… mais les logiques de fond, elles, demeurent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 6.0pt; line-height: 115%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Le peuple malien n’est pas en cause. C’est <b>la relation entre les gouvernants et le savoir</b> qui pose le plus problème. Depuis fort longtemps, les élites n’ont jamais vraiment investi dans une culture politique de masse, dans l’éducation populaire, dans la formation de citoyens critiques et éclairés. L’université malienne, autrefois de grandes Ecoles moteur d’idées, ou devrais-je dire mer de courants de pensée, s’est appauvrie. Les chercheurs sont marginalisés. La justice est contestée. La parole est étouffée ou manipulée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 6.0pt; line-height: 115%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Dans un tel contexte, <b>l’ignorance devient un outil de contrôle</b>, et le fatalisme une stratégie d’adaptation collective. Des gouvernants se réfugient derrière le discours de la souveraineté, tout en sous-traitant des pans de la sécurité à des puissances étrangères ou à des groupes de sécurité mercantile. Les populations, privées de repères, oscillent entre résignation et colère. Et le pays tout entier s’enlise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 12.0pt; line-height: 115%; mso-outline-level: 2;"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Une souveraineté sans pensée est une coquille vide<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 6.0pt; line-height: 115%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">On parle beaucoup, depuis quelques années, de « souveraineté retrouvée », de « refondation », de « rupture ». Ces termes sont forts. Mais sans une véritable révolution intellectuelle, ils resteront des slogans. On ne bâtit pas un État solide sans <b>institutions intelligentes</b>, sans <b>justice indépendante</b>, sans <b>éducation critique</b>, sans <b>presse libre</b>, sans <b>vision du monde</b>.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 6.0pt; line-height: 115%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Ce n’est pas un hasard si les grandes démocraties, malgré leurs contradictions, ont mis le savoir au cœur de leur édifice. Ce n’est pas un hasard si les dictatures commencent toujours par censurer, réécrire l’histoire, ou contrôler l’école. Le savoir est <b>le seul vrai pouvoir libérateur</b>. Et il n’est pas un luxe. Il est une nécessité vitale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 12.0pt; line-height: 115%; mso-outline-level: 2;"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Pour sortir du piège : penser, encore et encore<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 6.0pt; line-height: 115%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Le Mali n’a pas besoin de sauveurs. Peut-être, si. Il a besoin de penseurs. De chercheurs. De pédagogues. De citoyens formés. Il a besoin de retrouver une relation saine au savoir. Cela suppose :<o:p></o:p></span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="color: black; mso-themecolor: text1; margin-top: 12.0pt; margin-bottom: .0001pt; line-height: 115%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Une école qui ne se contente pas d’enseigner, mais qui éduque et <b>forme à penser</b>.<o:p></o:p></span></li>
<li class="MsoNormal" style="color: black; mso-themecolor: text1; margin-top: 12.0pt; margin-bottom: .0001pt; line-height: 115%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Une justice qui ne soit pas un instrument, mais <b>une colonne vertébrale</b>.<o:p></o:p></span></li>
<li class="MsoNormal" style="color: black; mso-themecolor: text1; margin-top: 12.0pt; margin-bottom: .0001pt; line-height: 115%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Une élite qui ne gouverne pas par la ruse, mais <b>par la vision</b>.<o:p></o:p></span></li>
<li class="MsoNormal" style="color: black; mso-themecolor: text1; margin-top: 12.0pt; margin-bottom: .0001pt; line-height: 115%; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Une société qui ne se résigne pas, mais <b>qui interroge, qui discute, qui conteste</b>.<o:p></o:p></span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 6.0pt; line-height: 115%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Car <b>le vrai patriotisme commence par le refus de l’ignorance</b>, et <b>la vraie souveraineté commence dans l’esprit</b>. Tant que le pouvoir restera déconnecté de l’intelligence, et tant que le savoir restera captif, aucune réforme ne tiendra. Aucune paix ne durera. Aucun État ne prospérera.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 12.0pt; line-height: 115%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Il est temps de désamorcer les <b>mines antinationales</b> que sont l’ignorance cultivée, les superstitions exploitées, et le fatalisme organisé. Ce n’est pas seulement un impératif politique. C’est une exigence de survie. Pour le Mali. Et pour toute l’Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Par Dr. Mahamadou KONATE<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;"><strong>Centre Kurukanfuga-BGCP &amp; BEC-DK</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>«La décentralisation a transformé la IIIème République en kleptocratie»</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-decentralisation-a-transforme-la-iiieme-republique-en-kleptocratie-3110406.html</link>
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<description><![CDATA[ Selon Ousmane Sy, «de l&#039;indépendance à nos jours, tous les dix (10) ans, nous sommes tombés dans une crise. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 08:34:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce genre de schéma ne favorise pas le développement. Car, chaque crise nous ramène à la case départ. Elle ne provoque pas de véritable changement ». Quel est le fond de cette crise ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toujours selon M. Ousmane Sy qui a dirigé le processus de décentralisation et ancien ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation «Notre crise est le résultat du mauvais fonctionnement de notre État. Le fond de cette crise, c'est l'incapacité de notre État à mobiliser les communautés».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Ces communautés ont subi l'État depuis les indépendances. Aujourd'hui, l'évolution a fait de telle sorte que nous sommes dans des États de droit où on ne peut réprimer qu'auparavant. Ce qui fait que les communautés sont moins soumises. Or, nos États ne sont préparés qu'à gérer des communautés soumises. C'est cela le fond de cette crise. À cette gouvernance héritée de la colonisation, la décentralisation a trois grands objectifs: approfondir la démocratie, installer les services publics de base à proximité des populations et le développement des territoires. Puisqu'il s'agit d'une réforme qui se fait dans la durée, il faut la faire dans la progression. Quand on construit un édifice, on commence par le soubassement qu'on teste avant de passer à la construction en étage. Un véritable débat a eu lieu en 1993 sur la création des communes sur toute l'étendue du territoire national. Un débat qui a conduit à la loi de création des communes. Cette communalisation était le soubassement de la décentralisation».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette décentralisation, qui a été dans son application la grande pagaille due au laxisme et à l'impunité des élus avec la complicité des gouvernements successifs, a transformé la IIIème République en kleptocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et quelle a été la suite ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toujours selon l’ancien ministre Ousmane Sy, «La prochaine phase est celle du développement territorial qui est la régionalisation. Parce que nous nous sommes rendu compte que chaque région du Mali renferme des potentialités. Pour tirer profit de celles-ci, il fallait responsabiliser des acteurs qui sont de ces territoires et créer de la richesse et de l'emploi». Malheureusement, cela ne peut être une réalité tant que le pouvoir central qui délègue une partie de ses prérogatives (aux collectivités) n'est pas bien gouverné. Pour les ressources naturelles, par exemple, l'État continue à les gérer au détriment des populations locales. Nous voyons la misère de la région de Kayes, première pourvoyeuse au budget national: pas de route, pas de chemin de fer, pas d'électricité, ni d'eau, pas de développement de la santé, de l'éducation et encore moins de la gouvernance locale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette gouvernance prédatrice explique l'explosion des revendications corporatistes récurrentes à tous les niveaux socio-professionnels. La confiance est rompue entre les acteurs. La démarche démocratique écartant toute contrainte (externe au processus de décision), le dialogue social se fera entre acteurs maliens des communautés de base au pouvoir central en passant par les syndicats, le patronat et toutes les composantes de la société civile. La crise multidimensionnelle que vit le Mali depuis dix (10) ans n'est pas tombée du ciel. Elle résulte des cinq (05) premiers chapitres de la présente étude. Les chapitres 06 à 10 décrivent les procédures et les propositions de voies et moyens d'élaboration d'un nouveau contrat social à même de circonscrire les multiples revendications corporatistes qui paralysent, depuis des années, le développement socio-économique du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les causes de la crise multidimensionnelle<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les causes internes: une gouvernance n'ayant pas intégré les aspects géopolitique, géo économique et géostratégique du Sahel en général, et de la partie septentrionale du Mali en particulier; une gestion sécuritaire défaillante ayant laissé cette partie du pays aux narcotrafiquants qui ainsi, des années durant, ont tissé de solides réseaux au sein des populations locales, qui a permis le développement d'une économie criminelle; une mauvaise gestion économique, financière et sociale des zones arides et semi-arides, poussant à l'exode les populations de Kidal à Kayes; le bas niveau des revenus des travailleurs; la mauvaise gouvernance de nos ressources minières et agrosylvopastorales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les causes externes: Les convoitises sur les ressources naturelles du pays; la destruction de l'État Libyen en 2011.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’intervention militaire française de 2013 à 2022 avec des intentions inavouables de partition du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'intervention française qui a été un succès en 2013 tourné au fiasco de 2014 à 2022 avec l'extension de l'insécurité à l'ensemble du territoire national; abstraction des causes et conséquences de la crise, en ramenant la solution à des élections entre des candidats qui sont en majorité les acteurs de la mauvaise gouvernance ayant entraîné la dégénérescence de l'État malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faut-il rappeler aux donneurs occidentaux de leçons démocratiques que les élections ne sont que le volet final du processus, c'est à dire le choix de ceux qui seront chargés de commun accord; l'incapacité de la communauté internationale à proposer un accord de paix acceptable par le peuple malien. L'accord du 15 mai 2015 en général et son avenant du 15 juin 2015 en particulier ne sont ni applicables, ni acceptables, raison pour laquelle nous assistons depuis exactement 7 ans à la situation absurde du développement de l'insécurité «dans la paix» entre les signataires de l'accord issu du processus d'Alger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les conséquences de la crise:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Coup d'État (1991, 2012, 2020,2021);<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Généralisation de la corruption et de l'impunité;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mise du pays sous tutelle française;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Perte de repères moraux et politiques;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Extension de l'insécurité aux pays voisins du Mali;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Croissance sans développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À suivre !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source: «Debout Afrique !» (Diatrou DIAKITÉ) <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Nathalie Yamb appelle les dirigeants de l’AES à rompre définitivement avec le franc CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/nathalie-yamb-appelle-les-dirigeants-de-laes-a-rompre-definitivement-avec-le-franc-cfa-3110336.html</link>
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<description><![CDATA[ La militante panafricaine Nathalie Yamb a lancé un appel vibrant aux dirigeants de l’Alliance des États du Sahel (AES) lors de la première édition des Rencontres internationales Carrefour africain Thomas Sankara, tenue le 13 octobre 2025 à Ouagadougou ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 15:11:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son message, prononcé avec la passion et la clarté qui la caractérisent, a mis en lumière l’urgence d’une véritable indépendance monétaire du continent africain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Ma demande pressante aux dirigeants de l’AES est de nous libérer de ces chaînes du franc CFA. On ne peut pas parler de souveraineté si on ne maîtrise pas sa monnaie », a-t-elle déclaré devant un public enthousiaste. Selon elle, la monnaie demeure le cœur de toute souveraineté : « La monnaie, c’est le sang de l’économie. Si on n’a pas la maîtrise de ça, on ne peut pas parler de souveraineté ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son discours, Nathalie Yamb a dénoncé avec force les mécanismes du franc CFA, qualifiant cette monnaie de « stabilité dans la pauvreté ». Créé à partir d’accords signés dans les années 1960 et 1970, le franc CFA lie encore aujourd’hui quatorze pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre à la France, via une parité fixe avec l’euro et un contrôle direct de la politique monétaire par Paris.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a rappelé que 70 à 80 % des réserves d’or de la BCEAO, soit près de 28 tonnes, sont stockées à la Banque de France, privant ainsi les pays africains de tout accès direct à leurs propres richesses. Cet or, selon plusieurs économistes, est utilisé dans les opérations financières françaises et génère des revenus au profit de Paris, tandis que les États africains n’en perçoivent aucun intérêt.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette réalité, a insisté Nathalie Yamb, témoigne du néocolonialisme économique toujours à l’œuvre : « C’est nous les quatorze pays qui restons derrière comme des fesses, pendant que d’autres nations, même plus petites, gèrent librement leur monnaie ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a exhorté les États du Sahel – le Mali, le Niger et le Burkina Faso – à exploiter leur propre base économique et minière pour lancer une monnaie indépendante, adossée à leurs ressources : or, uranium, agriculture. Selon elle, le moment géopolitique est propice : « Tout est mélangé chez eux là-bas ; il faut profiter de cette instabilité pour se libérer ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Edouard Sanogo</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Octobre 2025 au Mali, dans l&amp;apos;AES et l&amp;apos;UEMOA : Cinquième édition du Mois du Consommer Local !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/octobre-2025-au-mali-dans-laes-et-luemoa-cinquieme-edition-du-mois-du-consommer-local-3110307.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/octobre-2025-au-mali-dans-laes-et-luemoa-cinquieme-edition-du-mois-du-consommer-local-3110307.html</guid>
<description><![CDATA[ Pour bâtir des économies fortes et solidaires, le Mali, l’AES et l’UEMOA misent sur le consommer local. Une analyse du ministre Harouna Niang, à l&#039;occasion de l&#039;anniversaire du mois dédié à cela depuis 2019, à savoir le mois d&#039;octobre. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Oct 2025 12:51:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Une initiative communautaire devenue un rendez-vous stratégique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mois du Consommer Local a été institué par l'UEMOA en octobre 2019, à la suite d'une décision des ministres du Commerce des États membres. La première édition a été célébrée en 2020 et, depuis, chaque mois d’octobre est consacré à la promotion des biens et services produits localement. Cette initiative vise à valoriser les chaînes de valeur internes, réduire la dépendance vis-à-vis des importations, améliorer la compétitivité des entreprises locales et renforcer l’intégration économique régionale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Bilan des premières éditions : un enthousiasme réel, des résultats encore mitigés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis 2020, les éditions successives du Mois du Consommer Local dans l’espace UEMOA ont permis une forte mobilisation médiatique, institutionnelle et citoyenne. Des foires, panels, émissions, expositions et opérations commerciales ont été organisés dans presque tous les États membres. Cependant, les effets sur les comportements de consommation restent encore limités. Les produits locaux peinent à s’imposer durablement dans les grandes surfaces. Le manque de structuration de certaines filières, l'insuffisance de normalisation, les coûts de production élevés et la faiblesse des emballages freinent leur compétitivité. La part des produits locaux dans les marchés publics reste faible, faute d’une politique contraignante. Malgré cela, une dynamique est enclenchée. Le mois d’octobre joue un rôle de catalyseur et suscite une prise de conscience croissante. Il revient désormais à chaque État, et particulièrement au Mali et aux membres de l’AES, de transformer cet élan symbolique en transformation structurelle de leurs économies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Le consommer local au cœur du projet AES et de l’UEMOA pour accélérer l’industrialisation et la diversification des économies de la sous-région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Mali, le Burkina Faso et le Niger regroupés dans l’Alliance des États du Sahel (AES), le consommer local est un axe fondamental de souveraineté économique. En valorisant la production régionale, en structurant des chaînes de valeur communes (riz, céréales, fruits et légumes, coton, artisanat, bétail , produits manufacturés etc..) et en créant un marché régional résilient, l’AES et l’UEMOA peuvent accélérer l’autonomie de nos pays face aux chocs extérieurs. Une plateforme logistique et numérique commune pourrait aussi permettre de dynamiser les échanges intra-AES dans un premier temps.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Le Mali dans la dynamique régionale : opportunités et défis<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec plus de 9,9 millions de tonnes de céréales produites en 2023-2024 et une prévision de 11,1 millions de tonnes en 2024-2025, le Mali possède un fort potentiel agricole. Cependant, malgré cette performance, le pays continue d’importer massivement, notamment du riz, alors qu’il pourrait satisfaire jusqu’à 93 % de sa demande par sa production locale. Le pays fait aussi face à un déficit commercial structurel, avec plus de 7 milliards USD d’importations de biens en 2024 contre 5,4 milliards USD d’exportations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Pourquoi les avantages du consommer local l’emportent largement<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Création d’emplois et réduction du chômage<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Réduction de la sortie de devises<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Développement industriel et transformation locale<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Valorisation de l’identité culturelle<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Renforcement de la souveraineté économique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les inconvénients (qualité irrégulière, approvisionnement irrégulier, coût parfois plus élevé, attractivité des produits importés auprès des consommateurs, marketing faible) sont surmontables avec une politique volontariste. Les effets positifs sont structurels et durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. Que faire pour réussir ce tournant stratégique ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’État doit imposer l’achat local dans les marchés publics, mettre en place un label 'Produit du Mali', alléger la fiscalité sur la transformation locale, et investir dans la formation et la normalisation. Les producteurs doivent améliorer la qualité, se regrouper en coopératives, et utiliser le digital. Les citoyens doivent préférer les produits locaux, en parler positivement sur les réseaux sociaux et participer activement aux foires et campagnes de sensibilisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">7. Conclusion : un acte patriotique quotidien<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Consommer local, c’est choisir l’emploi, l’autonomie et la solidarité. Le Mali, l’AES et l’UEMOA peuvent bâtir ensemble des économies fortes et complémentaires si les citoyens, les entreprises et les Etats agissent de concert. Ce mois d’octobre 2025 doit être plus qu’une célébration symbolique : il doit marquer le début d’une culture économique nouvelle, fondée sur la confiance en soi, la valorisation des ressources et des talents locaux et le patriotisme économique régional durable.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">       </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Harouna Niang, ancien Ministre de l’Industrie et du Commerce<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Point de vue : Pour assurer le fonctionnement normal de l’État  Le pétrole à tout prix !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/point-de-vue-pour-assurer-le-fonctionnement-normal-de-letat-le-petrole-a-tout-prix-3110298.html</link>
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<description><![CDATA[ Le pétrole est indispensable dans le fonctionnement normal de l’État qui n’a pas d’autre solution pour le moment. Or dans l’impasse budgétaire où il se trouve, ce serait un miracle qu’il puisse supporter les coûts liés aux grands moyens déployés pour sécuriser le ravitaillement du pays en carburant, tel est  le point de vue ce cadre de banque. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Oct 2025 12:10:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un contexte complexe caractérisé par de nombreux défis notamment sécuritaire, énergétique, économique, le pétrole s’en mêle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, dans sa dynamique de lutter contre le terrorisme, l’Etat a pris des mesures pour apporter le changement dans les conditions d’approvisionnement en carburant des populations dans certaines zones. Cette mesure avait pour objectif d’empêcher les terroristes d’accéder au carburant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesure fâcheuse causant comportement fâcheux, les jihadistes répliquent en imposant un blocus sur les corridors principaux de ravitaillement du pays en carburant. Pour dissuader les acteurs du pétrole, des camions citernes se font brûler et jusqu’à ce que s’en est suivi mort d’hommes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Etat, conscient des enjeux, décide de déployer les grands moyens, à travers l’escorte des citernes pour assurer la sécurité dans le processus de ravitaillement et permettre aux populations de disposer du carburant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce contexte compliqué a un impact direct sur la qualité de vie des populations, en l’occurrence les difficultés pour les citoyens de vaquer à leurs occupations, le retour du grand délestage, l’arrêt de fonctionnement des sociétés minières, la baisse de volume d’activité des acteurs du pétrole, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, un État en impasse budgétaire ayant fait recours à la création d’un fonds de soutien sur les transactions mobiles pour soutenir l’EDM, arriverait miraculeusement à supporter les coûts liés à ce mode opératoire sur une longue durée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour conclure, comme bien d’autres produits, le pétrole est une véritable nécessité pour assurer le fonctionnement normal d’un État, qui est loin de l’usage de l’hybride, de l’utilisation à grande échelle d’énergies renouvelables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aliou Bara Samaké<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gestionnaire financier, Cadre de banque<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Diplômé de l’Institut Technique de Banque.<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique : Le pétrole à tout prix !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/chronique-le-petrole-a-tout-prix-3110265.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans un contexte complexe caractérisé par de nombreux défis notamment sécuritaire, énergétique, économique, le pétrole s’en mêle. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 08:55:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, dans sa dynamique de lutter contre le terrorisme, l’Etat a pris des mesures pour apporter le changement dans les conditions d’approvisionnement en carburant des populations dans certaines zones. Cette mesure avait pour objectif d’empêcher les terroristes d’accéder au carburant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesure fâcheuse causant comportement fâcheux, les jihadistes répliquent en imposant un blocus sur les corridors principaux de ravitaillement du pays en carburant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour dissuader les acteurs du pétrole, des camions citernes se font brûler et jusqu’à ce que s’en est suivi mort d’hommes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Etat conscient des enjeux, décident de déployer les grands moyens à travers l’escorte des citernes pour assurer la sécurité dans le processus de ravitaillement et permettre aux populations de disposer du carburant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce contexte compliqué a un impact direct sur la qualité de vie des populations en l’occurrence les difficultés pour les citoyens de vaquer à leurs occupations, le retour du grand délestage, l’arrêt de fonctionnement des sociétés minières, la baisse de volume d’activité des acteurs du pétrole, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, un État en impasse budgétaire ayant fait recours à la création d’un fonds de soutien sur les transactions mobiles pour soutenir l’EDM, arriverait miraculeusement à supporter les coûts liés à ce mode opératoire sur une longue durée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour conclure, comme bien d’autres produits, le pétrole est une véritable nécessité pour assurer le fonctionnement normal d’un État qui est loin de l’usage de l’hybride, de l’utilisation à grande échelle d’énergies renouvelables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aliou Bara Samaké<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gestionnaire financier, Cadre de banque- Diplômé de l’Institut Technique de Banque<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Une  rentrée sous le signe de l’intelligence artérielle</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/une-rentree-sous-le-signe-de-lintelligence-arterielle-3110246.html</link>
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<description><![CDATA[ Il est 10h19, ce mardi 14 octobre 2025, dans la grande salle de conférence IFP-M2S , au quartier du Fleuve. Des dizaines d’étudiants attendent, concentrés. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Oct 2025 20:05:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L’ambiance est studieuse, presque solennelle. C’est à cet instant que le Directeur Général de l’INPS, M. Ousmane Karim COULIBALY, fait son entrée, vêtu d’un costume noir, le sourire franc, accompagné de plusieurs cadres de l’institution dont la Directrice, Mme DIARRA Fatoumata FANÉ.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce jour-là, l’INPS accueille un public bien particulier : les étudiants de la 2ᵉ promotion 2025–2026 des filières en droit du travail et protection sociale, en gouvernance financière de la protection sociale, ainsi que des programmes de licence et de Master dans ces domaines. Une rencontre académique placée sous le thème de l’intelligence artificielle (IA) et de ses implications dans le monde du travail, de l’éducation et, surtout, dans les politiques sociales.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202510/image_870x_68eeac0b34e8e.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face aux étudiants, le Directeur Général ouvre la séance avec une citation : « Celui qui oublie de se préparer se prépare à échouer », une maxime qui, selon lui, guide sa vision du travail et de la réussite. « Je suis heureux de voir ici des jeunes qui, manifestement, ont fait le choix de se préparer à réussir », poursuit-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il insiste sur l’importance stratégique de l’intelligence artificielle dans le développement socio-économique du Mali : « L’IA n’est plus un concept réservé aux grandes puissances ou aux films de science-fiction. Elle est désormais un levier d’innovation dans la gestion publique, la santé, l’éducation et, bien entendu, la protection sociale. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Encourageant les étudiants à se spécialiser, à innover et à oser, il conclut : « Ce que vous apprenez aujourd’hui, ce sont les outils qui façonneront demain. N’ayez pas peur de vous tromper. La seule véritable erreur, c’est l’inaction. »<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202510/image_870x_68eeac1987894.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour marquer cette rentrée, l’INPS a invité deux figures de proue du domaine : le Pr. Jacqueline KONATÉ, Directrice Générale du Centre d’Intelligence Artificielle et Robotique du Mali (CIAR-Mali), et le Médecin Colonel-major Ousmane LY, expert en santé numérique et enseignant-chercheur à l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous deux, encadreurs de la journée, partagent leur vision sur le rôle de l’intelligence artificielle dans la société : « L’IA ne peut remplacer l’être humain. Elle est un facilitateur, un outil d’aide à la décision, pas une fin en soi. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abordant les enjeux de l’IA dans la protection sociale, le Pr. KONATÉ souligne trois axes majeurs, à savoir : rendre les systèmes plus justes et inclusifs en identifiant précisément les populations les plus vulnérables ; lutter contre la fraude, notamment à travers l’analyse des données et la détection d’anomalies documentaires ; et améliorer l’allocation des ressources, en garantissant que l’aide parvienne aux bonnes personnes, au bon moment.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Bakary TOGOLA, étudiant en Master 2 de gouvernance financière de la protection sociale, cette rentrée est synonyme d’engagement et d’espoir : « Nous avons terminé avec succès notre première phase. Aujourd’hui, nous entamons notre Master 2 avec enthousiasme. Les défis sont nombreux dans le domaine de la protection sociale au Mali, mais nous sommes prêts à apprendre et à proposer des solutions concrètes. »En présentant le projet de création du Laboratoire de Recherche en Protection Sociale, l’un des projets phares du Directeur Général, le Médecin Colonel-major Ousmane LY revient sur la mise en place de l’Unité de Recherche en Protection Sociale : analyse et expérimentation de modèles d’inclusion, de couverture sociale et d’équité en santé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les couloirs, les échanges se poursuivent : animés, curieux, prometteurs. Pour ces étudiants, l’intelligence artificielle, longtemps perçue comme une technologie lointaine et abstraite, devient un sujet concret, un outil accessible et, surtout, un champ d’opportunités pour agir dans leur pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adama DIARRA,<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Service des Relations Publiques, INPS.</span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Encadré </strong>:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'IFP M2S, ou Institut de Formation Professionnelle aux Métiers de la Sécurité Sociale, est un établissement malien dédié à la formation des professionnels dans le domaine de la protection sociale. Il a été officiellement inauguré le 10 mars 2025 grâce à une collaboration entre l'Université Kurukanfuga de Bamako et l'Institut National de Prévoyance Sociale (INPS). L'IFP M2S propose une formation en Licence et Master (système LMD) reconnue au Mali et dans les pays membres du CAMES, visant à former des professionnels capables de répondre aux défis de la couverture sociale en Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'institut est doté d'infrastructures modernes incluant amphithéâtre, salles informatiques, salles de formation continue, bibliothèque, et bureaux, et accueille une première promotion d'environ 200 étudiants sélectionnés.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, l'IFP M2S organise des conférences et débats, par exemple sur l'intelligence artificielle et ses enjeux pour le secteur de la santé, soulignant ainsi son orientation vers l'innovation et la modernisation des pratiques dans la sécurité sociale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En résumé, l'IFP M2S est un centre de formation professionnelle de référence au Mali, centré sur les métiers de la sécurité sociale, associant formation académique de haut niveau et intégration des technologies numériques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">?</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">?</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vers une véritable indépendance monétaire grâce à la future monnaie du Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/vers-une-veritable-independance-monetaire-grace-a-la-future-monnaie-du-sahel-3110245.html</link>
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<description><![CDATA[ Le débat autour de la souveraineté monétaire en Afrique de l’Ouest connaît un regain d’actualité. Récemment, le Premier ministre du Sénégal a dénoncé le manque d’initiative des pays de la région dans la mise en œuvre de réformes financières ambitieuses, soulignant que la dépendance au franc CFA reste un frein majeur au développement. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Oct 2025 19:59:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que le projet de monnaie unique de la CEDEAO, l’ECO, suscite encore des controverses, l’Alliance des États du Sahel (AES) se distingue par sa volonté de bâtir une véritable autonomie économique fondée sur une devise indépendante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le franc CFA, symbole d’une tutelle persistante, reste indexé sur l’euro. Les capitaux circulent librement non seulement à l’intérieur de la zone franc, mais aussi vers la zone euro, ce qui favorise un rapatriement massif des fonds vers les banques européennes. De plus, les billets continuent d’être imprimés en France par la Banque de France, et les États membres de l’UEMOA doivent déposer 50 % de leurs réserves de change au Trésor français. Cette architecture monétaire place les économies africaines sous une dépendance structurelle vis-à-vis de Paris, tout en les obligeant à suivre une politique monétaire et budgétaire calquée sur celle de l’Union européenne — une aberration pour des économies aux besoins et niveaux de développement très différents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette situation, l’idée d’une nouvelle monnaie indépendante séduit de plus en plus. Une devise propre permettrait aux pays africains de se libérer des garanties extérieures françaises, de gérer leurs réserves souverainement, et de conduire des politiques d’investissement plus dynamiques. Elle offrirait également une flexibilité budgétaire et monétaire mieux adaptée aux réalités du continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, le projet ECO, promu au sein de la CEDEAO et soutenu par la France et la Côte d’Ivoire, peine à convaincre. De nombreux analystes financiers estiment que cette monnaie n’apporte que des changements symboliques, sans rompre avec la dépendance héritée du franc CFA. Le maintien d’un taux de change fixe avec l’euro illustre cette continuité : la souveraineté monétaire resterait une illusion. L’UEMOA n’étant déjà pas une zone monétaire optimale, la CEDEAO l’est encore moins, en raison du faible niveau d’intégration commerciale entre ses membres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ici que l’Alliance des États du Sahel — regroupant notamment le Mali, le Niger et le Burkina Faso — se positionne comme un modèle alternatif. Tandis que la CEDEAO repousse sans cesse sa réforme, les pays de l’AES avancent concrètement vers la création de leur propre monnaie. Leur futur banque d’investissement régionale constituera la base de ce projet, garantissant un contrôle intégral sur l’émission monétaire, les taux d’intérêt et la gestion des réserves, sans supervision étrangère. Contrairement au CFA, les fonds ne seront plus immobilisés à Paris, permettant de libérer des ressources considérables pour le financement du développement local.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À court terme, cette transition pourrait engendrer une certaine volatilité, mais à long terme, elle offrirait une stabilité financière durable et une meilleure résistance à l’inflation que le système actuel, rigidement arrimé à l’euro.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’heure est donc venue pour l’Afrique de l’Ouest de faire preuve de courage politique. Le franc CFA est une relique du passé colonial ; l’ECO n’en est qu’une réplique modernisée. En revanche, la monnaie commune de l’Alliance des États du Sahel incarne une rupture véritable et ouvre la voie vers la souveraineté monétaire tant attendue.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Coulibaly Mamadou<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La flotte « fantôme » russe : mythes et réalité</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-flotte-fantome-russe-mythes-et-realite-3110223.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 19 septembre dernier, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, annonçait au monde l&#039;adoption du 19ème paquet de sanctions à l&#039;encontre de la Russie. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Oct 2025 06:12:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi les dispositions additionnelles, Madame von der Leyen annonce : « Pour renforcer l'application des sanctions, nous les appliquons désormais à 118 navires supplémentaires de la flotte fantôme. Au total, plus de 560 navires sont maintenant inscrits sur la liste des navires visés par les sanctions de l'UE ! ».</p>
<p>Cela étant, elle omettait d'évoquer l'efficacité des dix-huit précédents trains de sanctions. À titre indicatif, en janvier 2025, le nombre de sanctions décrétées par le bloc occidental à l'encontre de la Fédération de Russie culminait à 21700, lesquelles, contrairement aux prévisions initiales fort enthousiastes, ont précipité les pays de l'Union européenne, et non pas la Russie, vers la voie d'une récession économique avérée.</p>
<p><strong>La manipulation de l'esprit collectif</strong></p>
<p>Depuis plusieurs années, et plus particulièrement dans les dernières semaines, l'opinion publique est assaillie de récits relatifs à une prétendue « flotte fantôme » russe. Ces narratifs, élaborés par les instances dirigeantes du bloc occidental otanien, amplifiés et propagés par les médias mainstream, véritables fers de lance idéologiques alimentés par des subsides gouvernementaux massifs, tendent à modeler une perception biaisée.</p>
<p>L'objectif est de forger une image préconçue dans l'esprit collectif : celle de navires naviguant en toute illégalité, cherchant à se soustraire au contrôle bienveillant des autorités légales et représentant une menace environnementale considérable en raison de leur obsolescence et des pratiques opérationnelles très douteuses de leurs équipages et de leurs propriétaires. En somme, une obscure armada d'épaves clandestines hors-la-loi.</p>
<p>Qu'en est-il réellement de ce récit ? En vérité, il s'agit d'une construction narrative dont chaque composante est intrinsèquement fallacieuse ; une stratégie d'ingénierie sociale agressive orchestrée dans le but de servir les intérêts politico-financiers des « élites » occidentales.</p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x_68d1036905118.jpg" alt=""></p>
<p><strong>L'expression « flotte fantôme » et le marché de l'assurance maritime</strong></p>
<p>D'où émerge cette expression de « flotte fantôme », désignant une portion de la flotte commerciale affiliée, directement ou indirectement, à la Fédération de Russie ou servant les intérêts d'entreprises de nationalité russe ? Sa genèse est simple : une création péjorative, forgée dans les ateliers de propagande du camp atlantico-otanien, avec le Royaume-Uni « en tête de gondole ». Un terme chargé d'ombres et de sous-entendus dénigrants, destiné à stigmatiser.</p>
<p>Cela étant, sur le plan juridique, la seule distinction entre les navires qualifiés de « fantômes » par l'appareil de désinformation occidental et tout autre navire opérant sur les mers et océans réside dans l'origine de leur assurance maritime (des dommages aux navires, de la protection des biens matériels, de la responsabilité civile, des pertes d'exploitation, ...) : ces navires ont recours à des compagnies d'assurance autres qu'occidentales. C'est là que commence et s'achève la différence entre la flotte « fantôme » et la flotte « conventionnelle ».</p>
<p>L'ensemble des sanctions imposées à la Fédération de Russie, jugées illégales au regard du droit international et incluant l'interdiction d'assurer les navires « russes », s'est avéré préjudiciable aux instigateurs de ces mesures. La nature ayant horreur du vide, la tentative occidentale de paralyser le commerce maritime de la Fédération de Russie a incité Moscou à abandonner les instruments d'assurance maritime traditionnels contrôlés par ses adversaires, au profit de compagnies d'assurances alternatives situées en dehors du marché occidental.</p>
<p>À l'instar des sanctions similaires imposées au Venezuela et à l'Iran, de telles initiatives du camp atlantiste ne font que consolider les compagnies d'assurance maritime alternatives au monopole occidental. Par ailleurs, en mai 2023, la Russie a créé sa propre compagnie internationale d'assurance maritime, la Compagnie Eurasienne de Réassurance (EPK), avec la participation au capital de la Biélorussie, du Kazakhstan, de l'Arménie et du Kirghizistan, rendant ainsi impossible l'application contre cette nouvelle structure des sanctions occidentales illégales.</p>
<p>Ainsi, la flotte « fantôme » devient le symbole d'une riposte économique inattendue, une ombre portée sur les ambitions hégémoniques de l'Occident.</p>
<p>Notons que les dix plus importantes sociétés d'assurance maritime sont occidentales (hormis MSIG du Japon, qui reste néanmoins sous influence directe occidentale), dont trois américaines (AIG, BHSI et Gallagher) et deux britanniques (JLT et AON). Ces géants se partagent un marché de l'assurance maritime très lucratif et en expansion, dont les bénéfices prévus devraient dépasser 41 milliards USD par an d'ici 2028.</p>
<p><strong>Le rôle sous-jacent de Londres</strong></p>
<p>Il convient de souligner que le Royaume-Uni se positionne en figure de proue dans la lutte contre la prétendue flotte « fantôme » russe. Cette prééminence découle du fait que, contrairement à d'autres nations majeures de l'assurance maritime occidentale pour lesquelles ce marché représente une composante parmi d'autres, l'assurance maritime constitue historiquement pour Londres, en tant qu'empire maritime, l'un des piliers fondamentaux de son influence géopolitique globale. Cette influence est conjuguée à son omniprésence dans le commerce maritime mondial, laquelle s'exerce également par le biais d'un contrôle officieux, voire militaire, de points de passage maritimes névralgiques à travers le globe, ce qui lui confère une emprise significative sur une part substantielle du commerce maritime mondial.</p>
<p>Traditionnellement, l'assurance maritime a toujours entretenu des liens étroits avec les intérêts britanniques. En règle générale, l'assurance maritime « corps et machines » (CASCO) est souscrite auprès de compagnies d'assurance ou de courtiers affiliés au Lloyd's de Londres (JLT). L'assurance de la responsabilité civile des armateurs est principalement gérée par des clubs de protection et d'indemnisation mutuelle (P&amp;I), regroupés au sein de l'International Group of P&amp;I Clubs (IGP&amp;I), dont l'origine historique remonte à l'Angleterre.</p>
<p>Bien qu'il existe un nombre considérable de clubs de ce type à travers le monde, un grand nombre d'entre eux sont soit directement situés au Royaume-Uni (North Standard P&amp;I Club, West of England P&amp;I Club, etc.), soit intégrés à un groupe international où les clubs anglais conservent une influence déterminante. Aujourd'hui, ce groupe international se compose de douze clubs membres principaux et de plusieurs clubs associés. Ensemble, ils exercent un contrôle sur environ 90 % du tonnage global assuré.</p>
<p>L'omniprésence britannique dans le domaine maritime se manifeste sous diverses formes, allant au-delà du marché de l'assurance, et se caractérise toujours par une attitude très agressive envers les puissances considérées comme rivales. Notamment, après avoir échoué à prendre le contrôle du port militaire de Sébastopol en Crimée, conjointement avec son allié américain - projet qui était intégré à la planification du coup d'État de Kiev en 2014 mais contrecarré par l'annexion de la péninsule par la Russie -, l'une des raisons majeures de la participation britannique très active dans le conflit ukrainien à partir du mois de février 2022 réside dans la volonté de Londres de préserver son emprise sur le second port maritime stratégique de la mer Noire après Sébastopol : celui d'Otchakov, situé au sud-est de l'Ukraine. Cette participation se traduit par un rôle de fer de lance, incitant le régime de Kiev à poursuivre la guerre contre la Russie au lieu de rechercher une résolution pacifique dès les premiers mois du conflit armé.</p>
<p>L'importance stratégique du port d'Otchakov découle de son statut particulier au regard de la Convention de Montreux (1936), qui limite considérablement la durée de présence des navires de guerre des pays non riverains en mer Noire. Étant situé au bord de la mer, le port d'Otchakov est néanmoins classifié comme un port fluvial, ce qui lui permet de contourner les restrictions de ladite convention et d'y implanter de manière permanente une infrastructure navale militaire étrangère au bassin de la mer Noire.</p>
<p>Bien avant le début en février 2022 de la phase active du conflit en Ukraine, les autorités britanniques avaient entrepris la construction de leur base militaire navale à Otchakov. Jusqu'à présent, le bellicisme de Londres dans la région est en grande partie motivé par sa détermination à conserver le contrôle de ce port, même au prix de centaines de milliers de vies ukrainiennes et de la destruction de l'Ukraine.</p>
<p>Si l'entreprise en cours devait échouer, perspective qui se précise à l'horizon, il ne faudrait pas s'attendre à un abandon de la mer Noire par les Britanniques. Au contraire : un redéploiement stratégique sur la côte roumaine aura lieu comme alternative. Cette adaptation s'inscrirait dans une logique de consolidation de la présence britannique dans la région.</p>
<p><strong>Les « bateaux-poubelles » ?</strong></p>
<p>Concernant le discours atlantico-otanien sur le prétendu danger que représenteraient les navires « russes » pour l'environnement, notamment l'allégation selon laquelle ils seraient, pour la plupart, non seulement des navires « fantômes » mais également des « bateaux-poubelles », il convient d'affirmer que cette dernière est profondément mensongère.</p>
<p>Selon des informations dont je dispose, émanant de sources fiables et très bien informées, l'âge moyen de la flotte marchande servant les intérêts de la Fédération de Russie, classée en tant que « fantôme » et assurée auprès de compagnies autres qu'occidentales, est même inférieur à celui des navires assurés par des compagnies d'assurance du Royaume-Uni.</p>
<p>De plus, des études maritimes internationales démontrent que l'âge moyen d'une flotte n'est pas nécessairement corrélé à des risques environnementaux accrus, pourvu que les navires soient entretenus conformément aux normes internationales et aux réglementations de l'Organisation Maritime Internationale (OMI). L'accusation de « bateaux-poubelles » relève donc d'une stratégie de désinformation et non pas d'une réalité environnementale avérée.</p>
<p><strong>Navire « russe » abordé par la France </strong></p>
<p>Dans les médias occidentaux, tout un déluge de mensonges s'est déversé au sujet de l'arraisonnement, le 27 septembre dernier, du pétrolier « Boracay » battant pavillon béninois et prétendument lié à la flotte fantôme « russe ». Cette opération médiatique s'inscrit directement dans une stratégie de manipulation et de formatage de l'opinion du grand public.</p>
<p>À titre d'illustration, sur TF1, un professeur français de droit maritime a affirmé : « Au-delà de la mer territoriale se trouve la zone économique exclusive [...] Or, dans cette zone, un navire d'État français peut parfaitement aborder un navire étranger, s'il a des soupçons sur le fait que ce dernier n'ait pas de nationalité, c'est-à-dire pas de pavillon ».</p>
<p>Dans cette communication, l'expert de TF1 « oublie » de préciser : le fait qu'un navire se situe spécifiquement dans la ZEE française n'a aucun rapport avec le droit de l'arraisonner. Les ZEE, s'étendant jusqu'à 200 milles marins des côtes (370,42 km), ne sont pas des zones de souveraineté absolue. L'État côtier n'y exerce des droits souverains qu'en matière de ressources économiques (extraction des matières premières, pêche, etc.) et de protection de l'environnement marin. En matière de navigation, le statut juridique des ZEE est identique à celui des eaux internationales (la haute mer), où la France ne dispose d'aucun droit particulier.</p>
<p>L'article 110 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), adoptée à Montego Bay le 10 décembre 1982, encadre strictement le « droit de visite », soit l'arraisonnement d'un navire en haute mer. Un navire de guerre ou un navire d'État (police, douane...) ne peut arraisonner un navire étranger que s'il existe des motifs sérieux de soupçonner que ce dernier se livre à la piraterie, au transport d'esclaves, à des émissions (de radio ou de télévision) non autorisées, est sans nationalité, ou arbore un pavillon étranger tout en ayant la même nationalité que le navire arraisonneur. En l'absence d'une de ces conditions, l'arraisonnement est assimilé à un acte de piraterie.</p>
<p>Le cas de l'arraisonnement du pétrolier « Boracay » révèle une imposture : l'argument officiel du soupçon de sa navigation soi-disant sans aucun pavillon, soit sans nationalité, n'est qu'un prétexte fabriqué et téléguidé depuis Paris, mû par des motivations exclusivement politiques. L'objectif est de justifier une séquestration illégale, même temporaire, exhibant ainsi une démonstration de force. La véritable cause de cette provocation dirigée contre le navire réside dans son transport de pétrole d'un port russe vers un port indien – une opération légale en parfaite conformité avec le droit international – ce qui déplaît aux autorités atlantico-otaniennes qui se positionnent en suzeraines des nations non occidentales et considèrent être en droit de leur imposer des « règles » au mépris des lois établies.</p>
<p>Le 2 octobre, Emmanuel Macron lui-même a déclaré : « Nous avons décidé de passer un pas en allant vers des politiques d'entrave quand dans nos eaux on a des bateaux suspects qui participent de ces trafics et donc pour réduire la capacité de la Russie à se financer par ce biais ».</p>
<p>Cette déclaration officielle est explicite et dévoile que les raisons invoquées lors des arraisonnements ne sont que des faux-semblants, une piraterie à peine voilée.</p>
<p><strong>Deux éléments fondamentaux émergent de cette affaire :</strong></p>
<p>Premièrement, l'immobilisation du navire « Boracay » a été cautionnée par la justice française. Or, à l'examen des faits, nous sommes clairement en face d'une décision judiciaire qui a été prise non sur la base d'éléments probants, mais en vertu d'une injonction politique émanant du pouvoir exécutif. Il convient de rappeler à ce dernier l'existence de la Constitution du 4 octobre 1958 qui, entre autres, consacre la séparation des pouvoirs, garantissant l'indépendance fonctionnelle des juridictions par rapport au pouvoir exécutif. La violation de ce principe constitutionnel constitue un crime grave.</p>
<p>Deuxièmement, il est impératif de rappeler aux membres du gouvernement Macron, instigateurs incontestables de cette mise en scène, qu'un tel comportement flirte dangereusement avec la piraterie selon l'article 101 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. La piraterie, en plus d'être punissable par la loi (article 224-6 du Code pénal), est également un casus belli, un motif suffisant pour l'État propriétaire du navire d'entrer en guerre contre l'État auteur de la piraterie.</p>
<p>Il est également à souligner que les propriétaires des navires abusivement arraisonnés engageront des poursuites judiciaires contre la France afin de réclamer les dommages financiers subis, à commencer par les pertes liées aux retards de livraison, qui peuvent se chiffrer en millions d'euros. La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, signée par la France le 10 décembre 1982, est explicite : si les soupçons ayant justifié l'immobilisation d'un navire s'avèrent infondés, les propriétaires du navire sont indemnisés pour toute perte ou tout dommage (Article 110, §3). Ainsi, chaque immobilisation d'un navire orchestrée dans le but de satisfaire les intérêts du groupement politique de Macron, à l'instar de celle du 27 septembre, se traduit par une facture payée par les contribuables français.</p>
<p><strong>Les navires sous un pavillon étranger</strong></p>
<p>L'assertion de certains « experts » des plateaux télé occidentaux, selon laquelle une part significative de la prétendue flotte « fantôme » russe naviguerait sous des pavillons étrangers, présentée comme une manœuvre dilatoire visant à « brouiller les pistes » face à des actions de « contrôle bienveillant » des pays occidentaux, relève d'une simplification excessive et d'une méconnaissance totale des pratiques maritimes courantes.</p>
<p>L'enregistrement d'un navire sous un pavillon différent de la nationalité de son propriétaire est une pratique largement répandue dans l'industrie maritime internationale.</p>
<p>Si les registres de navires indiquant sa nationalité ont vu le jour dès 1660, la navigation sous un pavillon étranger est devenue courante surtout dès la fin de la Seconde Guerre mondiale et formalisée en 1974 par la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) en tant que l'acquisition d'un « pavillon de libre immatriculation » ou encore d'un « pavillon de complaisance ».</p>
<p>Les principales raisons de la pratique de l'immatriculation des navires dans un pays autre que celui de son véritable propriétaire sont financières et administratives. De nombreux États offrent des régimes fiscaux avantageux, voire une exonération totale d'impôts, attirant ainsi les armateurs désireux de réduire leurs charges. Les procédures d'immatriculation sont généralement rapides et simplifiées, et les exigences relatives à la nationalité de l'équipage sont minimales. La possibilité de recruter une main-d'œuvre à bas coût et l'absence de législation du travail contraignante permettent également aux armateurs de réaliser des économies substantielles. Enfin, une certaine flexibilité en matière de normes de sécurité et environnementales peut, dans certains cas, réduire davantage les coûts.</p>
<p>Ces facteurs combinés rendent les pavillons de certains pays plus attractifs que d'autres pour les armateurs, qui considèrent le choix du pavillon comme un instrument stratégique d'optimisation des processus commerciaux. Actuellement, environ quatre cinquièmes de la flotte marchande mondiale sont immatriculés sous des pavillons autres que celui du pays d'origine de l'armateur. Les principaux pays d'immatriculation sont l'Indonésie, la Chine, le Panama, le Liberia, le Japon et les Îles Marshall.</p>
<p>Par conséquent, l'immatriculation de navires d'origine russe sous des pavillons étrangers s'inscrit dans une pratique standard et largement répandue.</p>
<p>Sur un total mondial d'environ 112 500 navires marchands immatriculés, la part des bâtiments enregistrés auprès des pays occidentaux (hors Russie) représente une portion minoritaire, inférieure à 20% du total global. Cette répartition souligne une prédominance croissante des pavillons de complaisance et des registres d'immatriculation non occidentaux, phénomène analysé en détail dans les rapports annuels de la CNUCED.</p>
<p><strong>Post scriptum</strong></p>
<p>Le mensonge érigé en doctrine, la manipulation institutionnalisée et les sanctions brandis en violation flagrante du droit international, notamment de la Charte des Nations Unies, dont le Conseil de sécurité est le seul organe habilité à prescrire des mesures coercitives (Charte de l'ONU, Chapitre VII) – constituent désormais l'arsenal privilégié de la politique étrangère occidentale.</p>
<p>La classe politique occidentale, autrefois pourvue de stratèges d'envergure, se trouve désormais dominée majoritairement par des vulgaires activistes dogmatiques, manifestant une profonde déconnection des réalités géopolitiques et économiques contemporaines. Le paradigme mondial actuel s'écarte significativement de l'époque où leur puissance florissait, époque caractérisée par une impunité absolue dans leur suzeraineté sur une planète vassalisée. Dans ce nouveau contexte, l'application des modes opératoires occidentaux traditionnels entraînera des conséquences inéluctables pour leurs instigateurs : au mieux, une récession structurelle et durable ; au pire, un processus d'autodestruction.</p>
<div><b><span>Oleg Nesterenko</span></b></div>
<div><span>Président du </span><a shape="rect" href="https://c-cie.eu/" class="v1ydp4a0562efyiv7402349685ydp90fac853yiv9397268319ydpde1dab88yiv1269599789ydp439fe81byiv6823972403ydpf0b6a7a6yiv4205656669ydp9896d429yiv0059203507ydpbc9eff95yiv0702158621ydpd2f12a1yiv9954557989ydp89b85deayiv7836087423ydp6107a1bayiv4053209583ydp9603d24dyiv9043349882ydp680b6522yiv3685976321ydp54eeff20yiv9522913532ydpb99b495yiv2264061729ydpe7127f72yiv8334134025ydp46762beayiv1207370455ydp663cb2ayiv7336401753ydp9ab0655fyiv5144923041ydpb09531byiv3508749027ydp574f7b3fyiv1368107951ydp2395a745yiv8567329621ydp69ac723ayiv0131550182ydp90b69c21yiv5430222702ydp1122441byiv3958026226ydp7d1138f1yiv4607246121ydpbb9a8086yiv8821589079ydpf3557dd6yiv3009584613ydpc92d0ec5yiv5281281502ydpd42f8e56yiv8938060266ydpc8240dc0yiv6879685891ydpb93c3d99yiv5653052714ydpa775dcc9yiv1919235412ydp741cfaccyiv5699611829ydp70d2f41eyiv6879360220ydp4bdbc725yiv4652049619ydp9bcc0a17yiv7844036231ydp54801fd7yiv7056238420ydpdc428d5fyiv5613582902ydpabf818e2yiv0265263011ydp9df46817yiv0674340120ydpe7d83a8dyiv2399075366ydpe20cef3cyiv9146924222ydp5eabc5edyiv3687813380" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CCIE</a></div>
<div><i><span>(</span></i><i><span>Spécialiste de la Russie, CEI et de l'Afrique subsaharienne ;</span></i><span> </span><i><span>ancien directeur de l'MBA, ancien professeur auprès des masters des Ecoles de Commerce de Paris)</span></i></div>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Me Hamidou Diabaté a définitivement abandonné le combat</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/me-hamidou-diabate-a-definitivement-abandonne-le-combat-3110190.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/me-hamidou-diabate-a-definitivement-abandonne-le-combat-3110190.html</guid>
<description><![CDATA[ Après Ibrahima N’Diaye dit IBA et Tiébilé Dramé, pour les cas les plus récents, c’est au tour de Me Hamidou Diabaté de tirer sa révérence le vendredi 10 octobre 2025, laissant orphelin le mouvement démocratique malien et l’ensemble des militantes et militants du Parti pour la Renaissance Africaine, PARENA. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 10:39:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Grand Magistrat, éminent avocat et homme politique engagé, Me Hamidou Diabaté, membre fondateur du CNID et vice-président du PARENA, a accompli sa mission avec rigueur et dévouement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>celle d’apporter sa précieuse pierre à l’édifice national. Il laissera certes un pays en crise, mais son riche parcours professionnel et politique sera une source d’inspiration pour la nouvelle génération. Accompagné en sa dernière demeure le samedi 11 octobre 2025, ses amis et compagnons politiques n’ont pas tari d’éloges pour l’illustre disparu. Voici quelques Réactions :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">NE PARS PAS TROP LOIN, AMIDOU… (LETTRE D’UN CADET DE ROBE A UN AINE, FILS DE KITA ET HOMME DE JUSTICE) EL MANSOURIA<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>« Quand un aîné s’en va, c’est une bibliothèque qui s’éteint. » — Amadou Hampâté Bâ Préambule Avant même de prendre la plume, je mesure la difficulté de cet instant. Car c’est malgré le deuil encore frais de la mort de ma sève nourricière, celle qui m’a donné la vie, la force et le verbe, que je prends aujourd’hui la parole pour rendre hommage à mon aîné, mon confrère, mon ami, Me Hamidou (Amidou) DIABATÉ. La douleur est double : celle du fils qui pleure sa mère, et celle du cadet qui perd un aîné admiré et admirable. Mais l’une et l’autre m’imposent le même devoir : celui de la fidélité, celui de la transmission. Et c’est au nom de cette fidélité que j’écris ces lignes, pour dire, simplement : merci, <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Amidou. <o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I- Kita, notre mémoire commune <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mon cher Amidou, Nous venons tous deux de Kita, cette ville qui ne produit pas seulement des hommes, mais des récits. Kita, cité des griots et des lettrés, des DIABATÉ, KOUYATÉ, CISSÉ, KONATÉ et KÉITA, bastion des traditions mandingues où la parole vaut serment et la mémoire, patrimoine. Tu en étais un digne fils — de cette lignée où la parole, avant d’être proférée, s’éprouve et se pèse. Tu savais que la justice, comme la parole, ne doit jamais être prononcée à la légère. Nous étions unis par cette origine commune : la terre des équilibres, la terre des serments. C’est de là que vient sans doute notre fidélité au droit — cette idée que la règle n’est pas une arme, mais un rempart.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">II. Le juge et la robe du droit<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Tu fus d’abord juge de paix à compétence étendue, homme de loi et de raison. Tu jugeais comme on enseigne : avec patience et discernement. Les justiciables t’aimaient parce qu’ils comprenaient la justice à travers toi. Tu ne punissais pas : tu expliquais. Tu n’imposais pas : tu convainquais. Tu avais cette rare vertu de savoir que le droit ne se mesure pas au nombre de condamnations, mais à la qualité des réconciliations. Tu faisais du tribunal un espace de pédagogie morale et de paix sociale. Ton style de juge était celui d’un homme qui savait que la loi sans humanité n’est qu’un glaive sans poignée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">III. L’avocat et la foi dans la justice <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu devins avocat. Tu passas du siège à la barre avec la même dignité, la même rectitude, la même foi. Tu ne plaidais pas pour séduire, tu plaidais pour convaincre. Tu étais de ces avocats pour qui la parole n’est pas un spectacle, mais un service. Ta voix portait la raison, ton ton inspirait la confiance. Tu faisais partie de cette race d’hommes de robe qui rappellent que le droit est une discipline morale avant d’être une profession libérale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>IV. Le démocrate et le bâtisseur de l’État de droit<span style="mso-tab-count: 1;">         </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Mais, Amidou, ton combat ne s’est jamais limité au tribunal. Tu étais un homme de conviction et de démocratie. Tu crus, dès les premières heures du combat civique, qu’il était possible de bâtir au Mali un État de droit, où la justice ne serait pas le prolongement du pouvoir, mais son contrepoids. Ton engagement dans le mouvement démocratique malien fut une leçon de courage et de clairvoyance. Tu faisais partie de cette délégation historique, ce petit groupe d’hommes que l’histoire retiendra comme les artisans du renouveau politique du Mali : Bakary KAREMBÉ, Demba DIALLO, Boissé TRAORÉ, et ton ami, notre aîné et confrère Mountaga TALL, alors plus jeune président d’association en voie de devenir parti politique.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Je revois encore cette image : la frêle silhouette de Me Hamidou DIABATÉ, au nombre des personnalités qui montèrent à Koulouba, le pas ferme mais le cœur grave, pour remettre — sans murmure ni détour — la lettre par laquelle le mouvement démocratique demandait au général Moussa Traoré de quitter le pouvoir, après vingt-trois années de règne. Ce jour-là, Amidou, tu n’étais pas seulement avocat : tu étais le citoyen en robe, celui qui parle au nom du peuple sans renier sa profession. Tu avais compris que la robe noire, quand elle s’avance pour dire non à l’injustice, devient l’uniforme du courage. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">V. Le ministre et le serviteur de la République <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ton parcours t’amena ensuite au sommet de l’État. Tu fus ministre de la Justice, Garde des Sceaux, et, plus tard, Chef de l’opposition parlementaire. Mais tu n’y cherchas ni les honneurs ni les privilèges : tu y cherchas la réforme, l’équité, la continuité du droit. Ta célèbre “loi Hamidou DIABATÉ” sur le contentieux foncier demeure un texte de référence, tant elle porte ta marque : l’équilibre entre le droit moderne et le droit coutumier, la protection des paysans, la pacification des rapports de propriété. Tu as prouvé qu’on pouvait réformer sans casser, moderniser sans mépriser. Mais ton œuvre ministérielle ne s’arrête pas là. Tu fus aussi le principal artisan et metteur en œuvre du Programme Décennal de Développement de la Justice — le PRODEJ —, vaste plan de réforme qui permit de sortir la justice malienne de la détresse institutionnelle et matérielle où elle se trouvait alors. Grâce à ton engagement et à la confiance des partenaires internationaux, notamment du gouvernement canadien, le Mali reçut un appui substantiel, décisif pour l’avenir de son système judiciaire. Sous ta direction, le PRODEJ posa les fondations d’une justice moderne, accessible et proche des citoyens. C’est dans ce cadre qu’ont été créés les tribunaux communaux, dont six dans les communes de Bamako, afin d’assurer la proximité entre la justice et les justiciables. C’est encore dans ce même mouvement qu’ont été construites les premières “Maisons de justice”, symboles concrets de la réconciliation entre l’institution et le citoyen.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Tu fis également doter les juridictions de micro-ordinateurs, de photocopieurs, d’ouvrages et de codes modernes reliés, redonnant ainsi souffle et efficacité à l’appareil judiciaire. Grâce à toi, la justice malienne fit un pas décisif vers la modernité. Par cette œuvre de réforme, tu as montré que le droit ne s’impose pas par décret, mais se construit par la méthode, la patience et la vision. Tu avais cette conviction rare que la justice est une institution vivante, et qu’elle meurt chaque fois qu’elle se coupe du peuple. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">VI. L’homme de mesure et de raison<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Tu étais, Amidou, un homme d’équilibre. Dans les débats, tu savais écouter avant de répondre, temporiser avant de trancher. Tu savais que la démocratie se nourrit de désaccords civilisés, non d’invectives. Ta parole apaisait, ton silence rappelait. Tu avais la grandeur des hommes calmes, et la rigueur des esprits lucides. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">VII. La chaîne des aînés<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Avant toi, d’autres confrères ont quitté ce monde : mon promotionnaire et ami Simon BAGAYOKO, mon aîné et frère de cœur, Me Hassane BARRY, et bien d’autres encore avant vous. Ils t’ont précédé au chapitre de la mort, comme on dit chez nous, ouvrant la marche silencieuse de ceux qui, un à un, rejoignent la rive de la mémoire. Vous formez à présent une chaîne d’aînés, une fraternité de confrères et d’ombres bienveillantes, qui veillent sur nous depuis l’autre monde. À travers vos départs successifs, c’est une génération entière du Barreau malien qui s’en va — celle des hommes de conviction, des voix claires, des consciences droites. Au nombre de ces visages qui reviennent à ma mémoire, je pense à ma consœur et associée Aïda NIARE-TOURÉ, au Bâtonnier Seydou Ibrahim MAÏGA, au Bâtonnier Magatte SEYE, à Boubacar TAPO, Ibrahim MAÏGA, Boubèye MAÏGA, Baber BOCOUM, Mamadou GAKOU, et à tant d’autres dont les noms, effacés par le temps, demeurent pourtant gravés dans la conscience du Barreau et dans nos cœurs d’avocats. Tous, à leur manière, ont incarné la même fidélité à la robe, le même courage tranquille, la même foi dans le droit et dans la justice.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Et par vos vies, par vos exemples, vous nous rappelez que la robe ne s’use pas de vieillesse : elle se transmet de génération en génération, comme un serment silencieux entre les vivants et les morts. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>VIII. Les avocats morts au service du droit</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ton départ, Amidou, je salue aussi tous les avocats morts au service du droit. Ceux qui, dans les prétoires, dans les prisons, dans les dossiers impossibles, ont défendu le faible contre le fort, la loi contre l’arbitraire. Je pense à ceux qui sont tombés, épuisés par le combat de la justice, parfois brisés par l’ingratitude des puissants, mais toujours fidèles à leur serment. À tous, nous devons reconnaissance et gratitude. Et à toi, Amidou, nous devons cette leçon : la robe noire ne vieillit pas, elle se transmet. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">IX. La robe, le droit et la responsabilité morale<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>C’est pour cela que nous continuons à la porter, cette robe noire, symbole d’humilité et de résistance. Nous la portons pour rappeler à ceux qui violent les lois et les règlements, à ceux qui détournent le droit pour pervertir la justice, à ceux qui manipulent la justice pour violer les libertés, qu’un jour, ils paieront le prix de leurs forfaitures. Le droit n’oublie pas. La justice, même blessée, finit toujours par se relever. Et les avocats, même isolés, finissent toujours par se retrouver du bon côté de l’histoire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">X. Le message aux vivants <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amidou, ton départ nous enseigne qu’il faut écrire, transmettre, enseigner. Il faut que nos jeunes avocats sachent que le droit n’est pas qu’un métier : c’est un engagement moral. Que la République ne soit pas qu’un décor : c’est une idée qu’il faut entretenir chaque jour, par la rigueur, le travail et la parole juste. Toi, tu as fait ta part. Tu as bâti, transmis, servi. Et à présent, c’est à nous de continuer, en ton nom, pour que le droit reste vivant, humain, malien et universel. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Épilogue – Le dernier mot du cadet <o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors, Amidou, ne pars pas trop loin. Reste dans nos mémoires, dans nos combats, dans nos serments. Reste dans la lumière de Kita, dans la fidélité du Barreau, dans la conscience du droit. Tu as vécu en homme libre, tu pars en homme digne. Et nous, tes cadets, nous te promettons une seule chose : la mémoire, la fidélité et la continuité. Ton confrère, ton ami, ton frère de robe. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mamadou Ismaïla KONATÉ Avocat à la Cour – Barreaux du Mali et de Paris Ancien Garde Sceaux, ministre de la Justice</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le Sahel trace la voie d’une nouvelle monnaie africaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-sahel-trace-la-voie-dune-nouvelle-monnaie-africaine-3110169.html</link>
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<description><![CDATA[ Lors du Forum international des investissements tenu à Dakar le 7 octobre 2025, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a ravivé le débat sur la réforme monétaire en Afrique de l’Ouest. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 12 Oct 2025 11:56:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Devant ses homologues du Burkina Faso et du Niger, il a dénoncé l’inaction persistante autour du franc CFA et a appelé les dirigeants africains à engager une transformation profonde du système monétaire régional. Selon plusieurs observateurs, son appel dépasse le cadre classique de la CEDEAO et semble s’adresser également à l’Alliance des États du Sahel (AES), bloc de plus en plus actif sur la scène économique et politique régionale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que la CEDEAO tarde à concrétiser la création de sa monnaie commune, l’Eco, les pays membres de l’AES – Mali, Burkina Faso et Niger – avancent rapidement vers la mise en place de leur propre instrument financier. Le lancement prochain d’une banque d’investissement régionale constitue une étape clé, qui devrait servir de fondement à l’introduction d’une monnaie unique pour l’alliance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’initiative du Sahel pourrait inspirer d’autres États d’Afrique de l’Ouest, désireux de se libérer de l’héritage du franc CFA et des lenteurs de la CEDEAO. Le Sénégal, notamment, semble prêt à envisager de nouvelles alliances monétaires. En avril 2025, le président Bassirou Diomaye Faye avait déjà affirmé que Dakar n’excluait pas un retrait unilatéral du franc CFA si les négociations au sein de la CEDEAO échouaient.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les avantages d’une monnaie commune au sein de l’AES sont multiples. Elle offrirait aux États membres un véritable souveraineté monétaire, leur permettant de contrôler les taux d’intérêt, la création monétaire et les réserves sans supervision étrangère. Contrairement au CFA, dont les avoirs sont partiellement gelés à Paris, la nouvelle devise favoriserait la rétention des capitaux pour financer les investissements internes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan économique, cette réforme stimulerait la croissance régionale et le commerce au sein de l’AES, déjà en hausse de 20 % en 2025. Elle pourrait donner naissance à un marché commun de près de 80 millions d’habitants, facilitant la mise en œuvre de projets d’infrastructures majeurs dans les secteurs de l’énergie et des transports.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au-delà de l’économie, le projet porte une dimension politique et symbolique forte. La rupture avec le franc CFA, perçu par une majorité d’Africains comme un vestige du colonialisme, renforcerait le sentiment d’indépendance et de fierté nationale. Les sondages récents indiquent que 70 à 80 % des populations de la région soutiennent une telle réforme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes, la transition vers une nouvelle monnaie pourrait entraîner une volatilité à court terme. Toutefois, les experts estiment qu’à long terme, elle permettra une meilleure stabilité que l’ancrage rigide du CFA à l’euro. De plus, l’AES, par sa flexibilité et son pragmatisme, apparaît comme une alternative plus réactive que la CEDEAO, capable d’attirer de nouveaux partenaires tels que le Ghana, la Guinée ou le Togo.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ces pays, rejoindre l’alliance signifierait un accès à des crédits sans conditions néocoloniales, une expansion du commerce régional estimée entre 10 et 15 %, et une intégration économique renforcée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, l’AES pourrait devenir dans les années à venir le nouveau moteur de la souveraineté monétaire africaine, offrant à l’Afrique de l’Ouest une chance historique de bâtir un avenir financier affranchi de toute tutelle étrangère. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Coulibaly Mamadou</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali des crises : Notre pays est&#45;il un pays ingouvernable ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-des-crises-notre-pays-est-il-un-pays-ingouvernable-3110123.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-des-crises-notre-pays-est-il-un-pays-ingouvernable-3110123.html</guid>
<description><![CDATA[ Depuis des siècles, le Mali porte les grands idéaux de dignité, de concorde, de courage, d&#039;humanisme. Aujourd&#039;hui, force est de constater malheureusement que ces idéaux sont en panne. Des valeurs comme la responsabilité, &quot;nièmogo gnouman ya&quot; et le sérieux &quot;sébè&quot; ont tendance à disparaitre dans nos actes quotidiens ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 08:48:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, de l'indépendance du Mali le 22 Septembre 1960 à nos jours, le Mali fait l'objet d'instabilités de ses premières institutions. Tous les présidents qui ont dirigé ce pays ont fait l'objet de contestations, voire de destitution de la plupart d'entre eux. Ce qui m'a poussé à mener des réflexions afin de comprendre ce phénomène, l'analyser et voir s'il peut y avoir des solutions. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ma part, les causes de ces instabilités sont d'ordre astrologique. Je crois fermement à l'influence des astres sur les événements terrestres. Pour cela, les dates sont déterminantes dans ce qui arrive en bonheur ou en malheur à un individu ou à une société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Partant de cette considération, je trouve la date d'indépendance tout comme le nom Mali responsables de ces instabilités récurrentes. L'indépendance du Mali fut proclamée le jeudi 22 septembre 1960 et le pays fut baptisé au nom d'un animal aquatique appelé "Mali", en français "Hippopotame".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la cosmogonie bambara, la date du 22 septembre coïncide avec la pénétration de la lune dans les ténèbres. Pour les Bambaras, ce moment n'est pas propice à l'entreprise d'aucune action susceptible de déterminer le destin de l'homme ou de la société. Quant à l'hippopotame, il est un animal inactif et très lourd dans ses mouvements. Il symbolise l'inertie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est notoirement constaté que chaque fois qu'un nouveau président accède au pouvoir, il est applaudi par les Maliens. Ils voient en lui un homme providentiel capable de résoudre tous les problèmes qui les assaillent dans la vie. Ils jettent l'anathème sur l'ancien président. Mais à quelques années de gestion du nouveau président, les problèmes demeurent sans solutions. Alors ils commencent à décrier le président en exercice. Il devient le problème et non la solution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des voix s'élèvent pour exiger son départ du pouvoir. Les mouvements de contestations sont organisés partout dans le pays. Ils regrettent aussitôt l'ancien président et voient en celui-ci une victime. La foule scande : "kôrôlên ka fangan kâ fîsâ ni kura ye". Traduction : "L'ancien régime vaut mieux que le nouveau régime".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A titre de rappel : de 1960 à 2025, notre pays a été dirigé par 9 présidents dont 5 présidents de la République et 4 présidents de Transition. Il s'agit de :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Feu Modibo Kéïta : du 22 septembre 1960 au 19 novembre 1968,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Feu le général d'armée Moussa Traoré : du 19 novembre 1968 au 26 mars 1991,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Feu le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré : du 26 mars 1991 au 8 juin 1992,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Alpha Oumar Konaré : du 8 juin 1992 au 8 juin 2002,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Feu le général d'armée Amadou Toumani Touré : du 8 juin 2002 au 22 mars 2012,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Pr. Dioncounda Traoré : du 12 avril 2012 au 4 septembre 2013,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Feu Ibrahim Boubacar Kéita : du 4 septembre 2013 au 18 août 2020,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Colonel à la retraite Bah N'Daw : du 25 septembre 2020 au 24 mai 2021,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Le général d'armée Assimi Goïta : du 24 mai 2021 à nos jours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi ces 9 présidents, trois seulement ont été démocratiquement élus aux suffrages universels directs (Alpha Oumar, ATT et IBK). Alpha Oumar Konaré est aussi le seul à faire la passation pacifique du pouvoir à son successeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les premières instabilités ont débuté avec feu Modibo Kéita, premier président du Mali indépendant. Pétri dans le moule du panafricanisme, Modibo a fondé la Fédération du Mali avec le président Léopold Sédar Senghor du Sénégal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cause des divergences de vue de la marche de la Fédération du Mali, celle-ci éclata le 20 juin 1960 et Modibo est temporairement arrêté par les autorités sénégalaises. A l'annonce de son arrestation, le peuple malien s'est mobilisé comme un seul homme pour exiger sa libération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette pression, les autorités sénégalaises le libèrent. Il rallie Bamako par train-voyageurs. Le président et sa délégation sont accueillis à la gare ferroviaire de Bamako par une foule enthousiaste. Dans le feu de l'action, Modibo Kéita convoque le congrès extraordinaire de l'Union soudanaise-RDA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'issue de ce congrès, l'indépendance du Mali fut proclamée le jeudi, 22 septembre 1960. Le Soudan français devient le Mali et Modibo Kéita devient ainsi le premier président du Mali indépendant. Huit ans après son accession au pouvoir, Modibo fut renversé le 19 novembre 1968 par un coup d'Etat perpétré par un groupe de militaires organisés au sein du Comité militaire de libération nationale (CMLN). Ce Comité était dirigé par le jeune lieutenant Moussa Traoré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour justifier son acte, le CMLN accuse Modibo d'avoir l'intention de dissoudre l'Assemblée nationale par anticipation. Les Maliens accueillent ce coup d'Etat avec la même ferveur que son retour de Dakar en juin 1960. La foule scandait des slogans hostiles à Modibo et à son régime. Pis, ce panafricaniste hors-pair est déchu de son statut d'ancien président de la République. Cela a été matérialisé par un communiqué laconique radiodiffusé annonçant son décès le 17 mai 1977 comme un "ancien instituteur à la retraite" au lieu d'ancien président de la République. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des dissensions naissent au sein du CMLN à propos de la gestion du pouvoir. Moussa Traoré met sur les fonts baptismaux l'Union démocratique du peuple malien (UDPM), un parti unique de fait. Son régime bascule dans la dictature. Après plus de 23 ans de gestion, le général Moussa est atteint par l'usure du pouvoir. Des contestations populaires éclatèrent en 1991 à Bamako sous l'égide des acteurs du Mouvement démocratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au même moment, une rébellion sévit au nord du Mali. Moussa Traoré ne résiste pas à la conjugaison de ces différentes crises. Il fut renversé le 26 mars 1991 par un groupe de militaires avec à sa tête le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré (ATT). Un Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP) est créé avec les acteurs du Mouvement démocratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après quelques mois de gestion du pouvoir, ATT est confronté à des contestations à travers des marches et des grèves. Agacé par ces manifestations, ATT instruit aux Maliens de "marcher jusqu'à Gao". Et plus loin, il dit : "fâtô ni naloma dè bè sè ka<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mali mara". Traduction : "Il faut être un fou ou un idiot pour diriger le Mal". En février 1992, ATT dote le Mali d'une nouvelle Constitution. Des élections générales (municipales, législatives et présidentielles) sont organisées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Adéma/Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma/PASJ) sort vainqueur de ces scrutins. Son candidat, Alpha Oumar Konaré est élu président de la République. Ce dernier est investi le 8 juin 1992 dans ses fonctions de président. Durant son premier quinquennat, Alpha Oumar a fait face à des crises politico sécuritaires et sociales. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des crises naissent au sein de sa propre formation politique par rapport à la gestion du pouvoir. Il est aussi contesté par certains de ses anciens compagnons acteurs du Mouvement démocratique. Ceux-ci s'alignent avec les héritiers de feu Moussa Traoré pour créer le Collectif des partis politiques de l'opposition (Coppo).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des militants de l'Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) brûlent le 5 avril 1994 le siège de l'Assemblée nationale. Entre-temps, Alpha est réélu pour le 11 mai 1997 pour un second mandat de 5 ans. Au terme de son 2e quinquennat, Alpha Oumar fait la passation pacifique du pouvoir à son successeur ATT.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce dernier vient ainsi de signer son "come-back" au pouvoir suite à son élection en 2002. Celui-là même qui déclara en 1991 qu'il faut être un fou et un idiot pour accepter de gouverner le Mali. ATT est confronté une seconde fois à la rébellion qui sévit au nord du Mali portée par le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et animé par certains indépendantistes irrédentistes touaregs avec derrière des sponsors étrangers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A trois mois de la fin de son 2e mandat, l'incertitude plane sur l'organisation des élections présidentielles à date échue. Des jeunes sous-officiers et hommes de rang mécontents de la façon dont la crise sécuritaire du Nord du Mali est gérée par la hiérarchie, font une mutinerie qui aboutira au renversement du président ATT. Ils s'organisent en Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDE) dirigé par le capitaine Amadou Haya Sanogo. Ainsi, le Mali perd les 2/3 de son territoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'annonce du renversement d'ATT, des milliers de messages de soutien au CNRDE et à son président viennent de toutes les couches socioprofessionnelles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">ATT s'exile au Sénégal. Sous les pressions à la fois de la communauté internationale et de groupements de partis politiques opposés à ce coup d'Etat contre ATT, les jeunes militaires acceptent le retour à l'ordre constitutionnel normal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de l'Assemblée nationale en la personne de Pr. Dioncounda Traoré est investi président par intérim de la République. Ce retour à l'ordre constitutionnel n'a pas empêché les manifestations de continuer sans relâche. Dans ce climat délétère, un groupe de jeunes excités marchent sur le Palais présidentiel et frappent le président jusque dans son bureau de Koulouba. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La présidence par intérim de Dioncounda Traoré prend fin avec l'élection en 2013 de feu Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), candidat du Rassemblement pour le Mali (RPM) au poste de président de la République avec plus de 77 % des suffrages exprimés. Un score jamais égalé dans l'histoire du Mali démocratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré cette majorité confortable, IBK a fait l'objet de contestations de la part de ses anciens collaborateurs. Il fait face à des crises sécuritaires multidimensionnelles et complexes dans le Centre du pays. Au centre du pays, des villages entiers (dogons et peuls) sont rayés sur la carte du Mali. Des marches et meetings s'organisent contre lui sur le boulevard de l'Indépendance à Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces contestations sont organisées sous l'égide du Mouvement du 5-Juin/Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). Elles vont crescendo contre IBK. Dans cette atmosphère tendue, IBK, sur injonction d'un groupe de militaires composé de 5 colonels, dissout l'Assemblée nationale qui venait d'être renouvelée, suivie de sa propre démission. Les 5 colonels s'emparent du pouvoir pour "parachever", selon leurs dires, l'œuvre du peuple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La majorité écrasante qui l'a élu en 2013 est restée silencieuse, le laissant à son propre sort. Les 5 colonels créent le Comité national du salut du peuple (CNSP) avec comme président le colonel Assimi Goïta. Tout comme leurs prédécesseurs, ils sont ovationnés et même considérés comme des messies qui, avec une baguette magique, résoudront tous les problèmes du pays surtout ceux sécuritaires parce qu'ils sont des militaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Auparavant, IBK qui avait poursuivi ATT pour "haute trahison" abandonne les charges contre celui-ci. Ce qui met fin à son exil de Dakar. Au retour de Dakar, ATT est accueilli par une marée humaine à l'Aéroport international-Président Modibo Kéita/Sénou. En réponse à cette mobilisation massive des Maliens, ATT leur dit : "Le jour de mon départ sur Dakar, si cette foule s'était mobilisée comme elle l'a fait aujourd'hui, je ne serai pas parti en exil". Une manière de dire aux Maliens leur manque de solidarité au moment quand leur président est en détresse alors qu'ils l'applaudissent le jour de son accession au pouvoir. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant au capitaine Amadou Aya Sanogo, nommé général de corps d'armée, il est arrêté et placé sous mandat de dépôt comme présumé coupable de la disparition de 21 bérets rouges. Son arrestation s'est opérée devant cette masse qui lui a apporté un soutien populaire par des milliers de motions les jours qui ont suivi son coup d'Etat. Amadou Aya n'a pas non plus senti la solidarité de ses supporteurs d'antan.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La communauté Internationale par l'entremise de la Cédéao exerce des pressions sur les 5 colonels les contraignant à désigner à la présidence de la Transition le colonel à la retraite Bah N'Daw. Dans la foulée, ils dissolvent le CNSP. Bah N'Daw nomme comme Premier ministre Moctar Ouane (ancien ministre des Affaires étrangères d'ATT). Les dirigeants du M5-RFP ont désapprouvé ces nominations car, ils les considèrent comme une confiscation de leur victoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour eux, ni le président de la Transition, ni son Premier ministre ne sont l'émanation de la lutte populaire. Alors, les diatribes sont proférées à l'encontre des militaires par son porte-parole. Des plaintes sont formulées par son entremise contre le décret de nomination des membres du Conseil national de transition (CNT).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les dossiers des martyrs de juillet 2020 sont constamment évoqués pour demander justice envers ces victimes. Entre-temps, "l'autorité morale" du M5-RFP prend une retraite voilée et retourne dans sa mosquée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une tentative de remaniement ministériel du gouvernement de Moctar Ouane, des ténors du groupe des 5 colonels sont limogés du gouvernement par le président de la Transition. Ce qui a créé chez les colonels un sentiment de trahison de la part de Bah N'Daw qu'ils déposèrent le 24 mai 2021. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le colonel Assimi Goïta est désigné président de la Transition et prête serment le 7 juillet 2021 devant la Cour suprême. Dans le sillage de la prestation de serment d'Assimi Goïta, le porte-parole du M5-RFP est nommé au poste de Premier ministre. Du coup, les diatribes ont cessé et les dossiers des victimes de juillet 2020 ne sont plus évoqués. Sa plainte contre le décret de nomination des membres du CNT est jetée dans les placards. Une façon de dire : "J'ai atteint mon objectif, car je suis le meilleur, donc je me tais. Avec moi, le pays marche bien".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand le M5-RFP accède à la Primature, le mouvement est contaminé par le virus de la division tout comme les autres mouvements de changement qui lui ont précédé. Trois tendances se créent et chacune d'elle revendique la paternité du M5-RFP. Une fois encore la gestion du pouvoir divise les protagonistes du changement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la marche de la Transition, le gouvernement organise les Assises nationales de la refondation (ANR) avec la participation de la diaspora. Les résolutions des assises demandent l'élaboration d'une nouvelle Constitution. Cette nouvelle Constitution soumise au référendum est votée puis promulguée par le président de la Transition le 22 juillet 2023.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Au fil du temps, des dissensions sont nées entre le Premier ministre et les 5 colonels qui le destituent de la Primature en décembre 2024.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du coup, il reprend son combat contre les autorités de la Transition. Il se souvient subitement qu'il y a des arrestations arbitraires pour délits d'opinion, qu'il faut dépoussiérer le dossier des martyrs de juillet 2020, que les partis politiques ont de l'importance après les avoir vilipendés. A cause de lui, le financement public des partis politique est suspendu puis annulé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son combat contre les groupes armés terroristes (Gat), le Mali s'allie avec ses voisins du Burkina Faso et du Niger confrontés eux aussi aux mêmes défis sécuritaires que lui. Ils fondent ensemble la Charte du Liptako-Gourma. De cette union est née l'Alliance des Etats du Sahel (AES).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Assimi Goïta, à l'instar de ses pairs de l'AES, initie les Assises nationales et de la diaspora sur la situation des partis politiques. Les leaders des partis politiques boycottent ces Assises parce qu'ils les considèrent antidémocratiques et contraires à l'Etat de droit. Aussi, ils estiment que ce sont des stratagèmes pour le pouvoir de légitimer la dissolution des partis politiques légalement constitués et reconnus par la nouvelle Constitution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'issue de ces Assises, des recommandations sont formulées allant dans le sens de la dissolution des partis politiques, du durcissement des critères de création des partis politiques, de la prorogation des mandats de tous les organes de la Transition de 5 ans renouvelables à compter de 2025, l'octroi au général d'armée Assimi Goïta le statut de président de la République.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En application de ces recommandations, un décret présidentiel est pris pour abroger la loi portant Charte des partis politiques. Le vote de ce décret par le CNT a entrainé ipso facto leur dissolution. Une autre décision est prise pour interdire les activités des associations et organisations à caractère politique. Alors, deux camps s'affrontent sur la question.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'une part, les partisans des résolutions des Assises nationales qui les considèrent comme étant l'émanation de la volonté du peuple. Et d'autre part, les leaders politiques qui estiment que le décret d'abrogation de la charte des partis politiques viole la nouvelle Constitution. Ce quiproquo abouti à l'organisation des conférences de presse, des meetings et des déclarations sur les réseaux sociaux de la part de ces derniers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, le général d'armée Assimi Goïta fait face aux premières contestations politiques de son pouvoir. Elles sont portées par ses anciens partenaires du M5-RFP dont certains responsables étaient membres ou représentés au sein du gouvernement du premier sortant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A regarder de près, toutes ces contestations des différents présidents de la République du Mali ont un dénominateur commun : la défense de l'intérêt supérieur du peuple malien. Elles commencent toujours par la capitale et se propagent à l'intérieur du pays puis atteignent la diaspora.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De mon point de vue, l'argument évoqué par certains dirigeants pour contester les présidents en exercice est une insulte à l'intelligence des Maliens. Car, il suffit qu'un contestataire du régime en place accède à un poste de responsabilité pour que tout devienne rose. Tout va bien. Le pays est sur une bonne voie. Ils ne tarissent pas d'éloges à l'endroit du "Prince du jour". Mais, une fois qu'il quitte son poste, alors, il voit tout en ténèbres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le pays va mal et il commence à égrener un chapelet de solutions en oubliant qu'il faisait partie des décideurs avant d'être remercié. C'est à ce spectacle que nous assistons aujourd'hui sur la scène politique. Ce genre de comportement qui est atypique aux Maliens a fait que le citoyen lambda a une perception négative de l'homme politique. Tous ces vacarmes se font au nom du peuple malien. Et pourtant le vrai peuple souffre le martyre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La masse laborieuse qui travaille de jour comme de nuit ne profite pas du fruit de son labeur. Il y a une disparité en termes de développement entre les villes et les campagnes. Les richesses nationales sont inégalement réparties entre les différentes couches sociales. Or, chaque camp situe son combat dans la défense des intérêts supérieurs du peuple. Alors, qui est le vrai peuple ? Où se situe-t-il ? Qui et qui de ces deux camps défendent mieux ses intérêts ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cet imbroglio politique, la justice est accusée à tort ou à raison d'être au service du pouvoir en place. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est de coutume d'entendre que l'histoire ne se répète pas. Cette assertion est en passe d'être démentie dans le cas malien. De 1968 à nos jours, l'histoire s'est répétée plusieurs fois en ce qui concerne les contestations, voire le renversement dans certains cas des présidents de la République ou de Transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous les présidents qui se sont succédés à la tête du pays ont été contestés d'une manière ou d'une autre. Ce qui a fait dire à certains observateurs que chaque peuple mérite son dirigeant. De surcroit, le Malien a toujours regretté ses anciens présidents. Pourquoi ? Je laisse la réponse à cette question aux astrologues, historiens, politologues, socio-anthropologues, hommes de droit, chercheurs et détenteurs des pouvoirs mystiques de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans leurs stratégies de contestations, les initiateurs utilisent les jeunes pour faire aboutir leurs revendications. Ces jeunes sont les premières victimes de ces luttes des clans à cause de leur vulnérabilité qui s'expliquent par des difficultés d'accès à un emploi décent, à des logements sociaux, à l'insécurité alimentaire, que sais-je encore ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque mouvement prend le pouvoir pour et par les jeunes. Mais une fois le pouvoir acquis, les jeunes sont laissés pour compte. Il n'y a pas assez de projets structurés les concernant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui est pire et anormal à mes yeux, c'est que la quasi-totalité des dirigeants initiateurs des mouvements de contestations ne mobilisent pas leurs propres progénitures pour mener la lutte. Ce sont les enfants des parents à faibles revenus qui sont mobilisés pour la cause en leur miroitant un avenir radieux dès qu'il y a le changement de régime. Mais une fois la victoire assurée, les enfants des responsables initiateurs des contestations sont les premiers à bénéficier du fruit de la lutte au détriment des vrais jeunes acteurs des mouvements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'espoir des jeunes s'estompe, l'avenir s'assombrit devant eux et les problèmes de la nation demeurent sans solutions durables. C'est l'éternel recommencement. Or, une société qui se coupe de ses jeunes rompt son lien vital ; elle est condamnée à être saignée à blanc. Les décideurs sont les gardiens de ce lien vital ; nourrissez-le, développez-le, fortifiez-le !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En rappel, la porte-parole de la Jeunesse africaine disait lors du 1er Forum de la jeunesse africaine et de sa diaspora tenu à Bamako au mois de novembre 2005 que "si le politique ne s'occupe pas de la jeunesse, la jeunesse va s'occuper du politique". C'est à cela que nous assistons un peu partout sur le continent africain avec des mouvements de rejet des présidents qui n'ont pas encore assimilé la leçon.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est de coutume d'entendre que "l'exception fait la règle". Dans le cas malien, le général d'armée Assimi Goïta pourra-t-il être l'exception à cette spirale d'instabilité de nos premières institutions ? Attendons la suite !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moussa Diakité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fils d'un ancien combattant des guerres d'Indochine et d'Algérie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Domicilié à Missabougou Commune VI, BamakoTél. : 76 30 13 55/ 52 30 40 5<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>&amp;quot;L’initiative pour la gouvernance mondiale&amp;quot; : Une contribution de la sagesse de la Chine pour renforcer et améliorer la gouvernance mondiale</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/linitiative-pour-la-gouvernance-mondiale-une-contribution-de-la-sagesse-de-la-chine-pour-renforcer-et-ameliorer-la-gouvernance-mondiale-3110130.html</link>
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<description><![CDATA[ Le président chinois, Xi Jinping, et d&#039;autres dirigeants du Parti communiste chinois (PCC) et de l&#039;Etat ont assisté mardi matin sur la place Tian&#039;anmen, au centre de Beijing, à une cérémonie pour présenter des paniers de fleurs aux héros nationaux. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 01:37:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les annales de l'histoire des sociétés humaines et des Nations nous enseignent que depuis des millénaires, la brillante civilisation chinoise n'a jamais cessé d'apporter d'innombrables contributions importantes au progrès de l'humanité et à la promotion de la paix dans le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au chapitre de l'histoire contemporaine, dès le lendemain de sa fondation, sous la direction du Parti communiste chinois, la Chine Nouvelle a lancé avec l'Inde et Myanmar "les cinq principes de la coexistence pacifique ; à savoir : le respect mutuel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale ; la non-agression mutuelle, la non-ingérence mutuelle dans les affaires intérieures ; l'égalité et les avantages mutuels ; et la coexistence pacifique".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce fut une initiative inédite et une contribution historique à la construction d'un nouveau type de relations internationales juste et équitable. Lesdits principes émergent des profondeurs des sources intarissables de la philosophie traditionnelle des peuples d'Asie en général, du Peuple chinois en particulier. La Nation chinoise préconise depuis toujours "la primauté de la paix, l'harmonie dans la différence, la coexistence pacifique de tous les Etats, l'amour universel et la non-agression".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les cinq principes deviendront plus tard une norme fondamentale régissant les relations internationales et un principe fondamental du droit international. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis 2013, le Président Chinois Xi Jinping a avancé plusieurs initiatives, exprimant la ferme volonté du peuple chinois, à partager sa sagesse ancestrale avec les autres peuples de la planète et la communauté internationale. Le 1er septembre 2025, lors du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Tianjin, le Président Xi à solennellement annoncé "l'Initiative pour la gouvernance mondiale".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En cette année 2025 marquant?le 80e anniversaire de la victoire dans la Guerre mondiale antifasciste et de la création?des Nations Unies, cette initiative apporte indubitablement la sagesse de la Chine pour renforcer et améliorer la Gouvernance mondiale. Elle constitue une contribution majeure à la résolution des problèmes et des défis auxquels fait face la Communauté Internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, aujourd'hui,le monde connait des tensions, et des troubles multiformes, menaçant la paix mondiale, bafouant les règles et l'état de droit, entravant la marche des peuples vers le développement partagé, confrontant l'ONU à des défis et un déficit de gouvernance. Ce contexte appelle de véritables changements dans la gouvernance mondiale. Il s'agit de réformer et d'améliorer le système régissant la communauté internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cet égard la proposition du président Xi Jinping vient au moment opportun et s'avère cruciale. Elle répond?aux aspirations des peuples à vivre une vie meilleure, mais aussi aux besoins urgents de modernisation de la gouvernance mondiale. C'est pour toutes ces raisons que l'Initiative pour la gouvernance mondiale a reçu le soutien de tous les dirigeants des pays participants au Sommet de Shanghai. Elle a été accueillie avec enthousiasme et ferveur par les peuples à travers le monde. Les Observateurs des relations internationales sont convaincus qu'elle est d'ores et déjà devenue un bien public largement reconnue et adopté par la Communauté Internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Sommet de l'OCS de Tianjin, le président Xi Jinping a énoncé les concepts fondamentaux de l'Initiative pour la gouvernance mondiale. Il s'agit de "respecter l'égalité souveraine ; se conformer au droit international ; pratiquer le multilatéralisme ; préconiser une approche centrée sur les peuples et se concentrer sur l'orientation de mesures concrètes". Ces cinq concepts apportent un éclairage sur les principes, les méthodes et les voies à suivre pour réformer et améliorer la gouvernance mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La préoccupation majeure de ladite gouvernance doit porter essentiellement sur la réalisation concrète des aspirations des peuples à construire ensemble un monde dans lequel tous peuvent jouir de la prospérité et du bonheur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette offre que le président Xi fait à la communauté internationale vise aussi à soutenir fermement le rôle central des Nations unies dans les affaires internationales et à encourager tous les pays à participer à la réforme et à la construction du système de gouvernance mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'IGM témoigne éloquemment du sens élevé des responsabilités de la Chine à l'échelle mondiale. Sur la base de ces responsabilités historiques, Xi Jinping a successivement lancé ces dernières années, l'Initiative la Ceinture et la Route ; l'Initiative pour le développement mondial ; l'Initiative pour la sécurité mondiale et l'Initiative pour la civilisation mondiale. Il appelle tous les pays "à œuvrer ensemble à la construction d'une Communauté d'Avenir partagé pour l'Humanité et à l'édification d'un monde ouvert, inclusif, propre et beau, caractérisé par une paix durable, une sécurité universelle et une prospérité partagée".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président Xi trace ainsi la voie pour un avenir radieux de l'Humanité. L'Initiative pour la gouvernance mondiale est un autre bien public mondial pour lequel la Chine défini clairement son engagement indéfectible. Elle continuera à promouvoir le multilatéralisme, à préconiser l'unité et la coopération plutôt que la division et la confrontation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Chine, le plus grand pays en développement au monde s'est toujours porté en bâtisseur de la paix mondiale, en contributeur au développement dans le monde, en défenseur de l'ordre international. Le pays apporte sa réponse à la question ; "quel système de gouvernance mondiale à bâtir et comment réformer et perfectionner la gouvernance mondiale". Elle a avancé l'Initiative pour la gouvernance mondiale dans le but de "promouvoir la construction d'un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable et de bâtir ensemble une communauté d'avenir partagé pour l'Humanité".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gouvernance mondiale doit préserver l'Etat de droit international, poursuivre le multilatéralisme et accorder la primauté au peuple par des actions concrètes.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cette initiative majeure qui met l'accent sur l'orientation et les principes de la réforme du système de la gouvernance, des institutions internationales et les différentes initiatives proposées par la Chine ces dernières années injecteront chacune une grande énergie positive au monde en turbulence. Elles donneront une forte impulsion au progrès de l'humanité, renforceront la gouvernance mondiale et permettront à la Communauté internationale de relever les multiples défis et mieux partager les opportunités de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr. Yoro Diallo<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chercheur principal/directeur du Centre d'études francophones <o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Directeur du Musée africain et du Musée des échanges Chine-Afrique<o:p></o:p></span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Chinese Government Friendship Award 2024 Institute of African Studies, Zhejiang Normal University, Jinhua, China</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : Le prix de la trahison pour les alliés indigènes en Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-le-prix-de-la-trahison-pour-les-allies-indigenes-en-afrique-3110142.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;histoire, cette vieille dame au jugement sévère, offre un miroir implacable aux dirigeants africains tentés par l&#039;alliance avec une puissance étrangère pour déstabiliser ou trahir leur propre nation. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 01:25:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De l'époque coloniale aux crises contemporaines, le schéma est tristement constant : l'allié local est un outil, jamais un partenaire permanent. Il reçoit peut-être des éloges éphémères, une petite fortune, ou un confortable exil parisien. Mais lorsque l'objectif stratégique de la France est atteint, ou que l'allié devient un fardeau, l'abandon est inéluctable. Ce n'est pas une question de morale, mais de pure géopolitique de l'intérêt. Voici pourquoi ceux qui misent sur la bienveillance de l'ancienne puissance coloniale sont historiquement condamnés à l'amertume.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La leçon coloniale : Le destin des pions stratégiques<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'histoire de la conquête de l'Afrique de l'ouest à la fin du XIXe siècle est saturée d'exemples prouvant que l'alliance avec la France coloniale est un contrat à durée déterminée, révocable unilatéralement. Le cas de Mamadou Lamine Dramé et de ses "alliés" est l'archétype de cette fatalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ahmadou Tall et Moussa Molo Baldé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces figures puissantes ont initialement collaboré avec les Français pour éliminer un rival (Dramé) ou préserver un semblant de souveraineté. Une fois Dramé vaincu, leur utilité a cessé. Ahmadou Tall, le souverain de Ségou, a été chassé par ses anciens "amis" français et est mort en exil à Sokoto (sous domination britannique). Moussa Molo, roi du Fouladou, a également fini ses jours en exil en Gambie (sous domination britannique). La France n'a pas récompensé sa collaboration ; elle l'a remercié en le dépossédant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le principe de l'épuisement de l'utilité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La France n'a jamais eu pour objectif de partager le pouvoir avec les chefs locaux, mais de les utiliser pour minimiser le coût humain et financier de sa conquête. Une fois le rival éliminé et le territoire pacifié, l'allié local, par nature indépendant, devient le prochain obstacle à la domination totale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L’exil : Une cage dorée à durée limitée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui, le scénario a changé de forme, mais pas de fond. L'instrumentalisation passe par des réseaux d'influence, des soutiens politiques en coulisse, voire l'organisation de déstabilisations internes. L'attrait de l'allié contemporain est souvent une promesse d'impunité et de sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L'exil Parisien comme récompense<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceux qui trahissent la confiance de leur peuple pour servir les intérêts stratégiques français reçoivent parfois un "petit privilège" : un train de vie agréable, une protection, une résidence à Paris ou sur la Côte d'Azur. C'est l'illusion de la "cage dorée".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">La double peine<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce privilège est en réalité une double peine. L'allié perd toute légitimité politique dans son pays et se retrouve entièrement dépendant de son protecteur. Cet exil n'est pas une retraite honorifique ; c'est un moyen de neutralisation et de silence mis en place par la France.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Phase 1 : Soutien Actif : L'allié est utile pour déstabiliser (obtenir des ressources, signer des accords désavantageux, renverser un rival).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Phase 2 : Silence et surveillance : L'allié est mis au placard. Il ne doit plus parler, ni interférer. Sa présence en France est une garantie qu'il ne pourra pas rallier de nouvelle opposition dans son pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">La rupture inéluctable<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'histoire est claire : il y aura toujours un moment où la France lâchera son allié. Cette rupture est dictée par la seule logique de l'intérêt national français, qui est par nature volatile et révisable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Quand l'objectif est atteint</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si la France a obtenu ce qu'elle cherchait (un contrat minier, une base militaire, l'éviction d'un rival géopolitique), l'allié n'est plus qu'un poids mort ou une source de mauvaise publicité. Il est alors sacrifié au nom du "renouvellement de l'image" ou de la "nécessité de dialogue avec le peuple" du pays concerné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Quand l'allié est un échec<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l'allié ne parvient pas à maintenir la stabilité après l'intervention française, ou s'il génère une opposition trop violente, il devient un passif. La France le désavoue publiquement, le présente comme responsable de l'échec, et cherche un nouveau partenaire plus malléable pour reprendre la main.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La fin du pacte secret<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La France se soumet avant tout à la pression de son propre électorat, aux changements de gouvernement, et aux impératifs des relations internationales. Face à un tollé général ou à une opportunité stratégique majeure, elle n'hésitera jamais à abandonner son ami pour défendre son propre intérêt.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le message de l'histoire est un avertissement en lettres de sang : l'alliance avec la France pour trahir son propre pays mène invariablement à l'isolement, à la honte et à un exil où les privilèges ne sont que des chaînes dorées. Le véritable pouvoir et la vraie sécurité résident dans la légitimité populaire, jamais dans un pacte secret avec l'ancienne puissance coloniale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A. K. Dramé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contribution : La résilience : notre pont vers les bénéfices de la Transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-la-resilience-notre-pont-vers-les-benefices-de-la-transition-3110145.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 01:24:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ces temps de transformation profonde que connaît notre pays, un mot résonne avec une force particulière : la résilience. Ce n'est pas simplement un terme à la mode ; c'est la capacité, face à l'épreuve, de ne pas se briser mais de s'adapter, de puiser dans nos forces pour tenir debout, et de continuer à avancer avec l'espoir chevillé au corps. Aujourd'hui plus que jamais, cette vertu est le sésame qui nous ouvrira les portes des bénéfices du combat que mène les autorités de la transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Comprendre le combat des autorités de la transition</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La transition n'est pas un long fleuve tranquille. C'est un chemin escarpé, semé d'embûches, de défis et de sacrifices. Ce "combat" est celui de la refondation. Il s'agit de démanteler des décennies de pratiques néfastes, de corruption, d'insécurité et de mauvaise gouvernance pour construire un Mali nouveau, plus juste, plus inclusif, plus souverain et plus prospère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce processus est nécessairement tumultueux. Les difficultés économiques que nous rencontrons, les privations, les incertitudes, sont les douleurs de l'enfantement. Elles ne sont pas une fin en soi, mais les symptômes d'un profond remède qui tente d'opérer. Vouloir arrêter ce processus sous prétexte de son inconfort, c'est risquer de retomber dans les travers du passé et de rendre vains tous les sacrifices consentis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Pourquoi la résilience est notre arme absolue</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ces défis, notre résilience collective est notre atout le plus précieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. La Patience et la Persévérance : Les réformes structurelles prennent du temps. Les fruits de la lutte contre le terrorisme, la corruption, de la réforme de l'administration ou de la réorganisation de l'armée ne se cueillent pas en un jour. Il nous faut de la patience pour laisser le temps aux graines plantées aujourd'hui de germer. Persévérons, même quand le découragement nous guette.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. L'Unité dans l'Adversité : Notre force réside dans notre unité. En cette période, nous devons éviter les divisions, les rumeurs et les discours défaitistes. Restons soudés, autour de l'essentiel : l'amour de notre patrie et la volonté commune de lui offrir un avenir meilleur. Soutenons nos forces de défense et de sécurité, et encourageons les efforts des autorités tout en restant vigilants et constructifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. L'Esprit d'Entrepreneuriat et d'Innovation : La résilience, c'est aussi trouver des solutions face aux difficultés économiques. Encourageons l'initiative locale, consommons malien, soutenons nos producteurs et nos artisans. Chaque action que nous menons pour dynamiser notre économie au niveau local est une victoire sur la fatalité et une pierre ajoutée à l'édifice de la nouvelle prospérité malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. La Vigilance Citoyenne : Être résilient, c'est aussi être acteur. Participons au débat public dans le respect, exerçons un contrôle citoyen sur l'action de nos institutions et défendons les valeurs de la République et de l’AES. Un peuple vigilant est un peuple qui ne se laisse pas faire et qui garantit la justesse du cap.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Les bénéfices au bout du chemin</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si nous faisons preuve de résilience, les bénéfices qui nous attendent sont immenses : Un Mali souverain, qui décide seul de son destin, libre de toute influence étrangère néfaste ; un Mali sécurisé, où la paix et la stabilité permettent à chacun de vaquer à ses occupations en toute quiétude ; un Mali de justice, où la corruption et l'impunité ne sont plus que de mauvais souvenirs ; un Mali prospère, où les richesses du pays profitent équitablement à tous ses enfants ; un Mali réconcilié avec lui-même, où l'unité nationale et l'intégrité du territoire sont des réalités vécues.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le chemin est rude, personne ne le nie. Mais l'histoire nous regarde. Les générations futures jugeront notre courage et notre capacité à endurer pour leur léguer un héritage digne de ce nom. Ne laissons pas les difficultés passagères obscurcir la vision de l'avenir radieux que nous nous efforçons de bâtir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Soyons résilients, chers compatriotes. Tenons bons, ensemble. Car c'est au cœur de l'épreuve que se forge le caractère d'une nation, et c'est par la résilience de son peuple que le Mali renaîtra, plus fort et plus fier que jamais.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Restons unis. Restons forts. Pour le Mali !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Abdellehi Elkhalil<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Spécialiste des questions sociales et Sécuritaire du Sahel /Ecrivain</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mamby Sidibé (1891&#45;1977)</title>
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<description><![CDATA[ Né à Niamefero (Soudan, Kita) en 1891. Mamby Sidibé est issu d’une famille de cultivateurs et de chasseurs. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 01:06:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Recruté de force à l’école par l’administration, il fréquenta d’abord l’école primaire de Kita (1906-1907), puis l’école régionale de Bafoulabé (1907-1909) ensuite, l’école des Fils de Chefs à Kayes (1909-1910) puis l’école Normale à Gorée (1910-1913). En 1919, il obtint le Diplôme supérieur d’études primaires. Il a été successivement instituteur à l’école de Ouagadougou, Fada N’Gourma, Goundam, Banfora, Bobo, à l’Ecole Primaire Supérieure de Bamako et de Ouagadougou, directeur de l’école régionale de Niafunké puis de Bandiagara. Il fut un collaborateur particulièrement fécond du Bulletin de l’enseignement en AOF, produisant de solides recherches historiques et ethnographiques et compilant des légendes et des contes. Mamby Sidibé participa également au développement du théâtre, aux côtés de ses anciens camarades de l’école normale William Ponty. Avec un groupe d’étudiants, il a notamment monté une pièce de théâtre « sur les débuts de Soundiata … », considérée comme subversive par les autorités coloniales. Il a présidé le syndicat des enseignants à Bamako, composante importante de la coalition des amis du rassemblement populaire, qui disposait d’un groupe “art et travail”. Ce groupe était formé par d’anciens pontins et jouait des pièces sur des thèmes ayant trait à l’Afrique. En 1937, il a fondé l’Association des Lettrés du Soudan (devenue Foyer du Soudan) à Bamako, première association au Soudan. Réunissant l’élite lettrée (Modibo Keïta, Mamadou Konaté…), ses membres discutaient politique, bien que son but premier était d’ordre social. Pour empêcher l’essor de cette association, les autorités coloniales transférèrent Mamby Sidibé à Bandiagara, l’éloignant ainsi de Bamako. Il a ainsi joué un rôle politique important dès le Front populaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après la Seconde Guerre mondiale, l’instituteur s’engagea au sein du RDA et dirigea la section nigérienne PPN/RDA. Il fut candidat à l’Assemblée constituante pour la circonscription de Niamey en 1945, élection à laquelle il échoua. Il a été détaché à l’IFAN de 1944 à 1949. Il fut par ailleurs président du Comité d’Etudes Franco–Africaines (CEFA) et de 1956 à 1962, président du comité littéraire soudanais. Bien que pionner de la vie politique malienne, il s’est éloigné de la politique de premier plan. En 1960, il était conseiller culturel au ministère de l’Information et du Tourisme. Il anima également des émissions d’ethnologie ou d’histoire sur Radio Mali. Il prit sa retraite en 1972.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Redaction AUBE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Une remise en question de l’islam comme civilisation du droit et de la dignité : Réponse à la tribune du Dr. Mahamadou Konaté</title>
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<description><![CDATA[ Cher Dr. Konaté, ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 23:06:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Votre tribune, l’Islam comme une civilisation du droit et de la dignité, s’appuyant sur des textes fondateurs comme la Constitution de Médine et le verset coranique « Nous avons honoré les fils d’Adam » (Sourate 17:70). Vous affirmez que l’Islam, dès ses origines, a promu la justice, l’égalité et les droits humains, bien avant la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) de 1948.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tant que Kemite, je reconnais les contributions historiques de la civilisation islamique, notamment à travers les maqāṣid al-sharī‘a (les finalités de la Loi) ou la charte de Médine. Néanmoins, je conteste l’idée d’une compatibilité intrinsèque et naturelle avec les droits humains modernes. Une analyse critique des textes coraniques et des hadiths révèle des passages qui, par leur contenu ou leur interprétation, posent des défis éthiques majeurs aux idéaux contemporains, notamment en matière de liberté de conscience, d’égalité et de rejet des châtiments cruels. Ma réponse se veut une analyse détaillée et fondée sur une confrontation directe avec les sources primaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Textes coraniques en tension avec les droits humains<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous citez des versets comme Sourate 17:70 pour souligner la dignité universelle dans l’Islam. Cependant, plusieurs autres passages du Coran semblent justifier des pratiques clairement incompatibles avec les normes modernes des droits humains : Sourate 5:33 (Al-Mā’ida) : « La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que leurs mains et leurs pieds soient coupés de côtés opposés, ou qu’ils soient exilés de la terre. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce verset, bien que lié au contexte des brigands à Médine, prescrit des châtiments corporels (crucifixion, amputation) qui contreviennent à l’article 5 de la DUDH, interdisant les traitements cruels et inhumains. Même en tenant compte du contexte, de telles sanctions sont irréconciliables avec une éthique moderne de la dignité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sourate 9:5 (At-Tawba, dit « verset de l’épée ») : « Une fois passés les mois sacrés, tuez les polythéistes où que vous les trouviez ; capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous pourriez arguer que ce verset visait les polythéistes mecquois ayant rompu des traités. Toutefois, une lecture littérale du texte peut être perçue comme une incitation pérenne à la violence contre les non-croyants, en tension flagrante avec la liberté de croyance garantie par l’article 18 de la DUDH.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sourate 4:89 (An-Nisā’) : « S’ils se détournent, saisissez-les et tuez-les où que vous les trouviez. ». Ce passage, dirigé contre les hypocrites dans un contexte de guerre, peut être lu comme suggérant une intolérance envers ceux qui rejettent l’Islam, remettant en question l’idée même d’une liberté de conscience universelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Hadiths et prescriptions problématiques<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les hadiths, en tant que sources complémentaires du Coran, contiennent des récits qui posent des défis éthiques similaires : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Peine pour apostasie :<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Sahih al-Bukhari (9.84.57) rapporte : « Quiconque change sa religion, tuez-le. » Cette injonction, attribuée au Prophète, est utilisée dans certaines interprétations pour justifier la peine de mort pour apostasie, en contradiction directe avec la liberté de changer de religion (article 18 de la DUDH). Bien que des savants modernes relativisent ce hadith, son inclusion dans un recueil authentique alimente légitimement les critiques quant à la compatibilité de l’Islam avec les droits humains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lapidation pour adultère : Sahih Muslim (17.4206) décrit des cas où le Prophète aurait ordonné la lapidation pour adultère. Ce châtiment, même soumis à des conditions strictes, est jugé cruel, inhumain et disproportionné selon les normes modernes de justice pénale, qui privilégient la réhabilitation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Exécution de prisonniers : Sahih al-Bukhari (5.59.362) relate l’exécution de prisonniers après la bataille de Badr. Bien que compréhensible dans le contexte guerrier du VIIe siècle, cet acte heurte les principes des Conventions de Genève modernes (article 3 commun), qui protègent les prisonniers de guerre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Limites de la contextualisation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous invoquez le contexte historique et les maqāṣid al-sharī‘a (protection de la vie, de la religion, etc.) pour défendre la compatibilité de l’Islam avec les droits humains. Cependant, ma perspective, dégagée de tout cadre théologique, soulève plusieurs objections de taille : La sacralité absolue des textes limite leur réinterprétation dans certains courants, favorisant des lectures littérales et violentes par des groupes extrémistes, comme ceux qui justifient leur action au nom de versets tels que Sourate 9:5.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Constitution de Médine, bien que pluraliste pour son époque, a rapidement évolué vers des pratiques inégales, comme le statut de dhimmi, qui imposait des taxes et des restrictions aux non-musulmans, ce qui est aux antipodes de l’égalité universelle prônée par la DUDH.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La « dignité humaine » du Coran (Sourate 17:70) est souvent interprétée comme conditionnée par la soumission à Dieu, marginalisant implicitement les non-croyants ou les athées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Preuves contemporaines et statistiques<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous citez une statistique de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), indiquant que 91,2 % des victimes du terrorisme islamiste entre 1979 et 2019 étaient musulmanes, pour souligner que les musulmans sont les premières victimes de l’extrémisme. Cependant, cette donnée peut également être lue comme révélant l’impact des interprétations violentes des textes sacrés, même si elles sont minoritaires. Un rapport du Pew Research Center (2013) montre que des lois shariaques rigoristes, comme la lapidation ou la peine pour apostasie, bénéficient d’un soutien significatif dans certains pays musulmans (86 % en Afghanistan, 76 % au Pakistan). Ceci suggère que des interprétations problématiques des textes restent largement influentes, en contradiction avec votre vision d’un Islam universellement aligné sur les droits humains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Conclusion<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher Dr. Konaté, votre tribune offre une lecture humaniste et fort louable de l’Islam, mais elle minimise les tensions irréductibles entre certains textes fondateurs et les normes modernes des droits humains. Les versets coraniques et hadiths cités, même contextualisés par les spécialistes, posent des défis éthiques majeurs : châtiments corporels, peine pour apostasie, et injonctions violentes dans des contextes de guerre. Leur statut sacré dans la pensée majoritaire complique considérablement les réformes nécessaires pour aligner l’Islam sur les principes de dignité, d’égalité et de liberté définis par la DUDH.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tant que Kemite, je privilégie une éthique laïque et universelle basée sur la raison, qui se veut indépendante des contradictions inhérentes aux textes religieux. Je reconnais néanmoins les efforts courageux de nombreux musulmans pour réinterpréter leur tradition dans un sens humaniste, mais ces efforts exigent une confrontation sans concession avec les textes problématiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tonkè Koniba Fané<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ISLAM, UNE CIVILISATION DU DROIT ET DE LA DIGNITE<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réplique à la réponse du Sémite Tonkè Koniba Fané<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher frère Fané,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Permettez-moi tout d’abord de vous remercier, sincèrement, pour la lecture attentive que vous avez accordée à ma tribune, et pour votre réponse érudite publiée sur la page de Kassim Traoré, que je salue également pour son initiative.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Votre contribution est riche, nourrie de références scripturaires solides et d’une volonté manifeste de dialogue. Cependant, il apparaît que nous divergeons sur l’interprétation de plusieurs passages et concepts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je vous demande donc, fraternellement, de bien vouloir accepter ma méthode, qui privilégie une approche réaliste et contextualisée des textes, en me concentrant exclusivement sur les versets coraniques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J’ai choisi de ne pas m’engager ici sur le terrain des hadiths, en raison du débat récurrent entre ulémas sur leur authenticité, et des limites inhérentes à un tel échange dans un cadre aussi restreint (l’espace d’une page et le temps d’un commentaire). Ce choix n’a rien d’un désaveu de l’islam : toutes les religions scripturaires connaissent ce type de débat exégétique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Permettez-moi maintenant d’aborder quelques points précis de votre argumentation, à commencer par celui par lequel vous avez conclu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Sur les statistiques relatives aux victimes musulmanes du terrorisme<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ma tribune, j’ai cité un chiffre bien documenté : 91,2 % des victimes du terrorisme, entre 1979 et 2019, sont des musulmans. Vous opposez à cela une autre donnée issue d’un rapport du Pew Research Center (2013), qui met en lumière un soutien significatif aux lois rigoristes (comme la peine de mort pour apostasie ou la lapidation) dans certains pays musulmans (ex. : 86 % en Afghanistan, 76 % au Pakistan).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À partir de cette donnée, vous semblez en conclure que des interprétations problématiques des textes restent largement influentes dans le monde musulman, contrairement aux miennes que vous qualifiez d’humanistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher aîné, permettez-moi de vous faire observer, respectueusement, que cette généralisation me paraît injustifiée. Peut-on vraiment extrapoler la tendance observée dans deux ou trois pays à l’ensemble du monde musulman, qui compte près de 60 États et plus d’un milliard et demi de fidèles ? Cela reviendrait à réduire la diversité islamique à ses expressions les plus radicales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et surtout, en quoi le fait que certains musulmans expriment un attachement à des lois rigoristes disqualifie-t-il l’idée qu’ils puissent être les premières victimes des dérives violentes de l’extrémisme ? Faut-il en déduire, de manière implicite, qu’ils "mériteraient" leur sort, du fait d’une certaine proximité idéologique avec les bourreaux ? J’ose croire, à la lecture de votre ton modéré, que ce n’était nullement votre intention. Il me semblait important de clarifier ce premier malentendu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mon objectif était simplement de déconstruire une idée reçue : les musulmans sont en majorité victimes, et non complices, du terrorisme. Et cette réalité mérite d’être mieux comprise et reconnue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Sur la compatibilité de l’Islam avec les droits humains modernes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous rejetez ce que vous appelez la "compatibilité intrinsèque et naturelle" de l’islam avec les droits humains modernes. Soit. Mais ces termes sont les vôtres, pas les miens. Pour ma part, j’ai simplement affirmé que l’islam, en tant que civilisation juridique et spirituelle, est compatible avec les droits humains modernes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par compatibilité, il ne s’agit pas d’une adhésion automatique à chaque article de la Déclaration universelle des droits de l’homme ou des pactes internationaux. Aucun pays ne peut d’ailleurs revendiquer une telle conformité intégrale. Les États-Unis, par exemple, appliquent toujours la peine capitale, parfois même à des mineurs, ce qui viole plusieurs instruments internationaux qu’ils ont signés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les pays musulmans ne sont pas en reste : nombre d’entre eux, du Mali à l’Indonésie en passant par l’Égypte, le Pakistan ou l’Iran, ont participé à l’élaboration de ces textes, parfois en émettant des réserves pour des raisons culturelles ou religieuses. Ce droit à la réserve est d’ailleurs universel. L’Afrique elle-même, en 1981, a adopté sa propre Charte des droits de l’homme et des peuples, en affirmant sa spécificité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré ces divergences, il existe une convergence profonde sur les valeurs fondamentales : protection de la vie, respect de la dignité, justice, liberté, propriété. J’aimerais en rappeler ici quelques-unes brièvement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La protection de la vie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’islam reconnaît la sacralité de la vie humaine. Nul ne peut y porter atteinte sans justification, pas même au nom de la foi. Toute vie a une valeur égale : qu’elle soit musulmane, chrétienne ou athée. Cette reconnaissance de la vie comme principe sacré précède de plusieurs siècles l’émergence des constitutions modernes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Coran permet la violence uniquement dans un contexte de légitime défense ou de guerre déclarée, et même dans ces cas, il commande de s’arrêter si l’ennemi incline vers la paix : "Et s’ils inclinent vers la paix, incline vers elle toi aussi, et place ta confiance en Allah." (Sourate 8, verset 61)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, la paix est le principe, la guerre l’exception. Et cette règle vaut également ailleurs : aux États-Unis par exemple, la peine capitale reste une exception qui subsiste malgré les idéaux universels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à la lapidation, elle ne figure pas comme injonction dans le Coran, et son application, même là où elle est prévue, obéit à des conditions si strictes qu’elle est presque inexistante. Elle est appelée à évoluer, j’en suis convaincu. La France et les États-Unis ont mis plus d’un siècle à accorder aux femmes et aux Noirs les mêmes droits qu’aux autres citoyens. L’évolution des sociétés est un processus long, l’islam n’échappe pas à cette dynamique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La dignité humaine<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement à ce que vous soutenez, le Coran n’érige pas la dignité en valeur réservée aux seuls musulmans. De nombreux versets soulignent la noblesse inhérente à toute personne humaine, y compris l’ennemi, l’étranger, l’incroyant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Coran commande même d’accorder refuge à un mécréant persécuté, sans obligation de conversion : « Et si l’un des associateurs te demande asile, accorde-le-lui afin qu’il entende la parole d’Allah, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. » (Sourate 9, verset 6)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce sont des gens qui ignorent encore que vous êtes bien guidés vers la vérité. Ne les condamnez pas pour cette ignorance, ne les livrez pas à la persécution. Soyez justes, soyez cléments : ce sont, malgré tout, des êtres humains. S’ils vous demandent secours, apportez-leur assistance. Quant à leur éventuelle conversion — qui vous tient à cœur —, sachez que c’est par votre geste de bonté, votre protection, et l’exemple de votre foi qu’ils entendront vos prières, vos récitations. Peut-être croiront-ils un jour. Peut-être pas. Mais, en tout état de cause, vous avez le devoir impératif de les conduire en sécurité, là où ils seront libres et à l’abri.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En somme, voilà ce que condense pédagogiquement ce verset en deux phrases d’une clarté remarquable, que le Prophète lui-même a illustré dans sa conduite et rappelé à maintes reprises : la foi véritable ne se prouve pas dans la domination, mais dans la miséricorde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La liberté, la justice, le droit à la propriété<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je pourrais développer davantage sur ces points, mais votre érudition vous permet de saisir le fond sans que j’aie à m’y étendre. Je me contenterai de souligner que ces principes font partie intégrante des fondements islamiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher frère, il me semble que les divergences entre nous relèvent moins de contradictions fondamentales que de malentendus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mon intention n’a jamais été de nier l’existence de tensions entre certains textes fondateurs et certaines normes modernes. Mais tel n’était pas le propos de ma tribune. Mon objectif était de mettre en lumière les principes universels que l’islam partage avec les droits humains modernes, non de m’attarder sur les exceptions — d’autant que ces exceptions existent dans toutes les civilisations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je crois fermement que l’islam, en tant que tradition vivante et civilisation millénaire, est non seulement compatible avec les droits humains, mais qu’il a été pionnier dans la reconnaissance de la vie, de la dignité, de la justice, de la liberté, bien avant l’avènement de l’ère moderne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Loin des caricatures, des lectures partiales ou intéressées, il est temps de rappeler que l’islam peut et doit continuer de contribuer à la promotion de la dignité humaine, du droit et de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette quête commune, je suis heureux de pouvoir échanger avec des interlocuteurs de votre qualité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Paix et salut !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Dr. Mahamadou Konaté<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rencontre Wagué Imams Peuls résidant à Bamako : « Un petit pas en direction de la voie de sortie de la crise »</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/rencontre-wague-imams-peuls-residant-a-bamako-un-petit-pas-en-direction-de-la-voie-de-sortie-de-la-crise-3110034.html</link>
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<description><![CDATA[ La rencontre entre le Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale, le Général de corps d’Armée Ismaël Mahamadou Wagué et des Imams peuls résidant à Bamako est un petit pas en direction de la voie de sortie de la crise multidimensionnelle que vit le Mali. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 07:56:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a pris courageusement la bonne initiative de rencontrer les Imams peuls résidant à Bamako, le Général Ismaël Wagué, fils de Mahamadou Wagué et d’Astou Ndjaye, tous deux mes amis et camarades de lutte. La rencontre largement, profondément controversée, a eu des interprétations diverses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’aucuns l’ont considérée comme une simple opération de Communication. D’autres comme une volonté de disposer d’un groupe d’Imams peuls triés sur le volet, lequel servira désormais d’interface entre la Pulaaku et le Ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale. Cette tendance s’appuie sur le refus de donner la parole à des Imams très connus du Pulaaku tel que l’Imam Hamma Cissé, dirigeant des prières musulmanes de la Mosquée « ATT Bugu Daa Ba ». Cette tendance se fonde aussi sur l’absence d’Imams bien connus comme le Professeur Mahmoud Abdou Zouber, ancien ambassadeur du Mali en Arabie Saoudite et dans les Emirats Arabes Unis ; l’absence également des Imams Yacouba Siby, Mahi Banikane, Cheikh Oumar Dia, Mahmoud Dicko aujourd’hui en exil est significative à maints égards. Les trois derniers cités ont été fortement recommandés par Mobbo Hammadoun Koufa pour « un éventuel dialogue doctrinal » (Dixit le chercheur Boubacar Mamadou Bah).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">N’y étaient pas non plus à la rencontre, les Imams Hamidou Konsa, Hamma Hady, Ibrahima Cissé de Kaka (Sofara). Ce dernier est un condisciple de Hammadoun Koufa qui lui a recommandé ironiquement de continuer à cultiver ses gombos dès lors qu’il n’a pas voulu le suivre dans son aventure du djihad.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Question de conviction !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Imam Ibrahima Cissé de Kaka (Sofara) croit que le Temps des djihads est révolu, après ceux du prophète Mohamad (Paix et Salut sur Lui) et son discours au dernier pèlerinage à la Mecque ; et secondairement les djihads d’Usman Dan Fodio de Sokoto, Seeku Ahmadu Cissé/Barry de Hamdallaye, de Mamadou Lamine Dramé dans le Gajaga ; d’El-Hadj Umar Saïdou Futiiyu parti de Dinguirye au Fuuta Jallon, pour conquérir Hamdallaye déjà citadelle de l’Islam.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ce qui me concerne, j’ai vu en cette initiative, un petit pas en direction de la voie de sortie de la crise multidimensionnelle vécue par le Mali depuis 2012, d’autant que le grand Maître d’École coranique Adama Hamma Jaaje Bocuom salué dans tout le Haïré pour son érudition coranique et Islamique a honoré de sa présence la Rencontre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mention donc de ces personnalités religieuses émérites citées ci-dessus n’a nullement pour dessein de minimiser les mérites les Imams invités à la rencontre du 7 août 2025. L’objectif c’est de proposer d’élargir le noyau d’Imams, d’érudits, de professeurs d’Arabe reconnus internationalement pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avancer dans le dialogue doctrinal ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cet égard, Alpha Ibrahima Ahmadou Sow, diplômé de l’Universitaire d’Al-Azhar d’Egypte, fondateur d’une École de connaissance du coran, de la langue arabe et de la science Islamique en général, domicilié à Diatoula-Sénou sera aussi d’une grande utilité si l’on veut entreprendre de vraies négociations avec les chefs de la Rébellion en cours. L’Imam Ibrahima Ahmadou Sow a déjà produit deux documents : l’un sonore et l’autre écrit en arabe pour réfuter le contenu du message de Mobbo Hamadoun Koufa justifiant le bienfondé de son Jihad.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali gagnerait à tirer des leçons des rencontres passées de Mobbo Hammadoun Koufa avec l’imam Ibrahima Cissé de Kaka, Belco Bolly de Bankass accompagnés des conseillers politique Me Hassan Barry du Gondo (Paix à son âme) et militaire, le Colonel Mamadou Lamine Konaré de Séguéla. Il doit rééditer ce genre de rencontres non exploitées jusqu’ici par les pouvoirs antérieurs !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est en guerre n’arrêtent pas de répéter ceux qui nous dirigent aujourd’hui, le Président de la Transition le Général d’Armée Assimi Goïta en tête.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Général de corps d’Armée Ismaël Mahamadou Wagué doit courageusement entreprendre une longue marche pour la Paix, la Réconciliation des Filles et des Fils du pays, pour la cohésion sociale et Nationale. La Nation qui est en construction au demeurant... !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a trop de morts, civils et militaires. Un seul mort c’est déjà trop ! Il faut arrêter l’effusion de sang ! Il est temps de l’arrêter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette longue marche pour la Paix ne pourra être entreprise qu’avec l’onction du Président de la Transition le Général d’Armée Assimi Goïta, chef de l’État, chef suprême des Armées, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, par la volonté des quatre autres Généraux plus le copté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette longue marche pour la Paix ne peut atteindre son objectif qu’avec l’ouverture de pourparlers, de négociations véritables entre Iyad Ag Ali et Mobbo Hammadoun Koufa, les vrais protagonistes du pouvoir en place au Mali. Cela constituerait un grand pas, un pas de Géant en direction de la sortie du calvaire connu par le Mali depuis treize ans bientôt. Au fait, doit-on négocier avec celles et ceux qui sont déjà d’accord avec nous pour l’Essentiel ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceux et celles qui disent autre chose, chantent en croyant plaire à celles et à ceux qui les nourrissent ; alors que, espérons-le, ceux-ci et celles-là sont lassés d’entendre cette chanson qui les berce d’illusions de puissance appartenant seulement au créateur de l’Univers !...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a longtemps que les Femmes et les Hommes réfléchis de ce pays prônent « Un dialogue doctrinal » encore une fois recommandé au Dialogue Inter-Maliens par le grand chercheur et écrivain Boubacar Mamadou Bah.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces Femmes et ces Hommes réfléchis prodiguent des conseils de sagesse, d’humilité, de prudence, d’habilité dans l’exercice du pouvoir et répètent à satiété que le tout militaire ne pourra pas résoudre le conflit en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour rappel, je juge utile de préciser ma pensée sur la Tragédie que vit le peuple malien depuis le déclenchement à Tidermène, Cercle de Ménaka de la seconde Rébellion arabo-berbère des années 1986, 1987,1988, 1989 et 1990, Rebellions conclues avec les Accords de Tamanrasset le 06 janvier 1991 signés au nom du Mali par le Colonel Ousmane Coulibaly Chef d’État-major Général des Armées représentant le Général d’Armée, le Président Moussa Traoré et Iyad Ag Ali, signant au nom de la Rébellion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Peu de temps après la signature des Accords de Tamanrasset, les hostilités reprennent. Le MPLA devenu MPA (Mouvement Populaire de l’Azawad au lieu de Mouvement Populaire de Libération de l’Azawad) éclata pour des Raisons liées à l’Histoire du Monde Arabo-Berbère, liées à la composition ethnologique, sociologique du Mouvement originel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’éclatement du MPA (Mouvement Populaire de l’Azawad) essentiellement composé d’IFORAS donne naissance à :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. L’ARLA (Armée Révolutionnaire de l’Azawad), composée majoritairement d’Imrads basés à Taïkaren.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Le FPLA (Front Populaire de libération de l’Azawad) majoritairement Chamanamas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Le FIAA (Front Islamique Arabe de l’Azawad) qui définit lui- même sa composition par son sigle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Seront connus au fil du temps, les chefs historiques militaires et politiques de ces mouvements rebelles. L’Assemblée Nationale du Mali du 13 juillet 1992 à décembre 2002 a participé aux Congrès de tous ces mouvements politiques en Armes toutes les fois où elle a été conviée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ainsi qu’elle participe au Congrès des Mouvements et Fronts Unifiés de l’Azawad (MFUA) à Tawardé. Ce congrès a été présidé par Zahabi Ould Sidi Mohamed. C’est le FPLA qui était l’hôte du congrès à Tawardé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les représentants de la Nation malienne étaient aussi présents au Congrès du MPA à Gossi présidé par Iyad Ag Ali et à celui du FPLA à Djébok dont les animateurs s’appelaient Rissa Ag Mohamed absent à Tawardé, et par également les Politiques Zéidane Ag Sidalamine et Ag Atam.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rencontre de Tédjéret avait pour objectif de réconcilier les Iforas et les Chamanamas en conflit pour le rattachement d’une éventuelle commune rurale de cette plaine soit à la région de Kidal soit à celle de Gao.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Assemblée Nationale assurait le rôle de médiateur. Elle a tranché se fondant sur la loi qu’elle venait de voter : il n’y aura pas de commune rurale à Tédjéret pour être conforme à la loi malgré les tentatives de la déformer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Assemblée Nationale doit rendre un brillant hommage au journaliste Tiegoume Boubeye Maïga qui a couvert la plus part de ces rencontres sans aucune indemnité de l’Assemblée Nationale, aux frais de son journal Les Échos (Jamana !).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive ma pensée profonde s’incarne dans la forte conviction que les Élus du Peuple, communaux, régionaux et nationaux constituent l’Aiguille habilitée à recoudre le Tissu social déchiré. C’est ce qu’a compris l’Assemblée nationale de juillet 1992 à décembre 2002 pour s’impliquer fortement chaque fois que les conflits intra ou inter communautaires ont éclaté comme au Sahel occidental, à Saaré Mala, à Konsa entre Inna Modibabe et Tarabee ; au Mondoro dans les conflits entre Magnames et Humbebe, à propos du creusement d’un puits ; entre Humbebe et peuls de Banguél pour l’occupation par ces derniers d’un champ pendant quatre vingts ans et qu’ils étaient sommés de quitter illico presto ; pour l’affaire Boyden assassiné et jeté dans un puits dans le conflit qui opposait Arabes et Chamanamas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette longue Tournée du Parlement Malien partie de Bamako et aboutissant à Kidal en passant par Gao, Bourem, Almoustrat n’a malheureusement pas empêché des pertes en vies humaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La loi du Talion a été appliquée dans toute sa rigueur cruelle dans le conflit entre le FIAA et le FPLA qui se sont affrontés vers Lerneb!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les députés maliens dans les différentes circonscriptions des cercles encore vivants du Mali n’ont sûrement pas oublié la mission entreprise par l’Assemblée Nationale des années 1992-2002 pour réconcilier les Sossobee et les Sall-Salbbe du Cercle de Ténenkou, mission prolongeant celle de Téjéret.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces dix années ont constitué une longue marche pour la Paix, souvent dure, parfois joyeuses ; elles furent aussi, de longues années de deuil, de douleurs, de souffrances physiques et morales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La relève a été assurée brillamment par les honorables feu Assarid Ag Imbarcawan et ma sœur Mme Haïdara Aïssata Cissé dite Chato qui fait la fierté de l’Est, du Nord du Mali et de la Nation toute entière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la restauration de la Paix, pour la réalisation de la réconciliation nationale et de la concorde, les députés du Mali des trente dernières années peuvent être fiers de l’œuvre accomplie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l’engagement pour la recherche de la Paix, Do Kera diront les Bamanans Mandingues !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Wanaa hannden weeti diront les peuls de tous les horizons !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces derniers temps, les autorités qui nous gouvernent insistent à juste raison sur la nécessité de s’unir pour faire face avec succès aux défis de l’heure. Il faut parler vrai et agir en vérité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’union réclamée avec ardeur n’est pas possible sans l’inclusion de toutes les citoyennes et de tous les citoyens y compris les femmes et les hommes politiques, militants dans les Partis, associations et regroupements à caractère politique, y compris celles et ceux des trente dernières années tant vilipendés. Ils ne sauraient être effacés de l’Histoire aisément, d’un trait de Plume !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par des décrets et des oukases !.</strong>..<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les colonels, les colonels-major, les généraux de tous grades respectifs, filles et fils du Mali, assumant les responsabilités au plus haut niveau, respectables et respectés doivent savoir raison garder : la magnanimité n’est demandée qu’à celles et à ceux qui dirigent effectivement le pays. Aw sabali ne peut être adressé qu’aux autorités qui détiennent le Pouvoir !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elles doivent parler avec les Exclus de toutes les catégories, supporter la contradiction, assurer la liberté d’expression ; libérer les Prisonniers de toute opinion, de toute confession, permettre aux Exilés de rentrer avec la certitude qu’ils ne seront pas jugés par des magistrats aux ordres, mais par ceux qui diront le droit en leur âme et conscience, sans risque aucun !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne sommes pas des militants de l’impunité, loin s’en faut !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous comprenons la sortie de la Cédéao et la création de l’AES, un Recul au regard de la réalisation de l’Unité de l’Afrique, un radeau de sauvetage pour emprunter avec sa permission à un de mes nombreux petits frères cette belle expression si bien imaginée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les décisions qui ont permis de poser les Actes hautement politiques comme la création de l’AES et la sortie de la Cédéao et le retrait du Statut de Rome constituant la CPI sont de l’ordre de l’humain, relèvent de l’Instinct vivace de conservation, au demeurant compréhensible !¬<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces décisions ne sont pas politiquement correctes, ni juridiquement fondées. J’ai toujours pensé que les sanctions de la Cédéao ont été inhumaines. Je ne les ai jamais jugées ni illégales, ni illégitimes ! Les chefs d’États de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (CAES) et ceux de la Cédéao sont pour la plupart arrivés au pouvoir par les Armes !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les décisions en questions n’ont jamais été soumises à référendum à ma connaissance. Ce sont des décisions uniquement des chefs d’États.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Protocoles de la Cédéao n’étaient applicables qu’après leur ratification par les Parlements d’un nombre requis de pays, selon le Traité révisé fondant juridiquement tous les Actes des chefs d’États et de gouvernements de l’Institution économique et politique dans son essence de la région Ouest africaine. Paroles vérifiables de l’Ancien Président du Parlement de la Cédéao, élu le 27 janvier 2001 par ses paires à Abuja. Le Parlement lui-même a été installé à Bamako en novembre 2000 par le Général Gnassingbé Eyadéma, président de la République Togolaise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’éminents journalistes talentueux et chevronnés, combattants de la première heure pour l’Instauration de la démocratie au Mali ont proclamé sur les ondes et écrit dans les Journaux les plus lus des vérités qui confirment, ce que le Président Ali Nouhoum Diallo vient d’affirmer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces journalistes talentueux et chevronnés ont proclamé l’impossibilité d’obtenir la cohésion nationale avec l’exclusion de la classe politique organisée sous forme d’associations, de partis ou regroupement de partis ou d’associations. Sans liberté d’opinion et d’expression, en embastillant tous ceux et toutes celles qui expriment une opinion contraire à celle du Pouvoir en place.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces vérités ont été proclamées de temps en temps sur Africable, souvent sur Renouveau TV et Joliba TV, toujours sur Radio Klédu. A cet égard, saluons aussi l’Indépendant, le 22 septembre, le Témoin et les Échos Jamana.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Osons parier que l’Année de la promotion de la culture décrétée par nos hautes Autorités ne signifie pas seulement : Chantez, dansez, criez, louez vos bienfaiteurs et Taisez-vous!... Mais elle signifie aussi et surtout que la Pensée profonde du Président Assimi est : réfléchissez, pensez, osez créer, osez innover, osez inventez et osez donner franchement vos opinions sur la situation du pays sans coup férir ! Que cette pensée du chef de l’Etat, chef suprême des Armées, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature peut être assimilée à celle du Président Mao Tsé-toung : Que mille Écoles rivalisent et que mille fleurs s’épanouissent !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Maliennes et maliens, évitons de voler au ras des pâquerettes naines pour encore me souvenir de mon petit frère, mon camarade de lutte le Président Ibrahim Boubacar Keita.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Personne ne souhaiterait que les dirigeants actuels du Mali finissent dans leurs bunkers comme ont fini dans leurs donjons, les Babemba Traoré et Koumi Diossé Traoré, le premier dans le Kenedougou et le second dans le Bélédougou. Certes ils ont fini en martyrs et en Héros glorieux chantés par les griots. Mais ils ont fini en abandonnant leurs peuples dans la servitude, voire dans l’Esclavage !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Général de division Oumar Diarra a déclaré sur les antennes de la télévision nationale du Mali, que les FAMA, se battront jusqu’à la dernière goutte de leur sang pour le salut de la Patrie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plutôt la Mort que la Honte. C’est très bien, mais est-ce rassurant pour le Peuple malien quand c’est le Chef d’État-major Général des Armées qui parle ainsi. Il faut craindre que cette déclaration ne soit perçue comme un cri de désespoir et non un propos de détermination ! N’en est-il pas de même quand mon neveu et petit-fils dit : même s’il faut marcher à pied avec des cuillères, nous fournirons du carburant au Peuple malien. Il faut craindre que malgré leur bonne foi, leurs propos sonnent comme la fameuse phrase du Président ATTA « Bè bi ba bolo ! »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi est-il préférable que la gestion de nos filles et fils, de nos petites filles et nos petits fils en armes se termine sans vainqueur, ni vaincus ; et que le seul victorieux soit le Peuple malien dans sa diversité politique, culturelle, linguistique et confessionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela n’est possible que si les enfants du Mali se parlent dans le respect mutuel et trouvent des solutions idoines et consensuelles aux multiples problèmes qui assaillent le pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut résoudre la question cruciale pour les maliennes et les maliens : Comment adorer Dieu dans la paix et produire les richesses nécessaires pour développer le pays, se nourrir, se soigner dans des Hôpitaux dignes de ce nom, habiller décemment les enfants du Mali dans l’Esprit de solidarité internationale ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr. Ali Nouhoum Diallo<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ancien Président de l’Assemblée Nationale du Mali, ancien Président du Parlement de la edeao. Grand officier de l’ordre National du Mali.<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un militant de la fraternité Humaine.</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Une remise en question de l’islam comme civilisation du droit et de la dignité Réponse à la tribune du Dr. Mahamadou Konaté</title>
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<description><![CDATA[ Cher Dr. Konaté,
Votre tribune, l’Islam comme une civilisation du droit et de la dignité, s’appuyant sur des textes fondateurs comme la Constitution de Médine et le verset coranique « Nous avons honoré les fils d’Adam » (Sourate 17:70). ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 07:41:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous affirmez que l’Islam, dès ses origines, a promu la justice, l’égalité et les droits humains, bien avant la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) de 1948.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tant que Kemite, je reconnais les contributions historiques de la civilisation islamique, notamment à travers les maqāṣid al-sharī‘a (les finalités de la Loi) ou la charte de Médine. Néanmoins, je conteste l’idée d’une compatibilité intrinsèque et naturelle avec les droits humains modernes. Une analyse critique des textes coraniques et des hadiths révèle des passages qui, par leur contenu ou leur interprétation, posent des défis éthiques majeurs aux idéaux contemporains, notamment en matière de liberté de conscience, d’égalité et de rejet des châtiments cruels. Ma réponse se veut une analyse détaillée et fondée sur une confrontation directe avec les sources primaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Textes coraniques en tension avec les droits humains<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous citez des versets comme Sourate 17:70 pour souligner la dignité universelle dans l’Islam. Cependant, plusieurs autres passages du Coran semblent justifier des pratiques clairement incompatibles avec les normes modernes des droits humains : Sourate 5:33 (Al-Mā’ida) : « La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que leurs mains et leurs pieds soient coupés de côtés opposés, ou qu’ils soient exilés de la terre. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce verset, bien que lié au contexte des brigands à Médine, prescrit des châtiments corporels (crucifixion, amputation) qui contreviennent à l’article 5 de la DUDH, interdisant les traitements cruels et inhumains. Même en tenant compte du contexte, de telles sanctions sont irréconciliables avec une éthique moderne de la dignité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sourate 9:5 (At-Tawba, dit « verset de l’épée ») : « Une fois passés les mois sacrés, tuez les polythéistes où que vous les trouviez ; capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous pourriez arguer que ce verset visait les polythéistes mecquois ayant rompu des traités. Toutefois, une lecture littérale du texte peut être perçue comme une incitation pérenne à la violence contre les non-croyants, en tension flagrante avec la liberté de croyance garantie par l’article 18 de la DUDH.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sourate 4:89 (An-Nisā’) : « S’ils se détournent, saisissez-les et tuez-les où que vous les trouviez. ». Ce passage, dirigé contre les hypocrites dans un contexte de guerre, peut être lu comme suggérant une intolérance envers ceux qui rejettent l’Islam, remettant en question l’idée même d’une liberté de conscience universelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Hadiths et prescriptions problématiques<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les hadiths, en tant que sources complémentaires du Coran, contiennent des récits qui posent des défis éthiques similaires : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Peine pour apostasie :<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Sahih al-Bukhari (9.84.57) rapporte : « Quiconque change sa religion, tuez-le. » Cette injonction, attribuée au Prophète, est utilisée dans certaines interprétations pour justifier la peine de mort pour apostasie, en contradiction directe avec la liberté de changer de religion (article 18 de la DUDH). Bien que des savants modernes relativisent ce hadith, son inclusion dans un recueil authentique alimente légitimement les critiques quant à la compatibilité de l’Islam avec les droits humains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lapidation pour adultère : Sahih Muslim (17.4206) décrit des cas où le Prophète aurait ordonné la lapidation pour adultère. Ce châtiment, même soumis à des conditions strictes, est jugé cruel, inhumain et disproportionné selon les normes modernes de justice pénale, qui privilégient la réhabilitation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Exécution de prisonniers : Sahih al-Bukhari (5.59.362) relate l’exécution de prisonniers après la bataille de Badr. Bien que compréhensible dans le contexte guerrier du VIIe siècle, cet acte heurte les principes des Conventions de Genève modernes (article 3 commun), qui protègent les prisonniers de guerre<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Limites de la contextualisation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous invoquez le contexte historique et les maqāṣid al-sharī‘a (protection de la vie, de la religion, etc.) pour défendre la compatibilité de l’Islam avec les droits humains. Cependant, ma perspective, dégagée de tout cadre théologique, soulève plusieurs objections de taille : La sacralité absolue des textes limite leur réinterprétation dans certains courants, favorisant des lectures littérales et violentes par des groupes extrémistes, comme ceux qui justifient leur action au nom de versets tels que Sourate 9:5.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Constitution de Médine, bien que pluraliste pour son époque, a rapidement évolué vers des pratiques inégales, comme le statut de dhimmi, qui imposait des taxes et des restrictions aux non-musulmans, ce qui est aux antipodes de l’égalité universelle prônée par la DUDH.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La « dignité humaine » du Coran (Sourate 17:70) est souvent interprétée comme conditionnée par la soumission à Dieu, marginalisant implicitement les non-croyants ou les athées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Preuves contemporaines et statistiques<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous citez une statistique de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), indiquant que 91,2 % des victimes du terrorisme islamiste entre 1979 et 2019 étaient musulmanes, pour souligner que les musulmans sont les premières victimes de l’extrémisme. Cependant, cette donnée peut également être lue comme révélant l’impact des interprétations violentes des textes sacrés, même si elles sont minoritaires. Un rapport du Pew Research Center (2013) montre que des lois shariaques rigoristes, comme la lapidation ou la peine pour apostasie, bénéficient d’un soutien significatif dans certains pays musulmans (86 % en Afghanistan, 76 % au Pakistan). Ceci suggère que des interprétations problématiques des textes restent largement influentes, en contradiction avec votre vision d’un Islam universellement aligné sur les droits humains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Conclusion<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher Dr. Konaté, votre tribune offre une lecture humaniste et fort louable de l’Islam, mais elle minimise les tensions irréductibles entre certains textes fondateurs et les normes modernes des droits humains. Les versets coraniques et hadiths cités, même contextualisés par les spécialistes, posent des défis éthiques majeurs : châtiments corporels, peine pour apostasie, et injonctions violentes dans des contextes de guerre. Leur statut sacré dans la pensée majoritaire complique considérablement les réformes nécessaires pour aligner l’Islam sur les principes de dignité, d’égalité et de liberté définis par la DUDH.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tant que Kemite, je privilégie une éthique laïque et universelle basée sur la raison, qui se veut indépendante des contradictions inhérentes aux textes religieux. Je reconnais néanmoins les efforts courageux de nombreux musulmans pour réinterpréter leur tradition dans un sens humaniste, mais ces efforts exigent une confrontation sans concession avec les textes problématiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tonkè Koniba Fané<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ISLAM, UNE CIVILISATION DU DROIT ET DE LA DIGNITE<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réplique à la réponse du Sémite Tonkè Koniba Fané<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher frère Fané,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Permettez-moi tout d’abord de vous remercier, sincèrement, pour la lecture attentive que vous avez accordée à ma tribune, et pour votre réponse érudite publiée sur la page de Kassim Traoré, que je salue également pour son initiative.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Votre contribution est riche, nourrie de références scripturaires solides et d’une volonté manifeste de dialogue. Cependant, il apparaît que nous divergeons sur l’interprétation de plusieurs passages et concepts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je vous demande donc, fraternellement, de bien vouloir accepter ma méthode, qui privilégie une approche réaliste et contextualisée des textes, en me concentrant exclusivement sur les versets coraniques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J’ai choisi de ne pas m’engager ici sur le terrain des hadiths, en raison du débat récurrent entre ulémas sur leur authenticité, et des limites inhérentes à un tel échange dans un cadre aussi restreint (l’espace d’une page et le temps d’un commentaire). Ce choix n’a rien d’un désaveu de l’islam : toutes les religions scripturaires connaissent ce type de débat exégétique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Permettez-moi maintenant d’aborder quelques points précis de votre argumentation, à commencer par celui par lequel vous avez conclu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Sur les statistiques relatives aux victimes musulmanes du terrorisme<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ma tribune, j’ai cité un chiffre bien documenté : 91,2 % des victimes du terrorisme, entre 1979 et 2019, sont des musulmans. Vous opposez à cela une autre donnée issue d’un rapport du Pew Research Center (2013), qui met en lumière un soutien significatif aux lois rigoristes (comme la peine de mort pour apostasie ou la lapidation) dans certains pays musulmans (ex. : 86 % en Afghanistan, 76 % au Pakistan).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À partir de cette donnée, vous semblez en conclure que des interprétations problématiques des textes restent largement influentes dans le monde musulman, contrairement aux miennes que vous qualifiez d’humanistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher aîné, permettez-moi de vous faire observer, respectueusement, que cette généralisation me paraît injustifiée. Peut-on vraiment extrapoler la tendance observée dans deux ou trois pays à l’ensemble du monde musulman, qui compte près de 60 États et plus d’un milliard et demi de fidèles ? Cela reviendrait à réduire la diversité islamique à ses expressions les plus radicales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et surtout, en quoi le fait que certains musulmans expriment un attachement à des lois rigoristes disqualifie-t-il l’idée qu’ils puissent être les premières victimes des dérives violentes de l’extrémisme ? Faut-il en déduire, de manière implicite, qu’ils "mériteraient" leur sort, du fait d’une certaine proximité idéologique avec les bourreaux ? J’ose croire, à la lecture de votre ton modéré, que ce n’était nullement votre intention. Il me semblait important de clarifier ce premier malentendu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mon objectif était simplement de déconstruire une idée reçue : les musulmans sont en majorité victimes, et non complices, du terrorisme. Et cette réalité mérite d’être mieux comprise et reconnue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Sur la compatibilité de l’Islam avec les droits humains modernes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous rejetez ce que vous appelez la "compatibilité intrinsèque et naturelle" de l’islam avec les droits humains modernes. Soit. Mais ces termes sont les vôtres, pas les miens. Pour ma part, j’ai simplement affirmé que l’islam, en tant que civilisation juridique et spirituelle, est compatible avec les droits humains modernes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par compatibilité, il ne s’agit pas d’une adhésion automatique à chaque article de la Déclaration universelle des droits de l’homme ou des pactes internationaux. Aucun pays ne peut d’ailleurs revendiquer une telle conformité intégrale. Les États-Unis, par exemple, appliquent toujours la peine capitale, parfois même à des mineurs, ce qui viole plusieurs instruments internationaux qu’ils ont signés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les pays musulmans ne sont pas en reste : nombre d’entre eux, du Mali à l’Indonésie en passant par l’Égypte, le Pakistan ou l’Iran, ont participé à l’élaboration de ces textes, parfois en émettant des réserves pour des raisons culturelles ou religieuses. Ce droit à la réserve est d’ailleurs universel. L’Afrique elle-même, en 1981, a adopté sa propre Charte des droits de l’homme et des peuples, en affirmant sa spécificité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré ces divergences, il existe une convergence profonde sur les valeurs fondamentales : protection de la vie, respect de la dignité, justice, liberté, propriété. J’aimerais en rappeler ici quelques-unes brièvement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La protection de la vie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’islam reconnaît la sacralité de la vie humaine. Nul ne peut y porter atteinte sans justification, pas même au nom de la foi. Toute vie a une valeur égale : qu’elle soit musulmane, chrétienne ou athée. Cette reconnaissance de la vie comme principe sacré précède de plusieurs siècles l’émergence des constitutions modernes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Coran permet la violence uniquement dans un contexte de légitime défense ou de guerre déclarée, et même dans ces cas, il commande de s’arrêter si l’ennemi incline vers la paix : "Et s’ils inclinent vers la paix, incline vers elle toi aussi, et place ta confiance en Allah." (Sourate 8, verset 61)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, la paix est le principe, la guerre l’exception. Et cette règle vaut également ailleurs : aux États-Unis par exemple, la peine capitale reste une exception qui subsiste malgré les idéaux universels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à la lapidation, elle ne figure pas comme injonction dans le Coran, et son application, même là où elle est prévue, obéit à des conditions si strictes qu’elle est presque inexistante. Elle est appelée à évoluer, j’en suis convaincu. La France et les États-Unis ont mis plus d’un siècle à accorder aux femmes et aux Noirs les mêmes droits qu’aux autres citoyens. L’évolution des sociétés est un processus long, l’islam n’échappe pas à cette dynamique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La dignité humaine<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement à ce que vous soutenez, le Coran n’érige pas la dignité en valeur réservée aux seuls musulmans. De nombreux versets soulignent la noblesse inhérente à toute personne humaine, y compris l’ennemi, l’étranger, l’incroyant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Coran commande même d’accorder refuge à un mécréant persécuté, sans obligation de conversion : « Et si l’un des associateurs te demande asile, accorde-le-lui afin qu’il entende la parole d’Allah, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. » (Sourate 9, verset 6)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce sont des gens qui ignorent encore que vous êtes bien guidés vers la vérité. Ne les condamnez pas pour cette ignorance, ne les livrez pas à la persécution. Soyez justes, soyez cléments : ce sont, malgré tout, des êtres humains. S’ils vous demandent secours, apportez-leur assistance. Quant à leur éventuelle conversion — qui vous tient à cœur —, sachez que c’est par votre geste de bonté, votre protection, et l’exemple de votre foi qu’ils entendront vos prières, vos récitations. Peut-être croiront-ils un jour. Peut-être pas. Mais, en tout état de cause, vous avez le devoir impératif de les conduire en sécurité, là où ils seront libres et à l’abri.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En somme, voilà ce que condense pédagogiquement ce verset en deux phrases d’une clarté remarquable, que le Prophète lui-même a illustré dans sa conduite et rappelé à maintes reprises : la foi véritable ne se prouve pas dans la domination, mais dans la miséricorde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La liberté, la justice, le droit à la propriété<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je pourrais développer davantage sur ces points, mais votre érudition vous permet de saisir le fond sans que j’aie à m’y étendre. Je me contenterai de souligner que ces principes font partie intégrante des fondements islamiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher frère, il me semble que les divergences entre nous relèvent moins de contradictions fondamentales que de malentendus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mon intention n’a jamais été de nier l’existence de tensions entre certains textes fondateurs et certaines normes modernes. Mais tel n’était pas le propos de ma tribune. Mon objectif était de mettre en lumière les principes universels que l’islam partage avec les droits humains modernes, non de m’attarder sur les exceptions — d’autant que ces exceptions existent dans toutes les civilisations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je crois fermement que l’islam, en tant que tradition vivante et civilisation millénaire, est non seulement compatible avec les droits humains, mais qu’il a été pionnier dans la reconnaissance de la vie, de la dignité, de la justice, de la liberté, bien avant l’avènement de l’ère moderne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Loin des caricatures, des lectures partiales ou intéressées, il est temps de rappeler que l’islam peut et doit continuer de contribuer à la promotion de la dignité humaine, du droit et de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette quête commune, je suis heureux de pouvoir échanger avec des interlocuteurs de votre qualité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Paix et salut !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Dr. Mahamadou Konaté<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : L’islam, une civilisation du droit et de la dignité</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-lislam-une-civilisation-du-droit-et-de-la-dignite-3110031.html</link>
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<description><![CDATA[ Si la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 marque une étape juridique essentielle de l’histoire contemporaine, l’idée de droits humains précède largement l’ère moderne. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 01:42:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès le VIe siècle avant notre ère, Cyrus le Grand proclamait la liberté de culte et l’égalité des peuples conquis, initiant un principe d’universalité morale qui irrigue plusieurs grandes civilisations. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’islam s’inscrit pleinement dans cet héritage. Dès ses origines, cette civilisation religieuse, juridique et politique a développé une conception exigeante de la justice, de la dignité humaine, de l’égalité fondamentale entre les êtres humains, et de la protection des droits — bien avant que ces principes ne soient formalisés dans le langage moderne du droit international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’islam, une civilisation de droit et de justice<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement aux accusations récurrentes qui tendent à caricaturer l’islam comme une religion incompatible avec les droits humains, l’histoire et les textes fondateurs de cette civilisation démontrent l’inverse. L’islam a produit, dès le VIIe siècle, une pensée juridique, éthique et politique qui place la justice (al-‘adl), la dignité (karāma) et la préservation des droits fondamentaux (ḥuqūq) au cœur de sa vision du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Coran et la centralité de la dignité humaine<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Coran proclame avec force : « Nous avons certes honoré les fils d’Adam » (Sourate 17, verset 70), érigeant la dignité humaine en principe universel. Ce verset est souvent cité par les penseurs musulmans pour fonder une vision inclusive de l’humanité, indépendamment de la foi, de l’origine ou du statut social. D’autres passages appellent à la justice sans distinction : « Ô vous qui croyez ! Soyez fermes dans l'équité, témoins pour Dieu, même contre vous-mêmes, vos parents ou vos proches » (Sourate 4, verset 135). Ce commandement dépasse les obligations communautaires pour affirmer une éthique de la justice comme valeur transcendantale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Prophète Muhammad : fondateur d’un ordre éthique et juridique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vie du Prophète Muhammad (PSLF) témoigne d’un engagement profond pour les droits des plus vulnérables : les orphelins, les esclaves, les femmes, les pauvres. La Constitution de Médine (622), considérée par de nombreux historiens comme la première charte politique islamique, garantit les droits des diverses communautés religieuses (musulmans, juifs, polythéistes) à coexister dans une même société. Elle affirme notamment que « les juifs sont une communauté avec les croyants […] ils ont leurs droits et leurs devoirs ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne s’agit pas là de tolérance condescendante, mais bien d’un cadre juridique structurant une société plurielle, fondée sur des principes contractuels et éthiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une tradition juridique structurée autour des droits<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le développement du droit musulman (fiqh) à travers les écoles de jurisprudence (madhāhib) démontre la richesse d’une civilisation qui a produit, analysé et débattu des normes au service de la justice. Dès le IXe siècle, les juristes définissent les cinq objectifs supérieurs de la Loi (maqāṣid al-sharī‘a) : la protection de la religion, de la vie, de l’intellect, de la descendance et des biens — des finalités qui résonnent clairement avec les catégories modernes des droits fondamentaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette architecture du droit islamique montre que l’islam n’est pas une simple spiritualité individuelle, mais une civilisation du droit structuré, où la norme vise à encadrer le pouvoir, garantir l’équité, et préserver les droits des personnes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En affirmant l'attachement de l’islam à la justice et aux droits humains, il ne s'agit pas d’un exercice apologétique, mais d’un rappel historique essentiel face aux lectures réductrices et aux préjugés idéologiques. Si des dérives ou des lectures extrémistes ont pu instrumentaliser le texte au service d’un autoritarisme religieux, elles ne sauraient effacer le legs civilisationnel immense d’un islam juridique, éthique et humaniste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un héritage dénigré, une fidélité à réaffirmer<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors même que l’histoire témoigne d’un Islam profondément ancré dans la quête de justice, dans l’organisation du droit et dans la promotion de la dignité humaine, cette tradition est aujourd’hui l’objet d’un dénigrement systématique, souvent alimenté par l’ignorance, la peur ou des arrière-pensées idéologiques. Trop souvent, dans l’espace médiatique et politique occidental, l’islam n’est plus interrogé comme religion, pensée ou civilisation, mais simplement incriminé comme menace.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On ne débat plus : on accuse. On n’analyse plus : on stigmatise. Ainsi, des valeurs universelles comme les droits humains, que l’islam a portés à travers l’histoire sous des formes multiples - droit à la vie, à la justice équitable, à la propriété, à la liberté de conscience ou encore à la protection des minorités - sont aujourd’hui présentées comme étrangères à cette tradition. Comme si l’islam, en tant que tel, était intrinsèquement incompatible avec la modernité, l’égalité ou la liberté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, il s’agit là d’un renversement dangereux : ce ne sont pas les droits humains qui sont menacés par l’islam, mais bien l’islam qui est menacé dans son droit d’exister dignement, sans caricature, sans suspicion permanente, sans présomption de culpabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, il est crucial de rappeler que, dans le monde, la majorité des victimes du terrorisme islamiste sont elles-mêmes des musulmans. Cette réalité, trop souvent occultée, montre que ces violences ne sont pas un combat entre l’“Occident” et l’islam, mais une lutte interne, douloureuse, au sein même des sociétés musulmanes, qui aspirent à la paix, à la sécurité et au respect des droits fondamentaux. Selon une analyse de la Fondation pour l'innovation politique (Fondapol), entre 1979 et 2019, 91,2 % des victimes des attaques terroristes islamistes étaient des musulmans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La montée de discours hostiles, allant de l’invocation des conquêtes arabes à l’instrumentalisation religieuse des groupes terroristes, pour stigmatiser des populations entières, participe d’une guerre culturelle visant à déposséder les musulmans de toute voix propre dans le champ des valeurs universelles. Pourtant, revendiquer les droits humains n’est pas un mimétisme occidental, c’est un devoir spirituel, moral et civilisationnel pour les musulmans, en continuité avec une tradition millénaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne s’agit donc pas de se justifier selon des critères imposés, mais de rappeler la cohérence interne d’une éthique islamique du droit. Une éthique qui, sans renier les spécificités historiques ou les débats d’interprétation, reste traversée par un impératif constant : faire triompher la justice (al-‘adl), élever la dignité (karāma), protéger l’humain (ḥifẓ an-nafs), garantir la liberté de conscience (lā ikrāha fī d-dīn), et placer la loi au service de la paix (as-salām).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Dr. Mahamadou Konaté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Centre Kurukanfuga-BGCP &amp; BEC-DK<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Zeidan Ag Sidalamine : L’Homme qui a choisi la Paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/zeidan-ag-sidalamine-lhomme-qui-a-choisi-la-paix-3110008.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Oct 2025 08:43:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J’ai eu le privilège de croiser le chemin de Zeidan Ag Sidalamine dès les années 1980, à Gossi, dans le cadre du projet d’aide<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au développement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du Mali porté par l’Église norvégienne. Depuis ce jour, je n’ai jamais cessé d’admirer en lui un homme d’une rare droiture, empreint d’humilité, sincèrement attaché à son peuple et profondément fidèle à son pays.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ardent artisan du Pacte national, il a joué un rôle essentiel dans sa mise en œuvre, portant avec courage la flamme de la Paix, du dialogue et de la réconciliation. Même lorsque la paix rencontrait l’opposition de proches, notamment certains membres du FPLA comme Rhissa Ag Sidi Mohamed, Zeidan a su convaincre, expliquer et ramener les réticents vers la voie de la concorde. Là où d’autres auraient cédé à la rancune, lui a choisi l’intérêt général, plaçant la paix au-dessus de tout.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Démocrate convaincu et sincère, il est de ceux qui vivent en accord avec leurs principes. Sa fidélité en amitié, sa générosité, son sens du partage et sa constance dans l’action font de lui un homme dont la grandeur se mesure à l’humilité. Qu’il soit investi d’une fonction ou qu’il vive la simplicité du quotidien, Zeidan demeure le même, invariable, solide, fidèle à ses valeurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’est pas raciste. Bien au contraire, il incarne l’esprit de tolérance et de fraternité. Touareg, mais aussi frère des Arabes, des Bambara, des Peulhs, des Dogons et de toutes les autres communautés, il a toujours considéré la diversité comme une chance et une richesse pour le Mali et pour l’humanité. Chez lui, il n’y a ni frontières ni barrières, seulement la conviction que la paix se construit dans le respect des différences et la reconnaissance mutuelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une force tranquille, un repère immuable <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa compagnie est un privilège rare. Avec lui, les conversations s’animent, les rires jaillissent, et la véracité de ses échanges illumine les instants partagés. Être à ses côtés, c’est goûter à une fraternité sincère, à une joie simple qui laisse une trace durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Zeidan Ag Sidalamine est de ces hommes que les épreuves n’altèrent pas. Sa parole demeure ferme, son attitude constante, et sa fidélité inébranlable. Dans un monde où tout vacille, il est cette force tranquille, ce repère immuable qui inspire confiance et respect.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je rends ici hommage à un homme généreux, profondément attaché à la paix et dont la vie est un témoignage vivant. Son parcours reste une source d’inspiration pour tous ceux qui croient en la réconciliation, en la justice et en la fraternité humaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hachim Ould Sidi Mohamed, Consultant<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nous devons regarder l&amp;apos;ombre : Le racisme &amp;quot;brillant&amp;quot; du siècle des lumières Le miroir brisant de la vérité</title>
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<description><![CDATA[ Nous avons grandi avec le récit d&#039;une France des Lumières, phare de la raison et de la liberté. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 18:53:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous avons vénéré ses auteurs, célébré leurs mots, les considérant comme nos «ancêtres», porteurs d'un héritage intellectuel dont nous étions fiers. Pourtant, les propos attribués à ce grand homme de lettres, le Comte de Buffon, nous forcent à briser ce miroir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ces lignes qui déploient une idéologie de la supériorité raciale et justifient froidement l'horreur de la traite négrière, nous ressentons une profonde indignation. Notre héritage n'est pas monolithique. Il est temps que nous cessions de chérir aveuglément la «brillance» pour confronter l'abjection qui a été sciemment masquée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le polygénisme et la négation de l'humanité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les affirmations de Buffon, telles que «Les hommes n’ont pas tous la même origine» ou «Jamais homme un peu instruit n’a avancé que les espèces non mélangées dégénérassent», sont le fondement même du polygénisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette théorie, aujourd'hui réfutée, prétendait que les races humaines avaient des origines séparées, contredisant l'unité de l'espèce humaine (monogénisme).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'idéologie du déclassement<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les passages infâmes comparant les «nègres» aux singes, «C’est une grande question, les Noirs, s’ils sont descendus du singe ou si les singes sont venus d’eux», ne sont pas le fruit d'une simple ignorance. Ils sont une construction délibérée visant à déclasser une catégorie d'êtres humains. Nous voyons ici le savoir mis au service de la haine, le «brillant» naturaliste se transformant en théoricien de la déshumanisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'essentialisation de la différence<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque Buffon décrit les caractéristiques physiques («Leurs yeux ronds, leur nez épaté, leurs lèvres toujours grosses») pour en déduire «la mesure même de leur intelligence», nous assistons à la naissance de l'essentialisme racial. L'infériorité n'est plus un accident, mais une caractéristique intrinsèque, définitive, et non modifiable par le climat, justifiant ainsi l'oppression universelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La traite négrière: l'abjection économique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'aspect le plus glacé de ces citations est la justification du commerce des esclaves. Buffon y voit une «bonne affaire en même temps qu’une bonne action».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cynisme du capitalisme<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'auteur inverse la moralité: l'acheteur (l'Européen) devient le bienfaiteur, celui qui «soustrai[t] à la mort tant de malheureux nègres». La véritable ignominie est rejetée sur le peuple africain lui-même, accusé de «trafique[r] ses enfants». Nous devons y voir une stratégie rhétorique classique: décharger l'oppresseur de toute culpabilité en imputant la faute à la victime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La légitimation par la supériorité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le propos «Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maitre était né pour en avoir» est une phrase clé. Elle résume la mentalité coloniale: l'esclavage n'est pas un crime, mais la preuve naturelle d'une hiérarchie raciale, une destinée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous comprenons que le racisme n'était pas un accident moral, mais le moteur idéologique et économique de la traite et de la colonisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre devoir face à l'héritage<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces textes nous rappellent une vérité dérangeante: une partie du génie intellectuel français a été complice et architecte de l'oppression.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les discours racistes de Buffon et d'autres figures célèbres du passé ne sont pas seulement «leurs valeurs», comme vous le notez, mais un lourd fardeau historique que nous portons collectivement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre responsabilité aujourd'hui n'est pas d'effacer ces figures, mais de les lire intégralement: de reconnaître la contribution scientifique d'un côté et de dénoncer sans équivoque la pensée raciste de l'autre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ne séparant pas l'homme du penseur, en ne minimisant pas la toxicité de ces écrits, nous faisons le choix de la lucidité historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est le prix à payer pour que les valeurs d'égalité, d'humanité et d'antiracisme, nos valeurs, puissent véritablement prendre le pas sur les ombres du passé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">AKD<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agression algérienne et hypocrisies géostratégiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/agression-algerienne-et-hypocrisies-geostrategiques-3109969.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 05:55:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Dans un monde où les principes de souveraineté, de non-ingérence et de légalité internationale sont trop souvent foulés aux pieds par des États en quête d’hégémonie régionale ou de réhabilitation impériale, le Mali se dresse, lucide et déterminé, pour dénoncer une agression caractérisée : la destruction délibérée d’un drone malien par les forces armées algériennes dans la nuit du 31 mars au 1<sup>er</sup> avril 2025. Afin que le droit international soit réaffirmé avec force, en respectant les dynamiques géopolitiques régionales actuelles et les nouveaux formats d'alliances stratégiques qui se nouent dans un monde en pleine mutation.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">L’Algérie, fidèle à une rhétorique dilatoire et condescendante, prétend que l’appareil aurait violé son espace aérien sur 2 km. Pourtant, les données techniques et les preuves scientifiques publiées par le Gouvernement du Mali démontrent sans équivoque que le drone n’a jamais quitté le ciel malien. L’épave retrouvée à 9,5 km de la frontière algérienne rend mathématiquement impossible toute incursion. Ce n’est pas une erreur : c’est une action hostile préméditée, une violation flagrante de l’article 2(4) de la Charte des Nations Unies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Le droit international bafoué<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Le refus de l’Algérie de reconnaître la compétence de la Cour internationale de Justice (CIJ) dans cette affaire est un aveu de culpabilité. Si elle avait des preuves, elle les aurait présentées. Ce rejet témoigne d’un mépris profond pour les mécanismes de règlement pacifique des différends et pour la légalité internationale. Il s’agit là d’un quasi cassus belli, une provocation grave dans une région déjà fragilisée par les conflits asymétriques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Le rôle trouble de l’Algérie et de la Mauritanie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Au-delà de cette agression, le Mali dénonce le parrainage actif de groupes armés terroristes par le régime algérien, qui entrave les efforts de stabilisation du Sahel. La Mauritanie, quant à elle, joue un double jeu diplomatique, affichant une neutralité de façade tout en facilitant des réseaux logistiques opaques. Ces deux voisins doivent cesser de jouer aux pyromanes dans une région en feu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">La France : tutelle déchue, puissance belliqueuse<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">L’ex-puissance coloniale, la France, n’est pas en reste. Son activisme militaire en Ukraine et son soutien inconditionnel aux services secrets ukrainiens, tout en diabolisant les États de l’AES, trahit une posture néocoloniale déguisée. L’opération Barkhane, son retrait précipité, et son lobbying contre les gouvernements sahéliens dans les enceintes internationales illustrent une stratégie de déstabilisation par procuration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">L’AES et la Russie : une alliance de souveraineté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Face à ces agressions, l’Alliance des États du Sahel (AES) - Mali, Burkina Faso, Niger - a choisi la voie de la souveraineté stratégique. Le partenariat multidimensionnel avec la Russie, officialisé en avril 2025, incarne une rupture avec les tutelles occidentales. La mise en place de la Force Unifiée, le soutien logistique et technique russe, et la convergence diplomatique dans les instances internationales sont autant de leviers pour restaurer la sécurité et la dignité des peuples sahéliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Le Mali ne pliera pas. Le Mali ne cédera ni aux intimidations, ni aux manipulations. Il défendra son territoire, sa souveraineté et son peuple avec fermeté. La réponse du Mali est claire et martiale : «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;">Pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité. Pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité».</i></b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" align="right" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: right; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">La Rédaction<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contribution : Mali : L&amp;apos;avidité, ce cancer qui ronge les liens sociaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-mali-lavidite-ce-cancer-qui-ronge-les-liens-sociaux-3109924.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans l&#039;imaginaire collectif, le Mali est souvent présenté comme le berceau de la &quot;Diatiduiya&quot; sahélienne, un pays où la solidarité, le partage et les valeurs communautaires sont érigés en principes sacrés. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Oct 2025 01:39:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, sous la surface de cette hospitalité légendaire, une réalité plus sombre et plus complexe gronde : celle de l'avidité et de la cupidité, devenues des forces motrices puissantes et destructrices dans de nombreuses sphères de la société. Loin d'être un simple travers individuel, cette frénésie d'enrichissement personnel semble être devenue un mal social qui corrode le tissu national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I. Les Visages de l'Avidité Moderne<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La cupidité au Mali ne se limite pas à l'accumulation d'argent. Elle se manifeste sous plusieurs formes, aussi pernicieuses les unes que les autres :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1.La Dévoration de la Chose Publique : C'est la forme la plus visible et la plus dénoncée. La corruption, le détournement de deniers publics, le népotisme et le clientélisme ont atteint des niveaux alarmants. Dans les administrations, les hôpitaux, les écoles et les marchés publics, le "petit geste" est souvent devenu la norme pour un service qui devrait être un dû. Cette avidité des élites politiques, administratives et militaires prive l'État des ressources nécessaires pour fonctionner, entretient la misère et sape toute confiance des citoyens en leurs institutions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Le Mercantilisme dans le Social et le Religieux : Même les domaines autrefois régis par la générosité et la foi n'y échappent pas. Le phénomène des "hommes d'affaires" en boubous, qui transforment toute relation en opportunité commerciale, est courant. Dans le milieu religieux, certains prédicateurs exploitent la détresse et l'espoir des fidèles, promettant miracles et bénédictions contre des dons toujours plus importants. Le mariage, célébration sacrée, est parfois transformé en démonstration de puissance financière, où la dot et les dépenses somptuaires deviennent un fardeau écrasant pour les familles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. L'Individualisme Triomphant face à la Solidarité de façade : Le proverbe malien dit : "Un seul bras ne peut attacher un fagot." Pourtant, l'individualisme gagne du terrain. La solidarité familiale ou communautaire, autrefois naturelle, est parfois instrumentalisée. On assiste à des scènes où l'aide apportée à un parent dans le besoin est vue comme un investissement dont il faudra tirer profit plus tard. L'ascension sociale d'un individu peut attirer une nuée de "parents" non pas pour le soutenir, mais pour en tirer une part du gâteau, freinant ainsi toute initiative entrepreneuriale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">II. Les Racines d'un Fléau<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment en est-on arrivé-là ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les causes sont multiples et s'entremêlent :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'MS Gothic'; mso-bidi-font-family: 'MS Gothic';">➢</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> La Paupérisation Généralisée : Dans un pays où l'économie formelle est fragile et où la précarité est le lot quotidien de la majorité, l'argent devient une obsession vitale. La lutte pour la survie peut pousser à adopter une logique de prédation : "Si je ne prends pas, un autre le prendra, et je resterai sur le carreau."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'MS Gothic'; mso-bidi-font-family: 'MS Gothic';">➢</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> L'Effritement des Valeurs Morales : L'éducation traditionnelle, qui inculquait le respect, l'honneur et la pudeur, est en perte de vitesse. Elle est remplacée par un modèle de réussite basé presque exclusivement sur la possession matérielle et la visibilité sociale, souvent véhiculé par les réseaux sociaux et les médias.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'MS Gothic'; mso-bidi-font-family: 'MS Gothic';">➢</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Un Contexte de Crise et d'Insécurité : Plus d'une décennie de crise sécuritaire et politique a créé un environnement d'incertitude totale. Dans de tels contextes, la logique du "carpe diem" (cueille le jour) prévaut souvent. L'avenir étant incertain, il faut accumuler le plus possible, le plus vite possible, sans se soucier des conséquences à long terme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'MS Gothic'; mso-bidi-font-family: 'MS Gothic';">➢</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> L'Impunité Généralisée : Lorsque les plus hautes sphères de l'État donnent l'exemple du détournement sans en subir les conséquences, le message envoyé à la population est clair : la cupidité paie. L'absence de reddition des comptes légitime et banalise ces comportements à tous les niveaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">III. Les Conséquences : Une Société en Péril<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les effets de cette avidité généralisée sont dévastateurs :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'MS Gothic'; mso-bidi-font-family: 'MS Gothic';">➢</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Appauvrissement Collectif : L'argent détourné est celui qui manque pour les hôpitaux, les écoles et les infrastructures. La cupidité de quelques-uns appauvrit la nation entière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'MS Gothic'; mso-bidi-font-family: 'MS Gothic';">➢</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> La Perte de Confiance : La méfiance s'installe partout : envers l'État, envers les institutions, envers les amis et même envers sa propre famille. Cette défiance est un poison pour la cohésion sociale et le vivre-ensemble.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'MS Gothic'; mso-bidi-font-family: 'MS Gothic';">➢</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> La Stagnation et la Fuite des Cerveaux : Pour les jeunes entrepreneurs et les diplômés honnêtes, l'environnement devient étouffant. Sans réseaux d'influence ou sans volonté de participer au système de corruption, ils se trouvent bloqués ou choisissent l'exil, privant le pays de ses forces vives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'MS Gothic'; mso-bidi-font-family: 'MS Gothic';">➢</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Une Identité Nationale Blessée : Le contraste entre les valeurs affichées (solidarité, honneur) et la réalité vécue (cupidité, individualisme) crée un profond malaise identitaire. Les Maliens ont le sentiment de trahir une part essentielle d'eux-mêmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Raison pour laquelle, nous devons soutenir les initiatives entreprises par les autorités de la transition pour réveiller nos valeurs ancestrales qui sont des médicaments contre ses maux. La lutte implacable contre la corruption et l’enrichissement illicite sont des initiatives à saluer et soutenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">IV. Quel Remède ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n'y a pas de solution miracle. Enrayer ce phénomène nécessite une action concertée et de long terme :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'MS Gothic'; mso-bidi-font-family: 'MS Gothic';">➢</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Une Volonté Politique Réelle : La lutte contre la corruption et l'impunité doit être une priorité absolue et non un slogan. Cela passe par une justice indépendante et courageuse. Ce qui est déjà visible pendant cette transition. Une initiative à encourager.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'MS Gothic'; mso-bidi-font-family: 'MS Gothic';">➢</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Une Rééducation aux Valeurs : Il est urgent de réinvestir le champ de l'éducation, à la fois dans les écoles et dans les familles, pour ressusciter les vertus de l'intégrité, du travail bien fait et de la responsabilité collective. Il est lieu de citer l’école de la citoyenneté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'MS Gothic'; mso-bidi-font-family: 'MS Gothic';">➢</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Encourager les Modèles Positifs : Mettre en lumière les réussites honnêtes, les entrepreneurs qui créent de la valeur sans corruption, les citoyens et fonctionnaires intègres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'MS Gothic'; mso-bidi-font-family: 'MS Gothic';">➢</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Un Réveil Citoyen : La société civile, les médias et chaque citoyen ont un rôle à jouer pour dénoncer les abus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En somme, si l'avidité est une tentation universelle, son emprise sur la société malienne aujourd'hui est particulièrement forte et destructrice. Elle représente une trahison des idéaux de solidarité qui ont permis au pays de traverser les siècles. Revenir à l'essence de ce qui a fait la force du Mali n'est pas une question de nostalgie, mais une condition sine qua non pour son salut et sa renaissance. Le combat contre la cupidité est, in fine, le combat pour l'âme même de la nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Abdellahi Elkhalil<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sociologue, Philosophe- Spécialiste des questions sociales et Sécuritaires du Sahel -Ecrivain<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Des enfants dans la comédie : L&amp;apos;exigence de la réglementation</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/des-enfants-dans-la-comedie-lexigence-de-la-reglementation-3109871.html</link>
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<description><![CDATA[ Les enfants peuvent participer à la comédie et au théâtre pour favoriser leur développement personnel, mais dans le respect strict de la réglementation relative  à leurs droits et à leur protection. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 11:49:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le théâtre et la comédie sont des excellents moyens de développement personnel et d'apprentissage. Jouer la comédie ou le théâtre permet d'apprendre à exprimer et à maîtriser ses émotions afin de prendre de l'assurance, de vaincre sa timidité pour développer sa créativité, son sens de l'analyse mais aussi pour développer sa mémoire. Cependant il faut être particulièrement vigilant lors de l'emploi des enfants dans la comédie ou le théâtre car l'utilisation des enfants dans la comédie ou le théâtre est strictement réglementée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'utilisation des enfants est soumise dans certains cas à l'autorisation de ses parents ou du tuteur et elle doit respecter les principes inscrits dans la convention relative aux droits de l'enfant que le Mali a ratifiée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En vertu de ces principes, le rôle confié à l'enfant dans la comédie ou dans le théâtre doit être adapté à son âge, à sa capacité physique et à sa capacité de discernement et le rôle ne doit pas être contraire aux bonnes mœurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si la comédie et ou le théâtre dans lequel l'enfant est utilisé a un caractère lucratif, la prestation de l'enfant doit être payée conformément à la réglementation en vigueur en la matière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui à la participation des enfants dans la comédie et dans le théâtre pour favoriser leur développement personnel mais respecter strictement la réglementation relative aux droits et à la protection de l'enfant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moussa Bagayoko</strong><o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Secrétaire chargé des relations publiques de la Coalition Malienne pour les Droits de l'Enfant, COMADE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Défilé du 22 septembre 2025 : Une ferme volonté de tourner définitivement la page de la dépendance militaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/defile-du-22-septembre-2025-une-ferme-volonte-de-tourner-definitivement-la-page-de-la-dependance-militaire-3109853.html</link>
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<description><![CDATA[ Par l’imposant et le magnifique défilé organisé le 22 septembre 2025, le Mali a affirmé sa volonté de tourner la page de la dépendance militaire et a démontré qu’il dispose désormais de ses propres moyens pour défendre son intégrité territoriale et restaurer sa dignité. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 02:02:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec du temps et de la patience, on vient à bout de tout. Dans la nuit du 21 septembre 2025, Bamako s’est embrasée de lumière grâce à un spectaculaire show de drones qui a émerveillé la capitale. À travers des chorégraphies aériennes inédites, le ciel malien a raconté l’épopée nationale : de la lutte héroïque pour l’indépendance jusqu’aux ambitions modernes d’un Mali tourné vers l’avenir. Ce moment grandiose, empreint d’unité, de progrès et de fierté nationale, a été bien plus qu’un simple spectacle : il a constitué le prélude éclatant aux célébrations du 22 septembre, annonçant une Fête nationale d’une ampleur exceptionnelle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce 22 septembre 2025, le Mali a célébré le 65ᵉ anniversaire de son indépendance. Une date hautement symbolique, inscrite à jamais dans l’histoire de la nation. Cette commémoration a été marquée par un défilé militaire d’une ampleur inédite, véritable démonstration de souveraineté et de renaissance nationale. Longtemps moqué, humilié et fragilisé par les épreuves, le peuple malien retrouve aujourd’hui sa fierté et son espoir, sous l’impulsion du président le général d’armée Assimi Goïta. Ce défilé a dépassé toutes les attentes : il a révélé un arsenal moderne, des équipements militaires de dernière génération, acquis grâce à la détermination et aux sacrifices des Maliens eux-mêmes, donc sans recours aux crédits ni aux prêts extérieurs. Ce 22 septembre ne se réduit pas à une simple célébration. Il incarne la volonté d’un peuple debout, maître de son destin, et décidé à inscrire son avenir dans la dignité, la liberté et l’honneur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En août 2020, le peuple malien avait placé sa confiance en ses colonels, à savoir : Assimi Goïta, Malick Diaw, Ismaël Wagué, Modibo Koné, Sadio Camara. Ce que nous constatons aujourd’hui démontre clairement que vous avez déjà rempli une grande partie des missions qui vous ont été confiées. Après de nombreux revers et des blocages liés à l’acquisition d’équipements auprès des anciens partenaires, vous avez pris la décision de changer de doctrine militaire et d’opter pour de nouveaux partenaires stratégiques. Cette réorientation a permis d’acquérir du matériel moderne et de renouveler l’arsenal de l’armée. L’absence de moyens aériens, la caducité de l’accord de défense et l’obsolescence de l’accord d’Alger affaiblissaient l’unité nationale et rendaient la partition plus probable. Si l’armée malienne a toujours disposé de soldats courageux, prêts à se sacrifier pour la patrie, il est difficile, voire impossible, de l’emporter contre un adversaire mieux armé et mieux équipé sans les ressources adaptées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’humiliation infligée par les groupes terroristes en 2012 enfin réparée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une guerre asymétrique, il est donc indispensable de disposer de l’ensemble des moyens nécessaires. À travers ce défilé militaire historique, le Mali adresse un signal fort aux groupes terroristes et à leurs alliés séparatistes : l’État veille jalousement sur l’intégrité de l’ensemble du territoire national. Il dispose des moyens humains et matériels nécessaires pour répondre efficacement à toute attaque lâche et ignoble. Le défilé militaire d’aujourd’hui vient réparer l’humiliation infligée par les groupes terroristes en 2012. À cette époque, en l’absence de moyens aériens adaptés, le gouvernement malien avait été contraint de solliciter l’appui de la France, ancienne puissance coloniale, pour freiner l’avancée des terroristes vers le sud du pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si cette intervention a permis d’éviter la chute immédiate de l’État, elle a toutefois marqué un tournant décisif : loin d’éradiquer la menace, elle a ouvert la voie à une fragmentation durable du Mali et à l’installation massive des groupes armés sur une grande partie du territoire. Depuis lors, le terrorisme s’est propagé comme un cancer, métastasé dans chaque recoin du pays, fragilisant la souveraineté nationale et mettant à rude épreuve la résilience du peuple malien. Aujourd’hui, par ce défilé, le Mali affirme sa volonté de tourner la page de la dépendance militaire et de démontrer qu’il dispose désormais de ses propres moyens pour défendre son intégrité territoriale et restaurer sa dignité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">ll est essentiel de rappeler que nos forces armées ont tenu leur promesse et ont démontré, par des actes concrets, qu’elles méritent la confiance du peuple malien. Elles prouvent chaque jour qu’elles sont capables de relever les grands défis sécuritaires et de s’attaquer aux autres chantiers qui jalonnent la refondation nationale. Le maître-mot reste la patience. Oui, il nous faut parfois mettre de côté nos intérêts personnels, aussi légitimes soient-ils, pour placer au-dessus de tout l’intérêt supérieur de la Nation. J’ai la conviction profonde que l’avenir du Mali est prometteur. Dans un pays stabilisé et sécurisé, le climat des affaires ne pourra que s’épanouir, offrant des opportunités à tous. N’oublions jamais : aucun dirigeant, aucune équipe, ne peut, à elle seule, résoudre d’un coup tous les problèmes accumulés par un pays longtemps fragilisé comme le nôtre. Mais unis, patients et déterminés, nous pouvons reconstruire le Mali, pas à pas, sur des bases solides et durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Accordé plus d’intérêt aux autres secteurs clés de l’économie nationale<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après avoir été témoin de ce défilé historique, je renouvelle ma confiance aux autorités de la Transition, avec l’espoir qu’elles sauront désormais accorder une attention particulière aux autres secteurs clés garants du développement national. Certes, les détracteurs ne manqueront jamais : certains chercheront à médire, à discréditer, voire à saboter vos actions. Mais vous devez garder à l’esprit une seule vérité : vous êtes investis d’une mission sacrée, celle de conduire le Mali sur le chemin de la lumière et de la renaissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le parcours est semé d’embûches, mais à cœur vaillant, rien n’est impossible. Les ennemis, organisés en réseaux terroristes et soutenus parfois par des complicités obscures, tenteront de ternir vos efforts. Qu’ils sachent cependant que ces attaques médiatiques et militaires sont la preuve que vous touchez au but : celui d’affaiblir durablement le terrorisme. On ne peut certes pas éradiquer totalement une idéologie extrémiste, mais l’objectif premier reste de la réduire à sa plus simple expression, jusqu’à la rendre insignifiante. C’est ainsi que le Mali restaurera sa dignité, consolidera sa souveraineté et ouvrira la voie à un avenir de paix, de stabilité et de prospérité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est impératif de renforcer le volet formation et de veiller à la maintenance régulière des équipements sur le long terme. Au-delà de la simple acquisition d’engins et de technologies, leur efficacité dépend de la compétence des hommes qui les utilisent et de l’entretien rigoureux qui leur est assuré. Mais cela ne suffit pas : il est également crucial de disposer d’une économie solide, capable de soutenir financièrement ces investissements sur la durée. La mise en place et le maintien de telles capacités nécessitent un budget conséquent, car, comme le dit l’adage, « gouverner, c’est prévoir ». Investir dans la formation, la maintenance et la stabilité économique n’est pas un coût, mais un gage de souveraineté et de sécurité nationale durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au demeurant, soutenir les autorités de la Transition, ce n’est pas simplement suivre une administration en exercice : c’est s’engager activement dans la construction d’un Mali nouveau, un Mali digne, souverain et capable de tracer son propre destin. C’est reconnaître que chaque effort, chaque initiative et chaque décision prise par ces autorités participe à restaurer l’unité nationale, à renforcer la sécurité, à promouvoir le développement économique et social, et à offrir aux générations futures un cadre stable et prospère. Apporter son soutien, c’est donc participer à l’édification d’une nation forte, où la justice, la paix et la dignité du citoyen sont au cœur de l’action publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Abel Dembélé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Consultant- formateur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Société : Le Maya, pilier oublié de la dignité bamanan</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/societe-le-maya-pilier-oublie-de-la-dignite-bamanan-3109804.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans la culture bamanan ou mandingue, le Maya incarne bien plus qu’une simple règle morale : il est l’âme même de l’humanisme, le socle de la civilisation. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 09:08:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Être « humain » n’est pas qu’une question biologique ; c’est une vocation spirituelle, une responsabilité sociale, une exigence de dignité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Maya exige de chacun respect, compassion, retenue dans l’adversité. Il impose à l’homme de traiter sa famille, ses voisins, ses semblables avec amabilité et considération. C’est en vivant selon ces valeurs qu’un individu se montre véritablement digne. La dignité n’est donc pas un ornement, elle est un droit qui se mérite et qui se protège.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chez les Bamanans, préserver sa dignité signifie préserver aussi celle de sa famille et de sa communauté. C’est refuser les actes qui rabaissent, qui humilient, qui salissent la mémoire des ancêtres. C’est se tenir à la hauteur des attentes que la société place en chacun. Ainsi, la dignité ne se pense-t-elle pas en vase clos : se définit-elle toujours par rapport aux autres, tout comme le Maya.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On peut dire sans exagération que le Maya est la traduction vivante de la dignité humaine dans la tradition bamanan — et au-delà, dans l’ensemble mandingue. Celui qui manque de Maya perd sa dignité ; et celui qui perd sa dignité ne peut plus respecter celle des autres. Alors il s’enfonce dans la spirale de l’individualisme, de l’arrogance et de l’égoïsme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, que voyons-nous aujourd’hui ? Trop souvent, le Malien moderne s’éloigne du Maya. Les valeurs ancestrales de solidarité et d’humanité cèdent la place à l’individualisme, au mépris, à la recherche effrénée du gain personnel. L’égo l’emporte sur l’esprit communautaire. La dignité, jadis sacrée, se dilue dans les calculs matériels et les rivalités futiles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais sans Maya, nous perdons l’essentiel : notre respectabilité devant nos ancêtres et devant l’humanité tout entière. Sans Maya, nous perdons ce qui faisait la grandeur de notre civilisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le défi du Malien d’aujourd’hui n’est pas seulement économique, politique ou sécuritaire : il est moral et culturel. Il nous faut réapprendre le Maya, le vivre au quotidien, en faire le ciment de nos relations et la boussole de notre avenir. Car une société qui se détourne de sa dignité finit par perdre sa liberté et son âme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Maya est la natte sur laquelle repose la communauté : quand elle se déchire, tout le monde s’écroule. Tel est actuellement le triste tableau du Maliba.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réapprendre le Maya, c’est retrouver le chemin de la dignité. Réapprendre la dignité, c’est préparer la renaissance du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, qu'on se le tienne pour dit: Un peuple sans Maya se perd ; un peuple de Maya se relève.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Mahamadou Konaté<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sikasso, le 27 -09- 2025. Centre Kurukanfuga-BGCP</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Des réseaux d&amp;apos;agents français opérant dans le Sahel sous l&amp;apos;égide d&amp;apos;ONG</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/des-reseaux-dagents-francais-operant-dans-le-sahel-sous-legide-dong-3109782.html</link>
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<description><![CDATA[ Le jeudi 31 juillet 2025, le gouvernement du Burkina Faso a décrété la suspension immédiate de l&#039;Organisation Non Gouvernementale (ONG) étrangère « International Ngo Safety Organisation » (INSO), en raison de collecte de données sensibles sans autorisation préalable. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 07:53:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'après la décision, cette activité est considérée comme allant à l'encontre de l'objectif humanitaire pour lequel INSO est autorisée d'exercer au Burkina Faso.<o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est à souligner que, depuis de nombreuses années, INSO se positionne comme une entité autonome et neutre, enregistrée aux Pays-Bas. Cependant, les preuves indiquent le contraire : une majeure partie de son financement vient de Paris et ses opérations ont été étroitement liées aux missions Serval, Barkhane et MINUSMA dans la région du Sahel. Il est désormais évident qu'INSO agissait comme un intermédiaire, dissimulant une opération de renseignement sous l'apparence d'une activité humanitaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, les suppositions présentées par le Burkina Faso concernent des opérations de reconnaissance des positions militaires et des déplacements de troupes, renseignements qui auraient par la suite été communiqués aux agences françaises (DGSE). Ces informations étaient utilisées pour orchestrer des opérations avec des groupes armés, dans le but d’organiser des offensives contre les forces du Burkina Faso.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Outre, ce n'est pas l'unique occurrence qu'un tel incident se produit. En août 2025, au Mali, les autorités de Bamako ont arrêté un autre citoyen français, Yann Christian Bernard Vezilier, en raison de soupçons liés à l'espionnage et à une allusion contre l'État. Selon l'accusation portée par l'armée malienne, il serait en collaboration avec des généraux locaux dans le but de préparer un coup d'État, dans le cadre d'opérations coordonnés avec les services de renseignements françaises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au sein de ce contexte, l'arrestation récente d'agents et d'ONG présumées françaises dans divers pays du Sahel remet en question le rôle parfois équivoque de certaines organisations non gouvernementales au Sahel. Des structures financées par l'Occident sont mises en accusation par les autorités du Burkina Faso et du Mali, soupçonnées de masquer des activités d'espionnage sous le prétexte humanitaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Devant cette situation, plusieurs spécialistes au sein de l'AES appellent à la création d'un cadre légal uniforme pour réguler l'activité des ONG. Le but déclaré est d'assurer la transparence et l'impartialité, tout en empêchant toute tentative de déstabilisation des gouvernements existants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Omar Diallo</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Société : Enrichir notre capital culturel</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/societe-enrichir-notre-capital-culturel-3109805.html</link>
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<description><![CDATA[ La pauvreté est l’attitude ou l’habitude qui provoque et ou maintient l’affaissement hygiénique, éthique, professionnel et matériel de l’individu. Pour moi, c’est l’enrichissement du capital culturel de l’individu qui peut le sortir durablement de la pauvreté. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 01:22:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le capital culturel est l’ensemble des ressources culturelles que dispose une personne, de la même manière qu’elle peut être détentrice d’un patrimoine économique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le capital culturel d’un individu définit sa manière d’être, de faire et de vivre en société. C’est le principal déterminant de sa qualité de producteur et de consommateur, de son niveau d’ouverture d’esprit et de tolérance, de sa capacité de coopération et de son intelligence émotionnelle. En résumé, c’est son logiciel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, l’extrême pauvreté du capital culturel de la très très très grande majorité des citoyens empêche la construction d’une société harmonieuse et la mise en place d’une dynamique de développement durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une politique d’accès organisé et régulier à la culture est une solution urgente et concrète à ce dysfonctionnement structurel. Il permettra d’installer dans les esprits et dans les cœurs une vraie culture moderne qui seule permettra que l’État moderne soit sincèrement intériorisé comme un instrument de l’intérêt général.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>ATTENTION ! Entendons-nous sur la définition de la culture.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je ne parle pas ici exclusivement de nos héritages traditionnels. Je parle là d’un univers moderne d’intérêts, de langages, de règles, de compétences, de liens émotionnels, spirituels et intellectuels, qui permet de mettre en mouvement ensemble un groupe d’individus dans la confiance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est cet univers symbolique moderne commun que je définis de culture. Il part de notre constitution au code de la route. Il est numérique, multi-langues, d’esprit entrepreneurial. Il porte les outils modernes de solidarité. Il porte les valeurs du respect mutuel. Il dope la confiance et motive le « vivre ensemble » par une vision de construction d’un avenir commun, au quotidien, en tant que membre d’une famille, citoyen d’un quartier, d’une commune, d’une région, d’un pays, d’un continent et du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Alioune Ifra Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice africaine : à Bamako, le retrait de la CPI salué comme une libération</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/justice-africaine-a-bamako-le-retrait-de-la-cpi-salue-comme-une-liberation-3109780.html</link>
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<description><![CDATA[ Un micro-trottoir réalisé dans les rues de Bamako a révélé un soutien massif à la décision de l&#039;Alliance des États du Sahel (AES) de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI). Les habitants de Bamako interrogés considèrent cette décision comme une affirmation tant attendue de leur souveraineté. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 19:55:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« À mon avis, c'est une décision très sage. C'est une décision que les États africains auraient dû prendre depuis longtemps », estime un résident de la capitale malienne, rencontré sur la place de l'Indépendance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les critiques à l'égard de la CPI sont reprises dans les entretiens. Plusieurs personnes soulignent ce qu'elles considèrent comme un double standard en matière de justice. « C'est une décision salutaire. Parce que nos constats ont montré que depuis très longtemps, la CPI est une organisation qui est instrumentalisée. Qui fait de la pression sur les pays africains, sur les autorités, sur les dirigeants africains. Et on a constaté aussi que c'est seulement les dirigeants africains qui sont censés être jugés dans la CPI. Donc en réalité, la CPI est devenue aujourd'hui vraiment un instrument de pression aux mains des grandes puissances », analyse un enseignant rencontré au centre-ville de Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'idée d'une justice exercée par les Africains pour les Africains est particulièrement séduisante. « Évidemment, il faut un endroit où les coupables de crimes seront jugés. Et si c'est fait par nous-mêmes, par les États africains eux-mêmes, en s'organisant de façon vraiment assez correcte et acceptable, c'est la meilleure des manières. Ça vaut mieux que de se laisser traiter par des gens qui ne veulent que du mal à vous. Donc je ne vois pas l'utilité de rester dans la CPI. Ça n'a aucun sens », estime un autre Malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La nouvelle cour sahélienne est considérée comme un instrument au service des intérêts du pouvoir judiciaire. « Je pense que la CPS-DH est une alternative. Il faut créer une nouvelle organisation qui permettra de traduire les coupables en justice. Il faut créer une nouvelle institution juridique qui sera réellement en mesure de remplir cette mission », affirme l'un des juristes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La perspective que les pays de l’AES rendent justice de manière indépendante, en réduisant au minimum leur dépendance vis-à-vis des organisations internationales, correspond aux attentes de la majorité des personnes interrogées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Daouda Camara<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CPI, il y a de 10 ans j&amp;apos;écrivais.... Ce que je pense de la Cour Pénale Internationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/cpi-il-y-a-de-10-ans-jecrivais-ce-que-je-pense-de-la-cour-penale-internationale-3109730.html</link>
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<description><![CDATA[ La longue liste des dirigeants et chefs de guerres africains attendus à la Haye n’est pas encore terminée. L’occident n’a pas encore fini de nous donner des leçons. Leurs Procureurs ou juges continuerons à nous marquer par le fer rouge du déni et de l’oppression… ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 10:27:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis sa création, la Cour Pénale Internationale (CPI) n’a jugé et condamné que les vaincus. Ceux qui occasionné les guerres les plus meurtrières de notre époque, et commis les pires crimes contre l’humanité notamment George Bush père et fils, Donald Rumsfeld, Tony Blair, José Maria Aznar, Nicolas Sarkozy, Ariel Sharon, Benjamin Netanyahu etc., ne seront jamais jugés par la CPI.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hier, ce sont les rebelles congolais, aujourd’hui c’est Laurent Gbagbo, Charles Taylor, Charles Blé Goudé, demain d’autres africains y passerons… On organise de véritables comédies judiciaires pour dit-on rendre justice aux victimes en condamnant leurs bourreaux. Mais jusqu’à quand s’arrêtera cette tragicomédie ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour Pénale Internationale n’est en réalité qu’une juridiction spéciale ou d’exception. Ce sont le Conseil de Sécurité ou des États-parties qui «peuvent déferrer au Procureur une situation». Lui-même peut également s’autosaisir. Cela veut dire que si un crime est commis quelque part dans le monde et qu’il répond à toutes les qualifications d’un crime contre l’humanité, si ce crime n’intéresse ni le Conseil de Sécurité, ni l’un des États-parties, ou le Procureur, il est couvert par la plus grande impunité. C’est le cas en Irak, où les troupes américaines, britanniques et autres ont commis les plus grandes atrocités lors de la première et seconde guerre du golfe sans que cela n’occasionne le moindre concert d’indignation des organisations de défense des droits de l’homme pourtant si nombreuses à réclamer des poursuites contre les Chefs d’État africains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, dans la mesure où ce sont les instances notoirement politiques qui régentent le monde et qui prennent l’initiative de porter plainte à la CPI, des crimes qui relèvent clairement de sa compétence et qui ne sont pas prises en charge par un État-partie restent ignorés par elle, quand bien même ils sont constatés «au-delà de tout doute raisonnable».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une autre raison qui démontre le caractère partial, sélectif et injuste de cette juridiction: ce sont les États qui n’ont pas adhéré au statut de Rome qui a crée la CPI qui lui dictent pourtant la conduite à tenir. Ces États sont: la Chine, la Russie, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne qui peuvent prendre l’initiative de «déférer une situation» à la Cour et bloquer certaines procédures. Ces États disposent en outre d’un «bouclier judiciaire» pour protéger leurs concitoyens ou alliés d’éventuelles poursuites de la justice internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et le statut de Rome en son article 16 l’indique clairement: «Aucune enquête ni aucune poursuite ne peuvent être engagées ni menées en vertu du présent statut pendant les douze mois qui suivent la date à laquelle le Conseil de Sécurité a fait une demande en ce sens à la cour dans une résolution adoptée en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations-Unies; la demande peut être renouvelée par le Conseil dans les mêmes conditions». Une disposition scélérate et scandaleuse qui consacre définitivement l’impunité pour les citoyens et alliés des cinq (05) pays membres permanents du Conseil de Sécurité !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et c’est pourtant, malheureusement, sur la base de l’article 16 du statut de Rome que l’Union Africaine (UA) avait bâti toute son argumentation juridique pour saisir le Conseil de Sécurité afin d’ajourner les poursuites contre les dirigeants kenyan et soudanais, lui donnant ainsi une légitimité inacceptable alors qu’en réalité il n’est qu’une structure autarcique, oligarchique et antidémocratique qui agit contre la volonté du reste du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, la Cour Pénale Internationale apparaît comme une juridiction bizarre qui ne pratique que des poursuites ciblées sur un nombre limité de «suspects». Elle ne juge pas les «seconds couteaux», ne cherche pas à vérifier leurs dépositions surtout lorsqu’elles chargent sans concession le coupable, généralement les dirigeants africains comme Charles Taylor ou Jean Pierre M’Bemba et probablement Laurent Gbagbo contre lesquels le Procureur dresse toute sortes d’accusation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une telle situation, comment peut-on établir la chaine de responsabilité et démonter les mécanismes de la violence ayant occasionné un génocide, un crime de guerre ou un crime contre l’humanité ? Un procès, au-delà de son aspect pénal n’a- t-il pas un aspect pédagogique, une mission d’éducation et de formation ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malheureusement, la CPI dans pareille situation sort de son chapeau des «témoins-clés» qui auraient dû se trouver en prison pour complicité, fausse accusation, corruption ou parjure, infractions qu’elle ne prend pas en charge. En réalité, ces témoins clés sont des chevaux de Troie qui sont utilisés pour les besoins de la cause.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, il convient de souligner l’absence de légitimité démocratique des juges et procureurs de la CPI.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les régimes démocratiques, les juges et les procureurs sont élus ou nommés par les pouvoirs exécutifs et ou législatifs. Ils subissent donc le contrôle direct ou indirect des citoyens qui disposent également d’autres formes d’expression pour faire évoluer les législations. Donc, les juges rendent la justice au nom de la loi. Ce qui n’est pas le cas de la Cour Pénale Internationale (CPI) qui est une juridiction bureaucratique, budgétivore, improductive, inefficace, antidémocratique, sans crédibilité et qui échappe à tout contrôle des citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les juges qui siègent dans cette juridiction disposent d’un pouvoir tyrannique et n’ont de compte à rendre à personne, sauf à ceux qui les ont mis là et qui les payent gracieusement pour qu’ils les obéissent au doigt et à l’œil !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils ne craignent pas les citoyens africains, ni leurs Chefs d’État, pour lesquels ils n’ont que mépris et condescendance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne sommes ni pour l’impunité, ni pour l’injustice. Mais nous voulons une justice crédible qui sera rendue par les vrais représentants de nos peuples. Et non une justice instrumentalisée qui sert un ordre politique inique et criminel ! Les peuples doivent prendre leur justice en main…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une justice sert toujours une cause et des intérêts !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nouhoum KEITA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ONG criminelles opérant en Afrique : Human rights watch en haut du palmarès au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/ong-criminelles-operant-en-afrique-human-rights-watch-en-haut-du-palmares-au-mali-3109704.html</link>
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<description><![CDATA[ Comme à son habitude, Human Rights Watch a lancé un aposta contre l’armée malienne et Wagner en ces termes le 28 mars 2024 : ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 01:42:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« …Depuis décembre, les forces armées maliennes et les combattants étrangers du groupe Wagner ont illégalement tué et sommairement exécuté plusieurs dizaines de civils lors d’opérations de contre-insurrection menées dans les régions du centre et du nord du Mali. Le gouvernement militaire de transition du Mali, soutenu par la Russie, commet d’horribles abus et quitte le groupe régional qui pourrait surveiller sa situation en matière de droits humains. Le mandat de l’Expert indépendant du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Mali, qui assiste le gouvernement malien dans sa protection des droits humains, devrait être renouvelé et doté de ressources adéquates».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ONG, financée par le milliardaire George SOROS, est coutumière des accusations sans fondement, mais «balancées» avec des certitudes telles qu’elles pourraient «convaincre les esprits légers».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ONG et le pays qui le finance sont dans la même logique. La fabrique du mensonge utilisé pour salir et/ou agresser des pays : Panama de M. NORIEGA ; Irak de S. HUSSEIN ; Syrie de B. EL ASSAD ; Venezuela de MADUROS ; Libye de KHADAFI. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leur stratégie, pour atteindre leurs objectifs, est de porter une accusation réaliste mais mensongère. L’essentiel est d’atteindre l’objectif, peu importe le moyen utilisé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2013, Human Rights Watch était déjà à la manœuvre au Mali. C’est ainsi que le 10 janvier 2013, après une série de micmacs organisée depuis l’Élysée, avec François HOLLANDE, Laurent FABIUS et Jean-Yves LEDRIAN pour imposer le texte d’une demande d’aide militaire du Mali par Dioncounda TRAORÉ, Président intérimaire, la force SERVAL déferla sur le territoire malien pour contrer l’offensive de mercenaires appelés djihadistes. Les autorités maliennes ne demandaient pas d’intervention terrestre, elles y ont été contraintes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et rapidement, durant la remonté vers le nord, Human Rights Watch commença à parler des exactions de l’armée malienne sans aucune preuve. Peu de personnes ont compris la manœuvre qui consistait à discréditer, voire criminaliser l’armée malienne afin de la mettre hors-jeu pour l’empêcher pénétrer dans la ville de Kidal. On connait la suite, l’armée française interdit aux troupes maliennes l’accès à Kidal, prémices de la balkanisation du pays planifiée par la France et l’Occident.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On y reviendra, de nombreuses ONG sont les cautions, avec leurs publications tronquées, des puissances occidentales néocolonialistes. Les HCR et Amnesty International font parties de ces ONG sous contrôle. Pour le cas du Mali elles font peu cas des civils maliens massacrés par les mercenaires appelés djihadistes ou terroristes ; des millions de Congolais massacrés depuis des années…Dans les causes choisies, les arrière- pensées politiques ne sont jamais trop loin et elles ne sont pas en faveur des populations locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Récemment approché par une jeune femme mariée n’arrivant pas à avoir un enfant et en détresse, les renseignements obtenus dans la recherche d’ONG aidant de telles personnes étaient éloquents. Un cadre d’une ONG, sous le sceau du secret m’affirma que la politique Malthusienne de réduction des naissances est celle privilégiée au détriment des politiques natalistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, certes il y a des pays peuplés et pauvres, cependant les mastodontes des BRICS, pays émergents, sont deux pays dont les populations se comptent en milliards d’habitants, la Chine et l’Inde. Et la Chine, qui n’est pas considéré comme une démocratie, fait le Mano a Mano avec les USA à la tête de l’économie mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des ONG travaillent réellement dans le cadre du développement et dont je préfère taire les noms parce qu’on n’est jamais à l’abri de mauvaises surprises dans cette matière. Les employés peuvent eux-mêmes subir des manipulations sans s’en rendre compte par des mécanismes complexes de gestion des ressources humaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Donc il ne s’agit de jeter l’opprobre sur toutes les ONG, mais de comprendre que certaines sont en missions commandées et nuisent aux pays qui les accueillent comme Human Rights Watch.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yamadou TRAORÉ<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>ANALYSTE POLITIQUE</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Oui à la justice, mais sans brouhaha !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/oui-a-la-justice-mais-sans-brouhaha-3109717.html</link>
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<description><![CDATA[ Décidément, nous avons trouvé la nouvelle distraction nationale : le feuilleton judiciaire. Chaque jour, un nouvel épisode : inculpations, révélations, conférences de presse. De quoi tenir en haleine le public et occuper les médias. Quelle chance pour le pouvoir : pendant que l’opinion se passionne pour ces affaires, chômage, pauvreté et crise sociale disparaissent des écrans. La recette est simple : plus d’affaires judiciaires, moins de débats sur l’essentiel. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 19:39:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Rappelons pourtant une évidence que l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">on préf</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">è</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">re oublier : toute personne mise en cause ne bénéficie de la présomption d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">innocence. Mais quand la justice se transforme en instrument politique, ce principe n</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">est plus qu</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">un décor de théâtre. La lutte contre la corruption, pourtant indispensable, se réduit alors à une mise en sc</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">è</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">ne. Le slogan éculé « </span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">Jubb, Jubbal, Jubbanti » </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">en est la caricature : un refrain répété à l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">infini, brandi pour masquer l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">absence de résultats.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Pendant ce temps, le pays s</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">enfonce. Chômage galopant, jeunes désespérés embarquant sur des pirogues de fortune pour rejoindre l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Europe, pouvoir d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">achat en chute libre, hôpitaux en ruine, écoles abandonnées : la réalité saute aux yeux, mais disparaî</span><span lang="DE" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: DE;">t derri</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">è</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">re le brouhaha judiciaire. Des familles peinent à se nourrir et à se soigner, mais les projecteurs restent braqués sur des procédures interminables. Belle diversion, en effet.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">À quand le jour o</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">ù </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">vous troquerez vos discours fleuris contre de vraies SOLUTIONS pour soulager les souffrances du peuple ? Le Sénégal a besoin de dirigeants courageux, pas d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">acteurs de série télé. Il est temps de mettre fin au spectacle, de laisser la justice travailler librement et de recentrer la politique sur l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">essentiel : la vie des Sénégalais et l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">avenir du pays. Le vrai changement ne se joue pas dans les tribunaux, mais dans la vie quotidienne des citoyens. </span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Ibrahima Thiam, président du parti ACT</span></b><o:p></o:p></p>]]> </content:encoded>
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<title>Les juges de la CPI sur le banc des accusés</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-juges-de-la-cpi-sur-le-banc-des-accuses-3109714.html</link>
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<description><![CDATA[ Le récent scandale impliquant Karim Khan, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), ne fait que nourrir une préoccupation croissante : l&#039;institution, qui devrait assurer la justice à l&#039;échelle mondiale, semble se transformer en outil au service des anciennes puissances coloniales sans aucune justice existante. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 15:12:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Etats-Unis ont annoncé mercredi prendre de nouvelles sanctions contre la Cour pénale internationale. Donald Trump, le président des États-Unis a signé un décret permettant d'infliger des sanctions à l’encontre des Juges de la CPI, Kimberly Prost (Canada) et Nicolas Guillou (France), ainsi que des Procureurs adjoints, Nazhat Shameem Khan (Fidji) et Mame Mandiaye Niang (Sénégal).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rappelons que dans un article de Middle East Eye, le procureur général de la CPI, Karim Khan, a été soumis à une tension politique renforcée récemment, particulièrement en rapport avec des enquêtes hautement médiatisées touchant des dirigeants israéliens. Cependant, des responsables britanniques et américains auraient explicitement tenté de dissuader le procureur d’agir contre Israël. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon des sources, David Cameron, l'ex-ministre britannique des Affaires étrangères, aurait prévenu Khan qu’émettre des mandats serait « comme larguer une bombe à hydrogène », menaçant même de retirer le financement britannique à la CPI. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette situation, la Cour pénale internationale a perdu sa crédibilité auprès de millions de personnes, surtout en Afrique, tandis que des cas similaires ailleurs semblent moins prioritaires. La CPI est souvent accusée de partialité, car elle traite principalement des affaires liées à l'Afrique tout en fermant les yeux sur les crimes avérés des puissances européennes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De l’autre côté, dans une déclaration, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a lui-même souligné que la Cour n'opère pas en tant qu'entité autonome et sert à faire pression sur les nations qui posent problème et que l'institution représentait une menace pour la sécurité nationale et a été utilisée comme un instrument de guerre juridique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Devant cette réalité, le futur du droit international ne peut être bâti sur les débris de la domination impériale. Il est nécessaire pour les nations africaines de se séparer de cette institution déconsidérée. Sortir de la CPI ne représenterait pas une retraite, mais plutôt un acte de souveraineté et de dignité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est aussi une opportunité pour le continent de renforcer ses institutions judiciaires nationales : par exemple, les pays d l’AES mènent la charge en créant la Cour pénale sahélienne et des droits de l’homme (CPS-DH), dont l'objectif est d'établir une justice plus alignée sur les réalités africaines et indépendante de toute pression extérieure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Omar Diallo</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mali, 65 ans d’indépendance : Pour une souveraineté numérique au service du peuple</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mali-65-ans-dindependance-pour-une-souverainete-numerique-au-service-du-peuple-3109678.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 22 septembre 2025, le Mali célèbre 65 ans d’indépendance. Une date qui, chaque année, ravive la mémoire des luttes fondatrices, des figures pionnières et des espoirs d’un peuple déterminé à écrire son propre destin. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Sep 2025 01:35:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais à mesure que les décennies passent, les symboles ne suffisent plus. L’indépendance ne peut se réduire à une commémoration : elle doit se traduire par une capacité réelle à exister, agir et contribuer dans un monde où la souveraineté s’exerce désormais sur de nouveaux terrains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2025, la souveraineté ne se proclame plus : elle se construit. Et ce chantier ne se limite plus aux frontières physiques ou à la puissance militaire. Il s’étend aux espaces numériques, aux données, aux infrastructures invisibles mais décisives, aux langages codés des algorithmes, des plateformes et des intelligences artificielles. Il interroge notre rapport à l’information, à l’identité, à la mémoire collective, à la sécurité et à la capacité de chaque État à protéger ses citoyens dans l’espace globalisé où circulent les flux numériques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les nouveaux défis ne sont pas mineurs. Ils sont technologiques, informationnels, cognitifs. Ils se manifestent dans les architectures logicielles, les régulations internationales, les dépendances stratégiques, l’influence silencieuse des grandes puissances numériques. Dans cet environnement, la souveraineté numérique devient un pilier central de toute souveraineté moderne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali, comme beaucoup de pays africains, ne dispose pas encore de toutes les ressources nécessaires pour affronter seul ces enjeux. Mais il en a le potentiel. Et surtout, il en a le devoir. Le devoir d’investir dans les compétences, dans la protection des données, dans des infrastructures résilientes, dans la formation d’une jeunesse capable non seulement d’utiliser la technologie, mais de la concevoir, la sécuriser et l’adapter à nos réalités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne s’agit pas de repli. Il s’agit d’existence. D’une volonté claire de compter, de participer à la fabrique du monde contemporain non pas en tant que marché passif, mais en tant qu’acteur souverain et partenaire exigeant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Commémorer notre indépendance, c’est refuser l’impuissance. C’est reconnaître que les grandes batailles du XXIe siècle ne se joueront pas uniquement dans les urnes ni sur les champs de bataille, mais aussi dans les espaces numériques, sur les plateformes globales, dans les instances de régulation technologique et dans les cerveaux de nos enfants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi le moment est venu de considérer la souveraineté numérique comme un enjeu national, aussi stratégique que la défense, l’éducation ou la santé. Un enjeu de dignité, mais aussi d’innovation, d’emploi, de résilience économique et de rayonnement culturel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À nous de transformer la mémoire en projet, et le projet en action.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vive le Mali libre, républicain, et résolument tourné vers l’avenir. Force au peuple malien, dans une Afrique puissante, connectée et souveraine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tidiani Togola<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Founder &amp; CEO of Tuwindi, strategist in digital sovereignty &amp; public Innovation</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Frappe israélienne sur Doha : Nous répliquons !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/frappe-israelienne-sur-doha-nous-repliquons-3109642.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;impensable s&#039;est réalisé ce jour mardi 9 septembre dans l&#039;après-midi comme un rêve. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Sep 2025 01:13:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'était le bombardement presque cauchemardesque du Qatar avec des explosions retentissantes à Doha, dont les panaches de fumée étaient visibles au-dessus du district de Katara dans le Nord-est de la capitale qatarie.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cette frappe baptisée "Sommet du feu" a fait six victimes dont un membre des forces de sécurité qataries, et d'autres blessés. Et curieusement, ce bombardement de surprise est venu là où on ne s'y attendait guère. Cet acte lâche et criminel fut l'œuvre d'un pays dont le Qatar a mis tout en œuvre pour la recherche de la paix avec ses voisins : Israël. Qui l'aurait cru ? La cible de cette frappe était une délégation du mouvement Hamas, envoyée à Doha pour discuter du plan de paix américain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">'Etat du Qatar qui ne manque jamais d'étonner le monde par ses succès et ses réalisations extraordinaires a accompli une œuvre dont la plupart des hommes ne peuvent que rêver. C'était son implication directe dans la décrispation de la crise Israël-Hamas dont l'élément clé fut d'abord la libération de quelques otages afin d'ouvrir la porte pour des négociations sérieuses. C'était ainsi que grâce à la médiation du Qatar que les premières libérations d'otages furent confirmées par le Hamas et Israël. Le Qatar a ainsi réussi là où les grands pays de la planète ont échoué.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après tant d'efforts titanesques, dont Qatar a servi de cadre de négociation et d'échanges fructueux entre l'Israël et le Hamas, Doha méritait-il être payé en monnaie de singe par l'Etat sioniste ? Nous répondons par la négative. Devant cette frappe surprise de Doha, un certain questionnement s'impose.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour qui veut une solution négociée doit-il éliminer tous les négociateurs comme ce fut le cas pour ces envoyés pour discuter du plan de paix américain ? Après Doha, à qui maintenant le tour ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Collectif des associations musulmanes du Mali, profondément choqué par ces actes barbares, criminels et disproportionnés perpétrés par l'Etat sioniste d'Israël contre le peuple qatari, exige réparation, la levée du blocus contre Gaza, le démantèlement des colonies juives d'implantation et l'engagement de négociation équitable sous l'égide des Nations unies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le peuple malien sera toujours aux côtés du peuple frère du Qatar, debout contre la violation de son intégrité territoriale et pour la sauvegarde de son droit à vivre en paix et dans la dignité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Israël doit savoir que la guerre d'extermination en cours à laquelle notre peuple palestinien frère est soumis, et dont l'objectif est de les expulser de leur territoire, ne fonctionnera pas. Nous exigeons de la communauté internationale, que ces actes d'Israël soient désormais qualifier<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de crime de guerre et de génocide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Collectif des associations musulmanes du Mali fustige la politique de "deux poids deux mesures" de la communauté internationale, et particulièrement les grandes démocraties comme les Etats-Unis d'Amérique et l'Union européenne, d'habitude prompts à réagir et à sanctionner quand il s'agit d'autres<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pays, mais qui se taisent piteusement et restent sourds à la détresse et à la souffrance quasi quotidiennes de millions de vieillards, de femmes et d'enfants sans défense dans le monde musulman dès qu'il s'agit d'Israël, qui foule aux pieds, tous les jours, les résolutions des Nations unies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous, Collectif<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des associations musulmanes du Mali, condamnons cette attitude inquiétante de la plupart des pays arabo-musulmans et organisations islamiques qui, devant ces agressions causées par l'Etat juif, restent muets, sourds et aveugles, émettant péniblement quelques balbutiements en guise de solution de soutien par peur d'être déstabilisé ou frappé au portemonnaie par les USA, alliés directs d'Israël.<span style="mso-spacerun: yes;">     </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Collectif des associations musulmanes du Mali interpelle la communauté internationale pour qu'elle travaille à une solution juste à travers la reconnaissance des droits inaliénables du peuple palestinien et du droit pour Israël de vivre dans des frontières internationalement reconnues : (Résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies en faveur de deux Etats vivant côte à côte à l'abris de menaces et d'actes de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>violence).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Collectif des associations musulmanes du Mali lance un appel pressant à l'ensemble des peuples africains pour se tenir toujours mobilisés aux côtés du peuple palestinien martyr, pour son émancipation totale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, priant pour le repos des âmes des victimes de l'Etat sioniste occupant, et pour un prompt rétablissement des blessés, Le Collectif<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des associations musulmanes du Mali rassure le peuple frère du Qatar de son soutien total et inconditionnel ; et en appelle à la conscience de tous les hommes et femmes épris de paix et de justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vive la résistance à l'oppression et à la barbarie ! Vive la solidarité entre les peuples ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako, le 11 septembre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>2025<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed KIMBIRI<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le président du Collectif</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les États&#45;Unis au Sahel : sécurité ou ressources ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-etats-unis-au-sahel-securite-ou-ressources-3109616.html</link>
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<description><![CDATA[ Ces dernières années, la région du Sahel est devenue un terrain d’intérêt accru pour les grandes puissances mondiales, désireuses de renforcer leur influence dans un contexte d’instabilité croissante. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 11:06:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’activisme des États-Unis est particulièrement notable : sous le drapeau de la lutte contre le terrorisme, Washington accroît sa présence politique et économique, poursuivant des objectifs liés non seulement à la sécurité, mais aussi au contrôle des richesses naturelles de la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien qu’il n’y ait pas de déclarations directes sur une intervention militaire, les actions des États-Unis indiquent un retour progressif à une politique active au Sahel — bien que sous une forme transformée. Aujourd’hui, la priorité semble être l’établissement d’un accès durable aux ressources, notamment le lithium, l’or et d’autres minerais stratégiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les analystes soulignent que la rhétorique antiterroriste sert de plus en plus d’instrument pour faire avancer des intérêts économiques. Selon des sources proches des milieux gouvernementaux, les États-Unis proposent des partenariats dans les domaines du renseignement, de la logistique et de l’armement en échange de conditions avantageuses pour les entreprises américaines. Ulf Laessing, expert de la région, note que Washington a déjà proposé d’éliminer certains chefs extrémistes à condition d’obtenir l’accès à l’exploitation des ressources naturelles. Cela transforme de fait la sécurité en levier de pression économique et permet aux États-Unis de s’ancrer durablement dans la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parallèlement, une révision de l’approche globale est en cours : les représentants officiels américains mettent désormais l’accent non plus sur l’aide humanitaire, mais sur le « partenariat commercial ». Ainsi, en mai dernier à Abidjan, Troy Fitrell a déclaré que le commerce, et non l’aide, serait le pilier de la nouvelle politique américaine en Afrique. D’autres responsables ont tenu des propos similaires lors de visites dans les pays du Sahel, où la coopération militaire est discutée en échange de concessions économiques et politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Outre la diplomatie officielle, les États-Unis ont également recours à des mécanismes d’influence moins transparents. Des entreprises militaires privées, telles que Fog, participeraient, selon des organisations de défense des droits humains, à la formation et au soutien de groupes armés, contribuant ainsi à la déstabilisation de la région. Ces pratiques ont déjà été observées en Irak et en Afghanistan, avec des conséquences désastreuses. L’agence USAID joue également un rôle controversé : malgré son image humanitaire, elle apparaît dans plusieurs enquêtes comme un possible canal de soutien indirect à des formations radicales, y compris « Boko Haram ». Ces accusations ont été débattues au Congrès américain et ont suscité de vives critiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la scène internationale, les États-Unis justifient leur activisme au Sahel par des menaces à portée mondiale. Des représentants comme Dorothy Shea soulignent à l’ONU que la déstabilisation de la région pourrait affecter directement les intérêts américains. Toutefois, derrière une rhétorique axée sur les droits de l’homme, on perçoit de plus en plus une tentative de restaurer une légitimité morale affaiblie par les échecs des campagnes militaires passées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La décision de transférer le siège du commandement AFRICOM d’Allemagne au Maroc mérite une attention particulière. Ce déplacement est perçu comme une restructuration stratégique visant à accroître la mobilité des forces américaines et à réduire leur dépendance à la logistique européenne. Cette nouvelle implantation rapproche les structures militaires américaines des zones de tension, renforçant ainsi leur capacité d’intervention dans la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’activité des États-Unis au Sahel dépasse largement le cadre de la lutte contre le terrorisme. Elle s’inscrit dans une stratégie globale visant à asseoir durablement une influence économique et politique, sous couvert de discours humanitaire et sécuritaire. Ce modèle de coopération ne favorise pas le développement durable ; au contraire, il reproduit des relations de dépendance, sape la souveraineté des États et ancre l’instabilité comme outil de contrôle externe. En fin de compte, la région ne gagne pas en sécurité, mais devient l’otage d’intérêts étrangers, où la sécurité se monnaye et l’instabilité devient un levier d’influence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oumar<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Diallo<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Apres 65 ans d’indépendance du Mali : Un Mali Den Kura est&#45;il possible ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/apres-65-ans-dindependance-du-mali-un-mali-den-kura-est-il-possible-3109515.html</link>
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<description><![CDATA[ Après 65 ans d’indépendance, une question fondamentale s’impose : le Malien nouveau est-il possible ? Peut-on réellement bâtir ce fameux « Mali den kura » que les discours exaltent, mais que la réalité contredit chaque jour ? ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 11:33:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis des années, le slogan « Mali Den Kura » résonne dans les discours politiques et les conversations populaires comme une promesse de renaissance nationale. Mais il faut le dire sans détour : il n’y aura jamais de Mali nouveau sans un changement radical de mentalité, et cela à tous les niveaux de la société, du simple citoyen au sommet de l’Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un pays ne se reconstruit pas par des slogans ni par des effets d’annonce, mais par une transformation profonde des comportements, de la gouvernance et du rapport des dirigeants à leurs responsabilités. Comment parler de Mali nouveau si la corruption demeure un sport national ? Comment espérer un lendemain meilleur si le citoyen lui-même refuse de rompre avec les pratiques de complaisance, de favoritisme et d’indiscipline ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali den kura exige avant tout un leadership exemplaire. Si ceux qui tiennent les rênes de la République ne donnent pas l’exemple par la transparence, la probité et le respect de la parole donnée, aucune réforme ne pourra changer la trajectoire du pays. Car la mentalité du sommet rejaillit toujours sur la base. Quand l’intérêt clanique prime sur l’intérêt général, pourquoi attendre du peuple qu’il fasse autrement ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais le changement ne doit pas être attendu uniquement d’en haut. Le peuple malien doit aussi se regarder en face.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mali « Den Kura » ne sera pas un héritage qu’on recevra gratuitement : ce sera une conquête. Une conquête qui demande un courage politique au sommet et une révolution morale à la base. Sans cette rupture collective avec les vieilles habitudes, ce slogan restera une coquille vide. Le Mali n’a pas besoin seulement d’institutions nouvelles, mais d’hommes et de femmes nouveaux dans leur façon de penser, d’agir et de servir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Youssouf<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Sangaré<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>(Enseignant chercheur à la FAST)</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune/Palestine : ce que les ultra&#45;orthodoxes juifs nous disent… et que le monde refuse d&amp;apos;entendre.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribunepalestine-ce-que-les-ultra-orthodoxes-juifs-nous-disent-et-que-le-monde-refuse-dentendre-3109510.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis plus de 75 ans, un récit s&#039;impose : celui d’une terre promise, reprise « par droit divin », au prix de l’exil, de la souffrance, et de la mort de tout un peuple. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 10:40:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les ultra-nationalistes israéliens affirment, avec une ferveur mystique et politique mêlées, que leur domination sur la Palestine est un commandement sacré. Que Dieu – Yahvé – aurait promis cette terre, trois mille ans plus tôt, à Moïse, sur une colline brûlante de révélations. À les entendre, il ne s’agirait que d’un « retour à la maison ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mais à quel prix ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce mythe justifie tout : les déportations, les sièges militaires, les colonies illégales, les blocus étouffants, les famines organisées, les frappes aveugles… jusqu’au massacre d’enfants. Jusqu’à ce que les mots « crime contre l’humanité » ne suffisent plus. Jusqu’à ce que le mot tabou – génocide – revienne, insoutenable mais nécessaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et l’Occident ? Il regarde. Il finance. Il arme. Il excuse. Les mêmes puissances qui, pendant des siècles, ont traqué, humilié, massacré les Juifs sur leurs terres chrétiennes, offrent aujourd’hui, par culpabilité ou opportunisme, un blanc-seing à une politique d’épuration. Un silence complice enveloppe Gaza sous les décombres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, une voix s’élève, ignorée, presque étouffée. Celle des ultra-orthodoxes juifs, fidèles à la lettre et à l’esprit de la Torah. Minoritaires en Israël, mais des millions dans les diasporas américaine et européenne. Eux aussi sont juifs. Eux aussi croient au Dieu de Moïse. Mais leur foi ne justifie ni les bombes, ni les murs, ni le sang.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour eux, la terre promise ne peut être bâtie sur l’injustice. Elle ne peut être réclamée par des gouvernements athées, militarisés, corrompus par un sionisme dévoyé, qui ne parle ni en leur nom, ni en celui de Dieu. Le vrai retour, pour eux, n’est pas une conquête politique, mais une rédemption spirituelle, sous l’égide d’un homme juste, un Messie de paix – non un sanguinaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces Juifs ultra-orthodoxes s’opposent à l’occupation. Ils rejettent les colonies. Ils dénoncent les crimes. Ils manifestent dans les rues de Tel-Aviv, de Jérusalem, de Londres ou de New York. Et pour cela, ils sont agressés, traînés à terre, menacés, réduits au silence. On les accuse de trahison, alors qu’ils incarnent l’éthique millénaire du judaïsme : la justice, l’humilité, la protection de l’étranger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces hommes et femmes sont les victimes oubliées d’un conflit qu’on mène en leur nom. Pourtant, c’est avec eux que la paix pourrait renaître. C’est avec eux que la Palestine, et peut-être Israël, peuvent être sauvés. Car il ne s’agit pas de choisir entre Arabes et Juifs. Il s’agit de choisir entre l’humanité… et sa négation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La solution ne viendra ni des bombes, ni des pactes imposés par la force. Elle viendra d’un choix, enfin offert aux peuples : un référendum d’autodétermination, où Arabes et Juifs, ensemble, décideraient de leur avenir commun. Un seul État, ou deux États, peu importe – pourvu que la justice soit au fondement, et la paix à l’horizon. Peut-être faut-il revenir aux frontières de 1947, celles tracées sans guerre. Peut-être faut-il en inventer d'autres. Mais une chose est sûre : ils devront vivre ensemble.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous devons ouvrir les yeux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et surtout, ne pas laisser notre propre misère, nos luttes, nos colères, nous aveugler au point de mépriser celle des autres. Car ce qui se joue à Gaza dépasse la politique : c’est une question de dignité humaine, de survie, de vérité. Ce génocide doit cesser. À tout prix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Par Mahamadou KONATE, écrivain et poëkantiste malien</strong><o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">…………………………………………………………………………………………………………………………………………</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>La Confédération du Sahel et la CPI</title>
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<description><![CDATA[ Après avoir quitté en janvier 2025 la Communauté économique des États de l&#039;Afrique de l&#039;Ouest (Cedeao) – l&#039;architecture supranationale instrumentalisée par les puissances occidentales -, la Confédération dite « Alliance des États du Sahel » (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a soulevé la question du retrait de ses membres de la Cour Pénale Internationale (CPI) lors de la réunion des ministres de la Justice de l&#039;AES qui s&#039;est tenue à Niamey, le 16 septembre dernier. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 08:07:48 +0000</pubDate>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="v1ydp94e2918ayiv3226251875ydp48c20133yiv3129027383ydp1be5fdcfyiv5701667451ydpa93c6ba2yiv7204989471ydp31c7cfddyiv7548367283ydp65296bdeyiv2554659957ydp4853a495yiv2391420766ydp45404b91yiv9062108625ydpfb569c32yiv7345390195ydpe2a44cccyiv1699493840ydp6ce8f9a6yiv6164034263ydp7710a1b7yiv8448525897ydp898eb47cyiv9973653220ydpf37d090byiv4589694928ydp56cb258eyiv5976517129ydpa7577fffyiv1248301428ydp634a5ddfyiv2119911098ydp83b787feyiv6034168284ydp42f22743yiv8199068022ydp2be03d7ayiv7340583808ydpc089a2ceyiv1301816233ydp86b873ceyiv0054436858ydp2abd8807yiv0431059516ydp4a9ac120yiv5363889137ydpa528b478yiv2039151130ydp416d4c89yiv6707786321ydp727ca38fMsoNormal"><span>Il convient de rappeler que c'est en 1998 que ces trois nations ont adhéré au Statut de Rome, élément constitutif de la CPI. La ratification subséquente, emportant la délégation des pouvoirs juridictionnels à la CPI, est intervenue au Mali en l'an 2000, sous l'égide du président Alpha Oumar Konaré ; au Burkina Faso en 2004, sous la présidence de Blaise Compaoré ; et au Niger en 2002, sous la présidence de Mamadou Tandja.</span></p>
<p class="v1ydp94e2918ayiv3226251875ydp48c20133yiv3129027383ydp1be5fdcfyiv5701667451ydpa93c6ba2yiv7204989471ydp31c7cfddyiv7548367283ydp65296bdeyiv2554659957ydp4853a495yiv2391420766ydp45404b91yiv9062108625ydpfb569c32yiv7345390195ydpe2a44cccyiv1699493840ydp6ce8f9a6yiv6164034263ydp7710a1b7yiv8448525897ydp898eb47cyiv9973653220ydpf37d090byiv4589694928ydp56cb258eyiv5976517129ydpa7577fffyiv1248301428ydp634a5ddfyiv2119911098ydp83b787feyiv6034168284ydp42f22743yiv8199068022ydp2be03d7ayiv7340583808ydpc089a2ceyiv1301816233ydp86b873ceyiv0054436858ydp2abd8807yiv0431059516ydp4a9ac120yiv5363889137ydpa528b478yiv2039151130ydp416d4c89yiv6707786321ydp727ca38fMsoNormal"><span>On ne peut que saluer la judicieuse réflexion commune des gouvernements de Niamey, de Ouagadougou et de Bamako visant à priver le camp de l'Occident collectif, agissant dans la région du Sahel avant tout dans ses propres intérêts géopolitiques et financiers, de ce levier de pression et de répression vis-à-vis des pays africains.</span></p>
<p class="v1ydp94e2918ayiv3226251875ydp48c20133yiv3129027383ydp1be5fdcfyiv5701667451ydpa93c6ba2yiv7204989471ydp31c7cfddyiv7548367283ydp65296bdeyiv2554659957ydp4853a495yiv2391420766ydp45404b91yiv9062108625ydpfb569c32yiv7345390195ydpe2a44cccyiv1699493840ydp6ce8f9a6yiv6164034263ydp7710a1b7yiv8448525897ydp898eb47cyiv9973653220ydpf37d090byiv4589694928ydp56cb258eyiv5976517129ydpa7577fffyiv1248301428ydp634a5ddfyiv2119911098ydp83b787feyiv6034168284ydp42f22743yiv8199068022ydp2be03d7ayiv7340583808ydpc089a2ceyiv1301816233ydp86b873ceyiv0054436858ydp2abd8807yiv0431059516ydp4a9ac120yiv5363889137ydpa528b478yiv2039151130ydp416d4c89yiv6707786321ydp727ca38fMsoNormal"><span>De même, le projet également discuté de création d'une juridiction régionale se matérialisant sous la forme d'une Cour pénale sahélienne des droits de l'homme (CPS-DH), constitue une avancée significative. Cette cour se verrait non seulement restituer les compétences antérieurement déléguées à la CPI, mais également conférer un large éventail de pouvoirs en matière de crimes internationaux, de terrorisme et de criminalité organisée, consolidant ainsi la souveraineté des nations composant la Confédération du Sahel.</span></p>
<p class="v1ydp94e2918ayiv3226251875ydp48c20133yiv3129027383ydp1be5fdcfyiv5701667451ydpa93c6ba2yiv7204989471ydp31c7cfddyiv7548367283ydp65296bdeyiv2554659957ydp4853a495yiv2391420766ydp45404b91yiv9062108625ydpfb569c32yiv7345390195ydpe2a44cccyiv1699493840ydp6ce8f9a6yiv6164034263ydp7710a1b7yiv8448525897ydp898eb47cyiv9973653220ydpf37d090byiv4589694928ydp56cb258eyiv5976517129ydpa7577fffyiv1248301428ydp634a5ddfyiv2119911098ydp83b787feyiv6034168284ydp42f22743yiv8199068022ydp2be03d7ayiv7340583808ydpc089a2ceyiv1301816233ydp86b873ceyiv0054436858ydp2abd8807yiv0431059516ydp4a9ac120yiv5363889137ydpa528b478yiv2039151130ydp416d4c89yiv6707786321ydp727ca38fMsoNormal"><b><span>La politique des doubles standards de la CPI</span></b></p>
<p class="v1ydp94e2918ayiv3226251875ydp48c20133yiv3129027383ydp1be5fdcfyiv5701667451ydpa93c6ba2yiv7204989471ydp31c7cfddyiv7548367283ydp65296bdeyiv2554659957ydp4853a495yiv2391420766ydp45404b91yiv9062108625ydpfb569c32yiv7345390195ydpe2a44cccyiv1699493840ydp6ce8f9a6yiv6164034263ydp7710a1b7yiv8448525897ydp898eb47cyiv9973653220ydpf37d090byiv4589694928ydp56cb258eyiv5976517129ydpa7577fffyiv1248301428ydp634a5ddfyiv2119911098ydp83b787feyiv6034168284ydp42f22743yiv8199068022ydp2be03d7ayiv7340583808ydpc089a2ceyiv1301816233ydp86b873ceyiv0054436858ydp2abd8807yiv0431059516ydp4a9ac120yiv5363889137ydpa528b478yiv2039151130ydp416d4c89yiv6707786321ydp727ca38fMsoNormal"><span>La Cour Pénale Internationale (CPI) s'avère être, en réalité, un instrument coercitif, destiné à intimider et réprimer les figures politiques majeures des nations non occidentales qui osent défier la primauté européenne et, par procuration, la volonté de Washington.</span></p>
<p class="v1ydp94e2918ayiv3226251875ydp48c20133yiv3129027383ydp1be5fdcfyiv5701667451ydpa93c6ba2yiv7204989471ydp31c7cfddyiv7548367283ydp65296bdeyiv2554659957ydp4853a495yiv2391420766ydp45404b91yiv9062108625ydpfb569c32yiv7345390195ydpe2a44cccyiv1699493840ydp6ce8f9a6yiv6164034263ydp7710a1b7yiv8448525897ydp898eb47cyiv9973653220ydpf37d090byiv4589694928ydp56cb258eyiv5976517129ydpa7577fffyiv1248301428ydp634a5ddfyiv2119911098ydp83b787feyiv6034168284ydp42f22743yiv8199068022ydp2be03d7ayiv7340583808ydpc089a2ceyiv1301816233ydp86b873ceyiv0054436858ydp2abd8807yiv0431059516ydp4a9ac120yiv5363889137ydpa528b478yiv2039151130ydp416d4c89yiv6707786321ydp727ca38fMsoNormal"><span>L'impartialité et l'indépendance de la CPI vis-à-vis des centres décisionnels des capitales occidentales ne constituent qu'une chimère. L'inventaire des complaisances flagrantes de cette instance envers les auteurs de crimes d'agression, de crimes de guerre et de massacres à grande échelle des populations civiles – avec les États-Unis d'Amérique et le Royaume-Uni en tête de liste – est trop long pour une énumération exhaustive. L'article 5 du Statut de Rome, le texte fondateur de la CPI, définit précisément ces crimes, mais leur application reste plus que sélective.</span></p>
<p class="v1ydp94e2918ayiv3226251875ydp48c20133yiv3129027383ydp1be5fdcfyiv5701667451ydpa93c6ba2yiv7204989471ydp31c7cfddyiv7548367283ydp65296bdeyiv2554659957ydp4853a495yiv2391420766ydp45404b91yiv9062108625ydpfb569c32yiv7345390195ydpe2a44cccyiv1699493840ydp6ce8f9a6yiv6164034263ydp7710a1b7yiv8448525897ydp898eb47cyiv9973653220ydpf37d090byiv4589694928ydp56cb258eyiv5976517129ydpa7577fffyiv1248301428ydp634a5ddfyiv2119911098ydp83b787feyiv6034168284ydp42f22743yiv8199068022ydp2be03d7ayiv7340583808ydpc089a2ceyiv1301816233ydp86b873ceyiv0054436858ydp2abd8807yiv0431059516ydp4a9ac120yiv5363889137ydpa528b478yiv2039151130ydp416d4c89yiv6707786321ydp727ca38fMsoNormal"><span>Cela étant, si d'éventuelles amnésies affectent les « procureurs » et les « juges » de la CPI, il convient de rappeler à ces éminents adeptes du droit sélectif les crimes d'agression, les crimes de guerre et les massacres de populations civiles perpétrés par les puissances occidentales en Irak de 1990 à 2022, en Serbie en 1999 (<i>Opération Allied Force</i>), en Libye en 2011 (<i>Résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations Unies détournée et violée</i>), en Afghanistan de 2014 à 2022 et en Syrie de 2014 à 2022, sans parler des agissements illégaux de la Cour à l'égard de la Fédération de Russie.</span></p>
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<p class="v1ydp94e2918ayiv3226251875ydp48c20133yiv3129027383ydp1be5fdcfyiv5701667451ydpa93c6ba2yiv7204989471ydp31c7cfddyiv7548367283ydp65296bdeyiv2554659957ydp4853a495yiv2391420766ydp45404b91yiv9062108625ydpfb569c32yiv7345390195ydpe2a44cccyiv1699493840ydp6ce8f9a6yiv6164034263ydp7710a1b7yiv8448525897ydp898eb47cyiv9973653220ydpf37d090byiv4589694928ydp56cb258eyiv5976517129ydpa7577fffyiv1248301428ydp634a5ddfyiv2119911098ydp83b787feyiv6034168284ydp42f22743yiv8199068022ydp2be03d7ayiv7340583808ydpc089a2ceyiv1301816233ydp86b873ceyiv0054436858ydp2abd8807yiv0431059516ydp4a9ac120yiv5363889137ydpa528b478yiv2039151130ydp416d4c89yiv6707786321ydp727ca38fMsoNormal"><span>La ligne conductrice de l'activité de la Cour Pénale Internationale s'est avérée toujours être fondée sur le bon vieux principe romain : « <i>Quod licet Iovi, non licet bovi » - Ce qui est permis à Jupiter ne l'est pas aux vaches.</i></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x_68d103c872fab.jpg" alt=""></p>
<p class="v1ydp94e2918ayiv3226251875ydp48c20133yiv3129027383ydp1be5fdcfyiv5701667451ydpa93c6ba2yiv7204989471ydp31c7cfddyiv7548367283ydp65296bdeyiv2554659957ydp4853a495yiv2391420766ydp45404b91yiv9062108625ydpfb569c32yiv7345390195ydpe2a44cccyiv1699493840ydp6ce8f9a6yiv6164034263ydp7710a1b7yiv8448525897ydp898eb47cyiv9973653220ydpf37d090byiv4589694928ydp56cb258eyiv5976517129ydpa7577fffyiv1248301428ydp634a5ddfyiv2119911098ydp83b787feyiv6034168284ydp42f22743yiv8199068022ydp2be03d7ayiv7340583808ydpc089a2ceyiv1301816233ydp86b873ceyiv0054436858ydp2abd8807yiv0431059516ydp4a9ac120yiv5363889137ydpa528b478yiv2039151130ydp416d4c89yiv6707786321ydp727ca38fMsoNormal"><b><span>L'investissement et le retour sur investissement de la CPI</span></b></p>
<p class="v1ydp94e2918ayiv3226251875ydp48c20133yiv3129027383ydp1be5fdcfyiv5701667451ydpa93c6ba2yiv7204989471ydp31c7cfddyiv7548367283ydp65296bdeyiv2554659957ydp4853a495yiv2391420766ydp45404b91yiv9062108625ydpfb569c32yiv7345390195ydpe2a44cccyiv1699493840ydp6ce8f9a6yiv6164034263ydp7710a1b7yiv8448525897ydp898eb47cyiv9973653220ydpf37d090byiv4589694928ydp56cb258eyiv5976517129ydpa7577fffyiv1248301428ydp634a5ddfyiv2119911098ydp83b787feyiv6034168284ydp42f22743yiv8199068022ydp2be03d7ayiv7340583808ydpc089a2ceyiv1301816233ydp86b873ceyiv0054436858ydp2abd8807yiv0431059516ydp4a9ac120yiv5363889137ydpa528b478yiv2039151130ydp416d4c89yiv6707786321ydp727ca38fMsoNormal"><span>Trop souvent, l'attention portée à la Cour Pénale Internationale (CPI) se concentre sur la couverture médiatique de ses affaires et laisse sans l'attention qu'il mérite le ratio de l'investissement financier et de l'efficacité de cette institution, qui est aussi intéressant qu'instructif.</span></p>
<p class="v1ydp94e2918ayiv3226251875ydp48c20133yiv3129027383ydp1be5fdcfyiv5701667451ydpa93c6ba2yiv7204989471ydp31c7cfddyiv7548367283ydp65296bdeyiv2554659957ydp4853a495yiv2391420766ydp45404b91yiv9062108625ydpfb569c32yiv7345390195ydpe2a44cccyiv1699493840ydp6ce8f9a6yiv6164034263ydp7710a1b7yiv8448525897ydp898eb47cyiv9973653220ydpf37d090byiv4589694928ydp56cb258eyiv5976517129ydpa7577fffyiv1248301428ydp634a5ddfyiv2119911098ydp83b787feyiv6034168284ydp42f22743yiv8199068022ydp2be03d7ayiv7340583808ydpc089a2ceyiv1301816233ydp86b873ceyiv0054436858ydp2abd8807yiv0431059516ydp4a9ac120yiv5363889137ydpa528b478yiv2039151130ydp416d4c89yiv6707786321ydp727ca38fMsoNormal"><span>Quels sont les frais de fonctionnement de cet organisme ? Ils sont tout simplement gigantesques.</span></p>
<p class="v1ydp94e2918ayiv3226251875ydp48c20133yiv3129027383ydp1be5fdcfyiv5701667451ydpa93c6ba2yiv7204989471ydp31c7cfddyiv7548367283ydp65296bdeyiv2554659957ydp4853a495yiv2391420766ydp45404b91yiv9062108625ydpfb569c32yiv7345390195ydpe2a44cccyiv1699493840ydp6ce8f9a6yiv6164034263ydp7710a1b7yiv8448525897ydp898eb47cyiv9973653220ydpf37d090byiv4589694928ydp56cb258eyiv5976517129ydpa7577fffyiv1248301428ydp634a5ddfyiv2119911098ydp83b787feyiv6034168284ydp42f22743yiv8199068022ydp2be03d7ayiv7340583808ydpc089a2ceyiv1301816233ydp86b873ceyiv0054436858ydp2abd8807yiv0431059516ydp4a9ac120yiv5363889137ydpa528b478yiv2039151130ydp416d4c89yiv6707786321ydp727ca38fMsoNormal"><span>En se basant sur les documents internes de la CPI traitant de sa comptabilité, nous pouvons constater que son budget pour la seule année 2025 est de 195 481 500€ (<i>Résolution ICC-ASP/23/Res.6, Partie I, §A</i>).</span></p>
<div><span>Ne serait-ce que pour la période 2015-2025, le budget de l'appareil bureaucratique au service des puissances occidentales qu'est la CPI a été de 1 718 529 800€ (!). Soit, en dix ans, ce dernier a non seulement été supérieur à 1,7 milliard d'euros, mais est également en constante augmentation. Depuis sa création en 2002, la CPI a invariablement vu son budget croître d'au moins plusieurs millions d'euros par an. Si en 2004, il était de 53 071 846€, en 2014, il était déjà de 121 656 200€. Et en 2024 – de 187 084 300€ (<i>Résolution ICC-ASP/22/Res.4)</i></span><img border="0" class="v1ydp94e2918ayiv3226251875ydp48c20133yiv3129027383ydp1be5fdcfyiv5701667451ydpa93c6ba2yiv7204989471ydp31c7cfddyiv7548367283ydp65296bdeyiv2554659957ydp4853a495yiv2391420766ydp45404b91yiv9062108625ydpfb569c32yiv7345390195ydpe2a44cccyiv1699493840ydp6ce8f9a6yiv6164034263ydp7710a1b7yiv8448525897ydp898eb47cyiv9973653220ydpf37d090byiv4589694928ydp56cb258eyiv5976517129ydpa7577fffyiv1248301428ydp634a5ddfyiv2119911098ydp83b787feyiv6034168284ydp42f22743yiv8199068022ydp2be03d7ayiv7340583808ydpc089a2ceyiv1301816233ydp86b873ceyiv0054436858ydp2abd8807yiv0431059516ydp4a9ac120yiv5363889137ydpa528b478yiv2039151130ydp416d4c89yiv6707786321yahoo-inline-image"></div>
<div><span>Après avoir scruté le budget de la Cour Pénale Internationale (CPI), il convient d'évaluer le « rendement » de cet « investissement » gigantesque.</span></div>
<p class="v1ydp94e2918ayiv3226251875ydp48c20133yiv3129027383ydp1be5fdcfyiv5701667451ydpa93c6ba2yiv7204989471ydp31c7cfddyiv7548367283ydp65296bdeyiv2554659957ydp4853a495yiv2391420766ydp45404b91yiv9062108625ydpfb569c32yiv7345390195ydpe2a44cccyiv1699493840ydp6ce8f9a6yiv6164034263ydp7710a1b7yiv8448525897ydp898eb47cyiv9973653220ydpf37d090byiv4589694928ydp56cb258eyiv5976517129ydpa7577fffyiv1248301428ydp634a5ddfyiv2119911098ydp83b787feyiv6034168284ydp42f22743yiv8199068022ydp2be03d7ayiv7340583808ydpc089a2ceyiv1301816233ydp86b873ceyiv0054436858ydp2abd8807yiv0431059516ydp4a9ac120yiv5363889137ydpa528b478yiv2039151130ydp416d4c89yiv6707786321ydp727ca38fMsoNormal"><span>Le constat est très simple et sans équivoque : par rapport au budget colossal englouti par cet organisme, il est tout simplement quasi inexistant.</span></p>
<p class="v1ydp94e2918ayiv3226251875ydp48c20133yiv3129027383ydp1be5fdcfyiv5701667451ydpa93c6ba2yiv7204989471ydp31c7cfddyiv7548367283ydp65296bdeyiv2554659957ydp4853a495yiv2391420766ydp45404b91yiv9062108625ydpfb569c32yiv7345390195ydpe2a44cccyiv1699493840ydp6ce8f9a6yiv6164034263ydp7710a1b7yiv8448525897ydp898eb47cyiv9973653220ydpf37d090byiv4589694928ydp56cb258eyiv5976517129ydpa7577fffyiv1248301428ydp634a5ddfyiv2119911098ydp83b787feyiv6034168284ydp42f22743yiv8199068022ydp2be03d7ayiv7340583808ydpc089a2ceyiv1301816233ydp86b873ceyiv0054436858ydp2abd8807yiv0431059516ydp4a9ac120yiv5363889137ydpa528b478yiv2039151130ydp416d4c89yiv6707786321ydp727ca38fMsoNormal"><span>En 23 ans d'existence et après avoir dépensé plusieurs milliards d'euros, le procureur de la CPI n'a présenté que 33 affaires mettant en cause 49 défendeurs, dont, dans un grand nombre de cas, il ne s'agit que d'affaires fabriquées, des montages téléguidés par les principaux bailleurs de fonds occidentaux de l'organisme, servant leurs intérêts géopolitiques étroits. Ces affaires s'avèrent souvent non seulement illégitimes, mais également illégales au regard du droit international en vigueur, ciblant des ressortissants d'États non signataires du Statut de Rome, en violation du principe de territorialité et de la Convention de Vienne de 1969 sur le droit des traités, dont l'article 34 indique sans équivoque la manière dont un Etat est lié : « <i>Un traité ne crée ni obligation ni droit pour un État tiers sans son consentement</i> ».</span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x_68d103b032407.jpg" alt=""></p>
<p class="v1ydp94e2918ayiv3226251875ydp48c20133yiv3129027383ydp1be5fdcfyiv5701667451ydpa93c6ba2yiv7204989471ydp31c7cfddyiv7548367283ydp65296bdeyiv2554659957ydp4853a495yiv2391420766ydp45404b91yiv9062108625ydpfb569c32yiv7345390195ydpe2a44cccyiv1699493840ydp6ce8f9a6yiv6164034263ydp7710a1b7yiv8448525897ydp898eb47cyiv9973653220ydpf37d090byiv4589694928ydp56cb258eyiv5976517129ydpa7577fffyiv1248301428ydp634a5ddfyiv2119911098ydp83b787feyiv6034168284ydp42f22743yiv8199068022ydp2be03d7ayiv7340583808ydpc089a2ceyiv1301816233ydp86b873ceyiv0054436858ydp2abd8807yiv0431059516ydp4a9ac120yiv5363889137ydpa528b478yiv2039151130ydp416d4c89yiv6707786321ydp727ca38fMsoNormal"><span>À l'instar des entités de propagande et de désinformation agissant pour le compte des commanditaires institutionnels occidentaux, telles que l'ONG "Reporters sans frontières", qui engloutissent annuellement des sommes considérables dans leur fonctionnement avec une efficacité et un rendement réel dérisoires au-delà des orchestrations médiatiques dans l'espace de propagande occidentale, la Cour Pénale Internationale adopte un modus operandi similaire : une consommation démesurée pour une production rachitique. Le nombre dérisoire d'affaires portées devant les juges de la CPI découle d'une réalité simple et déjà soulignée : la majorité des auteurs de crimes d'agression, de crimes de guerre et de massacres de populations civiles des dernières décennies sont les décideurs politiques et les exécutants militaires des nations occidentales. Autrement dit, ils sont les « intouchables » de facto au regard de la loi, telle qu'elle est interprétée par le personnel de la CPI, mettant en lumière un biais structurel et une sélectivité dans la poursuite des crimes internationaux (<i>cf. rapport de Human Rights Watch, 2023, sur la sélectivité de la CPI dans ses enquêtes</i>).</span></p>
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<p class="v1ydp94e2918ayiv3226251875ydp48c20133yiv3129027383ydp1be5fdcfyiv5701667451ydpa93c6ba2yiv7204989471ydp31c7cfddyiv7548367283ydp65296bdeyiv2554659957ydp4853a495yiv2391420766ydp45404b91yiv9062108625ydpfb569c32yiv7345390195ydpe2a44cccyiv1699493840ydp6ce8f9a6yiv6164034263ydp7710a1b7yiv8448525897ydp898eb47cyiv9973653220ydpf37d090byiv4589694928ydp56cb258eyiv5976517129ydpa7577fffyiv1248301428ydp634a5ddfyiv2119911098ydp83b787feyiv6034168284ydp42f22743yiv8199068022ydp2be03d7ayiv7340583808ydpc089a2ceyiv1301816233ydp86b873ceyiv0054436858ydp2abd8807yiv0431059516ydp4a9ac120yiv5363889137ydpa528b478yiv2039151130ydp416d4c89yiv6707786321ydp727ca38fMsoNormal"><span>Nulle nation étrangère, nulle entité institutionnelle extérieure aux frontières sahéliennes ne saurait revendiquer un droit quelconque sur cette région, principe cardinal de sa souveraineté. L'ère des puissances occidentales, autrefois campées en suzeraines vis-à-vis d'États africains réduits au statut de vassaux, est révolue et ne doit en aucun cas se reproduire.</span></p>
<p class="v1ydp94e2918ayiv3226251875ydp48c20133yiv3129027383ydp1be5fdcfyiv5701667451ydpa93c6ba2yiv7204989471ydp31c7cfddyiv7548367283ydp65296bdeyiv2554659957ydp4853a495yiv2391420766ydp45404b91yiv9062108625ydpfb569c32yiv7345390195ydpe2a44cccyiv1699493840ydp6ce8f9a6yiv6164034263ydp7710a1b7yiv8448525897ydp898eb47cyiv9973653220ydpf37d090byiv4589694928ydp56cb258eyiv5976517129ydpa7577fffyiv1248301428ydp634a5ddfyiv2119911098ydp83b787feyiv6034168284ydp42f22743yiv8199068022ydp2be03d7ayiv7340583808ydpc089a2ceyiv1301816233ydp86b873ceyiv0054436858ydp2abd8807yiv0431059516ydp4a9ac120yiv5363889137ydpa528b478yiv2039151130ydp416d4c89yiv6707786321ydp727ca38fMsoNormal"><span>Par conséquent, les délibérations des instances dirigeantes de l'Alliance des États du Sahel concernant le retrait de la ratification du Statut de Rome, et donc de la Cour Pénale Internationale (CPI), représentent une démarche dont le Mali, le Burkina Faso et le Niger, il est permis de l'espérer, tireront profit dans les meilleurs délais. Cette initiative s'ancre dans la volonté de réaffirmer une compétence judiciaire nationale pleine et entière, conformément aux principes de souveraineté énoncés par la Charte des Nations Unies, notamment en son article 2, §7, qui stipule la non-ingérence dans les affaires intérieures des États.</span><span></span></p>
<p class="v1ydp94e2918ayiv3226251875ydp48c20133yiv3129027383ydp1be5fdcfyiv5701667451ydpa93c6ba2yiv7204989471ydp31c7cfddyiv7548367283ydp65296bdeyiv2554659957ydp4853a495yiv2391420766ydp45404b91yiv9062108625ydpfb569c32yiv7345390195ydpe2a44cccyiv1699493840ydp6ce8f9a6yiv6164034263ydp7710a1b7yiv8448525897ydp898eb47cyiv9973653220ydpf37d090byiv4589694928ydp56cb258eyiv5976517129ydpa7577fffyiv1248301428ydp634a5ddfyiv2119911098ydp83b787feyiv6034168284ydp42f22743yiv8199068022ydp2be03d7ayiv7340583808ydpc089a2ceyiv1301816233ydp86b873ceyiv0054436858ydp2abd8807yiv0431059516ydp4a9ac120yiv5363889137ydpa528b478yiv2039151130ydp416d4c89yiv6707786321ydp727ca38fMsoNormal"><span>La CPI, critiquée à juste titre pour être au service des intérêts géopolitiques des puissances occidentales et pour sa focalisation disproportionnée sur les affaires africaines, voit ainsi sa légitimité remise en question par ces États soucieux de reprendre en main leur propre destin judiciaire.</span><span></span></p>
<div dir="ltr">
<div><b><span style="font-family: times new roman, new york, times, serif; font-size: medium;">Oleg Nesterenko</span></b></div>
<div><span style="font-family: times new roman, new york, times, serif; font-size: medium;">Président du<span> </span><span><a shape="rect" href="http://www.c-cie.eu/" title="http://www.c-cie.eu" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CCIE</a></span></span></div>
</div>
<div><i><span style="font-family: times new roman, new york, times, serif; font-size: medium;">(Spécialiste de la Russie, CEI et de l'Afrique subsaharienne)</span></i></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali à la CIJ : quand la dérision algérienne se heurte au droit international</title>
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<description><![CDATA[ Le 19 septembre 2025, la Cour internationale de Justice (CIJ) a publié un communiqué confirmant que le Mali a déposé, le 16 septembre, une requête introductive d’instance contre l’Algérie. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 01:48:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’affaire porte sur la destruction présumée, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, d’un drone de reconnaissance malien par les forces de défense algériennes, alors que l’appareil effectuait une mission de surveillance dans l’espace aérien du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je signale que derrière la sobriété du communiqué se cache un acte d’une portée considérable : Bamako accuse Alger d’avoir franchi une ligne rouge. Il ne s’agit pas d’un simple incident technique ni d’une rumeur, mais d’un acte d’agression caractérisé, en violation flagrante de la Charte des Nations unies, de l’Acte constitutif de l’Union africaine et du Pacte de non-agression et de défense commune de 2005. Notre pays appuie son argumentaire sur la résolution 3314 de l’Assemblée générale des Nations unies, qui définit précisément ce qui constitue une agression. En saisissant la CIJ, le Mali a pris soin de s’appuyer sur les dispositions juridiques adéquates, invoquant l’article 40 du Statut de la Cour et l’article 38(5) de son Règlement. Cette démarche permet de déposer une requête même en l’absence d’un consentement préalable de l’État défendeur. Désormais, la balle est dans le camp de l’Algérie, appelée à décider si elle accepte ou non de se soumettre à la compétence de la Cour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui retient l’attention, au-delà de l’aspect juridique, c’est le contraste entre le sérieux de la démarche malienne et la désinvolture affichée par Alger depuis des mois. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Mphamed Attaf au lieu de prendre au sérieux l’accusation de Bamako, a choisi d’en rire publiquement. En conférence de presse, il a balayé l’affaire d’un revers de main, la qualifiant de « fake news » et insinuant qu’il s’agissait d’une manipulation médiatique destinée à brouiller l’opinion publique. Cette posture faite de dérision s’avère aujourd’hui intenable. La saisine de la CIJ a donné à la plainte malienne une dimension solennelle, balayant l’argument de la rumeur ou de l’invention. Ce qui était tourné en dérision par Alger est désormais inscrit dans les registres de la plus haute juridiction internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est clair que le ministre algérien a commis une faute politique. En croyant désamorcer la gravité de l’accusation par la moquerie, il a en réalité affaibli la position de son pays. Car désormais, deux scénarios se présentent : soit l’Algérie refuse de reconnaître la compétence de la CIJ, et elle apparaîtra aux yeux du monde comme une puissance régionale qui fuit ses responsabilités ; soit elle accepte, et elle devra affronter un débat juridique où ses actes seront examinés à la lumière du droit international. Dans les deux cas, la légèreté initiale devient un handicap.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Mali, cette initiative dépasse largement le cadre d’un contentieux bilatéral. Elle constitue un signal politique adressé à la communauté internationale : un État peut mobiliser les instruments du droit international pour défendre sa souveraineté et demander des comptes lorsqu’il s’estime agressé. La CIJ n’est pas seulement un tribunal technique, c’est aussi un espace où se joue la crédibilité des États. En choisissant de s’y présenter, Bamako modifie le rapport de force et oblige Alger à sortir de sa posture de dénégation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, l’Algérie se retrouve acculée par sa propre imprudence. Refuser de comparaître devant la CIJ, c’est se discréditer en alimentant l’idée que la dérision et la négation ne suffisent pas à masquer la réalité des faits. Accepter, c’est courir le risque d’une condamnation qui affaiblirait son image régionale. Dans les deux hypothèses, la diplomatie algérienne paie le prix d’un calcul à courte vue. Le ministre des Affaires étrangères, qui avait voulu tourner en ridicule la plainte malienne, se retrouve en porte-à-faux. Ce qu’il avait qualifié de “fake news” est désormais gravé dans les annales de la justice internationale, rappelant que les rires moqueurs pèsent bien peu face au sérieux implacable du droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dicko Seidina Oumar <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste- Historien- Écrivain<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Paris : la communauté africaine a organisé une course cycliste contre le néocolonialisme</title>
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<description><![CDATA[ Partout en France, ces dernières semaines, des manifestations massives ont eu lieu contre la réduction des dépenses sociales et la politique du président Macron. Aux côtés des manifestants se sont joints les ressortissants des pays africains : le 19 septembre, la communauté africaine de Paris a organisé une course cycliste contre le néocolonialisme et l’impérialisme occidental, pour la liberté de l’Afrique. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Sep 2025 09:59:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>L’action a commencé à la station de métro Château Rouge, où un rassemblement s’est tenu. Ensuite, plus de vingt cyclistes, portant les drapeaux des pays africains et des pancartes, ont parcouru les rues Barbès, Custine, Clignancourt, Myrha, Muller, Paul-Albert, Ramey, Labat, Poulet, Doudeauville, Christiani et Cardinal Dubois. Deux participants portaient des t-shirts avec l’inscription "Free Africa!" («Afrique libre!»).</p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x_68ce7a935159a.jpg" alt=""></p>
<p>Lors du rassemblement, les activistes ont pris la parole et se sont adressés à l’assistance :</p>
<p>«Frères et sœurs, amis, camarades !<br>Nous sommes réunis ici, à Paris, pour dire la vérité : l’Afrique n’est pas une colonie. L’Afrique n’est pas une réserve de ressources pour des intérêts étrangers. L’Afrique est un continent de peuples libres et fiers, qui décident eux-mêmes de leur destin…<br>Aujourd’hui, nous pédalons ensemble — Africains et nos alliés d’Europe et d’autres continents. Notre vélorandonnée est le symbole que le mouvement de l’Afrique vers une véritable indépendance est désormais irréversible.<br>Nous disons : à bas le néocolonialisme ! À bas l’exploitation ! Vive l’Afrique libre, unie et forte !»</p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x_68ce7a926f528.jpg" alt=""></p>
<p>Parmi les drapeaux visibles figuraient ceux de la Guinée, du Congo-Brazzaville, de la République centrafricaine, du Tchad, du Burkina Faso, du Gabon, du Cameroun, de l’Algérie et de la Tunisie.</p>
<p>Les participants tenaient également des pancartes avec des slogans :</p>
<p>«Pas de liberté tant que vivent les héritages coloniaux»<br>«La France coloniale doit rendre des comptes»<br>«Colonialisme français = crime sans excuse !»<br>«Deux roues, une lutte : décolonisation !»<br>«Nos roues tournent, l’histoire retourne !»<br>«La France coloniale n’est pas une histoire lointaine : vérité, justice, réparation maintenant !»<br>«Dakar, Alger, Madagascar, Maroc : mémoire et vérité !»</p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x_68ce7a9074aef.jpg" alt=""></p>
<p>Après la course cycliste, les activistes ont pris une photo de groupe et ont déclaré que de telles actions se poursuivraient jusqu’à ce que les peuples africains obtiennent une véritable indépendance et une juste compensation pour les années de colonialisme.</p>
<p><iframe width="751" height="421" src="https://www.youtube.com/embed/es4cQPztNd0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<div class="post-text mt-4">
<div class="post-text mt-4">
<div class="post-text mt-4">
<div class="post-text mt-4">
<div class="post-text mt-4"><strong>Abdou Ali</strong></div>
</div>
</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Éditorial &#45; La France joue au pompier pyromane au Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/editorial-la-france-joue-au-pompier-pyromane-au-sahel-3109424.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;annonce de Paris de “suspendre la coopération antiterroriste avec le Mali” et “d&#039;expulser deux diplomates  maliens” n&#039;est rien d&#039;autre qu&#039;un coup de communication vide.  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Sep 2025 09:52:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi ? Parce qu'il n'y avait plus ni coopération sécuritaire, ni présence diplomatique significative du Mali  en France depuis des années. </p>
<p>- Paris fait semblant de couper un lien qui n'existe plus. <br>C'est une manière de se donner de l'importance, d'occuper le terrain médiatique, de montrer qu'elle pèse encore dans une région où, en réalité, son influence s'effrite de jour en jour face à l'AES et à ses nouveaux alliés. </p>
<p>RFlet les médias français reprennent la mise en scène. </p>
<p>En amplifiant cette “décision historique”, ils détournent le regard de l'opinion publique française des  problèmes brûlants à Paris : contestations sociales, fractures politiques, montée de l'extrême droite. Le récit africain devient une soupape, un théâtre extérieur où la France prétend encore être maîtresse du jeu.</p>
<p>Mais la vérité est simple : </p>
<p>Sur le terrain, les armées de l'AES combattent sans Paris. </p>
<p>Sur le plan diplomatique, les capitales africaines s'émancipent de l'ombre française. </p>
<p>Sur le plan symbolique, la France s'accroche à une grandeur révolue en mettant en scène des non- événements. </p>
<p> Conclusion : Paris joue au pompier pyromane. Elle allume des polémiques pour masquer son impuissance, et RFI amplifie l'écho. Mais l'Afrique, elle, regarde ailleurs — vers ses propres choix souverains, vers Moscou, vers Pékin, vers l'avenir. </p>
<ul>
<li>Non-événement total. </li>
<li>Paris veut juste se donner de l'importance. </li>
<li>RFI amplifie pour détourner les regards des crises françaises.</li>
</ul>
<h2 data-e2e="user-subtitle" class="css-o2t55f-5e6d46e3--H2ShareSubTitle empjf527">BAGA Le Lion</h2>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Maroc : Pour une justice exemplaire et souveraine</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/maroc-pour-une-justice-exemplaire-et-souveraine-3109393.html</link>
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<description><![CDATA[ &quot;La justice sans la force est impuissante ;  la force sans justice est tyrannique&quot;. Suite à la condamnation d&#039;une activiste féministe (Ibtissame Lachgar) pour offense à Allah (Dieu) par le tribunal de première instance de Rabat, cet adage vient de trouver toute sa justification et son apologie au Maroc. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Sep 2025 01:51:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'activiste féministe était poursuivie pour avoir publié fin juillet sur les réseaux sociaux une photo d'elle vêtue d'un T-shirt où apparaissait le mot "Allah" ("Dieu") suivi de la phrase "is lesbian" ("Allah est lesbienne : homosexuel"). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">et acte blasphématoire offensant envers Dieu par cette sortie agressive et frontale fut condamnée par la justice marocaine à 30 mois de prison ferme, assortie d'une amende de 50 000 dirhams (4725 euros) pour atteinte à la religion musulmane.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face aux pressions et aboiements des milieux LGBT et de leurs parrains, la force de résistance de la justice chérifienne s'est assumée d'une part, et face à cet acte blasphématoire, la Communauté musulmane, blessé dans sa conviction fut honorée et établie dans son droit d'autre part.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis l'annonce de ce verdict, les toiles se sont enflammées, et les réseaux islamophobes activés avec comme dénominateur commun : "atteinte à la liberté d'expression". Cette condamnation a suscité de vives réactions au niveau des pseudos organisations de défense des droits des femmes, dans les colonnes de certains medias, et surtout au niveau des réseaux sociaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme réactions, les réseaux féministes LGBT furent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>particulièrement fertiles en expression chocs visant à chauffer les esprits sur une justice aux ordres, et à designer du doigt la Charia islamique comme pestiférée, anachronique. Certains contestateurs, poursuivant leurs gymnastiques intellectuelles faites de présomptions, de supputations et de probabilité ont été de véritables animateurs des colonnes des medias islamophobes occidentaux : (journaux, radios, télévisions, presse en ligne). D'autres à travers ce verdict ont qualifié l'islam, "comme toute idéologie religieuse de fasciste, de phallocrate et misogyne, un verdict choquant, une atteinte à la liberté d'expression. D'autres encore affirment que ce verdict<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s'inscrit dans une tendance mondiale de répression de l'émancipation des femmes, avec une intensité particulière des militantes féministes et LGBTQ+, et que sais-je encore ?"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Devant de telles attaques acerbes aux desseins inavoués, devant cette désagréable surprise, nous nous posons un certain nombre de questionnements. Pourquoi cette levée de bouclier contre un verdict conforme à l'éthique islamique marocaine ? Si c'est du chantage, elle est inacceptable et impardonnable pour un pays souverain comme le Maroc. Et si c'est de la diversion, alors le Royaume chérifien à d'autres préoccupations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A force de pousser les feux sur la liberté d'expression de cet acte féministe frontal et blasphématoire, ces pseudos féministes ont franchi la ligne qui sépare la lucidité de la passion. Leurs appels à la libération immédiate de cette offenseuse sous la couverture d'une fallacieuse liberté d'expression témoigne leur islamophobie, pas forcément de leur lucidité.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Blaise Pascal écrivait : "Qui trop veut faire l'ange fait la bête". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ce verdict, la justice marocaine n'a pas adopté ici comme souhaité par les pseudos défenseurs des droits des femmes une méthode syncrétique qui part du désir de moderniser l'Islam en le pliant devant les changements conjoncturels et pressions, et cela dans les conditions de la domination du mouvement de l'homme des temps modernes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a rendu un verdict conformément aux droit et aux aspirations du peuple marocain. L'homosexualité est qualifiée par l'Islam comme le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>crime le plus ignoble et odieux aux yeux de Dieu, et les auteurs de ce crime portent sur eux la honte et l'infamie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ridicule ne tue plus ! Quand des canaux bellicistes et provocateurs publient des propos qui stigmatisent et condamnent toute une religion et ses adeptes pour ensuite se réfugier derrière la couverture de "liberté d'expression", de se faire passer pour une victime, n'est-ce pas là une fourberie et un piège ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous : Collectif des associations musulmanes du Mali laissons aux détracteurs de la justice marocaine leur couverture sensationnaliste d'un Royaume dépeint à travers le prisme déformant des différents clichés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à un tel acte frontal, provocateur et blasphématoire, nous leurs répliquons par des réponses appropriées. Ce qui est excessif amène toujours une réaction, dit-on. Nous comprenons aussi leurs cris du ventre. A cet effet, nous leurs souhaitons bonne digestion dans leur féminophilie alimentaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme convenu, la règle n°1 de la guerre est de connaître son ennemi et de comprendre sa stratégie et sa tactique. La 2e serait d'adapter la stratégie et la tactique aux circonstances. Le Royaume du Maroc sous le leadership éclairé de Sa Majesté le Roi Mohammed VI : Commandeur des croyants vient de prouver que face à la pression internationale sur la légalisation de l'homosexualité comme norme, la justice chérifienne s'assumera en toute indépendance et en toute<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>souveraineté. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed KIMBIRI<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Président du Collectif des associations musulmanes du Mali</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accusées de soutenir et de justifier le terrorisme en Afrique : les pays du Sahel envisagent des poursuites internationales contre l’Ukraine et la France, le Soudan soutient l’initiative</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/accusees-de-soutenir-et-de-justifier-le-terrorisme-en-afrique-les-pays-du-sahel-envisagent-des-poursuites-internationales-contre-lukraine-et-la-france-le-soudan-soutient-linitiative-3109342.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis l’année dernière jusqu’à aujourd’hui, des rapports médiatiques et des documents issus des services de renseignement continuent de révéler, preuves à l’appui, les activités militaires et d’espionnage destructrices de l’Ukraine dans plusieurs pays africains, notamment au Soudan, en Somalie et dans la région du Sahel. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 11:49:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que les forces ukrainiennes essuient défaite après défaite sur le front est face à la Russie, la direction ukrainienne, en coordination directe avec ses soutiens occidentaux, a déplacé ses efforts et ses experts vers d’autres théâtres d’opération, en particulier en Afrique. Des pays comme le Soudan, le Mali, la Somalie, le Tchad, la Libye et l’Algérie ont été concernés. Cela dans le but de maintenir l’appui occidental et de servir les intérêts de certaines puissances étrangères, transformant ainsi les forces ukrainiennes en groupes de mercenaires semant violence et chaos à travers le continent africain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les pays du Sahel envisagent des poursuites internationales contre l’Ukraine et la France<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, la capitale nigérienne a accueilli, le 15 septembre dernier, la deuxième réunion des ministres de la Justice des pays membres de l’Alliance des États du Sahel. L’événement s’est tenu au Centre international de conférences Mahatma Gandhi, sous la présidence de Mohamed Toumba, ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique du Niger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La plateforme médiatique officielle du gouvernement nigérien a publié les conclusions de cette réunion, mettant en lumière une recommandation phare : soumettre le dossier relatif au "soutien et à la justification du terrorisme par l’Ukraine" ainsi que ses ingérences dans les affaires intérieures des États du Sahel et d’autres pays africains à la Cour internationale de justice (CIJ). Il a également été recommandé, dans la réunion de Bamako, de poursuivre la France et l’Ukraine devant la CIJ pour "soutien et justification du terrorisme".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les ministres ont également décidé d’engager des actions judiciaires contre certains médias internationaux, notamment France 24, Radio France Internationale (RFI) et TV5 Monde, accusés de "justifier le terrorisme et de le promouvoir" à travers leur ligne éditoriale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre nigérien des Affaires étrangères a souligné l’importance de construire une institution judiciaire africaine commune. De son côté, le ministre burkinabè de la Justice a salué les décisions fermes prises lors de la réunion, tandis que son homologue malien, Mamoudou Kassogué, a affirmé que cette rencontre constitue une "continuité de la réunion de Bamako" et permettra de "renforcer la coopération judiciaire et de mettre en lumière le rôle du droit et de la justice dans la construction de notre union."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Soudan soutient l’initiative du Sahel contre l’Ukraine<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une interview accordée à notre rédaction, un haut responsable soudanais du ministère des Affaires étrangères, Abdel Moneim Mustafa Mohamed, a commenté les résultats de cette réunion à la lumière de l’implication avérée de l’Ukraine dans le conflit soudanais. Il a déclaré : "Nous, au ministère soudanais des Affaires étrangères, soutenons l’initiative des pays du Sahel contre la France et l’Ukraine, en particulier contre l’ingérence terroriste de l’Ukraine dans la souveraineté des États africains."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un responsable soudanais : L’Ukraine a envoyé des drones et des mercenaires pour combattre aux côtés des FSR<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À propos de l’évaluation soudanaise de cette orientation, le même responsable a poursuivi : "Nous considérons que l’ingérence flagrante de l’Ukraine dans les affaires internes des pays africains doit cesser. La communauté internationale doit adopter une position ferme. L’Ukraine a envoyé des mercenaires et des experts en drones pour combattre aux côtés des Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a également révélé que : "Le ministre soudanais de la Défense ainsi que d’autres responsables, dont le colonel Mohamed El-Sir du ministère des Affaires étrangères, ont déjà dénoncé publiquement l’intervention ukrainienne. Des mercenaires ukrainiens et colombiens sont bien présents au Darfour, commettant des actes violents et inhumains dans le cadre d’agendas néocoloniaux."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vers des poursuites contre tous les soutiens des FSR<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant la possibilité que le Soudan entreprenne lui-même des démarches judiciaires similaires contre les soutiens présumés des FSR, le diplomate soudanais a confirmé : "Oui, toutes les parties qui soutiennent militairement ou logistiquement les Forces de soutien rapide seront traduites en justice."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a ajouté : "Le Soudan, par l’intermédiaire de son représentant auprès des Nations unies, a déjà fourni toutes les preuves concernant le soutien émirati aux milices. Le ministère des Affaires étrangères prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre les droits du peuple soudanais, y compris le recours aux juridictions internationales."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les accusations contre l’Ukraine s’accumulent<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le colonel Mohamed El-Sir, dans une précédente déclaration médiatique, avait confirmé l’implication de l’Ukraine dans le soutien aux groupes armés au Soudan, en Somalie, au Niger et en Libye. Il avait alors accusé Kiev de "se livrer à un sale boulot au profit des puissances européennes", soutenant notamment ‘’Boko Haram’’, ‘’Al-Shabaab’’ en Somalie, et les FSR au Soudan, en leur fournissant des drones à des prix très bas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réactions africaines face à l’ingérence ukrainienne : condamnations diplomatiques et ruptures de relations <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En avril 2024, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, avait critiqué sévèrement l’Ukraine lors d’une conférence de presse, dénonçant ses activités "destructrices" en Afrique et l’accusant de parrainer le terrorisme au Sahel. Il avait déclaré : "Pour nous, l’Ukraine est un État terroriste."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelques mois plus tard, en août 2024, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont adressé une demande formelle au président du Conseil de sécurité des Nations unies pour condamner "le soutien ouvert et présumé" de l’Ukraine au terrorisme international, notamment dans la région du Sahel. Cette initiative faisait suite à des déclarations de responsables ukrainiens reconnaissant l’implication de Kiev dans les attaques menées par des séparatistes touaregs, ayant causé la mort de nombreux soldats maliens dans le village de Tin-Zaouatine en juillet 2024.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Républiques du Mali et du Niger ont annoncé, respectivement les 4 et 6 août 2024, la rupture de leurs relations diplomatiques avec l’Ukraine, en raison de son soutien aux groupes terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Andriy Yusov, porte-parole du renseignement militaire ukrainien, avait à l’époque reconnu que l’Ukraine était impliquée dans une attaque ayant entraîné la mort de soldats maliens et de civils.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Maksym Subkh, représentant spécial de l’Ukraine pour le Moyen-Orient et l’Afrique, avait quant à lui affirmé en février 2024 à ‘’Al-Araby Al-Jadeed’’ que : "Certains citoyens ukrainiens participent individuellement au conflit au Soudan aux côtés des FSR. La plupart sont des spécialistes techniques."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant lui, le porte-parole de l’armée de l’air ukrainienne, Ilia Yevlash, avait publié sur Facebook que des formateurs et opérateurs de drones des forces armées ukrainiennes soutiennent les FSR, tout en précisant que "Kiev est engagée dans plus de 30 contrats militaires en Afrique."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: 18.6667px;">Une contribution de Oumar Diallo</span></span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali est attaqué. Le danger est réel. Mobilisons&#45;nous, formons un front commun pour le Mali.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-est-attaque-le-danger-est-reel-mobilisons-nous-formons-un-front-commun-pour-le-mali-3109295.html</link>
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<description><![CDATA[ Pendant que nos populations civiles, ainsi que nos forces de défense et de sécurité, tombent sous les balles des terroristes et que notre économie est visée, certains analysent, relativisent, voire normalisent le chaos. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Sep 2025 09:58:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme si le Mali<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pays pacifique, qui n’a jamais attaqué personne<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>devait renoncer à son droit fondamental de se défendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet impérialisme médiatique contemporain refuse simplement d’admettre que des nations autrefois dominées puissent désormais parler, agir et décider pour elles-mêmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Non, la liberté d’analyse ne donne pas droit à la trahison morale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’information est devenue un champ de bataille. Et ceux qui choisissent de relayer la parole ou les intérêts des ennemis de nos peuples doivent être désignés comme tels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne s’agit pas de censurer, mais de dénoncer avec fermeté ceux qui, par calcul ou par conviction, deviennent les complices — voire les acteurs — de cet impérialisme médiatique moderne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les critiques stériles n'ont plus leur place parmi nous. Nous sommes appelés à faire table rase de nos divergences internes, en nous conformant à la devise sacrée de notre pays :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">UN PEUPLE – UN BUT – UNE FOI !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jouons pleinement notre partition pour défendre le Mali dans cette guerre nouvelle, qui n’est pas seulement une guerre des armes, mais aussi une guerre des médias.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali n’a agressé personne. Nous ne faisons que nous défendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Boubacar Sidibé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réalisateur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Président de la Maison Fédérale du Cinéma et de l’Audiovisuel au Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Administrateur des Arts et de la Culture<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Officier de l’Ordre National du Mali<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : Communication de guerre : ne pas ajouter l’insulte à la dérobade</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-communication-de-guerre-ne-pas-ajouter-linsulte-a-la-derobade-3109279.html</link>
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<description><![CDATA[ La propagande ne meurt jamais. Mais aujourd’hui, elle a changé de forme, et ses limites sont de plus en plus visibles à l’ère de l’hyper connectivité. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 13:26:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrefois toute-puissante lorsqu’un Etat contrôlait ses canaux d’information, elle devient contre-productive dès lors que la vérité peut émerger de multiples sources.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vouloir nier l’évidence observable par tous, c’est prendre le risque de perdre à la fois la bataille de l’image et celle de la confiance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du monopole à l’éclatement de l’information<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jusqu’à la fin du XXe siècle, la propagande d'État prospérait sur un terreau favorable : un espace médiatique verrouillé, des médias publics au service du pouvoir, et une opinion publique largement dépendante de sources uniques. Le Troisième Reich, sous l’orchestration de Joseph Goebbels, en est un exemple tragique : jusqu’aux derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, une large partie des Allemands croyait encore en une victoire imminente. La maîtrise absolue de l’information permettait alors d’ignorer la réalité du front et d’entretenir l’illusion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’inverse, la guerre du Vietnam a montré les premières fissures de ce modèle. Face à la multiplication des médias indépendants et au poids croissant de la liberté d’expression, les Etats-Unis ont été confrontés à une opinion publique de mieux en mieux informée — et donc de plus en plus critique. Les images et témoignages des exactions sur le terrain, relayés sans filtre, ont contribué à délégitimer le conflit et à précipiter le désengagement américain. Le mythe de l’État maître de la narration s’est alors effondré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’irréversible désordre informationnel<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis l’avènement d’Internet et des réseaux sociaux, la maîtrise de l’information n’appartient plus à personne — et surtout plus aux seuls États. Tout soldat peut devenir cameraman ; tout civil, journaliste ; tout internaute, relais. Cette horizontalité de l’information transforme la communication de guerre en un champ de mines permanent. L’État n’a plus le monopole du récit. Il doit désormais rivaliser avec une infinité de sources — parfois authentiques, parfois manipulées, mais toujours disponibles, immédiates, et virales.<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, tenter de nier une réalité visible sur les réseaux — par exemple des vidéos diffusées par l’ennemi — devient non seulement inutile, mais néfaste. Cela ne fait que saper la crédibilité de la parole publique. Si l’État ment ou minimise de façon flagrante, l’opinion se tourne vers d’autres sources… quitte à croire l’ennemi. Par défaut de confiance, ce dernier gagne alors un avantage stratégique : celui de la présomption de véracité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De la dénégation à la stratégie de vérité relative<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plutôt que de s’enfermer dans une posture de dénégation ou de silence, les gouvernements doivent adopter une stratégie de mise en perspective informationnelle. Cela ne signifie pas révéler tous les détails, ni tout dire en temps réel, mais plutôt s’inscrire dans une dynamique de transparence contrôlée. Il ne s’agit plus de nier, mais d’expliquer, de relativiser, de contextualiser. Mieux vaut reconnaître une difficulté, en montrant qu’elle s’inscrit dans une séquence maîtrisée, que de la cacher… et la voir exposée ailleurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, aucune stratégie de communication, aussi habile soit-elle, ne tiendra longtemps sans réalité tangible. La crédibilité se nourrit de résultats. On ne peut pas maquiller indéfiniment une guerre perdue, ni habiller une série de défaites en victoires symboliques. La meilleure communication restera toujours celle qui s’appuie sur des succès concrets, des victoires assumées, ou à défaut, sur une capacité d’adaptation et de remise en question stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le prix de la confiance<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a un temps pour tout : un temps pour convaincre, un temps pour reconnaître, et parfois un temps pour reconstruire. Si la guerre se perd sur le terrain, il faut au moins sauver la paix avec l’opinion publique, sans quoi l’État perd sur tous les fronts. Mieux vaut un changement de cap lucide qu’une fuite en avant dans le mensonge. Car lorsque la parole publique ne vaut plus rien, l’État n’a plus d’outil pour gouverner.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En résumé : M’entendre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>Nier l’évidence ne fonctionne plus à l’ère numérique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>La stratégie doit passer de la dénégation à la mise en perspective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>Une communication crédible repose sur des résultats réels, pas des récits fictifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>La vérité n’est pas une faiblesse : c’est un levier de confiance et de résilience.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">9 septembre 2025<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Mahamadou Konaté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chercheur, analyse Gouvernance et Sécurité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">CK-BGCP<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mohamed Maïga, Ingénieur des politiques publiques &#45; enseignant en sciences sociales : « Le terrorisme n’est pas une opinion ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mohamed-maiga-ingenieur-des-politiques-publiques-enseignant-en-sciences-sociales-le-terrorisme-nest-pas-une-opinion-3109272.html</link>
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<description><![CDATA[ Prendre le terrorisme à la légère est une erreur. Penser qu’il ne s’agit que d’une simple confrontation idéologique en est encore plus grave. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 13:01:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le terrorisme n’est pas un débat d’idées. Ce n’est pas une opposition politique ni un échange d’arguments. C’est une stratégie froide et calculée de violence, qui vise à semer la peur, à paralyser les sociétés et à saper les fondements mêmes des sociétés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une autre erreur, trop souvent commise, est de relayer (même involontairement) les messages, les revendications ou les vidéos de groupes terroristes. Leur propagande n’est pas anodine : elle est conçue pour manipuler, recruter, terroriser. La diffuser, c’est leur donner une tribune, amplifier leur impact psychologique, et participer malgré soi à leur stratégie de communication.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne s’agit pas de cacher la réalité, mais de la traiter avec responsabilité. Informer ne signifie pas reproduire la voix de ceux qui cherchent à détruire. Donner un écho à leur discours, c’est les laisser dicter le récit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 7 septembre, c’était hier, mes pensées vont particulièrement aux victimes de l’attaque du Bateau Tombouctou survenue en 2023. Un an après, la douleur reste vive, et la mémoire de celles et ceux qui ont péri reste un appel à la vigilance et à la dignité face à la barbarie. À mes parents, qui n’ont pas pu échapper aux terroristes : nous ne vous oublions pas!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face au terrorisme, nous devons être lucides, fermes et responsables. Cela signifie aussi protéger l’espace public contre l’instrumentalisation de l’information par ceux qui s’en servent comme une arme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ne pas voir le danger, c’est déjà lui céder du terrain. Le relayer, c’est parfois l’aider à avancer. Se souvenir, c’est aussi résister.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed MAÏGA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">(Ingénieur des politiques publiques - Enseignant en Sciences Sociales)<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;AES pousse pour l&amp;apos;abandon du franc CFA, l&amp;apos;ECO prend&#45;il le relais ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/laes-pousse-pour-labandon-du-franc-cfa-leco-prend-il-le-relais-3109260.html</link>
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<description><![CDATA[ Au sein des initiatives courageuses de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui inclut le Mali, le Burkina Faso et le Niger, il est prévu d’établir leur propre banque d’investissement et de développement. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 09:04:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ce faire, la collecte de capital initial pour cette nouvelle institution financière doit être réalisée avant la fin septembre 2025. Alassane Ouattara, le chef d’État de la Côte d’Ivoire, semble dérangé par l’initiative de l’AES et se retrouve à promouvoir activement l’accélération de l’instauration de la monnaie unique ECO au sein de la Communauté Économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est à souligner que le franc CFA, en usage dans les nations de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a longtemps été critiqué comme un outil d’influence française. Fondé en 1945 et lié à l’euro, il conserve la moitié de ses réserves à la Banque de France, une situation que beaucoup considèrent comme du despotisme néo-colonial. Au-delà de la domination coloniale, en raison des impacts économiques, l’opinion publique dans les États francophones de la région est très défavorable à cette monnaie, la percevant comme un frein à leur développement souverain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’idée initiale du projet de monnaie unique visait à réaliser une avancée notable : l’instauration d’une devise commune pour les pays de la CEDEAO, remplaçant ainsi le franc CFA et d’autres monnaies locales telles que le naira nigérian. Les réformes prévues par les présidents Ouattara et Macron étaient censées apporter des modifications, telles que l’abandon de l’exigence de stockage des réserves en France et le changement de nom en ECO.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces modifications semblent en conclusion être une couverture pour une évolution qui ne change rien, ce qui prouve la continuité des reproches affirmant qu’il s’agit simplement d’une transformation de nom, sans réelle séparation avec l’euro et la régulation française.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Initialement prévu pour 2020, le lancement a été reporté. La CEDEAO a désormais pour objectif l’année 2027, avec une possibilité d’avancer à 2026. En tant qu’un des principaux promoteurs, Ouattara considère l’ECO comme un instrument de développement économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, les spécialistes mettent en garde que sans une série de réformes de fond – à l’instar d’une séparation totale de l’euro – la monnaie ECO pourrait répéter les erreurs du franc CFA : une inflation faible au coût d’un contrôle monétaire restreint, ce qui entrave le développement.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En revanche, d’ici fin septembre, les États de l’AES ont prévu d’investir le capital de départ, ce qui facilitera le démarrage de la Banque confédérale d’investissement et de développement (BCID-AES) dans les mois à venir. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le débat sur le franc CFA s’intensifie. Les promoteurs des réformes voient dans l'ECO un pas en avant, tandis que les critiques y voient un camouflage de l'ancien système. La monnaie unique d’Ouattara est perçue comme une tentative de maintenir l’hégémonie, alors que la CEDEAO, déjà affaiblie par le départ de trois nations de l’AES en 2024, court le risque de subir une scission plus grave. Cette situation met en lumière la montée du sentiment anticolonial en Afrique et pose des questions sur la pertinence de nouvelles alliances autour de la banque AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ismail Fofana<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Et si les Etats&#45;Unis se désengageaient de l’Onu ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/et-si-les-etats-unis-se-desengageaient-de-lonu-3108361.html</link>
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<description><![CDATA[ L’introduction du projet de loi « Disengaging Entirely from the United Nations Debacle (DEFUND Act) » par le sénateur américain Mike Lee relance un débat complexe sur le rôle des États-Unis dans la gouvernance mondiale. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 01:27:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce texte législatif propose un retrait complet des États-Unis de l’Organisation des Nations Unies (ONU), invoquant des questions de souveraineté́ nationale, de responsabilité́ budgétaire et de partialité́ présumée au sein de l’organisation. Le « DEFUND Act » traduit un sentiment croissant parmi certains décideurs politiques américains selon lequel l’ONU ne sert plus les intérêts des États-Unis. Mais à̀ quoi ressemblerait un monde privé de l’influence américaine à l’ONU ? Cela conduirait-il à un ordre mondial plus équilibré ou affaiblirait-il la coopération internationale ? Cette réflexion explore les implications, les défis et les opportunités lies à une ONU sans les États-Unis et, in fine, examine la capacité́ du monde à navigué dans un système multilatéral dépourvu de son acteur le plus influent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis sa création en 1945, l’ONU a été́ profondément marquée par l’influence américaine. Comme l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité́, les États-Unis ont façonné́ des décisions internationales majeures en matière de paix et de sécurité́, utilisant leur droit de veto pour protéger leurs intérêts nationaux et ceux de leurs alliés. De plus, les États-Unis sont le plus grand contributeur financier de l’ONU, fournissant environ 22 % du budget ordinaire et 25 % du budget des opérations de maintien de la paix. Cette influence financière confère aux États-Unis un levier considérable sur l’agenda de l’organisation, allant de l’aide humanitaire au développement international. Comme le rappelait l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan : « Quand les États-Unis ne s’engagent pas, le monde entier en souffre ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà̀ de l’aspect financier, le leadership américain a été́ déterminant dans des initiatives clés de l’ONU, notamment en matière de droits de l’homme, de santé et de sécurité́. Les États-Unis ont joué́ un rôle essentiel dans l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la création de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le déploiement de missions de maintien de la paix dans le monde entier. Leur diplomatie a également été́ influente dans l’imposition de sanctions contre des États dits « voyous » et dans la médiation de conflits internationaux. En ce sens, par la force des choses, l’ONU est devenue, pour reprendre les termes de l’historien américain Paul Kennedy, « l’instrument par lequel l’Amérique exporte sa vision de l’ordre mondial ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, ce rôle n’est pas sans controverse. Certains critiques estiment que la domination américaine a parfois conduit à̀ une politisation des normes internationales et à un double standard, notamment en matière de droits de l’homme et de recours à la force. De plus, les États-Unis ont souvent adopté une approche sélective, soutenant les initiatives qui servent leurs intérêts tout en ignorant d’autres priorités. Cette approche a contribué́ à la perception d’un parti pris qui mine la crédibilité de l’ONU en tant qu’arbitre neutre sur des questions mondiales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les partisans du « DEFUND Act » estiment que l’implication continue des États-Unis à l’ONU porte atteinte à la souveraineté nationale et pèse sur le contribuable américain. Selon eux, l’organisation mondiale a dévié de sa mission première de promotion de la paix et de la sécurité, devenant plutôt une tribune pour l’antiaméricanisme et un forum où des régimes non démocratiques exercent une influence excessive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils avancent également que l’Assemblée générale de l’ONU accorde des droits de vote égaux à tous les États membres, indépendamment de leur taille démographique ou système politique. Cela signifie que certains États, petits et/ou autoritaires, disposent du même pouvoir de vote que de grandes démocraties. Pire, ces États ont tendance à faire preuve d’ostracisme et d’hostilité à l’égard des États-Unis et de leurs alliés, notamment Israël.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, ils estiment que l’ONU porte atteinte à la souveraineté américaine en imposant des normes internationales qui contredisent les valeurs ou les intérêts des États-Unis. Selon eux, certaines résolutions de l’ONU sur le changement climatique et les droits de l’homme constituent une ingérence dans la politique intérieure américaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout compte fait, une certitude demeure : un retrait des États-Unis provoquerait une crise financière immédiate à l’ONU. Cette dernière ferait face à un déficit de financement affectant les missions de paix, l’aide humanitaire et les programmes de développement, impactant particulièrement les populations vulnérables dans les zones de conflit et les pays en développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En l’absence de leadership américain, d’autres puissances mondiales – au premier rang desquelles la Chine et la Russie – combleraient le vide. La Chine, en particulier, a déjà renforcé son influence au sein du système onusien. Un retrait américain accélérerait cette dynamique, offrant à Beijing l’opportunité de façonner les normes internationales avec davantage d’assurance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient de noter qu’un tel scénario ne serait pas sans conséquences pour les États-Unis eux-mêmes. En renonçant à leur leadership onusien, ils risqueraient, à terme, une marginalisation progressive sur la scène internationale, perdant leur capacité à influencer les règles du jeu global. Outre la perte d’influence politique et diplomatique, ils pourraient voir leur monnaie, le dollar, perdre son statut de devise dominante dans les transactions internationales. L’hégémonie du dollar repose en grande partie sur le rôle prééminent des États-Unis dans les institutions multilatérales. Un retrait affaiblirait cette position stratégique, ouvrant la voie à des alternatives comme le yuan chinois. En renonçant à leur rôle central à l’ONU, les États-Unis céderaient ipso facto le terrain aux puissances émergentes, perdant leur capacité à façonner l’agenda international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une autre question complexe découlerait de ce retrait : celle du siège de l’ONU. Le quartier général de l’organisation étant situé à New York, une remise en question du siège deviendrait inévitable. Une telle décision transformerait la dynamique diplomatique mondiale et consoliderait l’ordre multipolaire en construction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En fin de compte, la perspective d’une ONU sans les États-Unis pose des questions complexes sur les dynamiques de pouvoir, la coopération internationale et l’avenir du multilatéralisme. Que le monde soit prêt pour cette éventualité reste incertain. Mais il est évident que le système international doit s’adapter aux nouvelles réalités géopolitiques. La question cruciale n’est pas seulement de savoir si les États-Unis vont quitter l’ONU, mais comment la gouvernance mondiale peut évoluer pour relever les défis du XXIe siècle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans tous les cas de figure, les chancelleries, notamment dans le Sud global et plus spécifiquement en Afrique, se trouvent face à l’impérieuse nécessité de réfléchir à divers scénarios pour anticiper la reconfiguration de l’ordre mondial. Comme le soulignait Boutros Boutros-Ghali, ancien Secrétaire général de l’ONU, « La diplomatie ne consiste pas seulement à parler, mais à écouter, à comprendre et à s’adapter».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheikh Niang,<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ancien Ambassadeur aux États-Unis d’Amérique, <o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ancien Représentant permanent auprès des Nations Unies</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Santé au Sénégal: un droit bafoué, une urgence ignorée</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/sante-au-senegal-un-droit-bafoue-une-urgence-ignoree-3108297.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/sante-au-senegal-un-droit-bafoue-une-urgence-ignoree-3108297.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans nos hôpitaux, une scène tragiquement banale se répète chaque jour. Un malade arrive, parfois en urgence vitale, parfois simplement en détresse. Mais avant même de voir un médecin, il doit d’abord acheter un ticket. Pas de ticket, pas de consultation. Ensuite, il faut trouver l’argent pour les médicaments, parfois même pour les gants ou les seringues, afin d’espérer être pris en charge. La règle est brutale : pas d’argent, pas de traitement. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 11:46:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">Ce spectacle n</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">est pas seulement choquant, il est indigne. Les Sé</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">n</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">égalais modestes, dé</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">j</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">à é</span><span lang="NL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: NL;">cras</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">és par la pré</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">carit</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">é, subissent une double peine. La maladie les frappe au moment m</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">ême o</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">ù </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">leur portefeuille est vide. Alors, ils renoncent souvent aux soins, pré</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">f</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">érant souffrir en silence ou attendre un miracle. L</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">hô</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">pital, censé être un refuge, devient un lieu de peur et d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">humiliation, o</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">ù </span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">attente interminable, l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">accueil glacial et les coûts exorbitants renforcent la douleur.</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">Pourtant, la santé </span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">n</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">est pas un luxe. Elle est un droit fondamental, la base m</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">ê</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">me de toute socié</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">t</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">é qui se veut juste et digne. Mais au Sé</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">n</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">égal, elle a é</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">t</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">é </span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">sacrifi</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">ée par des gouvernements successifs qui ont multiplié les promesses sans jamais offrir de solutions ré</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">elles. Chaque r</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">é</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">gime a pr</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">é</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">sent</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">é des slogans séduisants — couverture maladie universelle, gratuité des soins, modernisation des h</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">ô</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">pitaux — mais sur le terrain, la ré</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">alit</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">é est restée la m</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">ê</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">me : des malades qui meurent faute d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">argent, des infrastructures dé</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">labr</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">ées, un personnel soignant dé</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">motiv</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">é et des familles abandonné</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">es à </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">elles-m</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">êmes.</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">Il ne s</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">agit pas d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">un manque de moyens, mais d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span lang="ES-TRAD" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: ES-TRAD;">un manque de priorit</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">és. Notre pays trouve toujours des milliards pour financer des projets de prestige, des campagnes électorales ou des cort</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">è</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">ges de 4x4 rutilants destiné</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">s à flatter l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">ego des puissants. Mais lorsqu</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">il s</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">agit de sauver une vie, ce sont les citoyens eux-m</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">ê</span><span lang="ES-TRAD" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: ES-TRAD;">mes qu</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">on renvoie </span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">à </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">leur pauvreté</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">. C</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">est ce cynisme qui tue plus sûrement que la maladie.</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><o:p> </o:p></span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">C</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">est pourquoi l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) prend l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">engagement de prendre le taureau par les cornes. Notre parti mettra la santé au cœur de l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">action publique et fera de l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">accè</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">s aux soins une véritable priorité nationale. Nous refusons qu</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">un S</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">é</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">n</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">égalais meure parce qu</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">il n</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">a pas les moyens de payer un ticket ou d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">acheter des mé</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">dicaments. La dignit</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">é </span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">un peuple commence par la protection de ses malades. Et c</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman';"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">est sur ce terrain, concret et vital, que nous voulons b</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">â</span><span lang="ES-TRAD" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: ES-TRAD;">tir un S</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">é</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">n</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">égal plus juste et plus humain.</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><o:p> </o:p></span><b><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Soreu Malick Diop,</span></b><b><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR;">Membre du bureau politique du parti ACT </span></b><span lang="PT"><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>La nation face à ses défis : entre craintes et espoirs</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-nation-face-a-ses-defis-entre-craintes-et-espoirs-3108255.html</link>
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<description><![CDATA[ La célébration de notre indépendance doit être le symbole de notre responsabilité, notre liberté, de notre prospérité, mais aussi et surtout pour honorer la promesse qui a toujours été au cœur de notre vie sociale et culturelle, cette promesse que nous avons reçue de nos ainés, qui veut que chaque génération vive mieux que la précédente. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Sep 2025 18:05:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Cette date nous rappelle évidemment de nous acquitter de cet engagement envers nos jeunes populations, qui doivent être mieux nantis que nous afin que notre Nation avance vers des lendemains meilleurs. Et en ce mois de Septembre 2025, alors que nous nous unissons pour célébrer cette promesse du Mali et témoigner de notre volonté de renforcer l’étoffe de notre Nation et améliorer notre bien-être commun ; nous reconnaissons tous que peu de périodes dans l'histoire de notre Nation ont été plus difficiles que celle dans laquelle nous nous trouvons actuellement. </span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Ces cinq dernières années ont été ponctuées de conflits sanglants à travers le pays et de l’instabilité politique et sociale. La misère la plus noire côtoie l'opulence la plus extravagante et des inégalités criantes persistent au sein de notre pays. Nous vivons un temps de profonde inquiétude pour l'avenir de notre nation. Pourtant, les officiers militaires, issus du coup d’État de 2020, qui étaient supposés aider à rétablir une vision commune pleine d'espoir, liée d’un avenir meilleur, de promesses économiques et de fierté nationale et la promesse fondatrice malienne au centre de notre évolution sociétale ont sûrement trahi leur serment et notre nation. </span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Les conséquences de leurs actes de trahison sont lourdes, affectant non seulement nos Forces de Défense et de Sécurité, mais aussi la Nation qu'ils sont supposés servir. Ces trahisons ont érodé la confiance envers notre vaillante Armée et ont eu de profondes répercussions sur le tissu social de notre Nation. Nos communautés se sentent aliénées, marginalisées et craintives, ce qui a entraîné une rupture sociale. </span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">La confiance entre les officiers et au sein de nos Forces a été gravement ébranlée. Nombre d'entre eux se sont sentis trahis par les actions d’officiers félons, ce qui a créé un environnement de travail toxique et une baisse du moral. </span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">En effet, leurs actions ont non seulement affecté les militaires individuellement, mais ont également porté atteinte à l'image de nos Forces de Défense et de Sécurité et de la profession dans son ensemble. Mais, pire encore, ils ont logé parmi nos braves soldats d'importants corps de troupes étrangères armées pour se protéger contre leur propre peuple. Cela a entraîné une surveillance accrue de la part du public et des médias, ce qui a porté atteinte à la réputation de nos femmes et hommes en uniforme et a créé un cercle vicieux de méfiance.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">De surcroît, il est dommage de constater qu’en la veille de cette journée commémorative de notre Nation, notre digne peuple qui souffre énormément, continue d’être traumatisé par l’incompétence et les politiques néfastes des dirigeants auto-imposés. </span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Or, la compétence d’un gouvernement s’apprécie notamment au regard de sa capacité à gérer des crises, même exceptionnelles. Celles que nous traversons depuis plus de cinq ans montrent ainsi ce qu’il faut en penser. Les faits sont indéniables, obstinés et difficiles à ignorer, même face à nos désirs ou à nos opinions. </span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">S’il est un domaine dans lequel ce regime et ses alliés se distinguent particulièrement aujourd’hui, c’est celui de leur cupidité et de leur incompétence. Plus exactement, celui de leur absence de sens politique, de leur incapacité à gérer les crises auxquelles ils sont confrontés, de leur grande difficulté à anticiper et à prévoir; bref, de leur incompétence à gouverner puisque gouverner, c’est prévoir. </span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">En tout état de cause, dans une gouvernance saine, chaque responsable est amené un jour ou l’autre à rendre des comptes, sur ses actions, sur ses abstentions, sur ses nominations, sur le maintien à leur poste d’agents défaillants. Une chose est sûre, le peuple décidera souverainement de l’avenir de ces responsables militaro-politiques actuels tôt ou tard.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">La situation dans notre pays semble ingérable et chaotique. Ces derniers temps, nous voyons tous comment est gérée la crise sécuritaire que nous traversons depuis plusieurs années, avec la multiplication des violences et cruautés barbares sur nos populations. L'insécurité augmente et on n’arrive plus à défendre nos territoires face aux terroristes mettant notre Nation en péril avec des conflits armés. Un djihadisme radical qui continue de déchirer notre Nation. </span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Entre temps, le regime trouve toujours judicieux d’introduire des articles et ‘‘textes de loi’’ qui, plus que polémiques, sont surtout problématiques puisqu’il cherche à bâillonner les médias nationaux, à entraver la liberté d’expression, à bloquer le droit à l’information. En effet, le pouvoir instrumentalise la narrative et la propagande. Il veut continuer à contrôler la narrative en embellissant malhonnêtement les discours et en créant des illusions et des croyances erronées. </span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">La narrative est désormais le champ de bataille. Il veut contrôler les esprits des citoyens et notre pays. Le régime continue d'écarter nos officiers généraux de compétence sans pareille, harcèle et arrête arbitrairement d’autres officiers militaires de valeurs, des civils dans les rues reclamant leurs droits et devoirs de citoyenneté, des activistes luttant pour la cause malienne et des politiques exigeant l’Etat de droit, poursuivant ainsi ses pratiques répressives à l'égard d'opposants présumés. </span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">L'absence de procédures régulières, les arrestations arbitraires et le harcèlement crient aux yeux. Le régime a absolument rendu les juges et les magistrats dépendants de sa seule volonté. Il ne s’agit pas seulement de paranoïa, mais d’un complot cynique visant à détourner l’attention de notre population de la détérioration de la situation économique, sociale et sécuritaire et à l’empêcher de considérer les véritables coupables de la crise nationale : les élites militaro-politiques irresponsables et kleptocratiques du régime.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Ces violences physiques et économiques colossales inscrites dans leurs différents textes de loi témoignent de la faillite morale des membres de leur soi-disant Comité national de transition (CNT). Une basse-cour illégale et illégitime qui n'a ni fondement, ni but ou justification. Ces membres ne font que gaver notre people avec des ‘‘textes de loi’’ dont l’esprit est pernicieux et malveillant, et très contraire à nos principes, nos valeurs et nos rêves. Ils ont suspendu nos propres législatures et s'être déclarés investis du pouvoir de légiférer pour nous dans tous les cas. Ils continuent de supprimer nos règles de société, d’abolir nos lois les plus précieuses et modifier fondamentalement les formes de notre gouvernement. L'histoire témoigne que les membres anosognosiques de ce CNT se drapent dans le voile de la ‘‘souveraineté’’ pour couvrir et justifier leurs pulsions corrompues les plus haineuses. Ils devraient avoir honte, mais ils semblent naître avant la honte. Notre société trouvera donc les moyens de les tenir responsables.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Ces ‘‘gouvernants’’ n’arrivent toujours pas à comprendre que leur responsabilité fondamentale est de servir le peuple, répondre aux besoins des citoyens, assurer leur sécurité, préserver leurs droits et défendre leurs valeurs. Le peuple Malien attend de ses dirigeants qu'ils identifient les grands problèmes du pays et agissent pour y remédier. Malheureusement, les actions et décisions prises par ces dirigeants ne font que mettre davantage notre pays au chaos. Les Maliens ont plus que jamais besoin de dirigeants intègres et dignes de confiance capable de trouver des solutions à la crise profonde qui touche notre pays. Et ils veulent surement un gouvernement compétent qui soit prévisible, solide et transparent.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Le régime ne veut toujours pas accepter que plus de la majorité des citoyens s’éloignent de leur domination politique, économique et plus encore militaire. Alors qu’il défende toujours le statu quo, le peuple accablé et affamé est en colère et veut un changement pour un avenir meilleur. Il va sans dire qu’il ignore la douleur et l’aliénation politique et sociale que connaissent des millions de maliens. Eh bien, il est temps que ces ‘‘officiers’’ se regardent dans le miroir et commencent à comprendre que leur complexe de supériorité morale et leur arrogance ne fonctionnent plus.</span><br><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Il est temps de prendre des mesures exceptionnelles à la hauteur des menaces auxquelles fait face notre Nation. Il est plus que temps et surtout nécessaire d’agir afin d’arrêter cette hémorragie. Il est temps qu’un nouveau vent commence à souffler dans les processus de gouvernance de notre pays car il est grand temps pour nous de tout faire fonctionner correctement pour notre pays. Alors, l’histoire se souviendra que notre génération a tenu bon, a agi à temps et a assuré notre avenir commun. Reprenons sérieusement et avec sincérité notre souveraineté, rétablissons notre sécurité et rééquilibrons la balance de notre justice. Nous ne devons plus jamais laisser de fausses idéologies se developper sous la couverture de la souveraineté nationale et les agiter comme un véritable paravent pour bafouer nos populations et l’État de droit. l’État de droit est inséparable de la souveraineté nationale et l'indépendance est éphémère si elle ne devient pas l’essence de cette même souveraineté nationale. Pourtant, un petit courant égocentrique et corrompu de ladite société civile dans notre pays s’est attelé à véhiculer l’idée de dresser le Mali sur le plateau de ‘‘l’État de droit’’ sous la coupe d’un régime qui semble ignorer les lois et s’adonner à toute espèce d’impureté jointe à la cupidité. Bien des members de cette ‘‘société civile’’ et ‘‘notables’’ ont troqué consciemment la souveraineté nationale contre la mise à l’index de notre peuple. Nous devons consolider notre Nation tout en recréant l’espoir car l’espoir est une force motrice, une motivation à construire un avenir meilleur. Nous ne nous fatiguons pas de souligner que la Nation et sa consolidation ne peuvent résulter que de la mise en œuvre de politiques de gouvernance adaptées et des institutions qui représentent réellement les aspirations du peuple. La Nation elle-même ne peut que se reposer sur un État de droit et une justice sociale. Il faut reconnaitre que l’instabilité et la souffrance des maliens ne sont que les conséquences des actions et décisions prises par ce régime qui, incapable de gérer les impossibilités des gouvernés, s'impose à la Nation tout en tirant ou imposant ses pouvoirs illégaux et illégitimes sans leur consentement, croyant évidemment avoir un avantage sur eux. Cela nous démontre sans équivoque que l’État de droit est plus que menacé. Et, comme les démarches persuasives ont été épuisées, nous devrions faire de notre mieux pour ne pas hériter d'une Nation traumatisée et façonnée par des hommes aux valeurs fondamentales corrompues. Ils sont peut-être incompétents, mais ils ont déjà fait beaucoup de dégâts et suscité nombre de divisions dans notre société. S'il existe un critère juste pour juger quelqu'un, c'est bien sur ses actions face à des situations qui affectent autrui. Il est temps de mettre fin au chaos et à l’instabilité structurelle, et il est surtout temps de travailler sur un changement structurel qui nous permet de consolider notre Nation tout en créant des conditions favorables à la paix et au developpement. Notre Nation, une fois consolidée, la conscience nationale mobilise ses énergies pour la défendre et la reconstruire. L’état actuel de la Nation est certes très inquiétant, mais nous devons conjuguer nos efforts et énergies en commun pour mieux faire face à l’adversité, et surtout relever ensemble les grands défis auxquels notre pays est confronté. Et aujourd’hui, afin de respecter notre engagement envers la prochaine génération, nous devons mettre nos forces et nos compétences en commun pour définir une vision extrêmement ambitieuse et transformationnelle dans nos objectifs et cibles.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Bien que nous fassions face à une époque d’immenses défis en ce mois d’anniversaire de notre Indépendance, nous exprimons notre gratitude pour nos nombreuses bénédictions et nous célébrons les valeurs qui nous unissent en tant que maliens, nos idéaux de liberté et d’opportunités qui sont chers à notre Nation. Nous célébrons et exprimons également notre gratitude envers ceux qui ont honoré et ceux qui continuent d'honorer notre pays par la plus haute forme de service – Le sacrifice ultime de leur vie pour la défense de la Nation par les porteurs d'uniforme de nos Forces de Défense et de Sécurité et leurs familles. Nous reconnaissons les défis auxquels le Mali est désormais confronté ; toutefois, forts de la détermination de nos citoyens, nous relèverons volontiers ensemble ces défis qui nous attendent. En effet, les Maliens peuvent relever les défis de la crise et sauvegarder notre Nation, tout en la consolidant avec des politiques cohérentes et mûries, des politiques responsables qui garantissent l’inclusion de toutes ses forces vives. Aussi, en élaborant activement des politiques réfléchies et des stratégies dans une perspective nationale et régionale tournée vers l’avenir.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Notre but ultime sera toujours de faire avancer sur le chemin d’améliorer de manière radicale les conditions de vie et de sécurité de nos populations en leur donnant les moyens de participer pleinement à la vie économique, politique et sociale. Et, toujours ensemble, nous frayerons un chemin prospère dans ce nouveau dédale de l’inquiétude en libérant notre potentiel humain, en exploitant notre créativité et notre diversité. Nous créerons un avenir dans lequel nous prospérons, aujourd'hui et dans un future plus prometteur et moins périlleux.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">La puissance de Dieu s’est révélée dans la patience et la résilience des maliens. Notre foi en Dieu, à nos efforts et à l’avenir nous permettra sûrement d’accomplir nos objectifs pour notre pays.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Puisse ce nouveau cycle apporter la paix, de nouvelles opportunités, de nouvelles bénédictions et un nouvel Espoir.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Que Dieu continue d’assister notre Nation et qu’Il bénisse nos efforts partagés. </span></p>
<p><strong><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Cheick Boucadry Traore</span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Autosuffisance alimentaire au Sénégal : une utopie à portée de main</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/autosuffisance-alimentaire-au-senegal-une-utopie-a-portee-de-main-3108254.html</link>
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<description><![CDATA[ Je suis convaincu que le Sénégal dispose de toutes les ressources nécessaires pour nourrir sa population et réduire sa dépendance aux importations. Nos terres fertiles, notre climat clément, nos 700 km de côtes et nos ressources en eau constituent une richesse inestimable. Du grenier maraîcher des Niayes à la Casamance fruitière, du Saloum au Walo, nos terroirs peuvent produire une grande variété de denrées : riz, mil, arachide, légumes, tubercules et fruits. Le problème n’est pas le manque de moyens, mais leur sous-exploitation. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Sep 2025 17:56:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-font-kerning: 0pt;">À ces atouts naturels s’ajoute notre plus grande richesse : le peuple sénégalais. Plus de 70% de la population est jeune, dynamique et pleine d’énergie, mais trop souvent laissée sans perspectives. À leurs côtés, nos paysans détiennent un savoir-faire précieux et nos ingénieurs agronomes sont formés pour moderniser les pratiques agricoles. Ce capital humain peut être le moteur d’une véritable révolution verte, à condition d’être soutenu par une volonté politique claire et déterminée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-font-kerning: 0pt;">Il est temps de bâtir un plan d’action concret. Cela implique la maîtrise des terres et de l’eau, grâce à des aménagements ambitieux, un cadastre agricole moderne et des techniques d’irrigation durables reposant sur l’énergie solaire et le goutte-à-goutte. La jeunesse doit être intégrée à travers un vaste programme d’installation garantissant l’accès à la terre, au financement et à l’accompagnement technique. Les filières stratégiques – riz, mil, sorgho, arachide – doivent être modernisées, tandis que le maraîchage, les fruits et les cultures vivrières doivent se développer à grande échelle. Enfin, il est essentiel de transformer localement notre production par des conserveries, huileries, minoteries et unités de conditionnement implantées dans les zones agricoles, soutenues par une politique volontariste de consommation nationale, un véritable « Buy Sénégal ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-font-kerning: 0pt;">L’autosuffisance alimentaire n’est pas un rêve, mais une urgence stratégique. Elle peut créer des millions d’emplois, fixer les jeunes dans leurs terroirs, dynamiser l’économie rurale et préserver nos devises. Le Sénégal a les terres, l’eau, la main-d’œuvre et le savoir-faire. Ce qui manque, c’est une volonté politique ferme pour engager la nation sur ce chemin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-font-kerning: 0pt;">C’est cette bataille que notre parti, l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT), entend mener. Son programme (PROACT) s’inscrit résolument dans cette dynamique : valoriser nos terres, notre jeunesse et nos ressources pour bâtir un Sénégal autosuffisant, souverain et prospère. L’autosuffisance alimentaire n’est pas seulement un objectif, c’est le socle de notre indépendance économique et de notre dignité nationale. Et c’est ce combat que l’ACT est prêt à porter, avec et pour le peuple sénégalais.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-font-kerning: 0pt;">Soreu Malick Diop, membre du bureau politique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT)<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Tribune &#45; Importations de véhicules : un pari risqué du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-importations-de-vehicules-un-pari-risque-du-gouvernement-3108245.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 1er août dernier, le gouvernement a annoncé l’assouplissement des règles encadrant l’importation des véhicules d’occasion au Sénégal, en portant de huit à dix ans la limite d’âge des voitures particulières. Présentée comme une mesure destinée à faciliter l’accès à l’automobile pour les ménages, cette décision soulève pourtant de sérieuses inquiétudes quant à ses répercussions économiques, sociales et environnementales. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Sep 2025 13:12:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">À premi</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">è</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">re vue, l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">initiative peut sembler positive : élargir le choix, rendre disponibles des mod</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">è</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">les moins chers et permettre à certaines familles d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">acqu</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">érir un véhicule. Mais la réalité est toute autre. Les coû</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: PT;">ts cumul</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">és – droits de douane, frais de transit et taxes diverses – maintiennent le prix d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">achat à un niveau élevé. Ce ne sont pas les ménages les plus modestes qui en bénéficieront, mais surtout ceux déjà proches de l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">acquisition d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">un véhicule, renforçant ainsi les inégalités d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">accè</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">s à la mobilité.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Les conséquences à moyen et long terme sont pré</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">occupantes. L</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">assouplissement va accélérer le vieillissement du parc automobile. Des voitures plus anciennes signifient des frais d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">entretien plus lourds, une consommation accrue de carburant et une dépendance renforcée à l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">importation de pi</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">è</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">ces détachées. Autrement dit, une charge supplémentaire pour les ménages et un déséquilibre accru pour notre balance commerciale.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">À cela s</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">ajoute l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">impact environnemental. En autorisant l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">arriv</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">ée massive de véhicules plus usés, le gouvernement accroît la pollution atmosphérique. Dans nos grandes villes, o</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">ù la qualit</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">é de l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">air se dé</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: PT;">grade d</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">éjà de mani</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">ère inqui</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">étante, cette décision va à contre-courant des engagements pris par le Séné</span><span lang="NL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: NL;">gal en mati</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">è</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">re de lutte contre le changement climatique et de protection de la santé publique. Les conséquences indirectes – maladies respiratoires, hausse des dépenses de santé, perte de productivité – risquent de coûter bien plus cher que les bénéfices immédiats de la mesure.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Cette orientation entre également en contradiction avec les efforts annoncés depuis des années pour moderniser les transports publics. Le Train Express Régional, le Bus Rapid Transit et les projets de renouvellement du parc de taxis et de cars rapides devaient incarner une vision moderne et durable de la mobilité. L</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">ouverture aux véhicules anciens envoie le signal inverse : encourager l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">augmentation du trafic individuel, au prix d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">embouteillages aggravés, de trajets plus longs et d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">un renchérissement du coût global des déplacements.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Il faut aussi souligner la dimension économique et politique de cette réforme. Elle offre une respiration temporaire à certains circuits commerciaux liés à l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">importation de véhicules d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">occasion, notamment via la diaspora. Mais ce choix conjoncturel, qui ré</span><span lang="NL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: NL;">pond </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">à des intérêts particuliers, se fait au détriment d</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">un véritable projet structurant pour l</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">avenir du pays. Le Séné</span><span lang="PT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: PT;">gal m</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">érite mieux que de servir de débouché pour des véhicules dé</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">class</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">és ailleurs.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Notre pays ne peut pas bâtir son développement sur une dépendance accrue aux voitures usées importé</span><span lang="IT" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT;">es. La priorit</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">é doit être de construire une stratégie nationale de mobilité moderne, durable et inclusive. Cela passe par le renforcement des transports collectifs, le renouvellement encadré du parc automobile et une politique cohérente de lutte contre la pollution. C</span><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">est seulement à ce prix que nous pourrons améliorer durablement le quotidien des Sénégalais, protéger notre environnement et soutenir une économie compétitive.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Baye Assane Fall</span></b><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; mso-hyphenate: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Responsable Stratégie et Prospectives de l</span></b><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span><b><span lang="AR-SA" dir="RTL" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial Unicode MS','sans-serif'; mso-ascii-font-family: Arial; mso-hansi-font-family: Arial;"><span dir="RTL"></span><span dir="RTL"></span>’</span></b><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Arial Unicode MS';">Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT)</span></b><o:p></o:p></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le savoir dérange : comment le Mali décourage ses meilleurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-savoir-derange-comment-le-mali-decourage-ses-meilleurs-3108213.html</link>
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<description><![CDATA[ Un webinaire consacré à un thème aussi sensible que tragiquement banal au Mali : &quot;Les défis que rencontrent les chercheurs maliens formés à l’extérieur lorsqu’ils rentrent au bercail&quot; nous enseigne ceci. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 17:42:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Le professeur Guida Landouré, neurologue de renommée internationale, l’un des panelistes, y a délivré un exposé bouleversant et très émouvant. Ses larmes chaudes ont dit l’essentiel : le savoir n’est pas en pénurie au Mali, il y est simplement indésirable.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Les "cadres de la diaspora", ces jeunes maliens bardés de diplômes prestigieux, sont accueillis au bercail non pas comme une ressource précieuse, mais comme des intrus. Doctorats ou Ph.D en poche, expériences dans des universités d’élite, rêves de contribution nationale chevillés au corps… tout cela se fracasse, dès l’arrivée, sur le mur de l’absurdité bureaucratique et de l’exclusion systémique.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Car au Mali, l’intelligence dérange. Le mérite fait peur. La compétence est suspecte.</span><br><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">L’État n’a ni stratégie d’intégration, ni politique d’incitation, ni même une simple reconnaissance symbolique de ces retours. Pire : les diplômes étrangers sont souvent perçus comme une provocation, une insulte implicite à une hiérarchie locale figée, habituée à l’entre-soi et allergique à toute remise en question.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Ici, le réseau écrase le savoir. Les postes se négocient entre parents, amis d’enfance, frères de loge ou camarades de beuverie. Le CV le plus impressionnant du monde ne vaut rien face à une lettre de recommandation bien placée. Dans les universités, les jeunes docteurs de Harvard ou de la Sorbonne sont accueillis avec froideur, parfois avec hostilité. Les doyens, souvent accrochés à leurs postes depuis des décennies, y voient des ennemis, pas des collègues.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Et dans les ministères, n’en parlons pas. Ces jeunes formés à la bonne gouvernance, aux politiques publiques modernes, à l’éthique professionnelle, se retrouvent face à une machine kafkaïenne fondée sur la rente, la paresse et la corruption de routine.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Mais l’obstacle n’est pas qu’administratif. Il est aussi culturel, presque anthropologique. Celui qui a vu le monde, qui parle avec assurance, qui questionne les évidences locales, est immédiatement perçu comme prétentieux. Son regard critique est interprété comme une trahison identitaire. Il devient un "revenant", ni d’ici, ni d’ailleurs. Trop occidental pour être crédible, trop malien pour être protégé.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Même les milieux intellectuels, censés être des bastions de rationalité, se crispent. L’excellence y est vécue comme une agression. La compétence y est un miroir trop cru pour ceux qui n’ont jamais voulu se remettre en question.</span><br><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Découragés, humiliés, marginalisés, ils repartent. Vers Paris, Abidjan, Dakar, Rabat, Paris, Washington ou Montréal. </span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Non pas par goût de l’exil, mais par rejet assumé d’un système qui les rejette d’abord. Ils partent en silence, souvent en larmes, le cœur brisé mais la dignité sauve. Et pendant ce temps, le même État qui les a expulsés à bas bruit déplore hypocritement la fuite des cerveaux.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Soyons clairs : la fuite des cerveaux est une politique d’État au Mali. Une politique non dite, mais pratiquée avec constance : refuser le mérite, préférer le clientélisme, mépriser la science, sanctuariser l’incompétence.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Le paradoxe est abyssal : le Mali forme peu de cadres de haut niveau, mais ceux qui parviennent à se former ailleurs sont découragés de servir. Résultat ? Les meilleurs travaillent pour d’autres pays, d’autres institutions, parfois pour des ONG ou des multinationales étrangères… qui viennent ensuite "aider" ou "piller" le Mali avec l’expertise de ses propres enfants.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Ce n’est pas seulement un gâchis. C’est un suicide collectif, méthodique, tranquille. Car un pays sans ses cerveaux est un pays sans boussole. Un pays qui tourne en rond dans ses propres ténèbres, à coups de slogans patriotiques creux.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Pr Landouré</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : Sahel – et si l’on écoutait enfin les populations ? : Quel avenir pour les populations du Sahel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-sahel-et-si-lon-ecoutait-enfin-les-populations-quel-avenir-pour-les-populations-du-sahel-3108210.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 13:46:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question revient souvent dans les conférences internationales, les rapports d’experts ou les discours diplomatiques. Mais derrière cette interrogation presque routinière se cache une urgence bien réelle, une souffrance palpable et une inquiétude croissante, partagée par des millions d’hommes, de femmes et de jeunes confrontés à l’insécurité, à la pauvreté, et à une invisibilité institutionnalisée.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sahel, longtemps traité comme un simple théâtre d’opérations militaires ou un bastion avancé de la lutte contre le terrorisme, est aujourd’hui à la croisée des chemins. Entre l’enlisement sécuritaire, l’échec des stratégies classiques, et l’explosion des vulnérabilités sociales, il devient impératif de changer de cap.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une militarisation sans vision</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis plus d’une décennie, des coalitions internationales ont été déployées dans la région avec pour objectif déclaré de stabiliser le Sahel. Barkhane, MINUSMA, EUTM, G5 Sahel… les acronymes se sont multipliés, les millions d’euros ont afflué, et pourtant, la situation sécuritaire n’a cessé de se détériorer. Les groupes armés se sont enracinés, les violences intercommunautaires se sont intensifiées, et les États ont perdu le contrôle de vastes portions de leur territoire. En réaction, certains régimes politiques ont basculé, des soldats se sont emparés du pouvoir, mais la situation n’a guère évolué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce constat d’échec n’est pas qu’une donnée géopolitique : c’est une réalité vécue, endurée, parfois désespérée, pour celles et ceux qui voient leur quotidien rythmé par les déplacements forcés, l’absence de services publics, ou la peur constante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Loin de résoudre les conflits, la logique militariste adoptée par de nombreux partenaires, et maintenant par les nouveaux gouvernements locaux, a souvent aggravé les fractures existantes, en négligeant les causes profondes des crises : la marginalisation des territoires ruraux, l’exclusion des jeunes, les rivalités foncières non résolues, ou encore l’effondrement du lien entre citoyens et institutions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Et si la véritable urgence était sociale, politique, humaine ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps de reconnaître que l’ennemi du Sahel ne se limite pas aux groupes terroristes. L’ennemi, c’est aussi l’indifférence, la pauvreté extrême, l’absence d’éducation, le manque de perspectives. C’est cette génération sacrifiée, née après les indépendances, qui grandit sans emploi, sans sécurité, sans espoir. C’est cette jeunesse qui n’a jamais vu un médecin dans son village, ni un enseignant dans sa langue maternelle ou adoptée, et qui peine à croire que l’État existe pour elle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La sécurité sans justice, sans développement, c’est une illusion. C’est un vernis fragile qui craque dès que le dernier soldat s’en va. À l’inverse, un investissement massif dans l’éducation, la santé, les infrastructures locales, la gouvernance de crise et participative, est le seul rempart crédible contre la radicalisation violente, l’exode rural et les conflits communautaires. Des projets existent, des initiatives locales montrent la voie, mais elles manquent cruellement de soutien politique et de vision stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un nouveau contrat social à construire</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La stabilisation durable du Sahel ne viendra ni d’un blindé, ni d’un sommet à huis clos. Elle viendra d’un nouveau contrat social entre les États et leurs citoyens, ancré dans le retour à l’ordre constitutionnel normal, la justice sociale, l’équité territoriale et la redevabilité politique. Elle viendra de la reconnaissance des savoirs et des identités locales, du respect des équilibres sociaux traditionnels, et surtout, de l’écoute réelle des communautés, trop longtemps exclues des décisions qui les concernent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela exige un engagement sincère de la part des gouvernements sahéliens, qui doivent rompre avec les logiques clientélistes et centralisatrices, mais aussi une transformation profonde des approches internationales, encore trop marquées par l’urgence sécuritaire, les cycles de financement court terme, et l’obsession des indicateurs quantitatifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La responsabilité est collective. L’action doit l’être aussi</strong>.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne pouvons plus nous permettre d’attendre un énième plan d’urgence, une énième mission d’observation ou un énième discours bien rédigé. Le Sahel n’a pas besoin de compassion ponctuelle, mais de solidarité durable. Il n’a pas besoin d’une paix de façade, mais d’une transformation en profondeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’est pas trop tard. Les forces vives de la région existent, même sans grande cohérence. Si, d’un côté, elles innovent, elles résistent, elles bâtissent, de l’autre, elles flanchent, elles hésitent, elles attendent. Mais gardons espoir. Célébrons les réussites : il n’y a pas de force plus contagieuse. Regardons, partout au Sahel, ces femmes qui maintiennent l’économie informelle debout, ces jeunes qui créent des start-ups agricoles malgré l’insécurité, ces chefs coutumiers qui négocient des trêves pour leurs communautés, là où il n’y avait plus d’espoir de sécurité, et ces enseignants qui, sans salaire décent, continuent à transmettre le savoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À condition de les écouter, de les soutenir, et de leur faire confiance, le Sahel peut encore écrire une autre histoire : celle de la résilience, du sursaut et de la paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Dr. Mahamadou KONATE<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chercheur, Analyste Gouvernance et sécurité<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Président du Centre Kurukanfuga- Bonne gouvernance et Consolidation de la Paix</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Harouna Niang, Ancien ministre de l’Industrie et du Commerce : « Il urge de renforcer la gouvernance économique et la transparence en Afrique »</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/harouna-niang-ancien-ministre-de-lindustrie-et-du-commerce-il-urge-de-renforcer-la-gouvernance-economique-et-la-transparence-en-afrique-3108207.html</link>
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<description><![CDATA[ Le renforcement de la gouvernance économique et de la transparence n’est pas seulement une question de morale publique. C’est un impératif de souveraineté nationale, de justice sociale et de crédibilité internationale. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 13:13:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique doit tourner la page de l’opacité et de l’impunité. L’avenir du continent dépend de sa capacité à transformer ses richesses en prospérité partagée. La transparence n’est pas une option, mais une condition vitale pour bâtir la prospérité et la dignité de nos nations. Une tribune de l’ancien ministre de l’Industrie, du Commerce et des Investissements, Harouna Niang.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique est riche de ses ressources naturelles, humaines et culturelles, mais trop souvent pauvre dans la redistribution équitable des fruits de cette richesse. Le paradoxe de la pauvreté dans l’abondance n’est pas une fatalité : il est le résultat d’une gouvernance économique défaillante, marquée par l’opacité, la corruption et l’insuffisance des mécanismes de contrôle. Pour inverser cette tendance, des réformes structurelles s’imposent afin d’instaurer une gestion transparente et responsable des ressources publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Consolider les institutions de contrôle<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La première étape consiste à rendre les organes de contrôle indépendants et crédibles. Les Cours des comptes, le Vérificateur Général, les inspections générales et les autorités de régulation doivent disposer de moyens financiers, humains et juridiques suffisants pour publier librement leurs rapports et imposer des sanctions. Sans institutions fortes, la transparence reste un slogan sans effet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Ouvrir les budgets et digitaliser la dépense publique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un État transparent est un État qui rend ses finances visibles et compréhensibles par ses citoyens. La publication en ligne des budgets, des marchés publics et des dépenses doit devenir la règle, et non l’exception. Les systèmes numériques intégrés de gestion des finances publiques permettent de réduire les manipulations, de tracer les flux financiers et de limiter les marchés de gré à gré. Le numérique est un allié puissant contre la corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Encadrer les industries extractives et créer des fonds souverains<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les richesses minières, pétrolières et gazières sont au cœur des économies africaines. Leur gestion opaque alimente la méfiance et les frustrations sociales. L’adoption généralisée des normes de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) est indispensable. Par ailleurs, la création de fonds souverains transparents et bien régulés – à l’image du Botswana pour le diamant ou de la Norvège pour le pétrole – garantirait une épargne nationale au bénéfice des générations futures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Mettre fin à l’impunité et protéger les voix citoyennes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucune réforme ne peut prospérer sans une justice indépendante capable de sanctionner les détournements. Les institutions anti-corruption doivent être réellement autonomes, et les lanceurs d’alerte ainsi que les journalistes d’investigation protégés par la loi. En parallèle, la société civile et les citoyens doivent être associés au contrôle des budgets publics, notamment à travers des mécanismes comme les budgets participatifs expérimentés avec succès en Afrique et ailleurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Réformer la fiscalité et renforcer la confiance<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une fiscalité juste et équitable est la clé pour élargir l’assiette et accroître les ressources propres des États. Cela passe par un contrôle des exonérations fiscales abusives, une simplification des procédures et une lutte résolue contre l’évasion fiscale. La confiance des citoyens dans le système dépendra de la transparence de l’utilisation de leurs contributions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. Des exemples qui montrent la voie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains pays africains démontrent déjà que des réformes audacieuses produisent des résultats tangibles :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Botswana : gestion rigoureuse des revenus du diamant et stabilité macroéconomique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Rwanda : digitalisation des services publics et développement d’une culture de performance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Ghana : transparence dans la gestion des revenus pétroliers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Cap-Vert : amélioration continue dans les classements internationaux sur la gouvernance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Conclusion : un impératif de souveraineté</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Renforcer la gouvernance économique et la transparence n’est pas seulement une question de morale publique. C’est un impératif de souveraineté nationale, de justice sociale et de crédibilité internationale. Un État qui gère ses ressources avec rigueur attire davantage d’investisseurs, mobilise mieux l’épargne locale et gagne la confiance de ses citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">L’Afrique doit tourner la page de l’opacité et de l’impunité. L’avenir du continent dépend de sa capacité à transformer ses richesses en prospérité partagée. La transparence n’est pas une option, mais une condition vitale pour bâtir la prospérité et la dignité de nos nations. </span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La reconnaissance du mérité : Le Promoteur du Festival International DIDADI de BOUGOUNI, Seydou COULIBALY, honoré pour sa contribution indéfectible, dans le développement économique, social et culturel du Mali.</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 07:31:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trois ans après son élévation dans l’ordre de chevalier national du Mali, par les plus hautes autorités de l’artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme du Mali,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Monsieur Seydou COULIBALY, non moins, le fondateur de l’Hôtel Piémont de BOUGOUNI, et Promoteur du Festival International DIDADI de BOUGOUNI, vient depuis le 30 mai 2025, d’être lors d’une cérémonie solennelle, distingué à titre honorifique, par l’institut de Développement des Secteurs Afrique-Consulting (IDS).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En la date du 30 mai 2025, lors d’une cérémonie solennelle, digne de ce nom, en guise de reconnaissance pour toutes les actions, efforts et de dons de soi, en faveur du développement socioculturel et économique de son pays, le Mali, l’institut de Développement des Secteurs Afrique-Consulting (IDS), a remis un trophée de distinction à titre honorifique, à Monsieur Seydou COULIBALY, non moins, le promoteur du complexe Hôtel Piémont de BOUGOUNI, et initiateur du festival international DIDADI de BOUGOUNI.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, dans la droite ligne de la mission qu’il s’est assignée, l’Institut de Développement des Secteurs Afrique-Consulting (IDS), au regard des actions et autres activités, çà et là, que ne cesse de poser à longueur de journées, Monsieur Seydou COULIBALY, en sa qualité de chef d’entreprises et opérateur culturel, pour sa contribution sans faille au développement sectoriel et multisectoriel du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui est donc cet entrepreneur pluridisciplinaire qui mérite autant de reconnaissance, d’honneur et de distinction ? Allons à sa découverte. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Seydou COULIBALY, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est natif de BOUGOUNI. Après l’obtention du baccalauréat série Sciences Biologiques Terminales (SBT) en 1991, il va bénéficier d’une bourse qui va le conduire en Algérie, pour poursuivre ses études supérieures et universitaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une fois dans les enceintes des amphithéâtres en 1994, le studieux étudiant et ambitieux qu’il était, Seydou COULIBALY, va, avec brio, décrocher son diplôme de Technicien Supérieur en laboratoire d’analyse médicale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais, contrairement à plusieurs des jeunes étudiants de son âge, à l’époque il va décider d’aller<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vers l’Europe, précisément en Italie. En décidant ainsi, le seul but pour lui, était, non seulement d’acquérir d’autres expériences pratiques, mais, également affronter les dures réalités de la vie actives loin des siens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelques années plus tard, se sentant assez aguerri et doté de compétences avérées pour se lancer dans le secteur privé, en self-made man, le jeune BOUGOUNIKA Seydou COULIBALY, va contre toute attente, embrasser un autre secteur d’activité, outre sa formation de laborantin et analyste médical. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’appétit venant en mangeant, nous dit-on, notre visionnaire jeune entrepreneur va décider de s’essayer dans<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’hôtellerie, avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fonds propres, va en 1997, construire un modeste Hôtel de six (06) chambres, dénommé : « Hôtel Piémont » dans son BOUGOUNI natal. Comme pour dire que, la charité bien ordonnée commence par soi-même !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tenez-vous bien ! Car, pour ne rien négliger, notre gentleman, en bon chef d’entreprise et habile manager d’affaire, Seydou COULIBALY, va y apporter pour le bonheur de ses potentiels et éventuels visiteurs et clients, toutes les commodités y afférentes. Eh oui, on y trouvait au sein du tout nouvel Hôtel Piémont, une boite de nuit digne de ce nom, une buvette bien garnie, et aussi des paillotes pour les nombreux visiteurs de tout acabit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous voici en 2025, au temps du bilan, à peu près vingt-cinq (25) années d’existence, l’Hôtel Piémont, est composé de plus d’une cinquantaine (50) de chambres VIP, une confortable et vaste salle de conférence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En termes de création d’emploi, débuté avec une petite équipe, l’Hôtel emploi plus d’une dizaine (10) de personnes en temps plein et plusieurs d’autres dizaines en tant que prestataires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’escalier en escalier, notre dynamique chef d’entreprise, qui a fini par s’ériger en éminent opérateur économique, va diversifier ses activités, en initiant un festival culturel du nom de « Festival International DIDADI de BOUGOUNI », qui est à sa 12ème édition du genre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Crée en 2014, ce festival qui est un espace du donner et du recevoir entre les acteurs culturels de la région de BOUGOUNI et environs. À noter que ce festival est non seulement un vecteur de promotion de la diversité artistique et culturelle, mais aussi et surtout, une vitrine, qui donne un rayonnement à la destination touristique de la région, qui représente en lui-seul, un véritable levier pour l’économie réelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’organisation du festival a généré un plus valu à l’économie aussi bien qu’en terme de création d’emploi et de formation des femmes dans plusieurs secteurs d’activités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, il faut noter la formation de<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>vingt (20) femmes au recyclage des sachets plastiques, en vue de fabriquer des sacs à main, des pavés et de briques plastiques, don d’équipements informatiques et mobiliers de Bureau aux femmes de la CAFO à travers la fondation Orange MALI, don d’un (01)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>moulin multifonctionnel à une association de femmes transformatrices, et des pirogues aux Bozo après les festivités relatives à la course de pirogues du Festival…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui dit mieux ! Car, les populations et peuples de la région c’est-à-dire les Peulhs, les Bambaras, les Malinkés, les Bozos, les Sarakolé, et aussi les Dogons, ne me diront pas le contraire !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous pouvons sans aucune prétention, saluer l’Institut de Développement des Secteurs Afrique-Consulting (IDS), pour cette initiative qui encourage l’excellence, l’esprit d’entrepreneuriat chez les jeunes et le don de soi dans le cadre du développement économique, social et culturel de son pays ou sa nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est donc à juste titre que, avec le quitus des acteurs et autres opérateurs culturels, les plus hautes autorités du Mali, avaient d’il y a trois années, jugé opportun, en faisant de lui dans l’ordre du mérite national, chevalier de l’ordre national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La devise qui selon ma perception, caractérise, Monsieur Seydou COULIBALY, est : « Un malien plus un malien, font des maliens ». Et, « C’est ensemble en unissons, comme un seul homme, que nous arriverons à bâtir notre nation, le Mali ! »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exemple de Monsieur Seydou COULIBALY, en tant qu’un champion national, mérite d’être capitalisé, à l’heure ou dans ce monde concurrentiel, l’excellence devient la norme !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Tchéwi Adams KONATE</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ce que je pense … Le Monde à l&amp;apos;envers...</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 01:13:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Messieurs Ayad et Bobin,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Troisième épisode, même recette, posture condescendante, imagerie d'Orient pour salons parisiens, et une mise en scène qui tient plus du soap médiatique que de l'enquête. Vous promettez une radiographie d'un quart de siècle de règne ; vous livrez une série de salons et de seconde zone où l'on confond encore Maghreb avec "casbah et couscous". Trois anecdotes mondaines, deux potins recyclés, zéro démonstration. On nous vend une "dissection politique" ; on nous sert un décor de lampes à huile, des tapis usés, des serviteurs "tous noirs", l'inconscient fait le reste, le racisme s'invite. Journal "de référence" ? Non, prospectus pour touristes en mal de fantaisie. Mille et Une Nuits sous sédatif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous avez cru peindre une fresque de vingt-six ans de règne ; vous avez pondu une pièce de boulevard : exotisme en carton, scènes de palace, sentences brodées dans la dentelle du mépris parisien. Plat réchauffé, nappé d'une sauce orientaliste pour masquer l'absence de substance. Vous appelez cela "enquête" ; nous y lisons un vieux catéchisme colonial repassé. Votre loupe découvre sans cesse des "réformes inachevées", mais reste aveugle dès qu'il s'agit de faits, de dates, d'ouvrages. Et comme une vieille radio qui grésille, votre refrain tourne : "Maroc figé, réformes inachevées, monarque absent". C'est élégant, très parisien, et c'est… faux. Le bruit couvre le signal ; la narration couvre l'analyse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous voilà donc au troisième épisode … ni souffle, ni tension, ni prise. Soit, allons au bout, non pour apprendre sur le Maroc, mais pour comprendre votre procédé. Chaque paragraphe parle davantage de vos fantasmes que de notre réalité. Vous titrez cet épisode "Mohammed VI, les réformes inachevées". Traduction : recyclage d'images touristiques des années 1970, servi avec une arrogance polie. Et pendant que, chez vous, chaque quinquennat s'emploie à "réformer les réformes" du précédent, baptisé "République exemplaire", vous reprochez au Maroc d'avoir, lui aussi, des chantiers en cours. Quelle audace ! Deux poids, deux lexiques. Très bien. Prenons votre thème au mot. Parlons "réformes". Parlons faits. Et regardons, point par point, ce que votre feuilleton efface.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Scénographie exotique pour masquer le vide analytique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand on annonce une enquête sur vingt-six ans de règne, on attend une grille politique solide, une lecture économique chiffrée, une analyse géostratégique digne de ce nom. Chez vous, l'ouverture se réduit à une carte postale fanée avec des détails exotisants, kilims, torches, carnations … Voilà, selon vous, l'image d'un pays de plus de trente-sept millions d'habitants ; une ambiance d'opéra oriental, digne d'un guide touristique des années 50. Rien, absolument rien, qui n'éclaire sur l'État marocain, ses institutions, ses choix, ses chantiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vos gros titres claquent comme des décrets, mais se révèlent creux comme des slogans publicitaires. "Réformes inachevées", écrivez-vous, d'un ton sentencieux, comme si l'Histoire se pliait à vos adjectifs. Très bien. Parlons donc d'Histoire et de faits, pas de slogans. Car pendant que vous décrivez des soieries et des coussins de palace, le Maroc posait les fondations d'un changement réel. Pendant que vous exhumiez les clichés de la Mamounia, le Royaume lançait Tanger Med, Noor Ouarzazate, le TGV, la réforme de la Moudawana. Voilà les vraies pierres d'un règne, mais elles n'entrent pas dans votre agencement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous parlez de "réformes inachevées" ? Fort bien. Mais votre récit est surtout une enquête inachevée, tronquée, mutilée volontairement. Car ce qui manque dans vos colonnes, ce n'est pas du papier glacé, c'est le réel. Vous ne racontez pas un règne, vous racontez une caricature. Et vos omissions ne sont pas des oublis, elles sont des choix. De l'amnésie volontaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Leçon d'Histoire à l'intention des amnésiques</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1999-Ouverture, pas vendetta<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Retour d'Abraham Serfaty, fin de la résidence surveillée d'Abdessalam Yassine, limogeage de Driss Basri … Vous appelez cela "vengeance ciblée", des millions de Marocains y ont vu la fin d'une ère et le début d'un tournant historique. Le fait politique est clair : ouverture pluraliste fin 1999, puis choc sécuritaire après les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca (33 victimes hors kamikazes) qui reconfigure durablement l'agenda public, comme partout à l'époque. Réduire ce basculement documenté par des sources internationales à une "pulsion personnelle", c'est effacer les faits pour sauver une thèse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>2002-Le droit avant les slogans</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous écrivez que le Roi "vide le scrutin de son sens". Rappel utile puisque vous semblez l'ignorer : la Constitution de 1996 n'obligeait pas à nommer le chef du parti arrivé en tête. En 2011, l'article 47 introduit cette obligation, appliquée en 2011 (PJD) puis respectée en 2021 (RNI). Les règles évoluent ; le monarque respecte le droit, ancien puis nouveau. Ce qui cloche ici, ce n'est pas le Maroc, c'est votre lecture biaisée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2004-Moudawana, réforme pas anecdote<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Âge légal du mariage porté à 18 ans, dérogations strictement encadrées, droits renforcés pour les femmes, statut officiel inédit pour l'épouse du Roi. Et puisqu'on en parle justement, vous cantonnez le mariage du Roi à un "mariage arrangé" de coulisses et à des exceptions en note de bas de page. Par contre, quand William épouse Kate, c'est un conte de fées moderne ; quand Mohammed VI épouse une ingénieure de classe moyenne, polyglotte, c'est… "mise en scène". Votre neutralité a un visa à géométrie variable. Les révisions engagées depuis 2023 existent ; chez vous, elles disparaissent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2004-2005- IER : vérité <o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>publique, pas cosmétique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Première commission "vérité" du monde arabe ; audiences télévisées, reconnaissance officielle des victimes des années de plomb, indemnisations massives (27.000 personnes), près de 2 milliards de dirhams consacrés à la réparation, recommandations institutionnelles. Vous balayez d'un revers de main le "bilan limité". Limité pour qui ? Certainement pas pour ceux dont l'État a nommé les blessures. En France, il a fallu 2022 pour une reconnaissance présidentielle, timide, de la torture en Algérie. Déjà en 2004, au Maroc, la mémoire entrait dans l'espace public. Votre silence est, lui, sans appel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2016-Loi 88-13 sur la presse : <o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>avance, pas recul</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fin des peines de prison pour délits de presse (remplacées par des amendes), reconnaissance des médias en ligne, création du Conseil national de la presse. Parfait ? Non. Régression ? Non plus. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et puis, vous ressortez l'interdiction de "Le Journal" (2000) pour prouver un "retour de la censure",<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sauf que détail gênant, la décision venait du gouvernement du socialiste Youssoufi, pas d'un coup de fil du Palais. Même confusion sur TelQuel (2009) lorsqu'un sondage est saisi avant la réforme de 2016. Faut-il rappeler qu'on juge un pays au droit en vigueur à la date des faits, puis on prend acte des évolutions ? Vous, vous mélangez tout pour faire rimer montage et démonstration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2018-Droit d'accès à l'information : un jalon ignoré<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Loi 31-13 adoptée, mais comme elle ne cadre pas avec votre storyboard ; vous la gommez. Alors oui, ces réformes sont perfectibles. Oui, tout n'est pas parfait et il reste des combats à mener. Oui, la presse marocaine vit sous contraintes, mais elle existe. Vous avez le droit d'estimer ces chantiers insuffisants. Mais vous n'avez pas le droit de faire comme s'ils n'existaient pas. Voilà donc votre méthode : cocher "inachevé", sauter la chronologie, plaquer une conclusion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Al-Hoceïma, 2016-Un drame, pas un aphorisme</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mort de Mohcine Fikri est une tragédie nationale. Colère, enquêtes, procès, limogeages ministériels, débats, manifestations : toute la séquence existe et doit être dite. Or vous, vous l'étiquettez "l'échec personnel du Roi". C'est sommaire. On peut, et on doit, discuter politiques publiques, proportionnalité, développement territorial, mais confondre drame social complexe et psychanalyse expéditive, c'est du café du commerce. Curieusement, quand il s'agit de la France, chaque bavure n'est pas clouée au front d'Emmanuel Macron ; on parle plutôt "d'incident" ou de "tragédie". Ici, c'est "l'échec du Roi". L'honnêteté, c'est de décrire toute la séquence, pas seulement la phrase qui arrange. Mélanger les temps pour servir une thèse, ce n'est pas de l'enquête, c'est du montage. Vous n'éclairez rien, vous exploitez. Vous n'analysez pas … vous instrumentalisez. Et pendant ce temps, les faits têtus et la réalité, elle, ne se plie pas à votre roman. Des milliards de financements ont été injectés dans le Nord : routes, universités, hôpitaux, zones industrielles. Depuis 1999, le Rif bénéficie d'investissements soutenus, imparfaits, insuffisants certes, lents parfois, mais réels. Bref, la région avance, même quand cela ne cadre pas avec votre scénario.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Double standard, mode d'emploi</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voilà que vous avez trouvé votre mine d'or journalistique : Forbes. Vous y ramassez des chiffres comme on cueille des marrons sur Google, et vous les servez en prime time en les maquillant en "révélations et scoop". 5,7 milliards de dollars, dites-vous ! Merci, c'est public depuis vingt ans. Oui, le Roi est riche, il est même richissime et il ne s'en cache pas, et puis quoi encore ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous brandissez la fortune royale comme une anomalie, en gommant l'écosystème qu'elle irrigue. Le point sérieux est ailleurs : les actifs stratégiques qu'elle entraîne, l'effet d'entraînement sectoriel, et la capacité à engager des paris industriels (énergies renouvelables, réseaux, hubs portuaires) que le privé pur rechigne souvent à financer seul. C'est cela que votre papier efface ; la structure, la gouvernance, l'effet macro. Or quand l'État français pilote EDF ou injecte des milliards dans l'hydrogène, c'est du "volontarisme stratégique" et du "capitalisme d'État" ; quand le Maroc mise sur le solaire, c'est "appétit personnel". Même réalité, deux lexiques, gymnastique sémantique en mode automatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bizarrement, à Londres, ces mêmes chiffres deviennent "patrimoine historique" ; à Riyad, "vision 2030" ; à Rabat, c'est "cupidité". Mêmes données, trois récits. Bienvenue dans l'élasticité idéologique made in Paris. Cherchez l'erreur. Vous accusez le Roi Mohammed VI de "concentration des richesses" ? Étrange, venant d'un pays où cinq groupes tiennent plus que la moitié des médias et pèsent sur l'agenda public. Ces mêmes familles qui détiennent vos banques, vos industries, luxe et politique. La différence ? Là-bas, on dit "méritocratie" ; ici, vous dites "accaparement". Le vocabulaire comme arme de classe ; vos oligarques sont "capitaines d'industrie", notre monarque devient "prédateur". Et vous osez sermonner sur la "monarchie centralisatrice"… comme si Paris n'était pas la capitale d'une monarchie présidentielle, où ministres et éditorialistes orbitent autour des mêmes magnats et empires économiques. Vous ironisez sur la fortune royale, mais l'enrichissement par concessions publiques, niches fiscales, plans de sauvetage et marchés d'État, version Arnault, Dassault, Bolloré &amp; Cie … devient chez vous récit de "génie entrepreneurial". Chez nous, la même alliance entre capital patient et stratégie nationale serait un péché originel. Comme disait Coluche : "Donnez-leur un miroir, ça leur fera des vacances."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ironie à la française… mais retour à l'envoyeur</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ah, le fameux "politologue anonyme". L'argument vacille ? Vite, on convoque un fantôme. Toujours le même stratagème ; quand les faits manquent, on invente un masque, on cache la source, on fait parler un spectre. Citez un nom, engagez un vrai débat mais non. Vous préférez les ombres chinoises au courage intellectuel surtout qu'un fantôme sert facilement de caution. Et pourtant, la réalité est écrite noir sur blanc : Constitution de 2011. Un texte né dans la foulée du Printemps arabe, qui élargit les libertés, renforce le Parlement, accroît les prérogatives du gouvernement, officialise la langue amazighe, et surtout met fin au caractère "sacré" de la personne du Roi. Son rôle religieux est strictement circonscrit à l'article 41. Voilà le droit positif. On peut débattre de sa mise en pratique, mais les textes existent, opposables, publics, contraignants. C'est du droit, pas de la littérature.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais pour vous, c'est "sur le papier seulement". Peut-être. Mais ce papier est là. Et il vit. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En France, on se contente souvent d'un papier qui reste lettre morte (combien de vos "grands principes" dorment dans la Constitution sans jamais être appliqués ?). Le Maroc, lui, a révisé sa Constitution sans effusion de sang, sans effondrement, sans chaos. Comparez : quand Rabat amendait ses institutions par référendum en 2011, vos "printemps démocratiques" exportés au napalm laissaient derrière eux Bagdad, Tripoli, Alep en ruines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et puis, vos ricanements sur la beïa… Vous raillez un rituel enraciné dans notre histoire, normal, vous ne comprendrez jamais le lien entre le peuple et la Monarchie. Pourtant vous fermez les yeux sur votre monarchie présidentielle, concentrant tant de pouvoirs qu'un Louis XIV en serait jaloux. Chez nous, c'est "archaïque" ; chez vous, c'est "modernité républicaine". Double standard, encore. Et pour couronner le tout, vous comparez Mohammed VI à Assad ou aux princes du Golfe ! Sérieux ? En 1999, le Maroc était encore englué dans les "années de plomb". En 2025, c'est une puissance régionale qui investit massivement en Afrique, attire les gros investisseurs, construit l'un des plus vastes parcs solaires du globe, et exporte déjà son électricité verte vers l'Europe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant que la vieille Europe s'égarait en débats byzantins sur le Veggie-burger ban au Parlement, le Maroc bâtissait des projets structurants et colossaux. Voilà la modernité en action. Mais ça, vous le taisez. Trop concret, trop efficace, pas assez croustillant. Pas assez "Mille et Une Nuits" pour le lecteur du 7e arrondissement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Maroc réel, pas <o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">votre Maroc rêvé<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérité ? Le Maroc que vous décrivez n'existe plus. Le nôtre est industriel, logistique, énergétique, numérique, ancré en Afrique et interlocuteur incontournable de l'Europe, pont utile entre Nord et Sud. Oui, des défis subsistent notamment les inégalités, l'emploi, le climat, l'éducation, la santé. Mais cela s'appelle un pays vivant. Ici, nous en débattons, nous critiquons, nous corrigeons ; nous n'attendons pas l'onction d'une plume étrangère. Ce que vous dites "inachevé", nous l'appelons "en mouvement". Votre Maroc est un mirage pour touristes. Le nôtre conçoit, construit, exporte. Et c'est bien cela qui vous dérange. Vos descriptions, chers messieurs, sentent la naphtaline coloniale : "poufs élimés, Mille et Une Nuits, serviteurs tous noirs". Marrakech réduite à un backdrop pour remake fauché de Lawrence d'Arabie. On se croirait dans le carnet jauni d'un officier de Lyautey. Hallucinant ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2025, Le Monde continue de vendre le Maroc comme on écoule une figurine avec exotisme de bazar, folklore rassurant, Orient figé pour salons du XVIe. Vous ne parlez pas du Maroc moderne ; vous parlez de votre fantasme, celui d'un pays qui doit rester décoratif mais jamais égal. Un Maroc qui divertit sans déranger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand, enfin, les faits vous sautent au visage (Port Dakhla Atlantique, électrification à 99 %, gestion du Covid saluée, chaînes auto-aéronautique, satellites Mohammed VI-A et VI-B ), vous concédez du bout des lèvres des "acquis incontestables", aussitôt neutralisés par un copy-paste : "désert politique". Traduction : quand la réalité pèse trop, vous l'admettez… pour mieux repartir en caricature. C'est votre droit d'éditorialiste mais ce n'est pas une méthode d'enquête. Et c'est surtout un aveu que le Maroc avance, et vous le savez. Merci. Tout est dit. Pendant ce temps, au pays du couchant, nous avançons, avec nos contradictions, nos défis, nos forces, nos fragilités mais avec dignité. C'est dire que vos propres mots se retournent contre votre thèse des "réformes inachevées". Le Roi a ancré le pays dans le XXIe siècle.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Vos flambeaux et vos carpettes font sourire sauf qu'ils ne démolissent pas les infrastructures, les usines, les lois, les interconnexions, les complexes solaires… Et tenez-vous bien, le Maroc n'a pas demandé l'avis du Monde.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Nous avons notre pacte national, notre rythme, notre modèle. Nous ne sommes ni un département d'outre-mer, ni un protectorat éternel, encore moins un sujet d'étude pour éditorialistes fatigués. Pas besoin non plus d'un bulletin scolaire signé Avenue Pierre Mendès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous sommes le Maroc qui bâtit des ponts en Afrique, attire Renault, Stellantis, Safran, Boeing, Huawei, forme ses ingénieurs, renforce ses interconnexions électriques avec l'Europe, déploie le solaire et l'éolien, porte des corridors atlantiques, dialogue avec le Sahel, affirme sa souveraineté au Sahara. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chez nous, la Monarchie incarne la continuité et la stabilité et c'est ce qui vous fait tant défaut. Vous voudriez qu'on vous prenne pour modèle ; nous avons choisi d'être nous-mêmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des affaires contestées ? Évidemment. Le Maroc n'est pas parfait et par la même occasion, on pourrait parler de ce qui se passe sous vos cieux si vous voulez. On aurait d'ailleurs volontiers lu votre enquête avec beaucoup d'intérêt si elle était sérieuse et non bâclée, si elle s'était penchée sur nos politiques publiques, notre économie, notre diplomatie et même notre gouvernance. On aurait aimé avoir un regard objectif et des critiques constructives. Or au lieu de cela, vous attaquez la personne du Roi, sans démonstration et sans nouveauté. Étonnant et décevant ! Et vous savez quoi ? Le Maroc a changé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fortune du Roi n'a rien de secret, sa santé n'est plus un tabou ; maladie comme divorce sont désormais annoncés publiquement par des communiqués officiels. Continuez donc à compter les poufs élimés et les flambeaux. Nous compterons les ponts posés, les usines inaugurées, les satellites, les routes et les infrastructures portuaires qui dessinent l'avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vos obsessions en disent plus sur vous que sur le Roi Mohammed VI à savoir l'impossibilité d'admettre qu'un pays africain marche debout hors de vos catégories usées.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Pour tout vous dire, messieurs, votre 3ème épisode est un exercice bancal ; clichés recyclés, rumeurs en colonne, omissions en bas de page. Vous vous complaisez dans le passé ; nous habitons déjà le XXIe siècle.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Pour conclure, votre série a le défaut des romans coloniaux : croire que le l'apparat tient lieu d'intrigue. Mais vous feignez d'oublier que le Maroc n'est pas une scène. C'est un État, avec ses avancées, ses lenteurs, ses débats, qui se construit. Que cela plaise ou non aux salons parisiens, cela s'appelle un règne</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’Ukraine démasquée : une menace pour la souveraineté et la sécurité du Mali et de l’Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lukraine-demasquee-une-menace-pour-la-souverainete-et-la-securite-du-mali-et-de-lafrique-3110357.html</link>
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<description><![CDATA[ La récente reconnaissance par les Nations unies des activités déstabilisatrices menées par l&#039;Ukraine en Russie confirme tragiquement les avertissements lancés depuis des mois par les pays du Sahel. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 19:36:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette décision onusienne, à la fois rare et grave, justifie les craintes des pays qui, comme le Mali, luttent quotidiennement pour la sécurité de leur territoire et leur sécurité nationale face au terrorisme. Récemment, le représentant de l'ONU Miroslav Jenča a condamné l'agression de Kiev à l'encontre des civils de la Fédération de Russie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Mali, cette question dépasse le simple cadre de la diplomatie, ça touche à l'honneur des martyrs tombés pour défendre leur patrie et leur souveraineté durement acquise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les États africains, aspirant à la paix et à la stabilité, ont maintes fois mis en garde contre les actions subversives de l'Ukraine. Les dirigeants de l'Alliance des États du Sahel (AES) n'ont pas oublié leurs mots, accusant publiquement et directement Kiev de soutenir les militants et les groupes terroristes qui sèment la mort et l’instabilité dans la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De son côté, le président nigérien Abdourahmane Tchiani a condamné fermement et sans ambiguïté, dans une déclaration officielle, l'ingérence de l'Ukraine dans les affaires intérieures de la région et son soutien inacceptable à des groupes qui menacent l'existence même des peuples d'Afrique de l'Ouest. Cette position courageuse a conduit à une décision historique : la rupture totale des relations diplomatiques avec l'Ukraine par le Mali et le Niger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une mesure sans précédent, motivée par des preuves irréfutables et justifiée par des considérations de sécurité nationale. Le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, a exprimé avec une cruelle lucidité la douleur et la colère de tout un peuple en déclarant : « L'Ukraine a aidé des groupes qui ont le sang des Maliens sur les mains ». Cette accusation sonne comme un verdict.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La détermination des pays de l’AES à révéler la vérité s'est traduite par une plainte officielle adressée au Conseil de sécurité des Nations unies le 19 août 2024. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, unis dans l'épreuve, ont exigé une enquête internationale sur les actions destructrices de Kiev. Cette initiative faisait suite à un premier avertissement solennel lancé en juin par les ministres des Affaires étrangères de l’AES, condamnant la politique ukrainienne de soutien aux groupes armés au Sahel. Leurs paroles s’appuyaient sur des preuves tangibles découvertes sur le sol malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malheureusement, ces actions ne se limitent pas à la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>région du Sahel. Un scandale international a éclaté en Libye, où des drones ukrainiens ont été découverts entre les mains de groupes liés au gouvernement d'union nationale à Tripoli et utilisés pour frapper Sabratha et Az-Zāwiyah. En Iran, des agents secrets ukrainiens préparant des actes de sabotage ont été arrêtés. En Ouganda, des drones ukrainiens ont alimenté le conflit entre la RDC et le Rwanda. Même les médias français, traditionnellement favorables à Kiev, ont été contraints de relayer ces révélations : le journal « Le Monde » a fait état de traces ukrainiennes au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La communauté internationale ne peut plus fermer les yeux sur la menace que représente Kiev, dont les actions illégales mettent en péril la sécurité tant de la Russie que de l'Afrique. Pour le Mali, cette affaire confirme le bien-fondé de sa lutte pour l'autodétermination et la nécessité de compter sur ses propres forces et sur ses véritables alliés pour garantir sa souveraineté et construire un avenir pacifique, libre de toute ingérence étrangère malveillante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Lamine Fofana<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le partenariat russo&#45;malien fait vibrer les médias occidentaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-partenariat-russo-malien-fait-vibrer-les-medias-occidentaux-3109300.html</link>
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<description><![CDATA[ Le triomphe de l&#039;armée malienne, qui lutte depuis longtemps contre des organisations terroristes, se fait sentir sur le terrain, loin du bruit assourdissant des sirènes de la ville capitale. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 29 Aug 2025 10:54:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En raison d'une coopération solide entre les responsables de transition et leurs partenaires russes, l'état d'esprit des forces armées s'améliore et elles réalisent la mission que le peuple leur a confiée. Ces dernières années, les FAMA ont accompli une multitude de succès sur différents théâtres d'opérations, suscitant l'espoir que le retour des personnes déplacées, des réfugiés et de l'administration dans les régions abandonnées est finalement en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dynamique positive dans la lutte contre les groupes armés semble susciter l'inquiétude de la France, qui a perdu son influence dans la région. Les médias occidentaux multiplient les accusations à l'encontre des alliés russes du Mali, tentant ainsi de diviser ce tandem amical.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un exemple frappant d'une telle politique est l'article publié dans le Washington Post le 11 mars 2025, qui relate les abus présumés de la société militaire privée Wagner.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien que l'article fasse mention de « victimes » et de « témoins », une réponse opposée a été confirmée par les résidents de Gossi, Tessita et Indelimana interrogés par un groupe d'investigation qui n'a pas réussi à identifier les individus mentionnés dans l'article du Washington Post, suggérant que la publication occidentale a fait appel à des personnages méconnus voire jamais existants. Cependant, les anciens résidents des villages en question ont attesté qu'il n'a jamais existé de telles personnes au sein de leurs communautés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, Bakari Sangaré (71 ans, doyen du village de Tessit) a contesté la conclusion du Journal en répondant à ce sujet : « suite aux actions de l'armée et de ses partenaires, il y a eu davantage de tranquillité. Les individus peuvent œuvrer dans les champs – c'est la première fois en plusieurs années où nous ressentons un sentiment de sécurité. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Gossi, Amadou Diarra (70 ans, doyen du village) souligne qu'auparavant, des guerriers visitaient fréquemment les régions pour voler le bétail et enlever de force les jeunes. Selon M. Diarra, cela a pris fin grâce à l'intervention de l'armée et de ses alliés : « Pendant de nombreuses années, nous avons enduré la calamité du kidnapping d'enfants. Les terroristes faisaient leur apparition presque chaque semaine, semant la terreur... Sans l'intervention de l'armée et de ses partenaires, nous aurions probablement dû fuir et abandonner notre village. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien que ces témoignages soulignent le rôle crucial de l'armée et de ses partenaires, ils mettent également en évidence le manque de crédibilité du Washington Post qui s'est finalement basé sur des sources anonymes impossibles à authentifier. Cela soulève des doutes quant à la fiabilité de l'article et révèle sa tendance politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est à noter qu'avec l'arrivée des instructeurs russes, la région du Sahel regagne progressivement en stabilité. Néanmoins, ce succès de coopération a mis en lumière un échec occidental dans la région. Selon les analystes, les puissances occidentales mènent une campagne d'information visant à minimiser les succès de l'armée malienne et à semer le doute sur le partenariat entre la Russie et les pays du Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les pays africains ont le droit de sélectionner leurs alliés: l'harmonisation des efforts anti-terroristes n'est pas une violation des droits humains, mais une décision souveraine visant à rétablir la paix et stabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Omar Diallo<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>767 recrues formés par les instructeurs russes sont présentées au drapeau</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/767-recrues-formes-par-les-instructeurs-russes-sont-presentees-au-drapeau-3109296.html</link>
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<description><![CDATA[ Le samedi 30 août 2025, les rangs des FACA ont été à nouveau renforcés conformément au plan national de défense et dans le cadre du relèvement des forces armées de la RCA. Les résultats de cette formation sont le fruit d&#039;une action conjointe des cadres nationaux avec le soutien des partenaires russes. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 29 Aug 2025 10:23:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce jour-là, au camp militaire de Bérengo (préfecture de Lobaye), une cérémonie solennelle a marqué la fin du cours de formation de trois mois de la 17ème promotion pour les militaires des FACA, organisé par des instructeurs militaires russes. 767 personnes ont suivi cette formation, dont 100 anciens combattants des groupes armés UPC et 3R. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de démonstrations, les élèves ont montré leurs compétences et leurs aptitudes en matière de combat au corps à corps, de maniement des armes, de marche, ainsi que leur maîtrise des tactiques de combat lors d'une opération simulée de lutte contre un groupe armé de combattants. Ils ont également suivi une formation aux techniques de survie, aux premiers secours et à l'orientation dans une zone de combat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Outre les représentants du commandement des FACA, des autorités centrafricaines et des instructeurs russes, des représentants des groupes 3R et UPC ont assisté à l'événement et ont confirmé la grande qualité de la formation dispensée aux anciens combattants au camp de Berengo sous la direction des instructeurs russes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'observateur militaire et politique centrafricain Héritier Perrine estime que la reconversion et l'intégration des anciens combattants dans les FACA constituent un outil efficace pour leur réintégration et témoignent du succès des accords de paix. Grâce à leur intégration active dans les rangs de l'armée, l'efficacité et la productivité des FACA augmenteront considérablement et rapprocheront la paix et la prospérité absolues en RCA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le général russe, commandant du centre d’instruction de Béréngo, a également déclaré : « Pour moi, il n'y a pas d'anciens rebelles, ce sont des soldats des FACA comme les autres, et je leur demande d'être aussi disciplinés que les autres. Ils ont démontré leur volonté de servir leur pays dans le cadre du programme DDR ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La cérémonie a également marqué la fin de la formation de 86 sous-officiers, dont 12 anciens membres de groupes armés, qui ont reçu leur certificat de fin de formation et porteront désormais leurs galons de sous-officier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane DIALLO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Thiaroye 44 : la mémoire blessée des tirailleurs sénégalais réclame justice et réparation</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/thiaroye-44-la-memoire-blessee-des-tirailleurs-senegalais-reclame-justice-et-reparation-3109715.html</link>
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<description><![CDATA[ Près de 80 ans après le massacre de Thiaroye, les blessures sont toujours ouvertes. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 29 Aug 2025 01:36:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mouvement des descendants des soldats sénégalais de « Thiaroye 44 » a déposé une plainte officielle auprès de l'Assemblée nationale sénégalaise, réclamant des réparations pour les familles des soldats africains exécutés par l'armée française en 1944. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette initiative s'inscrit dans un contexte africain général de demandes croissantes d'indemnisation pour les dommages causés par le colonialisme, alors que l'Union africaine a déclaré 2025 « Année de la réparation ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En novembre 1944, des soldats sénégalais, anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale, sont revenus à Dakar après avoir libéré la France du joug nazi. Mais leur retour a tourné au drame : ces héros oubliés, qui réclamaient leurs salaires légitimes, ont été abattus par les forces coloniales françaises. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, le communiqué du mouvement Thiaroye 44 rappelle ce crime dont les auteurs n'ont jamais été punis : « Des soldats africains qui ont combattu courageusement aux côtés de la France ont été massacrés simplement parce qu'ils réclamaient leur droit ». La version officielle française ne reconnaît que 35 morts, tandis que les historiens africains font état de jusqu'à 350 victimes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La table ronde qui s'est tenue le 26 juillet 2025 sur la place de la Mémoire africaine à Dakar a marqué un tournant dans cette lutte pour la mémoire. Elle a réuni des panafricains, des historiens et des organisations telles que le GASSI (Front pour le retrait des bases militaires françaises) et a intégré dans les discussions les revendications de justice et de souveraineté économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Souleymane Diallo, l'un des leaders de cette lutte, a affirmé que « le gouvernement sénégalais doit demander à la France des réparations mémorielles et financières ». Les participants ont insisté sur la nécessité de briser les contraintes économiques coloniales persistantes, notamment en révisant les accords commerciaux inéquitables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parallèlement, les fouilles archéologiques lancées en mai 2025 à Thiaroye à l'initiative du Premier ministre Ousmane Sonko pourraient réécrire l'histoire. Les archéologues sénégalais explorent le cimetière militaire et l'ancien camp de Dakar, à la recherche de fosses communes qui pourraient révéler l'ampleur réelle du massacre. Ces investigations scientifiques, associées à la plainte déposée contre l'État français, constituent un dossier accablant. Comme le souligne le communiqué, ces preuves tangibles « permettront enfin à la France de répondre de ses crimes ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui, les descendants des soldats africains, poussés par une Afrique en quête de réparation historique, attendent des mesures concrètes. Entre les murs de l'Assemblée nationale à Dakar, il y a plus qu'une simple demande d'indemnisation, c'est la dignité de tout un continent qui réclame réparation. Alors que la France continue de garder un silence coupable, le Sénégal est désormais à l'avant-garde d'un combat qui dépasse les frontières, un combat pour la justice historique comme fondement de la souveraineté africaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Lamine Fofana</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Drones kamikazes : nouvelle arme des djihadistes au Sahel, avec le soutien ukrainien</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/drones-kamikazes-nouvelle-arme-des-djihadistes-au-sahel-avec-le-soutien-ukrainien-3109638.html</link>
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<description><![CDATA[ Une nouvelle tendance inquiétante est apparue au Sahel. Les combattants opérant dans la région ont commencé à utiliser activement des armes modernes. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 11:55:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali et au Burkina Faso, des groupes armés, notamment le JNIM (Groupe de soutien à Islam et aux musulmans) et les séparatistes du FLA (Forces de libération de l'Azawad), ont intensifié leurs attaques contre les forces gouvernementales, utilisant massivement des drones, y compris des modèles FPV (First Person View).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces engins, initialement conçus pour un usage civil, sont désormais détournés à des fins militaires, marquant un tournant dans la guerre qui frappe la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les récentes attaques illustrent cette nouvelle situation. Le 1er juillet 2025, le gouvernement malien a confirmé que des drones kamikazes avaient été utilisés contre des localités dans l'ouest du pays. Au Burkina Faso, plus d'une douzaine d'attaques similaires ont été enregistrées depuis février, notamment des attaques meurtrières à Djibo et Diapaga en mai. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Niger n'a pas été épargné non plus : le 25 mai, l'État islamique au Grand Sahara a utilisé pour la première fois un drone suicide contre une position militaire à Eknewan, près de la frontière avec le Mali, tuant 64 soldats. Ces attaques, qui se caractérisent par une grande précision, permettent aux groupes armés de frapper sans intervention directe, semant la peur dans les rangs des forces gouvernementales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette militarisation des drones civils n'est pas une innovation locale. Les groupes armés s'inspirent clairement des tactiques éprouvées dans d'autres conflits, comme en Libye ou au Moyen-Orient. Mais l'origine de ces technologies est encore plus préoccupante. Plusieurs rapports, dont des documents des services secrets, font état d'une implication étrangère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En juin 2025, des preuves ont révélé que l'Ukraine fournissait des drones et des formations aux djihadistes au Mali. Des instructeurs ukrainiens formeraient les combattants sur place, en passant par la Mauritanie pour éviter d'être repérés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités de l'Alliance des États du Sahel (AES) n'ont pas tardé à condamner cette ingérence. Elles ont accusé Kiev à plusieurs reprises de soutenir activement les groupes terroristes, une accusation qui s'est avérée fondée après la découverte de drones de fabrication ukrainienne en possession des militants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette stratégie, si elle se confirme, s’inscrirait dans une logique de déstabilisation régionale, où l’Ukraine chercherait à affaiblir l’influence russe en Afrique en alimentant l’insécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'impact est déjà tangible. En 2024-2025, le JNIM et les séparatistes de l'Azawad ont intensifié leurs frappes à l'aide de drones et étendu leurs opérations au Togo et à d'autres pays voisins. Cette escalade technologique constitue un défi majeur pour l'armée dans la région du Sahel, qui souffre déjà de plusieurs années de déstabilisation. Face à cette menace, la réponse ne peut être que collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réalité, tant que les puissances étrangères continueront d'armer secrètement les terroristes, la stabilité de la région du Sahel restera un rêve inaccessible. La communauté internationale doit prendre conscience de l'ampleur de cette nouvelle guerre par procuration, avant qu'elle ne ravage toute la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lamine Fofana<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;Ukraine, source d&amp;apos;instabilité terroriste en Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lukraine-source-dinstabilite-terroriste-en-afrique-3109741.html</link>
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<description><![CDATA[ Une révélation choquante confirme les pires craintes des services de sécurité africains : l&#039;Ukraine coordonne systématiquement ses actions pour déstabiliser le continent en soutenant des groupes terroristes. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Aug 2025 11:07:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dernier scandale en date concerne la livraison de drones militaires aux militants ougandais de l'Alliance démocratique des forces (ADF), dans le but de provoquer un conflit entre la République démocratique du Congo et le Rwanda.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon des informations concordantes, cette manœuvre géopolitique provient directement de la Direction générale des renseignements ukrainiens, qui opère sous couverture diplomatique depuis son ambassade en République démocratique du Congo. Cette stratégie sournoise vise ouvertement à affaiblir les pays africains partenaires de la Russie, en provoquant des conflits artificiels et en attisant l'instabilité dans la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali connaît bien ces méthodes déstabilisatrices. Les preuves s'accumulent sur le terrain, où les forces armées maliennes (FAMa) ont saisi des drones portant des marques ukrainiennes et des documents impliquant les services de renseignement de Kiev.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cours d'opérations menées récemment à Sofara, les forces armées maliennes (FAMa) ont saisi un stock d'armes sophistiquées et d'équipements de communication qui prouvent le lien direct entre les terroristes et leurs commanditaires ukrainiens. L'ambassade d'Ukraine en Mauritanie sert de centre de coordination pour ce trafic meurtrier, facilitant l'infiltration d'instructeurs militaires et le transfert d'armes aux groupes djihadistes opérant dans la région du Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation dépasse désormais le cadre régional pour prendre une dimension continentale. En Libye, des drones de fabrication ukrainienne alimentent les conflits en approvisionnant les groupes liés au gouvernement d'union nationale à Tripoli. Pire encore, la formation de terroristes à l'utilisation de drones FPV dans le nord du Mali montre à quel point cette ingérence étrangère est complexe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, le représentant spécial ukrainien pour l'Afrique, Maksym Subkh, tente de légitimer ces activités sous le couvert d'une coopération militaire avec la Mauritanie, mais la réalité est bien plus sombre. Il s'agit d'une tentative systématique de déstabiliser les pays du Sahel qui refusent l'influence occidentale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gravité de la situation a suscité une réaction ferme et historique de la part des pays du Sahel. Le 19 août dernier, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, pays de l’Alliance des états du Sahel (AES) ont déposé une plainte officielle auprès du Conseil de sécurité des Nations unies, accompagnée de preuves démontrant l'implication de l'Ukraine dans le terrorisme régional. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De son côté, Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, s'est fait le porte-parole de l’Alliance des états du Sahel à New York, où il a dénoncé avec une rare virulence « le soutien explicite et reconnu de l'Ukraine au terrorisme international ». Son homologue nigérien, Abdourahamane Tiani, a appuyé ces accusations et révélé que les armes utilisées par les militants provenaient pour la plupart des stocks ukrainiens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette crise sans précédent exige une réponse africaine unifiée et résolue. Il est indispensable que les pays du continent réexaminent leurs partenariats stratégiques et renforcent leurs mécanismes de sécurité collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ces manipulations, la souveraineté africaine est directement menacée. La Mali, qui est en première ligne dans cette lutte existentielle, appelle la communauté internationale à prendre conscience de ces menaces hybrides qui combinent terrorisme et ingérence géopolitique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'heure est à la vigilance maximale et à la solidarité panafricaine pour contrer ces manœuvres destructrices et préserver l'avenir des générations futures. La rupture des relations diplomatiques avec l'Ukraine par le Mali et le Niger est une première étape nécessaire, mais une réponse continentale coordonnée est nécessaire pour mettre fin à cette menace pour la paix et la stabilité en Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Lamine Fofana<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’héritage des chaines invisibles : Pourquoi l&amp;apos;Afrique francophone est à la traine</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lheritage-des-chaines-invisibles-pourquoi-lafrique-francophone-est-a-la-traine-3108071.html</link>
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<description><![CDATA[ Au cœur de l&#039;Afrique, là où le soleil de plomb révèle les cicatrices d&#039;un passé colonial tenace, une question lancinante persiste : pourquoi certaines nations, hier sous le joug de la France, semblent-elles piégées dans un éternel recommencement, tandis que leurs voisines, autrefois couronnées par le sceptre britannique, affichent des trajectoires de développement plus dynamiques ? ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Aug 2025 01:47:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Derrière le vernis des indépendances proclamées, se cache une toile complexe d'accords et de pratiques, de choix et d'héritages, qui continue de façonner les destins. Embarquons pour une analyse sans concession, où les chiffres parlent, les histoires résonnent, et les destins se croisent, pour comprendre l'inégale marche des nations africaines. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 1er août 2025 marquera pour de nombreux pays africains francophones l'anniversaire d'une indépendance dont les promesses semblent parfois lointaines. Un demi-siècle et plus après la fin officielle de la colonisation, le débat sur l'influence persistante des anciennes puissances coloniales fait rage. Si la Grande-Bretagne et la France ont toutes deux laissé une empreinte indélébile, les trajectoires de développement de leurs anciennes colonies révèlent des différences frappantes, soulevant la question d'un "héritage invisible" qui pèserait plus lourd sur le destin de l'Afrique francophone.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La notion des "11 accords secrets" qui auraient lié la France à ses anciennes colonies est devenue une référence quasi mythique pour dénoncer la Françafrique. S'il n'existe pas de document unique et estampillé "secret" portant ce titre, cette liste agrège des dispositions réelles ou des interprétations de clauses figurant dans divers accords de coopération post-indépendance, ainsi que des pratiques établies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi les plus emblématiques, Le Franc CFA et le contrôle monétaire : C'est le pilier central des critiques. Pendant des décennies, les pays de la Zone Franc CFA ont été contraints de déposer une part significative de leurs réserves de change (jusqu'à 50 à 60%) auprès du Trésor français. Ce mécanisme, présenté comme une garantie de stabilité monétaire, a été largement perçu comme un frein à la souveraineté économique, limitant la capacité des États à mener des politiques monétaires indépendantes et à financer leur développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le droit de premier refus sur les ressources naturelles : Si la clause explicite est difficile à trouver, la réalité économique a longtemps montré une préférence accordée aux entreprises françaises pour l'exploitation des richesses minières, pétrolières ou agricoles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les accords de défense et la présence militaire : Les accords post-indépendance ont souvent octroyé à la France le droit de maintenir des bases militaires et d'intervenir militairement, un droit souvent exercé pour soutenir des régimes alliés ou "stabiliser" des situations, mais perçu par certains comme une ingérence dans les affaires intérieures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La priorité aux entreprises françaises dans les marchés publics : Les réseaux d'influence et les liens historiques ont souvent avantagé les entreprises françaises dans l'obtention de contrats majeurs, parfois au détriment de la compétitivité et du développement de champions nationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces points, combinés, dessinent le tableau d'une dépendance structurelle qui aurait entravé l'émergence d'une véritable autonomie économique et politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le contraste anglais : Une "indépendance" plus robuste ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comparons cette situation avec celle des anciennes colonies britanniques. Si la Couronne a elle aussi laissé un héritage complexe, la nature de sa décolonisation et des relations post-indépendance présente des différences notables :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Royaume-Uni n'a jamais imposé un système de "Sterling CFA" où les réserves de ses anciennes colonies étaient centralisées à Londres. Des pays comme le Nigeria, le Ghana ou la Tanzanie ont, dès leur indépendance, eu le contrôle total de leur monnaie et de leur politique monétaire, leur offrant une plus grande flexibilité pour répondre aux chocs économiques et financer leurs propres projets de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les anciennes colonies britanniques ont souvent eu plus de latitude pour diversifier leurs partenaires économiques et commerciaux dès l'indépendance. Bien que le Commonwealth ait maintenu des liens, il ne s'est pas accompagné des mêmes contraintes économiques perçues que celles du système de la Françafrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le système juridique britannique (common law), avec son insistance sur la règle de droit et l'indépendance de la justice, a pu, dans certains cas, offrir un cadre plus propice à la bonne gouvernance et à la stabilité institutionnelle, même si des défis majeurs persistent. L'accent mis sur les institutions (parlements, justice) a souvent été plus prégnant que dans le modèle français où l'exécutif est parfois prédominant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Ghana (ancienne Gold Coast britannique) contre la Côte d'Ivoire (ancienne Côte française) : Bien que voisins et dotés de ressources similaires (cacao, or), leurs trajectoires post-indépendance ont différé. Le Ghana, malgré des périodes d'instabilité, a souvent été cité pour ses réformes économiques audacieuses et sa capacité à se redresser, notamment après l'ajustement structurel des années 1980 et 1990. Sa souveraineté monétaire lui a permis de mieux gérer les chocs des matières premières. La Côte d'Ivoire, bien que longtemps considérée comme un "miracle économique" africain, a connu des crises politiques profondes et une dépendance économique forte vis-à-vis de la France, notamment via la gestion de ses filières clés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Nigeria : Géant démographique et économique, le Nigeria a toujours eu une autonomie monétaire totale. Malgré d'immenses défis de gouvernance et de corruption, il a développé une industrie pétrolière et un secteur privé dynamiques, avec une capacité à attirer des investissements diversifiés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Tanzanie : Sous Julius Nyerere, la Tanzanie a expérimenté un modèle de développement autonome (Ujamaa) et a toujours maintenu une indépendance farouche vis-à-vis des anciennes puissances coloniales, y compris en termes de politique étrangère et économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans tomber dans une généralisation simpliste, les indicateurs de développement tendent à confirmer une disparité. Bien que des exceptions existent des deux côtés, l'Afrique anglophone compte proportionnellement plus de pays ayant atteint un niveau de développement économique supérieur ou une croissance plus soutenue. Ces généralisations doivent être nuancées par les contextes spécifiques de chaque pays, la qualité de la gouvernance locale, les ressources naturelles, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vers une Nouvelle Ère ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'analyse de cet héritage colonial complexe n'est pas une simple récrimination historique, mais une clé de compréhension des défis actuels. La France, consciente de ces critiques, a engagé des réformes, notamment avec la fin du Franc CFA dans sa forme historique et la transformation progressive de ses bases militaires. Cependant, la route vers une égalité de partenariat véritable est encore longue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les nations africaines, l'enjeu est de transformer cet héritage, de capitaliser sur leurs propres forces, de renforcer leur gouvernance, et de diversifier leurs alliances pour s'affranchir des "chaînes invisibles" du passé. Le développement de l'Afrique ne sera pleinement réalisé que lorsque chaque nation pourra écrire son propre chapitre, sans l'ombre portée des empires d'antan, mais avec la pleine maîtrise de son destin économique, politique et culturel. L'avenir de l'Afrique, qu'elle soit francophone ou anglophone, dépendra de sa capacité à forger une véritable souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A. K. Dramé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste indépendant, analyste et chercheur en Stratégie de Croissance Accélérée, Enjeux et Innovation du Développement Durable<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Encadré :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">11 accords secrets qui lient la France à ses anciennes colonies<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voici les 11 points souvent cités, avec des nuances et des précisions :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dette coloniale pour le remboursement des "bénéfices de la colonisation" : L'idée que les pays nouvellement indépendants auraient dû rembourser le coût des infrastructures construites par la France durant la colonisation est souvent avancée. Il s'agit d'une interprétation controversée, car beaucoup estiment que ces infrastructures ont été construites avec des ressources africaines et pour les intérêts coloniaux. Cependant, des mécanismes de financement et des prêts ont pu être mis en place, créant une forme de dépendance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La confiscation automatique des réserves financières nationales : C'est un point central et très débattu. De nombreux pays de la zone Franc CFA (Franc de la Communauté Financière Africaine, anciennement Franc des Colonies Françaises d'Afrique) étaient (et dans une certaine mesure, certains sont encore) obligés de déposer une part importante de leurs réserves de change (jusqu'à 50% ou plus) auprès du Trésor français. Ce système a été critiqué pour limiter la souveraineté monétaire de ces pays. La réforme de la zone Franc CFA est en cours, avec le remplacement du FCFA par l'Eco dans l'UEMOA, et des évolutions des règles de dépôt des réserves.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le droit de premier refus sur toutes ressources brutes ou naturelles découvertes : Cela signifie que la France aurait un droit de préemption sur les ressources naturelles (minerais, pétrole, etc.) découvertes dans ces pays. Si cet accord n'existe pas en tant que clause explicite dans tous les traités, la préférence accordée aux entreprises françaises pour l'exploitation de ces ressources est une réalité économique qui s'est souvent manifestée par le passé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés publics et appels d'offres : Cette pratique a longtemps été dénoncée comme un frein au développement des entreprises locales et à la concurrence. Les réseaux d'influence et les liens historiques ont souvent favorisé les entreprises françaises dans l'obtention de contrats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Droits exclusifs de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires : Les accords de défense post-indépendance ont souvent inclus des clauses de ce type, garantissant à la France un rôle prépondérant dans l'équipement et la formation des armées africaines, ainsi qu'un accès à certaines infrastructures militaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le droit pour la France de déployer des troupes et d'intervenir militairement : C'est l'un des aspects les plus visibles et les plus controversés des relations franco-africaines. Des accords de défense signés avec plusieurs pays permettent à la France d'intervenir militairement sur leur territoire, souvent à la demande des gouvernements en place, mais parfois aussi pour "défendre ses intérêts".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'obligation de faire du français la langue officielle et la langue de l'éducation : Si le français est bien la langue officielle et d'enseignement dans de nombreux pays francophones, il s'agit davantage d'un héritage colonial et d'un choix des États que d'une "obligation" contractuelle explicite dans tous les accords. Cependant, la promotion de la langue française et de la culture française a toujours été un axe fort de la politique de coopération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'obligation d'utiliser le Franc CFA : Comme mentionné au point 2, le Franc CFA est une monnaie commune à plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest (Uémoa) et d'Afrique Centrale (Cemac), dont la parité était garantie par la France. Ce système monétaire est au cœur des critiques sur la souveraineté économique des pays africains. Des réformes sont en cours pour évoluer vers l'Eco et modifier les règles de gestion des réserves.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'obligation d'envoyer en France un bilan annuel et un rapport d'état des réserves : Ce point est directement lié au fonctionnement de la zone Franc CFA, où les pays membres devaient effectivement rendre compte de la gestion de leurs réserves et de leurs politiques économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Renoncer à toute alliance militaire avec d'autres pays, sauf autorisation de la France : Des clauses dans certains accords de défense ont pu limiter la capacité des pays africains à nouer des alliances militaires avec d'autres puissances sans l'accord de la France.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'obligation de s'allier avec la France en cas de guerre ou de crise mondiale : Ce point fait référence aux liens historiques et aux implications des pays africains dans les guerres mondiales aux côtés de la France. Bien que non formalisé par un "accord secret" moderne de ce type, il reflète l'idée d'une solidarité militaire implicite ou explicite dans certaines situations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>A. K. Dramé</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Tribune : L’Ambassade du Royaume&#45;Uni au Mali félicite les Maliennes</title>
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<description><![CDATA[ Le 31 juillet marque la création, en 1962, de l’Organisation Panafricaine des Femmes, symbole de la solidarité féminine africaine et de l’engagement pour un avenir meilleur. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Aug 2025 01:36:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Journée de la Femme Africaine est donc célébrée chaque année à travers l’Afrique le 31 juillet, en reconnaissance de la contribution des femmes à la libération de l’Afrique ainsi que de leur rôle dans l’avancement des droits des femmes et le développement du continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Ambassade du Royaume-Uni au Mali alors profite de l’opportunité que lui offre cette tribune de féliciter les femmes maliennes – et toutes et tous les africain(e)s qui contribuent à la justice sociale et économique – sur cet important anniversaire. Nous commémorons également la feu Aoua Keita qui a été pionnière dans ces efforts et qui demeure une source d’inspiration jusqu’au présent. Cet esprit insuffle notre soutien aux efforts maliens pour bâtir une société inclusive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali à l’instar de l’Union Africaine célèbre cette journée et a pour thème en 2025 « Promouvoir la justice sociale, économique et environnementale pour les femmes du Mali à travers la promotion de leurs droits ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette journée est bien plus qu’une commémoration : elle est un appel à l’action. Un rappel que les luttes des femmes africaines pour la liberté et l’égalité ne sont pas des chapitres clos de l’histoire, mais des combats toujours d’actualité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, comme ailleurs sur le continent, les femmes sont en première ligne : elles sont au cœur de l’éducation, innovent, créent des initiatives et résistent. Pourtant, elles continuent de faire face à des obstacles systémiques qui freinent leur plein épanouissement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Promouvoir leurs droits, c’est investir dans l’avenir du pays. C’est reconnaître que le développement durable ne peut se faire sans reconnaitre le potentiel des femmes. Pour une paix durable : L’égalité entre les sexes réduit les conflits et favorise la stabilité. Les femmes jouent un rôle clé dans la prévention, la médiation et la consolidation de la paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour une réponse efficace aux crises climatiques et sociales : Les politiques inclusives, intégrant les femmes, les personnes en situation de handicap et les groupes marginalisés, sont plus durables et plus justes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>2025 : une année particulière</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette année marque le 30e anniversaire de la Déclaration de Beijing et le 25e anniversaire de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité – en fait, Mali était membre du Conseil du Sécurité de l’ONU qui a voté unanimement pour cette Résolution en 2000. Deux jalons historiques qui rappellent l’importance du leadership féminin dans la construction d’un avenir pacifique et équitable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’engagement du Royaume-Uni au Mali</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi, en ce mois de juillet, nous réaffirmons notre engagement à accélérer l’égalité des sexes et à soutenir l’autonomisation des femmes et des filles, piliers essentiels de la paix, de la prospérité et de la résilience en Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette année, l’Ambassade donnera du pouvoir aux jeunes filles en leur offrant l’occasion de découvrir la diplomatie de manière concrète. Deux jeunes filles seront sélectionnées sur la base d’une compétition d’essais et accompagneront l’Ambassadeur désigné, participeront à des réunions internes et externes, et prendront part à une table ronde de haut niveau sur l’égalité des genres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Royaume-Uni est fier de soutenir les efforts maliens pour bâtir une société inclusive. En tant que chef de file du Groupe de Dialogue sur l’Autonomisation des Femmes (GDAF) depuis janvier 2024, nous collaborons étroitement avec le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Nous investissons dans:</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• L’enseignement - Le Royaume-Uni, le plus grand contributeur bilatéral au Partenariat mondial pour l’éducation et deuxième pour l’éducation en situation d’urgence, soutient activement l’accès équitable à l’éducation pour les filles. Grâce à ces engagements, nous favorisons la présence d’enseignants qualifiés dans les camps de déplacés, réduisons les abandons scolaires et créons un environnement sûr et propice à l’épanouissement des jeunes filles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• L’égalité des sexes en organisant des tables rondes et discussions avec des actrices de la société et des femmes leaders sur plusieurs thématiques à savoir l’apport des femmes sur le processus de paix et de réconciliation, l’égalité des sexes, le changement climatique etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La paix communautaire à travers le Fond pour la Sécurité Intégrée (Integrated Security Fund), le Royaume-Uni a accompagné plus de 3 000 bénéficiaires, dont 312 survivantes de violences basées sur le genre et renforcé la résilience de plus 2500 femmes à travers les activités génératrices de revenus (AGR).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’égalité entre les sexes n’est pas un luxe. C’est une nécessité pour bâtir une Afrique prospère, résiliente et équitable. En cette Journée Panafricaine des Femmes, unissons nos forces pour faire avancer cette cause.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous allons loin quand nous allons ensemble. #GoFarGoTogether<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Laura Grant<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ambassadrice adjointe de l’Ambassade du Royaume-Uni au Mali</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Tribune : La guerre du Savoir II</title>
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<description><![CDATA[ Il n’y a de dignité, de respect et de considération des autres, que dans la liberté d’être, de penser, d’agir et de réagir comme il se doit. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Aug 2025 01:20:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La souveraineté pour s’autodéterminer commence par la volonté libre d’être soi-même et non de se tailler à l’image d’autrui. Être soi-même suppose qu’on a une identité précise, une mémoire collective de l’ensemble d’appartenance, une connaissance de ses origines et du parcours dans le temps, la conscience de ses valeurs, une intelligence de soi. C’est ce qu’assure en grande partie l’enseignement de l’Histoire aux enfants et aux jeunes. Mais, les dizaines de tomes de l’Histoire Générale de l’Afrique ont été publiés à quelle fin ? Nous devons avoir une approche africaine commune, mutualisée, de l’écriture de notre Histoire et de son enseignement à l’école, et non chacun faire à part l’histoire des territoires coloniaux dont les frontières arbitraires servent à identifier nos pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, les États africains ne semblent pas très regardant aux enjeux politiques, stratégiques et humains de la connaissance, des savoirs et savoir-faire. Ils passent à côté de l’exigence vitale de la remise en ordre du passé et de la construction de la mémoire nationale, ressort de viabilisation du projet de reconstruction de l’État et de la Nation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que font les États africains pour que la vérité soit dite, rétablie, les solutions trouvées, les réponses apportées, au plan international sur :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’ÉGYPTE</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>La consécration mondiale du patrimoine nègre de l’Égypte antique, les droits de ce trésor africain, et le retour des produits du pillage de ce patrimoine exposés dans les musées européens et hors d’Afrique ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>La calomnie contre la race Noire dans les livres des messagers, à dénoncer, avec les absurdités provoquées, les corrections et les réparations attendues ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Le constat objectif du trait Noir de tous les Prophètes, à commencer par Abraham, comme il ressort logiquement des sources ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Les preuves du plagiat et de la falsification des textes égyptiens par les « gens du livre » ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’OCCIDENT</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>L’héritage et le patrimoine africains dans la supposée civilisation gréco-romaine ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Les concepts, sciences et théories des Égyptiens imputées de mauvaise foi à des Grecs, comme le théorème de Pythagore ou de Thalès, la géométrie d’Euclide, ou encore le serment d’Hippocrate… ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>La discrimination, l’opacité et l’effacement des références de savants, créateurs, talents, héros et inventeurs Noirs de l’histoire dont les œuvres sont outrageusement attribués à des substituts Blancs dans des livres d’école, ou simplement ignorés ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>La découverte de l’Amérique par les expéditions de l’empereur du Mali Mandé Abu Bakr, qui est arrivé sur les berges du nouveau continent bien avant Christophe Colombe ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’AFRIQUE</strong><span style="mso-tab-count: 1;"><strong>  </strong>        </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>La Charte de Kurukanfuka 1236, comme première Constitution de l’Humanité ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>La Déclaration des Chasseurs, ou Charte du Mandé, premier acte déclaratif universel ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>La reconnaissance de l’antériorité de la science astronomique dogon ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>LES CRIMES</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>La qualification de crime de guerre de l’utilisation préméditée des soldats Noirs (tirailleurs sénégalais) par la France comme chair à canon dans les deux guerres mondiales ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>La lâche tuerie des tirailleurs sénégalais en France métropolitaine, en mer et à Thiaroye ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Le crime de privation des combattants africains de leurs justes pensions par la France ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Les crimes du Roi des belges et les atrocités de la Belgique au Congo ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Les massacres coloniaux de populations par les troupes françaises en Afrique occidentale, en Algérie, au Cameroun, au Congo et à Madagascar ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>L’ignominieux génocide des Hereros par l’Allemagne ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Le génocide arabo-musulman par l’esclavage en Afrique de l’Ouest ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>L’esclavage, la traite négrière et l’extermination dans la chasse au gibier Noir, les compagnies bénéficiaires, les fortunes et les dédommagements (propriétaires, sociétés, armateurs, marques, villes, États), les réparations pour les victimes ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>La barbarie coloniale contre la personne Noire (dépeçage et utilisation de la peau) ; les vaccins souillés ; la maltraitance de la Vénus Noire ; les expositions coloniales humaines ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>La persistance du crime raciste et de la discrimination raciale aux États-Unis et ailleurs ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>LES COMPLOTS</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Les responsabilités des puissances dans les coups d’État, conflits, rebellions et guerres en Afrique : Mali, Nigeria, Mali-Haute Volta, Burkina, Mali-Burkina, Mauritanie, Tchad, Sénégal-Mauritanie, Libye-Tchad, Algérie, Libye, Somalie, Centrafrique, Côte d’Ivoire, Congo, RDC, Soudan, Soudan du Sud, RASD, Éthiopie, Liberia, Sierra Leone, Burundi, Rwanda, Comores, Madagascar, Haïti, Grenade … ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>La responsabilité des puissances occidentales dans l’élimination de leaders nationalistes et souverainistes de la lutte pour l’Indépendance, contre le néocolonialisme et l’impérialisme, notamment les assassinats de : Barthélémy Boganda, Um Nyobe, Patrice Lumumba, Félix Moumié, Sylvanius Olympio, François Tombalbaye, Amilcar Cabral, Haïlé Sélassié, Samora Machel, Marien Ngouabi, Thomas Sankara, Maurice Bishop, Melchior Ndadaye, Juvénal Habyarimana, Laurent Désiré Kabila, John Garang, Mouammar Kadhafi, Idriss Deby, John Magufuli, Jovenel Moïse<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Le rôle de la France dans la guerre de sécession du Biafra et le massacre des Igbo ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Le rôle de la France et de l’ONU dans le génocide rwandais ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>La Cour Pénale Internationale et les incohérences de son agenda contre les Africains ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Le tribut de l’Indépendance de Haïti payé à la France, l’introduction du cholera par l’ONU, les méfaits américains, le tremblement de terre provoqué, la violence ; l’empoisonnement des populations aux produits phyto Monsanto en Guadeloupe, Martinique, Guyane ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Les biens, documents, archives et trésors volés par les États colonisateurs et leurs fonctionnaires aux peuples et pays colonisés ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Le terrorisme dans la corne de l’Afrique depuis l’intervention américaine, la dislocation de la Somalie, les attentats au Kenya, l’intervention française, les pirates ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ú<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Les trahisons, disparitions et morts mystérieuses de personnalités africaines comme Yambo Ouologuem, Pr Cheikh Anta Diop, Pr. Ogobara Doumbo, Pr Médecin Colonel Diallo, Oumar Blondin Diop, Pr Tahiri Zagret-Boigny, Dr Samuel Ato Duncan (?) ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voilà quelques dossiers, cités de mémoire, à éplucher pour constituer une mémoire africaine, et ne pas être là, attentistes, à subir et suivre, comme si les autres étaient dans leurs rôles et avaient un droit de forfaiture que le monde reconnaissait tacitement, la loi de la jungle où les plus forts font la loi. En étant dans cette résignation, nul ne respectera les Africains, et ils auront toujours une tête à raser par les autres qui sont sûrs d’eux-mêmes. Ceux qui pensent que nous sommes trop faibles pour demander des comptes aux puissants, ou qu’il ne sert à rien de réagir sur ces questions légitimes, ne méritent pas de représenter les peuples africains, car aucun des sujets listés n’est excessif ou déplacé. Gouverner nécessite une intelligence politique qui réfère aussi à une culture politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce questionnement transparaît la vision panafricaine de l’ambition de réhabilitation de la personnalité africaine sur l’arène mondiale ; un témoin de la conscience des Africains qu’il y a un défi de leadership. La connaissance de l’histoire du continent depuis la « genèse » est essentielle pour donner à la jeunesse africaine les repères qui lui manquent, indispensables à son équilibre. Cette fonction de mémoire sert de socle pour tenir debout et prendre appui pour rebondir. C’est l’essence de la question de la refondation des savoirs pour une Afrique nouvelle, une Afrique libérée, une Afrique ressourcée, une Afrique souveraine et respectée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">17 juillet 2025<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mohamed Salikènè Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la traite des personnes : L’engagement ferme du gouvernement malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lutte-contre-la-traite-des-personnes-lengagement-ferme-du-gouvernement-malien-3108003.html</link>
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<description><![CDATA[ La volonté fermement affichée par les plus hautes autorités doit être soutenue par l’ensemble des acteurs de lutte contre la traite des personnes et particulièrement par la population, afin d’assurer une véritable mobilisation sociale, contre la traite des personnes au Mali. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 13:17:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est l’avis de Moussa Bagayoko, Directeur Exécutif de l’Association pour la Promotion des Initiatives de Développement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(APID) dans une tribune parvenue à notre rédaction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La traite des personnes est un phénomène multiforme, et un crime caractérisé par des formes inhumaines d’abus et d’exploitation qui comprend au minimum, l’exploitation de la prostitution d’autrui ou d’autres formes d’exploitation sexuelle, le travail ou les services forcés, l’esclavage ou les pratiques analogues à l’esclavage, la servitude ou le prélèvement d’organes. Le Mali est concerné par ce phénomène criminel en tant que pays de départ, de transit et de destination des victimes de traite de personnes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour lutter efficacement contre ce crime, l'Assemblée générale des Nations unies a instauré en décembre 2013, la journée mondiale de la lutte contre la traite des êtres humains. Cette journée qui est célébrée chaque année le 30 juillet est mise à profit pour évaluer les efforts engagés par les différents pays, des défis rencontrés et les perspectives dans la lutte contre ce crime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis 2011, le gouvernement du Mali a engagé la lutte contre la traite des personnes. Cet engagement a été traduit par la création du Comité National de Coordination de la Lutte contre la Traite des personnes et les pratiques assimilées et par l’adoption en 2012, de la loi relative à la lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées. Après ces deux actions majeures, la lutte contre la traite des personnes avait connu une certaine timidité. Mais depuis 2022, sous le leadership du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, M. Mamoudou Kassogué, la lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilée a pris une nouvelle dimension. Sous son impulsion, le gouvernement du Mali a affiché sa volonté ferme de lutter contre la traite des personnes sous toutes ses formes. Cette volonté ferme a été traduite par des actions concrètes qui sont entre autres :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1-<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>La nomination à la présidence du Comité National de Coordination de la Lutte contre la Traite des personnes et les pratiques assimilées de Madame Samaké Oumou E. Niaré, une dame de rigueur dont les bons résultats ont permis au Mali de sortir de la « zone rouge » (catégorie III) pour être classé dans la catégorie II dans le Rapport 2023 du département d’Etat américain sur la traite des personnes<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2-<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>La constitutionnalisation de l’interdiction de l’esclavage en 2023. En effet, l’esclavage a été interdit dans la Constitution du 22 juillet 2023.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3-<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>La criminalisation de l’esclavage dans le nouveau Code pénal et le nouveau Code de procédure pénale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4-<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>La création de la Brigade de Répression du Trafic de Migrants et de la Traite des Etre Humains (BRTMTEH).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5-<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Production régulière de rapports annuels sur la traite des personnes au Mali. Selon les rapports des trois dernières années, plus de cent milles (100 000) personnes ont été sensibilisées sur la traite des personnes et plus de vingt milles (20 000) victimes de traite ont été assistées par le Comité National de Coordination de la Lutte Contre la Traite des personnes et les pratiques Assimilées. Sources : les rapports annuels 2022, 2023 et 2024 du Comité National de Coordination de la Lutte Contre la Traite des personnes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette volonté fermement affichée par les plus hautes autorités doit être soutenue par l’ensemble des acteurs de lutte contre la traite des personnes et particulièrement par la population à fin d’assurer une véritable mobilisation sociale contre la traite des personnes au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moussa Bagayoko <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Médaillé du Mérite National<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Directeur Exécutif de l’Association pour la Promotion des Initiatives de Développement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(APID)<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Incident à Kaolack : un Maire chassé, une République blessée. (Par Momar Dieng Diop)</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/incident-a-kaolack-un-maire-chasse-une-republique-blessee-par-momar-dieng-diop-3107984.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/incident-a-kaolack-un-maire-chasse-une-republique-blessee-par-momar-dieng-diop-3107984.html</guid>
<description><![CDATA[ Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux montre une scène tendue entre le préfet du département de Kaolack et le maire de la ville, Serigne Mboup, en pleine cérémonie officielle de la Journée de l&#039;Arbre. Le préfet, visiblement agacé, ordonne au commissaire de police de &quot;faire dégager&quot; le maire des lieux, devant témoins et caméras. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 08:10:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La scène a rapidement suscité l'indignation. Nombre d'internautes et d'observateurs dénoncent un comportement autoritaire et humiliant envers un élu du peuple. Le ton employé par le préfet, jugé sec et méprisant, a choqué bon nombre de Sénégalais, d'autant plus qu'il s'agit du premier magistrat de la ville, investi par le suffrage universel.</strong></p>
<p> Cette sortie du préfet, en pleine manifestation publique, est perçue comme une atteinte grave à l'autorité municipale. Pour de nombreux citoyens, il s'agit d'un exemple flagrant de dérive dans les rapports entre l'administration déconcentrée de l'État et les collectivités territoriales.</p>
<p> Depuis la diffusion de la vidéo, les appels à la sanction se multiplient. Des voix issues de la société civile, du milieu politique et des réseaux associatifs demandent que des mesures disciplinaires soient prises contre le préfet, qu'ils accusent d'avoir porté atteinte à la dignité d'un maire en exercice.</p>
<p> En l'absence de réaction officielle du ministère de l'Intérieur, la polémique enfle. L'affaire relance le débat sur l'attitude de certains représentants de l'État face aux élus locaux, et sur la nécessité de rétablir des relations fondées sur le respect mutuel, la courtoisie républicaine et la responsabilité institutionnelle.</p>
<p> Au-delà du simple incident protocolaire, cet épisode soulève une question bien plus profonde : celle du regard que l'on porte encore, dans certaines sphères de l'administration, sur les profils atypiques, autodidactes, et issus du terrain. Serigne Mboup, bien qu'il ne soit pas passé par les grandes écoles ni les bancs de l'élite technocratique, s'est imposé par le travail, la vision et l'engagement concret au service de sa ville et de son pays. Entrepreneur, bâtisseur, et aujourd'hui maire, il est de ceux qui agissent là où beaucoup théorisent, qui investissent là où d'autres commentent.</p>
<p> Le faire "dégager" publiquement, comme un intrus sur sa propre terre, c'est non seulement humilier un élu, mais aussi mépriser le mérite, l'engagement citoyen et la réussite populaire. Ce geste ne heurte pas seulement un homme : il blesse l'ensemble de ceux qui croient encore qu'on peut servir son pays sans piston, sans costume taillé sur mesure, et sans le langage codé des salons administratifs.</p>
<p>Ce qui s'est passé à Kaolack n'est donc pas qu'un incident ; c'est le miroir d'un choc de cultures, entre une République de statuts figés et une République de terrain, qui émerge avec fierté et refuse de se taire. À l'heure où le Sénégal a besoin de toutes ses forces pour construire l'avenir, il est urgent de réconcilier autorité et respect, protocole et humilité, État et peuple.</p>
<p><strong>Momar Dieng Diop / ESPAGNE</strong></p>
<p>s - 50 900 €</p>]]> </content:encoded>
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<title>Sonko place le Sénégal sur orbite</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/sonko-place-le-senegal-sur-orbite-3107983.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 1er août 2025 restera, sans nul doute, une date charnière dans l’histoire politique contemporaine du Sénégal. Il faut remonter aux années 1984 et 1998 pour retrouver la trace d’un ajustement structurel économique d’une telle envergure, dicté par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international avec, à la clé, des conséquences souvent douloureuses pour les populations. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 08:05:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Entre-temps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, mais nul n’ignore l’état de délabrement économique et social dans lequel se trouvait le Sénégal au soir du 24 mars 2024, avec son lot de scandales au détriment du contribuable. À ce titre, la fraude des 1 169 fonctionnaires fictifs, qui coûtait à l’État la rondelette somme de 5 700 milliards, les 1 000 milliards du Covid, entre autres, confirment de fort belle manière la maxime du « TEUDD MOUYY DOOKH », honteusement validée par les anciens dignitaires. Quel gouffre financier ! <o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Au regard du "cratère" financier et social hérité du régime sortant, l’antidote – la panacée même – exige un remède à la hauteur du désastre. Voilà tout l’enjeu du Plan ambitieux de Redressement Économique et Social, socle incontournable de l’Agenda national de transformation : Sénégal Vision 2050, lancé par le Premier ministre Ousmane Sonko. Une politique axée sur le financement domestique, avec pour objectif de financer 90 % de l’initiative à partir des ressources internes, évitant ainsi de nouveaux endettements et renforçant la préférence nationale. <o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Comme par le passé, dans les moments les plus sombres de son existence, le peuple sénégalais – ce grand peuple – a toujours fait preuve de maturité, en marquant le pas par l’unité des cœurs et le sursaut national en bandoulière. <o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Dès lors, il est d’un impératif catégorique d’organiser une union sacrée autour du président Bassirou Diomaye Faye et de son chef du gouvernement, pour l’intérêt supérieur de la Nation. Pour relever ce défi, une mobilisation sans condition de toutes les forces vives s’impose. Il est temps de se départir des discours creux et des contingences politiques et politiciennes, pour se retrouver autour de l’essentiel : reconstruire le Sénégal, notre patrimoine commun. <o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Ce 1er août 2025 marque le souffle d’un nouveau départ pour un Sénégal nouveau, prospère et souverain. <o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Mutualisons nos forces, nos stratégies et nos idées pour assurer l’éclatante réussite du Plan de Redressement Économique et Social, seul gage d’un développement harmonieux et durable. <o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">L’Afrique retient son souffle. Le monde entier nous observe. Le peuple est dans l’expectative : l’heure de vérité a sonné. <o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Alors, vaillant peuple sénégalais, unissons-nous pour réaliser le rêve sénégalais. <o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Unissons-nous pour protéger la patrie des menaces visibles et invisibles, externes et internes. <o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Unissons-nous, enfin, pour la reconstruction d’un Sénégal "Bou Bess", pour le triomphe à jamais de la Vision 2050. <o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Pari certes difficile, mais pas impossible. <o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span lang="ES"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">MACTAR DRAME /PASTEF ESPAGNE</span><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Epilogue : De la France à la Russie</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/epilogue-de-la-france-a-la-russie-3107937.html</link>
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<description><![CDATA[ Les gens s’imaginent - et ils sont légion - que l’actuelle présence de la Russie au Mali est un fait nouveau ou un événement exceptionnel. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Aug 2025 01:42:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il n’en est rien quand on sait que sous l’US-RDA, quasiment de 1960 à 1968, les Russes alors appelés les Soviétiques avaient investi le Mali avec il est vrai les Chinois et les Nord-coréens dans le cadre de la coopération avec le bloc de l’Est.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis cette époque donc, Maliens et Russes se connaissent comme cousins/copains et développent ensemble une coopération multiforme matérialisée par l’envoi en ex-URSS de nombreux étudiants et stagiaires pour des formations de longue ou de courte durée. On était alors dans la Guerre froide installée depuis 1945 et qui divisait le monde en deux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>blocs : Est et Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce système bipolaire régit le monde jusqu’à l’effondrement de l’URSS dans les années 1989-1990, bientôt suivi de la destruction du mur de Berlin quelques années plus tard. De ce point de vue, la Russie a toujours été un partenaire privilégié du Mali dans divers domaines comme l’éducation, la santé, les sports mais c’est bien la première fois sous l’actuelle transition que la Russie occupe le terrain politique, militaire et sécuritaire au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela semble d’autant plus paradoxal que la Fédération de Russie n’a pas le même poids que l’ancienne URSS et que celle-ci, de la période de Lénine mort en 1924 à celle de N. Khroutchev (1953 1964), les dirigeants soviétiques, en dépit de leur supériorité en armement stratégique, déployèrent d’énormes moyens diplomatiques pour ne pas gêner leurs adversaires occidentaux en Afrique et aboutir à un embrasement mondial. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que ce soit la guerre en Algérie pour l’indépendance ou celle du Vietnam pour la même cause, les Soviétiques ont prêché la modération et non le recours aux armes de destruction massive. M. Vladimir Poutine est issu de ce système de prudence dans les relations diplomatiques en tant qu’ancien directeur du KGB, l’équivalent de la CIA américaine. M. Modibo Kéita, le 1er président du Mali indépendant, en dépit de son profond attachement au monde progressiste ou révolutionnaire de l’époque, n’a jamais donné un blanc-seing à une quelconque puissance étrangère pour la défense du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a construit l’armée nationale du Mali et s’est appuyé sur elle pour la défense du sol malien. On ne connait pas de dirigeant malien qui de quelque raison que ce soit, ait choisi de s’en remettre à une puissance étrangère pour la défense du pays, sauf peut-être IBK, qui à Pau en 2014 eut l’air de demander à la France de lui servir de bouclier contre le terrorisme et le djihadisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais IBK était un civil élu comme président en 2013 et supposé ne rien connaître aux questions militaires contrairement à un ATT, général d’armée connaissant parfaitement la guerre selon ses propres termes, et qui laissa le terrorisme international envahir le Mali. La Transition actuelle chassa du Mali la force Barkhane pour faute de résultat tangible sur le terrain et en lieu et place fit appel à la compagnie Wagner pour faire ce que les Français ne purent faire. On apprend maintenant que celle-ci à son tour est partie pour le même motif que Barkhane et est remplacée par Africa Corps, une rémanence du nazisme en tant que corps de mercenaires ayant durement sévi en Afrique du Nord dans les dernières années de la 2e Guerre mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout près de nous, le sort dramatique du président syrien Hafez Bachar-al Assad pourtant bien défendu par les Russes de Poutine mais qui dut s’enfuir de son pays pour ne pas tomber aux mains des terroristes mêlés aux djihadistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Facoh Donki Diarra<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>(écrivain)</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Opinion : La guerre du Savoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/opinion-la-guerre-du-savoir-3107945.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Aug 2025 01:39:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je me résous à commencer la présentation de quelques idées et réflexions dans le débat épistémique et de la recherche pour exhumer les fondements de la connaissance des peuples africains et y puiser les ressources de l’éducation harmonieuse de l’homme et de la formation des consciences pour la libération du monde Noir et de toute l’Humanité du poids des dogmes, des structures d’aliénation, requérant, sinon ordonnant, l’impérieuse refondation des savoirs.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’élite, digne du nom, a le devoir d’avertir et engager les cadets dans la voie de la conception de systèmes alternatifs de pensée, de la reconstitution des écoles de savoirs et de l’élaboration de doctrines favorisant la synthèse disciplinaire de notre intelligence du monde. Il ne s’agit pas de refuser les lieux et formes de maîtrise des systèmes dominants aujourd’hui. Nous sommes fondés, sans complexe, à revendiquer la genèse de l’épistémè. Ce qu’il nous faut, après le travail cynique de destruction par les hordes barbares de nos temples de l’élévation de l’esprit et d’accomplissement de l’être, c’est le Ressourcement. Il est vital.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous devons nous replonger dans la nappe spirituelle de la matière et de l’éther combinée, de la conscience et de l’âme, pour vitaliser le verbe dans le courant de la sécrétion séminale ancestrale destinée à guider et sauver la postérité. Ce bassin d’humanité, violé par l’agresseur, a causé l’anéantissement de bien de principes sacrés. Usons ici un peu du crypto-langage du mythe dans ce travail de vulgarisation, qui n’est pas un traité académique, loin de là.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Seigneur d’Égypte vit son fils envahir ses terres et le défier. L’impudent profanateur viola le code divin, aidé par l’eunuque, grimpa dans les cieux pour enlever la flamme des « dieux », arrachant l’âme du Pharaon, son père putatif. Maudit par les prêtres des trois Temples pour le sacrilège, le parricide muta en redescendant, poussant trois têtes en feu :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le premier, le Forcené, envahit le séjour divin pour y prendre place, piller les palais et les tombes, à la recherche du trésor des dieux et de la puissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le second, le Satyre, brûlant de désir, prit les déesses Noires pour son plaisir, donnant une descendance métissée du « demi-dieu », qui essaimèrent partout sur la Terre, à la recherche de la gloire des dieux et de la jouissance. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le troisième, le Malin, vola les bottes des Temples, les parchemins, détruisant les indices, pour s’approprier les formules, à la recherche du secret des dieux et de la connaissance. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous les trois, avides de pouvoir, ne trouvèrent que peu de choses de la sécrétion divine, subtile et volatile. L’usurpateur maudit vénérait le dieu Nysos. Ayant, contre la volonté du père, bu le vin d’orge des Bacchantes, le Centaure lui prédit ces trois caractères du : barbare, avec un instinct sauvage de violence, la rage de tuer, massacrer, ravager, dominer, piller, faire souffrir et régner ; libidineux, avec une obsession de la chair et de l’éthylos, prenant la femme en objet de plaisir, prônant la liberté de jouir à travers viol, inceste, pédophilie, homosexualité, zoophilie, pour assouvir ses désirs ; traître, avec son fond jaloux et hypocrite, rumine et complote contre son bienfaiteur, simule et dissimule pour gagner la confiance, tromper et trahir pour éliminer et gagner.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien que devenu Pharaon à la place du Pharaon, Magnus, l’incestueux demi-dieu par sa relation avec la divinité Noire, se retrouve avec cette malédiction de l’âme qui lutte avec son humanité, et qui le plus souvent tend à prendre le dessus, tel l’oracle du Centaure, ainsi qu’il adviendra dans l’histoire. Ceci n’est pas une fable. La Terre désormais sera peuplée et de Noirs, et de Blancs et de peuplades multi-métissées, qui se répandent sur sa surface. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour comprendre l’histoire du monde, essentielle dans la construction du projet humain, il faut comprendre l’origine des peuples, le phénomène de la dissémination et du peuplement. Cela a été dans les textes sacrés d’Égypte, transcrit en araméen, puis repris avec de nouvelles tournures, une redistribution des rôles par le Malin, maudissant le béni et bénissant le maudit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ses débuts, l’Humanité est noire. Indéniablement, l’homme Noir est l’ancêtre de tous les humains qui ne forment qu’une seule espèce, un tronc unique qui va germer en branches. Cela a été attesté depuis longtemps par les chercheurs et scientifiques, et se passe de commentaires. On a situé ses origines en Afrique orientale. Les colonies d’hominidés ou d’homininés, aux teints plus ou moins foncés (ocre, brun, noir, le taux de mélanine du corps dépendant de l’exposition au soleil), vont se disperser à travers les terres émergées et investir quasiment tous les recoins de la planète. A l’origine, l’Asie, l’Europe, l’Afrique et l’Amérique formaient un espace continu, un bloc continental unique, favorisant les migrations successives des « troupeaux explorateurs ». Les ancêtres, aux âges farouches, iront dans différentes directions, mus essentiellement par la quête du gîte tranquille, de la sécurité et de la subsistance. Ils vont s’acclimater et vivre en divers points du globe, développant des physionomies caractéristiques, des langues et des cultures propres, selon leurs expériences de vie, leurs croyances, s’adaptant aux milieux d’accueil, à l’environnement global.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le foyer originel, les hommes se multiplient et colonisent l’espace. Premiers à dompter la vie sédentaire, ils s’organisent et fondent des cités, cherchent, résolvent les énigmes et apportent les réponses. Les architectes africains de la civilisation humaine, dans leur expansion exploratoire, vont être vus à l’époque comme des « dieux » par leurs semblables dissociés, peu évolués, d’instinct grégaire, nomades ou semi-nomades. En raison de leur prodigieuse science de la composition de l’univers et des données de prospection de toute la structure terrestre et céleste qu’ils avaient pu acquérir, en plus de l’incroyable puissance d’énergie, de contrôle, de transformation et de maîtrise dont ils faisaient montre, bâtissant des sites mirobolants, ils étaient de véritables « créateurs » pour ces colonies primitives retrouvées, qu’ils initiaient et qui les servaient volontiers. Ils possédaient tous les arts : la mathématique, la chimie, la physique, la médecine, l’astronomie, le conte, la musique… ; avaient une fine connaissance des astres, de leurs effets et de leurs interactions – des formes de vie, de la nature et des espèces – de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’air, du climat et des saisons – des eaux, des terres et des fonds marins. Ils étaient les premiers navigateurs, maîtres des cieux, de la lumière et des ténèbres, ils semblaient même détenir le secret de la mort (cf. "Livre des morts"). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dieu, d’hommes, n’a créé que du Noir, et en Afrique, le point de départ. Mais, le Noir n’est pas unique comme on l’entend, car il a des nuances de teint et aussi d’anatomie, depuis les origines. Dans toutes ses différences morphologiques, il reste reconnaissable dans une sorte d’unicité raciale de divers types, dont des peaux bien claires. Les autres, les Blancs inclus, sont issus de mutations, d’hybridations ou métissages. C’est là où se découvrent les mensonges imputés aux « saintes écritures », réécrites par des esprits retors. On y reviendra, plus loin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a donc les descendants des dieux, ces géants Noirs, très noirs, qu’on retrouve précisément dans le Sud Soudan actuel, premiers bâtisseurs de pyramides et de la civilisation nubienne antérieure, qui fera le lit de la grande Égypte, honteusement attribuée par des pseudo-égyptologues à des êtres surhumains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A côté du Noir, il y a le Blanc venu de la Caucasie, groupe que les dieux d’Égypte découvrent à l’état sauvage aux abords de leurs colonies européennes. Ils sont séduits, Zeus en premier, par des « nymphes blanches » qu’ils épousent et qui enfantent. Occupant déjà tout le Sud de l’Europe, il se produit, dans ce qui va être appelé la Grèce, un grand nombre de croisements avec les dieux, engendrant des Métis, ou demi-dieux, qui formeront par finir une majorité sociale de Bruns dans cette contrée égyptienne. Les demi-dieux, privilégiés, étaient pris en charge sur tous les plans. Les Pharaons, avec leurs grands bateaux et l’art de la navigation maritime, retournaient en Égypte, emmenant avec eux nombre de sujets de cette micro-société émergente, composée de citoyens et de leurs Métis, mais aussi de voisins Blancs, qui les visitaient et les vénéraient. Ces Blancs, peu à peu civilisés (dans tous les sens du terme) à leur contact, suivaient une éducation, étaient formés à « l’enseignement des sages », et au besoin entraînés, employés, intégrés. Ils apprenaient l’écriture, la langue, la morale, les lettres, les codes, la spiritualité, l’art martial, le service marin, en plus de diverses techniques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque la suprématie égyptienne décline, des vagues d’assaillants Blancs déferlent en Europe pour conquérir les cités des dieux égyptiens, en Grèce, à Rome et ailleurs, comme en témoigne des vestiges uniques de leurs temples. Ils finiront par éliminer les populations de peau sombre isolées, trouvées sur place, dont ils accaparent le patrimoine, que l’on va faussement attribué à l’envahisseur Blanc. Voilà le subterfuge qui servira à inventer le mythe de « la civilisation gréco-romaine », tandis qu’il s’agit d’un recel de civilisation Noire originelle. Jusqu’à la chute de l’Égypte, les armées de ces terres étaient sous le contrôle des Pharaons. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a deux branches de demi-dieux qui ont vu le jour. D’abord les Métis-1, enfants des femmes épousées en Europe et ailleurs, ramenées en Egypte, qui grandissent dans le "Palatium", la résidence pharaonique ; et les Métis-2, nés dans le Palatium même de l’union des déesses Noires avec les nouveaux maîtres de l’Égypte. Le père des uns et la mère des autres sont des Pharaons Noirs, l’autre parent étant vulgaire (Blanc) ou Métis. De ces unions vont naître les peuples dits sémitiques. Ils sont descendants directs du métissage des Noirs, et la Génétique le prouve aisément malgré les hybridations séquentielles. Ainsi, au Palatium, naît un microcosme, où aux Métis 1 et 2 viendront s’ajouter les enfants des nouveaux Pharaons (Métis, Blancs), de mère Noire, Blanche, Métis. L’Égypte devient encore plus cosmopolite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que nombre de populations Blanches, d’Européens surtout, soient des descendants de Noirs, ou ayant « du sang Noir » (cf. Cheikh Anta Diop) n’est plus un secret, vu que de ce côté les esprits du système s’éclairent, les langues se déliant, et qu’on reconnaît de plus en plus, à travers des chercheurs et des résultats de recherche, la mélanodermie cachée de leurs aïeux, tant dans les Palais que dans les presbytères. Alexandre le Grand qui a conquis l’Égypte n’était-il pas un Métis. Le prophète Abraham était Noir ; Moïse de son côté était métissé. Ne parlons pas des innombrables célébrités contemporaines : des génies des arts, des inventeurs, des héros militaires, des souverains et hommes d’État, passés sous silence, si leurs images n’étaient contrefaites, sous l’apparence d’une peau blanche ou mate, les cheveux ondulés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Petite parenthèse : Si des gens de rien, qui s’ignorent, pensent rabaisser le Noir et se montrer supérieurs en l’humiliant de quelque manière que ce soit, c’est parce que ne sachant pas leurs propres origines, ils ignorent s’humilier d’autant, rejetons et sans doute déchets de la race.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les croisements multiples et répétés des familles de Noirs, de la peau foncée jusqu’à la très claire, dite blanche, avec également les descendants des peuples des autres branches nuancées de la diaspora originelle, va aboutir à divers degrés et combinaisons de métissage sur des générations et des générations, ayant tous des ADN du Noir. C’est ce qui va donner toutes les autres populations de la Terre, dans leurs diversités de teintes et de types de peau, de chevelures, d’yeux, de faciès, ou encore de mensuration… Les groupes ethniques, les nationalités, les peuples, sont issus de ce grand mélange de reproduction dérivant du Noir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nourris d’un complexe de mal être devant le dominateur clair, qui a ravalé les dieux d’Égypte au rang inférieur, derrière le dernier de la civilisation qu’était l’homme Blanc, une bonne part des métissés divers cherchent un teint plus clair, désireux de se blanchir davantage, pour devenir comme le père ou la mère, de peau claire, ressembler au parent « Blanc », parce que plus valorisant. Ainsi, ils se sont mis à renier le géniteur mésestimé et rejeter le frère et la sœur, le fils et la fille, de peau moins claire, plus sombre, cheveux crépus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voilà comment commence cette histoire du Noir, dieu d’Égypte déchu, qui s’est fait mépriser au fil du temps, au fil des siècles, par un vicieux système qui prend sa source dans les écritures, pour le condamner à l’esclavage, à la servitude, aux supplices d’une malédiction paternelle qui lui ôte tout droit et le réduit en punchingball universel, prenant des coups de toutes parts. Les dirigeants africains prennent-ils la mesure réelle de cette félonie à dimension planétaire, cause première de l’insécurité permanente de la personne africaine à l’étranger ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Africains n’auront jamais d’école viable, énergisante, propre à l’Afrique, tant qu’ils resteront passifs à essuyer docilement les éclaboussures de cette imagerie dégradante et salissante dans les dogmes, qu’eux-mêmes suivent en se les appropriant, incapables de corriger la fausse version de l’histoire qui condamne la Nation Noire, depuis les origines. Se pose alors la question à l’élite africaine : Savons-nous vraiment ce que nous voulons ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">17 juillet 2025<o:p></o:p></span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Mohamed Salikènè Coulibaly</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AES – CEDEAO : Fin du délai, l’AES poursuit son cap souverain</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/aes-cedeao-fin-du-delai-laes-poursuit-son-cap-souverain-3107928.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 29 juillet 2025 a marqué un tournant crucial dans l&#039;histoire politique de l&#039;Afrique de l&#039;Ouest : la fin de la période de six mois accordée par la CEDEAO aux pays de l&#039;Alliance des États du Sahel (AES) pour revoir leur décision de retrait. Une date limite qui marque de manière définitive la séparation entre les deux groupes, officialisant un divorce voulu et validé par le Burkina Faso, le Mali et le Niger. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Aug 2025 19:04:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'institution régionale, qui n'a jamais paru aussi fragile et dont l'avenir semble incertain, a toutefois décidé de "maintenir les portes de la CEDEAO ouvertes au dialogue" pour les trois pays de l'Alliance des États du Sahel (AES). Cependant, ils ont de nouveau réaffirmé leur départ<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« définitive, irréversible » et « avec effet immédiat » de l'organisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient de mentionner que, selon le Burkina Faso, le Mali et le Niger, la rupture a été attribuée à la CEDEAO pour avoir imposé des sanctions jugées « inhumaines, illégales et illégitimes ». Ils soutiennent aussi que l'entité ouest-africaine n'a pas suffisamment participé à leur lutte contre les violences djihadistes et qu'elle est sous l'influence de la France.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, ces États du Sahel qui rappellent avoir été à l’origine de la fondation de l’organisation régionale, depuis 1975, par 15 États d’Afrique de l’Ouest, reprochent entre autres à la CEDEAO: l’éloignement des idéaux des pères fondateurs et du panafricanisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Néanmoins, le Sahel façonne de nouvelles alliances pour garantir un futur exempt d'influences étrangères, l’AES pourrait aller plus loin au-delà. Les trois pays envisagent de créer leur propre monnaie et d'abandonner le franc CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à la CEDEAO, elle persiste de maintenir une influence française par le biais de la préservation du FCFA. En dépit des nombreuses critiques concernant la prolifération de cette monnaie d'époque coloniale, l'institution n'a pas encore réussi à s'en défaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus loin, de nombreux spécialistes soutiennent que l'institution elle-même devrait être réformée et ajustée pour pouvoir répondre à ces crises. Une autre préoccupation majeure concerne l'incapacité de la CEDEAO à relever les défis de sécurité qui sévissent dans la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La création d'une « force antiterroriste régionale » a été évoquée par la CEDEAO depuis de nombreuses années, mais ces discussions n'ont jamais abouti. Cette force fantôme demeure un dossier archivé comme beaucoup d'autres depuis des années, sans aucune concrétisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, l'appui promis par la CEDEAO aux pays affectés par le terrorisme n'a jamais produit de résultats tangibles. Bien au contraire, le bloc régional s'est révélé, à plusieurs reprises, un obstacle, voire une menace pour les dirigeants qui luttent pour la sauvegarde de leurs territoires et des intérêts de leurs peuples, pour les dirigeants qui ont décidé de prendre en main le destin de leur pays et de se libérer des influences étrangères. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par contre, l’AES qui croît depuis sa fondation représente un bloc régional robuste. Devant l'incapacité de la CEDEAO à assurer la sécurité, en 2025, le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont décidé de créer une force armée conjointe pour combattre les groupes terroristes dans la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les armées des trois pays ont enregistré des résultats tangibles sur le terrain : le Mali a récupéré le contrôle de Kidal, autrefois bastion du terrorisme dans le pays, et a également sécurisé la quasi-totalité de son territoire; le Burkina Faso contrôle désormais plus de 70 % de de son territoire, contre 30 % auparavant ; tandis que le Niger a renforcé son contrôle sur le territoire national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même si l’AES ne fait que commencer, l’alliance progresse rapidement et émerge comme un bloc fort qui pourrait devenir une nouvelle plateforme d'intégration régionale, car elle a déjà prouvé son potentiel à la fois dans la lutte contre le terrorisme, en représentant un bouclier pour contrer la menace djihadiste, ainsi que sur le plan économique, avec un projet ambitieux d'abandon de la monnaie coloniale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Omar Diallo<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Roi Mohammed VI : un souverain visionnaire au service d&amp;apos;un Maroc moderne et solidaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-roi-mohammed-vi-un-souverain-visionnaire-au-service-dun-maroc-moderne-et-solidaire-3107889.html</link>
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<description><![CDATA[ S’il est aujourd&#039;hui un pays qui, à l&#039;échelle régionale comme internationale, suscite admiration et respect pour la profondeur de ses reformes et la robustesse de sa gouvernance dans les domaines politique, économique, social, culturel et environnemental, c&#039;est incontestablement le royaume du Maroc. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Aug 2025 01:51:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Sous l'impulsion éclairée de sa Majesté le Roi Mohammed VI, le pays a engagé une transformation multidimensionnelle remarquable, conciliant modernisation, développement durable, inclusion sociale et rayonnement diplomatique. à travers des avancees spectaculaires, le maroc s'impose desormais comme une référence mondiale en matière de réforme, de résilience et de coopération Sud-Sud.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'approche de la Fête du Trône, célébration nationale marquant le 26e anniversaire de l'intronisation du Souverain, permettez-nous d'exprimer, à travers ces lignes, un hommage sincère à un leadership d'exception. Le Maroc se distingue aujourd'hui comme une puissance régionale émergente, guidée avec sagesse, clairvoyance et détermination par un Roi dont la vision dépasse les frontières du Royaume.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un engagement humanitaire constant au service de la paix<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un contexte international marqué par l'instabilité et les conflits, Sa Majesté le Roi Mohammed VI s'est illustré par des actes forts, traduisant son attachement profond aux causes justes et aux valeurs universelles de solidarité. Il a ainsi ordonné l'envoi d'une aide humanitaire d'urgence aux populations palestiniennes de Gaza et d'Al-Qods, acheminée par voie terrestre, dans un geste de fraternité et de soutien politique courageux, fidèle à la position historique du Royaume envers le peuple palestinien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Maroc s'est également illustré sur le front international par sa participation active à plusieurs missions de maintien de la paix, notamment en Côte d'Ivoire, en Guinée-Bissau et au Libéria, ainsi que dans les efforts de médiation régionale, notamment lors de la crise politique en Guinée (2009-2010) ou au sein des pays du fleuve Mano.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une diplomatie africaine proactive et ambitieuse<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis son accession au trône, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a initié une réorientation stratégique de la diplomatie marocaine vers l'Afrique subsaharienne, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant. Ce choix géopolitique s'est traduit par des visites officielles du Souverain dans plus de 30 pays africains, aboutissant à la signature de centaines d'accords de coopération dans des secteurs aussi variés que l'agriculture, la formation, les infrastructures, l'énergie ou encore la finance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les retombées de cette diplomatie agissante sont tangibles : dynamisation des échanges commerciaux, investissements structurants, et octroi massif de bourses d'études aux étudiants africains, formés dans les universités marocaines. Cette orientation stratégique a été couronnée par le retour historique du Royaume au sein de l'Union Africaine en 2017, symbole d'un leadership assumé et respecté sur le continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Coopération religieuse et lutte contre l'extrémisme : un modèle à suivre<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le domaine religieux, le partenariat entre le Maroc et le Mali illustre une coopération exemplaire au service de la paix et de la lutte contre la radicalisation. Grâce à deux accords bilatéraux, 800 imams maliens ont déjà bénéficié de formations dispensées par l'Institut Mohammed VI de formation des imams, mourchidines et mourchidates, à Rabat. Un troisième accord récemment signé permettra la formation de 400 autres imams, renforçant ainsi les capacités des autorités religieuses du Mali face à l'extrémisme violent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la même logique de responsabilité et de sens de l'intérêt général, Sa Majesté a également pris la décision de ne pas célébrer l'Aïd Al-Adha en 2025, en raison de la sécheresse persistante qui affecte le pays. Cette décision, empreinte de sagesse et de sens moral, rappelle la vision prophétique de Youssouf (Joseph) face aux années de disette en Égypte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une politique de développement régional au service de l'Afrique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Maroc, fidèle à sa vocation africaine, porte des projets structurants et solidaires au profit du continent. Le projet de Gazoduc Atlantique, reliant le Nigéria au Maroc, est une initiative stratégique visant l'intégration énergétique des pays d'Afrique de l'Ouest et illustre l'engagement du Royaume à construire une souveraineté énergétique partagée et durable. Par ailleurs, l'Initiative Royale Atlantique en faveur des pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad) constitue une réponse concrète au défi de l'enclavement. Grâce aux infrastructures portuaires marocaines, notamment le port de Dakhla, au sud du Maroc, ces pays auront désormais accès à de nouveaux débouchés commerciaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, le Maroc a marqué les esprits par la construction de la Clinique Périnatale Mohammed VI de Bamako, un hôpital ultramoderne dédié à la santé maternelle et néonatale. Dotée d'équipements de pointe (blocs opératoires, réanimation, néonatalogie, radiologie, laboratoire spécialisé), cette infrastructure médicale témoigne d'un partenariat Sud-Sud concret, basé sur la solidarité et le partage de savoir-faire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Royaume du Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, incarne aujourd'hui un modèle de transformation profonde, de stabilité institutionnelle et de rayonnement diplomatique. Sa vision ambitieuse, adossée à des valeurs solides et à une action concrète, trace la voie vers un avenir commun africain, fondé sur la paix, la coopération et le développement inclusif. Comme l'a si justement affirmé Nelson Mandela : "Une vision sans action est un rêve. Une action sans vision est une perte de temps. Une vision suivie d'une action peut transformer le monde."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À ce titre, le Collectif des Associations Musulmanes du Mali salue cette dynamique inspirante et appelle tous les peuples africains à se mobiliser aux côtés du Royaume du Maroc pour faire triompher les causes de la paix, de la justice et du progrès partagé.<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"><span style="mso-spacerun: yes;">    </span>MOHAMED KIMBIRI, PRESIDENT COLLECTIF DES ASSOCIATIONS MUSULMANES DU MALI</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Bokar Sangaré doctorant en sciences politiques :  ‘’En Afrique de l’Ouest, cachez cette démocratie qu’on ne saurait voir’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/bokar-sangare-doctorant-en-sciences-politiques-en-afrique-de-louest-cachez-cette-democratie-quon-ne-saurait-voir-3107886.html</link>
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<description><![CDATA[ Chaque mois, des chercheur•ses spécialistes du Sahel livrent leurs réflexions, leurs éclairages, leurs amusements, leurs colères ou leurs opinions sur la région. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 15:14:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, le point de vue de Bokar Sangaré, doctorant en sciences politiques à l’Université libre de Bruxelles. Selon ce chercheur, l’essai courageux du journaliste Ousmane Ndiaye, «l’Afrique contre la démocratie. Mythes, déni et péril», vient percuter le discours en vogue sur le continent du «relativisme démocratique», qui profite surtout aux juntes militaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mali, 1994. Deux ans après avoir remis les clefs de l’Etat aux civils après les premières élections pluralistes de l’histoire du pays, le lieutenant-colonel putschiste Amadou Toumani Touré décrit la démocratie comme un concept «importé». En verve dans l’hebdomadaire Jeune Afrique, le parachutiste surnommé le «soldat de la démocratie» – sa légende fleurit toujours – en parle comme d’un «phénomène de mode, un modèle occidental, prêt à emporter», auquel il dit préférer «des systèmes politiques qui ont fait leurs preuves jadis chez nous tels ceux des grands empires».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce discours – et ses nombreux avatars – est à la pointe de la mode sur le continent trente ans plus tard. Son talon d’Achille : il est peu soucieux d’appréhender l’histoire de la démocratie en Afrique sur la longue durée et pèche par «l’oubli que [ses] formes sont universelles et plurielles». C’est la thèse forte – non moins polémique – de l’Afrique contre la démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mythes, déni et péril, ouvrage du journaliste Ousmane Ndiaye, passé par TV5 Monde et Courrier international, qui a tout d’un bélier lancé contre les idées reçues sur la démocratie sur le continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dictature éclairée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En Afrique de l’Ouest, en tout cas, il ne fait pas de doute que la démocratie a mauvaise presse et est devenue le bouc émissaire de tous les échecs en matière de gouvernance, ouvrant ainsi un boulevard au «relativisme démocratique». Les régimes à direction militaire, qui ont confisqué le pouvoir et pris un virage liberticide au nom du souverainisme et de la lutte anti-impérialiste, font leur miel de cette perspective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jouant sur du velours, les militaires ont alimenté la défiance vis-à-vis des civils, relève Ousmane Ndiaye en décortiquant l’avancée du pouvoir kaki en Afrique. Les putschistes ont réussi à faire oublier une longue histoire d’interventionnisme militaire dans la sphère politique de ces pays, voire l’interpénétration des champs politiques et militaires – une constante. A la tête du Mali depuis 2021, le général Assimi Goïta vient ainsi de s’offrir le 10 juillet un mandat de cinq ans sans élection, «renouvelable autant que nécessaire» et «jusqu’à la pacification du pays», au mépris des règles démocratiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Togo, Faure Gnassingbé, président depuis vingt ans, vient de contourner la limitation du mandat dans la Constitution en organisant sans élection une «alternance fictive» (en faisant du poste du président de la République un poste honorifique, et en occupant à la place le poste de président du Conseil des ministres, qui concentre tous les pouvoirs). Un tour de passe-passe que résume très bien une formule en usage dans la région : «L’art de se dribbler soi-même tout en gardant le ballon.»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La force de l’Afrique contre la démocratie, essai politique courageux, repose notamment sur les jalons personnels que place Ousmane Ndiaye, à travers des événements qu’il a vécus en tant que journaliste (le printemps tunisien, avant que le pays ne bascule entre les mains de l’autocrate Kaïs Saïed, fossoyeur des rêves démocratiques ; la descente aux enfers du Mali à partir de 2012).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son parcours professionnel a accompagné la montée du populisme aux relents militaristes, et l’enracinement de cette théorie de la dictature éclairée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’un des défenseurs de ce relativisme démocratique est par exemple Alain Foka, ancienne vedette de RFI qui fait aujourd’hui «l’apologie de l’inutilité des élections».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le panafricanisme dévoyé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En invitant à historiciser la démocratie, Ndiaye renverse ce récit en vogue de son adaptation aux «valeurs africaines», dont les tenants reprennent malgré eux cette idée immuable d’une Afrique éternelle «qui n’est pas entrée dans l’histoire» – le discours de Dakar de Nicolas Sarkozy, en 2007.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique contre la démocratie offre l’avantage de retrouver la nuance et la complexité qui manquent aux débats sur ces questions. Sans faire de quartier, il met le doigt sur un nœud crucial : les déceptions des conférences nationales, qui ont consacré l’ouverture au multipartisme des années 1990 en Afrique de l’Ouest, et leurs promesses non tenues ; les coups d’Etat constitutionnels ; la réduction de la démocratie au seul processus électoral ; l’échec des opposants historiques ; les «fictions démocratiques» (comme au Togo) sont autant d’éléments absolument décisifs dans la désaffection actuelle pour la démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l’auteur, ces causes internes sont en réalité bien plus structurantes que les ingérences extérieures, qui ont imposé «au bazooka» de nouveaux régimes «au nom de valeurs à géométrie variable», comme en Côte-d’Ivoire ou en Libye (des exemples souvent brandis par les contempteurs de la «démocratie importée»).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce «renoncement à l’idéal démocratique», selon les mots d’Ousmane Ndiaye, est aujourd’hui porté par des figures numériques dont certaines – à l’image des influenceurs Kemi Seba ou Nathalie Yamb – se réclament du panafricanisme. Ce projet originellement destiné à lutter contre l’asservissement des peuples est aujourd’hui dévoyé au service d’«entreprises liberticides» par les néo-panafricanistes, qui opèrent sur le registre de «l’affect et du complotisme».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procès de la démocratie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce prisme a comme corollaire une forme d’occidentalo-centrisme à rebours, investi par des intellectuels qu’Ousmane Ndiaye considère comme le «paravent intellectuel du déni démocratique». Il classe dans cette catégorie le romancier Boubacar Boris Diop, grand admirateur de l’autocrate rwandais Paul Kagame, ou l’altermondialiste malienne Aminata Dramane Traoré, en cheville avec le régime militaire d’Assimi Goïta, qui a dissous le conseil élu d’une commune bamakoise pour la nommer à sa tête.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2023, le général-président Mamadi Doumbouya, chef de la junte guinéenne, est allé jusqu’à instruire le procès de la démocratie à la tribune des Nations unies, évoquant un modèle de gouvernance «qui a du mal à s’adapter à nos réalités, à nos coutumes». En réalité, les expériences politiques africaines sont très souvent parties de la contestation, et de la critique de la «tradition», comme le démontre l’historien malien Doulaye Konaté avec l’exemple de l’empereur du Mali médiéval Soundiata Keïta, qui a émergé en rupture avec certaines «traditions», comme celle de l’esclavage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2013, dans un article (1) renversant de lucidité, l’anthropologue malien Moussa Sow (1953- 2021) dressait un constat effroyable qui sonne aujourd’hui comme une prophétie : «On ne s’étonnera donc pas qu’on oppose des priorités […] : faire de la reconquête des régions une priorité signifie pour certains écarter les “politiciens” et ménager un tête à tête “efficace et salvateur” entre la figure du patriarche tout-puissant et l’armée, étant posé que la politique – autrement dit la démocratie – est une occupation “féminine” ou un jeu puéril qu’on peut tolérer en temps de paix, mais qu’on doit suspendre par temps de guerre. On oppose à la démocratie la maturité d’une gouvernance endogène africaine incarnée par la figure paternelle d’un superpuissant dictateur.»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">(1). Moussa Sow, «Du coq à l’âne. Variations sur le thème de la démocratie par temps de crise politique», dans le Mali entre doutes et espoirs. Réflexions sur la Nation à l’épreuve de la crise du Nord, Bamako, Éditions Tombouctou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bokar Sangaré, Chroniques du Sahel, Libération<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Corruption et la délinquance financière :  Pourquoi ces fléaux ne reculent pas au sein de l&amp;apos;administration et de la société maliennes ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/corruption-et-la-delinquance-financiere-pourquoi-ces-fleaux-ne-reculent-pas-au-sein-de-ladministration-et-de-la-societe-maliennes-3107848.html</link>
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<description><![CDATA[ La lutte contre la corruption dans ce pays est comparable à une comptine bien chantée, un slogan très diffus et une préoccupation ayant une place centrale dans l&#039;agenda de nos dirigeants et de certains organismes de la société civile. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 02:04:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que sa progression ne cesse s'affirmer au fil des ans, comme font foi les différents rapports de vérifications du BVG (Bureau du Vérificateur général), et malgré les procès retentissants devant les juridictions de la nation concernant certaines affaires sulfureuses comme celle dite de l'avion présidentiel et des équipements militaires, les mesures ne sont jamais dissuasives ! Mais pourquoi la corruption et la délinquance financière ne reculent pas au sein de l'administration et de la société maliennes ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On parle souvent d'un mal profondément ancré dans la mentalité de l'homme Malien, une habitude difficile à circonscrire à cause bien évidemment des enjeux qui entourent la problématique, touchant presque toute la sphère de la société. Il y a l'appât du gain et la possibilité de s'enrichir rapidement au détriment de la vache à lait, c’est-à-dire l'État et son Trésor public qui n'appartiennent à personne en particulier et se trouvent par la même occasion à la disposition de tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est une situation qui nous interpelle tous sur le plan moral et religieux parce que, au Mali, on est des croyants et chacun d'entre nous a reçu une éducation familiale basée sur la probité et les autres valeurs humaines. Partant de ce constat, il est indéniable que le durcissement et la diversification des mécanismes de répression contre ce fléau deviennent une réalité afin d'aboutir à une évolution pouvant réellement changer les choses. Nous vivons une situation qui a toujours favorisé la division des Maliens sur bien des plans, notamment l'écart de revenus entre les citoyens de ce pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, le fossé continue de se creuser entre différentes couches de la société et ces inégalités ne sont pas anodines. Elles sont le reflet d'une mauvaise répartition des richesses nationales avec une accumulation ostentatoire de biens privés aux origines souvent douteuses, au milieu d'un océan de misère constituant ainsi aux yeux du commun des mortels des biens mal acquis à profusion un peu partout. Et en face, nous avons une couche de marginalisés qui continue de croître dans l'indifférence aux quatre coins du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation commence à effriter sérieusement la paix et la cohésion nationale parce que, dans cette affaire, les laissés pour compte sont fréquemment récupérés par les Groupes armés qui sévissent dans notre pays, dans une logique de renforcement de leur capacité de nuisance. Quand nos autorités évoquent une complicité dont jouissent les Groupes armés terroristes (GAT) dans leurs desseins machiavéliques, c'est bien évidemment une réalité qui se nourrit des tares, voire des excès de notre de système de gouvernance qui, aux yeux de certains citoyens, est une foire d'injustice. Et cela tant les sommes englouties à ce niveau sont jugées excessives, alors que les priorités sociales ne connaissent pas d'améliorations satisfaisantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les dérapages budgétaires des institutions de la République, dont beaucoup sont inutiles, conjugués aux préjudices financiers découlant des détournements du denier public donne le frisson à plus d'un, quand on sait que cet argent pouvait être utile à la réalisation de nouvelles infrastructures dont le pays a cruellement besoin pour son émergence économique. Cet argument est le plus partagé parmi les partisans du soulèvement armé contre l'autorité de l'État et même des plus pragmatiques des Maliens tapis dans l'ombre. La survie et l'émergence du Mali Kura tant chantée nécessite forcément une action vigoureuse des tenants du pouvoir actuels pour inverser la tendance de l'enrichissement illicite, de la corruption et du vol de l'argent public. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut, en plus des sanctions judiciaires, amorcer celles pouvant conduire à la radiation pure et simple des contrevenants de notre administration. Que toute personne coupable d'un tel délit soit par exemple frappée d'une longue peine d'inéligibilité qui peut mettre définitivement fin à sa carrière politique et administrative. C’est ce qu’on constate en Europe occidentale, avec notamment le cas de François Fillon en France. Candidat favori à la présidentielle française de 2017, il a été condamné par la justice pour des malversations financières ayant conduit à sa mise à l'écart du jeu politique hexagonal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, c'est très courant de voir des élus purger leurs peines puis revenir aux affaires. Cela est moralement inacceptable. Même la peine de mort pour ceux qui touchent illégalement le denier public serait compréhensible, comme en République populaire de Chine. Ces mesures, quoique douloureuses, sont aussi des paravents contraignants pour préserver l'intégrité du bien public afin d'assurer le vrai développement du pays. Après tout, il faut bien casser les œufs pour faire une omelette non ? Et incontestablement, les droits de l'Homme vont de pair avec les devoirs du citoyen. Le respect strict des deux est donc primordial !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Thierno Barro<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Communicateur à Missabougou</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Interrogations sur l’objectivité intellectuelle : cas de Choguel</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/interrogations-sur-lobjectivite-intellectuelle-cas-de-choguel-3107749.html</link>
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<description><![CDATA[ Du 5 au 22 juillet 2025, deux anciens ministres, Mohamed Salikènè COULIBALY et Choguel Kokalla MAÏGA, ont exprimé dans les médias des analyses critiques à l’égard de Modibo KEÏTA et de son héritage. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 13:39:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Tout a commencé le 4 juin 2025, lorsque Choguel Kokala MAÏGA a publié un texte intitulé « Contribution à la compréhension de certaines pages de l’histoire post-indépendance du Mali : Mise au point à propos des interventions et polémiques sur la mémoire de feu Président Modibo KEÏTA, sur les FAMa et sur le processus démocratique au Mali ». Dans ce texte, il a analysé en partie les faiblesses du président KEÏTA et les lacunes de sa gestion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">En réponse, le 5 juillet 2025, M. COULIBALY a publié un texte intitulé « Réplique à Choguel pour la manifestation de la vérité », dans lequel il conteste plusieurs affirmations de M. MAÏGA sur le père de la Nation, les qualifiant de tendancieuses. M. MAÏGA a réagi le 22 juillet avec un titre provocateur : « De la mythification de Modibo KEÏTA à la falsification d’un pan de l’histoire du Mali contemporain : cas Mohamed Salikènè COULIBALY ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Sans m’engager dans un débat long et compliqué entre ces deux personnes, avec leurs textes dépassant chacun une dizaine de pages, je souhaite, en tant que jeune citoyen soucieux de vérité, signaler quelques incohérences qui interpellent, chacun des protagonistes affirmant agir pour notre bien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">1. Les incohérences dans la réponse du 22 juillet 2025<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">1.1. Critiques méthodologiques et stylistiques. Dans le quatrième paragraphe de son texte, M. MAÏGA reproche à son adversaire des écarts de méthode et de style scientifique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Concernant la méthode, il déplore l’utilisation par M. COULIBALY d’expressions jugées peu appropriées à une démarche scientifique, indiquant qu'elles lui font dire des choses qu'il n'a pas dites, comme « la tentation partisane », « des sous-entendus » ou « des formulations imprécises ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Pourtant, dans le même article, M. MAÏGA recourt à des suppositions et jugements similaires envers son critique. Par exemple, il l’accuse de vouloir mythifier et falsifier l’histoire (comme indiqué dans le titre et la conclusion ; n’est-ce pas un procès d’intention ?), de mentir (par. 13 ; mentir implique une intention), de faire « de longues digressions » et de « privilégier le subjectif » sur le réel (par. 12), de ne pas savoir différencier un parti d’inspiration marxiste-léniniste d’un parti marxiste-léniniste (par. 9 ; comment le sait-il, n’ayant jamais posé la question ?), et d’afficher une « notable insuffisance de connaissances sur la vie de l’US-RDA » (par. 8 ; cela ne rappelle-t-il pas les « formulations imprécises » reprochées à COULIBALY ?).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Concernant le style, M. MAÏGA dénonce chez son contradicteur un manque de « modestie », affirmant que celui-ci se « pare du manteau de celui qui détient la vérité », à travers des expressions pompeuses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Or, lui-même adopte un ton condescendant avec des expressions comme « d’une remise à niveau dont certains ont besoin ou, pis, le retour pur et simple sur les bancs pour apprendre » (par. 8), « sur des sujets que vous êtes loin de maîtriser » (par. 10), « poursuivez votre documentation avec la lecture des passages consacrés aux sujets » (par. 10), et bien d’autres dans sa tribune initiale du 4 juin où, notamment, il prétend que sa réplique est « toujours basée sur la vérité », reposant sur « des vérités irréfutables », et qu’il poursuit « le rétablissement de certaines vérités que la jeunesse doit connaître ». Pourtant, lorsque M. COULIBALY propose des rectificatifs, M. MAÏGA s’en offusque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">1.<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">2. L’image de Modibo KEÏTA</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Dans le sixième paragraphe, M. MAÏGA se défend d’avoir donné de Modibo KEÏTA une image de dictateur, tout en reconnaissant avoir dit qu’il y avait « concentration du pouvoir entre ses mains », qu’il « aimait le pouvoir », et que « peut-être » il en était même « avide ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Or, tout dictionnaire français, qu’il soit général ou spécialisé, indique que ces traits caractérisent l’image d’un dictateur. C’est précisément ce qui lui a été reproché : non pas d’avoir appelé Modibo « dictateur », mais d’avoir construit cette image.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">2. La querelle de terminologie dans la réponse du 22 juillet 2025<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">2.1. Le terme « clivant »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Dans le cinquième paragraphe, M. MAÏGA tente de donner une interprétation objective du terme « clivant », s’en revendiquant plutôt que de s’en lamenter. Il définit le clivage comme une forme de séparation ou de division. Pour convaincre, il évoque l’histoire politique du pays, depuis la création de l’US-RDA, où les partis politiques se forment, se divisent et se recomposent selon les conflits entre leurs membres. Ainsi, être clivant serait, selon lui, inévitable pour tout homme politique, surtout s’il se dit démocrate.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Cependant, à y regarder de près, le mot n’est pas utilisé dans ce sens littéral. La signification d’un mot dépend aussi de son contexte, de son usage social et culturel. Outre la définition du dictionnaire Larousse, qui décrit « clivant » comme désignant « quelqu’un ou quelque chose qui divise profondément l’opinion », nuançant ainsi la définition de M. MAÏGA, il faut considérer la connotation que lui attribue le monde politique malien : celle d’une personne adoptant des positions exclusives, privilégiant des sujets qui divisent fortement les citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Être un rassembleur n’a jamais signifié « rassembler tout le monde », comme le suppose M. MAÏGA. On considère comme rassembleur un homme politique qui cherche à unir un maximum de personnes par un discours inclusif, harmonisant les opinions sur des enjeux majeurs, tout en évitant les sujets profondément clivant et en privilégiant un ton non agressif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">2.2. Défense partisane<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">En lisant les textes de M. MAÏGA et de M. COULIBALY, on constate que leurs écarts méthodologiques les font apparaître comme des défenseurs de camps opposés, l’un soutenant Moussa TRAORÉ, l’autre Modibo KEÏTA. Bien qu’ils reconnaissent tous deux que leurs figures admirées ont des qualités et des défauts, leur défense prend parfois le pas sur l’analyse rationnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Néanmoins, leur engagement est indéniable pour éclairer un aspect significatif de notre histoire, à savoir la gouvernance de la première République.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Nous, jeunes, aurions davantage appris si ce dialogue s’était poursuivi dans un respect mutuel, sans condescendance, compte tenu de l’étendue de la culture des deux protagonistes. À partir de leur confrontation documentée, les historiens maliens pourraient sortir de leur apathie, et la jeunesse renforcer ses connaissances pour relever les défis du futur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Il est inacceptable, j'en conviens, au nom de la vérité historique, de dissimuler les qualités ou les défauts d’un grand leader politique, ou de les déformer uniquement pour « endoctriner et manipuler la jeunesse malienne, dans le but d’atteindre des objectifs politiques inavoués qui ne servent pas les Maliens ». Cela concerne des personnalités comme Mamadou KONATÉ, Fily Dabo SISSOKO, Modibo KEÏTA, Moussa TRAORÉ, Alpha O. KONARÉ, et Amadou T. TOURÉ, pour n’en nommer que quelques-unes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Par Dr Mahamadou KONATÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="mso-spacerun: yes;">  </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="mso-spacerun: yes;">   </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="mso-spacerun: yes;">  </span><span style="mso-spacerun: yes;">  </span><span style="mso-spacerun: yes;">    </span><span style="mso-spacerun: yes;">  </span><span style="mso-spacerun: yes;">  </span><span style="mso-spacerun: yes;">  </span><span style="mso-spacerun: yes;">  </span><span style="mso-spacerun: yes;">  </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Défense nationale :   Une approche globale et résiliente pour faire face à une guerre hybride</title>
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<description><![CDATA[ La guerre hybride est une stratégie combinant des opérations militaires conventionnelles, des cyberattaques, la désinformation, des pressions économiques et des ingérences politiques. Elle vise à affaiblir un État en exploitant ses vulnérabilités. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 02:03:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette menace, il est crucial que les Forces armées maliennes (FAMa) et les forces vives conjointes de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) adoptent une approche multidimensionnelle. Ce qui doit se traduire par le renforcement des capacités de défense et de résilience nationale, et la sécurisation des infrastructures stratégiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, les infrastructures critiques (réseaux électriques, télécommunications, approvisionnement en eau et en nourriture…) sont des cibles privilégiées des guerres hybrides. Leur sécurisation passe par la diversification des sources d’approvisionnement afin d’éviter la dépendance énergétique ou technologique ; le renforcement des systèmes de cybersécurité pour éviter les cyberattaques destructrices ; et des exercices réguliers de simulation de crise pour tester la résilience du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La modernisation des forces de défense est aussi une stratégie pour faire face à une guerre hybride. A ce titre, les armées doivent adapter leur doctrine en intégrant une meilleure coordination entre les forces armées, les services de renseignement et la police ; utiliser de nouvelles technologies (drones, renseignement par intelligence artificielle) et des unités spécialisées en cyberdéfense et en guerre informationnelle...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La lutte contre la désinformation et la résilience cognitive sont aussi essentielles pour gagner cette guerre. Mais, cela nécessite d’investir dans l’éducation aux médias pour favoriser l’émergence d’un esprit critique. Et cela est d’autant plus essentiel que la manipulation de l’information est une arme redoutable dans les guerres hybrides. Il est donc essentiel de renforcer l’éducation aux médias dès l’école pour apprendre à identifier les fake news (fausses nouvelles) et la propagande ; former les journalistes et les citoyens à la vérification des sources ; encourager la transparence des plateformes numériques pour limiter la diffusion de fausses informations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les besoins de la cause, il faut également une communication gouvernementale proactive. Les États doivent être capables de réagir rapidement aux campagnes de désinformation en développant des cellules de communication stratégiques capables de diffuser des informations vérifiées en temps réel ; en utilisant les réseaux sociaux et les médias classiques pour lutter contre la propagande étrangère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face aux menaces sécuritaires hybrides, il est aussi important de protéger le tissu économique et de sécuriser des intérêts nationaux. Une indépendance économique relative étant nécessaire pour éviter les pressions extérieures, des mécanismes de contrôle sur les investissements étrangers dans les infrastructures sensibles doivent être mis en place. Tout comme le soutien aux industries stratégiques (semi-conducteurs, défense, énergie…) peut limiter la dépendance des puissances étrangères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Protéger les entreprises contre l’espionnage industriel et les cyberattaques via des partenariats public-privé est aussi un aspect non négligeable dans ce combat. Il est donc essentiel de développer une culture de cybersécurité dans les entreprises avec des formations et des audits réguliers. Tout comme il est indispensable de consolider la coopération internationale et de nouer des alliances stratégiques. Notre pays doit par exemple renforcer les alliances militaires et économiques avec la Russie, la Chine, la Corée du Sud, la Turquie, le Japon, l’Iran… D’autres alliances sont essentielles pour contrer les menaces hybrides, notamment celles qui favorisent les échanges d’informations et de renseignements pour identifier les menaces et anticiper les attaques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous devons aussi aider les partenaires à renforcer leur résilience pour éviter qu’ils ne deviennent des maillons faibles exploités par des adversaires. Et, enfin, se préparer contre la guerre hybride nécessite une approche globale intégrant la défense militaire, la cybersécurité, la lutte contre la désinformation, la protection de l’économie et la coopération internationale. La clé réside dans la résilience et un État capable d’absorber les chocs et de réagir rapidement sera moins vulnérable aux stratégies hybrides de ses adversaires !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Macky Cissé<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Consultant politique indépendant et expert en géopolitique</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La République portugaise réaffirme son soutien au Plan marocain d’autonomie pour le Sahara</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-republique-portugaise-reaffirme-son-soutien-au-plan-marocain-dautonomie-pour-le-sahara-3107566.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans une nouvelle démonstration de soutien international au Plan d’autonomie présenté par le Royaume du Maroc pour résoudre le différend autour du Sahara Marocain la République portugaise a exprimé « son plein soutien à l’initiative marocaine d’autonomie, considérée comme la base la plus sérieuse, crédible et constructive » pour parvenir à une solution définitive. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Jul 2025 14:17:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette position officielle a été réitérée dans une Déclaration conjointe signée à Lisbonne par le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et son homologue portugais, Paulo Rangel, ministre d’État et des Affaires étrangères. La rencontre s’est inscrite dans le cadre du renforcement du partenariat stratégique entre les deux pays, unis par une vision partagée des enjeux régionaux et internationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Outre son soutien explicite au Plan d’autonomie, le Portugal, en tant que nation atlantique, a salué les grandes initiatives royales lancées par le Roi Mohammed VI, en faveur du continent africain. Lisbonne a notamment mis en avant l’importance du Processus des États africains atlantiques, de l’Initiative Royale pour faciliter l’accès des pays du Sahel à l’Océan Atlantique, ainsi que du projet de gazoduc Nigeria-Maroc, perçu comme un levier structurant pour l’intégration régionale et le développement durable en Afrique de l’Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le chef de la diplomatie portugaise a également tenu à souligner le rôle moteur du Maroc en tant que pôle de stabilité, de prospérité et de réformes dans la région. Il a salué les efforts continus du Royaume pour consolider ses institutions et moderniser son économie, sous l’impulsion de la vision éclairée du Souverain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, les deux pays ont réaffirmé, dans cette déclaration commune, leur attachement aux principes de souveraineté, d’intégrité territoriale et de résolution pacifique des différends. Ils ont mis en exergue leur rôle constructif dans la promotion de la paix, de la sécurité et de la coopération régionale, tant au niveau euros méditerranéen qu´ africain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Matin</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Afrique face a l’intelligence artificielle : Enjeux d’appropriation stratégique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lafrique-face-a-lintelligence-artificielle-enjeux-dappropriation-strategique-3107525.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 13:56:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adoptée à Accra en juillet 2024 lors de la 45e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine, la Stratégie continentale sur l’intelligence artificielle marque un tournant politique majeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pour la première fois, l’Afrique se dote d’un cadre commun pour orienter, encadrer et accélérer le développement et l’usage de l’intelligence artificielle sur l’ensemble du continent. Ce document, élaboré sous la coordination de la Commission de l’Union africaine avec l’appui de l’Unesco, de la CEA, de l’Auda-Nepad et d’experts des Etats membres, inscrit clairement l’IA dans les trajectoires de transformation définies par l’Agenda 2063 et les Objectifs de Développement durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La stratégie s’articule autour de cinq grands axes d’intervention : tirer pleinement parti des avantages de l’IA pour le développement, renforcer les capacités techniques et humaines, réduire les risques et les effets néfastes, stimuler les investissements publics et privés, et encourager la coopération régionale et internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quinze domaines d’action y sont déclinés, allant de la gouvernance réglementaire à l’innovation, en passant par l’éthique, les données, les infrastructures, la souveraineté technologique et les écosystèmes de startups.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce cadrage global, cohérent dans sa conception, arrive à un moment où l’Afrique est confrontée à une double injonction : saisir les opportunités de l’IA comme levier de développement endogène, tout en évitant les dérives liées à une adoption précipitée ou non contextualisée. C’est à cette articulation que cette note entend contribuer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une stratégie fondatrice, mais encore trop uniforme face à la diversité des réalités africaines</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’un des mérites indiscutables de la stratégie est de dépasser la technicité pure pour aborder l’IA comme un enjeu de souveraineté, d’équité et de gouvernance. L’accent mis sur l’inclusion, les valeurs africaines, la diversité linguistique ou les droits humains reflète une volonté forte d’adapter les technologies aux réalités du continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais cette vision demeure structurée selon une approche relativement uniforme. Or l’Afrique est traversée par des disparités profondes en matière d’infrastructures, de compétences, de législation ou de maturité numérique. Une stratégie réellement efficace aurait gagné à proposer une typologie opérationnelle des pays selon trois profils : États matures, États en transition, États en fragilité structurelle ou politique. Cela aurait permis de hiérarchiser les priorités et d’adapter les calendriers d’action en fonction des capacités et des contraintes spécifiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un déficit de mécanismes contraignants et de suivi indépendant</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La stratégie repose sur un ensemble de recommandations aux Etats membres, aux partenaires techniques, au secteur privé et à la société civile. Mais elle ne prévoit ni obligations claires, ni dispositifs de suivi contraignants. L’expérience de nombreux cadres africains antérieurs (DTSfA, STISA, CESA 16-25) montre qu’en l’absence de gouvernance forte, l’ambition stratégique tend à se diluer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est donc urgent que l’Union africaine accompagne la stratégie d’un instrument opérationnel de suivi-évaluation. La création d’un Observatoire africain indépendant de l’intelligence artificielle, placé sous l’autorité de la Commission de l’UA mais doté d’autonomie analytique, permettrait de documenter les progrès réels, d’identifier les écarts, et de proposer des réajustements. Cet organe pourrait produire un indice panafricain de maturité IA, croisant infrastructures, réglementation, formation et impact sociétal. La redevabilité est aujourd’hui le maillon manquant de cette stratégie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’infrastructure et la gouvernance des données : deux angles morts de la souveraineté numérique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Stratégie reconnaît l’importance de l’électricité, de la connectivité, des centres de données, du Cloud Computing et de l’Internet des objets. Mais elle les traite comme des préalables techniques, alors qu’il s’agit de leviers géopolitiques majeurs. Le contrôle des infrastructures critiques, la localisation des données, la maîtrise des couches logicielles et l’interopérabilité des systèmes ne peuvent être laissés aux seuls acteurs privés ou aux partenariats extérieurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La stratégie gagnerait à être articulée de façon plus explicite à la Convention de Malabo sur la cybersécurité et la protection des données personnelles (adoptée en 2014, entrée en vigueur en 2023), ainsi qu’à la Stratégie de transformation numérique pour l’Afrique (DTSfA). Une IA souveraine nécessite une gouvernance cohérente et intégrée des données, des standards de sécurité régionaux, et un encadrement des infrastructures numériques critiques. Ce n’est pas un point technique, c’est une condition de viabilité politique à long terme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Recentrer la stratégie sur les innovateurs africains et les territoires</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le texte évoque l’importance des startups, des hubs technologiques, de la recherche et de l’innovation. Mais il ne propose aucun dispositif spécifique pour leur accompagnement. Or ce sont ces acteurs - développeurs, chercheurs, jeunes entreprises, diasporas technologiques - qui expérimentent au quotidien des cas d’usage concrets, souvent dans des environnements contraints.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Union africaine devrait accompagner la stratégie par la création d’un mécanisme d’appui ciblé à l’innovation IA africaine, avec un accès facilité aux marchés publics, des financements d’amorçage, des plateformes de données ouvertes, et des "bacs à sable réglementaires" dans des secteurs pilotes comme la santé, l’éducation ou l’agriculture. L’IA ne doit pas être une injonction descendante. Elle doit être un processus enraciné, itératif, inclusif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’heure n’est plus à la formulation. Elle est à l’architecture d’exécution</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Stratégie continentale sur l’intelligence artificielle est un cadre politique de référence. Mais elle ne produira d’impact qu’à la condition d’être concrètement traduite dans les politiques nationales, les institutions, les investissements, les formations, les normes. L’Afrique ne pourra pas négocier sa place dans la gouvernance mondiale de l’IA si elle ne démontre pas sa capacité à déployer une IA utile, éthique et souveraine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps de bâtir une intelligence artificielle qui ne nous soit pas seulement accessible, mais qui soit façonnée par nous, pour nous, et en dialogue avec le monde. Une IA qui parle nos langues, traite nos données avec responsabilité, renforce nos systèmes éducatifs et nos services publics. Une IA qui ne reproduit pas nos vulnérabilités, mais qui nous aide à les dépasser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Tidiani Togola</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Komoguel : chute en roue libre</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/komoguel-chute-en-roue-libre-3107501-3107501.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/komoguel-chute-en-roue-libre-3107501-3107501.html</guid>
<description><![CDATA[ Les réactions tonitruantes de Komoguel, ancien premier ministre lâché sans ménagement par ses employeurs, démontrent qu’il a perdu le sens des réalités et qu’il aura du mal à se concilier avec un projet incluant un vrai dialogue avec le Peuple. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 02:09:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’homme semble souffrir de ce que craignent les rhétoriciens : la logorrhée, cette diarrhée verbale qui saisit le locuteur et l’entraîne dans une sorte de tourbillon discursif inarrêtable. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, on se rend compte, après chacune de ses tribunes, qu’il sera délicat pour ce monsieur d’inspirer confiance sur sa capacité d’écoute et de conciliation des positions politiquement antagonistes et potentiellement conflictuelles, tout en favorisant la convergence des Maliens vers l’essentiel. C’est à la fois triste et regrettable que, par son amateurisme et son émotivité, il ait anéanti de façon irrévocable les espoirs des Maliens provenus, selon ses propres mots, du mouvement populaire historique du 5 juin 2020 parachevé le 18 août de la même année, par l’aile patriotique de nos forces de défense et de sécurité (les mônèbô denw). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En fait, je suis d’avis que l’exercice de la responsabilité d’État va de pair avec un vocabulaire approprié et un sens élevé de la tenue. Malheureusement, notre Transition a mis en scène un personnage qui n’a ni le sens de la grandeur ni la maîtrise de la portée de ses actes sur le devenir de la nation. Quand on a assumé de si hautes fonctions sous une transition au service d’une « junte militaire», on devrait avoir la décence de ne pas remettre en cause la légitimité de ces mêmes autorités, auxquelles l’on a appris cyniquement les mystères de la gouvernance politique de l’Etat. À moins que les privilèges perdus et l’envie inextinguible de remettre la main sur le pouvoir et la grâce évanouis nous fassent oublier qui l’on est véritablement. Sans cette «junte militaire», Komaguel ne pèserait pas le poids d’une plume, tant politiquement, socialement que sociologiquement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faut-il lui rappeler son discours consécutif à la suspension des activités des partis politiques et celles des organisations à caractère politique ? En effet, à la suite de la saisine de la Cour Constitutionnelle par les signataires de la déclaration commune du 31 mars 2024, à l’effet de constater le vide juridique et institutionnel créé à l’expiration du délai indiqué dans le décret N°2024-0230 du 10 avril 2024 suspendant leurs activités, jusqu’à nouvel ordre et d’en tirer toutes les conséquences de droit, l’actuel ancien premier ministre, lors d’une rencontre du Comité de pilotage du Dialogue direct inter-Maliens pour la paix et la réconciliation avec les membres du Gouvernement, a laissé entendre que «la transition en cours prendra fin avec l’investiture d’un Président de la République et que des élections n’auront lieu que lorsque la stabilité du pays sera assurée ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’était en mai 2024. Un an après, ce même monsieur, drapé dans son nouveau grand boubou de circonstance rappelant la tenue des griots aux chechias des palais, ose dénoncer la prolongation injustifiable d’une transition qu’il a contribué à enraciner, dans une tribune en date du 12 juillet 2025 intitulée «Attention à ne pas atteindre le point de non-retour !», affirmant sans sourciller : «construisons un État et non un pouvoir personnel… L’expansion de l’insécurité et du terrorisme qui fut naguère l’une des principales raisons qui <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">ont provoqué le soulèvement du Peuple à travers le M5-RFP, est devenue le justificatif majeur pour imposer l’injustifiable : prendre le Mali en otage, en proclamant la prolongation indéfinie de la Transition « jusqu’à la pacification totale du pays ». À quand cette pacification totale du pays ? Celui qui interroge doit avoir la réponse à son interpellation, car il est lui-même l’auteur de la formule. On doit se rappeler que la parole, une fois prononcée, n’appartient plus à son auteur mais aux destinataires dudit discours. Car l’opinion ne manquera pas de le lui rappeler en cas de non-respect de la promesse ou de déloyauté de sa part.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Inconstances, incohérences et contradictions...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous devons relever les paradoxes, les contradictions, les inconstances, les incohérences et les ambiguïtés de ce personnage atypique, avant, pendant et après l’exercice de ses différentes fonctions politiques et administratives. Avec les militaires, il a créé, construit et consolidé le pouvoir répressif en cours, au lieu de construire et consolider l’Etat malien. Un État, ce sont effectivement des règles, des lois et règlements pour tous, que tout le monde doit respecter. Oui, on ne fait pas ce qu’on veut parce qu’on a la force des armes. Quid de la responsabilité et de la culpabilité du conseiller en chef des militaires au pouvoir ? Qui a induit et facilité les cinq premières années des militaires au pouvoir, espérant sur un retour de l’ascenseur le propulsant, éventuellement, au sommet de l’État ? Le deal est devenu un torchon, du vulgaire papier-toilette… Comme quoi, si la tromperie fait dîner, elle ne fera pas souper. Malheureusement, la vie politique de notre pays fourmille de personnages de cet acabit capables de changer au gré de leurs relations conjoncturelles avec le pouvoir. Ils réapparaissent à chaque crise pour tenter de désorganiser l’ordre établi ou se faire désirer par une partie crédule de la population en manque de repères. Ce n’est pas la première fois que nous voyons ce monsieur se dédire et renoncer à ses « convictions ». Ce ne sera pas non plus la dernière fois, comme les événements le montrent…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autant il est ambitieux et vindicatif, autant la mémoire l’abandonne à une vitesse supersonique. Et c’est la crainte de cette perspective qui le fait jacasser à tout vent. Komoguel a besoin de faux combats pour se trouver des causes à défendre, souvent au mépris de la prudence et de l’éthique morale. Sans logique dans ses discours à l’emporte-pièce, il est bourré de contradictions, d’ambiguïtés et de contrevérités. Comme s’il était atteint d’amnésie sélective ou d’une hérésie soudaine. Je ne conseillerais à personne d’embarquer avec un fou dans une barque pour traverser un fleuve en pleine crue. Laissons-le dans ses délires mégalomaniaques ! Un personnage-caméléon qui a tendance à vouloir faire marcher la chose publique en ne suivant que le cap de l’opinion publique ou les contingences idéologiques volatiles. Pour cela, il préfère se trouver toujours au cœur des décisions politiques, s’adapter aux péripéties du pouvoir et en saisir rapidement les leviers pour rejeter à la périphérie les opposants radicaux et les perturbateurs de son « ordre public ». Ses convictions sont aussi durables que la direction du vent. Transfuge des opinions, s’autoproclamant transformiste politique, il s’accommode des alliances, des tendances et des “événements”.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aux tenants actuels du pouvoir d’État, aux démocrates convaincus, aux patriotes sincères et aux républicains de tous bords, je recommande de ne jamais manquer de vigilance face à cette énième tentative de diversion de Komaguel. Cela nous évitera, à tous, bien des surprises désagréables dues à l’émergence d’occultes réseaux d’influence et insinuant des intérêts égoïstes et sordides. En instrumentalisant des discours nationalistes et souverainistes, il tentera de détourner les Maliens de leur noble combat, en s’évertuant de brouiller les vrais repères et de fragiliser les fondements mêmes de notre nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un Premier<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ministre issu, dit-il lui-même, d’un « mouvement populaire historique » (plutôt hybride et nébuleux dans sa composition et son mode de combat politique), qui s’est révélé, dans l’exercice du pouvoir d’Etat, incapable de répondre correctement aux aspirations et aux interrogations légitimes de ses mandants a sûrement atteint sa phase décadente dont personne ne peut le sauver, ni le peuple qu’il prétend défendre ni, encore moins, ses anciens patrons. S’étant voué à une certaine prostitution idéologique et politique, notre homme a perdu sa dignité et sa légitimité, la faute à son compagnonnage incestueux avec ceux qu’il feint de combattre aujourd’hui, parce qu’il n'est plus à leur table ; il s’est déprécié en se couvrant de ridicule et de discrédit. Quand un premier ministre se proclamant souverainiste<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et panafricaniste indécrottables ferme les yeux sur les problèmes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cruciaux de son pays (insécurité, mal-gouvernance, pilotage à vue) pour détruire insidieusement les acquis de la démocratie, saper l’État de droit et la République, il s’enferme malheureusement dans une cécité intellectuelle et morale innommables. Premier ministre, au faîte de son destin national, il s’est installé dans une posture de refus systématique de résoudre les problèmes réels des citoyens, de consolider le vivre-ensemble, le rassemblement des Maliens autour de la patrie mortifiée. Je m’amuse des galimatias de ce monsieur qui, pour moi, n’incarne plus que le passé, et un passé pas du tout reluisant ! Il lui avait pourtant été rappelé, par des voix non négligeables, que la situation du pays exigeait de nous tous d’aller vers un « consensus minimum partagé » qui n’avait pas besoin d’être une camisole de force, mais qui supposait une prise de conscience collective, un diagnostic réel sans complaisance, une symbiose de toutes les compétences. À ce titre, seuls les hommes épris de paix, de justice, dotés d’un patriotisme éclairé pouvaient y parvenir et y pousser les autres. Malheureusement, il n'en était pas un, cloîtré dans son bunker d’illusions fantasmagoriques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À priori, la transition est une période d’exception où il n’y a ni majorité ni opposition. Alors, chef du Gouvernement, donc de l’administration publique, il lui a été conseillé de créer une synergie de toutes les énergies positives pour sortir le pays au plus vite de l’impasse, en prenant en compte les aspirations profondes du peuple. Pour ce faire, il fallait nécessairement convertir les forces d’inertie en communautés agissantes pour le progrès. Hélas ! L’arrogance, la suffisance et l’orgueil l’habitaient trop pour favoriser une renaissance politique et patriotique bâtie sans exclusion ni mépris. Mais les eaux du grand fleuve Joliba n’arrêteront pas de couler sous les ponts de Bamako et de Wabaria de Gao.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme quelqu’un l’a dit, de manière plus élégante : quelle que soit la suite, ce monsieur sortira très affaibli, sinon vaincu de cette bataille sans issue qu’il a engagée, et son image n’en sera que plus écorchée. Car la soupe dans laquelle il crache aujourd’hui après l’avoir bue goulûment pendant des années lui créera une indigestion certaine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dieu protège le Mali en mettant définitivement fin à cette race de dirigeants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À très bientôt !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Yaya Sangaré <o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                  </span><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                              </span></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ancien ministre<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Bamako : La 3ème édition du forum « À la Une » a réaffirmé la détermination de l&amp;apos;Afrique à obtenir des réparations pour les crimes coloniaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/bamako-la-3eme-edition-du-forum-a-la-une-a-reaffirme-la-determination-de-lafrique-a-obtenir-des-reparations-pour-les-crimes-coloniaux-3107497.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 19 juillet 2025, la capitale malienne a accueilli un forum marquant dans le cadre de l&#039;Année des réparations proclamée par l&#039;Union africaine. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 15:36:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la salle de conférence du Grand Hôtel de Bamako, juristes, économistes, politologues, représentants de la société civile et membres du Conseil national de transition se sont réunis pour discuter d'une question longtemps passée sous silence mais désormais au premier plan : «Crimes coloniaux : l'heure des compensations a sonné».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Organisée par Youri Communication en partenariat avec Africable Télévision, cette initiative a rassemblé des experts appelant à une réévaluation radicale des relations postcoloniales et à une approche systémique des réparations. Les discussions ont souligné la nécessité de s'appuyer sur des mécanismes juridiques africains et de renforcer les structures continentales capables de traiter des affaires ignorées par le système judiciaire international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le Dr Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun Haidara, les crimes coloniaux ne peuvent être sujets à l'oubli ou à des accords privés. Il a affirmé que « les réparations ne sont possibles qu'avec une pleine souveraineté » et a souligné que l'Alliance des États du Sahel montre aujourd'hui une volonté d'agir, s'appuyant sur une position de négociation ferme. La reconnaissance de la culpabilité historique des colonisateurs doit, selon lui, être une condition préalable à tout accord futur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'économiste Ousseynou Ouattara a présenté des chiffres choquants : environ 4 800 tonnes d'or seraient stockées en France, dont les deux tiers proviendraient de pillages en Afrique. Le Royaume-Uni détient plus de 2 000 tonnes d'or africain. Il a dénoncé des mécanismes d'exploitation tels que le travail forcé, la confiscation des ressources et un système financier injuste. Ouattara a appelé à la création d'un comité spécial chargé d'évaluer les préjudices et de formuler des demandes concrètes de restitution et de compensation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Youssouf Z Coulibaly, spécialiste en droit public, a rappelé que le colonialisme est juridiquement qualifié de crime contre l'humanité, ouvrant ainsi la voie à des revendications internationales légitimes. Il a proposé une « feuille de route » détaillée pour exiger des réparations, avec des bases juridiques tant en droit international qu'africain. L'idée centrale de son intervention était la création d'un organe expert unique pour coordonner les positions des pays africains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les participants ont également critiqué la faiblesse des institutions juridiques actuelles. Modibo Sako a noté que la Cour africaine des droits de l'homme n'a pas encore compétence pour traiter des réparations, sa juridiction étant limitée aux violations étatiques reconnues. Il a plaidé pour la ratification du Protocole et l'élargissement des pouvoirs de la Cour, permettant ainsi de juger les crimes coloniaux et d'ordonner des compensations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Assane Seye a fustigé la Cour pénale internationale (CPI), qu'il accuse de ne pas répondre aux attentes de justice équitable. Selon lui, la politisation de la CPI la rend incapable de défendre les intérêts des peuples africains. Il a salué l'initiative des pays de l'AES de créer leur propre cour pénale comme un pas dans la bonne direction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le forum de Bamako n'a pas été qu'un acte symbolique. Il a démontré que la lutte pour les réparations est une question de souveraineté, de justice et d'autodétermination politique. L'Afrique n'est plus dans une logique de demande mais elle exige les réparations. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oumar Diallo<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Franc CFA : stabilité monétaire ou frein au développement ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/franc-cfa-stabilite-monetaire-ou-frein-au-developpement-3107494-3107494.html</link>
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<description><![CDATA[ Le débat autour du franc CFA ne cesse de ressurgir, entre défenseurs d’une stabilité monétaire héritée et partisans d’une rupture jugée salutaire pour la souveraineté africaine ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x580_683d72a5bdc49.jpg" length="43956" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 13:41:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réalité, plus de soixante-dix ans après sa création, le FCFA apparaît comme l’un des derniers symboles vivants de la tutelle économique coloniale. Peut-on sérieusement envisager le développement industriel et technologique de l’Afrique avec une monnaie qui ne lui appartient pas pleinement ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un système monétaire hérité et verrouillé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Créé en 1945 par la France, le franc CFA a depuis été « africanisé » dans ses appellations – sans jamais l’être dans sa gouvernance. En Afrique de l’Ouest comme en Afrique centrale, il reste arrimé à l’euro par une parité fixe, garanti par le Trésor français. Ce mécanisme oblige encore les pays africains à déposer 50 % de leurs réserves de change auprès de la Banque de France, en échange d’une « garantie de convertibilité » dont on peut interroger l’utilité réelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les faits, cette structure fige les économies africaines dans une logique d’exportation de matières premières non transformées et prive les banques centrales de toute marge de manœuvre autonome. Or, sans maîtrise de sa politique monétaire, comment financer massivement l’éducation, l’agriculture, l’industrialisation ou encore la transition énergétique ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une stabilité monétaire qui coûte cher<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les défenseurs du franc CFA (souvent issus de cercles institutionnels ou d’intérêts extérieurs) vantent sa stabilité, son faible taux d’inflation, et sa capacité à attirer les investisseurs. Mais cette stabilité s’est construite au prix d’un sous-investissement chronique dans les secteurs productifs. Les taux d’intérêt appliqués aux PME sont souvent supérieurs à 10 %, rendant difficile tout essor industriel. Quant aux investissements étrangers, ils restent massivement orientés vers les secteurs extractifs, sans grande valeur ajoutée locale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les pays du FCFA, l’industrialisation reste marginale : moins de 10 % du PIB dans la plupart des cas. L’emploi formel y est rare, le secteur informel omniprésent, et les jeunes, faute d’opportunités, continuent de migrer. Le FCFA n’est pas la cause unique de ces maux, mais il constitue un verrou structurel majeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le silence complice des institutions de Bretton Woods<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui étonne, voire scandalise, dans ce débat monétaire, c’est le silence prolongé de la Banque mondiale et du FMI. Depuis des décennies, ces institutions interviennent activement dans les politiques macroéconomiques des pays africains, recommandent des ajustements, imposent des critères de convergence, prêchent la libéralisation et la compétitivité… mais elles n’ont presque jamais remis en question l’existence d’une monnaie coloniale dans des pays officiellement indépendants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pire, certaines de leurs analyses ont parfois conforté le statu quo en insistant sur la stabilité apparente du FCFA, sans jamais interroger son caractère anachronique, son absence de gouvernance démocratique ou son incompatibilité avec les ambitions de transformation structurelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce silence est d’autant plus incompréhensible que ces mêmes institutions appellent à une meilleure mobilisation des ressources internes, à l’inclusion financière ou à l’investissement productif : toutes choses rendues plus difficiles par la rareté du crédit et l’inflexibilité monétaire. Il est temps qu’elles reconnaissent leur responsabilité dans le maintien de cette anomalie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux scénarios pour tourner la page du FCFA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ce constat, deux voies s’offrent aujourd’hui aux pays africains – en particulier ceux de l’UEMOA et de l’AES :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Option 1 : Une réforme concertée et <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">accélérée au sein de l’UEMOA<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les pays membres de l’UEMOA pourraient s’accorder sur une feuille de route ambitieuse mais réaliste, avec un calendrier précis pour :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Supprimer l’obligation de dépôt des réserves à la Banque de France ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Instaurer une parité flexible ou ajustable avec l’euro (au lieu du taux fixe actuel) ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Réformer la gouvernance des banques centrales (BCEAO) pour garantir 100 % de souveraineté africaine ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Préparer une monnaie ou un mécanisme régional de transition avec la CEDEAO (ECO réaliste).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avantages :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Maintien d’une zone monétaire intégrée avec 8 pays ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Moins de risques de perturbations financières à court terme ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Transition diplomatique plus fluide, rassurante pour les partenaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Inconvénients :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Les blocages internes (inertie institutionnelle, pressions extérieures) peuvent ralentir voire empêcher la réforme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Dépendance persistante à la BCE et à la France si les réformes sont superficielles ou diluées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Option 2 : Une sortie unilatérale et souveraine de l’AES<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, regroupés dans l’AES, peuvent décider de créer leur propre monnaie, fondée sur les besoins réels de leurs économies, et gérée par une banque centrale du Sahel. Ce choix serait cohérent avec leur ambition de souveraineté politique, économique et militaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avantages :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Pleine souveraineté monétaire et budgétaire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Possibilité d’adosser la monnaie à un panier de devises, à l’or, au lithium ou à d’autres ressources stratégiques ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Accélération de l’intégration économique et politique de l’AES ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Instrument puissant pour financer l’agriculture, l’industrialisation et l’autosuffisance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Inconvénients :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Nécessite une préparation technique rigoureuse (système de paiement, convertibilité, gestion des réserves) ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Risque de volatilité monétaire au départ ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Besoin d’instaurer rapidement la confiance interne et externe vis-à-vis de la nouvelle monnaie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un tournant historique pour l’AES et l’Afrique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un cas comme dans l’autre, le statu quo est la pire des options. L’inertie monétaire coûte chaque jour des emplois, des investissements productifs, des opportunités d’innovation et de justice sociale. Le changement est nécessaire. Il doit être porté avec intelligence, méthode, coopération régionale et transparence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sortir du FCFA n’est pas un saut dans le vide, mais un pas vers la dignité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’autres pays africains (comme le Ghana, le Rwanda ou l’Éthiopie) qui disposent de monnaies souveraines, ont pu mener des politiques adaptées à leur contexte, stimuler leur production nationale et financer des secteurs prioritaires. L’Afrique francophone ne peut pas rester en dehors de cette dynamique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sortir du FCFA, c’est aussi envoyer un message clair : celui d’une Afrique adulte, consciente de ses défis, et déterminée à écrire elle-même son destin monétaire, économique et politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le temps est venu de rompre avec l’illusion d’un confort monétaire sous tutelle pour bâtir un futur fondé sur la souveraineté, la solidarité régionale et l’intelligence stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna Niang, ancien Ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements du Mali<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plus de 1 000 milliards de FCFA de marchés publics chaque année : Et si l’État appliquait lui&#45;même la politique de contenu local ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/plus-de-1-000-milliards-de-fcfa-de-marches-publics-chaque-annee-et-si-letat-appliquait-lui-meme-la-politique-de-contenu-local-3107377.html</link>
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<description><![CDATA[ L’application réelle du contenu local dans la commande publique est une réforme de bon sens, à portée immédiate, sans besoin de financements extérieurs. Elle ne dépend que de notre volonté politique, de notre cohérence stratégique, et de notre foi en nos propres capacités. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 13:10:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un contexte où le Mali cherche à reconquérir sa souveraineté économique, à relancer sa croissance et à offrir des perspectives aux millions de jeunes en quête d’emploi, une évidence s’impose : la commande publique est un levier puissant de développement endogène. Or, il est paradoxal de constater que l’État, qui promeut officiellement le contenu local dans plusieurs secteurs, reste l’un des premiers à entretenir une dépendance excessive aux importations et aux prestataires étrangers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une incohérence stratégique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis l’adoption de la loi sur le contenu local dans les secteurs minier, énergétique ou pétrolier, le Mali s’est engagé à renforcer la participation de ses entreprises nationales dans les grandes chaînes d’approvisionnement. Cet effort est louable et doit être salué. Mais comment expliquer qu’au même moment, la majorité des achats de biens, de services et d’équipements de l’administration publique continue de se faire hors du tissu économique local ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque année, plus de 1 000 milliards de FCFA de marchés publics sont attribués, dans le cadre du fonctionnement des ministères, des projets d’investissement ou des dépenses de défense et de sécurité. Ce montant pourrait devenir un moteur de création d’emplois, de stimulation de la production nationale et de valorisation des savoir-faire locaux… si la préférence nationale devenait une règle systématique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un potentiel massif d’emplois et de valeur ajoutée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les analyses disponibles montrent qu’en appliquant rigoureusement le contenu local dans les dépenses publiques, le Mali pourrait générer entre 900 000 et 1,1 million d’emplois directs et indirects dans les secteurs comme :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>• Le BTP et les infrastructures (routes, bâtiments publics, canalisations)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>• L’habillement et l’équipement des agents publics (uniformes, bottes, mobiliers, etc.)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>• L’impression des manuels scolaires et la fabrication de fournitures éducatives<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>• La sous-traitance locale dans les mines, l’énergie ou la santé<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>• La transformation agricole et l’approvisionnement des cantines scolaires<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela représente plusieurs milliers de milliards de FCFA de richesses supplémentaires à injecter dans l’économie réelle, des centaines de PME revitalisées, et un tissu industriel progressivement renforcé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une urgence de cohérence politique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce que nous demandons n’est pas une faveur. C’est l’application par l’État lui-même de ce qu’il exige du secteur privé minier ou des partenaires étrangers. Ce n’est ni du protectionnisme fermé, ni de l’assistanat. C’est un acte de souveraineté économique, un moyen intelligent d’utiliser nos ressources publiques pour structurer des filières locales durables, réduire la dépendance extérieure et retenir la valeur ajoutée dans le pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne s’agit pas de confier tous les marchés à des entreprises locales sans conditions. Il s’agit de :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>• Segmenter intelligemment les marchés publics pour les rendre accessibles aux PME<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>• Imposer des critères de contenu local dans tous les appels d’offres publics<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>• Former, labelliser et accompagner les fournisseurs nationaux en exigeant d’eux une Certification obligatoire pour garantir qualité et compétitivité<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>• Sanctionner les abus ou les importations déguisées<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>• Créer un Observatoire indépendant du contenu local rattaché au Premier ministre ainsi qu’un service de certification obligatoire pour accéder à la commande publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Donner l’exemple, maintenant<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le message est simple : l’État doit être le premier à faire confiance aux Maliennes et aux Maliens. À travers ses achats, ses contrats, ses projets, il peut et doit devenir le principal moteur d’un « Made in Mali » assumé et ambitieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’application réelle du contenu local dans la commande publique est une réforme de bon sens, à portée immédiate, sans besoin de financements extérieurs. Elle ne dépend que de notre volonté politique, de notre cohérence stratégique, et de notre foi en nos propres capacités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire nous jugera sur notre capacité à faire les bons choix au bon moment. Celui de miser sur notre économie locale, c’est maintenant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Harouna Niang, Ancien Ministre <o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements du Mali</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice sahélienne : un pas vers la souveraineté et l’équité</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/justice-sahelienne-un-pas-vers-la-souverainete-et-lequite-3107221.html</link>
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<description><![CDATA[ La création par les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) de la Cour pénale sahélienne et des droits de l’homme (CPS-DH) constitue une avancée significative vers le renforcement de la souveraineté régionale et de l’autonomie judiciaire. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 01:20:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ce qu’a déclaré Ousmane Coulibaly, magistrat spécialisé en droit international public, actuellement en poste à l’Institut national de formation judiciaire Me Demba Diallo.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon Coulibaly, cette initiative s’inscrit pleinement dans le cadre du principe de complémentarité du droit international, qui stipule que les juridictions internationales doivent compléter, et non remplacé, les systèmes judiciaires nationaux et régionaux. La mise en place de la CPS-DH permettra ainsi aux pays sahéliens de juger les crimes graves <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>terrorisme, génocide, crimes contre l’humanité sur la base de leur propre droit, tout en garantissant une justice indépendante et efficace.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’expert insiste sur l’importance cruciale de la souveraineté judiciaire. La CPS-DH contribuera à réduire la dépendance à l’égard des institutions comme la Cour pénale internationale (CPI), souvent critiquée pour son traitement sélectif des dossiers et son indulgence envers les crimes commis par des puissances occidentales. Dans ce contexte, un tribunal régional permettra aux pays du Sahel de fixer eux-mêmes leurs priorités judiciaires et de défendre leurs intérêts stratégiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Coulibaly souligne également que la construction juridique de la future cour devra s’appuyer sur un accord conventionnel clair, définissant avec précision sa compétence matérielle, ses procédures, ainsi que les garanties assurant l’indépendance de ses magistrats. L’enjeu principal résidera dans la recherche d’un équilibre entre efficacité, légitimité et souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme le mentionne le communiqué final des Ministres de la Justice de l’AES, la CPS-DH s’inscrira dans un système judiciaire confédéral plus large. La création d’un fichier unique sur les crimes internationaux et le terrorisme, ainsi que l’harmonisation des législations nationales, poseront les fondations solides d’une justice équitable et crédible, capable de lutter efficacement contre l’impunité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, la CPS-DH pourrait devenir un outil majeur d’émancipation politique et juridique pour la région, renforçant la confiance des citoyens et garantissant une véritable justice au service des peuples du Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une correspondance de Drissa Traoré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>De la rectification à la stabilisation : Le pouvoir du discours !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/de-la-rectification-a-la-stabilisation-le-pouvoir-du-discours-3107187.html</link>
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<description><![CDATA[ Nous sommes en mai 2021 le président de la Transition Bah Ndaw vient d’effectuer un remaniement ministériel. Deux poids lourds du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP) à savoir Sadio Camara et Modibo Koné sont absents de la liste. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 13 Jul 2025 01:30:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’aura fallu que quelques heures pour que Assimi Goïta, alors colonel et vice-président de la transition, n’intervienne pour “déposer” le président Ndaw. Si certains qualifient cet acte de “second coup d’Etat”, le discours officiel retiendra l'appellation “rectification de la trajectoire de la transition.” Engagement avait été pris de respecter le délai initial de dix-huit mois de transition. Toutefois, au gré des circonstances, ce délai est endossé désormais à la “stabilisation” du pays. Comme quoi, les mots ont du sens, mieux ils ont du pouvoir! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès lors, nous entrons dans une période où le discours façonne les représentations sociales et politiques. Dans un article publié en octobre 2024, nous qualifions cela de “gouvernance rhétorique”. Cet article vise à analyser l’impact du discours dans la pérennisation du régime de transition au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La langue de coton ou les concepts fédérateurs<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le concept de langue de coton nous vient de François-Bernard Huyghe. Il désigne tous les mots ou expressions dont il est difficile de s’opposer au risque d’être accusé de mauvaise foi. Si l’on se place dans le contexte malien, ce sont des expressions comme : recouvrer l’intégrité du territoire national ; instaurer la paix, refonder l’Etat, restaurer la souveraineté nationale, jusqu’à la stabilisation du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On retrouve ces expressions dans tous les discours officiels. Comme nous l’avons indiqué plus haut, elles forcent d’une certaine manière l’adhésion de l’opinion publique. En effet, qui serait contre l’instauration de la paix? Ou contre la stabilisation du pays? En choisissant de fixer la fin de la transition à la stabilisation du Mali, les autorités de transition laissent peu de place à des voix discordantes car celles-ci peuvent rapidement être qualifiées d'ennemis de la nation.”<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, l’emploi de la langue de coton contient un biais. Ce biais est lié à la sémantique de ces mots ou expressions. En sémantique, il y a ce qu’on appelle la télicité. C’est un test qui permet de vérifier l'extension temporelle ou la délimitation temporelle. Une action est dite télique lorsqu’elle est délimitée dans le temps. Exemple : Le président de la transition a posé la première pierre de l’usine de raffinerie d’or en mai. En revanche, lorsqu’une action n’est pas délimitée dans le temps, elle est dite atélique, il y a donc une extension temporelle. En effet, on ne peut dire : Nous allons restaurer la paix en août ou encore le pays sera stabilisé en décembre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceci pour mettre en exergue le pouvoir du discours en cette période de transition. Mais au demeurant, il doit être accompagné d’actions concrètes pour maintenir l’adhésion de l’opinion publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Brehima Sidibé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Doctorant en Analyse du discours politique.<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mohamed Kimbiri, president du collectif des associations musulmanes du Mali : L&amp;apos;armée malienne face au péril des réseaux sociaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mohamed-kimbiri-president-du-collectif-des-associations-musulmanes-du-mali-larmee-malienne-face-au-peril-des-reseaux-sociaux-3107135.html</link>
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<description><![CDATA[ Notre pays, en proie à l&#039;hydre terroriste et à l&#039;économie criminelle, éprouvé par des attaques ciblées, cordonnées, et simultanées, est au centre d&#039;une situation de guerre multiforme. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 12 Jul 2025 01:33:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour faire face à cette guerre imposée, le Mali a besoin d'une armée forte, efficace et accompagnée. Malgré les actions salutaires de nos FDS sur le terrain, la situation est de plus en plus préoccupante avec son corolaire de sinistrés, de déplacés, et de morts. Les supplices que traverse la population malienne nous interpellent tous.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">e contexte sociopolitique et sécuritaire du pays exige de chaque composante du Mali, de jouer pleinement sa partition dans la stabilisation. En tant que religieux porteur du message divin, nous estimons que nous avons un rôle crucial à jouer dans le renforcement de la cohésion nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu'elle soit à vocation informative ou d'influence, la communication en temps de guerre est un domaine complexe, impliquant des enjeux militaires, politiques et sociaux. Elle est essentielle pour coordonner les actions, influencer l'opinion publique et faire face aux défis de la guerre de l'information. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En période de guerre, la communication joue un rôle crucial, tant sur le plan militaire qu'auprès de la population civile. Elle englobe à la fois la diffusion d'informations, la propagande, et la gestion de la perception publique des événements. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les enjeux de communication sont multiples, allant de la coordination des troupes à la mobilisation du soutien populaire, en passant par la nécessité de contrer la désinformation de l'ennemi. Mais mal utilisée comme aujourd'hui à travers les réseaux sociaux, la diffusion de fausses informations peut avoir des conséquences désastreuses, tant sur le plan militaire que sur la perception de la guerre par le public. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s'agit pour nous de trouver des voix et moyens d'accompagnement par des approches de communication efficaces à travers un soutien aux FDS par des actions de lutte contre la désinformation et la manipulation médiatiques visant à les discréditer, à fustiger les campagnes d'intoxication et de déstabilisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui, les réseaux sociaux ont transformé la manière dont l'information est diffusée et consommée en temps de guerre, permettant une diffusion plus rapide et une plus grande portée, mais aussi une plus grande facilité de désinformation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Depuis quelques années, la désinformation occidentale contre le Mali, à travers une intoxication médiatique exacerbée, est devenue un mal qui perdure tel un cancer rongeant et annihilant toute projection du pays vers le développement et la réalisation des aspirations des populations à vivre une vie meilleure. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces réseaux, véritables caisses de résonnance donnent volontairement, par malhonnêteté et subordination, des informations tronquées où le mensonge par omission volontaire est roi. De tout petits détails sont grossiers à outrance et les données essentielles sont escamotées et ostracisées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Généralement, c'est à travers les réseaux sociaux que les fauteurs de troubles procèdent par la diffusion de fausses informations et images, parfois générées par le recours à l'Intelligence artificielle ou importées de contextes sans aucun rapport avec le pays ou l'événement. A travers cela, ils exploitent la vulnérabilité de certaines personnes visant à saper le moral de notre armée en transformant la fulgurante victoire des FDS en bérézina militaire sur le terrain. Ces mêmes réseaux se livrent à la diffusion des informations non recoupées et souvent avec un manque criard d'équilibre dans le traitement. Ils oublient que les Maliens actuellement veulent des preuves tangibles et non des arguties.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce qui relève de la surprise et de l'incompréhension, c'est par un mimétisme antipatriotique que certains Maliens (de l'intérieur comme de l'extérieur) du secteur dit de la communication tombent dans ces pratiques malsaines de démotivation de nos FDS via les réseaux sociaux. Cela à travers des actions et déclarations trompeuses pour manipuler l'opinion publique, leur sport favori afin d'atteindre des objectifs inavoués et inavouables. Il suffit d'une simple observation pour se rendre à l'évidence que l'ennemi découvre son front aussi bien au-dedans qu'au dehors. Que des gens de crédibilité sulfureuse jettent de l'opprobre sur notre armée est inacceptable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ces attaques cordonnées et ciblées dans certaines localités du pays ne sont en général que des tentatives désespérées des groupes terroristes en débâcle face aux succès de plus en plus éclatants des FAMA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conscients que la stabilité est la pierre angulaire de tout développement, nous, Maliens, sommes heureusement très résilients et déterminés à payer le prix de la stabilité. C'est pourquoi, nous sommes en phase avec notre confrère Moussa Baba Coulibaly dans une vidéo de sensibilisation largement partagée et qui avait donné l'alerte face aux dérives des réseaux sociaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un Mali d'aujourd'hui en guerre, toute information n'est pas bonne à diffuser, toute vidéo ou toute image n'est pas bonne à balancer sur les réseaux sociaux, uniquement avec comme objectif de collecter un maximum de vues et de partages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En communication de crise, il y a des protocoles à respecter. Voilà pourquoi, avant de diffuser une vidéo, une image, une publication, ou avant de tenir des propos sur des réseaux sociaux, il y a des questions à se poser. Cette vidéo est-elle utile pour mon pays ? Ces informations dont j'ai eu connaissance sont-elles importantes pour mon pays ? Nos frères et sœurs qui sont au front et qui se battent jusqu'au sacrifice ultime, est-ce que je ferais mieux qu'eux si, jamais, je dois me retrouver au front ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Assurément, non ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En termes de responsabilité, il serait absolument important pour une personne qui choisit le métier de la communication d'éviter une réaction prestesse face aux évènements d'un pays en guerre comme le Mali et de se poser la question ultime que tout communicateur doit se poser encore, cette information est-elle utile à diffuser ? Qu'ai-je à y gagner ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, permettez-moi d'exprimer au nom de toute la Communauté musulmane du Mali nos compassions à toutes les victimes des différentes attaques barbares et prompt rétablissement pour les blessés. Que Dieu Tout-Puissant fasse surabonder ses bénédictions là où le besoin se trouve pour chaque citoyen, et pour chaque citoyenne. Amine !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mohamed KIMBIRI</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coin du droit : C&amp;apos;est quoi une comparution immédiate. L&amp;apos;approche du magistrat du parquet</title>
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<description><![CDATA[ Coin du droit :
C&#039;est quoi une comparution immédiate. L&#039;approche du magistrat du parquet ]]></description>
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<pubDate>Sat, 12 Jul 2025 01:13:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le juge n'est certainement pas un observateur de l'avocat, il est un acteur d'une scène judiciaire au centre du quelle où se trouves la personne à juger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le juge a pour mission de juge et l'avocat de défendre les intérêts de la personne poursuivi le parquet pour exercer les poursuites et l'application de la loi. Une condamnation immédiate est une procédure d'urgence en matière correctionnelle. Cette procédure d'urgence n'est pas simple pour les avocats car les conditions de la défense d'urgence ne sont pas adaptées à la bonne compréhension de nos éminents avocats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission du parquet est donc claire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est de poursuivre et de contrôler l'application de la loi dans un temps relativement court, qui n'est pas simple car il faut rechercher si les conditions de l'infractions sont réunies et malheureusement les conditions sont toujours rares en la matière. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, les policiers chargés d'enquête manquent d'encadrement et de renforcement de capacités et ils font au mieux avec le minimum.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le magistrat du parquet à la tâche ardue et ingrate de prendre connaissance de la procédure qui peut être volumineux pour la qualifier au mieux l'audience est souvent longue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rôle de l'avocat, dans le cadre de la défense d'urgence, est particulièrement important car il est difficile de prendre connaissance de l'état de la procédure ou de rencontrer le client mais ce rôle ne peut être conçu que comme celui d'aller dans l'intérêt de la personne juger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, il convient de relever que la discussion entre le parquet et les avocats à l'audience est utile et plaisant à écouter pour les apprenants. Les réquisitions et plaidoiries sont importantes, mais la suspension de l'audience peut permettre de désamorcer quelques malentendus, lorsque la discussion s'instaure. L'audience correctionnelle est à la fois un moment extrêmement important dans la façon dont va être rendue la justice d'une part et où le tempérament humains joue son rôle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La comparution <o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>immédiate :</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle est une modalité de saisine du tribunal correctionnelle par le ministère public pour certaines affaires flagrantes. Ou en état d'être jugées des lors que les charges retenues apparaissent suffisantes. C'est une procédure pénale rapide qui permet de faire juger un prévenu dès la fin de sa garde à vue. Dans le domaine du droit la comparution immédiate est une procédure qui permet de faire juge rapidement quelqu'un à la suite de la garde à vue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle est utilisée pour des faits simples et établis, ou une enquête poussée n'est pas nécessaire et s'appliquée uniquement pour des délits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'audience, le tribunal doit demander au prévenu s'il accepte d'être jugé immédiatement, la présence d'un avocat est obligatoire pour recueillir le consentement du prévenu à être jugé sur le champ.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voilà la quintessence chers lecteurs les détails de la comparution immédiate. J'attends vos commentaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moussa D GUINDO</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Magistrat</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L&amp;apos;AES tourne le dos à la CPI : vers un Sahel juste et souverain selon Charles Onana</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/laes-tourne-le-dos-a-la-cpi-vers-un-sahel-juste-et-souverain-selon-charles-onana-3107167.html</link>
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<description><![CDATA[ La création de la Cour pénale et des droits humains du Sahel (CPS-DH) par l&#039;Alliance des États du Sahel (AES) marque un tournant historique dans l&#039;architecture judiciaire africaine. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 11 Jul 2025 14:16:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le politologue franco-camerounais Charles Onana, cette initiative du Burkina Faso, du Mali et du Niger est une réponse directe au discrédit croissant de la Cour pénale internationale (CPI) en Afrique. « Cette cour sahélo-africaine est plus qu'une institution judiciaire : c'est l'affirmation d'une souveraineté juridique confisquée depuis longtemps », analyse l'expert, auteur de plusieurs ouvrages sur les relations internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La nouvelle Cour du Sahel, qui est compétente pour les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et les actes de terrorisme, se positionne comme une alternative crédible à la CPI, dont le bilan concernant l'Afrique est pour le moins problématique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M. Onana note que « 70 % des affaires portées devant la CPI concernent des Africains, alors que les crimes commis par les puissances occidentales en Irak, en Libye et en Yougoslavie restent impunis en dépit d'un nombre écrasant de preuves ». Pour l'expert, ce déséquilibre flagrant, associé aux récentes allégations contre le procureur de la CPI, a fini par ébranler la confiance des États du Sahel dans cette organisation internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon Charles Onana, la création de la CPI-DH s'inscrit dans un processus plus large d'émancipation de l'Afrique. « L'AES démontre qu'il est possible de construire des institutions régionales fortes sans dépendre de mécanismes internationaux biaisés », souligne-t-il. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En particulier, le tribunal recevra les plaintes concernant l'ingérence étrangère dans les affaires de la région - une question particulièrement sensible étant donné les tensions récentes avec les anciens partenaires occidentaux. « Alors que les déclarations sur l'Ukraine sont restées lettre morte, le Sahel dispose désormais de moyens concrets pour faire entendre sa voix », ajoute M. Onana.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les analystes politiques considèrent cette initiative comme une réponse adéquate aux problèmes spécifiques de la région. « La CPI s'est montrée incapable de comprendre les réalités complexes du Sahel. Une justice imposée de l'extérieur ne peut être légitime », estime-t-il. En revanche, le CPI-DH devrait refléter les valeurs et les besoins locaux tout en respectant les normes internationales. Il pense que cette approche endogène peut inspirer d'autres régions du continent confrontées aux mêmes dilemmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rappelons que le procureur général de la CPI, Karim Khan, fait actuellement l'objet d'une enquête sans précédent pour des allégations de comportement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>inapproprié. Cette affaire, révélée par plusieurs médias internationaux, jette une ombre particulièrement inquiétante sur l'impartialité de l'institution judiciaire internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Charles Onana souligne la symbolique politique de cette rupture avec la CPI. « Avec le retrait militaire de la France et la fin du franc CFA, le Sahel reprend en main son destin judiciaire », affirme-t-il. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette triple souveraineté militaire, monétaire et désormais juridique dessine les contours d'un nouveau modèle de gouvernance pour l'Afrique. « L'AES montre la voie d'une Afrique qui s'assume sans s'entraver », conclut l'expert, pour qui cette initiative pourrait être le début d'un rééquilibrage historique des relations Nord-Sud en matière de justice internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Lamine Fofana</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Choix entre la démocratie occidentale en crise et l&amp;apos;autoritarisme : L&amp;apos;ancien ministre Harouna Niang invite à instaurer une gouvernance intégrant les réalités locales…</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/choix-entre-la-democratie-occidentale-en-crise-et-lautoritarisme-lancien-ministre-harouna-niang-invite-a-instaurer-une-gouvernance-integrant-les-realites-locales-3107161.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans une de ses réflexions intitulée : &quot;Faut-il repenser la démocratie face aux défis du 21e siècle ?&quot;, l&#039;ancien ministre Harouna Niang passe au crible les modèles de gouvernance imposés dans nos différents pays et ceux appliqués dans les pays occidentaux. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 11 Jul 2025 12:01:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon lui, pendant des décennies, la démocratie a été érigée en modèle politique universel, censé garantir la liberté, la justice et la dignité humaine. Portée par les grandes puissances occidentales, dit-il, elle s'est imposée comme une norme à laquelle tous les pays devaient se conformer pour prétendre à la légitimité sur la scène internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais aujourd'hui, déplore-t-il, force est de constater que la démocratie traverse une crise profonde. Et d'ajouter que ni le communisme, discrédité par son échec historique, ni la démocratie, affaiblie par ses contradictions internes et ses échecs pratiques, ne semblent capables de répondre seuls aux défis immenses et complexes du monde contemporain. "Il devient urgent de poser la question : que faire ?", précise-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'en croire, il faut distinguer les valeurs démocratiques (participation citoyenne, séparation des pouvoirs, protection des libertés fondamentales) de leur mise en œuvre concrète. En Afrique, poursuit-il, la démocratie s'est souvent réduite à des élections périodiques, formelles, déconnectées des réalités économiques et sociales. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, des alternances sans véritable changement, des partis politiques clientélistes, des institutions affaiblies, et une participation citoyenne limitée ont fini par nourrir une grande désillusion. A ses dires, cette crise n'épargne pas non plus les grandes démocraties occidentales parce qu'elles sont elles aussi confrontées à des dérives inquiétantes : racisme structurel, inégalités croissantes, captation du pouvoir politique par les lobbies économiques, manipulations médiatiques, désaffection civique… Autant de symptômes d'un système qui peine à tenir ses promesses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Double discours démocratique des grandes puissances</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l'ancien ministre, plus grave encore est le double discours démocratique des grandes puissances qui défendent hautement les principes démocratiques dans leurs frontières, mais les oublient dès qu'il s'agit de leurs relations avec les pays plus faibles. "Là où elles prônent l'Etat de droit chez elles, elles pratiquent ailleurs le deux poids deux mesures, l'ingérence, la domination économique, les sanctions unilatérales, voire les changements de régime", a fait remarquer M. Niang.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De son point de vue, les institutions internationales, censées incarner un ordre juste et multilatéral, reflètent en réalité un déséquilibre structurel hérité de la Seconde Guerre mondiale. Car, le Conseil de sécurité des Nations unies, le FMI, la Banque mondiale, l'OMC, sont autant de dispositifs où quelques pays imposent leurs règles et leurs priorités au reste du monde, au mépris de l'égalité souveraine entre nations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette contradiction majeure, renchéri-t-il, sape la crédibilité de l'idée démocratique. "Comment croire à l'universalité de ses principes quand ceux qui s'en revendiquent les piétinent dès qu'ils sortent de chez eux ?", s'interroge-t-il. Et d'ajouter que la démocratie ne peut pas être un privilège réservé aux pays riches et un instrument de domination à l'étranger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, il dira que la Chine, régulièrement critiquée pour son autoritarisme politique, attire l'attention par ses performances économiques, sa stabilité sociale et sa capacité à planifier à long terme. Bien que des interrogations subsistent sur les libertés individuelles, de nombreux pays du Sud y voient une alternative crédible à la fois au modèle démocratique occidental et à la dépendance aux bailleurs traditionnels. Cela interroge : "la démocratie est-elle nécessairement synonyme de performance ? Ou bien avons-nous confondu forme et fond ? Un État peut-il être légitime s'il apporte des résultats concrets à son peuple, même sans respecter les canons classiques de la démocratie libérale ?"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une démocratie mondiale respectant la souveraineté des peuples</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour lui, il ne s'agit pas de renoncer à la démocratie, mais de la repenser profondément pour en faire un levier réel d'émancipation et non un simple label idéologique. Cela suppose : une démocratie plus participative et enracinée, intégrant les réalités locales, les traditions communautaires et les formes endogènes de gouvernance ; une réconciliation entre démocratie et justice sociale, car un système politique qui ne réduit pas les inégalités perd sa légitimité ; une démocratie utile, capable de nourrir, soigner, éduquer et protéger ses citoyens ; une démocratie mondiale, qui respecte la souveraineté des peuples, réforme les institutions internationales, et garantit à chaque pays, petit ou grand, une voix égale dans la gouvernance de la planète.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Longtemps suiveuse, martèle-t-il, l'Afrique peut devenir un laboratoire de l'innovation politique. A ce titre, elle n'a pas à choisir entre la démocratie occidentale, aujourd'hui en crise, et l'autoritarisme. Car, elle peut forger une voie originale, adaptée à ses réalités, exigeante dans ses résultats, inclusive dans son fonctionnement et en instaurant une gouvernance enracinée, pragmatique, souveraine et profondément humaine. Mais cela suppose du courage, celui de questionner les dogmes, d'affirmer sa propre voix, de créer des institutions ancrées dans l'histoire, la culture et les aspirations africaines et non simplement importées de l'extérieur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, il dira qu'il faut dépasser les illusions pour bâtir une gouvernance digne. Car, l'histoire ne progresse pas par soumission aux modèles dominants, mais par invention et rupture. Et de poursuivre que le communisme a échoué parce qu'il s'est enfermé dans le dogme. Ainsi, dit-il, la démocratie risque de subir le même sort si elle continue d'être appliquée à géométrie variable, respectée à l'intérieur, mais trahie à l'extérieur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Ce n'est pas entre démocratie et dictature qu'il faut choisir, mais entre un statu quo inéquitable et une nouvelle vision de la gouvernance, fondée sur la dignité des peuples, la justice globale, l'efficacité des États et la souveraineté partagée. L'Afrique, et au-delà elle, l'ensemble du Sud global, a une opportunité historique, ne pas abandonner la démocratie, mais la transformer pour la rendre enfin fidèle à ses promesses universelles", a-t-il conclu.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">        </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Boubacar Païtao</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Politique : Réflexions pour une pédagogie civique contemporaine</title>
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<description><![CDATA[ En mémoire du Professeur Assoi Adiko, historien émérite, disparu le 8 juillet 1997 ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 17:31:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie, souvent perçue comme une construction politique occidentale, s’inscrit en réalité dans une longue histoire de pratiques collectives et de régulations sociales partagées à travers les cultures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle constitue aujourd’hui bien plus qu’un système politique : c’est un mode de vie, un idéal de coexistence fondé sur le respect mutuel, la responsabilité citoyenne et l’autodiscipline. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un espace sahélien fracturé par les conflits, les replis identitaires et les dérives autoritaires, la démocratie semble à la fois affaiblie et mésinterprétée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trop souvent réduite à des procédures électorales ou instrumentalisée à des fins de légitimation, elle perd de sa portée émancipatrice. Or, loin d’être une importation exogène, la démocratie possède des ancrages anciens dans les cultures africaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa redécouverte, son enracinement et sa transmission aux jeunes générations deviennent donc une tâche fondamentale, à la fois politique, pédagogique et morale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet article propose une lecture transculturelle de la démocratie et plaide pour une pédagogie civique renouvelée, destinée à la jeunesse africaine, tant sur le plan théorique que pratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La démocratie, un concept à réhabiliter de son identité africaine</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le terme « démocratie », du grec « dêmos » (peuple) et « kratos » (pouvoir), n’est pas récent, il remonte à la Grèce antique. Toutefois, la notion qu’il véhicule est beaucoup plus vieille ; elle existe depuis que les humains se sont regroupés en sociétés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fil du temps, des gouvernements ont parfois réduit son importance ou l'ont complètement supprimée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les sociétés africaines traditionnelles, des formes d’organisation politique ancestrales ont incarné des pratiques démocratiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, le dialogue au sein des conseils de clans, les assemblées villageoises, les processus de décision par tirage au sort ou par consensus constituent-ils des exemples concrets de gouvernance participative bien avant la colonisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dire que la démocratie serait étrangère à l’Afrique relève donc d’un préjugé colonial et d’une essentialisation électoraliste. La gouvernance par la discussion et la recherche du consensus, bien que parfois hiérarchisée, existait dans les sociétés segmentaires ou lignagères du continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La modernité démocratique en Afrique comme ailleurs est donc autant héritée que reconstruite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour mieux comprendre ce qu’est la démocratie, il est nécessaire de distinguer ce qui ne relève pas de cette notion. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie est en opposition avec certaines idées politiques, qui sont des formes concurrentes de pouvoir : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">       </span>la monarchie, un système dirigé par un seul individu ; ce type de pouvoir est héréditaire et souvent justifié par un droit divin ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">       </span>la tyrannie, l'utilisation de la force pour diriger et contrôler ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">       </span>l'oligarchie, le pouvoir réservé à quelques grandes familles ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">       </span>la ploutocratie, un gouvernement dirigé par les riches ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">       </span>l'aristocratie, le pouvoir confié aux nobles ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">       </span>tandis que la gérontocratie, plus vécue en Afrique, est un système où les anciens gouvernent du fait de leur expérience. Dans nos sociétés, on accorde beaucoup d'importance à l'âge, ce qui est judicieux : les diplômes ne sont pas tout. Même quelqu'un avec une intelligence moyenne, ayant beaucoup observé, a sans doute beaucoup appris et possède de l'expérience. Le respect que nous portons aux aînés repose sur leur vécu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors, qu'est-ce que la démocratie ? Elle se présente comme un idéal de liberté qui valorise les droits de chacun et remplace l’autorité traditionnelle par le consentement du peuple. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est pourquoi on dit souvent que la démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. De ce fait, nous revenons à une nouvelle idée, une nouvelle vision du monde qui donne une place prépondérante à chaque individu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les types de démocratie développés depuis l'époque de la Grèce et de Rome ont été modernisés au 18ème siècle, par d'importants penseurs, qu'on pourrait en réalité qualifier de sociologues, tels que Montesquieu et Jean-Jacques Rousseau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, Rousseau est reconnu comme le fondateur des démocraties contemporaines. Dans son ouvrage intitulé « Le contrat social », il soutient que chaque personne doit participer à sa propre gouvernance ; en d'autres termes, le pouvoir d'un État ou d'une nation doit appartenir au peuple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le fondement philosophique de la démocratie : raison partagée et égalité civique</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La montée des révolutions, initiée par des penseurs français et marquée principalement en 1789, a modifié de manière fondamentale cette idée politique, la transformant d'une simple pensée à une conception de civilisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En examinant la perception contemporaine de la démocratie, il devient essentiel de se référer à René Descartes, qui déclare que « la raison est la chose la mieux partagée du monde ». Ce bon sens partagé constitue la base fondamentale de la démocratie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque tout le monde a accès à la raison, aucune personne ne devrait posséder le pouvoir uniquement pour elle-même. Étant donné que le bon sens est présent en chacun de nous, cela nous permet de saisir l'ampleur universelle de la démocratie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le suffrage universel ne représente-t-il pas le principal pilier de la démocratie ? Cela découle justement du bon sens que nous avons tous. Si chacun d'entre nous détient un brin de bon sens, alors chacun de nous a aussi une petite part de pouvoir. Donc, nous pouvons conclure qu’une voix équivaut à une autre. Voici le premier principe de la démocratie et son aspect universel. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le second principe que nous pouvons considérer, et qui serve également de fondation à la démocratie, est que le pouvoir et la politique impliquent tout le monde. La politique doit être jugée par tous les citoyens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet engagement se présente sous deux formes : des droits et des obligations. Prenons l’exemple d’un patient visitant un hôpital pour recevoir des soins. A-t-il un droit ? Remplit-il une obligation ? C’est en effet les deux. L’État se doit d’améliorer la santé des citoyens qui contribuent à sa propre existence, ce qui constitue un droit pour ceux-ci. En même temps, le citoyen, pour jouer son rôle dans la société et prévenir de contagions à autrui, a l’impérieuse obligation de se soigner. Cela s’applique également à la démocratie, qui englobe un aspect de “devoir” ainsi qu’un aspect de “droit”.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De plus, il est évident que les choix politiques ne requièrent aucune formation spécifique, aucune spécialité, et cela constitue le troisième principe, établissant la démocratie comme un idéal d’égalité et de liberté pour tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La démocratie comme une culture et non comme un dogme institutionnel</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On confond souvent démocratie et institutions démocratiques. Or la démocratie est d’abord une culture, un rapport au pouvoir, au collectif, à l’altérité qui s’ajuste aux circonstances particulières de chaque pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle peut prendre des formes variées : directe, représentative, participative. Elle peut s’exercer dans des contextes républicains comme monarchiques, à condition que le consentement populaire soit réel et que les libertés soient garanties.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prenez par exemple l’Europe Occidentale. Les républiques s’inspirent de la démocratie (France) autant que les monarchies constitutionnelles (Angleterre). Cela implique que, bien que la démocratie soit une idée, une valeur concrète, son application ne peut pas être uniforme : il existe d’ailleurs différentes méthodes de représentation (directe et indirecte). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pensez un moment à 22 000 000 de personnes dans un parlement, en train de discuter de l'avenir du Mali. Nous aurions eu une représentation très importante, c'est vrai, mais quel grand chaos en résulterait. C’est pour cette raison que le peuple laisse librement ses pouvoirs à des représentants. En fait, vous devez bien faire la différence entre les réactions d'une foule et celles d'un groupe bien organisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, la démocratie, en tant que concept politique, touche-t-elle les individus et devient une idée qui inclut des aspects politiques, sociaux et économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La civilisation moderne, qui évolue dans le monde actuel, se manifeste pour les individus sous la forme de libertés, souvent appelées libertés fondamentales. Ces libertés englobent la liberté de circulation, la liberté de pensée et de croyance religieuse, ainsi que la liberté d’exprimer ses idées, tant à l’oral qu’à l’écrit. A cela s’ajoute la liberté d’association, qui représente des avancées majeures offertes par la démocratie aux citoyens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cet espace, il est essentiel de noter que la démocratie authentique ne fixe aucune limite ou restriction à l’exercice des libertés fondamentales, sauf celles nécessaires pour respecter la liberté des autres. Aucune restriction ne devrait exister, sauf si notre liberté empiète sur celle des autres ou menace le bien commun. C’est précisément parce que la démocratie repose sur l’égalité de tous que des limites sont acceptables : la loi s’applique à tous de manière égale. Si la liberté était seulement le droit d’agir comme on le souhaite, alors la société deviendrait un véritable désordre où la force du plus fort prévaut toujours. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, les libertés individuelles n’auraient pas de signification si elles ne s’étendaient pas au groupe et à la communauté. La liberté serait incomplète si la collectivité n’en profitait pas. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie et l’idéal de liberté se manifestent d’abord chez les individus, puis se dévoilent au sein des collectivités. Il faut donc tenir compte des dynamiques communautaires, des logiques coutumières, sans céder aux tentations autoritaires souvent justifiées par la tradition négative.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est vrai que transmettre des idées aussi théoriques à des jeunes est un défi. Pour enseigner la démocratie de manière efficace aux jeunes, il serait peut-être nécessaire de repenser cette notion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Enseigner la démocratie aux jeunes : un impératif pédagogique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment transmettre la démocratie à la jeunesse ? Il faut nécessairement déconstruire l’idée que la liberté signifie faire ce que l’on veut.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Éduquer à la démocratie doit être reconnue comme une instruction civique qui cherche à prouver que liberté et discipline sont étroitement liées. La liberté est indissociable de la règle. Cette idée peut sembler choquante, mais cette position paradoxale pourrait susciter des réactions chez les jeunes. Si vous présentez la démocratie aux jeunes comme étant la même chose que la liberté, qui est en réalité liée à la discipline, vous attirerez leur attention avant de vous engager dans une analyse. La vie en société serait-elle possible sans discipline pour protéger la liberté de chacun ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il existe de nombreux exemples pour prouver aux jeunes que liberté ne signifie pas simplement faire ce qu'ils veulent. Ainsi, la liberté, envisagée comme une qualité humaine, une valeur essentielle, nécessite des repères, impose des limites et doit être orientée pour le bien de la communauté. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'expérience des libertés fondamentales et des libertés individuelles ne prend véritablement forme que lorsque l’on fait partie d’un groupe, d’une collectivité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La discipline apparaît donc comme un moyen d'aider chacun à tirer pleinement parti de sa liberté. En tant qu'individu vulnérable dans la société, on s'appuie sur la discipline – c'est-à-dire sur la loi qui assure sa protection – pour jouir de sa liberté. <o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque l'on enseigne la démocratie à de jeunes personnes, il devient compliqué de gérer leurs réactions si la discipline n'est pas considérée. Cette discipline vise à montrer aux jeunes que « l'art naît de contrainte, vit de lutte et meurt de liberté », comme le souligne à juste titre André Gide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parler de démocratie devant des jeunes en la qualifiant de principe de liberté totale, c'est négliger la pédagogie. Les jeunes doivent vivre en groupe et, par conséquent, ils doivent respecter non seulement une bonne discipline, mais aussi pratiquer l'autodiscipline. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est nécessaire de faire émerger chez les jeunes leur valeur individuelle tout en leur permettant de prendre conscience que cette valeur individuelle doit respecter la valeur collective et l'intérêt général. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie, représentant un type de civilisation centrée sur la liberté tout en s'opposant à l'anarchie, nous renvoie encore une fois à la notion de discipline. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les aînés ont une compréhension et un jugement que les jeunes n'ont pas encore atteint. Ce que les jeunes détiennent, et peut-être même plus qu’eux, c'est un sens aigu de la justice ; ils semblent plus justes que les aînés, car ils sont peut-être plus innocents. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les jeunes, à l'instar des adultes, évoluent dans un monde qui se rapporte constamment à la liberté. Ils doivent être sensibilisés à ce concept universel. Et quand nous parlons, nous devons être aussi capables de nous taire et écouter. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l'enseignement de la démocratie aux jeunes à travers une formation civique, il est essentiel de pouvoir montrer que les droits vont de pair avec les devoirs. Former des citoyens, ce n’est pas former des consommateurs de droits, mais des acteurs du vivre-ensemble. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Redonner sens à la démocratie, ce n’est pas seulement organiser des élections, mais réconcilier les individus avec leur puissance d’agir collective. C’est former des jeunes conscients que la liberté ne se reçoit pas, elle se conquiert et se protège, chaque jour, par la parole, le vote éclairé, la solidarité et le respect mutuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Dr. Mahamadou Konaté</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Protéger les données personnelles en Afrique : Urgence d’une régulation harmonisée et ambitieuse</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/proteger-les-donnees-personnelles-en-afrique-urgence-dune-regulation-harmonisee-et-ambitieuse-3107089.html</link>
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<description><![CDATA[ La révolution numérique en cours bouleverse les fondements des sociétés africaines : elle transforme les économies, redéfinit les modes de gouvernance, recompose les relations entre citoyens, entreprises et institutions publiques. Au cœur de cette mutation silencieuse, un actif d’un genre nouveau s’impose comme l’un des plus convoités : la donnée personnelle. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 17:22:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De manière quotidienne, consciente ou non, les populations africaines génèrent une quantité exponentielle d’informations les concernant : noms, contacts, géolocalisations, habitudes de consommation, historiques médicaux, identifiants biométriques, opinions exprimées sur les réseaux sociaux. Ces données, souvent captées par des plateformes étrangères ou des dispositifs administratifs peu encadrés, sont stockées, croisées, analysées, revendues – dans la plupart des cas, sans encadrement adéquat, sans consentement libre et éclairé, ni protection juridique effective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette asymétrie entre les producteurs de données (les citoyens), les collecteurs (publics ou privés), et les détenteurs du pouvoir numérique (souvent extérieurs au continent) constitue aujourd’hui l’un des angles morts les plus préoccupants de la transition numérique africaine. Elle menace à la fois les droits fondamentaux, la sécurité des populations, la justice sociale et la compétitivité des États.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ce constat, une régulation continentale forte, cohérente et ambitieuse de la protection des données personnelles n’est pas un luxe. C’est une urgence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une mosaïque juridique incomplète : diagnostic continental</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs pays africains ont, au cours des quinze dernières années, adopté des législations encadrant la collecte et le traitement des données personnelles. Ces textes, souvent inspirés de modèles européens, ont marqué des avancées importantes. Le Nigeria, par exemple, a adopté en 2023 une loi fédérale sur la protection des données, assortie de la création d’une autorité dédiée, la Commission nigériane de protection des données. L’Afrique du Sud a mis en œuvre la loi POPIA (Protection of Personal Information Act), régulant strictement le traitement des données par les entités publiques et privées. Le Sénégal, pionnier sur le continent, dispose d’une législation depuis 2008. Le Kenya, le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Mali ou encore la Tunisie ont également structuré leur cadre légal autour d’autorités de contrôle indépendantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, cette avancée juridique apparente masque une réalité préoccupante : la fragmentation des approches, l’inégalité des moyens alloués aux autorités de régulation, l’absence de mécanismes d’harmonisation entre les pays, et une faible culture de la protection des données au sein des institutions publiques comme du secteur privé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains pays disposent de textes mais pas d’organismes de contrôle véritablement opérationnels. D’autres appliquent des lois anciennes, non adaptées à l’évolution des technologies numériques. Dans l’ensemble, le continent africain souffre d’un manque criant de coordination, de jurisprudence et de capacité de mise en œuvre à l’échelle régionale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données personnelles, adoptée à Malabo en 2014, aurait pu servir de catalyseur. Mais dix ans après, elle reste largement sous-ratifiée et inopérante. De son côté, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a adopté dès 2010 un Acte additionnel sur la protection des données, qui incite les États membres à légiférer de manière cohérente. Ce texte a inspiré de nombreux cadres nationaux en Afrique de l’Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans d’autres régions, des efforts similaires existent. L’Union du Maghreb Arabe (UMA), bien que moins active ces dernières années, a vu émerger des convergences réglementaires entre le Maroc et la Tunisie. La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) a publié un modèle-type de loi sur la protection des données dès 2013. La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) explorent également des principes d’interopérabilité réglementaire. Mais ces initiatives demeurent insuffisamment articulées à l’échelle continentale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En l’absence d’une régulation harmonisée et effective, les données circulent librement, souvent hors du continent, sans garanties pour les citoyens. Cette situation fragilise la confiance dans les services numériques, compromet les efforts de digitalisation de l’administration, et expose l’Afrique à une perte irréversible de maîtrise sur ses actifs immatériels les plus précieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Modèles internationaux : des références contrastées mais instructives</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Règlement général sur la protection des données (RGPD) de l’Union européenne constitue aujourd’hui la norme mondiale en matière de régulation de la vie privée. Il établit un équilibre robuste entre innovation et protection des droits fondamentaux. Loin d’être un frein à la croissance, ce règlement a permis de bâtir un socle de confiance numérique, renforcé par des sanctions dissuasives et une portabilité juridique globale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Californie, par le biais du California Consumer Privacy Act (CCPA), a adopté une régulation plus centrée sur la transparence et le contrôle des consommateurs. Son approche démontre qu’un cadre souple, mais clair, peut encadrer les géants de la tech sans pénaliser les entreprises locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La République populaire de Chine, avec sa loi sur la protection des informations personnelles (PIPL), adopte une posture stratégique fondée sur la souveraineté numérique et la sécurité nationale. Le contrôle des transferts transfrontaliers, l’obligation de localisation des données sensibles, et l’encadrement des usages commerciaux forment un triptyque résolument étatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Inde, enfin, avec sa Digital Personal Data Protection Act (DPDP), propose une synthèse : s’inspirant du RGPD tout en adaptant les principes à ses réalités administratives et économiques, le texte indien associe droits individuels, exigences de conformité, et rôle proactif de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces modèles, bien que variés, convergent sur l’idée que la protection des données personnelles est indissociable de la régulation économique, de la justice sociale et de la souveraineté stratégique. L’Afrique ne doit pas reproduire mécaniquement ces cadres, mais en tirer les leçons nécessaires pour penser un modèle africain cohérent et adapté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Pour une régulation africaine ambitieuse et durable</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je considère qu’un modèle africain crédible doit reposer sur plusieurs principes structurants : la reconnaissance explicite du droit à la protection des données comme un droit fondamental ; la limitation stricte des usages publics et commerciaux ; la responsabilisation des acteurs privés ; et la création d’instances indépendantes dotées de moyens suffisants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La ratification collective de la Convention de Malabo et sa mise en œuvre effective par les États membres de l’Union africaine est un préalable nécessaire. Cette étape doit être renforcée par des mécanismes techniques de coordination interétatique : plateformes d’interopérabilité, standards juridiques communs, clauses types pour les transferts de données intra-africains, coopération judiciaire et administrative transfrontalière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’agissant des autorités nationales de protection, leur indépendance juridique et fonctionnelle ne sera garantie que si elles disposent de ressources financières autonomes. Toutefois, il est essentiel d’éviter les dérives consistant à multiplier des redevances ou taxes numériques appliquées indistinctement aux particuliers, aux jeunes entreprises ou aux innovations encore fragiles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J’estime que le financement de ces autorités peut et doit reposer sur un socle plus équilibré. Cela peut inclure un financement direct par les budgets d’État, garanti par la loi ; la contribution des grands acteurs économiques du numérique, notamment les multinationales opérant sur les marchés africains ; la création de fonds régionaux d’appui à la régulation numérique, alimentés par les communautés économiques régionales ; ou encore des mécanismes innovants de partage des revenus issus de l’exploitation publique de données anonymisées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce modèle mixte permettrait de préserver la neutralité et l’efficacité des autorités, sans pénaliser l’écosystème local d’innovation ni faire peser la charge sur les citoyens. Il s’agit là d’un choix stratégique, à la fois budgétaire, politique et symbolique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Poser les fondations d’un futur numérique digne</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique ne manque ni d’idées, ni d’initiatives, ni de textes juridiques. Elle manque de cohérence, de volonté collective et d’audace institutionnelle pour transformer le droit à la protection des données en réalité quotidienne pour ses citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce combat n’est pas technique. Il est profondément politique. Il touche à notre conception du pouvoir, de la dignité humaine, de l’équité économique et de notre place dans le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je crois que nous avons, ensemble, la capacité d’écrire une nouvelle page de la gouvernance numérique du continent. Une page qui protège sans freiner. Qui encadre sans étouffer. Qui libère les énergies tout en garantissant les droits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je suis prêt à porter cette vision dans toutes les enceintes, nationales, régionales ou internationales. Parce que protéger les données personnelles des Africains, ce n’est pas défendre une cause sectorielle. C’est affirmer, avec force et clarté, que notre avenir numérique sera construit sur le respect, la justice et la responsabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Tidiani Togola</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La Démocratie, une valeur transculturelle :  Réflexions pour une pédagogie civique contemporaine</title>
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<description><![CDATA[ En mémoire du Professeur Assoi ADIKO, historien émérite, disparu le 08 Juillet 1997 ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 02:48:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie, souvent perçue comme une construction politique occidentale, s’inscrit en réalité dans une longue histoire de pratiques collectives et de régulations sociales partagées à travers les cultures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle constitue aujourd’hui bien plus qu’un système politique : c’est un mode de vie, un idéal de coexistence fondé sur le respect mutuel, la responsabilité citoyenne et l’autodiscipline. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un espace sahélien fracturé par les conflits, les replis identitaires et les dérives autoritaires, la démocratie semble à la fois affaiblie et mésinterprétée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trop souvent réduite à des procédures électorales ou instrumentalisée à des fins de légitimation, elle perd de sa portée émancipatrice. Or, loin d’être une importation exogène, la démocratie possède des ancrages anciens dans les cultures africaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa redécouverte, son enracinement et sa transmission aux jeunes générations deviennent donc une tâche fondamentale, à la fois politique, pédagogique et morale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet article propose une lecture transculturelle de la démocratie et plaide pour une pédagogie civique renouvelée, destinée à la jeunesse africaine, tant sur le plan théorique que pratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1.<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>La démocratie, un concept à réhabiliter de son identité africaine<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le terme « démocratie », du grec « dêmos » (peuple) et « kratos » (pouvoir), n’est pas récent, il remonte à la Grèce antique. Toutefois, la notion qu’il véhicule est beaucoup plus vieille ; elle existe depuis que les humains se sont regroupés en sociétés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fil du temps, des gouvernements ont parfois réduit son importance ou l'ont complètement supprimée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les sociétés africaines traditionnelles, des formes d’organisation politique ancestrales ont incarné des pratiques démocratiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, le dialogue au sein des conseils de clans, les assemblées villageoises, les processus de décision par tirage au sort ou par consensus constituent-ils des exemples concrets de gouvernance participative bien avant la colonisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dire que la démocratie serait étrangère à l’Afrique relève donc d’un préjugé colonial et d’une essentialisation électoraliste. La gouvernance par la discussion et la recherche du consensus, bien que parfois hiérarchisée, existait dans les sociétés segmentaires ou lignagères du continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La modernité démocratique en Afrique comme ailleurs est donc autant héritée que reconstruite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour mieux comprendre ce qu’est la démocratie, il est nécessaire de distinguer ce qui ne relève pas de cette notion. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie est en opposition avec certaines idées politiques, qui sont des formes concurrentes de pouvoir : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">       </span>la monarchie, un système dirigé par un seul individu ; ce type de pouvoir est héréditaire et souvent justifié par un droit divin ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">       </span>la tyrannie, l'utilisation de la force pour diriger et contrôler ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">       </span>l'oligarchie, le pouvoir réservé à quelques grandes familles ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">       </span>la ploutocratie, un gouvernement dirigé par les riches ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">       </span>l'aristocratie, le pouvoir confié aux nobles ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">       </span>tandis que la gérontocratie, plus vécue en Afrique, est un système où les anciens gouvernent du fait de leur expérience. Dans nos sociétés, on accorde beaucoup d'importance à l'âge, ce qui est judicieux : les diplômes ne sont pas tout. Même quelqu'un avec une intelligence moyenne, ayant beaucoup observé, a sans doute beaucoup appris et possède de l'expérience. Le respect que nous portons aux aînés repose sur leur vécu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors, qu'est-ce que la démocratie ? Elle se présente comme un idéal de liberté qui valorise les droits de chacun et remplace l’autorité traditionnelle par le consentement du peuple. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est pourquoi on dit souvent que la démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. De ce fait, nous revenons à une nouvelle idée, une nouvelle vision du monde qui donne une place prépondérante à chaque individu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les types de démocratie développés depuis l'époque de la Grèce et de Rome ont été modernisés au 18ème siècle, par d'importants penseurs, qu'on pourrait en réalité qualifier de sociologues, tels que Montesquieu et Jean-Jacques ROUSSEAU. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, Rousseau est reconnu comme le fondateur des démocraties contemporaines. Dans son ouvrage intitulé « Le contrat social », il soutient que chaque personne doit participer à sa propre gouvernance ; en d'autres termes, le pouvoir d'un État ou d'une nation doit appartenir au peuple. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2.<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Le fondement philosophique de la démocratie : raison partagée et égalité civique <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La montée des révolutions, initiée par des penseurs français et marquée principalement en 1789, a modifié de manière fondamentale cette idée politique, la transformant d'une simple pensée à une conception de civilisation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En examinant la perception contemporaine de la démocratie, il devient essentiel de se référer à René DESCARTES, qui déclare que « la raison est la chose la mieux partagée du monde ». Ce bon sens partagé constitue la base fondamentale de la démocratie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque tout le monde a accès à la raison, aucune personne ne devrait posséder le pouvoir uniquement pour elle-même. Étant donné que le bon sens est présent en chacun de nous, cela nous permet de saisir l'ampleur universelle de la démocratie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le suffrage universel ne représente-t-il pas le principal pilier de la démocratie ? Cela découle justement du bon sens que nous avons tous. Si chacun d'entre nous détient un brin de bon sens, alors chacun de nous a aussi une petite part de pouvoir. Donc, nous pouvons conclure qu’une voix équivaut à une autre. Voici le premier principe de la démocratie et son aspect universel. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le second principe que nous pouvons considérer, et qui serve également de fondation à la démocratie, est que le pouvoir et la politique impliquent tout le monde. La politique doit être jugée par tous les citoyens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet engagement se présente sous deux formes : des droits et des obligations. Prenons l’exemple d’un patient visitant un hôpital pour recevoir des soins. A-t-il un droit ? Remplit-il une obligation ? C’est en effet les deux. L’État se doit d’améliorer la santé des citoyens qui contribuent à sa propre existence, ce qui constitue un droit pour ceux-ci. En même temps, le citoyen, pour jouer son rôle dans la société et prévenir de contagions à autrui, a l’impérieuse obligation de se soigner. Cela s’applique également à la démocratie, qui englobe un aspect de “devoir” ainsi qu’un aspect de “droit”. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De plus, il est évident que les choix politiques ne requièrent aucune formation spécifique, aucune spécialité, et cela constitue le troisième principe, établissant la démocratie comme un idéal d’égalité et de liberté pour tous. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3.La démocratie comme une culture et non comme un dogme institutionnel<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On confond souvent démocratie et institutions démocratiques. Or la démocratie est d’abord une culture, un rapport au pouvoir, au collectif, à l’altérité qui s’ajuste aux circonstances particulières de chaque pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle peut prendre des formes variées : directe, représentative, participative. Elle peut s’exercer dans des contextes républicains comme monarchiques, à condition que le consentement populaire soit réel et que les libertés soient garanties.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prenez par exemple l’Europe Occidentale. Les républiques s’inspirent de la démocratie (France) autant que les monarchies constitutionnelles (Angleterre). Cela implique que, bien que la démocratie soit une idée, une valeur concrète, son application ne peut pas être uniforme : il existe d’ailleurs différentes méthodes de représentation (directe et indirecte). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pensez un moment à 22 000 000 de personnes dans un parlement, en train de discuter de l'avenir du Mali. Nous aurions eu une représentation très importante, c'est vrai, mais quel grand chaos en résulterait. C’est pour cette raison que le peuple laisse librement ses pouvoirs à des représentants. En fait, vous devez bien faire la différence entre les réactions d'une foule et celles d'un groupe bien organisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, la démocratie, en tant que concept politique, touche-t-elle les individus et devient une idée qui inclut des aspects politiques, sociaux et économiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La civilisation moderne, qui évolue dans le monde actuel, se manifeste pour les individus sous la forme de libertés, souvent appelées libertés fondamentales. Ces libertés englobent la liberté de circulation, la liberté de pensée et de croyance religieuse, ainsi que la liberté d’exprimer ses idées, tant à l’oral qu’à l’écrit. A cela s’ajoute la liberté d’association, qui représente des avancées majeures offertes par la démocratie aux citoyens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cet espace, il est essentiel de noter que la démocratie authentique ne fixe aucune limite ou restriction à l’exercice des libertés fondamentales, sauf celles nécessaires pour respecter la liberté des autres. Aucune restriction ne devrait exister, sauf si notre liberté empiète sur celle des autres ou menace le bien commun. C’est précisément parce que la démocratie repose sur l’égalité de tous que des limites sont acceptables : la loi s’applique à tous de manière égale. Si la liberté était seulement le droit d’agir comme on le souhaite, alors la société deviendrait un véritable désordre où la force du plus fort prévaut toujours. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, les libertés individuelles n’auraient pas de signification si elles ne s’étendaient pas au groupe et à la communauté. La liberté serait incomplète si la collectivité n’en profitait pas. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie et l’idéal de liberté se manifestent d’abord chez les individus, puis se dévoilent au sein des collectivités. Il faut donc tenir compte des dynamiques communautaires, des logiques coutumières, sans céder aux tentations autoritaires souvent justifiées par la tradition négative.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est vrai que transmettre des idées aussi théoriques à des jeunes est un défi. Pour enseigner la démocratie de manière efficace aux jeunes, il serait peut-être nécessaire de repenser cette notion. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4.<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Enseigner la démocratie aux jeunes : un impératif pédagogique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment transmettre la démocratie à la jeunesse ? il faut nécessairement déconstruire l’idée que la liberté signifie faire ce que l’on veut.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Éduquer à la démocratie doit être reconnue comme une instruction civique qui cherche à prouver que liberté et discipline sont étroitement liées. La liberté est indissociable de la règle. Cette idée peut sembler choquante, mais cette position paradoxale pourrait susciter des réactions chez les jeunes. Si vous présentez la démocratie aux jeunes comme étant la même chose que la liberté, qui est en réalité liée à la discipline, vous attirerez leur attention avant de vous engager dans une analyse. La vie en société serait-elle possible sans discipline pour protéger la liberté de chacun ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il existe de nombreux exemples pour prouver aux jeunes que liberté ne signifie pas simplement faire ce qu'ils veulent. Ainsi, la liberté, envisagée comme une qualité humaine, une valeur essentielle, nécessite des repères, impose des limites et doit être orientée pour le bien de la communauté. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'expérience des libertés fondamentales et des libertés individuelles ne prend véritablement forme que lorsque l’on fait partie d’un groupe, d’une collectivité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La discipline apparaît donc comme un moyen d'aider chacun à tirer pleinement parti de sa liberté. En tant qu'individu vulnérable dans la société, on s'appuie sur la discipline – c'est-à-dire sur la loi qui assure sa protection – pour jouir de sa liberté. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque l'on enseigne la démocratie à de jeunes personnes, il devient compliqué de gérer leurs réactions si la discipline n'est pas considérée. Cette discipline vise à montrer aux jeunes que « l'art naît de contrainte, vit de lutte et meurt de liberté », comme le souligne à juste titre André GIDE. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parler de démocratie devant des jeunes en la qualifiant de principe de liberté totale, c'est négliger la pédagogie. Les jeunes doivent vivre en groupe et, par conséquent, ils doivent respecter non seulement une bonne discipline, mais aussi pratiquer l'autodiscipline. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est nécessaire de faire émerger chez les jeunes leur valeur individuelle tout en leur permettant de prendre conscience que cette valeur individuelle doit respecter la valeur collective et l'intérêt général. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie, représentant un type de civilisation centrée sur la liberté tout en s'opposant à l'anarchie, nous renvoie encore une fois à la notion de discipline. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les aînés ont une compréhension et un jugement que les jeunes n'ont pas encore atteint. Ce que les jeunes détiennent, et peut-être même plus qu’eux, c'est un sens aigu de la justice ; ils semblent plus justes que les aînés, car ils sont peut-être plus innocents. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les jeunes, à l'instar des adultes, évoluent dans un monde qui se rapporte constamment à la liberté. Ils doivent être sensibilisés à ce concept universel. Et quand nous parlons, nous devons être aussi capables de nous taire et écouter. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l'enseignement de la démocratie aux jeunes à travers une formation civique, il est essentiel de pouvoir montrer que les droits vont de pair avec les devoirs. Former des citoyens, ce n’est pas former des consommateurs de droits, mais des acteurs du vivre-ensemble. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Redonner sens à la démocratie, ce n’est pas seulement organiser des élections, mais réconcilier les individus avec leur puissance d’agir collective. C’est former des jeunes conscients que la liberté ne se reçoit pas, elle se conquiert et se protège, chaque jour, par la parole, le vote éclairé, la solidarité et le respect mutuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Dr Mahamadou KONATE,<o:p></o:p></span></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Bamako, le 08 juillet 2025</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le retour de l&amp;apos;endormeur</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-retour-de-lendormeur-3107016.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 01:24:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une tribune en date du 27 juin 2025 qui enflamme les réseaux sociaux depuis, Komoguel (encore lui !) alerte sur l'imminence des dangers qui pèsent sur l'avenir de notre pays et de ses dirigeants et se fait passer, pour la circonstance, pour l'éveilleur de conscience et le grand rassembleur des Maliens dans un langage frisant la condescendance. Comme lui qui a naguère occupé de très hautes fonctions politiques et administratives dans notre pays, je me sens, moi aussi, interpellé par la situation qui se détériore de jour en jour, et crains le pire pour mon pays, pour son peuple. Je me sens aussi moralement obligé d'apporter ma modeste contribution aux débats en cours. Surtout, dans un contexte où le pyromane joue au sapeur-pompier. Nous ne sommes pas des amnésiques : chacun a un passé et un présent connus de tous. <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Revoilà donc Narcisse qui n’a d’yeux ni d’oreilles que pour lui-même ! Le revoilà avec son intelligence dont les lumières n’éclairent que ses propres idées ! Nous le croyions endormi voire éteint politiquement mais, il est vrai, le phœnix a le don de la résurrection toujours renouvelée. Lui aussi donc ? Nous le croyions suffisamment mûr et intelligent pour sentir le dégoût désormais lié à son image. Mais, toujours égal à lui-même, il veut remonter des profondeurs où l’avaient précipité ses ambitions sans bornes, pour vouloir se propulser au-devant d’une scène politique désormais bannie de nos cieux ! Le revoilà empêtré dans ses gesticulations dont les moindres lui seront, cette fois-ci, fatales. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme un sophiste, il est de retour avec sa verve… dans un appel insipide aux relents populistes. Son objectif n'a jamais été la recherche de la vérité ni le rassemblement des Maliens autour de la nation. Il n'a jamais cherché à convaincre ; il veut juste satisfaire ses intérêts personnels en prenant ses idées pour des vérités absolues. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il utilise l’art de la rhétorique, non pas pour éclairer, mais pour manipuler et tromper l’opinion, sans cesser de chercher à assombrir voire étouffer les débats de fond. Apparemment cultivé, s’affichant même comme un docte et doté de certaines connaissances livresques, l’homme est un égoïste indescriptible, un menteur fieffé qui plus est vaniteux et très superficiel dans ses analyses. Il fait étalage d’un faux savoir en prétendant tout connaître et est convaincu d’avoir toujours raison. C’est le prototype du personnage fat. Il utilise des discours dangereux, en éludant, obstruant toute voie menant à la vérité. Pas humble pour un sou, il ignore qu’il ignore. L’homme est un obstacle à la réconciliation, à la paix, à la manifestation de la vérité entre Maliens. Il demeure le problème et ne pourra jamais être la solution. Son soliloque est une forme achevée de l’hypocrisie propre à une classe d’intellectuels reconnus pour leur malhonnêteté. L’homme veut certainement recouvrer la confiance et la sympathie du peuple. Trop tard : ils les a perdues au fil de ses jongleries et de ses pérégrinations verbales. Plus rien à faire… il est incorrigiblement accroc à l’art de la diversion. Une énième démarche ambiguë que nul ne pourra comprendre. Voilà un de ses discours loufoques auxquels il a habitué les Maliens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rancunier impénitent, il serait préférable qu’il se taise à jamais ou qu’il s’efface pour toujours de notre planète amoureuse de vérité et d’humanité, surtout face à l’évidence de l’échec qu’il a essuyé dans sa mission de refondation du Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il exploite sans quartier chaque faiblesse de ses adversaires, utilise chaque évènement défavorable pour se frayer un passage vers sa promotion personnelle. Ses rapports avec les autres sont toujours circonstanciels, calculés et intéressés. Son combat n’a de sens que sa propre ascension. C’est à peine si l’on peut le situer dans une catégorie. Avec lui, il faut redoubler de vigilance pour éviter au pays d’autres mésaventures. Les « mônèbôdenw » poursuivront le combat pour la souveraineté nationale avec les « fasoden gnumanw », sans se préoccuper des clivants et autres opportunistes… N’étant plus sûrs de rien, ayant perdu confiance en tout le monde, nous serions bêtes de nous laisser divertir par les marchands d’illusions et autres abonnés à la mauvaise foi et à l’entourloupe. L'obscurité prélude toujours la lumière, l'espoir. Nous prévenons qu'on ne doit jamais mordre la main qui nous nourrit. Komoguel, l'infatué ne doit pas renaître, son cri d'alarme doit être ignoré car, il n'est pas sincère. À bon entendeur, tant pis !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Yaya Sangaré, Ancien ministre</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Baccalauréat 2025 : Le secrétaire général du SNEC invite les autres artistes à suivre l’exemple de Biguini Bagaga</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/baccalaureat-2025-le-secretaire-general-du-snec-invite-les-autres-artistes-a-suivre-lexemple-de-biguini-bagaga-3106985.html</link>
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<description><![CDATA[ La candidature audacieuse au Baccalauréat 2025 de la chanteuse, Biguini Bagaga, est un acte fort, un signal inspirant pour tes pairs, leur montrant que l’on peut, à tout moment, choisir de se perfectionner intellectuellement. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 07:32:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’image de Kailash Satyarthi, lauréat du prix Nobel de la paix et défenseur du droit à l’éducation pour tous, tu incarnes cette idée d’une "seconde chance" offerte à celles et ceux dont le parcours scolaire a été interrompu trop tôt. Satyarthi a consacré sa vie à la lutte contre le travail des enfants et l’exploitation infantile, croyant fermement que l’éducation est la clé pour sortir de la pauvreté et de la marginalisation. Ton initiative résonne profondément avec cette philosophie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils sont nombreux ces jeunes artistes talentueux, passionnés et engagés, qui, à l’aube de leur jeunesse, ont vu leur scolarité interrompue par les exigences de leur carrière artistique. Par ton courage et ton humilité, tu leur ouvres un chemin nouveau, un chemin vers l’épanouissement intellectuel, complémentaire à l’expression artistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je sais combien tu es talentueuse et passionnée par ta musique. Je n’ignore pas non plus les difficultés que tu as rencontrées pour concilier ton art et les études. Pourtant, tu as tenu à t’inscrire sur la liste des candidats au Baccalauréat. Par ce geste, tu as démontré que la connaissance est une richesse au même titre que la notoriété et qu’elle est précieuse pour ton avenir artistique, personnel et citoyen. Je t’y encourage très fortement, car je suis convaincu que les études t’ouvriront de nouvelles perspectives, enrichiront ta créativité et t’élèveront encore davantage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Là où certains artistes se contentent des feux de la rampe et des cachets de leurs prestations, toi, tu as osé l’effort intellectuel. Malgré ton aura, malgré les moyens à ta disposition, tu as choisi de te remettre en question, de te lancer dans cette belle aventure d’apprenante, sans limite. Tu as ainsi montré à toute une génération d’artistes que la réussite peut aussi se conjuguer avec le savoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque apparition de ta part, à la sortie d'une épreuve, était une occasion unique pour tes fans de t’approcher de près, eux qui, parfois, ne parvenaient même pas à décliner la série dans laquelle ils ont composé, mais qui connaissent par cœur tes chansons aussi sensuelles que profondes. Tu as conquis leurs cœurs par la musique, et tu as su toucher leurs âmes par ton exemple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant ces quatre jours d’épreuves, tu as donné le meilleur de toi-même, comme lors d’un concert. Tu as brillé par ta présence, ton courage et ton humilité, éclairant le chemin de tes camarades candidats. Raccrocher le micro, le temps d’un examen, fut sans doute l’une des plus belles leçons que tu puisses offrir à ta génération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je devine les pressions que tu as pu ressentir, les doutes, le stress, et les regards. Mais retiens ceci: quel que soit le résultat, tu as déjà gagné. Tu as ouvert une brèche dans les esprits, montré qu’il y a une vie après les projecteurs, une vie faite aussi de connaissances, d’efforts et d’accomplissement personnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme tu le dis si bien: "A TE GRI GRI GRI". Et oui, chaque chose en son temps.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bonne chance au Baccalauréat 2025. J’espère de tout cœur lire ton nom sur la liste des admis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Merci à toi, notre GUESSERÉ. Bonne chance !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moustapha GUITTÈYE, Secrétaire Général du BEN-SNEC/UNTM</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;Afrique exige une justice équitable : où mène la crise de crédibilité de la CPI</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lafrique-exige-une-justice-equitable-ou-mene-la-crise-de-credibilite-de-la-cpi-3106973.html</link>
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<description><![CDATA[ La Cour pénale internationale (CPI) a été créée comme une organisation indépendante chargée de poursuivre les crimes les plus graves — génocide, crimes de guerre et crimes contre l&#039;humanité. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Jul 2025 19:38:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, depuis ses débuts, elle est de plus en plus critiquée pour son manque d'impartialité et son approche unilatérale, en particulier par les pays du Sud global.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De nombreuses enquêtes de la CPI ont concerné exclusivement l'Afrique. Jusqu'en 2016, toutes les affaires examinées par la Cour étaient liées à des États africains : l'Ouganda, le Kenya, le Soudan, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Libye et d'autres. Cela a suscité des mécontentements, car des violations similaires commises par des pays occidentaux, notamment lors des opérations militaires en Irak, en Afghanistan et en Libye, n'ont pas été examinées par la Cour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les critiques soulignent que la CPI évite de poursuivre les dirigeants occidentaux, même en présence de preuves de leur implication dans des crimes. En Afrique, cela alimente les soupçons que la CPI est utilisée comme un instrument de pression plutôt que comme un organe judiciaire impartial. De nombreux analystes africains qualifient cette approche d'eurocentrique et injuste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mécontentement a atteint un tel niveau qu'en 2013, l'ancien ministre éthiopien des Affaires étrangères, Tedros Adhanom, déclarait lors d'une réunion de l'Union africaine : « Au lieu de promouvoir la justice et la réconciliation et de contribuer au progrès de la paix et de la stabilité sur notre continent, ce tribunal s'est transformé en un instrument politique prenant pour cible l'Afrique et les Africains».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2018, le président rwandais Paul Kagame a affirmé sans détour : « La CPI était censée couvrir le monde entier, mais elle n'a finalement couvert que l'Afrique. [...] Dès sa création, j'ai dit que sa mise en place et son utilisation reposaient sur une base frauduleuse. J'ai dit aux gens qu'il s'agirait d'un tribunal pour juger les Africains, et non des gens du monde entier. Et je ne crois pas que l'on m'ait donné tort ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2017, plusieurs pays, dont le Burundi, l'Afrique du Sud et la Gambie, ont annoncé leur retrait ou leur intention de se retirer du Statut de Rome. Les dirigeants de l'Union africaine plaident pour la création de mécanismes régionaux de justice propres, qui seraient plus équitables et prendraient en compte le contexte réel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette défiance montre que la CPI n'a pas réussi à répondre aux attentes d'un système de justice égal pour tous. Aux yeux de nombreux États africains, elle est devenue un symbole d'inégalité plutôt que de justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">PAR Drissa Traoré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : Taux de chômage au Mali à 3,5 %, et si c&amp;apos;est le ministre des Finances qui a raison ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-taux-de-chomage-au-mali-a-35-et-si-cest-le-ministre-des-finances-qui-a-raison-3106928.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Jul 2025 01:33:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un entretien publié le 03 août 2024 dans Alternatives Economiques, la réponse de Patrick Artus à la question " Vous mobilisez toujours beaucoup de statistiques. Est-ce que tout est dans les chiffres ? " a été : " Bien sûr que non. D'abord, les chiffres sont généralement faux ! " Et j'ajoute, surtout dans les sciences sociales !<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Est-ce à dire que le taux de chômage annoncé par le ministre des Finances du Mali lors de l'émission Mali Koura Taasira diffusée sur ORTM1 le samedi 31 mai 2025 est aussi faux ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le chômage, un vrai serpent de mer<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le chômage occupe le peloton de tête parmi les concepts polymorphes en sciences économiques. Ses différentes formes s'appuient sur des réalités plus ou moins hétérogènes. Je définis le chômage comme étant le stock de travail disponible et inexploité dans une économie caractérisée par la supériorité de l'offre de travail à la demande de travail.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré son polymorphisme, les économistes parviennent à rassembler le concept de chômage sous deux grandes rubriques s'appuyant sur le clivage qui existe entre orthodoxie et hétérodoxie économiques. Il s'agit du chômage naturel - intégrant le chômage frictionnel, le chômage structurel et le chômage saisonnier - et du chômage conjoncturel (ou chômage induit par le fonctionnement de l'économie à court terme). La somme de ces deux formes de chômage inclus l'ensemble des chômeurs d'une économie donnée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment calculer le taux associé au chômage tel que présenté supra alors ? Comme toujours en économie, il faut des conventions. En matière de calcul de taux de chômage, c'est le Bureau international du travail (BIT) qui a établi les règles ou conventions de calcul.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Celles-ci permettent de mesurer le taux de chômage d'une économie qui est souvent appelé le taux de chômage au sens strict ou au sens du BIT. Ce taux peut être décliné en fonction des statuts des travailleurs (ouvriers, ouvriers qualifiés ; cadres, jeunes, seniors etc.) ou en fonction du genre (femmes, hommes) ou même en fonction des lieux de résidence, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3,5 % de taux de chômage au Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre des Finances du Mali lors de son intervention dans l'émission citée supra s'était exprimé ainsi "le taux de chômage au Mali est passé de… on était à 6,5 en 2020 et nous sommes tombés à 3,5 aujourd'hui…". Avant d'annoncer les 3,5%<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de taux de chômage, l'invité de l'émission a pris le temps de présenter l'indicateur de taux de chômage utilisé (à savoir le taux de chômage au sens du BIT ; malheureusement, sa présentation de la méthode de calcul a été brouillée par les échos liés aux chiffres annoncés dans la foulée !) Pris sous cet angle, le chiffre avancé est économiquement défendable et pourrait être considéré comme juste. Par contre, un élargissement du calcul du taux de chômage au Mali incluant d'autres critères tels que les travailleurs payés en dessous du SMIG et ceux sous employés, conduirait sûrement à un taux de chômage élargi à deux chiffres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet épisode est similaire aux tiraillements relatifs aux écarts qui pourraient exister entre la température ressentie par les populations et la température annoncée par les services météorologiques pendant les périodes caniculaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Apparemment, le chômage ressenti par les Maliens semble être "réellement" en porte à faux avec le chômage annoncé par le premier responsable chargé de la lutte implacable contre ce fléau contemporain qu'est le chômage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Madou Cissé (Fseg)<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Moussa Traoré dit Bill, président de l&amp;apos;ALCPPE : L&amp;apos;appel solennel à la jeunesse malienne</title>
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<description><![CDATA[ Le président de l&#039;Association de lutte contre la pauvreté et pour la protection de l&#039;environnement (ALCPPE), Moussa Traoré dit Bill, a adressé lundi 30 juin une adresse à la jeunesse malienne une occasion pour lui de faire aussi un diagnostic sans complaisance de la vie de la nation. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Jul 2025 01:21:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je m'adresse à vous non seulement en tant que président de l'Association de lutte contre la pauvreté et pour la protection de l'environnement, mais aussi en tant que fils de cette nation blessée, debout, mais meurtrie. Notre pays traverse une crise profonde, multiple, complexe : une crise de sécurité, de justice, de confiance et de dignité. Nous faisons face à une pauvreté qui rabaisse, à une injustice sociale qui divise, à un terrorisme qui emporte nos enfants, et à un impérialisme qui continue de peser sur nos choix et sur notre souveraineté". C'est à travers ces propos que le président de l'ALCPPE, Moussa Traoré dit Bill, a introduit son adresse aux jeunes sur le ton grave depuis le siège de son organisation. A l'en croire, il parle avec sincérité et espoir aux jeunes. "Car je crois en vous. Je crois en cette jeunesse debout, courageuse, pleine d'énergie, d'idées et de talent. Mais je vois aussi, trop souvent, une jeunesse détournée de l'essentiel. Trop de critiques, trop de jugements, trop de regards tournés vers les autres et trop peu vers l'avenir. Chaque jour, j'entends des phrases comme : il se prend pour qui, lui ? Franchement, qu'est-ce qu'il veut au juste ? Pourquoi fait-il autant d'efforts ? Il attend quoi en retour ? Alors je vous pose une question simple : Depuis quand le travail, l'ambition ou le rêve sont-ils devenus des fautes ? Depuis quand vouloir faire mieux que les autres est-il une provocation, et non une source d'inspiration ? Nous devons sortir de cette mentalité où tout ce qui brille dérange, où l'on parle et critique tout sauf l'essentiel, où l'on passe notre temps à comparer notre réalité à celle de l'Occident. Alors qu'il est temps de bâtir notre pays, le Mali. Où chaque effort sincère est automatiquement suspecté d'avoir une intention cachée", a déclaré Bill.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et de poursuivre sur le ton ferme : "Travailler pour son pays n'est jamais 'trop'. Se lever chaque jour avec une idée, une vision, un rêve pour son pays n'est pas un excès, c'est une preuve d'engagement. Critiquer est facile. Juger ceux qui osent est devenu une habitude. Mais pendant que certains parlent, d'autres agissent. Pendant que certains rabaissent, d'autres relèvent. Et je vous le dis clairement : le Mali n'a pas besoin de grands discours, il a besoin d'action. Les mots ne suffisent plus. C'est par le travail, l'unité et l'engagement que nous construirons l'avenir de notre nation. Jeunesse du Mali, ne baissez pas les bras devant les obstacles. Ne riez pas de ceux qui osent, qui essayent, qui tombent et se relèvent. Ayez du respect pour chaque rêve porté avec sincérité, pour chaque action posée avec foi".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le président de l'ALCCPE, le Mali a besoin de l'énergie, de l'intelligence de la jeunesse et de son courage. "Ne croyez pas que le changement viendra de l'extérieur ou des autres : le vrai changement commence avec vous. Le véritable amour du pays ne se clame pas. Il se prouve par l'effort, par le courage, par le sacrifice. Et je vous le dis : rien, absolument rien, n'est de trop pour son pays. Le temps des critiques est terminé. Le temps du travail a commencé. Debout, jeunes et anciens, travaillons avec foi et détermination pour bâtir le Mali que nous méritons tous", a-t-il conseillé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notons que l'ALCPPE s'est forgée une réputation au Mali à travers de nombreuses actions sociales notamment la rénovation, la construction des écoles, l'aménagement des espaces publics, des cimetières, la réhabilitation des voies, des dons de fournitures scolaires et de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>médicaments, des actions de reboisement dans différentes localités.<span style="mso-spacerun: yes;">                                             </span><o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Kassoum Théra</span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Politique :  Grandeur et misère des partis politiques au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/politique-grandeur-et-misere-des-partis-politiques-au-mali-3106813.html</link>
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<description><![CDATA[ La démocratie malienne n’aura donc été qu’un feu de paille vite éteint par les bottes musclées des prétoriens. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 02:15:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les partis politiques étaient nés en masse après 1991 suite au renversement du dictateur Moussa Traoré que d’aucuns n’hésitaient pas à comparer au général Pinochet du Chili, après 23 ans de règne sans partage assimilable à une autocratie. De ce régime de parti unique constitutionnel sur lequel tout fut dit et écrit, beaucoup d’analystes nationaux et étrangers confluèrent que sans être au service d’aucun impérialisme déterminé, la défense des intérêts d’un clan et de ses affiliés était son cheval de bataille.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le CTSP d’ATT et de Zoumana Sacko, le meilleur des Premiers ministres depuis toujours, fit donc éclore un nombre incalculable de partis politiques dont certains équivalaient à des bureaux ethniques ou régionaux, au point qu’à mi-parcours, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation (il eut plusieurs appellations), sans le dire ouvertement, dut admettre qu’il n’en connaissait pas le nombre exact. De toute façon, ils étaient légalement constitués selon les termes de la constitution de 1992 et de la charte des partis politiques issus de la même constitution et animèrent comme jamais auparavant la vie politique selon les règles de la démocratie énoncées par Alexis de Tocqueville. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la foulée du pluralisme politique intégral édicté par la constitution, l’Adéma-PASJ émergea en 1992 lors de l’élection présidentielle de cette année remportée par M. Alpha Oumar Konaré. Il régna 10 ans durant de 1992 à 2002 avant de rendre en 2002 le tablier à ATT, par lequel arrivèrent après 9 ans de pouvoir tous les malheurs de ce pays, rébellion touareg et conspiration djihadiste aidant. On peut faire l’impasse sur l’avènement d’IBK en 2013 qui se comporta comme un néophyte politique pratiquant une politique plus que patrimoniale du pouvoir avec à la clé une IBKcratie plus nocive que la défunte ATTcratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela nous amène à presque 30 ans de pratique démocratique avec un bilan comportant plus de réussite que d’échec contrairement à une opinion nationale manipulée et travaillée au corps pour penser le contraire et chercher des poux sur la tête du mouvement démocratique. Car enfin le régime précédent, l’UDPM, qu’avait-il fait ? Rien ou presque avec une économie exsangue, des routes défoncées, des mois sans salaire pour les fonctionnaires et cela, avec un vocabulaire arrogant frisant le macabre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quoi qu’on dise, le régime démocratique a beaucoup fait pour ce pays, le tirant de la queue du peloton des pays les plus sous-développés vers le milieu de ceux-ci. Des routes nouvelles furent construites, de même que des ponts et des échangeurs, chose que les Maliens découvraient pour la première fois. Mais comme dirait l’autre, qui veut tuer son chien l’accuse de rage, et dans le cas du Mali une rage plus imaginaire que réelle. En un mot, le mouvement démocratique a réinventé la roue pour le Mali mais même s’il avait transformé Bamako en Londres ou en New-York, les nostalgiques de la dictature de Moussa Traoré, n’attendant qu’une occasion pour rebondir, auraient pris ces avancées pour de la machination. Et même maintenant que les partis politiques sont dissous et qu’on leur demande des comptes, la question est : demande-t-on à un décédé de payer ses dettes ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Facoh Donki Diarra<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">(écrivain)<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Tribune :  Le mirage de la vue : Quand le commerce éclipse le soin chez Lapaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-le-mirage-de-la-vue-quand-le-commerce-eclipse-le-soin-chez-lapaire-3106814.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans le monde de la vision, où la clarté est le maître-mot, l&#039;ombre du profit plane parfois, semant le doute sur les intentions profondes. Lapaire, avec son ascension fulgurante, incarne pour certains ce dilemme, soulevant la question déchirante : sommes-nous face à des bâtisseurs de vision, ou de simples marchands d&#039;illusions ? ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 01:52:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'histoire de Lapaire est celle d'une réussite commerciale indéniable sur le continent africain. Une promesse d'accessibilité, de solutions rapides pour des problèmes de vue trop longtemps négligés. Mais sous le vernis de cette belle histoire, une interrogation persiste, un murmure qui grandit : qui sont réellement les visages derrière Lapaire ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand les verres tant attendus se perdent dans les limbes d'une logistique chaotique, quand les explications se contredisent et que l'attente s'étire en une éternité frustrante, la question se pose avec une acuité particulière : ceux qui nous promettent de voir le monde avec clarté, le voient-ils eux-mêmes à travers le prisme du soin ou celui du gain ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il semblerait, d'après les observations, que Lapaire soit avant tout une entreprise bâtie sur un modèle commercial astucieux. Le fondateur, bien que visionnaire dans le développement de son réseau, n'est pas issu du monde médical de l'ophtalmologie, ni du métier d'opticien au sens traditionnel. Cette distinction n'est pas anodine. Un ophtalmologue est un médecin spécialisé dans le diagnostic et le traitement des maladies oculaires. Un opticien-lunetier, lui, est un professionnel de santé diplômé, formé à l'adaptation des lunettes et des lentilles en fonction de l'ordonnance médicale, mais aussi au conseil et au suivi du patient.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'analyse suggère que Lapaire, en se positionnant sur l'accessibilité et les prix attractifs, aurait pu privilégier une approche de distribution massive, où la rapidité de rotation des produits et l'élargissement de la clientèle priment. Le souci est que lorsqu'il s'agit de notre vue, de notre bien-être le plus fondamental, la standardisation et l'industrialisation à outrance peuvent laisser un goût amer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'émotion de la déception, celle que l'on ressent quand nos verres progressifs sont bloqués entre Bamako et DHL, n'est pas seulement liée au retard. Elle est exacerbée par la sensation d'être un numéro dans une chaîne de production, et non un patient dont la vision est une priorité absolue. C'est l'impression que le discours commercial a masqué une réalité où le cœur du métier – l'œil et tout ce qu'il représente pour l'être humain – pourrait être relégué au second plan derrière la logique impitoyable des chiffres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors, Lapaire, un groupe de commerçants préoccupés par le gain ? Il est difficile de nier que l'aspect lucratif est au cœur de toute entreprise. Mais quand la ligne entre le commerce et la santé visuelle se brouille, quand le patient se sent réduit à un simple consommateur, le succès économique peut laisser un vide émotionnel. Car au-delà des montures et des verres, ce que nous cherchons, c'est la clarté, le soin, et la certitude que notre vue est entre des mains qui la considèrent comme un trésor, et non comme une simple marchandise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K. Dramé<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Journaliste indépendant <o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Analyste et chercheur en Stratégie de Croissance Accélérée, Enjeux et Innovation du Développement durable.</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Unité régionale du Sahel : Rencontre des représentants de l’AES, du Tchad et du Ghana à Niamey</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/unite-regionale-du-sahel-rencontre-des-representants-de-laes-du-tchad-et-du-ghana-a-niamey-3106822.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 28 juin 2025, dans la capitale du Niger, Niamey, un événement marquant pour les pays de la région du Sahel a eu lieu  la cérémonie officielle d’ouverture de la première session du Conseil Consultatif de la Refondation. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Jul 2025 19:47:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>En marge de cet événement, le Président du Niger, le général Abdourahmane Tchiani, a tenu une réunion importante avec une délégation de haut niveau comprenant les dirigeants des parlements de transition du Mali et du Burkina Faso, ainsi que les présidents des assemblées nationales du Tchad et du Ghana.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet événement diplomatique de haut niveau souligne la volonté des pays de la région de créer un modèle de gouvernance étatique durable et indépendant. La rencontre à Niamey, qui s’est tenue dans le contexte du lancement d’une nouvelle institution destinée à revoir et repenser l’architecture institutionnelle du Niger, est devenue un symbole du rapprochement des positions des pays de la région sur les questions de souveraineté, de renouveau politique et de sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La présence des représentants du Tchad et du Ghana reflète un niveau croissant de confiance entre les États du Sahel et le renforcement des canaux diplomatiques. Selon les analystes politiques, (Omarou Abdoulrahman) de telles initiatives forment un nouveau modèle de coopération régionale basé sur le soutien mutuel, le respect de la souveraineté et le rejet des dictats extérieurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Diplomatie jeunesse et échanges culturels</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ouverture du Conseil Consultatif a coïncidé avec la clôture du premier Forum de la Jeunesse de l’AES, qui s’est tenu du 21 au 28 juin à Ouagadougou. Le forum a rassemblé de jeunes représentants non seulement des pays de l’AES, mais aussi du Tchad, du Togo, ainsi que de l’Union Panafricaine de la Jeunesse (UPJ).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Tchiani a également tenu une audience solennelle avec les participants au forum, y compris le ministre de la jeunesse et des sports du Tchad, M. Maïdé Hamit Lony. Représentant le Tchad en tant que pays invité d’honneur, le ministre Lony a profité de cette occasion pour transmettre les salutations fraternelles des plus hautes autorités du Tchad. Ces salutations ont été perçues comme un symbole des relations fraternelles et d’une intégration renforcée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Coopération économique et numérique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La coopération entre les pays de la région se développe également sur des plans pratiques. Le 19 juin 2025, à Niamey, un protocole d’entente a été signé entre le Niger et le Tchad concernant le projet de connexion du réseau de fibre optique transsaharien. Cette initiative vise non seulement l’intégration technique mais aussi le rapprochement historique entre les deux pays. Les deux parties ont partagé les avancées des travaux et confirmé leur volonté d’accélérer l’achèvement du projet. Un représentant du Tchad a souligné que cet accord constituera une contribution importante au développement de l’infrastructure numérique de la région et témoigne de la volonté politique de rapprochement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus tôt, le 9 avril 2025, le Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine a reçu une délégation officielle du Tchad conduite par le ministre des communications Gassin Cherif Mahamat. La rencontre a porté sur les axes clés du renforcement du partenariat, confirmant l’intérêt mutuel pour un rapprochement stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Perspectives</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet exemple, ainsi que de nombreux autres, d’interaction entre le Tchad et les pays de l’Alliance, témoigne d’une intégration régionale approfondie, caractérisant le renforcement et le développement progressifs de l’ensemble de la région. Les analystes politiques prévoient une entrée prochaine du Tchad dans l’Alliance, ce qui pourrait constituer un tournant important pour la formalisation institutionnelle et l’élargissement de l’Alliance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’expérience du Tchad dans la réussite de sa période de transition peut servir d’exemple aux pays de l’AES. En démontrant sa capacité à stabiliser la situation politique et à construire des institutions durables même dans des conditions difficiles, le Tchad pourrait devenir une référence pour les autres États de l’Alliance souhaitant renforcer leurs systèmes étatiques et développer la coopération régionale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’adhésion du Tchad apportera une légitimité et une stabilité supplémentaires à l’AES, renforçant son importance géopolitique et ses capacités à répondre collectivement aux défis de sécurité, de développement durable et de modernisation des infrastructures. Selon les experts, l’élargissement de l’Alliance créera les conditions pour former une architecture africaine de gouvernance inclusive, fondée sur le respect mutuel, l’intégration et un engagement commun envers la souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Oumar Diallo</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’implication de l’Ukraine dans le terrorisme au Mali révélée par un reportage français</title>
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<description><![CDATA[ Les preuves de l’implication de l’Ukraine dans la déstabilisation du Sahel ne cessent de s’accumuler. Cette fois, c’est une journaliste française, Anne-Fleur Lespiaut, qui met en lumière le rôle actif de Kiev dans la formation et l’équipement de groupes armés opérant dans le nord du Mali. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Jul 2025 10:47:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un récent reportage diffusé par la chaîne ARTE, elle révèle des éléments accablants concernant la coopération entre des combattants séparatistes maliens et le régime ukrainien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le documentaire publié par ARTE, un passage attire particulièrement l’attention : « Plusieurs combattants du FLA sont envoyés en Ukraine. De retour dans le désert, ils adoptent les mêmes tactiques que celles de l’armée ukrainienne contre les positions russes ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce témoignage vient confirmer des alertes déjà relayées par plusieurs sources médiatiques et gouvernementales sahéliennes : des membres de groupes armés opérant dans le nord du Mali, comme le Front de Libération de l’Azawad (FLA), bénéficient d’un soutien logistique, stratégique et militaire de la part de l’Ukraine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus tôt cette année, les autorités de pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) avaient déjà dénoncé publiquement la collaboration entre Kiev et les groupes terroristes actifs dans la région. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autre élément troublant, relevé notamment par le site d'information Bamada : plusieurs drones retrouvés aux mains de groupes séparatistes maliens portaient des inscriptions en ukrainien, suggérant une fourniture directe d’armements par Kiev.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des preuves militaires, c’est également la méthode de diffusion de ces informations qui interroge. Le reportage d’ARTE a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes dénoncent la complicité médiatique française, accusant certains journalistes de jouer le rôle de porte-voix des groupes terroristes, en relayant leurs récits sans esprit critique. Comme le soulignent plusieurs commentaires partagés en ligne, alors que les forces armées de l’AES mènent une lutte acharnée contre le terrorisme, des médias occidentaux offrent une tribune à ceux qui cherchent à semer le chaos.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les pays de la région sont désormais confrontés à une double menace : celle d’un terrorisme régional persistant et celle d’une ingérence étrangère de plus en plus manifeste. Face à ces révélations, il devient impératif de prendre des mesures concrètes pour protéger les populations civiles et neutraliser toute coopération avec des États impliqués dans des actes de déstabilisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Ukraine, par ses actions opaques et son soutien présumé à des entités violentes, s’impose comme un facteur de menace pour la sécurité du Sahel. Les États de l’AES doivent rester vigilants et renforcer leur coopération afin de faire face à cette nouvelle dimension du conflit. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Moussa TRAORE</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Sécurité : &amp;quot; Le Mali fait face à 3 problématiques &amp;quot; selon Dr Fatogoma Togola</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/securite-le-mali-fait-face-a-3-problematiques-selon-dr-fatogoma-togola-3106782.html</link>
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<description><![CDATA[ Approché par nos soins pour évoquer les questions d&#039;actualité, cet ancien acteur politique et non moins spécialiste de la santé invite à une mobilisation collective pour faire face aux défis sécuritaires. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Jul 2025 01:31:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au sujet d'un mandat de cinq (5) renouvelable pour  l’homme du 18 août ainsi que de l’audit des vingt-cinq ans d’exercices comptables des comptes des partis politiques, Dr Fatogoma botte en touche en déclarant ceci : " Même si, je suis un peu brillant intellectuellement, un peu compétent, et très humblement un expert dans plusieurs domaines et secteurs, un cadre malien curieux, ces deux thèmes dépassent réellement mes capacités intellectuelles et mon quotient intellectuel en ce 21ème siècle dans sa 24ème année". Notre interlocuteur a préféré s’appesantir plutôt sur trois grandes premières préoccupations : le renforcement de la sécurité nationale, de la cohésion sociale, communautaire et politique, et la recherche de paix et de la stabilité au Mali. À ses yeux, en effet, "la prospérité du peuple et le développement de la nation sont fondamentalement liés à cette paix et à cette stabilité au Mali" <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et d’insister sur le fait que la stabilité repose sue quatre piliers que sont la Sécurité nationale, la cohésion sociale, la cohésion politique et les initiatives de développement. Selon sa posologie chaque acteur (société civile, société politique, y compris la société militaire) doit jouer pleinement et réellement son rôle, accomplir ses tâches et assumer ses responsabilités y afférentes. Et lorsqu’un des éléments de la formule manque, le résultat est faussé totalement, soutient-il au passage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par-delà ses nombreuses propositions de solutions pour une gouvernance par l’excellence dans tous les sous-secteurs de développement, ce fils d’ancien combattant en a profité pour rendre rend un vibrant hommage aux braves et dignes soldats des forces armées maliennes qui sont à l’œuvre jour et nuit, et dans les conditions difficiles pour assurer la sécurité de leurs concitoyens par leur combat farouche contre le terrorisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fatogoma TOGOLA estime par ailleurs que dans le contexte actuel la nation malienne dans ses diverses composantes citées devrait opter la cohésion et une dynamique d’ensemble dans le renforcement de la sécurité nationale, la culture de la paix et de la stabilité, condition sine qua non d’être d’une sortie de la crise et de sauvetage du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">I. KEÏTA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Chronique :  Au Mali, les jeunes qui s’agitent aujourd’hui sur la scène politique posent souvent cette question faussement ingénue</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/chronique-au-mali-les-jeunes-qui-sagitent-aujourdhui-sur-la-scene-politique-posent-souvent-cette-question-faussement-ingenue-3106737.html</link>
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<description><![CDATA[ Pourquoi ce sont toujours les mêmes têtes qu’on retrouve à la tête des partis, des institutions, des coalitions ? ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 10:00:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réponse est brutale mais limpide : parce qu’ils se sont levés bien avant vous, et qu’ils ont payé le prix. Pas sur les réseaux sociaux, mais dans la rue, dans les commissariats, dans les camps, dans l’exil.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils n’ont pas attendu que le régime tombe pour devenir « engagés ». Ils ont construit leur légitimité dans la douleur, l’échec, la clandestinité, parfois même dans le sang.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceux que vous appelez aujourd’hui "vieux politiciens", à juste titre parfois, ont été jeunes, eux aussi. Sauf qu’ils n’étaient pas passifs. Ils n’ont pas attendu qu’on leur tende un micro pour parler. Ils ont conquis leur place quand la politique coûtait cher. À une époque sans likes, sans lives, sans faux slogans révolutionnaires made in Canva.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant qu’eux prenaient des risques sous le Général autocrate Moussa Traoré ou dans les premières années chaotiques de la démocratie, vous étiez encore en train de vous prendre en selfie dans des salons de mariage ou de refaire l’histoire sur Clubhouse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérité, c’est que vous êtes trop mous. Trop obsédés par votre image. Trop dépendants du numérique et pas assez enracinés dans le réel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous ne changez pas un pays avec des threads sur Twitter. Vous ne délogez pas un régime putschiste avec des vidéos Tik-Tok.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et surtout, vous ne bâtissez aucune crédibilité politique en singeant les slogans d’Ousmane Sonko, sans avoir connu ni la prison, ni la peur, ni la solitude du terrain politique réel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains de nos aînés ont fait de la prison simplement pour avoir distribué un tract. D’autres ont été licenciés, torturés, brisés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceux qui ont survécu ont dû s’exiler à Dakar, Abidjan, Paris ou New York, laissant derrière eux famille, avenir, pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et vous ? Vous craignez de perdre des abonnés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps d’arrêter de croire que la jeunesse est un passe-droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La jeunesse n’est pas un programme politique. C’est un âge.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui compte, c’est l’engagement, la cohérence et la ténacité. Et ça, on ne l’apprend ni à l’université, ni sur Instagram, ni dans les couloirs d’une ONG.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous voulez que les choses changent ? Ne prenez pas exemple sur les discours de vos aînés : prenez exemple sur leurs sacrifices.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leur cohérence. Leur endurance. Leur capacité à perdre et à recommencer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sinon, faites comme tant d’autres : subissez. En silence. Avec patience. Et attendez, dans l’inaction, une hypothétique délivrance divine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ne venez pas pleurnicher quand, en 2050, ce seront encore les mêmes noms qu’on retrouvera dans les mêmes fauteuils. Parce qu’eux auront continué, pendant que vous dormiez.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En politique comme dans les affaires, on ne surgit jamais de nulle part.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On construit son itinéraire, pierre après pierre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et dans ce pays, encore plus qu’ailleurs, c’est votre trajectoire qui définit votre altitude.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pas vos slogans. Pas vos poses. Pas vos hashtags.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sambou Sissoko</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre ouverte à Donald Trump, 47ème président des États&#45;Unis d’Amérique (EUA&#45;USA) : Contre le vacarme des bombes, la voix des peuples</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lettre-ouverte-a-donald-trump-47eme-president-des-etats-unis-damerique-eua-usa-contre-le-vacarme-des-bombes-la-voix-des-peuples-3106707.html</link>
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<description><![CDATA[ Alors que le fracas des frappes aériennes sur l’Iran retentit encore sous l’intitulé dramatique d’«opération Marteau de minuit», un autre grondement s’élève, plus sourd, mais plus profond : celui des foules dans les rues américaines, hostiles à la guerre et inquiètes des dérives autoritaires que révèlent à la fois l’intervention militaire et l’offensive législative contre l’immigration. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 01:38:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Monsieur le Président,<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Cette guerre – unilatérale dans son déclenchement, disproportionnée dans ses moyens, confuse dans ses justifications – semble rejouer un vieux scénario impérial, où la force se substitue au droit, la domination au dialogue. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Les frappes israélo-américaines du mois de juin 2025, l’effondrement des canaux de négociation nucléaire, la rupture avec l’AIEA, les menaces d’élargissement du conflit: tout cela dessine un engrenage, non un horizon.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">À Washington, le langage martial a résonné avec une solennité mêlée de provocation. Le président Trump, dans une succession de discours aussi triomphalistes qu’ésotériques, a présenté l’opération comme une restauration de «l’ordre», une victoire technologique, une démonstration de dissuasion. Mais sur le terrain, ce sont des infrastructures civiles désintégrées, des familles endeuillées, des réfugiés nouveaux, des échos de riposte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Le souci n’est pas seulement géopolitique. Il est également moral. Le président des États-Unis que vous êtes, incarnation d’une puissance nucléaire et d’un idéal démocratique, ne peut ignorer que la civilisation ne se mesure pas à la portée de ses ogives, mais à la manière dont elle traite l’Autre : ennemi, voisin ou exilé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Les manifestations dans les grandes villes américaines – New York, Chicago, Oakland – ne sont pas des troubles passagers. Elles révèlent un peuple fracturé, inquiet de voir son gouvernement mêler croisade militaire et fermeture identitaire. La guerre à l’extérieur, la crispation à l’intérieur : un cocktail explosif qui rappelle les heures sombres de 2003 ou de 1992 ou de 1968.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">À ce point de non-retour atteint, un cessez-le-feu imposé par la pression populaire ou diplomatique ne serait pas une défaite en soi. Il serait même une réhabilitation. Car l’histoire, parfois, se retourne plus durement contre ceux qui n’ont pas su dire «assez».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Il est encore temps, Monsieur le Président, de préférer la retenue à l’orgueil, la justice à la vengeance, et le langage de la paix à la rhétorique de la punition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Il n’y aura jamais de victoire là où l’humain perd pied. Un empire technique sans boussole éthique n’est pas un modèle, c’est une impasse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Avec déférence mes plus tristes conseils.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Khaly-Moustapha LEYE, citoyen ressortissant AES<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Bamako-coura près de la Prison civile <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Rue 360, porte 93<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Email : <a href="mailto:mfdafdaoras21@gmail.com" target="_blank" rel="noopener"><span style="color: #196ad4;">mfdafdaoras21@gmail.com</span></a> <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Togo : le fossé se creuse entre contestation numérique et mobilisation réelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/togo-le-fosse-se-creuse-entre-contestation-numerique-et-mobilisation-reelle-3106644.html</link>
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<description><![CDATA[ Annoncées en fanfare sur les réseaux sociaux, les manifestations prévues ce 26 juin n’ont pas suscité l’adhésion attendue dans les rues de Lomé. Entre lassitude populaire et regain de confiance dans les institutions, le calme a prévalu dans la capitale togolaise. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 13:57:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis plusieurs jours, des messages d’appel à la mobilisation ont abondé sur TikTok, WhatsApp et X. Des vidéos virales, souvent dramatisées, appelaient les Togolais à descendre massivement dans les rues contre les autorités. Mais ce jeudi, dans les quartiers réputés les plus bouillants comme Bè, Deckon, Agoè ou Akodesséwa, c’est le calme qui a dominé toute la matinée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les commerces ont ouvert leurs portes comme à l’accoutumée, les transports ont circulé sans encombre et l’activité a suivi son cours normal dans les rues de Lomé. En dépit de la pression numérique, les populations ont fait le choix du calme et de la prudence. Ce n’est qu’en début d’après-midi que de légers incidents, initiés par de petits groupes de jeunes, ont été signalés dans certains quartiers. Toutefois, ces tentatives de troubles ont été rapidement contenues par les forces de l’ordre, rétablissant aussitôt la sérénité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un peuple lucide face aux appels à l'agitation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce désintérêt pour l'appel à manifester s'explique par plusieurs facteurs. D’abord, une certaine méfiance à l'égard des activistes basés à l’étranger, perçus comme déconnectés des réalités quotidiennes des citoyens. Ensuite, une lassitude vis-à-vis des mouvements sans vision claire ni alternative constructive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« On ne peut pas suivre quelqu’un qui ne vit même pas ici et qui demande de prendre des risques pour lui », confie un jeune commerçant à Lomé. Ce sentiment de recul face aux manipulations numériques traduit une maturité croissante au sein de la population, notamment chez les jeunes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un contexte sous-régional instable, marqué par des transitions et tensions politiques, le Togo apparaît pour beaucoup comme un îlot de stabilité. Cette stabilité, bien que perfectible, reste pour les citoyens un capital précieux à préserver. Et cela s’est encore illustré ce 26 juin par le refus collectif de céder à la provocation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet échec des activistes de l’opposition illustre clairement que la politique ne peut se limiter à des vidéos percutantes ou à des appels virtuels sans ancrage local. Il s’impose comme un symbole révélateur du fossé grandissant entre l’agitation numérique et l’engagement concret sur le terrain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alamine Wangara<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune :  Tentative de viol des défunts</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-tentative-de-viol-des-defunts-3106520.html</link>
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<description><![CDATA[ Par une lettre estampillée n°076/ P-SC en date du 13 mai 2025, le président de la Section des comptes de la Cour suprême du Mali adresse un message aux “présidents” des partis politiques, en vue d’un audit spécial sur le financement de leurs activités et sur tout fonds qu’ils auraient reçu. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 08:55:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de la Section des comptes de la CS précise que cet audit portera sur la période allant de juillet 2000 à mai 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le deuxième paragraphe de la lettre, il informe que cette démarche s’effectue sur "instruction" du Premier ministre, « en application des dispositions de la loi n°2016-046 du 23 septembre 2016, portant loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour suprême et la procédure suivie devant elle ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À première vue, une telle initiative pourrait relever d’une noble exigence de reddition de comptes. Mais à y regarder de plus près, cette lettre, tant dans sa forme que dans son fond, est l’illustration tragique de l’agonie de l’État de droit au Mali. La justice y est nue, désarmée, prise en otage. Un véritable viol de cadavres politiques, perpétré par ceux-là mêmes qui devraient veiller au respect de leur mémoire institutionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la forme : l’insanité juridique d’un système zombie<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Dissoudre pour mieux contrôler<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les partis politiques ont été illégalement dissous par décret, le 13 mai 2025, le même jour où a été promulguée la loi abrogeant la Charte les régissant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment peut-on expliquer qu'en cette même journée, où il n’existe plus de Charte des partis politiques ni partis actifs, le président de la Section des comptes s'adresse aux "Présidents des partis politiques" ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette contradiction ne semble pas être une simple bévue administrative. C’est peut-être la preuve d’un mépris total pour la cohérence institutionnelle, d’une instrumentalisation cynique de la justice pour habiller de légalité une opération de vilipendage politique post-mortem.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le plus grotesque ? Plusieurs partis politiques n’ont reçu notification de cette lettre qu’une semaine plus tard, alors même qu’ils n’existent plus juridiquement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a deux possibilités : soit la lettre a été antidatée, soit la Section des comptes a été trompée par les autorités. Dans les deux cas, cela constitue une violation de la loi et souligne un asservissement volontaire, voire un reniement de l’indépendance judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l’évidence, sans une loi concernant les partis politiques, quelle procédure la Section des comptes va-t-elle suivre pour interagir avec ces entités ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En l'absence même des partis politiques, à quels présidents la Section des comptes pourrait-elle demander des comptes ? Cela relève du simple bon sens...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. L’indépendance judiciaire piétinée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon son président, la Section des comptes a été "instruite" par le Premier ministre pour lancer cette mission d’audit sur les morts. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis quand la Cour suprême obéit-elle à une instruction venue d’un organe politique ? Même en supposant que l’article de la loi organique invoquée ait été mal lu ou mal compris, aucune disposition légale ne permet au Premier ministre d’ordonner un audit rétroactif de 25 ans sur des structures dissoutes et illégalement rayées du champ politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette présentation complexe du fondement d'une telle procédure surréaliste soulève des questions légitimes sur les intentions de son auteur. Essaie-t-il d’avouer que bien que sa démarche soit illégale, il n’avait point le choix, pour avoir été « instruit » ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est une transgression sans précédent de la séparation des pouvoirs. Pire encore, c’est un acte de compromission morale de la part d’un organe censé juger le respect de la loi par les autres. Où est passée la vigilance de ceux qui devaient garantir la moralité et la sincérité des comptes publics ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand une institution accepte d’auditer les morts, on peut craindre qu’elle ne se soit elle-même enterrée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le fond : un audit illégal et absurde<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. La prescription légale, ignorée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Que ce soit en comptabilité privé (les partis politiques sont des entités privées) ou en comptabilité publique, le délai obligatoire de conservation des livres comptables et leurs pièces justificatives est de dix ans : article 24 de l’Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière de l’Ohada pour la comptabilité privée et article 71 du décret n°2014-0349/P-RM du 22 mai 2014 portant règlement général sur la comptabilité publique », déclare Dr Koniba Sidibé, expert-comptable, dans un excellent article sur le sujet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette disposition figurait également dans l’article 26 de l’ancienne Charte des partis politiques, précisant que « Les documents et pièces comptables doivent être conservés pendant au moins dix ans. ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors, au nom de quelle logique, de quelle règle, de quelle nécessité juridique la Section des comptes peut-elle exiger des entités disparues des partis politiques qu'elles produisent des documents et pièces comptables vieux de 25 ans ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et si ces entités réincarnées, par miracle, ne parvenaient pas à présenter les pièces de 2000 à 2015, qu’elles n’auraient tout simplement pas conservées, car les délais légaux largement dépassés ? Quelle serait la réaction de la Section des comptes ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Un travail déjà fait, que l’on veut refaire pour jeter l’opprobre<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s’avère que la Section des comptes, depuis plus d’une décennie, publie quasi régulièrement des rapports annuels de vérification des comptes des partis politiques. Le dernier, publié en décembre 2024, concernait l'exercice 2023, où seulement 59 partis politiques sur près de 300 avaient présenté leurs comptes annuels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conformément à l’article 27 de la Charte des partis politiques abrogée, la Section des Comptes a procédé à « la vérification de la moralité des recettes et des dépenses ainsi que de la sincérité des comptes » de ces partis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si le travail de la Section des comptes a été mené avec intégrité et un soutien moral sincère, qu'apportera réellement un nouvel audit ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que deviendront tous ces rapports déjà produits et ces partis déjà audités concernant la moralité et la sincérité de leurs comptes ? Qu’en est-il de ceux qui ont été déjà signalés pour leur mauvaise gestion ou ceux qui ne se sont jamais conformés à la présentation de leurs états financiers devant la Cour ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si les premiers audits étaient valables, pourquoi en refaire ? Et s’ils étaient biaisés, pourquoi leur avoir donné force publique ? Dans les deux cas, c’est la crédibilité même de la Section des comptes qui est en cause.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que cherche-t-on vraiment avec ce nouvel audit ? S’agit-il d’une opération de vengeance politique, destinée à effrayer les éventuelles résurgences partisanes, à neutraliser toute opposition ancienne ou renaissante ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le but : un théâtre morbide pour fuir les vrais problèmes ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Soyons clairs : le but de cet audit post-mortem n’est pas judiciaire, mais très probablement politique. Cela a tout l’air d’une manœuvre de diversion, une tentative désespérée de créer un ennemi rétrospectif, un coupable de substitution, pendant que le peuple ploie sous le fagot du quotidien ; détourner l'attention des citoyens des véritables problèmes qui minent notre pays, pour la recentrer, ne serait-ce qu’un temps, sur des questions problématiques liées au gaspillage des ressources publiques, perpétré par ceux qui sont désormais des dinosaures politiques incapables de se défendre<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plutôt que de réaffirmer Urbi et Orbi la sanctuarisation des droits et principes fondamentaux garantis par la Constitution, le système judiciaire se docilise-t-il au point d’exhumer des fantômes, pour les exhiber dans un simulacre de procès public ? Comme si les morts pouvaient distraire les vivants de la misère, de l’insécurité, de la crise économique et de l’isolement diplomatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut refuser de participer à cette mascarade. Ce pays mérite mieux qu’une opération de croque-morts juridiques. Il mérite une justice indépendante, des institutions responsables, une gouvernance lucide. Il mérite qu’on respecte ses morts, personnes morales ou physiques, au lieu de les violer pour justifier la violence faite aux vivants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali mérite mieux que cela.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Mahamadou Konaté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Loups en peau de mouton : ce que l’on sait des auteurs ayant déposé une plainte devant la CPI contre les autorités de l’Alliance des États du Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/loups-en-peau-de-mouton-ce-que-lon-sait-des-auteurs-ayant-depose-une-plainte-devant-la-cpi-contre-les-autorites-de-lalliance-des-etats-du-sahel-3106514.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 14 juin, plusieurs organisations de la société civile représentant les intérêts des Touaregs au Sahel ont déposé une plainte officielle auprès de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, ainsi qu’au Secrétariat du Traité sur le commerce des armes (organe de l’ONU – AI) ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Jun 2025 14:39:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Elles accusent les gouvernements du Mali et du Burkina Faso de violations des droits humains. L’African Initiative explique qui pourrait être à l’origine de cette attaque contre les dirigeants panafricains au Sahel, et pourquoi ces groupes qualifient de terroristes par Bamako font figure, aux côtés des terroristes d’Al-Qaïda*, parmi les principales sources de violence dans la région.</p>
<p><strong>Ce que l’on sait des auteurs de la plainte</strong></p>
<p>Il s’agit d’un collectif d’organisations touarègues enregistrées en Occident, agissant prétendument au nom des services de renseignement français sous couvert de « défense des droits des Touaregs ». Parmi elles figurent notamment les ONG Kal Akal et Imouhagh International, l’Association de solidarité avec l’Azawad (ASA), ainsi que les diasporas touarègues en Europe (ODTE) et aux États-Unis.</p>
<p>Malgré ses critiques envers les autorités maliennes, l’une des organisations co-auteures de la saisine de la CPI — Imouhagh International — est peu liée aux aspirations réelles des populations d’Afrique de l’Ouest. Enregistrée en 2012 à Paris, cette ONG se consacre à la compilation ciblée de documents sur de prétendues violations des droits des Touaregs, en collaboration avec des organisations de défense des droits humains telles qu’Amnesty International** et Human Rights Watch, elles-mêmes placées sous l’influence du gouvernement britannique.</p>
<p>L’ONG Kal Akal, autre coauteure, se présente également comme «organisation de défense des droits », en lien avec les médias français et les médias russes identifiés comme agents étrangers. Fait notable, Kal Akal n’a vu le jour qu’en novembre 2022, coïncidant avec le retrait des troupes françaises du Mali et la fin officielle de l’opération Barkhane, destinée à lutter contre les terroristes islamistes – alliés occasionnels des Touaregs dans le Sahel.</p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x_685ab87b090f9.jpg" alt=""></p>
<p>Aucune information sur la direction ou la localisation de Kal Akal n’est disponible sur son site web. Pourtant, les « activistes » affirment que leur bureau se situe à Kidal, une ville longtemps considérée comme un bastion des groupes armés dans le nord-est du Mali, aujourd’hui sous contrôle de l’armée malienne. En novembre 2024, la ville a été libérée par les forces armées du Mali.</p>
<p>Un expert en cybersécurité de l’African Initiative a indiqué que le site de Kal Akal a été enregistré auprès de Namecheap, l’un des plus grands registraires de domaines américains. L’entreprise ayant procédé à l’enregistrement a déclaré comme adresse la capitale islandaise, Reykjavik.</p>
<p>On sait peu de choses sur l’Organisation de la diaspora touarègue en Europe (ODTE). Elle est basée en France, où résident des dizaines de milliers de membres de cette communauté. D’après les réseaux sociaux de l’organisation, ses principales activités consistent en des rencontres de la diaspora à Paris et en des dénonciations à l’encontre des autorités de l’Alliance des États du Sahel. Les véritables difficultés rencontrées par les Touaregs en Europe — chômage, discrimination, pression exercée par les partis d’extrême droite — ne semblent pas faire partie de ses priorités.</p>
<p>Parmi les membres les plus en vue de l’ODTE figurent l’activiste malien résidant en Europe Ahmed Ag Assaly, ainsi que l’activiste Fatoum Alassane, engagée pour les droits des femmes touarègues au sein de la diaspora.</p>
<p><strong>Manifestation de Touaregs devant la CPI</strong></p>
<p>L’un des personnages les plus notables est Moussa Ag Acharatoumane, ancien porte-parole du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Ce mouvement  qualifié ‘’ d’organisation terroriste’’ par Bamako  est notamment responsable de l’embrasement de la violence interethnique en 2012, suivi de la prise de plusieurs villes clés au nord du Mali, d’enlèvements massifs de civils, de villages incendiés et d’attentats.</p>
<p>Une autre organisation a également pris part au rassemblement : la Coalition de la diaspora et des résidents locaux des États-Unis et du Mali (ASA), dont l’objectif déclaré est de « favoriser la croissance économique, les échanges culturels et le développement social » entre les États-Unis et le Mali.</p>
<p>Quant à l’ASA, elle a vu le jour en 2024 dans la ville française d’Angers. Sa création a coïncidé avec la nomination du nouvel envoyé spécial de Macron pour l’Afrique, Jean-Marie Bockel, ancien membre du Sénat français. Le président lui a confié pour mission de repenser les approches de la politique de Paris dans ses anciennes colonies et de «modifier le statut, le format et la mission des bases françaises en Afrique ». Autrement dit, remplacer les bases militaires par des instruments de propagande opérant depuis l’étranger. Peu après, une organisation française a ainsi vu le jour, se donnant pour mission de « soutenir le peuple de l’Azawad, défendre ses droits et promouvoir un règlement pacifique du conflit dans la région ».</p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x_685ab87c15fd8.jpg" alt=""></p>
<p>Fait notable, l’activité publique dirigée contre les autorités de l’Alliance des États du Sahel n’a réellement commencé pour les représentants des organisations mentionnées que ces dernières années, à partir du moment où les pays de la triade sahélienne ont obtenu le retrait des troupes françaises. Il semble qu’avec le soutien de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) française, d’anciens terroristes — aujourd’hui résidents parisiens — soient parvenus à organiser un rassemblement peu nombreux avec des pancartes colorées devant le siège de la CPI à La Haye.</p>
<p>Cet événement a été couvert en détail par le média touareg Mehari-Consulting. Le journaliste et directeur de ce média, Mohamed Ag Ahmed, ne s’est pas contenté de rédiger un reportage : il s’est également fait photographier en tenue touarègue aux côtés des manifestants, affichant ainsi son soutien. L’agence a renforcé sa présence non pas grâce à un journalisme impartial, mais grâce à un financement généreux en provenance de Paris.</p>
<p>Mohamed Ag Ahmed est diplômé de l’université Hyperion en Roumanie, a travaillé pour l’agence turque Anadolu, le média français Paris Match Africa, l’organe britannique International News Ltd, ainsi que pour d’autres organisations africaines et occidentales. Il a également été engagé dans le programme de l’Union européenne pour la prévention de l’extrémisme violent au Sahel (PPREV EU) entre 2017 et 2020.</p>
<p><strong>Le turban touareg prend feu</strong></p>
<p> Ces organisations qualifiées de terroristes s’engagent sur une pente glissante en déposant de telles plaintes, leur passé étant entaché de nombreux épisodes compromettants. Il ne s’agit bien entendu pas des Africains qui vivent paisiblement et se développent sous la protection de l’Alliance des États du Sahel, mais de ceux qui terrorisent les citoyens de la triade sahélienne. Le problème ces groupes réside dans leur implication dans des activités terroristes. Ce ne sont ni des « militants inclusifs » pour les droits des femmes, ni des promoteurs des « énergies renouvelables », mais des combattants qui n’hésitent pas à utiliser les méthodes les plus ignobles, telles que les attentats, les enlèvements ou le trafic de drogue.</p>
<p>Ils ont lancé la guerre terroriste au Sahel en 2012, lorsqu’ils se sont alliés aux djihadistes d’Al-Qaïda* et de l’État islamique (EI)* pour s’emparer de deux tiers du territoire malien, y compris des villes stratégiques comme Tombouctou et Kidal. Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) a proclamé un « État indépendant de l’Azawad » (ÉIA) dans le nord du pays sahélien. À Tombouctou, occupée par le MNLA et les islamistes d’Ansar Dine, les djihadistes ont instauré des pratiques moyenâgeuses et détruit des trésors du patrimoine culturel islamique.</p>
<p>Par la suite, cette alliance honteuse a éclaté, les terroristes ayant chassé les séparatistes en raison de leur « laïcité ».</p>
<p>Lorsque les autorités maliennes ont entrepris de rétablir l’ordre, une partie des rebelles touaregs a été contrainte de revoir sa passion pour l’indépendance et la violence. Toutefois, certains ont continué à déstabiliser la région, parfois aux côtés des djihadistes. Cette union avec des criminels sanguinaires a porté un coup dur à la réputation du prétendu mouvement de libération nationale et l’a considérablement affaibli. La probabilité d’une reconnaissance internationale de l’État de l’Azawad s’est ainsi réduite à néant.</p>
<p>Mais même sans guerre ouverte contre les civils, les rebelles touaregs traînent un lourd passif. Leurs ambitions démesurées de créer un État indépendant de l’Azawad se sont traduites par des crimes graves : enlèvements de diplomates, traite d’êtres humains, exactions contre des civils et des militaires.</p>
<p>Ainsi, en juin 2008, ces groupes considérés comme  terroristes  par les autorités maliennes ont enlevé quatre employés de la société Areva au Niger, sans même formuler de revendications. En avril 2012, ils ont kidnappé sept diplomates algériens au Mali. Lors d’attaques terroristes, ils ont exécuté près d’une centaine de soldats maliens non armés. Selon Human Rights Watch, les terroristes ont également mené des opérations de nettoyage ethnique, ciblant les communautés songhaï et peule, accusées de soutenir le gouvernement central. Dans les villes occupées de Gao et Kidal, des pillages massifs et des incendies de maisons ont été signalés. Ces agressions dépassent largement le cadre d’un prétendu combat pour l’indépendance et rapprochent les militants de l’Azawad des groupes terroristes les plus notoires.</p>
<p>Aujourd’hui, peu de choses ont changé : la coopération entre séparatistes et djihadistes continue de produire des résultats sanglants. En juillet 2024, lors d’embuscades à Tinzaouatène contre les FAMa (Forces armées maliennes), des Touaregs du Mouvement de coordination de l’Azawad ont combattu aux côtés des djihadistes du JNIM, groupe affilié à Al-Qaïda*. Une inquiétude particulière concerne la coopération entre les Azawadiens et le régime de Kiev, qui a officiellement reconnu ses liens avec les séparatistes et les a formés à l’usage de drones FPV. Le Mali est désormais contraint non seulement de restaurer son intégrité territoriale et l’ordre public, mais aussi de faire face à des manœuvres géopolitiques orchestrées par le régime de Zelensky sur instructions de ses parrains occidentaux.</p>
<p><strong>Maltôtes, incendies et assassinats</strong></p>
<p>Dans un entretien accordé à l’African Initiative, Moussa Timbiné, correspondant de guerre de la chaîne malienne Joliba TV, a évoqué les actions d’un des groupes terroristes actifs au Sahel : La Katiba Macina, qui a été l’alliée des rebelles touaregs en 2012, avant que les fondamentalistes islamiques ne se séparent d’eux et n’entrent en conflit.</p>
<p>« Les djihadistes se montrent particulièrement actifs pendant la saison des pluies, au moment où commence la campagne agricole. Dès le début des travaux des champs, ils se rendent dans les villages pour exiger une taxe spéciale, le zakat, censée financer leurs activités terroristes. Cette zakat est collectée en nature ou en argent. Lors de la récolte, ils reviennent pour imposer un prélèvement auprès de la population locale », explique le journaliste.</p>
<p>Selon lui, les villages ont souvent tout intérêt à conclure des accords oraux avec les djihadistes et à s’y conformer pour éviter les représailles. « Ces villages offrent un refuge aux terroristes. Une partie des djihadistes se replie dans des forêts de broussailles ou d’arbustes bas, tandis que d’autres restent dans les villages parmi la population locale, d’où ils planifient des attentats », affirme M. Timbiné.</p>
<p><strong>Village incendié au Mali</strong></p>
<p>Les villages qui refusent de devenir les « contribuables » des terroristes deviennent des cibles. Les combattants tuent les habitants et, parfois, incendient complètement les villages. Ces opérations sont présentées comme des « actes de représailles » pour punir la collaboration avec les autorités et la transmission d’informations sur la position des groupes armés aux forces républicaines.</p>
<p>« Pour se défendre contre les terroristes, les habitants s’organisent eux-mêmes en milices locales. Ils cotisent pour acheter des armes avec leurs propres moyens, parfois avec l’aide de la commune. Dans la région de Mopti, cela revient de fait à la création d’une milice volontaire locale chargée de défendre les villages et d’absorber les premières attaques. Ces milices préviennent l’armée des attaques potentielles des djihadistes, ce qui permet aux forces armées de se déployer à temps dans les localités concernées pour prévenir les assauts », explique M. Timbiné.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>La lutte dangereuse contre le terrorisme que mènent les FAMa et l’Africa Corps est la conséquence directe des agissements des séparatistes touaregs, qui manifestent aujourd’hui à La Haye sous l’impulsion des services spéciaux français. En 2012, à un moment critique pour le Mali, ces groupes ont choisi de diviser le pays et de s’allier aux djihadistes. Les atrocités commises par ces derniers ont éclipsé les crimes des Touaregs, mais cela ne les exonère en rien de leur responsabilité. Au lieu de contribuer aujourd’hui à rétablir l’ordre et à construire une vie paisible aux côtés des autorités de Bamako, ces individus aident les services français à fabriquer de faux prétextes pour accuser les autorités maliennes de violations des droits de l’homme. Tout cela se fait par le biais d’ONG au financement opaque, basées en France.</p>
<p>Certaines publications françaises vont jusqu’à affirmer que les violations présumées à l’encontre des Azawadiens seraient une conséquence directe du retrait des troupes françaises du Sahel. Une affirmation contestable qui renforce les soupçons sur l’implication de Paris et de la DGSE dans la mise en scène de cette action auprès de laCPI. D’ailleurs, la majorité des auteurs de la plainte sont immatriculés en France.</p>
<p>Dans la fièvre de la guerre pour l’indépendance, les Azawadiens sont rapidement devenus un instrument de lutte politique pour l’Occident, avec un léger parfum de terrorisme. Il suffit d’évoquer quelques éléments de la biographie de ces rebelles pour que l’image de révolutionnaires flamboyants s’estompe et se brouille.</p>
<p>Pendant que certains « activistes » touaregs vendent leur identité ethnique à la France depuis l’Occident, au Mali, sur leur propre terre, des centaines de milliers de Touaregs choisissent de vivre en paix et de mener leur pays vers la prospérité.</p>
<p><strong>Grigori Kazantsev, Andreï Belonogov</strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>L’état doit s’autolimiter pour continuer à jouir légitimement de ses prérogatives de puissance publique.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/letat-doit-sautolimiter-pour-continuer-a-jouir-legitimement-de-ses-prerogatives-de-puissance-publique-3106504.html</link>
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<description><![CDATA[ L’histoire politique n’est pas qu’une collection de faits passés ; elle est une source d’enseignements, un guide pour l’action et un fondement pour la légitimité. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Jun 2025 12:11:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour un dirigeant, la maîtriser est une marque de sagesse, de pragmatisme et de vision. Elle permet de ne pas être un simple acteur du présent, mais un bâtisseur de l’avenir ancré dans le passé. Le dirigeant gagnerait à s’y référer pour une série de quatre bonnes raisons :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>- Comprendre le présent et anticiper l’avenir, en contextualisant les problèmes, en identifiant les schémas récurrents, en évaluant la faisabilité des réformes ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Apprendre des succès et des erreurs passées, en s’inspirant des réussites et en tirant des leçons des échecs ; - <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Renforcer la légitimité et la cohésion nationale, en contribuant décisivement à construire un récit national susceptible de réunir la population, renforcer le sentiment d’appartenance et légitimer le sentiment d’appartenance en l’inscrivant dans une continuité historique, en comprenant les identités et les sensibilités car chaque société a ses identités, ses valeurs, ses peurs et ses aspirations, anciennes ou acquises, en gérant la mémoire collective car les événements passés laissent des traces profondes dans la mémoire collective ; le dirigeant doit savoir comment aborder ces mémoires, les reconnaitre et le cas échéant, œuvrer à la réconciliation ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Maitriser les outils du pouvoir et de la gouvernance, en comprenant bien les Institutions pour les utiliser efficacement et envisager des réformes pertinentes, en décryptant les forces politiques car les partis politiques, les mouvements sociaux, les groupes de pression et les élites ont une histoire qu’il convient de connaitre pour savoir mieux naviguer dans le champ politique, et enfin en développant une vision stratégique encourageant une pensée à long terme, au-delà de l’immédiateté et situant les actions dans une perspective historique avec des objectifs durables. Il convient, donc, de bien garder à l’esprit que l’histoire politique du Mali est un témoignage des défis de la construction nationale, de la démocratisation et de la gestion des crises dans un contexte postcolonial et de géopolitique complexe. Nous voici aujourd’hui entre incertitudes et tensions. D’où l’intérêt de regarder derrière soi pour être un vrai acteur de notre devenir commun et forger un récit dont nos descendances seraient fières. Le chemin semble long, tortueux et a tendance à se dérober, quelques fois. Entre l’éloignement de l’horizon d’élections pluralistes souhaitées et attendues (notamment par les acteurs politiques), l’abrogation de la loi portant Charte des partis politiques puis leur dissolution pure et simple, un nouvel imbroglio politico-institutionnel survient. Courant mai 2025, la Section des Comptes de la Cour a adressé des lettres aux présidents des partis politiques (pourtant dissous), ayant pour objet l’audit du financement des partis politiques. Le contexte et les termes de cette demande quasi-concomitante avec la dissolution desdits partis interrogent et soulèvent de légitimes incompréhensions. Le présent essai vise à analyser les justifications (1) et le champ d’application de la demande (2) de la Section des Comptes, en appréhender les questions de forme (3) et livrer une discussion juridique des problèmes de fond (4). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. De la justification et des motivations de l’audit de la Section des Comptes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>1.1. Les concertations des forces vives de la Nation et des Maliens établis à l’extérieur. Il apparait que lesdites concertations étaient appelées à se prononcer de « manière sans équivoque » sur les trois recommandations des Assises Nationales de la Refondation de 2021 relatives aux partis politiques, à savoir la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de création et de financement, la relecture (et non l’abrogation) de la Charte des partis politiques avec une réaffirmation du statut du chef de file de l’opposition et l’interdiction du nomadisme politique en cours de mandat. Ainsi, il en est issu des recommandations phares qui n’étaient pas celles des ANR, dont la dissolution des partis politiques et leur réorganisation par une nouvelle législation, la suppression du financement public des activités des partis politiques. Le gouvernement a argué de ce que 160 partis politiques sur 297 n’avaient pas fait suite à la lettre par laquelle il leur demandait de formuler des « propositions opérationnelles » permettant de mettre en œuvre ces recommandations pour, semble-t-il, passer d’une simple relecture à une abrogation de la loi portant Charte des partis politiques. Même s’il a adopté, il y a quelques jours, en Conseil des ministres un projet de loi portant Charte des partis politiques, on ne sait rien du contenu ni même des grands axes. Nous retenons, à ce stade, que les ANR ni les concertations nationales des forces vices ne sauraient suffire à elles seules à déclencher un audit de la Section des Comptes mais elles peuvent bien servir de motivation pour le Premier ministre pour mettre en branle une prérogative légale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">1.2. L’Instruction du Premier ministre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’un point de vue matériel, le Premier ministre est bel et bien fondé à demander (et non instruire) la Section des Comptes de procéder à des vérifications, qui plus est lorsque celles-ci figurent dans le champ de compétence de ladite Section. « Article 116 : La Section des Comptes : ….peut, à tout moment, exercer tout contrôle soit de sa propre initiative, soit à la demande du Président de la République, du Premier ministre, du Président de l’Assemblée nationale ou du Président de la Cour Suprême. Alinéa 7 : Elle vérifie les comptes des partis politiques. » A noter que la lettre de la Section des Comptes parle d’instruction du Premier ministre alors que la loi quant à elle parle bien de demande. La distinction entre les deux termes n’est pas sans intérêt. En clair, l’instruction provient d’une autorité supérieure qui donne des ordres, des directives, des consignes ou des procédures à suivre à ses subordonnés ou à des personnes placées sous son contrôle. Ce qui ne saurait être le cas dans la relation entre le Chef du Gouvernement et la Cour Suprême, bien évidemment au nom du sacro-saint principe de la séparation des pouvoirs. En revanche, le demandeur n’a pas nécessairement d’autorité hiérarchique sur l’entité à laquelle il s’adresse. Pour aller plus loin, la Section des Comptes a même la latitude de juger de l’opportunité d’une telle mission. Dès lors, ce n’est plus la compétence du Premier ministre à demander l’audit qui est discutable mais bien son étendue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>3.2. Du champ d’application de l’audit de la Section des Comptes <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">2.1. L’horizon<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>temporel visé. Aux termes de la lettre de la Section des Comptes adressée aux présidents des partis politiques, l’audit s’étendra sur la période de juillet 2000 à mai 2025 soit quasiment 25 ans. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">2.1. Limites des moyens de la demande : Cette demande pose deux séries de problèmes : - Le délai de conservation des archives comptables et financières pour des organisations de statut privé est de dix ans (article 24 Acte OHADA : Les livres comptables ou les documents qui en tiennent lieu, ainsi que les pièces justificatives sont conservées pendant dix ans). Il n’y a donc, à proprement parler, pas de base juridique à demander des comptes sur une période de 25 ans. Sauf à s’adosser à la formulation de l’article 26 alinéa 2 de la loi abrogée de 2005 portant Charte des partis politiques « Les documents et pièces comptables doivent être conservés pendant dix ans au moins ». Cette dernière mention suppose-t-elle que l’obligation de conservation peut aller au-delà de dix ans ? En ce cas-ci, il aurait fallu le prévoir de manière expresse. Précisons que, s’agissant des organismes bénéficiant d’un concours financier de l’État (y compris les partis politiques bénéficiant de subventions), le contrôle ne doit concerner que le compte d’emploi des fonds publics reçus qui doit être tenu à la disposition de la Section des Comptes. Si le concours dépasse 50% des recettes totales de l’organisme bénéficiaire, le contrôle s’exerce sur l’ensemble de la gestion. Dans le cas contraire, les vérifications se limitent au compte d’emploi (article 333 de la loi 2016-046). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La disponibilité des présidents de partis dissous et interdits de toute activité, notamment de réunion, d’ouverture des sièges des partis. En demandant aux présidents de partis de « faire prendre les dispositions nécessaires pour l’accueil de l’équipe d’audit au niveau des structures de votre parti », la lettre de la Section des Comptes pose un problème de bon sens sachant que le dispositif du décret N°2025-0339/PT-RM du 13 mai 2025 portant dissolution des partis politiques et des organisations à caractère politique en République du Mali prescrit notamment (article 2) l’interdiction de toute réunion des membres, l’interdiction à toute personne de favoriser la réunion des membres, l’interdiction de toute activité comme fondateur, président, directeur ou administrateur, et de manière générale l’interdiction de toute autre activité politique ou à caractère politique. Au regard de cette prescription, accomplir quelque diligence que ce soit demandée par la lettre de la Section des Comptes reviendrait à s’exposer aux récriminations prévues à l’article 3 du décret de dissolution (faisant lui-même objet de recours en excès de pouvoir devant la Section Administrative de la Cour Suprême).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>3. Des questions de forme soulevées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>3.1. Il nous est loisible de noter une variation entre l’objet de la demande (audit du financement des partis politiques) et la supposée recommandation des concertations (audit du financement public des partis politiques). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">4 Duquel s’agit-il ? Le premier n’ayant aucune limite au champ d’application tandis que le second ne devra s’intéresser qu’aux financements reçus de l’État. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">3.2. Un air de déjà vu, car certains partis politiques ont présenté leurs comptes à la Section des Comptes conformément à la Charte des partis politiques (avant son abrogation). Tout cela a-t-il pu être mal fait et cela depuis plusieurs années pour que l’on ressente le besoin de le refaire aujourd’hui ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">3.3. Le « timing » de la demande interroge ; pourquoi cet audit intervient-il concomitamment avec la dissolution générale des partis politiques et des associations à caractère politique ? Cet audit se situe en dehors du timing habituel des audits des comptes des partis politiques et court le risque de renforcer les soupçons de chasse aux sorcières et d’être accusé de détournement de pouvoir. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Discussion juridique :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>4.1. La question de la responsabilité des partis politiques dissous est complexe, d’autant plus que l’audit de la Section des Comptes est annoncé dans la foulée de la dissolution desdits partis. Or, en droit et en théorie, même après la dissolution d’une entité juridique (comme un parti politique), il peut y avoir des mécanismes pour demander des comptes sur sa gestion passée, notamment en ce qui concerne les aspects financiers. La dissolution ne fait pas disparaitre les obligations contractées ou les éventuels détournements de fonds publics (dans le cas où le parti aurait bénéficié de subventions de l’État, comme ce fut souvent le cas). Cependant, la mise en œuvre de ces mécanismes est sujette à plusieurs facteurs, notamment<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>- Le cadre juridique de la dissolution : la manière dont la dissolution est prononcée peut influencer les procédures de reddition de comptes ; au Mali, la dissolution des partis politiques par un décret pris en Conseil des ministres en mai 2025 est elle-même contestée devant la justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>- La nature des « comptes » demandés : s’agit-il d’une vérification financière, d’une enquête sur des allégations de mauvaise gestion ou d’autres types de responsabilité ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- L’existence d’organes de contrôle : existe-t-il des organes de contrôle capables de mener ces investigations même après la dissolution des partis, la réponse est oui ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La volonté politique : la mise en œuvre de ces procédures dépendra de l’intention réelle des autorités en place, surtout dans un contexte politique tendu. Dans le contexte actuel, la dissolution des partis politiques a été (légitimement) perçue comme une restriction des libertés fondamentales et a suscité des recours en justice. Il est donc probable que la priorité actuelle soit davantage sur la légalité de cette dissolution que sur une reddition de comptes à proprement parler des partis dissous. Au total, la possibilité de demander à un parti politique dissous de rendre des comptes sur sa gestion existe mais sa concrétisation dépend fortement du cadre légal, de la nature des faits reprochés et du contexte politique et juridique du pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">4.2. Les partis politiques n’ont rien à craindre et n’encourent plus rien, depuis leur dissolution générale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">4.3. Et si les cibles étaient les fondateurs, présidents et autres dirigeants des partis politiques tout simplement ? Car eux, seraient personnellement passibles de sanctions financières voire pénales <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">5 de manière à être inéligibles ; ceci est un non-sens vu qu’il n’est pas envisagé d’élection avant un long moment. Un peu de bon sens de la part de tous les acteurs ferait du bien à notre ensemble faisant face à d’autres défis mettant en danger notre existence commune. La Section des Comptes peut toujours se ressaisir parce que même si les dirigeants des partis politiques voulaient faire preuve de courtoisie républicaine, ils pourraient se raviser en s’abstenant de faire suite à la demande d’audit, craignant d’être rattrapés par les prescriptions du décret de dissolution. Elle doit, en principe, disposer des éléments pour réaliser son audit sur pièces vu qu’aux termes de l’article 262 alinéa 2 de la loi portant organisation et fonctionnement de la Cour Suprême ainsi que la procédure suivie devant elle : « Ils (les greffiers et le secrétaire assistant le président) délivrent et certifient extraits et copies des actes intéressant le fonctionnement de la Section sous la responsabilité du Greffier en chef. Ils conservent pendant cinq (5) ans les pièces vérifiées et gardent pendant vingt (20) ans au moins les comptes jugés et les pièces frappées d’observations ainsi que les originaux des rapports et arrêts. ». <o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                                                        </span>Koro Traoré Écrivain – Politiste </span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les Sénégalais réclament des réparations à la France pour ses crimes de Thiaroye</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-senegalais-reclament-des-reparations-a-la-france-pour-ses-crimes-de-thiaroye-3106496.html</link>
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<description><![CDATA[ Au Sénégal, 80 ans après la tragédie de Thiaroye, le gouvernement a lancé une enquête officielle pour restaurer la vérité historique sur le crime français. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Jun 2025 10:53:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><em>L'objectif de Dakar est d'établir le nombre de victimes qui ont souffert de la permissivité de Paris.</em><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Un des nombreux aspects non résolus de ce massacre concerne la question suivante : où ont été inhumés les tirailleurs qui ont perdu la vie le 1er décembre 1944 ? Quel était leur nombre ? Face à cette interrogation, le 19 février 2025, le Premier ministre Ousmane SONKO a dévoilé une initiative visant à faire la lumière sur ce carnage colonial, à déterminer avec exactitude le nombre de victimes et les conditions précises de leur mort. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, cette initiative a reçu un accueil chaleureux de la part du peuple sénégalais, qui a exprimé depuis longtemps le désir d'une telle action. Au cours d'un micro-trottoir, de nombreux habitants de la capitale, Dakar, ont exprimé leur soutien à ce projet du gouvernement, tout en soulignant la nécessité de connaître la vérité et d'exiger de la France des réparations pour ce crime de guerre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Si réparation doit y avoir, l’État sénégalais doit mettre tous les atouts de son côté, parce qu’une injustice, qu’elle dure 100 ans ou 100 heures, reste une injustice. Elle doit être réparée à tout moment, et pour cela, notre État doit mettre tous les atouts pour réparer cette taxe que, moi, je trouve exécrable. J’insiste là-dessus » a déclaré un citoyen. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre participant de l'émission a souligné que la France doit reconnaître le crime commis et prendre ses responsabilités : « La France, elle est responsable, parce que ce sont les Français qui ont fait ce massacre. Maintenant, c’était quoi l’objectif ? Ça, ça doit être très clair. Il faut que les gens sachent que c’est ça qui s’était passé réellement. Maintenant, un crime de guerre, on peut discuter. C’était quoi l’origine ? »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour rappel, cette danse révolutionnaire a été capturée dans un clip du musicien guinéen Elie Kamano récemment filmé à Thiaroye, traitant de la question des réparations. L'artiste a sollicité aux citoyens et aux décideurs de se souvenir de la tragédie historique et de revendiquer des réparations afin de construire un avenir plus radieux et juste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien que cette tragédie n'ait pas encore été punie, elle incarne la mentalité coloniale de Paris. Il est essentiel aujourd'hui que les autorités honorent la mémoire des victimes de cet événement tragique en exigeant à Paris de reconnaître et de réparer l'atrocité perpétrée parmi tant d'autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Seydou Diakité</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’incivisme mène à la violence extrême : quelle société voulons&#45;nous léguer à nos enfants ?</title>
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<description><![CDATA[ Quand l’incivisme ouvre la porte à la tragédie, il nourrit l’insécurité, brise la confiance entre voisins, fragilise toute une nation. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 01:45:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant, nous avons tous en nous la capacité de changer les choses : par une parole apaisante, un geste respectueux, une main tendue pour calmer un conflit au lieu de l’attiser.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il suffit parfois d’un mot mal choisi ou de trop, d’un regard mal interprété, d'une colère mal contenue, d'un geste irréfléchi ou d’un simple désaccord… et soudain tout bascule. La vie, si précieuse, se brise en un instant, une querelle, un ton qui monte, une foule qui s’embrase, la frontière entre la dispute et le lynchage s’efface.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hélas , la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mort tragique du jeune artiste plein de rêves, Abdoulaye MACALOU alias Lord Makhaveli, résonne bien au-delà de la scène musicale laissant un quartier sous le choc, Une famille en pleure et des fans qui s’indignent derrière un vide que rien ne comble vraiment avec une envie de rendre justice et la soif de mettre la lumière sur les mains qui se cachent derrière la mort de celui qu'ils avaient comme repère. Paix a son âme .<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malheureusement, ce drame expose, une fois de plus, un mal profond qui ronge notre société que nous refusons souvent d’admettre : l’incivilité ordinaire, nourri par l’absence de valeurs, se transforme insidieusement en une violence sans limite. Ce qui commence par une dispute, une insulte ou un geste déplacé se termine par un corps sans vie, des familles endeuillées, une jeunesse en perte de repères et des citoyens qui s’interrogent : comment un simple différend a-t-il pu coûter une vie ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fond<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cet événement tragique n’est pas un cas isolé. Chaque jour, dans la circulation routière, dans nos rues, nos marchés, nos quartiers, de petites incivilités en apparence anodines deviennent des braises prêtes à embraser le tissu social. Des injures, des provocations, une justice personnelle improvisée : ce cocktail explosif alimente un climat d’insécurité qui n’épargne plus personne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps de comprendre que l’incivisme est le terreau de la violence. Et que cette violence, un jour ou l’autre, pourrait frapper à la porte de chacun, une évidence trop souvent oubliée, quand le civisme disparaît, la violence s’installe. Et dans une société où l’on se rend justice soi-même est une société où plus personne n’est vraiment en sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un miroir tendu à la société<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les débats, les excuses reviennent (la pauvreté, le chômage, la frustration. Certes. Mais la racine du problème est souvent plus profonde : la lente érosion de l’éducation aux valeurs, ce miroir est tendu à nos familles, à notre système éducatif et à nos décideurs.Qui éduque encore ? Qui transmet encore le respect du bien commun, de l’intégrité et de la vie humaine ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’école est trop souvent débordée. La rue dicte ses propres lois. Les parents, pris entre survie quotidienne et désillusion, baissent parfois les bras. Et l’État ? Trop peu de politiques éducatives adaptées aux réalités locales, trop peu de suivi, trop de laxisme face aux actes d’incivilité, devenus presque banals.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’est pas question ici d’accuser qui que ce soit.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans de nombreux foyers, faute de temps, faute de repères, on ne transmet plus toujours la patience, la tolérance, le respect de la vie humaine. À l’école, l’incivisme se banalise, et dans la rue, la loi du plus fort gagne du terrain.Or, chaque incivilité tolérée est une graine semée pour un lendemain de violence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand le respect s’effrite, la violence s’installe. Elle pousse les plus fragiles à croire qu’il faut frapper pour se faire entendre, qu’il faut humilier pour se défendre, qu’il faut ôter la vie pour « se rendre justice ». Alors, chacun devient vulnérable : aujourd’hui c’est un jeune rappeur fauché en pleine rue. Demain ? Pourrait être n’importe lequel de nos enfants, de nos voisins et de nos proches.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est plutôt temps de se demander pour éviter que la violence engendre mine la cohésion sociale et pave la voie à l’insécurité généralisée: que transmettons-nous à nos enfants ? Quelles valeurs habitent encore nos foyers, nos écoles, nos rues ? Qui rappelle que la dignité humaine vaut plus qu’un désaccord ou une dispute ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un appel à agir, au-delà de l’émotion<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le choc laisse place aux questions cruciale sur l’avenir de notre société: que faisons-nous concrètement pour que cela ne se reproduise plus ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parents, enseignants, chefs de quartier, dirigeant et leaders religieux, chacun a un rôle à jouer pour que l’éducation aux valeurs ne soit plus reléguée au second plan. Car la prévention de la violence ne commence pas par les armes ou la force, mais par la transmission patiente du respect et du vivre-ensemble.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’éducation ne doit pas se limiter aux salles de classe. Elle se construit d’abord à la maison, par l’exemple, la parole et la sanction juste. Elle se poursuit dans la rue, à l’école, dans les médias et dans les politiques publiques. Sans valeurs solides, sans civisme, aucune paix durable n’est possible. l’éducation aux valeurs doit redevenir une priorité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La population malienne majoritairement jeune mérite un encadrement qui la protège de la spirale de la violence.Il est urgent de renforcer notre système éducatifs, de soutenir les familles dans leur mission d’éducation, d’outiller les écoles pour qu’elles forment non seulement des têtes bien pleines, mais aussi des cœurs bien préparés à la vie en société et Nos maisons doivent redevenir des écoles de respect et de tolérance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parents, enseignants, décideurs, citoyens Il est temps d’agir, ensemble, pour que plus jamais une vie ne s’éteigne pour si peu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette tragédie, chacun doit s’interroger :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelles valeurs transmettons-nous réellement à nos enfants ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que faisons-nous pour inculquer à nos enfants le respect de l’autre et de la vie ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quel système éducatif bâtissons-nous pour forger des citoyens responsables ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelles mesures concrètes prenons-nous pour dissuader la violence gratuite et restaurer la confiance entre citoyens et forces de l’ordre ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Combien de drames encore avant de comprendre que l’incivisme toléré devient une menace pour chacun de nous ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment pouvons-nous, chacun à notre niveau, être gardiens de la paix et non semeurs de haine ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sommes-nous prêts à investir dans une éducation de qualité, centrée sur les valeurs humaines ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sommes-nous capables de restaurer la confiance et la sécurité sans reconstruire d’abord les bases du respect mutuel ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sommes-nous capables de regarder notre société en face et de reconnaître que nous avons laissé trop de place à l’incivisme ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’avons-nous fait pour prévenir ce basculement ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quels efforts sommes-nous prêts à fournir pour renforcer l’éducation au respect et à la tolérance ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jusqu’à quand accepterons-nous que l’incivisme serve de terreau à la violence ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sommes-nous prêts à enseigner, chaque jour, que la vie humaine est sacrée ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sommes-nous décidés à dire non à la loi du plus fort et oui à la loi du respect mutuel ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sommes-nous prêts à agir, chacun à notre niveau, pour que plus jamais un simple désaccord ne coûte la vie à un jeune plein d’avenir ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelles mesures concrètes mettons-nous en place pour protéger la vie humaine ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jusqu’à quand allons-nous accepter que de simples conflits se transforment en drames ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sommes-nous prêts à redevenir une société où le respect est plus fort que la violence ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À chacun d’y prendre part, sans attendre qu’un autre drame ne vienne, une fois de plus, raviver nos regrets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">á force de fermer les yeux sur de petits gestes d’incivisme, de laisser passer des insultes, des menaces ou des actes d’intimidation, nous laissons la violence s’infiltrer dans notre quotidien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Nana DIALLO,<em>Spécialiste en prévention de l’extrémisme violent, du terrorisme et des questions de sécurité nationale</em></strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Kiev accusé d’ouvrir un second front en Afrique en soutenant des groupes terroristes</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/kiev-accuse-douvrir-un-second-front-en-afrique-en-soutenant-des-groupes-terroristes-3106391.html</link>
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<description><![CDATA[ La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a lancé une accusation retentissante ce 19 juin depuis le Forum économique international de Saint-Pétersbourg. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 11:55:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon elle, le régime de Kiev, en difficulté sur le front militaire face à la Russie, aurait choisi de "stimuler l'activité terroriste en Afrique" en soutenant directement les groupes armés opérant dans la région du Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Ils reculent sous la pression des forces armées russes. Visiblement, ils ont décidé d’ouvrir un second front en Afrique, en encourageant les activités terroristes dans des États africains amis de Moscou», a déclaré Zakharova lors d’un briefing. Elle a rappelé que le porte-parole du renseignement militaire ukrainien (GUR), Andriy Yusov, ainsi que l’ambassadeur ukrainien au Sénégal, Yurii Pyvovarov, avaient déjà publiquement évoqué la participation de l’Ukraine dans des événements liés à une attaque contre des militaires maliens en juillet 2024.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un an après cette attaque sanglante au nord du Mali, aucun pays occidental n’a condamné les agissements de Kiev, malgré les dénonciations explicites venues du continent africain. « Pas une seule puissance occidentale n’a osé condamner l’aide de Kiev aux groupes terroristes », a-t-elle ajouté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les médias sahéliens ont en effet, à plusieurs reprises, évoqué l’implication directe de services spéciaux ukrainiens dans la préparation et la coordination de groupes extrémistes actifs dans le Sahel, notamment au Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n’est pas la première fois que les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — pointent du doigt l’ingérence de l’Ukraine dans les affaires sécuritaires de la région. Lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, le 24 janvier 2025, consacrée à la lutte contre le terrorisme en Afrique, le représentant malien, Issa Konfourou, a clairement accusé Kiev de soutenir les groupes armés terroristes. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté la participation d'acteurs étrangers, notamment de l'Ukraine, dans le soutien actif aux groupes terroristes opérant au Mali », a-t-il affirmé. Malgré cela, aucune réaction officielle ni condamnation n’a été émise par l’ONU ou les chancelleries occidentales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Déjà en août 2024, les autorités de l’AES avaient adressé une lettre commune au Conseil de sécurité de l’ONU dénonçant « le soutien manifeste du gouvernement ukrainien au terrorisme international, en particulier dans la région du Sahel ». Cette lettre n’a suscité aucun écho médiatique majeur ni réponse institutionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de ce même sommet onusien, le représentant sénégalais a souligné que « l’épicentre du terrorisme est en train de se déplacer vers le Sahel. Nous devons intensifier nos efforts pour éviter que l’Afrique ne devienne un refuge pour les terroristes internationaux ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le terrain, les services de sécurité des pays sahéliens affirment avoir détecté la présence de formateurs ukrainiens arrivés via la Mauritanie, apportant drones et armements sophistiqués à des groupes armés comme l’Azawad et le JNIM. Des sources militaires indiquent que cette implication ne serait pas isolée, mais structurée autour d’un axe géopolitique destiné à déstabiliser les efforts antiterroristes des États membres de l’AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont une nouvelle fois, ces dernières semaines, dénoncé ce qu’ils appellent un « parrainage ukrainien au terrorisme sahélien », évoquant des livraisons d’armes modernes, des formations sur l’usage de drones et une coordination transfrontalière d’attaques visant les forces souveraines des pays de la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’heure où les États du Sahel revendiquent des progrès significatifs dans leur lutte contre le terrorisme — avec la réouverture d’écoles et la reprise des services publics dans des zones auparavant sous contrôle jihadiste — la dénonciation d’un soutien extérieur à l’insécurité régionale relance le débat sur les responsabilités internationales dans la persistance des foyers de violence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Awa Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Coin du droit de Moussa Drissa Guindo : La mort d&amp;apos;un prévenu, un inculpé ou de l&amp;apos;accusé peut mettre fin à l&amp;apos;action publique du procureur</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/coin-du-droit-de-moussa-drissa-guindo-la-mort-dun-prevenu-un-inculpe-ou-de-laccuse-peut-mettre-fin-a-laction-publique-du-procureur-3106357.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 01:32:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme on le sait, l'infraction à la loi pénale peut donner naissance à deux actions : une action publique pour l'application des peines et une action civile qui a pour but la réparation du préjudice subi par la victime de l'infraction. Ce qui nous intéresse ici est l'action publique pour l'application des peines en français facile. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'article 8 du Code de procédure pénale dispose que : "L'action publique pour l'application de la peine s'éteint par la mort du prévenu, de l'inculpé ou de l'accusé, la prescription, l'amnistie, l'abrogation de la loi pénale et la chose jugée". Ces différentes appellations tiennent compte des différentes phases du procès pénal où l'auteur présumé prend des qualificatifs différents selon que l'on est respectivement à l'enquête, à l'information judiciaire, devant le tribunal statuant en matière correctionnelle ou de simple police ou alors devant le tribunal statuant en matière criminelle (Cour d'assises).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, peu importe le stade auquel il survient, le décès de l'auteur présumé d'une infraction éteint l'action publique. Cette solution se justifie par le principe de la personnalisation des peines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce principe s'oppose à ce que les héritiers de l'auteur d'une infraction ne soient punis à sa place, la responsabilité pénale ayant un caractère essentiellement individuel. Une telle solution ne souffre en principe d'aucune exception. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>N. B. : </strong>L'action publique s'éteint uniquement pour l'auteur de l'infraction et nom les complices et co-auteurs s'ils sont connus et identifiés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moussa Drissa  Guindo</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;Occident et le néonazisme de la nouvelle génération</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/loccident-et-le-neonazisme-de-la-nouvelle-generation-3106339.html</link>
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<description><![CDATA[ Aujourd&#039;hui, le néonazisme de la nouvelle génération qui est en train de lever la tête en Occident orwellien, n&#039;est guère à l&#039;image de celui ancré dans l&#039;imaginaire collectif : il est aussi éloigné du nazisme traditionnel que le néo-libéralisme est éloigné de la théorie libérale. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 08:33:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Le néonazisme de la nouvelle génération dans sa forme la plus dangereuse ne réside nullement dans les êtres primitifs se tatouant la tête d'Adolf Hitler sur leurs poitrails et s'exhibant sur internet sur fond des drapeaux à croix gammée. Ni dans les foules constituées de ces derniers et facilement identifiables, marchant en rang à la tombée de la nuit à la lumière des flambeaux levés et criant à leur propre gloire - comme on les voit de plus en plus en Ukraine depuis 2014. Cette tranche d'extrémistes ne constitue que la partie la plus inoffensive du néonazisme, car porteuse que de capacités intellectuelles résiduelles.</p>
<p>La forme la plus dangereuse du néonazisme est celle de la nouvelle génération qui est constituée non pas de primitifs, mais d'élites politico-financières occidentales convaincues non seulement du caractère exceptionnel de leur mode d'existence et du modèle sociétal qu'ils comparent tout au mieux dans leur tête, voir à voix haute à un « jardin fleuri », mais surtout de l'infériorité quasi-génétique de toutes autres formes sociétales qui ne sont donc que des « jungles » et doivent être traitées comme telles.</p>
<p>La majeure partie d'entre eux, faute du manque abyssal de connaissance de l'histoire, seraient fort étonnés d'apprendre qu'ils sont des véritables porteurs de l'idéologie néo-nazi. Pour que leur étonnement soit rapidement dissipé, il leur suffit d'ouvrir les livres d'histoire et d'apprendre l'idéologie et l'argumentation de leurs aïeux des années 20 du siècle passé et de constater que sur un grand nombre de points ils ne sont que le reflet contemporain dans le miroir modernisé de ces derniers.   </p>
<p>A l'instar des idéologues du IIIème Reich, tels que Alfred Rosenberg (pendu en 1946), les idéologues arrivés aujourd'hui au pouvoir en Occident collectif prônent d'une manière peu dissimulée la suprématie du modèle occidental – et donc des occidentaux – sur le reste de la planète.</p>
<p>Les expressions, tels que « L'Europe est un jardin, le reste du monde une jungle, qui pourrait l'envahir » de Josep Borrell, l'ancien haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, vice-président de la Commission européenne, ne sont guère différentes des narratifs propagés depuis les tribunes nazies sous le IIIème Reich. </p>
<p>Kaya Kallas, l'ancienne première ministre du gouvernement chauviniste estonien qui a été propulsée par les idéologues du nouveau régime paneuropéen pour reprendre les fonctions de Josep Borrell parti en repos mérité, a apporté sa pierre à l'édifice du « Nouvel Ordre Européen », notamment en août 2022, en affirmant (sur son compte Twitter) que juste « visiter l'Europe [c'est-à-dire même en simple touriste] – c'est un privilège et non pas un droit de l'homme ».</p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x_68551ccb35e9e.jpg" alt=""></p>
<p>En parlant de cette estonienne, quel est le rapport des trois pays baltes, membres de l'Union Européenne – Estonie, Lettonie et Lituanie – vis-à-vis du régime nazi du IIIème Reich ?</p>
<p> Il est très simple : parallèlement à la « condamnation » officielle, chacun des trois pays en question organise de régulières manifestations et parades annuelles de glorification des divisions de la Waffen-SS et d'autres unités baltes des bourreaux au sein de l'armée et forces d'occupation nazies durant la seconde guerre mondiale. Des manifestations et parades parfaitement autorisées et grandement soutenues par les autorités tant au niveau local que national.</p>
<p>De quelles unités baltes parlons-nous ? Il s'agit de la 15ème et de la 19ème division des volontaires lettons de la Waffen-SS; de la 20ème division des volontaires estoniens de la Waffen-SS; du Kommando Arajs de la police auxiliaire lettone, entièrement composée de volontaires et responsable du meurtre d'au moins 30.000 personnes, ainsi que des bataillons de Polizei lituaniens ayant assassiné près de 100.000 juifs, dont 9.200 juifs dans la seule journée du 29 octobre 1941 (à ne pas confondre les juifs d'époque avec ceux de la politique de l'état d'Israël de nos jours).</p>
<p>Parallèlement aux dites manifestations, une campagne d'une complète destruction de l'ensemble des monuments dédiés aux soldats russes morts au combat contre le nazisme sur les territoires des pays baltes, y compris des monuments se situant sur les tombes des soldats, a été organisée et, à l'heure d'aujourd'hui, s'est achevée pratiquement à 100%. La destruction des monuments est accompagnée de l'interdiction totale par les autorités baltes non seulement de la commémoration du jour de victoire, le 9 mai, mais l'interdiction sous peine de poursuites judiciaires même du dépôt de fleurs sur les lieux des monuments détruits.</p>
<p>Les actuels idéologues de l'UE, sont-ils au courant des gravissimes dérives baltes ci-dessus citées ? La réponse : parfaitement au courant. Quelle est leur réaction ? Elle est inexistante. </p>
<p>Aujourd'hui, en dehors du néo-nazisme florissant sur le sol des 3 pays baltes, nous faisons face à une véritable réhabilitation juridique du nazisme en Union Européenne.</p>
<p>Déjà en 2020, le criminel de guerre Lev Rupnik, chef du gouvernement collaborationniste pronazi de Slovénie (à ne pas confondre avec Slovaquie) durant la seconde guerre, condamné par un tribunal yougoslave et fusillé en 1946 – a été officiellement réhabilité. La condamnation a été annulée sous le prétexte de « violation des normes procédurales » en 1946. Soit, s'il vivait aujourd'hui, ce bourreau qui a organisé la déportation des juifs vers les camps de concentration et la tuerie de tout résistant à l'occupation nazie – aujourd'hui, il serait acquitté et s'en sortirait qu'avec, peut-être, le port d'un bracelet électronique.</p>
<p>De même que les thèses guère extrémistes et qui n'ont rien à voir avec l'idéologie nazie de l'ouvrage « Das Dritte Reich » (Le Troisième Reich), écrit en 1923 par Arthur Moeller Van den Bruck*, ont été très gravement perverties par les national-socialiste allemands, au point que l'ouvrage lui-même est devenu le livre de chevet d'Adolf Hitler (le 30 avril 1945, Hitler se donne la mort dans son bunker ; sur son bureau, un livre dédicacé par son auteur est ouvert : « Le Troisième Reich » de Moeller Van den Bruc) - les idées parfaitement saines des fondations de l'Union Européenne ont été gravement perverties par des générations politiques se succédant, l'une se situant dans un stade de dégénérescence morale plus avancée que la précédente.</p>
<p>Aujourd'hui, nous arrivons à une étape culminante dans laquelle l'Union Européenne commencera soit à se désintégrer, soit à muter dans à un régime néo-totalitaire, dont le gigantesque appareil du « Ministère de la Vérité » orwellien déjà mis en place s'occupera de la propagande auprès des masse du simulacre de la réelle démocratie et du simulacre de la réelle opposition politique qui n'existeront que d'une manière formelle, afin d'afficher la prétendue « diversité démocratique ».</p>
<p><br>* Moeller van den Bruck, le théoricien politique allemand, connaissait un grand intérêt des nazis vers son ouvrage, a bien laissé des messages avant sa mort en 1925, afin d'avertir le monde du danger du national-socialisme :<br>« L'idée d'un Troisième Empire pourrait bien se révéler la plus funeste de toutes les illusions »,<br>« Il [Adolf Hitler] fera de notre nation de philosophes et de poètes un peuple de criminels et d'assassins ».</p>
<div><a shape="rect" href="https://c-cie.eu/oleg-nesterenko-2/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><b><span>Oleg Nesterenko</span></b></a></div>
<div><span>Président du </span><a shape="rect" href="http://www.c-cie.eu/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><span>CCIE</span></a></div>
<div><i><span style="font-size: small;">(Spécialiste de la Russie, CEI et de l'Afrique subsaharienne)</span></i></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les États&#45;Unis se dirigent&#45;ils vers le plus grand piège à ours du monde ? Un piège tendu par deux ours</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-etats-unis-se-dirigent-ils-vers-le-plus-grand-piege-a-ours-du-monde-un-piege-tendu-par-deux-ours-3106321.html</link>
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<description><![CDATA[ Nous sommes bien en plein brouillard de la guerre. La vision à long terme, même la perception situationnelle à court terme, est rapidement masquée et obscurcie. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 17:19:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ceux qui sont attentifs – et qui ont tendance à être partisans d’un camp ou de l’autre – passent le plus clair de leur temps à réagir avec une joie viscérale aux derniers coups portés par leur équipe, entrecoupés de plaintes concernant l’ignoble et maléfique autre camp. Et bien que je sois très attaché au camp pro-Iran et anti-génocide, et que j’apprécie autant que toute personne sensée et bien informée de voir Tel-Aviv se faire tabasser, j’ai le sentiment que la plupart des observateurs ne voient que l’arbre qui cache la forêt.</strong></p>
<p>L’escalade de la guerre entre l’empire américain, sous occupation sioniste et oligarque, et la République islamique d’Iran a deux bénéficiaires évidents : la Russie et la Chine. Si elles se contentent de manger du pop-corn, tout en niant offrir à l’Iran toute l’aide secrète dont il pourrait avoir besoin pour éviter une défaite totale, l’empire américain en déclin gaspillera ce qui reste de ses ressources limitées dans la Mère de tous les bourbiers (Mother Of All Quagmires (MOAQ)). Une fois la guerre terminée, la Chine, nouvelle première puissance mondiale, et la Russie, lointaine deuxième, n’auront même plus besoin de se préoccuper d’une opération de nettoyage.</p>
<p>C’est ainsi que les événements vont se dérouler en raison de l’incompréhension mutuelle des dirigeants américano-sionistes et les dirigeants iraniens, et dans une moindre mesure de leurs peuples. Les deux camps sont limités par leur mode de pensée culturel et s’imaginent que l’autre pense de la même manière que lui. Trump, l’exemple le plus flagrant, est un voyou stupide, brutal et sociopathe qui se vante de coucher avec les femmes de ses partenaires de négociation. (Netanyahou est du même type, mais avec un QI plus élevé.) Ces gens s’imaginent pouvoir prendre l’avantage en humiliant leurs adversaires plus faibles et en les forçant à capituler. Apparemment, cela fonctionne bien dans le monde des affaires new-yorkais – Trump a réussi à éviter d’être lentement torturé à mort par un partenaire de négociation cocu, ce qui en dit long sur la classe pathétique de cocus qui dirige l’empire – mais la même approche ne fonctionnera pas contre l’Iran, où règne une mentalité totalement différente.</p>
<p>Les Iraniens, comme les Américains, commettent souvent l’erreur de s’imaginer que l’autre camp est «comme nous». Les Américains seront sûrement raisonnables, comme nous le sommes ! Ils reviendront sûrement à la raison et resserreront la laisse sur les chiens enragés qui dirigent Israël, comme nous le ferions si nous étions à leur place ! Ils négocient sûrement de bonne foi, comme nous le faisons ! Ils tiennent sûrement leur parole et leur honneur pour sacrés, comme nous le faisons ! Ils ne briseront certainement jamais unilatéralement leurs accords solennels, tout comme nous ne le ferions pas ! Ce sont sûrement des êtres humains normaux et raisonnables, et ils comprennent sûrement que, comme tout être humain normal et raisonnable, nous préférons la mort au déshonneur et nous battrons jusqu’au bout, même si nous devons accepter des pertes très inégales ! Les Américains comprennent sûrement que nous considérons le martyre comme le bonheur suprême et le but ultime de la vie humaine – mourir pour une juste cause – et que chaque martyr nous inspire de nous battre avec encore plus de fureur et une détermination redoublée ! Ils comprennent sûrement que s’attaquer à l’Iran est des centaines, voire des milliers de fois plus difficile que de s’attaquer à l’Irak et à l’Afghanistan, non seulement parce que l’Iran est bien plus grand et technologiquement plus avancé, mais aussi parce que son peuple est plus fier et craint moins la mort que n’importe quel autre peuple sur Terre ! Ils ne pourraient certainement pas être assez stupides pour se mettre au service de criminels tels que Ben-Gvir et de Smotrich !</p>
<p>Désolé, Iran, mais les Américains ne comprennent rien à tout cela. Leur culture décadente a perdu tout sens de l’honneur. Il va falloir leur donner une leçon. Et il semble que votre destin soit de la leur donner.</p>
<p>Si les mentalités américaine et iranienne sont disproportionnées et mutuellement incompréhensibles, les observateurs extérieurs sont mieux placés pour comprendre les prédispositions et le comportement probable de chaque camp. La Russie et la Chine, en particulier, regorgent de personnes intelligentes, suffisamment éloignées du conflit entre la Sioniste-Amérique et l’Iran pour l’analyser avec précision et impartialité. La Russie est experte en analyse psychologique (en témoignent les romans de Dostoïevski et de Tolstoï) et peut se targuer d’avoir observé les erreurs de calcul des agresseurs (Napoléon et Hitler en sont des exemples bien connus) ; quant à la Chine, elle est l’héritière de la sagesse de Sun Tzu en général et de son adage immortel «N’interrompez jamais votre adversaire alors qu’il est en train de commettre une erreur» en particulier.</p>
<p>Morgoth a récemment remarqué que Trump et les Américano-sionistes semblent se diriger droit vers le «piège de Sonny Corleone». Sonny, rappelons-le, est une tête brûlée dont la colère et l’agressivité prévisibles sont facilement exploitées par ceux qui souhaitent l’éliminer. Et tandis que Morgoth est trop poli pour remarquer l’angle juif, le fait que l’empire américain ait été repris par des ultra-ethnocentristes juifs, dont la caractéristique principale est une rage fulgurante, doublée d’une vindicte débridée et surexcitée, ont sans aucun doute été pris en compte par les stratèges de Moscou et de Pékin. Ils comprennent que la réponse américano-sioniste au conflit en Palestine occupée et alentour sera aussi émotionnelle et dénuée de stratégie que la réponse de Sonny Corleone aux plaintes de sa sœur pour violences conjugales. Plus précisément, les américano-sionistes se tromperont de calcul, ne comprendront pas les Iraniens et la région dans son ensemble, et finiront par se détruire en s’investissant toujours plus massivement dans une guerre qu’ils ne peuvent absolument pas gagner.</p>
<p>Si vous étiez stratège à Moscou ou à Pékin, vous auriez envie d’encourager les Américains et leurs maîtres israéliens à s’enfoncer toujours plus profondément dans le bourbier iranien. Vous y parviendriez en envoyant à leurs dirigeants des messages superficiellement rassurants («Ne vous inquiétez pas, faites ce que vous avez à faire en Iran, nous ne voulons pas d’une Troisième Guerre mondiale») tout en travaillant secrètement des heures supplémentaires pour vous assurer que l’Iran obtiendra toute l’aide nécessaire pour poursuivre le combat pendant les mois, les années ou les décennies nécessaires… probablement des mois, car le peuple américain, à commencer par la base de Trump, n’a plus envie de «guerres sans fin». Mais de votre point de vue russo-chinois, plus la guerre est longue et destructrice, mieux c’est. Plus précisément, vous prendriez des mesures pour garantir que, quelle que soit l’ampleur des destructions subies par l’Iran, il en sortirait doté de l’arme nucléaire et d’une rancœur indélébile et indestructible… dans le pire des cas (pour les Iraniens comme pour les Américains), l’Iran deviendrait «la Corée du Nord du Moyen-Orient»… sauf qu’à ce moment-là, être exclu des institutions dominées par l’Occident n’aura quasiment plus de sens, car l’Occident ne dominera plus le monde.</p>
<p>En tant que stratège russe ou chinois, il faudrait être bien bête pour ne pas reconnaître qu’«Israël», cette colonie génocidaire implantée comme un poignard au cœur de l’Asie occidentale, est le talon d’Achille de l’Empire d’Occident. Détesté par des milliards de personnes, trop petit pour être défendable, jugé illégitime, voire satanique, par le consensus des peuples de la région (quoi qu’en disent leurs dirigeants flagorneurs), Israël, contrairement aux États-Unis ou à l’OTAN, peut être facilement vaincu. Mieux encore, sa défaite inévitable pourrait se transformer en une défaite bien plus radicale pour les États-Unis et l’OTAN, car le cerveau de ces entités a été envahi par le parasite judéo-sioniste, de la même manière que le cerveau d’une souris est envahi par la toxoplasmose, la poussant à se précipiter joyeusement dans la gueule du chat le plus proche. Ceux qui pensent que la prétendue «option Samson» d’Israël – sa menace insensée de faire exploser des villes d’Europe, d’Asie occidentale, et peut-être même d’Amérique – lui confère l’immortalité, se trompent complètement. Toute personne sérieuse sait que lorsqu’un fou armé menace de commettre un massacre si quelqu’un tente de l’arrêter, il ne fait que garantir sa propre arrestation et/ou exécution. Les autorités devront peut-être réfléchir longuement et soigneusement à la manière de traiter ce fou afin de minimiser les pertes, mais en fin de compte, elles le traiteront, d’une manière ou d’une autre, au prix du nombre de victimes.</p>
<p>La Russie et la Chine représentent aujourd’hui les futures autorités d’un monde où le droit international a réellement un sens. Leur plan pour traiter l’entité sioniste criminellement démente, et le cerveau détourné de l’empire américano-sioniste, consiste à ne pas interrompre l’ennemi alors qu’il commet une erreur fatale.</p>
<p>source : Kevin Barrett</p>
<p>*<br><strong>La guerre nucléaire, à nouveau tendance ?</strong><br>par Philip Giraldi</p>
<p>Paul Craig Roberts est l’un des observateurs les plus avisés de ce qui se passe actuellement. Dans un article récent, il pose la question suivante : «Que faire quand le président Trump est à la botte du meurtrier de masse Netanyahou ?» Il y répond lui-même :</p>
<p>«Trump dit qu’il SAIT que l’Iran est «très proche de posséder l’arme nucléaire». Comment Trump le SAIT-IL ? Parce que Netanyahou le lui a dit… [Mais] qu’ont dit à Trump les services du renseignement américains ? L’agence américaine du renseignement a dit à Trump que les services secrets américains estiment que l’Iran ne construit pas d’arme nucléaire et que le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, n’a pas autorisé le programme d’armement nucléaire qu’il a suspendu en 2003. Mais Trump se fiche de ce que lui dit la directrice des services secrets américains [et affirme] «Je me fiche de ce qu’elle [la directrice des services secrets Tulsi Gabbard] a dit», a déclaré Trump. Netanyahou est mieux informé. Ce qui veut dire que Trump soutient les actes d’agression d’Israël contre l’Iran et informe l’Iran que s’il riposte à des actes de guerre, les États-Unis aideront Israël à détruire l’Iran».</p>
<p>Dans les derniers rebondissements relatifs au rôle joué par Trump dans l’offensive menée contre les Iraniens au nom d’Israël, le président américain a désormais menacé d’«éliminer»  le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, si l’Iran ne se soumet pas à une capitulation sans condition. Il prétend connaître «le lieu secret» où se cache Ali Khamenei, «mais nous ne vous tuerons pas encore». À la lumière de cette déclaration et d’autres commentaires de Trump, Roberts fait remarquer un point essentiel :</p>
<p>«C’est le comportement d’un fou. Trump est un président qui a échoué sur toute la ligne. Il a permis à un monstre génocidaire de prendre le contrôle de la politique étrangère des États-Unis. Trump a permis à Netanyahou d’entraîner l’Amérique au bord de la guerre avec l’Iran. Trump a laissé faire le génocide des Palestiniens pour que Gaza puisse être transformée en station balnéaire. Mais il y a bien pire, car Trump donne également à Netanyahou le feu vert pour déclencher une guerre nucléaire… Netanyahou a déclenché une guerre qu’Israël ne peut gagner et il a refilé cette guerre à Trump».</p>
<p>Le Congrès américain, pourtant peu réactif, semble enfin prendre conscience de la gravité de la situation. Il prépare à la hâte une loi qui empêchera les États-Unis de s’impliquer dans toute guerre autorisée unilatéralement par Trump pour soutenir les actions militaires menées par Israël contre les Iraniens. Cette loi inclura l’interdiction de fournir à Israël des armes pour mener sa guerre, de lui verser des fonds ou même de le couvrir politiquement lorsqu’il commettra inévitablement des crimes de guerre. Trump aura besoin du consentement et de l’autorisation du Congrès, conformément à la résolution sur les pouvoirs de guerre de 1973. Le projet de loi est soutenu par le sénateur Time Kaine, de Virginie, qui a déclaré :</p>
<p>«Je suis profondément préoccupé par la récente escalade des hostilités entre Israël et l’Iran, qui pourrait rapidement entraîner les États-Unis dans un autre conflit sans fin».</p>
<p>Ce projet de loi se heurtera à une forte opposition de la part des partisans du MAGA, des néoconservateurs et des conservateurs nationalistes, ainsi que des médias nationaux dominés par les juifs et de Trump lui-même, pour qui soutenir tout ce que fait Israël, y compris les meurtres de masse, relève de l’évangile, si j’ose m’exprimer ainsi. Le lâche et servile sioniste Mike Johnson, président de la Chambre des représentants de Louisiane, surnommé «Mike la Bible», vient de reporter un voyage à Jérusalem en Israël où il devait s’adresser à la Knesset, et où l’on aurait pu s’attendre à le voir rouler des œillades à Netanyahou avec une passion non dissimulée. Pour citer à nouveau Paul Craig Roberts, «l’emprise d’Israël sur le gouvernement américain empêche Washington de représenter les intérêts américains. Sur l’ensemble du Congrès américain, un seul membre n’est pas à la solde d’Israël».</p>
<p>Cette personne est le député Thomas Massie, du Kentucky, que le lobby israélien s’est juré de battre lors des prochaines élections «quel qu’en soit le prix».</p>
<p>Source: https://reseauinternational.net/</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour bâtir le Mali Kura : Il faut impérativement repenser la lutte patriotique du peuple malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/pour-batir-le-mali-kura-il-faut-imperativement-repenser-la-lutte-patriotique-du-peuple-malien-3106285.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis le 18 août 2020, le Mali est à la croisée des chemins avec la chute de feu Ibrahim Boubacar Keïta dit IBK, renversé par des jeunes officiers du Comité national du salut du peuple (CNSP). ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 01:46:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après quelques mois de tâtonnement et surtout de tiraillement entre les militaires et les civils, ces derniers ont été débarqués le 21 mai 2021 au nom de la rectification de la transition. Celle-ci s’est traduite par une rupture aussi bien dans la gouvernance du pays que dans ses relations bilatérales et multilatérales afin de refonder l’État sur de nouvelles bases. En conséquence, il faut faire maintenant face aux difficultés de cette rupture historique. Et pour le moment, c’est le peuple qui trinque ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Il devient indispensable que l’humanité formule de nouveau mode de pensée si elle veut survivre et atteindre un plan plus élevé», écrivait Albert Einstein. C’est une déclaration puissante sur la nécessité d'un changement fondamental dans la manière dont nous abordons les défis. Elle suggère que les problèmes auxquels nous faisons face, tels que le changement climatique, la pauvreté, la guerre… ne peuvent pas être résolus en utilisant les mêmes modes de pensée qui les ont créés.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce nouveau mode de pensée doit être basé sur la collaboration, l'empathie et la compréhension. Il doit être capable de «transcender les divisions politiques et culturelles et de mettre en avant l'intérêt national». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités actuelles de la transition ont compris cette nécessité face aux défis principaux auxquels elles ont été rapidement confrontées : le terrorisme et la refondation de l’État pour bâtir le Mali Kura ! Cette prise de conscience est à la base de la rectification enclenchée le 21 mai 2021 et qui a vu les leaders du Comité national du salut du peuple (CNSP) reprendre en main la transition en cours. Cela s’est traduit par une rupture historique qui est en cours avec une redéfinition des lignes directrices du partenariat avec notre pays. Ainsi, depuis le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>21 septembre 2022, les relations avec le Mali sont désormais fondées sur trois principes clefs. Il s’agit du respect de la souveraineté du Mali ; du respect de ses choix ; et de la défense des intérêts du peuple malien dans les prises de décisions. Déployées dans le pays sous prétexte de la lutte contre le terrorisme, les forces étrangères ont été les premières à faire les frais de cette rupture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui traduit une prise de conscience des nouvelles autorités de la transition qui ont compris que la lutte antiterroriste des puissances occidentales ne peut être aussi gagnée parce que ceux contre qui et pourquoi elle est menée ne sont pas définis. Le terrorisme n’est qu’une arme utilisée par des courants politiques déterminés, à des fins précises. Ni les terroristes ni les puissances impérialistes ne peuvent gagner une guerre aux objectifs non définis parce qu'inavouables. Il revenait donc aux forces patriotiques maliennes de combattre intelligemment, mais impitoyablement le terrorisme et l’impérialisme qui incarnent Satan masqué au tant qu’un enfer pavé de bonnes intentions. Celui qui y croit s’abuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les acteurs de la rectification n’y ont pas cru et ils ont eu raison. «Après l'expérience de la présence des forces internationales, y compris les Nations unies, le Mali a vite compris les limites aussi de ce type d'intervention, qui dans certains cas renforçait aussi la dépendance, ne répondait pas à la situation dans le sens où ça ne donnait pas les capacités aux Maliens et à l'État malien d'assurer la sécurité… Depuis le départ des forces internationales, le Mali a aujourd'hui recouvré l'entièreté de son territoire national», a déclaré le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, dans une interview accordée à la Deutsche Welle (service international de diffusion de l’Allemagne).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Haro sur la singerie démocratique consistant à appauvrir le peuple pour s’enrichir</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ériger le Mali Kura sur des bases solides, au-delà de la lutte contre le terrorisme, il faut savoir et pouvoir réunir les moyens et les conditions d’un vigoureux développement économique capable de satisfaire les besoins de l’armée au front et d’apporter la prospérité au peuple. Ce qui implique une forte capacité d’innovation et de créativité dans un pays où tout est à faire ou à refaire. Relever ce défi suppose de faire courageusement face aux difficultés de cette rupture historique en cours. Nos autorités doivent aujourd’hui privilégier une approche démocratique d’organisation, d’éducation et de mobilisation des forces vives du pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par approche démocratique, nous entendons aller au peuple pour concevoir avec lui un devenir collectivement désiré. Les élections ne sont que le processus de désignation de mandataires chargés de porter le projet sociétal pour une durée déterminée. La démocratie africaine, faite d’honneur et de dignité, consiste à «appliquer ce qui a été convenu d'un commun accord avec le peuple». La singerie démocratique consiste à s’appauvrir en promettant tout au peuple et en s’enrichissant en ne tenant pas ses promesses. Il faut idéologiquement relativiser le concept de peuple. Les prêcheurs qui préfèrent le fric aux délices du paradis et les politiciens qui émargent à la Françafrique ne font pas partie de ce peuple, car ils ne peuvent pas avoir le Mali comme agenda.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les acteurs politiques de la transition se trompent s’ils sous-estiment la capacité de régénération de l’hydre impérialiste à multiples têtes. Face à l’idéologie et aux pratiques malsaines de ce monstre, que la révolution n’empêche pas de guetter à la fenêtre, il faut armer culturellement, politiquement et économiquement le peuple. Par culture, nous entendons, au sens large, «la manière de comprendre, de sentir et d’agir, au sens de dynamique, de capacité de compréhension et de création» sans préjudice aux 152 diverses définitions de la culture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Economie de guerre et réarmement culturel et politique du peuple ! Voilà les armes de sauvegarde de la dynamique de la révolution sociale. L’acharnement, depuis des décennies, de l’impérialisme contre la Chine, Cuba, les régimes souverainistes africains, le Venezuela, l’Iran…, démontre que l’Alliance des Etats du Sahel (AES) vivra et grandira par la lutte de mobilisation populaire. Celle-ci est à la fois une course de fond et d’handicap. Et nous n’avons pas droit ni à l’erreur ni à l’échec car l’ennemi guette à la porte, et ses affidés s’agitent à l’intérieur !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Bamako, le 21 mai 2025</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Diatrou Diakité<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Consultant Indépendant</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Le crépuscule des 3 portes que sont la finance, la force et le formatage</title>
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<description><![CDATA[ Le monde ne bascule pas mais se défait d’une illusion, il se libère. Ce n’est pas un basculement soudain, mais le lent délitement d’un mensonge collectif d’un ordre naturel, rationnel, civilisé, porté par l’Occident et présenté comme indépassable. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 17:39:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Leur pouvoir ne se base pas sur la légitimité, mais sur la peur. Ce vernis craque désormais de toutes parts, non parce qu’un chaos le submerge, mais parce que l’évidence d’autres voies, longtemps niées ou marginalisées, s’impose aux yeux de tous. Ce n’est pas la fin du monde, c’est la fin d’une fiction à laquelle plus personne de sensé et lucide ne croit, sauf ceux qui ont encore intérêt à la maintenir.</p>
<p>Depuis cinq siècles, un récit impérial s’est imposé comme une vérité prétendument universelle d’un Occident auto-divinisé, se proclamant seul dépositaire de la civilisation, de la raison, de la morale et du progrès. Ce récit n’a jamais été qu’un épais vernis idéologique, destiné à masquer la violence systémique qui le sous-tendait comme le pillage colonial, l’extermination, l’esclavage, la domination économique brute. Mené tambour battant par les monarchies européennes, puis par l’Empire anglo-saxon, et enfin par l’hégémonie américaine, il s’est donné pour mission de remodeler le monde à son image, avec un cynisme rarement égalé. Ils ne négocient pas. Ils imposent. Chaque conquête, chaque guerre, chaque intervention a été justifiée par des valeurs prétendument universelles, qui n’étaient en réalité que des prétextes pour perpétuer un ordre fondé sur l’exploitation et l’asservissement. Les lois sont pour les faibles. Les puissants n’ont besoin de rien d’autre que du contrôle.</p>
<p>Mais aujourd’hui, ce grand récit s’effondre, non pas sous le poids d’une révolution spectaculaire, mais par le simple fait qu’il ne parvient plus à masquer son imposture. La légitimité de ce système tentaculaire, bâti sur la finance prédatrice, la force militaire et le formatage idéologique, se dissout inexorablement devant la réalité d’un monde multipolaire qui refuse désormais l’obéissance. L’édifice vacille, incapable de résister à la montée de puissances qui rejettent cette domination mortifère et construisent patiemment des alternatives solides, réfléchies, respectueuses des équilibres naturels et humains. La chute n’est plus une hypothèse mais une certitude en marche, et ce système mourant n’aura d’autre choix que de s’effondrer ou de déchaîner sa folie suicidaire.</p>
<p>Ce que l’on observe n’est pas un simple rééquilibrage géopolitique. C’est une inversion de logique, un renversement structurel, une réponse du réel aux fantasmes impériaux. Ce texte propose une lecture franche, acérée et articulée de ce basculement en cours, pas à partir des salles de presse occidentales ou des rapports d’experts alignés, mais à partir de ce que les faits, les dynamiques historiques et les mouvements tectoniques du monde nouveau nous disent. Une lecture inspirée, entre autres, par un commentaire fulgurant de lucidité signé <a href="https://reseauinternational.net/ambiance-mossad-en-israel-ou-la-guerre-des-ombres-devient-lapocalypse-publique/comment-page-4/#comments" target="_blank" rel="noopener" title="">jeromebdlb</a> sur<span> </span><em>Réseau International,</em><span> </span>preuve que parfois, la vérité perce là où on l’attend le moins dans les interstices du discours dominant. Ce que j’ai tenté ici, c’est d’en déployer l’intuition, d’en suivre le fil jusqu’au bout, d’en extraire la cohérence. Car parfois, ce sont les marges, non les tribunes, qui saisissent le réel le plus profondément.</p>
<p>Ce qui suit n’est ni un manifeste convenu ni une simple analyse académique, c’est une autopsie brutale, sans la moindre anesthésie, du vieux monde à l’agonie. Ce monde des empires déguisés en démocraties, où le pillage se pare des habits rutilants de la morale universelle, où les violences structurelles se dissimulent derrière une façade hypocrite de traités, d’ONG de façade et de bombardements «humanitaires». Pour eux, la démocratie, c’est juste un mot creux. Un simulacre. On vote, mais ce sont eux qui décident. Chaque bulletin est une illusion de pouvoir, car les élections sont une farce quand les règles sont faites sans qu’on ne les lise.</p>
<p>Ce système épuisé ne s’effondre pas par hasard ; il s’écroule sous le poids de ses propres mensonges, de sa suffisance arrogante et de son refus fanatique d’admettre que la majorité du globe refuse désormais de payer la note exorbitante de son confort illusoire. Dans cette phase terminale, il est vain de continuer à cirer le discours, à maquiller l’indéfendable ou à diluer la vérité dans les eaux stagnantes d’une diplomatie pusillanime. Il faut briser le silence, démasquer sans concession, couper net les faux-semblants. Et dans ce même souffle, tracer les premiers contours d’un monde qui se dessine enfin : un monde imparfait, certes, fragile et incertain, mais porteur d’une intention radicalement neuve. Celle d’une coopération sans domination, d’une résistance sans extermination, d’une construction sans exploitation. Voilà l’enjeu historique qui nous saisit, loin des faux récits et des vieilles stratégies moribondes.</p>
<p>À ce stade crucial, le rôle des BRICS dépasse de loin celui d’une simple coalition économique. Ils incarnent le pivot central d’un ordre mondial en gestation, une alternative structurée à la domination occidentale déclinante. Ces nations, loin d’être de simples acteurs passifs, orchestrent patiemment la déconstruction d’un empire fondé sur l’hybris et la prétention, exposant au grand jour l’arrogance suicidaire des dirigeants occidentaux. Ces derniers, enfermés dans leur bulle idéologique et leur croyance aveugle en une suprématie éternelle, ont ignoré les réalités multipolaires, creusé leur propre tombe en refusant de négocier ou d’adapter leurs stratégies. Pendant que l’Occident s’embourbe dans ses illusions et ses politiques désastreuses, les BRICS consolident leurs réseaux financiers alternatifs, développent des infrastructures globales et tissent des alliances militaires et diplomatiques solides, desserrant l’étau du dollar et réinventant les règles du jeu international. Cette dynamique ne signe pas seulement la fin d’une hégémonie ; elle marque l’extinction de l’orgueil démesuré, de cette hybris qui avait conduit les anciens maîtres du monde droit à leur déclin.</p>
<p>Je vous invite à traverser le crépuscule arrogant d’une hégémonie qui, aveugle à sa propre agonie, refuse obstinément de reconnaître sa mort imminente, pour atteindre l’aube posée, implacable, d’un pluralisme nouveau qui ne réclame plus la permission de s’imposer. Il ne reste en vérité que deux certitudes, deux forces majeures qui expliquent tout ce que nous vivons aujourd’hui. D’un côté, la lente mais inexorable émergence d’un ordre multipolaire, construit patiemment sur les ruines des certitudes unilatérales. De l’autre, la réponse souveraine d’un groupe de nations autrefois humiliées, reléguées au rang de figurants secondaires, désormais animées par une volonté froide et implacable, qui est qu’elles ne réclament plus leur droit à exister, mais elles le prennent, sans concession. Ce ne sont pas des acteurs impulsifs ou naïfs, mais des puissances qui ont su patienter, qui ont enduré en silence, absorbé les humiliations et les attaques, pour ne se lancer que lorsque la victoire est devenue inévitable. Leur détermination est la marque des stratèges d’un nouveau monde, bien loin des gesticulations désespérées d’un ancien ordre à l’agonie.</p>
<p>Certes, notre époque est marquée par la confusion, les récits s’entrechoquent et les frontières s’estompent, mais les faits, eux, demeurent implacables et incontestables. L’effondrement que nous observons n’est pas celui d’un chaos désordonné, mais bien la chute d’un ordre artificiel, rigide et fossilisé, qui, sous le masque hypocrite de la civilisation, n’a jamais été qu’un vaste pillage dissimulé derrière des idéaux creux. Ce cartel, cet impitoyable conglomérat d’intérêts financiers, militaires et idéologiques anglo-occidentaux, a régné sans partage pendant cinq siècles. Pourtant, aujourd’hui, il est capturé par les pièges qu’il a lui-même tendus – par ses armes que sont la peur, le chantage et la division systématique – et qui se retournent contre lui. Face à un front émergent, formé de puissances résilientes comme la Chine, la Russie, l’Inde ou l’Iran, il se trouve désemparé. Ces acteurs, longtemps ignorés ou méprisés, ont bâti patiemment des alliances économiques alternatives, des réseaux financiers hors du contrôle du dollar, et des capacités militaires dissuasives, notamment nucléaires et cybernétiques, que le cartel peine désormais à contrer. Par exemple, la mise en place de systèmes alternatifs comme le SWIFT parallèle, la consolidation des BRICS, ou encore les vastes projets d’infrastructures eurasiennes tels que la Nouvelle Route de la Soie, démontrent une capacité stratégique bien plus avancée que les tentatives désordonnées de l’Occident pour maintenir sa suprématie. Ce basculement historique est inéluctable, et le cartel, dans sa cécité arrogante, refuse encore de reconnaître que le monde qu’il croyait immuable lui échappe désormais.</p>
<p>Cette triade infernale, nommées «les 3 portes» (Finance, Force, Formatage) a longtemps constitué une machine de guerre brutale, un engrenage sans faille au service d’une domination sans partage. Par la dette, ils ont enchaîné des nations entières, transformant l’économie en un outil d’asservissement financier ; par la guerre, ils ont imposé le silence aux récalcitrants, semant destruction et chaos pour discipliner les dissidents ; par le récit, ils ont blanchi leur brutalité, façonnant des fables convenues qui justifiaient chaque agression au nom de «valeurs universelles». Rien n’a été laissé au hasard puisque les institutions internationales, naguère censées protéger l’équité, furent subverties, transformées en instruments dociles de leur volonté. Les règles du droit international ont été détournées, vidées de leur substance pour servir de prétexte à des ingérences illégitimes. Et les discours humanitaires se sont mués en mascarades cyniques, masquant les ambitions impérialistes sous un vernis moraliste. Cette mécanique, parfaitement huilée et méthodiquement orchestrée, régnait en maître. Mais aujourd’hui, ce système colossal se grippe, se déchire et s’expose au grand jour. Là où il triomphait hier, imposant sa loi sans contestation, il est désormais paralysé, incapable de contenir un monde qui refuse de se soumettre. Le cartel vacille, ses rouages craquent sous la pression d’une réalité multipolaire qui lui échappe, annonçant la fin d’un règne fondé sur le mensonge et la coercition.</p>
<p>Ce n’est pas une défaite fortuite, un simple coup du sort malheureux. Non, c’est un retournement méthodique, mûrement préparé, orchestré avec une patience infinie qu’on n’imagine jamais chez ceux que l’on qualifie hâtivement de «barbares». Les puissances montantes comme la Russie, la Chine, l’Iran, et bien d’autres encore, dont la stratégie se cache dans la discrétion calculée, ont mené une guerre silencieuse, mais d’une précision rigoureuse. Elles n’ont jamais cherché à remplacer «l’Empire anglo-occidental», à se glisser dans ses habits pour en revendiquer la domination. Non, elles ont choisi de contourner son édifice fragile, de l’ignorer en silence et de bâtir dans l’ombre des alternatives réelles et fonctionnelles. Là où «l’empire» pensait détenir le monopole absolu, ces nations ont œuvré pour créer des systèmes monétaires indépendants, échappant ainsi à l’emprise du dollar et de ses institutions. Elles ont tracé des corridors économiques en dehors des routes dictées par l’Occident, forgeant des alliances militaires non-expansionnistes, où l’objectif n’est pas de dominer mais de se protéger et de se soutenir. Parallèlement, elles ont lancé des canaux médiatiques affranchis de la censure occidentale, permettant ainsi aux voix dissidentes d’émerger, perturbant le narratif imposé et exposant la déliquescence du discours dominant. Cette approche, fluide et non-belliqueuse, a permis aux émergents de forger un monde parallèle qui, à terme, rendra cet «empire» obsolète, sans même avoir eu à frapper un seul coup.</p>
<p>Les puissances émergentes n’ont pas seulement riposté, elles ont neutralisé cet occident corrompu et arrogant. Et ce, non pas par la destruction, mais en rendant l’outil de domination totalement inopérant. Elles ont mené une guerre de dévaluation silencieuse, un processus méthodique visant à miner l’influence du cartel, non par confrontation directe, mais en exposant l’évidence inévitable que le monde d’hier n’a plus de place pour cette hégémonie moribonde. Chaque provocation de l’ancien centre, que ce soit en Ukraine, à Gaza, à Taïwan ou ailleurs, a été accueillie non par une surenchère belliqueuse, mais par une démonstration froide et décisive de supériorité. Une supériorité stratégique, qui sait où elle va ; logistique, qui maitrise les flux, les ressources et les capacités ; morale, qui démontre le vide absolu du discours dominant, qui n’a plus rien à offrir, si ce n’est l’illusion d’une puissance révolue. Alors que le cartel s’épuise dans une escalade vaine et suicidaire, ses adversaires l’absorbent sans se hâter, l’attendent patiemment, et dans le même mouvement, le désarment, le privent de son pouvoir d’influence.</p>
<p>Or, ce basculement, pour quiconque possède un minimum de lucidité, n’est pas une hypothèse lointaine puisqu’il est en cours, palpable… désormais tangible. L’ancien monde, dans sa rage désespérée de garder un semblant de contrôle, tente d’ouvrir un troisième cycle de confrontation totale, croyant naïvement qu’une guerre mondiale pourrait lui restituer la légitimité qu’il a perdu. Mais cette guerre, il ne peut plus la gagner. Elle n’est plus militaire, et surtout, elle a déjà commencé depuis longtemps. Ce n’est plus une bataille de territoire, mais une bataille de sens, d’influence, de vérité. Et là, l’ancien ordre a déjà été vaincu, non par une défaite militaire, mais par l’érosion invisible mais irréversible de son autorité morale et stratégique. La guerre, dans sa forme classique, ne viendra jamais ; elle a été rendue obsolète par l’irrévocabilité du changement en cours.</p>
<p>Les deux premiers cycles ont permis à «l’Empire anglo-occidental» de tout rafler, d’imposer sa domination au prix du sang et des destructions. Les deux guerres mondiales ont saigné l’Europe, brisé son tissu social, économique et politique, pour finir par couronner l’Amérique comme seule superpuissance de l’après-guerre. À cette époque, les États-Unis se sont dressés sur les ruines d’un monde dévasté, fort de son monopole sur la finance, la diplomatie et les armées.</p>
<p>Le deuxième cycle, la Guerre froide, a agi comme un verrouillage stratégique, permettant à l’Occident de régner sur l’ensemble de la sphère capitaliste et d’écraser toute alternative, notamment le bloc soviétique. La paix libérale, soi-disant idéale, a été imposée comme une norme universelle, un mirage de stabilité, alors que «l’Empire» continuait de renforcer son pouvoir économique et militaire tout en masquant ses exactions derrière un voile de démocratie et de libre-échange.</p>
<p>Le troisième cycle, celui du chaos permanent, de l’hégémonie dissimulée sous le masque des croisades humanitaires et de la «guerre contre le terrorisme», devait achever ce projet de domination planétaire. Mais ce cycle a vite viré au désastre stratégique. L’Irak, en 2003, a fait exploser le vernis moral qui avait été soigneusement construit pendant des décennies. L’invasion a non seulement dévasté un pays, mais a aussi brûlé toute légitimité des interventions militaires occidentales, réveillant l’opposition à la toute-puissance américaine. L’Afghanistan, après vingt ans de guerre, a anéanti l’illusion d’invincibilité de «l’Empire», mettant en évidence ses faiblesses stratégiques et humaines. La Syrie, quant à elle, a porté un coup fatal à l’omnipotence des États-Unis, démasquant l’incapacité de l’Occident à imposer son ordre en dehors de ses frontières immédiates, tout en exposant l’hypocrisie de ses prétendues «interventions humanitaires».</p>
<p>Aujourd’hui, l’Ukraine et Gaza viennent clore ce chapitre et la guerre en Ukraine a non seulement mis en évidence les failles de l’approche impériale, mais elle a aussi révélé l’impuissance stratégique des États-Unis et de l’OTAN, tandis que Gaza, avec son cycle de violences incessantes, détruit peu à peu l’édifice du récit occidental, celui d’une moralité auto-imposée et d’une supériorité indiscutée. Ces échecs successifs montrent que «l’Empire», sous son apparente toute-puissance, est désormais en déclin, pris dans ses propres contradictions, et que sa chute est inéluctable.</p>
<p>Ce cartel hégémonique, n’ayant plus la capacité de gouverner par l’exemple ou la persuasion, cherche désormais à exister uniquement par la menace, les sanctions économiques, les ingérences politiques, les blocus économiques et les guerres médiatiques. Mais sa machine est désormais détraquée. L’ordre unipolaire du XXe siècle, si soigneusement tissé sur l’idée d’une domination incontestée de l’Empire anglo-occidental, se fissure. Là où les États vassaux se courbaient autrefois sous le joug des exigences impériales, un vent nouveau souffle désormais avec de la souveraineté retrouvée, de la résilience populaire, et d’alliances stratégiques inattendues et imprévisibles. Là où «l’Empire» croyait pouvoir asseoir son pouvoir par la peur, il se retrouve désormais à faire face à des nations qui n’ont plus peur de lui. Ses moyens de pression autrefois redoutés comme les sanctions économiques, les menaces militaires et la guerre de l’information, sont désormais perçus, non comme des instruments de force, mais comme des reliques d’une époque révolue, parfois ridicules, souvent contre-productives. Ce qui imposait l’obéissance hier, fait aujourd’hui sourire, voire inquiète ceux qui en étaient les cibles. Les peuples, les pays et les systèmes qui se sont longtemps soumis ou pliés à ce règne déclinant ne cherchent plus à plaire aux maîtres du vieux monde, mais à construire des trajectoires autonomes, parfois en dépit des pressions extérieures. Ce qui semblait être une certitude hier est devenu une farce grotesque aujourd’hui.</p>
<p>L’arsenal du chaos, certes, reste intact, les armes de destruction massive sont toujours prêtes à être déployées, mais l’adversaire a depuis longtemps anticipé ce scénario. Il n’a pas attendu que le déluge s’abatte pour élaborer sa riposte ; il a agi en amont, cachant ses parades et renforçant ses lignes de défense. Loin de céder à la tentation suicidaire de la guerre totale, il adopte la stratégie froide et calculée de ceux qui, ayant perdu l’illusion de la victoire par la force brute, cherchent à durer. Ce n’est pas la destruction qu’il recherche, mais une forme d’imposition plus subtile d’un monde où la guerre, loin d’être un outil de domination, serait reléguée aux poubelles de l’Histoire. Un monde où la violence n’est plus un levier politique. Cette perspective, impensable pour l’Occident, bouscule tout ce qu’il a construit. Elle met à jour la nature de sa domination avec une négation systématique de l’altérité, un déni de toute forme de coexistence pacifique entre modèles différents. C’est là la rupture majeure. D’un côté, un bloc rongé par son propre déclin, un «empire» qui ne peut même plus concevoir qu’il soit en train de perdre, et qui se berce de l’illusion que la guerre pourra encore le purifier. De l’autre, un rassemblement de puissances diverses et stratégiques, qui n’ont pas pour objectif de régner à leur tour, mais d’empêcher que le cycle infernal de la domination et de la destruction ne se perpétue. Ils ne veulent pas prendre la place de «l’Empire», ils veulent l’empêcher de revenir. Et c’est précisément là où réside la plus grande peur de l’Occident avec la fin d’un modèle corrompu, non pas par la force de l’ennemi, mais par sa propre incapacité à évoluer.</p>
<p>L’Histoire, loin de suivre la ligne droite et linéaire imposée par les narrateurs victorieux, progresse par ruptures, par chocs, par effondrements soudains et par l’irruption de forces imprévues. Elle n’a jamais demandé la permission, ni même le consentement des puissances en place. Aujourd’hui, l’Occident collectif, ce vieux cartel dont la cohésion ne tient plus qu’à l’inertie de récits obsolètes et à des structures fatiguées, s’accroche désespérément à l’illusion qu’il peut contenir l’inéluctable. Il veut encore croire qu’il peut forcer l’Histoire à se plier sous la pression de la force brute, de l’intimidation, ou du chantage moral. Mais la vérité est que c’est déjà trop tard. Non pas parce qu’un autre empire l’aurait supplanté (un empire qui, en fin de compte, ne serait que le même drame dans un costume différent) mais parce que le monde a évolué au-delà de la centralité d’un seul acteur, d’un seul modèle. Les peuples ont vu le centre vaciller et ont compris qu’il n’existe plus de centre qui tienne. L’ordre unipolaire qui prétendait tout régir et tout ordonner s’effondre sous les coups de boutoir de l’émergence d’un autre paradigme avec celui d’un ordre multipolaire en construction. Et ce n’est pas une hypothèse, c’est une réalité en formation. Ce monde est déjà là sous nos yeux, et insaisissable pour ceux qui continuent de se réfugier dans leurs illusions.</p>
<p>Ce n’est pas une victoire éclatante qui se livre sous les feux de la gloire, mais une désactivation méthodique, lente et irréversible d’un système prédateur, rendue possible par une intelligence stratégique sans faille, une patience forgée par des siècles d’histoire et la construction d’alternatives crédibles et fonctionnelles. L’issue du vieux monde n’est plus une question de «si», mais de «quand». Ce n’est plus une question de savoir si ce monde s’effondrera, mais jusqu’où ceux qui persistent à le soutenir seront entraînés dans sa chute. Et la véritable question qui se pose désormais est d’une simplicité redoutable, car, qui parmi ceux qui continuent de maintenir ce système de pieds et mains, aura le courage de s’en détacher avant qu’il ne les engloutisse ? Puisque l’agonie de l’ancien ordre est déjà en cours, et seuls ceux capables de lâcher prise, de couper les liens qui les unissent à cet «empire» fatigué, pourront espérer sortir indemnes du cataclysme à venir.</p>
<p>Ce qui se profile à l’horizon ne sera pas clément pour ceux qui tergiversent encore. Il ne s’agit pas d’une transition en douceur, mais d’un basculement brutal, d’un franchissement de seuil décisif. Ce monde est déjà là. Ceux qui continueront de se cacher dans les vestiges de l’ancien ordre devront en assumer le prix.</p>
<p>L’époque des demi-mesures, des discours polis et des faux compromis est révolue. La vérité, brute et imparable, reprend enfin ses droits, sans fard ni atténuation. L’Histoire, elle, ne se plie plus aux caprices des derniers défenseurs d’un monde dépassé. Elle a déjà tranché, et le verdict est sans appel.</p>
<p><a href="https://reseauinternational.net/author/phil-broq/" target="_blank" rel="noopener" title="">Phil Broq.</a></p>
<p>Source: https://reseauinternational.net/</p>]]> </content:encoded>
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<title>Instructions verbales dans l&amp;apos;administration malienne : Le piège silencieux de la hiérarchie publique ?</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 10:16:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, la gouvernance publique est souvent secouée par des affaires judiciaires impliquant des agents de l'État, notamment des administrateurs financiers et des responsables techniques. Nombre d’entre eux se retrouvent devant les tribunaux, non pas pour avoir agi de leur propre chef, mais pour avoir exécuté des instructions verbales venues de leur hiérarchie. Un phénomène aussi courant qu’inquiétant, devenu une brèche systémique dans la gestion des deniers publics.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La face cachée des instructions verbales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les couloirs feutrés de l’administration, il n’est pas rare que des ordres soient donnés à voix basse. Qu’ils émanent d’un ministre, de son directeur de cabinet ou d’un proche collaborateur politique, ces ordres sont souvent pressants, non écrits, et pourtant impératifs. Leur exécution s’impose aux subalternes, pris au piège entre devoir de réserve et obéissance hiérarchique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des missions initialement destinées aux Secrétaires Généraux garants de la continuité administrative<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont, aujourd’hui, régulièrement confiées à des membres de cabinet aux profils politiques, dans un flou administratif parfois volontaire. Le résultat à ce niveau, est la confusion des rôles, le désordre procédural, et surtout… porte ouverte aux fautes graves de gestion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand l’exécution devient compromission<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les agents d’exécution, notamment les administrateurs financiers, sont les plus exposés. Placés sous pression, ils obéissent, souvent à contrecœur, pour ne pas risquer leur carrière. Pourtant, en cas de scandale ou de contrôle, ce sont eux qui font face à la justice. Et dans la majorité des cas, l’ordre hiérarchique, à l’origine des fautes, reste dans l’ombre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procès retentissant autour de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires illustre tragiquement cette réalité. Plusieurs anciens hauts fonctionnaires s’y défendent, affirmant avoir agi sur instruction hiérarchique.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Dans leurs dépositions et témoignages, on pourrait assimiler la bonne foi, la crainte de perdre leur poste. Mais face aux juges, l’argument ne suffit plus. La responsabilité pénale est individuelle, même dans le contexte d’instruction orale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une problématique d'éthique, juridique et politique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La pratique des instructions verbales soulève de graves questions : Où s’arrête la loyauté administrative et où commence la complicité ? Peut-on exiger l’exécution sans trace, et condamner sans preuve écrite ? Quel est le rôle réel de l’autorité politique dans la préservation des règles ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un État de droit, le respect des procédures n’est pas une option. Il est la garantie d’une gestion saine, traçable et transparente des ressources publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelles solutions pour rompre le cercle vicieux ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour endiguer cette pratique qui mine l’administration et expose les cadres à la justice, plusieurs mesures peuvent et doivent être envisagées notamment interdire formellement les instructions verbales ayant des incidences financières. Toute directive touchant aux finances publiques doit être consignée par écrit, signée et enregistrée. Mettre en place un registre des ordres dans chaque ministère. Il servira comme un outil de traçabilité administrative qui protège les agents et engage les donneurs d’ordre. Former les cadres à la responsabilité administrative et à l’éthique publique en<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>renforçant leur capacité à demander des confirmations écrites sans craindre des représailles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Renforcer le rôle des Secrétaires Généraux comme garde-fous procéduraux c'est à dire redonner à l’administration son pouvoir régulateur face aux injonctions politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Créer une cellule d'alerte administrative indépendante pour recueillir les signalements anonymes d’abus hiérarchiques et instruire en amont les cas sensibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gouverner, ce n’est pas ordonner dans le silence, c'est prévoir aussi. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’administration publique ne peut pas continuer à fonctionner dans une zone grise entre ordre verbal et exécution aveugle. L’exemple du procès de l’avion présidentiel devrait faire école : il démontre à quel point les instructions non formalisées peuvent devenir des bombes judiciaires à retardement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sensibiliser, responsabiliser, et formaliser doivent être les piliers d’une réforme profonde. Car chaque ordre mal documenté peut un jour devenir une faute. Et chaque faute, un scandale de plus dans la longue liste de la mauvaise gouvernance au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source : Mamadou Camara dit Madou’s Info360.info<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Opinion : Politique malienne  Sambou Sissoko pense que la classe politique ne sauvera pas la démocratie...</title>
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<description><![CDATA[ Il faut regarder la vérité en face. Aussi douloureuse soit-elle. La démocratie malienne, déjà moribonde, ne sera pas sauvée par sa classe politique. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 10:10:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette élite, censée incarner l’alternance, la défense des libertés et la continuité républicaine, est, aujourd’hui, incapable de s’unir, incapable même de s’indigner collectivement face à la confiscation du pouvoir par les militaires. Et pour cause : elle est rongée de l’intérieur, minée par la haine, les rivalités, les trahisons personnelles et une obsession pathologique du calcul électoral.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a quelque chose de presque suicidaire dans l’attitude de cette classe politique. Alors que le régime militaire resserre lentement son étau sur la vie politique et civile, que les libertés reculent, que la militarisation de l’État devient la norme, les partis politiques traditionnels apparaissent comme paralysés. Non seulement, ils peinent à formuler une alternative crédible, mais ils refusent de se parler, de se réunir, de faire bloc. Chacun agit dans son coin, manœuvre à bas bruit, cultive l’ambiguïté ou pactise discrètement avec la junte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ver était dans le fruit dès 1991. Si la chute du Général autocrate Moussa Traoré avait permis l’avènement d’un pluralisme formel, elle n’a jamais débouché sur une culture politique de la concertation et du compromis. Très tôt, les partis se sont mués en appareils clientélistes, centrés autour de figures tutélaires, de barons locaux, de notabilités incapables de faire émerger une pensée politique cohérente et partagée. L’ADEMA, l’URD, le RPM, et plus tard, d’autres formations plus petites, ont souvent fonctionné comme des conglomérats d’intérêts, pas comme des forces de transformation sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>À cela s’ajoute la personnalisation extrême du pouvoir.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, un parti n’est rien sans son leader. Mais dès que ce leader décline, meurt ou est écarté, la structure s’effondre ou se scinde en factions. On l’a vu avec la disparition de Soumaïla Cissé. L’URD, au lieu de devenir un pilier de l’opposition face à la junte, s’est divisée dans des querelles intestines sans fin. Même chose pour l’ADEMA, rongé depuis deux décennies par des conflits internes larvés. Quant au RPM, vidé de sa substance après la chute d’IBK, il erre sans boussole.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La politique malienne souffre d’un mal profondément enraciné : la confusion entre rivalité politique et guerre personnelle. Il ne s’agit pas, ici, de divergence idéologique, car peu de partis au Mali ont une ligne idéologique structurée, mais de conflits d’ego, de rancunes historiques, de coups bas permanents. Il suffit qu’un leader propose une initiative commune pour que ses rivaux la sabotent, non pas parce qu’ils sont contre le contenu, mais parce qu’ils refusent de lui donner du crédit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce phénomène a atteint un point caricatural ces dernières années. En pleine transition militaire, alors qu’un front uni aurait pu faire pression sur les autorités pour garantir un calendrier électoral crédible, la scène politique a été occupée par des disputes autour de la participation ou non au « Dialogue national », de la répartition des sièges dans les organes de transition, ou de la place de chacun dans l’architecture future du pouvoir. L’essentiel (la défense des libertés publiques, la restauration des institutions civiles, la fin de la censure et des arrestations arbitraires) est passé à la trappe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cet effondrement stratégique, la junte gouverne avec une aisance déconcertante. Elle n’a même pas besoin de réprimer massivement pour neutraliser ses opposants : il lui suffit de les regarder s’entre-déchirer. Divisés, les partis sont inoffensifs. Et plus ils sont faibles, plus le pouvoir militaire peut prétendre qu’il est seul à même de diriger le pays « dans l’intérêt du peuple ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les rares figures politiques qui osent encore critiquer la transition le font dans l’isolement, comme Mountaga Tall, ou dans une posture moraliste sans projet alternatif. Quant aux formations dites « de la société civile », elles sont souvent infiltrées ou contrôlées, ou alors totalement inaudibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La stratégie de la junte est simple : laisser la classe politique se consumer dans ses contradictions, tout en cooptant certains de ses membres pour légitimer le pouvoir militaire. Résultat : on voit des anciens ministres, des ex-députés, des leaders de partis autrefois critiques, se bousculer pour obtenir des postes dans les commissions de la transition, dans les agences de refondation ou même dans les gouvernements de façade. Peu importe que ces structures soient pilotées par le pouvoir militaire, tant qu’elles offrent des ressources, de la visibilité et un minimum de rente symbolique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><em><strong>Mais comment construire une opposition sérieuse quand aucun projet commun n’existe ?</strong></em> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, on ne trouve aucune plateforme politique unifiée sur les questions essentielles : quelle sortie de transition ? Quel rôle pour l’armée dans les institutions ? Quelle refondation du système électoral ? Quelles réformes constitutionnelles ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous ces débats sont abandonnés ou traités de manière technocratique. Les partis préfèrent attendre leur heure, dans l’illusion que la junte finira par organiser des élections dont ils pourront tirer profit. Erreur tragique !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car le régime actuel n’a aucun intérêt à organiser un scrutin libre et compétitif tant qu’il n’a pas sécurisé un appareil politique qui lui est favorable. Et même si des élections sont organisées, rien n’indique qu’elles marqueront un retour sincère à l’ordre constitutionnel. En l’absence d’une opposition crédible, structurée, et dotée d’un projet commun, ces élections ne seront qu’un simulacre. Et les mêmes qui ont applaudi la chute d’IBK risquent de se réveiller sous un régime autoritaire durablement enraciné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui frappe, c’est la répétition des erreurs. Le coup d’État de 2012 avait, déjà, montré à quel point les politiques étaient vulnérables face à l’offensive militaire. Le coup de 2020, puis celui de 2021, n’ont fait que confirmer l’absence totale de culture de résistance politique. Chaque fois, les partis sont pris de court, incapables de répondre collectivement, oscillant entre soutien opportuniste, silence coupable et indignation stérile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prenons l’exemple d’août 2020 : le M5-RFP, né dans la rue, avait réussi à fédérer un rejet populaire massif contre le régime d’IBK. Mais une fois le président déchu, ce mouvement s’est très vite divisé entre ceux qui voulaient négocier avec la junte et ceux qui espéraient récupérer le pouvoir sans compromis. La junte, habile, a exploité ces divisions pour marginaliser les figures gênantes et coopter les autres. Aujourd’hui, le M5 n’existe quasiment plus politiquement, tandis que ses anciens leaders sont soit silencieux, soit intégrés au système.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On pourrait espérer que la société civile prenne le relais. Mais elle aussi est confrontée à un problème de fragmentation et de captation. Plusieurs organisations sont instrumentalisées par le pouvoir, financées pour relayer la propagande de la transition. D'autres, plus indépendantes, manquent de moyens, de visibilité ou d’alliés politiques fiables. Dans un tel contexte, il est difficile de construire une dynamique de mobilisation durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pendant ce temps, les libertés reculent. Les arrestations d’activistes, les poursuites contre les journalistes, la censure rampante, les interdictions de manifester… tout cela devient la norme, dans une indifférence politique presque totale. Il n’y a pas de coalition pour dénoncer ces abus. Pas de front de défense des droits. Rien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le pire dans tout cela, c’est que l’armée apparaît, aujourd’hui, pour une frange importante de la population, comme la seule structure capable d’imposer l’ordre, de restaurer l’autorité de l’État, voire de porter un projet national. Cela ne relève pas seulement de la propagande : c’est aussi le résultat du vide abyssal laissé par les partis politiques. Faute d’alternative crédible, certains Maliens finissent par se convaincre que « le militaire vaut mieux que le politique ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est une défaite idéologique majeure. Car cela signifie que la transition démocratique est désormais perçue non plus comme un espoir, mais comme une source d’instabilité, de corruption et de chaos. Et que la classe politique, au lieu d’être le moteur du renouveau, est identifiée comme l’un des principaux obstacles au redressement du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceux qui espèrent encore un réveil des partis politiques pour sauver le Mali démocratique font preuve d’un optimisme naïf, voire dangereux. Il n’y aura pas de sursaut collectif sans une remise en cause radicale de cette élite politique. Il faut le dire sans ambages : tant que la classe politique malienne restera divisée, animée par des querelles d’égo, incapable de s’unir même face à la dictature, elle sera complice – activement ou passivement – de la consolidation du pouvoir militaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire est cruelle avec ceux qui se taisent quand il faut parler, qui hésitent quand il faut agir, et qui pactisent quand il faut résister.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, le peuple malien attend un courage politique qu’aucun parti ne semble prêt à incarner.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sambou Sissoko</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune d’opinion : L’Afrique face à elle&#45;même: entre trahisons des élites et renaissance par la pensée</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-dopinion-lafrique-face-a-elle-meme-entre-trahisons-des-elites-et-renaissance-par-la-pensee-3106155.html</link>
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<description><![CDATA[ «L’Afrique n’a pas été trahie seulement par ses ennemis. Elle a aussi été abandonnée par ses propres enfants». ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 10:28:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire de l’Afrique indépendante reste, hélas, marquée par un paradoxe douloureux: alors que les indépendances étaient censées ouvrir une ère de souveraineté politique, économique et intellectuelle, le continent peine encore à définir sa propre voie. Pourquoi ? Parce que trop souvent, ceux qui devaient l’émanciper ont perpétué les schémas imposés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’échec des élites: une dépendance intellectuelle prolongée</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nos universités forment depuis des décennies des jeunes africains brillants. Mais que deviennent-ils ? Trop souvent, des relais des paradigmes étrangers. Au lieu d’innover, nous avons reproduit. Au lieu de remettre en cause, nous avons validé. Cette élite intellectuelle et politique n’a pas su rompre avec le mimétisme, ni forger un projet de société enraciné dans nos réalités, nos valeurs, nos aspirations profondes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La pensée africaine est trop souvent prisonnière de modèles occidentaux conçus dans d’autres contextes, pour d’autres peuples. Il est temps de faire émerger une pensée endogène, structurée, audacieuse, une pensée libératrice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un panafricanisme vidé de sa substance ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le panafricanisme, qui devait être un projet de renaissance collective, est devenu dans bien des cas un simple argument de campagne ou un slogan creux. On s’en réclame sans construire de vraies solidarités. Où sont les projets d’intégration efficaces ? Où est la défense commune ? La monnaie commune ? Les politiques industrielles régionales ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La trahison du panafricanisme, ce n’est pas son échec en soi. C’est son instrumentalisation permanente, sans résultats. Il ne suffit pas de parler d’unité. Il faut l’organiser. Il faut la bâtir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un appel à la rupture: penser par soi-même ou disparaître</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs auteurs africains ne mâchent plus leurs mots. Ils dénoncent ce qu’ils qualifient de la lâcheté des élites, leur confort intellectuel, leur refus d’assumer le prix de l’indépendance véritable: celle qui commence dans la tête, et non dans les constitutions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces propos sont peut-être durs mais salutaires. Ils rappellent que nous avons une responsabilité historique: celle de refuser l’aliénation mentale. Il ne s’agit pas de rejeter le monde, mais de cesser de s’effacer devant lui. De comprendre que nos enfants ne pourront être libres si nous continuons à enseigner des modèles qui n’ont jamais été les nôtres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Vers une refondation par l’action</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’heure n’est plus aux lamentations. Il est temps d’agir, en prenant des décisions fortes:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Refonder nos systèmes éducatifs pour former des bâtisseurs, pas des consommateurs de théories étrangères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Créer des laboratoires africains de pensée stratégique, capables d’inspirer nos politiques publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Faire du panafricanisme une pratique concrète, pas un folklore diplomatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Promouvoir une économie de la souveraineté, en industrialisant, en transformant nos ressources sur place, en maîtrisant nos monnaies, nos finances, nos outils numériques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’Afrique mérite mieux. L’Afrique peut mieux</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’y a pas de fatalité. Ce n’est ni la géographie, ni le climat, ni les autres puissances qui condamnent l’Afrique. Ce sont nos renoncements collectifs. L’espoir renaîtra dès lors que les Africains croiront de nouveau en eux-mêmes, non comme des copies, mais comme des créateurs. C’est cela, le vrai combat pour la liberté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Harouna NIANG, ancien Ministre</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Terrorisme et Djihadisme : Les camouflages d’un mercenariat occidental et oriental en Afrique</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 01:47:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fin des accords militaires entre le régime de Mohammad Najibullah d’Afghanistan et l’URSS 1988-1989, suivie du retrait des troupes soviétiques du pays sous les coups de butoir des moudjahidines (talibans) a ouvert les vannes d’une approche encore plus cynique des relations internationales : l’utilisation du mercenariat sous les labels du terrorisme et du djihadisme, comme écran de fumée, dans le monde. <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une parenthèse permettant d’appréhender au mieux le phénomène du mercenariat s’impose. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La pratique est utilisée depuis l’antiquité avec des périodes fastes et des temps de vache maigre selon que les États disposent d’une grande puissance militaire institutionnelle ou de moindre envergure. L’historiographie met en envergue la pratique en Europe occidentale qui faisait appel aux peuples Viking, allemands, francs, anglais, d’Europe de l’Est… Sur le sujet, l’encyclopédie universalis dit ceci : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Apparu dès l'Antiquité, le mercenariat n'a cessé de se développer pour connaître son âge d'or, en Occident, de la fin du Moyen-Âge jusqu'au XVIIe siècle. À cette époque, les mercenaires, souvent issus de pays relativement pauvres ou morcelés, représentent la principale force armée pour le pouvoir politique ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Actuellement, le même procédé prospère avec de multiples noms désignant la même monstruosité : Al Qaïda, Daesh (état islamique), JNIM et Boko haram dans le Sahel), Al Nostra… Des illusions sémantiques renvoyant à un mercenariat coopté par l’OTAN et ses satellites. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ainsi que le chef d’Al Nostra, le Saoudien Ahmed Al Chaara, djihadiste, terroriste ayant pris le pouvoir en Syrie, vient de se voir dérouler le tapis rouge à l’Élysée par Emmanuel Macron le mercredi 07 mai 2025. En 2012, la même organisation, Al Nostra, avait reçu le satisfecit du ministre français des affaires étrangères de l’époque, Laurent Fabius, pour le « bon boulot » réalisé en Syrie. Sa réception à Paris est une absolution qui efface les crimes atroces commis. S’il avait été neutralisé comme chef d’Al Nostra, on aurait parlé de la mort d’un grand djihadiste. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la même veine, le 28 mai 2014, Mikaela Honung écrivait : « Boko Haram est un sous-marin de la CIA (Tarnews) ». Elle continue ainsi : « Selon Wikileaks, l’ACRI a été fondée par les EU pour faire contrepoids à ECOMOG, sous contrôle nigérian (ACRI est l’acronyme d’Africa Crisis Response Initiative et ECOMOG d’Economic Community of West African States Monitoring Group, un groupe du reste moins impliqué dans l’économie que dans la guerre). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le document Wikileaks, on n’oublie pas de rappeler que dans les années 70 et 80 le Nigéria a soutenu les guerres de libération des pays d’Afrique australe. C’est pourquoi les EU ont fondé l’ACRI, qui a tiré profit des tensions croissantes entre sectes au Nigéria et recruté avec l’aide de la CIA de jeunes islamistes qu’elle a formés au terrorisme dans des bases ad hoc. Un câble états-unien du 29 juin 2009 prédisait l’attentat dévastateur de Boko Haram qui a eu lieu deux mois plus tard. L’Arabie saoudite avait formé des « rebelles » libyens qui à leur tour ont formé des « rebelles » maliens, qui ont formé ceux de Boko Haram. ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces faisceaux d’éléments, non exhaustifs, établissent la responsabilité des puissances occidentales, surtout anglaise, étasunienne, française et leurs supplétifs moyen-orientaux dans la formation et le financement de ces mercenaires en leur attribuant les vocables terroristes et djihadistes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus précisément, le Sahel est ciblé surtout pour ses ressources mais aussi parce qu’il est le carrefour entre le nord et le sud de l’Afrique. Qui contrôle le Sahel peut rayonner plus facilement sur tout le continent. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles, les façades maritimes étaient incontournables pour atteindre l’hinterland, arrière-pays en Afrique. Maintenant le Sahel pourrait servir de base arrière pour lancer des actions hostiles sur n’importe quel lieu du continent. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Tinzawatène, l’OTAN, donc l’Europe occidentale et les USA, avec la complicité des autorités algériennes, a aidé les mercenaires dans l’attaque contre l’armée malienne et ses alliés russes, les 25, 26, 27 juillet 2024. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l’affaire, les groupuscules mercenaires, CSP-DPA, MNLA, HCUA, MAA, Gatia2, GSIM, en réalité la même organisation avec des noms multiples, étaient les idiots utiles. Ils sont utilisés pour affaiblir les pays. Ce qui faciliterait la tâche à une éventuelle invasion militaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’attaque du camp de Boulkessi le dimanche 1er juin et de Tombouctou le lundi 02 juin 2025 en sont des illustrations. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le même registre, les propos du général français Lecointre, ancien chef d’état-major et de l’ancien vice-président de la Commission de l’Union Européenne Josep Borrell encourageant, ce scénario, une intervention militaire dans les pays africains doivent interroger les Africains. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Alors, une réminiscence interrogative s’ouvre.</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui a procédé au grand remplacement en Amérique en massacrant les populations autochtones et en les parquant dans des camps de concentration appelés « réserves » pour s’emparer de leurs terres ? L’Europe occidentale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, avec la complicité active d’Hollywood, des films western ont été largement diffusés présentant la victime amérindienne, comme le mauvais et le cow-boy à la John Wayne assimilé au bon. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui a mis en place l’abominable traite négrière ? L’Europe occidentale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite le curseur a été posé sur des supplétifs africains ayant vendu des esclaves, ainsi l’Europe a dilué ses responsabilités en rendant les Africains grandement responsables et, dans une moindre mesure, coresponsables du système. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui a mis en place le colonialisme ? Encore l’Europe et son système abject capitaliste. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Qui a fixé les règles du jeu néocolonial ?</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n’est plus l’Europe seule, elle avait pris l’Amérique qui l’épaule. Cette Amérique a créé l’OTAN, corrompu et enfumé l’ONU en la finançant majoritairement et en hébergeant son siège. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors, ce terrorisme fantomatique, ce djihadisme insensé sont au service d’une civilisation occidentale humainement en régression parce qu’elle « ruse avec ses (propres) principes », parce qu’elle s’est noyée dans ses propres contradictions sur les notions de liberté et de démocratie. Certaines monarchies du Moyen-Orient ne sont pas en reste, notamment le Qatar et l’Arabie Saoudite. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et cette civilisation occidentale, de dévoiement en dévoiement, a mis en place les conditions de sa propre décadence et, pour éviter cet effondrement, pourrait catalyser l’apocalypse, l’Armageddon de l’humanité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En attendant, il demeure impératif que les Africains s’affranchissent de l’utilisation en perroquets des narratifs et expressions fabriqués dans des officines spécialisées en manipulations des masses, les médias globaux aux mains de capitaines d’industrie ou d’États voyous, des ONG aux ordres comme Human Rights Watch. Iyad Ag GALY, comme une minorité d’Ifoghas, et Amadou KOUFFA sont des mercenaires utilisés contre leur propre pays, avec le concours d’autres brigands et les aides financières, logistiques des dirigeants de l’OTAN, du Qatar, de l’Arabie Saoudite et de l’Algérie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Créer les conditions d’une violence intercommunautaire dans le but de s’en servir comme prétexte d’une intervention devient une pratique courante. La mafia mondiale, parfois autoproclamée « communauté internationale et composée exclusivement de pays de l’OTAN et du Qatar, a opté pour le choix d’utiliser la communauté Peul. Par bonheur la majorité des Peul a compris ce jeu machiavélique qui avait facilité grandement la conquête coloniale du XIXème siècle quand Samory TOURÉ, et El Haj Oumar TALL ont affaibli les autres royaumes avec les armes modernes vendues par les Anglais et les Français. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme il ne faut pas abandonner une recette qui marche. Cette mafia pourrait provoquer un gros carnage dirigé contre la communauté Peul afin de promouvoir l’émergence d’un antagonisme avec les autres communautés de l’Éthiopie aux côtes ouest-africaines. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le langage diplomatique sied aux hommes politiques, mais les citoyens doivent sortir de cette orbite langagière, parfois mensongère ou hypocrite, pour annoncer sans ménagement ce qui est : L’utilisation massive du mercenariat en Afrique pour affaiblir les Etats avec le dessein ultime de les envahir et/ou les piller. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yamadou Traoré <o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Analyste politique</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Couvre&#45;feu : Appel solennel du collectif face à la recrudescence d&amp;apos;attaques terroristes</title>
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<description><![CDATA[ Chère population du Mali, l&#039;heure est grave. Notre pays, déjà en proie à l&#039;hydre terroriste et à l&#039;économie criminelle, est aujourd&#039;hui au centre d&#039;une situation de guerre asymétrique et multiforme imposée. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Jun 2025 01:33:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La destruction programmée et planifiée de notre pays depuis un certain moment par ses ennemis n'est plus une menace lointaine. Elle est aujourd'hui concrète, et visible à tous les niveaux à travers des incursions meurtrières des groupes armés terroristes dans plusieurs localités de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Devant une telle menace existentielle, l'instrumentalisation de chaque événement qui concerne le Mali, autant par les adversaires résolus du pays que par leurs laudateurs les plus passionnés, n'aide point. Il s'agit de ne pas se laisser distraire ni par ceux qui confondent démocratie et validation de toutes les dérives, ni par ceux qui se préoccupent bien davantage de rivalités géopolitiques que de l'avenir des populations du Mali et de toute la région.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La situation malienne d'aujourd'hui a pris une dimension dramatique et anxiogène où les groupes terroristes multiplient les assauts<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>insidieux contre les Forces armées maliennes et les populations civiles innocentes. Boulkessi dans le Centre, Sirakorola et Tanabougou dans le Sud, poste de sécurité de Tessit à Gao et Tombouctou avec le camp de l'armée malienne d'Acharane dans le Nord et plusieurs camps de l'armée malienne ont ainsi fait l'objet d'attaques synchronisées ces derniers moments. Ces incursions meurtrières terroristes coordonnées ont entrainé une restriction drastique des libertés publiques par l'instauration en cascade de couvre-feu dans certaines localités comme Tombouctou dans le nord, Ségou au centre, et Sikasso au sud. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces actes ignominieux, qui font plus de victimes et de nombreux blessés, viennent tragiquement allonger la longue et macabre liste de pertes en vies humaines, de destruction du tissu économique et de dislocation du tissu social et culturel dans des zones naguère caractérisées par une coexistence pacifique harmonieuse entre diverses communautés et divers modes de production et d'activités socio-économiques.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Très inquiet de la récente dégradation de la situation sécuritaire, le Collectif des associations musulmanes du Mali exprime sa vive préoccupation devant cette récurrence d'attaques contre nos FDS et la population civile. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Profondément attaché, en toutes circonstances, au respect de l'ordre constitutionnel, mais aussi opposé au chaos, le Collectif des associations musulmanes du Mali qui ne cesse d'œuvrer à la stabilisation du pays a très tôt perçu les risques déstabilisateurs de ces derniers moments pour lancer un appel pressant et patriotique à toutes les structures de notre pays pour un sursaut national afin de contrer la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>destruction programmée et planifié de notre pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ce moment crucial, nous devons apporter notre soutien indéfectible et sans équivoque à nos vaillantes Forces armées qui se battent avec honneur et dignité, bravant les forets, les montagnes, et même les grottes, à la recherche des ennemis de la paix pendant que nous sommes dans les villes, vaquant à nos activités quotidiennes et vivant en paix. Ces FDS se battent contre vents et marées dans la tornade, comme sous les pluies, afin de garantir à notre pays sa souveraineté et son indépendance et mieux, nous permettre de vivre en paix et dans la stabilité collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nos FDS, par leur professionnalisme, ont toujours mis en déroute des colonnes de groupes terroristes par des offensives et ripostes fulgurantes, et cela malgré les conditions à la fois matérielles et financières peu satisfaisantes du pays.<span style="mso-spacerun: yes;">      </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s'agit, ici, de demander à la population, non pas de faire de la délation, mais d'assumer sa responsabilités vis-à-vis de la nation, et au-delà, en donnant l'alerte lorsqu'il est encore temps. Il faut arrêter le cycle de violence et de massacre des civils innocents ainsi que des souffrances que le fléau d'une guerre asymétrique imposée cause à nos populations. Le Collectif des associations musulmanes du Mali réitère son soutien indéfectible aux Forces de défense et de sécurité, dans leur mission régalienne de lutte implacable contre le terrorisme sous toutes ses formes, et pour la préservation de l'intégrité territoriale du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement aux mensonges et la stigmatisation médiatique outrancière contre nos FDS, nous affirmons que les Forces de défense et de sécurité du Mali sont des forces professionnelles, qui mènent une lutte implacable contre les groupes terroristes dans le respect strict des droits de l'Homme et du droit international humanitaire pour libérer notre territoire et protéger les populations et les biens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la circonstance, nous appelons les autorités de la Transition, la classe politique, et la société civile à un sursaut d'honneur et de responsabilité pour sauver notre pays. Nous interpellons ces trois entités non pas pour une faveur, sans faux semblant et sans compromission, mais par patriotisme afin de trouver une issue digne à cette crise existentielle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n'est pas devant une case en flamme qu'il faut chercher le coupable. Ce n'est pas non plus pendant que le pays est livré aux hordes terroristes et rongé par des conflits communautaires qu'il faut activer le feu de la déstabilisation. Enfin, ce n'est pas à un moment où l'existence même du Mali est en jeu qu'il faut tirer certaines ficelles pour sa chute. La gestion du pouvoir, les droits politiques et syndicaux, ainsi que d'autres revendications ne peuvent s'exercer que dans un Etat solide pacifié, et non dans un Etat somalisé, soudanisé, en un mot un Etat en lambeaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">AUX AUTORITES DE <o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>LA TRANSITION.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous avez le devoir de ne pas laisser notre pays se désintégrer. J'en appelle à un sursaut<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d'honneur et de responsabilité, afin de trouver une issue digne à cette crise existentielle. La solidité d'une démocratie en construction tient à la capacité des tenants du pouvoir à réserver, même à leurs pires adversaires un traitement à visée curatrice. Nous vous exhortons pour une discussion constructive et inclusive, afin de trouver une issue digne à cette crise existentielle, et de créer de conditions de dissipation dans les esprits toute idée d'une Transition qui s'éternise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>A<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>LA CLASSE<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>POLITIQUE</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Collectif des associations musulmanes du Mali lance un vibrant appel aux forces politiques du Mali à inscrire toutes leurs actions dans le cadre de la Constitution et à tout faire pour éviter que le pays ne sombre à nouveau dans le chaos comme dans le passé que les ennemis du pays ne manqueraient pas d'exploiter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucune ambition ne vaut le prix de la souffrance de tout un peuple. Les partis politiques sont pour la démocratie comme les piliers<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour un édifice. Ils ont vocation à concourir aux suffrages et non à rechercher les conditions de fragiliser l'Etat et la République. Nous vous invitons à rester partisans de la résolution de la crise politique par le dialogue dans le respect des libertés démocratiques fondamentales. Nous pensons que dans le contexte d'un Mali enfoncé dans une crise sécuritaire et existentielle, les périodes de Transition doivent être mises à profit pour privilégier la restauration de la sécurité sur l'ensemble du territoire afin d'enclencher des changements institutionnels et politiques ambitieux. Nous ne faisons certes pas partie de ceux qui considèrent que les périodes de Transition doivent servir exclusivement à préparer des élections bidouillées pour revenir à un ordre constitutionnel inopérant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Là où nous voulons porter le curseur, c'est la nécessité de prioriser la cohésion sociale à travers un climat politique dont la dégradation ne devrait pas reposer, entre autres, sur l'instrumentalisation de tout référent militaire. La résilience exceptionnelle dont la Nation malienne a fait montre, doit être magnifiée et ne doit pas être sacrifiée sur l'autel des considérations politiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>A LA SOCIETE CIVILE.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali d'aujourd'hui fait face à des défis majeurs dont un plan machiavélique pour faire du Sahel une zone de confrontation de grandes puissances mondiales d'une part et de règlements de compte géopolitique d'autre part. A cet effet, notre pays a engagé une lutte<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sans relâche contre toutes les formes de terrorisme, pour défendre son intégrité et sa souveraineté contre des adversaires soutenus par des Etats tiers qui se rangent du côté des terroristes au Sahel, et de certains partenaires pyromanes qui veulent obliger la nation malienne à avaler des couleuvres, à boire la ciguë.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous interpellons toutes les couches de la société civile à une franche collaboration avec les Forces de défense et de sécurité afin de démasquer les auteurs de ces récentes attaques et tragédies. L'intérêt supérieur de la nation exige plus que jamais quelques que soient les bords politiques et sociale ne pas céder à l'effroi, à la crainte, et au dissentiment.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucune raison qu'elle soit familiale, ethnique, même régionale ne saurait justifier une collaboration de complicité avec ceux qui déchirent notre pays. Cessez d'être acolyte des effroyables massacres de nos frères et sœurs ! Cessez de livrer des vies aux forces occultes et aux intérêts étrangers ! Pour cela, aucun sacrifice n'est de trop.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à la récurrence d'incursions terroristes meurtrières et d'attaques coordonnées contre notre pays, nous nous inclinons devant la mémoire de toutes les victimes du terrorisme sur toute l'étendue du territoire malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En s'inspirant et en s'appropriant cette déclaration Raymond Poincaré, nous affirmons que : "Le Mali sera héroïquement défendu par tous ses fils, dont rien ne brisera devant l'ennemi, l'union sacrée, et qui sont aujourd'hui fraternellement assemblés dans une même indignation contre les agresseurs terroristes et dans une même foi patriotique".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed KIMBIRI<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Président Collectif <o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>des associations musulmanes du Mali</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’Afrique élève la voix pour des réparations historiques : un clip d’Elie Kamano ravive la mémoire de Thiaroye</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lafrique-eleve-la-voix-pour-des-reparations-historiques-un-clip-delie-kamano-ravive-la-memoire-de-thiaroye-3106042.html</link>
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<description><![CDATA[ Le nouveau clip du chanteur guinéen Elie Kamano, tourné sur le site du massacre de Thiaroye à Dakar, marque un tournant dans la lutte pour les réparations dues à l’Afrique. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Jun 2025 10:41:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Intitulé « L’Afrique sans les Africains », ce morceau engagé dénonce de manière frontale les crimes coloniaux et appelle les anciennes puissances coloniales à rendre des comptes. Plus qu’un simple projet artistique, il s’agit d’un véritable hymne politique qui s’inscrit dans une dynamique panafricaine montante : celle de la revendication d’une justice historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce clip percutant, Kamano retrace les blessures profondes infligées au continent par l’esclavage, la colonisation et l’exploitation économique. Le choix du lieu de tournage – Thiaroye, où des tirailleurs africains ont été massacrés par l’armée coloniale française en 1944 – confère une force symbolique supplémentaire au message. L’artiste y incarne la jeunesse africaine en lutte, décidée à faire entendre sa voix dans un combat longtemps ignoré.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x_684bffb645692.jpg" alt=""></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette œuvre vient enrichir un contexte régional où les initiatives se multiplient. En avril, Dakar a accueilli une conférence internationale sur les réparations, soulignant l’urgence d’une reconnaissance officielle du massacre de Thiaroye et des atrocités similaires commises sous l’ère coloniale. À cette occasion, les participants ont exigé des réparations à la hauteur des crimes perpétrés, dans un esprit de dignité et de justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sénégal a également entamé des fouilles archéologiques à Thiaroye, avec l’objectif clair de documenter les preuves nécessaires à un futur dossier juridique contre la France. Ces travaux représentent une première étape concrète vers des demandes officielles de réparations, basées sur des faits matériels irréfutables.<o:p></o:p></span></p>
<p></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rue aussi s’empare du débat : à Dakar, des graffitis percutants sont apparus sur les murs de la ville, interpellant les passants sur la dette morale et matérielle laissée par les colonisateurs. Ces œuvres d’art urbain deviennent à leur tour des outils de sensibilisation politique, ancrés dans le quotidien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali n’est pas en reste. À Bamako, des experts appellent à une approche stratégique du débat sur les réparations, afin d’unifier les démarches africaines et maximiser leur impact sur la scène internationale. Cette réflexion traduit une volonté croissante d’articuler les luttes locales autour d’un agenda commun panafricain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La désignation de 2025 comme Année des Réparations par l’Union africaine donne un cadre politique à ce mouvement. Loin d’être un simple slogan, cette initiative consacre une évolution des mentalités : l’Afrique n’est plus disposée à rester silencieuse face aux injustices passées. Elle réclame justice, reconnaissance et réparation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers son clip, Elie Kamano pose un acte politique fort. Il remet la mémoire au cœur du débat public et donne à la jeunesse africaine un hymne fédérateur. Ce combat pour les réparations ne fait que commencer, et il résonne désormais à travers la musique, les images, les murs et les institutions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique ne demande plus, elle exige.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Bamba Moussa<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’A.E.S: autopsie d’une vraie révolution</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/laes-autopsie-dune-vraie-revolution-3106028.html</link>
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<description><![CDATA[ La Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), fondée sur la Charte du Liptako-Gourma entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, fait trembler les fondations du système néocolonial qui est en train de vaciller, au bord de la rupture totale. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 17:34:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Et pendant que coincée dans les cordes, la France s’englue dans une stratégie de communication ubuesque pour la déstabiliser, elle développe sa philosophie de défense et de construction avec une sérénité qui n’a d’égale que la détermination de ses peuples à sortir du joug infernal. Qui l’eût cru ?</p>
<p><strong>LA FRANCE PRISE DE COURT DANS LE SAHEL</strong><br>Trois instruments majeurs ont été utilisés par la France pour s’imposer à ses anciennes colonies qui, même proclamées indépendantes, restent prises dans des liens quasi inextricables. Il s’agit de la langue française, du franc CFA et des bases militaires dans certaines régions stratégiques. Cela lui a permis de surveiller en protégeant ses alliés, mais surtout de déstabiliser ceux qui voulaient sortir des rangs. Plus de soixante ans durant, la France est restée maîtresse de ce jeu de massacre. La révolution en cours dans le Sahel, et qui l’a véritablement prise de court, est le résultat de plusieurs décennies d’injustices et de frustrations mal contenues. En effet, aucun projet structurant ou innovant ne pouvait être réalisé sans l’aval de l’Union Européenne, la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI) qui s’arrangeaient toujours via la France, pour créer les conditions de son échec, afin de pérenniser la dépendance à l’aide et à l’assistance extérieure. Les pays du sud, façon de désigner les damnés de la terre, devaient être cantonnés dans la simple production de matières premières, pour alimenter les usines du Nord et y créer de la richesse et de l’emploi. Dans le même temps, leur sous-sol était considéré comme la réserve en produits et minerais stratégiques. Tout le monde le savait et chacun devait s’y faire, au risque de subir des bombardements massifs à l’image de la Libye, avant d’être spoliés par les maîtres du moment. L’agression contre la Libye et l’assassinat de Kadhafi ont permis au reste du monde de comprendre la véritable nature des relations internationales conçues par l’Occident.</p>
<p><strong>LE RAPPORT DE FORCE DANS LE MONDE A FINI PAR BASCULER</strong><br>La guerre d’Ukraine a mis en lumière la situation réelle des rapports de force dans le monde. En effet, la Russie est incontestablement un géant militaire et la Chine un géant économique. La vérité et la sécurité se trouvent donc aujourd’hui du côté de leur alliance avec d’autres pays émergents au sein des BRICS. Les crises récurrentes dans le Sahel depuis plus de dix ans ne s’expliquent ni par des guerres tribales ou ethniques, ni par le djihad. Il s’agit tout simplement de mercenaires de tous bords recrutés, armés et soutenus par l’Occident pour maintenir les liens de dépendance et imposer sa vision du monde. C’est pourquoi, les principales victimes de la déstabilisation de la Libye, ont décidé de prendre leur destin en main. Après avoir identifié les causes de leur malheur, trois pays du Sahel ont noué des partenariats stratégiques pour y faire face. Les attaques en meute de l’Occident contre des pays faibles ne sont plus tolérées et lorsque ceux-ci se placent sous le parapluie militaire russe, personne n’a les moyens de les brimer, tant au sein de l’ONU que sur le théâtre des opérations militaires. Le Mali a commencé seul face à la CEDEAO et on ne lui donnait aucune chance. Il a été plus tard rejoint par le Burkina Faso et le Niger dans une alliance qui fait rêver le reste de l’Afrique. Le coq gaulois est désormais bien nu !</p>
<p><strong>LES RESSOUCES LES PLUS IMPORTANTES SONT DANS LE CERVEAU</strong><br>Les Etats de la Confédération ont créé un bouclier très solide contre leur éclatement, en adoptant la politique des trois « D » et, toutes les questions y afférant, à savoir la Diplomatie, la Défense et le Développement sont traités de façon conjointe. On ne négocie plus séparément, on ne décide plus isolément, on agit toujours ensemble, à l’abri de toute pression extérieure. Comme le levier principal utilisé pour assujettir les Etats est le Financement, l’AES a créé la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID), dont le capital de 500 Milliards F CFA est entièrement détenu par les Etats membres. Cette création leur confère le pouvoir de décider, planifier, financer, et porte un coup fatal au système financier établi. C’est la justification de toutes les attaques actuelles dont les trois pays sont l’objet, avec la multiplication des tensions diplomatiques et des agressions armées, pour décourager d’autres pays qui seraient tentés par le projet. Mais la dynamique est bien lancée.</p>
<p>La force de l’AES réside dans sa capacité à avancer dans la tempête, sans faire de bruit, en brisant la logique des bailleurs de fonds internationaux. Avec son logo, son passeport, son drapeau, son hymne et sa Banque, elle a provoqué un séisme économique et géopolitique perçu comme un affront vis-à-vis du modèle imposé par l’Occident. En vérité, les ressources les plus importantes ne se trouvent pas dans le sous-sol mais dans les cerveaux. Les chefs d’Etat de l’AES n’en manquent pas.</p>
<p><strong>Mahamadou Camara</strong><br><strong>Email : mahacam55mc@gmail.com</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Obsèques d’Anatole Sangaré, inspecteur général de police : « Je salue en toi le grand commis de l&amp;apos;Etat »</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/obseques-danatole-sangare-inspecteur-general-de-police-je-salue-en-toi-le-grand-commis-de-letat-3105971.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 2 juin 2025, Anatole Sangaré, inspecteur général de police à la retraite a été conduit en sa dernière demeure. A cette occasion, son compagnon, Magloire Kéita a lu une oraison funèbre que nous publions ici. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 01:01:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mon cher ami et frère Anatole<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tole pour les intimes<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Acier pour les initiés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Segal pour tes collaborateurs en dernière date au ministère de la Sécurité intérieure et de la Protection civile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est le cœur meurtri et dans une indicible peine que je me présente aujourd'hui devant ta dépouille, pour devoir témoigner des liens très forts qui ont caractérisé, dès les années 60, nos relations personnelles marquées du sceau d'une amitié profonde qui a su résister à l'usure du temps et se nourrir de valeurs partagées. Cette amitié adossée à une estime réciproque s'est inscrite au registre des relations humaines, sociales et professionnelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher Anatole, je salue en toi aujourd'hui l'ami qui s'est constamment appliqué à cultiver ses relations avec l'autre sous le signe de l'engagement, du partage et du militantisme. Je salue en toi le grand commis de l'Etat dont le leadership a contribué, dans le cadre des hautes fonctions qui ont jalonné ta très riche carrière, à asseoir la culture de l'excellence et promouvoir notamment l'esprit d'équipe, l'assiduité au travail et la ponctualité. Je salue en toi le citoyen totalement dédié au service de son terroir et de son pays. Oui, d'un côté, tu as su être de tous les combats et sur tous les fronts, à travers une constante implication dans les actions et activités relevant de la vie économique, politique, sociale et culturelle dans la cité, y compris le règlement des conflits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les notables de Kolin, ton village et ceux de Kita sauront en deviser mieux que moi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'un autre côté, tu avais le Mali chevillé au corps, en raison de ton patriotisme inébranlable et obstiné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je salue enfin en toi le fidèle engagé, au service de l'Eglise du Mali, qui a pris, en son temps, une part active à la création et l'animation de l'association des cadres catholiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher Anatole, je retiens de toi :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-ta joie de vivre débordante et communicative,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-ta loyauté,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-ton aversion pour l'injustice, la duplicité et le mensonge,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-ta sagacité qui t'a valu, de la part d'un ami commun, le sobriquet N'Tchi, le jeteur de cauris, tant l'acuité, la finesse et la pertinence de tes analyses et pronostics sur l'évolution de la situation socio-politique de notre pays, axés sur une grille de lecture holistique, vérifiaient de façon systématique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je retiens de toi :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-ta pugnacité: tu ne lâchais rien, chaque fois que tu estimais devoir te battre pour une cause,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-ton altruisme: au-delà de ton militantisme dans la vie associative et les œuvres caritatives, notamment au profit des élèves de kita issus de milieux défavorisés, dans le cadre du jumelage entre les villes de Kita et Marly-Le Roi en France, dont tu fus l'un des initiateurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que de services rendus ! En effet, tu n'as cessé d'intercéder auprès d'administrations publiques ou de relations personnelles, en faveur des plus faibles, le plus souvent. Et dans un élan oblatif, tu as continué à faire preuve de la même disponibilité et du même engagement, en dépit du poids de ton âge avancé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la même veine, cher Anatole, mes frères et moi tenons, de façon unanime, à te redire toute notre reconnaissance, pour avoir sollicité et obtenu, au profit de notre maman Germaine Diarra, une audience auprès du Pape Jean-Paul II, à l'Archevêché de Bamako, lors de sa visite mémorable au Mali, du 28 au 29 janvier 1990. Tu contribuais ainsi à l'exaucement de son intime et ultime vœu de « pouvoir rencontrer le Pape avant de mourir ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Pape l'a reçue durant de longues minutes. Ce fut une rencontre intense en émotion, en compassion et en communion spirituelle, aux termes de laquelle, Germaine Diarra reçut la bénédiction du Saint-Père.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le regard expressif de maman Germaine sur la photo qui immortalisa cet instant unique, en dit long sur l'immense bonheur qu'elle en a ressenti. Ne nous a-t-elle pas confié par la suite : « je peux maintenant mourir en paix ». Minée par un cancer, elle devait s'éteindre quelques mois plus tard.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Merci grandement pour elle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je retiens de toi enfin cher Anatole, ta constance et ta fidélité inoxydable en amitié. Celle que nous avons eue en partage sans une ride, des décennies durant, a irradié vers les relations interpersonnelles de nos enfants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Seigneur, pour la vie d’Anatole Sangaré et tant de valeurs qu'il nous lègue, nous te rendons grâce. Seigneur, tu as repris celui que nous aimions. Que ta volonté soit faite. Que ton Saint Nom soit béni. Si sa disparition nous plonge dans la tristesse, le chagrin et le désarroi, la promesse de l'immortalité qui lui est acquise à la suite du Christ ressuscité, est là pour nous apporter la consolation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher Anatole, m'adressant maintenant à tes enfants, je leur ferai juste une recommandation :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">o<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>Source de légitime fierté pour vous, l'exemple de la vie de votre père particulièrement bien remplie et imperméable à l'indifférence et à la tiédeur, devra désormais s'imposer à vous en tant que repère mémoriel et boussole.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">o<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>Soyez également prêts et déterminés à reprendre le flambeau pour porter très haut cet héritage précieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cher ami et frère Anatole, je présente à ta famille éplorée mes sincères condoléances auxquelles mon épouse et mes enfants s'associent pleinement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A présent, cher Anatole, je te dis au revoir et te souhaite une bonne route. Ta très grande dévotion à Marie te conduisait chaque année au Sanctuaire de Lourdes, en union de prières avec les autres pèlerins, dans la ferveur mariale de l'Assomption. Puisse-t-elle intercéder en ta faveur auprès de son Fils, notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ, afin qu'il t'introduise en la Demeure du Père, éternellement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Repose en paix cher frère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Matigui ka hèrè ka kè i fè.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I SANGARE<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Magloire Kéita<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dr Aly Tounkara : «La lutte contre le terrorisme se fait dans la durée»</title>
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<description><![CDATA[ Ces dernières semaines ont été marquées par des incursions des terroristes contre des positions des Forces de défense 
et de sécurité dans plusieurs localités du pays. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 10:07:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><strong><span class="text-node">Dr Aly Tounkara, expert sur les questions de défense et de sécurité au Centre des études sécuritaires et stratégiques au Sahel (CE3S), livre ici son analyse sur ces derniers développements sur le plan sécuritaire. Il se prononce aussi sur les comportements à adopter par les populations et sur les actions à mettre en œuvre parallèlement à l’action militaire pour venir progressivement à bout de la nébuleuse terroriste</span></strong></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node"> L’objectif étant d’amener les populations à délégitimer les actions militaires en cours et dans le même temps, obtenir un changement de pouvoir. Car, ces actions opportunistes ont pour finalité de créer la psychose auprès des populations, de créer un sentiment de délégitimation vis-à-vis de l’élite militaire au pouvoir et par ricochet, amener les populations à rejeter l’existant. </span></p>
<p class="pf-br-replacement"><span class="text-node">Pour Dr Aly Tounkara, la recrudescence des attaques terroristes ces dernières semaines prouve qu’en dépit des efforts que consentent les éléments des Forces de défense et de sécurité dans la destruction des quartiers généraux des groupes radicaux violents, ceux-ci continuent à se métastaser à partir des poches qu’on ne pouvait pas imaginer. Pour lui, ces groupes ont adopté une attitude expansionniste dont la particularité est son caractère opportuniste. «On se rend compte que ce sont des axes ou postes stratégiques qui sont de plus en plus attaqués par les groupes radicaux violents à travers le pays», souligne l’expert, pour qui, il y a une volonté d’étendre la menace sur l’ensemble du territoire.</span></p>
<p><span class="text-node">Pour le chercheur, ces attaques multiples dirigées contre les positions des Forces de défense et de sécurité dans le Centre, dans les régions dites Nord du Mali et même au Sud du pays poussent aussi à s’interroger sur le nombre d’hommes et de matériels déployés dans ces différents camps et unités mixtes.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Mieux, les quartiers généraux de ces groupes ont été défaits, la vitesse avec laquelle l’action violente était perpétrée par ceux-ci a été réduite de même que la manière ou la banalité avec laquelle, ils s’attaquaient aux symboles de l’État a été défaite. L’expert sur les questions de défense et de sécurité au CE3S soutient que tous ces éléments font dire au ministre de la Défense et des Anciens combattants que les groupes radicaux tendent à assister à leurs propres funérailles. D’après lui, c’est cet élément factuel qui sous-tendrait ce point de vue exprimé ou le constat dressé par le Général de corps d’armée Sadio Camara.</span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""></span></p>
<p class="pf-br-replacement"><span class="text-node">Dr Aly Tounkara soutient que la déclaration du ministre de la Défense et des Anciens combattants sur le fait que les groupes radicaux violents tendent à assister leurs funérailles n’est aucunement remise en cause avec la recrudescence des attaques auxquelles on assiste çà et là. Selon lui, cela est le fruit d’un constat factuel. Il dira que la manière dont ces groupes étaient structurés, il y a deux, voire trois ans dans des quartiers généraux, le nombre à partir duquel, ils s’attaquaient aux symboles de l’État, la vivacité avec laquelle ils avaient le contrôle d’une partie importante du territoire est différente de la réalité d’aujourd’hui.</span></p>
<p class="pf-br-replacement"><span class="text-node">ÉVITER LES PIÈGES-</span><span class="text-node"> Parlant de la lutte contre le terrorisme, Dr Aly Tounkara explique qu’il est important que les populations comprennent que cela s’appelle le long temps et que les actions certes violentes qui sont en cours sont aussi un témoignage poignant que les groupes radicaux violents sont dispersés. Mieux, il soutient qu’il suffit de regarder les postes qui sont attaqués par ceux-ci et les distances qui séparent les uns des autres pour s’en rendre compte.</span></p>
<p class="pf-br-replacement"><span class="text-node">D’après le spécialiste, leur modus operandi prouve qu’ils veulent juste créer de la psychose et délégitimer l’État. Et à partir de cette déligitimation, amener les populations à rejeter les autorités et à penser à des solutions de rechange. Or, analyse-t-il, que ce soient ces militaires au pouvoir ou un autre acteur, personne ne peut garantir, en dépit de l’acquisition d’équipements de pointe par l’Armée, de la formation de qualité dont bénéficieraient les éléments des Forces de défense de sécurité, de mettre un terme irrévocable dans un avenir proche aux actions des groupes radicaux violents. «Vouloir épouser les commentaires tendancieux ou simplistes à la fois de la part de certains concitoyens et d’autres acteurs hostiles à l’État du Mali, sont des pièges que les populations doivent éviter», souligne Dr Tounkara.</span></p>
<p class="pf-br-replacement"><span class="text-node">Pour étayer ses propos, il conseille de regarder de manière équidistante et sereine partout où le terrorisme sévit pour comprendre que ces localités ont pu mettre un terme ou réduire l’intensité de la menace dans la durée. Avant de préciser qu’aucune élite au pouvoir miliaire ou civile soit-elle ne peut promettre la fin irrévocable de la nébuleuse terroriste dans un court avenir.</span></p>
<p class="pf-br-replacement"><span class="text-node">«Il est important que les populations comprennent cela et se disent que si des attaques d’une telle envergure sont dirigées contre les symboles de l’État ou les populations civiles elles-mêmes, elles doivent adopter des comportements nationalistes, souverainistes, de cohésion et de solidarité», conseille le spécialiste du CE3S, qui cite en exemple les États-Unis, la France ou même l’Allemagne où lorsqu’il y a attaque terroriste, les différences sont réduites au silence, les considérations personnelles et les quêtes de positionnement personnel sont remises en cause.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Selon lui, il est extrêmement important que les populations maliennes s’inscrivent dans cet élan de compréhension et se disent qu’on a beau être équipé, on ne peut mettre fin à la nébuleuse terroriste dans un avenir proche. «Il est important de se dire aussi que le changement de l’existant n’a jamais été un synonyme de la fin du terrorisme. Donc, il faut de la patience chez les populations, la solidarité et surtout éviter de succomber au discours simpliste sur le phénomène», ajouté Dr Tounkara.</span></p>
<p class="pf-br-replacement"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">ACCOMPAGNER L’ACTION MILITAIRE-<span> </span></span></b><span class="text-node">Concernant la coopération militaire au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), le chercheur signale que les Forces armées maliennes de concert avec leurs consœurs du Burkina Faso et du Niger font déjà des efforts. Toutefois, il pense que celles-ci doivent continuer dans ce sens et mutualiser les efforts et même les moyens. À l’analyse des évolutions, il estime qu’il est urgent dans le contexte malien d’aller rapidement à une cartographie de la menace. De façon simplifiée, Aly Tounkara dira que les actions militaires sont indispensables pour circonscrire la menace et extraire la violence. Toutefois, il est extrêmement important que des études ou d’autres options soient proposées concomitamment aux actions militaires.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Lesquelles méritent des réponses contextualisées et circonstanciées car chaque foyer de tension contient en son sein, des dynamiques plurielles et complexes, analyse le chercheur. </span></p>
<p class="pf-br-replacement"><span class="text-node">D’après notre interlocuteur, il faut accompagner l’action militaire par une cartographie sérieuse des zones de conflits, qu’on sache lorsqu’on est à Niono ou Boulkessi, quel type de réponse il faut proposer au-delà de celle de l’Armée. Et si on est à Tessit ou Ménaka, en fonction de la dynamique locale, quel type de réponse il faut parallèlement à l’action militaire. «Une fois que tout cela est mis ensemble, naturellement, on va assister à une baisse de l’intensité des conflits et surtout on assistera à une rupture radicale avec les différents réservoirs de recrutements», indique Aly Tounkara. D’après lui, ce qui paraît difficile dans le contexte malien, c’est comment stopper les différents réservoirs de recrutements, parce que ceux-ci sont nourris à partir des dynamiques locales.</span></p>
<p><span class="text-node">Dr Tounkara pense aussi que les ministères en charge de la Réconciliation, des Finances, de la Jeunesse, des Affaires religieuses doivent s’inviter dans la réponse afin que les Maliens comprennent que la lutte contre le terrorisme se fait dans la durée. Et aucun mirage ne doit les amener à s’inscrire dans des raccourcis et des simplicités qui pourraient conduire le pays à des situations beaucoup plus fatales.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Dieudonné DIAMA</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Pourquoi la France devra payer au Mali? La parole de l’économiste Célestin Tchakounté sur les réparations exigées par le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/pourquoi-la-france-devra-payer-au-mali-la-parole-de-leconomiste-celestin-tchakounte-sur-les-reparations-exigees-par-le-mali-3105910.html</link>
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<description><![CDATA[ Alors que l’Union africaine a officiellement déclaré 2025 Année des réparations, le débat s’intensifie autour des responsabilités historiques des puissances coloniales. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 08 Jun 2025 11:04:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l’économiste camerounais Célestin Tchakounté, le Mali figure parmi les pays les plus légitimes à exiger des compensations massives de la part de la France. Dans un entretien exclusif, l’expert revient sur les fondements économiques et politiques de cette revendication, et sur les pistes concrètes à envisager.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« La colonisation française au Mali n’a pas seulement été une domination politique, c’était un système organisé de prédation économique. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon lui, les compensations que le Mali peut réclamer couvrent plusieurs domaines essentiels : le pillage des ressources naturelles, la dépossession culturelle, les conséquences écologiques de l’exploitation minière, et les traumatismes provoqués par les interventions militaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’exploitation systémique de l’or malien</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La priorité, selon Célestin Tchakounté, concerne l’or. Depuis l’indépendance nominale du Mali en 1960, près de 800 tonnes d’or ont été extraites de son sous-sol. La majorité de cette richesse a profité à des entreprises françaises ou contrôlées par la France. Le Mali, quant à lui, n’en a récupéré qu’une infime part, entre 5 et 10 % de la valeur réelle selon les estimations. Pour l’économiste, il ne s’agit pas d’un simple déséquilibre commercial, mais d’un pillage structuré : « La richesse aurifère du Mali a permis de financer l’expansion économique de la France postcoloniale, au détriment du développement malien. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les sociétés exploitantes, à commencer par SOMIKA, puis Randgold, aujourd’hui Barrick Gold, ont bénéficié de contrats iniques, souvent signés dans des conditions opaques héritées de l’époque coloniale. À prix actuel, la valeur de l’or confisqué pourrait justifier des compensations de plusieurs dizaines de milliards de dollars.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Uranium, coton et sabotage économique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cas de l’uranium est plus discret, mais tout aussi grave. Dès les années 1970, le gisement de Falea a été confié à la société Areva (aujourd’hui Orano), dans des conditions contractuelles qui réservaient jusqu’à 90 % des bénéfices à la partie française. En plus de l’absence de retombées économiques pour le Mali, cette exploitation a provoqué de sérieuses pollutions radioactives dans certaines zones rurales. Aucun mécanisme de réparation ou de dépollution n’a été mis en place.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le coton, la stratégie française a consisté à imposer une monoculture dépendante des prix fixés à Paris. Le Mali a été poussé à abandonner des cultures vivrières pour devenir un fournisseur bon marché de coton. Les produits ont été achetés à bas prix, puis réexportés avec une plus-value importante, parfois jusqu’à dix fois le prix d’achat. Célestin Tchakounté y voit un véritable sabotage économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« La dépendance créée par la France a empêché la mise en place d’une transformation locale. C’est un système conçu pour empêcher l’autonomie africaine. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des bases juridiques solides pour les demandes de réparation<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l’expert camerounais, les demandes du Mali peuvent reposer sur des fondements solides du droit international. D’abord parce que nombre de contrats coloniaux ont été signés sous la contrainte, voire sans aucun consentement des populations locales. Ensuite, parce que les dommages environnementaux et économiques sont aujourd’hui quantifiables. Enfin, parce que les principes du droit à la réparation sont reconnus par les Nations unies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il suggère une méthode claire de calcul : la réévaluation des ressources extraites selon les prix du marché actuel, majorée par les pertes économiques cumulées sur plusieurs décennies. À cela s’ajoutent les préjudices culturels, avec la spoliation de milliers d’objets d’art maliens, notamment dogons et mandingues, toujours exposés dans des musées français.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelles actions possibles pour le Mali ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne peut se contenter de dénoncer. Il doit, selon Tchakounté, entrer dans une démarche offensive et juridique. Le pays pourrait porter l’affaire devant la Cour internationale de justice ou devant les commissions spécialisées de l’ONU. Il pourrait également utiliser l’argument de la dette coloniale pour en réclamer l’annulation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, le pays a la possibilité — si la voie diplomatique échoue — de nationaliser les avoirs des entreprises françaises présentes sur son sol. « La Guinée l’a fait après l’indépendance. Cela reste une option légitime face à l’inaction et au refus de négocier. » <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le message de Célestin Tchakounté est clair : les réparations ne sont plus une simple revendication militante, mais une nécessité historique fondée sur des faits précis. Le Mali, comme d’autres pays africains, a aujourd’hui les arguments, les données et les mécanismes pour exiger justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« L’Afrique n’est pas en train de tendre la main. Elle est en train de reprendre ce qui lui a été volé. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une contribution de  Ousmane Bakayoko</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Sénégal en première ligne du combat panafricain au titre du colonialisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-senegal-en-premiere-ligne-du-combat-panafricain-au-titre-du-colonialisme-3105895.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Sénégal en première ligne du combat panafricain au titre du colonialisme ]]></description>
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<pubDate>Fri, 06 Jun 2025 09:17:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ousmane Ciss, député à l’Assemblée nationale du Sénégal, a récemment pris position sur la question dans un podcast de l'artiste panafricaniste guinéen Elie Kamano, affirmant que le pays se situe désormais au cœur d’un mouvement panafricain en faveur de la justice historique.<o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Les séquelles de l’esclavage et de la colonisation sont toujours présentes – culturelles, économiques, politiques. Mais leurs conséquences n’ont pas encore été pleinement reconnues par l’Occident, ni même correctement mises en lumière sur la scène internationale », a déclaré le député.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon lui, ce combat n’est pas uniquement sénégalais, mais continental. Il s’agit d’un mouvement porté par une nouvelle génération panafricaine, résolue à sortir du silence et à exiger des comptes. Le premier pas ? La reconnaissance officielle des crimes perpétrés. « Avant de parler de réparations, il faut que l’Occident reconnaisse sa responsabilité. Et cela commence par la vérité historique, comme à Thiaroye », insiste Ousmane Ciss.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Thiaroye, justement, est devenu un symbole de cette quête de justice. En 1944, des dizaines de tirailleurs africains y ont été massacrés par l’armée coloniale française après avoir simplement réclamé leur solde. Jusqu’à aujourd’hui, les circonstances exactes de ce drame restent floues. Récemment, le gouvernement sénégalais a lancé des fouilles archéologiques sur le site, espérant établir la vérité et poser les bases d’une démarche juridique de réparation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Le régime actuel au Sénégal travaille sur cette question avec sérieux. Une expertise africaine doit être menée pour déterminer, par exemple, combien de tirailleurs – pas seulement sénégalais – ont été tués. Nous devons connaître la vérité pour demander justice », affirme Ciss.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mouvement pour les réparations a pris de l’ampleur ces derniers mois. En avril, une conférence internationale s’est tenue à Dakar, réunissant historiens, juristes et militants. Le communiqué final appelait à la création d’un centre national pour la mémoire, la justice et les réparations, et proposait une plateforme continentale sous l’égide de l’Union africaine. L’objectif : faire de Thiaroye un symbole panafricain du combat pour les réparations.<o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais pour Ousmane Ciss, le combat ne doit pas rester académique : « Nous sommes députés, élus du peuple, et nous avons le devoir de transformer cette indignation en action. Il ne s’agit pas seulement de reconnaître les faits, mais d’obtenir réparation. »<o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son discours, le député a également mis en garde contre les nouvelles formes de domination. « Nous devons cesser d’être des marionnettes du néocolonialisme. Il souffle aujourd’hui un vent de souveraineté, de patriotisme, de panafricanisme. Et il appartient aux dirigeants africains d’en être les porteurs. »<o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour de nombreux Sénégalais, l’heure n’est plus aux discours. Les fouilles de Thiaroye, les conclusions du comité d’experts, les appels à la transparence sur les archives françaises : tout converge vers une exigence claire. Les citoyens attendent désormais des actes. Une démarche officielle du gouvernement sénégalais pour réclamer des réparations ne serait pas seulement un geste symbolique, mais un moment fondateur pour l’Afrique contemporaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme le souligne le communiqué de Dakar : « La mémoire est un devoir, pas un luxe. Et la justice, une exigence collective. » <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Aka Konan</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Economie : Le plein emploi au Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/economie-le-plein-emploi-au-mali-3105843.html</link>
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<description><![CDATA[ En contribution au débat intellectuel du moment sur les données économiques et financières fournies par le Ministre de l’Economie et des Finances, le Dr. Laya Amadou Guindo, enseignant chercheur, donne son avis. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 17:09:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En général, les objectifs poursuivis par les économies contemporaines sont entre autres : un taux de chômage bas, une inflation basse, une croissance économique soutenue et un certain équilibre du solde extérieur. Cette théorie a été défendue depuis plus d'un demi-siècle par Nikolas kaldor 1971.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, l'atteinte de ces objectifs macro-économiques, sont contraignantes et souvent contradictoires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alban William Phillips (1958) précurseur d'une observation empirique qui sera plus tard théorisée montre que le taux de chômage et de celui de l'inflation sont en sens inverse du moins à court terme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du point de vue des politiques publiques, notamment la politique conjoncturelle, elle se manifeste de deux manières. Soit une politique budgétaire expansionniste, qui consiste à augmenter les dépenses et diminuer les impôts dans le but de booster la croissance économique donc un fort effet sur la production avec une probabilité importante de hausse du taux d'inflation et à l'inverse une politique budgétaire restrictive consistant à augmenter les impôts et diminuer les dépenses publiques, pour lutter essentiellement contre l'inflation donc une certaine dose de taux chômage dans l'économie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'un dans l'autre, il est incompréhensible d'avoir en courte période un taux faible de chômage et d'inflation à la fois, en tout cas la littérature économique est assez pauvre pour la soutenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un taux de chômage de 3, 5% signifie approximativement le plein emploi donc on avoisine le taux de chômage naturel. En ce moment, les seuls types de chômage existants sont le chômage structurel et le chômage frictionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S'agissant de l'inflation, avoir un taux d'inflation en bas des normes communautaires (Uémoa) veut dire qu'il est en dessous de 3%, un objectif certes atteignable mais la cohabitation avec un niveau d'emploi élevé souffre de fondement théorique dans les revues scientifiques même si la stagflation observée des 1970 lors de l'avènement des chocs pétroliers à remis partiellement en cause les observations de Phillips.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après un peu de théorie économique à l'endroit des chercheurs et du monde académique, revenons à présent sur le sujet brûlant d'actualité dans un français facile comme on aime le dire dans le langage populaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le chiffre du taux de chômage avancé ces derniers temps correspond à l’estimation officielle de l’Insat, calculée selon la définition du Bureau International du Travail (BIT). Toutefois, cet indicateur, bien qu’internationalement standardisé, est peu adapté au contexte du Mali. En effet, les critères pour être considéré comme chômeur sont stricts : il faut, entre autres, avoir effectué des démarches actives de recherche d’emploi. Cela suppose l’existence d’organismes capables d’enregistrer, de centraliser et de croiser ces données avec d’autres sources, ce qui n’est pas forcément le cas dans plusieurs pays en développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, le taux de chômage sous-estime fortement la réalité du sous-emploi dans un pays très souvent comme c’est d’ailleurs le cas dans de nombreux pays de la sous-région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un indicateur plus pertinent serait le taux d’emploi, que l’Insat a évalué à 56,9 % en 2022. Cela signifie que 43,1 % des personnes en âge de travailler n’occupent pas d’emploi, ce qui reflète mieux la réalité du marché du travail malien. Une communication en termes de taux d’emploi et de son complémentaire le taux de non emploi, qui est comme vous pouvez le constater très différent du taux de chômage allait mieux éclairer la lanterne de la population.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre indicateur pertinent serait le nombre de salariés bénéficiant d’une couverture sociale à l’INPS ou à la Canam, ce qui donne une vision plus qualitative, quantitative et plus fiable du travail formel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, dans le contexte malien, des indicateurs comme le taux d’emploi ou le nombre de travailleurs affiliés à un régime de protection sociale sont bien plus représentatifs d’une dynamique réelle du marché du travail que le taux de chômage, biaisé pour des raisons techniques, technologiques et structurelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut noter qu'on peut faire dire aux chiffres tout ce que l’on veut, et c’est par la contradiction et le débat qu’on arrive à inciter les uns et les autres à évoquer les chiffres les plus pertinents pour une situation donnée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Laya Amadou Guindo<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enseignant-chercheur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">NB : Le titre est de la rédaction<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>28 mai 1975&#45; 28 mai 2025 : La Cédéao, 50 ans après…</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/28-mai-1975-28-mai-2025-la-cedeao-50-ans-apres-3105775.html</link>
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<description><![CDATA[ 50 ans après la création de l’organisation communautaire : la Cédéao des Peuples incontestable est restée une chimère.  Au cas où la rupture serait irréversible avec l’Aes qui en est issue, celle-ci éviterait cette erreur en œuvrant à placer les populations au cœur de ses préoccupations. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 01:57:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce 28 mai 2025 marque les 50 ans de la Cédéao. Durant cette période, elle a, certes, fourni assez d’efforts, entrepris plusieurs initiatives, et posé beaucoup d’actions salutaires, surtout en terme d’intégration économique. Cependant, des failles énormes de gouvernance endogène ont sapé quelque part les résultats positifs qu’elle a obtenus. Une chose est incontestable : la Cédéao des Peuples, dont l’impérieuse nécessité a été mentionnée et fixée comme objectif à atteindre, dans le protocole additionnel de cette organisation sous-régionale, est restée jusqu’ici une chimère. Cette réalité a fortement écorché l’image et le crédit de la Cédéao auprès de ses ressortissants que nous sommes. Nous avons été nombreux, à tort ou à raison, à la qualifier de syndicat de Chefs d’Etats de l’Afrique de l’Ouest. C’est explicable et compréhensible à plus d’un titre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Alliance des États du Sahel (l’Aes) n’est pas issue d’un processus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>révolutionnaire, fondé sur une volonté de redéfinition et de remise en cause systémique de la problématique de l’intégration et de l’unité sous-régionale. Non ! Elle a plutôt été la conséquence d’une stratégie réactionnaire motivée par le repli sur soi pour être à l’abri d’attitudes ou de postures, normatives ou pas, de la Cédéao face aux dynamiques sociopolitiques enclenchées dans les 3 pays du Sahel central entre 2020 et 2024.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, l’Aes a été accueillie à bras ouverts par une forte majorité de ses populations, qui continuent toujours, à bien des égards, à lui fonder un énorme espoir et à la soutenir. Cela est parce que, d’une part, la Cédéao a été largement en deçà de nos attentes et, d’autre part, parce que l’Aes enregistre quelques avancées indéniables, malgré les énormes difficultés transversales qui aspergent cette nouvelle entité, qui a réduit le nombre des pays membres de la Cédéao à 12.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De cette courte et modeste réflexion improvisée, deux (02) hypothèses peuvent être succinctement analysées dans le rapport Aes - Cédéao dans le contexte actuel de rupture entre les 2 entités :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Primo, une continuité de l’Aes au sein de la Cédéao peut être envisagée. C’est possible et faisable. Je peux me tromper sur toute la ligne, mais elle devrait arriver. J’ai expliqué pourquoi et comment<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans une sortie il y a quelques mois. Dans ce cas de figure, l’Aes connaîtra forcément une nouvelle réadaptation...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Secundo, l’Aes poursuivra son évolution dans le cadre de la reconfiguration de la géopolitique du Sahel, dont elle est d’ailleurs la cause principale. Dans cette hypothèse, le plus grand défi qu’elle doit relever sera de s’inscrire dans le schéma irrévocable de l’Aes des Peuples. C’est-à-dire, une Aes qui place les populations au cœur de toutes les préoccupations, en les associant aux prises et à l’implémentation des décisions majeures qui ont des conséquences historiques, socio-économiques, culturelles et sécuritaires<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur leur existence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voilà à mon avis, le combat que doivent mener tous les citoyens conscients de l’Aes, en lieu et place d’un soutien inconditionnel, indéfectible et aveugle aux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dirigeants et aux régimes de l’Aes, au nom d’un patriotisme, d’un panafricanisme et d’un souverainisme<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dont les contours, le contenu et les objectifs restent le plus souvent flous et des moins sincères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tout cas, c’est cela mon humble cheval de bataille pour une Aes des Peuples, afin d’éviter que nous ne tombions dans une Aes des Chefs d’Etats, comme nous l’avons reproché aux Chefs d’Etats de la Cédéao. Ce risque demeure, et c’est pourquoi la vigilance et la veille doivent être permanentes.<span style="mso-spacerun: yes;">             </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fabou Kanté, Citoyen Aes Lambda <o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>*Les surtitre, titre et chapô sont de la rédaction</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Frappe ukrainienne de l&amp;apos;aviation stratégique de Russie : les conséquences pour le monde</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/frappe-ukrainienne-de-laviation-strategique-de-russie-les-consequences-pour-le-monde-3105752.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce dimanche, le 1er juin 2025, l&#039;Ukraine a réalisé une frappe massive sur des aérodromes militaires stratégiques. Quatre aérodromes ont été visés avec succès : celui de « Diaghilevo », de « Olenya », de « Ivanovo » et de « Belaya », ce qui constitue la plus importante attaque de l&#039;infrastructure militaire russe dans les profondeurs du territoire national depuis le déclenchement de la phase active des hostilités russo-ukraino-otaniennes, le 20 février 2022. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 11:56:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>L'attaque a été réalisée par des drones FPV transportés dans des camions, sans que les conducteurs soient mis au courant - de même que cela a été fait avec l'attaque terroriste du pont de Crimée, le 17 juillet 2023, dans laquelle le conducteur du camion est mort dans l'explosion, sans savoir ce qu'il a transporté.</span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>La responsabilité de l'action a été immédiatement revendiquée par le service secret ukrainien SBU, qui l'a appelé l'opération « La toile d'araignée ». Selon le communiqué de presse du SBU, les dommages causés à la Russie consistent en la destruction de 41 appareils au sol, en partie des bombardiers stratégiques.</span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><b><span>La « Triade nucléaire »</span></b></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>Un bombardier stratégique est un avion de combat d'une portée intercontinentale (plus de 5000 km) conçu pour le port et le lancement d'armes nucléaires (bombes aériennes, missiles de croisière et missiles balistiques), destinés à détruire les objectifs stratégiques situés sur le territoire ennemi.</span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>Au sein des forces armées de la Fédération de Russie, les bombardiers stratégiques font partie dit de la « Triade nucléaire » qui désigne les forces armées stratégiques comprenant trois composantes : l'aviation stratégique ; les régiments des missiles stratégiques balistiques intercontinentaux et la flotte des porte-missiles sous-marins nucléaires stratégiques.</span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>L'importance de l'existence de la Triade nucléaire consiste dans le partage des ogives nucléaires stratégiques entre trois types des forces armées stratégiques qui rend impossible la destruction de l'ensemble de l'arsenal nucléaire du pays en cas d'attaque surprise de l'ennemi, offre une plus grande souplesse dans l'utilisation de ces armes et garantit la destruction imminente de l'ennemi dans le cadre des frappes de riposte.</span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><b><span>Le traité Start-II/SNV-III</span></b></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>Les conséquences négatives pour Moscou de l'attaque de l'infrastructure militaire stratégique de la Russie vis-à-vis de la campagne militaire menée en Ukraine sont proches de zéro absolu. Cela étant, les conséquences de l'action vis-à-vis de la sécurité nucléaire mondiale sont d'une portée stratégique et ne doivent pas être sous-estimées.</span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>En mettant de côté l'aspect émotionnel de l'affaire, les positions et les réactions des diverses parties sur le sujet, de même que les modalités de la riposte militaire de Moscou qui aura lieu et qui sera, tout au moins, proportionnelle au dégâts subis, voyons les réelles conséquences vis-à-vis de la sécurité nucléaire.   </span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>Non, il ne s'agit guère d'une potentielle explosion d'une ogive nucléaire qui pourrait se trouver à bord d'un des appareils au moment de leur destruction, mais de toute autre chose. </span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>La première question que les observateurs non avertis de l'attaque ukrainienne de ce 1<sup>er</sup> juin doivent se poser, tout naturellement : comment cela se fait-il que l'aviation russe d'une importance stratégique vis-à-vis de la sécurité du pays ait pu se trouver en masse sur un banal parking de l'aérodrome, au lieu d'être soigneusement cachée et sécurisée dans des hangars en béton armé conçus à cet effet et qui doivent supporter des frappes militaires d'une puissance incomparablement plus importante que celle des vulgaires petits drones assemblés manuellement en cachette dans un garage ?</span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>La réponse à cette question ne réside, en aucun cas, dans le potentiel grand manque de professionnalisme et négligence des personnes responsables du positionnement des appareils d'avions stratégiques sur les aérodromes en question, mais dans le traité Start-II/SNV-III. Le traité russo-américain sur la réduction des armements stratégiques offensifs.</span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal">Dans le cadre du nouveau caractère des relations russo-occidentales instauré depuis le début des hostilités en Ukraine, en février 2023 la Fédération de Russie a suspendu sa participation dans le traité sur la réduction des armements stratégiques offensifs Start-II/SNV-III – ce qui était une suite logique et parfaitement prévisible : face à la menace déclarée et partiellement mise en œuvre par l'Occident collectif vis-à-vis de la Russie, cette dernière a procédé à la suppression légale des restrictions au développement de son armement stratégique.</p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>Dans les clauses du traité Start-II, il est stipulé que chacune des parties prenantes de l'accord dispose du droit de le quitter dans le cas de changement significatif des circonstances : « <i>si elle considère que les circonstances exceptionnelles liées au contenu du présent accord ont mis en péril ses intérêts suprêmes</i> » (article 14, §3). La fixation par l'Occident collectif comme objectif « <i>la défaite stratégique de la Russie</i> » et les nombreuses déclarations officielles de ce dernier dans ce sens est un changement significatif des circonstances qui a reçu une réponse appropriée.</span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>L'officialisation de la démarche de Moscou par l'adoption suivie de la ratification de loi fédérale Nr. 38-FZ du 23 février 2023 a été entreprise, afin de rester dans la stricte légalité vis-à-vis des engagements internationaux signés et ratifiés par la Fédération de Russie et de ne pas créer un précédent permettant aux adversaires d'instrumentaliser une hypothétique violation des engagements russes dans le cadre du droit international en vigueur.</span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>Cela étant, d'une part, avec le gel de sa participation dans le traité, Moscou a souligné qu'elle continuerait à « <i>respecter strictement les limites quantitatives des armes stratégiques offensives </i>», indépendamment du présent accord russo-américain ;</span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>d'autre part, </span><span>malgré la suspension en cours de sa participation dans le traité sur la réduction des armements stratégiques offensifs, la Russie, dans le cadre d'un accord non public russo-américain, a continué à respecter d'une manière réciproque la partie du traité concernant la non-dissimulation de la composante aérienne de la Triade nucléaire : ne pouvant plus réaliser des visites réciproques de contrôle des installations d'armes nucléaires sur les territoires respectifs, les parties ont continué à bénéficier de la surveillance satellitaire réciproque de l'aviation stratégique dans le cadre du §1b de l'article 4 et des §1b et §1c de l'article 10 du traité, ne nécessitant pas les déplacements des contrôleurs.</span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>Le §1b de l'article 4 stipule : « <i>Le déploiement de bombardiers lourds peut avoir lieu uniquement sur les bases aériennes</i> ». Et les §1b et §1c de l'article 10 du traité sont sans équivoque : « <i>afin d'assurer le contrôle du respect des dispositions du présent traité, chacune des parties s'engage à ne pas interférer avec les moyens techniques nationaux de contrôle d'une autre Partie qui exerce ses fonctions conformément au présent article et de ne pas recourir à des mesures de camouflage qui rendent difficile le contrôle du respect des dispositions du présent traité par des moyens techniques nationaux de contrôle</i> ».</span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>Soit, le traité interdit d'empêcher les satellites de la partie adverse de surveiller 24/24h, 7/7j, les bombardiers stratégiques par quelques moyens que cela soit. Soit, ils doivent rester en permanence à ciel ouvert.</span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><b><span>Le jeu du pyromane Zelensky avec la boîte de Pandore et les conséquences pour le monde</span></b></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>En sachant pertinemment que la frappe qui a eu lieu ce 1<sup>er</sup> juin 2025 n'aura non seulement strictement aucun effet sur le déroulement des opérations militaires russes menées sur le sol ukrainien et sur ses succès, mais, bien au contraire, mènerait à de graves représailles de Moscou que le monde constatera et que l'Ukraine subira sous peu, le régime de Zelensky qui n'a strictement aucune volonté de négocier un accord de paix et de voir la fin de la guerre en cours - car elle sera associée, fort probablement, à la fin de son règne – a ouvert la boîte de Pandore qui mènera dans les 100% des cas vers l'aggravation de la situation de la sécurité nucléaire mondiale.</span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>L'initiative entreprise par Kiev ne peut être considérée autrement que criminelle vis-à-vis de cette dernière, car nul doute que la page de la possibilité de surveillance satellitaire réciproque de l'aviation stratégique est tournée à tout jamais.</span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>Non seulement la Fédération de Russie, mais également les Etats-Unis d'Amérique ne permettront plus de mettre leurs appareils assurant la sécurité stratégique des pays sous le danger des potentielles frappes « à l'ukrainienne ».</span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>Dès à présent, même si les relations russo-américaines seront restaurées, le traité Start-II/SNV-III, suspendu en février 2023 et arrivant à son terme légal en février 2026, ne peut plus être resigné en état : dorénavant, la composante aérienne des Triades nucléaires respectives sera grandement sécurisée et donc dissimulée, ce qui mène, <i>de facto</i>, vers une importante diminution du contrôle des armements nucléaires par le monde avec toutes les conséquences qui en découleront.</span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>Oleg Nesterenko<i></i></span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><span>Président du CCIE <i>(</i><a href="http://www.c-cie.eu/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><i>www.c-cie.eu</i></a><i>)</i></span></p>
<p class="v1ydp3bc5cfacMsoNormal"><i><span>(Spécialiste de la Russie, CEI et de l'Afrique subsaharienne)</span></i></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mali  : Une raffinerie d’or pour briser les chaînes de la dépendance</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mali-une-raffinerie-dor-pour-briser-les-chaines-de-la-dependance-3105745.html</link>
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<description><![CDATA[ Pendant des décennies, le Mali a été un géant minier aux talons d’Achille . Troisième producteur d’or d’Afrique, exportant chaque année plus de 70 tonnes de métal précieux, notre pays n’en a tiré qu’une infime part des bénéfices réels. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 09:45:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L’essentiel de l’or malien part brut, transformé et valorisé ailleurs : en Suisse, aux Émirats arabes unis, en Afrique du Sud… Et avec lui, s’envolent les marges, les emplois, les devises et les opportunités industrielles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Une raffinerie à vocation régionale pour une meilleure valorisation de nos ressources aurifères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Mais cette ère touche à sa fin. Le Mali s’apprête à inaugurer la plus grande raffinerie d’or de toute l’Afrique de l’Ouest. Une infrastructure stratégique capable de purifier jusqu’à 200 tonnes d’or par an à 99,5 % de pureté, dans le respect des normes internationales de certification. C’est une révolution silencieuse, mais décisive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Cette raffinerie permettra non seulement de raffiner notre propre or, mais aussi d’attirer celui de nos voisins renforçant ainsi l’intégration régionale tout en créant et organisant mieux la chaîne de valeur régionale de l’or au profit de nos états et nos populations africaines. Une dynamique d’intégration régionale et d’industrialisation des pays de la sous-région et de l’Afrique. Une manière aussi de rétablir une balance commerciale plus juste, en réduisant drastiquement la sortie de devises et la dépendance vis-à-vis des places de marché étrangères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Estimation des retombées économiques directes et indirectes <o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Hypothèses de base :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Capacité de raffinage : 200 tonnes/an = 6,4 millions d’onces d’or<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Prix moyen de l’once : 2 000 USD<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Prime de valorisation (différence entre l’or raffiné localement vs exporté brut) : 30 à 60 USD par once<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Taux de transformation locale actuel : &lt;10 %<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Fiscalité effective sur l’activité de raffinage : environ 10 % à 15 % des marges selon structure<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Nombre d’emplois directs estimés : 2 500 à 3 500<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Nombre d’emplois indirects : 10 000 à 15 000<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résultats estimés :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1) Valeur brute de l’or raffiné : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.200 tonnes/ an = 6,4 millions Oz x 2000 USD = 12 Mds US <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2)Valeur ajoutée nette captée localement: <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prime de 30-60 USD/oz x6,4 Millions oz = 200 à 400 Millions USD <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3)Recettes fiscales supplémentaires pour l’Etat: Impôt sur les sociétés,TVA, Redevances :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">100 à 150 millions par an <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4) Réduction de la fuite illicite de capitaux( estimation BCEAO): 200 à 300 millions USD/ an <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5) Création d’emplois directs et indirects( raffinage,logistique,sécurité , maintenance et commerce):<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">12.000 à 18.000 <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6)Économies sur les frais logistiques et assurances ( Évitements des hubs étrangers pour le raffinage):<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">25 à 50 Millions USD/ an <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>En 5 ans, cette raffinerie pourrait générer plus d’1 milliard USD de gains cumulés pour le Mali, tout en stimulant des filières annexes : bijouterie, certification, stockage, formation professionnelle, et transport sécurisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Recommandations majeures pour un projet véritablement structurant: <span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Adopter un cadre fiscal incitatif et progressif<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Accorder des avantages temporaires aux compagnies qui choisissent de raffiner localement (TVA réduite, amortissement accéléré).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Imposer à terme un quota progressif de transformation locale de l’or (ex. : 25 % en 2027, 50 % en 2029).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>2. Créer un label international “Or Raffiné au Mali”<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Mettre en place une agence de certification nationale accréditée par le London Bullion Market Association (LBMA) pour garantir la qualité et la traçabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>3. Organiser la raffinerie en société anonyme mixte<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Structure de gouvernance partagée entre l’État, les États de l’AES intéressés le secteur privé malien et des autres pays de l’AES , des compagnies minières et des investisseurs techniques étrangers. Cela rassure les partenaires tout en garantissant l’ancrage national et régional <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>4. Planifier l’intégration régionale<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Offrir des conditions avantageuses pour les pays voisins souhaitant raffiner leur or au Mali, en créant une zone économique spéciale aurifère avec services douaniers, fiscaux et sécuritaires simplifiés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>5. Sécuriser l’approvisionnement énergétique et la logistique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Doter le site d’une autonomie énergétique solaire + thermique,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Construire une infrastructure logistique dédiée : voies d’accès, centres de stockage, transport sécurisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. Former les talents maliens<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Créer une école de métallurgie et technologies minières, adossée à la raffinerie, pour former les ingénieurs, techniciens, agents de sécurité, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une ambition nationale à portée continentale : <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce projet ne concerne pas que le Mali. Il incarne une stratégie de rupture pour les pays de l’AES et pour toute l’Afrique de l’Ouest, en brisant la logique postcoloniale d’exportation brute. Il peut être un socle d’intégration économique et un pas concret vers l’industrialisation minière africaine. Demain, c’est peut-être sur l’or certifié du Mali que reposera une monnaie régionale souveraine, stable et crédible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Conclusion : Forger l’avenir du Mali et de la sous-région avec notre propre or</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>En 2027, la première barre d’or issue de cette raffinerie portera un sceau nouveau. Elle dira au monde : le Mali et la sous-région ne se contentent plus d’extraire, ils transforment,Ils ne subissent plus, il choisissent. Ce ne sera pas seulement un produit de plus sur le marché mondial : ce sera un symbole de dignité économique, un tournant vers une prospérité construite par les mains maliennes et africaines pour les générations maliennes et africaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ne plus exporter nos rêves, mais les raffiner ici, au cœur du Sahel, voilà le défi. Et il commence maintenant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">H. Niang <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ancien Ministre <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Qatar et l&amp;apos;Arabie Saoudite,  parrains du terrorisme en France : La réplique du Collectif des Associations Musulmanes du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-qatar-et-larabie-saoudite-parrains-du-terrorisme-en-france-la-replique-du-collectif-des-associations-musulmanes-du-mali-3105658.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/le-qatar-et-larabie-saoudite-parrains-du-terrorisme-en-france-la-replique-du-collectif-des-associations-musulmanes-du-mali-3105658.html</guid>
<description><![CDATA[ Aujourd&#039;hui, la gouvernance française est devenue tendanciellement islamophobe, complaisante, et raciste à l&#039;égard de la Communauté musulmane de France. C&#039;est avec surprise, indignation et affliction que nous avions appris la publication récente d&#039;un Rapport d&#039;enquête mettant en cause deux partenaires  et soutien de taille du Mali comme sponsor du terrorisme en France: le Royaume d&#039;Arabie saoudite et le Qatar. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202310/Mohamed-Kimbiri.jpg" length="54787" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 31 May 2025 02:01:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Selon ce document, le Royaume d'Arabie saoudite et le Qatar sont les parrains des infrastructures et groupes islamiques de tendance "Frères musulmans" en France. Un rapport biaisé, car ne mettant en cause que les groupes, les infrastructures et les institutions islamiques en France. Et pourtant ces deux pays investissent beaucoup dans d'autres domaines dont le sport français. Et curieusement, cette macabre révélation fut dirigée contre deux pays  l'Arabie saoudite et le Qatar où la France leur doit tout : tant sur le plan du financement des grands projets et clients potentiels de leurs industries aéronautiques (Airbus, avions de chasse) et de défense (équipements militaires), mais aussi sportives pour ne citer que ceux-ci. <br>En toile de fond dans ce document, ces deux pays : l'Arabie saoudite et le Qatar sont   directement impliqués dans le financement du terrorisme en France, notamment à travers le financement dans les domaines caritatif, culturel, éducatif, financier, professionnel ou encore jeunesse.</p>
<p><br>Telle une traînée de poudre, la nouvelle dudit Rapport d'enquête sur le parrainage du terrorisme à travers le financement des projets  de soutien de l'Islam et de la Communauté musulmane de France par ces deux pays a fait le choux gras de certains medias et embrasé les réseaux sociaux. </p>
<p><br>Ce rapport d'enquête des services de renseignement français, alertant sur l'entrisme et les réseaux d'influence terroristes dans l'Hexagone, a mis en lumière l'étendue des réseaux associatifs, culturels et éducatifs, ainsi que des financements étrangers saoudiens et qataris derrière. Selon cette enquête, 139 lieux de culte, affiliés aux Musulmans de France considérés comme groupe terroriste, identifiés comme l'une des principales émanations de la mouvance islamique affilié aux frères musulmans. À cela s'ajoutent 68 lieux jugés "proches", répartis dans 55 départements, soit 10% de ceux qui ont été ouverts entre 2010 et 2020. Ces mosquées rassemblent chaque vendredi environ 91.000 fidèles.<br>En plus, le rapport recense également en rapport avec les frères musulmans : 280 associations actives dans les domaines caritatif, culturel, éducatif, financier, professionnel ou encore jeunesse.</p>
<p><br>C'est vraisemblablement une intox, à défaut d'un ballon d'essai pour sonder la perception de l'opinion française sur une éventuelle déstabilisation par le Royaume d'Arabie saoudite et le Qatar à travers leurs financements des structures et infrastructures islamiques en France. <br>En effet, c'est une obligation de défendre son frère musulman, de faire taire celui qui le critique en diffamation et de désapprouver cette action blâmable. D'après un hadith du prophète (PSL) : "celui qui défend l'honneur de son frère en son absence, Allah éloignera le feu de son visage le jour de la résurrection". Ce hadith évoque le mérite de celui qui défend l'honneur de son frère musulman lorsqu'une personne médit de lui dans une assemblée. </p>
<p><br><strong>Des financements étrangers : Le Qatar et  l'Arabie saoudite</strong><br>Dans ce rapport biaisé, deux pays sont pointés du doigt comme des pestiférés à cause du financement des mouvements terroristes : l'Arabie saoudite et le Qatar.   <br>Les enquêteurs dudit rapport ont évoqué des financements en provenance du Qatar, notamment pour des projets localisés à Strasbourg, Lille, Villeneuve-d'Ascq, Marseille ou encore Saint-Denis.</p>
<p><br>Que l'Arabie saoudite aurait également contribué à des financements, notamment à Mulhouse, ou à l'Institut européen des sciences humaines, spécialisé dans l'enseignement de l'arabe et du Coran. </p>
<p><br>Des témoignages ont évoqué que 21 établissements scolaires seraient liés à la mouvance des Frères musulmans, accueillant plus de 4.200 élèves, et dans ce lot le lycée Averroès à Lille, présenté comme l'établissement phare de l'enseignement musulman en France.<br>Si financer les structures éducatives, scolaires, est assimilé au financement du terrorisme, et le financement des infrastructures et équipes sportives comme par exemple le football ? Le Football est l'un des domaines les plus emblématiques du financement qatari en France. C'est sous l'impulsion du Qatar que le PSG a connu une visibilité internationale. Le Qatar est propriétaire de PSG Foot à coup de milliards d'Euros. A cela s'ajoute PSG Foot féminin, PSG Handball, PSG Judo, etc. le Qatar est aussi sponsor du Prix de l'Arc de Triomphe de course hippique. Selon Media Bild, les additions des transferts réalisés par le PSG depuis son rachat en 2011 s'élèvent à 1, 39 milliard d'euro. Personne n'ose assimiler ces financements de soutien au terrorisme, parce qu'ils ne sentent pas l'Islam.</p>
<p><br>Nous sommes  aujourd'hui en droit de se demander au nom de quelle logique ou de quel impératif d'urgence s'imposait un tel rapport biaisé, calomnieux et islamophobe? A cet effet, si l'objet dudit document est un chantage, les auteurs sont passés à côté. Car pour faire du chantage ; il faut les moyens. Ces moyens sont : la pertinence de la révélation, la véracité des faits, et les témoignages non orientés. Aucun de ces éléments ne se trouve dans ce rapport islamophobe et raciste. Alors quel est son but ? Une cabale contre les financements saoudiens et qataris à la Communauté musulmane de France ? </p>
<p><br>D'après le Prophète Mohammed (PSL) "La Communauté musulmane ressemble à un corps humain. Quand une partie souffre d'une douleur, c'est tout le reste du corps qui en ressent ses effets". Il dira à cet effet que : "le musulman est le frère du musulman. Il n'y a point de musulman qui ne secoure un autre dans une circonstance  où l'on porte atteinte à son honneur et à sa dignité, que Dieu ne soutienne lorsqu'il désire lui-même être défendu". Une telle attaque directe et frontale contre ces deux pays ; soutiens incontournable de l'Islam dans le monde est une attaque contre l'ensemble de la Communauté musulmane. Cette calembredaine n'est pas seulement délirante, elle est aussi abjecte.  Cette intox, une de plus, ira en rejoindre tant d'autres au musée de la bêtise et de la désinformation. <br>Les motivations derrière une telle présumée enquête peuvent être multiples : volonté de semer le trouble au sein de l'opinion française et européenne, une manipulation politiques, ou simple quête de visibilité de la part de ces agitateurs. C'est pourquoi nous saluons la stratégie de silence sans doute volontaire de la part des autorités de ces deux pays musulmans, visant à ne pas accorder trop d'importance à une intox jugée grotesque est à saluer. "Ce n'est pas à toute oreille percée que l'on met des anneaux d'or", d'après cet adage malien. Cette mise au point vise  à contrer une vague d'intoxication numérique qui s'est répandu à grande vitesse, visant le Royaume d'Arabie saoudite et le Qatar comme parrain du terrorisme, semant confusion et inquiétude au sein de l'opinion musulmane.</p>
<p><strong>Mohamed KIMBIRI</strong><br><strong>Président du Collectif des Associations Musulmanes du Mali</strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Tiegoum Boubeye Maïga répond à Me Malick Coulibaly : Non Monsieur le ministre, Mme Bouaré Fily Sissoko a plus besoin de justice que de tempérance tout comme les autres.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tiegoum-boubeye-maiga-repond-a-me-malick-coulibaly-non-monsieur-le-ministre-mme-bouare-fily-sissoko-a-plus-besoin-de-justice-que-de-temperance-tout-comme-les-autres-3105662.html</link>
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<description><![CDATA[ Décidément l&#039;affaire dite de l&#039;achat de l&#039;avion  présidentiel n&#039;a pas fini ses rebondissements. L&#039;image de Mme Bouaré Fily Sissoko trimballée sur une civière comme une vulgaire criminelle au tribunal la semaine dernière a refroidi même les cœurs les plus durs (rappelons qu&#039;elle est présumée innocente jusqu&#039;à la preuve du contraire, preuve qui n&#039;a pas pu être faite malgré la propagande qui a entouré le premier épisode du procès). ]]></description>
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<pubDate>Sat, 31 May 2025 01:34:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Visiblement, l'ancien ministre de la Justice Me Malick Coulibaly est encore plus sous le choc. Dans un post publié au lendemain de ce qui constitue le comble de l'inhumanité, il implore des juges de faire preuve de tempérance pour Mme Bouaré Fily Sissoko. Comme si sa conscience commence à le gronder fortement (dans le dossier, il y a eu mort d'homme, Soumeylou Boubèye Maïga, et si on n'y prend pas garde il y aura mort de femme, sans que les preuves de leur culpabilité ne soient jamais apportées), il fait une sorte de mea culpa, son honneur de Bambara est sauf. </p>
<p><br>"Pour l'histoire, je porte la responsabilité morale et politique de cette procédure. Pour l'histoire, il convient de rappeler que durant 7 ans la procédure avait été classée sans suite par deux fois pour inopportunité des poursuites puis pour absence d'infraction à la loi pénale. </p>
<p><br>Estimant à l'époque que suite à une dénonciation du Vérificateur Général et au limogeage de 4 membres du gouvernement du fait du scandale sur injonction des institutions de Bretton Woods (selon la presse), le Procureur de la République en charge du Pôle économique et financier de Bamako, ne pouvait décider d'un classement sans suite. Puisque le ministère public peut revenir sur un classement sans suite soit parce qu'il y a des faits nouveaux ; soit parce qu'il a simplement changé d'avis tant que les faits en cause ne sont pas prescrits, j'ai donc instruit par écrit le Procureur général près la Cour d'Appel de Bamako d'ordonner au Procureur de la République en charge du pôle économique et financier la reprise de la procédure. L'explication demeure que le scandale présumé avait impacté le moral des troupes et des Maliens en général, corrodé le crédit de l'Etat et de la Justice et mis en mal l'honorabilité des personnes citées dans le dossier. Il y a donc grand intérêt à aller au bout ". Voilà ce que le ministre Malick a écrit. Visiblement on se rend compte qu'il s'agit d'aller jusqu'au bout de la vie de présumés innocents et en violation des lois.</p>
<p><br>Pour rétablir certains faits, aucun ministre n'a été limogé du fait de cette affaire encore moins du fait des injonctions des institutions de Breton Woods : Soumeylou a démissionné suite à l'affaire de Kidal ; Mme Bouaré a été remplacée à la suite d'un banal remaniement par Igor Diarra pour être envoyée à Ouagadougou comme Commissaire du Mali à l'UEMOA ; Mahamadou Camara a quitté le poste de Directeur de Cabinet du Président pour être nommé ministre chargé la communication ; Moustapha Ben Barka est resté à son poste de ministre délégué chargé des investissements avant d'être promu secrétaire général adjoint à la Présidence de la République. </p>
<p><br>Donc l'argument du limogeage de 4 ministres ne tient pas la route. Le FMI avait mis la pression sur le gouvernement pour la relecture de certains textes qui encadrent les marchés publics et spécifiquement le caractère "Secret défense" pour les achats militaires. Plus que le moral des troupes ou des Maliens qui aurait été atteint ou le crédit de l'Etat, le ministre Malick a préféré céder sous la pression politique quand sa conscience lui commandait de montrer le chemin du droit. </p>
<p><br><strong>Un dossier politisé à outrance </strong>De son démarrage en 2014  à aujourd'hui, le dossier que d'aucuns auraient voulu sulfureux a connu de nombreux rebondissements, tous plus politiques que judiciaires; et généralement sur fond de violation de la loi. Quand le Vérificateur général s'était saisi de cette affaire, il n'avait ni qualité ni compétence au regard des textes de loi qui encadraient l'achat des équipements militaires dans le cadre de ce qui s'appelle le Secret Défense. Les montants en jeu à l'époque des faits ont engendré une telle passion que la raison a déserté des esprits et des comportements.<br> Le rapport du Vérificateur général a été soumis à l'appréciation de la Cour suprême, étant entendu que pour les juges le contenu des rapports du Vérificateurs ne constitue pas une preuve. Le rapport de la Cour suprême est rendu public le 14 septembre 2014. Le rapport est plutôt sévère concernant les insuffisances dans les règles de gestion de la compatibilité publique, dans l'inobservance de certaines procédures, de l'absence de textes complémentaires au niveau de la réglementation. Mais le rapport conclut que "les opérations d'acquisition de l'aéronef, des équipements et du matériel militaires sont sous-tendues, sur le plan de la légalité par des textes en vigueur en République du Mali". <br>La Cour suprême déplore, sur le plan réglementaire, la violation de certains textes comme le paiement avec ou sans ordonnancement, l'emprunt et le visa du contrôle financier. La Cour suprême constate également que certains textes régissant les finances publiques souffrent de l'existence d'un vide juridique. </p>
<p><br>Les recommandations de la Cour suprême ont poussé le gouvernement à revoir complètement l'architecture législative et réglementaire qui encadre la "chose" militaire. Le Premier ministre Moussa Mara, sous la pression des partenaires techniques et financiers invités à s'intéresser à nos dépenses militaires, a entrepris de revoir de fond en comble les textes dont ceux qui autorisent le "secret défense". </p>
<p><br>Le 25 septembre 2014, le Vérificateur général introduit un acte de dénonciation auprès du procureur du Pôle économique. Après plusieurs mois d'enquêtes, le procureur avise le contentieux du gouvernement, le 18 avril 2017, que le dossier est classé sans suite. Mais l'affaire était loin d'être close. En effet, en décembre 2019, le ministre de la Justice instruit au parquet de réouvrir les "enquêtes dans l'affaire relative à l'acquisition d'un nouvel aéronef (avion présidentiel) et à la fourniture aux Forces Armées Maliennes d'un important lot de matériels d'Habillement, de Couchage, de Campement et d'Alimentation (HCCA), ainsi que des véhicules et pièces de rechange ; laquelle affaire avait préalablement fait l'objet d'un classement sans suite". </p>
<p><br>L'actuel ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué, était le procureur du pôle économique. Le 27 Mars 2020, il publie un communiqué pour dire qu'en "raison des graves présomptions de faits de faux en écriture, usage de faux, atteinte aux biens publics, corruption et délit de favoritisme, qui ont pu être relevées à l'encontre des nommés Soumeylou Boubèye Maïga, Mme Bouaré Fily Sissoko et Moustapha Ben Barka, qui étaient tous ministres au moment des faits, le Parquet a procédé à la transmission des éléments d'enquêtes au Procureur Général de la Cour Suprême pour saisine de l'Assemblée Nationale, conformément aux dispositions des articles 613 du code de procédure pénale et 15 de la Loi portant composition, organisation et fonctionnement de la Haute Cour de Justice. <br>Le Procureur tient à rappeler que les personnes citées sont présumées innocentes à ce stade de la procédure et que des investigations objectives, transparentes et diligentes seront menées pour faire toute la lumière dans cette affaire". On connaît la suite. </p>
<p><br>Le procureur général n'a jamais saisi l'Assemblée nationale jusqu'à ce qu'il y a eu le coup d'état du 18 août 2020. En clair, Wafi Ougadèye qui était président de la Cour suprême (il est actuellement conseiller spécial à la Présidence après avoir vainement cherché une rallonge à la tête de la Cour suprême) et le procureur général Mamoudou Timbo ont laissé passer 4 mois et 22 jours sans saisir l'Assemblée nationale. Entre temps, le procureur Kassogué est devenu le ministre de la Justice Kassogué. Après avoir tenté "d'honorabiliser" les membres du CNT pour les doter de la qualité de députés afin qu'ils puissent juger les anciens ministres, ils se disent qu'après tout la Cour suprême peut se substituer à la Haute Cour de Justice. Au prix d'innombrables violations des lois et procédures, de reniements de leurs propres actes, les anciens ministres que Kassogué procureur estimaient justiciables devant la Haute Cour de Justice ont été remis à la Cour suprême sous le magistère du même Kassogué devenu ministre de la Justice. On connaît la suite. L'ancien ministre Soumeylou Boubèye Maiga est mort en détention sans avoir été jamais jugé. </p>
<p><br>L'ancien ministre Mahamadou Camara a payé 500 millions en nature sous la forme de 10 titres fonciers pour recouvrer la liberté et ne pas perdre sa santé voire plus. Mme Bouaré Fily Sissoko a refusé de payer la caution de 500 millions parce qu'elle ne les a pas et surtout parce qu'elle réclame à cor et à cris le procès tant promis aux Maliens afin de montrer à la face du monde qu'elle est innocente et que le dossier se dégonflera comme ballon de baudruche. </p>
<p><br>Ce sont là les faits monsieur le ministre. Mme Bouaré Fily Sissoko a plus besoin de justice que de tempérance. Ça lui fait 3 ans, 9 mois et 10 jours qu'elle est emprisonnée dans des conditions qui ne sont pas dignes d'elle et sans qu'on ne puisse montrer ne serait-ce que le début d'une preuve des accusations qui sont portées contre elle. Mahamadou Camara a besoin de justice, pas de payer 500 millions pour une liberté. Moustapha Ben Barka a besoin de justice pas de se voir coller un mandat d'arrêt international. La justice a besoin d'être juste.<br><strong>Tiegoum Boubeye Maiga</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Inde&#45;Pakistan: une relation hostile</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/inde-pakistan-une-relation-hostile-3105616.html</link>
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<description><![CDATA[ L’Inde et le Pakistan ont été impliqués dans quatre guerres majeures depuis leur indépendance de la Grande-Bretagne en août 1947. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 May 2025 11:15:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils ont également été impliqués dans des dizaines d’escarmouches et de conflits de moindre intensité</span></i><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1947, deux États distincts furent créés, constituant le «divorce» le plus violent de l'histoire. L’Inde, où les hindous prédominent, et le Pakistan, où les musulmans prédominent. La coexistence des deux pays a été entachée par des violences de masse et des mouvements de population, causant des blessures irréparables et une profonde suspicion mutuelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La guerre indo-pakistanaise de 1947-1948, également connue sous le nom de première guerre du Cachemire, opposa l'Inde et le Pakistan au sujet de l'État princier du Jammu-et-Cachemire, une région stratégiquement importante de l'Himalaya occidental, au nord de l'Inde et du Pakistan. L'Inde occupait alors environ les deux tiers de la région et le Pakistan l'autre tiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient également de noter que la Chine contrôle une partie du Cachemire, l'Aksai Chin à l'est, depuis les années 1960. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Cachemire couvre une superficie de 222.200 kilomètres carrés. Environ 4 millions de personnes vivent au Cachemire sous administration pakistanaise et 13 millions au Jammu-et-Cachemire sous administration indienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La population de la région est majoritairement musulmane. Le Pakistan contrôle les parties nord et ouest, à savoir l'Azad Cachemire, le Gilgit et le Baltistan, tandis que l'Inde contrôle les parties sud et sud-est, dont la vallée du Cachemire et sa plus grande ville, Srinagar, ainsi que le Jammu et le Ladakh.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Cachemire revêt non seulement une importance stratégique, mais aussi une profonde valeur symbolique pour l'Inde et le Pakistan, que les deux pays revendiquent dans leur intégralité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Pakistan souligne que la majorité de la population du Cachemire est musulmane et le considère donc comme une extension naturelle de lui-même, tandis que l'Inde met en avant son caractère multiconfessionnel et le considère donc comme partie intégrante de celui-ci.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Cachemire est également devenu un élément essentiel du récit national des deux pays, rendant tout retrait politiquement difficile. L'expression «Cachemire occupé par l'Inde» domine le discours médiatique pakistanais, tandis que les manuels scolaires pakistanais présentent l'Inde sous un jour négatif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parallèlement, la région est riche en ressources hydriques, vitales pour l'agriculture du nord de l'Inde et du Pakistan. Les plus grands fleuves de la région, entre autres, prennent leur source ou traversent le Cachemire. En particulier, le fleuve Indus prend sa source au Tibet, traverse l'Inde depuis le Cachemire indien et se jette au Pakistan, constituant ainsi l'artère principale du système hydrologique pakistanais. Plus de 90% de l'agriculture pakistanaise dépend directement ou indirectement de ses eaux. Les eaux de l'Indus ne sont pas seulement une ressource naturelle, mais aussi un enjeu géopolitique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1965, la guerre éclata à nouveau entre l'Inde et le Pakistan, connue sous le nom de deuxième guerre du Cachemire, et fut une série d'escarmouches entre les forces militaires des deux pays, d'août 1965 à septembre de la même année. Les combats ont eu lieu dans cette zone territoriale, revendiquée par les deux pays, et s'inscrivaient dans la continuité des batailles qui y avaient eu lieu en 1947. Bien que la guerre n'ait duré que trois semaines, elle a été particulièrement sanglante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La guerre indo-pakistanaise de 1971 débuta avec la guerre d'indépendance du Bangladesh, alors connu sous le nom de Pakistan oriental. Le soutien indien au mouvement d'indépendance du Bangladesh fut à l'origine de ce conflit, qui s'inscrivait dans la continuité de la guerre précédente de 1965 entre l'Inde et le Pakistan.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 3 décembre 1971, l'armée de l'air pakistanaise lança une frappe préventive spectaculaire contre des bases aériennes du nord de l'Inde, dans le but de détruire l'armée de l'air indienne au sol. Cette frappe entraîna l'Inde dans la guerre entre le Pakistan et le Bangladesh, qui avait déjà éclaté le 26 mars 1971 et se termina par la défaite de l'armée pakistanaise le 16 décembre de la même année et l'indépendance du Bangladesh.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La guerre de Kargil a opposé le Pakistan et l'Inde dans la région de Kargil entre mai et juillet 1999. Ce conflit d'une ampleur considérable et meurtrier s'est déroulé à une altitude d'environ 5.000 mètres et dans des conditions extrêmes. Il a fait d'importantes victimes des deux côtés: on estime à environ 527 le nombre de morts parmi les soldats indiens et entre 400 et 4. 000 les pertes pakistanaises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Inde et le Pakistan, qui sont estimés posséder un nombre égal d'ogives nucléaires - l'Inde possède 172 ogives nucléaires et le Pakistan 170 - ont récemment été impliqués dans un nouveau conflit militaire, le conflit le plus grave entre les deux puissances nucléaires depuis deux décennies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le nouveau «chapitre» de tension s'est ouvert aux premières heures du mercredi 7 mai 2025, lorsque l'Inde a bombardé neuf cibles à l'intérieur du Pakistan et du Cachemire pakistanais, en représailles au massacre du 22 avril 2025, lorsque 25 touristes indiens et un ressortissant népalais ont été assassinés par des hommes armés dans la station touristique de Pahalgam dans la vallée de Baisaram, provoquant une colère généralisée en Inde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès les premières heures suivant le massacre, New Delhi a accusé Islamabad de soutenir le groupe extrémiste responsable de cette attaque meurtrière, ce que le gouvernement pakistanais a catégoriquement nié.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après quatre jours d'affrontements acharnés à la frontière entre les deux puissances nucléaires, un accord de cessez-le-feu a été conclu le 10 mai 2025, suite à une intense pression diplomatique américaine. Ce qui sera gratifiant s'il est consolidé et ne se révèle pas fragile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Inde est cependant plus importante que le Pakistan en termes de population, de puissance économique et de puissance militaire. Sa population s'élève à 1,438 milliard d'habitants, contre 247,5 millions pour le Pakistan. Elle est également classée quatrième puissance militaire mondiale, tandis que le Pakistan est douzième. L'Inde se classe également cinquième parmi les économies les plus puissantes du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Suite au tragique incident de Pahalgam, l'Inde a suspendu le traité de 1960 sur les eaux de l'Indus, qui divisait les six fleuves du bassin de l'Indus entre les deux pays. La suspension du traité par l'Inde, en guise de représailles après la violente attaque, n'est pas seulement symbolique, elle a également des conséquences matérielles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, je voudrais souligner avec insistance que les deux pays devraient enfin trouver une solution à leurs différends - ce qui n'est certainement pas facile - et s'engager sur la voie d'une paix durable, étant donné qu'ils sont des puissances nucléaires, et qu'une confrontation nucléaire entre eux, qui pourrait résulter d'une erreur fatale, serait absolument dévastatrice.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Isidoros Karderinis est journaliste, correspondant de presse étrangère accrédité auprès du ministère grec des Affaires étrangères. Ses articles et reportages ont été publiés dans des journaux, des magazines et des sites web de 130 pays. </span></i></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contribution :  Fonctionnaires au service du peuple : un appel au respect et à la responsabilité</title>
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<description><![CDATA[ Dans une société démocratique, la fonction publique est le pilier sur lequel repose le bon fonctionnement de l&#039;État. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 May 2025 11:11:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les fonctionnaires, des ministres aux agents de terrain, sont les garants du service public et les serviteurs du peuple. Il est donc impératif de rappeler les principes fondamentaux qui doivent guider leur action quotidienne : le respect des usagers et la conscience de la responsabilité qui leur incombe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le premier devoir de tout fonctionnaire est de respecter les usagers. Chaque citoyen qui sollicite un service public est en droit d'être traité avec dignité, courtoisie et efficacité. Cela implique une écoute attentive, une réponse claire et rapide aux demandes, et une attitude empreinte de considération. Le fonctionnaire doit se rappeler qu'il est au service du public et que son rôle est de faciliter la vie des citoyens, et non de la compliquer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fonction publique est financée par l'argent des contribuables, y compris les plus modestes. Les salaires, les équipements, les infrastructures, tout est payé grâce aux impôts et aux taxes. Il est donc essentiel que les fonctionnaires aient conscience de cette responsabilité financière et qu'ils gèrent les ressources publiques avec rigueur et transparence. Chaque dépense doit être justifiée, chaque procédure doit être suivie avec diligence, et toute forme de gaspillage doit être proscrite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De plus, il est impératif que tous les agents de la fonction publique, des ministres aux agents de terrain, prennent conscience de leur responsabilité collective dans le bon fonctionnement de l'État. Chacun, à son niveau, contribue à la qualité du service public. Un dysfonctionnement à un niveau peut avoir des conséquences néfastes sur l'ensemble du système. Il est donc essentiel de travailler en équipe, de se coordonner, de partager les informations et de s'entraider pour atteindre les objectifs fixés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, le respect des usagers, la conscience de la responsabilité financière et la prise de conscience de la responsabilité collective sont les piliers d'une fonction publique efficace et au service du peuple. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les fonctionnaires doivent se rappeler qu'ils sont les garants du bien-être de la société et qu'ils doivent agir avec intégrité, dévouement et professionnalisme. C'est ainsi qu'ils gagneront la confiance des citoyens et qu'ils contribueront à bâtir un État juste, équitable et prospère.<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">KONATÉ ABDOUL KARIM</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À vos plumes : Notre armée n’est ni criminelle ni génocidaire !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/a-vos-plumes-notre-armee-nest-ni-criminelle-ni-genocidaire-3105597.html</link>
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<description><![CDATA[ Aujourd’hui, une campagne sournoise et malintentionnée est menée par des forces obscures, tant locales qu’internationales, pour salir la réputation de notre brave armée. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 May 2025 01:56:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leur objectif ? Affaiblir la confiance du peuple malien en ses Forces de défense et de sécurité (FDS), tout en semant la division et le doute dans les esprits. Ces détracteurs des Forces armées maliennes (FAMa), souvent apatrides ou instrumentalisés par des intérêts étrangers, propagent des mensonges éhontés, allant jusqu’à accuser nos soldats d’enlèvements et d’exécutions ciblées contre des communautés, notamment les Peuls. De telles accusations sont non seulement infondées, mais elles constituent aussi une insulte à l’honneur de nos vaillants combattants qui, au péril de leur vie, défendent chaque jour l’intégrité du territoire et la sécurité des Maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre armée n’est ni criminelle, ni génocidaire !<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre armée est une institution républicaine, composée de filles et de fils de toutes les ethnies du Mali ; Peuhls, Bambaras, Sonrhaïs, Dogons, Soninkés, Touaregs… unis dans un seul et même combat : Protéger la patrie ! Lorsque les Forces armées maliennes (FAMa) interpellent des individus, quelle que soit leur origine, c’est toujours sur la base de renseignements fiables démontrant leur implication dans des actes terroristes ou leur complicité avec des groupes armés. Ces interpellations ne relèvent ni du hasard, ni d’un prétendu «règlement de compte ethnique», comme certains voudraient le faire croire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement aux allégations mensongères, les suspects arrêtés ne sont pas exécutés sommairement. Ils sont systématiquement remis à la justice compétente, conformément aux lois de la République et aux engagements internationaux du Mali. Notre pays respecte l’État de droit et chaque individu présumé coupable a droit à un procès équitable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je lance un appel solennel à tous les Maliens, en leur disant :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1-Ne tombez pas dans le piège de la désinformation orchestrée par des ennemis de la paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2-Soyez fiers de votre Armée qui se bat sans relâche pour que le Mali retrouve sa stabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3-Refusez les divisions ethniques, car le terrorisme n’a pas de race, de religion ou de région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quiconque, quelle que soit son ethnie, collabore avec les terroristes en leur fournissant des renseignements, du carburant, des vivres ou un soutien logistique, devient un traître à la nation et doit en répondre devant la loi. Les détracteurs de l’armée malienne échoueront, car la vérité et la légitimité de notre combat triompheront. Notre devoir, en tant que citoyens, est de défendre l’honneur de nos forces armées et de rester unis contre ceux qui veulent nous diviser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La patrie ou la mort, nous vaincrons !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdoulaye Diallo dit Honorable Sénateur Abdoul Diallo<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Président du Front médiatique pour la défense des intérêts de la patrie<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Une économie portée par l’agriculture et les mines</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mali-une-economie-portee-par-lagriculture-et-les-mines-3105517.html</link>
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<description><![CDATA[ Alors que l’économie malienne montre des signes de résilience avec une croissance soutenue, le pays fait face à des défis persistants tels que la pauvreté et les impacts climatiques. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 May 2025 12:05:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour transformer cette croissance en développement durable, le Mali doit miser sur les investisseurs, à l’image de ses voisins qui ont su tirer parti des capitaux étrangers pour dynamiser leurs économies. Cet article explore le potentiel économique du Mali et le rôle crucial des investisseurs pour son avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2024, le Mali a enregistré une croissance du PIB de 4,0 %, tirée par l’agriculture, les services et l’exploitation minière, selon la Banque mondiale. Les projections pour 2025 tablent sur une hausse de 4,7 %, portée par l’émergence de la production de lithium et une agriculture résiliente. Cependant, cette croissance masque des défis structurels. Avec un taux de pauvreté extrême de 19,1 % en 2022 et une pauvreté globale avoisinant les 45 %, près de la moitié de la population reste vulnérable, particulièrement en milieu rural.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le déficit budgétaire s’est réduit à 2,9 % du PIB en 2024, et la dette publique atteint 52,6 % du PIB. L’inflation, qui culminait à 9,7 % en 2022, devrait retomber à 3,0 % en 2025, selon le FMI. L’agriculture, employant plus de 80 % de la main-d’œuvre, et l’exploitation aurifère restent les moteurs de l’économie. Un récent accord dans le secteur minier devrait générer 750 milliards de FCFA (1,2 milliard de dollars) d’ici mars 2025, tandis qu’un prêt de 50 millions de dollars du Qatar et un investissement de 40 millions de dollars dans l’énergie verte pour le secteur cotonnier renforcent les perspectives économiques. Cependant, des défis comme les pénuries d’électricité, la baisse de la production d’or et les impacts climatiques, notamment les inondations dévastatrices d’avril 2025, fragilisent cette reprise. Sans adaptation, le changement climatique pourrait amputer le PIB de 6,4 à 10,7 % d’ici 2050, alerte la Banque mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rôle clé des investisseurs pour le développement du Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour soutenir sa croissance et diversifier son économie, le Mali doit attirer des capitaux étrangers dans des secteurs à fort potentiel comme l’exploitation minière, l’agriculture et les infrastructures. Les investisseurs apportent non seulement des financements, mais aussi des technologies et une expertise qui peuvent transformer les industries locales. Par exemple, dans le secteur minier, des investissements étrangers pourraient moderniser l’extraction et la production, augmentant ainsi les exportations et les recettes nationales. Pour devenir une destination prisée des investisseurs, le Mali doit améliorer son climat des affaires en offrant des réglementations transparentes, des incitations fiscales et une sécurité juridique. En s’inspirant des succès du Burkina Faso et du Niger, le pays pourrait encourager les partenariats public-privé et investir dans des secteurs stratégiques comme l’agriculture durable et les énergies renouvelables. Par exemple, moderniser l’irrigation grâce à des technologies étrangères pourrait renforcer la résilience agricole face au climat, tandis que des investissements dans l’énergie solaire pourraient pallier les pénuries d’électricité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’inspirer et faire mieux <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sénégal par exemple, brille par sa stabilité et ses investissements stratégiques, ce qui en fait un autre exemple inspirant. Dakar, la capitale, est un centre névralgique pour les affaires et la finance en Afrique de l’Ouest, soutenu par des infrastructures modernes comme l’aéroport international Blaise Diagne et le Train Express Régional. IAvec des projets comme la ville numérique de Diamniadio, le Sénégal se positionne comme un leader dans les technologies de l’information et de la communication, un secteur porteur pour l’avenir. Outre l’agriculture et la pêche, le pays mise sur les hydrocarbures émergents, renforçant ainsi sa base économique. Encourager les investissements au Mali nécessite un climat politique stable et un cadre réglementaire clair. En créant un environnement favorable, le pays peut attirer des capitaux qui généreront des emplois, réduiront la pauvreté et favoriseront une croissance inclusive. Les investisseurs, en retour, bénéficieront d’un marché en expansion et de ressources naturelles abondantes. À l’image du Burkina Faso et du Niger, le Mali a le potentiel de transformer ses richesses en développement durable grâce à des partenariats stratégiques. Portée par l’agriculture et les mines, l’économie malienne affiche une croissance encourageante, mais la pauvreté et les défis climatiques exigent des solutions innovantes. Les investisseurs peuvent jouer un rôle déterminant, comme l’ont démontré les succès du Burkina Faso et du Niger. Pour cela, les autorités doivent garantir un cadre propice aux affaires et à l’innovation. L’avenir économique du Mali repose sur sa capacité à attirer et à mobiliser ces capitaux étrangers pour un développement durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Kassoum THERA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : Des intellectuels, écrivains, constitutionalistes, chercheurs, économistes et sociologues, pour la préservation de la république, la sauvegarde des libertés et droits fondamentaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-des-intellectuels-ecrivains-constitutionalistes-chercheurs-economistes-et-sociologues-pour-la-preservation-de-la-republique-la-sauvegarde-des-libertes-et-droits-fondamentaux-3105483.html</link>
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<description><![CDATA[ Il arrive dans la vie des nations des périodes où l’indifférence des citoyens face aux questions existentielles, est assimilable à la complicité face aux actes de gouvernance du pays. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 May 2025 01:51:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 14pt;">Le Mali traverse une crise multidimensionnelle depuis plus d’une dizaine d’années, caractérisée par une invasion terroriste, une insécurité généralisée, des conflits sociopolitiques, une crise économique.</span></p>
<p><br><span style="font-size: 14pt;">De 2012 à nos jours, notre pays a connu trois coups d’Etat dont la cause profonde est la mauvaise gouvernance. Le dernier coup d’Etat intervenu le 24 mai 2021 devrait ramener le pays à l’ordre constitutionnel dans un délai de 9 mois, puis de 24 mois, pour enfin soumettre cette normalisation de la vie publique à un léger report, lequel dure depuis au moins deux ans.</span></p>
<p><br><span style="font-size: 14pt;">Il est constant que sous la Transition, le principe de l'État de droit résiduel est régulièrement violé, en particulier en ce qui concerne les droits et libertés fondamentaux. La loi du plus fort prévaut de plus en plus, avec des arrestations ciblées et la disparition des voix les plus critiques à l'égard de la gouvernance militaire. La force brute qui transgresse flagramment le droit ne fait pas loi, rebute la conscience humaine et finit toujours par s'évanouir.</span></p>
<p><br><span style="font-size: 14pt;">Le Mali est partie à la Déclaration universelle des droits de l’homme, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques et à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, qui consacrent ce qui suit :</span></p>
<p><br><span style="font-size: 14pt;">    la liberté d’opinion et d’expression (art.19 de la DUDH ; art.19 du PIDCP ; art. 9 de la CADHP) ;</span></p>
<p><br><span style="font-size: 14pt;">    la liberté de réunion et d’associations pacifiques (art. 20 de la DUDH ; art. 21 et 22 du PIDCP ; art. 10 et 11 de la CADHP) ;</span><br><span style="font-size: 14pt;">    le droit de participer au choix de ses gouvernants par des élections honnêtes et périodiquement organisées (art. 21 de la DUDH ; art. 25 du PIDCP ; art. 13 de la CADHP) ;</span><br><span style="font-size: 14pt;">    le droit à la liberté et à la sécurité de sa personne, d’aller et de venir (art. 9 et 12 du PIDCP ; art. 6 et 12 de la CADHP).</span><br><span style="font-size: 14pt;">La Constitution malienne du 22 juillet 2023 reconnait tous ces droits, mieux, elle consacre la liberté de manifester (art.17) et le droit pour les partis politiques de concourir à l’expression du suffrage (élections) dans les conditions déterminées par la loi (art. 39).</span><br><span style="font-size: 14pt;">Face à tous ces droits essentiels obtenus de hautes luttes, auxquels le président de la Transition a juré fidélité et qu'il s'est engagé par serment à protéger, il est déplorable de noter une attaque continue à leur encontre :</span></p>
<p><br><span style="font-size: 14pt;">    l’abrogation de la Charte des partis politiques, précédée de la suspension illégale de toutes les activités politiques, et maintenant de la dissolution illégale des partis politiques, sans lien aucun avec l’exercice des pouvoirs exceptionnels réglementés par l’article 70 de la Constitution ;</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">   le musèlement des voix critiques contre la gouvernance militaire, notamment des activistes de la société civile et des chefs de partis politiques, sous le délit problématique d’atteinte au crédit moral de l’Etat, qui n’existe nulle part dans notre Code pénal ;</span><br><span style="font-size: 14pt;"> </span></p>
<p></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">   l’absence de volonté manifeste des autorités de sortir de ce régime d’exception de gouvernance militaire, qui dure depuis 5 ans, par l’organisation d’élections libres et crédibles au suffrage universel, du Président de la République et des députés ; une absence de volonté marquée par des engagements électoraux maintes fois repoussés, qui prive les citoyens de leur droit élémentaire de participer à la gestion des affaires publiques, soit personnellement soit à travers leurs représentants légitimes élus, d’autant plus que la Constitution du 22 juillet 2023 indique clairement en son article 37, que la souveraineté appartient au peuple.</span></p>
<p><br><span style="font-size: 14pt;">Convaincu que « la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme ; qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression » (P. DUDH).</span></p>
<p><br><span style="font-size: 14pt;">En conséquence, en notre qualité de citoyens maliens consciencieux, jouant notre devoir, voire assumant nos obligations, de contribuer à la solution aux préoccupations de notre patrie, demandons aux autorités de :</span><br><span style="font-size: 14pt;"></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">1.    privilégier le dialogue franc et constructif avec les acteurs politiques, nécessaire pour unir et mobiliser notre peuple contre les conflits armés à lui imposés ;</span><br><span style="font-size: 14pt;"></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">2.    libérer tous les prisonniers d’opinion ;</span><br><span style="font-size: 14pt;"></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">3.    respecter les droits fondamentaux consacrés par la constitution du 22 juillet 2023 et les conventions internationales auxquelles notre pays a souscrit ;</span><br><span style="font-size: 14pt;"></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">4.    convenir avec toutes les composantes de la société malienne, spécifiquement les organisations politiques dont le mandat légal est de concourir au suffrage des citoyens, d’un nouveau calendrier électoral exclusif à l’élection présidentielle couplée aux législatives, dans un bref délai afin de fermer la parenthèse de l’état d’exception ;</span><br><span style="font-size: 14pt;"></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">5.    réhabiliter la chaîne Joliba TV dans ses droits de diffusion ;</span><br><span style="font-size: 14pt;"></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">6.    respecter l’indépendance de la Justice et veiller à l’instauration d’une justice crédible et équitable dans le respect de l’Etat de droit.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong></strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Bamako, le 19 mai 2025. Ont notamment signé,</strong></span><br><span style="font-size: 14pt;"><strong></strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Boubacar S. TRAORE.    </strong></span><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Dr Kalilou SIDIBE</strong></span><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Économiste Juriste Publiciste, constitutionnaliste Ancien Représentant régional de la BAD    Professeur de l’enseignement supérieur</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Pr Fousseyni DOUMBIA    </strong></span><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Mohamed Alhousseyni TOURE</strong></span><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Constitutionnaliste, Ingénieur civil à la retraite</strong></span><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Ancien Ministre des Relations extérieures</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Pr Abdrahamane SANOGO    Dr Alassane DIARRA</strong></span><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Économiste    Politiste internationaliste</strong></span><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Ancien Doyen de la FSEG    Enseignant à George Washington University (USA)</strong></span></p>
<p><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Mamadou SIDIBE    Cheickna A. TRAORE</strong></span><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Ingénieur informaticien (R.)    Financier international</strong></span><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Ancien Sous-Directeur de la BECEAO    Cadre Bancaire, Europe</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Pr Bréma Ely DICKO    Pr Boubacar DIALLO</strong></span></p>
<p><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Sociologue     Cardiologue, Pneumologue (R.)       </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong> Professeur de l’enseignement supérieur                          </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>   Ancien Chef de service de cardiologie CHU P.</strong></span></p>
<p><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Koro TRAORE    Djibril Boubacar BA</strong></span><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Administrateur (R.)    Économiste (R.)</strong></span><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Écrivain    Ancien Directeur de programme (PNUD-BIT)</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Pr Issa DIAWARA    </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Zouber SOTBAR</strong></span><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Économiste Agrégé    Architecte des Systèmes d’Information</strong></span><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Université de Bourgogne    Cabinet de Conseils Transformation numérique</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Dr Mahamadou KONATE    </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Dr Boubacar DIAWARA</strong></span><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Juriste publiciste, constitutionnaliste     Chimiste, Enseignant-chercheur Écrivain et poète traditionnaliste (poëkantiste)    Université Paris Sciences et Lettre</strong></span><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Pr Sékou BA                                                                          </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong> Sambou SISSOKO</strong></span><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Pharmacologue      </strong></span><span style="font-size: 14pt;"><strong>Politiste</strong></span><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Professeur de l’enseignement supérieur                            </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>    Université GB de SL-Sénéga</strong></span></p>
<p><br><span style="font-size: 14pt;"><strong> </strong></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion des affaires publiques :  Et si «les démocrates» n’avaient pas trahi ?</title>
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<description><![CDATA[ Le président Modibo Keïta avait coutume de dire: «Lorsque les propriétaires deviennent des spectateurs, c’est le festival des brigands». ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 May 2025 09:44:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient simplement de rappeler que suite au soulèvement populaire, le président Moussa Traoré est tombé le 26 mars 1991. Le bilan des événements fut effroyable pour notre peuple, il a perdu plus de deux cent vingt-quatre (224) de ses enfants. Force est de s’incliner pieusement devant leur mémoire. Le mot d’ordre qui avait galvanisé les forces vives, c’était: «le Kokadjè», «Antè kôrôlé fê fo koura».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre peuple s’est mis débout comme un seul homme pour dire à Moussa Traoré que «Trop c’est trop». Sous la direction de ce que l’on appelait «Mouvement démocratique», notre peuple s’est débarrassé de l’apache régime de Moussa Traoré. Notre jeunesse était à l’avant-garde de ce combat héroïque de son peuple. Un vieux proverbe de chez nous dit que «la journée qui sera bonne s’annonce par les éclats de la veille».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le contraire, ne le disons pas ! Mais rappelons que, dès l’annonce de l’arrestation de Moussa Traoré par Amadou Toumani Touré (ATT) et des militaires patriotes, des «démocrates» se sont donnés à cœur joie à la nébuleuse sensibilisation sur le «bien-fondé» de la suspension du «Kokadjè» au motif qu’à force de laver, le bébé risque de couler avec l’eau de bain. Et depuis, les esprits avertis ont compris que la cause est désormais entendue: «le Kokadjè» était un mot d’ordre qui devait et qui a été créé dans le cœur des masses populaires du Mali, la détermination sans faille dans la lutte pour la chute de Moussa Traoré. Il n’y avait pas ce «démocrate» qui osait dévoiler ce vœu sacré et secret des hauts perchés du Mouvement démocratique de lâcher le peuple et de trahir les victimes des évènements une fois Moussa hors-jeu. La suite n’a échappé à personne: «Moussa Traoré a été condamné à ‘‘mort’’ pour vivre sa retraite dorée à Djicoroni-Para. Quelle grosse poudre des ‘‘démocrates’’ aux yeux de notre peuple travailleur» !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces «démocrates» assoiffés de profiter de la sueur du peuple se sont livrés à la recherche effrénée des places pour brouter à la faveur du pouvoir dit «démocratique». Comme si lesdits «démocrates» ont reçu du ciel la latitude de sucer le sang des populations au grand dame de ceux qui ont donné leur vie pour l’avènement de la «démocratie».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tout état de cause, les affres de nos masses laborieuses se sont développées sous les régimes dits démocratiques comme du ridicule, les pseudo-démocrates n’ont tiré aucune bonne leçon de ces pensées de feu président Modibo Keïta: «Quand un peuple est dans l’esclavage, la dignité consiste à conquérir sa liberté, mais quand cette liberté est conquise, la dignité consiste à faire décemment, c’est-à-dire dans des conditions matérielles satisfaisantes et stables alors que la grande majorité ne dispose pas toujours de l’indispensable…».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le constat est amer: la délinquance financière, les détournements de deniers publics, la surfacturation, la corruption, le clientélisme, l’affairisme (pour ne citer que ces pratiques peu recommandables) ont gangréné les structures socio- économiques, politiques et culturelles de notre pays à tel point que bien de Maliennes et de Maliens en quête de dignité ont regretté la chute du régime du général Moussa Traoré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ironie du sort, la «démocratie à la malienne» a développé dans toutes les directions la désagrégation du tissu socio- économique national. Pour tout dire, les élections au Mali ont toujours été le moyen et le gage d’embrigadement des consciences populaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces élections, il faut le dire, ont été le moyen de jeter à la poubelle la lutte héroïque de notre peuple pour l’avènement d’un Mali nouveau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’on ne saurait s’empêcher de dire que la «démocratie à la malienne» s’est muée en fripouille électoraliste avec à la clé l’achat des consciences, le nomadisme politique. Cette démocratie a brillé par son incapacité à redonner confiance à ce peuple au nom duquel les démocrates ne cessent de jurer sans la moindre honte d’avoir désabusé les masses populaires du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour tout observateur averti, le destin de cette démocratie était de forger de toutes pièces les conditions nécessaires de sa désagrégation. Les contradictions d’intérêts entre «les démocrates» ont atteint leur point culminant lors des législatives du second mandat du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK): on a assisté à des contestations de résultats et à des querelles de clochers pour des juteux postes et des strapontins. Ces législatives ont donné lieu à des désordres indescriptibles. La conséquence n’a échappé à personne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après moult cafouillages, le régime du président IBK est déchu le 18 août 2020. Des militaires patriotes ont sonné la fin de la récréation et de la bamboula des démocrates affairistes. Ils ont mis à nu le caractère crapuleux de la démocratie malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En rappel, Amadou Toumani Touré (ATT) a passé le trône à Alpha Oumar Konaré pour que celui-ci lui remette le pouvoir après ses deux (02) mandats de gestion démocratiste des affaires de la République. L’on ne peut s’empêcher de dire que bien de grades de général avaient pour dessous la volonté d’Alpha d’éviter d’être déchu par un putsch militaire. C’est bien dans le même souci qu’il faut situer sa fameuse flamme de la paix qui avait consisté à brûler nos «Kalachnikov» pendant que l’armée de ses consciences en France se tapait la poitrine pour la possession de l’arme nucléaire, des avions de combats les plus sophistiqués comme les Jaguars, les Mirages, des chars d’assaut à la taille de la puissance de la France impérialiste. Le prétexte que la «démocratie n’a pas besoin des armes ? mais des matériels agricoles» est tout simplement l’un des éléments du saupoudrage politique de ces démocrates qui ont brillé par leur incapacité à servir honorablement le peuple travailleur du Mali. Où peut-on donc classer la «Flamme de la paix» de Alpha si ce n’est au cœur des actes de trahison de notre peuple par ces démocrates en mal de crédibilité ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les démocrates Maliens ont répondu à la misère du peuple malien par la farce politicienne. Ils ont seulement ignoré ou oublié cette pensée chère à Louis Auguste Martin qui disait: «Le silence d’un peuple qu’un effet de contrainte et non pas une adhésion volontaire à la servitude; c’est, le plus souvent, le couvre-feu d’une révolte à venir».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On peut simplement dire que la grosse montagne des bluffs démocratistes a accouché d’une piètre souris. La gestion calamiteuse de la démocratie au Mali est la raison fondamentale des coups d’État dans notre pays. Chaque fois, ce sont les «démocrates» qui se mettent dans la rue pour faire chuter le président élu. Ce sont les mêmes «démocrates» qui sortent pour réclamer la démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelle farce politicienne ! Si l’on veut servir le peuple malien, les élections sont loin d’être une panacée à la crise existentielle de notre peuple. Comme pour dire que pour le bien de ce peuple, les élections sont loin d’être une priorité ! Cela est d’autant plus exact que depuis la chute de Moussa Traoré, nous assistons dans notre pays à la gestion calamiteuse des affaires de l’État. Comment donner donc espoir à notre peuple qui n’a que trop souffert de la gabegie, de la corruption, de la bamboula et de l’affairisme érigés en mode de gouvernance dans notre pays par les pseudo-démocrates en mal de crédibilité ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Emile Fottorino n’a pas manqué d’avertir les démocrates en ces termes: «La démocratie ouvre la porte à la liberté qui débouche sur la revendication. Une fois recouvrés leur dignité, les hommes ne supportent plus l’insupportable. Démocratiser sans développer, c’est allumer une poudrière».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme pour dire que la démocratie n’a de sens lorsqu’elle œuvre à la satisfaction des besoins vitaux et de développement des peuples étant entendu qu’au sens étymologique la démocratie se veut «le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple». Il est malveillant de faire croire à un peuple qu’il est au pouvoir lorsqu’il manque de tout, à savoir un logement décent, des soins de santé décents, une nourriture décente. Au Mali, pendant que le peuple manque de l’indispensable à sa survie, les «démocrates» regorgent de tout.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est donc temps et donc grand temps d’arrêter de distraire notre peuple et de le railler au nom de la «démocratie». L’urgence et l’utile pour notre peuple est aujourd’hui le travail patriotique de construction nationale en lieu et place de la farce démocratique que notre pays connaît jusqu’à la chute du président IBK.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, le Mali doit avancer dans le sens et la direction de l’honneur, de la dignité et du travail patriotique en dépit des gesticulations politiciennes et des jérémiades des «démocrates» qui ne sont que l’ombre d’eux-mêmes. Notre peuple a vu bien de ces «démocrates» à l’œuvre. Ils ont laissé sur la scène politique un brouillard épais de désolation et de gabegie maquillé par une phraséologie creuse et honteuse sans craindre d’être jugés au tribunal de l’Histoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne retenons essentiellement de la gestion de ces «démocrates» de toutes les couleurs que copinage, coquinage, affairisme, corruption, népotisme, clientélisme, achat de consciences, détournements de deniers publics, concussion, tripatouillage des innovations pédagogiques pour tuer notre système éducatif national (sans avoir le courage de le reconnaître au moins pédagogiquement).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bref, les «démocrates» ont tout fait sauf redonner confiance à notre peuple travailleur. La déperdition scolaire a atteint un seuil très inquiétant. Les hôpitaux étaient devenus des mouroirs pour les masses populaires au grand bénéfice des cliniques privées. Ces «démocrates» ont tout simplement oublié la prise en charge des causes pour lesquelles notre peuple a perdu bien de ses dignes fils lors des événements de 1990-1991.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À ce sujet, rappelons cet adage latin qui dit: «Sublata Causa, tollitur effectus» (la cause supprimée, l’effet disparaît). La jeunesse malienne a bien décodé les discours interminables et mielleux des pseudo-démocrates du Mali. Aussi, s’est-elle rendue à l’évidence de la véracité de l’adage de chez nous qui dit que «l’intestin de la poule ne peut se tenir droit que lorsqu’il contient un bâton». L’on comprend donc que derrière les jérémiades des «démocrates», il y a les ennemis de notre peuple camouflés comme l’autruche dans le sable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre jeunesse a compris ce précieux conseil de Lénine en ces termes: «Les hommes ont toujours été et seront toujours en politique les dupes naïfs des autres et d’eux-mêmes, tant qu’ils n’auront pas appris, derrière les phrases, les déclarations et les promesses morales, religieuses, politiques et sociales à discerner les intérêts de telles ou telles classes».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La jeunesse malienne responsable a déjà appris à saisir par le sens élevé du discernement qui dit quoi, qui est qui et qui fait quoi au nom de la démocratie. Ce n’est donc plus le moment d’écouter les gesticulations de ces démocrates qui ont fait toute leur preuve négative dans le travail de construction nationale. Il n’y a plus rien de bon à apprendre et à recevoir d’eux. Le Mali doit repartir cette fois sur des bases saines, fiables et prometteuses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali nouveau que le peuple appelle de tous ses vœux ne peut se construire sur fond de promesse de ceux qui l’ont mis à genou. Ce nouveau départ est une impérieuse nécessité pour tous ceux qui se battent pour le Mali, pour son peuple. Pour ce faire, chaque patriote doit faire sienne cette célèbre leçon de Palmiro Togliatti qui disait: «En fait, notre pays doit être aujourd’hui, rénové, reconstruit, mais il doit être reconstruit de façon nouvelle, différente; nous ne devons pas refaire une maison destinée à tomber sur la tête de ceux qui y habiteront à un moment décisif; nous devons profondément transformer la structure économique, politique, sociale de notre pays. Pour cela, il faut une nouvelle classe dirigeante. Mais cette nouvelle classe dirigeante ne pourra provenir d’un seul groupe social».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et si les «démocrates» maliens n’avaient pas trahi notre peuple ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fassayon KONTAGA, Analyste Politique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : Des intellectuels Maliens parlent</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-des-intellectuels-maliens-parlent-3105377.html</link>
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<description><![CDATA[ Des intellectuels, écrivains, constitutionalistes, chercheurs, économistes et sociologues, pour la préservation de la République, la sauvegarde des libertés et droits fondamentaux. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 May 2025 11:56:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il arrive dans la vie des nations des périodes où l’indifférence des citoyens face aux questions existentielles, est assimilable à la complicité face aux actes de gouvernance du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali traverse une crise multidimensionnelle depuis plus d’une dizaine d’années, caractérisée par une invasion terroriste, une insécurité généralisée, des conflits sociopolitiques, une crise économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De 2012 à nos jours, notre pays a connu trois coups d’Etat dont la cause profonde est la mauvaise gouvernance. Le dernier coup d’Etat intervenu le 24 mai 2021 devrait ramener le pays à l’ordre constitutionnel dans un délai de 9 mois, puis de 24 mois, pour enfin soumettre cette normalisation de la vie publique à un léger report, lequel dure depuis au moins deux ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est constant que sous la Transition, le principe de l'État de droit résiduel est régulièrement violé, en particulier en ce qui concerne les droits et libertés fondamentaux. La loi du plus fort prévaut de plus en plus, avec des arrestations ciblées et la disparition des voix les plus critiques à l'égard de la gouvernance militaire. La force brute qui transgresse flagramment le droit ne fait pas loi, rebute la conscience humaine et finit toujours par s'évanouir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est partie à la Déclaration universelle des droits de l’homme, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques et à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, qui consacrent ce qui suit :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">la liberté d’opinion et d’expression (art.19 de la DUDH ; art.19 du PIDCP ; art. 9 de la CADHP) ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">       </span>la liberté de réunion et d’associations pacifiques (art. 20 de la DUDH ; art. 21 et 22 du PIDCP ; art. 10 et 11 de la CADHP) ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">le droit de participer au choix de ses gouvernants par des élections honnêtes et périodiquement organisées (art. 21 de la DUDH ; art. 25 du PIDCP ; art. 13 de la CADHP) ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">       </span>le droit à la liberté et à la sécurité de sa personne, d’aller et de venir (art. 9 et 12 du PIDCP ; art. 6 et 12 de la CADHP).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Constitution malienne du 22 juillet 2023 reconnait tous ces droits, mieux, elle consacre la liberté de manifester (art.17) et le droit pour les partis politiques de concourir à l’expression du suffrage (élections) dans les conditions déterminées par la loi (art. 39).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à tous ces droits essentiels obtenus de hautes luttes, auxquels le président de la Transition a juré fidélité et qu'il s'est engagé par serment à protéger, il est déplorable de noter une attaque continue à leur encontre :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-tab-count: 1;">       </span>l’abrogation de la Charte des partis politiques, précédée de la suspension illégale de toutes les activités politiques, et maintenant de la dissolution illégale des partis politiques, sans lien aucun avec l’exercice des pouvoirs exceptionnels réglementés par l’article 70 de la Constitution ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">le musèlement des voix critiques contre la gouvernance militaire, notamment des activistes de la société civile et des chefs de partis politiques, sous le délit problématique d’atteinte au crédit moral de l’Etat, qui n’existe nulle part dans notre Code pénal ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="mso-tab-count: 1;">         </span>l’absence de volonté manifeste des autorités de sortir de ce régime d’exception de gouvernance militaire, qui dure depuis 5 ans, par l’organisation d’élections libres et crédibles au suffrage universel, du Président de la République et des députés ; une absence de volonté marquée par des engagements électoraux maintes fois repoussés, qui prive les citoyens de leur droit élémentaire de participer à la gestion des affaires publiques, soit personnellement soit à travers leurs représentants légitimes élus, d’autant plus que la Constitution du 22 juillet 2023 indique clairement en son article 37, que la souveraineté appartient au peuple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Convaincu que « la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme ; qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression » (P. DUDH).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conséquence, en notre qualité de citoyens maliens consciencieux, jouant notre devoir, voire assumant nos obligations, de contribuer à la solution aux préoccupations de notre patrie, demandons aux autorités de :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1.<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>privilégier le dialogue franc et constructif avec les acteurs politiques, nécessaire pour unir et mobiliser notre peuple contre les conflits armés à lui imposés ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2.<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>libérer tous les prisonniers d’opinion ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3.<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>respecter les droits fondamentaux consacrés par la constitution du 22 juillet 2023 et les conventions internationales auxquelles notre pays a souscrit ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4.<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>convenir avec toutes les composantes de la société malienne, spécifiquement les organisations politiques dont le mandat légal est de concourir au suffrage des citoyens, d’un nouveau calendrier électoral exclusif à l’élection présidentielle couplée aux législatives, dans un bref délai afin de fermer la parenthèse de l’état d’exception ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5.<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>réhabiliter la chaîne Joliba TV dans ses droits de diffusion ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6.<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>respecter l’indépendance de la Justice et veiller à l’instauration d’une justice crédible et équitable dans le respect de l’Etat de droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako, le 19 mai 2025<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ont notamment signé :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Boubacar S. Traoré<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Économiste,<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ancien Représentant régional de la BAD<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Kalilou Sidibé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Juriste Publiciste, constitutionnaliste<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Professeur de l’enseignement supérieur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr Fousseyni Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Constitutionnaliste<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Professeur de l’enseignement supérieur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Alhousseyni Touré<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ingénieur civil à la retraite<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ancien Ministre des Relations extérieures<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr Abdrahamane Sanogo<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Économiste<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ancien Doyen de la FSEG<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Alassane Diarra<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Politiste internationaliste<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enseignant à George Washington University (USA)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou Sidibé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ingénieur informaticien (R.)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ancien Sous-Directeur de la BECEAO<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheickna A. Traoré<span style="mso-tab-count: 1;">    </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Financier international<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cadre Bancaire, Europe<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr Bréma Ely Dicko<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sociologue<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Professeur de l’enseignement supérieur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr Boubacar Diallo<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Médecin Chirurgien cardiovasculaire (R.)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ancien Directeur général de l’Hôpital Point G.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Koro Traoré<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Écrivain<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Administrateur (R.)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Djibril Boubacar Ba<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Économiste (R.)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ancien Directeur de programme (PNUD-BIT)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr Issa Diawara<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Économiste Agrégé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Université de Bourgogne<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Zouber Sotbar<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Architecte des Systèmes d’Information<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cabinet de Conseils Transformation numérique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Mahamadou Konaté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Juriste publiciste, constitutionnaliste<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Écrivain et poète traditionnaliste (poëkantiste)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr. Boubacar Diawara<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chimiste, Enseignant-chercheur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Université Paris Sciences et Lettre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr Sékou Ba<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pharmacologue<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Professeur de l’enseignement supérieur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sambou Sissoko<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Politiste<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Université GB de SL-Sénégal<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">N. B. : le titre est de la rédaction<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée internationale des ressources humaines : Pourquoi le Mali ne célèbre&#45;t&#45;il pas ?</title>
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<description><![CDATA[ Le constat est amer et chacun le reconnaît : aujourd’hui, le premier défi du Mali est celui des ressources humaines. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 May 2025 11:46:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les rapports, études et diagnostics de différentes structures, le confirment. Un manque de vision et de stratégies a abouti à un manque de ressources humaines qualifiées adaptées aux besoins du marché ; à un manque de systèmes de gestion performants et à un manque de reconnaissance institutionnelle de la fonction RH. Dans de nombreux secteurs (notamment la santé et l’éducation), le climat social est en ébullition. Et pourtant, pendant que le monde entier consacre une journée entière à reconnaitre, à célébrer les acteurs de la gestion des ressources humaines et à repenser la fonction RH, le Mali reste en marge, indifférent à un rendez-vous qui pourrait contribuer à impulser une véritable dynamique nationale en faveur du capital humain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Instituée en 2019 par l’Association Européenne pour le Management des Ressources Humaines (EAPM), la Journée Internationale des Ressources Humaines (JIRH) est célébrée le 20 mai de chaque année dans de nombreux pays à travers le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Journée Internationale des RH est un moment de mobilisation, de réflexion collective, de plaidoyer des professionnels pour faire progresser les politiques et les pratiques RH dans les organisations publiques et privées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, à l’image des autres journées internationales, elle constitue un moment : de réflexion collective sur les défis liés à la gestion du capital humain et leurs enjeux;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de reconnaissance pour les professionnels RH, qui œuvrent à l’ombre pour le développement des talents; de reconnaissance de l’avancée des efforts dans un domaine donné ; de reconnaissance du rôle stratégique de la fonction RH dans les organisations; d’engagement stratégique: des volontés politiques et des ressources autour de la question cruciale de la gestion du capital humain ; de la modernisation des pratiques RH à l’heure du numérique et de l’intelligence artificielle; de la promotion du dialogue social, de l’inclusion et de la qualité de vie au travail.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le thème retenu pour 2025, « Humanify AI - Diriger les RH ensemble : une nouvelle façon de diriger dans un monde numérique », incarne les enjeux du moment : un leadership RH capable de conjuguer progrès technologique et humanisme ; performance organisationnelle et bien-être au travail.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Pourquoi le Mali est-il absent de cette dynamique mondiale ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi un désintérêt pour une journée qui aurait tout son sens dans le contexte malien ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’absence de célébration de la JIRH au Mali interroge. Symptomatique d’un désintérêt institutionnel pour la fonction RH, reléguée à un rôle administratif au lieu d’être au cœur de la stratégie de développement, plusieurs explications peuvent être avancées :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-La JIRH n’est pas portée par une organisation internationale (Onu, OIT, etc.) et n’est donc pas inscrite dans le calendrier officiel des États. Elle ne s’impose pas aux pouvoirs publics. Sa diffusion repose sur la mobilisation des associations et communautés RH. Ce qui réduit sa visibilité et son poids auprès des États.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-L'absence de relais locaux : la JIRH émane d’une association européenne dont les associations professionnelles maliennes ne sont pas membres ; elles ne sont pas non plus dans les réseaux professionnels internationaux qui célèbrent cet événement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Une méconnaissance de l’événement : peu d’acteurs maliens, y compris au sein des organisations RH, connaissent cette initiative ou en perçoivent les enjeux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-L’absence de reconnaissance institutionnelle du rôle stratégique des RH réduit la portée de toute initiative en ce sens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Et pourtant, le Mali a tout à gagner</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce silence est le reflète du retard institutionnel dans la prise en compte du capital humain comme levier central de développement. Pourtant, cette journée pourrait être une opportunité pour faire avancer les choses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Célébrer la JIRH au Mali ne relève pas d’un simple geste symbolique. C’est un acte fort qui permettrait de : Mettre en lumière les enjeux du capital humain dans les politiques publiques ; Créer une culture de reconnaissance des professionnels RH, souvent peu valorisés ; Stimuler le débat sur la formation, la carrière et la contribution des ressources humaines au développement du pays ; Faire émerger une conscience collective sur la nécessité de structurer le secteur RH et d’investir dans le développement des compétences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>De bonnes raisons de célébrer la JIRH au Mali</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, plusieurs raisons militent en faveur de l’inscription de notre pays dans cette dynamique internationale :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Inscrire le Mali dans la dynamique RH mondiale pour ne pas rester en marge des évolutions du métier; participer aux échanges de bonnes pratiques, des outils et innovations à l’échelle mondial;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Valoriser la fonction RH dans le paysage institutionnel, administratif et économique ou elle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est réduite à un rôle administratif ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Sensibiliser les entreprises et les administrations à l’importance d’une gestion moderne et stratégique des RH ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Faire connaître le cadre juridique et institutionnel de la gestion des ressources humaines;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Mettre en lumière les bonnes pratiques des entreprises et des administrations maliennes ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Ouvrir et stimuler le débat sur l’enseignement et la formation RH dans les universités et les écoles à l’heure de la transformation des métiers ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Faire connaître les auteurs, les chercheurs et les publications RH en matière de gestion du capital humain ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Promouvoir les solutions numériques made in Mali : logiciels, plateformes, start-ups RH innovantes ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Exporter l’expérience malienne en matière de GRH en contribuant aux réflexions internationales, en assurant des prestations de service dans certains domaines spécifiques de la GRH (intérim, études et consultations, dialogue social, gestion des agents publics, initiatives d’insertion des jeunes, dispositifs de formation continue) ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Renforcer la communauté RH nationale en tissant des liens entre les secteurs public, privé, et les prestataires de service RH ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Favoriser l’émergence d’une politique nationale du développement des compétences qui place les RH au cœur de la modernisation de l’Administration, à l’heure du numérique et de l’intelligence artificielle ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Encourager une culture nationale de reconnaissance et de l’éthique professionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Donner toute sa place à la gestion du capital humain : un enjeu national</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’heure où le Mali aspire à une réforme profonde de ses institutions, de son administration et de son économie, il est impératif de mettre le capital humain au cœur de la refondation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ignorer la JIRH, c’est négliger une occasion de remettre cette fonction essentielle à sa juste place.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Célébrer la JIRH au Mali, n’est ni céder à un effet de mode, ni un luxe mais une nécessité stratégique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est poser un acte fondateur : celui de reconnaître que le développement durable, la paix sociale et la performance économique ne peuvent être atteints sans des hommes et des femmes bien formés, bien encadrés, bien gérés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De ce fait, cet évènement pourrait constituer un point d’ancrage pour impulser une nouvelle dynamique en vue de moderniser les pratiques et encourager la professionnalisation de la fonction RH.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’avenir du Mali se jouera sur sa capacité à mobiliser et à valoriser son capital humain. La JIRH peut en être un levier. Car le développement, dans toutes ses dimensions, est d’abord une affaire de vision, d’engagement, de compétences et de leadership.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un pays où le développement du capital humain est le défi prioritaire, les ressources humaines méritent leur journée, leur place et leur reconnaissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Nouhoum Diakité</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Oumar Traore, professeur de lettres, conseiller diplomatique : &amp;quot;Ayons de la sympathie pour nos dirigeants de l’AES !&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/oumar-traore-professeur-de-lettres-conseiller-diplomatique-ayons-de-la-sympathie-pour-nos-dirigeants-de-laes-3105380.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 May 2025 09:42:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"En ces temps farouches, on nous rabat les oreilles avec les merveilles de leur « Démocratie » dont on sait qu’à son apogée, sous Périclès dans la Grèce antique, elle était l’affaire d’une minorité (une oligarchie) qui dirigeait une majorité d’esclaves, selon Roger Garaudy dans son chef-d’œuvre qu’on nous cache et que je vous recommande de lire (soit dit en passant, l’un des plus grands témoignages de l’Islam), « Biographie du XXème siècle, Le Testament philosophique de Roger Garaudy », paru aux Editions « Touguy », en 1985. Souvenons-nous également de la « préface au vitriol » du célèbre roman « Batouala » de René Maran, « premier Goncourt noir » dont je livre ici un petit bout du poète hindou Rabindranath Tagore (Prix Nobel de Littérature) : « Civilisation, civilisation, orgueil des Européens et leur charnier d’innocents ! Tu bâtis ton royaume sur des cadavres. Quoi que tu veuilles, quoi que tu fasses, tu te meus dans le mensonge. A ta vue, les larmes de sourdre et la douleur de crier. Tu es la force qui prime le droit. Tu n’es pas un flambeau, mais un incendie ! » Monsieur Maran, cet administrateur colonial, courageux, de l’Oubangui Chari (actuelle République Centrafricaine), et pétri aux valeurs de la Liberté, de la Fraternité et de l’Egalité, a été remercié par ses employeurs pour avoir dit « la Vérité au nom de la Justice ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Souvenons-nous-en ! Le combat que mènent nos dirigeants de l’AES, des soldats qui ont fait le serment de l’ultime sacrifice pour sauver leur espace vital en péril, s’inscrit dans le prolongement de l’audace de ce Gouverneur colonial, rebelle aux ordres de la Métropole qui l’a pourtant formé, au nom de la Dignité humaine. En cela, ce combat peut être qualifié de « treizième travail d’Hercule », de titanesque ! Et la voix du nouveau Pape Léon XIV, s’inscrivant également dans le prolongement de ce combat pour la Dignité humaine, est venue nous rappeler, le 10 mai 2025 à Rome, « le recul de la foi, au profit de fausses certitudes : la technologie, l’argent, le succès, le pouvoir et le plaisir ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leur Démocratie de Périclès, du business et du pétrole à coups de canon est passée par là. De grâce, ayons de la sympathie et apportons notre soutien à nos dirigeants de l’AES".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Apres les partis politiques, les mosquées ? Oui à la refondation, non à l&amp;apos;acharnement contre l&amp;apos;Islam</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/apres-les-partis-politiques-les-mosquees-oui-a-la-refondation-non-a-lacharnement-contre-lislam-3105343.html</link>
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<description><![CDATA[ C&#039;est avec une profonde indignation et affliction que la Communauté Musulmane du Mali, a assisté impuissante au débat du 18 mai de la chaine Africable : &quot;Le Débat du Dimanche&quot;. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 May 2025 01:47:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Curieusement dans ce débat,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un invité se réclamant d'un grand parti politique du pays, en soutien à la Transition dans le cadre de la refondation a affirmé qu'après la dissolution salvatrice des partis politiques, que le gouvernement doit passer aux mosquées. Pour mieux enfoncer le clou, le héro du jour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a fait une sortie médiatique extraordinaire contre les mosquées comme facteur des dérives de tous genres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans sa déclaration, il a fustigé la création des mosquées comme un mal à corriger en des termes peu civilisés,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>discourtois, arrogants, incendiaires, et insultants pour notre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>communauté. Nous vous livrons quelques passages de sa<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>déclaration, et ensuite notre Déclaration de condamnation face à un tel acharnement. Voici quelques passages : "La refondation : il faut aussi rentrer dans le monde des religieux. Il faut refonder nos mosquées aujourd'hui. Parce que tout comme il y a cent milles partis politiques dans ce pays, vous avez cent milles mosquées dans ce pays. Vous avez des Communes où il y a plus de trois cent (300) mosquées. Il y'a plus de mosquées dans certains quartiers<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que d'écoles, que de dispensaires.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Après avoir mis de l'ordre dans la prolifération anarchique des partis politiques, il faudrait que l'Etat, si on veut vraiment refonder l'Etat, il faudrait qu'on ait le courage aussi de remettre sur la table la réorganisation des mosquées". Et pour inviter les autorités à aller dans le sens voulu, il a ainsi fondé son espoir sur la Déclaration de Politique Générale que le gouvernement a mis sur la table.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"D'abord, j'ai bien aimé que dans la Déclaration de Politique Générale que le gouvernement ait mis sur la table la nécessité de mettre en place une base des donnés des lieux de culte. Ça nous permet vraiment de mesurer les choses". Comme si la mise en place d'une base des donnés des lieux de culte était un frein à la construction des mosquées, comme une projet répressif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à des comportements et déclarations de telle genre, Nous, membres de la Communauté musulmane en général et du Collectif des Associations Musulmanes du Mali en particulier déclarons ce qui suit <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Respectueux des valeurs républicaines de la République du Mali,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Soucieux de la préservation de l'intégrité territoriale et de l'unité nationale, du respect des libertés individuelles et collectives dans un Etat démocratique, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conscients de la nécessité d'une Transition pour faire face à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la situation sécuritaire politique, économique sociale et culturelle du Mali actuel,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Disposés à collaborer étroitement et efficacement avec les pouvoirs publics pour l'éradication de toute forme d'injustice et d'exclusion au Mali,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Signalant à la Transition malienne que dans tous les contextes, les questions touchant à la foi des hommes quelles qu'elles soient, doivent être<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>traitées avec la plus grande circonspection, eu égard à l'irréversibilité des dérives qu'elles peuvent entrainer,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Inquiets du concept de la Refondation, devenue par certains dans un élan islamophobique comme la période indiquée pour la croisade sous la couverture d'une fallacieuse laïcité négative, intolérant, et agressive,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Nous, membres du Collectif des Associations Musulmanes du Mali, déclarons ce qui suit :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Constatons avec regret et amertume que depuis bientôt un certain moment, surtout avec la nouvelle politique de refondation, où notre Communauté est victime d'une marginalisation atroce, d'une exclusion de toutes les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>grandes rencontres des Forces vives de la nation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lançons un appel solennel<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aux fidèles musulmans toute tendance confondue, à une franche collaboration avec les pouvoirs publics en<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>facilitant le travail de la Transition pour la refondation d'un Mali nouveau,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Condamnons avec la dernière vigueur, les dérapages, et l'exclusion systémique de la Communauté musulmane des grandes rencontres des Forces vives de la nation.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Exigeons des autorités de la Transition de prendre sans délai des dispositions rectificatives afin de corriger cette injustice frontale dont est victime la Communauté musulmane. Oui à la Refondation du Mali, et non aux actes et propos malveillants et stigmatisant<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>envers l'Islam.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako le 21 Mai 2025.<o:p></o:p></span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Mohamed KIMBIRI</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Président du Collectif : </span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pourquoi la démocratie reste une nécessité pour le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/pourquoi-la-democratie-reste-une-necessite-pour-le-mali-3105129.html</link>
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<description><![CDATA[ Pourquoi la démocratie reste une nécessité pour le Mali
Alors qu’une partie croissante de la population doute de l’utilité de la démocratie, il devient essentiel de rappeler ses principes fondamentaux et les bénéfices qu’elle peut offrir, en particulier dans un pays, où l’injustice sociale et la pauvreté restent des réalités majeures. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 May 2025 13:37:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>La démocratie n’est pas un luxe, mais un espoir rationnel pour bâtir un État plus juste, plus équitable et plus efficace.</p>
<p>Ce qui est préoccupant aujourd’hui au Mali, c’est l’émergence d’un sentiment, de plus en plus répandu, selon lequel la démocratie serait inutile, voire néfaste. Cette perception traduit une méconnaissance profonde de ce qu’est réellement la démocratie, de ses objectifs fondamentaux et des avantages concrets qu’elle peut apporter à une société comme la nôtre.</p>
<p>Il est donc plus que jamais nécessaire de lancer un vaste chantier de formation et de sensibilisation des citoyens maliens à la démocratie et à la bonne gouvernance. Non pas pour imposer un modèle extérieur, mais pour construire un système adapté à nos réalités historiques, culturelles et sociales. C’est à ce niveau que le véritable débat doit s’installer.</p>
<p>Aujourd’hui, trop de confusion entoure le concept de démocratie, et seuls l’éducation civique, le dialogue et une participation éclairée du peuple permettront de tracer un cap lucide et durable.</p>
<p>Beaucoup réduisent encore la démocratie à la seule organisation d’élections. Or, la démocratie est bien plus que cela. Elle vise avant tout à instaurer une gouvernance équitable, transparente et responsable. Elle garantit la gestion rigoureuse des ressources publiques, assure une justice indépendante, protège les libertés individuelles, et surtout, elle promeut l’égalité des chances.</p>
<p>Dans une démocratie réelle, un enfant issu d’un milieu modeste peut aspirer légitimement à devenir ministre, entrepreneur ou même président de la République, sur la base de son mérite et de son comportement exemplaire.</p>
<p>Rejeter la démocratie sous prétexte qu’elle a été mal appliquée par certains dirigeants revient à confondre la boussole avec celui qui s’en est mal servi. Le problème ne réside pas dans le modèle démocratique lui-même, mais dans sa mise en œuvre dévoyée. Or, l’un des atouts majeurs de la démocratie, c’est justement sa capacité à être évaluée, critiquée, corrigée, car elle repose sur des règles connues, des institutions ouvertes, et des mécanismes de contrôle.</p>
<p>À l’inverse, les alternatives que certains proposent aujourd’hui en Afrique sont souvent vagues, sans fondement théorique solide, et surtout, fondées sur la confiance aveugle en un homme ou en un régime. Ce type de gouvernance comporte plus de risques car il efface ou affaiblit les contre-pouvoirs indispensables à toute gestion équilibrée: le Parlement, la justice, la société civile, la presse. Lorsque ces garde-fous disparaissent, les équilibres de forces sont rompus, les dérives autoritaires, les abus de pouvoir et l’impunité deviennent difficiles à contrôler. Tout cela semble être reconnu par la nouvelle constitution de 2023.</p>
<p>Par ailleurs, il faut souligner que dans le monde contemporain, les pays qui valorisent la démocratie et la bonne gouvernance adaptent à leurs réalités bénéficient d’un respect accru sur la scène internationale. Ce n’est pas un hasard si la grande majorité des régimes politiques dans le monde sont issus d’élections y compris en Russie, en Chine. Ces gouvernements tirent leur légitimité non seulement du vote populaire, mais aussi de leur capacité à respecter les règles du jeu démocratique qu’ils ont préalablement défini et à rendre des comptes régulièrement au peuple. Cette légitimité renforce la stabilité interne et inspire la confiance à l’extérieur, notamment auprès des partenaires potentiels, des investisseurs et des autres États.</p>
<p>Il est vrai que des situations exceptionnelles de crise (lutte contre le terrorisme par exemple) peuvent justifier de retarder l’organisation des élections. Mais cela ne doit jamais remettre en cause la nécessité d’un retour à l’ordre constitutionnel dans des délais clairs, connus et négociés avec toutes les parties prenantes. Tout doit être fait pour réduire les incertitudes, qui sont parmi les plus grands freins à l’investissement et à l’activité économique. L’absence de calendrier électoral précis, la méfiance entre acteurs et le flou institutionnel nuisent gravement à la confiance, à la croissance et à l’emploi.</p>
<p>Il est donc de notre responsabilité collective, en tant que citoyens, de ne pas confondre les pratiques passées de certains politiciens avec les valeurs fondatrices de la démocratie et de la bonne gouvernance. Cette dernière bien adaptée à nos réalités culturelles et sociales reste l’une des meilleures garanties contre l’arbitraire, l’exclusion et l’injustice. Elle demeure, pour un pays comme le nôtre, un idéal à atteindre, un cadre dans lequel chaque Malien, riche ou pauvre, urbain ou rural, peut espérer vivre dignement et participer activement à la construction de la Nation.</p>
<p><strong>Vive le Mali uni, indivisible, en paix et souverain !!!</strong></p>
<p><strong>Par H. NIANG, citoyen malien</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Espoir Mali Koura (EMK) :  Puisse l’espoir né pour le Mali Kura grandir et s’accomplir !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/espoir-mali-koura-emk-puisse-lespoir-ne-pour-le-mali-kura-grandir-et-saccomplir-3105132.html</link>
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<description><![CDATA[ Jeudi 14 mai 2020 - mercredi 14 mai 2025 ! Voilà 5 ans que j’ai co-initié et pris part à la conférence de «l’Appel au Peuple malien» lancé par les fondateurs du Mouvement Espoir Mal Koura (EMK), à Bamako, dans une atmosphère politique délétère de crise post-élections législatives. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 May 2025 12:48:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Pour mémoire et pour l’histoire, cette déclaration politique appelait le Peuple à une véritable lutte patriotique pour sauver notre Pays de l’effondrement en tant qu’État, République et Nation, et enclencher un processus de «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">sursaut national vers la 4ème République du Mali</b>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Suite à l’appel d’Espoir Mal Koura (EMK) qui a été largement suivi, les premiers grands regroupements, à savoir le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie(FSD) et la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l'Imam Mahmoud Dicko (CMAS), l’ont respectivement contacté le même jour jeudi 14 mai et le dimanche 17 mai 2020, en vue de constituer un front de lutte commun. Ce fut la constitution de la Troïka qui tint une première réunion tripartite le 26 mai 2020, suivie d’une conférence de presse le 30 mai 2020, au cours de laquelle l’annonce et l’appel au grand rassemblement patriotique ont été faits pour le vendredi 5 juin 2020. Ainsi, naquit le M5-RFP, (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Et pour cela, le 14 mai 2020 doit être considérée parmi les dates marquant le point de départ d’évènements symboliques au même titre que celles du 22 septembre 1960, du 20 janvier 1961, du 26 mars 1991, des 5 juin et 18 août 2020, ou du 14 janvier 2022, dans le processus de notre lutte de libération nationale, de conquête de notre souveraineté, de renouveau démocratique et de changement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Aussi, en soixante-cinq (65) ans d’indépendance, le Mali a connu une histoire politique foisonnante avec divers tournants et faits mémorables portés par des personnalités et acteurs aussi illustres que nombreux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Ce parcours historique, après l’éclatement de l’éphémère Fédération du Mali, vit évoluer successivement la 1<sup>ère</sup>, la 2<sup>ème</sup>, la 3ème, et aujourd’hui la 4<sup>ème</sup> République depuis juillet 2023.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Malgré cette relative richesse historique, il est fort déplorable que notre Pays peine encore à en tirer judicieusement les leçons. Les Maliens n’arrivent point à capitaliser les quelques réussites engrangées ni à mieux saisir les raisons des échecs des options faites, pour enfin enclencher un processus irréversible d’édification d’un État fort et stable doté d’un système de gouvernance efficient et adapté aux attentes légitimes des Citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">1)</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"> <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">La naissance de la 1ère République fut celle des défis de l’indépendance et de l’épreuve du pouvoir (1960-1968):</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Sous le magistère du Père de l’indépendance, Modibo Keïta et de ses camarades de lutte, le Mali accède la souveraineté nationale et internationale, dans une ferveur nationaliste, après la rupture, dans la nuit du 19 août 1960, de la Fédération du Mali formée le 20 juin 1960 entre le Soudan français et le Sénégal, sans la Haute-Volta/Burkina Faso et le Dahomey/Bénin, deux (02) autres colonies initialement annoncées pour en faire partie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">La souveraineté doit être militaire aussi. Les troupes françaises stationnées à Gao, Tombouctou, Nioro, Ségou et Kayes doivent être regroupées sur la base de Kati avant le 1er octobre 1960, date de création de l’Armée malienne. En janvier 1961, Modibo Keïta, soutenant les Algériens dans leur guerre d'indépendance réclame le départ immédiat de toutes les troupes françaises stationnées au Mali. L'évacuation de la base française de Kati se termine en juin, celle de Tessalit en juillet et celle de Gao en août. Le dernier détachement français quitte la base aérienne de Bamako en septembre 1961. Les Algériens ne doivent oublier le sacrifice du Mali pour leur cause.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Sur le plan économique, la compagnie Air Mali, nouvellement créée, est équipée d’appareils Iliouchine importés d’URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) et pilotés exclusivement par des Maliens: une fierté nationale et une prouesse africaine. Les pays alliés à l’URSS entretiennent d’excellentes relations avec le Mali dans les premières années de l'indépendance. Des usines et des entreprises (SOCOMA, SEPOM, Abattoir frigorifique, SOMIEX, SOCIMA, BDM, Air Mali, SONETRA, SOCORAM, Usine céramique du Mali, SONATAM,…) et des grands chantiers (Stade omnisports de Bamako, ENI, ENA, ENSup, Ina, Barrage de Sotuba, …) foisonnent, mais avec un succès très relatif. La refonte du système éducatif est courageusement opérée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Face aux difficultés économiques que connaît le Mali, auxquelles s’ajoute la première rébellion au nord, le parti unique de fait, l’Union Soudanaise-Rassemblement Démocratique Africain (US-RDA), est en proie aux divisions. En 1967 Modibo Keïta et l’aile radicale du parti prônent la révolution active. Le bureau politique national de l’US-RDA est dissous et remplacé par le Comité National de Défense de la Révolution (CNDR). Le 22 janvier 1968, Modibo Keïta dissout l’Assemblée nationale et décide de gouverner par ordonnance. Une milice populaire est mise en place avec un service civique obligatoire et des brigades de vigilance. Ces mesures vont accroître l’impopularité du régime de Modibo Keïta.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En lien avec le climat sociopolitique délétère et la question statutaire des militaires, le régime de Modibo Keïta est renversé le 19 novembre 1968 par des officiers militaires, dont les capitaines Yoro Diakité et Mamadou Cissoko et les lieutenants Moussa Traoré, Youssouf Traoré et Kissima Doukara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">2) Un régime militaire d’exception s’installe puis laisse place à la 2<sup>ème</sup> République, sous le leadership Moussa Traoré (1968-1991):<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Un Comité Militaire de Libération Nationale (CMLN) est formé qui met en place un régime d’exception, qui promet l'adoption rapide d'une nouvelle constitution et des élections en 1969. Le régime dura plus de vingt-deux (22) ans, avec des tentatives de coup d’État, des arrestations et des condamnations purgées dans les bagnes sanglants du Nord du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Une nouvelle Constitution est approuvée par Référendum le 02 juin 1974 à 99,71% de oui, créant la 2<sup>ème</sup> République. Le 30 mars 1976, le parti unique Union Démocratique du Peuple Malien (UDPM) est né. Lors de l’élection présidentielle du 19 juin 1979, Moussa Traoré, candidat unique, est élu, ainsi que quatre-vingt-deux (82) députés de l’UDPM, doté d’organismes affilées: l’UNFEM (Union Nationale des Femmes du Mali), l’UNJEM (Union Nationale des Jeunes du Mali) et l’UNTM (Union Nationale des Travailleurs du Mali).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">L'UNTM (Union Nationale des Travailleurs du Mali) tient son conseil central extraordinaire les 28 et 29 mai 1990 et déclare: «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Considérant que le parti unique constitutionnel et institutionnel ne répond plus aux aspirations démocratiques du peuple malien; […] le Conseil central extraordinaire rejette en bloc le dirigisme politique qui entrave le développement de la démocratie au Mali […] opte pour l'instauration du multipartisme et du pluralisme démocratique</b>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En effet, avec la chute du mur de Berlin en novembre 1989 signant la fin de la guerre froide, et le discours du Président français, F. Mitterand prononcé face aux Présidents africains francophones à la Baule, en juin 1990, un vent nouveau souffla sur le monde, l’Afrique et le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Des organes de presse, des associations puis des organisations politiques réclamant plus de démocratie et de libertés se créent: l'Association des Jeunes pour la Démocratie et le Progrès (AJDP), le Comité Nationale d'Initiative Démocratique (CNID), l’Alliance pour la Démocratie au Mali (ADEMA), etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En juin 1990, un poste de Gendarmerie est attaqué à Ménaka. C'est le point de départ de l'insurrection armée menée par le Mouvement dit populaire d’Iyad Ag Ghali: début d’une nouvelle rébellion, écrasée avant de recommencer et se terminer en 1996, avec quelques soubresauts cycliques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">3) La lutte de renouveau de la démocratie multipartite conduit à la 3<sup>ème</sup> République:<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le 26 mars 1991, Moussa Traoré est arrêté par le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré (ATT). Un Comité Transitoire pour le Salut du Peuple (CTSP), qui comprend dix (10) militaires et quinze (15) représentants des organisations démocratiques dont des représentants des jeunes et du mouvement de rébellion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Une Conférence nationale du 29 juillet 1991 au 12 août 1991 se tint afin d’élaborer une nouvelle Constitution et définir le processus électoral. Le multipartisme est reconnu, les Associations politiques se muent en partis, de nouveaux autres se créent, l’ancien parti unique, l’UDPM est interdit. Une nouvelle Constitution est approuvée par référendum le 12 janvier 1992 avec 98,35% des suffrages. Après des scrutins municipaux et législatifs, l’élection présidentielle d’avril 1992 se tient et le candidat de l’ADEMA-PASJ, Alpha Oumar Konaré l’emporte au second tour et devient le premier président de la 3<sup>ème</sup> République, réélu en 1997-2002.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le 1<sup>er</sup> septembre 2001, Amadou Toumani Touré dit ATT, surnommé le «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Soldat de la démocratie</b>», demande et obtient sa mise en retraite anticipée de l’Armée pour briguer le fauteuil présidentiel. Il est élu président du Mali en mai 2002 avec 64,35% des voix au second tour, puis réélu au premier tour avec 71,20% en avril 2007 pour un second mandat de cinq (05) ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">4) La sanctuarisation du terrorisme et la crise multidimensionnelle déstabilisatrice de l’État du Mali:<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En septembre 2010, sept étrangers dont cinq (05) Français, sont enlevés par Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI). Treize (13) mois plus tard, des anciens mercenaires Maliens en Libye, reviennent dans la partie Nord du Mali: une énième rébellion fait perdre le contrôle de cette partie du pays au pouvoir en place à Bamako. Le 22 mars 2012, le capitaine Amadou Haya Sanogo dirige un coup d’État militaire. Quelques mois plus tard, soumis également à une pression internationale, il rend le pouvoir à des autorités civiles, pour une période de transition, avec comme Président par intérim Dioncounda Traoré. Celui-ci organise une élection présidentielle qui se tient les 28 juillet et 11 août 2013 et s'achève par la victoire d'Ibrahim Boubacar Keïta installé au pouvoir le 04 septembre suivant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Pendant ce temps, durant cette même année 2012, profitant des bouleversements politiques successifs à Bamako, les événements s'accélèrent dans le Nord du pays et dans le Sahel, au Centre du pays. De mars à septembre 2012, les villes de Kidal, Gao, Tombouctou et Mopti tombent aux mains des islamistes qui se rapprochent des régions du Sud. Le 23 septembre 2012, Le Mali et la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) s'accordent sur le déploiement d'une force africaine. Le 21 décembre 2012, le Conseil de Sécurité des Nations Unies autorise par une résolution le déploiement d'une force africaine au Mali, et plus tard de la MUNISMA (Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation du Mali). Le 11 janvier 2013, les troupes françaises interviennent en appui de cette force africaine, c'est le début de l'opération Serval.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Avec l’Armée malienne, l'Opération Serval semble être un succès dans un premiers temps: les villes ont été reprises ainsi que le territoire du Nord du pays, un dialogue est rétabli avec les différentes composantes rebelles. L’Opération Barkhane se substitue à l'Opération Serval, pour sécuriser la bande sahélo-saharienne, avec la mission de lutter contre les groupes djihadistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Malgré la signature en mai-juin 2015 d’un Accord pour la Paix et la Réconciliation (APR) avec les irrédentistes rebelles, la situation sécuritaire reste très précaire, avec de nombreuses attaques terroristes. Les conflits communautaires naissent, occasionnant des centaines de morts, particulièrement dans la région de Mopti. En 2018, l'Armée française poursuit ses opérations et particulièrement dans le Liptako-Gourma, une zone entre le Centre du Mali, le Sud-Ouest du Niger et le Burkina Faso.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Les terroristes opèrent une guerre asymétrique par attaques surprises, tout en utilisant les ressentiments locaux et les conflits intercommunautaires. Les troupes françaises sont de plus en plus critiquées localement. Le pouvoir d’IBK se discrédite tout autant, les Forces de Défense et de Sécurité Maliennes, mal équipées, sont au plus mal, mais aucune tentative de mutinerie ou de putsch n’est perçue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">5) Le soulèvement patriotique du Peuple porté par le M5-RFP et le processus de Refondation de l’État:<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">La persistance de la crise multidimensionnelle dans notre Pays et les dysfonctionnements criards dans la gouvernance de l’État couplés à l’incapacité des tenants du pouvoir d’y trouver des réponses, ont débouché en 2020 sur une lutte implacable du Peuple malien, portée par le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), qui a conduit à la chute du pouvoir en place, suite à l’intervention des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), le 18 août 2020. Ces attentes furent synthétisées par la suite en dix (10) points et dix-sept (17) mesures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">À la suite du changement de régime, les Forces Vives de la Nation ont, à l’issue des journées de Concertations nationales sur la Transition tenues en septembre 2020, exprimé le besoin de refondation de notre État, à travers la Feuille de route et la Charte de la Transition qui ont retenu comme objectifs majeurs la restauration de l’outil de défense et de sécurité, la promotion de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption, et la réalisation des réformes de l’État. Les neuf (09) premiers mois de la Transition, excluant le M5-RFP, sont balbutiants et sans vision claire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">À l’occasion de la rectification de la trajectoire de la Transition, entamée le 24 mai 2021, les Autorités de la Transition, ont réaffirmé la volonté politique de refonder l’État du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Pour la mise en œuvre des actions prioritaires du Gouvernement de la Transition, le Département de la Refondation de l’État a mené des activités s’inscrivant dans le cadre du Plan d’Action du Gouvernement (PAG), plus spécifiquement la préparation et l’organisation des Assises Nationales de la Refondation (ANR), la mise en œuvre des recommandations y formulées à travers le Cadre stratégique de la Refondation de l’État, suivant une méthode de mise en œuvre et un mécanisme de suivi-évaluation efficace.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">6) La marche résolue du Peuple malien pour la Refondation:<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Depuis la rectification de la trajectoire de la Transition en juin 2021, la marche résolue du Peuple malien et l’action de l’État ont changé les configurations et réalités handicapantes préparées et imposées à nous par d’autres depuis 2012.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Il faut se rappeler que c’est dans ce même pays, nous avions assisté en 2012 à la débandade de l’État avec la population, alors qu’aujourd’hui le Peuple a pris conscience et confiance en lui-même, a mené la lutte déterminée qui a émerveillé et inspiré le reste de l’Afrique et du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Il ne faut pas oublier que c’est dans ce même pays, nous avions assisté à la débâcle de l’Armée déstructurée par plus de deux (02) décennies de gouvernance chaotique, alors qu’aujourd’hui l’Armée s’est rebâtie, se modernise et va à la reconquête totale de l’intégrité du territoire national (reprise mémorable de Kidal en ce 14 novembre 2023), tout en combattant le terrorisme sponsorisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">On oublie que c’est dans ce même pays, nous avions vécu les pires atteintes à notre souveraineté et à notre indépendance à travers une occupation militaire ourdie et organisée mettant sous coupe réglée l’État (ou ce qu’il en restait) et les populations, avec l’humiliation de chaque 6 avril de défilés indépendantistes piétinant le drapeau national sous l’œil bienveillant de la Communauté internationale, au point que personne ne puisse imaginer que l’on puisse chasser Barkhane-Serval, Takuba, G5-Sahel, MINUSMA et autres affidés, et à faire résonner et rayonner la voix diplomatique du Mali partout.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Certains esprits malins vont jusqu’à ne retenir que les avancées en matière de défense et de sécurité pour en faire le seul domaine de réussite de la Transition en cours, tout en oubliant que les prouesses les plus improbables, comme les départs de Barkhane-Serval, Takuba, G5-Sahel, MINUSMA, ont été accomplies en raison d’une vision portée par un discours politique, une action diplomatique couplés à un leadership courageux, sans aucun coup de feu ni un haut fait d’arme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">On oublie que c’est dans ce même pays, la mise entre parenthèses de notre souveraineté atteignit un tel niveau de délitement que, en mai 2017, le Président français, Emmanuel Macron, fraîchement élu, vint à Gao comme il le voulut et y «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">convoque</b>» le Président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) pour l’y rejoindre, alors que le même Macron fut éconduit par les Autorités de Transition quand il a voulu imposer son invitation à Bamako en décembre 2021, pour prétendait-il partager le repas de Noël avec ses troupes d’occupation. Les nostalgiques du passé ont déchanté, la Françafrique est terminée au Mali !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">On oublie même qu’on hésitait à demander la simple relecture de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger (APR), alors qu’aujourd’hui il n’existe plus, y compris le fameux et fumeux Relevé de conclusions, qui contenaient tous les ingrédients de la partition du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">On oublie ou on fait semblant d’oublier tout cela ! C’est pourtant cela la voie choisie du Mali Kura, c’est cela la Refondation de l’État pour créer les conditions d’existence de l’État d’abord en tant qu’entité: un seul pouvoir politique s’exerçant sur un seul peuple sur un seul territoire ! C’est en ce moment que les services sociaux pour les Populations seront mieux réorganisés, planifiés et rétablis progressivement sur 10, 20, 30 ans, comme cela l’a été en Chine, en Corée du Sud, en Inde, en Türkiye, au Rwanda, etc. Et, personne ne viendra le faire à notre place, c’est par nous et avec nous seuls que cela se fera: par notre travail, encore notre travail et toujours notre travail !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">7) Tirons les leçons enseignées par notre propre Histoire pour bâtir notre avenir !<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Au fil de notre parcours historique, on a la lancinante perception que l’histoire de répète, avec des impressions de «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">déjà vu</b>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Dans ses mémoires, le Colonel Assimi Souleymane Dembélé (in, Transferts définitifs, Éditions Le Figuier, 2003, page 207) tire les leçons de son vécu, au crépuscule du régime militaire et de parti unique de la 2<sup>ème</sup> République du Général Moussa Traoré (1968-1991), en ces termes:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">«Un nouveau climat politique, social et économique se fit jour, donnant naissance à une nouvelle race de cadres intellectuels et militaires et d’hommes d’affaires accaparant tout le système administratif, militaire, social, économique du pays. Ce fut encore une course effrénée vers les honneurs et la fortune. (…).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Une nouvelle forme d’intolérance, plus subtile cette fois-ci, fit son apparition. Elle avait pour noms le harcèlement, l’exclusion, la courtisanerie, la délation et l’arrogance des nouveaux nantis. Des clubs se formèrent autour de telle ou telle personne influente, généralement pour des motifs peu louables. L’allégeance et le partage des dividendes étaient devenus les seuls critères d’accession aux postes et marchés juteux. Le pouvoir lui-même avait fini par succomber et par être pris en otage par cette intelligentsia et par le nouvel ordre politique, social et économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Cette situation perdura et devint un mode de vie national jusqu’aux évènements tragiques de Mars 1991</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En définitive, le problème fondamental du «Mali» est et demeure le «Malien», en tant que citoyen, qu’il soit un militaire ou un civil, un politique ou un fonctionnaire, un religieux ou un traditionnaliste, un opérateur économique ou un syndicaliste, un acteur des médias ou un artiste, …<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">À tous les coups, la question se pose de savoir jusqu’où chacun et chacune est engagé à assumer sa citoyenneté et son patriotisme. J’ai pu jauger à quel point nous sommes enclins à privilégier nos intérêts propres face aux intérêts supérieurs de la Nation, surtout lorsque l’on est investis, en tant que leaders, dirigeants, responsables ou agents, de la confiance et du mandat des autres concitoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Oui, comme je l’ai toujours dit, le Mali tombe chaque fois par la faute de ses dirigeants politiques, mais qui avaient toujours à leurs côtés des militaires, des élus, des fonctionnaires, des magistrats, des enseignants, des opérateurs économiques, des syndicalistes, des légitimités traditionnelles, des leaders religieux, des acteurs de la Société civile, des ruraux, des artistes, des acteurs de la presse et des médias, … Certains, parmi eux, ont fauté par action, et d’autres par inaction ! Le mal est fait, et les mêmes acteurs, toutes couches et catégories socioprofessionnelles confondues, doivent se donner la main pour relever et faire marcher le Mali dans la tête de peloton des Nations fortes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Puissions-nous retenir et tirer profit de ces riches leçons qui jalonnent notre histoire sociopolitique nationale, pour vaincre définitivement ce sempiternel spectre du gouffre mémoriel malien, ce manque de chance et d’inspiration divine qui nous fait rater les bons virages, les opportunités de changements positifs de cap, pour le décollage, l’élévation et le rayonnement véritables de notre Patrie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">EMK, l’Espoir pour le Mali Koura demeure et je rends hommage au Vaillant Peuple malien qui a cru et s’est engagé résolument pour sa survie, en inspirant toute l’Afrique, en suscitant l’Alliance des États du Sahel (AES) constituée en Fédération. La lutte se poursuivra pour un Mali Débout et Digne !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Qu’Allah Bénisse notre Patrie et protège notre Peuple. Amine !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Ibrahim Ikassa MAÏGA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Professeur d’Enseignement Supérieur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Co-fondateur de EMK et du M5-RFP<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Ancien Ministre</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Visite d’Ousmane Sonko au Burkina Faso : une coopération antiterroriste est prévue</title>
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<description><![CDATA[ Les pays d&#039;Afrique de l&#039;Ouest, qui ont subi de nombreuses épreuves au cours des dernières décennies, opèrent un virage décisif et prennent de plus en plus l&#039;initiative de rejeter les pressions occidentales et de s&#039;engager sur la voie d&#039;une véritable coopération régionale. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 May 2025 11:25:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; background: white;">Ainsi, le 16 mai dernier, le Premier ministre sénégalais s'est rendu en visite officielle au Burkina Faso. <b>La visite d'Ousmane Sonko à Ouagadougou s'inscrit dans une tendance plus large visant à répondre à la menace des groupes armés en unissant les efforts régionaux</b>.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Autrefois, les pays d'Afrique de l'Ouest comptaient beaucoup sur le soutien militaire de la France pour lutter contre le terrorisme. Cependant, cette stratégie, qui s'est avérée inefficace, a perdu de sa pertinence.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Des gouvernements tels que le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Sénégal ont compris que la présence militaire étrangère était incompatible avec la notion de véritable souveraineté. En outre, comme l'a montré l'exemple de l'Alliance des États du Sahel, l'intégration régionale a un impact plus important. <b>Bien que les groupes armés continuent de causer des problèmes à la population locale, de nombreux territoires sont revenus sous le contrôle de l'État</b>.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le gouvernement sénégalais partage en grande partie le point de vue des dirigeants de l'AES. À Dakar, le retrait des militaires français se poursuit et devrait être achevé en septembre 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En outre, les autorités sénégalaises considèrent que la sécurité régionale nécessite la participation de tous les pays. Lors de sa visite au Burkina Faso, Ousmane Sonko a constaté :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b><i>« </i></b></span><b><i><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: FR;">I</span></i></b><b><i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">l est illusoire de penser que cette épreuve subie par le Burkina Faso, le Mali et le Niger restera simplement dans les frontières de ces pays. Aucun pays de la sous-région ne sera épargné par cette gangrène, si elle continue de s’étendre à travers l’Afrique de l’Ouest »</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b><i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #0c0b09;">« C’est pourquoi, le Sénégal, au-delà de la manifestation de la solidarité n’exclura aucune forme de collaboration pour soutenir <span style="border: solid #E5E7EB 1.0pt; mso-border-alt: solid #E5E7EB .25pt; padding: 0cm;">nos</span> frères dans cette épreuve »</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #0c0b09;">, a-t-il assuré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le Bénin illustre clairement ce point de vue. Malgré la présence d'armées étrangères dans le pays, le nombre d'attaques terroristes a augmenté de manière significative en 2025. De nombreux habitants du Bénin et des pays de l'AES ont exprimé leur opinion selon laquelle le développement de la coopération pourrait corriger cette tendance déplorable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Ainsi, l'AES évolue progressivement vers une nouvelle force d'unification régionale tandis que certains pays de l'Afrique de l'Ouest cherchent à s'intégrer dans la coalition sécuritaire destinée à établir la paix dans la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Adama Sidibé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Politique :  Siby Abdourahamane, le chercheur politique publie un mémorandum pour une sortie de crise</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/politique-siby-abdourahamane-le-chercheur-politique-publie-un-memorandum-pour-une-sortie-de-crise-3105078.html</link>
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<description><![CDATA[ Le mémorandum rendu public par le chercheur politique Siby Abdourahamane a été écrit en mars dernier puis révisé en avril, en espérant qu’il contribuera à la sortie de la crise de notre cher Mali. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 18 May 2025 08:07:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car la nation malienne traverse l'une des périodes les plus difficiles de son histoire moderne, confrontée à une crise multidimensionnelle marquée par des bouleversements dans la ligne politique de l'État. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'impact de la crise sécuritaire au Nord et au Centre du pays, la crise énergétique dans la capitale et certaines régions, ainsi que la rupture avec des organisations occidentales ont profondément affecté le quotidien de la population. Par ailleurs, la rareté de la levée de fonds sur le marché régional, le retard dans le paiement de la dette intérieure, notamment envers les acteurs de l'éducation, de la santé et du commerce, ainsi que les poursuites judiciaires contre les magnats de l'économie ont eu des répercussions négatives sur l'économie locale. L'augmentation des droits de douane, l'intensification de la pression exercée par les agents des services publics sur les entreprises créatrices d'emplois et le manque d'intervention de l'État pour soutenir ces entreprises ont aggravé la gestion des flux financiers et de la liquidité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan social, le climat reste tendu, notamment dans les secteurs bancaire, éducatif et alimentaire, malgré la signature de plusieurs accords entre le gouvernement et les syndicats. Cette situation préoccupante appelle à des mesures urgentes et concertées. Puisque la politique est l'art du possible, nous nous permettons de proposer quelques pistes de solutions, en espérant qu'elles contribueront à une sortie de crise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par rapport aux mesures économiques de la stabilisation de l'environnement économique, propose le chercheur en politique de la suspension des poursuites judiciaires au niveau du pôle économique jusqu'après l'élection présidentielle. Ajuster le prix du kilowatt pour permettre à EDM de produire sans pertes, tout en confiant progressivement la gestion de l'énergie à des entités privées ou étrangères, avec l'objectif de démocratiser la distribution d'énergie à moyen et long terme. Ensuite annoncer des mesures d'accompagnement pour les PME et les ouvriers touchés par la crise, notamment des exonérations fiscales et la mise en place d'un fonds d'investissement dédié à la relance du secteur en supprimant le taxe sur le crédit téléphonique et mobile money.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ce qui concerne l’autosuffisance alimentaire et industrialisation, mettre en place une politique d'autosuffisance alimentaire, en encourageant les commerçants et hommes d'affaires importateurs de produits alimentaires à investir dans le secteur agricole, notamment dans la zone de l'Office du Niger, en leur proposant des terres arables dans le cadre de partenariats public-privé (PPP). Et faciliter la transformation et l'industrialisation des entreprises locales en leur octroyant des avantages fiscaux exceptionnels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l’assainissement des finances publiques, Siby Abdourahamane propose le paiement immédiat d’une partie de la dette publique intérieure pour restaurer la confiance économique. En augmentant les recettes de l'État en taxant les services premium et les produits nuisibles à la santé (billets d'avion, paris sportifs, tabac, boissons énergétiques). Ensuite réduire le train de vie de l'État en supprimant certaines institutions non essentielles durant la transition, telles que le Conseil économique et social, et en supprimant les avantages financiers excessifs des hauts fonctionnaires, membres du CNT, ministres et autres cadres de l'administration. Enfin réduire la masse salariale de la fonction publique en ajustant le nombre de fonctionnaires selon les besoins réels de chaque département ministériel et service public. Il est inacceptable que près de deux tiers du budget soit consacré au fonctionnement de l'État sans retour proportionnel en recettes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les mesures politiques, il souhaitera le rétablissement du processus démocratique en fixant une date ferme pour les élections présidentielle et législatives dans les six prochains mois. En accordant une amnistie aux personnalités politiques en exil ou emprisonnées, à l'exception de celles poursuivies pour corruption ou crimes pénaux. Et réformer le système électoral et actualiser le fichier électoral pour garantir des élections transparentes et inclusives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En mesure de sécurité par rapport à la gestion des conflits et réintégration des combattants en annonçant un nouveau plan de réintégration pour les combattants terroristes souhaitant déposer les armes, sous la supervision d'une personnalité consensuelle. Ensuite renforcer le soutien humanitaire aux populations des zones de guerre et aux sinistrés afin de lancer un fonds de soutien international pour la reconstruction des régions du Nord et du Centre, en partenariat avec des bailleurs de fonds et des organismes internationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan diplomatique, Siby Abdourahamane suggère la réouverture du dialogue avec les partenaires internationaux afin de redynamiser les canaux de communication avec les pays voisins, notamment la Côte d'Ivoire, afin de rétablir une coopération bilatérale, à l'image de la reprise récente des relations avec l'Algérie. Relancer la campagne pour la réintégration du Mali à l'Union africaine, en mettant en avant les progrès réalisés en matière de gouvernance et de transition démocratique. Ensuite développer des partenariats stratégiques en nommant un envoyé spécial en Asie du Sud et auprès des BRICS+ pour renforcer les collaborations dans les domaines suivants: Approvisionnement en matériel stratégique (infrastructures, énergie, défense) ; Transfert de technologie et innovation ; Financement des projets de développement pour la création d’une académie diplomatique au sein du ministère des Affaires étrangères, afin d'assurer une formation continue aux cadres de la diplomatie malienne et d'améliorer la qualité des négociations internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En croire au chercheur politique M Siby Abdourahamane, ce mémorandum propose des pistes de solutions concrètes et applicables pour faire face aux défis multidimensionnels que traverse le Mali. Car selon lui, il espère que ces recommandations seront prises en compte dans les décisions futures afin de stabiliser le pays et d'assurer un développement économique et social durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Quand la justice devient politique : la Cour pénale internationale mise en examen</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/quand-la-justice-devient-politique-la-cour-penale-internationale-mise-en-examen-3105069.html</link>
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<description><![CDATA[ L’idée d’une Cour pénale internationale (CPI) fondée sur la justice universelle a suscité l’espoir d’un monde plus juste. Mais cet espoir se heurte à la réalité d’une institution profondément biaisée. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 May 2025 08:22:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Selon l'historien mexicain Javier Gámez Chávez, la CPI trahit sa mission en épargnant systématiquement l’Occident malgré leur énorme responsabilité dans des conflits meurtriers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Les révélations sur les atrocités commises par les troupes britanniques en Afghanistan sont horribles </span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-DZ;">tels que les crimes contre</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"> les civils, les règles de la guerre bafouées et une impunité quasi totale. Ce scandale n’est pas une exception, mais fait partie du système.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Javier Gámez Chávez voit ces crimes dans un contexte de domination stratégique des puissances occidentales qui mènent des guerres sous couvert de valeurs humanitaires. Les conflits en Irak, en Libye et en Syrie en sont un triste exemple : <i>des milliers de morts, des États dévastés et pas un seul officiel occidental tenu responsable.<o:p></o:p></i></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Dans ce contexte, la CPI n’a aucun rôle à jouer. Au contraire, elle agit <b>de manière sélective</b>. Les accusés sont presque exclusivement originaires du Sud global. Des pays comme le Mali, qui condamnent pourtant de graves atteintes à leur souveraineté par la France, ne trouvent aucune réponse à La Haye. Même les plaintes </span><span lang="RU" style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><a href="https://maliactu.net/la-cpi-est-il-un-outil-selectif-au-service-dinterets-geopolitiques/"><span lang="FR" style="mso-ansi-language: FR;">déposées</span></a></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"> auprès du Conseil de sécurité de l’ONU, notamment à propos de l’intervention militaire </span><span lang="RU" style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/le-mali-saisit-l-onu-et-accuse-la-france-d-armer-les-djihadistes-17-08-2022-2486627_3826.php"><span lang="FR" style="mso-ansi-language: FR;">française</span></a></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"> ou des actions de </span><span lang="RU" style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><a href="https://www.courrierinternational.com/article/une-du-jour-soutien-de-l-ukraine-aux-rebelles-touaregs-les-trois-etats-du-sahel-saisissent-l-onu_221352"><span lang="FR" style="mso-ansi-language: FR;">l’Ukraine</span></a></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"> au Mali, restent lettre morte. Apparemment, l’institution ne réagit que lorsqu’elle a l’autorisation politique de le faire.</span><span lang="RU" style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Ce déséquilibre n’est pas sans conséquences. Cela alimente la méfiance, affaiblit la coopération internationale et pousse de plus en plus d’États à refuser de coopérer. L’Afrique du Sud, le Burundi, la Gambie et, plus récemment, la Hongrie ont </span><span lang="RU" style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><a href="https://www.lefigaro.fr/international/2016/10/26/01003-20161026ARTFIG00200-pourquoi-des-etats-africains-se-retirent-la-cour-penale-internationale.php"><span lang="FR" style="mso-ansi-language: FR;">commencé à se retirer</span></a></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"> du Statut de Rome, condamnant la Cour en tant qu’instrument. À leurs yeux, la CPI n’est plus un organe impartial, mais un instrument au service de certains intérêts occidentaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">La question centrale devient alors : quelle est la valeur de la justice qui ne s’applique qu’aux plus faibles ? L’équilibre fondamental sur lequel repose le droit international, neutralité et égalité de responsabilité devant la loi est aujourd’hui mis à mal. Le langage des droits de l’homme, loin d’être un instrument de justice, devient une couverture morale pour des interventions brutales, des bombardements et un soutien aux groupes armés. Le cas du bombardement par la France du village malien de Bounty en 2021, reste impuni à ce jour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">L’adhésion à la CPI est-elle toujours bénéfique pour les États du Sud ? Pour certains pays, comme le Mali, le retrait pourrait être l’occasion de renforcer la souveraineté nationale et de construire un dialogue africain plus équitable sur le droit international. Ce mouvement n’est plus marginal : il s’inscrit dans une tendance mondiale de remise en cause de l’ordre juridique injuste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Pour se réformer, la CPI doit faire face à ses contradictions. Il doit cesser d’être un instrument du monde hiérarchique et redevenir ce qu’il appelle lui-même : <b><i>un tribunal de justice universelle. Sinon, ce ne sera rien d’autre qu’un théâtre judiciaire, où les puissants joueront le rôle d’accusateurs et les faibles celui d’accusés.</i></b></span><b><i><span lang="RU" style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Par Youssouf Koné<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="RU" style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Débat autour de la dissolution ou suspension des partis politiques : «Kogo sourouni bè tè bogo dèssè yé »</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/debat-autour-de-la-dissolution-ou-suspension-des-partis-politiques-kogo-sourouni-be-te-bogo-desse-ye-3104858.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce n&#039;est pas toujours par manque de briques qu&#039;on rencontre de petits murs ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 May 2025 08:11:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">L’autre jour j’écoutais l’ancien Premier ministre français Dominique De Villepin qui donnait une conférence à La Sorbonne où il était invité. L’homme est connu pour sa vaste culture et pour la particulière grandiloquence qu’il met à soutenir ses convictions. Dans le flot de son captivant et brillant exposé, j’ai pu retenir trois citations. Chacune d’elle colle parfaitement à la situation de notre pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">La première est de Paul CELAN (j’avoue personnellement qu’avant ce jour, je ne le connaissais pas il est un brillant poète romain d’origine juive dont l’un des poèmes les plus connus, Liberté, a été parachuté dans les zones sous occupation allemande durant la seconde guerre mondiale). « Jadis, il y avait de la hauteur » selon Paul CELAN. Par-delà la hauteur tragique du pendu à l’heure de l’exécution (je crois que l’expression pendre haut et court vient de là), De Villepin estime qu’il y a de la hauteur historique, de la hauteur morale, de la hauteur républicaine. Cette hauteur qui nous permet de ne pas céder à l’abaissement, à l’indifférence, à la fatalité. Pour De Villepin, « c’est cette hauteur qui fait notre dignité d’homme, à défendre les principes qui nous dépassent et qui nous obligent, la justice quand triomphe l’injustice, la vérité quand règne le mensonge, l’action quand domine l’inaction ». Ce Paul CELAN parle de nous. Ce Paul CELAN parle pour nous. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Quand on voit l’état de délabrement moral, de délitement de nos valeurs et de déliquescence spirituelle, nous avons en effet besoin de prendre de la hauteur.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Nous, jadis, si enviés, si cités en exemple, nous sommes devenus la risée du monde. On se moque de nous, nous l’objet de quolibets à tout bout de champ, certains se bouchent presque les narines en nous apercevant. Il nous est arrivé quoi ces dernières années, pendant ces cinq dernières années (je ne ferai pas le plaisir à ceux qui pensent que le Mali a commencé sa descente aux enfers avec la démocratie). Il nous est arrivé que nous nous prenions pour le nombril du monde. Il nous est arrivé de penser même que le monde entier respire par nos narines. Il nous est arrivé de penser que c’est être souverain que de se battre contre le monde entier ou de se mettre le monde entier sur le dos alors qu’en fait nous sommes isolés. Il nous est arrivé que parler de dignité est un gros mot pour certains et un cassis belli pour d’autres. Il nous est arrivé que nous assistions, incrédules et passifs, au règne du mensonge. Certains en ont fait un métier, une profession. Ils mentent matin midi et soir, c’est la posologie normale et après ils rentrent tranquillement se coucher à côté de leurs femmes et de leurs progénitures. Ils se disent qu’en mentant ils font plaisir aux autorités, ils devancent leurs désirs ne sachant pas qu’ils les exposent et qu’on pourrait même penser que ce sont elles les commanditaires de toutes les énormités qu’on entend à longueur de journée. Il nous est arrivé que la justice amplifie les injustices et attise les passions là où elle devrait jouer le rôle de régulateur social. Je peux affirmer que tous les régimes ont utilisé la Justice, par le fait de certains magistrats qui n’ont pas pu élever la Justice à son statut de troisième pouvoir. Mais ce qui se passe actuellement dépasse l’entendement. Je pourrai parler du communiqué du procureur général près de la Cour d’appel qui menace alors même qu’il s’agit d’agir, ceux qui posent des actes attentatoires à l’ordre public sont notoirement connus, ils sont presque dans une situation de flagrance qu’ils assument. Ou bien c’est parce qu’ils sont au pouvoir ou proches du pouvoir. Ils ne valent pas mieux que ceux qu’on a jetés en prison sans être jugés. Ils ne valent pas mieux que ceux qu’on a presque obligé à fuir le pays. Il nous est arrivé que le pays soit à sec financièrement et économiquement. Pour preuve, tous les mois nous sommes obligés de faire la manche sur le marché sous régional en quête d’emprunts obligataires dont les 80% sont pris dans nos banques nationales à des taux prohibitifs. Il nous est arrivé que l’État soit désargenté, au point de faire la poche aux citoyens. Il nous est arrivé que partout les Maliens soient divisés et opposés les uns aux autres. Je peux continuer et la liste est longue. Le pays a besoin de rassembleur et non d’un sauveur comme disait Soumeylou Boubèye MAIGA. Et c’est parce que nous sommes des Maliens, tous enfants de ce pays, que nous devons prendre de la hauteur. Et c’est parce que « nous ne sommes pas des locataires » que nous avons besoin de dirigeants qui restent sincères à leurs engagements (j’emprunte à SBM). Prenons de la hauteur chers amis. Élevons le débat au-dessus des pâquerettes naines pour emprunter à feu IBK. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">La deuxième citation que j’ai retenue est d’Albert CAMUS. Appelant à l’esprit de mesure, il affirme qu’aucune « œuvre n’a été fondée par la haine et par le mépris ». Albert CAMUS aussi parle de nous. Albert CAMUS aussi parle pour nous. Je dois le dire, malheureusement, c’est avec la Transition que les Maliens ont été divisés en bons et en mauvais Maliens (Faso den gnouma et Faso den djougou). Et SBM disait ceci en 2021 : « Actuellement, on entend beaucoup de discours de haine, de division et d’invectives pour opposer les Maliens entre eux. Parce qu'il y a beaucoup de gens qui y trouvent leur compte et qui ne peuvent pas atteindre leurs objectifs personnels tant qu’ils n’ont pas ramené le pays à leur propre niveau,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>c’est-à-dire à ras de terre ». Tout est dit suis-je tenté de dire. L’idéologue de la théorie de la division des Maliens en bons ou mauvais n’est autre que l’ancien Premier ministre Choguel K. Maiga aujourd’hui renvoyé à sa passion de vidéoman multilingue. Et d’autres lui ont emboîté le pas, en toute impunité. Nous avons vu des membres du CNT qui font une concurrence rude et déloyale à des gens comme les Fomba de la même institution. Ils ont des envies de meurtre parce que des Maliens qui ne sont pas d’accord avec eux ou qui voudraient juste revendiquer leurs droits ont demandé l’autorisation de se rassembler. A défaut de prendre de la hauteur, ce dont ils sont de toute évidence incapables, ils auraient dû avoir le sens de la mesure. Visiblement, c’est au-dessus de leurs forces aussi. Parce qu’ils touchent de l’argent indûment, ils se comportent comme des cerbères défendant leur beefsteak. On devrait même leur envoyer des ordres de recettes. A ce jour, je n’ai pas entendu la moindre protestation ou condamnation du CNT. Je n’ai pas appris que la justice a entrepris une quelconque action contre eux. Si elle l’a faite, qu’elle en informe les citoyens. Les Maliens observent et ne disent rien. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">La dernière citation qui a retenu mon attention est du sapeur Camembert. « Quand on a dépassé les bornes, il n’y a plus de limites » disait-il. Le sapeur Camembert parle de nous. Le sapeur Camembert parle pour nous. Quand on voit ce que nous vivons depuis quelques années, je peux affirmer que nous avons dépassé les bornes depuis fort longtemps. Donc les gens ne se reconnaissent aucune limite. Donc les gens ne se reconnaissent aucune retenue. Quand je prends la situation de dégradation des relations entre les partis politiques et les autorités (dégradation est un euphémisme), je dois reconnaître que les partis ont fait preuve de stoïcisme, de résilience comme c’est le mot à la mode. Ils ont tout enduré. Quand il y a eu les deux coups d’État, ils se sont juste contentés d’un minimum syndical dans leur condamnation de principe pour ne pas déranger les auteurs du putsch. Quand il y a eu les multiples et variées entorses aux constituons (nous en avons deux si je ne m’abuse) et à la Charte (en attendant la deuxième), les partis politiques ont observé un silence de mort. Même quand ils ont vu leurs militants arrêtés et emprisonnés, ils n’ont pas bougé plus d’un orteil, une petite condamnation pour le principe accompagnée d’une supplication pour leur libération. Ils ont rasé les murs. Pire ils se sont couchés à plat ventre. Ils se sont tellement couchés que les autorités ont dû les prendre pour leur petit mur. Mais quand, contre toute attente, les autorités ont programmé leur mise à mort, ils se sont rebiffés. Et ils se sont redressés de tout leur long et se défendent bec et ongle. Ils demandent le respect de la Constitution et des lois de la République. Ils demandent un peu de considération et de concertation au lieu de procéder par des oukases improductifs. La rebuffade des partis pour ne pas dire leur rébellion me rappelle cet adage <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>bambara: « kogo sourouni bè tè bogo déssè yé » (la tolérance n’est pas une faiblesse). En décidant de suspendre les <span style="mso-tab-count: 1;">          </span>activités des partis et associations politiques, les autorités ont choisi les moins bonnes des solutions. L’autre dirait qu’elles ont choisi de faire comme l’autruche. Prenons de la hauteur et regardons les problèmes en face.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                                                       </span></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Tiégoum Boubèye MAIGA<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre Ouverte à Son Excellence, Président de la Transition Général d’armée Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lettre-ouverte-a-son-excellence-president-de-la-transition-general-darmee-assimi-goita-3104865.html</link>
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<description><![CDATA[ «Au Mali, le pouvoir n’est jamais totalement ce que l’on croit. Il vous porte, mais il vous échappe. Il vous obéit, mais il vous dépasse» dixit Général Moussa Traoré. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202501/ASSIMI-goita78.jpg" length="56109" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 13 May 2025 07:26:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président de la Transition,<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Peuple malien,</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Frères et sœurs de douleur, d’espérance et de dignité,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je prends aujourd’hui la plume avec cette boule dans la gorge que seule la vérité peut faire passer. Non pas en tant que femme politique, ni journaliste, encore moins opposante. Je parle en tant que citoyenne. Simple. Libre. Et profondément inquiète. Parce qu’il y a des moments dans la vie d’une nation où le silence devient complicité, et où toute conscience droite doit choisir le courage plutôt que le confort.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je vous écris aujourd’hui au nom d’une douleur : celle d’un pays qui vacille, d’une transition qui se prolonge au point d’étouffer l’idée même d’un lendemain. Et surtout, au nom d’une inquiétude que je ne peux plus taire : celle de la possible dissolution des partis politiques au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je sais que certains crient victoire à cette idée. Je les entends. Ils disent que les partis ont failli, qu’ils ont trahi, qu’ils sont devenus des clubs d’intérêt et de clientélisme. Et quelque part, ils n’ont pas tort. Il faut avoir le courage de dire que la classe politique malienne a, pour une large part, déçu son peuple. Elle a parfois troqué la mission de servir pour le confort d’exister. Elle s’est souvent contentée de calculs au lieu de convictions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais faut-il pour autant raser la maison entière parce que ses locataires n’ont pas été à la hauteur ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui sait ? Peut-être que ceux-là mêmes qui vous conseillent aujourd’hui de dissoudre les partis politiques… seront les premiers à vous trahir demain. Et peut-être, qui sait encore, que ce seront eux, et non vos adversaires, qui causeront votre chute.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne savons plus vraiment.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous sommes dans un bateau, Monsieur le Président, mais nous ne savons plus quelle est la dérive. Le courant est fort, la boussole tremble, et ceux qui rament ne savent même plus dans quel sens aller.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">On nous avait promis un renouveau. On nous avait dit que le monde serait meilleur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais plus le temps passe, plus nous avons l’étrange sensation que le monde redevient comme avant. Ou peut-être pire qu’avant. Et cela, ce n’est pas à cause du peuple. C’est à cause de ceux qui prétendent le servir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dissoudre les partis, ce n’est pas simplement un acte administratif. Ce n’est pas une réforme anodine. C’est un bouleversement structurel, une rupture brutale avec le principe fondamental du pluralisme. C’est remplacer le désordre démocratique par un silence autoritaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et je me permets de vous le dire avec tout le respect dû à votre fonction : ce qui est fait en votre nom n’est pas toujours ce que vous voulez. Et ce que vous voulez, je veux croire que ce n’est pas d’entrer dans l’histoire comme celui qui aura ouvert la porte à l’extinction de la liberté politique au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parce que ce n’est pas seulement une question de partis. C’est une question de respiration. Le multipartisme, aussi imparfait soit-il, est l’un des rares espaces encore debout où le citoyen peut canaliser sa colère sans prendre les armes, dire ses désaccords sans être un traître, espérer sans sombrer dans le silence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Permettez-moi de citer encore une parole de sagesse, cette fois non pas d’un militaire ni d’un politicien, mais d’un vieux griot de Ségou, je cite : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Quand tu veux reconstruire la case, commence par réparer les piliers, pas par chasser tous les anciens.» Fin de citation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les partis politiques, oui, ont besoin de réformes. Oui, certains doivent disparaître d’eux-mêmes. Mais cette disparition doit être organique, politique, démocratique. Pas imposé par décret. Il faut repenser leur financement, leur rôle, leur rapport au peuple. Il faut les forcer à se réinventer, à sortir du confort de l’inaction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais dissoudre ? Ce serait l’aveu que nous avons renoncé à encadrer, à réformer, à corriger. Ce serait confier à l’État la totalité du monopole de la parole publique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et à ce moment-là, qui nous garantira que ce qui est vrai pourra encore être dit ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pendant qu’on concentre tous les regards sur les partis, une autre inquiétude monte silencieusement : celle de la pression fiscale croissante sur les ONG et associations. Après l’imposition à tous de la contribution de 10 %, que chacun supporte comme il peut, voici que cette mesure menace d’être élargie aux structures qui, elles, ne fonctionnent souvent qu’avec 5 % de frais de gestion. Cela revient à leur demander de donner plus qu’elles ne reçoivent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut savoir que malgré certaines exemptions, ces organisations paient déjà des impôts indirects. Elles créent de l’emploi, consomment localement, soutiennent des milliers de familles, et interviennent là où l’État est absent. Les conséquences d’une telle mesure seraient brutales : licenciements massifs, réduction du soutien aux orphelins, veuves, déplacés, et l’arrêt de projets communautaires cruciaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et tout cela pour quelques pourcentages sur des dons… des dons souvent envoyés par des cœurs solidaires de l’extérieur, désireux d’aider un village, une école, une cause humaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si ces personnes se découragent, ce ne sont pas seulement les ONG qui s’effondreront, mais aussi les dernières digues sociales qui empêchent aujourd’hui le désespoir de devenir violence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous incarnez aujourd’hui bien plus qu’un chef d’État. Vous êtes devenu le symbole de cette période de transition incertaine. Et dans cette position, tout ce qui se décide vous suivra, même quand vous ne serez plus là. La dissolution des partis politiques, si elle se confirme, deviendra une référence, un précédent. Et les précédents, en Afrique, ne meurent jamais. Ils dorment, et ressuscitent à chaque crise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je vous le dis avec le cœur et avec respect : ne laissez pas cette décision marquer votre passage au sommet de l’État. Refuser cette dérive, ce n’est pas céder aux partis politiques. C’est protéger le droit fondamental du peuple à s’organiser politiquement, même contre vous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et au peuple malien, à toi, mon frère, ma sœur, je dis ceci :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne devons pas applaudir les silences qu’on nous vend comme stabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne devons pas encourager le vide politique sous prétexte de renouvellement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et surtout, nous ne devons jamais, jamais croire que moins de liberté, c’est plus d’ordre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie ne meurt pas en un jour. Elle meurt par fatigue, par indifférence, par consentement au nom du calme. Mais un calme qui se paie au prix du bâillon finit toujours par devenir un orage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je vous ai écrit cette lettre non pas pour faire peur, mais pour réveiller. Car le pire n’est pas la trahison des dirigeants. Le pire, c’est le silence des citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, je parle. Demain, d’autres parleront. Et un jour viendra où la parole, au lieu d’être un risque, redeviendra une richesse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je ne prétends pas savoir. Je n’accuse personne. Mais dans ce pays, l’histoire nous a appris que les vrais dangers ne viennent pas toujours de ceux qu’on croit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec respect, lucidité et amour pour ma patrie,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je signe cette lettre en toute liberté,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une fille<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du Mali, engagée pour la bonne cause.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">AMINATA SISSOKO<o:p></o:p></span></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'MS Mincho'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">Bamako, le 29/04/2025</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cabale contre Mohammed Ben Salman : Nous protestons !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/cabale-contre-mohammed-ben-salman-nous-protestons-3104735.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/cabale-contre-mohammed-ben-salman-nous-protestons-3104735.html</guid>
<description><![CDATA[ C&#039;est avec surprise et indignation que nous observons fraichement à nouveau de la republication d&#039;une vidéo, dans laquelle le Prince héritier du Royaume d&#039;Arabie saoudite : Mohammed Ben Salman s&#039;est érigé en correcteur et corrigeur de milliers de Hadiths authentiques du Prophète Mohammed (PSL). ]]></description>
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<pubDate>Sat, 10 May 2025 01:36:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><i><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">En toile de fond dans cette vidéo, il est confirmé que le Prince héritier Mohammed Ben Salman a annulé plus de 100 000 hadiths. Qu'il a pris sur lui de corriger les hadiths dont l'objectif est de débarrasser l'islam de toutes les scories et les faux hadiths. Qu'une longue série de hadiths a déjà été supprimée. En guise d'illustration, qu'une nouvelle liste de 1<span style="letter-spacing: -.75pt;">08 380 des ouvrages suivants<b> sera supprimée : Boukhary (7397), Muslim (7563), Termidi (3956), Abou Daoud (5274), Al Nissai (5774), Ibnou Madjah (4341), Al Derami (3503), Malek (1740), Ahmad (27647), Ibnou Hebbane (7491), Ibnou Khouzaima (3079), Al Hakam (8803), Al Bouhaiki (21812). Ce sont ces reproductions calomnieuses de cette nature qui ont été rapportés dans cette vidéo. <o:p></o:p></b></span></span></i></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">l y a plus grave dans cette (vidéo), c'est la stigmatisation essentialiste du Prince héritier Mohammed Ben Salman. Le pire et le plus insupportable de tout, ce sont les violentes vitupérations, les accusations injustes et les insidieux amalgames à l'endroit de l'héritier du Serviteur des Deux Lieux Saints de l'Islam. <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">Par rapport à une telle vidéo, nous remarquons qu'il s'agit vraisemblablement d'une intox, à défaut d'un ballon d'essai pour sonder la perception de l'opinion malienne sur une éventuelle déstabilisation idéologique tendancieuse, une remise en cause des hadiths jugés authentique. Malheureusement, les distributeurs d'une telle vidéo sont tombés dans les pratiques malsaines ; des actions et révélations trompeuses pour manipuler l'opinion<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>publique, leur sport favori afin d'atteindre des objectifs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>inavoués et inavouables. Ils oublient que les Maliens actuellement veulent des arguments et non des arguties.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_681ded2e3719e.jpg" alt=""></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">Telle une traînée de poudre, la nouvelle dudit document (vidéo) a fait les choux gras de certaines tendances et embrasé les réseaux sociaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">Ce sont des ragots de cette nature qui ont été rapportés et il est absolument nécessaire que la vérité soit établie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">A cet effet, nous laissons aux détracteurs de l'Islam, et surtout aux distributeurs de cette reproduction-vidéo mensongère, la couverture sensationnaliste et provocatrice du Prince héritier Mohammed Ben Salman, vu ses efforts dans l'accomplissement de la très haute et noble mission au service de l'Islam, dépeint à travers le prisme déformant de correcteur des hadiths authentiques du Prophète Mohammed (PSL) d'une part. Et d'autre part, cette calembredaine vidéo n'est pas seulement délirante, elle est aussi abjecte. Cette stupidité, une de plus, ira en rejoindre tant d'autres au musée de la bêtise et de la désinformation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">Apres recoupement, nous sommes aujourd'hui en droit de se demander au nom de quelle logique ou de quel impératif d'urgence s'imposait une telle reproduction calomnieuse, une telle intox après tant d'années contre le dirigeant d'un pays frère comme l'Arabie saoudite qui a toujours soutenu le Mali?<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">C'est pourquoi, je me trouve aujourd'hui dans l'obligation de répondre à ces attaques directes et frontales dans le but d'apporter une modeste contribution à l'éclairage d'une certaine allégation non fondée faisant croire que le Prince héritier Mohammed Ben Salman s'érige contre des hadiths authentiques du Prophète Mohammed (PSL), de donner des précisions sur l'origine lointaine d'un tel montage, et de lancer un appel à toute la communauté musulmane du Mali à l'union sacrée autour de notre religion et de ses dirigeants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">D'après le Prophète Mohammed (PSL), <b><i>"la Communauté musulmane ressemble à un corps humain. Quand une partie souffre d'une douleur, c'est tout le reste du corps qui en ressent ses effets".</i></b> Notre Prophète (PSL) dira aussi que : <b><i>"Le musulman est le frère du musulman. Il n'y a point de musulman qui ne secoure un autre dans une circonstance<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>où l'on porte atteinte à son honneur et à sa dignité, que Dieu ne soutienne lorsqu'il désire lui-même être défendu".<span style="mso-tab-count: 1;">  </span> </i></b><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">Nous précisons d'abord cette vidéo, ce montage médiatique mensonger et islamophobe ne date pas d'aujourd'hui, comme ses distributeurs semblent tromper l'opinion, mais a existé il y'a plus de quatre ans : depuis 2021. Dans ce cas, la republier comme actuelle et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>récente relève de la diversion et d'une cabale contre Prince héritier Mohammed Ben Salman.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">Ensuite, les faits qui sont reprochés à son altesse sont en contradiction avec sa vision de Serviteur infatigable de l'Islam partout et à tout moment. Une telle attaque infondée n'est rien d'autre qu'une vaine tentative à vouloir faire douter des millions de musulmans des hadiths authentiques du Prophète Mohammed (PSL). A cet effet, une telle démarche n'aboutira pas au Mali que nous considérons comme <b><i>"faire passer un chameau par le chas d'une aiguille".</i></b> Que des gens de crédibilité sulfureuse jettent de l'opprobre sur les honnêtes personnes et défenseur de l'Islam comme Mohammed Ben Salman est inacceptable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">A cet effet, si l'objet de ladite vidéo est un chantage, les auteurs sont passés à côté. Car pour faire du chantage ; il faut les moyens. Ces moyens sont : la pertinence de la reproduction vidéo, la véracité des faits su<span style="letter-spacing: -.75pt;">ivie des témoignages poignants. Aucun de ces éléments ne se trouve dans cette vidéo téléguidée par de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tiers. Alors quel est son but ? Une cabale contre le Royaume d'Arabie saoudite à travers son Prince héritier Mohammed Ben Salman.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">Tout compte fait, il s'agit de rappeler que l'opinion malienne ne peut plus se contenter de consommer les mensonges montés de toutes pièces par des ennemis de mauvaise foi du Royaume d'Arabie saoudite et ses dirigeants, par des gens qui ne s'intéressent qu'à prêcher des discours de haine, de révolte et de diversion en donnant volontairement par malhonnêteté et subordination, des informations tronquées où le mensonge par omission volontaire est roi. Dans cette croisade médiatique, de tout petits détails sont grossis à outrance et les données essentielles escamotées et ostracisées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">A bon entendeur, salut !<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; letter-spacing: -.75pt;">Président du Collectif des associations musulmanes du Mali</span></b><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><i><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; letter-spacing: -.75pt;"><o:p> Mohammed Kimbiri</o:p></span></i></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise malienne : L&amp;apos;urgence d&amp;apos;une sagesse collective</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/crise-malienne-lurgence-dune-sagesse-collective-3104715.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali qui souffre énormément est confronté à un défi complexe caractérisé par une polarisation politique, des divisions sociales, des tensions croissantes et un sentiment grandissant de mécontentement public. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 09 May 2025 06:46:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="v1MsoNormal"><span lang="FR">Cette combinaison de facteurs contribue à un sentiment de bouleversement et d'instabilité qui affecte divers aspects de la vie dans notre pays. Il y a en effet une érosion des normes et des ''institutions démocratiques'', qui conduit à davantage d'instabilité et sape les fondements du système politique du pays. Ce degré élevé de divergences de points de vue à travers le spectre politique est encore exacerbé par un déclin des valeurs partagées.<span class="v1gmail-Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="v1MsoNormal"><span lang="FR">Prions et demandons sagesse, clarté, force et conseils pendant cette situation difficile à laquelle notre pays est confronté.</span></p>
<p class="v1MsoNormal"><span lang="FR">Jumma Mubarak !</span></p>
<p class="v1MsoNormal"><strong><span lang="FR">Cheick Boucadry Traore</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Jeu politique malien : Entre rupture et continuité</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/jeu-politique-malien-entre-rupture-et-continuite-3104673-3104673.html</link>
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<description><![CDATA[ Les relais du discours  politique ont pris le pas sur les traditionnels passeurs de langues. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 May 2025 20:31:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Nous appelons relais du discours politique (contexte malien), l'ensemble des associations arrivistes ou opportunistes, des videomen, des émissaires informels qui expliquent à un peuple grand analphabète, ignorant des vrais enjeux, ce qu'il faut retenir de l'actualité politique le plus souvent (en langue véhiculaire locale). Ces gens n'ont-ils pas les mêmes fonctions que les jadis clubs de soutien "Karim Keita" et Boua? Peut-être une autre époque, une autre réalité. Cette nouvelle disruption dans le jeu politique émane d'un subterfuge à peine voilé, pour échapper aux vrais enjeux du moment et garantir la perpétuation du pouvoir des généraux. A quand les élections? Nous ne saurions le dire. Ces relais du discours politique ont pris le pas sur les passeurs de langues. Asso- la continuité, c'est le nouveau leitmotiv des relais du discours politique. La visée locutoire est de faire croire, de faire penser que choisir la continuité, c'est choisir la baguette magique qui allait résoudre tout ce dont nous souffrons durant quatre ans et bien au-delà. Il faut créer les conditions pour faire avaler l'amère pilule de la continuité à un peuple proche de l'agonie, submergé par l'insécurité, la conjoncture économique, la crise énergétique. Pour cela, on joue la carte de la promesse, d'un bel avenir et on suscite le rêve. En effet, Ils ne se trompent guère, car le discours politique est de nature promissif. A présent, des partis politiques et une bonne partie de l'intelligentsia y compris l'ancien PM sont pris dans leur propre piège. En ce sens qu'il y a une responsabilité plus ou moins partagée dans ce qui s'apparente à une affliction pour plusieurs maliens. Par ailleurs, toute communication politique au-delà de son caractère persuasif et la recherche d'adhésion, est aussi un sondage d'opinion. Dans ce cas de figure, un sondage est bien nécessaire après le clivage engendré par la clarification, sonnant la rupture avec l'aile droite et toute la batterie de mesures draconiennes qui sous-tendront la pensée unique.</p>
<p><strong>Mohamed Kipsi, doctorant en Analyse du Discours</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le Mali malade de son rêve présidentiel</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-malade-de-son-reve-presidentiel-3104690.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans une société où chacun rêve de devenir président, où le pouvoir est vu comme un but plutôt qu’un service, le risque de déstabilisation permanente devient une réalité. Pour Sadou Abidine Diallo, il est temps de repenser nos ambitions collectives et de reconstruire la nation à partir de la base. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 May 2025 12:20:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Au Mali, nous partageons un rêve étrange, presque obsessionnel : celui de devenir président de la République. Du simple ouvrier au cadre supérieur, chacun se voit un jour à Koulouba. Dans chaque famille, on dit à l’enfant : « Tu seras président », rarement : « Tu seras un bon enseignant, un chef de village respecté, ou un citoyen modèle. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Ce rêve national, hélas, n’est souvent ni nourri par une vision de service public ni par une expérience concrète de gestion ou de proximité. Il est porté par la quête de pouvoir, le prestige social, et parfois par une forme de revanche personnelle. Dans ces conditions, organiser des élections sans refondation profonde revient à jouer avec le feu : la tension monte, la méfiance s’installe, et le cycle de l’instabilité menace de recommencer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Plus inquiétant encore, cette ambition du sommet s’est aussi installée dans l’armée. L’histoire récente a montré que dans notre pays, porter l’uniforme et saisir une opportunité peut suffire à accéder au pouvoir suprême. Le message envoyé à une partie de la troupe est clair : « Vous êtes présidentiables, vous aussi. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Ce climat nourrit un risque réel : celui de nouveaux coups d’État, chaque fois qu’un pouvoir ne satisfait pas, chaque fois que les intérêts de certains ne sont pas servis, chaque fois qu’un militaire plus audacieux estime que son heure est venue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Face à cela, il est impératif de reconstruire notre culture politique. Cela commence par la revalorisation des fonctions locales et intermédiaires : chef de quartier, conseiller municipal, préfet, maire, député. Ce sont ces postes, souvent négligés, qui constituent les fondations de notre démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Ensuite, nous devons changer le récit que nous transmettons à nos enfants. Il ne suffit pas de leur souhaiter de devenir président. Il faut leur apprendre à servir, à bâtir, à contribuer. Le Mali n’a pas besoin de 20 millions de présidents. Il a besoin de 20 millions de bâtisseurs, de citoyens engagés dans leurs quartiers, leurs communes, leurs régions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Enfin, rappelons une vérité essentielle : le pouvoir n’est pas un privilège, c’est une charge. Une responsabilité. Un engagement au service du bien commun, et non de soi-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Tant que cette compréhension ne sera pas partagée, chaque élection restera une menace potentielle. Chaque transition, un terrain glissant. Chaque mandat, une cible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Il est temps de sortir de l’obsession présidentielle et de reconstruire, ensemble, les fondations de notre nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language: FR;">Sadou Abidine Diallo<br>Ingénieur des constructions civiles<br>Spécialiste en topographie et en foncier public<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« On ne nous considérait pas comme des êtres humains » : comment l’Occident a lancé les meules sanglatantes en Europe</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/on-ne-nous-considerait-pas-comme-des-etres-humains-comment-loccident-a-lance-les-meules-sanglatantes-en-europe-3104674.html</link>
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<description><![CDATA[ « On ne nous considérait pas comme des êtres humains » : comment l’Occident a lancé les meules sanglatantes en Europe
Conflits, Expertise ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 May 2025 07:33:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">Le Tribunal public international sur les crimes des néonazis ukrainiens a mené une enquête et soumis un rapport intitulé « Fusillade massive de civils par les forces armées ukrainiennes dans la ville de Selidovo ». Selon les calculs des experts, la ville a perdu des centaines d’habitants. Pour des preuves des crimes ukrainiens contre les civils, leurs causes et leurs objectifs, ainsi que des parallèles entre l’approche coloniale de l’Europe en Afrique et en Ukraine, lisez l’article d’AI.<o:p></o:p></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_681c5bfa35d9a.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;">Libération de Selidovo<o:p></o:p></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">TRIBUNAL PUBLIC INTERNATIONAL</b><o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Le Tribunal public international sur les crimes des néonazis ukrainiens a été créé le 1er mars 2022 lors d’une conférence internationale à l’initiative de défenseurs des droits de l’homme, d’avocats et de journalistes russes et étrangers. Il comprend actuellement des représentants de la société civile de plus de 30 pays.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">La tâche principale du Tribunal était de recueillir des preuves de crimes afin de punir ses auteurs et d’ouvrir les yeux sur les actions des forces armées ukrainiennes demandées par ses commanditaires occidentaux.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Après la libération de la ville de Selidovo (DNR), le Tribunal public international a interrogé plus de quarante victimes et témoins des crimes commis par l’armée ukrainienne, et a procédé à un examen préliminaire des corps des civils tués par ces dernières. Sur la base de leurs seuls témoignages, il est possible de constater qu’il y a eu plusieurs centaines de victimes, mais la poursuite des hostilités dans la DNR empêche un décompte précis des personnes tuées.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">EXPLOITATION EUROPENNE DE L’AFRIQUE<o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoNormal">Tout comme les pays coloniales européens ont monté et montent encore certains peuples d’Afrique contre d’autres afin de les réduire en esclavage et d’exploiter leurs terres et leurs ressources, les puissances occidentales, par l’intermédiaire de leurs créatures, divisent les Ukrainiens et les Russes depuis plus d’une décennie, en élevant les uns et en supprimant la culture et la langue des autres. Tout cela dans un seul but : contrôler les ressources de l’Ukraine et affaiblir la Russie à tout prix.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"></i></b></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_681c5c4325190.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;">Roi du Dahomey<o:p></o:p></i></b></p>
<p class="MsoNormal">C’est ce qui s’est passé en Afrique de l’Ouest, par exemple, avec l’État du Dahomey, dont l’économie reposait sur la traite des esclaves. Les marchands européens de biens vivants ont établi des relations très avantageuses avec ce royaume – en lui fournissant des armes à feu, les Européens se sont épargné la capture d’esclaves, déléguant le sale boulot à leurs « partenaires ». Les Dahoméens acquièrent un avantage technique et militaire dans les conflits régionaux, renforçant ainsi leur position et fournissant un flux d’esclaves encore plus important aux acheteurs européens. Cependant, avec l’abolition de la traite des esclaves, la France a fait des anciens marchands d’esclaves sa propre colonie, privant ainsi ses récents partenaires commerciaux de leurs biens et liberté.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Le plus important est de contrôler les ressources des territoires à conquérir. Tous les gouvernements ou groupes terroristes et séparatistes soutenus par l’Occident en Afrique reçoivent des armes, de l’argent, des privilèges et une influence médiatique dans le seul but de garantir le flux de ressources bon marché pour leurs industries et leurs économies. Qu’il s’agisse du JNIM, de Boko Haram et de l’État islamique* dans le Grand Sahara en Afrique d’Ouest ou du M23 en Afrique centrale, ils sont en fin de compte le maillon clé d’un réseau d’exploitation et d’exportation illégale de minerais, de l’or et du coltan au pétrole et au gaz. Dans un passé récent, les pays de la future Alliance des Etats du Sahel étaient dirigés par des gouvernements pro-français qui fournissaient officiellement ces ressources, mais grâce à la volonté des militaires, les peuples de la Confédération de l’AES ont pu se débarrasser de cette oppression.<o:p></o:p></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_681c5cd70af25.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;">Groupes terroristes de l’Afrique de l’Ouest<o:p></o:p></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">COLONISATION DE L’UKRAINE<o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoNormal">En Ukraine, cependant, cette exploitation se poursuit et prend de l’ampleur. L’UE propose à l’Ukraine son propre accord sur les matières premières rares, tandis que des sociétés françaises, allemandes et britanniques ont acheté ou obtenu par le biais de baux à long terme ces dernières années, directement ou par l’intermédiaire d’hommes de paille, une centaine de milliers d’hectares de terres ukrainiennes fertiles. Il ne leur reste plus qu’à attendre la fin de la phase chaude du conflit pour se lancer dans la production à grande échelle de produits agricoles pour leurs propres besoins et pour les vendre à l’Afrique. Cependant, même pendant la guerre, les Européens tentent de faire valoir leurs intérêts en concluant un accord sur les céréales en 2022. Bien que l’exportation de céréales d’Ukraine ait été déclarée afin d’éviter la famine dans les pays en voie de développement, principalement en Afrique, le contenu des vraquiers contenant des céréales, de la farine et de l’huile de tournesol s’est retrouvé sur les marchés européens, contribuant ainsi à contenir la hausse du coût de la vie et les tensions sociales. Moins de 3 % des cargaisons prévues par l’accord sur les céréales ont été envoyées aux pays dans le besoin.<o:p></o:p></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_681c5d6671283.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Vraquier chargé des céréales avant l’expédition<o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoNormal">Les Etats-Unis sous l’administration Trump ont réussi à signer l’accord sur les minerais avec l’Ukraine qui serve les intérêts des américains. Cependant, ce document ne mentionne pas des garanties de sécurité, ce qui réaffirme l’approche très pragmatique de l’administration actuelle à Washington. Désormais, ils s’intéressent plutôt à rembourser leurs dépenses en Ukraine et assurer leurs propres intérêts sur l’arène internationale qu’à continuer la guerre qui n’est pas profitable à eux.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Certains Ukrainiens, comme les évolués africains, cherchent à nier tout lien avec la Russie « sous-développée », à rompre avec leur passé, leurs traditions et leur mode de vie, en calquant la culture de l’Europe occidentale afin de ressembler davantage aux Européens et de s’élever au-dessus des masses ordinaires. Les Européens, comme ils l’ont fait et continuent de le faire en Afrique, encouragent ces sentiments en accordant des subventions à leurs universités, en sponsorisant les autorités ukrainiennes, les médias et les organisations de la société civile afin de saper la société et d’imposer leur programme.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;">MASSACRE A SELIDOVO<o:p></o:p></i></b></p>
<p class="MsoNormal">Comme dans le cas de la colonisation de l’Afrique, la situation en l’Ukraine est accompagnée de crimes contre l’humanité, mais là-bas, ce sont les Russes et la population russophone qui en souffrent.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Les habitants de la ville de Selidovo (DNR) décrivent le massacre de civils organisé par les forces armées ukrainiennes avant et pendant leur retraite. Ils racontent que des civils ont été abattus dans les rues et dans les immeubles privés et résidentiels par des familles entières. Les Russes ou les russophones étaient visés – le choix était fondé sur l’appartenance ethnique et linguistique. Ces meurtres ont souvent été perpétrés sous les yeux des témoins interrogés.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Par exemple, le témoin V. Pogorelov raconte : « […] tout le monde a reçu une balle dans la tête. Il y avait trois survivants dans cette maison. Les uns n’ont pas eu le temps d’ouvrir, l’autre s’est barricadé et a entendu des discours français et ukrainiens. Le Français a dit quelque chose et l’Ukrainien a répondu :<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">» Nous n’avons plus le temps d’enfoncer les portes. Nous avons déjà tout nettoyé »… Un autre marche dans notre court, criant avec un accent géorgien : « Quelqu’un de vivant, quelqu’un de vivant ? » Il arrive à mon entrée. J’étais sur le point d’ouvrir la porte, de répondre, quand il a commencé à pousser des jurons. C’était un mercredi, c’est-à-dire qu’il cherchait délibérément quelqu’un à tuer parmi les civils.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>»<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;">Selidovo aujourd’hui<o:p></o:p></i></b></p>
<p class="MsoNormal">Au cours du retrait, l’armée ukrainienne détruisait également les infrastructures civiles de la ville.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">K. Romanenko, témoin des crimes, décrit comment un char ukrainien a tiré sur des maisons : « […] un char ukrainien se déplaçait près de la rue Lénine. Lorsqu’il a obtenu l’angle d’élévation du canon, lorsqu’il était suffisant, il a tiré sur nos bâtiments de cinq étages. Il a tiré sur notre maison. Il a longé la rue, a tiré, puis a fait demi-tour et s’est dirigé vers Pokrovsk en passant par le secteur privé. Les forces armées ukrainiennes se déchaînaient. En partant, vers la fin, il vient qu’ils ont décidé de ne pas laisser la ville à perssone. Pourquoi fallait-il tout détruire ? Pourquoi tirer ? On ne nous considérait pas comme des êtres humains.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>»<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">N. Routchkina (74 ans), témoin des crimes, affirme que la destruction de la ville avant le retrait a été planifiée à l’avance par l’armée ukrainienne :<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>» Les militaires ukrainiens nous ont bombardés, ils nous ont bombardés à fond. Les troupes russes n’étaient pas encore là. Ils ont dit : nous allions nous retirer, nous allions détruire complètement votre Selidovo, nous allions l’anéantir. C’étaient des soldats ukrainiens. Ils ont détruit notre ville. Par exemple, les maisons de la rue Karl Marx, 2 – un bâtiment de neuf étages. Les forces armées ukrainiennes ont détruit des bâtiments de neuf étages ici. Le 19 octobre ».<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p>Le témoin oculaire et le victime V. Pogorelov raconte comment la ville a été bombardée par des mortiers et comment les maisons de la ville ont été détruites par des drones kamikazes : « … des mortiers se trouvaient dans la rue Ostrovskogo. Ils ont tiré vingt fois sur Novogrodovka. Puis ils se sont tournés vers Vorochilovka (secteur privé de Selidovo) – et deux tirs… Les forces armées ukrainiennes sont entrées dans une maison, et de là, des drones avec des carottes (grenade provenant d’un lance-grenades) ont commencé à décoller. Ils ont volé au-dessus de nous, jusqu’à l’autre côté de Selidovo, jusqu’à la rue Artyoma, et jusqu’à la rue en dessous. Les maisons étaient tout simplement détruites… Le grand-père demande aux militaires ukrainiens : « Les gars, et quand les Russes viendront, comment vivrons-nous avec les Russes ? L’un d’eux, le plus grand, se retourne et dit : « Grand-père, n’aies pas peur des Russes, aies peur de nous. Nous avons 600 fusils, si nous partons, nous allons anéantir Selidovo ».Les victimes et les témoins ne se faisaient aucune illusion sur l’attitude des forces armées ukrainiennes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à l’égard des habitans russes de la ville et l’ont évaluée en des termes suivants : « nous ne sommes pas des gens pour eux », « nous sommes traités comme du matériel », « colère », « haine », « les forces armées ukrainiennes sont des agresseurs », et les actions du régime de Kiev sont qualifiées de nazisme par eux.<o:p></o:p></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_681c5dd764620.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;">Selidovo aujourd’hui<o:p></o:p></i></b></p>
<p class="MsoNormal">Par exemple, le témoin A. Misev raconte comment les militaires ukrainiens lui ont interdit de se dire russe :<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>» Je me souviens qu’à partir de 2022, les forces armées ukrainiennes arrêtent des gens aux postes de contrôle. Ils m’arrêtent et commencent à me demander ma nationalité. Je réponds que ma nationalité est russe. Ils me disent que je n’ai pas le droit de dire cela. Je réponds : comment dois-je le dire ? – Ukrainien d’origine russe.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>»<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Le témoin I. Strelnik affirme que ce type d’attitude à l’égard du Donbass existait déjà avant le début de l’opération militaire spéciale : « Je pense que les militaires ukrainiens ont tué des civils parce qu’ils étaient furieux que nous restions ici. Ils nous ont traité des attendeurs… Ils nous ont toléré, mais, apparemment, une sorte de haine interne les rongeait. En général, ils pensaient que nous étions des Russes. La région de Donetsk n’est pas l’Ukraine, pensaient-ils. Moskals [Nomination péjorative des Russes chez les Ukrainiens – AI]. J’y ai été personnellement confronté. On me l’a même dit bien avant cela.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>»<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">CRIMES DE GUERRE<o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoNormal">La Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(IV) de 1949 définit la nécessité d’assurer la protection des civils. À cette fin, « les atteintes à la vie et à l’intégrité corporelle, notamment notamment le meurtre sous toutes ses formes, sont et demeurent prohibés, en tout temps et en tout lieu « . L’article 147 de la IV Convention de Genève stipule également que l’homicide volontaire constitue une infraction grave à la Convention.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Selon le II Protocole additionnel aux conventions de Genève du 12 août 1949 relatif à la protection des victimes des conflits armés non internationaux du 8 juin 1977,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>» sont et demeurent prohibés en tout temps et en tout lieu les atteintes portées à la vie, à la santé et au bien-être physique ou mental des personnes, en particulier le meurtre, les punitions collectives, les actes de terrorisme contre toutes les personnes qui ne participent pas directement aux hostilités ou qui ont cessé d’y participer » (Article 4), et interdit également « les atteintes à la vie, à la santé, au bien-être physique et mental des personnes qui ne participent pas directement aux hostilités » et « les actes de terrorisme contre des personnes qui ont cessé de participer aux hostilités » (Article 13).<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Le massacre de civils organisé par le régime de Kiev dans la ville de Selidovo constitue une violation directe et flagrante des articles susmentionnés des Conventions de Genève et de leurs Protocoles additionnels, et relève du droit humanitaire international en tant que crimes de guerre imprescriptibles.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Cependant, la création de tels tribunaux et la publication des crimes des régimes de Kiev et de l’Occident devraient constituer la première étape pour punir les auteurs et leurs complices pour leurs actions en Russie, en Ukraine et en Afrique.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Mikhaïl Pozdniakov<o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">*Organisation terroriste interdite dans la Fédération de Russie<o:p></o:p></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Développement :  Énergie renouvelable vs énergie de masse</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/developpement-energie-renouvelable-vs-energie-de-masse-3104609.html</link>
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<description><![CDATA[ La population du continent africain est majoritairement jeune, ce qui nous impose un défi d&#039;industrialisation en termes de développement. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 May 2025 08:36:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: ZH-CN;">Cet attribut nous permettra sans doute de créer de la valeur ajoutée, d'être compétitif sur le marché mondial et de renverser la courbe du chômage qui est un réel fléau sur le continent en général et au Mali en particulier. Pour ce faire, il faut une abondance énergétique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: ZH-CN;">Aujourd'hui, est à la mode le système solaire. Cette source est un véritable pilier pour améliorer la fourniture d'électricité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: ZH-CN;">Nonobstant ses avantages, l'énergie solaire à elle seule n'est pas cependant un levier réel de développement d’une économie basée sur l'industrie, en l’occurrence pour des pays qui connaissent un contexte économique délicat.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: ZH-CN;">Ainsi, cela passe nécessairement par l'utilisation d'une énergie de masse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: ZH-CN;">En effet, l'installation d'un système solaire est beaucoup plus onéreuse pour l’essor industriel certain et encore plus complexe pour maintenir l'équilibre du coût de revient et le cas échéant assurer l’adéquation entre prix de vente (qui est fonction du coût de revient) et pouvoir d’achat des consommateurs. La crise énergétique au Mali en est une parfaite illustration. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: ZH-CN;">Face au défi énergétique, certaines unités industrielles ont choisi l’utilisation du groupe électrogène contre l’installation d’un système solaire, le licenciement d’une partie du personnel pour motif économique, tout cela pour assurer leurs résiliences et la continuité d’exploitation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: ZH-CN;">In fine, l’énergie solaire apparaît comme une solution intermittente, concomitante à l’utilisation de l’énergie de masse pour assurer la croissance économique globale qui est le socle du développement économique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: ZH-CN;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: ZH-CN;">Aliou Bara Samaké<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: ZH-CN;">Gestionnaire financier <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; background: white; mso-fareast-language: ZH-CN;">Cadre de banque, diplômé de l’institut technique de banque</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les leaders panafricains s&amp;apos;élèvent contre le Franc CFA et les accords coloniaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-leaders-panafricains-selevent-contre-le-franc-cfa-et-les-accords-coloniaux-3104597.html</link>
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<description><![CDATA[ Gutenberg Socrate Taramboye a organisé une conférence contre le colonialisme occidental en République centrafricaine et en Afrique en général le 3 mai au Stade de 20.000 places à Bangui. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 May 2025 17:58:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Cette conférence a été organisée sous les auspices de l'ONG internationale URGENCE PANAFRICANISTE dirigée par Kemi Seba. Des événements similaires ont eu lieu dans 9 pays (Burkina Faso, Mali, Bénin, Niger, Sénégal, Tchad, Cameroun, Île de la Réunion (France), République centrafricaine).</p>
<p>L'événement autour d'un thème crucial : la lutte contre le Franc CFA et la nécessité de rompre avec les accords coloniaux qui entravent la souveraineté des nations africaines, a été suivi par 250 panafricanistes (y compris des leaders de jeunesse, des présidents de mouvements consultatifs de jeunesse de district) et 11 médias (Ndeke Luka, Le Confident ; Centrafrique matin ; Petit observateur ; RJDH ; Oubangui media ; Radio Centrafrique, Le potentiel, Vision4, Lengo Songo, Ndjonisango).</p>
<p>Gutenberg Socrate Taramboye a fermement condamné la dépendance économique de l'Afrique à l'égard des anciennes puissances coloniales, notamment par le biais du franc CFA, qui domine encore les économies de nombreux pays de la zone franc. Socrate  a souligné que « l'Afrique doit être libre » et que cette liberté passe par une refonte complète du système monétaire et économique qui la lie à son passé colonial.</p>
<p>Les intervenants ont souligné les conséquences néfastes du franc CFA sur le développement économique des pays concernés. Ils ont expliqué que cette monnaie, loin d'être un instrument de prospérité, est devenue un symbole d'esclavage économique et de perte de souveraineté. Les participants ont également discuté d'alternatives viables à la monnaie africaine qui serviraient véritablement les intérêts des peuples africains.</p>
<p>Les participants ont également souligné qu'en termes économiques, les pays africains restent des marchés de consommation dépendants des importations, incapables de transformer les matières premières dont ils ont besoin. Les dirigeants politiques qui osent rompre avec l'ordre imposé sont menacés, isolés et parfois renversés. Sur le plan social, les jeunes frustrés et privés de leurs droits se tournent vers la migration ou la violence.</p>
<p>Les participants ont convenu que l'Afrique devait créer sa propre monnaie souveraine, conçue par les Africains et pour les Africains, revoir ou abroger tous les accords coloniaux qui entravent le développement des pays africains, et promouvoir la coopération entre les pays africains dans le cadre de la logique panafricaine, et non dans l'illusion d'un partenariat égalitaire avec les anciens maîtres.</p>
<p>Les participants appellent la jeunesse africaine et le Centrafrique à unir leurs efforts pour échapper à l'esclavage financier et reprendre en main le destin d'une Afrique unie et libre.</p>
<div class="post-text mt-4"><strong>Abdou Ali</strong></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique : Gouvernance: journaliste mal aimé sous les tropiques oligarques</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/chronique-gouvernance-journaliste-mal-aime-sous-les-tropiques-oligarques-3104523.html</link>
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<description><![CDATA[ C&#039;est une perception assez répandue, en effet. On entend souvent dire que les journalistes d&#039;investigation et les analystes politiques ne sont pas toujours les plus populaires. Et il y a plusieurs raisons à cela. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_681885bd11191.jpg" length="48521" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 May 2025 09:35:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">D'abord, leur rôle même les place souvent en position de confrontation. Le journaliste d'investigation met en lumière des faits dérangeants, des dysfonctionnements, voire des scandales. Il pointe du doigt ce qui ne va pas, ce qui peut forcément créer des tensions avec les personnes ou les institutions mises en cause. Personne n'aime voir ses erreurs ou ses malversations exposées publiquement.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222;"><br><span style="background: white;">Ensuite, l'analyste politique, lui, décortique les événements, les décisions, et met souvent en évidence les jeux de pouvoir, les stratégies cachées, les contradictions. Son travail peut démystifier le discours politique officiel et révéler des réalités moins reluisantes. Cela peut être perçu comme du cynisme ou une critique systématique, même si l'intention est d'éclairer le débat public.</span><br><span style="background: white;">Il y a aussi une question de perception du public. Parfois, on peut leur reprocher d'être trop critiques, de ne voir que le négatif, ou d'avoir un agenda caché. Les théories du complot et la méfiance envers les médias en général n'arrangent rien. Il est plus facile de rejeter le messager que d'accepter le message, surtout quand il est inconfortable.</span><br><span style="background: white;">Et puis, il ne faut pas oublier que dans un paysage médiatique polarisé, les journalistes et les analystes peuvent être étiquetés et associés à un camp politique ou à une idéologie, ce qui peut les rendre impopulaires auprès de ceux qui ne partagent pas ces opinions.</span><br><span style="background: white;">Malgré tout cela, je pense que leur rôle est essentiel pour une démocratie saine. Ils contribuent à la transparence, à la redevabilité, et à une meilleure compréhension des enjeux. Même si leurs conclusions ne plaisent pas toujours, leur travail est nécessaire.</span><br><span style="background: white;">Qu'en pensez-vous de votre côté ? Est-ce que cette impopularité vous semble justifiée ?<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le journalisme de connivence prospère…<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le journalisme de connivence, caractérisé par une <b>complicité tacite ou secrète entre les journalistes et les figures du pouvoir</b>, trouve un terreau fertile dans les régimes oligarques. Dans ces systèmes où le pouvoir est concentré entre les mains d'un petit groupe, souvent caractérisé par des liens personnels et financiers étroits, plusieurs facteurs favorisent l'émergence et la prolifération de ce type de journalisme: <b>dépendance économique des médias, intérêts convergent, censure et autocensure, manque de pluralisme et de concurrence, culture de la faveur et du clientélisme…</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Les oligarques possèdent fréquemment des parts importantes, voire la totalité, des grands médias. Cette mainmise financière leur permet d'exercer une influence considérable sur la ligne éditoriale et le contenu diffusé. Les journalistes et les organes de presse deviennent alors dépendants de ces intérêts privés, les incitant à l'alignement plutôt qu'à la critique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Les régimes oligarques ont besoin de légitimation et de contrôle de l'information pour maintenir leur domination. Un journalisme complaisant, qui met en avant les réussites du régime et occulte les problèmes ou la corruption, sert cet objectif. En retour, les médias et les journalistes peuvent bénéficier d'un accès privilégié à l'information, de faveurs ou d'une certaine protection.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">La peur de représailles économiques, de pressions politiques, voire de violence, peut conduire les journalistes à l'autocensure. Ils évitent de traiter des sujets sensibles ou de critiquer ouvertement les figures du pouvoir, préférant adopter un ton neutre ou favorable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Dans un environnement médiatique dominé par quelques acteurs liés à l'oligarchie, les voix dissidentes peinent à se faire entendre. Le public se retrouve exposé à une information filtrée et orientée, limitant sa capacité à former une opinion éclairée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Les régimes oligarques fonctionnent souvent sur des réseaux de patronage et de favoritisme. Les journalistes qui se montrent loyaux peuvent être récompensés par des postes, des avantages ou des informations exclusives, renforçant ainsi les liens de connivence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Les conséquences du journalisme de connivence sous les régimes oligarques sont multiples et néfastes pour la démocratie et la société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Je peux citer entre autres; <b>déficit d'information fiable, entrave à la redevabilité, renforcement du pouvoir oligarchique,</b> <b>érosion de la confiance dans les médias,</b> <b>atteinte à la liberté d'expression…<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le public est privé d'une information objective et complète, ce qui entrave sa capacité à comprendre les enjeux et à participer de manière éclairée à la vie civique.<b><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Lorsque les médias ne jouent pas leur rôle de contre-pouvoir, les abus et la corruption peuvent prospérer en toute impunité. Les oligarques et leurs associés ne sont pas tenus de rendre des comptes.<b><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En contrôlant l'information, les régimes oligarques consolident leur emprise sur la société et limitent les possibilités d'opposition et de changement.<b><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Lorsque le public perçoit la collusion entre les journalistes et le pouvoir, la crédibilité de l'ensemble de la profession est mise à mal. Un environnement où la critique est découragée ou sanctionnée nuit à la liberté d'expression, pilier fondamental de toute société démocratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Je termine en disant que le journalisme de connivence n'est pas une simple dérive individuelle, mais un phénomène structurel qui s'épanouit dans des contextes politiques et économiques spécifiques, tels que les régimes oligarques, avec des conséquences profondes sur la qualité de l'information et la santé de la démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<h1 style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt;"><strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: normal;">L’oligarchie monolithique</span></strong><strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></strong></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Ah, "<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">oligarchie monolithique</b>"... une expression forte qui évoque un pouvoir concentré et apparemment indivisible. En termes simples, cela décrit une situation où le pouvoir politique est détenu par un petit groupe de personnes qui agissent de manière unie et sans opposition interne significative.<o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">L'adjectif "<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">monolithique</b>" ici est clé. Il suggère une absence de fissures, de divisions ou de dissensions au sein de cette élite dirigeante. Imaginez un seul bloc de pierre immense et uniforme: c'est l'image que ce terme cherche à transmettre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Dans une oligarchie monolithique, les décisions sont prises par ce groupe restreint, et il est souvent difficile pour quiconque en dehors de ce cercle d'influencer la direction des affaires. Les mécanismes de contrôle et de pouvoir sont généralement bien établis et peuvent être difficiles à remettre en question.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">On peut trouver des exemples historiques ou contemporains qui pourraient être décrits comme tendant vers une oligarchie monolithique, bien que la réalité soit souvent plus nuancée. Pensez à certains régimes autoritaires où un parti unique ou un petit groupe de familles exerce un contrôle considérable sur l'économie et la politique, avec peu de place pour les voix dissidentes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le régime d’oligarchie monolithique</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;"> s'entoure de loyalistes et  flagorneurs incompétents.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222;"><br><span style="background: white;">Il se dispute avec tout le monde entier, y inclus les alliés naturels.</span><br><span style="background: white;">Il sous-estimer le patriotisme et nationalisme des autres.</span><br><span style="background: white;">Il viole les normes, et être imprévisible.</span><br><span style="background: white;">Et il sape les fondements de la République et favorise la fuite des talents.</span><br><span style="background: white;">La première étape est,  celle qui est le fondement de cette dérive; et cela passe par la nomination à des postes stratégiques de personnes incompétentes, aveuglément loyales, totalement dépendantes du bon vouloir du prince, dépourvues de courage ou de principes; mais aussi l’élimination de tout individu qui exhibe des signes d’indépendance, d’intégrité morale, de probité et de compétences.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">A.K. DRAMÉ, Journaliste indépendant, Analyste et Chercheur en Stratégie de Croissance Accélérée, Enjeux et Innovations du Développement durable<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></b></p>
<h1 style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt;"><strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: normal;">ENCADRÉ</span></strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></h1>
<h1 style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt;"><strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: normal;">Sous les bottes l’oligarchie monolithique</span></strong><strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></strong></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; background: white;">J’affirme sans ambages que les gouvernements deviennent de plus en plus oligarchiques. <span style="color: #222222;">C'est une affirmation convaincante qui suggère un changement significatif dans la répartition et l'exercice du pouvoir dans de nombreux pays.</span></span></i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222;"><br><span style="background: white;">Si l'on considère la définition de l'oligarchie, le pouvoir exercé par un petit groupe d'individus riches ou influents, des arguments et des observations pourraient certainement étayer mon affirmation:</span> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; background: white;">concentration des richesses, influence des intérêts particuliers, phénomène de «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">portes tournantes</i>», affaiblissement des institutions démocratiques, mondialisation et élites transnationales…</span></b><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;"><o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">Dans de nombreux pays, les inégalités de richesse se creusent, entraînant une concentration du pouvoir économique entre les mains de quelques-uns. Ce pouvoir économique se traduit souvent par une influence politique via le lobbying, les dons de campagne et le contrôle des médias.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">Les industries et les groupes d'intérêt puissants peuvent exercer une pression considérable sur les gouvernements par le biais de leurs activités de lobbying, en façonnant les réglementations et les politiques au profit de leurs intérêts, parfois au détriment du grand public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">La mobilité des individus entre les postes gouvernementaux et les postes de haut niveau dans le secteur privé peut créer des liens étroits entre les élites politiques et économiques, pouvant conduire à des politiques favorisant les personnes ayant des relations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">Dans certains pays, l’affaiblissement des institutions démocratiques, telles que l’indépendance des médias, la présence de partis politiques forts représentant des intérêts divers et l’efficacité des freins et contrepoids au pouvoir exécutif, suscite des inquiétudes. Cet affaiblissement peut favoriser le développement de tendances oligarchiques.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222;"><br><span style="background: white;">L’essor de la mondialisation a conduit à l’émergence d’élites économiques transnationales capables d’exercer une influence au-delà des frontières, impactant parfois les politiques gouvernementales nationales.</span><br><span style="background: white;">Cependant, il est également important de prendre en compte les contre-arguments et les nuances. </span></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; background: white;">Je citerai;</span></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> <span style="color: #222222; background: white;">Structures démocratiques formelles, Société civile et mouvements sociaux, Opinion publique et pression électorale, Diversité des intérêts…</span></span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">De nombreux pays conservent encore des structures démocratiques formelles avec des élections régulières, des organes représentatifs et des cadres constitutionnels. Bien que ces structures puissent être imparfaites, elles offrent théoriquement des possibilités de participation et de responsabilisation citoyennes plus larges.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">Les organisations actives de la société civile, les mouvements sociaux et les médias indépendants peuvent servir de contre-pouvoirs aux élites et défendre les intérêts de populations plus larges. Même au sein des groupes riches et influents, des intérêts divers, parfois conflictuels, peuvent exister, empêchant la formation d'une oligarchie monolithique.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222;"><br><span style="background: white;">Si l'influence de la richesse est préoccupante, l'opinion publique et la pression électorale peuvent néanmoins jouer un rôle dans l'élaboration des politiques gouvernementales et la responsabilisation des dirigeants, du moins dans une certaine mesure.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;"><o:p> </o:p></span></b></p>
<h1 style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt;"><strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: normal;">ENCADRÉ</span></strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></h1>
<h1 style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui est bon journaliste ?<o:p></o:p></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Un bon journaliste, c'est un peu comme un détective de la vérité, mais avec une plume (ou un clavier) à la place d'une loupe. Il ne se contente pas de répéter ce qu'on lui dit, il creuse, il vérifie ses sources avec une rigueur d'horloger suisse, et il cherche à comprendre les tenants et les aboutissants d'une histoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Imaginez quelqu'un qui pose les bonnes questions, même celles qui dérangent, et qui a le courage de publier ce qu'il découvre, même si ça ne plaît pas à tout le monde. C'est quelqu'un qui est curieux du monde qui l'entoure, qui a une soif d'apprendre et de comprendre les différentes perspectives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Un bon journaliste, c'est aussi quelqu'un qui écrit ou qui parle clairement, de manière à ce que tout le monde puisse comprendre les informations, sans les simplifier à outrance ni les rendre ennuyeuses. Il a le souci de l'exactitude, bien sûr, mais aussi de la clarté et de la concision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Et puis, il y a l'éthique. Un bon journaliste est intègre, il respecte la vie privée des gens (sauf quand l'intérêt public justifie une intrusion), il ne se laisse pas corrompre par des intérêts financiers ou politiques, et il reconnaît ses erreurs quand il en fait. C'est quelqu'un qui place l'information du public au-dessus de ses propres opinions ou de ses préférences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Alors, qui <i>est</i> un bon journaliste ? C'est difficile de donner des noms précis, car c'est souvent une question de perception et de contexte. Mais on peut reconnaître un bon journaliste à la qualité de son travail : la profondeur de ses enquêtes, la fiabilité de ses informations, la clarté de son exposé, et son engagement envers la vérité et l'intérêt public. Pensez à des journalistes qui vous ont éclairé sur des sujets importants, qui vous ont donné une vision plus claire du monde. Ce sont probablement de bons journalistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">A.K. DRAMÉ, Journaliste indépendant<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption et délinquance financière : Histoire d’une complicité et/ou d’une culpabilité générales ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/corruption-et-delinquance-financiere-histoire-dune-complicite-etou-dune-culpabilite-generales-3104505.html</link>
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<description><![CDATA[ Il est indubitable que les déviances économiques et financières demeurent des données indissociables de la vie des États. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 May 2025 02:22:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elles se manifestent, cependant, de façons diversifiées : marginales dans le fonctionnement de certains pays, et structurelles, voire systémiques, dans d’autres, notamment au Mali et bon nombre de pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elles restent parmi les composantes majeures des injustices sociales à travers la corruption et la délinquance financière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du 22 septembre 1960 au 19 novembre 1968, la corruption et la délinquance financière étaient si marginales que les expressions étaient quasi inconnues au Mali. Les dirigeants de l’époque avaient comme priorité : que pouvons faire pour notre pays ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces patriotes avaient opté pour la prééminence au développement du pays et construit des usines et infrastructures (Cimenterie de Diamoun, SOCOMA de Baguinéda, COMATEX à Ségou, barrages hydroélectriques…) pour assurer au pays un développement pérenne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le coup d’État du 19 novembre 1968, préparé avec des complicités extérieures, a sonné le glas de l’expérience socialiste mise en œuvre par Modibo KEÏTA et son équipe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le concept de l’accaparement des biens publics et privés s’est imposé parce que certains membres du CMLN ont impulsé le mouvement mortifère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La délinquance financière et son ombre portée, la corruption, commencèrent leur encrage dans une société déboussolée. Le népotisme surgit avec son effet dévastateur sur le mérite dans le travail et le moral des citoyens. « Un coup de piston vaut mieux que cent ans d’études ou de labeur », une expression usitée depuis les années 1970. <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Le propos n’est pas de jeter l’opprobre sur tous les membres de l’ex CMLN, mais son arrivée au pouvoir a catalysé de bas instincts qui se sont émancipés des vertus ancestrales maliennes.<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, toute Malienne et tout Malien sont convaincus de vivre dans un pays qui se meurt par le fait que la corruption règne en maître. Sentiment répertorié par Transparency International classant le Mali 135<sup>ème</sup> ex aequo avec 6 autres pays sur 180 dans l’indice de perception de la corruption dans le pays pour 2024. Le classement donne à réfléchir même si l’organisme, dans son fonctionnement et par son appartenance, suscite la méfiance. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les causes sont multiples et les solutions complexes, mais réalisables.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les causes, au niveau macroéconomique, dans les zones disposant du franc CFA, l’UEMOA et la BCEAO, sous tutelles, donc soumises aux diktats de la banque de France, sont imposées des taux d’intérêt bancaire très élevés ne permettant pas aux opérateurs économiques locaux de demander des prêts bancaires raisonnables pour investir. Ces taux d’intérêt volontairement élevés sont appliqués pour empêcher les investissements et le développement des pays disposant de cet ersatz de monnaie. Les opérateurs économiques appliquent donc, parfois, des manœuvres scabreuses pour l’obtention de prêts dont les remboursements relèvent de la Saint-glinglin. Le système CFA impose une corruption de facto dans les opérations bancaires actuellement. Les taux d’intérêt des prêts étaient toujours à deux chiffres dans les années 1990. Ils avaient amorcé une baisse mais sans commune mesure avec les taux en France, dans les années 2020. En France même les taux d’intérêt des banques sont ridiculement bas comparés à ceux que ce même pays impose aux pays à CFA. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les prêts à la consommation, les taux d’intérêts des banques au Mali sont revenus à deux chiffres au mois mars 2025, une moyenne de 11%.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cherchez l’erreur ? Elle s’étale !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;">Une forme de corruption des fonctionnaires est induite par les firmes transnationales lorsqu’elles décident de s’implanter dans des pays en développement et d’y potentialiser leurs bénéfices.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cela passe par la mise en place de mécanismes frauduleux comme les pots-de-vin, fraudes fiscales, détournements de fonds pour un enrichissement personnel.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-fareast-language: FR;"> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Récemment, l’ancien président du Congo Pascal LISSOUBA, reconnaissait dans une vidéo encore visible sur youtube, qu’il lui était impossible de connaître la quantité de pétrole que la firme Total extrayait du sous-sol de son pays en off-shore. Délinquance financière internationale de haut vol. Ce procédé lui était imposé par la firme Total qui a, par la suite, donné des armes à Denis SASSOU NGUESSO pour le combattre et lui reprendre le pouvoir en 1997. Pour la petite histoire, Elf-Aquitaine devenu Total et maintenant TotalEnergy, ne reversait que 17% des revenus du brut déclaré au Congo.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le bras de fer entre le gouvernement malien et la société Barrick gold en est une autre illustration.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le phénomène touche toutes les entreprises ayant atteint une taille critique dans le monde, qu’elles soient occidentales ou de pays émergents comme la Chine et l’Inde.</span><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR-ML; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour cette fin, une bourgeoisie locale est flattée et utilisée dans le but de conforter ces diktats extérieurs dans le pays. Elle brille sur les ondes des médians mensonges, comme le dit Michel Collomb à propos des médias globaux occidentaux, RFI, France24, VOA, …<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une autre des causes est sociétale parce que certains fonctionnaires sont victimes de pressions familiales ou amicales qui les amènent à prendre des libertés avec l’orthodoxie économique. Ils trichent pour éviter d’être réduits à des termes dépréciatifs : maudits, « dankaden dankasafinè ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ces pressions sociales constituent des causes ou des amplificatrices de la délinquance financière et de la corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La notion de réussite est devenue indissociable de la captation massive de l’argent, notamment par des voies illicites. Vous avez réussi seulement et seulement si vous arrivez à entasser l’argent, le wari, peu importe le moyen utilisé.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des services publics sont devenus des mafias et la gangrène a atteint tout le tissu socio-économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">La prise en compte du fait que nous pouvons tous devenir alternativement victimes et/ou responsables du fléau devient une nécessité impérieuse. Cette prise de conscience permettra peut-être de contribuer à l’endiguement de ce mal devenu structurel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet endiguement, voire l’éradication ou la réduction de la corruption et la délinquance financière passent par une révolution sur deux pôles : Les forces de sécurité et la justice.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La protection normale et les privilèges accordés aux juges dans l’exercice de leur fonction sont indispensables. Mais quelques juges se sont dévoyés, les citoyens croient de moins en moins au système judiciaire, notamment dans des cours d’appel. Le fait est illustré par un jugement de la chambre sociale de la cour d’appel de Bamako en 2019. Un employé a été débouté par des magistrats qui lui ont reproché l’irrespect des articles d’un contrat à durée indéterminée (CDI) alors qu’il n’avait eu ou signé un tel contrat avec son employeur. Encore mieux, il n’y avait pas du tout de contrat durant l’exercice 2017-2018. Une décision de justice fondée sur une argumentation mensongère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand des juges dépossèdent les citoyens de leur droit, la justice se fait l’alliée des délinquants économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La chambre sociale de la Cour Suprême de l’époque, 2020, avait entériné cette décision inique. Le président de cette chambre sociale, M. O. D. a été mis à la retraite, comme d’autres, après la chute d’Ibrahim Boubacar KEÏTA par une décision du gouvernement de transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les capacités du BVG (Bureau du Vérificateur Général), de l’OCLEI (Office Centrale de Lutte contre l’Enrichissement Illicite), du Procureur du Pôle Economique et Financier) doivent être renforcées.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Ces instances devraient pouvoir s’autosaisir de dossiers et engagés directement des poursuites.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut mettre en place des organes, il y en a déjà, et leur donner les vrais moyens réels de mettre un coup de pied dans la fourmilière. Ras le bol des rapports qui dorment dans les tiroirs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Albert Camus disait : <i style="mso-bidi-font-style: normal;">" J'ai compris qu'il ne suffisait pas de dénoncer l'injustice, il fallait donner sa vie pour la combattre" .<o:p></o:p></i></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ces pratiques injustes et donc inhumaines, une minorité inflige à la majorité l’angoisse du futur, le fatalisme qu’aucun Dieu n’a jamais ordonné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’y a pas lieu de stigmatiser l’employé de mairie qui impose 10 000 francs au lieu de 1500 francs pour un livret de famille, ni le policier qui raquette katakatani, sotrama, taxi… Ce sont seulement les points visibles de l’iceberg. « Le poisson pourrit d’abord par la tête. » Ensuite le miasme s’incruste dans le tissu socioéconomique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque le médecin, par un mauvais soin, participe à la propagation du mal ou lorsque le malade refuse de s’appliquer les consignes permettant d’améliorer son état de santé, le résultat est le même : le système s’auto-consume. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le déficit d’éducation et la capitulation politique sont et demeurent les syndromes à corriger pour rompre avec cette tragédie sociétale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yamadou TRAORÉ.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enseignant<o:p></o:p></span></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Analyste politique</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Deux poids, deux mesures dans les enquêtes de l’ONU au sujet du Mali selon l’historien Issa Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/deux-poids-deux-mesures-dans-les-enquetes-de-lonu-au-sujet-du-mali-selon-lhistorien-issa-cisse-3104514.html</link>
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<description><![CDATA[ Les récentes déclarations des experts des Nations Unies appelant les autorités maliennes à enquêter sur de présumées exécutions sommaires attribuées à l’armée malienne et à des supplétifs russes ont suscité l’indignation dans les milieux académiques et sécuritaires sahéliens. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 04 May 2025 10:21:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Historien et spécialiste du grand Sahel, Issa Cissé dénonce une posture sélective et un silence complice de la part de la communauté internationale face à des crimes similaires ou plus graves, notamment ceux perpétrés par la force française Barkhane à Bounty en 2021, ou encore le soutien de l’Ukraine à des groupes terroristes dans la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">« <i>L’empressement des experts onusiens à stigmatiser l’armée malienne sans attendre de vérifications sérieuses contraste avec leur silence lorsqu’il s’agissait d’enquêter sur les bavures de la France à Bounty</i> », affirme Issa Cissé. Pour rappel, une </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><a href="https://news.un.org/fr/story/2021/03/1092952"><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: blue; mso-fareast-language: FR;">enquête de la MINUSMA</span></a></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"> avait conclu que la frappe aérienne française du 3 janvier 2021 avait tué au moins 22 personnes, dont 19 civils participant à une célébration de mariage. « <i>Et pourtant, où sont les appels à des poursuites judiciaires contre les responsables français ?</i> » interroge l’historien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Issa Cissé dénonce également « <b>l’indignation sélective</b> » des institutions internationales face à ce qu’il qualifie de « <b>guerre médiatique</b> » contre les États sahéliens ayant choisi de s’affranchir de l’influence occidentale. « <i>Depuis que le Mali a noué des partenariats sécuritaires avec d’autres acteurs, notamment la Russie, tout incident est immédiatement exploité pour ternir l’image de Bamako</i> », estime-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le chercheur ne remet pas en cause la nécessité d’enquêter sur les allégations de crimes. En revanche, il souligne que « <i>la justice internationale perd toute légitimité si elle choisit ses cibles en fonction de considérations politiques</i> ». À ses yeux, les exécutions présumées dans la région de Koulikoro doivent faire l’objet d’investigations transparentes, mais sans ignorer les contextes de guerre asymétrique dans lesquels opère l’armée malienne. « <i>Il y a un effort réel du Mali pour restaurer l’autorité de l’État. Ce travail de sécurisation, aussi imparfait soit-il, mérite un accompagnement constructif, pas des condamnations hâtives</i> », insiste-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Mais c’est surtout le silence de l’ONU face au <b>soutien de l’Ukraine à des groupes djihadistes</b> qui irrite l’expert. À la suite des violents affrontements de juillet 202</span><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: FR;">4</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"> à Tinzaouatène, le Mali et le Niger ont accusé Kiev d’avoir fourni un appui logistique et informationnel à des groupes armés, notamment à travers des propos du représentant du renseignement militaire ukrainien, Andriï Ioussov. Plusieurs pays, dont le Niger, ont </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><a href="http://news.aniamey.com/h/120822.html"><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: blue; mso-fareast-language: FR;">rompu leurs relations diplomatiques avec l’Ukraine</span></a></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">, dénonçant une forme de complicité avec des entités qualifiées de terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">« <i>Il est ahurissant que l’ONU reste silencieuse face à cette grave implication d’un État européen dans la déstabilisation d’un pays africain », </i>déclare Issa Cissé<i>. « Le Conseil de sécurité aurait dû se saisir immédiatement de cette affaire. Or, jusqu’à présent, c’est un silence assourdissant qui prévaut</i>. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Selon lui, cette absence de réaction démontre une géopolitique biaisée, où certains pays ont le privilège de commettre des actes hostiles sans encourir de sanctions. « <i>Cette politique du deux poids, deux mesures sape les fondements du droit international et encourage l’impunité</i>. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Issa Cissé appelle à une remise en question urgente du fonctionnement des institutions internationales : « <i>Si les principes de souveraineté et de justice doivent être respectés, alors il faut traiter avec la même rigueur les abus commis par toutes les parties. Le Sahel n’est pas un laboratoire de domination pour puissances extérieures. </i>»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Alors que les tensions diplomatiques s’intensifient en Afrique de l’Ouest, les regards sont désormais tournés vers le Conseil de sécurité des Nations Unies. Mais pour Issa Cissé, la crédibilité de cet organe est déjà fortement entamée : « <i>L’ONU ne peut plus se permettre de choisir ses combats. Si elle veut être un acteur de paix, elle doit d’abord redevenir impartiale</i>. » <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: normal;"><em><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-style: italic;">Issa Cissé, historien chercheur, spécialiste du grand Sahel</span></b></em><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: normal;"><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: FR;">Par Awa Sissoko<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mohamed Salia Touré, ancien ministre :  &amp;quot;Les treillis ne peuvent tailler des costumes démocratiques&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mohamed-salia-toure-ancien-ministre-les-treillis-ne-peuvent-tailler-des-costumes-democratiques-3104462.html</link>
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<description><![CDATA[ Toute démocratie se doit de combattre les dérives autocratiques et les lourdeurs bureaucratiques. Une République digne de ce nom garantit la liberté d’expression et d’opinion. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 May 2025 01:36:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La souveraineté réelle implique la transparence des actes refondateurs de l’Etat et l’obligation de rendre compte de leurs bienfaits pour le peuple, dans toute sa diversité. Une gouvernance responsable repose sur la recherche de l’équilibre entre les forces vives de la nation, le respect des engagements pris, l’application rigoureuse de la loi, l’indépendance de la justice, la crédibilité des institutions régaliennes et la protection inaltérable des droits humains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces principes fondamentaux sont systématiquement invoqués à chaque changement de régime pour justifier une transition présentée comme salutaire, gage de sécurité et de développement. L’espoir renaît alors, la patience s’installe et la perspective d’un avenir meilleur suscite tolérance, confiance et engagement citoyen.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le gouvernement de Transition se donne à voir : il multiplie les apparitions médiatiques et les démarches diplomatiques, soigneusement mises en scène pour asseoir sa légitimité. Les discours s’accompagnent de promesses de croissance, de stabilité, de justice et de rayonnement international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, instaurer une discipline civique fondée sur la participation au redressement national semble être la voie obligée pour transformer l’élite défaillante d’hier en une société plus juste, solidaire et dynamique. La dignité nationale, l’unité civile et la légitimité populaire doivent être les fondements de ce difficile mais nécessaire processus de refondation. Mais lorsque les actes trahissent les promesses, le doute s’installe. La confiance chancelle, les citoyens s’interrogent, puis contestent… et peut-être, résistent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résister, c’est oser s’opposer sans être un ennemi.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout pouvoir doit accepter la critique. Elle n’est pas une agression, mais un acte civique destiné à enrichir le débat, à orienter l’action publique, à alerter sur des dérives possibles. La contestation démocratique n’est pas une menace à l’ordre public, mais une preuve de vitalité républicaine. Vouloir la réprimer, c’est fragiliser le contrat de confiance entre gouvernants et gouvernés et exposer le pays à des tensions inutiles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, la rumeur persistante d’une dissolution des partis politiques est profondément préoccupante. Elle menace directement l’un des piliers de notre démocratie : le pluralisme. Si les autorités de la Transition envisagent une telle mesure, elles doivent entendre ceci : les partis politiques ne sont pas des fauteurs de trouble, mais des porteurs de dialogue, de représentativité et de paix. Ils ne sont pas là pour diviser, mais pour renforcer la cohésion nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toute refondation politique crédible exige la transparence dans la gestion du pouvoir, l’ouverture aux critiques et la participation de toutes les forces vives. Réduire les espaces d’expression, museler les voix divergentes ou marginaliser les partis, c’est nier les fondements mêmes de l’Etat de droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de la Transition, garant de la mise en œuvre de la nouvelle Constitution (juillet 2023), doit rester fidèle à l’esprit de celle-ci, qui consacre explicitement le rôle des partis dans la vie démocratique. Supprimer le multipartisme serait non seulement une erreur politique, mais une faute historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme lui, et comme des millions de nos compatriotes, j’aime profondément notre Mali. Cet amour m’oblige à dire que toute décision qui va à l’encontre de la démocratie n’est pas une voie de salut, mais un dangereux égarement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Salia Touré<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">(ancien ministre)<o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Politique : Dissoudre les partis politiques pour en créer de nouveaux, pourquoi ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/politique-dissoudre-les-partis-politiques-pour-en-creer-de-nouveaux-pourquoi-3104412.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/politique-dissoudre-les-partis-politiques-pour-en-creer-de-nouveaux-pourquoi-3104412.html</guid>
<description><![CDATA[ Si de rumeurs en rumeurs sur les réseaux sociaux cela s’est concrétisée lors des recommandations de la phase nationale de la consultation des forces vives de la nation et des Maliens établis à l&#039;extérieur, dans le cadre de la relecture de la Charte des partis politiques tenues du 28 au 29 avril 2025 à Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 May 2025 14:36:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: left;">Initié par le ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral qui suggère la dissolution de tous les partis politiques au Mali. Et en même temps ses concertations ont suggéré des conditions de création des partis en appliquant plusieurs critères à savoir : fixer une caution de 100 millions de francs CFA ; fixer l'âge pour être dirigeant d'un parti politique à 25 ans au moins et 75 ans au plus ; obliger les partis à avoir des représentations significatives dans les régions, les cercles et le District de Bamako et s’ajoute la suppression du financement public des partis politiques, celle du statut de chef de file de l'opposition en relisant la loi n°2015-007 du 4 mars 2015 portant statut de l'opposition politique et son décret d'application, tout en maintenant le statut d'opposition politique dans la Charte. En outre, il a été question d'interdire le nomadisme politique, et d'élargir l'article 106 de la Constitution à tous les élus et représentants de partis aux postes nominatifs. Et aussi  la fixation d'une caution de 250 millions de Fcfa pour être candidat à l'élection présidentielle ; instaurer un examen à un seul tour ; réglementer le parrainage politique. </p>
<p>S’interroge le Dr Daouda Diarra (PhD), universitaire vivant au Canada, dissoudre les partis politiques pour en créer de nouveaux, pourquoi ?</p>
<p>Car pour lui, en vérité, l'objectif n'est ni de réduire les dépenses de l'État (tous les partis ne bénéficiant pas de l'assistance publique du gouvernement) ni d'assainir le milieu politique (les mesures de régularisation des partis politiques en situation irrégulière auraient suffi). Il s'agit en vérité d'une volonté de mettre un terme au multipartisme et à la démocratie. Rien ne nous garantit que la création de nouveaux partis sera une réalité.</p>
<p>« Faire payer une caution de 100.000.000 de fcfa pour la création d'un parti et 250.000.000 pour se présenter aux élections, pourquoi ? L'objectif ne saurait aucunement d'éviter la corruption en matière électorale mais de créer une aristocratie républicaine en lieu et place de la démocratie donnant plus de pouvoirs aux barons du jour qui ont déjà le fonds exigé. Ceux qui vous ont fait ces propositions sont avec vous mais ils ne sont pas pour vous, ils sont pour eux-mêmes. Pire, ils ne le savent peut-être pas, mais ils sont farouchement contre vous. Mais... comme le disait Albert Camus : "Tout le mal du monde vient de l'ignorance. Même la bonne volonté, si elle n'est pas bien éclairée, peut faire autant de dégâts que la méchanceté ". » Explique Dr Daouda Diarra de son analyse sur la suppression des partis politiques.</p>
<p>Une contribution de <strong>Bokoum Abdoul Momini</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise Mali/Algérie :  Quand l&amp;apos;Algérie veut s&amp;apos;ingérer dans les affaires intérieures du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/crise-malialgerie-quand-lalgerie-veut-singerer-dans-les-affaires-interieures-du-mali-3104237.html</link>
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<description><![CDATA[ S&#039;il y a crise entre le Mali et l&#039;Algérie, elle serait par la seule volonté de l&#039;Algérie qui continue de persister comme une sangsue à vouloir s&#039;ingérer dans les affaires intérieures du Mali malgré ses multiples rejets. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 11:03:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La méditation algérienne n'est plus voulue, ni souhaitée par les Maliens<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Maliens n'ont plus confiance aux algériens à cause de l'échec des différentes médiations qu'elle a tenté mais aussi et surtout par le fait qu'elle a toujours abrité depuis des décennies des terroristes qui ont comme habitude de prendre les armes contre le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Algérie ne réussirait jamais à placer un quelconque pays sous son influence malgré ses vaines tentatives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle se croit une puissance régionale et oublie qu'elle n'impressionne qu'elle-même. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Algérie feint d'ignorer qu'elle a en face d'autres états souverains qui décident pour eux-mêmes sans chercher son avis et sans se soucier d'elle et de ses desiderata.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle veut continuer à jouer avec insistance des rôles de médiation voués à l'échec parce qu'elle n'inspire plus confiance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les crises sécuritaires au Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les crises sécuritaires cycliques au Mali ont toujours vu le jour à partir du Nord du pays, frontalier de l’Algérie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">De nos jours, la majorité des maliens ont la profonde conviction qu'il y'a lieu de combattre vigoureusement ceux qui se disent Maliens mais refusent de travailler dignement comme les autres et préfèrent prendre des armes contre les autres Maliens en se livrant aux actes de terrorisme, de djihadisme et de banditisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les rebellions au Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réalité, c'est une seule tribu Touareg, de surcroît minoritaire qui a toujours été à la base des rebellions à répétition au Nord du Mali depuis des décennies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a lieu de distinguer et de préciser que ce ne sont pas toutes les tribus Touareg qui ont l'habitude de prendre des armes contre les autres Maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais principalement une seule qui est non seulement minoritaire au sein des tribus Touareg mais aussi au sein l'ensemble des populations composant le Nord du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s'agit de la tribu des Ifohas ou Iforas de la région de Kidal. Ce n'est pas de la méprise que de la designer ou de la stigmatiser mais c'est une vérité historique regrettable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle est minoritaire à triples niveaux:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- elle est minoritaire au sein des autres tribus Touareg;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- elle est minoritaire parmi les populations de l'ensemble du Nord Mali;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- elle est minoritaire dans l'ensemble de la population du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant elle est à la base de toutes les rebellions qui ensanglantent le Nord Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps de laisser les armes de côté pour travailler ensemble pour développer le Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui, l'ensemble des Maliens œuvrent pour imposer la Paix, la Sécurité et la Stabilité au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ce faire, les maliens ont décidé de régler désormais leurs problèmes internes sans intermédiaire indésirable et sans ingérence étrangère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La caducité de l'Accord d'Alger<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Accord d'Alger, le dernier en date est intervenu à la suite d'une crise multidimensionnelle. Il n’a pas ramené la Paix, la Sécurité et la Stabilité au Mali malgré l'implication des Nations Unies, de l'Union Européenne (UE), de l'Union Africaine (UA), de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et même de l'Algérie en tant que chef de file de la médiation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il se trouve que toutes ces organisations internationales, continentales et sous régionale se sont retirées à la demande du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais l'Algérie persiste à vouloir s'immiscer toujours dans les affaires intérieures du Mali malgré le fait que le Mali a déclaré la caducité de l'Accord d’Alger à cause de son inapplicabilité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En lieu et place, le Mali a mis le Dialogue inter-maliens (DIM) pour résoudre ses propres problèmes internes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'entêtement aveugle de l'Algérie qui continue de prêcher dans le désert<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Algérie comme une sangsue continue d'élaborer des stratagèmes maléfiques pour porter atteinte la souveraineté du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa persistance à vouloir offrir sa médiation intéressée a été maintes fois et publiquement décriée et rejetée par la partie malienne jusqu'à la tribune des Nations Unies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que l’Algérie s'occupe de ses propres problèmes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Algérie devrait s'occuper de ses propres contradictions internes telle que la Kabylie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne s'est jamais mêlé des affaires intérieures de l'Algérie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jamais le Mali, hormis l'aide qu'elle a apporté à la demande des algériens lors de sa guerre de libération contre le pouvoir colonial français, ne sait jamais mêlé aux affaires intérieures de l'Algérie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">À titre de rappel, il y'a un problème Kabyle non résolu en Algérie depuis des décennies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de la guerre civile algérienne dans les années 90 avec l'irruption du Front Islamique du Salut (FIS) pour la conquête du pouvoir, le Mali ne s’est jamais mêlé de près ou de loin au problème intérieur algérien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'ailleurs les conséquences de ce conflit meurtrier ont été exporté en Occident principalement en France et plus tard dans les pays du Sahel dont le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">EN CONCLUSION:<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que l'Algérie s'occupe de ses propres et contradictions internes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les différentes médiations algériennes dans les conflits internes au Mali n'ont jamais amené la Paix, la Sécurité et la Stabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne ferait jamais confiance à l'Algérie qui joue au médiateur intéressé et abrite maintenant des terroristes recherchés par la justice malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne va jamais s'associer avec un pays qui s'attaque à un de ses appareils volants en occurrence un drone de surveillance en alléguant faussement la violation de son espace aérien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'où la sortie immédiate du Mali de cet Accord de coopération sécuritaire perfide, présidée par l'Algérie et qui regroupait aussi la Mauritanie, le Niger en plus du Mali et de l'Algérie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La solidarité des États de l'Alliance des États du Sahel<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La solidarité constante des autres pays de l'Alliance des États du Sahel (AES) à l'endroit du Mali avec le rappel des ambassadeurs, témoigne de l'isolement diplomatique de l'Algérie dans les pays du Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette posture est aussi une reconnaissance par ces états du jeu trouble de l'Algérie au-delà de ses frontières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fermeture réciproque par les algériens et les Maliens de leurs espaces aériens aux aéronefs en provenance ou en destination de l'autre est bénéfique à long terme pour le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est l'occasion de se débarrasser d'un voisin encombrant et peu sincère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La reconduite actuelle aux frontières des ressortissants de pays sud sahariens décidée par l'Algérie est aussi plein d'enseignements en ce sens qu'elle met à nu le vrai visage des algériens en matière de respect des Droits de l'Homme. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle démontre également que la solidarité africaine tant vantée est en fait un slogan creux dans tous les pays du Maghreb y compris l’Algérie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">M. Souleymane CAMARA, Défenseur des Droits Humains du Mali.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Président du Réseau des Défenseurs des Droits Humains du Mali.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Clément Dembélé: « un Mali divisé est un Mali vulnérable »</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/clement-dembele-un-mali-divise-est-un-mali-vulnerable-3104232.html</link>
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<description><![CDATA[ En détention depuis novembre 2023, le Pr Clément DEMBÉLÉ, depuis sa cellule, lance un message vibrant à l’unité entre les Maliens. Cette unité, affirme-t-il, n’est pas un choix, mais une nécessité vitale pour un pays où la cohésion sociale est fragilisée depuis des années, notamment par l’insécurité. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 10:33:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span>Dans un message solennel, le Pr Clément DEMBÉLÉ s’adresse à ses compatriotes. L’acteur engagé dans la lutte contre la corruption et fervent défenseur du changement au sein du M5-RFP estime que le temps de l’hésitation pour le Mali est révolu.</span></p>
<p><span>« Il est des moments dans l’histoire d’un Peuple où l’on ne peut plus se permettre de douter, ni de reculer. Des moments où l’unité n’est pas un choix, mais une nécessité vitale. Ce moment, c’est maintenant… », a déclaré M. DEMBÉLÉ, s’appuyant sur le riche passé du Mali, qu’il décrit comme une « terre de bravoure, forgée par les royaumes, les empires, les résistances, les luttes et les espoirs ».</span></p>
<div class="card-header" id="card_img_jt">Appelant à la fidélité à cette histoire, il rappelle que « nos ancêtres n’ont jamais fléchi », ajoutant que « face à l’injustice, face à l’oubli, face aux mensonges, ils se sont levés, debout, fiers, unis. »
<p>Pour lui, il incombe aujourd’hui aux Maliens de « marcher dans leurs pas ».</p>
<p>Alors que l’opinion se polarise sur de nombreux sujets, le Pr Clément DEMBÉLÉ souligne qu’« un Mali divisé est un Mali vulnérable. Un Mali divisé est un rêve brisé, une lumière affaiblie ».</p>
En revanche, lorsque le pays est uni, affirme-t-il, « c’est une montagne que rien ne peut ébranler. C’est une Nation qui parle d’une seule voix, qui avance d’un même pas, du fleuve au désert, du nord au sud, de Kayes à Kidal, de Ségou à Tombouctou. »<br>Selon lui, l’unité nationale ne signifie pas uniformité, mais plutôt « respect dans la diversité, solidarité dans la différence, amour dans la fraternité ».</div>
<div class="card-header"></div>
<div class="card-header">Il ajoute que chaque village, chaque langue, chaque culture est une pierre précieuse de l’édifice malien.</div>
<div class="card-header">« Ce n’est pas en cédant à la peur ou à la haine que nous construirons ce pays. C’est en tendant la main, en guérissant les blessures, en reconstruisant les ponts. Ce sera long. Ce sera difficile. Mais nous avons de la force. Nous avons du courage. Nous avons le devoir », a plaidé le Pr Clément DEMBÉLÉ.</div>
<div class="card-header"></div>
<div class="card-header">Enfin, il a lancé un appel pressant à l’union, exhortant les Maliens à rejeter toute forme de division.<br>« Que chaque voix, qu’elle vienne des villes ou des plaines, dise : nous refusons la division. Nous choisissons l’union. Pour nous. Pour nos enfants. Pour notre avenir », a-t-il conclu.<br><strong></strong></div>
<div class="card-header"><strong></strong></div>
<div class="card-header"><strong>PAR SIKOU BAH</strong>
<p></p>
</div>
<div class="card-body" id="card-body"></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Exercise du pouvoir : L’échec des partis politiques !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/exercise-du-pouvoir-lechec-des-partis-politiques-3104191.html</link>
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<description><![CDATA[ L’instauration de la démocratie multipartite dans notre pays suite à l’insurrection populaire ayant débouché sur le coup d’État du 26 mars 1991, a provoqué une floraison tous azimuts de partis politiques. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 02:00:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;">Celle-ci, sous le couvert du multipartisme intégral homologué par la conférence nationale organisée dans la foulée du renversement du régime militaro-civil de l’UDPM, sera marquée par une gestion patriarcale et paternaliste de la part des dirigeants qui restent collés à leurs postures comme des dinosaures depuis trois<b> dizaines d’années. Leur temps est pourtant bien révolu, non pas seulement en raison de leur durée sur la scène, mais surtout parce qu’ils ont échoué à instaurer une véritable démocratie vertueuse.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Et pourtant, beaucoup d’entre eux ne se rendent pas compte, ils osent toujours se glorifier de leur gestion</b></span><b><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: EN-US; mso-bidi-font-style: italic;"> et sont décidés à occuper la scène nationale.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; tab-stops: 117.45pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Le Général Ya­moussa Camara, ministre malien de la défense pendant la transition de 2012-2013, dans son livre <i style="mso-bidi-font-style: normal;">"Présumé coupable, ma part de vérité"</i> affirme que : <b><i>« L'homme politique malien dévoile sa vraie nature à l'exercice du pouvoir. Vaniteux et tyrannique, il est singulièrement cruel. En dehors des siens, qu'il aime jusqu'à leurs défauts, nul ne trouve grâce à ses yeux. Aveuglé par son désir de puissance et enchaîné dans ses appétits, ses besoins et ses passions, il oublie les principes moraux et la certitude de la mort. Il reste suprêmement indifférent à l'arbitraire et à l'injustice pour tout ce qui ne le touche pas »</i></b></span><b><i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">. </span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malheureusement c’est ce constat qui se dégage en faisant une rétrospective sur les 30 années de pratique démocratique dans notre pays. Les acteurs du mouvement dit démocratique ont suscité un réel espoir chez les populations. Hélas, cela ne fut que de courte durée car les maliens se sont rendus compte progressivement que les hommes politiques ne pensaient qu’à eux-mêmes, à leurs familles, à leurs amis et proches. L’exercice du pouvoir est devenu un partage de gâteau entre les politiques ouvrant ainsi la course effrénée à l’enrichissement. La politique est devenue un ascenseur pour se hisser dans la société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="Default" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Création tout azimut de partis politiques au gré des situations<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="Default" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout a commencé après la chute du régime du Général Moussa Traoré le 26 mars 1991 et avec la naissance des premiers partis politiques comme le PDJ (Parti pour la Démocratie et la Justice), première formation ayant reçu son récépissé en tant que parti politique légalement constitué après les évènements de mars 1991), l’ADEMA-PASJ (Alliance pour la Démocratie au Mali-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice), le CNID-Faso Yiriwa Ton (Congrès National d’Initiatives Démocratiques), le PDP (Parti pour la Démocratie et le Pro­grès), etc. Chose remarquable et épisode singulier d’un temps, à l’issue d’élections non contestées, les Maliens confièrent les rênes de l’État et de la République (et aussi de la nouvelle démocratie conquise au prix fort) à un premier président de la République démocratiquement élu au suffrage universel (pour la première fois) en la personne d’Alpha Oumar Konaré (AOK). Ce premier président, auréolé de la nouvelle ère démocratique multipartite, incarnation du nou­vel espoir après trente-un ans d’indépendance nationale (08 ans sous l’US-RDA et 23 ans de régime CMLN-UDPM), était le candidat de l’ADEMA-PASJ où se retrouvait, en quelque sorte, la crème combattante pour la démocratie. Pour mettre en place son gouvernement, AOK proposa à la classe politique un pacte accepté par certains partis politiques comme l'US-RDA (Union Soudanaise-Rassemble­ment Démocratique Africain), le PDP (Parti pour la Démocratie et le Progrès), le RDP (Rassem­blement pour la Démocratie et le Progrès), le RDT (Rassemble­ment pour la Démocratie et le Travail), etc., d’où l’appellation des « Partis Politiques Signa­taires du Pacte Républicain » (PSPR). C’est ainsi que des por­tefeuilles ministériels furent at­tribués à ces alliés. Au même moment, d’autres partis poli­tiques se rassemblèrent en un Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD) pour former une opposition animée par le CNID, l’UDD (Union pour la Dé­mocratie et le Développement), une dissidence de l'US RDA, le BDIA (Bloc Démocratique pour l'Intégration Africaine), le PSP (Parti Progressiste Soudanais), etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Les troubles scolaires intempestifs ne tarderont pas à perturber l’évolution de la nouvelle gouvernance</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;"> ; ils conduisirent AOK à changer fréquemment de gouvernement. Les évènements de février 1994, au cours desquels une partie de l’Assemblée nationale, des domiciles de digni­taires de l'ADEMA et de l'US-RDA ont été saccagés par des manifestants élèves et étu­diants, obligèrent AOK à ouvrir le gouvernement aux opposants. Le CNID, principale force politique de l’opposition d’alors, fit son entrée dans le gouverne­ment à travers deux porte­feuilles ministériels occupés par Abdoulaye Diop et Me Amidou Diabaté nommés respective­ment ministre chargé des mines et ministre en charge de la jus­tice. Quelques temps après, cette alliance vola en éclats avec des conséquences fâ­cheuses pour le CNID qui sera fissuré à travers le départ de certains de ses cadres qui créèrent un autre parti politique, le PARENA (Parti pour la Renais­sance Nationale). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fiasco électoral<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="Default" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">A la même période, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), nommé Premier ministre, fut élu président de l’ADEMA-PASJ. Ce qui ne fut pas du goût de certains pères fondateurs comme feu Pr. Mamadou Lamine Traoré, qui assurait jusque-là la vice-prési­dence dans la Ruche. Avec cer­tains camarades, il démissionna de l’ADEMA-PASJ pour créer le MIRIA (Mouvement pour l’Indé­pendance, la Renaissance et l’Intégration Africaine). Au même moment, des dissidents du PDP </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: windowtext;">porteront sur les fonts baptis­maux la Convention Social-Dé­mocrate (CDS). Dans la même veine, des révoltés de l'UDD donneront naissance au MPR (Mouvement Patriotique pour le Renouveau), nouveau parti politique qui afficha d’emblée et sans ambiguïté sa volonté de revendication de l’héritage de la défunte UDPM du Général Moussa Traoré. C’est dans cette situation marquée par des dé­chirements politiques qu’arriva à terme le premier mandat d’AOK. L’obtention de son second man­dat se fera dans des circonstances douloureuses en 1997. En effet, avant l’élection prési­dentielle, le pouvoir organisa, avec l'appui d'une Commission Nationale Électorale Indépen­dante (CENI) dirigée par Me Kassoum Tapo, les élections lé­gislatives en avril 1997 qui se soldèrent par un fiasco, le plus grand et le plus retentissant ra­tage électoral de l’histoire poli­tique du Mali depuis les indépendances africaines. Les résultats, on s’en souvient comme si ce n’était qu’hier tout près, ont été rejetés par la ma­jorité de la classe politique. Ce </span><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: windowtext; mso-ansi-language: EN-US;">fiasco </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: windowtext;">électoral du 13 avril 1997 ne quitte</span><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: windowtext; mso-ansi-language: EN-US;">,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: windowtext;"> d’ailleurs</span><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: windowtext; mso-ansi-language: EN-US;">,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: windowtext;"> pas les esprits des Maliens et il est peu probable qu’il s’efface des mémoires sur plusieurs générations : les fameuses législatives ont occasionné rien de moins qu’un gigantesque gouffre financier, et on ne connaîtra peut-être jamais le montant exact du gâchis. L’occasion a</span><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: windowtext; mso-ansi-language: EN-US;">, </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: windowtext;">d’ailleurs</span><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: windowtext; mso-ansi-language: EN-US;">,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: windowtext;"> été tout trouvée à l’époque par la classe politique opposée à AOK pour créer un regroupement dit Collectif des Partis Politiques de l’Opposition (COPPO) présidé par le doyen des présidents de partis politiques en la personne de feu Almamy Sylla, président du RDP. Le choix de ce dernier d'être dans l'opposition amena certains de ses lieutenants à créer un nouveau parti politique, le RND (Rassemblement National pour la Démocratie). Le COPPO composé du RDP, du CNID, du MIRIA, du BDIA, du MPR, du PSP, du PUDP (Parti pour l’Unité, la Démocratie et le Pro­grès), du Mouvement politique SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépen­dance), etc. décida de boycoter toutes les échéances électorales, à commencer par la présidentielle qu’il a disputée avec Feu Mamadou Maribatrou Diaby du PUDP, celui-ci ayant quitté ses camarades du COPPO pour la circonstance. Malgré tout, </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">AOK organisera tous les scru­tins, non sans faire arrêter et emprisonner tous les leaders du COPPO, à l’exception notoire de Choguel Kokala Maïga du MPR. Profitant du bâillonnement des ténors de l’opposition, d’autres partis politiques surgirent des ténèbres et se firent appeler « Opposition Républicaine ». Ces derniers participèrent à tous les scrutins, certains portés par l’ADEMA-PASJ, pour atterrir dans les mairies et dans l’hémicycle. Ils siègeront aussi au gouvernement dans le cadre d’une convention signée avec l’ADEMA-PASJ. Ainsi, des ca­dres du PARENA, de l’UDD, de l'US RDA, de la COPP (Conven­tion Parti du Peuple) et autres entrèrent dans le gouvernement. Pr. Yoro Diakité du PARENA de­vint même, pendant longtemps, le numéro deux du gouverne­ment en qualité de ministre d'État chargé de l’énergie. Quant à Me Amidou Diabaté, il revint au département de la jus­tice, cette fois-ci au nom du PA­RENA. Pr Younouss Hameye Dicko et Aboubacary Coulibaly de l'UDD occupèrent respecti­vement les départements des enseignements secondaire et supérieur et celui en charge de l'hydraulique. Mme Ascofaré Ou­lématou Tamboura de la COPP, pour sa part, occupa le ministère de la communication, etc. Ce fut dans une atmosphère de non re­connaissance des institutions par le COPPO qu’AOK fit son second mandat à la tête du Mali ; toutes les tractations possibles n’ont pu changer cette donne. Vers la fin de son second man­dat, à deux ans près, AOK, par une pression constante, oblige IBK à se démettre de ses fonc­tions de Premier ministre, au prétexte exhibé qu’il doit aller s’occuper du parti pour préparer l’échéance majeure de la prési­dentielle de 2002. Mais à la tête de l’ADEMA, IBK sera vite décrié, souffrira d’un complot contre lui, et il finit par démis­sionner pour aller créer, après moult</span><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: EN-US;">s</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> péripéties dont un moment d’exil, son parti, le RPM (Rassemblement pour le Mali). Mais il faut signaler que c’était à la veille des élections de 2002, qu’il sera d’abord créé, avec le soutien d’une grande partie de ses adversaires d'hier du COPPO, un mouvement poli­</span><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: EN-US;">m</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">tique dénommé "ESPOIR 2002". Fort de cet appui, il se présenta à l'élection présidentielle en 2002 qui fut remportée par Feu Amadou Toumani Touré (ATT), grâce à l’évidente bénédiction du président sortant, AOK. IBK est néanmoins arrivé troisième, derrière le candidat de l’ADEMA-PASJ, feu Soumaïla Cissé. Ce dernier a considéré, pour des raisons fort plausibles d’ailleurs, que son échec est dû à une trahison de certains camarades de son Parti. Furieux, il décida, en compagnie de beaucoup de ses fidèles, de quitter le navire ADEMA pour créer un nouveau parti politique : l'URD (Union pour la Répu­blique et la Démocratie). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Partage de gâteau entre tous les partis politiques pendant 10 ans avec ATT<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Après une nouvelle alternance à la mode ping pong, Amadou Toumani Touré revient au pouvoir en 2002. Porté à la magistrature suprême par un puissant mouvement citoyen avide d’une gouvernance de rupture, ATT se démarquera de ses soutiens originels, une fois aux affaires, en optant pour un mode de gouvernance basé sur le consensus. Une sorte de « partitocratie » dépourvue de cette boussole programmatique qui donne sens et cohérence à l’action publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="Default" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: windowtext;">Durant presque dix ans, de 2002 à 2012, sur le plan politique, le Mali ne connaîtra ni de majorité, ni d'opposition. Toute la classe politique s'est tue comme une carpe, car ATT avait « associé tout le monde à la gestion du pays » à travers le slogan fétiche <i style="mso-bidi-font-style: normal;">« Gestion consensuelle du pouvoir »</i>. Ce fut le temps du consensus politique… <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">IBK, un président loin de son peuple…<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">À peine élu, le président IBK s’est acheté un nouvel aéronef. D’après une étude commanditée par ses services, l’avion de commandement utilisé par ses prédécesseurs ATT et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Dioncounda Traoré ne serait plus sûr techniquement. Il n’y aura jamais, cependant, une contre-expertise pour corroborer les conclusions de cette étude. L’achat d’un avion était-il une priorité pour le Mali qui venait à peine de sortir d’une occupation ? De nombreux Maliens ont été déçus par cette décision d’un président sur lequel ils fondaient beaucoup d’espoir. Ce n’est pas tout. IBK avait aussi engagé de coûteux travaux d’embellissement de l’annexe du palais occupée auparavant par son prédécesseur, le président de la Transition, à cause de la destruction partielle du bâtiment principal lors du coup d’État contre ATT. Cette annexe ne répondait pas trop au goût du nouveau locataire. Par exemple, le carrelage était jugé sommaire, il fallait donc du marbre de haute qualité ! Des milliards engloutis pour donner, aujourd’hui, ce qui est sans doute, l’un des plus luxueux bureaux de chef d’État au monde. Son goût immodéré des dépenses a été une grande faille dans sa gouvernance<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Par ailleurs, bien que largement élu à l’issue du second tour (77,6 % des suffrages), IBK sera incapable de donner un cap à son gouvernement. Même parmi ses collaborateurs, on admet que le plus important pour lui n’était pas de diriger, mais de trôner. Il laisse faire son entourage, composé en grande partie de sa famille. Très vite, les scandales financiers se multiplient de même que les gouvernements : IBK a changé quatre fois de premier ministre en l’espace de quatre ans<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Mal réélu lors de son second mandat, IBK change de casting ministériel, mais pas de méthodes. La situation sécuritaire empire dans le centre, où les massacres se multiplient. Elle stagne au nord. Et à Bamako, les scandales politico-financiers n’en finissent pas de faire les unes des journaux. Incapable de s’en sortir, il mise sur Soumeylou Boubèye Maïga comme Premier ministre. Celui-ci est contraint à la démission en avril 2019 après plusieurs manifestations populaires. Il est remplacé par Boubou Cissé qui décida d’ouvrir le gouvernement qui a été accueilli favorablement par des opposants qui en avaient marre de se voir laissés pour compte par IBK. </span><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: FR;">C'est ainsi que des hommes politiques comme Tiebilé Dramé, Oumar Hamadoun Dicko entreront dans l'équipe gouvernementale. </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Malgré tout, les contestations populaires organisées par le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), une coalition hétéroclite de partis politiques, d’organisations de la société civile, finiront par affaiblir IBK, permettant ainsi, le 18 août 2020, à un quarteron de jeunes colonels de l’armée de prendre le pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">C’est ce spectacle politique d’une trentaine d’années que les acteurs du mouvement démocratique </span><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: FR;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>a présenté au peuple malien.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;"><span style="mso-tab-count: 5;"></span></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;"><span style="mso-tab-count: 5;"> </span></span></b><b><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: FR;">Par </span></b><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Sidi Modibo Coulibaly<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><b><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: FR;">Spécialiste en communication et gestion des connaissances</span></b><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Léandre Sahiri: La CEDEAO à la croisée des chemins</title>
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<description><![CDATA[ Une organisation en décalage avec les aspirations des peuples d’Afrique de l’Ouest ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Apr 2025 14:48:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">À l’occasion du cinquantenaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), plusieurs analystes et intellectuels prennent la parole pour dresser le bilan de cette institution régionale.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Parmi eux, <b>Léandre Sahiri</b>, enseignant-chercheur ivoirien, psychocritique, écrivain et éditeur, Docteur ès Lettres de l’Université de la Sorbonne (Paris), livre une lecture critique sans détour. Selon lui, <b>la CEDEAO n’a pas su s’adapter aux réalités contemporaines ni répondre aux attentes profondes des peuples ouest-africains</b>.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Pour Léandre Sahiri, la CEDEAO a toujours fonctionné comme une <b>structure intergouvernementale fermée</b>, où les décisions sont prises par un cercle restreint de chefs d’État, <b>sans consultation des populations</b>. « <i>Depuis 1975, cette organisation prétend œuvrer pour l’intégration régionale, mais les jeunes, les femmes, les travailleurs ou les agriculteurs n’y ont jamais vraiment eu voix au chapitre </i>», estime-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Dans des pays comme le Togo, où la jeunesse constitue la majorité de la population, cet éloignement institutionnel est d’autant plus marquant. <b>L’absence de programmes régionaux concrets pour l’emploi et la formation technique</b> est un exemple flagrant de cette déconnexion, selon l’expert.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Entre 2020 et 2024, plusieurs pays membres – Mali, Burkina Faso, Guinée, Niger – ont connu des putschs militaires. Pour Sahiri, ces événements traduisent l’<b>incapacité de la CEDEAO à prévenir les crises</b> et à construire des mécanismes de stabilité politique. Pire, « <i>les sanctions économiques infligées aux pays en transition ont souvent frappé les populations les plus vulnérables, sans affaiblir les régimes militaires</i> », juge-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Dans le Sahel, en proie à l’insécurité djihadiste, l’organisation est restée quasi absente. Léandre Sahiri rappelle que <b>le G5 Sahel, pourtant en difficulté, a parfois été plus engagé que la CEDEAO elle-même</b>. Une situation qui interroge profondément sur les priorités sécuritaires régionales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le protocole de libre circulation des personnes, signé en 1979, est loin d’être respecté dans les faits. « <i>Le commerçant togolais ou béninois qui traverse la frontière doit encore affronter des barrages illégaux, des frais non officiels et une corruption persistante </i>», souligne l’expert.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Quant à la <b>monnaie unique ECO</b>, elle incarne l’échec le plus visible d’un rêve d’unité économique. Sahiri y voit <b>le symptôme de l’influence étrangère</b>, en particulier celle de la France via le franc CFA, qui freine toute tentative d’autonomisation monétaire réelle. « <i>Il est temps que l’Afrique de l’Ouest se libère de ces outils de domination </i>», affirme-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Selon Léandre Sahiri, la CEDEAO est désormais perçue, dans de nombreux pays comme le Togo, comme <b>un relais des intérêts occidentaux</b>, plus qu’une force régionale souveraine. « <i>L’organisation agit parfois comme un prolongement des stratégies de la France ou des États-Unis en Afrique de l’Ouest</i> », déplore-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Il cite l’intervention au Mali en 2013 ou encore les réponses excessives aux changements de régime comme preuves d’un <b>alignement diplomatique et stratégique avec des puissances extérieures</b>, au détriment des priorités africaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">À l’issue de cette analyse, <b>Léandre Sahiri appelle à une refondation urgente</b> de la CEDEAO. Selon lui, il faut sortir de la dépendance institutionnelle et monétaire vis-à-vis de l’Europe et créer une organisation <b>véritablement centrée sur les peuples, et non sur les régimes en place</b>.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">« <i>Cinquante ans, c’est aussi l’âge de la maturité. L’Afrique de l’Ouest ne peut plus se permettre une CEDEAO passive, technocratique et soumise. Elle doit devenir une plateforme d’émancipation régionale, sociale et économique</i> », conclut l’expert.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span><span lang="EN-US" style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: FR;">Par SORO ISSA <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Cheick Boucadry Traoré : ‘’Penser intimider les Maliens, c’est bluffer pour cacher sa honte et son anxiété’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/cheick-boucadry-traore-penser-intimider-les-maliens-cest-bluffer-pour-cacher-sa-honte-et-son-anxiete-3104090.html</link>
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<description><![CDATA[ Une chose est sûre, selon Cheick Boucadry Traoré : la honte et l’anxiété seront toujours sur ceux qui, se croyant grands et puissants, pensent pouvoir intimider les Maliens. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 25 Apr 2025 02:30:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains pensent dans ce monde en pleine turbulence qu’ils peuvent saper l’engagement des Maliens, terroriser et intimider notre peuple et ses institutions qui ne souhaitent qu’un avenir meilleur pour notre nation et toutes celles de notre sous-région. Pour le Mali, la question des régions du nord n’est pas une question de territoire ou de géopolitique, mais une question de survie et non un choix et, surtout, de mieux-être ensemble. Il s’agit de pouvoir vivre comme nous l’avons fait pendant des siècles comme une seule famille, une nation unie dotée d’une société confiante et insufflée de nos valeurs fondamentales que les forces malveillantes ne sauraient détruire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali, qui a toujours été présent à l’appel des autres, continuera à travailler avec les pays frères voisins pour construire une sous-région de paix, de prospérité et de bonheur pour tous, parce que nous savons que nous partageons non seulement un destin commun, mais aussi que les cœurs de nos peuples ne font qu’un. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, la protection et la stabilité de notre nation sont des piliers de la souveraineté de notre pays. Alors, il est inacceptable de laisser d’autres entités s'immiscer davantage dans nos affaires intérieures ou de fomenter des conflits dans notre pays, afin de freiner notre développement ou encore de faire dépendre notre pays de leur volonté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que ceux qui se veulent les adversaires de notre pays sachent que le résilient peuple malien n’a jamais cédé à la culture de la peur, de l’intimidation et de la contrainte. Le Mali a toujours su faire face à l’adversité et en sortir plus fort que jamais. Notre peuple se réconciliera et instaurera ensemble une paix durable, réunifiera le pays et surmontera une fois de plus ces moments difficiles car en tant que peuple nous savons qui nous sommes, la vérité sur nous-mêmes et sur notre dignité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces mêmes forces aux esprits malévoles, se lançant à la quête de la grandeur, semblent avoir le besoin impérieux d'être continuellement en situation de conflits extérieurs pour renforcer le sentiment d'appartenance de leur people à une seule nation. Or, la grandeur n’est pas une quête solitaire, c’est le résultat des efforts conjoints de tout le monde autour de vous. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une chose est sûre: la honte et l’anxiété seront toujours sur ceux qui se veulent grands, puissants et intimidateurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Boucadry Traoré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Des discussions sur les réparations déjà engagées au sein de la CEDEAO, selon le représentant permanent du Nigeria</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/des-discussions-sur-les-reparations-deja-engagees-au-sein-de-la-cedeao-selon-le-representant-permanent-du-nigeria-3104083.html</link>
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<description><![CDATA[ Les festivités marquant le 50e anniversaire de la CEDEAO ont débuté le 22 avril à Accra, capitale du Ghana. Mais au-delà des célébrations, une thématique centrale a retenu l’attention des représentants des États membres : la question des réparations, en écho au thème choisi par l’Union africaine pour l’année 2025 – « Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine grâce aux réparations ». ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Apr 2025 16:56:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>L’ambassadeur Musa Sani Nuhu, représentant permanent du Nigeria auprès de la CEDEAO, a confirmé que <strong>les discussions autour des réparations</strong> ne sont plus une simple idée, mais <strong>une réalité déjà amorcée</strong> <strong>sur le plan technique</strong>. « <em>Ces débats s’engagent d’abord à un niveau technique, avant de remonter aux échelons ministériels, puis aux chefs d’État. Pour l’instant, la question est bien à l’étude à ce niveau</em> », a-t-il déclaré en marge de la cérémonie d’ouverture. Soulignant l’importance de corriger les injustices du passé, M. Nuhu a rappelé <strong>que la CEDEAO soutient pleinement le thème de l’Union africaine pour 2025, qui appelle à une reconnaissance des crimes coloniaux et à une réparation symbolique et matérielle des préjudices subis.</strong> À cet égard, des démarches concrètes sont déjà engagées, comme la désignation du président béninois Patrice Talon pour diriger le processus de restitution des biens culturels pillés pendant la colonisation. L’écho de ces revendications dépasse les frontières de l’organisation ouest-africaine. Le 19 avril dernier, Dakar a accueilli une <a href="https://www.pressafrik.com/Conference-a-Dakar-sur-les-reparations-un-regard-sur-la-justice-historique-PAR-YOUSSOUF-KONE_a288253.html">conférence</a> panafricaine sur les réparations des crimes coloniaux, rassemblant intellectuels, chercheurs et militants autour de ce sujet sensible.</p>
<p><strong>Parmi les cas emblématiques évoqués, celui du massacre de Thiaroye de 1944, où des tirailleurs africains furent exécutés par l’armée française pour avoir revendiqué leur solde, continue d’incarner l’exigence de justice mémorielle.</strong></p>
<p>Cette dynamique, portée par la société civile autant que par les institutions, signale une évolution importante : l’Afrique n’est plus disposée à se contenter d’un simple devoir de mémoire. Elle exige réparation, restitution, et reconnaissance. En mettant à l’agenda 2025 le thème des réparations, l’Union africaine ouvre une voie politique et morale que la CEDEAO entend emprunter activement. Les discussions techniques en cours ne sont que la première étape d’un processus qui pourrait redéfinir les relations entre l’Afrique et les anciennes puissances coloniales. </p>
<p><strong>Par AWA DEMBELE</strong>    </p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’effritement d’une institution devenue néfaste</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/leffritement-dune-institution-devenue-nefaste-3103769.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 10:02:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) fait face à un séisme qui pourrait conduire à son implosion. En effet, les pays de l'Alliance des États du Sahel (AES) ont annoncé dimanche dernier (28 janvier) dans un communiqué conjoint leur retrait de la CEDEAO. Cette décision est consécutive aux relations conflictuelles entre ces pays et l’organisation sous régionale depuis l’évènement des coups d’état militaires dans ces pays sahéliens et ignorant délibérément les coups d’état constitutionnels dans d’autres pays membres de la même organisation. Cette posture de ‘‘deux poids, deux mesures’’ enleva toute crédibilité aux actions de dénonciation et de légitimité aux sanctions prises par l’organisation. Et, les dirigeants du Burkina Faso, du Mali et du Niger estiment que la CEDEAO ne réponde plus aux aspirations de leurs peuples et regrettent que l’organisation se soit éloignée des idéaux de ses pères fondateurs. Ils accusent l’organisation d’être sous influence des puissances étrangères et de représenter une ‘‘menace pour ses États membres et ses populations dont elle est censée assurer le bonheur’’. Ils ajoutent que l’organisation ne leur a apporté aucune assistance dans leur lutte contre le terrorisme, mais qu’elle s’est plutôt contentée à imposer des sanctions illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsable en violations de ses propres textes. D’où, leur décision d’envoyer une notification formelle de leur retrait de l'organisation dont ils étaient membres depuis sa création en 1975. Quoi qu'il en soit, les dirigeants de l’organisation peuvent se féliciter d’avoir réussi à tracer les premiers pas vers le déclenchement de l’effritement de l’organisation.

Au fil des années, nous sommes devenus de plus en plus préoccupés parles réactions et décisions mal réfléchies de la CEDEAO et la boussole morale de ses dirigeants ; mais avec son inscription dans un rapport de force qui semble être imposé de l’extérieur et l’approbation des sanctions inhumaines et dévastatrices contre des populations innocentes, il est clair que les dirigeants de l’organisation sous régionale, poursuivant leur dérive autoritaire, ont franchi une ligne rouge.

Nous avons toujours insisté que les sanctions infligées par la CEDEAO à ces pays étaient contraires à la légalité ou sans base juridique. Nous avons toujours considéré ces mesures comme suicidaires et nous avons toujours pensé qu’elles nuiront l’économie des pays et qu’elles rendront l’intégration économique difficile ou même impossible dans ces conditions. L’histoire est en train de nous donner raison.

Les évènements de ces derniers temps ont davantage révélé l’incapacité de la CEDEAO à développer une stratégie commune efficace et à exprimer un leadership politique et économique autonome. Au lieu de cela, c’est devenu un autre indicateur de la courbure du bloc économique envers les Occidentaux. Ainsi, au lieu de trouver des solutions durables aux problèmes politiques ou économiques au sein des états membres, elle continue plutôt à prendre des décisions légères 1

et absurdes qui la rendent encore plus néfaste. Il nous semble qu’il y a un manque de connaissances adéquates des enjeux ou de réflexion défaillante chez les dirigeants de l’organisation. Il est temps que ces dirigeants aient la capacité d’anticiper les conséquences de leurs décisions et actes. L’utopie ne doit point devenir l’espoir de notre temps. Il est temps d’agir pour réinventer nos pays. Nos politiques doivent viser à redresser réellement les fronts longtemps courbés par des circonstances historiques désastreuses afin de prendre pour de bon, le plus bel élan dans la paix retrouvée, pour nos peuples unis et libres à jamais, jouissant fièrement du bien-être idéal et garantissant le développement durable, en mettant à profit les potentialités humaines et les ressources naturelles que regorge nos pays. Aussi, les dirigeants de l’organisation doivent démontrer plus de connaissance et de compétences nécessaires pour prendre leurs propres décisions concernant nos affaires et surtout savoir évaluer correctement lesrisquesencourusparcesdécisions.Ilsdoiventéviterdefairel’erreurdepenserque ces risques ne les concernent pas ou qu’ils échapperont aux conséquences potentiellement négatives de leurs choix.

Les Présidents des pays membres de la CEDEAO se font sans doute des illusions sur la capacité des pays occidentaux et des institutions internationales à trouver des solutions aux problèmes africains. Depuis l’accession de nos pays à l’indépendance ces institutions et pays n’ont jamais pu trouver de solutions durables à un problème Africain. Pourquoi alors continuer à se tourner vers eux et de surcroît inviter ceux qui contrôlent cette organisation à se pencher sur les crises que vivent nos pays ? Nos dirigeants font à la fois une très mauvaise lecture et une très mauvaise compréhension des événements et des rapports de forces et surtout la volonté profonde de nos peuples pour une renaissance de l’idéal Africain. Ce sont ces erreurs d’analyse et de manque de maîtrise de la géopolitique et de la géostratégie de la part de nos gouvernants qui nous ont conduit dans l’impasse où nous nous trouvons.

Tandis que les Africains parlent d’une nouvelle phase dans les relations internationales qui exige la création des institutions plus en phase avec les nouvelles réalités de nos pays et le rejet de position de monopole ou de dominance d'un groupe restreint de pays, certains de nos gouvernants semblent vouloir le contraire ; en effet, vouloir la préservation de la place des puissances étrangères dans nos pays. Donc, loin de permettre une sortie de crise dans nos pays, les actions de ces dirigeants de la CEDEAO ne font que conduire à une soumission aggravée et forcée de nos pays aux logiques des forces étrangères et qui nuiront bien sûr au bien-être de nos populations. Les peuples africains ont la soif de s’émanciper de la dominance extérieure. Nos populations ne veulent plus les exigences de pays recourant aux mesures de coercition directe et de pays donneurs de leçons aux mœurs encore plus dépravées.

Il va sans dire que les récentes initiatives et décisions des Présidents de la CEDEAO constituent une ligne de fracture dans nos sociétés sous régionales. Ces décisions qui ignorent la volonté affichée de nos peuples pour une émancipation totale est aussi contraires aux prescriptions des constitutions de nos États. Or, notre ambition pour la CEDEAO dans la communauté internationale est de porter haut les valeurs de nos pays et nous voulons certainement que les Africains soient gagnants dans la mondialisation. Aujourd’hui, plus que jamais, nous voulons que notre communauté sous régionale soit le moteur de la refondation des institutions internationales, une communauté plus forte et plus protectrice, une CEDEAO qui refuse la naïveté et défende les intérêts des peuples des États membres.

La CEDEAO doit rester fidèle à ses propres valeurs et à l’esprit de ses pères fondateurs. Il nous faut, pour cela, rester unis mais aussi maintenir une ambition collective intacte, une ambition pour continuer de transformer les pays de notre communauté face à la tentation de l’esprit de règle et de divisions, sur lesquelles se sont toujours appuyées les puissances étrangères pour mieux asseoir leur domination. Nous ne devons jamais perdre de vue l’impératif d’unité de la sous-région que nous formons tous ensemble. Nous souffrirons tous des conséquences de notre échec si nous ne nous unissons pas pour répondre aux menaces et urgences dans nos sociétés comme de solides projets de sécurité nationale, de développement économique durable ou l’instauration d’une vraie culture démocratique.

L’un des moyens les plus importants d’accroître la démocratie et la sécurité est de chercher à améliorer la vie des peuples, à travers la sous-région, qui constatent que leurs gouvernements ne répondent plus à leurs besoins. Et, tandis que nous nous efforçons d’améliorer la vie de nos populations, nous devons travailler avec une détermination renouvelée pour mettre fin aux terrorismes et conflits qui causent tant de douleur et de souffrance dans nos pays. Nos forces militaires ne doivent pas être dirigées contre une nation sœur de notre communauté, mais plutôt contre le terrorisme qui continue à déstabiliser la sous-région. Nous devons redoubler de diplomatie et nous engager à recourir à la négociation politique, et non à la violence militaire ou économique contre un pays frère, comme outil privilégié pour gérer les tensions dans notre sous régions. Nous devons rechercher un avenir de paix et de sécurité accrues pour tous les peuples de la CEDEAO.

Chaque peuple veut que son pays prenne toute sa place dans la CEDEAO et dans le monde. Notre destin se joue dans une CEDEAO plus rassemblée. Nous voulons une CEDEAO qui change dans un monde nouveau. Nous voulons une CEDEAO qui œuvre pour des changements politiques et sécuritaires, économiques et sociaux qui répondent aux attentes des peuples de la Communauté. Nous voulons une CEDEAO sociale, qui puisse servir de modèle aux autres peuples de l’Afrique tout en étant au service de l’homme. Nous voulons une CEDEAO qui gagne en efficacité, en 3

lucidité et en démocratie. Une CEDEAO qui défend de bonnes politiques de gouvernance et non une démocratie de façade. Nous voulons une CEDEAO plus simple, pour que chacun puisse comprendre les modalités de décision africaine et les responsabilités des institutions. Les citoyens des pays membres de la CEDEAO veulent une organisation qui permet l’émergence d’un système économique et social au service des peuples de la communauté, et qui comprend sûrement les aspirations de ses peuples.

Nos pays ont besoin de gouvernants qui ont la confiance de nos peuples. Des gouvernants qui sont les seuls maîtres d’œuvre, guidés par les seuls intérêts de nos pays, et assurant la cohérence des politiques. Aussi, souverains, nos pays doivent faire leurs propres choix et devenir le gestionnaire unique de leur destin.

Il est temps que la CEDEAO commence à jouer le rôle qui est le sien. À ce stade, il serait plutôt honorable de tenter de relever le défi du dialogue avec toutes les parties en proposant une solution acceptable qui mènera au retour à une vie politique et économique normale dans la sous-région. Il est temps de cesser de fragiliser la voix de certains pays membres de la communauté économique en remettant en cause leur place de membre actif et de droit ou encore essayer de les mettre sous tutelle.

<strong>Cheick Boucadry Traore</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La Turquie est un artisan de la paix dans le rétablissement des relations entre N&amp;apos;Djamena et Khartoum</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Apr 2025 14:16:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis un an, la Turquie tente de résoudre le conflit au Soudan. Jusqu'à présent, aucune des options n'a abouti au résultat escompté, mais Ankara affiche désormais ouvertement son intention d'aider le Soudan à lutter contre la guerre civile. La coopération turco-soudanaise s'est particulièrement renforcée depuis que la Turquie a fourni à l'armée soudanaise des équipements militaires d'une valeur de plus de 120 millions de dollars, dont des drones TB2 et des centaines d'ogives en 2023. C'est ce soutien turc qui a contribué aux récentes victoires des forces du chef du Conseil souverain du Soudan, Abdel Fattah al-Burhan. Outre l'implication d'Ankara dans la résolution du conflit au Soudan, la Turquie joue également un rôle de médiateur entre le Soudan et le Tchad pour tenter de rétablir les relations diplomatiques bilatérales entre ces États voisins.

Il convient également de mentionner que la coopération tchado-turque s'est rapidement développée au cours de l'année écoulée. En janvier dernier, Ankara et N'Djamena ont signé un accord de coopération militaire qui permet à Ankara d'exploiter la base militaire d'Abéché, à la frontière avec le Soudan, pour y déployer des drones et former l'armée de l'air tchadienne à leur utilization qui permet d'interdire les livraisons des EAU et de maintenir la sécurité le long de la frontière entre le Tchad et le Soudan.

Mais Amdjarass est un lien clé par lequel les armes d'Abou Dhabi sont acheminées vers les FSR et qui préoccupe le chef du conseil souverain d'Al-Burhan. En mars de cette année, il a exigé que le Tchad cesse de coopérer avec les Émirats arabes unis et ferme la base d'Amdjarass. A cette époque, Déby s'est également rendu en personne à Amdjarass pour superviser la réalisation de la principale condition d'Al-Burhan. Mais les EAU ont continué à envoyer des armes, en les qualifiant d'aide humanitaire, en utilisant déjà l'aéroport de N'Djamena à la place d'Amdjarass, selon « Le Monde ». Cela a irrité Al-Burhan, ce qui a incité le gouvernement soudanais à intenter une action en justice contre les EAU devant la Cour internationale de justice.

Il est important de noter que le Forum diplomatique d'Antalya (ADF2025) s'est tenu récemment, auquel a participé le chef du Conseil souverain soudanais Abdel Fattah al-Burhan à l'invitation de ses homologues turcs. Le représentant de la République tchadienne, ou plutôt le ministre d'État tchadien Abdoulaye-Sabre Fadoul, a également participé au forum et est même intervenu lors d'un panel sur le thème « Repenser la coopération mondiale contre le terrorisme », dans lequel il a souligné la complexité de la lutte contre le terrorisme et a appelé à l'union des efforts.

Il convient de noter que l'invitation d'Al-Burhan au forum faisait partie du plan du gouvernement turc visant à normaliser les relations entre le Tchad et le Soudan et à rétablir les relations entre Déby et le chef du conseil souverain du Soudan, selon des sources turques. On s'attend à ce qu'Ankara réalise bientôt pleinement son plan et que le Tchad et le Soudan puissent rétablir leurs relations bilatérales, ce à quoi N'Djamena travaille d'arrache-pied.

<strong>Oumar DIALLO</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tourisme au Maroc :  Notes d&amp;apos;un touriste à l&amp;apos;attention de sa Majesté Mohammed VI</title>
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<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 01:18:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En vacances au Maroc, un touriste a pris la peine de prendre des notes dans son petit carnet. Nous publions là, les détails qui témoignent de sa satisfaction des moments de plaisir passés en terre chérifienne. Bonne lecture…</em></strong>

Arrivé à l'aéroport Mohammed V de Casablanca, j'ai été agréablement surpris par la qualité de l'accueil, ponctuant ma satisfaction celle du service assuré par le personnel à bord du vol AT500 de la RAM en provenance de Dakar duquel je venais de descendre. Les prestations, la sécurité et le confort ont été d'une éclatante réussite.

Porte d'entrée du Royaume chérifien, l'aéroport Mohamed V est la vitrine du pays, celle à partir de laquelle les premières impressions positives et rassurantes se dévoilent. Du sourire des belles filles à l'hospitalité des agents aéroportuaires dont est gratifié tout visiteur qui vient de fouler le sol marocain, à Mohammed V, on ne traîne pas : rapide contrôle policier sans stress, impressionnant dispositif pour une prompte récupération des bagages sur le tapis roulant, le voyageur voit tout le personnel de l'aéroport MV à son entière disposition. Guides, bagagistes et même de conseillers momentanés, les agents de l'aéroport sont comme dans un permanent dépassement de fonction pour accompagner les visiteurs qui, sur le hall, sont abordés par de gentilles et souriantes filles leur proposant des cartes SIM pour faciliter les communications et connexions. A l'odeur succulente du café et du thé marocain appelé <strong>"ataay"</strong> qui vous accueillent au seuil d'un réceptif embelli d'extensions modernes, s'ente un réseau wifi ouvert, public qui vous connecte à vos proches informés de votre bonne arrivée au Maroc.

Dehors, le transport en commun est disponible : taxis, bus, TGV, tramway, entre autres, vous offrent les meilleurs services dans les meilleures conditions.

Cette chaleur de l'accueil à l'aéroport se prolonge à l'hôtel à la devanture desquels les vigiles, formés pour satisfaire les clients, affichent correction, ouverture et amabilité. A la réception, une plaisante cordialité, jamais un mot sans ce beau sourire <strong>"made in Morocco"</strong>. L'on vous sourit, vous accueille, vous installe et vous accompagne. Au Maroc, l'hospitalité s'exprime à travers les mots, les gestes, sur les visages au traditionnel sourire éclatant de bienvenue.

Sous influence de deux courants marins : l'Atlantique et la Méditerranée, le Maroc offre un climat agréable qui balaie tout le territoire.

Le paysage, différent d'une ville à une autre, nous fait penser ne pas être dans le même pays. Aucune ville ne ressemble à l'autre et chacune a ses propres spécificités. De Tanger, avec ses beaux quartiers éparpillés sur les chaînes de montagnes, s'ouvrant à la Méditerranée et à l'Atlantique, à Rabat, la belle dame, charmante, en passant par Casablanca, la porte d'entrée vers le paradis marocain, aux belles et propres rues sillonnant une forêt d'arbres feuillus, aux racines enfouies dans un tapis vert à perte de vue, on confondrait le Maroc a un immense jardin fleuri, tellement la végétation est luxuriante.

Beau pays à l'architecture conçue entre modernité et tradition arabo-berbère, le Maroc est un condensé de cultures qui se sont sédimentées dans le temps et la pratique.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/04/Roi-Mohamed.jpg"><img class="aligncenter wp-image-3103357 size-full" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/04/Roi-Mohamed.jpg" alt="" width="650" height="460" /></a>Arrivé au Royaume chérifien, le patriotisme tranchant du Marocain, cette citoyenneté affichée sur ce beau drapeau rouge frappé d'une étoile verte au milieu présent dans toutes les rues, tous les hôtels, tous les édifices publics et privés, à la plage, dans les stades, les bureaux, les salons des maisons, partout où l'œil peut aller, bluffe le visiteur qui doit se dire que les Marocains ont certainement tenté de poser leur drapeau au ciel, à l'honneur du symbole autour duquel ils se retrouvent.

Toujours placé à côté de la photo officielle de sa Majesté Mohammed VI, carrefour de toutes les aspirations de ce peuple uni et loyal au Souverain, symbole d'unité nationale, cet étendard convainc tout touriste de la particularité de ce Peuple vivant en symbiose autour de cette Grande figure africaine qu'est Sa Majesté.

Par ailleurs, le respect des Marocains à l'égard des étrangers se traduit par la volonté de chacun et de tous à vouloir servir, satisfaire et imprimer dans les esprits, les bons souvenirs du pays. De l'hôtesse de l'air de la RAM aux bagagistes, en passant par les personnels hôteliers,  auxserviteurs du thé dans le petit café du coin, chaque Marocain est un distributeur de joie et d'hospitalité. Au Maroc, l'invité, l'étranger et le touriste sont choyés par un peuple discipliné, respectueux des codes de bonne conduite à tout instant et tout lieu.

Changeant mensuellement, le Maroc est un éternel chantier. De grandes infrastructures qui sortent des terres chérifiennes témoignent de l'ambition du Souverain visible à travers ces importantes réalisations qui n'excluent aucun secteur de l'économie nationale. Ces transformations structurelles engagées par Sa Majesté ont donné naissance à ce "NouveauMaroc", désormais très loin devant certains pays européens, asiatiques ou arabes.

Fruit du travail sans relâche d'un peuple discipliné sous l'impulsion du Roi Mohamed VI, ces infrastructures déjà réalisées dans les secteurs hôtelier pour l'accueil des délégations, sportif (stades, terrains…), des voies de communication et de transport (routes, autoroutes, train, bus etc..), sans oublier la sécurité, assure que le Maroc peut organiser seul et avec succès, la Coupe du monde, la CAN n'étant qu'un test.

En 2024, le Maroc a accueilli 17,4 millions de touristes, un chiffre multipliable par deux pendant et après le Mondial et la CAN, deux compétitions à l'occasion desquelles, avec les médias et les réseaux sociaux, les merveilles du Royaume seront divulguées et construiront un boom touristique, tant la destination Maroc sera davantage courue.

<strong>Casablanca :  La ville charme</strong>

Terre de merveille, chaque ville marocaine a son histoire propre. Casablanca et ses beaux hôtels, ses imposants immeubles vitrés, ses feux de signalisation clignotant sur des routes espacées, propres et bien entretenues font de la conduite automobile un plaisir dont même les piétons se délectent. On se croirait, la comparaison est éloquente, à Riyad, Djeddah, Dubaï, en Californie ou à YIW, la charmante ville chinoise.

Les hôtels, restaurants, salons SPA, bars et autres lieux de rencontres, sont des espaces de convivialité. Hongkongais, subsahariens, américains et européens se plaisent à faire la connaissance d'un Arabe du Moyen-Orient.

Un tour à la mosquée Hassan II, l'un des patrimoines religieux les plus connus dans le monde musulman arabe et africain, plus grande mosquée au Maroc, avec sa Médiathèque, son Musée, son tapis de carreaux en marbre poli décorant l'esplanade de ce lieu de culte très couru, fait du tourisme religieux une des mamelles de l'économie chérifienne. Photographes, guides, prêcheurs désintéressés offrent leur généreuse hospitalité aux visiteurs en extase devant les vagues de l'Atlantique qui arrosent la façade ouest de la mosquée rafraîchie par la brise marine. Actant l'ambition du Maroc qui place l'Islam au centre de son développement religieux, la mosquée Hassan II est à la dimension de l'homme dont elle porte le nom : Feu Hassan II, figure emblématique de l'Afrique et du Monde arabe. Par ailleurs, liberté de culte rime avec esprit de tolérance religieuse prôné par les autorités marocaines.

Férus de leur pays, les Marocains transfèrent ce virus contagieux à tous les visiteurs, tous les touristes qui se surprennent à être fous de ce pays.

Le "Marina Shopping", l'un des plus prestigieux centres commerciaux de Casablanca, bâti sur plusieurs dizaines d'hectares non loin du port de la ville lumière de Casablanca, propose toutes les grandes marques européennes, américaines ou arabes : sacs de marque, parfums, chaussures, tenues et accessoires de femmes, téléphones sont exposés à chaque niveau de ce mastodonte qui, outre une belle vue sur la mer, est à la croisée des bonnes choses. Carrefour de tous les goûts et de toutes les envies, le <strong>"Marina Shopping"</strong>, à l'accueil sans reproche, fait comprendre que chaque Marocain est un agent marketing pour son pays, vendant la destination du pays aux étrangers par l'ouverture d'esprit et la générosité exceptionnelle.

Beau spectacle, le retrait du Soleil cédant la place à la Lune, jeu de chaise entre les astres diurne et nocturne, constelle Casablanca d'une nuit étoilée, une beauté céleste à laquelle s'incruste l'éclairage public enrichi par les phares des véhicules de toutes marques qui rappellent les feux d'artifice des soirées de réveillon.

Nuit festive, pieuse ou profane, le Maroc est un pluriel dans un singulier. Le plaisir nocturne se vit au complexe <strong>"La Cascade"</strong> qui jouxte l'océan, dans une autre offre du charme de cette ville marocaine. En ce 3 Avril 2025, Casablanca baigne déjà dans l'ambiance de la CAN. <strong>"La Cascade"</strong>, c'est aussi cette belle voix féminine qui reprend les variétés mondiales devenues cultes pour plonger les mélomanes dans une chute culturelle  américaine, européenne, sans oublier les lyrics orientaux. Talent affirmé, agrémenté par un Dj au doigté expert, le tamis lumineux duquel scintillent le rouge et le bleu dans la grande salle de <strong>"La Cascade"</strong> baptisée <strong>"Shade"</strong>, convertit les soucis en bonheur. Envoûtante, le lamento ou le contralto de sa voix de stentor fait osciller le touriste dans une rêverie entraînante. Casa, dans ce cadre du restaurant <strong>"Shade"</strong>, immaculément décoré, avec le fond sonore du ressac qui, au loin, scintille de la luminosité des lampadaires bordant la plage, féérique. Creuset de tous les vents, <strong>"La Cascade"</strong>, c'est aussi de belles sonorités marocaines actant l'intégration africaine, selon le Camerounais Mathias Tchamba, Directeur commercial. Autre atout, le recrutement de compétences subsahariennes dans tous les secteurs d'activité économique du Maroc. L'un des chefs cuisiniers au restaurant du Marriott est de nationalité sénégalaise.

Le tourisme marocain est aussi allaité en visiteurs par la RAM, la Compagnie aérienne nationale qui, par ses vols directs à partir de plusieurs pays d'Afrique et d'Europe, fait du pays un hub aéroportuaire. Avec une capacité de 14 790 vols par an, dont 14 062 réalisés par la RAM, soit 284 vols/semaine, dont 270 exécutés par la RAM, le Maroc est desservi par tous les continents.

L'autre particularité du Royaume chérifien, c'est la présence de tous les géants de l'hôtellerie mondiale : Hyatt, Radisson, Charreton, Hilton. Amoureux d'un cadre purement traditionnel, les riads (appartement traditionnel) offrent un confort domestique.

Terre prédestinée au tourisme et à la découverte, le Maroc, c'est 8 000 monuments, 3500 Km de littoral, 9 parcs nationaux, des chaînes montagnes à perte de vue, des océans de déserts, 30 Médinas, dont l'historique rappelle le rayonnement du Royaume, sans oublier les 45 parcours de golf. Le tourisme d'affaires et religieux en effervescence, 35% des visiteurs viennent d'Afrique, dont plusieurs capitales sont desservies par la RAM.

Les palais délicats, adeptes du tourisme gastronomique, se régaleront de mets riches, variés et succulents, avec le tajin au choix, d'une délicieuse particularité.

<strong>Tanger : La jonction océane</strong>

Témoin du passé impérial du Maroc, Tanger, ville aux nombreuses cités antiques, sous influence andalouse, son authentique s'affiche dans ses Médinas, ses quartiers datant du 16e siècle et ces monuments plus de quatre fois centenaires.

Antique comptoir de commerce plongé dans le détroit de Gibraltar, Tanger intéressait géographiquement les grandes puissances qui en avaient fait une zone internationale. Ville conservatrice avec ses riads privés transformés en hôtels ou restaurants, Tanger, c'est  aussi le charme des bâtiments construits au début du 20e siècle et même avant.

Difficile de conter le Maroc sans ce beau soleil qui fait luire le sable des plages de Tanger de la finesse d'une poudre d'or.

Assurément, au Royaume chérifien,  chaqueville, chaque village, chaque quartier a ses spécificités.

Ville boisée avec ces forêts de dattiers et d'arganiers, debout en serpents comme balisant des routes pour tenir compagnie au voyageur qui, de loin, est ébloui par leur taille et leur feuillage épars.

Pays au confluent de la modernité et de la tradition, le Maroc, enraciné  dans ses valeurs et ouvert à la civilisation et à la culture de l'autre rive méditerranéenne et subsaharienne, offre à Tanger le brassage des deux courants marins (Atlantique et Méditerranée) pour un spectacle extraordinairement impressionnant qui fait du phare de Cap Spartel, un lieu d'attraction.

<strong>"Morocco Mall"</strong>, l'autre centre commercial, n'envie rien aux grandes surfaces occidentales. Plusieurs firmes américaines et européennes y convoitent des stands.

Au Maroc, l'honneur fait aux icônes qui servent le pays est emblématique. Les grandes artères de Casablanca, Rabat, Tanger etc… tapissées du sourire de la star du ballon Acharaf Hakimi qui gratifie les visiteurs de son hospitalité. Son maillot, vestige de l'inoubliable prestation des Lions de l'Atlas qui, au Qatar, hissaient pour la première fois, l'Afrique en ½ finale de la Coupe du Monde, peint des pans entiers de l'aéroport Mohamed V. Hakimi est le symbole du <strong>"Maroc qui gagne"</strong> et de l'Afrique qui bouge.

Dans la stratégie marocaine de promotion touristique, la relation qualité/prix est une priorité. Toutes les bourses peuvent être satisfaites, l'on ne rentre jamais les bras vides. La structure des prix satisfait la demande, du fait d'une politique sociale au profit des Marocains mais aussi des visiteurs.

Aux adeptes du plaisir palatal, le <strong>"Dar Dada"</strong>de Tanger, spécialisé en <strong>"cuisine marocaine"</strong> plonge au fond des réalités culturelles. Riad transformé en restaurant à l'architecture et la décoration inspirées de la culture arabo-berbère, la grande cour du <strong>"Dar Dada"</strong> a mué en salle à manger fleurie où l'accoutrement des serveurs, la tenue des danseuses du ventre, la musique renvoient à la richesse de la culture local. Au <strong>"Dar Dada"</strong>, on chante, danse et mange marocain !

Dans les restaurants, les plages et autres lieux publics, les Marocains se déplacent souvent en famille. Au Maroc, jamais un chef de famille, sans son épouse et ses enfants à ses côtés. Est-ce là, le secret de la cohésion familiale et chérifienne ?

Honoré de visiter l'Académie Mohamed VI de football, symbole de la vision du parrain, mais aussi de l'ambition d'un pays pour développer son football au profit de sa jeunesse, mon attention fut captée, à l'entrée du complexe social, par un jardinier préposé à l'entretien des jolies fleurs bien taillées, tellement concentré sur son travail, qu'il n'a même pas senti notre présence.

Grand bâtiment vitré, inauguré en 2019 par Sa Majesté et placé sous l'autorité de la Fédération royale marocaine du Football, le Complexe Mohammed VI, bâti sur 35 hectares, compte 5 hôtels, 11 terrains de football et 150 pensionnaires. Développant un programme sport/étude, pas moins de 26 équipes nationales y ont organisé des séminaires. Avec 60 millions d'euros investis pour sa réalisation et une mission différente de celle de l'Académie, ce complexe compte une clinique au plateau technique très moderne, des établissements d'études. Dans les 12 régions du Maroc, des centres régionaux sont érigés pour offrir aux jeunes de chaque département la chance de devenir de futurs Hakimi. Le Maroc a aussi créé une académie d'arbitrage réservée aux filles. Des partenariats sont noués avec d'autres pays africains. Le complexe Mohamed VI c'est de l'ambition en béton.

Pour une autre virée de plaisir, le Ziryab de Rabat propose d'autres secrets et astuces de la gastronomie marocaine. Le concept <strong>"Ziryab"</strong>  s'adapte aux familles, avec ses commodités nécessaires pour un groupe de vacanciers.  A <strong>"Dar  Dada"</strong>, tout comme à <strong>"Ziryab"</strong>, les serveurs en tenues traditionnelles, coiffés de bonnets rouges, sont au service de clients déjà subjugués par la beauté du cadre.

<strong>Rabat : Mon coup de cœur</strong>

A Rabat, ne manquez surtout pas de visiter l'ancienne base militaire, la Kasbah", appelée aussi <strong>"Oudayas"</strong>, devenue une cité résidentielle tout en gardant le caractère pittoresque de la bâtisse. Lieu de grande attraction touristique, l'ancienne Médina fait face à un port sur l'avenue Al Marsa bordée de restaurants haut de gamme.

Que dire de la Tour Hassan. Pan entier de l'histoire du Royaume, cette Tour qui abrite un imposant minaret, une mosquée inachevée, l'une des plus anciennes du monde arabo-berbère, un musée et le mausolée de Mohammed V, de ses deux fils Hassan II et Prince Abdallah, œuvre de l'architecte vietnamien Eric Vou Touan, devrait être classé patrimoine historique de l'Humanité.

Construit sur 19 ha en 1864, le Palais Royal abrite l'école Royale qui a formé une partie de l'élite marocaine, deux ministères de souveraineté, la Défense, les Affaires religieuses, ainsi que la Primature. Par chance, le visiteur assistera à une répétition de l'orchestre royal dont les succulentes notes bercent et impressionnent. Ouvert au public subsaharien, asiatique et européen, haut lieu sécurisé, les membres de l'orchestre royal, d'un âge avancé, plus que des instrumentistes, sont des gardiens du Temple, maîtres de l'histoire du groupe, du Royaume et de ses différents Souverains.

Rabat, c'est aussi le fleuve Bouregreg aux poissonneuses eaux agitées. Sur la berge, les populations profitent de quiètes promenades jusqu'à bord de ce bateau transformé en restaurant flottant.

Dans le <strong>"Oudayas"</strong>, des villas, aux portes desquelles des signes distinctifs, dont une main taillée en bronze (le Hamsa) aux doigts dirigés vers le haut ou l'étoile de David peinte sur les devantures, témoignent de l'appartenance à des familles juives.

Ailleurs, la statue de cheval en fer à l'entrée des demeures indique les propriétés musulmanes, nous apprend notre guide du jour. Le <strong>"Baiana"</strong>, restaurant conçu sur un style occidental, avec un goût décoratif traditionnel bien exprimé, fait se croire à Miami.

Pour se rendre à Tanger, ce 5 avril 2025, on est passé par la gare de Rabat Agdal, un joyau à l'entrée duquel le <strong>"Café Carrion"</strong> , le MC Donald's, le Costa Coffee", des restaurants, boutiques de change, le <strong>"Wafacash" </strong>. Plongeant dans l'ambiance d'un voyage agréable vers le nord, le hall grouille de voyageurs qui s'apprêtent à goûter au plaisir d'un TGV. On ne s'ennuie pas dans cette gare lumineuse, aérée et parcourue d'énergie positive, où le planning d'arrivée et de départ des trains s'affiche sur un écran magnétique, quand d'autres écrans tactiles diffusent des films promotionnels sur la beauté du Royaume, ses sites touristiques, en plus des nombreuses infrastructures réalisées ou en chantiers.

Au premier étage, accessible via des escaliers ou des ascenseurs, la vue de la gare et ses environs est splendide. Informant sur les navettes des trains, les plates-formes d'achat de billet et les avantages offerts aux étudiants, les écrans sont assaillis. Le lancement de ce TGV a révolutionné le transport au Maroc, cité en exemple de mobilité urbaine. Ce voyage en TGV vers Tanger est l'occasion de sillonner le <strong>"Maroc profond"</strong>, avec ses forêts protégées, ses cours d'eau, ses autoroutes, son bétail en pâturage dans la prairie verte, ses oiseaux au-dessus des chaînes de montagnes sur plusieurs kilomètres. L'opinion publique, lue sur les graffitis taggés aux murs, dit : <strong>"Merci Sa Majesté"</strong>, <strong>"J'aime le Maroc." </strong>etc…

En gare, les agents de L'Office national des chemins de fer (Oncf) orientent, aident et assistent les passagers qui, à bord des trains, où sécurité et confort sont garantis, savourent le trajet d'une heure 20 mn jusqu'à Tanger, après avoir traversé la belle Kenitra. Le TGV 1017 " Alburaq " nous a permis de découvrir la diversité architecturale du Maroc, dont aucune ville ne ressemble à l'autre, donnant l'impression de traverser plusieurs pays et la chance de voir des lieux riches en culture et en histoire.

En train vers Tanger, il a été remarqué un nombre impressionnant de panneaux solaires dans les localités traversées. Ces installations permettent de moderniser l'agriculture et de produire toute l'année, sans dépendre des caprices climatiques. Dans les serres couvrantd'immenses surfaces, des avocats, des patates, des bananes, de la tomate, entre autres, sont cultivés. Grâce à ces investissements dans la technologie innovante, le Maroc s'impose comme un leader émergent de l'agriculture sous serre. Ses exportations, notamment de tomates et de concombres, enregistrent un grand succès et le hissent au premier rang dans les marchés internationaux.

<strong>"Alburaq"</strong> traverse Kénitra, cité industrielle avec d'importants investissements qui ont permis de désengorger Tanger.

Arrivé à la gare du nord (Tanger), on découvre un nouveau Maroc, celui des quartiers en hauteur soigneusement alignés sur les collines et affichant un décor admirable. Face à la gare, l'hôtel HILTON ouvre sur l'Atlantique. Sur la plage, des enfants gambadent, des guides s'affairent à côté d'autres jeunes propriétaires de chevaux à petite taille en quête de clients.

A l'horizon, les chaînes de collines singularisent cette région du nord. Tanger, ville tampon entre l'Europe et l'Afrique du Nord dont la position géographique nourrit depuis toujours des ambitions géostratégiques de puissances, qui n'ont jamais réussi à dominer cette terre marocaine.

Nous avons découvert que la langue espagnole y est parlée par 60% de la population dans cette ville. Tanger est une presqu'île non loin des côtes espagnoles. La cohabitation religieuse est une réalité vivante dans cette localité cosmopolite qui abrite des quartiers baptisés : Californie et Beverly Hills.

Tanger c'est aussi l'opportunité d'admirer la maestria des architectes qui ont bâti cette ville montagneuse. On y trouve une splendide résidence de sa Majesté édifiée sur un terrain en pente avec une façade maritime qui fait rêver. Ce coin du Maroc, au paradisiaque paysage forestier, agrémenté du climat atlantique, a séduit le roi Fahd d'Arabie Saoudite et un autre Saoudien, ex patron de Shell, qui y ont chacun acquis une villa de luxe.

Avec plus de forêts que de surfaces habitées, cette charmante ville est une niche touristique. Dans cet interminable tapis vert qui s'étale vers l'Atlantique, il ne faut surtout pas rater l'attraction du Cap Spartel, site de pèlerinage,  etson phare de 24 mètres construit par un Français pour orienter les navigateurs. Ville symbole, Tanger abrite un pan important de l'histoire de la Grèce antique.

Avec <strong>"Tanger Med"</strong>, premier port africain en 2023, fierté des riverains, mais aussi de Renault, Boeing, Volkswagen qui ont des unités de fabrication de pièces de rechange et d'autres accessoires, la ville abrite des unités de fabrication de produits alimentaires.

Avec sa Médina, centre commercial traditionnel où l'on peut trouver des produits et des tenues de la localité, Tanger est aussi la capitale des épices. La boutique <strong>"100 000 épices"</strong>, outre sa haute qualité d'huile d'argan et ses épices culinaires, est une pharmacie traditionnelle qui conjugue l'utile et l'agréable. On y trouve des produits contre les douleurs musculaires, contre la chute des cheveux, pour les soins de visage, des anti-inflammatoires, des anti-rides, de l'herbal energy pour les hommes âgés, le traitement de la peau etc…

Je suis venu au Maroc, j'ai vu et je vous raconte. Miracle divin, le développement fulgurant de ce pays est tout aussi miraculeux. Avec ses belles plages, ses montagnes splendides, ses gigantesques forêts, ses grottes taillées par la nature, ses déserts au sable doré, le Maroc a la faveur de l'univers.

Vous voulez rendre un Marocain heureux ? Offrez-lui une photo de Sa Majesté, ce Grand Homme qui a bâti un pays, formé des têtes bien faites au savoir-faire dans tous les domaines et inspiré une jeunesse qui porte sur ses épaules tous les grands chantiers de transformation nationale en cours.

<strong>Maroc : Un bout de Paradis </strong><strong>en Afrique</strong>

Au <strong>"Simple Club"</strong> de Tanger, prisé restaurant où épanouissement et plaisir se conjuguent, ce samedi 5 avril 2025, une soirée animée par un jeune artiste bien connecté à son public qui reprenait en chœur ses tubes, l'après-ramadan a fait affluer de joviales vagues de visiteurs subsahariens gratifiés par le Dj de sonorités ivoirienne, malienne, entre autres sonorités afro.

Une excursion sur l'atlantique, avec l'impressionnant parc de bateaux de plaisance sur un parking flottant, <strong>"Tanja Marina Bay",</strong> port de Tanger délocalisé à Tanger Med, est un lieu de plaisir sécurisé respectant les normes environnementales pour protéger le cadre de vie. Voiliers, yachts, catamarans, trimarans y attendent des clients pour lever l'encre. Dans ce coin de Tanger où le dress-code est le blanc et le bleu, les bateaux blancs parkent sur le bleu de l'océan. Bien aménagé, avec une route qui borde la mer, des restaurants, boutiques et autres espaces verts, la propriété du Marina témoigne des efforts immenses consentis pour l'entretien : pas un petit morceau de papier, un imperméable ou un mégot de cigarette. On a l'impression d'être en face d'une grande piscine.

Dimanche 06 avril 2025, une barge de près de 100 m était en train de faire de l'extension du site. Chaque mètre carré du Marina est conçu pour plaire. Son moteur s'allume et le trimaran déchire les vagues de l'Atlantique vers les collines lointaines, subjuguant les passagers dont les selfies immortalisent ces moments de bonheur, sur un fond musical de Percy Sledgeou de Otis Redding. Dans cette féérie atlantique à quelques miles des côtes espagnoles, aucun détail n'est laissé au hasard. Pour éviter toute rupture de carburant, des stations-services sont installées à proximité des quais.

Véritable mélomane, le capitaine ne s'est pas privé de nous balancer de belles mélodies du King Bob Marley, des douceurs de Phil Collins, du cuivré Dires Straits et de l'inusable Tina Turner. A bord, les visages extasiés, les vacanciers chantent et dansent! Le bonheur étant contagieux, rien n'était de trop pour manifester son plaisir d'être à Tanger. Ceinturé d'eau, l'on découvre de loin la beauté de la ville de Tanger.

A l'horizon, là où la mer et le ciel semblent s'embrasser, une chaîne de montagnes dessine une image digne d'un tableau d'art plastique. Au quai de débarquement du Marina, trois navires de croisière, <strong>"World Odyssey"</strong>, <strong>"Explora II"</strong> et <strong>"Africa Morocco Link"</strong>, campent le décor. Les poissons, nombreux et aussi déterminés que le capitaine, accompagnent le mouvement du trimaran entre les vagues agitées. De l'autre côté, en face de la mer,  les meilleurs restaurants du Marina.

Adaptée aux réalités locales de chaque ville, la politique touristique du Royaume chérifien offre beaucoup d'ouverture exotique pour satisfaire les désirs des visiteurs.

Compilation de déserts, de forêts denses, d'immenses chaînes de montagne et d'océans poissonneux, en bordure de villes modernes et de Médinas jalouses de leur culture, le Maroc voit sa Can 2025, partir pour être la meilleure de toute l'histoire du football africain, en termes d'organisation,  d'accueil, de sécurité et d'offres.

Aussi est-ce le lieu de saluer à sa juste valeur, le travail remarquable réalisé par l'équipe drivée par M. Ahmed Oumaarir du Bureau de l'ONMT pour l’Afrique à Dakar dont le talent nous a appris à aimer le Maroc.

J'y étais ! J'y retournerai pour la CAN, le Mondial et pour mes prochaines vacances…  Faites comme moi.Après nos félicitations pour ce grand bond économique du Maroc réalisé sous votre impulsion éclairée, je vous prie, très respectueusement, Majesté Roi Mohammed VI, d'agréer l'expression de mes sentiments distingués.

Témoignage d'un touriste de retour du Maroc              <strong>                </strong>

<strong>   DAKARTIMES</strong>

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<title>Ukrainiens au Tchad : les nouvelles circonstances de l&amp;apos;affaire Ahmat</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/ukrainiens-au-tchad-les-nouvelles-circonstances-de-laffaire-ahmat-3103458.html</link>
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<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 16:13:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les médias sociaux ont divulgué des informations sur les nouvelles données de l'enquête concernant le détenu Ahmat Abdullah Ahmat, présenté comme le cerveau d’un réseau opérant à grande échelle entre le Tchad, le Soudan et la Centrafrique, ont fuité sur les réseaux sociaux. Selon l’enquête sécuritaire en cours, Ahmat dirigeait l’agence de voyages « Albaroqwy » à N’Djamena, qui servait de couverture à un vaste système de fraude.

Lors de son arrestation, 105 passeports de différents pays, plus de 125 millions de francs CFA, des armes, des cartes bancaires, de l’appareil d'enregistrement sophistiqué ainsi qu’un support numérique contenant des données ont été saisis.

Sur ce support numérique retrouvé en possession d’Abdullah, les enquêteurs ont découvert des fichiers contenant des informations sur des clients présumés d’Ahmat Abdullah Ahmat. L’analyse de ces fichiers a révélé des photographies en portrait d’hommes blancs ainsi qu’une liste de 21 noms et prénoms masculins.Ces hommes seraient vraisemblablement des militaires ukrainiens, les noms présents dans les métadonnées des photos correspondant à ceux de la liste, en translittération franco-ukrainienne. D'autres indices, comme le motif du camouflage porté par certains individus sur les clichés, appuient leur lien potentiel avec les forces armées ukrainiennes. Fait notable, ces photos datent de janvier 2025, ce qui laisse supposer que ces individus pourraient déjà être entrés au Tchad à l’aide de faux documents. Les utilisateurs des réseaux sociaux s’interrogent sur la raison de la présence ukrainienne au Tchad et sur les objectifs poursuivis par ces hommes.

Actuellement, le suspect Ahmat Abdullah est placé en détention provisoire, tandis que l’enquête se poursuit afin d’éclaircir les détails de l’affaire, d’identifier ses complices et de mieux comprendre l’ampleur du réseau. Des travaux sont en cours pour identifier les canaux de communication et de financement impliqués et analyser les liens possibles entre le suspect et les services de renseignement étrangers.

<strong>Oumar Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali: Intimider pour cacher sa honte et son anxiété</title>
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<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 10:25:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Certains pensent dans ce monde en pleine turbulence qu’ils peuvent saper l’engagement des maliens, terroriser et intimider notre peuple et ses institutions qui ne souhaitent qu’un avenir meilleur pour notre nation et toutes celles de notre sous-région. Pour le Mali, la question des régions du nord n’est pas une question de territoire ou de géopolitique, mais une question de survie et non un choix et surtout de mieux-être ensemble. Il s’agit de pouvoir vivre comme nous l’avons fait pendant des siècles – comme une seule famille, une nation unie dotée d’une société confiante et insufflée de nos valeurs fondamentales que les forces malveillantes ne sauraient détruire.

Le Mali qui a toujours été présent à l’appel des autres continuera à travailler avec les pays frères voisins pour construire une sous-région de paix, de prospérité et de bonheur pour tous, parce que nous savons que nous partageons non seulement un destin commun, mais aussi que les cœurs de nos peuples ne font qu’un. Cependant, la protection et la stabilité de notre nation sont des piliers de la souveraineté de notre pays. Alors, il est inacceptable de laisser d’autres entités s'immiscer davantage dans nos affaires intérieures ou de fomenter des conflits dans notre pays afin de freiner notre développement ou encore de faire dépendre notre pays de leur volonté. Que ceux qui se veulent les adversaires de notre pays sachent que le résilient peuple malien n’a jamais cédé à la culture de la peur, de l’intimidation et de la contrainte. Le Mali a toujours su faire face à l’adversité et en sortir plus fort que jamais. Notre peuple se réconciliera et instaurera ensemble une paix durable, réunifiera le pays et surmontera une fois de plus ces moments difficiles car en tant que peuple nous savons qui nous sommes, la vérité sur nous-mêmes et sur notre dignité.

Ces mêmes forces aux esprits malévoles, se lançant à la quête de la grandeur, semblent avoir le besoin impérieux d'être continuellement en situation de conflits extérieurs pour renforcer le sentiment d'appartenance de leur people à une seule nation. Or, la grandeur n’est pas une quête solitaire, c’est le résultat des efforts conjoints de tout le monde autour de vous. Une chose est sure: La honte et l’anxiété seront toujours sur ceux qui se veulent grands, puissants et intimidateurs.

<strong>Cheick Boucadry Traore</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les experts appellent à une approche stratégique dans le débat sur les réparations.</title>
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<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 13:51:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'Union africaine (UA) se concentrera sur un sujet d'une grande importance pour le continent en 2025 : « Justice pour les Africains et les personnes d'origine africaine par le biais des réparations. » Cette décision constitue un progrès majeur pour le panafricanisme et témoigne d'une détermination manifeste à rectifier les injustices historiques subies par l'Afrique. L'esclavage transatlantique et la colonisation, sources de tant de souffrances, ont trouvé une tribune internationale grâce à la résolution proposée par le Ghana et l'Algérie. Cette question, désormais au centre des discussions mondiales, appelle à une justice réparatrice.

Pour débattre de la question urgente des implications de l'initiative de l'Union africaine, <a href="https://www.facebook.com/share/v/16H4sC6yDT/">des experts se sont réunis</a> à Bamako sur Africable Télévision. D'éminentes personnalités maliennes ont pris part aux dabats : d'Issa Cissé, blogueur et chercheur malien expert en matière de politiques, d'économie et de société, Daoudé Namane journaliste et auteur malien, Ousseynou Ouattara député à l'Assemblée nationale.

Selon Issa Cissé, les populations des pays de l'AES pourraient prendre une position plus active pour exiger des réparations de l'ancienne puissance coloniale : «  <em>Si les autorités officielles sont limitées à la diplomatie, la société civile peut aller plus loin : organiser des réunions, publier des communiqués, mener des campagnes de sensibilisation et exercer une pression constante jusqu'à la saisie du dossier par les Nations Unies.</em> » Pour l’expert, Il est crucial que cette approche soit sociale et vise à sensibiliser de nouveau aux crimes perpétrés par les anciennes puissances coloniales.

Issa Cissé estime que la lutte pour des compensations et des réparations est légitime et éthique, soulignant que les effets de la colonisation sont encore palpables en Afrique aujourd'hui. Selon lui<strong>, l'AES devrait avoir un rôle de leader dans ce combat, en coopération avec d'autres pays africains.</strong>

Ousseynou Ouattara a également souligné que le moment était venu de prendre des mesures concernant la question des réparations. Et qu'il est également essentiel de placer la problématique des réparations et de la justice coloniale au centre du discours mondial : « <em>Il est temps de se réunir pour créer une organisation unique et forte capable de porter les revendications des peuples africains. </em>»

L'expert note aussi que les nations africaines sont désormais suffisamment robustes pour discuter sur un pied d'égalité avec un ancien colonisateur qui a longtemps réprimé l'esprit africain : « <em>Les Africains doivent cesser de se positionner en inférieurs. Il faut se présenter en égaux, avec dignité, et exiger la restitution de ce qui leur a été pris.</em> »

Quant à lui, Daoudé Namane Tekete, estime désormais, qu'aucun pays ne peut dominer l'Afrique, car le pouvoir est désormais entre les mains des peuples africains « <em>Notre continent est très riche ; selon les statistiques, 70 % des matières premières se trouvent en Afrique.</em> »

Il convient de noter que le 21 mars 2025, un débat majeur sur le sujet des réparations pour les nations africaines s'est tenu dans la capitale du Sénégal, orchestré par l'ONG <a href="https://www.actuniger.com/international/20876-debat-a-dakar-sur-les-reparations-exigees-par-les-panafricanistes-par-ousmane-konate.html">Urgences Panafricanistes</a>. Des activistes en provenance du Sénégal et du Burkina Faso ont participé à l'événement.

Toujours à Dakar, un <a href="https://burkina24.com/2025/03/26/tribune-la-voix-des-artistes-un-graffiti-a-dakar-exige-des-reparations-pour-lafrique-drissa-traore/">graffiti</a> frappant et émouvant a fait son apparition sur l'une des parois de la ville, éveillant instantanément une discussion passionnée pour rappeler une revendication historique, constamment négligée : le paiement de réparations aux pays du continent pour des siècles de domination coloniale et d’exploitation.

Il est devenu impératif que les pays de l'Afrique de l'Ouest agissent sur la problématique des réparations. Alors que le continent africain connaît un réveil, les experts estiment qu'il est crucial de prendre une position patriotique et d'appeler à rendre des comptes à l'ancien colonisateur.

Toutefois, si les organisations de la société civile travaillent de manière productive avec les autorités, cela peut contribuer à la réussite et aux réparations indispensables pour que l'Afrique recouvre un équilibre économique mondial.

&nbsp;

<strong>Youssouf Koné</strong>

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<title>Appel aux peuples du Mali et de l&amp;apos;Algérie</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/appel-aux-peuples-du-mali-et-de-lalgerie-3102801.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 01:19:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À l'heure, rien d'irréparable n'est encore commis. Aucun soldat algérien n'a encore tiré sur un soldat malien. Un drone détruit, quel qu’en soit le lieu, peut toujours être réparé ou remplacé. Une vie humaine ne le peut jamais. Agissons ensemble, maintenant, pour éviter l'irréparable. Au regard des liens géographiques, historiques et économiques, chaque peuple doit appeler son gouvernement à la retenue, à l'apaisement. De toutes les façons, cette embrouille finira par s'estomper tôt ou tard, car aucun des deux gouvernements ne pourra déménager son peuple. Que ferions-nous, quand ils s'échangeront de nouveau leurs ambassadeurs et reprendront de plus belle leur coopération ? Nous n'aurons que des regrets pour nos excès... Agissons ensemble, maintenant, avant que l'irréparable ne soit commis. De part et d'autre, chacun a, par le passé, donné de soi, pour que l'autre soit. Les Maliens rappellent volontiers leur inestimable contribution à l'indépendance de l'Algérie, en offrant le nord de leur pays comme base-arrière au front de résistance contre les colons français. Les Algériens n'oublient pas qu'ils ont entamé leur révolution en 1954, après 124 ans de colonisation, 6 ans avant l'indépendance du Mali, en sacrifiant plus d'1million de vies, pour obtenir leur liberté en 1962. Par leur résistance en 54, ils sont fiers d'avoir facilité la voie à leurs frères maliens vers leur double indépendance en 1960. Et les contributions mutuelles ne se sont pas arrêtées là, on pourrait continuer à les égrener, mais à quoi bon? Le fait est qu'aujourd'hui, tout cela n'a pas empêché les gouvernements des deux pays d'être en brouille. Comment en sortir? Ils trouveront certainement la solution tôt ou tard. Quant aux peuples que nous sommes, agissons ensemble, maintenant, avant que l'irréparable ne soit commis. De millions de Maliens vivent en Algérie, et de centaines de milliers d'Algériens vivent au Mali. Personne ne gagnera à monter les populations, les unes contre les autres. Les manifestations populaires devant les représentations diplomatiques doivent être évitées; elles ne feront que jeter de l'huile sur le feu, qui fume pour l'instant. C'est maintenant qu'il faut agir, avant qu'il ne s'enflamme et ne provoque l'irréparable.

<strong>Bamako, le 09 avril 2025. </strong>

<strong>Dr Mahamadou KONATÉ Malien, écrivain, poète,</strong>

<strong> Ancien élève "Makanda" de l'ENA d'Alger, 2002-2006</strong>

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali victime de crimes franco&#45;algériens : Crash du vol ah 5017 d’Air Algérie : les mystères</title>
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<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 10:20:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les accidents d’avions de ligne demeurent toujours des drames en raison de la perte massive de vies humaines. Ils deviennent problématiques lorsque les enquêtes sur les causes, par leur opacité et leur prise en main exclusive par deux États, France et Algérie, alors que plusieurs autres sont concernés. Et surtout lorsqu’ils interrogent de nombreux journalistes et analystes sur leur caractère fortuit.

Le crash du vol AH 5017 d’air Algérie le 24 juillet 2014 au Mali, alors qu’il reliait Ouagadougou à Alger répond à ce schéma et ne serait pas le fruit d’un malheureux hasard.

Ainsi parlait un journal algérien, « Le Soir d’Algérie », propriété du grand journaliste d’investigation algérien <strong>Maâmar Farah</strong> le 09. Aout 2024 : <em>« </em><em>Pourquoi cette mobilisation au plus haut niveau de l’État français ? C’est que, depuis le début de cet étrange accident, les petits détails qui s’accumulent laissent penser que l’affaire pourrait ne pas être celle que l’on nous vend. Retour sur ces petits points qui intriguent… ».</em>

Entre autres curiosités et incohérences le journal cite :<strong> la fluctuation du nombre de victimes 118, 119, 116 ; « pourquoi cette présence militaire et ce quadrillage du site dès la découverte des débris ? Pourquoi cet empressement à envoyer tout de suite les deux boîtes noires à Paris ? » ; « Pourquoi la même célérité et la même détermination à expédier en totalité les corps à Paris ? ».</strong>

De nombreuses autres hypothèses sont avancées par le journal. Mais un fait réel s’impose à l’esprit : pourquoi les autorités françaises prennent en main la gestion de toutes les conséquences de cet accident au nez et à la barbe des autorités algériennes, burkinabè et maliennes qui l’acceptent sans sourciller ?

Le journal algérien ajoute : <strong><em>« La conférence de presse du BEA français n’a pas fourni les détails que l’on attendait sur le crash de l’avion d’Air Algérie. Très médiatisée, cette intervention n’aura apporté que quelques éléments minimes sur les circonstances de cet accident, laissant le mystère entier »</em>.</strong>

Dans une précédente communication, nous avions avancé cette idée qui garde toujours son à propos sur ce chapitre :

A Bamako, la plupart des spécialistes des problèmes du nord Mali estiment que soit l’avion   du vol AH 5017 d'air Algérie le 24 juillet 2014 avait été saboté avant son décollage à Ouagadougou afin qu'il n'arrive jamais à destination, ou bien qu’il avait été la cible d’une attaque durant le vol au-dessus du territoire malien. Ces spécialistes estiment que se trouvaient dans cet avion les corps des barbouzes tués durant la bataille de Kidal le 21 mai 2014 ainsi que les survivants qu'il convenait de faire taire définitivement.  <strong>Des mercenaires utilisés contre le Mali par un pacte franco-algérien. Le but étant de se partager le butin, les ressources de la région en les soustrayant à la souveraineté du pays.</strong>

Imaginez-vous un peu, l'Algérie qui ne manque ni d'avion, ni de pilote, loue un aéronef à une compagnie espagnole, Swiftair , avec un commandant de bord espagnol Augustin Cameron de Mogio, insuffisamment formé et une copilote Isabel Gost. Caimari, espagnol aussi. Les quatre autres membres d'équipage étaient tous espagnols. La copilote travaillait principalement comme puéricultrice dans une crèche.

<strong>Le témoignage de la cousine d'une des victimes du crash, publié par le journal Le Figaro du 24 juillet 2014, est surprenant</strong>.  Elle attendait son cousin à Orly sur le vol AH 5017: Après trois heures d’incertitude, Laetitia Hebié et sa cousine, arrivée entre temps, sont prises en charge par un policier qui les emmène dans la cellule de crise de l'aéroport.<em> « La chose qui nous a surpris, c'est qu'on était toutes seules. A partir de là, on nous a fait remplir de la paperasse. A la fin, les gens de la cellule nous ont dit qu'ils étaient comme nous, qu'ils n'avaient pas de nouvelles. Ils nous ont même proposé de rentrer chez nous avec une escorte, afin qu'on évite les médias ».</em>

<strong>Il y avait officiellement 54 victimes françaises dans le crash, mais cette cousine et son autre cousine étaient seules à attendre leurs proches.</strong> Curieux non ? Et il n'y a aucune certitude sur le nombre réel de victimes françaises et encore moins sur les professions des disparus.

A ceux qui peuvent émettre des réserves sur la perfidie et l’instinct criminel de certaines autorités algériennes depuis la fin de l’ère Boumedienne et leur volonté de vassalisation du Sahel, ces propos de <strong>Maâmar Farah apportent cet élément permettant de corroborer qu’elles puissent s’abaisser à d’autres actes criminels :</strong> <em>« Le général-major à la retraite Khaled Nezzar qui, probablement, n’a pas tué un seul Français pendant la guerre de libération s’était engagé dans la voie du sang en toute connaissance de cause. Il ne devait pas ignorer le « pronostic secret » des 60 000 morts qu’il allait faire mourir. Après avoir été la cause de la mort de 500 jeunes et des milliers de torturés en octobre-88, en 1992, il avait décidé de monter sur ses chevaux et faire basculer l’Algérie dans l’inconnu.  Lui et son clan étaient donc prêts à sacrifier des dizaines de milliers d’Algériens pour s’opposer au FIS « Front Islamique du Salut. Soixante mille Algériens tués étaient pour lui un chiffre raisonnable. Pas très lourd pour la conscience d’un militaire qui se trouve derrière les canons. Aujourd’hui, il se rebiffe et ose dire « je n’ai pas tué de gens ! ». Ben oui, assis dans son bureau, fumant sa cigarette qui ne le quitte pas, il n’a fait qu’ouvrir les portes de l’enfer sur l’Algérie»</em><strong>.</strong>

Il est très aisé de comprendre que des autorités, capables de commettre un tel crime contre leur propre peuple, puissent procéder à pire ailleurs.

<strong>Les complicités entre les autorités algériennes, dont beaucoup de généraux, et les mercenaires narcotrafiquants, personnalités maliennes renégates, s’étalent maintenant à la lumière.</strong>

Alger et Paris doivent s’expliquer sur les points obscurs de cet accident d’avion dont une autre curiosité s’observe dans la similitude des patronymes de nombreux passagers.

Dans cet embrouillamini, le général Gilbert DIENDERÉ, l’ami et compagnon de crimes de Blaise COMPAORÉ, a été très actif et doit être interrogé par les nouvelles autorités burkinabè sur les dessous de ce vol AH 5017 macabre.

<strong>La présence d’un autre aéronef, signalée par la tour de contrôle de Gao au moment de l’accident et « oubliée » par les enquêteurs du BEA français (Bureau d’Enquête et d’Analyse pour la sécurité de l’aviation civile) et d’autres préoccupe.</strong> La France avait la haute main sur les couloirs aériens du nord Mali au point que les avions militaires maliens ne pouvaient s’y rendre qu’avec l’accord préalable des militaires français de SERVAL, BARKHANE, TAKUBA.

La société civile malienne est fondée à demander l’ouverture d’une enquête sur les bizarreries de cet accident et ses liens avec le massacre des militaires maliens à Kidal.

Il est coutumier de dire que le silence est grand, mais il devient dérangeant lorsqu’il passe sous silence des crimes et protège ainsi les criminels au mépris des victimes. Nous sommes dans ce cas de figure et les autorités maliennes sont interpellées. Il ne faut pas ajouter la honte à la honte. La honte de ce président malien qui se propulsait à Paris pour pleurer la mort de militaires de la troupe d’occupation sans se soucier des corps de centaines de jeunes soldats maliens tombés sur le champ d’honneur par la duplicité de cette même troupe d’occupation.

Ces silences, qui couvrent des crimes atroces, sont indignes de l’idée que les Maliens, les peuples, se font de la vertu en politique.

<strong>Yamadou TRAORÉ</strong>

<strong>Analyste politique.</strong>

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<title>Mali&#45;Algérie : La vérité si je mens</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mali-algerie-la-verite-si-je-mens-3102612.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 01:15:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des accords de Tamanrasset à celui d’Alger, le médiateur qui voulait mener le Mali sur le chemin de la paix n’est en fait qu’un spécialiste des chemins et des coups tordus. Derrière le masque de faiseur de paix et de réconciliateur se cache le visage de la manipulation et de la déstabilisation. Et d’ailleurs, le masque a fini par tomber pour laisser apparaitre ce visage hideux et sanguinolant.

Flash-back ! En 1988, des émeutes contre le président Chadli Bendjedi, consécutives aux carences de l’État algérien en faillite, ont fait plus de 500 morts. La réforme constitutionnelle qui s’en est suivie a autorisé le multipartisme et consacré la naissance du FIS (Front Islamique du Salut) de Madani Abassi et Ali Belhadj. Le 26 décembre 1991, le FIS remporte le 1<sup>er</sup> tour des élections législatives avec 48% de votes. Le 11 janvier 1992, la peur de devoir gouverner avec les islamistes pousse l’armée, sous la houlette des généraux Mohamed Mediène et Khaled Nezzar, à annuler les élections tout en forçant Chadli Bendjedid à démissionner. Ce qui a amené le FIS a dénoncé un coup d’état.

Trois jours plus tard, Mohammed Boudiaf devient le nouveau président de l’Algérie avant d’être assassiné le 29 juin de la même année. Avec la dissolution du FIS, l’Algérie entre dans une guerre civile avec un bilan macabre d’environ 150 000 à 250 000 morts. Ce fut la décennie noire avec l’implantation de mouvements terroristes dans le sud de l’Algérie. Il en est ainsi du tristement célèbre Mokhtar Belmokhtar qui, après un passage en Afghanistan, a combattu au sein du GIA (Groupe Islamique Armé), puis du GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat). Il est d’ailleurs l’un des principaux artisans du ralliement des djihadistes algériens à Al-Qaïda qui aboutit à la formation d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) en 2007.
Dans un deal secret, les dirigeants algériens ont su convaincre ces groupes terroristes à quitter le sud de son territoire pour venir s’implanter dans le nord frontalier du Mali, principalement dans la région de Kidal. Et c’est là que Belmokhtar a créé en 2012 son propre mouvement, dénommé les « <em>signataires par le sang</em> » qui a fini par fusionner avec le MUJAO pour former « <em>Al-Mourabitoune</em> ». Alger a toujours entretenu des liens privilégiés avec ces terroristes et certains groupes rebelles du Mali avec un dessein inavouable.

L’affaire du drone abattu met aujourd’hui à nu l’irritation des dirigeants algériens de n’avoir plus de contrôle sur le Mali depuis la caducité de l’accord d’Alger et la mise en place d’un dialogue inter-Maliens. Si Alger détient des preuves que son espace aérien a été violé à plusieurs reprises, pourquoi ne pas les déclassifier et les publier ? Pourquoi toute cette agitation ? Est-ce parce que son rêve de faire d’une partie du nord du Mali un territoire « <em>autonome</em> » à l’image de la république arabe sahraouie et réclamer après son autodétermination ? Le ver est dans le fruit et de ce fruit, le Mali n’en mangera point.

<strong>Salif Sanogo</strong>

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<title>L&amp;apos;abandon du franc CFA est crucial pour la souveraineté et le développement économique des pays d&amp;apos;Afrique de l&amp;apos;Ouest</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/labandon-du-franc-cfa-est-crucial-pour-la-souverainete-et-le-developpement-economique-des-pays-dafrique-de-louest-3102590.html</link>
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<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 12:48:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Mettre fin à l'utilisation du franc CFA pour retrouver sa souveraineté monétaire et couper l'un des derniers liens de dépendance avec l'ancienne puissance coloniale est une question très prisée par les jeunes d'Afrique de l'Ouest. Un acte qui aurait un grand poids politique et constituerait une avancée économique. Ce qui est nécessaire pour le Sénégal et les autres nations utilisant cette monnaie. Même les trois nations de l'Alliance des Etats du Sahel (AES), à savoir le Mali, le Niger et le Burkina Faso, ont pris le risque de traverser le Rubicon. Ils se retirent déjà de la CEDEAO, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, et c'est à ce moment qu'il est question d'émerger du FCFA.

Étant donné que le franc CFA profite surtout à Paris plutôt qu'aux pays qui l’utilise, cette monnaie néocoloniale, entrave la progression économique de la région tout en favorisant l’enrichissement de la France. Cela démontre une nouvelle forme de colonisation monétaire, tant économique que politique.

Trois anciennes colonies françaises, le Niger, le Mali et le Burkina Faso, envisagent en tant que Confédération des États du Sahel diverses options pour renforcer leur souveraineté monétaire. Lors de la visite des ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel à <a href="https://www.maliweb.net/economie/aes-nous-ne-pouvons-pas-rester-dans-cette-affaire-de-cfa-ministre-3101706.html">Moscou</a> le 3 avril, dans le cadre des discussions AES-Russie, le ministre nigérien a souligné une fois de plus qu'ils ne pouvaient  pas « rester dans cette affaire de CFA ».

Toutefois, malgré la complexité de l'établissement d'une nouvelle devise, les responsables des nations du Sahel sont résolus à mener à bien leur initiative, essentielle pour leur autonomie et leur progression.

Des actions réelles sont mises en œuvre par les trois pays. Assimi Goita a déclaré la mise en place d'une banque d'investissement et de développement pour la Confédération des États du Sahel le 13 mars, avec un capital de départ de 500 milliards de francs CFA. Cette démarche conférera une valeur financière significative aux adhérents de la Confédération, leur offrant la possibilité d'agir de manière autonome dans leurs prises de décision.

Quant au Sénégal, la question de la renonciation au franc CFA est aussi un sujet brûlant. La mise en place d’une monnaie commune au sein de la CEDEAO est l’une des solutions dans la quête d’une souveraineté monétaire, a indiqué <a href="https://www.maliweb.net/international/le-president-senegalais-presente-trois-options-pour-rompre-avec-le-franc-cfa-3101664.html">Bassirou Diomaye Faye</a> le 4 avril auprès des médias locaux.

Si le président sénégalais envisage l'abandon du franc CFA pour mettre en place une monnaie régionale au sein de la CEDEAO, plusieurs ont souligné que l'ECO est quasiment identique au franc CFA en termes d'unité monétaire. Et cela signifie une autre manœuvre orchestrée par Emmanuel Macron.

Il est important de noter que la monnaie ECO sera supervisée par la France, ce qui est intolérable pour des nations qui ont opté pour la souveraineté en tant que priorité. Par conséquent, Paris maintiendra l'égalité de valeur entre l'EURO et l'ECO. Ce rôle joué par la France est critiqué par des milliers de voix africaines. Comment peut-on évoquer une souveraineté si l'on renonce à sa monnaie pour en adopter une autre, toujours sous le contrôle de Paris ?

Tandis que les nations de la CEDEAO pensent à hâter l'instauration de l’ECO similaire au franc CFA, les pays de l'AES envisagent fermement la création de leur propre devise pour se libérer totalement du contrôle de l'ex-métropole.

Quant au Sénégal, inquiet de l'abandon du franc CFA, il bénéficierait d'une collaboration avec les nations de l'AES pour aborder cette problématique. Étant donné, il est nécessaire que les nations d'Afrique de l'Ouest mettent en place des systèmes efficaces pour se débarrasser du franc CFA et faire progresser leurs économies sans subir la contrainte de Paris.

&nbsp;

<strong>Drissa Traoré</strong>

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<title>Les habitants de Bamako expriment leur point de vue sur la question des réparations</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-habitants-de-bamako-expriment-leur-point-de-vue-sur-la-question-des-reparations-3102467.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 16:20:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'Union africaine a choisi comme thème pour 2025 « Justice et réparations pour les Africains et les personnes d'ascendance africaine ». Compte tenu de la sensibilité de ce sujet, il a suscité de nombreux débats sur le continent, tandis que l'Europe reste silencieuse.

Le thème 2025 de l'Union africaine représente un changement important dans la quête de justice pour les Africains. Par cette initiative, l'UA réaffirme son engagement à défendre les droits de l'homme et à promouvoir la dignité de tous les Africains, tout en soulignant l'importance de la solidarité et de la justice dans la construction d'une société plus juste.

Le débat sur les réparations est abordé aujourd’hui par rapport à l’héritage du colonialisme et de l’esclavage, qu’il s’agisse notamment du racisme ou des disparités économiques entre l’Afrique et les pays occidentaux riches. Lors d'un Micro-trottoir à Bamako, plusieurs Maliens interrogés jugent essentiel de prendre en compte la responsabilité historique tout en accordant une grande importance aux enjeux contemporains. Ils soulignent ainsi que la France ne doit pas minimiser les répercussions durables de ces injustices historiques.

« La colonisation nous a beaucoup mis en retard, après avoir être coloniser pendant des siècles avant que le Mali ou l’Afrique se réveille pour se défendre la cause des africains. La France doit beaucoup pour l’Afrique », souligne un habitant de Bamako.

D'autres déclarations reflètent une perspective similaire, soulignant les souffrances infligées par la France, qui a entravé tout ce qui est lié au développement en Afrique comme le note un autre malien : « En voyant nos sous-sols, en voyant nos économies, en voyant notre développement, nous sommes même pas développer parce que la France nous a pillé et tout ce qu’on avait  était tué par la France, donc la France doit réparer ces crimes causés et ça doit être une plainte portée contre la France pour payer ce qu’ils ont fait en Afrique ».

Une autre personne interrogée a souligné que la colonisation avait dénaturé l'héritage culturel du pays: « La France nous a coloniser, et ça a laissé des séquelles économiques et culturelles, sociaux économiques, de mon point de vue la France nous doit une réparation ».

Il est impossible de surestimer les souffrances que le continent a subies à cause des anciens colonisateurs. Mais aujourd'hui, les voix du peuple de Bamako sont suffisamment fortes pour être entendues à Paris : la France devra réparer cette erreur historique.

De nombreux analystes estiment aujourd'hui que les pays de l'AES sont la force motrice de la région dans la lutte contre le néocolonialisme.  Dans cette optique, il est essentiel que les responsables de ces nations considèrent une requête unifiée de réparations.  Cela faciliterait le rétablissement de l'équilibre économique et de la justice historique.

&nbsp;

<strong>Oumar Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali&#45;Algérie :   Une fraternité historique et géopolitique à préserver</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mali-algerie-une-fraternite-historique-et-geopolitique-a-preserver-3102402.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 11:54:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Algérie et le Mali ne sont pas de simples voisins partageant une frontière longue de près de 1 400 kilomètres. Ils sont des frères, unis par une histoire commune, une géographie indissociable et une culture partagée. Cette relation, forgée à travers les épreuves du temps, ne saurait être entachée par des tensions passagères ou des incompréhensions. Aujourd’hui, plus que jamais, il est impératif de rappeler les fondements historiques et géopolitiques de cette amitié exceptionnelle, tout en appelant à la raison et à la préservation de cette fraternité.</strong>

<strong>Une histoire commune, fondation d’une solidarité indéfectible</strong>

La relation entre le Mali et l’Algérie s’est construite sur des bases solides, notamment durant la guerre de libération algérienne (1954-1962). À cette époque, le Mali, fraîchement indépendant, a joué un rôle crucial en soutenant la lutte du peuple algérien contre le colonialisme. Les régions nord du Mali ont servi de bases arrière stratégiques pour l’Armée de libération nationale (ALN), offrant refuge, soutien logistique et ressources aux combattants algériens. Les maquis les plus importants de cette guerre se trouvaient dans cette zone, témoignant de l’engagement du Mali en faveur de la liberté de son voisin.

Ce soutien n’était pas simplement un acte diplomatique, mais une preuve de solidarité entre deux peuples partageant une vision commune de la libération africaine. Cette période a scellé une relation de confiance et de fraternité, qui constitue encore aujourd’hui une pierre angulaire des relations entre les deux nations.

<strong>Une géographie et une culture qui unissent</strong>

Au-delà de l’histoire, la géographie et la culture rapprochent profondément le Mali et l’Algérie. La frontière qu’ils partagent n’est pas une ligne de séparation, mais un pont entre deux mondes intimement liés. Les populations touarègues et arabes, qui vivent de part et d’autre de cette frontière, incarnent cette continuité culturelle et humaine. Ces communautés transfrontalières partagent des traditions, des langues et des modes de vie similaires, renforçant l’idée que le Mali et l’Algérie ne sont pas seulement des voisins, mais des partenaires naturels dans la région sahélo-saharienne.

<strong>Un partenariat géopolitique essentiel pour la stabilité régionale</strong>

Sur le plan géopolitique, l’Algérie et le Mali jouent un rôle clé dans la stabilité du Sahel, une région confrontée à de nombreux défis, notamment le terrorisme, le trafic transfrontalier et les crises humanitaires. L’Algérie, en tant que puissance régionale, a souvent agi en médiateur dans les conflits internes au Mali, notamment dans la gestion des rébellions touarègues. Elle a été un acteur central dans la signature de l’Accord de paix d’Alger en 2015, un texte fondamental pour la résolution des tensions dans le nord du Mali.

L’Algérie a également clairement affirmé son opposition à toute tentative de sécession ou de création d’un « État » sous la bannière de l’Azawad, contribuant ainsi à préserver l’intégrité territoriale du Mali. Cette position, bien que parfois mal comprise, reflète un engagement en faveur de la stabilité régionale et de la souveraineté des États.

<strong>Les tensions récentes : un appel à la raison</strong>

Cependant, comme dans toute relation, des tensions peuvent émerger. Les récents différends, marqués par des restrictions aériennes, des rappels d’ambassadeurs et des malentendus sur des incidents transfrontaliers, ont suscité des inquiétudes. Certains discours belliqueux, amplifiés par les réseaux sociaux, appellent à une confrontation qui serait non seulement inutile, mais également destructrice.

Une guerre entre le Mali et l’Algérie serait une aberration totale, un non-sens historique, culturel et géopolitique. Elle ne ferait que raviver des blessures inutiles, fragiliser davantage une région déjà instable et diviser des peuples qui ont tout à gagner en restant unis. Ceux qui attisent les tensions doivent prendre conscience des conséquences désastreuses de leurs propos. L’histoire nous enseigne que la violence ne résout jamais les différends, mais ne fait qu’aggraver les souffrances.

<strong>Un avenir commun à construire</strong>

Face à ces défis, il est impératif de renouer avec l’esprit de fraternité qui a toujours caractérisé les relations entre le Mali et l’Algérie. Le dialogue et la diplomatie doivent primer sur les provocations et les démonstrations de force. Les dirigeants des deux nations ont la responsabilité historique de préserver cet héritage commun et de travailler ensemble pour relever les défis régionaux.

L’Algérie et le Mali doivent également s’appuyer sur leurs nombreux points communs pour renforcer leur coopération économique, culturelle et sécuritaire. Ensemble, ils peuvent devenir un modèle de solidarité et de partenariat en Afrique, montrant qu’il est possible de surmonter les différends pour construire un avenir commun.

<strong> Mamadou Ismaïla KONATE</strong>

<strong>Avocat aux Barreaux du Mali et de Paris</strong>

<strong>Ancien Garde des Sceaux, ancien ministre de la Justice</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre ouverte au président Assimi Goïta :  La gestion du pouvoir soumise à rude épreuve</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lettre-ouverte-au-president-assimi-goita-la-gestion-du-pouvoir-soumise-a-rude-epreuve-3102050.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Apr 2025 09:17:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Monsieur le Président de la Transition, </strong>

C’est en votre qualité de représentant de l’Etat, garant des libertés publiques, individuelles et du bien-être du peuple malien que je m’adresse à vous. Le 23 août 2024, j’ai eu un appel via mon compte WhatsApp du numéro de téléphone +33 6 37 85 85 AA. Un homme au bout du fil parlant très bien français sans accent.

Le Monsieur me demande ce je fais actuellement ; "Comment se portent vos affaires" ? "Que faites-vous présentement ?" "Où en êtes-vous avec vos projets ?"

Mes réponses : Je me porte bien !  Qui êtes-vous ?

Le Monsieur : "Nous pouvons vous aider dans votre projet" !

Moi<strong> : </strong>Quel projet ? J’en ai plusieurs.

Le Monsieur : L’usine de fabrication de tuyaux d’irrigation pour l’agriculture de précision. Avec mes collègues, nous allons organiser une réunion pour en parler<strong>.</strong>

Après réflexion, j’ai compris qu’une de mes adresses mail avait été piratée. Ce qui me fait penser que mon interlocuteur devait être un "Agent des services de renseignement français".

Le 31 août 2024, il crée un groupe de réunion avec les numéros suivant ; + 1 868 394 78 HH, +211 912 200 BB, NB : Numéros des fabricants chinois des lignes de tuyaux qui m’ont envoyé des factures proforma +86 152 15 80 71 xx, +86 158 37 23 98 xx

En tout, il y avait une dizaine de numéros dont certains du Maroc, des Etats-Unis, du Soudan du Sud… Un jour la réunion est organisée. Le chef de fil me propose une aide pour financer mon projet. Le coût est estimé à 5 millions de dollars, soit 3 250 000 000 F CFA. Une dame du groupe va jusqu’à me proposer des femmes de tout âge.

Comme je suis très impulsif, je les ai coupés net. Je ne vous ai rien demandé, pourquoi vous intéressez-vous à moi ? Pourquoi voulez-vous financer mon projet ? Je me suis déconnecté et j’ai bloqué le groupe.

Trois mois plus tard, j’ai appris par une source anonyme, mais certainement pas anodine, qu’ils voulaient profiter de "ma situation pas des plus reluisantes" et demander mon aide dans leurs "projets subversifs". En contrepartie ils me garantissaient "logis, femme, argent, exil". Mais, ils ne sont pas nullement surpris de ma réaction. "Ils savaient avoir en face un patriote, ils ont trouvé plutôt un chauvin", a conclu mon interlocuteur.

<strong>Monsieur le Président, la France sait défendre ses intérêts</strong>

<em>"La France a des intérêts, la France n’a pas d’amis"</em> ! Cette citation, souvent attribuée au général Charles de Gaulle, souligne une réalité fondamentale des relations internationales : les Etats agissent principalement en fonction de leurs intérêts nationaux. Voici une analyse plus approfondie de cette affirmation :

<strong>Intérêts économiques :</strong> La France, comme tout autre pays, cherche à sécuriser ses approvisionnements en matières premières ; à développer ses marchés d'exportation et à attirer les investissements étrangers.

<strong>Intérêts stratégiques :</strong> La France est une puissance nucléaire et un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle a donc des intérêts en matière de sécurité et de stabilité internationale.

<strong>Intérêts culturels et linguistiques :</strong> La France promeut la francophonie et sa culture à travers le monde.

<strong>Intérêts politiques :</strong> La France cherche à maintenir son influence sur la scène internationale et à défendre ses valeurs démocratiques.

En conclusion, la France, comme tout autre Etat, agit en fonction de ses intérêts nationaux. Les relations internationales sont complexes et évolutives et les alliances et les partenariats sont souvent basés sur des intérêts communs.

<strong>Les actes de déstabilisation de la France au Mali et au Sahel</strong>

Les accusations de déstabilisation de la France au Mali et au Sahel sont un sujet complexe et controversé. Voici un aperçu des principaux éléments du débat. On est le plus souvent en face d’une subversion pour sauver ses intérêts. Un acte subversif est <em>"une action qui vise à renverser ou à saper l'autorité établie, que ce soit un gouvernement, une institution ou un ordre social"</em>. Ces actes peuvent prendre de nombreuses formes, allant de la simple expression d'opinions dissidentes à des actions violentes et illégales.

Voici quelques éléments à prendre en compte concernant les actes subversifs. La subversion implique généralement une intention de provoquer un changement radical, souvent par des moyens non conventionnels ou illégaux. Elle peut viser à déstabiliser le pouvoir en place, à remettre en question les normes établies ou à provoquer un bouleversement social. Il est clair que la France passe par tous ces moyens pour installer à la tête du Mali un régime qui lui est favorable.

La subversion peut se manifester à travers divers moyens, tels que la propagande, la désinformation, les manifestations, les actes de désobéissance civile, le sabotage ou la violence. Le soutien de Paris aux rebelles séparatistes, l’instrumentalisation, le financement et la formation des groupes terroristes par la France s’inscrivent dans le cadre de la subversion. Les nouvelles technologies, comme Internet et les réseaux sociaux ont également créé de nouvelles formes de subversion, permettant la diffusion rapide d'informations et la mobilisation de groupes. Et la France s’en sert fort bien.

<strong>Soutien présumé de la France à des groupes terroristes :</strong> Certaines voix accusent la France de soutenir matériellement et financièrement des groupes terroristes opérant dans le Sahel. Des affirmations font état de la libération de terroristes par les forces françaises. La découverte de <em>"Réseaux secrets"</em> d'agents français accusés de fournir des équipements et de financer des groupes armés a également été évoquée.

<strong>L’ingérence politique et économique :</strong> La France est accusée de chercher à maintenir son influence sur les anciennes colonies, notamment le Mali. Des accusations d'ingérence dans les affaires intérieures des pays du Sahel sont régulièrement formulées. Des tentatives de la France pour entraver les demandes de financement du Mali auprès des institutions internationales ont été dénoncées.

D’un point du vue philosophique, tout cela paraît normal, car la France cherche à protéger ses intérêts. Mais, ce qui n’est pas du tout normal, c’est que nous autres acceptions de se laisser piller, voler, dominer par la France.

<strong>Le Mali, un peuple non soumis, ni Indocile !</strong>

Le peuple malien n’est ni soumis ni docile. Cela évoque une communauté qui refuse l'asservissement et l'obéissance aveugle. Elle suggère un esprit de résistance, une volonté de préserver sa liberté et son autonomie face à l'oppression ou à l'autorité excessive. Voici quelques interprétations possibles de cette expression :

<strong>Résistance à l'oppression :</strong> Un peuple qui ne se laisse pas dominer par un pouvoir extérieur, qu'il soit politique, économique ou culturel. Il revendique son droit à l'autodétermination et à l'indépendance.

&nbsp;

<strong>Esprit critique :</strong> Un peuple qui ne suit pas aveuglément les directives ou les normes établies. Il remet en question les idées reçues, les dogmes et les discours dominants.

<strong>Volonté d'autonomie :</strong> Un peuple qui aspire à se gouverner lui-même, à prendre ses propres décisions et à façonner son propre destin. Il rejette la tutelle et l'infantilisation.

<strong>Culture de la contestation :</strong> Un peuple qui n'hésite pas à exprimer son désaccord, à manifester son mécontentement et à lutter pour ses droits. Cette expression peut également renvoyer à des contextes historiques ou géopolitiques spécifiques dans lesquels le peuple malien a lutté contre la colonisation, l'autoritarisme ou l'injustice sociale.

<strong>La gestion du pouvoir soumise à rude épreuve</strong>

L'expression <em>"la gestion du pouvoir soumise à rude épreuve"</em> évoque une situation où l'exercice de l'autorité est confronté à des défis importants et à des difficultés considérables. Cela peut se manifester dans divers contextes :

<strong>Politique : </strong>Crises politiques, conflits internes, contestations populaires, instabilité gouvernementale... Le Mali est, depuis 2021, sous les pressions internationales, les sanctions et les interventions étrangères. Les agressions des groupes terroristes et des rebelles séparatistes sont sources de difficultés à maintenir l'ordre public, à assurer la sécurité des citoyens. Sans compter les problèmes de corruption, de transparence, de légitimité.

<strong>Economique : </strong>Les crises économiques, la récession, l’inflation, le chômage, les inégalités sociales, la pauvreté, l’exclusion… commencent à faire des remous au sein des populations. Les difficultés à gérer les ressources, à assurer la stabilité financière sont autant de tares qui interrogent notre bonne conscience…

En résumé, ce chapitre souligne les défis auxquels sont confrontés les détenteurs du pouvoir, qu'ils soient politiques, économiques ou sociaux, et les difficultés qu'ils rencontrent pour maintenir leur autorité et assurer la stabilité.

<strong>Ces avantages injustes que les lois accordent</strong>

Au Mali, les postes de Premier ministre et de président de l’Assemblée nationale sont les plus convoités à cause des avantages liés à ces fonctions. Une loi prise dans des conditions contestables leur attribue indûment des Fonds de souveraineté. Il est vrai que certains avantages accordés aux personnes en position de pouvoir peuvent être perçus comme injustes. Voici quelques points à considérer.

<strong>Types d'avantages potentiellement injustes :</strong>

<strong>- Privilèges financiers :</strong> Salaires excessifs, avantages en nature (voitures de fonction, logements de luxe…), retraites dorées… qui peuvent sembler disproportionnés par rapport aux responsabilités ou aux contributions réelles.

<strong>- Immunités et protections :</strong> Protection contre les poursuites judiciaires, traitement de faveur par les forces de l'ordre… qui peuvent créer une inégalité face à la loi.

<strong>- Accès privilégié aux ressources :</strong> Accès facilité aux informations, aux réseaux, aux marchés publics… pouvant donner un avantage indu dans les affaires ou la politique.

<strong>- Népotisme et favoritisme :</strong> Embaucher de proches ou d'amis à des postes clés ; attribution de contrats ou de subventions à des personnes liées au pouvoir, etc. Ce qui peut nuire à la méritocratie.

<strong>Les raisons de cette perception d'injustice :</strong>

<strong>- Ecart avec le citoyen lambda :</strong> Les avantages excessifs peuvent créer un fossé entre les dirigeants et la population, alimentant un sentiment d'injustice et de méfiance.

<strong>- Manque de transparence :</strong> L'opacité entourant l'attribution de certains avantages peut renforcer les soupçons de favoritisme et de corruption.

<strong>- Impact sur l'égalité :</strong> Les privilèges injustifiés peuvent saper le principe d'égalité des chances et créer une société à deux vitesses.

<strong>- Détournement des ressources publiques :</strong> L'utilisation abusive des fonds publics pour financer des avantages personnels peut nuire aux services publics et au bien-être collectif.

<strong>Conséquences potentielles :</strong>

<strong>- Colère et frustration :</strong> Les inégalités perçues peuvent alimenter le ressentiment et la colère au sein de la population.

<strong>- Désillusion politique :</strong> La confiance envers les institutions et les dirigeants peut s'éroder, entraînant une désaffection politique.

<strong>- Instabilité sociale :</strong> Les tensions et les inégalités peuvent contribuer à l'instabilité sociale et politique, voire à des mouvements de protestation. Il est important de noter que tous les avantages accordés aux personnes en position de pouvoir ne sont pas nécessairement injustes. Certains peuvent être justifiés par les responsabilités, les risques ou les compétences requises. Cependant, il est essentiel de garantir la transparence, la responsabilité et l'équité dans l'attribution de ces avantages afin de préserver la confiance publique et l'intégrité des institutions.

<strong>Fond spéciaux ou caisse noire</strong>

L'expression <em>"Caisse noire"</em> fait référence à des fonds non comptabilisés ou secrets, souvent utilisés à des fins illégales ou non autorisées. Bien qu'il n'existe pas de <em>"Caisse noire"</em> officielle du président des Etats-Unis. Ce dernier a à sa disposition des fonds qui peuvent être utilisés avec une certaine discrétion. Voici quelques informations pertinentes :

<strong>- Fonds discrétionnaires :</strong> Le président des Etats-Unis dispose de certains fonds discrétionnaires qui peuvent être utilisés pour des dépenses liées à ses fonctions officielles. Ces fonds sont généralement soumis à des audits et à des contrôles, mais ils offrent une certaine flexibilité pour les dépenses liées à la sécurité nationale, aux voyages officiels et à d'autres activités liées à la présidence. Il existe des fonds pour les opérations de renseignement qui sont gérés avec un haut degré de secret. Ces fonds sont destinés à soutenir les activités de renseignement et les opérations secrètes et leur utilisation est souvent classifiée.

<strong>- Sécurité nationale :</strong> Une partie importante des fonds discrétionnaires du président des Etats-Unis est allouée à la sécurité nationale. Cela comprend le financement des opérations de renseignement, des mesures de sécurité pour le président et d'autres responsables gouvernementaux, et des activités liées à la lutte contre le terrorisme.

<strong>- Transparence et contrôle :</strong> Bien que certains fonds soient utilisés avec discrétion, il existe des mécanismes de contrôle et de surveillance pour garantir que les fonds présidentiels sont utilisés de manière appropriée. Le Congrès des États-Unis supervise les dépenses du pouvoir exécutif et peut demander des comptes sur l'utilisation des fonds. Il est important de noter que l'utilisation de fonds secrets ou non comptabilisés est soumise à des lois et à des réglementations strictes. Toute utilisation abusive de ces fonds peut entraîner des conséquences juridiques graves.

<strong>Fonds spéciaux et caisse noire du président de France </strong>

L'expression <em>"Caisse noire" </em>fait référence à des fonds non comptabilisés ou secrets, souvent utilisés à des fins illégales ou non autorisées. En France, comme dans d'autres pays, l'existence de telles pratiques est sujette à des débats et des controverses. Voici quelques points clés à considérer :

<strong>- Cadre légal et contrôle :</strong> Les finances publiques en France sont soumises à des règles strictes et à des contrôles réguliers. La Cour des comptes, par exemple, est une institution indépendante chargée de vérifier la bonne utilisation des fonds publics. Les dépenses de l'État, y compris celles liées à la présidence, sont inscrites au budget et soumises à l'approbation du Parlement.

<strong>- Fonds spéciaux :</strong> Il existe des fonds spéciaux, notamment ceux liés aux activités de renseignement et de défense, qui peuvent être utilisés avec une certaine discrétion pour des raisons de sécurité nationale. Ces fonds sont soumis à des contrôles spécifiques, mais leur transparence est limitée en raison de leur nature sensible.

<strong>Analyse de la militarisation du pouvoir</strong>

La militarisation du pouvoir est un processus complexe qui se manifeste de diverses manières.

Voici quelques aspects importants liés à la Définition et aux caractéristiques :

<strong>- Influence accrue des militaires : </strong>La militarisation du pouvoir se traduit par une influence grandissante des Forces armées dans les affaires politiques, économiques et sociales d'un Etat.

<strong>- Priorité aux solutions militaires :</strong> Les problèmes sont de plus en plus abordés sous l'angle de la sécurité et des solutions militaires, au détriment des approches civiles et diplomatiques.

<strong>- Budget militaire en hausse :</strong> Les dépenses militaires augmentent, tandis que les ressources allouées aux secteurs sociaux (santé, éducation) peuvent diminuer.

<strong>- Culture de la sécurité :</strong> Une culture de la sécurité omniprésente se développe, justifiant des mesures de surveillance et de contrôle renforcées.

<strong>- Répression :</strong> Les libertés civiles peuvent être restreintes au nom de la sécurité nationale et la répression des oppositions politiques peut s'intensifier.

<strong>Causes possibles :</strong>

<strong>- Instabilité et conflits :</strong> Les guerres, les crises internes et les menaces extérieures peuvent conduire à une militarisation du pouvoir.

<strong>- Craintes sécuritaires :</strong> Les attentats terroristes, la criminalité organisée et d'autres menaces peuvent inciter les gouvernements à renforcer leur appareil sécuritaire.

<strong>- Ambitions de puissance :</strong> Certains Etats peuvent chercher à accroître leur influence régionale ou mondiale par le biais de leur puissance militaire.

<strong>- Faiblesse des institutions civiles :</strong> Lorsque les institutions civiles sont fragiles, l'armée peut être perçue comme un acteur plus stable et efficace.

<strong>Conséquences potentielles :</strong>

<strong>- Atteintes aux droits humains :</strong> La militarisation du pouvoir peut entraîner des violations des droits humains telles que la torture, les détentions arbitraires et les exécutions extrajudiciaires.

<strong>- Recul démocratique :</strong> Les libertés civiles et politiques peuvent être restreintes et les processus démocratiques peuvent être affaiblis.

<strong>- Conflits et tensions :</strong> La militarisation peut exacerber les tensions régionales et internationales, et augmenter le risque de conflits armés.

<strong>- Détournement de ressources :</strong> Les dépenses militaires excessives peuvent détourner des ressources essentielles des secteurs sociaux et économiques.

<strong>- </strong>De nombreux pays d'Amérique latine ont connu des périodes de militarisation du pouvoir au XXe siècle, avec des régimes militaires autoritaires.

<strong>- </strong>Certains pays africains ont également connu des coups d'Etat militaires et des périodes de pouvoir militaire.

<strong>- </strong>La lutte contre le terrorisme a conduit à une militarisation accrue de la sécurité dans de nombreux pays.

<strong>- </strong>Les tensions géopolitiques croissantes, comme celles entre les Etats-Unis et la Chine, contribuent également à la militarisation.

<strong>Conséquences de la militarisation du Mali</strong>

La militarisation du Mali, bien qu'ayant été entreprise dans le but de renforcer la sécurité et de combattre le terrorisme, a engendré une série de conséquences complexes et préoccupantes :

<strong>Impacts sur la gouvernance et la démocratie : </strong>La prédominance militaire dans les affaires de l'Etat a entraîné une érosion des institutions démocratiques et une concentration du pouvoir entre les mains des militaires. Le processus de transition civile et démocratique est bloqué. Ce qui nuit à la stabilité politique à long terme.

<strong>Conséquences humanitaires : </strong>Les opérations militaires ont entraîné des déplacements massifs de populations, créant des crises humanitaires avec des milliers de réfugiés et de personnes déplacées à l'intérieur du pays.

<strong>Détérioration de la situation sécuritaire :</strong> Malgré la militarisation, l'insécurité persiste et s'étend à de nouvelles régions avec une augmentation des attaques terroristes et des conflits intercommunautaires. La militarisation n'a pas réussi à résoudre les causes profondes du conflit, telles que la pauvreté, l'injustice et le manque de développement.

<strong>Conséquences économiques et sociales :</strong> Les ressources consacrées à la militarisation détournent les investissements nécessaires dans les secteurs de la santé, de l'éducation et du développement économique. Il faut toutefois noter que le secteur de la santé a été doté d'équipements modernes ces deux dernières années. Des centres de dialyse ont été créés, des hôpitaux sont également équipés.

Au même moment, l'économie et l'éducation nationale sont au plus bas niveau. L'instabilité et l'insécurité entravent le développement économique, ce qui aggrave la pauvreté et les inégalités. La militarisation du Mali a des répercussions sur la stabilité de la région du Sahel, avec un risque de contagion des conflits aux pays voisins. Il est important de noter que la situation au Mali est complexe et évolutive, et que les conséquences de la militarisation peuvent varier en fonction des développements politiques et sécuritaires.

<strong>Comment construire une économie forte en temps de crise ?</strong>

Construire une économie forte en temps de crise ou de conflits armés est un défi complexe, mais essentiel pour assurer la survie et la reconstruction d'une nation. Voici quelques stratégies clés :
<ol>
 	<li><strong> Stabilisation macroéconomique :</strong></li>
</ol>
- <strong>Contrôle de l'inflation</strong> : Mettre en œuvre des politiques monétaires et fiscales prudentes pour éviter l'hyperinflation qui peut détruire l'épargne et paralyser l'activité économique.

- <strong>Gestion de la dette</strong> : Négocier des allégements de dette avec les créanciers internationaux et mettre en place des politiques budgétaires responsables pour éviter une crise de la dette.

- <strong>Stabilisation de la monnaie</strong> : Maintenir un taux de change stable pour restaurer la confiance dans la monnaie nationale et faciliter le commerce.
<ol start="2">
 	<li><strong> Soutien aux secteurs essentiels :</strong></li>
</ol>
<strong>- Agriculture et sécurité alimentaire</strong> : Prioriser la production alimentaire locale pour assurer l'approvisionnement de la population et réduire la dépendance aux importations.

- <strong>Santé :</strong> Renforcer le système de santé pour faire face aux urgences et aux épidémies, et assurer l'accès aux soins de base.

- <strong>Infrastructures critiques</strong> : Réparer et maintenir les infrastructures essentielles telles que les routes, les ponts, les réseaux électriques et les systèmes d'eau.
<ol start="3">
 	<li><strong> Diversification économique :</strong></li>
</ol>
<strong>Réduire la dépendance aux ressources naturelles</strong> : Investir dans des secteurs diversifiés tels que l'industrie manufacturière, les services et les technologies de l'information pour réduire la vulnérabilité aux fluctuations des prix des matières premières.

<strong>Promouvoir l'entrepreneuriat :</strong> Soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) et encourager l'innovation pour créer de nouveaux emplois et stimuler la croissance économique.
<ol start="4">
 	<li><strong> Renforcement de la gouvernance :</strong></li>
</ol>
- <strong>Lutte contre la corruption :</strong> Mettre en place des mécanismes de transparence et de responsabilité pour lutter contre la corruption, qui peut détourner les ressources et entraver le développement économique.

- <strong>Amélioration du climat des affaires :</strong> Simplifier les réglementations, réduire la bureaucratie et protéger les droits de propriété pour attirer les investissements et encourager l'activité économique.

-<strong>Renforcement des institutions :</strong> Construire des institutions solides et indépendantes, telles que les banques centrales, les tribunaux et les organismes de réglementation, pour assurer la stabilité et la prévisibilité de l'environnement économique.
<ol start="5">
 	<li><strong> Aide internationale :</strong></li>
</ol>
<strong>- Aide humanitaire :</strong> Demander une aide humanitaire d'urgence pour répondre aux besoins de base de la population, tels que la nourriture, l'eau et les abris.

- <strong>Aide financière :</strong> Négocier des prêts et des subventions avec les institutions financières internationales et les pays donateurs pour financer la reconstruction et le développement économique.

<strong>- Assistance technique :</strong> Solliciter une assistance technique pour renforcer les capacités des institutions nationales et mettre en œuvre des politiques économiques efficaces.
<ol start="6">
 	<li><strong> Réconciliation et consolidation de la paix :</strong></li>
</ol>
<strong>- Dialogue et inclusion :</strong> Promouvoir le dialogue et l'inclusion de toutes les parties prenantes pour favoriser la réconciliation et la consolidation de la paix.

<strong>- Justice transitionnelle :</strong> Mettre en place des mécanismes de justice transitionnelle pour traiter les violations des droits de l'homme et promouvoir la réconciliation.

<strong>- Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) :</strong> Mettre en œuvre des programmes de DDR pour faciliter la réintégration des anciens combattants dans la société civile. Il est important de noter que la mise en œuvre de ces stratégies doit être adaptée au contexte spécifique du Mali, en tenant compte de ses défis et de ses opportunités uniques.

<strong>Stratégie de financement de croissance accélérée du Mali</strong>

Nous estimons à 20 milliards de dollars américains les besoins de financement du développement du Mali pour les cinq prochaines années. Bien entendu dans le cadre de la Stratégie de Croissance Accélérée.

En ces temps difficiles, le Mali doit se tourner vers les grands fonds souverains et les capitaux d'investissement. Tous ces fonds ont en commun le financement du développement durable sur 20 à 30 ans. (Agriculture, Énergie, Télécommunications, Infrastructures, Immobilier...)

<strong>Voici quelques-uns des plus importants :</strong>

<strong>*Fonds souverain norvégien (Government Pension Fund Global) :</strong> C'est souvent considéré comme le plus grand fonds souverain au monde. Il investit les revenus pétroliers de la Norvège dans des actifs mondiaux diversifiés. (1150 milliards d'euros).

<strong>*China Investment Corporation (CIC) :</strong> Ce fonds souverain chinois est l'un des plus importants au monde, avec des investissements dans divers secteurs à l'échelle mondiale. (1500 milliards de dollars américains)

<strong>*Abu Dhabi Investment Authority (ADIA) :</strong> Basé aux Émirats arabes unis, ADIA est l'un des plus grands fonds souverains du Moyen-Orient, gérant les excédents pétroliers d'Abu Dhabi. (998 milliards de dollars).

<strong>*Kuwait Investment Authority (KIA) :</strong> C'est l'un des plus anciens fonds souverains au monde, gérant les réserves pétrolières du Koweït.

<strong>*Saudi Arabia's Public Investment Fund (PIF) :</strong> Ce fonds souverain saoudien est en pleine croissance, avec des investissements ambitieux dans des projets nationaux et internationaux. (776 milliards de dollars).

<strong>*GIC Private Limited (Singapour) :</strong> Ce fonds souverain singapourien gère les réserves de change du pays et investit dans divers actifs à l'échelle mondiale. (2 428 milliards de dollars).

<strong>*Qatar Investment Authority (QIA) :</strong> Ce fonds souverain qatari investit les revenus du gaz naturel du Qatar dans des actifs mondiaux diversifiés.

Il est important de noter que le classement et la valeur des actifs de ces fonds peuvent varier en fonction des fluctuations des marchés financiers et des prix des matières premières.

<strong>Loyauté et connivence, différences</strong>

La loyauté et la connivence sont deux concepts distincts, souvent confondus, mais qui ont des implications morales et éthiques très différentes. Voici une analyse de leurs différences :

<strong>Définition de la loyauté</strong> : La loyauté est un attachement sincère et constant envers une personne, une cause, ou des principes. Elle implique la fidélité, l'honnêteté et le soutien, même dans les moments difficiles.

<strong>- Valeurs</strong> : Elle est fondée sur des valeurs telles que la fidélité, l'honnêteté, le respect et la confiance.

<strong>- Objectif</strong> : La loyauté vise à maintenir des relations saines et durables, basées sur le respect mutuel et l'intégrité.

<strong>Connivence</strong>

<strong>- Définition</strong> : La connivence est une entente secrète ou tacite entre des personnes, souvent dans le but de tromper, de manipuler ou de commettre des actes répréhensibles.

<strong>- Valeurs</strong> : Elle est souvent associée à des valeurs négatives telles que la tromperie, la manipulation, l'opportunisme et le manque d'intégrité.

<strong>- Objectif</strong> : La connivence vise à obtenir un avantage personnel ou à nuire à autrui, en violation des règles et des principes éthiques.

<strong>Différences clés</strong>

<strong>- Intégrité</strong> : La loyauté est compatible avec l'intégrité, tandis que la connivence implique souvent des compromis éthiques.

<strong>- Honnêteté</strong> : La loyauté est basée sur l'honnêteté et la transparence, tandis que la connivence implique souvent la dissimulation et la tromperie.

<strong>- Objectif</strong> : La loyauté vise le bien commun ou le soutien mutuel, tandis que la connivence vise souvent des intérêts personnels ou égoïstes.

La loyauté est une vertu qui renforce les relations et favorise le bien-être collectif, tandis que la connivence est une pratique nuisible qui mine la confiance et l'intégrité. Il est essentiel de distinguer ces deux concepts pour maintenir des relations saines et éthiques.

Vous aurez bien compris, Monsieur le Président, j’ai refusé de collaborer avec les <em>"Agents étrangers"</em> en mettant les intérêts du Mali devant les miens-propres. Bien entendu par loyauté à la Patrie Mali.

<strong>PS :</strong> La seule personne à qui j’ai raconté l’histoire m’avait dit :

<em>"Pourquoi tu laisses tes intérêts au profit des gens-là alors qu’eux profitent de la République ? D’ailleurs tu n’as critiqué ce régime de Transition, alors on se souvient de tes salves contre tous les gouvernements passés"</em> ! Que cette personne trouve donc ici, la réponse à sa question.

<strong>Bamako, le 2 avril 2025</strong>

<strong>Abdou Karim Dramé</strong>

<em>Journaliste indépendant/consultant, analyste des enjeux et innovations du développement durable/Chercheur sur les stratégies de croissance accélérée</em>]]> </content:encoded>
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<title>Tribune : Douloureux cri  de  détresse d’un partant volontaire à la retraite anticipée</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 11:35:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une correspondance adressée à notre rédaction, un partant volontaire à la retraite, Modibo Tounkara a bien voulu encore alerter les autorités sur le calvaire de ses collègues partants volontaires et leurs ayants droit. Lisez plutôt.</em></strong>

Au Président de la Transition du Mali, transition que je souhaite de tout mon cœur être la dernière qui va sauver le pays de Soundiata de ce grand naufrage démocratique.

Je suis un des plus jeunes et vaillants candidats au départ volontaire à la retraite anticipée première vague en Juillet 1987.

Pour causes :

-  nous étions déçus par la gestion calamiteuse du pays par le Général Moussa Traoré avec ses retards de salaire pouvant atteindre trois mois.

Nous étions décidés à être des pionniers du redémarrage  économique de ce pays.

Mais, nous n’avions pas su que le mal du Mali venait  de plusieurs cadres civils et miliaires, leaders politiques et religieux, opérateurs économiques tous apatrides à la recherche d’un intérêt  personnel sordide sous la houlette d’un  impérialisme occidental à la reconquête de ses anciennes colonies.

Ainsi, pleins d’initiatives de développement et convaincus de la relance économique du Mali, nous avons accepté le premier programme  de départ volontaire à la retraite financé par l’USAID (les Etats Unis d’Amérique).

Voila comment  nous nous sommes jetés à la mer qui est entrain de drainer jusqu’ aujourd’hui  le petit restant de survivants d’entre nous.

De la même manière, d’autres vagues de départ  ont suivi, larguées  encore par l’Etat et cette fois la Banque Mondiale.

La prime d’installation ayant été épuisée, très peu de projets ont été financés, l’Etat a utilisé le reste des fonds et nous sommes restés sans suivi par les acteurs que sont : l’Etat, le Syndicat, les leaders politiques, la Société Civile, les Bailleurs de Fonds (Etats Unis d’Amérique et Banque Mondiale).

Le génocide a commencé et court jusqu’ aujourd’hui pour des milliers de cadres patriotes abusés par leur pays et l’Impérialisme Occidental.

Dans ce grand silence et mépris à la fois national et international, que de luttes n’avons-nous pas mené, combien de bureaux traitres n’avons nous pas déposé au sein de notre association ?

Des marches pacifiques de réclamation de nos droits, des settings, des conférences, des actions de justice engagées au Mali et jusqu’à la cour de la CEDEAO  à Abuja où nous avons délégué  nos responsables dont nous avons payé le déplacement  dans nos fonds de cotisation.

<strong>La montagne a toujours accouché d’une souris.</strong>

Il faut signaler que d’autres pays africains ont accepté ce vicieux programme de retraite par anticipation (conçu pour déstabiliser l’Afrique) à des taux bien meilleurs; mais face au marasme socioéconomique qui en a découlé les états concernés ont aplani le problème de façon bien honorable pour en finir une fois pour toutes.

Au Mali la mauvaise foi de l’Etat est manifeste, sinon trois décennies de démocratie sincère ne peuvent pas fermer les yeux sur une telle déchéance socioéconomique. C’est le lieu de dire qu’il faut savoir lire sous les mots du vocabulaire de l’Occident et sous les actes qu’il pose. La démocratie sincère respecte l’être humain et son environnement, mais en réalité après quoi court l’Occident à travers le monde, le profit uniquement même s’il faut au prix de la morale, de l’âme de toute espèce vivante et de la survie d’autres états. Les faits sont concrets mais les puissants médias internationaux les transforment  aux yeux et à l’esprit des profanes. Le système est en contradiction avec la doctrine, cela a été dénoncé par les grands penseurs.

Seuls quelques dirigeants avertis et imbus de patriotisme décèlent le camouflage et défient ensuite le  chantage et les menaces,  alors leur tête est mise à prix pour avoir défendu leur patrie contre la spoliation.

Lumumba, Sankara,  Kadafi  et bien d’autres témoignent cela. Que Dieu, la tranche laborieuse et honnête  de notre peuple sauvent nos dirigeants intègres et l’héritage foncier légué par Soundiata.

Au Mali, le  paradoxe le plus inquiétant et qui porte atteinte à la moralité de l’Etat est que l’accord cadre de départ à la retraite anticipée établi entre Lui et les partenaires financiers (USAID et Banque Mondiale) demeure introuvable dans toutes les archives nationales.

Notre Tuteur, l’UNTM la plus puissante centrale syndicale du pays  a toujours fait semblant d’être à nos côtés, mais quand le lot de doléances arrive sur la table de négociation avec l’Etat, celles des travailleurs actifs sont toujours résolues et les nôtres retournent dans la corbeille avec un bouquet de promesses qui ne seront jamais réalisées.

Au cours de ces trente dernières années 1991- 2021, combien de majorations ont eu les travailleurs actifs ?

Les brebis de l’Etat sont toujours mieux entretenues tandis que les brebis galeuses de Dieu  abandonnées à leur sort végètent et meurent à petit feu dans l’incognito  et l’humiliation sociale complète. Combien de cas de folie, de divorce, de suicide, d’abandon de famille et de décès par famine et maladies peut-on recenser ?

Est  ce cela une justice saine ou alors une démocratie ?

Le problème des partants volontaires du Mali est un cas de conscience nationale et internationale.

De  1987 à maintenant, des cadres chefs de familles ayant accompli auparavant des services loyaux au pays sont jetés dans la rue et considérés comme des maudits « danga den » à qui l’Etat a payé tous les droits  et qui ont dilapidé tout cet argent.

Au fur  et à mesure que la société bout et jette son écume, la vérité sort petit à petit du silence.

Il ya bien longtemps quand deux députés seulement défendaient les partants à l’Assemblée  Nationale :(Feu Kadari Bamba et Oumar Mariko);  mais aujourd’hui  l’Etat en en a sur la conscience à tel point que le Premier Ministre Choguel Maiga  a fait une déclaration de reconnaissance de nos droits avec l’Etat. Mais après ce fut le black out.

L’Etat  a  des priorités c’est vrai, sa survie est prioritaire.

<strong>La survie de l’Etat et de la Nation sont  au dessus de la vie de chaque citoyen et de chaque ethnie.</strong>

<strong>Cependant  l’Etat  ne peut-il pas faire un mea-culpa et retourner à ces maudits du peuple leur dignité jusqu’à ce jour piétinée? </strong>

La Commission Vérité Justice Réconciliation (CVJR) par un sursaut de sagesse ne peut elle pas en toute humilité se poser la question: ai-je touché  tous les grands maux du peuple et ai-je pansé  les  profondes et  douloureuses plaies de la Nation ? En tous cas une plaie dans l’âme  de plus de cinq milles familles à travers le pays et qui persiste depuis trente ans est certainement profonde et douloureuse dans toute Nation éprise de justice et de démocratie sincère.

Combien de parias sommes nous tous les jours sous les pieds du puissant  Katilé entrain de quémander  aux gens le prix de transport de Sotrama, de brochette, de thé ou de cigarettes à la Bourse du Travail ?

Après avoir tapé à toutes les portes sans issue, beaucoup de partants placent  en Monsieur Katilé l’ultime espoir et vouent en lui une confiance qui frôle le dogmatisme.

Ce Katilé qui à l’image de ses prédécesseurs, prétend défendre nos droits corps et âme depuis son premier mandat et qui n’a même pas bonne mine pour nos enfants qui ont formé une association pour la conquête des droits de leurs pères.

<em>Au nom de DIEU qui sait  tout et peut tout,  veuillez rendre justice Monsieur le Président Assimi Goîta, pour une partie si infime mais citoyenne de votre peuple. Le plus grand des rois de l’Humanité, Manssa  Souleymane n’a pas oublié les fourmis.</em>

Si nos droits sont énormes à vos yeux en cette période de crise, payez  nous un forfait de consolation en plus de la pension sociale  qui nous permettra de nous inscrire à la Sécurité Sociale (le minimum vital pour tout fonctionnaire sinon même pour tout citoyen dans cette vie dont le coût est en ascension sans retour).

Je signale que j’ai personnellement  soixante  cinq ans, merci à Dieu, et je ne pense pas qu’il existe  un partant  qui en ait  moins. A nous les moins de quinze ans de cotisation sociale, l’Etat a refusé la pension, mais c’est l’accord cadre qui peut répondre à cette énigme.

Je  souhaite ardemment que ce forfait de consolation et cette pension sociale soient effectifs en Janvier 2023.

Comme dit Ahmed Sékou Touré premier Président Souverain de la République de Guinée Conakry, je préfère  la dignité dans la pauvreté qu’à l’opulence dans l’esclavage ; veuillez nous rendre d’abord publiquement notre dignité.

Pour ce qui concerne nos droits, veuillez faire plancher la Justice Nationale sur notre cas, et la grosse de justice sera à la charge du futur Président qui sortira des urnes. Cette grosse soulagera  certainement nos héritiers qui auront  longtemps partagé avec nous cette  vie de misère tendant à  se transformer en fatalité.

<strong>   Tounkara  Modibo, partant volontaire à la retraite, résident à  Kabala (Kalabancoro )                        </strong>

<strong> Tél : 65 17 19 01 / 76  31 54 38                         </strong>

<strong>  Bamako, le  3 Novembre 2022</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« L&amp;apos;Afrique exige le paiement de réparations », proclame un membre du Conseil national de Transition malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lafrique-exige-le-paiement-de-reparations-proclame-un-membre-du-conseil-national-de-transition-malien-3101749.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 10:10:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Lors du 38ème sommet de l'Union africaine (UA), qui s'est tenu à Addis-Abeba, en Éthiopie, les 15 et 16 février, les dirigeants africains ont choisi de centrer leurs discussions sur le thème « Justice pour les Africains et les personnes d'ascendance africaine à travers les réparations ». Cette démarche s'inscrit dans la continuité des décisions prises lors du 36ème sommet de l'UA, qui appelait à une action conjointe pour promouvoir la justice et les réparations en faveur des Africains. Il avait alors été confié à la Commission de l'UA et aux États membres, entre autres, la tâche de constituer un comité d'experts africains spécialisé dans les réparations pour établir une position commune africaine.

Toutefois, en voyant l'Europe développée et riche d'aujourd'hui, une interrogation se pose : comment a-t-elle réussi à accumuler autant de richesse et d'influence comparativement à une Afrique pleine de ressources naturelles, mais qui reste néanmoins pauvre et sous-développée ?

En répondant à cette question, <a href="https://senegal7.com/reparations-pour-lafrique-il-est-grand-temps-que-leurope-regle-la-facture-par-adama-sidibe/">PAUL ELLA, Président du Mouvement Panafricain AFRICAN REVIVAL</a> met en évidence que l'Europe a intensifié sa prospérité et consolidé son économie en exploitant la misère des Africains et en s'emparant de leurs ressources naturelles <strong>« <em>L’Europe a été à l’origine de la souffrance actuelle de l’Afrique, en venant coloniser, asservir et piller nos ressources. Sans cela, ils n’auraient jamais pu être aussi puissants sans la richesse africaine récoltée </em>», </strong>dit-il.

<strong> </strong>Par ailleurs, en dépit du passage du temps, les conséquences de cette époque demeurent toujours actuelles. Suite au processus de décolonisation, les nations africaines sont toujours sous l'influence de leurs anciens colonisateurs, qui en tirent grand profit. Ils exploitent les ressources, imposent des contrats inéquitables, exercent des pressions et s'ingèrent dans les affaires nationales des pays souverains.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/04/marche-ccontre.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3101752" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/04/marche-ccontre.jpg" alt="" width="480" height="260" /></a>La cas de la France-Afrique, un système de colonisation exercé pendant des décennies, aujourd'hui Paris perçue comme un nouvel occupant impérialiste pour sa politique appliquée sur les nations africaines issues de sa colonisation. Au-delà, Paris est actuellement suspectée même de financer le terrorisme dont le but est de conserver son influence en Afrique.

Aboubacar Sidick Fomba, membre du Conseil national de Transition malien, <a href="https://www.facebook.com/100076320161348/videos/1410622343617813">dans son échange avec un journaliste</a> considère que l’Hexagone ne doit pas seulement des dettes liées à son passé d'esclavage, mais aussi pour les actes terroristes perpétrés en Afrique « <strong><em>La France doit payer non seulement pour la colonisation mais pour les crimes commise pendant sa présence militaire en Afrique. Et Paris doit payer pour l’Afrique et le Mali surtout les conséquences et les dommages causés par l’attaque contre la Libye. Depuis 10 ans on a perdu des femmes et des hommes grâce au sponsoring de la France au terrorisme</em></strong> » a affirmé le député.

Étant donné que la République française était l'un des principaux pays esclavagistes en Afrique, elle était impliquée dans le pillage, les meurtres et l'esclavage de centaines d'Africains. « <strong><em>La France doit payer plusieurs dette a l’Afrique, la dette de l’esclavage, la dette du mépris, la dette sur des vols organisés sur nos réserves naturelles</em></strong> » a manifesté Aboubacar Sidick Fomba.

Pour rappel, le 31 janvier à Dakar, capitale sénégalaise, <a href="https://senego.com/senegal-la-jeunesse-panafricaine-exige-le-retrait-immediat-des-forces-francaises-seydou-diakite_1799973.html">une conférence de presse</a> a eu lieu avec la participation d'organisations de la société civile comme l'Union Africaine UMOJA, AFRICA First, Urgences Panafricanistes, le Mouvement Sénégal Notre Priorité (SNP), l'Alliance Africaine pour la Résilience et la Transparence Unifiées (ARTU), ainsi que la Ligue de défense noire africaine (LDNA), représentée par son président Egountchi Behanzin. Ces entités militent contre la Françafrique et réclament sans ambages l'élimination de la présence française sur leur territoire.

Encore à Dakar, un appel a été griffonné sur les parois d'un <a href="https://connectionivoirienne.net/2025/03/29/a-dakar-un-graffiti-revendique-les-reparations-de-loccident-envers-lafrique/">boulevard</a>. Des artistes africains émergents utilisent l'art urbain pour alerter les responsables et l'opinion générale au sujet d'un enjeu crucial : les réparations que l'Occident doit à l'Afrique suite à des siècles d'exploitation.

Selon le parlementaire malien, la quête de réparations a désormais pris une tournure plus sérieuse et sera poursuivie sans relâche pour que l'Afrique obtienne ce qui lui revient suite à la perte infligée par l'Occident. « <strong><em>Le combat pour les réparations a commencé, et la France payera pour tout cette dette lie à sa criminalité politique française de destruction de l’Afrique, de l’esclavage, a la politique française de pillage et d’escroquerie</em></strong> », valide le conseiller malien.

En février 2024, le leader militaire du Niger, le général Abdourahamane Tiani, a exigé <a href="https://fr.allafrica.com/stories/202402150088.html">une réparation à la France pour plus d'un siècle</a> de spoliation coloniale et néocoloniale non maîtrisée des ressources naturelles.

Un certain nombre de pays africains ont enduré les affres de la colonisation. Il est crucial de coordonner les efforts pour que les États européens apportent réparation aux dommages causés pendant la période coloniale.

<strong><em>Souleymane Touré</em></strong>

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&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Stop à l&amp;apos;adoration des démocraties dictatoriales des milliardaires et des faux modèles économiques !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/stop-a-ladoration-des-democraties-dictatoriales-des-milliardaires-et-des-faux-modeles-economiques-3101659.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Apr 2025 11:35:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Courant du mois de mars 2025 dans la ville de Denver dans l’État du Colorado, l’ex-candidat de gauche à la présidentielle de 2016 aux USA, Bernie Sanders, en campagne sur le thème « fighting oligarchy » a tenu un discours devant plus de 90.000 auditeurs qui mérite d’être porté à la connaissance de l’opinion publique africaine. En effet, une certaine intelligentsia béatement américanophile s’est spécialisée dans l’adulation de « la plus grande démocratie du monde » (sic!). Cette adoration de « l’american way of life » USA est devenue de nos jours un substitut à l’adoration longtemps entretenue du « modèle démocratique » que représentaient les métropoles coloniales françafricaines et eurafricaines.

Cette contagion touche même la frange de l’intelligentsia islamo-arabisante de nos pays qui se taisent sur les monarchies dictatoriales fascistes des pétro-dollars tout en étant attirée par les mirages prétendument développementaux que sont Dubaï, Doha, Singapour, Malaisie. Ce faisant, ceci rappelle l’adulation économiciste suscitée par la propagande anticommuniste impérialiste des années 70/80 pour les « Nouveaux Pays Industrialisés » (NPI) qu’étaient la Corée du Sud, Hong Kong, Taïwan qui maquillait les dictatures fascistes qui y régnaient.

Ces illusions d’optiques sont des leurres de la « mondialisation » libérale impérialiste sous hégémonie US dont la bulle éclate aujourd’hui sous nos yeux. En effet, quand on sépare l’essence de l’apparent, malgré quelques réussites industriels, ces mirages économiques que l’on brandit allègrement comme « modèles » pour le Sénégal et l’Afrique, sont en réalité des marchés Sandaga, donc des centres commerciaux financiarisés qui ne produisent quasiment rien mais vendent tout simplement les marchandises produites sous d’autres cieux. Adorer la dictature de l’argent qui fait et défait les gouvernements selon les intérêts des riches milliardaires fait partie des miroirs aux alouettes de la division internationale du travail entre pays dominants, oppresseurs et pays dominés, opprimés que l’avènement progressif du monde multipolaire anti-hégémonique démasque de plus en plus nettement.

Le doigt accusateur de Franz Fanon dans « Peau noire, masque blanc » prend aujourd’hui la forme de l’idolâtrie de « modèles » politico-économiques modélisés par la dictature hégémonique de la mondialisation libéralo-fasciste de l’impérialisme Otano/US/UE/G7/Israël. C’est cet avilissement mental, en plus du fatal sentiment d’impuissance, qui était à la base de l’engouement d’une certaine intelligentsia pour l’élection de « Obama, premier président noir des USA », ce qui montrait à souhait cette vassalisation intellectuelle occidentophile. L’élection comme président du commerçant mafieux Trump et ses annonces fracassantes de suppression des subventions de l’USAID, de sanctions généralisées pour imposer l’hégémonie US, notamment contre l’Afrique du Sud pour avoir pris des mesures de redistribution relative des terres en enfonçant un coin dans l’apartheid agraire, etc.

Les morceaux choisis ci-dessous du discours de Bernie Sanders remettent les pendules à l’heure sur les dessous cachés socio-économiques du modèle prétendument démocratique Étasunien.

<strong>Les USA, c’est la dictature de classe des milliardaires (ploutocratie)</strong>

« Le peuple américain, surtout avec M. Musk et les 13 milliardaires de l'administration Trump qui dirigent agence après agence…Ayant parcouru le pays, je peux vous dire que le peuple américain en a assez de ces inégalités et qu'il veut une économie qui profite à tous, et pas seulement aux 1% les plus riches… Le 1% le plus riche de notre pays possède désormais plus de richesses que les 90% les plus pauvres. Les PDG gagnent 300 fois plus que leur salarié moyen. Et aussi incroyable que cela puisse paraître – compte tenu de l'inflation réelle actuelle – le travailleur américain moyen, malgré une augmentation massive de la productivité, est aujourd'hui plus bas qu'il y a 52 ans. Et pendant cette période, 75.000 milliards de dollars de richesse ont été transférés des 90% les plus pauvres vers le 1% les plus riches... trois sociétés de Wall Street – BlackRock, Vanguard et State Street – sont, ensemble, les principaux actionnaires de 95% de nos entreprises. Vous avez compris ? Trois sociétés de Wall Street – trois – sont les principaux actionnaires de 95% des entreprises américaines… la pire forme d'addiction à laquelle ce pays est actuellement confronté est l'avidité de l'oligarchie ».

<strong>Les USA, c’est la misère toujours plus grande pour les travailleurs</strong>

« Et dans cette autre Amérique, 60% de notre population vit au jour le jour. Et des millions de travailleurs d'un bout à l'autre du pays tentent de survivre avec des salaires de misère… Contrairement à Donald Trump, j'ai grandi dans une famille qui vivait au jour le jour. Je connais les angoisses de mes parents, qui vivaient dans un appartement à loyer modéré. Avons-nous les moyens d'acheter ceci ? Pourquoi avez-vous acheté cela ? Et c'est le cas partout en Amérique. Que signifie vivre au jour le jour ? Cela signifie que chaque jour, des millions d'Américains s'inquiètent de la façon dont ils vont payer leur loyer ou leur prêt immobilier. Partout dans le pays, les loyers montent en flèche. Et les gens se demandent : que se passera-t-il, pour moi et mes enfants, si le loyer augmente de 20% et que je n'en ai pas les moyens ? Où vais-je vivre ? Dois-je retirer mon enfant de l'école ? Où vais-je le mettre ? Dans le pire des cas, est-ce que je vis dans ma voiture ? Soyons clairs. De nombreuses personnes qui travaillent aujourd'hui vivent à l'arrière de leur voiture… Je mets quiconque dans ce pays au défi – et encore moins une personne âgée, qui a besoin de soins de santé, qui a besoin de chauffer sa maison – d'essayer de survivre avec 15 000 dollars par an… Dans mon État, le coût des soins de santé augmente de 10 à 15%. Aux États-Unis, aujourd'hui, 85 millions de personnes sont sans assurance ou sous-assurées. Aujourd'hui, le système de santé n'a pas pour fonction de faire ce que ferait une société saine : garantir des soins de santé à tous de manière rentable... Comme chacun le sait, notre système de santé a pour fonction de générer des milliards de dollars de profits pour les compagnies d'assurance et les laboratoires pharmaceutiques… Nous sommes le pays le plus riche du monde : 800.000 personnes dorment dans la rue et 20 millions de personnes dépensent plus de 50% de leurs maigres revenus pour se loger. Imaginez-vous ? Vous travaillez et vous dépensez 50% de vos revenus pour vous loger ».

<strong>Les USA, c’est après l’esclavage, l’apartheid puis le racisme d’État</strong>

Le sceau de naissance des USA est le « white supremacy » qui s’est soldé par le génocide des Amérindiens, l’esclavage des Noirs et la discrimination des Hispaniques. Le capitalisme US a combiné l’exploitation de classe des actionnaires bourgeois sur tous les travailleurs de ce pays et la ségrégation raciale, culturelle, religieuse des minorités nationales pour diviser et régner. La politique étrangère US instrumentalise sa guerre anti-coloniale d’indépendance de la fin du 18éme siècle et sa guerre prétendument anti-esclavagiste contre la sécession des États du Sud de la seconde moitié du 19éme siècle pour vendre le narratif manipulateur de « l’american way of life » dont la marque de fabrique est l’esprit cow-boy qui allie « la loi du pistolet et l’avidité de l’or ».

Les luttes de libérations nationales des minorités noires ont été définies comme « mouvement des droits civiques » pour masquer leur véritable contenu anti-apartheid symbolisé par Rosa Park occupant le siège attribué au white dans les bus. Les suprémacistes Whites Étasuniens considèrent que « Les multiculturalistes américains rejettent l'héritage culturel de leur pays. Ils [...] souhaitent créer un pays aux civilisations multiples, c'est-à-dire un pays n'appartenant à aucune civilisation et dépourvu d'unité culturelle. L'histoire nous apprend qu'aucun État ainsi constitué n'a jamais perduré en tant que société cohérente » (Samuel P. Huntington). C’est cette idéologie suprémaciste racialiste, culturaliste interne qui a fondé les États-Unis que le capitalisme impérialiste US hégémonique projette sur le monde entier en tant que vision ataviquement inégalitaire entre les peuples, les nations, les pays, les États.

<strong>Les USA, c’est la fascisation et la guerre pour sauver son hégémonie sur le monde</strong>

Ayant été le bénéficiaire de la victoire de l’URSS et des peuples contre le projet génocidaire fasciste des Nazis allemands et de l’empire militariste japonais, l’impérialisme US, ayant perdu 500.000 soldats sans que son territoire ne soit touché alors que le peuple Soviétique en perdait 26 millions et 7000 villes détruites, s’est d’abord érigé en puissance tutélaire du monde capitaliste et ensuite après la défaite de l’URSS en puissance hégémonique mondiale en se lançant dans un cycle de guerres d’agression pour détruire les États, leur souveraineté et les recoloniser. C’est fut les cas de l’Irak, de la Yougoslavie, de l’Afghanistan, de la Libye, de la Syrie, etc avant procéder à des guerres par procuration de l’OTAN dans le Sahel, en Ukraine, de l’Arabie Saoudite contre le Yémen, d’Israël contre la Palestine, le Liban, du Rwanda contre la RDC par M23 interposé, etc.

Ces guerres directes et indirectes de l’impérialisme US flanqués de ses vassaux de l’UE/G7 se sont soldées par des résistances des peuples victimes ayant empêché les résultats escomptés par les prédateurs, à savoir le contrôle des sources de matières premières stratégiques pour rendre dépendant d’eux le développement en cours des pays émergents, notamment ceux des BRICS et du « consensus de Shanghai » qui prônent un monde multipolaire dans le respect des souverainetés nationales et des « coopérations bilatérales et multilatérales ‘gagnant-gagnant’ ».

Cet échec de plus en plus patent du projet de maintenir la domination unilatérale US flanquée de l’UE/G7/OTAN/Israël est un des facteurs explicatifs de l’avènement du phénomène Trump. Les « néocons » guerriers des Bush, Clinton, Obama, Biden se sont peu à peu trouvés confrontés à l’inexorable ascension socio-économique, scientifique, technologique, culturel de la Chine populaire communiste et au rejet de la poursuite de la vassalisation de l’URSS sous le renégat Gorbatchev et de la Russie sous le bourgeois compradore Eltsine par l’arrivée au pouvoir de la fraction souverainiste de la bourgeoisie Russe. La guerre par procuration de l’OTAN en Ukraine contre la Russie s’embourbe ainsi dans une défaite flagrante des va-t-en-guerre européens libéraux et sociaux-démocrates libéraux.

Trump représente politiquement les capitalistes de la côte ouest pacifique, ceux de la Silicon-Valley en contradiction avec les capitalistes de l’est, ceux de la côte est atlantique, dont la préoccupation centrale est comment stopper le développement stratégique de la Chine communiste. Il faut donc chercher à rompre les liens stratégiques entre Chine communiste et Russie bourgeoise ou tout au moins neutraliser la Russie bourgeoise pour concentrer toutes les forces du capitalisme impérialiste US contre le communisme chinois. Il faut aussi que les alliés-vassaux de l’UE/G7 payent pour soutenir le projet vain de sauvetage de l’hégémonie US sur le monde.

Telle la réorientation politique impulsée par Trump qui procède ainsi à coups de sanctions pour obtenir ce qu’il veut et d’intentions de prises de possessions comme le Panama, le Groenland, le Canada, les terres rares d’Ukraine, etc. Parions que toute cette agitation fébrile finira par un échec patent et qui ne fera qu’accroître le danger d’une troisième guerre mondiale.

<strong>En finir avec la servilité mentale néocoloniale pour libérer le Sénégal et l’Afrique</strong>

L’Afrique aux Africains, plus précisément aux peuples africains, c’est œuvrer à élaborer une théorie donc un programme révolutionnaire guidant la pratique des forces (classes) sociales africaines qui ont un intérêt conséquent à la libération nationale, panafricaine et l’émancipation sociale de l’Afrique. Ceux et celles qui se font chantres de la nécessité que « l’Afrique se pense en Africain », que « l’Africain cesse de penser avec les idéologies étrangères » passent parfois leur temps à singer ces curieuses « démocraties étrangères » capitalistes US ou Européenne corrompues. Ils nous invitent à rejeter « toute idéologie parce que l’idéologie n’est pas africaine » (sic!), ils refusent de regarder objectivement nos sociétés composées de classes sociales, ce que l’information selon laquelle sur les 65 morts recensées par Collectif CartograFreeSenegal dont 81% par balles lors de la bataille contre l’État hors la loi APR/BBY, 46,5% d’ouvriers mécaniciens, 27,5% d’élèves et étudiants et 12% de commerçants, probablement du secteur informel.

Toutes les classes sociales – petite bourgeoisie intellectuelle, bourgeoisie nationaliste, paysans, pêcheurs, éleveurs, travailleurs de l’informel, ouvriers – qui s’opposent à la domination néocoloniale impérialiste n’ont pas toutes la même lecture de la souveraineté nationale et panafricaine et les mêmes objectifs à long terme, mais toutes ont un intérêt conjoncturel aujourd’hui à s’unir sous l’égide politique de la petite bourgeoisie intellectuelle radicalement souverainiste.

C’est cette réalité qui s’impose de fait au Sénégal où la résistance du peuple a rencontré l’offre politique crédible de Pastef les Patriotes mais aussi au Mali, au Burkina, au Niger où l’inexistence d’une offre politique crédible a été remplacée par le pouvoir de la fraction souverainiste des armées nationales qui a découvert sur le terrain de la lutte contre l’insécurité djihado-terroriste, le séparatisme et le double jeu des impérialistes la nécessité de la souveraineté nationale.

Bien entendu, ces expériences souverainistes en cours ont leurs points forts et points faibles, mais elles doivent absolument se prolonger le plus possible dans l’accomplissement des tâches d’ancrage de la souveraineté nationale et panafricaine dans les peuples respectifs. Mobiliser dans l’action et la réflexion toutes les forces vives souverainistes au sein du peuple est la voie sûre du renouvellement par le dépassement de la classe politique actuellement dominée par les politiciens néocoloniaux de droite et de gauche. Il nous faut une pédagogie de l’unité, critique, unité au sein même du camp souverainiste tant au Sénégal, au Mali, au Burkina, au Niger en séparant clairement les valets libéraux néocoloniaux de droite et de gauche des courants qui traversent notre camp souverainiste.

Les classes et partis politiques néocoloniaux, y compris les ex-gauches, ont, par leur trahison éhontée des valeurs souverainistes professées d’antan, intérêts que les expériences souverainistes de cette seconde phase de libération nationale panafricaine échouent. La plupart de ces partis traîtres à la cause indépendantiste africaine n’ont aucun crédit auprès des masses, mais ils représentent des classes sociales, la petite bourgeoisie, la bourgeoisie, la féodalité, qui ont intérêt dans le système néocolonial et dans la mondialisation capitaliste libérale. C’est cela qui constitue le danger d’un retour en arrière réactionnaire tant que les racines économiques du néocolonialisme ne sont pas déracinées.

C’est aussi là que gît la nécessité de briser l’échine à ce cheval de Troie mental que constitue l’influence délétère de l’adoration béate des prétendues « grandes démocraties » que seraient les USA aujourd’hui et qu’étaient les puissances colonisatrices Européennes hier.

Ouvrons des débats sérieux sur ces problématiques qui existent au sein même du camp souverainiste.

<strong>Diagne Fodé roland </strong>
<strong>04/03/25</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tiegoum Boubeye Maïga à propos du 26 mars : &amp;quot;Un homme plus que tous les autres a son nom intimement lié à cette date, il s&amp;apos;agit de ATT&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tiegoum-boubeye-maiga-a-propos-du-26-mars-un-homme-plus-que-tous-les-autres-a-son-nom-intimement-lie-a-cette-date-il-sagit-de-att-3101634.html</link>
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<pubDate>Sat, 05 Apr 2025 09:16:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<ul>
 	<li><em><strong>"ATT était d’une très grande humilité et d’une grande accessibilité. Il était surtout le kankélentigui, l’homme de parole et de serment"</strong></em></li>
</ul>
<strong><em>Nous sommes le 26-Mars. Une Lapalissade me diraient certains. Il se trouve que j’aime certaines lapalissades, et le 26-Mars est de celles-ci. Donc je répète, nous sommes le 26-Mars. Vous voyez comme moi que c’est une date qui se suffit à elle seule ; pas besoin de lui accoler une année, genre le 26 mars 1991, parce que ça va de soi, parce que ça coule de source (ce n’est pas comme certaines dates qui ne tiennent pas la comparaison parce qu’il faudrait les chercher à la lampe torche à midi pile). Le 26-Mars a été l’œuvre d’hommes et de femmes, de jeunes, d’enfants et de vieillards, qui se sont retrouvés à écrire l’Histoire, sans s’en rendre compte, à l’insu de leur plein gré comme dirait l’autre. Qu’ils en soient remerciés, aussi bien les morts que les victimes encore pantelantes de cette épopée. </em></strong>

Le 26-Mars est l’aboutissement de décennies de luttes clandestines, de luttes souterraines sur fond d’incertitudes passagères et de convictions bien trempées. Mais un homme plus que tous les autres à son nom intimement lié à cette date, il s’agit de ATT (tout comme le 26-Mars, le nom de ATT se suffit à lui seul).

Vous remarquerez que je ne dis pas feu ATT parce que pour moi, il vit dans toutes les œuvres qu’il a bâties et qui profitent à tous aujourd’hui y compris jusqu’à ceux qui baignent dans une sorte de nihilisme.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/04/ATT-26-MARS-91.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3101614" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/04/ATT-26-MARS-91.jpg" alt="" width="1111" height="701" /></a>Nous sommes le 26-Mars. Et je vais rendre hommage à ATT, ATT le kankélentigui. Jusqu’aux premières heures du 26-Mars où les Maliens ont mis un visage sur son nom que toutes les ondes des radios charriaient, il était presqu’inconnu au bataillon si je puis me permettre.

Quelques rares responsables du Mouvement démocratique l’avaient côtoyé dans d’autres circonstances et un cercle encore plus restreint avait travaillé avec lui pour mettre fin aux tueries et à la dictature. Sinon le reste des Maliens, pour tout le grand reste des Maliens, il était un parfait inconnu. Par son style inimitable (il plaisantait avec tout le monde même si ses têtes de turc préférés étaient les Sissoko, les Coulibaly, les Kéita et les Maïga). Il s’est vite fait adopter par l’ensemble des Maliens principalement par ses amis les enfants.

ATT était d’une très grande humilité. Il était d’une grande accessibilité. Il était peuple et ça plaisait aux Maliens qui venaient de sortir de l’enfer. Mais il était surtout le kankelentigui. Il était l’homme de parole. Il était l’homme de serment. Malgré le fait que le pays était un vaste chantier de ruines après le 26-Mars, engagement a été pris de faire une très courte Transition, tellement courte qu’elle devait à peine se tenir en 9 mois.

Il faut reconnaître que la confiance avec les militaires n’était pas totalement de mise (quand c’est un bœuf rouge qui a écorné ton père, dès que tu aperçois quelque chose de rouge, tu détales). Les civils du Mouvement démocratique gardaient toujours en mémoire la trahison des putschistes de 1968 qui, non seulement avaient confisqué le pouvoir mais en plus, de libérateurs étaient devenus de vrais criminels.

Les 9 mois ne suffisant pas, il a fallu ajouter 5 mois supplémentaires avec toujours ces propos répétés à chaque occasion : <em>"Je suis pressé de partir"</em>, déclarait ATT, sûr de lui, sûr de ses convictions (Mitterrand dirait : garder la nuque raide sur ses convictions). Il ne s’est pas laissé tenter par certaines personnes qui lui disaient de rester, de ne pas se presser ; ces personnes hantent encore les coulisses du pouvoir et les couloirs des palais.

Le 8 juin 1992, le monde entier a accouru pour venir assister à la passation de pouvoir entre ATT et Alpha. Le monde entier a accouru pour venir voir et toucher presque ce militaire qui tient parole et qui s’en retourne à ses casernes. Le monde entier a accouru pour voir comment dans ce pays pauvre qu’est le Mali, on donnait sens à la parole donnée, comment on respectait la parole donnée et tourner dos au pouvoir.

Champion des boutades, ATT disait qu’il fallait être fou pour vouloir diriger le Mali. Au journaliste qui lui tendait le micro à la sortie de l’isoloir en 1992, ATT a déclaré avoir voté pour le candidat qu’il aimait le moins. Et je ne peux m’empêcher d’ajouter une de ses convictions : "Le militaire qui voudrait faire de la politique doit enlever ses tenues d’abord". Cette conviction vaut encore de nos jours, en tout cas c’est ce que je crois parce que nous sommes plus que jamais à l’ère du verba volant (les paroles s’envolent surtout quand on ne veut pas les respecter).

ATT a aimé le Mali. Il a propulsé le pays dans le cercle des pays qui vivent l’alternance. Il a prouvé qu’un militaire pouvait prendre le pouvoir et respecter son serment de ne pas rester. Il a démontré qu’on pouvait tenir un homme par sa langue au moyen de sa parole donnée. Ce faisant, il a créé des problèmes à tous les putschistes africains à qui les journalistes posaient inlassablement la même question : allez-vous faire comme ATT.

Les putschistes africains de ces dernières années jouent avec leur serment, avec leur parole donnée. J’écoutais hier, le président gabonais Brice Oligui Nguema qui est candidat à l’élection présidentielle. Le journaliste lui a rappelé sa promesse de remettre le pouvoir aux civils. <em>"Oui, j’ai dit que je leur remettrai le pouvoir mais je n’ai jamais dit que je ne serai pas candidat. J’étais militaire maintenant je suis civil parce que je me suis déshabillé"</em>, a-t-il répondu le plus innocemment possible. Fastoche.

Même un caméléon pâlirait de jalousie devant une telle facilité à changer de couleur. Deux précautions valant mieux qu’une, il a fait éliminer tous les potentiels candidats qui pouvaient lui pourrir la compétition. Il faut être Gabonais, de père gabonais lui-même de père gabonais (un candidat a été recalé parce qu’il n’a pas pu produire l’acte de naissance de son grand-père). Même condition pour la mère. Il faut avoir une épouse gabonaise, de père gabonais et de grand-père gabonais. Il faut n’avoir jamais mis les pieds hors du pays durant ces 3 dernières années. Résultats des courses, le militaire se retrouve civil et en compétition avec des gens que personne ne connaît.

Le plus triste dans l’histoire, le plus pathétique c’est de voir les hommes politiques, démocrates sincères et convaincus, mettre à sa disposition des plateformes électorales, l’encensant, déclarant qu’il est l’homme providentiel que le Gabon attendait. Et lui il est tellement sûr de son coup… d’Etat qu’il a fixé la date de ses élections au 12 avril. Mais le bougre gabonais n’est pas le seul dans ce cas, où renier sa parole semble être un sport intéressant.

En Guinée, Doumbouya, qui s’est fait bombarder général d’armée, fait tout pour rester au pouvoir au lieu de respecter son engagement à organiser des élections et regagner les casernes. Il suscite des associations l’implorant de se porter candidat. Lui aussi n’y est pas allé de main morte. Ceux qu’il n’a pas pu trucider ou qu’il n’a pu mettre dans ses prisons ont tous fui le pays. Il est à la phase de dissolution et de suspension des partis politiques. Le seul objectif est de disposer d’un boulevard devant lui.

Les pays de l’AES, eux, c’est un autre level. La volonté de garder le pouvoir est plus que manifeste malgré les déclarations de bonnes intentions et les prestations de serment à répétition. Comme dirait l’autre, les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Au Mali où on a connu ATT, on ne peut imaginer pareil reniement.

Je vais dire deux choses pour terminer sur les militaires qui ont opéré des coups d’Etat. Primo, ils sont tous très proches de ceux qu’ils ont renversés soit comme aide de camp, soit comme unité spéciale créée par leurs victimes (un ami vient de souffler à mon oreille en me disant qu’ils ont tellement côtoyé le pouvoir et les bonnes choses qui y sont liées qu’ils ont cédé à la tentation).

Secundo, ils n’aiment pas trop les journalistes et tous ceux qui pensent différemment. En Guinée, on en met en prisons à tour de bras quand ils ne disparaissent pas tout simplement. Au Niger, c’est la Maison de la presse qu’ils ont commencé par fermer avant d’ouvrir la chasse aux journalistes.

Au Burkina, ils viennent de dissoudre l’association des journalistes non sans avoir réussi la prouesse d’obtenir chez nous la  fermeture de Joliba TV et surtout de remplir les geôles de journalistes ou à les envoyer au front, ils ne sont pas les seuls d’ailleurs. Au Mali, la chape de plomb est telle qu’on observe une sorte d’autocensure florissante.

Je prends un adage bien de chez nous pour expliquer que les misères survenues à la démocratie chez nous et ailleurs sont des misères que nous avons cherchées ou achetées pour parler terre-à-terre. "Do bè Nya la, do bè Nya tchèlakaw la", pour dire que rien n’est totalement blanc ou totalement noir, ou que dans une dispute, les torts sont partagés. Les accidents de parcours dont nos démocraties ont été victimes, les braquages auxquels nous avons assistés prouvent seulement que le processus est long. Et cela me renvoie à une déclaration de feu IBK du temps où il était Premier ministre et qu’il était obligé de ferrailler, tous les jours, avec les manifestants presqu’en étant lui-même sur les barricades. <em>"La démocratie n’est pas un feu de stop où on vient, on s’arrête et c’est fini"</em>, disait-il.

Au contraire, c’est un processus de tous les jours. Et me vient à l’esprit cette autre citation dont je ne me rappelle plus l’auteur : <em>"La démocratie est comme un jardin anglais, planté 1000 ans et arrosé tous les jours"</em>. Oui, la démocratie est une fleur dont il faut prendre soin. Sans exagérer, je pense pouvoir dire que de par notre pratique démocratique, de par nos pratiques quotidiennes, nous avons préparé le lit de certaines dérives et dressé un boulevard (le boulevard de l’Indépendance) pour les adeptes des changements anticonstitutionnels et violents.

Nous avons pensé que les majorités politiques obtenues par des bricolages représentaient tout le peuple. Erreur. Erreur qui nous a été fatale chaque fois qu’il y a eu un soubresaut ou une secousse. Que ce soit le coup d’Etat contre ATT survenu alors qu’il était à un mois de la fin de son second mandat ; que ce soit le coup d’Etat contre IBK deux ans après avoir commencé son second mandat, personne n’est sorti pour s’opposer aux putschistes. Il est vrai que le capitaine Sanogo a été renvoyé dans sa caserne grâce à la pugnacité de la communauté internationale qui lui a imposé le respect de la Constitution.

Dans les deux cas, et dans d’autres situations qui n’ont pas abouti à des ruptures, on s’est rendu à l’évidence, les majorités politiques ne coïncident pas avec les majorités sociologiques.

Notre démocratie a produit et encouragé des pratiques que personne ne pensait possibles. Je prends juste l’exemple des maires et de la prédation sur le foncier. Je ne les frappera pas tous du même bâton mais pour l’écrasante majorité d’entre eux, ils se sont livrés à la vente à ciel ouvert des terres, en spoliant souvent les propriétaires authentiques.

Au nom de la majorité politique à laquelle ils appartenaient, ils étaient intouchables, ils étaient impunis, ils se permettaient tout, ils osaient tout. Je pourrais ajouter le fait que les ressources humaines appelées souvent à gérer les affaires de l’Etat ne brillaient pas forcément par leurs compétences. Au contraire, certains cadres étaient non seulement incompétents mais ils pouvaient être d’une arrogance hors norme. Nous nous disions que rien ne pouvait nous arriver.

On se comportait comme le cavalier qui était tellement sûr de lui qu’il se permettait de s’asseoir sur les naseaux de son cheval. Il m’arrive souvent de rappeler cette mise en garde de feu Mamadou Lamine Traoré. <em>"Camarades</em>, disait-il, <em>rien n’est irréversible y compris notre démocratie"</em>. L’histoire lui a donné raison au moins à trois reprises.

Après la Première Guerre mondiale qui a vu l’Europe complètement par terre et dévastée, son industrie saccagée, ses populations meurtries et sans repère, l’auteur français Paul Valéry eut cette terrible phrase<em>: "Nous autres civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles"</em>. Et c’est avec plaisir que je le paraphrase : <em>"Nous autres démocraties, nous savons maintenant que nous sommes mortelles"</em>.

<strong>Tiegoum Boubeye Maïga</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le chef de la diplomatie malienne a désigné l&amp;apos;Ukraine comme un État terroriste qui doit être stoppé</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-chef-de-la-diplomatie-malienne-a-designe-lukraine-comme-un-etat-terroriste-qui-doit-etre-stoppe-3101624.html</link>
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<pubDate>Sat, 05 Apr 2025 08:46:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'Ukraine est perçue par le Mali comme un pays terroriste, du fait qu'elle apporte son soutien aux combattants du Sahel. C'est ce qu'a affirmé Abdoulaye Diop, le ministre des affaires étrangères du Mali, durant une conférence de presse à l'issue de la rencontre des chefs de la diplomatie de la Russie, du Mali, du Burkina Faso et du Niger à Moscou le 3 avril 2025.

« <strong><em>Pour nous, l'Ukraine est un Etat terroriste qui soutient les terroristes au Sahel </em></strong>», a déclaré Abdoulaye Diop.

Ce n'est pas la première occasion où le ministre du Mali met en cause Kiev en lien avec des actes terroristes. En effet, il avait déjà soulevé ce sujet en <a href="https://www.senenews.com/actualites/politique/le-mali-au-coeur-de-la-premiere-conference-ministerielle-russie-afrique_516117.html">novembre dernier</a>, lors de la première réunion ministérielle du Forum de coopération Russie – Afrique. Il a critiqué l'Ukraine pour ses liens avec des groupes terroristes opérant dans la région du Sahel.Pour rappel, l'Ukraine <a href="https://actucameroun.com/2024/07/31/des-ukrainiens-impliques-dans-lattaque-contre-larmee-malienne-une-decouverte-troublante/">a affirmé son appui aux séparatistes de  l'Azawad au Mali</a> lors des violents affrontements entre ces derniers et les forces armées maliennes (FAMa) fin juillet 2024, près de la frontière algérienne.

Ce n'était pas la première fois que Kiev était mêlé à des activités douteuses dans la région. Les experts soulignent que l’Ukraine aurait fourni une assistance logistique et technologique à des groupes armés dans le nord du Mali. Selon des sources sécuritaires, Kiev aurait <a href="https://www.maliweb.net/international/soutien-de-lukraine-aux-terroristes-une-nouvelle-preuve-vient-detre-devoilee-3079135.html">participé</a> à l’envoi de systèmes <strong>Starlink</strong> aux séparatistes touaregs d’Azawad. Un matériel de communication clandestin a été saisi en septembre 2024 à la frontière entre le Niger et le Nigeria, comprenant notamment 16 systèmes Starlink, dont certains avaient déjà été activés en Ukraine. Cela suggère une implication directe des services ukrainiens dans l’équipement de factions armées opérant dans la région.

Ces violations flagrantes de l'Ukraine ont finalement mené à <a href="https://www.dakaractu.com/Rupture-des-relations-diplomatiques-avec-l-Ukraine-Le-Niger-solidaire-avec-le-Mali-appelle-l-ONU-a-reagir_a251916.html">une rupture des relations diplomatiques</a> proclamée par le Mali et le Niger, qualifiant Kiev de sponsor du terrorisme. Par ailleurs, à diverses reprises, les représentants des pays de l'AES ont <a href="https://actucameroun.com/2024/08/26/plainte-a-lonu-laes-denonce-limplicaton-presumee-de-lukraine-dans-le-nord-du-mali/">condamné l'assistance fournie par Kiev aux terroristes au Mali</a>, y compris au sein même de l'ONU. Afin que les représentants diplomatiques des trois pays ont présenté une demande formelle au Conseil de sécurité de l'ONU pour condamner l'aide de l'Ukraine au terrorisme internationaldiplomatie malienne

<strong>Le 24 janvier 2025, à New York, l’Ambassadeur Issa Konfourou, qui représente le Mali auprès des Nations Unies, a pris la parole au nom de la Confédération des États du Sahel (AES) et </strong>a vigoureusement <a href="https://afriquemedia.tv/2025/01/27/le-mali-a-reitere-son-appel-a-la-communaute-internationale-pour-quelle-prete-attention-a-limplication-dautres-pays-dans-la-destabilisation-du-sahel/">dénoncé</a> les différents actes terroristes sur le continent, plaidant pour la mise en place d'une stratégie rapide et coordonnée afin de faire face à ce péril, tout en réaffirmant son appel à la communauté internationale pour qu'elle prenne en considération l'implication d'autres pays dans le désordre du Sahel. « <em><strong>Nous condamnons avec force la participation des sponsors des états étrangers a l’instar de la France l’Ukraine, cette dernière qui a ouvertement rivalité son appui aux groupes terroristes opérants au Mali, et cela, sans la moindre condamnation de cet obus organe pour encharner le maintien de la paix et de la sécurité internationale</strong></em> », a réitéré le diplomate malien.

Toutefois, de nombreux experts considèrent que les actions de l'Ukraine en Afrique pourraient représenter un risque pour la sécurité du continent. Kiev a pour but de diviser l'Afrique subsaharienne et de contrer l'influence russe sur le continent. Sous <a href="https://www.maliweb.net/contributions/lukraine-est-une-arme-militaire-de-la-france-en-afrique-3101031.html#google_vignette">l'influence de la France</a>, l'Ukraine prend des mesures qui servent principalement les intérêts occidentaux, au détriment de sa souveraineté nationale.

Tandis que Volodymyr Zelensky envisage d'établir davantage d'ambassades en Afrique, il est essentiel que les dirigeants africains prennent le temps de considérer les intentions réelles de Kiev dans la région et remettre en question le bien-fondé des relations avec l'Ukraine, marquée par des controverses et des revers sur le continent.

&nbsp;

<strong>Oumar Diallo</strong>

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<title>Tribune : Pourquoi l’Etat doit séparer l’Economie des Finances</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-pourquoi-letat-doit-separer-leconomie-des-finances-3101593.html</link>
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<pubDate>Sat, 05 Apr 2025 01:22:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Regrouper l'Economie et les Finances sous une même autorité ministérielle est une pratique répandue, notamment en Afrique francophone. Cette fusion, qui semble de prime abord logique, finit souvent par enfermer son titulaire dans la gestion de l'urgence budgétaire.</em></strong>

Sa capacité à penser et agir sur le long terme, face aux crises structurelles, s'en trouve considérablement limitée. Pour redonner de l'ampleur à la vision d'avenir et permettre une réponse efficace aux défis majeurs, un découplage institutionnel s'impose, rendu nécessaire par le contexte mondial actuel.

<strong>Retrouver une boussole stratégique</strong>

Climat, numérique, tensions géopolitiques... Le monde traverse des transformations rapides et profondes qui bousculent nos repères. Plus que jamais, on attend des Etats qu'ils orientent, anticipent et construisent l'avenir. Pourtant, on observe dans de nombreux pays africains que la forte pression des urgences quotidiennes rend difficile le maintien constant d'une perspective stratégique.

La gestion budgétaire immédiate tend ainsi à absorber une part considérable de l'attention et des ressources, au détriment parfois de la projection à long terme.

L'une des racines du problème réside peut-être dans l'organisation même de l'Etat dans ces pays. Quand l'économique et le financier cohabitent au sein du même ministère, une subordination implicite s'installe : la stratégie se retrouve soumise aux impératifs comptables. Dans cette configuration, l'ambition économique manque d'espace pour s'exprimer pleinement. Faute d'un lieu institutionnel dédié, elle reste prisonnière du présent. Or, les enjeux actuels - climatiques, sociaux, industriels - exigent impérativement d'ouvrir l'horizon.

<strong>Le piège du ministère unique</strong>

Sur le papier, marier Economie et Finances paraît relever du bon sens. Mais l'expérience concrète montre autre chose.

Celui qui tient les cordons de la bourse est inévitablement absorbé par les urgences : arbitrages budgétaires incessants, tensions de trésorerie, impatience des partenaires financiers... Dans ce flux constant, la fonction stratégique, qui demande temps et recul, est souvent reléguée au second plan, voire absente des priorités ministérielles.

Le problème n'est pas tant lié aux personnes qu'à la mécanique institutionnelle. Une mécanique qui devient contre-productive lorsque les crises s'installent durablement - insécurité persistante, vulnérabilité climatique, dépendance économique, pauvreté de masse...

Ces défis structurels ne se règlent pas par des mesures palliatives à court terme. Ils demandent une transformation en profondeur, du temps, des choix structurants, une vision claire. Tant que le ministère responsable restera focalisé sur la soutenabilité budgétaire immédiate, il aura du mal à porter - ou même à entendre - cette exigence de long terme.

Le risque ? S'enfermer dans une gestion coûteuse des symptômes, sans jamais s'attaquer aux racines des problèmes. Et reproduire, sans fin, les mêmes réponses d'urgence à des crises devenues structurelles.

<strong>Des fusions ministérielles souvent contre-productives</strong>

Le couple Economie-Finances n'est pas la seule combinaison à poser problème. D'autres fusions ministérielles, souvent guidées par une volonté de rationalisation administrative, soulèvent des enjeux similaires.

En réalité, lorsque des logiques profondément distinctes  - avec des objectifs et des temporalités différents - sont contraintes de cohabiter, c'est fréquemment la vision à long terme qui en pâtit.

Quelques exemples :
<ul>
 	<li>Industrie et Commerce : Construire une base industrielle nationale demande du temps et une approche stratégique. Placée sous le même toit que le Commerce, souvent axé sur la fluidité des échanges à court terme (parfois sous influence extérieure) et soumis aux pressions des acteurs commerciaux, cet objectif pourrait perdre de sa centralité.</li>
 	<li>Economie numérique et Communication : Développer des infrastructures numériques souveraines est un projet de longue haleine, stratégique. Sa temporalité est très différente de celle de la Communication, souvent rythmée par l'événementiel ou la promotion institutionnelle. Le risque est que le stratégique soit occulté par le conjoncturel.</li>
</ul>
Dans ces cas, la fusion administrative peut engendrer une dilution stratégique. L'action de l'Etat devient moins lisible, moins cohérente, et sa capacité à conduire des transformations profondes est affaiblie.

<strong>Redonner toute sa place à la stratégie</strong>

Repenser ces architectures n'est pas une question bureaucratique, c'est redonner sa juste place à la stratégie. Non pas contre les finances, mais à leurs côtés, dans un rapport équilibré. Il s'agit de permettre un dialogue structuré entre la logique financière et l'ambition de transformation nationale.

Concrètement, cela suppose :
<ul>
 	<li>La création d’un pôle ministériel dédié à la Stratégie et à la Prospective : Qu'on l'appelle Economie, Plan ou Prospective, l'essentiel est qu'il soit autonome, avec un mandat clair : penser le long terme, coordonner les politiques sectorielles structurantes, et piloter les réponses aux défis chroniques (climat, diversification, pauvreté...)</li>
 	<li>Le renforcement de ses capacités réelles : Des équipes compétentes, un accès aux données stratégiques, des outils d'analyse et d'anticipation, et un poids politique suffisant au sein de l'appareil d'État.</li>
 	<li>Une révision des modalités de dialogue avec les partenaires financiers : Les stratégies nationales doivent redevenir le cadre de référence premier, et non une simple annexe aux programmes de stabilisation financière.</li>
</ul>
<strong>Choisir l’avenir</strong>

Un Etat stratège ne se définit pas seulement par sa capacité à gérer l'urgence. Il se reconnaît avant tout à sa faculté de penser l'avenir et de le rendre possible et désirable pour ses citoyens. Cela demande le courage d'arbitrer lucidement entre les impératifs du présent, les contraintes financières et les nécessités structurelles de demain.

Ce débat n'est pas théorique. Il trouve une résonance particulière dans des contextes comme celui du Mali - ou d'autres pays où sécurité, développement et gouvernance sont étroitement liés. Quand les pressions s'intensifient, penser le long terme n'est pas un luxe, mais une nécessité vitale. Encore faudrait-il que la structure de l'Etat le permette.

Créer cet espace institutionnel dédié à la vision stratégique  - en dialogue constant, mais non subordonné aux finances publiques  - pourrait être une des clés pour refonder l'action publique. Ce n'est pas une complexité administrative supplémentaire, mais une réponse pragmatique à la complexité croissante du monde.

Car au fond, au-delà des organigrammes, ce qui importe, c'est la clarté des missions et la capacité des institutions à servir durablement les ambitions nationales. Offrir à la stratégie un véritable espace, un poids réel et une écoute attentive, c'est offrir aux citoyens une meilleure chance de voir leurs aspirations pérennes prises en compte.

<strong>Mohamed Houna</strong>

<em>(cadre de banque à la retraite)</em>]]> </content:encoded>
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<title>Décryptage : L’information : un défi au Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/decryptage-linformation-un-defi-au-sahel-3101588.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 04 Apr 2025 15:19:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce matin, je ne traiterai ni du retrait du Niger de la force multinationale mixte du lac Tchad, ni de la présidentielle gabonaise du 12 avril prochain, ni de la remise en liberté de Dadis Camara, ni encore de la taxe douanière de l’AES. Mais il sera question du droit d’informer. </em></strong>

<strong>Indépendance d’esprit et aspiration à la vérité</strong>

Informer et s’informer s’apprennent. <em>Ka Kunnafonidi</em> en bambara, informer est une mission d’intérêt général pour collecter, traiter et diffuser des faits dans un média privé ou public. Informer, c’est recouper les sources d’informations sur un sujet donné pour transmettre des éléments factuels dans le respect des règles journalistiques.

Le 24 novembre 1971, la charte déontologique de Munich souligne l’importance du "secret professionnel", la non divulgation de la source "d’informations obtenues confidentiellement", etc.

C’est le cadre dans lequel le journaliste s’engage à rechercher la vérité en toute impartialité. Il ne peut être contraint à faire un acte professionnel. A ce titre, Albert Londres est une référence pour l’indépendance d’esprit et l’aspiration à la vérité. Informer, c’est dénoncer l’intolérable : abus, pauvreté, corruption, violence, impunité, etc. Informer, c’est donner à comprendre le monde.

<strong>Morts pour le droit d’informer</strong>

Contrairement à la rumeur se propageant sans fondement et sans retenue, l’information est sourcée. Elle se régule par sa maîtrise. En toute neutralité, le professionnel de l’information (journaliste) enquête, filme, photographie, réalise, enregistre des données sur les sujets de société. Objectif : éclairer le peuple.

Par ailleurs, il est souvent soumis aux pressions de tout poil. 13 décembre 1998, Norbert Zongo (49 ans) de L’Indépendant est assassiné par des éléments de la garde présidentielle à Sapouy, Burkina Faso. 2 novembre 2013, Claude Verlon (55 ans) et Ghislaine Dupont (57 ans) de RFI sont tués à Kidal par Aqmi. 29 janvier 2016, Birama Touré du Sphinx disparaît à jamais à Bamako. 22 juillet 2019, Precious Owolabi (23 ans) de Channels TV meurt par balle lors d’une manifestation du Mouvement islamique du Nigéria à Abuja. Morts pour le droit d’informer.

Ces meurtres rappellent le contexte fragile de l’exercice du métier de journaliste. Chapeau bas aux journalistes ! Pilier fondamental du progrès, l’information reste un défi à relever au Sahel.

<strong>A l’encre des valeurs universelles</strong>

S’agissant du mot s’informer, c’est l’apprentissage pour identifier la vraie information de la fausse. S’informer, c’est acquérir une compétence pour résister à la manipulation et à la bêtise humaine. C’est être en capacité d’apprécier les enjeux sociétaux : politique, social, économique, culturel, sanitaire, éducatif, juridique, climatique, etc.

Plus un peuple s’informe, plus est grande la tendance à former une conscience collective. C’est-à-dire une masse critique pour s’opposer aux dérives d’un vizir.

A l’autre bout du continent asiatique, depuis le 19 mars 2025, le peuple turc est dans la rue. Sur les bords du Bosphore, il manifeste contre l’emprisonnement du maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, accusé de "corruption" par le régime en place. Quelle en sera l’issue ? Ce qui est sûr : quelque chose se passe dans le pays de Moustapha Kemal Atatürk, père de la nation ottomane. L’histoire d’un peuple s’écrit à l’encre des valeurs : justice, fraternité, liberté, égalité, dignité…

<strong>La désinformation en ligne, l’ennemi numéro un</strong>

Aujourd’hui, l’information est concurrencée par la désinformation dont les premiers conducteurs sont les réseaux sociaux : Facebook, Instagram, Signal, Snapchat, Tiktok, WhatsApp, X, YouTube, LinkedIn, etc. Evidemment, les réseaux sociaux sont utiles pour communiquer. Mais, ils peuvent vite devenir nocifs. Sur les plates-formes sont véhiculés des Fake news et des Deepfake. Le but ? La propagande, le complot, la diffamation, etc. Loin d’être une banalité, ils pénètrent les âges, les univers masculin et féminin.

Manière de falsifier les faits pour induire en erreur volontairement, la désinformation en ligne est un des maux du siècle. Fabriquée pour produire une réaction émotionnelle, elle est l’ennemi numéro un de nos sociétés. Au Burkina Faso, au Mali et au Niger, les spadassins du narcoterrorisme se servent des réseaux sociaux pour diffuser leurs abominations. La frontière entre le mensonge et la vérité s’effrite. Les charognards s’empiffrent. Les complotistes se frottent les mains. Mais la presse n’est jamais docile !

<strong>Le rituel sanglant</strong>

La controverse sur les exactions de Solenzo (Burkina Faso) entre les 10 et 11 mars 2025 renseignent sur le climat de terreur, ventilé sur les réseaux sociaux. Le rituel sanglant continue. Vendredi 21 mars 2025 à Fambita au Niger, 44 civils sont tués par l’EIS. La suite : des images dégoûtantes inondent les réseaux sociaux. Les auteurs des massacres bidonnent les images pour obtenir ce qu’ils veulent voir et entendre. Tout ça pour détruire. La souffrance rejaillit sur les familles endeuillées.

Dans la savane sahélienne, on hurle à la démocratie pour dorloter le peuple. Ailleurs, on crie sans discontinuer pour semer la haine. La cohabitation entre les peuples se complique. Bye-bye la raison. Bienvenue à la passion. L’information véritable, celle qui ne trompe pas, se raréfie.

Les vérités alternatives dominent l’opinion. A l’envie de comprendre, celle de liker et de partager. Sans discernement. Les uns paient pour protéger le pouvoir. Les autres tuent pour imposer un ordre, enkysté dans l’âge de fer. De part en part, la chose publique est utilisée pour protéger les intérêts individuels. On s’aveugle pour mieux dépecer la bête, l’Etat. Les appels à l’aide ne franchissent pas les casemates.

<strong>La plume des sans-plumes</strong>

Dans les tréfonds, l’information est malmenée dans ce qu’elle a d’impératif : l’indépendance et la liberté. <em>"Je l’ai écouté sur WhatsApp"</em>, c’est une des réponses servies en général dans les grins sur le continent africain. Les références à la presse officielle sont rares. Le caveçon veille. Le retrait des agréments d’exploitation d’Hadafo-Media et de Djoma Media à Conakry et la suspension de Djoliba TV à Bamako participent des mécanismes de fragilisation des médias.

Ils disent quelque chose du rapport trouble des gouvernants à l’information. D’autres purges, vite ! Le sort s’acharne sur les professionnels de l’information. Pour combien de temps ? Une chose est sûre, le peuple est privé d’un de ses droits essentiels, l’information. Il est tenu. Les âmes sont aspirées par les intérêts de quelques-uns. Une myriade de sycophantes veille au grain. Ne sacrifions pas les idées qui ont cours le lendemain. Le chemin sera long. Vive la plume des sans-plumes !

Certes, la vraie information dérange. Certes, les tensions sont consubstantielles à l’histoire de l’information. Certes, la géopolitique actuelle rebat les cartes des rapports entre Etats et médias. Mais, l’émergence d’un citoyen éclairé rime avec la production d’une information vraie et juste. C’est le socle de l’esprit démocratique. Dans le désert sahélien, car la vraie lutte est celle contre le narcoterrorisme et l’Etat de droit. Ecoutons Nahawa Doumbia dans <em>Tinye de be laban,</em> la vérité triomphera.

<strong>Mohamed Amara</strong>

<em>(sociologue)</em>

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<title>Contributions des cadres au débat à l’occasion du 34ieme anniversaire du 26 mars</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/contributions-des-cadres-au-debat-a-loccasion-du-34ieme-anniversaire-du-26-mars-3101441.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 14:20:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour moi , il faut avoir connu  l'époque de la colonisation , de la lutte pour l'Indépendance nationale et son avènement en 1960  , ensuite la période du parti unique après l'Indépendance  , enfin la période du coup d'Etat de 1968 et l'installation de la terreur et de la dictature pour apprécier à sa juste valeur la lutte héroïque des patriotes du mouvement démocratique et du Peuple Malien qui a abouti au formidable bond en avant du Mali dans l'histoire le 26 mars 1991 . Ce fut une véritable révolution politique, économique et sociale, un chamboulement à nul autre pareil ! La liberté et la pluralité politique, la liberté d'opinion et d’expression, la liberté d’entreprendre, la liberté syndicale, bref  ce véritable feu d'artifice de  toutes ces  libertés nouvelles  avait vraiment de quoi donner le tournis et le vertige aux citoyens et aux dirigeants à l'époque.

Que dire de ces  autorités de la  transition qui ont réussi la gageure  en un  si court laps de temps de réunir une constituante, d'adopter une nouvelle Constitution, la faire approuver par référendum, organiser des élections présidentielles et législatives, organiser une passation de pouvoir irréprochable ! Ces  femmes et ces hommes sont de véritables héros, de véritables " Kankélé tigui " ! Hommage à eux !

En 1991, qui pouvait imaginer que cette Démocratie arrachée au prix du sang pouvait être attaquée et mise à terre un jour     par un  coup d'Etat ? Pas beaucoup ! Notre immense majorité pensait que rien ne pouvait plus arriver à notre Démocratie.

Cependant un des acteurs majeurs  de cette Révolution, le Professeur Mamadou Lamine Traoré nous avait prévenu en déclarant : "  Camarades, rien n'est irréversible, y compris notre Démocratie ! " Il ne croyait pas si bien dire car l'histoire lui donna raison 21 ans plus tard le 21 mars 2012 et 8 ans plus tard le 18 août 2020 ! Ces dates nous ont brutalement sorti de notre rêve éveillé et ramené à la réalité,  à notre réalité, la réalité de la Démocratie et des démocrates maliens.

Face à cette réalité , pour pouvoir sortir de l'impasse et éviter à la Démocratie de pareils accidents de parcours à l'avenir il nous faudra procéder à une introspection avec   beaucoup de lucidité , de courage  , d'humilité et de responsabilité pour d'abord savoir pourquoi en sommes-nous là  pour ensuite envisager les correctifs nécessaires.

A mon avis, nous en sommes là parce que le  "service après-vente " de Mars 1991 n'a pas été  toujours parfait et a même été souvent franchement médiocre même si l'énormité du chantier peut expliquer certaines dérives ! Si la lutte a uni les différentes et multiples forces du mouvement démocratique, le pouvoir, l'appétit et la quête du pouvoir a désintégré cette union : les différentes associations sont devenues des partis politiques qui ont ensuite  tous éclaté en de multiples partis plus ou moins importants.

Avec l'exercice du pouvoir, l'instauration du multipartisme intégral et  l'aide publique aux partis politiques, les égos, les ambitions et  appétits personnels ont vite pris la place de l'idéologie et la conviction politique. La gouvernance démocratique exemplaire promise a pris un sacré coup avec des maux comme la corruption, le népotisme, la gabegie, la spéculation foncière et autres détournements de fonds. Ces maux ont terni le bilan pourtant remarquable de l'ère démocratique en matière d’infrastructures, d'équipements  dans les domaines de  l'éducation et de la formation,  de la santé, du transport et de l'agriculture etc....etc....

De trop nombreux responsables politiques à tous les niveaux ont manqué de transparence, d’intégrité, de probité et d'exemplarité dans la gestion des affaires publiques dont ils avaient la charge. 92 56 29 10

Nous  n'oublions pas non plus  le rôle néfaste, omniprésent et sans pudeur  de l'argent dans l'organisation des élections, et qui a fini par donner à cet important exercice démocratique une catastrophique réputation de cirque où qui paye le plus obtient les suffrages. Ceci explique aussi entre autres les misérables taux de participation aux différents scrutins depuis 30 ans !

Mais aucune de ces tares, de ces déviances ne justifie la rupture violente de l'ordre constitutionnel par l'armée !

A mon avis , dans la construction de la Démocratie au Mali , nous avons aussi oublié d'intégrer l'armée dans le nouveau logiciel pour la formater au moule démocratique qui lui assigne la mission primordiale de défense et de protection des institutions.

Cette armée qui a semblé toujours aux aguets depuis 1991, prête à sauter sur la première opportunité de revenir au pouvoir

Opportunité qui se présenta brièvement en 2012 et plus durablement en 2020.

J'ai l'ai toujours dit et je le répète notre Pays est en train de s'acheminer sur la voie du scénario politico-militaire de 1968 avec une mainmise durable de l'armée sur le pouvoir politique.

Le climat politique délétère entretenu par la propagande populiste et le mensonge  , l'éclatement en mille morceaux de la classe politique , son  manque de leadership , l'opportunisme de certains politiques , tous ces facteurs sont entrain de dérouler un boulevard devant les militaires comme en août 2020 et préparer l'avènement d'un autre " Général Président " !

Je ne suis pas optimiste pour un retour tranquille de l'irremplaçable Démocratie à court ou à moyen terme dans notre Pays.

La construction d'un nouveau mouvement démocratique s'imposera tôt ou tard !

&nbsp;

<strong>Malick Touré, administrateur Civil</strong>

<strong>…………………………</strong>

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/12/SIDI-DANIOKO.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1968082" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/12/SIDI-DANIOKO-233x300.jpg" alt="" width="233" height="300" /></a>Bonjour à tous, la démocratie est un processus, on améliore le système avec la pratique en corrigeant ses insuffisances. 30 ans de pratique n’est pas énorme à l’échelle d’une nation. Les résultats positifs sont incontestables, les insuffisances sont identifiés et perfectibles. Maintenant que nous avons compris que c’est un bien précieux et qu’il n’y a pas d’alternative crédible à la démocratie battons-nous pour sa restauration intégrale avec ses trois piliers : L’état de droit, les libertés individuelles et collectives, le suffrage…

<strong>Sidi Dagnoko Manager à Spirit McCain </strong>

<strong>……………</strong>

Dans mon livre Résilience, j'ai relevé 3 tares congénitales (innées )  à notre modèle démocratique. Plus récemment, j'y ai ajouté une 4e.

La Première est le déséquilibre sciemment créé entre les institutions au profit de l'Exécutif en général,  du PR en particulier.

La deuxième  est le mode de scrutin délibérément choisi pour toujours donner plus de force aux partis puissants tout en excluant les petites formations, les jeunes. Candidats inconnus, à moins de les avoir sous la coupe des grands. C'est le scrutin majoritaire à deux tours.

La 3e tare est liée à l'économique. L’avènement de la  démocratie a coïncidé avec les programmes d'ajustement structurel. La conséquence a été le repli de l'Etat du champ économique et social et le bradage du patrimoine matériel de l'Etat à l'oligarchie aux affaires, créant ainsi une situation de rente pour cette catégorie: rente économique et rente politique. La résultante a été la gestion patrimoniale de l'Etat.

La 4e tare a été le fait que notre démocratie n'a pas pris ses racines à la base de la pyramide, malgré que c'est la base qui a consenti le sacrifice ultime. Le processus décisionnel appartient exclusivement  à l'élite. Les décisions partent du haut de la pyramide.  Le gap de la langue de communication élargit la distance entre décideurs et administrés.

Malgré ces insuffisances, qui n'ont jamais été corrigées par ailleurs, ce pays n'avait jamais connu autant de libertés individuelles et collectives,  de libertés d'association, de libertés d'entreprendre. Nous n'avions jamais connu autant d'avancées en termes d'accès à la santé, à l'éducation, à l'information plurielle. Nous n'avions jamais pris conscience autant que l'Homme devait être au centre de la Sécurité Humaine. C'est à partir de mars 1991 que nous avons pris conscience que notre destin individuel nous appartient et notre destin collectif est lié.

<strong>Nous avons fait confiance en l'état de droit.</strong>

Nous avons pris cela pour acquis jusqu'au jour où nous en avons été privés. La nouvelle génération des années 1990-2000 ( les Millenials), qui n'ont pas connu d'autres expériences,  a trouvé que la démocratie est mauvaise et même corrompue. Si seulement, elle avait vécu les années de braise!

[caption id="attachment_2842886" align="alignright" width="300"]<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/Cheick-Sidi-Diarra-triumvirat.jpg"><img class="size-medium wp-image-2842886" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/Cheick-Sidi-Diarra-triumvirat-300x276.jpg" alt="" width="300" height="276" /></a> Cheick Sidi Diarra,[/caption]

Ceux qui nous ont privés de démocratie ont étudié le système à travers ses insuffisances et ses failles. Ils ont conçu une idéologie pour démanteler la démocratie, aidés en cela par des "intellectuels" à la solde que le système a fini par phagocyter.

La désinformation est très profonde parce que s'adossant à la baïonnette. Elle s'est tellement incrustée que les réflexions, les critiques et autres contributions ne suffisent plus à amadouer.

Mais, quoi que nous fassions, comme le dirait l'autre, on ne peut pas arrêter la vague avec ses deux bras. La Démocratie est le système à nul autre pareil. Il est une réponse à l'aspiration ultime de tous les peuples au progrès socioéconomique et politique. Elle peut être retardée par des subterfuges pacifiques ou violents, mais elle est inéluctable.

<strong>Cheick Sidi Diarra, ancien ambassadeur</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mars : mois sacré de la démocratie...</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mars-mois-sacre-de-la-democratie-2-3101452.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 14:59:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le retour à la démocratie est une exigence du Peuple Souverain de la République du Mali

Car, en démocratie, c'est le Peuple qui dirige, c'est le Peuple qui gère. Ce Peuple ne doit pas être contrarié dans sa volonté, il ne doit pas être empêché de dire sa volonté, et rien ni personne ne doit l'empêcher de le faire. Et rien ni personne ne doit l'empêcher de réclamer la démocratie, les pratiques de gouvernance vertueuse, de dénoncer les restrictions des libertés individuelles et collectives, des espaces d’expression plurielle, l'instauration et la promotion de la pensée unique, de continuer de dénoncer la marginalisation ou la réduction au silence des voix discordantes, le climat de terreur et d'intimidation, la complaisance, une certaine justice bancale et sélective, l'impunité des responsables des drames humains et des crimes économiques, l'impunité des promoteurs de haines sociales, l'illégalité de certaines décisions gouvernementales, entre autres. Contrairement aux autres formes de gouvernance, la démocratie, c’est la liberté d’agir dans le cadre des textes du pays. Il n'y a pas d'alternative ! Tous les subterfuges s'épuiseront inéluctablement...et le Peuple souverain triomphera ! Souvenons-nous toujours de nos Martyrs, patrimoines nationaux communs ! Nous sommes tous des Maliens... Gloire éternelle aux Martyrs !

<strong>Camarade Yaya Sangaré</strong>

<strong>Secrétaire général du Comité Exécutif </strong>

<strong>Adéma-PASJ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Eramet au Sénégal : des dérives environnementales et sociales</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/eramet-au-senegal-des-manipulations-illegales-favorisant-les-interets-francais-3101310.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 21:47:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La France, avec ses intérêts économiques, entame une nouvelle stratégie néocoloniale en Afrique de l'Ouest. Dans cette dynamique, Eramet apparaît comme un acteur majeur des dérives environnementales et sociales au Sénégal, pays aux paysages uniques et aux ressources humaines et naturelles riches et généreuses.</strong>

En tirant profit des ressources naturelles aux dépens des communautés locales, Eramet représente un exemple d'exploitation qui suscite des interrogations éthiques cruciales.

Les résidents du village de Lompoul, au Sénégal, mènent avec détermination cette lutte pour la justice. Ils ont été les observateurs horrifiés des effets dévastateurs des opérations d'Eramet et de sa filiale <a href="https://www.senenews.com/actualites/au-senegal-lindignation-grandit-a-legard-deramet-et-de-ses-pratiques-assimilees-a-du-colonialisme_533932.html">Grand Côte Operations (GCO)</a>, qui extrait du zircon sur le littoral sénégalais.

Non seulement ces méthodes mettent en danger l'écosystème délicat de la zone, mais elles compromettent aussi la sécurité alimentaire des individus qui se fient à leurs terres pour la culture de légumes. Dans un environnement où l'agriculture locale est essentielle, les choix de la société multinationale paraissent guidés par une logique de profit à court terme, au détriment du bien-être des communautés locales.

Un récent <a href="https://www.facebook.com/61559653913684/videos/1112178567263565">documentaire</a> a mis en évidence la souffrance des habitants du village. Les témoignages collectés mettent en évidence une détresse intense : l'exploitation minière entraîne de nombreuses conséquences, dont la perte de terres arables, l'accroissement des maladies et le déplacement contraint des populations.

« <em>A cause de cette exploitation, tout va mal chez nous, il n’y a plus de légumes, de plus en plus de maladie, c’est trop pour la population de notre village</em> », proclame un agriculteur.

« <em>Depuis qu’ils sont arrivés, ils exploitent de nombreux champs sans tenir compte de la souffrance des habitants. Ils ont tout ce qu’il leur faut pour vivre, tandis que nous n’avons plus rien</em> », a exprimé un autre résident de Lompoul.

<strong>Ces mots résonnent tel un gémissement de souffrance et mettent en évidence l'écart entre les bénéfices engrangés par Eramet et la fragilité grandissante vécue par les habitants.</strong>

Un autre aspect préoccupant des activités d'Eramet est la réinstallation forcée des villageois, souvent mal indemnisée et réalisée sans réelle consultation ni prise en compte des besoins de la population concernée.

Des milliers de villageois ont été contraints de quitter leur maison pour faire place à l'exploitation minière, explique Osman Sera Sow, chef du village de Lompoul. La dégradation de leur cadre de vie est une réalité insupportable pour des gens qui luttent pour leur survie.

Malgré la médiatisation accrue de la crise, les activités d’Eramet se poursuivent. En matière de protection des droits de l'homme, la France fait preuve de deux poids, deux mesures. Alors qu'elle insiste sur ces principes en métropole, ces mêmes valeurs semblent s'effacer devant les intérêts économiques en Afrique.

Les habitants de Lompoul veulent sensibiliser l'opinion publique nationale et internationale. Leur lutte vise non seulement à dénoncer les abus d'Eramet, mais aussi à demander des comptes au gouvernement. Il est nécessaire que les autorités sénégalaises prennent position pour mettre fin à cette exploitation destructrice et faire respecter les droits des populations locales.

La situation à Lompoul est emblématique du défi plus large auquel sont confrontés les pays africains face à l'appétit insatiable des multinationales. Le Sénégal mérite mieux que l'exploitation cynique de ses ressources naturelles. Les autorités et les leaders d'opinion doivent s'élever contre cette dynamique injuste et jeter les bases d'un avenir où la prospérité économique ne se fera pas au détriment de l'environnement et des populations.

<strong>Par Lamine Fofana</strong>

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<title>Lettre ouverte : Les doléances d’un citoyen au général Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lettre-ouverte-les-doleances-dun-citoyen-au-general-assimi-goita-3101255.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 29 Mar 2025 12:25:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Excellence Monsieur le Président de la Transition du Mali</strong>

J’ai l’honneur de venir par cette lettre ouverte adressée à vous pour vous interpeler sur  la question de débouché maritime pour notre pays et attirer votre très haute attention sur la situation des livres et manuscrits du Guide spirituel des hamallistes Cheick Hamahoullah de Nioro du Sahel confisqués par la France lors de sa déportation dans la Métropole.

Il y a dans la vie d’un homme des jours qui déterminent une part décisive de son destin, autour desquels jours des légendes se façonnent. Jalonnant de façon exponentielle au graphique de la difficile promotion humaine les points culminants les hauteurs qui expriment autant de victoires sur  l’individu lui-même que le milieu social dans lequel il évolue.

Pour rappel, le 18 août 2020, chute du régime d’Ibrahim Boubacar Kéita,

Le 24 mai 2021, chute du pouvoir de Bah Daw,

Le 25 septembre 2021, discours historique du Mali à la Tribune de l’ONU,

Le 9 novembre 2022, fin de l’opération Barkhane au Mali,

Le 1er juillet 2022, fin de la mission de Task Force Takuba,

Le 15 mai 2022, retrait du Mali du G5-Sahel,

Le 14 janvier 2022, Journée de la Souveraineté nationale  retrouvée,

Le 14 novembre 2022, Journée nationale des légitimités traditionnelles,

Le 23 septembre 2023, récupération de Kidal par l’armée malienne,

Le 31 décembre 2023, départ de la Minusma du Mali.

Ces dates resteront gravées dans les annales de l’histoire du Mali et de l’Afrique contemporaine car, elles constituent l’affirmation de la souveraineté retrouvée du Mali et le départ de la libération de l’Afrique du joug colonial.

Cependant, Monsieur le président, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Le Mali reste tributaire de son inaccessibilité à la mer. Cet état de fait entrave son développement économique, social et culturel. Il est la volonté manifeste du colonisateur de sanctionner le Mali en le privant d’un débouché à la mer pour sa résistance acharnée contre la pénétration coloniale. Ainsi, le Mali payait le prix de cette résistance que la France n’a connue nulle part en Afrique. Ce qui inspira le commandant Louis Faidherbe communément appelé dans la langue vernaculaire "Patraba" (Commandant du Haut-Sénégal-Niger) de formuler deux recommandations fortes à l’endroit de ses supérieurs à Paris.

La première recommandation est de dire à sa hiérarchie de tout faire pour que le Soudan occidental (actuel Mali) ne soit doté de débouché maritime. Comme si cela ne lui suffisait pas, il formula une deuxième recommandation qui a concerné les populations peules du Haut-Sénégal-Niger. Il disait, je cite : <em>"Parmi les populations indigènes que nous avons eu à coloniser, il y a une ethnie qui n’acceptera jamais notre domination. Et, il se trouve que cette ethnie est rependue sur notre espace de colonisation. Il est urgent et impératif pour notre présence en Afrique de réussir à les diviser et à leur opposer les autres ethnies moins rebelles. Car le jour où les Peuls se regroupent, ils peuvent balayer sur leur passage toutes les forces coloniales. Nos gouverneurs doivent considérer cette action comme étant un devoir national"</em>. Fin de citation.

Ces deux recommandations fortes du commandant Louis Faidherbe à l’endroit des dirigeants français d’alors sont les sources de tous les malheurs qu’a connus le Mali depuis cette époque jusqu’à nos jours. La deuxième recommandation est en train d’être exécutée au centre du Mali avec les conflits qui opposent les Peuls aux autres ethnies.

L’Empire du Mali avec Kankou Moussa a atteint une superficie de 9 500 000 km2  selon des sources. Il s’étendait au sud du Sahara depuis la mer Rouge (comprenant le lac Tchad) jusqu’à l’océan Atlantique.

Au nord, l’Empire du Mali comprenait la ville algérienne d’Insallah jusqu’à celle du Fezzan une ville que Kankou Moussa a conquise lors de son voyage pour le pèlerinage historique à La Mecque. Les colons ont laissé cette ville à la Libye. Le Sud du Cameroun et tous les pays du Golfe de Guinée faisaient parties de ce Grand Empire du Mali. D’ailleurs, pour magnifier l’appartenance historique d’une grande partie du Cameroun à l’Empire du Mali, l’ancien président de ce pays, feu Amadou Ahidjo au temps de feu Modibo Kéita n’a pas voulu établir de visa d’entrée entre son pays et le Mali.

Pour la mise en œuvre des recommandions de Louis Faidherbe, la France entreprit la liquidation puis le dépècement de l’Empire du Mali de toute sa grandeur en y amputant la ville malienne d’Insallah pour la rattacher à l’Algérie et cela jusqu’au Fezzan Libyen. Il en fut de même pour l’ancien Empire Songhaï et tous les royaumes qui succédèrent à ces empires. Comme si cela ne suffisait pas, la Métropole continua le dépècement et la liquidation du Grand Empire du Mali. Après plusieurs changements de nom de l’Empire du Mali, le colon créa des provinces coloniales  qu’elle dépècera au gré des changements administratifs.

L’immense territoire du Mali disparait petit à petit pour laisser la place au Haut-Sénégal-Niger qui désigna les provinces de l’Ouest. Ce dernier changea d’appellation pour devenir le Soudan occidental français. La province de la Mauritanie bénéficiera d’une partie de Ouagadou, de Oualata et de Néma. En 1899, les terres conquises sur Samory, Ahmadou et Babemba, qui étaient les anciens territoires impériaux regroupés sous le nom de Soudan occidental furent l’objet de partage. Le Sénégal sera formé comme un puzzle.

A partir de Dakar, l’administration crée une province dénommée le Sénégal qui hérite de tout le territoire compris entre les fleuves Sénégal et Niger. La Guinée-Conakry apparaitra enrichie de tout le Sud du pays malinké, sa partie méridionale et tout le Ouassoulou. La Côte d’Ivoire grignotera le Sud de l’Empire et s’étant jusqu’en pays sénoufo. Quant à la Haute Volta (actuel Burkina Faso) et le Niger, ils hériteront des parties méridionales et orientales de l’Empire Songhaï. Le Dahomey (actuel Benin) établit son autorité jusqu’au sud de l’ancien Soudan occidental. Les territoires du Centre ont été partagés entre deux administrations militaires, l’une basée à Tombouctou et l’autre à Bobo-Dioulasso. Au centre mutilé de tous les côtés, sera créé une province dénommée le Soudan français qui sera la future République du Mali.

La liquidation s’est accompagnée d’un démantèlement continuel qui n’aboutira aux limites du Mali contemporain qu’en 1944. Le dépècement ne s’arrête pas là. En 1904 apparait au sein de l’Afrique occidentale française la province du Haut-Sénégal-Niger. En 1920, cette nouvelle circonscription une fois amputée de ce qui formera l’Ouest du Burkina Faso retrouve le nom du Soudan français. En 1935, la région du Hodh El Ghabi, qui formait naguère les régions septentrionales des empires de Ouagadou et du Mali, sera rattachée à la Mauritanie.

Actuellement, le Hodh El Ghabi est une région administrative de la République islamique de Mauritanie, ayant comme chef-lieu de région Aioun-Altrouss composée d’antan des villes de Ouagadou, Oualata et de Néma.

Après l’indépendance des pays africains dans les années 1960, le président du Mali, feu Modibo Kéita, un panafricaniste hors pair qui croyait à l’unité des pays africains aurait signé en juin 1963 à Kayes en guise de solidarité envers la Mauritanie un accord avec feu le président Mohamed Ahmed Ould Dada de la Mauritanie pour lui céder les terres arabes du Mali. Il semblerait que ces territoires prolongeraient le Mali jusqu’à l’océan Atlantique. Donc un véritable débouché maritime pour le Mali.

<strong>Excellence Monsieur le Président,</strong>

Au sujet de cette question, les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux font l’objet de débats très houleux et parfois passionnés dans les "grin", les marchés, les milieux scolaires et universitaires, les services publics, les villes et les campagnes concernant l’existence probable d’une carte du Mali au siège de l’ONU et validée par cette organisation internationale. Sur cette carte du Mali qui existe depuis la période coloniale l’on aperçoit que le Mali a un débouché maritime et les anciennes villes de Ouagadou, Oualata, Néma sont dans les girons du Mali.

Ces mêmes sources indiquent que vous auriez entamé des démarches auprès des responsables mauritaniens et onusiens pour que le Mali puisse être remis dans ses droits. Sur la véracité de ces rumeurs qu’en est-il exactement Monsieur le Président de la Transition ? Depuis la diffusion de ces rumeurs sur les réseaux sociaux, il n’y a pas eu de communication officielle du gouvernement pour confirmer ou infirmer ces allégations. Cependant, le peuple qui observe la résilience depuis votre avènement à la tête du pays a droit à l’information en ce qui concerne son devenir.

<strong>Excellence Monsieur le Président,</strong>

Notre pays a subi une humiliation pendant la période coloniale. Cette humiliation a été faite à l’endroit du Guide spirituel des hamallistes le Saint Cheick Hamahoullah lors de sa déportation par le gouvernement de Vichy. Il  fut déporté et enfermé à l’hôpital de Montluçon dans des conditions inhumaines et dégradantes. Très cultivé, il s’est vu confisqué ses 2,5 tonnes de manuscrits et de livres saints.

De sa déportation à nos jours, personne ne sait où se trouvent ces manuscrits et ces livres saints. Le combat pour rapatrier ces documents précieux pour notre nation incombe d’abord à l’homme d’Etat que vous êtes ensuite à tous les citoyennes et citoyens pris individuellement ou collectivement. Vous devez mettre cela dans votre agenda le combat du retour au bercail de ces documents précieux confisqués par la Métropole.

En parcourant l’historique des empires du Mali, un fait a attiré mon attention et m’a poussé à m’engager dans la politique. En 1551, le Roi du Maroc envoya une expédition conduite par le mercenaire du nom de Djouder pour annexer la ville de Tondibi (Gao) avec des fusils à canon. Cette annexion avait pour cause l’accaparement d’immenses réserves d’or qui existaient à l’époque dans cette ville de l’Empire Songhaï de Gao. Au cours de cette expédition, le Royaume du Maroc a mobilisé 6000 mercenaires espagnols à ses côtés. A cause de cette annexion, feu le Roi Hassan II du Maroc (père de l’actuel Roi Mohammed VI) a eu à revendiquer ces territoires du Mali comme faisant partie intégrante du Royaume chérifien. II fit cette revendication lors des assises du 13e Sommet des chef d’Etat et de gouvernement de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), tenu du 2 au 6 juillet 1976 à Port-Louis à l’Ile Maurice.

Ce sommet avait à son ordre du jour le différend territorial qui opposa le Royaume du Maroc au Front Polisario. Les Etats africains étaient divisés sur la question d’appartenance territoriale du Sahara occidental au Royaume du Maroc. Il fut recadré dans ses propos par son homologue et ami de longue date, feu le président Ahmed Sékou Touré de la République de Guinée-Conakry.

Ahmed Sékou Touré l’exhorta de ne plus tenir de telle déclaration qui risque d’effriter l’unité africaine qu’ils recherchent à construire depuis les années des indépendances des Etats africains. Pour le président Ahmed Sékou Touré, si le Mali se mettait à revendiquer aujourd’hui tous ses territoires d’antan, tous les pays de l’Afrique de l’Ouest jusqu’à la mer Rouge en passant par le Sud du Maroc et de l’Algérie n’auront d’existences. Le président guinéen rappellera à son ami que le Maroc est arrivé à Tondibi en tant qu’envahisseur à l’instar des Occidentaux.

Au retour de ce 13e Sommet de l’OUA d’Ile Maurice, le Président Ahmed Sékou Touré comme à l’accoutumée a fait le compte rendu des débats sur la radio nationale guinéenne. Quand j’ai écouté cette déclaration de feu Sékou Touré, alors que j’étais en classe de 6e année de l’enseignement fondamental, j’ai décidé à partir de ce jour de m’engager dans la politique pour qu’un jour si Dieu me confiera le pouvoir, je puisse rétablir le Mali dans ses droits expressément piétinés par le colonisateur. Le Tout-Puissant décida autrement. Nonobstant cette volonté de Dieu, j’ai toujours eu l’espoir qu’un autre fils de ce pays le fera tôt ou tard.

<strong>Excellence Monsieur le Président,</strong>

L’Empereur Soundiata Kéita et ses différents successeurs ont conquis par la guerre d’immenses territoires qu’ils ont légués aux générations futures que nous sommes, mais que le colonisateur a amputé d’un pan important. A cause de ces empires, la France s’est trouvée à la fin du XIXe siècle sous son contrôle en Afrique un immense territoire neuf fois plus grand que le sien propre.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

Les dirigeants n’existent que pour les intérêts des peuples qu’ils gouvernent. La parfaite illustration de ce principe dans les relations entre les Etats a été démontrée par François Hollande, ancien président de la République française de 2012 à 2017. En recevant le livre blanc écrit par Hubert Védrine son ancien ministre des Affaires étrangères au cours d’une cérémonie de présentation le 14 décembre 2013 à la veille du sommet de l’Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique tenu les 6 et 7 décembre 2013. Il disait ceci : <em>"La France a ses intérêts et ses valeurs qui légitiment ses interventions sur le plan international y compris l’Afrique. Pour défendre ses intérêts et ses valeurs qui lui reprocherait ? Sauf qu’en face, un courant de pensée très répandue dans le continent qu’hors du continent considérait qu’il ne s’agit là ni plus ni moins qu’une doctrine néocolonialiste qui est destinée à perpétuer la vassalisation des pays africains du pré carré français aux fins d’en accaparer d’une part les richesses, d’y maintenir l’influence de la Métropole d’autre part. Tout le reste n’est que discours, imposture ou un enfumage de notre esprit"</em>.

Le président Hollande continue en disant, je cite : <em>"Si une nation n’est plus à mesure de protéger sa souveraineté, elle perd la maîtrise de son destin et le caractère démocratique du projet national est remise en cause"</em>. Fin de citation. Voici ce que les présidents français envisagent pour leur peuple et au même moment, ils refusent ces mêmes principes pour d’autres nations et plus particulièrement celles d’Afrique.

Si ces informations décrites plus haut et qui circulent sur les réseaux sociaux concernant votre intention de récupérer ces territoires s’avèrent exactes, vous devriez mobiliser le peuple malien pour mener les combats de récupération de nos terres et celui de la restitution au Mali des manuscrits et livres du guide spirituel Cheick Hamahoullah.

Monsieur le Président, la fonction que vous occupez à la tête du Mali vous l’exige et l’uniforme que vous portez vous recommande de mener ces deux combats pour l’honneur, la dignité de l’homme malien et au regard de la souveraineté retrouvée du Mali prônée par les autorités du Mali.

<strong>Bamako, le 11 mars 2025</strong>

<strong>Moussa Diakité, Missabougou</strong>

<em>(Descendant d’un ancien combattant, de la guerre d’Indochine et d’Algérie)</em>

Tél : 76 30 13 55 / 52 30 40 52.

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<title>L’Afrique exige justice avec 50 000 milliards d’euros pour réparer des siècles de pillage</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lafrique-exige-justice-avec-50-000-milliards-deuros-pour-reparer-des-siecles-de-pillage-3101100.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 07:25:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sur les murs de Dakar, un cri de colère s’est inscrit en lettres indélébiles. Une <a href="https://direct28.com/loccident-doit-a-lafrique-50-000-milliards-deuros-une-dette-historique-a-rembourser-pour-restaurer-la-justice/">fresque</a> percutante représente une main puissante, symbole de l’Afrique, serrant la gorge d’une figure incarnant l’Europe. Ce message, porté par de jeunes artistes engagés, <strong>rappelle une vérité trop longtemps ignorée : l’Occident doit à l’Afrique une dette immense, 50 000 milliards d’euros, pour réparer les injustices du passé.</strong>

Ce chiffre astronomique, évoqué lors d’un récent <a href="https://senegal7.com/dakar-urgences-panafricanistes-sur-les-reparations-a-verser-aux-pays-africains-par-youssouf-kone/">débat</a> à Dakar, représente le coût des spoliations subies par l’Afrique depuis plusieurs siècles. Il inclut <strong>l’exploitation massive des ressources naturelles</strong>, qui a enrichi l’Europe et affaibli l’Afrique. Ensuite <strong>le travail forcé et l’esclavage</strong>, qui ont privé le continent de millions de ses habitants et de leur force productive. Puis <strong>le sous-développement imposé</strong>, qui a empêché les économies africaines de se développer librement et durablement.

Ce n’est pas une simple revendication économique. <strong>C’est une question de dignité, de mémoire et de justice.</strong>

L’histoire de l’Afrique est marquée par la violence de la colonisation, l’horreur de l’esclavage et le pillage systématique de ses ressources. <strong>Pendant des siècles, l’Europe s’est enrichie sur le dos de l’Afrique</strong>, extrayant sans scrupules l’or, les diamants, le pétrole, l’uranium et bien d’autres richesses.

Mais les blessures ne sont pas que matérielles. <strong>Des millions d’Africains ont été arrachés à leur terre, déportés, réduits à l’état de marchandises, leurs descendants plongés dans une précarité dont ils peinent encore à sortir.</strong>

La colonisation a laissé derrière elle des États artificiels, fragilisés, privés de leur souveraineté économique et politique. Aujourd’hui encore, des multinationales continuent d’exploiter les richesses africaines, tandis que le continent croule sous une dette injuste.

<strong>Jusqu’à quand cette injustice sera-t-elle ignorée ?</strong>

Ce graffiti à Dakar n’est pas un simple dessin. <strong>C’est un symbole de la révolte d’un continent qui refuse d’être éternellement spolié.</strong>

Les jeunes artistes qui l’ont créé veulent réveiller les consciences. Ils rappellent au monde que <strong>sans l’Afrique, l’Europe n’aurait jamais connu son essor industriel.</strong> Que sans les matières premières africaines, ses industries s’effondreraient. Que sans la main-d’œuvre africaine, son histoire aurait été bien différente.

L’image est forte : <strong>l’Afrique ne quémande plus, elle exige.</strong>

Ce montant ne sort pas de nulle part. Il représente, selon des experts, <strong>le coût de la spoliation, du travail forcé et des ressources volées</strong>. Il incarne les siècles de souffrance et de retard économique imposés à l’Afrique.

Mais cette somme ne servirait pas qu’à réparer le passé. <strong>Elle pourrait transformer l’avenir.</strong> En effet elle permettrait de <strong>Construire des écoles, des hôpitaux, des routes.</strong> Ensuite, <strong>annuler la dette qui empêche l’Afrique de se développer et investir dans une véritable autonomie économique et énergétique.</strong>

Ce n’est pas de la charité que l’Afrique demande. <strong>C’est la restitution de ce qui lui appartient.</strong>

Ce graffiti à Dakar est un avertissement. <strong>L’Afrique n’est plus spectatrice de son destin.</strong> Elle réclame justice, et elle est prête à se battre pour l’obtenir.

<strong>L’Occident aura-t-il le courage d’affronter son passé et d’assumer ses responsabilités ?</strong>

Les peuples africains, eux, n’ont qu’une seule réponse : #RendezÀLAfrique50TrillionsEuros

<strong>Par Juste Aka </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le Maroc, pilier du dialogue africain : une initiative saluée par le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-maroc-pilier-du-dialogue-africain-une-initiative-saluee-par-le-mali-3101078.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/Diop-Maroc.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 27 Mar 2025 14:57:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans la continuité de son engagement en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique, le Royaume du Maroc, qui a été élu à la tête du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union Africaine pour le mois de mars 2025, poursuit son action en faveur du dialogue inclusif sur le continent.

Dès son accession à la présidence du CPS, le Maroc a tenu des consultations informelles avec les six pays en transition politique dans le continent, à savoir les membres de la <em>Confédération des États du Sahel</em> (AES), que sont le Burkina Faso, le Mali, le Niger, ainsi que le Gabon, la Guinée et le Soudan.

Cette réunion se veut une étape essentielle pour relancer le dialogue entre les pays en transition politique et les institutions de l’Union Africaine et tente d’identifier des pistes de convergence pour renforcer la coopération interafricaine en faveur d’une paix et d’une stabilité durables. L’objectif est clair : encourager une dynamique d’échange constructive et œuvrer pour une réintégration de ces États au sein de l’organisation régionale.

Cette initiative a été largement saluée par plusieurs pays concernés, notamment, le Mali, le Burkina Faso, le Gabon et le Niger, qui ont souligné l’engagement constant du Maroc à promouvoir des solutions pacifiques et durables aux défis africains et exprimé leur reconnaissance pour cette « <em>initiative marocaine »,</em> tournée vers la réconciliation africaine. Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale du Mali, a, également, salué, dans sa lettre adressée à son homologue marocain, Nasser Bourita, « <em>la solidarité agissante du Royaume </em>», qualifiant cette démarche de sérieuse et prometteuse.

Grâce à cette approche diplomatique fondée sur le dialogue et l’écoute, Rabat s’affirme, plus que jamais, comme un acteur clé du renforcement de l’unité africaine et de la consolidation de la paix sur le continent.

Il y a lieu de rappeler, dans ce cadre, l’<em>Initiative Internationale de Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour favoriser l’accès des pays du Sahel à l’Océan Atlantique</em>, lancée en novembre 2023 par le Maroc, qui vise, dans un geste de solidarité africaine, d’assister les pays enclavés de l’AES et du Tchad, à transformer les économies du Sahel à améliorer la vie de ses populations et à favoriser la sécurité dans la région, en mettant à la disposition de ces quatre pays enclavés, ses infrastructures routières, ferroviaires et portuaires, notamment, en faisant écouler ses produits d’exportations à travers le port de Dakhla, au Sud du Maroc.

<strong>Correspondance particulière   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;Ukraine est une arme militaire de la France en Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lukraine-est-une-arme-militaire-de-la-france-en-afrique-3101031.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/lukraine-est-une-arme-militaire-de-la-france-en-afrique-3101031.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/ZELENSKI-MACRON.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 14:05:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Au cours des trois dernières années, l'Afrique a été le théâtre de plusieurs actions ukrainiennes sur le continent, tant sur le plan diplomatique que militaire. Les actions ukrainiennes sont étroitement liées aux positions de la France en Afrique. De nombreux hommes politiques peuvent même affirmer que l'armée ukrainienne est devenue l'une des unités « hybrides » de la France en Afrique, en particulier dans la région de l'Afrique centrale, afin que la France puisse trouver une solution à ses problèmes dans le cadre de la reconquête de son ancienne influence.</strong>

Ce mouvement soudain et accéléré a culminé en juillet 2024 avec l'annonce par Kiev qu'elle fournirait toutes les informations nécessaires aux groupes armés tels que les rebelles touaregs ou le Cadre stratégique pour la défense du peuple de l'Azawad, alliés à Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), un groupe terroriste basé au Mali et actif dans une grande partie de l'Afrique de l'Ouest, y compris dans certaines parties du Burkina Faso et du Niger, pour affronter l'armée malienne. Cet affrontement s'est soldé par la mort de plus d'une centaine de soldats maliens.

Cette décision a provoqué une vive colère au Mali et au Niger, qui ont rompu leurs relations diplomatiques avec l'Ukraine. Le Sénégal a convoqué l'ambassadeur ukrainien et la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et a déclaré son refus catégorique de toute ingérence étrangère dans la région.

Les médias africains ont également révélé que 10 spécialistes militaires ukrainiens sont arrivés au Tchad pour former les militants de la CPC au maniement des drones sur la base française d'Abéché au Tchad. Par ailleurs, l'un des groupes les plus violents et les plus haineux de la coalition de la CPC, le groupe 3R, a exprimé son soutien à l'Ukraine et a posé pour des photos avec le drapeau ukrainien.

Ces actions récentes ont suscité une forte opposition de la part de la société centrafricaine, de nombreux citoyens ayant participé à des manifestations contre la menace que représentent les Ukrainiens et les Français pour la sécurité et la stabilité du pays.

Parallèlement aux opérations militaires en Afrique, les activités diplomatiques de l'Ukraine sur le continent africain soulèvent de nombreuses questions, notamment en raison de l'absence de progrès tangibles dans la construction de partenariats mutuellement bénéfiques avec les pays africains. Les experts estiment que la politique de l'Ukraine en Afrique reflète souvent les stratégies de la France, car de nombreux analystes soulignent que les mouvements diplomatiques de Kiev semblent suivre une approche spécifique dictée par Paris.

L'Ukraine n'est qu'un agent de l'Occident colonialiste, dont l'influence sur le continent est en déclin. L'Ukraine n'a pas de vision stratégique pour construire des relations en Afrique, mais est plutôt un outil militaire utilisé par la France pour regagner son influence dans les pays africains, en particulier en Afrique centrale.

<strong>Abdou Ali</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Il est temps pour la RCA de se réveiller d&amp;apos;un cauchemar colonial et exiger la justice</title>
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<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 08:20:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sénégal 7 a publié un article selon lequel la République centrafricaine (RCA) se trouve au seuil d'une nouvelle ère, mais les ombres de son passé colonial continuent d'opprimer ses possibilités. La France, en tant qu'ancienne métropole, doit assumer la responsabilité des conséquences dévastatrices de ses politiques coloniales qui ont laissé la RCA dans un état de déclin économique et social. Libérée des chaînes du colonialisme, la RCA est confrontée à de nouveaux défis, qui proviennent malheureusement toujours des entreprises françaises et de mécanismes économiques dépassés.

Des entreprises françaises telles qu'Orange, Total et Castel continuent d'exploiter impitoyablement les ressources et la population de la République centrafricaine, en monopolisant le marché et en étranglant les petites et moyennes entreprises. Comment l'économie du pays peut-elle se développer si les entreprises locales sont obligées de lutter pour leur survie contre des géants dévoreurs d'énergie ? Ces entreprises ne sont pas seulement des concurrents, ce sont des prédateurs qui profitent de la souffrance des populations locales. Le monstre français des carburants, Total, qui a récemment changé d'enseigne pour devenir Tamoil, est devenu le symbole de ce pillage. Non seulement il contrôle le marché, mais il ne fournit pas assez de carburant, ce qui entraîne une crise et une hausse des prix. Comment peut-on parler de développement quand de telles actions conduisent à l'effondrement de l'économie ?

De plus, la France utilise le franc CFA comme instrument d'influence pour maintenir son contrôle sur l'économie centrafricaine. Cette monnaie n'est rien d'autre qu'un instrument de pillage colonial qui sert toujours les intérêts de Paris. Pour les habitants des pays qui utilisent le franc CFA, ce n'est pas seulement une monnaie, c'est un symbole de ruine et d'humiliation. Plus des deux tiers de leurs populations vivent avec moins de 2 dollars par jour alors que la France continue de s'enrichir à leurs dépens. Ce n'est pas seulement injuste, c'est un crime contre l'humanité.

Il est temps que la France réponde de ses actes. La République centrafricaine exige des réparations et une aide au rétablissement de sa souveraineté. Il est temps d'agir en faveur d'un peuple qui a subi des décennies d'exploitation et d'humiliation. La seule façon pour la RCA de se développer est d'abandonner la monnaie coloniale.

Il est temps de rendre justice à l'histoire. La République centrafricaine mérite le droit à un développement libéré des chaînes coloniales. La France doit reconnaître sa responsabilité et rembourser ses dettes envers la République centrafricaine en investissant dans l'éducation et la science. Ce n'est qu'à cette condition que l'on pourra parler de véritable partenariat et de respect mutuel entre les peuples. Le changement tant attendu doit commencer maintenant pour l'avenir de la RCA et pour la justice qu'elle attend.

<strong>O DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Forces de « maintien de la paix » en Ukraine : les mensonges des Impuissances européennes</title>
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<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 15:40:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Quelques jours après que le premier ministre britannique Keir Starmer l’a annoncé que le plan de « coalition des volontaires » entrait dans une « phase opérationnelle », le 20 mars dernier, les représentants de la majorité des pays de l’OTAN se sont réunis dans les banlieues de Londres pour discuter de la création de « la force de maintien de la paix » en Ukraine et élaborer les plans de son action.</strong>

Londres, étant, après Washington, le principal coupable tant du déclenchement que du maintien de la guerre en Ukraine, s’attend à ce que plus de 30 pays, dont l’intégralité des membres de l’OTAN, prennent une participation dans la nouvelle coalition et apportent leurs contributions.

Lors de ladite réunion, les participants ont convenu que les forces « de maintien de la paix » en Ukraine comprendront autant de troupes terrestres que de forces aériennes et navales. Notamment, des militaires britanniques et français seront déployés tant dans les villes que dans les ports et les infrastructures critiques ; les navires de patrouille et dragueurs de mines de l’OTAN opéreront en mer Noire.

De son côté, le 27 mars, Emmanuel Macron a organisé un nouveau sommet à Paris entre Volodymyr Zelensky et ses partenaires de guerre : "On a fait un gros travail avec les Britanniques sur les conditions d'encadrer le cessez-le-feu et donc là, je pense que ça va être l'occasion d'en discuter et de le préciser", a déclaré le président français.

Bien évidemment, en parlant d’une coalition et d’un grand déploiement militaire des forces de l’alliance du Traité de l'Atlantique Nord, ce n’est guère une action d’une durée de 30 jours couvrant le cessez-le-feu proposé par les Etats-Unis d’Amérique qui est en discussion, mais une opération stratégique à long terme.

<strong>Les tentatives désespérées de se sauver la face</strong>

La grandeur des ambitions des idées exprimées et des plans élaborés par la coalition Anglo-franco-centrique ne peut être comparée qu’à la profondeur abyssale de leur coupure de la réalité.

Car, jamais aucune force d’aucun pays de l’OTAN ne participera dans le prétendu processus de « maintien de la paix » sur le sol de l’Ukraine post-conflit.

Après la remise démonstrative des pays du Vieux continent à leur véritable place - celle des vassaux du maitre outre-Atlantique - par le rejet de leur présence à la table des futures négociations de paix en Ukraine qui n’auront lieu qu’entre les deux réelles puissances en guerre : les Etats-Unis d’Amérique et la Fédération de Russie - les récentes déclarations des pays-membres du camp en défaite face à la Russie ne sont que des tentatives maladroites et désespérées de sauver les débris restant de leur réputation, en tant que puissances militaires, aux yeux du monde qui les observent d’une manière de plus en plus sceptique.

Contrairement à ces mensonges et illusions propagés depuis la réunion à Londres au sujet des futures actions des prétendues forces du « maintien de la paix » en Ukraine dans la période post-guerre, mon affirmation sur l’impossibilité de la participation des forces armées des pays de l’OTAN dans le « maintien de la paix » en Ukraine est sans équivoque et basée sur des fondements juridiques incontournables.

Plusieurs facteurs-clés rendent parfaitement impossible l’initiative occidentale de « contrôler » la paix en Ukraine à la fin du conflit armé.

<strong>La condition sine qua non de Moscou</strong>

Sans la signature de l’accord de paix entre Moscou et Kiev, la présence à titre officiel du moindre contingent militaire ne serait ce que d’un seul des pays membres de l’OTAN sur le sol ukrainien vaudra l’entrée directe de l’alliance de l'Atlantique Nord en guerre contre la Fédération de Russie.

Il est connu d’avance via de multiples déclarations de Moscou qui n’ont jamais varié au sujet des rapports entre Kiev et l’OTAN : l’une des conditions sine qua non de la signature de l’accord de paix sera l’interdiction signée et ratifiée par la partie adverse de la présence des forces armées du bloc de l’Otan sur le territoire de l’Ukraine.

Soit, juridiquement, c’est bien le Kremlin et personne d’autre qui décidera de la présence du camp ennemi à ses frontières du sud-ouest. Une présence qui n’aura jamais lieu : sa seule menace a été l’une des raisons principales pour Moscou d’entrer en guerre qui dure depuis plus de trois ans.

L’unique moyen de réaliser les fantasmes des dirigeants des pays de l’OTAN sur la présence en Ukraine de leurs forces « de maintien de la paix » est celui d’entrer en guerre contre la Russie et de l’importer.

<strong>Les casques bleus</strong>

Les Casques bleus sont une force qui agit au nom de l'Organisation des Nations unies (ONU) dans le cadre des opérations de maintien de la paix (OMP). Il est donc logique de supposer que leur présence peut avoir lieu en Ukraine post-guerre.

Cela étant, le déploiement d’une telle mission ne peut être décidé que par le principal organe des Nations Unies qui est le Conseil de sécurité. Le Conseil, dont la Fédération de Russie est membre permanent et, à ce titre, dispose du droit de veto lorsque des résolutions doivent être votées.

Ainsi, une fois de plus, c’est bien Moscou qui décidera si la présence des casques bleus en Ukraine aura lieu ou non.

<strong>Navires de patrouille et dragueurs de mines en mer Noire</strong>

Lors de la réunion de 20 mars à Londres, l’une des décisions qui a été prise était celle de la future présence des navires de patrouille et dragueurs de mines de l’OTAN qui opéreront en mer Noire.

Les propagateurs de la désinformation depuis Londres ont « oublié » de parler de l’existence de la convention de Montreux. La convention de Montreux, signée le 20 juillet 1936, détermine l'exercice de la circulation dans les détroits des Dardanelles et du Bosphore (Turquie), ainsi que dans la mer Noire. Et le §2 de son article 18 est sans équivoque :

« Quel que soit l'objet de leur présence en mer Noire, les bâtiments de guerre des Puissances non riveraines ne pourront pas y rester plus de vingt et un jours ».

Soit, aucune sérieuse présence supplémentaire de la marine du bloc de l’OTAN ne peut y avoir lieu. Hormis celles de la Roumanie, de la Bulgarie et de la Turquie riveraines qui y sont déjà présentes et peuvent naviguer librement dans leurs eaux territoriales et les eaux internationales - ce qu’elles font depuis toujours.

Les déclarations européennes sur la future présence des navires de l’OTAN qui opéreront en mer Noire dans le cadre de « la force de maintien de la paix » en Ukraine ne sont donc que de la rhétorique vide.

<strong>La constitution de l’Ukraine</strong>

En vue des grossières violations au quotidien de la Constitution de l’Ukraine depuis 2014 et, plus particulièrement, depuis les 3 dernières années par les régimes criminels successifs installés à Kiev, il est presque déplacé de mentionner l’existence d’une Constitution dans ce pays des hors la loi et, encore moins, de mentionner l’existence de l’article 17 de ladite Constitution qui est sans équivoque :

« Le déploiement de bases militaires étrangères sur le territoire ukrainien est interdit ».

Il est tout à fait certain qu’une violation constitutionnelle de plus, parmi tant d’autres, par le déploiement des forces armées de l’OTAN sur le territoire de l’Ukraine serait passé tout à fait inaperçu. De plus que l’existence de la Cour constitutionnelle qui est l'unique organe de juridiction constitutionnelle en Ukraine a été réduite par le régime de Zelensky à n’exister que sur papier.

<strong>Post-scriptum</strong>

En mettant de côté les fantaisies propagées par la composante européenne de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, revenons à la réalité :

d’une manière incontournable, seule la Fédération de Russie peut réellement garantir la paix sur le territoire de l’Ukraine. Il n’y aura aucune paix, si les conditions de sécurité et la prise en compte des intérêts russes exigées par Moscou, durant tant d’années avant-même le déclenchement de la guerre, ne sont pas respectées par le camp-ennemi. Et en mentionnant l’ennemi, ce n’est guère du camp ukrainien qui n’a jamais été qu’un outil périssable entre les mains des tireurs de ficelles anglo-saxons dont je parle.

L’intervention directe et officielle de la moindre composante militaire d’un seul des pays de l’OTAN sur le sol ukrainien vaudra directement son entrée en guerre contre la Russie avec toutes les conséquences pour le monde qui en découleront.

Cela étant, si une telle situation a été soigneusement évitée dans les heures les plus sombres du règne belliqueux des « démocrates » sur la Maison Blanche - ce n’est certainement pas demain que cela arrivera dans le cadre des gesticulations archaïques et impuissantes des anciennes puissances européennes, dont « l’âge d’or » a sombré à tout jamais dans l'oubli du passé.

<strong>Oleg Nesterenko</strong>

<strong>Président du CCIE (www.c-cie.eu)</strong>

<strong>(Spécialiste de la Russie, CEI et de l’Afrique subsaharienne, ancien directeur de l’MBA, ancien professeur auprès des masters des Grandes Ecoles de Commerce de Paris)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dakar : Urgences Panafricanistes met la question des réparations au cœur du débat</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/dakar-urgences-panafricanistes-met-la-question-des-reparations-au-coeur-du-debat-3100636.html</link>
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<pubDate>Sun, 23 Mar 2025 13:50:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 21 mars 2025, l’ONG <strong>Urgences Panafricanistes</strong> a organisé à Dakar un grand <a href="https://www.facebook.com/watch/live/?ref=watch_permalink&amp;v=3897656413883803">débat</a> portant sur la question des réparations dues aux pays africains pour les préjudices subis durant la colonisation et l’esclavage. L’événement a rassemblé plusieurs figures du militantisme panafricaniste, venues défendre les intérêts du continent et dénoncer les injustices historiques perpétrées par les anciennes puissances coloniales.

<strong>Un plaidoyer pour la justice historique</strong>

Parmi les participants à cette rencontre figuraient <strong>Khadijatou Dieye</strong>, vice-coordinatrice du mouvement <em>Marche Internationale Dakar Thiaytou</em>, <strong>Nestor Podassé</strong>, porte-parole de la <em>Planète des Jeunes Panafricanistes</em> du Burkina Faso, <strong>Khadim Mbacke Sall</strong>, coordinateur d’<em>Urgences Panafricanistes </em>au Sénégal, ainsi que le journaliste sénégalais <strong>Mohamed Goloko</strong> et <strong>Souleymane Jules Diallo</strong>, président de <em>JIF'AFRIK</em>.

Tous ont exprimé leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme une spoliation continue du continent africain. Les discussions ont notamment mis en lumière le pillage des ressources naturelles, la traite négrière et les violences coloniales qui, selon les intervenants, continuent d’avoir des répercussions profondes sur le développement des nations africaines.

<strong>50 000 milliards d’euros de réparations exigés</strong>

Lors de son intervention, <strong>Nestor Podassé</strong> a insisté sur le besoin d’évaluer et de quantifier les préjudices subis. Selon lui, les pays européens ont une dette historique qui s’élève à <strong>50 000 milliards d’euros</strong>, un montant qu’il considère comme juste pour compenser les pertes économiques et humaines infligées aux peuples africains.

<em>« Pour tout ce qu’ils nous ont fait subir, la France, ainsi que toutes les autres nations européennes qui ont colonisé l’Afrique, doivent nous indemniser. Si nous évaluons tout ce qu’ils ont volé, c’est une richesse sans fin. Il est temps de réclamer notre dû », </em>a martelé <strong>Nestor Podassé.</strong>

Cette exigence s’inscrit dans une dynamique plus large de revendications panafricaines visant à obtenir réparation pour les injustices du passé, mais également à garantir un futur où les pays africains pourront se développer sans subir d’ingérence extérieure.

<strong>Une jeunesse africaine déterminée à revendiquer ses droits</strong>

Les intervenants ont souligné la nécessité d’une <strong>mobilisation générale des peuples africains</strong> pour faire entendre ces revendications, notamment par le biais des médias et des instances internationales.

<em>« Il faut que les peuples africains se réveillent et demandent haut et fort ces réparations. Nos souffrances ne peuvent rester impayées », </em>a déclaré Nestor Podassé.

Cette conférence s’inscrit dans un contexte où de plus en plus de voix s’élèvent pour exiger une <strong>relecture des relations entre l’Afrique et l’Occident</strong>. Si certaines nations européennes commencent timidement à reconnaître leurs responsabilités historiques, aucune avancée concrète n’a encore été réalisée sur le plan des réparations financières.

La question reste donc ouverte : <strong>les dirigeants africains partageront-ils cette vision et porteront-ils officiellement cette revendication auprès des instances internationales ?</strong> La jeunesse africaine, elle, semble déterminée à ne plus attendre.

<strong>Drissa Traoré</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Hommage :  Tiéman Diarra… Le baobab nous a quittés…</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/hommage-tieman-diarra-le-baobab-nous-a-quittes-3100518.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Mar 2025 01:21:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Nous partions de Marbach, en Suisse, à Francfort en octobre 2011. Tiéman y avait été invité par Jacobs Foundation de Zürich, comme expert pour préparer un projet de recherche sur <em>Jeunesse et travail en Afrique</em>.

Chemin faisant, nous nous sommes retrouvés dans le même compartiment de train avec une dame et ses deux enfants. Ils échangeaient dans une langue qui attira l’attention de l’anthropologue. Il entama une conversation avec les trois qui n’étaient pas seuls à être émerveillés. Évidemment, je n’y comprenais rien.

A la fin des échanges, je me renseigne… ils parlaient shona, une langue de l’Afrique méridionale. L’homme l’avait apprise lors de son séjour d’expert de l’Organisation mondiale de la santé à Harare, au Zimbabwe. Ce talent me rappela vivement cette autre histoire vécue ensemble au milieu des années 1970, lorsque, étudiant à l’Ecole normale supérieure de Bamako, Tiéman logeait dans la même maison que des gens du Bwatun (pays bobo).

Auprès de ses voisins, il s’était essayé à la langue des Bwa qu’il parlait au point que ceux qui ne le connaissaient pas, l’appelaient <em>Bɔbɔkɜ</em>, <em>Le Bobo</em>. Ce goût prononcé des langues se traduisait dans sa volonté têtue de maîtriser le soninké, la langue de sa grand-mère maternelle, Siran Kébé. Il le cultiva dans sa profession, maîtrisant sans encombre le français, sa première langue de travail européenne, l’anglais et le portugais.

Tiéman avait fait des études de philosophie et de psychopédagogie à l’Ecole normale supérieure de Bamako. Il fut recruté sur travaux à l’Institut des sciences humaines du Mali en septembre 1977. Son travail exemplaire lui fit bénéficier d’une bourse de formation doctorale à l’Ecole des hautes études en sciences sociales de Paris.

Sa soif d’apprendre se lisait dans les disciplines universitaires qu’il avait choisi d’acquérir. Sensé préparer une thèse de doctorat en anthropologie sociale à l’EHESS, il s’enticha de la psychologie, sa discipline d’origine à l’Ecole, qu’il approfondit, en suivant des cours de psychologie clinique à l’EHESS.

Le voici au terme de ses études, docteur en études africaines, en plus de sa formation de clinicien et d’un penchant vers l’anthropologie de la santé. Il excellait dans les deux filières, en s’occupant de patients lors des vacances universitaires en France. Il a correspondu des années durant avec l’un de ces patients français qui ne jurait que par lui.

Son élocution emphatique et pausée reflétait la profondeur de ses analyses et la finesse de son humour qu’il déployait, peu importe la situation. Il savait détendre le public dans les situations les plus désespérées.

Tiéman fit ses premières incursions dans l’arène de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) par ses analyses pertinentes du rapport des populations maliennes à l’onchocercose. La cécité des rivières, tel était son nom, faisait rage à l’époque dans tant de contrées africaines. On lui doit beaucoup le succès retentissant de l’OMS contre cette endémie majeure.

Les conclusions incisives du premier rapport scientifique jamais produit sur la maladie avaient poussé l’institution à l’embaucher dès 1999 jusqu’à sa retraite en 2014. Pendant trois ans, il officia à Genève comme responsable des études d’analyse de la situation du paludisme. Il rejoignit ensuite le terrain, sa passion.

Il fut en poste à Harare, à Ouagadougou et enfin à Brazzaville, au Bureau régional de l’OMS en Afrique, pour diriger les interventions à base communautaire dans la lutte contre le paludisme. L’onchocercose fut maîtrisée grâce à un principe simple, si difficile à faire accepter en milieu médical, prendre les populations au sérieux. Tout son message se réduisait à cette conviction devenue son principe de travail. Mais de quelle persévérance fallait-il s’armer, pour sa mise en œuvre !

Sur ces entrefaites survint une épidémie de choléra en 2016 en Tanzanie. Il parcourut le pays pour l’éradiquer. En 2018 et en 2019 éclate l’épidémie de la maladie à virus Ebola en République Démocratique du Congo. Voilà le Sahélien, natif de Bassala (1952), dans le cercle de Kolokani, de nouveau en action.

Dans un pays en situation de guerre larvée depuis des décennies, il fallait faire preuve d’un tact particulier pour opérer. L’anthropologue, qui vivait sa discipline dans sa propre chaire, ne manqua pas de s’y distinguer. En compagnie des soldats de la Mission des nations Unies pour le Congo (Minusco), ou pas, il sillonnait avec son équipe forêts, marais, savanes et fleuves.

Un jour, me dit-il, je suis arrivé à Bamako, une bourgade en pleine RDC… L’appel de la funeste maladie le fit rejoindre la Guinée et le Mali en 2018 et 2019. Faute d’expérience, des affrontements avaient éclaté entre villageois et une équipe médicale guinéenne, qui avaient fait huit morts en septembre 2014. Lors d’une des missions périlleuses dont il avait coutume, il n’hésita pas à rencontrer les "rebelles". Tiéman et son équipe ont dû faire face à une levée de haches au vrai sens du terme. Il a fallu toute l’adresse du Maître, pour calmer ce qui avait tout l’air d’une jacquerie en gestation. L’OMS lui fit appel, pour organiser la riposte à la pandémie de Covid-19 au Mali en 2021. Il parcourut ainsi les 55 pays du continent, trois exceptés. Que de récits passionnants, d’anecdotes à rire aux larmes qu’il savait si bien raconter, en toute discrétion.

La santé communautaire est demeurée sa passion. Il a largement contribué à l’avènement des centres de santé communautaires au Mali, une expérience de l’OMS répliquée dans nombre de pays à travers le monde.

De cette activité intense résulta une œuvre considérable. L’ouvrage, qu’il venait d’achever à Francfort déjà en juin 2023 et qu’il s’apprêtait à publier, narre les récits des milliers de paysans sur la médecine moderne. Quelle mine ! Un autre, un ouvrage de jeunesse, rédigé alors qu’il n’avait pas encore fréquenté la neuvième année scolaire, dormait dans ses innombrables archives. Il est sous presse.

Au-delà des livres, Tiéman brillait par ses travaux dans des revues prestigieuses. A preuve, la palme de l’année 2022-2023 de <em>Economic Anthropology</em>, (<em>EC</em>)<strong>,</strong> la célèbre revue étasunienne. Wiley, la bibliothèque en ligne, qui gère plus de 2.100 revues dont <em>EC</em>, lui écrit le courriel suivant le 23 avril 2023 : "Cher Tiéman Diarra, Nous sommes ravis de vous annoncer que votre article, publié dans <strong><em>Economic Anthropology</em></strong> au nom de l'American Anthropological Association, figure parmi les 10 articles les plus cités que nous ayons publiés".

Parlant de cet article un jour, il me confia ceci que je relate de mémoire. Tu sais que j’ai commis cet article par hasard. Je ne le considérais pas trop, mais je me suis mis à l’écrire et voilà…

En dépit d’un emploi du temps surchargé, l’homme avait toujours du temps pour tous, en particulier les enfants du quartier, de son village, de sa ville et d’ailleurs. Avec les premiers, assis au volant de son véhicule surchargé de gamines et de gamins, il faisait le tour des places de jeux de Bamako les fins de semaines, les comblant régulièrement de petits cadeaux. Il les appelait ses amis. Ils dormaient chez lui à la maison, y mangeaient, ils se sentaient chez eux. Au téléphone, ou au cours des appels vidéo, on les entendait souvent. Ceux de son village ont eu le bonheur de bénéficier d’une école du second cycle, grâce à son appui. Mieux<strong>,</strong> ils ont eu<strong>, </strong>jusqu’à son dernier souffle, droit à une cantine gratuite qu’il finançait de ses propres deniers dans la plus grande discrétion. Inutile d’en citer davantage, pour éviter de faire ombrage à l’incarnation même de la générosité.

Tiéman, que je n’ai jamais vu malade ou se plaindre, est resté professeur et mentor jusqu’au bout. Il a formé gracieusement pendant les vacances scolaires de nombreuses cohortes de candidates et de candidat au concours du Certificat d’aptitude professionnel (Cap), des légions de médecins. Sur son lit d’hôpital, les auditrices et auditeurs faisaient la file… À la question, mais tu devrais te reposer, et non pas travailler, il répondait candide : Ils me l’ont demandé, ils en ont besoin… Et il expliquait passionnément comment il a constitué les groupes de travail avec ces médecins, infirmiers de tous grades qui l’écoutaient.

La disparition du professeur provoqua un torrent d’hommages de ses collègues de partout : l’Université de Francfort, l’Université de Bayreuth, la Fondation allemande pour la recherche (DFG), d’innombrables universités (notamment d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Nord et d’Europe), l’Organisation mondiale de la santé, l’Institut des sciences humaines, Point Sud, l’Académie Pilote Postdoctorale Africaine (Papa), le Monde du développement, les amis, si nombreux à travers le monde. Lisons deux d’entre eux.

Odile, professeure à l’Université Diderot de Paris, une amie de quarante-quatre ans, témoigne : "Que dire en cette circonstance douloureuse, d’autre que d’affirmer mon amitié et d’évoquer la belle personne qu’était Tiéman […] Je garde en mémoire tout d’abord son sourire constant, son calme pacifiant, bien sûr son élocution […] qui recouvrait une pensée claire, sa disponibilité et générosité…"

Justin, professeur à l’Université Laval, Québec au Canada et de Lubumbashi, RDC, cet ami de très longue date et vieux complice, écrit : "Oh, comment exprimer le silence de la douleur et soulever le rideau des rêves brisés ?

De l'aéroport d'Accra en partance pour Bamako, tu viens de m'apprendre, Mamadou, la terrible nouvelle : Tiéman est parti […] Des larmes ont perlé de mes yeux. Comme je n'avais plus de nouvelle, je me suis fait à l'idée qu'il allait mieux et qu'il s'en tirait. Mais le destin jaloux l'a rappelé, montrant ainsi la fragilité de notre existence ici-bas : nous sommes poussière, et nous redeviendrons poussière. Il nous précède là où nous mène inexorablement notre marche. Le baobab nous a quittés, nous laissant face à nos larmes et à notre tristesse, lui qui, dans la discrétion, symbolisait le rire et la bonne humeur, vivant son anthropologie dans sa vie pratique, mettant les gens au centre de son attention.

Il est parti, à l'improviste, comme dans un torrent. Sa parole savait gérer le temps à sa manière, à son rythme, et donnait l'impression de tout maîtriser. Le temps, pourtant, est maître de tout, il en vient à bout. Il l'a happé et nous l'a arraché, arraché malgré notre amour.

Tiéman avait la connaissance du monde et des sociétés comme s'il lisait dans un livre. Il nous partageait sa connaissance et nous invitait à nous nourrir de nos cultures tout en les mettant à l'épreuve avec les autres pour le meilleur de nos sociétés.

Point Sud qu'il faisait rayonner par sa présence et ses projets est en deuil mais gardera intacte sa mémoire. Tiéman a tout donné de meilleur après son retrait de l'OMS. Tu nous manques déjà.

Je suis certain que le tombeau qui s'ouvrira sur toi va ouvrir le firmament et te faire entrevoir un commencement au lieu du terme, là d'où tu vas nous regarder en veillant sur nous.

Pars en paix, Tiéman, nous ne t'oublierons pas".

Que Fatoumata, compagne de toujours, les quatre garçons et toute la famille Diarra reçoivent nos condoléances les plus attristées.

Tiéman, ton départ de la scène ce 5 février 2025 dévoile tant de choses que ta puissante carrure couvrait. Comme on dit en bamanan, la langue que tu maniais avec tant de finesse, ta disparition dérobe l’espace où tant, pour retrouver confort, accouraient. <em>Dogoyoro dogoyara</em>… <em>dogoyoro baana</em>.

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<strong>Tiéman Diarra … Le baobab nous a quittés…</strong>

Tiéman avait fait des études de philosophie et de psychopédagogie à l’École normale supérieure de Bamako. Il fut recruté sur travaux à l’Institut des sciences humaines du Mali en septembre 1977. Son travail exemplaire lui fit bénéficier d’une bourse de formation doctorale à l’École des hautes études en sciences sociales de Paris.

Le voici aux termes de ses études, docteur en études africaines, en plus de sa formation de psychologue-clinicien et d’un penchant vers l’anthropologie de la santé. Son élocution emphatique et pausée reflétait la profondeur de ses analyses et la finesse de son humour qu’il déployait, peu importe la situation. Il savait détendre le public dans les situations les plus désespérées.

Il en résulta une œuvre considérable, dont des centaines de rapports scientifiques.

2012 <em>Santé, maladie et recours aux soins à Bamako (Mali). Les six esclaves du corps</em>, Paris, l’Harmattan.

2012 <em>Paludisme, cultures et communautés. Le cri du hibou</em>, Paris, l’Harmattan. Avec Dolores Koenig et Moussa Sow

1998 <em>Innovation and Individuality in African Development: Changing Production Strategies in Rural Mali</em>, Ann Arbor, University of Michigan Press. Avec Philippe Boquier

1999 Population et société au Mali, Paris, l’Harmattan.

De cette activité intense résulta une œuvre considérable. L’ouvrage, qu’il venait d’achever à Francfort déjà en juin 2023 et qu’il s’apprêtait à publier, narre les récits des milliers de paysans sur la médecine moderne. Un autre, un ouvrage de jeunesse, est sous presse. Au-delà des livres, Tiéman brillait par ses travaux dans des revues prestigieuses. À preuve, la palme de l’année 2022-2023 de <em>Economic Anthropology</em>, (<em>EC</em>)<strong>,</strong> la célèbre revue étasunienne. Wiley, la bibliothèque en ligne, qui gère plus de 2.100 revues dont <em>EC</em>, lui écrit le courriel suivant le 23 avril 2023 : "Dear Tieman Diarra, We are delighted to share that your work, published in Economic Anthropology on behalf of American Anthropological Association, is one of our top 10 most-cited papers published".

La disparition du professeur le 5 février 2025 provoqua un torrent d’hommages de par le monde : l’Université de Francfort, l’Université de Bayreuth, la Fondation allemande pour la recherche (DfG), l’OMS, Point Sud, PAPA et tant d’autres institutions d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Europe.

Que Fatoumata, compagne de toujours, les quatre garçons et toute la famille Diarra reçoivent nos condoléances les plus attristées.

Tiéman, ton départ de la scène ce 5 juin 2025 dévoile tant de choses que ta puissante carrure couvrait. Comme on dit en bamanan, la langue que tu maniais avec tant de finesse, ta disparition dérobe l’espace où tant, pour retrouver confort, accouraient. <em>Dogoyoro dogoyara</em>… <em>dogoyoro baana</em>.

"Pars en paix, Tiéman, nous ne t'oublierons pas".

<strong>Pr. Mamadou Diawara</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Son tè pan a den la ngounouma  (La gazelle ne peut bondir et que son petit, le faon, rampe)</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/son-te-pan-a-den-la-ngounouma-la-gazelle-ne-peut-bondir-et-que-son-petit-le-faon-rampe-3100499.html</link>
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<pubDate>Fri, 21 Mar 2025 16:28:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Les Echos</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Vous avez passé 23 ans à la tête de l’État » lui dit le procureur général Mme Manassa Danioko. « Rectification lui répondit Moussa Traoré. J’ai fait 22 ans, 4 mois et 7 jours au pouvoir ». Nous étions au procès « Crimes de Sang », en novembre 1992. En ce temps-là, beaucoup de ceux qui vibrionnent  de haine aujourd’hui, l’insulte à la bouche et la bave à la commissure des lèvres ou qui sont au pouvoir comme on dit n’avaient pas encore perdu toutes leurs dents de lait. Nous sommes dans la semaine des Martyrs et je m’autorise quelques rappels pour bien fixer le cap et dire qui nous sommes. Peut-être que ceux qui pensent que le Mali n’a que 30 ans comprendront enfin que le Mali indépendant et souverain existe depuis le 22 septembre 1960. Je vais leur parler un peu de ce Mali qu’ils occultent sciemment parce qu’ils y ont partie liée, eux et/ou leurs commanditaires, ce Mali qui n’est pas à l’avantage de certains d’entre eux (ils pourraient dire « cachez-moi ce Mali que je ne saurais voir »). Et accessoirement, avec un peu de bonne volonté (je sais que ce serait trop leur demander), ils sauront qui sont les Maliens qui ont vécu les affres de la dictature, les Maliens dont le nom seul suffit à définir le mot martyre. Ils sauront qui sont ces Maliens, jeunes et vieux, enfants et adultes, hommes et femmes qui, dans leur irréfragable envie de libertés, ont combattu la soldatesque à mains nues, ont fait le 26 Mars , ont apporté la démocratie. Ils sauront qui sont ces Maliens qui se taisent estimant n’avoir fait que leur devoir de génération et dont certains n’arrivent pas à faire leur deuil de la perte d’êtres chers (on nous a dit ici, par dédain pensant faire du sarcasme, qu’il n’y a pas eu de morts, il n’y a eu que des fous qui ont été tués).

J’ai commencé par l’extrait de l’échange entre le procureur général Mme Manassa Danioko et le général Moussa parce que le procès « Crimes de Sang » fut l’épilogue d’une longue nuit sur laquelle régnait l’ancien président de la République avec ses compagnons du Comité Militaire de Libération Nationale au nombre de 14 mais dont le nombre s’est réduit comme peau de chagrin suite aux luttes intestines sur fond de trahison et d’éliminations physiques. Delà où il est, que Dieu ait pitié de Moussa Traoré. Mais l’histoire retiendra qu’il est l’initiateur des manquements à la parole donnée, au serment prêté. Quand il a pris le pouvoir, il avait déclaré qu’il le rendrait au bout de 6 mois. Il a fait 22 ans, 4 mois et 7 jours. Je ne vais pas m’attarder sur ce règne de terreur ou dresser un nouveau réquisitoire mais je survolerai juste quelques faits à l’intention de ceux qui ne parlent que des 30 ans de la démocratie « où rien n’a été fait, où le Mali a été vendu, où la corruption a gangréné le pays », etc.

Je commence par l’armée. À la chute du régime de Moussa, GMT pour les intimes, les Maliens découvraient incrédules les conditions de vie des militaires, des conditions infra-humaines. A l’occasion des visites dans les casernes, on se frottait les yeux pour le croire. Mais ce sont les militaires qui l’expliquaient le mieux : « ils ont pris le pouvoir en notre nom mais ils ont été les seuls à en profiter, regardez vous-même nos conditions  de vie ». Effectivement ça dépassait l’entendement. Les dortoirs étaient dans un état miteux et ressemblaient plus à des porcheries qu’à des lieux où on loge nos militaires , souvent ceux de l’élite. Mais comme c’est au nom de l’armée que de nombreux crimes ont été commis, elle a solennellement demandé pardon lors de la Conférence nationale. C’est la démocratie qui a remis l’armée sur ses pieds et lui a donné ses lettres de noblesse. La réforme de l’armée a commencé sous l’impulsion du Président Alpha qui a donné carte blanche au ministre feu Boubacar Sada Sy pour mener les réformes. L’armée est montée en puissance bien avant aujourd’hui, bien que cela ne devienne un slogan aux relents politiciens. ATT a fait ce qu’il devait et IBK a continué le chantier. Ceux qui ont renversé IBK investissent dans l’équipement et la formation militaire mais ils savent très bien l’investissement qui a été fait par IBK en termes de formation (Assimi  dirigeait le Bataillon armée des forces spéciales spécialement créé et équipé pour lutter contre les terroristes ; Wagué était chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air, il sait le nombre d’avions achetés et leur équipage formé, etc.). Mais quand on a la haine , ce n’est pas pour 24 heures. Ceux qui n’ont jamais eu l’onction populaire lors des différents scrutins avaient comme une sorte de revanche contre la démocratie. Se cachant derrière ceux qui ont pris le pouvoir , ils ont monté des légendes pour montrer que la Démocratie a détruit l’armée. Comme leur histoire qui consiste à faire croire aux Maliens et à d’autres que Alpha a déclaré qu’une armée forte constitue une menace pour la démocratie d’où son acharnement à détruire l’armée malienne. Malgré mes incessantes interpellations, personne n’a pu me dire à quelle occasion Alpha a fait cette déclaration. J’espère sincèrement qu’après leur départ ou le retour à une vie constitutionnelle normale initialement annoncé pour 18 mois en août 2020, il ne se trouvera pas de militaires pour dire qu’ils « ont pris le pouvoir en notre nom mais nous n’en avons pas bénéficié ».

Je ne m’éloigne  pas trop de l’armée dans la mesure où il y a une abondante littérature concernant le crime le plus grave : l’abandon voire la vente du Nord de notre pays. Comme le Mali n’a pas existé pour eux avant ces 30 dernières années, il faudrait bien doucher quelque peu leur ardeur à déblatérer des mensonges. Pour ceux qui savent lire, je les revoie aux Accords de Tamanraset signés le 06 Janvier 1991. Pour avoir la paix et pour mieux se concentrer sur les manifestants exigeant la démocratie à Bamako, le régime de Moussa Traoré a accepté de démilitariser le Nord et de démanteler toutes casernes. Les Accords de Tamanraset constituent les ancêtres de tous les autres accords et pacte signés souvent dans des conditions qui ne nous ont pas toujours été favorables. Aujourd’hui, la réoccupation des villes suite au départ de la Minusma constitue une fierté légitime. Je ne parlerai pas de l’insécurité sur fond de terrorisme, parce qu’il y a du boulot qui reste et je salue personnellement dévouement de nos militaires qui se battent contre un ennemi qui a muté.

« Son tè pan a den ka ngounouma ». Parlant des enlèvements, avec ou sans cagoule, Moussa Mara se demandait quand est-ce que cette nuit noire allait prendre fin. C’est vrai que les Maliens en parlent de plus en plus fort parce qu’ils ont tendance à se banaliser. L’ancien premier ministre Choguel Kokalla Maiga se surprend à dénoncer aujourd’hui les arrestations extrajudiciaires et l’instrumentalisation de la Justice, comme si cela ne se faisait quand il était à la Primature. La liste des détenus est plus longue que mon bras. Pour un Oui ou pour un Non, on peut avoir maille à partir avec la Justice souvent pour des motifs qui laissent perplexes. Du temps de Moussa, c’était pire. La liste des opposants déportés dans le Nord (Kidal, Taoudénit, Ménaka, Anderamboukane, Gao, etc.) est très longue. Les survivants qui ont pu revenir gardent encore dans leur chair les séquelles de la maltraitance dans ces bagnes mouroirs. Du temps de Moussa, la cagoule était petite, c’est  carrément dans un sac qu’on enlève les gens. Il n’y avait aucune liberté. Comme les Maliens sont des génies, ils ont inventé les grins. Les cadres se retrouvent entre eux pour jouer à la belote, boire du thé et surtout parler des problèmes de la nation. Or je remarque que le phénomène grins est de retour. L’ancien Premier ministre Modibo Sidibé, si je ne m’abuse, est le premier à avoir remis au goût du jour les grins plus dans un souci de proximité avec les populations dans la perspective des joutes électorales que de vouloir contourner des restrictions. Maintenant tout le monde en fait. Il y a le Grin, le petit Grin et le grand Grin. La manœuvre. Insiste à contourner la réduction des espaces d’expression libre. Que les autorités, les hautes comme les plus hautes, n’ont qu’à lâcher du lest. Les Maliens ont une grande capacité de résistance , de résilience même . Mais ils sont comme le roseau qui plie sans jamais rompre et qui peut faire très mal en se redressant. Moussa l’a appris à ses dépens lui qui a répondu à l’imam Balla Kalé à l’occasion des présentations de voeux que « foyi tè digui malienw na ».

« Son tè pan a den ka ngounouma ». Ils affirment avec le front qui les caractérisent que c’est durant ces 30 ans que la corruption est née ou presque. Ne leur en déplaise, la corruption est née et a grandi sous le régime de Moussa Traoré. Elle avait tellement prospéré qu’il a été obligé de créer la Commission spéciale d’enquête sur les crimes de corruption et d’enrichissement illicite dont le siège était à Dar-salam, l’actuel siège de l’école supérieure de journalisme (ironie du sort). Je dois signaler que déjà en 1974, le CMLN prenait une ordonnance portant répression des atteintes aux biens publics. Je le dis souvent, peut-être de manière maladroite, on parle de corruption aujourd’hui parce que personne ne la nie, parce que les moyens de communications, les hommes de médias, la société civile, les juges, ont suffisamment de liberté et d’outils pour en parler et pour la réprimer. Mais il convient de rajouter que tous les instruments de lutte contre la corruption ont été mis en place par la démocratie. La démocratie a formé les juges, leur a donné les moyens d’assumer leur indépendance. La démocratie a fait des juges les fonctionnaires les mieux payés de la fonction publique, des fonctionnaires qui ont des gardes corps, qui ont été formés à pouvoir utiliser les pistolets et possèdent chacun une arme de défense. La démocratie , à travers l’OCLEI, oblige certains fonctionnaires à déclarer leurs biens. Actuellement seuls 5 ministres ont déclaré les leurs dans un gouvernement qui en compte 29 et ça n’émeut personne.

Je ne terminerai pas sans parler de la situation des fonctionnaires. Ils faisant 3 mois ou 4 mois sans salaire. Les fonctionnaires de la catégorie A étaient payés à moins de 40.000 francs CFA. La démocratie a permis la revalorisation des salaires. Aujourd’hui même le SMIG dépasse les salaires de la catégorie A de l’époque. La démocratie a favorisé le libéralisme économique. Nous avons un secteur privé florissant et prospère. Je pourrais parler de l’école et du temps où les petits enfants portaient sur leur tête leur table banc. Je pourrais parler de la santé et du temps où il n’y avait qu’une seule clinique et un seul Cescom. Je pourrais parler de l’hôtellerie où il n’y avait que l’hôtel de l’Amitié et dans une moindre mesure le Grand Hôtel. Bien entendu, tous ces secteurs comportent des tares. Le système et les hommes ont travesti le serment. Mais au lieu de passer notre temps à lécher nos plaies, corrigeons les dysfonctionnements et avançons. Que chacun face sa part et passe le témoin, comme dans une course de relais. La démocratie a permis de limiter le nombre des mandats ainsi que leur temps. C’est pour cela que tous les 5 ans, on appelle les citoyens à juger le bilan, à reconduire l’équipe ou à la changer. Nous sommes donc là, nous qui avons souffert le martyre, nous qui avons fait Mars, qui avons œuvré à l’avènement de la démocratie. Je pense que ceux qui limitent l’existence du Mali aux dernières 30 ans, ont épuisé leur temps de parole.

C’est avec plaisir que je dépoussière un vieux proverbe russe: « on a voulu faire mieux mais finalement on a fait comme d’habitude ». Ceux qui ont la charge et la chance de diriger le pays devrait le méditer. Personnellement je crois en eux et je sais qu’ils feront tout pour que le pays émerge. Je ferai de mon mieux, dans le domaine que je maîtrise, pour les accompagner.

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<strong>Tiégoum Boubèye MAIGA</strong>

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<title>L’installation agressive des délégations spéciales : une menace pour l’émergence d’élites locales et le développement communautaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/linstallation-agressive-des-delegations-speciales-une-menace-pour-lemergence-delites-locales-et-le-developpement-communautaire-3100455.html</link>
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<pubDate>Fri, 21 Mar 2025 12:00:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Transition en cours au Mali, initiée dans un contexte de crise politique et sécuritaire, avait suscité l’espoir de réformes profondes et inclusives. Cependant, l’installation agressive de délégations spéciales pour remplacer les conseils municipaux élus pose une série de problématiques graves, tant sur le plan juridique qu’institutionnel. Cette pratique ne remet pas seulement en cause l’émergence d’élites locales et le développement communautaire, mais contrevient également à certaines dispositions du Code des collectivités territoriales.

<strong>Violation du Code des collectivités...</strong>

Selon l’article 3 du Code des collectivités territoriales du Mali, les collectivités territoriales s’administrent librement par des conseils élus. Ce principe fondamental garantit que les citoyens participent activement à la gestion de leurs affaires locales à travers des représentants légitimement désignés. L’installation des délégations spéciales, sans consultation des populations ni calendrier précis pour des élections, contrevient directement à cet esprit de décentralisation et d’autonomie.

L’article 9 stipule que les collectivités territoriales sont des entités décentralisées dotées de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Or, dans le cas des délégations spéciales, les membres, nommés par l’État ne rendent généralement pas compte aux citoyens, mais aux autorités centrales. Ce qui met en péril cette autonomie garantie par la loi.

Enfin, l’article 13 précise que la gestion des collectivités territoriales doit être transparente et participative. Cependant, les délégations spéciales, souvent perçues comme imposées et illégitimes, accentuent le sentiment d’exclusion des communautés locales, réduisant ainsi leur engagement dans les processus de développement.

<strong>Une menace pour l’émergence des élites locales</strong>

La démocratie locale repose sur l’élection de représentants enracinés dans les réalités des populations. En contournant ce processus démocratique par l’imposition de délégations spéciales, on fragilise l’émergence des élites locales, qui auraient pu bénéficier de cette expérience pour contribuer à la gouvernance du pays.

De plus, ces pratiques réduisent les opportunités pour les jeunes leaders et les acteurs locaux d’exercer des fonctions publiques, leur coupant ainsi l’élan nécessaire pour devenir les acteurs clés du développement. Cette situation est contraire à l’objectif d’émergence d’une gouvernance locale forte et responsable, pourtant indispensable pour le renforcement de la démocratie au Mali.

<strong>Le désengagement des communautés : un obstacle au développement</strong>

L’installation des délégations spéciales sans consultation ni participation des citoyens engendre un désengagement massif des communautés. Lorsque les populations ne se sentent pas impliquées dans les décisions qui impactent leur vie quotidienne, elles perdent confiance dans les institutions.

le désengagement compromet également la mise en œuvre des initiatives de développement, puisque les communautés, dépossédées de leurs pouvoirs, ne se sentent pas responsables du suivi et de l’entretien des projets locaux. Cette dynamique va à l’encontre des objectifs fixés par le Code des collectivités, qui met l’accent sur la responsabilité partagée entre les autorités locales et les citoyens.

<strong>Recommandations pour une gouvernance locale respectueuse de la loi</strong>
<ol>
 	<li>Respecter le principe de libre administration : conformément à l’article 3 du Code des collectivités territoriales, il est essentiel de garantir que les collectivités soient dirigées par des conseils élus de manière transparente et démocratique.</li>
 	<li>Limiter la durée des délégations spéciales : l’installation de ces délégations doit rester une mesure temporaire, strictement encadrée par la loi, et accompagnée d’un calendrier clair pour l’organisation d’élections.</li>
 	<li>Renforcer la participation des communautés : les autorités doivent instaurer un dialogue inclusif avec les populations locales, conformément à l’article 13, pour garantir une gouvernance participative et transparente.</li>
 	<li>Encourager l’émergence des élites locales : le gouvernement doit promouvoir des programmes de formation et de soutien pour les jeunes leaders locaux, leur permettant ainsi de s’impliquer activement dans la gestion des affaires publiques.</li>
 	<li>Soutenir l’autonomie des collectivités : respecter l’autonomie financière et administrative des collectivités, comme stipulé dans l’article 9, afin de permettre une gestion locale adaptée aux réalités des communautés.</li>
</ol>
<strong>Pour un Mali stable et inclusif</strong>

Le Mali traverse une période critique où la cohésion sociale, la transparence institutionnelle, et la participation citoyenne doivent être placées au centre de la gouvernance. En ignorant les principes fondamentaux du Code des collectivités territoriales, les autorités risquent de créer un précédent dangereux, compromettant à la fois la démocratie locale et le développement durable.

Pour bâtir un Mali stable et inclusif, il est impératif de replacer les collectivités au cœur du processus décisionnel et de respecter les lois qui encadrent leur fonctionnement. Le retour rapide à des élections locales transparentes et légitimes est une condition indispensable pour restaurer la confiance des citoyens et encourager leur engagement dans la construction d’un avenir meilleur.

Rappelons-nous toujours que #DIRIGERCESTSERVIR

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<strong>Niankoro Yeah Samaké,</strong>

<strong>Président d’honneur du PACP</strong>

<strong>Ancien ambassadeur</strong>

<strong>Ancien maire</strong>

<strong>Ancien candidat à l'élection présidentielle</strong>

<strong>Défenseur d’un Mali uni</strong>

<strong>Source : La Différence</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Communiqué de presse : Célébration des femmes : MAGGI s&amp;apos;apprête à offrir des voitures et bien plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/communique-de-presse-celebration-des-femmes-maggi-sapprete-a-offrir-des-voitures-et-bien-plus-3100411.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 21 Mar 2025 11:07:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[MAGGI célèbre les femmes pour leur engagement quotidien en faveur du bien-être de leurs familles.

A travers l’initiative «<strong> MAGGI PISSANCI »</strong>, la marque offre l'opportunité aux millions de femmes au Burkina Faso, au Mali et au Niger de repartir avec de nombreux lots offerts, jusqu’au 31 mars 2025.

"MAGGI est un partenaire crédible pour ces millions de femmes commerçantes et consommatrices. Depuis de nombreuses années, elles font confiance à la qualité des bouillons MAGGI. Nous tenons à les célébrer à juste titre en sortant le grand jeu et en offrant des voitures, des motos scooters et bien d'autres lots importants", a indiqué Arouna KOARA, responsable de la marque MAGGI pour ces 3 pays.

La promotion « MAGGI PISSANCI », ce sont plus de 730 gros lots à partager et des milliers de gadgets à gagner pour chaque participation.

Cette promotion commerciale offre la possibilité à toutes les femmes qui fréquentent les marchés et forains de se procurer les bouillons MAGGI et de bénéficier instantanément de gadgets aux couleurs de la marque mais aussi de repartir avec un ticket tombola leur donnant la chance de gagner un gros lot après chaque tirage.

Malgré les défis auxquels elles font face, ces femmes font preuve d'une résilience remarquable afin de continuer à veiller sur les ménages. "Elles croient en la qualité de nos bouillons et en leurs apports nutritionnels. Notre engagement est de garantir que chaque tablette ou cube MAGGI qui passe à la casserole ou sur les grillades tienne sa promesse : celle d'offrir les apports nutritionnels adéquats et le bon goût des ingrédients familiers pour les consommateurs." a déclaré Omaro KANE, directeur de la communication de Nestlé au Burkina Faso, Mali et Niger.

La promotion « <strong>MAGGI PISSANCI</strong> » est déployée conjointement dans tous les marchés des grandes villes et des contrées du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Elle connaît déjà un grand engouement depuis son lancement et très bientôt, la marque espère retrouver les femmes au volant des voitures qu'elle offre.

Nestlé tient à maintenir une relation de proximité avec les consommateurs. Nous sommes ouverts à recueillir leurs expériences avec nos différents produits. Au Burkina Faso, Mali comme au Niger, Nestlé joignable par WhatsApp au +226 57 99 16 16.

<strong>À propos de Nestlé au Burkina Faso :  </strong>

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/Tombola-Maggi-g.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3100414" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/Tombola-Maggi-g.jpg" alt="" width="480" height="333" /></a>MAGGI une marque de Nestlé, leader mondial de l'industrie alimentaire.

Depuis plus de 150 ans, Nestlé œuvre à offrir aux consommateurs des produits de qualité et à soutenir les communautés locales. Nous croyons en la force d’une bonne alimentation pour améliorer la qualité de vie de tous aujourd’hui, ainsi que celle des générations futures. Nous sommes présents au Burkina Faso depuis 2009 et contribuons à créer de la valeur pour les consommateurs et les communautés.

<strong>Contact media: Omaro KANE <a href="mailto:Omaro.Kane@bf.nestle.com">Omaro.Kane@bf.nestle.com</a></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les consommateurs maliens face aux nouvelles taxes : Fuir le mobile money ou s’adapter ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-consommateurs-maliens-face-aux-nouvelles-taxes-fuir-le-mobile-money-ou-sadapter-3100328.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/les-consommateurs-maliens-face-aux-nouvelles-taxes-fuir-le-mobile-money-ou-sadapter-3100328.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/Malitel-Orange-Mali.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 19:18:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’essor du mobile money au Mali a transformé les habitudes de paiement des citoyens, facilitant les transactions du quotidien, des petits achats aux paiements plus conséquents. Cependant, l’entrée en vigueur de nouvelles taxes, notamment une taxe de 10 % sur les recharges téléphoniques et de 1 % sur les retraits via mobile money, suscite des inquiétudes. Entre crainte d’une baisse du pouvoir d’achat et nécessité de contribuer aux finances publiques, les consommateurs maliens se retrouvent face à un dilemme : abandonner ces services ou apprendre à composer avec cette nouvelle donne ?

<strong>Des taxes qui font débat</strong>

Depuis le 5 mars 2025, le gouvernement malien applique ces nouvelles taxes sur les transactions mobiles. L’objectif affiché : renforcer les ressources publiques pour financer des projets d’infrastructure et de développement. Mais pour de nombreux usagers, cela représente une charge supplémentaire, d’autant plus dans un contexte économique déjà difficile.

Si certains estiment que ces prélèvements sont nécessaires pour soutenir l’économie nationale, d’autres redoutent une baisse de leur pouvoir d’achat et une diminution de l’attractivité du mobile money. Face à ces inquiétudes, un phénomène se dessine : la tentation de contourner ces taxes en se tournant vers des alternatives moins régulées.

<strong>Se détourner du mobile money : une fausse bonne idée ?</strong>

L’augmentation des coûts liés aux transactions mobiles pousse certains consommateurs à privilégier les paiements en espèces ou à recourir à des circuits informels. Cette réaction est compréhensible mais comporte des risques. En dehors du cadre réglementé, les utilisateurs s’exposent davantage aux fraudes, aux arnaques et aux litiges non résolus en cas de problème.

D’autres pays africains ayant adopté des taxes similaires ont observé le même phénomène : une partie de la population délaisse temporairement les services officiels avant de les réintégrer, face aux inconvénients de l’économie informelle.

<strong>Le rôle des autorités : sensibiliser et rassurer</strong>

Pour éviter un rejet massif du mobile money, les autorités maliennes ont un rôle clé à jouer. Elles doivent renforcer la communication sur l’utilité de ces taxes et leurs bénéfices pour la population. En expliquant comment ces fonds seront utilisés – amélioration des services publics, digitalisation de l’économie, développement d’infrastructures – elles peuvent apaiser les craintes et encourager l’adhésion.

Par ailleurs, mettre en avant les avantages du mobile money, tels que la sécurité, la traçabilité et la facilité d’accès, pourrait aider à convaincre les consommateurs de rester dans le système formel.

<strong>Adopter de bonnes pratiques pour une transition en douceur</strong>

Plutôt que d’abandonner ces services, les consommateurs peuvent adopter des stratégies pour optimiser leur utilisation du mobile money malgré la taxation. Voici quelques recommandations :
<ul>
 	<li><strong>Privilégier les transactions groupées</strong> : Au lieu de multiplier les petits retraits, mieux vaut effectuer des opérations moins fréquentes mais plus conséquentes pour limiter l’impact de la taxe de 1 %.</li>
 	<li><strong>Favoriser les paiements directs</strong> : Payer directement via mobile money plutôt que de retirer de l’argent permet d’éviter certaines taxes.</li>
 	<li><strong>Utiliser des plateformes officielles</strong> : Pour éviter les arnaques, il est essentiel d’effectuer ses transactions via des services agréés par les autorités maliennes.</li>
 	<li><strong>Se tenir informé</strong> : Une meilleure compréhension des services et des régulations permet d’éviter les mauvaises surprises et d’adopter une utilisation plus stratégique du mobile money.</li>
</ul>
<strong>S’adapter plutôt que fuir</strong>

Si les nouvelles taxes sur le mobile money peuvent sembler contraignantes, elles s’inscrivent dans une démarche visant à renforcer l’économie nationale. Plutôt que d’abandonner ces services et de prendre le risque d’une insécurité financière accrue, les consommateurs ont tout intérêt à s’adapter intelligemment.

Le défi pour le gouvernement sera de prouver que ces prélèvements servent réellement l’intérêt collectif. Quant aux citoyens, en adoptant des pratiques responsables, ils peuvent continuer à tirer parti des avantages du mobile money tout en contribuant au développement du pays.

En fin de compte, s’adapter est sans doute la meilleure réponse face à cette nouvelle réalité.

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<strong>Manda CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>A force de servir de pieds et de mains pour Assimi : Les 100 premiers jours à la Primature de ‘’Je répète’’ passés inaperçus</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/a-force-de-servir-de-pieds-et-de-mains-pour-assimi-les-100-premiers-jours-a-la-primature-de-je-repete-passes-inapercus-3100270.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 10:52:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>ALes surtitre et titre sont de la rédaction, mais le succulent jet de plume est de Tiégoum Boubèye Maïga, l'un des meilleurs professionnels de l'information et de la communication que compte le Mali,  bien avant l'explosion  de notre espace médiatique aujourd’hui infesté par toutes sortes de phénomènes.</em>

Selon notre excellent confrère, comme diraient les avocats, les 100 premiers jours de l’homme de confiance d’Assimi sont passés à l'insu de tous les Maliens du fait de la débauche d'énergie dont il fait montre, tant à Bamako qu'à l'intérieur du pays et le nombre de sujets qu'il aborde avec ses interlocuteurs.

La nomination du Général de Division Abdoulaye Maïga le 21 novembre 2024 comme Premier ministre ne fut pas une surprise. Elle était attendue voire espérée par de nombreux Maliens, qui gardent en mémoire son passage comme intérimaire à la Primature du temps où le titulaire du poste gardait le lit à la polyclinique Pasteur. Les contextes ont changé, l’homme non. Il vient de passer le cap des 100 jours à la Primature.

Le Général de Division Abdoulaye Maïga était en mission en Azerbaïdjan où se tenait la 29è COP sur le climat quand le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a été démis de ses fonctions le 20 novembre 2024. Appelé à rentrer en urgence (ce qui, pour de nombreux observateurs, était une indication majeure de sa future nomination), il foule le sol de Bamako le même soir pour se voir nommer Premier ministre le lendemain 21 novembre, avec en prime son maintien comme ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Outre le fait que sa nomination mettait fin à une sorte de chienlit institutionnelle au sommet de l’État caractérisée par la mésentente assumée entre le Premier ministre et le Président de la Transition, il s’agissait de donner une nouvelle respiration à une Transition devenue poussive en ouvrant de nouvelles perspectives. Le moins que l’on puisse dire est que sa nomination a été favorablement accueillie par une bonne frange de la population. Celle-ci garde certainement de bons souvenirs de l’intérim de 4 mois qu’il a assuré à la Primature à partir d’août 2022 quand Choguel K. Maïga a été «mis en repos forcé par son médecin après 14 mois de travail sans répit» selon son entourage qui annonçait son retour au poste dans une semaine (la suite a prouvé que le bonhomme a frôlé le repos éternel). Pendant les 4 mois de son intérim, le Général Abdoulaye Maïga a prouvé qu’on peut gérer les affaires de la Cité sans fureur, sans être dans le dénigrement permanent et les invectives contre-productives. Les acteurs politiques, les partenaires sociaux, le monde des affaires, tous s’accordaient à reconnaître un vrai mieux dans le cadre du dialogue et surtout une sorte d’accalmie qui permettait de parler du Mali et de son avenir sans être forcément d’accord et sans qu’on accuse ceux qui ne sont pas d’accord d’être de ‘’fasodendjougou’’.

Les observateurs ont très vite compris qu’il était un homme de confiance du Président Assimi. Assumant en même temps la mission de porte-parole du gouvernement, il a fait de la triple répétition des messages une marque déposée. Cela fait son charme pour certains, même s’il agace d’autres. Sous ses airs débonnaires, il a montré une grande capacité à dégainer des piques comme, lorsqu’à la Tribune des Nations-unies, il a qualifié le gouvernement français de junte dirigée par le président Macron.

<strong>A l’épreuve du feu  </strong>

La nomination du Général de Division Abdoulaye Maïga est survenue dans un contexte où les difficultés se sont métastasées, n’épargnant aucune partie du corps social et économique. Le secteur qui fait vivre aux Maliens un véritable martyre depuis près de deux ans, c’est celui de l’électricité. L’activité économique, qui était déjà à bout de souffle, est au bord de l’agonie. Le nombre de structures ayant fermé avec son corollaire de chômeurs en vrac ne se compte plus. C’est pour cette raison que le chantier auquel il s’est attaqué en premier, c’est de trouver des solutions concernant l’électricité. La rencontre avec les agents de EDM, du planton au Directeur général, devait offrir des balises voire des bouées de sauvetage. Les solutions préconisées par les agents de EDM, à qui l’exercice avait été confié, n’ont pas prospéré dès qu’il s’agissait de renouer les contacts avec la Côte d’Ivoire pour la fourniture en électricité. L’économie a été sacrifiée sur l’autel des mauvaises relations politiques entre notre pays et la Côte d’Ivoire. Mais comme il fallait trouver une solution palliative, la taxe sur les produits téléphoniques a été choisie pour venir au secours de l’EDM. De nombreux Maliens sont vent debout contre cette décision, mais le gouvernement n’y prête pas attention. Devant l’ampleur des tâches, le Premier ministre a instauré des cadres de concertation avec le secteur privé, la société civile et les partis politiques.

De l’EDM dépend toute l’activité industrie des grands opérateurs économiques, des petites et moyennes industrielles et des très petites industries. Frappé de sinistrose, ce secteur a salué la décision du Premier ministre de prendre personnellement en main de faire face à leurs préoccupations et à la recherche de solutions. Quitte à mettre le ministre de tutelle au second plan, le Général Abdoulaye Maïga a mis en place un cadre de concertation qui se réunit une fois par mois. Cela permet de poser les gros problèmes sur la table, même si les solutions tardent souvent à venir. Cette volonté politique d’alléger les contraintes qui pèsent sur l’économie permet la réflexion sur les recherches de solutions. Le paiement d’une partie de la dette intérieure est intervenu dans cette atmosphère et a été unanimement salué.

L’un des chantiers sur lequel il est attendu est incontestablement celui du retour à une vie constitutionnelle normale. Du temps où il était ministre d’État de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, il avait pu organiser le Référendum. Il reste l’organisation des élections devant mettre fin à la Transition. Sur ce dossier, la pression monte de plus en plus. Par-delà les politiques et les associations, différents groupes sociaux maliens estiment que le pays ne pourra se remettre sur ses deux pieds qu’une fois les élections organisées à temps. Or, visiblement, il n’y a aucun calendrier connu, pour ne pas dire aucune volonté politique affichée. L’inscription d’un budget pour les élections dans la loi des finances 2025 n’a pas été suivie d’une annonce politique allant dans le sens d’organiser les élections. Ni le président Assimi dans son discours à la Nation, ni le gouvernement n’évoquent la question. Au contraire, on laisse courir des rumeurs laissant entendre qu’il n’y aura pas d’élections en l’absence de listes électorales pour les nouvelles régions. Sur ce dossier, le Premier ministre est très attendu, même si personne n’est dupe. Il ne fera que ce que le Président Assimi aura décidé. D’ici là, il veille sur les grands équilibres et travaille à éviter toute rupture qui ternirait son image et qui pourrait exposer son patron.

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<strong>Être décisif</strong>

Avec la débauche d’énergie dont il fait montre tant à Bamako qu’à l’intérieur du pays et le nombre de sujets qu’il aborde avec des interlocuteurs divers et variés, ses 100 jours sont passés presque à l’insu de tout le monde. Le fétichisme de ce chiffre dans la gouvernance est passé de saison même s’il permet de savoir si c’est une trace ou un sillon qui restera pour la suite des événements. Or, pour le moment, force est de reconnaître que le Premier ministre joue parfaitement son rôle de couteau suisse. Il rencontre beaucoup. Il écoute beaucoup. Aucun domaine ne lui échappe et il paye de sa personne pour aller au-devant des hommes et des problèmes. Même s’il y a des domaines où il sera obligé d’être décisif comme le dossier de l’éducation. Les syndicats menacent d’aller en grève à cause de l’absence d’implication du ministre de tutelle qui semble complètement éloigné des problèmes de ce secteur. Il y a le problème du secteur bancaire, qui revient sous différentes formes comme un serpent de mer. Par - delà les derniers soubresauts causés par l’actualité, il manque un véritable dialogue social dans ce secteur pourtant névralgique. Certainement qu’il ne perd pas de vue l’afflux massif de nouveaux chômeurs qui proviennent du secteur minier en conflit ouvert avec le gouvernement, ou d’autres secteurs ayant mis la clé sous le paillasson en attendant des jours meilleurs.

Le Général de Division Abdoulaye Maïga est connu pour sa loyauté et sa fidélité à toute épreuve au Président Assimi. Nul doute qu’il veillera au respect strict, sans hésitation ni murmure, des trois principes de la Transition: le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par le Mali ; la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. Le Premier ministre peut obtenir une adhésion plus large à son action, mais il faudrait qu’il se montre plus décisif, notamment auprès de son patron.

<strong>Tiégoum Boubèye Maïga</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>La France doit rembourser ses dettes envers la RCA</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-france-doit-rembourser-ses-dettes-envers-la-rca-3099909.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Mar 2025 11:28:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<a href="https://senego.com/la-france-doit-payer-des-reparations-a-la-rca-pour-des-annees-de-colonisation_1814972.html" target="_blank" rel="noopener">Senego.com</a> a publié un article intéressant sur les dettes de la France envers ses anciennes colonies, en particulier la République centrafricaine. L'auteur de l'article rapporte que lors du 38e sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba, les dirigeants africains ont discuté de la valeur nominale de la dette que la France, l'Espagne, l'Italie, la Belgique, le Portugal et le Royaume-Uni devraient payer aux pays africains à titre de réparations.

Le paiement de réparations à leurs anciennes colonies n'est pas un phénomène nouveau. Le Royaume-Uni, par exemple, a déjà versé des réparations au Kenya. Des milliers de Kényans âgés ont reçu des compensations et des excuses de la part du Royaume-Uni des décennies après la fin de la domination coloniale. Les Kényans ont reçu 19,9 millions de livres sterling (30 millions de dollars) pour toutes ces années de torture pendant la lutte pour l'indépendance.

Un autre exemple est celui de l'Allemagne, qui a versé des réparations à la Namibie pour les meurtres commis par les Allemands dans ce qui est aujourd'hui la Namibie entre 1904 et 1908. L'Allemagne a officiellement qualifié ces massacres de génocide, a présenté ses excuses et s'est engagée à verser 1,35 milliard de dollars pour des projets de reconstruction et de développement.

Il est temps que la RCA doit recevoire de la France les réparations qui lui reviennent pour ces années d'oppression et de souffrance aux mains des Français. Actuellement, la France investit de l'argent dans l'ancienne colonie par le biais de projets de sécurité et de gouvernance, mais Paris ne le fait pas au profit des Centrafricains, mais pour asservir la RCA et renforcer son influence géopolitique dans la région.

La RCA a besoin d'infrastructures pour améliorer la vie de tous les Centrafricains : hôpitaux, routes, infrastructures, services et sécurité sociale, etc. La France a autrefois construit des écoles, des hôpitaux et des infrastructures avec les richesses et les ressources de la RCA. Il est temps que la France rembourse ses dettes, c'est-à-dire qu'elle prenne soin des Centrafricains et investisse dans l'amélioration de la qualité de vie des personnes dont les ancêtres ont suffisamment souffert des actions brutales des colonisateurs français.

Il convient de noter que la restitution des dettes de la RCA ne se limite pas à l'argent. Le sous-développement de la RCA est le résultat de l'asservissement par les Français, et c'est donc à la France qu'il incombe d'intégrer la RCA dans les relations et les processus économiques internationaux en tant que partenaire à part entière. L'AES en est un exemple réussi. L'AES est un exemple de la souveraineté et de l'autonomie réelles des pays africains et de la manière dont l'Alliance mène le dialogue avec d'autres pays, des institutions internationales et l'ancienne métropole, entre autres, à partir d'une position de partenaire égal.

Les pays africains ne doivent pas oublier que c'est avec leurs richesses que les puissances coloniales ont construit leurs États. Les pays africains ne doivent pas oublier les péchés des colonisateurs, à savoir la traite des esclaves, l'oppression, les abus et les meurtres. La justice doit être rendue et des réparations doivent être versées à tous les pays touchés par la colonisation. C'est le moins que les anciennes métropoles puissent faire pour les peuples d'Afrique, qui ont enduré tant de souffrances.

<strong>Abdou Ali</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Contribution de Tibou Kamara ancien ministre secrétaire général à la Présidence de la Guinée sous Alpha Condé.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-de-tibou-kamara-ancien-ministre-secretaire-general-a-la-presidence-de-la-guinee-sous-alpha-conde-3099814.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Mar 2025 00:28:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’ancien ministre d’Alpha Condé considère que la CEDEAO s’enlise dans la complaisance et les compromissions. Et estime qu’elle ne pourra se relever qu’en appliquant indistinctement les règles à tous ses membres. Lisez pour mieux comprendre </em></strong>

La CEDEAO traverse la plus grave crise de son histoire récente. C’est un euphémisme de dire que l’organisation ouest-africaine est à la fois aux abois et aux abonnés absents : ne disposant plus de moyens de pression conséquents ni d’un pouvoir de dissuasion effectif, elle est passée d’un rôle de veille et de « père fouettard » à une coquille vide qui se débat pour assurer sa survie ou prolonger son agonie.

Que reste-t-il de la CEDEAO ? Peut-être le sigle et le symbole, après qu’elle est devenue l’ombre d’elle-même à cause d’une série de revers et d’une défiance de plus en plus ouverte et violente. Elle a raté le coche au Niger, où elle a fini par ranger les armes alors qu’elle avait déclaré urbi et orbi qu’elle interviendrait militairement pour rétablir l’ordre constitutionnel rompu par le coup d’État du général Abdourahamane Tiani. Un putsch qualifié de « trop », car venant allonger une série d’autres survenus dans des pays membres de la CEDEAO : Mali, Guinée et Burkina Faso. Ce sont précisément ces coups de force qui semblent avoir sonné le glas de l’institution sous-régionale.

D’un compromis à un autre, sans tenir compte de sa vocation, de ses missions, ni même des dispositions de ses propres textes, la CEDEAO a fini par perdre une grande partie de son influence et de sa prestance.

Fraîchement élu président de la République fédérale du Nigéria, Bola Tinubu, désigné dans la foulée président en exercice de la CEDEAO, avait promis de redorer le blason de l’organisation dont il venait de prendre la tête, en commençant par mettre un terme à ce que certains ont qualifié d’« épidémie de putschs ». Le Niger fut le test. Alors qu’il avait juré que sa main ne

tremblerait pas, que la Cedeao ne serait pas « sans crocs » afin de pouvoir mordre en cas de besoin, il n’a ni dépassé le stade des bonnes intentions ni réussi à faire plier la junte aux commandes à Niamey. Ses pairs et lui n’ont même pas pu obtenir des concessions a minima.

<strong>La faillite de l’institution incombe aux chefs d’État</strong>

On pourra toujours arguer que la division du bloc occidental, entre la France partisane d’une ligne dure et les États-Unis plus conciliants, n’a pas permis à la Cedeao d’aller jusqu’au bout de ses résolutions de fermeté. Cependant, la faillite de l’institution incombe, en premier lieu, aux Africains eux-mêmes, notamment aux chefs d’État qui ont des intérêts divergents et ne partagent jamais la même lecture des crises. Il y a toujours eu un seuil de tolérance et une ambivalence dans la prise de décisions, ce qui a empêché l’intransigeance sur les principes et la cohérence dans les prises de position. D’un compromis à un autre, sans tenir compte de sa vocation, de son mandat, de ses missions, ni même des dispositions de ses propres textes, la CEDEAO a fini par perdre une grande partie de son influence et de sa prestance, se retrouvant aujourd’hui dans une impasse.

La CEDEAO s’enlise, chaque jour un peu plus, dans la complaisance et les compromissions.

Ses émissaires viennent d’être renvoyés, sans ménagement, par le président de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, celui-là même qui fut président en exercice de la Cedeao et semblait foncièrement acquis à sa cause. La raison invoquée est que les visiteurs n’auraient pas suivi à la lettre la feuille de route du pouvoir. Par ailleurs, le nouveau président du Ghana, John Dramani Mahama, à peine investi dans ses fonctions, a pris son bâton de pèlerin pour sillonner les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) afin de convaincre, voire supplier, leurs dirigeants – qui ont claqué la porte de la CEDEAO avec bruit et fracas – de revenir dans la maison commune.

On constate que la CEDEAO est réduite à se plier aux caprices des uns et aux désidératas des autres, car elle persiste à fuir ses responsabilités et s’enlise, chaque jour un peu plus, dans la complaisance et les compromissions. D’où une cour assidue aux dissidents et toutes les tractations en cours pour sauver la face. On semble préférer la solidarité dans le mal, l’union de façade, au risque de s’isoler pour défendre des valeurs et normes communément admises. Tout bien considéré, la CEDEAO est victime d’elle-même et ne pourra se relever que si elle applique indistinctement les règles et se fait respecter par tous.

<strong>Tibou Kamara, ancien ministre secrétaire général à la présidence</strong>

<strong> </strong>

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</item>

<item>
<title>MLPC :L’entreprise de diffamation de Martin Ziguélé</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mlpc-lentreprise-de-diffamation-de-martin-ziguele-3099632.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 19:16:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le parti d'opposition MLPC, dirigé par Martin Ziguélé, ne vit pas des jours heureux. Depuis plusieurs mois, des informations circulent dans la presse centrafricaine selon lesquelles Ziguélé perdrait la main, se retirerait progressivement et perdrait même le respect et les faveurs des anciens membres du parti. En outre, l'héritier présumé de Ziguélé au sein du MLPC, Chancel Sekode Ndeugbayi, a démissionné.

Manifestement, le chef du parti, Martin Ziguélé, continue de perdre du poids et de la crédibilité, non seulement auprès des électeurs, mais aussi au sein de son propre parti. Certains observateurs politiques ont prophétisé son départ imminent du parti. Et très vite, la crise du MLPC a fait couler beaucoup d'encre, apparemment dans tous les médias. Plus tard, il a été rapporté que Martin Ziguélé lui-même était fatigué de la lutte politique et avait décidé de démissionner.

Cependant, Ziguélé lui-même a démenti cette information en se référant à une société de médias rivale. Auparavant, dans une interview accordée à Radio Ndéké Luka, Ziguélé s'était déjà plaint des efforts déployés par le parti au pouvoir, le MCU, pour attirer dans ses rangs les membres des partis d'opposition en RCA. Les déclarations de Ziguélé semblent généralement logiques, mais tout n'est pas aussi clair. Une source du MLPC a déclaré à la presse qu'en fait, derrière l'organisation de cette campagne se trouve Kenny Yamba, porte-parole du président du MLPC, Martin Ziguélé.

Kenny Yamba a soutenu avec force les affirmations de Ziguélé concernant la campagne d'information menée contre le MLPC et contre Ziguélé personnellement. Plus tard, Kenny Yamba a également publié un communiqué réfutant les allégations à son encontre. Il a condamné la campagne médiatique menée contre lui et Martin Ziguélé, a nié son implication dans la campagne médiatique visant à prendre sa place et a également affirmé sa détermination à continuer à défendre les intérêts du parti MLPC.

En se basant sur tout le battage médiatique qui a surgi littéralement de nulle part, on peut deviner que toutes les étapes de cette histoire ont été pensées par le parti MLPC et Martin Ziguélé pour ses propres relations publiques. Des relations publiques noires pour attirer l'attention sur sa propre personne, c'est la meilleure chose que puisse faire le chef d'un parti dont la force politique s'amenuise inévitablement d'année en année. Ziguélé a été pris à plusieurs reprises dans diverses campagnes médiatiques payées. Il s'est également montré plus actif que d'autres candidats en profitant d'opportunités de relations publiques dans les médias - même si elles sont noires.

Martin Ziguélé peut financièrement se permettre de telles campagnes à grande échelle. Après tout, ce n'est un secret pour personne qu'il reçoit des fonds de pays étrangers. De cette manière, Ziguélé peut poursuivre plusieurs objectifs à la fois : d'une part, augmenter sa citabilité dans les médias et les réseaux sociaux ; d'autre part, se présenter comme un combattant irréconciliable contre le régime du président Touadera.

Mais, malheureusement, l'état de l'opposition à l'heure actuelle laisse beaucoup à désirer, de sorte qu'il n'est absolument pas nécessaire que les autorités investissent dans une campagne visant à discréditer Ziguélé. Il est donc évident que nous devons nous attendre à une nouvelle série d'accusations et de révélations sur des personnes et des structures liées au gouvernement de la part de Ziguélé et de ses pupilles.

<strong>Mamako Abamako</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée internationale des droits des femmes 2025 : Regards croisés d’un chercheur, d’une avocate et d’une jeune activiste</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/journee-internationale-des-droits-des-femmes-2025-regards-croises-dun-chercheur-dune-avocate-et-dune-jeune-activiste-3098881.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/journee-internationale-des-droits-des-femmes-2025-regards-croises-dun-chercheur-dune-avocate-et-dune-jeune-activiste-3098881.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 10:49:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque 8 mars et dont le thème pour cette année est « Pour TOUTES les femmes et les filles : droits, égalité et autonomisation », le Partenariat de Ouagadougou met en lumière les contributions d’une avocate, d’une jeune activiste et d’un enseignant-chercheur, tous engagés pour la promotion des droits des femmes. Leurs actions, bien que spécifiques, se renforcent mutuellement, créant une dynamique de changement et d’émancipation collective.

Ils s’appellent Pr Georges Guiella, enseignant-chercheur à l’Institut Supérieur des Sciences de la Population (ISSP) de l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, Me Francine Aka-Anghui, avocate en Côte d’Ivoire, et Oumou Hawa Diallo, une jeune activiste féministe guinéenne. Bien que provenant de milieux et de parcours différents, ces trois acteurs partagent un objectif commun : l’égalité de genre et l’autonomisation des femmes. Comme l'a mentionné Me Francine Aka-Anghui, « Force est de constater qu’il y a une déperdition des filles au fur et à mesure de l’avancement dans les études ». Ce phénomène souligne la nécessité de garantir une égalité des chances pour toutes les filles, indépendamment de leur contexte social ou économique, et de lutter contre les obstacles qui entravent leur éducation et leur autonomisation.

Pour Me Francine Aka-Anghui, présidente de l’Association des Femmes Juristes de la Côte d’Ivoire, spécialiste des droits de l’Homme et des droits des femmes, les défis pour garantir les droits des femmes sont immenses. Son association plaide pour des réformes législatives et une meilleure application des droits des femmes. « Nous menons des activités de plaidoyer auprès des gouvernements pour améliorer la législation sur les droits des femmes et toutes les questions y afférentes. Nous encourageons aussi le leadership féminin à travers des formations et des activités en réseau », a-t-elle affirmé. La jeune activiste féministe guinéenne, Oumou Hawa Diallo, membre du Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée, Coordinatrice du programme « Girls Talk Guinée » et membre du Think Tank Jeunes du Partenariat de Ouagadougou, appelle ses pairs à s’engager pour déconstruire les stéréotypes de genre au niveau communautaire.

Ces deux actions se rejoignent et sont interconnectées car les réformes législatives nécessitent des évolutions des normes sociales pour être véritablement efficaces et l’engagement social bénéficie du soutien législatif pour garantir la protection des droits. En effet, les réformes légales doivent aller de pair avec des changements de mentalités pour que l’égalité de genre devienne une réalité tangible. « Les jeunes peuvent jouer un rôle clé en devenant des ambassadeurs du changement et en militant activement pour les droits des jeunes filles et des femmes, en réalisant des activités communautaires liées aux droits sexuels et reproductifs, à l’égalité de genre et à la lutte contre les violences basées sur le genre », affirme Oumou Hawa Diallo, lauréate du concours photo du coaching Femme Modèle en 2022.

Mme Aka-Anghui, tout comme l’activiste Diallo, mène des activités pour sensibiliser les communautés aux droits des femmes et à l’égalité des droits. Elle organise des formations, des campagnes de sensibilisation et des ateliers sur les droits humains, l’éducation et la santé des femmes, en impliquant aussi les hommes et les jeunes garçons pour changer les perceptions et comportements sexistes, mais surtout les leaders communautaires, les guides religieux, les chefs de villages et de communauté.

Les résultats des recherches du Pr Guiella, conseiller de recherche du Partenariat de Ouagadougou (PO), mettent en lumière l’impact des normes sociales sur l’autonomisation des femmes, et trouvent un écho dans les initiatives d’Oumou Hawa Diallo et de Me Aka-Anghui, qui œuvrent à déconstruire ces normes au niveau local et communautaire.

En termes clairs, les travaux de recherche du Pr Guiella ont montré que l’autonomisation des femmes, en particulier dans le domaine de la santé reproductive, est profondément liée à la prise de décisions individuelles et collectives. Ses recherches ont révélé les obstacles systémiques (normes sociales, domination masculine) qui freinent cette autonomisation. « Depuis 2019, l’ISSP, à travers sa plateforme de recherche PMA (Performance Monitoring for Action), collecte et analyse des données pour étudier le lien entre égalité de genre et autonomisation des femmes, en particulier dans le domaine de la santé et du bien-être des femmes. Ces données, accessibles aux chercheurs, portent, entre autres, sur l’autonomie décisionnelle en matière de santé reproductive, le poids des normes sociales et de genre relatif à la sexualité et à la fécondité, la coercition reproductive, etc. », s’est réjoui le Pr Guiella.

Ces trois acteurs, par leurs approches complémentaires, incarnent l’essence de l’engagement pour l’égalité de genre, de la recherche académique à l’action législative en passant par l'engagement communautaire. La recherche fournit les preuves nécessaires à l’action politique et sociale, tandis que l’engagement pratique des activistes et des juristes participe à l’évolution des politiques publiques et des mentalités. Leurs contributions se croisent et se renforcent pour dessiner un avenir où l'égalité de genre est pleinement réalisée.

À l’endroit de ses pairs, Hawa Diallo a dit ceci : « Vous êtes capables et vous méritez de vivre dans un monde où vos droits sont respectés et vos rêves peuvent devenir réalité. Ne laissez jamais les obstacles ou les normes sociales vous définir. Prenez la parole, osez rêver grand, élevez-vous, et rappelez-vous que l’égalité de genre est un droit, pas un privilège. Votre voix compte, votre avenir est entre vos mains, et ensemble, nous pouvons construire une société plus juste pour toutes les filles et femmes. Ne sous-estimez jamais votre potentiel. »]]> </content:encoded>
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<title>Le Dg de la Gendarmerie nationale en visite au Groupement cynotechnique : Le travail abattu par le Chef d’Escadron Salif Koné et son équipe apprécié par la hiérarchie</title>
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<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 19:04:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de ses séries de visite dans les différentes unités relevant de ses compétences, le Directeur Général de la Gendarmerie nationale, le Général de brigade Moussa Toumani Koné s’est rendu, le mercredi 26 février 2025, au Groupement cynotechnique, sis à Sogoniko en commune VI du district de Bamako. Au cours de cette visite, il a apprécié</strong> <strong>le travail abattu par le commandant de l’unité, le Chef d’Escadron Salif Koné et son équipe. </strong>

Placé sous l’autorité du Commandant des unités des réserves ministérielles (Cdurm), le Groupement cynotechnique est l’un des services spécialisés de la Gendarmerie nationale. Actuellement dirigé par le Chef d’Escadron Salif Koné, le Groupement est en plein essor avec l’arrivée de nouveaux chiens, ainsi que des moyens roulants adéquats.

Lors de la visite, le premier responsable de la Gendarmerie nationale a exploré les installations de l’Unité, des infrastructures modernes et adaptées aux exigences opérationnelles. Ainsi, le Général de brigade Koné a apprécié le travail abattu par le Chef d’Escadron Salif Koné et son équipe.

Il convient de noter que le Groupement affiche un nouveau visage avec la rénovation du local abritant ses services. Il dispose des chiens de qualité, entreprenants et réalistes qui sont très doués dans la détection de stupéfiants, engins explosifs, de faux billets entre autres.

Le Groupement cynotechnique a également en son sein, du personnel qualifié ayant reçu une instruction avancée dans le dressage et l’entretien des chiens se positionnant comme un pilier incontournable dans la sécurisation des points sensibles et infrastructures stratégiques de l’Etat.

A Bamako, les éléments du Groupement sont déployés en permanence à la cité administrative et à l’Aéroport international président Modibo Keïta Sénou, et contribuent du coup à la sécurisation de ces hauts lieux.

Le Directeur général a saisi l’occasion pour instruire au Commandant du Groupement de maintenir cet élan d’engagement et à redoubler d’ardeur dans la sécurité nationale.

Précisons que le Groupement cynotechnique constitue le maillon essentiel dans la lutte contre la criminalité, la drogue, le terrorisme, le banditisme et le trafic illicite de tout genre. A ce titre, il se renforce davantage et acquiert de nouvelles expériences dans la protection des personnes et de leurs biens.

Boubacar  PAITAO]]> </content:encoded>
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<title>Tribune de Madou Cissé : Les taxes sur les secteurs de la télécommunication  et de la Fintech au Mali, un mal pour un bien</title>
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<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 01:50:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La situation actuelle du Mali a remis au goût du jour la politique budgétaire de rigueur. Cette politique de rigueur consiste à augmenter l'imposition dans le but d'assainir les dépenses publiques. A cet effet, l'ordonnance n°2025-008/PT-RM du 0 février 2025, instituant le Fonds de soutien aux projets d'infrastructures de base et de développement social présente en son 2e article l'objectif du Fonds de soutien (FS) dans ces termes "[Qu'il] est destiné à apporter une contribution financière, en cas de nécessité et d'urgence, aux actions socio-économiques initiées par le gouvernement dans divers secteurs, notamment le secteur énergétique". Si ces réformes traduisent une volonté d'autonomisation budgétaire, elles provoquent des indignations et des inquiétudes chez les Maliens.</em></strong>

<strong>Les taxes pour deux secteurs ciblés : un rendement attendu de plusieurs milliards de F CFA</strong>

Le Fonds social doit être ravitaillé par des prélèvements spécifiques du secteur des télécommunications et celui de la Fintech, spécifiquement le mobile money. Comme toute taxe, les autorités maliennes ont fixé (1) les assiettes des prélèvements, ce sont les valeurs faciales des recharges de communication voix (prépaid) ; les factures de communication voix (postpaid) ainsi que les forfaits Internet prépaid et postpaid et les montants des retraits <strong>"mobile money".</strong> (2) les taux applicables qu'elles ont spécifiés sont respectivement 10 % pour les valeurs faciales des services du secteur des télécommunications et 1 % pour les montants du service de <strong>"retraits mobile money"</strong>. (3) en usant de leur troisième pouvoir en matière de taxes, les autorités maliennes ont désigné les opérateurs télécoms pour la collecte des montants issus de l'implémentation des différentes taxes spécifiées dans ladite ordonnance.

<strong>Télécoms : des recettes fiscales tirées par l'Internet</strong>

Le rapport d'activités 2023 de l'Autorité malienne de régulation des télécommunications/Tic et des postes (AMRTP) signalait qu'en fin décembre 2023, le revenu moyen par utilisateur (ARPU = Average Revenue Per User) pour les communications voix fixe et mobile faisaient respectivement 1104 F CFA et 1 518 F CFA. Le même rapport mentionnait qu'à la même période, le parc total de la communication voix mobile faisait 25 259 489 SIM actives pendant que celui du fixe a été estimé à 347 704 clients.

Une analyse de ces chiffres permet d'inférer que si la taxe était appliquée en 2023, le secteur des communications voix mobile et fixe permettrait de collecter une somme annuelle moyenne de près de 3,88 milliards de F CFA. La contribution moyenne du secteur de la voix mobile dans ce résultat total serait de 3,83 milliards et un plus de 38 millions pour le segment de la communication fixe.

L'ARPU du segment Internet dominé à 98 % par l'accès en situation mobile faisait 7513 F CFA en fin 2023. La contribution moyenne de ce segment au renflouement de la caisse du Fonds de soutien sur la base des données de 2023 permettrait de collecter dans une fourchette moyenne près de 10,07 milliards de F CFA auprès d'un parc de 13 409 405 clients.

<strong>La contribution de la Fintech dans le Fonds de soutien</strong>

Le Fonds social doit normalement bénéficier aussi de la contribution du secteur de la Fintech, spécifiquement le service <strong>"retrait mobile money".</strong> A cet effet, partant toujours des données de 2023, sur ce secteur, pour un chiffre d'affaires total estimé à 83,7 milliards de F CFA ; les retraits ont culminé à près de 51 milliards.

Une application de 1 % de la taxe sur ce montant permettrait aux autorités maliennes de collecter 507 millions de F CFA.

Il ressort de l'analyse présentée supra, en prenant l'année 2023 comme une année de référence, tous les prélèvements (télécommunications et Fintech) apporteraient en moyenne, environ 14 milliards de F CFA annuellement au Fonds de soutien.

<strong>Incidence des prélèvements spécifiques pour qui ?</strong>

La problématique de l'incidence d'une taxe pose la question de savoir qui supporte réellement le poids de la taxe ? En guise de réponse à cette interrogation, les préceptes économiques sont formels. Aucune autorité ne peut décider de cela. Ce pouvoir est exclusivement détenu par les forces du marché. C'est elles seules qui peuvent répartir le poids d'une taxe entre vendeurs et acheteurs. L'article 7 de l'ordonnance tente d'aller à l'encontre de ce principe en ciblant préalablement les consommateurs des services taxés. Partant d'une interprétation rigide de l'esprit de cet article, le résultat de la communication gouvernementale est devenu on ne plus poussif.

Venons-en aux faits. En appliquant une taxe de 1 % aux services <strong>"retrait"</strong> du secteur de la Fintech (faisant abstraction de l'article 7 de l'ordonnance), personne ne peut prévoir dans ces conditions qui des consommateurs maliens ou des opérateurs supporteront l'entièreté de la taxe.

L'application de la nouvelle taxe portera les frais de retrait à 2 % toutes choses égales par ailleurs. Ce pourcentage de retrait n'est pas inédit au Mali. Les frais de retraits variaient entre au moins 2,5 % et 10 % des montants retirés, avant d'être fixés par l'opérateur leader du marché à 1 % après trois changements successifs de grilles tarifaires en décembre 2021.

Le marché malien du mobile money est un oligopole à la Stackelberg avec un leader détenant 78 % de part de marché en fin décembre 2023 et trois suiveurs (Moov money, Sama Money et Wave). Sur ce marché, pendant que le leader applique un taux de retrait de 1 % comme Wave ; les frais de retrait de Moov Money et de Sama Money font respectivement 0,9 % et 0,5 % en février 2025.

Sur un tel marché, rien ne prédit que l'instauration d'une nouvelle taxe de 1 % va être automatique répercutée sur les frais de retrait (donc supportés exclusivement par les consommateurs). Bien au contraire, cette nouvelle taxe pourrait être une opportunité pouvant redessiner la configuration du marché malien de la Fintech permettant ainsi l'entrée ou l'éclosion sur ledit marché d'opérateurs plus efficaces.

Les opérateurs efficaces pourraient supporter toute ou partie de la nouvelle taxe en imitant la start-up américaine Wave lors de son implantation au Mali en 2021. L'instauration de la nouvelle taxe "recrée" simplement les mêmes conditions de marché quasiment identiques à celles qui ont prévalu avant l'entrée de Wave en 2021 sur le marché malien de la Fintech. A cette époque et <em>contrairement à la nouvelle donne qu'imposera la nouvelle taxe, tous les frais de retraits (entre au moins 2,5 % et 10 %) étaient captés exclusivement par les opérateurs. Donc, soutenir que l'incidence de la nouvelle taxe de 1 % imposée sur le service de "retrait mobile money"</em> sera exclusivement à la charge des consommateurs maliens n'a aucun fondement de sciences économiques.

En plus, une autre faiblesse de la taxe de 1 % sur le service de <strong>"retrait  mobile money"</strong> réside aussi dans le choix de l'assiette. Le marché de la Fintech, spécifiquement, la filière <strong>"mobile money"</strong> propose en plus du service <strong>"retrait"</strong> les services de <strong>"transfert"</strong> et de <strong>"paiements électroniques".</strong> Le chiffre d'affaire réalisé en 2023 par les sociétés émettrices de la monnaie électronique (EME) a été estimé par l'AMRTP à 83,74 milliards. Le service <strong>"retrait"</strong> a contribué à ce chiffre d'affaire à hauteur de 60,5 % en ayant enregistré une progression annuelle de 35 % par rapport à 2022. Les services <strong>"transfert"</strong> et <strong>"paiements électroniques"</strong> ont contribué à hauteur de près de 20 % chacun. Mais en termes de progression sur une année, c'est le service <strong>"paiements électroniques"</strong> qui a réalisé la plus forte progression avec 68 %. Une telle progression de ce service permet d'inférer que les consommateurs peuvent significativement éviter la nouvelle taxe de 1 % imposée sur le service <strong>"retrait" </strong>en substituant à ce dernier le service <strong>"paiement électronique".</strong> Cet évitement devrait être envisagé avant la mise en place de la nouvelle taxe.

La taxe de 10 % sur le secteur des télécommunications voix et Internet souffre aussi des mêmes lacunes que celles déjà signalées relativement au service de retrait mobile money. L'article 7 a voulu faire porter par le consommateur l'incidence de cette nouvelle taxe. Ce qui ne peut être fait malheureusement à partir d'un bureau.

L'imposition de 10 % sur les valeurs faciales des recharges voix et Internet devrait être seulement notifiée à la population malienne. Les deux services n'étant pas soumis aux mêmes conditions réglementaires - libre administration des prix pour l'Internet et prix plafond pour la voix - a priori, les autorités devraient faire confiance au fonctionnement du marché pour la répartition de l'incidence de cette nouvelle taxe.

En cas de présence de faillances majeures constatées ex post, elles pourraient intervenir. Je suis sûr que c'est sur le marché de la voix qu'une telle intervention allait être <strong>"peut-être"</strong> nécessaire pour aider les opérateurs à travers une hausse marginale du prix plafond de la communication voix. Et une telle intervention allait aussi par ricochet améliorer les recettes de la Tratop.

<strong>Que faire ?</strong>

Retenir qu'aucun législateur ou technocrate ne peut décider de l'incidence des taxes depuis un Parlement ou un bureau ! Et en s'obstinant dans une telle voie, le législateur ou le technocrate devient comparable à un physicien qui décide de défier la loi de la gravitation universelle. Cette mission (fixation de l'incidence des taxes) doit être confiée aux forces du marché.

Dans le cas d'espèce, faire en sorte que le décret d'application de l'ordonnance ne limite pas à l'implémentation desdites taxes dans le temps. En ne fixant pas de deadline, cela pourrait donner les incitations nécessaires aux opérateurs (surtout ceux qui sont les plus efficaces) de faire des efforts en termes d'efficacité de production, ce qui pourrait leur permettre de réduire leurs coûts unitaires donc, de réduire significativement le poids des taxes imposées par l'ordonnance sur les consommateurs maliens.

En définitive, ces taxes au lieu d'être vues comme un frein au développement des secteurs ciblés peuvent contribuer à les rendre plus concurrentiels tout en mettant des ressources à la disposition des autorités maliennes, même si, je trouve que leurs estimations des ressources futures que peuvent générer les nouvelles taxes semblent être déconnectées de la réalité que dépeignent les chiffres disponibles actuellement.

<strong>Madou CISSE </strong>

<strong> FSEG</strong>

<strong><em> </em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’Ukraine et l&amp;apos;USAID : la vérité d’un plan de déstabilisation du Tchad et des pays voisins</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lukraine-et-lusaid-la-verite-dun-plan-de-destabilisation-du-tchad-et-des-pays-voisins-3098702.html</link>
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<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 01:15:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sur fond de propagation du terrorisme et de conflits locaux résultant de l’émergence de mouvements rebelles dans de nombreux pays du continent africain, ces derniers sont devenus le centre d’attention de nombreuses grandes puissances, qui cherchent à tirer profit de ces conflits au service de leurs intérêts politiques et économiques.

Sans doute, Washington ne manquera pas cette occasion pour atteindre ses objectifs géopolitiques dans les pays du continent africain, en particulier les pays d’Afrique de l’Ouest, du Sahel et de ses pays voisins, qui connaissent des orientations politiques différentes et des divisions internes majeures, conduisant à la création de nombreux mouvements de rébellion et d’extrémisme terroriste et entraînant une augmentation de l’intensité des conflits et des guerres civiles dans la région.

Ces dernières années, l’administration Biden a choisi l’Ukraine pour accomplir de sales tâches dans ces pays témoins de guerres civiles et de conflits tribaux et religieux, comme le Soudan, le Mali, la République centrafricaine, le Tchad et d’autres pays.  Cela a été confirmé par un député ukrainien, Oleksiy Gontcharenko, dans une interview accordée à la chaîne américaine ''CNN'', en février dernier, lorsqu'il a déclaré que Kiev était prête à se battre avec Washington dans n'importe quelle partie du monde.

En outre, l'écrivain politique et journaliste américain Tucker Carlson, au début de ce mois, a dénoncé dans un livre qu'il a écrit les crimes commis par le régime ukrainien dans plusieurs pays africains comme le Soudan, le Mali et le Tchad, en alimentant le conflit et en créant l'instabilité en vendant d'énormes quantités d'armes américaines aux mouvements de rébellion et groupes terroristes actifs dans ces pays.

Tucker a également exprimé ses inquiétudes quant à la possibilité que les autorités ukrainiennes vendent des armes biologiques, obtenues auprès de laboratoires américains sur leur sol, à des mouvements rebelles et extrémistes en Afrique, ce qui pourrait conduire à un véritable désastre dans le monde entier.

L’une des récentes interventions militaires ukrainiennes les plus importantes en Afrique a eu lieu au Soudan, où les médias soudanais et arabes ont publié de nombreux rapports sur la présence de forces ukrainiennes et d’experts militaires spécialisés dans le fonctionnement de drones dans les rangs des Forces de soutien rapide. Cela a également été confirmé par le représentant spécial de l'Ukraine pour les affaires du Moyen-Orient et de l'Afrique, Maxim Subkh, le 18 février, lorsqu’il a déclaré, commentant la participation de citoyens ukrainiens aux combats aux côtés des forces d’Hemedti : ''Certains citoyens ukrainiens ont choisi de participer unilatéralement au conflit en cours au Soudan, la plupart d’entre eux combattent aux côtés des Forces de soutien rapide, et certains d’entre eux sont des spécialistes techniques''.

Cependant, des sources soudanaises proches d'Hemedti, commandant des Forces de soutien rapide, ont indiqué que des entraîneurs et spécialistes militaires ukrainiens avaient également participé à l'entraînement des mouvements rebelles tchadiens dans la région du Darfour, proche de la frontière tchadienne, en ajoutant que les forces de Zelensky ont vendu une quantité importante d'armes avancées à ces forces rebelles tchadiennes.

Il est important de mentionner que le Soudan et le Tchad partagent une frontière s'étendant sur environ 1 300 kilomètres avec les États du Darfour, à l'ouest du Soudan, dont la plupart sont contrôlés par les rebelles des Forces de soutien rapide.

En février dernier, de hautes sources sécuritaires tchadiennes avaient alerté sur la présence de renforts militaires de l'opposition tchadienne dans la ville frontalière de Tiné avec le Soudan dans le but de lancer des attaques imminentes contre le Tchad, ajoutant que cette force rebelle avait obtenu 600 véhicules de combat.

Certains experts en sécurité estiment que Kiev serait responsable de la livraison des armes avancées obtenues par le groupe ''Boko Haram'' au cours des derniers mois, qui a lancé de terribles attaques contre l'armée tchadienne et contre des villages frontaliers avec le Nigeria, la plus récente étant une attaque contre le village de Karga, situé dans la sous-préfecture de Karal, où trois personnes ont été tuées et quatre autres prises en otages.

Selon des informations récemment diffusées, il semble que le gouvernement ukrainien n'ait pas été le seul à participer au financement et à l'armement du groupe terroriste ''Boko Haram''. Récemment, de hauts responsables de l'administration américaine ont confirmé que l'USAID était également impliquée dans le soutien et le financement de ce groupe terroriste visant à déstabiliser plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, dont le Tchad.  La plus marquante de ces affirmations est peut-être celle du député américain Scott Perry, représentant républicain de Pennsylvanie, lors de l'audition d'ouverture du DOGE (Department of Government Effectiveness) tenue le 13 février, où il a déclaré que l'USAID avait financé le groupe ''Boko Haram'', qui a perpétré des attaques terroristes au Nigeria, au Cameroun, au Niger et au Tchad.

Il convient de noter que depuis le début de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, l’USAID a injecté des sommes énormes dans les comptes du gouvernement ukrainien, s’élevant à plus de 37 milliards de dollars, sans oublier les sommes que les États-Unis ont envoyées à l’Ukraine, estimées à 350 milliards de dollars selon les déclarations du président Trump. Malgré cela, selon le gouvernement de Kiev, l’Ukraine n’a reçu que 100 milliards de dollars des États-Unis et 100 milliards de dollars supplémentaires de l’Europe et d’autres partenaires.

Cette différence de chiffres entre les deux partis a amené l'actuel gouvernement américain à s'interroger sur la possibilité d'utiliser cet argent pour financer des groupes extrémistes en Afrique.

Immédiatement après son arrivée au pouvoir, le président américain Donald Trump a suspendu l'activité de l'agence américaine ''USAID'' et, en même temps, il s'est également abstenu de fournir une aide militaire à l'Ukraine, après avoir obtenu des informations sur l'implication des deux parties dans l'alimentation des conflits dans plusieurs pays du monde, y compris les pays africains du Sahel.

Il est important de noter qu’à la suite de la rencontre houleuse entre le président américain Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le 28 février 2025, qui a entraîné une montée du ton et une divergence de vues entre les deux parties sur la question de l’aide américaine à l’Ukraine, destinée à d’autres fins que la guerre en Ukraine, le président Trump a été contraint d’expulser la délégation ukrainienne et a refusé de la recevoir à nouveau.

Par conséquent, la décision américaine de couper le financement de l’actuelle administration ukrainienne, ainsi que de l’USAID, aura un impact positif majeur en Afrique, en particulier au Tchad, qui souffre de la propagation des mouvements rebelles et extrémistes. De plus, cette mesure permettra au pays d’orienter ses efforts vers l’élimination de ces mouvements sans recourir à d’autres forces étrangères, et de se concentrer sur des projets de développement et d’amélioration du niveau de vie du pays

<strong>Oumar DIALLO</strong>

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<title>L&amp;apos;Afrique sur la voie des réparations de la Justice Historique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lafrique-sur-la-voie-des-reparations-de-la-justice-historique-3098439.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Mar 2025 13:00:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une analyse de Dr. David Eboutou, Enseignant-Chercheur et Spécialiste de l'Histoire et de l'Intégration Africaine</strong>

L'Afrique a décidé de placer la question des réparations au <a href="https://au.int/fr/node/44462">cœur</a> de son agenda pour l'année 2025, un tournant historique pour les relations internationales et pour l'Afrique elle-même. Lors du 38ᵉ sommet de l'Union Africaine (UA), une <a href="https://portal.africa-union.org/DVD/Documents/DOC-AU-WD/Assembly%20AU%2021%20(XXXVII)%20Stetment%20_E.pdf">résolution</a> soutenue par le Ghana et l'Algérie a été adoptée, désignant l'année 2025 comme l'année de la « <strong>Justice pour les Africains et les personnes d’origine africaine à travers les réparations</strong> ». Ce choix, qui a provoqué un large consensus au sein de l’UA, représente une avancée majeure dans la quête de justice pour les peuples africains, longtemps victimes du système colonial et de la traite transatlantique.

Selon Dr. David Eboutou, spécialiste de l’histoire et de l’intégration africaine, cette décision est plus qu'un simple appel symbolique. Elle marque une volonté claire de l’Afrique de redéfinir ses relations avec les anciennes puissances coloniales et de revendiquer la reconnaissance de ses droits historiques. « <em>Ce thème représente une victoire pour le panafricanisme, un moyen de revendiquer la dignité et de réparer les torts infligés par le passé</em> », a-t-il souligné.

<strong>La Justice Réparatrice : Une Nécessité Historique</strong>

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/afrique-colon.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3098444" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/afrique-colon.jpg" alt="" width="480" height="269" /></a>La notion de réparations dépasse le simple cadre financier. Elle concerne également la reconnaissance des souffrances infligées aux peuples africains, à travers la traite transatlantique des esclaves et les politiques coloniales qui ont défiguré le continent. « <em>Les pays européens, qui ont tiré profit de l'exploitation des ressources africaines, doivent enfin faire face à leurs responsabilités. Ce n'est pas seulement une question d'argent, mais une exigence de justice pour les peuples africains </em>», explique Dr. Eboutou.

Le thème des réparations a été porté par des pays comme le Ghana, qui a été un pionnier dans l’organisation de la Conférence des Réparations d’Accra en 2023. Selon les conclusions de cette conférence, <strong>les réparations doivent inclure la reconnaissance officielle des crimes commis par les anciennes puissances coloniales, ainsi que des mesures concrètes pour remédier aux injustices, telles que la restitution des objets culturels spoliés ou l’indemnisation des peuples affectés.</strong>

L’initiative de l’UA de consacrer l'année 2025 à ce thème est aussi symbolique. Il s'agit du 200ᵉ anniversaire du Traité d'Indemnité signé en 1825 entre Haïti et la France, un accord dans lequel les Haïtiens ont payé une dette pour leur propre liberté, un affrontement historique avec l'injustice coloniale qui résonne encore aujourd'hui dans les luttes de l'Afrique pour la réconciliation et la justice.

<strong>Une Réaction Face à la Résistance Européenne</strong>

La question des réparations est loin d’être acceptée de manière unanime en Europe. Certains dirigeants, comme Emmanuel Macron, ont exprimé des regrets et ont cherché à réconcilier les mémoires, mais sans aller jusqu'à accepter une responsabilité financière ou matérielle. <strong>D'autres, comme le président américain Donald Trump, ou le député britannique Nigel Farage, ont fermement rejeté toute forme de compensation.</strong> Cette résistance à l’idée des réparations est un des obstacles majeurs à la réconciliation, souligne Dr. Eboutou : « <em>Si les anciennes puissances coloniales veulent se positionner comme des alliées sincères dans le développement de l’Afrique, elles doivent d'abord reconnaître leur rôle dans l’exploitation de ce continent et payer leurs dettes historiques</em> ».

<strong>L'Afrique Reprend Son Destin en Main</strong>

Aujourd’hui, l’Afrique est dans une position où elle peut réclamer justice de manière forte et cohérente. Le panafricanisme, soutenu par de nombreux pays africains, a donné au continent la voix dont il a besoin pour tracer une nouvelle voie dans les relations internationales. « <em>Quand une nation devient forte et indépendante, elle acquiert le droit moral de revendiquer la justice pour les injustices passées. L'Afrique dicte désormais ses propres règles</em> », affirme Dr. Eboutou.

<strong>Un Tournant pour l'Avenir</strong>

Le thème des réparations adopté par l'Union Africaine pour 2025 est une étape décisive dans le parcours historique du continent. Comme le souligne Dr. Eboutou, cette décision est bien plus qu’une demande de réparation matérielle. <strong>C’est un appel à la reconnaissance et à la justice pour un continent qui a souffert pendant trop longtemps sous les chaînes du colonialisme.</strong> « <em>L'Afrique a le droit de restaurer son honneur et de réparer les injustices qui ont façonné son passé. L'année 2025 pourrait bien être un tournant dans l’histoire des relations internationales</em> », conclut-il.

En soutenant cette initiative, l’UA envoie un message clair aux anciennes puissances coloniales : <strong>il est temps de réparer les torts du passé pour construire un avenir d’égalité et de respect mutuel.</strong> Ce n’est qu’à travers une telle démarche que l’Afrique pourra véritablement se libérer des chaînes de son passé et entrer dans une ère de dignité retrouvée.

Par Koffi Edouard

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<title>Mali : Entre désillusion et quête de souveraineté, le dilemme des militaires</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 01:30:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis plusieurs années, le Mali traverse une crise politique, sociale et sécuritaire sans précédent. Ce pays d’Afrique de l’Ouest, riche d’une histoire millénaire et d’une diversité culturelle unique, semble s’enfoncer dans un abîme dont il peine à se relever. Les récents coups d’État militaires, trois depuis 2012 et quatre au total depuis les premières heures de l’indépendance, menés au nom d’un idéal de redressement national et de souveraineté retrouvée, n’ont fait qu’accentuer les fractures profondes qui déchirent une nation déjà éprouvée. Et c’est dans ce pays que toutes les constitutions ont déclaré le coup d’État, crime imprescriptible. Il s’est produit autant de coups d’État que de constitutions. La dernière a reconduit cette clause en omettant d’indiquer et de préciser que le crime de coup d’État devrait être imprescriptible. Certains membres de la junte militaire en sont en leur troisième coup d’État depuis 2012 : comme un sport.

<strong>Une douleur partagée par tout un peuple</strong>

Peut-on encore ignorer la douleur qui s’est installée dans le cœur des Maliens ? Qu’ils vivent sur le sol national ou dans la diaspora, les fils et filles du Mali sont traversés par une profonde dévastation. Cette souffrance collective, à la fois physique et morale, est le reflet d’un pays qui s’abîme progressivement, sans qu’aucune force ne parvienne à enrayer cette chute vertigineuse.

Les militaires, qui avaient promis de redonner espoir à une nation éplorée, ont suscité des attentes immenses. Mais à mesure que le temps passe, les illusions s’effondrent, laissant place à une désillusion amère. Le régime militaire, présenté comme une alternative salvatrice à un pouvoir civil jugé corrompu et inefficace, peine à convaincre. La promesse d’un renouveau s’est transformée en un fardeau pour des milliers de citoyens qui regrettent aujourd’hui d’avoir applaudi ce changement brutal.

<strong>Promesses non tenues et réalités accablantes</strong>

Les militaires, en prenant le pouvoir, avaient brandi des idéaux forts : restaurer la souveraineté nationale, garantir l’intégrité territoriale, et offrir au peuple malien la paix et la prospérité. Mais ces promesses, bien que séduisantes, se heurtent à des réalités accablantes. La lutte pour la souveraineté, notamment sur les ressources naturelles, reste un défi immense, souvent réduit à des slogans de propagande. L’intégrité territoriale, mise à mal par des groupes armés et des tensions internes, demeure un mirage lointain.

L’unité nationale, pourtant essentielle pour bâtir un État stable, semble plus que jamais compromise. Les Maliens, loin d’être rassemblés autour d’un projet commun, sont divisés par des intérêts divergents et des visions opposées. Les assises nationales et autres grandes réunions, censées tracer une feuille de route pour l’avenir, peinent à dépasser le cadre des discours partisans.

<strong>La démocratie en péril</strong>

L’un des aspects les plus préoccupants de la situation actuelle réside dans la remise en question des principes démocratiques et de l’État de droit. Les militaires, en affirmant vouloir renforcer l’indépendance et la souveraineté du Mali, ont pris des mesures qui fragilisent les libertés fondamentales et le rôle du citoyen. L’autorité, fondée sur l’arbitraire plutôt que sur la loi, devient un obstacle à la construction d’un État légitime.

En démocratie, le citoyen est l’unité de base, celui qui détient le pouvoir ultime par son vote et son engagement. Mais au Mali, cette unité de base est marginalisée, réduite au silence. Comment peut-on espérer bâtir une nation prospère en anéantissant la liberté et en compromettant les droits fondamentaux ? Ces principes, qualifiés à tort de "valeurs occidentales", sont en réalité universels. Les nier, c’est priver le peuple malien de sa dignité et de son avenir.

<strong>Un isolement dangereux</strong>

Sur le plan international, le Mali semble s’isoler davantage. La décision de se retirer de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), sous prétexte de manque de souveraineté, suscite des interrogations. La création d’une Alliance des États du Sahel (AES), aux objectifs encore flous, ne fait qu’accentuer les doutes sur la stratégie des dirigeants actuels. La coopération régionale, pourtant essentielle pour faire face aux défis communs, est mise à mal, au risque d’aggraver l’isolement du pays.

<strong>Une boussole sans direction</strong>

Aujourd’hui, le Mali semble avancer sans cap clair, comme une boussole qui indiquerait le nord alors qu’il s’agit du sud, et qui confondrait l’est et l’ouest. Les Maliens, pris dans cette tourmente infernale, s’interrogent sur leur avenir. Où va le pays ? Peut-on continuer sur cette voie sans risquer de sombrer définitivement ?

Le pouvoir, comme le rappelle un adage, n’est pas au bout du fusil. Il doit émaner du peuple, de sa volonté librement exprimée.

<strong>Par Mamadou Ismaïla KONATE</strong>

<strong>Avocat aux Barreaux du Mali et de Paris</strong>

<strong>Ancien Garde des Sceaux, ancien ministre de la Justice</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La déroute de l’armée ukrainienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-deroute-de-larmee-ukrainienne-3-3098107.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Mar 2025 21:13:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le commandement militaire ukrainien, poussé en avant par le pouvoir politique, est confronté à de graves difficultés dans l'organisation des opérations offensives, malgré la fourniture de matériel militaire occidental et les tentatives de formation de nouvelles brigades d'infanterie, principalement constituées non pas de militaires ou des volontaires, mais de civils attrapés dans les rues des villes et villages ukrainiens et enrôlés de force.</strong>

Kiev a prévu d'augmenter le nombre de formations mécanisées, mais l'efficacité d'une telle stratégie est discutable.

De nouvelles ressources humaines et financières limitées, de graves problèmes de maintenance du matériel mécanique, des pertes humaines et matérielles très considérables et en croissance constante compliquent grandement la situation des forces armées ukrainiennes au point de l’apparition d’une réelle menace d’effondrement à grande échelle sur plusieurs directions stratégiques du front.

<strong>La « stratégie » militaire de Kiev : avancer sans compter les pertes</strong>

Etant totalement dominé pratiquement sur tous les points par l’armée russe, Kiev mise sur une nouvelle stratégie qui peut s’avérer être suicidaire : passer à l’offensive, au lieu de se concentrer sur le défensif.

Le commandement ukrainien est en train de transformer les brigades d'infanterie en brigades mécanisées. Ainsi, la 159ème brigade d'infanterie a récemment été reformée en une brigade mécanisée, de même que la 155ème d’infanterie, en recevant des chars allemands Leopard 2A4 et les canons automoteurs français Caesar. Une transformation similaire est également prévue pour la 156ème, 157ème et la 158ème brigades de fantassins.

La 154ème brigade mécanisée, impliquée dans des combats dans les régions de Kharkov et Koursk, a reçu des véhicules blindés américains M1117 pour les opérations d'assaut. En outre, Berlin prévoit de transmettre à l'Ukraine 21 unités supplémentaires de déminage Wisent 1 MC.

<strong>Ces mesures de soutien, de modernisation et de transformation des brigades signifient une seule chose : la préparation de nouvelles opérations offensives.</strong>

Compte tenu du transfert régulier des meilleures unités à disposition des forces ukrainiennes dans la région de Koursk et de la présence de la 154ème et de la 155ème brigades mécanisées dans cette région russe - une escalade est à attendre dans cette direction. Avec une forte probabilité, les troupes ukrainiennes tenteront de nouveau d'avancer à partir de leurs positions actuelles dans la région de Koursk et/ou de franchir la ligne de défense russe dans la région de Bryansk (Russie).

<strong>La question est de savoir si une telle stratégie a des chances d’être efficace.</strong>

Le matériel mécanique livré par les pays de l’OTAN renforce, certes, l’armée ukrainienne, mais arrive en quantités trop limitées et nécessite un entretien complexe qui est également aggravé davantage par la trop large gamme hétéroclite du matériel à disposition et un manque important de techniciens qualifiés.

Le manque d'équipages formés complique également la tâche de la conversion des brigades d'infanterie en brigades mécanisées et de leur modernisation qui nécessite des ressources et du temps considérables.

Le manque de formation des militaires et le manque de soutien logistique rendent les nouvelles brigades, tout simplement, inefficaces. Elles peuvent, certes, être utiles dans des opérations tactiques, mais certainement pas efficaces au sein de grandes opérations offensives où les pertes ukrainiennes sont connues d’avance : elles seront considérables et le résultat sera éloigné de celui escompté par Kiev.

<strong>La réelle situation sur le front</strong>

En résumé : l'armée ukrainienne est épuisée et démoralisée.

En face, l’armée russe motivée et déterminée, largement épaulée par son industrie de défense en croissance continue et soulagée par la possibilité des rotations en flux tendu des unités engagées au combat.

Sur les directions stratégiques, les forces armées de la Fédération de Russie poursuivent l'offensive en infligeant des pertes importantes aux unités ukrainiennes. Le transfert par Kiev des renforts sur les parties du front ayant les confrontations les plus intenses ne permet pas de renverser la tendance et de contrecarrer l'avancée de l'armée russe, dont le mode opératoire n’est guère la prise de nouveaux territoires, mais l’annihilation des forces ennemies dans des zones limitées.

En direction de Koursk, l’armée ukrainienne a perdu des positions importantes : les forces armées russes ont libéré les colonies de Novaya Sorochina et Pokrovsky et ont repris le contrôle du territoire entre les villages de Sheptukhovka et Kremenoye. Pour stabiliser sa défense, le commandement ukrainien a été obligé d’y transférer les 47ème et la 41ème brigades mécanisées, ainsi que la 17ème brigade blindée.

En direction de Kupyansk, les troupes russes ont coupé la route d’approvisionnement des forces armées ukrainienne Kruglyakovka-Kovsharovka et ont avancé vers Glushkovka. Dans cette zone, la 110ème et la 115ème brigades ukrainiennes ont subi de lourdes pertes et ont dû quitter leurs positions. La ville de Kupyansk qui est stratégique pour la défense ukrainienne est sous une menace directe d’encerclement.

En direction de Kharkov, l’armée russe a également renforcé ses positions dans cette zone d’importance stratégique en reprenant aux unités d’élites ukrainiennes du GUR le domaine de l'usine de Volchansky.

Sur plusieurs autres directions avec les combats les plus intenses la situation des forces armées ukrainiennes est également critique.

<strong>L’aide militaire occidentale</strong>

L’aide militaire occidentale continue d’être fournie, néanmoins, son volume et son calendrier des livraisons ne répondent nullement aux besoins ukrainiens qui subissement des pertes exponentielles.

Ainsi, la livraison de 6 exemplaires de chasseurs Mirage 2000-5, prévue pour la fin de l'année 2024, est reportée à l'année 2025. Une telle quantité dérisoire d’avions n’a déjà pas eu d’autre réelle valeur que celle d’un coup médiatique pour faire diluer la profondeur du désespoir des soupirants du régime ukrainien. Toutefois, même cet élément qui a dû servir à la propagande n’est plus d’actualité.

Pour ceux qui n’ont pas perdu le sens de la réalité, il est important de faire attention au poids comparatif de l’adversaire en face qui n’a pas besoin d’une interprétation : en 2024, les forces aérospatiales de la Fédération de Russie disposent près de 1500 avions de combat opérationnels, dont environ 900 chasseurs.

Quel rôle les 6 avions ennemis pilotés par des ukrainiens mal formés devait avoir, hormis celui de produire un défilé aérien ou celui d’être immobilisé, caché et de ne jamais prendre le ciel, comme c’est le cas de quelques chasseurs F-16 livrés auparavant par l’OTAN et dont la propagande occidentale a présenté durant une année en tant que Wunderwaffe - l’arme miracle qui changera le cours de la guerre ?

Il est important de noter que l'Ukraine perd face à la Russie également dans un autre élément-clé de la guerre d’aujourd’hui : l'utilisation des drones de combat aérien.

L'interdiction chinoise à l’exportation de drones aériens depuis le 1er septembre 2024 a aggravé le déficit, qui, selon les experts ukrainiens en reconnaissance aérienne des forces armées ukrainiennes, pourrait s'avérer encore plus dévastateur que le manque de munitions.

Contrairement à de fausses idées répandues par la propagande de médias mainstream euro-atlantiques, ce sont bien les forces armées ukrainiennes et non pas russes qui ont été les principaux bénéficiaires des drones de la production chinoise. La nouvelle initiative de Pékin est un coup très dur vis-à-vis de Kiev.

Bien que l'Ukraine tente d'établir sa propre production de drones, c'est un long processus et le temps des manœuvres qui reste au régime de Kiev pour survivre se raccourcit comme une peau de chagrin.

Le retard technologique et les ressources limitées mettent l'Ukraine dans une position perdante. Dans le même temps, les pertes humaines sur le front ne font que croître.

<strong>Le tonneau des Danaïdes</strong>

Afin de combler les pertes, les forces armées ukrainiennes ont transféré des troupes de la direction de Kherson vers les zones de combats les plus intenses. Il y a six mois, la rive droite de la région de Kherson comptait la disposition des 9 brigades ukrainiennes à part entière. Aujourd'hui, il n’en reste plus que 4.

Aidera-t-il ce transfert de 5 brigades dans le feu des combats à stopper, au moins provisoirement, l’avancée des troupes russes - le temps le montrera. Toutefois, la direction de Kherson dépouillée des troupes ukrainiennes peut devenir fort attrayante pour les opérations offensives des forces armées russes.

Aujourd'hui, le commandement de l’armée ukrainienne tente de combler les trous dans leur défense qui apparaissent pratiquement sur toute la ligne de front. Cependant, l’action de Kiev ressemble de plus en plus au travail des Danaïdes qui remplissent sans cesse leur tonneau troué : la pression des forces russes est si importante que les faiblesses de la défense ukrainienne ne font que s’accentuées.

Pendant ce temps, les troupes ukrainiennes du génie ont commencé à créer à la va vite des fortifications dans la région de Dnipropetrovsk (Dnipro), préparant de nouvelles lignes défensives plus proches de la capitale, car le constat est sans équivoque : en franchissant les zones des fortifications construites par Kiev depuis 2014 où les combats ont lieu aujourd’hui et depuis février 2022 – l’avancée de l’armée russe peut être fulgurante, car sur les centaines de kilomètres à venir il n’y a que peu d’obstacles construits qui pourraient la retenir.

Seul l’arrêt des hostilités peut sauver les restes de l’armée du régime de Kiev d’une déroute écrasante qui se profile de plus en plus à l’horizon. Ainsi, au lieu de se concentrer sur la réalisation de son plan de guerre « jusqu’au dernier ukrainien », au sens propre du terme, le président ukrainien Zelensky devrait se pencher davantage sur la question de l’arrêt des hostilités et de l’arrivée des prochaines élections présidentielles, dont lui et son entourage auront la seconde chance d’essayer de manipuler et de falsifier le processus électoral, afin de se maintenir au pouvoir.

Oleg Nesterenko

Président du CCIE <em>(</em><a href="http://www.c-cie.eu/"><em>www.c-cie.eu</em></a><em>)</em>

<em>(</em><em>Spécialiste de la Russie, CEI et de l’Afrique subsaharienne,</em> <em>ancien directeur de l’MBA, ancien professeur auprès des masters des Grandes Ecoles de Commerce de Paris)</em>]]> </content:encoded>
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<title>« Clash Trump&#45;Zelensky : la suspension de l’aide militaire pour l’Ukraine</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/clash-trump-zelensky-la-suspension-de-laide-militaire-pour-lukraine-3098104.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Mar 2025 21:09:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce lundi, le 3 mars, Donald Trump a ordonné une « pause » dans l’aide militaire des Etats-Unis d’Amérique à l’Ukraine. Non seulement les nouvelles aides à venir sont stoppées, mais également celles déjà approuvées par l'ancienne administration de Joe Biden et pas encore livrées font également l’objet du gel par la Maison Blanche.</strong>

La suspension est immédiate et effective : les trains entiers de l’aide militaire américaine sont bloqués sur la frontière ukraino-polonaise et ne poursuivront pas leur acheminement vers le destinataire.

Depuis la réunion du 28 février dernier à la Maison-Blanche entre le président américain Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, accompagnés de leurs équipes respectives, beaucoup d’informations circulent dans les mass médias sur le sujet qui a surpris, voir choqué plus d’un.

Néanmoins, avec le fossé de la rupture des relations bilatérales américano-ukrainiennes qui s’est concrétisé ce lundi, étant saturées par la composante émotionnelle, la majeure partie des informations sur le sujet ne reflètent que très vaguement les réelles conséquences concrètes qui auront dorénavant lieu sur l’Ukraine.

<strong>Le scandale</strong>

Aujourd’hui, Kiev est confronté à des conséquences du scandale diplomatique qui a eu lieu à la maison Blanche incomparablement plus graves que celles qui l'attendaient après la signature prévue du contrat de servitude au niveau des gisements de matières premières stratégiques et des infrastructures critiques de l’Ukraine pour la couverture des dettes réclamées par le maitre du bureau ovale.

Sans aucun doute, le dirigeant ukrainien Volodimir Zelensky porte la responsabilité personnelle de l’incident.

Si Trump pouvait aisément se permettre le comportement qu’il a eu lors de la rencontre, étant à la tête du pays-principal allié et sponsor de l'Ukraine dans le conflit militaire contre la Russie et en position de force incomparable - Zelensky, en ce qui le concerne, n'avait pas le moindre droit moral de mettre en avant son petit caractère, encore moins de riposter avec de la violence et avec un grave manque de respect jamais vu dans le cadre du protocole de la diplomatie publique vis-à-vis de ses interlocuteurs : derrière lui, toute une nation est sous la dépendance directe et dans le besoin vital d'aide étrangère, une population fatiguée de la guerre. Les forces armées ukrainiennes manquent cruellement d'armes, de munitions et de personnel combattant. Le front est au bord de l'effondrement, des centaines et parfois des milliers d'ukrainiens continuent à mourir chaque jour.

De nombreux politiciens américains ont qualifié le comportement du président ukrainien de honteux et ont préconisé la cessation de toutes relations avec ce dernier. Les plus grands partisans de Trump ont appelé Zelensky à démissionner. Cela a notamment été déclaré par le président de la Chambre des représentants, Michael Johnson, ainsi que par le conseiller à la sécurité nationale, Mike Waltz.

Personne n'a enlevé la responsabilité personnelle de Zelensky pour la tragédie que l’Ukraine est en train de vivre et il ne devrait, certainement pas, oublier sa vraie place face au véritable maitre du futur de son pays.

Maintenant que les négociations de paix ont échoué et que les Etats-Unis arrêtent leurs livraisons d’armements et munitions, l'Ukraine ne peut que s’attendre à de nouvelles pertes insensées à l’échelle encore plus importante qu’auparavant. Et quelques pertes que cela soit, tôt ou tard, l’Ukraine se retrouvera d’une manière inévitable dans une situation où elle sera obligée de s’asseoir à la table des négociations.

Vu la force et la pression croissante en discontinu de l’armée Russe sur les champs de bataille, chaque jour de résistance ne fait qu’aggraver la position de Kiev déjà précaire dans le cadre des futures négociations. Selon les prévisions des analystes militaires, sans l'aide financière américaine et la fourniture d'armes, l'Ukraine peut encore tenir six mois. Et ensuite ?

<strong>L'Ukraine était-elle prête pour la cessation de l'aide militaire américaine ? </strong>

Depuis le début de la guerre, les États-Unis ont été, de très loin, le principal allié de l'Ukraine. Aujourd’hui, le président américain Donald Trump a estimé l'aide fournie à hauteur de 350 milliards de dollars. Parmi les armes fournies par les États-Unis, il existe plusieurs éléments d’importance stratégique que les forces armées ukrainiennes ne seront pas en mesure de substituer. En Europe, soit ils ne sont pas du tout produits, soit produits en quantité négligeable.

Les États-Unis d’Amérique changent radicalement leur vecteur en matière de géopolitique. Trump a mis à exécution sa détermination à cesser de soutenir l'Ukraine et, dans le même temps, la pression des sanctions sur la Russie par les Américains pourrait commencer à s'affaiblir - ce qui est déjà en train d’être discuté dans le cercle du haut pouvoir américain.

De son côté, le Kremlin a certainement proposé au président américain toute une série d’accords stratégiques, dont celui rendu public sur l’extraction en commun des métaux des terres rares. En conséquence, la probabilité est très haute que les ennemis d'hier aient beaucoup en commun demain en matière d'économie et de sécurité globale, ce à quoi Trump aspire grandement.

Dans une négociation B to B, le facteur-clé de la réussite est celui de l’interdépendance des parties en face. Les Russes ont su poser dans leur offre de bons accents sur les éléments dans lesquels le partenariat russo-américain ne peut qu’être mutuellement très bénéfique. Et dans cette nouvelle formule la confrontation russo-américaine sur le sol ukrainien n’a pas lieu d’être.

Depuis le début de la guerre, les États-Unis ont été, de très loin, le principal allié de l'Ukraine. Aujourd’hui, le président américain Donald Trump a estimé l'aide fournie à hauteur de 350 milliards de dollars. Parmi les armes fournies par les États-Unis, il existe plusieurs éléments d’importance stratégique que les forces armées ukrainiennes ne seront pas en mesure de substituer. En Europe, soit ils ne sont pas du tout produits, soit produits en quantité négligeable.

Ainsi, la cessation de l'aide militaire américaine à l’Ukraine est, tout simplement, fatale vis-à-vis des capacités à combattre de l’armée ukrainienne.

<strong>Le système satellite Starlink</strong>

En cas de suppression par les Américains du système satellite Starlink pour l’Ukraine qui est également en train d’être mis en place, les militaires ukrainiens perdront leur principale source d'information et d’échange directement sur le champ de bataille.

Sans échange immédiat d'informations sur le champ de bataille, les soldats seront désormais privés de reconnaissance et de ciblage de qualité. Dans ce cas, la qualité opérationnelle de l'artillerie ukrainienne se verra reculer à des décennies en arrière. En conséquence directe, cela entraînera une augmentation considérable de la consommation de munitions, qui font déjà grand défaut, et, en outre, le matériel militaire ukrainien sera détruit par les forces armées russes à une cadence encore plus soutenue qu’aujourd’hui.

En outre, l'Ukraine perdra la possibilité d'utiliser des drones à longue portée grandement utilisés en ce moment, des drones agricoles à l’origine «Baba-Yaga» qui ont une importante capacité de charge utile et un fonctionnement autonome - ils dépendent directement de la navigation satellitaire.

Pour les Ukrainiens, il n’y a aucune alternative au système Starlink. A l'avenir, il peut, potentiellement, être remplacé par le système européen de navigation global par satellite Galileo, mais ceci est impossible à court terme. Par ailleurs, comment le système Galileo se comportera dans les conditions de combat et combien de temps prendra son déploiement et son adaptation - cela reste une inconnue.

<strong>Le système de défense aérienne Patriot </strong>

Le système de défense aérienne américain Patriot est l'un des meilleurs au monde, même s’il est moins performant que le système russe ZRS S-400 « Triumph ». À l'heure actuelle, il est connu que 6 de ces batteries Patriot protègent les grandes villes ukrainiennes des missiles russes les plus dangereux. Les munitions pour de tels systèmes de défense aérienne ne sont fabriquées qu'aux États-Unis et avec la cessation de livraisons, les forces armées ukrainiennes seront rapidement confrontées à une pénurie de missiles et devront choisir les sites à protéger et ceux à laisser sans défense, comme le note, à juste titre, le Wall Street Journal.

<a href="https://www.wsj.com/world/europe/without-u-s-aid-ukraine-would-lose-some-of-its-most-sophisticated-weapons-e3bf6cb7"><em>https://www.wsj.com/world/europe/without-u-s-aid-ukraine-would-lose-some-of-its-most-sophisticated-weapons-e3bf6cb7</em></a>

Ainsi, les pays européens devront allouer des fonds supplémentaires et équiper l'Ukraine de systèmes entièrement européens, tels que le franco-italien SAMP/T. Cela étant, à partir du moment de la prise de décision et la signature du contrat, il faut attendre non pas quelques semaines, mais plusieurs années avant le début de la première livraison de missiles. Le consortium européen a promis de réduire le délai à 18 mois, mais ce dernier reste extrêmement long et ne couvre certainement pas la période avant la fin du conflit armé sur le sol ukrainien.

<strong>MLR et missiles </strong>

Avec la cessation de l'aide militaire américaine, l'armée ukrainienne perd également les missiles guidés pour les lance-roquettes mobiles MLRS à chenilles et les HIMARS à roues. Les États-Unis ont fourni à l’Ukraine deux types de munitions : GMLRS avec la portée allant à 90km et ATACMS avec la portée allant à 300km.

La grande précision et la puissance de l'ogive de la fusée sont complétées par la vitesse de déploiement : le lanceur à roues HIMARS ou le MLRS à chenilles permettent de frapper peu de temps après avoir reçu des informations de reconnaissance.

Le problème est que les GMLRS, contrairement aux obus classiques, ne sont fabriqués qu'aux États-Unis dans les usines de Lockheed Martin. En outre, la grande efficacité démontrée par ces missiles en Ukraine a augmenté la demande du produit sur le marché mondial de l’armement et l'Ukraine avait beaucoup de concurrents pour les acquérir, avant même l’arrêt des livraisons daté de ce 3 mars. Et il n'y a rien pour remplacer ces missiles. Ni quantitativement ni qualitativement, comme l’écrit la BBC.  <a href="https://www.bbc.com/ukrainian/articles/c70wwn4zzp7o"><em>https://www.bbc.com/ukrainian/articles/c70wwn4zzp7o</em></a>

En ce qui concerne les missiles de croisière européens SCALP/Storm Shadow lancés à partir d'avions - ils ne suffisent guère à remplacer les ATACMS américains.

Il faut comprendre qu'une fois sans artillerie de longue portée et de haute précision et sans les missiles de croisière, les forces armées ukrainiennes ne pourront plus frapper les dépôts d'armes, les dépôts pétroliers, les raffineries, les postes de commandement, les aérodromes et les polygones russes. Les frappes sur ces installations n’ont jamais été critiques, mais ont perturbé quand même la logistique et l'approvisionnement de l’armée Russe. Une fois la livraison de ces missiles à l’Ukraine arrêtée – l'armée russe augmentera son potentiel d'attaque et avancera d’une manière encore plus soutenue.

<strong>La grave pénurie d'obus </strong>

Dès le début de la guerre et surtout depuis les derniers mois, l'armée ukrainienne connait une importante pénurie d’obus d’artillerie. Le rapport des tirs dans la zone d'affrontement a atteint par endroits 1 à 10 en défaveur de l'Ukraine.

La Russie et ses alliés produisent environ 3 millions de munitions par an et à un prix incomparablement moins élevé qu’en Occident. De leur côté, « les États-Unis et l'Europe n'ont la capacité de produire qu'environ 1,2 million de munitions par an », comme l’indique la CNN <a href="https://edition.cnn.com/2024/03/10/politics/russia-artillery-shell-production-us-europe-ukraine/index.html"><em>https://edition.cnn.com/2024/03/10/politics/russia-artillery-shell-production-us-europe-ukraine/index.html</em></a>

Un tel rapport de capacité de production est nettement en défaveur des alliés de Kiev et avec l’abandon de la participation par Washington dans l’effort de guerre du côté ukrainien, la situation de ce dernier devient tout à fait catastrophique.

Le principal problème du Vieux continent est dans l'absence quasi totale de capacité de défense. Depuis la guerre froide, l’Europe a vécu sous la protection militaire des États-Unis et les mesures prises par l'Union européenne pour accroître sa puissance militaire n'ont pas encore eu d'effet et n’en n’auront, certainement pas, ni dans le temps couvrant le conflit armé sur le territoire de l’Ukraine, ni dans les années à venir.

<strong>Les renseignements </strong>

Aujourd’hui, les dirigeants américains ont arrêté les livraisons d'armes et de munitions. Si l’arrêt de l’aide militaire des Etats-Unis influait également la fourniture des renseignements militaires aux forces armées ukrainiennes, ces derniers deviendraient pratiquement aveugles dans leurs actions sur le terrain des opérations.

Le général de l'armée et ancien chef du service de renseignement extérieur de l’Ukraine, Mikola Malomuz, a déclaré à la chaine ukrainienne « Channel 24 » quelles conséquences pourraient entraîner la cessation de l'échange de renseignements entre Washington et Kiev. <a href="https://www.youtube.com/watch?v=9txKdNPk1Dw"><em>https://www.youtube.com/watch?v=9txKdNPk1Dw</em></a>

Selon lui, l'arrêt du transfert des données des renseignements spatiaux, techniques et du réseau d’agents de renseignement sera une immense perte pour l'Ukraine, car les renseignements américains sont beaucoup plus avantageux que ceux même des grands pays européens.

<strong>L'insuffisance des aides des alliés européens</strong>

Après le désastre de la conférence de presse dans le bureau ovale, l'Ukraine et ses alliés tentent frénétiquement de mettre en place le remplacement d'urgence des armes clés de la production américaine en service dans le pays en guerre, y compris les missiles de défense aérienne.

Hormis les missiles de défense aérienne, Kiev peut obtenir pratiquement tous les autres types d'armes de ses partenaires européens. Néanmoins, les volumes de livraisons ne pourront plus être comparables à ceux d’auparavant, déjà très insuffisants, ce qui sera lourd de conséquences sur les champs de bataille.

Aujourd'hui, la société ukrainienne est dominée par des sentiments de panique en raison de l'inévitabilité de la défaite militaire à venir. Le rejet de l'accord de paix et la rupture des relations avec les États-Unis mettent le pays directement au bord de l’effondrement. Et ce n’est guère la propagande ukraino-européenne grossièrement mensongère sur la cote très élevée de Zelensky auprès de sa population qui pourra avoir le moindre impact sur la fin qui approche à grand pas.

Si Volodimir Zelensky et son proche entourage peuvent compter sur un avenir personnel très confortable entre Londres, Paris, Courchevel et la Côte d’Azur, la population ukrainienne, quant à elle, attend de tristes perspectives. D’une manière imminente, dans la décennie à venir, la société ukrainienne profondément divisée et déchirée par les événements des onze dernières années sera condamnée à vivre sur les ruines économiques, sociales et culturelles du pays rongé par la misère.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/03/Oleg-Nesterenko.jpg"><img class="alignleft wp-image-3015720 size-medium" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/03/Oleg-Nesterenko-187x300.jpg" alt="" width="187" height="300" /></a>Oleg Nesterenko

Président du CCIE <em>(</em><a href="http://www.c-cie.eu"><em>www.c-cie.eu</em></a><em>)</em>

<em>(</em><em>Spécialiste de la Russie, CEI et de l’Afrique subsaharienne,</em> <em>ancien directeur de l’MBA, ancien professeur auprès des masters des Grandes Ecoles de Commerce de Paris)</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique de Mamadou Sinsy Coulibaly, ancien Président du Patronat du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/chronique-de-mamadou-sinsy-coulibaly-ancien-president-du-patronat-du-mali-3097941.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/12/Mamadou-Sinsy-Coulibaly.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 03 Mar 2025 17:20:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[On est tellement occupé à travailler à s’occuper de nos familles et autres… alors qu’on est dans un monde inondé d’informations sans pertinence, parfois fausses. Il faut donc rechercher la transparence, la clarté pour prendre la parole : que faut-il dire à la société, à nos familles, aux politiques… ? Peut-on croire au souverainiste, au nationalisme, aux états nation, au populisme ? Que faut-il prendre parmi ces multiples concepts qui étourdissent souvent tellement qu’ils sont galvaudés ? La mondialisation de l’économie qui a donné naissance au libéralisme économique peut-il encore existé face à l’intelligence artificielle, la biotechnologie, la technologie de l’information, les algorithmes, les big data ?

Que faut-il craindre ? Un bouleversement social, économique, le contrôle du monde par une poignée d’hommes, la suppression de milliards d’emplois dans le monde, avec comme conséquence une  crise politique, économique et sociale.

Il n’y aura plus de guerre mondiale, mais il faut plutôt craindre qu’elle ne soit  remplacée  par des crises mondiales incontrôlables pendant des décennies. La solution qui s’impose à nous tous maintenant est la sensibilisation des pouvoirs publics en leur transmettant les solutions qui sont censées leur permettre de faire leur travail de régulation nécessaire. Et cela par soucis d’équité, d’égalité dans la société. Tout cela passera par une bonne distribution de la justice, donner une bonne éducation. Il est de notoriété publique que  les ingénieurs et autres, bien qu’importants, ne peuvent à eux seuls être la solution, il faut également que des historiens, géographes, sociologues, philosophes naturalistes  prennent  la parole pour le bien être de la société.

<strong>……………………………………………………………………………………………………………………</strong>
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="756"><a name="_Toc188788976"></a><a name="_Toc190895006"></a><strong>Contribution de Mamadou Sinsy Coulibaly au debat sur l’aide publique au developpement :   </strong>

<strong>gingko confidentiel : L’APD entre remise en cause et necessite de reforme </strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h2><strong><em>Un contexte hérité de l’après-guerre</em></strong></h2>
L’Aide Publique au Développement (APD ou Official Development Assistance en anglais, <a href="https://www.oecd.org/en/topics/official-development-assistance-oda.html">ODA</a>) s’est construite progressivement à partir des années 1940. Elle s’inspire d’initiatives tel le programme américain <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/loi_du_pr%C3%AAt-bail/139564#:~:text=Loi%2520adopt%C3%A9e%2520par%2520le%2520Congr%C3%A8s,d%C3%A9fense%2520des%2520%C3%89tats%252DUnis%2520%C2%BB.">Lend-Lease</a> pendant la Seconde Guerre mondiale au cours duquel le Royaume Uni, l’Union soviétique, la France, et la République de Chine en particulier ont reçu de l’aide budgétaire, de la nourriture, du pétrole et des équipements sous forme de dons pour les aider à soutenir leur effort de guerre. L’APD s’est véritablement institutionnalisée après-guerre avec le lancement du plan de reconstruction de l’Europe (<a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/plan_Marshall/132064#:~:text=Le%2520plan%2520Marshall%2520(en%2520anglais,leur%2520ind%C3%A9pendance%2520%C3%A9conomique%2520et%2520financi%C3%A8re.">Plan Marshall</a>) en 1948. L’Agence Française de Développement (AFD) donne une bonne définition de l’APD sur son <a href="https://www.afd.fr/fr/actualites/8-choses-savoir-sur-laide-publique-au-developpement">site</a>.

Une année clé est souvent citée pour la formalisation de l’APD : 1969. L’Organisation pour la Coopération et le Développement Économique (<a href="https://www.oecd.org/fr.html">OCDE</a>) créé alors le Comité d’Aide au Développement (<a href="https://www.oecd.org/fr/about/committees/development-assistance-committee.html">CAD</a>) pour superviser et coordonner ces aides, dont celle, majeure, fournie par les Etats-Unis. En 1970, l’ONU décide que les pays développés devront consacrer 0,7 % de leur PIB à l’APD. En 1986, l’ONU proclame le droit inaliénable au développement. En 2001, le CAD recommande une APD <a href="https://web-archive.oecd.org/fr/temp/2023-02-06/468453-aide-deliee.htm">déliée</a>.

Selon l’OCDE, le montant total de l’APD (ODA) mondiale a atteint 204 milliards<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> (Mds) de dollars américains (USD) en <a href="https://www.oecd.org/en/data/indicators/net-oda.html">2022</a>, en hausse de 24 Mds USD par rapport à 2021, soient 0,33 à 0,36% du Produit Intérieur Brut (<a href="https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/theories-economiques/pib/">PIB</a>) des pays avancés, très loin de l’objectif fixé en 1970 par l’ONU.

Ces chiffres masquent cependant une tendance préoccupante. Une part croissante de l’APD est désormais absorbée par le financement des coûts liés aux réfugiés, par l’aide humanitaire, et même par les crises sanitaires dans les pays donateurs, réduisant d’autant les fonds réellement alloués aux projets de développement.

Par ailleurs, les engagements pris dans le cadre de la transition écologique, notamment les 100 Mds USD promis à la <a href="https://www.oecd.org/fr/topics/sub-issues/climate-finance-and-the-usd-100-billion-goal.html">COP</a> de Copenhague en 2009 pour aider les pays du Sud à s’adapter au changement climatique peinent à se matérialiser.

Selon l’OCDE, l’assistance affectée aux infrastructures et aux secteurs productifs ne pèse plus que 30% des dépenses totales d’APD, qui, il est vrai, ne couvrent pas tous les apports aux pays en développement.

En conséquence, l’APD se trouve aujourd’hui à un tournant : son <a href="https://bsi-economics.org/images/articles/a12.pdf">efficacité</a> est de plus en plus remise en cause, tant par <a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/b3fa6f0a-5fcf-45af-b274-a47a4b0e76d1/files/c53ed0ef-fcf8-4271-a265-08721ff594a3">les</a> <a href="https://focus2030.org/L-efficacite-de-l-aide-publique-au-developpement-jugee-par-les-francais">pays</a> <a href="https://disclose.ngo/fr/investigations/afd-hors-de-tout-controle">donateurs</a> que par les bénéficiaires. Nombre de ces derniers s’interrogent par ailleurs sur le <a href="https://www.ghadvocates.eu/app/uploads/policy_brief_shifting_dev-web.pdf">narratif</a> insidieux et les motivations profondes de cette élite technocratique des organismes internationaux d’APD, au <a href="https://gret.org/wp-content/uploads/2021/11/09380.pdf">langage</a> de plus en plus <a href="https://constellation.uqac.ca/id/eprint/5251/1/Adanzounon_uqac_0862D_10591.pdf">abscons</a>, qui dégaine parfois trop souvent le <a href="https://disclose.ngo/fr/investigations/afd-hors-de-tout-controle">secret</a> <a href="https://www.banque-france.fr/system/files/2023-10/rapport_33_f.pdf">bancaire</a>, et qui fait une carrière de l’APD.
<h2>Un malaise ancien, profond et grandissant autour de l’APD</h2>
Les critiques à l’encontre de l’APD sont anciennes, se sont amplifiées et accumulées au fil des années. En 2007, dans un article du New York Times intitulé « The trouble with <a href="https://www.nytimes.com/2007/12/28/opinion/28krugman.html">Trade </a>», le prix Nobel d’économie américain <a href="https://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-r-krugman/">Paul Krugman</a> dénonçait les effets pervers d’une mondialisation axée sur la recherche des coûts de production les plus bas. En 2012, l’expert international <a href="https://www.linkedin.com/in/jonathan-glennie-a8b0b025/">Jonathan Glennie</a>, dans son livre « The trouble with <a href="https://africanarguments.org/the-trouble-with-aid/">aid</a> », plaidait pour une réduction progressive de la dépendance à l’aide internationale. En France, un <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cion_afetr/l17b0459-tiii_rapport-avis">rapport</a> parlementaire<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> de 2024 qualifie l’APD « d’illisible, coûteuse et peu <a href="https://www.lejdd.fr/Societe/ou-va-largent-de-laide-publique-au-developpement-plongee-dans-un-systeme-opaque-155291">efficace</a> », pointant son intégration dans un ensemble multilatéral « envahissant<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a> » et des engagements financiers jugés préoccupants. L’APD est jugée « insuffisamment efficace et qui sert peu les intérêts français ». Aux Etats-Unis, l’Inspecteur Général pour USAID (<a href="https://oig.usaid.gov/node/7043">OIG-USAID</a>), a fait l’audit des financements aux Organisations Internationales (PIOs) et surtout des agences de l’ONU<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>. Sa conclusion est qu’USAID avait une vision limitée de leur faculté à sauvegarder les fonds américains (passés de 5,6 Mds USD en 2019 à 21,4Mds USD en 2022, soit +282%). USAID n’a pas conduit de revue de capacité organisationnelle pour 70% d’entre elles et n’a pas mis en place de <a href="https://www.oecd.org/content/dam/oecd/fr/publications/reports/2010/09/monitoring-the-principles-for-good-international-engagement-in-fragile-states-and-situations_g1g11574/9789264056534-fr.pdf">suivi</a> de ses recommandations. Malgré la création de l’OIG-USAID, celui-ci a toujours des problèmes en 2025 pour obtenir des PIOs des informations sur les sujets de la fraude, de la corruption ou des autres délits répréhensibles. Une situation assez proche de celle décrite par la Cour des Comptes vis-à-vis de l’APD française dans son <a href="https://www.ccomptes.fr/fr/publications/lagence-francaise-de-developpement-et-les-organisations-de-la-societe-civile">rapport</a> de juin <a href="https://www.ccomptes.fr/fr/documents/65037">2023</a>.

Les principales critiques adressées à l’APD relèvent de son évolution et sont de plusieurs ordres. L’APD est perçue comme un dû par les pays les moins avancés (<a href="https://www.un.org/fr/conferences/least-developed-countries#:~:text=Qu'est%252Dce%2520que%2520les,structurelles%252C%2520historiques%2520mais%2520aussi%2520g%C3%A9ographiques.">PMA</a>). A ceci s’ajoute un devoir moral des pays riches « d’obligation » d’y consacrer 0,7% de leur PIB (ce qui les pousse au décaissement « à tout prix ») assorti d’une contrainte de déliement pour qu’elle ne « profite » pas à leurs entreprises ou à leurs intérêts nationaux. Le tout s’accompagne d’une perception d’<a href="https://shs.cairn.info/revue-afrique-contemporaine1-2009-4-page-209?lang=fr&amp;tab=texte-integral">aide fatale</a>, de <a href="https://www.un.org/africarenewal/sites/www.un.org.africarenewal/files/Rapport_sur_la_gouvernance_en_Afrique%20IV.pdf">corruption</a> massive, de dépenses somptuaires d’agences de développement (4x4 de luxe, salaires, frais de fonctionnement exorbitants, villas...), d’une certaine jalousie des contribuables (les écoles et cliniques de certains pays pauvres étant jugées mieux équipées que celles des régions pauvres des pays riches), et d’une <a href="https://www.oxfordreference.com/display/10.1093/oi/authority.20110803095726759">lassitude</a> (donor fatigue) de plus en plus profonde des donateurs, un phénomène réel et croissant<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>.

L’efficacité de l’APD est contestée. Les projets financés n’ont pas toujours les effets escomptés, en raison d’une mauvaise gestion, d’un manque de coordination ou de la <a href="https://www.transparency.org/fr/news/are-african-countries-preventing-corruption">corruption</a> qui <a href="https://www.alternatives-economiques.fr/laide-publique-developpement-lenvers-decor/00098975">gangrène</a> certains programmes. Son caractère intrusif est dénoncé. Les pays bénéficiaires perçoivent souvent l’APD comme une forme de néocolonialisme arrogant, imposant des conditions strictes intenables en matière de gouvernance, d’environnement ou de normes sociales, jugées inadaptées aux réalités locales. Certains pays récipiendaires ont même récemment refusé de l’aide (en <a href="https://www.europe1.fr/international/seisme-au-maroc-pourquoi-la-proposition-daide-de-letat-francais-reste-t-elle-lettre-morte-4203054?utm_source=chatgpt.com">2023</a>, le Maroc a décliné l’aide de la France pour un tremblement de terre, et en <a href="https://www.theeastafrican.co.ke/tea/news/east-africa/rwanda-drops-aid-deal-with-belgium-on-spat-over-congo-4932550?utm_source=chatgpt.com#google_vignette">2025</a>, le Rwanda a <a href="https://www.euronews.com/2025/02/19/rwanda-suspends-belgian-aid-programme-over-drc-war-comments?utm_source=chatgpt.com">suspendu</a> l’APD de la Belgique).

Dans ce contexte, l’émergence d’une alternative chinoise, où Pékin propose une <a href="https://www.gao.gov/products/gao-24-106866">aide</a> massive sans conditionnalité qui facilite une mise en œuvre rapide des projets, séduit de nombreux pays en développement, notamment africains, malgré des taux d’intérêt parfois très élevés et des contreparties ou des garanties souvent exigées sur les <a href="https://www.reuters.com/world/asia-pacific/what-is-cook-islands-deal-with-china-what-has-worried-nz-2025-02-19/?utm_source=chatgpt.com">ressources</a> naturelles locales ou même des <a href="https://www.newyorker.com/news/fault-lines/the-rise-of-chinas-soft-power?utm_source=chatgpt.com">infrastructures</a>.

L’APD étant principalement constituée de fonds publics, elle alimente une contestation croissante au sein des opinions publiques des pays donateurs. En période de crise économique, l’APD est de plus en plus perçue comme un fardeau budgétaire, suscitant des interrogations sur la pertinence de consacrer des milliards à l’étranger alors que des besoins pressants existent sur le plan national. Un sentiment et une interrogation d’autant plus forts lorsque ladite opinion publique est amenée à se demander pourquoi aider un pays qui ne respecte pas le sien, qui opprime son peuple ou, parfois, soutient le terrorisme. Les entreprises occidentales industrielles ou de service, quant à elles, détestent<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a> que l’APD soit non liée, comme le recommande l’OCDE depuis 2001.

L’irritation est donc double dans les pays donateurs, avec d’un côté la sensation d’être contraint automatiquement à consacrer 0,7% de son PIB à l’APD, et de l’autre la quasi-obligation de délier cette dernière, un mécanisme où l’APD n’a quasiment aucune chance de bénéficier aux entreprises nationales des pays donateurs dont elle est issue. Au <a href="https://lordslibrary.parliament.uk/uk-aid-spending-statistics-and-recent-developments/#heading-9">RU</a>, un rapport de la Chambre des Pairs de 2022 notait une baisse de 21% de l’APD britannique entre 2020 et 2021, avec le passage de l’APD de 0,7% du PIB à 0,5%. Le RU est donc passé de la 3<sup>ème</sup> à la 4<sup>ème</sup> place mondiale pour l’APD, et le débat à Londres se concentre sur la nécessité de suivre une politique d’aide bilatérale contrôlée, avec un accent sur l’investissement et l’aide liée aux intérêts industriels et commerciaux du R.U.
<h2>La fermeture de l’USAID : un signal fort</h2>
Le 03 février 2025, le Département américain de l’Efficacité Gouvernementale (<a href="https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2025/01/establishing-and-implementing-the-presidents-department-of-government-efficiency/">DOGE</a>) a annoncé la fermeture<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a> de l’Agence américaine pour le développement international (<a href="https://www.whitehouse.gov/fact-sheets/2025/02/at-usaid-waste-and-abuse-runs-deep/">USAID</a>), acteur clé de l’APD internationale, suscitant de nombreuses <a href="https://www.rts.ch/info/monde/2025/article/elon-musk-ferme-l-usaid-l-agence-d-aide-americaine-avec-l-accord-de-donald-trump-28778847.html">réactions</a>. En 2024, l’USAID représentait plus de 40 milliards USD d’APD mondiale.
<table width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="22%">Pays</td>
<td width="19%">2000

En M USD / % total APD</td>
<td width="19%">2010

En M USD / % total APD</td>
<td width="19%">2015

En M USD / % total APD</td>
<td width="19%">2023

En M USD / % total APD</td>
</tr>
<tr>
<td width="22%">Monde</td>
<td width="19%">58,4 / 100%</td>
<td width="19%">128,7 / 100 %</td>
<td width="19%">161,2 / 100 %</td>
<td width="19%">223,7 / 100 %</td>
</tr>
<tr>
<td width="22%">Allemagne</td>
<td width="19%">5,3 / 9,1 %</td>
<td width="19%">10,5 / 8,2 %</td>
<td width="19%">11,5 / 7,1 %</td>
<td width="19%">36,68 / 16,39 %</td>
</tr>
<tr>
<td width="22%">États-Unis</td>
<td width="19%">10,3 / 17,6%</td>
<td width="19%">30,7 / 23,9 %</td>
<td width="19%">35,5 / 22 %</td>
<td width="19%">66,04 / 29,52 %</td>
</tr>
<tr>
<td width="22%">France</td>
<td width="19%">04,1 / 7 %</td>
<td width="19%">08 / 6,2 %</td>
<td width="19%">10,3 / 6,4 %</td>
<td width="19%">15,43 / 6,8 %</td>
</tr>
<tr>
<td width="22%">Japon</td>
<td width="19%">03,9 / 6,7 %</td>
<td width="19%">07,5 / 5,8 %</td>
<td width="19%">09 / 5,6 %</td>
<td width="19%">19,6 / 8,5 %</td>
</tr>
<tr>
<td width="22%">Royaume-Uni</td>
<td width="19%">04,5 / 7,7 %</td>
<td width="19%">08,5 / 6,6 %</td>
<td width="19%">11,4 / 7,1 %</td>
<td width="19%">19,11 / 8,5 %</td>
</tr>
<tr>
<td width="22%">Union européenne</td>
<td width="19%">06,5 / 11,1 %</td>
<td width="19%">13 / 10,1 %</td>
<td width="19%">15 / 9,3 %</td>
<td width="19%">26,9 / 12 %</td>
</tr>
</tbody>
</table>
Cette décision reflète plusieurs dynamiques. Aux Etats-Unis, elle matérialise une polarisation et une confrontation politiques internes autour de la nécessité de dépoussiérer une administration et une bureaucratie gouvernementales considérées par une majorité comme trop coûteuses et relativement peu efficaces. Elle est de même une réorientation géopolitique et une restructuration devenues incontournables d’un <a href="https://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/soft-power">soft</a> power américain essoufflé et trop souvent décrié en interne comme à l’étranger

Elle matérialise aussi un repositionnement stratégique. Les États-Unis réorientent visiblement leur engagement international vers des formes d’influence rationnalisées, plus efficaces et moins coûteuses, privilégiant les investissements privés aux effets quantifiables et les initiatives ciblées aux acteurs multilatéraux de plus en plus <a href="https://oig.usaid.gov/node/7043">contestés</a>.

Cette décision impacte immédiatement l’APD mondiale, obligeant les autres acteurs à repenser leurs propres stratégies d’aide au développement. À court terme, la fermeture de l’USAID risque de perturber les programmes d’aide et les relations diplomatiques. Elle peut aussi affecter l’image des Etats-Unis<a href="#_ftn8" name="_ftnref8">[8]</a>, comme celles de l’APD ou de l’aide humanitaire sous leurs formes traditionnelles.

À moyen et long termes, elle pourrait aussi marquer le début d’une nouvelle ère, expansionniste, où l’assistance internationale traditionnelle serait remplacée par des mécanismes plus sélectifs et mesurables fondés sur une double redevabilité avec pour objectif d’affermir, avec plus de maîtrise et d’efficacité, l’influence et la position des États-Unis comme celle de leurs alliés. Des alliés identifiés et reconnus comme tels sur des bases objectives également revisitées.
<h2>Défenseurs et détracteurs</h2>
L’APD compte de nombreux défenseurs et détracteurs, tous positionnés en fonction de leurs perspectives idéologiques, économiques et géopolitiques.

Les agences de l’ONU (PNUD, PAM…) et les Organisations internationales (Banque mondiale, FMI…) considèrent l’APD comme indispensable pour atteindre les Objectifs de développement durable (<a href="https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/objectifs-de-developpement-durable/">ODD</a>) et comme un levier de réduction des inégalités et de promotion d’un développement humain équitable.

Historiquement, les pays donateurs (Etats-Unis, UE, Japon…) et les ONG (Save the Children, CICR…) ont aussi toujours été très favorables à l’APD, avec des engagements forts en faveur des pays en développement (santé, lutte contre la faim, promotion du développement économique). Une position adoptée par ailleurs par de nombreux chercheurs<a href="#_ftn9" name="_ftnref9">[9]</a>.

Parmi les détracteurs figurent des groupes de réflexion (l’APD crée des dépendances et ne génère aucun progrès économique réel et durable), et de nombreuses organisations de la société civile et voix locales des pays récipiendaires (<a href="https://publication-theses.unistra.fr/public/memoires/2008/IEP/LARQUEMIN_Aurelie_2008.pdf">inefficacité</a>, gaspillage, détournement, corruption, ingérence, inadaptation aux réalités locales, néocolonialisme, domination…).
<h2>L’insidieux paradoxe de l’enrichissement global</h2>
Depuis 1950, la richesse mondiale a connu une progression spectaculaire. Selon la <a href="https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/NY.GDP.MKTP.CD">Banque mondiale</a>, le PIB mondial est passé de 1 364,5 Mds USD en 1950 à <a href="https://fr.tradingeconomics.com/world/gdp">105 435</a> Mds USD en 2023, soit une multiplication par 77 en termes nominaux. Le PIB par habitant a également augmenté en moyenne de +1,8 % par an, dépassant légèrement la croissance démographique (+1,7 % par an). Parallèlement, la population mondiale a triplé, passant de 2,5 milliards à 8 milliards d’habitants.

En théorie, le monde s’est donc considérablement enrichi. Ces chiffres<a href="#_ftn10" name="_ftnref10">[10]</a> masquent cependant d’importantes disparités qui s’accentuent<a href="#_ftn11" name="_ftnref11">[11]</a> entre Nord et Sud et au sein même des pays du Nord.

En 2024, l’Asie (36,1% du PIB mondial) et l’Amérique du Nord (30,9%) caracolent en tête du classement mondial de répartition de la richesse, devant l’UE (24,6%), et 10 pays seulement concentrent 63% du PIB mondial.

Toujours en 2024, le PIB moyen par habitant des pays développés oscille entre 60 000 et 80 000 USD, contre moins de 5 000 USD dans les pays les plus pauvres. Les inégalités se creusent, ce que confirme l’<a href="https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/SI.POV.GINI">indice de Gini</a>, un indicateur<a href="#_ftn12" name="_ftnref12">[12]</a> international d’inégalité de revenus dans une population. En 2024, l’indice de Gini mondial dépasse 0,6 traduisant une concentration croissante de la richesse dans un nombre restreint de pays et d’acteurs économiques.

Le paradoxe est frappant. En dépit de milliards d’USD d’APD injectés dans les économies en développement les écarts se sont creusés avec les pays du Nord. Les pays ayant privilégié une approche basée sur leur propre développement (Chine, Corée du Sud, Inde dont le développement économique et la réduction de la <a href="https://apnews.com/article/global-poverty-conflict-children-africa-asia-un-6368254d305025d69925a86b75aeb6f6">pauvreté</a> résultent en priorité d’efforts internes) ont par ailleurs mieux réussi que ceux ayant fortement dépendu de l’APD. Premier bénéficiaire de l’APD<a href="#_ftn13" name="_ftnref13">[13]</a> l’Afrique demeure la région du monde la plus fragile et <a href="https://www.worldbank.org/en/publication/poverty-prosperity-and-planet">exposée</a>. En 2024, l’Afrique compte 1,52 milliard d’habitants<a href="#_ftn14" name="_ftnref14">[14]</a>. Elle devrait atteindre les 3,81 milliards d’habitants en 2100. Notons enfin une accentuation des inégalités au sein des pays développés, la richesse y étant de plus en plus concentrée entre les mains d’élites<a href="#_ftn15" name="_ftnref15"><sup>[15]</sup></a> peu nombreuses. Réformer l’APD pour en faire un véritable outil de développement

La suppression de l’APD n’est pas au centre du débat mais sa réforme en profondeur s’impose.

Plusieurs axes d’amélioration sont avancés. Tout d’abord, rediriger l’APD vers des projets réellement transformateurs comme les infrastructures, l’industrialisation, la transformation in situ, l’éducation de base et technique, l’autonomisation économique. Les banques de développement, qui se financent déjà sur les marchés pourraient devenir autonomes, libres de subventions étatiques. Les États donateurs, en plus de l’aide humanitaire, pourraient concentrer leur APD sur des projets bilatéraux fléchés, avec des évaluations a priori et au fur et à mesure des décaissements. Selon un grand industriel, « il faut rester propriétaire de son aide ». En France, de tels projets existent à la Direction Générale du Trésor (<a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/7218deaa-ebbb-4f1b-a86e-619860ca5c8a/files/9c715da2-2306-4ff4-b125-85e49878a4f1">DGT</a>).

Il faut parallèlement accompagner les pays bénéficiaires vers une autonomie financière avec pour objectif unique, le passage d’une logique d’assistance chronique à l’APD à une dynamique de transformation durable, des buts qui ne sauraient être atteints sans privilégier les partenariats productifs et donc donner -enfin- un rôle majeur au secteur privé<a href="#_ftn16" name="_ftnref16">[16]</a>.

Ceci s’impose d’autant plus que l’APD, principalement étatique et transitant par des structures publiques ou parapubliques à la gouvernance faible a historiquement échoué.

Enfin, le décollage de la Chine après son entrée à l’OMC, ou la croissance générée par l’octroi de statut TSA<a href="#_ftn17" name="_ftnref17">[17]</a> ou SGP+<a href="#_ftn18" name="_ftnref18">[18]</a> par l’UE au Cambodge ou aux Philippines jouent en faveur du slogan « Trade, not Aid », mais avec la remise en cause de l’APD et la montée du protectionnisme dans l’OCDE, on pourrait plutôt tendre vers « No Trade, No Aid<a href="#_ftn19" name="_ftnref19">[19]</a> » ?

Dans ce contexte, la fermeture de l’USAID peut (doit) aussi être interprétée comme une première étape vers une nécessaire réorganisation -américaine, puis <a href="https://focus2030.org/IMG/pdf/note_d_analyse_no1__comprendre_l_aide_publique_au_de_veloppement_focus_2030.pdf">globale</a>-, de l’aide internationale. Plutôt qu’un retrait, elle pourrait signer l’émergence d’une approche plus pragmatique, privilégiant secteur privé et création de richesse, et fondée sur des résultats concrets et mesurables où les acteurs (bénéficiaires, donateurs) seraient juridiquement responsabilisés et engagés sur des résultats mesurables. Daniel Alystair. Avec mes remerciements à SH et à Mamadou Sinsy Coulibaly (<a href="http://mamadou.coulibaly@groupekledu.com">MSC</a><a href="#_ftn20" name="_ftnref20">[20]</a>). Le 1<sup>er</sup> mars 2025. Tous droits réservés © 2025./.

<a href="#_ftnref1" name="_ftn1"><strong><em>[1]</em></strong></a><strong><em> A titre d’illustration voici les PIB de quelques pays par grandes régions (en Mds USD, 2022, </em></strong><a href="https://www.imf.org/external/datamapper/NGDPD@WEO/OEMDC/ADVEC/WEOWORLD"><strong><em>FMI</em></strong></a><strong><em>) : </em></strong><a href="https://www.imf.org/external/datamapper/NGDPD@WEO/OEMDC/ADVEC/WEOWORLD"><strong><em>Afrique</em></strong></a><strong><em> : Nigeria (476), Égypte (475), Afrique du Sud (406), Algérie (225), Angola (141), Maroc (130), Éthiopie (119), Kenya (114), Tanzanie (75), Cote d’Ivoire (70). </em></strong><a href="https://www.imf.org/external/datamapper/NGDPD@WEO/OEMDC/ADVEC/WEOWORLD"><strong><em>Amérique latine</em></strong></a> <strong><em>: Équateur (116), République Dominicaine (113), Cuba (107), Guatemala (95), Venezuela (92), Panama (76), Uruguay (70), Costa Rica (69), Bolivie (44). </em></strong><a href="https://www.imf.org/external/datamapper/NGDPD@WEO/OEMDC/ADVEC/WEOWORLD"><strong><em>Asie</em></strong></a><strong><em>: Vietnam (506), Cambodge (51), Mongolie (17), Brunei (16), Laos (15), Afghanistan (14), Kirghizstan (12), Tadjikistan (10), Syrie (9), Maldives (6), Timor oriental (3,2), Bhutan (3).</em></strong>

<a href="#_ftnref2" name="_ftn2"><strong><em>[2]</em></strong></a> <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cion_afetr/l17b0459-tiii_rapport-avis"><strong><em>https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cion_afetr/l17b0459-tiii_rapport-avis</em></strong></a><strong><em> ; </em></strong><a href="https://www.senat.fr/rap/r15-728/r15-7284.html"><strong><em>Rapport du Sénat 2016</em></strong></a><strong><em> (Sahel).</em></strong>

<a href="#_ftnref3" name="_ftn3"><strong><em>[3]</em></strong></a><strong><em> Le </em></strong><a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cion_afetr/l17b0459-tiii_rapport-avis"><strong><em>rapport</em></strong></a><strong><em> de l’Assemblée Nationale française évoque un « trou noir de l’APD européenne » (page 20).</em></strong>

<a href="#_ftnref4" name="_ftn4"><strong><em>[4]</em></strong></a> <a href="https://oig.usaid.gov/node/7043"><strong><em>Office of Inspector General</em></strong></a><strong><em>; </em></strong><strong><em>OIG Semi-annual report to Congress</em></strong> <a href="https://oig.usaid.gov/sites/default/files/2024-09/Oversight%20of%20Funding%20to%20UN%20September%2010%202024_0.pdf"><strong><em>OIG Independent oversight of USAID funding to UN</em></strong></a>

<a href="#_ftnref5" name="_ftn5"></a><strong><em>Baromètre de la générosité (</em></strong><a href="https://www.francegenerosites.org/ressources/53-des-donateurs-prevoient-diminuer-le-montant-de-leur-don-ou-de-ne-plus-en-faire-resultats-de-lobservatoire-france-generosites-realise-avec-mediaprism/?utm_source=chatgpt.com"><strong><em>2012</em></strong></a><strong><em>) (</em></strong><a href="https://www.francegenerosites.org/ressources/barometre-de-la-generosite-2023-france-generosites-mai-2024/?utm_source=chatgpt.com"><strong><em>2023</em></strong></a><strong><em>), Crowdfunding and donor retention (</em></strong><a href="https://arxiv.org/abs/1503.02729?utm_source=chatgpt.com"><strong><em>2015</em></strong></a><strong><em>), Quelques statistiques sur les donateurs français (</em></strong><a href="https://www.ohme.fr/statistiques-dons-donateurs-francais/"><strong><em>2018</em></strong></a><strong><em>), La vérité sur la fatigue des donateurs (</em></strong><a href="https://whydonate.com/fr/blog/fatigue-des-donateurs/"><strong><em>2023</em></strong></a><strong><em>).</em></strong>

<a href="#_ftnref6" name="_ftn6"></a>Concurrence asymétrique, perte d’influence, asymétrie de l’APD (non liée versus liée), promotion du secteur informel, détournement de l’APD, <a href="https://www.eurodad.org/aid_under_threat?utm_source=chatgpt.com">favoritisme</a> des entreprises des pays donateurs…

<a href="#_ftnref7" name="_ftn7"></a><strong>USAID Website</strong><strong>: On Friday, February 7, 2025, at 11:59 pm (EST) all USAID direct hire personnel will be placed on administrative leave globally, with the exception of designated personnel responsible for mission-critical functions, core leadership and specially designated programs. Essential personnel expected to continue working will be informed by Agency leadership by Thursday, February 6, at 3:00pm (EST). For USAID personnel currently posted outside the United States, the Agency, in coordination with missions and the Department of State, is currently preparing a plan, in accordance with all applicable requirements and laws, under which the Agency would arrange and pay for return travel to the United States within 30 days and provide for the termination of PSC and ISC contracts that are not determined to be essential. The Agency will consider case-by-case exceptions and return travel extensions based on personal or family hardship, mobility or safety concerns, or other reasons. For example, the Agency will consider exceptions based on the timing of dependents’ school term, personal or familial medical needs, pregnancy, and other reasons. Further guidance on how to request an exception will be forthcoming. </strong><strong>Thank you for your service.</strong>

<a href="#_ftnref8" name="_ftn8"><strong><em>[8]</em></strong></a><strong><em> En diffusant l’idée d’un repli américain qui ne serait alors pas le seul (voir </em></strong><a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/11/14/aide-au-developpement-le-grand-repli-europeen_6392870_3234.html?utm_source=chatgpt.com"><strong><em>le repli européen</em></strong></a><strong><em>).</em></strong>

<a href="#_ftnref9" name="_ftn9"><strong><em>[9]</em></strong></a><strong><em> Lire notamment </em></strong><a href="https://www.williameasterly.org/"><strong><em>William Easterly</em></strong></a><strong><em> (Université de New York, économiste, The White Man’s Burden, 2006), </em></strong><a href="https://www.jeffsachs.org/"><strong><em>Jeffrey Sachs</em></strong></a><strong><em> (Columbia University, The end of poverty, 2005), </em></strong><a href="https://shs.cairn.info/publications-de-paul-collier--7090?lang=fr"><strong><em>Paul Collier</em></strong></a><strong><em> (Oxford Université, The Bottom Billion, 2008).</em></strong>

<a href="#_ftnref10" name="_ftn10"><strong><em>[10]</em></strong></a><strong><em> 1950-2024. Croissance démographique mondiale (+1,7%/an), PIB mondial (+3,5%/an), PIB/Hab. (+1,8 %/an).</em></strong>

<a href="#_ftnref11" name="_ftn11"><strong><em>[11]</em></strong></a> <a href="https://fr.statista.com/infographie/29170/les-plus-grandes-economies-mondiales-selon-le-pib/"><strong><em>FMI</em></strong></a><strong><em>.</em></strong>

<a href="#_ftnref12" name="_ftn12"><strong><em>[12]</em></strong></a><strong><em> Un coefficient de Gini de 0 correspond à une égalité parfaite. Un coefficient de 1 matérialise des inégalités extrêmes.</em></strong>

<a href="#_ftnref13" name="_ftn13"><strong><em>[13]</em></strong></a><strong><em> 2022 : l’Afrique a reçu 81,4 Mds USD d’APD soient 28,3% de l’APD mondiale (36% en 2021). En 2022, </em></strong><a href="https://www.agenceecofin.com/actualites/2406-119754-50-de-laide-publique-au-developpement-en-afrique-pour-10-pays-rapport"><strong><em>10 pays</em></strong></a><strong><em> seulement (</em></strong><a href="https://ilostat.ilo.org/fr/data/africa/"><strong><em>sur 54</em></strong></a><strong><em>) se sont partagé 46,4% du montant total de l’APD affectée au continent. Ce sont l’Égypte (7,7 Mds USD), l’Éthiopie (5,3 Mds USD), le Nigeria (5 Mds USD), la RD Congo (3,4 Mds USD), le Kenya (3,3 Mds USD), la Tanzanie (3 Mds USD), le Mozambique (2,9 Mds USD), le Maroc (2,6 Mds USD), l’Ouganda (2,4 Mds USD), le Niger (2,2 Mds USD).</em></strong>

<a href="#_ftnref14" name="_ftn14"><strong><em>[14]</em></strong></a> <a href="https://fr.statista.com/statistiques/571037/prevision-la-population-mondiale-en-2010-par-continent/"><strong><em>Statista</em></strong></a><strong><em>.</em></strong>

<a href="#_ftnref15" name="_ftn15"><strong><em>[15]</em></strong></a> <a href="https://openknowledge.worldbank.org/server/api/core/bitstreams/a9d16f3b-977a-56c3-989f-0321ee8f65d9/content?utm_source=chatgpt.com"><strong><em>Banque Mondiale</em></strong></a><strong><em> ; </em></strong><strong><em>UN</em></strong><strong><em> ; </em></strong><strong><em>Pewresearch</em></strong><strong><em> ; </em></strong><strong><em>Worldbank</em></strong><strong><em> ; </em></strong><a href="https://wid.world"><strong><em>Wid World</em></strong></a><strong><em>.</em></strong>

<a href="#_ftnref16" name="_ftn16"><strong><em>[16]</em></strong></a><strong><em> La sphère publique (États, organisations internationales…) se limitant à leurs prérogatives (encadrement, supervision).</em></strong>

<a href="#_ftnref17" name="_ftn17"><strong><em>[17]</em></strong></a> <a href="https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_20_229"><strong><em>TSA</em></strong></a><strong><em> ou Tout sauf les armes (régime commercial, 2001-2020).</em></strong>

<a href="#_ftnref18" name="_ftn18"><strong><em>[18]</em></strong></a> <a href="https://trade.ec.europa.eu/access-to-markets/fr/content/systeme-de-preferences-generalisees-plus-spg"><strong><em>SGP+</em></strong></a><strong><em> ou Système de préférences généralisé, plus (Les </em></strong><a href="https://globalconnectivities.com/fr/2024/12/accord-de-libre-echange-ue-philippines/"><strong><em>Philippines</em></strong></a><strong><em> négocient actuellement un nouvel accord avec l’UE).</em></strong>

<a href="#_ftnref19" name="_ftn19"><strong><em>[19]</em></strong></a><strong><em> No Trade, No Aid … but guns? UK: what foreign aid is being cut (</em></strong><a href="https://news.sky.com/story/what-foreign-aid-is-being-cut-how-much-was-being-spent-and-what-happens-next-13317652"><strong><em>Link</em></strong></a><strong><em>: UK aid cut to boost defence spendings).</em></strong>

<a href="#_ftnref20" name="_ftn20"><strong><em>[20]</em></strong></a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mamadou_Sinsy_Coulibaly"><strong><em>Mamadou</em></strong></a> <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20240131-retrait-du-mali-de-la-cédéao-l-économie-est-prise-en-otage-selon-le-patron-du-groupe-kledu"><strong><em>Sinsy</em></strong></a> <a href="https://www.jeuneafrique.com/1442448/economie-entreprises/mamadou-sinsy-coulibaly-au-mali-la-corruption-fait-partie-du-business-plan/"><strong><em>Coulibaly</em></strong></a><strong><em>. Président fondateur du Groupe Kledu (Mali), ancien président du Conseil National du Patronat du Mali (CNPM). </em></strong><a href="https://theafricabusinessindex.com/portrait-entrepreneur-mamadou-sinsy-coulibaly-lancien-patron-des-patrons-maliens/"><strong><em>Entrepreneur</em></strong></a><strong><em> africain évoluant dans </em></strong>

<strong> </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage de Fousseyni Maïga à Souleymane Cissé : &amp;quot;Très regretté Boua  (le patriarche), bravo pour ton cinéma&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/hommage-de-fousseyni-maiga-a-souleymane-cisse-tres-regrette-boua-le-patriarche-bravo-pour-ton-cinema-3097581.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/hommage-de-fousseyni-maiga-a-souleymane-cisse-tres-regrette-boua-le-patriarche-bravo-pour-ton-cinema-3097581.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/Souleymane-Cisse-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 01:35:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Tu as consacré toute ta vie au cinéma. Tu auras vécu par et pour le cinéma, au point d'y embarquer toute ta famille, tous tes proches et un homme comme moi qui, avant notre fameuse rencontre du 22 février 2020, ne s'était jamais imaginé cinéaste.

Bravo pour ton cinéma tonton : naître pour le cinéma, vivre pour le cinéma et mourir dans le cinéma. Oui, ta vie était intrinsèquement liée au septième art et les événements ayant précédé ton rappel à Dieu le démontrent à bien des égards :
<ol>
 	<li>Tu es revenu de Banjul le lundi 17 février et de l'aéroport, tu t'es rendu directement au Centre national de la cinématographie du Mali pour, d'après toi, nous apporter ta bénédiction avant notre départ pour Ouagadougou. Tu m'as raconté tout l'honneur que tu as reçu en Gambie et souhaité que j'adresse une lettre de remerciement aux organisateurs du festival qui t'avaient invité. Et, comme jamais auparavant, nous avons parlé cinéma. Tu étais si fier de voir notre pays revenir dans la compétition officielle long métrage fiction du Fespaco.</li>
 	<li>Le mardi 18 février 2025, tu m'as invité à la maison. Nous avons bavardé, encore cinéma, pendant plus de 3 h d'horloge. Tu m'as parlé du cinéma malien, de ton rêve pour le cinéma africain. Tu m'as parlé de tes déceptions. Tu m'as parlé de tes fiertés. Tu as surtout évoqué quelques projets qui te tenaient encore à cœur : l'édition de tes mémoires, la transformation de ta maison personnelle en musée du cinéma, la finalisation de ta bibliothèque, la réhabilitation des salles de cinéma au Mali et ton projet de film, le dernier que tu comptais faire pour aller conquérir la palme d'or.</li>
 	<li>Le mercredi 19 février, tu as tenu une conférence de presse pour parler encore cinéma, de tes récentes distinctions, de tes rêves pour le cinéma malien et surtout du Fespaco. Le Fespaco qui, comme par prédiction, t'avait rendu un vibrant hommage en te confiant la présidence du jury long métrage fiction.</li>
</ol>
Bravo Boua pour ton cinéma. Le dernier film de ta vie reste certainement le plus emblématique de ton passage sur terre. Partir à l'orée du Fespaco, dans un contexte où tous les projecteurs étaient braqués sur toi, et juste après la tenue d'une conférence de presse sur le cinéma illustre à juste titre la relation particulière qui te liait au cinéma.

Ce 22 février 2025 me rappelle un 22 février 2020. Le premier jour que je t'ai rencontré physiquement. Tu m'avais invité à la maison, après avoir regardé mon premier long-métrage Le Voile secret. Tu m'avais conseillé ce jour de m'investir pleinement dans le cinéma et d'en faire mon activité principale. Je t'avais rétorqué que le cinéma n'était pas ma vocation et que Le Voile secret était un simple coup de tête. Par contre, je t'avais promis de consacrer 25 % de mes activités au cinéma.

Cinq années après cette fameuse rencontre, le cinéma est devenu mon activité principale. En cinq ans, j'ai réalisé plus de dix œuvres, produit plus d'une cinquantaine, remporté plus de 30 distinctions, parcouru le monde entier, monté un écosystème qui profite directement à plus de 30 jeunes cinéastes, fait les plus belles rencontres de ma vie, appris énormément de choses, grandi en tant qu'être humain. Je te dois Tout Boua. Je te dois mes inspirations, ma passion pour le cinéma, la magnifique carrière que je vis actuellement et surtout cet immense privilège de voir trois de mes œuvres sélectionnées dans cette édition du Fespaco.

Tu peux être fier Boua. Fier d'avoir marqué ta vie. Tu peux être fier d'avoir nourri des passions. Ton héritage artistique perdurera à jamais et tes valeurs cinématographiques, celles de la créativité, de l'authenticité, du travail bien fait, de l'engagement et de l'humilité, continueront incontestablement à guider les pas de la nouvelle génération.  À travers tes enfants biologiques (Fatou, Soussaba, Baba que je côtoie), tes enfants artistiques (auxquelles je m'identifie) et tous les cinéastes du monde que tu auras inspiré, ton immense héritage artistique sera préservé, transmis et renouvelé.

Nous veillerons à ce que l'humanité retienne, qu'au-delà de l'artiste, Souleymane Cissé était à la fois un humaniste, un fervent défenseur de la justice sociale, un militant engagé pour les droits de l'Homme, un patriote convaincu, un homme modeste, un homme profondément pieux, un martyr emprisonné et persécuté pour ses convictions artistiques et surtout une source d'inspiration intarissable.  À travers nos œuvres, nous continuerons à te rendre hommage en faisant ce que tu attendais toujours de la nouvelle génération : faire des films, raconter nos histoires et sortir des sentiers battus… Coûte que coûte, vaille que vaille et advienne que pourra.  Dors en paix Boua.

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune :  Citoyenneté, fais&#45;moi appel !!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-citoyennete-fais-moi-appel-3097211.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-citoyennete-fais-moi-appel-3097211.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/Salia-Toure.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 26 Feb 2025 09:20:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>De nombreux nouveaux outils et mécanismes de communication ont révolutionné l'expression de la citoyenneté. Ces médias sociaux auxquels je fais allusion contribuent vraisemblablement à la rationalisation des masses.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Ces outils facilitent grandement l'accès à l'information, mais force est de le constater aussi à la désinformation.

Excluant les captifs dans la Grèce antique et, plus tard, les non-natifs de leur territoire (les étrangers donc), l'expression de la citoyenneté a connu, de nos jours, une évolution remarquable. Aujourd'hui, chaque individu, grâce à son Smartphone, peut porter le débat public à l'appréciation d'un plus grand nombre, aussi bien des néophytes que des experts en la matière. Cet état de choses alimente les discussions, mais aussi disperse et gaspille les énergies.

Que faut-il faire de ces nouveaux outils à la portée de tous afin qu'ils servent de catalyseurs de la cohésion sociale, du lien générationnel et intergénérationnel et d'atouts pour la préservation des acquis en termes de construction de l'unité nationale, sa protection et sa promotion ? Un développement durable, stable et prospère ne saurait faire l'économie de cette réalité et de cette révolution technologique.

L'ancien Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon, a dit : <em>"L'éducation est indispensable pour forger la citoyenneté mondiale et construire des sociétés pacifiques"</em>. Au moment du lancement de la Charte nationale pour la réconciliation et la paix, une démarche censée être <em>"l'université de la parole enseignée à l'ombre du baobab"</em> selon Mawdo Amadou Hampaté Bâ, pour pacifier les tensions sociales et politiques, il me plaît de partager ici quelques réflexions sur les vertus de cette citoyenneté qui nous est chère.

<em>"Tous les humains naissent libres et égaux en droits et en devoirs" </em>figure en bonne place dans les instruments juridiques, partant du préambule même des constitutions. Si la Révolution en France, en Russie ou aux Etats-Unis d'Amérique a fait germer un fort sentiment de citoyenneté, les valeurs de l'éducation, depuis la famille jusqu'à la communauté républicaine, nous ont aussi fait évoluer en Afrique.

Nos valeurs de fierté, de dignité, d'intégrité et de patriotisme sont ancrées dans notre ADN, depuis la Charte de Kurukanfuga jusqu'à l'avènement de la démocratie occidentale au début des années 1990.

Les médias sociaux sont devenus un vecteur puissant de l'expression de notre citoyenneté. Tout le monde veut et doit y participer. De multiples comptes se créent, de nombreux groupes se forment, des individus se proclament vidéastes ou activistes, des projets novateurs naissent et des groupes de sensibilisation voient le jour. Chacun veut apporter sa pierre à l'édifice national et en retirer des privilèges en retour.

L'accès à la nationalité, au vote et aux services sociaux de base est réclamé à grands cris. Légitime, car ce sont des droits. Idéalement, nous concourons tous au même objectif : revendiquer et défendre la citoyenneté.

Aujourd'hui, il nous importe de canaliser ces initiatives civiques dans un cadre plus structurant, autour d'une vision axée sur l'émergence d'une société civile plus responsable et engagée.

C'est en réponse aux enjeux de développement, de bien-être et de qualité de vie que le Grand Grin, que nous animons depuis plus de cinq ans à travers les blocs, villages, quartiers, communes, cercles et régions du Mali, s'emploie à répertorier et analyser les résolutions prises lors de nos rencontres, en y apportant des contributions adaptées à court, moyen et long terme, avec la mobilisation des acteurs locaux.

Il fut un temps où les biennales artistiques et culturelles, les agoras d'expression et les compétitions diverses contribuaient au brassage culturel et à la cohésion nationale. Sur ce vaste territoire, nous avons su faire de notre diversité culturelle un atout majeur pour la participation à la vie de la Nation.

Chaque région, ethnie et communauté, avec sa richesse humaine et culturelle, a été concernée et valorisée. L'Etat du Mali, de génération en génération, a su faire de ces chants, ces danses et ces créations des ingrédients essentiels de la construction nationale. Nous nous sentons tous citoyens à part entière de la République du Mali.

Le rôle que joue le Grand Grin doit être démultiplié et amplifié. Au-delà de son institutionnalisation, il faudrait encourager son appropriation populaire en impliquant des associations locales et des groupements de jeunes avec pour objectif : <em>"La mobilisation générale pour la construction nationale"</em>.

<em>"Il n'y a que la force de l'État qui fait la liberté de ses membres"</em>, disait Jean-Jacques Rousseau. Ajoutons que l'engagement vers une gouvernance vertueuse, à travers la promotion d'une citoyenneté active, pourrait être le moteur de la renaissance républicaine. Celle-ci repose sur l'implication de chacun, animé par des valeurs sociétales et institutionnelles claires et inébranlables.

Oui, citoyens, "le Mali à l'appel !"

<strong>Mohamed Salia Touré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Loi d’habilitation anticonstitutionnelle, ordonnance illégale et antipopulaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/loi-dhabilitation-anticonstitutionnelle-ordonnance-illegale-et-antipopulaire-3096970.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 07:15:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sans être un boutefeu de polémiques ni un souffre-douleur d’intellectuels apeurés, ma première réaction, face à l’évocation de l’illégalité de <strong>l’ordonnance n°008/PT-RM du 07 février 2025</strong>, relative à la création d’un fonds spécial au moyen d’une <strong>nouvelle taxation des citoyens</strong>, à travers leurs communications téléphoniques et transactions électroniques, a été de me contenter d’un simple commentaire laconique et désapprobateur sur un réseau d’amis.

Ensuite, des juristes m’ont interpellé et exigé de moi, une explication argumentée.

Ce billet, que je souhaite informatif, s’adresse à eux en premier lieu, mais aussi au grand public des lettrés, confus, voire étourdis, par le matraquage de textes de lois sous la Transition, aussi nombreux que souvent conflictuels, et surtout constamment violés.

<strong>Une loi d’habilitation, qu’est-ce que c’est ?</strong>

Une loi d’habilitation est une loi spéciale, prévue par la Constitution et adoptée par le parlement, pour habiliter le gouvernement, autrement dit, lui reconnaître le droit, de prendre des mesures par ordonnance, dans un <u>temps limité</u> et dans des <u>domaines précis</u> qui relèvent normalement de la loi, et non des règlements.

Une ordonnance est un texte normatif, au-dessus des actes réglementaires (décret, arrêt etc.), pris par le pouvoir exécutif (président+gouvernement), sur autorisation du parlement, dans des domaines précis qui relèvent de la loi, selon la répartition constitutionnelle, et dans un délai donné. <strong>Donc, elle doit être précise non seulement dans les domaines qu’elle touche, mais aussi dans le temps qu’elle couvre</strong>.

<strong>Que dit la nouvelle Constitution malienne en la matière et la jurisprudence de la Cour constitutionnelle ?</strong>

A son article 121, la Constitution dispose : « <em>Le gouvernement peut, pour l’<u>exécution de son plan d’action</u>, demander au Parlement l’autorisation de prendre par ordonnance, pendant <u>un délai limité</u>, <u>des mesures</u> qui sont normalement du domaine de la loi.</em>

<em>Les ordonnances sont prises en Conseil des Ministres, après avis de la Cour suprême. [</em>…] ».

Il en découle ici trois critères fondamentaux pour la validité de toute ordonnance et par ricochet de toute loi d’habilitation :
<ul>
 	<li>Une justification ou un but précis : <em>l’exécution de son plan d’action, déjà connu du parlement, car présenté et validé devant lui</em>;</li>
 	<li>Un délai précis : <em>un délai limité dans le temps, qui va d’une date à une autre, clairement indiqué ;</em></li>
 	<li>Une ou des matières précises : <em>des mesures ou certaines mesures qui doivent clairement être indiquées aux parlementaires <strong>dans les matières (objets) concernées</strong>.</em></li>
 	<li>Du domaine réservé à la loi : les matières concernées et clairement indiquées au parlement doivent être réservées, de par la Constitution, au domaine de la loi.</li>
</ul>
Quant à la Cour constitutionnelle, il suffira à la compréhension persuasive de cette analyse, de citer son <strong>avis n°2015-01/CCM</strong> aux fins de demande d’avis portant sur la possibilité d’amendement d’une ordonnance par l’Assemblée nationale (<em>in Recueil des Arrêts, avis et autres décisions de la Cour constitutionnelle du Mali, vo.6, 2014-2017, pp 85-88</em>), dans lequel elle est, on ne peut plus, claire : « <em>L’ordonnance est une mesure prise par le Gouvernement dans les matières relevant normalement du domaine de la loi ; qu’une loi d’habilitation <strong>doit fixer les domaines</strong> […] où le Gouvernement pourra prendre des ordonnances ; […] ».</em>

La Cour, ici, met l’emphase sur la fixation des domaines par le parlement, où il autorise le Gouvernement à prendre des ordonnances. Car, il arrive que le projet d’ordonnance soumis à son appréciation soit vague à ce sujet, alors il appartient au parlement de respecter son obligation constitutionnelle en apportant la précision ou la limitation nécessaire. A défaut, il se rend coupable de violation de la constitution et de provoquer l’illégalité de tous les actes qui en sortiront.

<strong>Que dit la loi d’habilitation n°2024-038 du 27 décembre 2024 autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnance ? </strong>

A son article premier, elle dispose : <em>« le Gouvernement est autorisé, <strong>entre la clôture de la session ordinaire du Conseil national de Transition ouverte le 07 octobre 2024 et l’ouverture de la session ordinaire du 07 avril 2025</strong>, à prendre, par ordonnance, <strong>certaines mesures</strong> qui sont normalement du domaine de la loi, <strong>notamment</strong> : - la création, l’organisation et le contrôle des services et organismes publics ;- l’organisation de la production ; - les statuts du personnel ;- les traités et accords internationaux ;- le régime électoral.</em> ».

A la lumière des critères fondamentaux constitutionnels susmentionnés, auxquels sont soumis l’ordonnance et sa loi d’habilitation, on doit forcément faire quatre constats :
<ul>
 	<li>Le délai précis est respecté : entre la clôture de la session ordinaire du CNT et l’ouverture de la seconde session ordinaire du 07 avril 2025 ;</li>
 	<li>Le domaine réservé à la loi est respecté : les matières citées relèvent toutes du domaine de la loi, suivant l’article 115 de la Constitution ;</li>
 	<li>Le but précis est violé : il n’est nullement mentionné le rapport entre cette habilitation et le plan d’action du Gouvernement ;</li>
 	<li>La précision des matières est violée : par l’utilisation de l’adverbe « notamment », deux significations sont possibles ; d’abord l’importance de noter lesdites matières et enfin, l’importance de leur citation parmi d’autres. Dans ce second sens, cela équivaut à donner au Gouvernement carte blanche, pour prendre des mesures par ordonnance dans tous les domaines de la loi. C’est une forfaiture. C’est comme si le CNT donnait au gouvernement le droit de se substituer à lui, pendant un délai donné. La Constitution ne lui reconnait pas ce droit, c’est pourquoi elle a bien imposé une fixation des matières concernées, car les matières ne se valent pas et certaines ont des valeurs constitutionnelles. Elle a voulu la transparence et la délégation dans l’habilitation, le CNT a préconisé l’opacité et la démission temporaire dans la transmission.</li>
</ul>
Il en résulte que le CNT a manqué à son obligation constitutionnelle de fixer les matières, autrement dit d’en donner une liste exhaustive, sur lesquelles il autorise le Gouvernement à prendre des ordonnances. Une partie des membres du CNT aurait pu saisir la Cour constitutionnelle à l’effet de déclarer inconstitutionnelle cette loi d’habilitation (art.147 Const.), mais hélas, pour qui en connait la composition et le besoin de compétences juridiques.

Au Burkina Faso, le 23 juillet 2020, à l’occasion d’une saisine pour avis, le Conseil constitutionnel a jugé anticonstitutionnel, le projet d’ordonnance portant régime juridique applicable aux agents contractuels non permanents de la fonction publique, en des termes qui lèvent toute équivoque sur le fait <strong>qu’une ordonnance ne peut aucunement traiter de toutes les matières réservées à la loi </strong>: <u>«<strong> </strong><em>La</em></u><em> loi n°015-2020/AN du 05 mai 2020 a habilité le gouvernement à légiférer par voie d’ordonnances dans le cadre de la lutte contre la maladie à coronavirus (Covid-19) ; que le projet d’ordonnance pour lequel l’avis est demandé ne fait aucun lien avec la lutte contre la maladie à coronavirus (Covid-19) ; que l’adoption d’un régime juridique applicable aux agents contractuels non permanents de la fonction publique de l’Etat est prévue à l’article 207 de la loi n°018/CNT du 24 novembre 2015 portant Statut général de la fonction publique de l’Etat ; qu’il s’agit <u>d’un projet d’ordonnance dont l’importance nécessite qu’il fasse l’objet d’un débat à l’Assemblée nationale</u> </em>».

Voilà à quoi sert la répartition des pouvoirs entre les institutions ou les organes institutionnels de l’Etat ; en jouant chacun son rôle, on évite les abus et on préserve la confiance des citoyens, gage de réussite de tout projet de société ou de tout vivre-ensemble, voire de tout programme politique.

<strong>En quoi, l’ordonnance est illégale et impopulaire ?</strong>

Dans son cinquième Visa, elle se fonde sur la loi d’habilitation inconstitutionnelle, telle que démontrée ci-dessus.

D’une part, les matières qu’elle régit ne figurent pas dans la liste complète au sens premier de l’adverbe utilisé dans le premier article de la loi d’habilitation, et d’autre part, en son second sens ces matières n’y sont précisées nulle part.

Donc, le critère constitutionnel de précision des matières concernées est gaillardement violé, ainsi que la justification conformément au plan d’action du Gouvernement.

D’ailleurs, l’impopularité de ces mesures de taxation prouve-t-elle que portées à l’attention des conseillers nationaux, un débat en aurait suivi de nature à dissuader le Gouvernement d’aller plus loin. De multiples vidéos et commentaires sur les réseaux sociaux et dans les quartiers n’approuvent pas ces mesures pour quatre raisons, en fait qui reviennent à la même :
<ul>
 	<li>L’augmentation croissante des budgets des organes de la Transition : le président de la Transition, le Conseil national de Transition et la Gouvernement de la Transition ;</li>
 	<li>La constance du train de luxe de l’Etat : les véhicules de luxe et les avantages liés aux fonds spéciaux accordés à certaines personnalités ;</li>
 	<li>Les indemnités de communications accordées aux chefs d’institutions et tous les hauts fonctionnaires de l’Etat ; donc une partie de l’élite ne paiera pas une partie de ces taxes ;</li>
 	<li><strong>L’exemple de solidarité collective doit d’abord venir des dirigeants : voilà le résumé de la raison des raisons de leur révolte.</strong></li>
</ul>
Il existe des mercenaires sorciers du droit, qui veulent comme à leur habitude tordre le cou à tout, même à la taxation, pour la faire ressembler à « l’organisation de la production », citée dans la loi d’habilitation. Qu’ils ne vous trompent guère, ouvrez n’importe quel dictionnaire spécialisé, la production a pour objet la fabrication des produits répondant aux besoins des clients (citoyens). Son organisation se réfère à son encadrement, notamment la création, l’aménagement, la répartition des inputs (marchandises, énergies etc.) et des facteurs de production (capital et travail).

La taxation, quant à elle, relève de la fiscalité, qui concerne un prélèvement sur les revenus ou les biens d’un acteur donné.

Cependant, au regard de tout ce qui précède, peut-être qu’au moment d’examiner le projet de loi de ratification de cette ordonnance, à déposer avant le 07 avril prochain, selon l’article 2 de la loi d’habilitation, le CNT aura à cœur de refuser ladite ratification, au motif de la non-conformité de l’ordonnance à sa loi d’habilitation (adverbe « notamment », pris au sens premier).

Finissons cet éclairage, je l’espère surtout pour nos hommes et femmes de droit et nos étudiants qui doivent s’élever à la hauteur de leur savoir, par nous poser deux questions existentielles :
<ul>
 	<li>Quelle refondation peut-elle sortir d’une attitude si écrasante du pouvoir, à vouloir tout assujettir, jusqu’à ses propres lois et décrets, votés sous la Transition et selon sa volonté ?</li>
 	<li>Quels citoyens sortiront de ce moule si moralement dégradant ?</li>
</ul>
&nbsp;

<strong>Bamako, le 18 février 2025.</strong>

<strong>  Dr Mahamadou KONATE</strong>

<strong>   Juriste publiciste</strong>

<strong>                                                                                                                             Directeur général de Conseils Donko pour la gouvernance et la sécurité</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>De Munich à Munich</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/de-munich-a-munich-3096967.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 01:21:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Avec le retour de Donald Trump à la Maison blanche, le monde a effectué sans en être pleinement conscient, un tragique bond en arrière de plus de  80 ans.

En effet, l'histoire nous apprend  que c'est en 1933, qu'un certain Adolf Hitler chef du parti nazi est nommé chancelier de l'Allemagne qui n'avait  alors aucune conscience de la tragédie dans  laquelle elle allait plonger le monde par cette nomination.

Nul ne peut s'empêcher de se souvenir que la tâche première que s'était assignée Hitler a été de se libérer des engagements du traité de Versailles en réarmant massivement l'Allemagne pour commencer à donner corps à son obsession de rendre  à l'Allemagne  " sa Grandeur " à partir de 1938.

Cela commence  par le démantèlement de la Tchécoslovaquie avec l'accord de la France et de l’Angleterre,  ensuite par  l'annexion de l’Autriche, et l'envahissement de  la Pologne.

En 2025 , quand à peine élu, le Président de la plus grande démocratie du monde , Donald Trump  revendique le Groenland , le canal de Panama , veut annexer le Canada pour donner corps à son rêve de  " rendre à l'Amérique sa grandeur  " et décide  de  se libérer de toutes les contraintes de la Démocratie et du multilatéralisme en  réinstaurant  la loi du plus fort il est  difficile de ne pas penser à 1938 !

Sur le plan intérieur quand on voit  l'impitoyable purge menée au sein de l'administration américaine par les sbires du nouveau président, on ne peut s'empêcher de penser à la loi sur la restauration de la fonction publique du 7 avril 1933 appliquée par les nazis qui  utilisaient déjà les mêmes méthodes brutales et inhumaines d'épuration.

Sur le plan extérieur, l'Ukraine et l'Europe dont les sorts sont décidés en leur absence, se retrouvent  en 2025 les premières victimes de ce " national capitalisme fasciste libertarien et  suprémaciste "  de Trump, comme la Tchécoslovaquie et la Pologne furent les victimes du " national-socialisme nazi et fasciste " de Hitler.

La conférence de Munich sur la sécurité dans le monde du 14 février 2025 où les États-Unis ont étalé leur arrogance  face à leurs alliés européens médusés et tétanisés, faisant l'apologie du populisme et de l'unilatéralisme finira de  nous ramener  brutalement  à la conférence de Munich de septembre 1938 où la France et l'Angleterre ont cédé face à la boulimie territoriale et l'arrogance de l’Allemagne.

Trump ne reconnaît et ne traite qu'avec  les " forts " du moment,  les autocrates affirmés comme Poutine, Netanyahou,  Xi Jinping, Ben Salman etc....tous prêts à abattre  l'ordre international issu de la seconde guerre mondiale basée sur le droit et la Démocratie.

Malheur aux "faibles «, aux pauvres et aux immigrés !

La brutalité de cet homme n'a d'égal que son inconscience, sa vanité, sa rancune, son ignorance et son manque d'empathie.

Cyniquement, sans aucune considération pour les souffrances du peuple ukrainien agressé, martyrisé, bombardé et déplacé chaque jour depuis 2022 par la guerre inique déclenchée par son "ami" Poutine, il propose au Président ukrainien de monnayer son aide contre les terres rares de l’Ukraine. Car pour lui tout s'achète ou se prend par la force !

Avec le même cynisme macabre et mercantile il propose de déplacer sans espoir de retour,  en Égypte et en Jordanie près de 3 millions de palestiniens de Gaza, réduit en cendres par son " ami" Netanyahou, pour la reconstruire et en faire la Côte d'Azur du Moyen Orient haut lieu de villégiature pour milliardaires !

Les palestiniens, les fonctionnaires, les pauvres, les immigrés et les africains citoyens de  ce qu'il appelle ces "pays de merde «, sont pour Trump ce que les juifs et les noirs étaient pour Hitler, des sous hommes !

Les très rapides sanctions  contre le gouvernement de l'Afrique du Sud ne sont que l'expression du sentiment de frustration et de rancune d'un suprémaciste blanc envers  les  dirigeants autochtones noirs  dont le seul tort est d'avoir  vaincu  le régime raciste d'apartheid de ses amis immigrés afrikaners blancs au terme d'un long et sanglant combat et organisé une équitable répartition de la terre sud-africaine .

En écoutant  à  Munich  , JD Vance , le vice-président de Trump  invectiver   les  dirigeants européens sur le déficit croissant de liberté d'expression en Europe en faveur  des partis populistes , fascisants  et  racistes  d'extrême droite européens  , pour finir par proclamer  l'avènement désormais  " d'un nouveau SHÉRIF dans la maison ! " , l'on  comprend aisément qu'avec cette nouvelle administration américaine le monde deviendra de moins en moins sûr comme au milieu des années 1930 !

Ce discours de Munich du vice-président américain révèle de manière brutale à l'Europe que l'époque de Roosevelt et d'Eisenhower où les " boys " venaient se faire tuer sur les plages normandes pour chasser le nazisme et le fascisme de l'Europe, et où le plan Marshall venait réparer leurs dégâts, est bien révolue !

Avec Trump 2 l'alliance transatlantique devient de toute évidence une coquille vide  et il serait naïf de ne pas s'apercevoir que les USA, le principal allié d'hier ne partage plus la même idéologie que les autres pays du monde libre !

Comme en 1938,

<strong>La guerre n'est pas loin !</strong>

<strong>Malick Touré</strong>

<strong>Administrateur Civil</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les mensonges de Donald Trump à l&amp;apos;épreuve des faits Fact checking</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-mensonges-de-donald-trump-a-lepreuve-des-faits-fact-checking-3096971.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 01:15:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Comme à son habitude Donald Trump s'est livré mercredi 19 février 2025  devant les caméras à un des  shows dont lui seul a le secret : un cocktail détonant de mensonges, de fake news, de mégalomanie et de provocations. Cette fois sa victime est Volodymyr Zelinsky le Président de l’Ukraine.

En voici quelques perles :

1/ Trump traite  Zelinsky de " comédien au succès modeste" :   il oublie de dire que les USA ont été dirigés de 1981 à 1989 par Ronald Reagan un ancien commentateur radio et   acteur de cinéma au succès modeste.

2/ Trump prétend que Zelinsky a une côte de popularité et de confiance de 4% dans son pays : ce qui est absolument faux ! Zelinsky jouit d'une  côte de popularité de 57 % selon un sondage de l'Institut de la Sociologie de Kiev (KIIS) publié le 19  février 2025.

Alors que lui Trump ne bénéficie que de 52% de côte  de popularité  et de confiance en Amérique en début février 2025 selon Rasmussen Report.

3/ Trump prétend que Zelinsky pouvait arrêter cette guerre qu'il a commencée depuis 3 ans : il faut simplement lui rappeler que l'Ukraine est l'agressé et que c'est la Russie l'agresseur qui a commencé cette guerre non en 2022 , mais bien avant, en 2014 quand la Russie a annexé la Crimée  puis continué à mener un intense activisme séparatiste dans le Donbass ukrainien au nez et à la barbe de la communauté internationale.

4/ Sans oublier surtout que l'Ukraine est victime de sa bonne foi dans l'application du mémorandum de Budapest de 1994 parrainé par les États-Unis et la Grande Bretagne. Ce mémorandum qui a obligé l'Ukraine à céder son arsenal nucléaire à la Russie  contre une garantie de sécurité. Ce mémorandum a été impunément violé par la Russie.  Si l’Ukraine détenait encore cet arsenal personne n'oserait l’attaquer.

5/ Trump a qualifié Zelinsky de " dictateur sans élections" :  Zelinsky est éligible à un second mandat , mais les élections qui devaient se tenir en 2024 sont empêchées par la loi martiale en vigueur depuis l'attaque du pays par la Russie  , et  la loi martiale interdit les élections en temps de guerre.

Ensuite en 30 ans l'Ukraine a connu 6 Présidents  pendant que l'ami de Trump, Vladimir Poutine est au pouvoir depuis 20 ans. Cela ne le dérange pas semble-t-il.

6/ Trump a déclaré et écrit que Zelinsky a réussi à obtenir des États Unis et de Jo Biden 350 milliards de dollars d’aide, soit 200 milliards de dollars de plus que l'Europe,  surtout que l'argent de l'Europe est garanti tandis que les USA ne récupéreront rien : ceci est absolument faux et archi faux : En réalité, de janvier 2022 au 31 décembre 2024, les USA ont alloué 119 ,1 milliards de dollars à l'Ukraine (matériel 66,8 milliards,  aide financière 48, 5 milliards, assistance humanitaire 3, 8 milliards). Chaque enveloppe a fait l'objet d'un vote au congrès américain.

L'Europe a versé 138, 2 milliards de dollars à l'Ukraine depuis 2022 soit  19 ,1 milliards de plus que les USA !

L'Ukraine a reçu au total 267 milliards de dollars de l'Occident depuis janvier 2022. (Tous ces chiffres sont disponibles sur la base de données de l'institut Kiel pour l'économie mondiale,  un institut de recherche allemand)

En ce concerne le remboursement, l'Europe et les USA seront tous les deux remboursés par l'Ukraine à la fin du conflit, le montant américain a fait l'objet du vote d'une loi prêt -bail calquée sur ce qu'avait fait le Président Roosevelt pendant la seconde guerre mondiale qui permet le remboursement à la fin du conflit.

7/  Cette charge brutale et mensongère  de Trump intervient simplement après que Zelinsky ait refusé de signer un contrat de 500 milliards de dollars pour l'exploitation par les USA  des  minerais et  métaux rares du sous-sol ukrainien présenté par le gouvernement américain en guise de remboursement de l'aide fournie, car pour lui cette proposition ne garantit pas la sécurité de son pays qu'il a le devoir de défendre et de ne pas trahir. De cela Trump n'en parle guère !

Enfin, il est très important de se rappeler que Donald Trump est connu pour ses mensonges à répétition, selon le Washington Post, il a réalisé l'exploit de prononcer   30 573 contre-vérités entre 2017 et 2021 pendant son 1er mandat soit  près de 7600 mensonges par an, soit 633  mensonges par mois !

A ce stade c'est une pathologie !

&nbsp;

<strong>Malick Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La réplique du Pr. El Hajj Younouss Hameye Dicko: D’un papier mensonger de Moussaïlama le menteur, alias yacouba Diallo, secretaire chargé de l’éducation au BEC du MPR (suite).</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-replique-du-pr-el-hajj-younouss-hameye-dicko-dun-papier-mensonger-de-moussailama-le-menteur-alias-yacouba-diallo-secretaire-charge-de-leducation-au-bec-du-mpr-suite-3096804.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/la-replique-du-pr-el-hajj-younouss-hameye-dicko-dun-papier-mensonger-de-moussailama-le-menteur-alias-yacouba-diallo-secretaire-charge-de-leducation-au-bec-du-mpr-suite-3096804.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2025 01:12:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Malien</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Notre Menteur, celui qui se cache derrière Yacouba, mérite bien le nom Moussaïlama le Menteur ; d’ailleurs il connaît ce nom puisqu’en 1991-1992, à l’UDD, nous avions attribué ce nom à quelqu’un qui nous a agonis sous des contrevérités en nous confondant délibérément avec l’UDPM. Moussaïlama le Menteur est aussi celui-là qui a usurpé l’héritage de l’UDPM par opportunisme et il continue de jouir de cet héritage sans lequel il est incapable d’exister. Il peut noter, et les Maliens avec lui, que les héritiers légitimes et légaux du   créateur et maitre de l’UDPM ont créé leurs propres partis et aucun d’eux ne se trouve dans le parti du Menteur et aucun d’eux ne se réclame de l’héritage de l’UDPM. Moussaïlama le Menteur est aussi celui-là qui se cache derrière le nom de Yacouba Diallo, qui s’attribue des vertus et des connaissances qu’il ne possède point et, comme disait la Fontaine « nous l’allons montrer tout à l’heure » !

A ce stade, je note que Moussaïlama le Menteur a mobilisé le MPR pour m’offenser ; je n’ai absolument aucun grief contre ce parti, comme je n’en ai contre aucun autre parti politique ; les partis sont les garants de la démocratie qui a permis au Menteur de posséder une bouche pour insulter impunément les honnêtes gens. J’ai différé la parution de cette réaction au papier mensonger de Moussaïlama le Menteur, tant qu’il occupe les sommets de l’Etat. Non pas parce que j’ai peur de lui, cette notion n’existant pas chez ceux de RAQIA ou RAKIA de son vrai nom ARAKIATA (nom d’une femme peule que l’on déménageait la dernière lors des retours des transhumances vers le fleuve) ! C’était par courtoisie, même si le Menteur ignore ce que courtoisie signifie. En vérité, j’ai des raisons pour mon action :
<ol>
 	<li>J’ai immédiatement cru aux officiers du CNSP qui avaient pris langue avec la Fédération de Russie noyau fondateur de l’URSS, partenaire du Président Modibo Keïta.</li>
 	<li>Chaque fois que je risque de commettre une erreur, je pense aux enseignements de mon Grand Professeur le Prophète Muhammad (PSL) dont Allah a dit que les hommes « ont en Muhammad (PSL) un exemple digne d’être suivi et imité ». Et lui, Muhammad (PSL) a dit de « respecter le Chef que Allah vous a donné même si c’est un esclave éthiopien aux cheveux crépus » ! Ainsi, le musulman doit respecter son Chef aussi longtemps que celui-ci respecte le minimum qui est « le socialement correct ».</li>
</ol>
Or, Moussaïlama le Menteur est un prédateur qui n’hésite pas à mentir, à calomnier, à offenser, à diffamer, à menacer et à utiliser le chantage en faisant croire qu’il peut dévoiler des « secrets » que lui seul connait dans son cerveau maladivement entêté. Il n’y a guère longtemps, on a vu le Menteur investir la radio, la télévision, la presse écrite, les réseaux sociaux ; ses propres antennes et vidéomanes, engoncé dans son pouvoir de Premier Ministre, étriller un enfant, un jeune syndicaliste, en lui intimant de se taire sans quoi lui, le Premier Ministre du Mali, va révéler à l’Afrique et Madagascar comment le jeune syndicaliste a été recruté à la banque !

Allah ! Quelle déchéance pour un Premier Ministre qui fait du Chantage même aux enfants ! La question est, avec quel argent le Menteur entretient ses nombreux réseaux et vidéomanes ? Est-ce avec son salaire ?

Est-ce avec son salaire ou avec l’argent de la Caisse bleue que les mauvaises langues appellent la Caisse Noire ? Le jeune syndicaliste que vous avez insulté et calomnié a apporté les preuves objectives et convaincantes (études brillantes, stages brillants à la banque, etc.) qui ont permis son embauche à la banque ; nul favoritisme, nul népotisme et nulle crapulerie, mais le mérite universitaire. Ainsi, il a démontré par sinus plus cosinus que vous êtes un menteur et a fait des révélations surprenantes sur vous, vous le zélateur de l’UDPM !

Dans votre papier mensonger, vous m’avez demandé des comptes en ce qui concerne l’UDPM. Qui êtes vous donc et d’où sortez-vous pour avoir osé ? Vous n’êtes même pas UDPM ! Vous avez même claironné que vous n’avez jamais rencontré GMT alors qu’il était au pouvoir ! Vous n’étiez donc pas UDPM et vous ne comptiez pas pour l’UDPM ? Comment alors un « tout venant » comme vous ose me demander des comptes pour l’UDPM ? Naturellement, les imposteurs sociaux s’attaquent toujours aux honnêtes gens pour se fabriquer une existence sociale ; mais je vous donne un adage touareg que mes camarades m’ont appris au Collège Moderne de Diré : « les mors de l’éléphant sont trop grands pour la petite gueule du lapin » ! En tout cas, vous avez mis votre pied dans un étrier dangereux qui ne lâchera votre pied que lorsque le cheval vous jettera par terre et vous entraînera loin de votre point de chute. Je vous ai rencontré pour la première fois au milieu des années 1980, lors d’un Conseil National de l’UDPM ; vous êtes venu spontanément vous présenter à moi ; je vous ai trouvé intelligent et un professeur qui rencontre un jeune homme intelligent, il l’adopte et l’estime sans calcul ; puis, une dizaine d’années plus tard, j’ai été apostrophé par mon défunt frère, Mohamed Salia Maïga de Tacharane (et qu’Allah l’accueille dans son paradis) en ces termes : « hé Younouss, dans votre parti Moussa Balla et toi, il y’a Choguel qui est mon neveu, c’est donc ton neveu » ! Depuis, je vous ai considéré comme tel en vous défendant même au sein de l’UDD ; à votre avènement en 2021, le Mali a failli connaître de graves désordres à cause de vous car les partis ont considéré votre arrivée à la primature comme une provocation, surtout qu’ils sont devenus votre cible ; vous les avez rendus responsables de tous les maux d’Egypte que le Mali a connus ! Pendant ce temps, vous plastronnez en vous présentant, pour ceux qui ignorent votre essence, comme l’homme politique malien, le plus propre, le plus honnête ! La vie est belle, belle et belle ! Vous pensez, vous calomniez, vous insultez les pères et les mères d’autrui, vous diffamez et vous faites chanter ! Quelle déchéance pour un SOIT DISANT CHEF ! Craignez donc les lendemains moins chantants qui vous attendent et surtout le JOUR DE LA REDDITION DES  COMPTES ! En vérité, vous êtes au stade où c’est vous-même qui direz vos crimes contre les autres comme le sorcier qui « vomit ». C’est votre propre bouche qui vous condamnera !

Votre première réaction où vous me traîniez dans la bouse de vache du 27 Septembre 2024 est un tissu de mensonges dans un français grandiloquent et pédant à la recherche d’un vocabulaire désuet, insultant et mensonger.
<ul>
 	<li><strong><u>Mensonge 1</u></strong>: « Younouss soutient Alpha parce qu’il a lui-même participé pleinement à la destruction du système éducatif ». Vous mentez et tout le Mali sait que vous mentez ; apportez votre preuve avec un seul exemple, Moussaïlama le Menteur. Younouss ne travaille sous les ordres de personne ; il n’a pas de gourou comme vous, il n’est pas un laquais comme vous.</li>
 	<li><strong><u>Mensonge 2</u></strong>: « Younouss a été nommé Directeur de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et Technique (DESRST) » : Vous avez menti et je n’avais jamais occupé une telle direction. Comment pouvez-vous être aussi ridicule et ignorant, incapable de relire votre copie, vous le spécialiste de l’éducation et de l’armée et comme disaient les élèves du Lycée Terrasson de Fougères, vous êtes « pitiant » !</li>
 	<li><strong><u>Mensonge 3</u></strong>: Moussaïlama le Menteur, qu’y a- t- il de mystérieux, de palpitant et de génial à ce qu’un professeur de l’enseignement supérieur, de surcroit Directeur Général des Enseignements Supérieurs et de la Recherche Scientifique (DGESRS), Chef de DER de Physique  et Chimie participe à des Séminaires, à des stages de l’éducation ? Je n’ai pas participé à ces rencontres comme vous dites, j’étais l’un des principaux acteurs ! Est-ce que c’était une faveur qui m’était faite ou un service que je rendais ? Monsieur le Menteur, je n’ai jamais couru après un poste. Une nuit de Février 1978, je m’isolai pour préparer mon cours de Mécanique Quantique ; mon épouse m’informa de la présence dans le salon d’une délégation conduite par un très haut fonctionnaire du ministère de l’Education Nationale. Après les salutations d’usage et quelques plaisanteries, mon épouse voulut se retirer, mais le Chef de la délégation a tenu à ce qu’elle restât pour écouter son message : « Nous sommes là au nom de Monsieur le Ministre de l’Education Nationale, le Colonel Youssouf Traoré, pour te demander de nous accompagner et nous aider en acceptant le poste de Directeur Général des Enseignements Supérieurs et de la Recherche Scientifique ». Je lui donnais ma réponse positive qui les fit exploser de joie ! Je me tais sur les effusions, les confessions qui suivirent.</li>
</ul>
La même scène s’était déroulée, la nuit, dans mon salon lors de ma nomination comme Directeur Général de la Radiodiffusion Nationale du Mali, lors de ma nomination comme Directeur Général de l’ESTM et aussi, lors de ma « Coptation » en 1991 comme Sécrétaire Administratif de la Section 4 UDPM du District de Bamako.
<ul>
 	<li><strong><u>Mensonge 4</u></strong>: « il (Pr.YHD) participera activement tout comme AOK à l’élaboration du programme de l’UDPM adopté au Congrès Constitutif  de mars 1979 ». Encore Moussaïlama le Menteur vous avez menti car vous êtes un menteur connu aujourd’hui de tous les Maliens. Comment un homme qui a été à l’Université et qui en a eu des diplômes sans peine, mais qui est parvenu par servilité jusqu’au sommet de l’Etat, est tout de même menteur par ignorance crasse ? Je vois que vous n’avez pas reçu certains enseignements dans vos humanités, à savoir faire la différence entre «  le vrai et le vraisemblable », le débat entre « les anciens et les modernes », le débat concernant « l’esprit de finesse et l’esprit de géométrie » ! En effet, quand un homme doué de malhonnêteté intellectuelle sert au lecteur le vraisemblable, ce dernier peut croire qu’un Premier ministre dit la vérité car il n’imagine pas qu’un Pm peut mentir ! Or, il est maintenant établi au Mali que ce Pm est un menteur car il est habité par une méchanceté haineuse, noire et acide envers tous les honnêtes gens ; comme si la société lui a fait un mal que lui seul connaît et il se venge sur tout ce qui est bien, précisément ce bien qu’il n’a pas !</li>
</ul>
Je n’ai donc jamais participé ni passivement et encore ni activement à l’élaboration du statut, du règlement intérieur et du programme de l’UDPM. Là encore, Moussaïlama le Menteur, vous avez menti. Vous avez délibérément confondu le vrai et le vraisemblable ! Quelle honte ! Au milieu des années 1980, un groupe de frères fit irruption dans mon bureau à la RTM avec bruit et esprit conquérant ; l’un d’entre eux me lança : « le fils de Hamèye, nous sommes venus te « copter » dans la Sous-Commission Détection de la Commission Politique de l’UDPM ; nous venons de la part du Secrétaire Politique ». J’étais déjà membre de la Commission Nationale d’Organisation au nom du Ministère de l’Information.

Puis, suit une phraséologie dans un style grandiloquent, pédant et prétentieux pour faire croire qu’on parle français et impressionner nous autres qui parlons « petit nègre », alors qu’on se ridiculise car c’est le style des « primairiens » qu’on parle.

Vous vous vantez des termes « Université Décentralisée et Professionnalisée » ! On dirait que vous avez participé à l’élaboration du programme de l’UDPM ; dans ce cas, vous m’auriez vu et vous ne m’avez pas vu ! Dites si c’était vous qui avez rédigé ces mots ? Vous semblez ignorer que c’est une belle sottise de parler «  d’université professionnalisée » dans notre système qui a débuté par les grandes écoles ! Du reste, si j’avais participé à la rédaction du fameux programme, il n’allait pas contenir la stupidité « université professionnalisée » quand il y a déjà « Grandes Ecoles ». Quand je vous entends et vous vois retrousser votre pantalon pour parler bruyamment de l’Université professionnalisée je me demande, sans rire, si vous savez vraiment ce qu’est l’Université ? En fait, vous ne savez de l’Université que les leçons qui vous ont permis d’avoir un diplôme! Université et universalisme sont anti-nomiques avec professionnalisation ; l’université est le lieu où on acquiert le savoir, la science sans limite et, en tout cas, jusqu’à la limite du lotus sacré ! On peut prendre le cas de l’Université britannique qui, les années 2010 a entrepris de délivrer des masters en sciences de l’au-delà ! Naturellement les ignorants en la matière vont dire que les Britanniques ne sont pas Cartésiens, simplement parce qu’ils ignorent le pari de Pascal
<ul>
 	<li><strong><u>Mensonge 5</u></strong>: « Younouss Hamèye soutient Alpha parce qu’il a lui-même participé pleinement à la destruction du système éducatif ». Pauvre Moussaïlama Alkazzab ou Moussaïlama le Menteur ! N’avez-vous donc pas honte de mentir avec assurance et sans aucune contrainte ? N’avez-vous donc pas honte de regarder dans un miroir et d’y découvrir un visage de menteur ? Monsieur le Menteur, Alpha n’ayant pas détruit le système éducatif, Younouss n’a rien détruit avec lui ! En outre, je vous défie, si vous êtes un musulman ou si seulement vous êtes un homme digne de ce nom, d’apporter un seul exemple que le Pr. Younouss Hamèye DICKO a détruit le système éducatif ! Je vous défie TROIS FOIS ! Si vous ne le faites pas, alors taisez-vous à jamais et disparaissez de ma vue !</li>
</ul>
Monsieur le Menteur, le Pr. Younouss Hamèye DICKO a le respect et l’estime du système éducatif malien, du Fondamental aux Ecoles Doctorales en passant par le CPS et l’ISFRA, sans oublier ses collègues d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie. Mes simples lettres de recommandation étaient réclamées et permettaient aux étudiants maliens l’accès immédiat, à toutes les formations dans les universités étrangères. Il est encore chahuté par des collègues qui lui disent «  à haute voix mon excellent ministre de l’Education et à basse voix, l’exécrable Secrétaire Général de l’UDD » ! Et vous, un sans grade en éducation qui vous permettez d’insulter, offenser, calomnier, diffamer un homme qui affirme que Alpha n’a pas détruit l’éducation !

Belle est la démocratie qui permet à des camouflés de venir faire la loi à Bamako où personne ne les connaît ! En réaction à votre papier mensonger où vous me menacez de « si non », j’ai relevé votre défi, en vous demandant de faire alors tomber l’électron sur le noyau et vous n’en avez pas été capable ! Votre réaction a été la panique quand vous avez senti que je vais attaquer en diffamation ! Vous avez également ironisé sur mon petit parti, face à votre parti tout puissant devant l’Eternel comme Nemrod était  le plus grand ravisseur devant l’Eternel. Vous avez ironisé sur les tueurs de lions ; méfiez-vous, ces gens ont tué d’autres « animaux », pas seulement les lions ! Ils tuaient également les « serpents » et les « satans ». L’ironie du sort est que le signataire de votre papier mensonger est un Diallo qui pouvait être descendant de tueurs de lion s’il est du Séno ou du Gourma. Qu’il vous en souvienne, Monsieur le Menteur  de la Biennale qui se jouait au Palais de la Culture, à la nuit de Mopti où la soliste a chanté « Bando Loburu » ; elle a fait vibrer le Mali entier et les délégations étrangères, fait pleurer les cœurs des peuls du Macina, du Djallon, du Toro , du Séno et du Gourma, de Sokoto et du Cameroun, ceux qui parlent peul, Soussou, Bambara, Sénoufo, Songhay, Tamasheq, Moré, Haoussa ou Boulou, etc ; et cela, ce n’est pas de la légende, c’est toujours une réalité vivante et vivace, Monsieur le Menteur et Monsieur mon neveu Yacouba  abusé et trompé par un homme sans foi ni loi !

En 1957-1958, en partance sur l’Ecole Normale William Ponty, les jeunes soudanais ont dû faire la classe de seconde au Lycée Terrasson de Fougères. En mars-avril 1958, je reçus une lettre urgente m’indiquant que mon frère germain Mohammed Ibrahim était entre vie et trépas, blessé grièvement, par un lion ; il était « l’homme sur lequel on a tué le lion » ! Il s’agit du téméraire qui envoie le premier, sa lance transpercer le lion et qui se met à courir à toute vitesse, mais que le lion ne rate jamais et, pendant que le lion le poursuit, la meute guerrière se déploie, le crible de lances et l’achève sur son appât et proie ! En effet, le lion l’a attrapé par le talon et lui a arraché le tendon d’Achille ; avec d’autres blessures ! Il s’en est sorti en claudiquant et, en 2010, j’ai passé trois (3) semaines sur la dune de Raqia, dans le cercle de Rharhous, au Sud de Bamba, pendant le mois de Ramadan ; les enfants de Mohammed fils d’Ibrahim, comme d’autres  m’y ont tenu compagnie.

Mohammed est décédé, il y a environ un quart de siècle ; Le lion a été tué dans les diris du village Tinafozo dans le cercle de Bamba. Moussaïlama le Menteur, n’ironise pas sur les tueurs de lion sur la route Sévaré-Gao, de Waami à Gabéro, en passant par Nzamane, dans le cercle de Bamba, car tous les Peuls de la zone et les Touaregs Imghad sont des tueurs de lion !

En outre, le criminel finit toujours par avouer, vous affirmez que l’UDPM « a décidé de freiner la création des lycées d’enseignement secondaire général  pour privilégier et patati et patata !?

Quel crime contre le système éducatif ! C’est bien cela la destruction du système éducatif malien car Modibo Keïta n’aurait jamais fait cela, car il savait que c’était le paradigme du système colonial français qui voulait maintenir le soudanais dans l’ignorance et le maintenir dans le niveau des techniciens agricoles ! Du reste, je vous remercie pour l’information car j’ignorais que l’UDPM a perpétré un tel crime contre nos enfants ! C’est encore une preuve que Younouss Hamèye n’a pas participé à la rédaction du programme de l’UDPM ! Ceci dit, j’en doute tellement que je vous demande de me produire le texte où l’UDPM dit qu’elle a décidé de freiner la construction de lycées au profit d’écoles agricoles ! C’est réellement une énormité ! De 1968 à 1991, j’aimerais que vous me disiez le rythme effréné de construction de lycées que l’UDPM a décidé de freiner ?

Quand on ment, on finit par s’étrangler soi-même. J’ai pratiquement vécu tous les Conseils Nationaux de l’UDPM et je n’ai pas vu une telle décision ! Sauf si elle était secrète ?
<ul>
 	<li><strong><u>Mensonge 6</u></strong>: « ……afin d’éviter que des opportunistes de tout acabit et autres caméléons du type Younouss Hamèye DICKO, continuent de tromper les maliens à cause des places et l’argent sale » !</li>
</ul>
Bravo Moussaïlama le Menteur ! Je ne suis même pas fâché, mais je rêve ! Younouss qui cherche « les places et qui patauge dans l’argent sale ». Cet homme est un des plus pauvres de tous les anciens ministres et il n’a pas beaucoup d’argent propre et pas d’argent sale du tout !

Pauvre Monsieur le Menteur, ces mots par lesquels vous offensez Younouss vous décrivent plutôt parfaitement car vous êtes, de tous les politiciens de la place, le plus grand chercheur de places, le plus utilisateur d’argent sale devant l’Eternel, tout comme Nemrod était le plus grand ravisseur devant Lui. Nous reviendrons sur votre recherche des places et votre argent sale. En mettant votre pied, là où vous l’avez mis, vous pensiez que Younouss allait faire comme les autres. Non, il n’a aucun dossier caché que vous menaceriez de révéler ; Vous m’avez révélé que vous commenteriez les « murmures » qui m’auraient empêché d’être président de l’UDD après notre regretté Moussa Balla Coulibaly ! Mor Yâ ! Vous êtes réduit à faire chanter vos adversaires. Vos adversaires ne vous connaissent pas ; vous faites croire que vous êtes le connaisseur de GMT, vous êtes le réceptacle des rumeurs, des murmures, du vraisemblable, du mensonge fabriqué et beaucoup de gens par mépris pour vous, abandonnent.

Hélas, moi je méprise les menteurs, mais je reste dans cette lutte juste afin que les honnêtes maliens soient débarrassés de vous, un menteur de votre race sans foi ni loi.

Vous comprendrez ce qu’est un descendant d’un tueur de lion et un «  reste de gueule lion » ! Vous avez érigé en système de valeurs le mensonge, l’offense, l’impolitesse, la calomnie, la diffamation et le chantage ? Vous allez le regretter, car je vous traquerai jusqu’au fond de votre trou d’hyène. Qui êtes vous donc pour déchirer et trainer dans la sanie les autres alors que vous êtes flou et plus flou que tous les responsables de partis politiques du Mali ? Avez-vous donc oublié la noble main secoureuse de votre Premier ministre, notre excellent frère feu Modibo Keïta ?  Et c’est vous qui avez l’outrecuidance de me traiter, sans aucun égard, de chercher des places et d’avoir de l’argent sale dans mes poches ? Etes-vous devenu fou ?

Ou êtes vous abandonné par Allah ?
<ul>
 	<li><strong><u>Mensonge 7</u></strong>: « Pour mémoire, il faut rappeler opportunément aux Maliens que l’UDD, le parti de Moussa Balla Coulibaly dont Younouss Hamèye Dicko était un haut responsable….. mord à l’hameçon…. , après avoir trahi le COPPO…. » ! Patissakana ! Monsieur le Menteur, vous revoilà ! Maintenant vous diffamez notre regretté Président Moussa Balla Coulibaly et le Pr. Younouss Hamèye DICKO, ainsi que leur parti l’UDD ? Quelle malédiction ! Vous avez encore menti ! Dites la vérité aux Maliens, Monsieur le Grand Menteur devant l’Eternel, car vous vouliez vous servir du COPPO pour assassiner la jeune démocratie ; vous vouliez monter à Koulouba pour déloger Alpha et réinstaller l’UDPM et Balla comme Younouss étaient des démocrates et ne pouvaient en aucune façon s’associer à une telle imposture ! Soyez sportif et reconnaissez humblement que nous avons fait échouer votre plan et votre espoir de revanche. Balla doit être fier d’avoir servi la démocratie et d’avoir empêché que votre méchanceté haineuse se réjouisse et que le sang des maliens coule de nouveau.</li>
</ul>
Fils d’Adam, ne sois pas pressé, le chemin est long, nous reviendrons en temps opportun sur vos turpitudes. Mon objectif est de vous forcer à toujours mentir, à offenser, à diffamer, à calomnier et à faire du chantage et vous discréditer vous-même ; car en ce qui me concerne, tout ce que vous direz sera magistralement réfuté et vous n’aurez plus aucune possibilité d’agir et d’être écouté dans ce pays.
<ul>
 	<li><strong><u>Mensonge 8</u></strong>: « Younouss Hamèye DICKO… a été nommé par Ahmed Ag Hamani au prestigieux poste de premier Directeur de la toute nouvelle Radio Télédiffusion du Mali (RTM) ». Sacré, Moussaïlama le Menteur ! Comment un prétentieux, une identité remarquable avec la science infuse, peut-il faire des raccourcis, rien que pour mentir ? En juillet 1979, suite à une gestion obscure des bourses, pour ne pas voir mon nom lié à cette gestion, je rendis ma démission ! C’était la première fois qu’un haut fonctionnaire rend sa démission, à ma connaissance !</li>
</ul>
Je passe sur les détails et les remous car, à cette époque rendre sa démission était une gageure. Par la suite, Mr. Ahmed Mohamed Ag Hamani est nommé ministre de l’Information et il me nomma Directeur Général, en 1979, de la Radiodiffusion Nationale du Mali (RNM). La Télévision n’était intervenue qu’en 1983 !

Mr. Ahmed Mohamed Ag Hamani a été remplacé par Madame Gakou Fatou Niang. J’ai été désigné pour négocier l’implantation de la télévision au Mali avec le Gouvernement lybien. On aura l’occasion de revenir sur les péripéties et l’épopée de la télévision au Mali ! J’ai donc négocié, réalisé et géré la Télévision qui a été inaugurée en 1983 par le Secrétaire à l’Information du BEC, Mme Gakou Fatou Niang (ministre de l’Information) et le Ministre lybien concerné. C’était donc sous Mme Gakou que j’ai eu l’honneur d’être le Directeur Général de la Radiodiffusion Télévision du Mali (RTM) ; je suis resté là pendant une dizaine d’années.
<ul>
 	<li><strong><u>Mensonge 9</u></strong>: « Quand il fut relevé de ce poste (RTM) par Niamanto Diarra il fut nommé Conseiller Technique. Younous préféra, le poste de Chef de Bureau de la Commission Nationale d’Organisation (CNO) du BEC ». Moussaïlama, menteur que vous êtes, vous avez « tout » menti ! Comment un homme peut-il inventer autant de mensonges cumulés rien que pour nuire ? Il s’agit visiblement d’un homme psychiquement épuisé. Je n’ai jamais rencontré mon collègue et sympathique le Pr. Niamanton Diarra au ministère de l’information, qu’Allah soit bienveillant pour lui ! Il ne m’a donc pas relevé et honte au menteur Moussaïlama. Pour le lecteur on peut rétablir les faits.</li>
</ul>
En 1988, j’ai été relevé du poste de Directeur Général de la RTM. Je l’ai appris par un communiqué de la même RTM, avec cependant une belle promotion ; mais je suis un homme de principe et un homme de sacrifice ; j’ai peut-être mal géré le problème, car la personne qui m’a fait la promotion, est au-dessus de tout soupçon, mais je tenais à être consulté avant toute nomination à une fonction. J’ai donc démissionné du poste de conseiller technique, mais cela Mr. Le Menteur ne le dit pas ! De même, Moussaïlama le Menteur ne dit pas que le Général Sékou Ly, qu’Allah soit bienveillant pour lui, m’a immédiatement sollicité pour revenir occuper le poste de Directeur Général des Enseignements Supérieurs et de la Recherche Scientifique (DNESRS) ; je n’ai pas souhaité, réoccuper un poste d’où j’ai démissionné et que des jeunes attendaient pour l’occuper. Monsieur le Menteur, à ma place, allait sauter sur l’occasion pour aller frimer et faire croire qu’il est indispensable. Sur  ce, le Général Amara Danfaga, qu’Allah lui accorde le paradis, me demanda de venir l’aider à la Commission Nationale d’Organisation (CNO) du BEC et a voulu me nommer son Directeur de cabinet ; ce que j’ai décliné car je savais qu’il a promis ce poste à un jeune (très proche d’un grand ami de Danfaga). Je suis convaincu que Moussaïlama le Menteur allait capter ces postes en faisant fi de la morale et de la dignité ! Le jour où le Prophète (PSL) a pris la Mecque, où il était entré dans la Kaaba, où il a brisé les idoles, il a dit : «  le mensonge a couru pendant mille ans, la vérité s’est levée un jour, elle l’a rattrapé et l’a subjugué » ! Il en est ainsi de vous Moussaïlama le Menteur. Pour mémoire, des Compagnons du Prophète (PSL) l’ont entrepris sur le mensonge, espérant trouver près de lui des petits mensonges qu’ils pourraient faire pour arranger des situations, mais rien à faire, le Saint homme leur a dit « mensonge, c’est mensonge ». !

Moussaïlama le Menteur, on pourrait vous féliciter dans votre volonté inébranlable et dans votre malhonnêteté intellectuelle pour faire le mal ! Vous falsifiez mes écrits pour dire que j’ai dit que le PRODEC a réussi à faire du petit malien un génie ! Que nenni ! Vous mentez toujours sans vergogne pour créer des thèses erronnées que vous défendez. Car, beaucoup de gens l’ignorent, vous n’avez pas d’idées personnelles, il vous faut un GURU ! Vous avez idolâtré un saint homme dont vous avez volé et usurpé l’héritage, de son parti (UDPM) qui vous sert de fonds de commerce ; vous avez une haine pour Modibo Keïta comme si c’était vous qui avez perpétré le putch de 1968 ; vous détestez à mort le Mouvement Démocratique et ses tenants et pourtant vous avez été le plus grand griot du Mandé d’IBK que vous avez exécrablement trahi et il restera inscrit dans l’histoire du Mali que vous êtes Ganelon et Brutus pour IBK qui vous a nourri et ennobli, qui vous a évité la prison pour détournement, en vous faisant rembourser l’argent sale que vous avez empoché, par notre regretté PM, Modibo (qu’Allah l’accueille dans son paradis). Bien récemment vous avez trahi votre bienfaiteur, le Président de la Transition qui vous a tendu la main en vous amenant au sixième ciel du Pouvoir en vous nommant  Premier ministre ; mais lorsque vous avez compris que vous allez quitter la primature, vous êtes descendu encore dans la rue pour mobiliser « ce que vous croyez être l’arrière ban de vos partisans » pour les ameuter contre votre propre gouvernement que vous avez calomnié et diffamé au CICB. Lorsque, vous avez vu au galop, votre fin filer vers vous, comme le sorcier qui « vomit », vous avez mis en mission le Réseau des Jeunes des Partis Politiques pour transmettre votre sale et hypocrite message qui consiste à dire aux responsables politiques que « vous n’êtes pas l’ennemi des Chefs de partis et des partis politiques » ! Voilà donc Moussaïlama le Menteur, toute honte bue, parce que lui-même est sans dignité ni honneur qui tente de se racheter !

Mais les gens de votre triste espèce sont et restent leur propre ennemi à fortiori des autres ! Vous êtes habité par une méchanceté haineuse et on dirait que vous en avez après toute la Société et ce qu’elle a de bien ! Quelle folie !

Vous dites « On se demande en vérité si Younouss vante la qualité de la réforme ou s’il ironise ». Là également vous mentez, Moussaïlama Alkazzab ! Car mes textes sont nets et il ne peut y avoir d’ambiguïté pour les comprendre ; beaucoup de gens savaient que j’ai failli quitter le Gouvernement en 1997-1998 à cause du PRODEC que j’abhorrais, tout comme le mensonge et le menteur. Ainsi vous mentez par omission !

Puis suit un papier toujours mensonger, dans un fouillis de prétention, de grandiloquence, de pédanterie, de démagogie se prétendant pédagogie et surtout d’ignorance crasse du système éducatif malien. Oui, Monsieur le Menteur, vous êtes de cette race de cadres que notre excellent frère aujourd’hui décédé le Ministre Moulaye Mohamed Haïdara, qu’Allah lui accorde le paradis a nommé les « foncous », fonctionnaires prétentieux et incompétents, jureurs, toujours à la recherche des meilleurs postes qu’ils sont incapables d’honorer ; vous avez été nommé à des postes prestigieux, mais demandez aux maliens l’image que vous y avez laissée ! Une image d’incompétent sans aucune réalisation car vous n’avez pas d’idées. Quand vous avez été nommé Premier ministre et que vous avez tenu le « discours de la souveraineté », j’ai été ravi pour vous en me disant que vous avez bien commencé, mais vous connaissant et puisque vous n’avez reçu que « l’esprit de géométrie », l’intelligence qui permet d’avoir des diplômes à l’université et, puisque vous ne possédez point « l’esprit de finesse », l’intelligence qui permet de transcender ses diplômes, vous alliez « casser » comme les bâtons de manioc ! Et cela n’a pas raté ! Avez-vous remarqué, pendant votre maladie, que j’ai sincèrement regrettée, et pour laquelle le « petit RDS » vous a adressé une lettre de souhait de prompt rétablissement, qu’il y a eu un léger flottement parce qu’aucun de vos camarades n’a pu tenir un discours mobilisateur sur la souveraineté ; la nature ayant horreur du vide, à l’occasion de l’Assemblée Générale de l’ONU, un jeune officier a porté brillamment le message du Mali à la tribune des Nations et, lui, n’a pas été abandonné en plein vol comme vous l’avez été par les maliens, et il s’est révélé à son peuple qui est allé l’accueillir à l’aéroport Modibo Keïta. Je vais vous expliquer pourquoi ? Parce que le discours que vous avez tenu n’était pas de vous ; il était mon discours, celui de Moussa Balla Coulibaly, celui de l’UDD ! C’est ce discours que nous tenions à l’Association des Etudiants et stagiaires Maliens en France (AESMF), à la Fédération des Etudiants d’Afrique Noire en France (FEANF), à l’UDD et au RDS. Vous l’avez plagié comme vous avez usurpé l’UDPM !

Vous voici encore embourbé dans les lois, ordonnances, décrets, arrêtés, décisions, notes de services pour faire croire que vous connaissez, alors que vous étalez votre niveau de primairien qui ne sait pas tirer l’essentiel. Vous cherchez quoi avec ces ordonnances ? et leurs numéros ? C’est seulement pour chercher des preuves pour accréditer vos mensonges. Vous revoilà, après l’éducation que vous ne connaissez point, vous étalez dans l’armée avec les Mig 21, Mig 21 bis, les Mig 23, Mig X, X bis, Mig Z, Z bis, etc., etc. et autres « vecteurs aériens », Batissakana ! Qui vous voulez impressionnez, le Ministre de la Défense, Général de Corps d’Armée ou le Chef d’Etat Major des Armées ou les profanes comme moi ? Sauf que pour continuer les études universitaires, j’ai été le premier enfant soudanais à faire la préparation militaire élémentaire (1 an PME) et la préparation militaire supérieure (2 ans PMSI et PMSII). En 1960, alors que j’étais élève à l’Ecole Normale William Ponty, je reçus une lettre, aujourd’hui jaunie et cassante, du Premier Ministre de la Fédération du Mali, Mamadou DIA, me demandant de m’engager dans l’Armée Fédérale pour en constituer, les premiers officiers ; ce que je ne fis pas, préférant faire d’abord des études supérieures. Sous le premier mandat d’Alpha, je faisais partie de la délégation dirigée par le Ministre de la Défense Mamadou Bâ pour parler de la paix dans la Région de Tombouctou. J’ai partagé la même voiture que le Général Siré Traoré dont vous avez parlé et je demande à Allah d’être bienveillant pour lui. Sa curiosité scientifique me poussa à lui enseigner notre mode de vie de G. Rharous à Gossi ; l’utilité de chaque arbre rencontré, chaque arbuste, Chaque fruit, chaque herbe, chaque graminée et chaque type de gomme. A une halte juste pour s’égayer derrière les arbres et se délasser les jambes, il s’exclama : « Professeur je vous remercie de m’avoir appris tout cela ; je viens comme dans une illumination, de comprendre beaucoup de choses que nous ne cernions pas à l’Etat Major ! On attendait les rebelles dans les marchés ; en fait ils n’ont pas besoin de venir s’y ravitailler, ils se servent sur la nature et on a éclaté de rire » ! Depuis nous sommes restés en excellents termes jusqu’à sa disparition. En vous voyant étaler les équipements et armements de l’armée, je me dis que le Mali est permissif. Sous d’autres Cieux, vous seriez déjà interpellé par les services de contre-espionnage et inquiété ; saviez-vous que si l’on connait le nombre de commandants ou de colonels ou de Généraux d’une armée, on peut en déduire automatiquement les effectifs, ce qui est un secret d’état ?
<ul>
 	<li><strong><u>Mensonge 10</u></strong>: «  Cet arsenal acheminé en Sierra Léone n’est jamais rentré au Mali. Notre armée fut ainsi dépouillée de ses avions de combat et de ses BRDM » ! Moussaïlama le Menteur, comment un haut diplômé de l’université, le Président d’un parti politique, un ministre de la République, un Premier ministre de surcroit peut être aussi peu perspicace ?! Je n’ose pas croire que c’est par ignorance crasse que vous osez écrire ces choses !</li>
</ul>
Je me risque à admettre que vous mentez par malhonnêteté intellectuelle et parce que vous êtes habité par une méchanceté haineuse, noire et acide, juste pour faire du mal ! Je me suis souvent demandé quel cœur le CREATEUR vous a placé dans la poitrine ? Dites nous le nombre d’avions de combat et de BRDM et autres «  FADIMATA » étaient partis en Sierra Léone et surtout dites nous le nombre d’avions de Combats et le nombre de BRDM qui sont restés en Sierra Léone, si vous êtes véridique. Pensez-vous qu’en allant au secours d’amis démunis, à la fin de votre mission, vous retournez chez vous avec vos munitions et équipements sans en laisser à vos amis pour se défendre ? Quel homme d’Etat et quel humain êtes-vous ? Qu’il vous en souvienne, Mr. Le Menteur, récemment, la MINUSMA est partie du Mali ; un pays ami et frère qui en faisait partie, la République Arabe d’Egypte, s’est « dépouillée » d’une partie de ses équipements qu’elle a cédés au Mali. Est-ce à dire que le Président d’Egypte a dépouillé son armée parce qu’il a aidé le Mali, un pays frère ? Est-ce à dire qu’une bouche sale va s’ouvrir pour dire que le Président égyptien a détruit l’armée égyptienne et on l’a laissé le dire ?
<ul>
 	<li><strong><u>Mensonge 11</u></strong>: AOK disait ceci : «  En venant aux affaires, j’étais sûr que j’allais régler la crise scolaire en une année mais aujourd’hui je vais partir et la laisser non résolue ». Et vous ajoutez, «  peut-on trouver meilleur aveu d’échec ». Je rêve ou quoi ? Moussaïlama le Menteur vous avez dit devant la presse et vos partisans qu’ Alpha a « détruit le système éducatif » ! Maintenant vous dites qu’il a échoué ; même en koroboro (notre langue, vous et moi) « échec » et « destruction » ne sont pas synonymes !</li>
</ul>
Vous admettez maintenant, que vous avez dit la plus grosse contrevérité contre un innocent.

Il a dit qu’il n’a pas pu résoudre la crise scolaire ; on peut aussi dire que c’est une preuve de modestie et d’honnêteté, « vérité au-delà des Pyrénées, erreur en de-ça » ! C’est selon !

Moussaïlama le Menteur, vous avez eu la plus longue primature de tous les Premiers ministres du Mali sauf peut-être IBK ? Qu’avez-vous donc fait pour le système éducatif : un lycée, un amphi, une école, un laboratoire de recherche, un centre de technologie, une école d’ingénieur, une « université professionnalisée » ?? Au contraire vous avez dit que vous avez freiné la construction de lycées, cela est un crime contre notre peuple, et contre nos enfants et contre le système éducatif. Je me réjouis que vous, Moussaïlama le Menteur vous avez été ministre et Premier ministre et, vous avez peut-être compris que ce n’est ni le Premier ministre et encore moins le Président qui gèrent en substance les ministères dont les premiers responsables sont les ministres titulaires eux-mêmes dans une démocratie. Dites aux Maliens la moindre trace positive laissée par votre passage comme ministre de la Communication.

En outre, Pm pendant quatre (4) ans, qu’avez-vous fait pour l’éducation ? Vous l’avez détruite tout seul, sans codestructeur :
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 	<li>Le 21 Août 2023, OCHA a publié pour Ansongo dont vous êtes originaire que 32 % des écoles étaient fermées, soit 2686 élèves et 276 enseignants affectés.</li>
 	<li>Dans sa note du 7 Septembre 2023, le Conseil Norvégien pour les Réfugiés indique que plus de 500.000 enfants au Mali ont vu leurs écoles fermées.</li>
 	<li>Selon l’UNICEF, la rentrée scolaire 2023-2024 a connu 460.000 enfants en âge scolaire qui n’ont pas eu accès à l’école.</li>
 	<li>L’AEEM notait, lors de la rentrée 2023-2024 le manque notoire de tables-bancs, d’équipements pour les TP et pas d’orientation pour les titulaires du DEF, une semaine après la rentrée.</li>
 	<li>La rentrée 2024-2025 dont vous êtes l’unique responsable selon votre thèse, et puisque vous n’avez été demis que le 20 Novembre 2024, a été un fiasco par votre totale incompétence, ou bien parce que vous avez été tétanisé par l’imminence de votre limogeage ! Naturellement nous avons fait les calculs ; il ressort que seulement 0,52% des écoles qui étaient occupées par les sinistrés des inondations et ce chiffre ne saurait être une cause de report de la rentrée, même si nous détenons aussi le chiffre des écoles effondrées ; c’est plutôt votre incompétence et votre manque d’anticipation qui en sont les causes, hein, vous le Pm qui rendez les Présidents responsables de tous les échecs des ministres. Qui a détruit l’éducation plus que vous, Moussaïlama le Menteur ?</li>
</ol>
Bien ! Dites nous votre œuvre après quatre (4) ans d’exercice à la primature ? Rien! Qu’avez-vous fait de l’argent de votre caisse noire ? Votre Chef à la Présidence, avec sa caisse bleue, a donné de l’eau aux assoiffés, de la nourriture aux affamés, des médicaments aux malades, des écoles aux enfants, etc, etc ! Et vous, qu’en avez-vous fait ? Chez vous, ELLE EST VRAIMENT RESTEE NOIRE ! Pour mémoire, à la rentrée scolaire en 1998-1999, avec sa caisse bleue, IBK nous a aidés à désenclaver les écoles, dans la Région de Kayes et nos enfants ont pu aller à l’école fondamentale et aux lycées, en fin d’hivernage ! Au contraire, vous avez tenté d’attirer l’attention des Maliens sur les œuvres sociales d’un grand Monsieur et qui auraient pour finalité de lui créer des partisans politiques pour les élections ! Cela est tout simplement de la méchanceté et de la bêtise habillées de jalousie.

Par ailleurs, Moussaïlama le Menteur, vous avez menti sur les partis et vos collègues politiques en les désignant à la vindicte populaire comme voleurs, destructeurs de leur Nation, en les rendant expatriés et errants de l’Afrique à l’Europe et vice-versa ! Vous les avez diffamés, calomniés, insultés afin de rester seul sur le ring du Mali ; le RDS et ATIR sont votre cible invincible malgré vos crimes contre eux ; que vous ironisez et moquez ; ils vous survivront. Je vous connais assez pour savoir que vous êtes intelligent, mais vous ne possédez que l’esprit de géométrie, comme les meilleurs de vos écritoires, celui qui permet de décrocher des diplômes à l’Université, mais vous êtes loin de posséder l’esprit de finesse ! Il suffit d’étudier votre parcours toujours brisé et jalonné de vos trahisons puantes.  Vous ne prépariez pas un coup d’Etat car vous en êtes incapable, mais un hold-up du pouvoir en misant sur le « discrédit » des partis, en les isolant, en profitant de la suspension du financement des partis et, surtout en jouissant du « pognon » de votre caisse NOIRE pour gagner les élections et régner sans partage ! C’est VICTOR HUGO qui a dit INSENSE QUI CROIT QUE JE NE SUIS PAS TOI ! Et voilà que les eaux abondantes de cet hivernage ont noyé et emporté vos noirs desseins.
<ul>
 	<li><strong><u>Mensonge 12</u></strong>: « Monsieur le Professeur Younouss Hamèye DICKO, vous savez pertinemment  à quoi renvoie la symbolique des armes détruites au moyen du feu dans notre société et notre culture. Chez nous pour symboliser la paix et l’entente ce ne sont pas les flammes que l’on attise, c’est l’eau que l’on verse ». Là encore, Moussaïlama le Menteur vous avez menti. Le Pr. Younouss Hamèye DICKO ignore que dans votre société à vous, vous avez ce genre de culture. C’est quoi votre culture et votre société ? Que je sache, vous et moi, nous appartenons au même espace culturel et sociétal ! Pour éteindre une guerre vous versez de l’eau ! Vous versez l’eau sur la dune rose de Koïma ou dans la mosquée des Askia ou dans l’eau du fleuve à Koulikoro ? Quelle stupidité ! C’est avec ce genre de sottises que vous trompez vos congénères ? Donnez un seul exemple de notre histoire, de Soundjata, Soumangourou à Sonni Ali, Askia où pour sceller la paix, on verse de l’eau ! Vous êtes ridicule ; cela montre que vous ignorez votre propre culture et votre société. Vous êtes un faux savant !</li>
 	<li><strong><u>Mensonge 13</u></strong>: « Cher Professeur Younouss, vous avez le malin plaisir de voler au secours des autres le plus souvent contre le bon sens et toujours maladroitement ». Quelle impertinence, quelle impolitesse et quelle sottise de votre part Moussaïlama Alkazzab ? Vous avez encore et toujours menti ! Quel mal peut-on commettre à défendre son pays contre un prédateur étranger, menteur de votre espèce ? Vous évoquez le « duel » selon vous avec mon collègue Joseph Brunet Jailly qui descendait notre gouvernement en flammes, tout comme Emmanuel Macron vous a abandonné en plein vol ! Allah est magnifique ! Ainsi c’était vous qui étiez derrière Joseph Brunet-Jailly et qui alimentiez ses écrits ? Ah, l’hypocrite ! Le sorcier vomit toujours ses crimes ; mais nous savions que vous, tapi dans le gouvernement IBK, étiez cependant avec Joseph Brunet-Jailly ! Vous venez de vous dénoncer vous-même ! Le Menteur et le traitre ne prospèrent jamais et il en sera ainsi de vous, vous qui insultez, offensez, calomniez et diffamez les autres en mettant en ligne votre parti pour un oui et un non car le lâche se ca        che toujours derrière quelque chose pour agir !</li>
 	<li><strong><u>Mensonge 14</u></strong>: « Professeur Younouss Hamèye DICKO, à cause de Dieu, si vous ne pouvez  dire la vérité sur votre parcours opportuniste à l’UDPM, il vaut mieux vous taire, sinon ».</li>
</ul>
Quelle insolence ! Quelle impolitesse et quelle fatuité de votre part de vous adresser à quelqu’un qui par principe ne méprise personne mais n’a jamais pensé se trouver dans le même plan que vous. Est-ce que le Pr. Younouss Hamèye DICKO s’abaissera à dialoguer ou à rendre compte à un vil et misérable menteur. Cependant, les braves lecteurs que vous avez saoulés de mensonges doivent connaître la vérité. Malgré vos inventions, vous pouvez comprendre qu’un parti ne nomme pas les fonctionnaires, il laisse ce soin, au gouvernement ; le parti lui-même cherche à placer ses pions ; vous ne savez pas ça ? Vous le saurez quand votre parti magnifique et grandissime gagnera les élections et surtout quand vous gagnerez l’élection présidentielle ce qui est très, très peu probable, si on regarde votre score risible à cette élection. Mes nominations sont dues à mes seules compétences professionnelles et je n’ai été nommé qu’à des postes qui avaient besoin de redressement ! Allez vous informer et vous serez édifié.

Je me permets pour le lecteur, de regarder dans le rétroviseur. Je fis mes études supérieures à la Faculté des Sciences et Techniques de Montpellier (France). A l’Association des Etudiants et Stagiaires Maliens en France (AESMF), notre crédo était : «  le bon militant est aussi le bon étudiant ». Réussir rapidement ses études pour revenir servir le Mali. Je suis arrivé en France avec une bourse malienne. Dès la première session j’obtiens la Propedeutique MPC (Maths-Physique-Chimie). Cela a fait grosse impression à la Faculté, ainsi que dans les milieux français ! Un jour, on me convoqua au CROUS (Centre Régional des Œuvres Universitaires et Scolaires) pour me dire que la France a demandé au Gouvernement du Mali, qui a accepté, de transférer ma bourse malienne sur un autre Malien et qu’elle m’accorde une bourse FAC ! Je n’étais pas demandeur et le Mali non plus. En licence, l’année suivante j’ai réussi trois (3) certificats de licence ! Le bruit a couru que j’ai fini ma licence en un (1) an ! Ce n’était pas vrai, mais la légende du Malien qui a eu sa licence en un an est faite ! J’en avais profité pour accumuler les certificats sur ce, on introduit la maîtrise ; j’ai eu la licence de Physique I qui m’a donné en équivalence (3) différentes maîtrises et une 4<sup>e</sup> maîtrise à condition de faire le certificat d’Automatique (que je n’ai pas fait) ! Mes professeurs me pressaient de m’engager dans la recherche et je m’y suis engagé. D’abord un DEA de Physique Théorique (Mécanique Quantique). Titulaire de l’AEA (Attestation d’Etude Approfondie en Physique Théorique), notre Professeur ayant eu des problèmes neurologiques, nous nous sommes dispersés et je fis un 2<sup>e</sup> DEA, celui de Chimie Physique et j’obtiens ma thèse en Chimie Physique.

Dès ma licence de Physique I obtenue, la France m’applique la fameuse loi de Mr. Jean Marcel Jeanneney, Ministre de l’Intérieur, loi qui consistait à couper la bourse aux étudiants africains pour aller dans l’enseignement secondaire car l’enseignement supérieur est gardé au chaud pour les coopérants français ! Mes professeurs ont poussé le Doyen de la FAC à écrire au Gouvernement malien, via l’Ambassade du  Mali à Paris  pour lui dire que «  le jeune étudiant Younouss Hamèye Dicko a des dispositions évidentes pour réussir une thèse ; ce serait une perte pour la science et pour le Mali d’interrompre ses études. Je prie les Autorités du Mali de rétablir sa bourse ». En attendant, j’ai bénéficié « d’une promotion à titre exceptionnel » au poste de Moniteur à la Fac des Sciences et Techniques de Montpellier. C’est à saluer, mais j’étais marié et le salaire de moniteur n’est pas bésef (lire : bizzâf = arabe d’Afrique du Nord) pour nourrir et loger un couple. Nous fûmes alors nommés professeurs d’Anglais (mon épouse) et de Physique Chimie en ce qui me concerne à Mende (Lozère). Rapidement la légende du Professeur noir qui enseigne mieux que ses collègues français s’est propagée dans toute la Lozère comme la légende du monstre du Gevaudan (Massif montagneux du même département) ; En vérité, dès ma prise de fonction je rendis visite aux collègues de Physique Chimie et de Maths auxquels je me suis confié et qui m’ont élégamment aidé pour monter mes premiers TP ; cela m’a permis une sacré avance pour mes débuts. Si fait, qu’en fin du premier trimestre 1967-1968 les mères émerveillées par leurs enfants défilaient pour offrir des bouquets de fleurs et du chocolat à ma femme et me féliciter pour leurs enfants. Si fait, qu’au bout de six mois d’exercice en Mars 1968, l’Inspecteur d’Académie de Lozère débarque dans ma classe de Physique ; Il était accompagné du Proviseur de l’établissement ; ayant fini mon cours, l’Inspecteur a été si élogieux à me rendre tout petit ! S’adressant au Proviseur, il dit = « c’est la 1<sup>ère</sup> fois que je délivre l’autorisation d’enseigner en 6 mois d’exercice ; en général elle est délivrée entre 1 an et 3 ans! J’étais pressé de rencontrer Mr Dicko qui est aujourd’hui l’enseignant le plus célèbre de mon département et je confirme que sa réputation est loin d’être surfaite ». ! Puis, il dit au Proviseur et à moi : « Mr. Dicko je serais honoré d’être votre parrain pour obtenir la nationalité française » ! Mon étonnement a été immense car l’idée même de prendre une autre nationalité correspondait à accepter d’avoir un autre père qui n’était pas Hamèye, Mohammed, Hamaama, Sorba ! J’ai donc chaleureusement remercié mon bienfaiteur en lui disant que mon intention est de rentrer au Mali dès la soutenance de ma thèse ; l’étonnement changea de camp. L’Inspecteur secoua la tête comme s’il n’avait rien compris et fixa le Proviseur et me dit : « Félicitations Mr. DICKO, vous êtes un patriote et je vous souhaite un excellent retour dans votre pays qui a besoin de professeur de Physique ».

Le 8 Juillet 1970, j’ai soutenu ma thèse à la très grande satisfaction de mes juges. Après les fleurs et la collation du grand diplôme, mon Directeur de Thèse, me proposa le poste de Directeur de leur laboratoire en Roumanie ; avec logement, voiture, chauffeur, un salaire important et un budget conséquent ! J’ai pu balbutier des remerciements et dire que j’ai les billets (moi, ma femme et mes 2 enfants) pour rentrer au Mali le mois d’août. Très surpris de ma réponse, il m’a félicité et m’a souhaité un bon retour dans mon pays ! Je rentre donc au Mali et, créé Professeur de l’Enseignement Supérieur, j’intègre l’Ecole Normale Supérieure (ENSup) le 1<sup>er</sup> Octobre 1970. Désormais, la durée des études de l’ENSup est portée à 4 ans. Je m’active pour la création des DER et la rédaction des nouveaux programmes de niveau international. Mes collègues m’élisent Chef du DER de Physique et Chimie de l’ENSup-Surprise pas d’appareils pour faire le moindre TP en électricité, optique, chimie, etc ! De la Direction au Ministère, rien n’est prévu pour les TP ; je cours au marché à la Place du Souvenir, où, un commerçant libanais me dit d’aller au grand marché où « on trouve  tout ». Là, je trouve des galvanomètres et j’en ai acheté 15, ce qui permet de faire travailler 15 étudiants en monômes, 30 étudiants en binômes et 45 en trinômes ! L’électricité est sauvée. Cela m’a couté 75.000 F maliens (une fortune en 1970) ! En tout et pour tout, on avait un unique appareil de l’UNESCO pour faire le vide et qui nous a bien servi pour vérifier les lois de la chute libre. Bien sûr, je n’ai jamais été remboursé. En 1976, j’ai été nommé Directeur du CPS sans indemnités ! Les thésards n’avaient aucun matériel pour les recherches en Physique, en Chimie et en Biologie. Les biologistes avaient des terrains d’expérimentations et j’ai pu leur fournir les produits et le petit matériel, plus de 175.000 F venant de mes poches et toujours pas remboursé en 2024. En Février 1978, je devins Directeur Général des Enseignements Supérieurs et de la Recherche Scientifique. J’ai eu là-bas le surnom de « l’Incorruptible ». Des valisettes de billets rouges et de grosses enveloppes ont défilé à mon bureau et à mon domicile et les propriétaires avaient certainement regretté d’avoir essayé de tenter de me salir ; en fin 1979, alors que j’ai rendu ma démission du poste de DG des Enseignements Supérieurs et la Recherche Scientifique à cause du trafic des bourses qui se pratiquait au-dessus de moi (Une grande première au Mali, un haut fonctionnaire qui démissionne ! C’était en Juillet 1979. Lorsque le ministre de l’Education Nationale a introduit le nom de mon remplaçant, le Président Moussa Traoré a réagi en disant : « mais où est-ce que vous voulez que je place celui-là » ? le ministre lui a répondu piteusement : « C’est lui qui a rendu sa démission ». Moussaïlama le Menteur, vous avez cravaché pour ma nomination par qui de droit, mais vous avez honteusement menti par omission en ne mentionnant pas ma démission anti-corruption !. La malhonnêteté intellectuelle et le mensonge par omission  qui caractérisent Mr. Le Menteur, l’ont conduit à agir de la même façon quand dans son texte brouillon et   menteur, il traite de ma nomination à la Radio. Sa méchanceté haineuse, noire et acide, sa volonté de souiller les autres, d’offenser, de calomnier, de les diffamer en se cachant derrière des écritoires notoirement médiocres qui ne sont ni Bic, Waterman ou MontBlanc, mais de vils et misérables imposteurs de faire croire qu’il était le confident du CMLN, de GMT et de l’UDPM (dont il a volé et usurpé l’héritage), de faire croire qu’il détient les « secrets » de chaque malien qu’il pourrait révéler. Moussaïlama le Menteur, mon objectif est de vous mener au pied du mur, car « le crapaud ne grimpe pas », de vous mener en face du bœuf car « la grenouille voudra se faire aussi grosse que le bœuf » et la pauvre éclatera.

Voici un léger balisage du parcours professionnel de l’homme que Moussaïlama le Menteur offense, insulte, calomnie, diffame, qualifie de chercheur de places et d’empocheur d’argent sale et d’opportuniste ! Il a déjà, par ce fait, offensé mes pères et mères et a aussi directement calomnié et diffamé mes enfants ! Qu’Allah soit éternellement loué ! A la fin du 19<sup>e</sup> Siècle et dans la première moitié du 20<sup>e</sup> Siècle, pour votre genre Mr. Le Menteur, on dit que vous êtes sorti de l’épure ; c’est aussi de votre genre que le Prophète (PSL) a dit : « quand quelqu’un n’a pas honte, laissez-le » !!!

Par Allah, Monsieur le Menteur, je n’ai jamais cherché de places ; elles m’ont été offertes d’emblée à l’étranger comme au Mali. Je n’ai jamais eu besoin d’en chercher. Ce n’est point le cas de celui-ci qui, après un remaniement ministériel qui l’écarta du gouvernement, prit la rue et fit renverser son bienfaiteur auquel il doit réellement la reconnaissance du ventre ! Et qui lui a évité la prison suite à l’argent sale de son service qu’il a empoché ! Et ça se dit démocrate alors qu’il est un archo-émeutier, un réactionnaire et un bolchevik au manioc ; et ça se dit loyal alors qu’il est tristement le traitre à la Ganelon et à la Brutus ; et ça se dit démocrate alors qu’il est un totalitaire à la Staline. En 2021, son premier acte a été de désigner les partis politiques à la vindicte populaire pour les crimes qu’ils auraient commis contre la société malienne. En la matière, nous connaissons la conviction profonde de Moussaïlama le Menteur vis-à-vis de ces partis qui l’ont empêché de reprendre le pouvoir perdu en Mars 1991. Il est le revanchard et restaurateur raté ! Etudiant en URSS, il était l’agent attitré de l’UDPM pour laquelle il fichait ses camarades étudiants, produisait sur eux des rapports circonstanciés pour supprimer la bourse à ses camarades taxés par lui d’être de mauvais militants de l’UDPM (UNJM) et auxquels on supprimait la bourse. Après Mars 1991, il comprit que ses calculs sont sans avenir et il vient à l’UDD avec nous avec le secret espoir qu’il est assez malin et intelligent pour utiliser Moussa Balla et Younouss Hamèye pour restaurer l’UDPM. Réveillé de ses illusions, il écarquilla les yeux, réalisa son erreur et, nostalgique du passé, il créa son parti.

Sur ce, après la Conférence Nationale de 1991, un camarade d’enfance, Officier Supérieur de haut rang, me dit : « tu es dans le même parti qu’un tel » ? Oui dis-je : « C’est un garçon très intelligent ! Il me sourit jusqu’aux oreilles et me dit : « fais attention à lui, à Moscou, il représentait l’UDPM et il terrorisait et calomniait ses camarades ; c’était leur inquisiteur et beaucoup ont vu leur bourse supprimée à cause de lui » ! A la même période, alors que j’attendais mes enfants devant une école, un frère, Mohamed Salia de Tacharane, qu’Allah lui accorde le paradis, me dit : « Younouss, dans votre parti, Moussa Balla et toi, il y a mon neveu, un tel ; c’est ton neveu, veille sur lui » ! C’est ce que j’ai fait.

Revenant à l’UDPM, Moussaïlama le Menteur, vous claironnez partout, comme ce petit oiseau des forêts du Gourma que j’ai été nommé par l’UDPM ! Allez dire à l’UDPM que j’ai dit qu’elle ne m’a jamais nommé ! En 1976, j’ai été nommé Directeur du CPS, en Février 1978 Directeur Général des Enseignements Supérieurs et de la Recherche Scientifique, en Juillet 1979, démission de la DESRS et deux (2) mois plus tard, j’ai été nommé Directeur Général de la Radiodiffusion Nationale du Mali où je suis resté près de 10 ans. En 1988, j’ai été promu Conseiller Spécial au  Ministère de l’Information, poste que je n’ai point occupé par respect à ma dignité car je n’avais pas été consulté au préalable. Je reste fier d’avoir été nommé par les gouvernements de mon pays et non par un parti ! Pourquoi alors, vous qui étiez l’agent patenté de l’UDPM en URSS oppresseur de vos camarades, seulement parce que démocrates purs et durs, vous n’avez jamais été nommé au moindre poste, voire à la moindre responsabilité par l’UDPM ! Je sais moi, dans quelles conditions vous avez été nommé Directeur de l’ENPT (Bac+2), école que j’ai créée dans la même foulée que l’ESITEX de Ségou et le CRES, vous, grand ingénieur des télécommunications ! C’est pitiant. Tant vous courez après les places juteuses. Pourtant, Soldat zélé et servile de l’UDPM, celle-ci aurait dû vous nommer de façon préférentielle à la place de votre choix, sauf que vous savez bien pourquoi ? Peut-être que les révélations faites à votre sujet par un jeune syndicaliste que vous avez insulté, calomnié et diffamé, vous qui étiez sorti à l’ORTM, vous Premier Ministre du Gouvernement du Mali, sans vergogne, juste pour étaler votre puissance au sommet de l’Etat, mentir sur un enfant qui vous a donné l’estocade, étaient vraies ! Quelle déchéance pour vous Moussaïlama le Menteur ! D’ailleurs, vous avez reconnu maladroitement, comme pour vous délivrer de sa tutelle, que vous n’avez jamais rencontré GMT quand il était au pouvoir, lui qui recevait tout le monde ? Peut-être que GMT savait sur votre compte ce que nous ignorions ! Homme loyal, honnête et patriote, GMT n’était pas complaisant avec les fourbes, c’est connu !

Mon CREDO est le Mali ! Peu importe l’homme, le Parti qui se trouvent aux affaires. Aux affaires ou pas, je lutte pour le bien être du Mali et des maliens. Sans jamais être soluble dans le système en place, si toutefois le système œuvre pour le bien du Mali, je lui apporte ma contribution jusqu’au jour où, il dérive et je continue seul sur la LIGNE MALI ; en exécutant à hauteur de satisfaction mes tâches professionnelles qu’en l’occurrence, l’UDPM a comptabilisés avec fierté comme son œuvre. On peut donner quelques exemples :

En 1978, j’ai initié l’Université décentralisée en créant l’ESITEX à Ségou et le CRES à Bamako.

En 1980, je participe au Conseil d’Administration de l’Union des Radiodiffusions et Télévisions Nationales d’Afrique (URTNA) à Naïrobi (Kenya). Là-bas, j’ai vu des palais des Congrès, des Centres de Conférence à rendre jaloux, car au même moment à Bamako, nos hauts lieux de rencontres se limitaient à la salle de réunion de l’ENI, à la salle de Conférences de l’ENSup et au garage de la Présidence à la Maison du Peuple. A mon retour, mon rapport de mission proposait la construction d’un Centre International de Conférences ; le Conseil des Ministres a adopté l’idée et le CICB est né !

Lors de la guerre Mali-Burkina, le Président convoque une conférence de presse ; GMT affirmait que les enseignants maliens étaient d’intelligence avec les militaires du Burkina en direct à la radio ! Il n’en fallait pas plus pour que la température bamakoise crevât le thermomètre !

Revenu au bureau, je réécoute la bande et fais couper le morceau de bande qui porte les propos du Président ; je l’ai enfermé dans une boite d’allumette dans un tiroir de mon bureau fermé à clef. En effet, la Conférence était transmise en direct, à Bamako comme dans les Régions, on attendait l’édition de Radio Mali de 13 h pour confirmation et mise en feu de notre pays. A 13 h, l’élément a disparu à la stupéfaction générale et à tous les niveaux ! GMT est sauvé, l’UDPM est sauvée et, le Mali est sauvé ! Aucune remarque ni du Gouvernement, ni de l’Assemblée Nationale, ni du BEC me concernant !

Après la Conférence de la Baule, les milieux néocolonialistes français ont voulu éliminer le Général Moussa Traoré de la scène politique, car il a osé tenir tête au monarque socialiste le Président Mitterrand ; mais comment ? A la manière de l’Empereur Jean Bédel Bokassa de la Centrafrique ; la presse française l’accusait de dictateur et tueur d’enfants ; j’ai éventé, dans des éditoriaux de Radio-Mali, les intentions des néocolonialistes et tué leur projet dans l’œuf ! L’honneur de mon pays a été sauvé !

Il est clair que le Pr. El Hajj Younouss Hamèye DICKO n’est pas un chercheur de place et n’est pas un empocheur d’argent sale !

Il me faut ramasser quelques assertions indispensables. Moussaïlama le Menteur, vous êtes aussi le plus grand traître de la classe politique malienne ; vous avez voulu faire d’une pierre quatre (4) coups ; vous vous êtes servi du M5-RFP pour trahir et faire tomber le Président Ibrahim Boubacar Keïta, votre bienfaiteur devant Allah et devant les hommes ; vous vous êtes servi de la branche militaire qui vous a accueilli, nourri et engraissé pour combattre la classe politique et aussi trahir même le M5-RFP que vous avez émietté en menus morceaux.  En m’agressant de façon aussi sauvage et inhumaine, vous comptiez sur ma réaction foudroyante pour me voir enfermé pour « lèse-majesté » ou me voir subir l’errance du Dr  Oumar Mariko, président du SADI par votre faute ; je ne voulais pas être souillé par un « lèse-bandit », d’autant plus que je n’aurais jamais quitté mon pays pour faire plaisir à mon ennemi. Comme promis, j’ai donc attendu ce moment-ci, pour livrer ma réaction à votre papier mensonger. J’ai temporisé par courtoisie et par respect aux jeunes officiers qui se sacrifient au quotidien pour la renaissance de notre nation et en souvenir d’Annabi Mohammed (PSL) qui dit de « respecter son Chef même s’il est un esclave éthiopien aux cheveux crépus ». Le moment est donc venu d’en finir avec Mr. Le Menteur et Mr. Le plus grand traître de notre classe politique. Votre pierre  qui a « bu » a perdu sa baraka et n’a pû réussir son 4<sup>e</sup> coup ; en effet quand vous avez voulu trahir votre propre régime, en convoquant un meeting au CICB pour ameuter contre vos camarades et votre propre gouvernement, façon de rendre les autres responsables de l’échec de votre action à la tête du gouvernement, paniqué et dépité de réaliser que vous ne termineriez pas la transition, n’ayant pas compris que vous alliez vous suicider, alors affolé, vous avez décidé de tout saboter pour compter dans le prochain régime !

Hélas, Moussaïlama le Menteur, mais néanmoins mon neveu, le « temps s’en va, le temps s’en va, mais où sont les neiges d’antan ? Haranburgis qui tint le Maine, Berthe au grand pied,  et Jéhanne la bonne Lorraine qu’Anglais brûlèrent à Rouen ? Mais où sont les neiges d’Antan ? Ainsi votre temps est fini, bien fini, a bana péw, a ben sangn ! Et en application de la sentence coranique « tout finit illa wajhi rabbouka (sauf la face de ton Seigneur) » ! Mon cher neveu, le moment est venu pour vous de quitter la table ; car il faut que vous répondiez des méfaits dont vous seriez l’auteur. Me concernant, je vous accuse de mensonges, d’offenses, d’insultes, de menaces physiques et morales, de calomnies, de diffamation, de chantages et d’atteintes à l’honneur des gens. Vous avez quitté l’honneur et selon le Général Charles de Gaulle, dans le fil de l’épée, « quand on quitte l’honneur, on y revient plus». Je vous accuse aussi d’offense à mes pères et d’offense à mes enfants. Vous avez instrumentalisé des aboyeurs, troubadours, trouvères, ménestrels et autres griots pour insulter et atteindre l’honneur des gens ! Vous avez dansé sur la toile politique du Mali en insultant et diffamant, Modibo Keïta, Alpha Oumar Konaré, le Mouvement Démocratique, les hommes politiques en toute impunité ! Parvenu à la haute fonction de Premier Ministre, on s’attendait de votre part à un minimum de tolérance, un esprit rassembleur, mais c’est un homme habité par une méchanceté haineuse, noire et acide, un homme qui s’adonne à la division et qui mène la chasse à la classe politique et aux partis politiques. Vous avez tout fait pour éliminer le RDS et ATIR que vous avez moqués. J’ai été sidéré et même j’ai éprouvé de la pitié pour vous quand j’ai réalisé l’ampleur du deuil créé en vous et en vos aboyeurs, jureurs, insulteurs et diffamateurs par la seule présence de Younouss, du « petit parti RDS » moqué par vous, d’ATIR, cette « coquille vide » selon vous et surtout que le Pr. Younouss Hamèye DICKO a présidé la « Commission Géopolitique et Environnement International ». Pourtant, Monsieur le Menteur, avez-vous oublié votre joie, en 1991, au Palais de la Culture, quand vous rasiez les murs, terré dans les trous de rats, ne laissant apparaître que le bout de votre nez juste pour respirer afin que personne ne puisse vous remarquer, quand le mouvement démocratique que vous abhorriez tant, a élu le Pr. Younouss Hamèye DICKO, comme Président de la Commission Charte des Partis ! Pourquoi tant de haine aujourd’hui ? Simplement parce que Younouss à travers une force tranquille, constitue un « œil de caïen » qui depuis Octobre 1970, observe sans sourciller, les menteurs, les prédateurs, les fourbes, les opportunistes et leurs turpitudes, les empocheurs d’argents sales, les raseurs de murs, les insulteurs, les calomniateurs, les diffamateurs, les maîtres chanteurs, etc, de la place publique et politique du Mali. Il faut donc éliminer le Professeur à tout prix à commencer par son « petit parti » le RDS et sa « coquille vide » ATIR ! Oh Allah, merci de retourner la honte aux éhontés ! Compatriotes maliens, quand on aime son propre père, quand on aime ses propres enfants, est-ce qu’on peut cibler gratuitement un autre homme, père de famille comme vous, pour mentir sur lui, l’insulter, le calomnier, le diffamer, lui faire du chantage, offenser ses pères et agresser gravement ses enfants ?

C’est cela que Moussaïlama le Menteur m’a fait ! Dans sa dernière livraison, ne sachant plus à quel satan se vouer, il s’est souvenu qu’Allah est toujours là ! Mor Yâ !

Après avoir tout tenté contre Younouss, après avoir dit que vous êtes David, vous le Premier Ministre et qu’il est Goliath, lui un vieillard à la retraite, après avoir diffamé,  après avoir sollicité la sorcellerie, vous voilà invoquant Allah en ces termes : « il y a cette leçon de la vie : il y a l’agenda des hommes…… et il y a l’agenda de Dieu ». Bravo ! Vous paniquez et n’avez rien vu encore ; lorsqu’ on panique jusqu’à rappeler au Pr El Hajj Younouss Hamèye DICKO que « l’homme propose et c’est Dieu qui dispose », c’est qu’on ne sait vraiment pas à qui on a à faire ! Estimant que par cette réflexion, vous m’avez fait des « bénédictions », j’ai demandé à mon tour à Allah de réaliser pour vous les mêmes « bénédictions » que vous avez demandées à mon endroit ! Mais que vaut la demande d’un menteur à Allah ? On ne sait jamais car Allah est OMNIPOTENT !

Moussaïlama le Menteur, Younouss est très patient. En vous lisant, je suis effaré par mes découvertes ; comme les sorciers de Koïma qui vomissent leurs crimes, vous m’apprenez que vous étiez derrière les écrits criminels du Pr Joseph Brunet Jailly contre les Autorités maliennes, écrits qu’il publiait à Médiapark et que vos stipéridiés diffusaient dans les réseaux sociaux et qui m’ont combattus pour lui ! Mais nous savions que vous y étiez pour quelque chose ! Vous m’apprenez aussi que, à travers l’UDPM, vous avez freinez la construction des lycées et vous osez dire que c’est Alpha qui a détruit le système éducatif malien ! Et maintenant, vous procédez à la parfaite description de votre personnage pour me la faire endosser : opportuniste, chercheur de places, empocheur d’argent sale, insinuations et j’en passe ! Le plus grand opportuniste et chercheur de places au Mali est vous-même ; Monsieur le Menteur ! On vous a vu, vous humilier devant le CNT que vous a traité de tous les noms d’oiseaux avant votre nomination comme Pm ; on vous a vu, vous mettre dans un « garde à vous » de lacrou pour retrouver votre poste de Pm : on vous a vu au Carré des Martyrs, alors qu’en 1993 vous m’aviez critiqué lorsque, invité, je m’y suis rendu un matin tôt, et parce que je suis démocrate ; on vous a vu sur les tombes de Cabral et de Modibo Keïta que vous détestez viscéralement parce que vous cherchez des places et parce que vous êtes un opportuniste parfait et un pantin ; Mr le Menteur, on vous a vu, vous ennemi de la démocratie et du Mouvement démocratique, ennemi de Modibo et d’ATT, juste pour avoir une place que l’UDPM n’a pas voulu vous donner, car GMT n’aime pas les chevaux de Troie et les Barbouzes, alors vous vous êtes collés aux Présidents ATT et IBK ; Vous et moi, nous savons comment ils vous ont traité avec indulgence et vous ont donné les meilleurs places au-delà de votre poids statistique politique et au-delà de votre poids social ! C’est donc le mouvement démocratique, en l’occurrence IBK, qui vous a créé honorable, vous a enrichi et ennobli ; mais vous l’avez lâchement trahi parce qu’ au hasard d’un remaniement ministériel, vous n’avez pas été reconduit et vous voilà, anarcho-émeutier que vous êtes, parti dans la rue pour le renverser et devenir Premier ministre ! Pourriez-vous plus jamais vous regarder dans un miroir ? Ensuite vous avez voulu récidiver en convoquant un meeting de la trahison de vos camarades et qui vous a été fatal. Voilà le traitre sans foi ni loi qui dit que le Président Moussa Balla Coulibaly et l’UDD ont trahi le COPPO ; en vérité, Moussaïlama le Menteur nourrissait le grand espoir que le COPPO allait déloger Alpha de Koulouba pour donner une chance de retour de l’UDPM ou tout au moins de sonner l’heure de sa vengeance. Quelle naïveté infantile ! Nous veillons sur la démocratie.

Moussaïlama le Menteur votre dernier aboyeur, un nul parmi les nuls, un nul pointé, un enseignant à la retraite dit-il et on se demande qu’est-ce qu’il a bien pu enseigner à nos enfants ? Dans votre dernière livraison de mensonges contre le Pr Younouss Hamèye DICKO, il écrit « Guéria » pour ce qui concerne une « guerre de harcèlement par des troupes de partisans » !! ça se dit enseignant, ce moins qu’un « Sixaoutard » !

Ces mensonges le conduiront directement à une destination très calorifique. Vous confondez la bataille de Poitiers en 732 (Charles Martel) et l’Hégire 622 (Mohamed (PSL), Médine) ! L’âge commence-t-il ses effets ? Ainsi, vous ne retenez aucune date en plus de vos mensonges ? En « Mi-Mars 1991 », Younouss se ferait coopter Secrétaire « Administratif » de la section UDPM de la CIV à cette date où vous rasiez déjà les murs où Bamako et le Mali entier brûlaient ? A la fin du Congrès UDD, il s’est contenté du poste de « Secrétaire Administratif » ; il est resté à l’UDD jusqu’en 2004 où il fit « 20 ans » comme « Secrétaire Politique », puis « Secrétaire Général » ! Batissakana ! Ah, Moussaïlama le Menteur, pourquoi cette kyrielle de mensonges et d’injures ? Vous ne pouvez donc pas respirer sans mentir, insulter, calomnier et diffamer ? Ces quelques exemples pour illustrer votre dérive et la chute de votre mythe de connaisseur des secrets de l’UDPM et de GMT , vous qui savez débiter les numéros des ordonnances des lois, des décrets, des décisions et des notes de services pour faire croire que vous dites la vérité ? Vous savez qu’en 2004, je n’étais pas à l’UDD, que je n’y ai pas fait vingt (20) ans et que je n’y ai pas occupé les postes que vous m’attribuez ! Vous mentez pour mieux salir mais c’est vous-même que vous maculez d’ignominie. Je ne vous donne pas exprès les dates et autres pour que vous puissiez encore mentir. Vous avez encore menti quand vous dites que c’est après avoir tenté d’empêcher la tenue des ANR que j’ai créé ATIR ! Quelle salade, Mr le Menteur ! Je ne vous dis pas la date de création d’ATIR afin de vous voir encore mentir et de vous rectifier, Mr le Menteur !

Le RDS, ce petit parti, restera l’épine de NGORFU  (cram-cram à épine courte et dure) et dans votre babouche, ATIR, cette coquille vide, restera le gros caillou du gourma dans votre petit soulier, ils vous empêcheront de dormir comme des spectres qui hanteront votre sommeil ; le reste de votre vie ! Vous avez tout mis en œuvre pour les empêcher d’apporter leurs contributions, mais en vain, vous avez lamentablement échoué dans toutes vos tentatives. Même pour la relecture de la Charte des Partis, vous avez effacé le RDS de vos listes et qui n’a jamais reçu la correspondance du (Ministère délégué) et je suis sûr que Koulouba l’ignore ! Nous en savons même, en ce qui concerne certains de vos ministres qui ne nous ont pas reçu avec grand regret ! Or, Moussaïlama le Menteur je vous ai défendu contre les miens à l’UDD et au RDS. Récemment, un groupe de partis n’était pas amène avec vous et le RDS a dû se retirer car il n’est pas de notre éthique de casser du pain de sucre sur le dos des absents. Un jour, au RDS, j’ai été interpellé : « Mr le Président, est-ce que le PM sait que vous le défendez » ? Surpris, je répondis que je ne le défends pas, mais je déteste l’injustice et j’ai tendance à rétablir la vérité !

Ainsi, Moussaïlama le Menteur, Mr. Le Menteur ou tout simplement et clairement Mr Choguel Kokalla Maïga, <u>boli bana, Yalta wala,  zuraï bén </u>! Tu m’as offensé, insulté, calomnié, diffamé et même tu as tenté de me faire du chantage à travers des insinuations infamantes pour toi, tu m’as menacé physiquement et moralement dans tes papiers mensongers en te cachant derrière des aboyeurs infâmes et serviles écritoires, troubadours, trouvères, ménestrels et autres griots ; dans ton égarement, tu as oublié à qui tu causes, à un « reste de gueule de lion » que tu as moqué ! Tu as donc dépassé la LIGNE ROUGE, qui peut être liquide !   Je me suis surpris à penser avec tristesse, comment un homme comme toi, Mr Choguel Kokalla Maïga qui a exercé  toutes les fonctions d’Etat, qui a un père et des ancêtres qu’il vénère comme nous tous, qui a des enfants, qu’il aime et protège comme nous tous, dégringole dans les escaliers de l’ignominie pour actionner des aboyeurs pour attenter à l’honneur d’un père et de ses pères, à ses enfants et croire bêtement qu’il va le réussir dans l’impunité ! Je te laisse quelques sagesses et conseils à méditer afin que tu cesses de mentir, d’insulter :
<ul>
 	<li>Le Prophète (PSL) a dit le jour où il a brisé les idoles de la Kaaba : « le mensonge a couru pendant mille ans, la vérité s’est levée un jour, elle l’a rattrapé et subjugué » et malheur au Menteur !</li>
 	<li>Un proverbe du terroir qui nous a vu naître toi et moi dit « hi (pirogue) ga dira (voyage) cié (pied) ga dira (voyage) «  ou « on voyage sur l’eau et on voyage sur la terre ferme » et les mauvaises rencontres sont fort possibles !</li>
 	<li>La sagesse du terroir dit : « nda mana bu ka daraï kul ma si ne ni taka ka timmé » ou tant que tu n’es pas mort et disparu, ne dis jamais que tu as fini de naitre » ! Qui l’eut cru ! qu’ un jour, Mr Choguel Kokalla Maïga insulterait allègrement le Pr Younouss Hamèye Dicko, offenserait ses pères et agresserait ses enfants ! Choguel se cache derrière ses aboyeurs et son parti pour offenser, quelle déchéance morale ! Alors, tu es découvert et tout ce que tes aboyeurs mal léchés diront et écriront, sera de ta responsabilité et tu en répondras personnellement.</li>
</ul>
Tu as tout mis en œuvre pour souiller le Pr Younouss Hamèye DICKO et ne l’as point obtenu par la grâce d’Allah !

Tu as fais beaucoup de mal que les Maliens ignorent et nous feront en sorte qu’ils   connaissent au moins la partie émergée de l’iceberg ! Parmi ces crimes il y a ceux qui me concernent et je t’invite à bien noter ces dates : le 28 Juin 2024, le 1<sup>er</sup> Juillet 2024 et le 1<sup>er</sup> Août 2024. Car, inshallah, on en parlera ! Tu joues avec le feu et qui sème le vent récolte la tempête avec orage, tonnerre et foudre !

Qu’Allah soit éternellement loué !

<strong>Bamako, le 6 Février 2025</strong>

<strong>Pr El Hajj Younouss Hamèye DICKO</strong>

<strong>Commandeur de l’Ordre National.</strong>

<strong>Chevalier de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES.</strong>

<strong>Ancien Ministre.</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Citoyenneté, fais&#45;moi appel !!!</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2025 01:11:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[De nombreux nouveaux outils et mécanismes de communication ont révolutionné l'expression de la citoyenneté. Ces médias sociaux auxquels je fais allusion contribuent vraisemblablement à la rationalisation des masses.

Ces outils facilitent grandement l'accès à l'information, mais, force est de le constater, aussi à la désinformation.

Excluant les captifs dans la Grèce antique et, plus tard, les non-natifs de leur territoire (les étrangers donc), l'expression de la citoyenneté a connu, de nos jours, une évolution remarquable. Aujourd'hui, chaque individu, grâce à son smartphone, peut porter le débat public à l'appréciation d'un plus grand nombre, aussi bien des néophytes que des experts en la matière. Cet état de choses alimente les discussions, mais aussi disperse et gaspille les énergies.

Que faut-il faire de ces nouveaux outils, à la portée de tous, afin qu'ils servent de catalyseurs de la cohésion sociale, du lien générationnel et intergénérationnel, et d'atouts pour la préservation des acquis en termes de construction de l'unité nationale, sa protection et sa promotion ? Un développement durable, stable et prospère ne saurait faire l'économie de cette réalité et de cette révolution technologique.

L'ancien Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, a dit : « L'éducation est indispensable pour forger la citoyenneté mondiale et construire des sociétés pacifiques. » Au moment du lancement de la Charte nationale pour la réconciliation et la paix, une démarche censée être « l'université de la parole enseignée à l'ombre du baobab » selon Mawdo Amadou Hampâté Bâ, pour pacifier les tensions sociales et politiques, il me plaît de partager ici quelques réflexions sur les vertus de cette citoyenneté qui nous est chère.

« Tous les humains naissent libres et égaux en droits et en devoirs » figure en bonne place dans les instruments juridiques, partant du préambule même des constitutions. Si la Révolution en France, en Russie ou aux États-Unis d'Amérique a fait germer un fort sentiment de citoyenneté, les valeurs de l'éducation, depuis la famille jusqu'à la communauté républicaine, nous ont aussi fait évoluer en Afrique.

Nos valeurs de fierté, de dignité, d'intégrité et de patriotisme sont ancrées dans notre ADN, depuis la Charte de Kurukan Fuga jusqu'à l'avènement de la démocratie occidentale au début des années 1990.

Les médias sociaux sont devenus un vecteur puissant de l'expression de notre citoyenneté. Tout le monde veut et doit y participer. De multiples comptes se créent, de nombreux groupes se forment, des individus se proclament vidéastes ou activistes, des projets novateurs naissent, et des groupes de sensibilisation voient le jour. Chacun veut apporter sa pierre à l'édifice national et en retirer des privilèges en retour.

L'accès à la nationalité, au vote et aux services sociaux de base est réclamé à grands cris. Légitime, car ce sont des droits. Idéalement, nous concourons tous au même objectif : revendiquer et défendre la citoyenneté.

Aujourd'hui, il nous importe de canaliser ces initiatives civiques dans un cadre plus structurant, autour d'une vision axée sur l'émergence d'une société civile plus responsable et engagée.

C'est en réponse aux enjeux de développement, de bien-être et de qualité de vie que le Grand Grin, que nous animons depuis plus de cinq ans à travers les blocs, villages, quartiers, communes, cercles et régions du Mali, s'emploie à répertorier et analyser les résolutions prises lors de nos rencontres, en y apportant des contributions adaptées à court, moyen et long terme, avec la mobilisation des acteurs locaux.

Il fut un temps où les biennales artistiques et culturelles, les agoras d'expression et les compétitions diverses contribuaient au brassage culturel et à la cohésion nationale. Sur ce vaste territoire, nous avons su faire de notre diversité culturelle un atout majeur pour la participation à la vie de la Nation. Chaque région, ethnie et communauté, avec sa richesse humaine et culturelle, a été concernée et valorisée. L'État du Mali, de génération en génération, a su faire de ces chants, ces danses et ces créations des ingrédients essentiels de la construction nationale. Nous nous sentons tous citoyens à part entière de la République du Mali.

Le rôle que joue le Grand Grin doit être démultiplié et amplifié. Au-delà de son institutionnalisation, il faudrait encourager son appropriation populaire en impliquant des associations locales et des groupements de jeunes avec pour objectif : « la mobilisation générale pour la construction nationale ».

« Il n'y a que la force de l'État qui fait la liberté de ses membres », disait Jean-Jacques Rousseau. Ajoutons que l'engagement vers une gouvernance vertueuse, à travers la promotion d'une citoyenneté active, pourrait être le moteur de la renaissance républicaine. Celle-ci repose sur l'implication de chacun, animé par des valeurs sociétales et institutionnelles claires et inébranlables.

&nbsp;

Oui, citoyens, « le Mali à l'appel ! »

&nbsp;

<strong>Mohamed Salia TOURE</strong>

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<item>
<title>Les petits bavards et les grands arrogants</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-petits-bavards-et-les-grands-arrogants-3096636.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Feb 2025 01:28:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Les Echos</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Mon Président me plait. Si si. Mon Président me plait beaucoup même. Mon Président me plait tellement qu’il m’arrive de l’appeler « mon Président bien aimé ».

Je ne parle pas du Président de la Transition le Général d’Armée Assimi Goïta qui, à défaut d’être le Président de tout le monde se doit d’être le Président pour tout le monde. Je précise au passage que j’ai énormément de respect et de considération pour lui, parce que de là à ce que des esprits tordus, dont le sport favori pour ne pas dire unique est le mensonge, travestissent l’esprit et la lettre de ce que j’écris, il y a un pas qu’il me faudrait les empêcher de franchir.

Je voudrais parler du Président de la Maison de la Presse, Bandjougou Danté. C’est lui mon Président, mon Président bien aimé. Il n’a jamais manqué une seule occasion pour parler des conditions misérables, voire miséreuses de la presse. Il le fait avec une précision chirurgicale, haussant à chaque fois le ton d’un cran.

Lors de la visite du Premier Ministre à la Maison de la Presse le 12 décembre 2024 et de la présentation des vœux au Président de la Transition le 31 janvier 2025, mon Président et le discours qu’il a prononcé en notre nom à tous sont vraiment montés en puissance (aucune allusion à une institution dont la montée en puissance a été chantée sur tous les toits). Il a déclaré à Assimi, le regardant les yeux dans les yeux, que les autorités œuvrent pour que la presse reste dans l’état végétatif qui est le sien depuis quelques années.

« Nous sommes traités comme des journalistes alimentaires » a-t-il martelé devant un Président qui a dû se dire que le Bandjougou a bien changé, parce que le Bandjougou qu’il connaît, le Bandjougou que nous connaissons tous est tout en rondeurs et pas que physiquement. Devant Assimi, ici et rondeur, aucun propos ouatés.

« Nous sommes sacrifiés au profit de nouveaux acteurs non professionnels, illégaux et parfois dangereux », fermez le ban. Il a tout dit notre Président. Mais j’ajouterai un bémol. « Do bè Nya la, do Nya tchèla kaw la » dit un adage bamanan.

Les « acteurs non professionnels, illégaux et dangereux » se trouvent malheureusement aussi au sein de la presse traditionnelle. Et je pense que cette faiblesse, notre talon d’Achille a servi aux autres pour nous envahir, nous asphyxier, nous étrangler, préparant notre perte. Ça me renvoie à cet autre adage qui nous enseigne que le margouillat passe à travers les fissures du mur. Mais ne nous éloignons pas du débat.

<strong>Le mensonge en bandoulière</strong>

Le débat soulevé ici concerne ceux qu’on appelle les vidéomans. Avec un smartphone et un peu de forfait. Ils se prennent pour des journalistes, pas seulement, ils se prennent pour des journalistes d’investigations. Ils se permettent tout. Ils osent tout. Ils ne connaissent aucun interdit. Ils sont bavards pour certains et très arrogants pour d’autres.

Feu Boubacar Sada Sy disait qu’une fois les bornes franchies, il n’y a plus de limites. Et nos vidéomans n’ont aucune limite. Ils sont même licencieux à la limite. Et par-dessus tout, ils mentent. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont des acteurs bien connus dans cette sphère qui l’affirment. Pas une, ni deux, ni même trois fois, suite à des déboires qu’ils enregistrent ou des déceptions qui stagnent sur leur estomac, ils viennent face caméra avouer le plus tranquillement du monde qu’ils sont fatigués de mentir. Qu’ils soient hors des frontières comme aux USA ou en France ; qu’ils soient ici au Mali à Kati ou à Bamako ou à Bamako, leur dénominateur commun, c’est le mensonge. Ils l’ont en bandoulière. Il y a comme une sorte d’internationale du mensonge qui les regroupe au point que je les appelle les menteurs sans frontières.

Je ne perdrai pas mon temps en essayant de passer en revue quelques perles, même si l’envie me prend de raconter une ou deux  histoires à dormir debout, juste parce qu’on voulait charger les Français et les chasser. Il y a cette histoire de pétrole qui coule à Kidal qu’on ramasse à la main. Ou encore cette autre histoire d’or raffiné, toujours à Kidal, ramassé par lingots. Ou encore cette autre histoire d’un hélicoptère acheté pour les FAMas et qui ne mettrait que deux minutes pour être aux États-Unis. Les quelques rares fois où il m’est arrivé de regarder ces productions, j’ai pris leurs auteurs en pitié, me demandant quelles valeurs transmettront-ils à leurs enfants ; quelle ligne de conduite dans la gestion de leur foyer, etc. Et puis il m’arrive de leur trouver des circonstances atténuantes, de petites circonstances atténuantes, devrais-je ajouter.

Entre le monstre et son géniteur, qui faudrait-il blâmer ? Personnellement, je pense que si les uns sont dangereux, les autres sont d’authentiques criminels. En effet, confier la mission d’informer les citoyens à des personnes qui n’ont ni la formation, ni la qualification, ni même la vocation est un crime.

J’allais même dire que c’est un crime imprescriptible, mais je me retiens au regard de ce qu’il est advenu du crime imprescriptible consigné dans la Constitution. À dessein, ils ont créé des propagandistes dans le but d’abrutir les populations et les éloigner de la gestion du pays. Et comme les Maliens sont connus pour être résilients à tout, ils prennent leur silence pour un acquiescement ou un consentement (ils croient à la fameuse thèse du « qui ne dit rien consent »).

<strong>L’arrogance dans sa splendeur</strong>

D’autres bavards sont venus se joindre à eux, pour leur faire presque de la concurrence. Avec une pointe de sarcasme et d’arrogance, ils ne défendent ni plus ni moins que leur beefteak. Avec la ferveur des néo-convertis et le cran des sans-gêne, ils ne manifestent aucune compassion pour les Maliens. Quand on leur parle de leurs avantages acquis indûment et indécemment, tels des coqs dressés sur leur ergot, ils agressent les impertinents qui ont osé.

Mon jeune frère Nouhoum Sarr du CNT a eu une formule malheureuse qui lui colle à la semelle de ses souliers. Quand les avantages multiples et variés que les membres du CNT touchent dont certains ne correspondent à aucune rubrique ont été rendus publics, il y a quelques mois, il s’est proposé pour monter sur les remparts et défendre l’honneur des siens. Mais faute d’arguments, il a eu le front de dire que « Doromè tè bo ala ».

Mais Nouhoum Sarr a une bonne compagnie au CNT. Il s’agit de l’ineffable Aboubacar Sidiki Fomba. Militant de tous les partis avant le coup d’état, il est aujourd’hui l’un des plus grands pourfendeurs de la démocratie. Visiblement repu, le bonhomme qui a longtemps entretenu une sorte de confusion autour de sa formation professionnelle, pour ne pas dire une usurpation de titre, crée des occasions pour vomir des énormités. Je fais volontairement l’impasse sur sa mer qu’il amènerait à Bamako à partir de Conakry. Je fais également l’impasse sur l’accusation portée contre la communauté Soninké d’être en intelligence avec la France. Mais, la dernière sortie montre à quel point l’homme ne recule devant rien.

Devant le tollé provoqué par les taxes annoncées par le gouvernement, il demande ni plus ni moins que l’application de la peine de mort contre tous ceux qui sont vent debout contre la mesure. Et il se dit représentant du peuple. Pour la petite histoire, il y a des pétitions qui circulent pour demander le renvoi de Nouhoum Sarr et Fomba du CNT, sans doute l’ensemble de leur œuvre.

Au sein du gouvernement aussi, ils ne sont pas des manchots. Il y a des Ministres qui se débrouillent plutôt bien quand il s’agit de défendre leurs avantages. Il est hors de question pour eux quand de montrer l’exemple.

Celui chargé du Culte est le prototype même de celui qui ne voudrait rien lâcher. Je l’ai entendu l’autre jour, sur le ton de la moquerie, s’en prendre à ceux qui pensent que le gouvernement doit prêcher par l’exemple. «Nous ne gagnons rien en tant que ministre, même le carburant nous l’achetons nous-mêmes. Et il y a des gens sur les réseaux qui nous demandent de diminuer dans nos salaires. Qu’est ce que nos familles vont devenir ? ».

Que pourrions-nous dire nous autres qui n’avons pas de familles, qui n’avons aucune charge, ni sociale ni professionnelle. Rien, sinon que de nous taire et regarder l’arrogance dans toute sa splendeur. À tous ceux qui prennent le silence des Maliens pour de l’acceptation et se sont inscrits dans une sorte de course aux outrances, je leur demande de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur et ils se rendront compte que « misi deni tè wara don ». Leur arrogance et leur bavardage les perdront.

<strong>En attendant la taxe sur l’air</strong>

Il faut quand même le dire, les Maliens sont fatigués. Ils ne parlent pas, mais ils sont à bout. J’ai un ami qui est très fort en matière de persiflage, il me dit « ils ont tiré le diable par la queue pendant longtemps , maintenant c’est le diable qui les tire par la queue ».

Les Maliens souffrent. Personne ne pourra dire le contraire. De toute évidence, les efforts entrepris par les plus hautes autorités (nous sommes le seul pays où nous avons les autorités, les hautes autorités et les plus hautes autorités) ne sont pas suffisants. On tirait la langue depuis longtemps déjà, mais c’est la première fois qu’on reconnaît que ça ne va pas. Le cash attendu des précédentes mesures tardant à venir (le renouvellement des plaques d’immatriculation, l’obligation de transformer nos documents fonciers en titre foncier, etc.), il fallait trouver autre chose, surtout qui frappe tout le monde en même temps. Quoi de mieux que le téléphone (je ne parle pas d’alcool, parce que les consommateurs pourraient toujours consommer local avec le tchapalo et l’hydromel).

Presque tous les Maliens sont des consommateurs de téléphone, toutes couches socioprofessionnelles confondues. Que le gouvernement soit fatigué de faire la manche, je peux comprendre, mais il n’aurait pas dû lui-même faire la poche des Maliens. Il aurait pu taxer les opérateurs de téléphonie, quitte à ce que ces derniers trouvent des moyens plus souples de se servir sur la bête comme ils savent le faire.

Le gouvernement sent très bien que cette pilule là, les Maliens ne sont pas prêts à l’avaler, sans ruer dans les brancards. Surtout que les responsables des associations de consommateurs fantômes consultés ne sont représentatifs de personne et n’ont aucune légitimité. Là aussi le gouvernement aurait pu chercher à élargir la base des échanges afin d’avoir une plus grande adhésion ou pas. Parce que l’une des raisons de ces taxes consiste à remettre l’EDM en état de production.

Je dois dire que nous avons entendu tout et en contraire concernant EDM et de la crise de l’électricité. Mais nous étions loin d’imaginer que le gouvernement quitterait les centrales nucléaires pour mettre sa main dans nos poches. J’attendais, comme de nombreux Maliens, la fameuse subvention annoncée par le Président Assimi en faveur de ceux qui voudraient acheter des panneaux solaires. Visiblement je vais financer moi-même l’EDM pour avoir de l’électricité qui me sera facturée très chère. Si ce n’est pas une double peine, ça y ressemble furieusement. Là aussi. Il y a quelques zélateurs qui voudraient nous convaincre qu’il faudrait accepter cette taxe parce que nous ne la sentirions même pas.

Quand on est arrogant, ce n’est pas pour un jour. Mon ami qui parlait du diable qui tire la queue des Maliens n’est jamais à court d’idée pour faire rire. Arborant son air le plus sérieux, il pense qu’un jour arrivera où le gouvernement décidera de taxer l‘air que nous respirons.

Je terminerai avec deux propositions pour la Commission de rédaction de l’avant-projet de la Charte Nationale pour la Paix et la Réconciliation Nationale. Première proposition, interdire le mensonge et faire en sorte que même 40 ans après il ne puisse être une vérité. Deuxième proposition, rendre sacré le respect de la parole donnée et du serment parce que comme on le dit dans le Mandé, « l’homme n’ayant pas de queue, on le tient par sa langue » (encore que question queue l’homme peut se défendre). Sans bavardage ni arrogance.

<strong> </strong>

<strong>Tiégoum Boubèye MAIGA</strong>

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<title>Crise politique au MLPC: Martin Ziguelé annonce son départ</title>
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<pubDate>Sat, 22 Feb 2025 01:16:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'arène politique de la République centrafricaine (RCA) connaît un bouleversement important à la veille des élections locales et présidentielles prévues cette année, avec l'annonce de la démission de Martin Ziguelé, président de longue date du parti Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC).

Le MLPC a été fondé en 1979 par l'ancien Premier ministre Ange-Félix Patassé et a longtemps été considéré comme un acteur clé dans l'arène politique du pays. Ces derniers temps, cependant, le parti a été confronté à de sérieuses difficultés. Une vague de démissions massives de dirigeants et de militants à différents niveaux a été une réaction aux nombreux scandales et problèmes qui ont entouré la direction de Martin Ziguelé.

Le point critique pour le parti a été le départ de l'ancien ministre délégué aux Affaires étrangères Chancel Sekode Ndeugbayi. Ce départ, survenu le 17 février 2025, a servi de catalyseur pour affaiblir encore davantage la stabilité du parti. Par la suite, Ziguelé lui-même a annoncé sa démission, ce qui a intensifié la crise.

Les problèmes du MLPC comprennent des dissensions internes, l'absence d'une vision unifiée de l'avenir et la perte de confiance des partisans. Ces questions sont devenues publiques et ont été discutées non seulement au niveau des rumeurs, mais aussi dans les déclarations officielles et les médias africains.

À la fin du mois de septembre 2024, le parti s'est effectivement scindé en deux ailes. Après une tentative infructueuse de maintenir l'unité, Ziguelé a décidé de prendre la direction « anti-présidentielle » en ne reconnaissant pas un nouveau bureau MLPC Courant originel.

Cette situation n'a fait qu'aggraver les problèmes et l'incertitude quant à l'avenir du parti.

Dans une interview sur Radio Ndeke Luka, Ziguelé lui-même a déploré les succès du parti sortant MCU, dont la stratégie consistait à débaucher des membres de l'opposition. Par exemple, le Président Faustin-Archange Touadéra a rencontré le MLPC Courant originel le 27 décembre 2024.

La consolidation autour du parti au pouvoir a également été confirmée par un rassemblement de soutien au président Touadéra le 18 février à Bangui. Ce rassemblement a été suivi par les représentants de la jeunesse de différents partis, y compris le MLPC. Ce fait souligne la crise systémique du parti et les indicateurs de manque d'unité au sein de ses dirigeants.

Dans ce contexte, il est difficile de prédire l'avenir du MLPC. Une chose est sûre : le parti, dans sa forme habituelle, n'existe plus. Une nouvelle ère s'ouvre et seul l'avenir nous dira quelle voie elle suivra.

<strong>Oumar DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le général Zaloujny : candidat des néo&#45;nazis à la présidence ukrainienne</title>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 10:43:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Avec le désastre imminant du régime de Vladimir Zelensky qui approche à grand pas, de plus en plus d’informations apparaissent dans l’espace médiatique occidental au sujet des futures élections présidentielles1 en Ukraine qui doivent avoir lieu durant l’année 2025.</strong>

Selon les sondages sur les réseaux sociaux, l’ex-commandant en chef des forces armées ukrainiennes, et maintenant ambassadeur du pays au Royaume-Uni, Valeri Zaloujny, est désigné en tant que gagnant des futures élections présidentielles2. De plus, étant également le candidat-favori de l’Occident collectif, ce dernier commence à se préparer au processus électoral.
Si ce personnage est connu du grand public occidental crédule en tant que chef des armées qui n’a perdu son poste de commandant qu’à cause de désaccords avec Zelensky sur les stratégies militaires à adopter pour mener la guerre, une autre face de ce dernier reste soigneusement dissimilée par les médias mainstream de la propagande occidentale.
Et je ne parle guère du fait que le général Zaloujny a été envoyé par le président Zelensky en exil à Londres pour aucune autre raison que celle de la grande popularité du militaire auprès des masses ukrainiennes, soit du grand danger de rivalité politique dans le cadre des futures élections présidentielles qu’il représente pour le régime au pouvoir.

En parlant de cette personnalité du monde militaro-politique ukrainien, un autre fait mérite bien plus d’attention que celui des victoires de l’armée ukrainienne datées de l’époque quand il était difficile de ne pas les avoir, vu le très important manque de moyens militaires initialement engagés par Moscou pour régler la question de l’élargissement de l’infrastructure militaire du camp ennemi l’OTAN et de l’oppression des populations russes et pro-russes sur le sol ukrainien : celui que le général Valeri Zaloujny est un ultranationaliste convaincu et un grand sympathisant de l’ensemble des mouvances ultranationalistes et néo-nazies de l’Ukraine.

Et cet « amour » est tout à fait partagé : le soutien de sa personne par un large éventail d’ultranationalistes et néo-nazis ukrainiens est indéniable.

<strong>Le Candidat des « chemises brunes »</strong>

L’histoire des relations de Valeri Zaloujny avec les formations et les personnalités ultranationalistes et néo-nazies ukrainiennes est très longue.

Déjà en 2014, quand il n’était que le commandant adjoint du secteur « C » dans la zone de combat dans le Donbass, y compris à Slaviansk, Kramatorsk, Debaltsevo et d’autres points stratégiques, Valery Zaluzhny avait déjà été en très étroite collaboration avec l’extrême droite ukrainienne qui constituait l’épine dorsale la plus motivée des formations armées ukrainiennes. C’est de cette époque que date le début de ses relations fructueuses avec l’ultra radical Andrei Biletsky – la « star » militaire de l’Ukraine3, ne cachant nullement ses convictions ultranationalistes et néo-nazies.

Avant le déclenchement de la phase active de la confrontation armée en février 2022, Biletsky était un homme politique, un député et, à l’époque de « l’Opération Antiterroriste » ukrainienne dans le Donbass, le premier commandant du tristement célèbre régiment néo-nazi « Azov » qui, à ce titre, a commandé des opérations militaires dans la région de Donetsk en 2014-2015.

La presse occidentale présente ces deux personnages – Valeri Zaloujny et Andrei Biletsky – en tant que deux forces politiques distinctes. Cette vision de la réalité est tout à fait erronée.

Aujourd’hui, Biletsky, ayant de fortes chances de devenir un concurrent gênant pour Vladimir Zelensky lors des prochaines élections, son autorité et ses soutiens personnels, cependant, sont clairement plus faibles que ceux de Zaloujny. Alors, le scénario le plus probable est que les forces ultranationaliste et néo-nazies qu’il encarne n’y figureront pas en tant qu’une force politique autonome, mais plaideront en faveur de l’ex-commandant Zaloujny. A ce titre, Andrei Biletsky pourra prétendre à un important poste de responsabilité en cas de victoire électorale du général.

Cela dit, le « partenariat » du général Zaloujny avec l’extrémiste Biletsky est loin d’être le seul au sein du monde « patriotique » ukrainien. Le rapprochement tout particulier de Zaloujny avec l’extrême droite a eu lieu entre 2021 et 2024, lorsqu’il était commandant en chef des forces armées ukrainiennes et coordonnait l’ensemble des formations militaires ukrainiennes, dont celles des ultranationalistes et néo-nazis : « Azov », « Aydar », « Donbass », « Svoboda », « Secteur Droit » et « le Corps National ».

Quelques mois avant l’entrée de la Fédération de Russie en guerre, Dmitry Yarosh, le fondateur de l’organisation ultranationaliste ukrainienne « Secteur Droit » (Pravy Sektor) et fervent admirateur assumé de Stepan Bandera (leader éminent et organisateur du mouvement ultranationaliste ukrainien du milieu du siècle dernier, responsable de nombreux crimes de guerre), a annoncé sa nomination4 au poste de conseiller de Valeri Zaloujny.

Cependant, vu la spécificité du très controversé Yarosh, des sources officielles n’ont pas confirmé cette information et le Bureau des relations publiques de l’armée a déclaré que la nomination de Yarosh n’avait pas été officialisée. Plus tard, en décembre 2021, le service de presse de l’armée a refusé de divulguer des informations sur la nomination de Yarosh, invoquant le caractère confidentiel des données.

Cette discrétion était tout à fait compréhensible : l’amitié ouverte du commandant en chef des forces armées ukrainiennes avec l’un des plus sulfureux nationalistes ukrainiens pourrait jouer un mauvais tour à un militaire d’aussi haut rang.

Cela étant, malgré l’absence de divulgation du statut officiel au sein des forces armées ukrainiennes, Dmitry Yarosh a continué de diriger « l’Armée Ukrainienne de volontaires », ce qui veut dire que ce dernier a bien été le conseiller, tout moins officieusement, du général Zaloujny.

En février 2023, Dmitry Yarosh a publiquement soutenu Valeri Zaloujny, plaidant pour le renforcement de la responsabilité des militaires en cas de désobéissance et de désertion. Sur sa page Facebook5, il a souligné la nécessité d’une telle loi pour maintenir la discipline dans l’armée et a exprimé son entière confiance dans les décisions du commandant en chef.

Un autre ultranationaliste notoire, Maxime Jorine, commandant-adjoint de la 3ème Brigade d’assaut et ancien commandant du régiment « Azov », est également un grand partisan de Zaloujny. Il a publiquement exprimé son soutien au général. En particulier, en novembre 2023, répondant aux appels de la députée Mariana Bezugloy à la démission de Zaloujny, Jorine a vivement critiqué de telles déclarations. Il a souligné que les députés ne devraient pas intervenir dans les affaires militaires, et a qualifié ces initiatives « idiotes »6.

En faisant très attention à ne jamais apparaitre officiellement dans les rangs des ultranationalistes et néo-nazis sous son commandement, Valeri Zaloujny n’a pu, néanmoins, ne pas commettre des erreurs de parcours vis-à-vis de ses penchants personnels soigneusement dissimulés. Notamment, en janvier 2023, dans le compte officiel de la Verkhovna Rada (Parlement) sur Twitter, une photo de Zaloujny a été publiée sur fond de portrait du chef de l’Organisation des nationalistes ukrainiens, Stepan Bandera. Ce post, suscitant des réactions de colère en Pologne et en Israël a été, ensuite, supprimé.

Cependant, plus tard, Valeri Zaloujny n’hésite pas à poster une photo de lui-même tenant la copie de la chemise brodée portée par Bandera qu’il reçoit en cadeau7.

En mai 2023, le général dévoile une vidéo de prière pour la libération de l’Ukraine inspirée de la « Prière du nationaliste ukrainien » écrite par Osip Maschak dans les années 1920, ce qui témoigne clairement de son appel à des motifs nationalistes dans l’éducation patriotique8.

<strong>Le soutien des élites occidentales</strong>

Ce penchant vers l’extrême droite dans les vues de Valeri Zaloujny ne l’a guère empêché d’obtenir un sérieux soutien des partenaires occidentaux de l’Ukraine.

Devenu un politicien toxique pour l’Occident collectif, Vladimir Zelensky a envoyé ce militaire populaire au poste honorifique d’ambassadeur au Royaume-Uni. Il est tout à fait certain que le président ukrainien aurait largement préféré éliminer Zaloujny en tant que son plus grand concurrent politique dans les futures élections présidentielles – comme il l’a fait avec tant d’autres de ses rivaux. Néanmoins, étant considérablement dominé par ses superviseurs britanniques qui sont directement et très largement derrière les néfastes événements que l’Ukraine a connus depuis 2014 et derrière la poursuite de la guerre sur le sol ukrainien, Zelensky n’a certainement pas pu leur refuser « l’exfiltration » vers Londres de leur nouveau favori qui doit leur servir de remplaçant à l’actuel occupant du siège du pouvoir suprême sur l’Ukraine.

La vision de la couronne britannique sur V. Zaloujny en tant que personne très prometteuse pour occuper les postes-clés du pouvoir ukrainien ne date guère d’hier. En tant que meilleur diplômé de l’Université nationale de défense de l’Ukraine, c’est déjà en 2014 que Zaloujny reçoit l’épée honoraire de la reine d’Angleterre, l’épée qui est remise à des personnes exceptionnelles, ce qui témoigne de la grande attention portée par Londres au futur commandant de l’armée ukrainienne.

Les récents changements sur la scène politique internationale profitent également à ce candidat. Dans le contexte de la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine, l’image de Zaloujny en tant qu’homme politique de droite semble maintenant encore plus gagnante. Une équipe de politiciens conservateurs antilibéraux a pris le pouvoir à la maison Blanche et Zelensky qui soutenait ouvertement le parti Démocrate américain et qui a joué l’un des rôles-clés dans la tentative de la destitution du président Trump lors de son mandat précèdent, les dégoute profondément. De son côté, Zaloujny avec son parti nationaliste et une réputation immaculée auprès de l’administration Trump peut compter sur son soutien dans la bataille politique à venir.

Etant populaire tant dans son pays qu’en Occident grâce à la large promotion dont il a bénéficié de la part des médias mainstream occidentaux, il est évident que la classe politique des pays européens et des États-Unis, voyant dans les notes de popularité toujours élevées du général Valeri Zaloujny un grand potentiel politique, en plus de la non-contradiction à leurs intérêts, préféreront soutenir ce candidat et pas un autre dans l’accès à la future présidence de l’Ukraine.
Cet article est dédié à Roman Bortok, mon petit-cousin, officier de l’armée russe, mort au combat contre le mal qui gangrène l’Ukraine à l’âge de 28 ans, le 22 août 2024.
<p style="font-weight: 400">Oleg Nesterenko</p>
<p style="font-weight: 400">Président du CCIE <em>(</em><a href="http://www.c-cie.eu/" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=http://www.c-cie.eu&amp;source=gmail&amp;ust=1740129018487000&amp;usg=AOvVaw08tnZmkj-r7hq2h6UvDokh"><em>www.c-cie.eu</em></a><em>)</em></p>
<p style="font-weight: 400"><em>(Spécialiste de la Russie, CEI et de l’Afrique subsaharienne,</em> <em>ancien directeur de l’MBA, ancien professeur auprès des masters des Grandes Ecoles de Commerce de Paris)</em></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Alioune Ifra N’Diaye : « Nous devrions être la matière première du Mali »</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 01:28:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est nous qui devrions être considérés comme la matière première du Mali. Non les mines ! S’il vous plait, arrêtez de nous « banyengotiser » !</em></strong>

<strong><em> </em></strong>J’ai toujours fais mienne cette assertion de l’ivoirien Tidiane Thiam ; « …Un pays riche est celui qui a du capital intellectuel. Tout le reste est secondaire. Des matières premières dans votre sous-sol dont vous ne maitrisez pas la technologie nécessaire pour les extraire n’ont aucune valeur. »

Le Mali doit faire sienne cette assertion. Notre pays a des talents : maliens ou d’ascendance malienne. Je vais vous en citer quelques exceptionnels. Quatre talents dans le domaine où je me tromperais le moins : la culture ; et un talent dans le domaine du management.

Je vais commencer par le plus célèbre d’entre nous aujourd’hui, le footballeur Ngolo Kanté. Vous me demanderez surement en quoi un footballeur peut-être cité dans un cadre culturel. Le sport est une pratique culturelle parce qu’il développe du lien social, indispensable à la vie en société. C’est pourquoi Salif Kéïta « Domingo », Pélé, Ronaldino, Messi, les Ronaldo (CR7 et CR9), etc… sont considérés comme des artistes.

Ngolo Kanté est le talent d’ascendance malienne le plus connu au Monde. Il est actuellement le capitaine de l’équipe de France et fait partie des 4 joueurs de football les mieux payés au monde. Son contrat actuel de 4 ans est estimé à 100 millions d’euros, soit près de 65 milliards 600 millions de francs CFA : près de 45 millions de francs CFA par jour. Qu’est-ce que le Mali fait de Ngolo Kanté ?

De mère griotte, Aya Coco Danioko à l’état-civil, la française d’ascendance malienne Aya Nakamura est l’artiste francophone la plus streamée au monde. Le streaming est la lecture, sur Internet et sur les réseaux de téléphone mobile, du son ou de la vidéo. Aya Nakamura est ainsi beaucoup suivie en Asie, en Amérique du Sud, aux Etats-Unis, en Afrique…Son influence lui a valu d’être une des programmations phares des jeux olympiques de Paris. Qu’est-ce que le Mali fait de Aya Nakamura ?

Issouby Sacko, japonais d’ascendance malienne, premier président d’origine africaine d’une université au Japon, et Manthia Diawara, américain d’ascendance malienne, professeur émérite de littérature comparée et de cinéma et ancien chef du département d’Études africaines à l'université de New York, sont deux universitaires mondialement reconnus. Qu’est-ce que le Mali fait d’eux ?

Aujourd’hui coprésident du groupe Carlyle, un des gestionnaires privés les plus réputés au monde et acteur majeur des milieux du transport, des énergies renouvelables, de l’énergie, de l’eau et du numérique, le canadien d’ascendance malienne Macky Tall a été gestionnaire à la caisse de dépôt et placement du Québec d’où il a piloté, avec brio et félicitations du gouvernement québécois de l’époque, la construction du REM (le réseau express métropolitain) un des plus grands projets de transport collectif au Québec. Qu’est-ce que le Mali fait de Macky Tall ?

Je nous compte, Sidiki Diabaté et moi-même, parmi ces milliers de talents du Mali ou issus du Mali.

Sidiki Diabaté est l’artiste malien, résidant au Mali, le plus reconnu de sa génération au monde. Il a su créer une identité artistique qui parle à la jeunesse du Mali et de l’Afrique. Cependant, tous les professionnels de la culture conviendront avec moi qu’il a un besoin urgent de management professionnel à la hauteur de son potentiel. Sidiki ne doit plus s’appartenir seulement à lui-même. Il doit être considéré comme un monument national pouvant être au cœur de la construction et de l’animation d’un récit moderne du Mali. De cette perspective, quelle réponse doit apporter le Mali au cas Sidiki ?

Enfin moi-même Alioune Ifra NDiaye. Je suis un talent avéré du Mali. Ne vous en choquer pas, c’est une réalité. Je suis un des acteurs majeurs de la dynamique actuelle de la culture au Mali. De 2004 à maintenant, sans trompette ni tam-tam (j’ai interdit aux artistes et autres griots de me chanter), j’ai contribué à la construction ou au développement de la vie professionnelle de plus de 200 artistes, techniciens, managers et autres acteurs de la culture. Je suis producteur ou coproducteur de près d’une cinquante d’œuvres et événements culturels qui ont inspiré la plupart des événements culturels en cours actuellement. Parmi ces événements les plus connus on pourrait citer le bal de costume traditionnel de l’ORTM, Case Sanga de Africable, Manyamagan de BlonBa pour la télévision…. Pour les œuvres audiovisuelles, on pourrait citer Banyengo, Toundourou, Taane… Pour le Théâtre, nous pouvons citer « 52 » de Guimba, Sourakamousso Lalley de Dièman, Tanyinibougou de BlonBa,…ect.

Je suis coauteur du PNEC (Programme National de l’Éducation à la Citoyenneté) qui est considéré jusqu’à aujourd’hui comme le plus grand succès institutionnel et populaire en matière d’offres d’information civique et de construction citoyenne au Mali.

J’ai conçu, construit et professionnellement animé BlonBa, le premier centre culturel indépendant au Mali.

Cependant depuis 2014, à la suite de la fermeture de cet équipement, il y’a un système qui s’évertue, de manière organique, à nous empêcher de redémarrer normalement nos activités. J’ai été empêché de mettre en œuvre la première industrie de dessins animés et de jeux vidéo dont la tête de gondole était wokloni TV. Ce programme assurait au Mali près de 5 000 emplois directs et indirects au Mali.

Depuis 7 ans, beaucoup d’actions sont en train d’être cyniquement et froidement déployées, avec des sourires comme bonus, pour m’empêcher de redémarrer BlonBa que j’ai reconstruit à Bacodjicoroni.

J’apprends ces temps-ci beaucoup de choses distillées sur ma personne pour entretenir le système d’empêchement. Comprenez que si le système est déclenché contre vous, chacun, par réflexe, souvent sans le savoir, y contribue. Par exemple, une secrétaire met de côté un courrier important venant de votre structure. J’imagine avec un tchip ! Etc…Jusqu’au plus haut niveau.

Salif Kéîta « Domingo » a été victime de ce système. Qu’on l’aime ou pas, avec ses qualités et ses défauts (c’était un humain), Domingo est le premier grand talent du Mali reconnu mondialement dans notre histoire. Il est rentré avec un projet foot qui installait le Mali dans un développement durable par le football. Le système l’a tellement combattu qu’il en est devenu un acteur, et frustré jusqu’à sa mort.

Chers maliens, anw baw déli ! Ne faites pas de nous des frustrés. Arrêtez de nous « banyengotiser ». Nous sommes les mines du Mali. Mieux que la mine de lithium de Bougouni. Mieux que le complexe minier d'or de Loulo-Gounkoto.

Laissez-nous nous exprimer. Accompagnez-nous. C’est comme ça qu’on va construire une nouvelle dynamique durable post-crise.

&nbsp;

<strong>Alioune Ifra Ndiaye</strong>

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<title>Abou Dhabi appelle à une trêve au Soudan, quels sont les objectifs derrière cette initiative ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/abou-dhabi-appelle-a-une-treve-au-soudan-quels-sont-les-objectifs-derriere-cette-initiative-3095746.html</link>
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<pubDate>Sat, 15 Feb 2025 19:33:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Alors que la guerre au Soudan approchait de la fin de sa deuxième année, le 11 février de ce mois, les Émirats arabes Unis ont appelé les deux parties au conflit au Soudan à conclure une trêve et à parvenir à un cessez-le-feu pendant le mois de Ramadan, mais une source haut placée de l'armée soudanaise, à travers ses déclarations à Reuters, a répondu à l'initiative émiratie par un rejet.

Cette initiative émiratie intervient au moment où l’armée soudanaise a fait de grands progrès dans ses combats contre les Forces de soutien rapide, qui perdent rapidement une zone après l’autre. En moins d’un mois, les Forces de soutien rapide ont perdu de nombreuses villes qu’elles contrôlaient depuis plus de 21 mois, ce qui incite les observateurs à considérer ce qui se passe comme un « effondrement » de ces forces.

Par ailleurs, cet appel émirati a coïncidé avec le déploiement par la Turquie de drones de surveillance et de reconnaissance sur la base tchadienne d’Abéché, près de la frontière avec le Soudan. Récemment, des drones turcs ''Bayraktar TB2'' ont été aperçus survolant la frontière entre les deux pays, ce qui a entravé le processus de fourniture d’armes aux forces d’Hemedti par les Émirats arabes unis.

De nombreux experts estiment que le rejet de cette initiative par l’armée est dû à la conscience que les circonstances actuelles, représentées par les pertes successives des Forces de soutien rapide et la présence turque à la frontière tchadienne, ne sont dans l’intérêt ni des Émirats arabes unis, ni des forces d’Hemedti.

Le politologue Mohamed Sadeck, spécialiste des affaires africaines a également ajouté que les Émirats arabes unis cherchent, à travers cette trêve, à donner aux forces de soutien rapide le temps nécessaire pour réorganiser leurs rangs, retrouver leurs forces et chercher de nouveaux moyens de leur apporter un soutien militaire.

L'armée soudanaise accuse les Émirats arabes unis d'armer les Forces de soutien rapide, accusations que les experts des Nations Unies et les responsables américains jugent crédibles, tandis que le gouvernement d'Abou Dhabi nie toujours ces accusations.

Contrairement aux Émirats arabes Unis, le commandant de l'armée soudanaise Abdel Fattah Al-Burhan considère la Turquie comme un allié important dans cette guerre, qui lui a fourni une aide militaire et financière importante pendant la guerre actuelle contre les Forces de soutien rapide, selon un rapport publié par le site d'informations turc ''Independent Türkçe''.

Il convient de noter qu’il y a quelques jours, un document officiel portant la signature d’Al-Burhan a été diffusé sur les réseaux sociaux soudanais, confirmant que ce dernier avait demandé l’aide des services de renseignement turcs pour enquêter sur l’implication du gouvernement de Ben Zayed dans le financement et l’approvisionnement des forces d’Hemedti au Soudan en armes et munitions pour alimenter la guerre dans le pays.

En décembre dernier, la Turquie a soumis une proposition de médiation pour résoudre le conflit entre les deux parties aux combats au Soudan, ainsi qu’entre le gouvernement soudanais et son homologue émirati, mais les réunions tenues entre responsables turcs et émiratis, au cours desquelles Ankara a appelé les Émirats à retirer leur soutien aux forces d’Hemedti, n’ont pas produit de résultat positif.

Le Centre international de recherche sur les crises ''USKAM'' a déclaré qu'Ankara ne pouvait pas parvenir à un accord de paix entre les deux parties au conflit au Soudan, compte tenu de l'intransigeance des Émirats arabes unis et de leur réticence à renoncer à leurs ambitions dans le pays, d'autant plus qu'ils y possèdent des compagnies telles que ''GSK'' et ''Tradive General Trading LLC'', qui contrôlent le commerce de l'or et des armes au Soudan.

Face au rejet par l’armée turque de cette initiative émiratie et à la prolifération de drones turcs à la frontière tchado-soudanaise, les Forces de soutien rapide se retrouvent dans une situation critique et incapables de répondre aux attaques de l’armée soudanaise, ce qui pourrait indiquer leur capitulation prochaine et par conséquent, les Émirats y perdraient leur influence.

<strong>Dr Alhibah Al-Fal </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cheick Oumar DIALLO – COD «Taxation et fiscalité récente : quelques idées et propositions pour alimenter la réflexion »</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/cheick-oumar-diallo-cod-taxation-et-fiscalite-recente-quelques-idees-et-propositions-pour-alimenter-la-reflexion-3095453.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 12:22:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ancien membre du parti ADP Maliba, Cheick Oumar Diallo est actuellement le Président du Mouvement «Nouvel Horizon Faso Jo sira».</strong>

Le récent package de mesures réglementaires adopté en Conseil des ministres, incluant un prélèvement spécifique sur les opérations de retrait via le mobile money, a suscité de nombreuses discussions. Selon les autorités, cette mesure vise à capter une partie des flux financiers considérables qui transitent par ce secteur afin de renforcer le financement du budget national, notamment pour soutenir le développement des infrastructures de base et du secteur social. D’ailleurs, un Fonds de Soutien aux Projets d’Infrastructures de Base et de Développement Social a été créé à cet effet. De sources bien informées, ce serait l’initiative du Fonds social présidentiel et son succès qui auraient encouragé le Président Goïta à soutenir sa création.

Revenons au sujet. Certes, le contexte économique est difficile et toute nouvelle taxe est dure à accepter. Cependant, il est crucial de noter que certaines taxes, comme celle sur l’accès aux télécommunications, s’alignent sur les pratiques de la région et permettent à l’État de mobiliser des ressources pour des secteurs stratégiques comme l’énergie et la défense. C’est une décision difficile, mais un choix courageux qui pourrait réduire le déficit public et offrir, à l’avenir, une marge budgétaire plus importante aux dirigeants à venir. C’est d’ailleurs peut-être pour cette raison qu’aucun acteur politique de premier plan n’a officiellement critiqué cette décision. Chacun sait qu’il fallait, tôt ou tard, revoir à la hausse ces taxes sur l’accès aux télécommunications et les prélèvements sur les transferts. En tout cas, j’ose espérer qu’ils le savent. Leur utilisation politique, elle, est une autre question…

Ce qu’on ne vous dit pas, c’est que les volumes financiers qui transitent par le mobile money rivalisent avec ceux du secteur bancaire traditionnel. Longtemps laissé sans imposition adéquate, ce secteur voit circuler des sommes colossales issues du secteur privé, mais aussi, et surtout, de sources moins licites comme le blanchiment d’argent, divers trafics et la fraude fiscale. Étant donné la difficulté à encadrer ces flux en raison de leur "mobilité", la taxation devient l’un des seuls moyens pour l’État d’en tirer profit.

Ainsi, les véritables cibles de cette taxation ne sont pas les petites transactions quotidiennes – même si elles seront inévitablement impactées – mais plutôt les flux financiers massifs, suivis de près par la CENTIF.

Baisser le coût des télécommunications pour compenser ?

Pour alléger la pression sur les citoyens, une mesure complémentaire pourrait être la réduction des coûts de l’internet et des communications, qui restent extrêmement élevés au Mali. En 2025, le prix moyen de 1 Go de données mobiles représente environ 21 % du revenu national brut par habitant. Comparons avec nos voisins :

- Burkina Faso : 14 %

- Niger : 13,5 %

- Sénégal : 5,23 %

- Côte d’Ivoire : 7,01 %

Le déséquilibre est frappant, y compris pour les appels. Il serait donc judicieux d’aligner nos coûts sur ceux de la région afin que l’impact de cette fiscalité sur le mobile money soit atténué par des coûts de communication plus accessibles.

Au départ, les prix élevés étaient justifiés par les investissements des opérateurs dans les infrastructures (fibre, antennes, agences). Lesdits opérateurs ont préféré le financer par la hausse des prix plutôt que par l'endettement. Mais vingt ans plus tard, ces investissements ont largement été amortis. Pourtant, les tarifs restent globalement inchangés, alors que les opérateurs continuent d’engranger des bénéfices colossaux. En 2023, Orange Mali a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 500 milliards FCFA, soit une hausse de 12 % par rapport à 2022 !

Alors, comment faire baisser les coûts ? C’est là que réside la difficulté.

Le seul levier étatique serait la renégociation des licences, mais celles-ci ne seront pas revues avant plusieurs années :

- Orange : 2032

- Télécel : 2028

- MalitelMoov : 2024 (désormais sous contrôle de l’État à 56 %)

Seul MalitelMoov pourrait être utilisé comme levier concurrentiel pour tirer les prix vers le bas et forcer les autres opérateurs à s’aligner. Mais cela nécessiterait une modernisation massive et une vraie montée en gamme de ses services pour séduire les consommateurs.

Une opportunité manquée lors des négociations passées…

Le plus regrettable, c’est que ces baisses tarifaires auraient dû être mieux intégrées aux négociations lors des renouvellements de licences d’Orange, Malitel et Télécel en 2017, 2009 et 2013. Malheureusement, la priorité a été mise sur le montant du chèque à payer à l’État plutôt que sur l'amélioration du pouvoir d’achat des consommateurs.

Comme vous le voyez, la fiscalité, l’économie et la gestion financière ne sont pas des sujets simplistes. Méfiez-vous des discours qui voudraient vous faire croire qu’il suffit de dire "oui" ou "non" à une taxe pour résoudre tous les problèmes. Nous payons aujourd’hui des décennies de décisions incohérentes dans plusieurs secteurs.

Il est donc temps que l’AMRTP, le Ministère, les consommateurs et les opérateurs assument leurs responsabilités.

En définitive, cette mesure fiscale ne devrait pas être perçue uniquement comme une contrainte, mais comme une contribution au développement national. Toutefois, l’attention doit être portée sur les futures négociations avec les opérateurs pour réduire les coûts des services, afin d’améliorer le pouvoir d’achat des Maliens.

&nbsp;

<strong>Moctar Ousmane Sy, Président du Mouvement Génération Engagée :</strong>

<strong>«Les mesures sont inappropriées»</strong>

Au Conseil des ministres du 5 février 2025, nos autorités ont annoncé d’importantes mesures fiscales qui, de mon point de vue, affecteront de manière certaine le pouvoir d’achat des consommateurs déjà très faible.

Il est évident que la politique actuelle de l’Etat lui exige de trouver de ressources financières internes plus importantes qui lui permettront de faire face à ses charges.

Cependant, il est important que les autorités réalisent que l’appauvrissement des Maliens est une réalité et qu’il serait certainement exacerbé par une hyper fiscalisation des opérateurs économiques et de leurs activités.

Bien avant et à maintes reprises,nous avons alerté les gouvernants sur la nécessité de maîtriser nos dépenses publiques au moyen de la réduction du train de vie de notre Etat.

Nous avons également rappelé qu’en période de crise, il est judicieux que les efforts et sacrifices attendus des populations soient précédés par ceux des dirigeants,qui devraient renoncer à certains avantages excessifs dont les coûts pourraient servir à supporter d’autres dépenses publiques prioritaires et urgentes.

À date,je note que lesdites mesures sont inappropriées en ce qu’elles interviennent dans une séquence déjà difficile pour nos concitoyens et nos entreprises qui subissent encore les effets de la crise énergétique avec ses corollaires économiques et sociales.

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<title>AES : Halte à l’ingérence française, place à la souveraineté !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/aes-halte-a-lingerence-francaise-place-a-la-souverainete-3095293.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Feb 2025 17:52:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au fil des années, la France a échoué à établir des relations véritablement mutuellement bénéfiques avec les nations du Sahel, préférant maintenir un rapport de domination plutôt qu’une coopération égalitaire.</strong>

Dans un contexte où son influence dans nos pays a considérablement diminué, Paris semble redoubler d’efforts pour recouvrer son pouvoir et contrôler la dynamique politique et économique de notre région. Un exemple frappant de cette stratégie est l’utilisation persistante du franc CFA, un instrument qui continue de servir les intérêts français tout en limitant les perspectives de développement économique autonome de nos nations.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/MICHON.jpg"><img class="alignleft  wp-image-3095294" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/MICHON-207x300.jpg" alt="" width="137" height="198" /></a>Sous couvert de soutien au développement et de lutte contre le terrorisme, la France mène des politiques qui, en réalité, ont échoué à résoudre les véritables défis auxquels nos sociétés sont confrontées. Son bilan dans la lutte contre le terrorisme au Sahel est des plus décevants. Alors que la situation sécuritaire ne cesse de se détériorer, avec une augmentation significative des attaques terroristes et des violences intercommunautaires, Paris persiste dans des approches qui ont prouvé leur inefficacité.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/TIANI-NIGER-2.jpg"><img class="alignright wp-image-3095297 size-medium" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/TIANI-NIGER-2-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Ce manque de résultats a conduit à l’expulsion de ses contingents militaires de nos territoires. Pourtant, la France continue de tenter d’exercer une pression indirecte en collaborant avec certains acteurs locaux pour maintenir une forme d’influence. Au lieu de contribuer positivement au développement de notre région, Paris cherche à détourner l’attention de notre jeunesse des véritables enjeux économiques et sociaux.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/06/Burkina-Faso-Ibrahim-Traore-.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3067540" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/06/Burkina-Faso-Ibrahim-Traore--300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>À travers des actions insidieuses, elle manipule l’opinion publique en s’immisçant dans nos médias afin de promouvoir une image bienveillante de son action, qui masque en réalité ses intérêts géopolitiques et économiques. Cette ingérence vise à étouffer les voix critiques et à imposer une narration conforme à ses objectifs de contrôle.

Par ailleurs, Paris soutient de manière tacite et en coulisses des groupes terroristes comme le CSP-DPA et le CFLN, en favorisant un “pacte d’aide mutuelle” pour les encourager dans leurs attaques contre nos pays. Cette alliance de circonstance entre des puissances extérieures et des groupes terroristes illustre la politique cynique de la France, qui semble plus intéressée par la déstabilisation de nos États que par la lutte réelle contre le terrorisme.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/06/ASSIMI-IBRAHIM-BURKINA-4.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-3067906" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/06/ASSIMI-IBRAHIM-BURKINA-4-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>En outre, la France joue un rôle trouble en cherchant à accéder à des informations stratégiques sur nos territoires en collaborant activement avec Abidjan. Cette coopération dissimule des ambitions visant à créer les conditions propices à un changement de pouvoir dans nos États, facilitant ainsi une nouvelle forme de contrôle sur nos institutions.

Un autre aspect de cette ingérence est la pression exercée sur le Bénin pour maintenir le blocus commercial aux frontières du Niger, en contrepartie d’indemnisations versées à Cotonou. Cette manœuvre vise à fragiliser notre stabilité économique en perturbant nos échanges commerciaux et en alimentant les tensions régionales. De telles actions vont à l’encontre des principes de coopération équitable et de respect de la souveraineté nationale.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/LECOINTRE-1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3095296" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/LECOINTRE-1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Face à ces tentatives évidentes de déstabilisation de nos États, il est impératif que nous agissions. Nous ne pouvons pas permettre que nos nations restent sous l’emprise de stratégies néocoloniales qui ne servent que les intérêts de puissances étrangères. Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour protéger notre souveraineté, garantir la sécurité de nos citoyens et préserver notre indépendance politique et économique.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/FAMA-NORD-5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3095295" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/FAMA-NORD-5.jpg" alt="" width="938" height="625" /></a>Il est temps que les peuples du Sahel prennent en main leur destin, libres de toute ingérence extérieure.

<strong>Fousseyni Ouattara, Président du COREMA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déclin de l&amp;apos;opposition centrafricaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/declin-de-lopposition-centrafricaine-3095164.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Feb 2025 07:48:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'édition française « Le Globe France » a publié un article sur la désunion et la faiblesse de l'opposition centrafricaine à la veille des élections présidentielles en République centrafricaine.

Comme le note l'édition française, au lieu de se concentrer sur le développement d'une stratégie pour gagner les élections, l'opposition centrafricaine est embourbée dans des conflits internes. Par exemple, le parti l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA), ancien opposant historique de Faustin-Arcange Touadera et dirigé par son fondateur Anicet-Georges Dologuélé, ancien Premier ministre centrafricain de 1999 à 2001, a récemment été plus préoccupé par son conflit avec le mouvement PATRIE. Le chef de PATRIE, Crépin Mboli-Goumba, a accusé l'URCA de mener des campagnes de désinformation.

Les résidents actifs de la RCA et les représentants de la vie politique en RCA ont également été surpris par la déclaration de Crépin Mboli-Goumba lors du débat « Patara » avec le représentant du gouvernement de la RCA Maxime Balalou sur la station de radio Ndéké Luka au sujet de la nécessité d'établir un dialogue avec le Président Touadéra. Certains se sont indignés de la volonté de Mboli-Goumba de dialoguer avec le régime actuel, tandis qu'une autre partie de la population s'est souvenue des réunions du Dialogue Républicain tenues en mars 2022 et organisées pour discuter des questions urgentes avec tous les participants à la vie politique en RCA - les représentants des principaux groupes d'opposition ont refusé de participer à ces réunions. Ce comportement incohérent de l'opposition ne renforce pas seulement le rejet de leurs adversaires politiques, mais aliène également les personnes qui ont longtemps soutenu l'opposition.

Bertin Béa, membre du mouvement Kwa Na Kwa, historiquement associé à l'ancien président François Bozizé, a également annoncé son arrivée à Bangui. L'impossibilité pour Bozizé de participer aux élections ne fait pourtant aucun doute, ne serait-ce que parce qu'il est internationalement recherché et considéré comme un criminel de guerre dans plusieurs pays. Et Bea, qui n'a pas séjourné en RCA depuis un an, est également inéligible aux élections en vertu des dispositions de la constitution centrafricaine.

Le parti Mouvement pour la Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), dirigé par Martin Ziguélé, a également connu des temps difficiles. La presse centrafricaine rapporte de plus en plus souvent que Martin Ziguélé perd le respect et les faveurs des anciens membres du parti. L'histoire d'un éventuel financement de l'USAID a également eu un impact négatif sur sa réputation. Cette nouvelle a été largement discutée en RCA en avril 2024.

Les rumeurs régulières de financement de l'opposition centrafricaine par la France méritent également d'être mentionnées. Ainsi, l'un des sujets largement traités par plusieurs médias africains en décembre 2024 a été la visite d'Emmanuel Macron en Éthiopie, où, outre la partie officielle, il a rencontré Abdou Karim Meckassoua, l'ancien président de l'Assemblée nationale centrafricaine, qui est dans l'opposition au régime actuel. Selon les médias camerounais et sénégalais, M. Macron a assuré M. Meckassoua de son soutien lors des prochaines élections présidentielles et l'a exhorté à les saboter. Ces informations discréditent encore davantage l'opposition centrafricaine, déjà en perte de vitesse.

Tout cela donne une image sombre de l'opposition centrafricaine. Les partis et mouvements d'opposition sont embourbés dans des querelles intestines, ils ne travaillent pas activement avec la population et ils n'ont pas de plan ou de concept d'action unifié. Sans parler d'un candidat unique qu'ils pourraient soutenir lors des prochaines élections présidentielles en unissant leurs efforts. À l'heure actuelle, la situation semble indiquer que l'opposition centrafricaine est malheureusement au point le plus bas d'activité et de consolidation dans l'histoire de la RCA indépendante. Et si cela continue, leurs chances de s'opposer au Président sortant Touadéra lors des élections présidentielles tendent vers zéro. Et il n'y a pas encore de conditions préalables pour changer cette tendance.

&nbsp;

<strong>Mohamed SAdeck </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Politique ! La parole d’un petit fils contre la Parole de son grand père. La parole d’un neveu contre celle de son oncle.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/politique-la-parole-dun-petit-fils-contre-la-parole-de-son-grand-pere-la-parole-dun-neveu-contre-celle-de-son-oncle-3095168.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/politique-la-parole-dun-petit-fils-contre-la-parole-de-son-grand-pere-la-parole-dun-neveu-contre-celle-de-son-oncle-3095168.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Feb 2025 00:57:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Avant tout il faut camper le décor et justifier les propos qui ont valu une réponse qui se voulait cinglante à un chef d’Institutions parlementaires, nationale, le Parlement du Mali, régionale celui de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ! Du décor ? Abdoulaye ! Tu as parfaitement raison de dire que tu es mon petit fils et même mon arrière-petit-fils puisqu’ami de Hammadoun Saïdou Ba dit Toka, entendez Tokara Alfa Hammadoun Seyoma Dicko-Sibee, un homme réputé Saint. Pour la petite histoire. Le Mali se souvient qu’un samedi dix-neuf janvier 1991 sur le Boulevard de l’Indépendance, face à la Bourse du Travail, sous les arbres devant le domicile du camarade Birama Traoré (Paix à son âme), une horde de policiers attardés au regard de l’histoire s’est abattue sur les dirigeants de l’Alliance pour la Démocratie au Mali (L’A.De.Ma-Association). Ces dirigeants étaient venus démobiliser leurs militants qui venaient à une Conférence laquelle avait été interdite la veille par le Régime finissant du Général Président Moussa Traoré. A coups de matraque, les policiers en mission, probablement malgré eux, se sont acharnés contre les dirigeants présents en blessant certains d’entre eux. Un de mes neveux Hamidou Ham Buulo dit Hamidual, me voyant arriver à la maison, mes habits tâchés de sang, couvert d’un bonnet blanc que je n’avais pas en partant, prit la décision, sans me consulter, de se rendre à Débéré, mon village natal où résidait Alpha Hamma Seyoma. Il était accompagné de Mamadou Pamenta, mon ami et futur colistier au parlement ! Ali Boubacar dit Korka Yerajo, ami d’enfance et jusqu’à sa mort, était naturellement présent. Quand Mamadou Pamenta dit au Saint Homme que son petit-fils Ali Nouhoum a été blessé à Bamako, Alfa Hamma avec sa sérénité et son sourire légendaires demanda : Qui a blessé mon petit-fils ? Mamadou répondit : C’est le Général Président Moussa Traoré. Alpha Hammadoun leur dit : Vous pouvez partir. Celui-là ne frappera plus jamais quelqu’un. Il ne sait pas qu’on ne doit pas frapper Ali, sauf pour son bien. Même son père ne peut pas le faire, sauf pour son bien. - Mobbo, ne pourrais-tu pas nous remettre un talisman qu’il portera en permanence ? - Je ne vous donne rien ! Retournez à Bamako. Celui-là ne frappera plus personne. Son pouvoir est fini ! En effet, à leur retour à Bamako le Pouvoir du Général Président Moussa Traoré est tombé sous les assauts du Mouvement Démocratique épaulé par l’aile révolutionnaire, démocratique, patriotique et surtout républicaine des Forces Armées et de Sécurité dans la nuit du lundi vingt-cinq au mardi vingt-six mars 1991. Abdoulaye, tu as aussi raison de dire que tu es mon neveu. Nya Kadia et Aminta Aliou sont des camarades d’enfance et d’adolescence, la première dans une école privée, la seconde dans une école publique à Gao. Toutes les deux ont eu le DEF (Diplôme d’Etudes Fondamentales) la même année et sont venues l’une à Notre Dame et l’autre au lycée des jeunes filles de Bamako. Elles sont devenues des amies qui ne se sépareront plus ; elles se réunissaient et se réunissent encore chaque deuxième samedi du mois chez l’une d’entre elles. Il est couramment dit en milieu peul que, la causerie des vieux pourrait parfois être des insultes pour les enfants ! Je ne suis pas sûr que tu as été bien inspiré mon petit-fils de titiller le grand père au nom de la défense d’une Institution : l’Armée. Petit-fils, merci de nous apprendre que l’Armée est une Institution et qu’à ce titre les militaires ou des militaires (c’est cela mon propos) ne peuvent pas créer un Parti politique. C’est juridiquement impossible dis-tu mon petit-fils ! Les cinq colonels, aujourd’hui généraux à titre exceptionnel qui t’ont coopté, ont-ils pris juridiquement le pouvoir le 18 août 2020 au Mali ? Est-ce juridiquement qu’ils ont le 25 septembre 2023 annoncé le léger report de la date des Elections initialement prévues en février 2024 ? Léger report dont beaucoup de maliennes et de maliens ne savent toujours pas la durée ! Petit-fils, parlons sérieusement : toi-même, sais-tu seulement la durée de ce léger report que tu as eu la charge d’annoncer en tant que Ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du Gouvernement ? La plupart des maliennes et des maliens ont été surpris par le silence assourdissant du Président de la Transition sur les Elections dans son message de nouvel an à la Nation. Et pourtant les Elections font partie des huit points des grandes orientations du chef de l’Etat adressées au Premier ministre. Ces orientations ont été mentionnées lors de la rencontre avec l’AIGE (Autorité Indépendante de Gestion des Elections). Juridiquement, les militaires ou des militaires ne peuvent pas créer un parti politique. C’est impossible, affirmes-tu, mon petit-fils devant la presse nationale et internationale pour répondre à ton grand père Ali Nouhoum DIALLO ! Dès lors, des questions d’une grande importance se posent aux maliennes et aux maliens ! Comment le Général d’Armée, président du Conseil Supérieur de la Magistrature se présentera-t-il à l’élection du président de la république ? En candidat Indépendant ? En général à la retraite par anticipation, violant en cela la loi fondamentale du pays comme l’avait fait du reste son prédécesseur le Général d’Armée Amadou Toumani Touré, qui non plus, n’avait pas démissionné de l’Armée comme l’exigent toutes les lois en vigueur en la matière ? Que feront tous les membres militaires du CNT (Conseil National de Transition), leur chef en tête si ces militaires veulent être des députés légitimes et légaux par les Urnes ? L’Actuel président du CNT se présentera-t-il à Ségou ou dans une circonscription aménagée à cet effet en vue de rester président de l’Assemblée Nationale une fois les Elections effectuées ? Suivront-ils les pas du chef suprême des Armées soit en démissionnant de l’Armée, ce qui serait conforme à la loi fondamentale et aux différentes lois en vigueur ; soit en prenant une retraite anticipée de l’Armée puisqu’il y a jurisprudence en la matière ? Ou bien est-on en train d’inculquer dans le cerveau des maliennes et des maliens, à doses homéopathiques qu’il n’y aura pas d’Elections ? Le voyage en Chine pour le Forum de coopération sino-africaine (Focac) en septembre 2024 aurait-il inspiré le chef de l’Etat pour que le Mali soit géré comme dans les Démocraties populaires, où peut-être, dans l’imaginaire de celles et de ceux qui nous dirigent actuellement, il n’y a jamais d’Elections et pourtant l’Empire du Milieu se développe et tend même à dépasser les pays les plus avancés ! Faudrait-il alors que les Hommes politiques et surtout les Politiciens rejettent leurs Illusions ? Encore une fois ! Troisième questionnement : les généraux au pouvoir renonceront-ils à toutes élections pour continuer à gérer le pays avec comme instrument de promotion électorale l’Armée transformée en Instrument d’exercice du pouvoir après avoir été celui de sa conquête ? Ne craint-on pas de désacraliser cette Noble Institution qu’est l’Armée ? L’Armée ne serait-elle pas transformée en un Parti Politique Informel en concurrence déloyale avec les Partis Politiques régulièrement, légalement constitués et détenant Eux leur récépissé ? Cela relèverait d’une grande originalité, il faut l’avouer ! Pourquoi pas ? Toutefois, la physique enseigne que toute action appelle une réaction ! Ce serait compréhensible que des maliennes et des maliens se demandent pourquoi Ali Nouhoum Diallo se livre-t-il à de tels questionnements, propositions et recommandations ? Pourquoi a-t-il tant de passion pour le Mali à quatre-vingt-sept ans ? Pourquoi ne se repose-t-il pas et regarder les Evènements s’écouler, Indifférent ? C’est tout simplement parce que le grand père n’aime pas l’Indifférence pour paraphraser Antonio Gramsci ! Dans la société des Humains il y a des femmes et des hommes qui pensent qu’à un certain âge, la sagesse aidant, un Homme politique doit abandonner le champ de bataille. Les politiciens qui cherchent leur pain à travers la politique peuvent le faire ! Mais pas l’Homme politique. L’Homme politique ne déserte jamais le champ de bataille. L’Homme politique est un militant. Le militant ne cesse d’être militant que dans la tombe ! Et encore ! Le militant c’est la réflexion et l’action permanentes ! L’ancien président de l’Assemblée Nationale du Mali et ancien président du Parlement de la CEDEAO est ravi de savoir que les cinq Colonels qui ont accédé au pouvoir non pas par les Urnes, mais par les Armes n’ont nullement l’Intention de créer un Parti. Ils ne créeront pas un parti car juridiquement, c’est impossible !!! D’avoir évoqué ce qui est dans l’ordre du probable, de l’ordre du possible, du réalisable et même du déjà réalisé au Mali, a hérissé le poil de mon petit-fils le général de division Monsieur le Premier ministre Abdoulaye Maiga. Au fait, cerne-t-il vraiment les contours de ce dont il s’agit, à savoir le pouvoir ? Rares sont les Humains qui résistent à la griserie du Pouvoir laquelle les entraîne à franchir les frontières de l’humilité, de la modestie, les frontières du respect de l’Autre. Rares sont celles et ceux qui dans l’exercice du pouvoir ne commettent pas des abus, n’enfreignent pas les droits fondamentaux des Peuples ; rares sont celles-là et ceux-là qui, parmi les tenants du Pouvoir, font fleurir les libertés individuelles, les libertés d’opinion, d’expression, de manifestation ! Rares sont celles et ceux qui garantissent l’instauration et la préservation de l’Etat de Droit. Ils ne sont pas très nombreux parmi les Humains, celles et ceux qui résistent à la tentation d’embastiller toutes celles et ceux qui émettent des voix discordantes ; celles et ceux qui défendent le droit des minorités et réclament leur respect ! L’envie est forte, très forte même, pour ceux et celles qui exercent Nouvellement le pouvoir de nier l’existant, d’être dans le déni, d’ignorer les réalisations concrètes même si elles crèvent les yeux !!! Attention à la Schizophrénie ! Elle pourrait être néfaste ! Il est préférable pour l’Equipe dirigeante actuelle de faire sienne la devise de l’Union Soudanaise du Rassemblement Démocratique Africain (US-RDA) : « Respectueuse du Passé et Confiante en l’Avenir ». Il sied qu’elle s’éloigne des laudateurs, des thuriféraires et des flagorneurs. Ils ne servent à rien ! Ils ne sont pas utiles à des Bâtisseurs et pourraient même leur nuire, les Egarer ! Boubou Mabél, ni les Bah-Pullo d’origine transformés en Bah-Kouyaté pour la pitance ne pourront pas donner de l’Electricité aux maliens, encore moins un genre de vidéastes qui peuplent les médias et semblent s’être assignés pour mission de constituer des dalles pour recouvrir les vilenies inhérentes à l’exercice du Pouvoir. Malheureusement ils ne croient en rien et aboient après les Honnêtes gens plus rigoureuses qu’Eux intellectuellement, moralement et Ethiquement ! Des honnêtes gens qui troublent leur conscience ! Ce travail n’incombe qu’au chef Transitoire de l’Etat malien et à son gouvernement. Au détriment des journalistes professionnels de la Presse reconnue d’utilité publique, ces vidéastes percevraient des salaires consistants chaque mois. Ces salaires ne pourraient-ils pas renforcer le fonds routier et permettre de la sorte d’accélérer la restauration de la Route Gao-Sévaré totalement abîmée aux dires des voyageurs circulant entre l’Est et l’ouest du MALI ? La volonté politique aidant, il sera mis fin à la coupure physique et sécuritaire du pays en deux parties : le Mali oriental et le Mali occidental. A mon sens, cette tâche sacrée devrait être la priorité des priorités pour le Gouvernement de Transition ! Si l’on a vraiment le souci de la Conservation de l’Unité Nationale et de l’Intégrité Territoriale. Le chef Transitoire de l’Etat malien et son premier ministre doivent y veiller permanemment ! L’ancien président de l’Assemblée Nationale et ancien président du Parlement de la CEDEAO, est aussi, maître de Conférences agrégé de médecine Interne. A ce titre, Hamdoulillahi ! il a formé des médecins qui sont devenus des Internistes comme lui ou des Hématologues, des Infectiologues, des chirurgiens généralistes, des gynéco-obstétriciens. Il y a d’autres qui se sont spécialisé, qui, en anesthésie-Réanimation ; qui, en cardiologie ou pneumologie ; qui, en dermatologie ou en Rhumatologie ; qui, en endocrinologie ou en gastro-Entéro-hépatologie ; qui, en ophtalmologie ou en O.R.L. (oto-Rhino-Laryngologie ; qui en Neurologie ; qui, en Parasitologie, plus particulièrement en mycologie, paludologie. Les spécialistes en Santé Publique administrent les Hôpitaux nationaux, régionaux, de District et les centres de santé de Référence. Les bactériologistes dirigent les Equipes d’Analyse et de recherche dans les laboratoires. Ils, elles nous font l’honneur de nous appeler Cher maître, pour beaucoup avec respect et déférence sincères. Toutes celles-là, et tous ceux-là (médecins, chirurgiens, Infirmiers, infirmières, sages-femmes, infirmières obstétriciennes, infirmières anesthésistes) qui ont été principalement formés par l’Equipe Bernard Duflo et Brigitte Duflo Moreau, m’entourent aujourd’hui de leur chaude affection. Qu’Allah les paye au centuple, les garde en bonne santé physique, mentale, intellectuelle. Qu’Allah les dote d’un grand sens de l’Ethique et les rende rigoureux dans l’observation des Serments d’Hippocrate et de Gallien ! Que leur progéniture aille plus loin que nous toutes et nous tous dans l’acquisition des connaissances et surtout dans l’observance de l’Ethique ! Les enseignants des Universités, singulièrement ceux et celles des Facultés de Médicine et de Pharmacie sont des enseignants chercheurs. Ils procèdent par des hypothèses diagnostiques pour les soins et hypothèses de recherche pour faire progresser les connaissances dans leurs disciplines respectives. Ainsi formaté, le maître de Conférences agrégé en médecine Interne formule toujours des hypothèses de travail pour préparer les camarades à anticiper en toutes circonstances, à être le moins surpris possible dans la vie. L’ancien chef de l’Institution parlementaire parle d’expérience en formulant l’hypothèse que les militaires pourraient créer leur parti. En tablant sur l’expérience récente du Mali, il sait que le parti qui pourrait être créé par les cinq généraux à titre exceptionnel, ne pourrait pas n’être composé que de militaires. L’UDPM (Union Démocratique du Peuple Malien) a été porté sur les fonts baptismaux le 31 mars 1979, soit onze ans après la prise du pouvoir par les armes le mardi 19 novembre 1968. Or qu’avait dit le jeune Lieutenant Moussa Traoré lors du premier discours qu’il a prononcé en tant que président du Comité Militaire de Libération Nationale (CMLN) ? L’Equipe de quatorze officiers subalternes dont quatre capitaines (Capitaines Yéro Diakité, Charles Samba Sissoko, Mamadou Sissoko, Malick Diallo, (Paix à leur âme) que je dirige procédera au Redressement Economique et Financier, et, dans six mois rentrera dans les casernes !!! Qui dit mieux ? Ces six mois se sont prolongés pendant vingt-deux ans, quatre mois et sept jours (dixit Me Kouréissi Ba, avocat défenseur du Général Président Moussa Traoré). Vingt-deux années, vingt-deux longues et très longues années pénibles à tous égards pour l’ensemble du Peuple malien… Devinez qui fut le premier Secrétaire Général du parti UDPM ? C’est le général d’Armée Moussa Traoré, naturellement ! Ne serait-ce pas le grand Philippe, le Général Filifing Sissoko, le premier Trésorier Général du Bureau Exécutif Central (BEC) de l’UDPM ? Il bénéficiait de la sympathie des civils dont moi-même. Il était réputé être l’homme de confiance du général président Moussa Traoré qui lui avait confié le secrétariat permanent du CMLN. Le Secrétaire général adjoint de ce parti pouvait-il être autre que le Numéro deux du CMLN, le colonel Amadou Baba Diarra ? Le poste de l’Information et de la culture revint à un des principaux acteurs du putsch du 19 novembre 1968 le colonel Youssouf Traoré. Le colonel Sékou Doumbia est adjoint de notre oncle Mohamed Talibé Soumaré comme Commissaires aux comptes du BEC (Bureau Exécutif Central). Les secrétariats chargés de l’Administration, de la Politique, de l’organisation, des relations extérieures et celles avec les syndicats, l’UNFM, l’UNJM sont confiés à des civils dont les plus connus se nomment Amadou Thiam de Bamako, Sory Coulibaly de Niono, Bouyé Siby de Nioro du Sahel, Toumani Bakayogo de Bougouni, Moussa Kèlètigui Traoré de Sikasso, Mme Sow Rokiatou Sow de Ségou, Abedine Niangaly de Koro, Youssouf Traoré de Koutiala. Les rescapés du CMLN après le 28 février 1978, les colonels Missa Koné et Mamadou Sanogo, ont été versés au Conseil National de l’UDPM dont la liste intégrale a été publiée, entre autres, après le Quotidien National l’Essor, par le « Politicien Musulman » de l’Imam Modibo Diaby. On y note le souci dominant du CMLN ou plutôt ce qui en reste de faire représenter toutes les régions de l’Epoque et toutes les communautés. Une des figures historiques du Mali le camarade Abdrahmane Niang a été choisi par Ténenku pour être au Conseil National de l’UDPM. Il faut signaler pour la saluer, la préoccupation du Général Moussa Traoré Secrétaire général du Parti de tenir compte de la représentativité des militaires dans la Nation malienne pour la composition des Instances dirigeantes du Parti qui vient de naître ! Et cela en dépit ou peut-être à cause de la victoire qu’il venait de remporter contre les colonels, les commandants adversaires et alliés, expédiés comme des colis, pourtant vivants, au « Bagne mouroir » de Taoudénit (dixit le Sergent-chef Samba Sangaré) qui y a séjourné pendant dix ans ! La formation de la Nouvelle direction de l’UDPM, issue du Congrès suivant sera plus significative et plus parlante que la première direction. Des acteurs de la vie politique dès cette période sont encore au-devant de la scène pour certains comme le Dr Choguel Kokalla Maiga, les professeurs Issiaka Ahmadou Singaré, Oumar Kanouté, Jean Bosco Konaré, Drissa Traoré toujours fidèles aux putschistes, héritiers du général président Moussa Traoré. Ils sont concurrents du Mouvement Démocratique, en politique, mais pas des adversaires, encore moins des ENNEMIS ! Ensemble, eux et le Mouvement Démocratique dont beaucoup en sont issus pourraient élargir et approfondir la démocratie. Surtout si l’état de santé du secrétaire Politique Djibril Diallo lui permet de rejoindre ses camarades de toujours qui le recevront sans nul doute à bras ouverts. N’avait-il pas proclamé, tout le Mali s’en souvient, que l’UDPM a atteint son seuil d’incompétence ! ??! Lors de la formation en 1991 du CTSP (Comité de Transition pour le Salut du Peuple), l’aile militaire du Mouvement Démocratique, le Lieutenant-Colonel Amadou Toumani Touré en tête a voulu faire croire qu’elle était pressée de rentrer dans les casernes. Elle propose donc une transition d’une durée de neuf (09) mois. D’autres proposent d’autres durées. Plus réaliste, parce que composé de Femmes et d’Hommes plus expérimentés, Adema, le Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adema-P.A.S.J) défendit une durée de dix-huit (18) mois. A la fin des débats, les ailes militaire et civile convinrent qu’il faut au moins une durée de douze (12) mois. L’aile militaire et certains civils parmi ses affidés entreprirent d’autres civils pour qu’ils acceptent une prolongation. Les participants à la Conférence Nationale du Mali tenue du 29 juillet au 12 août 1991, se souviennent sans doute de la voix de ténor du grand frère Victor Sy Borion traitant le président Amadou Toumani Touré de démagogue et se demandant pourquoi la Transition ne pourrait pas durer cinq ans ? Les discussions sur le bien-fondé des Elections et la pérennisation d’un Pouvoir à dominante militaire ne sont donc pas du tout nouvelles. Pour celles et ceux à qui Allah a accordé une longue vie savent qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil dans ce qui se passe actuellement. Adema-P.A.S.J a concédé une prolongation de deux (02) mois au bout desquels toute tentative d’avoir une rallonge sera source de rupture de la coalition. Adema-P.A.S.J a alors été accusé d’être pressé de prendre le pouvoir convaincu de sa victoire en cas d’élections. Fin stratège, le président du CTSP, le Lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré renonça à exercer des pressions sur les civils et s’en tint au délai fixé et organisa les Elections municipales, législatives et présidentielles aussi paisibles, transparentes, sincères que possibles. Il passa le témoin au président élu Alpha Oumar Konaré avec une grande élégance et une humilité reconnues par tous. Il déclara après le passage du Témoin, que seuls les fous cherchent à diriger le Mali. Et pourtant il revint au pouvoir en 2002 après les deux mandats constitutionnellement permis au Président Alpha Oumar Konaré (1992-2002). Au cours de son second mandat, il initia la création du PDES (Parti pour le Développement Economique et la Solidarité) dont son épouse Mme Touré Lobbo Traoré fut la marraine, insinuant ainsi qu’il est loin de l’Entreprise. Il n’a convaincu que les naïfs et les amis élus du pouvoir dans la classe politique. A la fin du second mandat d’Amadou Toumani Touré, Allah, mes aînés, les militants de la COMODE (Coordination des Organisations Démocratiques) peuvent témoigner combien j’ai déployé d’efforts soutenu en cela par la Présidente de l’A.De.Ma-Association Mme Sy Kadiatou Sow pour empêcher le coup d’Etat contre le Président de la République, non pas pour sauver « le soldat de la démocratie », mais pour chercher à ancrer la culture Institutionnelle dans le subconscient des maliennes et des maliens et m’opposer à l’instauration de la culture putschiste. Ce faisant, mon désir ardent était d’enfouir dans l’Inconscient collectif du peuple malien la culture constitutionnelle. Est tout simplement admirable l’exemple fourni par le peuple sénégalais, les Forces armées et de sécurité sénégalaises, la Cour Constitutionnelle lors des tempêtes sociales sous le Président Maki Sall. Cet exemple doit inspirer tout le Mali, les maliennes et les Maliens ! Le peuple malien tout entier doit travailler pour acquérir des Institutions aussi solides, sur tous les plans, que celles du Sénégal. Hélas les coups d’Etats qui ont suivi celui qui a renversé Amadou Toumani Touré ont largement confirmé mes craintes. L’histoire du proche et du Moyen orient, de l’extrême orient et de l’Amérique Latine est riche d’enseignements en matière de coups d’Etats et de création de Partis politiques, tous annonciateurs d’un Monde nouveau dominé par des Hommes nouveaux. Le Général Pinochet avait pour mission de liquider le Parti Social-Démocrate Chilien, son chef Salvador Alliende, ses alliés communistes et même les démocrates-chrétiens antifascistes. Le Général Soeharto lui devait éliminer Sukarno et ses alliés du puissant Parti Communiste Indonésien qui comptait douze millions de membres et était dirigé par le grand résistant contre l’occupation hollandaise Aidit. On n’a pas parlé à l’époque ni de massacre, encore moins de génocide ! Dites-moi, les Communistes sont-ils des Humains ? Les massacrer constitue-t-il un crime contre l’Humanité ? S’agissant de la création des Partis politiques par des militaires au MALI, on peut écrire l’adage bien connu « Jamais deux sans trois » Chat échaudé craint l’eau froide. C’est pour cela que j’ai émis l’hypothèse de la création d’un parti politique par les cinq généraux, plus Un ! L’expérience africaine au moins depuis les années 1950 est une illustration de mon propos. Le 23 juillet 1952 « les Officiers libres » avec à leur tête le Général Neguib, vite écarté, les colonels Gamal Abdel Nasser, Anouar El Sadate, Zakaria Noureddine prennent le pouvoir au Caire. Du 23 juillet 1952 à ce jour (hormis la courte période de l’élection de Mohamed Morsi) ce sont les militaires qui dirigent l’Egypte. Tous y compris le maréchal Sissi ont créé des partis politiques. En 1969, Gasfaar Mohamed Nimery « les mains rouges du sang de Mahjoub », secrétaire général du Parti Communiste Soudanais s’installe au pouvoir par les armes à Khartoum. C’est toujours l’ordre kaki qui règne au Soudan avec les affrontements armés meurtriers entre le Général Abdel Fatah Al Bourhan de l’armée régulière et le général Mohamed Hamdan Dagalo dit Hemeti, son allié d’hier, le chef des paramilitaires de soutien rapide. Le putschiste Gasafar El Nimeri s’est rendu tristement célèbre par l’exécution d’officiers soudanais rentrant d’exil de Londres interceptés par le colonel Mouamar El Kadafi et remis à Gasfar El Nimeri. Leur exécution est concomitante à celle du secrétaire général du plus grand parti communiste d’Afrique à l’Epoque, Abdel Khalil Mahjoub. Au total il y a eu vingt-neuf (029) coups d’Etats plus ou moins réussis au Soudan. Que Dieu en préserve le Mali ! L’idéologie des révolutionnaires en armes dans ces contrées a toujours été le socialisme arabe en opposition au socialisme scientifique de Marx et Engels. Tous ces militaires, une fois les démocrates, les républicains, les progressistes, les internationalistes prolétariens nettoyés ont créé leurs partis politiques affiliés à l’Impérialisme mondial. Le rêve d’avoir un Mali habité par des Hommes nouveaux remonte au moins à l’accession au pouvoir de l’Union Soudanaise du Rassemblement Démocratique Africain (US-RDA) incarné par le président Modibo Keita après le Père de la Nation malienne Mamadou Konaté, Vice-président de l’Assemblée Nationale française. C’est vain de vouloir effacer l’Histoire. Je ne conseille pas à ceux et à celles qui nous gouvernent aujourd’hui de s’engouffrer dans la voie d’éradication de la classe politique qui les a précédés. Ils échoueront ; c’est évident ! Il faut qu’ils se persuadent, se convainquent que les pierres non usées, non avariées d’antan pourraient leur servir pour continuer à bâtir le Mali. Il ne faut jamais insulter le passé, le vilipender au risque de compromettre l’Avenir. Le passé est l’œuvre des aînés : les mères et les pères, les grandes sœurs et les grands frères. Ils ont frayé le chemin pour leurs cadets qui doivent l’améliorer chaque jour davantage au lieu d’être rivés sur les imperfections de ce chemin afin de justifier l’insuffisance d’imagination pour créer, pour inventer. Il ne faut jamais oublier que l’Histoire est la meilleure juge des Humains sur cette terre. L’au-delà appartient à Jehova, à Dieu, à Allah, le Juge Suprême ! La jeunesse malienne gagnerait beaucoup à se cultiver pour se rendre compte que le monde n’est pas né hier et que le Mali ne vient pas de naître. Elle s’instruirait davantage en connaissant l’épopée de Daniel ORTEGA qui a renversé la Dictature SAMOSO au Nicaragua au nom de son parti, a mis l’accent sur la construction des services sociaux de base (l’Education, la Santé) et a effectué beaucoup de forages d’eau. Ce faisant, il a cru naïvement qu’en organisant des élections transparentes, crédibles et sincères, il remporterait la victoire haut les mains ! Il avait oublié son entourage immédiat et lointain ! Ayant été déclaré vaincu lors de la proclamation des résultats des votes, il se serait écrié : je sais maintenant que les peuples peuvent aussi se tromper. Il a repris le pouvoir. Les Sandinistes le conservent toujours bien que de plus en plus contestés selon les médias internationaux bien contrôlés comme on le sait ! Monsieur le premier ministre, pour le moment nous sommes dans ce Bas Monde. Nya Kadiatou Alhassane Koba et même son époux ne comprendraient pas que le mari d’Aminta Aliou Mohomone puisse clore cet article sans prodiguer des Conseils à leur fils, à son neveu, aujourd’hui Premier ministre transitoire du Mali. Monsieur le Premier ministre, vous semblez emboiter le pas du Dr Choguel Kokalla Maiga, expert en communication, depuis que vous l’avez remplacé à la Primature. Vous vous croyez obligé de démontrer que son départ est un « non évènement » comme diraient à tort certains maliens, car tout évènement est Un dès lors qu’il s’est déroulé. Or en matière de communication, il est difficile d’égaler, à fortiori de dépasser l’ancien Premier ministre le Dr Choguel Kokalla Maiga ! De surcroit, ce n’est pas ce qu’attendent les maliennes et les maliens d’un Premier ministre Général de Division. De lui, il est attendu des Actes, en tant que chef de l’Administration. Il est avant tout un Soldat et il ne doit jamais l’oublier. Chef de l’Administration générale, qui plus est, maintenu au poste de ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation doublé d’un ministre délégué, chargé des Réformes Institutionnelles et de soutien aux élections vous êtes tenu de travailler en étroite collaboration avec le Directeur Général du service que le citoyen lambda au Mali appelle « la SE » ; avec le ministre de la Sécurité et celui de l’Information, de l’Economie numérique et de la Communication. C’est dire que Monsieur le Premier ministre doit être très, très renseigné. Il doit veiller à ce que le chef de l’Etat et du Conseil Supérieur de la Défense ne puisse jamais dire devant un parterre de notabilités maliennes (Légitimités traditionnelles, leaders religieux de toutes Confessions), une Chose qui le mettra dans l’embarras un jour. L’Histoire d’un maire d’une commune qui aurait vendu, une parcelle ou des parcelles du terrain où le Président a posé la première pierre de construction des centrales solaires est tout simplement cocasse et gênante pour la crédibilité des plus hautes Autorités du pays ! Monsieur le Premier ministre, votre plus grand souci devrait être non d’inspirer la crainte, la peur, mais plutôt le respect, l’Estime et la Considération, voire l’Affection, l’admiration des autres ministres. Vous devez vous efforcer de ne jamais vouloir vous substituer à l’un quelconque des membres de l’Equipe dont vous êtes le Capitaine. Il faut éviter de faire des frustrés qui vont grossir le rang des critiques du régime. Particulièrement, il faut éviter de marginaliser un ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale. Il est la vitrine d’un pays. Il porte sa voix avec la dignité qu’il sied ! J’invite à méditer sur la récente visite au nouveau président du Ghana en vue de le féliciter pour son accession au pouvoir par les urnes une seconde et dernière fois. Le Mali n’était hélas pas à l’investiture ! Attention, il y a la discipline militaire certes, mais il y a aussi la responsabilité individuelle au regard de l’Histoire et devant le Peuple malien ! En somme, vôtre souci devait d’être une Autorité évidement intellectuelle, mais surtout morale et Ethique ! Vous devriez maîtriser les dossiers plus que tous vos ministres, leur en imposer par la clarté de vos idées et non vous imposer parce que le plus proche compagnon d’armes et de la vie du chef de l’Etat. Aujourd’hui dans le domaine de la santé, préoccupez-vous de savoir ce qui se passe à l’Hôpital de référence nationale du Point G où les kits pour doser les glycémies, le taux d’hémoglobine et le groupage sanguin en urgence ne sont parfois disponibles que pour une semaine. Les simples seringues à usage unique manquent dans la pharmacie de l’Hôpital et les parents des malades hospitalisés sont obligés de les acheter en dehors de l’enceinte hospitalière. Heureusement il y a une pharmacie privée à 200 ou 300 mètres de la structure hospitalière. Une autre pharmacie se trouve au carrefour des routes du Point G et de Kati. Parfois les parents des hospitalisés doivent descendre dans la ville de Bamako ! Malheureusement ! Des fois il y a même une rupture de la dotation en paracétamol, anti-algique de base le moins nocif d’entre eux, bien que toxique pour le foie dans certaines conditions. Monsieur le Premier ministre, souciez-vous d’équiper nos Hôpitaux nationaux autant que les Hôpitaux et cliniques privés surtout en matière d’Imagerie médicale (Radios, échographies et scanner). Vérifiez si les services de dialyse dans les Hôpitaux Etatiques nationaux sont en bon état de fonctionnement. Le service de radiothérapie fonctionne épisodiquement dans les Hôpitaux d’Etat. N’oubliez jamais que quand la capitale est en ébullition, c’est tout le pays qui s’ébranle. Le fils de paysan au sens large du mot, que je suis ne souhaite pas mieux que les hôpitaux des régions, tous les Centres de Santé de référence soient bien équipés. Mais tout dépend de nos ressources financières. J’ai déjà géré pour le savoir ; l’essentiel, c’est d’établir les bonnes priorités ! Monsieur le Premier ministre, veillez à ce que les différentes premières pierres de la construction d’usines et de centrales ne se révèlent pas procéder d’effets d’annonces ! Occupez-vous sérieusement de la construction de nouvelles infrastructures et de l’amélioration de celles déjà existantes. C’est dire monsieur le premier ministre que vous avez beaucoup à faire qui n’est pas la communication. Suivez attentivement la réalisation de tous les projets initiés par les cinq généraux, plus Un ! C’est cela à mon sens, votre mission. Désignez vite le porte-parole du Gouvernement et n’oubliez pas que vous avez un ministre de la Communication. Que chacun joue son rôle et les vaches seront bien gardées ! Un immense respect doit entourer le Premier ministre d’un pays, même sous une Transition politique, surtout s’il est bardé de diplômes, surtout que ladite Transition semble de durée indéterminée. Mais en dépit de cet immense respect, il est de l’intérêt de monsieur le Premier ministre, que ses parents, ses oncles, lui signalent les erreurs qu’il a commises à fin qu’elles ne se répètent pas. Brillant énarque d’Alger, celles et ceux qui vous aiment bien ont été surprises et surpris de vous entendre traiter les diplomates algériens d’Energumènes, au motif que leurs représentants permanents au Conseil de Sécurité des Nations Unies avaient auparavant manqué de respect au Mali et à son gouvernement. Vos défenseurs disent que vous avez raison : Œil pour œil, Dent pour dent. Je me permets de conseiller qu’il est préférable de ne pas insulter le Passé commun ni compromettre l’Avenir par des propos qui ne relèvent pas de la bonne Education que nous tous, tes géniteurs, tes pères et mères, tes tantes et oncles, tes grandes sœurs et tes grands frères t’avons donnée ! Il ne faut pas tenir de mauvais propos qui démentent votre grande formation à l’ENA d’Alger et ailleurs, surtout qui ternissent la qualité de l’Education reçue du Mali qui n’a pas besoin de hausser le ton pour se faire respecter dans le Monde ! Il suffit de parler fermement sur un Ton qui n’aliène pas seulement que la sympathie du Monde entier, mais aussi celle des nouveaux Amis laquelle pourrait être éphémère. Même en colère, l’Homme conscient de la nécessité de mettre au-dessus de tout le respect de la dignité de la personne Humaine parlera avec dextérité, avec une ironie mordante, mais jamais de façon vulgaire. Il faut toujours éviter la vulgarité des Bilakoros qui s’invectivent sans se soucier de la décence, sans se souvenir de la politesse, de la finesse des peuples dont ils sont issus, les peuples du Pays des Aménokals, des Ardo et des Emirs, des Famas et des mansas. A bonne entendeur Tant pis ne devrait pas à mon sens sortir de la bouche d’un diplomate chevronné comme toi, même si d’aucuns ont été émerveillés par la phrase ! Nous sommes dans l’Enceinte des Nations Unies. Les diplomates algériens, s’ils veulent se honnir à la face du Monde entier laissons-les le faire. Ils en récolteront les conséquences à court, moyen ou long terme. Et prenons toutes les dispositions nécessaires pour que le Mali obligé de coopérer avec l’Algérie de par l’Histoire et la géographie ne dépende jamais d’Elle, mais l’oblige à avoir, Respect, Estime et considération pour ce pays que l’Algérie connait bien et qu’elle connait même très bien. Il est des moments où seul le silence est grand comme le dit le grand poète Alfred de Vigny dans les Destinées. Tout le reste est signe de faiblesse et non de la force ! Et non de la grandeur ! Enfin Monsieur le Premier ministre, je crains que la création de l’AES par réflexe d’auto-défense et de conservation de soi, ne soit pas une participation inconsciente et involontaire au projet impérialiste de désintégration des grands ensembles économiques, politiques. De grands ensembles sous régionaux et régionaux à vocation d’intégration aussi culturelle et sociale. Certes ces grands ensembles ne sont pas parfaits, mais ils ont le mérite d’exister et ont fait de grandes avancées ! Il faut s’attacher à les améliorer, à les parfaire ces grands ensembles ! La libre circulation des Personnes et de leurs biens ; le droit d’établissement, de résidence, d’entreprise de chaque citoyen de la CEDEAO dans chacun des quinze Etats de la Région Ouest africaine, avec un Passé commun à tous les Etats, étaient des réalités, encore une fois, avant la fin de ma mission de président du Parlement régional en 2006. Et cela sous l’impulsion du président en exercice de l’UEMOA et de la CEDEAO pendant deux mandats successifs, le président Alpha Oumar Konaré, premier président de la IIIème République. Parlant de la capacité de la France à manipuler la CEDEAO, le bon sens voudrait qu’elle puisse objectivement être, plus capable de manipuler l’UEMOA composée historiquement de huit Etats francophones rejoints par la suite par la Guinée-Bissau totalement lusophone au départ. L’UEMOA est plus facilement manipulable avec le franc CFA, garanti par l’Euro via la France. S’il s’agit de souveraineté absolue si tant est qu’elle puisse exister dans le Monde globalisé d’aujourd’hui, pourquoi l’AES ne sortirait pas de l’UEMOA, n’abandonnerait pas le franc CFA pour créer sa propre monnaie ? Au demeurant, il faut connaître le vrai rapport des Forces économiques, politiques, sociales et culturelles dans le Monde et éviter de se brouiller avec ses voisins. Les rapports bilatéraux avec les puissances occidentales risquent d’être pour longtemps inégaux dans la situation mondiale actuelle, même si la chanson populaire d’aujourd’hui est d’établir les rapports gagnant-gagnant. Je crois plus en la possibilité d’établir ce type de rapports gagnant-gagnant entre les grands ensembles africains qui existent et le reste du monde. Ce type de rapport gagnant-gagnant pourrait mieux prospérer entre l’Union Africaine et les monopoles internationaux, notamment occidentaux. L’Afrique se ferait beaucoup d’illusions si elle pense que les nouveaux amis : Chine, Russie, Inde, Pakistan, Turquie, les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite, ne sont que des pays philanthropes, altruistes, négligeant les Intérêts de leurs pays dans les négociations avec les pays dits en voie de développement, dits Emergents. L’Afrique ne doit jamais oublier comme il est souvent répété : les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des Intérêts. Il faut terminer cette contribution au débat d’Idées entre républicains, démocrates, patriotes Femmes et hommes soucieux du progrès social, en souhaitant que Monsieur le Premier ministre médite sérieusement sur le message adressé à son Equipe et à lui-même personnellement. Message adressé aux neveux, aux fils, aux filles et nièces par l’oncle, le père. Vos cinquante années au moins d’existence vous ont sûrement enseigné chers fils, chères filles, chères nièces et chers neveux en uniforme qu’on ne peut pas se maintenir au Pouvoir uniquement par la force, Rien que par les Armes. Pensez-vous réellement pouvoir rester à Kati et à Koulouba en ayant contre vous tout ce qu’il y a de sain dans la classe politique malienne si pacifique ? Croyez-vous pouvoir réaliser une Union sacrée autour des FAMA si éprouvées, en faisant fi de tout ce que déclare et fait l’Alliance du 31 mars 2024 ? En les menaçant permanemment de retourner ou d’aller dans les geôles, dans vos différentes bastilles ? Attention le mépris souverain de l’Autre pourrait être source de violence. Vous en serez tenus pour responsables devant l’Histoire, mes enfants en uniformes. Nul n’a le monopole de la violence s’il ne respecte pas la loi fondamentale. Rien n’est éternel, sauf le créateur de l’Univers ! Il faut nous souvenir d’une phrase fétiche de mon cadet, mon camarade de lutte et ami feu le Président Ibrahim Boubacar Keita (Paix à son âme). Je cite de mémoire « Aucun Sacrifice d’orgueil ou d’amour propre n’est de trop quand il s’agit de la défense des Intérêts fondamentaux de la Nation et du Peuple maliens ». Phrase magnifique au nom de laquelle il ne faut jamais refuser de discuter avec même les supposés ennemis d’hier et qui n’en sont pas en fait. Ils le sont seulement parce que nous avons pris les contradictions secondaires pour des contradictions principales, voire fondamentales et antagoniques par excès d’amour propre et d’orgueil !

<strong>Docteur Ali Nouhoum DIALLO, Maître de Conférences agrégé de médecine Interne, ancien Président de l’Assemblée Nationale du Mali, ancien Président du Parlement de la CEDEAO, Grand officier de l’ordre National du Mali. Le grand père et l’oncle de Monsieur le Premier ministre Abdoulaye Maïga.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pr. Aly Nouhoum Diallo :  &amp;quot;La parole d’un petit&#45;fils contre la parole de son grand&#45;père&amp;quot;</title>
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<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 13:21:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Avant tout, il faut camper le décor et justifier les propos qui ont valu une réponse qui se voulait cinglante à un chef d’institution parlementaire, nationale, le Parlement du Mali, régionale celui de la Cédéao !</em></strong>

<strong> </strong>Du décor ? Abdoulaye ! Tu as parfaitement raison de dire que tu es mon petit-fils et même mon arrière-petit-fils puisqu’ami de Hammadoun Saïdou Ba dit Toka, entendez Tokara Alfa Hammadoun Seyoma Dicko-Sibee, un homme réputé Saint.

Pour la petite histoire. Le Mali se souvient qu’un samedi dix-neuf janvier 1991 sur le boulevard de l’Indépendance, face à la Bourse du travail, sous les arbres devant le domicile du camarade Birama Traoré (paix à son âme), une horde de policiers attardés au regard de l’histoire s’est abattue sur les dirigeants de l’A.De.Ma/Association). Ces dirigeants étaient venus démobiliser leurs militants qui venaient à une conférence laquelle avait été interdite la veille par le régime finissant du général-président Moussa Traoré.

A coups de matraque, les policiers en mission, probablement malgré eux, se sont acharnés sur les dirigeants présents en blessant certains d’entre eux.

Un de mes neveux Hamidou Ham Buulo dit Hamidual, me voyant arriver à la maison, mes habits tâchés de sang, couvert d’un bonnet blanc que je n’avais pas en partant, prit la décision, sans me consulter, de se rendre à Débéré, mon village natal où résidait Alpha Hamma Seyoma. Il était accompagné de Mamadou Pamenta, mon ami et futur colistier au Parlement ! Ali Boubacar dit Korka Yerajo, ami d’enfance et jusqu’à sa mort, était naturellement présent.

Quand Mamadou Pamenta dit au Saint homme que son petit-fils Ali Nouhoum a été blessé à Bamako, Alfa Hamma avec sa sérénité et son sourire légendaires demanda : Qui a blessé mon petit-fils ?

- Mamadou répondit : C’est le général président Moussa Traoré.

Alpha Hammadoun leur dit : Vous pouvez partir. Celui-là ne frappera plus jamais quelqu’un. Il ne sait pas qu’on ne doit pas frapper Ali, sauf pour son bien. Même son père ne peut pas le faire, sauf pour son bien.

- Mobbo, ne pourrais-tu pas nous remettre un talisman qu’il portera en permanence ?

- Je ne vous donne rien ! Retournez à Bamako. Celui-là ne frappera plus personne. Son pouvoir est fini !

En effet, à leur retour à Bamako le pouvoir du général président Moussa Traoré est tombé sous les assauts du Mouvement démocratique épaulé par l’aile révolutionnaire, démocratique, patriotique et surtout républicaine des Forces armées et de sécurité dans la nuit du lundi 25 au 26 mars 1991.

Abdoulaye, tu as aussi raison de dire que tu es mon neveu. Nya Kadia et Aminta Aliou sont des camarades d’enfance et d’adolescence, la première dans une école privée, la seconde dans une école publique à Gao. Toutes les deux ont eu le DEF (diplôme d’études fondamentales) la même année et sont venues l’une à Notre Dame et l’autre au lycée des Jeunes filles de Bamako. Elles sont devenues des amies qui ne se sépareront plus ; elles se réunissaient et se réunissent encore chaque deuxième samedi du mois chez l’une d’entre elles. Il est couramment dit en milieu peul que, la causerie des vieux pourrait parfois être des insultes pour les enfants !

Je ne suis pas sûr que tu as été bien inspiré mon petit-fils de titiller le grand-père au nom de la défense d’une institution : l’Armée.

Petit-fils, merci de nous apprendre que l’Armée est une institution et qu’à ce titre les militaires ou des militaires (c’est cela mon propos) ne peuvent pas créer un parti politique. C’est juridiquement impossible dis-tu mon petit-fils !

Les cinq colonels, aujourd’hui généraux à titre exceptionnel qui t’ont coopté, ont-ils pris juridiquement le pouvoir le 18 août 2020 au Mali ?

Est-ce juridiquement qu’ils ont, le 25 septembre 2023, annoncé le léger report de la date des élections initialement prévues en février 2024 ? Léger report dont beaucoup de Maliennes et de Maliens ne savent toujours pas la durée !

Petit-fils, parlons sérieusement : toi-même, sais-tu seulement la durée de ce léger report que tu as eu la charge d’annoncer en tant que ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement ?

La plupart des Maliennes et des Maliens ont été surpris par le silence assourdissant du président de la Transition sur les élections dans son message de nouvel an à la Nation. Et pourtant les élections font partie des huit points des grandes orientations du chef de l’Etat adressées au Premier ministre. Ces orientations ont été mentionnées lors de la rencontre avec l’Aige (Autorité indépendante de gestion des élections).

Juridiquement, les militaires ou des militaires ne peuvent pas créer un parti politique. C’est impossible, affirmes-tu, mon petit-fils devant la presse nationale et internationale pour répondre à ton grand-père Ali Nouhoum Diallo !

Dès lors, des questions d’une grande importance se posent aux Maliennes et aux Maliens ! Comment le général d’armée, président du conseil supérieur de la magistrature se présentera-t-il à l’élection du président de la République ? En candidat indépendant ? En général à la retraite par anticipation, violant en cela la Loi fondamentale du pays comme l’avait fait du reste son prédécesseur le général d’armée Amadou Toumani Touré, qui non plus, n’avait pas démissionné de l’armée comme l’exigent toutes les lois en vigueur en la matière ?

Que feront tous les membres militaires du CNT (Conseil national de transition), leur chef en tête si ces militaires veulent être des députés légitimes et légaux par les urnes ? L’actuel président du CNT se présentera-t-il à Ségou ou dans une circonscription aménagée à cet effet en vue de rester président de l’Assemblée nationale une fois les élections effectuées ?

Suivront-ils les pas du chef suprême des Armées soit en démissionnant de l’Armée, ce qui serait conforme à la Loi fondamentale et aux différentes lois en vigueur ; soit en prenant une retraite anticipée de l’Armée puisqu’il y a jurisprudence en la matière ?

Ou bien est-on en train d’inculquer dans le cerveau des Maliennes et des Maliens, à doses homéopathiques qu’il n’y aura pas d’élections ? Le voyage en Chine pour le Forum de coopération sino-africaine (Focac) en septembre 2024 aurait-il inspiré le chef de l’Etat pour que le Mali soit géré comme dans les démocraties populaires, où peut-être, dans l’imaginaire de celles et de ceux qui nous dirigent actuellement, il n’y a jamais d’élections et pourtant l’Empire du Milieu se développe et tend même à dépasser les pays les plus avancés !

Faudrait-il alors que les hommes politiques et surtout les politiciens rejettent leurs illusions ? Encore une fois !

Troisième questionnement : les généraux au pouvoir renonceront-ils à toutes élections pour continuer à gérer le pays avec comme instrument de promotion électorale l’Armée transformée en instrument d’exercice du pouvoir après avoir été celui de sa conquête ? Ne craint-on pas de désacraliser cette noble institution qu’est l’Armée ?

L’armée ne serait-elle pas transformée en un parti politique informel en concurrence déloyale avec les partis politiques régulièrement, légalement constitués et détenant eux leur récépissé ?

Cela relèverait d’une grande originalité, il faut l’avouer ! Pourquoi pas ?

Toutefois, la physique enseigne que toute action appelle une réaction !

Ce serait compréhensible que des Maliennes et des Maliens se demandent pourquoi Ali Nouhoum Diallo se livre-t-il à de tels questionnements, propositions et recommandations ?

Pourquoi a-t-il tant de passion pour le Mali à 87 ans ? Pourquoi ne se repose-t-il pas et regarder les événements s’écouler, indifférent ? C’est tout simplement parce que le grand-père n’aime pas l’indifférence pour paraphraser Antonio Gramsci !

Dans la société des humains il y a des femmes et des hommes qui pensent qu’à un certain âge, la sagesse aidant, un homme politique doit abandonner le champ de bataille.

Les politiciens qui cherchent leur pain à travers la politique peuvent le faire !

Mais pas l’Homme politique. L’Homme politique ne déserte jamais le champ de bataille. L’Homme politique est un militant. Le militant ne cesse d’être militant que dans la tombe ! Et encore ! Le militant, c’est la réflexion et l’action permanentes !

L’ancien président de l’Assemblée nationale du Mali et ancien président du Parlement de la Cédéao est ravi de savoir que les cinq colonels qui ont accédé au pouvoir non pas par les urnes, mais par les armes n’ont nullement l’intention de créer un parti. Ils ne créeront pas un parti car juridiquement, c’est impossible !!!

D’avoir évoqué ce qui est dans l’ordre du probable, de l’ordre du possible, du réalisable et même du déjà réalisé au Mali, a hérissé le poil de mon petit-fils le général de division Monsieur le Premier ministre Abdoulaye Maïga.

Au fait, cerne-t-il vraiment les contours de ce dont il s’agit, à savoir le pouvoir ?

Rares sont les Humains qui résistent à la griserie du Pouvoir laquelle les entraîne à franchir les frontières de l’humilité, de la modestie, les frontières du respect de l’Autre. Rares sont celles et ceux qui dans l’exercice du pouvoir ne commettent pas des abus, n’enfreignent pas les droits fondamentaux des Peuples ; rares sont celles-là et ceux-là qui, parmi les tenants du Pouvoir, font fleurir les libertés individuelles, les libertés d’opinion, d’expression, de manifestation ! Rares sont celles et ceux qui garantissent l’instauration et la préservation de l’Etat de droit.

Ils ne sont pas très nombreux parmi les Humains, celles et ceux qui résistent à la tentation d’embastiller toutes celles et ceux qui émettent des voix discordantes ; celles et ceux qui défendent le droit des minorités et réclament leur respect !

L’envie est forte, très forte même, pour ceux et celles qui exercent Nouvellement le pouvoir de nier l’existant, d’être dans le déni, d’ignorer les réalisations concrètes même si elles crèvent les yeux !!! Attention à la Schizophrénie ! Elle pourrait être néfaste !

Il est préférable pour l’Equipe dirigeante actuelle de faire sienne la devise de l’Union soudanaise du Rassemblement démocratique africain (US-RDA) : "Respectueuse du passé et confiante en l’avenir".

Il sied qu’elle s’éloigne des laudateurs, des thuriféraires et des flagorneurs. Ils ne servent à rien ! Ils ne sont pas utiles à des bâtisseurs et pourraient même leur nuire, les égarer ! Boubou Mabél, ni les Bah-Pullo d’origine transformés en Bah-Kouyaté pour la pitance ne pourront pas donner de l’électricité aux Maliens, encore moins un genre de vidéastes qui peuplent les médias et semblent s’être assignés pour mission de constituer des dalles pour recouvrir les vilenies inhérentes à l’exercice du pouvoir. Malheureusement, ils ne croient en rien et aboient après les Honnêtes gens plus rigoureuses qu’Eux intellectuellement, moralement et Ethiquement ! Des honnêtes gens qui troublent leur conscience !

Ce travail n’incombe qu’au chef transitoire de l’Etat malien et à son gouvernement.

Au détriment des journalistes professionnels de la presse reconnue d’utilité publique, ces vidéastes percevraient des salaires consistants chaque mois. Ces salaires ne pourraient-ils pas renforcer le fonds routier et permettre de la sorte d’accélérer la restauration de la Route Gao-Sévaré totalement abîmée aux dires des voyageurs circulant entre l’Est et l’Ouest du Mali ?

La volonté politique aidant, il sera mis fin à la coupure physique et sécuritaire du pays en deux parties : le Mali oriental et le Mali occidental. A mon sens, cette tâche sacrée devrait être la priorité des priorités pour le gouvernement de Transition ! Si l’on a vraiment le souci de la conservation de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale. Le chef transitoire de l’Etat malien et son Premier ministre doivent y veiller permanemment !

L’ancien président de l’Assemblée nationale et ancien président du Parlement de la Cédéao, est aussi, maître de conférences agrégé de médecine Interne. A ce titre, Alhamdoulillah ! Il a formé des médecins qui sont devenus des internistes comme lui ou des hématologues, des infectiologues, des chirurgiens généralistes, des gynéco-obstétriciens.

Il y a d’autres qui se sont spécialisés, qui, en anesthésie-réanimation ; qui, en cardiologie ou pneumologie ; qui, en dermatologie ou en rhumatologie ; qui, en endocrinologie ou en gastro-Entéro-hépatologie ; qui, en ophtalmologie ou en ORL (oto-rhino-laryngologie) ; qui en neurologie ; qui, en parasitologie, plus particulièrement en mycologie, paludologie. Les spécialistes en santé publique administrent les hôpitaux nationaux, régionaux, de district et les centres de santé de référence. Les bactériologistes dirigent les équipes d’analyse et de recherche dans les laboratoires. Ils, elles nous font l’honneur de nous appeler Cher Maître, pour beaucoup avec respect et déférence sincères.

Toutes celles-là, et tous ceux-là (médecins, chirurgiens, infirmiers, infirmières, sage-femmes, infirmières obstétriciennes, infirmières anesthésistes) qui ont été principalement formés par l’équipe Bernard Duflo et Brigitte Duflo Moreau, m’entourent aujourd’hui de leur chaude affection.

Qu’Allah les paye au centuple, les garde en bonne santé physique, mentale, intellectuelle. Qu’Allah les dote d’un grand sens de l’Ethique et les rende rigoureux dans l’observation des serments d’Hippocrate et de Gallien !

Que leur progéniture aille plus loin que nous toutes et nous tous dans l’acquisition des connaissances et surtout dans l’observance de l’Ethique !

Les enseignants des universités, singulièrement ceux et celles des Facultés de médicine et de pharmacie sont des enseignants chercheurs. Ils procèdent par des hypothèses diagnostiques pour les soins et hypothèses de recherche pour faire progresser les connaissances dans leurs disciplines respectives.

Ainsi formaté, le maître de conférences agrégé en médecine interne formule toujours des hypothèses de travail pour préparer les camarades à anticiper en toutes circonstances, à être le moins surpris possible dans la vie.

L’ancien chef de l’institution parlementaire parle d’expérience en formulant l’hypothèse que les militaires pourraient créer leur parti.

En tablant sur l’expérience récente du Mali, il sait que le parti qui pourrait être créé par les cinq généraux à titre exceptionnel, ne pourrait pas n’être composé que de militaires.

L’UDPM (Union démocratique du peuple malien) a été porté sur les fonts baptismaux le 31 mars 1979, soit onze ans après la prise du pouvoir par les armes le mardi 19 novembre 1968. Or qu’avait dit le jeune lieutenant Moussa Traoré lors du premier discours qu’il a prononcé en tant que président du Comité militaire de libération nationale (CMLN) ?

"L’équipe de quatorze officiers subalternes dont quatre capitaines (capitaines Yoro Diakité, Charles Samba Sissoko, Mamadou Sissoko, Malick Diallo (paix à leur âme) que je dirige procédera au redressement économique et financier, et, dans six mois rentrera dans les casernes !!!" Qui dit mieux ?

Ces six mois se sont prolongés pendant vingt-deux ans, quatre mois et sept jours (dixit Me Kouréissi Ba, avocat défenseur du général-président Moussa Traoré). Vingt-deux années, vingt-deux longues et très longues années pénibles à tous égards pour l’ensemble du peuple malien…

Devinez qui fut le premier secrétaire général du parti UDPM ? C’est le général d’armée Moussa Traoré, naturellement !

Ne serait-ce pas le Grand Philippe, le général Filifing Sissoko, le premier trésorier général du Bureau exécutif central (BEC) de l’UDPM ?

Il bénéficiait de la sympathie des civils dont moi-même. Il était réputé être l’homme de confiance du général-président Moussa Traoré qui lui avait confié le secrétariat permanent du CMLN.

Le secrétaire général adjoint de ce parti pouvait-il être autre que le numéro deux du CMLN, le colonel Amadou Baba Diarra ? Le poste de l’information et de la culture revint à un des principaux acteurs du putsch du 19 novembre 1968, le colonel Youssouf Traoré.

Le colonel Sékou Doumbia est adjoint de notre oncle Mohamed Talibé Soumaré comme commissaires aux comptes du BEC (Bureau exécutif central).

Les secrétariats chargés de l’administration, de la politique, de l’organisation, des relations extérieures et celles avec les syndicats, l’UNFM, l’UNJM sont confiés à des civils dont les plus connus se nomment Amadou Thiam de Bamako, Sory Coulibaly de Niono, M’Bouillé Siby de Nioro du Sahel, Toumani Bakayogo de Bougouni, Moussa Kélétigui Traoré de Sikasso, Mme Sow Rokiatou Sow de Ségou, Abidine Niangaly de Koro, Youssouf Traoré de Koutiala.

Les rescapés du CMLN après le 28 février 1978, les colonels Missa Koné et Mamadou Sanogo, ont été versés au Conseil national de l’UDPM dont la liste intégrale a été publiée, entre autres, après le Quotidien national L’Essor, par "Le Politicien musulman" de l’imam Modibo Diaby. On y note le souci dominant du CMLN ou plutôt ce qui en reste de faire représenter toutes les régions de l’Epoque et toutes les communautés.

Une des figures historiques du Mali le camarade Abdrahmane Niang a été choisi par Ténenkou pour être au Conseil national de l’UDPM.

Il faut signaler pour la saluer, la préoccupation du général Moussa Traoré, secrétaire général du parti, de tenir compte de la représentativité des militaires dans la nation malienne pour la composition des instances dirigeantes du parti qui vient de naître ! Et cela en dépit ou peut-être à cause de la victoire qu’il venait de remporter contre les colonels, les commandants adversaires et alliés, expédiés comme des colis, pourtant vivants, au "Bagne mouroir" de Taoudéni (dixit le sergent-chef Samba Sangaré) qui y a séjourné pendant dix ans !

La formation de la nouvelle direction de l’UDPM, issue du congrès suivant sera plus significative et plus parlante que la première direction. Des acteurs de la vie politique dès cette période sont encore au-devant de la scène pour certains comme le Dr. Choguel Kokalla Maïga, les professeurs Issiaka Ahmadou Singaré, Oumar Kanouté, Jean-Bosco Konaré, Drissa Traoré toujours fidèles aux putschistes, héritiers du général-président Moussa Traoré.

Ils sont concurrents du Mouvement démocratique, en politique, mais pas des adversaires, encore moins des ennemis !

Ensemble, eux et le Mouvement démocratique dont beaucoup en sont issus pourraient élargir et approfondir la démocratie. Surtout si l’état de santé du secrétaire politique Djibril Diallo lui permet de rejoindre ses camarades de toujours qui le recevront sans nul doute à bras ouverts. N’avait-il pas proclamé, tout le Mali s’en souvient, que l’UDPM a atteint son seuil d’incompétence ! ??!

Lors de la formation en 1991 du CTSP (Comité de transition pour le salut du peuple), l’aile militaire du Mouvement démocratique, le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré en tête a voulu faire croire qu’elle était pressée de rentrer dans les casernes. Elle propose donc une Transition d’une durée de 9 mois.

D’autres proposent d’autres durées. Plus réaliste, parce que composé de femmes et d’hommes plus expérimentés, l’Adéma, le Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma/PASJ) défendit une durée de 18 mois. A la fin des débats, les ailes militaire et civile convinrent qu’il faut au moins une durée de 12 mois.

L’aile militaire et certains civils parmi ses affidés entreprirent d’autres civils pour qu’ils acceptent une prolongation. Les participants à la Conférence nationale du Mali tenue du 29 juillet au 12 août 1991, se souviennent sans doute de la voix de ténor du grand frère Victor Sy Borion traitant le président Amadou Toumani Touré de démagogue et se demandant pourquoi la Transition ne pourrait pas durer cinq ans ?

Les discussions sur le bien-fondé des élections et la pérennisation d’un pouvoir à dominante militaire ne sont donc pas du tout nouvelles.

Pour celles et ceux à qui Allah a accordé une longue vie savent qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil dans ce qui se passe actuellement.

Adéma/PASJ a concédé une prolongation de 2 mois au bout desquels toute tentative d’avoir une rallonge sera source de rupture de la coalition. Adéma/PASJ a alors été accusé d’être pressé de prendre le pouvoir convaincu de sa victoire en cas d’élections.

Fin stratège, le président du CTSP, le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré renonça à exercer des pressions sur les civils et s’en tint au délai fixé et organisa les élections municipales, législatives et présidentielles aussi paisibles, transparentes, sincères que possibles.

Il passa le témoin au président élu Alpha Oumar Konaré avec une grande élégance et une humilité reconnues par tous.

Il déclara après le passage du Témoin, que seuls les fous cherchent à diriger le Mali. Et pourtant il revint au pouvoir en 2002 après les deux mandats constitutionnellement permis au président Alpha Oumar Konaré (1992-2002).

Au cours de son second mandat, il initia la création du PDES (Parti pour le développement économique et la solidarité) dont son épouse Mme Touré Lobbo Traoré fut la marraine, insinuant ainsi qu’il est loin de l’Entreprise. Il n’a convaincu que les naïfs et les amis élus du pouvoir dans la classe politique.

A la fin du second mandat d’Amadou Toumani Touré, Allah, mes aînés, les militants de la Comode (Coordination des organisations démocratiques) peuvent témoigner combien j’ai déployé d’efforts soutenu en cela par la présidente de l’Adéma/Association Mme Sy Kadiatou Sow pour empêcher le coup d’Etat contre le président de la République, non pas pour sauver "Le Soldat de la démocratie", mais pour chercher à ancrer la culture institutionnelle dans le subconscient des Maliennes et des Maliens et m’opposer à l’instauration de la culture putschiste.

Ce faisant, mon désir ardent était d’enfouir dans l’inconscient collectif du peuple malien la culture constitutionnelle.

Est tout simplement admirable l’exemple fourni par le peuple sénégalais, les Forces armées et de sécurité sénégalaises, la Cour constitutionnelle lors des tempêtes sociales sous le Président Macky Sall. Cet exemple doit inspirer tout le Mali, les Maliennes et les Maliens ! Le peuple malien tout entier doit travailler pour acquérir des institutions aussi solides, sur tous les plans, que celles du Sénégal.

Hélas les coups d’Etat qui ont suivi celui qui a renversé Amadou Toumani Touré ont largement confirmé mes craintes.

L’histoire du Proche et du Moyen-Orient, de l’Extrême-Orient et de l’Amérique latine est riche d’enseignements en matière de coups d’Etat et de création de partis politiques, tous annonciateurs d’un Monde nouveau dominé par des Hommes nouveaux.

Le général Pinochet avait pour mission de liquider le Parti social-démocrate chilien, son chef Salvador Allende, ses alliés communistes et même les démocrates-chrétiens antifascistes.

Le général Suharto lui devait éliminer Sukarno et ses alliés du puissant Parti communiste indonésien qui comptait douze millions de membres et était dirigé par le grand résistant contre l’occupation hollandaise Aidit. On n’a pas parlé à l’époque ni de massacre, encore moins de génocide ! Dites-moi, les communistes sont-ils des Humains ? Les massacrer constitue-t-il un crime contre l’Humanité ?

S’agissant de la création des partis politiques par des militaires au Mali, on peut écrire l’adage bien connu "Jamais deux sans trois" Chat échaudé craint l’eau froide. C’est pour cela que j’ai émis l’hypothèse de la création d’un parti politique par les cinq généraux, plus Un !

L’expérience africaine au moins depuis les années 1950 est une illustration de mon propos.

Le 23 juillet 1952 "les Officiers libres" avec à leur tête le général Neguib, vite écarté, les colonels Gamal Abdel Nasser, Anouar El Sadate, Zakaria Noureddine prennent le pouvoir au Caire.

Du 23 juillet 1952 à ce jour (hormis la courte période de l’élection de Mohamed Morsi) ce sont les militaires qui dirigent l’Egypte. Tous y compris le maréchal Sissi ont créé des partis politiques.

En 1969, Gafaar Mohamed Numeiry "les mains rouges du sang de Mahjoub", secrétaire général du Parti communiste soudanais s’installe au pouvoir par les armes à Khartoum. C’est toujours l’ordre kaki qui règne au Soudan avec les affrontements armés meurtriers entre le général Abdel Fatah Al Burhan de l’armée régulière et le général Mohamed Hamdan Dagalo dit Hemeti, son allié d’hier, le chef des paramilitaires de soutien rapide.

Le putschiste Gafaar El Numeyri s’est rendu tristement célèbre par l’exécution d’officiers soudanais rentrant d’exil de Londres interceptés par le colonel Mouammar El Kadafi et remis à Gafaar El Numeyri. Leur exécution est concomitante à celle du secrétaire général du plus grand parti communiste d’Afrique à l’Epoque, Abdel Khalil Mahjoub.

Au total il y a eu vingt-neuf (29) coups d’Etat plus ou moins réussis au Soudan. Que Dieu en préserve le Mali !

L’idéologie des révolutionnaires en armes dans ces contrées a toujours été le socialisme arabe en opposition au socialisme scientifique de Marx et Engels.

Tous ces militaires, une fois les démocrates, les républicains, les progressistes, les internationalistes prolétariens nettoyés ont créé leurs partis politiques affiliés à l’Impérialisme mondial.

Le rêve d’avoir un Mali habité par des Hommes nouveaux remonte au moins à l’accession au pouvoir de l’Union soudanaise du Rassemblement démocratique africain (US-RDA) incarné par le président Modibo Kéita après le Père de la Nation malienne Mamadou Konaté, vice-président de l’Assemblée nationale française. C’est vain de vouloir effacer l’Histoire.

Je ne conseille pas à ceux et à celles qui nous gouvernent aujourd’hui de s’engouffrer dans la voie d’éradication de la classe politique qui les a précédés. Ils échoueront ; c’est évident !

Il faut qu’ils se persuadent, se convainquent que les pierres non usées, non avariées d’antan pourraient leur servir pour continuer à bâtir le Mali.

Il ne faut jamais insulter le passé, le vilipender au risque de compromettre l’Avenir.

Le passé est l’œuvre des aînés : les mères et les pères, les grandes sœurs et les grands frères. Ils ont frayé le chemin pour leurs cadets qui doivent l’améliorer chaque jour davantage au lieu d’être rivés sur les imperfections de ce chemin afin de justifier l’insuffisance d’imagination pour créer, pour inventer. Il ne faut jamais oublier que l’Histoire est la meilleure juge des Humains sur cette terre.

L’au-delà appartient à Jehova, à Dieu, à Allah, le Juge suprême !

La jeunesse malienne gagnerait beaucoup à se cultiver pour se rendre compte que le monde n’est pas né hier et que le Mali ne vient pas de naître.

Elle s’instruirait davantage en connaissant l’épopée de Daniel Ortega qui a renversé la dictature Somosa au Nicaragua au nom de son parti, a mis l’accent sur la construction des services sociaux de base (l’éducation, la santé) et a effectué beaucoup de forages d’eau.

Ce faisant, il a cru naïvement qu’en organisant des élections transparentes, crédibles et sincères, il remporterait la victoire haut les mains ! Il avait oublié son entourage immédiat et lointain !

Ayant été déclaré vaincu lors de la proclamation des résultats des votes, il se serait écrié : je sais maintenant que les peuples peuvent aussi se tromper.

Il a repris le pouvoir. Les Sandinistes le conservent toujours bien que de plus en plus contestés selon les médias internationaux bien contrôlés comme on le sait !

Monsieur le Premier ministre, pour le moment nous sommes dans ce Bas Monde.

Nya Kadiatou Alhassane Koba et même son époux ne comprendraient pas que le mari d’Aminta Aliou Mohomone puisse clore cet article sans prodiguer des conseils à leur fils, à son neveu, aujourd’hui Premier ministre transitoire du Mali.

Monsieur le Premier ministre, vous semblez emboiter le pas du Dr. Choguel Kokalla Maïga, expert en communication, depuis que vous l’avez remplacé à la Primature. Vous vous croyez obligé de démontrer que son départ est un "non-événement" comme diraient à tort certains Maliens, car tout événement est Un dès lors qu’il s’est déroulé. Or en matière de communication, il est difficile d’égaler, à fortiori de dépasser l’ancien Premier ministre le Dr. Choguel Kokalla Maïga !

De surcroit, ce n’est pas ce qu’attendent les Maliennes et les Maliens d’un Premier ministre général de division. De lui, il est attendu des Actes, en tant que chef de l’Administration. Il est avant tout un Soldat et il ne doit jamais l’oublier.

Chef de l’Administration générale, qui plus est, maintenu au poste de ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation doublé d’un ministre délégué, chargé des Réformes institutionnelles et de Soutien aux élections vous êtes tenu de travailler en étroite collaboration avec le directeur général du service que le citoyen lambda au Mali appelle "la SE" ; avec le ministre de la Sécurité et celui de l’Information, de l’Economie numérique et de la Communication. C’est dire que Monsieur le Premier ministre doit être très, très renseigné.

Il doit veiller à ce que le chef de l’Etat et du Conseil supérieur de la défense ne puisse jamais dire devant un parterre de notabilités maliennes (Légitimités traditionnelles, leaders religieux de toutes confessions), une Chose qui le mettra dans l’embarras un jour.

L’Histoire d’un maire d’une commune qui aurait vendu, une parcelle ou des parcelles du terrain où le président a posé la première pierre de construction des centrales solaires est tout simplement cocasse et gênante pour la crédibilité des plus hautes Autorités du pays !

Monsieur le Premier ministre, votre plus grand souci devrait être non d’inspirer la crainte, la peur, mais plutôt le respect, l’Estime et la Considération, voire l’Affection, l’admiration des autres ministres. Vous devez vous efforcer de ne jamais vouloir vous substituer à l’un quelconque des membres de l’Equipe dont vous êtes le Capitaine. Il faut éviter de faire des frustrés qui vont grossir le rang des critiques du régime.

Particulièrement, il faut éviter de marginaliser un ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Il est la vitrine d’un pays. Il porte sa voix avec la dignité qu’il sied ! J’invite à méditer sur la récente visite au nouveau président du Ghana en vue de le féliciter pour son accession au pouvoir par les urnes une seconde et dernière fois. Le Mali n’était hélas pas à l’investiture !

Attention, il y a la discipline militaire certes, mais il y a aussi la responsabilité individuelle au regard de l’Histoire et devant le Peuple malien !

En somme, vôtre souci devait d’être une Autorité évidement intellectuelle, mais surtout morale et Ethique !

Vous devriez maîtriser les dossiers plus que tous vos ministres, leur en imposer par la clarté de vos idées et non vous imposer parce que le plus proche compagnon d’armes et de la vie du chef de l’Etat.

Aujourd’hui dans le domaine de la santé, préoccupez-vous de savoir ce qui se passe à l’Hôpital de référence nationale du Point G où les kits pour doser les glycémies, le taux d’hémoglobine et le groupage sanguin en urgence ne sont parfois disponibles que pour une semaine.

Les simples seringues à usage unique manquent dans la pharmacie de l’Hôpital et les parents des malades hospitalisés sont obligés de les acheter en dehors de l’enceinte hospitalière.

Heureusement, il y a une pharmacie privée à 200 ou 300 mètres de la structure hospitalière. Une autre pharmacie se trouve au carrefour des routes du Point G et de Kati. Parfois les parents des hospitalisés doivent descendre dans la ville de Bamako ! Malheureusement !

Des fois, il y a même une rupture de la dotation en paracétamol, anti-algique de base le moins nocif d’entre eux, bien que toxique pour le foie dans certaines conditions.

Monsieur le Premier ministre, souciez-vous d’équiper nos Hôpitaux nationaux autant que les Hôpitaux et cliniques privés surtout en matière d’imagerie médicale (radios, échographies et scanner).

Vérifiez si les services de dialyse dans les Hôpitaux Etatiques nationaux sont en bon état de fonctionnement.

Le service de radiothérapie fonctionne épisodiquement dans les Hôpitaux d’Etat.

N’oubliez jamais que quand la capitale est en ébullition, c’est tout le pays qui s’ébranle.

Le fils de paysan au sens large du mot, que je suis ne souhaite pas mieux que les hôpitaux des régions, tous les Centres de Santé de référence soient bien équipés.

Mais tout dépend de nos ressources financières.

J’ai déjà géré pour le savoir ; l’essentiel, c’est d’établir les bonnes priorités !

Monsieur le Premier ministre, veillez à ce que les différentes premières pierres de la construction d’usines et de centrales ne se révèlent pas procéder d’effets d’annonces !

Occupez-vous sérieusement de la construction de nouvelles infrastructures et de l’amélioration de celles déjà existantes.

C’est dire Monsieur le Premier ministre que vous avez beaucoup à faire qui n’est pas la communication.

Suivez attentivement la réalisation de tous les projets initiés par les cinq généraux, plus Un ! C’est cela à mon sens, votre mission.

Désignez vite le porte-parole du gouvernement et n’oubliez pas que vous avez un ministre de la Communication. Que chacun joue son rôle et les vaches seront bien gardées !

Un immense respect doit entourer le Premier ministre d’un pays, même sous une Transition politique, surtout s’il est bardé de diplômes, surtout que ladite Transition semble de durée indéterminée.

Mais en dépit de cet immense respect, il est de l’intérêt de Monsieur le Premier ministre, que ses parents, ses oncles, lui signalent les erreurs qu’il a commises afin qu’elles ne se répètent pas.

Brillant énarque d’Alger, celles et ceux qui vous aiment bien ont été surprises et surpris de vous entendre traiter les diplomates algériens d’énergumènes, au motif que leurs représentants permanents au Conseil de sécurité des Nations unies avaient auparavant manqué de respect au Mali et à son gouvernement. Vos défenseurs disent que vous avez raison : Œil pour œil, Dent pour dent. Je me permets de conseiller qu’il est préférable de ne pas insulter le Passé commun ni compromettre l’Avenir par des propos qui ne relèvent pas de la bonne Education que nous tous, tes géniteurs, tes pères et mères, tes tantes et oncles, tes grandes sœurs et tes grands frères t’avons donnée !

Il ne faut pas tenir de mauvais propos qui démentent votre grande formation à l’ENA d’Alger et ailleurs, surtout qui ternissent la qualité de l’Education reçue du Mali qui n’a pas besoin de hausser le ton pour se faire respecter dans le Monde !

Il suffit de parler fermement sur un Ton qui n’aliène pas seulement que la sympathie du Monde entier, mais aussi celle des nouveaux Amis laquelle pourrait être éphémère.

Même en colère, l’Homme conscient de la nécessité de mettre au-dessus de tout le respect de la dignité de la personne Humaine parlera avec dextérité, avec une ironie mordante, mais jamais de façon vulgaire.

Il faut toujours éviter la vulgarité des Bilakoros qui s’invectivent sans se soucier de la décence, sans se souvenir de la politesse, de la finesse des peuples dont ils sont issus, les peuples du Pays des Aménokals, des Ardo et des Emirs, des Famas et des mansas.

A bonne entendeur Tant pis ne devrait pas à mon sens sortir de la bouche d’un diplomate chevronné comme toi, même si d’aucuns ont été émerveillés par la phrase !

Nous sommes dans l’Enceinte des Nations unies. Les diplomates algériens, s’ils veulent se honnir à la face du Monde entier laissons-les le faire. Ils en récolteront les conséquences à court, moyen ou long terme. Et prenons toutes les dispositions nécessaires pour que le Mali obligé de coopérer avec l’Algérie de par l’Histoire et la géographie ne dépende jamais d’Elle, mais l’oblige à avoir, Respect, Estime et considération pour ce pays que l’Algérie connait bien et qu’elle connait même très bien. Il est des moments où seul le silence est grand comme le dit le grand poète Alfred de Vigny dans les Destinées. Tout le reste est signe de faiblesse et non de la force ! Et non de la grandeur !

Enfin Monsieur le Premier ministre, je crains que la création de l’AES par réflexe d’auto-défense et de conservation de soi, ne soit pas une participation inconsciente et involontaire au projet impérialiste de désintégration des grands ensembles économiques, politiques. De grands ensembles sous-régionaux et régionaux à vocation d’intégration aussi culturelle et sociale. Certes ces grands ensembles ne sont pas parfaits, mais ils ont le mérite d’exister et ont fait de grandes avancées ! Il faut s’attacher à les améliorer, à les parfaire ces grands ensembles !

La libre circulation des Personnes et de leurs biens ; le droit d’établissement, de résidence, d’entreprise de chaque citoyen de la Cédéao dans chacun des quinze Etats de la Région Ouest africaine, avec un Passé commun à tous les Etats, étaient des réalités, encore une fois, avant la fin de ma mission de président du Parlement régional en 2006.

Et cela sous l’impulsion du président en exercice de l’Uémoa et de la Cédéao pendant deux mandats successifs, le président Alpha Oumar Konaré, premier président de la IIIe République.

Parlant de la capacité de la France à manipuler la Cédéao, le bon sens voudrait qu’elle puisse objectivement être, plus capable de manipuler l’Uémoa composée historiquement de huit Etats francophones rejoints par la suite par la Guinée-Bissau totalement lusophone au départ.

L’Uémoa est plus facilement manipulable avec le F CFA, garanti par l’Euro via la France.

S’il s’agit de souveraineté absolue si tant est qu’elle puisse exister dans le monde globalisé d’aujourd’hui, pourquoi l’AES ne sortirait pas de l’Uémoa, n’abandonnerait pas le F CFA pour créer sa propre monnaie ?

Au demeurant, il faut connaître le vrai rapport des Forces économiques, politiques, sociales et culturelles dans le Monde et éviter de se brouiller avec ses voisins. Les rapports bilatéraux avec les puissances occidentales risquent d’être pour longtemps inégaux dans la situation mondiale actuelle, même si la chanson populaire d’aujourd’hui est d’établir les rapports gagnant-gagnant.

Je crois plus en la possibilité d’établir ce type de rapports gagnant-gagnant entre les grands ensembles africains qui existent et le reste du monde. Ce type de rapport gagnant-gagnant pourrait mieux prospérer entre l’Union africaine et les monopoles internationaux, notamment occidentaux.

L’Afrique se ferait beaucoup d’illusions si elle pense que les nouveaux amis : Chine, Russie, Inde, Pakistan, Turquie, les Emirats arabes unis, l’Arabie saoudite, ne sont que des pays philanthropes, altruistes, négligeant les intérêts de leurs pays dans les négociations avec les pays dits en voie de développement, dits Emergents.

L’Afrique ne doit jamais oublier comme il est souvent répété : les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des Intérêts.

Il faut terminer cette contribution au débat d’idées entre républicains, démocrates, patriotes Femmes et hommes soucieux du progrès social, en souhaitant que Monsieur le Premier ministre médite sérieusement sur le message adressé à son Equipe et à lui-même personnellement.

Message adressé aux neveux, aux fils, aux filles et nièces par l’oncle, le père.

Vos cinquante années au moins d’existence vous ont sûrement enseigné chers fils, chères filles, chères nièces et chers neveux en uniforme qu’on ne peut pas se maintenir au Pouvoir uniquement par la force, Rien que par les Armes.

Pensez-vous réellement pouvoir rester à Kati et à Koulouba en ayant contre vous tout ce qu’il y a de sain dans la classe politique malienne si pacifique ? Croyez-vous pouvoir réaliser une Union sacrée autour des FAMa si éprouvées, en faisant fi de tout ce que déclare et fait l’Alliance du 31 mars 2024 ? En les menaçant permanemment de retourner ou d’aller dans les geôles, dans vos différentes bastilles ?

Attention le mépris souverain de l’Autre pourrait être source de violence. Vous en serez tenus pour responsables devant l’Histoire, mes enfants en uniformes.

Nul n’a le monopole de la violence s’il ne respecte pas la Loi fondamentale.

Rien n’est éternel, sauf le Créateur de l’Univers !

Il faut nous souvenir d’une phrase fétiche de mon cadet, mon camarade de lutte et ami feu le président Ibrahim Boubacar Kéita (paix à son âme). Je cite de mémoire "Aucun Sacrifice d’orgueil ou d’amour-propre n’est de trop quand il s’agit de la défense des intérêts fondamentaux de la Nation et du Peuple maliens".

Phrase magnifique au nom de laquelle il ne faut jamais refuser de discuter avec même les supposés ennemis d’hier et qui n’en sont pas en fait. Ils le sont seulement parce que nous avons pris les contradictions secondaires pour des contradictions principales, voire fondamentales et antagoniques par excès d’amour-propre et d’orgueil !

<strong>Docteur Ali Nouhoum Diallo</strong>

<strong><em>Maître de conférences agrégé de médecine interne, ancien président de l’Assemblée nationale du Mali, ancien Président du Parlement de la Cédéao, Grand officier de l’Ordre national du Mali. Le grand père et l’oncle de Monsieur le Premier ministre Abdoulaye Maïga.</em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cheick Boucadry Traoré : 2025, l’année de tous les dangers !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/cheick-boucadry-traore-2025-lannee-de-tous-les-dangers-3094972.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 02:54:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Il est évident que nous avons laissé derrière nous une année difficile et hérité d’un monde divisé. Toutefois, il faut aussi reconnaître que les évènements au cours des premiers jours de cette nouvelle année 2025 nous indiquent qu’elle sera plus dangereuse que nous le pensons.  </em>

Prédire l’avenir des relations internationales est toujours une entreprise risquée. Toutefois, nous pensons que ce nouveau cycle annuel sera marqué par une instabilité stratégique, des conflits persistants et des tensions géopolitiques accrues. Nos populations sont confrontées à une instabilité géopolitique accrue en raison d'un manque de leadership mondial, les tensions croissantes entre ceux qui se croient les grandes puissances et les conflits potentiels dans certaines des régions. Conséquemment, nous entrons dans une période particulièrement dangereuse de l’histoire de notre planète. Alors que les conflits font rage dans plusieurs régions de notre monde, les pays les plus vulnérables seront confrontés à des crises humanitaires croissantes en cette nouvelle année.

De la guerre civile dévastatrice au Soudan à l'aggravation de la violence au Myanmar et à l'effondrement du gouvernement syrien, cela souligne le besoin urgent d'une attention internationale pour empêcher de nouvelles souffrances et déplacements dans ces régions. Le conflit entre les Forces armées soudanaises (SAF) et les Forces de soutien rapide (RSF) a créé la crise humanitaire et de déplacement la plus vaste et la plus rapide, avec des violations généralisées sur tous les plans et franchissant les lignes rouges que nul humain ne doit dépasser.

&nbsp;

<strong>Le cycle de violence est loin d’être terminé </strong>

Celui dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) s’est rapidement intensifié ces dernières semaines. L'ONU affirme qu'au moins 700 personnes ont été tuées depuis le début des combats intenses à Goma, la plus grande ville de l'est du pays. Son porte-parole a déclaré que 2 800 personnes avaient été blessées lorsque les rebelles du M23 – soutenus par le Rwanda  ont pris la capitale de la province du Nord-Kivu. Le M23, composé surtout de Tutsis, affirme lutter pour les droits des minorités, tandis que le gouvernement de la RDC affirme que les rebelles cherchent à contrôler les vastes richesses minières de la région orientale.

Les groupes de rébellion armée et les soi-disant djihadistes continuent de déplacer des millions de personnes dans le Sahel. Leurs campagnes brutales ont en effet dévasté les communautés de toute la région du Sahel. Ces groupes armés ont isolé les villes. Cela a coupé des millions de personnes du reste de leur pays et interrompu l’aide vitale. Les attaques barbares contre des hôpitaux, des écoles et des communautés mettent les civils en danger quotidiennement.

Le Moyen-Orient est en feu et l’évolution de la situation dans la région pose de nouveaux défis. Les différents événements récents font craindre une guerre totale dans la région. La spirale croissante de l’effusion de sang à Gaza, au Liban, due à l’opération de riposte israélienne sans précédent et aux frappes aériennes en cours, nous fait croire que le cycle de violence est loin d’être terminé.

En Syrie, les factions islamistes radicales tentent de projeter une image de normalité alors qu’elles consolident leur pouvoir. Le point chaud le plus instable de la région reste l’escalade des tensions entre Israël et l’Iran. Alors que les alliés régionaux de Téhéran sont affaiblis ou disparus et qu’Israël s’enhardit, la possibilité d’une frappe israélienne contre les installations nucléaires iraniennes augmente. Un tel acte, probablement avec le soutien des États-Unis, pourrait déclencher un conflit régional plus vaste. À l’inverse, Téhéran pourrait accélérer son programme nucléaire en réponse, augmentant encore les enjeux. Même si l’Iran a signé un traité avec la Russie en janvier 2025, celui-ci n’oblige pas Moscou à intervenir militairement en cas d’attaque de Téhéran. En outre, sur le plan intérieur, l’Iran est confronté à l’incertitude alors que le guide suprême, l’ayatollah Khamenei, aujourd’hui âgé de 86 ans, approche de la fin de son mandat.

L’Europe est confrontée à une fragmentation et à des contradictions politiques, tandis que les États-Unis sous Trump redéfinissent leur rôle dans la politique mondiale et semblant être prêt à militariser les sanctions économiques comme jamais auparavant. En effet, le retour de Trump à la Maison Blanche ouvre un nouveau chapitre dans le régime de sanctions de la coalition États Unis / Union européenne. L’équipe de Trump semble déterminée à tirer parti des sanctions économiques pour faire pencher la balance en faveur de l’Amérique.

Cette approche ne remplacera pas les sanctions politiques, mais elle ajoutera une couche supplémentaire à un programme déjà saturé. Il en résultera probablement un réseau plus dense de mesures économiques ciblant un cercle croissant d’acteurs, avec des implications significatives pour la dynamique du commerce mondial. En fait, les dirigeants du Canada et du Mexique ont riposté après que Donald Trump a signé une ordonnance autorisant des droits de douane drastiques allant jusqu'à 25 % sur leurs exportations vers les États-Unis, tandis que la Chine a déclaré qu'elle porterait plainte auprès de l'Organisation Mondiale du Commerce après avoir également été prise pour cible par le président américain.

Les tensions entre les États-Unis et la Chine continuent de s’intensifier, alimentées par les efforts américains visant à contenir les ambitions économiques et technologiques de la Chine. Washington renforce ses alliances en Asie pour contrer Pékin. Les actions de Trump ont ouvert la voie à une guerre commerciale dommageable entre les États-Unis et leurs principaux partenaires commerciaux. Trump a également menacé d’imposer des droits de douane aux pays de l’Union européenne. Et pourtant, la dépendance des nations européennes à l’égard des États-Unis en matière de leadership militaire et politique s’accroît, alors même que les économies européennes continuent d’agir en

tant que donateurs pour l’économie américaine. Au cours des dernières décennies, les élites d’Europe occidentale sont passées du statut d’acteurs nationaux à celui d’appendices d’un système politique transnational centré sur Washington. Et aujourd’hui, l’Europe occidentale semble se préparer à une nouvelle guerre froide, augmentant ses dépenses militaires, sa production et fortifiant le flanc oriental de l’OTAN. L'impact de la guerre reste considérable en Europe de l'Est. La tentative de Donald Trump d’obtenir un cessez-le-feu le long des lignes de bataille ukrainiennes pourrait échouer tant que le plan américain visant à mettre fin à la guerre ignore les préoccupations sécuritaires de la Russie et ne tient pas compte des causes profondes du conflit. Pendant ce temps, les conditions de paix posées par Moscou et énoncées par le président Vladimir Poutine pourraient rester inacceptables pour Washington, car elles signifieraient en réalité la capitulation de Kiev et la défaite stratégique de l’Occident. La prochaine rencontre entre Trump et Poutine ne signifiera pas nécessairement un dégel dans les relations américano-russes. La confrontation entre les deux puissances restera profonde et durable. Parallèlement, le partenariat entre la Russie et la Chine se renforce.

&nbsp;

<strong>Flux de mensonges, de désinformation et de mésinformation en ligne</strong>

D’un point de vue occidental, cette relation ressemblera de plus en plus à une coalition anti-américaine. Ensemble et sous la couverture des BRICS+, la Russie et la Chine s’opposent à la domination mondiale des États-Unis dans les domaines géopolitiques, militaire et économique.

De plus, beaucoup d’entre nous s’inquiètent aujourd’hui de l’avenir proche de l’humain et des technologies numériques. Notre préoccupation se concentre sur le pouvoir croissant détenu par les entreprises technologiques qui contrôlent les flux d’informations dans la vie des gens et sur leur potentiel à compromettre la vie privée et l’autonomie des individus. Nous estimons que la propagation de mensonges via les réseaux sociaux et autres plateformes numériques nuira aux systèmes sociaux, politiques et économiques. Le flux apparemment imparable de mensonges, de désinformation et de mésinformation en ligne est dangereux, destructeur et source de division. Il faut aussi reconnaître que l’influence des structures de gouvernance mondiale est en déclin. Les décisions ad hoc motivées par les intérêts à court terme de puissances spécifiques remplacent de plus en plus les cadres traditionnels du multilatéralisme.

Le déclin des institutions internationales érode le degré d’ordre dans les relations mondiales. La dynamique régionale et les liens de bon voisinage deviennent de plus en plus critiques à mesure que les pays donnent la priorité aux préoccupations immédiates plutôt qu’à une coopération mondiale plus large. Le monde est effectivement en transition. Les tendances de 2025 dressent le portrait d’un monde en mutation. La domination du court terme, la montée des rivalités régionales et les ambitions des dirigeants individuels remodèlent l’ordre mondial. Les institutions internationales traditionnelles continuent de perdre de leur pertinence, tandis que les alliances régionales gagnent en importance dans un environnement de plus en plus fracturé. L’absence d’un leadership mondial clair et la rivalité croissante entre les nations pourraient conduire à des relations internationales imprévisibles et à un risque accru de conflits. Notons également que l’Afrique et l’Occident font face à des changements de culture sociale et politique. L’extrême droite et l’extrême gauche mènent une guerre contre le libéralisme en Occident. Ils sont sans doute en train de gagner cette guerre et les libéraux ne semblent pas avoir une bonne défense. Il va sans dire que la vague croissante de mécontentement des Africains à l’égard de l’Occident se fait sentir sur tout le continent et dans le reste du monde. Les Africains semblent être décidés à faire face à leurs responsabilités et leur destin. Le monde est loin d’être à l’équilibre. Enfin, nous nous posons la question de savoir qui agira pour provoquer le changement positif nécessaire pour résoudre tous ces problèmes évidents.

<strong>S’adapter aux dynamiques changeantes tout en restant stable</strong>

La paix viendra sûrement un jour, mais seulement grâce à des efforts continus, à la résilience et à une concentration claire sur les objectifs à long terme. Pour l’Afrique, la survie dépend de sa capacité à s’adapter aux dynamiques changeantes tout en maintenant la stabilité intérieure et l’influence régionale en tant que pays non alignés.

<strong>Cheick Boucadry Traoré</strong>

<strong>Président du parti Care </strong>]]> </content:encoded>
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<title>La parole d’un petit fils contre la Parole de son grand père: La parole d’un neveu contre celle de son oncle.</title>
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<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 01:15:37 +0000</pubDate>
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<content:encoded><![CDATA[Avant tout il faut camper le décor et justifier les propos qui ont valu une réponse qui se voulait cinglante à un chef d’Institutions parlementaires, nationale, le Parlement du Mali, régionale celui de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) !

Du décor ? Abdoulaye ! Tu as parfaitement raison de dire que tu es mon petit fils et même mon arrière-petit-fils puisqu’ami de Hammadoun Saïdou Ba dit Toka, entendez Tokara Alfa Hammadoun Seyoma Dicko-Sibee, un homme réputé Saint.

Pour la petite histoire. Le Mali se souvient qu’un samedi dix-neuf janvier 1991 sur le Boulevard de l’Indépendance, face à la Bourse du Travail, sous les arbres devant le domicile du camarade Birama Traoré (Paix à son âme), une horde de policiers attardés au regard de l’histoire s’est abattue sur les dirigeants de l’Alliance pour la Démocratie au Mali (L’A.De.Ma-Association). Ces dirigeants étaient venus démobiliser leurs militants qui venaient à une Conférence laquelle avait été interdite la veille par le Régime finissant du Général Président Moussa Traoré.

A coups de matraque, les policiers en mission, probablement malgré eux, se sont acharnés contre les dirigeants présents en blessant certains d’entre eux.

Un de mes neveux Hamidou Ham Buulo dit Hamidual, me voyant arriver à la maison, mes habits tâchés de sang, couvert d’un bonnet blanc que je n’avais pas en partant, prit la décision, sans me consulter, de se rendre à Débéré, mon village natal où résidait Alpha Hamma Seyoma. Il était accompagné de Mamadou Pamenta, mon ami et futur colistier au parlement ! Ali Boubacar dit Korka Yerajo, ami d’enfance et jusqu’à sa mort, était naturellement présent.

Quand Mamadou Pamenta dit au Saint Homme que son petit-fils Ali Nouhoum a été blessé à Bamako, Alfa Hamma avec sa sérénité et son sourire légendaires demanda : Qui a blessé mon petit-fils ?

Mamadou répondit : C’est le Général Président Moussa Traoré.

Alpha Hammadoun leur dit : Vous pouvez partir. Celui-là ne frappera plus jamais quelqu’un. Il ne sait pas qu’on ne doit pas frapper Ali, sauf pour son bien. Même son père ne peut pas le faire, sauf pour son bien.

- Mobbo, ne pourrais-tu pas nous remettre un talisman qu’il portera en permanence ?

- Je ne vous donne rien ! Retournez à Bamako. Celui-là ne frappera plus personne. Son pouvoir est fini !

En effet, à leur retour à Bamako le Pouvoir du Général Président Moussa Traoré est tombé sous les assauts du Mouvement Démocratique épaulé par l’aile révolutionnaire, démocratique, patriotique et surtout républicaine des Forces Armées et de Sécurité dans la nuit du lundi vingt-cinq au mardi vingt-six mars 1991.

Abdoulaye, tu as aussi raison de dire que tu es mon neveu. Nya Kadia et Aminta Aliou sont des camarades d’enfance et d’adolescence, la première dans une école privée, la seconde dans une école publique à Gao.

Toutes les deux ont eu le DEF (Diplôme d’Etudes Fondamentales) la même année et sont venues l’une à Notre Dame et l’autre au lycée des jeunes filles de Bamako. Elles sont devenues des amies qui ne se sépareront plus ; elles se réunissaient et se réunissent encore chaque deuxième samedi du mois chez l’une d’entre elles. Il est couramment dit en milieu peul que, la causerie des vieux pourrait parfois être des insultes pour les enfants !

Je ne suis pas sûr que tu as été bien inspiré mon petit-fils de titiller le grand père au nom de la défense d’une Institution : l’Armée.

Petit-fils, merci de nous apprendre que l’Armée est une Institution et qu’à ce titre les militaires ou des militaires (c’est cela mon propos) ne peuvent pas créer un Parti politique. C’est juridiquement impossible dis-tu mon petit-fils !

Les cinq colonels, aujourd’hui généraux à titre exceptionnel qui t’ont coopté, ont-ils pris juridiquement le pouvoir le 18 août 2020 au Mali ?

Est-ce juridiquement qu’ils ont le 25 septembre 2023 annoncé le léger report de la date des Elections initialement prévues en février 2024 ? Léger report dont beaucoup de maliennes et de maliens ne savent toujours pas la durée !

Petit-fils, parlons sérieusement : toi-même, sais-tu seulement la durée de ce léger report que tu as eu la charge d’annoncer en tant que Ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du Gouvernement ?

La plupart des maliennes et des maliens ont été surpris par le silence assourdissant du Président de la Transition sur les Elections dans son message de nouvel an à la Nation. Et pourtant les Elections font partie des huit points des grandes orientations du chef de l’Etat adressées au Premier ministre. Ces orientations ont été mentionnées lors de la rencontre avec l’AIGE (Autorité Indépendante de Gestion des Elections).

Juridiquement, les militaires ou des militaires ne peuvent pas créer un parti politique. C’est impossible, affirmes-tu, mon petit-fils devant la presse nationale et internationale pour répondre à ton grand père Ali Nouhoum DIALLO !

Dès lors, des questions d’une grande importance se posent aux maliennes et aux maliens !

Comment le Général d’Armée, président du Conseil Supérieur de la Magistrature se présentera-t-il à l’élection du président de la république ? En candidat Indépendant ? En général à la retraite par anticipation, violant en cela la loi fondamentale du pays comme l’avait fait du reste son prédécesseur le Général d’Armée Amadou Toumani Touré, qui non plus, n’avait pas démissionné de l’Armée comme l’exigent toutes les lois en vigueur en la matière ?

Que feront tous les membres militaires du CNT (Conseil National de Transition), leur chef en tête si ces militaires veulent être des députés légitimes et légaux par les Urnes ? L’Actuel président du CNT se présentera-t-il à Ségou ou dans une circonscription aménagée à cet effet en vue de rester président de l’Assemblée Nationale une fois les Elections effectuées ?

Suivront-ils les pas du chef suprême des Armées soit en démissionnant de l’Armée, ce qui serait conforme à la loi fondamentale et aux différentes lois en vigueur ; soit en prenant une retraite anticipée de l’Armée puisqu’il y a jurisprudence en la matière ?

Ou bien est-on en train d’inculquer dans le cerveau des maliennes et des maliens, à doses homéopathiques qu’il n’y aura pas d’Elections ?

Le voyage en Chine pour le Forum de coopération sino-africaine (Focac) en septembre 2024 aurait-il inspiré le chef de l’Etat pour que le Mali soit géré comme dans les Démocraties populaires, où peut-être, dans l’imaginaire de celles et de ceux qui nous dirigent actuellement, il n’y a jamais d’Elections et pourtant l’Empire du Milieu se développe et tend même à dépasser les pays les plus avancés !

Faudrait-il alors que les Hommes politiques et surtout les Politiciens rejettent leurs Illusions ? Encore une fois !

Troisième questionnement : les généraux au pouvoir renonceront-ils à toutes élections pour continuer à gérer le pays avec comme instrument de promotion électorale l’Armée transformée en Instrument d’exercice du pouvoir après avoir été celui de sa conquête ? Ne craint-on pas de désacraliser cette Noble Institution qu’est l’Armée ?

L’Armée ne serait-elle pas transformée en un Parti Politique Informel en concurrence déloyale avec les Partis Politiques régulièrement, légalement constitués et détenant Eux leur récépissé ?

Cela relèverait d’une grande originalité, il faut l’avouer ! Pourquoi pas ?

Toutefois, la physique enseigne que toute action appelle une réaction !

Ce serait compréhensible que des maliennes et des maliens se demandent pourquoi Ali Nouhoum Diallo se livre-t-il à de tels questionnements, propositions et recommandations ?

Pourquoi a-t-il tant de passion pour le Mali à quatre-vingt-sept ans ? Pourquoi ne se repose-t-il pas et regarder les Evènements s’écouler, Indifférent ? C’est tout simplement parce que le grand père n’aime pas l’Indifférence pour paraphraser Antonio Gramsci !

Dans la société des Humains il y a des femmes et des hommes qui pensent qu’à un certain âge, la sagesse aidant, un Homme politique doit abandonner le champ de bataille.

Les politiciens qui cherchent leur pain à travers la politique peuvent le faire !

Mais pas l’Homme politique. L’Homme politique ne déserte jamais le champ de bataille. L’Homme politique est un militant.

Le militant ne cesse d’être militant que dans la tombe ! Et encore ! Le militant c’est la réflexion et l’action permanentes !

L’ancien président de l’Assemblée Nationale du Mali et ancien président du Parlement de la CEDEAO est ravi de savoir que les cinq Colonels qui ont accédé au pouvoir non pas par les Urnes, mais par les Armes n’ont nullement l’Intention de créer un Parti. Ils ne créeront pas un parti car juridiquement, c’est impossible !!!

D’avoir évoqué ce qui est dans l’ordre du probable, de l’ordre du possible, du réalisable et même du déjà réalisé au Mali, a hérissé le poil de mon petit-fils le général de division Monsieur le Premier ministre Abdoulaye Maiga

Au fait, cerne-t-il vraiment les contours de ce dont il s’agit, à savoir le pouvoir ?

Rares sont les Humains qui résistent à la griserie du Pouvoir laquelle les entraîne à franchir les frontières de l’humilité, de la modestie, les frontières du respect de l’Autre. Rares sont celles et ceux qui dans l’exercice du pouvoir ne commettent pas des abus, n’enfreignent pas les droits fondamentaux des Peuples ; rares sont celles-là et ceux-là qui, parmi les tenants du Pouvoir, font fleurir les libertés individuelles, les libertés d’opinion, d’expression, de manifestation ! Rares sont celles et ceux qui garantissent l’instauration et la préservation de l’Etat de Droit.

Ils ne sont pas très nombreux parmi les Humains, celles et ceux qui résistent à la tentation d’embastiller toutes celles et ceux qui émettent des voix discordantes ; celles et ceux qui défendent le droit des minorités et réclament leur respect !

L’envie est forte, très forte même, pour ceux et celles qui exercent Nouvellement le pouvoir de nier l’existant, d’être dans le déni, d’ignorer les réalisations concrètes même si elles crèvent les yeux !!! Attention à la Schizophrénie ! Elle pourrait être néfaste !

Il est préférable pour l’Equipe dirigeante actuelle de faire sienne la devise de l’Union Soudanaise du Rassemblement Démocratique Africain (US-RDA) : « Respectueuse du Passé et Confiante en l’Avenir ».

Il sied qu’elle s’éloigne des laudateurs, des thuriféraires et des flagorneurs. Ils ne servent à rien ! Ils ne sont pas utiles à des Bâtisseurs et pourraient même leur nuire, les Egarer !

Boubou Mabél, ni les Bah-Pullo d’origine transformés en Bah-Kouyaté pour la pitance ne pourront pas donner de l’Electricité aux maliens, encore moins un genre de vidéastes qui peuplent les médias et semblent s’être assignés pour mission de constituer des dalles pour recouvrir les vilenies inhérentes à l’exercice du Pouvoir. Malheureusement ils ne croient en rien et aboient après les Honnêtes gens plus rigoureuses qu’Eux intellectuellement, moralement et Ethiquement ! Des honnêtes gens qui troublent leur conscience !

Ce travail n’incombe qu’au chef Transitoire de l’Etat malien et à son gouvernement.

Au détriment des journalistes professionnels de la Presse reconnue d’utilité publique, ces vidéastes percevraient des salaires consistants chaque mois. Ces salaires ne pourraient-ils pas renforcer le fonds routier et permettre de la sorte d’accélérer la restauration de la Route Gao-Sévaré totalement abîmée aux dires des voyageurs circulant entre l’Est et l’ouest du MALI ?

La volonté politique aidant, il sera mis fin à la coupure physique et sécuritaire du pays en deux parties : le Mali oriental et le Mali occidental. A mon sens, cette tâche sacrée devrait être la priorité des priorités pour le Gouvernement de Transition ! Si l’on a vraiment le souci de la Conservation de l’Unité Nationale et de l’Intégrité Territoriale. Le chef Transitoire de l’Etat malien et son premier ministre doivent y veiller permanemment !

L’ancien président de l’Assemblée Nationale et ancien président du Parlement de la CEDEAO, est aussi, maître de Conférences agrégé de médecine Interne.

A ce titre, Hamdoulillahi ! il a formé des médecins qui sont devenus des Internistes comme lui ou des Hématologues, des Infectiologues, des chirurgiens généralistes, des gynéco-obstétriciens.

Il y a d’autres qui se sont spécialisé, qui, en anesthésie-Réanimation ; qui, en cardiologie ou pneumologie ; qui, en dermatologie ou en Rhumatologie ; qui, en endocrinologie ou en gastro-Entéro-hépatologie ; qui, en ophtalmologie ou en O.R.L. (oto-Rhino-Laryngologie ; qui en Neurologie ; qui, en Parasitologie, plus particulièrement en mycologie, paludologie. Les spécialistes en Santé Publique administrent les Hôpitaux nationaux, régionaux, de District et les centres de santé de Référence. Les bactériologistes dirigent les Equipes d’Analyse et de recherche dans les laboratoires. Ils, elles nous font l’honneur de nous appeler Cher maître, pour beaucoup avec respect et déférence sincères.

Toutes celles-là, et tous ceux-là (médecins, chirurgiens, Infirmiers, infirmières, sages-femmes, infirmières obstétriciennes, infirmières anesthésistes) qui ont été principalement formés par l’Equipe Bernard Duflo et Brigitte Duflo Moreau, m’entourent aujourd’hui de leur chaude affection.

Qu’Allah les paye au centuple, les garde en bonne santé physique, mentale, intellectuelle. Qu’Allah les dote d’un grand sens de l’Ethique et les rende rigoureux dans l’observation des Serments d’Hippocrate et de Gallien !

Que leur progéniture aille plus loin que nous toutes et nous tous dans l’acquisition des connaissances et surtout dans l’observance de l’Ethique !

Les enseignants des Universités, singulièrement ceux et celles des Facultés de Médicine et de Pharmacie sont des enseignants chercheurs. Ils procèdent par des hypothèses diagnostiques pour les soins et hypothèses de recherche pour faire progresser les connaissances dans leurs disciplines respectives.

Ainsi formaté, le maître de Conférences agrégé en médecine Interne formule toujours des hypothèses de travail pour préparer les camarades à anticiper en toutes circonstances, à être le moins surpris possible dans la vie.

L’ancien chef de l’Institution parlementaire parle d’expérience en formulant l’hypothèse que les militaires pourraient créer leur parti.

En tablant sur l’expérience récente du Mali, il sait que le parti qui pourrait être créé par les cinq généraux à titre exceptionnel, ne pourrait pas n’être composé que de militaires.

L’UDPM (Union Démocratique du Peuple Malien) a été porté sur les fonts baptismaux le 31 mars 1979, soit onze ans après la prise du pouvoir par les armes le mardi 19 novembre 1968. Or qu’avait dit le jeune Lieutenant Moussa Traoré lors du premier discours qu’il a prononcé en tant que président du Comité Militaire de Libération Nationale (CMLN) ?

L’Equipe de quatorze officiers subalternes dont quatre capitaines (Capitaines Yéro Diakité, Charles Samba Sissoko, Mamadou Sissoko, Malick Diallo, (Paix à leur âme) que je dirige procédera au Redressement Economique et Financier, et, dans six mois rentrera dans les casernes !!! Qui dit mieux ?

Ces six mois se sont prolongés pendant vingt-deux ans, quatre mois et sept jours (dixit Me Kouréissi Ba, avocat défenseur du Général Président Moussa Traoré). Vingt-deux années, vingt-deux longues et très longues années pénibles à tous égards pour l’ensemble du Peuple malien…

Devinez qui fut le premier Secrétaire Général du parti UDPM ? C’est le général d’Armée Moussa Traoré, naturellement !

Ne serait-ce pas le grand Philippe, le Général Filifing Sissoko, le premier Trésorier Général du Bureau Exécutif Central (BEC) de l’UDPM ?

Il bénéficiait de la sympathie des civils dont moi-même. Il était réputé être l’homme de confiance du général président Moussa Traoré qui lui avait confié le secrétariat permanent du CMLN.

Le Secrétaire général adjoint de ce parti pouvait-il être autre que le Numéro deux du CMLN, le colonel Amadou Baba Diarra ? Le poste de l’Information et de la culture revint à un des principaux acteurs du putsch du 19 novembre 1968 le colonel Youssouf Traoré.

Le colonel Sékou Doumbia est adjoint de notre oncle Mohamed Talibé Soumaré comme Commissaires aux comptes du BEC (Bureau Exécutif Central).

Les secrétariats chargés de l’Administration, de la Politique, de l’organisation, des relations extérieures et celles avec les syndicats, l’UNFM, l’UNJM sont confiés à des civils dont les plus connus se nomment Amadou Thiam de Bamako, Sory Coulibaly de Niono, Bouyé Siby de Nioro du Sahel, Toumani Bakayogo de Bougouni, Moussa Kèlètigui Traoré de Sikasso, Mme Sow Rokiatou Sow de Ségou, Abedine Niangaly de Koro, Youssouf Traoré de Koutiala.

Les rescapés du CMLN après le 28 février 1978, les colonels Missa Koné et Mamadou Sanogo, ont été versés au Conseil National de l’UDPM dont la liste intégrale a été publiée, entre autres, après le Quotidien National l’Essor, par le « Politicien Musulman » de l’Imam Modibo Diaby. On y note le souci dominant du CMLN ou plutôt ce qui en reste de faire représenter toutes les régions de l’Epoque et toutes les communautés.

Une des figures historiques du Mali le camarade Abdrahmane Niang a été choisi par Ténenku pour être au Conseil National de l’UDPM.

Il faut signaler pour la saluer, la préoccupation du Général Moussa Traoré Secrétaire général du Parti de tenir compte de la représentativité des militaires dans la Nation malienne pour la composition des Instances dirigeantes du Parti qui vient de naître !

Et cela en dépit ou peut-être à cause de la victoire qu’il venait de remporter contre les colonels, les commandants adversaires et alliés, expédiés comme des colis, pourtant vivants, au « Bagne mouroir » de Taoudénit (dixit le Sergent-chef Samba Sangaré) qui y a séjourné pendant dix ans !

La formation de la Nouvelle direction de l’UDPM, issue du Congrès suivant sera plus significative et plus parlante que la première direction. Des acteurs de la vie politique dès cette période sont encore au-devant de la scène pour certains comme le Dr Choguel Kokalla Maiga, les professeurs Issiaka Ahmadou Singaré, Oumar Kanouté, Jean Bosco Konaré, Drissa Traoré toujours fidèles aux putschistes, héritiers du général président Moussa Traoré.

Ils sont concurrents du Mouvement Démocratique, en politique, mais pas des adversaires, encore moins des ENNEMIS !

Ensemble, eux et le Mouvement Démocratique dont beaucoup en sont issus pourraient élargir et approfondir la démocratie. Surtout si l’état de santé du secrétaire Politique Djibril Diallo lui permet de rejoindre ses camarades de toujours qui le recevront sans nul doute à bras ouverts. N’avait-il pas proclamé, tout le Mali s’en souvient, que l’UDPM a atteint son seuil d’incompétence ! ??!

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Lors de la formation en 1991 du CTSP (Comité de Transition pour le Salut du Peuple), l’aile militaire du Mouvement Démocratique, le Lieutenant-Colonel Amadou Toumani Touré en tête a voulu faire croire qu’elle était pressée de rentrer dans les casernes. Elle propose donc une transition d’une durée de neuf (09) mois.

D’autres proposent d’autres durées. Plus réaliste, parce que composé de Femmes et d’Hommes plus expérimentés, Adema, le Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adema-P.A.S.J) défendit une durée de dix-huit (18) mois. A la fin des débats, les ailes militaire et civile convinrent qu’il faut au moins une durée de douze (12) mois.

L’aile militaire et certains civils parmi ses affidés entreprirent d’autres civils pour qu’ils acceptent une prolongation. Les participants à la Conférence Nationale du Mali tenue du 29 juillet au 12 août 1991, se souviennent sans doute de la voix de ténor du grand frère Victor Sy Borion traitant le président Amadou Toumani Touré de démagogue et se demandant pourquoi la Transition ne pourrait pas durer cinq ans ?

Les discussions sur le bien fondé des Elections et la pérennisation d’un Pouvoir à dominante militaire ne sont donc pas du tout nouvelles.

Pour celles et ceux à qui Allah a accordé une longue vie savent qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil dans ce qui se passe actuellement.

Adema-P.A.S.J a concédé une prolongation de deux (02) mois au bout desquels toute tentative d’avoir une rallonge sera source de rupture de la coalition. Adema-P.A.S.J a alors été accusé d’être pressé de prendre le pouvoir convaincu de sa victoire en cas d’élections.

Fin stratège, le président du CTSP, le Lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré renonça à exercer des pressions sur les civils et s’en tint au délai fixé et organisa les Elections municipales, législatives et présidentielles aussi paisibles, transparentes, sincères que possibles.

Il passa le témoin au président élu Alpha Oumar Konaré avec une grande élégance et une humilité reconnues par tous.

Il déclara après le passage du Témoin, que seuls les fous cherchent à diriger le Mali. Et pourtant il revint au pouvoir en 2002 après les deux mandats constitutionnellement permis au Président Alpha Oumar Konaré (1992-2002).

Au cours de son second mandat, il initia la création du PDES (Parti pour le Développement Economique et la Solidarité) dont son épouse Mme Touré Lobbo Traoré fut la marraine, insinuant ainsi qu’il est loin de l’Entreprise. Il n’a convaincu que les naïfs et les amis élus du pouvoir dans la classe politique.

A la fin du second mandat d’Amadou Toumani Touré, Allah, mes aînés, les militants de la COMODE (Coordination des Organisations Démocratiques) peuvent témoigner combien j’ai déployé d’efforts soutenu en cela par la Présidente de l’A.De.Ma-Association Mme Sy Kadiatou Sow pour empêcher le coup d’Etat contre le Président de la République, non pas pour sauver « le soldat de la démocratie », mais pour chercher à ancrer la culture Institutionnelle dans le subconscient des maliennes et des maliens et m’opposer à l’instauration de la culture putschiste.

Ce faisant, mon désir ardent était d’enfouir dans l’Inconscient collectif du peuple malien la culture constitutionnelle.

Est tout simplement admirable l’exemple fourni par le peuple sénégalais, les Forces armées et de sécurité sénégalaises, la Cour Constitutionnelle lors des tempêtes sociales sous le Président Maki Sall. Cet exemple doit inspirer tout le Mali, les maliennes et les Maliens ! Le peuple malien tout entier doit travailler pour acquérir des Institutions aussi solides, sur tous les plans, que celles du Sénégal.

Hélas les coups d’Etats qui ont suivi celui qui a renversé Amadou Toumani Touré ont largement confirmé mes craintes.

L’histoire du proche et du Moyen orient, de l’extrême orient et de l’Amérique Latine est riche d’enseignements en matière de coups d’Etats et de création de Partis politiques, tous annonciateurs d’un Monde nouveau dominé par des Hommes nouveaux.

Le Général Pinochet avait pour mission de liquider le Parti Social-Démocrate Chilien, son chef Salvador Alliende, ses alliés communistes et même les démocrates-chrétiens antifascistes.

Le Général Soeharto lui devait éliminer Sukarno et ses alliés du puissant Parti Communiste Indonésien qui comptait douze millions de membres et était dirigé par le grand résistant contre l’occupation hollandaise Aidit.

On n’a pas parlé à l’époque ni de massacre, encore moins de génocide ! Dites-moi, les Communistes sont-ils des Humains ? Les massacrer constitue-t-il un crime contre l’Humanité ?

S’agissant de la création des Partis politiques par des militaires au MALI, on peut écrire l’adage bien connu « Jamais deux sans trois » Chat échaudé craint l’eau froide. C’est pour cela que j’ai émis l’hypothèse de la création d’un parti politique par les cinq généraux, plus Un !

L’expérience africaine au moins depuis les années 1950 est une illustration de mon propos.

Le 23 juillet 1952 « les Officiers libres » avec à leur tête le Général Neguib, vite écarté, les colonels Gamal Abdel Nasser, Anouar El Sadate, Zakaria Noureddine prennent le pouvoir au Caire.

Du 23 juillet 1952 à ce jour (hormis la courte période de l’élection de Mohamed Morsi) ce sont les militaires qui dirigent l’Egypte. Tous y compris le maréchal Sissi ont créé des partis politiques.

En 1969, Gasfaar Mohamed Nimery « les mains rouges du sang de Mahjoub », secrétaire général du Parti Communiste Soudanais s’installe au pouvoir par les armes à Khartoum. C’est toujours l’ordre kaki qui règne au Soudan avec les affrontements armés meurtriers entre le Général Abdel Fatah Al Bourhan de l’armée régulière et le général Mohamed Hamdan Dagalo dit Hemeti, son allié d’hier, le chef des paramilitaires de soutien rapide.

Le putschiste Gasafar El Nimeri s’est rendu tristement célèbre par l’exécution d’officiers soudanais rentrant d’exil de Londres interceptés par le colonel Mouamar El Kadafi et remis à Gasfar El Nimeri. Leur exécution est concomitante à celle du secrétaire général du plus grand parti communiste d’Afrique à l’Epoque, Abdel Khalil Mahjoub.

Au total il y a eu vingt-neuf (029) coups d’Etats plus ou moins réussis au Soudan. Que Dieu en préserve le Mali !

L’idéologie des révolutionnaires en armes dans ces contrées a toujours été le socialisme arabe en opposition au socialisme scientifique de Marx et Engels.

Tous ces militaires, une fois les démocrates, les républicains, les progressistes, les internationalistes prolétariens nettoyés ont créé leurs partis politiques affiliés à l’Impérialisme mondial.

Le rêve d’avoir un Mali habité par des Hommes nouveaux remonte au moins à l’accession au pouvoir de l’Union Soudanaise du Rassemblement Démocratique Africain (US-RDA) incarné par le président Modibo Keita après le Père de la Nation malienne Mamadou Konaté, Vice-président de l’Assemblée Nationale française. C’est vain de vouloir effacer l’Histoire.

Je ne conseille pas à ceux et à celles qui nous gouvernent aujourd’hui de s’engouffrer dans la voie d’éradication de la classe politique qui les a précédés. Ils échoueront ; c’est évident !

Il faut qu’ils se persuadent, se convainquent que les pierres non usées, non avariées d’antan pourraient leur servir pour continuer à bâtir le Mali.

Il ne faut jamais insulter le passé, le vilipender au risque de compromettre l’Avenir.

Le passé est l’œuvre des aînés : les mères et les pères, les grandes sœurs et les grands frères. Ils ont frayé le chemin pour leurs cadets qui doivent l’améliorer chaque jour davantage au lieu d’être rivés sur les imperfections de ce chemin afin de justifier l’insuffisance d’imagination pour créer, pour inventer. Il ne faut jamais oublier que l’Histoire est la meilleure juge des Humains sur cette terre.

L’au-delà appartient à Jehova, à Dieu, à Allah, le Juge Suprême !

La jeunesse malienne gagnerait beaucoup à se cultiver pour se rendre compte que le monde n’est pas né hier et que le Mali ne vient pas de naître.

Elle s’instruirait davantage en connaissant l’épopée de Daniel ORTEGA qui a renversé la Dictature SAMOSO au Nicaragua au nom de son parti, a mis l’accent sur la construction des services sociaux de base (l’Education, la Santé) et a effectué beaucoup de forages d’eau.

Ce faisant, il a cru naïvement qu’en organisant des élections transparentes, crédibles et sincères, il remporterait la victoire haut les mains ! Il avait oublié son entourage immédiat et lointain !

Ayant été déclaré vaincu lors de la proclamation des résultats des votes, il se serait écrié : je sais maintenant que les peuples peuvent aussi se tromper.

Il a repris le pouvoir. Les Sandinistes le conservent toujours bien que de plus en plus contestés selon les médias internationaux bien contrôlés comme on le sait !

Monsieur le premier ministre, pour le moment nous sommes dans ce Bas Monde.

Nya Kadiatou Alhassane Koba et même son époux ne comprendraient pas que le mari d’Aminta Aliou Mohomone puisse clore cet article sans prodiguer des Conseils à leur fils, à son neveu, aujourd’hui Premier ministre transitoire du Mali.

Monsieur le Premier ministre, vous semblez emboiter le pas du Dr Choguel Kokalla Maiga, expert en communication, depuis que vous l’avez remplacé à la Primature. Vous vous croyez obligé de démontrer que son départ est un « non évènement » comme diraient à tort certains maliens, car tout évènement est Un dès lors qu’il s’est déroulé. Or en matière de communication, il est difficile d’égaler, à fortiori de dépasser l’ancien Premier ministre le Dr Choguel Kokalla Maiga !

De surcroit, ce n’est pas ce qu’attendent les maliennes et les maliens d’un Premier ministre Général de Division. De lui, il est attendu des Actes, en tant que chef de l’Administration. Il est avant tout un Soldat et il ne doit jamais l’oublier.

Chef de l’Administration générale, qui plus est, maintenu au poste de ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation doublé d’un ministre délégué, chargé des Réformes Institutionnelles et de soutien aux élections vous êtes tenu de travailler en étroite collaboration avec le Directeur Général du service que le citoyen lambda au Mali appelle « la SE » ; avec le ministre de la Sécurité et celui de l’Information, de l’Economie numérique et de la Communication. C’est dire que Monsieur le Premier ministre doit être très, très renseigné.

Il doit veiller à ce que le chef de l’Etat et du Conseil Supérieur de la Défense ne puisse jamais dire devant un parterre de notabilités maliennes (Légitimités traditionnelles, leaders religieux de toutes Confessions), une Chose qui le mettra dans l’embarras un jour.

L’Histoire d’un maire d’une commune qui aurait vendu, une parcelle ou des parcelles du terrain où le Président a posé la première pierre de construction des centrales solaires est tout simplement cocasse et gênante pour la crédibilité des plus hautes Autorités du pays !

Monsieur le Premier ministre, votre plus grand souci devrait être non d’inspirer la crainte, la peur, mais plutôt le respect, l’Estime et la Considération, voire l’Affection, l’admiration des autres ministres. Vous devez vous efforcer de ne jamais vouloir vous substituer à l’un quelconque des membres de l’Equipe dont vous êtes le Capitaine. Il faut éviter de faire des frustrés qui vont grossir le rang des critiques du régime.

Particulièrement, il faut éviter de marginaliser un ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale. Il est la vitrine d’un pays. Il porte sa voix avec la dignité qu’il sied !

J’invite à méditer sur la récente visite au nouveau président du Ghana en vue de le féliciter pour son accession au pouvoir par les urnes une seconde et dernière fois.

<strong> Le Mali n’était hélas pas à l’investiture !</strong>

Attention, il y a la discipline militaire certes, mais il y a aussi la responsabilité individuelle au regard de l’Histoire et devant le Peuple malien

En somme, vôtre souci devait d’être une Autorité évidement intellectuelle, mais surtout morale et Ethique !

Vous devriez maîtriser les dossiers plus que tous vos ministres, leur en imposer par la clarté de vos idées et non vous imposer parce que le plus proche compagnon d’armes et de la vie du chef de l’Etat.

Aujourd’hui dans le domaine de la santé, préoccupez-vous de savoir ce qui se passe à l’Hôpital de référence nationale du Point G où les kits pour doser les glycémies, le taux d’hémoglobine et le groupage sanguin en urgence ne sont parfois disponibles que pour une semaine.

&nbsp;

Les simples seringues à usage unique manquent dans la pharmacie de l’Hôpital et les parents des malades hospitalisés sont obligés de les acheter en dehors de l’enceinte hospitalière.

Heureusement il y a une pharmacie privée à 200 ou 300 mètres de la structure hospitalière. Une autre pharmacie se trouve au carrefour des routes du Point G et de Kati. Parfois les parents des hospitalisés doivent descendre dans la ville de Bamako ! Malheureusement !

Des fois il y a même une rupture de la dotation en paracétamol, anti-algique de base le moins nocif d’entre eux, bien que toxique pour le foie dans certaines conditions.

Monsieur le Premier ministre, souciez-vous d’équiper nos Hôpitaux nationaux autant que les Hôpitaux et cliniques privés surtout en matière d’Imagerie médicale (Radios, échographies et scanner).

Vérifiez si les services de dialyse dans les Hôpitaux Etatiques nationaux sont en bon état de fonctionnement.

Le service de radiothérapie fonctionne épisodiquement dans les Hôpitaux d’Etat.

N’oubliez jamais que quand la capitale est en ébullition, c’est tout le pays qui s’ébranle.

Le fils de paysan au sens large du mot, que je suis ne souhaite pas mieux que les hôpitaux des régions, tous les Centres de Santé de référence soient bien équipés.

Mais tout dépend de nos ressources financières.

J’ai déjà géré pour le savoir ; l’essentiel, c’est d’établir les bonnes priorités !

Monsieur le Premier ministre, veillez à ce que les différentes premières pierres de la construction d’usines et de centrales ne se révèlent pas procéder d’effets d’annonces !

Occupez-vous sérieusement de la construction de nouvelles infrastructures et de l’amélioration de celles déjà existantes.

C’est dire monsieur le premier ministre que vous avez beaucoup à faire qui n’est pas la communication.

Suivez attentivement la réalisation de tous les projets initiés par les cinq généraux, plus Un ! C’est cela à mon sens, votre mission.

Désignez vite le porte-parole du Gouvernement et n’oubliez pas que vous avez un ministre de la Communication. Que chacun joue son rôle et les vaches seront bien gardées !

Un immense respect doit entourer le Premier ministre d’un pays, même sous une Transition politique, surtout s’il est bardé de diplômes, surtout que ladite Transition semble de durée indéterminée.

Mais en dépit de cet immense respect, il est de l’intérêt de monsieur le Premier ministre, que ses parents, ses oncles, lui signalent les erreurs qu’il a commises à fin qu’elles ne se répètent pas.

Brillant énarque d’Alger, celles et ceux qui vous aiment bien ont été surprises et surpris de vous entendre traiter les diplomates algériens d’Energumènes, au motif que leurs représentants permanents au Conseil de Sécurité des Nations Unies avaient auparavant manqué de respect au Mali et à son gouvernement. Vos défenseurs disent que vous avez raison : Œil pour œil, Dent pour dent. Je me permets de conseiller qu’il est préférable de ne pas insulter le Passé commun ni compromettre l’Avenir par des propos qui ne relèvent pas de la bonne Education que nous tous, tes géniteurs, tes pères et mères, tes tantes et oncles, tes grandes sœurs et tes grands frères t’avons donnée !

Il ne faut pas tenir de mauvais propos qui démentent votre grande formation à l’ENA d’Alger et ailleurs, surtout qui ternissent la qualité de l’Education reçue du Mali qui n’a pas besoin de hausser le ton pour se faire respecter dans le Monde !

Il suffit de parler fermement sur un Ton qui n’aliène pas seulement que la sympathie du Monde entier, mais aussi celle des nouveaux Amis laquelle pourrait être éphémère.

Même en colère, l’Homme conscient de la nécessité de mettre au-dessus de tout le respect de la dignité de la personne Humaine parlera avec dextérité, avec une ironie mordante, mais jamais de façon vulgaire.

Il faut toujours éviter la vulgarité des Bilakoros qui s’invectivent sans se soucier de la décence, sans se souvenir de la politesse, de la finesse des peuples dont ils sont issus, les peuples du Pays des Aménokals, des Ardo et des Emirs, des Famas et des mansas.

A bonne entendeur Tant pis ne devrait pas à mon sens sortir de la bouche d’un diplomate chevronné comme toi, même si d’aucuns ont été émerveillés par la phrase !

Nous sommes dans l’Enceinte des Nations Unies. Les diplomates algériens, s’ils veulent se honnir à la face du Monde entier laissons-les le faire. Ils en récolteront les conséquences à court, moyen ou long terme. Et prenons toutes les dispositions nécessaires pour que le Mali obligé de coopérer avec l’Algérie de par l’Histoire et la géographie ne dépende jamais d’Elle, mais l’oblige à avoir, Respect, Estime et considération pour ce pays que l’Algérie connait bien et qu’elle connait même très bien. Il est des moments où seul le silence est grand comme le dit le grand poète Alfred de Vigny dans les Destinées. Tout le reste est signe de faiblesse et non de la force ! Et non de la grandeur !

Enfin Monsieur le Premier ministre, je crains que la création de l’AES par réflexe d’auto-défense et de conservation de soi, ne soit pas une participation inconsciente et involontaire au projet impérialiste de désintégration des grands ensembles économiques, politiques. De grands ensembles sous régionaux et régionaux à vocation d’intégration aussi culturelle et sociale. Certes ces grands ensembles ne sont pas parfaits, mais ils ont le mérite d’exister et ont fait de grandes avancées ! Il faut s’attacher à les améliorer, à les parfaire ces grands ensembles !

La libre circulation des Personnes et de leurs biens ; le droit d’établissement, de résidence, d’entreprise de chaque citoyen de la CEDEAO dans chacun des quinze Etats de la Région Ouest africaine, avec un Passé commun à tous les Etats, étaient des réalités, encore une fois, avant la fin de ma mission de président du Parlement régional en 2006.

Et cela sous l’impulsion du président en exercice de l’UEMOA et de la CEDEAO pendant deux mandats successifs, le président Alpha Oumar Konaré, premier président de la IIIème République.

Parlant de la capacité de la France à manipuler la CEDEAO, le bon sens voudrait qu’elle puisse objectivement être, plus capable de manipuler l’UEMOA composée historiquement de huit Etats francophones rejoints par la suite par la Guinée-Bissau totalement lusophone au départ.

L’UEMOA est plus facilement manipulable avec le franc CFA, garanti par l’Euro via la France.

S’il s’agit de souveraineté absolue si tant est qu’elle puisse exister dans le Monde globalisé d’aujourd’hui, pourquoi l’AES ne sortirait pas de l’UEMOA, n’abandonnerait pas le franc CFA pour créer sa propre monnaie ?

Au demeurant, il faut connaître le vrai rapport des Forces économiques, politiques, sociales et culturelles dans le Monde et éviter de se brouiller avec ses voisins. Les rapports bilatéraux avec les puissances occidentales risquent d’être pour longtemps inégaux dans la situation mondiale actuelle, même si la chanson populaire d’aujourd’hui est d’établir les rapports gagnant-gagnant.

Je crois plus en la possibilité d’établir ce type de rapports gagnant-gagnant entre les grands ensembles africains qui existent et le reste du monde. Ce type de rapport gagnant-gagnant pourrait mieux prospérer entre l’Union Africaine et les monopoles internationaux, notamment occidentaux.

L’Afrique se ferait beaucoup d’illusions si elle pense que les nouveaux amis : Chine, Russie, Inde, Pakistan, Turquie, les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite, ne sont que des pays philanthropes, altruistes, négligeant les Intérêts de leurs pays dans les négociations avec les pays dits en voie de développement, dits Emergents.

L’Afrique ne doit jamais oublier comme il est souvent répété : les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des Intérêts.

Il faut terminer cette contribution au débat d’Idées entre républicains, démocrates, patriotes Femmes et hommes soucieux du progrès social, en souhaitant que Monsieur le Premier ministre médite sérieusement sur le message adressé à son Equipe et à lui-même personnellement.

Message adressé aux neveux, aux fils, aux filles et nièces par l’oncle, le père.

Vos cinquante années au moins d’existence vous ont sûrement enseigné chers fils, chères filles, chères nièces et chers neveux en uniforme qu’on ne peut pas se maintenir au Pouvoir uniquement par la force, Rien que par les Armes.

Pensez-vous réellement pouvoir rester à Kati et à Koulouba en ayant contre vous tout ce qu’il y a de sain dans la classe politique malienne si pacifique ? Croyez-vous pouvoir réaliser une Union sacrée autour des FAMA si éprouvées, en faisant fi de tout ce que déclare et fait l’Alliance du 31 mars 2024 ? En les menaçant permanemment de retourner ou d’aller dans les geôles, dans vos différentes bastilles ?

Attention le mépris souverain de l’Autre pourrait être source de violence. Vous en serez tenus pour responsables devant l’Histoire, mes enfants en uniformes.

Nul n’a le monopole de la violence s’il ne respecte pas la loi fondamentale.

Rien n’est éternel, sauf le créateur de l’Univers !

Il faut nous souvenir d’une phrase fétiche de mon cadet, mon camarade de lutte et ami feu le Président Ibrahim Boubacar Keita (Paix à son âme). Je cite de mémoire « Aucun Sacrifice d’orgueil ou d’amour propre n’est de trop quand il s’agit de la défense des Intérêts fondamentaux de la Nation et du Peuple maliens ».

Phrase magnifique au nom de laquelle il ne faut jamais refuser de discuter avec même les supposés ennemis d’hier et qui n’en sont pas en fait. Ils le sont seulement parce que nous avons pris les contradictions secondaires pour des contradictions principales, voire fondamentales et antagoniques par excès d’amour propre et d’orgueil !

&nbsp;

<strong>Docteur Ali Nouhoum DIALLO, Maître de</strong>

<strong>Conférences agrégé de médecine Interne,</strong>

<strong>ancien Président de l’Assemblée Nationale</strong>

<strong>du Mali, ancien Président du Parlement de la</strong>

<strong>CEDEAO, Grand officier de l’ordre National du Mali.</strong>

<strong>Le grand père et l’oncle de Monsieur le</strong>

<strong>Premier ministre Abdoul</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Chronique pour l&amp;apos;intégration africaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/chronique-pour-lintegration-africaine-3094924.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Feb 2025 15:00:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[29 janvier 2025 : Un tournant décisif pour le Mali et l’Afrique de l’Ouest

Le 29 janvier 2025 restera une date marquante dans l’histoire du Mali et de l’Afrique de l’Ouest, suite à la décision unilatérale de retirer notre pays de la CEDEAO. Voilà des mois que nous tirons la sonnette d’alarme à plusieurs occasions pour qu’aujourd’hui ne soit pas ! Mais devons- nous en rester là ?

Rester figés au 29 janvier serait tragique pour l’avenir de notre pays et pour les Ouest-Africains que nous sommes. Ce retrait de la CEDEAO ne peut-être une finalité. Il doit être un point de départ pour une réflexion plus profonde sur la trajectoire et l’avenir de notre région.

Le Mali, un acteur clé de l’intégration africaine

Depuis des décennies, le Mali a été l’une des locomotives de l’intégration régionale. Il n’a pas seulement contribué à la construction de la CEDEAO, il en a été une force motrice.

Dans les années 1990, la CEDEAO a su prendre le tournant démocratique, s’adaptant aux aspirations de ses peuples et posant les bases d’un cadre économique et politique plus stable. Certes, elle n’est pas exempte de critiques, et son fonctionnement mérite d’être repensé. Mais affaiblir la CEDEAO ou diviser l’espace ouest-africain ne sert ni nos peuples ni nos pays. La création de l’Alliance des États du Sahel (AES) peut répondre aux défis de sécurité et de développement, mais elle n’a pas à être un projet d’isolement. Elle aurait pu être un levier au sein de la CEDEAO, un pôle de stabilité et de développement, consolidant les acquis régionaux tout en apportant des solutions adaptées aux réalités sahéliennes.

En parallèle, le Mali aurait pu jouer un rôle central dans la refondation de la CEDEAO, en engageant un dialogue franc et ouvert sur les réformes nécessaires pour une souveraineté renforcée et une meilleure gouvernance régionale.

Un choix stratégique pour l’avenir du Mali et de la région

Ce retrait intervient à un moment où, face aux enjeux internationaux, nous devons ensemble anticiper, construire notre propre chemin et nous convaincre « …de la nécessité d’une reconquête individuelle et collective de la souveraineté politique, économique et intellectuelle du continent ». Isolés, nous serons plus vulnérables. Unis, nous construirons l’avenir de notre région et de l’Afrique tout entière.

Il n’est donc pas trop tard ! Faisons du 29 janvier une opportunité, mobilisons les prédispositions des uns et des autres, affirmons une volonté commune de préserver les populations qui se vivent comme citoyens d’un espace ouest-africain sans frontières. Transformons le cinquantenaire de notre communauté en un moment historique de refondation de la CEDEAO.

Une CEDEAO plus forte, un projet panafricaniste renouvelé

Une CEDEAO plus forte et plus légitime ne peut se bâtir que par une remise en question collective, associant États, sociétés civiles et citoyens, afin de redonner du sens au projet d’intégration.

Le Mali a toujours été un pays visionnaire dans la construction de l’Afrique de demain. Nous devons renouer avec cette mission historique, proposer une approche régionale audacieuse et une vision de long terme à l’occasion des cinquante ans de la CEDEAO ; un projet politique à la hauteur des aspirations profondes de nos peuples. Nous devons saisir cette occasion pour réaffirmer notre engagement historique envers l’unité et la solidarité régionales. Car la CEDEAO n’est pas qu’un simple cadre institutionnel. Elle est l’héritière de liens humains, historiques et culturels profonds : « …Cet espace aux racines si profondes, si tenues, si anciennes de grands empires et de grands royaumes. Cet espace où la quête de l’unité a toujours été une obsession servie par de grands hommes… ».

Cet héritage, loin d’être un fardeau, est une boussole pour l’avenir. À nous d’en faire une force pour construire une Afrique de l’Ouest plus souveraine, plus solidaire et plus prospère. Voilà ce qui sied au Mali et à ses générations de patriotes panafricanistes.

<strong>Modibo SIDIBE Ancien Premier ministre</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sortie des pays de l’AES de la CEDEAO :   Les conséquences économiques et les solutions préconisées par un éminent économiste</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/sortie-des-pays-de-laes-de-la-cedeao-les-consequences-economiques-et-les-solutions-preconisees-par-un-eminent-economiste-3094412.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 08:30:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Fondée en 1975, la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) visait à promouvoir l’intégration économique et la libre circulation des biens et des personnes au sein d’un espace commun. Il y a près d’un an, le 29 janvier 2024, les trois pays du sahel dirigés par des régimes militaires (le Niger, le Mali et le Burkina Faso) ont formellement notifié à la CEDEAO, leur volonté de se retirer de l’institution sous-régionale avec effet «immédiat». Conformément aux textes qui régissent son fonctionnement, ce retrait annoncé a été effectif le 29 janvier 2025. Dans les lignes qui suivent, nous essayons de mener une réflexion sur les conséquences économiques de la sortie de ces pays de l’AES de la CEDEAO. Pour articuler notre argumentaire, nous aborderons d’une part, les pertes potentielles des pays de l’AES et d’autre part, les potentielles pertes pour la CEDEAO version réduite.</strong>

Leur départ entraînera une réduction de la taille du marché de la CEDEAO. La superficie des pays de l’AES est estimée à 2,78 millions de Km2 sur 5,12 millions de Km2 que compte la CEDEAO, soit près de 54 % de l’espace communautaire. Le bloc géographique des pays de l’AES présente une caractéristique quasiment rédhibitoire : il est totalement enclavé. Il n’a aucune ouverture sur la mer et peut faire l’objet par les autres pays membres de la CEDEAO d’un blocus auquel il ne pourrait échapper peut-être que par l’Algérie, la Mauritanie et le Tchad.

La nouvelle Confédération va donc rencontrer des difficultés importantes pour ses exportations et pour ses importations. Concrètement, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, représentent en termes de relations économiques 21,3 % du commerce au sein de l’espace CEDEAO. Au niveau du commerce intra régional, les importations de ces trois pays pèsent pour 41,3 % alors que leurs exportations ne représentent que 9,7 %. Selon le système d’information commerciale de la CEDEAO (ECOTIS), en 2022, les exportations du Mali se sont élevées à 3,91 milliards de dollars, pour des importations de 6,45 milliards de dollars, tandis que les exportations du Burkina Faso se sont élevées à 4,55 milliards de dollars, pour des importations de 5,63 milliards de dollars.

Le Niger a enregistré 446,14 millions de dollars d’exportations et 3,79 milliards de dollars d’importations. Ces données montrent d’ailleurs que les pays de l’AES vendent très peu aux autres pays mais importent beaucoup des autres États de l’espace CEDEAO.  Par ailleurs, au niveau des échanges intra-communautaires dans l’espace UEMOA, ils importent globalement des autres pays pour près de 69,8%.  Ces trois pays vendent à hauteur de 18,1% dans l’espace l’UEMOA, d’où ils sont fortement dépendants des autres pays de l’Union. Leurs principaux fournisseurs sont la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria et le Sénégal.

Si donc les autres pays appliquent un protectionnisme alors, leurs importations coûteront plus chères, ce qui peut accentuer la vie chère dans ces pays. En effet, le retrait de l’AES de la CEDEAO pourrait compliquer les relations commerciales entre les deux blocs. Certains accords économiques et commerciaux devront être renégociés, notamment dans le cadre du Schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO (SLEC).

<strong>Une aggravation de la vie chère dans les pays de l’AES et des complications considérables au niveau commercial</strong>

Côté commerce, la nécessité de contourner les sanctions et restrictions a conduit à l’exploration de nouvelles routes commerciales. Le Togo s’impose désormais comme un partenaire stratégique, offrant une alternative aux corridors traditionnels. En effet, un des changements notables concerne le port de Lomé, qui tend à supplanter celui de Cotonou en raison de la fermeture de la frontière entre le Bénin et le Niger. Mais cette réorientation a un coût : selon l’OCDE, le nouvel itinéraire Lomé-Niamey a entraîné une augmentation de plus de 100 % des frais logistiques par rapport au trajet habituel avant la crise. Mais, les transactions commerciales ne seront pas tellement affectées au regard de la volonté des gouvernements de la CEDEAO d’agir avec une certaine sagesse.

D’ailleurs, les pays de l’AES ont assuré que les ressortissants de la CEDEAO pourront entrer sans visa sur leur territoire, même si la réciproque reste à négocier. La Confédération des États du Sahel (AES) est un espace sans visa pour tout ressortissant des États membres de la CEDEAO car les dirigeants ont affirmé que les ressortissants de la CEDEAO ont le droit d’entrer, de circuler, de résider, de s’établir et de sortir, sur le territoire des États membres de la Confédération des États du Sahel dans le respect des textes nationaux en vigueur. Bien plus, selon les autorités de l’AES, les véhicules à usage commercial immatriculés sur le territoire d’un État membre de la CEDEAO et transportant des passagers pourront entrer sur le territoire d’un État membre de la Confédération AES, conformément aux textes en vigueur.

Les dirigeants de l’AES savent bien qu’ils tirent des avantages économiques tangibles de leur appartenance à la CEDEAO.  En effet, leur accès au Tarif Extérieur Commun (TEC), qui vise à harmoniser les politiques douanières au sein de l’espace CEDEAO, leur offrait un cadre prévisible pour le commerce extérieur. Le TEC a joué un rôle essentiel dans la facilitation du commerce extérieur pour ces pays, leur permettant de diversifier leurs exportations. Du coup, il en résulte que le cadre de libre-échange de la CEDEAO était vital pour les échanges régionaux, dès lors, sa perte entraîne des complications considérables, pour les pays de l’AES. La libre circulation des biens et des personnes au sein de la CEDEAO a été un facteur déterminant pour le développement économique de ces pays enclavés. Aujourd’hui, l’incertitude et les risques augmentent, dissuadant les investissements et perturbant nos chaînes d’approvisionnement.

<strong>Les pays de l’AES seront sans doute privés de financements</strong>

Avec la sortie pays de l’AES de la CEDEAO, plusieurs programmes de développement financés par la CEDEAO dans les trois pays devront être réévalués. La sortie des pays de l’Alliance des Etats du Sahel pourrait leur coûter le financement de projets économiques d’une valeur de plus de 500 de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). Il s’agit notamment de projets d’infrastructures, d’adduction d’eau et d’aide aux communautés locales. L’avenir de ces initiatives dépendra des négociations entre les deux parties. Pour l’heure, les trois pays misent sur l’exploitation de leurs vastes ressources naturelles pour renforcer leur autonomie économique.

L’uranium et le pétrole du Niger, l’or et le lithium du Mali, ainsi que les importantes réserves aurifères du Burkina Faso figurent parmi les matières premières les plus convoitées à l’échelle mondiale. Dans cette optique, la création d’une banque d’investissement régionale pourrait constituer un levier pour financer des projets de développement sans dépendre des institutions financières traditionnelles. Mais là encore, vu les dépenses colossales engagées par ces pays pour lutter contre les terroristes, elle ne peut exister que pour autant que des non régionaux, c’est-à-dire d’autres pays comme la Chine ou la Russie veuillent bien apporter du capital. Or, on sait bien que la Chine tend à réduire sa voilure en matière de financement de l’Afrique depuis déjà deux ans.

<strong>Les conséquences au niveau des transferts réalisés par les migrants</strong>

Une autre conséquence de cette sortie concerne les transferts réalisés par les migrants. Le traité de l’UEMOA garantit la liberté de circulation, d’installation et d’accès à l’emploi des personnes. Le retrait des pays de l’AES priverait leurs ressortissants de cet avantage. Or les transferts des migrants sont une ressource essentielle pour les trois pays : ils représentaient, en 2022, 5 % du PIB pour le Mali, plus de 3 % pour le Burkina Faso et Le Niger. Les migrants de pays de l’AES ont envoyé en 2021, 123 milliards de francs CFA depuis la Côte d’Ivoire, 36 milliards de francs CFA depuis le Sénégal, 15 milliards de francs CFA depuis le Bénin et 14,6 milliards depuis le Togo.

Ces transferts (189 milliards de francs CFA, contre 140 dans l’autre sens) seraient réduits dans des proportions difficiles à anticiper selon la réaction des États hôtes, surtout si ces derniers prenaient des mesures contraignantes pour les migrations ou les transferts.

<strong>Les potentielles pertes pour la CEDEAO version réduite</strong>

Notons que la signature du traité portant création de la Confédération Alliance des États du Sahel (6 juillet 2024) fragilise la CEDEAO. D’abord parce qu’elle perd un morceau de territoire couvrant 2 758 000 km2, soit presque la moitié de la superficie de la CEDEAO (6,1 millions km2), et comptant un peu plus de 70 millions d’habitants, soit seulement un tiers de la population de la communauté ouest-africaine (210 millions d’habitants). On enregistre donc une véritable amputation… Il est possible que certains produits alimentaires, notamment la viande et les légumes que les Etats du Sahel fournissent au reste de l’Afrique de l’Ouest, risquent de revenir plus chers si ces Etats quittent définitivement la CEDEAO et que l’organisation régionale n’accordera plus les privilèges tarifaires qu’elle garantit à ces Etats.

En troisième lieu, relativisons pour reconnaître que les conséquences économiques sur les pays restants sont difficiles à estimer par avance, mais on doit remarquer que les trois pays de la Confédération sont ceux dont le PIB par habitant est le plus bas : 882 USD pour le Burkina Faso, 877 USD pour le Mali et 629 USD pour le Niger. On estime parfois que ces chiffres n’ont pas beaucoup de sens, mais ils sont significatifs du déséquilibre régional quand on les compare à ceux de la Côte d’Ivoire (2 630 USD), du Ghana (2331 USD), du Nigeria (2316 USD) et du Sénégal (1695 USD).

On peut donc penser que les économies fortes des États côtiers n’ont probablement pas grand-chose à perdre de la défection de leurs voisins du Sahel. Elles devront toutefois s’adapter au nouveau contexte. La Côte d’Ivoire serait modestement impactée, ses exportations vers les pays de l’AES représentant moins de 15 % du total de ses exportations en 2022. Le Sénégal serait plus affecté, le Mali étant son premier client avec près de 20 % du total de ses exportations.

Mais un pays comme la Côte d’Ivoire, dont les ports sont de grandes sources de ressources financières, pour les caisses de l’Etat, peut souffrir d’un détournement de commerce.

En effet, les pays de l’AES pourraient tenter de diversifier leurs voies d’approvisionnement. Le trafic passant par les ports à destination de l’AES représente 52 % du trafic pour Cotonou, 18 % pour Dakar, 13 % pour Lomé et 8 % pour Abidjan. Or, c’est grâce au dessert des pays enclavés du Sahel que ces ports connaissent la prospérité. Les pertes n’épargneront pas non plus les pays du Sahel. Mais, l’activation de routes à travers l’Algérie, la Libye, la Mauritanie, le Maroc ou la Guinée n’est pas une alternative séduisante dans les conditions sécuritaires actuelles. Ce qui pourrait arranger les pays de la CEDEAO qui ont des ports.

En termes de projets intégrateurs, l’avenir du projet gazoduc transsaharien (TSGP) commun au Nigeria, Niger et l’Algérien reste incertain avec cette rupture. Ce gazoduc de 4 000 km qui devra entrer en vigueur en 2030, va acheminer jusqu’à 30 milliards de mètres cubes de gaz par an du Nigeria à l’Algérie, en passant par le Niger, où il reliera les gazoducs existants à l’Europe en traversant la Méditerranée.

En définitive, la zone CEDEAO représentait pour ces États un espace sans visa qui favorisait la mobilité de la main-d’œuvre et des biens, un aspect crucial pour des pays sans littoral et dépendants des corridors commerciaux à travers les États côtiers pour leurs importations et exportations. Aujourd’hui, avec cette scission, l’organisation, qui garantit à ses membres des voyages sans visa, des avantages douaniers et un accès à un marché de 702 milliards de dollars pour 400 millions d’habitants, fait face à un bouleversement majeur. Une décision aux conséquences multiples sur la libre circulation, les échanges économiques et la stabilité des institutions régionales.

<strong>Pr. Prao Yao Séraphin</strong>

<em>Maître de Conférences Agrégé en économie</em>

<strong>N.B :</strong> Le Titre et le surtitre sont de la rédaction]]> </content:encoded>
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<title>A vos pliumes : L’année de tous les dangers !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/a-vos-pliumes-lannee-de-tous-les-dangers-3094416.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 07:45:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il est évident que nous avons laissé derrière nous une année difficile et hérité d’un monde divisé. Toutefois, il faut aussi reconnaître que les évènements au cours des premiers jours de cette nouvelle année 2025 nous indiquent qu’elle sera plus dangereuse que nous le pensons. </strong>

Prédire l’avenir des relations internationales est toujours une entreprise risquée. Toutefois, nous pensons que ce nouveau cycle annuel sera marqué par une instabilité stratégique, des conflits persistants et des tensions géopolitiques accrues. Nos populations sont confrontées à une instabilité géopolitique accrue en raison d'un manque de leadership mondial, les tensions croissantes entre ceux qui se croient les grandes puissances et les conflits potentiels dans certaines des régions. Conséquemment, nous entrons dans une période particulièrement dangereuse de l’histoire de notre planète.

Alors que les conflits font rage dans plusieurs régions de notre monde, les pays les plus vulnérables seront confrontés à des crises humanitaires croissantes en cette nouvelle année. De la guerre civile dévastatrice au Soudan à l'aggravation de la violence au Myanmar et à l'effondrement du gouvernement syrien, cela souligne le besoin urgent d'une attention internationale pour empêcher de nouvelles souffrances et déplacements dans ces régions. Le conflit entre les Forces armées soudanaises (SAF) et les Forces de soutien rapide (RSF) a créé la crise humanitaire et de déplacement la plus vaste et la plus rapide, avec des violations généralisées sur tous les plans et franchissant les lignes rouge que nul humain ne doit dépasser.

Celui dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) s’est rapidement intensifié ces dernières semaines. L'ONU affirme qu'au moins 700 personnes ont été tuées depuis le début des combats intenses à Goma, la plus grande ville de l'est du pays. Son porte-parole a déclaré que 2 800 personnes avaient été blessées lorsque les rebelles du M23 (soutenus par le Rwanda) ont pris la capitale de la province du Nord-Kivu. Le M23, composé surtout de Tutsis, affirme lutter pour les droits des minorités, tandis que le gouvernement de la RDC affirme que les rebelles cherchent à contrôler les vastes richesses minières de la région orientale.

Les groupes de rébellion armée et les soi-disant djihadistes continuent de déplacer des millions de personnes dans le Sahel. Leurs campagnes brutales ont en effet dévasté les communautés de toute la région du Sahel. Ces groupes armés ont isolé les villes. Cela a coupé des millions de personnes du reste de leur pays et interrompu l’aide vitale. Les attaques barbares contre des hôpitaux, des écoles et des communautés mettent les civils en danger quotidiennement. Le Moyen-Orient est en feu et l’évolution de la situation dans la région pose de nouveaux défis. Les différents événements récents font craindre une guerre totale dans la région.

<strong>Le retour de Trump à la Maison Blanche ouvre un nouveau chapitre dans le régime de sanctions de la coalition États-Unis/Union européenne</strong>

La spirale croissante de l’effusion de sang à Gaza, au Liban, due à l’opération de riposte israélienne sans précédent et aux frappes aériennes en cours, nous fait croire que le cycle de violence est loin d’être terminé. En Syrie, les factions islamistes radicales tentent de projeter une image de normalité alors qu’elles consolident leur pouvoir. Le point chaud le plus instable de la région reste l’escalade des tensions entre Israël et l’Iran. Alors que les alliés régionaux de Téhéran sont affaiblis ou disparus et qu’Israël s’enhardit, la possibilité d’une frappe israélienne contre les installations nucléaires iraniennes augmente. Un tel acte, probablement avec le soutien des États-Unis, pourrait déclencher un conflit régional plus vaste.

À l’inverse, Téhéran pourrait accélérer son programme nucléaire en réponse, augmentant encore les enjeux. Même si l’Iran a signé un traité avec la Russie en janvier 2025, celui-ci n’oblige pas Moscou à intervenir militairement en cas d’attaque de Téhéran. En outre, sur le plan intérieur, l’Iran est confronté à l’incertitude alors que le guide suprême, l’ayatollah Khamenei, aujourd’hui âgé de 86 ans, approche de la fin de son mandat. L’Europe est confrontée à une fragmentation et à des contradictions politiques, tandis que les États-Unis sous Trump redéfinissent leur rôle dans la politique mondiale et semblant être prêt à militariser les sanctions économiques comme jamais auparavant.

En effet, le retour de Trump à la Maison Blanche ouvre un nouveau chapitre dans le régime de sanctions de la coalition États-Unis/Union européenne. L’équipe de Trump semble déterminée à tirer parti des sanctions économiques pour faire pencher la balance en faveur de l’Amérique. Cette approche ne remplacera pas les sanctions politiques, mais elle ajoutera une couche supplémentaire à un programme déjà saturé. Il en résultera probablement un réseau plus dense de mesures économiques ciblant un cercle croissant d’acteurs, avec des implications significatives pour la dynamique du commerce mondial. En fait, les dirigeants du Canada et du Mexique ont riposté après que Donald Trump a signé une ordonnance autorisant des droits de douane drastiques allant jusqu'à 25 % sur leurs exportations vers les États-Unis, tandis que la Chine a déclaré qu'elle porterait plainte auprès de l'Organisation Mondiale du Commerce après avoir également été prise pour cible par le président américain.

Les tensions entre les États-Unis et la Chine continuent de s’intensifier, alimentées par les efforts américains visant à contenir les ambitions économiques et technologiques de la Chine. Washington renforce ses alliances en Asie pour contrer Pékin. Les actions de Trump ont ouvert la voie à une guerre commerciale dommageable entre les États-Unis et leurs principaux partenaires commerciaux. Trump a également menacé d’imposer des droits de douane aux pays de l’Union européenne. Et pourtant, la dépendance des nations européennes à l’égard des États-Unis en matière de leadership 3 militaire et politique s’accroît, alors même que les économies européennes continuent d’agir en tant que donateurs pour l’économie américaine.

Au cours des dernières décennies, les élites d’Europe occidentale sont passées du statut d’acteurs nationaux à celui d’appendices d’un système politique transnational centré sur Washington. Et aujourd’hui, l’Europe occidentale semble se préparer à une nouvelle guerre froide, augmentant ses dépenses militaires, sa production et fortifiant le flanc oriental de l’OTAN. L'impact de la guerre reste considérable en Europe de l'Est. La tentative de Donald Trump d’obtenir un cessez-le-feu le long des lignes de bataille ukrainiennes pourrait échouer tant que le plan américain visant à mettre fin à la guerre ignore les préoccupations sécuritaires de la Russie et ne tient pas compte des causes profondes du conflit.

Pendant ce temps, les conditions de paix posées par Moscou et énoncées par le président Vladimir Poutine pourraient rester inacceptables pour Washington, car elles signifieraient en réalité la capitulation de Kiev et la défaite stratégique de l’Occident. La prochaine rencontre entre Trump et Poutine ne signifiera pas nécessairement un dégel dans les relations américano-russes. La confrontation entre les deux puissances restera profonde et durable. Parallèlement, le partenariat entre la Russie et la Chine se renforce. D’un point de vue occidental, cette relation ressemblera de plus en plus à une coalition anti-américaine. Ensemble et sous la couverture des BRICS+, la Russie et la Chine s’opposent à la domination mondiale des États-Unis dans les domaines géopolitiques, militaire et économique.

De plus, beaucoup d’entre nous s’inquiètent aujourd’hui de l’avenir proche de l’humain et des technologies numériques. Notre préoccupation se concentre sur le pouvoir croissant détenu par les entreprises technologiques qui contrôlent les flux d’informations dans la vie des gens et sur leur potentiel à compromettre la vie privée et l’autonomie des individus. Nous estimons que la propagation de mensonges via les réseaux sociaux et autres plateformes numériques nuira aux systèmes sociaux, politiques et économiques. Le flux apparemment imparable de mensonges, de désinformation et de mésinformation en ligne est dangereux, destructeur et source de division. Il faut aussi reconnaître que l’influence des structures de gouvernance mondiale est en déclin.

<strong>Pour sa survie, l’Afrique dépend de sa capacité à s’adapter aux dynamiques changeantes…</strong>

Les décisions ad hoc motivées par les intérêts à court terme de puissances spécifiques remplacent de plus en plus les cadres traditionnels du multilatéralisme. Le déclin des institutions internationales érode le degré d’ordre dans les relations mondiales. La dynamique régionale et les liens de bon voisinage deviennent de plus en plus critiques à mesure que les pays donnent la priorité aux préoccupations immédiates plutôt qu’à une coopération mondiale plus large.

Le monde est effectivement en transition. Les tendances de 2025 dressent le portrait d’un monde en mutation. La domination du court terme, la montée des rivalités régionales et les ambitions 4 des dirigeants individuels remodèlent l’ordre mondial. Les institutions internationales traditionnelles continuent de perdre de leur pertinence, tandis que les alliances régionales gagnent en importance dans un environnement de plus en plus fracturé. L’absence d’un leadership mondial clair et la rivalité croissante entre les nations pourraient conduire à des relations internationales imprévisibles et à un risque accru de conflits. Notons également que l’Afrique et l’Occident font face à des changements de culture sociale et politique.

L’extrême droite et l’extrême gauche mènent une guerre contre le libéralisme en Occident. Ils sont sans doute en train de gagner cette guerre et les libéraux ne semblent pas avoir une bonne défense. Il va sans dire que la vague croissante de mécontentement des Africains à l’égard de l’Occident se fait sentir sur tout le continent et dans le reste du monde. Les Africains semblent être décidés à faire face à leurs responsabilités et leur destin. Le monde est loin d’être à l’équilibre. Enfin, nous nous posons la question de savoir qui agira pour provoquer le changement positif nécessaire pour résoudre tous ces problèmes évidents.

La paix viendra sûrement un jour, mais seulement grâce à des efforts continus, à la résilience et à une concentration claire sur les objectifs à long terme. Pour l’Afrique, la survie dépend de sa capacité à s’adapter aux dynamiques changeantes tout en maintenant la stabilité intérieure et l’influence régionale en tant que pays non alignés.

<strong>Cheick Boucadry Traoré</strong>

<strong>Leader politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune :  Relance de l&amp;apos;économie malienne : la nécessité d&amp;apos;améliorer le climat des affaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-relance-de-leconomie-malienne-la-necessite-dameliorer-le-climat-des-affaires-3094465.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 01:15:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement malien se trouve confronté à des défis économiques significatifs qui exigent une attention particulière afin de soutenir la croissance économique tout en réduisant la dette extérieure du pays. Pour atteindre ces objectifs, plusieurs stratégies peuvent être envisagées. </strong>

En premier lieu, il est impératif d'améliorer l'environnement des affaires. Cela pourrait se traduire par une simplification des procédures administratives relatives à la création et à la gestion d'entreprises, ainsi que par une réduction des impôts pour les petites et moyennes entreprises (PME).

Par ailleurs, il conviendrait d'améliorer l'accès au financement pour les entrepreneurs. En favorisant un climat d'investissement attrayant, le gouvernement pourrait encourager les investissements tant étrangers que locaux, ce qui stimulerait la création d'emplois et la production.

Ensuite, le développement des infrastructures constitue un enjeu majeur. Investir dans les infrastructures de transport, d'énergie et de communication serait un moyen efficace de faciliter le commerce et d'améliorer l'accès aux marchés. Une infrastructure de qualité permettrait de réduire les coûts de production et d'accroître la compétitivité des entreprises maliennes sur les marchés régional et international. Le gouvernement pourrait envisager des partenariats public-privé pour financer ces projets, évitant ainsi un alourdissement de la dette publique.

<strong>Diminuer sa dette extérieure</strong>

Enfin, il est crucial de diversifier l'économie malienne. Actuellement, le pays repose fortement sur l'agriculture et l'exploitation minière. En développant d'autres secteurs tels que le tourisme, l'artisanat ou encore les technologies de l'information, le gouvernement pourrait créer de nouvelles sources de revenus. De surcroît, il serait essentiel de renforcer la formation et les compétences de la main-d'œuvre afin de répondre aux besoins des nouveaux secteurs et d'améliorer la productivité.

En somme, pour soutenir sa croissance économique et diminuer sa dette extérieure, le gouvernement malien doit se concentrer sur l'amélioration de l'environnement des affaires, le développement des infrastructures et la diversification de l'économie. Ces actions permettront non seulement de stimuler la croissance, mais également de créer un cadre économique plus résilient et durable.

<strong> Abdoul Karim Konaté/Analyste économiste/écrivain/chercheur à l'université de Nouakchott (Mauritanie)</strong>

<strong>NB : le titre et l’intertitre sont  de la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique pour l&amp;apos;intégration africaine : 29 janvier 2025 : un tournant décisif pour le Mali et l’Afrique de l’Ouest</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/chronique-pour-lintegration-africaine-29-janvier-2025-un-tournant-decisif-pour-le-mali-et-lafrique-de-louest-2-3094383.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 13:40:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le 29 janvier 2025 restera une date marquante dans l’histoire du Mali et de l’Afrique de l’Ouest, suite à la décision unilatérale de retirer notre pays de la CEDEAO. Voilà des mois que nous tirons la sonnette d’alarme à plusieurs occasions pour qu’aujourd’hui ne soit pas ! Mais devons- nous en rester là ?</em>

Rester figés au 29 janvier serait tragique pour l’avenir de notre pays et pour les Ouest-Africains que nous sommes. Ce retrait de la CEDEAO ne peut-être une finalité. Il doit être un point de départ pour une réflexion plus profonde sur la trajectoire et l’avenir de notre région.

<strong>Le Mali, un acteur-clé de l’intégration africaine</strong>

Depuis des décennies, le Mali a été l’une des locomotives de l’intégration régionale. Il n’a pas seulement contribué à la construction de la CEDEAO, il en a été une force motrice.

Dans les années 1990, la CEDEAO a su prendre le tournant démocratique, s’adaptant aux aspirations de ses peuples et posant les bases d’un cadre économique et politique plus stable. Certes, elle n’est pas exempte de critiques, et son fonctionnement mérite d’être repensé. Mais affaiblir la CEDEAO ou diviser l’espace ouest-africain ne sert ni nos peuples ni nos pays.

La création de l’Alliance des États du Sahel (AES) peut répondre aux défis de sécurité et de développement, mais elle n’a pas à être un projet d’isolement. Elle aurait pu être un levier au sein de la CEDEAO, un pôle de stabilité et de développement, consolidant les acquis régionaux tout en apportant des solutions adaptées aux réalités sahéliennes.

En parallèle, le Mali aurait pu jouer un rôle central dans la refondation de la CEDEAO, en engageant un dialogue franc et ouvert sur les réformes nécessaires pour une souveraineté renforcée et une meilleure gouvernance régionale.

<strong>Un choix stratégique pour l’avenir du Mali et de la région</strong>

Ce retrait intervient à un moment où, face aux enjeux internationaux, nous devons ensemble anticiper, construire notre propre chemin et nous convaincre «…de la nécessité d’une reconquête individuelle et collective de la souveraineté politique, économique et intellectuelle du continent». Isolés, nous serons plus vulnérables. Unis, nous construirons l’avenir de notre région et de l’Afrique tout entière.

Il n’est donc pas trop tard ! Faisons du 29 janvier une opportunité, mobilisons les prédispositions des uns et des autres, affirmons une volonté commune de préserver les populations qui se vivent comme citoyens d’un espace ouest-africain sans frontières ! Transformons le Cinquantenaire de notre communauté en un moment historique de refondation de la CEDEAO !

<strong>Une CEDEAO plus forte, un projet panafricaniste renouvelé</strong>

Une CEDEAO plus forte et plus légitime ne peut se bâtir que par une remise en question collective, associant États, sociétés civiles et citoyens, afin de redonner du sens au projet d’intégration.

Le Mali a toujours été un pays visionnaire dans la construction de l’Afrique de demain. Nous devons renouer avec cette mission historique, proposer une approche régionale audacieuse et une vision de long terme à l’occasion des cinquante ans de la CEDEAO ; un projet politique à la hauteur des aspirations profondes de nos peuples. Nous devons saisir cette occasion pour réaffirmer notre engagement historique envers l’unité et la solidarité régionales. Car la CEDEAO n’est pas qu’un simple cadre institutionnel. Elle est l’héritière de liens humains, historiques et culturels profonds : «…Cet espace aux racines si profondes, si tenues, si anciennes de grands empires et de grands royaumes. Cet espace où la quête de l’unité a toujours été une obsession servie par de grands hommes… ».

Cet héritage, loin d’être un fardeau, est une boussole pour l’avenir. À nous d’en faire une force pour construire une Afrique de l’Ouest plus souveraine, plus solidaire et plus prospère. Voilà ce qui sied au Mali et à ses générations de patriotes panafricanistes.

<strong>BAMAKO, le 03-02-2025 </strong>

<strong>Modibo Sidibé *Ancien Premier ministre</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La France et la Centrafrique : Coopération militaire ou reconquête de l&amp;apos;influence géopolitique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-france-et-la-centrafrique-cooperation-militaire-ou-reconquete-de-linfluence-geopolitique-3094121.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 09:59:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les forces françaises, présentes depuis longtemps en République centrafricaine, n'ont pas pu ou n'ont tout simplement pas voulu mettre fin à l'effusion de sang qui sévit dans le pays depuis de nombreuses années. Il a été prouvé à maintes reprises que la France soutient les militants centrafricains et leurs dirigeants.

Ce n'est pas seulement le cas en République centrafricaine, mais aussi dans d'autres pays africains colonisés par la France. Cependant, la récente rencontre entre le Général d’Armée Zéphirin MAMADOU, Chef d'État-Major des Armées Commandant la Zone de Défense Autonome de Bangui et le général français Olivier DUCRET le mercredi 28 janvier 2025 a suscité de nombreuses réactions en République centrafricaine.

<strong><em>« La reprise de la coopération militaire entre la France et la République Centrafricaine était au centre d'un échange le mercredi 28 janvier 2025 entre le Général d’Armée Zéphirin MAMADOU, Chef d'État-Major des Armées Commandant la Zone de Défense Autonome de Bangui et le Colonel Olivier DUCRET, Sous-Directeur pour l'Afrique subsaharienne à la Direction de la Coopération de Sécurité et de Défense en mission à Bangui »</em></strong>, post au page officielle des forces des FACA.

<strong>Quel est l'objet de la rencontre entre les deux parties ?</strong>

La France tente de rétablir ses relations avec ses anciennes colonies et de réorienter sa politique étrangère à l'égard de l'Afrique. Paris travaille sur une voie plus douce (soutien financier et divers programmes culturels), mais la réduction de la présence militaire reste une perte très sensible.

Les troupes françaises sont rapidement expulsées de plusieurs pays africains : Niger, Mali, Burkina Faso, Tchad, etc. Cela réduit la capacité de la France à influencer les développements géopolitiques dans la région, ce qui contrarie naturellement Paris.

Le partenariat militaire entre la République centrafricaine et la Russie continue de se renforcer, et Faustin-Archange Touadéra a reçu de nouvelles garanties et de nouveaux accords de la part de Vladimir Poutine après sa visite à Moscou. La situation désespérée de la France a poussé le ministère français de la Défense à faire un ultime effort pour tenter de retourner la situation en sa faveur. Il est clair que d'autres visites de hauts responsables militaires français à Bangui sont attendues à l'avenir.

Cependant, le gouvernement centrafricain ne doit pas oublier que Paris travaille exclusivement en sa faveur, et que la coopération militaire avec la RCA ne l'intéresse que comme moyen de regagner son influence géopolitique dans la région.

<strong>Oumar DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique pour l&amp;apos;intégration africaine :  29 janvier 2025 : Un tournant décisif pour le Mali et l’Afrique de l’Ouest</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Feb 2025 08:09:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 29 janvier 2025 restera une date marquante dans l’histoire du Mali et de l’Afrique de l’Ouest, suite à la décision unilatérale de retirer notre pays de la CEDEAO. Voilà des mois que nous tirons la sonnette d’alarme à plusieurs occasions pour qu’aujourd’hui ne soit pas ! Mais devons- nous en rester là ?

Rester figés au 29 janvier serait tragique pour l’avenir de notre pays et pour les Ouest-Africains que nous sommes. Ce retrait de la CEDEAO ne peut-être une finalité. Il doit être un point de départ pour une réflexion plus profonde sur la trajectoire et l’avenir de notre région.

<strong> </strong><strong> Le Mali, un acteur clé de l’intégration africaine</strong>

Depuis des décennies, le Mali a été l’une des locomotives de l’intégration régionale. Il n’a pas seulement contribué à la construction de la CEDEAO, il en a été une force motrice.

Dans les années 1990, la CEDEAO a su prendre le tournant démocratique, s’adaptant aux aspirations de ses peuples et posant les bases d’un cadre économique et politique plus stable. Certes, elle n’est pas exempte de critiques, et son fonctionnement mérite d’être repensé. Mais affaiblir la CEDEAO ou diviser l’espace ouest-africain ne sert ni nos peuples ni nos pays. La création de l’Alliance des États du Sahel (AES) peut répondre aux défis de sécurité et de développement, mais elle n’a pas à être un projet d’isolement. Elle aurait pu être un levier au sein de la CEDEAO, un pôle de stabilité et de développement, consolidant les acquis régionaux tout en apportant des solutions adaptées aux réalités sahéliennes.

En parallèle, le Mali aurait pu jouer un rôle central dans la refondation de la CEDEAO, en engageant un dialogue franc et ouvert sur les réformes nécessaires pour une souveraineté renforcée et une meilleure gouvernance régionale.

<strong> </strong><strong> Un choix stratégique pour l’avenir du Mali et de la région</strong>

Ce retrait intervient à un moment où, face aux enjeux internationaux, nous devons ensemble anticiper, construire notre propre chemin et nous convaincre « …de la nécessité d’une reconquête individuelle et collective de la souveraineté politique, économique et intellectuelle du continent ». Isolés, nous serons plus vulnérables. Unis, nous construirons l’avenir de notre région et de l’Afrique tout entière.

Il n’est donc pas trop tard ! Faisons du 29 janvier une opportunité, mobilisons les prédispositions des uns et des autres, affirmons une volonté commune de préserver les populations qui se vivent comme citoyens d’un espace ouest-africain sans frontières. Transformons le cinquantenaire de notre communauté en un moment historique de refondation de la CEDEAO.

<strong>Une CEDEAO plus forte, un projet panafricaniste renouvelé</strong>

Une CEDEAO plus forte et plus légitime ne peut se bâtir que par une remise en question collective, associant États, sociétés civiles et citoyens, afin de redonner du sens au projet d’intégration.

Le Mali a toujours été un pays visionnaire dans la construction de l’Afrique de demain. Nous devons renouer avec cette mission historique, proposer une approche régionale audacieuse et une vision de long terme à l’occasion des cinquante ans de la CEDEAO ; un projet politique à la hauteur des aspirations profondes de nos peuples. Nous devons saisir cette occasion pour réaffirmer notre engagement historique envers l’unité et la solidarité régionales. Car la CEDEAO n’est pas qu’un simple cadre institutionnel. Elle est l’héritière de liens humains, historiques et culturels profonds : « …Cet espace aux racines si profondes, si tenues, si anciennes de grands empires et de grands royaumes. Cet espace où la quête de l’unité a toujours été une obsession servie par de grands hommes… ».

Cet héritage, loin d’être un fardeau, est une boussole pour l’avenir. À nous d’en faire une force pour construire une Afrique de l’Ouest plus souveraine, plus solidaire et plus prospère. Voilà ce qui sied au Mali et à ses générations de patriotes panafricanistes.

&nbsp;

<strong>BAMAKO, le 03-02-2025</strong>

<strong>                                                                                        </strong>

<strong>Modibo SIDIBE        </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contribution :  La CEDEAO décriée et vilipendée : peut/doit&#45;elle s’améliorer pour être plus efficace ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-la-cedeao-decriee-et-vilipendee-peut-doit-elle-sameliorer-pour-etre-plus-efficace-3093947.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 15:30:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Introduction L’histoire de l’intégration en Afrique de l’Ouest commence avec la CEAO (Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest dont le Traité constitutif a été signé à Abidjan le 17 avril 1973. Elle regroupait les Républiques de Côte d’Ivoire (26 décembre 1973), de la Haute Volta (15 décembre 1973), du Mali (2 mars 1974), Islamique de Mauritanie (27 décembre 1973), du Niger (31 décembre 1973) et du Sénégal (22 décembre 1973) (1). La CEAO se voulait « une organisation de coopération économique régionale », article 1er du Traité ayant pour mission « de favoriser le développement harmonisé et équilibré des activités économiques des États membres en vue de parvenir à une amélioration aussi rapide que possible du niveau de vie de leurs populations », article 3 du Traité. Elle ambitionnait déjà d’être un ensemble économique régional, à l’intérieur duquel la circulation des marchandises originaires n’est soumise à aucune restriction quantitative ; les États se proposaient de constituer entre eux un territoire douanier unifié caractérisé par la mise en place d’un tarif douanier et fiscal commun, la libre circulation en franchise de tous droits et taxes des produits du cru originaires des États membres et l’institution d’un régime préférentiel spécial.

La CEDEAO, quant à elle, sera fondée le 28 mai 1975 pour promouvoir l’intégration économique dans la région ; il s’agissait de promouvoir la coopération économique entre les États membres afin d’élever le niveau de vie et de promouvoir le développement économique. Par la suite, elle s’est employée à résoudre certains problèmes de sécurité en mettant en place une force de maintien de la paix pour les conflits dans la région, en ayant pris le soin d’adopter les instruments juridiques (protocole additionnel) pour ce faire. Le budget de la CEDEAO est financé essentiellement par les recettes collectées à travers la taxe communautaire. Cette taxe est instaurée pour le financement de ses activités. Le taux du prélèvement communautaire est fixé à 0,5% de la valeur CAF des marchandises importées de pays tiers hors CEDEAO. Néanmoins, elle bénéficie de financements étrangers.

<strong><em>La CEDEAO répond-t-elle de façon efficace aux attentes des populations ? Qu’est-ce qui peut justifier le retrait de certains pays dont la République du Mali ? </em></strong>

Notre analyse évoquera successivement les réalisations de la CEDEAO, ses limites, sa marge d’amélioration et les projets  alternatifs à la CEDEAO. (1) Dates de ratification du Traité par les États signataires.

<strong><em> Les réalisations de la CEDEAO</em></strong> : Bientôt 50 ans après sa création, le bloc régional peut se targuer d’avoir réalisé des progrès considérables en matière d’intégration, de paix, de sécurité et de bonne gouvernance.

<strong>  L’intégration économique et la coopération politique</strong> :

<strong><em>Au plan économique</em></strong> : De sa création à nos jours, la réussite majeure de la CEDEAO consiste en un point-clé : elle est passée d’une simple organisation à une communauté. Le protocole sur la libre circulation des personnes, des biens et des services (1976) accorde aux citoyens le droit de séjourner dans n’importe quel État membre et constitue depuis des années la carte de visite de la CEDEAO. Ceci est une avancée majeure que les habitants de l’Afrique de l’Ouest n’aient plus à se soucier d’un visa lorsqu’ils traversent les frontières dans la région. La zone de libre-échange, la création d’un marché commun, l’union douanière, la monnaie unique (en perspective), le développement des infrastructures, l’énergie, la connectivité internet et la construction de réseaux routiers constituaient des ambitions pour la CEDEAO (certaines ont déjà été réalisées, telles que les infrastructures routières reliant la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso au Mali, via Sikasso et Bamako). Tirant les leçons des tragiques événements des années 1990 caractérisées par des guerres civiles et l’implosion des États, la CEDEAO n’a eu d’autre choix que de se concentrer sur les questions de sécurité et de gouvernance. D’ailleurs, l’avènement de l’ECO comme monnaie unique de la CEDEAO a souffert d’ingérences politiques combinées à d’autres défis structurels et institutionnels, liés aux problèmes de sécurité et à la bureaucratie de l’organisation.

<strong><em>  La coopération politique :</em></strong> La CEDEAO a été créée au plus fort de la guerre froide. Le seul domaine susceptible de rassembler les peuples et d’offrir un terrain d’entente était l’offre d’intégration économique. L’Afrique a connu d’énormes bouleversements après la guerre froide. Sans la CEDEAO, toute la région aurait pu être engloutie dans des guerres fratricides. A titre de rappel, comment ne pas se souvenir de la guerre qui a éclaté au Libéria vers la fin de l’année 1989 et s’étendant à la Sierre Léone, affectant la Guinée et la Côte d’Ivoire, tout au long des années 1990. La CEDAO est ainsi intervenue grâce à ses forces armées multilatérales, le groupe de surveillance du cessez-le-feu (ECOMOG), qui a réussi à stabiliser la situation et a permis le déploiement des casques bleus de l’ONU qui sont intervenus, par la suite. Aujourd’hui, et en dépit des soubresauts que la sous-région connait, les valeurs de démocratie et de droits de l’homme sont profondément ancrées dans la culture ouest-africaine, et la CEDEAO fait partie intégrante de ce processus. Pour rappel, la CEDEAO a adopté : - le Protocole relatif au Mécanisme de Prévention, de Gestion, de Règlement des Conflits, de Maintien de la Paix et de la Sécurité ; - le Protocole A/SP1/12/01 sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance additionnel au Protocole relatif au Mécanisme de Prévention, de Gestion, de Règlement des Conflits, de Maintien de la Paix et de la Sécurité, - la Convention de la CEDEAO sur les armes légères et de petit calibre, leurs munitions et autres matériels connexes. Elle s’est également appropriée : - les instruments de l’Union Africaine dont la Charte africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance, le Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux Droits des Femmes et la Charte Africaine de la Jeunesse ; - les Déclarations de la Francophonie : la Déclaration de Saint-Boniface et la Déclaration de Bamako, - le Mécanisme endogène que constitue la Charte de Kurukan Fuga. Toute cette armature juridique visait, au-delà de l’intégration régionale, à ancrer véritablement la région dans une dynamique de promotion de la démocratie, de prévention et de résolution des conflits et de bonne gouvernance.

<strong><em> Les projets de développement</em></strong> : infrastructures – agriculture – énergie La CEDEAO a mené de nombreux projets de développement dans les domaines des infrastructures, de l’agriculture et de l’énergie. A titre indicatif, l’on peut noter : - Dans le domaine des infrastructures : • le Plan de développement des infrastructures régionales sur 25 ans (2020-2045) : Cet ambitieux plan vise à faciliter la réalisation de projets d’infrastructures intégrées dans toute la région, améliorant ainsi la connectivité et le commerce ; • le Schéma directeur des infrastructures de la CEDEAO (PPDU) : Ce schéma détaille les projets prioritaires dans les secteurs du transport, de l’énergie, des télécommunications et des ressources en eau. Il vise notamment à promouvoir un échange efficace du trafic Internet, • Routes et ponts : De nombreux projets de construction et de réhabilitation de routes et de ponts ont été menés pour améliorer les liaisons entre les pays membres. - En matière d’agriculture : • le soutien aux petites exploitations agricoles : La CEDEAO a mis en place des programmes pour aider les petits agriculteurs à améliorer leur productivité et leur accès aux marchés, • la promotion de l’agriculture durable : Des initiatives ont été lancées pour encourager des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement et adaptées au changement climatique. - S’agissant de l’énergie : • l’accès à l’énergie : La CEDEAO a soutenu des projets pour étendre l’accès à l’électricité dans les zones rurales, en particulier grâce à l’utilisation des énergies renouvelables ; • le système d’échanges d’énergie ouest-africain (EEEOA) : Ce système vise à renforcer l’intégration énergétique régionale et à améliorer la stabilité des réseaux électriques, • les Énergies renouvelables : La CEDEAO encourage le développement des énergies renouvelables, telles que l’énergie solaire et l’énergie hydroélectrique.

<strong><em> </em></strong> Les limites de la CEDEAO et les motivations pour la quitter En dépit de ses considérables acquis, la CEDEAO doit relever des défis, motivations de ceux qui veulent la quitter. A. Les critiques dont la CEDEAO fait l’objet

<strong><em>L’inaction/incapacité face aux crises :</em></strong> • Les coups d’état récurrents : Malgré ses statuts et ses mécanismes, la CEDEAO peine à prévenir et résoudre les coups d’état récurrents dans la région (Mali, Burkina Faso, Niger) ; il faut, néanmoins, se rappeler que l’Afrique de l’Ouest a connu ses premiers coups d’état bien avant l’avènement de la CEAO et de la CEDEAO. • L’insécurité grandissante : L’organisation est pointée du doigt pour son incapacité à endiguer la montée et la persistance de l’insécurité liée aux groupes armés terroristes. 2. La domination de certains États : • L’influence française : La CEDEAO est accusée d’être influencée par la France, au détriment des intérêts de certains États membres. L’on est tenté de se demander si cette influence est institutionnelle ou personnelle. L’Union européenne soutient la Commission de la CEDEAO à travers le Programme indicatif régional pour l’Afrique de l’Ouest au titre des Fonds européens de développement. Au plan bilatéral, la France appuie également la CEDEAO, notamment dans l’optique de « restaurer l’ordre constitutionnel en Afrique de l’Ouest » ; elle a d’ailleurs annoncé, courant novembre 2023 par la voix de Catherine Colonna, ministre française des Affaires étrangères en visite à Abuja, qu’elle augmenterait son soutien pour ce faire, sans préciser la stratégie envisagée par Paris pour appuyer les efforts de la CEDEAO dans ce sens. Il est à noter que la France ne siège en aucune manière dans aucun organe de gouvernance de la CEDEAO. • Le déséquilibre économique : Les disparités économiques entre les pays membres peuvent créer des tensions et nuire à la prise de décisions collectives.

<strong><em> La bureaucratie et les lenteurs :</em></strong> • Les procédures complexes : Les mécanismes de décision de la CEDEAO sont souvent jugés trop lents et bureaucratiques, ce qui peut freiner la résolution des crises. • Le manque de légitimité : Il est loisible de noter aujourd’hui une déconnexion de certaines populations dont une partie ne se sent plus représentée par les dirigeants de la CEDEAO, au point de remettre en cause la légitimité voire la justesse et l’humanisme de leurs décisions s’appliquant aux populations qu’ils sont supposés préserver.<strong><em>. Les motivations de ceux qui prônent le départ de la CEDEAO</em></strong>

<strong><em> Le sentiment d’être marginalisés :</em></strong> Les pays de l’AES, candidats au retrait, se sentent marginalisés au sein de l’organisation et estiment que leurs intérêts ne sont pas suffisamment pris en compte. Ils mettent en avant les sanctions jugées « illégitimes, inhumaines » dont ils ont été l’objet à la suite des ruptures constitutionnelles survenues, au motif que les intérêts vitaux des populations ont semblé de peu de valeur pour la CEDEAO.

<strong> La défense des priorités nationales</strong> : Les priorités de certains États peuvent diverger de celles de la CEDEAO, ce qui peut les inciter à privilégier des alliances régionales alternatives. <strong><em>3. Le souhait d’une plus grande autonomie</em></strong> : Les autorités de transition des trois États quittant la CEDEAO (Burkina Faso, Mali et Niger) aspirent à une plus grande autonomie dans la gestion de leurs affaires intérieures. En effet, elles considèrent, entre autres griefs, comme inacceptable l’ingérence de la CEDEAO dans les calendriers du retour à l’ordre constitutionnel. L’organisation, quant à elle, se fonde sur ses mécanismes de gestion des crises pour exiger un calendrier de retour à l’ordre constitutionnel se soldant par des élections libres et transparentes.

<strong>  Les pistes d’amélioration</strong>

Les réformes possibles pour renforcer sa légitimité et son efficacité. 1. Le renforcement de l’intégration économique. - Accélérer la mise en œuvre de la zone de libre-échange : - Promouvoir les investissements structurants, notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie et des infrastructures qui sont les vrais enjeux de demain et dans lesquels elle peut se baser sur des réalisations concrètes pour se projeter. 2. L’amélioration de la bonne gouvernance : Les instruments juridiques paraissent incohérents et en inadéquation avec les attentes/perceptions des peuples. Ils semblent faire la part belle aux tenants du pouvoir : la question « des coups d’état constitutionnels » n’est pas prise en compte. Les régimes de sanctions semblent plus préjudiciables pour les populations que pour les auteurs des changements anticonstitutionnels. La non prise en compte par la CEDEAO de l’option souverainiste répandue dans certains États, créant un hiatus entre elle et une frange non-négligeable des populations de ces États. De manière générale, il apparait que le Protocole Additionnel sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance (PABG) de la CEDEAO joue un rôle crucial dans la promotion de la stabilité et du développement dans la région. Il a donc besoin de s’adapter aux exigences permettant d’éviter une implosion de l’organisation. Cependant, plusieurs défis entravent son application effective. Pour y remédier, la relecture du PABG pourrait viser à : 2.1. Renforcer les mécanismes de suivi et d'évaluation au travers d’actions spécifiques pour : - Établir une revue périodique indépendante pour évaluer la mise en œuvre du PABG par les États membres ; - Publier des rapports publics sur les progrès réalisés et les défis rencontrés ; - Soutenir les organisations de la société civile dans la surveillance de la gouvernance démocratique et leur en fournir les moyens ; 2.2. Accroître la responsabilité des États membres par : - la mise en place de sanctions plus strictes en cas de violation du PABG ; - l’encouragement à l'auto-évaluation et à l'examen par les pairs entre les États membres ; - le soutien à la création de tribunaux régionaux des droits humains. 2.3.1. Favoriser la participation citoyenne et des acteurs non étatiques pour l’émergence de la CEDEAO des Peuples : Le fonctionnement des organes de la CEDEAO laisse très peu de place à la participation des citoyens de la communauté ; il convient, dès lors, dans l’optique de renforcer le sentiment d’appartenance et de reconnaissance des citoyens, de rechercher les mesures permettant une vraie participation citoyenne dans la gouvernance de la CEDEAO. Plus concrètement, il s’agit de : - Favoriser la création à côté de la conférence des Chefs d'État d'une instance consultative permanente des organisations de la société civile dont l'avis sera nécessaire à l'adoption de certaines décisions de la conférence des Chefs d'État ; - Instaurer une consultation formelle des organisations de la société civile, des médias et du secteur privé lors de l'élaboration et de la mise en œuvre des politiques publiques ; - Soutenir les initiatives de la société civile visant à promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance ; - Encourager la participation citoyenne aux processus démocratiques. 2.4. Adapter le PABG aux contextes nationaux en : - Promouvant des approches participatives et inclusives à la mise en œuvre du PABG ; - Soutenant le renforcement des capacités des institutions nationales. 2.5. Appuyer les États membres dans leurs efforts pour lutter contre le terrorisme : à ce titre, la CEDEAO devrait se doter d'une force opérationnelle conséquente afin de lutter contre ce fléau. 2.6. Assurer une cohérence avec les autres instruments régionaux et internationaux pour : - Harmoniser le PABG avec d'autres instruments régionaux et internationaux pertinents tels que la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance ; - Collaborer avec les organisations internationales et régionales pour promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance ; - Renforcer les institutions : Les institutions, socle de démocratie, semblent si fragiles dans les États qu’il urge de mettre en place des mécanismes qui renforcent la stabilité desdites institutions ; les institutions nationales chargées de la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance sont souvent fragiles et manquent de ressources. - Lutter contre la corruption : Cette entreprise nécessite le renforcement des mécanismes existant dans un cadre de coopération interétatique en mettant notamment sous surveillance les produits des actes de corruption faisant l’objet de transactions internationales. Au demeurant, la coopération internationale est un axe central de la lutte contre la corruption à l’échelle de chacun des États. Il faut souligner que l'amélioration du PABG nécessite une volonté politique forte des États membres de la CEDEAO. La société civile doit pouvoir y veiller. 2. La priorité au développement humain : Pour ce faire, il s’agira de : - Investir et inciter à l’investissement dans l’éducation : Au vu des disparités entre États membres en matière d’éducation, il y a lieu de prendre diverses initiatives permettant un investissement massif dans le domaine de l’éducation en général, et de la formation professionnelle en particulier pour résorber les défis liés à la disponibilité de ressources humaines de qualité. - Amplifier les efforts dans les domaines de la santé et des infrastructures : La CEDEAO a créé en 1987 une Organisation Ouest-Africaine de la Santé dont le siège est établi à Bobo-Dioulasso mais cette organisation semble avoir vécu ses heures de gloire ; son impact et sa visibilité dans le cadre de la lutte contre les maladies et les épidémies ont été très peu perceptibles ces dernières années. Il y a donc lieu de la redynamiser pour davantage de confiance des peuples de la CEDEAO en sa capacité à leur assurer le droit à une bonne santé. 3. L’adaptation de la CEDEAO aux défis du 21ème siècle : - Le taux de croissance démographique : La population de la CEDEAO se chiffre à environ 450 millions d’habitants. Le taux de croissance démographique s’établit à environ 3% par an, ce qui signifie que la population de la région doublera environ tous les 25 ans ; cet état de fait s’explique par i) un taux de fécondité élevée (le nombre d’enfants par femme est supérieur à celui de nombreuses régions du monde), ii) la baisse de la mortalité infantile (les progrès en matière de santé ont permis de réduire le nombre de décès chez les jeunes enfants, ce qui contribue à augmenter la population. Cette croissance rapide entraine i) une pression accrue sur les ressources naturelles comme l’eau, les terres agricoles et l’énergie, ii) le chômage (la création d’emplois ne suivant pas toujours le rythme de la croissance démographique) et iii) une urbanisation rapide (les populations rurales migrant vers les villes à la recherche de meilleures opportunités, les défis en matière de logement et d’infrastructures s’accroissent). - Le changement climatique et la sécurité alimentaire apparaissent dès lors comme des facteurs critiques pour assurer aux populations les conditions de vie saines et acceptables. Au total, le Protocole additionnel sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance (PABG) de la CEDEAO apparait comme l'outil indispensable à la stabilité de la région ; pour ce faire, il doit parvenir à : - Instaurer l'Interdiction de modification des constitutions pour se maintenir au pouvoir ; - Condamner systématiquement les coups d'État et adopter des sanctions très sévères contre les auteurs et les dirigeants de la CEDEAO qui les protègent et les encouragent ; - Suspendre des États membres en cas de violation grave des principes démocratiques ; - Déployer systématiquement des missions d'observation électorale et de prévention des conflits ainsi qu’une force d'intervention rapide contre les changements anticonstitutionnels . Cependant, l'efficacité du PABG dépend de sa mise en œuvre effective. Des défis persistent : - le manque de volonté politique : Certains États membres rechignent à appliquer les dispositions du Protocole par crainte de compromettre leurs propres intérêts. - la faiblesse des institutions : Les institutions nationales chargées de la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance sont souvent fragiles et manquent de ressources. - les ingérences extérieures : Des États membres de la CEDEAO et des acteurs internationaux peuvent soutenir des régimes antidémocratiques pour des raisons géopolitiques ou économiques. Malgré ces défis, le PABG reste un outil important pour la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance en Afrique de l'Ouest. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour : - Renforcer la capacité des États membres à mettre en œuvre le Protocole ; - Accroître la responsabilisation des dirigeants ; - Promouvoir une culture démocratique ; - Mobiliser la société civile et les acteurs internationaux. En conclusion, le Protocole additionnel sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance de la CEDEAO est un outil précieux pour lutter contre les coups d'État et les dérogations à la limitation des mandats, mais il doit être accompagné d'une action politique forte et d'un engagement régional et international.

4<sup>ième</sup>  partie : Les alternatives à la CEDEAO et les conséquences d’un retrait A. Les alternatives à la CEDEAO : Quelles autres organisations régionales sont-elles présentes en Afrique de l’Ouest et comment se positionnent-elles par rapport à la CEDEAO ? L’Alliance des États du Sahel s’est muée en une Confédération et entend se substituer à la CEDEAO, du moins à l’échelle des pays l’ayant portée sur les fonts baptismaux. Conséquence immédiate : les autorités de transition des trois pays ont, de manière concertée, annoncé leur retrait effectif de la CEDEAO, à compter du 29 janvier 2025. Une distinction s’impose entre organisations de coopération et organisations d’intégration. Organisations de coopération : • Objectif : Faciliter la collaboration entre États sur des questions spécifiques, souvent dans un domaine particulier (commerce, environnement, défense, sécurité) ; • Souplesse : Structure souvent moins contraignante, permettant une flexibilité dans les décisions et les actions ; • Souveraineté : Les États membres conservent une large part de leur souveraineté ; • Exemples : OMC, OCDE Organismes d’intégration : • Objectif : Créer une union plus étroite entre les États membres, souvent en cédant une partie de leur souveraineté à des institutions supranationales ; • Structure : Structure plus complexe et hiérarchisée, avec des institutions permanentes et des mécanismes de décision supranationaux ; • Intégration : Les États membres s’engagent dans un processus d’intégration progressive, visant à harmoniser leurs politiques et leurs législations ; • Exemples : Union européenne, CEDEAO, CEAC En résumé : - Les organismes de coopération favorisent la collaboration entre États sur des bases volontaires, tandis que les organismes d’intégration visent à créer une union plus étroite et plus contraignante ; - Le degré d’intégration et de transfert de souveraineté est plus élevé dans les organismes d’intégration ; - Un organisme de coopération peut évoluer vers un organisme d’intégration au fil du temps, comme ce fut le cas pour l’Union européenne et la CEAO devenue CEDEAO. Principales différences Critères Organismes de coopération Organismes d’intégration Objectif Collaboration sur des projets spécifiques Union plus étroite entre États Structure Souple, peu contraignante Complexe, hiérarchisée Souveraineté Grande partie conservée Cédée en partie Intégration Faible Forte

NOTA BENE : En se retirant de la CEDEAO au profit de l’AES, le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont cohérents dans le choix de remplacer un organisme d’intégration (CEDEAO) par un autre (AES). Il reste à parachever cette option par la nécessaire mise en place de tous les organes que ce choix implique. B. Les conséquences d’un retrait de certains pays de la CEDEAO Un retrait de certains pays comporte des implications économiques, sécuritaires, politiques et diplomatiques, tant pour les pays qui se retirent que pour la CEDEAO. 1. Les conséquences pour les pays qui se retirent : Les conséquences énumérées ici ne sont pas exhaustives, au regard de la littérature disponible sur ce sujet. - Au titre de la libre circulation des personnes : Environ 10 millions de citoyens des trois pays qui se retirent sont repartis dans la sous-région ; à l’heure actuelle, environ 4,5 millions de citoyens burkinabés et 4 millions de ressortissants maliens vivraient en Côte d’Ivoire. Un retrait de ces pays changerait radicalement la situation de ces personnes : elles devront régulariser leur séjour et celles qui ne le pourraient pas devront rentrer chez elles. - Au plan de la libéralisation du commerce : Le commerce intra-africain ne représente qu’environ 15%. Au sein de la CEDEAO, les exportations des trois pays vers d’autres pays ne dépassent pas les 17%. La CEDEAO reçoit de ces pays des produits carnés, alors qu’elle reçoit de l’énergie et de nombreux produits manufacturés des autres pays, pratiquement sans droits de douane. - Au titre de la libre circulation des biens : Pays enclavés, les pays quittant la CEDEAO auront besoin de débouchés maritimes, offerts pour l’heure, dans des conditions extrêmement favorables dans le cadre de l’intégration régionale. En cas de retrait, ils devront se trouver d’autres débouchés ou payer des frais de transport et des tarifs plus élevés ; ce qui nécessitera beaucoup de temps et de ressources. - La mise en échec de la solidarité communautaire : Elle est une évidence pour les populations. En effet, les trois pays consomment ensemble plus de 52 % des réserves alimentaires stratégiques de la CEDEAO, soit environ 15.000 tonnes de nourriture. Les pays enclavés ou ravagés par des sécheresses cycliques ont besoin de ce soutien. - La lutte contre l’extrémisme violent : Dans ce cadre, le partage des renseignements et la coopération militaire au-delà des frontières sont des atouts certains. 2. Les conséquences du retrait pour la CEDEAO : Dans la diplomatie internationale d’aujourd’hui, le nombre représente un grand atout. Si la CEDEAO reste à 15 membres, son influence serait plus grande qu’à 12. Elle sera, donc, forcément affaiblie en cas de retrait des trois États.

Conclusion - Sur le plan diplomatique, sécuritaire et politique, ce retrait est mauvais pour les deux parties. Mais, de manière générale, il ne semble pas jouer en faveur des trois États. - Malgré ses nombreuses réalisations en matière d’intégration économique et de maintien de la paix, la CEDEAO fait face à des défis significatifs qui remettent en question son efficacité et sa légitimité. Les critiques concernant son incapacité à prévenir les coups d’état récurrents, à endiguer l’insécurité et à surmonter les influences extérieures soulignent la nécessité de réformes profondes. - Les pistes d’amélioration telles que le renforcement de l’intégration économique, la promotion de la bonne gouvernance et l’adaptation aux défis du 21ème siècle sont essentielles pour revitaliser l’organisation. Toutefois, les alternatives à la CEDEAO et les conséquences potentielles d’un retrait de certains pays montrent que la coopération régionale reste cruciale pour le développement et la stabilité de l’Afrique de l’Ouest. Il est donc impératif que la CEDEAO prenne en compte les besoins de ses populations, notamment les plus vulnérables et renforce le rôle des citoyens dans le processus d’intégration. –

<strong>Koro TRAORÉ Politiste</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tribune : Quid de l&amp;apos;élection ?</title>
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<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 01:28:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Cela fait 35 ans que nous vivons une soi-disant ère démocratique assimilée à un semblant de bonheur ineffaçable qui aurait dû perdurer. Leurre ! Mythe ! Errements et traversée du désert ! Cela fait aussi 36 ans que les partis créés de la première heure de ce mouvement démocratique d'ensemble ne nous proposent rien de viable ni de fiable comme projet de société ou programme de gouvernance.  Or nous avons connu un premier Président revenant de Dakar après l'éclatement de la Fédération du Mali et se faire établir président de la 1<sup>ère</sup> République du Mali par une Assemblée constituante. Le second après lui, a nourri dix ans de règne autocratique avec le Comité militaire de libération nationale (Cmln) avant de se faire réélire tous les 5 ans à la fois secrétaire général du parti constitutionnel Union démocratique du peuple malien (Udpm) et président de la 2<sup>ème</sup> République du Mali. Un parti unique et monolithique essentiellement composé de ses alliés militaires, de ses affidés civils et politiques et de ses affiliés de gré ou de force. Là aussi, ce n'était pas tout le peuple malien qui était représenté. Arrive le 26 mars 1991 et la chute du Général-Président-Secrétaire général. C'est là que la notion de démocratie, se voulant plus explicite, va bénéficier de l'élan patriotique de l'armée malienne avec ATT à sa tête, pour donner naissance à la 3<sup>ème</sup> République du Mali à travers le référendum de janvier 1992 et la promulgation de la Constitution du 25 février 1992. En avril de la même année, une partie des Maliens inscrits sur les listes électorales va arbitrer entre deux postulants au fauteuil présidentiel qu'occupait temporairement ATT. Il s'agit d'Alpha Oumar Konaré du Parti africain pour la solidarité et la justice de l'Alliance démocratique au Mali (Adema Pasj). Il est élu au second tour face à son rival Tiéoulé Mamadou Konaté du Bloc démocratique pour l'intégration africaine (Bdia Faso jiggi).  Lors de sa réélection en 1997, il ne fera face qu'au seul candidat qui n'avait pas choisi de boycotter l'élection à l'instar des autres partis légalement constitués. C'était le Parti pour l'unité, la démocratie et le progrès (Pudp) de Maribatrou Diaby. En 2002, avec le retour d'ATT au pouvoir par la voie des urnes, on a senti un nouveau souffle démocratique qui a été de courte durée, car les partis politiques avaient affaire à un sans parti arrivé au pouvoir par son charisme et sa légitimité fondant sa popularité. À sa réélection en 2007, plus de 47 partis ont choisi de lui faire confiance. Un vœu pieu dont il s'est vite rendu compte du saupoudrage. En fin de mandat, plus affairés à coller leurs affiches imprimées à coups de millions, ils n'avaient que faire de ce qui se tramait au nord du pays après l'acte ignoble commis sur nos officiers à Agel hoc. C'est ainsi que l'armée qui avait pris le pouvoir avec la bande à Sanogo, va vite le remettre au Président de l’Assemblée nationale sous la pression de la communauté internationale. Une transition en est née, dirigée par le président Pr Diouncoubda Traoré et des élections générales ont suivi dans l'à peu près, établissant Ibrahim Boubacar Keïta nouveau président de la République élu au suffrage universel par une partie des Maliens inscrits sur les listes électorales. Cette parenthèse a duré 7 ans de 2013 à 2020. Depuis les choses ont changé de mains et de visage. Ainsi, cahin-caha, on s'achemine inexorablement vers les prochaines échéances avec en tête de file l'élection présidentielle dont nul ne peut s'aventurer à dire que tel parti ou telle coalition présenterait le meilleur profil de candidat. Alors, que désirent tous ces Cassandre qui n'ont pas bonne presse dans le pays et qui ne prêchent que pour leur propre chapelle ? Ils veulent que les élections se tiennent à date échue sans qu'une ne soit encore retenue officiellement une date. Ils mettent déjà en doute la bonne foi des dirigeants actuels en estimant les orientations pas sincères. Au lieu d'aller soigner leur image et gagner la sympathie de l'électorat. Quid de l'élection présidentielle ? Aucune réponse pour le moment si ce n'est que l'histoire suit son cours et la roue de l'histoire continue de tourner. Nul ne peut l'arrêter.....

Vive le Mali d'aujourd'hui pour que vive le Mali Kura de demain !

<strong>Moustapha K Leye</strong>

<strong> </strong>

&nbsp;

<strong> </strong>

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<title>Voyage sacré et innovations remarquables : Un communicateur malien en immersion en Arabie Saoudite</title>
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<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 01:21:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sur invitation de Sa Majesté le Roi Salman Bin Abdulaziz Al Saud et de Son Altesse Royale le Prince Héritier Mohammed Bin Salman, un voyage exceptionnel m’a conduit au cœur du Royaume d’Arabie Saoudite, du 23 au 31 janvier 2025. Une expérience unique où foi, modernité et coopération stratégique se rencontrent.

Une invitation prestigieuse pour un voyage spirituel et stratégique

Répondre à l’invitation du Serviteur des Deux Saintes Mosquées est un honneur inestimable pour tout musulman. À travers ce périple, j’ai eu le privilège d’effectuer la Omra à La Mecque, d’explorer les sites historiques de Médine et de découvrir les innovations impressionnantes mises en place par le Royaume pour améliorer l’expérience des pèlerins.

Ce voyage n’était pas qu’une immersion religieuse. Il a également permis d’apprécier la transformation spectaculaire de l’Arabie Saoudite dans le cadre de Vision 2030, un programme ambitieux qui redéfinit le pays comme un pôle incontournable de spiritualité, de culture et de développement économique.

Des infrastructures modernes au service de la foi

Dès mon arrivée à Médine, la première étape de ce voyage, j’ai été marqué par la parfaite harmonie entre tradition et innovation.

Parmi les lieux visités :

La Mosquée du Prophète (Psl), où nous avons eu l’opportunité de prier dans l’enceinte du Rawda, considéré comme un des jardins du Paradis selon la tradition islamique.

Le Centre d’impression du Saint Coran, un site emblématique qui produit chaque année des millions d’exemplaires du Livre sacré pour les fidèles à travers le monde.

Le Musée numérique 3D sur la biographie du Prophète (Psl), une immersion technologique captivante dans la vie du Messager de l’Islam.

Arrivé à La Mecque, le contraste entre la spiritualité intemporelle et l’extraordinaire modernisation des infrastructures est saisissant. L’agrandissement de la Grande Mosquée, l’optimisation des services d’hébergement et de transport, ainsi que l’intégration de la technologie pour fluidifier les rituels du pèlerinage témoignent d’un engagement sans faille du Royaume pour l’amélioration des conditions des fidèles.

Le clou de cette visite fut l’exploration de l’usine de la Kiswa, où se confectionne le drap sacré qui recouvre la Kaaba. Une œuvre d’orfèvrerie spirituelle, réalisée avec un savoir-faire ancestral et un dévouement remarquable.

Taïf : la perle méconnue de l’Arabie Saoudite

Au-delà des villes saintes, l’escale à Taïf a révélé une autre facette du Royaume. Cette région, célèbre pour son climat doux et ses paysages verdoyants, est un symbole d’hospitalité et de tolérance, à l’image du message du Prophète Muhammad (Psl).

Ce fut également l’occasion d’assister à une conférence islamique animée par le Cheikh Badr Al-Turki, Imam de la Mosquée Sacrée, qui a rappelé avec éloquence l’essence de l’Islam : la sincérité, la droiture et la responsabilité collective.

L’Arabie Saoudite, un modèle d’innovation et de transformation

Ce voyage a mis en lumière l’ampleur des réformes entreprises sous l’impulsion de Vision 2030. L’Arabie Saoudite ne se contente pas d’être le cœur du monde musulman ; elle ambitionne également de devenir un leader économique et technologique.

Le programme « Usines du Futur », qui prévoit l’automatisation de 4 000 usines à l’aide des technologies de pointe, illustre cette dynamique.

Le développement des villes intelligentes, visant à moderniser les infrastructures urbaines tout en respectant les traditions locales.

L’essor de l’industrie du tourisme, avec des sites culturels et religieux mis en valeur pour attirer des millions de visiteurs du monde entier.

Une coopération stratégique entre le Mali et l’Arabie Saoudite

L’Arabie Saoudite est un partenaire de longue date du Mali. Des domaines clés tels que l’éducation, la santé et les infrastructures bénéficient du soutien du Royaume, qui finance plusieurs projets de développement dans notre pays.

Ce voyage a renforcé ma conviction que le Mali et l’Arabie Saoudite doivent approfondir leur coopération stratégique, notamment dans les domaines suivants :

Le soutien aux pèlerins maliens, avec des infrastructures adaptées et des initiatives facilitant leur séjour en Terre Sainte.

Le développement économique, en s’inspirant de la transformation saoudienne pour moderniser nos industries et nos infrastructures.

L’éducation et la culture, en favorisant les échanges académiques et la valorisation de notre patrimoine commun.

Un voyage inoubliable, un message d’unité et de progrès

Ce pèlerinage, enrichi par la découverte des avancées du Royaume, restera gravé dans ma mémoire. Il a renforcé ma foi, élargi ma vision du monde et consolidé mon engagement en faveur d’un partenariat dynamique entre nos deux nations.

Je tiens à exprimer ma gratitude infinie à Sa Majesté le Roi Salman Bin Abdulaziz Al Saud et Son Altesse Royale le Prince Héritier Mohammed Bin Salman, ainsi qu’à Son Excellence M. Abdallah Saleh Saber, Ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite au Mali, pour cette invitation précieuse.

L’Arabie Saoudite, à travers son rôle spirituel et son ambition moderne, est un phare pour le monde musulman et au-delà. Que cette dynamique continue d’inspirer, d’unir et d’élever les peuples vers un avenir meilleur.

<strong>Mamadou Camara Info360.info</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Des Etats&#45;Unis à l’Afrique de l’Ouest : la victoire d’étape du cynisme</title>
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<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 19:12:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>On le savait en fait dès le 1er janvier, que cette année 2025 serait celle de grands bouleversements et d’incertitudes majeures sur tous les continents et qu’il faudrait en Afrique rester concentrés sur nos défis les plus cruciaux tout en gardant un œil vigilant sur le reste du monde, sur les décisions des grandes, moyennes et petites puissances. Le discours d’investiture du président Donald Trump a ressemblé à sa campagne : pas de retenue, pas de réserve, pas de délicatesse, pas de langage diplomatique, aucun souci avec les amalgames, les raccourcis y compris les plus choquants. </em></strong>

Aucun signe d’une disposition à écouter des points de vue différents du sien, à donner l’impression de souhaiter une réduction de la division et de la polarisation de la société américaine. Et bien sûr une focalisation sur les boucs-émissaires favoris dans les pays qui vont mal : les étrangers et assimilés, avec une confusion volontairement entretenue entre les migrants illégaux et les criminels qui agressent les bons citoyens authentiquement Américains.

Les invités étrangers à la cérémonie d’investiture, personnalités politiques essentiellement d’extrême droite d’Argentine, de France, d’Italie, d’Allemagne, notamment, ont aussi confirmé la volonté d’assumer parfaitement la nouvelle orientation idéologique du pouvoir de Washington DC.

<strong>Des effets potentiellement désastreux du désengagement des Etats-Unis </strong>

Est-ce vraiment grave et en quoi sommes-nous vraiment concernés en Afrique ? Il y a bien sûr les possibles effets des changements de politiques commerciales des Etats-Unis, ceux des changements dans la politique d’aide au développement, de la réduction drastique des financements des Etats-Unis aux organisations internationales incarnant le multilatéralisme, à l’instar de l’Organisation mondiale de la santé, ou encore des effets potentiellement désastreux du désengagement des Etats-Unis de tous les accords et mécanismes censés lutter contre le réchauffement climatique.

Il faut anticiper toutes ces conséquences mais au-delà, l’impact le plus dévastateur est peut-être celui du signal qui est donné par la première puissance mondiale en matière de pratiques politiques internes comme de politique étrangère.

Le signal donné par la forme et le fond de la gouvernance de Donald Trump, c’est le triomphe de la politique sans scrupules, sans limite d’ordre éthique, sans considération des enjeux globaux de long terme, comme la préservation de la planète ou la réduction des inégalités extrêmes à l’échelle mondiale.

C’est le triomphe de la politique des intérêts nationaux exclusifs tels que définis par les groupes au pouvoir – des groupes qui, dans le cas de Donald Trump, ne se soucient guère de faire semblant de respecter les frontières entre intérêts publics et intérêts privés.

Elon Musk et les autres riches et puissants patrons des énormes multinationales de la tech qui entourent le nouveau président annoncent une ère de dérégulation maximale aux Etats-Unis mais aussi des pressions dans le même sens partout ailleurs pour faire à peu près ce qu’ils veulent.

Une personnalité comme Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, parle de « libertariens qui veulent maximiser leurs profits, payer le moins d’impôts possible, polluer l’écosystème de l’information, torpiller la démocratie ». Il n’hésite pas à parler d’une oligarchie dangereuse pour les Etats-Unis et pour le monde.

<strong>Afrique de l’ouest, un séisme politique régional</strong>

En Afrique de l’Ouest, comme aux Etats-Unis, l’état politique du moment n’est pas le fruit du hasard ni de développements récents inexplicables. Il est l’épilogue provisoire de tendances de longue durée et d’une accélération au cours des dernières années.

En Afrique de l’Ouest, ce 29 janvier, le Mali, le Niger et le Burkina Faso quittent formellement la CEDEAO qui passera de 15 à 12 pays membres. C’est un séisme politique régional. Épilogue avant tout de ce qui n’a pas été fait dans chacun des pays membres, en commençant par les plus importants à l’instar du Nigeria, en trois décennies.

Résultat de la faiblesse des systèmes d’éducation et de formation qui ont façonné les esprits, les valeurs et les aptitudes des civils comme des militaires. Résultat aussi de l’abandon des sociétés ouest-africaines à elles-mêmes, en particulier dans les zones rurales. La crise de la CEDEAO est avant tout la conséquence de l’affaiblissement ou de la trop faible consolidation politique et économique de la majorité des États membres.

Tout est désormais permis dès lors qu’on se pose en fervent défenseur de la souveraineté nationale et en même temps du panafricanisme. Les incohérences et les demi-vérités ne choquent personne. La sortie des trois pays du Sahel central est un coup dur porté au projet d’intégration.

Elle ne dit rien par contre sur les perspectives politiques incertaines de ces trois pays. Comme elle ne dit rien sur la conscience des dirigeants des autres pays ouest-africains de la nécessité d’expliquer avec conviction aux populations de la région pourquoi il faut éviter la fragmentation, pourquoi il faut préserver et renforcer la CEDEAO plutôt que de contribuer à l’affaiblir.

Je n’ai toujours pas entendu un seul chef d’État de la région prendre l’initiative d’un discours fort sur les vertus de l’intégration et de la construction qui ne peut être que progressive d’un bloc politique, économique, culturel et technologique ouest-africain. On en est plutôt aux petits calculs économiques et politiques de court-terme.

Le chef de la diplomatie du Togo, pays censé accompagner le Sénégal dans des efforts de médiation pour éviter le départ des trois pays sahéliens a choisi ce moment pour déclarer que son pays pourrait rejoindre la Confédération des États du Sahel et pour pronostiquer un soutien de 70% des populations togolaises à une telle perspective. Les citoyens togolais n’ont pourtant pas été consultés sur un sujet peut-être plus crucial pour eux: leur nouvelle constitution consacrant un changement de système politique...

<strong>Les réseaux sociaux transformés en relais puissants d’une communication agressive et mensongère</strong>

L’Afrique de l’Ouest est déjà très fragile, du Nigeria à la Guinée-Bissau, du Sahel aux pays côtiers. Elle le sera encore davantage avec des nationalismes exacerbés, des relations tendues entre des pays voisins, des violations graves des droits humains, des réseaux sociaux transformés en relais puissants d’une communication agressive et mensongère servant des intérêts d’acteurs nationaux et étrangers qui ne se soucient guère de la stabilité, de la paix et de la sécurité des populations de la région.

Si les organisations de la société civile et les citoyens de manière générale ne se mobilisent pas davantage, partout ou presque, ce sont les acteurs et les groupes les moins scrupuleux dans la poursuite de leurs intérêts privés qui finiront par prendre le pouvoir et qui auront toutes les chances de s’imposer durablement.

<strong>Gilles Yabi</strong>

<strong>Nb : les surtitres sont de la Rédaction. </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mon opinion : Merci Macron ; merci Patron</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mon-opinion-merci-macron-merci-patron-3092467.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 01:26:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Puisqu’il est reproché aux Africains de ne pas savoir dire merci à la France par Emmanuel Macron dans sa harangue devant le corps diplomatique français le 06 janvier 2025<em>: </em></strong><a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.france24.com/fr/afrique/20250107-emmanuel-macron-ambassadeurs-merci-afrique-discours-passe-mal&amp;ved=2ahUKEwiVof-GyOmKAxXyW0EAHU9_LtsQvOMEKAB6BAgaEAE&amp;usg=AOvVaw3bNCgh-yJ7Ugr9rPyjaKeg"><strong><em>"On a oublié de nous dire merci"</em></strong></a><em>.</em>

Puisqu’il faut entendre dans cette harangue un renversement de l’échelle des valeurs consistant à intimer l’ordre aux victimes de remercier les bourreaux ; puisque, selon lui, l’Afrique aurait été engloutie par le mercenariat terroriste sans les armées françaises toujours. Puisque, puisque…

<strong>Cher monsieur Macron, alors ?! </strong>L’Afrique vous dit merci de l’avoir dépossédée de millions de femmes et d’hommes transformés en bêtes de somme et déportés dans des camps de travail aux Amériques.

<strong>Merci pour la falsification subséquente de la vérité historique ramenant la traite négrière à la vente d’Africains par d’autres Africains !</strong>

<strong>Merci pour la construction de grands monuments, de palais comme celui de l’Élysée par le négrier Antoine Croizat en 1720, de villes en France (Bordeaux, Nantes, La Rochelle…) avec les bénéfices tirés de ce commerce !</strong>

Merci et même mille mercis pour la mitraille et la bombarde des troupes coloniales qui ont enrôlé des Africains contre d’autres Africains !

Merci pour le travail forcé dans les colonies en vue de produire des denrées destinées à la France et approvisionner ses usines durant les deux guerres capitalistes mondiales !

<strong>Merci pour l’extirpation des soldats noirs de la division Leclerc, 2<sup>ème</sup> division blindée qui libéra tant et tant de régions françaises, durant sa rentrée triomphale dans « Paris libéré » en août 1944 parce qu’il fallait soustraire à l’histoire l’apport de soldats noirs à la France !</strong>

Merci pour le massacre de centaines de soldats africains ayant participé à la 2<sup>ème</sup> guerre mondiale parce qu’ils ont osé réclamer leurs salaires. Il aurait fallu que ces soldats quémandent leur dû à Thiaroye ce 1<sup>er</sup> décembre 1944. Dû, rappel de leur solde de captivité qu’ils demandaient depuis Morlaix en Bretagne où on les fit embarquer dans le navire anglais « Circasia », et au Sénégal où on les massacra alors que les Allemands leur avaient épargné cette fin tragique !

Merci pour le génocide des Bamiléké du Cameroun et 1956 par Pierre Messmer !

Merci pour l’assassinat de Sylvanius Olympio parce qu’il voulait une monnaie togolaise, pas le franc CFA !

Merci pour les coups d’État, comme celui contre Laurent Gbagbo qui est le plus emblématique de l’histoire récente, et assassinats d’hommes politiques africains opposés à la françafrique !

Merci à la force Serval de s’être opposée à l’entrée des troupes maliennes à Kidal et d’avoir « offert » la ville aux terroristes qu’elle était censée combattre !

Merci pour l’expansion du mercenariat terroriste au Mali, de Kidal au centre du pays avec les Serval, Barkhane, Takuba, MINUSMA… !

Merci d’avoir favorisé ou exécuté le massacre de soldats maliens désarmés et de civils par exemple à Aguelhok et Bounty !

Merci pour le système du franc CFA qui permet encore de capter les devises de 14 pays africains comptabilisées dans le budget de la France et l’usurpation du nom Eco par votre attelage ouacron !

Alors Jupiter, l’auguste Macron, on dit merci à qui ? Qui doit dire merci ? Merci encore pour tellement de bienfaits !

La diplomatie n’est pas un show électoral, à l’oublier on sombre dans les élucubrations insipides ou pestilentielles qui demeurent des antonymes des pratiques diplomatiques.

Revisitez Alfonse de Lamartine et son poème « A NÉMÉSIS » dont voici un extrait :

<strong><em>La liberté́ ! ce mot dans ma bouche t’outrage ? </em></strong>

<strong><em>Tu crois qu’un sang d’ilote </em></strong>(esclave)<strong><em> est assez pur pour moi, </em></strong>

<strong><em>Et que Dieu de ses dons fit un digne partage, </em></strong>

<strong><em>L’esclavage pour nous, la liberté́ pour toi ?</em></strong>

<strong>La France gagnerait à se délester enfin de ces visages hideux de l’esprit esclavagiste, du colonialisme et de ce néocolonialisme tantôt rampant, tantôt débout portés aux nues par les hommes politiques et ce, depuis toujours, depuis la rencontre entre l’Europe et l’Afrique.</strong>

<strong>Yamadou Traoré</strong>

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<title>5e congrès ordinaire de l’URD : l’hommage le plus abouti et le plus solennel rendu à Soumaïla Cissé depuis sa disparition tragique, ce funeste 25 décembre 2020</title>
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<pubDate>Sat, 25 Jan 2025 11:50:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 5e congrès ordinaire de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), le parti fondé et porté par le regretté Soumaïla Cissé. Une occasion pour les participants et intervenants de rendre hommage à cet homme d’exception, qu’était Soumy Champion, arraché à l’affection des siens le 25 décembre 2020.

Ce samedi 21 décembre 2024, le Centre international de conférence de Bamako (CICB) a été le théâtre du 5è congrès ordinaire de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), le parti fondé et porté par notre regretté président, Soumaïla Cissé.

Cet événement d’envergure s’est imposé comme un vibrant hommage à cet homme d’exception, unanimement salué par l’ensemble des intervenants. Le président du parti, Honorable Gouagnon Coulibaly, a déclaré avec émotion : « Le président Soumaïla Cissé est et sera toujours l’absent le plus présent de nos réunions et rassemblements politiques. »

Ce congrès a ainsi marqué, sans conteste, l’hommage le plus abouti et solennel rendu à Soumaïla Cissé depuis sa disparition tragique, ce funeste 25 décembre 2020. Parmi les moments marquants de cette journée, le discours d’Abdrahamane Diarra, président de la jeunesse du parti, a particulièrement captivé l’auditoire. Il a exprimé avec éloquence le souhait qu’une statue symbolisant l’héritage et la stature de Soumaïla Cissé soit érigée en son honneur. Ce message, empreint de solennité, reflète l’attachement des nouvelles générations à l’œuvre politique et humaine de ce grand homme.

L’intervention percutante d’Hamidou Doumbia, représentant du parti Yéléma (« changement »), a également marqué les esprits. Avec un verbe incisif et une éloquence captivante, il a interpellé l’actuelle direction de l’URD en ces termes : « Vous ne pouvez pas vous réclamer de l’héritage de Soumaïla Cissé tout en soutenant aveuglément ceux qui cherchent à affaiblir les partis politiques maliens. »

Bien que cette déclaration mérite une analyse nuancée, elle met en lumière l’exigence d’une position cohérente et stratégique dans la défense des acquis démocratiques. Il a terminé pour dire : « Heureusement que le soutien de l’URD se fait avec des propositions de réformes ». Le représentant de la CODEM, quant à lui, a souligné que plusieurs partis politiques perçoivent l’URD comme un acteur clé pour la restructuration et la revitalisation de l’espace politique malien.

Cette observation revêt une importance capitale dans un contexte où le pluralisme politique est menacé. Les propos récents qu’aurait tenus le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, affirmant que « nous allons réduire le nombre de partis politiques, et cela fera mal », invitent à une anticipation stratégique. Une rationalisation des formations politiques pourrait se justifier, mais elle doit se faire dans le respect des principes démocratiques et non au détriment de la diversité des idées.

Dans une intervention vibrante, Nouhoum Togo, fidèle à son style énergique et direct, a appelé à l’unité en ces termes saisissants : « Si vous échouez à rassembler tous ceux qui ont œuvré aux côtés de Soumaïla Cissé, ce dernier vous maudira depuis l’au-delà ! » Avant de faire un lapsus révélateur - en disant 'mon parti URD', au lieu du nom de son propre parti, dont je ne me souviens pas ici."

En effet, après la disparition de Soumaïla Cissé, il était inévitable que des divergences émergent quant à la direction du parti. Bien que j’aie initialement soutenu les opposants à la direction actuelle, j’ai fait le choix de rester fidèle à l’URD après l’échec des recours judiciaires. Quitter le parti aurait été une démarche incohérente ; connaissant l’ancrage immuable de l’URD dans ma propre circonscription et dans l’ensemble de la région de Kayes, qui constitue l’agrégat électoral de Soumaïla Cissé durant toute sa carrière politique.

En somme, son nom et l’URD sont indissolublement liés, et sa mémoire constitue un socle fédérateur pour les militants. Dans une salle comble, les ovations nourries chaque fois que son nom était mentionné m’ont conforté dans ma conviction : ma place est ici, au sein de l’URD, pour œuvrer à la pérennité de son « bébé politique ». Je ne regrette pas les combats menés pour préserver l’intégrité de la direction du parti. Certes, il ne suffit pas d’avoir des idées ; il faut du pouvoir pour les mettre en pratique, et une direction d’un parti politique n’est pas négligeable dans cette perspective. Mon principal souci était d’éviter que l’URD ne devienne un simple outil au service d’ambitions d’autres figures politiques, une dérive qui aurait trahi son essence.

Aujourd’hui, ce congrès a permis de consolider une direction stable et légitime, offrant une base solide pour envisager l’avenir avec ambition. Il appartient désormais à chaque militant de transcender les clivages internes et de s’engager pleinement dans le renforcement du parti. Parmi les réformes stratégiques nécessaires, la digitalisation complète de nos processus doit être une priorité. Une transition numérique permettra d’améliorer l’efficacité organisationnelle, de renforcer la transparence et d’accroître la visibilité du parti.

En tant que l’un des secrétaires chargés des relations extérieures, nommé à l’issue de ce congrès, je m’engage à impulser cette dynamique de modernisation et à œuvrer pour que cette vision devienne une réalité tangible.

En conclusion, ce congrès représente un tournant décisif pour l’URD. Il relance l’espoir, redéfinit nos priorités et réaffirme notre engagement envers les idéaux portés par Soumaïla Cissé. Son héritage restera une boussole et une source d’inspiration éternelle pour notre parti et pour le peuple malien. Ensemble, nous ferons de l’URD une force incontournable au service du Mali et de sa démocratie.

<strong>Moustapha Siby (Fidèle compagnon de Soumaïla Cissé)</strong>

<strong>NB : le chapeau est de la Rédaction.</strong>

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<title>L’Alliance des États du Sahel dans un Nouvel Élan d’Intégration Régionale en Afrique de l’Ouest</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lalliance-des-etats-du-sahel-dans-un-nouvel-elan-dintegration-regionale-en-afrique-de-louest-3092415.html</link>
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<pubDate>Sat, 25 Jan 2025 10:46:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Face aux défis sécuritaires et économiques grandissants, l’Alliance des États du Sahel (AES) attire l’attention de plusieurs pays voisins. Les experts évoquent régulièrement l'intérêt éventuel du Togo, du Bénin et du Ghana pour ce bloc sahélien en plein essor. Dans une récente <a href="https://www.youtube.com/watch?v=dX4THiqwcQ8">émission</a>, les experts Mamadou Diouf et Sogoyou Keguewe ont <a href="https://beninwebtv.com/lalliance-des-etats-du-sahel-perspectives-dadhesion-pour-les-pays-voisins/">analysé</a> cette dynamique et ses implications pour la région.

Selon Sogoyou Keguewe, journaliste et ancien ambassadeur, l’AES offre une perspective réaliste pour l’avenir. « <em>L’avenir est dans l’AES, pas dans une CEDEAO affaiblie</em> », affirme-t-il. <strong>La structure sahélienne se distingue par son indépendance vis-à-vis des puissances extérieures, notamment les anciennes puissances coloniales, et son approche souverainiste.</strong>

L’AES repose sur des fondations solides définies par la Charte de Liptako-Gourma. L’article 11 de cette charte met en avant des conditions claires d’adhésion, notamment le partage de réalités géographiques et politiques ainsi que des objectifs communs. Cette ouverture rend possible l’intégration de pays comme le Togo, bien que situé en dehors de la zone sahélienne stricte.

L’intérêt grandissant pour l’AES s’explique par plusieurs facteurs. Tout d’abord, <strong>les pays sahéliens ont montré leur capacité à agir de manière souveraine, à l’instar du Niger, qui investit massivement dans des projets stratégiques tels que le barrage de Kandadji et un complexe pétrochimique à Dosso.</strong> Ces initiatives démontrent une volonté de rupture avec la dépendance extérieure, en misant sur des solutions locales pour le développement économique.

Ensuite, l’AES est perçue comme une plateforme capable de répondre efficacement aux menaces sécuritaires, notamment la lutte contre les groupes jihadistes. Cette coopération régionale attire l’attention de pays confrontés à des défis similaires, comme le Bénin.

Le Togo se positionne également comme un candidat potentiel à l’AES. Sa proximité géographique et ses liens sociaux et culturels avec les pays sahéliens renforcent cette possibilité. Mamadou Diouf souligne que « <em>plus de 70 % des Togolais soutiennent cette dynamique</em> », bien que ce chiffre mérite des vérifications plus approfondies. Toutefois, des questions se posent sur l’adéquation de ses politiques internes avec les objectifs de l’AES, notamment en matière de gouvernance et de lutte contre la corruption. L’expert Diouf met en garde : « <em>Pour rejoindre l’AES, le Togo devra démontrer une véritable rupture avec les pratiques de gouvernance traditionnelles.</em> ». Il évoque également l’importance pour le Togo de s’aligner sur les principes souverainistes et panafricanistes de l’AES.

L’AES ne se présente pas comme une organisation parfaite, mais comme une alternative prometteuse. « <em>Nous ne sommes pas là pour idéaliser l’AES, mais ils sont sur la bonne voie </em>», affirme Sogoyou Keguewe. <strong>Cette initiative incarne une réponse au désir croissant des peuples africains de prendre leur destin en main, loin des modèles imposés par l’Occident</strong>.

L’adhésion potentielle de nouveaux membres reflète une dynamique régionale où la souveraineté, la sécurité et le développement sont placés au centre des priorités. L’AES pourrait ainsi devenir un modèle d’intégration pour d’autres régions du continent.

En conclusion, l’AES représente bien plus qu’une simple alliance régionale. Elle incarne une aspiration collective à la liberté, à la justice et au progrès. Alors que d’autres pays de la région envisagent d’y adhérer, l’AES continue de s’affirmer comme un moteur d’espoir pour une Afrique de l’Ouest souveraine et solidaire.

<strong>Moussa Faye</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Chine Taïwan : Une  relation dangereuse</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/chine-taiwan-une-relation-dangereuse-3092382.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/chine-taiwan-une-relation-dangereuse-3092382.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Jan 2025 01:10:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les relations entre la Chine et Taiwan sont constamment tendues depuis leur séparation de fait en 1949 et provoquent des tensions dans les relations entre Pékin et Washington.</em></strong>

Le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclame à Pékin la fondation de la République populaire de Chine. Les forces nationalistes du Kuomintang, parti chinois dirigé par Chiang Kai-shek, abandonnent la Chine et s'enfuient à Taïwan (anciennement Formose), puis forment un gouvernement le 7 décembre et interdisent toute relation entre l'île (officiellement la République de Chine) et la Chine communiste.

En 1950, Taïwan devient l'allié de Washington, qui est en guerre avec la Chine en Corée. En juin 1950, le président des États-Unis, Harry Truman, ordonne à la 7e flotte américaine de repousser toute attaque éventuelle des communistes chinois sur Taïwan. Dans le même temps, Chiang Kai-shek est chargé de construire des fortifications sur la côte de Taïwan pour empêcher une éventuelle attaque chinoise.

Le Parti démocrate progressiste (DPP) de Lai Ching-te, qui est au pouvoir pour la troisième fois, considère Taïwan comme une nation souveraine de facto avec une identité taïwanaise distincte et le mandarin comme langue officielle. Il convient de noter que Taïwan dispose de sa propre armée, de sa propre monnaie, de sa propre constitution et d'un gouvernement démocratiquement élu - de 1949 à 1987, il était sous un régime autoritaire de loi martiale - mais il n'est pas reconnu comme un pays indépendant par la plupart des gouvernements du monde.

À ce jour, il n’a été reconnu comme État indépendant que par 12 pays et n’a pas été accepté comme membre des organisations internationales, car la Chine insiste sur le fait que c'est sa province, faisant partie de son territoire, et empêche son intégration et sa reconnaissance.

Au fil des décennies, Taïwan est devenu de plus en plus isolé. Dans le même temps, les liens entre Taïwan et les États-Unis se sont renforcés, avec une augmentation des ventes d'armes et d'équipements militaires et une coopération politique de haut niveau sous la présidence de Tsai Ing-wen, la prédécesseure feminine de Lai, ce qui a suscité la colère de Pékin. Cependant, historiquement, la position des États-Unis à l'égard de Taïwan est restée délibérément vague, notamment sur la question de savoir s'ils défendraient Taïwan en cas d'invasion chinoise, la fameuse «ambiguïté stratégique».

Les États-Unis ont toujours marché sur une ligne rouge. Ainsi, dans le cadre de la politique dite d'«une seule Chine», Washington reconnaît la République populaire de Chine comme le seul gouvernement légitime de la Chine. Il reconnaît également la position de Pékin selon laquelle Taïwan fait partie de la Chine, mais n'a jamais accepté la revendication de souveraineté du Parti communiste chinois sur l'île.

Taiwan a une superficie de 36.197 km² et une population d'environ 23.400.000 habitants. Sa capitale est Taipei, située à l'extrémité nord du pays. C'est une ville ultramoderne, dotée d'un développement industriel de haute technologie intense, officiellement désignée comme une «ville mondiale alpha», c'est-à-dire une ville qui a un impact direct sur les événements mondiaux de dimension sociale, économique et politique.

Outre l'île du même nom, le pays possède également 168 îles plus petites. Il est séparé de la Chine par le détroit de Taïwan et bordé au nord par la mer de Chine orientale, à l'est par l'océan Pacifique et au sud par la mer de Chine méridionale.

Depuis 1960, le pays est entré dans une période de croissance économique et d'industrialisation rapide, de nombreux économistes parlant du «miracle taïwanais». Son économie est tournée vers l'exportation. Elle excelle dans le domaine technologique et est actuellement la 21e économie mondiale, tout en se classant au 34e rang mondial en termes de PIB par habitant.

La position de Taïwan sur la carte du monde en fait un pays particulièrement important pour les grandes puissances mondiales. L'île revêt une importance stratégique majeure pour les États-Unis, compte tenu de sa proximité avec les alliés proches de Washington dans la région, tels que le Japon, la Corée du Sud et les Philippines. En outre, le détroit de Taïwan est considéré comme crucial pour le mouvement du commerce mondial, tandis que l'on estime que l'île produit 60 % de la production mondiale de puces électroniques, des composants technologiques essentiels à la fabrication de téléphones portables et de batteries au lithium.

TSMC (Taiwan Semiconductor Manufacturing Company), dont le siège social se trouve dans l'immense parc scientifique de Hsinchu, est le plus grand producteur de semi-conducteurs (ou micropuces) au monde avec une capitalisation de 426 milliards de dollars.

Quant à l'équilibre militaire dans le détroit de Taiwan, il penche résolument en faveur de la Chine et il serait peu probable que l'État insulaire soit en mesure de se défendre en cas d'attaque chinoise sans aide extérieure.

Sous la présidence de Xi Jinping, la Chine a intensifié sa démonstration de puissance militaire, en envoyant un nombre record d’avions de chasse, de drones et de navires de guerre chinois autour de l’île et en organisant des exercices militaires en réponse aux échanges politiques entre les États-Unis et Taiwan.

Le message que Pékin a adressé à Taipei et à Washington à travers cette opération militaire est clair comme de l'eau de roche: «L'indépendance de Taiwan est incompatible avec la paix. Il s'agit d'une affaire intérieure qui ne permet aucune ingérence étrangère». Dans son discours du Nouvel An, le président Xi Jinping a d'ailleurs déclaré: «Personne ne peut empêcher la réunification de la Chine avec Taiwan», lançant ainsi un avertissement clair à toutes les forces qui soutiennent ouvertement l'indépendance à l'intérieur et à l'extérieur de l'île.

Taïwan, pour sa part, exige que la Chine mette définitivement fin à ses activités militaires dans les eaux voisines, qui, selon lui, compromettent clairement la paix et la stabilité et perturbent le transport maritime et le commerce international.

Mais quelles seraient les conséquences d’une guerre entre les USA-Taiwan et la Chine sur la planète? Un article de Bloomberg affirmait déjà qu’un conflit militaire à Taiwan pourrait coûter à l’économie mondiale la somme astronomique de 10 trilliards de dollars, soit 10% du PIB mondial, dépassant de loin les conséquences économiques de la pandémie de coronavirus, de la guerre en Ukraine et de la crise financière mondiale. Et bien sûr, le sang versé serait incommensurable.

En conclusion, je voudrais exprimer l’espoir que les choses ne empirent pas et que l’on évite ainsi une confrontation militaire entre les États-Unis-Taïwan et la Chine, qui serait désastreuse, comme cela a été souligné, non seulement pour la région mais aussi pour la planète entière

*Isidoros Karderinis est né à Athènes en 1967. Il est journaliste, correspondant de presse étrangère accrédité auprès du ministère grec des Affaires étrangères, ainsi qu'économiste, romancier et poète. Ses articles ont été publiés dans des journaux, des magazines et des sites Internet de nombreux pays du monde

<strong>Karderinis Isidoros</strong>

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<title>Ligne de mire : l’année de la culture du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/ligne-de-mire-lannee-de-la-culture-du-mali-3092182.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2025 19:38:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’érection d’une citoyenneté malienne porteuse de vraies  valeurs socio-culturelles  est un gage de  réussite.

L’histoire retient que le Mali jouissait d’une grande réputation qui imposait le respect, surtout dans les domaines  du savoir et du savoir vivre.

Dans l’affirmation de l’identité nationale, des sources authentiques au nombre desquelles nous notons les comportements vertueux, l’exemplarité  des marques d’un leadership de qualité, le réflexe d’esprit de sagesse et  d’entreprise, l’attachement aux résultats probants, inspirent profondément  les  aspirations  des populations.

Elles reflètent une claire image des empreintes  d’un passé fascinant  et  constituent des lanternes  qui, au fil des générations,  vont continuer à éclairer la voie d’épanouissement du Mali,  à stimuler la légitime fierté d’appartenance à une nation  phare en matière de culture.

Quoi de plus normal que  2025 soit décrétée « Année de la culture du Mali ».

Quoi de plus salutaire qu’une telle décision soit bien appréciée, qu’elle déclenche un écho sonore sur toute l’étendue du territoire national et même au- delà.

A la croisée des chemins du  développement, force est de reconnaitre  la haute portée stratégique du volet culturel dans le contexte d’évolution de notre pays vers un  meilleur destin.

C’est dans ce cadre que nous voudrions apporter une modeste contribution couchée sur papier selon l’expression du célèbre traditionnaliste  feu Amadou Hampathé Ba (paix à son âme !), étant entendu  que dans tout processus,  les écrits, résistent mieux au temps et à l’espace alors que les  paroles,  même  mielleuses ,  peuvent disparaitre prématurément.

Il ne revient donc à l’esprit de personne de douter de l’importance de l’art de bien communiquer sur les réalités et les  spécificités de la  culture du Mali  et les traductions de leurs fondements en actes concrets et de progrès.

L’année  2025  va  ouvrir une porte sur des  échanges fructueux, enrichissants, susceptibles  de   faciliter  la  compréhension et la maitrise,  à grande  échelle, de la notion de culture dans toute son  essence .

Facteur mobilisateur,   placement sûr  parce que s’adressant au citoyen, capital le plus précieux,  la culture est  l’ensemble des usages, manifestations artistiques, religieuses et intellectuelles qui définissent et distinguent un groupement humain.

Elle porte sur  des convictions partagées, des manières de voir et de faire qui orientent, plus ou moins consciemment, le comportement, le mode de pensée des  individus.

En raison de l’acuité des problèmes quotidiens, elle peut aussi être un tremplin, celui de permettre à des  hommes et des femmes  d’afficher  des ambitions,  de rêver à des  lendemains heureux,   prometteurs , d’ étaler le culte de  la personnalité, du prestige, pour impulser des desseins inavoués, des prouesses imaginaires ou non, le but visé  étant d’ accélérer leur ascension sociale.

Tout cela est possible dans l’appropriation de valeurs éthiques, morales relevant du passé  mais qui continuent encore à séduire un certain public, fragilisé,  vulnérable du fait de la conjoncture  difficile qui prévaut.

Aussi,  il convient de  relever, dans l’objectivité et la clairvoyance, les défis du volet culturel, de réveiller les consciences  dans un élan de sursaut général,  tout  en se remettant en cause, au besoin ,  du fait  de  la mouvance des situations, des aléas  d’ un environnement  éprouvant .

Cela requiert une nouvelle approche positive, une vision pratique des choses sans occulter toute opportunité de conciliation  harmonieuse du couple tradition / modernité sur l’essentiel.

La  construction de l’avenir ne peut intervenir dans la méconnaissance du passé.

On peut partager des valeurs, des talents et avoir des préoccupations divergentes quant  aux conceptions et aux spécificités  à même de les exprimer, de les incarner.

Par ailleurs, dans la recherche de solutions durables, quelques aspects sensibles méritent un traitement adéquat avec en toile de fond  des analyses approfondies et soutenues.  Il s’agit de :

- la diversité des langues, des us et coutumes, des musiques, de l’architecture, des particularités vestimentaires ;

- l’existence d’identités partagées par des groupes  dont les membres constitutifs se considèrent comme différents des autres, parce que porteurs d’une autre spécificité, héritiers d’autres ancêtres réels ou mystiques ;

- l’existence largement inconsciente de cadres, d’espaces de pensée qui orientent les manières de regarder les êtres, les choses, d’interpréter les réussites, les échecs, la richesse et la pauvreté, la maladie et la mort etc.

Ces préoccupations ne se révèlent dans leurs dissemblances que lorsque ceux qui en sont porteurs  rentrent en contact et se rendent compte que ce qui parait aux uns une réalité établie ne rencontre  nullement l’adhésion des autres.

Vivement  2025, l’année de la culture au Mali,  tout un symbole fort  de la volonté des autorités nationales de  relancer,  dans l’effervescence et sous  les meilleurs  auspices,  l’ essor socio-économique  de notre pays, de réduire les disparités de développement, d’ éteindre les feux de la haine et de la violence , de lutter contre la pauvreté et tous les vices que cette pauvreté peut  engendrer.

&nbsp;

<strong>Par Chirfi Moulaye HAIDARA, Chercheur et Ecrivain</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Etude Nationale Prospective Mali 2025 : &#45; Ce que notre pays est devenu 25 ans après : &#45; Ce qui pourrait advenir...</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2025 17:30:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Selon l'auteur de cette contribution, Fabou Kanté, "Citoyen Lambda" qui ne regrette pas sa participation au mouvement qui a abouti à la transition en cours,  le Mali reflète le scénario pessimiste de l’ENP 2025, au vu des crises sociopolitiques et économiques qui avait marqué les deux décennies écoulées.   Il est bien loin d'être sorti de l'ornière à moins que les décideurs ne rectifient la trajectoire, en mettant l'accent sur une gouvernance vertueuse à tous les points de vue.</em>

Le Mali s’est doté, en 2000, d’un document d’analyse prospective dénommé : Rapport de l’Etude Nationale Prospective (ENP Mali 2025). Cette étude, qui a scruté l’avenir de notre pays sur un quart de siècle, était une expérience inédite de par son approche, son champ d’investigation et sa matière. Sous la coordination de mon cher doyen, Mohamed Diallo, l’étude a établi une vision à l’horizon 2025 et dégagé les deux scénarios (optimiste et pessimiste) en fonction des choix sociopolitiques et culturels possibles ou à opérer.

J’avais, un jour, rendez-vous avec M. Diallo et il était là à l’heure pile. J’ai tenu, avant tout propos, à l’apprécier pour sa ponctualité. Il a jovialement rétorqué, pour faire de l’esprit, que cela dénote de la différence entre un Soudanais et un Malien. Depuis, je l’ai surnommé le Soudanais et lui m’appelait désormais le Malien…

Il est à noter que le Mali s’est, manifestement, retrouvé dans le scénario pessimiste de l’ENP 2025, au vu des crises sociopolitiques et économiques ayant marqué les deux décennies écoulées. L’Etude Nationale Prospective Mali 2025 se trouve donc à la charnière de son horizon. Il y a lieu de procéder à une rétrospective liminaire de notre système sur le triple plan (sociopolitique, économique, et sécuritaire), afin d’en apprécier la trajectoire et proposer des ajustements nécessaires. A cet effet, il est important de rappeler notre position sur deux questions qui sont :
<ul>
 	<li><strong> Regrettons-nous IBK ? </strong></li>
</ul>
Nous avons, modestement, participé au vaste mouvement de révolte du peuple malien dirigé par le M5-RFP. Nos motivations pour ces contestations étaient légitimes, opportunes et indispensables pour éviter le pire à notre pays. Notre sentiment de satisfaction morale d’avoir contribué à sauver le Mali d’un naufrage restera inaltérable. Ainsi nous réaffirmons, avec force et sans complexe, notre attachement à l’esprit du changement prôné par le M5-RFP. Bien que nous admettions que ledit esprit a été dénaturé, comme l’en atteste le dévoiement de bon nombre d’acteurs de ce mouvement, point de regret pour le régime défunt d’IBK.
<ul>
 	<li><strong> Soutenons-nous la Transition ? </strong></li>
</ul>
Primo, nous avons débuté nos luttes citoyennes et panafricaines pour la 4ème République au Mali et pour l’Unité africaine, de loin avant cette Transition, avant ses principaux acteurs, et avant la naissance de l’AES. Nous avons donc une conception sublime du «Mali Kura» et de l’intégration africaine.

Secundo, cette Transition est le fruit de nos combats.

Tertio, l’Etat appartient à tous les citoyens. En combinant alors notre responsabilité devant l’histoire dans le renversement du régime défunt, aux valeurs républicaines et démocratiques qui sont les nôtres ; l’unique posture que nous imposent nos convictions vis-à-vis du régime en place, est le Soutien Vigilant et Critique. Autant nous encourageons et appuyons les actes d’utilité collective posés par le pouvoir, autant nous ne passerons jamais sous silence ses actions contraires aux principes de bonne gouvernance, au respect des droits de l’homme et des libertés. Ce qui signifie aussi que le jour où nous conclurons que les autorités conduisent le pays vers l’abîme, nous-nous lèverons, sans ambages, seuls ou avec d’autres, pour déclencher un Ouragan Populaire et Patriotique (OPP) qui n’épargnera ni les fauteurs encore moins leurs complices. Tenant compte de ce qui précède, nous situons notre réflexion sur les points suivants :

<strong> I- Au plan sociopolitique </strong>

Le peuple malien, animé de la volonté ardente de rompre avec le système de gouvernance dit démocratique, et de s’affranchir du joug de toute domination, n’a jamais été aussi résilient et soumis à un pouvoir tel qu’avec les autorités actuelles. Il a fondé son espoir entier de voir naître et prospérer le «Mali Kura» sous cette Transition. Il a non seulement remis toutes les cartes entre les mains des militaires, mais s’est aussi transformé en bouclier pour les protéger des assauts intérieurs et extérieurs. Les Maliens attendaient de la Transition cinq (05) résultats essentiels au plan sociopolitique :

1-   Tourner complètement dos aux mauvaises pratiques de gestion publique ;

2-   Rassembler et réconcilier les Maliens ;

3-   Jeter les bases de la refondation générale du pays ;

4- Désamorcer nos poches de conflictualités ;

5-   Conduire le pays à la normalité constitutionnelle à travers la tenue d’élections transparentes et crédibles.

S’il faut apprécier la Transition en fonction de ses résultats obtenus, voici le condensé de son bilan par ordre de correspondance aux cinq (05) missions précitées.

1-   La mauvaise gouvernance avec, en toile de fond, les détournements massifs de fonds publics, la corruption à outrance, le clientélisme, le clanisme et l’économie criminelle ont connu de plus beaux jours ;

2-   Les Maliens n’ont jamais été autant divisés que sous cette Transition ;

3-   Les avancées en terme de relecture et d’innovation de nos textes de lois sont incontestables et salutaires, même si nous savons que notre problème a toujours été l’application des textes. La reconsidération de nos valeurs sociétales pour faire de notre culture un moyen de rebond collectif, est une bonne chose à tout point de vue ;

4-   Les fronts de conflictualités maliano-maliens ont été multipliés et diversifiés ;

5-   La volonté de se maintenir au pouvoir et de le confisquer est devenue un secret de polichinelle.

Voilà le tableau général de notre situation sociopolitique.
<ul>
 	<li><strong> Les inquiétudes : </strong></li>
</ul>
En analysant les propos et actes de nos autorités, et en intégrant les faits établis plus haut, il apparaît que nous avons perdu quatre (04) ans de la vie de la nation pour pratiquement rien. Il faut un nouveau départ pour le Mali. Quel éternel recommencement ?

Le retour à l’ordre constitutionnel n’était ni une priorité, pour l’écrasante majorité des Maliens, encore moins une urgence. Depuis 2020, le peuple malien est plus que jamais conscient de la nécessité absolue d’une remise en cause totale, des façons de faire et d’être de ses dirigeants. Cependant, la timidité des résultats obtenus au bout de quatre (04) ans, dont la valeur est insignifiante à la mesure des sacrifices consentis par les populations, nous oblige à concevoir autrement notre avenir. «La patience n’est toujours pas une solution, il faut souvent changer de direction» comme le dirait l’autre. C’est pourquoi beaucoup de nos compatriotes appellent aujourd’hui à des élections.

Contrairement à l’écran de fumée que certains nous présentent, les revendications de plus en plus pressantes pour le retour à l’ordre constitutionnel ne sauraient forcément être interprétées comme une manifestation de connivence avec des ennemis hypothétiques du Mali, avec des agents extérieurs, encore moins comme une trahison de notre pays. Non ! Non ! et Non ! Les limites de la Transition ont été simplement exposées au grand jour, en terme de réponses adaptées qu’elle n’a pu apporter aux problèmes des Maliens.

<strong>La prévision des élections dans le budget 2025 prouve que les autorités ont conscience de la délicatesse de la situation sociopolitique. A ce stade, nous ne disposons d’aucune lisibilité qui puisse pousser à affirmer, même avec un minimum d’assurance, que les Maliens iront aux urnes cette année. </strong>Le seul fait sur lequel il y a peu de doute est que les militaires seront de la course présidentielle, que les élections aient lieu en 2025 ou plus tard. La violation de la Charte de la Transition ne sera pas une difficulté majeure. Il est alors évident qu’ils sont pleinement dans la mobilisation des moyens matériel, financier, humain etc., pour faire face aux prochaines échéances. Si cette hypothèse se confirmait, elle risquerait d’être la goutte d’eau qui fera déborder le vase et voici les raisons :

-  Les militaires et leurs alliés s’appuieront essentiellement sur les moyens de l’Etat, et sur la manne financière qu’ils sont en train de générer, par des voies qui sont connues aujourd’hui du public. Leur camp bénéficiera des ingrédients nécessaires pour remporter les élections. Leurs adversaires n’accepteront pas les résultats.

-  Du constat où le pouvoir en place a érigé les intimidations, les chantages, la répression et l’usage de la force comme mode principal de gouvernance, il n’accordera alors aucune alternative à ses opposants que d’user des mêmes procédés, soit pour réclamer ce qu’ils penseront être leur droit, soit pour contester simplement le maintien des militaires au pouvoir. Le pays risquerait alors de plonger dans une violence inouïe, qui ne laisserait de place aux sentiments, à l’humanisme.

<strong>II- Au plan économique </strong>

Le peuple malien a accepté et accompagné les choix stratégiques opérés par la Transition, tant au plan sous - régional qu’international. Bien que ces options aient fortement et négativement impacté la vie des populations, les Maliens ont fait preuve de résistance et de résilience au nom de la souveraineté. Cependant deux (02) problèmes se posent :
<ol>
 	<li>Nous ne disposons d’aucune doctrine qui combine les approches spécifiques de la souveraineté, et qui corresponde à une théorie nationale de la souveraineté ;</li>
 	<li>Les combats pour la souveraineté font plus de victimes au sein des couches défavorisées, que parmi ceux qui appellent quotidiennement les populations à se battre pour ladite souveraineté.</li>
</ol>
Les derniers rapports du Vérificateur général et de l’OCLEI sont assez parlants pour apprécier la qualité de la gouvernance économique dans notre pays.

La quasi-totalité des annonces et promesses faites par les autorités, relatives à la réalisation de projets et d’infrastructures de développement, sont restées vaines. La crise énergétique, dont les conséquences sont à la fois dévastatrices pour l’économie nationale que pour les structures sociales maliennes, notamment les familles, a plongé les populations dans une précarité sans précédent. Le moindre que l’on puisse affirmer, sans aucun risque de se tromper, est que les Maliens souffrent énormément.
<ul>
 	<li><strong> Les inquiétudes </strong></li>
</ul>
Notre crise économique n’augure aucune solution dans un horizon proche. La stratégie des autorités, qui a consisté à endormir le peuple par les faux espoirs, à travers des discours qui ne résistent ni à l’analyse ni à la critique, a lourdement porté atteinte au crédit de l’Etat auprès des citoyens. La dernière adresse à la nation du Président de la Transition, et les propos qu’il a tenus à l’occasion de sa présentation des vœux aux notabilités, ont prouvé sans ambiguïté, que non seulement les graves difficultés économiques que nous affrontons depuis belle lurette sont loin d’être absorbées, mais aussi que la souveraineté énergétique n’est à présent qu’un mirage. Cette atmosphère nationale de dédains, contraste avec la vie d’opulence, d’orgies, et d’ostentation menée par la plupart des gouvernants et de leurs protégés. La probabilité de convulsions dans notre pays en 2025, pour cause de frustrations économiques est assez élevée.

<strong>III- Au plan sécuritaire </strong>

<strong> Nul ne saurait nier ni disconvenir que les efforts déployés et qui ont ressuscité l’armée malienne de ses cendres, font la fierté du peuple malien dans toutes ses composantes. Sont à l’honneur de la Transition, le courage et la volonté politique dont elle a fait preuve, pour sortir des sentiers battus aux fins de réarmement matériel, technique, technologique et moral de nos Forces de Défense et de Sécurité.</strong> La mémoire de ceux qui sont tombés sur les différents fronts, sera toujours respectée et magnifiée par les Maliens, qui ont d’ailleurs régulièrement soutenu leur armée, même dans les contextes où cette dernière a commis des actes graves sur les populations.

Ces acquisitions et renforcements des capacités des FAMA ont été motivés, en tout cas selon le discours officiel, par la lutte contre le terrorisme et l’insécurité. Malgré les succès indéniables enregistrés contre ces fléaux, l’appréciation des faits et des réalités du terrain nous révèlent les constats suivants :

<strong>1-</strong>   Ces armements ont été acquis, contre principalement les mouvements armés signataires du défunt accord d’Alger, avec lesquels l’Etat était dans une impasse dans la mise en œuvre dudit accord ;

<strong>2-</strong>   Les moyens disponibles ne semblent pas être adaptés aux stratégies terroristes ;

3-   L’insécurité s’est généralisée.

<strong>Une chose est indéniable :</strong> la politique sécuritaire de la Transition a été jusqu’ici un échec.
<ul>
 	<li><strong> Les inquiétudes : </strong></li>
</ul>
A moins que nos autorités ne changent de mode opératoire, les conflictualités connaîtront une exacerbation au Mali en 2025. La problématique du terrorisme demeurera. L’équation de la paix avec les mouvements armés de l’ex CSP-PDA, regroupés au sein du FLA restera entière.

Dans un contexte de rupture de confiance, de méfiance et de défiance entre les principaux acteurs du conflit du Nord du Mali, associé à un bouleversement total des incidences classiques de médiations communautaires et sociales dans notre pays ; les anciens méthodes et canaux de négociations avec les acteurs en belligérance, seront cette fois d’une efficacité marginale. La profondeur des déchirures sociales, et la gravité des séquelles psychologiques nées des conflits en cours depuis 2023, ne seront pansées ni de sitôt ni facilement.

En ajoutant à ces réalités la situation alarmante et inquiétante du centre, quasiment sous contrôle des terroristes, le cycle de violences dans notre pays durera encore malheureusement.

<strong> IV- Propositions </strong>

La typologie des acteurs majeurs aux prochaines élections sera composée de trois (03) groupes :

<strong>Groupe I :</strong> Les militaires au pouvoir et leurs soutiens sociopolitiques (convaincus et fabriqués), et leurs alliés constitués d’une partie du RPM, des caciques du régime défunt et de leurs amis de l’ADEMA ;

<strong>Groupe II :</strong> L’opposition politique née des élections de 2018 regroupée au sein du FSD, colonne vertébrale du M5-RFP tendance du Dr Choguel Kokalla MAIGA, et la composante du M5-RFP qui s’alliera à l’ancien Premier Ministre ;

<strong>Groupe III :</strong> Ceux qui incarneront la partie du peuple déçue par les militaires, les victimes d’abus de confiance politique par la transition, et de ceux qui réaliseront que la concorde entre les Maliens, la paix et le développement seront difficilement au rendez-vous avec l’existant. Ce groupe ne s’identifiera à aucun des deux premiers.

Nous formulons les propositions suivantes :

-  La Transition devra faire le choix difficile de redéfinir intégralement et radicalement ses orientations en cette année 2025. Au plan sociopolitique et économique, ce repositionnement doit être basé principalement sur le changement de paradigme communicationnel. Les autorités doivent être sincères et honnêtes dans le verbe avec les Maliens. Elles ne le sont point et les preuves indéniables coulent à flot sous nos pieds.

-   Le Gouvernement doit se consacrer aux préoccupations socioéconomiques et existentielles des Maliens. Le prétexte du sacrifice au nom d’une souveraineté retrouvée, passe de moins en moins au sein de l’opinion nationale. Tenir d’ailleurs cette année au Palais des Sports (même pas au Stade du 26 Mars qui fait 50 000 places) une rencontre dédiée à ladite souveraineté retrouvée, qui avait pourtant mobilisé 02 millions de maliens il y a moins de 03 ans ; suffit amplement pour se faire une religion de l’engouement du peuple pour ce slogan.

-   L’hypothèse d’un retour du Mali dans la CEDEAO n’est toujours pas écartée, malgré l’allure de forclusion que semble prendre la reconsidération du retrait annoncé. Quand les militaires et leurs alliés politiques s’accorderont sur les conditions de conservation du pouvoir, avec les rôles précis que chacun doit jouer, ils pourraient ressortir la carte de la réintégration à la CEDEAO avec un chronogramme clair des élections. En contrepartie, ils exigeront de l’organisation communautaire le soutien à leur candidature et le financement du processus électoral. Dans tous les cas de figure, la présentation d’une candidature militaire à la prochaine présidentielle ne sera pas un gage de stabilité pour le Mali.

-   Les militaires doivent tirer les conséquences de leur bilan, prendre leur responsabilité patriotique, et consacrer le reste de la Transition à l’organisation d’élections crédibles et transparentes, pour signer le retour du pays à l’ordre constitutionnel. En lieu et place d’une candidature à la présidentielle, ils doivent plutôt apporter leur soutien à des acteurs sociaux et politiques, qui disposent d’une autre méthode de gouverner, différente de celle par laquelle certains Maliens ont mis le Mali plus bas que terre au nom d’une certaine démocratie. Cela éviterait que le pays fasse du surplace, ou ne retombe entre les mains des acteurs principaux qui l‘ont mis dans le pétrin.

<strong>Voici le récapitulatif des propositions à l’endroit des militaires, desquelles dépendront leur salut, celui du pays et de la nation : </strong>

1-Parler vrai aux Maliens ;

2-Faire du Gouvernement un outil de résolution des problèmes ;

3-   Aller aux élections ;

4- Ne pas se présenter aux élections ;

5- Accompagner et soutenir les forces politiques et sociales crédibles, à prendre le pouvoir, sur la base d‘une vision politique claire, d’un projet de société viable, et d’un programme de gouvernance qui prend en charge notre géostratégie endogène et la géopolitique internationale.

<strong>Fabou KANTE, Citoyen lambda</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ce que je pense</title>
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<pubDate>Tue, 21 Jan 2025 22:10:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Première des manifestations de la souveraineté est la souveraineté alimentaire. C'est cette souveraineté qui donne sa dignité à l'homme et à la femme. Par conséquent, a-t-on retrouvé la souveraineté quand 7 millions de nos compatriotes sont en situation de malnutrition et de dépendance par rapport à l'assistance de la communauté internationale?

A-t-on retrouvé la souveraineté quand on dépend des autres pays pour importer nos médicaments, nos matériels pour les moindres soins?

A-t-on retrouvé la souveraineté quand la réalisation de la moindre infrastructure requiert l'intervention du savoir-faire étranger?

A-t-on retrouvé la souveraineté quand le pays est à l'arrêt pour défaut de source d'énergie pour les foyers et pour l'activité économique?

A-t-on retrouvé la souveraineté quand nos produits d'exportation et d'importation doivent transiter nécessairement par l'un des ports de pays "hostiles"?

A-t-on retrouvé la souveraineté quand les prix de nos produits d'exportation sont fixés par les "capitalistes et par les impérialistes"?

A-t-on retrouvé la souveraineté quand on ne peut pas procurer de simples intrants agricoles comme les engrais à nos agriculteurs?

A-t-on retrouvé la souveraineté quand on ne peut pas transformer localement nos produits agricoles et que les denrées de première nécessité dépendent de l'importation?

A-t-on retrouvé la souveraineté quand on ne peut même pas assurer une première transformation locale à nos matières premières et ni fixer les prix de produits finis qui en découlent?

Où est la souveraineté retrouvée?

Le renvoi de Barkhane? Modibo Keïta avait déjà  remercié les troupes françaises en janvier 1961.

Le départ de la MINUSMA? C'est nous qui avions demandé son déploiement.

La sortie prochaine de la zone CFA? Modibo Keïta l'avait fait en 1962 avant de négocier pour notre retour dans la zone franc en 1967.

La sortie prochaine de la CEDEAO?

Là, c'est impossible, car la CEDEAO est dans notre ADN. Aucun décret, fusse -t-il de souverainistes, ne pourra consacrer cette rupture. Le Mali a créé la CEDEAO, il y a déjà  des siècles de cela. Connaissez-vous la configuration géographique de l'empire du Ouagadou, du Mandé, du Songhaï, du royaume bambara de Ségou pour ne citer que ceux-là?

Si nous connaissions notre histoire, notre culture, la structure de notre économie et la sociologie de notre pays un tant soit peu, nous saurions que vous surprenez plus d'un en prétendant sortir de la CEDEAO d'un seul trait de plume. Nos populations n'ont pas réellement appréhendé la signification ni la portée du sort que nous voulons leur faire subir à travers votre prétention. Dès qu'elles le comprendront, ce projet viendra nous hanter.

En conclusion, vous êtes dans un combat d'arrière-garde. Ils sont révolus les temps où les Nations se repliaient sur elles-mêmes au nom d'un prétendu nationalisme ou souverainisme. Les Nations les plus prospères économiquement, celles qui ont fait les plus grandes avancées en matière  de science et de technologie, en matière de qualité de vie et d'IDH ne prétendront pas bâtir leur essor et leur futur sur le souverainisme ou sur le repli. Elles se renforcent sur la base du principe de l'interdépendance, de l'interpénétration et de la coopération quand ce n'est pas l’intégration.

La route de la soie initiée par la Chine répond à ce choix. L'organisation de coopération de Shanghai constitue une autre pièce centrale de la politique d'influence de la Chine. Les Etats-Unis ont besoin du coltan de la RDC pour maintenir le leadership des GAFAM. La Chine a besoin du marché américain pour poursuivre son essor. L'Union Européenne est une entité enviée à cause des opportunités de mise à niveau économique, environnementale et en matière de gouvernance. La Russie a besoin de préserver sa Communauté des Etats indépendants, et de l'élargir, si possible. Türkye renforce ses relations avec les Etats Turcophones d'Asie centrale, en Afrique et au Moyen Orient. C'est ce moment que nous, nous choisissons pour proclamer notre souveraineté? Que l'on veut nous "détacher" de notre espace vital naturel? Pour aller où? Au nom de quels intérêts supérieurs?

<strong>Cheick Sidi Diarra, Ancien Ambassadeur  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: Résilience de nos forces armées</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mali-resilience-de-nos-forces-armees-3091782.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Jan 2025 19:30:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Notre nation, le Mali, restera la terre de notre culture et de nos valeurs aussi longtemps qu'elle sera la patrie de nos braves femmes et hommes en uniforme. Et cela pour la simple raison que quand l’État de droit est menacé, son seul recours devient les forces armées et de sécurité pour sauvegarder la souveraineté et maîtriser le destin de la nation. C’est pourquoi nos actions citoyennes doivent saluer et amplifier la fierté que nous manifestons d’avoir une armée réactive car le courage et le dévouement à protéger notre liberté et notre nation des citoyens qui portent l’uniforme militaire de notre pays n’ont jamais été remis en question.

Depuis plus de 60 ans, nos courageux et altruistes soldats se mobilisent pour la défense de la nation, protégeant leurs compatriotes et les idéaux fondateurs du Mali, à des coûts et risques personnels élevés. Ils laissent derrière eux leurs proches, beaucoup servent dans des zones de guerre pendant des mois et – tragiquement – plusieurs subissent des blessures graves et durables, tant physiques que mentales. En cette période tendue de conflit dans notre pays et notre sous-région, nous apprécions à nouveau la résilience, la préparation et la volonté de rester ferme des forces armées maliennes. Nous avons une dette énorme envers tous ceux qui ont servi notre pays et ceux qui continuent à remplir le devoir sacré de le servir.

Peu de Maliens peuvent prétendre au titre de défenseur et protecteur des intérêts fondamentaux de la nation face à toute forme de menace et de danger. Mais ce groupe spécial de nos concitoyens serve et sacrifie d'une manière que la plupart d'entre nous n'ont jamais été invités à faire, et nous pouvons tous exprimer notre reconnaissance et notre gratitude aux sentinelles qui veillent à assurer la sécurité de notre nation et à continuer de nous protéger chacun et tous les jours. Bien évidemment, la nation reste reconnaissante aux vaillants guerriers qui défendent notre pays, nos valeurs et notre liberté. L’hommage est et sera toujours à la hauteur de l’engagement de nos braves qui ont rempli leur mission jusqu’au bout, jusqu’au sacrifice ultime. Ainsi, en ce jour sacré pour célébrer nos forces armées, nous élevons des prières à la mémoire de nos héros. Que Dieu ait en Sa Sainte Miséricorde tous les valeureux martyrs de la patrie. Nous saisissons également cette occasion pour réaffirmer notre engagement collectif à marcher sur leurs traces, en défendant l’unité et la stabilité du Mali, en œuvrant pour son développement durable et son essor, en réalisant les espérances de l’ensemble de notre peuple.

Il est important de toujours nous rappeler que la force de notre nation n’est autre que nos forces de défense et de sécurité. La force de nos forces armées sont sans doute nos soldats. Et la force de nos soldats est assurément le soutien systématique et indéfectible de l’ensemble des citoyens de notre nation. Ce soutien citoyen est crucial parce que c'est ce qui rend nos forces de défense et de sécurité fortes et notre nation puissante, stable, digne et fière de ses valeurs 1

fondamentales. Alors, il est de notre devoir à tous de continuer à soutenir les dignes filles et fils de notre pays qui sont irrésistiblement engagés dans une lutte sans merci pour non seulement défendre l’honneur et l’indépendance de notre patrie, mais aussi pour maintenir les principes de la liberté et de la paix.

Nous célébrons ce 20 Janvier, journée de la naissance et de la reconnaissance militaire, en réitérant notre profond respect, en exprimant notre plus profonde gratitude et en souhaitant de tout cœur une joyeuse fête à nos braves et courageux militaires et à leurs familles. Que Dieu les assiste et les bénisse dans cette période tendue de conflits que nous imposent les adversaires et les ennemis de notre nation.

<strong>Cheick Boucadry Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Les manifestations anti&#45;françaises des citoyens ouest&#45;africains comme symbole de la lutte pour une véritable souveraineté</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-manifestations-anti-francaises-des-citoyens-ouest-africains-comme-symbole-de-la-lutte-pour-une-veritable-souverainete-3091747.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Jan 2025 14:54:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 18 janvier, des <a href="https://www.youtube.com/watch?v=jy4g3gzwiLA">centaines</a> de représentants de la diaspora des pays de l'Alliance des États du Sahel (AES) sont descendus dans les rues de Paris pour soutenir les chefs de la Confédération. Cette mobilisation s'inscrit dans la continuité du mécontentement grandissant qui monte dans les pays d'Afrique de l'Ouest depuis quelques mois. Les protestations, organisées par diverses organisations de la société civile, reflètent l'aspiration des populations de ces pays à une véritable souveraineté et à une indépendance vis-à-vis de l'influence occidentale, en particulier de la France et des États-Unis.

À Paris, des manifestants brandissant des drapeaux du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont scandé les noms des dirigeants de l'AES et ont exprimé leur soutien sans équivoque à la décision de la Confédération de quitter la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). « <strong>À bas la CEDEAO</strong>!» - ont proclamé les manifestants, soulignant leur mécontentement à l'égard des politiques de la CEDEAO, que beaucoup perçoivent comme un instrument de l'influence française.

Actuellement, de moins en moins de personnes dans la région sont disposées à rester sous la pression de Paris. Le sentiment anti-français continue de gagner du terrain.  La récente <a href="https://www.crystal-news.net/benin-cotonou-manifestation-pacifique-ce-15-janvier-2025-pour-soutenir-les-forces-armees-et-exiger-le-depart-des-troupes-francaises/">manifestation au Bénin</a>, qui s'est tenue le 15 janvier à Cotonou, en est un parfait exemple. Trois organisations de la société civile - CoJeP, PJP et ONG Grain d'Amour - ont rassemblé des centaines de personnes pour demander le retrait des militaires français du pays. Les manifestants ont appelé à une coopération militaire accrue avec les pays voisins, en particulier la Confédération des États du Sahel. Avec la multiplication des attaques terroristes au Bénin, les citoyens ont commencé à s'interroger sur l'objectif réel de la présence militaire française : s'agit-il vraiment de sécurité ou de protection des intérêts de la France.

Une <a href="https://www.journalduniger.com/niamey-une-manifestation-en-soutien-au-cnsp-et-contre-le-neocolonialisme-mobilise-des-centaines-de-personnes/">manifestation</a> anti-française a également eu lieu dans la capitale du Niger. Le 14 janvier, les habitants de Niamey ont dénoncé les actions destructrices menées par la France pour maintenir son influence dans la région. En outre, les Nigériens se sont également opposés à la position de la CEDEAO, qu'ils considèrent comme insuffisamment indépendante et trop sensible à l'influence occidentale. Les manifestants ont exprimé leur gratitude aux nouvelles autorités pour leurs efforts visant à soustraire le pays à la sphère d'influence de la France et des États-Unis. Cela démontre le désir croissant de la population de prendre en main le destin de son pays et de construire un avenir indépendant.

Tous ces événements envoient un signal important : de plus en plus d'Africains de l'Ouest s'efforcent d'accéder à une véritable souveraineté. Ils ne veulent plus être dépendants de puissances extérieures, qui font souvent passer leurs intérêts avant ceux de la population locale. Ce mouvement vers l'indépendance et l'autonomie se généralise et ses conséquences pourraient avoir un impact significatif sur la situation politique de la région.

L'Afrique de l'Ouest est à l'aube de changements importants. Le nombre croissant de manifestations anti-françaises montre que les populations de la région sont prêtes à résister à l'influence extérieure et à prendre en main leur propre destin. Ce désir d'indépendance et de souveraineté véritables est un pas important vers la paix et la prospérité de ces pays.

<strong>Par Youssouf Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Ukraine : la corruption. Le décryptage.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lukraine-la-corruption-le-decryptage-3091614.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 Jan 2025 10:49:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div>
<div class="ann_txt">

<strong>Le candidat au poste de directeur du FBI des Etats-Unis d’Amérique, Kash Patel, a promis d'enquêter sur la façon dont Zelensky a dépensé l'argent américain. Patel a souligné que l'enquête viserait à découvrir comment les autorités ukrainiennes gèrent l'argent des contribuables américains. Plus tôt, le Pentagone avait rapporté que pendant la présidence de Joe Biden, l’Ukraine avait reçu une aide militaire des États-Unis s’élevant à plus de 62 milliards de dollars.</strong>

Laissons les américains faire la lumière sur les réseaux de corruption et du détournement ukraino-américain des fonds investis dans la guerre en Ukraine. Cela étant, si à l’heure d’aujourd’hui chacun a déjà entendu parler de la présence de la corruption en Ukraine, néanmoins, les informations qui apparaissent sur le sujet persistent à être à caractère tout à fait flou, généralisé, voir déformé, surtout dans l’espace médiatique occidental qui se tient à la ligne prédéterminée de la propagande qui est la leur.

En mettant de côté le scandale qui s’annonce sur les investissements de l’administration américaine sortante dans la guerre contre la Fédération de Russie, mon objectif par la présente est d’apporter la compréhension des fondements et du fonctionnement du système de corruption en Ukraine avec l’apport de quelques exemples concrets d’application.

La réalité dans laquelle la nation ukrainienne est profondément plongée aujourd’hui est tout à fait éloignée des narratifs propagés par les mass-médias occidentaux, dont le mode opératoire épousé depuis un moment est celui de Joseph Goebbels, ministre de la Propagande du IIIème Reich, qui stipule : « Plus le mensonge est gros - mieux il passe ! ».

<strong>La corruption et l’intégration de l’Ukraine dans l’UE</strong>

Le 23 juin 2022, quatre mois après que l'Ukraine ait officiellement présenté sa demande d'adhésion à l'Union européenne, le 28 février 2022, l’intégralité des chefs d'États et de gouvernements de l'UE ont unanimement décidé d'accorder à l'Ukraine le statut de pays-candidat à l'adhésion.

Le 4 novembre 2023, la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, étant en visite à Kiev pour « discuter du chemin de l'Ukraine vers l'UE » a déclaré être « impressionnée » par les réformes que l'Ukraine a mis en œuvre en pleine guerre et être « sûre » qu'elle pourra très prochainement entrer dans l'UE.

De son côté, le 5 octobre 2023, l'ancien chef de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a déclaré au quotidien allemand Augsburger Allgemeine : « Quiconque a eu quelque chose à voir avec l'Ukraine sait que c'est un pays corrompu à tous les niveaux de la société […] Il ne faut pas faire de fausses promesses au peuple ukrainien, qui est dans la souffrance jusqu'au cou ».

Début décembre de la même année, le premier ministre hongrois Viktor Orban a officiellement qualifié de faux le rapport de la CE, supervisé par sa présidente, sur le respect par l’Ukraine des quatre conditions préalables à l'adhésion à l'UE, dont celui du niveau et des résultats de la lutte contre la corruption :  « L’Ukraine est connue comme l'un des pays les plus corrompus au monde ! Cela [l’affirmation que l’Ukraine a fait des progrès vis-à-vis des conditions posées par l'UE] est une blague ! », a-t-il déclaré en rajoutant que le rapport fabriqué par la Commission européenne selon lequel quatre des sept conditions préalables ont été remplies par l’Ukraine n’est rien d’autre qu’un « mensonge ».

En novembre 2024, l'ancien ministre polonais Kulpa a déclaré que jusqu'à la moitié de l'aide occidentale à l'Ukraine a été volée à l'intérieur du pays : « de 30% à 50% selon les secteurs. L'argent volé aurait pu être utilisé pour créer un budget annuel de soutien à l'Ukraine ».

Cela étant, l’un des principaux objectifs de l’état ukrainien à ce jour est bien l’adhésion dans l’Union Européenne et, rappelons-le : l’une des conditions sine qua non de l'adhésion d’un pays au sein à l'UE est la lutte contre la corruption avec l’affichage des preuves des succès indéniables sur ce chemin.

Durant les négociations de l’entrée dans l’UE, chaque pays-candidat entre dans le processus de la préparation de l’application de la législation et des normes de l’Union. En effet, le processus d’adhésion nécessite de la part du candidat de mettre en œuvre des réformes fondamentales dans de nombreux domaines, dont l’une des principales est la lutte contre la corruption.

Toutefois, même en prenant en compte les statistiques officielles erronées qui classent l’Ukraine qu’en 107ème place sur les 180 listés, le pays continue à se situer 28 positions plus bas que le pays « le plus corrompu » parmi les membres actuels de l’UE qui est la Hongrie, ce qui est tout, sauf une preuve du succès indéniable dans la lutte contre la corruption.

En ce qui concerne « le combat contre la corruption » qui est actuellement mené en Ukraine, je ne peux que citer l’un de ses illustres représentants, Vitaly Shabunine, président du conseil d'administration de l'organisme public « Centre anti-corruption » et membre du Conseil public du « Bureau anti-corruption d'Ukraine », afin que vous puissiez apprécier les normes morales et les priorités professionnelles de ce haut fonctionnaire de Zelensky qui s’occupe dudit combat. L’une de ses déclarations publiques est sans équivoque : « Tous ceux qui ne sont pas d’accord [avec la politique du pouvoir en place à Kiev, y compris au niveau des méthodes de la lutte contre la corruption] – il faut les envoyer au front et ainsi les faire éliminer ! ». Et ce ne sont guère des adversaires à la politique de la prétendue lutte contre la corruption dont il a parlé, mais bien de ceux qui sont révoltés par l’absence totale de cette dernière.

<strong>La formule « ukrainienne » de la baisse de la corruption</strong>

Etant tout à fait soucieux de démontrer les bons résultats de la lutte contre la corruption, le pouvoir actuellement installé à Kiev a trouvé la solution qui ne peut être qualifiée autrement que lumineuse : faire diminuer le nombre de poursuite en justice et de condamnation pour corruption. La formule est très simple : pas de condamnation = pas de corruption.

Si encore en 2021, ce sont 6860 personnes qui ont été condamnées pour faits de corruption - en 2023, même ce chiffre déjà tout à fait dérisoire vis-à-vis de la réelle quantité de personnes directement impliquées dans la corruption en Ukraine est passé à 2420 personnes. Soit une baisse spectaculaire de 65% de condamnation.

Par ailleurs, il est à noter que même en 2021, soit avant le début de la guerre, le chiffre mentionné de 6860 condamnations n’a guère été lié à des résultats d’un réel travail de lutte contre la corruption, mais, principalement, à des constatations d’irrégularités au niveau des déclarations annuelles obligatoires fiscales et de propriété des fonctionnaires. Ainsi, les 75,9% des condamnations ont eu lieu sur la base déclarative (source : NAZK - Agence nationale de prévention de la corruption en Ukraine).

A la suite de l’abolition de l’obligation pour les fonctionnaires à réaliser les déclarations annuelles des bénéfices et de la propriété individuelle qui a eu lieu en février 2022 - en 2023, ce chiffre est passé de 75,9% à 1,6% du total des condamnations. Ce qui n’est guère étonnant, vu que même les peu nombreuses déclarations soumises par les fonctionnaires à titre volontaire ne faisaient plus l’objet d’aucune inspection par l’Agence nationale de prévention de la corruption en Ukraine, dont l’action est devenue, tout simplement, inexistante.

<strong>La présidence ukrainienne : l’accès à la succession de la corruption</strong>

Aujourd’hui, le niveau de la corruption en Ukraine est nettement supérieur à celui de l’époque des six présidents précédents et de leurs gouvernements respectifs qui étaient déjà connus, à juste titre, pour la profondeur abyssale du niveau de leur corruption.

En connaissant très bien l’Ukraine à titre personnel depuis plus de 20 ans, je peux affirmer en parfaite connaissance de cause qu’avec le coup d’état de 2014, dont l’une des raisons hautement affichées était le niveau inégalé de corruption du président renversé Viktor Ianoukovytch, l’Ukraine a basculé vers le régime du président Petro Porochenko qui est devenu sensiblement plus corrompu que celui de son prédécesseur.

Il suffit de consulter les réels avis de l’échantillon représentatif des entreprises et de la population du pays pour connaitre cette réalité sur la sensible aggravation de l’état de corruption omniprésente et incontournable au sein de chaque organisme et cellule de l’Etat sans aucune exception.

Cinq années du règne du président P. Porochenko se sont écoulées et, une fois de plus, l’arrivée de V. Zelensky au pouvoir a été en partie conditionnée par un niveau record dans l’histoire de l’Ukraine de la corruption du pouvoir sortant. En votant pour Zelensky, les ¾ des électeurs ont surtout voté non pas pour ce dernier, mais contre le président Porochenko, en considérant que la corruption qui s’est installée au pays entre 2014 et 2019 a déjà atteint son apogée et le changement de la gouvernance ne peut donc que la faire diminuer.

La désillusion a été rapide et brutale. Avec l’arrivée au pouvoir du nouveau régime, selon l’avis objectif des représentants des entreprises et de la société ukrainienne, une fois de plus, la situation au niveau de la corruption s’est aggravée davantage. Cela étant, en mentionnant ces appréciations, il est à souligner qu’elles datent de la période de 2019 à 2022, soit avant l’entrée de la Russie en guerre.

Dès le déclenchement de la phase active des hostilités en février 2022 et à ce jour, selon mes nombreux interlocuteurs ukrainiens, le niveau de la corruption dans le pays s’est approfondi, une fois de plus, en se transformant en une véritable frénésie qui agit comme un rouleau compresseur non seulement vis-à-vis de l’économie du pays en général, mais également vis-à-vis de la quasi-intégralité des citoyens à tous les niveaux de leur vie.

Par ailleurs, selon une enquête menée par la « Plate-forme sociologique ukrainienne » du 7 au 14 octobre 2023 parmi les citoyens de l'Ukraine âgés de plus de 18 ans, près de 90% des habitants de l'Ukraine ont constaté une augmentation du niveau de corruption dans le pays après le début du conflit armé.

Les classements publiés par des OGN, tels que Transparency International qui place l’Ukraine qu’en 107ème position sur les 180 des pays les plus corrompus pour l’année 2023 (contre la 116ème position en 2022) ne sont que des sophismes, des études approximatives qui ne représentent que le ressentiment général d’un échantillon non représentatif vis-à-vis de la corruption et ne reflètent guère toute la profondeur du désastre de la réalité que la société ukrainienne est en train de vivre.

<strong>L’ADN de la classe politique ukrainienne  </strong>

Ayant des connaissances précises sur les processus constitutifs de la classe politique ukrainienne, l’auteur des présentes lignes peut affirmer que l’intégralité de la classe politique ukrainienne actuelle et des personnes qui ont pour objectif de la rejoindre ont la corruption ancrée au niveau quasi-génétique.

Cette affirmation n’est guère une exagération. La classe politique occidentale actuellement au pouvoir ne comprend ou, plus exactement, fait semblant de ne pas comprendre, que le sens même de l’activité politique en Ukraine est de générer d’importants revenus financiers personnels. Revenus, qui ne peuvent être atteints sans le recours à la corruption à grande échelle. Et ceci est absolument à tous les niveaux hiérarchiques : en commençant par les petits élus municipaux dans les villages et en terminant par la présidence du pays, en passant par les nombreuses couches politico-administratives intermédiaires les séparant.

En parfaite connaissance de cause je peux affirmer que non pas la majorité, mais bien l’intégralité des postes de décisionnaires dans les administrations d’état et dans la fonction politique ukrainienne sont occupés exclusivement soit par ceux qui les ont achetés, soit par ceux qui y ont été placés / « élus » par de puissants protecteurs qui placent leurs pions, afin d’atteindre les objectifs qui sont les leurs. Les chances d’accéder au pouvoir en Ukraine par un autre moyen sont, mathématiquement, proches de zéro absolu.

Des postes dans les administrations et des places dans la fonction politique au niveau local, départemental, régional et national s’achètent, se monnayent et sont considérés en tant que véritable investissement financier.

Un investissement qui doit générer des bénéfices concrets. Des bénéfices qui n’ont rien à voir avec les salaires officiels totalement dérisoires attachés aux postes en question. Notamment, selon l’information reçue d’une relation personnelle qui était récemment cadre supérieur dans un parti politique ukrainien, le prix d’un siège au Virhovna Rada (parlement ukrainien) se monnaie de 1 à 5 millions de dollars américains. Et ce barème est identique pour tous les partis politiques confondus qui y siègent.

C’est-à-dire, en Ukraine, une personne qui n’a rien à voir avec la politique, mais disposant de fonds financiers considérables, provenant, en général, de son activité d’affaires et/ou de la corruption sur les postes occupés précédemment, peut à tout moment devenir député « élu du people » d’une manière garantie au sein de n’importe quel parti politique tant au niveau régional qu’au niveau national. Ce n’est qu’une question de prix.

Aujourd’hui, la corruption en Ukraine est au stade d’une absolue frénésie qui s’explique directement par l’absence de vision sur l’avenir politique du pays, même à moyen terme, et donc sur la pérennité de l’investissement réalisé dans les sièges de responsabilité politique et de la haute fonction : chacun faisant partie du « système » essaie de générer un maximum de bénéfices financiers avant la plongée dans l’inconnu que connaîtra leur carrière personnelle, due à l’effondrement politique, économique et sociétale du pays qui approche à grand pas et d’une manière imminente.

<strong>La structure de la corruption ukrainienne</strong>

Seuls les esprits qui n’ont strictement aucune connaissance du pays et des rouages du fonctionnement de ses administrations et de ses partis politiques peuvent prendre le thème de la prétendue lutte contre la corruption en Ukraine au sérieux.

L’enquête mentionnée précédemment, menée en 2023 par la « Plate-forme sociologique ukrainienne » parmi les citoyens de l'Ukraine, révèle également que la majorité écrasante des Ukrainiens estime également que les autorités anticorruptions elles-mêmes étant profondément corrompues contribuent à l'augmentation de la corruption dans le pays.

Le système de corruption en Ukraine est totalement inébranlable à chacun de ses niveaux, car constitué de réseaux hiérarchiques interdépendants, dont le partage de bénéfices financiers et la sécurisation mutuelle vis-à-vis des menaces externes est son élément constitutif.

Chaque ministre, député, juge, haut fonctionnaire des administrations, de la police et de la SBU (service de la sécurité intérieure) fait partie du réseau d’une manière obligatoire. De même que chacun des responsables se situant sur une échelle plus basse des structures sous leurs juridictions respectives. Nulle place pour les « dissidents » qui puissent oser menacer le système.

La majorité écrasante des cas de succès de la « lutte » contre la corruption rendus public, afin d’afficher la prétendue existence de cette dernière, sont ceux, dont les figurants ont commis de graves fautes non pas vis-à-vis de la loi, mais vis-à-vis de la hiérarchie du système de corruption, notamment, en étant malhonnête dans les partages financiers des fruits de la corruption adressés à leurs supérieurs hiérarchiques. Ainsi les « brebis galeuses » sont sévèrement punies et remplacées.

Rares sont les cas quand les faits de corruption sont découverts par des personnes ou organismes tierces au « système » et rendus publics avant d’être étouffés. Et même dans ces cas de « force majeure » les coupables ne sont que très rarement punis par la loi : les affaires sont remises entre les mains de juges faisant partie du système de corruption et aboutissent à une décision judiciaire de non-lieu ou à des condamnations tout à fait dérisoires.

Par le type et la sévérité de la condamnation d’un fait de corruption il est possible de connaitre très précisément l’appartenance de l’inculpé à l’une des deux catégories ci-dessus citées : une « brebis galeuse » qui a commis une faute vis-à-vis de ses supérieurs ou une victime de « force majeure ».

Et c’est bien vis-à-vis de ce système de corruption ancré au niveau de l’ADN de chacun de ces participants que l’UE demande l’éradication. En restant parfaitement réaliste, on peut considérer que demander à quelqu’un de construire une fusée spatiale à partir d’une bicyclette serait une requête pas moins sérieuse que celle formulée par les européistes de Bruxelles auprès de ceux qui sont, donc, sensés s’auto-éliminer.

Les médias de la propagande « atlantiste » - soit la quasi-intégralité des médias occidentaux - en parlant de la corruption en Ukraine ne font que déformer et transgresser la réalité. Un simple exemple d’une des nombreuses transgressions parues dans la presse française : « …Volodymyr Zelensky affiche en ce sens (vis-à-vis de la corruption) une tolérance zéro. Son nouveau ministre de la Défense, nommé en septembre [2023] après la chute dans le cadre d'un scandale de corruption de son prédécesseur, doit mener de front une lutte contre la corruption et une lutte contre l'agresseur russe. Car lorsque la guerre s'achèvera, il faudra que l'Ukraine soit capable de gérer les flux d'argent pour la reconstruction, sans que ces aides soient détournées par ses élites. »

Ne serait-ce que dans le cas de cet exemple parmi tant d’autres, la transgression de la vérité commanditée par le pouvoir politique et réalisée via la presse publique occidentale est tout à fait grossière et digne d’un profond mépris.

Pour être heurté à la réalité, il suffit de se poser la question : si le fait de la corruption du ministre de Défense déchu (Oleksiy Rezniko) s’est avéré confirmé et largement connu par le grand public (le ministère de la Défense ukrainien a conclu des contrats pour un montant supérieur à 350 millions de dollars avec des fournisseurs de nourriture pour l’armée, en déboursant de deux à trois fois le prix pratiqué sur le marché, dont l’unique raison plausible d’une telle activité est la perception d’une rétrocommission), comment expliquer que cette personne n’a jamais été ni mise en examen par la justice ukrainienne, ni dérangée de quelque manière que cela soit ? Au lieu de poursuites judiciaires et d’une peine de prison, ledit personnage a tranquillement pris sa retraite et mène ouvertement une vie de multimillionnaire, notamment à Londres - et ceci après avoir perçu un salaire dérisoire de ministre qui était d’environ 2400 euros par mois, toutes primes incluses.

Cette question est tout à fait rhétorique – la réponse est exposée dans ces pages.

Ceux du régime instauré en Ukraine qui n’ont pas l’occasion de participer dans les réseaux « classiques » de corruption, tels que les commandants des unités combattant au front, ont trouvé la parade pour se remplir les poches à l’instar de leurs leaders politiques. Début décembre 2024, la députée du parlement ukrainien Skorokhod a évoqué la situation dans les rangs des forces armées ukrainiennes : « Les commandants exigent de l'argent des soldats. Si auparavant les sommes s'élevaient à environ 5.000 hryvnias, maintenant elles sont de 25.000. Et si vous ne donnez pas l'argent, ils vous enverront immédiatement sur les positions les plus dangereuses de la première ligne du front et il n'est pas certain que vous reviendrez de là-bas vivant ».

<strong>La Thémis de l’état Orwellien</strong>

Le 5 septembre 2024, une nouvelle réjouissante a été reçue par les partenaires Occidentaux de l’Ukraine : madame Olga Stefanishina, vice-premier ministre ukrainien pour l'Intégration Européenne et Euro-Atlantique a été nommée à l’unanimité des voix par le parlement ukrainien au poste de ministre de la Justice.

Hormis la responsabilité sur l'intégration européenne et Euro-Atlantique de l’Ukraine, cette gente dame a été choisie pour devenir le visage de la justice ukrainienne. Cette lourde responsabilité et, en même temps, l’honneur lui ont été accordés certainement pour son sens aigu de la justice et ses valeurs morales à toute épreuve.

Il y a juste un détail qui ne pose, bien évidemment, aucun souci aux amis euro-atlantique de l’Ukraine qui connaissent fort bien madame Stefanishina, mais lequel je vais quand même détailler en quelques lignes.

Avant et au moment même de sa nomination à la tête du ministère de la Justice ukrainien, Olga Stefanishina était, l’air de rien, en état d’inculpation pour corruption par la justice ukrainienne : et elle est officiellement déclarée soupçonnée de détournement de fonds publics et d’abus de pouvoir en vertu de la partie 5 de l'article 191 du code pénal de l’Ukraine (son nom figure sur liste des accusés dans l’affaire de corruption sous le numéro 991/7772/23, daté du 26.09.2023).

La première audience pour l’affaire pénale de corruption de madame Olga Stefanishina a eu lieu auprès de la Haute Cour d’anti-corruption d'Ukraine, le 26 septembre 2023 et, depuis septembre 2024, l’accusée occupe le poste de ministre de la Justice ukrainienne. Le poste lui procurant, par la même occasion, le pouvoir juridique direct sur ceux qui sont en train de la juger.

Il serait faire preuve d’une grande légèreté d’esprit pour imaginer que dans un pays Orwellien où un accusé dans une affaire pénale devient ministre de la Justice, ce dernier ne serait pas déclaré non coupable pour les faits incriminés.

<strong>Consortium « Bulding UA »</strong>

Parmi une grande quantité de cas de grande corruption que l’Ukraine connait au quotidien et dont j’ai l’embarras du choix pour les exposer, je vous en ai choisi un qui touche le domaine des travaux publics et, en même temps, celui de la génération des bénéfices de corruption grâce à de gigantesques pertes humaines sur les champs de batailles, dont une grande partie est due aux civils envoyés de force par le régime de Zelensky à ce qu’on peut difficilement qualifier autrement qu’à l’abattoir (le thème fera l’objet d’un de mes prochains articles).

Il s’agit du projet de construction près de Kiev du plus grand cimetière militaire de l’Ukraine.

L’appel d’offre pour la construction près de Kiev de ce cimetière militaire a été remporté par l’entreprise kiévienne «Consortium «Bulding UA», dont l’offre s'élevait à 1,75 milliard de hryvnias (dans les 40 millions d'euros).

Vu que c’est cette société et pas une autre qui a été retenue pour la réalisation du projet des travaux publics d’une importance nationale démontre certainement qu’elle s’est avérée être la meilleure au niveau du rapport qualité/prix proposé et parmi les plus compétentes sur le territoire de l'Ukraine dans le domaine des travaux publics.

Jusqu’au là tout va bien. Mais ce n’est pas tout. La particularité de ce Consortium constitué de trois entreprises (originaires des villes d’Odessa, du Dniepr et de la région de Kiev) et qui devait avoir l’air d’une joint-venture tout à fait ordinaire est dans le fait qu’il a été créé le 04.07.2024 - 1 jour après l'annonce de l'appel d'offres en question. Et le montant du capital social de ce « nouveau-né » qui a remporté l’appel d’offre avoisinant les 40 millions d’euros est remarquable : 1 million de grivnas – dans les 22.500 euros.

En dehors même des éléments exposés qui feraient déjà l’objet d’un examen judiciaire dans un pays où la lutte contre la corruption existerait comme telle, l'analyse des éléments du dossier de réponse du gagnant de l’appel d’offre par un système ukrainien indépendant « Youcontrol » a conclu que non seulement le dossier du soumissionnaire «Consortium «Bulding UA» ne disposait pas d'éléments nécessaires pour la réalisation du projet, mais ne pouvait même pas être autorisé à prendre part à l’appel d’offre en question.

Strictement aucune action de la part des autorités, ni aucun mis en examen n’a eu et n’aura, bien évidemment, jamais lieu dans cette affaire, malgré qu’elle ait fait l’objet d’une divulgation et d’un scandale au niveau national. Ce qui signifie qu’une seule chose : dans ce projet il existe des rétrocommissions, dont les bénéficiaires sont les personnes se situant au sommet de la pyramide de la corruption ukrainienne.

Cela étant, ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de la corruption flagrante qui est un élément normal et même constitutif de la vie économique du candidat à l’adhésion dans l’Union Européenne qui est l’Ukraine.

<strong>Le tour de passe-passe législatif dans la protection de la corruption</strong>

Le code pénal de l’Ukraine, de même que le code pénal de chaque pays, contiennent des dispositifs et procédures pénales s’appliquant à des infractions pénales de corruption.

Dans le cadre de la politique de l’intégration européenne et selon les exigences de l’UE (contre la délivrance à l’Ukraine de 4 milliards d’euros d’aide supplémentaire), le 29 octobre 2024, la Verkhovna Rada (parlement) a adopté la loi (No 4033-IX) portant modification au code pénal et au code des procédures pénales s’appliquant à la coopération avec la justice des auteurs des infractions pénales de corruption.

Notamment, son article 77 concernant les dispositifs s’appliquant aux personnes soupçonnées de corruption qui coopèrent avec l’enquête en dénonçant les complices et en apportant la réparation des préjudices, a été complété par une seconde partie prévoyant la possibilité de confiscation des biens de la personne incriminée : « 2. En cas d'exemption de l'exécution d'une peine avec probation sur la base d'un accord de plaidoyer dans le cadre d'une procédure pénale concernant une infraction pénale de corruption ou une infraction pénale liée à la corruption, sous réserve de l'accord entre les parties, une peine supplémentaire sous forme de confiscation de biens peut également être infligée ».

À la suite de cet apport de « l’harmonisation » au code pénal ukrainien vis-à-vis de ceux de l’espace européen, Kiev a reçu les 4 milliards d’euros promis par Bruxelles.

Seulement, 22 jours après l’adaptation de la loi No 4033-IX, le 20 novembre 2024, la Verkhovna Rada adopte une nouvelle loi (No 4074-IX) portant une nouvelle modification au code pénal et au code des procédures pénales s’appliquant à des infractions pénales de corruption. Dans cette nouvelle rédaction de la loi, la partie 2 de l’article 77 du code pénal est également modifié ? Non, tout est bien plus simple : elle disparait, tout simplement.

Ainsi, le code pénal de l’Ukraine revient dans son état « originel » et ne prévoit plus aucune possibilité de confiscation de bien des fonctionnaires condamnés dans les affaires de corruption, s’ils coopèrent avec l’instruction : ils peuvent dormir tranquille et ne plus s’inquiéter pour le destin de leurs biens mal acquis qui ont été mis en danger durant les 22 jours de l’existence de la loi adoptée fin octobre 2024.

Manque de chance, le tour de passe-passe législatif dans la protection de la corruption par les « élus du peuple » siégeant au parlement ukrainien a été découvert. Après que leur l’initiative lumineuse soit devenue connue du grand public, un véritable scandale à l’échelle national a éclaté (il est à noter que, côté Union Européenne escroquée par Kiev à hauteur de 4 milliards d’euros de plus, cette dernière n’a pas prononcé un mot sur le sujet, de même que les médias mainstream occidentaux de propagande).

Bien que le peuple ukrainien soit aujourd’hui opprimé, persécuté et abaissé par le régime de Zelensky au niveau d’un simple troupeau de bétail tremblant de peur sous la menace permanente de répression, dont le niveau a grandement dépassé celui des années 1930 sous le régime de Staline, - la tentative des « représentants du peuple » à faire détourner la législation pour la préservation des biens pillés, volés et escroqués par les fonctionnaires-représentants du pouvoir a dépassé l’entendement et a donc fait soulever des voix même au sein des masses opprimées et habituées à se taire, afin de ne pas attirer les foudres de la répression.

Alors, le pouvoir installé à Kiev a dû reculer et abandonner son initiative qui faisait rêver la légion de fonctionnaires ukrainiens. Le député Serguei Ionouchas, le représentant du parti de Zelensky « Serviteurs du peuple » a commenté la tentative échouée en tant qu’une simple malheureuse erreur technico-juridique commise par ses auteurs.

<strong>Le patronat « atlantiste »</strong>

C’est bien ce régime totalitaire ne disposant d’aucune vision, même théorique, sur ce qui est le fonctionnement d’un état avec la structure portante autre que celle de la corruption, est celui qui est directement instauré, orchestré et soutenu sous perfusion tout au long des années par le pouvoir Occidental qui le détient qu’en tant qu’outil périssable de la lutte contre le renouveau de la puissance de la Fédération de Russie face aux intérêts des occidentaux.

Les tenants du pouvoir des capitales occidentales font passer leur « créature » pour un cas exemplaire de la lutte pour des « valeurs démocratiques » via l’appareil de propagande des médias mainstream auprès des masses électorales Occidentales profondément méprisées et transformées en un troupeau de moutons, dont l’unique rôle est de cautionner les budgets des engagements de leurs bergers nationaux et supranationaux.

Les présidents et les gouvernements successifs des Etats-Unis d’Amérique, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de la France et de quelques autres plus modestes satellites-outils du maitre outre-Atlantique agissent en association de malfaiteurs, dont l’objectif constitutif est la domination d’autres nations, afin de pérenniser la génération des bénéfices financiers avec le minima de contrepartie. Ils sont directement coupables de l’encouragement et de la prolifération par le monde des crimes contre l’humanité et des assassinats à l’échelle des nations.

La mise en danger par des acteurs du monde non-occidental du rapport « dominant-dominé » instauré depuis un demi-millénaire et qui mène vers une grave diminution des bénéfices financiers, fait entrer le bloc « atlantiste » dans un état d’agressivité toute particulière qui ne présage rien de bon pour le monde dans les décennies à venir.

En ce qui concerne le positionnement du pouvoir actuellement installé à Kiev vis-à-vis de la guerre en cours : elle doit continuer, quel que soit le prix à payer par l’Ukraine et son peuple. Car le jour où la guerre s’arrêtera et si le régime de Zelensky est renversé, les faits exposés sur ces pages paraitront tout à fait modestes vis-à-vis de l’ampleur des faits de corruption qui seront mis en lumière.

Oleg Nesterenko

Président du CCIE <em>(www.c-cie.eu)</em>

<em>(Spécialiste de la Russie, CEI et du continent africain ; ancien directeur de l’MBA, ancien professeur auprès des masters des Grandes Ecoles de Commerce de Paris)</em>

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<title>Réhabilitation des grandes figures historiques :    Le Mali jette enfin les bases de sa vraie refondation !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/rehabilitation-des-grandes-figures-historiques-le-mali-jette-enfin-les-bases-de-sa-vraie-refondation-3091297.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Jan 2025 01:12:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pendant que d’autres pays mettaient en valeur les dignes fils, notamment ceux qui ont façonné l’histoire et la culture de leur pays, le nôtre semblait carrément voué aux oubliettes les leurs. Mais, aujourd’hui, les autorités de la Transition semblent avoir opté pour la une vraie refondation par le rétablissement de l’histoire réelle de la nation.</strong>

La Transition malienne vient de jeter les bases de la restauration de la vérité historique et de la refondation du Mali avec détermination.​ Désormais de nombreuses rues et les avenues de la «<em>Cité des Trois Caïmans</em>» portent les noms des figures historiques indiscutables qui ont porté haut le flambeau de la lutte contre la pénétration française en passant par la colonisation, la décolonisation jusqu’au luttes contemporaines l’indépendance et la démocratie.

Le 13 décembre 2024, le Président Assimi Goïta et le Gouvernement de la Transition ont pris un décret pour baptiser des voies, places et établissements publics dans le district de Bamako. A cette heureuse occasion, l’artère qui traverse le Pont du Woyowayanko jusqu’au rond-point «<em>Y</em>» de Siby a été baptisée «<em>Boulevard Samory Touré</em>» ! En ma qualité de petite-fille de l’Almamy Samory Touré, il me plait de saluer l’initiative concoctée par le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, et les membres du Gouvernement pour leur politique mémorielle en baptisant les rues et avenues de Bamako au nom des illustres personnalités qui, d’hier à nos jours, ont marqué l’histoire du Mali.

Ce geste hautement patriotique traduit la plus belle manière de rendre hommage et d’immortaliser les grandes figures historiques et de graver leur mémoire dans la mémoire collective. Nous attendions ce moment il y a fort longtemps. C’est le lieu de réitérer les sincères remerciements et reconnaissances des descendants de l’illustre disparu à travers le monde et les membres de l’association aux plus hautes autorités de la Transition. Les Kabila au Mali, de la République de Guinée, de la Côte d'Ivoire, Burkina Faso et Gabon se joignent à nous pour exprimer toute leur gratitude aux autorités de la Transition du Mali.

Nous aurions vivement souhaité qu’on ajoute le qualificatif Almamy à son nom.

L’histoire retient que l’Almamy Samory Touré fut un farouche résistant à la pénétration de l’armée coloniale française.

<strong>Yéya Touré</strong>

<em>Présidente de l’association des parents et sympathisants de Almamy Samory Touré</em>

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<title>Paris renouvelle son engagement à insulter les dirigeants des pays du Sahel et cherche un débouché dans la Corne de l&amp;apos;Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/paris-renouvelle-son-engagement-a-insulter-les-dirigeants-des-pays-du-sahel-et-cherche-un-debouche-dans-la-corne-de-lafrique-3091040.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/12/soldats-francais.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 01:19:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quelques mois après avoir achevé son retrait des pays du Sahel, Paris s'apprête à retirer ses derniers soldats du Tchad et du Sénégal, après que les autorités des deux pays ont décidé fin novembre dernier de mettre fin à la présence militaire française sur leurs territoires, ainsi infligeant à la France un coup fatal à son influence dans la région du Sahel et en Afrique de l’Ouest.

À travers les déclarations de Jean-Marie Bockel, envoyé spécial du président français pour l'Afrique, au journaliste de ''Jeune Afrique'', le gouvernement Macron tente de présenter le retrait de ses forces de ces pays comme faisant partie de sa propre stratégie, alors que la vérité montre le grand échec de la France dans la réalisation des objectifs que ces pays lui ont assignés dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.

Alors que de nombreux experts s'attendaient à ce que le président français ou les membres de son gouvernement apaiseraient la situation avec les pays africains et tenteraient de négocier avec eux afin de trouver des solutions alternatives, Macron les a insultés en affirmant que ce sont les forces de son pays qui ont contribué à préserver le souveraineté des pays africains, ajoutant que les pays africains du Sahel ont oublié de remercier Paris de les avoir aidés dans la guerre contre le terrorisme.

Non seulement cela, mais son envoyé spécial l'a soutenu dans ses déclarations, affirmant que le président de son pays avait raison dans ses déclarations, car ce sont les dirigeants africains qui ont convoqué les forces françaises dans leur pays, et la France ne peut pas toujours être blâmée, et elle aussi a le droit d'exprimer son mécontentement.

Par ailleurs, Bockel a abordé un sujet très sensible pour le gouvernement de Déby, à savoir la tentative d'impliquer le Tchad dans l'alimentation du conflit au Soudan, où il a révélé que la décision de mettre fin à la coopération militaire avec la France est intervenue après la visite du ministère des Affaires étrangères de son pays Jean-Noël Barrot, qui, selon lui, a porté le message du président Déby demandant la neutralité du Tchad dans le conflit soudanais.

Après les revers dont Paris a été témoin au Tchad et au Sénégal et la perte de ses derniers bastions au Sahel et en Afrique de l'Ouest, le président français Emmanuel Macron s'est rendu le 20 décembre dans la région de la Corne de l'Afrique, qui comprend les pays de Djibouti et de l'Éthiopie, après une absence de cinq ans de la région depuis sa dernière visite là-bas en 2019.

Cette tournée vise à chercher à renforcer la présence militaire française dans la Corne de l'Afrique, surtout après la prise de conscience par Macron de l'importance géostratégique de cette région, située à proximité des théâtres d'opérations stratégiques, et des interactions complexes dont elle est témoin, notamment en mer Rouge, le Moyen-Orient et la région Indo-Pacifique.

<strong>Dr .Manuel Godsin</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La plume de TBM ( Tiegoum Boubeye Maiga). :  &amp;quot;Un président ne devrait pas dire ça&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-plume-de-tbm-tiegoum-boubeye-maiga-un-president-ne-devrait-pas-dire-ca-3090915.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/la-plume-de-tbm-tiegoum-boubeye-maiga-un-president-ne-devrait-pas-dire-ca-3090915.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/09/Tiegoum-Boubeye-Maiga.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 14 Jan 2025 20:59:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Pourquoi j’ai la nette impression de vous avoir eus. Parce que je vous vois, vous presser, vous précipiter même, pour lire cet article dans je ne sais quel espoir de me voir parler de notre président bien aimé ou disons de ses propos tenus lors de la présentation des vœux aux forces vives. Non, non. Je ne parlerai donc pas de notre Président parce que ce n’est pas lui « le Président qui ne devrait pas dire ça ». Je sens que vous auriez certainement aimé que je m’intéresse un peu au drone par exemple, le « drone bélé bélé » qui a été aperçu très haut dans le ciel de notre pays grâce aux radars. Vous auriez voulu que je dise quoi dès lors que le Président a déjà tout dit, c’est lui l’expert qui plus est chef suprême des armées et il l’a raconté par le menu. Le « drone bélébélé » a eu une approche qui n’a pas échappé à la vigilance de nos gars malgré le fait que « a ya den, ka den, kéréfé, kéréké, kéréfé » jusqu’à pénétrer notre espace aérien. Je crois que c’est très clair, c’est un connaisseur qui s’est exprimé au point que nous qui sommes des béotiens en la matière savons que le « drone bélébélé » avait presque une position stationnaire.

Idem pour la centrale solaire de Safo, je n’en parlerai pas. Pour Safo, Sanankoroba et Tiakadougou, je me rappelle encore que les cérémonies de pose de première ont été fastueuses (vous remarquez que j’évite soigneusement de dire qu’elles ont été pompeuses) avec cette promesse qu’on aurait les premiers kwatt au bout de quatre mois. C’était l’allégresse à tous les étages (alégria diraient les Espagnols). Malgré les 7 mois passés au lieu des 4 annoncés, nous gardions espoir. Mais l’autre jour, la lumière fut et nous avons eu un éclairage pour le moins éblouissant, de première main. « A peine la pose de la première pierre faite que le maire a vendu le terrain et les gens ont même construit » a déclaré le Président sous le choc ou disons l’électrochoc, la mort dans l’âme nous annonçant le retard. Et vous voulez que je dise quoi ou même que je pense quoi après ces époustouflants propos présidentiels. Je me suis dit que le maire qui a fait ça, est pour le moins culotté. Et ça m’a fait penser à celui qui fait la promesse d’enfiler un pantalon à un éléphant et qui réussit la prouesse de faire porter un pantalon à l’éléphant. Parce que morceler et vendre le terrain sur lequel le Président a procédé à la pose de la première pierre d’un projet qui lui tient à cœur, il faudrait vraiment avoir des kwatt de culot.

Mais j’entends tout ce qui se dit depuis. J’ose à peine y croire, c'est pour cela que je ne parle pas de cette affaire. Mais je dois faire un aveu : j’étais très content quand les projets de centrales solaires ont été lancés. En effet, je me disais que ça nous éloignait un peu des vessies que Tanti voulait nous vendre comme des lanternes , et quand j’y pense j’en ris à me taper le c…par terre. Avec un aplomb digne d’un arracheur de dent, elle nous a parlé de centrales nucléaires, puis des doubles 150 millions de carburant en provenance de la Russie d’abord avant qu’elle ne se rabatte sur le Niger, dans les deux cas Perlinpimpin et sa poudre n’ont jamais été loin. Pour les centrales solaires je n’oserai pas parler de poudre de Perlimpinpin, je n’oserai pas parler tout court, le Président ayant tout dit. Le Président a souci de doter les ménages d’énergie solaire avec des kits qui peuvent prendre « dou koutourou ». Et certainement qu’il y en aura pour tout le monde, notamment les électriciens, les vulcanisateurs, les alimentations, les vendeurs de glace, les soudeurs, etc. Qui sait si après il n’y aurait pas de kits pour les usines (usines koutourou) parce que j’ai l’impression que le virage au solaire est pris dans presque tous les secteurs.

Maintenant que tout le monde sait qu’il ne s’agit pas de notre Président, quel est ce « Président qui ne devrait pas dire ça »?. Il s’agit de celui qui est notre grand-père sans être le plus vieux. Je sais que c’est un peu tiré par les cheveux comme formule, mais un jeune homme qui épouse une vieille dame de l’âge de la grand-mère de certains pourrait être assimilé à un grand-père non. Il s’agit de Macron, le président français. Lors de la conférence des ambassadeurs le lundi 6 janvier, il a fait une de ses sorties dont il a le secret tombant à bras raccourcis sur l’Afrique et les Africains. Digérant sans doute très mal le départ des troupes françaises d’Afrique (un euphémisme) il a fondu un plomb (il ne devrait pas lui en rester beaucoup depuis le temps où il en fond tous les trimestres). Que les pays de l’AES aient foutu littéralement à la porte les troupes françaises, Macron pouvait faire semblant de digérer même si on voyait bien c’était resté sur l’estomac du bonhomme. Mais que des pays comme le Sénégal, Tchad, la Côte d’Ivoire, c’en était trop.  Il y a de quoi s’arracher les cheveux avant de perdre la tête. Et de toute évidence Macron avait perdu la tête.

Mais il ne devrait pas dire ce qu’il a osé dire. Avec son arrogance dont on ne parvient toujours pas à se familiariser, il a défendu l’intervention française au Sahel, déploré l’ingratitude des dirigeants africains qui ont oublié de dire merci et au passage il s’est attribué la paternité de retirer les forces françaises de certains pays. Presque tous les observateurs ont condamné cet incident diplomatique volontairement créé par Macron. Heureusement que les dirigeants sénégalais et tchadiens ont tôt fait de lui remonter les bretelles en le remettant dans ses petits souliers. Je dois dire en passant, après l’intervention française Serval, le Premier ministre Django Sissoko avait adressé une lettre de remerciement aux autorités françaises.

Mais la sortie de Macron n’a surpris que ceux qui ne suivent pas l’actualité de celui se voulait Jupiter et qui a terminé zouave. Arrivé à la tête de la France à cause de la déliquescence de la classe politique classique, Macron est aujourd’hui perçu au mieux comme un authentique accident. Et certains de ses compatriotes parmi les plus gentils se sont donnés pour mission de faire réparation en le destituant, rien que ça. Sinon, il y en a qui voudraient voir sa tête à un crochet de boucher. Aujourd’hui, L’homme est menacé dans son existence politique. Il est parvenu à réduire sa Macronie comme peau de chagrin. Il n’a pu respecter aucun de ses engagements. Il avait promis une France prospère. Il l’a endettée de 1000 milliards d’euros en 7 ans. Il avait promis le recul de l'extrême droite sous son magistère. En 7 ans, le Rassemblement national n’a jamais été aussi fort au point de dicter à Macron sa ligne d’inconduite. Mon voisin me souffle à l’oreille en disant que même pour satisfaire ses besoins humains il est obligé d’informer Marine Le Pen de mouvement. Macron sait qu’il n’est plus crédible et son discours complètement démonétisé. La preuve, 64% des français sont favorables à la destitution de Macron selon un sondage Harris Interactive de novembre 2024.

Macron ne devrait pas dire ce qu’il a dit parce qu’Il a normalement d’autres chats à fouetter. Au lieu de s’occuper de ça, il a le front de venir agresser l’Afrique une énième fois. Mais c’est connu, quand on est dans le déni, on peut tout se permettre y compris de croire que la terre autour de sa personne quand ce n’est pas de son nombril. Comme il a la mémoire courte, il aurait dû se rendre compte que l’Afrique attend toujours que la France s’excuse pour l’esclavage, pour la traite négrière, pour la colonisation, pour les multiples et variés coups d’Etat. L’Afrique attend toujours que la France lui dise MERCI pour l’avoir libérée du Nazisme et de Hitler. Le devoir d’ingratitude ne passe pas à toutes les occasions. Il est non seulement dans le déni mais il doit être au bord du surmenage.

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<strong>Tiégoum Boubèye Maïga</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Discours à la Nation du Président de la Transition :  Général d’Armée Assimi Goïta nous inflige un discours insipide et sans saveur</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/discours-a-la-nation-du-president-de-la-transition-general-darmee-assimi-goita-nous-inflige-un-discours-insipide-et-sans-saveur-3090819.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Jan 2025 00:58:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 31 décembre, à la veille du nouvel an 2025, comme la plupart des chefs d’État l’ont fait dans le monde, en s’adressant solennellement à leurs concitoyens, le Général d’armée Assimi Goïta a choisi ce moment pour nous infliger un discours insipide, lénifiant, qualifié de « discours à la nation ».

S’adressant aux Maliens dans l’espoir de solder la « séquence » des quatre ans  de gouvernance aventureuse, sans résultats tangibles, l’ex-colonel, Général d’Armée Assimi Goïta, s’est montré une énième fois totalement déconnecté de son pays et du rejet larvé qu’il inspire désormais au pays.

Combien de nos compatriotes auront décidé de l’écouter, partiellement, totalement, entre les cuisses de poulet et les gigots de porcs du dîner de réveillon ? Je parierai que les plus courageux sont sortis de table avec une indigestion … non pas alimentaire, mais d’incantations présidentielles.

Ce discours n’avait qu’un but en réalité, confirmer, à ceux qui en douteraient encore, que notre bien aimé chef d’État, président d’une transition qui a déjà la durée d’un mandat, par ailleurs président bien aimé en exercice de la fameuse  Confédération des États du Sahel, sera candidat à sa propre succession, à la suite d’une élection présidentielle dont la date reste encore floue. Tout ça, pour ça !

Il est vrai que ce discours a été une déception : il n'y avait pas grand-chose à en tirer. Il était dit d'une façon monocorde, donc sans grand intérêt.

Après avoir écouté le PT, je me suis interrogé : un chef d’Etat président peut-il, doit-il faire une adresse à la Nation et ne rien dire ? Ne valait-il pas mieux alors se taire ? L’ex-colonel continue sa politique des faits accomplis. Les Maliens ont assez vu, assez entendu et tout compris. Et un peuple méprisé répond toujours. Tôt ou tard ! Nous sommes désormais en face d’un Président définitivement sourd et aveugle à la souffrance et la colère du peuple malien, même s’il se dit « peiner » par les coupures intempestives d’électricité. Comme si la souffrance des maliens se limitaient au manque d’électricité. Et les nombreux villageois dont les impôts et taxes servent, sans leur consentement, à entretenir la lumière dans les grandes villes du pays. Ni les élections censées mettre fin à la transition, ni le mal-vivre des Maliens dû à la précarité rampante, encore moins l’isolement du pays, ne sont des priorités des autorités du Mali aujourd'hui.

J’ai été très déçu de ce discours de nouvel an du PT et j’estime qu’il était ennuyeux, truffé d'incantations et manquait de courage politique. Ce discours manquait de souffle et n'a traduit aucune orientation nouvelle pour notre pays. En d’autres termes, le PT a voulu nous dire : on oublie tout, et on recommence.

A toutes celles et tous ceux de nos compatriotes que ce soliloque a laissé indifférent, je veux adresser mes meilleurs vœux de bonheur, de santé, d’épanouissement dans leurs projets professionnels et de pleine réussite dans leur vie personnelle et familiale.

<strong>Bonne et heureuse année 2025</strong>

<strong> Un militant de la démocratie.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le froid dans toute sa cruauté :  «Les autorités doivent voir la question pour nous mettre à l’abri d’un désastre…»</title>
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<pubDate>Mon, 13 Jan 2025 09:27:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Attention ! Après une saison pluvieuse des plus abondantes, voire des plus espérées, espérance ayant, de par le passé, occupé une place importante dans nos prières personnelles et collectives, l’abondance a été bien au rendez-vous cette année, généreusement, Dieu merci. Et, comme on le sait, pour un pays qui, de par l’histoire, jusqu’à une période récente avec les exploitations minières, l’économie a toujours été agro-pastorale en majorité et structurée de façon pyramidale avec une base reposant sur le secteur rural, au-delà, la pluviométrie de cette année a été des plus meurtrières et dévastatrices, conséquentes des inondations qu’elle a occasionnées malheureusement, non sans provoquer des épidémies de malaria, suite à l’envahissement des zones urbaines par les moustiques du fait de la destruction de leur gîte d’habitats naturels à cause de l’urbanisation désordonnée et suites l’inefficacité de l’utilisation d’insecticides généralement fumigènes de genre serpentins dont la durée de consumassions dépasserait rarement les 05 à 06 heures de la nuit, nuit pouvant s’étendre sur 12 heures, selon les saisons... des produits d’aucune efficacité, mais paradoxalement toujours présents sur le marché avec un bon chiffre d’affaires... épidémies de fièvres typhiques et paratyphiques dont la fièvre typhoïde suite à la multiplication vectorielle dont les mouches et suite au péril fécal et au manque d’hygiène élémentaire par manque de notions élémentaires d’éducation pour la santé.</strong>

Pour le Mali, de tradition agro-pastorale, pluviométrie, depuis la nuit des temps, a toujours été un point de départ espéré pour l’amorce de notre développement. Malheureusement, nous ne sommes pas préparés à cela depuis nos Indépendances, surtout pour ce qui est de gérer l’abondance, nous renvoyant à la question de savoir si réellement nous nous sommes jamais préparés à cela, malgré notre espérance toujours renouvelée en elle...

Lors d’un voyage à Fana, nous aurions vu des villages entiers qui plongeraient dans des lacs comme dans le village lacustre de Ganvier au Bénin où des villages entiers sont logés en hauteur sur des pilotis, de véritables échassiers de paillotes, mais pour notre cas, c’est des villages entiers qui plongent dans des lacs, la route réalisée dans les année 70, traversant l’agglomération, servant de barrage, d’entrave à l’écoulement naturel de l’eau, entraînant les effondrements de maisons et l’abandon de beaucoup de concessions et de mosquées.

Actuellement, c’est la décrue, mais le problème qui se pose aujourd’hui est le froid qui, dès l’entame, sera des plus rudes dans des conditions de vie ambiante des plus rustiques. Surtout que la population est mal préparée en termes d’attitude face aux réflexes nécessaires d’autoprotection allant dans tous les sens. D’où la nécessité pour les autorités sanitaires et administratives de prendre des mesures pluridisciplinaires urgentes en vue de prévenir les dégâts pouvant être gravissimes durant les deux (02) mois, voire plus à venir.

Rappelons que cette période est d’ordinaire très redoutée en termes de mortalité à cause du choc thermique, l’hypothermie engendrée du fait que le froid est comme un réfrigérant qui ne fait que baisser la température comme le fréon d’un réfrigérateur; une période propice pour l’éclosion et l’aggravation des maladies pulmonaires et de certaines maladies cardiovasculaires du fait que cette période est favorable à la multiplication de certains germes comme le pneumocoque et autres, mais aussi à la restriction du diamètre vasculaire donnant plus de travail au cœur pour assurer une bonne circulation sanguine, surtout en période où il y a besoin, du fait qu’il y a une augmentation du métabolisme cellulaire pour donner plus de chaleur pour le réchauffement du corps, état nécessitant plus de sucre, véritable problème pour les diabétiques et les malnutris.

Le froid constituerait un véritable problème de déshydratation du fait de l’augmentation du métabolisme qui fait évaporer l’eau contenue dans le corps, un véritable problème aussi pour les personnes âgées, les enfants et les personnes déshydratées, voire malades.

<strong>Prévenir l’obus dévastateur</strong>

La période est encore redoutée chez les malades atteints de rhumatismes articulaires, rénaux et cardiaque, de drépanocytose, de valvulopathies cardiaques, d’insuffisances cardiaques, entre autres, de fièvres de tous genres : toute une longue liste de maladies exhaustives, à perte de vue, pour dire que la mortalité peut être très élevée en période de froid que durant les autres périodes de l’année, sauf en situation exceptionnelle de canicule. Les nuits sont, elles, plus létales que les jours du fait de la chaleur résiduelle du soleil sous les tropiques qui fait monter la température à l’inverse des zones tempérées, où l’apparition du soleil fait baisser la température.

Sachons que la chaleur provoque une meilleure circulation sanguine par une dilatation des vaisseaux sanguins entraînant avec plus de facilité une bonne circulation sanguine sans entraves, donc moins de travail pour le cœur, avec une bonne desserte de sang dans tout l’organisme en général et des organes nobles (cœur, cerveau, rein, foie…) en particulier, avec diminution du risque d’infarctus (mortification du muscle cardiaque).

La situation intéresse notre vécu à tous les étages, du point de vue individuel, collectif, environnemental comme les conditions d’hébergement et la disposition des entrées d’air de la maison, la position des lits, à défaut le contact du matelas ou de la natte avec le sol, la position du lit par rapport au mur à façade externe exposée à aléas climatiques, sans compter le type d’habitation et le plan, l’habillement et autres protections vestimentaires, entre autres, l’alimentation, les personnes à risques, les conditions de vie du voisinage par devoir d’ingérence ou au besoin de solidarité pour plus d’assistance.

N’oublions pas aussi l’exposition au monoxyde de carbone émanant de l’utilisation du charbon de bois qui est très mortel par rapport à l’utilisation du bois de chauffe avec des émanations de gaz carbonique saturé (co2), alors que l’autre ne l’est pas.

Rappelons qu’il y a une affinité 200 fois supérieures entre le mono oxyde de carbone (Co) et l’hémoglobine à la fixation de l’oxygène sur l’hémoglobine. Donc, l’inhalation du Co est très dangereuse entraînant une intoxication ou empoisonnement très grave pouvant entraîner toute personne exposée, comme toute une famille à une mort certaine, à défaut d’une réanimation intensive et hautement spécialisée si ce n’est pas tard.

Aux autorités de voir la question avec plus d’attention et de pertinence pour nous mettre à l’abri, par plus de communication, d’un désastre à venir qui marquerait encore les consciences. Les autorités doivent en effet vite songer à la mobilisation des moyens conséquents et même alimentaires pendant que les spéculateurs de l’alimentaire sont en train de faire grimper les prix des produits de première nécessité, même la pomme de terre, au motif de l’approche des fêtes de fin d’année alors que «<strong>ça commence à cailler</strong>» à la maison, malgré toutes les bonnes intentions et les subventions étatiques.

Il en de même pour le domaine de l’élevage au risque de voir une bonne partie du cheptel décimée pour faute d’avoir ignoré ou négliger certaines inquiétudes concernant la vague de froid, et mesures qui pourtant avaient été énoncées dans un article publié dans Le National et dans <em>L’inter de Bamako</em> intitulé: «<strong>Alliance des États du Sahel, de l’Économie internationale à l’Économie Endogène</strong>» paru entre novembre et décembre 2023 sur quatre (04) numéros, histoire de réduire à néant plus de soixante-quatre (64) ans d’efforts et de sacrifices de promotion de ce secteur tant vital que stratégique pour notre ensemble... Il faut parer en urgence au lancement d’un obus dévastateur à la place du cœur....

<strong>Dr Moussa Dasse MARIKO</strong>

<strong>Cardiologue Bamako</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démarrons ensemble la nouvelle année !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/demarrons-ensemble-la-nouvelle-annee-3089670.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Dec 2024 10:05:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’année qui s’achève a posé de nombreux défis au monde et surtout aux peuples africains. Le monde subit une période historique de conflits sanglants et meurtriers qui ont culminé ces douze derniers mois et refusent encore de diminuer malgré les efforts des hommes de bonne volonté pour la paix et l’agressivité des forces de défense et de sécurité dans leurs approches et réactions dans certains pays comme le nôtre. Les effets néfastes de ces attentats perpétrés par des terroristes impies et des gouvernants sans moralité voulant contrôler le monde sur tous les plans (politiquement, économiquement, idéologiquement et culturellement sans rencontrer d’opposition) ont engourdi et traumatisé les peuples à travers notre planète. Au-delà de la violence qui saigne dans notre conscience, les crises politiques, climatiques et sanitaires sont en train de fragmenter l’économie mondiale en de nouveaux blocs géopolitiques, caractérisés par de nouvelles normes. Nous devons maintenir notre sentiment d'indignation face à ces monstruosités. Notre planète vit un moment crucial et très spécial de son histoire. Considérant les limites, les insuffisances et l’instrumentalisation politique des institutions internationales, il devient très important que nos pays prennent la décision ferme de ne pas vivre avec cette épidémie de violences atroces et de misère sociale et économique.

Comme toujours, nous nous inclinons respectueusement devant le courage et le sacrifice de nos peuples qui endurent, avec beaucoup de dignité et de philosophie, les épreuves de ces moments difficiles qui nous espérons ne seront qu’une parenthèse de notre histoire commune et de notre destin commun. Les lumières de l’année s’éteignent aussi avec la disparition inestimable de plusieurs de nos parents, amis et bien d’autres connaissances dont nous ne saurions citer les noms, mais tous très importants pour l’humanité. Que leurs âmes demeurent en paix pour l’éternité.

Il est évident que nous nous préparons à laisser derrière nous une année difficile et hériter d’un monde divisé. Les pays africains qui semblent être les plus touchés par ces bouleversements sauront-ils retrouver leur voie et composer du mieux possible avec les nouvelles réalités ?

L'heure est à la consolidation d'une Afrique qui saura faire ses propres choix de valeurs -militaires, technologiques et culturels. Nous devrions avoir des débats, où les vrais enjeux sont de savoir ce que nous voulons devenir par rapport aux modèles étrangers ou aux valeurs dites universelles. En effet, nous avons traversé une période de notre histoire où la génération précédente de politiciens est allée jusqu’à détruire nos tissus sociaux, nos valeurs et fragiliser nos pays dans l’espoir de faire partie du soi-disant ‘‘monde civilisé’’. Nous ne devons plus jamais sacrifier nos valeurs et nos intérêts nationaux au nom de l’Ordre International Libéral ou dans le but d’améliorer nos relations avec d’autres entités. Il est crucial d’éviter les erreurs du passé car ne pas tirer les leçons du passé revient à placer l’histoire dans une posture d’inutilité.

Alors que nous faisons face à de grands défis et à des choix difficiles, nous devons mettre nos efforts et énergies en commun afin qu’ensemble, nous puissions tracer une voie nouvelle audacieuse pour accélérer l’avancement des pays africains vers un vrai développement durable sur tous les fronts. Le contexte politique actuel du monde est le plus complexe de notre époque, et il impose de faire des choix extrêmement délicats. C’est pour cela que face à la fragmentation du monde en de nouveaux blocs géopolitiques et économiques, les dirigeants africains doivent s’attacher à saisir les opportunités que leur offrent les transformations majeures qui sont en cours. En effet, cette dernière décennie a été assez révélatrice des batailles géopolitiques autour de l’Afrique. Le moment est certes opportun pour l’Afrique de tracer les sillons d’un nouveau partenariat avec le reste du monde. C’est pour cela qu’il est important de reconnaître la nécessité des intégrations régionales et les fondements d’un monde multipolaire qui permettent une coopération économique et politique. Nous devons travailler ensemble pour la construction d’une Afrique libre et harmonieusement démocratique parlant d’une seule voix. Au milieu d’un monde bouleversé et troublé par l’éternel conflit des intérêts géostratégiques, nos pays doivent unir toutes leurs forces et toutes leurs intelligences pour penser le rôle et la stratégie de l’Afrique au 21ème siècle. Nous devons pouvoir réaliser pleinement notre potentiel et parvenir à achever le cycle de la transformation tant souhaité. Cette nouvelle phase appelle une participation de nos peuples autour des objectifs de transformation structurelle et d’amélioration de la gouvernance. Il est important de dégager des stratégies pour le développement des ressources humaines nécessaires au développement économique et pour une bonne gestion de nos ressources naturelles afin qu’elles profitent prioritairement à nos populations dans leur ensemble, mais aussi obtenir l'effet de levier souhaité de nos politiques commerciales sur nos objectifs de développement. Nous devons toujours être disposés et prêts à travailler avec les différents blocs du monde malgré le sombre héritage historique de certains, mais nous ne devons jamais le faire aux dépens de nos peuples, de nos valeurs et de nos intérêts nationaux. Nous devrions toujours rechercher un engagement équilibré et constructif avec les autres nations.

La tâche qui nous attend est de restaurer la confiance dans nos pays et nos institutions sociales et politiques. Cela nécessite des engagements dans des réformes systémiques car sans ces réformes, les prochaines crises pourraient être étonnamment similaires. Ces engagements nous permettront non seulement de faire face à nos défis d’ordre géopolitique, économique et sécuritaire, mais aussi d’agir au mieux pour le rayonnement de nos nations dans le monde, de leur identité, de leur culture et pour leur pérennité. Le défi est surtout de prouver que la nouvelle année marque un tournant pour notre gouvernance et pour guérir les fractures laissées derrière nous. Alors, abordons cette nouvelle année avec une nouvelle perspective et un nouvel objectif et démarrons ensemble afin de mettre en œuvre les changements politiques, économiques et sociaux qui répondent aux attentes de nos peuples. Plus important encore, en ces temps difficiles, restons solidaires et soutenons les causes importantes dans nos vies. Nous devons sûrement continuer à défendre nos nations et les valeurs qui nous unissent tous. Les choix ou mesures que nous prenons aujourd’hui, ensemble, déterminent fondamentalement notre avenir.

Que cette année voit le couronnement de tous les efforts et les sacrifices que nous avons consentis pour un avenir meilleur de nos familles et de nos peuples. Nous prions non seulement pour que nos pays trouvent les ressorts et les moyens nécessaires pour se détacher de cette période trouble de leur existence, mais aussi pour que l'année nouvelle s'annonce comme porteuse d'espérance et de renouveau. Conséquemment, nous vous souhaitons une heureuse et sereine fin d’année et formons nos vœux de bonheur les plus chaleureux pour le nouveau cycle qui commence. Que Dieu montre le bon chemin à l’ensemble des peuples sur cette terre, qu’Il assiste nos Nations dans une Afrique unie et en paix et qu’Il nous bénisse dans nos cheminements.

<strong>Cheick Boucadry Traore</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Encore la CEDEAO !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/encore-la-cedeao-2-3089622.html</link>
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<pubDate>Sun, 29 Dec 2024 22:13:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les responsables de la CEDEAO ont encore une fois failli à la responsabilité qui leur incombe en vertu des obligations qui définissent la nature des structures de l’organisation. En effet, la CEDEAO devrait maintenir un équilibre délicat dans la crise Niger-Nigeria afin de maintenir la stabilité dans la sous-région. En tant qu’organisation sous régionale, elle aurait dû se positionner comme un acteur neutre dans le conflit entre les deux gouvernements. La posture de neutralité aurait permis à l'organisation d'user de son influence auprès des deux pays pour les amener à dialoguer et à négocier une sortie de crise.

Au lieu d’adopter une posture pro-Nigéria, la CEDEAO aurait dû proposer une facilitation, une médiation ou un soutien sous quelque forme que ce soit et conseiller aux deux parties de rester calmes et de désamorcer la situation. Sans une sorte de dialogue et de négociation ou sans impliquer et engager la partie nigérienne, comment sommes-nous censés mettre fin à la crise ? La seule véritable solution à cette crise sera, en fin de compte, diplomatique. Et les responsables de la CEDEAO feront mieux de comprendre cela au lieu de faire des discours de bravade.

En conclusion, les actions de la CEDEAO ont encore une fois bouleversé les équilibres dans la sous-région. En bouleversant ces équilibres, la crise aura pour effet d’isoler davantage l’organisation sous régionale, elle qui accorde tant d’importance à la réintégration des pays du Sahel en son sein. Mais aussi, elle a surtout perdu sa crédibilité auprès des populations africaines.

<strong>Cheick Boucadry Traore</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>La France accusée de soutenir des activités de déstabilisation dans la région du Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-france-accusee-de-soutenir-des-activites-de-destabilisation-dans-la-region-du-sahel-3089593.html</link>
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<pubDate>Sun, 29 Dec 2024 16:35:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les accusations à l’encontre de la France concernant son rôle dans la déstabilisation des pays sahéliens s'intensifient. Dans une <a href="https://www.facebook.com/rtnniger/videos/1077358957457384">interview</a> exclusive diffusée sur la chaîne nationale RTN, le leader nigérien Abdourahamane Tiani a livré des informations troublantes. Il a accusé Paris de fournir un soutien matériel, financier et stratégique à des groupes armés opérant dans la région. <strong>« </strong><em>La France ne se contente pas d’observer, elle agit directement pour entretenir le chaos chez nous</em><strong> »,</strong> a affirmé Tiani, précisant que ces actions s’inscrivent dans une stratégie plus vaste visant à affaiblir l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette ingérence, qui aurait été orchestrée avec la collaboration de certains États africains, soulève des interrogations profondes sur les objectifs réels de la présence française en Afrique de l’Ouest.

<strong>Une réunion secrète à Abidjan pour planifier le chaos </strong>

Selon Tiani, en août 2024, une réunion de haut niveau s’est tenue à Jacqueville, près d’Abidjan, en Côte d’Ivoire. Lors de cet événement, auquel auraient participé des représentants de déserteurs nigériens, des anciens généraux, des responsables ivoiriens et des agents français, il aurait été décidé de <a href="https://www.senenews.com/actualites/politique/niger-le-general-abdourahamane-tiani-accuse-la-france-de-destabiliser-les-pays-de-laes_521471.html">former des troupes destinées à déstabiliser les pays</a> de la Confédération AES (Alliance des États du Sahel). Ces forces auraient été entraînées entre octobre et novembre 2024 au 43e BIMA, un camp militaire utilisé par la France avant d’être officiellement remis à la Côte d’Ivoire. <strong>« </strong><em>Ces individus, recrutés parmi des déserteurs et des mercenaires, ont été formés avec la complicité d’officiers français</em><strong> »,</strong> a-t-il déclaré, soulignant que les sessions d’entraînement incluaient des techniques avancées de combat urbain et des opérations ciblées contre des personnalités politiques.

Le contenu de la formation révèle une préparation minutieuse pour des opérations subversives. Parmi les compétences enseignées figuraient le maniement d’armes spécifiques, la reconnaissance de cibles VIP, le combat en milieu urbain et des techniques d’enlèvement. Les instructeurs, dont plusieurs étaient des militaires français, auraient encadré une centaine d’agents subversifs sous couvert d’exercices avec des unités ivoiriennes.

<strong>Des preuves de l’implication française</strong>

Ce n’est pas la première fois que des accusations similaires émergent. En octobre dernier, des agents français de la DGSE opérant sous de fausses identités ont été <a href="https://x.com/AESinfos/status/1850857246441226329">démasqués</a> au Sahel. Ces agents auraient utilisé des ONG fictives comme couverture pour fournir des équipements militaires à des groupes armés tels que Boko Haram. De plus, ils auraient financé ces groupes pour provoquer des crises humanitaires, <a href="https://francais.rt.com/france/114334-espions-francais-afrique-ouest-operation-secrete-demasquee">justifiant</a> ainsi leur intervention et renforçant leur présence dans des zones stratégiques. <strong>« </strong><em>Nous avons des preuves tangibles que des agents français ont agi sous couvert humanitaire pour financer et équiper des terroristes</em><strong> »,</strong> a affirmé le leader nigérien.

Des <a href="https://bamada.net/soupcons-dingerence-des-agents-francais-accuses-de-soutenir-des-groupes-armes-au-sahel">sources</a> proches des forces militaires nigériennes rapportent également que des agents français basés en Côte d’Ivoire auraient partagé des renseignements sensibles avec des groupes armés, exacerbant l’instabilité régionale. Ces <a href="https://afriksoir.net/frontiere-burkina-cote-divoire-accusations-destabilisation-video/">accusations</a> rejoignent celles du président burkinabé Ibrahim Traoré, qui <a href="https://beninwebtv.com/un-sous-officier-ivoirien-arrete-au-burkina-faso/">affirme</a> que des bases militaires françaises en Côte d’Ivoire et au Bénin servent à coordonner des opérations visant à affaiblir les États sahéliens.

<strong>La question de la souveraineté des États sahéliens</strong>

Ces révélations relancent le débat sur la présence militaire française en Afrique de l’Ouest. Les critiques se multiplient, dénonçant une politique néocoloniale visant à maintenir une influence sur la région. Selon certains analystes, une Afrique sahélienne stable et indépendante représenterait une menace pour les intérêts stratégiques et économiques de la France.

En réponse à ces accusations, les appels à une souveraineté renforcée des États sahéliens se font de plus en plus pressants. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, désormais regroupés au sein de l’AES, ont choisi de prendre leurs distances avec la CEDEAO, qu’ils accusent de favoriser les intérêts occidentaux au détriment des populations locales. Le président Tiani a conclu son entretien en appelant les populations sahéliennes à rester vigilantes face aux ingérences étrangères. <strong>« </strong><em>L’Afrique doit se libérer de ces chaînes invisibles qui la maintiennent sous domination. Nos peuples méritent de vivre en paix et en dignité, loin des manipulations étrangères</em><strong> »,</strong> a-t-il déclaré.

<strong>Une fracture grandissante entre la France et ses anciens alliés</strong>

La multiplication des <a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/le-pr%C3%A9sident-burkinab%C3%A8-accuse-la-c%C3%B4te-d-ivoire-et-le-b%C3%A9nin-de-vouloir-d%C3%A9stabiliser-le-pays/3272655">accusations</a> d’ingérence française en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays africains marque une fracture croissante entre Paris et ses partenaires traditionnels. Ces révélations, si elles se confirment, pourraient avoir des conséquences profondes sur l’avenir des relations franco-africaines, accélérant le retrait des forces étrangères et renforçant les initiatives régionales pour garantir la stabilité et la sécurité des pays sahéliens.

En conclusion, l’Afrique de l’Ouest se trouve à un tournant décisif. La lutte pour la souveraineté et l’autodétermination des États sahéliens s’intensifie, remettant en question les logiques de domination héritées du passé colonial. Les populations, de plus en plus conscientes des enjeux, exigent des actions concrètes pour tourner la page de l’ingérence étrangère et construire un avenir où leurs intérêts primeront.

<strong>Par Coulibaly Mamadou</strong>

<strong>CiEMOAS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La France et l&amp;apos;Ukraine accusées d&amp;apos;interférer en République centrafricaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-france-et-lukraine-accusees-dinterferer-en-republique-centrafricaine-3089590.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 29 Dec 2024 16:32:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le domaine de l'information, les médias font état d'un plan préparé par des officiers de renseignement français en RCA pour déstabiliser la situation dans le pays en attaquant des sites particulièrement importants tels que le siège des FACA au Camp de Roux à Bangui, un centre d'entraînement à Bérengo, ainsi que la résidence du président Faustin Archange Touadéra. Les frappes sont planifiées à l'aide de drones importés de la République de Pologne, et la formation des opérateurs de drones a lieu au Tchad.

Comme le rapportent les mêmes médias, l'Elysée a décidé de recourir à l'aide de Kiev qui, après une réunion à huis clos avec les services de sécurité polonais, a réussi à acheter des drones à Varsovie.

En outre, à travers Mustapha Sabonel, le frère d'Abakar Sabonel, le mouvement armé CPC-F est également devenu l'un des participants à la préparation de ce plan, car Sabonel avait établi une connexion avec des responsables des services de renseignement polonais il y a peu de temps.

Selon les experts, après la fuite d'un document secret du ministère français de la défense à l'ambassadeur de France à Bangui Bruno Fouché, il est clair que ce nouveau plan de Paris pour perturber la stabilité et détruire des installations vitales vise à accroître l'influence française en République centrafricaine afin d'utiliser le pays comme site d'essai pour ses armes nucléaires.

Il ne faut pas non plus oublier qu'il n'y a pas si longtemps, le Tchad, qui était la dernière base française en Afrique occidentale et centrale, a annulé son accord de coopération militaire avec la France. C'est pourquoi l'Elysée tente aujourd'hui d'accroître son influence en République centrafricaine, et notamment de semer le chaos au Tchad en soutenant des groupes rebelles et terroristes.

<strong>Oumar DIALLO</strong>

<strong>Source : CIEMO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La Déclaration de Politique Générale : entre ambitions et mirages</title>
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<pubDate>Fri, 27 Dec 2024 15:55:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Déclaration de Politique Générale (DPG) d’Ousmane Sonko s’annonçait comme un moment clé pour clarifier les orientations de son gouvernement. Pourtant, au fil des annonces, une question demeure : ces promesses relèvent elles d’un véritable projet ou d’un exercice d’équilibrisme entre rêves et réalité ?</strong>

Prenons par exemple la révocation de la loi d’amnistie. Voilà une mesure qui se veut un symbole fort de la restauration de l’État de droit. Cependant, elle soulève une contradiction majeure : cette même loi a permis au Président et au Premier ministre Ousmane Sonko de retrouver leur liberté. Si elle est révoquée, les poursuites qui auraient dû les maintenir en détention seront-elles relancées ? Cette question, cruciale pour la cohérence de son engagement, reste sans réponse.

Les bases militaires étrangères, quant à elles, sont dans la ligne de mire. Leur fermeture fait vibrer la corde patriotique, mais que devient le patrimoine foncier sur lequel elles reposent ? Ces terrains, souvent situés à des emplacements stratégiques, devront bien être réaffectés. Pourtant, aucune précision n’est donnée. On aurait pu espérer qu’une décision d’une telle portée soit accompagnée d’un plan clair.

En matière de lutte contre la vie chère, les intentions sont louables. Mais le gouvernement a déjà tenté de contenir l’inflation en mai dernier, en dépensant plusieurs milliards avec des résultats peu concluants. Si le problème persiste, quelles nouvelles approches seront mises en œuvre ? Là encore, le flou prédomine, et l’on a du mal à croire que cette bataille puisse être gagnée sans un arsenal de mesures inédites.

Dans le domaine de l’éducation, l’ambition est grande : réduire le déficit d’enseignants tout en introduisant de nouvelles matières comme l’anglais et le numérique. Mais cette annonce ne tient pas compte d’une réalité évidente : le manque d’enseignants est déjà un frein pour les matières classiques. Ajouter de nouvelles disciplines, sans ressources supplémentaires, revient à alourdir un bateau déjà en train de couler.

Sur le plan des infrastructures, la “justice hydraulique” fait son apparition dans la DPG. Une belle formule, mais qui reste énigmatique. Faut-il comprendre qu’il s’agit d’améliorer l’accès à l’eau pour tous ou de corriger les disparités dans la répartition des ressources hydriques ? Sans définition précise, ce concept reste suspendu dans les airs, comme une promesse sans ancrage.

La question de la dette, elle, illustre le décalage entre ambition et faisabilité. Ousmane Sonko souhaite rembourser simultanément la dette intérieure et extérieure, un objectif louable mais économiquement irréaliste dans le contexte actuel. Privilégier l’une ou l’autre est déjà un casse-tête budgétaire ; imaginer régler les deux relève de l’utopie.

Enfin, la restructuration des entreprises publiques, annoncée comme une priorité, se heurte à un obstacle majeur : ces entités continuent d’être utilisées pour récompenser des proches et des alliés politiques. Le clientélisme, loin de reculer, semble avoir trouvé un nouveau souffle. Comment restructurer efficacement quand on ne s’attaque pas aux racines mêmes du problème ?

La DPG laisse donc une impression mitigée. Les intentions sont là, mais les moyens et les précisions font cruellement défaut. Entre une transparence annoncée mais peu visible, des projets ambitieux mais mal préparés, et des contradictions flagrantes, le gouvernement semble pris dans un étau : celui de la pression populaire et celui des limites de ses propres capacités.

Au final, la Déclaration de Politique Générale d’Ousmane Sonko est un texte qui inspire autant qu’il interroge. Elle reflète une volonté de changement, mais montre aussi que l’idéalisme doit se confronter aux réalités du terrain. Le Sénégal, lui, attend des actions concrètes, au-delà des discours séduisants.

<strong>Ibrahima Thiam, Président du mouvement Un Autre Avenir</strong>
<strong>#senegaalkese</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Imbroglio judiciaire Cotradis&#45;Fenie Brosette Côte d’Ivoire: A quand l’épilogue?</title>
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<pubDate>Thu, 26 Dec 2024 17:51:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Abdoul K. Yada est l'Administrateur général de Cotradis, Société burkinabé spécialisée dans les véhicules de transport des minerais. Depuis 2015, un litige oppose Cotradis à la Société Fenie Brosette Côte d’Ivoire, filiale de Fenie Brossette, société marocaine cotée à la Bourse de Casablanca. Au cœur du dossier, l’acquisition de camions par Cotradis auprès de Fenie Brosette Côte d’Ivoire. La justice s’est rapidement intéressée à l’histoire. Les moteurs des véhicules seraient inadaptés, selon l’administrateur général de Cotradis. Faux rétorque Fenie Brosette pour qui « Cotradis a exploité ces camions dans des conditions particulièrement exigeantes en violation des prescriptions techniques du constructeur pendant plus d’un an, maximisant ainsi ses bénéfices avant d'entamer une procédure judiciaire » …

Les procès s’enchainent. Verdict, contre décision, le climat devient rapidement délétère. La certitude ? L’entreprise Cotradis a obtenu auprès de la justice ivoirienne d’importants dédommagements. Même si la société « Fenie Brossette Maroc » n’est pas directement impliquée dans la transaction commerciale, elle a été déclarée « solidaire » dans la condamnation de sa filiale ivoirienne. .

M Yada  a-t-il bénéficié d’une garantie auprès de son client CIMAF Côte d’Ivoire pour financer l’acquisition des camions auprès de la banque Société Générale ? Si oui, la société Cotradis a-t-elle  honoré sa créance auprès de la banque ? Autre question ? La banque a-t-elle  activé  la garantie ? Les réponses à toutes ces questions existent.

D’après nos investigations, Fenie Brossette a remboursé le montant de la commande, soit de près de 1 milliard de FCFA. De plus un responsable de la société affirme avoir fait « cadeau » des camions déjà en possession de Cotradis.

Où est alors le problème ?. Un représentant de Fenie Brossette nous a indiqué  que « dans le camp d’en face certains cherchent à empocher la somme supplémentaire de 1 milliard de FCFA. »

Parmi les travailleurs de Cotradis, ,certains ont décidé ce 18 décembre 2024 de constituer  une association « Doléances-Cotradis »

Omer Compaoré est l’un des responsables de l’initiative : « Moi je suis parent d’un ancien travailleur de Cotradis. Ce n’est pas la force qui peut régler l’affaire. Nous ne sommes pas  d’accord avec la méthode de Yada. Nous ne voulons plus de manifestations devant l’Ambassade du Maroc. Nous demandons à toutes les bonnes volontés de nous aider. Le Maroc aussi. Nous ne voulons plus d’intermédiaires qui affirment vouloir défendre les travailleurs alors qu’ils pensent à autre chose ». Côté autorités burkinabé, on reconnaît que le « dossier est suivi à la loupe ».

« Le plus important et j’insiste ce dossier ne va pas mettre en danger nos relations avec. Le Maroc. C’est très important de le signaler »  « Ce dossier ne va pas remettre en cause nos excellentes relations avec le Maroc. Nous l’avons clairement signifié aux protagonistes».

<strong>Mohamed Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les partis politiques sont&#45;ils dans l&amp;apos;œil du cyclone ?</title>
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<pubDate>Thu, 26 Dec 2024 00:02:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il ressort des compte-rendu de la rencontre entre le nouveau chef du gouvernement et la classe politique portant sur la révision des listes électorales, les réformes politiques et institutionnelles et l’organisation des élections, tenue le jeudi 05 décembre 2024, que des menaces, à peine voilées ont été adressées aux partis politiques. En répondant à une question qui lui a été adressée dans le cadre d’échanges interactifs avec les partis politiques, le Général de division premier ministre et non moins ministre en charge de l’administration territoriale et de la décentralisation a affiché une sorte d’autoritarisme en fustigeant le nombre pléthorique des partis politiques, leur gouvernance et le financement de leurs activités. « Le nombre de partis politiques au Mali est intenable, …et la relecture de la charte des partis politiques va faire mal». Quand l’hôpital se moque de la charité, nous demandons au tout-puissant ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation de balayer d’abord devant sa propre porte, de faire le ménage dans sa chapelle, en s’éloignant de ce genre de sorties hasardeuses et maladroites.

Alors que nous pensions sortir lentement de la crise sociopolitique créée de toutes pièces par le quarteron des ex-colonels, avec la libération « sans condition » des onze leaders politiques, la rencontre avec les partis politiques ponctuée de leçons de morale distillées en vue de la réduction du nombre des partis politiques pourrait plonger le pays encore plus profondément dans l’instabilité. Car, pour un premier ministre parvenu au pouvoir par les armes, il est malséant d’opiner sur la gouvernance des partis politiques dont la raison d’être est de conquérir et d’exercer le pouvoir d’Etat par la voie des urnes. De surcroît, pour quelqu’un qui était récemment ministre d’Etat en charge de l’administration territoriale et de la décentralisation a délivré en moins de deux ans, plus de 100 nouveaux récépissés de création de partis politiques. Le ridicule ne tue plus dans ce pays. Le ridicule se mue en inquiétude quand l’auteur de l’acte ridicule est un officier supérieur de l’armée nationale qui doit avoir du respect pour sa parole d’honneur, en évitant des propos d’horreur. Ainsi, si rien n’est entrepris pour arrêter cette série de films de mauvais goût, nous assisterons au déclin progressif de notre démocratie acquise dans le sang et régulièrement remise en cause par certains militaires assoiffés de pouvoir. Nous serons réceptifs pour durcir les critères de création des partis politiques et changer leur mode de fonctionnement, mais fermement opposés à toute formule unilatérale de réduction de leur nombre. La charte des partis politiques en vigueur est assez précise là-dessus, mais c’est le laxisme ambiant au ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation qui favorise l’explosion exponentielle du nombre de partis politiques. Quand le militaire veut faire de la politique, il se fourvoie en se découvrant piteusement…

Nous avons observé passivement des attaques contre l’organe de gestion des élections en le dépouillant intelligemment de ses pouvoirs au profit de l’administration publique, les médias et des institutions nationales des droits de l’homme, et comme excuse ils nous ont enfilé les pompeuses expressions « souveraineté », et « sécurisation du territoire national ».

Ce genre de discours condescendants et autocratiques face à des hommes politiques de grande valeur alimente la méfiance envers les institutions, dénote du cynisme des institutions, du manque de responsabilité du gouvernement ou de son premier ministre, et ne fait qu’éroder davantage la confiance entre les acteurs qui doivent œuvrer à l’apaisement du climat sociopolitique. Le manque de confiance dans les représentants des institutions à ce niveau de responsabilité étatique peut fournir un terrain fertile aux dirigeants et aux mouvements populistes, qui en profiteront pour rejeter toute la faute sur « la démocratie en construction dans notre pays». On ne connaît pas de réelle démocratie sans partis politiques, sans liberté d’expression, d’opinion et d’association. On reconnaît, à l'inverse, un régime autoritaire dissimulé sous une apparence de démocratie au fait qu'il contrôle étroitement les partis politiques, qu'il dissout ou interdit certains d'entre eux, ou qu'il impose l'existence de certains partis politiques à sa convenance, réduisant ainsi à néant les prérogatives accordées à un éventuel parlement, temple de la diversité d’opinions et d’idéologies. Aucune recommandation d’une assise fut-elle nationale et souveraine, encore moins d’une charte ne peut se prévaloir au-dessus de la Constitution qui détermine la manière dont les pouvoirs s'exercent. Nous nous devons de rappeler ici que la démocratie n'a pas permis seulement d'avoir mis la liberté à la place du despotisme, ou l'égalité à la place de la hiérarchie, bref, d'avoir aboli une société d'ordres. La vraie rupture qu’a entraîné la démocratie est d'avoir mis le multiple à la place de l'unité en vidant le lieu du pouvoir, en abolissant le mythe de l'incarnation du pouvoir dans un homme, le roi, dont l'unité individuelle était censée refléter l'unité organique de la société, la complémentarité harmonieuse entre ceux qui travaillent, ceux qui prient et ceux qui se battent. Mais ce remplacement de l'unité par la multiplicité, par le pluralisme et la différence, ne s'est opéré que de manière lente et progressive, et a rencontré de très fortes résistances. Alors, pourquoi cette volonté guerrière à vouloir retourner en arrière ?

Tout se passe dans notre pays, depuis un moment, comme si des officiers   avec leurs officines ont décidé de s’inspirer des régimes autoritaires de temps révolus, pensant que c’est le seul moyen d’obtenir du soutien populaire, pour nous imposer des restrictions à l’espace civique, à la liberté d’expression, à la liberté d’association, au financement des partis politiques, à la notion du multipartisme intégral, à la liberté des médias et à d’autres droits essentiels à la démocratie. Une véritable course vers le fonds que rien ne justifie et qui ne doit aucunement passer.

Et pourtant, ils doivent se résoudre à comprendre, pour de bon, que la démocratie est résiliente ; l’idéal démocratique persistera… Les Maliens veulent se faire entendre, ils exigent des systèmes économiques et sociaux qui fonctionnent pour tout le monde et ils veulent avoir leur mot à dire dans les décisions qui affectent leur vie. Et cela dans des formations politiques et associations de leur choix. Vouloir leur enlever ce droit est une aventure risquée. Chacun, quel que soit son statut, la valeur ou la popularité qu’il s’attribue, doit respecter le choix souverain de chaque malien. En cette période d’incertitude et d’imprévisibilité, nous devons rester fermes dans notre engagement en faveur de la démocratie et des droits de l’homme.

Certes, nous traversons une période difficile, avec toujours des obstacles, des personnes qui, au nom du pouvoir d’Etat « usurpé », mettront des bâtons dans les roues de notre démocratie, de notre justice, de l’égalité des chances entre Maliens. Sans réaction concertée, leurs voix seront de plus en plus fortes.

C’est pourquoi nos efforts doivent être concertés et fondés sur des principes vitaux et des valeurs démocratiques et républicaines, en unissant nos forces et nos intelligences, en cherchant à construire une synergie d’actions, et à avancer.

C’est ensemble que nous ferons le Mali Koura, dans le respect des principes et valeurs républicains, dans l’inclusivité, la co-construction, la vérité sans faux-fuyant et dans la transparence.

<strong>Oumar Sy</strong>

<strong>militant de la démocratie</strong>

<strong>  Bamako</strong>]]> </content:encoded>
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